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16 avril 2007

Morceaux choisis

Morceaux choisis


Kikadi…

« C’est un fait, l’école se dégrade. Le niveau moyen des élèves baisse incontestablement, et la différence de niveau entre les meilleurs et les moins bons augmente. »
« La raison essentielle me paraît être la disparition des contrôles qui, jadis, permettaient le passage d’un niveau à un autre. »

Un abominable réactionnaire, certainement. Et ce triste sire enfonce le clou :

« On ne permet pas de prendre la route à ceux qui ne parviennent pas à obtenir leur permis, on ne laisse pas plonger dans la piscine ceux qui ne savent pas nager…
Selon les statistiques, 20% des élèves qui entrent en sixième ne savent pas lire. Je suis plus pessimiste encore. J’estime que 30% des élèves qui entrent en collège ne lisent pas vraiment couramment. »
« Qu’un élève soit zoulou ou qu’il soit né dans le XVIe arrondissement à Paris, que ses parents travaillent ou qu’ils soient au chômage, s’il ne sait pas :ire, il ne sait pas lire ! Et rien ne sert de le faire passer en sixième dans ces conditions. Bien sûr, il faut prendre toutes les dispositions nécessaires pour pallier ces lacunes. Mais il ne faut pas transiger sur les résultats. L’égalité des chances, ce n’est pas l’inégalité des savoirs. »

Vous ne trouvez pas ?
Un indice supplémentaire. C’est le même nostalgique qui a dit :

« On a supprimé tout contrôle à l’entrée en sixième. Cette suppression a été la conséquence de la pression des syndicats qui l’ont demandée au nom d’une sorte d’égalitarisme tout à fait ridicule. »
« Au nom d’une idéologie marxiste et faussement égalitariste, les syndicats ont refusé que l’encadrement et l’emploi du temps des enseignants soient modulés en fonction de la diversité et de la difficulté des populations enseignées. »

Cet adversaire résolu de la main-mise syndicale sur l’Education raconte par ailleurs que sous Bayrou, le SNES tenait la main du ministre pour rédiger le budget ; que la seule idée qui a présidé, depuis toujours, à la pensée « pédagogique » des syndicats, c’est le souci de créer des postes, par exemple en multipliant les filières, les sections, etc., — particulièrement sous Lang, « champion toutes catégories » de la création de filières bidon.
Ce doit être un type de droite…
D’ailleurs, il ajoute :

« À la fin du collège, on a aboli le brevet, ou plus exactement on l’a réduit à une simple formalité. À son tour le Bac, au terme des années de lycée, n’a pas échappé à cette logique. Le niveau a baissé, ce dont les professeurs du secondaire sont parfaitement conscients. Malheureusement, beaucoup d’enseignants ont interprété l’objectif fixé par J-P. Chevènement d’amener 80% d’une classe d’âge au Bac comme une obligation pour les examinateurs de recevoir 80% des candidats.Et ils ont, du même coup, accepté l’inacceptable. Quand j’entends un professeur de philosophie expliquer que, s’il devait tenir compte de l’orthographe des copies qu’il corrige, il ne recevrait personne, j’estime que c’est une démission d’entrée de jeu. Ne pas exiger d’un futur bachelier qu’il écrive dans un français correct et sans faute d’orthographe, c’est réduire cet examen à être n’importe quoi. »

Ce vieux réactionnaire ose même affirmer :

« Vouloir rendre au baccalauréat ses lettres de noblesse se heurte aujourd’hui au sentiment « égalitarien » qui s’est installé dans l’Education Nationale (…) Le talent est une notion dont on ne parle plus. Pour certains, elle est suspecte ! »

Vraiment, vous ne trouvez pas ? Allons ! C’est un ex-ministre, qui, nourri dans le sérail, en connaît les détours… Il vous montre, comme si vous y étiez, Ségolène Royal faire semblant de s’effacer, à la maison, devant la faconde de François Hollande, « rongeant son frein » alors que « l’ambition est son moteur principal dans la vie ». Il affirme, pour l'avoir cotoyée chaque jour pendant trois ans, qu’elle est « hautaine et distante avec ses collaborateurs et le personnel, surtout celui du bas". Et de se rappeler : "Son sourire n’apparaissait que par utilité. Son humour était nul. Son intérêt pour la culture, les arts ou le théâtre ne m’est jamais apparu. Son seul centre d’intérêt était la politique, les médias et ce que l’on y disait d’elle" — ou la façon dont on la photographie sur son lit de maternité.
Quelle politique, d’ailleurs ? Cette femme est, à en croire notre guide, sans « pensée politique construite », « et qui ne travaille ni ne réfléchit beaucoup sur les grands problèmes ». « Elle n’a pas de structuration politique et ne se soucie nullement d’en avoir… »

Ça y est, vous avez trouvé ?

Que pensent les Lolos 34 — et les autres — d’un homme qui finit son livre (1) en affirmant :

« Je suis membre du Parti socialiste, mais je sais que les désignations ont été biaisées par les adhésions tardives à 20 euros et la connivence trouble Royal-Hollande. La fidélité à mes idéaux de progrès et de justice sociale passe pour moi avant le sectarisme de parti. On n e s’étonnera pas qu’après l’avoir fréquentée de près, le sentiment qui domine chez moi soit l’inquiétude. »
Et à l’antenne de France-Info, le vendredi 29 septembre 2006, ce même homme politique affirmait qu'il pensait que Ségolène Royal n'était « capable ni de gagner, ni d'être président de la République ». Et son avis n'a, depuis, pas changé.

C’est là que nous différons. Loi de Murphy : seul le pire est sûr, et quand l’irrationnel gagne, nous perdons tous.

JPB

PS. Je sais bien que ces critiques du système éducatif et de ses camarades au pouvoir viennent tard. Que l’on peut reprocher à ce ministre de n’avoir pas mis en application les merveilleuses idées qu’il énonce aujourd’hui. Mais peut-être n’était-il pas fait pour ce poste — il le reconnaît, dans l’ensemble.

(1) Dix questions plus une à Claude Allègre sur l’école, Michalon, 2007.

Commentaires

juste un "post-it" de dérivation vers ma boite mail ....

bonjour à tous,
et merci Jean-paul de ne pas avoir surchargé tes bagages en emportant notre soleil...ici c'est toujours le sud!

Écrit par : Patricia.Mesnigé | 16 avril 2007

Est-il également sous-entendu (ou clairement dit) dans le livre de Claude Allègre que S.Royal ne partage en rien ses vues sur l'Education nationale? Je rappelle, pour mémoire, les propositons de Mme Royal:

Propositions numérotées extraites du site "Désirs d'avenir" (et quelques commentaires)

22 Organiser des Etats généraux des enseignants sur le mode participatif" : pour améliorer leurs conditions de travail dans l’école, assurer la pleine reconnaissance de leurs missions et préparer un plan pluriannuel de recrutement des enseignants, de formation et de résorption de l’emploi précaire.
> Déjà fait récemment, ça a donné lieu au rapport Thélot.

23 Mettre en place un service public de la petite enfance et la scolarisation obligatoire dès 3 ans" : Assurer la maîtrise de la langue parlée à la maternelle
> Utilité?

24 Organiser le soutien scolaire gratuit pour tous les élèves grâce à des répétiteurs" :
> Avant de "soutenir", il faudrait commencer par ne pas mettre les élèves en difficulté dès le primaire comme cela se passe à l'heure actuelle avec l'apprentissage bancal de la lecture et du calcul.

25 Limiter à 17 le nombre d’élèves par classe en CP et en CE1 dans les ZEP et fixer la dotation aux établissements par élève en difficulté à 25% de plus que la dotation ordinaire" :
> Et où trouve-t-on ces moyens?

26 Réviser la carte scolaire pour supprimer les ghettos scolaires, assurer la mixité sociale et constituer des réseaux d’éducation prioritaire" :
> les REP existent déjà.

27 Renforcer la présence adulte dans les établissements" : y compris, lorsque ce sera nécessaire, par la présence d’un deuxième adulte dans les classes
> C'est déjà expérimenté en RAR (les professeurs "chevronnés" entrant dans les classes et détournant l'attention des élèves - attention déjà volatile en temps normal...) et c'est un beau mic-mac.

28 Implanter des classes préparatoires aux grandes écoles dans les quartiers qui en sont dépourvus" : L’excellence scolaire ne doit pas être réservée aux établissements de centre-ville.
> Quelle différence, si les résultats scolaires des tranches les plus défavorisées de la population ne leur permettent pas d'y accéder? Faisons en sorte qu'ils réussissent à l'école, et ils accèderont aux prépas, de "quartiers" ou de "centre-ville"! Et cessons de croire que tout un chacun est destiné à devenir préparationnaire (certains n'en ont pas les moyens intellectuels ou la vocation, et alors?)

29 Créer des emplois-parents" : la généralisation d’écoles des parents et des consultations de médiation familiale pour les aider à conforter leur autorité
> Toujours plus d'assistanat.

30 Adopter une loi de programmation pour redonner à nos universités les moyens de l’excellence" : . En 5 ans, la dépense par étudiant sera portée au même niveau que la moyenne des pays de l’OCDE. Renforcer l’autonomie des universités dans le cadre national. Associer les régions à la remise à niveau des universités (bâtiments, logements étudiants…).
> Toujours la question des moyens.
Haro surtout aux dérives en fac: combien de première année à qui on a fait croire qu'ils avaient leur place en faculté et qui sont contraints d'abandonner parce qu'ils se rendent comptent, après 15 ans d'études, qu'ils ne maîtrisent pas les bases?


31 Créer un service public d’orientation" : pour que les jeunes soient informés pleinement des débouchés offerts par chaque filière.
> les CO-PSy existent.

32 Créer une allocation autonomie pour les jeunes" : sous condition de ressources avec un contrat pour faciliter les études et l’entrée dans la vie active.
> Très bien, mais les moyens...

33 Engager le chantier national proposé par le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale" :
> Soit.

34 Soutenir la création et l’emploi culturels" :
> Soit.

35 Inscrire l’éducation artistique et la pratique artistique à tous les niveaux de la maternelle à l’université" : A cette fin, sera mis en oeuvre un plan national, avec les Régions, d’aménagement d’équipements culturels dans les universités et les lycées (salles de répétition et de spectacles, ateliers-studios, tables de montage, etc.).
> Parfait, mais la question des moyens reviendra inévitablement sur le tapis...


Que pense la candidate socialiste du niveau scolaire actuel? Des raisons de ce niveau? Si elle montrait la lucidité (un peu surprenante, mais mieux vaut tard que jamais) d'un Allègre sur les questions d'éducation, alors on pourrait espérer conjurer la loi de Murphy...

Écrit par : Parlamente | 16 avril 2007

juste un ch'ti mot comme dirait Toto:

ce dit ministre, ne les énonçait-il pas déjà ces critiques dans "toute vérité est bonne à dire" paru en 2000?il me semble que oui à moins que j'ai une très mauvaise mémoire. Alors la question pourrait aussi se compléter par qui l'a fait taire et la poussé vers la sortie?

Écrit par : Patricia Mesnigé | 16 avril 2007

salut JP

Écrit par : pierrot le zygo | 16 avril 2007

et c'est bien l'a poussé qu'il faut lire

Écrit par : Patricia Mesnigé | 16 avril 2007

Mais Claude Allègre s'est rangé derrière Bayrou aujourd'hui même (après avoir dit qu'il voterait Voynet au premier tour...). N'a-t-il pas peur, en votant pour le béarnais, de remettre au pouvoir une collusion syndicats-ministère ?

Écrit par : Rodrigue du gers (prof de lettres modernes) | 16 avril 2007

LE COMBLE DU RIDICULE

La photo de Sarkozy à Colombey sur le site du Figaro.fr !!!!!

A voir pour rire un bon coup car en ce moment les occasions sont rares.

Franchement NS ose tout et les médias qui le soutiennent sont prêts à tout c'est même à cela con les reconnait parait-il!

http://www.lefigaro.fr/election-presidentielle-2007/20070416.WWW000000533_nicolas_sarkozy_dans_les_pas_du_general.html

Écrit par : Merlemocoeur | 16 avril 2007

Je viens d'apprendre (les "Sports" sur la Trois, 20h10) qu'il y avait désormais au Bac en région Aquitaine une option Surf. Les heureux participants avaient l'air très cool… C'est devenu super sympa, le Bac.
Nous savions déjà qu'il existait en PACA une option "Pétanque".
Si j'arrive au pouvoir un jour, je crée une option "baise", avec TPE à l'appui. C'est pour le coup que l'on pourra dire que le Bac, pour un jeu de con, c'est un jeu vit'fait.
Et les épreuves se passeront à deux — gain de temps et d'argent.

"Assurer la maîtrise de la langue parlée à la Maternelle", dit Jeanne d'Arc : et s'ils ne maîtrisent pas à cinq ans, ils redoublent ou on les fusille ?
Enfin, toute politique qui visera à recruter massivement se heurtera toujours à une évidence : il n'y a pas de candidats, figurez-vous. À part en gym…

C'est vrai, Allègre soutient Bayrou ? Ça me gênerait, moi, à la place du Béarnais (bon sang, quand je pense, que jusqu'ici, pour moi, le Béarnais, c'était D'Artagnan…) de me dire que je suis le pis-aller de tant de gens…

Écrit par : Abraxas | 16 avril 2007

Salut Pierrot… Ça boume à Lodève ? Parce que ce soir, c'est noir au dessus de ta tête, je le vois d'ici…
JPB

Écrit par : brighelli | 16 avril 2007

Le problème de Claude Allègre, c'est qu'il n'était pas du tout à sa place comme ministre de l'Education.
Il le sait, d'ailleurs.
Il a une mentalité typique d'enseignant "du supérieur", c'est-à-dire qu'il attend de son interlocuteur un niveau minimal - ou maximal - d'intelligence qui fasse que les affirmations péremptoires qu'il lance soient prises par celui-ci avec un peu de recul, au second degré, comme des provocations à réfléchir. Cela le fatigue de se mettre au niveau de quelqu'un qui ne saisirait pas tout de suite.
Je suis persuadé que les "petits" problèmes de l'enseignement primaire et secondaire l'impatientaient profondément. Du reste, n'est-ce pas lui qui avait dénoncé le langage abscons des "pédagogos"? Il me semble que c'était le terme qu'il employait. Il a de l'école, je crois, une vision en définitive archi-traditionaliste, encore qu'il faille bien reconnaître que ses déclarations de l'époque sur "l'enseignement frontal comme les curés" n'avaient rien pour nous plaire. Peut-être vaut-il mieux ne pas lui en garder rancune et nous réjouir plutôt de sa position actuelle sur l'école.
Ce qui me paraît tout à fait plaisant, c'est qu'il casse le jouet de la gourde du Poitou. Car il est évident que sur la question de l'école, cette dame est archi-dangereuse. Le lobby "pédago" qu'Allègre détestait quand il était ministre, c'est au garde-à-vous autour de Madame Royal que nous le trouvons. Tous les faussaires de la pensée éducative, tous ceux qui mentent aux élèves et aux parents, tous ceux qui font de fausses analyses et proposent des solutions qui n'en sont pas, SNES, SGEN, UNSA, FCPE, CDIUFM, etc. sont là.

Écrit par : Jean | 16 avril 2007

La photo de Sarkozy à Colombey sur le site du Figaro.fr !!!!!

L'esprit du général de Gaulle matérialisé en arc-en-ciel descend sur le futur président de la République pour l'introniser du haut du ciel : "celui-ci est mon petit-fils bien-aimé !"...Miracle !!!!!

Et dire que le Figaro se réclame de Beaumarchais : " Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur."

Écrit par : Robin | 16 avril 2007

@ Parlamente, qui nous rappelle, pour mémoire, les propositons de Mme Royal ....

J'aimerais aussi vous rappeller sa proposition d'un socialisme national ...

Evidement, c'est vieux; dans mes souvenir ca date de 2006 (lors des "debats" d'investiture me semble-t-il)

Faut-il y rajouter le CPC? cette nouvelle tuyauterie de l'usine a gaz du code du travail ... un contrat pour insérer les jeunes sans qualification! On transmet donc aux entreprises le role de faire du social? c'est pas plutot des qualification qu'il faudrait faire obtenir a ces "jeunes"? Quid des illetrés (meme si ils sont peu nombreux, il en sort chaque année de l'école), etc etc

Faut-il y ajouter aussi les jury citoyens? L'ordre juste (dont on ne sais toujours pas en quoi il consiste)? Les budgets participatifs? Le nucléaire dont on ne sais toujours pas si il sera réduit de 20% ou 50%; a moins qu'il ne soit développé? La proportionnelle qu'elle propose en No70, histoire de faire entrer une dose de FN a l'assemblée?

Alors, apres cela elle peut braire a son aise, cela fait bien longtemps que je sais que je ne voterais pas pour elle.

sam

Écrit par : sam | 16 avril 2007

il n'y a pas de candidats, figurez-vous. À part en gym…

JPB l'a dit chez Stéphane Berne ; Ca a jeté un froid. Il y a des vérités qui dérangent....Et évidemment, le problème de "la baisse des vocations", personne n'en parle.

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Claude Allègre : vous allez finir par me rendre sympathique le " méchant chat de la belle-mère de Cendrillon (Lucifer qu'il s'appelle) " auquel il m'a toujours fait penser.

(Je vous épargne mon couplet sur les jours de grève qu'il m'a fait perdre, vous allez finir par en avoir assez !)

...Enfin, mieux vaut tard que jamais ! Encore un converti qui veut faire croire qu'il a combattu depuis le début.

A qui le tour ? Je ne serais pas surpris que Meirieu lui même nous fasse demain matin son "mea culpa".

...Mais le problème reste entier : Claude Allègre reconnaît ses erreurs, soit, mais qu'est-ce que ça change ?

Écrit par : Robin | 16 avril 2007

Sam,

Des concepts aussi porteurs que "l'ordre juste" n'ont pas a être explicités. Ils se suffisent à eux-même et aux personnes suffisantes qui les portent !

Pour la question nucléaire, il faut être honnête, la position de la sainte vierge est claire : "Il nous faut des centrales justes et juste le bon nombre de centrales"

Écrit par : Zorglub | 16 avril 2007

Sujet trouvé dans le manuel d'Histoire-Géographie (éditions Belin) 4ème en vue du brevet :

"A l'aide des documents, ainsi que de vos connaissances, rédigez un paragraphe ARGUMENTE d'une vingtaine de lignes afin de répondre à la question suivante : Quelles sont les transformations politiques et sociales de la France de 1789 à 1815 ?

Ls documents en question sont une proclamation de l'assemblée constituante du 11 février 1790, un tableau à deux entrées (avant et après la Révolution) montrant la propriété de la terre dans le Pas-de-Calais (en % de la superficie du département) et une reproduction d'une gravure anonyme de la fin du XVIIIè siècle conservée au musée Carnavalet à Paris représentant un mariage civil.

Vous y arriveriez vous ? Moi, j'ai essayé de le faire. J'ai mis deux heures et j'ai mobilisé tout ce que j'avais appris en khâgne...En particulier l'emploi d'une "hypothèse heuristique (à cause du mot "argumenté") : L'empereur Napoléon continuateur et " confiscateur " de la Révolution au nom de la "réconciliation nationale".

Tel que le sujet était posé, il ne fallait pas oublier de parler de la Terreur, du Directoire, et du Consulat et de voir à chaque fois les transformations...Et tout cela en 20 lignes !

De deux choses l'une : ou bien la génération actuelle est composée de petits surdoués boostés par la globale et les méthodes actives d'autoconstruction du savoir ou bien ils sont complètement tombés sur la tête, les auteurs du manuel Belin.

Oui, je sais, il y a une troisème hypothèse qui n'est pas très flatteuse pour moi et que j'accepterais bien volontiers si je pouvais être certain de la validité de la première hypothèse.

Y a-t-il un professeur d'Histoire-Géo. sur ce blog. ?

Écrit par : Robin | 16 avril 2007

Il y avait aussi pas mal de suffisance chez Allègre à l'époque où son ami de trente ans l'avait propulsé aux plus hautes responsabilités. Il ne devait pas tenir en haute estime les enseignants du secondaire. Et il avait un contentieux avec l'ENS, où, me semble-t-il, il n'avait jamais pu entrer, et avec l'agrégation, qu'il n'avait pas pu décrocher, éléments qui le rapprochent indéniablement de Meirieu. La différence entre Allègre et Meirieu, c'est qu'au moins Claude Allègre nous a fichu la paix en dehors des années oùil était ministre et tient maintenant sur l'école un discours tout à fait raisonnable. Et les sarcasmes sur les "pédagogos", c'était quand même lui en tant que ministre. Tandis que Meirieu , lui, n'a pas cessé, pendant vingt nous calomnier, de nous briser les reins, de nosu discréditer de toutes les façons les plus graves ("En France on a encore tendance à considérer que la qualité d'un enseignant se mesure au nombre d'élèves qu'il a fait trébucher": je trouve cete déclaration de Meirieu absolument ignoble!) et qu'il continue! Les palinodies cycliques de Meirieu n'ont aucune sincérité: la meilleure preuve, c'en est son site internet (www..meirieu.com). Chrez Allègre, il y a au moins du bon sens. Chez Meirieu, tout part d'un esprit faux.

Écrit par : Jean | 16 avril 2007

Pour le coup de Bayrou de "pas d'élèves qui entrent en sixième qui ne sachent pas lire", pensez-vous qu'il va créer des classes de remédiation comme en Finlande ? Merci de m'éclairer car ni le programme de Soubirou ni celui de Bonaparte ne me font grimper au rideau. PS : a priori, le béarnais qui chante "born to be wild" sur son Massey-Fergusson me semble le mieux à même de laminer Sarkozy au second tour, donc : y a-t-il un programme éducatif digne de ce nom annoncé dans le centre social-démocrate de demain ? Ca me rassurerait avant de voter pour l'agrégé dimanche...

Écrit par : Rodrigue du gers (prof de lettres modernes) | 16 avril 2007

A Rodrigue...S'il a du coeur à lire :

Grandes lignes du programme de F. BAyrou pour l'école :

« Mon objectif : diviser par deux l’échec scolaire, multiplier par deux la réussite. Partout dans le pays. »

Le défi de la mondialisation, c’est le défi de la recherche et de l’éducation. Juger de la responsabilité des dirigeants du pays, c’est regarder quelle place ils accordent à l’école dans leur action. Pour François Bayrou, elle est la première.

« L’éducation est la priorité absolue de mon projet.

Presque un enfant sur cinq est en échec dès le plus jeune âge et sort de l’école sans diplôme ; et un sur cinq sort diplômé au niveau de la licence. Nous devons nous fixer un objectif : diviser par deux l’échec scolaire, et multiplier par deux la réussite scolaire, dans tous les milieux sociaux, particulièrement les moins favorisés.

La première condition pour y parvenir, c’est que 100 % des élèves sachent lire et écrire à l’entrée en sixième. S’ils ne savent pas, qu’on leur apprenne. Garantir la lecture, c’est changer le collège.

