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16 avril 2007

Morceaux choisis

Morceaux choisis


Kikadi…

« C’est un fait, l’école se dégrade. Le niveau moyen des élèves baisse incontestablement, et la différence de niveau entre les meilleurs et les moins bons augmente. »
« La raison essentielle me paraît être la disparition des contrôles qui, jadis, permettaient le passage d’un niveau à un autre. »

Un abominable réactionnaire, certainement. Et ce triste sire enfonce le clou :

« On ne permet pas de prendre la route à ceux qui ne parviennent pas à obtenir leur permis, on ne laisse pas plonger dans la piscine ceux qui ne savent pas nager…
Selon les statistiques, 20% des élèves qui entrent en sixième ne savent pas lire. Je suis plus pessimiste encore. J’estime que 30% des élèves qui entrent en collège ne lisent pas vraiment couramment. »
« Qu’un élève soit zoulou ou qu’il soit né dans le XVIe arrondissement à Paris, que ses parents travaillent ou qu’ils soient au chômage, s’il ne sait pas :ire, il ne sait pas lire ! Et rien ne sert de le faire passer en sixième dans ces conditions. Bien sûr, il faut prendre toutes les dispositions nécessaires pour pallier ces lacunes. Mais il ne faut pas transiger sur les résultats. L’égalité des chances, ce n’est pas l’inégalité des savoirs. »

Vous ne trouvez pas ?
Un indice supplémentaire. C’est le même nostalgique qui a dit :

« On a supprimé tout contrôle à l’entrée en sixième. Cette suppression a été la conséquence de la pression des syndicats qui l’ont demandée au nom d’une sorte d’égalitarisme tout à fait ridicule. »
« Au nom d’une idéologie marxiste et faussement égalitariste, les syndicats ont refusé que l’encadrement et l’emploi du temps des enseignants soient modulés en fonction de la diversité et de la difficulté des populations enseignées. »

Cet adversaire résolu de la main-mise syndicale sur l’Education raconte par ailleurs que sous Bayrou, le SNES tenait la main du ministre pour rédiger le budget ; que la seule idée qui a présidé, depuis toujours, à la pensée « pédagogique » des syndicats, c’est le souci de créer des postes, par exemple en multipliant les filières, les sections, etc., — particulièrement sous Lang, « champion toutes catégories » de la création de filières bidon.
Ce doit être un type de droite…
D’ailleurs, il ajoute :

« À la fin du collège, on a aboli le brevet, ou plus exactement on l’a réduit à une simple formalité. À son tour le Bac, au terme des années de lycée, n’a pas échappé à cette logique. Le niveau a baissé, ce dont les professeurs du secondaire sont parfaitement conscients. Malheureusement, beaucoup d’enseignants ont interprété l’objectif fixé par J-P. Chevènement d’amener 80% d’une classe d’âge au Bac comme une obligation pour les examinateurs de recevoir 80% des candidats.Et ils ont, du même coup, accepté l’inacceptable. Quand j’entends un professeur de philosophie expliquer que, s’il devait tenir compte de l’orthographe des copies qu’il corrige, il ne recevrait personne, j’estime que c’est une démission d’entrée de jeu. Ne pas exiger d’un futur bachelier qu’il écrive dans un français correct et sans faute d’orthographe, c’est réduire cet examen à être n’importe quoi. »

Ce vieux réactionnaire ose même affirmer :

« Vouloir rendre au baccalauréat ses lettres de noblesse se heurte aujourd’hui au sentiment « égalitarien » qui s’est installé dans l’Education Nationale (…) Le talent est une notion dont on ne parle plus. Pour certains, elle est suspecte ! »

Vraiment, vous ne trouvez pas ? Allons ! C’est un ex-ministre, qui, nourri dans le sérail, en connaît les détours… Il vous montre, comme si vous y étiez, Ségolène Royal faire semblant de s’effacer, à la maison, devant la faconde de François Hollande, « rongeant son frein » alors que « l’ambition est son moteur principal dans la vie ». Il affirme, pour l'avoir cotoyée chaque jour pendant trois ans, qu’elle est « hautaine et distante avec ses collaborateurs et le personnel, surtout celui du bas". Et de se rappeler : "Son sourire n’apparaissait que par utilité. Son humour était nul. Son intérêt pour la culture, les arts ou le théâtre ne m’est jamais apparu. Son seul centre d’intérêt était la politique, les médias et ce que l’on y disait d’elle" — ou la façon dont on la photographie sur son lit de maternité.
Quelle politique, d’ailleurs ? Cette femme est, à en croire notre guide, sans « pensée politique construite », « et qui ne travaille ni ne réfléchit beaucoup sur les grands problèmes ». « Elle n’a pas de structuration politique et ne se soucie nullement d’en avoir… »

Ça y est, vous avez trouvé ?

Que pensent les Lolos 34 — et les autres — d’un homme qui finit son livre (1) en affirmant :

« Je suis membre du Parti socialiste, mais je sais que les désignations ont été biaisées par les adhésions tardives à 20 euros et la connivence trouble Royal-Hollande. La fidélité à mes idéaux de progrès et de justice sociale passe pour moi avant le sectarisme de parti. On n e s’étonnera pas qu’après l’avoir fréquentée de près, le sentiment qui domine chez moi soit l’inquiétude. »
Et à l’antenne de France-Info, le vendredi 29 septembre 2006, ce même homme politique affirmait qu'il pensait que Ségolène Royal n'était « capable ni de gagner, ni d'être président de la République ». Et son avis n'a, depuis, pas changé.

C’est là que nous différons. Loi de Murphy : seul le pire est sûr, et quand l’irrationnel gagne, nous perdons tous.

JPB

PS. Je sais bien que ces critiques du système éducatif et de ses camarades au pouvoir viennent tard. Que l’on peut reprocher à ce ministre de n’avoir pas mis en application les merveilleuses idées qu’il énonce aujourd’hui. Mais peut-être n’était-il pas fait pour ce poste — il le reconnaît, dans l’ensemble.

(1) Dix questions plus une à Claude Allègre sur l’école, Michalon, 2007.

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Commentaires

juste un "post-it" de dérivation vers ma boite mail ....

bonjour à tous,
et merci Jean-paul de ne pas avoir surchargé tes bagages en emportant notre soleil...ici c'est toujours le sud!

Ecrit par : Patricia.Mesnigé | 16 avril 2007

Est-il également sous-entendu (ou clairement dit) dans le livre de Claude Allègre que S.Royal ne partage en rien ses vues sur l'Education nationale? Je rappelle, pour mémoire, les propositons de Mme Royal:

Propositions numérotées extraites du site "Désirs d'avenir" (et quelques commentaires)

22 Organiser des Etats généraux des enseignants sur le mode participatif" : pour améliorer leurs conditions de travail dans l’école, assurer la pleine reconnaissance de leurs missions et préparer un plan pluriannuel de recrutement des enseignants, de formation et de résorption de l’emploi précaire.
> Déjà fait récemment, ça a donné lieu au rapport Thélot.

23 Mettre en place un service public de la petite enfance et la scolarisation obligatoire dès 3 ans" : Assurer la maîtrise de la langue parlée à la maternelle
> Utilité?

24 Organiser le soutien scolaire gratuit pour tous les élèves grâce à des répétiteurs" :
> Avant de "soutenir", il faudrait commencer par ne pas mettre les élèves en difficulté dès le primaire comme cela se passe à l'heure actuelle avec l'apprentissage bancal de la lecture et du calcul.

25 Limiter à 17 le nombre d’élèves par classe en CP et en CE1 dans les ZEP et fixer la dotation aux établissements par élève en difficulté à 25% de plus que la dotation ordinaire" :
> Et où trouve-t-on ces moyens?

26 Réviser la carte scolaire pour supprimer les ghettos scolaires, assurer la mixité sociale et constituer des réseaux d’éducation prioritaire" :
> les REP existent déjà.

27 Renforcer la présence adulte dans les établissements" : y compris, lorsque ce sera nécessaire, par la présence d’un deuxième adulte dans les classes
> C'est déjà expérimenté en RAR (les professeurs "chevronnés" entrant dans les classes et détournant l'attention des élèves - attention déjà volatile en temps normal...) et c'est un beau mic-mac.

28 Implanter des classes préparatoires aux grandes écoles dans les quartiers qui en sont dépourvus" : L’excellence scolaire ne doit pas être réservée aux établissements de centre-ville.
> Quelle différence, si les résultats scolaires des tranches les plus défavorisées de la population ne leur permettent pas d'y accéder? Faisons en sorte qu'ils réussissent à l'école, et ils accèderont aux prépas, de "quartiers" ou de "centre-ville"! Et cessons de croire que tout un chacun est destiné à devenir préparationnaire (certains n'en ont pas les moyens intellectuels ou la vocation, et alors?)

29 Créer des emplois-parents" : la généralisation d’écoles des parents et des consultations de médiation familiale pour les aider à conforter leur autorité
> Toujours plus d'assistanat.

30 Adopter une loi de programmation pour redonner à nos universités les moyens de l’excellence" : . En 5 ans, la dépense par étudiant sera portée au même niveau que la moyenne des pays de l’OCDE. Renforcer l’autonomie des universités dans le cadre national. Associer les régions à la remise à niveau des universités (bâtiments, logements étudiants…).
> Toujours la question des moyens.
Haro surtout aux dérives en fac: combien de première année à qui on a fait croire qu'ils avaient leur place en faculté et qui sont contraints d'abandonner parce qu'ils se rendent comptent, après 15 ans d'études, qu'ils ne maîtrisent pas les bases?


31 Créer un service public d’orientation" : pour que les jeunes soient informés pleinement des débouchés offerts par chaque filière.
> les CO-PSy existent.

32 Créer une allocation autonomie pour les jeunes" : sous condition de ressources avec un contrat pour faciliter les études et l’entrée dans la vie active.
> Très bien, mais les moyens...

33 Engager le chantier national proposé par le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale" :
> Soit.

34 Soutenir la création et l’emploi culturels" :
> Soit.

35 Inscrire l’éducation artistique et la pratique artistique à tous les niveaux de la maternelle à l’université" : A cette fin, sera mis en oeuvre un plan national, avec les Régions, d’aménagement d’équipements culturels dans les universités et les lycées (salles de répétition et de spectacles, ateliers-studios, tables de montage, etc.).
> Parfait, mais la question des moyens reviendra inévitablement sur le tapis...


Que pense la candidate socialiste du niveau scolaire actuel? Des raisons de ce niveau? Si elle montrait la lucidité (un peu surprenante, mais mieux vaut tard que jamais) d'un Allègre sur les questions d'éducation, alors on pourrait espérer conjurer la loi de Murphy...

Ecrit par : Parlamente | 16 avril 2007

juste un ch'ti mot comme dirait Toto:

ce dit ministre, ne les énonçait-il pas déjà ces critiques dans "toute vérité est bonne à dire" paru en 2000?il me semble que oui à moins que j'ai une très mauvaise mémoire. Alors la question pourrait aussi se compléter par qui l'a fait taire et la poussé vers la sortie?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 16 avril 2007

salut JP

Ecrit par : pierrot le zygo | 16 avril 2007

et c'est bien l'a poussé qu'il faut lire

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 16 avril 2007

Mais Claude Allègre s'est rangé derrière Bayrou aujourd'hui même (après avoir dit qu'il voterait Voynet au premier tour...). N'a-t-il pas peur, en votant pour le béarnais, de remettre au pouvoir une collusion syndicats-ministère ?

Ecrit par : Rodrigue du gers (prof de lettres modernes) | 16 avril 2007

LE COMBLE DU RIDICULE

La photo de Sarkozy à Colombey sur le site du Figaro.fr !!!!!

A voir pour rire un bon coup car en ce moment les occasions sont rares.

Franchement NS ose tout et les médias qui le soutiennent sont prêts à tout c'est même à cela con les reconnait parait-il!

http://www.lefigaro.fr/election-presidentielle-2007/20070416.WWW000000533_nicolas_sarkozy_dans_les_pas_du_general.html

Ecrit par : Merlemocoeur | 16 avril 2007

Je viens d'apprendre (les "Sports" sur la Trois, 20h10) qu'il y avait désormais au Bac en région Aquitaine une option Surf. Les heureux participants avaient l'air très cool… C'est devenu super sympa, le Bac.
Nous savions déjà qu'il existait en PACA une option "Pétanque".
Si j'arrive au pouvoir un jour, je crée une option "baise", avec TPE à l'appui. C'est pour le coup que l'on pourra dire que le Bac, pour un jeu de con, c'est un jeu vit'fait.
Et les épreuves se passeront à deux — gain de temps et d'argent.

