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25 mars 2007

Lettre ouverte

Lettre ouverte


Nous proposions il y a un mois sur ce blog une « Charte pour l’éducation » — parce que l’Ecole est dans un tel état qu’elle ne peut manquer d’être un enjeu majeur des politiques à venir.
Les grandes idées se ramassent à la pelle — c’est même à cela qu’on les reconnaît. Au même moment, Natacha Polony (celle qui, dans "Marianne", pourfend chaque semaine les jusqu’auboutistes de la pédagogie, et avait rudement sonné le tocsin avec "Nos enfants gâchés" — JC Lattès, 2005) faisait les envois de presse de son dernier grand petit livre, "M(me) le Président, si vous osiez / Quinze mesures pour sauver l’école" (Mille et une nuits).
Résumons — et commentons — en attendant vos commentaires.

1. Organiser un audit indépendant, une évaluation générale du système éducatif.
Nous disons tous, depuis des années, que l’Ecole est une maison commune, qui devrait être à l’écart des récupérations partisanes. N’empêche que tout ministre frais émoulu de l’ENA, de l’agrégation de Lettres ou de son garage (les intéressés se reconnaîtront) veut laisser son empreinte sur l’Ecole — syndrome hollywoodien, sans doute. En fait, je crois que l’Education nationale ne devrait pas même être un ministère, mais un organisme du type INED ou INSERM. Mais comment éviter qu'il soit rapidement annexé par tous ces "chercheurs en sciences de l'éducation" et autres "personnalités incontournables" qui s'entre-cooptent depuis vingt ans ?
2. Dans ce débat souhaité, faire intervenir tous ceux qui ont quelque chose à dire — et pas seulement (je traduis de mon mieux les sous-entendus du livre) des syndicats avides d’immobilisme ou des organisations de parents vendus à tel ou tel lobby éducatif — FCPE, mon amour !
3. Sanctuariser l’école, dit-elle… Du port de la blouse ou de l’uniforme à l’interdiction faite aux entreprises privées de sponsoriser telle ou telle action éducative (qu’on se rappelle, il y a quelques années, un jeu électronique sur le code de la route fourni gracieusement aux écoles par je ne sais plus quel fabricant de biscuits sur-sucrés), Natacha Polony tente de remettre en place l’école à l’abri des rumeurs délétères du monde — le souci autrefois de Jean Zay. En clair, l’école pour rester laïque doit renouer avec la tradition de Jules Ferry, qui en faisait en 1885 un contre-pouvoir à l’institution religieuse, et qui devrait être, aujourd’hui, un contre-pouvoir aux marchands du temple — et, plus globalement, à la bêtise. "Vaste programme", disait De Gaulle.
4. Distinguer opinion et savoir — l’école est là pour enseigner des faits, non des opinions. Que l’on pense par exemple à ce que signifierait une telle mesure dans l’enseignement du fait religieux, enfin débarrassé des contorsions idéologiques visant à « respecter » les superstitions des uns et des autres. Cela supposerait une barrière étanche entre la culture du premier cercle (failial) et la culture commune dispensée à l'école. Ciel ! Et la "liberté d'expression" des ilotes ?
5. Refonder les maternelles, c’est-à-dire les dissocier définitivement du Primaire, avec un statut précis et une direction autonome. Je comprends bien l’intention, mais je connais nombre de villages où ce ne serait pas possible. Il me paraît en revanche autrement urgent de s’interroger sur le « bon » âge d’entrée en maternelle — bon pour le gamin, pas seulement pour des parents désireux de retrouver leur autonomie.
6. Apprendre à lire, écrire, compter — mais c’est le programme du SLECC, cela, ma bonne dame ! Voir http://grip.ujf-grenoble.fr/spip/article.php3?id_article=1 . Et c’est un projet qui va en heurter certains…
7. Enseigner les disciplines — et se débarrasser de tout ce fatras d’obligations pédagogiques (diététique ou permis de conduire…) qui ont peu à peu empiété sur les horaires de Français ou de maths. À trop vouloir en faire, nous savons bien qu’on ne fait plus rien.
8. Sauver la carte scolaire, pas le collège unique. Ou si l’on préfère, constituer des classes homogènes, et des filières d’excellence, dans tous les établissements. Elle ne serait pas un peu élitiste, cette Polony ? M’étonnerait pas qu’outre son profil de journaliste, elle soit agrégée de Lettres, tiens !
Plus sérieusement, je crois que derrière la fin du « collège unique », il y a là la volonté de repenser complètement les ZEP. Cela supposerait une autonomie réelle des établissements, et en même temps un programme strictement défini, au plus haut niveau. Je participai il y a quelques jours à une émission d’Europe 1 où une intervenante notait avec accablement l’écart entre ce qui s’enseignait en collège en banlieue parisienne dure, et ce qui s’enseignait à Paris-centre. Et le proviseur d’Henri IV (lycée désectorisé, qui recrute sur la base des résultats scolaires) de noter benoîtement qu’il parvenait à accepter chaque année « un certain pourcentage » d’enfants de ZEP. Ils ont bien du mérite, d’avoir le niveau, dans des établissements où on se soucie davantage, souvent, de gérer le quotidien que de transmettre des savoirs complexes.
9. Etablir un examen d’entrée en sixième et en seconde. Nous en avons parlé maintes fois sur ce blog, et le problème n’est pas le redoublement, mais le meilleur moyen de récupérer ceux qui se plantent — entre le CM3 ou une Sixième aménagée pour un temps plus ou moins long, mon cœur balance.
10. Récompenser ceux qui travaillent — via les primes à l’internat, une remise en état des IPES (je le proposais dans À bonne école, et j’ai cru entendre le petit Nicolas reprendre l’idée il y a quelques mois (« Je m’engage à instaurer un système comparable à celui des IPES, qui jadis permettait aux bons élèves qui se destinaient à l’enseignement de financer leurs études », a-t-il annoncé dans son discours de Villepinte, disponible sur http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discours/nicolas_sarkozy_a_maisons_alfort _ et je ferai de la pub aux autres quand ils diront des choses intéressantes).
11. Revaloriser l’enseignement professionnel — nous savns tous qu’on oriente aujourd’hui par défaut vers les CAP ou les BEP, alors que l’artisanat, par exemple, offre des milliers de métiers valorisants — plus valorisants que titulaire d’une place dans la queue à l’ANPE après cinq ans d’étude de psycho.
12. Garantir des diplômes nationaux — et je voudrais que chacun mesure exactement ce que représenterait une « régionalisation » de l’enseignement. Evidemment cela suppose de refonder le Bac – et les autres examens — selon de nouveaux programmes exigeants.
13. Evaluer les enseignants sur leurs résultats — ce qui suppose une entière liberté pédagogique (un objectif commun, et une infinie variété de méthodes). Bien sûr, une telle évaluation n’est pas facile à mettre en place — faut-il faire confiance à l’Inspection ?
14. Sélectionner à l’entrée des universités — mais c’est déjà le cas dans plus de 50% des établissements du Supérieur, de Médecine aux IUT en passant par les BTS. En fait, c’est en amont, au niveau de l’orientation, qu’il faut agir précocement, avant de laisser des élèves qui ne nous ont rien fait foncer dans le mur — voir le scandale des STAPS…
15. Fermer les IUFM — sans commentaires, chacun sait ici ce que j'en pense…

Bonne lecture à toutes et à tous — et à vous de proposer, proposer sans trêve — n’oubliez jamais que les politiques n’ont pas un gramme d’idée sur la question…

Jean-Paul Brighelli

Commentaires

Jean-Paul, vous vous êtes contredit! Les politiques n'ont pas un gramme d'idée sur la question, mais Sarko veut rétablir les IPES? Il aurait donc une idée, d'après vous.
Concernant l'enseignement du fait religieux, tout à fait d'accord, (je l'ai déjà redit sur le post précédent)! Mais c'est très "à la mode" dans les IUFM aussi, vous savez! Il faudrait vous tenir vraiment au courant de ce qui s'y passe, et non seulement par une jubilation à reprendre les côtés les plus négatifs des témoignages les plus négatifs également.
Concernant la maternelle, sous-entendriez vous qu'il faudrait que les enfants y entrent plus tard qu'actuellement? Ca, ça serait un brai renforcement des inégalités et, partant, une vraie violence faite aux enfants.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007

"5. Refonder les maternelles, c’est-à-dire les dissocier définitivement du Primaire, avec un statut précis et une direction autonome. Je comprends bien l’intention, mais je connais nombre de villages où ce ne serait pas possible. Il me paraît en revanche autrement urgent de s’interroger sur le « bon » âge d’entrée en maternelle — bon pour le gamin, pas seulement pour des parents désireux de retrouver leur autonomie."
Non ! Surtout pas ! Nous avons déjà assez de problèmes avec les institutrices qui se "spécialisent" dans la maternelle et en viennent à ignorer complètement ce qu'apprendre à lire, écrire et compter veut dire comme ça. N'en rajoutons pas.
Quant à l'âge d'entrée à l'école maternelle, je vous invite quand vous voulez pour vous présenter deux ou trois de mes petits "zozos" de cinq ans et vous laisser imaginer la catastrophe qu'aurait été pour eux une découverte du milieu scolaire à quatre ans révolus.
Entièrement d'accord avec Christophe Sibille : "ça serait un vrai renforcement des inégalités et, partant, une vraie violence faite aux enfants".

Écrit par : catmano | 25 mars 2007

Bonjour…
Sur la question des maternelles, je me contente de reprendre les conclusions d'une tripotée de spécialistes pédo-psy : la période entre deux et trois ans ne s'accommode pas forcément d'une socialisation forcée. Je citais déjà dans À bonne école cette réflexion de Catherine Dolto-Tolich (la fille de Françoise Dolto, et pédo-psychiatre comme sa mère) : "L'école maternelle telle qu'elle est conçue actuellement ne devrait pas commencer avant trois ans révolus d'âge psychique, qui ne correspondent pas toujours à l'âge civil". Regardez ce qui se passe en Allemagne, par exemple, pour prendre un pays culturellement comparable.
Maintenant, que l'on ouvre des crèches, que l'on finance le parent restant à la maison, etc., complètement d'accord. Mais à quoi cela sert-il d'obliger si tôt à couper le cordon ? Sinon dans certains cas, où il ne serait pas mauvais de soustraire précocement un enfant à un environnement délétère — mais si les services sociaux faisaient seulement leur boulot !
JPB
PS. À propos des idées de Sarkozy… Je ne suis pas sûr qu'il en ait, sur ce sujet — il a celles que lui souffle Henri Guaino, qui, lui, a de bonnes lectures (Jaurès, Blum, etc. dans les discours du petit Nicolas, c'est lui), et une excellente documentation…

Écrit par : brighelli | 25 mars 2007

Jean-Paul, qui parle de forcer? Je demande simplement que ça continue à être possible. Et par ailleurs la scolarisation a trois ans reste extrêmement majoritaire! La "problématique" est la même que pour le choix de la méthode de lecture! Il s'agit de laisser aux parents le choix de l'âge de la scolarisation entre deux et trois ans. Ni "d'obliger à couper le cordon", ni de "socialisation forcée". Et on voit vraiment de plus en plus d'enfants pour qui cela aurait été une "anti-violence" d'aller à l'école dès leurs deux ans.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007

Je me permets d'attirer votre attention sur le cas d'un de vos collègues, littéralement persécuté par sa direction.

Cliquez sur mon pseudonyme en bas pour avoir un résumé de l'affaire.

Vous pouvez trouver le blog de la personne ici : http://pierrebinet.awardspace.com/

Je ne sais si vous vous intéresserez à cette affaire délicate, car il ne s'agirait pas non plus d'en faire un second Redecker (disons qu'il ne faudrait sans doute pas lier dans un article le nom véritable de la personne avec le blog qu'elle a rédigé).

J'ose penser que vous serez d'accord avec le fait que l'on n'a pas nécessairement à être de gauche ni pro-palestinien pour être un bon prof,

Librement

Écrit par : IGG | 25 mars 2007

Après l’article de Pierre Nora dans Le Monde, ci-dessous un lien sur un débat salutaire, pour ceux qui veulent se retrousser les manches et reconstruire l’école de la République et pourquoi pas, sans fausse modestie aucune, la République :

Nation, nationalisme et identité nationale :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/esprit_public/

PS : Dans cette émission, un intervenant parle d’un projet délirant que les diafoirus de la rue de Grenelle ont dans leurs cartons : éclater l’enseignement du français en deux matières, la langue comme outil de communication –apprendre à lire dans la notice d’un appareil électroménager (suivez mon regard) – et l’étude des textes fondateurs de la langue française – car comme chacun sait, il est raciste de vouloir imposer Racine (de quel droit !) aux déracinés qui arrivent en France. Les cons !
Philippe.

Écrit par : Philippe | 25 mars 2007

« Bonjour…
Sur la question des maternelles, je me contente de reprendre les conclusions d'une tripotée de spécialistes pédo-psy : la période entre deux et trois ans ne s'accommode pas forcément d'une socialisation forcée. Je citais déjà dans À bonne école cette réflexion de Catherine Dolto-Tolich (la fille de Françoise Dolto, et pédo-psychiatre comme sa mère) : "L'école maternelle telle qu'elle est conçue actuellement ne devrait pas commencer avant trois ans révolus d'âge psychique, qui ne correspondent pas toujours à l'âge civil". Regardez ce qui se passe en Allemagne, par exemple, pour prendre un pays culturellement comparable.
Maintenant, que l'on ouvre des crèches, que l'on finance le parent restant à la maison, etc., complètement d'accord. Mais à quoi cela sert-il d'obliger si tôt à couper le cordon ? » JPB

Ça y est, c’est fait. « Ils » y sont arrivés ! Le grand marché de l’Education est ouvert, tout le monde est convaincu.
Si même des défenseurs de l’école laïque et gratuite les croient, tout peut maintenant aller très vite.

Remplacer des personnels à Bac + 5 par des titulaires du CAP petite enfance pour les deux-quatre ans reviendra sans doute beaucoup moins cher que de former des instituteurs à encadrer et faire progresser des tout-petits.
Oh, ça n’ira pas sans casse, ma fille qui a beaucoup fréquenté les crèches et haltes-garderies ces dernières années (stages, remplacements) vous en parlerait sans doute mieux que moi. De mémoire, quelques petites réflexions qu’elle m’a rapportées :

Un enfant de dix-huit mois ramassait de l’herbe sur la pelouse et la mettait à la bouche, la jeune fille chargée de la surveillance du petit groupe (ah oui, le petit groupe, tellement préférable à cet âge que les trente bambins encadrés par une seule institutrice, forcément débordée et peu à l’écoute des besoins) : « Eh, p’tit con, l’herbe, ça s’bouff’pas, ça s’fume ! ». Ma fille, un peu outrée, lui fait remarquer que son langage n’est peut-être pas très approprié, ce à quoi la « diplômée » répond : « De toute façon, y comprend rien, y sait pas parler ! »

Dans la même crèche, une autre personne, elle aussi titulaire de son poste, changeait les tout-petits et les petits en soliloquant : « Ah putain, le p’tit salop, il a encore chié partout ! », toujours le même prétexte, ils ne parlent pas, ils ne comprennent donc pas.

Je crois vous avoir déjà raconté les tribulations de ma fille lorsqu’elle souhaita intervenir à l’encontre d’un enfant de trois ans « non-parleur » – ne vous inquiétez pas, ils y sont déjà en crèche, le système a été miné de l’intérieur depuis longtemps, entre les fermetures de postes le plus souvent dirigées vers les maternelles, la façon de « lire » les prévisions d’effectifs et les couches « même mouillées, ils sont secs » - qui agressait ses petits camarades à coups de bâton et la semonce qu’elle reçut de la directrice de crèche. Le pédagogisme est aussi passé par là.

Je ne vous ai en revanche pas parlé des ses anciennes camarades d’enfance, celles qui, après avoir abandonné leurs études à seize ans ont choisi de faire un ou deux petits très vite, accompagnées ou non d’un papa souvent pas bien plus vieux qu’elles. Celles-ci les mettent à l’école dès qu’ils sont propres, souvent vers trois ans, voire trois ans et demi quand leurs mères se décident enfin à prendre en charge l’apprentissage de la propreté de leurs petits enfants... Cela les décharge un peu de l’activité de surveillance qui devient contraignante dès que ces « p’tits cons » se mettent à marcher, elles peuvent ainsi continué à « larver devant la téloche » pour regarder leurs séries, se rencontrer entre copines au troquet ou le long d’un mur et siroter en paix leurs bières en fumant leur tarpé.

Vous imaginez aisément, vous qui les avez eues en classe, ces charmantes jeunes filles, que les services sociaux, même redéveloppés et redéployés sur le territoire, auront un peu de peine à leur faire comprendre qu’ « avoir un chiard » oblige à certaines contraintes et qui plus est à long terme (ce n’est pas Zorglub qui me contredira).

Pendant ce temps-là, Charles-Edouard et Marie-Charlotte vont à la médiathèque avec maman, à l’éveil sensoriel avec papa, passent leur week end chez Bon-papa et Bonne-maman qui leur chantent des comptines et leur lisent des histoires... Vous avez dit égalité des chances ?

Je suis institutrice depuis bientôt trente-deux ans (eh oui, je sais, j’ai commencé très jeune). J’ai effectué plusieurs années en maternelle, Petite Section ou tous niveaux, je dirige depuis vingt et un ans une école rurale à deux, puis trois, puis deux, puis trois classes (une année creuse en terme de naissances et la troisième classe saute). J’ai donc eu l’occasion d’encadrer et/ou de voir évoluer les deux-trois ans dans une école.

Il est évident que, pour certains enfants, la scolarisation à deux ans n’est pas possible, ils ont encore trop besoin de leur maman pour en tirer profit. Ce n’est pas une raison pour en faire une généralité.

Ma deuxière année d’enseignement, je l’ai justement effectuée à mi-temps dans une classe de petite section (en 1976/1977) en tant que décharge de la directrice d’une école de ZEP (ça ne s’appelait pas encore comme cela). J’avais 43 bambins de deux et trois ans tous les matins, et à l’époque il n’était pas d’usage de bénéficier de l’ATSEM dans la classe, il était même périlleux d’oser solliciter les services de ces dames parce qu’un enfant avait renversé un pot de peinture, surtout à dix-neuf ans ! Ce fut épique mais néanmoins très valorisant. Et je suis persuadée que la petite Stéphanie, arrivée au mois de février, le jour de ses deux ans, en a tiré profit et que Carlos qui se précipitait en début d’année sur les autres enfants en criant « Poupée, poupée » et en les secouant par les cheveux a beaucoup plus progressé dans cet environnement que s’il était resté chez lui assis sagement sur une chaise parce que sa maman tenait à ce qu’il soit toujours très propre. Quant à Christine, la scolarisation lui a permis de sortir un peu de l’emprise d’une maman dépressive qui l’avait peu à peu réduite à l’état de petite chose renfermée et fragile et ce fut un plaisir de la voir en fin d’année jouer, chanter, dessiner, danser avec les autres, fière de ses « résultats ».
Ma fille, encore elle, a dû au cours de sa formation effectuer successivement trois stages de trois semaines chacun, alternativement en crèche et en école maternelle. Elle encadrait en crèche les deux-trois ans. A l’issue de sa première journée en maternelle, le surlendemain de son stage en crèche, elle me fit part de son étonnement : « C’est incroyable, les petits de l’école sont bien plus évolués que ceux de la crèche ; en crèche, ils ne parlent pas, ni entre eux, ni à l’adulte, ils ne font rien, ils passent d’un jouet à l’autre, se les arrachent en criant alors qu’à l’école, vous arrivez à leur faire faire quelque chose, ils arrivent même à jouer au loto ou aux dominos... En crèche, tu leur chantes une chanson, il y en a même qui semblent ne pas entendre alors qu’ici, certains chantent. C’est dingue, je n’aurais jamais cru qu’on puisse obtenir ça de gosses aussi petits ! » A son retour à la crèche, elle a essayé d’appliquer quelques petites recettes qu’elle avait apprises de l’institutrice ou de l’ATSEM, « on » lui a dit qu’elle était trop dirigiste et qu’elle poussait les gosses...

Nous accueillons chaque année à l’école deux ou trois bambins de deux ans au milieu des vingt élèves de la classe de PS/MS. Certains pleurent le premier jour, d’autres non. Au bout de quinze jours, les mamans commencent à nous dire que leur enfant parle mieux, joue plus, s’occupe seul, ce qu’il ne faisait pas avant. Et pourtant, je suis sûre qu’il y a des méthodes bien mieux adaptées aux tout-petits que la mode actuelle en pédagogie et que la formation des instituteurs, de PRIMAIRE, j’y tiens, c'est-à-dire préélémentaire ET élémentaire, mérite d’être revue et corrigée, aussi et même surtout au niveau préélémentaire (si vous voulez des pistes de travail, j’en ai une).

Si l’on croyait à la « théorie du complot », on pourrait sans doute se dire que lorsque l’on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage et que ce n’est pas sans une raison inavouable que l’on tire à boulets rouges (enfin, rouges...) sur ce qu’est devenue la « meilleure école maternelle du monde ».

Je continue, persiste et signe, aucun pédopsychiatre ne pourra me convaincre qu’il est mauvais de scolariser un enfant de moins de quatre ans et qu’il vaut mieux qu’il soit confié à des personnels moins formés, dans des structures payantes et laissées à la libre appréciation des associations, des entreprises et des communes.

Écrit par : catmano | 25 mars 2007

J'imagine qu'IGG n'ira pas manifester contre ce qui s'est passé hier devant une école maternelle à Paris, (la mise en examen d'une directrice d'école, et la violence policière dans cette action)!
Par ailleurs, comparer Redecker et Pierre Binet me semble un peu énorme. Entre s'élever contre l'irruption de l'islam dans la politique et stigmatiser l'immigration à l'aide d' amalgames honteux, (immigré=islamiste), il me semble y avoir une certaine marge. Malgré certaines prises de positions récentes un peu ambiguës, j'ose espérer qu'il ne suffit peut être pas (encore) d'être (très) à droite pour être inconditionnellement défendu ici!

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007

Catmano,

Merci ! Dommage que vous aimiez tant votre métier - j'imagine que vous ne lâcheriez pas facilement votre classe - car c'est bien à quelqu'un comme vous qu'il faudrait confier le portefeuille de ministre délégué à l'enseignement pré-élémentaire.

Écrit par : Un hussard | 25 mars 2007

Je continue, persiste et signe, aucun pédopsychiatre ne pourra me convaincre qu’il est mauvais de scolariser un enfant de moins de quatre ans et qu’il vaut mieux qu’il soit confié à des personnels moins formés, dans des structures payantes et laissées à la libre appréciation des associations, des entreprises et des communes.

Ecrit par : catmano | 25 mars 2007

Bravo! Bravissimo! Courage! Vote Ségo, faute de mieux, c'est la seule à dire qu'il faut la maternelle à trois ans.
Vous êtes à "gauche" de quoi, Brighelli? Voilà six à sept mois que je fréquente ici et je vous ai vu virer votre cuti grave. Ressaisissez-vous! Vous délirez.
Battez-vous, Catmano et Sibille, ils ne savent plus qui ils sont ni ce qu'ils disent. Brighelli ne se bat que pour les gosses de nantis.

Écrit par : Dobo | 25 mars 2007

Ça y est, c’est fait. « Ils » y sont arrivés ! Le grand marché de l’Education est ouvert, tout le monde est convaincu.
Si même des défenseurs de l’école laïque et gratuite les croient, tout peut maintenant aller très vite.

Écrit par : dobolino | 25 mars 2007

"Ça y est, c’est fait. « Ils » y sont arrivés ! Le grand marché de l’Education est ouvert, tout le monde est convaincu.
Si même des défenseurs de l’école laïque et gratuite les croient, tout peut maintenant aller très vite."
Tu ne l'avais pas vu venir, celle-là? Catmano, Brighelli s'en fout des gosses d'ouvriers, il veut l'excellence pour sa progéniture issue d'un Normale Sup'. Ce coup-ci, il signe pire que ton papa ne l'a jamais fait.
"Après moi, le déluge!"-dit le corse.
Il y a six mois, il était encore raisonnable. A présent, entre ses vues sur l'une, ses ambitions sur l'autre, il jette sa soutane aux orties. Beark.

Écrit par : dobolino | 25 mars 2007

Catmano, je ne peux que souscrire à 1000% à ce que vous dites. Et merci de le dire cent fois mieux que j'aurais pu le faire.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007

ECOLE MATERNELLE ET SOCIAL-INCESTOCRATIE "Les autres pouvoirs des femmes concernent non la reproduction biologique mais la reproduction sociale. Où et par qui se tisse aujourd'hui le lien social? Les hommes ont presque disparu des activités où l'enfant se façonne... L'école: combien d'instituteurs pour combien d'institutrices? (Pardon, je devrais dire professeurs des écoles et professeures des écoles.) La justice: si vous avez affaire à un juge, aux affaires familiales notamment, vous avez de grandes chances de tomber sur une "magistrate". La médecine: aujourd'hui moins d'hommes que de femmes sortent des études médicales. On pourrait ajouter la psychanalyse et la psychothérapie, en particulier celle des enfants... Mais le fait est là: le sort éducatif, médical et juridique des enfants dépend des femmes. La confrontation entre l'enfant et l'homme ne se fait plus que dans la famille, et encore, lorsque le père n'a pas été évacué...
Mais cet autre appareil idéologique (l'école) obéit à des idéaux féminins, surtout depuis les réorientations visant à placer l'enfant au "coeur du processus éducatif" et à déligitimer l'autorité du savoir et des maîtres, une expression d'ailleurs disparue.
Le psychanaliste Serge Leclaire parlait naguère d'un lien social réglé de nos jours par la "social-incestocratie" c'est à dire un groupe de fils reliés par l'homosexualité sous la bienveillante autorité d'une mère instituée...
Les clichés sur la parité politique interdisent aujour'hui de penser la féminisation des pouvoirs dans la société, comme la maternisation du pouvoir d'Etat. Le pouvoir des femmes est comme la lettre volée d'Edgar Poe, si manifeste et visible que personne ne s'en avise. On continue à entonner la vieille plainte contre le patriarcat, défunt dans nos contrées depuis un bon siècle, mais nul ne se risque à dépeindre et analyser un matriarcat pourtant évident".

Extraits de l'essai décapant de Michel SCHNEIDER dans "La confusion des sexes" Flammarion. Collection "café Voltaire"
Dans cet essai l'auteur nous livre une analyse très pertinente de la pensée politique de Ségolène Royal et des Socialistes en matière de sexe et de sexualité. Des thèmes qui comme on sait font très mauvais ménage avec ceux de l'éducation.

Écrit par : buntovchik | 25 mars 2007

Mais ça frise la diffamation ! Où avez-vous pris que ne me bats pas pour tous ? Ce sont les élections approchantes qui vous font perdre le sens de la mesure ?
Et mes enfants ne sont pas encore en âge d'entrer à Normale Sup — leur entrée en sixième est déjà suffisamment problématique.
Quant à filtrer tel ou tel, aussi frontiste soit-il, je m'en tape : je n'ai jamais censuré qui que ce soit, si je commence, ce sera le plus sûr moyen pour rameuter ici tous les cinglés de France et d'ailleurs.
JPB
PS. Catmano, vous ne voulez toujours pas récupérer le blog après la mi-mai ?

Écrit par : brighelli | 25 mars 2007

Il faudra que je relise tout asap, je n evois pas pourquoi le dodo s'énerve ?
Le Corse ne dit pas le contraire de Cat, de plus, il dit justement que ce n'est pas sa spécialité.

Bon ... On verra...

Ceci étant, c'est évident qu'il faut repenser "l'espace" des gamins en crèche maternelle ET primaire...

Écrit par : toto | 25 mars 2007

Sur le site « les amis de l’université », au sujet de l’autorité à l’école, un inspecteur et un professeur d’IUFM tirent les conséquences du pédagogisme et le condamnent (partiellement) :

« La logique libérale, l’attente sociale, le modèle économique amènent à concevoir l’enseignement comme un service rendu à des usagers : le succès scolaire tend à devenir le signe de la qualité de ce service, et non plus de l’aboutissement d’une démarche qui a par elle-même un sens. Sous l’influence des idéaux du pédagogisme, les objectifs d’information, de relation, de communication, viennent pervertir l’acte d’enseigner. Il faut bien, en effet, mettre l’élève au centre du système. Ce principe du puérocentrisme ambiant énonce à la fois une évidence et une contradiction. Il nous dit aussi que l’avenir de l’école humaniste est peut-être sa propre négation. La déscolarisation accélérée de l’école, actuellement observable, en est le premier signe.
La revendication toujours plus insistante d’autorité appelle en fait une réflexion sur la relation du savoir et du pouvoir, sur la place respective de la rencontre avec le monde et de la transmission dans le processus éducatif, sur l’affrontement entre l’idéal pédagogique de non-directivité et la fonction magistrale. La situation d’urgence que connaît l’école d’aujourd’hui renvoie ainsi aux interrogations majeures de la philosophie de l’éducation. » (L’école et l’autorité, par J. Lombard , Inspecteur Académique, et B. Jolibert, professeur en sciences de l’éducation en IUFM, http://amis.univ-reunion.fr/Conference/presentation/201/)

Écrit par : B. | 25 mars 2007

ouuppps désolé JP, je ne t'avais pas vu ....

Il est malade le dodo ?

Surtout qu'il n'a pas compris que Sibille et Cat ne sont pas tout à fait dans le même camp ... Ou alors il y a du nouveau chez le naind'jardin.

Écrit par : toto | 25 mars 2007

Non, encore moins que jamais... Je n'ai ni votre patience, ni votre ouverture d'esprit. Et puis d'abord, quavez-vous de si urgent à faire après la mi-mai ?
Je n'ai pas compris le sens de l'intervention de buntovchik. Pour moi, quand je suis née, il y avait à peu près 50 % de chances que je sois un garçon et 50 % que je sois une fille. Je suis une fille. Je suis institutrice. Si j'étais un garçon, je serais instituteur. Est-ce parce que j'ai plus été élevée par mon père que par ma mère, et que celle-ci se prenait pour une féministe convaincue, mais je n'ai jamais pensé que l'humanité était coupée en deux et qu'un homme valait plus ou moins qu'une femme. Pour avoir vécu longtemps dans une ferme et avoir élevé des chèvres, des poules, des lapins et des canards, j'ai néanmoins remarqué que les soins aux tout-petits étaient le plus souvent effectués par les femelles. Mais, comme dirait l'autre, j'ai d'excellents amis instituteurs en maternelle.

Écrit par : catmano | 25 mars 2007

"Surtout qu'il n'a pas compris que Sibille et Cat ne sont pas tout à fait dans le même camp ... Ou alors il y a du nouveau chez le naind'jardin."

Ecrit par : toto | 25 mars 2007

Je ne suis dans aucun camp, toto. Au coup par coup, dans celui des personnes que je considère comme disant des choses sensées. Donc, effectivement, vraisemblablement jamais dans le vôtre.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007

Oui je comprends, tu aimes bien prendre le sens du vent .

Écrit par : toto | 25 mars 2007

Le rétablissement des IPES searit-il une si bonne chose pour financer les études de ceux qui se destinent à l'enseignement? J'ai cru comprendre que leur suppression au début des années 1980 faisait suite à leur faible rendement. Peu d'ipésiens finissaient par réussir les concours de recrutement. Il en serait de même aujourd'hui. Rien ne garantit que les allocataires des IPES nouvelle formule réussiront les concours de recrutement, comme on le voit pour les candidats passés par la première année d'IUFM. Leur taux de réussite est inférieur à celui des étudiants « libres ». Au lieu de financer toutes les études, il vaut mieux attendre que la « sélection naturelle » se fasse jusqu'en licence et étendre les actuelles bourses d'agrégation (existe-t-elle toujours d'ailleurs?) aux prépa CAPES. Au moins on est presque sûr que les récipiendaires se présenteront aux concours, pour un coût moindre que le financement complet d'un cycle d'études.

Écrit par : Archytas | 25 mars 2007

Le rétablissement des IPES searit-il une si bonne chose pour financer les études de ceux qui se destinent à l'enseignement? J'ai cru comprendre que leur suppression au début des années 1980 faisait suite à leur faible rendement. Peu d'ipésiens finissaient par réussir les concours de recrutement. Il en serait de même aujourd'hui. Rien ne garantit que les allocataires des IPES nouvelle formule réussiront les concours de recrutement, comme on le voit pour les candidats passés par la première année d'IUFM. Leur taux de réussite est inférieur à celui des étudiants « libres ». Au lieu de financer toutes les études, il vaut mieux attendre que la « sélection naturelle » se fasse jusqu'en licence et étendre les actuelles bourses d'agrégation (existe-t-elle toujours d'ailleurs?) aux prépa CAPES. Au moins on est presque sûr que les récipiendaires se présenteront aux concours, pour un coût moindre que le financement complet d'un cycle d'études.

Écrit par : Archytas | 25 mars 2007

Le rétablissement des IPES searit-il une si bonne chose pour financer les études de ceux qui se destinent à l'enseignement? J'ai cru comprendre que leur suppression au début des années 1980 faisait suite à leur faible rendement. Peu d'ipésiens finissaient par réussir les concours de recrutement. Il en serait de même aujourd'hui. Rien ne garantit que les allocataires des IPES nouvelle formule réussiront les concours de recrutement, comme on le voit pour les candidats passés par la première année d'IUFM. Leur taux de réussite est inférieur à celui des étudiants « libres ». Au lieu de financer toutes les études, il vaut mieux attendre que la « sélection naturelle » se fasse jusqu'en licence et étendre les actuelles bourses d'agrégation (existe-t-elle toujours d'ailleurs?) aux prépa CAPES. Au moins on est presque sûr que les récipiendaires se présenteront aux concours, pour un coût moindre que le financement complet d'un cycle d'études.

Écrit par : Archytas | 25 mars 2007

Le rétablissement des IPES searit-il une si bonne chose pour financer les études de ceux qui se destinent à l'enseignement? J'ai cru comprendre que leur suppression au début des années 1980 faisait suite à leur faible rendement. Peu d'ipésiens finissaient par réussir les concours de recrutement. Il en serait de même aujourd'hui. Rien ne garantit que les allocataires des IPES nouvelle formule réussiront les concours de recrutement, comme on le voit pour les candidats passés par la première année d'IUFM. Leur taux de réussite est inférieur à celui des étudiants « libres ». Au lieu de financer toutes les études, il vaut mieux attendre que la « sélection naturelle » se fasse jusqu'en licence et étendre les actuelles bourses d'agrégation (existe-t-elle toujours d'ailleurs?) aux prépa CAPES. Au moins on est presque sûr que les récipiendaires se présenteront aux concours, pour un coût moindre que le financement complet d'un cycle d'études.

Écrit par : Archytas | 25 mars 2007

PS: désolé pour ces doublons dus à un problème de connexion...

Écrit par : Archytas | 25 mars 2007

"Oui je comprends, tu aimes bien prendre le sens du vent ."

Ecrit par : toto | 25 mars 2007

Oh, toto! Je vous rappelle que je suis un des rares ici, (excepté Dobolino) à avoir dit depuis le début pour qui j'allais voter!

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007

"Dans cette émission, un intervenant parle d’un projet délirant que les Diafoirus de la rue de Grenelle ont dans leurs cartons : éclater l’enseignement du français en deux matières, la langue comme outil de communication –apprendre à lire dans la notice d’un appareil électroménager (suivez mon regard) – et l’étude des textes fondateurs de la langue française ", écrit Philippe.
Désolée, c'est même dans un rapport :
http://media.education.gouv.fr/file/63/8/3638.pdf
Je n'ose pas vous en souhaiter bonne lecture.
En ce qui concerne la maternelle, je voudrais juste faire remarquer que mon propre fils, à deux ans, récemment rescapé d'un divorce barbare, n'était pas vraiment en état d'y être heureux -- et qu'il était bcp plus sécurisé chez la brave mémé qui me le gardait, avec des chiens, des chats, des poules, des fleurs, et des gâteaux maison au goûter. A trois ans, en revanche, il y est allé avec plaisir et profit. J'entends bien qu'il y a des petits de deux ans, qui, au contraire, ont tout à gagner à aller en maternelle, parce que leur maman travaille, parce qu'ils ont avec elle une relation trop fusionnelle et qu'il faut prendre un peu de distance, pour ne pas baigner 24 h sur 24 dans une ambiance familiale difficile, pour acquérir du langage... et pour tout cela, effectivement, il faut de véritables instituteurs (des hommes aussi, je suis d'accord avec M. Schneider), plutôt que des "tatas" et encore moins des minettes aussi faites pour s'occuper de petitous que moi pour gravir le Mont Blanc à mains nues .
Il ne faut pas "brader" les maternelles, : Le pb, c'est aussi que certain(e)s, hélas, y voient une garderie gratuite et non une Ecole à part entière, l'essentiel étant de fourguer le gamin d'une manière ou d'une autre pour faire autre chose. Mais là, on est dans un autre domaine, celui du désir d'enfant, et de l'écart entre le fantasme de bébé et le vrai bébé que l'on doit élever , surtout si on est toute seule sans sa propre mère à proximité... Que fait-on pour éviter les grossesses chez les adolescentes, comment prend-on en charge les mères fragiles voire déficientes, avec quels moyens ? Le sort des maternelles ne peut être réglé, me semble-t-il, que dans le cadre d'une réflexion globale sur la petite enfance et la parentalité.

Écrit par : Fguichard | 25 mars 2007

En ce qui concerne l'orientation des élèves dans mon Lycée Professionnel, une rumeur (ce qui peut se produire aussi ailleurs, étant tous des "animaux de même laine", comme l'écrit Claudel dans sa "Jeanne au bûcher"): pour se débarrasser des adolescents les plus pénibles au collège et ne pas se les coltiner une année de plus en préconisant le redoublement, certains enseignants de 3eme gonfleraient les notes et proposeraient aux affreuses et affreux la voie du LP. Formidable. Comment mes collègues en sont-ils venus à penser cela? En se rendant compte du niveau véritable de tel ou tel dans les matières générales et de leur caractère et comportement épouvantables... Et comme le dossier des élèves (leur "casier judiciaire" scolaire) est jeté à la fin de chaque année, il se trouve des énergumènes avec des moyennes "formidables" et une réalité bien moins rose. Pendant ce temps, des gosses sans problèmes de comportement et de travail sont relégués plus bas dans la liste des élèves susceptibles d'intégrer nos classes et ne sont pas pris. Alors, en 3eme, conseils de classe et bulletins truqués pour mieux tirer la chasse? Cette rumeur (?) me fait penser à l'anecdote de JPB quant à l'Inspectrice envoyée à Bruxelles...

Et les Lycées professionnels deviennent du grand n'importe quoi...

Écrit par : Pendariès | 25 mars 2007

Moi je propose que les profs fassent ce qu'ils veulent et que les parents choisissent librement les profs de leurs enfants.

Un ministre ultra intelligent sera toujours moins bien placé que le dernier des crétins pour savoir ce qui convient à son enfant.

Vive la liberté.

Le Champ Libre - http://cvincent.club.fr

Écrit par : Albert LI | 25 mars 2007

Surtout qu'il n'a pas compris que Sibille et Cat ne sont pas tout à fait dans le même camp ... Ou alors il y a du nouveau chez le naind'jardin.

Ecrit par : toto | 25 mars 2007

Dodo sait lire, couillon! Il a appris par syllabique, il y a quarante et un an avec une vieille mégère finissant sous la Cinquième son œuvre commencée sous la Troisième, Talons Plats et Jupe Plissée, demoiselle vouée à la République comme d'autres au Christ. Le diamant qui dormait entre ses fesses a certainement été enterré avec elle!
Dodo sait lire et si Catmano et Sibille ne sont pas du même camp pédago, ce qui reste entièrement à prouver, ils sont toujours à gauche l'un et l'autre ce qui les rapproche sur ce blog.
D'abord c'était pas Dodo mais Dobo(lino) qui prenait la haine et qui venait enfourcher le cheval de bataille de sa grande sœur. Supprimer les classes maternelles! Voilà huit mois que je lis ce qu'elle vous écrit et que vous applaudissez à tout rompre, que Brighelli lui propose de subir à sa place les écrits d'aucuns, ultralibéraux qui emportent de toute évidence l'adhésion ici
La maternelle, NOTRE Maternelle française dont les premiers soubresauts réprimés datent d'un dix-neuvième siècle royaliste puis bonapartiste, dévoué à la Bourgeoisie, l'excellence, ce modèle égalitariste, cette maternelle qui veut offrir aux enfants du peuple des chances presque égales à celles des bourgeois! Merde, réveillez-vous! Lui redonner ses lettres de noblesse, pas la supprimer, nom de Zeus!
Elle vous le dit, le redit depuis des mois et des mois et vous, ragnagna notre Sarko il a dit que... alors... à la trappe les classes maternelles! Et hop
Quand je pense qu'il y a trente ans, on se battait ici chez nous pour que les minots soient scolarisés à deux ans, que nos communes payent des accompagnateurs pour que nos bébés puissent emprunter le ramassage scolaire.
Et vous, hop! pour que les petits Brighelli ou Huby puissent faire du latin en sixième, supprimons les maternelles pour les étrangers en situation irrégulière.
Vas-y donc, JPB, t'es pire que pire que tous les clodoaldiens que je fréquente, même les plus sélectifs.

Écrit par : dobolino | 25 mars 2007

Remarque personnelle au sujet de la maternelle. Pour des raisons professionnelles, mes parents ne pouvant me garder à la maison (tous les deux travaillaient), je fus envoyé en maternelle à l'âge de 2 ans. Pourquoi pas? Je me souviens cependant que quelques années plus tard (au primaire), je pleurais pour ne pas aller à l'école: une espèce de ras le bol, sans aucun doute: l'école vécu comme un abandon de la part de mes géniteurs? Et plus tard encore, je passai un concours pour enseigner...

Écrit par : Pendariès | 25 mars 2007

Bonsoir à tous,
j'avais pas mal de lecture, depuis mon dernier passage.
J'en ai retenu :
1) que Catmano connaît vraiment son affaire, mais que lorsqu'on l'oppose aux formateurs d' IUFM, c'est un peu injuste pour beaucoup d' IMF, aussi bien inspirés qu'elle;
2) que M. Brighelli, dans la faveur qu'il exprime pour l'enseignement du fait religieux, me semble tomber dans le panneau. Le fait religieux fait partie de la culture en général, et je ne vois que de mauvaises raisons pour l'en isoler et lui accorder un traitement de faveur au détriment de toutes les inspirations agnostiques ou athées. Pourquoi, d'ailleurs, ne pas plutôt parler d'enseignement du fait laïque, ce qui conduirait tout naturellement à examiner les religions et leur histoire, mais au nom d'un dépassement du déterminisme religieux contenu dans la notion de "fait religieux" ?
Ne vous y trompez pas : l'enseignement du fait religieux est un projet (bien avancé) scélérat qui consiste à nous faire admettre comme un fait que certaines filles soient ensachées.

A Christophe : je suis tout disposé à annoncer pour qui je vais voter, mais j'hésite. Mes sympathies politiques vont au camp de Ségo, mais je la trouve nulle et elle n'a aucune chance au second tour. En revanche, je crains que Bayrou ne soit guère qu'un "faux-cul centriste", comme dit le Canard, mais dans son discours actuel, il incarne , faute de mieux, une certaine idée de la République et, à mon avis, il bat Sarko au second tour. Je me déciderai donc en fonction du vent, n'en déplaise à Toto (au passage, vous êtes impayables, tous les deux...)

Histoire de mettre un peu d'ambiance : que pensez-vous du projet d'être enjoint d'agiter son petit drapeau le 14 juillet ? Personnellement, les bras m'en tombent.

Écrit par : Perceval | 25 mars 2007

Une amie formatrice en milieu médical de passage à la maison cet après-midi nous expliqué que toutes les joyeusetés que nous vivions au collège, dans les lycées d'enseignement général et dans les lycées professionnels : passages automatiques, examens bradés, consignes de mansuétude, harmonisation des notes à la hausse; QCM,, autoconstruction du savoir, abolition de la "pédagogie frontale"...s'infiltraient dans la formation des futurs infirmiers et infirmières

...Pour l'instant, "on" teste les réactions des "formateurs" (elle est contre, mais elle nous a dit qu'elle avait été étonnée par la passivité et l'absence de réaction de ses collègues...qui ne sont pas d'accord non plus, mais qui n'osent pas le dire )...avant de passer à la phase opérationnelle.

Décidément, le pédagogisme s'insinue partout. Mais dans ce domaine là, les dégâts risquent d'être encore plus "spectaculaires".

Écrit par : Robin | 25 mars 2007

Je suis d’humeur mutine ce jour.
Peut-être est-ce la fréquentation de vos colonnes et l’accueil bienveillant que vous avez réservé à mes propos qui généralement attirent lazzi et rancunes ou bien simplement le retour du soleil ?

Aussi vous proposerai-je rien moins que ... la révolution ! Même si elle consiste pour partie à me tirer une balle dans le pied (en ces jours où le néologisme jambisation aurait pu refaire surface, c’est un comble !).

Et si on s’occupait de notre statut ? Et de manière radicale en plus !
Dans le contexte (j’allais écrire ... le bordel ambiant) les sacro saintes 18 heures ont-elles encore un sens autre que celui de notre confort ?

On pourrait imaginer (... un autre monde) une refonte complète de la notion de temps de travail de l’enseignant en lycée (ou LP).
Le cadre : 35 heures de présence dans l’établissement (qu’on se rassure je ne suis pas un sous-marin de la Sainte Vierge). L’idée même d’heures de cours serait désuète. Chacun se verrait confier un lot de « missions » correspondant à la durée hebdomadaire de travail.

Ces missions incluent :
- la présence devant élève (évidemment ...) pour des cours, TD, TP, aide individualisée, études collectives dans sa matière,
- la préparation de documents de cours ou de TP (très lourd dans le technique),
- la mise en ligne de ces documents sur le réseau et le Web,
- la maintenance informatique la réparation et l’entretien des matériels de TP,
- la correction de copies (pas nécessairement celles de ses propres élèves),
- la relation avec les parents,
- la relation avec les collègues de la même matière dans les établissements voisins,
- et toute autre tâche que nous assumons déjà.

Ceci sous-entend un autre bouleversement : on embaucherait dans l’EN des gestionnaires de personnel (nommons les « coordinateurs »), des vrais, avec de réelles compétences en ressources humaines (pour être bref : pas des profs recyclés parce qu’inaptes à tout autre emploi). On peut penser qu’un taux d’encadrement d’un coordinateur pour environ 20 (ou 30 ?) profs est raisonnable, C’est à peu près le ratio cadre sup/cadre moyen dans une entreprise. Naturellement, les coordinateurs sont de formation littéraire, scientifique, technologique ou tertiaire suivant le personnel qu’ils encadrent. Ils ont préalablement exercés avec succès une fonction en rapport avec les RH dans l’entreprise avant leur recrutement (voyez, même la petite annonce est prête !).

Pour une durée déterminée (pas nécessairement l’année scolaire), et avec un échéancier le coordonnateur propose à chaque enseignant suivant ses compétences, ses goûts et ... le besoin la liste des missions qui lui sont attribuées. Il suit leur mise en oeuvre et en vérifie l’accomplissement. On peut tout à fait imaginer que, pendant une période déterminée, un prof soit peu en contact direct avec les élèves et chargé de rédaction, tandis qu’un autre assure 25 h/semaine d’enseignement direct à partir de supports rédigés par d’autres et sans charge de copies.

Bien entendu, il est indispensable que le coordinateur élabore un cahier des charges précis pour chaque tâche. Par exemple pour la rédaction d’une séquence de cours + TD + TP : objectif, moyens mis en oeuvre, niveau minimum/optimal requis pour les élèves en fin de période, type et modalité de l’évaluation, nature et format des documents à créer. Durant la rédaction, les collègues qui seront concernés par l’usage à venir sont réunis afin d’émettre avis, réserve et propositions.

Il va de soi que les résultats de l’enseignement de ce « package » sont évalués par les enseignants utilisateurs, le rédacteur et le coordinateur : les élèves ont-ils majoritairement atteint le niveau optimal ? Combien d’élèves sont en échec ? Quelles sont les difficultés imprévues rencontrées ? etc.

Ceci implique un autre cataclysme encore plus majeur : le rétablissement d’une autorité sur les enseignants ! Il est entendu que le coordinateur a le pouvoir statutaire de donner des ordres ... Je vous rappelle qu’il possède des compétences en RH et qu’il sait donc exercer avec talent, mesure et habileté. Il sait évaluer le potentiel de chacun et l’exploiter au mieux pour maximiser le profit du système (ouch ! bonjour le vocabulaire choisi ...).

Constatez que lorsque je parlais de révolution, ce n’était pas un vain mot ! Vous, comme moi, sommes habitués à une totale liberté et nous la revendiquons (un peu par habitude). J’ai travaillé en entreprise et je n’ai, dans le fond, pas particulièrement souffert que mon responsable me fixe des tâches à accomplir, vérifie la qualité de ma prestation, etc. D’une certaine manière c’est même sécurisant, dans le système actuel je me sens très souvent coupable lorsque je glande devant la télé, ou que je bouquine plutôt que de corriger un de ces inénarrables paquets de copies. J’ai toujours un peu le sentiment (bien vite refoulé, je vous rassure ...) de ne pas avoir atteint la « dose requise » de travail ! Dans la nouvelle configuration, rien de tel, mon planning sous les yeux je gère mon temps et ma productivité comme n’importe quel salarié.

Alors il reste évidemment à aborder la question de l’efficacité ! Il serait particulièrement injuste qu’un agrégé (particulièrement performant par définition) se voit sous ce prétexte confier plus de missions qu’un modeste certifié sans une juste compensation. L’argent arrange souvent tout (on peut le déplorer mais faut bien le reconnaître). Le salaire est tout simplement la variable d’ajustement.

Après un temps de flottement inévitable destiné à se construire expérimentalement une échelle de valeur le coordinateur juge de la durée maximale/optimale de la plupart des missions. C’est d’ailleurs sur cette base que sont définis tous les objectifs et plannings dans l’entreprise. Et ... on y arrive ! Dans le développement informatique par exemple, un chef de projet expérimenté est capable de juger globalement du nombre de jour x homme permettant de boucler le chantier. Statistiquement, il se trompe assez peu et c’est heureux puisqu’il faut bien faire un devis estimatif et par la suite renter dans le cadre. Et pourtant, les aléas sont nombreux, les mauvaises surprises habituelles, la nécessité d’autoformation permanente, etc.
Les plus efficaces et performants, investis, sont gratifiés d’augmentations plus importantes que les autres. Dura lex ... mais c’est juste celle appliquée partout ailleurs que dans la fonction publique !

Ben, voilà, je vous l’avais dit, le printemps est revenu, c’est le temps des utopies !

Vous êtes assez perspicaces pour mesurer la dose de provocation de mes propos (encore que ...).
Au pire, vous pouvez vous déchaîner, 20 ans d’EN m’ont endurci le cuir !

Écrit par : Zorglub | 25 mars 2007

NB : Le « encore que » se rapporte évidemment au mot « provocation », je n’aurais pas l’outrecuidance de mettre en doute votre perspicacité !

Écrit par : Zorglub | 25 mars 2007

L'enseignement du fait religieux, défi de demain???

Livre d'Histoire de cinquième, valide cette année:
1) L'Empire byzantin:
Un Empire héritier de Rome
Un Empire chrtien d'Orient

2) Le monde Musulman
Mahomet, fondateur de l'Islam
L'expansion de l'Islam
Le monde Musulman, carrefour de cultures et de civilisations

3)L'Empire carolingien

4) L'Eglise
L'Eglise, une puissance politique
L'Eglise au cœur de la civilisation médiévale
L'Eglise et l'expansion de la chrétienté
Les manifestations de la foi

5) La Société médiévale
6) le Royaume de France (X°-XV° s.): l'affirmation de l'Etat
7)Humanisme, renaissance et Réforme

Leçon 4 La réforme protestante, un renouvellement religieux
Leçon 5 La réforme catholique
Synthèse Les réformes protestantes et catholiques.

Que vous faudrait-il de plus?
Ce n'est quand même pas la faute du programme si les enseignants ne le font pas ou si les élèves ne l'écoutent pas. Il est normal,dans un état laïque,que les visions des uns et des autres soient relatées au conditionnel. A nul n'est interdit de poser ses conditions, pour peu qu'il ne les impose pas à autrui.

Écrit par : dobolino | 25 mars 2007

Zorglub, je trouve que vous vous fourrez le doigt dans l'oeil :
- un chef, en paradis bureaucratique, ne peut guère être qu'un "petit chef" et son rejet par les enseignants est salutaire;
- la notion de "performance", en matière d'enseignement, me semble incongrue : à cet aune, enrichir sa culture, réfléchir, prendre du recul, se renouveler, sont des tics préjudiciables à l'efficacité.
Donc, telle que vous la proposez, vive la non-révolution.

Écrit par : Perceval | 25 mars 2007

Comment le chef jugera de la performance ? Au plus grandes démonstrations de docilité, genre fiches de prép de fayot au kilomètre ?

Écrit par : Perceval | 25 mars 2007

Je me permets d'intervenir pour une fois, car il me paraît fondamental de rectifier ce que M. Archytas a répété à mainte reprise, suite à un caprice de son ordinateur, à propos des IPES ; ce n'est pas "parce que leur rendement était faible" (????) qu'ils ont été supprimés, mais parce que le SNI et les apparatchiks de la FEN (aujourd'hui ils ont préféré changer de nom) étaient ulcérés que ce concours des IPES favorise le recrutement des enseignants de Lycée, et que c'était au détriment de l'hégémonie des sbires de la FEN et du SNI ; il ont fait le siège des différents ministres de l'EN pendant des années avant d'obtenir satisfaction, et ils l'ont obtenu. Merci. Mais c'est depuis cette époque que je considère les Socialistes comme des salauds.

Écrit par : grosmatou | 25 mars 2007

"Le fait religieux fait partie de la culture en général, et je ne vois que de mauvaises raisons pour l'en isoler et lui accorder un traitement de faveur au détriment de toutes les inspirations agnostiques ou athées."

Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007

Oh que oui !

Je dirais même que la notion de "fait religieux" pose problème en tant que telle.

Soit l'on se réfère aux FAITS historiques, c'est-à-dire dont l'authenticité a été vérifiée par des historiens pratiquant une étude rigoureuse des sources. Et en ce cas, les faits historiques relèvent des programmes d'Histoire, qui contiennent déjà pas mal de références à la religion, mais que l'on pourrait utilement compléter sur certains points (Siddhartha, la libre pensée, l'animisme, le taoïsme...).

Soit l'on se réfère aux MYTHES et LEGENDES, et dans ce cas, les récits relatifs aux mythes et légendes chrétiens, musulmans, juifs, bouddhistes, aztèques, incas... peuvent relever du programme de Français, au même titre que "L'Odyssée". A condition bien sûr que l'on rende à cette discipline les horaires qui lui sont dus...

Écrit par : Un hussard | 25 mars 2007

« un chef, en paradis bureaucratique, ne peut guère être qu'un "petit chef" ». J’en suis bien persuadé et c’est pourquoi je propose de sortir de la bureaucratie par des mesures aussi radicales !

La « performance » mesurée dans un système éducatif est pour moi tout simplement la qualité du résultat obtenu en termes de compétences, savoir faire, connaissances des élèves (toutes choses évaluables, nous passons notre temps à ça) à mettre en relation avec le temps et l’énergie investis tant par les élèves que par les enseignants.

Améliorer la performance a donc pour effet :
- de donner plus de temps aux élèves pour se livrer à des activités culturelles, artistiques, sportives etc. leur permettant d’élargir leur horizon
- en rêvant un peu de diminuer la masse salariale dans l’EN au profit d’autres secteurs du budget de la nation par exemple justement la culture le sport etc. (ou si on est dans une autre logique de diminuer les prélèvements obligatoires ...)

Écrit par : Zorglub | 25 mars 2007

P.S. Découvrir, par exemple, que l'on retrouve le mythe du déluge dans de nombreuses civilisations... ne serait peut-être pas mauvais pour l'ouverture d'esprit de certains élèves !

Écrit par : Un hussard | 25 mars 2007

A propos de fiche de prép', ce lien réjouissant :

http://www.abasleschefs.org/prep.html

Écrit par : Perceval | 25 mars 2007

Bien sûr, la hussarde (tu t'es trahie dans un message...), mais cela relève simplement de la culture humaniste. Ce que je refuse, c'est que ce qui touche au religieux soit isolé du reste. Pourquoi, sinon pour entériner l'idée que dès qu'il s'agit de religion, il faut suspendre son jugement ?

Écrit par : Perceval | 25 mars 2007

Pas de réaction, sur les petits drapeaux de bon Français à agiter le 14 juillet ? Réussir à faire de cette date-là une messe, c'est du génie !

Écrit par : Perceval | 25 mars 2007

Plus sérieusement, une proposition : intégrer le privé à la carte scolaire, avec liberté de le refuser, mais en contrepartie, sortie du contrat avec l'Etat. Cela afin de cesser de subventionner la ségégation sociale avec les impôts de tous. Ségo l'évoque, mais bien timidement : il s'agit de commencer à envisager de se poser la question d'y réfléchir éventuellement. En un mot, c'est pas demain la veille ...

Écrit par : Perceval | 25 mars 2007

Un homme (homo-hominis par opposition à vir-viri), un être humain, un hussard...!

Compte tenu de l'avenir que nous prépare les grands humanistes de l'OCDE, on se demande même si d'aucuns n'ont pas tout intérêt à anesthésier, bien comme il faut, les peuples avec le fameux "opium"...

Écrit par : Un hussard | 25 mars 2007

Oups... prépareNT

Écrit par : Un hussard | 25 mars 2007

Je crois que c'est plus simple que ça : comme pour la pédagogie, le modèle est américain, avec tout ce que cela implique dans le statut des religions à la société. En plus, c'est commode : plus de résistance à mener face à l'obscurantisme, comme par exemple, les justifications à l'emballage des filles, puisqu'il s'agit de faits dont on ne peut que prendre acte.

Écrit par : Perceval | 25 mars 2007

Ca doit sentir le roussi : les militants PS de mon bled invitent les sympathisants pas convaincus par Ségo à venir se laisser convaincre au cours d'une réunion. Je me tâte: est-ce que je dois y aller avec mon drapeau ? La copine qui m'a invité m'a expliqué que si je ne pouvais pas la saquer (Ségo), c'est parce que c'est une femme. Tout s'explique.

Écrit par : Perceval | 25 mars 2007

"En un mot, c'est pas demain la veille ..."

Comme tu dis ! C'est même franchement contraire à l'esprit des traités européens, auxquels nos lois doivent se conformer.

Le marché de l'éducation est ouvert à la concurrence libre et non faussée, et n'a pas plus de raison d'être public que le marché des tatanes, des boules de pétanque ou des marsupilamis en caoutchouc.

Il est quand même utile de conserver un certain nombre d'établissements publics pour stocker les cas sociaux le plus longtemps possible (il ne s'agit bien évidemment pas de les instruire)... afin qu'ils ne cassent pas la bonne ambiance générale.

Écrit par : Un hussard | 25 mars 2007

Forte tête, le hussard. Je t'inspecterais tout ça, moi...

Écrit par : Perceval | 26 mars 2007

Chat ébouillanté ne craint plus l'eau chaude !

Écrit par : Un hussard | 26 mars 2007

"concurrence libre et non faussée", comme pour la télé satellite, depuis la fusion canal/TPS, par exemple ? Que pensent les grands libéraux de ce blog des monopoles privés ?

Écrit par : Perceval | 26 mars 2007

Les grands libéraux, je ne sais pas. Mais moi, si c'est Canal/TPS qui obtient les droits pour la quasi-totalité des matchs de la coupe du monde de rugby... je vais péter un cable !

Écrit par : Un hussard | 26 mars 2007

Un petit témoignage et puis au lit : remplaçant pour des absences courtes, je ne suis presque jamais appelé le samedi matin. Et puis j'ai compris pourquoi : ça évite de payer la prime de déplacement qui, bizarrement, est aussi versée (plus pour longtemps) le dimanche. Moralité: notre bien-aimée hiérarchie préfère nous savoir, moi et élèves, buller chacun de notre côté. S'il m'avait posé la question, mon inspecteur saurait que je m'asseois bien volontiers sur la prime du dimanche, plutôt que d'être complice de cette absurdité bureaucratique.

Écrit par : Perceval | 26 mars 2007

Points 1 et 2
Remplacer le MEN par un Inserm, c’est aller dans le sens de la Société Nationale des Arts et des Sciences de Condorcet, composée de membres des sociétés scientifiques et des Académies, indépendante de la puissance publique, et qui avait pour mission de former les maîtres, de les nommer, et de définir les programmes scolaires, au rythme des progrès de la science et de la connaissance.

« La première condition de toute instruction étant de n'enseigner que des vérités, les établissements que la puissance publique y consacre doivent être aussi indépendants qu'il est possible de toute autorité politique"'

La composition et le mode de fonctionnement de la Sté nationale étaient definis dans le but d’empêcher tout corporatisme. "Seuls des maîtres indépendants, à la fois dans leurs rapports entre eux et avec l’autorité publique, permettront à l’instruction nationale de concrétiser l’égalité juridique et politique proclamée par la Révolution. [...] Ils ne doivent pas former de corps. [Qu’ils] soient des ordres de moines, des congrégations de demi-moines, des universités, de simples corporations, le danger est égal. […] Créer des corps enseignants, et vous serez sûrs d’avoir créé ou des tyrans, ou des instruments de la tyrannie. » « Non seulement il ne faut ni charger de l’enseignement une corporation déjà formée, ni même en admettre les membres actuels dans aucune partie de l’instruction, parce qu’animés de l’esprit de corps, ils chercheraient à envahir ce qu’on leur permettrait de partager. Cette précaution nécessaire ne suffit pas, il faut que ni les maîtres d’une division du territoire, ni même ceux d’un seul établissement, ne forment une association ; il faut qu’ils ne puissent ni rien gouverner en commun, ni influer sur la nomination aux places qui vaquent parmi eux. […] C’est le seul moyen d’entretenir entre eux une émulation qui ne dégénère ni en ambition, ni en intrigue; de préserver l’enseignement d’un esprit de routine ; enfin d’empêcher que l’instruction qui est instituée pour les élèves, ne soit réglée d’après ce qui convient aux maîtres. »


Point 3: L'école sanctuaire, c'est l'école de Condorcet.

Point 4 opinion ennemie du savoir: ditto
Condorcet voulait préserver l'école de tout catéchisme, religieux et séculier. C'est le sens que la IIIeme Reepublique n'a pas voulu donner à la laïcité scolaire, ou neutralité axiomatique. C'est ainsi que l'école a été le vecteur et l'incubateur de l'idéologie dominante.

"Dans les gouvernements arbitraires, on a soin de diriger l’enseignement de manière à ce qu’il dispose à une obéissance aveugle, et de surveiller ensuite l’impression et même les discours, afin que les citoyens n’apprennent jamais rien qui ne soit propre à les confirmer dans les opinions que leurs maîtres veulent leur inspirer.
« Celui qui, entrant dans la société, y porte des opinions que son éducation lui a données n’est pas un homme libre»,

"Tant qu’il y aura des hommes qui n’obéiront pas à leur raison seule, qui recevront leurs opinions d’une opinion étrangère, en vain toutes les chaînes auraient été brisées, en vain ces opinions de commande seraient d’utiles vérités ; le genre humain n’en resterait pas moins partagé en deux classes : celle des hommes qui raisonnent, et celle des hommes qui croient, celle des maîtres et celle des esclaves."

Ces textes sont extraits des Cinq mémoires sur l'Instruction publique et du Rapport de 1792.

Écrit par : Cadichon | 26 mars 2007

"" À propos des idées de Sarkozy… Je ne suis pas sûr qu'il en ait, sur ce sujet — il a celles que lui souffle Henri Guaino, qui, lui, a de bonnes lectures (Jaurès, Blum, etc. dans les discours du petit Nicolas, c'est lui), et une excellente documentation…
Ecrit par Jean-Paul Brighelli.

Affirmation gratuite car:
1. Pour avoir des idées et des bonnes sur la question il suffitd'avoir des enfant scolarisés et du bon sens. Pas besoin d'être Einstein. Dénier à Sarko la possibilité d'en avoir par lui-même c'est vraiment bien mal le connaître. Cela m'étonne de vous, Monsieur Brighelli. Avez-vous lu "Témoignage"?

2. Guaino n'est pas le seul, il y en a d'autres qui l'assistent pour ses discours, mais c'est lui qui les écrit. Puisque vous êtes si bien renseigné, vous devez savoir qu'il y a aussi M-H. Debard, par exemple, non? Et comme elle est corse je m'étonne que vous ne connaissiez ni son rôle ni son existence, puisque vous semblez par ailleurs si bien renseigné.

3. Ce n'est pas non plus Guaino qui lui a passé ses anti-sèches sur Blum ou Jaures. Vous ignorez peut-être qu'il avait écrit une biographie sur G.Mandel en 1994, donc bien avant de s'adjoindre les services du préfet Guaino. Vous allez peut-être me rétorquer que ce n'est pas lui qui l'a écrite, alors ce que disent de lui ses biographes est faux aussi.. Ca fait un peu beaucoup...

Mais quand on veut tuer son chien...

Écrit par : Cadichon | 26 mars 2007

Bon décidément je n'irai jamais me coucher, plus j'avance dans les commentaires plus je trouve à redire.

Si j'ai mis des bémols à quelque affirmation gratuite et lapidaire, elle est bien vénielle, insignifiante, en regard de cette monstruosité:
"""Brighelli ne se bat que pour les gosses de nantis"'.
C'est vraiment inepte, infondé, un coup de bas étage, minable!
Oh! attendez, à la réflexion... bon sang! mais c'est bien sûr! Cela doit vraiment aller très très mal dans le camp de Sainte Nunuche, pour que ses défenseurs en soient réduits à faire ainsi feu de tout bois et à dire n'imorte quoi. Et avec ce vocabulaire digne des fossiles de la cause du peuple et des orphelins du Grand Soir!
Jubilatoire!

Tout ce beau monde peut faire provision de Kleenex, car on a rarement vu ça! Trois semaines avant le scrutin, on sait déjà que Ségo sera battue!

Un candidat à la présidentielle, tout frais sorti de la Place Beauvau est aux premières loges pour avoir les derniers états fournis par les RG. Ce sont toujours eux les mieux renseignés, preuve qu'il y a encore quelques services efficaces dans notre République de bananes.

Je vous rappelle que Jospin lui aussi les avait eus, puisqu'il n'a pas quitté Matignon du tout en 2002. pas de pire sourd que qui refuse d'entendre. Gérard Legall le lui avait pourtant bien dit que Le Pen pourrait être au second tour. La scène a même été filmée par Serge Moatti dans un remarquable reportage qui est passé à la télé quelques mois plus tard, sur le QG de campagne du PS . Ils sont tous là, Jospin de dos qui grommelle qu'il n'est qu'une marionette, pauvre petit poisson qui tente de sortir de l'épuisette, et en face de lui la brochette de dinosaures Mauroy, Cresson, Aubry, celui qui est le manitou de la campagne dont j'oublie le nom et qui a des sourcils comme la moustache de JPB, et tous les autres. Un festival d'auto-satisfaction et d'aveuglement.

L'histoire repasse les plats, sacré Karl, n'a pas dit que des conneries.

Allez, buenas noches.
Sweet dreams. Demain y'a école.

Écrit par : Cadichon | 26 mars 2007

Je savais que Condorcet était pour moi un maître. Grâce à Cadichon et à ses insomnies, je le sais encore plus.

Écrit par : Perceval | 26 mars 2007

"Ces textes sont extraits des Cinq mémoires sur l'Instruction publique et du Rapport de 1792."

Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007

Mais il n'y avait pas encore eu la loi de 1905 sur la séparation de l'église et de l'état!

Royal fait, hélas, exactement les mêmes conneries que Jospin en 2002. En essayant de satisfaire des gens qui, de toutes façons, ne voteront pas pour elle, elle va se départir du vote de ceux qui avaient l'intention de le faire! Cette histoire de drapeau est vraiment lamentable. Qu'en pensez-vous, Dobolino?

"Mais quand on veut tuer son chien..."

Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007
Jean-Paul voudrait donc tuer Sarko? Mais il m'a semblé, aux dernières nouvelles, qu'il envisageait de voter pour lui?

Écrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007

"Seuls des maîtres indépendants, à la fois dans leurs rapports entre eux et avec l’autorité publique, permettront à l’instruction nationale de concrétiser l’égalité juridique et politique proclamée par la Révolution. [...] Ils ne doivent pas former de corps."
"Non seulement il ne faut ni charger de l’enseignement une corporation déjà formée, ni même en admettre les membres actuels dans aucune partie de l’instruction, parce qu’animés de l’esprit de corps, ils chercheraient à envahir ce qu’on leur permettrait de partager. Cette précaution nécessaire ne suffit pas, il faut que ni les maîtres d’une division du territoire, ni même ceux d’un seul établissement, ne forment une association..."
Je suppose qu'il faut remettre ces paroles dans le contexte de l'époque où elles ont été écrites ? Sinon, ça fait peur.

Écrit par : catmano | 26 mars 2007

Cadichon dit: Ce n'est pas non plus Guaino qui lui a passé ses anti-sèches sur Blum ou Jaures. Vous ignorez peut-être qu'il avait écrit une biographie sur G.Mandel en 1994, donc bien avant de s'adjoindre les services du préfet Guaino. Vous allez peut-être me rétorquer que ce n'est pas lui qui l'a écrite, alors ce que disent de lui ses biographes est faux aussi.. Ca fait un peu beaucoup...

Oui c'est faux, vous avez raison contre vous-même, il ne l'a pas vraiment écrite cette biographie de Georges Mandel...c'est un travail de "nègre" avec PLAGIAT du mémoire de maîtrise du futur Bâtonnier bordelais Bertrand Favreau, mémoire dont ce dernier a tiré ultérieurement un livre (Georges Mandel ou la passion de la République-Fayard 1996) livre récompensé du Prix de l'Assemblée Nationale 1996 !

Écrit par : Merlemocoeur | 26 mars 2007

Décidément, quelle source d'inspiration inépuisable que ce blog.
Il faut avoir la syndicalite et l' égalitarisme chevillés au corps pour ne pas saisir la dimension intemporelle , voire sur certains points visionnaire, de Condorcet ( comme Tocqueville) et être ainsi cloué d'effroi par son désir de préserver la profession enseignante de toute pression, surtout de la contrainte de l'état, et de tout corporatisme, seul moyen selon lui d'assurer l'émancipation pleine et entière du peuple par le savoir. Ces textes sont d'une actualité brûlante. L'édition des Cinq Mémoires par Charles Coutel et Catherine Kintzler est un outil indispensable pour comprendre ce qui nous arrive et pourquoi. Condorcet nous avait avertis que notre passion pour l'égalité aurait des conséquences funestes, car liberticides, et pour la Répubique et pour son école.

Nous y sommes. L'école est en perdition et les barbares sont aux portes de la République. Ceux qui rêvaient du Grand Soir ont gagné le cocotier: Le Pen! Tant va la cruche à l'eau....

Moi, c'est cela qui me fait peur, et pas de libérer l'enseignement, de le diversifie, de donner aux parents un vrai choix, en passant du paradigme centralisateur et monolithique de l'offre d'éducation à celui de la demande, et en fichant la paix aux profs. Quand ils seront à nouveau formés correctement, il sauront transmettre à nos enfants tous les savoirs qu'ils veulent et comment ils le veulent. Pour cela aussi il faut remettre le système dans le bon sens (aux deux sens du terme) : homogénéiser les classes et hétéogénéiser les programmes. C'est ce b-a-ba que nous expliquait Condorcet.

Mais tant que n'aura pas eu lieu, comme partout ailleurs, l'aggiornamento qui seul peut libérer les esprits des chaînes
du conservatisme le plus sclérosant, le dernier philosophe des Lumières continuera à passer pour un épouvantail!
Normal, il est libéral!

Écrit par : Cadichon | 26 mars 2007

Tiens, personne puur reprendre mon post sur les conseils de classe et les bulletins frauduleux... Pourtant, ça aurait dû faire réagir (pour dire: oui, Penda, vous avez raison; ou: cochon de Penda, on vous pendra par les roustons!). En tant que TZR (PLP), j'ai enseigné en collège, et me suis bien aperçu que certains collègues voulaient bien envoyer ailleurs pour voir s'ils y sont (les collègues) certaines des têtes dures que l'EN leur met entre les pattes.

Écrit par : Pendariès | 26 mars 2007

Pauvre merlemoqueur...vous aussi vous voulez tuer ce pauvre cador...et vous aussi devez être lecteur avide de Garaudy, Meyssan ou Forrester... vous feriez mieux de croire au Père Noël, c'est plus poétique

De toutes manière vous êtes à côté de la plaque, la question étant de réfuter ( par la simple chronologie) l'affirmation selon laquelle c'était Guaino qui soufflait à Sarko les citations de Jaurès ou de Blum.

La bave du crapeau, même avec un bec jaune...

Écrit par : Cadichon | 26 mars 2007

"et pour la Répubique et pour son école."

Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007

Ce "lapsus calami" est plutôt rogolo!

Mais, Cadichon, qui a une passion pour l'égalitarisme? On peut avoir un point de vue qui tende à essayer de gommer les inégalités les plus criantes, et refuser la loi de la jungle, sans penser que "tout le monde est pareil"! Vous me semblez être un tantisoit, (comme dirait Béru) pour la liberté du renard dans le poulailler"!
Et, par ailleurs, si vous souhaitez en même temps que l'on "fiche la paix aux profs" et "qu'on laisse la demande faire son office", ne craignez-vous pas qu'il y ait une légère contradiction? Là, les parents risquent de ne plus vraiment ficher la paix aux profs, et ce ne sera effectivement plus le"paradigme centralisateur et monolithique", mais la pire des pétaudières!

Écrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007

et zut: toutes manières...

Écrit par : Cadichon | 26 mars 2007

"Pauvre merlemoqueur...vous aussi vous voulez tuer ce pauvre cador...et vous aussi devez être lecteur avide de Garaudy, Meyssan ou Forrester... vous feriez mieux de croire au Père Noël, c'est plus poétique"

Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007

Mettre Garaudy, Meyssan et Forrester dans le même sac? Vous parlez de Viviane Forrester, l'auteure de :"l'horreur économique"?
C'est bien essayé! Belle preuve d'honnêteté intellectuelle... Si tel est le cas, ce n'est pas tellement plus honorable que vous avoir confondue avec l'Alfred de l'ancien post!

Écrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007

Cadichon profère: "Pauvre merlemoqueur...vous aussi vous voulez tuer ce pauvre cador...et vous aussi devez être lecteur avide de Garaudy, Meyssan ou Forrester... vous feriez mieux de croire au Père Noël, c'est plus poétique"

Dès que l'on vous contredit vous sortez l'artillerie lourde de la diffamation car je n'ai jamais lu une ligne de ces deux messieurs que j'évite scrupuleusement...quant à Mme Forrester je me demande comme Christophe Sibille ce qu'elle vient faire là!!

Quant à la biographie de Georges Mandel soi-disant de la plume de notre ex-ministre de l'intérieur je maintiens mes information quant au plagiat par Nicolas SARKOZY du mémoire du Bâtonnier FAVREAU!

Écrit par : Merlemocoeur | 26 mars 2007

En ce qui concerne l'orientation des élèves dans mon Lycée Professionnel, une rumeur (ce qui peut se produire aussi ailleurs, étant tous des "animaux de même laine", comme l'écrit Claudel dans sa "Jeanne au bûcher"): pour se débarrasser des adolescents les plus pénibles au collège et ne pas se les coltiner une année de plus en préconisant le redoublement, certains enseignants de 3eme gonfleraient les notes et proposeraient aux affreuses et affreux la voie du LP. Formidable. Comment mes collègues en sont-ils venus à penser cela?

Excusez-moi Pendariès. Votre post méritait en effet une réponse. J'ai parfois du mal à suivre les interventions.

Je n'enseigne plus depuis 2002, mais peut-être reprendrai-je du service l'année prochaine. J'ai enseigné plusieurs années en classe de 3ème et participé à ce titre à de nombreux conseils de classe (et d'orientation) .

J'ai toujours déploré ce système d'orientation négative des élèves les plus faibles et les plus perturbateurs vers les lycées professionnels et je comprends fort bien que les proviseurs de L.P. et les enseignants soient profondémlent agacés (le mot est sans doute faible) par cette pratique et puissent "en vouloir" à leurs collègues de collège.

Ceci dit, il faut comprendre que la Loi d'orientation de 89 ne nous laisse pas beaucoup de choix.

Maintenant si les rumeurs que vous rapportez sont exactes, la ligne rouge a été franchie. ce sont des pratiques scandaleuses, d'autant plus scandaleuses qu'elles désavantagent des élèves méritants qui ont un comportement correct.

Sans doute suis-je un peu naïf (on me le répète assez souvent), mais je ne veux pas imaginer que des enseignants, des professeurs principaux et des chefs d'établissements dignes de ce nom se livrent à de telles pratiques.

Mais hélàs la déontologie la plus élémentaire et la conscience professionnelle ont tendance à être de plus en plus bafouées... C'est sans doute ce que l'on appelle "le progrès".

Cependant, en ce qui me concerne et dans les établissements où j'ai exercé, je n'ai pas été témoin de telles pratiques. D'ailleurs j'aurais résolument réfusé de m'y associer.

Puisque je vous ai, si je puis dire, "sous la main", j'aimerais savoir ce que vous pensez de la suppression des 4ème et 3ème technologiques ? Si on les rétablit un jour, doit-on les rattacher aux collèges ou aux lycées professionnels ?

Écrit par : Robin | 26 mars 2007

Je fais ici appel à vos connaissances concernant le statut des certifiés. En effet, ma responsable hiérarchique m'a déclaré qu'un certifié pouvait tout faire et a appuyé ses dires sur un texte de loi de 2005. Quel est ce texte? Que dit il? Les certifiés seraient ils les laquais de l'EN? Ah, l'éducation nationale: la dictature de l'anarchie... Si vous avez des infos concernant ce point merci de m'en faire part...

Semper parati

Écrit par : Semper parati | 26 mars 2007

Semper parati.

Votre "responsable hiérarchique" prend ses désirs pour une réalité.

Le statut et les conditions d'exercice des professeurs certifiés sont définis par des textes de lois très précis et, contrairement à ce qu'elle prétend on ne peut pas vous demander de faire n'importe quoi.

Je vous suggère de vous adresser à un représentant syndical pour qu'il vous éclaire et vous épaule dans la situation précise à laquelle vous êtes confronté.

Surtout ne vous laissez pas intimider. Vous avez passé un concours exigeant et difficile (ce qui n'est peut-être pas son cas) et vous n'avez pas à vous laisser "marcher sur les pieds" .
Je vous joins un texte (un peu long, excusez-moi), mais très intéressant, à mon avis, du SNALC au sujet de notre métier :

NOTRE CONCEPTION DU METIER DE PROFESSEUR

Replacer l’’Enseignement au centre de l’Ecole

Les élèves sont des individus que l’on ne peut modeler dans un moule unique :

- le collège doit proposer aux élèves des parcours variés, d’égale dignité, afin de prendre en compte leurs besoins, leurs aptitudes et leurs rythmes

- le lycée doit rester un lieu d’enseignement, et non devenir un forum où l’on remettrait en cause la neutralité et la laïcité

L’Ecole doit offrir aux élèves un savoir solide et diversifié pour en faire des citoyens libres et leur permettre de s’insérer dans la société . Un accès au marché de l’emploi passe par des diplômes gardant toute leur valeur .

*
Défendre la compétence des Professeurs

- par une formation de qualité : pour le SNALC, le savoir n’est pas suspect

- par le respect de la compétence diciplinaire

Le SNALC réfute un simulacre d’inspection, qu’elle soit collégiale, qu’elle relève du chef d’établissement dont le pouvoir serait encore accru, ou même, comme c’est en projet, qu’elle soit éventuellement pratiquée par un IPR étranger à la matière enseignée!

*
Défendre le statut et les conditions d’exercice

- le professeur n’est pas" un gentil animateur", à qui l’on peut faire faire n’importe quoi . Il a un statut et le SNALC y tient

- le professeur n’est pas taillable et corvéable à merci : non à la réunionnite qui va bientôt conduire les enseignants à rester 35 heures dans les établissements . Un syndicat demande d’ailleurs la modification des statuts...Un professeur a besoin de temps pour préparer ses cours et corriger ses copies

Heure de vie scolaire, réunions, aide individualisée...doivent être indemnisées, et comptabilisées dans l’emploi du temps .

C’est pourquoi le SNALC défend vos intérêts !

* le SNALC a toujours refusé le corps unique, de la maternelle à l’université, réclamé par certains syndicats.
* le SNALC défend la monovalence et le droit pour les certifiés d’enseigner en collège, en lycée général et technologique et dans le supérieur.
* le SNALC s’opposera à toutes les tentatives de redéfinition et de dé­gradation des statuts visant à officialiser la bi-valence, l’enseignement en lycée professionnel, à transformer les professeurs en animateurs, à leur imposer des contraintes telles que le remplacement obligatoire des collègues absents ...

La gestion de la carrière des certifiés est désormais académique. Avancement d’échelon, requête en révision de notes, barème et accès à la hors classe, congés de formation, barème et mouvement intra académique, inspections dépendent des instances rectorales – ce qui n’est pas forcément un progrès !!! La comparaison entre les académies fait apparaître des iné­galités criantes dans le traitement des différentes situations.


Alors que les conditions de travail sont de plus en plus dégradées, voire insupportables, pour cause de :

* réduction d’horaires disciplinaires avec pour conséquence un plus grand nombre de classes,
* augmentation des réunions et tâches diverses liées aux réformes (TPE, IDD ..),
* classes de plus en plus hétérogènes de la 6ème à la terminale, génératrices d’ennui et de violence,
* élèves de plus en plus démotivés à tous les niveaux pour cause de passage automatique "tapis roulant"
* nombre croissant d’incivilités des "apprenants" envers les professeurs,
* ingérence souvent déplacée des parents dans notre pédagogie,
* programmes toujours mouvants,
* réformes successives qui s’empilent sans faire la preuve de leur efficacité,

dans le même temps, les professeurs certifiés ont subi :

* une perte de pouvoir d’achat considérable du fait de la stagnation de leur rémunération,
* la perte (pour les collègues nés après 1944) de la bonification indiciaire de 15 points au-delà de 50 ans,
* l’allongement de la durée de passage des derniers échelons,
* l’allongement de la durée des carrières,
* la perte de certaines bonifications familiales,
* un quota de 15 % de passage à la hors classe non respecté,
* une réforme inique des modalités d’accès à la hors classe,
* un accroissement de fait de leur charge de travail.



Pour les Certifiés et les Bi-Admissibles,
le SNALC exige une amélioration



des traitements :

*
un rattrapage important des salaires,
*
une revalorisation indiciaire,
* le rétablisssement de la bonification indiciaire des professeurs quinquagénaires,
* une indemnité de 1ère affectation d’au moins 1 ooo euros pour tous les néo-titulaires
* une bonification portée à 50 points d’indice pour les bi-admissibles

des conditions de travail :

* une réduction de service à 15 heures hebdomadaires (d’après l’Inspection Générale, 1h de cours égale 3 h de travail)
* une augmentation des congés de formation et la réactivation des congés de mobilité
* de sérieuses perspectives de formation professionnelle
* l’abrogation du décret Lang pour les PRCE

des perspectives de carrière :

* la création d’un 12ème échelon de la classe normale
* une augmentation du contingent de la hors classe à 20% qui soit respectée
* un barème d’accès à la hors classe national, transparent et équitable pour tous
* la création d’une classe exceptionnelle, compte tenu de l’allongement de la durée des carrières
* des facilités d’accès au corps des Agrégés par liste d’aptitude, et un accès accéléré à la hors classe
* le reclassement des A-E

SNALC - CSEN - 4, rue de Trévise 75009 Paris - Tél. : 01 47 70 00 55 - Fax : 01 42 46 26 60
INTI - Design & Hébergement © SNALC

Écrit par : Robin | 26 mars 2007

"En effet, ma responsable hiérarchique m'a déclaré qu'un certifié pouvait tout faire"

Ecrit par : Semper parati | 26 mars 2007

Tout faire? Qu'entendez-vous par là? (comme disait Pierre Dac.)

"quant à Mme Forrester je me demande comme Christophe Sibille ce qu'elle vient faire là!!"

Ecrit par : Merlemocoeur | 26 mars 2007

En fait, je pense que Viviane Forrester étant violemment anti-libérale, elle mérite, à ce titre, d'être diabolisée! Mais l'assimilation aux deux autres relève de la désinformation, voire du négationnisme.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007

veuillez consulter le site de RESF ( réseau des éducateurs sans frontières). Vous y trouverez dossier complet sur...ce qui se passe à Belleville-paris, ses écoles maternelles.
On peut toujours rêver: et si J.P.B. prenait sa plume et sa voix pour une "lettre ouverte "à nos apparitchiks de l'E.N. ( entre autres le Recteur de l'Académie de Paris)...et soutenir notre, nos collègues qui ne font que...faire ce qui entre dans leurs obligations ( cf x textes ) de directeur-trice d'école.
Evidemment ça simplifierait tout si les écoles maternelles n'étaient plus ouvertes qu'aux enfants ayant 4 ans, qu'on supprimait aussi les cantines, les "garderies" après 16H30, que l'on supprime cette "spécialisation" des profs, personnels de maternelle, que l'on boute hors des écoles grâce à x "tests", "dépistages" tout petit(e) qui dès 3 ans ne serait pas capable de lire, écrire, compter...et serait une "graine de violence"....
Question idiote: est-ce que les petits chinois ont un cerveau différent de celui de nos petits enfants? si on en croit les grands experts en "neurosciences", "cognitif" que vous citez en permanence pour imposer la méthode syllabique...il est clair que des enfants dont le système d'écriture n'est pas "alphabétique" mais...'idéographique" auraient des cerveaux différents!!! Puisque un bon cerveau serait fait pour la seule méthode "syllabique", alphabétique....
Autre question idiote: très bien de citer la grammaire de Port-Royal...Sauf que nos grammairiens notaient fort justement que l'idéal serait évidemment qu'une lettre corresponde à un son...Ce qui justifierait bien entendu un apprentissage de la lecture, de l'écriture et de l'orthographe "alphabétique", "syllabique" "pur!!!
Malheureusement notre système hérité d'histoires très complexes de la langue française bien étudiés par bien des grand(e)s "linguistes" a amené des instituteur(trice)s de toutes nos écoles républicaines à élaborer des méthodes assez pragmatiques, dites "mixtes"...dont nous avons tous et toutes bénéficié...et nos enfants aussi, et nos petits-enfants encore...
Je comprends de plus en plus que votre rêve ( conscient ou non!) est vraiment d'avoir un système scolaire des plus sélectifs, des plus ségrégationnistes, des plus "libéraux-autoritaires"...En changeant d'apparitchiks: vous êtes tellement "éclairés", vous condescendriez certes à ce que des élèves "méritants" aient droit aux meilleures formations, à ce que...enfin on revienne à une école où chacun(e) à sa place...votre haine contre les "sociologues", les "historiens du système scolaire", ce toupet qu'ont des femmes ou des gens même pas agrégés, garagistes, enarques , parents, citoyenn(e)s de ne pas être du même avis que vous est hélas très significatif...Vous me faites rigoler: bravo; même pas 10000 signatures à votre appel...et pourtant les medias vous y avez plus que vos entrées....
Et puis vous me faites rigoler encore: supposons qu'enfin on vous écoute, que vous puissiez conseiller nos princes: vous n'êtes d'accord sur rien...( suffit de lire le blog!)...De Robien que vous avez bien conseillé ...pour x circulaires, lois...semble bien abandonné ( y compris par vous qui girouettez en fonction des sondages...)
Et bien relisez un peu de bonnes histoires de ce que firent d'excellents écrivains, artistes, intellectuels...quand notre pauvre république se livrait à ses pires démons.
Bye, bye!

Écrit par : anne-marie lepagnol | 26 mars 2007

PROFESSEURS CERTIFIES


Texte : D. 72-581 DU 4 juillet 1972 modifié : statut des professeurs certifiés

Des Professeurs Certifiés peuvent être mis à la disposition de l’Enseignement Supérieur et nommés :

soit sur des emplois spécifiques du 2ème degré créés dans les établissements d’Enseignement Supérieur,

soit sur des emplois d’Enseignement Supérieur vacants.

Conditions de nomination

Il faut être de nationalité française ou ressortissant des États Membres de la CEE.

Le recrutement s’effectue :

parmi les candidats reçus aux épreuves du CAPES (concours interne ou concours externe), ou aux épreuves du CAPET (concours interne ou concours externe),

dans la limite d’un contingent correspondant à une fraction des titularisations effectuées l’année précédente, soit :

- pour 1/9 de ces titularisations : parmi les enseignants titulaires possédant une licence (ou équivalent), ayant 40 ans au moins, 10 années d’enseignement dont 5 en qualité de titulaire et inscrits sur une liste d’aptitude.


Rémunération et échelonnement indiciaire

bénéficient des mêmes rémunérations et des mêmes règles d’avancement que dans le second degré,

bénéficient de la prime de recherche et d’Enseignement Supérieur pour ceux qui sont nommés sur des emplois d’Enseignants-Chercheurs,

bénéficient de la prime d’Enseignement Supérieur pour ceux qui sont nommés sur des emplois de statut 2ème degré,

peuvent bénéficier de la prime pédagogique attribuée à certains personnels de l’Enseignement Supérieur.

Le corps des Professeurs Certifiés comporte deux classes :

la Classe Normale qui comprend onze échelons,

la Hors Classe qui comprend sept échelons.



Obligations professionnelles

encadrement des étudiants,

participation à des cours magistraux, travaux dirigés ou travaux pratiques,

participation aux jurys,

obligations de service dans le cadre de l’année universitaire = 384 h ETD en présence d’étudiants (si des cours magistraux leurs sont confiés, ils sont pris en compte à raison d’1 h ½ effective dans le décompte de leur service).

Les services accomplis par les Professeurs d’Éducation Physique et Sportive au titre de la pratique des activités physiques et sportives des étudiants et des personnels, sont pris en compte en raison des 2/3 de leur durée réelle.

La charge annuelle d’enseignement peut donner lieu à des répartitions diverses, et ne comporte pas nécessairement l’application uniforme de même service hebdomadaire durant toute l’année.

Le service hebdomadaire ne doit pas être supérieur à 18 heures.

Le décret du 4/07/1972 modifié a réparti le corps des certifiés en deux classes :


la Hors Classe


Echelon
Ancienneté requise pour l’accès à l’échelon supérieur
Indices bruts
1er
2e
3e
4e
5e
6e
7e
2 ans 6 mois
2 ans 6 mois
2 ans 6 mois
2 ans 6 mois
3 ans
3 ans
587
672
726
780
850
910
966



la Classe Normale


Echelons
Ancienneté requise pour l’accès à l’échelon supérieur
Indices bruts
Echelons
Grand choix 30 % de la liste des promouvables
Petit choix 5/7 de la liste des promouvables
Ancienneté
Du 1er au 2ème échelon
Du 2ème au 3ème échelon
Du 3ème au 4ème échelon
Du 4ème au 5ème échelon
Du 5ème au 6ème échelon
Du 6ème au 7ème échelon
Du 7ème au 8ème échelon
Du 8ème au 9ème échelon
Du 9ème au 10ème échelon
Du 10ème au 11ème échelon
11ème échelon



2 ans
2 ans 6 mois
2 ans 6 mois
2 ans 6 mois
2 ans 6 mois
3 ans
3 ans



2 ans 6 mois
3 ans
3 ans
3 ans
4 ans
4 ans
4 ans 6 mois
3 mois
9 mois
1 an
2 ans 6 mois
3 ans 6 mois
3 ans 6 mois
3 ans 6 mois
4 ans 6 mois
5 ans
5 ans 6 mois
379
423
450
480
510
550
587
634
682
741
801
1er
2ème
3ème
4ème
5ème
6ème
7ème
8ème
9ème
10ème
11ème

Ce document émane du SNES. Vous voyez, je ne suis pas "sectaire". J'ai d'ailleurs manifesté avec mes collègues du SNES contre Allègre dans les années 2000 (je ne me souviens plus de la date exacte et j'ai la flemme de vérifier).

...Un bon souvenir, sauf pour nos finances; nous avons dû faire au moins une semaine de grève l'un dans l'autre dans l'année !

La partie "obligations professionnelles" est peut être un peu succinte. Encore une fois, si ça tourne au vinaigre, faites-vous aider. Un conseil aux jeunes collègues : syndiquez-vous, même si vous trouvez la cotisation un peu chère; vous ne le regretterez pas et ça vous servira un jour ou l'autre (ne serait-ce que pour les mutations).

Écrit par : Robin | 26 mars 2007

Missions des certifiés
Décret du 4 juillet 1972 - art. 4 (modifié en 1989)

" Les professeurs certifiés participent aux actions d'éducation principalement en assurant un service d'enseignement (...) Dans ce cadre, ils assurent le suivi individuel et l'évaluation des élèves et contribuent à les conseiller dans le choix de leur projet d'orientation.

Ils peuvent également assurer certains enseignements dans des établissements d'enseignement supérieur."

Ce texte définit le service d'abord comme un service d'enseignement : les autres tâches sont liées à ce service et par conséquent ne peuvent en aucune façon s'y substituer. La seconde phrase de l'alinéa reprend en fait le texte de la loi d'orientation du 10 juillet 89. Elle n'ajoute pas dans sa formulation de tâche nouvelle. De la même manière, la formule " contribuent à les conseiller... " qui indique que les enseignants ont une responsabilité dans l'orientation situe cette responsabilité dans une responsabilité collective où interviennent d'autres catégories.

Écrit par : Robin | 26 mars 2007

Introduction sur le statut des certifiés

Le statut particulier des certifiés fait l'objet du décret 72-581 du 4 juillet 1972 (R.l.r. 822-0). Ce statut a été depuis modifié de multiples fois : les dernières modifications importantes sont celles du décret 89-670 du 18 septembre 89 qui, notamment, crée la hors-classe, déconcentre l'avancement et la notation, modifie la carrière.

D'autres modifications sont également intervenues à la suite du plan d'intégration des P.e.g.c. (décret 93-448 du 24 mars 1993), de la mise en place des concours spécifiques (décret 94-824 du 23 septembre 1994) et de la création du 7ème échelon de la hors-classe (décret 97-565 du 30 mai 1997).
Par ailleurs, les certifiés ont leurs conditions de travail définies par les décrets de mai 1950
(voir "obligations de service "). (R.l.r. 820-0)


depuis le décret 89-576 du 16 août 89, les P.t.a. et les P.t.a. d'E.n.n.a. ont été intégrés dans le corps des certifiés.

Attention : le ministère tente d'imposer une nouvelle modification statutaire en déconcentrant les affectations, les procédures disciplinaires et la titularisation. Le Snes s'y oppose.

Le SNALC également !

Écrit par : Robin | 26 mars 2007

Question idiote: est-ce que les petits chinois ont un cerveau différent de celui de nos petits enfants? si on en croit les grands experts en "neurosciences", "cognitif" que vous citez en permanence pour imposer la méthode syllabique...

Anne-Marie, personne ne pense sur ce blog que les petits chinois ont un cerveau différent du nôtre, mais au cas où vous l'ignoriez, je vous signale que les autorités chinoises songent sérieusement à changer le système d'écriture et que le cela est déjà fait dans certaines provinces (maintien des idéogrammes, mais mise en place d'un système semblable au nôtre).

Pour le reste, il n'y a pas lieu de répondre à des attaques aussi caricaturales.

Et arrêtez de parler de méthode "syllabique". personne ne parle de méthode syllabique sur ce blog (merci toto !) mais de correspondance graphème/phonème.

En ce qui concerne les méthodes d'apprentissage de la lecture, les avis sont nuancés...Sur ce blog aussi. Nous disons simplement qu'il ne faut pas sacrifier le code au sens. Je n'ai pas le temps d'approfondir.

Relisez la Charte. Vous constaterez que nous ne sommes pas des partisans acharnés de la sélection.

Écrit par : Robin | 26 mars 2007

Anne-Marie

Excusez-moi d'avoir été un peu vif dans mon dernier "post" (on dit comme ça ?)

Mais franchement, pensez-vous que l'on puisse continuer comme cela. Ceux qui disent que tout va bien, qu'il n'y a pas de problème ne ressemblent-ils pas à ceux qui nient l'existence de l'effet de serre et du réchauffement climatique ?

Savez-vous ce qui se passe dans un "collège unique", dans un collège en ZEP ?

J'ai exercé dans ces établissements pendant des années, j'ai vu la situation se dégrader d'année en année et je suis usé jusqu'à la corde, comme beaucoup de mes collègues en fin de carrière. C'est pour cela que je viens sur ce blog, parce que c'est le seul endroit où on peut le dire (en fait on aurait plutôt envie de le crier) et parce que, à tort ou à raison, on a le sentiment que quelques personnes vous croient.

Non, Ane-Marie, nous ne sommes pas des privilégiés (avec un salaire de 2000 euros en fin de carrière ?) ni des nostalgiques de l'école d'antan. Nous regardons vers l'avenir, pas vers le passé.

Il ne s'agit pas de faire de la sélection, il s'agit de créer des conditions meilleures pour tout le monde, les "rapides" (pour parler comme Legrand), mais aussi les moyens et les plus "lents" pour faire du "sur mesure", pour aider chaque élève à progresser.

