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25 mars 2007

Lettre ouverte

Lettre ouverte


Nous proposions il y a un mois sur ce blog une « Charte pour l’éducation » — parce que l’Ecole est dans un tel état qu’elle ne peut manquer d’être un enjeu majeur des politiques à venir.
Les grandes idées se ramassent à la pelle — c’est même à cela qu’on les reconnaît. Au même moment, Natacha Polony (celle qui, dans "Marianne", pourfend chaque semaine les jusqu’auboutistes de la pédagogie, et avait rudement sonné le tocsin avec "Nos enfants gâchés" — JC Lattès, 2005) faisait les envois de presse de son dernier grand petit livre, "M(me) le Président, si vous osiez / Quinze mesures pour sauver l’école" (Mille et une nuits).
Résumons — et commentons — en attendant vos commentaires.

1. Organiser un audit indépendant, une évaluation générale du système éducatif.
Nous disons tous, depuis des années, que l’Ecole est une maison commune, qui devrait être à l’écart des récupérations partisanes. N’empêche que tout ministre frais émoulu de l’ENA, de l’agrégation de Lettres ou de son garage (les intéressés se reconnaîtront) veut laisser son empreinte sur l’Ecole — syndrome hollywoodien, sans doute. En fait, je crois que l’Education nationale ne devrait pas même être un ministère, mais un organisme du type INED ou INSERM. Mais comment éviter qu'il soit rapidement annexé par tous ces "chercheurs en sciences de l'éducation" et autres "personnalités incontournables" qui s'entre-cooptent depuis vingt ans ?
2. Dans ce débat souhaité, faire intervenir tous ceux qui ont quelque chose à dire — et pas seulement (je traduis de mon mieux les sous-entendus du livre) des syndicats avides d’immobilisme ou des organisations de parents vendus à tel ou tel lobby éducatif — FCPE, mon amour !
3. Sanctuariser l’école, dit-elle… Du port de la blouse ou de l’uniforme à l’interdiction faite aux entreprises privées de sponsoriser telle ou telle action éducative (qu’on se rappelle, il y a quelques années, un jeu électronique sur le code de la route fourni gracieusement aux écoles par je ne sais plus quel fabricant de biscuits sur-sucrés), Natacha Polony tente de remettre en place l’école à l’abri des rumeurs délétères du monde — le souci autrefois de Jean Zay. En clair, l’école pour rester laïque doit renouer avec la tradition de Jules Ferry, qui en faisait en 1885 un contre-pouvoir à l’institution religieuse, et qui devrait être, aujourd’hui, un contre-pouvoir aux marchands du temple — et, plus globalement, à la bêtise. "Vaste programme", disait De Gaulle.
4. Distinguer opinion et savoir — l’école est là pour enseigner des faits, non des opinions. Que l’on pense par exemple à ce que signifierait une telle mesure dans l’enseignement du fait religieux, enfin débarrassé des contorsions idéologiques visant à « respecter » les superstitions des uns et des autres. Cela supposerait une barrière étanche entre la culture du premier cercle (failial) et la culture commune dispensée à l'école. Ciel ! Et la "liberté d'expression" des ilotes ?
5. Refonder les maternelles, c’est-à-dire les dissocier définitivement du Primaire, avec un statut précis et une direction autonome. Je comprends bien l’intention, mais je connais nombre de villages où ce ne serait pas possible. Il me paraît en revanche autrement urgent de s’interroger sur le « bon » âge d’entrée en maternelle — bon pour le gamin, pas seulement pour des parents désireux de retrouver leur autonomie.
6. Apprendre à lire, écrire, compter — mais c’est le programme du SLECC, cela, ma bonne dame ! Voir http://grip.ujf-grenoble.fr/spip/article.php3?id_article=1 . Et c’est un projet qui va en heurter certains…
7. Enseigner les disciplines — et se débarrasser de tout ce fatras d’obligations pédagogiques (diététique ou permis de conduire…) qui ont peu à peu empiété sur les horaires de Français ou de maths. À trop vouloir en faire, nous savons bien qu’on ne fait plus rien.
8. Sauver la carte scolaire, pas le collège unique. Ou si l’on préfère, constituer des classes homogènes, et des filières d’excellence, dans tous les établissements. Elle ne serait pas un peu élitiste, cette Polony ? M’étonnerait pas qu’outre son profil de journaliste, elle soit agrégée de Lettres, tiens !
Plus sérieusement, je crois que derrière la fin du « collège unique », il y a là la volonté de repenser complètement les ZEP. Cela supposerait une autonomie réelle des établissements, et en même temps un programme strictement défini, au plus haut niveau. Je participai il y a quelques jours à une émission d’Europe 1 où une intervenante notait avec accablement l’écart entre ce qui s’enseignait en collège en banlieue parisienne dure, et ce qui s’enseignait à Paris-centre. Et le proviseur d’Henri IV (lycée désectorisé, qui recrute sur la base des résultats scolaires) de noter benoîtement qu’il parvenait à accepter chaque année « un certain pourcentage » d’enfants de ZEP. Ils ont bien du mérite, d’avoir le niveau, dans des établissements où on se soucie davantage, souvent, de gérer le quotidien que de transmettre des savoirs complexes.
9. Etablir un examen d’entrée en sixième et en seconde. Nous en avons parlé maintes fois sur ce blog, et le problème n’est pas le redoublement, mais le meilleur moyen de récupérer ceux qui se plantent — entre le CM3 ou une Sixième aménagée pour un temps plus ou moins long, mon cœur balance.
10. Récompenser ceux qui travaillent — via les primes à l’internat, une remise en état des IPES (je le proposais dans À bonne école, et j’ai cru entendre le petit Nicolas reprendre l’idée il y a quelques mois (« Je m’engage à instaurer un système comparable à celui des IPES, qui jadis permettait aux bons élèves qui se destinaient à l’enseignement de financer leurs études », a-t-il annoncé dans son discours de Villepinte, disponible sur http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discours/nicolas_sarkozy_a_maisons_alfort _ et je ferai de la pub aux autres quand ils diront des choses intéressantes).
11. Revaloriser l’enseignement professionnel — nous savns tous qu’on oriente aujourd’hui par défaut vers les CAP ou les BEP, alors que l’artisanat, par exemple, offre des milliers de métiers valorisants — plus valorisants que titulaire d’une place dans la queue à l’ANPE après cinq ans d’étude de psycho.
12. Garantir des diplômes nationaux — et je voudrais que chacun mesure exactement ce que représenterait une « régionalisation » de l’enseignement. Evidemment cela suppose de refonder le Bac – et les autres examens — selon de nouveaux programmes exigeants.
13. Evaluer les enseignants sur leurs résultats — ce qui suppose une entière liberté pédagogique (un objectif commun, et une infinie variété de méthodes). Bien sûr, une telle évaluation n’est pas facile à mettre en place — faut-il faire confiance à l’Inspection ?
14. Sélectionner à l’entrée des universités — mais c’est déjà le cas dans plus de 50% des établissements du Supérieur, de Médecine aux IUT en passant par les BTS. En fait, c’est en amont, au niveau de l’orientation, qu’il faut agir précocement, avant de laisser des élèves qui ne nous ont rien fait foncer dans le mur — voir le scandale des STAPS…
15. Fermer les IUFM — sans commentaires, chacun sait ici ce que j'en pense…

Bonne lecture à toutes et à tous — et à vous de proposer, proposer sans trêve — n’oubliez jamais que les politiques n’ont pas un gramme d’idée sur la question…

Jean-Paul Brighelli

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Commentaires

Jean-Paul, vous vous êtes contredit! Les politiques n'ont pas un gramme d'idée sur la question, mais Sarko veut rétablir les IPES? Il aurait donc une idée, d'après vous.
Concernant l'enseignement du fait religieux, tout à fait d'accord, (je l'ai déjà redit sur le post précédent)! Mais c'est très "à la mode" dans les IUFM aussi, vous savez! Il faudrait vous tenir vraiment au courant de ce qui s'y passe, et non seulement par une jubilation à reprendre les côtés les plus négatifs des témoignages les plus négatifs également.
Concernant la maternelle, sous-entendriez vous qu'il faudrait que les enfants y entrent plus tard qu'actuellement? Ca, ça serait un brai renforcement des inégalités et, partant, une vraie violence faite aux enfants.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007

"5. Refonder les maternelles, c’est-à-dire les dissocier définitivement du Primaire, avec un statut précis et une direction autonome. Je comprends bien l’intention, mais je connais nombre de villages où ce ne serait pas possible. Il me paraît en revanche autrement urgent de s’interroger sur le « bon » âge d’entrée en maternelle — bon pour le gamin, pas seulement pour des parents désireux de retrouver leur autonomie."
Non ! Surtout pas ! Nous avons déjà assez de problèmes avec les institutrices qui se "spécialisent" dans la maternelle et en viennent à ignorer complètement ce qu'apprendre à lire, écrire et compter veut dire comme ça. N'en rajoutons pas.
Quant à l'âge d'entrée à l'école maternelle, je vous invite quand vous voulez pour vous présenter deux ou trois de mes petits "zozos" de cinq ans et vous laisser imaginer la catastrophe qu'aurait été pour eux une découverte du milieu scolaire à quatre ans révolus.
Entièrement d'accord avec Christophe Sibille : "ça serait un vrai renforcement des inégalités et, partant, une vraie violence faite aux enfants".

Ecrit par : catmano | 25 mars 2007

Bonjour…
Sur la question des maternelles, je me contente de reprendre les conclusions d'une tripotée de spécialistes pédo-psy : la période entre deux et trois ans ne s'accommode pas forcément d'une socialisation forcée. Je citais déjà dans À bonne école cette réflexion de Catherine Dolto-Tolich (la fille de Françoise Dolto, et pédo-psychiatre comme sa mère) : "L'école maternelle telle qu'elle est conçue actuellement ne devrait pas commencer avant trois ans révolus d'âge psychique, qui ne correspondent pas toujours à l'âge civil". Regardez ce qui se passe en Allemagne, par exemple, pour prendre un pays culturellement comparable.
Maintenant, que l'on ouvre des crèches, que l'on finance le parent restant à la maison, etc., complètement d'accord. Mais à quoi cela sert-il d'obliger si tôt à couper le cordon ? Sinon dans certains cas, où il ne serait pas mauvais de soustraire précocement un enfant à un environnement délétère — mais si les services sociaux faisaient seulement leur boulot !
JPB
PS. À propos des idées de Sarkozy… Je ne suis pas sûr qu'il en ait, sur ce sujet — il a celles que lui souffle Henri Guaino, qui, lui, a de bonnes lectures (Jaurès, Blum, etc. dans les discours du petit Nicolas, c'est lui), et une excellente documentation…

Ecrit par : brighelli | 25 mars 2007

Jean-Paul, qui parle de forcer? Je demande simplement que ça continue à être possible. Et par ailleurs la scolarisation a trois ans reste extrêmement majoritaire! La "problématique" est la même que pour le choix de la méthode de lecture! Il s'agit de laisser aux parents le choix de l'âge de la scolarisation entre deux et trois ans. Ni "d'obliger à couper le cordon", ni de "socialisation forcée". Et on voit vraiment de plus en plus d'enfants pour qui cela aurait été une "anti-violence" d'aller à l'école dès leurs deux ans.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007

Je me permets d'attirer votre attention sur le cas d'un de vos collègues, littéralement persécuté par sa direction.

Cliquez sur mon pseudonyme en bas pour avoir un résumé de l'affaire.

Vous pouvez trouver le blog de la personne ici : http://pierrebinet.awardspace.com/

Je ne sais si vous vous intéresserez à cette affaire délicate, car il ne s'agirait pas non plus d'en faire un second Redecker (disons qu'il ne faudrait sans doute pas lier dans un article le nom véritable de la personne avec le blog qu'elle a rédigé).

J'ose penser que vous serez d'accord avec le fait que l'on n'a pas nécessairement à être de gauche ni pro-palestinien pour être un bon prof,

Librement

Ecrit par : IGG | 25 mars 2007

Après l’article de Pierre Nora dans Le Monde, ci-dessous un lien sur un débat salutaire, pour ceux qui veulent se retrousser les manches et reconstruire l’école de la République et pourquoi pas, sans fausse modestie aucune, la République :

Nation, nationalisme et identité nationale :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/esprit_public/

PS : Dans cette émission, un intervenant parle d’un projet délirant que les diafoirus de la rue de Grenelle ont dans leurs cartons : éclater l’enseignement du français en deux matières, la langue comme outil de communication –apprendre à lire dans la notice d’un appareil électroménager (suivez mon regard) – et l’étude des textes fondateurs de la langue française – car comme chacun sait, il est raciste de vouloir imposer Racine (de quel droit !) aux déracinés qui arrivent en France. Les cons !
Philippe.