"Assurer la maîtrise de la langue parlée à la Maternelle", dit Jeanne d'Arc : et s'ils ne maîtrisent pas à cinq ans, ils redoublent ou on les fusille ?
Enfin, toute politique qui visera à recruter massivement se heurtera toujours à une évidence : il n'y a pas de candidats, figurez-vous. À part en gym…

C'est vrai, Allègre soutient Bayrou ? Ça me gênerait, moi, à la place du Béarnais (bon sang, quand je pense, que jusqu'ici, pour moi, le Béarnais, c'était D'Artagnan…) de me dire que je suis le pis-aller de tant de gens…

Ecrit par : Abraxas | 16 avril 2007

Salut Pierrot… Ça boume à Lodève ? Parce que ce soir, c'est noir au dessus de ta tête, je le vois d'ici…
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 avril 2007

Le problème de Claude Allègre, c'est qu'il n'était pas du tout à sa place comme ministre de l'Education.
Il le sait, d'ailleurs.
Il a une mentalité typique d'enseignant "du supérieur", c'est-à-dire qu'il attend de son interlocuteur un niveau minimal - ou maximal - d'intelligence qui fasse que les affirmations péremptoires qu'il lance soient prises par celui-ci avec un peu de recul, au second degré, comme des provocations à réfléchir. Cela le fatigue de se mettre au niveau de quelqu'un qui ne saisirait pas tout de suite.
Je suis persuadé que les "petits" problèmes de l'enseignement primaire et secondaire l'impatientaient profondément. Du reste, n'est-ce pas lui qui avait dénoncé le langage abscons des "pédagogos"? Il me semble que c'était le terme qu'il employait. Il a de l'école, je crois, une vision en définitive archi-traditionaliste, encore qu'il faille bien reconnaître que ses déclarations de l'époque sur "l'enseignement frontal comme les curés" n'avaient rien pour nous plaire. Peut-être vaut-il mieux ne pas lui en garder rancune et nous réjouir plutôt de sa position actuelle sur l'école.
Ce qui me paraît tout à fait plaisant, c'est qu'il casse le jouet de la gourde du Poitou. Car il est évident que sur la question de l'école, cette dame est archi-dangereuse. Le lobby "pédago" qu'Allègre détestait quand il était ministre, c'est au garde-à-vous autour de Madame Royal que nous le trouvons. Tous les faussaires de la pensée éducative, tous ceux qui mentent aux élèves et aux parents, tous ceux qui font de fausses analyses et proposent des solutions qui n'en sont pas, SNES, SGEN, UNSA, FCPE, CDIUFM, etc. sont là.

Ecrit par : Jean | 16 avril 2007

La photo de Sarkozy à Colombey sur le site du Figaro.fr !!!!!

L'esprit du général de Gaulle matérialisé en arc-en-ciel descend sur le futur président de la République pour l'introniser du haut du ciel : "celui-ci est mon petit-fils bien-aimé !"...Miracle !!!!!

Et dire que le Figaro se réclame de Beaumarchais : " Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur."

Ecrit par : Robin | 16 avril 2007

@ Parlamente, qui nous rappelle, pour mémoire, les propositons de Mme Royal ....

J'aimerais aussi vous rappeller sa proposition d'un socialisme national ...

Evidement, c'est vieux; dans mes souvenir ca date de 2006 (lors des "debats" d'investiture me semble-t-il)

Faut-il y rajouter le CPC? cette nouvelle tuyauterie de l'usine a gaz du code du travail ... un contrat pour insérer les jeunes sans qualification! On transmet donc aux entreprises le role de faire du social? c'est pas plutot des qualification qu'il faudrait faire obtenir a ces "jeunes"? Quid des illetrés (meme si ils sont peu nombreux, il en sort chaque année de l'école), etc etc

Faut-il y ajouter aussi les jury citoyens? L'ordre juste (dont on ne sais toujours pas en quoi il consiste)? Les budgets participatifs? Le nucléaire dont on ne sais toujours pas si il sera réduit de 20% ou 50%; a moins qu'il ne soit développé? La proportionnelle qu'elle propose en No70, histoire de faire entrer une dose de FN a l'assemblée?

Alors, apres cela elle peut braire a son aise, cela fait bien longtemps que je sais que je ne voterais pas pour elle.

sam

Ecrit par : sam | 16 avril 2007

il n'y a pas de candidats, figurez-vous. À part en gym…

JPB l'a dit chez Stéphane Berne ; Ca a jeté un froid. Il y a des vérités qui dérangent....Et évidemment, le problème de "la baisse des vocations", personne n'en parle.

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Claude Allègre : vous allez finir par me rendre sympathique le " méchant chat de la belle-mère de Cendrillon (Lucifer qu'il s'appelle) " auquel il m'a toujours fait penser.

(Je vous épargne mon couplet sur les jours de grève qu'il m'a fait perdre, vous allez finir par en avoir assez !)

...Enfin, mieux vaut tard que jamais ! Encore un converti qui veut faire croire qu'il a combattu depuis le début.

A qui le tour ? Je ne serais pas surpris que Meirieu lui même nous fasse demain matin son "mea culpa".

...Mais le problème reste entier : Claude Allègre reconnaît ses erreurs, soit, mais qu'est-ce que ça change ?

Ecrit par : Robin | 16 avril 2007

Sam,

Des concepts aussi porteurs que "l'ordre juste" n'ont pas a être explicités. Ils se suffisent à eux-même et aux personnes suffisantes qui les portent !

Pour la question nucléaire, il faut être honnête, la position de la sainte vierge est claire : "Il nous faut des centrales justes et juste le bon nombre de centrales"

Ecrit par : Zorglub | 16 avril 2007

Il y avait aussi pas mal de suffisance chez Allègre à l'époque où son ami de trente ans l'avait propulsé aux plus hautes responsabilités. Il ne devait pas tenir en haute estime les enseignants du secondaire. Et il avait un contentieux avec l'ENS, où, me semble-t-il, il n'avait jamais pu entrer, et avec l'agrégation, qu'il n'avait pas pu décrocher, éléments qui le rapprochent indéniablement de Meirieu. La différence entre Allègre et Meirieu, c'est qu'au moins Claude Allègre nous a fichu la paix en dehors des années oùil était ministre et tient maintenant sur l'école un discours tout à fait raisonnable. Et les sarcasmes sur les "pédagogos", c'était quand même lui en tant que ministre. Tandis que Meirieu , lui, n'a pas cessé, pendant vingt nous calomnier, de nous briser les reins, de nosu discréditer de toutes les façons les plus graves ("En France on a encore tendance à considérer que la qualité d'un enseignant se mesure au nombre d'élèves qu'il a fait trébucher": je trouve cete déclaration de Meirieu absolument ignoble!) et qu'il continue! Les palinodies cycliques de Meirieu n'ont aucune sincérité: la meilleure preuve, c'en est son site internet (www..meirieu.com). Chrez Allègre, il y a au moins du bon sens. Chez Meirieu, tout part d'un esprit faux.

Ecrit par : Jean | 16 avril 2007

Sujet trouvé dans le manuel d'Histoire-Géographie (éditions Belin) 4ème en vue du brevet :

"A l'aide des documents, ainsi que de vos connaissances, rédigez un paragraphe ARGUMENTE d'une vingtaine de lignes afin de répondre à la question suivante : Quelles sont les transformations politiques et sociales de la France de 1789 à 1815 ?

Ls documents en question sont une proclamation de l'assemblée constituante du 11 février 1790, un tableau à deux entrées (avant et après la Révolution) montrant la propriété de la terre dans le Pas-de-Calais (en % de la superficie du département) et une reproduction d'une gravure anonyme de la fin du XVIIIè siècle conservée au musée Carnavalet à Paris représentant un mariage civil.

Vous y arriveriez vous ? Moi, j'ai essayé de le faire. J'ai mis deux heures et j'ai mobilisé tout ce que j'avais appris en khâgne...En particulier l'emploi d'une "hypothèse heuristique (à cause du mot "argumenté") : L'empereur Napoléon continuateur et " confiscateur " de la Révolution au nom de la "réconciliation nationale".

Tel que le sujet était posé, il ne fallait pas oublier de parler de la Terreur, du Directoire, et du Consulat et de voir à chaque fois les transformations...Et tout cela en 20 lignes !

De deux choses l'une : ou bien la génération actuelle est composée de petits surdoués boostés par la globale et les méthodes actives d'autoconstruction du savoir ou bien ils sont complètement tombés sur la tête, les auteurs du manuel Belin.

Oui, je sais, il y a une troisème hypothèse qui n'est pas très flatteuse pour moi et que j'accepterais bien volontiers si je pouvais être certain de la validité de la première hypothèse.

Y a-t-il un professeur d'Histoire-Géo. sur ce blog. ?

Ecrit par : Robin | 16 avril 2007

Pour le coup de Bayrou de "pas d'élèves qui entrent en sixième qui ne sachent pas lire", pensez-vous qu'il va créer des classes de remédiation comme en Finlande ? Merci de m'éclairer car ni le programme de Soubirou ni celui de Bonaparte ne me font grimper au rideau. PS : a priori, le béarnais qui chante "born to be wild" sur son Massey-Fergusson me semble le mieux à même de laminer Sarkozy au second tour, donc : y a-t-il un programme éducatif digne de ce nom annoncé dans le centre social-démocrate de demain ? Ca me rassurerait avant de voter pour l'agrégé dimanche...

Ecrit par : Rodrigue du gers (prof de lettres modernes) | 16 avril 2007

A Rodrigue...S'il a du coeur à lire :

Grandes lignes du programme de F. BAyrou pour l'école :

« Mon objectif : diviser par deux l’échec scolaire, multiplier par deux la réussite. Partout dans le pays. »

Le défi de la mondialisation, c’est le défi de la recherche et de l’éducation. Juger de la responsabilité des dirigeants du pays, c’est regarder quelle place ils accordent à l’école dans leur action. Pour François Bayrou, elle est la première.

« L’éducation est la priorité absolue de mon projet.

Presque un enfant sur cinq est en échec dès le plus jeune âge et sort de l’école sans diplôme ; et un sur cinq sort diplômé au niveau de la licence. Nous devons nous fixer un objectif : diviser par deux l’échec scolaire, et multiplier par deux la réussite scolaire, dans tous les milieux sociaux, particulièrement les moins favorisés.

La première condition pour y parvenir, c’est que 100 % des élèves sachent lire et écrire à l’entrée en sixième. S’ils ne savent pas, qu’on leur apprenne. Garantir la lecture, c’est changer le collège.

Retrouver un collège paisible ne se fera pas avec des policiers, mais avec des éducateurs. Il faut reconstruire l’autorité du professeur et du surveillant. Pour l’élève, ou les deux élèves qui mettent la classe par terre, il faut des éducateurs et des psychologues, sans doute dans des internats. Tout le monde comprendra le message.La présence d’adultes à l’école, pour les études surveillées, l’accompagnement, je la prévois dans le cadre du service civique et de l’activité universelle.

Il faut repenser la carte scolaire pour l’ égalité des chances : en défendre le principe, lui redonner son sens. Là où plusieurs établissements sont identiquement accessibles, il faut construire des réseaux et ouvrir aux élèves, peut-être aussi aux enseignants, la possibilité d’accéder à tous les établissements du réseau.

Donnons un égal accès à tous les établissements aux filières d’excellence, au lieu de créer des filières de ‘discrimination positive’ alibi (et conservons un volant de places offertes à un concours national ou académique pour ne pas pénaliser à rebours les bons élèves). Dès lors, chaque famille, au lieu de chercher une grand-mère ou un collatéral dans le 5ème arrondissement, cherchera la même grand-mère ou le même collatéral dans un lycée provincial ou de banlieue.

La clé de tout cela, c’est l’innovation, l’évaluation et la communication de l’innovation. Le grand corps qu’est l’Éducation nationale a besoin d’autonomie à tous les niveaux, de gestion des ressources humaines, de co-responsabilité, de concertation transparente avec les femmes et des hommes qui font vivre l’Éducation nationale. Et les étudiants candidats au Capes ou à l’agrégation ont raison de le dire : nous ne pouvons pas jouer les recrutements à l’accordéon. Je suis partisan d’une loi de programmation sur dix ans des recrutements.