La solution Meirieu de la pédagogie différenciée est impraticable (il n'y a que lui qui ne le sait pas parce qu'il ne l'a pas essayée sur le terrain, c'est purement spéculatif).

Il faut faire des classes de remise à niveau à petits effectifs avec des professeurs motivés et volontaires pour les élèves en grande difficulté qui arrivent en 6ème sans savoir lire ni écrire (environ 17%).

Le système du "collège unique" où tout le monde est mélangé ne profite à personne.

Ce n'est pas prôner la sélection, c'est chercher des mesures à sortir de l'enfer de la violence et de l'échec.

Écrit par : Robin | 26 mars 2007

"pour sortir" ...et pas "à sortir"

Écrit par : Robin | 26 mars 2007

"Et arrêtez de parler de méthode "syllabique". personne ne parle de méthode syllabique sur ce blog"

Merci à vous, Robin. C'est la meilleure nouvelle de la journée. Je vois que ce n'est pas moi qui "sent le vent", comme dirait toto.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007

Il est vrai que peu de gens se sont élevés ici contre ce qui s'est passé à Paris en fin de semaine dernière. Peut-être parce que nous ne sommes plus sur le fil: "violences"?

Écrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007

Mais je crois plutôt que cette thématique n'est pas "dans le vent" ici... Merci en tous cas à Anne-Marie, (Lepagnol!) de nous rafraîchir la mémoire.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007

Mais je crois plutôt que cette thématique n'est pas "dans le vent" ici... Merci en tous cas à Anne-Marie, (Lepagnol!) de nous rafraîchir la mémoire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007

D'accord, Christophe, mais pourquoi Anne-Marie s'en prend-elle à nous et aux idées que nous essayons de défendre sur ce blog plutôt que de nous expliquer ?

Elles ne doivent pas vous paraître totalement absurdes ou fascisantes, ces idées, j'imagine, puisque vous continuez à lire et à participer.

Écrit par : Robin | 26 mars 2007

Allons ! Sibille, vous n'allez pas vous mettre à médire, vous aussi !
Je me suis exprimé il y a fort longtemps sur ces questions d'expulsion : unb enfant scolarisé en France reste en France. Qu'il serve de cheval de Troie à toute une famille est en revanche certainement abusif — mais c'est un épiphénomène, qui ne mérite guère qu'on s'y attache : d'ici cinq ans, les opinions des uns et des autres sur l'immigration auront diablement changé, et je parierais assez volontiers que l'idée d'immigration choisie, pratiquée depuis des lustres par les Canadiens ou les Australiens sans que ça vous émeuve outre mesure, sera la loi commune sur toute l'Europe. Nous aavons besoin à relativement court terme de dizaines de millions d'immigrés en Europe, pour occuper des emplois fort peu subalternes, et nous irons chercher les techniciens qui ne manqueront pas de nous manquer, si je puis dire, là où ils sont, en Egypte, au Pakistan, en Inde, etc. Nous allons refaire, mais pour les cadres que nous sommes infichus de former en nombre suffisant, ce que nous avons fait dans les années 60 — des individus majeurs et solitaires, dont l'activité servira (suffira ?) à payer nos retraites. Et là, en vérité je vous le dis, je défie qui que ce soit d eme prouver que j'ai tort.
JPB, légèrement excédé par le ton de certains, depuis quelques jours, et qui par ailleurs meurt de rire à voir Sainte Bernadette prendre des poses, enveloppée dans le drapeau français en chantant la Marseillaise (et qui est aussi écroulé en entendant José Bové, parfois mieux inspiré, affirmer que s'il était élu, il ferait récrire les paroles de ladite Marseillaise — une vieille histoire qui remonte à Lamartine, il a dû apprendre ça en hypokhâgne quand il y traînait ses pataugas…).

Écrit par : brighelli | 26 mars 2007

""Et arrêtez de parler de méthode "syllabique". personne ne parle de méthode syllabique sur ce blog"

Merci à vous, Robin. C'est la meilleure nouvelle de la journée. Je vois que ce n'est pas moi qui "sent le vent", comme dirait toto.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007
"

Alors celle là elle est bonne, chuis mort de rire, Toi le naind'jardin tu m'expliques en quoi tu remercies Robin ?
Toi qui n'a de cesse de dire n'importnawak quand tu parles de la syllabique "pure et dure" = Facho .

Il m'a bien fait rire le post d'Anne-MArie, je comprends que tu réagisses Robin, la pauvre dame n'a pas tout compris sur les chinois ...
Laisse là moisir dans ses certitudes.

Écrit par : toto | 26 mars 2007

Monsieur Sibille, qui parle de lui maintenant à la troisième personne,

"moi qui "sent le vent" (sic) ,

doit avoir les deux narines bouchées par la pestilence Sibieudaise. Vite un peu de Vicks Vaporub.

Renseignement pris auprès de Gilbert Sibieude, je saisis la source de la vindicte de Sa Très Haute Sen-..Sibillité à son encontre. J'allais évidemment à la pêche, avc ma question, car je connais bien le premier dont j'ai appris à mesurer la rigueur morale et la grande honnêteté intellectuelle. Je viens de l'appeller, pour lui demander quel crime de lèse-majesté il avait bien pu commettre, mais, contrairement à toto et à AM Valette, le nom de Christophe Sibille ne lui évoquait rien du tout au premier abord.

À propos d'autre chose, je lui ai alors conseillé d'aller faire un tour sur bonnetd'âne et la lumière se fit.

À mon tour, je viens d'aller sur le forum de lire-écrire et j'ai aussi compris pourquoi Master Sibille s'est défaussé sur toto et A-M V.
J'y ai surtout lu avec grand intérêt l' échange de ceux-ci sur la dyslexie et le bilinguisme, ce dernier n'ayant pas grand'chose à voir avec la première, comme facteur aggravant. C'est ce que vient encore de démontrer une nième étude, passionnante, sur les circuits neurologiques actifs lors de l'écoute de deux langues, la maternelle et une autre, selon qu'elles ont été apprises dans la petite enfance ou plus tard. Elle confime ce qui dit Hagège depuis 20 ans et que quiconque a eu la chance d'apprendre deux, voire trois, langues avant de savoir marcher, et surtout lire et écrire, a compris d'instinct.

Ce reportage sur TV5, ce w-end, je l'ai hélas pris en cours de route, mais j'ai retenu que la recherche est efffectuée par des Canadiens, bien placés évidemment pour étudier le phénomène.

Dyslexie: maladie inoculée par le pédagogisme, curable mais pas par l'orthophonie, et qui a commencé ses ravages en Angleterre, vingt ans avant la France, laquelle fait sienne, et pour son malheur, cette maxime déraisonnable dans bien des cas : comparaison n'est pas raison.

La cas raconté par Roma illustre bien la violence qui est ainsi faite à ces enfants et celle qui est souvent leur seule réponse.

Écrit par : Cadichon | 26 mars 2007

Cette forme d'immigration dite choisie existe déjà en Europe. Il suffit d'aller accoucher pour s'en rendre compte et ce n'est pas nouveau. Par contre, si nous ne prenons pas en charge notre partie de la misère du monde, et que tous les pays développés agissent de même, que deviendront ces humains qui meurent de faim, de soif ou de totalitarisme aveugle? Impossible d'empêcher la misère de frapper à la porte des bien nourris, en paix et désaltérés.
Le tout est d'arriver à nous en tenir à notre partie, de définir en accord avec les pays d'émigration la taille raisonnable de cette partie, celle à laquelle nous sommes en mesure d'offrir travail et intégration, et que chacun assume sa part. D'autre part de collaborer avec ses pays pour leur permettre de se développer suffisamment.
Je crois que je viens d'écrire des évidences...d'enfoncer des portes ouvertes.
Pour le coup du drapeau français, ce n'est pas une première et je m'en contref... Ces facéties électorales ne s'adressent pas à vous ou moi et tous les présidentiables en font d'aussi débiles. Pas de jaloux pour le coup. Nous ne pouvons fonder nos choix de vote ou d'abstention sur ce type de propos, nous offenser pour de telles parties de pêche aux voix. A ce compte là, plus personne n'irait voter. Quand je dis que je n'ai pas confiance en Sarkozy, ce n'est pas parce qu'il a cité Jaurès. Il en a parfaitement le droit. Ceci dit, il serait insultant de prétendre que son élection amènerait le fascisme, c'est débile aussi.

Écrit par : dobolino | 26 mars 2007

Mieux que tout discours sur le drapeau: la chetron d'Aubry et celle de DSK, au 1er rang du métinge du 18 mars.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36
-884888@51-628859,0.html

Écrit par : Cadichon | 26 mars 2007

Pour Anne-Marie Lepagnol,


ne voyez aucune attaque dans mon intervention mais votre comparaison des "cerveaux idéographiques" chinois et des cerveaux alphabétiques" est un peu hasardeuse...si vous connaissiez un peu le chinois vous sauriez que leur système d'écriture idéographique ne se résume pas seulement à l'image de l'idéogramme .Le mandarin est une langue tonale et repose sur 4 accents ( ce qui veut dire quatre mots différents pour une prononciation qui à votre oreille d'occidentale sera identique)et si effectivement en chine on utilise de plus en plus le pinyin qui est la romanisation du mandarin par l'écriture phonétique des idéogrammes-

Parenthèse:Pour info Robin a été accepté par la République Populaire de Chine comme transcription officielle en 1958 et adopté seulement en 1979 par le gouvernement chinois et par l'organisation internationale de la normalisation ainsi on ne doit plus dire Pékin mais Beijin mais n'est pas institutionnalisé et pas en voie de l'être car le pinyin pose des problèmes à la conservation de l'identité culturelle à laquelle les chinois sont plus que très attachée-

Si les jeunes chinois apprennent très rapidement le pinyin, L'apprentissage de la lecture et de l'écriture du mandarin repose toujours sur la mémorisation des idéogrammes et pour un jeune chinois requiert de nombreuses années aussi quand dans un pays ou la langue repose sur un système alphabétique il ne faut ou plutôt ne faudrait guère plus de 6 à 8 mois pour qu'un enfant apprenne à lire et écrire, un jeune chinois mettra en moyenne près de 6 ans avant de maitriser sa langue en l'occurence le mandarin langue officielle de la chine (il apprend aussi sa langue régionale parfois très différente du mandarin) au même niveau en terme d'accessibilité à des ouvrages de niveau de lecture équivalent. Essayer de nous demontrer que la méthode globale n'est pas aussi perverse que nombreux le laissent entendre en prenant pour argument que le cerveaux des jeunes chinois soumis à l'idéographie n'est pas différent de celui de tout ceux qui subissent une méthode alphabétique et pour le moins pernicieux et d'une mauvaise foi certaine.
Les petits chinois ont un cerveaux identiques à tous les autres enfants , ils mettent beaucoup plus de temps à apprendre à lire leur langue idéographique. L'idéogramme renvoie à une signification précise, ils ont donc une multitudes d'images à mémoriser, l'écriture en pinyin ils l'aprennent avec une méthode alphabétique. Apprendre une langue qui utilise un alphabet en "l'idéographisant" est stupide car dans ce cas le même mot a souvent des significations différentes inutile de m'apesantir sur les conséquences que nous connaissons tous...
Ne comparez donc pas ces deux cerveaux bien identiques... (mes enfants apprennent le chinois avec une enseignante chinoise formée dans son pays à enseigner le mandarin au jeune chinois et reçoivent donc le même enseignement qu'un petit chinois),croyez moi ce que nous pouvons enviez aux chinois c'est leur "oreille" et leur mémoire photographique...
il y a sans doute des leçons à tirer de la différence d'apprentissage des langues "idéographiques" et des langues "alphabétiques" mais certainement pas celles que vous en tirez très hativement.
Il ne s'agissait pas de ma part de relancer le débat globale/ syllabique ce serait "cérébralement" stérile , mais bien de ne pas laisser passer de telles inepties. il ne faut pas perdre son bon sens et en matière d'idéogramme il vaut mieux savoir les mettre dans le bon sens, sauf ceux que l'on "écrit/colle" à l'envers sur les murs au nouvel an chinois pour apporter la prospérité sur la maison
bonne fin de journée

Écrit par : Patricia Mesnigé | 26 mars 2007

décidément je devrais me relire, merci de rectifier la majuscule partout où je l'ai oubliée et les "fôtes" et

....qui est la romanisation du mandarin par l'écriture phonétique des idéogrammes-

Parenthèse(...)
Si (un si de trop )
les jeunes chinois apprennent très rapidement le pinyin,

Écrit par : Patricia Mesnigé | 26 mars 2007

je corrige encore:
Parenthèse:Pour info Robin , le PINYIN ( et pas Robin qui aurat été accepté et adopté quoiqu sa sympathie aurait peut-être adoucit les dirigeants chinois)a été accepté par la République Populaire de Chine comme transcription officielle en 1958 et adopté seulement en 1979 par le gouvernement chinois et par l'organisation internationale de la normalisation ainsi on ne doit plus dire Pékin mais Beijin mais n'est pas institutionnalisé et pas en voie de l'être car le pinyin pose des problèmes à la conservation de l'identité culturelle à laquelle les chinois sont plus que très attachée-

Écrit par : Patricia Mesnigé | 26 mars 2007

Attention Pat, tu lui fais du frontal là, tu veux en faire une Facho, c'est ça hein, je vois dans ton petit jeu ;o)))))))

Écrit par : toto | 26 mars 2007

attachés! écidément j'en fais de belles aujourd'hui...je n'ai aucune excuse...

du frontal toto? moi y'en n'a pas comprendre moi appris lire avec globale et pas fini encore mes cours de rattrapage en syllabique alors , j'ai encore des lacunes...ça veut dire quoi frontal? c'est parceque le front c'est la partie visible devant le cerveau c'est ça? au secours besoin urgent d'un cours de vocabulaire:))));))))

Écrit par : Patricia Mesnigé | 26 mars 2007

du frontal toto?

un petit lien rigolo qui va t'expliquer ça en 3 mots ;)

http://www.lire-ecrire.org/index.php?action=forum&subaction=message&id_chambre=1643&id_sujet=29604

lire ex-parent
01/03/2007 19:07:18

Écrit par : toto | 26 mars 2007

M. Brighelli, vous que La Sainte Vierge alias la Madone alias aujourd'hui Sainte Bernadette (vous avez un problème avec votre enfance catholique ou je me trompe?) fait rire quand elle chante la Marseillaise, je vous conseille une nouvelle fois la lecture du Péguy socialiste que vous n'avez jamais lu ou alors totalement oublié.

Et notamment le compte-rendu du " défilé pour la République" et un dernier paragraphe de toute beauté on ne peut plus actuel!

http://www.insecula.com/article/F0010523.html

Bonne lecture.

Et je suis sûr que certains candidats n' auraient pas défilé ce jour là en faveur de la République!

Écrit par : Merlemocoeur | 26 mars 2007

Toto, j'ai bien ri:)))
pourquoi des lettres disparaissent des mots de nos posts?

Écrit par : Patricia Mesnigé | 26 mars 2007

Essayer de nous demontrer que la méthode globale n'est pas aussi perverse que nombreux le laissent entendre en prenant pour argument que le cerveaux des jeunes chinois soumis à l'idéographie n'est pas différent de celui de tout ceux qui subissent une méthode alphabétique et pour le moins pernicieux et d'une mauvaise foi certaine.

Oui, je m'en doutais bien, Patricia, mais je n'avais pas vos connaissances pour étayer mon argumentation. Merci pour vos précisions.

On s'enerve un peu sur ce blog, mais on y apprend des "choses" (voilà que je mets à parler comme Claude Allègre !)intéressantes. Je me doutais bien qu'il fallait trois ou quatre années de plus aux petits Chinois pour apprendre (par coeur !) ces milliers d' idéogrammes (des merveilles esthétiquement parlant)...Pas très "pédagogues" ces professeurs Chinois !

Il est certain que notre système alphabétique avec ses 24 signes économise les efforts. Pas étonnant qu'ils nous trouvent un peu..."paresseux" !

Écrit par : Robin | 26 mars 2007

"contrairement à toto et à AM Valette, le nom de Christophe Sibille ne lui évoquait rien du tout au premier abord."

Tant mieux, Cadichon, tant mieux! C'est très bien comme ça.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007

J'ai lu il y a une quinzane de jours un livre sous forme de dialogue entre l'abbé Pierre et Théodore Monod dans lequel ce dernier déplorait le caractère guerrier et surtout passablement raciste des paroles de la Marseillaise "officielle" : "Qu'un sang impur abreuve nos sillons !" L'intégralité des paroles de la Marseillaise de Lamartine (musique de Rouget de Lisle) figurait en appendice; mais j'ai malheureusement rendu le livre emprunté en bibliothèque.

Si sa Marseillaise "relookée" n'est pas passée à la postérité, Souvenons-nous que c'est à Lamartine que nous devons, en 1848, le maintien du drapeau tricolore comme emblème de la Nation...Quand on pense que 20 après...C'est un peu triste.

En fouinant sur Internet, j'ai trouvé ces paroles écrites par les enfants de l'école primaire de Cempuis, dans l'Oise, en 1892 :


LA MARSEILLAISE DE LA PAIX

1. De l'universelle patrie

Puisse venir le jour rêvé

De la paix, de la paix chérie

Le rameau sauveur est levé (bis)

On entendra vers les frontières

Les peuples se tendant les bras

Crier : il n'est plus de soldats !

Soyons unis, nous sommes frères.


2. Quoi ! d'éternelles représailles

Tiendraient en suspens notre sort !

Quoi, toujours d'horribles batailles

Le pillage, le feu, et la mort (bis)

C'est trop de siècles de souffrances

De haine et de sang répandu !

Humains, quand nous l'aurons voulu

Sonnera notre délivrance !



Refrain :

Plus d'armes, citoyens !

Rompez vos bataillons !

Chantez, chantons,

Et que la paix

Féconde nos sillons !


3. Plus de fusils, plus de cartouches,

Engins maudits et destructeurs !

Plus de cris, plus de chants farouches

Outrageants et provocateurs (bis)

Pour les penseurs, quelle victoire !

De montrer à l'humanité,

De la guerre l'atrocité

Sous l'éclat d'une fausse gloire.


4. Debout, pacifiques cohortes !

Hommes des champs et des cités !

Avec transport ouvrez vos portes

Aux trésors, fruits des libertés (bis)

Que le fer déchire la terre

Et pour ce combat tout d'amour,

En nobles outils de labour

Reforgeons les armes de guerre.



5. En traits de feu par vous lancée

Artistes, poètes, savants,

Répandez partout la pensée,

L'avenir vous voit triomphants (bis)

Allez, brisez le vieux servage,

Inspirez-nous l'effort vainqueur

Pour la conquête du bonheur :

Ce sont les lauriers de notre âge.

Écrit par : Robin | 26 mars 2007

J'aik inversé les deux phrases :

En fouinant sur Internet, j'ai trouvé ces paroles écrites par les enfants de l'école primaire de Cempuis, dans l'Oise, en 1892 ...Quand on pense que 20 après...C'est un peu triste.

Écrit par : Robin | 26 mars 2007

Théodore Monod :

" Dans le désert, les talons éclatent quand il fait froid. Cela provoque des crevasses... Pour ce qui est des convictions, j’ai pour précepte une phrase de l’évangéliste Matthieu : « Faites-vous des trésors dans le ciel, là où les mites et la rouille ne dévorent pas, où les voleurs ne percent pas les murs pour voler. » Et puis, la paix, le pacifisme... Je n’ai jamais pu supporter le refrain de « la Marseillaise ». A la fois raciste et sanguinaire. C’est incroyable de parler de « sang impur ». De faire chanter cela à des enfants... Il faudrait changer les paroles de « la Marseillaise ». Lamartine, par exemple, avait écrit une « Marseillaise » pacifique..."

Écrit par : Robin | 26 mars 2007

Revenons à plus de raison (et de classicisme) après ma dernière intervention qui vous a laissé de marbre : en dehors de Perceval nul n'approuve ou désapprouve.
Signe de mépris pour des propos insensés ou bien constat qu’ils sont dans le sens de l'histoire et qu'il n'existe pas d'alternative ?

Donc, tout autre sujet ce soir :

Il m’est confirmé ce jour que la réforme de la filière STI en suspens depuis trois ans est adoptée dans l’indifférence générale (voir la déclaration d’intention
http://eduscol.education.fr/D0238/accueil.htm
et le détail pour les motivés
http://eduscol.education.fr/D0238/consultation.htm ).
Le ministre (semble-t-il après consultation des syndicats qui sont restés muets ?) décide de profiter d’une période électorale, finalement peu propice aux débats de fond, pour lancer le train sans que quiconque s’en émeuve. Il passe non pas en force, mais en finesse, et je ne peux que louer son habilité.
Quelque que soit le résultat des élections, il est peu vraisemblable que le futur ministre revienne sur des mesures qui ne seront pas au centre de ses préoccupations. Pour faire dans le misérabilisme et la victimisation (c’est « tendance ») : qui se soucie du lycée technique ?

Je parlais dans une contribution au thème « Violence » de l’état du lycée technique et de mon attachement à ces filières qui, si elles dysfonctionnent aujourd’hui, ont longtemps servi « d’ascenseur social » (pour faire bref j’utilise ce poncif récurrent ...).

Qu’on ne se méprenne pas sur mon point de vue : il est indispensable de revoir profondément des référentiels qui ont plus de vingt ans. Une telle durée est considérable dans nos métiers.
L’informatique et l’électronique de puissance pilotée ont bouleversé les pratiques professionnelles, l’intégration de sous composants standards a remplacé la conception (en mécanique, électrotechnique, électronique etc.), la production s’est incroyablement automatisée et ... la mondialisation a radicalement modifié la donne industrielle.

Je vous épargne l’analyse du contenu technique, même s’il y aurait beaucoup à dire.
Je ne sais pas si dans les disciplines littéraires ou de science dure on utilise les « taxonomies à quatre niveaux » (même si je suis convaincu qu’on y utilise aussi le volapük ...).
De ce fait, je me permets de vous rappeler que :
niveau 1 « l’élève en a entendu parler »
niveau 2 « l’élève sait en parler »
niveau 3 « l’élève sait faire »
niveau 4 « l’élève maîtrise la méthode »
Promis juré, c’est recopié dans le texte officiel, pour les sceptiques voir sur le web.

Le bac Énergie et environnement remplace le bac Génie Électrotechnique. Dans ma matière (nommée désormais « Eco-conception des systèmes artificiels et gestion optimisée de l’énergie », je me sens tout chose sur ce coup) parmi tous les points du référentiel :
- 6% sont taxonomiés (là, j’y vais fort avec le français ...) au niveau 1
- 64% au niveau 2
- 30 % au niveau 3.

Autrement dit, seul un petit tiers peut donner lieu à évaluation ! Et encore, je vous passe les allègements : des pans entiers de la mécanique théorique ont disparu, même pas remplacés par des applications logicielles, ce qui aurait été le moindre.
Ce qui est super c’est que le total horaire n’a presque pas diminué : entre les heures de cours et de TP, c’est 14 heures de garderie en première et term qui m’attendent ...
Enfin une bonne nouvelle, je m’apprête à passer des jours sereins jusqu’à une retraite bien méritée !

Par ailleurs, il est affirmé dans la déclaration d’intention générale :
« Dans ces formations, la construction des savoirs s'appuie sur la réalisation d'activités concrètes, porteuses de sens, qui, sans viser à des maîtrises professionnelles immédiates, permettent l'émergence de savoirs et savoir-faire constituant le solide corpus de connaissances techniques nécessaires à la poursuite d'études. »
Il est normal qu’on ne vise pas à la « maîtrise professionnelle », un bac STI n’est ni un BEP ni un Bac Pro ni un BTS. Cependant, je m’inquiète fortement lorsque je lis que le but du bac technologique est de « permettre l’émergence des savoirs ».
Dans mon passé (peu glorieux, certes ...) j’ai eu à comprendre, apprendre et maîtriser des théorèmes (qu’on m’a souvent démontrés), à bachoter des méthodes, à résoudre des problèmes etc. mais assez peu à ... faire émerger des savoirs. Faut croire qu’en ces temps anciens leur flottabilité était meilleure qu’en ce début de XXIème ?

Cette position est largement confirmée par le passage suivant :
« Ainsi, la formation s'appuie sur une pédagogie à dominante inductive, où l'expérimentation est privilégiée, pour aller de l'observation et de l'analyse de cas particuliers vers l'émergence de concepts et de savoirs permettant notamment d'aboutir à une solution à un problème donné. »
Je vous renvoie à une précédente contribution pour vous faire une idée des conséquences de cette pédagogie avec nos solides clients. (C’est sans rapport, mais juste un écho du front : un élève de première a mis le feu à un réglet en plastique et glissé dans le cou de son voisin durant le cours d’un collègue : no comment).

Je suis très favorable à des pratiques en rapport avec le concret et l’expérimentation. Mais, et je me répète, attendre qu’une bande d’ados démotivés, mauvais lecteurs, abrutis de consommation, de jeux vidéos et de sitcoms réinvente la science est simplement délirant. La seule démarche qui me semble sensée consiste à présenter avec rationalité un concept théorique PUIS à le faire mettre en oeuvre pour vérifier son application à un cas particulier.

Alors que les intégristes de la méthode globale d’apprentissage de la lecture semblent avoir du plomb dans l’aile, constatez que dans mon environnement professionnel le même type d’élucubrations romantiques survit au point d’être réaffirmé dans un document qui aura force de loi.

Vous en appeliez aux mânes de Condorcet j’invoquerai ceux de Descartes, Comte ou Bachelard !




PS : un souvenir d’inspection (parmi tant d’autres ...).
Durant la sempiternelle séance de confessionnal, un IPR scandalisé me tance vertement après m’avoir vu résister aux recommandations quant à l’usage de la pédagogie inductive. Sans doute un peu ému par tant de hargne, je réponds fort maladroitement : « Vous avez nécessairement suivi un cursus utilisant des méthodes déductives. Est-ce pour autant que vous n’avez pas été capable d’apprendre la mécanique ? ». Il s’est vraiment fâché et m’a prié de sortir. J’appris par la suite que ...

Écrit par : Zorglub | 26 mars 2007

Dans le fascicule: "Marseillaise", édité par le CNDP, et entre autres versions, il y en a une magnifique, chantée en portugais, avec une musique "bossa-nova" arrangée par Jean-Loup Longnon. Une pure merveille, et le texte est vraiment sympa. Et j'aime bien celle de Charlélie aussi!
Jean-Paul, vous qui n'aimez pas le rap, (je n'en raffole pas non plus!), écoutez quand même le disque: "Back on the block", enregistré en 1989 par Quincy Jones. En dehors de certains enregistrements de "mc" américains encore bien antérieurs, (mais je ne suis pas spécialiste), c'est un des plus magistraux que j'aie pu écouter.
Par contre, à éviter à tout prix, le dernier disque de Jean-Michel Jarre, "Théo et Théa", mais pas seulement à cause du titre.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007

Et voici la version de Graeme Allwright en souvenir de son fils Nicolas Allwright, mon camarade au lycée de Saint-Cloud, aux côtés duquel je défilais en mai 68, en tête de cortège, s'il vous plaît ! (Il avait accepté de supprimer le slogan "A bas de Gaulle !") Nicolas...si tu me lis ! (il était à la L.C.R. et moi j'étais "gaulliste de gauche" (si ça vous fait rire, c'est que vous n'avez jamais été jeune !)

"On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans !" (18 en fait et ça ne me rajeunit pas !)


La Marseillaise

Pour tous les enfants de la terre
Chantons amour et liberté.
Contre toutes les haines et les guerres
L'étendard d'espoir est levé
L'étendard de justice et de paix.
Rassemblons nos forces, notre courage
Pour vaincre la misère et la peur
Que règnent au fond de nos cœurs
L'amitié la joie et le partage.
La flamme qui nous éclaire,
Traverse les frontières
Partons, partons, amis, solidaires
Marchons vers la lumière.

2005,Graeme Allwright - Sylvie Dien

Écrit par : Robin | 26 mars 2007

"Plus d'armes, citoyens !

Rompez vos bataillons !"

Bravo ! C'est ce qu'auraient dû chanter les Partisans de 1940 à 1945... le maréchal et l'adolf auraient adoré cet hymne dans la bouche de leurs adversaires.

Écrit par : Un hussard | 26 mars 2007

Excusez-moi Zorglub. Mon "post" est arrivé juste après le vôtre ( que j'ai lu attentivement) et je reconnais qu'il est un peu "léger" par rapport au problème que vous soulevez.
Une amie formatrice nous a expliqué hier que ce jargon et ces procédés "inductifs" inspirés du constructivisme et du pédagogisme commençaient également à envahir les études médicales. Le XXIème siècle commence effectivement assez mal. Pauvre Gaston Bachelard, pauvre Claude Bernard !

Écrit par : Robin | 26 mars 2007

"pourquoi des lettres disparaissent des mots de nos posts?"

Ca arrive, lorsque ta ligne /sans aucun blanc/ dépasse le nombre de caractères autorisé par l'affichage.
Environs 52 caractères max (sans blanc)

Maintenant, il y a aussi d'autres phénomènes bizarres (?)
Posts qui n'arrivent pas en entier ou alors dédoublage de posts , il y a des demandes de saisie de lettres Kãbalistiques..

Il y a même un naind'jardin ... C'est pour te dire ..

Écrit par : toto | 26 mars 2007

Et pendant qu'on y est, pourquoi ne pas carrément choisir comme hymne national, au choix :

"C'est moi qui suis Colargol
L'ours qui chante en fa en sol
En do dièse en mi bémol..."

ou

"Au pays d'Aglaé et Sidonie.
À tous les enfants
Qui sont obéissants
Nous allons dire au revoir en passant.
Au revoir les amis..."

etc.

Écrit par : Un hussard | 26 mars 2007

Maintenant si tu parles des fautes ... Il faut demander à Furiosa ;)

Écrit par : toto | 26 mars 2007

""C'est moi qui suis Colargol
L'ours qui chante en fa en sol
En do dièse en mi bémol..."

"Au pays d'Aglaé et Sidonie.
À tous les enfants
Qui sont obéissants
Nous allons dire au revoir en passant.
Au revoir les amis..."

Pourquoi ça ne passe plus ? :(

Écrit par : toto | 26 mars 2007

Plus d'armes, citoyens !

Rompez vos bataillons !"

Bravo ! C'est ce qu'auraient dû chanter les Partisans de 1940 à 1945... le maréchal et l'adolf auraient adoré cet hymne dans la bouche de leurs adversaires.

Ecrit par : Un hussard | 26 mars 2007

Je m'attendais à une réaction de ce genre, hussard. Vous avez raison, bien sûr. Peu après il y a eu le coup de Prague et je revois notre professeur de philosophie déchirer sa carte du P.C. devant nous au début du cours. Ca fait un choc comme initiation à la politique.

Après, j'ai lu "Les pacifistes contre la paix." et pas mal d'autres choses sur le communisme (la grande menace à l'époque) ("les missiles sont à l'Est, mais les pacifistes sont à l'Ouest")

J'essaye d'être "pacifique", mais je ne suis plus "pacifiste".

Écrit par : Robin | 26 mars 2007

Une petite proposition:

D'abord, oui JPB, il faut repenser les ZEP et donner de l'autonomie. Une chose cependant me dérange: je me méfie de la sacralisation de l'évaluation. Bien sûr, on veut voir des résultats mais prétendre que " donnant donnant" ( Ségolènoradottage) cela signifie que les résultats doivent - dogme? - être probants et vite, il y a là un pas dangereux. Encore une fois on ne fait pas des miracles: un crétin ne sera pas transformé par une quelconque méthode autonome en génie. (C'est à développer, je sais.)
Je propose ceci à partir d'un constat: pourquoi en collège est-il interdit de faire cours deux heures de suite dans une discipline? Qui en meurt?

Deux heures, quand un rattrapage oblige, c'est épatant: on peut vraiment bosser avec un rythme convenable. ce n'est pas comme la séquence de 50 minutes ( appelée "heure"!....) qui souvent ne permet pas de faire du bon travail. Il n'y a que les IEN, IPR et I Con qui vérifient que l'on réalise une séquence archisupercadrée en 1 heure de 50 minutes. Stop les "couenneries"!
Que soit donnée une séquence de deux heures (100/ 110 minutes: pose pipi, souffler, se détendre, se marrer un coup avec le professeur etc...) dans les disciplines qui le permettent! C'est de la folie au collège? en ZEP?
Allez, je vous écoute.

Écrit par : Lenny | 26 mars 2007

Retour aux propositions : pour ma partie, à savoir l'école primaire.
-suppression des cycles dans leur organisation actuelle, invention bidon qui ne sert qu'à éviter de répondre précisément à la question de ce qu'il convient d'apprendre aux élèves à un moment précis de leur scolarité (la grande question que je me suis posé en préparant le concours et qui, au lieu d'une réponse, m'a apporté de passer pour un conspirateur réac, était : en quoi le fait de laisser plus de temps aux faibles allait leur permettre de rattrapper les bons si les échéances sont identiques ?);
-établissement de programmes précis et concis qui précisent une terminologie commune à tous (on est en train d'y venir)
-abolition de l'hypocrisie qui consiste à mélanger des enfants complètement largués avec des enfants très déliés et qui pénalise les uns et les autres (mais surtout les uns, qui traînent leur misère de classe en classe);
-pour ce faire et éviter que certains n'aient droit qu'au "SMIC", constitution de classes "de niveau", accomplissant un cycle en 2, 3 ou 4 ans (le risque à assumer étant la constitution de classes-"poubelles" que l'on déjouerait en incitant les meilleurs maîtres à s'occuper des cas les plus difficiles et en orientant le zèle inquisitorial des inspecteurs vers ces questions);
-pour que ce soit possible, élargissement de la carte scolaire à plusieurs écoles voisines;
-le tout dans l'idée de renverser la logique actuelle, et de préférer, pour chaque élève, perdre une bataille par une retraite en bon ordre que de perdre la guerre;
-évidemment, possibilité de passerelles pour les élèves qui sont parvenus à combler leurs lacunes ou, à l'inverse, ceux qui traversent une période de grandes difficultés;
.
Tout cela, que je médite vaguement depuis un moment, m'est notamment inspiré par la semaine que je viens de débuter dans un CP d'une ZEP très ZEP, où je suis saisi par la gravité des lacunes d'un tiers de la classe pour laquelle faire classe "normalement" est de la non-assistance . Or, la journée a été entrecoupée par six intervenants venus soit m'épauler, soit prendre une poignée d'élèves (jamais les mêmes) pour un temps court à tous les moments de la journée. C'est sans doute le fait de mon inexpérience, mais je trouve difficile d'organiser un travail sérieux dans ce contexte où ce ne sont ni les moyens, ni les bonnes volontés qui manquent.

Écrit par : Perceval | 26 mars 2007

"Pourquoi ça ne passe plus ? :("

Ecrit par : toto | 26 mars 2007

Bien sûr que si, Toto... lors d'une bouffe entre grands enfants, surtout quand on a déniaisé quelques flacons (et là tout y passe : Casimir, Chapi Chapo,...) !

Face à des salauds, c'est peut-être un peu... léger !

Écrit par : Un hussard | 26 mars 2007

Après, j'ai lu "Les pacifistes contre la paix." et pas mal d'autres choses sur le communisme (la grande menace à l'époque) ("les missiles sont à l'Est, mais les pacifistes sont à l'Ouest")

Ecrit par : Robin | 26 mars 2007

J'aime beaucoup "La colombe qui fait boum".

Écrit par : Un hussard | 26 mars 2007

Retour sur une question: preuves à l'appui, les redoublements sont souvent un échec. On le voit bien avec des gamins qui ne veulent pas travailler.
Alors, on les pousse au max pour qu'ils partent rapidement ou on les fait redoubler quand même mais sans résultats?

Quoi? Pas de résultats? Les profs sont nuls, ils n'ont pas mené un réflexion pédagogique adaptée et pensé des stratégies de remédiation ad hoc!
Qu'ils viennent avec leur solution miracle les critiques diplômés en charlatanisme, les magiciens des IUFM qui abrutissent et culpabilisent leurs élèves!

Bon, c'est bien tout ça mais le redoublement comment le repense-t-on? Je propose la fin du redoublement intégral, inutile et pénible. Que le paquet soit mis sur les disciplines en manque de fondations. POINT!
Retour aux passerelles entre deux classes et se défaire de la dogmatisation des programmes! Dans une certaine limite. La quelle? Celle du pragmatisme face au réel dans l'autonomie des établissements.
Et je reviens à mon intervention envoyée plus haut.

Écrit par : Lenny | 26 mars 2007

Perceval, dans votre CP, est-ce vous qui organisez le travail des intervenants que vous citez ? Comme vous le dîtes, ni les moyens ni les bonnes volontés ne manquent et (je me base sur les messages de Catmano qui a lumineusement parlé des types de lacunes quont les élèves) avoir des tuteurs est une très bonne chose à condition de les faire travailler à résoudre les problèmes et non à faire des activités annexes. On a l'impression qu'un peu de bonne organisation permettrait de faire avancer les choses. Encore faut-il que vous ayez vous le loisir d'organiser ces activités de rattrapage. Si vous n'avez pas votre mot à dire, il ne reste qu'à pleurer.

Écrit par : Japhet | 26 mars 2007

Mon cas est un peu particulier, puisque je débarque en classe en tant que remplçant pour une courte période. Je ne sais donc rien de ce qui est fait par les intervenants. En général, ils font travailler les élèves sur les bases non acquises qui empêchent de progresser par ailleurs (par exemple, du déchiffrage pour les CE 1). Dans ce CP, 2 élèves au moins font de vagues pâtés sans aucun rapport avec des lettres en guise d'écriture. Ce qui m'apparaît, c'est que pendant qu'ils font du soutien, la classe avance, et ils la rejoignent chaque fois un peu plus éloignés du lot. C'est pourquoi je pense que ce soutien devrait être organisé au long cours, par classes entières constituées, avec des effectifs faibles, mais une progression propre et le temps qu'il faut en plus pour atteindre les mêmes objectifs minimaux.

Écrit par : Perceval | 26 mars 2007

Que soit donnée une séquence de deux heures (100/ 110 minutes: pose pipi, souffler, se détendre, se marrer un coup avec le professeur etc...) dans les disciplines qui le permettent! C'est de la folie au collège? en ZEP?
Allez, je vous écoute.

Non seulement ce n'est pas de la folie, mais c'est une nécessité. Je demandais systématiquement d'avoir au moins une séance de deux heures consécutives en collège dans mon EDT. Surtout en expression écrite (correction et/ou préparation d'un devoir écrit...C'est indispensables !). On laisse les élèves souffler entre les deux heures bien sûr. Souvent ils demandaient d'eux-mêmes : "Quand est-ce qu'on reprend ?"

Écrit par : Robin | 26 mars 2007

Pour répondre plus précisément à votre question, la règle est une concertation étroite pour la définition des objectifs, et l'autonomie de chacun pour la manière, ce qui n'est pas forcément à déplorer, car des approches différentes, si elles sont coordonnées, peuvent aider à comprendre un problème, même si elles peuvent aussi achever d'embrouiller un petit, mais là, c'est affaire de compétence de chacun...

Écrit par : Perceval | 26 mars 2007

C'est pourquoi je pense que ce soutien devrait être organisé au long cours, par classes entières constituées, avec des effectifs faibles, mais une progression propre et le temps qu'il faut en plus pour atteindre les mêmes objectifs minimaux.

Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007

Vous avez tout compris, Perceval. Ce que font vos intervenants, c'est la sacro-sainte "pédagogie différenciée" chère à Philippe Meirieu.

Avant, on demandait au même enseignant de faire de la pédagogie différenciée dans un "groupe classe" hétérogène...On appelait cela "gérer l'hétérogénéité". On a dû s'apercevoir à la longue que c'était infaisable.

Je constate maintenant qu'on s'y met à plusieurs. Mais je crains que le résultat ne soit guère plus probant.

Le fond du problème est POLITIQUE : ils ont la hantise de la reconstitution des "filières". C'est pour cela qu'ils font tout pour éviter la solution de bon sens : regrouper les élèves en difficulté dans une classe de remise à niveau avec un seul enseignant.

Il faudra bien pourtant qu'on y vienne (c'est proposé dans la Charte en primaire ou en début de 6ème). C'est la seule solution viable sur le long terme.

Écrit par : Robin | 26 mars 2007

"''Vous en appeliez aux mânes de Condorcet, j’invoquerai ceux de Descartes, Comte ou Bachelard"'
Écrit par: Zorglub

Attendu que Comte se réclamait ( souvent à tort, en raison de son scientisme ) de Condorcet, qui lui-même se réclamait de Descartes, ( et avec raison, pour nous dire de raison garder)
alors c'est que le bon Gaston...il n'a plus eu qu'à rafler la mise?

Se non é vero....ça venait sur un plateau

Écrit par : Cadichon | 26 mars 2007

Merci Robin, il y a longtemps que nous sommes sur la même longueure d'onde. Vous fidèle à votre pseudo et moi qui use de plusieurs successivement comme une sorte de Prothée.
Juste une question: "EDT" ? qu'est-ce?
Et sur le redoublement que dites-vous?

Petite parenthèse à propos de la Marseillaise:
Je n'ai jamais aimé chanter le "sang impur"... La Terreur me reste en travers de la gorge et je ne glorifie pas cette période: pas de tabous! La saleté humaine doit être mise en lumière en cours d'histoire. Il n' y a pas que Vichy et les colonies et l'Algérie.
En ce moment je lis le livre d'Applebaum sur le Goulag ( Grasset), somme superbe, et le roman de G. Herling, Un monde à part( Folio) histoire de ne pas être un anti coco primaire... Le crypto marxisme-léninisme à l'école: en voilà une plaie.
Et puis, pour respirer, je découvre le philosophe japonais Nishida Kitaro, Logique du lieu et vision religieuse ( éditions Osiris), parmi d'autres bêtises.
Salut!

Écrit par : Lenny | 26 mars 2007

"Je propose la fin du redoublement intégral, inutile et pénible. Que le paquet soit mis sur les disciplines en manque de fondations. POINT! "

Lenny, c'est précisément ce qui est fait dans les grosses écoles de ZEP, mais je trouve que cela fonctionne mal. En plus, ça donne l'illusion qu'on aura tout essayé pour aider les élèves, et du coup, on rejette sur eux la responsabilité de leurs échecs, alors qu'à mon avis, un bon élève aurait du mal à rester à flot en changeant de maître trois fois dans la journée et en tentant de jouer aux devinettes pour combler ce qu'il a loupé pendant qu'il était en soutien.
C'est pourquoi je pense qu'il faudrait une alternative entre le redoublement bête et méchant et le soutien ciblé, à savoir des classes de "mauvais" (n'ayons pas peur des mots), sur lesquelles on mettrait vraiment le paquet en pariant sincèrement sur leur réussite (car dans la situation actuelle, les maîtres concernés haussent tristement les épaules pour dire que de toute façon, ce n'est pas ce saupoudrage un peu hasardeux de soutien qui sauvera de la mouise les élèves en détresse).

Écrit par : Perceval | 26 mars 2007

Et puis, pour respirer, je découvre le philosophe japonais Nishida Kitaro, Logique du lieu et vision religieuse ( éditions Osiris), parmi d'autres bêtises.
Salut!

Ecrit par : Lenny | 26 mars 2007

Eh bien dites-donc, vous avez une conception supérieure de la "bêtise" !

EDT...Excusez le jargon " Emploi du Temps" tout simplement !

Sur ma table de chevet actuellement : "Le grain de la voix" (entretiens avec Roland Barthes 1962-1980), Régis Debray et Claude Geffré " Avec ou sans Dieu? " - " Grandeurs et faibleses de l'Eglise au Moyen-Age " de Pierre Riché, " Philosophie et théologie dans la pensée de Martin Heidegger " (oui, je sais, mais bon...), un cahier de l'Herne sur George Steiner et " La Voie de la Beauté " par le cardinal Paul Poupard et le conseil pontifical de la culture (j'ai fait un compte-rendu dans un article qui est paru samedi avec une belle citation de St. Augustin)...Vous savez bien que je suis le " calotin de service" sur ce blog !

Écrit par : Robin | 26 mars 2007

Perceval, je suis tout à fait d'accord mais je ne sais si c'est équivalent dans le primaire et le secondaire. Ce qui est certain, c'est que le soutien ne marche pas ou très peu . C'est à pleurer mais c'est vrai. je le constate avec du soutien en Histoire Géographie en 3° , en ZEP, justement. ( Bien sûr, je suis nul, je devrais me faire enfermer dans un IUFM Camp! )
Echec du soutien et du saupoudrage. Exemple récent: une classe de CM2 au collège pour faire de l'informatique. Couennerie! Préparation au B2I peut-être? cette nouillerie qui vien s'empiler avec des notes idiotes comme Vie scolaire ou Recherche de documents (en 6°)... On nous fait crever avec toute cette m... et j'en crève de rage de voir des collègues soldats aux ordres, fonctionnaires obéissants et pleurnichards.

Écrit par : Lenny | 26 mars 2007

Je veillerai dorénavant à surveiller mes élans laïcards pour eviter de froisser Robin, qui a eu la délicatesse de ne pas y réagir. Ca va être dur...

Écrit par : Perceval | 26 mars 2007

...Ah! j'oubliais " Immigration et bien commun " (ouvrage collectif : J.-C. Barreau, Raimondo Cagiano de Azevedo, Roger Fauroux, Pierre-Patrick Kaltenbach, Mgr. Emmanuel Lafont, Miguel Mesquita da Cunha, Card. Paul Poupard, Michèle Tribalat et Danièle Verger...Annales 2005-2006 de l'académie d'éducation et d'éudes sociales...

J'ai participé à une émission il y a une quinzaine de jours sur une radio locale où j'ai présenté un autre livre sur le sujet. Les interventions de MàC et d'Anne-Marie Valette n'y sont sans doute pas pour rien.

Écrit par : Robin | 26 mars 2007

Cher Calotin , Frocard et j'en passe
C'est vrai que nos bêtises sont ,disons, d'un genre un peu spécial.
Prothée me va bien mais je suis très proche , au fond, des Pères Cappadociens.... "Que ceux qui ont des oreilles..."
Entre amateurs de lectures - je pense à Montaigne et à sa bibliothèque et à .... Montaigneàcheval, il est passé où celui,là? - on se retrouve comme dans une société informelle, insaisisable, secrète ,mais point comme ceux qui délirent sur du Vinci code.
Allez, je vais au dodo, et je pense que je vais lire un chapitre d'un excellent livre édité par un courageux éditeur: Du visible au lisible, texte et image en Chine et au Japon, chez Piquier, oui!
A demain. Je vais juste revenir pour voir votre réponse et hop!
Bonne nuit JPB! Buona notte per tutti!

Écrit par : Lenny | 26 mars 2007

Dans le primaire, mon sentiment est que la m... qu'évoque Lenny reste une marotte pour certains membres de la hiérarchie, mais que la base n'y souscrit plus qu'avec discernement, un certain consensus régnant quant à l'idée que priorité doit être donnée aux fondamentaux.
J'ai aussi l'impression que pour avoir été touché plus tard par ce qu'il est convenu d'appeler le "pédagogisme" imbécile, le secondaire est encore en plein dedans, alors que le primaire a trouvé, par tâtonnement, le moyen de s'en accommoder en conservant ou retrouvant le souci de l'essentiel.
Je veux dire que si, dans le secondaire, le pédagogisme a encore l'arrogance des conquérants, dans le primaire, il aurait plutôt l'amertume des vaincus.

Écrit par : Perceval | 26 mars 2007

Je veillerai dorénavant à surveiller mes élans laïcards pour eviter de froisser Robin, qui a eu la délicatesse de ne pas y réagir. Ca va être dur...

Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007

Non, non Perceval, ne vous réfrénez pas. J'ai l'habitude. Je ne me plais qu'avec les gens qui ne pensent pas comme moi...Et je comprends très bien l'anticléricalisme...Et le doute.

Écrit par : Robin | 26 mars 2007

Et je comprends très bien l'anticléricalisme...Et le doute.
Ecrit par : Robin

Moi aussi.
Ceci dit, j'y vais. Où?
Au lit!

Écrit par : Lenny | 26 mars 2007

Entendu sur France Inter : Penoît XVI, affligé d'un léger accent, aurait déclaré : "êdre bape, z'est Vatican !"
Je sais, ça ne me réussit pas de donner dans le modéré...

Écrit par : Perceval | 26 mars 2007

Entendu sur France Inter : Penoît XVI, affligé d'un léger accent, aurait déclaré : "êdre bape, z'est Vatican !"

Excellent, je la ressortirai celle-là, si vous permettez.

Écrit par : Robin | 26 mars 2007

Bon, ben dodo aussi : mes petits CP m'ont bien lessivé, et vu qu'ils ont envoyé leur maîtresse en nervous breakdown après qu'une polissonne l'eût tabassée samedi (!), il y a des chances que je les aie quelque temps.

Écrit par : Perceval | 26 mars 2007

V'la qu'on retombe sur des bases saines, ça fait plaisir!
J'ai un satisfecit à accorder à Parzival.
Le niveau remonte, merci! Plaisir à vous lire...

Écrit par : dobolino | 26 mars 2007

Une petite histoire, avant d'aller me coucher, moi aussi, racontée par Théodore Monod. (elle illustre l'idée que je me fais moi aussi de la "religion")

C'est un mystique musulman, un soufi qui se retrouve devant la porte du paradis. Il ne comprend pas pourquoi il est là. Il demande au gardien :

" - Mais qu'ai-je fait pour mériter le paradis, moi qui ne suis qu'un pauvre homme ? C'est parce que j'ai beaucoup prié ?

- Non, lui répond le gardien, ce n'est pas pour cela.

- C'est parce que j'ai souvent jeûné ?

- Non, ce n'est pas pour cela..

- Est-ce parce que j'ai pratiqué l'aumône, appris le Coran par coeur, fait le pélerinage à la Mecque ?

- Non, ce n'est pas pour cela.

- Alors, je ne comprends pas.Je ne suis qu'un pauvre homme, je ne mérite pas d'être là.

- Tu te souviens, une nuit , à Bagdad, il faisait très froid. Tu as réchauffé une petite chatte errante dans les plis de ton manteau et tu lui as donné à manger. Voilà pourquoi."

Et Théodore Monod d'ajouter : " C'est aussi cela l'Islam ! "

Et maintenant j'y vais...C'est " Vatican " de raconter des histoires ! Bonne nuit à tous.

Écrit par : Robin | 26 mars 2007

"ce ne sont ni les moyens, ni les bonnes volontés qui manquent."

Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007

Les moyens en ZEP sont effectivement devenus pléthoriques au cours des dernières années. Encore faut-il se demander de quels moyens il s'agit.

J'ai eu la chance de connaître une époque, au milieu des années 90, à laquelle les moyens étaient essentiellement des maîtres ZEP - plus éventuellement un collègue de CLIN-CRI pour les non-francophones et les maîtres spécialisés du RASED - c'est-à-dire des enseignants avec lesquels nous pouvions travailler de manière rigoureuse, sans se disperser, et sans éclater nos élèves en allées et venues incessantes.

Il nous était possible de nous coordonner rapidement, sans sacrifier à la réunionnite aiguë, puisqu'entre collègues, il suffisait de se mettre d'accord sur les objectifs, chacun faisant après ce qu'il avait à faire.

Nous n'avions pas encore été sommés de garder en sus, dans nos classes, tous les élèves souffrant de troubles sévères du comportement.

La loi Jospin n'avait pas encore eu le temps de produire tous ses effets.

Et les barbus ne faisaient pas encore la loi.

Nous avons été nombreux à connaître la satisfaction de permettre à nos élèves de suivre une scolarité honorable (nous n'avions pas à rougir de nos résultats aux évaluations d'entrée en 6ème), et de remettre sur les rails bon nombre d'élèves en difficulté. Bref, le bonheur et la fierté d'enseigner en ZEP.

Signe qui ne trompe pas : les collègues n'hésitaient pas alors à scolariser la "chair de leur chair" dans leur école.

Mais les temps ont changé.

Grâce à Sainte Ségo, une politique de relance des ZEP a permis, par la création des REP, de supprimer de nombreux postes de maîtres ZEP (souvent des enseignants expérimentés).

Au même moment, le ministère a inventé les emplois-jeunes, sans qualification, qui ont débarqué dans les écoles en quantité invraisemblable (parfois plus d'une dizaine dans les grosses écoles !).

Et Sainte Ségo a sorti les premiers textes qui nous "invitaient" à ne plus faire de demande d'orientation en établissement spécialisé pour les élèves atteints de troubles du comportement (au nom du refus de la ségrégation).

Ceux-ci ont peu à peu rendu les classes très difficiles à gérer, et ont focalisé la totalité des moyens d'aide au détriment des simples élèves en difficulté. Ces derniers, au lieu de pouvoir se remettre sur les rails, ont été abandonnés et se sont enfoncés dans des situations d'échec lourd. Quant aux bons...

Et pour couronner le tout, nous avons été gratifiés des plus absurdes programmes qui puissent être conçus : ceux de 2002.

Pendant ce temps, la "laïcité plurielle" a permis aux barbus de s'épanouir et de s'imposer dans les quartiers. Les voiles ont fleuri.

Signe qui ne trompe pas : une majorité de collègues ont cessé de scolariser leur héritiers dans leur école.

Écrit par : Un hussard | 26 mars 2007

Je l'avoue : s'il s'agit de mes moufflets, je réfléchis à deux fois à leur école. Ca peut paraître incohérent, mais je ne m'autorise pas à leur faire faire les frais de mon idéalisme, compte-tenu de ce qui nous sépare de ce que le hussard a connu et qui a été cautionné activement ou passivement par beaucoup.
Si en revanche l'heure est à une mobilisation générale et définitive pour remettre l'école sur pied (je veux dire, qui ne s'accommode pas de la fuite des héritiers et de la médiocrité pour les autres), ils prendront leur part de l'effort et des risques communs.
Pour l'heure, ils profitent d'une bonne école d'un quartier tranquille et j'ai beau jeu de faire mon petit hussard.
C'était mon couplet confession et contrition (p..., c'est vrai qu'ils m'ont lessivé, ces CP...)

Écrit par : Perceval | 26 mars 2007

P.S. Les emplois jeunes ont été remplacés par des EVS encore plus précaires et encore moins qualifiés... et des intervenants de diverses provenances...

Les directives ministérielles demandent aux collègues des RASED de ne plus prendre d'élèves qu'à dose homéopathique, pour se transformer en Yakafocons.

Il y a même, depuis l'an dernier, dans les ZEP qui ont reçu le label Ambiance Réussite, des assistants d'éducation et des Yakafokons (chargés de je ne sais quelle basse besogne pour avoir droit à un contingent spécifique d'accès à la hors-classe). C'est fou ce qu'il y a comme adultes dans les ZEP.

C'est Luna Park dans les ZEP (version gore). Bon courage aux collègues du secondaire qui n'ont encore rien vu par rapport à ce qui les attend !

Écrit par : Un hussard | 27 mars 2007

"Pour l'heure, ils profitent d'une bonne école d'un quartier tranquille et j'ai beau jeu de faire mon petit hussard."

Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007

Au point où nous en sommes arrivés, je ne vois effectivement pas en quoi le fait de sacrifier tes "moufflets" apporterait quoi que ce soit à la bataille. A moins que tu n'aies prénommé l'une d'eux Iphigénie !

La contrition n'est donc pas de mise !

Continuons simplement à nous battre pour reconstruire une école où tout un chacun pourra scolariser sa descendance sans état d'âme !

Écrit par : Un hussard | 27 mars 2007

La BNF organise ce vendredi 30 mars au grand Auditorium une journée en hommage à Jean-Pierre Vernant, -- grand savant, résistant, authentique homme de gauche, vrai défenseur de l'école t des humanités -- , avec projections de films, témoignages et réflexions, en particulier sur son enseignement et son travail de recherche (centre
Gernet) et ce qu'il nous a transmis.
Vous trouverez tous les détails sur le site :
http://www.bnf.fr/pages/cultpubl/hommage_688.htm

Écrit par : Fguichard | 27 mars 2007

Merci à vous, Fguichard.
Deux mille personnes hier devant le rectorat de Paris pour protester contre la mise en examen d'une directrice d'école maternelle. Sarko n'est pas encore au pouvoir.
A propos, et si les mesures extrêmement dures pour les enseignants récemment prises par Robien, sur lesquelles le même Sarko a promis de revenir, n'étaient qu'un numéro de duettistes pour faire passer ce dernier pour un peu "progressiste" par rapport à Robien? (Comme disait Coluche, "y'en a un qu'épluche les oignons, et l'autre qui pleure".) Le petit Nicolas nous a habitués à cette tactique, en la pratiquant toutefois jusqu'à maintenant comme un plaisir solitaire. La farce sera totale si Robien rejoint le candidat de l'UMP, (ce qu'il fera très probablement.)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2007

Et sur le redoublement que dites-vous?

demande Lenny (je me souviens d'un chanteur plutôt sympa de ma génération qui s'appelait Lenny (avec un n ou deux ?) Escudero.

Je ne suis pas meilleur que les autres et j'ai souvent laissé passé en conseil de classe des élèves dans la classe supérieure avec des 7 ou des 8 de moyenne en me disant (avec les autres) que le redoublement ne servirait à rien et que ça poserait plus de problème que ça n'en résoudrait (de comportement en particulier avec des élèves plus jeunes, plus petits, moins costauds...Enfin je n'ai pas besoin de vous faire un dessin.)

...Sinon, je me suis associé pour le demander pour certains élèves "ciblés" (il faut beaucoup négocier avec la famille et l'élève) quand je jugeais que cela pouvait être profitable. Je ne suis pas un fanatique du redoublement.

Vous savez que le conseil de classe n'est "souverain" que pour certains niveaux, qu'il ne peut que donner des conseils, que les parents décident en dernière instance. Et puis il y a les commissions d'appel. Tout est fait pour qu'il y ait le moins possible de redoublements.

Vous savez également je pense que la pédagogie n'a pas grand chose à voir la-dedans. Ce sont des considérations financières qui priment (les rédoublements coûtent cher).

je pense que la mise en place systématique de classes de remise à niveau 'effectifs allégés, programme sur mesure, profs motivés et volontaires...) en primaire et au collège pourrait remplacer avantageusement les redoublements.

Écrit par : Robin | 27 mars 2007

http://laprofdelettresencolere.hautetfort.com/

"Et sur le redoublement que dites-vous?"

Ils n'ont pas eu Alpha&L&LBoschermaths/ou/desbonsprofs/ou/desbonsparents, sinon ils n'auraient pas redoublé ;)

Écrit par : toto | 27 mars 2007

C'est quoi ce bandeau de pub "école du commerce & de managment " ?

Ils te filent des brouzoufs pour ça ?

J'ai fait une copie d'écran cette fois ;)

Écrit par : toto | 27 mars 2007

" j'ai laissé passer " La règle est dans le BLED (participe passé + infinitif), quand on n'est pas sûr, il faut remplacer le verbe du premier groupe par un verbe d'un autre groupe (comme courir) (oh là là, je vais me appeler Arthur par mon instit de 7ème s'il me lit et qu'il est encore de ce monde...et je suis presque sûr que oui...C'est traître ces petites touches ! On se trouve des excuses...Fautes d'inattention, mon oeil !)

Écrit par : Robin | 27 mars 2007

Mais non Robin, n'ayez crainte,si votre instit vous lit c'est qu'il utilise lui aussi un clavier et il comprendra, on a tous fait la faute et c'est normale, notre main n'écrivant pas mais nos doigts pianotant, notre cerveau ne nous envoie pas toutes ces bonnes informations qui y ont été programmées alors qu'on apprennait toutes ces chères vieilles et bonnes règles de grammaire en les écrivant d'une belle écriture cursive ...
le rapport au clavier n'est neurologiquement pas celui que nous avons au stylo à moins d'avoir une palette graphique...c'est neurologique tout ça mais nos pédagogos eux ont sans doute une explication plus savante;):)
et c'est humain de se trouver des excuses , on le fait tous aussi n'est-ce pas? :))))

Écrit par : Patricia Mesnigé | 27 mars 2007

Je lis en ce moment les annales 2005-2006 de l'académie d'éducation et d'études sociales sur l'immigration "immigration et bien commun" et je relève cette intervention d'une participante, Marie-Joëlle Guillaume, qui fait le lien entre les deux thèmes : immigration et éducation :

" Je voudrais revenir sur la question de l'école. Vous avez insisté sur sa fonction nécessaire d'intégration, et je partage pleinement votre point de vue sur la finalité. Mais je suis perplexe sur les moyens.

Par exemple, vous avez relevé tout à l'heure que le contenu des concours d'admission aux grandes écoles était ciblé sur une certaine classe sociale. Il me semble qu'en fait, cela a toujours été le cas. Simplement, du temps de la fameuse méritocratie républicaine, la qualité de l'enseignement délivré dans les classes primaires et secopndaires faisait que des jeunes qui ne recevaient pas dans leurs familles un bagage culturel aussi riche que les autres pouvaient l'acquérir à travers l'école.

Je vais peut-être vous paraître sévère, mais au moment où vous évoquiez certaines infractions commises par l'école, je pensais que l'école d'aujourd'hui était coupable d'une infraction majeure : ne pas offrir la quialité d'enseignement qu'on est en droit d'attendre d'elle.

L'un de nos grands problèmes, aujourd'hui, c'est que nous n'aimons plus notre patrimoine et nous ne sommes donc plus capables de le faire aimer. Un tel constat doit nous appeler à l'action.

J'aimerais aussi savoir comment vous réagissez personnellement, avec toute l'expérience qui est la vôtre, au mot "assimilation" et à la réalité humaine que recouvre ce mot.

On préfère aujourd'hui parler d'intégration. C'est humainement moins exigeant, mais il me semble que chaque fois que la France, dans le passé, a réussi sa démarche, y compris vis-à-vis des "ritals" ou des Polonais, elle l'a fait parce qu'elle a su les assimiler.

Je suis très frappée de lire les articles d'un Max Gallo ou ses livres sur les premiers siècles de l'histoire de France : ce sont des déclarations d'amour filial. Or leur auteur ne cesse de rappeler qu'il est le petit-fils d'un modeste immigré italien. Voilà une assimilation plus que réussie !

Aujourd'hui, sommes-nous capables de la même réussite vis-à-vis des immigrés ? Je ne le pense pas. La violence des banlieues le montre. Mais peut-être cette incapacité est-elle d'abord la conséquence de l'incapacité de l'école de faire connaître et aimer la culture française, ses grands écrivains, par exemple. Dans Le Figaro il y a quelques semaines, je lisais que certains professeurs de Lettres, voyant à quel point les élèves se désintéressaient des Confessions de Rousseau, choisissaient de faire étudier l'autobiographie d'un chanteur à succès-autobiographie que ce chanteur n'avait, d'ailleurs, même pas écrite lui-même ! (NB: Il me semble que nous avons évoqué cette "affaire") Si nous renonçons à transmettre notre patrimoine, comment espérer réunir ?

Le dialogue se poursuit avec Henri Lafont, Roger Fauroux, Philippe Laburthe-Tolra, Mgr Philippe Brizard

Je ne peux pas tout reproduire d'un seul tenant. Je le ferai peut-être "par petits bouts" !

Écrit par : Robin | 27 mars 2007

Immigration et éducation...

Extrait d'un article du Figaro du 19 mars :

Extrait d'un article du Fugaro du 19 mars décrivant la situation scolaire en Guyane :
(lire attentivement la fin...)
Je cite :
[...]
« En trois mois, nous leur apprenons notre langue »

« Dans certains coins reculés, les écoliers se lèvent à 5 heures du matin et marchent plus de deux heures pour atteindre l'école », reconnaît Bernard Grossat. D'autres viennent de loin en pirogue. À Regina, c'est le cas du jeune Jackson. Dans ce petit bourg de 1 000 âmes, isolé au coeur de la forêt amazonienne, l'école accueille des enfants amérindiens, brésiliens, hmongs, chinois, créoles haïtiens ou venant du Surinam. Chercheurs d'or fuyant la pauvreté, leurs parents s'installent, souvent clandestinement, sur les rives du fleuve Approuague. Odile, une institutrice en fin de carrière qui parle portugais, est venue de Dordogne pour enseigner dans cet enfer vert. « Nous recevons sans cesse des écoliers nouveaux, ils sont souvent brésiliens et en trois mois de travail intense, nous leur apprenons notre langue. »

Comble du bonheur pour Gilles de Robien, certains enseignants avouent ici être revenus à la méthode syllabique. Car, selon eux, « elle convient mieux à l'apprentissage de la lecture des non-francophones et des plus défavorisés. » "

Écrit par : Guillaume | 27 mars 2007

Attention, Guillaume! Plus personne ne parle de méthode syllabique ici! On dit maintenant: "grapho-phonétique". Et ce n'est pas moi qui le dit, quoique le disant depuis maintenant bientôt deux ans.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2007

Est-ce qu'ils utilisent Léo & Léa ?

Écrit par : Japhet | 27 mars 2007

désolée...!!!
1/ A l'égard de certain(e)s d'entre vous si je vous ai "froissé(e)s".Je sais fort bien que sur ce blog des voix différentes s'expriment. Je ne le lirais pas ni n'y ai mis mon grain de sel si tel n'était pas le cas.
2/ Par (dé)formation intellectuelle et tout simplement par caractère ça m'ennuierait prodigieusement que de n'échanger qu'avec des personnes de nos milieux et qui pensent comme moi! Surtout en cette période qui me, nous semble difficile à essayer de comprendre pour ne pas faire trop d'erreurs que nous regretterions.
3/ Il me semble inutile de donner des précisions sur mes familles, scolarités ( dès petite enfance jusqu'à, ouf, assez au bout du rouleau , possibilité de prendre ma retraite même si j'adorais mon métier ). Ni d'invoquer les "vécus" de mes proches, qui, comme les vôtres et vous "avez mal à l'école"( de maternelle à universités...enseignants, familles, cercles et réseaux divers)
4/ Comme vous je n'ai pas cessé d'essayer ( dans des établissements fort mal côtés à la bourse du marché de l'éducation) de faire avec les élèves qui m'étaient confiés et les enfants, ados, jeunes en études, recherches de boulots de mon "entourage" de bricoler ...Par simple reconnaissance : j'avais tant reçu de mes familles ( pas du tout "héritières" dans tous les sens du mot) et de pédagogues des plus divers, modestes, exigeants : toutes et tous si attentifs à ce "mystère" ( ouf) du "devenir" des "infans", enfants, ados...et y croyant tant à l'école...
5/ mais que croyez-vous? née en 1944 j'en ai subi des réformes, des systèmes de scolarités..., d'examens, de concours...!!! Une fois devenue "grande", titrée, prof., mère, citoyenne ...que de petits choix à faire, que de débats, que de lectures, que d'échanges...en tant d'interrog'actions!!!!
Avec un peu de distances qu'apportent l'âge, les vécus, bien des essais de s'informer ( contradictoirement!) je serai la première à vous dire que ni nous ( en France), ni des pays de nos niveaux de "développement" n'ont trouvé des recettes à un défi qui nous dépasse tous dans un monde qui a tant changé. Je suis résolument convaincue que ce que j'appelle le retour fantasmatique à des Ages d'Or ( en l'occurrence ceux, en france, de la "république des jules") sécurise peut-être mais aggravera encore plus la situation scolaire et sociale. D'où mes réactions assez vives...en x échanges...
5/ croyez bien que je sais, hélas, par x vécus et lectures, que ça va très mal dans notre système public...mais aussi dans le "privé"...
Mais dès lors qu'on en est arrivé à un point tel que, par exemple, toute référence à des chercheurs en sciences sociales, économiques,humaines..., en Histoire, linguistique,sciences...arts , lettres et techniques soulève de véritables "tollés", que l'espace-temps de débats intellectuels et démocratiques ( ça prend du temps, de l'écoute, du respect de qui ne pense pas comme vous) s'est dilué dans les medias et le "virtuel"...on n'est vraiment pas mûrs pour trouver ensemble , négocier...en x compromis (incontournables) un système éducatif correspondant à des attentes de tant d'intérêts particuliers, catégoriels, corporatistes...On est immergé dans tous les consumérismes, sauve-qui-peut...( après tout tous légitimes sauf que c'est incompatible avec une école qui se veut républicaine et démocratique...et ne peut que rendre la situation plus explosive)
Donc: après tout, n'ayant vraiment pas profité de situations d'apparitchiks, ni même de mon statut d'agrégée..., déplorant certes que toutes les réformes , lois...se soient heurtées toujours à des fronts des plus hétéroclites de refus des personnels, "usagers"..., je considère encore que nous devons , citoyen(ne)s inventer une école qui actualise nos belles exigences républicaines et démocratiques...et ne relègue pas les enfants qui pour x raisons et dans tous les milieux ne demandent qu'à apprendre, à savoir., mobiliser toutes ses énergies, faire des efforts, se concentrer..Ne les relègue pas en x ghettos, réserves, voies de garages ...
Mais en entrant à l'école on ne peut sur un coup de baguette magique laisser dehors tout ce qui, dans cette société assez dingo., exerce des violences sur tout être humain "normal"..., que soit élève , étudiant ou personnel.
Bon courage à toutes et tous...
et, OK, cédant à mon tour à esprit de la blogsphère j'ai lancé "une question idiote" sur l'écriture chinoise...je vous quitte donc pour poursuivre de bonnes lectures...sur les écritures, la poésie, la culture de ces lointaines contrées!
Et, O.K. il y a des "jargons" insupportables dans le vocabulaire technocratique, pédantesque de trop de nos "apparitchiks"...Mais diable: vous avez déjà vu des profs arriver à se mettre d'accord sur minimum d'harmonisation de leurs exigences, de leurs critères d'évaluation...il y a, oui, un vieux fond de conception "libérale", "individualiste" de notre métier mélangé à des restes d'infantilisme par rapport aux "apparitchiks" qu'on ne cesse de critiquer mais , diable, que de "servitudes volontaires" à leur égard...Dans toute ma carrière ça n'a pas cessé de me sidérer et m'affliger:un apparitchik, s'il est un peu malin, asseoit ses pouvoirs sur les divisions entre les personnels...Et à force de dénigrer les syndicats ça ne va pas rigoler dans l'EN quant les droits conquis , de toutes sortes, toutes les instances de négociation, de consultation vont être balayés ...
Pensez donc à ajouter quelques points à votre charte...( moi, diable, ce n'est plus mon job, je ne suis plus "élue" des personnels et tout ce qu'on me raconte, venant de syndicalistes de tous les syndicats ou de non-syndiqués...me consterne avec mes réflexes des plus archaîques!).
J.P.B.: le problème que je soulevais sur les écoles de Belleville est et n'est pas celui de l'immigration même si certains jouent avec le feu...Il est dans l'immédiat celui de personnels qui n'ont fait qu'assumer courageusement leurs obligations de directeur(trice ), profs d'école( cf x textes les régissant). Je n'en suis pas à faire des scénarios-fiction sur immigration et mondialisation!!! et je ne sais quel pari...

Écrit par : anne-marie lepagnol | 27 mars 2007

c'est gras-faux et faux né tic c'est ça ? une nouvelle méthode pour générer des tocs aussi?

Écrit par : Ami-entends-tu | 27 mars 2007

Suite du dialogue : dans "Immigration et bien commun", annales 2005-2006 de l'académie d'éducation et d'études sociales.

Roger Fauroux : vous avez évidemment tout à fait raison et notre société est malade de son école, mais l'invese est peut-être vrai. Péguy disait à peu près que le problème de l'enseignement était autant du côté des enseignés que des enseignants.

Ne jetons pas la pierre aux enseignants, qui a l'intérieur d'une organisation qu'il faut évidemmemnt repenser, accomplissent un travail admirable et pafois héroïque.

Mais il n'est pas rare non plus qu'ils réussissent : je connais des lycéens de banlieue qui grâce à l'énergie d'un (ou plus souvent d'une) proviseur ont crée des filières d'excellence où des jeunes issus de l'immigration apprennent le latin, lisent Corneille et décrochent des mentions au baccalauréat.

(...)

Philippe Laburthe-Tolra : Pour faire ce que l'on a fait à Goussainville, il faut donner de la libeté au proviseur ! Un de mes frères était proviseur, il a pris sa retraite anticipée parce qu'une des bêtises de l'administration, c'est d'avoir exigé 80% de reçus au baccalauréat. Donc on oblige les proviseirs à remonter les notes à toutes les sessions du baccalauréat. Mon frère a trouvé cela insupportable ! Dès qu'il a pu, il est parti.

Pour donner toute la possibilité d'ouverture et d'initiatives intelligentes aux personnes dont vous parliez, et qui existent, mais qui sont rares, il faudrait qu'elles aient beaucoup plus de liberté que ne leur en donne le système actuel de l'Education nationale.

Il y a un autre problème. L'idéologie qui a été enseignée officiellement par les pédagogues de la Vème république était contraire à celle de la IIIème République.

On a fait un colloque récemment à l'Institut où l'on a pu mettre en parallèle Durkheim quand il était directeur des écoles et ce que l'on préconise dans les consignes pédagogiques actuelles : "Défense d'apprendre par coeur; défense d'apprendre des règles; défense de faire de l'histoire, etc." "Défense de parler de morale"! Cela même existe, alors que Durkheim a écrit : "Si la discipline n'est pas acquise dans l'enseignement primaire, elle ne le sera jamais". Or on voudrait que tout l'enseignement y soit "convivial" et "ludique".

(...)

Écrit par : Robin | 27 mars 2007

Bonjour Anne-Marie L,


tu connais la méthode de lecture Léo&Léa ?
Tu connais les Alphas ?



Ps:
pour info ATTENTION :

1)

"grapho-phonétique"
"Syllabique"
"Globale"
"Mixte"
etc etc etc
Cela ne veut rien dire .

Soit la méthode et bonne soit elle est mauvaise


2) tu peux mettre n'importe quelle Bonne méthode dans les mains d'un naind'jardin, il sera capable de faire n'impornawak....

Écrit par : toto | 27 mars 2007

"Soit la méthode est bonne soit elle est mauvaise"

Écrit par : toto | 27 mars 2007

Qu'on l'appelle "syllabique" ou "grapho-phonétique", on s'en contrefiche!
Car c'est bien de la "méthode alphabétique " qu'il s'agit, c'est-à-dire de celle qui ne suppose jamais connue une lettre qui ne l'est pas.

Écrit par : Jean | 27 mars 2007

Mince, les propos ci-dessus ne vont pas plaire à Anne-Marie et ça vient juste après son intervention ( " c'est pas moi M'dame, c'est Tolra ") . Mais bon, elle nous explique l'allusion à "Belleville" et elle n'est plus fâchée. Tant mieux !

Écrit par : Robin | 27 mars 2007

"2) tu peux mettre n'importe quelle Bonne méthode dans les mains d'un naind'jardin, il sera capable de faire n'impornawak...."

Ecrit par : toto | 27 mars 2007

Soit l'enseignant est bon, soit il ne l'est pas, donc. Il n'y a pas vraiment de problème de méthode, finalement!
Toto, on dit: "portnawak", pas: "n'importnawak"... C'est du verlan!

Écrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2007

La chronique d'Yves de Kerdrel de ce jour semble reepondre à des questions posées ici sur l'Angleterre:

""Et si l'on votait plutôt pour Gordon Brown !

La France et l'Écosse ont des liens presque ­mil­lénaires. Le général de Gaulle lui-même disait que les relations entre les deux nations constituaient le plus vieux traité d'alliance au monde.

Doit-on rappeler que Marie Stuart, déjà reine d'Écosse à l'âge de sept jours, a régné sur la France pendant quelque dix-huit mois après son mariage avec le roi François II. Et si l'Hexagone est aujourd'hui le premier partenaire commercial de l'Écosse, ce n'est pas à cause de ces liens ­historiques, mais en raison des achats de whisky. À l'inverse, un groupe écossais a racheté à Da­none sa filiale Kronenbourg. Et l'accord a été conclu au coeur du château de Stirling où se cacha Marie Stuart après son retour outre-Manche

Si l'Écosse se rappelle à nous aujourd'hui, c'est parce que c'est un Écossais de pure souche qui devient l'homme fort de la Grande-Bretagne. En toute logique, Gordon Brown, le chancelier de l'Échiquier, c'est-à-dire l'équivalent du ministre de l'Economie, devrait succéder à Tony Blair dans les mois qui viennent à la tête du Parti travailliste, et de fait, il s'installera au 10, Downing Street de manière à préparer les prochaines élections prévues en 2009. Il n'aura pas réussi à battre le record de durée à ce poste stratégique. Mais pendant ses dix années aux commandes du Trésor royal, il aura eu le temps et la curiosité de voir défiler à Bercy pas moins de huit confrères différents !

Ce qui fait le prestige de Gordon Brown, ce n'est ni son ascendance écossaise ni une certaine gravité qu'il doit à la fois à l'éducation d'un père pasteur, à la ­perte d'un oeil après un match de rugby un peu violent ou à la disparition cruelle de son premier enfant. Non, le respect et l'auto­rité qu'il dégage, il les doit à la plus longue période de prospérité économique que la Grande-Bretagne ait jamais connue. Une tendance qui ne devrait pas se dé­mentir cette année puisque la croissance attendue est de 2,7 %. Et cet environnement favorable devrait encore perdurer l'an prochain avec une machine économique tournant au rythme de 2,5 à 3 %. Ce qui en fera le pays le plus dynamique de tous ceux qui composent le fameux G 7.

À un moment où Gordon Brown traversait une passe difficile dans l'opinion, du fait de ses relations tendues avec Tony Blair, l'idéal aurait été de lui proposer de devenir le locataire de l'hôtel Matignon. De la même manière que les grands groupes français n'hésitent plus à débaucher des manageurs de talent à l'étranger, on pourrait imaginer qu'un homme politique de son brio puisse être « impatrié » dans l'Hexagone de manière à faire profiter nos élites de ses idées et de son pragmatisme.

Pourquoi même ne pas imaginer que, à l'image de ce qui se passait au temps des Valois ou des Capétiens, la France puisse faire venir, par Roscoff (comme Marie Stuart) ou par l'Eurostar (pour l'efficacité), des personnalités qui ont fait leurs preuves ailleurs en Europe.

Au moment où le débat électoral français tourne à la confusion et avant que Nicolas Sarkozy prononce son grand discours programme sur l'économie, Gordon Brown a présenté il y a quelques jours son projet de budget pour la Grande-Bretagne. Et son discours se compare facilement à tous les pactes, les programmes et autres engagements auxquels sont soumis les Français depuis quelques semaines.

Tout chez Brown, comme chez Blair et chez leur maître commun Anthony Giddens, repose sur la maxime « Ce qui compte, c'est ce qui fonctionne ». Brown est travail­liste. Il est donc une sorte de néokeynésien qui n'oublie ni la solidarité ni la redistribution, à condition que cela ne se fasse pas aux détriments des finances publiques. C'est toute la diffé­rence avec ce que l'on entend de ce côté-ci de la Manche.



Cette année, il propose par exemple aux entreprises de créer encore plus de richesse en abaissant le taux de l'impôt sur les sociétés. Mais la vigueur économique que ce mouvement va créer l'autorise à maintenir des dépenses publiques importantes dans quatre domaines, la santé, l'éducation, la sécurité et la dé­fense. Aucune dépense de fonctionnement n'est financée par le recours à la dette publique, ce qui est le b.a.-ba d'une saine gestion. Et il baisse une fois encore l'im­pôt sur le revenu pour le ramener à son niveau le plus bas depuis soixante-quinze ans ! Heureux Britanniques !

Évidemment une politique de cet acabit ne fait pas le bonheur des tories qui ont peu d'ar­guments à faire valoir contre ce programme construit autour de trois valeurs : la famille, l'équité et le futur. Tout en maintenant une dette publique à un niveau inférieur au ratio de 40 % de la richesse nationale. Mais force est de constater qu'avec un taux de chômage de 5 % et un niveau de vie par habitant qui a progressé de 30 % en vingt ans par rapport à celui des Français, il est difficile de trouver la moindre faille à ce programme.

Étant donné la fin qui a été réservée par les Anglais à Marie Stuart, il est vain d'imaginer que le 22 avril prochain les électeurs français appellent Gordon Brown à la rescousse en glissant un bulletin à son nom dans les urnes de la République. Cela aurait pourtant fait deux peuples heureux : d'une part les Anglais attachés à Tony Blair, et d'autre part les Français, dont le nombre d'indécis témoigne de leur faible capacité de jugement.""

Écrit par : Cadichon | 27 mars 2007

Cette fois je vous livre, toujours dans le fil de la discussion sur l'urgence de sauver l'école, une chronqiue sur les causes de la panne de plus en plus alarmante de la recherche française, sous la plume d'un prof d'éco à l'Université de Perpignan.


"De la notion de programme officiel dans l’enseignement et la recherche.

Si vous laissez les gens libres d’apprendre, ils découvriront la même chose pour peu qu’il existe une réalité objective à découvrir. Si la terre est ronde et qu’on laisse les astronomes travailler librement, ils feront tous ce même constat : la terre est ronde. D'ailleurs, partout dans le monde, les hommes ont inventé la monnaie et l'échange. Ce n’est pas le fait de la pensée unique qui rétrécit ex ante le champ des possibles, c’est l’objectivité qui s’impose aux esprits raisonnables.
Mais si on veut mettre dans la tête des gens que la terre est carrée ou plate, alors il faut étroitement encadrer et enrôler les savants et les maîtres dans des programmes officiels dont le but est de distiller un savoir officiel, pour ne pas dire de la propagande, voire une pseudoscience à l’instar de l’économie enseignée dans nos lycées et pratiquée par nos experts. A écouter nos experts, l'économie est en crise, l'économie va mal à cause de la liberté alors l'Etat doit réglementer, réguler et contrôler. En clair, il faudrait nous protéger de nous-mêmes ! On a peu à peu perdu de vue une évidence qui s'imposait à l'époque des Lumières alors que les juristes et les économistes s'entendaient pour limiter précisément le domaine de l'intervention publique : et si l'Etat n'était pas le remède, s'il était précisément la cause de nos problèmes. N'y-a-t-il pas urgence à nous protéger de la dérive du pouvoir, dérive inéluctable qui résulte de l'octroi de monopole à la puissance publique ?

Au niveau mondial, la coordination des chercheurs et des universités est libre et spontanée, selon un processus d’auto-organisation dont la dynamique part de la base et qui reflète la complexité de toute organisation humaine, mêlée de coopération et de compétition. De fait, les chercheurs et les grands laboratoires convergent vers les mêmes découvertes et les mêmes théories, en physique quantique ou dans le domaine des nanotechnologies, en mathématiques ou dans la génétique, dans les statistiques ou en économie. Encore une fois, c’est une convergence ex post, fruit de la liberté de penser, qui nourrit une évolution sans précédent des domaines du savoir de laquelle tout système dirigiste prend le risque de s’exclure par lui-même.

C’est pourquoi on ne peut contrôler par avance la direction du savoir et les champs de l’innovation en les enfermant dans des grands programmes technologiques et des carcans officiels dont la logique a plus à voir avec le pouvoir qu’avec le savoir. C’est pourquoi encore Frédéric Bastiat considérait qu’il n’y avait pire monopole que celui du savoir et de l’éducation.
Dans ce contexte, il est proprement suicidaire de maintenir en France un système éducatif et universitaire pyramidal et centralisé dans lequel l’autonomie des universités est mimée à travers des conseils d’administration sous-tutelle à défaut d’être réelle et assumée"

Jean-Louis Caccomo,
Perpignan, le 27 mars 2007
http://caccomo.blogspot.com

Écrit par : Cadichond | 27 mars 2007

Bon, sinon pour Gordon Brown, si on votait au moins pour John Kerry ?

Écrit par : Jeremy | 27 mars 2007

Pour Zorglub, qui dit : " Ce qui est super c’est que le total horaire n’a presque pas diminué : entre les heures de cours et de TP, c’est 14 heures de garderie en première et term qui m’attendent ... "

Mais dès la Seconde, en français, pour apprendre des différences qui auront disparu dans 5 ans (convaincre et persuader, genres et registres), vous croyez qu'on aurait besoin de combien d'heures ?
Moi je garantis l'apprentissage sérieux du programme de Seconde aux plus neuneus en un volume horaire de 20 heures maximum (théorie et exercices compris) pour apprendre et connaître la liste des genres, la liste des registres, la différence entre démontrer/convaincre/persuader, les caractéristiques du romantisme et du naturalisme, les trois types de focalisation dans le récit et la différence comédie/tragédie. Que demande-t-on de savoir de plus ??????????

Écrit par : Jérémy | 27 mars 2007

Bon, sinon pour Gordon Brown, si on votait au moins pour John Kerry ?

Ecrit par : Jeremy | 27 mars 2007

Certainement pas car si les Américains n'ont pas voulu de Kerry, ce n'est pas parcequ'il est démocrate, un autre candidat aurait pu dégommer Bush!
Je jure que vous ne voudriez pas non plus de la Teresa Heinz, sa femme, veuve miliardaire du Ketchup, comme pemi`ere Dame de France! C'est elle qui tire les ficelles et elle fut le plus sûr instrument de sa défaite, à part bien sûr le fait qu'il est notoirement incompétent et indécis, ( rings a bell?) ce dont tous les résidents du Massachusetts comme votre serviteur peuvent témoigner, et qui a dû finir par se savoir dans le reste du pays.

On n'est plus au temps de Caligula. Ce n'est pas parce que Kerry parle un peu français qu'il est présidentiable.

Écrit par : Cadichon | 27 mars 2007

Il est sûr, Jeremy, que si on ne fait plus lire aucun texte aux élèves et si on se contente de leur faire ingurgiter des abstractions dont ils se soucient comme d'une guigne telles que celles que vous énumérez, il suffit de quelques cours bien "magistraux" où ils se bornent à écrire pendant des heures sans rien comprendre pour leur infuser le programme complet du bac de français!
Pendant ce temps, le vrai plaisir du grand et beau texte passe à la trappe!
Le français est le grand absent du programme de français. Comme l'enfant est le grand absent des théories pédagogistes.

Écrit par : Jean | 27 mars 2007

Le problème ici, c'est que soit on ne répond pas à ce que vous écrivez, soit on vous répond pour vous faire comprendre que ce que vous avez dit est une connerie.

Alors, dans l'ordre : pour John Kerry, je veux bien que ce ne soit pas un vrai démocrate, mais j'aurais au moins aimé savoir pourquoi. Et les trois prétendants démocrates actuels (dont Hilary) sont-ils de vrais démocrates ? Ce n'est meme pas rhétorique comme question, j'aime bien qu'on me précise les choses, mais j'insiste sur le terme préciser.

Bon, ensuite : je n'ai pas bien compris si jean était d'accord avec moi ou pas. Enfin peu importe, moi je suis d'accord avec lui, le tout est que les choses soient plus claires. Pour résumer, j'ai bien dit qu'il fallait 20 heures pour apprendre le programme de français aux élèves (les concepts Viala tiennent sur deux pages, en écrivant gros), pas pour leur apprendre le français. Le problème, c'est que le plaisir du beau texte n'est pas possible à travers ce programme qui catégorise tout, et que de toute façon les eleves ne connaissent plus la grammaire de leur langue, et ne comprennent pas un texte antérieur à 1850. On est donc coincé entre l'idéal (dit par Jean), les programmes (faits par Viala) et la réalité (incarnée par les élèves). Et je ne parle meme pas de l'inspectrice, qui veut qu'on respecte les trois à la fois.

Écrit par : Jérémy | 27 mars 2007

Zorglub, je souhaiterais répondre à votre utopie du 25 mars. Ce monde que vous nous proposez, il existe déjà dans certaines écoles. Mon épouse l’a expérimenté dans un IUT, puis dans une école d’ingénieurs (en université).

En effet, certaines écoles possèdent une autonomie considérable. Cela permet aux plus cyniques et aux plus arrivistes de vos collègues d’y prendre le pouvoir et d’y faire régner une atmosphère de terreur fondée sur de vagues relents pédagogistes, avec des pratiques que Staline n’aurait pas reniées. Car, l’école n’est pas l’entreprise. L’école ne peut bénéficier de la saine loi de la concurrence qui fait que si un dirigeant est mauvais, sa boîte fait faillite (en théorie). D’ailleurs, il ne faut pas que l’école devienne une entreprise. Je n’aimerais pas qu’un prof soit obligé, par contrat, d’enseigner une thèse qu’il n’approuve pas.

Pour en revenir à cet IUT et à cette école d’ingénieurs, la pression des collègues plus ou moins auto-nommés chefs de disciplines et chefs d’établissements, a fait que mon épouse a dû cesser d’enseigner sa matière de manière saine, logique et construite, progressive et tutti quanti… On (ses collègues proches) lui demandait d’en rabattre et de faire dans le ludique (un peu comme ce que vous nous racontez de votre expérience). On lui demandait de faire dans l’évaluation bidonnée et dans la poudre aux yeux. On lui demandait de faire dans le jeunisme, jusqu’au déshonorant. Elle n’a pas supporté.

Un enseignant ne peut pas dépendre d’un responsable comme cela se passe en entreprise. Un enseignant doit être auto-responsable. Il est responsable de lui-même, de ce qu’il dit et fait dans la classe et de ce qui se passe dans la classe. Tout cela ne peut être partagé. C’est ce qui fait la grandeur et la difficulté de votre métier. A mon humble avis, c’est à partir de ce principe de base qu’on peut éventuellement construire une utopie.

Je voudrais terminer, Zorglub, en vous disant que j’ai apprécié votre témoignage de l’autre jour et que, si vous avez une autre utopie à nous proposer, un matin d’humeur mutine, c’est avec plaisir que j’en prendrai connaissance.

Très cordialement,
Pacôme

Écrit par : Champi | 27 mars 2007

J'avais envoyé un mail à la FCPE concernant le BO de Gilles de Robien sur la méthode de lecture. Il est évident que j'étais en colère sur la désinformation concernant la lecture syllabique et la réaction de la FCPE.

Voici la réponse aimable de la FCPE

De: Thierry VOLCK
Date: ven. 10/03/2006 11:17
À: FCPE
Objet : RE : Reunion du 6/03/2006


Nous ignorons les conditions dans les quelles vos enfants apprennent à lire.
Mais vous ne pouvez vous fonder sur cette seule expérience pour en dégager des conclusions générales et caricaturer la position de la FCPE.
Le ministre lui-même, dans sa dernière proposition d'arrêté modifiant les programmes, est en retrait sur ses déclarations initiales.
Et ceci pour une bonne raison : l'apprentissage de la lecture, dont le ministre sait que c'est un sujet toujours porteur, n'est qu'un prétexte à un débat plus large, qui est d'ordre pédagogique : doit-on aider, de façon rigoureuse et programmée, l'enfant à s'engager résolument dans ses apprentissages, à prendre du goût à l'effort, ou suffit-il de décréter qu'il apprenne pour qu'il le fasse effectivement : cette dernière démarche n'empêchera pas d'apprendre les enfants qui peuvent bénéficier en dehors de l'école d'un soutien effectif. Quant aux autres...
Thierry VOLCK

Réponse très évasive, qu'en pensez-vous ? J'ai apprécié (oups) "Quant aux autres...."


Rapidement concernant la lecture :
La théorie n'est pas la pratique.

Avec la globale ou mixte : abstraction du décodage. (apprentissage visuel de mots, groupes de mots, phrases)

Avec la syllabique (alphabétique) : reconnaissance du graphème puis association graphème/phonème et NON l'inverse. Important.
Distinction des voyelles et consonnes.

L'orthographe s'apprend petit à petit (mission du primaire).
La grammaire s'associe logiquement au fonctionnement de la langue (si elle est bien enseignée). La grammaire a deux fonctions : comprendre les mécanismes de la langue et maîtrise de l'oral et de l'écrit.

Mais pour acquérir les automatismes, faut-il bien savoir lire, connaître ses lettres (combien d'enfants en CM2 ne maîtrisent pas l'aphabet ).

Non, le débat de la lecture n'est pas terminé et beaucoup oeuvrent dans ce sens.

Écrit par : Carole | 28 mars 2007

pour John Kerry, je veux bien que ce ne soit pas un vrai démocrate, mais j'aurais au moins aimé savoir pourquoi""
écrit par : Jérémy

Il y a maldonne car ce n'est pas cela que j'ai écrit:
J'ai écrit verbatim:

"'si les Américains n'ont pas voulu de Kerry, ce n'est pas parce qu'il est démocrate, un autre candidat aurait pu dégommer Bush!"''

Il me semble que c'est parfaitement clair! cela veut dire que si un autre démocrate était sorti des primaires ( Dean ou Howard) il est permis de se demander si Bush l'aurait emporté et je maintiens que Teresa Heinz, la Hilary hispanique, a contibué de façon significative à faire perdre le parti démocrate, et elle a aussi fusillé l'avenir politique de son mari.

La seconde question n'appelle donc pas plus de réponse que la première puisqu'elle la reprend en boucle.
("Et les trois prétendants démocrates actuels (dont Hilary) sont-ils de vrais démocrates ? Ce n'est meme pas rhétorique comme question, j'aime bien qu'on me précise les choses, mais j'insiste sur le terme préciser.")

Je pose une question à mon tour, car moi aussi j'aime la précision sémantique.
Qu'est-ce qu'un "vrai démocrate"? Dans la plupart des démocraties, ce terme est sans grande ambiguité, alors qu'en France il est devenu de plus en plus incantatoire. Le déficit démocratique y est tel que le concept a été bien dévoyé. Qui gouverne? quelle institution détient le pouvoir législatif? Le principe de la représentativité me semble bafoué au quotidien, à la fois par les diktats d'une énarchie toute puissante (et irresponsable, puisqu'elle n'est jamais sanctionnée par les urnes,) et par le fait que les instances représentatives sont les otages des syndicats qui les font reculer, avec un succès sans faille, dès qu'une loi les défrise et menace leur pré carré.

On peut difficilement prétendre dans ces conditions que la France soit un modèle de démocratie, ni de rien d'autre d'ailleurs, sinon peut-être de ce que lui reproche le reste du monde: son arrogance, son immobilisme et ce rejet viscéral d'un libéralisme dont elle est effectivement bien la seule à ne rien vouloir en entendre. Les Français en paient le prix au quotidien, et leur sort va continuer à empirer comme il le fait depuis trente ans. Il n'y a pas un seul candidat libéral parmi les 12, et pour cause car quiconque aurait l'inconscience de s'afficher comme tel serait cloué au pilori.

Le reste du monde continuera à regarder, toujours aussi incrédule, cet ex-grand pays, ce phare éteint de la civilisation occidentale, s'enfoncer toujours plus dans le chômage, la violence, et les "fractures" de tous ordres. Et bien-sûr, il y aura un nouveau désastre, un Sedan, un juin 40, un 1789, mais est-ce que l'oncle Sam et son 20eme de cavalerie seront encore une fois au rendez-vous?rien n'est moins sûr ! Car tant va la cruche à l'eau...

Écrit par : Cadichon | 28 mars 2007

Un Sedan ?
Le parallèle n'est peut-être pas approprié. La France de Napoléon III est plutôt prospère, le pays* paiera sans grande difficulté les indemnités exigées par Bismarck.
Seulement, la tête était pourrie, le petit était malade, son épouse aussi pourrait-on dire quant aux généraux ils comptaient les boutons au lieu réfléchir aux tactiques d'emploi de la toute nouvelle mitrailleuse ( qui ne nous donnera comme consolation que l'expression "tomber comme à Gravelotte").

* A propos de Thiers, lu récemment ce bon mot :
Un noble aborde Thiers et lui demande :
- Monsieur Thiers, de qui descendez-vous ?
Et Thiers de répondre :
-Moi, monsieur, je ne descends pas. Je monte.

Écrit par : Guillaume | 28 mars 2007

Guillaume ce que vous dites du Second, en pire, esttrès juste, mais la morgue et la nullité ABSOLUE de l'état-major franais fut une constante de 1815 à 1940. Infatués, sots, prétentieux, avides de prébendes, ultra-réactionnaires, les généraux d'état-major sont ls responsables directs des désastres militaires de la france de la IIIème république. Si la Guerre de 14 fut gagnée ,c'est grâce aux Alliés et à la vaillance extraordinaire, inhumaine des poilus. De Bazaineà Darlan ou Weygand en passant par Nivelle ou Pétain, c'est consternant. Le désert stratégique.

Écrit par : montaigneàcheval | 28 mars 2007

Oui, je sais, il y eut Faidherbe, De Gaulle, Leclerc, Koenig, Juin....mais rares furent ceux qui avaeint une vision politique de la guerre. La meilleure preuve: ce fut Guderian et non l'Etat-major français qui lut les écrits de De Gaulle sur les régiments de chars. Et qui les appliqua on sait avec quel terrifiante efficacité le 10 mai 40

Écrit par : montaigneàcheval | 28 mars 2007

"ultra-réactionnaires" ?

Et l'affaire des fiches ?
Et le général André ?
Ils étaient surtout très républicains parce que très lèche-cul et très cons...ce qui nous donnera en 14 le terme "limoger".

Et je rappelle encore ce bon mot de Pétain à qui on demandait si ces officiers allaient à la messe :
- Je n'en sais rien, je suis au premier rang*

* lui, qui n'y mettait jamais les pieds.