Retrouver un collège paisible ne se fera pas avec des policiers, mais avec des éducateurs. Il faut reconstruire l’autorité du professeur et du surveillant. Pour l’élève, ou les deux élèves qui mettent la classe par terre, il faut des éducateurs et des psychologues, sans doute dans des internats. Tout le monde comprendra le message.La présence d’adultes à l’école, pour les études surveillées, l’accompagnement, je la prévois dans le cadre du service civique et de l’activité universelle.

Il faut repenser la carte scolaire pour l’ égalité des chances : en défendre le principe, lui redonner son sens. Là où plusieurs établissements sont identiquement accessibles, il faut construire des réseaux et ouvrir aux élèves, peut-être aussi aux enseignants, la possibilité d’accéder à tous les établissements du réseau.

Donnons un égal accès à tous les établissements aux filières d’excellence, au lieu de créer des filières de ‘discrimination positive’ alibi (et conservons un volant de places offertes à un concours national ou académique pour ne pas pénaliser à rebours les bons élèves). Dès lors, chaque famille, au lieu de chercher une grand-mère ou un collatéral dans le 5ème arrondissement, cherchera la même grand-mère ou le même collatéral dans un lycée provincial ou de banlieue.

La clé de tout cela, c’est l’innovation, l’évaluation et la communication de l’innovation. Le grand corps qu’est l’Éducation nationale a besoin d’autonomie à tous les niveaux, de gestion des ressources humaines, de co-responsabilité, de concertation transparente avec les femmes et des hommes qui font vivre l’Éducation nationale. Et les étudiants candidats au Capes ou à l’agrégation ont raison de le dire : nous ne pouvons pas jouer les recrutements à l’accordéon. Je suis partisan d’une loi de programmation sur dix ans des recrutements.

Sur cet enjeu national, il faut fixer de grands objectifs, discutés et votés de manière transpartisane, sur lesquels le président de la République s’engage. »




Lien(s):
Discours au colloque "Ecole, université, recherche : pour l'avenir", 11 mars 2006
François Bayrou et la réforme "en continu" de l’Education nationale
Discours à l'université d'été de la Grande Motte, 2 septembre 2006
Discours de Dijon le 20 février 2007

Écrit par : Robin | 16 avril 2007

"Du reste, n'est-ce pas lui qui avait dénoncé le langage abscons des "pédagogos"?
Ecrit par : Jean | 16 avril 2007

tout à fait Jean:
pour mémoire voici ce qu'il confiait à Laurent Joffrin:

"C’est un volapuk ! À l’Éducation nationale, on ne parle pas français, on parle “ednat”. Une langue dont je connais désormais un peu du vocabulaire, mais dont je ne maitrise pas les subtilités. Le sommet, ce sont certains cours de pédagogie des IUFM. On parle, par exemple, du “référentiel bondissant” : c’est un ballon. Dans une leçon de pédagogie, on a pu écrire qu’il faut toujours garder en cohérence le système de coordonnées personnelles avec le référentiel bondissant. Ça veut dire : en foot ou en basket, il faut savoir ou est le ballon. »
C. Allègre , "toute vérité est bonne à dire"

encore ce référentiel!

croyez vous vraiment Jean qu'il n'était pas à sa place en tant que ministre de l'Éducation Nationale?
on peut lui reprocher sans doute beaucoup de choses mais pas le fait qu'il était particulièrement clairvoyant sur les réalités de l'EN , et si on devait faire un reproche à l'époque c'est à Jospin qu'il aurait fallu le faire car il n'a pas soutenu son ministre et a eu la lacheté de céder à la pression des syndicats! L'ambition d'Allègre pour l'EN n'était sans doute pas aussi intrinsèquement mauvaise...d'un autre coté prendre la porte de sortie l'arrangeait sans doute aussi et il ne garde pas rancune à Lionel puisqu'il reste dans le sillage de ce même Jospin c'est donc qu'il n'avait pas le courage d'aller jusqu'au bout de ses ambitions et aujourd'hui à défaut de voir Jospin à la place de Royal il soutient Bayrou .
comme je le disais déjà il y a quelques temps on est de nouveau en pleine "guerre des trois Henri" et celui qui des trois n'en a pas, n'est pas forcément celui qu'on croit.

Dans cette campagne, les candidats ont la nostalgie des panoplies des mardi gras de leur enfance...

Tous ces éléphants du PS à force de vouloir torpiller leur candidate et leur parti vont finir par servir à leurs dépens la Jeanne D'Arc qui brandit leur bannière, il est clair qu'ils doivent lui en vouloir de l'avoir taguer de bleu blanc rouge...les roses elle n'a pas l'air d'apprécier , il faut dire que ce sont des rugosas qu'ils lui offrent. Leur haine la martyrise, alors à votre avis comment réagissent les femmes?
franchement il y a des jours ou je suis tellement exaspérée du comportement machiste des politiques et des journalistes ,
que l'envie me vient de voter pour elle( c'est vrai qu'elle est pas si mal sur ses affiches et coté femme , le choix n'est pas particulièrement réjouissant [non non Jean-Paul j'ai pas oublié le ré] dans cette campagne) après tout ils n'en veulent pas alors ils l'auront et ce, bien que je ne pense pas qu'elle ait la carure ! quel mal ou plutôt quel mâle a un tel vote . Si en ce qui concerne Sarko je partage l'avis de MàC ,malheureusement le choix entre Bayrou ou Royal c'est quasi du kif-kif ...
Qui ici même disait qu'il n'y aurait pas de changement quelque soit le choix?

Bon j'va redevenir indéciles (bonjour Perceval et bonnes vacances), après tout Bové ou Besancenot c'est peut-être une possibilité...
Bref, à moins que je n'en sois pas une,je crois savoir qu'une femme peut en cacher une autre et que l'avis d'une femme peut cacher tout et son contraire...entre elles , où elles sont des harpies ou elles sont cul et chemise inséparables .Aussi avant de faire des pronostics,j'ai envie de conclure:Méfiez vous du vote des femmes (je ne dis pas de toutes bien sur), elles sont parfois insaisissables et versatiles...elles sont des Femmes...
Bonne nuit

Écrit par : Patricia Mesnigé | 16 avril 2007

En 81, Mitterrand a gagné avec les voix que Chirac avait glanées pour lui en incitant en douce son électorat à voter contre Giscard… Ces quelques centaines de milliers de voix ont manqué à Jospin en 95. Et là, vous me dites : « oui, mais en 97 ? » Il ne faut pas rêver : Soubirou ne rassemblera pas autant le 6 mai avec un programme digne d’un télé achat de France 3 Lorraine et un parti où les éléphants attendent, la gueule ouverte sur 2012, qu’elle se soit fait dessouder par le Capone du XVIe. Et en sachant que les gaullistes ne peuvent pas encadrer une Thatcher hystéro déguisée en Louis-Napoléon, je me prends à penser que le punk béarnais a plus de chance au second tour avec son programme de rébellion nationale. Voilà où j’en suis. Et vous, camarades ?

Écrit par : Rodrigue du gers (prof de lettres modernes) | 16 avril 2007

F.Bayrou: "La clé de tout cela , c'est l'innovation."
Moi, une déclaration pareille ne me rassure pas! Et on a vu ce que signifiait '"innovation" pour Bayrou ministre de l'Education: un blanc-seing au SNES, donc aux "pédagos" - car le SNES et les "pédagos", c'est blanc bonnet et... blanc bonnet ( pour ceux qui ne savaient pas encore)!

Écrit par : Jean | 16 avril 2007

Merci Robin pour l'info... je vais méditer jusqu'à dimanche...

Écrit par : Rodrigue du gers (prof de lettres modernes) | 16 avril 2007

Au vu des derniers sondages et de la marge d'erreur des dernières présidentielles, Le Pen devrait être à 17%, soit loin de Sarko-Ségo, même si un des deux sera sûrement bien plus bas qu'annoncé.
Christophe, vous me devrez donc une bouteille de vin.

Concernant l'entrée en 6e, il est logique d'empêcher les enfants ne sachant pas lire d'y entrer mais que fait-on des recalés ? A 11-12 ans, il est bien tard pour réagir, d'où la nécessité de mettre le paquet (suivi, dépistage des difficultés et soutien) dès le début de l'école primaire.
Aucun candidat n'a l'air d'avoir ça en magasin.

Écrit par : Japhet | 16 avril 2007

A propos d'Allègre...

Sa déclaration sur le mammouth.

La plupart des gens ont pensé qu'il parlait de l'éducation nationale dans son ensemble, mais les "initiés" ont tout de suite compris qu'il parlait des effectifs pléthoriques et de l'inutilité d'une grande partie des fonctionnaires de la rue de Grenelle, complètement déconnectés des réalités de terrain et englués dans le pédagogisme (payés par nos impôts, en particuliers ceux des professeurs qui enseignent et qu'ils méprisent souverainement).

C'est ce qui l'a perdu. Ces gens-là sont "inutiles", mais ils ne sont pas "inoffensifs".

La morgue de Ségolène, une cure d'amaigrissement pour le "mammouth"...Décidément, il ne manque pas de lucidité le "matou".

Écrit par : Robin | 16 avril 2007

...Mais le problème reste entier : Claude Allègre (qui m'a toujours fait penser au chat de la belle-mère de Cendrillon) reconnaît ses erreurs, soit, mais qu'est-ce que ça change ?

Ecrit par : Robin | 16 avril 2007

Il se ralie à Bayrou ?

- Bon tiens, te v'la un bol de lait, mais essuye-toi les pattes et ne me salis pas le carrelage. je viens de le nettoyer !

Écrit par : Robin | 16 avril 2007

Concernant l'entrée en 6e, il est logique d'empêcher les enfants ne sachant pas lire d'y entrer mais que fait-on des recalés ? A 11-12 ans, il est bien tard pour réagir, d'où la nécessité de mettre le paquet (suivi, dépistage des difficultés et soutien) dès le début de l'école primaire.
Aucun candidat n'a l'air d'avoir ça en magasin.

Ecrit par : Japhet | 16 avril 2007

Et aucune maison d'édition scolaire non plus. Apprendre à lire à des enfants avec une méthode syllabique, c'est un livret de lecture pour les deux premiers trimestres (Boscher, c'est un peu court quand même, hein, Toto ?), et un recueil de "lecture courante" pour le troisième trimestre. A tout casser 30 € par enfant, et en plus ça peut resservir pendant vingt ans. Vraiment pas rentable !

Écrit par : catmano | 16 avril 2007

JP demain 12h30 je te fait un lien dans un jour un blog
ce soir ça s'obscurci mais ça ne pleut pas !

Écrit par : pierrot le zygo | 16 avril 2007

A quelques jours des élections, je suis stupéfaite que beaucoup d'entre vous aient encore des doutes sur leur vote.
Se battre depuis si longtemps pour une école digne, pour l'instruction, pour l'égalité, pour les enfants, pour l'avenir d'un pays, et vous êtes encore à réfléchir sur le choix d'une S Royal (véritable panier percé au niveau de son programme) et d'un Bayrou (qui continuera sa petite co-gestion avec le SNES and co, et peut-être Begag comme ministre de l'EN).
Utopie quand tu nous tiens.

Incompréhensibles les profs......... "Risque, courage détermination..." Envolé......

Mais c'est tellement facile. les "leadership" se font toujours couper la tête..... N'est-ce pas JPB ? Il en faut bien un qui paye pour les autres, un peu comme Sarkozy.
Les théoriciens font passer JPB pour un être malfaisant qui délire. Igual pour Sarkozy. Et la manipulation fonctionne à merveille, à une échelle différente.

Une remarque : arrêtez un peu votre bibliographie perpétuelle, on trouve tout et son contraire dans les bouquins.

Il est beaucoup plus utile d'avoir des reflets de la transmission de l'instruction comme le fait par ex Catmano, avec coeur et professionnalisme. Eh oui, une enseignante que beaucoup de parents rêveraient d'avoir pour leurs enfants. Un bon ciment pour un bon départ.

Écrit par : Carole | 16 avril 2007

A Rodrigue du Gers,

Temps futur n° 90 de janvier, février, mars 2007, revue trimestrielle du SNALC a posé aux principaux candidats à l'élection présidentielle la question suivante : "Quels grands principes doivent définir le service public de l'éducation nationale et pour quelle efficacité ? "

Réponse de François Bayrou :

"L'éducation doit être la priorité absolue du pays. Cette école doit se fixer un objectif : diviser par deux l'échec scolaire, et multiplier par deux la réussite scolaire, et ce dans tous les milieux sociaux, plus particulièrement parmi les secteurs de la nation qui sont moins favorisés culturellement et socialement.

Un effort appuyé doit être fait pour le collège, actuellement l'élément faible de notre système éducatif : il n'est plus possible de dispenser à des classes hétérogènes un enseignement laissant de côté tous ceux qui, à ce niveau, présentent de lourds déficits. Il y a des élèves que les structures actuelles ne permettent pas de conduire vers la réussite scolaire. Ils n'ont souvent comme autre issue que la violence. Il faut reconstruire l'autorité du professeur et du surveillant. Pour l'élève, ou les deux élèves qui mettent la classe par terre, il faut des éducateurs et des psychologues, sans doute dans des internats. Je souhaite que soit renforcée la présence d'adultes à l'école, pour les études surveillées, l'accompagnement ; cela pourait se faire dans le cadre du service civique universel pour tous les jeunes et de l'activité universelle.

IL FAUT REPENSER LA CARTE SCOLAIRE POUR L'EGALITE DES CHANCES (en caractères gras) : en défendre le principe, lui redonner son sens. Là où plusieurs établissements sont identiquement accessibles, il faut construire des réseaux et ouvrir aux élèves, peut-être aussi aux enseignants, la possibilité d'accéder à tous les établissements du réseau.

Je suis très ataché à l'école de la République, laïque et égale pour tous, sur tout le territoire français. Ce modèle conserve toute son actualité aujourd'hui, et nous devons le défendre.

Le service public d'éducation nationale doit donc avoir cet objectif : donner à tous les enfants, quel que soit leur milieu d'origine, les moyens d'acquérir une culture générale, de trouver la voie de leur épanouissement personnel et de réussir leur carrière professionnelle.

Sur cet enjeu national qu'est l'Ecole, il faut fixer de grands objectifs, discutés et votés de manière transpartisane, sur lesquels le Président de la République s'engage.

Écrit par : Robin | 17 avril 2007

Bon, ça ne va pas plaire à Carole, mais je le fais pour répondre à une question de notre ami Rodrigue : (rien n'empêche les partisans de N.S. ...Et des autres...d'en faire autant !)

Question du SNALC : "Le baccalauréat doit-il encore donner automatiquement accès à l'enseignement superieur ? Tout baccalauréat doit-il permettre une inscription dans n'importe quelle filière du supérieur ?"

Réponse de F. Bayrou : "L'économie française aura besoin de davantage de dipômés, puisque ce sont eux qui sont à la source de la création, de l'innovation, de la croissance de notre pays. Le défi de la mondialisation, c'est le défi de la recherche et de l'éducation.

Pour autant, la poursuite des études ne doit pas constituer un but en soi : ce qui compte, c'est d'avoir le diplôme ou la qualification qui correspond à l'emploi que l'on veut exercer. Ainsi, les filières courtes ont toute leur légitimité. Il est vrai qu'aujourd'hui les bacheliers ayant un bac général se retrouvent en grand nombre dans des filières prévues , à l'origine, pour les élèves ayant un bac technique. Je pense qu'il faudrait que les règles soient claires, et privilégier les élèves ayant un bac technique dans les filières qui leur ont été réservées. C'est François Bayrou, avec sa réforme de l'université intervenue en 1996, qui a crée un semestre d'orientation à l'entrée à l'université. C'est une bonne mesure, qui a été bien accueillie par les étudiants. Il faut aller plus loin et la prolonger. Aujourd'hui, quelques 40% des élèves échouent en première année à l'université, car la rupture est trop brutale entre le lycée et l'enseignement supérieur. François Bayrou propose de faire de la terminale une propédeutique - une préparation à l'enseignement supérieur - ce qui va de pair avec le semestre d'orientation à l'entrée de l'université.

Écrit par : Robin | 17 avril 2007

"Mais c'est tellement facile. les "leadership" se font toujours couper la tête..... N'est-ce pas JPB ?"

Je ne vous le fais pas dire, Carole… Gare aux éclaboussures !

Bon, cela dit, elle a parfaitement raison. Les atermoiements, à un certain moment, ça suffit.
JPB

Écrit par : brighelli | 17 avril 2007

Que pense la candidate socialiste du niveau scolaire actuel? Des raisons de ce niveau? Si elle montrait la lucidité (un peu surprenante, mais mieux vaut tard que jamais) d'un Allègre sur les questions d'éducation, alors on pourrait espérer conjurer la loi de Murphy...

Ecrit par : Parlamente | 16 avril 2007


Pour en penser quelque chose, il faudrait déjà "qu'elle ait le niveau". Je l'ai entendu affirmer qu'il ne fallait pas dire que le collège était "le maillon faible du système"...que ce n'était pas "juste".

Mais elle s'est arrangée pour scolariser ses propres enfants à l'école alsacienne à Paris (une école privée sous contrat où il y a un haut niveau d'exigence, où on est "entre soi", où on fait de la pédagogie frontale et où on doit croire que Philippe Meirieu dirige une usine pharmaceutique du côté de Lyon)

Elle doit avoir quand même un "niveau" suffisant pour flairer la Berezina.

Vous n'avez pas idée du nombre d'enfants de cadres socialistes qui vont dans des écoles privées.

Écrit par : Robin | 17 avril 2007

Quoi que l'on puisse penser par ailleurs de la Société des Agrégés (à laquelle je n'appartiens pas) , je vous encourage à aller sur son site voir les réponses précises des candidats aux présidentielles quant aux problèmes d'éducation et d'instruction. C'est instructif, avant d'aller voter... On s'y apercevra que le candidat le plus proche de "nos" positions, sur l'éducation comme sur la laïcité, est... Gérard Schivardi le maçon lambertiste !!!
http://www.societedesagreges.net/presid.htm
Et à votre place, j'attendrais un peu pour réhabiliter Allègre, qui n'a fait que du mal à l'Ecole et supprimé à tour de bras des options de langues anciennes. C'est le même Allègre qui expliquait qu'on n'avait plus besoin de savoir compter vu qu'il existe des calculettes, c'est le même Allègre dont Meirieu était le gourou, et qui racontait des horreurs sur les CPGE. C'est toujours le même personnage qui expliquait que les profs étaient des alcooliques et qu'ils se mariaient entre eux comme les Juifs (cité à l'époque par "Marianne", personne n'a relevé cette abomination). A-t-il empêché Ségolène de nuire quand elle se lançait aveuglément à la chasse aux pédophiles ? Ce n'est pas parce que "l'affreux" décoche quelques flèches bien senties au SNES que l'on doit l'embrasser sur la bouche !
A propos de bac pétanque ou golf, Abraxas : ça permet d'enchaîner avec la licence de clown que j'évoquais l'autre jour... Pitoyable.

Écrit par : FGuichard | 17 avril 2007

A quelques jours des élections, je suis stupéfaite que beaucoup d'entre vous aient encore des doutes sur leur vote.
"Se battre depuis si longtemps pour une école digne, pour l'instruction, pour l'égalité, pour les enfants, pour l'avenir d'un pays, et vous êtes encore à réfléchir sur le choix d'une S Royal (véritable panier percé au niveau de son programme) et d'un Bayrou (qui continuera sa petite co-gestion avec le SNES and co, et peut-être Begag comme ministre de l'EN).
Utopie quand tu nous tiens."

Carole,

Je suis sensible à ce que vous dites...

"Ce que je crains, quand je partirai, ce n'est pas le vide, c'est le trop plein." (Charles de Gaulle)

Est-ce que c'est l'époque qui veut ça ? Pourquoi est-ce qu'on se résigne à voter à contrecoeur pour le "moins pire" ?

Cela dit, moi non plus, je n'ai pas envie de retrouver les pédagos à Grenelle et la cogestion de l'éducation nationale avec le SNES.

Écrit par : Robin | 17 avril 2007

Fguichard à toujours remettre cette histoire de pédophilie et de Mme Royal en exergue (et ce que j' ai consulté sur Internet ne me paraît pas concluant quant à sa culpabilité même indirecte dont vous faîtes toujours état comme d'un fait établi ) vous allez finir par me faire croire que vous pensez qu'il n' y a jamais eu de problèmes de pédophilie ni dans les écoles ni dans les églises!

Écrit par : Merlemocoeur | 17 avril 2007

On n'oublie pas, F.Guichard, qu'Allègre, au temps où il était ministre, a été fort désagréable avec les professeurs, fort imbu de sa personne. Il a été furieux du contre-rapport Meirieu de la Société des agrégés qu'il a menacé de supprimer le traitement de la présidente de ladite, il a fricoté avec Charpak et de Gennes, qui avaient subitement inventé le fil à couper le beurre en pédagogie, il a laissé fermer les sections de langues ancinnes, il a laissé la gourde du Poitou les supprimer du brevet des collèges, il ne l'a pas virée malgré toutes les bêtises qu'elle commettait, etc.
Ce nonobstant, on ne peut que se réjouir de ses déclarations actuelles sur l'école, lesquelles vont diamétralement à l'opposé des idées de Royal.

Quant au choix qui nous reste pour dimanche, je suis assez d'accord avec Carole. Il n'y a pas trente-six possibilités si nous ne voulons pas nous retrouver avec une dictature pédagogiste au ministère de l'Education. Avec Royal, c'est sûr, avec Bayrou, c'est probable.
Ces deux-là ont montré ce qu'ils savent faire pour l'Education nationale: la première, que des bêtises, le second, rien, ce qui revient au même.
Qu'est-ce qui nous reste comme possibilité? Pas beaucoup. Une seule, à vrai dire.
De fait, Nicolas Sarkozy présente l'avantage d'être un "homme neuf" sur la question de l'Education. On est au moins sûr, à peu près, d'une chose, ou du moins on peut l'espérer, c'est que l'idéologie pédagogiste ne régnera pas au ministère de l'Education nationale. Le bras de fer avec un gouvernement Sarkozy devrait porter exclusivement sur l'étranglement des crédits conformément aux exigences de l'Europe. S'agissant de l'Education nationale, il y a tout de même aux côtés de Sarkozy François Fillon, qui a été le premier à parler d'un retour aux "exercices traditionnels" et à se faire injurier par le lobby "pédago" en fureur, et Xavier Darcos, récent auteur d'un livre sur l'école de Jules Ferry auquel les médias bien-pensants ont donné le minimum de publicité possible et qui cotise fidèlement à la Société des agrégés.
Mais bon, on essaie de se trouver des raisons de choisir...