Sur cet enjeu national, il faut fixer de grands objectifs, discutés et votés de manière transpartisane, sur lesquels le président de la République s’engage. »




Lien(s):
Discours au colloque "Ecole, université, recherche : pour l'avenir", 11 mars 2006
François Bayrou et la réforme "en continu" de l’Education nationale
Discours à l'université d'été de la Grande Motte, 2 septembre 2006
Discours de Dijon le 20 février 2007

Ecrit par : Robin | 16 avril 2007

"Du reste, n'est-ce pas lui qui avait dénoncé le langage abscons des "pédagogos"?
Ecrit par : Jean | 16 avril 2007

tout à fait Jean:
pour mémoire voici ce qu'il confiait à Laurent Joffrin:

"C’est un volapuk ! À l’Éducation nationale, on ne parle pas français, on parle “ednat”. Une langue dont je connais désormais un peu du vocabulaire, mais dont je ne maitrise pas les subtilités. Le sommet, ce sont certains cours de pédagogie des IUFM. On parle, par exemple, du “référentiel bondissant” : c’est un ballon. Dans une leçon de pédagogie, on a pu écrire qu’il faut toujours garder en cohérence le système de coordonnées personnelles avec le référentiel bondissant. Ça veut dire : en foot ou en basket, il faut savoir ou est le ballon. »
C. Allègre , "toute vérité est bonne à dire"

encore ce référentiel!

croyez vous vraiment Jean qu'il n'était pas à sa place en tant que ministre de l'Éducation Nationale?
on peut lui reprocher sans doute beaucoup de choses mais pas le fait qu'il était particulièrement clairvoyant sur les réalités de l'EN , et si on devait faire un reproche à l'époque c'est à Jospin qu'il aurait fallu le faire car il n'a pas soutenu son ministre et a eu la lacheté de céder à la pression des syndicats! L'ambition d'Allègre pour l'EN n'était sans doute pas aussi intrinsèquement mauvaise...d'un autre coté prendre la porte de sortie l'arrangeait sans doute aussi et il ne garde pas rancune à Lionel puisqu'il reste dans le sillage de ce même Jospin c'est donc qu'il n'avait pas le courage d'aller jusqu'au bout de ses ambitions et aujourd'hui à défaut de voir Jospin à la place de Royal il soutient Bayrou .
comme je le disais déjà il y a quelques temps on est de nouveau en pleine "guerre des trois Henri" et celui qui des trois n'en a pas, n'est pas forcément celui qu'on croit.

Dans cette campagne, les candidats ont la nostalgie des panoplies des mardi gras de leur enfance...

Tous ces éléphants du PS à force de vouloir torpiller leur candidate et leur parti vont finir par servir à leurs dépens la Jeanne D'Arc qui brandit leur bannière, il est clair qu'ils doivent lui en vouloir de l'avoir taguer de bleu blanc rouge...les roses elle n'a pas l'air d'apprécier , il faut dire que ce sont des rugosas qu'ils lui offrent. Leur haine la martyrise, alors à votre avis comment réagissent les femmes?
franchement il y a des jours ou je suis tellement exaspérée du comportement machiste des politiques et des journalistes ,
que l'envie me vient de voter pour elle( c'est vrai qu'elle est pas si mal sur ses affiches et coté femme , le choix n'est pas particulièrement réjouissant [non non Jean-Paul j'ai pas oublié le ré] dans cette campagne) après tout ils n'en veulent pas alors ils l'auront et ce, bien que je ne pense pas qu'elle ait la carure ! quel mal ou plutôt quel mâle a un tel vote . Si en ce qui concerne Sarko je partage l'avis de MàC ,malheureusement le choix entre Bayrou ou Royal c'est quasi du kif-kif ...
Qui ici même disait qu'il n'y aurait pas de changement quelque soit le choix?

Bon j'va redevenir indéciles (bonjour Perceval et bonnes vacances), après tout Bové ou Besancenot c'est peut-être une possibilité...
Bref, à moins que je n'en sois pas une,je crois savoir qu'une femme peut en cacher une autre et que l'avis d'une femme peut cacher tout et son contraire...entre elles , où elles sont des harpies ou elles sont cul et chemise inséparables .Aussi avant de faire des pronostics,j'ai envie de conclure:Méfiez vous du vote des femmes (je ne dis pas de toutes bien sur), elles sont parfois insaisissables et versatiles...elles sont des Femmes...
Bonne nuit

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 16 avril 2007

En 81, Mitterrand a gagné avec les voix que Chirac avait glanées pour lui en incitant en douce son électorat à voter contre Giscard… Ces quelques centaines de milliers de voix ont manqué à Jospin en 95. Et là, vous me dites : « oui, mais en 97 ? » Il ne faut pas rêver : Soubirou ne rassemblera pas autant le 6 mai avec un programme digne d’un télé achat de France 3 Lorraine et un parti où les éléphants attendent, la gueule ouverte sur 2012, qu’elle se soit fait dessouder par le Capone du XVIe. Et en sachant que les gaullistes ne peuvent pas encadrer une Thatcher hystéro déguisée en Louis-Napoléon, je me prends à penser que le punk béarnais a plus de chance au second tour avec son programme de rébellion nationale. Voilà où j’en suis. Et vous, camarades ?

Ecrit par : Rodrigue du gers (prof de lettres modernes) | 16 avril 2007

F.Bayrou: "La clé de tout cela , c'est l'innovation."
Moi, une déclaration pareille ne me rassure pas! Et on a vu ce que signifiait '"innovation" pour Bayrou ministre de l'Education: un blanc-seing au SNES, donc aux "pédagos" - car le SNES et les "pédagos", c'est blanc bonnet et... blanc bonnet ( pour ceux qui ne savaient pas encore)!

Ecrit par : Jean | 16 avril 2007

Merci Robin pour l'info... je vais méditer jusqu'à dimanche...

Ecrit par : Rodrigue du gers (prof de lettres modernes) | 16 avril 2007

Au vu des derniers sondages et de la marge d'erreur des dernières présidentielles, Le Pen devrait être à 17%, soit loin de Sarko-Ségo, même si un des deux sera sûrement bien plus bas qu'annoncé.
Christophe, vous me devrez donc une bouteille de vin.

Concernant l'entrée en 6e, il est logique d'empêcher les enfants ne sachant pas lire d'y entrer mais que fait-on des recalés ? A 11-12 ans, il est bien tard pour réagir, d'où la nécessité de mettre le paquet (suivi, dépistage des difficultés et soutien) dès le début de l'école primaire.
Aucun candidat n'a l'air d'avoir ça en magasin.

Ecrit par : Japhet | 16 avril 2007

A propos d'Allègre...

Sa déclaration sur le mammouth.

La plupart des gens ont pensé qu'il parlait de l'éducation nationale dans son ensemble, mais les "initiés" ont tout de suite compris qu'il parlait des effectifs pléthoriques et de l'inutilité d'une grande partie des fonctionnaires de la rue de Grenelle, complètement déconnectés des réalités de terrain et englués dans le pédagogisme (payés par nos impôts, en particuliers ceux des professeurs qui enseignent et qu'ils méprisent souverainement).

C'est ce qui l'a perdu. Ces gens-là sont "inutiles", mais ils ne sont pas "inoffensifs".

La morgue de Ségolène, une cure d'amaigrissement pour le "mammouth"...Décidément, il ne manque pas de lucidité le "matou".

Ecrit par : Robin | 16 avril 2007

...Mais le problème reste entier : Claude Allègre (qui m'a toujours fait penser au chat de la belle-mère de Cendrillon) reconnaît ses erreurs, soit, mais qu'est-ce que ça change ?

Ecrit par : Robin | 16 avril 2007

Il se ralie à Bayrou ?

- Bon tiens, te v'la un bol de lait, mais essuye-toi les pattes et ne me salis pas le carrelage. je viens de le nettoyer !

Ecrit par : Robin | 16 avril 2007

Concernant l'entrée en 6e, il est logique d'empêcher les enfants ne sachant pas lire d'y entrer mais que fait-on des recalés ? A 11-12 ans, il est bien tard pour réagir, d'où la nécessité de mettre le paquet (suivi, dépistage des difficultés et soutien) dès le début de l'école primaire.
Aucun candidat n'a l'air d'avoir ça en magasin.

Ecrit par : Japhet | 16 avril 2007

Et aucune maison d'édition scolaire non plus. Apprendre à lire à des enfants avec une méthode syllabique, c'est un livret de lecture pour les deux premiers trimestres (Boscher, c'est un peu court quand même, hein, Toto ?), et un recueil de "lecture courante" pour le troisième trimestre. A tout casser 30 € par enfant, et en plus ça peut resservir pendant vingt ans. Vraiment pas rentable !

Ecrit par : catmano | 16 avril 2007

JP demain 12h30 je te fait un lien dans un jour un blog
ce soir ça s'obscurci mais ça ne pleut pas !

Ecrit par : pierrot le zygo | 16 avril 2007

A quelques jours des élections, je suis stupéfaite que beaucoup d'entre vous aient encore des doutes sur leur vote.
Se battre depuis si longtemps pour une école digne, pour l'instruction, pour l'égalité, pour les enfants, pour l'avenir d'un pays, et vous êtes encore à réfléchir sur le choix d'une S Royal (véritable panier percé au niveau de son programme) et d'un Bayrou (qui continuera sa petite co-gestion avec le SNES and co, et peut-être Begag comme ministre de l'EN).
Utopie quand tu nous tiens.

Incompréhensibles les profs......... "Risque, courage détermination..." Envolé......

Mais c'est tellement facile. les "leadership" se font toujours couper la tête..... N'est-ce pas JPB ? Il en faut bien un qui paye pour les autres, un peu comme Sarkozy.
Les théoriciens font passer JPB pour un être malfaisant qui délire. Igual pour Sarkozy. Et la manipulation fonctionne à merveille, à une échelle différente.

Une remarque : arrêtez un peu votre bibliographie perpétuelle, on trouve tout et son contraire dans les bouquins.

Il est beaucoup plus utile d'avoir des reflets de la transmission de l'instruction comme le fait par ex Catmano, avec coeur et professionnalisme. Eh oui, une enseignante que beaucoup de parents rêveraient d'avoir pour leurs enfants. Un bon ciment pour un bon départ.

Ecrit par : Carole | 16 avril 2007

A Rodrigue du Gers,

Temps futur n° 90 de janvier, février, mars 2007, revue trimestrielle du SNALC a posé aux principaux candidats à l'élection présidentielle la question suivante : "Quels grands principes doivent définir le service public de l'éducation nationale et pour quelle efficacité ? "

Réponse de François Bayrou :

"L'éducation doit être la priorité absolue du pays. Cette école doit se fixer un objectif : diviser par deux l'échec scolaire, et multiplier par deux la réussite scolaire, et ce dans tous les milieux sociaux, plus particulièrement parmi les secteurs de la nation qui sont moins favorisés culturellement et socialement.

Un effort appuyé doit être fait pour le collège, actuellement l'élément faible de notre système éducatif : il n'est plus possible de dispenser à des classes hétérogènes un enseignement laissant de côté tous ceux qui, à ce niveau, présentent de lourds déficits. Il y a des élèves que les structures actuelles ne permettent pas de conduire vers la réussite scolaire. Ils n'ont souvent comme autre issue que la violence. Il faut reconstruire l'autorité du professeur et du surveillant. Pour l'élève, ou les deux élèves qui mettent la classe par terre, il faut des éducateurs et des psychologues, sans doute dans des internats. Je souhaite que soit renforcée la présence d'adultes à l'école, pour les études surveillées, l'accompagnement ; cela pourait se faire dans le cadre du service civique universel pour tous les jeunes et de l'activité universelle.

IL FAUT REPENSER LA CARTE SCOLAIRE POUR L'EGALITE DES CHANCES (en caractères gras) : en défendre le principe, lui redonner son sens. Là où plusieurs établissements sont identiquement accessibles, il faut construire des réseaux et ouvrir aux élèves, peut-être aussi aux enseignants, la possibilité d'accéder à tous les établissements du réseau.

Je suis très ataché à l'école de la République, laïque et égale pour tous, sur tout le territoire français. Ce modèle conserve toute son actualité aujourd'hui, et nous devons le défendre.

Le service public d'éducation nationale doit donc avoir cet objectif : donner à tous les enfants, quel que soit leur milieu d'origine, les moyens d'acquérir une culture générale, de trouver la voie de leur épanouissement personnel et de réussir leur carrière professionnelle.

Sur cet enjeu national qu'est l'Ecole, il faut fixer de grands objectifs, discutés et votés de manière transpartisane, sur lesquels le Président de la République s'engage.

Ecrit par : Robin | 17 avril 2007

Bon, ça ne va pas plaire à Carole, mais je le fais pour répondre à une question de notre ami Rodrigue : (rien n'empêche les partisans de N.S. ...Et des autres...d'en faire autant !)