Écrit par : Guillaume | 28 mars 2007

Et puis De Gaulle n'a jamais été un grand penseur militaire...Le meilleur film sur la guerre de 1940 reste incontestablement ..." la 7ème compagnie".
Plaisanterie me direz-vous ?
C'est une compagnie de transmissions, par fil alors que les Allemands utilisent la radio, en liaison avec l'aviation (que De Gaulle intégrera discrètement dans ses éditions après-guerre).
Montcornet et surtout Abbeville sont des preuves indéniables d'absence de génie militaire. Guderian a peut-être lu Etienne, il n'aurait pas été aussi brillant s'il n'avait retenu que les enseignements de De Gaulle.

Écrit par : Guillaume | 28 mars 2007

Jeremy,
Mon post n'était peut-être pas assez explicite.
Je suis mille fois de votre avis. Le programme Viala - un ramassis d'abstractions dont certaines sont véritablement à gerber - peut s'enseigner en quelques heures de cours magistral. Il n'y a d'ailleurs que cette solution, car il est strictement impossible de s'appuyer sur une démarche personnelle des élèves, pour la bonne raison qu'ils ne comprennent plus rien aux textes littéraires. Je viens d'en avoir l'illustration avec un élève de première S que j'ai accepté d' aider à préparer son bac de français. Son professeur, qui, en plus, paraît enfermée dans sa bulle ( elle s'exprime dans un langage hermétique dont les élèves comprennent un mot sur quatre!), leur a fait , conformément aux instructions officielles, un beau chapitre sur le biographique (l'un des "Objets d'étude " au programme). Elle leur a donc expliqué le début des Confessions, celui des Essais, et toute une série de textes relatifs à l'autobiographie.
Le problème, c'est que ces prétendues "explications" sont toutes des "lectures méthodiques", c'est-à-dire des "commentaires de texte", c'est-à-dire des exposés, certes brillants, sur les trois ou quatre centres d'intérêt du texte. Ce dont ce collègue, apparemment, est loin de se douter, c'est que c'est la lettre même de ces textes qui échappe complètement aux élèves: ceux-ci auraient besoin, au préalable, qu'on leur explique en détail le début des Confessions, avant d'articuler des considérations savantes sur le "biographique". En l'absence de telles explications détaillées, tout simplement et tout modestement "linéaires", les élèves ne saisissent rien ce que dit le professeur. C'est d'ailleurs le témoignage de cet élève: "En cours de français, personne ne comprend rien! On écrit , en attendant que le cours soit terminé."
J'ai fait avec lui l'explication "linéaire" de ce texte: cela a pris une bonne heure. Il a découvert que le texte avait un sens, et cette découverte a semblé le réconcilier avec la littérature et même le mettre d'assez bonne humeur! Il faudrait en faire de même pour tous les textes que le professeur en question a mis dans ses "corpus" - encore un terme à gerber! -, faute de quoi les élèves n'ont qu'une seule ressource, apprendre par coeur et sans rien y comprendre des cours qu'ils ont "grattés".
En un mot, MM.Viala et consorts, cette fine fleur de la didactique du français, ont renforcé ce qu'ils prétendaient combattre: le psittacisme!
Ne serait-il pas urgent d'en finir avec ces "objets d'étude" qui sont la croix des professeurs et des élèves et d'en revenir à une formule du bac de français qui privilégie l'explication des textes?

Écrit par : Jean | 28 mars 2007

Jean, nous sommes donc bien d'accord, vous m'en voyez ravi :-)
Pour Cadichon, je comprends donc que Kerry a été desservi par son épouse, la reine du ketchup, mais il n'y a donc pas d'autre raison à son échec ? Car vous dites que si les Américains n'en ont pas voulu, ce n'est pas parce qu'il était démocrate, mais vous ne dites pas alors pourquoi ils n'en ont pas voulu (juste pour Theresa Heinz?). Moi personnellement il ne me semblait desservi que par son indécision et effectivement ses liens avec le grand capital, mais y avait-il autre chose ?

Écrit par : Jérémy | 28 mars 2007

Jérémy, Kerry, d'après ce que m'en ont dit mes amis américains, c'est "a Royal bore !"

Philippe

Écrit par : Philippe | 28 mars 2007

Salut à tous,
quelques petites réactions à vos dernières interventions :
-en toute camaraderie, Toto me fatigue, à insulter continuellement Christophe. Les plaisanteries les plus courtes ... Et s'il pouvait développer un peu ses affirmations pour les rendre intelligibles à des simplets comme moi, comme L&L comme réponse miracle à toutes les questions, ce serait bien...;
-persister à opposer dogmatiquement globale et syllabique me fatigue aussi : je trouve que ça revient à opposer l'empilement des parpaings à l'emploi du ciment pour des élèves maçons; d'ailleurs, pardon pour mon incompétence, mais je n'ai toujours pas compris comment on lisait monsieur en syllabique;
-je ne connais pas bien les programmes de français du secondaire, mais ceux du primaire et le dégoût pour le français de tous les ados que je connais (à l'exception d'une petite surdouée) m'en laissent présumer l'aridité (à l'iufm, nous avions eu un amphi sur le secondaire animé par un personnage qui incarnait physiquement le dogmatisme aveugle dont ils sont empreints);
-je suis un peu surpris de la faiblesse des réactions quant à la directrice malmenée à Paris, et surtout quant aux circonstances qui l'ont conduite en garde à vue. Je crois que dans le même contexte, j'aurais été mis aux fers aussi, mais peut-être ne suis-je pas au courant des circonstances exactes.

A part ça, un petit témoignage : deux conversations hier sur le même sujet (le principal), à savoir comment s'en sortir avec nos "boulets", l'une avec mes jeunes collègues du moment dans mon école de ZEP, l'autre avec mes ex-collègues de PE2, et une même conclusion des unes et des autres : pour réussir à faire travailler quand même leurs classes, elles ont renoncé à se préoccuper réellement de leurs élèves en perdition. Voilà le résultat très répandu, certes peu glorieux mais là honnêtement assumé, du meilleur des mondes meirieuïque.

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

Grande nouveauté (pardon de rajouter encore un sujet à ceux déjà nombreux qu'on a évoqués) :
Bernard Lahire (du même nom que le valet de coeur) vient de lancer l'idée d'introduire la sociologie comme matière d'enseignement au primaire... Hum. Voilà ce qu'il en dit, suivi d'un joli lien video pour le voir dire ça en vrai :

Au moment où l'on évoque publiquement de plus en plus fréquemment la nécessité d'une « formation à la citoyenneté », et où l'on n'envisage généralement de répondre à cette exigence que par le retour à un enseignement de la morale ou par l'éducation civique, les sciences humaines et sociales doivent revendiquer haut et fort leur place au coeur de cette formation: le relativisme anthropologique (relativisme méthodologique qui n'a strictement rien à voir avec un indifférentisme éthique), le mode de pensée relationnel (opposé à toutes les formes d'essentialisme), la prise de conscience de l'existence d'une multiplicité de « points de vue » liée aux différences sociales ou la connaissance de certains « mécanismes » et processus sociaux (et non la seule visite guidée des institutions officielles de la République), tout cela pourrait utilement contribuer à former des citoyens qui seraient un peu plus sujets de leurs actions dans un monde social dénaturalisé, rendu un peu moins opaque, un peu moins étrange et un peu moins immaîtrisable.

Si vous n'avez rien compris à ce texte, voici une session de rattrapage :
http://autrecampagne.blogs.liberation.fr/autrecampagne/2007/03/test.html

Bon courage !

Écrit par : Jeremy | 28 mars 2007

montaigneàcheval
que dire de la conquête de l'Algérie
Bugeaud ne faisait pas partie de l'état-major Frenchie?
(L'Algérie n'a rien rapporté à la France , elle n'en a pas profité?)

Écrit par : derouin | 28 mars 2007

A propos de ce que nous soumet Jeremy, c'est l'habituel oubli que nous avons affaire à des petits enfants avides de découverte mais qui ont besoin de notions simples bien installées, que les "sujets de leurs actions" qu'ils deviendront pourront enrichir et complexifier à loisir. Cet aveuglement m'étonnera toujours.

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

"Le dégoût du français est général chez les ados que je connais".
C'est vrai, et c'est normal, vu la façon dont on le leur a présenté!
Une grande victoire des didacticiens, que d'avoir écoeuré du français une génération entière !

Ce serait facilement rattrapable, pourtant, en refaisant de la grammaire avant toute chose, de l'orthographe, de la conjugaison, des dictées, des rédactions, de vraies dissertations, des explications de texte, de l'histoire de la littérature (Lagarde et Michard ou Henri Mitterand), le tout cloisonné et archi-cloisonné, et surtout en envoyant aux orties le charabia didactique!
Les manuels actuels de français de collège et de lycée, où s'épanouit la lourdeur pédante et vaine de l'IUFM, sont strictement inutilisables. J'ai invité mes collégiens à les entreposer sur une étagère de leur chambre, à les dépoussiérer de temps en temps, et à les rapporter le 30 juin. Je ne vois pas ce qu'on peut en faire d'autre, à part s'en servir pour caler des meubles.

Au fait, "monsieur" se lit d'abord en alphabétique "m-on" , "s-i", "eu", puis en syllabes "mon - si -eu".
On explique ensuite à l'élève que dans ce mot, "mon" se lit exceptionnellement "me", et que la lettre finale "r" ne s'entend pas. Ce doit être faisable, non?

Écrit par : Jean | 28 mars 2007

"Cet aveuglement m'étonnera toujours".
L'enfant, Perceval, est le grand absent de la pensée "pédagogiste".
Le triste Meirieu et sa cour de malfaisants sont tellement obsédés par la "société nouvelle" qu'ils veulent bâtir qu'ils ne voient dans l'enfant que l'adulte formaté qu'ils espèrent bien en faire.
L'univers "pédago" est étouffant. La pensée y est corsetée. Les "objets d'étude" du nouveau bac de français relèvent de la même idéologie.
"Pédagos", didacticiens", même combat pour l'obsurantisme!

Écrit par : Jean | 28 mars 2007

C'est faisable et c'est ce que je fais. Je veux juste dire que cette guéguerre, une fois abattue l'idéologie, apparaît un peu vaine, car pour se souvenir que monsieur se lit monsieur et que la règle habituelle ne s'applique pas, il faut déjà avoir identifié globalement le mot monsieur. On n'échappe pas au recours à un peu de démarche globale, même si c'est dans le souci d'automatiser le déchiffrage...

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

"mais je n'ai toujours pas compris comment on lisait monsieur en syllabique;"

Tu as un gros problème !

Surtout si tu commences ton enseignement par là....

Je pense que tu as encore beaucoup de chose à apprendre !

Écrit par : toto | 28 mars 2007

Il paraît, Perceval, qu'on ne lit jamais "globalement" le mot , même si on quarante ans de pratique de la lecture derrière soi, mais qu'il y a toujours un balayage alphabétique, lequel est, évidemment, hyper-rapide.
Ce sont les plus grands spécialistes actuels qui le disent ( c'est-à-dire pas le médiocre Goigoux, ça, c'est sûr!).

Écrit par : Jean | 28 mars 2007

"On n'échappe pas au recours à un peu de démarche globale, même si c'est dans le souci d'automatiser le déchiffrage..."

La syllabique c'est globale ...

"BA" c'est globale
"Monsieur" C'est global

La progression c'est autre chose ................

Écrit par : toto | 28 mars 2007

Oui, oui, Jean, je sais et je suis d'accord. Si je prononce abusivement le mot global, c'est par raccourci et pour m'amuser à provoquer un brin. Quant à Toto, je trouve sa suffisance un peu pénible. Je suis arrivé sur ce blog avec mon inexpérience en bandoulière, et il est inutile de me la rappeler. Ce que je sais en revanche, c'est qu'on n'a jamais fini d'apprendre, à condition de ne pas se convaincre qu'on a déjà tout compris à tout. J'ai encore beaucoup à apprendre, mais je sais déjà qu'on ne fait rien passer en se laissant aller à être cassant gratuitement.

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

"mais je sais déjà qu'on ne fait rien passer en se laissant aller à être cassant gratuitement"

Maissi maissi :o)))))))))))) Tout dépend du zélève que tu as en face .....
Si celui-ci te dit qu'il commence son cour avec les CP par "Monsieur" tu lui casses la tronche direct ... Pas la peine de parler ... Il va vite comprendre ....

Écrit par : toto | 28 mars 2007

Je ne sais pas avec quelle méthode tu as appris à lire, mais je ne sais pas où tu as pris que je commençais quoi que ce soit par "monsieur". C'était juste un exemple parmi bien d'autres. J'aurais pu dire "et", ou "femme", ou "bien"...

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

Et puis, expérience ou pas, casser la tronche ne fera jamais partie de mes méthodes, quel que soit le zélève, même toi, et même si tu préfères déformer ce qu'on dit au profit de tes fixettes.

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

Il est clair, Peceval, qu'en début de carrière on n'a pas encore beaucoup d'"expérience". Mais cela , c'est normal, et je dirai que c'est ce qui fait que nous ne sommes pas des robots ( c'est aussi pour cela que les fausses sciences de l'éducation, qui voudraient formater les professeurs, ne servent à rien) Chaque professeur se forge son "expérience" avec les années. Du reste, l'intérêt tout à fait unique de ce métier, c'est que chaque jour, pour ne pas dire chaque cours, demeure nouveau, et cela pendant toute une carrière.
Mais ne pas avoir beaucoup d'"expérience" n'empêche pas d'avoir beaucoup de "clairvoyance". Natacha Polony, agrégée de Lettres, n'a pas trente ans, il me semble. Rachel Boutonnet, institutrice, non plus. Et combien d'autres!
En matière de lutte anti-"pédagos", l'âge ne fait rien à l'affaire. "Aux âmes bien nées..."!

Écrit par : Jean | 28 mars 2007

Les propos de Monsieur Bernard Lahire concernant l'enseignement me laissent assez perplexe.

Souhaite-t-il que l'on enseigne la sociologie à l'école primaire ou au collège plutôt que ce qu'il appelle de "petites choses" (comme il y va !), à savoir la grammaire, la lecture, l'écriture...et les règles élémentaires du comportement social (il éprouve une véritable répulsion, on ne sait pourquoi pour le mot "morale").

Je ne pense pas qu'il soit non plus inutile de s'interroger sur les méthodes (globale ou alphabétique).

Je ne suis pas maçon, mai j'ai toujours pensé qu'il fallait commencer la construction d' une maison à partir des fondations.

Apparemment, les sociologues en savent beaucoup plus long. Mais les enfants, si on en juge par le taux d'illetrisme à l'entrée en 6ème (autre problème annexe sans doute) ne s'en portreront pas mieux.

Je souhaite, comme Monsieur Bernard Lahire que le plus grand nombre possible de gens accèdent au savoir, à la culture et au "monde des Lumières". Encore faudrait-il qu'ils aient acquis les bases de la lecture et de l'écriture et qu'ils connaissent et si possible observent les règles élémentaires de la vie en société, sans lesquelles la "culture" sombre dans la barbarie.

Encore faudrait-il sortir du "relativisme" sociologique.

Écrit par : Robin | 28 mars 2007

Au fait, "monsieur" se lit d'abord en alphabétique "m-on" , "s-i", "eu", puis en syllabes "mon - si -eu".
On explique ensuite à l'élève que dans ce mot, "mon" se lit exceptionnellement "me", et que la lettre finale "r" ne s'entend pas. Ce doit être faisable, non?

Ecrit par : Jean | 28 mars 2007

Tout à fait faisable. Aucun problème, avec 100 % des élèves qui ont fréquenté mon CP. En plus, ils adorent ce genre de subtilité.

Écrit par : catmano | 28 mars 2007

illettrisme avec deux l (ailes ?) et deux t !

Écrit par : Robin | 28 mars 2007

"je ne sais pas où tu as pris que je commençais quoi que ce soit par "monsieur". C'était juste un exemple parmi bien d'autres."

"même si tu préfères déformer ce qu'on dit au profit de tes fixettes"

Qui déforme l'autre ?

Où t'as lu que je disais que tu commençais par "Monsieur" ?

Je ne sais pas ce que tu as eu comme méthode au CP, mais ce ne devait pas être terrible ...

Écrit par : toto | 28 mars 2007

"C'était juste un exemple parmi bien d'autres. J'aurais pu dire "et", ou "femme", ou "bien"..."

Pareil, progression progression progression PROGRESSION


Moi aussi j'ai le droit de donner des exemples ? ou pas ?
ref:Si celui-ci te dit qu'il commence son cour avec les CP par "Monsieur" tu lui casses la tronche direct ... Pas la peine de parler ... Il va vite comprendre ....
C'est un exemple ....

Écrit par : toto | 28 mars 2007

Un vrai boulot à plein temps, de pallier à l'absence de Christophe pour donner du grain à moudre à Toto !

"Si celui-ci te dit qu'il commence son cour avec les CP par "Monsieur" tu lui casses la tronche direct ... "

Cette fois, c'est sûr, Toto, tu ne fréquentes ce blog que sous l'emprise de substances prohibées.

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

Le décalage entre les messages rend encore plus absurdes nos absurditudes.

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

Tout à fait faisable. Aucun problème, avec 100 % des élèves qui ont fréquenté mon CP. En plus, ils adorent ce genre de subtilité.

Ecrit par : catmano | 28 mars 2007

Et vous leur expliquez aussi que "mon", c'est l'adjectif possessif singulier (pluriel "Messieurs" "mes...sieurs"...et que "sieur" (on dit encore parfois ironiquement le "sieur" untel) vient de "sire" ? ...Et que l'on dit "sir" en anglais pour dire monsieur ?

Et vous leur dites que pendant la Révolution on ne disait pas "monsieur" (abolition de la noblesse), mais "citoyen" ?

On peut faire un cours de grammaire, de vocabulaire, d'initiation à l'anglais et d'Histoire en dix minutes...C'est-y pas beau ?

Catmano, pourquoi est-ce que vous ne remplaceriez pas Bernard Lahire à l'IUFM de Lyon ?

Écrit par : Robin | 28 mars 2007

"Je ne sais pas ce que tu as eu comme méthode au CP, mais ce ne devait pas être terrible ..."

Daniel et Valérie

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

Avec les âneries que tu sors, si tu ne prends rien de prohibés, c'est veugra ma poule !

Écrit par : toto | 28 mars 2007

"Daniel et Valérie

Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
"

wwwwwww@@@@@@@@rrrrrrrrffffffff

Tout s'explique :o)))))

Écrit par : toto | 28 mars 2007

"Et vous leur expliquez aussi que "mon", c'est l'adjectif possessif singulier (pluriel "Messieurs" "mes...sieurs"...et que "sieur" (on dit encore parfois ironiquement le "sieur" untel) vient de "sire" ? ...Et que l'on dit "sir" en anglais pour dire monsieur ?

Et vous leur dites que pendant la Révolution on ne disait pas "monsieur" (abolition de la noblesse), mais "citoyen" ? "

C'est pile-poil ce que je fais (sous forme de digression), et ça leur plaît beaucoup, parce que, je crois, ça contribue à donner du sens (pardon pour le gros mot) à ce qu'ils font en classe.

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

Catmano, pourquoi est-ce que vous ne remplaceriez pas Bernard Lahire à l'IUFM de Lyon ?

Ecrit par : Robin | 28 mars 2007

Parce que je suis très bien dans ma petite classe, avec mes petits élèves et parce que j'ai conscience de mon peu de culture et de mon incapacité totale à exposer ce que j'ai à dire à l'oral, à me mettre en avant et à avaler des couleuvres.

Écrit par : catmano | 28 mars 2007

" (pardon pour le gros mot) "
Triste "sire"

Écrit par : toto | 28 mars 2007

" (pardon pour le gros mot) "
Triste "sire"

Développe, j'ai pas compris...

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

"Le dégoût du français est général chez les ados que je connais".

A lire ce lugubre constat, je me dis que, sur cet aspect là, enseigner en primaire est un immense privilège.

Les élèves que j'ai connus, dans leur immense majorité, se sont toujours montrés fort gourmands des plaisirs du français (y compris en ZEP).

La grammaire, en particulier, semblent les fasciner. A l'évidence, les plus faibles comme les plus forts y trouvent leur compte, et sont très curieux de découvrir le fonctionnement de leur langue.

Pour ce qui est de l'orthographe, la plupart du temps, c'est avec une mine réjouie qu'ils sortent leurs affaires à l'annonce d'une dictée. Et ils sont très demandeurs, à de rares exceptions près, des exercices du Bled, qu'ils considèrent comme des jeux.

Quant à la littérature, les enfants tombent quasiment tous amoureux des beaux textes, à condition bien sûr qu'on daigne les partager avec eux.

Je me souviens d'une classe de CM, en ZEP, qui avait succombé aux charmes d'une anthologie de la poésie française, empruntée à la bibliothèque par l'une des élèves, et qui me présenta une jolie requête : l'autorisation de choisir dans ce livre, de temps en temps, les poésies de la classe. Je me fis aussitôt le plaisir, pour une fois, de sacrifier au saint principe de "l'apprenant au centre". Quelle délectation que de voir ses élèves gentiment s'étriper pour arbitrer entre Vigny, Ronsard, Verlaine, Lamartine, La Fontaine, Hérédia, Verhaeren, Rimbaud, Baudelaire... !

Qu'il était attendrissant de regarder leurs visages concentrés, leurs petits doigts tambourinant doucement sur la table, lorsqu'ils comptaient les pieds pour savoir s'ils devaient faire chanter tel "e" ou non...

Quant à La Fontaine... on ne dira jamais assez combien est encore immense son pouvoir de séduction. Il faut voir la mine réjouie d'un écolier qui découvre une nouvelle fable... puis qui commence à en déguster les mots comme des bonbons.

Écrit par : Un hussard | 28 mars 2007

"Développe, j'ai pas compris..."
Bonne démarche, il y a du mieux....

Arrête de nous prendre pour des cons ....
"ça contribue à donner du sens (pardon pour le gros mot)"

Qui t'as dit que l'on est contre le 'sens' ?
Tu me fais penser à Sibille ! évite .....

"C'est pile-poil ce que je fais (sous forme de digression), et ça leur plaît beaucoup, parce que, je crois, ça contribue à donner du sens (pardon pour le gros mot) à ce qu'ils font en classe."
Facile, après coup de dire :" tiens c'est exactement ce que je fais" Alors que tu poses la question genre "comment on fait"

Écrit par : toto | 28 mars 2007

Bon, moi, je développe : si "triste "sire" " se veut autre chose qu'une kolossale finesse, est-ce que c'est parce que je dis "donner du sens" ou parce que je fais mine de m'en excuser ?

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

Bernard Lahire est à l'IUFM de Lyon?
Tout s'explique!
Encore un à qui Meirieu a fait tourner la cervelle!
Quel gâchis d'intelligence!
Il est vrai que Trévoux et son Journal ne sont pas loin!

Écrit par : Jean | 28 mars 2007

Merci pour l'explication, mais pour le reste, j'ai vraiment du mal à te suivre : quel rapport entre les commentaires autour de "monsieur", et le débat syll/glob pour lequel, là oui, je posais une question ? Et pourquoi toujours de l'invective qui frise l'insulte ? Et pourquoi ce genre de petit procès ridicule, genre "facile" ? Je ne suis pas là pour chercher à faire le malin, si j'ai dit pile-poil, c'est parce que pile-poil. Et de quel droit enrôler les gens de ce blog pour tes causes (pas toujours limpides) avec tes "nous" et tes "on" dont je note que je n'en fais pas partie et que je suis assimilé, par ta manie de l'amalgame, à je ne sais quelle nébuleuse.
Bref, tant va la cruche à l'eau qu'à la fin tu me les casses.

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

Si j'affectais de considérer "sens" comme un gros mot, c'est justement, pour aller dans ton (pardon, votre) sens, parce que je l'ai trop entendu galvauder par certains formateurs qui se l'arrogent comme un monopole, alors qu'ils le dévoient en en faisant un fourre-tout à toutes sortes de bêtises ou une arme contre leurs contradicteurs.

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

L'enseignement vu par Bernard Lahire , sociologue, professeur à l’Ecole Normale Supérieure Lettres et sciences humaines et directeur du Groupe de recherche sur la socialisation GRS-CNRS.

Désolé, Jean, j'ai lu un peu vite. L'Ecole normale supérieure, c'est bien à Lyon, mais ce n'est pas l'IUFM.

Mais c'est encore plus inquiétant.

Ils précisent sur le blog de "Libération" qu'ils n'invitent que des personnalités de gauche. Comme chacun sait, les autres n'ont pas de cerveau.

Écrit par : Robin | 28 mars 2007

Présidentielle: les intellectuels ont un programme
Chaque jour, un chercheur ou un universitaire de gauche s’invite dans le débat et propose une nouvelle idée... Portraits d'idées, un vidéoblog réalisé par Libération.

...Chaque jour une nouvelle idée ! On attend impatiemment la prochaine ! Que des intellectuels de gauche on vous dit !...Les autres c'est caca ! Et des intellectuels de gauche qui ne se servent que de la partie gauche de leur cerveau ! i

Écrit par : Robin | 28 mars 2007

"Et pourquoi toujours de l'invective qui frise l'insulte ?"

Tu mets ton sens !

Je t'ai proposé un cactus ? pas que je sache !

Écrit par : toto | 28 mars 2007

Rien à voir : puis-je profiter des connaissances des intervenants pour comprendre pourquoi la France est souvent accusée d'être au moins complice du génocide rwandais ? J'avoue ne jamais avoir pris le temps de me pencher sérieusement sur cette question, et que je ne sais pas quoi penser face à ceux qui en concluent carrément qu'elle est le principal responsable, sinon que ça m'apparaît à priori absurde et que ça procède une fois de plus d'un racisme prétendument anti-raciste qui veut que les Africains soient bien incapables d'être responsables de leur sort ?

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

Ce n'est pas l'IUFM de Lyon, mais c'est quand même Lyon, et la proximité de Meirieu...

Écrit par : Jean | 28 mars 2007

Toto : "Et pourquoi toujours de l'invective qui frise l'insulte ?"
Tu mets ton sens !

Toujours Toto :"Avec les âneries que tu sors...",
"Triste "sire",
etc.

Comprenne qui pourra, moi, je renonce .

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

J'ai lu quelque part, aux chiottes, ce matin ,dans un hebdo..."Marianne" peut -être???? sais pas, cette phrase lumineuse "...supprimer les IUFM" La caresse de ce verbe avec ce doux infinitif en er, venant gougnoter le ZI de Ziufm...on ne peut qu'être séduits.....
Supprimer les IUFM et l'UMP par-dessus le march. Quel ressort cela procurerait à notre démocratie souffreteuse et pousse-mégots.

Écrit par : montaigneàcheval | 28 mars 2007

Rien à voir : puis-je profiter des connaissances des intervenants pour comprendre pourquoi la France est souvent accusée d'être au moins complice du génocide rwandais ?

J'ai aussi entendu dire qu'en remontant plus loin, c'était de la faute des pères missionnaires belges qui auraient favorisé les Tutsis par rapport aux Hutus.

Je pense , hélàs, que la France est bel et bien impliquée elle aussi.

Puisque nous parlons de l'Afrique, je suis étonné par le peu de réactions en France à l'assassinat (il n'y a pas d'autre mot) en Côte d'Ivoire des soldats français retranchés à l'intérieur du lycée Descartes et bombardés par les avions de chasse du président Gbagbo (il y a eu une émission très tard à la télévision sur le sujet et quelque articles dans la presse).

...En réalité, nos soldats ont fait les frais d'une querelle de personnes entre Jacques Chirac et Laurent Gbagbo.

...Et les dessous de cette histoire sentent très très mauvais.

Il serait peut-être temps de changer de politique en Afrique, de cesser d'en faire la "chasse gardée" de l'Elysée et que le parlement français ne soit pas systématiquement court-circuité.

Écrit par : Robin | 28 mars 2007

Ne comprenant rien à rien, comme on-nous-vous le sait tous, : ça apporterait quoi, concrètement, de supprimer les IUFM ?

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

"âneries"
une insulte ?

Moi aussi je laisse béton ...
On reprendra la conversation quand tu te seras reformaté le cerveau avec L&L .

Écrit par : toto | 28 mars 2007

Parce que je suis très bien dans ma petite classe, avec mes petits élèves et parce que j'ai conscience de mon peu de culture et de mon incapacité totale à exposer ce que j'ai à dire à l'oral, à me mettre en avant et à avaler des couleuvres.

Ecrit par : catmano | 28 mars 2007


Diverses personnes ont parlé de la formation ultra-rapide (quand il y en avait une) à l'apprentissage de la lecture à l'IUFM. Malgré ce que vous écrivez, tout le monde a pu lire que vous dominiez parfaitement le sujet et que votre expérience vous avait permis de rencontrer et résoudre les problèmes les plus variés avec les élèves.
Pourquoi ne pas faire de la formation dans un IUFM ? Cela serait hautement profitable aux futurs instituteurs. Sans parler d'écrire un livre...

Écrit par : Japhet | 28 mars 2007

Pour être IMF, il faut rédiger un mémoire, écrire tout un tas de choses toutes plus "politiquement et pédagogiquement correctes" les unes que les autres... Vous voulez ma mort ?

Écrit par : catmano | 28 mars 2007

Pour être IMF, il faut rédiger un mémoire, écrire tout un tas de choses toutes plus "politiquement et pédagogiquement correctes" les unes que les autres... Vous voulez ma mort ?

Ecrit par : catmano | 28 mars 2007 Ah non ! sûrement pas !

...Et prenez votre retraite le plus tard possible : " You are the right woman in the right place. "

Écrit par : Robin | 28 mars 2007

"Pour être IMF, il faut rédiger un mémoire, écrire tout un tas de choses toutes plus "politiquement et pédagogiquement correctes" les unes que les autres... Vous voulez ma mort ?"

Quenon, quenon !!! J'ignorais tout cela. On entend ou lit par contre que des gens faisant un vrai boulot de formateur dans les IUFM subissent des pressions de la part de leurs collègues qui sont dans le moule. Je ne vous souhaite absolument pas ça non plus. Et si Toto se portait volontaire à votre place ?

Écrit par : Japhet | 28 mars 2007

Oh ben non, pauvre Toto... Laissez-le donc s'occuper de son petit garçon et découvrir grâce à lui que rien n'est jamais tout blanc ou tout noir.

Écrit par : catmano | 28 mars 2007

Oui, mais vous imaginez Toto expliquant à Meirieu que l'important c'est la progression et que l'outil, c'est Léo et Léa ?
Il me semble avoir assez de bagoût pour clouer le bec à Saint-Philippe et à la Charmeuse aussi.
Cea ferait une belle situation de "remédiation", non ?

Écrit par : Japhet | 28 mars 2007

Le problème ici c'est que quand on reste 48 heures sans venir, on a de la peine à retrouver l'endroit où on s'était arrêté...
La meilleure méthode consiste à poster un message, n'importe lequel même si on n'a rien à dire! Donc excusez-moi, je ne fais qu'une visite avec marque-page. Bien le bonjour à tous.

Écrit par : dobolino | 28 mars 2007

IMF ou plus exactement PEMF
Avant de juger, de déformer, de condamner les PEMF il serait plus opportun de les consulter pour se renseigner sur leur travail, leurs missions. Heureusement ils ont élargi leur champ d'action en etant autre chose que des maîtres d'application.
Le CAFIPEMF est un certificat très difficile à obtenir, un des plus durs. Il ne s'agit nullement de se conformer à une idéologie ou à un formatage. Il s'agit d'exposer à la fois sa pratique et de l'analyser.
Certes il est plus facile pour Catmano de s'en moquer que de se risquer à le passer. Dommage car elle pourrait alors parler en connaissance de cause.
Une fois de plus cela ressemble à une chasse aux sorcières où si un jour vous aviez par malheur encore plus accès aux pouvoirs de la rue de Grenelle vous mettriez fin à cette catégorie. L'extermination n'est jamais une solution. Beaucoup de propos de rédacteurs de ce blog y adhèrent pourtant.

Écrit par : Yves | 28 mars 2007

"Et si Toto se portait volontaire à votre place ?"
Mais t'es maladeuuu !
Et pi je ne supporte pas les acides ...
Si Cat ne veut pas, elle n'a cas publier son bouquin (il faut être précis sur tout, certains ne savent pas lire entre les lignes,hein ;) ) .

Ils n'auront cas l'acheter.

Écrit par : toto | 28 mars 2007

Je ne me moque de rien. Je dis seulement : "Très peu pour moi." Je me suis battue pour pouvoir faire le métier que j'ai choisi et que ma famille trouvait trop dévalorisant pour moi. Mon rêve, c'est la classe unique, il n'y en a plus. Mon monde, c'est le sud d'un département tout en longueur avec une préfecture et donc un IUFM à plus de 90 km de chez moi. Je n'ai aucune envie de :
- passer mon temps sur l'autoroute la plus fréquentée de France ;
- enseigner à des adultes alors que j'ai choisi les petits enfants ;
- participer à des réunions à n'en plus finir ;
- changer d'avis comme de chemise au gré des ministres, des recteurs, des inspecteurs d'académie ;
- rédiger projet sur projet alors que je suis persuadée que la pédagogie dans une classe peut (doit) varier à l'infini selon les enfants que l'on reçoit...
La liste pourrait sans doute s'allonger mais j'avoue que je n'ai pas le courage de réfléchir plus que nécessaire sur ce problème.
Quant à une quelconque idée de chasse aux sorcières, de quelque bord qu'elle vienne, rien que d'y penser mon coeur se soulève, et je parle bien de mon coeur, pas de mon estomac. Les mânes de mes ancêtres se rebiffent à chaque évocation de n'importe quel "délit de sale gueule" ou de grandes oreilles.

Écrit par : catmano | 28 mars 2007

Yves, d'accord avec vous sur la réelle difficulté de devenir IMF et la vraie compétence de beaucoup d'entre eux, mais pouvez-vous affirmer qu'on est libre d'une pensée autonome, sans que des points de vues qui déplaisent soient assimilés à de l'incompétence ? Moi, à mon petit niveau de base, c'est ce qui m'a été le plus pénible en formation, d'autant plus que je venais d'une profession où plus on était déviant, original, indépendant, voire insolent dans son quant-à-soi, plus on était supposé capable. Il y a à l'EN une culture un peu totalitaire, et il n'est pas rare que ses contradicteurs trahissent leur regret, à gros trait, qu'il n'y ait pas de goulag où vous envoyer...

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

Catmano, pourquoi est-ce que vous ne remplaceriez pas Bernard Lahire à l'IUFM de Lyon ?

Ecrit par : Robin | 28 mars 2007

parce que j'ai conscience de mon incapacité totale à avaler des couleuvres.

Ecrit par : catmano | 28 mars 2007

Comme ça, ça suffit, Cat!

Écrit par : dobolino | 28 mars 2007

"Le CAFIPEMF est un certificat très difficile à obtenir, un des plus durs. Il ne s'agit nullement de se conformer à une idéologie ou à un formatage. Il s'agit d'exposer à la fois sa pratique et de l'analyser."
Si les IUFM sont peuplés de gens formidables, pourquoi certaines personnes disent-elles n'y avoir suivi qu'une formation très succincte à l'apprentissage de la lecture (voire n'avoir eu aucune heure dans ce domaine) ? N'y a-t'il pas un manque ?
Il existe des procédures de validation d'acquis pour diplômer les salariés qui veulent faire valoir leur expérience professionnelle. A la lecture des messages de Catmano, je réclame pour elle une équivalence au CAFIPEMF pour officialiser la reconnaissance de son expertise en apprentissage de la lecture (entre autres). Ses conférences, si elle en tenait, rendraient des services inestimables aux gens qui les suivraient.

Écrit par : Japhet | 28 mars 2007

Qu'il y ait des PEMF, (ou IMF, il y en a encore) très performants ne fait de doute pour personne. Sauf pour ceux qui pensent que tout est pourri, vendu, à jeter aux orties à partir du moment où les IUFM y sont partie prenante!
Montaigneàcheval, il y a une page qui suit celle de Natacha Polony dans le dernier numéro de Marianne; lui répondent Alain Finkielkraut, (vous savez, celui qui parle de l'équipe de France "black black black") et Gérard Aschieri, à peu près aussi haï en ces lieux que Meirieu ou Fracowiack. Bref, un vrai droit de réponse!
Concernant toto, Perceval, laissez tomber! Il joue ici à peu près le rôle de la coccinelle de Gotlib... En moins drôle, évidemment! Mais ne cherchez surtout pas à comprendre ce qu'il dit! Quand je pense qu'il traite Grandserre d'alcoolique!

Écrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2007

"Si les IUFM sont peuplés de gens formidables, pourquoi certaines personnes disent-elles n'y avoir suivi qu'une formation très succincte à l'apprentissage de la lecture (voire n'avoir eu aucune heure dans ce domaine) ?"

Parce qu'avec une formation d'une année scolaire moins les stages, on a juste le temps de bien vous faire comprendre que vous avez un revolver sur la tempe et que vous avez intéret à vous démener, dans le stress et l'insomnie, pour tout apprendre tout seul (ou plutôt en donner l'air) .

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

"Quand je pense qu'il traite Grandserre d'alcoolique!"

Ah ! Mon dieu !
wwwwww@@@@@@@rrrrrrrrrffffffff mdr de chez mdr
:o)))))

Écrit par : toto | 28 mars 2007

Ses conférences, si elle en tenait, rendraient des services inestimables aux gens qui les suivraient.

Entièrement d'accord. Nous avons tous été frappés par la rigueur, la clarté et la pertinence de son exposé. Mais je comprends aussi très bien pourquoi elle préfère rester avec "ses" enfants plutôt que de se disperser.

Ce qui est absolument scandaleux, c'est le peu de temps consacré à l'essentiel dans les IUFM : la formation des futurs instituteurs à l'apprentissage de la lecture et de l'écriture. C'est tellement énorme que je ne parviens pas encore tout à fait à y croire, mais les témoignages sont là.

Vraiment, ça me dépasse. Et ce prof de sociologie à Normale sup. qui veut faire de l'éducation à la citoyenneté avec des gosses qui ne savent ni lire ni écrire.

Écrit par : Robin | 28 mars 2007

...Comme si ça ne commençait pas par là...Mais évidemment, on préfère lire Bourdieu. Condorcet, c'est "ringard".

Écrit par : Robin | 28 mars 2007

Parmi les gens formidables en question, mon PIUFM d'histoire-géo : à mon sens, il n'a jamais prononcé une parole qui ne soit pas hautement pertinente (oui, je sais, Toto, à mon sens, tu parles d'un critère...). Il fait partie de la génération de ceux qui sont sans doute allés loin dans le "pédagogisme", mais aujourd'hui, il est surtout désabusé et inquiet de ce qu'il constate dans les classes qu'il visite. Ses cours étaient visiblement très préparés, on n'y trouvait à la fois les éléments de contenus, les démarches à suivre, les questions que ça posait, etc. Bref, tout ce qu'on pouvait attendre. Or, mes petits camarades n'ont jamais pris la peine de l'écouter : son style ne leur revenait pas, et il ne distribuait pas progressions et fiches de prep' clé en main. Au point qu'une fois validés, il ne faisaient plus que des sudokus, journal ouvert sous son nez. Les formateurs d'IUFM ont donc parfois le dos large...

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

"Ce qui est absolument scandaleux, c'est le peu de temps consacré à l'essentiel dans les IUFM : la formation des futurs instituteurs à l'apprentissage de la lecture et de l'écriture. C'est tellement énorme que je ne parviens pas encore tout à fait à y croire, mais les témoignages sont là."

Ca, pour le coup, c'est vrai de vrai : l'horaire de français est conséquent, mais pour une large part consacré au culte du moment qui est la Littératuredejeunesse, sa vie, son oeuvre, sa piscine chauffée,... (quand le mot est prononcé, prière d'afficher l'extase sur son visage, comme pour un certain nombre de formules magiques)

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

A propos, pour ceux que ça intéresse et qui n'en disposaient pas, où je constate que je n'avais pas rêvé en vous disant il y a quelques jours que les fables de La Fontaine étaient une nouveauté (!) par rapport à 2002 :

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Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

" (oui, je sais, Toto, à mon sens, tu parles d'un critère...)."
Déjà tu en as conscience, c'est bien ...
Parce que, franchement, lire ça :
"C'était juste un exemple parmi bien d'autres. J'aurais pu dire "et", ou "femme", ou "bien"..."
Moi, ça me fout les boules, cela signifie que tu n'as rien compris à la progression ... Tu as dit que tu avais un CP ...
Donc:
Combien d'élèves?
Combien lisent "suffisamment"?


"Or, mes petits camarades n'ont jamais pris la peine de l'écouter "
Bon, tu n'en dis pas assez ... Ils ont eu quoi au CP ...

Écrit par : toto | 28 mars 2007

La même en plus digeste pour votre ordi :

http://eduscol.education.fr/D0102/liste-litterature-c3-sept-04-8champs.xls

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

"Parce qu'avec une formation d'une année scolaire moins les stages, on a juste le temps de bien vous faire comprendre que vous avez un revolver sur la tempe et que vous avez intéret à vous démener, dans le stress et l'insomnie, pour tout apprendre tout seul (ou plutôt en donner l'air) ."

Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007

Beaucoup de stagiaires confirment que quelques mois de formation, c'est effectivement assez succinct! Je l'ai dit également nombre de fois ici, mais pensez donc! La parole d'un PIUFM en ces lieux...
Qu'il y ait par ailleurs des choses à améliorer dans l'organisation de ces quelques mois, personne n'en doute. Mais ce qu'il faut avant tout, c'est évidemment rendre cette formation plus conséquente.
Merci à Perceval, en tous cas!

Écrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2007

Toto, tu vois des significations partout, tu ne cesses pas d'agresser, tu me gonfles, je ne te parles plus, et je plains tes élèves.

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

Dès qu'on parle des choses qui fâchent, il n'y a plus personne..

Cela ne m'étonne pas......... J'imagine bien ton monde à lire !

Écrit par : toto | 28 mars 2007

PIUFM, c'est un mot valise entre pion et pignouf ?

Écrit par : Jérémy | 28 mars 2007

Tu ne parles pas, tu éructes. Je ne t'ai encore jamais lu prendre la peine d'écrire quelque chose de clair. Tu te comprends, et ça semble te suffire. Sauf qu'on a du mal à comprendre d'où tu tiens tes inébranlables certitudes, du haut desquelles tu te permets de villipender ceux qui tentent de questionner ce qu'is croient savoir. L'absence de doute que tu feins d'afficher ne te fait pas apparaître à ton avantage.

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

PIUFM, professeur d'IUFM (prononcer pioumf)

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

"où je constate que je n'avais pas rêvé en vous disant il y a quelques jours que les fables de La Fontaine étaient une nouveauté (!) par rapport à 2002" : pan sur le bec, vous l'aurez peut-être constaté...

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

Re-pan sur le bec : c'est bien ça :les fables de La Fontaine ne sont apparues au programme qu'en 2004. Avant, il convenait d'étudier celles d'Esope.

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

Désolé, Christophe, mais je dois ajouter qu'à l'opposé, le prof de philo était un sinistre con, doublé d'un fumiste intégral, qui a eu le culot de briguer le poste de coordonnateur après que le Directeur, type hautement valable, l'eût libéré de la redoutable cinglée qui l'occupait.

Écrit par : Perceval | 28 mars 2007

Aujourd'hui je me suis fait traiter de raciste par un élève perturbateur (un merdeux qui dit tout haut qu'il est là pour fiche le bordel dans mon cours, mais qui est assez comédien pour passer du diable à l'ange; je suis certain que vous en connaissez tous chers collègues...) à qui j'avais demandé de regagner sa place pour travailler. Se tournant vers ses deux copains d'origine maghrébine comme lui avec qui il tapait la discute et riait (tous trois ont prononcé ces derniers mois des propos antisémites à l'attention d'une adolescente de ma classe qui en a pleuré), il dit: "De toute façon il n'aurait rien dit aux Français". Voici donc un gars de 16 ans né en France qui se dit plus Algérien que Français qui me balance ça à la tronche. Je réagis, je mets violemment les points sur les "i" et à la fin du cours nous allons voir le proviseur. Tout d'abord, il fait les gros yeux, il demande la version des uns et des autres, dit que ce n'est pas bien, qu'il ne veut ni racisme ni antisémitisme dans son établissement, rajoute que je suis une personne hors de tout soupçon xénophobe (et l'élève de répondre: "Moi je ne suis pas dans sa tête, je ne le sais pas s'il est raciste ou non".), montre les muscles ("Vous avez dit des choses graves"); puis, se tournant dans ma direction, l'élève étant toujours avec nous: "Mais vous savez, ces jeunes ils rencontrent des difficultés dans la vie de tous les jours. Quand ils vont dans des magasins, par exemple, on les regarde bizarrement. Et ça, ça leur fait mal à l'intérieur. Alors ils répondent comme ça, croyant qu'on les agresse sans aucun doute. C'est facile et un peu bête.
- Voyons, certains en jouent alors que tout va bien pour eux (l'élève en question ne vit pas dans un milieu modeste, mais fait partie de la nouvelle bourgeoisie issue de l'immigration)...
- Bon, mon petit, j'espère que vous avez bien retenu la leçon. Je demande à votre enseignant de vous reparler et de savoir où vous en êtes. Et selon votre réflexion la punition changera..." Les bras m'en tombent encore. Je n'ai pas voulu sortir du bureau sans avoir au moins dit: "Jeune homme, je vais employer un grand mot: en me traitant de raciste, vous avez touché à mon honneur".

J'en parle un à ami professeur qui me dit: "Vote Le Pen le 22 avril, soulage-toi (dans le sens scato, j'imagine). De toute façon, le lendemain, tout le monde descendra dans la rue pour gueuler s'il est au 2d tour". Je n'ai plus envie de penser. L'adolescent / l'enfant est un dieu; et je n'ai qu'à me taire.

Écrit par : Pendariès | 28 mars 2007

Tu ne devrais pas te laisser démonter par deux débiles (trois, avec ton collègue)... Moi, quand je frôle ce genre de vertige, je me rattrappe en mettant ça sur le compte de la connerie bien grasse. D'ailleurs, ma meilleure copine, qui incarne l'inverse et qui est d'origine marocaine, vomit le genre de p'tit con dont tu parles. Donc, heureusement, il n'y a pas que la connerie qui soit internationale.

Écrit par : Perceval | 29 mars 2007

Pour Jéremy, qui est toujours perplexe à propos de Kerry, lequel ne lui "semblait desservi que par son indécision et effectivement ses liens avec le grand capital, mais y avait-il autre chose ?"
Quelques précisions supplémentaires:
Pour faire le poids face à un président sortant dans un pays en guerre, il aurait fallu aux Démocrates quelqu'un avec, à la fois, plus de charisme, un historique de votes au Sénat plus conséquent, ( dans le sens qu'a ce mot en français, c'est `a dire cohérent et non important) et surtout (c'est le cas depuis Truman) quand le candidat manque du charisme qu'a eu Kennedy, les Américains exigent de lui une expérience de "commandement", soit militaire comme Eisenhower, soit comme gouverneur, ou vice-président. Simple sénateur c'est vraiment léger.Un John McCain, un Giuliani ont fait leurs preuves, mais chez les Démocrates il n'y pas cette pointure en stock, pour le moment, et leur programme est lui aussi bien léger.

C'est d'ailleurs en partie ce qui plombe aussi Hilary Clinton: elle n'est que sénateur, quant à son expérience de commandement, eh bien justement, ses huit ans sur Pennsylvania Avenue, je ne crois pas que cela soit une référence positive dans son CV, pour lui permettre d'y revenir.

Quant au charisme...



La dernière partie de votre remarque, les "'liens de Kerry avec le capital" ..is so French! cet argument ne viendrait je crois à l'idée de personne ici, où l'anti-capitalisme est une pathologie stalinienne, dont il reste quelques survivance en Corée du Nord, ou à Cuba. Les Démocrates américains sont pro-capitalistes... mais faire comprendre en France que le plus proche d'eux ce n'est même pas Bayrou, c'est Sarkozy, et sans que pour autant Bush ait quoi que ce soit à voir avec un Le Pen, c'est vraiment impossible!

La comparaison fréquente Hilary-Ségolène donne la mesure de la méprise. Madame l'ex- voterait vraisemblablement Sarko si elle était Française...

Mais plus sérieusement, sur les relations entre les hommes politiques et l'argent, encore deux précisons.
1. Tous les politiciens élus à Washington en ont, et pour la plupart, ils l'ont gagné AVANT d'entrer en politique. Kerry lui est un héritier ( un Forbes par sa mère) qui a épousé une riche veuve: pas vraiment impressionnant comme parcours pour un Américain. Son séjour au Vietnam a un peu redoré son blason, ( cocasse choix de mots,non?) mais il ne lui a pas donné l'occasion de montrer des qualités significatives de leader. Il fut malchanceux, blessé trois fois, deux légèrement au bras et une ( reste de shrapnell encore en place) à la jambe, et il a reçu les médailles militaires ( Purple Heart et Silver Star) qui vont avec les blessures. La troisième permet de quitter la zone de combat. Il ne s'est pas fait prier, et a eu raison car il n'avait visiblement pas trop la baraka

2. La réussite matérielle emporte la présomption qu'on doit être capable d'appliquer les mêmes qualités au service de la nation.

Une dimension inconnue en France et donc cause permanente de méprise, c'est qu'il y dans l'esprit de tout Américain qui a réussi la notion qu'il a une dette envers la société qui le lui a permis. C'est donc plus ou moins généreusement, par devoir moral, pas par obligation légale, mais avec des incitations fiscales ( there is no free lunch), qu'il va donner,et je ne dis pas rendre, car le concept redistribution est aussi absent, aux institutions qui ont pavé son chemin, comme son université, son lycée, son église, mais aussi d'une façon moins personnalisée, en faisant du mécénat. C'est ce qui explique l'extraordinaire vitalité du secteur culturel.(cf. le dernier bouquin de notre ex-conseiller culturel, Frédéric Martel), et l'inutilité, je dirais même l'incongruité, pour un Américain d'un ministère de la Culture. Et je ne parle pas de ce peuvent penser des intermittents, les artistes américains, ou d'ailleurs.

Une Ségolène qui n'a jamais travaillé un jour de sa vie en dehors des ors de la République, c'est tout aussi proprement inconcevable, ici. Je dirais même pire: ce serait considéré comme immoral.

Il a quelque chose de pathétique à la voir ainsi se raccrocher aux branches du tryptique Travail Famille-Patrie, et en se la jouant version Jessie Norman, passée au blanc d'Espagne. Comment peut-elle croire que les Francais ont la mémoire si courte qu'ils ne savent pas que, depuis la Libération, toute la gauche, unie ou non, a couvert avec un entrain sans mélange les accents de la Marseillaise par ceux de l'Internationale.

Écrit par : Cadichon | 29 mars 2007

Ainsi donc, là où vous êtes, chacun mesure ce qu'il doit au pays qui l'a vu grandir et ne passe pas son temps à lui cracher dessus ...
Ne devriez-vous pas vous en inspirer un tant soit peu ?

Écrit par : Perceval | 29 mars 2007

Pendariès, je suis de tout cœur avec vous. Il y a quelques mois a paru un rapport de l'Inspection Générale sur la dégradation de l'enseignement en Corse, qui mettait en avant la politique familiale de "l'enfant-roi" qui, paraît-il, serait pratiquée sur l'île. Mais c'est toute une société qui en rajoute dans le genre, ce qui donne à de petits crétins la certitude que tout ce qui sort de leur orifice buccal est inestimable…
(Phrase insupportablement chargée de relatives, mais je n'ai pas le temps ce matin de me corriger, je pars en cours…)

Catmano a bien mieux à faire que d'aller perdre son temps en IUFM : elle pourrait par exemple recevoir dans sa classe des élèves-instits désireux de voir comment on s'en sort, en situation — parce que rien ne remplace le contact avec les mômes. Mais voilà : est-elle dans les petits papiers de ceux qui choisissent les points de chute des stagiaires ? D'ailleurs, les stages sont notoirement insuffisants, en nombre et en qualité. C'est sur le terrain que l'on apprend, pas en amphi.

Cela me fait penser que l'on ne m'a jamais proposé d'avoir des stagiaires… Je ne dois pas en savoir assez en littérature…

Sur la question de la Marseillaise… Il se trouve que j'ai rédigé il y a une quinzaine d'années une étude sur la question. Et la Marseillaise a été revendiquée alternativement par la gauche et la droite depuis l'origine, au gré des contorsions idéologiques des uns et des autres. Quand elle voulait stimuler ses camarades de camp, c'est la Marseillaise, et pas l'Internationale, que chantait Danielle Casanova, militante communiste — la Marseillaise que Pétain avait voulu remplacer par "Maréchal, nous voilà", et que Le Menhir a récupérée depuis, pendant que la Gauche vociférait l'Internationale, avant de se remettre à Rouget de l'Isle — tournez manège !
C'est comme Jeanne d'Arc. Dans les années 1880, c'était (après la perte de l'Alsace-Lorraine) une icône de gauche. On sait ce qu'il en est aujourd'hui. Sic transit. Et je suspecte notre sainte Ségo actuelle de se draper dans une imagerie crypto-pucelle - à l'usage du Mond, de la Vie, et de Télérama — et de leurs lecteurs.

By the way, le "sang impur" ne me gêne pas — surtout s'il s'agit de celui des Anglais, dans un match de rugby (au passage, on critique aussi "égorger nos fils et nos compagnes" — et le geste d'égorgement des Néo-Zélandais à la fin de certains Akas, ça ne choque personne ? Chacun vit avec ses rites, et c'est très bin comme ça). Et ça ne me gênerait pas non plus d'aller m'en jeter un avec ces mêmes rosbifs après le match. Les gens qui s'attachent aux symboles (José Bové a encore raté une occasion de se taire — ou de se concentrer sur des choses intelligentes) n'ont rien d'autre à proposer.
Giscard avait ralenti le tempo de la Marseillaise dans les années 70, pour lui donner un air plus solennel. Eh bien, les Français l'ont remballé avec sa solennité. Ce pays a parfois un certain bon sens.

Dernier point — à propos des enfants étrangers sscolarisés en France.
J'ai dit plus haut — je me répète, mais tout cela a peut-être disparu dans l'effervescence du blog — qu'un enfant scolarisé en France y restait — point / barre. Savoir s'il sert de cheval de Troie à toute une famille est une autre question — pas évidente. Savoir si l'immigration doit être choisie ou pas est un problème qui ne peut être évacué d'un haussement d'épaules. Savoir si, en ce moment, le moindre éénement plus ou moins policier est instrumentalisé par les uns ou les autres, en revanche, n'est en revanche pas même une interrogation — c'est un fait. Alors, gardons notre sang-froid, sur ce blog en particulier, en nous rappelant que la vie continuera — sur des bases à peine modifiées — après l'élection présidentielle, après les législatives. Il serait sain que nous ne nous jetions pas trop d'insultes à la tête — il faudra bien continuer à vivre ensemble après la mi-mai. Et ce qui pourrait se dire dans l'échauffement du moment resterait dans les mémoires inutilement — c'est comme les disputes dans les couples : dans la folie de l'instant, on tient des propos qui franchissent l'erkos odonton, comme on dit dans l'Iliade et l'Odyssée, "la barrière des dents", et on s'en veut, parfois — trop tard…
JPB.

Écrit par : brighelli | 29 mars 2007

J'ai reçu des stagiaires dans ma classe jusqu'au jour où deux petites jeunes PE1 ont reçu une lettre d'avertissement car elles étaient arrivées très en retard à la séance de piscine qui avait lieu à 13 h alors que l'école où elles étaient en stage (distante de plus de 90 km de la piscine) finissait la classe à 12 h.
En primaire, à cette époque-là du moins, c'étaient aux enseignants de s'inscrire s'ils souhaitaient des stagiaires. Je m'étais inscrite pensant aux candidats qui habitaient le sud et qui seraient bien contents de dormir chez eux pendant une semaine. Quand j'ai constaté qu'on leur collait des trucs à l'IUFM l'après-midi, j'ai abandonné, ne voulant pas contribuer à l'insécurité routière.

Écrit par : catmano | 29 mars 2007

Pendariès

De tout coeur avec vous. Nous avons tous vécu une situation de ce genre un jour ou l'autre. Votre principal n'est qu'un lâche et ce genre de petits pervers a le don d'utiliser les failles entre les adultes.

La réaction de votre collègue : " Vote donc pour Le Pen aux prochaines élections ! " est symptômatique. Des petits cons de ce genre - pas votre collègue, le gamin - (excusez-moi de l'expression, mais il n'y en a pas d'autres) font le lit de l'extrême droite.

Voyez ce qui s'est passé à la gare du Nord. Vous avez remarqué que tout le monde parle et que Le Pen ne dit rien...Il laisse parler les images et il se frotte les mains.

Écrit par : Robin | 29 mars 2007

À propos de l'intégration des IUFM dans l'université, cet article
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=21103

Question: est-ce que vous y comprenez quelque chose?
(l'auteur est "didacticien")

Écrit par : angèle | 29 mars 2007

Angèle, Merci de tout coeur pour l'indication de ce lien qui m'a permis d'accéder à une pensée particulièrement riche et limpide. Je suis en extase !

A propos du Cahier des Charges sur la formation des enseignants :

Avis sur l’intégration des IUFM dans l’Université, d’après le Cahier des Charges paru au Journal Officiel en décembre 2006. par Tortorat Frédéric de l'université de Nice.

J'ai relevé, en particulier ces joyaux :

"Pour créer un module de formation par exemple, formaliser des liens directs avec les Inspections Académiques, ou co-organiser un projet de GIP, d’ERTe ou de PI (Programme Intégré au format UE), seuls des formateurs qui sont pleinement impliqués et à titre permanent dans l’ensemble des actions sont à même d’en intégrer toutes les données.

"l'universitarisation de la formation initiale"

"et vous me permettrez de me féliciter de leur opportunité et de leur appropriété"

"des entretiens d'explicitation et d'autoconfrontation des personnels"

"la recherche-action"

"La mutualisation des données empiriques"

Écrit par : Robin | 29 mars 2007

Merci pour vos messages Perceval, JPB et Robin.
Dans la même journée d'hier, la jeune fille d'obédience juive est venue me voir (puisque c'est moi qui ai gueulé en classe, qui ai alerté proviseur, proviseur-adjoint, CPE et collègues - oh, au moins 4 ou 5 fois cette année et à diverses occasion) et m'a demandé si je savais quelle punition/sanction allaient recevoir les 3 "zigotos" qui avaient exprimé leur antisémitisme (bien ententendu, ce dernier ne peut être vraiment pris au sérieux, voyons, à 16 ans, est-on vraiment antisémite??....). Sera-t-elle renvoyée dans son coin? Je verrai ça aujourd'hui.

Écrit par : Pendariès | 29 mars 2007

Pendariès

A force de ne rien prendre au sérieux et de tout laisser dire, on va vers le pire.

Oui, on peut être antisémite à 16 ans et même bien avant. Et plus on est jeune, plus c'est dangereux, d'autant que ça "s'incruste" les pensées mauvaises. L'antisémitisme est une maladie et les maladies, ça se soigne.

C'est vous qui êtes dans le vrai. Merci de prendre au sérieux la souffrance de cette jeune fille...et bravo pour votre courage.

Écrit par : Robin | 29 mars 2007

"en toute camaraderie, Toto me fatigue, à insulter CONTINUELLEMENT Christophe."
"tu ne CESSES pas d'agresser"
"Tu ne parles pas, tu ERUCTES"

Ben voyons ... Sûr que je ne fais que ça !
Tu n'as pas répondu !
Combien d'élèves ?
Combien de lecteurs ?
Nous sommes le 29 Mars !

Écrit par : toto | 29 mars 2007

"Pour créer un module de formation par exemple, formaliser des liens directs avec les Inspections Académiques, ou co-organiser un projet de GIP, d’ERTe ou de PI (Programme Intégré au format UE), seuls des formateurs qui sont pleinement impliqués et à titre permanent dans l’ensemble des actions sont à même d’en intégrer toutes les données.

Oui parce que le citoyen de base, lui , il a un peu de mal à les "intégrer" les données !

Écrit par : Robin | 29 mars 2007

Patricia et Romina,chaque fois que je vois mon petit-fils, je passe une très mauvaise nuit : il écrit très mal, sa lecture n'est pas fluide du tout, cela le rend malheureux bien que quand il vient à la maison, il me demande de lire Léo et Léa. Il est normalement intelligent, a un vocabulaire plutôt riche, malheureusement, comme le dit un de mes amis instituteur, 'il a eu le totale', dès la moyenne section, je me souviens qu'apprenant à 'lire' le mot montagne sous le dessin, sa soeur plus âgée avait dit : 'Grand-mère ne va pas être contente.' Très rêveur, imaginatif, se racontant des histoires, parlant sans cesse, il me semblait l'exemple type du petit garçon à risque (ressemblant à mon fils qui a été 'dyslexique', rééduqué pendant de nombreuses années par un couple de vieux instituteurs chers à mon coeur).
En CP, Justine et compagnie', l'horreur ! et cette année, le Faunographe, complètement débile pour des enfants en difficulté !

Connaissez-vous le comble pour une maîtresse de CP-CE1 en ZEP, avoir appris à lire à tous ses petits élèves pauvres, misérables, Maghrébins ou Mayotais dès février, et ne pas y réussir avec son fils.

Anne-Marie. "

Écrit par : toto | 29 mars 2007

un petit message pour Pendariès rubrique "rien à voir" : mon mari a lu "j'ai serré la main du diable" sur le Rwanda et il en est ressorti bouleversé alors je te le conseille par oui-dire.

Et je rebondis sur ton dernier post pour vous soumettre un problème chers professeurs de collège !
Ce soir je suis délégué de parent en 3ème pour le conseil de classe ; or depuis le premier jour de classe un trublion (je suis TRES polie) tout ce qu'il y a de "gaulois" pourrit l'ambiance de la classe, empêche ses collègues de travailler en émettant des mots (au mieux) et des sons incongrus à toute occasion, et, plus grave, en entraînant dans son sillage un bon tiers de la classe, composé de moutons ravis de suivre ce loup !
Voilà que ce lundi les "bons élèves" (les pauvres !) excédés se révoltent et demandent, rien que ça, que les parents exigent l'exclusion du gamin lors du conseil de classe !!!
Que faire ?
Certes, comme dit une maman, tous les enfants ont droit à une éducation de qualité, c'est un établissement public qui doit recevoir tout le monde mais ce zozo s'en tamponne allègrement ! ne serait-il pas mieux heu ailleurs (m'en fiche) ? en tout cas la classe ENTIÈRE elle, s'en porterait visiblement mieux ! comment forcer la vie scolaire à mieux soutenir les profs ? que pouvons nous faire, nous les parents ? ya des jours où je me dis que les parents auraient du rester à l'extérieur du collège....bienheureuse ignorance !
l'école privée a de beaux jours devant elle....

Écrit par : fabienne | 29 mars 2007

Voilà que ce lundi les "bons élèves" (les pauvres !) excédés se révoltent et demandent, rien que ça, que les parents exigent l'exclusion du gamin lors du conseil de classe !!!
Que faire ?

Fabienne, pour les élèves très très perturbateurs, il existe dans le public un dispositif appelé "classe relai". Dans le département où je réside, il y en a une, rattachée à un établissement différent chaque année (je pense que vous comprenez pourquoi). Il faudrait que vous en parliez avec le principal.

Par ailleurs, le conseil de classe n'est pas habilité à exclure un élève. Le principal a le droit de procéder à des exclusions temporaires (jusqu'à 8 jours, je crois), mais au-delà, il est obligé de réunir le conseil de discipline; c'est une procédure assez lourde (convocation par lettre recommandée, présence possible dans le public d'un avocat pour défendre l'élève, etc.)...Le conseil de discipline peut ne pas prononcer une exclusion définitive mais seulement temporaire et jouer un rôle "éducatif" (mise en garde, avertissement solennel à l'élève...)

En fait, tout dépend du principal. Il est le seul à pouvoir prendre la décision.

Il y a aussi, dans certains collèges la possibilité d'une procédure moins lourde que l'on appelle "commission de discipline" (ou autrement ; peu importe le terme) : tous les professeurs de la classe + le principal ou/et l'ajoint + le CPE... Elle ne peut pas prononcer d'exclusion définitive, mais elle peut jouer le même rôle de mise en garde, d'avertissement solennel à l'élève, etc.

Écrit par : Robin | 29 mars 2007

"Classe-relais" avec un "s" !

Écrit par : Robin | 29 mars 2007

Le problème ici c'est que quand on reste 48 heures sans venir, on a de la peine à retrouver l'endroit où on s'était arrêté...
La meilleure méthode consiste à poster un message, n'importe lequel même si on n'a rien à dire! Donc excusez-moi, je ne fais qu'une visite avec marque-page. Bien le bonjour à tous.

Ecrit par : dobolino | 28 mars 2007

Moi je copie-colle les interventions du jour, je me les lis tranquillement dans la journée, et je me sers de la dernière pour retrouver le fil.
Chacun son truc !

Écrit par : yann | 29 mars 2007

Fabienne, à moins que le zozo se soit mis tout nu en classe (et encore; durant le cours d'une collègue en atelier, elle se rend compte qu'un mec est en érection devant une nana qui l'excitait: résultat: 1 mois de renvoi, avec obligation de suivi psychologique - ha et qui sera chargé de s'assurer de ce suivi???), ou qu'il massacre un de ses camarades, ou un de ses professeurs, ce n'est pas dans la politique actuelle des rectorats et du ministère de laisser les énergumènes hors des établissement scolaires... ALors bonne chance!

Écrit par : Pendariès | 29 mars 2007

Pendariès, tenez bon car c’est vous qui êtes dans le vrai et dans le juste.

Cela risque de ne pas être facile, surtout pour la fille dont vous parlez. Malheureusement dans un cas comme celui-ci ou dans les cas de racket, les pseudo chefs d’établissement ont trop tendance à pousser la victime à partir et ces connards de brutes sont au mieux sermonnés.

Ça se passe dans des collèges ou des lycées et on a l’impression d’être dans un film sur la mafia quand les témoins refusent de témoigner et qu’il n’y a pas de procès.
Les bahuts ont aujourd’hui l’air d’avoir vocation à être des asiles de jour, c’est le fameux “accueil” qui prime, c’est ce que j’appelle le “comptage des corps” cher aux pédagogos qui nous dirigent. Et après on nous casse les c…… avec la “citoyenneté” !

Écrit par : Lariba | 29 mars 2007

Qu'il y ait des PEMF, (ou IMF, il y en a encore) très performants ne fait de doute pour personne. Sauf pour ceux qui pensent que tout est pourri, vendu, à jeter aux orties à partir du moment où les IUFM y sont partie prenante!

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2007

Quand j'ai fait mon service militaire, j'ai fait une croix sur mes préjugés quand je me suis aperçu qu'il y avait dans l'armée à peu près la même proportion de tarés et de gens biens que dans la population civile. Et c'est valable pour toutes les catégories professionnelles (s'pas, dobolino ?).
Après, tout dépend de sa propre tolérance à la connerie ambiante.
Donc, tout n'est évidemment pas tout blanc ou tout noir. Et il y a sûrement plein de formateurs formidables en IUFM, et ailleurs.
Cela dit , mon dernier contact avec un membre du mammouth (n'y voyez aucune allusion graveleuse !) a été avec un inspecteur général des mathématiques lors d'une conférence. Je ne sais pas à quoi correspond le grade de général en l'occurence (si quelqu'un veut bien me répondre), çà doit être une sorte de formateur en chef, ou il a au moins dû l'être au cours de sa carrière, mais je n'ai jamais vu (et j'en ai vu , des mauvais !) un aussi mauvais conférencier-prof-orateur, aussi mal à l'aise, approximatif, ennuyeux et dormitif (et j'en passe...).
Principe de Peter ?
Le problème , c'est qu'en vertu de ce principe, c'est en haut de l'échelle qu'on les trouvent, ceux-là.
Catmano, restez donc en bas, et faites un bouquin !

Écrit par : yann | 29 mars 2007

...Comme si ça ne commençait pas par là...Mais évidemment, on préfère lire Bourdieu. Condorcet, c'est "ringard".

Ecrit par : Robin | 28 mars 2007

l'avantage de Bourdieu, c'est qu'il n'est pas nécessaire de savoir lire pour ne rien comprendre ;o)))

Écrit par : yann | 29 mars 2007

Fabienne

"Ce que dit Pendariès n'est hélàs que trop vrai."

Mais vous pouvez néanmoins tenter votre chance auprès du principal, éventuellement à travers une démarche collective.

Écrit par : Robin | 29 mars 2007

Kerry, etc.

Ecrit par : Cadichon | 29 mars 2007

l'avantage de la politique américaine, c'est qu'un looser disparait du paysage (Ah, si c'était possible en France, faites le compte de tout ceux que nous aurions évité !).
Alors, pourquoi en reparler ?

Écrit par : yann | 29 mars 2007

L'avantage de Meirieu, c'est qu'on comprend très vite qu'il n'y a rien à comprendre, et donc que l'on peut aller vaquer à d'autres occupations qui vous font moins perdre votre temps. Enfin, pas tout le monde...

Écrit par : Jean | 29 mars 2007

yann :

Corps placé sous l'autorité directe du ministre, l'inspection générale de l'Éducation nationale (IGEN) exerce auprès de lui des fonctions d'expertise, d'encadrement et d'évaluation.

Au cours de ses deux siècles d' histoire, ce corps, créé en 1802, a vu ses missions se diversifier et son champ d'intervention s'étendre progressivement aux écoles, aux collèges, aux lycées et aux établissements de formation professionnelle des personnels.

L'organisation de l'inspection générale de l'Éducation nationale reflète, à travers quatorze "groupes permanents et spécialisés", les spécificités thématiques ou disciplinaires de ses 159 membres ; la structure des "collèges académiques" renvoie aux responsabilités pédagogiques que ceux-ci exercent auprès des corps d'inspection territoriaux en liaison avec les recteurs.

Au programme annuel de travail fixé par le ministre, s'ajoutent de nombreuses missions particulières, en France comme à l'étranger et l'étude de certains thèmes disciplinaires ou transversaux. L'ensemble de ces activités donne lieu à l'écriture de rapports destinés au ministre. Le rapport annuel, inscrit dans la loi, est publié par la Documentation Française et regroupe en une organisation thématique l'essentiel de ces travaux.

Doyen de l'inspection générale de l'éducation nationale :
François Perret
107 rue de Grenelle, 75007 Paris

...Et c'est comme dans l'armée, des généraux, il y en de bons et il y en a de mauvais !

Écrit par : Robin | 29 mars 2007

"C'est comme dans l'armée, des généraux, il y en a de bons et il y en a de mauvais."

Mais quand ils sont mauvais, les conséquences sont en général assez graves.

Écrit par : Robin | 29 mars 2007

Yann,
Votre inspecteur général était peut-être mal à l'aise aussi parce qu'il avait obligation, du fait de sa fonction, de militer en faveur de sombres absurdités contre lesquelles sa conscience, au tréfonds de lui-même, se révoltait!
Pas facile de plaider pour une cause à laquelle on ne croit pas!

Écrit par : Jean | 29 mars 2007

Certes, Robin, certes ....

Et merci de votre réponse

Écrit par : yann | 29 mars 2007

Putain, si j'avions pris 1 mois à chaque érection, j'y serais pas allé souvent ...... :)

"Ce soir je suis délégué de parent en 3ème pour le conseil de classe"

Quel est son niveau d'étude ?
Si c'est le meilleur, tu l'isoles avec un résumer de bouquin à faire ... les maths c'est bien aussi ;)

Si c'est le plus nul (il a eu quoi au CP?), il faut lui faire L&L .... Tu vas voir son comportement changer rapidement .... àmha .

Écrit par : toto | 29 mars 2007

Non, Jean , pas du tout.
Il s'agissait du conférence purement mathématique, sur le théorème de Fermat et l'oeuvre mathématique du même Fermat. Rien de polémique.
Mais il était mauvais comme un cochon. Timidité, peut-être ?

Écrit par : yann | 29 mars 2007

D'UNE conférence !
Trop vite !

Écrit par : yann | 29 mars 2007

Peut-être qu' imprégné, telle une éponge, des principes prétendument "pédagogiques" de Monsieur Meirieu, lesquels interdisent de transmettre des connaissances, il ne savait définitivement plus enseigner...

Écrit par : Jean | 29 mars 2007

" A propos du cahier des charges sur la formation des enseignants ", que c'est beau ! On dirait du Meirieu.

J'ai quand même relevé une chose interessante : il n'est pas spécifié que le "Mémoire professionnel " reste obligatoire, s'inquiète l'auteur de l'article en question.
Ces mémoires ne sont-ils pas entièrement "bidons" ?
Otez-moi d'un doute, ceux qui en ont fait un récemment.
Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 29 mars 2007

J'ai entendu parler d'un "mémoire professionnel" dont le sujet était: "De la nécessité pédagogique du bavardage en classe."
Mémoire noté "Très bien" par l'IUFM concerné!
Quand on vous dit que ces gens-là sont des cinglés...

Écrit par : Jean | 29 mars 2007

merci de vos commentaires et suggestions.Je ne manquerai pas de les mentionner ne serait ce que pour qu'elles figurent au compte rendu du conseil.
Malheureusement le tandem administration-vie scolaire "dysfonctionne" chez nous, pour reprendre les mots d'une prof, donc l'espoir est plus que mince...
quand nous étions en RP, il existait un recours qui était une exclusion officielle mais effectuée...dans le bureau du CPE ; le gamin exclu devait être présent de 8h à 17h dans le collège mais hors classe, chez le CPE.
Effet assuré, reprise en main (plutôt) efficace : le gamin était sorti de sa classe mais pas dans la rue et sous l'oeil de l'autorité ; bon le CPE avait une carrure de rugbyman et la vocation chevillée au corps.
ici c'est heu no comment.

Écrit par : fabienne | 29 mars 2007

J'ai entendu parler d'un "mémoire professionnel" dont le sujet était: "De la nécessité pédagogique du bavardage en classe."
Mémoire noté "Très bien" par l'IUFM concerné!
Quand on vous dit que ces gens-là sont des cinglés...

Ecrit par : Jean | 29 mars 2007

Peut-être que l'auteur était moins " cinglé " que les correcteurs et qu'il voulait se moquer d'eux.

Sinon, en ce qui concerne les inspecteurs généraux, j'ai plutôt une bonne opinion...

...Ce que je dis là est tout à fait désintéressé et sans ironie.

Écrit par : Robin | 29 mars 2007

Fabienne,
L'alibi du "droit à une éducation de qualité" , Fabienne, est l'argument de mauvaise foi des "pédagos" et de leurs complices (la FCPE, notamment...) pour justifier l'impunité réservée aux fauteurs de troubles tels que l'élève que vous décrivez. Ne vous laissez pas impressionner par ce poncif.

En l'occurrence, pour le conseil de classe de ce soir, vous verrez bien quel est l'avis des professeurs (au passage, dites donc plutôt "professeurs" que "profs") sur cet élève. S'il dérange effectivement les cours dans un grand nombre de matières, cela m'étonnerait beaucoup que le principal n'en tire pas les conséquences, car c'est lui, et non la "vie scolaire", qui a la responsabilité de la bonne marche du collège. Je vous signale que ladite "vie scolaire" n'a pas la bride sur le cou, mais doit obtempérer aux instructions du principal. Si celui-ci et les professeurs sont solidaires, je ne vois pas comment la "vie scolaire" pourrait s'opposer à des décisions disciplinaires nécessaires.

Dans mon collège, nous distribuons des "Avertissements" aux élèves qui n'ont pas travaillé ou qui se sont mal conduits ("Avertissements travail" ou "Avertissement conduite", ou les deux). Il suffit de trois remarques négatives portées par les professeurs dans le bulletin trimestriel pour que ces "Avertissements" soient octroyés. Tout rapport fait à l'administration pour manque de travail ou pour indiscipline par un professeur dans les mois qui suivent les "Avertissements" donne lieu à une exclusion d'un jour. Le trimestre suivant, les "Avertissements, s'ils sont de nouveau octroyés, se transforment en "Blâme" , avec perspective d'une exclusion de huit jours. Evidemment, les exclusions sont, en fin de compte, appliquées avec mesure, mais les élèves savent qu'elles existent et ils se méfient.

Les manquements jugés graves (insultes aux professeurs, par exemple) entraînent la réunion du conseil de discipline qui prononce des exclusions définitives. C'est arrivé, à ma connaissance, plusieurs fois ces dernières années.

Est-ce qu'un système de ce genre est en place dans votre collège?

Écrit par : Jean | 29 mars 2007

Sinon, en ce qui concerne les inspecteurs généraux, j'ai plutôt une bonne opinion

...Parce que leur compétence disciplinaire appofondie les préserve, en général, du "jargon" pédagogiste.

Écrit par : Robin | 29 mars 2007

approfondie avec un "r"

Écrit par : Robin | 29 mars 2007

C'est sûr, Robin, qu'entre un Frackowiak et un inspecteur général, il y a, en principe, un abîme.

Écrit par : Jean | 29 mars 2007

Putain, si j'avions pris 1 mois à chaque érection, j'y serais pas allé souvent ...... :)

Certes, Toto. Mais il me semble que Pendariès nous expliqué assez clairement que l'élève "n'avait pas caché sa flamme".

Écrit par : Robin | 29 mars 2007

...Ou plutôt qu'il l'avait "dévoilée".

Écrit par : Robin | 29 mars 2007

Vi, j'avions bien compris ....

Mais, moi à mon époque, elle n'avaient pas encore le string qui sortait du falzar, par contre si tu glissais ta main sous la jupe tu pouvais apprécier leur portes jartelles ;o)

Va choper une fille qui bande en classe :o))))))) pas facile à voir ... Et pourtant elles sont à poils :)

Écrit par : toto | 29 mars 2007

Et avec cette nouvelle mode de porter ton futal sur les genoux, c'est sûr qu'à la moindre 'bandaison' le popol il fait coucou :o)

Écrit par : toto | 29 mars 2007

Very british, my dear. Very, very british. Did you do your best ? Or maybe you can do / be worse ?
C'm'on, there are ladies there !
JPB

Écrit par : brighelli | 29 mars 2007

"C'm'on, there are ladies there !
JPB"

Toujours avec leur consentement (of course, ref: la main sous la jupe)

Désolé Jp, nous n'avons pas tout à fait la même approche du sexe dit 'faible' ...
Et tu serais (peut être) étonné de ce qu'elles sont capable de faire ...


Non, ce n'est pas sale .... :o))))

Écrit par : toto | 29 mars 2007

Je vois qu'ici on est pour la main au centre du système!

Écrit par : Christophe Sibille | 29 mars 2007

Excusez-moi. Voilà ce que c'est que de la ramener avec les métaphores du "Grand Siècle". J'ai fichu le feu avec ma "flamme".

Écrit par : Robin | 29 mars 2007

"Excusez-moi
J'ai fichu le feu avec ma "flamme".

Ben pourquoi, je suis tout de même pas chez les puritains ici ? Si ?
Désolé d'vous avoir choqué :o))))))))

Écrit par : toto | 29 mars 2007

Depuis quelques mois, je lis les commentaires des uns et des autres, certains avec plaisir, d'autres avec consternation. J'ose espérer que le sieur Toto n'est ni professeur des écoles, ni professeur de lettres, car, outre que ses propos sont consternants et souvent inintelligibles, ils sont truffés de fautes, qui ne sont pas toutes,c'est visible, des fautes de frappe. On peut être en désaccord avec ceux qui interviennent, mais on doit rester courtois et s'en tenir au terrain des idées.
Je m'en tiens là pour aujourd'hui.

Écrit par : mouron rouge | 29 mars 2007

en effet Robin, que de preux chevaliers qui joutent !
une pique devient lance incendiaire... et votre "flamme" fait se "déployer" des flammes revendicatrices ...

Le fond de la classe est bien agité cet après-midi....
Jean-Paul il semblerait que manger du "rosbeef" toute une fin d'après midi de samedi, c'est excellent pour apprendre la langue de Shakespear, suivrais-tu à la lettre les dernières instructions pédagobobos en ce domaine?
ne faudrait-il pas prévoir un conseil de disciplines pour les blogueurs?

Écrit par : Patricia Mesnigé | 29 mars 2007

Scarlett Pimpernel,( puisqu'on est un site bilingue :>)) )

Il faut pardonner à toto des écarts qui semblent souvent ressortir du domaine éthylique. Il peut donc être sobre en classe, dans tous les sens du terme, et plus du tout ici.

Écrit par : Cadichon | 29 mars 2007

C'est curieux, le symposium (un peu de culture, queue diable !) ne m'incite guère à la gaudriole — plutôt à la philosophie. Mais Toto a le droit de fonctionner différemment…
Evidemment, je ne dis pas, il y aurait dans le Banquet quelque Alcibiade femelle, une créature d'outre-beauté avec l'intellect de Socrate et les mœurs qui vont avec, peut-être me laisserais-je aller à infléchir ce blog sur une pente plus amoureuse… Et le Médoc (ou le Châteauneuf-du-Pape) aidant, où irions-nous, ma bonne dame ?
Peut-être au cubiculum voisin (voilà que je mélange symposium grec et congrès romano-indien — le rouge a frappé déjà en esprit).
Cela dit, Pendariès, quelles nouvelles du front ?
JPB

Écrit par : brighelli | 29 mars 2007

Cadichon, merci pour ces précisions !

Écrit par : Jérémy | 29 mars 2007

un mythique Mythique?
le blog dériverait de plus en plus vers le théâtre d'ombre.

Écrit par : Patricia Mesnigé | 29 mars 2007

Les nouvelles du front? L'administration était occupée, et je n'ai pas pu faire le siège à mon tour, mon directeur de thèse m'attendait l'après-midi à Montpellier... Demain! J'exige un résultat... hum hum

Écrit par : Pendariès | 29 mars 2007

De nada, Jérémy et ...a la disposicion de Ud, si besoin, car les amalgames, les confusions et les méprises sont inévitables dans deux pays si proches par tant de côtés, mais où les mentalités s'impriment ( et s'expriment) de plus en plus souvent en négatif l'une de l'autre.
De nombreux auteurs ont étudié les arcanes de ce love and hate relationship, mais plus le temps passe et moins les deux "Sister Republics" se comprennent. L'exaspération monte avec l'incompréhension.

Le Center for European Studies de Harvard est exemplaire à cet égard. J'ai rarement entendu ailleurs autant de sottises sur la France, proférées aussi doctement , et curieusement souvent en présence d'universitaires français de passage, notamment des chercheurs au CNRS, mais comme ils sont invités j'ai l'impression qu'ils se contentent de froncer les sourcils, incrédules et se taisent, par politesse. Quand ils ne maitrisent pas trop l'anglais je me fais un plaisir de leur confirmer qu'ils ont bien compris... Par les contresens, les amalgames, l'aveuglement idéologique on se croirait souvent à une conf. de Meirieu. C'est tout dire.

Voici le dernier en date, et quelle que soit sa sensibilité je ne pense pas qu'un seul Français pourrait laisser dire sans broncher que Sarkozy est en train de vouloir "re-coloniser" les immigrés Magrébins et Africains en leur demandant de se soumettre aux lois françaises. Le mois dernier, j'ai scandalisé la pontifiante "spécialiste" de la France à Harvard qui venait de dire cela quand j'ai osé lui dire qu'elle poussait le bouchon un peu loin et que c'était plutôt le sentiment inverse qui prédominait, dans certains quartiers et banlieues, et écoles ou hopitaux, celui d'une colonisation de facto par les adeptes de la charia.

Quand je lui ai demandé sa définition de la colonisation et que j'ai donné comme exemple celle de l'Europe de l'Est par les Soviets elle s'est énervée encore plus...
On s'amuse comme on peut!

Écrit par : Cadichon | 29 mars 2007

Salut,
or donc, pour Toto, les substances seraient licites et de bon aloi ? Alors respect. Mettons que je n'ai rien dit. Et puis il me fait bien marrer avec ses gauloiseries. Ca change de notre carcan politically correct habituel.
Une potette ZIL (ie remplaçante sur des congés courts) a eu droit, elle, en CM2, à un élève qui ne se contentait pas d'éprouver quelque émotion à son égard, mais qui s'y encourageait par le geste, si vous voyez ce que je veux dire ...
Concernant le mémoire, dans mon académie et pour le primaire, c'est la dernière année qu'il est en vigueur. J'ai rendu le mien il y a quelques mois, et à cette occasion, j'ai lu ceux de mes petits camarades inquiets pour leur orthographe. Je peux donc vous affirmer que les formateurs sont informés du niveau bien faible des "productions". A la décharge des auteurs, il est écrit dans l'urgence et sous pression, au cours et surtout à l'issue d'une année très éprouvante, mais quand j'ai lu les opus (opi ?) de mes camarades, j'avoue que les bras m'en sont tombés. Est-il utile de préciser qu'ils en sont sorti sinon avec les honneurs, du moins sans encombre, à ma surprise et (on s'attache...) à mon soulagement. Les seuls qui soient tombés sur le mémoire ne l'ont été que par règlement de compte de formateurs qui n'avaient pas pu leur faire la peau sur les stages (motivés par des raisons bonnes ou mauvaises, en général mauvaises) et qui ont fait jouer leur entregent. Mais comme les "invalidés" pour compte de mémoire ont été validés par l'Inspection académique en fin de course, ils en ont été quitte pour quelques sueurs froides. C'est, sans parti pris aucun, ce que je peux en dire.

Écrit par : Perceval | 29 mars 2007

Ah, et puis le témoignage tou frais d'une copine qui ne pouvait pas empêcher un de ses élèves de se déloquer complètement tout en crachant sur les vitres de la classe...

Écrit par : Perceval | 29 mars 2007

Personne ne regarde Freinet sur France 3 ?
C'est bôôôôôô, c'est pédagogo, c'est crémeux à souhait !!!!!
Il faut que les élèves racontent leurs rêves, qu'ils se sentent en classe comme dans la cour de récré et Freinet est un pauvre penseur incompris que des salauds de villageois veulent lyncher, le tout au son des violons et des clarinettes.

Écrit par : Jeremy | 29 mars 2007

Personne ne regarde Freinet sur France 3 ?

Si, moi. Enfin, j'essaye...C'est assez ennuyeux, manichéen et naîf en diable. Le bon instituteur intelligent, progressiste, de gauche et tout et les villageois obtus, conservateurs et ignares. Et des enfants gentils comme ça ; même en 1925, ça existait vraiment ? L'acteur ressemble à Meirieu et ça contribue à accentuer le malaise.

Ceci dit, je n'aurais pas refusé de boire le pastis avec lui. Ce n'était sûrement pas un mauvais type et il avait été gazé en 14 comme mon grand-père, mais il n'y a pas de quoi en faire un plat...Et surtout un "système".

On peut vraiment apprendre à lire et à écrire en imprimant un journal ? J'ai du mal à comprendre. Ca a quelque chose de "magique", de trop beau pour être vrai.

Tout de même, je me souviens d'un inspecteur il y a quelques années de cela, manifestement imbu des idées de Célestin Feinet et qui me soutenait qu'on ne devait faire écrire les élèves qu'en situation de communication "réelle". Je suis resté assez dubitatif. Qu'est-ce que ça veut dire "réelle"?

Et puis l'environnement immédiat , c'est bien, mais le passé, le futur et le lointain géographique, ça "nourrit" davantage, non ?

Bon, je dois être un affreux réactionnaire, je n'arrive pas vraiment à adhérer.

Écrit par : Robin | 29 mars 2007

Robin, n'essaie pas d'adhérer, j'ai essayé et ça rend idiot : il faudrait se mettre à fonctionner selon des catégories absurdes, comme les écrits authentiques dont tu parles, l'idée que si c'est loin des élèves, ça ne peut pas les intéresser, etc. Par curiosité, je suis allé à une de leur réunion Tupperware, et j'ai été saisi par le côté bêtement cérémonieux de l'organisation de la prise de parole, alors que nous étions 5 clampins. Et tout ça pour débiter des conneries. Je me suis cru dans une secte, version riquiqui bêta. Pas notre monde, en tout cas. Ils sont ailleurs. C'est pas sympa de le dire, mais c'est vrai qu'ils sont gentils. Quant aux positions sur la lecture, ça vous rendrait assassins :ils se vivent comme des martyrs de la juste cause, face à des parents bornés qui s'inquiètent que leurs enfants ne soient entrés ni de près ni de loin dans la lecture en CE1, les méchants, alors qu'eux souffrent de tenir bon en ne s'abaissant pas à craquer et à adopter des méthodes impures en cédant à la tentation que leurs élèves se mettent à lire. Je vous jure que je n'invente rien.

Écrit par : Perceval | 29 mars 2007

Ah, et puis à midi, y'a "repas coopératif", c'est-à-dire que chacun amène un truc (forcément dégueu, ça débarrasse... Quant à l'espoir qu'il y ait un peu de pinard et qu'on puisse s'en griller une avec le café...).

Écrit par : Perceval | 29 mars 2007

ils se vivent comme des martyrs de la juste cause, face à des parents bornés qui s'inquiètent que leurs enfants ne soient entrés ni de près ni de loin dans la lecture en CE1, les méchants, alors qu'eux souffrent de tenir bon en ne s'abaissant pas à craquer et à adopter des méthodes impures en cédant à la tentation que leurs élèves se mettent à lire. Je vous jure que je n'invente rien.

Ecrit par : Perceval | 29 mars 2007

C'est vrai qu'on ne rigolait pas tous les jours avec l'enseignement traditionnel, mais enfin on apprenait quelque chose et je ne regrette rien.

Je me doutais bien que les enfants n'apprenaient pas vraiment à lire et à écrire. Et ça, c'est inadmissible, parce que c'est leur voler un droit essentiel.

Finalement, il n'y a rien de plus dangereux que les utopies, même les "gentilles".

Mais peut-être que, lui, avait une sorte de "génie" de la pédagogie et qu'il arrivait à tout concilier (?)

Il y a tout de même quelque chose de sympathique et de touchant dans sa personnalité (son attention aux humbles par exemple), il n'a jamais brigué les honneurs et il est resté modeste, contrairement à d'autres (je ne cite pas de noms).

Écrit par : Robin | 29 mars 2007

Ah, et puis à midi, y'a "repas coopératif", c'est-à-dire que chacun amène un truc (forcément dégueu, ça débarrasse... Quant à l'espoir qu'il y ait un peu de pinard et qu'on puisse s'en griller une avec le café...).

Ecrit par : Perceval | 29 mars 2007

Perceval, vous n'êtes pas "gentil" !

Écrit par : Robin | 29 mars 2007

Je ne les ai pas mordus, c'est tout le contraire de mon genre, et ils étaient tous charmants...

Écrit par : Perceval | 30 mars 2007

Vous êtes tous plus épatants les uns que les autres...

Je n'ai pas la télévision et je regrettais presque, pour une fois, à l'annonce de ce film.

Grâce à vos commentaires
- je ne regrette plus du tout
-je constate que j'ai déjà vu ce film ou son ancêtre
- j'ai bien ri !!!

Merci

Écrit par : Maminou | 30 mars 2007

Mais pleins de bonne volonté, ils étaient à la recherche de je ne sais quel graal. Ca faisait presque peur, tant de naïveté dévote en action. Je me demandais à quel moment ils allaient expliquer que c'était l'heure qu'ils procèdent, la mort dans l'âme, à un sacrifice humain.

Écrit par : Perceval | 30 mars 2007

Mais pleins de bonne volonté, ils étaient à la recherche de je ne sais quel graal. Ca faisait presque peur, tant de naïveté dévote en action.
Ecrit par : Perceval | 30 mars 2007

Le Graal ? Et vous vous êtes bien gardé, Perceval, de leur dire que vous l'aviez déjà trouvé !

Merci de clore une lourde journée par un éclat de rire. Bonne nuit à tous !

..." Je me demandais à quel moment ils allaient expliquer que c'était l'heure qu'ils procèdent, la mort dans l'âme, à un sacrifice humain."

Superbe !

Écrit par : Robin | 30 mars 2007

Ah, il est certain que pas mal d'entre vous ont dû passer une excellente nuit après avoir pareillement vomi sur les freinetistes, à coups de crayons gras caricaturaux exempts de toute ouverture d'esprit vers cette minorité qui ne fait pas plus de mal que votre tête de Turc, Meirieu.
Ah bon, vous n' avez jamais pris un repas "coopératif" en apportant quelque chose(de pas dégueu, bien sûr) ? Il y a des profs ici? Qui vivent en communauté, en équipe ?Jamais vévu ça? Bizarre, j'ai dit bizarre.
Les Freinet sont les seuls "à s'en griller une"? M'étonnerait. Et puis seraient pas un epu barbus aussi, pendant qu'on y est ? On dirait du Charlie Hebdo anti-enseignants qui ne sont pas comme nous, les agrégés thésards, fiers comme un bar tabac et sûrs de leur outrecuidante supériorité sur ceux qui ne sont que des "instits", après tout.
Ne pas vouloir reconnaître ce qu'est un "écrit réel" est quand même affligeant de la part de ces grandes âmes.Tout ça pour éviter de parler de correspondance scolaire, qui fait écrire des gamins en Angleterre, en Norvège, en Roumanie, en Italie....et fait que les correspondants se rencontrent un jour, gardent des relations et surtout de bons souvenirs de telles expériences. Alors" le lointain géographique" devient moins lointain, non ? Les enfants de ces grands enseignants qui n'ont pas connu cela à l'école ont sans doute manqué quelque chose
Et l'écrit réel du journal scolaire ? On n'en parle pas, non plus. Vaut mieux. On connaît la passion dévorante du monde enseignant en général pour tout ce qui est journalisme et communication.Donc c'est pas bon, et honte aux Freinet d'embringuer les gamins dans de telles inepties, à cent mille pieds au-dessous de la suffisance de certains, n'est-ce pas ?
Et rendre les enfants curieux, par le "tâtonnement expérimental", à bannir aussi, non ? Et "l'agitation" qui peut régner dans une classe Freinet a bien sûr quelque chose à voir avec celle qui règne dans les autres, avec ces pauvres gamins largués, étouffant de problèmes ?
C'est tropf acile d'attaquer pareillement une minorité. Qui a sûrement tort, puisqu'elle est minorité, non ? Alors, fichez lui la paix. Sinon, s'attaquer pareillement à quelqu'un, c'est reconnaître qu'il gêne , de par ses théories, actes ou positions. Allez ne m'obligez pas à citer Ibsen dans "An enemy of the people": The majority is never rignt. She rules the lies". Faut traduire? Avec vous, je ne crois pas.

Écrit par : pierrot | 30 mars 2007

curieux, le message depierrot, il me semble l'avoir déjà lu quelque part.
Je crois qu'il y avait "témoins de jehovah" à la place de "freinetistes".
Ou "enfants de Krishna".
Ou un truc comme çà.

Écrit par : yann | 30 mars 2007

Ce que nous vous reprochons, Pierrot, à vous et à vos pareils, c'est d'avoir inventé le fil à couper le beurre, c'est de vous imaginer plus malins que les autres en pédagogie, c'est d'avoir perdu toute modestie et de croire que vous détenez la vérité révélée en cette matière.
Vous niez que ces autres, qui ne cherchent pas à faire tant d'esbroufe, puissent aussi amener les élèves à la connaissance et au bonheur de connaître.
C'est vous qui êtes agressif.
A l'image de votre maître à penser Meirieu, lequel passe son temps à attaquer les "conservateurs". Voyez encore les derniers écrits de Frackowiak. Quel sectarisme, quel emprisonnement de la pensée dans des dogmes étroits!
Vous niez les évidences. Par exemple, passant au CDI de mon collège il ya quelques semaines, je suis tombé sur une séance de lecture de conte (apparemment, c'était une "séance" de "séquence"). Les élèves, de 6ème, étaient assis à six ou huit autour de grandes tables - disposition chère à Freinet, d'après le film d'hier soir - et ce qui m'a frappé, c'est de voir ceux qui avaient la malchance de le dos au professeur et au tableau se contorsionner désespérément pour essayer de voir et de mieux entendre. J'ai constaté aussi que ceux qui ne voyaient pas bien et n'entendaient pas bien à cause de cette disposition des tables avaient tendance à s'occuper , comme c'est normal, en bavardant entre eux, si bien que le coefficient d'écoute général de la classe était plus que moyen, pendant que le professeur faisait ses belles synthèses au tableau dans une indiffférence quasi générale. La plupart des élèves ont perdu leur temps, mais l'idéologie était sauve.
Personnellement, quand j'entre dans une salle où les tables ont été disposées en fer à cheval par un collègue qui me précédait, je les fais immédiatement remettre en rangées "classiques" par les élèves. Je laisse mes collègues libres de leurs méthodes, mais j'entends qu'on ne me les impose pas.
C'est votre propension à vouloir tout régenter qui vous attire, Pierrot, l'inimitié dont vous vous plaignez.
Et qu'avez-vous contre les "agrégés thésards"? La pédagogie, qui n'est rien d'autre que l'art d'expliquer, est un talent donné à la naissance et donc ne dépend pas du diplôme. Comme la clairvoyance et le jugement. Pourquoi voulez-vous que les agrégés en soient dépourvus?

Écrit par : Jean | 30 mars 2007

pierrot

Ah! la la, mais qu'est-ce qu'ils sont susceptibles ! Un peu d'humour que diable !

On ne demande qu'à vous croire. Ca a sûrement de bons côtés tout ça. Et puis on n'en a pas dit que du mal (relisez). Moi j'ai bien aimé l'histoire de l'enfant et du renard (peut-être à cause du Petit Prince)...J'ai un peu vécu à la campagne, dans le midi, comme dans le film.