Ecrit par : Philippe | 25 mars 2007

« Bonjour…
Sur la question des maternelles, je me contente de reprendre les conclusions d'une tripotée de spécialistes pédo-psy : la période entre deux et trois ans ne s'accommode pas forcément d'une socialisation forcée. Je citais déjà dans À bonne école cette réflexion de Catherine Dolto-Tolich (la fille de Françoise Dolto, et pédo-psychiatre comme sa mère) : "L'école maternelle telle qu'elle est conçue actuellement ne devrait pas commencer avant trois ans révolus d'âge psychique, qui ne correspondent pas toujours à l'âge civil". Regardez ce qui se passe en Allemagne, par exemple, pour prendre un pays culturellement comparable.
Maintenant, que l'on ouvre des crèches, que l'on finance le parent restant à la maison, etc., complètement d'accord. Mais à quoi cela sert-il d'obliger si tôt à couper le cordon ? » JPB

Ça y est, c’est fait. « Ils » y sont arrivés ! Le grand marché de l’Education est ouvert, tout le monde est convaincu.
Si même des défenseurs de l’école laïque et gratuite les croient, tout peut maintenant aller très vite.

Remplacer des personnels à Bac + 5 par des titulaires du CAP petite enfance pour les deux-quatre ans reviendra sans doute beaucoup moins cher que de former des instituteurs à encadrer et faire progresser des tout-petits.
Oh, ça n’ira pas sans casse, ma fille qui a beaucoup fréquenté les crèches et haltes-garderies ces dernières années (stages, remplacements) vous en parlerait sans doute mieux que moi. De mémoire, quelques petites réflexions qu’elle m’a rapportées :

Un enfant de dix-huit mois ramassait de l’herbe sur la pelouse et la mettait à la bouche, la jeune fille chargée de la surveillance du petit groupe (ah oui, le petit groupe, tellement préférable à cet âge que les trente bambins encadrés par une seule institutrice, forcément débordée et peu à l’écoute des besoins) : « Eh, p’tit con, l’herbe, ça s’bouff’pas, ça s’fume ! ». Ma fille, un peu outrée, lui fait remarquer que son langage n’est peut-être pas très approprié, ce à quoi la « diplômée » répond : « De toute façon, y comprend rien, y sait pas parler ! »

Dans la même crèche, une autre personne, elle aussi titulaire de son poste, changeait les tout-petits et les petits en soliloquant : « Ah putain, le p’tit salop, il a encore chié partout ! », toujours le même prétexte, ils ne parlent pas, ils ne comprennent donc pas.

Je crois vous avoir déjà raconté les tribulations de ma fille lorsqu’elle souhaita intervenir à l’encontre d’un enfant de trois ans « non-parleur » – ne vous inquiétez pas, ils y sont déjà en crèche, le système a été miné de l’intérieur depuis longtemps, entre les fermetures de postes le plus souvent dirigées vers les maternelles, la façon de « lire » les prévisions d’effectifs et les couches « même mouillées, ils sont secs » - qui agressait ses petits camarades à coups de bâton et la semonce qu’elle reçut de la directrice de crèche. Le pédagogisme est aussi passé par là.

Je ne vous ai en revanche pas parlé des ses anciennes camarades d’enfance, celles qui, après avoir abandonné leurs études à seize ans ont choisi de faire un ou deux petits très vite, accompagnées ou non d’un papa souvent pas bien plus vieux qu’elles. Celles-ci les mettent à l’école dès qu’ils sont propres, souvent vers trois ans, voire trois ans et demi quand leurs mères se décident enfin à prendre en charge l’apprentissage de la propreté de leurs petits enfants... Cela les décharge un peu de l’activité de surveillance qui devient contraignante dès que ces « p’tits cons » se mettent à marcher, elles peuvent ainsi continué à « larver devant la téloche » pour regarder leurs séries, se rencontrer entre copines au troquet ou le long d’un mur et siroter en paix leurs bières en fumant leur tarpé.

Vous imaginez aisément, vous qui les avez eues en classe, ces charmantes jeunes filles, que les services sociaux, même redéveloppés et redéployés sur le territoire, auront un peu de peine à leur faire comprendre qu’ « avoir un chiard » oblige à certaines contraintes et qui plus est à long terme (ce n’est pas Zorglub qui me contredira).

Pendant ce temps-là, Charles-Edouard et Marie-Charlotte vont à la médiathèque avec maman, à l’éveil sensoriel avec papa, passent leur week end chez Bon-papa et Bonne-maman qui leur chantent des comptines et leur lisent des histoires... Vous avez dit égalité des chances ?

Je suis institutrice depuis bientôt trente-deux ans (eh oui, je sais, j’ai commencé très jeune). J’ai effectué plusieurs années en maternelle, Petite Section ou tous niveaux, je dirige depuis vingt et un ans une école rurale à deux, puis trois, puis deux, puis trois classes (une année creuse en terme de naissances et la troisième classe saute). J’ai donc eu l’occasion d’encadrer et/ou de voir évoluer les deux-trois ans dans une école.

Il est évident que, pour certains enfants, la scolarisation à deux ans n’est pas possible, ils ont encore trop besoin de leur maman pour en tirer profit. Ce n’est pas une raison pour en faire une généralité.

Ma deuxière année d’enseignement, je l’ai justement effectuée à mi-temps dans une classe de petite section (en 1976/1977) en tant que décharge de la directrice d’une école de ZEP (ça ne s’appelait pas encore comme cela). J’avais 43 bambins de deux et trois ans tous les matins, et à l’époque il n’était pas d’usage de bénéficier de l’ATSEM dans la classe, il était même périlleux d’oser solliciter les services de ces dames parce qu’un enfant avait renversé un pot de peinture, surtout à dix-neuf ans ! Ce fut épique mais néanmoins très valorisant. Et je suis persuadée que la petite Stéphanie, arrivée au mois de février, le jour de ses deux ans, en a tiré profit et que Carlos qui se précipitait en début d’année sur les autres enfants en criant « Poupée, poupée » et en les secouant par les cheveux a beaucoup plus progressé dans cet environnement que s’il était resté chez lui assis sagement sur une chaise parce que sa maman tenait à ce qu’il soit toujours très propre. Quant à Christine, la scolarisation lui a permis de sortir un peu de l’emprise d’une maman dépressive qui l’avait peu à peu réduite à l’état de petite chose renfermée et fragile et ce fut un plaisir de la voir en fin d’année jouer, chanter, dessiner, danser avec les autres, fière de ses « résultats ».
Ma fille, encore elle, a dû au cours de sa formation effectuer successivement trois stages de trois semaines chacun, alternativement en crèche et en école maternelle. Elle encadrait en crèche les deux-trois ans. A l’issue de sa première journée en maternelle, le surlendemain de son stage en crèche, elle me fit part de son étonnement : « C’est incroyable, les petits de l’école sont bien plus évolués que ceux de la crèche ; en crèche, ils ne parlent pas, ni entre eux, ni à l’adulte, ils ne font rien, ils passent d’un jouet à l’autre, se les arrachent en criant alors qu’à l’école, vous arrivez à leur faire faire quelque chose, ils arrivent même à jouer au loto ou aux dominos... En crèche, tu leur chantes une chanson, il y en a même qui semblent ne pas entendre alors qu’ici, certains chantent. C’est dingue, je n’aurais jamais cru qu’on puisse obtenir ça de gosses aussi petits ! » A son retour à la crèche, elle a essayé d’appliquer quelques petites recettes qu’elle avait apprises de l’institutrice ou de l’ATSEM, « on » lui a dit qu’elle était trop dirigiste et qu’elle poussait les gosses...

Nous accueillons chaque année à l’école deux ou trois bambins de deux ans au milieu des vingt élèves de la classe de PS/MS. Certains pleurent le premier jour, d’autres non. Au bout de quinze jours, les mamans commencent à nous dire que leur enfant parle mieux, joue plus, s’occupe seul, ce qu’il ne faisait pas avant. Et pourtant, je suis sûre qu’il y a des méthodes bien mieux adaptées aux tout-petits que la mode actuelle en pédagogie et que la formation des instituteurs, de PRIMAIRE, j’y tiens, c'est-à-dire préélémentaire ET élémentaire, mérite d’être revue et corrigée, aussi et même surtout au niveau préélémentaire (si vous voulez des pistes de travail, j’en ai une).

Si l’on croyait à la « théorie du complot », on pourrait sans doute se dire que lorsque l’on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage et que ce n’est pas sans une raison inavouable que l’on tire à boulets rouges (enfin, rouges...) sur ce qu’est devenue la « meilleure école maternelle du monde ».

Je continue, persiste et signe, aucun pédopsychiatre ne pourra me convaincre qu’il est mauvais de scolariser un enfant de moins de quatre ans et qu’il vaut mieux qu’il soit confié à des personnels moins formés, dans des structures payantes et laissées à la libre appréciation des associations, des entreprises et des communes.

Ecrit par : catmano | 25 mars 2007

J'imagine qu'IGG n'ira pas manifester contre ce qui s'est passé hier devant une école maternelle à Paris, (la mise en examen d'une directrice d'école, et la violence policière dans cette action)!
Par ailleurs, comparer Redecker et Pierre Binet me semble un peu énorme. Entre s'élever contre l'irruption de l'islam dans la politique et stigmatiser l'immigration à l'aide d' amalgames honteux, (immigré=islamiste), il me semble y avoir une certaine marge. Malgré certaines prises de positions récentes un peu ambiguës, j'ose espérer qu'il ne suffit peut être pas (encore) d'être (très) à droite pour être inconditionnellement défendu ici!

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007

Catmano,

Merci ! Dommage que vous aimiez tant votre métier - j'imagine que vous ne lâcheriez pas facilement votre classe - car c'est bien à quelqu'un comme vous qu'il faudrait confier le portefeuille de ministre délégué à l'enseignement pré-élémentaire.

Ecrit par : Un hussard | 25 mars 2007

Je continue, persiste et signe, aucun pédopsychiatre ne pourra me convaincre qu’il est mauvais de scolariser un enfant de moins de quatre ans et qu’il vaut mieux qu’il soit confié à des personnels moins formés, dans des structures payantes et laissées à la libre appréciation des associations, des entreprises et des communes.

Ecrit par : catmano | 25 mars 2007

Bravo! Bravissimo! Courage! Vote Ségo, faute de mieux, c'est la seule à dire qu'il faut la maternelle à trois ans.
Vous êtes à "gauche" de quoi, Brighelli? Voilà six à sept mois que je fréquente ici et je vous ai vu virer votre cuti grave. Ressaisissez-vous! Vous délirez.
Battez-vous, Catmano et Sibille, ils ne savent plus qui ils sont ni ce qu'ils disent. Brighelli ne se bat que pour les gosses de nantis.

Ecrit par : Dobo | 25 mars 2007

Ça y est, c’est fait. « Ils » y sont arrivés ! Le grand marché de l’Education est ouvert, tout le monde est convaincu.
Si même des défenseurs de l’école laïque et gratuite les croient, tout peut maintenant aller très vite.

Ecrit par : dobolino | 25 mars 2007

"Ça y est, c’est fait. « Ils » y sont arrivés ! Le grand marché de l’Education est ouvert, tout le monde est convaincu.
Si même des défenseurs de l’école laïque et gratuite les croient, tout peut maintenant aller très vite."
Tu ne l'avais pas vu venir, celle-là? Catmano, Brighelli s'en fout des gosses d'ouvriers, il veut l'excellence pour sa progéniture issue d'un Normale Sup'. Ce coup-ci, il signe pire que ton papa ne l'a jamais fait.
"Après moi, le déluge!"-dit le corse.
Il y a six mois, il était encore raisonnable. A présent, entre ses vues sur l'une, ses ambitions sur l'autre, il jette sa soutane aux orties. Beark.