Question du SNALC : "Le baccalauréat doit-il encore donner automatiquement accès à l'enseignement superieur ? Tout baccalauréat doit-il permettre une inscription dans n'importe quelle filière du supérieur ?"

Réponse de F. Bayrou : "L'économie française aura besoin de davantage de dipômés, puisque ce sont eux qui sont à la source de la création, de l'innovation, de la croissance de notre pays. Le défi de la mondialisation, c'est le défi de la recherche et de l'éducation.

Pour autant, la poursuite des études ne doit pas constituer un but en soi : ce qui compte, c'est d'avoir le diplôme ou la qualification qui correspond à l'emploi que l'on veut exercer. Ainsi, les filières courtes ont toute leur légitimité. Il est vrai qu'aujourd'hui les bacheliers ayant un bac général se retrouvent en grand nombre dans des filières prévues , à l'origine, pour les élèves ayant un bac technique. Je pense qu'il faudrait que les règles soient claires, et privilégier les élèves ayant un bac technique dans les filières qui leur ont été réservées. C'est François Bayrou, avec sa réforme de l'université intervenue en 1996, qui a crée un semestre d'orientation à l'entrée à l'université. C'est une bonne mesure, qui a été bien accueillie par les étudiants. Il faut aller plus loin et la prolonger. Aujourd'hui, quelques 40% des élèves échouent en première année à l'université, car la rupture est trop brutale entre le lycée et l'enseignement supérieur. François Bayrou propose de faire de la terminale une propédeutique - une préparation à l'enseignement supérieur - ce qui va de pair avec le semestre d'orientation à l'entrée de l'université.

Ecrit par : Robin | 17 avril 2007

"Mais c'est tellement facile. les "leadership" se font toujours couper la tête..... N'est-ce pas JPB ?"

Je ne vous le fais pas dire, Carole… Gare aux éclaboussures !

Bon, cela dit, elle a parfaitement raison. Les atermoiements, à un certain moment, ça suffit.
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 avril 2007

Que pense la candidate socialiste du niveau scolaire actuel? Des raisons de ce niveau? Si elle montrait la lucidité (un peu surprenante, mais mieux vaut tard que jamais) d'un Allègre sur les questions d'éducation, alors on pourrait espérer conjurer la loi de Murphy...

Ecrit par : Parlamente | 16 avril 2007


Pour en penser quelque chose, il faudrait déjà "qu'elle ait le niveau". Je l'ai entendu affirmer qu'il ne fallait pas dire que le collège était "le maillon faible du système"...que ce n'était pas "juste".

Mais elle s'est arrangée pour scolariser ses propres enfants à l'école alsacienne à Paris (une école privée sous contrat où il y a un haut niveau d'exigence, où on est "entre soi", où on fait de la pédagogie frontale et où on doit croire que Philippe Meirieu dirige une usine pharmaceutique du côté de Lyon)

Elle doit avoir quand même un "niveau" suffisant pour flairer la Berezina.

Vous n'avez pas idée du nombre d'enfants de cadres socialistes qui vont dans des écoles privées.

Ecrit par : Robin | 17 avril 2007

Quoi que l'on puisse penser par ailleurs de la Société des Agrégés (à laquelle je n'appartiens pas) , je vous encourage à aller sur son site voir les réponses précises des candidats aux présidentielles quant aux problèmes d'éducation et d'instruction. C'est instructif, avant d'aller voter... On s'y apercevra que le candidat le plus proche de "nos" positions, sur l'éducation comme sur la laïcité, est... Gérard Schivardi le maçon lambertiste !!!
http://www.societedesagreges.net/presid.htm
Et à votre place, j'attendrais un peu pour réhabiliter Allègre, qui n'a fait que du mal à l'Ecole et supprimé à tour de bras des options de langues anciennes. C'est le même Allègre qui expliquait qu'on n'avait plus besoin de savoir compter vu qu'il existe des calculettes, c'est le même Allègre dont Meirieu était le gourou, et qui racontait des horreurs sur les CPGE. C'est toujours le même personnage qui expliquait que les profs étaient des alcooliques et qu'ils se mariaient entre eux comme les Juifs (cité à l'époque par "Marianne", personne n'a relevé cette abomination). A-t-il empêché Ségolène de nuire quand elle se lançait aveuglément à la chasse aux pédophiles ? Ce n'est pas parce que "l'affreux" décoche quelques flèches bien senties au SNES que l'on doit l'embrasser sur la bouche !
A propos de bac pétanque ou golf, Abraxas : ça permet d'enchaîner avec la licence de clown que j'évoquais l'autre jour... Pitoyable.

Ecrit par : FGuichard | 17 avril 2007

A quelques jours des élections, je suis stupéfaite que beaucoup d'entre vous aient encore des doutes sur leur vote.
"Se battre depuis si longtemps pour une école digne, pour l'instruction, pour l'égalité, pour les enfants, pour l'avenir d'un pays, et vous êtes encore à réfléchir sur le choix d'une S Royal (véritable panier percé au niveau de son programme) et d'un Bayrou (qui continuera sa petite co-gestion avec le SNES and co, et peut-être Begag comme ministre de l'EN).
Utopie quand tu nous tiens."

Carole,

Je suis sensible à ce que vous dites...

"Ce que je crains, quand je partirai, ce n'est pas le vide, c'est le trop plein." (Charles de Gaulle)

Est-ce que c'est l'époque qui veut ça ? Pourquoi est-ce qu'on se résigne à voter à contrecoeur pour le "moins pire" ?

Cela dit, moi non plus, je n'ai pas envie de retrouver les pédagos à Grenelle et la cogestion de l'éducation nationale avec le SNES.

Ecrit par : Robin | 17 avril 2007

Fguichard à toujours remettre cette histoire de pédophilie et de Mme Royal en exergue (et ce que j' ai consulté sur Internet ne me paraît pas concluant quant à sa culpabilité même indirecte dont vous faîtes toujours état comme d'un fait établi ) vous allez finir par me faire croire que vous pensez qu'il n' y a jamais eu de problèmes de pédophilie ni dans les écoles ni dans les églises!

Ecrit par : Merlemocoeur | 17 avril 2007

On n'oublie pas, F.Guichard, qu'Allègre, au temps où il était ministre, a été fort désagréable avec les professeurs, fort imbu de sa personne. Il a été furieux du contre-rapport Meirieu de la Société des agrégés qu'il a menacé de supprimer le traitement de la présidente de ladite, il a fricoté avec Charpak et de Gennes, qui avaient subitement inventé le fil à couper le beurre en pédagogie, il a laissé fermer les sections de langues ancinnes, il a laissé la gourde du Poitou les supprimer du brevet des collèges, il ne l'a pas virée malgré toutes les bêtises qu'elle commettait, etc.
Ce nonobstant, on ne peut que se réjouir de ses déclarations actuelles sur l'école, lesquelles vont diamétralement à l'opposé des idées de Royal.

Quant au choix qui nous reste pour dimanche, je suis assez d'accord avec Carole. Il n'y a pas trente-six possibilités si nous ne voulons pas nous retrouver avec une dictature pédagogiste au ministère de l'Education. Avec Royal, c'est sûr, avec Bayrou, c'est probable.
Ces deux-là ont montré ce qu'ils savent faire pour l'Education nationale: la première, que des bêtises, le second, rien, ce qui revient au même.
Qu'est-ce qui nous reste comme possibilité? Pas beaucoup. Une seule, à vrai dire.
De fait, Nicolas Sarkozy présente l'avantage d'être un "homme neuf" sur la question de l'Education. On est au moins sûr, à peu près, d'une chose, ou du moins on peut l'espérer, c'est que l'idéologie pédagogiste ne régnera pas au ministère de l'Education nationale. Le bras de fer avec un gouvernement Sarkozy devrait porter exclusivement sur l'étranglement des crédits conformément aux exigences de l'Europe. S'agissant de l'Education nationale, il y a tout de même aux côtés de Sarkozy François Fillon, qui a été le premier à parler d'un retour aux "exercices traditionnels" et à se faire injurier par le lobby "pédago" en fureur, et Xavier Darcos, récent auteur d'un livre sur l'école de Jules Ferry auquel les médias bien-pensants ont donné le minimum de publicité possible et qui cotise fidèlement à la Société des agrégés.
Mais bon, on essaie de se trouver des raisons de choisir...

Ecrit par : Jean | 17 avril 2007

Il y eu des problèmes de pédophilie dans les écoles et dans les églises mais en voir absolument , même quand il n'y a en a pas ça fait du mal, beaucoup de mal ...
Il y a eu des appelés tortionnaires en Algérie mais laisser entendre qu'ils l'ont tous été, inévitablement parce que c'était la particularité de cette guerre paraît-il - et sur trois millions ça fait vraiment beaucoup - c'est réveiller les souffrances d'une jeunesse qui aurait préféré rester en France à construire sa vie. Bon, pour ce que j'en dis... J'essaie d'y voir clair dans tout ce se raconte par rapport à ce que je vois ...
A propos de jeunesse complètement fichue j'ai retrouvé deux articles fort intéressants sur "le Sang noir "de Louis Guilloux : une analyse de Pierre-Yves Bourdil parue dans "L'Ecole des lettres second cycle n° 11 du 1° avril 1991 et une étude comparée de deux représentations de l'arrière entre " Le Grand Troupeau" de Giono et " Le Sang noir" dans le n° spécial n° 13 de la même revue du 1° mai 1997.
Je ne sais pas si je suis encore hors-sujet mais je crois me souvenir que les lycéens du roman de Guilloux sont tout simplement programmés pour mourir parce que c'est beau, noble ...euh non , utile plutôt et pour certains seuelement.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 17 avril 2007

Je corrige : tout ce QUI se raconte. Il est temps que je me taise. moi aussi.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 17 avril 2007

Je ne sais pas si je suis encore hors-sujet mais je crois me souvenir que les lycéens du roman de Guilloux sont tout simplement programmés pour mourir parce que c'est beau, noble ...euh non , utile plutôt et pour certains seulement.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 17 avril 2007

On parle un peu vite "d'antimilitarisme". En fait Le sang noir est une réflexion sur la guerre "vue de l'arrière"...sur ceux qui en parlent et sur ceux qui la font...Et incidemment sur le commandement militaire : sur ceux qui la font faire aux autres sans prendre les mêmes risques et en s'entêtant stupidement dans des tactiques inutilement meurtrières.

("le grand derrière" disait Georges Bernanos qui osait comparer l'arc de triomphe de l'étoile à un gigantesque anus...Mais il est vrai que lui, la guerre, il ne s'était pas contenté d'en parler.)

Le Sang noir parle des petites gens, des humbles (Louis Guilloux était issu d'un milieu très modeste, son père était cordonnier) qui sont toujours les sacrifiés de l'Histoire.

Bien sûr, comme tant d'autres, il a cédé aux sirènes du communisme et il fait le voyage en URSS avec André Gide. Il a bien vu le hiatus entre l'idéal et la réalité, mais contrairement à Gide, il n'a pas voulu s'exprimer à ce sujet ; il faut dire aussi qu'il a refusé de s'associer à ceux qui s'en prenaient à Gide.

Il y a un personnage dans le livre (et dans le téléfilm), un jeune homme, un grand blessé de guerre qui part rejoindre les révolutionnaires russes.

Il n'y aurait sans doute jamais eu de révolution en Russie s'il n'y avait pas eu la guerre de 14.

Bref, un homme lucide et sensible, assez proche sans doute du personnage de Cripure, ce clown sublime et pathétique, magnifique "créature" littéraire qui exprime sans doute, en partie, son propre point de vue sur le monde qui n'est ni celui d'un doctrinaire, ni celui d'un idéaliste, mais d'un homme qui a compris très jeune qu'on peut toujours s'arranger avec la mort, mais qu'on ne s'arrange jamais avec la vie".

Ecrit par : Robin | 17 avril 2007

Les théoriciens font passer JPB pour un être malfaisant qui délire.

Ecrit par : Carole | 16 avril 2007

Pourquoi, c'est pas le cas ? ;o)))))

Ecrit par : yann | 17 avril 2007

Hélène,

Je vous fais un copier/collé d'une "fiche de lecture" d'une certaine Françoise D. dans laquelle elle évoque le modèle du personnage de Cripure dans Le sang Noir : Georges Palante. Il y a aussi une citation très intéressante de Michel Onfray ; je la joins également pour me rattrapper des méchancetés que j'ai dites sur le Traité d'athéologie. Un petit bémol cependant : pourquoi "nietzschéen de gauche" ? Cripure me semble plus proche des cyniques grecs comme Antisthène ou Diogène.


Françoise D.