Moi, c'était les petits "corbeaux que j'apprivoisais...Vous connaissez le psaume du roi David : "Seigneur, nuit et jour je t'appelle comme le petit du corbeau." Je n'y avais jamais prêté attention avant de l'entendre de mes propres oreilles ce cri...Quand ils réclament à manger.

Je ne sais pas si vous êtes un "adepte"...C'est bien que les enfants soient heureux de venir en classe, mais n'oubliez pas de leur apprendre à lire !

Je trouve ça très bien la correspondance avec les autres écoles dans des pays étrangers, le journal de classe, tout ça, mais ce qui me gêne, c'est le concept de "nature", la suppression des manuels et le livre de grammaire en quatre pages... Et qu'est-ce que ça veut dire apprendre à lire avec une méthode naturelle ?

Et puis degrâce ne vous coupez pas des recherches universitaires et des courants scientifiques, des grands courants de l'esprit et de la pensée en général qui nous prennent souvent "à rebrousse-poil" (Le monde ne s'est pas encore remis des équations d'Albert Einstein)

...Il faut de tout pour faire un monde...La ville et la campagne, les sages et les fous, les poètes et les philosophes...Et pas seulement du "bonheur" comme disait Jacques Prévert.

Sans rancune. On vous aime bien les "feinétistes" (?) "Freinésiens" (?) "frénétiques" (?)...Si, si ! Vous êtes beaucoup plus sympathiques que certains tristes sires qui se réclament de Freinet et qui sont loins d'avoir sa "candeur".

Un dernier mot cependant sur le "pacifisme". Et là je serai un peu plus grave. Je comprends très bien cette volonté d'établir des liens d'amitié entre les peuples, l'internationalisme, etc. Mais il aurait peut-être fallu se méfier un peu plus de Staline. Quant à l'Allemagne, vous savez suffisamment d'Histoire, j'imagine, pour savoir que face aux divisions blindées de Guderian, c'est le "pacifisme" qui nous a perdus.

Je n'ai pas besoin, je pense de vous rappeler la phrase de Churchill: "Vous avez voulu la paix et l'honneur..."

Je sais, c'est bien dommage, mais nous ne vivons pas "au milieu des anges".

Écrit par : Robin | 30 mars 2007

Je n'ai pas vu le film incriminé, mais j'ai un peu peur de ces biographies télévisées (ou, autrefois, filmées — s'il était encore de ce monde, on aurait pris Pierre Fresnay, jadis le modèle du docteur Schweitzer et de quelques autres, dans le rôle de… Freinet), qui sentent toujours l'hagiographie et les bons sentiments (et on ne fait ni de la bonne littérature, ni du bon cinéma avec de bons sentiments).
Le problème n'est pas Freinet, qui était certainement un excellent instit (mais si !), et un type convaincu. Comme Neill était sans doute un excellent psy, à Summerhill. Le problème, comme toujours, ce sont les suiveurs — les marxistes d'après Marx, les léninistes d'après Lénine, etc. La copie ne vaut jamais le modèle.
Je me tue à dire à chacun qu'il faut se lancer et inventer son propre modèle. Je suis à fond pour la liberté pédagogique — et je me fiche pas mal des programmes, et de leur respect, tant qu'on a des résultats. Et c'est tout ce que l'on devrait évaluer — les résultats.
Et il se trouve que les pédagogies institutionnelles, en ce moment, ne donnent pas grand-chose. Si on jugeait les pédagogistes à l'aune du niveau orthographique (c'est un paramètre parmi d'autres, mais c'est un paramètre), on les jetterait dans le Tibre, comme Vitellius — et après leur avoir fait subir le même traitement, relisez Suétone.
JPB

Écrit par : brighelli | 30 mars 2007

"La pédagogie, qui n'est rien d'autre que l'art d'expliquer, est un talent donné à la naissance"

Ecrit par : Jean | 30 mars 2007

Ca, Jean, sauf votre respect, ça s'appelle une opinion! Comme dans beaucoup de domaines, nous naissons vraisemblablement avec des dispositions naturelles en celui-là. Mais qui, de toutes évidences, vont, par le biais de l'éducation d'abord et de ce qu'elle vous apportera, ( de l'amour, un cadre assez précis, une solide culture, et donc de la confiance en vous), énormément évoluer. Du bon côté si ces valeurs et apports positifs sont présents, du mauvais s'ils font défaut. Et, après, les sciences de l'éducation, qu'on s'en inspire ou pas, les deux sont possibles, (je ne vous redirai pas une fois de plus que vous surestimez largement l'influence de ceux que vous appelez "ses gourous"). Si elles peuvent évoquer des pistes supplémentaires, tant mieux! En aucun cas elles ne remplaceront jamais les contenus. Mais, encore une fois, on ne naît pas une fois pour toute avec un sens de la pédagogie qui ne puisse évoluer. Cela n'a aucun sens. Mais, par contre, là où je suis d'accord avec vous, c'est que c'est quasiment indépendant du niveau de diplôme.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2007

Jean-Paul, je suis totalement en accord avec votre dernier message... Sauf la violence de sa conclusion, qui, à mon sens, en détruit en partie le bien-fondé. Mais on ne se refait pas!

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2007

Alors, Robin, l'amitié franco-allemande, c'est du bidon ? Et Freinet, gazé en 14 (comme le grand-père du collègue) un doux illuminé et un dangeureux collabo? Allez, on ne fait pas l'avenir avec le passé.
Jean, je n'ai aucun moyen, ni ne veux régenter quoi que ce soit. C'est tout le contraire de ma personne. Relisons l'intervention de Jean-Paul, bien plus équilibrée et digne d'être prise en compte, elle. Quant à yann qui mélange Krishna et les Témoins, quelle ahurissante culture qui se dépêche d'employer n'importe quels grands mots pour démolir l'interlocuteur! Toto, au secours ! Quand on dit qu'il y a vraiment à boire et à manger ici....

Écrit par : pierrot | 30 mars 2007

Vous êtes beaucoup plus sympathiques que certains tristes sires qui se réclament de Freinet et qui sont loins d'avoir sa "candeur".

pas de "s" à loin.

Écrit par : Robin | 30 mars 2007

C'est votre ton, Pierrot, qui est agressif et qui vous fait passer pour des sectaires.

Un "talent", Christophe, reste un talent. Le "goût d'expliquer", que l'on appelle "pédagogie", est donné à la naissance, je le maintiens. Sa mise en oeuvre, en revanche, est l'affaire toute une carrière.

Quant à l'intervention de Jean-Paul Brighelli, où pouvez-vous trouver, Pierrot et Christophe, des motifs de vous en féliciter? Car comme exemple d' "In cauda venenum", on ne fait pas mieux!
Et Jean-Paul conseille très vivement, il me semble, aux "pédagogistes qui ont eu la révélation de la seule vraie pédagogie" de cesser de vouloir lui (nous) donner des leçons en permanence.

Écrit par : Jean | 30 mars 2007

pierrot

Non, l'amitié franco-allemande, ce n'est pas du bidon. Je me souviens avec émotion d'un repas sur la place de l'amitié (Freudschaft) à Bonn, la ville natale de Beethoven.

Mais il ne faut pas confondre avec la poignée de main à Riom. Il y a amitié et amitié, surtout quand l'amitié s'appelle "collaboration".

Ceci dit, je n'ai jamais suspecté Freinet d'être un "collabo". Il a été grièvement blessé à Verdun et il a écrit un livre comme Barbusse à ce sujet "Touché !".

Son "pacifisme" s'explique, comme celui de beaucoup de gens de sa génération par cette expérience indicible de la "guerre totale" de 14-18...Une horreur inimaginable ! Je me suis peut-être un peu avancé en disant qu'il avait aussi été gazé comme mon pauvre grand-père, mais ça n'a rien d'impossible.

On comprend pourquoi ils disaient "plus jamais ça".

Je vous répète que j'ai de l'estime pour Célestin Freinet. Je pense que c'était un bon instituteur et une personne de valeur, un "patriote" aussi, certainement, dans le bon sens du terme (un mot hélàs un peu oublié et tourné en dérision aujourd'hui, mais qui ne gênait ni Bernanos, ni Péguy, qui n'étaient pas vraiment des gens de droite, que je sache)

Ce qui me gêne, c'est de constater que des méthodes qui marchent dans certaines circonstances et quand elles sont utilisées "à bon escient" (ce n'est pas un prénom arménien !) par des instituteurs charismatiques et rigoureux comme Freinet aboutissent entre les mains d'un certain nombre de "bousillleurs" dogmatiques à sacrifier des générations entières.

Écrit par : Robin | 30 mars 2007

On ne pourra plus enseigner la littérature que sous forme d'option dans les lycées grâce à une réforme qu'on nous concocte. Pierre Nora parle de rupture de civilisation et il a raison. Cela n'a pas l'air d'émouvoir grand-monde ici. Quelqu'un y a fait allusion, il y a peu, pourtant. Et vous êtes tous des grands défenseurs de la culture pour tous, il paraît.
Le français sous forme d'information et de communication!C'est vraiment une fin de civilisation. Mais à gauche on ne parle pas de "décadence", c'est un terme de droite nous dit Winock, on préfère" profond changement".

Écrit par : Thalie | 30 mars 2007

Bon , OK , je cite :

"C'est tropf acile d'attaquer pareillement une minorité. Qui a sûrement tort, puisqu'elle est minorité, non ? Alors, fichez lui la paix. Sinon, s'attaquer pareillement à quelqu'un, c'est reconnaître qu'il gêne , de par ses théories, actes ou positions. Allez ne m'obligez pas à citer Ibsen dans "An enemy of the people": The majority is never rignt. She rules the lies". Faut traduire? Avec vous, je ne crois pas.

Ecrit par : pierrot | 30 mars 2007 "

Paragraphe entièrement réutilisable dans l'argumentaire de n'importe quelle secte.
voir : http://www.miviludes.gouv.fr/

Je n'accuse pas les freinetistes d'être une secte, mais de se braquer bien vite et de manquer d'humour.
Et comme dit JPB, seuls les résultats comptent.

Écrit par : yann | 30 mars 2007

Cela n'a pas l'air d'émouvoir grand-monde ici. Quelqu'un y a fait allusion, il y a peu, pourtant. Et vous êtes tous des grands défenseurs de la culture pour tous, il paraît.

Si, Thalmie, ne croyez pas cela. Je sais que ça peut paraître un ridicule, mais j'en suis tombé malade (ce n'est pas une métaphore) et je préfère ne pas en parler. C'est très dur quand on ressent que "les nourritures de l'esprit" sont des réalités aussi tangibles que celles du corps, et peut-être, à certains moments, davantage.

On a l'impression de lutter contre des forces "métaphysiques" qui nous dépassent...Et qui dépassent les technocrates de l'éducation nationale dont Jean Cocteau, ce jour-là bien inspiré, a résumé l'horizon intellectuel : "Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d'en être les organisateurs!"

Nous n'avons pas encore touché le fond. Un jour peut-être, revenus de tout, les hommes du "meilleur des mondes" réapprendront à avoir soif.

"Lorsque croît le péril , croît aussi ce qui sauve."
(Friedrich Hölderlin)

Écrit par : Robin | 30 mars 2007

une créature d'outre-beauté avec l'intellect de Socrate et les mœurs qui vont avec, peut-être me laisserais-je aller à infléchir ce blog sur une pente plus amoureuse…

Devinette :
Dans un ascenseur il y a un père noël un pompier et une femme super belle et super intelligente.
Qui appui sur le bouton ?

Le pompier, les deux autres n’existent pas :)

or donc, pour Toto, les substances seraient licites et de bon aloi ? Alors respect
Comment ça respect ? Je ne comprends pas ?
Je suis pour l’instruction ‘correcte’ de tout sex drug rock’n roll ET ‘Platon’
(Tiens à propos de Platon : Un père demande a sa fille qui va passer son bac de philo :
‘tu peux me citer deux philosophe’
réponse :
‘bien sûr Platoon et Ariston’ (pour info platoon est un film Ariston une marque de machine à laver)

Occupe toi plutôt de ‘monsieur’ ! As-tu compris ce que Cat te disait sur le ‘Mon si eu ‘ ? As-tu compris que avant de leur faire lire ‘monsieur’ ils devaient savoir que ‘o’ et ‘n’ font ‘on’ que ‘m’ et ‘on’ font ‘mon’ que ‘e’ et ‘u’ font soit ‘e’ soit ‘u’ que ‘e’ et ‘u’ et ‘r’ font ‘eur’ etc etc etc J’ai pas regardé, mais je pense que dans L&L il y a plein de leçons avant que de voir écrit ce mot, qui ne s’adresse qu’à des gamins qui sont déjà des lecteurs ‘suffisants‘


On peut vraiment apprendre à lire et à écrire en imprimant un journal ? J'ai du mal à comprendre. Ca a quelque chose de "magique", de trop beau pour être vrai.
Ben pourquoi pas, le souci n’est pas là .
Bon c’était hyper manichéen … Mais le Freinet, il part de la lettre, pour faire le mot , qui constituera la phrase, qui fera le paragraphe, qui donnera le chapitre pour obtenir le livre …. Du simple au complexe ….
Maintenant si les ânes ont compris le contraire, ce n’est pas de sa faute … ( ?)

‘Bon, je dois être un affreux réactionnaire, je n'arrive pas vraiment à adhérer.’
Mais non, il faut juste éviter les extrêmes …


La suite plus tard, là c'est coucous et rosé ;))))
bon ap.

Écrit par : toto | 30 mars 2007

Thalie, relisez davantage le blog, vous y verrez que nombreux sont ceux qui essaient de parler du désastre qui se profile, dans une grande méconnaissance et indifférence de la plupart des gens, ce qu'en disent en particulier nos candidats à la présidentielle, c'est du bla bla bla.

( Peu nombreux sont ceux qui y défendent contre vents et marées les pédagos qui ont dominé l'éducation nationale pendant des lustres pour aboutir à la situation actuelle.)

Il s'agit bien de la disparition d'une civilisation, comme un pays a besoin d'une élite supérieure aux 10 % prônés par certains, nous serons dévorés par des civilisations plus travailleuses et tout aussi intelligentes, c'est déjà commencé : les Indiens en particulier.

Je ne sais si quelqu'un a écouté l'émission sur France-Culture où Claude Thélot, l'homme du Grand Débat, parlait du livre qu'il a écrit avec Christian Forestier, avec préface d'Hervé Hamon et Jean-François Launay, comme langue de bois, on ne fait pas mieux. (Où en est l'école en France.)

Pas une seule fois il n'y a été question d'instruction, de transmission des savoirs, par contre : "L'école doit former les jeunes gens à vivre ensemble", le "vivre ensemble", l'éducation et non l'instruction étaient le leit-motiv d'une heure de baratin indigeste. Pas étonnant que le Grand Débat, qui a dû coûter fort cher et a mobilisé tant d'enseignants pendant des mois ait acouché d'une souris ...mort-née.

Anne-Marie.

PS : je me suis de nouveau interessée à ce que faisait l'EN quand une de mes petites-filles a appris à lire avec une méthode "naturelle" dite Freinet par le maître : pur global.
J'ai persuadé sa mère de lui apprendre en parallèle avec une méthode alphabétique.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 30 mars 2007

"Pas une seule fois il n'y a été question d'instruction, de transmission des savoirs, par contre : "L'école doit former les jeunes gens à vivre ensemble", le "vivre ensemble", l'éducation et non l'instruction étaient le leit-motiv d'une heure de baratin indigeste."
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 mars 2007

indigeste, vous êtes gentille là! à vomir oui!
Ce n'est certainement pas le role de l'école et bien celui de nous seuls parents, et il me semble qu'ici nous sommes tous d'accord sur ce point. Et, le problème Anne-Marie c'est que ce discours est désormais aussi celui de beaucoup de parents même si heureusement certains commencent à ouvrir les yeux, si vous saviez le nombre de fois où on m'a objecté le fait que nous désocialisions nos enfants en faisant le choix de la scolarité à la maison car l'école permet avant tout aux enfants de se "socialiser"...foutaise c'est l'instruction qu'ils y reçoivent qui complète leur éducation , cette éducation qui justement doit les conduire à une certaine intelligence de la vie en groupe!Q'un enfant doit être éduqué par ses parents et instruit par l'école devrait être un axiome. Mais allez savoir pourquoi devant des principes très simples il y en a toujours qui préfèrent pratiquer l'onanisme intellectuel, peu importe le résultat seul compte la démonstration...les conséquences nous les connaissons

bonne journée

Écrit par : Patricia Mesnigé | 30 mars 2007

"Quant à l'intervention de Jean-Paul Brighelli, où pouvez-vous trouver, Pierrot et Christophe, des motifs de vous en féliciter? Car comme exemple d' "In cauda venenum", on ne fait pas mieux!
Et Jean-Paul conseille très vivement, il me semble, aux "pédagogistes qui ont eu la révélation de la seule vraie pédagogie" de cesser de vouloir lui (nous) donner des leçons en permanence."

Ecrit par : Jean | 30 mars 2007

Jean, je ne me félicite de rien! Je n'arrête pas de répéter: "un enseignant, une pédagogie", et il me semble bien que c'est ce que Jean-Paul nous dit dans son message! Je ne donne de leçons à personne. Et je m'élève simplement contre la violence de ce message de Jean-Paul!

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2007

Jean il y a en effet des avertissements (devenus des "mises en garde" cette année chez nous mais je n'ai jamais entendu dire que le barême était aussi "écrit" que chez vous...mais je ne suis pas au courant de tout. En tout cas j'ai vu des enfants gratifiés de mises en garde comportement ET travail à chaque trimestre qui ne semblaient pas exclus...
Hier soir j'ai demandé si les professeurs étaient soutenus par la vie scolaire et l'administration par exemple quand il sortait un élève de cours...la principale qui présidait le conseil a décidé de prendre les choses en main, vexée peut être ? elle en a profité pour dire que de toute façon chaque fois qu'une exclusion est prononcée ce sont les associations de parents qui font "appel" et protège le gosse...pas facile d'assumer les prises de position de notre comité central (je ne vois pas comment appeler le bureau de notre fédé, seule présente sur ce collège) ; bon j'ai répondu que "la base" était là en face d'elle et s'abstiendrait en cas de sanction !!!
merci

Écrit par : fabienne | 30 mars 2007

- brighelli :
« Le problème n'est pas Freinet, qui était certainement un excellent instit (mais si !), et un type convaincu. Comme Neill était sans doute un excellent psy, à Summerhill. Le problème, comme toujours, ce sont les suiveurs. »

- Entièrement d’accord.
J’intervenais de façon virulente sur le blog de Davidenkoff pour mériter ma médaille de pourfendeur de pédagogiste.
Cependant, j’ai été sous le charme de certains d’entre eux.
Un formateur de l’IUFM de Nancy (je l’ai su plus tard), Pol Le Gall, qui a dirigé ma formation… d’animateur de centre de vacances. J’étais impressionné par son charisme, son talent à stimuler les imaginations tout en recadrant avec douceur.
Brigitte Cahen, formatrice en documentation, nous faisait réellement travailler selon les méthodes qu’elle préconisait pour notre pratique avec les élèves, et ça marchait !
Mais alors, sur le terrain scolaire, je constate chaque jour la catastrophe…
Les profs volontaires qui essaient d’en faire autant sont rarement aussi intelligents.
Les profs désignés d’office pour se coltiner les travaux pluri-trans-machin sont dubitatifs et soumis (sinon, ils refuseraient).
Les scolaires ne sont pas aussi sélectionnés, enthousiastes et bien disposés que les publics matures, captifs et volontaires de futurs animateurs ou profs.
Hein ? C’est la même chose ?
C’est là qu’on peut garder de l’estime pour des pédagogistes (peu d’entre eux), exécrer leurs généralisations, et être consterné par la mise en œuvre.

Écrit par : georges | 30 mars 2007

"Si on jugeait les pédagogistes à l'aune du niveau orthographique (c'est un paramètre parmi d'autres, mais c'est un paramètre), on les jetterait dans le Tibre, comme Vitellius — et après leur avoir fait subir le même traitement, relisez Suétone"

:o)))))))))) mdr, je connaissais le poing dans la tronche, le cactus géant ... là va falloir que je me renseigne :o)

Écrit par : toto | 30 mars 2007

"Toto, au secours ! Quand on dit qu'il y a vraiment à boire et à manger ici...."
Keep cool pierrot, ils ont compris de quoi tu parles, c'est juste que "le chat mouillé craint l'eau" ...

Essaye aussi de faire un effort de ton côté,pour comprendre de quoi ils parlent ... Si on continue de se braquer pour les ânes (ils sont des deux côtés) on a pas fini ...

On ne veut pas d'un virage à 180° ... Juste à 90° et surtout surtout fait 'correctement' sans stress sans haine sans mal de ventre sans pleur, sans peur etc etc etc

Compare la classe de Freinet avec la classe de Connac ...................... C'est loin d'être la même chose... très trsè loin .... Et pourtant il n'est pas mauvais/ni méchant le Connac... Juste qu'il a oublié qq paramètres très importants...

"The majority is never rignt. She rules the lies". "
C'est pas plutôt
"The majority is never rignt. It rules the lies". " ?
Bon je suis nul en anglais :)



Dans le Parigo today: A propos de l'aide scolaire gratuite
Nabil 7 ans : Maintenant j'ai que des 10/10 en dictée ..
Ca fait "plaizzzzzz" j'vous jure :)
Merci les bénévoles :)

Écrit par : toto | 30 mars 2007

A propos d'Alexander Neel qui nous faisait rêver en 68 avec ses "Libres enfants de Summerhill" ("Summerhill" : la colline de l'été : tout un programme !) :

Je me souviens d'un passage dans le livre où il raconte avec un"fair play" très britannique un " échec éducatif " avec une petite fille d'une intelligence certainement très au-dessus de la moyenne.

Dialogue :

-"Alors, on me dit que tu ne te plais pas ici ?

- Exact.

- Et pourquoi, tu n'es pas heureuse, tu n'aimes pas te sentir libre ?

'" Si,mais pas de cette manière-là."

Intéressant, n'est-ce pas ? Peut-être qu'un jour, ce seront les enfants eux-mêmes qui diront aux pédagogues leurs quatre vérités en une seule : " Nous voulons être libres, mais pas de cette manière-là ! "

Écrit par : Robin | 30 mars 2007

Franchement Freinet ou pas Freinet, il s'agit bien de querelles de nantis qui se regardent le nombril à longueur de blog.
Stériles discussions puisqu'on n'aura plus le droit d'enseigner d'ici peu: plus de littérature, plus d'histoire, la philo est déjà morte et ne vit plus qu'en prépa, lesquelles prépas, de province du moins, ne vivront plus longtemps.
Alors se demander comment on va enseigner" RIEN", est vraiment un moyen de se voiler la face et de se raconter des histoires en attendant que tout s'écroule.

Écrit par : Thalie | 30 mars 2007

Ce qui me gêne, c'est de constater que des méthodes qui marchent dans certaines circonstances et quand elles sont utilisées "à bon escient" (ce n'est pas un prénom arménien !) par des instituteurs charismatiques et rigoureux comme Freinet aboutissent entre les mains d'un certain nombre de "bousillleurs" dogmatiques à sacrifier des générations entières.

Ecrit par : Robin | 30 mars 2007

Une anedocte au sujet des méthodes, déjà racontée quelque part sur ce blog : mon père, instit et freinestiste convaincu, s'est trouvé en position de mettre en pratique ces méthodes dans un contexte idéal : communauté baba cool, enfants en liberté, environnement enrichissant, etc. .
Bons résultats pédagogiques dans l'ensemble (avec sûrement, le connaissant, une dose de méthode scrongneugneu-syllabo-traditionnelle, surtout pour ses propres gosses !), jusqu'à ce que les élèves, qui venaient apprendre ce qu'ils voulaient quand ils voulaient, se regroupent pour réclamer ... des classes fermées, des horaires, des programmes,des livres, des cahiers et des notes.
Résultat : retour à une école à la papa, résultats plutôt brillants des élèves présentés aux examens de leurs pays respectifs, et souvent études supérieures les doigts dans le nez.
C'était la rubrique : les enfants ont besoin d'être cadrées, et ils le savent !

Écrit par : yann | 30 mars 2007

Fabienne,

Comme elles sont de mèche avec les "pédagogistes", c'est-à-dire avec ceux qui veulent une école sans obligation ni sanction où l'enfant apprenne exclusivement par lui-même ( comme dans le film de pure propagande sur Freinet l'autre soir), certaines associations très en vue interviennent la plupart du temps pour mettre, par pure idéologie (l'élève au centre...) des bâtons dans les roues à l'administration des établissements.
Votre principale, tant qu'elle se sentira esseulée, ne tiendra pas à avoir à affronter la bronca d'une association de parents. Vous avez donc très bien fait d'intervenir. Allez plus loin: assurez-la à l'avance du soutien de votre association chaque fois qu'une décision disciplinaire s'imposera.

Écrit par : Jean | 30 mars 2007

Eh bien voilà "les enfants ont besoin d'être cadrEEs":c'est de la faute à Freinet!
Quant à "the majority", dans la pièce, elle est humaine, donc personnalisée (comme le navire et le chat, qui sont aussi du féminin en Anglais), donc représentée par "she" et non "it" qui est neutre, dans le texte. Quand j'ai vu la pièce, j'ai noté aussitôt ces paroles. Allez, faites-moi un peu confiance quand même !

Écrit par : pierrot | 30 mars 2007

Bonjour,
Ce qui compte avec Freinet, ce n'est pas la lettre mais l'esprit, "la substantifique moelle" . C'est important la moelle, ça donne l'équilibre pour tenir debout et avancer. Mes deux instituteurs avaient étudié Freinet et appliquaient certaines de ses techniques sans pour autant renoncer à la notion d'effort régulier, la rigueur de l'observation et du raisonnement, l'importance de la mémoire. Les résultats ont laissé des traces durables.
Au cours de ma carrière j'ai rencontré des collègues passionnés qui se mettaient en quatre pour intéresser leurs élèves et les faire venir en classe de bon coeur pour continuer ce qui était commencé . Ils n'avaient jamais entendu parler de Freinet et sans doute travaillaient -ils dans le même esprit.
Inversement ,vers la fin de ma carrière, il m'a fallu assister à certaines réunions " et autres joyeusetés" pour citer JPB, où des spécialistes n'ayant jamais mis les pieds dans l'arène donnaient de beaux conseils dans le jargon que l'on commence à connaître, brassaient du vent en mettant l'élève au centre du système au nom de la pédagogie Freinet et d'autres, et je n'en retirais rien . Freinet était récupéré et trahi. Disons pour parler clairement que je m'en..., je m'em... Je préférais encore être dans l'arène et confronter mes échecs et réussites avec les collègues, ce que je faisais déjà quand j'étais documentaliste, époque où j'avais également enduré de beaux discours formulés par des gens hautement placés n'ayant jamais passé une seule journée dans un CDI . J'ai déjà dit que ça me donnait des boutons . Tiens je vais relire "La guerre des boutons" de Pergaud et sans doute quelques bonnes pages de Rabelais , celles où apparaît ce beau parleur et froussard de Panurge. Ca revigore.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 30 mars 2007

J'ai dit : c'est la faute à Freinet ?
Quenon, quenon, les méthodes Freinet, Montessori, Neil, etc. sont sûrement efficaces en milieu favorisé, avec des instits super présents, des parents attentifs, etc.
Mon anecdote ne prouve qu'une chose : trop de liberté désoriente les enfants (et, là, je peux vous dire que c'était un joyeux bordel, à l'époque !). Et comme ils ne sont pas stupides (pas tous ...), un jour, les zapprenants demandent à apprendre. Et là, les profs tombent sur le cul !!

Écrit par : yann | 30 mars 2007

c'est l'os qui fait tenir debout, pas la moelle, qui est dedans, et qui est succulente ans un pot-au-feu.
Parole de scout !

Écrit par : yann | 30 mars 2007

Ce qui compte avec Freinet , ce n'est pas la lettre mais l'esprit : "la substantifique moelle", et la moelle c'est très important : ça donne l'équilibre et l'autonomie des membres pour avancer librement.
On peut transmettre des connaissances à la manière de Freinet sans le savoir. Inversement on peut se revendiquer de Freinet et ne rien transmettre du tout ou si peu.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 30 mars 2007

Veuillez m'excuser. j'ai récidivé en plus court, croyant que mon premier message n'était pas passé.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 30 mars 2007

Yann, un petit morceau de moelle en moins et vous êtes en fauteuil. Ceci dit la charpente c'est important. D'ailleurs j'ai épousé un Charpentier qui n'est pas charpentier , il est vrai, mais dont l'équilibre intérieur tient la route. Ca fait du bien de rire. Rabelais le disait déjà.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 30 mars 2007

Franchement Freinet ou pas Freinet, il s'agit bien de querelles de nantis qui se regardent le nombril à longueur de blog.
Stériles discussions puisqu'on n'aura plus le droit d'enseigner d'ici peu: plus de littérature, plus d'histoire, la philo est déjà morte et ne vit plus qu'en prépa, lesquelles prépas, de province du moins, ne vivront plus longtemps.
Alors se demander comment on va enseigner" RIEN", est vraiment un moyen de se voiler la face et de se raconter des histoires en attendant que tout s'écroule.

Ecrit par : Thalie | 30 mars 2007

Thalie, je suis heureux (si je puis dire) que ça vous fasse réagir et que ça vous mette en colère. Mais regardez le peu de signatures recueillies par la pétition de "Sauver les Lettres"

Il y a même des gens qui viennent nous dire que c'est normal et que ça les amuse !

"Les sociétés pourrissent par la tête", disait le camarade Lénine.

On le voit bien avec la commission Viala et les nouveaux programmes, l'enseignement du grec et du latin..Et les projets de remplacer la littérature par la communication, de supprimer la section Littéraire, etc.

Au lieu d'essayer d'enrayer la "crise de civilisation", on l'accélère.

Que pouvons-nous faire?

...A part envoyer Viala et ses acolytes au fond du Tibre (pardon de la Seine) ?

Écrit par : Robin | 30 mars 2007

Excuse me Mr. Neill ! I wrote your name wrong. i 'm very confused !
NEILL ! nor NEEL !

Écrit par : Robin | 30 mars 2007

Freinet...à se pisser dessus de rire. Un téléfilm Casden, revisité Camif, labellisé Maif et ausculté Mgen!!!!!!!! D'un chiant, mais d'un chiant. Pataud, et comme le dit fort justement quelqu'un un peu pls haut, crémeux. Crémeux, onctueux, oignant.
Mièvre. Pédago. En comparaison "l'Instit" est carémént révolutionnaire.
Là, rien. Un scénario à peine digne d'une première année à la FEMIS, des personnages à chier. Des acteurs qui se font tartir et on les comprend. Et puis cette atmosphère, cette atmosphère, qui sent la vieille chaussette de prof dans un Gîte de France des années 70. D'un ennui incommensurable. Et puis politiquement correct à souhait,limite scientologue. Hmmmmmmm...du Louis de Funès, quoi, involontairement.
Un nanar qui est à la dramatique télé ce que Meirieu est à la culture.
Santelli, Failevic, revenez,.....plize. Moi, j'imagine un Mocky, passant par là, braguette ouvert, objet du délit bien en évidence. C'est vrai quoi, pourquoi ce qui touce à 'écle est -il toujours ou presque ausi rasoir. je mets à part "Etre ou avoir". Ou alors le docucu sur e dernier cours de Braudel...sublimissime. Tellement qu'on devrait arrêter les Meirieu, les Frakomachin et les obliger à regarder ce truc 24H SUR 24....
En tous cas, hier, je freinais, et ça ne s'arrêtait pas.
En tournage "24 heures IUFM" avec Djack Baoeur et Philip Meyriou....

Écrit par : montaigneàcheval | 30 mars 2007

montaigneàcheval, vous n'êtes pas "gentil" !

Écrit par : Robin | 30 mars 2007

Je n'ai pas vu le proviseur-adjoint aujourd"hui, le proviseur ne savait pas ce que son adjoint a décidé comme sanction contre les élèves antisémites, l'un des cpe à très peu d'années de sa retraite m'a confié qu'il en avait marre d'une politique menant à être sévère dans le cadre du règlement intérieur et qui ne débouche sur rien. "Il faut faire du chiffre" a-t-il dit... Est-ce que cela aurait à voir avec les primes qu'empochent l'intendant, les chefs des travaux, les cpe, la direction s'il y a bcp de classes et de sections remplies d'élèves???...

Écrit par : Pendariès | 30 mars 2007

Navré pour le cours d'anatomie, mais la "substantifique moelle", c'est la moelle osseuse, qui sert assez peu à marcher, mais qui a bien sûr son utilité.
L'autre, c'est la moelle épinière, qui doit être assez dégueu à manger ( mais je ne suis pas expert, peut-être y a-t-il des amateurs ?).

Écrit par : yann | 30 mars 2007

montaigneàcheval a dit "scientologue", cette fois ci , ce n'est pas moi qui ai parlé de secte, cornegidouille !!

Écrit par : yann | 30 mars 2007

Pendariès, attention ! Parler des primes que touchent les proviseurs, c’est pire que de blasphémer chez les barbus !
D’autant que beaucoup de ces primes qu’on leur octroie sont bien généreuses et ne correspondent à AUCUN travail des dits proviseurs.

En LP, ces braves gens aiment bien qu’on passe au régime de l’apprentissage : ça paie bien… pour eux, tant pis pour les profs ! Le GRETA, ça leur plaît bien aussi…

Écrit par : Lariba | 30 mars 2007

Ben y a tout ça dans mon bahut: lep, apprentissage, greta... et pas de vagues...

Écrit par : Pendariès | 30 mars 2007

Montaigneàcheval, merci pour vos remarques et merci de me faire rire, comme d'hab. Heureusement qu'il reste des gens comme vous...

Écrit par : Thalie | 30 mars 2007

Quelqu'un peut-il me suggérer des questions, tordues si possible, à poser à Bentolila qui vient parler demain aux enseignants au cerveau ravagé par le pédagogisme ?

D'abord, est-il vrai qu'un projet parle de mettre l'étude de notre géniale, superbe littérature en matière optionnelle, quand on voit ce que cela a donné avec le latin et le grec (y compris l'histoire, la géo, les SVT, les maths et le reste) il y a des cheveux à se faire. Merci d'avance.

Anne-Marie Valette.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 30 mars 2007

"Allez, faites-moi un peu confiance quand même !"
T'avions vu, j'avions mis un point d'interrogation.... :)
In Pierrot i trust ;,)


"Tellement qu'on devrait arrêter les Meirieu, les Frakomachin et les obliger à regarder ce truc 24H SUR 24...."
Avec la danse des canards en boucle dans les oreilles ... Mdr

Écrit par : toto | 30 mars 2007

Bentolila est critiquable, mais pas trop mauvais, puisqu'il a suscité chez une de nos plus distinguées pédago ce texte, que je replace, au cas où vous ne l'auriez pas lu.

Anne-Marie.


Journal l'Humanité
Rubrique Société
Article paru dans l'édition du 15 mars 2007.

Société
« Apprendre, ce n’est pas empiler, c’est mettre en relation »


Éducation . Gilles de Robien a approuvé hier, le principe d’une leçon de mots dès l’école maternelle. Éveline Charmeux, pédagogue, dénonce une grave erreur.

Le chercheur Alain Bentolila a remis au ministre de l’Éducation, hier, le rapport qui lui avait été commandé sur l’enseignement du vocabulaire. Visant à réduire la « fracture linguistique » qui persiste entre les enfants, celui-ci préconise « le retour de leçons de mots » dès l’école maternelle. Il s’agirait de faire apprendre aux élèves des listes de mots nouveaux, à raison de 365 mots par an (l’Humanité du 7 mars).
Plusieurs chercheurs et pédagogues ont réagi négativement à ces propos, entre autre Éveline Charmeux, agrégée de grammaire, ex-formatrice IUFM et chercheuse à l’INRP, aujourd’hui à la retraite (1).

Vous qualifiez la leçon de mot de « menaces pour nos enfants ». C’est sévère...

Éveline Charmeux.
Oui, mais ce n’est pas excessif. Ce qui est préconisé ici repose sur des erreurs. Or, lorsque l’on fait, à l’école, des choses dont les recherches démontrent qu’elles sont erronées, on met en difficulté les enfants qui n’ont que l’école pour s’en sortir.

Peut-on résumer ces erreurs ?

Éveline Charmeux.
La première consiste à dire qu’apprendre, c’est empiler les connaissances nouvelles - c’est ce que l’on retrouve dans la proposition d’enseigner 365 mots nouveaux par an. Il y a plus de quarante ans que l’on sait que c’est faux.
Les savoirs ne peuvent pas se construire un par un. Si jeune qu’il soit, l’enfant dispose d’un savoir. Apprendre consiste à le transformer, à le rectifier. On apprend en se heurtant. Ce conflit cognitif implique de mettre en relation ce que l’on savait déjà avec ce que l’on vient de découvrir.

Et pour ce qui est du vocabulaire ?

Éveline Charmeux.
L’erreur est de faire croire que les mots correspondent à des choses bien définies. Le vocabulaire n’est pas un ensemble d’étiquettes posées sur le monde extérieur et identique pour tous. C’est un facteur d’organisation du réel. La façon dont on perçoit le monde est déterminée par la langue que l’on parle.

L’exemple le plus célèbre est celui du mot neige, qui n’existe pas en inuit, la langue des Esquimaux. En revanche, ils ont quatorze mots radicalement différents pour désigner quatorze sortes de neiges. Par ailleurs, en français, ils n’ont aucun sens : tout dépend du contexte. Si je dis « volume », de quoi je parle ? Du son de la télé ou du contenu d’un verre ? Sans compter les emplois figurés... Vous imaginez le nombre de définitions qu’il faudrait donner ?
Enfin, une langue, ce n’est pas une accumulation de mots. D’ailleurs, les chercheurs observent que les vraies difficultés des élèves ne résident pas tant dans l’acquisition du vocabulaire que dans l’apprentissage de la compréhension.

Cela signifie que l’on n’a pas besoin d’une « bibliothèque » personnelle ?

Éveline Charmeux.
On a surtout besoin d’un dictionnaire de textes. Plus on lit, plus on apprend. Et placés face à un texte, les enfants, en groupe, sont tout à fait capables de formuler des hypothèses concernant le sens des mots... La leçon de vocabulaire ne devrait avoir qu’un objectif : apprendre à utiliser le vocabulaire que l’on connaît déjà.

Mais existe-t-elle déjà ou non, cette leçon de mot ?

Éveline Charmeux.
Elle existe, bien sûr, on ne l’a jamais quittée et malheureusement, elle continue de se faire, dans bien des cas, sur des recherches de sens. Ce qui, encore une fois, ne sert à rien.

Plébiscite du b.a.-ba, de l’apprentissage précoce des quatre opérations, du vocabulaire... Beaucoup redoutent un retour à l’automatisation des apprentissages. Est-ce aussi votre avis ?

Éveline Charmeux.
C’est pire que cela. Ce que monsieur de Robien appelle automatisation, c’est en fait de la mécanisation : la répétition d’une chose « jusqu’à ce que ça rentre ».
L’automatisation, c’est au contraire la maîtrise constante d’un outil que l’on a construit soi-même. Prenons l’exemple du tennis : automatiser n’est pas savoir ce qu’est un coup droit. C’est être capable de choisir très vite si l’on va utiliser le coup droit ou le revers. Or, pour choisir de façon extrêmement rapide, il faut avoir compris, digéré donc théorisé - et non mécanisé - le geste. L’automatisation est la maîtrise du choix. La mécanisation n’est qu’un conditionnement.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 30 mars 2007

Thalie,

Il ne faudrait surtout pas croire que vous seuls, enseignant "les humanités", êtes touchés l’envahissement de la vacuité !

Dans mon domaine certes moins prestigieux mais pas moins utile lorsque vous montez en voiture ou allumez votre PC, il en va hélas de même.
Ne parlons pas seulement du développement et de l’épanouissement de l’individu à travers la culture (pour être outrageusement provocateur : au pire, on peut s’en passer !) mais bien de la disparition de l’enseignement de la rationalité.
Et dès lors, tout sera possible lorsque les remparts contre les extrémismes, les fanatismes et les manipulations cèderont sous les coups des « pensées magiques confuses » transmises par télé et autres pubs contre lesquelles l’école à cessé de lutter de facto.
Le sens de la déduction n’est pas une aptitude innée, elle s’acquiert à force de travail, d’application, d’erreurs corrigées par le maître !
Vous êtes, pour la plupart sur ce blog, de formation littéraire, j’ai suivi un enseignement de sciences exactes. Ceci ne nous empêche pas de communiquer, même si (et je serai un peu moqueur) il est plus facile d’acquérir en autodidacte un vague vernis culturel que scientifique. Nous nous comprenons parce que nous partageons la même rationalité qui peut avoir été acquise aussi bien à travers la philo que les maths ou la physique, parce que nous pouvons distinguer hypothèse et conclusions dans un raisonnement ou percevoir précisément le sens du mot « donc ».
Or l’enseignement des sciences ne met plus l’émergence d’une pensée déductive au centre de sa finalité mais privilégie un salmigondis pédagogico-inductif issu d’une mauvaise lecture de ce qu’est la méthode expérimentale !
Nos anciens, dans leur contact étroit avec le réel, le tangible avec tout qu’il a de cruel mais surtout de fortement causal pouvaient acquérir une forme de « bon sens » qui n’est finalement pas si éloigné d’un raisonnement cartésien. Une société du virtuel, de l’immatériel et de l’image ne prodigue pas les mêmes leçons !
Que restera-t-il de notre civilisation lorsqu’un gloubi-boulga cérébral remplacera le rationalisme ?

Il ne faudrait pas non plus croire que seul l’occident est touché !

Dans ma jeunesse, j’ai eu durablement plaisir à observer et à partager la vie des sociétés traditionnelles africaines. Je l’ai fait avec la passion de mes vingt ans, mais avec un regard qui restait réaliste.
Non ! Tout compte fait, et en dépit de la jouissance qu’elle m’a procurée la musique des griots ne vaut pas Bach ou Coltrane. Oui, je préfère une société qui laisse un relatif libre arbitre à l’individu à un système de castes et de relations sociales interethniques codifiées par une étiquette qui broie ! La cosmologie et la vision du monde enseignée par le komo a des vertus éminemment distrayantes (et poétiques), mais je ne la place pas sur un pied d’égalité avec les théories de l’astrophysique !
Même si je vous choque, il m’est apparu que toutes les civilisations (et tous les savoirs) n’ont pas une valeur égale. Rassurez-vous, je reste convaincu que l’humain est unique, doté du même potentiel quelque soit son origine géographique, sociale ou ethnique, etc. Les deux questions peuvent être examinées distinctement.
Cependant, je suis affligé de voir disparaître les sociétés traditionnelles. Parce qu’elles sont remplacées par le même type de RIEN suburbain que dans nos banlieues. La même télé, le même culte des apparences et … pas même les moyens d’aller se gaver chez Mc’Do !
Je ne serais finalement pas triste si je voyais émerger, au sud, l’élan libérateur de la pensée occidentale même si c’était aux dépens de cultures coutumières pour lesquelles j’ai une incomparable tendresse ! Malheureusement, c’est le néant qui les remplace.

A une époque, j'ai été tenté de croire à un "complot", lorsqu'on est lucide, la paranoïa est le risque ! C'est finalement pire : une sorte de fascisme mou, de laisser-aller érigé en règle de vie, comme un chamallow de non culture qui nous engluerait. Partout sur la planète le même mal se répand.

Hélas, le XXIème est bien devenu religieux, magique même, mais c’est une bien mauvaise magie !

PS :
Ce n’est sans doute pas un hasard si on a plus canonisé durant les 15 dernières années que pendant les deux siècles précédents et … ce n’est pas fini !

Thalie, je vous cite "Comment va-t-on enseigner RIEN" : facile, il suffit de lire (et de respecter) les commentaires de programmes ... Je vous encourage à lire ma contrib précédente sur la réforme des bacs STI.

Écrit par : Zorglub | 30 mars 2007

Yann,
Mais non, mais non c’est très bon !
La moelle épinière est vendue sous le nom charmant « d’amourettes ».
Pour cause d’ESB, on n’y a plus droit …

Écrit par : Zorglub | 30 mars 2007

La leçon de vocabulaire ne devrait avoir qu’un objectif : apprendre à utiliser le vocabulaire que l’on connaît déjà.

Absurdité abyssale.

Écrit par : Robin | 30 mars 2007

Très intéressante,votre réflexion, Zorglub . Ca "compense" !

Écrit par : Robin | 30 mars 2007

Pour ce qui est de l'apprentissage du tennis, il est clair qu'il faut, simultanément, apprendre à se déterminer et apprendre la technique des différents coups à jouer. Et apprendre tous ces coups, (coup droit, revers, mais également volée, smash, et service) en parallèle, et en même temps que l'apprentissage du déplacement. Ce qui se fait maintenant, (on pourrait parler d'apprentissage global)? Autrefois, on apprenait tout d'abord à jouer les coups "arrêtés", (à l'aide de ce qu'on appelait les "potences", fort bien nommées), et en ne faisant, pendant un certain temps, que des séries de coups droits, puis de revers. Le reste venait après; (méthode "syllabique"). Et il n'est que de voir la manière dont le jeu a évolué. Ken Rosewall et même Rod Laver gagneraient peut-être un jeu par set, dans leur meilleure forme, contre Roger Federer.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2007

C'est pas un peu plus bas que la moëlle épinière, les "amourettes"?!!!!

Écrit par : pierrot | 30 mars 2007

Christophe, une analogie, en soi, n'est rien d'autre qu'une figure de style — vide de sens si vous ne lui en donnez pas un pertinent.
Exemple.
Prenez l'entraîneur (de tennis, ou de ce que vous voulez). C'est une sorte de tortionnaire (je vous recommande Laporte, ou celui de Laure Manaudou), qui pour un peu frapperait ses élèves — certains le font —, qui se garderait bien de mettre "l'apprenant" tennistique "au centre du système" (ou du court), et qui en tout cas ne penserait guère que le futur athlète doit acquérir lui-même ses propres savoirs… La recette, en l'espèce, c'est la schlague. Imaginez Andy Roddick, actuellement entraîné par Jimmy Connors (encore un tendre !). Eh bien, justement, ses performances remontent…
Je déplore parfois — mais juste dans mes moments d'agacement — de voir mes élèves fascinés par des champions, mais qui pour rien au monde n'accepteraient, même de moi, que je les traite comme l'entraîneur du champion traite son poulain — ou sa pouliche… J'avais à deux heures de l'après-midi, aujourd'hui, une élève de prépas scientifiques qui sanglotait sur mon épaule (aucun intérêt particulier, de surcroît ils se nourrissent de choses abondamment sucrées et leurs larmes tachent…) parce que nous serions trop méchants avec elle, dans ce type de classe un tant soit peu élitiste. Et ses condisciples ne sont pas sympas ! Pauvre chou ! Et la même accepterait d'être traitée comme de la viande avariée par une quelconque ex-ballerine qui lui apprendrait à faire des pointes — voulez-vous tâter de la discipline du Kirov, ou même de l'Opéra de Paris sous Claude Bessy ?
Vous voyez, les analogies…
JPB

Écrit par : brighelli | 30 mars 2007

Les amourettes, c'est bien la moelle épinière, qui servait de base à la confection des bouchées à la reine, ainsi que le ris de veau, jusqu'à la vache folle.

Anne-Marie.

Pierrot, je parie que vous pensez aux "rognons blancs". Auquel cas vous êtes dans l'erreur.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 30 mars 2007

Zorglub m'a volé ma réponse concernant les amourettes. cela a le goût de la cervelle, pour ceux qui aiment. Les frivolités, en revanche, je trouve cela dégueugueu.

Patricia Mesnigué, ne culpabilisez surtout pas! Certains de mes collègues professeurs, par conséquents lucides (si si, il en reste) ont également déscolarisé les leurs. En 3 mois de travail, leur fille, au Cm2, réussissait brillamment les évaluations de 6ème ( d'un niveau consternant, d'ailleurs). Si j'avais encore des enfants d'âge scolaire, et qu'ils aient affaire à certains professeurs des écoles, j'en aurais fait autant sans le moindre scrupule. Je reçois quotidiennement des témoignages à ce sujet, émanant de collègues devant affronter le" n'importe quoi n'importe comment" auquel sont confrontés leurs enfants.
Mais j'ai eu de la chance, et mon fils, qui a pourtant appris à lire avec "Daniel et Valérie" lisait couramment à Noël, comme presque tous se camarades de classe. Ils avaient la chance d'avoir une maîtresse "à l'ancienne", dixit les parents, et à qui je rends hommage.

Écrit par : mouron rouge | 30 mars 2007

Le choix d'un coup, en tennis, pose très peu de problèmes à un tennisman. Ou alors à un grand débutant (un "illettré"...) - qui sans doute choisira aussi son placement sur le terrain... - ou encore à E. Charmeux et C. Sibille qui doivent jouer comme des pinces tout en maîtrisant leur (absence de) choix.

On n'apprend très peu à "se déterminer" (à l'exception notable du haut niveau). On continue à faire des séries, des gammes dit-on, beaucoup de gammes, à tout niveau, et plus on joue à un bon niveau plus on les répète. Il faut automatiser les coups et non les choix. Non, pas les coups mais les meilleurs coups, les plus performants. Les choix dépendent d'abord du niveau des coups. Il s'agit d'élever le niveau de jeu pour chaque coup (intégrant au fil des années des paramètres nouveaux) et non le niveau des choix, lequel s'élève avec le niveau des coups.
Sans doute Rod Laver ne prendrait guère plus d'un jeu par set à Federer mais ce n'est certainement pas grâce à de mauvais choix ou à un manque de maîtrise des choix de coups ou de stratégies.

"Quelqu'un peut-il me suggérer des questions, tordues si possible, à poser à Bentolila qui vient parler demain aux enseignants au cerveau ravagé par le pédagogisme ? "
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 mars 2007

Hélène Merlin-Kajman rétorquait à Bentolila dans un Répliques de début d'année qu'elle contestait l’idée d’un lien (si fort) entre pouvoir linguistique et capacité de socialisation, remettant en cause l'opposition entre parole et violence. Elle évoqua son expérience de la féminité.
Finkielkraut dénonca lui la réduction qui consiste à tenir le pouvoir linguistique comme une capacité d’autonomie dans le débat d’opinions.

Philippe C

Écrit par : Philippe C | 30 mars 2007

Je ne sais plus qui a déploré le manque de manifestations d'émoi quant au projet de scinder l'enseignement du français au lycée, mais je ne crois pas qu'elle doive s'en émouvoir ou en tirer des conclusions hâtives. Lorsqu'une info est supposée faire l'unanimité, il serait vain que chacun y aille de son petit couplet pour célébrer la même messe. Cette laïcité du débat fait que j'aime bien fréquenter ce blog-village gaulois, où l'on ne trouve vraiment motivant d'intervenir que pour s'étripper un peu.

Écrit par : Perceval | 30 mars 2007

S'étriper ? Je suis un peu out, ce soir...

Écrit par : Perceval | 30 mars 2007

Sauf le respect que je dois au maître de céans, je n'arrive pas , je n'arriverai jamais, et je ne chercherai jamais à trouver le moindre charme à la dureté gratuite sur des plus faibles que soi. La façon de M. Brighelli de parler de ses élèves, au nom du culte de l'effort sans concession, me laisse un goût amer. Combien de jeunes gens cassés, pour le seul plaisir narcissique d' apparaître comme un pur et dur non complaisant au service de la bonne cause ? La jeune fille dont vous ridiculisez le désarroi semble en tout cas ne pas avoir choisi la bonne épaule.

Écrit par : Perceval | 30 mars 2007

Ou alors, ce qui est peut-être plus probable, vous vous rachetez auprès de nous de l'avoir consolée trop gentiment au regard de vos déclarations.

Écrit par : Perceval | 30 mars 2007

Mais je m'emporte... autant pour moi, je suis over-naze. Je viens de vous relire, et j'avais zappé le "sauf dans mes moments d'agacement".

Écrit par : Perceval | 30 mars 2007

Quant aux considérations sportives, pour avoir connu de près le sport de haut niveau dans une discipline très éprouvante et austère, je confirme que l'excellence n'est que le fruit de l'inlassable répétition. Comme dirait l'autre, tomber dix fois, se relever onze...

Écrit par : Perceval | 30 mars 2007

Tout cela m'engage à faire un de ces prochains jours un fil sur l'enseignement physique et sportif. Il y a dans mon lycée un prof de gym qui me hait particulièrement au nom de je ne sais quelles valeurs de gauche qu'il prétend défendre — avec enseignement idoine. Et c'est la discipline, me semble-t-il, qui a été le plus tôt touchée par les dérives anti-élitistes — à la grande stupéfaction de certains élèves, très vite découragés de produire une quelconque performance, puisqu'on ne les juge plus là-dessus. J'ai une classe de "sport-études" où de vrais athlètes ne vont pour ainsi dire plus aux cours de gym "normaux" — et se font sabrer (ce qui, pour parler le langage du grand Jacques, leur en touche une sans faire bouger l'autre). Et je ne vous dis pas le désordre mental de gosses incités d'un côté à donner le meilleur d'eux-mêmes, et un peu plus, et supposés en même temps apprendre le conformisme en gym. Les mêmes qui, après une carrière sportive plus ou moins longue, vont envahir les STAPS, et être sidérés du décalage entre le discours pédagogique qu'on leur demande d'ingurgiter et l'idéologie du haut niveau dans laquelle ils ont vécu.
Et là, c'est une analogie que je défendrais bec et ongles dans toutes les disciplines. Il faut absolument mettre au point un système qui incitera chaque élève, toujours, à se dépasser — parce qu'il n'y a de plaisir véritable que dans le dépassement, et que je suis à fond pour la pédagogie du plaisir — dans l'excès, dans l'excès de sueur, et pas dans le confort : certains pédagogues devraient relire Epicure, au lieu d'en rester à ce grand flandrin impuissant de Rousseau.
JPB
PS. Je raconterai quelque jour — peut-être l'ai-je déjà fait ? — comment Rousseau, fin troisième, m'a poussé vers les Lettres… Ça pourrait, dans ces temps difficiles pour la littérature, en encourager certains.

Écrit par : brighelli | 31 mars 2007

L’EPS : sujet passionnant !
L’un d’entre-vous dispose-t-il de statistiques fiables sur le nombre et la gravité des blessures subies par les élèves en EPS ?
Il serait légitimement jugé scandaleux que les élèves se blessent (même légèrement) en labo de TP ou en atelier. D’ailleurs les accidents sont extrêmement rares et donnent lieu à enquête avec vérification des conditions de sécurité etc.
Dès lors que l’EPS est un enseignement obligatoire donnant lieu à évaluation lors du bac, il m’apparaîtrait normal que le même traitement lui soit réservé !
La culture de la casse associée à la survalorisation des performances physiques me laisse toujours un peu interrogatif.

Une anecdote juste pour la bonne bouche :
Lors d’un conseil de classe on évoquait le cas d’une élève particulièrement apathique.
Le prof d’EPS prend la parole : « Vous êtes négatifs ! Samantha. montre de belles attitudes en sport. Au cours de l’évaluation du cycle boxe anglaise, elle a d’ailleurs, par inadvertance, mis KO une de ses camarades ».
Le tout dans l’indifférence générale ! Lorsque je m’indigne qu’un fait aussi grave puisse non seulement survenir mais soit de surcroît valorisé il m’est répondu : « Les élèves portent un casque et toutes les conditions de sécurité sont réunies. Cependant on ne peut jamais exclure un incident lors d’une pratique sportive ! En tout cas, ça montre une belle volonté et un réel engagement de la part de Samantha ! ».
Transposez, « Lors d’une séance de TP, Kévin a constaté que la manip était en panne. Plein de bonne volonté il a entrepris de réparer le système. Par malchance et par inexpérience, il s’est électrisé lors de son intervention. Mais c’est pas grave, il est resté inconscient moins de 20 secondes. En tout cas cet élève montre une réelle implication dans sa formation ».

Écrit par : Zorglub | 31 mars 2007

Ken Rosewall et même Rod Laver gagneraient peut-être un jeu par set, dans leur meilleure forme, contre Roger Federer.

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2007

N'oublions pas tout ce qui a évolué parallèlement : matériel, terrains, condition physique (je suis sûr que Nastase picolait plus que Federer !), méthodes d'entrainement, etc.
Pour faire un autre parallèle, je suis sûr que Yamashita n'aurait fait qu'une bouchée de notre David Douillet chiraco-national.

Écrit par : yann | 31 mars 2007

Jean-Paul, en évoquant le tennis, je ne parlais pas du travail d'un entraîneur de haut niveau, mais de l'initiation d'un débutant! Il est clair qu'il y a eu de grands progrès à ce niveau dans l'apprentissage du sport.
En ce qui concerne l'école Bollettieri et ses "élèves, (Agassi, Mary Pierce, et des tas d'autres), la problématique est évidemment différente, et consiste essentiellement à travailler son ou ses coups forts.
PhilippeC, je n'ai aucune idée de la manière dont Evelyne Charmeux joue au tennis, ni de la barre au dessous de laquelle vous "jouez comme une pince", (c'est drôle, c'est exactement l'expression qu'employait Mme Leconte à propos de son fils Henri, quand il avait neuf ans, et n'écoutait pas exactement ses conseils). Personnellement, j'ai été classé en milieu de troisième série, ce qui est évidemment loin d'être exceptionnel, mais qui permet quand même de prétendre avoir de vagues notions... Avec, en sus, un diplôme d'éducateur en milieu scolaire.
Si Rod Laver ne prenait pas plus d'un jeu à Roger Federer aujourd'hui, c'est essentiellement parce que l'échange est envisagé avec une dynamique "globale", et non avec des coups plus "arrêtés" comme autrefois. Si vous voulez vraiment entrevoir ça, (pour ceux que la métaphore sportive intéresse), il suffit de revoir les premières rencontres entre Connors et Rosewall en finales des tournois de Wimbledon et de Forest Hills, (de mémoire, je crois que c'était en 1970). Evidemment, on pourra arguer que "Muscles" n'était plus dans sa première jeunesse, mais il s'était quand même taillé un chemin jusqu'en finale!

Ceci-dit, évidemment que pour progresser, à un certain stade, il faut en bouffer et faire des gammes! Personne ne peut prétendre le contraire. Et cela a été le cas de Rosewall comme celui de Federer ou bien d'autres.
Bonne journée à tous.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007

"N'oublions pas tout ce qui a évolué parallèlement : matériel, terrains, condition physique (je suis sûr que Nastase picolait plus que Federer !), méthodes d'entrainement, etc.
Pour faire un autre parallèle, je suis sûr que Yamashita n'aurait fait qu'une bouchée de notre David Douillet chiraco-national."

Ecrit par : yann | 31 mars 2007

Oui, c'est vrai! Mais l'école australienne, à l'époque des "wonder kids", ne rigolait pas vraiment! Même s'il est vrai que Hoad ou Roche s'envoyaient quelques bières de temps en temps!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007

La culture de la casse associée à la survalorisation des performances physiques me laisse toujours un peu interrogatif...

"Le sport est sain dans la mesure où il est dangereux" a dit Bertold Brecht, qui savait de quoi il retournait.
Le KO n'est qu'une petite mort passagère. J'en ai subi moi même un sévère lors de mes études pour devenir prof de gym. Je n'en suis pas vraiment mort et depuis bien d'autres petites morts ont égayer et égaieront ma vie...

M. Brighelli, j'attends avec impatience et sécuriosité votre papier sur l'EPS. Je sens que je vais encore me réjouir!

Écrit par : buntovchik | 31 mars 2007

"et j'avais zappé le "sauf dans mes moments d'agacement"."

Danièle & Valérie ?

Sérieux ... Ca ne m'étonne pas ...

Écrit par : toto | 31 mars 2007

Et si Borg a été aussi fort, c'est parce que son entraîneur a été assez intelligent pour lui laisser trouver sa technique de départ quasiment seul, au moment où Georges Deniau proclamait un an avant les triomphes de Borg et de Connors que, je cite, "aucun joueur ne gagnerait jamais un grand tournoi avec un revers à deux mains", bousillant ainsi un certain nombre de joueurs aussi doués que Borg, (on se souvient d'Hervé Gauvain), et qu'on continuait à apprendre à jouer avec une prise "unique" sous prétexte que Laver avait justement été aussi fort grâce à ça... Alors que c'était l'exceptionnelle robustesse de son poignet qui le lui permettait! Et si Noah avait eu Bergelin, (l'entraîneur de Borg) comme "coach", il aurait fait une autre carrière que celle qui a été la sienne!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007

Je ne résiste pas au désir de déposer ici quelques extraits du texte de Bertold BRECHT auquel je faisais allusion tout à l'heure. C'est tiré des "Ecrits sur la politique et la société". L'article a été écrit en 1928 et s'intitule:

Les ennemis mortels du sport.
"Le sport a essentiellement deux ennemis qui pourraient le mettre vraiment en péril. Premièrement, il y a des gens qui veulent à toute force en faire une hygiène. Le slogan préféré de cette sorte de gens est que le sport est sain. Et ils l'utilisent pour essayer de détruire dans les écoles et aussi à l'aide d'écrits populaires ce qu'il y a d'esprit sportif dans la jeunesse. Le sport, le vrai sport, exercé avec passion, le sport dangereux, est évidemment malsain...
Le deuxième ennemi capital du sport est la manie qu'on certains d'en faire une science: ces "connaisseurs" par exemple qui, souvent, hélas, avec la complicité de la presse, s'efforcent convulsivement de nous faire prendre le sport pour une sorte d' "art", ils vous inventent une profusion de mots techniques et la tendance est de plus en plus à l"art pour l'art". En matière de boxe, cette tendance anti-sportive se manifeste par la généralisation du système des "points"...
Vous m'entendez bien: plus le sport se rationalise, s'affine, s'impose à la bonne société, toutes choses à quoi il tend fortement aujourd'hui, moins il est bon".

Remplacez le mot "sport" par "éducation" et vous avez une bonne idée de ce qu'elle est devenue en France en ce début du XXI siècle.

Écrit par : buntovchik | 31 mars 2007

Qu'on me pardonne ...des petites morts ont égayé et egayeront ma vie! Слава Богу.

Écrit par : buntovchik | 31 mars 2007

Mon fils, l 'an passé élève de terminale, a eu une bien mauvaise moyenne en EPS : par deux fois il a réalisé des performances supérieures à celles qu'il avait annoncées à son prof... Il a été sanctionné "pour une mauvaise appréciation de ses capacités dans l'exercice proposé" m'a répondu le collègue... sans rire.
Vous imaginez une transposition de ces "pratiques pédagogiques" dans d'autres matières ? Un examen refusé parce que l'élève a fait mieux que ce qu'il espérait au départ ?

Écrit par : Victor | 31 mars 2007

" - Monsieur Winston Churchill, quel est le secret de votre longévité ?

- No sport ! "

Écrit par : Robin | 31 mars 2007

Au fait Robin, puisque vous semblez présent, ça "compense" quoi ? (une vingtaine de contrib au dessus)

Écrit par : Zorglub | 31 mars 2007

Bertolt Brecht a assurément été un grand dramaturge et un non moins grand metteur en scène, mais il n'a pas toujours brillé par sa clairvoyance politique...

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007

Vous imaginez une transposition de ces "pratiques pédagogiques" dans d'autres matières ? Un examen refusé parce que l'élève a fait mieux que ce qu'il espérait au départ ?

Ecrit par : Victor | 31 mars 2007

Oui, Victor, hélàs, notre fils aimait beaucoup peindre et dessiner à l'école primaire et il faisait des "travaux" (?) "oeuvres" (?) très précises, très colorées e très originales (bon, je sais c'est subjectif et les parents ont tendance à s'extasier devant les oeuvres de leur progéniture...

Mais son professeur d'arts plastiques depuis deux ans a des conceptions "modernes" sur la question. C'est un tenant de la disparition de l'art au profit du "concept".

J'ai écrit un article à ce sujet à l'occasion d'une exposition assez hilarate (involontairement bien sûr, ces gens-là sont bien plus sérieux que le pape et, hélàs aussi plus "Vaticants" (clin d'eil)

...dans notre bonne ville en citant une phrase de Hegel qui prévoyait mélancolie c qui se produit jour après jour sous nos yeux depuis les urinoires de Marcel Duchamp (l'effet de sidération est totalement estompé, mais on continue à exploiter le filon).

Il ne faut plus "créer", exprimer sa personnalité, mais "remplir des critères", "obéir à des consignes", "remplir un cahier des charges" "expliquer ce que l'on s'est proposé de faire"...Les enfants sont complètement déboussolés et puis, de guerre lasse, à force de se ramasser de mauvaises notes, il font ce qu'on leur demande (tracer une diagonale avec une règle peut vous valoir un 20 sur 20 !)

On ne parle pas beaucoup d'arts plastiqueset d'éducation musicale sur ce blog. Je vous laisse vous exprimer sur le sport (je ne fais plus grand chose avec mon hernie discale, mais, à mon grand étonnement, j'ai retrouvé de bons réflexes à ski : vous avez raison en ce qui concerne l'amélioration de l'équipement qui compense la détérioration de "l'équipé" !

Quand vous aurez fini avec le sport (rassurez-vous, je ne remplace pas avec le whisky et les cigares comme "the great prime minister")...pourriez-vous aussi donner votre avis sur l'éducation artistique ?

Écrit par : Robin | 31 mars 2007

Au fait Robin, puisque vous semblez présent, ça "compense" quoi ? (une vingtaine de contrib au dessus)

Ecrit par : Zorglub | 31 mars 2007

Vous me coincez Zorglub. Si je dis "la vôtre", ce n'est pas "gentil" pour les autres qui vont être jaloux et si je dis : "toutes", vous allez vous sentir "confondu."

Alors disons que certains autres auraient des raisons d'être jaloux.

Signé "Le Jésuite de service".

Écrit par : Robin | 31 mars 2007

Excusez-moi, je n'ai pas les idées claires ce matin, j'ai répondu à une autre question que celle que vous m'avez posée...

Votre contribution compense celle de Charmeux, évidemment...Et celles de certains autres la compensent aussi, mais si on doit faire des "classements" (quelle horreur !) la vôtre la compense, pour moi, un peu plus.

Ouf !

Écrit par : Robin | 31 mars 2007

Yann, l'histoire de la moelle m'a rappelé que le fondateur du journal "L'os à moelle" à savoir l'humoriste Pierre Dac était né à Châlons en Champagne.Vous avez raison la moelle donne du goût à la soupe, et le rire donne du goût à la vie, au quotidien pas toujours drôle. Je parle du rire sain et franc , pas ce rire sadique des passeurs conduisant les Ethiopiens et les Somaliens au Yémen.( Le reportage vu hier soir sur FR3 dérange. )Pas ce rire engendré par l'ivresse du pouvoir et donnant le droit de frapper, d'humilier, de vie et de mort sur ceux qui fuient la guerre et la misère, elle-mêmes engendrées par une autre ivresse du pouvoir. L'ivresse proposée par rabelais est tout autre. Bonne journée.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 31 mars 2007

A Hélène Charpentier :

Je parle du rire sain et franc , pas ce rire sadique des passeurs conduisant les Ethiopiens et les Somaliens au Yémen.( Le reportage vu hier soir sur FR3 dérange. )

De quel reportage s'agit-il ? FR3 national ou régional ?

Écrit par : yann | 31 mars 2007

Bertolt Brecht a assurément été un grand dramaturge et un non moins grand metteur en scène, mais il n'a pas toujours brillé par sa clairvoyance politique...

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007

Oui, c'est vrai, Christophe, vous avez raison...mais "Mère courage" (j'avais tapé "mère courge") et la "Résistible ascension d'Arturo Hui, c'est pas mal non ?

...et puis l'Allemagne de l'Est aurait mieux fait de s'inspirer un peu plus de ses écrits sur le sport, même si les injections d'hormones n'existaient pas encore du temps de Brecht.

...et nous un peu moins de sa glorification du communisme !

Écrit par : Robin | 31 mars 2007

" - Monsieur Winston Churchill, quel est le secret de votre longévité ?

- No sport ! "

Ecrit par : Robin | 31 mars 2007

Robin, Churchill qui ne faisait pas de sport n'a vécu que 91 ans. Alors que Léon Tolstoï qui allait à cheval plusieurs par jour a vécu 92 ans!
Mais il n'y a aucun rapport entre le sport , le cigare et la santé ou la longétivité . C'est précisément ce que veut dire Bertold Brecht.
....................................................................................
Vous imaginez une transposition de ces "pratiques pédagogiques" dans d'autres matières ? Un examen refusé parce que l'élève a fait mieux que ce qu'il espérait au départ ?

Ecrit par : Victor | 31 mars 2007

Nous sommes bien d'accord, Victor. L'enseignement de l'EPS a atteint sous la coupe des pédagogistes, malheureusement au pouvoir encore pour longtemps, le summum de l'absurdité et de l'incohérence.
Mais attendons ce que JP Brighelli s'apprête à nous dire à ce propos.

Écrit par : buntovchik | 31 mars 2007

J'avais à deux heures de l'après-midi, aujourd'hui, une élève de prépas scientifiques qui sanglotait sur mon épaule (aucun intérêt particulier, de surcroît ils se nourrissent de choses abondamment sucrées et leurs larmes tachent…) parce que nous serions trop méchants avec elle, dans ce type de classe un tant soit peu élitiste. Et ses condisciples ne sont pas sympas ! Pauvre chou ! Et la même accepterait d'être traitée comme de la viande avariée par une quelconque ex-ballerine qui lui apprendrait à faire des pointes — voulez-vous tâter de la discipline du Kirov, ou même de l'Opéra de Paris sous Claude Bessy ?
Vous voyez, les analogies…
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 mars 2007

Cher JPB, combien d'aspirants champions, intégrés aux filières du haut niveau, ou de petits rats de l'opéra, craquent, partent en pleurant, voire en se suicidant, et est-ce que tous les élèves de prépas pleurnichent toute la journée ?
Ces élèves de prépas scientifiques SONT traités comme des champions (en tous cas dans la prépa à laquelle je pense, je ne sais pas où vous enseignez), je dirais même que certains se scandalisent dans certains centres d'entrainement sportifs de conditions de travail qui feraient envie aux taupins.
Alors, un coup de blues de temps en temps n'a rien de déhonorant.

Écrit par : yann | 31 mars 2007

à buntovchik

Et mon grand père, mort à 102 ans, a joué au tennis jusqu'à 98 ans !!

Écrit par : yann | 31 mars 2007

déShonorant, pardon..

Écrit par : yann | 31 mars 2007

Buntovtchik

Je suis assez d'accord avec vous et avec Brecht, mais j'aime bien aussi l'humour britannique.

Au fait, je suis en train de lire "Le roman de la Russie insolite" de Vladimir Fédorovski. C'est peut-être un peu "léger" pour les spécialistes mais je trouve que c'est une bonne initiation pour les autres. Il y a quelques pages sur Tolstoï et ses "contradictions".

Écrit par : Robin | 31 mars 2007

D'un côté on vilipende l'esprit de l'enseignement de l'EPS, trop acquise à "l'élève au centre" et aux principes développés par les sciences de l'éducation et, de l'autre, les brimades du sport de haut niveau. Comme pour tous les enseignements, la vérité, si vérité il y a, se trouve vraisemblablement entre les deux!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007

Bertolt Brecht a assurément été un grand dramaturge et un non moins grand metteur en scène, mais il n'a pas toujours brillé par sa clairvoyance politique...
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007

Ah bon??? Tiens??? Et "Der Kaukasische Kreidekreis"???? et "Arturo Ui"??? et "Sainte-Jeanne des Abattoirs"??? C'est quand même extraordinaire!! Il suffit que des petits profaillons se la jouent jury d'agreg d'Allemand un torride après-midi de Juillet 1960, pour se croire autorisés à porter des jugements péremptoires sur les grands...Ben oui, Brecht, et Weill aussi se sont mis le doigt dans l'oeil jusqu'au scrotum en étant communistes ou staliniens, au choix(c'est pareil). Mais si on se met à faire un fiche deceux qui le furent, on n'est pas au bout de nos surprises. De toutes façons face à la bête immonde, il n'y avait pas tellement d'alternative. Et puis Brecht a su dénoncer l'immonde, le totalitarisme EN GENERAL, pas seulement hitlérien.

Nous, les Frankaouis, sommes comme les Autrichemards :maîtres en tour de passe-passe par rapport au passé douteux.(travers catholique??????)
Car enfin,si vous stigmatisez Brecht, que dire de Sartre, ce bourge de chez bourge pituesment monté sur son bidon ou vendant la "Cause du Peuple" sans en croire rien????
Et cette vieille salope d'Aragon, tellement stal qu' côté de lui
Dolorès Ibarurri, "la putain du Komintern" passait pour une sociale démocrate!!!! C'est quand même l'un des plus grands poètes français. De la trempe d'un Péguy.

Et Céline?? génie litteraire absolu mais pollué à jamais par sa pourriture collaborationniste et antisémite. Et Valéry, antisémite fanatique, antidreyfusard viscéral??? Là rien. On ne dit iren?. Contre Jünger non plus, d'ailleurs, cette fiotte nazissime ,coqueluche des Frankaouis ne sachant pas un mot d'allemand???? et contre Heidegger, le gros phénoménologue de champs de patates, nazi jusqu'au bout des ongles???rien non plus.
Mais Brecht, dont d'ailleurs personne ou peu de monde n'a lu les fantastiques écrits politiques, là oui. Parce que finis finarum, on préfère encore, en 2007, taper sur engagement imbécile de gauche que sur le même engagement aussi crétin, mais à droite.
Cela s'appelle la fascisation lente et osmotique del'esprit public. Sa sarkozisation.
Un exemple rapporté par De Gaulle, qui riouve que nous sommes des nains dérisoires. Les trois frères D'Estienne D'Orves, vieille noblesse d'ancien régime: l'un fut gaulliste (Honoré) un autre fut pétainiste et le troisime communisant ami de Rol-Tanguy.

Écrit par : montaigneàcheval | 31 mars 2007

Montaigneàcheval, ne vous fâchez pas, allons! M'accuser de "victime de la Sarkozysation des esprits" est vraiment une erreur, je vous assure! Et ne faites pas comme certains en ne lisant qu'une partie des messages! Excusez-moi de copier-coller l'intégralité de celui que vous incriminez:

"Bertolt Brecht a assurément été un grand dramaturge et un non moins grand metteur en scène, mais il n'a pas toujours brillé par sa clairvoyance politique..."

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007

Je faisais allusion à la fin de ce grand homme de théâtre, (j'insiste), fin tristement stalinienne.

Par ailleurs, je ne vois pas au nom de quoi on ne pourrait être en même temps antisarkozyste ET antistalinien, (voire même anticommuniste.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007

Mais Brecht, dont d'ailleurs personne ou peu de monde n'a lu les fantastiques écrits politiques, là oui.

Fantastiques...c'est bien le mot. Il se trouve que je suis en train de relire ce livre (Ecrits sur la politique et la société- L'arche éditeur). J'en suis à la page 199 et le titre est: "Pourquoi certaines couches petites borgeoises et même prolétariennes menacent-elles de passer au fascisme"...Je n'invente rien!
Merci màc de remettre les pendules à la l'heure!

Écrit par : buntovchik | 31 mars 2007

L'école, contre-pouvoir aux marchand du temple, j'achète. Plus sérieusement il faut combattre la dictature des marques que je citerai pas pour ne pas leur faire de la pub.

Tout le monde en blouse, pourquoi pas? Elle n'est pas obligée d'être grise.

Écrit par : Frontere | 31 mars 2007

Je suis en train d'écouter "les sept péchés capitaux", de Brecht et Kurt Weil, chanté par Gisela May, quelle merveille !

Quelqu'un a-t-il vu ce superbe film, "La vie des autres" ?

Anne-Marie.

PS. Pour me remettre un peu de la conférence de Bentolila, pas vraiment réconfortante.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 31 mars 2007

Je surfe sur internet pour enrichir un cours et tombe par hasard sur votre site de discussion: eh bah dites donc ça chauffe sec! C'est incroyable le nombre de mails délirants qu'il y a! Je dois vous avouer ne rien comprendre à certains débats...Dites donc amis profs vous avez pas des copies à corriger plutôt? Moi je sais pas où vous avez l'énergie de vous quereller et de polémiquer.
Juste un petit message d'une prof de lettres dans un lycée ZEP qui se démande si vous n'êtes pas un peu déconnectés ...
Amicalement, sophie.

Écrit par : sophie | 31 mars 2007

La preuve que les profs travaillent, c'est que je suis le seul présent pour répondre, et je ne suis pas prof !
Et puis, personne ne se querelle sur ce site (bon, à part un peu toto et christophe, mais si peu ...). Moi j'ai plus le sentiment qu'il s'agit d'une discussion à bâtons rompus, un peu décousue parfois, telle qu'elle pourrait se dérouler autour d'un pastis ou d'un bon repas.
J'y dis une ânerie de temps à autre, pour participer, parce que c'est quand même plus sympa que sur certains "forums" beaucoup plus sectaires.
Enfin, on n'y lit pas que des bétises. Mais, bon, y'en a aussi ...

Écrit par : yann | 31 mars 2007

Vous avez out compris : ce blog tente de rattraper la frustration née en salle des profs d'une insuffisance de grois rouge qui tache…
Et dire des bêtises est un chemin comme un autre. Au moins, ça ne nous reste pas sur le cœur.
JPB

Écrit par : brighelli | 31 mars 2007

Bonjour à toutes et à tous,

Cette semaine nous avons aimé la fiction diffusée par France3 à propos de Célestin Freinet car accessible au plus grand nombre.

Notre fin de semaine :

Lire, (re) découvrir : (1/2) "Poète... vos papiers!", préface de Léo Ferré 1956
La poésie contemporaine ne chante plus. Elle rampe. Elle a cependant le privilège de la distinction, elle ne fréquente pas les mots mal famés, elle les ignore. Cela arrange bien des esthètes que François Villon ait été un voyou. On ne prend les mots qu'avec des gants: à "menstruel" on préfère ...
http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2007/03/31/1-poete-vos-papiers-preface-de-leo-ferre-1956.html


Lire, découvrir (2/2) : "Priorité à gauche, permettez !" Léo Ferré.
( Léo Ferré Montpellier Zénith 1989 ) Il n'y a plus rien Ecoute, écoute... Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le coeur à l'heure, avec le sable qui se remonte un peu, comme les vieilles putes qui remontent leur peau, qui tirent la couverture. ...
http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2007/03/31/lire-decouvrir-2-2-il-n-y-a-plus-rien-leo-ferre.html

Bien à vous toutes et tous.

Lovely34

Écrit par : Lovely34 | 31 mars 2007

Montaigne

Pouvez-vous nous donner la liste complète des gens que vous aimez (on se trompe une fois sur deux) afin que nous puissions en dire du mal et d'avoir le plaisir de lire vos merveilleuses diatribes !

Je vous trouve un peu injuste avec Jünger; il était impliqué dans le complot des généraux contre Hitler (qu'il surnomme "Kniebolo" dans son Journal et il a failli y passer...L'un des ses fils a eu moins de chance.

buntovtchock ne me répond pas pour Fédorovski...J'ai dû dire une "co-nne-rie", comme dit le gardien de but dans les Guignols.

Écrit par : Robin | 31 mars 2007

Eh bien je savais bien que le "repas coopératif" avait du bon! C'est apparemment ce que JPB regrette de ne pas partager et si concrètement nous nous rassemblions pour de bon avec une bonne bouteille, cela s'entend-et pourquoi pas du "gros qui tache"!-nous tiendrions, je crois, de tout autres discours, bien plus accessibles à Sophie, qui a osé dire tout haut ce que je pensais tout bas, avant de m'aventurer dans capharnaüm( on va encore me traiter de Témoin de Jéhovah, je sens cela!) intello -discoureur.

Écrit par : pierrot | 31 mars 2007

Une information inquiétante trouvée dans l’édition en ligne d’un grand journal :

« Création d’une agrégation de sciences de l’éducation.

Un prochain numéro spécial du Bulletin Officiel de l’Éducation nationale devrait rendre publique une mesure attendue depuis quelque temps déjà par de nombreux acteurs de l’Éducation nationale, des directeurs d’IUFM aux syndicats d’enseignants majoritaires et dont l’importance parle d’elle-même, puisqu’il s’agit du décret portant création de l’agrégation de sciences de l’éducation. Le texte du décret sera d’ailleurs accompagné d’un commentaire en forme de préambule du Ministre lui-même. Cette nouvelle agrégation se démarque de celles actuellement existantes par son caractère résolument innovant, touchant aussi bien à la nature de son programme et de ses épreuves qu’à la composition de son jury.

La première nouveauté concerne les candidats : ceux-ci devront être déjà titulaires d’une agrégation, d’un Capes ou d’un Capet, d’un professorat des écoles ou d’un doctorat en sciences de l’éducation. Mais la nature de ses épreuves est encore bien plus nouvelle, puisqu’on rompt délibérément avec la dichotomie désuète entre épreuves écrites anonymes d’admissibilité et épreuves orales d’admission pour faire place à des formes d’évaluation modernes, totalement inédites dans l’univers des concours “classiques”.

L’admissibilité est prononcée à l’issue de deux épreuves :

1. Un oral par équipe où les différents candidats associés (neuf au total) doivent d’abord se concerter sur l’organisation de la préparation de l’épreuve et se répartir les rôles, chaque candidat étant évalué, non au travers de sa contribution personnelle à la production de l’ensemble, mais dans son aptitude au travail en équipe, grâce à la présence dans le groupe d’un membre du jury à l’insu des candidats qui sera spécialement mandaté pour une évaluation en situation.
2. La présentation d’un mémoire pédagogique, préalablement élaboré, et comportant d’une part, une analyse sociologique d’une problématique pédagogique donnée, et d’autre part, des propositions d’innovation et de réforme dans les pratiques ou le dispositif de formation et d’évaluation des enseignants, en liaison avec la psychologie cognitive et comportementaliste et/ou la didactique.

Quant aux épreuves d’admission, elles comportent un triptyque ainsi composé :

1. Un premier oral portant sur la didactique de leur discipline de licence ou maîtrise (on souligne qu’il s’agit de didactique, et non des disciplines pour elles-mêmes) pour les candidats titulaires d’une agrégation, d’un Capes ou Capet ou d’un professorat de écoles, et sur la didactique générale pour les candidats titulaires d’un doctorat des sciences de l’éducation.
2. Un second oral portant sur l’enseignement d’une discipline “aussi éloignée que possible de [la] discipline de référence” des candidats (ce qui vise essentiellement à favoriser le décloisonnement disciplinaire). Les titulaires d’un doctorat de sciences de l’éducation sont dispensés de cette épreuve.
3. Un entretien informel avec le jury permettant d’apprécier les motivations du candidat.

Autre nouveauté capitale : la composition du jury. Celui-ci comprend, pour les épreuves d’admission, des personnalités “extérieures” et notamment des parents d’élèves, choisies “pour leur implication dans les projets éducatifs” .

Mais l’innovation la plus spectaculaire touche aux programmes. Ceux-ci sont tout simplement supprimés ; tout au plus sera-t-il établie chaque année une liste non exhaustive de thèmes ayant trait aux sciences de l’éducation, assortie d’une bibliographie, par les directeurs d’IUFM en concertation avec les formateurs de ces Instituts, les syndicats d’enseignants majoritaires et les fédérations de parents d’élèves,.

Dans l’esprit des promoteurs de cette nouvelle agrégation, il s’agit de prendre date, et selon les déclarations de l’un d’entre eux, de “privilégier l’état d’esprit plutôt que l’acquisition d’une somme de connaissances figées” : en d’autres termes, favoriser les têtes bien faites au détriment des têtes bien pleines (ou trop pleines). On ne saurait que s’en réjouir, à l’exemple de M. Philippe Meirieu à qui échoit l’honneur de présider le premier jury et qui explique “qu’il y a urgence, passé l’an 2000, à débarrasser l’enseignement des conceptions sclérosées qui l’encombrent encore et l’empêchent d’acquérir le caractère profondément démocratique et centré sur l’intérêt des élèves qu’il doit impérativement présenter”, précisant en outre que dans le jury qu’il est chargé de constituer, il n’y aura pas d’autres agrégés que ceux nommés sur liste d’aptitude, ceci pour éviter, dit-il, que puissent “se reproduire des mécanismes de sélection fondés sur la simple transmission des savoirs et si justement décriés” ; et Philippe Meirieu voit dans cette nouvelle agrégation “le modèle des futurs concours de recrutement du troisième millénaire pour recruter les enseignants-citoyens de demain”.

Les premiers lauréats de l’agrégation de sciences de l’éducation (environ 450 places pour la première session) seront affectés pour partie dans les IUFM, où ils seront les fers de lance de la nouvelle politique de formation des enseignants, et pour partie dans les différents établissements scolaires, où ils seront chargés d’animer les équipes pédagogiques et d’initier les enseignants aux innovations pédagogiques impulsées par l’institution. »

Écrit par : Lariba | 31 mars 2007

"chik" pas "tchock" ...buntovchik, je vous jure que je ne l'ai pas fait exprès !

...et je n'aurais pas l'outrecuidance de vous suggérer d'adopter un pseudonyme moins compliqué.

Féorovski...C'est vrai que ça fait parfois penser à du Frédéric Mitterrand.

Écrit par : Robin | 31 mars 2007

Fédorovski pas Férovski...n'importe quoi...décidément, j'ai des problèmes avec le noms slaves.

Écrit par : Robin | 31 mars 2007

Les premiers lauréats de l’agrégation de sciences de l’éducation (environ 450 places pour la première session) seront affectés pour partie dans les IUFM, où ils seront les fers de lance de la nouvelle politique de formation des enseignants, et pour partie dans les différents établissements scolaires, où ils seront chargés d’animer les équipes pédagogiques et d’initier les enseignants aux innovations pédagogiques impulsées par l’institution. »

Ecrit par : Lariba | 31 mars 2007

Au secours !

Lariba, dites-moi que je rêve ou qu'il s'agit encore une fois d'un de vos superbes pastiches - nous avons encore en mémoire votre page d'Evangile : "alors Jésus s'assit et pleura et Judas : "Qu'est-ce que c'est que cette pédagogie frontale ?Qu'est-ce que tu as dit après pauvres ?"

Dites-nous que vous nous faites une farce la veille du 1er avril.

Maintenant si c'est vrai, je suis sûr qu'il va y avoir encore quelqu'un pour venir nous dire qu'on exagère et que les "pédagos" n'ont pas le pouvoir que nous leur prêtons.

Tout compte fait, vu la tournure des événements, je me demande si je vais rempiler l'année prochaine..."Engagez-vous, rengagez-vous qu'ils disaient!"

Écrit par : Robin | 31 mars 2007

Pour les étourdis qui auraient eu une attaque en lisant l'excellent post de Lariba, un petit remontant trouvé sur ce lien:

http://www.creteil.iufm.fr/ressources/service-commun-de-documentation/intranet/sommaire/formation-des-personnels/compte-rendus-de-stages/enssib-2/

"Etat et avenir de l'édition :
Sinistrée
Pas de virage numérique
Thèses ne sont plus éditées.
PUF : 600 tirages par titre, vente environ 30 exemplaires.
Les collections s'effondrent les unes après les autres.
Collection ESF Meirieu : 100 000 ex. en 1994 (confondus fonds et actualités), 18 000 ex en 2004.
La chute est continue.
De 1984 à 1994, croissance constante, suivie d'un chute continue depuis 1994.
Eléments déterminants : assauts idéologiques contre la pédagogie, créneaux psychologie développement personnel en pleine expansion.
Eléments institutionnels : disparition des MAFPEN et affaiblissement de la formation continue en 1990.
Seul secteur en explosion : psychanalyse, sciences humaines.
Absence de prescripteurs, de médiateurs.
Presse complètement effondrée.
Site de Philippe Meirieu : articles, conférences, échanges, bibliographies

Écrit par : Un hussard | 31 mars 2007

450 places pour les pignoufs qui vont de faire décorer de la médaille à deux balles de l"agrégation" de pédagoconnerie !

Mais c'est scandaleux ! C'est plus , en nombres de places, que les agregs externes ajoutées de Lettres Classiques (40 places cette année, soit 35 de moins que quand je l'ai passée il y a un peu plus de 5 ans) , de Lettres Modernes (114 places), de Philo (47 places) et d'Anglais (145 places) ! Et quand on voit le niveau du concours (peut-on d'ailleurs encore parler de niveau et de concours, dans ce cas ?)

Je parie que cette petite crotte suffisante de Meirieu va s'auto-nommer agrégé de pédago dès que le titre sera créé.

Écrit par : Kap | 31 mars 2007

Tiens, nos socialistes héraultais nous font une petite visite. C'est samedi.
Si j'osais, je reprendrais bien un fragment de leurs citations de Léo (on se demande bien ce qu'il penserait de Ségo ...) pour la mettre en parallèle avec la Madone au beau sourire, mais on va m'accuser d'être particulièrement grossier.
Donc je me tais ...

Écrit par : yann | 31 mars 2007

Réflexion et recherche google faites, ce post de Lariba est bien une blague. Ouf.

Écrit par : Kap | 31 mars 2007

Une information inquiétante trouvée dans l’édition en ligne d’un grand journal :

« Création d’une agrégation de sciences de l’éducation.

Ecrit par : Lariba | 31 mars 2007

Splendide ! Mais le 1er avril, c'est demain. A moins que vous ne soyez en WE. Auquel cas, encore bravo !

Écrit par : yann | 31 mars 2007

Christophe, vous avez raison, l’apprentissage d’un sport a beaucoup progressé. Vous évoquez tout de suite la globalité. Soit. Jouer au tennis suppose un terrain, un adversaire, des balles, une raquette, des règles, de la motivation, l’entraînement, etc. etc. Autant dire que tout est global et qu’un point est un rond. On pourrait dire aussi que Federer a intégré votre « dynamique global » comme élément de plus dans son alphabet tennistique. Et qu’il manquerait à Rod Laver un certain nombre de coups aujourd’hui élémentaires, donc des prises, du renforcement musculaire, des stratégies, etc. (et au fond toute une dynamique globale).

Certes, la répétition précise et austère ne convient pas à la grande initiation (cas très spécifique). Mais sinon c’est d’abord et toujours répétition, de l’élémentaire (les coups) et du global (les matchs).
Répéter l’élémentaire jugé le meilleur pour ne pas sombrer dans les innombrables et informes « techniques de club », techniques burlesques, désarticulées, inimitables, "exotiques", de joueurs qui ont en effet construit par eux-mêmes leur propre savoir. Grandiose parfois ! Efficace au plus bas niveau mais pas toujours.

Certes, intérioriser la meilleure technique ne va pas sans appropriation, sans faire sien. Chacun s’approprie aussi les maths ou la musique à sa façon, et la langue n’est pas la parole. Mais vous stigmatisez beaucoup un Deniau et idéalisez excessivement nos petits « corniauds ». Car pour échapper à un Deniau qui semble ne pas avoir pris la mesure d’une innovation majeure, combien de corniauds faudrait-il écouter ? Pour un Borg qui invente un coup, combien d’autres ne seront sauvés de l'insuffisance qu'en se l’appropriant ? Alors vous évoquez Noah (pas n’importe quel élève celui-là, pas un débutant !). Un autre apprentissage, dites-vous, plus centré sur la personne de Noah, eut révélé le Borg qui sommeillait en lui. Je n’en crois rien, Noah aurait probablement fait une carrière similaire avec Bergelin, puisque les qualités techniques de Noah étaient - à son niveau - fort médiocres et limitées (pour les néophytes je souligne que c’est un fait reconnu), et il doit en grande partie sa carrière à ses qualités psychologiques et physiques hors normes – surtout celles des iufm.

Dans sa grande sagesse, Meirieu privilégierait néanmoins, pas seulement en face des Noah mais avec tous les élèves, une « pédagogie du chef d’œuvre », et Charmeux un apprentissage des mots en utilisant que ceux déjà connus… Un championnat du monde des joueurs de club, où tous les joueurs sont champions du monde ! wwwwwaaaaazzzzaaaaaaaaa comme dirait toto.
Si vous dénonciez uniquement la « prise unique » dans l’appropriation, beaucoup ici dénoncent avec JPB le totalitarisme méthodologique.

Écrit par : Philippe C | 31 mars 2007

Quelqu'un a-t-il vu ce superbe film, "La vie des autres" ?

Anne-Marie.

Je suis allé voir ce film! J'en ai pensé beaucoup de bien!
.........................................................................................

"chik" pas "tchock" ...buntovchik, je vous jure que je ne l'ai pas fait exprès !
Interessant lapsus, Robin! Qui ne me tchoque pas du tout. Comment l'interprétez-vous?

A propos de Vladimir Fédorovski je n'ai lu que "le roman de St Péterbourg" ou "les amours au bord de la Néva". C'est une littérature sans prétention mais on y apprend beaucoup de choses sur Catherine II, Pouchkine, Balzac en Russie...

Écrit par : buntovchik | 31 mars 2007

Salut,
je vous soumets ici le rapport d'un psy scolaire à propos d'une classe Freinet (CP/CE1). Seuls les noms ont été enlevés :

"L'atmosphère de la classe est agréable. Les élèves paraissent détendus et avoir investi les différents
espaces de la classe et s'y sentir bien.
Le bien-être ressenti des élèves semble notamment s'inscrire dans le dispositif mis en place par le
maître pour accueillir, écouter et intégrer l'individualité et la subjectivité de chaque élève (réunions,
métiers, transmissions des savoirs... où chaque élève apporte aussi de lui-même, s'il le désire.) Le
cadre aménagé incite à la liaison, à la relation, aux liens, à la communication.
Je perçois dans ce cadre une manière particulière d'engager les élèves à faire confiance à leurs
ressentis et à leurs ressources internes. En classe, les élèves ne sont pas seulement en communication
avec leurs pairs, ni seulement avec le maître, ils sont également en communication avec eux-
mêmes ; et ce point me semble intéressant dans la mesure où l'élève apprend à discerner en lui une
idée, à la partager, à l'évaluer ; il s'entraîne à faire confiance à son jugement et, par conséquent, à
s'autonomiser dans les apprentissages.
Il est aussi intéressant de remarquer que la relation dissymétrique habituellement observée entre
enseignant et élèves s'organise différemment (le maître pourra ne pas s'asseoir à son bureau, mais se
mettre au niveau des élèves; les savoirs pourront être transmis par les élèves eux-mêmes...)
L'espace propre au maître reste distinct, mais il existe une « aire transitionnelle (1)» au sein de laquelle
des échanges particuliers avec le reste du groupe sont possibles. C'est-à-dire que le maître sera
capable d'intégrer ce que chaque élève apporte de lui-même (nous en parlions plus avant) et les
élèves vont être capables d'intégrer une part importante des obligations inhérentes à leur rôle d'élève
(ordinairement dévolue au seul enseignant) sous la forme d'un « Surmoi. »
Les élèves s'approprient une part transformée de cette autorité habituellement dévolue au seul
enseignant. J'ai pu m'en rendre compte sous deux formes :

1) Celle, «plus collective»: que l'on observe par le fait que les élèves trouvent un intérêt à
transmettre leur savoir aux autres élèves, ou : ils prennent l'initiative de rappeler « à certains » la loi
et proposer de nouveaux règlements afin que les apprentissages se déroulent dans de meilleures
conditions, ou : ils se positionnent en tant que « gardiens du respect de la politique de la classe »...
2) L'autre forme -qui n'est pas sans lien avec la première- « plus individuelle » renvoie au Surmoi
déjà évoqué.
J'entends, par « Surmoi », ce qui a été décrit par S. Freud comme l'intériorisation, par l'enfant, des
exigences et des interdits parentaux (ou des éducateurs.) Plus spécifiquement, on retrouve dans cette
notion l'idée de la construction d'une conscience morale, d'une auto-observation, de la formation
d'idéaux, d'un auto-jugement, d'une auto-évaluation...
Et il me semble qu'ici, la dynamique en place y fait singulièrement appel. Plus concrètement, j'ai pu
observer des enfants qui, malgré ou grâce à la liberté relative dont ils peuvent bénéficier à certains
moments (c'est-à-dire qu'ils ne sont pas obligatoirement assis à leur table, qu'ils peuvent se déplacer
dans l'espace de la classe, y chercher et trouver des informations, ils peuvent échanger ensembles :
psychisme et corps travaillent de concert pour l'acte actif d'appropriation du savoir ; le tout, sous la
supervision du maître) s'attachent naturellement à leur devoir d'élève sous l'influence d'une
obligation devenue interne.
S'autonomiser dans le travail, c'est apprendre aussi à se détacher, petit à petit, des béquilles externes
que peuvent représenter les dictats et injonctions de l'adulte et pouvoir trouver goût à fonctionner,
travailler « seul, en présence de l'enseignant (2) » ; Et c'est dans cette perspective que j'ai effectivement
perçu l'activité des élèves au sein de la classe. Le dispositif travaille, me semble-t-il, cet aspect.
Finalement, tout un jeu constructif s'organise et s'élabore, pour les apprentissages, autour de
dualismes tels que : passivité/activité ; intérieur/extérieur... et l'apparente désorganisation renvoyée
à l'œil observateur « non averti » révèle rapidement qu'une structure claire de travail est opérante.
Les atouts du dispositif dont je parle, ne prennent sens pour chaque élève que par la manière dont ils
investissent et utilisent ce cadre proposé. Les conditions de possibilité pour qu'en chacun ces
développements se réalisent existent ; mais certains élèves peuvent ne pas être en mesure de s'en
emparer. (Ce qui fait partie d'ailleurs des difficultés «banales» inhérentes à toute classe !)