Ecrit par : dobolino | 25 mars 2007

Catmano, je ne peux que souscrire à 1000% à ce que vous dites. Et merci de le dire cent fois mieux que j'aurais pu le faire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007

ECOLE MATERNELLE ET SOCIAL-INCESTOCRATIE "Les autres pouvoirs des femmes concernent non la reproduction biologique mais la reproduction sociale. Où et par qui se tisse aujourd'hui le lien social? Les hommes ont presque disparu des activités où l'enfant se façonne... L'école: combien d'instituteurs pour combien d'institutrices? (Pardon, je devrais dire professeurs des écoles et professeures des écoles.) La justice: si vous avez affaire à un juge, aux affaires familiales notamment, vous avez de grandes chances de tomber sur une "magistrate". La médecine: aujourd'hui moins d'hommes que de femmes sortent des études médicales. On pourrait ajouter la psychanalyse et la psychothérapie, en particulier celle des enfants... Mais le fait est là: le sort éducatif, médical et juridique des enfants dépend des femmes. La confrontation entre l'enfant et l'homme ne se fait plus que dans la famille, et encore, lorsque le père n'a pas été évacué...
Mais cet autre appareil idéologique (l'école) obéit à des idéaux féminins, surtout depuis les réorientations visant à placer l'enfant au "coeur du processus éducatif" et à déligitimer l'autorité du savoir et des maîtres, une expression d'ailleurs disparue.
Le psychanaliste Serge Leclaire parlait naguère d'un lien social réglé de nos jours par la "social-incestocratie" c'est à dire un groupe de fils reliés par l'homosexualité sous la bienveillante autorité d'une mère instituée...
Les clichés sur la parité politique interdisent aujour'hui de penser la féminisation des pouvoirs dans la société, comme la maternisation du pouvoir d'Etat. Le pouvoir des femmes est comme la lettre volée d'Edgar Poe, si manifeste et visible que personne ne s'en avise. On continue à entonner la vieille plainte contre le patriarcat, défunt dans nos contrées depuis un bon siècle, mais nul ne se risque à dépeindre et analyser un matriarcat pourtant évident".

Extraits de l'essai décapant de Michel SCHNEIDER dans "La confusion des sexes" Flammarion. Collection "café Voltaire"
Dans cet essai l'auteur nous livre une analyse très pertinente de la pensée politique de Ségolène Royal et des Socialistes en matière de sexe et de sexualité. Des thèmes qui comme on sait font très mauvais ménage avec ceux de l'éducation.

Ecrit par : buntovchik | 25 mars 2007

Mais ça frise la diffamation ! Où avez-vous pris que ne me bats pas pour tous ? Ce sont les élections approchantes qui vous font perdre le sens de la mesure ?
Et mes enfants ne sont pas encore en âge d'entrer à Normale Sup — leur entrée en sixième est déjà suffisamment problématique.
Quant à filtrer tel ou tel, aussi frontiste soit-il, je m'en tape : je n'ai jamais censuré qui que ce soit, si je commence, ce sera le plus sûr moyen pour rameuter ici tous les cinglés de France et d'ailleurs.
JPB
PS. Catmano, vous ne voulez toujours pas récupérer le blog après la mi-mai ?

Ecrit par : brighelli | 25 mars 2007

Il faudra que je relise tout asap, je n evois pas pourquoi le dodo s'énerve ?
Le Corse ne dit pas le contraire de Cat, de plus, il dit justement que ce n'est pas sa spécialité.

Bon ... On verra...

Ceci étant, c'est évident qu'il faut repenser "l'espace" des gamins en crèche maternelle ET primaire...

Ecrit par : toto | 25 mars 2007

ouuppps désolé JP, je ne t'avais pas vu ....

Il est malade le dodo ?

Surtout qu'il n'a pas compris que Sibille et Cat ne sont pas tout à fait dans le même camp ... Ou alors il y a du nouveau chez le naind'jardin.

Ecrit par : toto | 25 mars 2007

Sur le site « les amis de l’université », au sujet de l’autorité à l’école, un inspecteur et un professeur d’IUFM tirent les conséquences du pédagogisme et le condamnent (partiellement) :

« La logique libérale, l’attente sociale, le modèle économique amènent à concevoir l’enseignement comme un service rendu à des usagers : le succès scolaire tend à devenir le signe de la qualité de ce service, et non plus de l’aboutissement d’une démarche qui a par elle-même un sens. Sous l’influence des idéaux du pédagogisme, les objectifs d’information, de relation, de communication, viennent pervertir l’acte d’enseigner. Il faut bien, en effet, mettre l’élève au centre du système. Ce principe du puérocentrisme ambiant énonce à la fois une évidence et une contradiction. Il nous dit aussi que l’avenir de l’école humaniste est peut-être sa propre négation. La déscolarisation accélérée de l’école, actuellement observable, en est le premier signe.
La revendication toujours plus insistante d’autorité appelle en fait une réflexion sur la relation du savoir et du pouvoir, sur la place respective de la rencontre avec le monde et de la transmission dans le processus éducatif, sur l’affrontement entre l’idéal pédagogique de non-directivité et la fonction magistrale. La situation d’urgence que connaît l’école d’aujourd’hui renvoie ainsi aux interrogations majeures de la philosophie de l’éducation. » (L’école et l’autorité, par J. Lombard , Inspecteur Académique, et B. Jolibert, professeur en sciences de l’éducation en IUFM, http://amis.univ-reunion.fr/Conference/presentation/201/)

Ecrit par : B. | 25 mars 2007

Non, encore moins que jamais... Je n'ai ni votre patience, ni votre ouverture d'esprit. Et puis d'abord, quavez-vous de si urgent à faire après la mi-mai ?
Je n'ai pas compris le sens de l'intervention de buntovchik. Pour moi, quand je suis née, il y avait à peu près 50 % de chances que je sois un garçon et 50 % que je sois une fille. Je suis une fille. Je suis institutrice. Si j'étais un garçon, je serais instituteur. Est-ce parce que j'ai plus été élevée par mon père que par ma mère, et que celle-ci se prenait pour une féministe convaincue, mais je n'ai jamais pensé que l'humanité était coupée en deux et qu'un homme valait plus ou moins qu'une femme. Pour avoir vécu longtemps dans une ferme et avoir élevé des chèvres, des poules, des lapins et des canards, j'ai néanmoins remarqué que les soins aux tout-petits étaient le plus souvent effectués par les femelles. Mais, comme dirait l'autre, j'ai d'excellents amis instituteurs en maternelle.

Ecrit par : catmano | 25 mars 2007

"Surtout qu'il n'a pas compris que Sibille et Cat ne sont pas tout à fait dans le même camp ... Ou alors il y a du nouveau chez le naind'jardin."

Ecrit par : toto | 25 mars 2007

Je ne suis dans aucun camp, toto. Au coup par coup, dans celui des personnes que je considère comme disant des choses sensées. Donc, effectivement, vraisemblablement jamais dans le vôtre.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007

Oui je comprends, tu aimes bien prendre le sens du vent .

Ecrit par : toto | 25 mars 2007

Le rétablissement des IPES searit-il une si bonne chose pour financer les études de ceux qui se destinent à l'enseignement? J'ai cru comprendre que leur suppression au début des années 1980 faisait suite à leur faible rendement. Peu d'ipésiens finissaient par réussir les concours de recrutement. Il en serait de même aujourd'hui. Rien ne garantit que les allocataires des IPES nouvelle formule réussiront les concours de recrutement, comme on le voit pour les candidats passés par la première année d'IUFM. Leur taux de réussite est inférieur à celui des étudiants « libres ». Au lieu de financer toutes les études, il vaut mieux attendre que la « sélection naturelle » se fasse jusqu'en licence et étendre les actuelles bourses d'agrégation (existe-t-elle toujours d'ailleurs?) aux prépa CAPES. Au moins on est presque sûr que les récipiendaires se présenteront aux concours, pour un coût moindre que le financement complet d'un cycle d'études.

Ecrit par : Archytas | 25 mars 2007

Le rétablissement des IPES searit-il une si bonne chose pour financer les études de ceux qui se destinent à l'enseignement? J'ai cru comprendre que leur suppression au début des années 1980 faisait suite à leur faible rendement. Peu d'ipésiens finissaient par réussir les concours de recrutement. Il en serait de même aujourd'hui. Rien ne garantit que les allocataires des IPES nouvelle formule réussiront les concours de recrutement, comme on le voit pour les candidats passés par la première année d'IUFM. Leur taux de réussite est inférieur à celui des étudiants « libres ». Au lieu de financer toutes les études, il vaut mieux attendre que la « sélection naturelle » se fasse jusqu'en licence et étendre les actuelles bourses d'agrégation (existe-t-elle toujours d'ailleurs?) aux prépa CAPES. Au moins on est presque sûr que les récipiendaires se présenteront aux concours, pour un coût moindre que le financement complet d'un cycle d'études.

Ecrit par : Archytas | 25 mars 2007

Le rétablissement des IPES searit-il une si bonne chose pour financer les études de ceux qui se destinent à l'enseignement? J'ai cru comprendre que leur suppression au début des années 1980 faisait suite à leur faible rendement. Peu d'ipésiens finissaient par réussir les concours de recrutement. Il en serait de même aujourd'hui. Rien ne garantit que les allocataires des IPES nouvelle formule réussiront les concours de recrutement, comme on le voit pour les candidats passés par la première année d'IUFM. Leur taux de réussite est inférieur à celui des étudiants « libres ». Au lieu de financer toutes les études, il vaut mieux attendre que la « sélection naturelle » se fasse jusqu'en licence et étendre les actuelles bourses d'agrégation (existe-t-elle toujours d'ailleurs?) aux prépa CAPES. Au moins on est presque sûr que les récipiendaires se présenteront aux concours, pour un coût moindre que le financement complet d'un cycle d'études.

Ecrit par : Archytas | 25 mars 2007

Le rétablissement des IPES searit-il une si bonne chose pour financer les études de ceux qui se destinent à l'enseignement? J'ai cru comprendre que leur suppression au début des années 1980 faisait suite à leur faible rendement. Peu d'ipésiens finissaient par réussir les concours de recrutement. Il en serait de même aujourd'hui. Rien ne garantit que les allocataires des IPES nouvelle formule réussiront les concours de recrutement, comme on le voit pour les candidats passés par la première année d'IUFM. Leur taux de réussite est inférieur à celui des étudiants « libres ». Au lieu de financer toutes les études, il vaut mieux attendre que la « sélection naturelle » se fasse jusqu'en licence et étendre les actuelles bourses d'agrégation (existe-t-elle toujours d'ailleurs?) aux prépa CAPES. Au moins on est presque sûr que les récipiendaires se présenteront aux concours, pour un coût moindre que le financement complet d'un cycle d'études.

Ecrit par : Archytas | 25 mars 2007

PS: désolé pour ces doublons dus à un problème de connexion...

Ecrit par : Archytas | 25 mars 2007

"Oui je comprends, tu aimes bien prendre le sens du vent ."

Ecrit par : toto | 25 mars 2007

Oh, toto! Je vous rappelle que je suis un des rares ici, (excepté Dobolino) à avoir dit depuis le début pour qui j'allais voter!

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007

"Dans cette émission, un intervenant parle d’un projet délirant que les Diafoirus de la rue de Grenelle ont dans leurs cartons : éclater l’enseignement du français en deux matières, la langue comme outil de communication –apprendre à lire dans la notice d’un appareil électroménager (suivez mon regard) – et l’étude des textes fondateurs de la langue française ", écrit Philippe.
Désolée, c'est même dans un rapport :
http://media.education.gouv.fr/file/63/8/3638.pdf
Je n'ose pas vous en souhaiter bonne lecture.
En ce qui concerne la maternelle, je voudrais juste faire remarquer que mon propre fils, à deux ans, récemment rescapé d'un divorce barbare, n'était pas vraiment en état d'y être heureux -- et qu'il était bcp plus sécurisé chez la brave mémé qui me le gardait, avec des chiens, des chats, des poules, des fleurs, et des gâteaux maison au goûter. A trois ans, en revanche, il y est allé avec plaisir et profit. J'entends bien qu'il y a des petits de deux ans, qui, au contraire, ont tout à gagner à aller en maternelle, parce que leur maman travaille, parce qu'ils ont avec elle une relation trop fusionnelle et qu'il faut prendre un peu de distance, pour ne pas baigner 24 h sur 24 dans une ambiance familiale difficile, pour acquérir du langage... et pour tout cela, effectivement, il faut de véritables instituteurs (des hommes aussi, je suis d'accord avec M. Schneider), plutôt que des "tatas" et encore moins des minettes aussi faites pour s'occuper de petitous que moi pour gravir le Mont Blanc à mains nues .
Il ne faut pas "brader" les maternelles, : Le pb, c'est aussi que certain(e)s, hélas, y voient une garderie gratuite et non une Ecole à part entière, l'essentiel étant de fourguer le gamin d'une manière ou d'une autre pour faire autre chose. Mais là, on est dans un autre domaine, celui du désir d'enfant, et de l'écart entre le fantasme de bébé et le vrai bébé que l'on doit élever , surtout si on est toute seule sans sa propre mère à proximité... Que fait-on pour éviter les grossesses chez les adolescentes, comment prend-on en charge les mères fragiles voire déficientes, avec quels moyens ? Le sort des maternelles ne peut être réglé, me semble-t-il, que dans le cadre d'une réflexion globale sur la petite enfance et la parentalité.