L'introduction m'a intriguée : " Il fut élève où enseignait Georges Palante ", comme si tout le monde connaissait Palante… alors j'ai fait des recherches et j'ai appris que Georges Palante était un philosophe " aristocrate libertaire " comme Rémy de Gourmont : " individualiste radical…pour lui, l'affrontement entre le singulier et le troupeau, entre l'individu et la société est inévitable… l'individu n'a donc d'autre choix que la révolte même désespérée… Cet incorrigible pessimiste fait l'apologie du libertaire intégral, une sorte de surhumain nietzschéen " (in n° 1028 du Monde Libertaire). Où l'on voit que Palante a bien servi de modèle à Guilloux pour son Cripure. Michel Onfray a consacré son premier essai (publié) à Georges Palante intitulé Physiologie de Georges Palante : pour un nietzschéisme de gauche, et je ne résiste pas à la tentation de vous en soumettre un extrait tant 1) c'est beaucoup mieux écrit que ce que je pourrais faire moi-même, et 2) je suis en parfait accord avec lui : " Palante m'a plu pour sa solitude, son acromégalie, un dysfonctionnement hormonal qui le transforme en monstre aux extrémités démesurément longues, son allure simiesque, sa douleur, sa mélancolie ; il m'a ému par son talent à échouer, sa détermination à rater, son ardeur à tout mettre en œuvre, toujours, pour fabriquer de la faillite et de l'insuccès ; il m'a touché, tout de suite, par son refus des réputations et des mondanités, des comédies sociales et des solutions grégaires ; il m'a attendri en alcoolique, joueur de poker, compagnon de filles à matelots, professeur chahuté dans un lycée de province, correcteur des copies du bac dans un bordel ; il m'a fait sourire en chasseur myope manquant ses cibles dans la lande bretonne, en marcheur sur les grèves, en dormeur sur la plage ; il m'a conquis flanqué de ses chiens bâtards ou de sa compagne illettrée, ancienne employée de boxon, ou en misanthrope vivant, pas bien net, au milieu de ses livres, ses papiers, ne possédant pas même une édition de ses ouvrages ". Ne dirait-on pas le portrait craché de Cripure ? Si ça vous tente, vous pourrez en lire plus sur ce nietzschéen " loin des a priori idéologiques ", (sur www.edition-grasset.fr/chapitres/ch_onfray3).

Ecrit par : Robin | 17 avril 2007

J'aurais bien aimé avoir un prof comme Georges Palante.

Ecrit par : Robin | 17 avril 2007

Bijour les fousd'rhum,

"Je ne serais pas surpris que Meirieu lui même nous fasse demain matin son "mea culpa"."
Perso, je suis prêt à pardonner à tout le monde, même au trou du cul de FraKK ainsi qu'à la Charmeuse (de serpent) SI et seulement si ils font un ENORME mea culpa, et si bien sûr ils prennent aussitôt leur retraite pour ne plus rien dire ni écrire ... (moi aussi j'avions le cerveau à l'envers... )

Cat, tu sais que je n'aime pas trop Boscher, mais les pros savaient l'utiliser ... C'est un peu le même problème pour les Alphas (que j'adôôôôrrrrre) , il faut une grosse expérience (ou alors être driver 'correctement'), sinon attention les dégâts. C'est pour cela que je préconise Léo&Léa (au CP) pour les profs qui comme moi sont qq peu désaxés... Ca limite fortement les dégâts.

Je vous colle le post de Valérie proAlphas (désolé, pour ma lourdeur, devenue légendaire :o))))) )

"
Bonjour,

Je suis maîtresse d'un CP unique depuis 5 ans. Auparavant, j'ai effectué 4 ans en CP /CE1, 6 ans en classe enfantine , 3 ans en GS/CP , 3 ans en CE/CM et 1 an en EREA.

J'ai utilisé pendant 7 ans des méthodes mixtes (Au Fil des Mots, Lecture en fête, Dagobert, Gafi) puis, pendant 4 ans « ma » propre méthode alphabétique construite puis affinée à partir de modèles tels que « Boscher », « Léo et Léa », « Delile », « A coup sûr, c'est pas dur ». J'ai cependant gardé Gafi comme « manuel » parce que les textes plaisent beaucoup aux enfants et que ceux des méthodes citées sont, soit inexistants, soit déconnectés de la réalité, soit inintéressants et tirés par les cheveux (je n'ai jamais réussi à adhérer à Léo et Léa pour cela).
Évidemment, ce n'était pas évident de concilier ma progression et Gafi, mais ça ne se passait pas trop mal, puisque j'avais un taux de réussite avec les élèves que je n'avais jamais obtenu auparavant. (en 4 ans, sur des classes de 25 élèves environ, un enfant a mis 2 ans à apprendre à lire, un enfant est passé un peu trop juste au CE1 et l'a redoublé, un enfant dyslexique a déménagé à la fin de son premier CP sans maîtriser la lecture).

J'ai utilisé pour la première fois cette année la méthode de lecture « La planète des alphas ».

Présentation de la méthode et de son concept :

La communauté scientifique dans son ensemble s'accorde à reconnaître que la découverte du principe alphabétique constitue un passage obligé sur la voie de l'apprentissage.
Or, comprendre que les lettres de notre alphabet représentent, sous une forme graphique, des unités abstraites du langage oral appelées phonèmes, n'est pas sans poser problème à beaucoup d'enfants et, ceci, indépendamment de leur quotient intellectuel. Cette difficulté tient au fait que le phonème n'est pas un son, du moins pour les consonnes. C'est une entité éminemment abstraite, en quelque sorte imbriquée, dissimulée dans le langage oral.
Dès lors, s'en faire une représentation mentale concrète, concevoir par exemple la syllabe 'pa' comme la suite de deux phonèmes distincts [p] et [a], relève davantage d'une construction intellectuelle, d'une vision de l'esprit que de la perception consciente d'une réalité physique propre. C'est cette construction totalement artificielle que l'enfant, en apprenant à lire, est appelé à faire pour découvrir le principe qui régit notre système d'écriture.
L'intérêt de la méthode est qu'elle transpose le système alphabétique dans l'univers de l'enfant, sous une forme adaptée à son imaginaire à travers un conte fantastique - intitulé La planète des alphas - dans lequel les héros sont des personnages qui ont la forme des lettres et une raison d'émettre leur son. Par exemple, monsieur o est un personnage tout rond qui adore faire des bulles bien rondes en poussant des oooh ! admiratifs. Ou encore, le 'f' est une fusée dont le bruit du moteur fait fff !

Phonèmes ayant pris l'enveloppe charnelle des graphèmes, les alphas incarnent, matérialisent la relation qui unit les unités phoniques de la parole aux unités graphiques de l'écrit. Dans leur dualité graphophonologique, ils représentent un langage vivant sous la forme de petits êtres amusants, dotés d'une personnalité attachante, avec lesquels les enfants vont pouvoir nouer des relations affectives fortes. Par ailleurs, quand les enfants entendront, dans l'histoire, fffo ! Au moment même où la fusée tombe sur la tête de monsieur o, ils découvriront que les alphas sont les éléments constitutifs de la parole.
Ainsi, dès que les enfants ont compris le principe qui régit le fonctionnement de ces petits êtres d'un autre monde, les alphas deviennent alors de fabuleux outils de référence tout au long de cette démarche progressive et structurée qui se déroule en trois niveaux.

Le premier niveau est consacré à la découverte implicite du principe alphabétique, à la mise en place de la conscience phonémique et à l'acquisition, par les enfants, des correspondances graphème-phonème élémentaires.

Les deux niveaux suivants leur permettent d'élargir leur champ de connaissances, d'abord par l'apprentissage de correspondances graphophonologiques plus complexes (exemples : 'ou', 'an', 'on', 'in', 'eu', etc.), puis des différentes manières d'orthographier les phonèmes courants (o : 'au', 'eau') et enfin des règles de correspondance contextuelles qui ont pour effet de changer la valeur phonétique, et donc la prononciation, de certaines lettres ('c', 'g' et 's').

La planète des alphas est une démarche à connotation fortement ludique qui suscite motivation, envie et plaisir d'apprendre chez tous les enfants. Reconnaître les lettres, identifier les phonèmes et les mettre en relation, consistent désormais en une simple reconnaissance des héros d'une histoire captivante. Une tâche - plutôt un jeu - à la portée de tous les enfants.
Enfin, la finalité de la lecture étant naturellement la compréhension des textes, la méthode accorde une attention toute particulière à l'enrichissement du lexique, tout en effectuant un travail en profondeur sur la compréhension. Dans cette perspective, les activités proposées ne se bornent pas à simplement vérifier que le processus de compréhension s'est déroulé correctement mais apportent une aide concrète dans l'élaboration de 'stratégies' facilitant l'accès au sens des textes.

La méthode propose également des activités permettant de développer l'expression orale et de travailler l'habileté d'identification des mots écrits, l'analyse critique des textes et des images, l'argumentation et la justification des choix, la syntaxe, les synonymes, les antonymes, les phrases de même sens ou de sens contraire, les similarités orthographiques et/ou phonologiques, les 'frontières' entre les mots, la distinction entre des phonèmes de consonance proche, les unités intermédiaires entre la lettre et le mot (syllabes, préfixes) ou encore, pour ne citer que ces quelques aspects, le traitement des inférences et des anaphores.

Pour plus de détails et voir à quoi ressemblent ces petits alphas, aller sur le site de la méthode :

http://www.planete-alphas.net/accueil.htm



Les raisons qui m'ont amenée à mettre au placard ce qui marchait plutôt bien et m'avait en plus demandé des heures et des heures de travail…
- coup de cœur pour la méthode.
- une classe très hétérogène : classe de 25 élèves comprenant 13 élèves de novembre-décembre, 5 élèves suivis en orthophonie, 2 cas considérés comme « très lourds » (dont un enfant dysphasique) et … 2 enfants sachant déjà lire.

Le bilan : beaucoup de stress et de travail, car c'est une méthode avec un concept très particulier, conçue par une psychologue et un philosophe et prévue à la base pour une remédiation en centre psycho- pédagogique ; donc beaucoup d'adaptations quand même, même si la méthode est censée être utilisable par une classe ; c'est pour cela d'ailleurs, je pense, qu'elle est le plus souvent utilisée en GS ou juste en début de CP pour faire acquérir le principe alphabétique.

Il serait dommage cependant de ne réduire cette méthode qu'à cela.
Au niveau de la compréhension de la phrase puis du texte, un vrai travail en profondeur est proposé ; je parle ici bien de travail (stratégies pour accéder au sens) et pas seulement de vérification de la compréhension, comme cela est généralement le cas. Même chose pour tout le travail portant sur l'identification des mots écrits, la syntaxe, le vocabulaire, l'expression orale, le traitement des inférences et des anaphores…

Le gros point faible : il faut vraiment « rentrer » dans cette méthode, s'en imprégner et la « digérer ». La première année n'est pas facile et il est presque nécessaire d'être guidé car le livre du maître n'est pas suffisant à mon avis. Les auteurs proposent d'ailleurs une semaine de stage, mais combien de professeurs d'école seraient motivés pour effectuer un stage payant sur leur temps de vacances… ?
En ce qui me concerne, j'ai eu la chance, en début d'année, d'être guidée et conseillée par un collaborateur de la méthode, par le biais d'internet, presque à un rythme quotidien.

Cela dit, les résultats sont là : tous mes élèves savent à l'heure actuelle lire, le dernier depuis quelques jours, la quasi totalité en décembre-janvier (22 sur 25). J'ai d'ailleurs mis en place, en parallèle de la méthode, la lecture d'albums à cette époque : Roule Galette, et 2 autres albums de littérature jeunesse.

Ce qui a fait pour moi la différence :
- le côté extrêmement ludique et attachant de la méthode qui « embarque » tous les élèves sans exception, même ceux qui à priori n'étaient pas forcément là dans leur tête pour apprendre à lire ; ceux-là apprennent à lire sans le vouloir, presque malgré eux.
- la facilité d'y intégrer tous les enfants a transformé ma classe en un groupe homogène très soudé et avec une ambiance très agréable.
- le plaisir visible des enfants, le mien aussi, et les répercussions très positives au niveau des parents. "

Ecrit par : toto | 17 avril 2007

On est au moins sûr, à peu près, d'une chose, ou du moins on peut l'espérer, c'est que l'idéologie pédagogiste ne régnera pas au ministère de l'Education nationale.