1 Expression empruntée à D. W. Winnicott. 11 nomme l'aire transitionnelle comme « une aire intermédiaire d'expérience
[...] qui consiste à maintenir à la fois séparées et reliées l'une à l'autre, réalité intérieure et réalité extérieure.»
(Finalement, c'est aussi comme cela que je perçois le l'aire de cette classe !) Mais j'évoquais ici surtout un espace
intermédiaire où l'on sent que l'aire du maître et celle des élèves sont séparées, mais dans un rapport dynamique d'étroite communication.

2 Expression inspirée de D. W. Winnicott (encore !) parlant de la capacité d'être seul de l'enfant « en présence de la
mère. »

Écrit par : Perceval | 31 mars 2007

Je ne dénonce aucunement la prise unique, pas plus qu'aucune autre! Elle convenait merveilleusement au grand Rod. Et la technique de Borg convient également à merveille à ce joueur. Et, comme à chaque enseignant sa pédagogie, à chaque joueur sa technique! Il faut savoir adapter sa pédagogie au joueur, (à l'élève) qu'on a en face de soi. Ce n'est pas très compliqué!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007

Anne-Marie, mes parents avaient ce 33 tours, (Brecht-Weil par Gisela May). C'est effectivement très beau... Encore plus "brut", et adapté à l'oeuvre en question: la version de Lotte Lenya et, pas mal non plus, (mais je n'en ai entendu que des extraits), celle de... ... Marianne Faithfull. (Mais il s'agit d'autres mélodies de Brecht-Weil).

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007

J'avais pas fait le rapprochement avec le premier avril qui tombe demain.
Lariba, j'ai frisé l'apoplexie ! Ne faites plus jamais un canular plus vrai que tous les fantasmes du plus extrême des pédagogos.
Merci Kap.

Écrit par : Philippe | 31 mars 2007

Lariba, nous savons vous et moi que l'humour est la politesse du désespoir…
À part ça, splendide ! Absolument splendide ! Quel humour ! Quel désespoir !
JPB

Écrit par : brighelli | 31 mars 2007

Au total, qui de Fariba ou de Perceval poste le meilleur gag du 1er avril ?

Écrit par : Zorglub | 31 mars 2007

Salut à toutes et à tous…
Je m'absente quelques jours, dans un coin frileux et dépourvu d'ordinateurs. Parmi mille personnes qui pourraient intelligemment jouer les intérimaires de luxe sur ce blog, je ne détesterais pas que Françoise Guichard — l'une des rares à signer en toutes lettres — se dévoue. Ça vous changera, les un(e)s et les autres, c'est une femme de gauche — même si j'ai bien peur qu'à ce titre, et n'en déplaise aux lolos 34 et à tous les autres, elle ne vote pas pour la nouvelle Madone… Mais peut-être m'avancé-je inopportunément…
Je suis encore là jusqu'à demain, j'attends donc une réponse, si vous êtes à l'écoute, ma chère…
JPB

Écrit par : brighelli | 31 mars 2007

"Eh bien je savais bien que le "repas coopératif" avait du bon! C'est apparemment ce que JPB regrette de ne pas partager et si concrètement nous nous rassemblions pour de bon avec une bonne bouteille, cela s'entend-et pourquoi pas du "gros qui tache"!-nous tiendrions, je crois, de tout autres discours, bien plus accessibles à Sophie, qui a osé dire tout haut ce que je pensais tout bas, avant de m'aventurer dans capharnaüm( on va encore me traiter de Témoin de Jéhovah, je sens cela!) intello -discoureur."

Ecrit par : pierrot | 31 mars 2007

Entièrement d'accord avec vous, mais pas "une bonne bouteille", plusieurs, et pas du gros qui tache!
C'est une bonne idée, en fait! Parler des mois de suite, (voire des années, pour certains) sans se voir, au moment d'une éventuelle entrevue, ça "t'aurait une de ces gueules", pour paraphraser le grand Léo... Et avec de sacrées surprises en voyant "nos gueules" respectives "en vrai", certainement!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007

@ Anne-Marie et Christophe : je conseille aussi l'album Weill enregistré il y a quelques années déjà - du temps de sa splendeur vocale - par la mezzo suédoise Anne-Sofie Von Otter. Elle y interprète les Sept Péchés, plusieurs songs, des extraits d'opéras et aussi des extraits de comédies musicales. C'est tout à fait différent de Lenya et May, puisque c'est ici une grande voix mozartienne qui chante. Le timbre est absolument magnifique et la technique irréprochable, ce qui peut désarçonner quand on est habitué à des interprétations plus brutes. Mais Von Otter est aussi et surtout une immense interprète de lieder, et ça s'entend vraiment dans cet enregistrement : intelligence, subtilité, sensibilité... un grand talent d'actrice, aussi.

http://www.amazon.fr/Speak-Low-Songs-Kurt-Weill/dp/B000001GM3/ref=sr_1_172/402-4646835-0320100?ie=UTF8&s=music&qid=1175360286&sr=1-172

Écrit par : Kap | 31 mars 2007

Merci bien à ceux qui ont apprécié le canular sur la création d’une agreg des sciences de l’éducation.

Je n’ai fait que copier : il émane du SAGES (pour Syndicat des AGrégés de l’Enseignement Supérieur) qui a fait ce poisson d’avril en 2001.
http://www.le-sages.org/documents/2001/poissonavril.html

Quand on l’avait envoyé à l’époque, cela semblait encore plus vraisemblable et ça m’avait estomaqué mais pas étonné !
Aujourd’hui j’espère que la situation est quand même moins favorable aux appétits de pouvoir des pédagogos.

Écrit par : Lariba | 31 mars 2007

Au total, qui de Fariba ou de Perceval poste le meilleur gag du 1er avril ?

Ecrit par : Zorglub | 31 mars 2007

L'agrégation de sciences de l'éducation de Lariba...Et dire que j'ai failli marcher. Magnifique, vraiment magnifique...Le dernier paragraphe en particulier avec les gardes-rouges...pardon les "fers de lance".

Ah! parce que Perceval aussi, c'était un gag ? (l'effet quasiment "hypnotique" de son discours incantatoire exhibe l'essence (au sens husserlien) du pédagogisme.

ex-aequo !

Écrit par : Robin | 31 mars 2007

Laribo macht lehrer froh!!!! merci Lariba, pour cette farce très très drôle. Encore que, vous le savez, la réalité déapssant la fiction, on peut parier que cela sera intituionnalisé un jour. pari???
Qui j'aime???? mais des tas de gens et en premier lieu Camus. Jean Zay. Léon Blum. De Gaulle. Péguy. Mendès. Et encore, j'en oublie des tonnes. Mais je ne supporte pas ceux qui se vendent, se prostituent et se compromettent avec le pouvoir, avec les cloportes administratifs. Et pour Jünger, je vais volontiers à résipisence, car c'est l'innobrable théorie de ses admirateurs qui me fait vomir. pas lui en tant que tel Car c'est vrai qu'il a payé très cher son engagement auprès du petit con moustagachu.....Qui j'aime?? les agrs du reau du Musée de l'homme qui sauvèrent l'honneur de notre métier. Fabius, qui ,en 1985 ,reconnut que le gouvernement était responsable du Rainbow-Warrior.....Brandt. Chirac aussi et son magnifique discours sur les Justes et la rafle du Vel d'hiv....bref tous ceux qui, un jour de leur pauvre vie, comme dirait le grand Charles, sont effleurés par la caresse ineffable de l'Histoire.

Écrit par : montaigneàcheval | 31 mars 2007

les gars du réseau.....oups

Écrit par : montaigneàcheval | 31 mars 2007

Lariba, si vous nous remettiez pour le premier avril votre superbe blague sur le constructivisme chez les joueurs de golf ? Je peux essayer de le retrouver si vous ne l'avez pas sous la main.

Perceval, ce texte est-il aussi un poisson d'avril ?
Peut-être pas, vu ce que j'ai entendu proférer ce matin par Bentolila, dont je ne suis pas encore remise.
(J'en reparlerai) En tout cas, c'est d'une cuistrerie monumentale.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 31 mars 2007

Kap, vous avez sûrement raison. J'essaierai. Mais j'aime bien ces voix très "brutes" dans ce genre de répertoire*, de même que j'adore Antal Dorati dans les oeuvres orchestrales de Bartok, et que j'abhorre Barbara Hendricks dans le répertoire de negro-spiritual... Il y a vraiment un "accord parfait culturel" entre certaines musiques et leurs interprétations diverses.
*Ute Lemper, dans ce même répertoire "Brecht-Weil", était carrément pathétique. Mais il est vrai que de grands artistes, (je pense ici à Anne-Sofie von Otter) peuvent rendre crédible une musique qui n'est carrément pas la leur au départ!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007

mais certains élèves peuvent ne pas être en mesure de s'en
emparer. (Ce qui fait partie d'ailleurs des difficultés «banales» inhérentes à toute classe !)

Je me disais aussi...

Écrit par : Robin | 31 mars 2007

chik" pas "tchock" ...buntovchik, je vous jure que je ne l'ai pas fait exprès !

Interessant lapsus, Robin! Qui ne me tchoque pas du tout. Comment l'interprétez-vous ?

Vous savez bien que selon théorie freudienne et à cause de la "Verneinung", le sujet est incapable d'interpréter ses propres lapsus.

" La façon dont nos patients présentent ce qui leur vient à l'esprit pendant le travail analytique nous donne l'occasion de faire quelques observations intéressantes. "Vous allez penser maintenant que je veux dire quelque chose d'offensant, mais je n'ai réellement pas cette intention". Nous comprenons que c'est le refus d'une idée qui vient d'émerger, par projection. Ou, "vous demandez qui peut être cette personne dans le rêve. Ma mère, ce n'est pas elle". Nous rectifions donc, c'est sa mère. Nous prenons la liberté, lors de l'interprétation, de faire abstraction de la négation et d'extraire le pur contenu de l'idée. C'est comme si le patient avait dit "pour moi, c'est vrai, ma mère m'est venue à l'esprit à propos de cette personne, mais je n'ai nulle envie de laisser prévaloir cette idée"...

A l'occasion, on peut se procurer très commodément un éclaircissement recherché sur le refoulé inconscient. On demande qu'est-ce qui peut bien vous paraître le plus invraisemblable dans cette situation ? Qu'est-ce qui, pensez-vous est alors le plus éloigné de votre esprit ? Le patient tombe-t-il dans le piège et nomme-t-il ce à quoi il peut le moins croire, il a par là, presque toujours, avoué l'exact. Une belle contrepartie de cet essai se produit souvent chez l'obsessionnel qui a déjà été introduit à la compréhension de ses symptômes. "J'ai eu une nouvelle représentation obsédante. Il m'est venu à l'idée qu'elle pourrait signifier ceci, précisément. Mais non, ce ne peut, en effet, être vrai sinon ça n'aurait pas pu me venir à l'esprit". Ce qu'il rejette, en se basant sur ce qu'il a entendu de la cure, c'est naturellement le sens exact de la nouvelle représentation obsédante.

(Début du texte de Sigmund, intitulé précisément "Die Verneinung" (1925) (la "Négation" ou la "Dénégation")

Jacques Lacan en a fait ses choux gras (vieux souvenir d'hypokhâgne)

Écrit par : Robin | 31 mars 2007

Un petit copier/coller pour les paresseux :

Agrégation des sciences de l'éducation : poisson d'avril ! ! !

Au travers de ce poisson d'avril, le SAGES a souhaité dénoncer, une fois encore :

la mainmise des IUFM sur la formation des professeurs :

cette formation n'est pas adaptée à leur futur métier, et est amenée à s'exercer chaque jour davantage au détriment d'une formation universitaire de haut niveau ;

cette formation, qui détermine la titularisation ou non des lauréats des concours évalue en réalité ses stagiaires relativement à leur adaptation à l'idéologie dominante des sciences de l' éducation, idéologie qui semble pour le moins contestable ;

et, parallèlement,

le fait que soit remis sans cesse en question les principes républicains élémentaires qui sont à la base de la tenue des concours de recrutement dans la fonction publique :

anonymat

évaluation selon des critères qui ressortissent du seul critère qui puisse demeurer objectif: celui qui porte sur les connaissances du candidat dans sa spécialité .



Le SAGES, dont la vocation spécifique est la défense des agrégés et du concours de l'agrégation, soumettra prochainement un projet concernant les stages pratiques des lauréats de l'agrégation (rappelons que l'une de ses exigences est la titularisation immédiate de ces lauréats).
Pour autant, il ne demeure pas indifférent aux menaces qui planent actuellement sur le Capes (rapport Brihault-Cornu).

Écrit par : Robin | 31 mars 2007

Intervention décalée par manque de temps les jours de semaine. Il y a deux choses que je n’arrive pas à comprendre :
- pourquoi les professionnels de la professionnalisation qui peuplent les IUFM se réclament-ils de Freinet ?
- pourquoi les gens de gauche peuvent-ils voter Royal au premier tour ?

1. Freinet était un franc-tireur, un rebelle et aussi un type inventif et créateur, qui faisait son chemin en dehors des sentiers battus. C’est cet esprit-là qui lui a permis d’imaginer des méthodes nouvelles et efficaces dont la mise en œuvre suppose des maîtres ayant sa trempe, son génie et son courage. Tout le contraire de l’idéologie de la professionnalisation. Par définition et quelle que soit la profession considérée, la professionnalisation vise toujours et partout un but unique : fabriquer dans un souci de rentabilité managériale des « professionnels » interchangeables parce qu’ils utilisent les mêmes « procédures ». Même si on emprunte le vocabulaire de Freinet, ce qu’on propose dans les IUFM en guise de « professionnalisation » en est donc aux antipodes. Car on remplace une éthique singulière par le formatage technique et l’esprit de soumission. Quand les stagiaires protestent, les responsables de l’IUFM n’ont qu’un recours : vous êtes payé par l’employeur, vous devez obéir. Si les IUFM avaient existé à son époque, Freinet n’aurait jamais été titularisé : pas assez docile. A propos de l’éthique de Freinet : je n’ai vu que quelques minutes du téléfilm (toujours le manque de temps). Mais j’ai beaucoup aimé la scène où il sort son révolver contre des parents en colère. Ce ne serait pas très bien vu aujourd’hui…

Toujours à propos des IUFM je rectifie une erreur d’Archytas. Comme j’ai été le premier en France à soulever le lièvre des résultats des IUFM, je ne peux pas laisser passer une mauvaise interprétation des chiffres. Contrairement donc à ce que dit Archytas, le taux de réussite des candidats IUFM n’est pas inférieur à celui des candidats libres. Il est nettement plus élevé : 8 points d’écart au CAPES et plus de 30 points d’écart pour les professeurs des écoles. Le contraire eût été étonnant puisqu’ils sélectionnent sur dossier et que les exclus de la préparation au concours sont à la fois statistiquement plus faibles et individuellement abandonnés à leur sort. C’est en termes de parts de marché que les IUFM perdent du terrain (ils sont passés au CRPE de 71% en 1992 à 55% en 2004). Normal puisque la sélection de plus en plus sévère opérée par les IUFM (80% d’exclus au concours de PE) augmente automatiquement la part des candidats libres même avec un taux de réussite beaucoup plus bas. Ce qui n’est peut-être pas normal (je m’adresse à ceux qui accusent si légèrement les autres d’élitisme anti-démocratique), c’est de prêcher la non-sélection pour les autres et d’instaurer une sélection féroce dans sa propre boutique. Les concours sont élitistes et c’est très bien ainsi. Ce qui est antidémocratique, c’est de priver 80% des candidats du simple droit à la préparation des concours. Cet élitisme-là est tout simplement ignoble.

Écrit par : Pedro Cordoba | 31 mars 2007

Merci, Pedro Cordoba, pour votre intervention sur Freinet.

Écrit par : catmano | 31 mars 2007

chik" pas "tchock" ...buntovchik, je vous jure que je ne l'ai pas fait exprès
Robin je vous propose la fin du texte, histoire de ravighoter en vous cette magnifique langue...et de méditer votre " je vous jure que je ne l'ai pas fait exprès"...

"Zu dieser Auffassung der Verneinung stimmt es sehr gut, dass man in der Analyse kein "Nein" aus dem Unbewussten auffindet, und dass die Anerkennung des Unbewussten von seiten des Ichs sich in einer negativen Formel ausdrückt. Kein stärkerer Beweis für die gelungene Aufdeckung des Unbewussten, als wenn der Analysierte mit dem Satze: Das habe ich nicht gedacht, oder: daran habe ich nicht (nie) fedacht, darauf reagiert.

Traduction de Pierre Theves et Bernard This:
Cette conception de la dénégation s'accorde fort bien avec le fait que, dans l'analyse, on ne découvre pas un "Non" venant de l'inconscient , et que la reconnaissance de l'inconscient, du côté du moi, s'exprime en une formule négative. Nulle preuve plus forte de la mise à découvert de l'inconscient que lorsque l'analysé, avec la phrase: "cela, je ne l'ai pas pensé", ou : "à cela je n'ai pas (jamais) pensé", y réagit.

Bonne soirée!

Écrit par : buntovchik | 31 mars 2007

1. Freinet était un franc-tireur, un rebelle et aussi un type inventif et créateur, qui faisait son chemin en dehors des sentiers battus. C’est cet esprit-là qui lui a permis d’imaginer des méthodes nouvelles et efficaces dont la mise en œuvre suppose des maîtres ayant sa trempe, son génie et son courage. Tout le contraire de l’idéologie de la professionnalisation.


Tous mes respects, Pedro Cordoba. Content de vous lire à nouveau. Sur Freinet, sur les imposteurs qui se réclament indûment de lui, sur le courage de rester fidèle à soi-même, vous avez dit ce qu'il fallait dire.

Sur l'injustice et la mauvaise foi aussi :

" Ce qui n’est peut-être pas normal (je m’adresse à ceux qui accusent si légèrement les autres d’élitisme anti-démocratique), c’est de prêcher la non-sélection pour les autres et d’instaurer une sélection féroce dans sa propre boutique. "

Écrit par : Robin | 31 mars 2007

" A l'occasion, on peut se procurer très commodément un éclaircissement recherché sur le refoulé inconscient. On demande qu'est-ce qui peut bien vous paraître le plus invraisemblable dans cette situation ? Qu'est-ce qui, pensez-vous est alors le plus éloigné de votre esprit ? Le patient tombe-t-il dans le piège et nomme-t-il ce à quoi il peut le moins croire, il a par là, presque toujours, avoué l'exact. "

Buntovchik,

Je vous remercie pour le texte en allemand. Et aussi d'avoir eu la délicatesse de ne pas ramasser le bâton que je vous avais involontairement (?) tendu pour me faire battre (cf. texte ci-dessus).

Je pense que mon achoppement sur votre pseudonyme vient de ma fascination-répulsion pour la Russie (et les pays de l'Est en général) dont mon grand-père maternel, originaire de la région de Minsk, est parti en 1905, probablement pour fuir les pogroms.

C'est une histoire de famille très compliquée et très douloureuse que je ne finirai sans doute jamais de chercher à comprendre.

Heureusement qu'il y a des "pavots pour la mémoire" : Parfois la poésie et parfois le sommeil.

"Pendant notre sommeil apeuré viennent se presser contre notre corps, dans l'enceinte du lit, de petits soleils jaseurs qui nous réchauffent et nous préparent à l'épreuve glaciale du jour prochain..." (René Char)

Bonne nuit à tous.

Écrit par : Robin | 31 mars 2007

Pas plus compliqué que la réciproque. Mais vous simplifiez à l'excès le sens de votre analogie. Ceci dit JPB nous avait prévenus ! Allez bonne nuit.

Écrit par : Philippe C | 31 mars 2007

"Ce qui est antidémocratique, c’est de priver 80% des candidats du simple droit à la préparation des concours. Cet élitisme-là est tout simplement ignoble."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 mars 2007

Pedro, je ne demande qu'une chose, c'est que l'on donne le droit à tous de le préparer, et je ne suis pas le seul!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007

Tiens, au fait, Robien vient de rejoindre Sarko; il va pouvoir adhérer à l'idée de la suppression par ce dernier des décrets qu'il vient de faire passer en tant que futur ex-ministre de l'éducation.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007

Désolé de n'avoir pas davantage "contextualisé" le texte que j'ai cité plus haut : je ne faisais que passer en coup de vent. Rien de bien spectaculaire dans ce texte, sinon qu'en le lisant bien, on y trouve beaucoup de ce qui vous hérisse accompagné de justifications. Concernant la classe d'une personne que je connais qui le balance par mail à qui veut bien le lire, ce texte m'est apparu pouvoir alimenter votre réflexion. Pour ma part, j'y retrouve le côté boy-scout gnangnan qui, avant toute autre chose plus sérieuse, m'a fait fuir ce milieu aussi vite que j'y avais pointé le nez.

Écrit par : Perceval | 01 avril 2007

Bonne journée à tous... Et en espérant que cette idée de "repas coopératif" lancée par Pierrot dépasse le stade du voeu pieux... Ou du poisson d'avril! Comme une version un peu "a contrario" de:"mon bistrot à moi", de Renaud, mais peut-être pas tant que ça, finalement!

Écrit par : Christophe Sibille | 01 avril 2007

Cher Christophe,

Vous m’avez déjà dit plusieurs fois que vous étiez hostile à la présélection des candidats par les IUFM. Je m’en réjouis et me réjouis encore plus d’apprendre que vous n’êtes pas le seul dans ce cas. Mais je vous renouvelle la demande que j’avais déjà faite : qu’attendez-vous pour le faire savoir de façon publique et collective ? Cela aurait encore plus de poids dans le nouveau cadre institutionnel. Car l’intégration des IUFM dans l’Université permet d’offrir une préparation à tous les candidats. L’argument du « manque de place » ne joue plus. Il suffit que l’Université prenne en charge la préparation des concours en collaboration avec les formateurs en poste dans les IUFM. En outre les regroupements interuniversitaires en cours (Paris-Universitas par exemple) rendent possible la mise en place de licences pluridisciplinaires et de l’année de préparation dans l’ensemble des matières littéraires et scientifiques. Il y aurait bien sûr des professeurs et des maîtres de conférences qui refuseraient d’intervenir dans ce cadre. Mais il y a suffisamment de PRAG, de PRCE, ATER, etc. pour prendre en charge cet enseignement. D’autant plus que nombre de départements universitaires sont naufragés suite à la baisse du nombre d’étudiants et que ce serait le seul moyen de conserver les postes. Tout le monde a quelque chose à gagner dans un tel scénario. Il suffirait que les Directeurs d’IUFM acceptent de ne plus avoir le monopole de la préparation et ne mènent pas une guérilla incessante contre la seule solution rationnelle au problème.

Par cohérence personnelle et fidélité à mes propres engagements, je ne saurais accepter l’idée avancée dans la discussion sur la « Charte » : instaurer un quota en faveur des candidats issus des « prépas-instits ». Ce serait encore plus anti-démocratique que la présélection actuellement opérée par les IUFM. Je suis hostile à tout quota. Mais lorsqu’ils existent, c’est toujours pour faire une place à des « marginaux » : ainsi pour les littéraires à HEC ou les ZEP à Sciences Po. Des quotas pour favoriser les favorisés est de mon point de vue impensable.

Écrit par : Pedro Cordoba | 01 avril 2007

Et puis je m’aperçois que j’avais oublié mon point 2. Je pressens que ni Christophe ni Catmano ne vont cette fois être d’accord mais j’y vais quand même.

Pourquoi les gens de gauche veulent-ils voter Royal ? Je passe sur le fait que ce personnage autoritaire, mesquin, imbu de sa propre image, méprisant à l’égard de ses collaborateurs et manifestant une profonde aversion pour l’étude des « dossiers », n’incarne aucune des valeurs propres à la gauche. Ce n’est pas dans mon raisonnement l’aspect le plus important des choses. J’ajoute que je ferai ici parler un électeur de gauche totalement rationnel, qui serait donc capable de démentir le paradoxe de Condorcet (transformé en théorème par Arrow sous certaines conditions, ce qui lui valut le Prix Nobel d’économie). Cela ne préjuge en rien de mon propre vote : comme aucun candidat ne me satisfait, je me déterminerai le jour même en fonction de l’évolution des derniers sondages.

Soit donc un électeur de gauche calculateur et rationnel. Il sait que le premier tour est suivi d’un second et qu’ensuite viennent les législatives. Il sait aussi qu’en cas de duel Sarkozy-Royal au second tour, le premier l’emporte largement et que dans l’hypothèse d’un duel Sarkozy-Bayrou, c’est Bayrou qui l’emporte. Tous les sondages indiquent cela depuis des semaines. Voir encore le dernier ici :
http://sondages2007.over-blog.com/categorie-428285.html

Ce scénario vérifie justement le paradoxe de Condorcet – déjà expérimentalement vérifié lors de la victoire de Giscard d’Estaing contre Mitterrand et Chaban en 1974 : celui qui était présenté comme le troisième homme, fut second au premier tour et premier au finish.

Un électeur de gauche rationnel devrait donc anticiper une telle issue et voter Bayrou. Dans le cas contraire, Sarkozy gagne et l’UMP remporte les législatives. On a la droite au pouvoir pour minimum 5 ans, probablement 10. Les dernières survivances du gaullisme disparaissent et la France devient enfin un pays « normal », ie américain.

Que se passe-t-il en revanche si Bayrou gagne la présidentielle ? Il est évident que l’UDF ne peut avoir une majorité aux législatives. L’UMP traverse de grosses difficultés puisque la stratégie Sarkozy a échoué : l’alliance de l’ex RPR et d'une partie de l'UDF a fait long feu. La gauche en revanche a réussi à se débarrasser de Royal et ses candidats (qui font partie de l’appareil et n’ont jamais pu encaisser la parvenue) font un très bon score : pas la majorité absolue mais une majorité relative plus que confortable. D’autant plus que les électeurs de gauche qui ne supportent pas Royal voteraient cette fois pour les candidats du PS et du PC : aux présidentielles, « il n’y a plus que l’os au PC » (dixit Hollande) mais encore pas mal de chair aux législatives. Quant à l’extrême-gauche, elle disparaît aux législatives, ce qui augmente encore le score de la gauche. Bref, non seulement Bayrou est obligé de faire à la gauche une place importante au gouvernement (conformément d’ailleurs à ce qu’il a annoncé) mais la gauche a une force suffisante à l’Assemblée pour faire passer la plus grande partie de son programme sous forme de loi.

Entre ces deux scénarios, il n’y a pas photo. Enfin… il ne devrait pas y en avoir si les électeurs de gauche étaient rationnels. S’ils ne le sont pas, ils obtiendront le contraire de ce qu’ils souhaitent – ce qui est en effet un cas très fréquent en théorie de la décision conformément au théorème d'Arrow.

Écrit par : Pedro Cordoba | 01 avril 2007

"Je pressens que ni Christophe ni Catmano ne vont cette fois être d’accord mais j’y vais quand même. Pedro Cordoba "

Erreur, monsieur Cordoba, je serais plutôt d'accord avec cela :

"Cela ne préjuge en rien de mon propre vote : comme aucun candidat ne me satisfait, je me déterminerai le jour même en fonction de l’évolution des derniers sondages. Pedro Cordoba
" ou en fonction des derniers événements...

Écrit par : catmano | 01 avril 2007

Pendant ce temps, la droite est toujours au pouvoir et continue de prendre des mesures souvent positives : d’après la presse un rapport du Ministère du Travail paru jeudi estime que les lycées français ne préparent pas suffisamment les élèves décrocheurs aux exigences du chômage.

Dans l’introduction du rapport, le ministre délégué à l'emploi, au travail et à l'insertion professionnelle des jeunes, M. Gérard Larcher, explique que les écoles échouent ordinairement à transmettre des compétences décisives dont ces jeunes ont besoin pour avancer dans le marché actuel du non travail, comme savoir se coucher ou s’asseoir partout.
« Nos lycées publics mettent trop l’accent sur la préparation des enfants à des carrières professionnelles » affirme M. Gérard Larcher. « Ce gaspillage de ressources laisse nos décrocheurs, dont la majorité n’ont aucune chance de jamais trouver un emploi, totalement impréparés à dormir jusqu’à midi ou à regarder la télévision pendant la journée en mangeant des nouilles surgelées à même l’emballage. »
Selon l’étude, les plus mauvais élèves du pays laissent tomber le lycée sans avoir jamais appris à voler dans la tirelire de leurs voisins de quoi se payer une bière, à se laver les cheveux avec des savonnettes ou à s’éclairer à la bougie.

« Cet oubli ne peut continuer si nos enfants doivent devenir des citoyens improductifs », continue M. Gérard Larcher. « On ne rend pas service à ces futures lies de la société. »
En dépit des coupes budgétaires et des réformes de ces dernières décennies, quelques restes d’enseignement de maths et de sciences continuent à empoisonner beaucoup de secteurs scolaires. Ces cours, soutient M. Gérard Larcher, gaspillent un temps et un argent précieux.

Le ministre de l’Éducation, M. Gilles de Robien a défendu le système scolaire public national. « Les enseignants font beaucoup pour s’assurer que les plus désespérés de nos élèves passent au travers. Règles arbitraires, discipline imposée de manière irrégulière et paperasseries inutiles sont les premières choses qui viennent à l’esprit. »
Il a ajouté : « Mettre de bonnes notes non méritées encourage les élèves à être peu soigneux et à rendre les devoirs en retard – compétence qui rend les futurs mauvais payeurs très compétitifs pour faire obstruction à leurs logeurs et au recouvrement des dettes. »

M. Gérard Larcher dit que les enseignants ont besoin de voir plus loin que la salle de classe et devraient donner aux enfants une certaine expérience réelle du non travail. « Accroître les mises à pied et les renvois est un bon début. De plus, par exemple, des visites médicales de dépistage de la scoliose devraient être plus fréquentes afin que les élèves apprennent à s’adapter à rester tout en sous-vêtements, garde-robe typique de la classe des non travailleurs. »
M. Gérard Larcher a aussi suggéré que, grâce notamment à la réforme qui permet de vendre son sang ou son sperme (voir notre édition de mercredi), les lycées organisent plus de collectes de sang pour préparer les décrocheurs à visiter leurs banques du sang locales pour se procurer de l’argent rapide et facile.

Certains enseignants disent que le rapport peint un tableau trop sombre des efforts que font les lycées pour inculquer aux élèves un manque d’ambition.
« Nous faisons pourtant un travail vraiment lamentable », dit Monique Martin, proviseure du lycée Jean-Baptiste Corot de Juvisy. « Nous ne pouvons littéralement pas faire encore pire. »
Mme Martin souligne qu’elle a tenu, malgré les instructions officielles, à ce que les couloirs de son lycée soient remplis de distributeurs qui ne vendent que des produits malsains comme des chips ou des sodas, deux choses qui acclimatent les élèves au régime alimentaire d’un pauvre type sans travail.
Gérard Aschieri, pour le SNES, le plus grand syndicat d’enseignants, dit que ceux-ci sont de superbes modèles pour les lycéens décrocheurs et futurs chômeurs. « Les élèves passent sept à huit heures par jours entourés d’adultes qui méprisent leur métier mal payé. Si les critiques qui vivent hors des lycées connaissent une meilleure façon de décourager un jeune d’entrer sur le marché du travail, j’aimerais bien la connaître. »

Écrit par : Lariba | 01 avril 2007

Je le trouve saumâtre et trop réaliste, votre Poisson d'Avril, Lariba.

Écrit par : catmano | 01 avril 2007

A buntovchik :

pourriez-vous m'indiquer les significations possibles en russe de "buntovtchock" et les "associations" possibles avec d'autres mots (je me doute bien que le mot n'en a pas en lui-même). Je n'ai pu dire sur le blog, qu'une petite partie de la vérité (de l'"iceberg" comme dit Freud qui s'y connaissait en Titanic et surtout en titanisme...voir sa correspondance avec Einstein sur la guerre et Malaise dans la Civilisation)
Cela pourrait m'aider à reconstruire le puzzle personnel et à "vérifier" la théorie. Prenez votre temps, je ne suis pas pressé.
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A Pedro Cordoba :

Chapeau bas, Pedro, vous crevez le plafond et vous "coulez" tous les analystes !

(J'ai bien aimé l'expresssion "pays normal", mais ça ne donne pas forcément envie de vérifier le théorème de Condorcet et de voter pour FB !)

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A Perceval : j'ai vraiment cru que c'était un gag. Vous avez remarqué. On ne comprend pas ce qu'ils font dans cet "espace transitionnel"...un spectacle de danse ?

En tout cas, en matière d'utopie Thomas More peut aller se rhabiller.

Même impression d'irréalité que dans le film sur Freinet pendant les "activités de classe". Sauf la phrase que j'ai cité qui ne ramène brusquement sur terre...et qui contredit tout le reste.

"Les conditions de possibilité pour qu'en chacun ces
développements se réalisent existent ; mais certains élèves peuvent ne pas être en mesure de s'en
emparer. (Ce qui fait partie d'ailleurs des difficultés «banales» inhérentes à toute classe !)"

Écrit par : Robin | 01 avril 2007

"mais la gauche a une force suffisante à l’Assemblée pour faire passer la plus grande partie de son programme sous forme de loi."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 avril 2007

Quel programme pour l'éducation nationale ?

1) Entériner le fait que l'école républicaine n'assume plus sa mission d'instruction ? Le programme du PS prévoit de généraliser le soutien individuel, ce qui revient à accepter que l'échec scolaire soit une norme. Il n'est donc aucunement question de remettre tout à plat pour reconstruire l'école de la République.

2) Pas plus de 17 élèves en CP pour les ZEP. Le cadre budgétaire étant celui de la LOLF, combien d'élèves dans les autres classes de ZEP ? Combien d'élèves dans les CP qui ne sont pas en ZEP ? On pourrait certes concevoir de récupérer tous les postes d'enseignants qui ne sont pas devant une classe, mais est-ce conforme à l'idéologie du PS ?

3) Pour faire face aux problèmes de discipline, présence dans certains établissements de 2 adultes dans les classes. Est-ce la meilleure manière de restaurer l'autorité des enseignants ? Ne serait-il pas plus efficace et moins coûteux, en guise de préliminaires, d'abroger toutes les circulaires prises par Sainte Ségo sous le ministère Allègre ?

4) Abolition définitive de la liberté pédagogique et de la possibilité d'instruire ses élèves "grâce" à Fracko devenu chef de cabinet ?

5) Maintien de la loi Jospin de 1989 ?

6) Retour en odeur de sainteté de la FSU, du SGEN, de l'UNSA et des cohortes de cloportes qu'ils soutiennent, bref de tous ceux qui ont si bien oeuvré pour nous conduire à la faillite ?

etc, etc.

Question à 1 centime : la "gauche" a-t-elle un programme de gauche pour l'école de la République ?

Écrit par : Un hussard | 01 avril 2007

Bonjour,
Yann, il s'agit du reportage de Daniel Grandclément, complété par celui d'une journaliste anglaise et diffusé volontairement à la fin de Thalassa en recommandant aux parents d'envoyer les enfants au lit. Oui, il valait mieux. j'ai eu envie de vomir comme ces passagers entassés ,assoiffés,affamés, battus, menacés et jetés à la mer non loin du rivage,parfois plus loin. alors tant pis pour ceux qui n'ont pas pied."Le ventre est toujours fécond d'où est sorti la bête immonde."

Freinet mettait l'enfant au centre du système, pratiquait l'expression libre, refusait les phrases du genre "lulu a bu le lolo de la mumu" en préférant une méthode" naturelle et globale " , refusait les manuels, les leçons et les contrôles. Je renvoie à l'ouvrage d'Elise Freinet : "L'itinéraire de Célestin Freinet;la libre expression dans la pédagogie Freinet" petite bibliothèque Payot.1977. La fin de l'ouvrage aborde le tatonnement expérimental et réfléchit au lien entre éducation et dressage ( pp 156 à 159 de cet ouvrage) Il est donc facile de s'appuyer sur ces points pour dériver tout en OUBLIANT que Freinet revendique l'effort sous toutes ses formes,( il suffit de songer à ses souffrances physiques pour diriger son école, étudier,chercher, rencontrer les autres) la lutte contre les préjugés justifiant l'injustice. A partir du moment où il stimulait la curiosité, le goût d'apprendre, la volonté de comprendre et de s'exprimer chez les petits paysans de l'époque et les réfugiés politiques espagnols,il remettait en question l'ordre établi. Cette idée ressort assez bien tant dans le téléfilm de Daniel Losset vu jeudi que dans le film :"L'école buissonnière " de Jean-Paul Le Chanois publié en DVD par Doriane films.
Freinet n'a jamais dit que l'enfant pouvait construire son savoir tout seul en se passant du maître ni qu'il fallait jouer au lieu de travailler . Je cite une phrase de l'ouvrage cité plus haut : " Freinet est à la fois éleveur, berger, éducateur et paysan. Il sent la vie à travers le foisonnement de toutes ses formes végétales, animales, humaines."

J'ai noté deux phrases de Freinet lui-même, relevées dans un article sans que les sources soient indiquées.

"L'avenir n'appartient pas à ceux qui répètent sagement des schémas appris, mais à ceux qui inventent les questions qui n'avaient pas encore été posées."


" Les échecs quels qu'ils soient ne doivent jamais remettre en question la volonté de les dépasser, car c'est le sens même de la vie."

Pedro, j'ai toujours dit que Freinet avait été récupéré et trahi. Je peux me tromper mais c'est mon humble avis.

Merci à JPB pour ses propos sur le sport : se dépasser et transpirer, si je me souviens bien. Mon fils disait la même chose quand il préparait son concours - auquel il n'a pas eu le droit de s'inscrire- de pompier professionnel en suivant l'entraînement de musculation et d'haltérohilie donné par un ancien champion national. A chaque fois il revenait heureux et plein d'espoir . Pas l'espoir de devenir un champion riche et adulé donnant son avis sur tout et n'importe quoi tel un sauveur de l'Humanité, non juste l'espoir d'être à la hauteur de la mission choisie. Il persévère dans la perspective d'un concours interne . Cette semaine il a passé 162 heures à la caserne . Je dis ça en passant parce que Le Figaro il n'a pas été très gentil avec les pomiers.
S'il est question du sport sur ce blog j'espère qu'il sera question du sport pour handicapés ( les vrais ) dont on parle peu.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 01 avril 2007

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Écrit par : dobolino | 01 avril 2007

A propos de Célestin Freinet :

Il me semble que nous avons peu parlé de l'aspect politique de son oeuvre / Freinet était extrêmement conscient du danger totalitaire et pensait que la lutte passait par l'éducation. Il pensait à l'Italie, à l'Allemagne et à l'Espagne et aux ligues d'extrême droite en France, mais sous-estimait certainement par idéalisation le danger communiste, manquant ainsi "l'essence commune" des phénomènes (je dis cela avec humilité, nous avons un recul historique qu'il n'avait pas).

Le problème est de savoir si l'enseignement traditionnel (pédagogie dite "frontale", importance (sacralisation disent certains) de la parole du maître, obéissance, schémas posturaux... est responsable, comme le pensait Freinet.

Si c'était vrai, comment se fait-il qu'il y ait eu des gens pour ne pas adhérer, bien qu'ils eussent été dans les mêmes écoles que les autres ?

On pense aussi aux explications de Wilhelm Reich dans "La fonction de l'orgasme" ou dans "Ecoute petit homme" (la "cuirasse émotionnelle")

Il y certainement d'autres facteurs, économiques et politiques : Traité de Versailles, crise de 29.

Il faut faire une différence entre l'école de la IIIème République et l'endoctrinement totalitaire qui était d'ailleurs davantage le fait des organisations de jeunesse (jeunesses hitlériennes, Komsomols...) que de l'école proprement dite.

Le philosophe Alain pratiquait une pédagogie tout ce qu'il ya de plus frontale et ses élèves témoignaient qu'ils ne s'étaient jamais sentis aussi libres que pendant ses cours.

Écrit par : Robin | 01 avril 2007

Absolument, hussard! Mais vos questions n'indiquent-elles pas que la gauche a en l'occurrence un programme de gauche?

Écrit par : Philippe C | 01 avril 2007

Je crois que je vais arrêter de lire les posts de Lariba ou attendre d'être seul à la maison. Mon entourage se pose des questions sur ma santé mentale en me voyant rire aux larmes devant un écran d'ordinateur.

Écrit par : Robin | 01 avril 2007

pourriez-vous m'indiquer les significations possibles en russe de "buntovtchock"

Très honnêtement, Robin je ne vois pas ce que le suffixe "tchok" peut apporter de plus à celui de "tchik"...
La langue russe , peut être le savez-vous, recourt très souvent à des suffixes diminutifs ou affectifs.
Les plus fréquents sont: jok- jionok- ik-tchik-ichk- its- ka- ko-uchk- juchk.
Quant à tchik- tchitz- tchtchik- tchtchitza il sont l'équivalent de notre "eur" ou "euse" pour désigner l'agent d'une action.
Exemple: le gréviste: zabastovtchtchik. Le mutin: buntovtchtchik.
Je pense que vous avez simplement joué (inconsciemment) sur le fameux "ticket chic et choc"?

Enfin tout le monde va apprendre assoiffés de savoir que nous sommes , que le mot tchèque "Cech" signifie probablement, l'ancêtre. En russe "predok" (devancier) "rodonatchalnik" (celui qui a initié la lignée) et "predtchesviennik" (prédécesseur).

Cet échange n'intéressant sans doute pas grand monde peut-être pouvons-nous le poursuivre en privé si ça vous dit.
A cette adresse: buntovchik2003@list.ru

Écrit par : buntovchik | 01 avril 2007

"Je m'absente quelques jours, dans un coin frileux et dépourvu d'ordinateurs. Parmi mille personnes qui pourraient intelligemment jouer les intérimaires de luxe sur ce blog, je ne détesterais pas que Françoise Guichard — l'une des rares à signer en toutes lettres — se dévoue. Ça vous changera, les un(e)s et les autres, c'est une femme de gauche — même si j'ai bien peur qu'à ce titre, et n'en déplaise aux lolos 34 et à tous les autres, elle ne vote pas pour la nouvelle Madone… Mais peut-être m'avancé-je inopportunément…
Je suis encore là jusqu'à demain, j'attends donc une réponse, si vous êtes à l'écoute"
Dimanche 1er avril : je veux bien m'y kholler, FG
P.S. : je suis une femme de gauche DONC je ne voterai pas pour Mme Royal.

Écrit par : FGuichard | 01 avril 2007

"Absolument, hussard! Mais vos questions n'indiquent-elles pas que la gauche a en l'occurrence un programme de gauche?"

Ecrit par : Philippe C | 01 avril 2007

Etre de gauche, c'est entre autres agir par des mesures bien concrètes pour permettre -à mérite égal- à tous ceux qui ne sont pas nés avec la cuiller d'or dans la bouche d'accéder aux mêmes diplômes et aux mêmes postes que ceux qui sont nés favorisés par leur milieu ou leur fortune.
C'est refuser de se soumettre à la loi de la jungle et de la démagogie. C'est avoir de l'audace et de la rigueur. C'est s'inscrire dans la lignée des Jaurès, Blum, Zay, Mendès...

Ce n'est pas de bêler de beaux principes comme Sainte Ségo et les Girondins, en s'autorisant de minables magouilles et en s'attachant avant tout à préserver ses petits privilèges, sans hésiter à s'asseoir sur ces fameux principes.

Et pour le plaisir d'en faire hurler quelques uns, je citerai Robespierre : "L'aristocratie des riches, sur les ruines de l'aristocratie féodale, je ne vois pas que le peuple, qui doit être le but de toute institution politique, gagnât infiniment à cette espèce d'arrangement."

Écrit par : Un hussard | 01 avril 2007

"Pedro, j'ai toujours dit que Freinet avait été récupéré et trahi. Je peux me tromper mais c'est mon humble avis."
Je confirme. "Trahi" est un euphémisme ..

""rodonatchalnik" (celui qui a initié la lignée) et "predtchesviennik" (prédécesseur)."
Pt1, merci la syllabique ;)

Écrit par : toto | 01 avril 2007

Si la bique, toto, s'y met...où va-t-on?

Écrit par : buntovchik | 01 avril 2007

"par ici la bique" (parisyllabique) comme on se chuchotait en cours de latin en 6ème du temps où on apprenait les déclinaisons.

Écrit par : Robin | 01 avril 2007

Pedro, je suis tout prêt à me battre, avec mes faibles moyens, contre cette sélection (des PE1) et, comme je vous l'ai dit, je pense que nous serions assez nombreux à le faire. Mais j'ai bien peur que la logique des "sages" qui nous gouvernent, uniquement fondée sur l'économie de moyens, ne nous suivent pas vraiment sur le terrain que vous proposez!
Par ailleurs, je suis un peu surpris de l'importance qu'un esprit rationnel comme le vôtre apporte apparemment aux sondages d'opinion... Qui étaient inexistants à ma connaissance à l'époque de Condorcet.
Par ailleurs, il me semble que vous vous absteniez, dans votre analyse (très fine par ailleurs) de mentionner l'éventualité, hélas bien réelle, d'un bond du gros blond à proximité immédiate du premier tour. J'espère me tromper. Ceci-dit, j'aurai vraiment du mal, même en me référant à un sens tactique qui se justifie peut-être, à voter au premier tour pour un homme qui est en fait résolument de droite. Même si le fait que Royal soit à gauche reste à prouver. Mais, comme vous, je me déterminerai vraisemblablement de manière définitive à proximité du scrutin.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 avril 2007

Quelle heure est-il ? 23h30 ? Bon, mon scoop a encre une demi-heure de validité :

Meirieu fréquenterait ce blog en vue de le saboter en tenant des propos incohérents. Son faux-blaze commencerait par T et finirait par O .

Écrit par : Perceval | 01 avril 2007

En quatre lettres ...

Écrit par : Perceval | 01 avril 2007

Minuit passé ? Bon, allez, je peux vous le dire : c'est pas Meirieu, c'est Frakowiack.

Écrit par : Perceval | 02 avril 2007

C'est exact Perceval, Pierre Frakowiak a vu sur la route de l'IUFM de Lille, un être de lumière descendu d'une soucoupe volante et portant un livre écrit en lettres de feu intitulé "Léo et Léa".

L'être de lumière lui a dit : "Pierre, Pierre, pourquoi me persécutes-tu ?" et le dit Pierre a quitté la route et fait une embardée en direction d' un champ de betteraves.

Il a ensuite été transporté dans la sphère supra lunaire où les gardiens des paradigmes lui ont montré les ravages de la méthode globale et les avantages de la méthode alphabétique.

Depuis, rongé de honte et de remords, notre éminent pédagogue hante en effet notre blog sous le pseudonyme de toto, vantant à ses anciens "ennemis" les avantages inestimables de la méthode alphabétique dont le manuel "Léo et Léa" constitue l'émanation immaculée.

D'aucuns disent qu'il va faire prochainement son "coming out" et parler au monde entier à visage découvert.

Amen !

Écrit par : Robin | 02 avril 2007

Quelque chose me "turlupine", (comme le fameux "cas de Corée" de Dominique Strauss-Kahn), et j'aurais bien aimé avoir l'avis d'éminents liguistes comme Jean-Paul, (s'il n'est pas encore parti), ou d'autres; l'expression: "candidat écologique", "programme écologique" se généralisent de plus en plus, et je voudrais savoir si je suis caractériel en m'agaçant de cet abus de langage, ("écologique" ne veut pas vraiment dire la même chose qu'"écologiste"; c'est comme remplacer le "temps d'aujourd'hui" par "la météo d'aujourd'hui".) Mais peut-être cette évolution de la langue est-elle normale, et suis-je simplement un esprit chagrin...

Écrit par : Christophe Sibille | 02 avril 2007

Bien vu, Perceval! Mais le vrai poisson d'avril consiste à faire croire que c'en est un... Bel exemple de troisième degré! Un cas d'école, (et pas "de Corée".)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 avril 2007

Je vois qu’il y a un large accord sur Freinet. C’est une bonne surprise. Et si les pédagos nous lisent, ils vont être encore plus surpris. Peut-être même vont-ils commencer à réfléchir.

A Christophe, qui s’étonne du poids que j’accorde aux sondages :

Il est vrai que ces derniers n’existaient pas à l’époque de Condorcet. Mais j’ai l’impression – qu’un matheux me corrige si je me trompe – que c’est justement l’une des raisons d’être du fameux paradoxe : l’absence d’information préalable sur les choix des autres électeurs. Chacun se contente donc de hiérarchiser ses propres préférences et vote pour le candidat qui les incarne au mieux. Le résultat est alors paradoxal et on a pu dire que ce paradoxe constituait une limite de la démocratie puisque l’issue finale du scrutin ne reflète pas la « volonté générale ».

Et si les sondages, au lieu de manipuler l’opinion, étendaient au contraire les « lumières de la raison » ? C’est la thèse – elle-même paradoxale – que je suis tenté de soutenir. Plusieurs conditions sont évidemment requises. La plus importante est de savoir les lire et de tenir compte de leur évolution. Un sondage six mois avant les élections ne signifie rien : c’est pourtant sur cette base-là que le PS a choisi sa candidate de la façon la plus sotte qui soit. Les sondages deviennent en revanche de plus en plus fiables au fur et à mesure que la date du scrutin se rapproche. Peuvent alors apparaître des électeurs hyper-rationnels.

C’est ce qui semble être le cas en France depuis quelques années. Un électeur hyper-rationnel est prêt à passer outre ses propres préférences pour que le résultat à la sortie des urnes soit en fin de compte celui qui correspond le mieux à son vrai choix : paradoxe qui annulerait le paradoxe de Condorcet à condition que les électeurs hyper-rationnels soient suffisamment nombreux. C’est à un électeur hyper-rationnel de « gauche » que je donnais la parole dans mon post précédent. Je suis bien obligé cependant de constater que les derniers sondages montrent à la fois que :
- Bayrou est le seul en mesure de battre Sarkozy au second tour
- Les électeurs de gauche penchent désormais pour Royal
Qu’est ce que cela prouve ? Que le nombre d’électeurs hyper-rationnels se tasse ou recule et que les vieilles passions prennent le pas sur la raison. C’est le sens de l’édito de Joffrin l’autre jour dans Libé : si vous êtes de droite votez Sarko, si vous êtes du centre votez Bayrou et si vous êtes de gauche votez Ségo. Que chacun vote pour sa « famille politique » ! Car si les électeurs deviennent eux-mêmes calculateurs, c’en est fini des calculs des journalistes et des politiciens… Le « système » ne peut fonctionner qu’avec des électeurs conditionnés, votant par réflexe idéologique. Mais que fait-on alors des « sans-famille », de plus en plus nombreux en France ?

Je répète que je donnais la parole à un électeur hyper-rationnel de « gauche », ie celui qui classe Royal en premier choix. Ce n’est évidemment pas mon cas, est-il besoin de le préciser ? J’ai d’ailleurs souri en lisant le post de Françoise Guichard. C’est mot pour mot ce que j’écrivais à une copine le mois dernier : « Je suis un homme de gauche. Je ne voterai DONC pas pour Ségolène. Pas plus que je n’avais voté pour Jospin en 2002. » La gauche, ce n’a jamais été pour moi le PS, ni même le PC. Je suis donc un « sans famille » ou un « orphelin de l’extrême-gauche ». Orphelin car je ne suis pas davantage convaincu par les candidats officiels de l’extrême gauche. C’est la progression, en ces temps de crise, du nombre des orphelins de la politique qui explique, de façon très rationnelle, les résultats en apparence aberrants des dernières consultations électorales. Un jour les Français éliminent Jospin en votant pour Le Pen, le lendemain ils votent Chirac contre Le Pen, le jour suivant pour le PS (régionales et partielles), puis pour les altermondialistes (référendum européen), puis s’apprêtent à voter pour Bayrou (le plus européen de tous les candidats) et ainsi de suite. Cela déstabilise le jeu des partis et je dois avouer que cela m’amuse beaucoup. [Rire mélancolique, provoqué par le deuil de la politique].

Pedro

PS. Le danger d’avoir à nouveau Le Pen au second tour est nul. L’histoire ne se répète jamais. Ou alors comme farce, disait Marx. Mais comme les élections de 2002 étaient déjà une farce… Pour que Le Pen fût au second tour, il faudrait un effondrement simultané de Royal et de Bayrou. Peu probable puisque les intentions de vote pour Bayrou se déplacent sur Sarkozy et, surtout, sur Royal : chacun a l’air de vouloir rejoindre sa famille. Et puis même si Le Pen était là, qu’est-ce qu’on en aurait à faire ? L’autre, quel qu’il soit, l’écraserait. Mais le système actuel ne survivrait sans doute pas à deux farces successives. Il faudrait alors que les partis se préoccupent sérieusement de varier leur offre. Et qui sait ? Peut-être assisterait-on à l’émergence d’une vraie gauche. Car seule une vraie gauche est en mesure de donner une perspective aux anciens électeurs du PC égarés à l’extrême droite. Les thuriféraires de la mondialisation nous conseillent souvent de regarder au-delà de nos frontières. Eh bien regardons donc ce qui se passe en Allemagne : face à la coalition libérale de la CDU et du SPD, les dissidents de la social-démocratie (Lafontaine) et les bribes de l’ancien PC rénové viennent de s’unir. Et si un nouvel axe franco-allemand de gauche donnait un second souffle à l’aventure européenne ?

Écrit par : Pedro Cordoba | 02 avril 2007

Nicolas Sarkozy hier soir:
"Je veux une école de l'excellence", "une école où les élèves se lèvent quand le professeur entre dans la classe", "une école de la transmission des savoirs", etc.
Au moins, lui, il a compris ce qui se passe actuellement dans l'école.
C'est quand même autre chose que le discours ramollo de Bayrou ("Je veux réformer l'école avec l'aide des "pédagogues" et des syndicats" - "horresco referens"!) et celui de Madame Royal ("Il faut renforcer le soutien scolaire individuel", c'est-à-dire, comme l'explique quelqu'un sur ce blog, admettre que continuent d'être employées les méthodes folles qui ont amené les élèves à l'échec scolaire - Frackowiak jubile!).

Quand Nicolas Sarkozy parle de créer des études surveillées où les élèves qui n'ont personne à la maison entre 16 et 19 heures puissent faire leurs devoirs tranquillement, c'est le bon sens même.
Ce n'est pas du tout la même chose que de glapir comme Madame Royal, qui sans aucun doute répétait bêtement ce qu'elle avait lu dans Meirieu, que les "profs" sont des dégueulasses qui vont se faire du beurre chez Acadomia et que donc il faut les parquer 35 heures dans leur collège.

Quand il dit que le problème de l'Education nationale n'est pas un problème de moyens, mais de programmes, c'est aussi le bon sens même. Supprimons les "séquences" et le décloisonnement".

Au moins, on ne peut pas dénier à Nicolas Sarkozy l'intelligence et le bon sens, sans parler de l'humour et de la simplicité. C'est le seul des trois candidats majeurs qui soit crédible. Les deux autres sont pesants...

Écrit par : Jean | 02 avril 2007

Supprimons les "séquences" et le "décloisonnement" et l'on verra aussitôt le niveau des collégiens remonter dans toutes les matières.
[ma phrase était restée en suspens]
Certes, pour Hervé Hamon, cet ex-professeur qui a fui le terrain pour se réfugier dans la "pédagogie" de bazar et tirer à boulets rouges, comme Meirieu, sur ses anciens collègues, et qui voit les choses à l'envers ("La liberté, c'est l'esclavage..." Orwell, 1984), le niveau baissera...

Écrit par : Jean | 02 avril 2007

Hussard et M. Cordoba, le système éducatif est depuis longtemps fortement organisé par des hommes de gauche et d'extrême gauche, DONC l'idée qu'il faille aujourd'hui un programme de gauche pour l'Ecole me laisse pour le moins dubitatif. Surtout si la gauche n’est ni Royal, ni Jospin, ni encore plus à gauche, alors où est-elle l’arlésienne ?

Les abstentions varient de 15 points entre les sondages, c’est une curiosité dont l’explication est sans doute plus rationnelle que raisonnable.

Écrit par : Philippe C | 02 avril 2007

"Frackowiak jubile"

Lille, ce s'rait pas du côté d'chez FracKowiak ?

Écrit par : toto | 02 avril 2007

Tombé l'autre jour sur une émission avec Alain Bentolila où il était question de l'appauvrissement du vocabulaire des jeunes, ("double plus bon" à la place de "délicieux" ou de "succulent"), Bentolila faisant, à tort à ou raison (à mon avis à raison) un lien de cause à effet avec la violence. Il n'ya évidemment pas seulement le vocabuliare, mais aussi les outils grammaticaux et syntaxique qui permettent à la pensée de s'exprimer avec précision.

On sait que des gens comme Madame Evelyne Charmeux préconise de n'apprendre aux élèves "à se servir des mots qu'ils savent déjà."

En lisant un cahier de l'Herne consacré à George Steiner je tombe sur cette phrase traduite du critique d'art anglais John Ruskin inspirée par un tableau de Turner.

"Le navire d'esclaves"

Bleues et pourpres, les ombres blafardes des brisants creux se projettent sur la brume de la nuit, qui tombe froide et basse, avançant telle l'ombre de la mort sur le navire coupable qui peine en pleine mer au milieu des éclairs, sa fine mâture écrite sur le ciel en lignes de sang, ceintes en marque de condamnation de cette redoutable teinte qui signe le ciel d'horreur et mêle son flot de flamme à l'éclat du soleil et ballottée au gré de la houle désolée des vagues sépulcrales, noie d'incarnat la mer innombrable."

Peut-être que dans une cinquantaine d'années, ce texte admirable ne sera plus compris par personne...

...Je sais qu'il y a des gens pour prétendre que ça n'a pas d'importance, mais moi, ça m'attriste.

Écrit par : Robin | 02 avril 2007

Pour JP uniquement :)

http://www.metacafe.com/watch/485787/the_ideal_woman/

Écrit par : toto | 02 avril 2007

"Au moins, on ne peut pas dénier à Nicolas Sarkozy l'intelligence et le bon sens, sans parler de l'humour et de la simplicité. C'est le seul des trois candidats majeurs qui soit crédible."

Ecrit par : Jean | 02 avril 2007


Allons, Jean, nous sommes le deux avril... Un peu tard pour les "poissons"!

Écrit par : christophe sibille | 02 avril 2007

Hélas, Pedro, et je suis là d'accord avec vous... Les bulletins blancs ne sont pas comptabilisés!

"PS. Le danger d’avoir à nouveau Le Pen au second tour est nul. "

Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 avril 2007

Puissiez-vous avoir raison, Pedro! Je continue à ne pas en être sûr! Et même que les sondages, même très près du scrutin (de 2002) se sont bien plantés!

Écrit par : christophe sibille | 02 avril 2007

Vous ne pouvez guère contester, Christophe, que Nicolas Sarkozy soit intelligent, qu'il ait de l'humour, du bon sens, et qu'il sache être simple et d'un abord facile.
Cela nous change, je trouve, des deux autres, qui sont incapables d'articuler la moindre phrase sans donner l'impression à chaque fois que ça leur coûte un effort de bûcheron.
Quant à trouver la moindre parcelle d'humour chez eux, ça, c'est carrément mission impossible. Le faux sourire de Madame Royal, qu'elle arbore en toute occasion et quel que soit le contexte, me paraît particulièrement insupportable. Quand le son s'y ajoute, c'est-à-dire ces rideaux de mots débités en chapelets comme une mélopée et qui cachent un vide sidéral de pensée, le personnage devient véritablement effrayant.

Il y a au moins chez Nicolas Sarkozy une pensée politique. Les deux autres me paraissent inconsistants...

Écrit par : Jean | 02 avril 2007

Jean, pourriez-vous s'il vous plaît accompagner votre argument de l'humour de N. Sarkozy de quelques exemples ? J'avoue que je n'avais rien remarqué... Mais peut-être ne suis-je pas assez attentive.

Écrit par : catmano | 02 avril 2007

"Peut-être que dans une cinquantaine d'années, ce texte admirable ne sera plus compris par personne... ...Je sais qu'il y a des gens pour prétendre que ça n'a pas d'importance, mais moi, ça m'attriste."
Ecrit par : Robin | 02 avril 2007

M'attriste aussi, Robin, le peu de cas, dans la plupart des mêmes, que l'on fait des traducteurs de cette trempe.
Votre extrait est magnifique !

Catmano, vous n'êtes pas assez attentive.
Sarkozy est un pur cynique en privé, un bon vivant en coulisses (hormis celles de FR3), et un tribun âpre à la télévision. Tout le contraire de Mitterrand. Donc très drôle !

L'analyse de Pedro Cordoba, aissi éclairée soit-elle, me pose le problème suivant : faut-il dire qu'il y a des chances que Le Pen soit au deuxième tour, au risque de lever l'inhibition de ceux qui n'osent lui confier un bulletin, ou faut-il dire qu'il n'y a aucune chance qu'il y soit, quitte à énerver ceux qui n'iraient pas, et qui ont l'esprit de contradiction chevillé au corps ?
Pour ma part, j'ai choisi. En me remémorant les escaliers gravis jusqu'à la conférence de Munich, je préfère crier qu'il y sera, et qu'il est grand temps de se méfier du "vote en se bouchant le nez" qui risque de ne pas reporter autant de voix sur Sarko que sur notre bon Chirac en 2002.

Et je ne trouve pas cela très drôle...

Écrit par : D'Enguell | 02 avril 2007

Bonjour, je vous informe du référencement de votre site sur http://flux-alp.blogspot.com/.

Il s’agit d’un outil d’information sur l’islam, blogs - toutes tendances politiques confondues - et presse. Votre site possède en effet parfois un intérêt non négligeable sur l'information de l'islamisation de la France.

Les derniers titres de votre blog apparaissent ainsi en temps quasi-réel sur flux-alp (quelques heures), vous permettant -espérons-le - d’augmenter encore votre audience.

Librement,

FFL IGG

Écrit par : ffl igg | 02 avril 2007

FFL IGG
je vous félicite pour votre lien, j'espère que votre futur président(e) prenne toute la mesure du danger mortel pour notre liberté de l'islam.

mabiche

Écrit par : mabiche | 02 avril 2007

Oulahhh ! Très inquiétant ce dernier site ! il va falloir recentrer le propos , sans quoi, ce blog va attirer bon nombre de fanatiques.

Écrit par : b. | 02 avril 2007

Il s’agit d’un outil d’information sur l’islam, blogs - toutes tendances politiques confondues - et presse. Votre site possède en effet parfois un intérêt non négligeable sur l'information de l'islamisation de la France.

L'autre jour, sur ce blog, j'ai rapporté la gentille petite histoire racontée par Théodore Monod de ce soufi (mystique musulman) récompensé par le paradis d'Allah pour avoir nourri et réchauffé une petite chatte errante et affamée dans les plis de son manteau, un soir, à Bagdad où il faisait très froid, plutôt que pour avoir jeûné, prié, appris le Coran par coeur et fait le pélerinage de La Mecque.

J'ai précisé qu'à l'instar de Théodore Monod, cette façon de voir me paraissait plus proche de l'idée que je me faisais d'une "religion" et que c'était aussi cela l'Islam.

J'espère que mes conceptions et le "référencement" dont il est question ne me (nous) vaudra pas une "charia" ! (tiens c'est drôle, le mot n'est pas dans le Petit Robert. J'ai la flemme d'aller chercher un autre dictionnaire tout en haut de ma bibliothèque; j'espère que ça s'écrit comme ça).

Écrit par : Robin | 02 avril 2007

Cher Robin

Je vous avais répondu ceci

Merci pour cette histoire soufie qui nous permet de ne pas couper le fil. La raconter à mes élèves , peut être en parlant de Sage.

Figurez -vous qu’il y a environ deux mois , j’ai participé à une soirée franco-persanne entre amis
Convivialité, bonne chère, bons vins et poésie : française, perse. Avec de la musique traditionnelle exécutée par un ami passionné par les instruments classiques persans et aussi violoncelliste à l’orchestre de la région. Une merveilleuse soirée.
J’avais emporté avec moi un livre que vous connaisez peut être : Anthologie de la poésie persanne, XI-XX siècle , traduction de Z. Safâ Chez Gallimard unesco Connaissance de l’orient.

Je vous livre quelques poèmes

“Tenant d’une main la coupe , de l’autre le Livre Saint,
tantôt respectant la Loi et tantôt la transgressant,
Dans ce monde nous voici , êtres d’imperfection
ni païens complètement ni tout à fait musulmans.”

***************
La grâce

Dans les rues de Bagdad un soufi un matin passait;
il entendit un marchand qui criait:
“j’ai du miel, disat-il, j’en ai en abondance
et je le vends très bon marché; qui me le prend ? ”
Notre soufi lui dit :”O vendeur patient,
voudrais -tu en donner pour rien ? –A Dieu ne plaise !
N’es -tu pas fou, mon bon ? Quelle mouche te pique?
Qui donnerait , jamais rien pour rien à personne ? ”
Mais une voix d’ En- Haut : ” Allons , soufi , dit-elle,
fais encore un effort, monte encore d’un degré,
Et tu recevras tout de moi sans rien donner,
et, s’il t’advient de le souhaiter , plus encore? ”

Attâr

Voici un autre poême que je donne à mes élèves… mais je m’arrête à : tourbillons ce poême malgré la traduction remarquable d’après les amis garde sa musicalité initiale.

Le non être

Un grammairien avait pris place en un vaisseau.
Orgueilleux, se tournant vers le pilote, il dit:
” Appris -tu la grammaire ? –Oh non ! ” répondit l’autre.
Il reprit : ” la moitié de ta vie est perdue.”
Le pilote eut le coeur tout navré de tristesse;
pourtant, à ce moment, il ne répondit point;
mais dans un tourbillon le vent jeta la nef.
Alors au grammairien le pilote cria :
“Est-ce que vous savez nager ? dites-le- moi !
–Ne me demande rien en fait de natation.
–Eh bien ! grammairien ! votre vie est finie
parce que la nef sombre au sein des tourbillons.”
Il faut renoncement, sachez -le ! non grammaire;
si vous vous renoncez, plongez donc sans danger:
l’onde marine met le mort à sa surface;
mais comment se sauver alors qu’on est en vie ?
Dès lors que tu es mort aux attributs humains,
tu vogues sur la mer des mystères divins.

Mowlavi XIII

J’ai lu votre mot sur les chérubins .

Cordialement
Patrick

Écrit par : patrickinstit | 02 avril 2007

l s’agit d’un outil d’information sur l’islam, blogs - toutes tendances politiques confondues - et presse. Votre site possède en effet parfois un intérêt non négligeable sur l'information de l'islamisation de la France.

Si c'est de l'information, soit...comme on nous mettait parfois en marge des copies de philo...(Et on ne prenait pas ce "soit" un peu vexant pour un synonyme de "bien",)

Mais si c'est autre chose, il vaudrait peut-être mieux qu'"ils"négligent l'intérêt "non négligable" du site. Je suis sûr que ça ne vexera personne.

Écrit par : Robin | 02 avril 2007

Certes, Nicolas Sarkozy est habile...

Mais Madame Royal dit n'importe quoi, et Bayrou "item".
Et derrière eux se profile les grandes ombres de Meirieu et de Frackowiak, ces illuminés qui, alors que déjà l'économie lui porte déjà des coups sensibles, veulent "sponte sua" vider l'école de sa substance, de tout ce qui peut en faire un lieu de respiration pour l'âme.

Écrit par : Jean | 02 avril 2007

se profilent

Écrit par : Jean | 02 avril 2007

"Dieu en témoigne ! Qu'aucun soleil ne se lève ,ni se couche
Sans que Ton amour soit uni à mes souffles.

Et que je ne m'isole pour m'entretenir avec autrui
Sans que Tu sois mon entretien avec autrui
Et que triste ou joyeux je ne T'invoque
Sans que Tu sois dans mon coeur parmi mes doutes Et que de soif je ne m'apprête à boire de l'eau
Sans que je voie une image de Toi dans ma coupe
Ah! si je pouvais, j'irais à Toi
Courant sur le visage ou marchant sur la tête!

Hallaj (857-922), calligraphie, traduction de l'arabe et présentation par Sami-Ali aux éditions Islam/Sindbad

Ce magnifique poème d'amour peu"orthodoxe" (si je puis dire) et quelques autres poèmes tous plus magnifiques les uns que les autres valurent au pauvre Hallaj de gros ennuis avec les autorités religieuses de son temps et finalement d'y perdre la vie.

Écrit par : Robin | 02 avril 2007

A Robin,

C'est drôle, l'autre jour, j'ai vu une vidéo d'une femme irakienne qui se faisait décapiter au couteau, très lentement.

Ce qui est encore plus drôle c'est que la manière dont cela s'est produit correspond parfaitement à la manière dont cela doit être faite selon le droit musulman - qui est, je vous le rappelle, ou je vous l'apprends - la codification des prescriptions contenues dans le coran et dans la sunna.

Donc, cette femme avait été dénudée jusqu'au torse. La signification ? Elle avait, selon ses ravisseurs, quitté l'islam et était à moitié à poil, conformément à son statut d'esclave. (torse dénudée). Inutile de vous dire que ce statut d'esclave lui a sans doute valu d'être violée... selon le bon exemple du beau modèle Mahomet qui lui-même avait "épousé" une prisonnière après avoir fait égorgé un de ses prisonniers - (700 prisonniers hommes juifs égorgés après la bataille des fossés). Donc comme elle avait quitté l'islam selon ses juges, outre son statut d'esclave, son sort était jeté.

Et elle a été égorgée comme il se doit, devant souffrir suffisamment en se voyant mourir pour pouvoir avoir une idée en ce bas monde des tourments de l'autre monde - c'est la même chose pour la lapidation : le droit musulman précise que les pierres ne doivent être ni trop grosses ni trop petites.

Alors vous savez, votre petite histoire de soufi avec son mignon petit chat, ça fait doucement sourire quand on connait l'histoire et les textes de base de cette horreur idéologique. Ou tous les exemples de musulmans de carnaval amateurs de bons vins. Ca fait d'autant plus sourire que les soufis ont toujours été martyrisés quand les vrais musulmans pouvaient leur régler leur sort (les soufis ont cherché quelques siècles après la mort de Momo à "spiritualiser" une religion qui l'est fort peu, en contradiction avec les textes de base, ils ne sont absolument pas représentatifs de ce qu'est l'islam).

Bref, lisez le coran, la sunna et renseignez-vous un peu sur une histoire de l'islam au lieu de citer Monod, ça vous évitera de dire des bêtises :-).

Parce que le Monod, il est bien gentil, mais il est pas allé voir au paradis d'Allah pour se rendre compte si son ami des animaux y étaient effectivement. Pour une chronologie 100 % halal, je peux vous conseiller celle que j'ai établie :

http://islamstory.blogspot.com/

Ah, j'oubliais, vous pouvez télécharger vous-même des vidéos 100 % halal :

Egorgements suivis de décapitations : http://grouik-grouik.blogspot.com/2006/09/documents-sur-la-religion-damour-de.html

Lapidation : http://grouik-grouik.blogspot.com/2006/10/une-religion-de-tolrance-lapidation.html

Amputation croisée : http://grouik-grouik.blogspot.com/2006/10/une-religion-damour-amputation-croise.html

Librement.

Un peu de coran ? Sourate 2 extraits :

Sourate II verset 7 « Dieu a mis un sceau sur leurs (les incrédules) cœurs et leurs oreilles ; un voile est sur leurs yeux et un terrible châtiment les attend. Certains hommes disent : nous croyons en Dieu et au Jour dernier, mais ils ne croient pas. Ils essayent de tromper Dieu et les croyants ; ils ne trompent qu'eux-mêmes et ils n'ont pas conscience. Leur cœur est malade : Dieu aggrave cette maladie. Un châtiment douloureux sera le prix de leur mensonge.» Sourate II verset 24 « Si vous ne le faites pas (apporter des témoins autres que Dieu) - et vous ne le ferez pas - craignez le Feu qui a pour aliment les hommes et les pierres et qui a été préparé pour les incrédules.» Sourate II verset 88 « Ils ont dit : "Nos cœurs sont incirconcis". Non!… Que Dieu les maudisse à cause de leur incrédulité.» Sourate II verset 83 ou 89 « Allâh maudisse les incroyants» Sourate II verset 84 ou 90 « Aux incroyants la honte du tourment (ou un supplice ignominieux).» Sourate II verset 98 ou 104 « Aux incroyants l'affreux tourment (un châtiment douloureux).» Sourate II verset 170 ou 175 « Ceux qui troquent le chemin et le pardon contre l'erreur et le tourment, comment vont-ils endurer le feu ?» Sourate II verset 191 « Dieu n'aime pas les transgresseurs. Tuez-les partout où vous les rencontrerez.» Sourate II verset 276 ou 277 « Allâh n'aime ni l'incroyant (le pécheur incroyant) ni l'impie.»

Écrit par : IGG | 02 avril 2007

Plutôt que de citer des hérétiques soufis, vous feriez mieux de citer le coran :-)

Sourate III verset 49 ou 56
« Les incroyants, je les tourmenterai terriblement (ou je les punirai d'un châtiment cruel) en cette vie et dans l'autre et ils seront sans recours.»

Sourate III verset 79 ou 85
« Quiconque cherche une autre religion que l'Islam ne sera pas accepté.»

Sourate III verset 135 ou 141
« Qu'Allâh éprouve ceux qui croient et détruise (ou fasse disparaître) les incroyants.»

Sourate III verset 144 ou 15
« Nous jetterons l'effroi dans le cœur des incroyants.»

Sourate III verset 196 ou 196-197
« Les incroyants vont et viennent dans le pays, mais ne t'y trompe pas, piètre est leur joie, et leur refuge sera la géhenne (ou leur demeure sera l'Enfer).»

Écrit par : IGG | 02 avril 2007

Erratum : Mahomet qui lui-même avait "épousé" une prisonnière après avoir fait égorgé un de ses prisonniers - (700 prisonniers hommes juifs égorgés après la bataille des fossés).

Lire : Mahomet qui lui-même avait "épousé" une prisonnière après avoir fait égorgé son époux - (700 prisonniers hommes juifs égorgés après la bataille des fossés).

Écrit par : IGG | 02 avril 2007

patrick

Heureux de vous voir de retour ! C'est drôle, j'avais justement pensé à vous et à vos élèves en racontant l'anecdote du soufi compatissant...

...Content aussi que ayiez lu le post sur les chérubins : "hesed" et "geburah"...on n'en sort pas !

D'accord avec Mowlavi, la grammaire ne remplace pas la natation et il ne faut pas confondre la "substance" et les "attributs", mais "en dehors de la mer des mystères divins", ça peut aussi empêcher de "couler" !

Écrit par : Robin | 02 avril 2007

"Bonjour, je vous informe du référencement de votre site sur http://flux-alp.blogspot.com/.
Il s’agit d’un outil d’information sur l’islam, blogs - toutes tendances politiques confondues - et presse. Votre site possède en effet parfois un intérêt non négligeable sur l'information de l'islamisation de la France." IGG
STOOOP !!!! Quand je lis "islamisation de la france", je ne vais pas plus loin : c'est du facho pur jus. Je ne sais ce que JPB décidera à son retour, mais pour le moment c'est moi qui hérite du blog, et je n'ai pas la patience de lire plus longtemps ces insanités. Donc je dis clairement à IGG and co d'aller se faire pendre ailleurs. Il y a assez de blogs cracra pour aller y épandre vos appels à la haine religieuse sans que vous veniez vous soulager ici. Je vous le demande fermement : dégagez. IGG , vous êtes un malade ; allez vous faire soigner.

Écrit par : Fguichard | 02 avril 2007

Comment peut-on encore se poser la question de savoir si en tant qu'enseignant il est envisageable de voter Sarkosy et De Robien qui vient de s'y rallier?
1 Suite aux évènements de la rue Ramapl ce ministre n'a pas réagi, n'a pas soutenu la directrice ... il préparait son alliance à Sarko.
2 Ce De Robien s'associe à un candidat qui propose de gommer ses textes ( mais s'il était élu ....? il les garderait bien sans se géner!). Il se range aux côtés de celui qui s'est moqué de ses circulaires (pour uen fois que Sarko a raison). Qui croire? Quelle hypocrisie

Écrit par : Yves | 02 avril 2007

A FGuichard

Diantre de ventre Mahomet (copyright F Rabelais) ! Haineux moi ? J'espère pour vos élèves que vous n'êtes pas prof de français pour confondre ainsi haine et information.

J'espère aussi pour vos élèves que vous n'êtes pas prof d'histoire, sinon j'ai bien peur que vous n'ayez des propos de haine politique contre le communisme ou contre le nazisme si vous deviez parler de ces deux joyaux idéologiques - j'imagine que si vous êtes prof d'histoire vous racontez les bobards des programmes officiels, alors je ne me fais pas de souci pour ça.

J'espère enfin que vous n'êtes pas prof de math, parce que la logique et vous, ça fait 4 ou 5 :-).

Facho moi ? Et pourquoi ? Parce que je montre dans mon blog des palestiniens en train de faire le salut nazi ? Parce que j'y dénonce la collusion historique des dignitaires musulmans avec les nazis avant, pendant et après la seconde guerre mondiale ? Foutrallah, quel drôle de facho je fais :-).

Pour le reste, au lieu de beugler hysstériquement comme vous le faites en me conseillant amicalement de monter au gibet, vous auriez mieux fait auparavant de vous reporter aux quelques documents que j'avance, vous auriez l'air moins bêbête :-)

Écrit par : IGG | 02 avril 2007

Comment peut-on encore se poser la question de savoir si en tant qu'enseignant il est envisageable de voter Sarkosy
Ecrit par : Yves | 02 avril 2007

Yves, est-ce volontaire de votre part d'écrire Sarkosy? si on le prononce en hongrois ainsi écrit il faut prononcer "charkochi"le s en hongrois se prononcant "ch"...

vous ne trouvez pas que dans cette campagne il y a comme un air malsain qui fat penser à "la guerre des trois Henri"?

Écrit par : Patricia Mesnigé | 02 avril 2007

Toujours à l'intention de FGuichard.

Sinon, c'est marrant, mais quand vous lisez justement le coran et la sunna, ce genre de comportements deviennent parfaitement clairs (y compris celui du proviseur qui fait son dhimmi)

(Trouvé ci-dessus, message du 28 mars)
"Aujourd'hui je me suis fait traiter de raciste par un élève perturbateur (un merdeux qui dit tout haut qu'il est là pour fiche le bordel dans mon cours, mais qui est assez comédien pour passer du diable à l'ange; je suis certain que vous en connaissez tous chers collègues...) à qui j'avais demandé de regagner sa place pour travailler. Se tournant vers ses deux copains d'origine maghrébine comme lui avec qui il tapait la discute et riait (tous trois ont prononcé ces derniers mois des propos antisémites à l'attention d'une adolescente de ma classe qui en a pleuré), il dit: "De toute façon il n'aurait rien dit aux Français". Voici donc un gars de 16 ans né en France qui se dit plus Algérien que Français qui me balance ça à la tronche. Je réagis, je mets violemment les points sur les "i" et à la fin du cours nous allons voir le proviseur. Tout d'abord, il fait les gros yeux, il demande la version des uns et des autres, dit que ce n'est pas bien, qu'il ne veut ni racisme ni antisémitisme dans son établissement, rajoute que je suis une personne hors de tout soupçon xénophobe (et l'élève de répondre: "Moi je ne suis pas dans sa tête, je ne le sais pas s'il est raciste ou non".), montre les muscles ("Vous avez dit des choses graves"); puis, se tournant dans ma direction, l'élève étant toujours avec nous: "Mais vous savez, ces jeunes ils rencontrent des difficultés dans la vie de tous les jours. Quand ils vont dans des magasins, par exemple, on les regarde bizarrement. Et ça, ça leur fait mal à l'intérieur. Alors ils répondent comme ça, croyant qu'on les agresse sans aucun doute. C'est facile et un peu bête.
- Voyons, certains en jouent alors que tout va bien pour eux (l'élève en question ne vit pas dans un milieu modeste, mais fait partie de la nouvelle bourgeoisie issue de l'immigration)...
- Bon, mon petit, j'espère que vous avez bien retenu la leçon. Je demande à votre enseignant de vous reparler et de savoir où vous en êtes. Et selon votre réflexion la punition changera..." Les bras m'en tombent encore. Je n'ai pas voulu sortir du bureau sans avoir au moins dit: "Jeune homme, je vais employer un grand mot: en me traitant de raciste, vous avez touché à mon honneur"."

Faut-il être aveugle pourtant... où est la haine du côté de ceux qui expliquent la réalité des choses (oui, l'islamisation du pays), ou ceux qui ont cette attitude vis-à-vis des "kouffars".

Écrit par : IGG | 02 avril 2007

"fait penser" il y a un phénomène vraiment étrange sur ce blog, la disparition de lettre ou l'apparition ou duplication y sont si courantes qu'on pourrait penser à du sabotage....

Écrit par : Patricia Mesnigé | 02 avril 2007

Je le répète, IGG, dégagez ! Ne parez pas votre ignominie des oripeaux de l'information. Je n'ai pas envie de vous mettre les points sur les "i", mais je vais le faire tout de même. La pureté des intentions de votre machin serait convaincante si vous vous en preniez à TOUTES les religions dangereuses et totalitaires, à TOUS les intégrismes, à TOUS les fous de Dieu, et Dieu (!!!) sait, justement, s'il y en a. Vous êtes simplement focalisé sur l'Islam, comme par hasard, et la seule expression "islamisation de la France" indique d'où vous parlez. Une dernière fois, je vous demande d'aller répandre votre propagande ailleurs : ceux qui veulent s'informer sur les méfaits de la religion iront utilement sur le site de la Libre Pensée, par exemple, sur celui de Prochoix, ou de l'Union rationaliste. Je le répète, j'ignore ce que JPB décidera dans quinze jours, mais pour le moment c'est moi qui le remplace. Je vous suggère de retenir vos sphincters jusqu'à son retour, et de retenter votre chance après le 1er mai. Ne profitez pas de l'absence de JPB pour venir vous répandre ici, merci.

Écrit par : Fguichard | 02 avril 2007

Les inspecteurs de la FSU contre la modification des programmes du primaire


Les inspecteurs du SNPI-FSU ont demandé lundi au ministre de l'Education nationale de "ne pas modifier dans la précipitation les programmes de l'enseignement primaire" actuels, au moment où la communauté éducative donne son avis au ministre sur une série de projets de modifications.

Un Conseil supérieur de l'Education (CSE), instance représentative du monde éducatif et consultative, est réuni en séance extraordinaire depuis lundi matin.

Il est chargé d'examiner notamment les textes modifiant les programmes du primaire, à la lumière du socle commun de connaissances et de compétences et des nouvelles directives de Gilles de Robien sur les fondamentaux (calcul, grammaire, vocabulaire).

"Les récentes initiatives de modifications contenues dans les circulaires relatives à la maîtrise de la langue et aux mathématiques ne répondent pas aux attentes de l'école, elles ont été promulguées sans ou contre les personnels des corps concernés (enseignement, inspection, recherche) et leurs représentants", a estimé le SNPI-FSU dans un communiqué.

Le syndicat a rappelé que les programmes du primaire de 2002, actuellement en vigueur, avaient été "établis après une large concertation" et recueillaient "actuellement l'assentiment d'une très large majorité des acteurs du système éducatifs (enseignants, didacticiens, inspecteurs)".

"Les effets de leur application ne sont pas encore mesurés puisque aucun élève n'est encore sorti de l'école primaire après avoir suivi l'intégralité de ces programmes, cohérents", a-t-il ajouté

Écrit par : Yves | 02 avril 2007

DE ROBIEN RESTERA T-IL SOURD ? DIRE QU'IL PRETEND AGIR DANS LA CONCERTATION!!!!!!!!!!

La communauté éducative rejette les 15 minutes de calcul mental au primaire


Le Conseil supérieur de l'Education (CSE), instance représentative du monde éducatif et consultative, a rejeté lundi des projets de textes obligeant les enseignants à faire pratiquer 15 minutes de calcul mental par jour aux enfants et modifiant les programmes du primaire.

Ces modifications visent à intégrer dans les programmes les nouvelles directives en matières d'enseignement des "fondamentaux" contenues dans trois circulaires, signées par Gilles de Robien, sur le calcul, le vocabulaire et la grammaire, ainsi que le socle commun de connaissances et de compétences.

Un projet d'arrêté modifiant les "horaires de l'école primaire", de la maternelle au CM2, a été, de sources syndicales, repoussé par 41 voix contre, 6 pour 6 abstentions, et 3 refus de vote. Il s'agissait de formaliser notamment les 15 minutes de calcul mental par jour, les trois heures hebdomadaires entièrement réservées à l'apprentissage de la grammaire, ainsi que le principe de l'apparition d'une langue vivante dès le CE1.

De même source, les textes modifiant les programmes, pour tenir compte notamment de l'apprentissage des quatre opérations en dernière section de maternelle ou des "leçons de mots" en vocabulaire, ont été rejetés par 36 voix contre, 8 pour et 3 abstentions.

Le CSE est réuni lundi en séance extraordinaire à moins de trois semaines de l'élection présidentielle.

Il doit encore se pencher sur les programmes de mathématiques - apparition des probabilités et des statistiques dès la 3e -, de sciences physiques et de sciences de la vie et de la terre au collège, tous revus afin qu'ils soient conformes aux compétences exigées par le socle.

Il s'agit également d'adapter les programmes de langues vivantes en 4e et 3e au cadre européen de référence, qui suppose un enseignement par des méthodes différentes, plus fondées sur les compétences.

Le CSE doit également se prononcer sur le nouveau "livret de compétences" censé accompagner l'élève durant toute sa scolarité et sanctionnant la maîtrise des compétences prévues par le socle, comme l'esprit d'initiative ou la citoyenneté. Le dernier texte concerne le nouveau brevet des collèges, qui intégrera dès la prochaine session une certification en informatique (le B2i), ainsi que la certification européenne en langue vivante et la nouvelle note de vie scolaire.

Les syndicats sont farouchement opposés aux modifications proposées sur la plupart des points, notamment parce que ces changements ont été décidés, selon eux, sans concertation suffisante.

"A force d'aller vite, le ministre confond précipitation et détermination", a commenté pour l'AFP Claire Krepper, secrétaire nationale du SE-Unsa, en rappelant que ces programmes devraient être appliqués par tous les enseignants à la rentrée si le prochain ministre "n'a pas le temps de les annuler".

Écrit par : Yves | 02 avril 2007

A Fguichard

Décidément, on baigne dans l'hystérie...

Je n'ai aucune sympathie pour aucune religion, mais force est de reconnaître qu'il n'y a pas beaucoup de chrétiens ou de juifs pour avoir les comportements de beaucoup de musulmans.

Si tous les musulmans ne sont pas terroristes, par exemple, 99.5 % des terroristes me semble être musulmans. Etonnant, non ?

Oui, c'est étonnant quand on ne cherche pas à connaître cette religion par ses textes. Toutes les idéologies sont vectrices de violence parce qu'elles fournissent à leurs adeptes la Vérité clé en main. Mais certaines sont plus criminogènes que d'autres parce qu'elles inscrivent cette violence dans leurs textes fondateurs, c'est le cas du nazisme comme de l'islam. Au lieu de m'accuser de parler de je ne sais trop quel endroit, si vous cessiez de faire l'andouille (hallal cela va sans dire) pour aller un peu vous renseigner par vous-même et penser par vous-même ? Ca vous changerait d'ailleurs, de penser par vous-même, je crois.

Ce qui est en outre incroyable, c'est que je ne dis rien de plus que Redecker, qu'il m'a semblé être défendu dans ce blog... Bref, quel bien mauvais gardien vous faites monsieur ou madame le Censeur !

Écrit par : IGG | 02 avril 2007

"STOOOP !!!! Quand je lis "islamisation de la france", je ne vais pas plus loin : c'est du facho pur jus."
Ecrit par : Fguichard

Il est vrai que ces propos sur l'islam n'ont pas leur place ici vu que le débat est l'Education. D' autres forums permettent ce genre de débat.... Donc Hors-Sujet....
Cependant Françoise, n'utilisez pas des mots comme "facho" terme relevant du registre familier et au combien familier à nos oreilles dont on nous en rebat à longueur de temps. C'est la stratégie de la "reductio ad...", c'est l'anathème des vainqueurs sur les vaincus aurait dit Cioran.

Écrit par : Semper parati | 02 avril 2007

Je le répète, j'ignore ce que JPB décidera dans quinze jours, mais pour le moment c'est moi qui le remplace. Je vous suggère de retenir vos sphincters jusqu'à son retour, et de retenter votre chance après le 1er mai. Ne profitez pas de l'absence de JPB pour venir vous répandre ici, merci.

Ecrit par : Fguichard | 02 avril 2007

Je suis entièrement d'accord Fguichard et je pense que beaucoup d'entre nous le sont aussi. ce blog est un blog de discussion.

Les propos peuvent être parfois un peu vifs, les gens ne sont pas toujours d'accord les uns avec les autres et les "horizons politiques", voire religieux, sont divers, mais ce n'est pas un blog de propagande et un endroit où l'on vient soulager sa haine.

Que cherchez-vous au juste IGG ? Dans quel but est-ce que vous écrivez tout ça ? Je vous signale que vous ne faites que reproduire "en symétrique" les propos des plus extrêmistes de vos "ennemis".

Vous ne donnez pas envie aux gens de parler avec vous et ce que vous faites est stérile.

Écrit par : Robin | 02 avril 2007

Hors sujet? Je ne pense pas! Mais je pense que ce que veut dire FGuichard, (j'espère que je ne trahirai pas sa pensée), c'est que quand on parle "d'islamisation de la France", on stigmatise de facto l'immense majorité des musulmans laïcs qui, comme les chrétiens laïcs, n'emmerdent personne avec leur religion, en les assimilant à des terroristes qu'ils ne sont pas.
Et on se fait complice de la "sarkozysation" des esprits en entretenant un climat de peur préjudiciable.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 avril 2007

"Je vous signale que vous ne faites que reproduire "en symétrique" les propos des plus extrêmistes de vos "ennemis"."

Je cite le coran, vous savez, le bouquin qui est la parole d'Allah... pendant que vous faites mumusse avec les soufis que les vrais musulmans s'amusent à crucifier quand ils en ont l'occasion - vous devriez aller voir comment ont fini les fondateurs du soufisme jusqu'au sort des soufis au siècle dernier :-).

Pour le reste, je ne faisais que signaler que ce blog était, avec des sites de droite comme de gauche, partie d'une sorte d'annuaire de sites islamosceptiques. Car 1. on y trouve des propos qui défendent Redecker et 2. on y trouve des témoignages sur la racaille que l'on ne peut penser être du bidonnage dans le but de faire élire Sarko.

La question de l'islam a évidemment toute sa place dans l'école de la République sinon, vous ne comprendrez jamais rien à rien de ce qui se passe sous vos yeux. (cf les rapports ocfficiels non seulement sur la violence, mais aussi sur la nourriture halal, sur la difficulté à enseigner la Shoah etc.)

PS. Question 1 : comment se fait-il que le musulman dont il est fait mention dans un message du 28 mars sur cette même page n'ait pas été renvoyé du lycée le jour même de son premier propos antisémite ?

Question 2 : si vous êtes prof de français, je vous suggère de faire étudier "Mahomet ou le Fanatisme" de Voltaire si vous avez une classe sensible. Succès garanti parmi les élèves comme parmi la hiérarchie, j'en suis sûr :-).

Écrit par : IGG | 02 avril 2007

"A force d'aller vite, le ministre confond précipitation et détermination", a commenté pour l'AFP Claire Krepper, secrétaire nationale du SE-Unsa, en rappelant que ces programmes devraient être appliqués par tous les enseignants à la rentrée si le prochain ministre "n'a pas le temps de les annuler".

Ecrit par : Yves | 02 avril 2007

Si le ministre était allé "plus lentement" pensez-vous que les syndicats dont vous parlez auraient ratifié ses propositions ou que l'on serait arrivé à un "consensus" ?

Le problème est de savoir s'il a raison ou s'il a tort sur le fond et en dehors de toutes considérations politiques, même s'il a tort sur la forme.

Personnellement, je pense que sur le fond, il a en grande partie raison.

Et vous ?

Écrit par : Robin | 02 avril 2007

A Christophe,

C'est quoi un musulman laïc ?

Écrit par : IGG | 02 avril 2007

Un musulman qui accepte que sa religion reste exclusivement dans le domaine privé. Il y en a plus que vous croyez! Qui ont manifesté leur soutien à "Charlie-Hebdo" dans le procès des caricatures.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 avril 2007

Hors sujet? Je ne pense pas! Mais je pense que ce que veut dire FGuichard, (j'espère que je ne trahirai pas sa pensée), c'est que quand on parle "d'islamisation de la France", on stigmatise de facto l'immense majorité des musulmans laïcs qui, comme les chrétiens laïcs, n'emmerdent personne avec leur religion, en les assimilant à des terroristes qu'ils ne sont pas.
Et on se fait complice de la "sarkozysation" des esprits en entretenant un climat de peur préjudiciable.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 avril 2007

J'ignorais parler devant celui qui detiend la vérité.. . Qu'est ce que la "sarkozysation des esprits"? Encore l'épouvantail du méchant fasciste... "Complice de la sarkozysation"? Cette métaphore filée de l'ignoble pour discrediter des idées au lieu de les combattre par l'argument et on va me dire apres que ce n'est pas de la propagande. Je ne me sens pas sarkozysé pour ma part, mais il est vrai que vous devez penser vous, esprit supérieur, que la plèbe est sous influence... Quel mépris! C'est ce même mépris pour la masse que l'on voit dans le sourire figé de la madonne, dans les pratiques pédago, dans les sous entendus de ces chers formateurs IUFM qui veulent nous faire découvrir la dure vérité de la société alors que c'est eux qui la decouvrent. Alors la morale soixante huitarde basée sur le manichéanisme "gauche gentil" et "droite méchant" est un peu déplacée maintenant, il serait tant d'avoir des idées et de ne pas avoir besoin de son adversaire pour dire quelque chose. On n'est plus dans la cafet de l'Agel Unef sous les amphis, on a grandis.....

Écrit par : Semper parati | 02 avril 2007

A Christophe

Ok, ce sont des musulmans qui ne connaissent rien à leur religion. Je les appelle des "musulmans de carnaval", c'est aussi folklorique qu'un nazi modéré - je suis d'ailleurs sûr qu'il y avait une majorité de nazis modérés en Allemagne des années 30, dont certains avaient même des amis juifs. Certains en ont même sauvé - cf la Liste de Schnidler... ET ALORS ? Est-ce que l'on va sauver le nazisme parce qu'il y avait des nazis humains ? Si vous vous arrêtez aux comportements, vous pouvez prouver ce que vous voulez, il faut absolument aller au texte - Mein Kampf d'un côté et au Coran et à la Sunna de l'autre ; et alors vous comprenez la 2de Guerre mondiale et la Shoah pour l'un et de l'autre côté, et pour prendre le XXème siècle, les génocides arméniens, assyriens, grecs pontiques, la participation active à la Shoah, la déjudaïsation et la déchristianisation de l'Afrique du nord et de l'Arabie au sens large, le génocide des chinois en Indonésie dans les années 60, le génocide contre les Timorais et contre les Papous de l'ouest de l'ile de Papouasie, le génocide au Soudan (qui a commencé en... 1983 !!!), le génocide qui semble se préparer au Nigéria, etc.

Parce qu'un musulman qui accepte que sa religion reste exclusivement dans sa vie privé, il fait ce qu'on appelle de la bidaa, de l'innovation. Et comme le dit un hadith très célèbre, "toute innovation est au feu". Bref, ces musulmans à la Mohamed Sifaoui finiront en enfer comme nous du point de vue de leur religion.

En attendant, ils vous font prendre des vessies de terroristes palestiniens explosés dans telle rue de Tel Aviv pour des lanterne de savoir, de sagesse et de modération.

Je suis néanmoins persuadés que beaucoup d'entre eux aimeraient quitter l'islam. Seulement, vous savez ce que l'islam a prévu pour ces gens-là ? La peine de mort. Aider ces gens-là, ces interdire l'islam en France.

Mohamed Sifaoui est un journaliste musulman "modéré", c'est-à-dire un musulman qui est aussi musulman que moi en réalité - à moins qu'il ne soit un dissimulateur, ce que je ne pense pas. A titre d'exemple de son ignorance de l'islam, dans un reportage sur l'islam à Clamart, il trouve scandaleux qu'un livre "islamiste" présentant des textes antisémites soit disponible en France. Sauf que notre pauvre Sifaoui ignore - ou feint d'ignorer - que le texte en question fait partie de la sunna, il s'agit d'ailleurs d'un hadith très célèbre repris notamment par les "résistants" (copyright MRAP et PCF) du Hamas.

C'est Momo (le pédoprophète) qui parle :

« L'Heure Suprême ne se dressera que lorsque les musulmans combattront les Juifs et les tueront. Lorsque le Juif se cache derrière un rocher ou un arbre, celui-ci dira : Ô musulman esclave d'Allah, un Juif se cache derrière moi viens le tuer. Seul «Al Gharquad» gardera le silence car il fait partie des arbres des Juifs» (Hadith sahîh - authentique - rapporté par Moslim et par Boukhari)

Les gentils occidentaux se plantent complètement en pensant que les musulmans ont des problèmes avec les juifs à cause de la naissance d'Israel. L'islam est antisémite (et plus globalement anti-non-musulman, mais les juifs ont une particularité pour eux, comme vous le voyez) par nature, comme le nazisme l'est pas nature. A partir de là, je repense à des collègues juifs et pro-palestiniens, ce serait à pisser de rire si ce n'était si pathétique.