Ecrit par : Fguichard | 25 mars 2007

En ce qui concerne l'orientation des élèves dans mon Lycée Professionnel, une rumeur (ce qui peut se produire aussi ailleurs, étant tous des "animaux de même laine", comme l'écrit Claudel dans sa "Jeanne au bûcher"): pour se débarrasser des adolescents les plus pénibles au collège et ne pas se les coltiner une année de plus en préconisant le redoublement, certains enseignants de 3eme gonfleraient les notes et proposeraient aux affreuses et affreux la voie du LP. Formidable. Comment mes collègues en sont-ils venus à penser cela? En se rendant compte du niveau véritable de tel ou tel dans les matières générales et de leur caractère et comportement épouvantables... Et comme le dossier des élèves (leur "casier judiciaire" scolaire) est jeté à la fin de chaque année, il se trouve des énergumènes avec des moyennes "formidables" et une réalité bien moins rose. Pendant ce temps, des gosses sans problèmes de comportement et de travail sont relégués plus bas dans la liste des élèves susceptibles d'intégrer nos classes et ne sont pas pris. Alors, en 3eme, conseils de classe et bulletins truqués pour mieux tirer la chasse? Cette rumeur (?) me fait penser à l'anecdote de JPB quant à l'Inspectrice envoyée à Bruxelles...

Et les Lycées professionnels deviennent du grand n'importe quoi...

Ecrit par : Pendariès | 25 mars 2007

Moi je propose que les profs fassent ce qu'ils veulent et que les parents choisissent librement les profs de leurs enfants.

Un ministre ultra intelligent sera toujours moins bien placé que le dernier des crétins pour savoir ce qui convient à son enfant.

Vive la liberté.

Le Champ Libre - http://cvincent.club.fr

Ecrit par : Albert LI | 25 mars 2007

Surtout qu'il n'a pas compris que Sibille et Cat ne sont pas tout à fait dans le même camp ... Ou alors il y a du nouveau chez le naind'jardin.

Ecrit par : toto | 25 mars 2007

Dodo sait lire, couillon! Il a appris par syllabique, il y a quarante et un an avec une vieille mégère finissant sous la Cinquième son œuvre commencée sous la Troisième, Talons Plats et Jupe Plissée, demoiselle vouée à la République comme d'autres au Christ. Le diamant qui dormait entre ses fesses a certainement été enterré avec elle!
Dodo sait lire et si Catmano et Sibille ne sont pas du même camp pédago, ce qui reste entièrement à prouver, ils sont toujours à gauche l'un et l'autre ce qui les rapproche sur ce blog.
D'abord c'était pas Dodo mais Dobo(lino) qui prenait la haine et qui venait enfourcher le cheval de bataille de sa grande sœur. Supprimer les classes maternelles! Voilà huit mois que je lis ce qu'elle vous écrit et que vous applaudissez à tout rompre, que Brighelli lui propose de subir à sa place les écrits d'aucuns, ultralibéraux qui emportent de toute évidence l'adhésion ici
La maternelle, NOTRE Maternelle française dont les premiers soubresauts réprimés datent d'un dix-neuvième siècle royaliste puis bonapartiste, dévoué à la Bourgeoisie, l'excellence, ce modèle égalitariste, cette maternelle qui veut offrir aux enfants du peuple des chances presque égales à celles des bourgeois! Merde, réveillez-vous! Lui redonner ses lettres de noblesse, pas la supprimer, nom de Zeus!
Elle vous le dit, le redit depuis des mois et des mois et vous, ragnagna notre Sarko il a dit que... alors... à la trappe les classes maternelles! Et hop
Quand je pense qu'il y a trente ans, on se battait ici chez nous pour que les minots soient scolarisés à deux ans, que nos communes payent des accompagnateurs pour que nos bébés puissent emprunter le ramassage scolaire.
Et vous, hop! pour que les petits Brighelli ou Huby puissent faire du latin en sixième, supprimons les maternelles pour les étrangers en situation irrégulière.
Vas-y donc, JPB, t'es pire que pire que tous les clodoaldiens que je fréquente, même les plus sélectifs.

Ecrit par : dobolino | 25 mars 2007

Remarque personnelle au sujet de la maternelle. Pour des raisons professionnelles, mes parents ne pouvant me garder à la maison (tous les deux travaillaient), je fus envoyé en maternelle à l'âge de 2 ans. Pourquoi pas? Je me souviens cependant que quelques années plus tard (au primaire), je pleurais pour ne pas aller à l'école: une espèce de ras le bol, sans aucun doute: l'école vécu comme un abandon de la part de mes géniteurs? Et plus tard encore, je passai un concours pour enseigner...

Ecrit par : Pendariès | 25 mars 2007

Bonsoir à tous,
j'avais pas mal de lecture, depuis mon dernier passage.
J'en ai retenu :
1) que Catmano connaît vraiment son affaire, mais que lorsqu'on l'oppose aux formateurs d' IUFM, c'est un peu injuste pour beaucoup d' IMF, aussi bien inspirés qu'elle;
2) que M. Brighelli, dans la faveur qu'il exprime pour l'enseignement du fait religieux, me semble tomber dans le panneau. Le fait religieux fait partie de la culture en général, et je ne vois que de mauvaises raisons pour l'en isoler et lui accorder un traitement de faveur au détriment de toutes les inspirations agnostiques ou athées. Pourquoi, d'ailleurs, ne pas plutôt parler d'enseignement du fait laïque, ce qui conduirait tout naturellement à examiner les religions et leur histoire, mais au nom d'un dépassement du déterminisme religieux contenu dans la notion de "fait religieux" ?
Ne vous y trompez pas : l'enseignement du fait religieux est un projet (bien avancé) scélérat qui consiste à nous faire admettre comme un fait que certaines filles soient ensachées.

A Christophe : je suis tout disposé à annoncer pour qui je vais voter, mais j'hésite. Mes sympathies politiques vont au camp de Ségo, mais je la trouve nulle et elle n'a aucune chance au second tour. En revanche, je crains que Bayrou ne soit guère qu'un "faux-cul centriste", comme dit le Canard, mais dans son discours actuel, il incarne , faute de mieux, une certaine idée de la République et, à mon avis, il bat Sarko au second tour. Je me déciderai donc en fonction du vent, n'en déplaise à Toto (au passage, vous êtes impayables, tous les deux...)

Histoire de mettre un peu d'ambiance : que pensez-vous du projet d'être enjoint d'agiter son petit drapeau le 14 juillet ? Personnellement, les bras m'en tombent.

Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007

Une amie formatrice en milieu médical de passage à la maison cet après-midi nous expliqué que toutes les joyeusetés que nous vivions au collège, dans les lycées d'enseignement général et dans les lycées professionnels : passages automatiques, examens bradés, consignes de mansuétude, harmonisation des notes à la hausse; QCM,, autoconstruction du savoir, abolition de la "pédagogie frontale"...s'infiltraient dans la formation des futurs infirmiers et infirmières

...Pour l'instant, "on" teste les réactions des "formateurs" (elle est contre, mais elle nous a dit qu'elle avait été étonnée par la passivité et l'absence de réaction de ses collègues...qui ne sont pas d'accord non plus, mais qui n'osent pas le dire )...avant de passer à la phase opérationnelle.

Décidément, le pédagogisme s'insinue partout. Mais dans ce domaine là, les dégâts risquent d'être encore plus "spectaculaires".

Ecrit par : Robin | 25 mars 2007

Je suis d’humeur mutine ce jour.
Peut-être est-ce la fréquentation de vos colonnes et l’accueil bienveillant que vous avez réservé à mes propos qui généralement attirent lazzi et rancunes ou bien simplement le retour du soleil ?

Aussi vous proposerai-je rien moins que ... la révolution ! Même si elle consiste pour partie à me tirer une balle dans le pied (en ces jours où le néologisme jambisation aurait pu refaire surface, c’est un comble !).

Et si on s’occupait de notre statut ? Et de manière radicale en plus !
Dans le contexte (j’allais écrire ... le bordel ambiant) les sacro saintes 18 heures ont-elles encore un sens autre que celui de notre confort ?

On pourrait imaginer (... un autre monde) une refonte complète de la notion de temps de travail de l’enseignant en lycée (ou LP).
Le cadre : 35 heures de présence dans l’établissement (qu’on se rassure je ne suis pas un sous-marin de la Sainte Vierge). L’idée même d’heures de cours serait désuète. Chacun se verrait confier un lot de « missions » correspondant à la durée hebdomadaire de travail.

Ces missions incluent :
- la présence devant élève (évidemment ...) pour des cours, TD, TP, aide individualisée, études collectives dans sa matière,
- la préparation de documents de cours ou de TP (très lourd dans le technique),
- la mise en ligne de ces documents sur le réseau et le Web,
- la maintenance informatique la réparation et l’entretien des matériels de TP,
- la correction de copies (pas nécessairement celles de ses propres élèves),
- la relation avec les parents,
- la relation avec les collègues de la même matière dans les établissements voisins,
- et toute autre tâche que nous assumons déjà.

Ceci sous-entend un autre bouleversement : on embaucherait dans l’EN des gestionnaires de personnel (nommons les « coordinateurs »), des vrais, avec de réelles compétences en ressources humaines (pour être bref : pas des profs recyclés parce qu’inaptes à tout autre emploi). On peut penser qu’un taux d’encadrement d’un coordinateur pour environ 20 (ou 30 ?) profs est raisonnable, C’est à peu près le ratio cadre sup/cadre moyen dans une entreprise. Naturellement, les coordinateurs sont de formation littéraire, scientifique, technologique ou tertiaire suivant le personnel qu’ils encadrent. Ils ont préalablement exercés avec succès une fonction en rapport avec les RH dans l’entreprise avant leur recrutement (voyez, même la petite annonce est prête !).

Pour une durée déterminée (pas nécessairement l’année scolaire), et avec un échéancier le coordonnateur propose à chaque enseignant suivant ses compétences, ses goûts et ... le besoin la liste des missions qui lui sont attribuées. Il suit leur mise en oeuvre et en vérifie l’accomplissement. On peut tout à fait imaginer que, pendant une période déterminée, un prof soit peu en contact direct avec les élèves et chargé de rédaction, tandis qu’un autre assure 25 h/semaine d’enseignement direct à partir de supports rédigés par d’autres et sans charge de copies.

Bien entendu, il est indispensable que le coordinateur élabore un cahier des charges précis pour chaque tâche. Par exemple pour la rédaction d’une séquence de cours + TD + TP : objectif, moyens mis en oeuvre, niveau minimum/optimal requis pour les élèves en fin de période, type et modalité de l’évaluation, nature et format des documents à créer. Durant la rédaction, les collègues qui seront concernés par l’usage à venir sont réunis afin d’émettre avis, réserve et propositions.

Il va de soi que les résultats de l’enseignement de ce « package » sont évalués par les enseignants utilisateurs, le rédacteur et le coordinateur : les élèves ont-ils majoritairement atteint le niveau optimal ? Combien d’élèves sont en échec ? Quelles sont les difficultés imprévues rencontrées ? etc.

Ceci implique un autre cataclysme encore plus majeur : le rétablissement d’une autorité sur les enseignants ! Il est entendu que le coordinateur a le pouvoir statutaire de donner des ordres ... Je vous rappelle qu’il possède des compétences en RH et qu’il sait donc exercer avec talent, mesure et habileté. Il sait évaluer le potentiel de chacun et l’exploiter au mieux pour maximiser le profit du système (ouch ! bonjour le vocabulaire choisi ...).