Est-ce pour vous en convaincre, Jean, que vous écrivez cette idée?
Je pense tout au contraire que "l'idéologie pédagogiste" va trouver un second souffle sous le règne de Nicolas Ier.
Car la mamelle du "pédagogisme" c'est la théologie du sujet libéré et autonome: qui se fait tout seul, s'auto-construit, s'autonomise (fait sa propre loi dans le cadre prédéterminé du droit et des contraintes génétiques) dans le face à face de la négociation ou du contrat.
Cette idéologie de l'homme libéré et auto-fabriqué que les enseignants auront le devoir de propager et de pratiquer dans l'école française est venue des USA, où, comme chacun sait, la liberté et l'insubordination de l'individu peuvent s'afficher de bien des manières...et dans des "proportions monumentales" (Charles Stenger, président de l'Université de Virgina Tech). On sait l'attachement, voire la fascination que Nicolas et les siens éprouvent pour le modèle américain d'éducation et de fabrication de l'homme libre, libertaire, libéré et libéral.
J'ai déjà signalé ici, il y a un an, que c'est précisément en Virginie que fonctionnent des écoles sans professeurs, sans maîtres. Les élèves, dès le plus jeune âge, sont initiés via l'informatique, qui facilite bien les choses, aux "auto-apprentissages". Que je sache, la France s'apprête à son tour à franchir le Rubicon et à entrer, enfin, dans la modernité!
Le "pédagogisme" façon Meirieu peut en quelques mois laisser la place à quelque chose, hélas, d'encore plus fascinant, pour ne pas dire fascisant!
La marque principale d'une "ploutocratie fasciste" (Russels Banks) c'est son aptitude à faire reporter le sacrifice, la négativité sur des victimes désignées d'avance mais non pas symboliquement: mais, comme en 1916 au Chemin des Dames, sanguinairement , dans "d'effroyables jardins"!
Nous passons notre temps à nous voiler la face, à nous raconter des histoires, à rêver des sociétés parfaites, à inventer des mondes meilleurs, à détruire et reconstruire l'école ... quand tout sous nos pas s'écroule... des peuples qu'on roule , des traditions qu'on foule, le sang s'écoule!
Qu'on me pardonne ce post inconvenant! Ma bicyclette m'a conduit hier tout à fait par hasard , autre nom de la nécessité, au Chemin des dames où se déroulaient des cérémonies commémoratives. Il y avait là, non pas Nicolas, (il était à Colombey, on se demande pourquoi?) mais, des centaines d' écoliers. Je ne sais pas en quels termes leurs institutrices leurs ont parlé ce cette "monumentale boucherie": le métier d'instituteur est le plus difficile et le plus indispensable pour ne pas rompre le principe de succession des générations qui est aussi le principe de Raison.

Ecrit par : buntovchik | 17 avril 2007

On sait l'attachement, voire la fascination que Nicolas et les siens éprouvent pour le modèle américain d'éducation et de fabrication de l'homme libre, libertaire, libéré et libéral.

Ils ne savent pas de quoi ils parlent.

J'ai passé près de trois années aux Etats-Unis, en Virginie, précisément, à Alexandria, puis à Arlington. J'étais obligé de me battre presque tous les jours.

Les enfants, déjà à cette époque-là vivaient en bandes et les parents intervenaient le moins possible (éducation libre, interdiction de donner la moindre fessée, la moindre réprimande, etc.) et la seule loi était celle du plus fort.

Hanna Arendt a très bien parlé de cette éducation à l'américaine, de cette "autoéducation" des enfants qui aboutit au pire des conformismes et à la pire des servitudes, quand ce n'est pas à la violence absolue, comme on l'a encore vu récemment avec cette tuerie à l'université de Virginie.


Pourtant N.S. a suffisamment souffert de la "défaillance" de son père. On est toujours "fasciné" pour des mauvaises raisons et par ce qui détruit.

...Rien au monde ne vaut une "vraie" famille et des parents attentifs et aimants qui s'entendent et qui s'occupent de leurs enfants (oui, je sais ça a l'air gnan gnan, mais je sais de quoi je parle)

Vous avez remarqué que nos candidats ne parlent jamais de la famille et des mesures qu'il faudrait prendre pour la consolider...Un thème "pétainiste", sans doute ?

Ecrit par : Robin | 17 avril 2007

Hélène,

Je vous donne le lien avec le site de commentaires sur Le sang noir de Louis Guilloux. Il y a aussi, en bas, des photographies de l'auteur et des lieux où il a vécu et travaillé(Saint-Brieuc)


http://www.voixauchapitre.com/archives/sang_noir.htm

Ecrit par : Robin | 17 avril 2007

Tombé sur cette critique du Sang noir :

Et le constat est effrayant car, pour nous qui savons, l’ombre de la Seconde guerre mondiale prend déjà racine sur ce terreau revanchard. Ce sont les Babinot et les Nabucet qui imposeront à l'Allemagne vaincue ce traité de paix indigne des vainqueurs. Ce sont eux qui permettront au sentiment nationaliste allemand de renaître dans des conditions telles que le Nazisme n'aura aucun mal à trouver des laudateurs. Ce sont eux encore qui, plus tard, se placeront sous la garde du régime de Vichy. Ce sont eux ...

Ce sont eux...

Ecrit par : Robin | 17 avril 2007

http://www.planete-alphas.com/

Ecrit par : Robin | 17 avril 2007

Je viens de recevoir les professions de foi des candidats.
Qu'est-il arrivé à sainte Ségo ? Elle qui a violenté le PS à la séduction, sourire et tailleur au clair, nous montre enfin son vrai visage.
Je sais qu'il ne faut pas se fier aux apparences (ni aux appâts rances), mais, moi, elle me fout les chocottes.
La photo me fait hésiter entre un avis de recherche et un placard électoral pour les municipales dans les Carpates.
Le socialisme à visage humain.
Brrrrrrrr !!

Ecrit par : yann | 17 avril 2007

La photo me fait hésiter entre un avis de recherche et un placard électoral pour les municipales dans les Carpates.
Le socialisme à visage humain.


Ecrit par : yann | 17 avril 2007


Personnellement, ce qui ne fout les chocottes, c'est de lire ici un tel condensé de racisme (à l'égard des habitants des Carpates, admirables contrées, s'il en est) et de goujaterie à l'égard d'une femme. C'est tout!

Ecrit par : buntovchik | 17 avril 2007

Quel que soit le candidat, l'éducation ira mal, car les hauts fonctionnaires qui y sont et qui y évoluent ne dépendent pas de notre vote.
De plus, rappelez-vous que :
- De Robien soutient Sarkozy
- Bayrou a été ministre de l'éducation sous Balladur et Juppé (4 ans et demi)
- Royal est inspirée par Frackowiak.

Je pense que tout est dit, non ?

Ecrit par : Jeremy | 17 avril 2007

[mode hors_sujet=ON]

Pardonnez moi ce hors sujet, mais il me semble que nos amis des IUFM et de la recherche en pédagogie ont encore frappé ... et un grand coup cette fois ci ...

Apres les éleves qui fesaient les clown en classe ... voici maintenant qu'on leur distribuera des licences pour cela:

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3238,36-896680@51-896784,0.html

Un bac+2 pour avoir le droit d'entrer en licence de clownerie, et un niveau bac+3 a la sortie ... qu'en pensez-vous?

sam

ps: A votre avis, sera-t-il possible de présenter des concours adaministratifs avec une telle licence?

Ecrit par : sam | 17 avril 2007

oups ... désolé, l'URL semble poser des problemes ...

l'article s'intitule : "Etre clown pourra désormais s'apprendre à l'université" sur lemonde.fr en date du 16.04.07 | 17h01

sam

Ecrit par : sam | 17 avril 2007

Réhabliter Allègre qui ne s'est pas privé de nous mépriser en jouant le populiste pour satisfaire le beauf de base: les profs qui ne faisaient rien, les profs toujours absents, les profs des CPGE qui ne méritaient pas ce qu'ils avaient... Et j'en passe. Ils nous a insultés, méprisés, traînés dans la boue.
C'est lui, le mouvement de mutation déconcentré, en deux morceaux, grâce auquel on se retrouve à faire des demandes de mut en aveugle si l'on change d'académie! On voit bien que vous n'avez pas demandé votre mutation à ce moment-là, chers collègues! Moi, cela m'a valu de goûter à mon expérience de ZEP! Et oui, avec près de 4OO points! juste grâce à la connerie d'Allègre. Car un an plutôt, j'aurais su où je pouvais atterrir. Et vous osez le défendre, JPB? Ce gros porc gras qui retourne sa veste en quelques mois parce que le vent tourne et que la Royal ne passera probablement pas.
Il prépare sa place au chaud. Décidément les gens ont la mémoire bien courte pour défendre ce copain de Jospin qui nous en réservait de bien bonnes s'il était resté plus longtemps au ministère. Il y a des jours où ce blog me donne vraiment la nausée! Aussi peu de mémoire des faits! Et vous enseignez!!!

Ecrit par : Thalie | 17 avril 2007

Je ne serais pas surpris, que Meirieu lui-même nous fasse demain matin son mea culpa."
Absolument impossible, car les idéologues sont des esprits consubstantiellement faux.
D'ailleurs quand Meirieu claironne que l'école va mal, c'est pour expliquer qu'on n'a pas appliqué jusqu'au bout toutes ses idées.
Meirieu est irrécupérable.

Jeremy a raison, mais le moins pire, c'est encore Sarkozy, puisque Robien, qui le soutient, a pris un certain nombre de mesures pédagogiques qui lui ont valu les injures du milieu "pédago".
Et puis, si Sarkozy est élu, c'est Darcos qui sera ministre de l'Education: ce n'est pas le pire des choix, c'est quand même autre chose qu'un nul absolu comme Frackowiak!
Quant à Royal, je nai pas encore reçu le matériel de vote en question, mais on a déjà parlé sur ce blog de son "sourire effrayant". Je trouve qu'elle manque singulièrement d'épaisseur humaine et de cette gentillesse qu'on s'attend à trouver dans le sourire d'une femme. J'avoue qu'elle me glace. "Jolie"? Voire...
D'ailleurs "jolie"? Voire...

Ecrit par : Jean | 17 avril 2007

Pour Robin :
Le sujet d'histoire que vous citez consiste à mon avis à réciter le cours, il est exclu que les élèves fassent en 4e une sorte de dissertation. Il s’agit d’un manuel où les auteurs font dans le pédagogiquement correct : la pédagogie officielle en hist-géo recommande la découverte des connaissances par les élèves!

Malheureusement dans le monde réel, ce genre de choses est peu possible. La “découverte” par les élèves ne peut se faire qu’à partir de documents ultra simples, la langue ne doit pas leur poser de problèmes, le doc doit être court (surtout en collège). Il faudrait aussi que les docs soient univoques, etc. Et en plus, les générations passées n’ont pas pensé à rédiger leurs textes pour les écoliers du futur !

Il y a donc plein d’obstacles bien réels pour “mettre en œuvre”, comme y disent en leur charabia, cette mirifique pseudo pédagogie, à tout le moins en collège ! Et je ne parle pas du temps qu’il faut pour que les élèves “découvrent” ! Beaucoup vont “découvrir” des choses qui n’ont aucun intérêt, des choses fausses ou rien du tout et il n’y a qu’une minorité d’élèves qui arriveront à quelque chose de correct. On ne peut l’utiliser vraiment que sur un ou deux docs avec des questions ciblées. Il est impensable aujourd’hui de faire du commentaire de docs en lycée, d’ailleurs les réformes l’ont fait disparaître au bac, il n’y a plus que des “études de documents” bidons et “valorisées” (le niveau monte, on vous dit !). Encore un délire des pédagogos.

La vie des gens qui nous précédé ne peut revivre que grâce à l’érudition et à la passion du maître, il n’y a que ça qui peut véritablement intéresser l’élève et pas des tableaux de chiffres sur la population rurale ou autre, les élèves ne sont pas des étudiants spécialisés.

L’histoire et la géo sont des disciplines très cumulatives, c’est la culture générale qui n’apparaît qu’après des années de maturation : c’est donc superfétatoire et élitiste pour les pédagogos puisque ni rapide ni directement utilisable. Nous nous retrouvons trop souvent face à des élèves qui n’ont accumulé que du vide, comment pourraient-ils “découvrir” ? Ils ne peuvent que s’emm….. devant un document comme une poule devant un couteau et il faudrait d’après Meirieu & Co qu’ils le fassent le plus souvent en travail de groupe !GROUPIIRR ! Ce qui n’est que le rétablissement de l’esclavage : un qui bosse, les autres qui bavassent, drôle de “vivre ensemble” !