Écrit par : Jean | 17 avril 2007

Il y eu des problèmes de pédophilie dans les écoles et dans les églises mais en voir absolument , même quand il n'y a en a pas ça fait du mal, beaucoup de mal ...
Il y a eu des appelés tortionnaires en Algérie mais laisser entendre qu'ils l'ont tous été, inévitablement parce que c'était la particularité de cette guerre paraît-il - et sur trois millions ça fait vraiment beaucoup - c'est réveiller les souffrances d'une jeunesse qui aurait préféré rester en France à construire sa vie. Bon, pour ce que j'en dis... J'essaie d'y voir clair dans tout ce se raconte par rapport à ce que je vois ...
A propos de jeunesse complètement fichue j'ai retrouvé deux articles fort intéressants sur "le Sang noir "de Louis Guilloux : une analyse de Pierre-Yves Bourdil parue dans "L'Ecole des lettres second cycle n° 11 du 1° avril 1991 et une étude comparée de deux représentations de l'arrière entre " Le Grand Troupeau" de Giono et " Le Sang noir" dans le n° spécial n° 13 de la même revue du 1° mai 1997.
Je ne sais pas si je suis encore hors-sujet mais je crois me souvenir que les lycéens du roman de Guilloux sont tout simplement programmés pour mourir parce que c'est beau, noble ...euh non , utile plutôt et pour certains seuelement.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 17 avril 2007

Je corrige : tout ce QUI se raconte. Il est temps que je me taise. moi aussi.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 17 avril 2007

Je ne sais pas si je suis encore hors-sujet mais je crois me souvenir que les lycéens du roman de Guilloux sont tout simplement programmés pour mourir parce que c'est beau, noble ...euh non , utile plutôt et pour certains seulement.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 17 avril 2007

On parle un peu vite "d'antimilitarisme". En fait Le sang noir est une réflexion sur la guerre "vue de l'arrière"...sur ceux qui en parlent et sur ceux qui la font...Et incidemment sur le commandement militaire : sur ceux qui la font faire aux autres sans prendre les mêmes risques et en s'entêtant stupidement dans des tactiques inutilement meurtrières.

("le grand derrière" disait Georges Bernanos qui osait comparer l'arc de triomphe de l'étoile à un gigantesque anus...Mais il est vrai que lui, la guerre, il ne s'était pas contenté d'en parler.)

Le Sang noir parle des petites gens, des humbles (Louis Guilloux était issu d'un milieu très modeste, son père était cordonnier) qui sont toujours les sacrifiés de l'Histoire.

Bien sûr, comme tant d'autres, il a cédé aux sirènes du communisme et il fait le voyage en URSS avec André Gide. Il a bien vu le hiatus entre l'idéal et la réalité, mais contrairement à Gide, il n'a pas voulu s'exprimer à ce sujet ; il faut dire aussi qu'il a refusé de s'associer à ceux qui s'en prenaient à Gide.

Il y a un personnage dans le livre (et dans le téléfilm), un jeune homme, un grand blessé de guerre qui part rejoindre les révolutionnaires russes.

Il n'y aurait sans doute jamais eu de révolution en Russie s'il n'y avait pas eu la guerre de 14.

Bref, un homme lucide et sensible, assez proche sans doute du personnage de Cripure, ce clown sublime et pathétique, magnifique "créature" littéraire qui exprime sans doute, en partie, son propre point de vue sur le monde qui n'est ni celui d'un doctrinaire, ni celui d'un idéaliste, mais d'un homme qui a compris très jeune qu'on peut toujours s'arranger avec la mort, mais qu'on ne s'arrange jamais avec la vie".

Écrit par : Robin | 17 avril 2007

Les théoriciens font passer JPB pour un être malfaisant qui délire.

Ecrit par : Carole | 16 avril 2007

Pourquoi, c'est pas le cas ? ;o)))))

Écrit par : yann | 17 avril 2007

Bijour les fousd'rhum,

"Je ne serais pas surpris que Meirieu lui même nous fasse demain matin son "mea culpa"."
Perso, je suis prêt à pardonner à tout le monde, même au trou du cul de FraKK ainsi qu'à la Charmeuse (de serpent) SI et seulement si ils font un ENORME mea culpa, et si bien sûr ils prennent aussitôt leur retraite pour ne plus rien dire ni écrire ... (moi aussi j'avions le cerveau à l'envers... )

Cat, tu sais que je n'aime pas trop Boscher, mais les pros savaient l'utiliser ... C'est un peu le même problème pour les Alphas (que j'adôôôôrrrrre) , il faut une grosse expérience (ou alors être driver 'correctement'), sinon attention les dégâts. C'est pour cela que je préconise Léo&Léa (au CP) pour les profs qui comme moi sont qq peu désaxés... Ca limite fortement les dégâts.

Je vous colle le post de Valérie proAlphas (désolé, pour ma lourdeur, devenue légendaire :o))))) )

"
Bonjour,

Je suis maîtresse d'un CP unique depuis 5 ans. Auparavant, j'ai effectué 4 ans en CP /CE1, 6 ans en classe enfantine , 3 ans en GS/CP , 3 ans en CE/CM et 1 an en EREA.

J'ai utilisé pendant 7 ans des méthodes mixtes (Au Fil des Mots, Lecture en fête, Dagobert, Gafi) puis, pendant 4 ans « ma » propre méthode alphabétique construite puis affinée à partir de modèles tels que « Boscher », « Léo et Léa », « Delile », « A coup sûr, c'est pas dur ». J'ai cependant gardé Gafi comme « manuel » parce que les textes plaisent beaucoup aux enfants et que ceux des méthodes citées sont, soit inexistants, soit déconnectés de la réalité, soit inintéressants et tirés par les cheveux (je n'ai jamais réussi à adhérer à Léo et Léa pour cela).
Évidemment, ce n'était pas évident de concilier ma progression et Gafi, mais ça ne se passait pas trop mal, puisque j'avais un taux de réussite avec les élèves que je n'avais jamais obtenu auparavant. (en 4 ans, sur des classes de 25 élèves environ, un enfant a mis 2 ans à apprendre à lire, un enfant est passé un peu trop juste au CE1 et l'a redoublé, un enfant dyslexique a déménagé à la fin de son premier CP sans maîtriser la lecture).

J'ai utilisé pour la première fois cette année la méthode de lecture « La planète des alphas ».

Présentation de la méthode et de son concept :

La communauté scientifique dans son ensemble s'accorde à reconnaître que la découverte du principe alphabétique constitue un passage obligé sur la voie de l'apprentissage.
Or, comprendre que les lettres de notre alphabet représentent, sous une forme graphique, des unités abstraites du langage oral appelées phonèmes, n'est pas sans poser problème à beaucoup d'enfants et, ceci, indépendamment de leur quotient intellectuel. Cette difficulté tient au fait que le phonème n'est pas un son, du moins pour les consonnes. C'est une entité éminemment abstraite, en quelque sorte imbriquée, dissimulée dans le langage oral.
Dès lors, s'en faire une représentation mentale concrète, concevoir par exemple la syllabe 'pa' comme la suite de deux phonèmes distincts [p] et [a], relève davantage d'une construction intellectuelle, d'une vision de l'esprit que de la perception consciente d'une réalité physique propre. C'est cette construction totalement artificielle que l'enfant, en apprenant à lire, est appelé à faire pour découvrir le principe qui régit notre système d'écriture.
L'intérêt de la méthode est qu'elle transpose le système alphabétique dans l'univers de l'enfant, sous une forme adaptée à son imaginaire à travers un conte fantastique - intitulé La planète des alphas - dans lequel les héros sont des personnages qui ont la forme des lettres et une raison d'émettre leur son. Par exemple, monsieur o est un personnage tout rond qui adore faire des bulles bien rondes en poussant des oooh ! admiratifs. Ou encore, le 'f' est une fusée dont le bruit du moteur fait fff !

Phonèmes ayant pris l'enveloppe charnelle des graphèmes, les alphas incarnent, matérialisent la relation qui unit les unités phoniques de la parole aux unités graphiques de l'écrit. Dans leur dualité graphophonologique, ils représentent un langage vivant sous la forme de petits êtres amusants, dotés d'une personnalité attachante, avec lesquels les enfants vont pouvoir nouer des relations affectives fortes. Par ailleurs, quand les enfants entendront, dans l'histoire, fffo ! Au moment même où la fusée tombe sur la tête de monsieur o, ils découvriront que les alphas sont les éléments constitutifs de la parole.
Ainsi, dès que les enfants ont compris le principe qui régit le fonctionnement de ces petits êtres d'un autre monde, les alphas deviennent alors de fabuleux outils de référence tout au long de cette démarche progressive et structurée qui se déroule en trois niveaux.

Le premier niveau est consacré à la découverte implicite du principe alphabétique, à la mise en place de la conscience phonémique et à l'acquisition, par les enfants, des correspondances graphème-phonème élémentaires.

Les deux niveaux suivants leur permettent d'élargir leur champ de connaissances, d'abord par l'apprentissage de correspondances graphophonologiques plus complexes (exemples : 'ou', 'an', 'on', 'in', 'eu', etc.), puis des différentes manières d'orthographier les phonèmes courants (o : 'au', 'eau') et enfin des règles de correspondance contextuelles qui ont pour effet de changer la valeur phonétique, et donc la prononciation, de certaines lettres ('c', 'g' et 's').

La planète des alphas est une démarche à connotation fortement ludique qui suscite motivation, envie et plaisir d'apprendre chez tous les enfants. Reconnaître les lettres, identifier les phonèmes et les mettre en relation, consistent désormais en une simple reconnaissance des héros d'une histoire captivante. Une tâche - plutôt un jeu - à la portée de tous les enfants.
Enfin, la finalité de la lecture étant naturellement la compréhension des textes, la méthode accorde une attention toute particulière à l'enrichissement du lexique, tout en effectuant un travail en profondeur sur la compréhension. Dans cette perspective, les activités proposées ne se bornent pas à simplement vérifier que le processus de compréhension s'est déroulé correctement mais apportent une aide concrète dans l'élaboration de 'stratégies' facilitant l'accès au sens des textes.

La méthode propose également des activités permettant de développer l'expression orale et de travailler l'habileté d'identification des mots écrits, l'analyse critique des textes et des images, l'argumentation et la justification des choix, la syntaxe, les synonymes, les antonymes, les phrases de même sens ou de sens contraire, les similarités orthographiques et/ou phonologiques, les 'frontières' entre les mots, la distinction entre des phonèmes de consonance proche, les unités intermédiaires entre la lettre et le mot (syllabes, préfixes) ou encore, pour ne citer que ces quelques aspects, le traitement des inférences et des anaphores.

Pour plus de détails et voir à quoi ressemblent ces petits alphas, aller sur le site de la méthode :

http://www.planete-alphas.net/accueil.htm



Les raisons qui m'ont amenée à mettre au placard ce qui marchait plutôt bien et m'avait en plus demandé des heures et des heures de travail…
- coup de cœur pour la méthode.
- une classe très hétérogène : classe de 25 élèves comprenant 13 élèves de novembre-décembre, 5 élèves suivis en orthophonie, 2 cas considérés comme « très lourds » (dont un enfant dysphasique) et … 2 enfants sachant déjà lire.

Le bilan : beaucoup de stress et de travail, car c'est une méthode avec un concept très particulier, conçue par une psychologue et un philosophe et prévue à la base pour une remédiation en centre psycho- pédagogique ; donc beaucoup d'adaptations quand même, même si la méthode est censée être utilisable par une classe ; c'est pour cela d'ailleurs, je pense, qu'elle est le plus souvent utilisée en GS ou juste en début de CP pour faire acquérir le principe alphabétique.

Il serait dommage cependant de ne réduire cette méthode qu'à cela.
Au niveau de la compréhension de la phrase puis du texte, un vrai travail en profondeur est proposé ; je parle ici bien de travail (stratégies pour accéder au sens) et pas seulement de vérification de la compréhension, comme cela est généralement le cas. Même chose pour tout le travail portant sur l'identification des mots écrits, la syntaxe, le vocabulaire, l'expression orale, le traitement des inférences et des anaphores…

Le gros point faible : il faut vraiment « rentrer » dans cette méthode, s'en imprégner et la « digérer ». La première année n'est pas facile et il est presque nécessaire d'être guidé car le livre du maître n'est pas suffisant à mon avis. Les auteurs proposent d'ailleurs une semaine de stage, mais combien de professeurs d'école seraient motivés pour effectuer un stage payant sur leur temps de vacances… ?
En ce qui me concerne, j'ai eu la chance, en début d'année, d'être guidée et conseillée par un collaborateur de la méthode, par le biais d'internet, presque à un rythme quotidien.

Cela dit, les résultats sont là : tous mes élèves savent à l'heure actuelle lire, le dernier depuis quelques jours, la quasi totalité en décembre-janvier (22 sur 25). J'ai d'ailleurs mis en place, en parallèle de la méthode, la lecture d'albums à cette époque : Roule Galette, et 2 autres albums de littérature jeunesse.

Ce qui a fait pour moi la différence :
- le côté extrêmement ludique et attachant de la méthode qui « embarque » tous les élèves sans exception, même ceux qui à priori n'étaient pas forcément là dans leur tête pour apprendre à lire ; ceux-là apprennent à lire sans le vouloir, presque malgré eux.
- la facilité d'y intégrer tous les enfants a transformé ma classe en un groupe homogène très soudé et avec une ambiance très agréable.
- le plaisir visible des enfants, le mien aussi, et les répercussions très positives au niveau des parents. "

Écrit par : toto | 17 avril 2007

Hélène,

Je vous fais un copier/collé d'une "fiche de lecture" d'une certaine Françoise D. dans laquelle elle évoque le modèle du personnage de Cripure dans Le sang Noir : Georges Palante. Il y a aussi une citation très intéressante de Michel Onfray ; je la joins également pour me rattrapper des méchancetés que j'ai dites sur le Traité d'athéologie. Un petit bémol cependant : pourquoi "nietzschéen de gauche" ? Cripure me semble plus proche des cyniques grecs comme Antisthène ou Diogène.


Françoise D.

L'introduction m'a intriguée : " Il fut élève où enseignait Georges Palante ", comme si tout le monde connaissait Palante… alors j'ai fait des recherches et j'ai appris que Georges Palante était un philosophe " aristocrate libertaire " comme Rémy de Gourmont : " individualiste radical…pour lui, l'affrontement entre le singulier et le troupeau, entre l'individu et la société est inévitable… l'individu n'a donc d'autre choix que la révolte même désespérée… Cet incorrigible pessimiste fait l'apologie du libertaire intégral, une sorte de surhumain nietzschéen " (in n° 1028 du Monde Libertaire). Où l'on voit que Palante a bien servi de modèle à Guilloux pour son Cripure. Michel Onfray a consacré son premier essai (publié) à Georges Palante intitulé Physiologie de Georges Palante : pour un nietzschéisme de gauche, et je ne résiste pas à la tentation de vous en soumettre un extrait tant 1) c'est beaucoup mieux écrit que ce que je pourrais faire moi-même, et 2) je suis en parfait accord avec lui : " Palante m'a plu pour sa solitude, son acromégalie, un dysfonctionnement hormonal qui le transforme en monstre aux extrémités démesurément longues, son allure simiesque, sa douleur, sa mélancolie ; il m'a ému par son talent à échouer, sa détermination à rater, son ardeur à tout mettre en œuvre, toujours, pour fabriquer de la faillite et de l'insuccès ; il m'a touché, tout de suite, par son refus des réputations et des mondanités, des comédies sociales et des solutions grégaires ; il m'a attendri en alcoolique, joueur de poker, compagnon de filles à matelots, professeur chahuté dans un lycée de province, correcteur des copies du bac dans un bordel ; il m'a fait sourire en chasseur myope manquant ses cibles dans la lande bretonne, en marcheur sur les grèves, en dormeur sur la plage ; il m'a conquis flanqué de ses chiens bâtards ou de sa compagne illettrée, ancienne employée de boxon, ou en misanthrope vivant, pas bien net, au milieu de ses livres, ses papiers, ne possédant pas même une édition de ses ouvrages ". Ne dirait-on pas le portrait craché de Cripure ? Si ça vous tente, vous pourrez en lire plus sur ce nietzschéen " loin des a priori idéologiques ", (sur www.edition-grasset.fr/chapitres/ch_onfray3).

Écrit par : Robin | 17 avril 2007

J'aurais bien aimé avoir un prof comme Georges Palante.

Écrit par : Robin | 17 avril 2007

On est au moins sûr, à peu près, d'une chose, ou du moins on peut l'espérer, c'est que l'idéologie pédagogiste ne régnera pas au ministère de l'Education nationale.

Est-ce pour vous en convaincre, Jean, que vous écrivez cette idée?
Je pense tout au contraire que "l'idéologie pédagogiste" va trouver un second souffle sous le règne de Nicolas Ier.
Car la mamelle du "pédagogisme" c'est la théologie du sujet libéré et autonome: qui se fait tout seul, s'auto-construit, s'autonomise (fait sa propre loi dans le cadre prédéterminé du droit et des contraintes génétiques) dans le face à face de la négociation ou du contrat.
Cette idéologie de l'homme libéré et auto-fabriqué que les enseignants auront le devoir de propager et de pratiquer dans l'école française est venue des USA, où, comme chacun sait, la liberté et l'insubordination de l'individu peuvent s'afficher de bien des manières...et dans des "proportions monumentales" (Charles Stenger, président de l'Université de Virgina Tech). On sait l'attachement, voire la fascination que Nicolas et les siens éprouvent pour le modèle américain d'éducation et de fabrication de l'homme libre, libertaire, libéré et libéral.
J'ai déjà signalé ici, il y a un an, que c'est précisément en Virginie que fonctionnent des écoles sans professeurs, sans maîtres. Les élèves, dès le plus jeune âge, sont initiés via l'informatique, qui facilite bien les choses, aux "auto-apprentissages". Que je sache, la France s'apprête à son tour à franchir le Rubicon et à entrer, enfin, dans la modernité!
Le "pédagogisme" façon Meirieu peut en quelques mois laisser la place à quelque chose, hélas, d'encore plus fascinant, pour ne pas dire fascisant!
La marque principale d'une "ploutocratie fasciste" (Russels Banks) c'est son aptitude à faire reporter le sacrifice, la négativité sur des victimes désignées d'avance mais non pas symboliquement: mais, comme en 1916 au Chemin des Dames, sanguinairement , dans "d'effroyables jardins"!
Nous passons notre temps à nous voiler la face, à nous raconter des histoires, à rêver des sociétés parfaites, à inventer des mondes meilleurs, à détruire et reconstruire l'école ... quand tout sous nos pas s'écroule... des peuples qu'on roule , des traditions qu'on foule, le sang s'écoule!
Qu'on me pardonne ce post inconvenant! Ma bicyclette m'a conduit hier tout à fait par hasard , autre nom de la nécessité, au Chemin des dames où se déroulaient des cérémonies commémoratives. Il y avait là, non pas Nicolas, (il était à Colombey, on se demande pourquoi?) mais, des centaines d' écoliers. Je ne sais pas en quels termes leurs institutrices leurs ont parlé ce cette "monumentale boucherie": le métier d'instituteur est le plus difficile et le plus indispensable pour ne pas rompre le principe de succession des générations qui est aussi le principe de Raison.

Écrit par : buntovchik | 17 avril 2007

On sait l'attachement, voire la fascination que Nicolas et les siens éprouvent pour le modèle américain d'éducation et de fabrication de l'homme libre, libertaire, libéré et libéral.

Ils ne savent pas de quoi ils parlent.

J'ai passé près de trois années aux Etats-Unis, en Virginie, précisément, à Alexandria, puis à Arlington. J'étais obligé de me battre presque tous les jours.

Les enfants, déjà à cette époque-là vivaient en bandes et les parents intervenaient le moins possible (éducation libre, interdiction de donner la moindre fessée, la moindre réprimande, etc.) et la seule loi était celle du plus fort.

Hanna Arendt a très bien parlé de cette éducation à l'américaine, de cette "autoéducation" des enfants qui aboutit au pire des conformismes et à la pire des servitudes, quand ce n'est pas à la violence absolue, comme on l'a encore vu récemment avec cette tuerie à l'université de Virginie.


Pourtant N.S. a suffisamment souffert de la "défaillance" de son père. On est toujours "fasciné" pour des mauvaises raisons et par ce qui détruit.

...Rien au monde ne vaut une "vraie" famille et des parents attentifs et aimants qui s'entendent et qui s'occupent de leurs enfants (oui, je sais ça a l'air gnan gnan, mais je sais de quoi je parle)

Vous avez remarqué que nos candidats ne parlent jamais de la famille et des mesures qu'il faudrait prendre pour la consolider...Un thème "pétainiste", sans doute ?

Écrit par : Robin | 17 avril 2007

Hélène,

Je vous donne le lien avec le site de commentaires sur Le sang noir de Louis Guilloux. Il y a aussi, en bas, des photographies de l'auteur et des lieux où il a vécu et travaillé(Saint-Brieuc)


http://www.voixauchapitre.com/archives/sang_noir.htm

Écrit par : Robin | 17 avril 2007

Tombé sur cette critique du Sang noir :

Et le constat est effrayant car, pour nous qui savons, l’ombre de la Seconde guerre mondiale prend déjà racine sur ce terreau revanchard. Ce sont les Babinot et les Nabucet qui imposeront à l'Allemagne vaincue ce traité de paix indigne des vainqueurs. Ce sont eux qui permettront au sentiment nationaliste allemand de renaître dans des conditions telles que le Nazisme n'aura aucun mal à trouver des laudateurs. Ce sont eux encore qui, plus tard, se placeront sous la garde du régime de Vichy. Ce sont eux ...

Ce sont eux...

Écrit par : Robin | 17 avril 2007

http://www.planete-alphas.com/

Écrit par : Robin | 17 avril 2007

Je viens de recevoir les professions de foi des candidats.
Qu'est-il arrivé à sainte Ségo ? Elle qui a violenté le PS à la séduction, sourire et tailleur au clair, nous montre enfin son vrai visage.
Je sais qu'il ne faut pas se fier aux apparences (ni aux appâts rances), mais, moi, elle me fout les chocottes.
La photo me fait hésiter entre un avis de recherche et un placard électoral pour les municipales dans les Carpates.
Le socialisme à visage humain.
Brrrrrrrr !!

Écrit par : yann | 17 avril 2007

La photo me fait hésiter entre un avis de recherche et un placard électoral pour les municipales dans les Carpates.
Le socialisme à visage humain.


Ecrit par : yann | 17 avril 2007


Personnellement, ce qui ne fout les chocottes, c'est de lire ici un tel condensé de racisme (à l'égard des habitants des Carpates, admirables contrées, s'il en est) et de goujaterie à l'égard d'une femme. C'est tout!

Écrit par : buntovchik | 17 avril 2007

Quel que soit le candidat, l'éducation ira mal, car les hauts fonctionnaires qui y sont et qui y évoluent ne dépendent pas de notre vote.
De plus, rappelez-vous que :
- De Robien soutient Sarkozy
- Bayrou a été ministre de l'éducation sous Balladur et Juppé (4 ans et demi)
- Royal est inspirée par Frackowiak.

Je pense que tout est dit, non ?

Écrit par : Jeremy | 17 avril 2007

[mode hors_sujet=ON]

Pardonnez moi ce hors sujet, mais il me semble que nos amis des IUFM et de la recherche en pédagogie ont encore frappé ... et un grand coup cette fois ci ...

Apres les éleves qui fesaient les clown en classe ... voici maintenant qu'on leur distribuera des licences pour cela:

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3238,36-896680@51-896784,0.html

Un bac+2 pour avoir le droit d'entrer en licence de clownerie, et un niveau bac+3 a la sortie ... qu'en pensez-vous?

sam

ps: A votre avis, sera-t-il possible de présenter des concours adaministratifs avec une telle licence?