Constatez que lorsque je parlais de révolution, ce n’était pas un vain mot ! Vous, comme moi, sommes habitués à une totale liberté et nous la revendiquons (un peu par habitude). J’ai travaillé en entreprise et je n’ai, dans le fond, pas particulièrement souffert que mon responsable me fixe des tâches à accomplir, vérifie la qualité de ma prestation, etc. D’une certaine manière c’est même sécurisant, dans le système actuel je me sens très souvent coupable lorsque je glande devant la télé, ou que je bouquine plutôt que de corriger un de ces inénarrables paquets de copies. J’ai toujours un peu le sentiment (bien vite refoulé, je vous rassure ...) de ne pas avoir atteint la « dose requise » de travail ! Dans la nouvelle configuration, rien de tel, mon planning sous les yeux je gère mon temps et ma productivité comme n’importe quel salarié.

Alors il reste évidemment à aborder la question de l’efficacité ! Il serait particulièrement injuste qu’un agrégé (particulièrement performant par définition) se voit sous ce prétexte confier plus de missions qu’un modeste certifié sans une juste compensation. L’argent arrange souvent tout (on peut le déplorer mais faut bien le reconnaître). Le salaire est tout simplement la variable d’ajustement.

Après un temps de flottement inévitable destiné à se construire expérimentalement une échelle de valeur le coordinateur juge de la durée maximale/optimale de la plupart des missions. C’est d’ailleurs sur cette base que sont définis tous les objectifs et plannings dans l’entreprise. Et ... on y arrive ! Dans le développement informatique par exemple, un chef de projet expérimenté est capable de juger globalement du nombre de jour x homme permettant de boucler le chantier. Statistiquement, il se trompe assez peu et c’est heureux puisqu’il faut bien faire un devis estimatif et par la suite renter dans le cadre. Et pourtant, les aléas sont nombreux, les mauvaises surprises habituelles, la nécessité d’autoformation permanente, etc.
Les plus efficaces et performants, investis, sont gratifiés d’augmentations plus importantes que les autres. Dura lex ... mais c’est juste celle appliquée partout ailleurs que dans la fonction publique !

Ben, voilà, je vous l’avais dit, le printemps est revenu, c’est le temps des utopies !

Vous êtes assez perspicaces pour mesurer la dose de provocation de mes propos (encore que ...).
Au pire, vous pouvez vous déchaîner, 20 ans d’EN m’ont endurci le cuir !

Ecrit par : Zorglub | 25 mars 2007

NB : Le « encore que » se rapporte évidemment au mot « provocation », je n’aurais pas l’outrecuidance de mettre en doute votre perspicacité !

Ecrit par : Zorglub | 25 mars 2007

L'enseignement du fait religieux, défi de demain???

Livre d'Histoire de cinquième, valide cette année:
1) L'Empire byzantin:
Un Empire héritier de Rome
Un Empire chrtien d'Orient

2) Le monde Musulman
Mahomet, fondateur de l'Islam
L'expansion de l'Islam
Le monde Musulman, carrefour de cultures et de civilisations

3)L'Empire carolingien

4) L'Eglise
L'Eglise, une puissance politique
L'Eglise au cœur de la civilisation médiévale
L'Eglise et l'expansion de la chrétienté
Les manifestations de la foi

5) La Société médiévale
6) le Royaume de France (X°-XV° s.): l'affirmation de l'Etat
7)Humanisme, renaissance et Réforme

Leçon 4 La réforme protestante, un renouvellement religieux
Leçon 5 La réforme catholique
Synthèse Les réformes protestantes et catholiques.

Que vous faudrait-il de plus?
Ce n'est quand même pas la faute du programme si les enseignants ne le font pas ou si les élèves ne l'écoutent pas. Il est normal,dans un état laïque,que les visions des uns et des autres soient relatées au conditionnel. A nul n'est interdit de poser ses conditions, pour peu qu'il ne les impose pas à autrui.

Ecrit par : dobolino | 25 mars 2007

Zorglub, je trouve que vous vous fourrez le doigt dans l'oeil :
- un chef, en paradis bureaucratique, ne peut guère être qu'un "petit chef" et son rejet par les enseignants est salutaire;
- la notion de "performance", en matière d'enseignement, me semble incongrue : à cet aune, enrichir sa culture, réfléchir, prendre du recul, se renouveler, sont des tics préjudiciables à l'efficacité.
Donc, telle que vous la proposez, vive la non-révolution.

Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007

Comment le chef jugera de la performance ? Au plus grandes démonstrations de docilité, genre fiches de prép de fayot au kilomètre ?

Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007

"Le fait religieux fait partie de la culture en général, et je ne vois que de mauvaises raisons pour l'en isoler et lui accorder un traitement de faveur au détriment de toutes les inspirations agnostiques ou athées."

Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007

Oh que oui !

Je dirais même que la notion de "fait religieux" pose problème en tant que telle.

Soit l'on se réfère aux FAITS historiques, c'est-à-dire dont l'authenticité a été vérifiée par des historiens pratiquant une étude rigoureuse des sources. Et en ce cas, les faits historiques relèvent des programmes d'Histoire, qui contiennent déjà pas mal de références à la religion, mais que l'on pourrait utilement compléter sur certains points (Siddhartha, la libre pensée, l'animisme, le taoïsme...).

Soit l'on se réfère aux MYTHES et LEGENDES, et dans ce cas, les récits relatifs aux mythes et légendes chrétiens, musulmans, juifs, bouddhistes, aztèques, incas... peuvent relever du programme de Français, au même titre que "L'Odyssée". A condition bien sûr que l'on rende à cette discipline les horaires qui lui sont dus...

Ecrit par : Un hussard | 25 mars 2007

Je me permets d'intervenir pour une fois, car il me paraît fondamental de rectifier ce que M. Archytas a répété à mainte reprise, suite à un caprice de son ordinateur, à propos des IPES ; ce n'est pas "parce que leur rendement était faible" (????) qu'ils ont été supprimés, mais parce que le SNI et les apparatchiks de la FEN (aujourd'hui ils ont préféré changer de nom) étaient ulcérés que ce concours des IPES favorise le recrutement des enseignants de Lycée, et que c'était au détriment de l'hégémonie des sbires de la FEN et du SNI ; il ont fait le siège des différents ministres de l'EN pendant des années avant d'obtenir satisfaction, et ils l'ont obtenu. Merci. Mais c'est depuis cette époque que je considère les Socialistes comme des salauds.

Ecrit par : grosmatou | 25 mars 2007

« un chef, en paradis bureaucratique, ne peut guère être qu'un "petit chef" ». J’en suis bien persuadé et c’est pourquoi je propose de sortir de la bureaucratie par des mesures aussi radicales !

La « performance » mesurée dans un système éducatif est pour moi tout simplement la qualité du résultat obtenu en termes de compétences, savoir faire, connaissances des élèves (toutes choses évaluables, nous passons notre temps à ça) à mettre en relation avec le temps et l’énergie investis tant par les élèves que par les enseignants.

Améliorer la performance a donc pour effet :
- de donner plus de temps aux élèves pour se livrer à des activités culturelles, artistiques, sportives etc. leur permettant d’élargir leur horizon
- en rêvant un peu de diminuer la masse salariale dans l’EN au profit d’autres secteurs du budget de la nation par exemple justement la culture le sport etc. (ou si on est dans une autre logique de diminuer les prélèvements obligatoires ...)

Ecrit par : Zorglub | 25 mars 2007

P.S. Découvrir, par exemple, que l'on retrouve le mythe du déluge dans de nombreuses civilisations... ne serait peut-être pas mauvais pour l'ouverture d'esprit de certains élèves !

Ecrit par : Un hussard | 25 mars 2007

A propos de fiche de prép', ce lien réjouissant :

http://www.abasleschefs.org/prep.html

Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007

Bien sûr, la hussarde (tu t'es trahie dans un message...), mais cela relève simplement de la culture humaniste. Ce que je refuse, c'est que ce qui touche au religieux soit isolé du reste. Pourquoi, sinon pour entériner l'idée que dès qu'il s'agit de religion, il faut suspendre son jugement ?

Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007

Pas de réaction, sur les petits drapeaux de bon Français à agiter le 14 juillet ? Réussir à faire de cette date-là une messe, c'est du génie !

Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007

Plus sérieusement, une proposition : intégrer le privé à la carte scolaire, avec liberté de le refuser, mais en contrepartie, sortie du contrat avec l'Etat. Cela afin de cesser de subventionner la ségégation sociale avec les impôts de tous. Ségo l'évoque, mais bien timidement : il s'agit de commencer à envisager de se poser la question d'y réfléchir éventuellement. En un mot, c'est pas demain la veille ...

Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007

Un homme (homo-hominis par opposition à vir-viri), un être humain, un hussard...!

Compte tenu de l'avenir que nous prépare les grands humanistes de l'OCDE, on se demande même si d'aucuns n'ont pas tout intérêt à anesthésier, bien comme il faut, les peuples avec le fameux "opium"...

Ecrit par : Un hussard | 25 mars 2007

Oups... prépareNT

Ecrit par : Un hussard | 25 mars 2007

Je crois que c'est plus simple que ça : comme pour la pédagogie, le modèle est américain, avec tout ce que cela implique dans le statut des religions à la société. En plus, c'est commode : plus de résistance à mener face à l'obscurantisme, comme par exemple, les justifications à l'emballage des filles, puisqu'il s'agit de faits dont on ne peut que prendre acte.

Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007

Ca doit sentir le roussi : les militants PS de mon bled invitent les sympathisants pas convaincus par Ségo à venir se laisser convaincre au cours d'une réunion. Je me tâte: est-ce que je dois y aller avec mon drapeau ? La copine qui m'a invité m'a expliqué que si je ne pouvais pas la saquer (Ségo), c'est parce que c'est une femme. Tout s'explique.

Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007

"En un mot, c'est pas demain la veille ..."

Comme tu dis ! C'est même franchement contraire à l'esprit des traités européens, auxquels nos lois doivent se conformer.

Le marché de l'éducation est ouvert à la concurrence libre et non faussée, et n'a pas plus de raison d'être public que le marché des tatanes, des boules de pétanque ou des marsupilamis en caoutchouc.

Il est quand même utile de conserver un certain nombre d'établissements publics pour stocker les cas sociaux le plus longtemps possible (il ne s'agit bien évidemment pas de les instruire)... afin qu'ils ne cassent pas la bonne ambiance générale.

Ecrit par : Un hussard | 25 mars 2007

Forte tête, le hussard. Je t'inspecterais tout ça, moi...

Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007

Chat ébouillanté ne craint plus l'eau chaude !

Ecrit par : Un hussard | 26 mars 2007

"concurrence libre et non faussée", comme pour la télé satellite, depuis la fusion canal/TPS, par exemple ? Que pensent les grands libéraux de ce blog des monopoles privés ?

Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007

Les grands libéraux, je ne sais pas. Mais moi, si c'est Canal/TPS qui obtient les droits pour la quasi-totalité des matchs de la coupe du monde de rugby... je vais péter un cable !

Ecrit par : Un hussard | 26 mars 2007

Un petit témoignage et puis au lit : remplaçant pour des absences courtes, je ne suis presque jamais appelé le samedi matin. Et puis j'ai compris pourquoi : ça évite de payer la prime de déplacement qui, bizarrement, est aussi versée (plus pour longtemps) le dimanche. Moralité: notre bien-aimée hiérarchie préfère nous savoir, moi et élèves, buller chacun de notre côté. S'il m'avait posé la question, mon inspecteur saurait que je m'asseois bien volontiers sur la prime du dimanche, plutôt que d'être complice de cette absurdité bureaucratique.

Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007

Points 1 et 2
Remplacer le MEN par un Inserm, c’est aller dans le sens de la Société Nationale des Arts et des Sciences de Condorcet, composée de membres des sociétés scientifiques et des Académies, indépendante de la puissance publique, et qui avait pour mission de former les maîtres, de les nommer, et de définir les programmes scolaires, au rythme des progrès de la science et de la connaissance.