Écrit par : IGG | 02 avril 2007

ERRATUM "Aider ces gens-là, ces interdire l'islam en France."

LIRE "Aider ces gens-là, c'est interdire l'islam en France."

Écrit par : IGG | 02 avril 2007

Bonjour
je n'ai pas vraiment de commentaire à faire mais une question à poser.

Dans "A bonne Ecole" JPB cite un rapport de l'OCDE où il est question de "population rentable" et "non rentable".

Quelqu'un pourrait-il me donner quelque précision et les références de ce texte

Merci

Écrit par : Noradan | 02 avril 2007

IGG

Oui, certains d'entre nous sont professeurs. Les professeurs sont là pour pour travailler à la paix social, pas à la guerre civile en mettant de l'huile sur le feu. Est-ce que vous exercez des responsailités ? Est-ce que vous savez ce qu'est " l' éthique de la responsabilité " ?

Cela n'empêche pas d'avoir des convictions, d'en savoir probablement autant que vous sur l'Islam et de réprouver certaines pratiques (pas uniquement au nom de la notion de "laïcité" d'ailleurs).

Nous avons été plusieurs à donner raison à Pendariès et à déplorer qu'aucune sanction n'ait été prise à l'encontre des deux élèves (mais peut-être les choses ont-elles avancé depuis).

Vous n'allez quand même pas nous taxer d'antisémitisme, non ? Ce serait quand même un comble.

En ce qui me concerne, j'ai aussi vu à l'oeuvre de bons petits Français bien de chez nous dans un établissement extrêmement peu "mélangé".

Le mal est partout et pas seulement "chez les autres". Restez lucide, autant que vous voulez, mais faites attention à la haine...On ne construit rien sur la haine.

Écrit par : Robin | 02 avril 2007

Depuis quelques temps, certaines interventions dénaturent complètement l'intérêt de ce blog… Je pense à ces commentaires centrés sur l'Islam qui donnent une vision complètement unilatérale de la question… Leur auteur (IGG, je crois) devrait comprendre qu'il se met hors des règles du débat démocratique. On ne peut que conseiller à l'auteur de se replier sur des sites où il sera accueilli les bras ouverts… Du Front National à Oumma.com, cela ne doit pas manquer.
R.F.

Écrit par : Roger FELTS | 02 avril 2007

A Robin,

Je me demande si vous me lisez...

Je suis aussi pour la paix sociale... Tout le monde est pour la paix sociale. A Munich en 1938, on a aussi voulu la paix sociale, vous connaissez la suite : un conflit qui aurait pu tout régler en 6 mois a donné ce que l'on sait.

Le problème, c'est qu'on a tendance à croire que ceux d'en face veulent aussi la paix, quand bien même leurs textes et les comportements qui en découlent affirmeraient le contraire. Alors on courbe l'échine, on donne la Tchécoslovaquie par ci, on autorise les propos antisémites si ce sont des musulmans qui les professent par là - j'y ai eu droit aussi dans mes classes.

Mais dites-moi ? Comment se fait-il que si jamais on dit ce qu'est l'islam en réalité, on risque la guerre civile ? Est-ce que ce n'est pourtant pas une religion de paix, d'amour et de tolérance ? "De l'huile sur le feu"... exactement ce qu'on dit les musulmans à propos des caricatures, par ailleurs ; mais qui met le feu à l'origine ?

Vous réprouvez et vous vous taisez ? Et puis un beau jour, vous ou vos descendants subissent le sort des Soudanais non-musulmans puis musulmans pas orthodoxes. Bien sûr, vous pensez que je délire. On disait la même chose de ceux qui voyaient dans le nazisme un très grand danger, preuve des textes à l'appui. Je vais vous dire le fond de ma pensée : tous les génocides que les musulmans ont commis ont toujours été précédés de comportements de racailles visant à intimider la population. J'ai peut-être tort, mais je suis persuadé que la comportement des "jeunes", comme on les appelle, n'est que le prélude à notre extermination, selon un processus inéluctable qui s'est vérifié partout dans le monde musulman - allez savoir pourquoi par exemple, il n'y a plus que des Turcs en Turquie, alors qu'il n'y avait aucun turc en Turquie il y a mille ans.

"Vous n'allez quand même pas nous taxer d'antisémitisme, non ? Ce serait quand même un comble." Certainement pas, je NOUS accuse de lâcheté, à tous les échelons de la société. De ne pas dire clairement : musulman ou français, il faut choisir.

"En ce qui me concerne, j'ai aussi vu à l'oeuvre de bons petits Français bien de chez nous dans un établissement extrêmement peu "mélangé"." Les comportements blâmables, il y en a eu partout, dans toutes les civilisations. Mais que pensez-vous d'une idéologie qui les encourage ?

"Le mal est partout et pas seulement "chez les autres". Restez lucide, autant que vous voulez, mais faites attention à la haine...On ne construit rien sur la haine." Mais quelle haine ? Je n'ai aucune haine pour les musulmans, ils sont des victimes de leurs idéologie, et en outre nous les confortons, de manière quelque peu racistes, dans leur choix en leur disant qu'en gros, "c'est leur culture". Personnellement, si je souhaite l'interdiction de l'islam, ce n'est pas pour interdire les musulmans. L'interdiction de l'islam, c'est comme l'interdiction du nazisme : interdiction de rassemblement, de manifestation extérieure, de déguisement etc. Mais ensuite, le musulman qui voudrait être musulman le pourrait, mais dans sa sphère... privée, comme le nazi peut fort bien être nazi, mais chez lui.

Écrit par : IGG | 02 avril 2007

"Depuis quelques temps, certaines interventions dénaturent complètement l'intérêt de ce blog… Je pense à ces commentaires centrés sur l'Islam qui donnent une vision complètement unilatérale de la question… Leur auteur (IGG, je crois) devrait comprendre qu'il se met hors des règles du débat démocratique. On ne peut que conseiller à l'auteur de se replier sur des sites où il sera accueilli les bras ouverts… Du Front National à Oumma.com, cela ne doit pas manquer.
R.F."

UNILATERALE ? Et en quoi cher monsieur ? Apprenez donc à lire, et vous verrez que je suis seul à défendre ma position face à d'autres personnes qui ne pensent pas comme moi. Alors en quoi est-ce unilatéral ? En quoi n'y a-t-il pas débat ? Libre à vous de ne pas me respecter, mais au moins, respectez mes contradicteurs. On lit de ces choses parfois...

Écrit par : IGG | 02 avril 2007

"J'ignorais parler devant celui qui detiend la vérité.. . Qu'est ce que la "sarkozysation des esprits"? Encore l'épouvantail du méchant fasciste... "Complice de la sarkozysation"? Cette métaphore filée de l'ignoble pour discrediter des idées au lieu de les combattre par l'argument et on va me dire apres que ce n'est pas de la propagande. Je ne me sens pas sarkozysé pour ma part, mais il est vrai que vous devez penser vous, esprit supérieur, que la plèbe est sous influence... Quel mépris! C'est ce même mépris pour la masse que l'on voit dans le sourire figé de la madonne, dans les pratiques pédago, dans les sous entendus de ces chers formateurs IUFM qui veulent nous faire découvrir la dure vérité de la société alors que c'est eux qui la decouvrent. Alors la morale soixante huitarde basée sur le manichéanisme "gauche gentil" et "droite méchant" est un peu déplacée maintenant, il serait tant d'avoir des idées et de ne pas avoir besoin de son adversaire pour dire quelque chose. On n'est plus dans la cafet de l'Agel Unef sous les amphis, on a grandis....."

Ecrit par : Semper parati | 02 avril 2007

Oh, bien sûr, Sarkozy ne construit rien sur la peur et sur l'exclusion... Mais où avais-je donc la tête? Et, rassurez-vous, je ne fais absolument pas de "manichéanisme"... Ecoutez et regardez donc un peu plus attentivement votre idole, avant de m'insulter!

Écrit par : Christophe Sibille | 02 avril 2007

Alors voilà, je m'éloigne un peu et c'est le dawa !
Mon grain de sel basique : vive les "musulmans de carnaval", ce sont eux qui vont dans le sens de l'histoire. Parce que tout ce que nous raconte IVG, on devrait pouvoir le trouver dans des textes chrétiens d'autres temps. Prétendre qu'un vrai musulman est nécessairement médiéval, c'est assez désespérant : d'abord, c'est insultant pour les très nombreux autres, et ensuite ça ferme le jeu et ne veut envisager d'autre logique que celle de l'affrontement. Je ne sais pas si IVG a des enfants, mais préparer le terrain pour la guerre civile n'est pas ma tasse de thé à moi, même si je suis conscient que la situation est à certains égards critique, et que la défense de la laïcité est plus que jamais un devoir vital.
Sinon, il ne vous aura pas échappé que je me définis comme de gôche, mais je ne trouve rien à redire aux circulaires de Robien. Et ceux qui crient au loup contre elles le font, si j'ai bien lu, au nom d'une supposée unanimité des inspecteurs, des chercheurs et des enseignants. C'est une première, qu'inspecteurs et chercheurs se préoccupent de ce qu'on pense, au point de lire dans le marc de café que nous sommes d'accord avec eux, vu que, jusqu'à présent et pour ce que j'en ai vu et lu, ils n'avaient que mépris pour la piétaille que nous sommes.

Écrit par : Perceval | 02 avril 2007

PS : je suis complètement contre le projet d'EPEP du même Robien.

Écrit par : Perceval | 02 avril 2007

Le danger pour tout forum ou blog à succès et la place (le rank) de celui-ci sur Google montre qu'il a un grand succès est d'attirer les trolls (c'est-à-dire ceux qui sortent tout à coup du néant et se mettent à poster, poster, hors-sujet toujours mais sur des sujets brûlants qui ne peuvent que semer la zizanie).
Il y a deux sortes de trolls : l'emmerdeur pathologique qui "existe" par ça derrière son clavier et le malin qui a son propre forum ou site.
Celui-ci sait parfaitement que lors de la prochaine visite des bots de Google son url sera associée à celle de "Bonnet d'Ane" (dans le cas qui nous intéresse) sur les requêtes de Google pour les mots qui leur sont communs (même s'ils ne sont pas employés dans le même objectif).
Comment arriver à se faire connaître quand on n'est rien?
On trolle, on vampirise l'un des blogs les plus célèbres de France en y collant son lien.
Le pire, c'est que ça marche et que beaucoup le savent.

Si Madame Guichard n'a pas les moyens techniques d'effacer les messages et en attendant le retour de Monsieur Brighelli, la communauté qui fréquente ce blog habituellement a le devoir de réclamer (chaque personne individuellement à son tour) avec force à IGG de quitter les lieux.
Si cela est fait, on peut ensuite intenter une action en justice pour spam puisqu'il est alors possible de prouver que la personne qui postait (et qui a laissé son IP en plus de l'url de son blog) avait été priée de ne plus fréquenter un endroit où elle n'était pas persona grata.

Écrit par : Alkaide | 02 avril 2007

Je crois que ce serait dénaturer les intentions de JPB que de censurer qui que ce soit. En fait, je crois que M. IGG se gourre de site, et il s'en rendra compte lui-même en constatant qu'à part à l'occasion de digressions, les thèmes qui lui tiennent à coeur ne nous intéressent pas tels qu'il les pose.

Écrit par : Perceval | 02 avril 2007

En fait, c'est un peu comme les blagues : j'ai quelques bonnes blagues juives, mais je n'irais pas les partager avec un antisémite. Ici, je peux avoir des interrogations sur les rapports de l'islam à la France, mais je n'ai pas envie d'en débattre avec IGG. Je préfère de loin le faire avec mes amis musulmans (comment dites-vous, délà ?) ...de carnaval. Je crois que c'est largement partagé sur ce blog, dont les intervenants ont un seul point commun : le rejet de l'idéologie et de la pensée fermée.

Écrit par : Perceval | 02 avril 2007

Pour en revenir aux circulaires Robien, je trouve un peu incroyable de prétendre que les instits sont contre 3 h de grammaire, alors que leur immense majorité s'asseoit pesamment depuis longtemps sur le dérisoire horaire officiel actuel, en le doublant allègrement, même dans les écoles d'application supposées véhiculer la bonne parole, et qu'aucun inspecteur n'aurait plus le ridicule de leur reprocher.

Écrit par : Perceval | 03 avril 2007

Et pour en revenir aux discutailleries politiciennes, où est passée la gauche républicaine (où l'inverse) dans cette élection ? Il me semble que cette campagne se distingue des précédentes par son absence, et que ça explique la perplexité de beaucoup, en tout cas la mienne.

Écrit par : Perceval | 03 avril 2007

D'autant plus que j'ai la faiblesse de penser qu'elle est le pivot des aspirations des français en matière de politique (cf le referendum).

Écrit par : Perceval | 03 avril 2007

A Perceval

Que les musulmans de carnaval soient dans le sens de l'histoire, fort bien, il n'empêche que ce n'est pas par eux que l'on peut se faire une idée de l'islam. Vous avez parfaitement le droit de trouver désespérant le fait que les vrais musulmans soient médiévaux, il n'empêche : essayez d'aller prôner des valeurs de tolérance en Arabie Saoudite... - même au Maroc d'ailleurs : un Allemand y a été condamné à 6 mois de prison pour avoir tenté de convertir un musulman au christianisme il y a 3 mois. Donc, vous pouvez trouver ça, désolant, révoltant, insultant : les textes sont là. Que voulez-vous, le monde n'est pas toujours tel qu'on aimerait qu'il soit, je sais, cela aussi est "désolant, révoltant, insultant".

IVG, ça sent son petit humour soixante-huitard - chez Le Pen aussi on a un humour du même ordre. Enfin, chacun fait comme il peut avec les moyens de rhétorique mis à sa disposition :-).

Pour ce qui est de la "guerre civile" que vous voulez éviter, vous ne l'éviterez sans doute pas. Ni moi non plus. Enfin, tout ceci c'est de la prospective pour dans 10-30 ans, et puis, on ne sait jamais, peut-être que tous les musulmans seront "carnavalisés" d'ici là - et pas du genre du carnaval à tchadors. Et là où nous sommes d'accord, c'est que oui, il faut réaffirmer plus fort la laïcité. Mais vous savez comment ça se passait la laïcité au début du siècle dernier ? On bouffait du curé à l'école. Tant qu'on ne bouffera pas de l'imam, il y a peu de chance pour qu'on n'ait rien d'autre que de la laïcité de compromission - du genre : s'il y a plus de 3 musulmans par classe, on étudie la shoah en une heure au lieu d'une semaine, et on courbe l'échine.

Mais il faudrait que la gauche, la vraie, la laïcarde, se réveille un peu de sa torpeur et cesse de laisser la résistance à la droite parfois extrême. Comme en 40, toujours en retard - je rappelle que les premiers fusillés par les Allemands étaient issus de l'Action française, chose bien entendue nullement enseignée en Histoire ;-). (le pacte islamo-gauchiste remplaçant le pacte germano-soviétique).

A Alkaide.

Loin de moi la volonté de troller, je suis venu ici pour signaler le référencement de ce blog dans un site que j'ai construit, et sur ce, on me saute dessus en m'insultant à peu de choses près. Je me suis senti d'humeur à répondre, c'est tout. Mon site principal ne se porte pas trop mal sinon, et passer quelques heures avec vous pour deux ou trois visites sur mon blog... ce serait d'un bénéfie fort moyen.

"Si Madame Guichard n'a pas les moyens techniques d'effacer les messages et en attendant le retour de Monsieur Brighelli, la communauté qui fréquente ce blog habituellement a le devoir de réclamer (chaque personne individuellement à son tour) avec force à IGG de quitter les lieux.
Si cela est fait, on peut ensuite intenter une action en justice pour spam puisqu'il est alors possible de prouver que la personne qui postait (et qui a laissé son IP en plus de l'url de son blog) avait été priée de ne plus fréquenter un endroit où elle n'était pas persona grata."

Spam ? Chaque message est original et constitue une réponse pensée et argumentée à une personne. Je vous soupçonne de vouloir rétablir le délit d'opinion : bannissement ou justice mais il faut que je ferme ma gueule. Et curieusement, vous n'avez aucun argument à m'opposer que des menaces. Question : votre définition de la liberté d'expression est plus proche de celle de Pinochet, de Castro ou d'Ahminejad ?

A Perceval

Si ce thème, que l'on dit pourtant brûlant par ailleurs, ne vous intéresse pas, pourquoi ne cesse-t-on de me répondre, mais jamais sans aucun argument par ailleurs...

Finalement vous avez raison, il vaut mieux discuter du nazisme avec des nazis modérés, du communisme avec des communistes modérés et de l'islam avec des musulmans modérés, ça évite de voir la réalité en face et comme ça, on a la paix civile (enfin, pour un temps...) :-).

Écrit par : IGG | 03 avril 2007

Le nazisme modéré, je ne vois pas bien... En revanche, des musulmans modérés qui conjuguent au passé les vociférations de leurs ancêtres comme nous le faisons depuis longtemps, ça, je vois bien. Et je ne vois pas du tout au nom de quoi quiconque s'arrogerait le droit de les considérer comme moins "bon" musulman qu'un excité.

Écrit par : Perceval | 03 avril 2007

Sinon, sans être tenté de bouffer de l'imam (ça doit être amer et sentir le roussi, because la barbe), j'adhère à l'idée de le bouter hors de l'espace public, au même titre que tous les encalottés ou enturbannés. La religion tant qu'on veut, mais en public, c'est obscène.

Écrit par : Perceval | 03 avril 2007

Vous croyez que les millions d'encartés durant l'Allemagne nazis étaient des enragés ? Non, c'était des gens comme vous et moi. Exactement comme ces centaines de millions de musulmans qui sont des braves types, mais qui servent de caution à des chefs bien moins braves.

Qui est à la tête du CFCM en France ? L'UOIF des Frères musulmans. Et de ça, les musulmans modérés ont l'air pour la plupart de parfaitement s'en accommoder.

Sinon, c'est encore leur rapport au texte et à la logique coranique qui permet de les considérer comme "mauvais musulmans" mais "bonnes personnes". Croyez-vous que le Schnidler (encarté nazi) qui a sauvé quelques milliers de juifs était un bon nazi du point de vue de la logique nazie ?

Maintenant, ils étaient où les Schnidler de l'islam lorsque les mécréants soudanais se faisaient massacrer par centaines de milliers (il est gentil le père B-H L, mais il arrive un rien trop tard, 20 ans trop tard) ?

J'espère pour vous que si jamais l'horreur islamique arrive en France, vos amis modérés sauront être vos Schnidler.

Quant à considérer les islamistes (les vrais musulmans, ce que vous confirmera tout dictionnaire d'avant 1970) comme des excités, c'est définitivement refuser de chercher à les comprendre et c'est pour le coup vraiment islamophobique :-).

Ce ne sont pas des "excités" comme vous dites, ce sont des gens qui ont lu, étudié, qui ont un vrai savoir sur leur religion et qui se contentent de l'appliquer : parce que c'est ça un musulman, une machine à appliquer la loi de Dieu.

Certains poussent un peu trop loin le bouchon et deviennent terroristes. Ce sont des impatients qui n'ont pas en mémoire ce verset du coran : "47.35. Ne faiblissez donc pas et n'appelez pas à la paix alors que vous êtes les plus hauts, que Dieu et avec vous, et qu'Il ne vous frustrera jamais [du mérite] de vos oeuvres.", c'est pourquoi les pays arabes ne fondent pas sur nous, ce ne sont pas des idiots non plus, ils ne sont pas les plus forts. Mais en attendant ces terroristes, tout comme les racailles, et cette immigration via le regroupement familial sont utiles parce qu'ils préparent le terrain. (la politique du regroupement familiale tout comme la critique délirante d'Israel dans les médias et d'autres joyeusetés tel le mythe d'un âge d'or andalou ont été imposés par les pays arabes suite au premier choc pétrolier au début des années 70 ; cf le livre de Bat Yeor, Eurabia)

Vous demanderez à vos amis ce que signifie "islam", je parie qu'ils vous répondront que cela signifie paix. Bah non, c'est "salam" qui signifie "paix". "Islam" signifie "soumission", et en l'occurence soumission à Dieu et à sa parole révélée dans le coran et interprétée à l'aide de la sunna et de la sîrah. (le coran dit "vous avez en Mahomet un beau modèle", c'est pourquoi la sunna qui répértorie des propos et les actes de Mahomet et la sîrah qui est sa biographie, sont fondamentales dans l'établissement du fiqh, ou droit musulman). Un musulman qui ne fait pas ce que Dieu lui dit de faire n'est plus un soumis, il a pris la voix de la mécréance : il est tombé dans la bida'a.

Le but d'un musulman authentique ? Soumettre à son tour les autres à la parole d'Allah, par tous les moyens mis à sa disposition. Exceptions : les juifs et les chrétiens ont droit à un statut différent, celui de la dhimmitude. (soyez curieux et allez voir par vous-même ce que dhimmitude signifie) Juifs et chrétiens sont les seuls à pouvoir demeurer - un temps du moins - non-musulmans et rester en vie moyennant le paiement d'une taxe par... capitation !

Écrit par : IGG | 03 avril 2007

Pour terminer, permettez-moi de brièvement vous présenter cet ouvrage de Bat Yeor (fiche Amazon), c'est très fort, ça va très loin... mais elle a les documents (à Alkalaide, promis, je n'ai aucun intérêt dans la vente du livre) :

Description du produit

Présentation de l'éditeur
Depuis plus de trois décennies, l'Europe planifie avec les pays de la Ligue arabe la fusion des deux rives de la Méditerranée. Par le "Dialogue euro-arabe", elle a développé une structure d'alliances, et souvent d'allégeances, avec le monde arabe. Elle sacrifie son indépendance politique tout comme ses valeurs culturelles et spirituelles en échange de garanties (quelque peu illusoires) contre le terrorisme et d'avantages économiques que lui dispensent les pays arabes. Si ces derniers fournissent à l'Europe des hydrocarbures, s'ils lui offrent des marchés, ce n'est pas sans lui imposer des contreparties : ils exigent d'elle une ouverture sans cesse accrue à leur culture, à leur langue, à leur religion - l'islam -, à leurs émigrants, qu'ils veulent toujours plus nombreux. Ils arrachent aux pays d'accueil des conditions visant à maintenir ces émigrants dans leur culture d'origine au lieu de faciliter leur intégration. Enfin l'alliance euro-arabe se base sur une politique commune hostile à Israël et aux Etats-Unis. C'est une stratégie de subornation de l'Europe qui est ainsi mise en œuvre par les pays arabes, avec l'active complicité des instances dirigeantes européennes : la Commission européenne pilote un puissant dispositif financier servant cette politique ; elle a déployé une immense toile médiatique fabriquant le "politiquement correct eurabien"; elle a enrégimenté les institutions scolaires et universitaires, et parfois même les Eglises, dans cette entreprise de dénaturation de l'identité européenne.

Biographie de l'auteur
Née en Egypte, de nationalité britannique, Bat Ye'or s'est consacrée à l'étude du statut des communautés ethno-religieuses dans les pays d'islam. Elle a désigné ce statut particulier d'un nom : la dhimmitude, dont elle a défini les aspects généraux politiques, économiques et culturels.

Écrit par : IGG | 03 avril 2007

Quand Perceval se pose en défenseur du « rejet de l'idéologie et de la pensée fermée », j’en déduis qu’il inclut dans cette catégorie, outre les idéologies criminogènes du 20ème siècle, dont la matrice commune ne fait plus débat qu'en France, toute religion théocratique. Or, il n’en reste plus qu’une seule au 21eme siècle, la religion musulmane. Inutile donc de se bagarrer à coup de sourates. Une religion théocratique est par définition incompatible avec la laïcité. Tant que l’Islam ne se donnera pas l’équivalent de la Réforme chez les chrétiens, un musulman laïc restera une contradiction dans les termes, ou bien un traître pour ses coreligionnaires.

Quand notre Parsifal cherche, non pas le Graal, mais presque et demande « Où est passée la gauche républicaine (où (sic) l'inverse) dans cette élection ? » moi j’entends : « Groupieren!» et je vois défiler la 7ème compagnie.

Question : c’est quoi la gauche républicaine en 2007 ? Et la gauche non-républicaine elle est quoi ?monarchiste?

En avril 2002, si je ne m’abuse, il y eut un tsunami qui a mis Jospin au tapis et l’élection tourna au sauve-qui-peut pour finir en pantalonnade, puisqu’elle a donné à la France un président Rad-soc, pour la sauver de ce qu'elle méritait pour son inconstance: Le Pen! Le PS était KO, la gauche en déroute et on ne me fera pas croire que c’est la Mère Fouettard du Poitou qui peut relever tout ce monde-là.

Dans ces conditions, que peut avoir d’incongru la disparition d’un mouvement politique qui a pour seul programme ce kaleïdoscope de la démocratie participative, (une caricature) et qui en plus s'est fossilisé dans des dogmes d’un autre âge, que les unes après les autres toutes les gauches non communistes du monde ont récusés.

Mais comme je ne sais toujours pas ce qui distingue la gauche républicaine française des autres, je me fourre sans doute le doigt dans l’oeil.

En suivant donc notre preux chevalier en quête de son ectoplasme, gageons qu’il s’agit bien d’une « faiblesse de penser qu'elle est le pivot des aspirations des français en matière de politique (cf le referendum). »
Ecrit par : Perceval | 03 avril 2007

D’ailleurs à propos de ce référendum : Au pays du Ni-Ni, de la soupe tiède et de la collaboration ( pardon, cela m’a échappé mais c’est freudien, je voulais évidemment écrire : COHABITATION…), où autant de gens de droite que de gauche ont voté oui et ont voté non, bien malin celui qui peut lire quoi que ce soit sur la coloration du oui, comme sur celle du non, sauf que ce référendum est exemplaire du niveau de conscience politique des Français (avec majuscule, merci)

Écrit par : Cadichon | 03 avril 2007

Bon, mantenant le p'tit nouveau, lui aussi il cherche après Titine, comme Perceval. Elle est où « la gauche, la vraie, la laïcarde »?
Seulement lui, la bienpensance de gôche veut le « sortir ». Pourquoi ? la sienne de gauche elle n’est pas républicaine ?
Ou bien c’est la même, mais c’est l’emballage qui déplait.
En fait, y en a combien, comme ça, des gauches?…tout aussi introuvables les unes que les autres, en tout cas, et c’est sûr qu' elles ne sont pas là où elles devraient être : elles sont donc bien « Comme en 40, toujours en retard » .

Il n’est pas superflu ce petit rappel historique d'IGG : « les premiers fusillés par les Allemands étaient issus de l'Action française, chose bien entendue nullement enseignée en Histoire ;-). (le pacte islamo-gauchiste remplaçant le pacte germano-soviétique) » La différence c’est que le premier il est tacite et il est loin d'être périmé.

Dans les tout premiers membres du réseau de mon père, à l’été 40, il y avait des Croix de Feu du colonel de la Roque et des monarchistes, trois types sans le moindre passé activiste, et seulement deux rad-socs comme lui.

On peut aussi dire que c'est comme en 1938, avec les mêmes bonnes consciences béates de cocus pas vraiment magnifiques, et ceux de 2007 sont tellement occupés par leur reductio ad hitlerum panurgienne, qu’ils ne voient pas ce qui leur pend au nez.

Ce n'est pas en se le pinçant, le nez, et en traitant de facho celui qui ose affirmer que l’Islamo-fascisme, ou fascisme vert, sort de la même matrice historique (la Grande guerre et ses « Traités de Banlieue » qui ont mis fin aux quatre empires) que ses trois grands frères, rouge, brun et noir, que va disparaître une réalité incontestable de l'histoire des idées: la collusion intellectuelle, par doctrinaires communs interposés, des trois totalitarismes. Ceci n’est plus un secret que pour ceux qui se rassurent en pratiquant l’ omertà, comme toute l'intelligentsia de gauche l'a fait pendant un demi-siècle avec ces deux jumeaux hétérozygotes ( dixit Pierre Chaunu) : le communisme et le fascisme.

Ils se complaisent dans leur cocon de brouillard et n’ont d’autre ressource que de diaboliser ceux qui osent affirmer que 2+2=4, et que les Frères Musulmans sucent depuis 1923 le lait de la même mammelle doctrinaire que les trois autres.

Écrit par : Cadichon | 03 avril 2007

A propos d'IGG, je crois que nous ne nous en sortirons pas en lui répondant, vu qu'il n'est pas là pour dialoguer, mais pour semer la zizanie -- et crier à la liberté d'expression qu'on assassine si on lui fait remarquer qu'il n'est pas le bienvenu avec ses théories simplistes. Comme l'a excellemment dit quelqu'un, j'ai un bon stock de blagues juives, mais je ne les partagerais pas avec un anti-sémite ni avec T. Ramadan. De la même manière, j'ai plus que des réticences envers l'islam radical, dont je me méfie comme de la peste, mais je ne me rallierais pas pour autant à quelqu'un qui éructe à l'envi autour de "l'islamisation de la France", notion particulièrement suspecte et qui renvoie, je le répète, à un courant de pensée-sic plus que contestable. Il ne s'agit pas de "reductio ad hitlerum" mais plutôt "ad villierum" ou autre du même acabit.
Pour Cadichon : mon grand-père etait "Croix de feu" -- c'était un homme honorable, et pas le moins du monde un fasciste : je ne mélange pas les torchons et les serviettes. Il a participé au débarquement de Provence avec ses soldats "indigènes" de l'armée De Lattre (oui, comme dans le film, pas terrible d'ailleurs mais ce n'est pas la question), et il parlait arabe. Ils ont libéré des camps de concentration, et mon grand-pere, sur ses vieux jours, pleurait en racontant comment ses "tirailleurs marocains", dont certains étaient par ailleurs de véritables brutes, pleuraient comme des madeleines en portant dans leurs bras, tels des bébés squelettiques, des déportés agonisants. Cet homme honnête, pudique et bon aurait été horrifié de lire ce qu'écrit IGG.
Faute de le faire taire -- et puisqu'au contraire il s'obstine et persévère -- je propose donc qu'on ne discute plus avec cet individu qui semble avoir du mal à comprendre qu'il n'est guère le bienvenu ici. Quand on est harcelé par un enfant capricieux et mal élevé, il y a deux solutions : la paire de claques ou ignorer. Donc, on ignore. C'est une manière de merttre des limites à la bêtise au front de taureau.

Écrit par : FGuichard | 03 avril 2007

Réponse à Noradan
Il doit s"agir du rapport de Christian Morisson. Vous pouvez le trouver sur le site de Reconstruire l'Ecole :

http://www.r-lecole.freesurf.fr/marchand/cahier13.pdf

Écrit par : Pedro Cordoba | 03 avril 2007

Pedro, je n'arrive pas à "ouvrir" votre lien, (l'ordinateur m'affiche: "Windows ne connait pas ce type de fichier"). Mais je suis une "quiche" en informatique.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2007

Facile :
1 Aller sur :
http://www.adobe.com/fr/products/acrobat/readstep2.html
2 Cliquer sur "Continuer"
Attention un message peut s'afficher en haut de la fenêtre d'internet explorer. Si c'est le cas faire un clic droit et choisir "Accepter le téléchargement"
3 Pour la suite cliquer "Exécuter"
4 Enfin, si besoin dire toujours "oui" ou "OK" ou "j'accepte" !

Inutile de s'enregistrer, pas besoin d'installer divers autres bricolos : seul "Acrobat Reader" est nécessaire

Écrit par : Zorglub | 03 avril 2007

Au fait, pourquoi ostraciser nos compatriotes lorrains ?
Je propose d'utiliser désormais "pizza", qui peut véhiculer des relents xénophobes du meilleur aloi !

Écrit par : Zorglub | 03 avril 2007

Pour ouvrir ce lien, peut-être faut-il télécharger le logiciel acrobate reader afin de lire les fichiers pdf ?

Écrit par : b. | 03 avril 2007

désolé : je n’avais pas lu le message de z. Trop tard pour les conseils donc.

Écrit par : b. | 03 avril 2007

Donc, on ignore. C'est une manière de mettre des limites à la bêtise au front de taureau.

Ecrit par : FGuichard | 03 avril 2007

C'est là, FGuichard, la meilleure suggestion que vous puissiez faire. A ceux, qui, dès les premières lignes de ce genre de prose nauséabonde ne comprennent pas à quel jeu on les convoque.

Écrit par : buntovchik | 03 avril 2007

Bonjour,
C'est exact Robin, il faut replacer Freinet dans son époque avec tout le contexte politique, économique, idéologique, cet immense espoir d'un monde plus juste pour le peuple et representé par l'URSS que les artistes, écrivains , cinéastes, célébrités, professeurs, instituteurs partaient découvrir.
Comme je travaille sur François Boyer dont j'ai déjà parlé sur ce blog, ce fut toute une époque et la suite ne fut pas celle espérée pour le peu que je sache.
Dans le cadre de ma recherche je viens de revoir "La 25° heure" d' Henri Verneuil "( 1964 )après avoir vu également " Week-end à Zuydcoote" (1967) d'Henri Verneuil également, François Boyer ayant été scénariste de l'un de ces films et dialoguiste de l'autre . Je me demande où est l'espoir sinon dans notre mission auprès des gosses dont François Boyer percevait si bien la richesse sans pour autant idéaliser.

A signaler : un reportage du POINT cette semaine sur les profs pleins de bonne volonté . Tiens donc !

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 03 avril 2007

Donc, on ignore. C'est une manière de mettre des limites à la bêtise au front de taureau.

Ecrit par : FGuichard | 03 avril 2007

Bonne idée. Halte à la pollution !
Ceux qui veulent lire ce genre de littérature en trouveront plein le net.
Quant à ceux qui veulent lire le Coran, qu'ils apportent leur manger, puisqu'il s'agit de la pire auberge espagnole idéologique qui soit. Pour ma part, après une (trois, en fait) lecture attentive et des années de tatonnements spirituels, j'y ai trouvé les arguments théologiques d'un athéisme définitif. C'est dire !

Écrit par : yann | 03 avril 2007

Islamophobie:

Certaines manifestations de l'Islam contemporain sont de nature à favoriser des positions extrêmistes mais l'amalgame volontaire doublé d'ignorance est pareil à un mur: il est inutile de discuter avec quelqu'un qui se fixe et s'aveugle. La seulle chose que l'on puisse proposer à IGG c'est de lire calmement et d'être ouvert à d'autres perspectives que celles, en parties exactes, dans lesquelles il s'enferme confortablement.

Alors quoi? 3 livres seulement, très choisis, s'il veut bien se donner encore la peine de les lire:

Shayegan D., Qu'est-ce qu'une révolution religieuse? Paris, les Presses d'Aujourd'hui, 1982.
Popovic A. et Veinstein G. (dir.), Les voies d'Allah, Paris, Fayard, 1996
Planhol X. de, Minorités en Islam, Géographie politique et sociale, Paris, Flammarion, 1997

IGG y trouvera des arguments qui le conforteront mais il pourra constater que son point de vue est extrêmement réducteur donc mensonger et de fait inutile.



Robien : il se range du côté de Sarkozy... Quel courage! Il n'allait pas faire la bise à Bayrou tout de même.
Si Robien accepte de se laisser enlever la châssie qui lui couvre les yeux par Sarkozy c'est bien , si il comprend que la réforme de l'EN passe par l'écartement - non, pas l'écartèlement!- des pédagos infiltrés au ministère dans les Rectorats et les IA, s'il veut bien rabattre leur caquet à tous ces improductifs qui pondent de la circulaire inepte sans considération pour le développement durable , alors ....
Bref, on demande à voir.

Ce qui est certain c'est la dégradation à la vitesse V de l'ambiance dans nombre d'établissement primaires et secondaires: insultes, menaces, coups.... La pente est forte et si le ministre veut bien le faire savoir sans fard on lui fera davantage confiance. En attendant, on continue de cacher ou de dédramatiser, la désinformation est clairement exigée dans les Rectorats et ceux qui parlent ont peur pour leur carrière...


Il n'y a pas que dans certaines officines de l'Islam que l'on se voile la face.

Écrit par : Lenny | 03 avril 2007

Le Conseil supérieur de l'Education (CSE), instance représentative du monde éducatif et consultative, a rejeté lundi des projets de textes obligeant les enseignants à faire pratiquer 15 minutes de calcul mental par jour aux enfants et modifiant les programmes du primaire.

Ecrit par Yves

Et allez donc !
Je suppose que ce conseil suprème est noyauté par les syndicats et les pédagos.
Encore une prise de position courageuse, qui enfonce les zapprenants dans leur ignorance, permet de structurer leur esprit dans la même configuration qu'un gateau de semoule, afin que TF1 puisse y fourrer encore plus d'espace publicitaire !
Et que dire de l'introduction des probas et des stats en 3eme ? A la place de quoi, déjà, puisque les horaires ne sont pas extensibles, et ont plutôt tendance à se rétrécir ?
Déjà que les probas en terminale consistent en des "activités" de lancers de dés, et autres niaiseries, à quoi peuvent bien servir ces "nouveautés", sinon à rétrécir encore le champ des apprentissages mathématiques fondamentaux dans les programmes au profit du ludique et du futile ?
(nota : probas et stats sont très utiles, et peuvent être extrèmement complexes, mais pas à ce niveau, même en prépa, çà n'est pas au programme, sauf pour les bios).
Quand verra-t-on enfin une réflexion intelligente sur les programmes de maths à l'école ?

Écrit par : yann | 03 avril 2007

Pourquoi sommes-nous à deux doigts de l'explosion?


Quand on apprend la décision du CSE on a envie d'aller donner du poing.
Qui sont les membres de cette instance ridicule? On en a assez de ces groupes, conseils et autres niches à opportunistes qui décident à la place de ceux qui sont sur le terrain et capables de prendre du recul et de réfléchir, eux aussi!
Il y a trop de monde à gifler, j'ai des envies de hurlements à la Antonin Artaud.
Robien : il faut donner des signes= dissoudre le CSE!
Je sais , je rêve. C'est pas si mal quant on vit dans le cauchemard permanent de l'enseignement en déroute.

Écrit par : Lenny | 03 avril 2007

"Quand on est harcelé par un enfant capricieux et mal élevé, il y a deux solutions : la paire de claques ou ignorer."

Attention, certains ont le nez 'fragile', un coup de pied au cul serait peut être plus profitable ?

Quand je veux qu'il me laisse tranquille je parle d'exos de maths/lecture/écriture, je vous jure qu'il se sauve en courant sans demander son reste, sûr qu'ils ont mieux à faire :)


"A signaler : un reportage du POINT cette semaine sur les profs pleins de bonne volonté . Tiens donc !"
En tous cas sur F2, ils ont fait beaucoup d'effort pour le style/forme....Le fond va venir, j'en suis sûr :o)

Écrit par : toto | 03 avril 2007

(nota : probas et stats sont très utiles, et peuvent être extrèmement complexes, mais pas à ce niveau)

A propos des stats: J'ai expliqué ça à une gamine (blonde) de 17 ans qui passait un bac pro (tourisme) moyenne en math 0, 2 heures pour lui expliquer comment programmer la machine avec exo à l'appui, elle devait refaire le même exo le soir, le lendemain 30 minutes histoire de vérifier qu'elle avait bien tout compris (en changeant les données) ... Elle a eu 19 en stat.

J'aime bien les stats ... C'est trop con, tu as juste à appliquer les règles, et si tu les as oubliés, avec la machine tu peux t'en souvenir en procédant à l'envers :) .

Écrit par : toto | 03 avril 2007

Le reportage du Point, parlons-en !

Jean-Jacques Moine, créateur des clubs "coup de pouce".

" Jean-Jacques Moine enseignait la physique en prépa avant de s'aviser qu'il n'y rencontrait guère de gamins de prolétaires.

Il étudie la question, et se forge une conviction : ce destin scolaire se joue très tôt.

Dès le CP, selon les études de l'Education nationale qui montrent que les enfants qui peinent à apprendre à lire sont les décrocheurs de demain, voués à l'exclusion. Tous les enfants peuvent-ils, oui ou non, écrire dès la fin du CP ? Réponse : "Oui, à 95 %", selon les spécialistes qu'il interroge.

Jean-Jacques Moine rencontre alors Gérard Chauveau chercheur à l'Institut national de la recherche pédagogique.

"L'une des clés, lui explique ce dernier, c'est l'intérêt des parents pour ce que font leurs enfants à l'école. L'autre, que les enfants soient en contact avec des lecteurs et qu'on leur lise des histoires."

Les deux hommes s'associent pour monter les clubs "coup de pouce" en partenariat avec des communes : pendant plus d'une heure, et quatre fois par semaine, des enfants en groupe de cinq découvrent avec un animateur l'écrit en s'amusant.

Problème : les "coups de pouce " reviennent à 1000 euros par enfant. Jean-Jacques Moine démarche alors les pouvoirs publics en vain, avant d'intéresser les mécènes privés, comme la fondation Bettancourt.

Ses premiers succès lui permettent de convaincre enfin Jean-Louis Borloo de subventionner les villes qui ont mis l'expérience en place.

Car 4000 enfants sont aujourd'hui concernés. " Si l'on passait à 60.000, la donne sociale en serait changée", estime Jean-Jacques Moine.

Etant donné le coût de l'échec scolaire, il semble que ces coups de pouce soient un excellent investissement."

Sauf qu'une fois de plus, il s'agit de remédiation.
Ce monsieur est probablement ignorant de la personnalité de Gérard Chauveau. ( les INRP sont des structures à supprimer !)
Dis-moi quelle est ta méthode d'appentissage de la lecture, je te dirai qui tu es : MIKA, une des pires méthodes, qui envoie tant d'enfants en orthophonie, est publiée sous la direction de Gérard Chauveau.

Dès le mois d'octobre, les enfants "lisent" les mots suivants :
oiseau- oiselet- oisillon-oiseaux- branche- planche- blanche- tranche- aile- ailes- allié- ailée- nu- noeud- nid-

Sépare les mots :

Deuxoiseauxsortentd'unnid.

Ilsseposentsurlabranche.

Ilssecouentunpeuleursailes.

(C'est la première fois que j'ai conseillé "Lire avec Léo et Léa" à une voisine en pleurs, pour sa petite fille qui avait cette méthode. Avec les étiquettes-mots qui vont avec.)

J'ai tiré quelques extraits de son livre : "Il a du mal à apprendre à lire", il n'a pas grand-chose à envier à Meirieu en tant que pédagogiste.

Question : le soutien scolaire gratuit promis par Ségolène, on en est loin ! Dans quelles poches vont ces 1000 euros par enfant ? C'est quand même bien cher.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 03 avril 2007

L’enseignement
Le savoir c’est contagieux.
Heureusement, grâce à dieu, les enseignants sont vaccinés !

Les Universitaires, ils sont fonctionnaires.
Leurs titres et leurs diplômes récompensent leur faculté de répéter les affirmations dogmatiques.
Leur premier métier est de ne rien faire. Le deuxième est de mentir.

echofrance@hotmail.fr

Écrit par : xray | 03 avril 2007

Anne-Marie,
Chauveau est l'exemple même de ces cuistres et de ces médiocres qui ont reniflé tout de suite dans les fausses sciences de l'éducation l'occasion en or de sortir de l'anonymat. Cela fait bien trente ans qu'il rame pour se faire un nom, et ce n'est pas encore tout à fait réussi. Moins habile que Meirieu, sans doute...

Écrit par : Jean | 03 avril 2007

"Jean, pourriez-vous s'il vous plaît accompagner votre argument de l'humour de N. Sarkozy de quelques exemples ? J'avoue que je n'avais rien remarqué... Mais peut-être ne suis-je pas assez attentive."

Ecrit par : catmano | 02 avril 2007

Je m'associe à cette requête.

"Pour en revenir aux circulaires Robien, je trouve un peu incroyable de prétendre que les instits sont contre 3 h de grammaire, alors que leur immense majorité s'asseoit pesamment depuis longtemps sur le dérisoire horaire officiel actuel, en le doublant allègrement, même dans les écoles d'application supposées véhiculer la bonne parole, et qu'aucun inspecteur n'aurait plus le ridicule de leur reprocher."

Ecrit par : Perceval | 03 avril 2007

Evidemment d'accord avec ces paroles. Et heureusement! Mais quand c'est moi qui le dis! J'ai eu la joie d'assister, en visite pédagogique ce matin, à une dictée faite par la PE2 que j'allais voir...
Si les instits n'aiment pas Robien, c'est parce qu'ils en ont assez qu'on les prenne pour des brêles, et qu'on leur dise ce qu'ils doivent faire en leur pondant régulièrement des décrets plus autoritaristes les uns que les autres. Et ce pour essayer de dédouaner ces électeurs de parents de leurs responsabilités vis-à-vis de leur progéniture. Tellement commode, de se défausser de cette manière! Sans compter que not' bon miniss' ne savait plus trop quoi faire pour se faire remarquer! Enfin, il a fini par rejoindre Sarko! Un "suspens insupportable" en moins!

Écrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2007

J'ai eu l'insigne honneur d'assister à une conférence de Chauveau l'année dernière (animation pédagogique obligatoire) : Français au cycle 3. Je viens de fouiller pour voir si j'avais pris des notes. Je n'ai rien trouvé.
Je me souviens juste de deux anecdotes :
A la fin de sa prestation, il a demandé s'il y avait des questions. Une petite fille a levé le doigt (certains sont obligés d'emmener leurs enfants, ne disposant pas de quelqu'un pour les garder) : "Je voudrais savoir comment il faut faire pour s'améliorer en conjugaison parce que dans ma classe, on trouve tous que c'est difficile." Ce charmant monsieur a levé les yeux au ciel, fusillé la maman de la petite du regard et demandé : "Y a-t-il d'autres questions ?"
Je discutais avec mon voisin des problèmes que je rencontrais avec un élève diagnostiqué dysphasique (difficultés en mémoire immédiate, mémoire de travail et mémoire à long terme). Celui-ci, un peu téméraire, se rue sur Chauveau au moment où tout le monde se levait : "Monsieur, monsieur, la collègue me parle d'un de ses élèves, dysphasique, auriez-vous des pistes pour elle ?
- Ecoutez, monsieur, ce n'est pas le lieu pour évoquer des cas particuliers.
- Mais, cela peut nous arriver à ..." Trop tard, il était déjà parti.

Écrit par : catmano | 03 avril 2007

(je réponds avec un message par personne, ça m'évitera de rager contre un éventuel plantage)

A Cadichon

"Tant que l’Islam ne se donnera pas l’équivalent de la Réforme chez les chrétiens, un musulman laïc restera une contradiction dans les termes, ou bien un traître pour ses coreligionnaires."

Hum... la Réforme existe chez les musulmans... ce sont justement ceux qui veulent réunir la oumma (la nation musulmane) autour des textes de base pour en finir avec la bida'a (= innovation) - des musulmans qui composent et qui finiront en enfer avec nous :-). Les divergences en islam étaient permises par les manque de moyens de communication ainsi que par la colonisation - pendant la colonisation, les imams étaient payés par l'Etat français, oui oui, notre état laïque, et leurs paroles étaient surveillées. Ce qui n'a pas empêché la guerre d'Algérie d'être aussi une guerre de reconquête islamique - chose qui n'est pas dite mais qui est pourtant visible par le mode de fonctionnement des combattants ainsi que par leur mode d'opération - le terrorisme.

Avec internet, mais déjà auparavant avec les développements de l'imprimerie, les dernières fatwas d'Al Azhar sont disponibles en temps réel. Ajoutez à cela l'alphabétisation de la population, et vous comprenez pourquoi les gens retrouvent leur religion et pourquoi les femmes se rebâchent.

Quant à réformer les textes... vous voulez réformer la parole de Dieu ? Vous voulez réformer les ordres que Dieu donne lui-même, contrairement à ce qui se passe dans le Nouveau testament ? Si la réforme des textes, au sens où vous l'entendez, vers plus de modernité était possible, cela ferait longtemps qu'elle aurait été faite.

Écrit par : IGG | 03 avril 2007

Je replace ces extraits du livre de ce "spécialiste de l'apprentissage de la lecture". A vomir.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 03 avril 2007

J'ai laissé en rade mon post, sous le coup de l'émotion.

Il a du mal à apprendre à lire. Par Gérard Chauveau et Carine Mayo.

Apprendre à lire en deux ans, une réalité ?

Selon les textes officiels, l’acquisition de la lecture commence en grande section pour se terminer à la fin du CE1. Si l’écart entre votre enfant et ses copains se creuse trop, il va être malheureux et perdre confiance en lui.

Comment l’aider.

Comprendre ce qui ne va pas.

- Des problèmes liés à la situation.

Pour la première fois, l’enfant est noté et se trouve confronté à la notion d’échec scolaire.

- Des notions mal acquises.

S’il a des difficultés pour se repérer dans le temps, dans l’espace, associées à d’autres difficultés (troubles du langage, aisance corporelle), il peut être utile de prendre rendez-vous avec le psychologue scolaire ou dans un centre médico-psycho-pédagogique pour faire un bilan de l’enfant.

- Et s’il était dyslexique ?

Le problème de la dyslexie, c’est qu’elle repose sur des notions qui varient selon les spécialistes. Selon l’OMS, on la reconnaît comme une « difficulté durable de l’apprentissage de la lecture »qui affecte des enfants « intelligents normalement scolarisés ». Là où ça se corse, c’est que certains spécialistes disent qu’un enfant sur dix est dyslexique, alors que d’autres avancent le chiffre d’un sur cent. Le plan d’action de l’EN de 2002 préconise un dépistage par les médecins scolaires dès la GS. , avec à la clé un « projet individualisé de scolarisation ». Ce qui est sûr, c’est que les associations de parents d’enfants dyslexiques ne sont pas disposées à laisser dormir ce plan d’action au fond d’un placard !

- Des problèmes liés à l’enseignement de la lecture.

Sylvie croit qu’il y a deux sortes de « lire » : « lire comme avec maman », quand elle ânonne et déchiffre sans comprendre, et « lire comme avec la maîtresse », quand elle interprète l’image et devine ce qui est écrit. C’est ce qui arrive quand l’adulte mélange tous les sens du mot « lire ». Il demande alors à l’enfant en train d’apprendre de tout faire en même temps : déchiffrer une suite de fragments écrits, lire à voix haute, comprendre ce qu’il lit.C’est, hélas, un très « bon » moyen de mettre l’apprenti lecteur en difficulté…

- Une question de méthode.

D’un côté une méthode globale accusée de tous les maux, une méthode syllabique qui revient à la mode surtout dans les médias : la guerre des méthodes n’a pas fini de faire couler de l’encre. Pour apprendre à lire au XXIe siècle, l’enfant a besoin de s’appuyer sur deux savoir-faire : le décodage (le b-a –ba) et la recherche du sens (comprendre de qui et de quoi le texte parle). Les méthodes se répartissent en trois grandes tendances :
1) Les méthodes dites syllabiques ou phoniques.Elles proposent un exercice purement mécanique. L’enfant doit savoir déchiffrer, assembler les sons, mais on ne lui demande pas de comprendre ce qu’il lit.On lui fait lire des syllabes, des mots isolés, mais pas beaucoup de textes attrayants, ce qui peut le démotiver. Résultat : il ânonne. Heureusement, ce type de méthode est peu utilisé aujourd’hui.
2) Les méthodes dites globales ou idéovisuelles.Il a tendance à apprendre des textes par cœur et à fonctionner à la devinette. Le problème, c’est que l’enfant peut croire que l’on ne peut lire que des textes que l’on connaît déjà.
3) Les méthodes sans méthodes. Elles reposent sur l’idée qu’il suffit de mettre l’enfant en contact avec l’écrit pour qu’il apprenne à lire. Les élèves manipulent beaucoup de livres, ils collent des textes sur leur cahier, mais il n’y a pas de travail systématique sur la reconnaissance et l’analyse des mots.

Ces trois types de méthodes sont minoritaires, car la plupart des maîtres essaie de maintenir un équilibre entre décodage et compréhension.

La plupart sont des méthodes mixtes. Elles commencent par donner à l’enfant un petit capital de mots à apprendre par cœur puis elles lui apprennent à reconnaître les sons.

Pour réussir à lire, le petit écolier doit opérer un exercice de décentration, imaginer l’auteur du texte, se demander ce qu’il a voulu dire.

La capacité de savoir explorer un texte.
Pour comprendre le sens d’un texte, l’enfant doit lire la phrase en entier, faire des retours en arrière. Pour mener cette activité complexe, il a besoin de savoir identifier les mots, mais aussi d’avoir une bonne connaissance du français et de sa grammaire. S’il a compris intuitivement qu’en français on écrit d’abord le sujet, puis le verbe, puis le complément, il trouvera plus vite les groupes de mots et accédera plus facilement au sens. Mieux vaut qu’il sache repérer les mots-outils, qui vont l’aider à faire un bon repérage de la phrase. Il doit balayer l’ensemble du texte pour l’analyser.

Tout commence avant le CP.
Le bout de chou va découvrir le passé simple (« Le loup courut au lit de la grand-mère et la mangea ».), mais aussi une syntaxe plus complexe (« Il (le père du petit chaperon rouge) allait tirer, quand tout à coup, l’idée lui vint que le loup avait pu manger la grand-mère… ».)
Peu à peu, il va se constituer un petit stock de mots. Ne faites pas trop attention à l’orthographe.
Certains parents vont jusqu’à enseigner l’alphabet ou à faire recopier des lignes d’écriture à leur enfant.

Il faut qu’il puisse faire la différence entre un album documentaire et un album racontant une histoire, expliquer ce que l’on trouve dans un dictionnaire, un journal, une recette, une notice de médicament, une fiche technique…
« Bébé éléphant joue dans la rivière ». Il doit être capable de dire combien il ya de mots et de les repérer par déduction. On lui lit d’abord la phrase, puis on lui demande : « Montre-moi où tu crois que le mot « rivière » est marqué. S’il se dit : « C’est le dernier mot » et pose son doigt dessus, c’est gagné ! (Qu’est-ce qui est gagné ? Le petit bout de chou (sic) sait-il lire ? Cette phrase, un summum d’imbécillité, me confirme dans mes idées que ce Chauveau n’a jamais enseigné malgré ses titres ronflants. A.M.V.)
Devenir lecteur, un long cheminement.
On a tendance à confondre ( en utilisant le terme ambigu apprendre) la méthode utilisée en classe avec les moyens utilisés par l’écolier pour essayer de lire. Cette approche est réductrice, car elle ne permet pas de comprendre comment l’enfant construit son savoir.
Aujourd’hui, on ne demande plus seulement à l’enfant de savoir déchiffrer un texte et de le lire à haute voix, on lui demande aussi de le comprendre.
A quoi ça sert de lire ?
Pour réussir dans son apprentissage, un enfant a besoin de se projeter dans l’avenir, d’élaborer un projet personnel de lecteur. En général, les enfants qui ne sont pas capables de citer quatre ou cinq raisons d’apprendre à lire connaissent des difficultés dans cet apprentissage.Ils ne voient pas les avantages que peut leur procurer le savoir-lire : l’accès à l’autonomie, aux connaissances à la culture…

Il faut être à la fois un chercheur de code et un chercheur de sens, car si un enfant sait seulement décoder, mais n’est pas un bon explorateur de texte, il ne comprendra rien à ce qu’il lit.

Parmi les types de difficultés rencontrées par les mauvais lecteurs de sept ans, il y a la difficulté à explorer le texte. Ils ne parcourent pas l’ensemble du texte, mais lisent fragment par fragment, ou pratiquent la « pêche aux mots », c’est-à-dire qu’ils reconnaissent certains mots séparément, en se servant de leur mémoire visuelle, mais sont incapables de dire le sens du texte. Parfois même ils inventent carrément un morceau de l’histoire.
Pour certains, la lecture se limite au savoir-déchiffrer.
Essentiel, le rôle des adultes.
L’écolier va d’abord savoir lire et écrire à deux. Trop souvent cette étape est ignorée.
Deux conceptions pédagogiques s’opposent :
- Dans la première, la plus classique, l’enseignant transmet le savoir à l’enfant, dont l’esprit est un peu considéré comme une bouteille vide que l’on remplit.
- Dans la seconde, c’est l’enfant qui découvre tout seul le savoir.
- Il existe une troisième voie : celle de la coopération adulte-enfant.

Comment l’aider.
Suscitez sa curiosité.
Et si, pour lire, il fallait se mettre dans la peau d’un chercheur qui essaie de démonter un objet pour savoir comment il marche ?. On lui propose de jouer au détective et de chercher des solutions dans sa tête.On peut le faire à partir de deux mots : par exemple, « éléphant » et « girafe ». Mais au lieu de le laisser S’EPUISER à DECHIFFRER, on lui dit que l’un est « éléphant », l’autre « girafe ». A lui de trouver lequel. Ensuite, on peut l’aider à progresser en procédant par analogie : « Est-ce que tu connais d’autres mots où tu entends le son « é » ?. A force de comparer les mots les uns avec les autres, il va prendre conscience que la langue écrite transcrit les sons du langage.
Favorisez sa compréhension.
Lui demander de lire une phrase, pour lui, dans sa tête. On lui montre où elle commence et où elle finit, et on lui propose de lui dire les mots qu’il ne sait pas déchiffrer.Ensuite on l’invite à raconter ce qu’il a compris, puis en dernier lieu lire la phrase tout haut. Ce faisant, on lui fait prendre conscience que lire, ce n’est pas déchiffrer des suites de syllabes et de mots, mais comprendre une petite histoire. Le problème, c’est que lorsqu’un enfant lit directement à voix haute, il doit en même temps oraliser et percer le sens du texte.Il risque de monopoliser toute son attention sur le déchiffrage sans s’intéresser au sens.
Parlez-lui vrai.
Mieux vaut s’abstenir de lui dire que chaque fois qu’il voit un « b » et un « a », il doit lire « ba », ce qui est faux, et l’aider quand il bute sur un mot comme « bandit », en lui signalant qu’il doit lire « b » + « an ».

Les aides extérieures.
Un suivi par une orthophoniste peut s’avérer très utile, en outre il est remboursé par la sécurité sociale. Encore faut-il trouver la « bonne » professionnelle, celle qui justement ne se contentera pas d’appliquer une méthode syllabique, mais cherchera des exercices adaptés à votre enfant.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 03 avril 2007

A Fguichard,

vos propos seraient crédibles s'ils étaient un peu moins hystériques et un peu plus argumentées, vous savez, l'argumentation, le truc qu'on est censé faire apprendre au lycée.

Je vous cite :
"et crier à la liberté d'expression qu'on assassine si on lui fait remarquer qu'il n'est pas le bienvenu avec ses théories simplistes." "à quelqu'un qui éructe à l'envi autour de "l'islamisation de la France""

Je suis pourtant fort calme. Je pense que vous ne supportez pas l'argumentation avec preuves à l'appui lorsque cela vous dérange dans vos petites certitudes (bobo-gocho ? :-) ). brrr heureusement que nous ne sommes pas à Cuba, en Iran ou en Corée du Nord, je sens que mon compte serait bon là.

"mon grand-père etait "Croix de feu" -- c'était un homme honorable, et pas le moins du monde un fasciste : je ne mélange pas les torchons et les serviettes. Il a participé au débarquement de Provence avec ses soldats "indigènes" de l'armée De Lattre (oui, comme dans le film, pas terrible d'ailleurs mais ce n'est pas la question), et il parlait arabe. Ils ont libéré des camps de concentration, et mon grand-pere, sur ses vieux jours, pleurait en racontant comment ses "tirailleurs marocains", dont certains étaient par ailleurs de véritables brutes, pleuraient comme des madeleines en portant dans leurs bras, tels des bébés squelettiques, des déportés agonisants. Cet homme honnête, pudique et bon aurait été horrifié de lire ce qu'écrit IGG."

Cet honnête homme n'a-t-il pas été horrifié par ce qu'ont fait les "indigènes" à la suite de la bataille du mont cassin ?

Allez, un petit rappel pour ces hommes qui pleuraient comme des madeleines :-). Et vous allez comprendre pourquoi le film Indigènes a fait scandale en Italie.

Crimes de guerre
Le corps expéditionnaire français, dirigé par le général Alphonse Juin, constitué notamment de soldats marocains, algériens, tunisiens et sénégalais des colonies françaises, se rendit coupable de crimes de guerre à la suite de cette bataille, dans les environs de la région de la Ciociara. Destruction de villages, vols et violences, mais surtout viols de masse (et assassinats de ceux qui essayaient de les défendre) se multiplient autour du Monte Cassino. Les chiffres varient entre 700 et 2000 femmes violées, et environ 800 morts. C'est de ce triste épisode que vient l'expression populaire italienne « marocchinare » qui signifie violer.Ces crimes n'ont toutefois pas été ordonnés ou approuvés par les chefs politiques ou militaires alliés, à commencer par Juin lui-même .
Ces évènements servent de toile à un roman d'Alberto Moravia (La Ciociara), ainsi qu'au film de Vittorio de Sica, La Paysanne aux pieds nus."

Il ne vous en a pas parlé votre grand-père ? :-) Le film "Indigènes" n'en parle pas non plus d'ailleurs.

Ceci étant, admettons qu'il n'y a pas de guerre sans crimes de guerre, il faut aussi parler des brigades SS musulmanes, sinon ça n'a pas de sens et c'est pour le coup "unilatérale" comme le faisait remarquer notre ami. Et de quel côté croyez-vous qu'était le muphti Husseini de Jérusalem durant cette période - oncle de Yasser Arafat et grand-père de Leila Chahid et homme le plus puissant politiquement du monde islamique avant et après la seconde guerre mondiale. (indice : entre 1941 et 1944, notre homme était à Berlin).

"Faute de le faire taire"
Et oui, nous ne sommes ni à Cuba, ni en Iran, ni en Corée du nord... :-)

"Quand on est harcelé par un enfant capricieux et mal élevé, il y a deux solutions : la paire de claques ou ignorer."
Sous Brejnev on psychiatrisait de tels personnages... :-)

Écrit par : IGG | 03 avril 2007

"Quant à ceux qui veulent lire le Coran, qu'ils apportent leur manger, puisqu'il s'agit de la pire auberge espagnole idéologique qui soit. Pour ma part, après une (trois, en fait) lecture attentive et des années de tatonnements spirituels, j'y ai trouvé les arguments théologiques d'un athéisme définitif. C'est dire !"

Pas du tout, le Coran n'est absolument pas une auberge espagnole. Mais encore faut-il savoir le lire. La plupart des gens lisent l'ouvrage tel qu'il est présenté dans l'édition. Or, l'ordre de présentation du coran est un ordre de grandeur des textes : exceptée la première sourate. On va de la sourate la plus grande (celle ayant le plus grand nombre de ligne) à la sourate la plus petite (celle ayant le moins de lignes).

Cette organisation est une organisation destinée à faciliter l'apprentissage par coeur des sourates. - c'est le rôle des écoles coraniques : bourrage de crâne et lavage de cerveau. Apprendre et ne pas comprendre pendant des années, dès l'âge de 3-4 ans si possible - il y a des concours de récitation de sourates par des bambins sur You Tube, une sorte d'école des fans des terroristes, si vous voulez. Maintenant, lorsque l'on vous a forcé pendant des années et des années à vous bourrer le crânes de coraneries, il est pour le moins difficile à supporter de s'entendre dire que tout ça c'est des conneries. Vous comprenez pourquoi la plupart des vrais musulmans ne le supportent pas - outre le fait que normalement c'est interdit de critiquer le coran selon la loi musulmane :-).

En réalité, pour comprendre le coran, il faut le lire dans l'ORDRE CHRONOLOGIQUE, le tout accompagné d'une bonne Sîrah (une biographie). Ayez aussi en tête le principe de l'abrogeant et de l'abrogé : c'est une règle issue du coran lui-même qui veut qu'entre deux versets contradictoires, le dernier a la primeur.

Mais pour vous faire une idée de l'islam, vous pouvez directement aller aux dernières sourates révélées pour gagner du temps.

Sur le site oumma.com, le coran proposé vous est proposé avec les deux modes de lectures : http://www.oumma.com/coran/

Donc les gens pressés iront lire les sourates 62, 48, 5, 9, 110 qui sont respectivement les 110è, 111è, 112è, 113è et 114è révélations ; qui ne sont absolument pas abrogées, et pour cause puisque ce sont les dernières.

Écrit par : IGG | 03 avril 2007

A Lenny

"Certaines manifestations de l'Islam contemporain sont de nature à favoriser des positions extrêmistes mais l'amalgame volontaire doublé d'ignorance est pareil à un mur: il est inutile de discuter avec quelqu'un qui se fixe et s'aveugle. La seulle chose que l'on puisse proposer à IGG c'est de lire calmement et d'être ouvert à d'autres perspectives que celles, en parties exactes, dans lesquelles il s'enferme confortablement.

Alors quoi? 3 livres seulement, très choisis, s'il veut bien se donner encore la peine de les lire:

Shayegan D., Qu'est-ce qu'une révolution religieuse? Paris, les Presses d'Aujourd'hui, 1982.
Popovic A. et Veinstein G. (dir.), Les voies d'Allah, Paris, Fayard, 1996
Planhol X. de, Minorités en Islam, Géographie politique et sociale, Paris, Flammarion, 1997

IGG y trouvera des arguments qui le conforteront mais il pourra constater que son point de vue est extrêmement réducteur donc mensonger et de fait inutile. "

C'est amusant, en quoi lire des gloses de gens qui ont parfois eu droit à une "promotion couscous", remplacera la lecture du coran, de la sîrah et de la sunna, une lecture historique du monde musulman et une lecture des fatwas des religieux les plus influents ?

En France, vous trouvez des gens qui écrivaient des jolies choses sur le nazisme dans les années 30 pour rassurer les foules, bien souvent avec la promotion choucroute à la clé; en particulier après le pacte germano-soviétique. Je ne vais pas vous citer les tonnes d'intellos barges qui sont revenus d'Urss ou de Cuba ("promotion vodka", adoré par JP Sartre et "promotion mojito" de madame Mitterrand) avec des lueurs dans les yeux, ni vous faire l'injure de vous dire tout ce que l'on disait de bien sur Mao, responsable à lui seul de la mort de 80 millions de personnes, dans les années 70 ("promotion baguette").

Écrit par : IGG | 03 avril 2007

Et pour terminer cette petite salve pour ceux qui pensent que l'islam n'a rien à voir avec le thème de l'éducation, allez jeter un coup d'oeil par ici :

http://atheisme.org/belin.html

C'est bien, nous faisons bien notre apprentissage de soumission à nos futurs maîtres :-)

Écrit par : IGG | 03 avril 2007

Ok, c'est bon, on a compris. De toute façon, si nous voulons lire des trucs sur l'Islam, nous sommes assez grands pour aller dans une librairie ou sur Internet. Et tant qu'à lire des conneries, je préfère lire Jack-Alain Léger, j'aime son humour féroce.

Écrit par : Japhet | 03 avril 2007

Après cet intermède affliggeant, oublions les fâcheux et revenons-en aux choses sérieuses, c.-à-d. au calcul mental :
« Le Conseil supérieur de l'Éducation (CSE), instance représentative du monde éducatif et consultative, a rejeté lundi des projets de textes obligeant les enseignants à faire pratiquer 15 minutes de calcul mental par jour aux enfants et modifiant les programmes du primaire.(…)
Je suppose que ce conseil suprême est noyauté par les syndicats et les pédagos. »
C’est un peu plus compliqué que cela :
Le CSE se compose de 97 membres représentant les différents personnels de l'éducation nationale (48 membres), les collectivités territoriales, les associations périscolaires et les grands intérêts culturels, sociaux et économiques (16 membres), les parents d'élèves et les élèves (19 membres), les organisations syndicales (14 membres). Il est présidé par le Ministre de l’éducation nationale ou son représentant. Il est composé des représentants des enseignants, des enseignants-chercheurs, des autres personnels, des parents d'élèves, des élèves, des étudiants, des collectivités territoriales, et d'associations. Le C.S.E. est obligatoirement consulté sur toutes les questions d'intérêt national concernant l'enseignement ou l’éducation quel que soit le département ministériel intéressé. Il donne son avis sur différents textes présentés par le ministère de l’EN, notamment sur les programmes scolaires, la délivrance des diplômes, les conditions de scolarité et sur toute question d'intérêt national concernant l’éducation (source : légifrance).
Bref : il ne faut pas compter sur cette instance pour faire avancer quoi que ce soit. Pourquoi ? Parce que le ministre, en dépit de mesures que, personnellement, je trouve excellentes (grammaire, calcul mental, lecture) a pris les personnels à rebrousse-poil, ne serait-ce qu’en imposant aux enseignants du secondaire, au même moment, une modification des décrets sur leurs obligations de service, qui en a braqué plus d’un, et contre lequel tous les syndicats, y compris le SNALC, ont appelé à la grève, soutenus par les parents de la FCPE et les lycéens de la FIDL. Le ministre aurait voulu faire l’unanimité contre lui qu’il ne s’y serait pas pris autrement. À se demander s’il avait vraiment envie que ses mesures passent-- je vous épargne « passassent », pas très heureux pour l’oreille.
Bref, ne rêvons pas : quel que soit l’élu(e) des présidentielles, il ne faudra compter sur personne, si ce n’est sur nos propres forces, comme aurait dit le regrettable Mao Tse Toung (ça, c’est juste pour énerver les atrabilaires). Il faudra expliquer, dialoguer, convaincre, les parents, les collègues, nos étudiants qui sont les futurs enseignants, et ce n’est qu’un début. La situation de l’École est si catastrophique que nous finirons par être entendus si seulement nous savons nous y prendre, expliquer, dénoncer ce qui ne va pas, chiffres et textes à l’appui. En ce qui concerne les syndicats, ils sont ce que les adhérents en font : si votre direction ne vous paraît plus exprimer votre point de vue, si vous vous étranglez de rage en lisant la prose qu’elle diffuse, eh bien changez de syndicat ! Vous n’êtes pas marié avec lui, vous n’avez pas d’enfants en bas âge avec lui, que je sache ? Ou alors restez-y et semez-leur la zizanie, écrivez, protestez, harcelez. Ou écrivez un livre, puisque certains d’entre vous semblent avoir la plume facile : M. Maschino, F. Capel, M. Le Bris, R. Boutonnet ou JPB vous ont montré la voie, non ? Ne laissez pas Bégaudeau and co monopoliser la parole sur l’École : savez-vous qu’un film va être tiré de son « roman » ? Il y a des tas de choses à faire pour maintenir la pression et se battre pour la cause de l’instruction ; ce blog, s’il était bien utilisé, devrait nous fournir des argumentaires et pas l’occasion de jouer de l’ego et de nous « empailler » sur des sujets annexes et connexes, alors que nous sommes d’accord sur le point le plus important, la défense de la transmission des savoirs.

Écrit par : FGuichard | 03 avril 2007

Intéressante, l'idée d'écrire à son syndicat. J'avoue qu'il y a un moment que ça me travaille...

Écrit par : catmano | 03 avril 2007

IGG
merci pour le cours, mais je n'en ai pas besoin.
Relisez le post de JPB, en haut de la page. Il n'y est pas question de l'islam.
Par contre, si vous avez des infos intéressantes sur l'apport de la méthode globale dans l'apprentissage des sourates, là ...

Écrit par : yann | 03 avril 2007

Je confirme l'impression de Catmano sur M. Chauveau : il ne m'est pas apparu sympathique du tout à moi non plus, et semble aggrippé à une préoccupation essentielle : faire emporter sa conception de la lecture sur les autres, ce qui, par les temps qui courent, le rend apparemment nerveux et désagréable. Les anecdotes rapportées cadrent tout-à-fait avec ce que j'avais ressenti en l'écoutant.

Écrit par : Perceval | 03 avril 2007

FGuichard

Faut-il comprendre que De Robien est une taupe bayroutiste chez Sarko chargée de prendre toute l'EN à rebrousse poil pour plomber celui qu'il soutient officiellement, ou bien tout ministre est-il inéluctablement voué à prendre de toutes façons l'EN à rebrousse poil ?

Écrit par : yann | 03 avril 2007

A FGuichard,

vous voyez, vos propos sont plein de bon sens sur la thématique de la transmission du savoir. Ceci étant, les murs auxquels vous vous heurtez sont exactement ceux avec lesquels je me heurte avec vous. Voyez-vous, il y a une chose fort connue en psychologie, une sorte d'axiome : il nous est généralement fort déplaisant d'être heurtés dans nos croyances, d'autant plus si on a passé des années à se laver le cerveau avec telle ou telle idéologie.

Ce qui vaut pour la religion, vaut aussi pour la politique et aussi pour des domaines moins visibles comme la philosophie, les sciences littéraires ou encore les études littéraires.

A titre d'exemple, quand on se trouve gavé de Barthes et les gus de la Nouvelle critique, il est très difficile d'avoir la lucidité pour exploser de rire face à des textes le plus souvent profondément délirants (cf le site de René Pommier). Dans le même genre d'idée, avez-vous déjà essayé de discuter de la validité de la psychanalyse face à un croyant du génie freudien : vous avez le droit à peu près aux qualificatifs dont vous m'avez affublé. Bref, n'en voulez pas trop aux pédagogos qui défendent leur idéologie avec parfois une certaine violence, ils sont aussi humains que vous.

Tant qu'à l'école on n'apprendra pas à penser par soi-même mais à "tolérer les croyances", on continuera de blablater sur l'inessentiel en cours, que ce soit en français ou en philo. Or, ce ne sont pas les croyances qu'il s'agit de tolérer, mais les individus. En France, malheureusement, il devient aussi grave de discuter des croyances d'autrui que de le brûler en place publique.

Plus que jamais nous avons besoin d'un Voltaire dans notre littérature.

Écrit par : IGG | 03 avril 2007

ERRATUM : "pour des domaines moins visibles comme la philosophie, les sciences littéraires ou encore les études littéraires."
LIRE : "pour des domaines moins visibles comme la philosophie, les sciences humaines ou encore les études littéraires."

Écrit par : IGG | 03 avril 2007

Toujours à Fguichard,

ce qui est le plus drôle, c'est que vous ne cessez de prétendre que je parlerais de je ne sais trop quel clan de droite dure qui influencerait mon discours, alors que je parie que lorsque vous soumettez vos propositions, vous avez droit exactement aux mêmes remarques.

Parce qu'il faut quand même dire que si effectivement en politique, Philippe de Villiers est le seul à avoir à peu près compris ce qu'il en était de l'islam - sans oser trop le dire, parce qu'il tient aussi à sa vie - c'est en gros Le Pen et De Villiers qui sont les seuls à défendre les positions de Sauver les Lettres.

Cependant, je ne vous ferais pas l'injure suprême de vous dire que votre discours est télécommandée par le MPF ou le FN, chose que vous devez constamment entendre, comme moi-même d'ailleurs.

Allez, question subsidiaire : allez-vous voter pour un candidat qui défend vos idées ou allez-vous manger votre chapeau ? Autrement dit, vos idées vous semblent-elles suffisamment importantes et essentielles pour aller jusqu'à voter pour des candidats pour lesquels vous n'avez absolument aucune sympathie politique par ailleurs, ou bien vos idées ne sont-elles qu'un passe-temps et vous allez vous ranger sagement dans les carcans idéologiques qui sont les vôtres au moment du vote.

Ce sont des questions graves que je pose, des questions que je me pose moi-même d'ailleurs.

Écrit par : IGG | 03 avril 2007

"Faut-il comprendre que De Robien est une taupe bayroutiste chez Sarko chargée de prendre toute l'EN à rebrousse poil pour plomber celui qu'il soutient officiellement ?"
Aaaaaaah, j'avoue que je n'avais pas envisagé la question sous cet ordre, mais c'est une hypothèse qui me plaît bien, la taupe façon John Le Carré. Mais je crains, Yann, que nous n'ayons lu trop de romans d'espionnage ;-)))

Écrit par : FGuichard | 03 avril 2007

Allez IGG, bientôt les vacances, se détendre, se changer les idées, tout ça ... En attendant, ce serait bien que vous changiez un peu de fixation et que vous vous mettiez à être le bienvenu en échangeant sans chercher à forcer le jugement de vos interlocuteurs...

Écrit par : Perceval | 03 avril 2007

Je dois dire que le dernier message d'IGG est assez sensé; et, concernant les élections à venir et la fin de ce même message, ce sont évidemment des questions que tout le monde ici peut se poser...
Ceci-dit, vous affirmez qu'il faut tolérer les individus, et non leurs croyances. Quid, dans vos longues démonstrations précédentes, des individus victimes des croyances qui ne sont pas les vôtres? Vous les éliminez pour leur apprendre à vivre?

Écrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2007

Perceval,
le problème avec les fixations, c'est que les nôtres sont rarement les mêmes que celle de nos interlocuteurs.
Il m'a fallu pas loin d'un demi siècle pour le comprendre, et (essayer d') arrêter de gonfler mon entourage avec les miennes.
Ceci dit, je trouve que vous êtes injuste, les deux dernières interventions d'IGG me semblent plus mesurées, et ressemblent à de la discussion, c'est-à-dire un monologue moins crispé.

Fguichard,
nos politiques lisent aussi des romans d'espionnage, voire de science-fiction, et s'en inspirent certainement.
Les canines rabotées de Mitterrand, vous ne trouvez pas que çà ne fait pas vrai ?

Écrit par : yann | 03 avril 2007

Antirépublicain ?!!!! Allez calmez-vous Cadichon, et sachez que l'esprit républicain du p'tit nouveau n'a vraiment rien à envier à l'esprit républicain de votre "p'tit nouveau" ou de vos désirs d'homogénéisation de classes ou d'hétérogénéisation de programmes, ou de vos propos en général. Propos souvent exacerbés, laissant parfois transparaître une sourde envie de frapper.

Écrit par : Philippe C | 03 avril 2007

"Ceci-dit, vous affirmez qu'il faut tolérer les individus, et non leurs croyances. Quid, dans vos longues démonstrations précédentes, des individus victimes des croyances qui ne sont pas les vôtres? Vous les éliminez pour leur apprendre à vivre?"

Mais enfin, certainement pas ! Je suis favorable (et on doit être très peu en France) à une interdiction de l'islam pour cause d'incompatibilité avec les Droits de l'homme (rapport officiel de la commission européenne des Droits de l'homme). Le nazisme aussi est interdit : combien de skin-heads fusillés l'an passé ? :-). Par contre, les regroupements nazis, les démonstrations, les apparences, la propagande sont interdits. Tout ça je l'ai déjà dit.

Cela serait d'ailleurs rendre un grand service aux musulmans qui n'osent pas apostasier et qui sont entre deux eaux ; se déclarant musulmans alors que leur vie montre qu'ils ne le sont absolument pas. Ils ne peuvent pas apostasier parce qu'ils risquent tout simplement leur vie, oui, en France.

Vous pensez que je délire ? Lisez l'histoire de Messaoud Bourras - allez voir sur google... oui, je sais, il a été défendu par ses zorribles fachos de France-Echos :-).

Écrit par : IGG | 03 avril 2007

Je suis d'accord Christophe, IGG a renoncé aux "copiés-collés" et a compris qu'il était sur un blog de dialogue et qu'il fallait "y mettre les formes".

Ses dernières interventions sont effectivement plus intéressantes, plus "policées", à défaut d'être moins manichéennes.

Il semble s'être aperçu de l'existence " d'autrui " . *

Un profond mystère, celui de la "différence", même dans un couple qui partage - ou croit partager - les mêmes croyances, cela peut mener au crime (cf. Anna Karénine de Tolstoï ou plus récemment le film La guerre des Roses)

...Alors entre "civilisations" !

Je suis peut-être un incurable naïf, mais je préfère décidément ceux qui jettent des ponts : François d'Assise, Massillon, Serge de Baurecueil...

Écrit par : Robin | 03 avril 2007

Pour en revenir à des questions de pratique je trouve important de vous communiquer l'information suivante sur le nouveau livre d'André Antibi.

Comment en finir avec le cauchemar des notes ou la "constante macabre"

Après la "constante macabre" qui consiste à toujours donner un pourcentage de mauvaises notes pour ne pas paraître laxiste, le chercheur André Antibi dévoile dans son nouveau livre "Les notes: la fin du cauchemar" un nouveau système de notation pour revaloriser les élèves.

Professeur à l'université de Toulouse, chercheur en sciences de l'Education, André Antibi dénonce depuis son premier ouvrage paru en 2003 intitulé "La constante macabre" le poids excessif de la note au sein d'un système qui sélectionne par l'échec et décourage beaucoup d'élèves.

"Le livre +La constante macabre+ a suscité un grand intérêt lors de sa parution", a rappelé mardi André Antibi lors d'une conférence de presse.

Fier de sa formule et très engagé dans son combat contre ce "terrible dysfonctionnement de notre système éducatif", M. Antibi dévoile dans son nouvel ouvrage une enquête menée auprès de 3.020 enseignants, de septembre 2005 à décembre 2006, à travers un questionnaire anonyme lors de 43 réunions d'établissements scolaires, dans 14 académies.

Selon son enquête, 96% des enseignants interrogés reconnaissent l'existence de cette "constante macabre" et 89% estiment qu'il faut la supprimer.

Pour supprimer la "constante macabre", il a mis en place depuis deux ans une expérimentation déjà utilisée par environ 10.000 enseignants: le "Système d'évaluation par contrat de confiance" (EPCC) qu'il explique aussi dans son dernier livre.

"C'est une méthode simple basée sur du bon sens", souligne le chercheur. Il fonctionne sur un principe clair: une semaine avant un test en cours, l'enseignant donne le programme de l'examen à l'élève en choisissant une liste d'exercices déjà corrigés en classe. L'élève n'a plus qu'à refaire les exercices le jour du contrôle. Il reste à l'élève lors du contrôle une question "non préparée" de quatre points sur 20.

L'expérimentation de la méthode a déjà prouvé que ces élèves avaient le même niveau aux évaluations nationales.

"Ce n'est pas un système laxiste", se défend le chercheur. "Grâce à ce système, les élèves travaillent beaucoup plus, d'ailleurs ce système n'a rien de révolutionnaire, c'est celui utilisé pour les examens de pilote de ligne", ajoute-t-il.

André Antibi est soutenu par la plupart des syndicats d'enseignants, des fédérations de parents d'élèves, des mouvements pédagogiques, des associations et des spécialistes de l'éducation.

("Les notes: la fin du cauchemar ou en finir avec la +constante macabre+", éditions Math'Adore, 15 euros).

Écrit par : Yves | 03 avril 2007

Un suivi par une orthophoniste peut s’avérer très utile, en outre il est remboursé par la sécurité sociale. Encore faut-il trouver la « bonne » professionnelle, celle qui justement ne se contentera pas d’appliquer une méthode syllabique, mais cherchera des exercices adaptés à votre enfant.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 03 avril 2007

Oui, surtout après un "traitement" pareil...Il faut bien faire de la "remédiation".

C'est une véritable mafia, ma parole. Le "parrain" doit toucher un "pourcentage".

Écrit par : Robin | 03 avril 2007

Yves, cette histoire de "constante macabre" ( " constante ", peut-être, mais pourquoi " macabre " ?) et cette idée de ne donner que des exercices déjà corrigés ne me semblent pas convaincantes...

Sauf avec des élèves en très grosse difficulté; il m'est arrivé de faire mieux quand j'étais maitre aux. en LP il y a bien longtemps avec des CAP ETC et de donner des interrogations d'Histoire "à livre ouvert" (toutes les réponses étaient dans le livre, mais encore fallait-il comprendre la question).

...Eh bien, la moyenne était acceptable, mais je retrouvais la "constante macabre".

Écrit par : Robin | 03 avril 2007

A Lenny

"Certaines manifestations de l'Islam contemporain sont de nature à favoriser des positions extrêmistes mais l'amalgame volontaire doublé d'ignorance est pareil à un mur: il est inutile de discuter avec quelqu'un qui se fixe et s'aveugle. La seulle chose que l'on puisse proposer à IGG c'est de lire calmement et d'être ouvert à d'autres perspectives que celles, en parties exactes, dans lesquelles il s'enferme confortablement.

Alors quoi? 3 livres seulement, très choisis, s'il veut bien se donner encore la peine de les lire:

Shayegan D., Qu'est-ce qu'une révolution religieuse? Paris, les Presses d'Aujourd'hui, 1982.
Popovic A. et Veinstein G. (dir.), Les voies d'Allah, Paris, Fayard, 1996
Planhol X. de, Minorités en Islam, Géographie politique et sociale, Paris, Flammarion, 1997

IGG y trouvera des arguments qui le conforteront mais il pourra constater que son point de vue est extrêmement réducteur donc mensonger et de fait inutile. "

C'est amusant, en quoi lire des gloses de gens qui ont parfois eu droit à une "promotion couscous", remplacera la lecture du coran, de la sîrah et de la sunna, une lecture historique du monde musulman et une lecture des fatwas des religieux les plus influents ?

En France, vous trouvez des gens qui écrivaient des jolies choses sur le nazisme dans les années 30 pour rassurer les foules, bien souvent avec la promotion choucroute à la clé; en particulier après le pacte germano-soviétique. Je ne vais pas vous citer les tonnes d'intellos barges qui sont revenus d'Urss ou de Cuba ("promotion vodka", adoré par JP Sartre et "promotion mojito" de madame Mitterrand) avec des lueurs dans les yeux, ni vous faire l'injure de vous dire tout ce que l'on disait de bien sur Mao, responsable à lui seul de la mort de 80 millions de personnes, dans les années 70 ("promotion baguette").

POUR CONCLURE:
Pardon pour le copié-collé, juste une fois, c'est promis.

IGG ne lira pas ces livres, il a déjà jugé, son discernement est magnifique et ses références si piquantes , sans parler de son ton badin et de son hors sujet en regard des livres que je lui propose. Je n'ai pas attendu ce genre d'intervenant pour me tenir honnêtement informé sur bien des sujets: lire P. Ryckmans et La forêt en feu, ça guérit du maoïsme et des maoïstes,par exemple. Promotion quoi?

Donner des références solides sur des sujets que l'on connaît bien n'a rien de navrant sur ce blog. Au contraire. Et on ne trouve du bon sur le net que si l'on a déjà les bases nécessaires pour discriminer et discerner.

Je partage ce que dit FGuichard: nous perdons de l'énergie sur ce blog mais plein de choses passent, un peu ébourrifées, c'est vrai.
Je ne suis pas scotché sur ce blog parce que justement le temps est trop précieux- don du présent : dire d'un cadeau: c'est un présent..- et qu'il faut agir au bon moment et au bon endroit.
Mais ce blog est quand même important. Merci JPB!
Salut à mon cher Robin, en passant.

Écrit par : Lenny | 03 avril 2007

"Grâce à ce système les élèves travaillent beaucoup plus"...
"C'est celui utilisé pour les examens de pilote de ligne"...

Mais enfin, de quoi se mêle Antibi? C'est invraisemblable! Encore une Mouche du coche! Encore un qui a l'outre-culot, après Meirieu, Goigoux, Frackowiak, tout ce ramassis d'inutiles pontifiants, de prétendre nous apprendre comment nous, professeurs, devons faire!

Et qu'il se soit trouvé des collègues pour se prêter obligeamment à des enquêtes de ce type qui devaient immanquablement leur retomber sur le nez me paraît vraiment lamentable! Mais pas vraiment étonnant quand on voit comment ils ont, en bataillons serrés, donné avec délectation dans les "séquences" et dans les "objets d'étude".

Chacun sait que tout ce bruit que l'on essaie de faire dans les milieux "pédagos" autour de la notation n'est en réalité qu'un faux problème.
Le vrai problème, c'est que des individus soient payés , comme Antibi, et grassement je suppose, pour apprendre aux pigeons à roucouler, et pour ramoner les volcans.

"Les élèves travaillent beaucoup plus"...
Comme si c'était un idéal! Il faut qu'ils travaillent, c'est tout.
En l'occurrence, ils vont surtout s'abrutir à apprendre par coeur les exercices déjà faits. Une idée pareille est stupide et scandaleuse. Elle me fait peur!
"Les pilotes de ligne"...

Ah oui! Comme si l'on pouvait comparer des enfants à des adultes, les prendre déjà pour des adultes, comparer ce qui peut se faire en classe aux processus d'acquisition de connaissances en usage dans les milieux professionnels et au plus haut niveau! L'école ne donne pas une formation professionnelle, elle donne une culture, ce qui n'a rien à voir.
Cela confirme que les "pédagogistes" méconnaissent l'enfant: l'enfant est le grand absent des théories pédagogistes.

Que "la plupart des syndicats d'enseignants, des associations de parents d'élèves, des mouvements pédagogiques et des spécialistes de l'éducation" (C'est quoi, yves, un "spécialiste" de l'éducation"? - Un professeur raté qui s'est réfugié dans le bla-bla irresponsable et démagogique) soutiennent des inepties de ce genre n'a rien d'étonnant, car ils appartiennent tous à la même mouvance socialo-pédago. Celle qui refuse que les élèves fassent quinze minutes de calcul mental par jour à l'école primaire.

Écrit par : Jean | 03 avril 2007

Je partage ce que dit FGuichard: nous perdons de l'énergie sur ce blog mais plein de choses passent, un peu ébourrifées, c'est vrai.
Je ne suis pas scotché sur ce blog parce que justement le temps est trop précieux- don du présent : dire d'un cadeau: c'est un présent..- et qu'il faut agir au bon moment et au bon endroit.
Mais ce blog est quand même important. Merci JPB!
Salut à mon cher Robin, en passant.

Ecrit par : Lenny | 03 avril 2007

Salut et fraternité, Lenny !

Écrit par : Robin | 03 avril 2007

Le vrai problème, c'est que des individus soient payés , comme Antibi, et grassement je suppose, pour apprendre aux pigeons à roucouler, et pour ramoner les volcans.

Vous êtes très en forme Jean. J'aime bien vos métaphores. En ce qui concerne le "ramonage des vocans", je préfère, en effet, ce qu'en dit Saint-Exupéry dans Le Petit Prince.

Quant aux pigeons, pigeonnes, tourterelles et tourtereaux ce sont eux (et elles) qui devraient nous apprendre à "roucouler".

Pourquoi, dans l'espèce humaine, les choses sont-elles si compliquées ? Le Petit Prince en savait quelque chose avec sa rose...Et Saint-Ex. avec Consuelo !

Apprendre à roucouler au pigeons est en effet aussi inutile et vain que de lutter contre la "constante macabre".

Écrit par : Robin | 03 avril 2007

volcans avec un l !

Écrit par : Robin | 03 avril 2007

Si vous n'avez pas autre choses à faire, il y a une émission en ce moment sur ARTE sur les enfants et les adolescents en prison.

Écrit par : Robin | 03 avril 2007

"apprendre à roucouler aux (avec un x) pigeons "
scrogneugneu !!!!!

Écrit par : Robin | 03 avril 2007

Allons, Jean, ne soyez-pas si amer. Antibi ne joue pas les donneurs de leçons; c'est un donneur de pistes possibles, pas un donneur d'ordre! Et il se base sur le simple bon sens, cela devrait aider à vous convaincre que ses propositions ne sont pas obligatoirement si imbéciles! Le nouveau n'est pas obligatoirement bon, mais pas systématiquement stupide non plus!

Écrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2007

Perceval,
le problème avec les fixations, c'est que les nôtres sont rarement les mêmes que celle de nos interlocuteurs.
Il m'a fallu pas loin d'un demi siècle pour le comprendre, et (essayer d') arrêter de gonfler mon entourage avec les miennes.

Comme la plupart d'entre nous, Perceval. les grands écrivains les premiers. " Il n'y a rien de plus incompréhensible que les passions des autres", disait Proust.

Les passions, iis ne parlent d'ailleurs pratiquement que de cela : Proust du snobisme, Dostoïevski du jeu, Shakespeare de l'envie, Cervantès de l'étrange " idéal chevaleresque ", qu'il devait un peu partager avec son "héros", Stendhal de l'ambition...

C'est à cela que "servent" les grands livres : rendre nos illusions un peu moins épaisses et nous aider à nous accepter un peu mieux tels que nous sommes.

Écrit par : Robin | 03 avril 2007

Perceval,
le problème avec les fixations, c'est que les nôtres sont rarement les mêmes que celle de nos interlocuteurs.
Il m'a fallu pas loin d'un demi siècle pour le comprendre, et (essayer d') arrêter de gonfler mon entourage avec les miennes.

Je répondais à un message de yann. à Perceval; donc mon message s'adressait à yann...J'ai parfois du mal à discerner les "locuteurs".

Bon je crois que je vais aller dormi un peu. Les lettres se brouillent et je commence à lire les messages "globalement"...On voit le résultat ! Bonne nuit aux "éveillés".

Écrit par : Robin | 03 avril 2007

Je le trouve assez vaseux, le monsieur avec son histoire de notes, qui se donne des airs d'avoir inventé le fil à couper l'eau tiède : il présente comme une grande découverte que les élèves s'en sortent mieux en recrachant une réponse préétablie qu'en réinvestissant leurs connaissances dans un problème nouveau, laissant entendre au passage que l'on ne doit donc plus chercher à évaluer cette capacité à réinvestir, que l'on pourrait d'ailleurs appeler la capacité à faire fonctionner son intelligence. Donc, il faut que ce soit l'"école des fans" partout et tout le temps. Ce n'est pas comme ça qu'il contribuera à nous convaincre que le niveau monte.
Un vrai problème me semble plutôt être comment on note, c'est-à-dire quel sens donner à une bonne ou une mauvaise note : posée comme un outil d'évaluation des progrès restant à faire, la pire note n'est pas nécessairement décourageante. Mais dans ce cas, on ne peut pas multiplier les zéros en dictée, par exemple. Il faut établir un système de notation qui permette de faire apparaître une évolution : un zéro peut être un -20 ou un -1, ce n'est pas du tout pareil, surtout si l'élève, après de gros efforts, est passé de l'un à l'autre.
Et puis une note ne doit pas être arbitraire. Noter un travail d'écriture est discutable : à quoi d'objectif tiendra le point d'écart entre deux copies ? Là, pour le coup, je trouve qu'une appréciation est plus pertinente.
Cela posé, je suis plutôt contre les critiques des notes : une note, c'est neutre, ce n'est pas chargé affectivement. D'ailleurs, en maternelle, je n'aime pas l'habitude de noter avec des bonshommes qui rigolent ou qui sont fâchés.

Écrit par : Perceval | 04 avril 2007

Je ne suis pas amer, Christophe, je suis consterné que l'argent public soit employé à nourrir grassement des inutiles tels que ce m'as-tu-vu d'Antibi.
Ce triste sire fait ses choux gras du dénigrement des professeurs, exactement comme son compère Meirieu. Le titre tapageur et assez odieux de son livre (La constante "macabre") suffit à discréditer son auteur.
Je me demande où vous voyez le mondre bon sens dans des théories aussi insensées.
Pour moi, ce Antibi est un pauvre type! On ne lui demande rien. Ses "pistes", on n'en a pas besoin. Il peut se les garder.
Comme Chauveau!
Décidément, tous ces donneurs de leçons nous cassent les c..., ne trouvez-vous pas?

Écrit par : Jean | 04 avril 2007

Dans le Monde de l'éduc de mars, il y a un article intéressant sur Danièle Manesse. Intéressant parce qu'elle fut au coeur des réformes du français, et qu'elle a un regard assez lucide sur la situation actuelle.
Moi, ce qui m'épate quand même, c'est la facilité avec laquelle les personnes comme elles renoncent à des pans entiers des théories en béton qu'elles avaient auparavant imposées, sans juger opportun d'esquisser quelque chose qui ressemble à des regrets pour les dégats entraînés par leurs excès (profs écrabouillés alors qu'ils ne faisaient que défendre modestement ce qu'ils martèlent désormais, élèves plombés). Aujourd'hui, ils font les gentils, ouverts au débat, après avoir tyrannisé leur monde. C'est un peu commode, ce ton du "je l'ai toujours dit" ou du "des études récentes ont montré que (l'on s'était planté sur toute la ligne, mais on ne pouvait pas se douter, hein, faut pas nous en vouloir, on était des tyrans de bonne foi, nos détracteurs de toujours ont juste du bol que les études confirment ce qu'ils disaient, c'est tout) ou encore du "eh les mecs, j'ai trouvé un truc dingue, complètement inédit : ce serait bien de faire un peu de grammaire"...

Écrit par : Perceval | 04 avril 2007

Lu l'article en question et fait la même réflexion que vous, Perceval, ( ici on dit : been there, done that) et la réponse m'a paru se trouver tout entière chez Revel, "La Connaissance inutile" , dans son analyse de la force de persuasion que donne la bonne conscience pour éluder qu'on se ment à soi-même, et aussi dans le dernier Boudon ( "Renouveler la démocratie: Eloge du sens commun" ) sur l'idéologie négative qui a remplacé les idéologies positives du 20eme siècle: le relativisme.( anything goes)
C'est bien pour cela que j'appelle ces turn coats des pompiers pyromanes.

Dans le même genre j'avais lu dans le Fig Mag il y a plus d'un an une interview d'un des membres de cette clique qui s'esbaudissait de nouveautés pédagogiques venues d'Europe du Nord et ce n'était rien d'autre que l'approche tradionnnelle de la littérature contre laquelle vitupéraient tous ces bons expertrs en sciences de l'éducation.
C'est cela réinventer la machine à courber les bananes.