Écrit par : sam | 17 avril 2007

oups ... désolé, l'URL semble poser des problemes ...

l'article s'intitule : "Etre clown pourra désormais s'apprendre à l'université" sur lemonde.fr en date du 16.04.07 | 17h01

sam

Écrit par : sam | 17 avril 2007

Réhabliter Allègre qui ne s'est pas privé de nous mépriser en jouant le populiste pour satisfaire le beauf de base: les profs qui ne faisaient rien, les profs toujours absents, les profs des CPGE qui ne méritaient pas ce qu'ils avaient... Et j'en passe. Ils nous a insultés, méprisés, traînés dans la boue.
C'est lui, le mouvement de mutation déconcentré, en deux morceaux, grâce auquel on se retrouve à faire des demandes de mut en aveugle si l'on change d'académie! On voit bien que vous n'avez pas demandé votre mutation à ce moment-là, chers collègues! Moi, cela m'a valu de goûter à mon expérience de ZEP! Et oui, avec près de 4OO points! juste grâce à la connerie d'Allègre. Car un an plutôt, j'aurais su où je pouvais atterrir. Et vous osez le défendre, JPB? Ce gros porc gras qui retourne sa veste en quelques mois parce que le vent tourne et que la Royal ne passera probablement pas.
Il prépare sa place au chaud. Décidément les gens ont la mémoire bien courte pour défendre ce copain de Jospin qui nous en réservait de bien bonnes s'il était resté plus longtemps au ministère. Il y a des jours où ce blog me donne vraiment la nausée! Aussi peu de mémoire des faits! Et vous enseignez!!!

Écrit par : Thalie | 17 avril 2007

Pour Robin :
Le sujet d'histoire que vous citez consiste à mon avis à réciter le cours, il est exclu que les élèves fassent en 4e une sorte de dissertation. Il s’agit d’un manuel où les auteurs font dans le pédagogiquement correct : la pédagogie officielle en hist-géo recommande la découverte des connaissances par les élèves!

Malheureusement dans le monde réel, ce genre de choses est peu possible. La “découverte” par les élèves ne peut se faire qu’à partir de documents ultra simples, la langue ne doit pas leur poser de problèmes, le doc doit être court (surtout en collège). Il faudrait aussi que les docs soient univoques, etc. Et en plus, les générations passées n’ont pas pensé à rédiger leurs textes pour les écoliers du futur !

Il y a donc plein d’obstacles bien réels pour “mettre en œuvre”, comme y disent en leur charabia, cette mirifique pseudo pédagogie, à tout le moins en collège ! Et je ne parle pas du temps qu’il faut pour que les élèves “découvrent” ! Beaucoup vont “découvrir” des choses qui n’ont aucun intérêt, des choses fausses ou rien du tout et il n’y a qu’une minorité d’élèves qui arriveront à quelque chose de correct. On ne peut l’utiliser vraiment que sur un ou deux docs avec des questions ciblées. Il est impensable aujourd’hui de faire du commentaire de docs en lycée, d’ailleurs les réformes l’ont fait disparaître au bac, il n’y a plus que des “études de documents” bidons et “valorisées” (le niveau monte, on vous dit !). Encore un délire des pédagogos.

La vie des gens qui nous précédé ne peut revivre que grâce à l’érudition et à la passion du maître, il n’y a que ça qui peut véritablement intéresser l’élève et pas des tableaux de chiffres sur la population rurale ou autre, les élèves ne sont pas des étudiants spécialisés.

L’histoire et la géo sont des disciplines très cumulatives, c’est la culture générale qui n’apparaît qu’après des années de maturation : c’est donc superfétatoire et élitiste pour les pédagogos puisque ni rapide ni directement utilisable. Nous nous retrouvons trop souvent face à des élèves qui n’ont accumulé que du vide, comment pourraient-ils “découvrir” ? Ils ne peuvent que s’emm….. devant un document comme une poule devant un couteau et il faudrait d’après Meirieu & Co qu’ils le fassent le plus souvent en travail de groupe !GROUPIIRR ! Ce qui n’est que le rétablissement de l’esclavage : un qui bosse, les autres qui bavassent, drôle de “vivre ensemble” !

Écrit par : Lariba | 17 avril 2007

Je ne serais pas surpris, que Meirieu lui-même nous fasse demain matin son mea culpa."
Absolument impossible, car les idéologues sont des esprits consubstantiellement faux.
D'ailleurs quand Meirieu claironne que l'école va mal, c'est pour expliquer qu'on n'a pas appliqué jusqu'au bout toutes ses idées.
Meirieu est irrécupérable.

Jeremy a raison, mais le moins pire, c'est encore Sarkozy, puisque Robien, qui le soutient, a pris un certain nombre de mesures pédagogiques qui lui ont valu les injures du milieu "pédago".
Et puis, si Sarkozy est élu, c'est Darcos qui sera ministre de l'Education: ce n'est pas le pire des choix, c'est quand même autre chose qu'un nul absolu comme Frackowiak!
Quant à Royal, je nai pas encore reçu le matériel de vote en question, mais on a déjà parlé sur ce blog de son "sourire effrayant". Je trouve qu'elle manque singulièrement d'épaisseur humaine et de cette gentillesse qu'on s'attend à trouver dans le sourire d'une femme. J'avoue qu'elle me glace. "Jolie"? Voire...
D'ailleurs "jolie"? Voire...

Écrit par : Jean | 17 avril 2007

"Jolie"? Voire...
J'en ai tapé un de trop.
De toute façon, s'agissant de Royal, cela me paraît de trop.
Comme cette dame a fait de son apparence un argument de campagne, je crois qu'on est en droit d'exprimer un avis sur ladite.

JPB ne défend pas Allègre, Thalie. Il nous narre par le menu, le sourire en coin, toute l'étendue de la palinodie dudit. Il se félicite de voir cet ancien ministre contribuer à mettre la zizanie au PS.

Écrit par : Jean | 17 avril 2007

Personnellement, ce qui ne fout les chocottes, c'est de lire ici un tel condensé de racisme (à l'égard des habitants des Carpates, admirables contrées, s'il en est) et de goujaterie à l'égard d'une femme. C'est tout!

Ecrit par : buntovchik | 17 avril 2007

Les Carpates sont sans doute admirables, je ne faisais qu'un peu d'humour sur un parallèle avec le look Dracula. La photo est moche, la photo est moche, point barre.
Sur la sienne, le huitième nain me fait encore plus peur, Voynet a l'air paralysée, et la profession de foi de Besancenot ressemble à un propectus de superette !
Nous vivons soit-disant dans un monde de communication (on peut le déplorer ou pas, ce n'est pas le sujet), et ils sont incapables de produire 4 pages un peu avenantes. Cherchez l'erreur.
Quant à la goujaterie, si on ne peut pas critiquer, même avec un peu d'outrance (mais je ne me souviens pas d'avoir dit des gros mots), sous prétexte que Ségo est une femme, où est la liberté d'expression ?

Écrit par : yann | 17 avril 2007

Comme cette dame a fait de son apparence un argument de campagne, je crois qu'on est en droit d'exprimer un avis sur ladite.

Ecrit par : Jean | 17 avril 2007

Merci ,Jean

Écrit par : yann | 17 avril 2007

Il y a donc plein d’obstacles bien réels pour “mettre en œuvre”, comme y disent en leur charabia, cette mirifique pseudo pédagogie, à tout le moins en collège ! Et je ne parle pas du temps qu’il faut pour que les élèves “découvrent” !

Ecrit par : Lariba | 17 avril 2007

Bien dit ! Mes filles, qui, sans vantardise, sont plutôt brillantes, ont passé leur scolarité à faire des contresens monstrueux en histoire, à ne rien comprendre à cause de cette "pédagogie de la découverte", à base de documents sans queue ni tête. Il a fallu rattraper le coup bien de fois en faisant de la "pédagogie frontale", i.e. en leur refaisant chronologiquement l'histoire de France et du monde, les tenants et les aboutissants , sans s'attarder outre mesure sur l'évolution de la ration de gruau du paysan bas-breton au 18eme siècle.

Écrit par : yann | 17 avril 2007

"...beaucoup d’enseignants ont interprété l’objectif fixé par J-P. Chevènement d’amener 80% d’une classe d’âge au Bac comme une obligation pour les examinateurs de recevoir 80% des candidats." CA


Deux mensonges en une seule phrase!


-L'objectif fixé par JPC était 80% d'une classe d'âge au niveau du bac, ce qui n'est pas du tout la même chose. Dans cette perspective, La création des Bac Pro était pertinente et opportune. C'est Lionel Jospin qui, en 1989, a contribué à semer la confusion.


- Ce ne sont pas les examiniteurs qui sont à blâmer dans le laxisme actuel mais bien les relais du MEN dans les jurys, IPR-IA essentiellement, qui, sous prétexte d'harmonisation, veillent à redresser , toujours dans le même sens, les notes brutes.


Deux rapports, un enterrement ?
mardi 17 avril 2007.




Alain Bentolila, Professeur des Universités (Paris V-Sorbonne) vient de faire une entrée fracassante dans les médias. Coup sur coup, il a remis deux rapports, l’un sur l’enseignement de la Grammaire, l’autre sur celui du Vocabulaire à l’actuel locataire de la Rue de Grenelle.Ses propositions ont été promptement reprises par Gilles de Robien qui a modifié les programmes de l’École primaire.

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=14

Écrit par : Henri Grégoire | 17 avril 2007

Vous avez bien raison, Henri Grégoire, Bentolila est un bavard souvent peu clair. Sa justification de la grammaire et du vocabulaire est du pur bavardage dans lequel il croit étaler son génie. Mais le génie, à Bentolila, c'est ce qui lui manque le plus. Personnellement, si je me hasarde à lire du Bentolila, je décroche au bout de deux phrases.
Les "experts", c'est vraiment la plaie absolue! Comme s'il n'y avait pas assez de professeurs qualifiés et d'inspecteurs raisonnables et intellectuellement honnêtes (si! ça doit exister!) pour faire le point sur ce qu'il convient d'enseigner aujourd'hui! Je me demande par quelle fatalité Gilles de Robien, qui a l'esprit clair et du bon sens, s'est trouvé obligé de faire appel aux services de pareille demi-pointure! Vous avez bien raison, Henri Grégoire, faire appel à Bentolila, ce "pédago" notoire et pas repenti, c'était, pour le ministre de l'Education, se tirer une balle dans le pied!
Comme Meirieu, Bentolila n'a qu'un unique souci, construire un monument à sa propre gloire!

Écrit par : Jean | 17 avril 2007

Bien dit ! Mes filles, qui, sans vantardise, sont plutôt brillantes, ont passé leur scolarité à faire des contresens monstrueux en histoire, à ne rien comprendre à cause de cette "pédagogie de la découverte", à base de documents sans queue ni tête. Il a fallu rattraper le coup bien de fois en faisant de la "pédagogie frontale", i.e. en leur refaisant chronologiquement l'histoire de France et du monde, les tenants et les aboutissants , sans s'attarder outre mesure sur l'évolution de la ration de gruau du paysan bas-breton au 18eme siècle.

Ecrit par : yann | 17 avril 2007

Merci d'avoir rompu mon soliloque sur l'enseignement de l'Histoire (voir je ne sais plus combien de posts plus haut). Nous sommes bien d'accord et c'est bien le première hypothèse qui est la bonne : Il est illusoire d'apprendre l'Histoire à un élève de collège, même brillant, en lui demandant de produire une réflexion argumentée à partir de documents, sans un enseignement "frontal" étayé sur de solides repères chronologiques.

Écrit par : Robin | 17 avril 2007

Vous parliez des professions de foi des candidats et les clips officiels qu'on nous passe "en boucle"(j'exagère un peu je sais) à la télé, franchement, vous,en pensez quoi? en matière de com on se demande vraiment par qui ils ont été conseillés...
prêtez surtout attention à celui de Bové , il me semble que notre hôte corse nous cache bien des choses , n'est-ce pas lui sous une perruque blanche, il aurait peut-être du se raser la moustache?(sourire au passage Jean-Paul) ;):) quant à Sarko, son clip donne de plus en plus raison à MàC et franchement il y apparaît bien plus dangereux que le Le Pen qui tout au long de cette campagne c'est improvisé dans les provinces en animateur de club 3ème âge et de bal musette...

petits messages persos:
Bonjour toto,
franchement , j'ai testé L&L et même si cette méthode est bien faite je continue de lui préférer Boscher que j'ai un peu réactualisée et comme ça a fait pour l'instant ses preuves puisque j'en ai trois sur trois qui ont su lire en 3 mois je vais continuer avec les deux suivants et la sauce à l'air de prendre aussi...

à propos de recette , merci pour les effluves d'oranges Hélène, je vous en emmène cinq pour le goûter sur du pain grillé ils adorent:) (je suis pas sur le bon fil pour répondre à votre dernier commentaire mais vous passerez surement par celui-ci)
bonne fin de journée

Écrit par : Patricia Mesnigé | 17 avril 2007

A propos de grammaire...
Extraits de "Eloge de la transmission". "Le maître et l'élève" de George Steiner et Cécile Ladjali.

"Chaque syntaxe est aussi une relation de puissance politique. Celui qui disposait des armes de la rhétorique avec une grammaire hautement développée et sophistiquée avait jusqu'à récemment un avantage politique très net sur celui qui devait simplifier ses propos.
De ce point de vue, il faut porter attention au renversement passionnant qu'on observe aux Etats Unis; c'est celui qui murmure, qui balbutie, qui parle mal, qui jouit de la réputation d'être un honnête homme. C'est le renversement de notre grande tradition rhétorique classique et européenne. Mal parler, ça veut dire; voilà quelqu'un qui dit la vérité... A l'inverse, trop bien parler, c'est le symptôme même de la malhonnêteté. Le président des Etats Unis, en ce moment n'est pas capable d'une phrase grammaticale d'un certain niveau de complication, et, pourtant, il commence à s'en enorgueillir. C'est aussi en partie son orgueil: pourquoi connaître la grammaire au Texas"?
Et cette phrase, un peu plus loin:
Goethe a dit: "Celui qui sait faire fait. Celui qui ne sait pas faire enseigne. Et j'ajoute: "Celui qui ne sait pas enseigner écrit des manuels de pédagogie."

Écrit par : buntovchik | 17 avril 2007

Pardon Thalie je voulais bien évidemment parler de votre confiture et non pas de celle d'Hélène , ne cherchez pas pourquoi mais orange mène dans mon esprit à chocolat et aux poires bellesHélène ...c'est fou comme les chemins de nos pensées liées à la gustation et à l'olfaction peuvent faire des détours malicieux et gourmands parfois...

Écrit par : Patricia Mesnigé | 17 avril 2007

Les 22, 23 et 24 août 2007, Roncq accueille les journées de formation GRIP-SLEC
Salle Gérard Philipe, 40 rue Henri Barbusse, Roncq 59223

PROGRAMME

22 août
Séance d’ouverture
Jean Pierre Demailly (président du GRIP)
Gilbert Sibieude (président de l’association Lire-Écrire)
Les parents du comité de l’école Jacques Brel de Roncq
Les institutrices SLECC de l'école Jacques Brel
Lecture en GS et au CP : - De l'écoute des sons à la lecture ; Lire en GS
- Écriture-lecture en CP

23 août
Grammaire en primaire
Vocabulaire et rédaction
Calcul : - Importance du calcul posé
- Des outils pour apprendre à calculer

24 août
Géométrie : - La géométrie entre mathématiques et sciences physiques
Géographie : - De l'échelle au plan et à la carte
Leçon de choses

Ces journées sont ouvertes à tous : étudiants en IUFM, instituteurs et professeurs en poste, parents d’élèves.

Contact : griproncq@aol.com M. Fontaine : 06 19 53 78 91
Sites à visiter : http://www.lire-ecrire.org et www.ruedesinstits.com

Écrit par : FGuichard | 17 avril 2007

"Si Sarkozy est élu, c'est Darcos qui sera ministre de l'Education: ce n'est pas le pire des choix, c'est quand même autre chose qu'un nul absolu comme Frackowiak!"

écrit Jean…

La deuxième proposition est vraie, la première mérite de l'être — et j'y crois personnellement.

On me demande de répercuter auprès de la communauté l'annonce des journées du GRIP, cet été — enseignants du Primaire en particulier (mais pas exclusivement), cette annonce est pour vous : le Groupe de Réflexion Interdisciplinaire sur les Programmes (http://grip.ujf-grenoble.fr/spip/), animé par des amis (Michel Delord, Jean-Pierre Demailly) et des ennemis (Laurent Lafforgue — tant pis pour lui) est certainement ce qui se fait aujourd'hui de plus pointu en matière de réflexion pédagogique — à égalité avec l'excellent Bernard Appy. Donc…

Les 22, 23 et 24 août

Roncq accueille les journées de formation Du GRIP -SLECC

Salle Gérard Philipe, 40 rue Henri Barbusse, Roncq 59223

PROGRAMME

22 août
Séance d’ouverture
Jean Pierre Demailly (président du GRIP)
Gilbert Sibieude (président de l’association Lire-Écrire)
Les parents du comité de l’école Jacques Brel de Roncq
Les institutrices SLECC de l'école Jacques Brel
Lecture en GS et au CP : - De l'écoute des sons à la lecture ; Lire en GS
- Écriture-lecture en CP

23 août
Grammaire en primaire
Vocabulaire et rédaction
Calcul : - Importance du calcul posé
- Des outils pour apprendre à calculer

24 août
Géométrie : - La géométrie entre mathématiques et sciences physiques
Géographie : - De l'échelle au plan et à la carte
Leçon de choses

Ces journées sont ouvertes à tous : étudiants en IUFM, instituteurs et professeurs en poste, parents d’élèves.

Contact : griproncq@aol.com M. Fontaine : 06 19 53 78 91
Sites à visiter : http://www.lire-ecrire.org et www.ruedesinstits.com

JPB

Écrit par : brighelli | 17 avril 2007

Robin,
Il n'y a pas que les cadres du PS qui mettent leurs enfants dans le privé. Les communistes aussi. Ils ont tout compris.
Le public au rabais, c'est pour le bon peuple.

Jean,
Si S Royal est élue, l'école sera inchangée et vous le savez.
Si Bayrou est élu avec le raccolage de D'Allègre, Rocard, Kouchner, ce sera un parlement de gauche, avec une girouette compatissante au sommet, et l'école sera toujours inchangée. Pour ne parler que de l'école.
Bayrou, vous a prouvé durant 5 ans, son potentiel à faire bouger les choses, je crois.

Aux indécis.
Et que l'on ne vienne pas me dire que NS était au gouvernement ces 5 dernières années. Hormis son ministère, il avait les mains liées par Chirac et Villepin.

Vous autres professeurs, vous parlez sous l'anonymat, vous êtes muselés par votre hiérarchie, et vous voulez que cela continue.
Si vous ne pensez pas à vous, pensez à vos enfants. Ils ne voudront peut-être pas être fonctionnaires comme 70% de la jeunesse francaise.

Un des 7 sages de Grèce disait :
"Saisi le moment opportun" Pittacos de Mitylène

Écrit par : Carole | 17 avril 2007

Nous sommes bien d'accord et c'est bien le première hypothèse qui est la bonne : Il est illusoire d'apprendre l'Histoire à un élève de collège, même brillant, en lui demandant de produire une réflexion argumentée à partir de documents, sans un enseignement "frontal" étayé sur de solides repères chronologiques.

Ecrit par : Robin | 17 avril 2007

Et je ne parle pas (enfin, si, en fait) des manuels de physique chimie, à base d'"expériences" et d'"activités" incompréhensibles, sans lien avec le cours, dans lesquels on cherche vainement le dit-cours et dont les exercices "de synthèse" sont rédigés avec les pieds.
Je viens de me taper le chapitre "transferts d'énergie" de 1ere, c'est à n'y rien comprendre (et je suis poli !).

Écrit par : yann | 17 avril 2007

Et que l'on ne vienne pas me dire que NS était au gouvernement ces 5 dernières années. Hormis son ministère, il avait les mains liées par Chirac et Villepin.

Et on a vu ce dont il était capable à son ministère... Merci Carole. Je crois que Dimanche je ne serai plus indécis dans l'isoloir. La farce a assez duré!

Écrit par : buntovchik | 17 avril 2007

Buntovchik,

Mais franchement, il a essayé de remettre de l'ordre.
Mais en France, on est tellement habitués au laxisme, dès que l'on veut être rigoureux, on se fait démolir.

Ex : les banlieues.
Je vous rappelle que le désordre en banlieue existe depuis les années 70/80. En 71 les premiers incidents ont eu lieu à Vaux en Velin et à la Courneuve. En 75 premières mises à sac de locaux scolaires, en 78 premiers rodéos, en 81 la presse montre pour la première fois des voitures qui brûlent au pied des tours.

Il serait également faux de penser que les banlieues sont le résultat d'une politique qui visait à parquer les immigrés dans des ghettos. C'est le résultat de mutations dans les années 70 et d'une gestion aveugle qui a conduit à des situations complétement ingérables.

Les banlieues ont été construites à partir de 1950 (après-guerre)pour loger des salariés, des employés, des cadres moyens et supérieurs.
Qui les a abandonnées ? Il faudrait peut-être relativiser.
Ce n'est surement pas N Sarkozy. En 71, il n'avait que 20 ans.

Les personnes qui vivent en banlieue ne sont pas plus pauvres qu'ailleurs, elles sont frustrées, de l'abandon de l'état qui a laissé une délinquance de deal et de violence s'approprier les lieux.

Rappelez-vous Dreux dans les années 80 (c'est là que Le Pen est né, accouché par Mitterand) pour contrer la droite.

Quel est le rôle premier de l'état ? Protéger ses administrés.
Quel est le rôle d'un ministre de l'intérieur ? Protéger les citoyens par le biais des lois de l'état.
Alors, diaboliser est facile, faire un retour à la naissance des violences est beaucoup plus difficile.
Et céder à la manipulation des bien-pensants qui ne vivent pas en banlieues est aisé. Malheureusement il n'y a pas d'impôt sur la pensée unique, on rembourserait la dette de l'état.

Écrit par : Carole | 17 avril 2007

Un des 7 sages de Grèce disait :
"Saisi le moment opportun" Pittacos de Mitylène

Ecrit par : Carole | 17 avril 2007

"ah! le "chronos kairos"


Rappelez-vous Dreux dans les années 80 (c'est là que Le Pen est né, accouché par Mitterand) pour contrer la droite.

Exact.