« La première condition de toute instruction étant de n'enseigner que des vérités, les établissements que la puissance publique y consacre doivent être aussi indépendants qu'il est possible de toute autorité politique"'

La composition et le mode de fonctionnement de la Sté nationale étaient definis dans le but d’empêcher tout corporatisme. "Seuls des maîtres indépendants, à la fois dans leurs rapports entre eux et avec l’autorité publique, permettront à l’instruction nationale de concrétiser l’égalité juridique et politique proclamée par la Révolution. [...] Ils ne doivent pas former de corps. [Qu’ils] soient des ordres de moines, des congrégations de demi-moines, des universités, de simples corporations, le danger est égal. […] Créer des corps enseignants, et vous serez sûrs d’avoir créé ou des tyrans, ou des instruments de la tyrannie. » « Non seulement il ne faut ni charger de l’enseignement une corporation déjà formée, ni même en admettre les membres actuels dans aucune partie de l’instruction, parce qu’animés de l’esprit de corps, ils chercheraient à envahir ce qu’on leur permettrait de partager. Cette précaution nécessaire ne suffit pas, il faut que ni les maîtres d’une division du territoire, ni même ceux d’un seul établissement, ne forment une association ; il faut qu’ils ne puissent ni rien gouverner en commun, ni influer sur la nomination aux places qui vaquent parmi eux. […] C’est le seul moyen d’entretenir entre eux une émulation qui ne dégénère ni en ambition, ni en intrigue; de préserver l’enseignement d’un esprit de routine ; enfin d’empêcher que l’instruction qui est instituée pour les élèves, ne soit réglée d’après ce qui convient aux maîtres. »


Point 3: L'école sanctuaire, c'est l'école de Condorcet.

Point 4 opinion ennemie du savoir: ditto
Condorcet voulait préserver l'école de tout catéchisme, religieux et séculier. C'est le sens que la IIIeme Reepublique n'a pas voulu donner à la laïcité scolaire, ou neutralité axiomatique. C'est ainsi que l'école a été le vecteur et l'incubateur de l'idéologie dominante.

"Dans les gouvernements arbitraires, on a soin de diriger l’enseignement de manière à ce qu’il dispose à une obéissance aveugle, et de surveiller ensuite l’impression et même les discours, afin que les citoyens n’apprennent jamais rien qui ne soit propre à les confirmer dans les opinions que leurs maîtres veulent leur inspirer.
« Celui qui, entrant dans la société, y porte des opinions que son éducation lui a données n’est pas un homme libre»,

"Tant qu’il y aura des hommes qui n’obéiront pas à leur raison seule, qui recevront leurs opinions d’une opinion étrangère, en vain toutes les chaînes auraient été brisées, en vain ces opinions de commande seraient d’utiles vérités ; le genre humain n’en resterait pas moins partagé en deux classes : celle des hommes qui raisonnent, et celle des hommes qui croient, celle des maîtres et celle des esclaves."

Ces textes sont extraits des Cinq mémoires sur l'Instruction publique et du Rapport de 1792.

Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007

"" À propos des idées de Sarkozy… Je ne suis pas sûr qu'il en ait, sur ce sujet — il a celles que lui souffle Henri Guaino, qui, lui, a de bonnes lectures (Jaurès, Blum, etc. dans les discours du petit Nicolas, c'est lui), et une excellente documentation…
Ecrit par Jean-Paul Brighelli.

Affirmation gratuite car:
1. Pour avoir des idées et des bonnes sur la question il suffitd'avoir des enfant scolarisés et du bon sens. Pas besoin d'être Einstein. Dénier à Sarko la possibilité d'en avoir par lui-même c'est vraiment bien mal le connaître. Cela m'étonne de vous, Monsieur Brighelli. Avez-vous lu "Témoignage"?

2. Guaino n'est pas le seul, il y en a d'autres qui l'assistent pour ses discours, mais c'est lui qui les écrit. Puisque vous êtes si bien renseigné, vous devez savoir qu'il y a aussi M-H. Debard, par exemple, non? Et comme elle est corse je m'étonne que vous ne connaissiez ni son rôle ni son existence, puisque vous semblez par ailleurs si bien renseigné.

3. Ce n'est pas non plus Guaino qui lui a passé ses anti-sèches sur Blum ou Jaures. Vous ignorez peut-être qu'il avait écrit une biographie sur G.Mandel en 1994, donc bien avant de s'adjoindre les services du préfet Guaino. Vous allez peut-être me rétorquer que ce n'est pas lui qui l'a écrite, alors ce que disent de lui ses biographes est faux aussi.. Ca fait un peu beaucoup...

Mais quand on veut tuer son chien...

Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007

Bon décidément je n'irai jamais me coucher, plus j'avance dans les commentaires plus je trouve à redire.

Si j'ai mis des bémols à quelque affirmation gratuite et lapidaire, elle est bien vénielle, insignifiante, en regard de cette monstruosité:
"""Brighelli ne se bat que pour les gosses de nantis"'.
C'est vraiment inepte, infondé, un coup de bas étage, minable!
Oh! attendez, à la réflexion... bon sang! mais c'est bien sûr! Cela doit vraiment aller très très mal dans le camp de Sainte Nunuche, pour que ses défenseurs en soient réduits à faire ainsi feu de tout bois et à dire n'imorte quoi. Et avec ce vocabulaire digne des fossiles de la cause du peuple et des orphelins du Grand Soir!
Jubilatoire!

Tout ce beau monde peut faire provision de Kleenex, car on a rarement vu ça! Trois semaines avant le scrutin, on sait déjà que Ségo sera battue!

Un candidat à la présidentielle, tout frais sorti de la Place Beauvau est aux premières loges pour avoir les derniers états fournis par les RG. Ce sont toujours eux les mieux renseignés, preuve qu'il y a encore quelques services efficaces dans notre République de bananes.

Je vous rappelle que Jospin lui aussi les avait eus, puisqu'il n'a pas quitté Matignon du tout en 2002. pas de pire sourd que qui refuse d'entendre. Gérard Legall le lui avait pourtant bien dit que Le Pen pourrait être au second tour. La scène a même été filmée par Serge Moatti dans un remarquable reportage qui est passé à la télé quelques mois plus tard, sur le QG de campagne du PS . Ils sont tous là, Jospin de dos qui grommelle qu'il n'est qu'une marionette, pauvre petit poisson qui tente de sortir de l'épuisette, et en face de lui la brochette de dinosaures Mauroy, Cresson, Aubry, celui qui est le manitou de la campagne dont j'oublie le nom et qui a des sourcils comme la moustache de JPB, et tous les autres. Un festival d'auto-satisfaction et d'aveuglement.

L'histoire repasse les plats, sacré Karl, n'a pas dit que des conneries.

Allez, buenas noches.
Sweet dreams. Demain y'a école.

Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007

Je savais que Condorcet était pour moi un maître. Grâce à Cadichon et à ses insomnies, je le sais encore plus.

Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007

"Ces textes sont extraits des Cinq mémoires sur l'Instruction publique et du Rapport de 1792."

Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007

Mais il n'y avait pas encore eu la loi de 1905 sur la séparation de l'église et de l'état!

Royal fait, hélas, exactement les mêmes conneries que Jospin en 2002. En essayant de satisfaire des gens qui, de toutes façons, ne voteront pas pour elle, elle va se départir du vote de ceux qui avaient l'intention de le faire! Cette histoire de drapeau est vraiment lamentable. Qu'en pensez-vous, Dobolino?

"Mais quand on veut tuer son chien..."

Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007
Jean-Paul voudrait donc tuer Sarko? Mais il m'a semblé, aux dernières nouvelles, qu'il envisageait de voter pour lui?

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007

"Seuls des maîtres indépendants, à la fois dans leurs rapports entre eux et avec l’autorité publique, permettront à l’instruction nationale de concrétiser l’égalité juridique et politique proclamée par la Révolution. [...] Ils ne doivent pas former de corps."
"Non seulement il ne faut ni charger de l’enseignement une corporation déjà formée, ni même en admettre les membres actuels dans aucune partie de l’instruction, parce qu’animés de l’esprit de corps, ils chercheraient à envahir ce qu’on leur permettrait de partager. Cette précaution nécessaire ne suffit pas, il faut que ni les maîtres d’une division du territoire, ni même ceux d’un seul établissement, ne forment une association..."
Je suppose qu'il faut remettre ces paroles dans le contexte de l'époque où elles ont été écrites ? Sinon, ça fait peur.

Ecrit par : catmano | 26 mars 2007

Cadichon dit: Ce n'est pas non plus Guaino qui lui a passé ses anti-sèches sur Blum ou Jaures. Vous ignorez peut-être qu'il avait écrit une biographie sur G.Mandel en 1994, donc bien avant de s'adjoindre les services du préfet Guaino. Vous allez peut-être me rétorquer que ce n'est pas lui qui l'a écrite, alors ce que disent de lui ses biographes est faux aussi.. Ca fait un peu beaucoup...

Oui c'est faux, vous avez raison contre vous-même, il ne l'a pas vraiment écrite cette biographie de Georges Mandel...c'est un travail de "nègre" avec PLAGIAT du mémoire de maîtrise du futur Bâtonnier bordelais Bertrand Favreau, mémoire dont ce dernier a tiré ultérieurement un livre (Georges Mandel ou la passion de la République-Fayard 1996) livre récompensé du Prix de l'Assemblée Nationale 1996 !

Ecrit par : Merlemocoeur | 26 mars 2007

Décidément, quelle source d'inspiration inépuisable que ce blog.
Il faut avoir la syndicalite et l' égalitarisme chevillés au corps pour ne pas saisir la dimension intemporelle , voire sur certains points visionnaire, de Condorcet ( comme Tocqueville) et être ainsi cloué d'effroi par son désir de préserver la profession enseignante de toute pression, surtout de la contrainte de l'état, et de tout corporatisme, seul moyen selon lui d'assurer l'émancipation pleine et entière du peuple par le savoir. Ces textes sont d'une actualité brûlante. L'édition des Cinq Mémoires par Charles Coutel et Catherine Kintzler est un outil indispensable pour comprendre ce qui nous arrive et pourquoi. Condorcet nous avait avertis que notre passion pour l'égalité aurait des conséquences funestes, car liberticides, et pour la Répubique et pour son école.

Nous y sommes. L'école est en perdition et les barbares sont aux portes de la République. Ceux qui rêvaient du Grand Soir ont gagné le cocotier: Le Pen! Tant va la cruche à l'eau....

Moi, c'est cela qui me fait peur, et pas de libérer l'enseignement, de le diversifie, de donner aux parents un vrai choix, en passant du paradigme centralisateur et monolithique de l'offre d'éducation à celui de la demande, et en fichant la paix aux profs. Quand ils seront à nouveau formés correctement, il sauront transmettre à nos enfants tous les savoirs qu'ils veulent et comment ils le veulent. Pour cela aussi il faut remettre le système dans le bon sens (aux deux sens du terme) : homogénéiser les classes et hétéogénéiser les programmes. C'est ce b-a-ba que nous expliquait Condorcet.

Mais tant que n'aura pas eu lieu, comme partout ailleurs, l'aggiornamento qui seul peut libérer les esprits des chaînes
du conservatisme le plus sclérosant, le dernier philosophe des Lumières continuera à passer pour un épouvantail!
Normal, il est libéral!

Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007

Tiens, personne puur reprendre mon post sur les conseils de classe et les bulletins frauduleux... Pourtant, ça aurait dû faire réagir (pour dire: oui, Penda, vous avez raison; ou: cochon de Penda, on vous pendra par les roustons!). En tant que TZR (PLP), j'ai enseigné en collège, et me suis bien aperçu que certains collègues voulaient bien envoyer ailleurs pour voir s'ils y sont (les collègues) certaines des têtes dures que l'EN leur met entre les pattes.

Ecrit par : Pendariès | 26 mars 2007

Pauvre merlemoqueur...vous aussi vous voulez tuer ce pauvre cador...et vous aussi devez être lecteur avide de Garaudy, Meyssan ou Forrester... vous feriez mieux de croire au Père Noël, c'est plus poétique

De toutes manière vous êtes à côté de la plaque, la question étant de réfuter ( par la simple chronologie) l'affirmation selon laquelle c'était Guaino qui soufflait à Sarko les citations de Jaurès ou de Blum.

La bave du crapeau, même avec un bec jaune...

Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007

"et pour la Répubique et pour son école."

Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007

Ce "lapsus calami" est plutôt rogolo!

Mais, Cadichon, qui a une passion pour l'égalitarisme? On peut avoir un point de vue qui tende à essayer de gommer les inégalités les plus criantes, et refuser la loi de la jungle, sans penser que "tout le monde est pareil"! Vous me semblez être un tantisoit, (comme dirait Béru) pour la liberté du renard dans le poulailler"!
Et, par ailleurs, si vous souhaitez en même temps que l'on "fiche la paix aux profs" et "qu'on laisse la demande faire son office", ne craignez-vous pas qu'il y ait une légère contradiction? Là, les parents risquent de ne plus vraiment ficher la paix aux profs, et ce ne sera effectivement plus le"paradigme centralisateur et monolithique", mais la pire des pétaudières!