Écrit par : Cadichon | 04 avril 2007

« Dans le Monde de l'éduc de mars, article sur Danièle Manesse, intéressant parce qu'elle fut au cœur des réformes du français, et qu'elle a un regard assez lucide sur la situation actuelle.
ce qui m'épate, c'est la facilité avec laquelle les personnes comme elles renoncent à des pans entiers des théories en béton qu'elles avaient auparavant imposées, sans juger opportun d'esquisser quelque chose qui ressemble à des regrets pour les dégâts entraînés par leurs excès »… Certes, on attendrait des regrets, en particulier en ce qui concerne les dégâts commis sur les élèves. Cela dit, ne rêvons pas : si nous voulons retourner la tendance en notre faveur, il faudra compter avec ces ex-pédagogistes qui – mieux vaut tard que jamais – prennent enfin conscience de la nocivité de leurs théories dès qu’elles sont mises en pratique. Nous n’avons aucun intérêt à traiter de haut ces « révisions », au contraire – non seulement parce qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, mais encore parce que c’est grâce à l’évolution des personnes comme Mme Manesse, que l’on ne peut guère soupçonner d’être vendues à je ne sais quel sombre complot néo-conservateur, que nos points de vue avancent. Voyez, par exemple, ce qui concerne la maîtrise de la langue : il y a encore quelques années, nous étions les seuls à dire que nos élèves étaient globalement asyntaxiques, dysorthographiques et incapables de rédiger correctement un texte avec une phrase complexe – certains ignorant même ce qu’est une phrase. Que n’a-t-on pas dit ce constat épouvanté ! Aujourd’hui, même Ph Meirieu reconnaît que les élèves ne maîtrisent plus l’écrit. Ce qui fâche, ensuite, c’est les solutions qu’il propose – en remettre une couche dans l’approche constructiviste, non merci. Mais pour ce qui est des constats, on peut se trouver d’accord avec bien des « pédagogues », pour aller vite. Ce à quoi il faut à présent réfléchir, c’est aux réponses, aux solutions que nous pouvons présenter face à cela : à la manière dont nous travaillons dans nos classes, pour ceux d’entre nous qui enseignent ; à notre marge d’intervention en tant que syndicaliste, si nous sommes syndiqués, et en tant que parent, pour ceux d’entre nous qui appartiennent à la PEEP ou à la FCPE ; à notre marge d’intervention en tant que citoyen, en interpelant nos élus, ou , en cette période pré-électorale, en posant les questions qui fâchent aux candidats et/ou à leurs représentants. Bref, proposer. Oui, nos idées avancent, grâce aux Capel, Maschino, JPB, mais aussi parce que « les faits sont têtus » (un petit coup de Lénine pour énerver les grincheux). Il faut donc passer aux propositions, et d’abord dans notre pratique quotidienne, avec nos élèves, nos étudiants, nos collègues. Je le répète, c’est à cela que doit servir le blog : un outil pour l’action, pas un déversoir pour atrabilaires…ou alors atrabilaires amoureux, de l’Ecole et des humanités.

Écrit par : FGuichard | 04 avril 2007

Je repense à une scène poignante dans l'émission d'hier sur ARTE "Enfants derrière les barreaux" : cet enfant, en Russie, dans un dortoir à la nuit tombante, après l'extinction des lumières, sanglottant silencieusement dans son lit, accablé de solitude

Sans doute pensait-il à sa mère qui, une fois de plus, ne viendrait pas lui dire bonsoir.

Le chagrin des enfants est plus dense et plus désespéré que celui des grandes personnes car l'enfant vit essentiellement dans le présent et ignore l'avenir, donc l'espoir.

Le reportage se terminait sur un texte expliquant que 98% de ces enfants récidivaient après leur sortie et se retrouvaient par la suite dans des prisons pour adultes.

Triste monde.

Écrit par : Robin | 04 avril 2007

Oui, Robin. Je l'ai vue aussi, cette terrible émission. Elle m'a glacé jusqu'au fond de l'âme. Et je pensais à ce terrible et pestilentiel hoquet de l'histoire, qui, depuis le début du XXème siècle a inclus les enfants dans la mécanique cruelle du monde.
Terrible, en effet, ce sanglot dans le noir. Toute la misère du monde. Ce sanglot-là résumait celui des enfants d'Auschwitz, du Rwanda ou d'ailleurs. L'horreur absolue.
Ce n'est donc déjà pas suffisant d'offrir aux enfants un monde où la seule valeur est le fric, où les garde-fous moraux ont tous sauté, où la chosification , la marchandisation de tout et de rien a remplacé la jovialité, il faut donc écraser les déviants. Et les enfants, c'est si facile à écraser. Demandez à Eichmann.
Eh oui, braves profs, si nous souffrons tant en prenant nos élèves, nous devons remercier les chiens du MEDEF et d'ailleurs. Les porcs qui auront bientôt réussi ce qu'Hitler n'avait pas su faire: liquider toute trace de civilisation.
Je ne suis nullement angélique, donc les critiques sur le fait que je serais un dangereux communissssse, carrez-vous les d'avance où je pense. Je dis simplement que nous agissons vis-à-vis des enfants, comme vis à vis des vieux qu'on entasse dans des sani-broyerus de luxe appelés (LTI quand tu nous tiens....) "Résidences Médicalisées".
Laeuve: elle s'étale dans la rue, devant vous. Regardez attentivement une affiche vantant un "programme immobilier". L'animation ne comporte QUE des cââââdres dynamiques de 28 à 35 ans, sveltes, cons, et dociles. Je vous paie mon poids en Carambar si vous arrivez à trouver une affiche avec un vioque torgadu ou un môme à baggies...

La négation, donc des deux extrêmités de la vie, est en fait la négation de la vie elle-même.
Pour finir, relisons "Jack" d'Alphonse Daudet.....sur l'exploitation des gosses ver 1880 à Belleville. Regardons les innombrables photos d'ateliers vers 1900 et le visage exténué des gosses.C'est pourquoi, Robin, oui,
Triste monde.

Écrit par : montaigneàcheval | 04 avril 2007

Tous les espoirs sont permis, Françoise, Hervé Hamon a signé pour la refondation de l'école.

Au fait, l'avez-vous tous signée?

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 avril 2007

Jean, ce n'est pas ce que je voulais dire. Personnellement, je n'en ai rien à f... d'Antibi, et n'en avais même jamais entendu parler avant de lire son nom sur ce blog. Simplement, la vraie question que je me pose, c'est si vous ne faites pas un peu le jeu de ceux que vous voulez vilipender. Comme vous le disiez il y a quelque temps déjà, je ne suis pas certain que nos "pratiques" diffèrent tant que ça. La meilleure preuve qu'on peut enseigner selon des convictions "instructrices" sans se faire mettre à la porte d'instituts prétendûment vendus corps et âme à une soi-disant doctrine Stalinienne! Et le jour où quiconque viendra me chercher des poux dans la tête concernant mes convictions au sujet de l'enseignement, qu'il soit Meirieu ou Brighelli, (pas concernant la forme; je suis évidemment très loin d'être parfait), je l'attends de pied ferme! Et, surtout, je n'accepterai aucun procès d'intention.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 avril 2007

"Hervé Hamon a signé l'appel pour la refondatiion de l'école"...
Anne-Marie, vous êtes trop drôle!
C'est comme si vous veniez nous apprendre solennellement , un jour, que Meirieu, ou Frackowiak, ou Aschiéri l'ont signé!
Les homonymes, cela existe, vous savez...

Écrit par : Jean | 04 avril 2007

"C'est une méthode simple basée sur du bon sens", souligne le chercheur. Il fonctionne sur un principe clair: une semaine avant un test en cours, l'enseignant donne le programme de l'examen à l'élève en choisissant une liste d'exercices déjà corrigés en classe. L'élève n'a plus qu'à refaire les exercices le jour du contrôle. Il reste à l'élève lors du contrôle une question "non préparée" de quatre points sur 20.

Ecrit par Yves

En maths, avec un exo préparé à l'avance, un élève doté d'une bonne mémoire visuelle pourra parfaitement (ou à peu près) recracher l'exo correct sans avoir rien compris à la méthode.
La bonne procédure est de proposer des exos suffisamment proches de ceux déjà traités, mais suffisamment différents pour pouvoir évaluer la compréhension de la méthode.
Puis, en fonction des résultats, s'éloigner petit à petit de l'archétype pour pousser à la réflexion.
Si c'est pour donner des bonnes notes à tout le monde, autant ne plus donner de notes du tout.

Écrit par : yann | 04 avril 2007

« Le Conseil supérieur de l'Éducation (CSE), instance représentative du monde éducatif et consultative, a rejeté lundi des projets de textes obligeant les enseignants à faire pratiquer 15 minutes de calcul mental par jour aux enfants et modifiant les programmes du primaire.(…)"

C'est bien regrettable. Les enfants même en collège sont incapables de comprendre un raisonnement simple, ne serait-ce que faire une division sans poser une soustraction sous le dividende. Quant à une règle de trois simplissime, c'est comme si on leur parlait chinois.
Question posée à une bonne élève de sixième : combien cela fait, 56 divisé par 7 : elle a posé l'opération ! J'ai vérifié : elle connait ses tables !
Ce nivellement par le bas (jusqu'où ira-t-on ?) favorise évidemment les enfants de famille aisée. (On parle rarement des 2 milliards d'euros dépensés en France en cours particuliers chaque année, il semble que ce soit un sujet tabou. Qui en profite ? )

Je ne suis pas sûre que le MEDEF soit le principal artisan de cette crétinisation de nos enfants.

Sauf à penser que Frackowiak, qui sanctionne les enseignants de qualité de l'académie de Lille, (et est formateur d'inspecteurs !!!) Meirieu, qui pond des livres plusieurs fois par an, Charmeux, Claude Thélot, Christian Forestier, et Bentolila, sont des taupes toutes acquises au MEDEF, pour aboutir à une élite réduite de seulement 10 % de la population. Ce qui est trop peu pour qu'un pays se maintienne à une place internationale . Je sais, cocorico, il y a le fantastique exploit du TGV, mais ce n'est pas suffisant.

Pendant ce temps, nous nous faisons bouffer à bas bruit par les pays asiatiques.

Un exemple récent : un élève ingénieur japonais a remporté le 18ème concours international des grands amateurs de piano, qui a rassemblé à Paris 100 candidats venus de 30 pays, et se tenait dimanche 1er avril à la salle Gaveau.

Le jury était composé de musiciens professionnels.

Sur les six finalistes, 5 étaient d'origine asiatique, plus une Française, élève avocate, qui a obtenu le troisième prix ex-equo avec une analyste financière, Jamie Ng.

Le second prix a été attribué à un gastro-entérologue américain d'origine chinoise, marié et père de deux enfants, Christopher Shih.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 avril 2007

Perceval dit qu'une note c'est neutre. C'est vraiment dommage que les apports de la docimologie ( étude des notes et de leurs effets) ne soient pas plus accessibles ou répandus. Une note ne peut être neutre ni objective. De nombreuses études et comparaisons le prouvent.
Autre question, les notes dites d'oral au collège. En langues vivantes ou en Hist géo par ex ce n'est pas la qualité du discours tenu à l'oral qui est pris en compte mais le nombre de prises de paroles que le professeur prend en compte. En résumé un élève qui exprime des erreurs sera mieux noté que celui qui se tait. Il serait aussi judicieux de prendre en compte ce qui est attendu à l'oral. Quand ce n'est qu'un cours dialogué c'est fort ennuyant. Les réponses sont toutes prêtes, il n'y a rien à créer, à dire, à construire. Quand en plus l'élève brillant à l'écrit mais timide se dit que de toute façon le professeur connait la réponse il n'y a pas lieu de la lui donner dans cet exercice de style.

Écrit par : Yves | 04 avril 2007

C'est exactement ce que je me disais, pourquoi ne va-t-il pas jusqu'au bout en proposant la suppression pure et simple de la notation.

Ces pédagogues se conterdisent souvent les uns les autres.

Dans la "pédagogie par objectifs" (je connais assez bien, j'ai suivi un stage d'établissement sur trois ans avec un proche de Meirieu), il y trois critères de notation : la mémorisation (le "par coeur"), l' application (l'exercice sur une leçon pour vérifier que l'élève a appris et a compris) et la réfléxion (le réinvestissement des connaissances dans un contexte plus large).

En français, pas exemple cela correspondrait à : apprendre la morphologie et l'emploi du passé simple b) faire des exercices sur le passé simple c) employer à bon escient le passé simple dans un récit en l'orthographiant correctement.

Ce dernier critère évalue les capacités inventives de l'élève.

Il est fondamental, aussi bien dans l'histoire de sciences que dans celle de l'évolution, dans l'ontogénèse que dans la philogénèse (évolution individuelle et évolution collective) : comment en arrive-t-on à créer quelque chose de nouveau qui n'est pas une application "mécanique" de principes déjà connus (par exemple la roue ou l'ampoule électrique qui n'est pas, comme Bachelard l'a bien montre une "combustion", puisqu'il n'ya pas d'oxygène) .

Les propositions de Monsieur Antibi (donner des exercices déjà corrigés) ne peuvent donc, à mon avis, que renforcer le conformisme intellectuel et l'esprit d'imitation.

Écrit par : Robin | 04 avril 2007

Vite, un doctorat ou une agrég de docimologie ! C'est urgent ! Ce qui permettra la reconversion des muscasodomologues atteints d'hypertrichose palmaire avancée ...

Plus sérieusement, un prof qui donne une note d'oral au nombre des interventions, même nulles, est un zozo.
C'est vrai qu'on peut se faire avoir par un élève timide. Mais, si on est attentif, on finit par s'en apercevoir. Je connais le cas d'une élève brillantissime qui a redoublé son CP parce qu'elle ne parlait jamais. On lui a fait sauter une classe quelques années plus tard quand on s'est aperçu qu'en fait, elle ne parlait pas aux c.. au risque de les instruire !!

Écrit par : yann | 04 avril 2007

J'approuve et je partage, évidemment, Christophe, votre souci jaloux de votre indépendance.
Mais pourquoi mettez-vous sur le même plan Meirieu et Brighelli?
Ce n'est pas très gentil, je trouve, pour Brighelli.
Car il n'y a pas le millième du début d'un soupçon de risque qu'un jour Brighelli vienne nous persécuter comme Meirieu le fait depuis qu'il a commencé à écrire, c'est-à-dire à déverser son amertume d'avoir échoué aux concours de l'enseignement secondaire.

Yann,
Cet excité d' Antibi est pris en flagrant délit de méconnaissance complète de la réalité de l'enseignement! C'est ça, les "pédagos": ils causent, ils causent... pendant que les enseignants enseignent. Le véritable sujet - ou "objet", comme vous préférez - de l'oeuvre d'Antibi, c'est... Antibi, alias Monsieur "Regardez comme je m'étale, regardez comme j'ai raison, comme sans moi les professeurs sont des rien-du-tout!". Exactement comme Meirieu (Monsieur "Le-Pédagogue-Que-Je-Suis") avec ses vingt mille pages d'auto-glorification nigaude. Ils sont tous comme ça!

Écrit par : Jean | 04 avril 2007

Yves est le parfait exemple du fait que les sciences de l'éducation peuvent se transformer en secte, avec le même jargon pseudo-scientifique que la scientologie et autres illuminés. Ce qu'il dit sur l'oral est juste, mais qui a prêché la participation OBLIGATOIRE des élèves-sujets-apprenants durant toute l'heure de cours ?
Quand un prof est inspecté, qui compte le nombre d'élèves qui participe ? Les inspecteurs s'en foutent bien que l'élève soit timide, ils veulent qu'il participe. Et puis, en langues, "un élève qui exprime des erreurs sera mieux noté que celui qui se tait", c'est le principe meme de la pedagogogie des langues aujourd'hui (il n'y a qu'à voir la réforme à venir du bac de langue, qui a déjà commencé en STG).

Écrit par : Jérémy | 04 avril 2007

Le reportage se terminait sur un texte expliquant que 98% de ces enfants récidivaient après leur sortie et se retrouvaient par la suite dans des prisons pour adultes.

Triste monde.

Ecrit par : Robin | 04 avril 2007

Ce n'est pas le premier reportage qu'Arte diffuse sur ce fléau en Russie. Cependant et encore une fois on se méprendrait à interpréter cette institution typiquement russe avec notre regard de français.
J'ai eu l'occasion à plusieurs reprises de pénétrer dans ces "couches" de la population russe pour lesquelles ces "centres de rééducation" constituent une possibilité de s'en sortir. Ce sont des lieux et comme le montre le reportage, de référenciation, qui impose aux délinquants un cadre, une autorité, un début de processus de civilisation. Les comparer à des camps de concentration nazis est une stupidité. Il n'a jamais été au programme des autorités russes, soviétiques er russes "d'anéantir la vermine". Etablir ce genre d'amalgame ne permet pas de comprendre et de faire comprendre aux nouvelles générations le sens de l'entreprise d'extermination du peuple juif par les nazis.
Que 91% de ces jeunes retournent en prison ne signifie pas que ces centres font du mauvais travail. Seulement, la Russie étant la Russie (de nombreux films , comme par exemple "Svolotchi" traitent de cette question) et la culture de la violence ce qu'elle a toujours été, on peut légitimement s'interroger sur le devenir de cette question des questions: la succession des générations, la reproduction du principe généalogique en Russie et donc de la Raison.
Plus que les pleurs du garçon le soir dans son lit m'ont proprement abassourdi les propos de cette mère disant qu'il aurait mieux valu que son fils fût exécuté. Là, oui, on est dans la proximité de la folie, du néant, de l'abominable.

Écrit par : buntovchik | 04 avril 2007

"il n'y a qu'à voir la réforme à venir du bac de langues, qui a déjà commencé en STG", écrit Jeremy.
Pourriez-vous nous donner quelques précisions, Jeremy ? Ce que m'ont dit de cette réforme les collègues du secondaire est absolument hallucinant , et m'a semblé "brader" définitivement la LV dans cette série.

Écrit par : FGuichard | 04 avril 2007

Trois ans, Robin, avec un proche de Meirieu? Vous avez résisté trois ans ? Pour apprendre en moins bien des choses que vous saviez d'instinct en mieux! Je vous trouve admirable!

Les "pédagos" ont inventé, Yann, la "docimologie"... Que voulez-vous, on s'ennuie ferme quand on n'a plus charge d'élèves réels! L'oisiveté est la mère de tous les vices, en voici la preuve.
Item pour ce malheureux Antibi: qu'est-ce qu'il doit s'ennuyer, cet homme-là! Cela lui fiche d'ailleurs des pensées funèbres...
Heureusement pour ces pauvres "pédagos" désoeuvrés", il y a encore du grain à moudre. Par exemple, aucun ne s'est encore interrogé sur l'influence de la couleur des cahiers et des classeurs sur le travail et les résultats scolaires: or la communauté scolaire appelle de tous ses voeux cette nouvelle discipline de recherche, que l'on appellera la "psychodocimochromique". La forme des stylos et leur décoration jouant aussi un rôle majeur, entièrement méconnu jusqu'ici, sur le comportement scolaire, la création de la "morphostyloéthique" est urgente.

Écrit par : Jean | 04 avril 2007

Qui choisit les membres de ce CSE ? Est-ce la même chose que le HCE ?

Qui sont ses memebres?

Anne-Marie.

Jean , comme c'est un professeur des écoles, j'ai pensé que Hervé Hamon avait tourné casaque. Il y a peut-être de temps en temps une personne honnête dans tous ces pédago, qui est pris par le remords des désastres irréparables que son idéologie a causés.

Ce n'est en tous cas pas le cas pour Bentolila, qui n'a rien (ou pas grand-chose ) appris ni rien oublié, mais qui tient à rester médiatique et à continuer à influencer en haut-lieu l'apprentissage de la lecture...par les méthodes mixtes, SA méthode mixte, Gafi le Fantôme qui en envoyé combien ...à la rue.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 avril 2007

Bijour Fousd'rhum.

La couleur des cahiers: très important... Surtout quand vous êtes daltoniens ...

Ne pas croire que le gamin est "débile" sous prétexte qu'il confond le cahier de français (rouge) avec le cahier de math (vert)

bon ap....

Écrit par : toto | 04 avril 2007

Anne-Marie,
Je ne peux pas affirmer que ce n'est pas le grand, l'immense Hervé Hamon qui a signé l'Appel... Mais je suppose que cela se serait su dans le microcosme du café-pédagogique et qu'il ne s'en serait pas tiré à aussi bon compte. Et puis, surtout, il n'aurait pas manqué de préciser, vanité et porte-monnaie obligent, qu'il était l'immortel auteur de "Tant qu'il y aura des profs" - un livre que tout le monde a déjà oublié.

Quant à Bentolila, il est comme tous les "pédagogues": la seule chose qui l'intéresse vraiment, c'est une "carrière en vue" et des "honneurs".

Écrit par : Jean | 04 avril 2007

Trois ans, Robin, avec un proche de Meirieu? Vous avez résisté trois ans ? Pour apprendre en moins bien des choses que vous saviez d'instinct en mieux! Je vous trouve admirable!

Oui, Jean, mais rassurez-vous, pas tous les jours ! Que voulez-vous, j'aime bien comprendre , comme disait Virgile, c'est la seule chose dont on ne se lasse pas...jusqu'à ce que l'on ait compris !

Écrit par : Robin | 04 avril 2007

Ce n'est pas le premier reportage qu'Arte diffuse sur ce fléau en Russie. Cependant et encore une fois on se méprendrait à interpréter cette institution typiquement russe avec notre regard de français

Oui buntovtchik, je sais. Vous savez que je suis un peu entre les deux, un peu français, un peu russe, avec "le petit grain de sable en plus" qui tue l'huître si elle n'arrive pas à faire la perle

J'ai évidemment pensé à Dostoïevski. Il parle de ces bagnes pour enfants qui existaient déjà à son époque : Je n'arrive pas à me souvenir si c'est dans le Journal d'un écrivain ou dans Souvenir de la maison des morts...Peut-être les deux.

Écrit par : Robin | 04 avril 2007

Moquez vous
Moquez vous
La docimologie est la science de l'évaluation en pédagogie.
Beaucoup parmi vous sont trop surs d'eux pour analyser a minima leur pratique. La docimologie a su révéler des faits que vous feriez bien de connaître justement pour aller vers une certaine autocritique qui permet de progresser et de se remettre en question quel que soit son style pédagogique. Si vous voulez en savoir plus je vous conseille le lien suivant vers l'excellent site de Jacques Nimier/ http://perso.orange.fr/jacques.nimier/docimologie.htm
Quant à vous moquez également des effets des couleurs de crayon, le rouge du maître par exemple, effectivement des études y sont consacrées. Cependant ce n'est pas la couleur qui est la plus importante mais le contenu du message. Soit il juge, critique mésestime l'élève soit il le conseille, l'encourage, et porte un avis critique sur son tarvail et pas sur sa personne. D'où la différence fondamentale entre ce qui peut être dit à un élève:
- tu es nul - mauvais - etc j'en passe et des meilleurs( dans ce cas c'est lui, sa personne qui sont dévalorisées et dégradées)
- et ton travail n'est pas bon. ta production n'est pas acceptable - tes réponses sont fausses
A méditer, ce que vous ne manquerez pas de faire.

Écrit par : Yves | 04 avril 2007

Yves,

J'ai beaucoup de sympathie pour vous et pour votre enthousiasme, même si j'en souris parfois, et je suis sûr que vous êtes ou que vous serez un excellent instituteur ou "professseur des écoles", comme il vous plaira, mais je vous ssure que nous n'avons pas attendu Meirieu pour nous interroger sur la notation (pardon, la "docimologie").

...Si pour faire, bien entendu la différence entre un résultat ponctuel (bon ou mauvais) et la personne d'un élève.

Je me souviens que dans les années 90, cette notion de docimologie faisait fureur (je ne risque pas le jeu de mots avec le h et le tréma sur le i, ça serait de très mauvais goût)...couplée avec "la pédagogie par objectifs".

Imaginez trois objectifs et 4 domaines de compétences en français (grammmaire, orthographe/vocabulaire, lecture expliquée, expression écrite, expression écrite). Cela fait 12 notes différentes, si je compte bien. Vous ne trouvez pas que ça fait beaucoup ?

En tout cas la direction de l'établissemnt, pourtant organisatrice du stage dont j'ai parlé quelques posts plus haut, les élèves, les parents m'ont gentiment demandé de revenir à une notation plus traditionnelle.

Maintenant, je pose la question importante : Qu'est-ce que cela apporte ?

Écrit par : Robin | 04 avril 2007

"Qu'est-ce que cela apporte ?" Et à qui ?

un chtit lien pas triste :)
"Je me bouche les oreilles, j'éteins la télé, et je vote Ségo"
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-891187,0.html

Écrit par : toto | 04 avril 2007

Tous les espoirs sont permis, Françoise, Hervé Hamon a signé pour la refondation de l'école.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 avril 2007

N'est-ce pas simplement l'illustration de ces retournements de vestes si fréquents ces derniers temps? Quelques rats qui quittent le navire ne veut pas dire que celui-ci est vraiment près de chavirer.
l'Equipage est toujours aux manettes

Écrit par : Cadichon | 04 avril 2007

"J'approuve et je partage, évidemment, Christophe, votre souci jaloux de votre indépendance.
Mais pourquoi mettez-vous sur le même plan Meirieu et Brighelli?
Ce n'est pas très gentil, je trouve, pour Brighelli.
Car il n'y a pas le millième du début d'un soupçon de risque qu'un jour Brighelli vienne nous persécuter comme Meirieu le fait depuis qu'il a commencé à écrire, c'est-à-dire à déverser son amertume d'avoir échoué aux concours de l'enseignement secondaire."

Ecrit par : Jean | 04 avril 2007

Allons, Jean, vous n'avez pas une "tête" à vous laisser persécuter par qui que ce soit!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 avril 2007

Cadichon,

Il faut pardonner de grand coeur au pécheur qui se repent (et pas qui se "repend" !)

..Mais ce dont il va falloir peut-être se méfier maintenant, c'est du " zèle des nouveaux convertis "

Écrit par : Robin | 04 avril 2007

Oui, Robin, les collaborateurs volent tojours au secours de la victoire.
Ce qui m'inquiète c'est la fragilité d'une institution qui n'a pas (plus?) en elle les moyens de lutter contre un courant qui restra si fort que la disparition de quelques Diafoirus n'en laissera pas moins leur héritage intact.

Je suis désolée de la longueur de ce qui suit mais j'ai repris cela dans mes archives sur le recul de la laïcité scolaire...et à la relecture tout se tenant je vous l'envoie d'un jet!
pardon d'avance... disons que c'est un pensum pour la trève pascale.... mais c'est surtout là que je situe le talon d'Achille de notre école publique. Et ceci n'est pas un scoop

Écrit par : Cadichon | 04 avril 2007

C'est vrai, Christophe, les professeurs sont des fortes têtes ("Il faut ça, mon ami, il faut ça!") qui ne l'ont pas, précisément ( la tête) à se laisser persécuter par qui que ce soit. On ne peut pas être un "maître" et se coucher tel un toutou devant le premier "pédagogue" venu. Mais tout de même faut-il convenir que Meirieu a bâti toute sa carrière sur le dénigrement systématique des professeurs et sur la démolition de l'enseignement qu'il caricature sous l'épithète de "traditionnel". Ceux qui ont eu la malheureuse idée de se laisser impressionner par lui en ont perdu leur latin et ignorent qui ils sont, ce qu'ils font. C'est un semeur de vent, qui a d'aileurs récolté la tempête car l'état de décomposition de la plupart des collèges - avec le martyre qu'y vivent nos collègues - est son principal titre de gloire.

Yves,
Vous nous faites bien rire.
"La docimologie? Ha!ha!ha!ha!ha!ha!ha!hi!hi!hi!hi!hi!" - rire homérique....
Merci d'apporter un peu de gaieté enfantine sur ce blog où se débattent, entre adultes, des sujets graves.
Ne répétez pas mécaniquement, comme une comptine, ce que vous avez lu chez Meirieu ("Soit il juge, critique, mésestime l'élève, soit il l'encourage..."). Essayez de réféléchir par vous-même, et surtout en partant de la réalité. Car dans la réalité de la classe, personne ne "juge, critique, mésestime l'élève". Ne continuez donc pas à croire au Père-Noël! Quittez vos lunettes en bois. Devenez adulte.
D'ailleurs Robin vous parle comme à un enfant, avec beaucoup de patience.

Pour savoir si c'est bien l'illustrissime Hervé Hamon auquel nous pensons (celui qui a montré que "le niveau montait") qui a signé l'Appel, le mieux , ce serait de le lui demander.
Qui s'en charge?

Écrit par : Jean | 04 avril 2007

Enseigner que le fait religieux est constitutif de l’histoire humaine, avec ses guerres mais aussi ses gloires, ne doit pas dispenser de le contenir en son ordre. L’introduction de Dieu à l’école est une hérésie à laquelle même Pétain, qui s’y risqua, dut renoncer. Le propre de l’intolérance raciste et du fanatisme religieux, qui se séparent rarement, est de s’infiltrer et de se développer par les moindres brèches, et de provoquer ainsi, par contrecoup, une surenchère quasi mécanique de rivalités, une escalade difficilement maîtrisable. Voilà pourquoi, si la laïcité suppose un espace public neutralisé, elle ne suppose pas un Etat neutre . L’erreur du rapport Stasi sur la laïcité est d’avoir confondu la neutralité de l’espace public avec la neutralité de l’Etat. Pour assurer le respect de la tolérance, l’Etat ne saurait être neutre. Nous savons où cette illusion de neutralité a conduit les Pays-Bas.

Le racisme est une idéologie issue des peurs du cerveau reptilien. Vaincre ce préjugé est un long travail de la raison ; il coïncide avec le projet de réduction de la violence qui est au coeur de tout processus de civilisation.MM. Dieudonné et Ramadan trouvent des publics ailleurs que dans leur clientèle communautaire, et nombre d’arguments des années 30 refont surface, comme la surreprésentation des juifs dans la vie politique et les médias. A la différence des années 30, le surmoi de l’école fonctionne de moins en moins bien. Des maîtres imprégnés d’une culture d’extrême gauche voient dans le racisme de leurs élèves immigrés une conséquence de leur frustration sociale, au lieu d’y reconnaître et de combattre une redoutable idéologie. Avant 1940, la machine scolaire à intégrer s’imposait encore. Aujourd’hui, elle est grippée. Tout le problème est de la remettre en route, dans un contexte où le système de promotion républicaine a de plus en plus de mal à fonctionner.
Les mouvements « droits-de-l’hommistes » sont les premiers à
refuser de regarder en face l’obscurantisme de l’idéologie islamiste, qui est une insulte pour l’Europe des Lumières, le droit des femmes, le respect de l’autre. Pourquoi n’entend-on jamais le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples dénoncer les outrances intégristes ? Il appelle en revanche à manifester devant le siège parisien du Mouvement pour la France, afin de protester contre une réflexion de Philippe de Villiers : « Moi, je crois que l’islam est le terreau de l’islamisme et l’islamisme le terreau du terrorisme, donc, on ferait mieux de faire attention. »

Les Lumières avaient pour but l’émancipation d’un individu pluriel, libre de se choisir dans la diversité de ses possibles, au sein d’une humanité unifiée, et, autant que possible, pacifiée par les catégories de la raison universelle. Sous l’impact de la crise, nous prenons le cap diamétralement opposé : la tentation qui affaiblit l’Europe et qui la menace dans son existence même est de réduire l’individu à une identité imposée par son origine, sa religion, son sexe, son appartenance à une communauté, voire à un groupe social, et cela au moment où les facteurs de confrontation violente s’aggravent dans une humanité de plus en plus asservie aux croyances irrationnelles, et de plus en plus fragmentée.

Jacques Chirac a tranché : « Il n’existe pas plus de hiérarchie entre les arts et les cultures qu’il n’existe de hiérarchies entre les peuples. » L’idéologie multiculturelle ne dit pas autre chose.
Pour elle, toutes les cultures étant égales, l’Occident n’a pas vocation à s’affirmer, même devant ses hôtes. C’est ce que soutiennent les immigrationnistes, qui ont demandé au président de faire un « geste » pour empêcher l’expulsion des enfants africains, vus comme étant « les descendants » des créateurs de ces arts premiers. Hélas, le chef de l’État partage ce relativisme culturel et ce goût pour la flagellation.
Or la dévalorisation de l’Occident, qui n’incite déjà plus l’école à transmettre un héritage méprisé, relève d’une analyse contestable. Même l’ethnologue Claude Lévi-Strauss en est convenu : « Ce que les pays insuffisamment développés reprochent aux autres n’est pas de les occidentaliser, mais de ne pas leur donner assez vite les moyens de s’occidentaliser. Il ne servirait à rien de vouloir défendre l’originalité des cultures humaines contre elles-mêmes »
« Montrez-moi le Proust des Papous ou le Tolstoï des Zoulous, et je le lirai », avait déclaré le romancier américain Saul Bellow, avant d’être accusé de racisme. Son tort : avoir estimé que certaines cultures étaient plus avancées et avaient davantage enrichi la civilisation. Mais n’est-ce pas ce que pensent de l’Occident les immigrés eux-mêmes, quand ils choisissent de rejoindre des nations chrétiennes, plus riches, plus développés ?

Récapitulons : interdiction de fumer dans les lieux publics et de mal penser sur l’homosexualité, de discuter de la Shoah et du génocide arménien, de critiquer Mahomet et de s’interroger sur la surnatalité en Afrique ou la composition ethnique de l’équipe de France de football. J’en passe. le député (UMP) Christian Vanneste et le président de Région (PS) Georges Frêche ont fait les frais de leurs écarts de langage. L’État et ses vigies savent être inflexibles. Impression trompeuse.

Il y a de quoi être perplexe, en effet, devant les faiblesses de la République, confrontée à l’islamisme. Exemple : en réponse aux manifestations identitaires observées, notamment, à l’occasion de cérémonies de naturalisation, le Haut Conseil à l’intégration préconise, dans son avis sur le projet de charte de la laïcité, d’ « inviter les récipiendaires à renoncer en ces –circonstances à toute forme de prosélytisme ». C’est tout ? C’est tout.

Certes, la charte a le mérite de faire comprendre que de nouveaux comportements religieux violent la neutralité administrative. Le document contredit ceux qui assurent, comme Ségolène Royal, qu’il n’y a pas de problème d’intégration, ou qui se rassurent d’entendre Tariq Ramadan déclarer « Ma charia, c’est la loi de la République. » Mais le louable souci de ne pas heurter des musulmans empêche de formuler des exigences élémentaires.

L’accommodement est la vraie nature de nos matamores. Ils n’osent tenir tête à ceux qui leur résistent. Sous prétexte de s’ouvrir au « métissage » d’une nation vouée à la multiethnicité, la tentation est grande de brader des principes. Faudra-t-il, demain, accepter la polygamie, le mariage forcé, la répudiation, au nom de la non-discrimination des identités ? Dans la pratique, cela commence.
L’indifférence portée à la culture européenne et à ses héritages grecs et latins fait dire à l’académicienne Jacqueline de Romilly, dans Le Point : « S’il n’y a pas un sursaut, nous allons vers une catastrophe et nous entrons dans une ère de barbarie. Il y a un désintérêt et même un dédain pour la Raison et les Lumières. » De quoi frapper du poing sur la table. Or, l’avenir de l’Occident ne trouble pas même la campagne et ses coups bas. Fumeurs et mal embouchés, voilà les seuls dangers qui mobilisent les faux durs.

Dans tous les pays occidentaux, la plupart des universités, lycées et collèges ont reçu un livre luxueux, intitulé L’Atlas de la Création, qui réfute sur 770 pages très richement illustrées le darwinisme et la théorie de l’évolution. Écrit par un certain Harun Yahya (de son vrai nom Adnan Oktar), de nationalité turque, l’ouvrage, directement expédié depuis la Turquie et l’Allemagne, entend dénoncer « l’imposture des évolutionnistes, leurs affirmations trompeuses » et surtout « les liens occultes existant entre le darwinisme et les sanglantes idéologies telles que le fascisme et le communisme ».
Selon l’auteur, les théories de Charles Darwin (1809-1882) seraient même « la réelle source du terrorisme ». On peut lire par exemple, sous une photo représentant les attentats du 11 Septembre, cette légende stupéfiante : « Ceux qui perpétuent la terreur dans le monde sont en réalité des darwinistes. Le darwinisme est la seule philosophie qui valorise et donc encourage le conflit. »
Très vite alerté, le cabinet du ministre de l’Éducation nationale, Gilles de Robien, a discrètement demandé aux recteurs d’académie de veiller à ce que ce livre, « qui ne correspond pas au contenu des programmes établis par le ministre, ne figure pas dans les centres de documentation et d’information des établissements scolaires ».
« Il s’agit d’une nouvelle forme de créationnisme, bien plus insidieuse que celle, d’inspiration chrétienne, qui sévit en Amérique du Nord » explique le biologiste Hervé Le Guyader, de la faculté de Jussieu à Paris, qui vient de procéder à la demande de l’Inspection générale de l’Éducation nationale à une analyse détaillée de L’Atlas de la Création.
Harun Yahya ne prétend pas, en effet, que le monde et ce qui l’habite a été créé il y a six mille ans et en sept jours, comme le dit la Genèse. L’auteur, de confession musulmane, admet au contraire que la Terre a bel et bien 4,6 milliards d’années, son âge réel. Il s’appuie d’ailleurs sur les très nombreux fossiles retrouvés depuis deux siècles dans le monde entier pour asséner que « les espèces n’ont jamais changé ».
L’auteur présente ainsi, dans le désordre le plus complet, de magnifiques photos de spécimens de poissons, de hyènes, de fourmis, d’étoiles de mer ou encore de feuilles d’arbres, vieux de plusieurs dizaines de millions d’années, qu’il compare à une photo de leur descendant actuel pour bien montrer qu’ils se ressemblent. Et que, donc, « les êtres vivants n’ont pas subi d’évolution, mais furent bien créés » ...
« La méthode peut s’avérer redoutablement efficace sur un public non averti, s’inquiète Hervé Le Guyader. Car ces espèces a priori semblables sont en fait très différentes les unes des autres tant sur le plan anatomique que génomique. La plupart seraient incapables de se reproduire entre elles ! »
L’auteur, qui cite abondamment le Coran, conclut que « la création est un fait », prouve « l’existence de l’âme » et prophétise « la fin du matérialisme ». Reste à savoir qui se cache derrière Harun Yahya et surtout qui a financé l’édition et la distribution massive - et gratuite - de ce livre hors de prix ? D’autant qu’il s’agit du premier volume d’une série de sept ouvrages. Autre mystère : comment la maison d’édition s’est-elle procuré les noms des destinataires de l’ouvrage, mentionnés en toutes lettres sur les colis ?

Écrit par : Cadichon | 04 avril 2007

Yves

Personne ne se moque de la Science ici (ou si peu). Toute Science mérite crédit, la Docimologie comme l'Astrologie.

Bien sûr, noter et juger est difficile. Je ne suis pas prof, mais arbitre et évaluateur en pratique sportive. C'est très difficile de juger impartialement, c'est bien pour çà que nous le faisons en groupes de trois. Toute note, tout jugement est subjectif : la belle découverte ! Mr Nimier fait de la Docimologie comme Mr Jourdain fait de la prose.
J'ajouterai que toute étude sur les notes est aussi subjective. Donc sujette à interprétation.
Je cite :
" Citons un exemple frappant : le concept de l'équation.

A la question :"On achète deux pains, on donne dix francs, la marchande rend une pièce de cinq francs et une de un franc ; quel est le prix d'un pain ?, on obtient 93,44 % de réponses exactes dans une population d'élèves de troisième.

A la question :"Résoudre dans R: 2x+6=10", le pourcentage de réponses exactes tombe à 81,49 %.

Enfin si la question prend la forme suivante "Résoudre dans R : 2000x+6000=10000." on n'obtient plus que 60,34 % de bonnes réponses. "

Et alors ? En quoi cet exemple prouve-t-il l'invalidité de la note ? Il prouve juste que le concept a été mal assimilé, ou mal expliqué, rien d'autre que la mesure de l'efficacité du prof, ou des difficultés particulières de tel ou tel élève. Rien qui permette de condamner le système de notation.

Autre citation :
" Enfin on peut s'interroger sur le désir inconscient d'échec ou de succès du professeur vis-à-vis de ses élèves.
La notation n'en est -il pas en partie le reflet? "
Celle-là est ma préférée. Mr Nimier doit avoir quelques comptes à régler avec son passé scolaire. Sinon, no comment. Je laisse les profs du blog s'en charger.

PS (Aïe, non, pas sur la tête !) : je profite de ce post pour dire que si j'écris "profs" au lieu de "professeurs", çà n'a rien de méprisant, c'est juste plus court. Que Robin, Jean et les autres ne m'en tiennent pas rigueur.

Écrit par : yann | 04 avril 2007

Petite pensée du jour

La docimologie est à l'évaluation ce que la diptèrosodomie est au Kama-Sutra.

Écrit par : Un hussard | 04 avril 2007

Et , cher hussard, comme chacun le sait depuis le regretté Boris Vian, il y a deux manières d'e.....r les mouches :
avec ou sans leur consentement...

Écrit par : yann | 04 avril 2007

c'est vraiment une pensée de hussard!

Écrit par : de-pas-sage | 04 avril 2007

Mais que fait la SPA ?

Écrit par : Un hussard | 04 avril 2007

Vous voulez dire qu'il y a une troisième voie ?
A la hussarde ?

Écrit par : yann | 04 avril 2007

La SPA a pour principe de ne pas faire de commentaires sur les orientations sexuelles de ses protégés.

Écrit par : yann | 04 avril 2007

Tiens, histoire de TENTER DE VOUS FAIRE PARLER D'AUTRE CHOSE.......Driss Chraïbi, le grand écrivain marocain est mort avant-hier....
On imagine ce cloporte de fantôme d'hassan II celui que De Gaulle appelait "le petit trou du cul" en train de sabrer une bonne boukha frappée avec tous ces flics en guise des 10000 vierges....

Écrit par : montaigneàcheval | 04 avril 2007

Jean
Vous êtes pris en flagrant délit de jugement en osant me comparer à un enfant et en vous targuant d'être un adulte qui s'exprimerait avec des pairs capables de se comprendre dans un microcosme.
Chassez le naturel il revient au galop.

Quand vous dites:
"Ne répétez pas mécaniquement, comme une comptine, ce que vous avez lu chez Meirieu ("Soit il juge, critique, mésestime l'élève, soit il l'encourage..."). " Il ne s'agit pas d'une comptine. Rien que par cette expression on ressent du mépris, comment débattre dans ces conditions?
Je sais penser et réfléchir par moi même et mener un projet éducatif conforme aux programmes et à mes convictions.
Au lieu de critiquer Hervé Hamon, invitez le à venir filmer vos pratiques et à les diffuser. J'avoue attendre avec impatience de visionner un reportage objectif et réaliste sur ce que vous vantez tant en observant attentivement les dispositifs que vous mettez en place pour les élèves en difficulté, et la considération que vous avez pour eux et leurs familles.
Citez nous déjà en exemple quelques remarques et observations que vous leur faites quand ils se trompent, quand ils font des erreurs, pardon des fautes.

Écrit par : Yves | 04 avril 2007

Décidément, seules les voies du seigneur sont impénétrables !

Écrit par : Un hussard | 04 avril 2007

Cadichon, soit. Mais pourquoi mélanger une argumentation par certains côtés assez convaincante et, de l'autre, sous-entendre (assez fortement, même) que tous ces problèmes trouveront leur solution en appliquant une vraie politique de droite?; (ou plutôt, pour paraphraser Coluche: "peut-être pas de droite, mais encore moins de gauche".
Après tout, le plus grand responsable actuel de la communautarisation est bien Sarko, que vous le vouliez ou non. Et le procès des caricatures, et son issue, a de quoi nous débarasser, sans faire d'angélisme, d'une forme endémique de catastrophisme!
On peut être vraiment de gauche sans être islamo-gauchiste et ancien soixante huitard sans baisser les bras. Même si mai 68 a été extrêmement mal digéré par beaucoup de gens. Certainement.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 avril 2007

Yves, vous êtes très courageux. Il y a un certain nombre de sujet que je n'ai plus le coeur d'aborder ici.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 avril 2007

Et pendant ce temps, on cède peu à peu le terrain...

http://www.bafweb.com/2007/04/02/lediteur-belin-masque-le-visage-de-mahomet-dans-un-manuel-dhistoire/#more-17056

Écrit par : Guillaume | 04 avril 2007

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur Meirieu et sa pensée, (il est important de connaître ses ennemis pour pouvoir les combattre), ainsi que sur les origines du pédagogisme, je conseille la lecture d'un court, mais excellent article de cette très grande dame, Madame Liliane Lurçat, qui l'a très bien connu ayant travaillé avec lui.

Elle est docteur en psychologie et docteur ès lettres, et fut chercheur au CNRS.

"Le pédagogisme facteur d'échec." Paru dans Philosophie politique, "Ecole et démocratie", n° 10, novembre 1999, PUF.

http://www.sauv.net/lurcat1.htm

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 avril 2007

Merci pour le lien Anne-Marie.

C'est clair, net et sans appel.

Un petit bémol en ce qui concerne les Etats-Unis. Pour des raisons que je n'arrive pas à m'expliquer tout à fait, l'analyse de Madame Lurçat ne s'applique pas aux écoles privées catholiques (j'en sais quelque chose puisque j'ai été scolarisé en 57-59 dans une de ces écoles, Saint Thomas More cathedral school à Arlington, et le niveau d'exigence était très grand dans tous les domaines, y compris vestimentaire...Il y avait aussi une excellente chorale dont j'avais l'honneur de faire partie !)

...Et de moins en moins aux "public schools" car il y a eu une prise de conscience et une réaction en sens inverse depuis quelques années...Depuis Reagan, si je ne m'abuse, à la suite d'une enquête sur le sujet.

Mais voilà, nous imitons les Etats-Unis avec en général une dizaine d'années de décalage.

Entièrement d'accord également sur l'analyse qu'elle fait de la délinquance juvénile, des phénomènes de bande et de la violence des jeunes en général liée à la liberté totale dans laquelle ils sont élevés (des idés qui sont arrivées en France par la suite)

Je n'en garde pas un très bon souvenir. Je n'avais pas un tempérament belliqueux, mais j'ai dû apprendre à me battre (pas dans l'école, à l'extérieur et avec d'autres)...Question de survie !

On le voyait d'ailleurs très bien dans l'avant- dernière partie du reportage sur ARTE hier "enfants derrière les barreaux", consacré à la situation aux Etats-Unis.

Écrit par : Robin | 04 avril 2007

Pour ce qui est de la docimologie – ça fait un peu khuistre, mais ce n’est pas exactement la même chose que la notation ou l’évaluation --, c’est une question qui mérite que nous y réfléchissions sérieusement au lieu de nous tordre de rire sous prétexte que des gens comme Antibi s’y sont penchés. Je dirais même plus, mon cher Dupont : il serait stupide de laisser le monopole de la réflexion sur la docimologie à des zozos de ce genre.
Quelques réflexions en vrac, issues d e ma propre pratique (je précise que j’ai passé 2 1 ans de lycée en zone défavorisée avant d’enseigner en CPGE).
Même si c’est long, il faut toujours, sur la copie, expliquer la notation. J’ai l’air d’enfoncer les portes ouvertes, mais j’ai bien vu, comme parent d’élève, que nombre de collègues, faute de temps ou d’envie, ne le font pas. Un cinq sur vingt tout sec ne passe pas, mais le même cinq, accompagné de dix lignes d’explication motivant le cinq à partir de critères objectifs (par exemple pour une dissertation, compréhension du sujet, plan, gestion des exemples, orthographe, expression), passe. C’est évidemment plus facile en langue avec un barème --tant par contresens et tant par faux-sens. Ce que les gosses ne supportent pas, c’est de ne pas comprendre pourquoi ils se sont pris leur « taule ». Bien voir que ce qui est évident pour nous ne l’est pas pour eux, en particulier pour ce qui relève de l’orthographe (ils ne voient pas leurs propres fautes) et l’expression (ils se satisfont de leur propre charabia).
Éviter les remarques humiliantes, bien sûr, mais aussi, surtout avec les plus jeunes, les manifestations d’indignation ou de surprise sur la copie, genre !!! ou ???? en marge. En revanche, les petits dessins sont souvent appréciés et permettent de dédramatiser la remarque (un gorille avec une massue, en face d’un développement particulièrement lourdingue, par exemple, ou un canon visant un moucheron).
Parce que, même s ‘il ne faut pas tout psychologiser, on doit comprendre qu’une « gamelle », c’est humiliant, même pour un élève suffisamment intelligent pour savoir que ce n’est pas lui que l’on note mais sa copie. Il ne s’agit pas de surnoter, évidemment : je ne vois pas pourquoi, dans une société où l’on considère, depuis Françoise Dolto, qu’il ne faut pas mentir aux enfants, -- et tout leur dire y compris la mort, la maladie, la séparation, le licenciement, le deuil --, l’école demeurerait le seul domaine où l’on continuerait à raconter des histoires aux gamins et à leur faire croire que tout va bien quand on est mal. L’essentiel, c’est d’être un enseignant humain avec des petits humains, c.à.d. de mettre du langage.
Voilà pourquoi le pire, c’est la grille d ‘évaluation avec des croix : l’élève a l’impression que l’on s‘est moqué de lui, qu’il n’est pas respecté, et que sa copie ne vaut même pas quelques lignes de commentaire rédigé.
Un dernier point pour finir : je corrige depuis quelques années l’écrit du CAPES de lett class (dissertation fse), en double correction à l’aveugle. La remise des copies est accompagnée d’une longue réunion de concertation où sont définis collectivement les critères de correction. Il m’est pourtant arrivé, lors de la confrontation finale, d’avoir jusqu’à six points d’écart avec ma co-correctrice ! Évidemment, dans ce cas, on re-corrige ensemble, si cela peut rassurer les candidats qui nous lisent. Mais, vous le voyez, six points multipliés par le coefficient, c'est énorme ... et c’est un CAPES qui se joue : un avenir professionnel.
Je le répète, nous n‘avons rien à gagner à ricaner sur la docimologie, si l’on excepte le côté jargonnant qui va avec. Si nous voulons être crédibles, il nous faut être une force de proposition, pas nous cantonner dans la position, finalement assez confortable, de celui qui se marre en voyant « docimologer » les autres.
Désolée d’avoir été si longue ; moi aussi j’aurais voulu, comme Montaigne, parler du grand Driss Chraïbi. Je vous recommande – parce qu’en plus c’est très drôle – « L’Inspecteur Ali », en folio. C’est l’histoire d’un écrivain… mais je n'en dis pas plus. Bonne lecture !

Écrit par : FGuichard | 04 avril 2007

Driss Chaïbi (suite)
sur le blog de Pierre Assouline, "la république des livres"
http://passouline.blog.lemonde.fr/2007/04/04/pour-saluer-chraibi/#comments

Écrit par : FGuichard | 04 avril 2007

Tout ce que dit Liliane Lurçat figure dans la note intitulée Made in USA, que JPB a postée ici même et qui lui avait été adressée par votre serviteur.

Les écoles catholiques US ont conservé leur avantage comparatif, et ont contribué à maintenir un niveau convenable d'enseignement, offrant aux enfants défavorisés le moyen d'échapper au désastre de l'école publique. La scolarité y est une fraction de celle des autres écoles privées et les bourses sont accordées aux plus...méritants!


Ce n'est pas dix mais cinquante ans de retard que nous avons sur l'adhésion à la secte du pédagogisme, donc cela veut-il dire que nous devrions encore la subir 20 de plus?
God forbid!

Le revirement eut lieu à la fin des années 80, et comme le dit très justement Robin, à la suite du rapport intitulé "'A Nation At Risk" qu'avait commandé Reagan, cet autre Président "demeuré" , aux dires des Francais, pour lesquels ce serait même la spécialité de cette Amérique où tant de monde pourtant semble rêver d'aller s'installer, notamment en raison de ses formidables universités ou plus simplement pour vivre en liberté et voir reconnaître la valeur de son travail et la vertu de ses efforts.

Comment prendre au sérieux la France de 2007, arcboutée sur son ISF et ses 35 heures, avec non pas un, ni deux, mais TROIS candidats trotskystes aux présidentielles? C'est le premier avril permanent.

Écrit par : Cadichon | 04 avril 2007

"L’essentiel, c’est d’être un enseignant humain avec des petits humains, c.à.d. de mettre du langage."

Ecrit par : FGuichard | 04 avril 2007

Et c'est précisément pour cela que tout ce fatras pseudo-scientifique, le terme même de docimologie et les dogmes moralisateurs des "sciences de l'éducation" deviennent vraiment insupportables.

Les thuriféraires de la docimologie sont ceux-là mêmes qui parlent d' "apprenants", qui pondent des schémas abstraits sur le triangle didactique, qui se repaissent d'un jargon indigeste... A croire qu'ils conçoivent les élèves non comme de petits humains mais comme des tamagoshis.

Et ce sont les mêmes qui, du haut de leurs tours d'ivoire, ont encore le culot de venir donner des leçons d'humanité aux hommes et femmes qui sont sur le terrain, ceux qui assument à l'année la responsabilité d'une ou plusieurs classes ?

Mais ont-ils seulement idée de ce que ça signifie, assumer la responsabilité d'une classe à l'année ? C'est, entre autres, avoir l'esprit quasi continuellement habité par ses élèves, en tout lieu et toute heure... Et pendant qu'on y est, qu'ils demandent donc à l'entourage de ces manards si ça n'est pas gonflant à certains moments de vivre avec un enseignant, en particulier pour cette raison !

Mais qu'ils quittent donc leur monde virtuel et leurs fantasmes! C'est bien connu, LA motivation de celui qui devient enseignant, c'est d'humilier ses élèves et de jouir des taules qu'il leur aura infligées...

Et c'est bien connu, aucun enseignant ne se pose de questions sur ses pratiques, sur l'incidence qu'elles peuvent avoir sur les petits d'homme qui lui sont confiés !

Écrit par : Un hussard | 04 avril 2007

"Comment prendre au sérieux la France de 2007, arcboutée sur son ISF et ses 35 heures, avec non pas un, ni deux, mais TROIS candidats trotskystes aux présidentielles? C'est le premier avril permanent."

Ecrit par : Cadichon | 04 avril 2007

Ca, c'est sûr qu'avec Sarko aux manettes, plus grand monde n'aura le coeur à plaisanter. A part le Medef.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 avril 2007

"Comment prendre au sérieux la France de 2007, arcboutée sur son ISF et ses 35 heures, avec non pas un, ni deux, mais TROIS candidats trotskystes aux présidentielles? C'est le premier avril permanent."

Ecrit par : Cadichon | 04 avril 2007

A propos, c'est quoi cette nouvelle drogue made in USA qui fait voir des trotskystes partout ? Et ces troskos, est-ce qu'on les voient roses comme les éléphants ?

Écrit par : Un hussard | 04 avril 2007

""Comment prendre au sérieux la France de 2007, arcboutée sur son ISF et ses 35 heures, avec non pas un, ni deux, mais TROIS candidats trotskystes aux présidentielles? C'est le premier avril permanent."
Cadichon, vous n'avez pas parfois l'impression de tourner un peu à l'idée fixe ? Du reste, je vais vous faire un aveu : je me demande si le Bayrou, au fond, ne serait pas lui aussi un agent infiltré de la SFQI (Quatrième Internationale)... et Robien avec le pic à glace, bien sûr, dans le rôle de Ramon Mercader.

Écrit par : FGuichard | 04 avril 2007

Et Alain Madelin, en apprenant votre existence, désespéré de voir qu'on peut être largement plus libéral que lui, va reprendre à son compte le "non de gauche", et postuler à la succession de Jacques Nikonoff, avant de se faire nommer ministre de l'information dans le gouvernement de Hugo Chavez.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 avril 2007

Je partage tout à fait les propos de FGuichard sur la docimologie. Ce n'est ni un gros mot ni une grave maladie mais un champ d'étude que les moqueurs devraient approfondir. Ses propos sur les remarques à formuler sur les copies sont très intéressants, justes, pertinents et à développer chez beaucoup. J'aimerais vraiment que mes enfants au collège puissent en avoir en nombre d'une telle qualité. C'est trop rare. Comment se satisfaire d'un satisfaisant, d'un correct, d'un juste passable qui plombent un haut de copie? Ici aussi une formation, une réflexion, de qualité est attendue et pas simplement un accompagnement sur le terrain parfois trop modélisant C'est ainsi que se reproduisent ces méthodes de correction, ces appréciations stéréotypées où le compliment est dur à arracher.

Que certains moqueurs arrêtent de se référer à une caricature préhistorique sur les sciences de l'éducation qui savent contribuer à l'amélioration des pratiques.
Qui utilise et qui a utilisé vraiment ce terme absurde de référentiel bondissant qui demeure le prototype de définition caricaturale de la pédagogie? Soyons sérieux !!!!

Écrit par : Yves | 04 avril 2007

"Ses propos sur les remarques à formuler sur les copies sont très intéressants, justes, pertinents"

Ecrit par : Yves | 04 avril 2007

Entièrement d'accord sur ce point. Mais ces propos ne sont que l'expression d'une évidence pour tout enseignant qui a un minimum de conscience professionnelle et de respect pour les élèves qui lui sont confiés.

Pour ce qui concerne les enseignants à qui cette évidence ne se serait pas encore imposée, nul doute que ces réflexions telles qu'elles sont formulées par F. Guichard, en français, sans jargon -des propos "d'enseignant humain"- produiraient vraisemblablement bien plus d'effet qu'une rafale de stages en pédagol patelin !

De manière plus générale, n'en déplaise à certains, les "conseils" pédagogiques les plus profitables sont ceux qui surgissent -en toute simplicité et toute humilité- des échanges avec nos collègues, nos pairs, ceux qui mouillent la chemise comme nous et qui ont la responsabilité à l'année d'élèves bien réels ! Et de l'attention rigoureuse et bienveillante portée à nos élèves.

Écrit par : Un hussard | 04 avril 2007

Dans la rubrique plus ça change plus on réinvente l'eau tiède, voici l'article que je cherchais: Il date de Janvier 2005... et s'intitule:

L’essor des pédagogies innovantes

ÉDUCATION L’Education nationale réfléchit à des pédagogies à l’anglo-saxonne, où les élèves sont davantage acteurs de leur apprentissage. Vers une libéralisation de l’école ?


SYSTÈME de notation archaïque, rythmes de travail inadaptés, baccalauréat couperet, manque d’individualisation des parcours... Le refrain est connu. Pour les pourfendeurs du modèle éducatif français, notre école ne prend pas en compte la diversité des profils qu’elle accueille et voue à l’échec ceux qui ne rentrent pas dans son moule.
Et pourtant. Depuis cent ans, une « éducation nouvelle » fait ses classes. Aujourd’hui, un millier d’écoles indépendantes ou relevant d’un mouvement identifié (Montessori, Steiner, Freinet...) s’en réclament, accueillant quelque 150 000 enfants, de la maternelle au collège, plus rarement au lycée.
Laisser la personnalité de l’enfant s’exprimer, favoriser sa prise de parole, de décisions, respecter ses rythmes, éduquer sans compétition, participer à la gestion de l’école... des méthodes pédagogiques originales se multiplient dans le privé comme dans le public. « Les équipes éducatives se saisissent de plus en plus de la marge d’autonomie dont elles disposent, explique Christine Faucqueur, chef du Bureau de la valorisation des innovations pédagogiques au ministère. Prochaine étape : mutualiser et globaliser les initiatives. » Plusieurs démarches actives existent déjà, telles que la fabrication de journaux ou l’émission de radios scolaires, appelées « pédagogie du détour ». Des approches « décloison - nantes », conduisant à enseigner les disciplines de manière transversale, sont également pratiquées.
Mais il ne s’agit pas de faire la révolution. « Il s’agit de poser les bonnes questions, notamment celle du divorce souvent trop radical entre les propositions scolaires et les pratiques culturelles », explique Danielle Dubois-Marcoin, responsable à l’Institut national de recherche pédagogique (INRP). Exemple : l’enseignement de la littérature, organisé selon une approche qu’elle juge trop formaliste. « Il faut réfléchir à d’autres modes d’appropriation du texte, à l’anglo-saxonne », estime-t-elle.
Favoriser le jugement personnel de l’élève
Ces pédagogies innovantes s’inspirent de ce qui existe dans beaucoup de pays d’Europe du Nord, où les enfants sont amenés à réagir personnellement sur le texte : prendre position et développer cette position, quitte à la faire aboutir à une expression artistique (dessin, mise en scène...). Pour Danielle Dubois-Marcoin, « les pays latins de tradition catholique comme la France sont focalisés sur le respect de la lettre, contrairement aux pays de la Réforme, autorisant l’interprétation »...
Pour les nouveaux pédagogues, c’est le rapport à la tâche scolaire qui est aujourd’hui au coeur des préoccupations, plus que les connaissances. Leur objectif ? Réviser le statut d’élève pour qu’il se sente autorisé à produire un jugement personnel. Ils veulent aussi revoir le système de notation, qui rend impossible, selon eux, l’évaluation des compétences transversales. Ils réfléchissent également à la question de la composition des équipes enseignantes. En France, il existe une entorse à la règle des affectations : dans les collèges-lycées expérimentaux, le recrutement des « profs » se fait par cooptation et les élèves y vont par choix.
Ces démarches butent cependant sur une limite de taille : le système français est fondé sur l’idée de l’« école pour tous ». « Il faut trouver un juste équilibre entre la diversification et le maintien du cadre réglementaire, souligne Christine Faucqueur. Etre dans une complémentarité non discriminante. » En un mot : si tous les établissements de l’Hexagone proposent des projets pédagogiques innovants, cela fera immanquablement naître une concurrence entre eux. Une idée à laquelle l’Education nationale reste, dans l’ensemble, largement réfractaire.

Écrit par : Cadichon | 04 avril 2007

Pour FGuichard :

Vous avez de la chance d'ignorer (pour quelques secondes encore) ce qu'il se trame chez les IGEN de langues. Voici donc la dernière trouvaille, appliquée d'abord chez les STG, bientôt chez les STI, bientôt également chez les STL, et sous peu dans les séries générales.
D'abord, tout candidat qui aura prononcé quelques mots sur les 10 minutes d'exposé aura FORCEMENT 05/20. Car il y a des grilles à remplir, avec trois colonnes, et le minimum, c'est 2 + 2 + 1. Donc un candidat qui ne dit rien aura 0, mais un candidat qui dit trois mots avec des fautes aura 5. Après, il y a différents critères qui permettent de bien s'en tirer, du moment qu'on dit des choses (le but, c'est que le candidat s'exprime, peu importe ce qu'il dit, et surtout - c'est ce qui est grave en langues - peu importe la façon dont il les dit). La moyenne est acquise du moment qu'on parle, qu'on sourit, et qu'on baragouine trois phrases à la moindre relance ou à la moindre question de l'examinateur. Le 15 est acquis si on dit les memes choses avec un peu plus d'aisance, et le 18 est offert avec admiration si on fait des fautes pas trop graves. Le candidat doit parler sur une image, ou sur quoi que ce soit d'autre, du moment qu'il comprend le document sans connaître un traître mot de la langue (eh oui, car on ne juge pas la compréhension, on juge l'expression SEULEMENT, dans cette épreuve, tout cela est très sérieux). Après, le candidat parle sur ce document inconnu (mais accessible à un élève de maternelle: en général il s'agit d'une planche de BD sans paroles), et on lui cherche des points par tous les moyens en remplissant des colonnes alambiquées. Voilà un oral rondement mené, sous couvert d'"harmonisation européenne", qui devrait en tout cas amener à des moyennes atteignant des records !

Écrit par : Jérémy | 05 avril 2007

"Perceval dit qu'une note c'est neutre. C'est vraiment dommage que les apports de la docimologie ( étude des notes et de leurs effets) ne soient pas plus accessibles ou répandus. Une note ne peut être neutre ni objective. De nombreuses études et comparaisons le prouvent. "

Yves, pourquoi me faire ce procès d'ignorance ? Je peux m'être intéressé à la docimologie sans être tombé à genoux et persister à penser qu'une note est neutre, par rapport à une appréciation ou un bonhomme fâché. C'est un degré de réussite, point. Et vous dites plus loin que ce qui compte, c'est l'esprit, bienveillant ou cassant, dans lequel on note : c'est précisément ce que j'essayais de dire. Exemple : une IMF, qui applique toute la liturgie bien comme il faut, appréciations bienveillantes, et tout, et qui d'une part, ne pouvait pas encadrer un petit et ça transpirait à chaque fois qu'elle s'adressait à lui, ou, sérieusement, à propos d'un autre : "oh, de toute façon, celui-là, inutile que je me fatigue, il a un grand vide entre les oreilles".

Retour à Freinet, avec mon expérience de powow relatée plus haut. Elle ne m'a pas fait que sourire, elle m'a aussi fait frémir, lorsque les gentils-membres se sont appesantis sur les vertus du "message clair". Il s'agit d'institutionnaliser la stygmatisation d'un élève par ses petits camarades s'il les défrise : ainsi, les élèves, comme des grands, se réunissent en conseil, et mettent leur pote sur la selette très cérémonieusement en lui balançant leur griefs (avec président, secrétaire, rapporteur (!) bref toute l'artillerie dont ces gens ont la manie, y compris lors du pince-fesses auquel j'ai assisté). S'il persiste, on passe aux sanctions, toujours initiées par les chérubins. Je ne sais pas vous, mais je trouve tout ce fatras de la pédagogie institutionnelle peut-être efficace pour les élèves très durs, mais en tout cas à gerber. Et je trouve sain le face-à-face prof/élèves, où ces derniers, solidairement, vont toujours chercher à nous taquiner, à tirer un peu au flanc, etc. C'est de bonne guerre. Alors que cet esprit de flicage et de délation, beurk... Au nom d'une prétendue citoyenneté, en plus. De quelle république de cauchemar ?
C'est un peu dans le même esprit que la "chef du bureau de valorisation des innovations pédagogiques" citée plus haut. Ca fait vraiment machin à la Orwell. Ils ont oublié de préciser "spontanées, et sans aucun souci de se faire mousser auprès de la hiérarchie ou de se démarquer de ces minables de collègues". On pourrait aussi créer un "bureau de vérification du plein exercice de la liberté pédagogique", avec un chef, ça va sans dire, sinon, c'est pas drôle. Nul doute que ça donnerait un monstre à six têtes d'inquisiteurs. Je sais pas vous, mais moi, au contact du mammouth, je suis en train de virer anar. Anar républicain, ça le fait, non ?

Écrit par : Perceval | 05 avril 2007

"Que certains moqueurs arrêtent de se référer à une caricature préhistorique sur les sciences de l'éducation qui savent contribuer à l'amélioration des pratiques."

Ecrit par : Yves | 04 avril 2007

Tout le monde sait que les sciences de l'éducation peuvent être utiles, et que ceux qui cherchent en ce domaine trouvent parfois. Sauf en ce blog, ou le credo commun de quasiment tous les participants est: "chercheur en sciences de l'éducation honnête = oxymore!"

Écrit par : Christophe Sibille | 05 avril 2007

"Anar républicain, ça le fait, non ?"

Ecrit par : Perceval | 05 avril 2007

Bel oxymore! Je revendique aussi l'appellation.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 avril 2007

Après lecture des programmes des différents candidats relatifs à l'école, je note simplement que celui qui est le plus proche de vos idées ( et des miennes) sur l'école, c'est JMLP
Je comprends que cela puisse enrager mais c'est la vérité.

Écrit par : Maxime | 05 avril 2007

Après lecture des programmes des différents candidats relatifs à l'école, je note simplement que celui qui est le plus proche de vos idées ( et des miennes) sur l'école, c'est JMLP
Je comprends que cela puisse enrager mais c'est la vérité.

Ecrit par : Maxime | 05 avril 2007

Oui Yves, mais aussi (et surtout sa fille Marine Le Pen), Philippe de Villiers, Nicolas Sarkozy et François Bayrou...

Ce qui ne veut pas dire que tout ces gens-là sont à mettre "dans le même sac".

Il se trouve que j'ai eu à faire à Le Pen et surtout à son entourage (Bernard Anthony en particulier) à l'école "militaire" de Sorèze dans le Tarn, que j'ai dirigée pendant quelques mois avant d'être obligé jeter l'éponge, une école privée catholique sous contrat d'association, infiltrée par le FN et aujourd'hui heureusement fermée et que je connais par expérience la distortion entre les paroles et la réalité chez ces gens-là. Je ne leur fais pas confiance.

En ce qui concerne Sarkozy, je le trouve un peu trop diabolisé par certaines personnes sur ce blog; je trouve abusif par exemple de le traiter de fasciste et je trouve que ses discours,en particulier celui de Maison-Alfort sur l'éducation, même si ce n'est pas lui qui les écrit entièrement, ont une certaine tenue.

Quant à François Bayrou, que je connais un peu et que je trouve le plus sympathique des trois (mais que vaut la sympathie en politique) je m'inquiète un peu depuis la dernière intervention de notre ami Pedro Cordoba, pour lequel j'ai la plus grande estime et son "principe de Condorcet"...Si voter Bayrou, c'est retrouver la gauche au pouvoir dans 5 ans, très peu pour moi.

Voilà, j'attends le retour et la volée de bois vert de certains, mais que voulez-vous, on ne se refait pas.

Une dernière chose, j'ai été principal adjoint faisant fonction dans un collège des Hauts- de -Seine en 95 (900 élèves, 21 nationalités différentes). A l'époque , c'était Charles Pasqua qui était président du conseil général des Hauts-de-Seine. Un homme détesté par la Gauche. Eh bien je dois dire que (et là encore je vais me faire très mal voir) le conseil général faisait beaucoup pour l'école et en particulier pour les collèges sensibles (études dirigées dans toutes les classes en particulier).

C'est depuis ce temps-là que je réfléchis moins en termes d'idées et de grands principes, qu' en termes d'hommes, de situations et de "complexité".

Écrit par : Robin | 05 avril 2007

Bonjour à tous,
J'ai du mal à rattraper mon retard et je vais forcément dire un petit mot hors-sujet. Je viens de lire " Dans la fournaise " ouvrage tiré à 600 exemplaires et publié par l'association du Mémorial des batailles de la Marne à Dormans. L'auteur est un soldat de la guerre 14-18 tué par un odbus dans la Somme après avoir connu Verdun. Issu d'une famille très modeste de 9 enfants ,il est reçu à l'Ecole Normale inférieure de la Marne en sort à l'âge de 18 ans, exerce à Sézanne et à Châlons sur Marne. En 1914,âfé de 24 ans il part à la guerre. Dans les tranchées, il note sur de petits carnets les événements et les réflexions de la vie dans les tranchées. La famille jusque là n'avait pas voulu faire connaître les quatre carnets. Il s'exprime bien, écrit à ses frères et soeurs ce qui suppose plusieurs courriers et il lit : l'Illustration, Edmond Rostand et d'autres ,emportés dans les bagages. Un soir du 15 octobre 1915 dans les bois à l'ouest de la route de La Cheppe, troisième carnet, je remarque cette phrase: " Longue conversation avec de Gaigneron sur Epictète, le stoïcisme, la peur, la gloire ".( Je crois que de gaigneron fut un ami de Proust.)
Lire, réfléchir,dialoguer écrire pour garder sa dignité, garder espoir. Pas mal pour un petit instit qui vient du peuple. Et si c'était toujours d'actualité ?

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 05 avril 2007

Correction : âgé et de Gaigneron.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 05 avril 2007

Oui Yves, mais aussi (et surtout sa fille Marine Le Pen), Philippe de Villiers, Nicolas Sarkozy et François Bayrou...


J'oubliais, pour faire bonne mesure, Jean-Pierre Chevènement, l'homme de Gauche qui me paraît le plus proche des "grands ancêtres" : Jaurès, Blum, Mendès.

...La pointure un peu en-dessous.

...Mais que diable est-il allé faire dans la galère pilotée par S.R. ?

Écrit par : Robin | 05 avril 2007

"A propos, c'est quoi cette nouvelle drogue made in USA qui fait voir des trotskystes partout ? Et ces troskos, est-ce qu'on les voient roses comme les éléphants ?

Ecrit par : Un hussard | 04 avril 2007

J'ai écouté ce matin France Culture, qui n'est pas vraiment de droite, où parlait un neurochirurgien d'Henri Mondor, Marc Pechansky, qui se prépare à voter Arlette Laguiller pour la cinquième fois (il faut de tout pour faire un monde.)

Ali Badou lui a posé la question : "Quel intérêt trouvez-vous à ce qu'il y ait trois partis trotskystes ? Cet émiettement de quelques pour cents de voix est-il avantageux ?"

Il me semblait bien que Cadichon n'était pas seul à dire qu'il y a trois partis trotzkystes.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 avril 2007

En réponse à Robin pour qui j’ai, moi aussi, une très grande estime :

On peut voter Bayrou pour deux raisons :

1. Parce qu’on pense qu’une alternance UMP-PS indéfiniment continuée est une mauvaise chose pour la France et qu’il faut essayer autre chose : c’est la thèse de Bayrou lui-même. Le danger, c’est que l’issue est incertaine. L’espoir, c’est que l’alternance telle qu’elle a lieu depuis 1981 (y compris dans la version « cohabitation ») n’a pas donné des résultats flamboyants. Or si la barque de l’aventure est menée par des hommes aussi tranquilles que Bayrou et ceux qu’il réunirait autour de lui, elle risque de louvoyer un peu mais pas de se précipiter dans l’abîme. On peut même penser que l’aventure proposée par Sarkozy – la « normalisation » sur le modèle américain – peut déboucher dans le contexte français sur de graves affrontements et être en définitive plus périlleuse.

2. Parce qu’on veut à tout prix éliminer Sarkozy. La seule solution rationnelle est alors de voter Bayrou. Voter Royal au premier tour, c’est élire Sarkozy au second. C’est ce que montre le « paradoxe de Condorcet » appliqué au moment présent et que confirment les sondages : on ne voit pas comment Royal pourrait remonter 8 points d'écart. C’est donc aux électeurs « royalistes » que s’adressait mon post. Inutile de répéter que je ne fais pas moi-même partie de ce groupe.

Il y a peut-être une troisième raison – qui serait la mienne si finalement je faisais ce choix. Je préfère ne pas trop l’expliciter ici par peur d’enlever des votes à Bayrou.

Quoi qu’il en soit, la « gauche » honnie par Robin et par moi-même, ne reviendrait pas au pouvoir dans 5 ans. C’est tout de suite que certains de ses représentants accèderaient aux plus hautes responsabilités. Cela provoquerait inéluctablement une recomposition immédiate de l’ensemble de la gauche – et pas seulement du PS. Si l’expérience Bayrou devait se réduire à une parenthèse et que la « gauche » revenait au pouvoir dans 5 ans, ce ne serait plus la même « gauche ». Idem d'ailleurs pour la droite.

Écrit par : Pedro Cordoba | 05 avril 2007

Bayrou, à peu près aussi sexy politiquement qu'un huissier de justice à Montluçon......quelle perspective d'avenir. Maintenant, en face du facho magyar, c'est vrai que c'est un modèle de démocratie.
Tiens à propos de NS (pas Nazional-Sozialistisch....quoique), il s'est fait piéger par Michel Onfray, vous savez l'André Rieu de la philo. Et il s'est oublié à dire que "pour sa part il inclinait à penser qu'on NAISSAIT pédophile". Autrement dit, on observe que ce monsieur tombe dans un invraisemblable délire nazi, celui de l'eugénisme.Et dans l'infâmie génocidaire de la DESIGNATION DE LA CULPABILITE PAR LA NAISSANCE..ça ne vous rappelle rien...... Alors, vous voulez voter pour cette sous-merde.....grand bien vous fasse. Petite précision quand même. Il a quand même une qualité: la franchise (en plus de la franchouillardise......): nul ne pourra dire qu'il ne savait pas.....

Écrit par : montaigneàcheval | 05 avril 2007

Lire, réfléchir, dialoguer écrire pour garder sa dignité, garder espoir. Pas mal pour un petit instit qui vient du peuple. Et si c'était toujours d'actualité ?

Ayant pas mal bourlingué, Hélène, je me suis aperçu qu'en matière de préjugés sociaux la France reste largement en tête...Par exemple l'idée que le travail manuel est une activité "inférieure et que la culture est réservée à une élite sociale.

Mon grand-père paternel a travaillé toute sa vie aux usines Citroën, quai de Javel, à Paris. Il avait été grièvement blessé (d'un coup de sabre turc ) aux Dardanelles et gazé à Verdun.

Je l'ai toujours vu un livre à la main et mon père me racontait qu'avant la guerre il lisait Les falaises de marbre d'Ernst Jünger qui est l'un des livres les plus prophétiques et les plus lucides que l'on ait écrit sur le nazisme.

Ce sont ces deux préjugés antagonistes et complémentaires : le mépris du travail manuel et la conception de la culture comme "vernis social" (littérature, mais aussi éducation musicale et artistique) qui expliquent en grande partie la situation de l'école française aujourd'hui.

Et ce n'est pas parce qu'il m'arrive de pester contre les "pédagos" que je suis pour autant satisfait de la situation actuelle dans les établissements "de centre ville", qu'ils soient publics ou privés.

je termine par deux citation des Falaises de marbre que certains considèrent comme le plus beau roman de ce siècle :

"Profonde est la haine qui brûle contre la beauté dans les coeurs abjects" (pg. 67)

"Tout enseignement authentique est chose de l'esprit, et l'image des maîtres excellents nous assiste dans la détresse." (pg. 160)

Les Falaises de marbre d'Ernst Jünger, traduction Henri Thomas, L'imaginaire/Gallimard, N°47

Écrit par : Robin | 05 avril 2007

Oui Yves, mais aussi (et surtout sa fille Marine Le Pen), Philippe de Villiers, Nicolas Sarkozy et François Bayrou...


pas Yves, Maxime !

Écrit par : Robin | 05 avril 2007

à FGuichard
Il est sans doute nécessaire d'enfoncer de temps en temps une volée de porte ouvertes, et de préciser à certains qu'une note brute est plus humiliante et moins comprise qu'une note expliquée, ce n'est pas pour autant que çà légitime l'existence d'une "science" de la docimologie, ni des "spécialistes" qui en font commerce. La "moquerie" dont je fais usage n'est que le moyen de réprimer la colère que m'inspirent tous ces "spécialistes" auto-proclamés et leur jargon insupportable, individus qui sévissent partout et pas seulement en "sciences de l'éducation".
Bien sûr, Christophe, il y a des chercheurs qui trouvent, mais, pour autant, était-il nécessaire de dissocier les "sciences de l'éducation" de la psychologie dans les cursus universitaires, sinon pour permettre à des incompétents (sauf dans le domaine de leur propre auto glorification) de se faire une place au soleil ?
L'unviersité, et notre monde en général, crève de ce trop-plein de spécialisation, dans tous les domaines.

Écrit par : yann | 05 avril 2007

Ce n'est pas , Christophe, "chercheur en sciences de l'éducation honnête = oxymore", c'est "chercheur en sciences de l'éducation (honnête ou pas) = inutile prébendé et pontifiant". Voyez Meirieu, Goigoux, Antibi, Dubet, et consorts. Avouez que ces gens-là absorbent de l'argent public et ne servent strictement à rien.


Yves, vous avez l'ardeur et le manque de recul des néophytes. Il n'y a aucun mépris dans mes propos. Simplement, de l'agacement à voir tous ces "inutiles prébendés et pontifiants" qui font de l'enseignement une chose terriblement compliquée, à la limite infaisable. C'est grotesque d'imaginer que si on n'a pas lu les 20 000 pages de bavardage creux de Meirieu, qui reste, je vous le rappelle, le gourou vénéré des "pédagos", on ne peut pas enseigner. Je crois plutôt que c'est le contraire: Meirieu corrompt, en matière d'éducation, tout ce qu'il touche.
Quand je lis sous votre plume "mener un projet éducatif", je frémis, parce que je trouve que c'est une présentation pédante d'une chose toute simple, qui est "enseigner", ou "instruire vos élèves"!
"Comment débattre dans ces conditions?", dites-vous. Mais, précisément, les gens que vous avez pris étourdiment comme maîtres à penser se moquent éperdument de débattre: voyez Meirieu (Monsieur-Je-sais -tout), voyez Frackowiak ("la liberté pédgogique doit être interdite"). Ils passent leur temps à jeter des anathèmes. Ce ne sont pas des paisibles, mais des belliqueux!
Vous-même partez en guerre contre les enseignants qui humilient leurs élèves au lieu de les aider. C'est un thème cher à Meirieu. Mais, cher Yves, vous êtes-vous rendu compte que ça n'existe pas, des enseignants qui humilient leurs élèves. Sauf peut-être en nombre infinitésimal et parce qu'il y a dans toutes les professions des éléments plus faibles. C'est donc votre façon de présenter les choses qui est maladroite, car vous vous mettez , cela va de soi, du côté des "bons enseignants", ceux qui "encouragent leurs élèves", comme si c'était une exception, alors que c'est la norme, et que finalement vous parlez pour ne rien dire.
C'est ça l'esprit des sectes, croire qu'on a une vérité que n 'ont pas les autres, et qu'on va leur en remontrer, à ces autres...
D'ailleurs vous seriez prêt à envoyer Hamon dans une de mes classes en expédition punitive, c'est tout dire...

Écrit par : Jean | 05 avril 2007

et finalement vous parlez...

Écrit par : Jean | 05 avril 2007

Au sommaire du nouvel obs, cette semaine , "Qu'est-ce qu'un bon prof ?" :
http://hebdo.nouvelobs.com/p2213/index.html
A savourer lentement, avec délice. Tous vos préférés sont là, au garde à vous !
Bonne lecture. Moi, je m'en régale d'avance....

Écrit par : yann | 05 avril 2007

Donc, en résumé, d'après l'obs, vous êtes :
- cultivés
- pas franchement pédagogues
- élististes
- fainéants
- trop bien payés
- politisés
et je ne parle pas des vacances ...

D'après Hamon, cultivés, c'est pas si bien que çà, vous êtes trop axés sur votre discipline, et pas assez sur les zapprenants ( à la limite, la connaissance de votre discipline, on s'en fiche un peu).

Qui répond ?

Écrit par : yann | 05 avril 2007

L'université, pas l'unviersité.
Encore cette méthode globale ..

Écrit par : yann | 05 avril 2007

Encore ce sinistre crétin de Hamon!

Écrit par : Jean | 05 avril 2007

"Tiens à propos de NS (pas Nazional-Sozialistisch....quoique), il s'est fait piéger par Michel Onfray, vous savez l'André Rieu de la philo."

Ecrit par : montaigneàcheval | 05 avril 2007

Ma parole, vous détestez la musique à ce point, pour aimer autant André Rieu, Montaigneàcheval? Avez-vous lu le "traité d'athéologie"? Excellent livre!

Écrit par : Christophe Sibille | 05 avril 2007

"Tous vos préférés sont là, au garde-à-vous!"
Les voilà, Yves, tous les "inutiles prébendés et pontifiants" dont vous avez fait vos maîtres à penser.
Ces demi-intelligents qui passent leur temps à pérorer sur la meilleure manière de faire classe alors qu'ils n'ont plus d'élèves depuis longtemps, ou même n'ont jamais enseigné à de vrais élèves, voleraient en éclats dans les cinq minutes devant une classe réelle, avec leurs idées fausses sur la pédagogie, avec leur charabia. Hamon, par exemple, est un transfuge du terrain, quelqu'un qui a préféré, prudemment, prendre la tangente. Sans doute s'est-il aperçu rapidement qu'il n'était pas fait pour l'enseignement. Alors il se rattrape en en causant ... dans le vide. Comme les autres figures de cette Cour des Miracles.
Notez comment les medias de gauche déroulent le tapis rouge devant ces marchands d'illusion.

Écrit par : Jean | 05 avril 2007

Très bon article, (celui de l'obs)! Il écrivent même que la pédagogie s'apprend, c'est dire!

Écrit par : Christophe Sibille | 05 avril 2007

Mais ils parlent de Jean-Paul en premier!

Écrit par : Christophe Sibille | 05 avril 2007

FLORILÈGE DU NOUVEL OBSERVATEUR.

Il faut bien comprendre QUI PARLE dans le dossier, rien que des pointures, des épées, des cadors, des « grands éducateurs », bref, des gens qui n’ont jamais vu d’élèves ou alors pas à moins de 50 m depuis des années. Et quand au message c’est la vulgate pédagogiste dont les pseudo journalistes se font aussi sans aucune vergogne les missionnaires. Comment le profane peut-il y voir clair quand on lui assène de la propagande qu’on dirait tirée des Cahiers pédagogiques ?
En couverture du numéro... Ségolène !
Allez, régalons-nous bien de ce délicat fumet de vieille soutane :


« Gilles de Robien, de son côté, a fait le ménage dans les décharges horaires qui n’avaient plus lieu d’exister, réalisant une économie équivalant à 23 000 professeurs plein temps.

N. O.- Quels peuvent être les points faibles des enseignants ?
H. Hamon. - Le fait qu’au départ ce qui les passionne, ce ne sont pas les élèves, mais leur discipline. D’où leur résistance à la bivalence, le fait d’enseigner deux disciplines : l’amour, ça ne se partage pas. Cette culture disciplinaire nuit au travail collectif. Or les bons établissements sont ceux où les maîtres participent beaucoup et ensemble à la vie scolaire.

En banlieue, le « bon prof » sait que sa classe met cinq minutes à s’installer, au bas mot, que le bon vieux chahut a cédé place au brouhaha. Cela choque les anciens.

Pour couronner le tout, les critiques les plus outrancières font florès. « Notre société a compris qu’il était de toute première urgence de fabriquer les personnels acculturés dont le marché a besoin », tempête Jean-Paul Brighelli, auteur du pamphlet à gros tirage « la Fabrique du crétin » (Gallimard Folio/Documents).
Il n’empêche que dans un contexte de rigueur financière, où il faut raisonner à budget constant, le discours et les pratiques des organisations syndicales se crispent. La langue de bois corporatiste interdit toute analyse rationnelle des difficultés de l’institution scolaire. Au risque de faire le lit de l’enseignement privé.

Dans les deux tiers des cas, quatre types de carences sont manifestes : les pratiques pédagogiques ne prennent pas suffisamment en compte l’hétérogénéité ; les enjeux de la discipline sont mal perçus ; le projet pédagogique n’existe pas [...] ; la pédagogie, essentiellement du type oral et directif, donne le monopole du discours au maître...» Ils ne dénoncent aucune mauvaise volonté, bien entendu. Juste l’absence de savoir-faire. De savoir-transmettre.

certains professeurs, purs produits d’un système élitiste, ont du mal à renier leurs origines», constate Bernard Toulemonde, inspecteur général honoraire de l’Éducation. Comme le théorise le mathématicien André Antibi avec la « constante macabre », il a pris l’habitude inconsciente de répartir systématiquement les copies en trois groupes, quel que soit le niveau de la classe : les bonnes, les moyennes et les mauvaises.

En moyenne, les professeurs ne travaillent pas assez avec leurs élèves. Même si nous en connaissons qui travaillent beaucoup ! La preuve ? Certains ont le temps d’avoir des activités secondaires rémunérées : l’un fait du soutien scolaire dans une officine privée, l’autre écrit des livres scolaires, celui-là est répétiteur dans un établissement d’enseignement supérieur, celui-ci fait de la formation continue..., rappelle Claude Thélot. C’est un gâchis collectif. L’organisation du métier, trop peu orienté vers l’accompagnement des élèves, ne permet pas de rendre le meilleur service à la nation.

Mais il ne faut guère accorder de crédit à l’étude de l’économiste Robert Gary-Bobo, souvent cité par les syndicalistes enseignants : le pouvoir d’achat des professeurs aurait baissé de 20 % depuis vingt-cinq ans. « Il y a là des erreurs méthodologiques graves. L’auteur a notamment omis d’intégrer dans ses calculs tout ce qui peut s’ajouter au traitement de base des professeurs : indemnités de suivi et d’orientation des élèves pour tous les professeurs du secondaire (97 €), de ZEP (93 €), de professeur principal (114 €), d’heures supplémentaires (104 €)... », explique Daniel Vitry, directeur de l’Évaluation, de la Prospective et de la Performance au ministère de l’Éducation.
[Ciel ! Pire que les grands patrons !]

Lors des grandes mobilisations contre la loi Fillon en 2005, et contre le CPE au printemps 2006, on a vu des élèves grévistes par procuration. Les professeurs ont préféré envoyer les jeunes dans la rue plutôt que de perdre des journées de salaire...», dénonce Corinne Tapiero, présidente de la Peep à Paris, la deuxième fédération de parents d’élèves. »

Écrit par : Lariba | 05 avril 2007

Mon dernier message était une réponse à celui de Jean, et non, ce qu'on pourrait croire vu l'endroit où il se trouve, (effet "d'entrecroisement" des messages), une remarque négative sur le fait que l'obs ait interviewé Jean-Paul! Je préfère le préciser.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 avril 2007

C’est tout de suite que certains de ses représentants accèderaient aux plus hautes responsabilités.

Oui, Pedro, c'est bien ce que j'avais compris, j'ai pensé et tapé trop vite en écrivant "dans cinq ans".

Si j'osais, je vous demanderais quelle est, selon vous, la troisième raison de voter pour François Bayrou.


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Certes, Nicolas Sarkozy est habile...

Mais Madame Royal dit n'importe quoi, et Bayrou "item".
Et derrière eux se profile les grandes ombres de Meirieu et de Frackowiak, ces illuminés qui, alors que déjà l'économie lui porte déjà des coups sensibles, veulent "sponte sua" vider l'école de sa substance, de tout ce qui peut en faire un lieu de respiration pour l'âme.

Ecrit par : Jean | 02 avril 2007

"Un lieu de respiration pour l'âme".

Je n'avais pas lu votre post, Jean.

Merci pour cette belle définition de l'école qui rejoint celle des talmudistes rapportée par Patrick : " Le monde ne tient que par le souffle des enfants qui étudient."

(souffle se dit "ruah" en hébreu et signifie "âme", mais avec une idée de vie, de densité et d'incarnation que le mot "âme" ne possède pas (ou plus). "ruah" = esprit = souffle de vie.

Écrit par : Robin | 05 avril 2007

Mon grand-père paternel a travaillé toute sa vie aux usines Citroën, quai de Javel, à Paris. Il avait été grièvement blessé (d'un coup de sabre turc ) aux Dardanelles et gazé à Verdun.

J'ai oublié, tellement ça allait de soi, la SFIO, le congrès de Tours, le refus de la scission (création du PCF), le Front populaire (unité d'action avec le PCF mais rejet de l'idéologie communiste) et la participation active aux grèves de 36.

Écrit par : Robin | 05 avril 2007

"Il me semblait bien que Cadichon n'était pas seul à dire qu'il y a trois partis trotzkystes. "

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 05 avril 2007

Pardon, mais quoi qu'en disent les gentils journaleux, ce compte ne tombe pas juste. Jusqu'à preuve du contraire, les candidats trotskystes sont au nombre de deux : Laguiller et Besancenot.

Qui est donc le (ou la) troisième ?

Écrit par : Un hussard | 05 avril 2007

"Ma parole, vous détestez la musique à ce point, pour aimer autant André Rieu, Montaigneàcheval? Avez-vous lu le "traité d'athéologie"? Excellent livre!

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 avril 2007"


MàC a raison sur Onfray. Le traité d'athéologie est un livre pédant et bourré de lieux communs. Bon, d'accord, le passage sur Paul de Tarse est marrant. Mais à part ça, c'est bourré de lieux communs (et c'est un mécréant qui le dit). Et c'est à la limite de la publicité mensongère de faire passer ça pour un livre de philo. Ce n'est qu'un vulgaire pamphlet.

Écrit par : Japhet | 05 avril 2007

Qui est donc le (ou la) troisième ?

Un bonhomme moustachu (enfin je crois), avec une écharpe de maire et un accent méridional. Je ne me souviens plus de son nom

Il a été troskyste, mais il jure qu'il ne l'est plus.

C'est vrai qu'on est quand même un peu "folklo" comme pays avec nos deux ou trois candidats trotskystes et nos trois cents et quelques variétés de fromage.

Mais bof, ça fait partie de notre "charme"...et ça n'est pas méchant ; ça fait plutôt sourire...comme les chansons de Charles Trénet.

Écrit par : Robin | 05 avril 2007

Un bonhomme moustachu (enfin je crois), avec une écharpe de maire et un accent méridional. Je ne me souviens plus de son nom

Il a été troskyste, mais il jure qu'il ne l'est plus.

Non, ça n'est pas Lionel Jospin.

Écrit par : Robin | 05 avril 2007

Lariba, j'ai lu ce dossier du Nouvel Obs via le web sur les profs et je trouve scandaleux de formater la populace à ce point !!

Apparemment au départ je pensais me tromper mais je vois que nous sommes tous sur la même longueur d'onde.....

Écrit par : Sandra WAGNER | 05 avril 2007

"Un bonhomme moustachu (enfin je crois), avec une écharpe de maire et un accent méridional. Je ne me souviens plus de son nom.

Ecrit par : Robin | 05 avril 2007

Vous voulez parler du maire socialiste de Mailhac, Schivardi ?
Alors reprenons. Si l'on intègre les socialistes dans les candidats trotskystes, il faut donc ajouter Schivardi et Royal.

Nous en sommes donc à présent à 4 candidats trotskystes.
Qui dit mieux ?

Écrit par : Un hussard | 05 avril 2007

Ce qui me sidère ce sont les propos de Marie Durut Bella alors qu'elle a réalisé un véritable best seller : l'inflation scolaire les désillusions de la méritocratie.....

Décidément les sectes pédagogistes ont de beaux jours devant elles si l'on n'y prête pas suffisamment d'attention !

Lamentable ! Je suis horrifiée rien qu'à l'idée de m'imaginer que le quidam du coin lira ce torchon sans le moindre esprit critique !

Écrit par : Sandra WAGNER | 05 avril 2007

Merci, Lariba, pour ces extraits édifiants du Nouvel Obs qui illustrent magnifiquement ce que je dénonce chez les "pédagos": leur fatuité, leur esprit faux, et leur inutilité.
Hamon fait fureur dans les trois genres. Tout le monde peut constater "de visu" que c'est bien un crétin notoire: car il faut en tenir une couche pour écrire des sottises telles que:"Cette culture disciplinaire nuit au travail collectif." ou bien: "Les bons établissements sont ceux où les maîtres participent beaucoup et ensemble à la vie scolaire." Quelle bêtise abyssale! D'ailleurs on hésite entre la bêtise et l'idéologie, car il y a, évidemment, derrière ces jugements définitifs, l'obsession "pédagogiste" d'en finir avec la transmission des disciplines, qui se traduit dans le "Changeons l'école" du SGEN, dans le "Enseigner autrement" du SNES.
On n'échappe pas à ce m'as-tu-vu d'Antibi, bien pratique pour cogner encore une fois sur les professeurs. On a droit aussi aux tics verbaux qui rendent intelligent et qui prouvent que l'on est de la secte: "projet pédagogique", "prendre en compte", "les enjeux", etc..
Ce qui est dommage, c'est que les medias laissent croire au bon peuple que l'Education nationale, c'est ça, un ramassis de discoureurs déconnectés.

Écrit par : Jean | 05 avril 2007

Les pédagogistes sont partout.

Voici le résumé que j'ai fait d'une conférence de Bentolila, écouté avec respect et vénération par une assemblée visiblement acquise à ses idées.

(Je rappelle au passage que ma fille est la seule enseignante de CP sur 25 à utiliser une méthode alphabétique et qu'elle a subi une tentative d'intimidation de la part de son inspectrice.)

Conférence d’Alain Bentolila du samedi 31 mars 2007-04-02

Grand théâtre bondé d’enseignants.
La présentatrice annonce ses titres, en particulier qu’il vient de recevoir le « Prix d’essai » de France-Télévision, désigné par des « experts ». ( ??? Pas de précisions sur ces fameux experts.)

Il vient d’écrire un livre : « Le verbe contre la barbarie ».
« C’est un vrai discours humaniste, dit-elle, qui veut lutter contre l’illettrisme sous toutes ses formes. »

Bentolila prend la parole.

« C’est un livre de maturité. J’ai pris des distances avec mes idées anciennes.
Les théories doivent être confrontées aux réalités du terrain.

Je ne suis lié à aucun parti politique, je parle au nom de mes convictions personnelles.

1) Le pouvoir du verbe.

Quand on entend des journalistes dire injection au lieu de injonction, conception au lieu de consomption, il y a un problème.

L’enfant se dit : « Vont-ils me comprendre comme je désire l’être ? »

Ceci se passe dans la cour d’une école.
La maîtresse trace à la craie sur le sol l’ombre d’une petite fille, puis recommence plusieurs fois quelques temps après.
Cela dessine sur le sol comme les pétales d’une fleur.
La maîtresse interroge les enfants. « Qu’est-ce que vous voyez sur le sol ? » Tous les enfants répondent : « C’est une fleur ».
Une petite fille dit timidement : « Maîtresse, je crois que ça a tourné. »

Le verbe porte la pensée.
Le langage est fait pour dire comment se passent les choses.

Cette petite fille rejoint Foucault et Copernic : « C’est parce que ».

La grammaire instaure des conventions incontournables.

La grammaire est subversive, va au-delà de la convention molle.
Elle permet de dire tout sur tout.
Elle donne le pouvoir de dire ce que personne n’a jamais dit.

Le lexique et la grammaire donnent un pouvoir exorbitant. Exemples : Le Pen, Céline.

Nous devons mettre cette dimension éthique au cœur de la langue.


2) La façon dont on va passer la maîtrise du verbe.

Il faut donner l’habitude de questionner.
Quand on n’a pas les mots, on ne peut pas questionner.

La langue est surtout faite pour parler à ceux que l’on n’aime pas. ( ?? Je ne me souviens plus du sens donné à cette phrase pour le moins mystérieuse. A.M.V.)