Écrit par : Robin | 17 avril 2007

Carole votez Sarko si vous en avez envie mais ne venez pas conseiller les indécis à le faire. Vous ne faites en tout cas que nous convaincre du contraire.
L'indécision qui touche de près de 25 % des électeurs est je crois respectable car elle montre qu'au moins ils réfléchissent avant de mettre un bulletin dans l'urne...Il y a au moins un quart des français qui ne votera pas aveuglément pour un parti mais qui votera pour l'homme ou la femme qui répondra à ses doutes...
ce que j'ai pu posté jusqu'à présent relevait souvent de la boutade...
à quelques jours des élections , en tant qu'indécise "imbécile" je pèse tout les pour et les contre...
Pour ma part , la logorrhée de Sarko dans son clip me fait vomir il est déjà irrémédiablement éliminé mais il en reste 11 pas 2 car même si la candidature de certains prête à sourire, ils ont le mérite de se démener eux aussi dans leur course mégalomane à l'Élysée alors leurs propositions entre aussi dans la balance.
On est en démocratie que diable! (bien que parfois j'ai l'impression qu'à ce niveau là j'ai du manquer un épisode).
la rigueur de Sarko c'est du fachisme alors permettez moi de n'en pas vouloir et libre à vous de penser autrement
décidément parfois je me demande si on tire vraiment les leçons de l'histoire...ce n'est qu'un perpétuel recommencement...

Écrit par : Patricia Mesnigé | 17 avril 2007

Rappelez-vous Dreux dans les années 80 (c'est là que Le Pen est né, accouché par Mitterrand) pour contrer la droite.

Exact.

Ecrit par : Robin | 17 avril 2007

Beaucoup de problèmes que nous connaissons actuellement (la dette, l'idée qu'on ne peut rien faire contre le chômage, le règne du pédagogisme, le divorce entre la politique et l'éthique, etc.) viennent de l'ère Mitterrand avec une accélération vertigineuse pendant le deuxième septennat.

Je n'ai jamais compris pourquoi les Français avaient revoté pour cet homme-là.

C'est vrai que ce vieux renard a sciemment favorisé le Pen pour contrer la droite modérée.

Ne parlons pas du mensonge érigé en art (sur sa santé, sa vie privée...) et de ses amitiés plus que douteuses (Bousquet en particulier)

Mais la statue du commandeur (un Dom Juan qui n'aurait pas pris trop de risques) est encore indéboulonnable et Ségolène ne manque jamais une occasion, en bonne vestale, d'y déposer une offrande.

Écrit par : Robin | 17 avril 2007

Voter Sarko simplement pour s'assurer la "liberté pédagogique" me paraît un peu simpliste. Le nain de Neuilly ne vise pas la qualité de l'enseignement, mais son économie : "travailler plus pour gagner plus", ça veut dire des heures sup distribuées au pro rata du budget, et encore seulement pour du soutien le soir (c'est à dire du pansage de jambe de bois) ; comme ces heures se feront après les cours, seuls les profs sans enfants iront au turbin (les plus jeunes et les moins expérimentés, qui courront après pour boucler la fin du mois en attendant une première inspection qui n'arrive jamais, comme l'avancement et l'augmentation de salaire qui vont avec...)

Écrit par : Rodrigue du gers (prof de lettres modernes) | 17 avril 2007

…et ce soutien du soir met au ban les zones rurales. J'enseigne dans une cité scolaire au fin fond du Gers : 13 lignes de bus récupèrent les gosses dès 17h30 pour les ramener dans leurs hameaux et villages ; pour eux, pas de soutien (les parents ne se taperont pas 20 ou 30 bornes en voiture pour venir les chercher à 19 ou 20h)... Et Xavier Darcos, aussi talentueux soit-il, ne donnera pas vie au rêve d'une "Agence de l'Instruction Publique" indépendante du pouvoir et des syndicats, garante de nouveaux programmes consistants.

Écrit par : Rodrigue du gers (prof de lettres modernes) | 17 avril 2007

Voici le questionnaire posé par le SNETAA (un des syndicats des enseignants en LP) aux candidats à la présidentielles:

1. Quels moyens doit-on engager pour mettre fin aux sorties du système scolaire sans qualification (budgétaires, structures pédagogiques …) ? Le Lycée Professionnel n’est-il pas l’outil adéquat ?
2. Aujourd’hui le Collège unique est-il le Collège pour tous ?
3. L’Orientation fin de Troisième garantit-elle l’égale dignité des trois voies (Générale, Technologique, Professionnelle) ?
4. Que proposez-vous pour maintenir l’offre destinée aux élèves des lycées professionnels, dans les formations dévalorisées, voire menacées de suppressions, mais porteuses d’emploi ?
5. Peut-il y avoir une Formation par Apprentissage avant l’acquisition d’une première formation diplômante dans le cadre d’une formation initiale et scolaire ?
6. Quelle répartition des rôles envisagez-vous entre l’État et les Régions dans la carte des formations ? et selon vous, la carte régionale des formations doit-elle se contenter de proposer des formations à débouchés uniquement régionaux ?

Écrit par : Pendariès | 17 avril 2007

7. Le statut de la fonction publique d’État permet aux enseignants de la formation professionnelle d’exercer en toute indépendance de pressions extérieures à l’École, pressions économiques, confessionnelles ou politiques. Ne faut-il pas maintenir ces garanties ?
8. La loi Fillon, 80% des élèves au niveau du Baccalauréat et 50% entrant à l’Université, ne doit-elle pas s’accompagner d’une réflexion sur la poursuite d’études post Bac. Professionnel ? Comment et avec quels personnels développer les structures permettant l’obtention de diplômes de niveau III ( BTS et DUT ou autre ? ) puis Licence Professionnelle (niveau II) ?
9. La formation professionnelle publique initiale doit-elle rester une mission de l’État ?
10. Comment envisagez-vous de relancer le dialogue social dans l’enseignement professionnel public, dialogue qui ne peut se contenter d’être une simple information. Ne doit-il pas tenir compte de la volonté exprimée par les personnels lors des élections professionnelles ?
11. Les lieux de formation professionnelle initiale et continue ne doivent-ils pas être différents ?
12. La formation tout au long de la vie ne risque-t-elle pas de se développer au détriment de la formation initiale en différant les moyens sur une deuxième chance seulement ?

Écrit par : Pendariès | 17 avril 2007

13. L’AIS, Adaptation Intégration Scolaire, (SEGPA des Collèges et EREA) représente une 1ère chance pour ses élèves. Compte tenu des difficultés rencontrées par ces publics, ne serait-il pas utile de les développer et de renforcer leur aspect professionnalisant ?
14. Le Baccalauréat Professionnel se prépare en deux ans après un BEP préparé en deux ans. Êtes-vous favorable au maintien de la filière en 4 ans ?
15. Êtes-vous favorable au développement des CAP 2 ans, en fonction des besoins réels de certains métiers et aussi parce qu’ils peuvent représenter un débouché approprié aux élèves de SEGPA (entre autres) ?
16. Salaires et Pensions : compte tenu de la perte du pouvoir d’achat des enseignants, n’est-il pas urgent de revaloriser leurs rémunérations et leurs pensions ? Ne faut-il pas remettre en cause la loi Fillon sur les retraites ?
17. Évaluation, promotion, perspective de carrière ne doivent-elles pas être transparentes, liées à des critères nationaux et dénuées de critères subjectifs ?
18. Le respect dû aux personnels de la communauté éducative est-il reconnu ?

Écrit par : Pendariès | 17 avril 2007

Et les réponses de candidats: tous n'ont pas encore répondu.

http://www.snetaa.org/actu07/doc2007/bove.pdf

Écrit par : Pendariès | 17 avril 2007

http://www.snetaa.org/actu07/doc2007/buffet.pdf

Écrit par : Pendariès | 17 avril 2007

http://www.snetaa.org/actu07/doc2007/laguiller.pdf

Écrit par : Pendariès | 17 avril 2007

http://www.snetaa.org/actu07/doc2007/royal.pdf

Écrit par : Pendariès | 17 avril 2007

http://www.snetaa.org/actu07/doc2007/royal.pdf

Écrit par : Pendariès | 17 avril 2007

http://www.snetaa.org/actu07/doc2007/sarkozy.pdf

Écrit par : Pendariès | 17 avril 2007

http://www.snetaa.org/actu07/doc2007/schivardi.pdf

Écrit par : Pendariès | 17 avril 2007

http://www.snetaa.org/actu07/doc2007/voynet.pdf

Écrit par : Pendariès | 17 avril 2007

J'écoutais Allègre sur RFI ce matin dans l'école des savoirs (en podcast). Il était venu faire la promo de ses trois derniers livres. Ses propos n'étaient pas dénués d'intéret mais là où j'ai tiqué, c'est à l'énoncé d'un principe qui je crois n'aurait pas réjoui Albert Jacquart : La nécessité de croissance. Selon lui, sans croissance, pas de salut.
Cela me semble, de nos jours, un principe qui doit être complètement repensé puisque tout le monde sait maintenant qu'il va falloir apprendre à vivre mieux avec moins de moyens.

Écrit par : Christine | 17 avril 2007

Le nain de Neuilly ne vise pas la qualité de l'enseignement,
Ecrit par : Rodrigue du gers (prof de lettres modernes) | 17 avril 2007

Quelle inélégance Monsieur L'enseignant, quel bel exemple, pour un prof de lettres, si vous en êtes un, je trouve votre vocabulaire bien peu travaillé, je comprends que le niveau de nos enfants baisse !!!
Nous sommes loin de la prose de Mr Brighelli , F Guichard, ou Jean. Mais ce doit être l'IUFM
Salut
Marie

Écrit par : marie (parent d'élève) | 17 avril 2007

Je ne pourrai pas voter pour Ségolène Royal. Pour sa réponse à la question 2. C'est affolant. Les expérimentations et obligations pédagogiques en LP vont donc être généralisées.
"Nous aurons pour principal objectif de faire acquérir par tous les élèves à la fin de leur scolarité obligatoire un socle de culture commune autour de compétences fondées sur la maîtrise des langages et des apprentissages fondamentaux, des outils modernes de la communications (TICE), sur l'aptitude à raisonner, à rechercher, classer et à hiérarchiser l'information , en s'appuyant sur des activités concrètes, notamment technologiques, et le travail en équipe."

Écrit par : Pendariès | 17 avril 2007

Relevez, classez. Les verbes clef des questions du BEP et du Bac. Comment mieux clôturer l'esprit des élèves? Il faut décloisonner qu'on nous chante aux IUFM. Ne faire que des techniciens du pas-grand chose les adolescents: des machines à souligner et mettre en ordre. Mettre en résonnance les thèmes, construire une véritable synthèse, faire dialoguer les idées, tout ceci n'existe pas en LP.
Les élèves ne savent pas comparer des cartes, des tableaux, des chiffres, des textes et leurs sens et signification. Mais on chante les TICE, tout devait passer par les TICES! c'est de la fumisterie: d'ailleurs il n'y a pas assez d'ordinateurs, et il y a des programmes pour apprendre l'orthographe (c'est tellement plus drôle, cool, fun et distrayant que la lecture un crayon à la main, la dictée...)

Écrit par : Pendariès | 17 avril 2007

"Le rôle de l'Etat sera de construire une architecture de programmes fondés en priorité sur une logique de compétences et plus seulement de contenus".

Comment ne pas hurler? Les compétences exigées pour mes élèves jusqu'au bac, c'est être capable de balancer deux ou trois arguments et leurs exemples dans un texte argumentatif (compétence d'écriture), savoir écrire une lettre de motivation, un cv (et encore, de façon tellement superficielle!). C'est écrire sur des sujets pointus en histoire ou géographie un paragraphe argumenté de 15 lignes (BEP) et une synthèse de 20 lignes (Bac) qui demanderaient de la finesse d'observation et l'emploi de connaissances pures (or ces deux exercices sont fondés sur les seuls classement et hiérachisation des réponses données aux questions de la première partie du devoir vouée à l'analyse des documents.)...

Le contenu, les savoirs, le PS s'en fiche! Mais qu'est-ce que c'est que cette Gauche???????

Écrit par : Pendariès | 17 avril 2007

Jean, je me moque un peu, beaucoup, de savoir si JPB réhabilite ou non l'affreux Allègre. A vrai dire j'ai lu la prose du dernier fil un peu vite, il est vrai, ayant beaucoup à faire. Et il est clair que s'il y avait de l'humour, j'ai dû le rater...Une chose est sûre, c'est que beaucoup ici l'ont réhabilité ( ça vous ne le nierez pas)alors qu' Allègre a dit en son temps les mêmes conneries que celles que Royal a dites dans son meeting à Angers. Et là tout le monde a crié au scandale.
On comprend aisément que les profs acceptent tout et n'importe quoi depuis tant d'années puisqu'ils se souviennent aussi peu de ce qu'ont fait leurs ministres successifs et contre lesquels comme des moutons, ils sont allés manifester pour mieux les encenser ou tout le moins les tolérer par la suite.
Quant à se réjouir de voir un con comme Allègre jouer les opportunistes alors qu'in fine, il pense la même chose que sa copine Royal, et que son cher camarade Jospin, si vous trouvez cela drôle, moi pas vraiment.

Écrit par : Thalie | 17 avril 2007

"des pédagogies doifférenciées alimentées par une recherche active seront mise en place": en force, donc, tous les centres de recherches sur la pédagogie!!!!! Vous en voulez des Inspecteurs/trices qui vont vous dire que vous avez tort, vous enseignants, parce que vous allez contre la science??? Hé bien, votez Ségolène... J'ai honte. Et surtout, je ne veux plus souffrir de mes crétines d'inspections qui sont autant de doigts de Dieu sur mon pauvre front (je les emm... à bac + 8)!

Écrit par : Pendariès | 17 avril 2007

Et le pompom: "Les expérimentations seront encouragées, en liaison avec la recherche pédagogique, pour trouver les pratiques et organisations les plus adaptées et les plus efficaces".

Adaptées et efficaces pour qui? selon quels critères??? Je peux vous assurer qu'en tant que professeur en LP (noire misère des savoirs, des ateliers, etc. que les LP assez souvent), je ne peux que repousser, avec la conviction la plus forte (nourrie par ce que je vis et vois), ce programme contre l'école, les enseignants épris de liberté, et les élèves. Une école de l'assistanat, avec un flingue sur la tempe, oui!

Écrit par : Pendariès | 17 avril 2007

LISEZ LES LIENS QUE JE TRANSMETS: CE SONT LES DIFFERENTS PROGRAMMES POUR L'ECOLE DE CANDIDATS! SI VOUS VOULEZ VOUS FAIRE UNE IDEE, ET AVOIR FROID DANS LE DOS!

Écrit par : Pendariès | 17 avril 2007

Pour moi qui ne suis pas communiste, ce que je lis de Marie-Georges Buffet me paraît le programme le plus équilibré (à quelques points près).

Écrit par : Pendariès | 17 avril 2007

"la rigueur de Sarko c'est du fachisme".

Patricia Mesnigé:
Visitez les fours crématoires à Auschwitz et vous verrez ce qu'est le fascisme.
Et si vous êtes sincère dans votre appréciation de ce candidat qui vous fait vomir, écrivez donc la phrase suivante :
"Moi, Patricia Mesnigé, affirme que si Nicolas Sarkozy est élu il gazera des millions de personnes en France et brûlera leurs cadavres".
J'attends , ô ma lucide combattante anti-fasciste.

Écrit par : Attila Smith | 17 avril 2007

Madame Ménisgé
Au lieu d'utiliser le mot comme "fachisme", qui fait froid dans le dos, quels sont vos arguments, j'imagine très forts, pour insulter une personne de fachiste.

J'espère Rodrigue (prof de lettres modernes) que vous enseignez autrement que vous écrivez et analysez.
Choix simpliste par rapport à la pédagogie.......
L'école n'est-elle pas un outil essentielle à la construction de chacun ? Sans école, pas de savoirs. Sans savoirs, pas de formation (soit-elle minimale). Sans formation, pas d'emploi.
Et après, plaintes concernant l'exploitation et l'assistanat.
Et après, critiques des élites.

Il faudrait savoir ce que l'on veut. Niveller par le bas afin qu'un peuple soit totalement soumis. Ou donner à chacun une perspective d'avenir.

Pas d'éducation, pas de recherche, pas de PME, pas d'industrie, pas de rentrées fiscales, pas d'avenir.
Et encore, ce raccourci est très simpliste.

PS : insulter une personne de nain de jardin est aussi discriminatoire que de ne pas accepter que son voisin soit d'une nationalité différente de la sienne.
La violence des mots et comme la violence physique, c'est la dernière arme à la réflexion.

Écrit par : Carole | 17 avril 2007

Pour Robin :

Le sujet d'histoire que vous citez consiste à mon avis à réciter le cours, il est exclu que les élèves fassent en 4eme une sorte de dissertation. Il s’agit d’un manuel où les auteurs font dans le pédagogiquement correct : la pédagogie officielle en hist-géo recommande la découverte des connaissances par les élèves!

Merci de votre réponse Lariba; je me rends compte que je ne me suis pas assez intéressé à ce qui se passe dans les autres matières. Ca été très intéressant de me mettre dans la peau d'un élève de 4ème (mon plus jeune fils en l'occurence)...façon de parler bien sûr.

Mais justement , les auteurs du manuel insistent sur le fait "qu'il ne s'agit pas de réciter tout ce qui s'est passé jusqu'à la fin de l'Empire !" (avec un point d'exclamation)..."Il faut insister sur quelques grands changements sans entrer dans les détails"....On leur demande donc bel et bien de faire une sorte de dissertation : "rédigez un paragraphe ARGUMENTE d'une vingtaine de lignes."

Je persiste à penser qu'à part un ou deux surdoués, il est impossible à un élève moyen ou même brillant de poser de lui-même une "hypothèse de recherche" en 4ème.

Les faits, comme disait Bachelard et comme le savent tous les vrais scientifiques, y compris les historiens sérieux "ne parlent pas d'eux-mêmes".

j'aurais été bien incapable, quant à moi, de traiter un sujet comme celui-là, et pourtant, je n'étais pas un trop mauvais élève. Oui, j'aurais récité le cours, mais quelle honte y a-t-il à cela ?

Et pourquoi leur demande-t-on l'impossible : construire leur propre savoir et parvenir aux mêmes conclusions à 14 ans que des gens qui ont passé leur vie entière à étudier une question (Soboul ou Furet pour ne parler que des deux plus grands) ?

Écrit par : Robin | 17 avril 2007

Attila Smith!
quel pseudo! Jo napot!
revoyez la définition du fascisme c'est une ukraino-hongroise ashkénaze qui vous le demande...et ne me prêtez pas des mots que je n'ai pas écrit!
bonne nuit

Écrit par : Patricia Mesnigé | 18 avril 2007

Carole vous êtes dyslexique, que vous ne sachiez point orthographier un nom propre sans l'écorcher? attention,Toto va bientôt vous conseiller L&L ...
Vous voulez des arguments, écoutez le et regardez le , analyser donc sa réthorique et n'oubliez pas d'ouvrir votre parapluie car vous risquez d'en recevoir à torrent. Dans son clip, son discours ne vous rappelle rien?
M à C lui va plus loin encore et vous ne réagissez pas , il suffit d'employer le bon mot, le mot qui fâche pour que les pro- Sarkos se sentent insultés...
Sachez que je n'ai pas peur d'assumer ce qui est loin d'être le cas de beaucoup ici, c'est tellement facile de s'exprimer sous couvert d'anonymat...
Je n'ai qu'une voix et je ne mettrai qu'un bulletin dans l'urne dimanche, à moins que les RG ne me tombent dessus

Écrit par : Patricia Mesnigé | 18 avril 2007

Toujours à Lariba et à ceux que ces problèmes intéressent sur l'enseignement de l'Histoire,

Il est évident également que la question telle qu'elle était posée supposait de connaître les deux écoles de pensée : Soboul/Lefèvre d'une part d'inspiration marxiste et la théorie dite "révisioniste" de François Furet (l'intégration du Directoire , du Consulat et même de l'Empire dans la logique de la Révolution)

" Ce choix de rééqulibrer l'analyse de la période révolutionnaire en y intégrant le Directoire n'est pas anodine. Furet prend à contresens les théories admises par les historiens marxistes. Pour ces derniers, Soboul et Lefebvre principalement, la Révolution Française est d'abord une expression des masses populaires, à l'exemple du mouvement jacobin soutenu par l'avant-garde des sans-culottes qui disparait après le 9 Thermidor.

A l'inverse, non sans susciter des polémiques dans le monde universitaire français, François Furet défend l'idée d'une révolution des élites qui aurait "dérapé" en 1793.

La confiscation violente du pouvoir par les masses durant la Terreur aurait perturbé le cours pacifique de la modernisation sociale menée "par le haut" à partir de 1789.

Et évidemment, si l'on suit cette logique La Révolution poursuivie (Furet) ou confisquée (Soboul/Lefèvre) par le Directoire, le Consulat et le Premier Empire.

On voit bien que les faits ne parlent pas d'eux-mêmes. Et je repose la question. Comment un élève de 4ème peut-il se forger lui-même ces deux clés d'accès possibles au sens des événements ?

le concept d'égalité (la vision marxiste) et le concept de modernisation (la vision libérale)

et finalement comprendre que la 1ère clé ne donne le sens des événements que jusqu'en 93 (et seulement en partie)

Écrit par : Robin | 18 avril 2007

toujours pour Carole et aussi pour Attila Smith qui s'offusque que j'utilise le qualificatif de fasciste je vous copie ici ce qu'écrivait un blogueur hier sur le fil "la faute à Rousseau":

Seulement me permettrez-vous, concernant Sarkonazi, une petite observation. C'est la première fois qu'un candidat ultra favori, je dis bien ultra-favori se présente sur des idées carrément nauséabondes, sorte de mixture septique faite de pétainisme, de lepénisme, et ayons le courage de le dire de nazisme édulcoré certes, mais de nazisme quand même . Autrement dit la victoire-certaine, malheureusement de NS (C'est marrant en allemand, ce sont les initiales de Nazional-Sozialistische Partei, mais passons) c'est celle de Le Pen par procuration.
Et c'est là que les choses sont infiniment pls graves que la plupart de l'opinion ne le dit. (...)
Ecrit par : montaigneàcheval | 16 avril 2007

Écrit par : Patricia Mesnigé | 18 avril 2007

errata : Lefebvre

Écrit par : Robin | 18 avril 2007

Patricia Mesnigé:
Jó éjszakát

Attila

Écrit par : Attila Smith | 18 avril 2007

Jaj de jó ! Érkeznek a magyarok !

Écrit par : Erzsébet | 18 avril 2007

Allez, encore une méchanceté gratuite, Madame Mesnigé, je ne suis pas dyslexique, pensez à ceux qui le sont et qui en souffrent.
J'ai simplement été obligée d'écrire de la main droite en étant droitière. De plus je tape sur un clavier QWERTY US, alors les inversions sont vites faites. Quant à la méthode lecture, Bosher. Vous voyez, je vous réponds sans agressivité, yo.

Vous, NON. Quels sont vos arguments personnels, pas ceux des autres, pour vous attaquer de la sorte à NS. Vous pourrez remarquer, que j'ai déformé votre nom par inadvertance, vous en ce qui concerne N Sarkozy, c'est devenu un réflexe nauséabond.

On peut ne pas être d'accord avec le projet d'un homme, mais de là à l'attaquer inlassablement sur sa personne. C'est de la persécution gratuite et sans fondement.