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007

et zut: toutes manières...

Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007

"Pauvre merlemoqueur...vous aussi vous voulez tuer ce pauvre cador...et vous aussi devez être lecteur avide de Garaudy, Meyssan ou Forrester... vous feriez mieux de croire au Père Noël, c'est plus poétique"

Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007

Mettre Garaudy, Meyssan et Forrester dans le même sac? Vous parlez de Viviane Forrester, l'auteure de :"l'horreur économique"?
C'est bien essayé! Belle preuve d'honnêteté intellectuelle... Si tel est le cas, ce n'est pas tellement plus honorable que vous avoir confondue avec l'Alfred de l'ancien post!

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007

Cadichon profère: "Pauvre merlemoqueur...vous aussi vous voulez tuer ce pauvre cador...et vous aussi devez être lecteur avide de Garaudy, Meyssan ou Forrester... vous feriez mieux de croire au Père Noël, c'est plus poétique"

Dès que l'on vous contredit vous sortez l'artillerie lourde de la diffamation car je n'ai jamais lu une ligne de ces deux messieurs que j'évite scrupuleusement...quant à Mme Forrester je me demande comme Christophe Sibille ce qu'elle vient faire là!!

Quant à la biographie de Georges Mandel soi-disant de la plume de notre ex-ministre de l'intérieur je maintiens mes information quant au plagiat par Nicolas SARKOZY du mémoire du Bâtonnier FAVREAU!

Ecrit par : Merlemocoeur | 26 mars 2007

En ce qui concerne l'orientation des élèves dans mon Lycée Professionnel, une rumeur (ce qui peut se produire aussi ailleurs, étant tous des "animaux de même laine", comme l'écrit Claudel dans sa "Jeanne au bûcher"): pour se débarrasser des adolescents les plus pénibles au collège et ne pas se les coltiner une année de plus en préconisant le redoublement, certains enseignants de 3eme gonfleraient les notes et proposeraient aux affreuses et affreux la voie du LP. Formidable. Comment mes collègues en sont-ils venus à penser cela?

Excusez-moi Pendariès. Votre post méritait en effet une réponse. J'ai parfois du mal à suivre les interventions.

Je n'enseigne plus depuis 2002, mais peut-être reprendrai-je du service l'année prochaine. J'ai enseigné plusieurs années en classe de 3ème et participé à ce titre à de nombreux conseils de classe (et d'orientation) .

J'ai toujours déploré ce système d'orientation négative des élèves les plus faibles et les plus perturbateurs vers les lycées professionnels et je comprends fort bien que les proviseurs de L.P. et les enseignants soient profondémlent agacés (le mot est sans doute faible) par cette pratique et puissent "en vouloir" à leurs collègues de collège.

Ceci dit, il faut comprendre que la Loi d'orientation de 89 ne nous laisse pas beaucoup de choix.

Maintenant si les rumeurs que vous rapportez sont exactes, la ligne rouge a été franchie. ce sont des pratiques scandaleuses, d'autant plus scandaleuses qu'elles désavantagent des élèves méritants qui ont un comportement correct.

Sans doute suis-je un peu naïf (on me le répète assez souvent), mais je ne veux pas imaginer que des enseignants, des professeurs principaux et des chefs d'établissements dignes de ce nom se livrent à de telles pratiques.

Mais hélàs la déontologie la plus élémentaire et la conscience professionnelle ont tendance à être de plus en plus bafouées... C'est sans doute ce que l'on appelle "le progrès".

Cependant, en ce qui me concerne et dans les établissements où j'ai exercé, je n'ai pas été témoin de telles pratiques. D'ailleurs j'aurais résolument réfusé de m'y associer.

Puisque je vous ai, si je puis dire, "sous la main", j'aimerais savoir ce que vous pensez de la suppression des 4ème et 3ème technologiques ? Si on les rétablit un jour, doit-on les rattacher aux collèges ou aux lycées professionnels ?

Ecrit par : Robin | 26 mars 2007

Je fais ici appel à vos connaissances concernant le statut des certifiés. En effet, ma responsable hiérarchique m'a déclaré qu'un certifié pouvait tout faire et a appuyé ses dires sur un texte de loi de 2005. Quel est ce texte? Que dit il? Les certifiés seraient ils les laquais de l'EN? Ah, l'éducation nationale: la dictature de l'anarchie... Si vous avez des infos concernant ce point merci de m'en faire part...

Semper parati

Ecrit par : Semper parati | 26 mars 2007

Semper parati.

Votre "responsable hiérarchique" prend ses désirs pour une réalité.

Le statut et les conditions d'exercice des professeurs certifiés sont définis par des textes de lois très précis et, contrairement à ce qu'elle prétend on ne peut pas vous demander de faire n'importe quoi.

Je vous suggère de vous adresser à un représentant syndical pour qu'il vous éclaire et vous épaule dans la situation précise à laquelle vous êtes confronté.

Surtout ne vous laissez pas intimider. Vous avez passé un concours exigeant et difficile (ce qui n'est peut-être pas son cas) et vous n'avez pas à vous laisser "marcher sur les pieds" .
Je vous joins un texte (un peu long, excusez-moi), mais très intéressant, à mon avis, du SNALC au sujet de notre métier :

NOTRE CONCEPTION DU METIER DE PROFESSEUR

Replacer l’’Enseignement au centre de l’Ecole

Les élèves sont des individus que l’on ne peut modeler dans un moule unique :

- le collège doit proposer aux élèves des parcours variés, d’égale dignité, afin de prendre en compte leurs besoins, leurs aptitudes et leurs rythmes

- le lycée doit rester un lieu d’enseignement, et non devenir un forum où l’on remettrait en cause la neutralité et la laïcité

L’Ecole doit offrir aux élèves un savoir solide et diversifié pour en faire des citoyens libres et leur permettre de s’insérer dans la société . Un accès au marché de l’emploi passe par des diplômes gardant toute leur valeur .

*
Défendre la compétence des Professeurs

- par une formation de qualité : pour le SNALC, le savoir n’est pas suspect

- par le respect de la compétence diciplinaire

Le SNALC réfute un simulacre d’inspection, qu’elle soit collégiale, qu’elle relève du chef d’établissement dont le pouvoir serait encore accru, ou même, comme c’est en projet, qu’elle soit éventuellement pratiquée par un IPR étranger à la matière enseignée!

*
Défendre le statut et les conditions d’exercice

- le professeur n’est pas" un gentil animateur", à qui l’on peut faire faire n’importe quoi . Il a un statut et le SNALC y tient

- le professeur n’est pas taillable et corvéable à merci : non à la réunionnite qui va bientôt conduire les enseignants à rester 35 heures dans les établissements . Un syndicat demande d’ailleurs la modification des statuts...Un professeur a besoin de temps pour préparer ses cours et corriger ses copies

Heure de vie scolaire, réunions, aide individualisée...doivent être indemnisées, et comptabilisées dans l’emploi du temps .

C’est pourquoi le SNALC défend vos intérêts !

* le SNALC a toujours refusé le corps unique, de la maternelle à l’université, réclamé par certains syndicats.
* le SNALC défend la monovalence et le droit pour les certifiés d’enseigner en collège, en lycée général et technologique et dans le supérieur.
* le SNALC s’opposera à toutes les tentatives de redéfinition et de dé­gradation des statuts visant à officialiser la bi-valence, l’enseignement en lycée professionnel, à transformer les professeurs en animateurs, à leur imposer des contraintes telles que le remplacement obligatoire des collègues absents ...

La gestion de la carrière des certifiés est désormais académique. Avancement d’échelon, requête en révision de notes, barème et accès à la hors classe, congés de formation, barème et mouvement intra académique, inspections dépendent des instances rectorales – ce qui n’est pas forcément un progrès !!! La comparaison entre les académies fait apparaître des iné­galités criantes dans le traitement des différentes situations.


Alors que les conditions de travail sont de plus en plus dégradées, voire insupportables, pour cause de :

* réduction d’horaires disciplinaires avec pour conséquence un plus grand nombre de classes,
* augmentation des réunions et tâches diverses liées aux réformes (TPE, IDD ..),
* classes de plus en plus hétérogènes de la 6ème à la terminale, génératrices d’ennui et de violence,
* élèves de plus en plus démotivés à tous les niveaux pour cause de passage automatique "tapis roulant"
* nombre croissant d’incivilités des "apprenants" envers les professeurs,
* ingérence souvent déplacée des parents dans notre pédagogie,
* programmes toujours mouvants,
* réformes successives qui s’empilent sans faire la preuve de leur efficacité,

dans le même temps, les professeurs certifiés ont subi :

* une perte de pouvoir d’achat considérable du fait de la stagnation de leur rémunération,
* la perte (pour les collègues nés après 1944) de la bonification indiciaire de 15 points au-delà de 50 ans,
* l’allongement de la durée de passage des derniers échelons,
* l’allongement de la durée des carrières,
* la perte de certaines bonifications familiales,
* un quota de 15 % de passage à la hors classe non respecté,
* une réforme inique des modalités d’accès à la hors classe,
* un accroissement de fait de leur charge de travail.



Pour les Certifiés et les Bi-Admissibles,
le SNALC exige une amélioration



des traitements :

*
un rattrapage important des salaires,
*
une revalorisation indiciaire,
* le rétablisssement de la bonification indiciaire des professeurs quinquagénaires,
* une indemnité de 1ère affectation d’au moins 1 ooo euros pour tous les néo-titulaires
* une bonification portée à 50 points d’indice pour les bi-admissibles

des conditions de travail :

* une réduction de service à 15 heures hebdomadaires (d’après l’Inspection Générale, 1h de cours égale 3 h de travail)
* une augmentation des congés de formation et la réactivation des congés de mobilité
* de sérieuses perspectives de formation professionnelle
* l’abrogation du décret Lang pour les PRCE

des perspectives de carrière :

* la création d’un 12ème échelon de la classe normale
* une augmentation du contingent de la hors classe à 20% qui soit respectée
* un barème d’accès à la hors classe national, transparent et équitable pour tous
* la création d’une classe exceptionnelle, compte tenu de l’allongement de la durée des carrières
* des facilités d’accès au corps des Agrégés par liste d’aptitude, et un accès accéléré à la hors classe
* le reclassement des A-E

SNALC - CSEN - 4, rue de Trévise 75009 Paris - Tél. : 01 47 70 00 55 - Fax : 01 42 46 26 60
INTI - Design & Hébergement © SNALC

Ecrit par : Robin | 26 mars 2007

"En effet, ma responsable hiérarchique m'a déclaré qu'un certifié pouvait tout faire"

Ecrit par : Semper parati | 26 mars 2007

Tout faire? Qu'entendez-vous par là? (comme disait Pierre Dac.)

"quant à Mme Forrester je me demande comme Christophe Sibille ce qu'elle vient faire là!!"