Ecrit par : Lariba | 17 avril 2007

"Jolie"? Voire...
J'en ai tapé un de trop.
De toute façon, s'agissant de Royal, cela me paraît de trop.
Comme cette dame a fait de son apparence un argument de campagne, je crois qu'on est en droit d'exprimer un avis sur ladite.

JPB ne défend pas Allègre, Thalie. Il nous narre par le menu, le sourire en coin, toute l'étendue de la palinodie dudit. Il se félicite de voir cet ancien ministre contribuer à mettre la zizanie au PS.

Ecrit par : Jean | 17 avril 2007

Personnellement, ce qui ne fout les chocottes, c'est de lire ici un tel condensé de racisme (à l'égard des habitants des Carpates, admirables contrées, s'il en est) et de goujaterie à l'égard d'une femme. C'est tout!

Ecrit par : buntovchik | 17 avril 2007

Les Carpates sont sans doute admirables, je ne faisais qu'un peu d'humour sur un parallèle avec le look Dracula. La photo est moche, la photo est moche, point barre.
Sur la sienne, le huitième nain me fait encore plus peur, Voynet a l'air paralysée, et la profession de foi de Besancenot ressemble à un propectus de superette !
Nous vivons soit-disant dans un monde de communication (on peut le déplorer ou pas, ce n'est pas le sujet), et ils sont incapables de produire 4 pages un peu avenantes. Cherchez l'erreur.
Quant à la goujaterie, si on ne peut pas critiquer, même avec un peu d'outrance (mais je ne me souviens pas d'avoir dit des gros mots), sous prétexte que Ségo est une femme, où est la liberté d'expression ?

Ecrit par : yann | 17 avril 2007

Comme cette dame a fait de son apparence un argument de campagne, je crois qu'on est en droit d'exprimer un avis sur ladite.

Ecrit par : Jean | 17 avril 2007

Merci ,Jean

Ecrit par : yann | 17 avril 2007

Il y a donc plein d’obstacles bien réels pour “mettre en œuvre”, comme y disent en leur charabia, cette mirifique pseudo pédagogie, à tout le moins en collège ! Et je ne parle pas du temps qu’il faut pour que les élèves “découvrent” !

Ecrit par : Lariba | 17 avril 2007

Bien dit ! Mes filles, qui, sans vantardise, sont plutôt brillantes, ont passé leur scolarité à faire des contresens monstrueux en histoire, à ne rien comprendre à cause de cette "pédagogie de la découverte", à base de documents sans queue ni tête. Il a fallu rattraper le coup bien de fois en faisant de la "pédagogie frontale", i.e. en leur refaisant chronologiquement l'histoire de France et du monde, les tenants et les aboutissants , sans s'attarder outre mesure sur l'évolution de la ration de gruau du paysan bas-breton au 18eme siècle.

Ecrit par : yann | 17 avril 2007

"...beaucoup d’enseignants ont interprété l’objectif fixé par J-P. Chevènement d’amener 80% d’une classe d’âge au Bac comme une obligation pour les examinateurs de recevoir 80% des candidats." CA


Deux mensonges en une seule phrase!


-L'objectif fixé par JPC était 80% d'une classe d'âge au niveau du bac, ce qui n'est pas du tout la même chose. Dans cette perspective, La création des Bac Pro était pertinente et opportune. C'est Lionel Jospin qui, en 1989, a contribué à semer la confusion.


- Ce ne sont pas les examiniteurs qui sont à blâmer dans le laxisme actuel mais bien les relais du MEN dans les jurys, IPR-IA essentiellement, qui, sous prétexte d'harmonisation, veillent à redresser , toujours dans le même sens, les notes brutes.


Deux rapports, un enterrement ?
mardi 17 avril 2007.




Alain Bentolila, Professeur des Universités (Paris V-Sorbonne) vient de faire une entrée fracassante dans les médias. Coup sur coup, il a remis deux rapports, l’un sur l’enseignement de la Grammaire, l’autre sur celui du Vocabulaire à l’actuel locataire de la Rue de Grenelle.Ses propositions ont été promptement reprises par Gilles de Robien qui a modifié les programmes de l’École primaire.

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=14

Ecrit par : Henri Grégoire | 17 avril 2007

Vous avez bien raison, Henri Grégoire, Bentolila est un bavard souvent peu clair. Sa justification de la grammaire et du vocabulaire est du pur bavardage dans lequel il croit étaler son génie. Mais le génie, à Bentolila, c'est ce qui lui manque le plus. Personnellement, si je me hasarde à lire du Bentolila, je décroche au bout de deux phrases.
Les "experts", c'est vraiment la plaie absolue! Comme s'il n'y avait pas assez de professeurs qualifiés et d'inspecteurs raisonnables et intellectuellement honnêtes (si! ça doit exister!) pour faire le point sur ce qu'il convient d'enseigner aujourd'hui! Je me demande par quelle fatalité Gilles de Robien, qui a l'esprit clair et du bon sens, s'est trouvé obligé de faire appel aux services de pareille demi-pointure! Vous avez bien raison, Henri Grégoire, faire appel à Bentolila, ce "pédago" notoire et pas repenti, c'était, pour le ministre de l'Education, se tirer une balle dans le pied!
Comme Meirieu, Bentolila n'a qu'un unique souci, construire un monument à sa propre gloire!

Ecrit par : Jean | 17 avril 2007

Bien dit ! Mes filles, qui, sans vantardise, sont plutôt brillantes, ont passé leur scolarité à faire des contresens monstrueux en histoire, à ne rien comprendre à cause de cette "pédagogie de la découverte", à base de documents sans queue ni tête. Il a fallu rattraper le coup bien de fois en faisant de la "pédagogie frontale", i.e. en leur refaisant chronologiquement l'histoire de France et du monde, les tenants et les aboutissants , sans s'attarder outre mesure sur l'évolution de la ration de gruau du paysan bas-breton au 18eme siècle.

Ecrit par : yann | 17 avril 2007

Merci d'avoir rompu mon soliloque sur l'enseignement de l'Histoire (voir je ne sais plus combien de posts plus haut). Nous sommes bien d'accord et c'est bien le première hypothèse qui est la bonne : Il est illusoire d'apprendre l'Histoire à un élève de collège, même brillant, en lui demandant de produire une réflexion argumentée à partir de documents, sans un enseignement "frontal" étayé sur de solides repères chronologiques.

Ecrit par : Robin | 17 avril 2007

Vous parliez des professions de foi des candidats et les clips officiels qu'on nous passe "en boucle"(j'exagère un peu je sais) à la télé, franchement, vous,en pensez quoi? en matière de com on se demande vraiment par qui ils ont été conseillés...
prêtez surtout attention à celui de Bové , il me semble que notre hôte corse nous cache bien des choses , n'est-ce pas lui sous une perruque blanche, il aurait peut-être du se raser la moustache?(sourire au passage Jean-Paul) ;):) quant à Sarko, son clip donne de plus en plus raison à MàC et franchement il y apparaît bien plus dangereux que le Le Pen qui tout au long de cette campagne c'est improvisé dans les provinces en animateur de club 3ème âge et de bal musette...

petits messages persos:
Bonjour toto,
franchement , j'ai testé L&L et même si cette méthode est bien faite je continue de lui préférer Boscher que j'ai un peu réactualisée et comme ça a fait pour l'instant ses preuves puisque j'en ai trois sur trois qui ont su lire en 3 mois je vais continuer avec les deux suivants et la sauce à l'air de prendre aussi...

à propos de recette , merci pour les effluves d'oranges Hélène, je vous en emmène cinq pour le goûter sur du pain grillé ils adorent:) (je suis pas sur le bon fil pour répondre à votre dernier commentaire mais vous passerez surement par celui-ci)
bonne fin de journée

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 17 avril 2007

A propos de grammaire...
Extraits de "Eloge de la transmission". "Le maître et l'élève" de George Steiner et Cécile Ladjali.

"Chaque syntaxe est aussi une relation de puissance politique. Celui qui disposait des armes de la rhétorique avec une grammaire hautement développée et sophistiquée avait jusqu'à récemment un avantage politique très net sur celui qui devait simplifier ses propos.
De ce point de vue, il faut porter attention au renversement passionnant qu'on observe aux Etats Unis; c'est celui qui murmure, qui balbutie, qui parle mal, qui jouit de la réputation d'être un honnête homme. C'est le renversement de notre grande tradition rhétorique classique et européenne. Mal parler, ça veut dire; voilà quelqu'un qui dit la vérité... A l'inverse, trop bien parler, c'est le symptôme même de la malhonnêteté. Le président des Etats Unis, en ce moment n'est pas capable d'une phrase grammaticale d'un certain niveau de complication, et, pourtant, il commence à s'en enorgueillir. C'est aussi en partie son orgueil: pourquoi connaître la grammaire au Texas"?
Et cette phrase, un peu plus loin:
Goethe a dit: "Celui qui sait faire fait. Celui qui ne sait pas faire enseigne. Et j'ajoute: "Celui qui ne sait pas enseigner écrit des manuels de pédagogie."

Ecrit par : buntovchik | 17 avril 2007

Pardon Thalie je voulais bien évidemment parler de votre confiture et non pas de celle d'Hélène , ne cherchez pas pourquoi mais orange mène dans mon esprit à chocolat et aux poires bellesHélène ...c'est fou comme les chemins de nos pensées liées à la gustation et à l'olfaction peuvent faire des détours malicieux et gourmands parfois...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 17 avril 2007

Les 22, 23 et 24 août 2007, Roncq accueille les journées de formation GRIP-SLEC
Salle Gérard Philipe, 40 rue Henri Barbusse, Roncq 59223

PROGRAMME

22 août
Séance d’ouverture
Jean Pierre Demailly (président du GRIP)
Gilbert Sibieude (président de l’association Lire-Écrire)
Les parents du comité de l’école Jacques Brel de Roncq
Les institutrices SLECC de l'école Jacques Brel
Lecture en GS et au CP : - De l'écoute des sons à la lecture ; Lire en GS
- Écriture-lecture en CP

23 août
Grammaire en primaire
Vocabulaire et rédaction
Calcul : - Importance du calcul posé
- Des outils pour apprendre à calculer

24 août
Géométrie : - La géométrie entre mathématiques et sciences physiques
Géographie : - De l'échelle au plan et à la carte
Leçon de choses

Ces journées sont ouvertes à tous : étudiants en IUFM, instituteurs et professeurs en poste, parents d’élèves.

Contact : griproncq@aol.com M. Fontaine : 06 19 53 78 91
Sites à visiter : http://www.lire-ecrire.org et www.ruedesinstits.com

Ecrit par : FGuichard | 17 avril 2007

"Si Sarkozy est élu, c'est Darcos qui sera ministre de l'Education: ce n'est pas le pire des choix, c'est quand même autre chose qu'un nul absolu comme Frackowiak!"

écrit Jean…

La deuxième proposition est vraie, la première mérite de l'être — et j'y crois personnellement.

On me demande de répercuter auprès de la communauté l'annonce des journées du GRIP, cet été — enseignants du Primaire en particulier (mais pas exclusivement), cette annonce est pour vous : le Groupe de Réflexion Interdisciplinaire sur les Programmes (http://grip.ujf-grenoble.fr/spip/), animé par des amis (Michel Delord, Jean-Pierre Demailly) et des ennemis (Laurent Lafforgue — tant pis pour lui) est certainement ce qui se fait aujourd'hui de plus pointu en matière de réflexion pédagogique — à égalité avec l'excellent Bernard Appy. Donc…

Les 22, 23 et 24 août

Roncq accueille les journées de formation Du GRIP -SLECC

Salle Gérard Philipe, 40 rue Henri Barbusse, Roncq 59223

PROGRAMME

22 août
Séance d’ouverture
Jean Pierre Demailly (président du GRIP)
Gilbert Sibieude (président de l’association Lire-Écrire)
Les parents du comité de l’école Jacques Brel de Roncq
Les institutrices SLECC de l'école Jacques Brel
Lecture en GS et au CP : - De l'écoute des sons à la lecture ; Lire en GS
- Écriture-lecture en CP

23 août
Grammaire en primaire
Vocabulaire et rédaction
Calcul : - Importance du calcul posé
- Des outils pour apprendre à calculer

24 août
Géométrie : - La géométrie entre mathématiques et sciences physiques
Géographie : - De l'échelle au plan et à la carte
Leçon de choses

Ces journées sont ouvertes à tous : étudiants en IUFM, instituteurs et professeurs en poste, parents d’élèves.

Contact : griproncq@aol.com M. Fontaine : 06 19 53 78 91
Sites à visiter : http://www.lire-ecrire.org et www.ruedesinstits.com

JPB

Ecrit par : brighelli | 17 avril 2007

Robin,
Il n'y a pas que les cadres du PS qui mettent leurs enfants dans le privé. Les communistes aussi. Ils ont tout compris.
Le public au rabais, c'est pour le bon peuple.