Écrit par : Carole | 18 avril 2007

Pour répondre à Robin à propos du sujet d'histoire géo, j'ai pu constater, en donnant des cours d'histoire à un élève de troisième pour le compte d'une célèbre officine (pas vraiment pour le mien), que les exigences du brevet des collèges sont effectivement démesurées. Elles le sont d'autant plus lorsqu'on les compare aux moyens pédagogiques mis en oeuvre pour atteindre les objectifs fixés. Ainsi, j'ai tiré de son manuel un dossier de documents qui était destiné à l'aider à répondre à la vaste question suivante: "Qu'est-ce que le totalitarisme", le tout dans un paragraphe argumenté de 20 lignes. Outre le fait, que la question relève plutôt des sciences politiques, même si le concept de totalitarisme est, et à juste titre, utilisé en histoire, il me semblait que la réponse, en 20 lignes, ne pourrait rester que très générale et très théorique. Comment, par exemple , en 20 lignes, aborder la comparaison du nazisme et du stalinisme? plus fondamentalement comment montrer les étapes successives de la mise en place des régimes totlitaires depuis la marche sur Rome de Mussolini jusqu'aux procès de Moscou en passant par l'installation et l'enracinement du régime nazi. Visiblement cette approche diachronique ne pouvait constituer une réponse à la question posée. Il s'agissait donc de présenter en termes très généraux les caractères des régimes totalitaires (culte de la personnalité et rôle du Parti unique, encadrement et embrigadement de la société, logique concentrationnaire), conformément à la définition d'Hannah Arendt qui relève d'ailleurs de la science politique plus que de l'histoire. Au-delà de cela, cet exercice, à la fois très ambitieux et très restreint, a pour conséquence de limiter au maximum l'apprentissage de connaissances solides au profit d'une appproche très conceptuelle, largement décontextualisée des réalités historiques. Pourquoi ne reviendrait on pas aux mini-dissertations qui étaient l'épreuve reine du brevet des collège lorsque je l'ai passé, il y a une dizaine d'années, et qui permettaient d'évaluer les connaissances acquises tout en initiant les collègiens à la dissertation?

Écrit par : abou djihad | 18 avril 2007

Plusieurs choses…
D'abord, apparemment, à quelques jours du premier tour, les nerfs de certains lâchent. Je préfère les données que nous transmet Pendariès aux polémiques un peu gratuites de certains. Des faits, que diable, pas des insultes !
D'autant que "fasciste" est un peu dévoyé de son sens. Et qu'au palmarès du pétainisme, en ce moment, je ne suis pas sûr qyue Sarkozy soit en tête.

Sur les programmes d'Histoire — et les autres : on a assisté, au cours de la décennie "pédagogiste" (1990-2000) à une surenchère insensée dans les programmes. Les ambitions ont tellement montées (qu'on ne s'y trompe pas : ce qui caractérise le pédagogisme, ce n'est pas du tout une baisse des ambitions, mais au contraire la mise en place d'objectifs inatteignables) que le résultat forcé est une baisse du niveau : quand on assigne à des collégiens des objectifs de thésards, on aboutit forcément à du n'importe quoi. Il en est de même en Français, où on a prétendu importer en collège et en Lycée professionnel des méthodes inspirées de la linguistique la plus formaliste.
Au passage, dans tous les cas, on supprimait le lien chronologique, au profit d'une synchronie bizarre, comme si un texte, un document, sortait du néant et était susceptible d'une lecture objective. Ça me paraît étrange, cette volonté de n'opérer que dans le temps présent — fasciste, en un mot… C'est l'esthétique de Big Brother : rien de ce qui a précédé n'existe réellement. Le résultat, c'est que nos élèves, dans un grand mouvement provoqué de narcissisme, ignorent qu'il s'est passé quelque chose avant leur naissance.

Retour au politique. Le PS envisage assez sereinement de travailler avec Bayrou. Il faudrait que l'on m'explique en quoi ce démocrate-chrétien est fondamentalement différent de Sarkozy. Et ce qui empêcherait cette même gauche de travailler avec l'UMP - avec qui Bayrou a constamment voté, jusqu'à ces derniers temps où il a commencé à s'inventer une image de dissident. Pourquoi une solution à l'allemande est-elle impossible en France ? Sarkozy serait-il plus de droite que Merkel ?
JPB

Écrit par : brighelli | 18 avril 2007

Merci à Pendariès. Travail très utile.

Écrit par : catmano | 18 avril 2007

Je vous adresse ce lien au sujet du 22 avril.
Ce n'est pas de moi, dommage -- mais je souscris totalement
http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=166

Écrit par : FGuichard | 18 avril 2007

Sur les programmes d'Histoire — et les autres : on a assisté, au cours de la décennie "pédagogiste" (1990-2000) à une surenchère insensée dans les programmes. Les ambitions ont tellement montées (qu'on ne s'y trompe pas : ce qui caractérise le pédagogisme, ce n'est pas du tout une baisse des ambitions, mais au contraire la mise en place d'objectifs inatteignables)

C'est bien ce que j'ai fini par comprendre.

Avez-vous vu l'émission hier d'ARTE sur Fidel Casto ?

Des gens qui pensent comme Castro, il y en a encore (souvenons-nous des visites enthousiastes de Mme. Mitterrand et du fringant Jack.

J'ai bien sûr pensé aux pédagogisme : "doubler en une année la production de sucre", comme objectif "inatteignable", on ne fait pas mieux (il a ruiné l'économie de l'île, ce qui a nécessité l'intervention humiliante des conseillers soviétiques pour redresser une situation castrophique).

Mais en France, en 2007, l'avenir demeure gros de menaces.Personne ne dit clairement ce qu'il en sera du pédagogisme, de leurs idées et de leur influence sur l'école.

Et peu de gens voient qu'ils s'expriment à longueurs de pages dans les manuels scolaires.

Écrit par : Robin | 18 avril 2007

"Au palmarès du pétainisme, en ce moment, je ne suis pas sûr que Sarkozy soit en tête."
C'est tout à fait évident!
Partout où il y a manipulation idéologique de la jeunesse, on n'est plus en démocratie. Or, le "pédagogisme" n'est rien d'autre qu'une manipulation idéologique de la jeunesse: Meirieu ne cherche pas à former des esprits libres, mais le citoyent idéal de la société idéale telle que lui, Meirieu, la conçoit. Ainsi, parmi les candidats, tous ceux qui, comme Royal, soumettent l'école aux diktats idéologiques des "pédagogistes", flirtent avec le pétainisme. Mais ceux qui, comme Bayrou, sont prêts à associer les "pédagogistes" à la réflexion sur l'école, ne sont pas nets non plus... Et puis Bayrou est membre de la Trilatérale, ce qui donne tout de même à réfléchir.

Thalie,
La satisfaction de voir un ancien ministre qui avait dit ou fait tant de bêtises a quelque chose qui réjouit l'âme. Mais, vous avez raison, cette résipiscence ne doit pas nous attendrir au point de nous faire oublier que l'individu reste dangereux. C'est quand même encore un socialiste!

Écrit par : Jean | 18 avril 2007

Merci pour le lien FGuichard.

Ben non ! Le reste, c’est-à-dire tout ce qui peut préparer une révolution telle que je la souhaite, communiste et libertaire, il faut le faire nous-mêmes. Tu t’attends pas à ce que les politiciens te donnent un coup de main, quand même ? Le seul rapport qu’on peut avoir avec ces gens-là c’est le coup de pieds au cul qu’on peut mettre à celui-ci.

Le "camarade" nous réexplique donc le principe de Condorcet et l'applique aux élections françaises, comme Pedro Cordoba, l'élégance en moins...

Mais (si j'ai bien compris) voter Bayrou, c'est "préparer une Révolution communiste et libertaire" (libertaire au début, puis de moins en moins " libertaire"), je vais peut-être y regarder à deux fois avant de voter pour Bayrou.

Je pense que l'auteur de cette intéressante "méditation matérialiste" a dû soigneusement éviter de regarder l'émission d'ARTE sur Fidel Castro.

Sans doute a-t-il dû, lui aussi, "construire" l'Histoire du totalitarisme dans un manuel des éditions Belin.

Écrit par : Robin | 18 avril 2007

...A moins que certains "bayroutistes" ne soient en train de noyauter l'extrême-gauche.

Écrit par : Robin | 18 avril 2007

"Sur les programmes d'Histoire — et les autres : on a assisté, au cours de la décennie "pédagogiste" (1990-2000) à une surenchère insensée dans les programmes. Les ambitions ont tellement montées (qu'on ne s'y trompe pas : ce qui caractérise le pédagogisme, ce n'est pas du tout une baisse des ambitions, mais au contraire la mise en place d'objectifs inatteignables)" Robin


Je suis entièrement d'accord. Il y a là une logique "stalinienne" qui aboutit à la conséquence suivante:

Si les objectifs ne sont pas atteint cela ne peut s'expliquer que par le sabotage. Au mieux, on rééduque les saboteurs , au pire, on les liquide.


La "logique bureaucratique" privilègie le qualitatif sur le qualitatif. Depuis les années soixante du XXème siècle, cette logique n'a fait que s'accentuer.


Il faut rappeler inlassablement trois maximes:

1) "La politique, ce n'est pas l'art du souhaitable, c'est l'art du possible"

2)'"En matière de pédagogie , mieux vaut être conservateur éclairé que rénovateur à foucade"

3)"Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, l'essentiel est qu'il attrape les souris"


J'y ajouterais volontiers celle d'un collègue, vieil Inspecteur primaire , aujourd'hui décédé:

"Il y a deux sortes de pédagogie: la primaire et la mauvaise."




Les Amis de l’ABC
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/

Écrit par : Henri Grégoire | 18 avril 2007

Le premier tour de l'élection présidentielle parasite, à l'évidence ce fil de discussion.


Or, la logique de cette élection depuis 1962 est

"Au premier tour, on choisit, au second , on élimine"


Toute tentative de sortir de cette logique, au nom du "séisme du 21 avril 2005, est vouée à l'irrationnel car les résultats d'une élection sont l'agrégation de décisions individuelles et non de décisions collectives. C'est la logique de la République!


Toutes décision individuelle qui se voudrait tactique est donc de facto irrationnelle.

Si l'on veut élaborer un "arbre des choix", on peut se poser les deux questions suivantes:

1)Droite ou gauche?

En effet, si le clivage droite/ gauche est actuellement brouillé, il n'en garde pas moins toute sa pertinence (Postulat par définition indémontrable)


Gauche et droite en politiquehttp://fr.wikipedia.org/wiki/Gauche_et_droite_en_politique


2) Le vote du 29 avril 2005?

Dans les deux camps, le référendum du 29 mai 2005 à mis en évidence deux clivages:

-À droite souverainisme / "Européisme"

-À gauche:: social-libéralisme/ anti-libéralisme


Cet "Arbre des choix" permet un choix individuel rationnel.

Écrit par : Henri Grégoire | 18 avril 2007

Hep! Messieurs, s'il vous plaît! "Les ambitions ont tellement monté"!

Écrit par : Jean | 18 avril 2007

Bijour les fousd'rhum,

Je suis allé chez mon 'dentiste' hier soir, il était en train d'engueuler son gamin (5ème) qui n'assure plus à l'école, joue à la nitendo, et risque de redoubler cette année. Je lui demande si le gamin sait lire, il me répond que oui, sans aucun problème...
Du coup, comme je suis un gars super lourd, je demande au gamin de me lire qq lignes, il lisait plutôt bien, mais un peu trop vite (comprend qui 'veut'), il m'a :
1) remplacé un 'en' par un 'par'
2) oublié un 't' dans un nom propre (à suer genre 'industiltrix' )
3) oublié 2 mots 'ne peut'

C'est pas grand chose, mais il a lu que qq lignes, si tu multiplies..., tu arrives à qq chose d'aberrant sur un texte complet, et derrière pour le sens, c'est 'coton'...
De plus pour l'orthographe, louper des lettres, signifie que tu ne sauras pas écrire 'correctement' (enfin c'est super risqué... if u c what i mean..)

Après l'avoir sermoné un peu, le gamin retournait à sa nitendo, comme hypnotisé, il avait un cahier/livre/machin genre 'jouer et réviser' un 'truc' ludique et abscon à souhait (genre les jeux dans mickey), je pense que c'est bien à petite dose, mais là c'était tout le bouquin.
'Trop de ludique nuit au ludique' :)

@+

Écrit par : toto | 18 avril 2007

Toto a écrit:

Du coup, comme je suis un gars super lourd, je demande au gamin de me lire qq lignes, il lisait plutôt bien, mais un peu trop vite (comprend qui 'veut'), il m'a :
1) remplacé un 'en' par un 'par'
2) oublié un 't' dans un nom propre (à suer genre 'industiltrix')
3) oublié 2 mots 'ne peut'



Il y a aussi ce genre d'exemplaire, en série, dans des classes de seconde. Certains ont fini par capter que g+a=ga, comme "gamin", à la différence de g+e qui donne un autre son.


Mein got!

Écrit par : Ordrade | 18 avril 2007

Mais enfin, Ordrade, pourquoi vous alarmez-vous?
Vos élèves de seconde ont certes quelques lacunes, mais "ils n'ont pas fini leurs études", comme le faisait remarquer fort justement Madame Weiland au temps où elle était doyenne du groupe des Lettres de l'Inspectiion générale.
Tout de même, quatre années d'études supérieures pour apprendre à faire une phrase correcte, cela devrait suffire, non?
Ces pleurnicheurs nostalgiques, c'est d'un pénible!

Écrit par : Jean | 18 avril 2007

Les Amis de l’ABC
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip

Ecrit par : Henri Grégoire | 18 avril 2007

On peut lireen particulier sur ce site un excellent article de J. Muglioni : "La Gauche et l'Ecole".

Écrit par : Robin | 18 avril 2007

Il y a aussi ce genre d'exemplaire, en série, dans des classes de seconde. Certains ont fini par capter que g+a=ga, comme "gamin", à la différence de g+e qui donne un autre son.


Mein got!

Ecrit par : Ordrade | 18 avril 2007

Ordrade

Il faut faire de la "pédagogie différenciée" en groupe autogéré avec les "exemplaires en série" pour leur faire reconstruire leur savoir,

Pendant ce temps, vous travaillez le " schéma actanciel " de La Princesse de Clèves avec les deux élèves qui ont "maîtrisé les prérequis"..

Avec un peu d'espoir et les encouragements de Monsieur Philippe Meirieu, le grand spécialiste de la "gestion de l'hétérogénéité", Ils y parviendront bien avant que l'héroïne n'ait décidé de renoncer définitivement au monde (couvent, pourquoi que ça s'écrit pas comme ça se prononce ?).

Ce qui vous permettra de voir au moins la "situation finale" avec l'ensemble du groupe classe (en deux lignes).

Ah ! Ces jeunes, il faut tout leur expliquer !

Écrit par : Robin | 18 avril 2007

"La princesse tentera d'apaiser sa douleur en s'exilant dans les Pyrénées. Elle mourra quelques années plus tard en succombant à une maladie de langueur."

Ah! Pardon, elle ne va pas dans un couvent. Ca fait déjà un problème de moins.

M'sieur, c'est quoi une "maladie de langueur" ?

Écrit par : Robin | 18 avril 2007

M'sieur, M'sieur, moi j'sais ce ke c'est une maladie de langueur.

Dabord, ya une faute, parceque longueur sa s'écrit avec un O, M'sieur.

Et une maladie de longueur, c'est quand on est nain, M'sieur.
La princesse, elle est morte parceque elle sê ratatiné M'sieur.

Écrit par : Un hussard | 18 avril 2007

Formidable texte de Pedro Cordoba, à lire toutes affaires cessantes, sur le site www.lesamisdelabc.levillage.org/spip!
C'est une réponse de notre collègue à l'ancien directeur de la conférence des directeurs d'IUFM , la tristement célèbre CDIUFM (sans doute Bouvier).

Pedro Cordoba explique entre autres que dans les écrits de Meirieu il n'a trouvé qu'un "tissu d'âneries". Oh, que cela est bien dit! C'est tellement vrai! Chaque fois que Meirieu prend la plume ou la parole, c'est pour étaler une suffisance niaise. Ce qui manque à Meirieu, c'est l'intelligence! C'est fâcheux pour quelqu'un qui aurait bien voulu être un maître à penser et qui n'en a eu que l'illusion.
Pedro Cordoba demande aussi "la mise hors-la-loi des IUFM".

Bref, un texte à diffuser le plus largement possible et à envoyer aux députés. Pas à ceux de gauche, évidemment, ce serait un timbre perdu!

Écrit par : Jean | 18 avril 2007

Pour Carole

"J'espère Rodrigue (prof de lettres modernes) que vous enseignez autrement que vous écrivez et analysez.
Choix simpliste par rapport à la pédagogie.......
L'école n'est-elle pas un outil essentielle (SIC) à la construction de chacun ?""

Où ai-je critiqué l'école comme "outil essentiel à la construction de chacun" ??? Je dis simplement que le soutien n'est pas une solution viable si elle est la seule et si elle ne doit concerner qu'une partie des établissements ; par ailleurs, elle ne me paraît pas honnête et me semble dissimuler une volonté d'économie de moyens plus qu'autre chose...

Quant à ma syntaxe, mille pardons, elle VISAIT A opposer "qualité de l'enseignement" et "économie de l'enseignement"...

Écrit par : Rodrigue | 18 avril 2007

"Il y a aussi ce genre d'exemplaire, en série, dans des classes de seconde. Certains ont fini par capter que g+a=ga, comme "gamin", à la différence de g+e qui donne un autre son."

Avec un simple 'reformatage' (Léo&Léa 18€ édition belin 'po chir') tout ceci n'y paraîtrait plus ...
Ils attendent quoi ?
Il faudrait remplacer les sirènes du 1er mercredi du mois par un message enregistré ...
"L&L corrige les petits soucis dû aux mauvaises méthodes "
(préconisées par Mérieu Frakk Charmeuse l2d2 foo foi fon cheval chien chat prout vitevite mal fait)

Écrit par : toto | 18 avril 2007

Merci Jean-Paul de rappeler souvent aux lecteurs de ton blog que SLECC n’est pas la seule tentative instructionniste pour améliorer l’enseignement primaire en France.

Mais c’est me faire trop d’honneur que de m’assimiler tout seul à “La 3e voie…”. En effet, Françoise, ma femme, a apporté et continue d’apporter une contribution essentielle à nos travaux (voir les textes publiés sur la page “La 3e voie…”) et entretient des liens étroits avec nos amis américains, grâce à la maîtrise qu’elle a de leur langue. Par ailleurs, chaque mois, de nouveaux instituteurs ou professeurs des écoles se rallient à notre projet, adoptent notre charte pédagogique, participent à nos chantiers, explorent les techniques de pédagogie explicite et les expérimentent dans leurs classes.

“La 3e voie…” n’a pas un an d’existence, mais nous avons déjà bien progressé, même s’il reste beaucoup de choses à faire. Le but n’est pas d’aller vite, mais de construire solidement une alternative crédible, moderne, facile à mettre en œuvre dans les classes, y compris pour les collègues novices. Nous voulons être des instituteurs pragmatiques et efficaces. Le constructivisme pédagogique remonte aux années 70 en France (et même encore plus loin pour certains courants de pédagogie dite “active”). Ce sont des techniques d’enseignement toujours inefficaces, souvent nuisibles et aujourd’hui complètement obsolètes. Il est grand temps de faire entrer le socioconstructivisme dans l’Histoire de la pédagogie, et si possible dans ses poubelles. Le gâchis a en effet assez duré…

Écrit par : Bernard Appy | 18 avril 2007

Pour Marie (parent d'élève)

"Le nain de Neuilly ne vise pas la qualité de l'enseignement
Ecrit par : Rodrigue

Quelle inélégance Monsieur L'enseignant, quel bel exemple, pour un prof de lettres, si vous en êtes un, je trouve votre vocabulaire bien peu travaillé, je comprends que le niveau de nos enfants baisse !!!
Nous sommes loin de la prose de Mr Brighelli , F Guichard, ou Jean. Mais ce doit être l'IUFM
Salut
Marie""

Merci pour ces petites phrases délicates...
mais votre maniement acide de l'ironie me paraît bien excessif pour un simple écart de prose (numérique de surcroît).
Désolé d'avoir écorné le bon goût politique (peut-être faites-vous partie des nouveaux "sarkolâtres"?), même si "le candidat UMP" n'est pas toujours épargné par ici (et le néologisme "Sarkonazy" de Montaigneàcheval est, j'avoue, plus attrayant). Mais l'eugénisme, la petite phrase sur la solution finale et, pour finir, la pose devant la croix de Lorraine... tout ça vaut bien une périphrase un peu lourdingue.

Écrit par : Rodrigue | 18 avril 2007

"La princesse tentera d'apaiser sa douleur en s'exilant dans les Pyrénées. Elle mourra quelques années plus tard en succombant à une maladie de langueur."


Vous pouvez aussi leur faire imaginer une autre fin. Ce n'est pas le peine de corriger la syntaxe et l'orthographe, l'important c'est de les faire écrire et de ne pas emprisonner leur imagination dans les filets d'un "savoir mort". Ca pourrait donner par exemple :

Alors la princesse, elle parta dans les pirénés et la elle rencontrit le duc de Bairou, joyeu companion du bon roi Henri 4. Il l'a fesa monté sur son tracteur et elle a guéri de sa maladi de longeur. Fin

Écrit par : Robin | 18 avril 2007

Robin,

Etes-vous sûr de ne pas brider leur créativité en leur faisant employer le passé simple ? Ne pensez-vous pas qu'ils exprimeraient mieux avec d'autres temps la quintessence de leur moi profond ?

Écrit par : Japhet | 18 avril 2007

Japhet

De manière générale, le z'aprennant adorrrrrre le passé simple qui est "trop top", "ça le fait délirer grave". Il convient simplement de ne pas brider son élan créateur par l'exigence de contraintes orthographique et syntaxiques réactionnaires voire, n'ayons pas peur des mots, fascistes !

Écrit par : Un hussard | 18 avril 2007

Je metta tous mes textes au passé simple et les élèves prena ça bien. Ils mettèrent leurs réponses aussi au passé saintple. Depuis les prograis se fesa éthonants, ces praticque inoventes me permettèrent de changer vythe des chelons et dhêtre anfin apraicié de ma yéaraschye.
Je ne comprena pas : les paran restirent blokés dans leures praijujés.
Dos mage ! Quel bele avanture !