Ecrit par : Merlemocoeur | 26 mars 2007

En fait, je pense que Viviane Forrester étant violemment anti-libérale, elle mérite, à ce titre, d'être diabolisée! Mais l'assimilation aux deux autres relève de la désinformation, voire du négationnisme.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007

veuillez consulter le site de RESF ( réseau des éducateurs sans frontières). Vous y trouverez dossier complet sur...ce qui se passe à Belleville-paris, ses écoles maternelles.
On peut toujours rêver: et si J.P.B. prenait sa plume et sa voix pour une "lettre ouverte "à nos apparitchiks de l'E.N. ( entre autres le Recteur de l'Académie de Paris)...et soutenir notre, nos collègues qui ne font que...faire ce qui entre dans leurs obligations ( cf x textes ) de directeur-trice d'école.
Evidemment ça simplifierait tout si les écoles maternelles n'étaient plus ouvertes qu'aux enfants ayant 4 ans, qu'on supprimait aussi les cantines, les "garderies" après 16H30, que l'on supprime cette "spécialisation" des profs, personnels de maternelle, que l'on boute hors des écoles grâce à x "tests", "dépistages" tout petit(e) qui dès 3 ans ne serait pas capable de lire, écrire, compter...et serait une "graine de violence"....
Question idiote: est-ce que les petits chinois ont un cerveau différent de celui de nos petits enfants? si on en croit les grands experts en "neurosciences", "cognitif" que vous citez en permanence pour imposer la méthode syllabique...il est clair que des enfants dont le système d'écriture n'est pas "alphabétique" mais...'idéographique" auraient des cerveaux différents!!! Puisque un bon cerveau serait fait pour la seule méthode "syllabique", alphabétique....
Autre question idiote: très bien de citer la grammaire de Port-Royal...Sauf que nos grammairiens notaient fort justement que l'idéal serait évidemment qu'une lettre corresponde à un son...Ce qui justifierait bien entendu un apprentissage de la lecture, de l'écriture et de l'orthographe "alphabétique", "syllabique" "pur!!!
Malheureusement notre système hérité d'histoires très complexes de la langue française bien étudiés par bien des grand(e)s "linguistes" a amené des instituteur(trice)s de toutes nos écoles républicaines à élaborer des méthodes assez pragmatiques, dites "mixtes"...dont nous avons tous et toutes bénéficié...et nos enfants aussi, et nos petits-enfants encore...
Je comprends de plus en plus que votre rêve ( conscient ou non!) est vraiment d'avoir un système scolaire des plus sélectifs, des plus ségrégationnistes, des plus "libéraux-autoritaires"...En changeant d'apparitchiks: vous êtes tellement "éclairés", vous condescendriez certes à ce que des élèves "méritants" aient droit aux meilleures formations, à ce que...enfin on revienne à une école où chacun(e) à sa place...votre haine contre les "sociologues", les "historiens du système scolaire", ce toupet qu'ont des femmes ou des gens même pas agrégés, garagistes, enarques , parents, citoyenn(e)s de ne pas être du même avis que vous est hélas très significatif...Vous me faites rigoler: bravo; même pas 10000 signatures à votre appel...et pourtant les medias vous y avez plus que vos entrées....
Et puis vous me faites rigoler encore: supposons qu'enfin on vous écoute, que vous puissiez conseiller nos princes: vous n'êtes d'accord sur rien...( suffit de lire le blog!)...De Robien que vous avez bien conseillé ...pour x circulaires, lois...semble bien abandonné ( y compris par vous qui girouettez en fonction des sondages...)
Et bien relisez un peu de bonnes histoires de ce que firent d'excellents écrivains, artistes, intellectuels...quand notre pauvre république se livrait à ses pires démons.
Bye, bye!

Ecrit par : anne-marie lepagnol | 26 mars 2007

PROFESSEURS CERTIFIES


Texte : D. 72-581 DU 4 juillet 1972 modifié : statut des professeurs certifiés

Des Professeurs Certifiés peuvent être mis à la disposition de l’Enseignement Supérieur et nommés :

soit sur des emplois spécifiques du 2ème degré créés dans les établissements d’Enseignement Supérieur,

soit sur des emplois d’Enseignement Supérieur vacants.

Conditions de nomination

Il faut être de nationalité française ou ressortissant des États Membres de la CEE.

Le recrutement s’effectue :

parmi les candidats reçus aux épreuves du CAPES (concours interne ou concours externe), ou aux épreuves du CAPET (concours interne ou concours externe),

dans la limite d’un contingent correspondant à une fraction des titularisations effectuées l’année précédente, soit :

- pour 1/9 de ces titularisations : parmi les enseignants titulaires possédant une licence (ou équivalent), ayant 40 ans au moins, 10 années d’enseignement dont 5 en qualité de titulaire et inscrits sur une liste d’aptitude.


Rémunération et échelonnement indiciaire

bénéficient des mêmes rémunérations et des mêmes règles d’avancement que dans le second degré,

bénéficient de la prime de recherche et d’Enseignement Supérieur pour ceux qui sont nommés sur des emplois d’Enseignants-Chercheurs,

bénéficient de la prime d’Enseignement Supérieur pour ceux qui sont nommés sur des emplois de statut 2ème degré,

peuvent bénéficier de la prime pédagogique attribuée à certains personnels de l’Enseignement Supérieur.

Le corps des Professeurs Certifiés comporte deux classes :

la Classe Normale qui comprend onze échelons,

la Hors Classe qui comprend sept échelons.



Obligations professionnelles

encadrement des étudiants,

participation à des cours magistraux, travaux dirigés ou travaux pratiques,

participation aux jurys,

obligations de service dans le cadre de l’année universitaire = 384 h ETD en présence d’étudiants (si des cours magistraux leurs sont confiés, ils sont pris en compte à raison d’1 h ½ effective dans le décompte de leur service).

Les services accomplis par les Professeurs d’Éducation Physique et Sportive au titre de la pratique des activités physiques et sportives des étudiants et des personnels, sont pris en compte en raison des 2/3 de leur durée réelle.

La charge annuelle d’enseignement peut donner lieu à des répartitions diverses, et ne comporte pas nécessairement l’application uniforme de même service hebdomadaire durant toute l’année.

Le service hebdomadaire ne doit pas être supérieur à 18 heures.

Le décret du 4/07/1972 modifié a réparti le corps des certifiés en deux classes :


la Hors Classe


Echelon
Ancienneté requise pour l’accès à l’échelon supérieur
Indices bruts
1er
2e
3e
4e
5e
6e
7e
2 ans 6 mois
2 ans 6 mois
2 ans 6 mois
2 ans 6 mois
3 ans
3 ans
587
672
726
780
850
910
966



la Classe Normale


Echelons
Ancienneté requise pour l’accès à l’échelon supérieur
Indices bruts
Echelons
Grand choix 30 % de la liste des promouvables
Petit choix 5/7 de la liste des promouvables
Ancienneté
Du 1er au 2ème échelon
Du 2ème au 3ème échelon
Du 3ème au 4ème échelon
Du 4ème au 5ème échelon
Du 5ème au 6ème échelon
Du 6ème au 7ème échelon
Du 7ème au 8ème échelon
Du 8ème au 9ème échelon
Du 9ème au 10ème échelon
Du 10ème au 11ème échelon
11ème échelon



2 ans
2 ans 6 mois
2 ans 6 mois
2 ans 6 mois
2 ans 6 mois
3 ans
3 ans



2 ans 6 mois
3 ans
3 ans
3 ans
4 ans
4 ans
4 ans 6 mois
3 mois
9 mois
1 an
2 ans 6 mois
3 ans 6 mois
3 ans 6 mois
3 ans 6 mois
4 ans 6 mois
5 ans
5 ans 6 mois
379
423
450
480
510
550
587
634
682
741
801
1er
2ème
3ème
4ème
5ème
6ème
7ème
8ème
9ème
10ème
11ème

Ce document émane du SNES. Vous voyez, je ne suis pas "sectaire". J'ai d'ailleurs manifesté avec mes collègues du SNES contre Allègre dans les années 2000 (je ne me souviens plus de la date exacte et j'ai la flemme de vérifier).

...Un bon souvenir, sauf pour nos finances; nous avons dû faire au moins une semaine de grève l'un dans l'autre dans l'année !

La partie "obligations professionnelles" est peut être un peu succinte. Encore une fois, si ça tourne au vinaigre, faites-vous aider. Un conseil aux jeunes collègues : syndiquez-vous, même si vous trouvez la cotisation un peu chère; vous ne le regretterez pas et ça vous servira un jour ou l'autre (ne serait-ce que pour les mutations).

Ecrit par : Robin | 26 mars 2007

Introduction sur le statut des certifiés

Le statut particulier des certifiés fait l'objet du décret 72-581 du 4 juillet 1972 (R.l.r. 822-0). Ce statut a été depuis modifié de multiples fois : les dernières modifications importantes sont celles du décret 89-670 du 18 septembre 89 qui, notamment, crée la hors-classe, déconcentre l'avancement et la notation, modifie la carrière.

D'autres modifications sont également intervenues à la suite du plan d'intégration des P.e.g.c. (décret 93-448 du 24 mars 1993), de la mise en place des concours spécifiques (décret 94-824 du 23 septembre 1994) et de la création du 7ème échelon de la hors-classe (décret 97-565 du 30 mai 1997).
Par ailleurs, les certifiés ont leurs conditions de travail définies par les décrets de mai 1950
(voir "obligations de service "). (R.l.r. 820-0)


depuis le décret 89-576 du 16 août 89, les P.t.a. et les P.t.a. d'E.n.n.a. ont été intégrés dans le corps des certifiés.

Attention : le ministère tente d'imposer une nouvelle modification statutaire en déconcentrant les affectations, les procédures disciplinaires et la titularisation. Le Snes s'y oppose.

Le SNALC également !

Ecrit par : Robin | 26 mars 2007

Missions des certifiés
Décret du 4 juillet 1972 - art. 4 (modifié en 1989)

" Les professeurs certifiés participent aux actions d'éducation principalement en assurant un service d'enseignement (...) Dans ce cadre, ils assurent le suivi individuel et l'évaluation des élèves et contribuent à les conseiller dans le choix de leur projet d'orientation.

Ils peuvent également assurer certains enseignements dans des établissements d'enseignement supérieur."

Ce texte définit le service d'abord comme un service d'enseignement : les autres tâches sont liées à ce service et par conséquent ne peuvent en aucune façon s'y substituer. La seconde phrase de l'alinéa reprend en fait le texte de la loi d'orientation du 10 juillet 89. Elle n'ajoute pas dans sa formulation de tâche nouvelle. De la même manière, la formule " contribuent à les conseiller... " qui indique que les enseignants ont une responsabilité dans l'orientation situe cette responsabilité dans une responsabilité collective où interviennent d'autres catégories.

Ecrit par : Robin | 26 mars 2007

Question idiote: est-ce que les petits chinois ont un cerveau différent de celui de nos petits enfants? si on en croit les grands experts en "neurosciences", "cognitif" que vous citez en permanence pour imposer la méthode syllabique...

Anne-Marie, personne ne pense sur ce blog que les petits chinois ont un cerveau différent du nôtre, mais au cas où vous l'ignoriez, je vous signale que les autorités chinoises songent sérieusement à changer le système d'écriture et que le cela est déjà fait dans certaines provinces (maintien des idéogrammes, mais mise en place d'un système semblable au nôtre).

Pour le reste, il n'y a pas lieu de répondre à des attaques aussi caricaturales.

Et arrêtez de parler de méthode "syllabique". personne ne parle de méthode syllabique sur ce blog (merci toto !) mais de correspondance graphème/phonème.

En ce qui concerne les méthodes d'apprentissage de la lecture, les avis sont nuancés...Sur ce blog aussi. Nous disons simplement qu'il ne faut pas sacrifier le code au sens. Je n'ai pas le temps d'approfondir.

Relisez la Charte. Vous constaterez que nous ne sommes pas des partisans acharnés de la sélection.

Ecrit par : Robin | 26 mars 2007

Anne-Marie

Excusez-moi d'avoir été un peu vif dans mon dernier "post" (on dit comme ça ?)

Mais franchement, pensez-vous que l'on puisse continuer comme cela. Ceux qui disent que tout va bien, qu'il n'y a pas de problème ne ressemblent-ils pas à ceux qui nient l'existence de l'effet de serre et du réchauffement climatique ?

Savez-vous ce qui se passe dans un "collège unique", dans un collège en ZEP ?

J'ai exercé dans ces établissements pendant des années, j'ai vu la situation se dégrader d'année en année et je suis usé jusqu'à la corde, comme beaucoup de mes collègues en fin de carrière. C'est pour cela que je viens sur ce blog, parce que c'est le seul endroit où on peut le dire (en fait on aurait plutôt envie de le crier) et parce que, à tort ou à raison, on a le sentiment que quelques personnes vous croient.

Non, Ane-Marie, nous ne sommes pas des privilégiés (avec un salaire de 2000 euros en fin de carrière ?) ni des nostalgiques de l'école d'antan. Nous regardons vers l'avenir, pas vers le passé.

Il ne s'agit pas de faire de la sélection, il s'agit de créer des conditions meilleures pour tout le monde, les "rapides" (pour parler comme Legrand), mais aussi les moyens et les plus "lents" pour faire du "sur mesure", pour aider chaque élève à progresser.

La solution Meirieu de la pédagogie différenciée est impraticable (il n'y a que lui qui ne le sait pas parce qu'il ne l'a pas essayée sur le terrain, c'est purement spéculatif).

Il faut faire des classes de remise à niveau à petits effectifs avec des professeurs motivés et volontaires pour les élèves en grande difficulté qui arrivent en 6ème sans savoir lire ni écrire (environ 17%).

Le système du "collège unique" où tout le monde est mélangé ne p