Jean,
Si S Royal est élue, l'école sera inchangée et vous le savez.
Si Bayrou est élu avec le raccolage de D'Allègre, Rocard, Kouchner, ce sera un parlement de gauche, avec une girouette compatissante au sommet, et l'école sera toujours inchangée. Pour ne parler que de l'école.
Bayrou, vous a prouvé durant 5 ans, son potentiel à faire bouger les choses, je crois.

Aux indécis.
Et que l'on ne vienne pas me dire que NS était au gouvernement ces 5 dernières années. Hormis son ministère, il avait les mains liées par Chirac et Villepin.

Vous autres professeurs, vous parlez sous l'anonymat, vous êtes muselés par votre hiérarchie, et vous voulez que cela continue.
Si vous ne pensez pas à vous, pensez à vos enfants. Ils ne voudront peut-être pas être fonctionnaires comme 70% de la jeunesse francaise.

Un des 7 sages de Grèce disait :
"Saisi le moment opportun" Pittacos de Mitylène

Ecrit par : Carole | 17 avril 2007

Nous sommes bien d'accord et c'est bien le première hypothèse qui est la bonne : Il est illusoire d'apprendre l'Histoire à un élève de collège, même brillant, en lui demandant de produire une réflexion argumentée à partir de documents, sans un enseignement "frontal" étayé sur de solides repères chronologiques.

Ecrit par : Robin | 17 avril 2007

Et je ne parle pas (enfin, si, en fait) des manuels de physique chimie, à base d'"expériences" et d'"activités" incompréhensibles, sans lien avec le cours, dans lesquels on cherche vainement le dit-cours et dont les exercices "de synthèse" sont rédigés avec les pieds.
Je viens de me taper le chapitre "transferts d'énergie" de 1ere, c'est à n'y rien comprendre (et je suis poli !).

Ecrit par : yann | 17 avril 2007

Et que l'on ne vienne pas me dire que NS était au gouvernement ces 5 dernières années. Hormis son ministère, il avait les mains liées par Chirac et Villepin.

Et on a vu ce dont il était capable à son ministère... Merci Carole. Je crois que Dimanche je ne serai plus indécis dans l'isoloir. La farce a assez duré!

Ecrit par : buntovchik | 17 avril 2007

Buntovchik,

Mais franchement, il a essayé de remettre de l'ordre.
Mais en France, on est tellement habitués au laxisme, dès que l'on veut être rigoureux, on se fait démolir.

Ex : les banlieues.
Je vous rappelle que le désordre en banlieue existe depuis les années 70/80. En 71 les premiers incidents ont eu lieu à Vaux en Velin et à la Courneuve. En 75 premières mises à sac de locaux scolaires, en 78 premiers rodéos, en 81 la presse montre pour la première fois des voitures qui brûlent au pied des tours.

Il serait également faux de penser que les banlieues sont le résultat d'une politique qui visait à parquer les immigrés dans des ghettos. C'est le résultat de mutations dans les années 70 et d'une gestion aveugle qui a conduit à des situations complétement ingérables.

Les banlieues ont été construites à partir de 1950 (après-guerre)pour loger des salariés, des employés, des cadres moyens et supérieurs.
Qui les a abandonnées ? Il faudrait peut-être relativiser.
Ce n'est surement pas N Sarkozy. En 71, il n'avait que 20 ans.

Les personnes qui vivent en banlieue ne sont pas plus pauvres qu'ailleurs, elles sont frustrées, de l'abandon de l'état qui a laissé une délinquance de deal et de violence s'approprier les lieux.

Rappelez-vous Dreux dans les années 80 (c'est là que Le Pen est né, accouché par Mitterand) pour contrer la droite.

Quel est le rôle premier de l'état ? Protéger ses administrés.
Quel est le rôle d'un ministre de l'intérieur ? Protéger les citoyens par le biais des lois de l'état.
Alors, diaboliser est facile, faire un retour à la naissance des violences est beaucoup plus difficile.
Et céder à la manipulation des bien-pensants qui ne vivent pas en banlieues est aisé. Malheureusement il n'y a pas d'impôt sur la pensée unique, on rembourserait la dette de l'état.

Ecrit par : Carole | 17 avril 2007

Un des 7 sages de Grèce disait :
"Saisi le moment opportun" Pittacos de Mitylène

Ecrit par : Carole | 17 avril 2007

"ah! le "chronos kairos"


Rappelez-vous Dreux dans les années 80 (c'est là que Le Pen est né, accouché par Mitterand) pour contrer la droite.

Exact.

Ecrit par : Robin | 17 avril 2007

Carole votez Sarko si vous en avez envie mais ne venez pas conseiller les indécis à le faire. Vous ne faites en tout cas que nous convaincre du contraire.
L'indécision qui touche de près de 25 % des électeurs est je crois respectable car elle montre qu'au moins ils réfléchissent avant de mettre un bulletin dans l'urne...Il y a au moins un quart des français qui ne votera pas aveuglément pour un parti mais qui votera pour l'homme ou la femme qui répondra à ses doutes...
ce que j'ai pu posté jusqu'à présent relevait souvent de la boutade...
à quelques jours des élections , en tant qu'indécise "imbécile" je pèse tout les pour et les contre...
Pour ma part , la logorrhée de Sarko dans son clip me fait vomir il est déjà irrémédiablement éliminé mais il en reste 11 pas 2 car même si la candidature de certains prête à sourire, ils ont le mérite de se démener eux aussi dans leur course mégalomane à l'Élysée alors leurs propositions entre aussi dans la balance.
On est en démocratie que diable! (bien que parfois j'ai l'impression qu'à ce niveau là j'ai du manquer un épisode).
la rigueur de Sarko c'est du fachisme alors permettez moi de n'en pas vouloir et libre à vous de penser autrement
décidément parfois je me demande si on tire vraiment les leçons de l'histoire...ce n'est qu'un perpétuel recommencement...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 17 avril 2007

Rappelez-vous Dreux dans les années 80 (c'est là que Le Pen est né, accouché par Mitterrand) pour contrer la droite.

Exact.

Ecrit par : Robin | 17 avril 2007

Beaucoup de problèmes que nous connaissons actuellement (la dette, l'idée qu'on ne peut rien faire contre le chômage, le règne du pédagogisme, le divorce entre la politique et l'éthique, etc.) viennent de l'ère Mitterrand avec une accélération vertigineuse pendant le deuxième septennat.

Je n'ai jamais compris pourquoi les Français avaient revoté pour cet homme-là.

C'est vrai que ce vieux renard a sciemment favorisé le Pen pour contrer la droite modérée.

Ne parlons pas du mensonge érigé en art (sur sa santé, sa vie privée...) et de ses amitiés plus que douteuses (Bousquet en particulier)

Mais la statue du commandeur (un Dom Juan qui n'aurait pas pris trop de risques) est encore indéboulonnable et Ségolène ne manque jamais une occasion, en bonne vestale, d'y déposer une offrande.

Ecrit par : Robin | 17 avril 2007

Voter Sarko simplement pour s'assurer la "liberté pédagogique" me paraît un peu simpliste. Le nain de Neuilly ne vise pas la qualité de l'enseignement, mais son économie : "travailler plus pour gagner plus", ça veut dire des heures sup distribuées au pro rata du budget, et encore seulement pour du soutien le soir (c'est à dire du pansage de jambe de bois) ; comme ces heures se feront après les cours, seuls les profs sans enfants iront au turbin (les plus jeunes et les moins expérimentés, qui courront après pour boucler la fin du mois en attendant une première inspection qui n'arrive jamais, comme l'avancement et l'augmentation de salaire qui vont avec...)

Ecrit par : Rodrigue du gers (prof de lettres modernes) | 17 avril 2007

…et ce soutien du soir met au ban les zones rurales. J'enseigne dans une cité scolaire au fin fond du Gers : 13 lignes de bus récupèrent les gosses dès 17h30 pour les ramener dans leurs hameaux et villages ; pour eux, pas de soutien (les parents ne se taperont pas 20 ou 30 bornes en voiture pour venir les chercher à 19 ou 20h)... Et Xavier Darcos, aussi talentueux soit-il, ne donnera pas vie au rêve d'une "Agence de l'Instruction Publique" indépendante du pouvoir et des syndicats, garante de nouveaux programmes consistants.

Ecrit par : Rodrigue du gers (prof de lettres modernes) | 17 avril 2007

Voici le questionnaire posé par le SNETAA (un des syndicats des enseignants en LP) aux candidats à la présidentielles:

1. Quels moyens doit-on engager pour mettre fin aux sorties du système scolaire sans qualification (budgétaires, structures pédagogiques …) ? Le Lycée Professionnel n’est-il pas l’outil adéquat ?
2. Aujourd’hui le Collège unique est-il le Collège pour tous ?
3. L’Orientation fin de Troisième garantit-elle l’égale dignité des trois voies (Générale, Technologique, Professionnelle) ?
4. Que proposez-vous pour maintenir l’offre destinée aux élèves des lycées professionnels, dans les formations dévalorisées, voire menacées de suppressions, mais porteuses d’emploi ?
5. Peut-il y avoir une Formation par Apprentissage avant l’acquisition d’une première formation diplômante dans le cadre d’une formation initiale et scolaire ?
6. Quelle répartition des rôles envisagez-vous entre l’État et les Régions dans la carte des formations ? et selon vous, la carte régionale des formations doit-elle se contenter de proposer des formations à débouchés uniquement régionaux ?

Ecrit par : Pendariès | 17 avril 2007

7. Le statut de la fonction publique d’État permet aux enseignants de la formation professionnelle d’exercer en toute indépendance de pressions extérieures à l’École, pressions économiques, confessionnelles ou politiques. Ne faut-il pas maintenir ces garanties ?
8. La loi Fillon, 80% des élèves au niveau du Baccalauréat et 50% entrant à l’Université, ne doit-elle pas s’accompagner d’une réflexion sur la poursuite d’études post Bac. Professionnel ? Comment et avec quels personnels développer les structures permettant l’obtention de diplômes de niveau III ( BTS et DUT ou autre ? ) puis Licence Professionnelle (niveau II) ?
9. La formation professionnelle publique initiale doit-elle rester une mission de l’État ?
10. Comment envisagez-vous de relancer le dialogue social dans l’enseignement professionnel public, dialogue qui ne peut se contenter d’être une simple information. Ne doit-il pas tenir compte de la volonté exprimée par les personnels lors des élections professionnelles ?
11. Les lieux de formation professionnelle initiale et continue ne doivent-ils pas être différents ?
12. La formation tout au long de la vie ne risque-t-elle pas de se développer au détriment de la formation initiale en différant les moyens sur une deuxième chance seulement ?

Ecrit par : Pendariès | 17 avril 2007

13. L’AIS, Adaptation Intégration Scolaire, (SEGPA des Collèges et EREA) représente une 1ère chance pour ses élèves. Compte tenu des difficultés rencontrées par ces publics, ne serait-il pas utile de les développer et de renforcer leur aspect professionnalisant ?
14. Le Baccalauréat Professionnel se prépare en deux ans après un BEP préparé en deux ans. Êtes-vous favorable au maintien de la filière en 4 ans ?
15. Êtes-vous favorable au développement des CAP 2 ans, en fonction des besoins réels de certains métiers et aussi parce qu’ils peuvent représenter un débouché approprié aux élèves de SEGPA (entre autres) ?
16. Salaires et Pensions : compte tenu de la perte du pouvoir d’achat des enseignants, n’est-il pas urgent de revaloriser leurs rémunérations et leurs pensions ? Ne faut-il pas remettre en cause la loi Fillon sur les retraites ?
17. Évaluation, promotion, perspective de carrière ne doivent-elles pas être transparentes, liées à des critères nationaux et dénuées de critères subjectifs ?
18. Le respect dû aux personnels de la communauté éducative est-il reconnu ?

Ecrit par : Pendariès | 17 avril 2007

Et les réponses de candidats: tous n'ont pas encore répondu.

http://www.snetaa.org/actu07/doc2007/bove.pdf

Ecrit par : Pendariès | 17 avril 2007

http://www.snetaa.org/actu07/doc2007/buffet.pdf

Ecrit par : Pendariès | 17 avril 2007

http://www.snetaa.org/actu07/doc2007/laguiller.pdf

Ecrit par : Pendariès | 17 avril 2007

http://www.snetaa.org/actu07/doc2007/royal.pdf

Ecrit par : Pendariès | 17 avril 2007