Écrit par : Lariba | 18 avril 2007

Bonjour tout le monde. Ce matin, mes collègues et moi-même avons œuvré pour la solidarité nationale. Nous nous sommes donc réunies afin de « travailler sur le projet d’école » et de récupérer par la même occasion le lundi de Pentecôte, chômé pour les élèves mais pas pour les fonctionnaires.
Nous avons rapidement expédié les affaires courantes, le café, les petits soucis causés par le personnel communal (45 grosses minutes, quand même...) et les deux, trois p’tites remarques de notre IEN concernant notre projet d’école 2006-2009 : B2I (à mettre en place d’urgence !), lecture de dix œuvres de la littérature de jeunesse au cycle 3 (ma collègue est trop honnête, nous le lui avons dit), mise en place du carnet d’expériences suivant l’enfant de la PS au CM2, dispositif n° machin de remédiation aux difficultés d’orthographe lexicale des CE2 d’il y a deux ans (ces « sales petits monstres » avaient réussi l’exploit de presque tous mal orthographier « toujours », ce qui nous avait valu d’être sous la moyenne départementale pour UN item de « connaissance de la langue » et, comme nous nous étions pris dans les dents après la rédaction du projet d’école précédent une remarque désobligeante nous reprochant ne pas assez tenir compte des résultats aux Evaluations Nationales, j’avais décidé de mon plein gré de pousser le bouchon jusqu’au bout en pointant les quelques rares items où les résultats étaient un peu faiblards et de concocter des dispositifs de remédiation « hyper chiadés » visant à corriger ces faiblesses impardonnables...). Il faut d’ailleurs que je rédige en quelques lignes un avenant au projet d’école pour avoir trace de cette discussion passionnante et ô combien enrichissante. Je ferai ça après...
Ensuite (il était 10 h 30), mes collègues de cycle I sont allées étudier un truc dans leur coin, et nous nous sommes attelées (il est bon, là, le « ées » ?), ma collègue de CE2-CM1-CM2 et moi-même, à la lecture des nouveaux programmes (tout frais imprimés - aux frais de la mairie et de la directrice d’ailleurs - 159 pages en deux soirs, je suis fière de moi...) et tout particulièrement à la partie « grammaire » de ceux-ci.
N’oubliant pas la mission que m’a confiée Perceval avant son départ en vacances, voici donc mes commentaires :

A) Le cycle 2 :
• Le verbe : repérer le verbe ; noter les marques du pluriel, en attirant l’attention sur les marques muettes (-nt) ; distinguer passé/présent/futur ; apprendre à conjuguer les verbes du 1° groupe, être, avoir et aller au présent, au passé composé, à l’imparfait et au futur de l’indicatif.

Et voilà, le programme s’alourdit par rapport à celui de 1969, ce sera la première fois que j’enseignerai l’imparfait de l’indicatif à des élèves de 7 ans, ce sera sans doute intéressant et utile pour les trois personnes du singulier et pour la troisième personne du pluriel, les élèves ayant tendance à beaucoup utiliser ce temps dans leurs expressions écrites ; en revanche, cela me semble difficile pour la première et la deuxième personne du pluriel, peu employées à l’oral et du coup très mal connues des enfants.
Le passé composé, très usuel à l’oral, ne pose jamais de problème lorsque l’auxiliaire est le verbe avoir, mais je souhaiterais vraiment que quelqu’un me propose une méthode qui me permettra enfin de faire comprendre à Léa ou à Théo que si elle doit écrire « je suis allée », lui doit écrire « je suis allé » mais que l’un comme l’autre doit écrire « je suis allée » s’il fait parler une fille et « je suis allé » s’il fait parler un garçon et que lorsque l’on parle à plusieurs garçons, ou à des filles et des garçons, on écrit « vous êtes allés » alors que l’on écrira « vous êtes allées » si l’on parle à des filles, « vous êtes allé » si Cendrillon parle au Prince et « vous êtes allée » si elle parle à sa marraine la fée ou à la méchante marâtre... Encore un « objectif inatteignable » ?
Les programmes ne disent pas si, parmi les verbes du 1° groupe, il faut glisser subrepticement « manger », « lancer », « jeter », « appeler », mais, voyant que l’on suggère à Ordrade de faire de la pédagogie différenciée en seconde pour ga, go, gu et ge, gi, je vais éviter de multiplier inutilement les challenges et, au besoin, je rédigerai un joli « dispositif de remédiation » que j’intégrerai au projet d’école 2009/2012 (ils ne l’ont toujours pas supprimé ce foutu projet d’école ! Il va falloir que je me coltine ce truc jusqu’à la retraire, hélas !).

• Le nom : identification, variations en nombre, marques du pluriel (s, x, al/aux), passage automatisé singulier/ pluriel pour les noms.
Ça va. Tout à fait faisable. Ils auraient pu sans problème rajouter l’adjectif qualificatif et les déterminants (articles, adjectifs possessifs et démonstratifs). J’ai testé l’an dernier, ça passe bien.

• La phrase : le groupe sujet (nominal et pronominal) et le verbe dans une phrase simple. Le pronom personnel sujet.
Ça va aussi, ça serait plus simple si l’élève reconnaissait les déterminants et les adjectifs qualificatifs, cela lui permettrait de repérer le groupe nominal (ils ont de la peine : il n’y a pas si longtemps qu’ils lisaient encore mot à mot, comme disait ma grand-mère « Rome ne s’est pas faite en un jour. »).

• La ponctuation : le point, la majuscule ; le point d’interrogation ; la virgule ; les éléments marquants du dialogue ou de la citation (tirets, guillemets, parenthèses).
J’ai un petit doute sur les « éléments marquants du dialogue » ; les repérer dans un texte, d’accord, les GS y arrivent, mais les utiliser soi-même, lors d’une « rédaction », là, c’est beaucoup moins facile. Avec un peu de chance, et de bons éléments, on arrive parfois à avoir [ : « ] au début du dialogue, mais c’est vraiment le bout du monde, ou alors, je ne sais pas m’y prendre... Peut-être avec quelques réécritures y arrive-t-on, mais alors qu’est-ce que c’est chronophage ces réécritures et qu’est-ce que les gosses trouvent ça fastidieux et dévalorisant ! Si quelqu’un y arrive, dans la joie et la bonne humeur, il faut qu’il m’explique, j’ai vraiment besoin d’un dispositif de remédiation.

B) Le cycle 3 :
• Le verbe : identification du verbe conjugué, temps, modes, personne, nombre (hors constructions impersonnelles et formes rares), son sujet ;

• le groupe verbal : les compléments du verbe (verbes à un complément, à plusieurs compléments [là, il faut qu’une personne-ressource nous explique, nous n’avons pas compris, c’est quoi, les verbes à plusieurs compléments ?], le COD, le COI) ; changement de sens du verbe selon sa construction [là, ils nous donnent un exemple : « jouer, jouer de, jouer à » et nous, nous vous demandons : c’est vraiment important ça ? C’est de la grammaire ou plutôt du vocabulaire ?] ;

• conjugaison : verbes du 1° et du 2° groupe, verbes irréguliers fréquents : aller, faire, pouvoir, prendre, venir, voir aux temps et modes suivants :
- Indicatif : présent, imparfait, futur simple, passé composé, passé simple
- Infinitif présent
- Impératif présent.
(révision des verbes étudiés au cycle 2).

Alors là, je n’eus qu’un cri : « Ah bah voilà, j’ai un an pour apprendre quatre verbes et quatre temps à des petits bonshommes de sept ans et tu en as trois pour rajouter six verbes et deux temps (et mode, OK) ! à des grands dadais de huit, neuf, dix ou onze ans ! »
Bon, après nous avons bossé sérieusement, nous sommes allées chercher le vieux Genouvrier Gruwez (1987) dans le placard, nous avons commencé à étudier le Dumas (Hachette 1931) et nous avons ébauché une progression de conjugaison un peu plus ambitieuse pour les CE2, CM1 et CM2, il était 12 h 10, notre solidarité avec les personnes âgées ayant des limites, nous sommes allées manger. La semaine prochaine, nous remettons cela et, la conscience en paix, je rédigerai mes commentaires sur les derniers points du programme de grammaire pour les élèves du cycle des approfondissements.

Écrit par : catmano | 18 avril 2007

"Alors là, je n’eus qu’un cri : « Ah bah voilà, j’ai un an pour apprendre quatre verbes et quatre temps à des petits bonshommes de sept ans et tu en as trois pour rajouter six verbes et deux temps (et mode, OK) ! à des grands dadais de huit, neuf, dix ou onze ans ! »"

Chez Berthoux c'est uniquement les verbes du premier groupe + être et avoir et les principales règles de grammaire, pour le CE1. C'est déjà bien, mais on peut faire plus si affinité ;)

Perso j'attends la grammaire L&L ce1 avec impatience, elle a l'air trop super bien faite.

http://www.leolea.org/les_tresors.htm
http://www.leolea.org/les_tresors.pdf

Écrit par : toto | 18 avril 2007

Je l'ai commandée, moi aussi. Et j'espère que le recueil de textes qui doit la suivre sera bien vite sous presse.
Mais, les "Programmes", ce sont les "Programmes", je suis fonctionnaire, moi. Le papa, il fait comme il veut avec son petit garçon, le fonctionnaire, il fait comme on lui dit (même s'il adapte un peu, parfois)...

Écrit par : catmano | 18 avril 2007

Cuba :pays à deux vitesses.

Cuba tourisme...... le luxe autorisé, sinon les devises ne rentrent pas.
Cuba misère : Despensa (panier de la ménagère) avec 1l d'huile par mois pour une famille, ration de riz et de haricots, pas de magasins (hangars).....

Belle référence Castro , le rêve...... et l'horreur.

Écrit par : Carole | 18 avril 2007

Un nouvo collègue, de nassionalitai étrenjère mais ayant passer son anfanse et son addolessance en Suisse francofone, ai venu travayé chez nous 20 ans après avoir quiter la Suisse.
Il nous a confié son étoneman deven le nombre de fôtes qu'il li dans les maissajes et les couriais qu'il ressoi.

Sommes nous tombés si bas ?

Écrit par : Japhet | 18 avril 2007

"le fonctionnaire, il fait comme on lui dit "

Uniquement pendant l'inspection ... Et encore ... ;)

Écrit par : toto | 18 avril 2007

Bonjour,


J'ai mis en ligne, sans les notes de bas de page, l'excellente analyse de Jean-Pierre Terrail "La syllabique est-elle réactionnaire ?" signalée par Françoise Guichard.



http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/


Je continue mon travail de "bénédictin"...

Écrit par : Henri Grégoire | 18 avril 2007

Pour l'étude de la langue, les ouvrages cités sont fort intéressants, mais je trouve que la grammaire française Grammont et Hamon de 1956 est carrément fabuleuse. Et le premier livre est idéal pour les CP/CE1 ; il passe comme une lettre à la poste. Seul défaut : il est parfois difficile de mettre les zapprenants à la porte quand sonne l'heure de la petite pause café/cigarette.

A signaler également, même s'il date un peu, le Maquet Flot Roy de 1922 pour le cours préparatoire, qui propose notamment d'excellents petits textes pour la copie... et de superbes petites vignettes pour les coloriages fins.

Écrit par : Un hussard | 18 avril 2007

Cuba :pays à deux vitesses.

Cuba tourisme...... le luxe autorisé, sinon les devises ne rentrent pas.
Cuba misère : Despensa (panier de la ménagère) avec 1l d'huile par mois pour une famille, ration de riz et de haricots, pas de magasins (hangars).....

Belle référence Castro , le rêve...... et l'horreur.

Ecrit par : Carole | 18 avril 2007

L'armée dirigée par le frangin du vieux singe... (il l'appelle "papa") s'est reconvertie dans l'encadrement des touristes qui ne s'en rendent même pas compte. Visitez Cuba et bronzez idiots à côté des geôles, les troupiers s'occupent de tout.

"Encore un verre de punch, camarade Jack ?
- Oui, merci camarade Ruiz !"

Écrit par : Robin | 18 avril 2007

Je continue mon travail de "bénédictin"...

Ecrit par : Henri Grégoire | 18 avril 2007

Courage, frère Henri !

Écrit par : Robin | 18 avril 2007

Il convient simplement de ne pas brider son élan créateur par l'exigence de contraintes orthographique et syntaxiques réactionnaires voire, n'ayons pas peur des mots, fascistes !

"La langue est fasciste" (Roland Barthes au collège de France) : tu parles !
"Le passé simple ne sert à rien" (Jack Lang) : et lui, il ne s'est jamais demandé à quoi il servait ?

Écrit par : Robin | 18 avril 2007

"Le problème de Claude Allègre, c'est qu'il n'était pas du tout à sa place comme ministre de l'Education.
Il le sait, d'ailleurs".
écrit Jean
Mais c'est exactement ce qu'il dit dans son dernier livre. Il voulait s'occuper de ce qu'il connait : la recherche, l'université, dans un état tout aussi calamiteux que le reste de l'enseignement public mais Jospin s'était deja fait tordre le bras pour prendre Royal et voulait bien lui donner un strapontin... mais fallait quand même pas pousser l'inconscience plus loin! Du coup Allègre a dû avaler la pilule, et il l'a fait jusqu'`a un certain point seulement, celui auquel son copain Lionel l'a courageusement lâché!

Allègre avait un à-priori plutôt positif pour Ségolène: Elle était énarque écrit-il, et il en avait déduit qu'elle devait savoir gérer un département ministériel.....à preuve: Elle ne s'était pas trop mal sortie du tri des déchets à l'Environnement.

Le pauvre naïf ne savait donc pas encore qu'un énarque n'est capable de gérer qu'une seule chose: sa CARRIERE.

à propos de Cuba: Personne en France ( ni ailleurs) ne boycotte ce pays pour une raison qui me semble encore bien pire que la dicature policière,( présente dans tant d'autres pays qu'on n'irait plus nulle part ou il fait chaud l'hiver...), c'est la fonctionnarisation de la prostitution des petites filles. (voir les livres de l' écrivain, exilée cubaine, Zoe Valdès)
Plus abject que cela c'est difficile, mais chez nous c'est l'OMERTÀ.Alors les grandes envolées lyriques de nos droitdelhommistes et autres activistes tiers-mondistes, quand on a la lacheté de se taire là-dessus, moi ça me fait gerber.

Écrit par : Cadichon | 18 avril 2007

à propos de Cuba: Personne en France ( ni ailleurs) ne boycotte ce pays pour une raison qui me semble encore bien pire que la dicature policière,( présente dans tant d'autres pays qu'on n'irait plus nulle part ou il fait chaud l'hiver...), c'est la fonctionnarisation de la prostitution des petites filles. (voir les livres de l' écrivain, exilée cubaine, Zoe Valdès)


Quand Kroutchev a déclaré forfait dans le bras-de-fer avec Kennedy en 62, au moment de la crise des missiles, Castro l'a traité de bâtard et de fils de p...avant d'aller se terrer on ne sait où pendant quinze jours. Ca ne l'aurait pas gêné de la déclencher la Troisième Guerre mondiale. Il était vraiment déçu le cher homme.

Ca m'a marqué, comme tous les gens qui avaient dépassé l'âge de raison à ce moment-là.

Et dire qu'il va y avoir des gens pour verser leur larme quand cette crapule va rendre son âme au diable.

Écrit par : Robin | 18 avril 2007

Huber Matos, 88 ans. Ancien compagnon d'armes de Fidel et du Che, il continue, de son exil à Miami, à vomir l'homme qui lui a fait payer son opposition de vingt ans de prison.

Castro-entérite

Par Jean-Hébert ARMENGAUD
QUOTIDIEN : vendredi 15 décembre 2006

Difficile de l'imaginer en barbudo vêtu d'un treillis. Il est menu, comme un fétu prêt à être balayé par la moindre dépression tropicale qui passerait sur Miami. Mais, à l'intérieur, il résisterait à tous les cyclones. Aussi dur que sa conviction, son obsession de toute une vie : «Fidel Castro a trahi.»

Huber Matos a accumulé quatre-vingt-huit printemps de convictions et sa fragilité physique ressemble à celle de la corde d'un arc tendu. La flèche a toujours le même objectif : Castro, le traître à la révolution de 1959, devenue «une putain», écrit-il dans ses mémoires. Il l'a faite, cette révolution qui a soulevé tant d'espoirs, dont les siens. Il était même au premier rang, il en fut l'un des comandantes. C'est lui qui a remporté la victoire décisive, la prise de Santiago de Cuba, avec sa «colonne 9» de guérilleros descendus de la Sierra Maestra. Sur les photos d'époque, on le voit aux côtés de Castro, ou de Che Guevara, entrant dans La Havane, le 6 janvier 1959. Il est barbu, comme les autres, et il exulte : «La fête la plus heureuse que j'aie vue dans toute ma vie.»

Contrairement à Castro, il n'a plus la barbe. Depuis longtemps, aucun Cubain ne porte plus la barbe, ni sur l'île, ni à Miami. Là où vivent plus de 600 000 exilés, ceux que Castro traite dans ses discours de «vermine», juste parce qu'ils ont voulu fuir la misère et un système où le frère dénonce son frère, où le père espionne son enfant, ou inversement. «Castro a fait de Cuba sa propriété, son bordel. Il n'est ni marxiste ni révolutionnaire. C'est juste un ambitieux maladif, assoiffé de pouvoir. Il a été aidé par son astuce, son art du mensonge et de la simulation.» Ce n'est pas de la haine, mais de la colère poussée à son paroxysme, sifflée dans un filet de voix de vieil homme. Quand Huber Matos commence à parler des vingt ans qu'il a passé dans les geôles cubaines, il ne parle pas des tortures, des humiliations physiques et morales. Il raconte avec un peu d'humour qu'il n'était plus capable de boutonner son pantalon. Vingt ans qu'il n'avait pas touché un bouton. Et ne parle que d'une chose : «Ce qui a été le plus dur, c'est d'avoir été accusé de trahison, l'injure la plus grande que l'on a pu me faire, que l'on peut faire à un être humain.» Il ajoute, fier : «J'ai survécu à la prison sans renoncer à mes idéaux.»

pour lire la suite de l'article, taper "Castro-entérite".

Écrit par : Robin | 18 avril 2007

A Monsieur Brighelli.

Quand vous affirmez " Et qu'au palmarès du pétainisme, en ce moment, je ne suis pas sûr que Sarkozy soit en tête."

C'est que vous n'avez pas vu cette photo:

http://www.lefigaro.fr/election-presidentielle-2007/20070416.WWW000000533_nicolas_sarkozy_dans_les_pas_du_general.html

Qu'allez-vous lui trouver comme excuse cette fois ci à l'homme qui se croit éclairé par Dieu?

Écrit par : Merlemocoeur | 18 avril 2007

« "La langue est fasciste" (Roland Barthes au collège de France) : tu parles ! », a écrit Robin
Il faudrait arrêter de citer à tout bout de champ cette phrase pour faire dire au regretté RB le contraire de ce qu'il pensait. Où diable avez-vous vu que Barthes demandait d'écrire sans syntaxe, en langage SMS, en ortografe fonétik ou en charabia ? Toute son œuvre est un chant d'amour au bruissement de la langue et à la littérature, une ode à la dégustation gourmande des textes. Ce que Barthes explique, c'est que la langue est fasciste parce qu'elle m' « oblige » à dire selon des règles qui sont celles de la langue, du code, et que l'écrivain (pas vous, pas moi, mais l'écrivain, le poète, l'artiste, le créateur) est obligé d'inventer une langue, s'il veut évoquer, mieux qu'avec le simple terme 'rose' , en disant 'une fleur', « l'absente de tout bouquet ». Mallarmé ne dit pas autre chose quand il dénonce « les mots de la tribu » ou « l’universel reportage ». Iriez-vous l’accuser d’atteinte à la liberté de la presse ou de racisme envers les civilisations premières ?
En ce qui concerne le vote Bayrou : j'ai donné le lien avec un blog un peu provoc, certes. Mais soyons sérieux : s'il semble possible que "l'Henri IV des bacs à sable" (bravo, MàC) soit la seule personne capable de battre N.S. (Nicolas Sarkozy, pas Notre-Seigneur) au second tour, il est encore plus souhaitable que par cette élection le P.S. explose, -- P.S. qui est actuellement le seul obstacle à l’idée de « vraie » gauche dans ce pays, et qui ne mérite, effectivement, qu’une « beigne globale » comme aurait dit Cripure. Une fois la dame blanche retraitée à Melle-les-deux-Églises, les uns iront à la soupe, et les autres seront contraints à la fois d’en revenir aux fondamentaux de la gauche humaniste (Jaurès…) et d'inventer pour proposer des alternatives qui ne soient pas la ixième resucée des recettes antérieures, c.à.d. ni le « grand soir » ni le blairisme (dans ce sens la fin de l'article sur les révolutions, libertaires ou pas, me semble complètement utopiste, ça va de soi). Ce qui prendra vingt ans, sans doute. Mais je ne déteste pas assez mon pays pour avoir envie de le voir tomber dans les papattes du petit Nicolas, voyez-vous, ou dans les ongles roses de Big Mother. Bayrou n’a rien de sexy politiquement (encore merci, Montaigne), mais il n’a rien d’une brute ni d’un psychorigide. Voulez-vous être gouvernés par des élites brutales et incultes ? Pas moi…
Et tractoris virtus sit semper nobiscum ;-)

Écrit par : FGuichard | 19 avril 2007

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-898428,0.html

Dix mille pétitionnaires appellent le futur président à une "refondation de
l'école"

LE MONDE | 19.04.07 | 16h28 • Mis à jour le 19.04.07 | 16h28

Adressé au "futur président de la République", un "appel pour la refondation
de l'école" sera lancé lors d'une conférence de presse à la Sorbonne, mardi
24 avril, au surlendemain du premier tour, de façon à interpeller les deux
candidats encore en lice. Cet appel s'appuie sur une pétition, publiée sur
Internet en septembre 2006 et qui vient d'atteindre les 10 000 signataires,
dont environ une moitié d'enseignants en exercice ou retraités.

Le texte, qui se veut étranger au clivage droite-gauche, n'est pourtant pas
consensuel : entre les tenants de "l'instruction" et ceux de "l'éducation" -
débat récurrent depuis une vingtaine d'années -, il se situe clairement du
côté des premiers. L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement, aujourd'hui
membre de l'équipe de campagne de Ségolène Royal, compte parmi ses
signataires. L'appel est cependant rédigé de façon à limiter les traits
polémiques. Il porte un diagnostic - "l'école est malade" - et propose des
solutions, inspirées par la réaffirmation de la priorité à "la transmission
des connaissances et l'apprentissage du raisonnement".

Ses cinq initiateurs ne sont pas des inconnus dans les milieux de
l'éducation. Le mathématicien Laurent Lafforgue, médaille Fields 2002,
éphémère membre du Haut Conseil de l'éducation, avait dû en démissionner en
novembre 2005 après avoir, dans un courriel, comparé la "Nomenklatura" de
l'éducation nationale à des "Khmers rouges". L'instituteur Marc Le Bris est
membre de l'association "Sauver les lettres". Le mathématicien Jean-Pierre
Demailly est président du GRIP (Groupe de réflexion interdisciplinaire sur
les programmes), dont Michel Delord, professeur de mathématiques, a été
l'inspirateur.

Enfin, cheville ouvrière de l'appel, Frédéric Guillaud, normalien, agrégé de
philosophie, a été, de septembre 2005 à mai 2006, conseiller technique au
cabinet du ministre de l'éducation nationale, Gilles de Robien.

Parmi les signataires, on relève les principales figures du combat contre le
"pédagogisme" (terme qui n'est pas utilisé dans l'appel) : Jean-Paul
Brighelli, Liliane Lurçat, Rachel Boutonnet... Les écrivains Renaud Camus et
Claude Duneton, les historiens Alain Besançon et Pierre-André Taguieff, les
académiciens Marc Fumaroli, Jean d'Ormesson et Jacqueline de Romilly en font
également partie, de même que Michel Zink et Antoine Compagnon, du Collège
de France, ainsi que les professeurs Robert Redeker et Maurice Maschino, les
journalistes Natacha Polony (Marianne) et Eric Zemmour (Le Figaro) ou le
théoricien libéral Philippe Nemo.

"LES BASES NE SONT PLUS ACQUISES"

Le texte vise essentiellement l'école primaire où, "depuis trente ans", sous
l'effet des "réformes successives", le niveau d'exigence a "dramatiquement
baissé". Ses rédacteurs citent un exemple, tiré des statistiques du
ministère de l'éducation : aux évaluations de 2005 à l'entrée en sixième, un
taux d'échec de 60 % a été enregistré à la question de calcul mental
"combien valent 60 divisés par 4 ?".

"Les bases n'étant plus acquises, le travail des professeurs du secondaire
devient de plus en plus difficile, voire impossible", estiment les auteurs
de l'appel, qui prônent en priorité l'instauration de "nouveaux programmes,
courts, explicites, compréhensibles par tous". Se déclarant pour une plus
grande "liberté pédagogique", ils demandent que les instituteurs et les
professeurs soient notés "uniquement sur leurs résultats". Enfin, ils
défendent "le redoublement du CP si la lecture n'est pas maîtrisée en fin
d'année" et se prononcent en faveur d'un "contrôle des connaissances en fin
de CM2, fondé sur des épreuves comportant au moins dictée, rédaction,
questions et problème d'arithmétique".

Luc Cédelle

Article paru dans l'édition du 20.04.07

Écrit par : FGuichard | 19 avril 2007

Presque aussi fort que la bravitude !!! Voici une sarkozynade VSOP garantie cent pour cent freudienne :
« Je suis un humaniste, au sens ou je crois que la production de richesse doit avoir un sens, que la morale ça compte, que la spiritualité ça existe, que l’homme a une destinée, et qu’on ne fait pas n’importe quoi avec l’homme, qui n’est pas une marchandise comme les autres. »
Argh, sic et hi hi hi. Je découvre donc aujourd’hui avec étonnement, que pour ne pas être une marchandise comme les autres, l’homme n’en est pas moins une marchandise. Ah ben dermalors, dit le concombre masqué, qui est un garçon bien élevé.

Écrit par : FGuichard | 19 avril 2007

merci FGuichard...j'ai bien ri....jaunâtre...
savez vous combien il en a déjà acheté car ne doutons pas qu'il soit amateur de toute marchandise rare, il est un peu collectionneur non?

Écrit par : Ami-entends-tu | 19 avril 2007

Y a-t-il un professeur d'Histoire-Géo. sur ce blog. ?

Ecrit par : Robin | 16 avril 2007


Oui, il y en a un... Mais je ne passe pas trop de temps sur ce blog: il y trop de choses à dire et je ne pense pas que cela soit essentiel ici. Ma dernière salve était lancée contre les abrutis de l'IUFM d'Orléans-Tours qui censurent F. Furet et qui n'aiment pas la pensée libérale...

Un manuel n'offre que des possibilités de travail, certains mettent la barre très haut et sont stupides et d'autres prennent les élèves pour des acéphales et sont aussi stupides.
Les auteurs sont très encadrés par le directeur du manuel et par l'éditeur. Le conformisme est souvent imposé. J'en sais quelque chose...
Avez-vous trouvé un manuel qui évoque la dictature à Cuba? le laogai chinois? les camps de concentration ordonnés par Lénine?
En France, il ne faut pas pointer du doigt les "erreurs du socialisme". C'est facho!

Vous pouvez porter un badge avec la gueule de Mao, on ne vous dira rien. Un badge avec celle d'Hitler, et vous êtes bon pour la baston. Il y a une sympathie incrustée pour l'horreur communiste qui n'est soit disant qu'un humanisme déformé. L'espoir communiste, la "belle utopie", est encore visé par toute une gauche qui n'a de gauche que l'esprit!
Aujourd'hui il est préférable de se dire antilibéral plutôt que coco, ça change un peu, non?...

On attend trop de cette élection, ça échauffe les cervelles et puis? On peut tout dire et son contraire. Allègre qui devient le critique extra-lucide des dérives de l'EN! Bordel de Merde! Pourquoi ne l'a-t-il pas fait beaucoup plus tôt! Canaille, oui!Opportuniste! Qui croire?
Pour que la crédibilité ne soit rétablie en France, il y a du boulot!

Je préfère retourner lire Pétrarque.
Vale .

Écrit par : Lenny | 20 avril 2007

Pour faire vraiment connaissance avec Sarko avant de commettre l'irréparrable, lire l'excellent dossier "commis" par l'équipe rédactionnelle de Charlie hebdo, dans le dernier numéro. Edifiant, bien que la plupart des intervenants d'ici en sussent le plus gros; (excusez-moi pour la formule).
Pour ce qui est de défendre Allègre, de la part de gens qui sont profs pour la plus grande partie, les bras m'en tombent! Les homards défendent la nasse... Thalie a raison à 1000%, et elle ne va peut-être même pas assez loin dans ses propos.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 avril 2007

Ben oui, Christophe, mais Bayrou a dit qu'il réformerait l'Education nationale - encore un qui veut réformer l'Education nationale! - avec les "spécialistes"! Alors, ça, c'est complètement rédhibitoire, car les "spécialistes", ce sont ces inutiles pontifiants qui ont nom Dubet, Bentolila, Charmeux, Goigoux, Hamon, et autres demi-pointures de l'esprit. Pedro Cordoba explique magnifiquement bien à quel point ces gens-là sont nuisibles. Réformer aves les "spécialistes", c'est vouloir éteindre un incendie avec l'aide des incendiaires!
Pour vouloir en reprendre pour cinq ans de "pédagogisme", quand on est professeur, il faut être masochiste!
Donc, il y a un impératif: éliminer d'emblée la gourdasse du Poitou! Ensuite, se rabattre sur le moins dangereux pourl'école.

Écrit par : Jean | 20 avril 2007

Hier j'en avais avais loupé une bien belle, qui mérite d'être soulignée car c'est exemplaire du niveau de conscience politique de certains compatriotes capables de contester JPB quand il écrit
" Et qu'au palmarès du pétainisme, en ce moment, je ne suis pas sûr que Sarkozy soit en tête"" ...en nous montrant Sarkozy se recueillant devant la croix de Lorraine à Colombey.

Et ces gens-là mériteraient ce droit de vote pour lequel tant de sang fut ( et continue à être) versé de par le monde?

Royal et Bayrou ont décidément les électeurs à leur mesure. Qui se ressemble s'assemble. Du vent chez l'un comme chez l'autre et voila comment on se ramasse Le Pen au second tour. Ceux qui en pincent pour le Béarnais parceque Royal les a trahis, vont nous obliger à voter Le Pen au premier tour pour être sûr d'avoir Sarko et non pas Bayrou au second, puisqu'il est désormais évident que si Royal passe dimanche elle ne sera pas élue.

Si c'est cela le modèle français, c'est bien vrai qu'il a besoin d'une sacrée remise à plat.

Mitterrand, un vrai Pétainiste devant l'éternel, lui, c'est consciemment au moins, qu'il avait fait le lit de Le Pen, ce qui dénotait chez lui une belle cohérence et ne l'a pas empêché de régner 14 ans sur la France. Là encore, elle a les Présidents qu'elle mérite.


Pendant cette campagne on aura eu droit à quelques brefs moments de franche hilarité qui ne compensent pas une profonde tristesse car il est évident qu'il en va pour la résilence de notre éducation calamiteuse comme pour l'absence de sens politique. Aveuglement et déni des réalités.
Autrement dit "la connaissance inutile".

Faut vraiment être "épais", dirait-on au Québec, et aveuglé au point d'en être lobotomisé par la haine incontrôlable du libéralisme pour en "accuser" cette pauvre Ségolène Royal. La voici traître au "Grand soir, à l'horizon insurpassable de l'humanité et à la cause du peuple.

Moi, c'est justement parce qu'elle est quand même parfois moins fossilisée que la gauche de la gauche que j'aurais peut-être pu voter pour elle si elle n'avait pas été aussi tarte.
Elle est même tellement nunuche qu'à côté d'elle Besancenot crève l'écran. Lui, au moins, il sauve la situation, car sa campagne inspire le respect. C'est tout dire....

Écrit par : Cadichon | 20 avril 2007

Pour demain : lepen /Sarkosy !
comparer les sondages de 2002 et 2007 !

Les difficultés dans les écoles! cas pratique : un enfant de GS en grande difficultés: graphisme quasi inexistant, dénombrement jusqu'à 5 après plus rien, langage : succession de mots style "MOI BOBO " + prononciation difficile, etc!!
mon inspecteur me dit : pas de maintien, vous allez lui faire griller sa possibilié e redoublement, et puis un enfant qui redouble mtnt diminue ses chances d'avoir son bac!!!!
mettons le sur l'orbite de l'échec et vogue la galère!
et bien non! je propose le maintien en grande section!
merci pour toutes les commentaires sur les IUFM !
on se sent moins seuls !

Écrit par : pirouette | 21 avril 2007

" Et qu'au palmarès du pétainisme, en ce moment, je ne suis pas sûr que Sarkozy soit en tête"" ...en nous montrant Sarkozy se recueillant devant la croix de Lorraine à Colombey."

Ecrit par : Cadichon | 20 avril 2007
Très mauvais exemple! Sarkozy serait capable de se recueillir devant une côte de boeuf si ça pouvait lui assurer le vote des bouchers!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2007

Pirouette, j'ai le même à la maison, enfin à l'école !
Un GS qui ne fixe aucun mot de vocabulaire, même aussi simple que "la poule, le coq, le poussin" (je précise que j'exerce en milieu rural), qui voit des "camions" dans les vignes et au huitième tracteur croisé persiste dans son "camion", qui récite la comptine plus loin que 5 mais ne reconnaît toujours aucun chiffre, qui gribouille quelques bonshommes têtards au milieu de barbouillis de couleurs, qui n'arrive toujours pas à écouter une histoire même très simple.
Moi aussi je vais faire une procédure de maintien en maternelle en espérant que, la maturité aidant, on puisse envisager une scolarité élémentaire un peu moins risquée puisque, de toute façon, les classes de perfectionnement n'existent plus depuis bien longtemps.
Une chose est sûre en tout cas, maintien en maternelle, redoublement du CP ou passage coûte que coûte d'une classe à l'autre jusqu'au collège, je suis prête à parier dès à présent que quelque soutien qu'il reçoive de quelque professeur que ce soit, K n'aura jamais son bac (ou alors le niveau aura encore drôlement baissé).

Écrit par : catmano | 22 avril 2007

Catmano,

Si les difficultés que rencontre cet enfant sont si lourdes, pourquoi ne pas le faire tester par le psy scolaire et le pédo-psy du CMPP ?

Et si au cours de l'année prochaine, il apparaît que ses difficultés ne peuvent être résolues dans le cadre d'une classe ordinaire, pourquoi ne pas envisager une orientation en établissement spécialisé ?

Il est vrai qu'il s'agit d'un véritable parcours du combattant pour l'enseignant et la famille -et c'est épuisant, j'en sais quelque chose- mais faut-il pour autant se résigner ? Pourquoi ne pas tenter de donner réellement ses chances à cet enfant, même si c'est mal vu par la hiérarchie ?

Écrit par : Un hussard | 22 avril 2007

"je suis prête à parier dès à présent que quelque soutien qu'il reçoive de quelque professeur que ce soit, K n'aura jamais son bac (ou alors le niveau aura encore drôlement baissé)…"
écrit Catmano.

Je serais vous, ma chère, je ne parierais pas — sinon sur la parenthèse.
JPB

Écrit par : brighelli | 22 avril 2007

"de toute façon, les classes de perfectionnement n'existent plus depuis bien longtemps."

Ecrit par : catmano | 22 avril 2007

Vous avez malheureusement raison. Mais il existe encore, entre autres, des IME et des ITEP (les anciens IR), avec des classes à effectifs réduits (environ 12 maximum), des instits spécialisés et surtout un plateau thérapeutique comprenant différents professionnels. Il existe aussi des classes thérapeutiques en hôpital de jour. L'orientation dépend de la nature exacte du "handicap".

Le lycée n'est pas encore devenu l'unique voie pour un enfant confronté à des difficultés lourdes.

Et tant que notre statut n'aura pas été abrogé, nous avons encore, en tant que fonctionnaires, la possibilité, même si cela déplaît à notre hiérarchie, d'agir en notre âme et conscience dans le respect des petits d'homme qui nous sont confiés.

Écrit par : Un hussard | 22 avril 2007

Mais c'est bien mon intention, un hussard, du moins pour la première partie de votre proposition, d’ailleurs il a déjà été testé, résultat du QI : trois ans et demi d’âge mental. Une procédure de soutien a déjà mise en place, il va chaque après-midi en MS pour les activités de graphisme et de spatialisation. Ça y est d’ailleurs, tous les enfants de cette section l’ont largement doublé et la maîtresse s’acharne pour que notre petit bonhomme se souvienne d’une séance sur l’autre du tronc, des branches et du feuillage (le marron, les bâtons, le vert).
Quant à la deuxième proposition, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir, pour le bien de cet enfant, mais depuis la loi Montchamp, vous n’êtes sans doute pas sans savoir que « ce genre d’enfant » « a droit » à une scolarité « normale ».
Donc, le Kéké restera parmi nous. Il aura droit à sa scolarité normale au nom de son intégration dans la société, tout comme ses frères et sœurs.
Quant à la famille, la pauvre, elle assure la fréquentation régulière de leurs enfants, ce qui n’est déjà pas si mal. Pour le reste, les parents font ce qu’ils peuvent, et ce n’est pas grand-chose. La maman, que nous avions reçue avec le psychologue scolaire après les tests de QI, était très étonnée l’autre jour lorsque je lui ai dit que nous devrions sans doute nous revoir afin de préparer le redoublement de la GS de son fils car elle ne s’était pas rendu compte qu’il serait incapable de suivre au CP ; pourtant elle a actuellement une fille au CP et aurait dû réaliser que le petit pèpère serait bien incapable d’encaisser toutes ces petites choses tellement utiles qui font le quotidien d’un élève de CP (lecture, écriture, calcul).
Elle est d’accord (ouf !) et nous fait confiance (re-ouf !) mais n'aura jamais la ténacité et les compétences pour nous suivre dans ce parcours du combattant, surtout si ces procédures débouchent sur l'internat. Elle n'est déjà pas arrivée à aller jusqu'au rendez-vous chez l'ophtalmo malgré mes encouragements répétés.
De toute façon, ils vont re re re déménager parce qu’ici, c’est trop cher et pas pratique et retourner là-bas ou là-bas d’où ils étaient partis parce que c’était trop cher et pas pratique. Kéké suivra, comme ses frères et sœurs ; selon JPB, il aura son bac d’agent de salubrité, comme papa (lui, il n’a pas le bac, juste le titre) et ses sœurs feront plein de bébés, comme maman.

Écrit par : catmano | 22 avril 2007

mais depuis la loi Montchamp, vous n’êtes sans doute pas sans savoir que « ce genre d’enfant » « a droit » à une scolarité « normale ».

Ecrit par : catmano | 22 avril 2007

La loi Montchamp est effectivement criminelle et ne répond qu'à de stricts impératifs budgétaires, au mépris du respect des personnes "handicapées".

Cela dit, il existe des organisations qui la combattent (y compris dans l'enseignement) et même si les procédures sont beaucoup plus lourdes, il est encore possible de faire aboutir une orientation, en "tannant" l'enseignant référent chargé des relations avec la MDPH et en plaçant son IEN face à ses responsabilités (de préférence avec l'appui de son syndicat) !

Écrit par : Un hussard | 22 avril 2007

M'enfin, quel mauvais état d'esprit, un hussard ! Qui parle d'argent, voyons ?
C'est dans un souci d'égalité des chances, d'intégration, d'apprentissage de la tolérance, de respect des différences, de simplification des procédures d'aide et de soutien.
Vous n'avez pas eu la conférence pédagogique ? Ou alors, vous avez discuté avec vos voisins au lieu d'écouter le conférencier.
Et puis d’abord, comme le disent si bien les Cahiers de l’OCDE :
« il s’agit plus d’intégrer que d’éviter la pauvreté en aidant les individus et les familles à réaliser leur potentiel grâce à des services adaptés et à une aide pécuniaire lorsque cela est nécessaire ou lorsque les gens ont une activité souhaitable du point de vue de la collectivité ».
Et puis de toute façon, « lorsque le gouvernement annonce un programme et en trace les grandes lignes, la plupart des personnes concernées ne sont pas capables d’avoir une idée claire des conséquences de ce programme pour elles, ou pensent qu’il touche surtout les autres. »

Écrit par : catmano | 22 avril 2007

Si si, Catmano, je vous assure que la messe nous a été servie à nous aussi !

Mais je dois vous avouer que je souffre d'un curieux handicap neurologique (inné ou acquis ?)... qui m'empêche "d'imprimer" ces nobles discours. C'est terrible !

Et je crains bien que vous n'en soyez vous-même atteinte : cette référence aux Cahiers de l'OCDE, honnêtement, est-ce bien raisonnable ? !!!

N'est-ce pas merveilleux de penser que cette loi Montchamp, outre tous les bienfaits déjà évoqués, va permettre de surcroît de faire fuir peu à peu tous les élèves dits "normaux" dans le privé et d'en finir avec cette insupportable mainmise de la République sur l'enseignement ?

Écrit par : Un hussard | 22 avril 2007

Si... oui... bon... d'accord... c'est merveilleux ! Non ! Tapez pas ! Je l'ferai plus !

Écrit par : catmano | 22 avril 2007

Oui... Bon... Va pour cette fois-ci... Mais qu'on ne vous y reprenne plus !

Surtout que, d'après les informations que nous avons sur vous, vous semblez largement incapable d'empêcher vos élèves d'apprendre à lire et écrire...

Nous vous invitons donc à vous reprendre, sinon... Un petit stage à l'IUFM est si vite arrivé...

Écrit par : Un hussard | 22 avril 2007

Ouaip ! Remballés les roseaux pensants et les citations latines.

Une deux, une deux, le cœur léger
d'avoir voté ce que je pense,
j'peux bien me faire rééduquer,
la liberté, j'm'en balance... :)

Écrit par : D'Enguell | 22 avril 2007

J'y vais plus, en stage à l'IUFM, y m'aiment pas, là-bas. Ils m'ont dit que je me laissais "mener par les objectifs de mes élèves" et que c'est très mal.

Écrit par : catmano | 22 avril 2007

Et puis, d'abord, il n'y a plus que des stages "à public désigné", et moi, je fais tout ce que je peux pour ne pas être désignée.
De toute façon, ils ne vont certainement pas se mettre à désigner des gens qui habitent à plus de 80 km de l'IUFM, ça ferait trop de frais de déplacements.
Il n'y a pas que les roseaux pensants qui sont allés voter, les simples instit' aussi ont accompli leur devoir.

Écrit par : catmano | 22 avril 2007

Vous vous laissez "mener par les objectifs de vos élèves" ?

Bon... Ce n'est peut-être pas si grave que ça... Tout dépend des objectifs de vos élèves.

Voyons... Quels sont ces objectifs ? S'agit-il de jouer au foot dans la cour ? D'inventer un projet d'épanouissement citoyen et transversal ?

Écrit par : Un hussard | 22 avril 2007

Oui, mais le remboursement des frais de déplacement sont sérieusement revus à la baisse pour la rentrée, m'a-t-on dit...

La mine de sel se rapproche d'autant ! :)

Écrit par : D'Enguell | 22 avril 2007

remboursement... est revu.
Désolé.

Écrit par : D'Enguell | 22 avril 2007

"Voyons... Quels sont ces objectifs ? S'agit-il de jouer au foot dans la cour ? D'inventer un projet d'épanouissement citoyen et transversal ?"

Ben non, ils sont assez rétrogrades par chez nous, les gamins. A la question "Pourquoi venez-vous à l'école ?", ils répondent : "Pour apprendre."
Je ne dis pas que je n'ai pas quelques acharnés du foot ou du bac à sable, mais même ceux-là se rengorgent à la vue d'un "très bien" dans la marge et oublient l'heure de la récréation ou de la sortie pour poser une dernière petite question sur l'évaporation de l'eau ou entendre la suite de l'histoire de "La baleine et son gosier" et tous les midis, j'ai de la peine à faire lever les yeux des deux ou trois zozos qui n'ont pas fini leur page de maths et je me fais vertement tancée par les autres qui me disent : "Et le calcul mental, on va le faire, hein, cet après-midi, le calcul mental ?"

Écrit par : catmano | 22 avril 2007

Bon... Je vous accorde que vous avez manifestement une classe difficile.

Mais il est du devoir d'un fonctionnaire de s'adapter à toute situation, et, à cet égard, vous êtes de toute évidence en difficulté. Nous ne pouvons laisser cette situation perdurer, dans votre intérêt et - surtout - dans celui des zapprenants.

Il se trouve que nous avons pris l'initiative d'une expérimentation qui devrait vous convenir. Il s'agit d'un groupe d'analyse de la pratique en partenariat avec l'IUFM et une association psychanalytique.

Ce cadre vous permettrait de résoudre votre problème de frais de déplacement, puisque, pour assurer la réussite de cette cure professionnelle, il va de soit que vous en assurez le financement (environ 4 000 euros).

Qu'en pensez-vous ?

Écrit par : Un hussard | 22 avril 2007

"Remballés les roseaux pensants et les citations latines."

Ecrit par : D'Enguell | 22 avril 2007

et les chênes sages se laissent étêtés...

Écrit par : Xanthippe | 22 avril 2007

Catmano

Bon... Je vous accorde que vous avez manifestement une classe difficile.

Mais il est du devoir d'un fonctionnaire de s'adapter à toute situation, et, à cet égard, vous êtes de toute évidence en difficulté. Nous ne pouvons laisser cette situation perdurer, dans votre intérêt et - surtout - dans celui des zapprenants.

Écrit par : Un hussard | 22 avril 2007

"Catmano

Bon... Je vous accorde que vous avez manifestement une classe difficile."
Et encore, vous ne connaissez pas leurs parents, ils sont ravis, cette bande d'inconscients, ni ma collègue de cycle 3 qui me remercie chaque jour de bousiller chaque année une vingtaine de zaprenan à grand coup de syllabique et de calcul mental.
Figurez-vous que même quelques profs de collège ont la bêtise de se réjouir en voyant arriver nos anciens élèves même ceux pour qui nous avions de gros doutes quant à leurs possibilités de "suivre" en 6°.

Écrit par : catmano | 22 avril 2007

Je vous propose donc de participer à une expérimentation dont nous avons pris l'initiative avec le groupe de pilotage yogique. Il s'agit d'un groupe d'analyse de la pratique en partenariat avec l'IUFM et une association pédo-psychanalytique.

Ce cadre vous permettra par ailleurs de résoudre votre problème de frais de déplacement, puisque, pour assurer la réussite de cette cure professionnelle, il va de soi que vous en assurez le financement (environ 4 000 euros).

Écrit par : Un hussard | 22 avril 2007

Je vous propose donc de participer à une expérimentation dont nous avons pris l'initiative avec le groupe de pilotage académico-yogique. Il s'agit d'un groupe d'analyse de la pratique en partenariat avec l'IUFM et l'Association pédago-psychanalytique.

Écrit par : Un hussard | 22 avril 2007

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