L’enfant doit être porté par l’ambition de dire ce qu’il ne connaît pas.
Il a besoin de la distance, n’a pas besoin du discours de la rue.

Quand la famille ne peut assumer cela, l’école doit l’assumer encore plus.

Si un petit enfant raconte quelque chose d’incompréhensible, il faut lui poser des questions, l’enfant va réfléchir, donner des détails.

3) Comment entrer dans le monde de l’écrit avec un langage mal maîtrisé.

Nous désirons laisser une trace sur l’intelligence de l’autre, c’est pourquoi nous parlons.

Si on ne peut parler, si on n’a pas les mots pour parler, on aboutit à la violence. C’est là que se situe le défi essentiel.

4) Ma vision de l’école.

Au CP, on donne à l’enfant les clés de l’écrit.

O R AN G ER

L’enfant arrive à déchiffrer ce mot, car il sait relier tous les phonèmes et les graphèmes.
Mais s’il ne connaît pas le sens du mot oranger, son cerveau lui dit : « Il n’y a pas d’abonné au numéro que vous demandez. » Chaque fois qu’il ne connaît pas le sens d’un mot, même s’il arrive à le déchiffrer, si ce mot est inconnu de lui, son cerveau lui dit la même chose. Et il finit par se dégoûter de lire.

Ce n’est donc pas seulement une question de méthode.

Quelle que soit la méthode, si l’enfant ne connaît pas le sens du mot, il apprendra très difficilement à lire. Je l’ai dit au ministre Monsieur de Robien, qui l’a bien compris.

Je crois à une école lucide et généreuse.

Il y a bien des écoles qui réussissent : l’école finlandaise, l’école suédoise. Pourquoi pas la nôtre ?

Pour les leçons de grammaire, il faut constituer des groupes de cinq ou six enfants, comme pour « la main à la pâte ». Le maître est quand même là pour guider les enfants.
Il met un mot sur la table, et les enfants entament une discussion.
Les ateliers de réflexion sont indispensables. »

Puis on passe aux questions.
Un jeune enseignant demande si « la grammaire ne tue pas la créativité de l’enfant. »

Réponse : « C’est la convention de la grammaire qui nous libère, elle est nécessaire. »

Une maîtresse de lycée professionnel se dit « désespérée de voir que ses élèves ne maîtrisent absolument pas la langue française », elle est « terrorisée de les voir ainsi inaptes à entrer dans la vie active, par suite des insuffisances du collège. »

Réponse : « Moi aussi, j’ai des élèves bac + 4 qui disent des choses incompréhensibles, la démocratisation ne se décrète pas.

On n’a pas changé grand-chose en 40 ans dans l’éducation nationale, et on n’a jamais mis les moyens qu’il fallait. Quelle lâcheté ! »

Les "distances" qu'il a prises avec ses idées anciennes ne vont pas jusqu'à renoncer à sa funeste méthode "Gafi le Fantôme", qui se vend beaucoup, trop juteux sans doute, de même qu'aux conférences qu'il donne, grassement payées parait-il.

Anne-Marie.

Quant à Claude Thélot, l'école se borne pour lui à "former les jeunes gens à vivre ensemble", en une heure d'interview, il n'a pas prononcé une fois le mot instruction. Son livre "où en est l'école aujourd'hui" écrit avec Christian Forestier, et préfacé si je me souviens bien par Jean-François Launay (je ne dirai pas ce que je pense de lui : la même chose que de Sylvain Grandserre) et Hervé Hamon, que du beau monde qui ont le pédagogisme chevillé au corps.)

Tout le monde semble avoir oublié le fameux "Grand Débat", qui n'a aboutit ...à rien.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 avril 2007

Ce qui m'horripile c'est que l'on prenne le citoyen lambda de base pour un imbécile pur souche !

Écrit par : Sandra WAGNER | 05 avril 2007

Merci, Lariba, pour ces extraits édifiants du Nouvel Obs qui illustrent magnifiquement ce que je dénonce chez les "pédagos": leur fatuité, leur esprit faux, et leur inutilité.

Oui, Jean, mais aussi une faculté toujours intacte de nuisance et un pouvoir d'influence que nous avons tendance à sous-estimer parce que nous avons effectivement autre chose à faire et à penser.

Je trouve l'article du Nouvel Observateur particulièrement odieux et je ne comprends pas que Jean Daniel laisse passer ce tissu de malveillance, de mensonges et de stupidités.

Comme ils nous en veulent et comme ils ont le don, ces "nouveaux clercs" gorgés de ressentiment de se faire valoir en poignardant leurs "collègues" (si l'on peut dire, puisqu'ils ne sont plus sur le terrain depuis des années) dans le dos.

C'est nullissime et répugnant.

Écrit par : Robin | 05 avril 2007

Comme ils nous en veulent et comme ils ont le don, ces "nouveaux clercs" gorgés de ressentiment de se faire valoir en poignardant leurs "collègues" (si l'on peut dire, puisqu'ils ne sont plus sur le terrain depuis des années) dans le dos.

C'est nullissime et répugnant.

Ecrit par : Robin | 05 avril 2007

Et ne nous y trompons pas, ce que disent ces nouveaux clercs, c'est exactement ce que Ségolène Royal pense de nous.

Écrit par : Robin | 05 avril 2007

Anne-Marie,
Seuls quelques naïfs ont cru, à l'époque, que le Grand Débat servirait à quelque chose. Il était évident que les réponses étaient dans les cartons avant même qu'il ne commence.
Quant à Bentolila, c'est ce qu'on appelle un cas. Il débite un discours interminable et oraculaire, globalement confus. Il a dû s'imaginer un jour que si l'on était obscur, on avait une chance de passer pour intelligent. Or l'intelligence, c'est ce qui lui manque. Si vous voulez, c'est une espèce de Lacan, mais un Lacan moins l'intelligence et le génie!
Pour reprendre le mot de Clitandre dans les "Femmes savantes" à propos de Trissotin, "On cherche ce qu'il dit après qu'il a parlé."
Je me demande comment Gilles de Robien, qui a l'esprit clair - on doit lui reconnaître cette qualité - a fait pour faire semblant de comprendre quoi que ce soit à ce que lui racontait Bentolila. Je pense qu'il s'est contenté d'opiner du chef, ce qui n'engage pas à grand-chose!
Quand il est clair, Bentolila est commun, ou carrément faux.
Par exemple, revoilà la Finlande, dont on oublie de dire que ce pays a le plus fort taux de suicides de jeunes! Revoilà "la main à la pâte", cette absurdité sans nom qui fait perdre pompeusement leur temps aux enfants et ne leur apprend rien.
Et il est complètement faux de dire qu'un enfant apprendra difficilement à lire s'il ne connaît pas le sens du mot. C'est encore une fois une affirmation orientée. La vérité est qu'un enfant peut parfaitement déchiffrer un mot nouveau sans en connaître le sens. Il aura ensuite le réflexe de demander à un adulte quel est le sens de ce mot. Et puis, que je sache, dans une méthode de lecture pour CP, on n'emploie que des mots tirés du monde familier de l'enfant. Il faut être un peu barjot pour faire autrement.

Écrit par : Jean | 05 avril 2007

"Nullissime et répugnant, malveillance, mensonges, stupidités, ressentiment"...
C'est tout à fait ça, Robin.
Voilà les titres de gloire, Yves, de ceux que vous admirez!

"Gorgés de ressentiment"... Que c'est bien dit!

Ne jamais oublier que tous ces petits marquis ridicules et infatués d'eux-mêmes se pressent autour de Madame Royal.

Écrit par : Jean | 05 avril 2007

Et que Bayrou ne dédaignerait pas de réformer avec eux l'Education nationale... C'est ce qu'il a dit: réformer avec les pédagogues et les syndicats...
On n'est pas sortis de l'auberge!

Écrit par : Jean | 05 avril 2007

"Pour les leçons de grammaire, il faut constituer des groupes de cinq ou six enfants, comme pour " la main à la pâte".
Le maître est quand même là pour guider les enfants.
Il met un mot sur la table et les enfants entament une discussion."
Bentolila (dans le post d'Anne-Marie ci-dessus).

C'est piqué chez Meirieu. Du pur Meirieu!
Ou comment ne rien apprendre aux élèves.
L"'enseignement de l'ignorance", comme a dit quelqu'un.
On en est toujours là, et le pouvoir de nuisance des "pédagogistes", Robin, reste intact.

Écrit par : Jean | 05 avril 2007

"Pour les leçons de grammaire, il faut constituer des groupes de cinq ou six enfants, comme pour " la main à la pâte"."

Quand même il ne faut pas tout refuser en bloc : une petite expérience "un pain dans le groin", avec pour objet d'étude certains de ces pédagos, ça pourrait être tentant !

Écrit par : Un hussard | 05 avril 2007

christophe Sibille, bravo, vous m'avez eu. Rhââââââââ c'en est fait, je succombe à votre flèche succube...
En effet, je voulais trouver une vacherie et ça me retombe sur la cafetière. Bien fait pour moi. Et j'irai donc à Canossa à canasson pour me faire laver de toute la honte qui s'empare de moi. "Traité d'Athéologie" est en effet un très beau livre, et bien sain en ces temps de saints...
alors André Rieu ira ailleurs avec son crincrin. Sûr qu'o, lui trouvera bien un cacheton .....à l'Institut des Sourds et Muets.
Vous avez raison Sibille. J'ai du cofondre Onfay et Meirieu...
BâV

Écrit par : montaigneàcheval | 05 avril 2007

Quand même il ne faut pas tout refuser en bloc : une petite expérience "un pain dans le groin", avec pour objet d'étude certains de ces pédagos, ça pourrait être tentant !

Ecrit par : Un hussard | 05 avril 2007

Je suppose que si je propose "la main de ma soeur dans la culotte du hussard", on va encore dire que je me moque ?
A moins que sainte Ségo ne dégaine sa circulaire ...

Écrit par : yann | 05 avril 2007

"MàC a raison sur Onfray. Le traité d'athéologie est un livre pédant et bourré de lieux communs. Bon, d'accord, le passage sur Paul de Tarse est marrant. Mais à part ça, c'est bourré de lieux communs (et c'est un mécréant qui le dit). Et c'est à la limite de la publicité mensongère de faire passer ça pour un livre de philo. Ce n'est qu'un vulgaire pamphlet."

Ecrit par : Japhet | 05 avril 2007

C'est un très bon pamphlet. Je n'ai jamais dit que c'était un bon livre de philo et, d'ailleurs, je m'en contrefous! Qu'avez-vous, d'ailleurs, contre les pamphlets? Après tout, les livres de Jean-Paul, Boutonnet and co en sont aussi!

Écrit par : Christophe Sibille | 05 avril 2007

Alors, le "pain dans le groin" sera pour vous, cher Yann, avec les compliments du hussard !

Écrit par : Un hussard | 05 avril 2007

"Je n'ai jamais dit que c'était un bon livre de philo et, d'ailleurs, je m'en contrefous!"

C'est ce que le titre laisse supposer. Il aurait dû en trouver un autre pour annoncer la couleur. Et dans le genre pamphlet, je préfère l'humour féroce de Jack-Alain Léger.

Écrit par : Japhet | 05 avril 2007

"Un soir du 15 octobre 1915 dans les bois à l'ouest de la route de La Cheppe, troisième carnet, je remarque cette phrase: " Longue conversation avec de Gaigneron sur Epictète, le stoïcisme, la peur, la gloire ".( Je crois que de gaigneron fut un ami de Proust.)
Lire, réfléchir,dialoguer écrire pour garder sa dignité, garder espoir. Pas mal pour un petit instit qui vient du peuple. Et si c'était toujours d'actualité ?"
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 05 avril 2007

IN YOUR DREAMS!.. et 3 fois hélas! et ce n'est plus d'actualité non pas parce qu'il n'y a pas la demande mais parce qu'il n'y a plus l'offre

Merci Anne-Marie Valette, pour ces précisions fort précieuses sur Bentolila qui confirment ce que mes lectures m'avaient clairement indiqué et je me contentais de persiter in petto dans mon jugement même si la toute première fois où j'avais osé ici placer ce personnage dans la secte des Diafoirus, je m'étais fait rembarrer...
Comme tous les autres collabos, (Todorov, Hamon an Co) il sent que le vent tourne et va voler au secours de la victoire.
Comment les arrêter dans leurs belles envolées lyriques ?
Faire qu'arrive le Jour J, celui du Débarquement... de ce gang de cuistres. Je reprends mon idée d'il y a quelques mois:
Rouvrir l'île du Diable pour y envoyer cette clique infernale casser du caillou pour changer, et non plus nos enfants et leur école.

Le seul des 3 candidats possibles (j'exclus donc Le Pen qui ne passera heureusement jamais au second tour) qui puisse le faire doit répondre à deux exigences:
1. Avoir diagnostiqué correctement la source du problème qui plombe l'école dans la dictature de cette abjecte Nomenklatura, et il n'y a que Sarkozy qui l'a fait .

2. Avoir une base assez large de soutien pour lui donner les coudées franches et affronter les corporations de tout poil qui se spécialisent dans la défense des prébendes acquises.Comme ni Bayrou, ni Royal n'en sont capables, il n'y a que Sarkozy, par défaut, ce qui ne veut pas dire qu'il y parviendra mais il a l' avantage comparatif du point 1 que n'ont pas les deux autres.


Vu cette nuit sur TV5 un Esprits Libres avec Luc Ferry et Attali
où l'ex-ministre de l'EN fustigeait Allègre pour s'être mis à dos les syndicats et se glorifiait de 'N'avoir jamais eu à se plaindre d'eux"!! À la Direction des programmes il leur avait mangé dans la main pendant des lunes.

Rien de plus rageant que de se dire: ces gens-à prennent vraiment les électeurs pour des cons. à ceux-ci de leur montrer qu'ils se trompent et que comme le disait mon si cher et si regretté René Cusenier: Les Français y sont cons, mais y sont pas cons longtemps".

Écrit par : Cadichon | 05 avril 2007

A propos d'Onfray: il est à Boston ces jours-ci et vient même se produire demain soir à l'école de mes enfants, après avoir débité ses sornettes à Harvard et MIT. Ceux qui ont suivi mes commentaires sur la propension à la connivence circulaire qui caractérise les conférences de ce type dans nos " Institutions of Higher Learning" comprendront aisément que je préfère aller faire mes Pâques ailleurs. Je l'ai échappé belle. La période du Carême et de l'autoflagellation vient juste de finir!

Écrit par : Cadichon | 05 avril 2007

Qu'avez-vous pensé du téléfilm sur Piaget l'autre soir sur France 2 ? J'ai eu comme l'impression de regarder un bel exercice de propagande. Et vous ?
Péricles

Écrit par : Péricles | 05 avril 2007

Pour info, G. Schivardi, candidat dit « des maires » et porte-parole de la ruralité, est soutenu par le Parti des Travailleurs, qui est, effectivement, de sensibilité trotskyste -- lambertiste, très précisément, ci-devant OCI-AJS, pour les initiés qui voudraient tenter de comprendre quelque chose dans le maquis des appellations, à côté duquel le classement des grands crus de Bordeaux est une aimable plaisanterie…
His dictis, et avant que certain-e-s d’entre vous se mettent à ricaner, je signale que ce candidat, certes de façon maladroite, pose de vrais problèmes, ceux de la France rurale qui souffre et qui ne fait pas « recette » parce qu’elle ne trouve pas les canaux pour s’exprimer. Dans l’Aude, d’où Schivardi est originaire, les viticulteurs sont en train de commencer les soutirages de la vinification 2006. Ils ont encore en stock les récoltes 2005, parfois même 2004. Pas compétitifs. Leurs vins ne se vendent pas. Pas su s’adapter, les dinosaures. Alors ils se pendent, se tirent une balle, se suicident au pastis … J’en imagine parmi vous qui se disent que j’exagère et que je vous la joue pathétique. Oh que nenni. La misère en milieu rural est quelque chose d’effrayant – si bien que l’on a inventé le « RMI dérogatoire », que peuvent toucher les agriculteurs en -dessous du seuil de pauvreté. Ceux parmi vous qui vivent et travaillent à la campagne pourraient le confirmer : dans l’Aude, dans les Basses-Alpes, dans les Pyrénées-Orientales, et j’en oublie, les paysans claquent la dalle. Que de fainéants, d’assistés, de profiteurs du système, n ‘est-ce pas, amis sarkozystes ? Et en plus ils votent à droite, les malheureux ! Ils n’intéressent guère Big Mother, plus intéressée à nous faire croire, démagogue, qu’elle est une fan de rap et de slam ; ils se sont fait rouler dans la farine par Chirac, et ils ne lui en veulent même pas, pauvrets. Ne vous étonnez pas s’ils en viennent un de ces quatre à redescendre dans la rue, à saccager les rayons vin des grandes surfaces, qui bradent le produit en cassant les prix, à braquer les négociants, à leur vider les cuves dans le caniveau, à saccager les centre-ville comme de « vulgaires » loulous du 9-3. Alors bien sûr, Schivardi ne sait pas y faire, il se tient mal, c’est un maçon, pas un qui est sorti de l'IEP Paris, il roule les RRR, il n’a pas les manières, il dit que « le vin, c’est pas de l’alcool », et en plus, le naïf, il pense que l’école c’est fait pour instruire, vous vous rendez compte ?...
Gérard Schivardi n’est pas mon candidat, autant le dire tout de suite, (que vous ne me soupçonniez pas de faire de la propagande sur le blog !) mais j’avais envie ce soir de parler un peu pour lui, pour remettre de l’humain dans cette désolante campagne présidentielle. Je crois qu’on ne peut pas défendre les Humanités avec un grand H, comme nous essayons tous, à notre manière , de le faire, sans défendre aussi l’humain, le clampin basal, vous savez, le gars qui fait tourner la machine dans les soutes, et la fille qui essuie les verres au fond du café. Et traitez-moi de naïve et/ou de populiste si ça vous amuse, tant pis.

Écrit par : FGuichard | 05 avril 2007

Cadichon,

C'est Le grand Lucien Jerphagnon qui a tout appris à Michel Onfray. Il a un petit soupir désolé qui en dit long quand on lui parle de son ancien élève.

Le petit Michel Onfray est cent fois plus connu que le grand Lucien Jerphagnon et voilà qu'il s'exporte aux USA !

Il devrait intituler son prochain livre : "Eloge de l'imposture".

Écrit par : Robin | 05 avril 2007

A propos de l'article du Nouvel Observateur sur les enseignants :

Plus que les vacheries, c'est le ton sur lequel ils les décochent qui est le plus insupportable, ce ton léger, irresponsable et primesautier, reconnaissable au premier coup d'oeil, à mi-chemin de Cosmopolitan et de Laurent Ruquier, avec de temps en temps une citation de Roland Barthes pour faire intello.

Le genre de journaliste qui serait capable de transformer en vaudeville la tragédie du Darfour.

Écrit par : Robin | 05 avril 2007

Vu sur le blog de Pierre Assouline :
La Société civile des auteurs multimédias, de concert avec la Maison des écrivains, demande à l’État, d’agir afin que des émissions littéraires dignes de ce nom puissent exister à la télévision. Car au fond, c’est bien l’État le patron du service public et donc le haut responsable de cette désaffection et de la médiocrité qui en découle. France Télévisions a abandonné son rôle et sa charge de diffuseur culturel au pays qui se flatte d’être celui de l’exception culturelle. Après avoir arpenté le cimetière des défuntes émissions littéraires de France 2,3,4,5…, les rédacteurs de la pétition expriment ce qui risque fort de demeurer un vœu pieux :“(…) Aujourd’hui nous demandons à l’État qu’il rende au public ce qu’il lui doit : le goût de la découverte, l’appétit pour la culture, le désir de lecture. Nous demandons que les journalistes, les critiques, les réalisateurs puissent aujourd’hui réaliser à la télévision, aux heures de grande écoute, des portraits d’écrivains, des entretiens voire des émissions de plateau véritablement dédiés à la littérature. Nous demandons que soit donnée la parole aux auteurs, avec intelligence et respect, afin que leurs œuvres soient accessibles au plus grand nombre(…) Qui n’y souscrirait ? Le texte de ce Manifeste (que vous pouvez signer sur http://www.scam.fr/petition.html ) va être envoyé aux candidats à la présidentielle et leurs réponses publiées dans la presse. Si réponse il y a... On peut en douter étant donné l’absence aveuglante de la culture dans le débat électoral.

Écrit par : FGuichard | 05 avril 2007

FGuichard

J'ai apprécié votre mise au point sur Gérard Schivardi. Vous n'êtes ni naïve, ni populiste...voir au-delà des apparences et être sensible au malheur des autres, ce n'est pas un défaut.

Du coup, j'ai un peu honte de moi. Ca m'apprendra à faire le malin !

Vous avez raison à propos de la campagne. Tout le monde parle des ZEP, mais presque personne des collèges dans ces "zones rurales sinistrées".

Écrit par : Robin | 05 avril 2007

Je vous recommande un livre plein d'esprit d'Irène Fernandez, ancienne élève de l'Ecole normale supérieure, agrégée de philosophie et docteur ès Lettres, où elle répond à Michel Onfray et à son Traité d'athéologie :

Irène Fernandez, Dieu avec esprit, réponse à Michel Onfray, aux éditions Philippe Rey.

Écrit par : Robin | 05 avril 2007

"mon si cher et si regretté René Cusenier: Les Français y sont cons, mais y sont pas cons longtemps".

Ecrit par : Cadichon | 05 avril 2007

Il ne doit être ni si cher, ni si regretté, l'excellent René Cousinier dit: "la branlette", pour que vous osiez l'écorcher à ce point là pour le rebaptiser du nom d'un vulgaire apéritif.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 avril 2007

L'intelligence des mythes

par François Busnel

Dans un essai lumineux, Lucien Jerphagnon rend toute leur actualité aux sagesses antiques

La légende veut que son coup de foudre pour le monde antique lui soit venu en classe de sixième, un beau jour qu'il rêvassait sur une image des ruines de Timgad lors d'un cours de maths. Une voix terrible hurla alors au-dessus de ses oreilles: «Jerphagnon, vous me ferez deux heures!» Quelques années plus tard, de retour du camp de représailles où il effectua son STO après avoir été dénoncé par un de ses camarades, une autre voix retentit au fond de lui et prononça distinctement ces mots: «Va, et mets le bordel dans la tête des autres!»

Alors, Lucien Jerphagnon suivit les cours de Vladimir Jankélévitch, s'exila à Besançon, puis à Caen, et devint l'un des plus grands professeurs de philosophie du XXe siècle, un de ces êtres rares capables de renoncer aux vanités des œuvres personnelles pour former les têtes et forcer les âmes. Michel Onfray, qui fut son élève, chante encore ses louanges: «Il m'a appris à lire, écrire et penser.» Et, en effet, il suffit d'ouvrir l'un des nombreux ouvrages de Jerphagnon pour comprendre ce qu'Onfray veut dire: une écriture claire, un style pétillant, une pensée droite constellée de traits d'humour, et voilà qui suffit à rendre évidente une démonstration ardue ou un concept obscur. Lucien Jerphagnon est avant tout un formidable pédagogue: «Il ne faut pas conceptualiser, mais clarifier», répète-t-il à l'envi, comme pour justifier le choix qu'il fit de s'intéresser aux Grecs et aux Latins alors que la mode philosophique était à l'existentialisme ou à la phénoménologie. Plotin, Sénèque, Marc Aurèle, mais aussi saint Augustin (auquel il consacra douze ans de sa vie et dont il dirigea l'édition des Œuvres complètes dans la Pléiade) n'ont plus de secret pour nous depuis que Lucien Jerphagnon les a rendus à leur étonnante modernité.

Redécouvrir les mythes anciens. A 81 ans, le «vieux Jerph'» n'a rien perdu de sa vivacité. Même regard félin rempli de malice, sourire jovial vissé aux lèvres, érudition fougueuse qu'exprime le sarcasme et que couronne la joie. Lucien Jerphagnon est spirituel, dans tous les sens du terme. Son dernier essai, véritable bijou d'intelligence et de style, est sans doute son livre le plus personnel: le professeur d'histoire des idées délaisse enfin la pensée des autres pour s'aventurer avec audace sur le sentier de sa propre réflexion. Le résultat est éblouissant: impertinence et puissance, voilà ce qui caractérise cette invitation à redécouvrir les mythes anciens après les événements qui secouèrent le monde le 11 septembre 2001.

Jerphagnon part d'un constat classique: le XXIe siècle s'ouvre sur un vide métaphysique inquiétant, les transcendances ont déserté le quotidien et ce sont les marchés financiers, les fous de Dieu et les tarés de science qui se partagent le gouvernement des affaires humaines, édictant cette sotte maxime: «Circulez, y a rien à croire!» Peut-on se résoudre à n'être qu'une pièce dans cet immense rouage? «Non», tempête Jerphagnon. Et de nous raconter comment les mythes grecs, latins, hébreux ou assyriens réussirent, en des temps où la transcendance n'existait pas, à instaurer un dialogue fertile avec l'absolu, comment les philosophes de l'Antiquité réconcilièrent pensée mythique et pensée rationnelle, comment aujourd'hui nous pouvons, si nous le voulons, user du mythe pour plonger au cœur de l'homme.

Invitation à penser par soi-même. Excellente introduction aux mythes antiques, ce livre parvient à les rendre à l'ordre du jour sans pour autant les mettre au goût du jour. Pour cela, Jerphagnon se promène à travers les grandes philosophies d'antan en revendiquant un éclectisme jubilatoire qui le pousse à être tantôt sceptique, tantôt épicurien, tantôt stoïcien, mais jamais dogmatique. Lointain descendant de Lucien de Samosate (ce plaisantin qui, au IIe siècle de notre ère, moquait les philosophies officielles et proposait de vendre à l'encan les doctrines des philosophes), Lucien Jerphagnon, l'autre Lucien, invite à penser par soi-même et à entretenir l'espoir. Sa philosophie des mythes est incontournable, du moins pour qui refuse de céder aux sirènes du philosophiquement correct.

Les dieux ne sont jamais loin
Lucien Jerphagnon
éd. DESCLEE DE BROUWER
224 pages
19,5 €

Excusez-moi de ce texte un peu long, mais il faut absolument lire le maître Lucien Jerphagnon et laisser tomber l' élève.

Écrit par : Robin | 05 avril 2007

Merci, Robin, ça donne envie de le lire... Mais on n'est pas obligé de laisser "tomber l'élève" pour autant!

Écrit par : Christophe Sibille | 05 avril 2007

Merci, Robin, ça donne envie de le lire... Mais on n'est pas obligé de laisser "tomber l'élève" pour autant!

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 avril 2007

Comme il vous plaira, Christophe, mais je suis sûr que vous ferez la différence.

Écrit par : Robin | 05 avril 2007

Merci Christophe ne jamais me rater:je m'étais pourtant promis de me relire même quand c'est court et heureusement que je ne l'ai pas fait...
Il s'agit bien d'un lapsus, dont l'origine (freudienne) est au fond d'une de mes malles aux trésors. J'ai quelques griboullis et notamment un " Cusenier" autographe d'un soir mémorable à propos d'un sketch sur cette célèbre pub qui couvrait les murs des galeries du métro dans les années 50-60. On pouvait ainsi voir défiler, à quelques cm des vitres du métro: DUBO,....DUBON....DUBONNET, et René en avait fait CO...N COMME...COMMUNISTE, puis il s'était lui aussi débaptisé en apéritif!
Ma mémoire immédiate vacille parfois ( mes clés, mes papiers,) mais celle d'il y a plus de quarante ans revient ainsi en force grâce a ce lapsus, et à vous....Merci Christophe!

Écrit par : Cadichon | 06 avril 2007

Et merci aussi à Robin, pour ce texte
et son analyse sur l'élève qui ne fait pas honneur au maître. C'est cela la décadence" quand le public adore de fausses idoles...

Je travaille en ce moment sur les effets désastreux du non respect (par scientisme pédagogiste- excusez ce pléonasme) du principe de l'émentarité des savoirs savants ( Condorcet) .

En voici une illustration exemplaire:


Lucien Jerphagnon est avant tout un formidable pédagogue: «Il ne faut pas conceptualiser, mais clarifier», répète-t-il à l'envi, comme pour justifier le choix qu'il fit de s'intéresser aux Grecs et aux Latins alors que la mode philosophique était à l'existentialisme ou à la phénoménologie. Plotin, Sénèque, Marc Aurèle, mais aussi saint Augustin (auquel il consacra douze ans de sa vie et dont il dirigea l'édition des Œuvres complètes dans la Pléiade) n'ont plus de secret pour nous depuis que Lucien Jerphagnon les a rendus à leur étonnante modernité.

Rendre les savoirs savants accessibles à tous, voilà le seul moyen d'assurer l'égalité "d'instruction " et de rendre le savoir émancipateur. Tout le reste est de la bouillie de cuistre et Onfay ferait mieux de rester chez les Épicuriens qu'il sait très bien expliquer .. ou chez les sophistes qui n'ont pas grand chose non plus à lui apprendre.

Écrit par : Cadichonds | 06 avril 2007

Cette fois je relis mais trop tard.En peinture ce sont des repentirs, et il vaut mieux avoir des remords que des regrets
...
C'est élémentaire, pourtant, d'écrire correctement élémentarité.
Mais le plus important est de ne pas confondre le rudiment avec l'élément qui est, lui, disait joliment Condorcet, gros de l'ultérieur, de cet avenir plein de promesses que nous avons mis derrière nous et dont nous privons nos enfants en les laissant patauger dans le rudiment.

Par leur approche constructiviste ( apprendre par soi-même est la négation même de la logique de tout apprentissage, lequel implique la relation verticale entre celui qui sait et celui qui apprend) les cinglés du pédagogisme ont supprimé cette fonction évolutive du savoir qui fait, notamment, de l'école ce rouage essentiel d'une république, elle aussi vouée à se modifier sans cesse, au gré de la volonté générale dont elle est l'expression....

Tant de gens bien intentionnés ont pu croire aux sornettes du constructivo-structuralisme sans voir qu'elles servaient aussi à justifier les doctrines totalitaires,

on mesure ainsi la force de l'idéologie qui les soutend.

Quelque soit l'angle à partir duquel on aborde les problèmes de l'école et le déficit démocratique, il faut se résoudre à l'évidence, on retombe toujours sur la même

Mais allez dire ça à un Onfray ou un Bernard Maris.

Nite, nite.

Écrit par : Cadichon | 06 avril 2007

Cette fois je relis mais trop tard.En peinture ce sont des repentirs, et il vaut mieux avoir des remords que des regrets
...
C'est élémentaire, pourtant, d'écrire correctement élémentarité.
Mais le plus important est de ne pas confondre le rudiment avec l'élément qui est, lui, disait joliment Condorcet, gros de l'ultérieur, de cet avenir plein de promesses que nous avons mis derrière nous et dont nous privons nos enfants en les laissant patauger dans le rudiment.

Par leur approche constructiviste ( apprendre par soi-même est la négation même de la logique de tout apprentissage, lequel implique la relation verticale entre celui qui sait et celui qui apprend) les cinglés du pédagogisme ont supprimé cette fonction évolutive du savoir qui fait, notamment, de l'école ce rouage essentiel d'une république, elle aussi vouée à se modifier sans cesse, au gré de la volonté générale dont elle est l'expression....

Tant de gens bien intentionnés ont pu croire aux sornettes du constructivo-structuralisme sans voir qu'elles servaient aussi à justifier les doctrines totalitaires,

on mesure ainsi la force de l'idéologie qui les soutend.

Quelque soit l'angle à partir duquel on aborde les problèmes de l'école et le déficit démocratique, il faut se résoudre à l'évidence, on retombe toujours sur la même

Mais allez dire ça à un Onfray ou un Bernard Maris.

Nite, nite.

Écrit par : Cadichon | 06 avril 2007

Alors là, Cadichon, c'est vous qui êtes pris en flagrant délit d'argumentaire idéologique! Concernant Bernard Maris. Je suis d'une nullité astronomique en économie, et c'est vraiment le seul que j'aie entendu en parler qui a réussi à m'y faire comprendre quelque chose! C'est réellement uniquement parce qu'il est de gauche que vous le vilipendez ainsi! On ne se refait pas! Je suis certain que vous préférez Jean-Marc Sylvestre?
Concernant ce qui se passe dans la plupart des classes, (je le redis), il ne s'agit pas de laisser l'enfant construire ses propres savoir, (ce qui serait effectivement une absurdité), mais de tenir compte de ce qu'il sait déjà, et surtout de ce qu'il est, pour qu'il assimile mieux ces savoirs. Et, même s'il y a eu quelques abus, voire quelques "cinglés", comme vous dites, ce n'est évidemment pas la règle! Vous avez évidemment le droit de caricaturer, mais pas de travestir ce qui se passe réellement!

Écrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2007

Dans "Philosophie et humour", Lucien Jerphagnon réfléchit sur ce que signifie l'étalage des imbéciles dans les Dialogues socratiques, en exposant que l'imbécile le plus pénible est, encore et toujours, le "semi-cultivé", celui qui répète, énumère, mâchouille l'air du temps et enfile niaiserie sur niaiserie,. Variantes contemporaines : "Sans religion, y aurait plus de guerres" ; ou "l'islam c'est la violence intrinsèque"; ou "sous l'Ancien Régime 95% des gens vivaient dans la misère" (oui cela se lit aussi) ; ou "Si je me sens coupable de baiser à tout va, c'est la faute à l'héritage judéo-chrétien" ; ou "la critique est facile et l'art est difficile" ; ou "on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui"; "On n'a pas le droit de juger moralement quelqu'un"; "il faudrait une femme noire lesbienne à la Maison blanche et tout irait mieux"; ou "mieux vaut une franche dictature qu'une pseudo-démocratie" ; "les noirs ont le rythme dans la peau"; "On se croirait revenu au au Moyen-Âge" (petite phrase qui sert à commenter commodément absolument tout ce qui n'a rien eu à voir avec le Moyen-Âge, des "chasses aux sorccières aux lapidations des femmes adultères ou à la pudibonderie corporelle) ; "Les juifs n'ont pas d'avenir dans une société multiculturelle" ; ou "la blessure identitaire des musulmans réside dans l'antériorité de la Bible sur le Coran".


(liste infiniment renouvelable et complétable bien sûr. Et voici comment Jerphagnon, à la lumière des crétins opposés à Socrate, définit l'imbécile-qui-sait :


"C'est un homme dont le système de référence spontanée est l'énumération - et ici, je me refuse à dire, avec certains, l'existentiel. Il n'a aucune idée du caractère générique "auto to eïdos", qui fait vertueuses les choses vertueuses et pieuses les pieuses. Il est tout incapable de penser péri ousias. Pensant spontanément selon l'énumération, donc selon la Doxa qu'il puise continuellement à même l'air du temps, il ne saurait manquer de quoi dire, puisque le temps commun lui apporte autant d'exemples que son expérience immédiate peut en assumer. Deux conséquences : l'assurance qu'il affiche, qui est celle du grand nombre, de la masse, et ausi le besoin incoercible d'empiler exemple sur exemple, comme si le nombre devait déboucher, à force, sur l'incontestable. De son propre mouvement, il ne s'enquiert jamais de l'absolu, mais s'il lui fallait le chercher, c'est dans l'énumération qu'il irait le trouver. Il convoquerait l'infinité potentielle des cas vécus par tout le monde. D'où la bienheureuse évidence dans laquelle il baigne, et dont il ne sort pas volontiers, car il n'y a rien pour lui hors de ce fleuve dont les eaux le portent."


Pas mal non ? LISEZ JERPHAGNON ...Et mort aux cons ! (vaste programme !)

Écrit par : Robin | 06 avril 2007

Merci Robin, je vais mettre votre conseil en pratique (ou du moins tâcher de le faire). Vos messages me mettent l'eau à la bouche.
Pour en revenir à Onfray et son traité d'athéologie (je n'ai pas lu ses autres livres), le contenu est comparable aux éructations qu'IGG a postées il y a quelques jours. Disons que c'est plus "politiquement correct" car il s'en prend principalement aux chrétiens mais le contenu est de la même veine.
Quant à son chapitre sur Saint-Paul, je l'ai trouvé marrant ; il est vrai que ce que Paul dit des femmes est débile mais de là à laisser penser qu'il n'y a que ça dans les Epîtres...

Écrit par : Japhet | 06 avril 2007

Un peu d'humour (?). Ceux qui ont fuit devant les hordes sauvages, expliquent comment s'en sortir face à des élèves peu amènes. En pratiquant la pédagogie du détour peut-être ?

http://www.lefigaro.fr/france/20070406.FIG000000081_un_kit_de_survie_distribue_aux_enseignants_de_chinois.html

Demain sur FRANCE CULTURE à 9h00 réplique :
Natacha Polony vs François Dubet.
J'espère bien le KO de celui qui s'est fait connaître en publiant "La galère" et qui - avec nombre de pédagogos - nous a tous transformé, professeur autant qu'élèves, en galériens.

Philippe.

Écrit par : Philippe | 06 avril 2007

"J'espère bien le KO de celui qui s'est fait connaître en publiant "La galère" et qui - avec nombre de pédagogos - nous a tous transformé, professeur autant qu'élèves, en galériens."

Ecrit par : Philippe | 06 avril 2007

Question : existe-t-il une technique de combat qui permette de mettre KO un culbuto ?

Écrit par : Un hussard | 06 avril 2007

Question : existe-t-il une technique de combat qui permette de mettre KO un culbuto ?

Ecrit par : Un hussard | 06 avril 2007

Un premier coup pour donner l'élan , et un pain dans le groin au retour. Effet garanti ;o))

Écrit par : yann | 06 avril 2007

En surfant sur le net, je suis tombé sur un site très intéressant "Le pharisien libéré" consacré aux religions. Ce site met en évidence la persistance et la complexité du phénomène religieux et invite, au-delà des anathèmes et des dogmatismes au dialogue et à la recherche.

J'aime bien la phrase en exergue : "Heureux êtes-vous si vous savez regarder sérieusement les petites choses et paisiblement les choses sérieuses, vous irez loin dans la vie."

Écrit par : Robin | 06 avril 2007

Un premier coup pour donner l'élan , et un pain dans le groin au retour. Effet garanti ;o))

Ecrit par : yann | 06 avril 2007

Je reste sceptique au vu de l'exceptionnelle résistance de tous les culbutos régulièrement cités sur ce blog... en particulier de Culbuto Suprême (alias Meirieu) !

Écrit par : Un hussard | 06 avril 2007

Relu récemment chez Anatole France :

"Epicure a dit : ou Dieu veut empêcher le mal et ne le peut, ou il le peut et ne le veut, ou il ne le peut ni ne le veut, ou il le veut et le peut. S'il le veut et ne le peut, il est impuissant ; s'il le peut et ne le veut, il est pervers ; s'il ne le peut ni ne le veut, il est impuissant et pervers ; s'il le veut et le peut, que ne le fait-il mon père ?"

Écrit par : Un hussard | 06 avril 2007

Relu récemment chez Anatole France :

"Epicure a dit : ou Dieu veut empêcher le mal et ne le peut, ou il le peut et ne le veut, ou il ne le peut ni ne le veut, ou il le veut et le peut. S'il le veut et ne le peut, il est impuissant ; s'il le peut et ne le veut, il est pervers ; s'il ne le peut ni ne le veut, il est impuissant et pervers ; s'il le veut et le peut, que ne le fait-il mon père ?"

Ecrit par : Un hussard | 06 avril 2007

C'est bien le noeud fondamental du problème de dieu.
La réponse, limpide, du Coran :
"S'il t'arrive quelque bien, il t'arrive de Dieu. Le mal vient de toi-même" (sourate ??).
Autrement dit, Dieu ne peut ni vouloir, ni ne pas vouloir; s'il existe, il n'a ni volonté, ni intention.
Alors pourquoi croire qu'il existe ? Ce qui conduit à l'athéisme.
( ou , de la part du Coran, cmment se tirer un balle dans le pied ).
Cà vous parait tordu ?

Écrit par : yann | 06 avril 2007

Sur les intentions de vote des enseignants.

Naivement, je pensais que les enseignants votaient massivement à gauche par conviction, humanisme, etc. En fait NON ! Ils votent pour celui qui défend leur corporation ! Ce fut la gauche pendant longtemps, mais vu le nombre d'entre eux qui s'apprêtent à voter Bayrou parce qu'ils se sentent malaimés par Royal, ca en dit long !

Les enseignants ne sont pas "de Gauche", dans le camp du Bien, de la Morale. Ils voteraient à droite si la droite les défendait !

c'est petit, je trouve.

Écrit par : tartempion | 06 avril 2007

La réponse, limpide, du Coran :
"S'il t'arrive quelque bien, il t'arrive de Dieu. Le mal vient de toi-même" (sourate ??).

Ecrit par : yann | 06 avril 2007

Il semble que cette réponse résume assez bien la position de l'ensemble des religions monothéistes.

L'autre réponse classique étant, en substance : c'est plus subtil que ça (dans la plus pure tradition de nos grands phénix de la pédagogie !).

Écrit par : Un hussard | 06 avril 2007

Relu récemment chez Anatole France :

"Epicure a dit : ou Dieu veut empêcher le mal et ne le peut, ou il le peut et ne le veut, ou il ne le peut ni ne le veut, ou il le veut et le peut. S'il le veut et ne le peut, il est impuissant ; s'il le peut et ne le veut, il est pervers ; s'il ne le peut ni ne le veut, il est impuissant et pervers ; s'il le veut et le peut, que ne le fait-il mon père ?"

Ecrit par : Un hussard | 06 avril 2007

La réponse traditionnelle est la liberté humaine. En voici une autre :

"Je ne pourrais pas adorer une divinité qui serait responsable de la continuation du monde actuel. On nous objecte : “Dieu ne veut pas expressément tout ce mal, il se borne à le permettre.”

Oui, il le permet expressément, et cela revient au même.

Alors, dira-t-on que, s’il ne permet pas, il essaye d’empêcher ? C’est précisément l’hypothèse que je formule. Dieu s’efforce et ne réussit pas toujours.

Quel soulagement de le croire ! Diminuée métaphysiquement, la divinité est moralement grandie. "

Wilfred Monod, Aux croyants et aux athées, 1906 (extrait d’une conférence donnée en 1904).

Il y a aussi celle de Teilhard de Chardin (l'inachèvement de la création), mais ça nous entraînerait trop loin.

..Et puis ce blog est essentiellement consacré à l'éducation...

La citation de Wilfred Monod reste dans le sujet : " Il s'efforce et ne réussit pas toujours."

..."Peut mieux faire " : C'est vrai pour les élèves, mais aussi pour les professeurs qui ne se prennent pas pour Dieu.

Et c'est peut-être vrai pour Dieu...

...Avec l'aide des hommes.

Écrit par : Robin | 06 avril 2007

Les enseignants ne sont pas "de Gauche", dans le camp du Bien, de la Morale. Ils voteraient à droite si la droite les défendait !

c'est petit, je trouve.

Ecrit par : tartempion | 06 avril 2007

Non ce n'est pas "petit", c'est logique :

Les professeurs sont des gens comme les autres ; il y a parmi eux à peu près la même proportion d'"idéalistes" et de "calculateurs" que dans le reste de la population.

...Et parmi les idéalistes, la même proportion d'"idéalistes raisonnables" (oxymore ?) et de candidats au martyr.

On peut s'en attrister, mais force est de constater que cette dernière catégorie n'est pas majoritaire.

...D'ou le pourcentage d'intention de vote.

La Gauche : le camp du bien et de la morale : on appelle cela une "pétition de principe" ou une opinion (doxa en grec...cf. le livre de Lucien Jerphagon : "Au bonheur des sages", le passage sur Socrate)

"D'où la bienheureuse évidence dans laquelle il (l'homme aux idées toutes faites) baigne, et dont il ne sort pas volontiers, car il n'y a rien pour lui hors de ce fleuve dont les eaux le portent."

Et vous, à quelle catégorie appartenez-vous ?

Ne répondez pas trop vite (pensez au sort de Socrate).

Écrit par : Robin | 06 avril 2007

"Les enseignants ne sont pas "de Gauche", dans le camp du Bien, de la Morale. Ils voteraient à droite si la droite les défendait !"

c'est petit, je trouve.

Ecrit par : tartempion | 06 avril 2007

Vous avez sans doute voulu dire: si la droite les défendait, et eux spécifiquement ou exclusivement en tant que corporation. Ce qui serait effectivement petit et, sans doute, au maximum "à demi intelligent". Mais je ne pense pas qu'il faille généraliser! La généralisation et l'amalgame sont sans doute aussi une preuve de "demi-intelligence". Comme l'humour assez douteux qui s'épand ici, (les culbutos, etc.)

"Pour en revenir à Onfray et son traité d'athéologie (je n'ai pas lu ses autres livres), le contenu est comparable aux éructations qu'IGG a postées il y a quelques jours. Disons que c'est plus "politiquement correct" car il s'en prend principalement aux chrétiens mais le contenu est de la même veine.
Quant à son chapitre sur Saint-Paul, je l'ai trouvé marrant ; il est vrai que ce que Paul dit des femmes est débile mais de là à laisser penser qu'il n'y a que ça dans les Epîtres..."

Ecrit par : Japhet | 06 avril 2007

Japhet, avez-vous réellement et complètement lu ce livre? Ce commentaire est à se le demander!

Écrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2007

La Gauche : le camp du bien et de la morale : on appelle cela une "pétition de principe" ou une opinion (doxa en grec...cf. le livre de Lucien Jerphagon : "Au bonheur des sages", le passage sur Socrate)

Ceci dit, il y a eu des moments historiques où la Gauche a effectivement incarné les valeurs que vous évoquez : le Front populaire, la Résistance (mais il n'y avait pas eu que des gens de Gauche) et la décolonisation (ex. : l'Indochine avec Mendès-France)

Mais avouez que Mitterrand et Ségolène Royal ne font pas vraiment le poids question "valeurs".

Et puis, au lieu de parler de "petitesse" ne vous êtes-vous pas demandé si les enseignants n'estimaient pas tout simplement qu'ils avaient été trahis ?

Écrit par : Robin | 06 avril 2007

"le camp du bien et de la morale"

A propos de la Résistance, entre De Gaulle et le Florentin, lequel des deux a été le plus plus proche des valeurs républicaines ?

Et lequel des deux a eu droit à la francisque ?

Quelles que puissent être les convictions de tout un chacun, il me semble que la ligne de démarcation en la matière ne peut être définie entre droite et gauche...

Écrit par : Un hussard | 06 avril 2007

De Gaulle... Mitterrand... Le premier fut sans conteste le plus grand, pas seulement par la taille. Mais faire de Mitterrand l'incarnation du mal parce qu'il s'est fourvoyé dans ses jeunes années, c'est être aussi objectif que Michel Onfray quand il décrit les chrétiens.

Écrit par : Japhet | 06 avril 2007

Pour la francisque, "le candidat devait avoir 2 parrains, « présenter des garanties morales incontestées et remplir deux des conditions ci-après : avant la guerre, avoir pratiqué une action politique nationale et sociale, et conforme aux principes de la Révolution nationale : manifester depuis la guerre un attachement actif à l'œuvre et à la personne du maréchal : avoir de brillants états de services militaires ou civiques ». Il devait prêter ce serment : « Je fais don de ma personne au Maréchal Pétain comme il a fait don de la sienne à la France. Je m'engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son œuvre. »"

Si j'ai bien compris, un serment, ça ne compte pas ?

Écrit par : Un hussard | 06 avril 2007

Mitterrand était encore bien jeune en ces années-là. Un jeune patriote, voyant l'armée de son pays s'effondrer en 1940, avait de quoi être déboussolé. Il est vrai que le personnage était tortueux, on pouvait se poser des questions sur sa sincérité (cela a été vrai tout au long de sa vie), il aimait le pouvoir, mais je ne suis pas d'accord pour le diaboliser.

Écrit par : Japhet | 06 avril 2007

« La vérité est qu'un enfant peut parfaitement déchiffrer un mot nouveau sans en connaître le sens. Il aura ensuite le réflexe de demander à un adulte quel est le sens de ce mot. »

(Tout à fait d’accord avec la première phrase, quant à la deuxième, si vous pouviez dire vrai !)

« Et puis, que je sache, dans une méthode de lecture pour CP, on n'emploie que des mots tirés du monde familier de l'enfant. Il faut être un peu barjot pour faire autrement. » (écrit par Jean)

J’ai dans ma classe un petit Alain, fils de maçon, qui dans la phrase « Le maçon bâtit notre villa. » ne connaissait ni le mot « maçon », ni « bâtit », ni « villa » et qui employait « nous » à la place de notre. Un peu léger, non ?

Ce petit garçon, et beaucoup d’autres comme lui, a mis au moins trois mois à apprendre à écouter, puis encore quelques semaines à prendre le réflexe de demander lorsqu’il ne connaissait pas le sens d’un mot.

D’autres que lui croyaient l’autre jour que « courageux », cela voulait dire « costaud et méchant » et que, de ce fait, une fille ne pouvait pas être courageuse...

L’année dernière, ma petite Louise refusait de croire que le mot « pluvieux » était dérivé de « pluie » et qu’en conséquence il devait forcément « pleuvoir » lorsque le temps était pluvieux et qu’il ne suffisait pas qu’il y ait des nuages pour que l’on puisse qualifier le jour de « pluvieux ».

Je pourrais aussi vous raconter mes exercices de vocabulaire avec lesquels je tente d’organiser un peu le langage de mes petits. Olivia qui n’arrive pas à comprendre que si le fait de balayer s’appelle le balayage, celui de nettoyer, le nettoyage, celui d’essuyer, l’essuyage alors le fait de laver est le lavage et non le travail... ou Thibaut qui après la définition de craquement, hurlement, grondement, claquement ne peut traduire l’action de siffler autrement que par le mot « bruit ».

Il n’est pas facile chez nous, dans un milieu relativement protégé, de bâtir une méthode de lecture qui apporterait progressivement à tous le petit plus de culture qui leur permettrait d’avancer.

Entre ceux, persuadés de tout savoir, qui emploient un mot à la place d’un autre et qui refusent d’accepter notre définition et ceux, laissés sur le bord de la route dès le début de la Petite Section, qui n’entendent dans le langage humain qu’un bruit de fond décourageant, rares sont les petits qui ont conscience que, peu à peu, tout s’organise et se structure.

Alors, encore une fois, au risque de lasser tout le monde, construisons une école maternelle qui mérite ce nom, une école maternelle où, comme le disait Pauline Kergomard, « l’enfant fait son métier d’enfant et l’adulte, son métier d’adulte [« Elle met tous ses soins à former l'esprit d'observation, le jugement et la raison de ses enfants et à tremper leur caractère. Elle y met tout son coeur et toute les délicatesses de celui ci, craignant toujours d'étouffer par son intervention, si délicate soit elle, quelque bon germe prêt à éclore, d'absorber dans sa personnalité propre, la personnalité qu'elle même tend à fortifier. Jour après jour elle distribue la nourriture intellectuelle et morale comme elle distribue la nourriture matérielle, à telles doses qu'elles puissent toujours s'assimiler.
En un mot, elle laisse vivre ses enfants, les aidant seulement à vivre. Elle tâche d'en faire des êtres bien portants, intelligents, heureux » L’éducation maternelle dans l’école P. Kergomard]

Écrit par : catmano | 06 avril 2007

Merci à vous une fois de plus, Catmano.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2007

Je viens d'inscrire ma deuxième fille à l'école (cet après-midi) à la mairie, pour sa première année de maternelle, en septembre prochain... J'espère que l'institutrice qu'elle aura sera de votre trempe.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2007

Oui, merci Catmano, c'est magnifique.

Écrit par : Robin | 06 avril 2007

Tiens, on parle de Mitterrand,

Je vous renvoie à mon dernier propos sur mon blog

Bonnes Pâques ou hag sameach :-)

Écrit par : patrickinstit | 06 avril 2007

Pour Cadichon, Jean, et ceux qui ont lu mon modeste rapport sur la conférence de Bentolila, j'en rajoute :

Voici un extrait de son rapport au ministre, critiqué par Gilbert Molinier.

Il est très regrettable que Bentolila, bien que sévèrement critiqué par les pédagogistes Frackowiak et Charmeux, dans son projet de faire apprendre du vocabulaire aux enfants dès la maternelle ( il me semble que cela s'est toujours fait??), soit pris comme conseiller du ministre, étant lui-même un pédagogiste plus ou moins avoué.

RETOUR SUR L’APPRENTISSAGE DE LA GRAMMAIRE (II)
Remarques sur le rapport BENTOLILA (Suite)

Le rapport sur l’apprentissage de la grammaire de la maternelle au collège est introduit par la présentation d’un exemple longuement commenté par les auteurs (Orsenna et un troisième auteur) dans un chapitre intitulé « Grammaire et pouvoir de l’intelligence » (page 1-3).

Celui-ci expose d’abord une expérience pédagogique réalisée dans une classe maternelle : il s’agit d’abord d’observer les positions successives des ombres portées d’un corps à différentes heures de la journée. En proposant une analyse de la réponse d’une jeune élève - « ça a tourné. » -, à la question « Que pensez-vous de ce que vous voyez par terre ? », les trois auteurs écrivent : « Grâce à la grammaire la petite Vanessa a osé privilégier la réflexion à la perception ; le choix et l’organisation des mots lui ont donné le pouvoir d’aller plus loin que son œil le lui permettait.

Cinq siècles après lui, elle a mis ses pas dans ceux de Nicolas Copernic ; les mots de cette enfant ont fait écho aux siens, audacieux et téméraires organisés par une grammaire qui portait sa pensée et l’opposait à tous ceux qui voyaient, de leurs yeux, le soleil se déplacer au-dessus de leur tête.

Face à la vérité autorisée, il assénait, obstiné, mot après mot : ‘La terre tourne autour du soleil’. » (page 2-3) Cet exemple semble être promu au rang de modèle de leçon de grammaire.
Nous avons vu que cette pédagogie alignée sur le principe de « la main à la pâte » présente bien des difficultés. Plus précisément, comment les trois auteurs, dans quel cadre et pour quels buts envisagent-ils un enseignement de la grammaire ?
Quels en sont et seront les résultats ? Ces propositions de programme d’enseignement de la grammaire ressemblent plutôt à la déprogrammation d’un programme annoncé.


UN OBSCUR USAGE DE LA GRAMMAIRE

Laissons les auteurs à leur lyrisme ! Laissons-les à leurs graves et nombreuses erreurs historiques ! Laissons-les encore s’arranger avec toutes les erreurs scientifiques qui émaillent leur texte.

Pour rester au niveau de simplicité des auteurs, il reste deux groupes de deux propositions :
Copernic affirme : « La terre tourne autour du soleil. », tandis que ses adversaires affirment : « Le soleil tourne autour de la terre. » D’un point de vue grammatical, ces deux propositions sont strictement équivalentes.
Si les seconds ne « comprennent » pas le premier, cela ne tient nullement à leur niveau de connaissance de la grammaire, mais à des les raisons d’une autre nature. Lesquelles ? Ces raisons sont d’ordre conceptuel.

Vanessa affirme : « Je crois que ça a tourné. », tandis que Copernic affirme « La terre tourne autour du soleil. ». Lorsque les auteurs affirment que ces deux propositions sont convergentes, ils entendent qu’elles s’accordent au niveau conceptuel.

Ils restent « dans la même logique que ‘la main à la pâte’ » (page 10) ; ils s’inscrivent aussi dans la même logique prétentieuse et irrationnelle de vouloir enseigner des rudiments de philosophie à des élèves de maternelle ou de cours élémentaire.
Parmi tant d’autres, un didacticien soutient la position suivante : « Il faudrait commencer plus tôt, dès la maternelle, à développer une pensée réflexive. »
Or, cette logique présuppose qu’il est possible de faire accéder un jeune enfant au concept scientifique comme au concept philosophique, voire même qu’il y accède très spontanément après quelques questions bien posées par quelque instituteur Socrate et reste installé dans l’air du temps.

En ce sens, le rapport ne propose rien de nouveau par rapport aux programmes précédents. Et la question reste de savoir si un enfant de six ans, voire même âgé de dix ans peut accéder à une compréhension d’ordre conceptuel.

Il est clair que Vanessa et Copernic emploient le même verbe « tourner », soit le même mot, pour décrire un mouvement.
Il est loisible, lorsqu’on a l’optimisme pédagogique délirant largement dominant aujourd’hui au sein du ministère de l’éducation nationale et bien au-delà, de conclure de cette affirmation que « Le lait a tourné. » qu’on est « sur les pas » de Pasteur, de conclure de cette autre : « Je suis hors de moi. » qu’on est « sur les pas » de la découverte de l’inconscient, de cette autre encore : « Il a une tête de boule-dog. » qu’on est « sur les pas » de Darwin… Est-il offensant de suggérer que ce genre de déduction conviendrait mieux au Théâtre des chansonniers qu’au sérieux d’un rapport de mission ministérielle ?

Cependant, une question réelle subsiste. S’il existe bien une identité lexicale et grammaticale entre les énoncés de Vanessa et ceux de Copernic, existe-t-il une identité conceptuelle ?
Vanessa emploie à peu près les mêmes mots que le Copernic inventé par Alain Bentolila. Les mots des propositions de Copernic ont le statut de concepts d’une science en gésine (même s’il ne formule qu’une hypothèse).
Les mots de Vanessa ont-ils valeur de mot ou valeur de concept ? Les relations entre le soleil et la terre imaginées par Copernic sont-elles déjà présentes dans la tête de Vanessa, ne fût-ce que virtuellement ? Et même sont-elles déjà impliquées dans le « ça a tourné » L’admettre suppose la question de la relation résolue. Si la réponse de Vanessa est déplacée par rapport à la réponse générale des autres élèves « c’est une fleur. », ce déplacement est intéressant, mais pas en tant qu’il a un contenu de connaissance en sciences physiques.

Si c’était le cas, et à titre d’exemple, il faudrait supposer que Vanessa possède déjà une représentation, voire même une idée du mouvement très élaborées.
Or, une telle représentation est un vrai casse-tête, d’abord pour les savants : « Un problème fondamental, entièrement obscurci, à cause de ses complications, pendant des milliers d’années, est celui du mouvement.
Tous les mouvements que nous observons dans la nature, celui d’une pierre lancée en l’air, celui d’un navire voguant sur la mer, celui d’un chariot avançant le long d’une rue, sont en réalité très compliqués. » Les deux auteurs poursuivent à propos de la loi de l’inertie qu’elle « ne peut pas être dérivée directement de l’expérience, mais seulement par la pensée spéculative compatible avec l’expérience. »

On peut raisonnablement admettre que ce que l’humanité a acquis après un dur labeur de vingt siècles de tâtonnements est difficilement accessible à un enfant de cinq ou six ans.

Ceci constitue un acquis de la psychologue génétique que les auteurs du rapport semblent complètement ignorer. Par exemple, à propos du développement de l’intelligence chez l’enfant, Henri Wallon écrit : « Quand surgissent plus tard les connaissances scolaires, le conflit des mots et des choses n’est pas encore terminé. Et pour comprendre certaines des contradictions où les questions de l’adulte peuvent l’induire, il faut savoir constater quels prodigieux efforts de réduction lui sont nécessaires entre ces trois sources de connaissance : l’expérience immédiate, le vocabulaire et la tradition magistrale. […] Encore étroitement soudée à ses origines concrètes et verbales, elle [la représentation] manque de jeu et ne sait pas varier avec la diversité des rapports. Elle rend inintelligible à l’enfant ce qu’il subit le plus continûment : le changement. »

C’est la même constatation qui pousse Jean Piaget à écrire que même des mouvements beaucoup plus simples que les mouvements circulaires ou elliptiques sont très difficilement représentables pour un jeune enfant : « Les renversements devant-derrière et gauche-droite sont d’une difficulté d’abord insurmontable et ne s’acquièrent que peu à peu jusque vers 7-8 ans, par régulations intuitives. […] Les relations temporelles donnent lieu à des constatations du même genre. Le temps intuitif est un temps lié aux objets et aux mouvements particuliers, sans homogénéité ni écoulement uniforme. […]

La pensée formelle s’épanouit durant l’adolescence. L’adolescent, par opposition à l’enfant, est un individu qui réfléchit en dehors du présent et élabore des théories sur toutes choses, se plaisant en particulier aux considérations inactuelles. L’enfant ne réfléchit au contraire qu’à l’occasion de l’action en cours, et n’élabore pas de théories. […] Or, cette pensée réfléchie caractéristique de l’adolescent prend naissance dès 11-12 ans, à partir du moment où le sujet devient capable de raisonner de manière hypothético-déductive… »

Bien qu’inscrivant ses recherches dans une autre perspective méthodologique que celle de Piaget, Lev Vygotski parvient aux mêmes conclusions : « Le concept de pleine valeur, qui implique un niveau supérieur de socialisation de la pensée, ne se développe que tardivement, alors que, d’autre part, les enfants commencent très tôt à employer des mots et qu’ils atteignent à une bonne compréhension entre eux et avec les adultes. […] La conclusion essentielle de notre étude, sous l’angle génétique, peut être énoncée sous la forme d’une loi générale : le développement des processus qui conduisent par la suite à la formation des concepts a des racines profondes dans l’enfance mais ce n’est qu’à l’adolescence que mûrissent, prennent forme et se développent les fonctions intellectuelles qui, combinées de manière originale, constituent la base psychique du processus de formation des concepts. »

Et si l’on objecte qu’Alain Bentolila ne fait qu’écrire que Vanessa « a mis ses pas dans ceux de Nicolas Copernic ; les mots de cette enfant ont fait écho aux siens… », on rappellera que « ces équivalents de concepts sont à ces derniers exactement ce que l’embryon est à l’organisme développé » et « qu’identifier les uns aux autres, c’est ignorer le long processus de développement, c’est mettre sur le même plan son stade initial et son stade final. »

Il appert que cet exemple est particulièrement mal choisi pour introduire la question de l’introduction de l’apprentissage de la grammaire. Il indique les règles négatives et montre parfaitement comment il ne faut pas procéder pour introduire l’apprentissage de la langue.

Si vous voulez en savoir plus, cherchez sur google "Rapport Bentolila".

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 avril 2007

Catmano, je suppose que vous êtes à fond pour le ba-ba ?

Si oui, comment arriver à faire comprendre à une maîtresse qu'il est supérieur à une méthode mixte ?

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 avril 2007

Merci, Patrick, de nous rappeler l'existence de votre superbe site...Où l'on apprend l'existence d'un certain Mario Périard dont je reproduis le texte édifiant :


Le mo du port-parol

Mario Périard

Votr pir kochmar s'an vyin...

Dan-z un tàn pa si louintin, tou lè tekst egzistan seron numérizé. Un tekst an ortograf tradisyonèl poura ètr transkri otomatikman an Ortograf altèrnativ é le papié numérik (àncre élèktronik) ora ranplasé le papié tèl k'on le konè.

Konsékans? Il sera dézormè inutil d'aprandr l'ortograf tradisyonèl é se ne son pa lè nouvèl jénérasyon (SMS) ki s'an plindron. Vouala de koua terorizé lè tradisyonalist.

avril 2007

Il ne sera peut-être plus nécessaire d'apprendre l'orthographe traditionnel, mais il faudra bien apprendre "l'autre".

Bon courage, Monsieur Périard !

Écrit par : Robin | 06 avril 2007

"Catmano, je suppose que vous êtes à fond pour le ba-ba ?

Si oui, comment arriver à faire comprendre à une maîtresse qu'il est supérieur à une méthode mixte ?

Anne-Marie."

Ma pauvre Anne-Marie, il y a longtemps (enfin non, pas tant que ça) que je n'essaie plus de faire comprendre quoi que ce soit à mes collègues, enfin surtout à celles qui sont convaincues que j'ai tort.

Pour ce qui est du b a -ba, dans les conditions actuelles, en effet, je serais plutôt pour : d'abord parce que c'est selon moi l'une des phases essentielles de l'apprentissage d'une langue écrite alphabétique, et ensuite parce que nos petits "self made men and women" (excusez-moi si cette formule est incorrecte, je n'ai jamais étudié l'anglais) habitués à "faire pour faire" à l'école maternelle ont besoin de sérier, classer, apprendre point par point... Et si l'on veut qu'ils arrivent à la lecture de petits textes en fin de CP, il est nécessaire de démarrer la "combinatoire" dès le début de l'année.

Cependant, dans ma classe (j'ai la chance de suivre les élèves du début de la Grande Section à la fin du CE1, et parfois même du CE2), je n'utilise la méthode "Bien lire et aimer lire" que deux fois cinq à quinze minutes par jour au CP, le reste du temps de lecture étant consacré à des lectures de textes portant sur la vie de la classe en début d'année puis très vite (rentrée des vacances de Toussaint), lectures de contes et histoires, le tout accompagné de grands moments de lecture et copie de textes en Découverte du Monde depuis que j'ai abandonné les théories "activités de recherche" et autre "Main à la Pâte" ainsi que d'une initiation à la grammaire dès le début de la Grande Section (orale bien sûr).

J'espère avoir répondu à votre question et croyez-en ma vieille expérience, "ils" sont pires que St Thomas, même en voyant, ils n'y croient pas ! Je vous raconterai un jour.
En effet, la plupart de mes élèves entrent au CP en ayant compris le principe du déchiffrage et n'ont besoin que d'une activité de "formalisation de leurs connaissances" (ça va ça, ça ne fait pas trop "pédagol" ?)...

Écrit par : catmano | 06 avril 2007

Anne-Marie,

Bentolila va évidemment trop loin dans sa volonté de démontrer "l'utilité de la grammaire".

Il est vrai que j'avais plutôt bien accueilli son rapport au départ, sans réaliser le caractère un peu "forcé" de la démonstration.

J'aurais préféré qu'il nous parle (ou j'eusse préféré qu'il nous parlât) des intentions des auteurs de la grammaire de Port-Royal, modèle de toutes les grammaires ultérieures, en particulier celle de Lhomond (fin du XVIIIème siècle), qui soulignaient l'analogie entre la grammaire et la logique.

La grammaire permet peu à peu à l'enfant d'accéder aux catégories (comme disait Aristote) de l'avant et de l'après, de la cause et de la conséquence, de l'affirmation (être), de la négation (non être) et du tiers exclu...De là à mettre se pas dans ceux de Copernic, il y a un monde !

En réalité Bentolila aurait pu tout aussi bien évoquer Aristote et son Traité sur le Temps : " Le temps est la mesure du mouvement " (Aristote pense aux mouvements des planètes y compris le soleil, mais certainement pas à l'héliocentrisme et à la rotation de la terre autour du soleil).

La petite fille n'est pas allé plus loin, certainement pas jusqu'à Copernic comme le prétend Bentolila, et je ne suis même pas sûr qu'elle ait "mis ses pas dans ses traces"...Mais ce n'est déjà pas si mal !

Ceci dit, Bentolila a tout de même le mérite de vouloir réintroduire l'enseignement de la grammaire et d'en souligner l'importance. Idem pour le vocabulaire et ça a l'air de faire grincer des dents dans les rangs (cf. Charmeux et Frakowiack).

Gardons donc l'importance de la grammaire et oublions les raisons qu'il en donne.

Et n'oublions pas que la maison se construit lentement et partiemment...Pour les individus, (ontogénèse) comme pour l'ensemble de l'espèce (philogénèse)...Même les "révolutions" comme celle de Copernic sont "préparées" par un long cheminement "en amont".

Et n'ayons garde de mépriser Aristote et de croire qu'il était "moins intelligent" que Copernic" (et que nous les "modernes") : "Nous sommes des nains perchés sur les épaules de géants" (Pascal)

Écrit par : Robin | 06 avril 2007

Merci, Catmano, une fois de plus! Mais je crois que ce que voulait Anne-Marie, c'était surtout que vous lui disiez que vous étiez contre tout ce qui n'était pas, peu ou prou, le b-a ba!

Écrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2007

René Cousinier, dit "la Branlette" -comme c'est fin et français!!!!! eh bien je vais vous faire un aveu.Jadis c'était un copain prof de mes parents profs. Voyez où ça mène. D'aillers des profs beaufs, qu'est-ce que j'en ai vu.

Déverin et sa R8 Gordini bleue à raies blanches.
Grossin, dit Grospiron, Néanderthalien absolu,Front fuyant derrière deux bourrelets sus-orbitaux.
qu'est-ce qu'on se foutait de leur gueule. En hiver, à cette époque-là, vers 1970, on se pelait la canne. Et pour passer le temps on allait pisser sur la portière de la Gordini. ou alors on allait emmerder les profs de gym; ça nous faisait des distractions.

Japhet, Mitterrand avait 24 ans quand le Maréchal Putainde samère offrit sa croupe aux Schleuhs. 24 ans, c'est jeune, mais quand même plus l'âge de se faire sauter la rondelle par Deborah Kerr.....Donc, comme disait Brassens, "l'âge ne fait rien à l'affaire, quand on est con on est con"

Quant à Onfray, c'est vrai que c'est un peu Alain Ruquier.Mais d'autre part, c'est quand même incroyable ce travers frankaoui de l'ELITISME. je vous paie mon poids en Carambars atomiques si vous me trouvez quelqu'un qui s'est appliqué à POPULARISER la PHILO. Ouhlalalala le vilain mot, hein les élites. Couik....refermons le coffret de NOTRE PHILO.Les pue-la-sueur n'ont quà se contenter de Daniéla Lombreduzoo.....

Écrit par : montaigneàcheval | 06 avril 2007

Montaigne,

Je suis un abîme d'ignorance en matière de "personnalités" médiatiques, mais Je crois que c'est Laurent (et non Alain) Ruquier.

Populariser la philo ? Oui : Jankélévitch (ses cours radiodiffusés) et Jerphagnon...Ils ont popularisé oui, mais sans "trahir" ...c'est tout un art et je reconnais qu'ils ne sont pas très nombreux le "bons vulgarisateurs" !

Onfray est bon quand il se contente de transmettre, mais il n'a pas le talent de son maître et il ne comprend pas la différence entre l'ironie et l'éructation.

Ce qu'il dit sur les "trois monothéismes" est un tissu d'âneries (historiques et théologiques), sans parler de sa "misogynie" de mauvais aloi.

Il fait exactement le contraire de ce que fait Lucien Jerphagnon : il rabat le mythe sur la science, en bon "positiviste" au lieu d'en montrer la spécificité herméneutique. (Le mythe ne dit pas autrement et moins bien la même chose que la science, mais il dit "autre chose", il est aussi riche d'enseignement que la science, mais d'un autre enseignement).

Il n'arrive pas à comprendre ça.

Écrit par : Robin | 06 avril 2007

Onfray misogyne? Alors là, vous me surprenez, Robin!

Écrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2007

Oui, Christophe, mais il ne s'en rend pas compte. Je dois aller préparer à manger à mon fiston qui rentre de son cours de solfège (2 heures de suite, le pauvre,mais il a l'air en forme !) et je reviens à vous.

C'est le livre d'Irène Fernandez qui m'a ouvert les yeux là-dessus.

Écrit par : Robin | 06 avril 2007

"comment arriver à faire comprendre à une maîtresse qu'il est supérieur à une méthode mixte ?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 06 avril 2007

Chère Anne-Marie,

En sus de l'avis de collègues de CP chevronnés, je me permets de vous suggérer une piste complémentaire pour répondre à votre préoccupation : faire appel au témoignage de collègues de CM1-CM2.

C'est en constatant, avec consternation, que la majorité de nos élèves ne comprenaient pas réellement le sens de la plupart des textes auxquels ils étaient confrontés (en particulier pour tout ce qui relève de l'implicite), que leur orthographe était le plus souvent calamiteuse, et que leurs "productions écrites" étaient -sauf rares exceptions- incohérentes (un continuum de mots, sans phrases, sans ponctuation...) que nous avons décidé avec plusieurs collègues de prendre en charge des CP avec des méthodes synthétiques-phonétiques ou syllabiques, associées à une initiation méthodique à la grammaire.

Et quand nous avons découvert les textes que pouvaient produire nos CP à partir de mars-avril, de manière autonome, il faut avouer que nous avons été sidérés. Heureux, mais avec un goût amer dans la bouche en pensant à nos anciens CM...

Écrit par : Un hussard | 06 avril 2007

"Et quand nous avons découvert les textes que pouvaient produire nos CP à partir de mars-avril, de manière autonome, il faut avouer que nous avons été sidérés."

Je confirme.

Écrit par : catmano | 06 avril 2007

Christophe

Je ne peux pas être très long car je dois l'accompagner maintenant à un "boeuf".

Je reprends rapidement à propos d'Onfray. Onfray a une dent "politiquement correcte" contre la tradition judéo - chrétienne (curieusesement, il s'en prend beaucoup moins à l'islam)

...Bref il ne prend pas beaucoup de risques. Il ne trouve devant lui que des gens un peu effarés qui n'ont aucune envie de le brûler sur un bûcher et qui lui répondent poliment, mais il continue, comme si on était en Espagne du temps de Torquémada. C'est un peu ridicule, non ?

Je cite Irène Fernandez :

"On ne voit guère se dessiner dans son livre un autre destin pour la femme que d'être le repos du guerrier, ou peut-être du philosophe. Cela peut être excellent, mais franchement, cela ne suffit pas. Avant d'être Femme, comme il écrit, ou féminine, pourquoi une femme ne serait-elle pas tout simplement humaine, comme le rappelle à son amant l'une des héroïnes de La Condition humaine d'André Malraux ?" (...)

"...alors que l'originalité du christianisme, malgré tout ce qu'il a pu charrier dans la théologie patristique ou médiévale d'emprunts évidents à la pensée antique et à sa misogynie, consiste précisément à voir dans la femme un individu dont le destin n'est pas purement biologique ou corporel. (...)

"La possibilité de se consacrer directement à Dieu affranchissait au contraire les femmes, et la cellule monastique, lorsqu'elle était librement choisie, a pu jouer pour elles le rôle de cette fameuse "chambre à soi" évoquée par Virginia Woolf et dont elles ont si rarement disposé à travers les siècles. (...)

"C'est en tout cas dans le sens d'une individualisation qu'a joué la notion d'ame, dont l'exaltation signe pour Onfray la "haine du féminin" - qui doit donc être sans âme ? Il ne faudrait quand même pas oublier que c'est cette idée honnie qui est au fondement de celle de "personne" ou d'existence personnelle, pour l'homme comme pour la femme, idée qui à son tour peut difficilement passer pour une déclaration de haine à l'égard de celle-ci." (...)

Elle parle ensuite de cette légende absurde autour du Concile de Mâcon où l'on aurait débattu pour savoir si la femme avait une âme. Onfray ignore qu'il s'agit d'une légende et la relaye sans la plus petite critique.

(Je rappelle qu'il s'agit d'une réponse au Traité d'athéologie)

Écrit par : Robin | 06 avril 2007

Pour tous ceux que les questions de l'Ecole intéressent,-- et pas seulement pour les instituteurs -- , notez d'ores et déjà sur vos calepins les journées GRIP (Groupe de Réflexion Interdisciplinaire sur les Programmes, voir site de l'association grip.ujf-grenoble) et SLECC (Savoir Lire, Ecrire, Compter, Calculer, projet lancé par le GRIP) les 22 23 et 24 août à Roncq dans le Nord, non loin de Tourcoing -- et de chez le célébrissime Pierre Frackowiack, qui, je l'espère, à ce moment-là, en sera encore à cuver sa déception d'avoir vu sa championne recalée en finale. Je vous transmets le détail des festivités dès que je les aurai reçus.

Écrit par : FGuichard | 06 avril 2007

...Et je rappelle la thèse défendu par Onfray :

"Les trois monothéismes seraient indistinctement fondés (à vrai dire Onfray ne parle pratiquement que du christianisme)sur une série de mépris identiques : haine de la raison et de l'intelligence, haine de la liberté, haine de tous les livres au nom d'un seul, haine de la vie, de la sexualité, des femmes, etc.

Vous comprenez pourquoi son maître, Lucien Jerphagnon pousse un soupir résigné quand on lui parle de son élève.

Il faut savoir que Lucien Jerphagnon (Jerph.) a consacré 15 ans de sa vie à l'édition des oeuvres complètes en trois volumes de saint Augustin dans les éditions de la Pléiade.

Toute croyance religieuse mise à part, Augustin est considéré comme un des plus grand philosophes de tous les temps, le précurseur de Descartes (c'est le premier à avoir parlé du cogito), de Kant (le temps comme forme a priori de l'aperception transcendantale est déjà dans Augustin) et même de la phénoménologie de Husserl (Husserl se réfère à Augustin quand il parle du souvenir comme "présentification intentionnelle du passé". Lisez dans les Confessions le chapitre consacré au Temps... une pure merveille.

Écrit par : Robin | 06 avril 2007

Vu sur le blog de Roger Felts (et comme je suis bon public et que j'ai bien ri, je fais suivre) :

J’ai reçu ce courrier d’un ami qui ne me veut que du bien…
Comme je suis la bonté personnifiée, j’estime de mon devoir de faire connaître ce texte autour de moi et même au-delà de mon environnement le plus proche. Ceux qui le liront et en tireront toutes les conséquences, éviteront ainsi le tragique et funeste destin de ces malheureux citoyens aveuglés par je ne sais quel sort maléfique :
>

Écrit par : FGuichard | 06 avril 2007

Question : existe-t-il une technique de combat qui permette de mettre KO un culbuto ?

Ecrit par : Un hussard | 06 avril 2007

Un premier coup pour donner l'élan , et un pain dans le groin au retour. Effet garanti ;o))

Ecrit par : yann | 06 avril 2007

Je suis bien contente que vous ayez trouvé, pour vous soutenir, un éminent membre de mon ineffable profession. Politiquement correct, lui, au moins...
Je lui ai donc cédé la place qui lui revient de facto.

Écrit par : dobolino | 06 avril 2007

Merci, Catmano, une fois de plus! Mais je crois que ce que voulait Anne-Marie, c'était surtout que vous lui disiez que vous étiez contre tout ce qui n'était pas, peu ou prou, le b-a ba!

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2007

Catmano, j'aime tellement ce que vous écrivez que j'en imprime beaucoup pour m'en servir. Une fois de plus, Merci, merci. Trouve-t-on le livre de Mme Kergomard en librairie?

Merci à Robin.

Christophe, je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi d'avoir des maîtresses comme celles que mon petit-fils a eues, vous dont la petite fille rentre en maternelle.
Vous avez intérêt à bien observer la façon dont son institutrice instruira les enfants, et à lui apprendre à lire avant le CP, par "principe de précaution", comme le dit Marc Le Bris, instituteur passionné...mais sanctionné, car il apprend trop bien à lire, écrire, compter, calculer, et que cela va à l'encontre des voeux de son inspecteur. (Je n'arrive pas à comprendre ce que cherchent tous ces gens qui s'obstinent jour après jour à faire de nos enfants des crétins et à les envoyer hanter les ANPE, 160.000 par an !!!)

Je ne sais si vous êtes dans une région où le projet SLECC existe, mais si c'est le cas, quelle chance vous, et surtout votre fille auriez, de choisir une telle école.

Comme me l'a dit un de mes amis, excellent instituteur, à qui j'ai montré les "oeuvres " de mon malheureux petit-fils, "il a eu la totale".

Je montre assez souvent le livre de lecture de mon petit-fils et le travail qui va avec aux gens incrédules qui se demandent les raisons de ma "fixation" : ils en restent pantois.

Madame Wettstein-Badour m'a dit : "Vous pourriez porter plainte pour maltraitance à enfant."

Ce qui en tout cas me conforte dans la fausseté de ce que dit Bentolila, c'est qu'il a un vocabulaire extrêmement riche, et qu'il n'a cependant pas appris à lire correctement.

L'écriture, n'en parlons pas, c'est passé de mode d'apprendre.
Il a accepté l'idée que je lui achète un cahier d'écriture (avec des lignes) pour repasser et ainsi apprendre.

De nombreux "chercheurs" sont en train de prouver que le cerveau humain n'est pas fait pour lire globalement : même Frank Ramus est en train de "virer sa cuti" : je ne sais si vous connaissez le "neurospin", dans lequel je mets beaucoup d'espoir.

Ce qu'écrit madame Wettstein-Badour sur ce sujet est lumineux et s'appuie sur une énorme bibliographie, ...et non simplement sur ses propres écrits.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 avril 2007

De toute façon Onfray roule pour Bové qui roule avec les "Indigènes de la République" qui roulent avec le Hezbollah... Tout ça, ça finira avec Sorel et son socialisme national. (Welcome in the Twilight Zone...)

Crédibilité zéro, neuneutude maximum.

C'est un peu comme chez Prochoix ou sur Athéisme.org. Je les aime bien, mais historiquement ils sont à l'ouest. On sent bien qu'ils essayent de faire un traitement égal pour chaque religion, mais force est de constater que c'est pas facile, et qu'on est obligé de grossir le trait pour les juifs et les chrétiens et de dégrossir le trait pour les musulmans. Et que non, un type qui se fait exploser au beau milieu d'une foule, ce n'est pas tout à fait la même chose qu'un type qui manifeste contre l'avortement.

Pour ceux que ça intéresse, j'ai mis sur mon site le film "Islam - ce que l'occident doit savoir" à diffuser en classe. (je plaisante, "Indigènes" c'est vachement mieux pour les gosses ; fou que je suis d'imaginer qu'on apprendrait quelques vérités sur l'islam à l'école :-) )

Ca dure une heure et demie au total et à mon sens c'est ce qui s'est fait de mieux sur le sujet. Les curieux, ceux qui ont un véritable esprit scientifique iront voir, quitte à critiquer ; les autruches resteront à faire l'autruche et à croiser les doigts pour que dans vingt ans il y ait encore des lettres à sauver parce qu'il se pourrait bien que seule la connaissance par coeur du coran sera nécessaire pour l'obtention du bac L, avec la méthode hallal de lecture pour faire la synthèse.

http://www.grouik-grouik.blogspot.com/

(ou http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/04/islam-ce-que-loccident-doit-savoir-1-h.html dans quelques jours)

Pour le reste, suite à la polémique concernant le visage masqué de Momo, les éditions Belin "indépendantes depuis 1777" se sont fendus d'un communiqué AFP :

"A la suite de la présentation de notre nouveau manuel à vos collègues professeurs d'histoire et géographie, dans de nombreux établissements, plusieurs d'entre eux nous ont fait part du caractère perçu comme provocant aujourd'hui d'une telle représentation du prophète Mohammed et par conséquent, de la difficulté d'enseigner sereinement dans des classes très hétérogènes".

Donc, pour les éditions Belin "indépendantes depuis 1777" mais dhimmies depuis 2005, "Mahomet" s'écrit "Mohammed" et est un prophète officiellement reconnu.

Il semblerait que ces connards aient toujours la possibilité de refourguer leur camelote de propagande sans que le Ministère trouve rien à redire.

C'était une belle idée, la laïcité :-).

( cf la synthèse de l'article d'Athéisme.org et du Blog Laïciste avec les photos ici : http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/04/belin-diteur-soumis-depuis-2005.html )

Écrit par : IGG | 06 avril 2007

Je reprends le fil en fin de soirée et voudrais faire quelques remarques. Sur Mitterrand, il est vrai qu'il était adulte, avait vécu, etc, au moment où il a rejoint Vichy. Je rappelle quand même que l'époque était troublée, que les Français avaient été traumatisés par la défaite... Disons que ce sont des circonstances atténuantes. Mitterrand est-il allé à Vichy car le pouvoir se trouvait là avant de rentrer dans la Résistance car le vent (de l'Histoire via les défaites de la Wehrmacht) tournait ? C'est possible mais le doute doit profiter à l'accusé. J'ignore quels sont les ressorts intimes qui ont guidé le personnage mais disons qu'il s'est "amendé" en délaissant l'extrême-droite. Je pense qu'il n'était ni un ange ni un monstre. On peut porter à son crédit d'avoir changé en bien. Il avait d'immenses défauts et il a très souvent manqué de vision (un point sur lequel il est très petit par rapport à De Gaulle) mais on le diabolise à l'excès. Cette polémique est née suite à un message disant que la droite n'est pas synonyme de mal et la gauche de bien. Pour revenir à cette question, si l'on délaisse Mitterrand, je suis tout à fait d'accord avec Le hussard.
Concernant Onfray, je n'ai lu que son traité d'athéologie et, à part le chapitre sur Paul de Tarse qui m'a fait rire, j'ai trouvé ça plutôt bête. C'est un tissu de lieux communs (je suis pourtant mécréant, je viens d'un milieu très catho où je n'ai entendu, quand il s'agissait de religion, que des conneries - je mets au défi quelqu'un de trouver une famille plus bête que la mienne sur le plan religieux) et affirmer que les croyants sont tous affreux, sales, bêtes et méchants est débile. Je n'ai pas lu les autres livres d'Onfray, je n'ai que des velléités de me remettre à la philo (je lis tout doucement le livre de Pierre Hadot sur la philosophie antique) et je suis tout prêt à croire quiconque prétend que c'est un très bon prof. Je vais peut-être attendre la retraite pour m'y mettre car pour l'instant le temps me fait défaut.
Un dernier mot sur la religion : l'irrationnel ne fait-il pas partie de l'être humain ? La science et la philo ont fait progresser la rationalité mais - je prends l'exemple de Laure Adler qui écrit dans son livre "A ce soir" qu'elle s'était remise à prier quand son bébé était gravement malade - quand la Raison vous dit que votre enfant va mourir, le fait d'être rationnel n'est pas une consolation. Les gens qui se tournent vers la religion sont-ils donc méprisables ? Je suis mécréant, je le répète, car à l'adolescence, j'ai eu du mal à croire à un Dieu qui se fait homme, vient sur terre, se fait crucifier, ressuscite... Cela a heurté ma rationalité (j'ai troqué le catholicisme contre une religion terrestre, le football - le rugby aussi - et je garde l'espoir que ma paroisse, le FC Nantes ne se retrouvera pas en division 2 l'an prochain). Je ne me considère pas pour autant comme plus beau et plus intelligent que les croyants (de manière symétrique, la prétention de certains "croyants" à être supérieurs sur un plan moral aux non-croyants ou aux tenants des autres religions m'insupporte tout autant).
Enfin une question pour Catmano sur l'école maternelle : mon fils est en grande section, j'ai vu de plus ou moins près le parcours d'autres enfants en maternelle et, par rapport à l'époque où j'y étais, j'ai l'impression que le niveau a monté. Les gosses sont sacrément plus poussés que quand moi j'y étais (vers 1970) et il me semble que mon fils (ainsique d'autres enfants de ma connaissance) en savait plus en fin de moyenne section que moi en entrant en CP. Je savais écrire mon nom, mon prénom, papa, maman et sans doute quelques autres mots et je ne connaissais pas l'alphabet. J'ai appris à lire avec Daniel et Valérie (ça, c'est pour faire rire toto). Pensez-vous donc, chère Catmano, que l'on sollicite trop les enfants, que l'on met la charrue avant les boeufs, qu'on les déforme ?
J'attends avec impatience votre réponse qui sera à n'en pas douter lumineuse.

Bon week-end à tous.

Écrit par : Japhet | 06 avril 2007

Il y a une émission en ce moment sur ARTE sur le pasteur Gerstein qui réussit à pénétrer au coeur du système concentrationnaire pour le dénoncer en entrant chez les SS. On y apprend que les nazis avaient proscrit l'enseignement du latin et du grec (ça ne vous rappelle rien ?) et que Gerstein s'était fait un malin plaisir d'enregistrer à Paris sur un disque le début de l'Iliade de Homère.

Écrit par : Robin | 06 avril 2007

Le texte de l'ami Roger Felts n'est pas passé en copié-collé : je donne donc le lien :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2007/04/06/biroute/

Écrit par : FGuichard | 06 avril 2007

J'ai écrit Sorel, que Stendhal me pardonne, je faisais évidemment mention d'Alain Soral, ex PCF, nouveau rédacteur des discours de Le Pen.

Écrit par : IGG | 06 avril 2007

"...les autruches resteront à faire l'autruche et à croiser les doigts pour que dans vingt ans il y ait encore des lettres à sauver parce qu'il se pourrait bien que seule la connaissance par coeur du coran sera nécessaire pour l'obtention du bac L, avec la méthode hallal de lecture pour faire la synthèse." écrit IGG.
Là, c'est le top. Je manque d'adjectifs et je me refuse à commenter ça. On a dit qu'on ignorait ... mais on a du mal.

Écrit par : FGuichard | 06 avril 2007

Théologie:
C'est toujours pénible d'entrer dans une polémique qui revient à se placer en apologiste, mais il faut, sans aucune illusion ni inclination prosèlyte, donner quelques repères.

Onfray: le Celse moderne, l'eau de Selz, prétendant dissoudre le sirop théologique qu'il ne comprend pas: comme il n'est pas idiot c'est que la théologie n'est pas évidente pour la raison - la petite ratio du petit égo qui croit en lui-même, qui se croit source de soi -même ( aséité usurpée) ou provenant d'un hypothétique hasard- et peut, pour le moins être soumise, comme tout discours, à la critique, l'objection, le relativisme, etc...
D'abord, qu'est ce que la théologie? C'est la gnose -non, pas le gnosticisme dualiste! et qualifié d'hérésie par l'Eglise universelle, orthodoxe et catholique- ( J'imagine l'état de consternation de quelques lecteurs de ce blog, ils doivent penser que je fais mes brasses dans le bénitier tous les Jours du Seigneur...), c'est la gnose de Dieu, la connaissance, oui.

On est loin de la scholastique sèche, infertile, dogmatique-béton-bêtifiante à laquelle on pense en général. Il y a une histoire du mot et de son contenu qui mérite d'être connue pour ne pas chanter avec les ânes, même mitrés!

La théologie est l'expérience subjective, vécue , incarnée, de la doctrine: rien à voir avec un discours sans fondement, purement imposé, extérieur, plaqué or à deux €.

Comme je ne suis pas disposé à faire un cours ici ni à passer du temps à argumenter, je propose simplement quelques lectures. Ceux qui voudront bien lire auront au moins un aperçu qui change d'avec le baratin ordinaire, les con... de chrétiens largués qui se rassurent avec la "divine " étiquette, l'eau de rose fanée, le grenouillage de patronnage, les niaiseries fidéistes de pseudo chrétiens momifiés dans leurs sectes, etc....

Et que l'on ne se leurre pas avec le soupçon d'une intervention catho d'extrême droite et tout le zinzin qui va avec. OK?

3 livres:

Lemoine E. , Theologia sine metaphysica nihil, Paris, éd Traditionnelle, 1991.

Borella J., Lumières de la théologie mystique, Lausanne,
L'Age d'Homme, 2002

Lossky V., Théologie mystique de l'Eglise d'Orient, Paris Aubier, 1980 (plusieurs rééditions)

Voilà!

Si vous vous croyez "homme neuronal" et rien de plus, vous pouvez tout de même tenter l'expérience de ces lectures. Pour voir quel effet elles produisent et vérifier si tout cela n'est qu'une question de glandes, de cellules. Un réductionnisme de plus pour se sentir libre parce que , justement, nous serions non libres, déterminés. Esclavage de la Nécessité confortable et angoissante, hein?

Allez, je vous souhaite une bonne nuit pascale. Ressuscitez bien!

Mon cher Robin, nous serions bien sur le mont Athos, non?

Écrit par : Lenny | 06 avril 2007

Mon cher Robin, nous serions bien sur le mont Athos, non?

Ecrit par : Lenny | 06 avril 2007

Ne m'en parlez pas, Lenny...Mais avec de bonnes bouteilles et de jolies héllènes (Hélènes ?)...J'aurais du mal avec la sobriété complète et le célibat !

Athos, Porthos, Aramis (mon préféré) et d'Artagnan...Les mousquetaires au couvent !

Écrit par : Robin | 07 avril 2007

Chronique à paraître dans le numéro
d’Avril 2007 de Tribune juive
Maurice, Jean et Raymond
Par François Léotard

Lire sur le site de patrickinstit

Patrick, je sais que vous venez de temps en temps sur ce blog et j'espère que vous lirez ce post.

Merci pour avoir publié sur le vôtre ce texte magnifique de François Léotard qui aurait sans doute fait pleurer son pauvre et merveilleux frère.

Écrit par : Robin | 07 avril 2007

Dobolino, reste avec nous !
Je n'ai pas la vocation à reprendre un quelconque flambeau.
Et puis, tu as vu, on parle un peu moins de politique ici depuis qu'on y parle de religion.
Deux vetos, çà n'est pas de trop. Quoiqu'on en pense, j'estime que nous avons une profession éminemment pédagogique (le patient du médecin veut des bobards, ou alors rien du tout, de tutes façons, c'est la sécu qui paye, les nôtres veulent SAVOIR ), et il y a ici beaucoup à apprendre, et parfois un peu à dire.
Reste, les occasions de rire sont si rares de nos jours ...

Écrit par : yann | 07 avril 2007

Pour Anne-Marie Valette : début de mon chapitre sur le langage (oral et écrit) en maternelle, excusez-moi, c'est un peu long.
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I) Résumé des programmes en vigueur :

A) LANGAGE

I) COMMUNICATION
1) Objectifs :

TPS / PS
- donner confiance
- apprendre à communiquer
- découvrir qu’il peut comprendre et se faire entendre des autres (adultes, camarades)
MS / GS

on ajoutera :
- s’insérer dans des dialogues plus longs, plus complexes,

entrée au CP :
- être prêts à accepter les règles d’un échange organisé

2) « Méthodes » :
- création d’un contexte favorable
- encouragement aux essais
- incitation aux relations avec les autres
- accompagnement par l’enseignant :
• dialogue quotidien avec chaque enfant dans des situations claires et explicites
• reprise patiente, dans un langage plus élaboré, des tentatives d’expression incomplètes ou maladroites.
- encourager :
• le langage de l’évocation : événements passés, projets
• la communication abstraite : expliquer, argumenter
• la structuration du temps

3) Points de départ :
- la vie collective : incidents, activités scolaires, situations exceptionnelles
- de la narration au projet : travail sur tout ce qui permet de situer le sujet dans le temps et dans l’espace
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II) Mes commentaires, mes techniques :

I) Communication :

Ce tableau est une interprétation certainement très personnelle des pages 16 (ligne 17) et 17, si j’en juge par le travail des collègues de ces huit dernières années...
Il me permet de dégager les réflexions suivantes :
• la communication orale est l’objectif n°1 du langage en école maternelle (si j’en crois certaines collègues, c’est l’écrit et particulièrement la lecture d’albums par l’enfant, ceci dès la Petite Section...) ou les Arts Plastiques ;

• une progression est proposée de l’individuel vers le collectif, du simple vers le complexe ;

• le départ proposé est la vie collective (et non pas l’album qui arrive comme un cheveu sur la soupe pour tous les enfants de milieux « peu lecteurs »).

1) Objectifs :

a) Tout petits :

• donner confiance, apprendre à communiquer, découvrir qu’il peut comprendre et se faire entendre des autres (adultes, camarades)

Quand j’étais jeune enseignante, les formateurs nous apprenaient qu’un enfant de deux à trois ans qui entrait à l’école maternelle n’était pas encore sorti de l’égocentrisme du nouveau-né et que c’était à nous de l’y aider ; qu’il était illusoire de les regrouper tous ensemble plus de cinq à dix minutes d’affilée, que l’expérience des autres ne les intéressait pas encore, qu’il fallait les y amener doucement, plusieurs fois par jour. Il était encore normal qu’un tout-petit n’ait jamais eu accès aux livres (on n’en vendait pas dans les supermarchés à cette époque reculée).
On nous avait aussi expliqué l’immaturité du système phonatoire et comment l’enfant passait du « mot-valise » qui peut tout vouloir dire (« Bibi » qui selon le contexte et l’intonation peut signifier « Je veux mon biberon. » ou « Mon biberon est vide. » ou « Oh ! Regarde, maman, c’est un biberon sur cette image ! ») à la phrase construite [Sujet – Verbe – Complément] additionnée de tous les connecteurs de lieu, de temps, de manière, logiques, etc., etc., possibles et imaginables.
On nous avait bien persuadés que nous avions un rôle à jouer dans cet apprentissage (les conseillers pédagogiques que j’ai fréquentés étaient d’anciens instituteurs blanchis sous le harnais et assez peu contaminés par les prémices du grand chambardement : pour eux, malgré une bonne teinture Freinet, le maître était chargé d’enseigner, d’éduquer les enfants, pas de les accompagner dans leurs apprentissages.) :

- saisir toutes les occasions de parler aux tout-petits et de les faire parler : et j’en reviens aux moments d’habillage/déshabillage, au passage aux toilettes, au moment du coucher, qui étaient selon eux des moments privilégiés pour instaurer ce type de dialogue ;

- prendre le temps de reformuler ces mots-valises en phrases construites ;

- multiplier les petits moments de regroupement dans les coins de jeux autour d’un jouet, d’un matériau, d’une image ;
- encourager les échanges verbaux entre deux, trois enfants en se tenant à leur hauteur et en commentant les actions des uns et des autres ;

- toujours solliciter l’enfant mutique en écartant les « perroquets » qui monopolisent la parole ;

- jouer aux devinettes, au besoin à l’aide d’une marionnette ou d’une poupée, pour encourager l’enfant à écouter, à répondre, à dialoguer ;

- plusieurs fois par jour, réunir les tout-petits quelques minutes pour chanter, réciter de petites comptines, jouer à des jeux de doigts.

b) Petits – Moyens :
• s’insérer dans des dialogues plus longs, plus complexes

On nous avait aussi mis en garde contre ces « beaux parleurs » (ceux que j’ai surnommés les perroquets) qui glosaient en monologues interminables sans que personne d’autre ne puisse en placer une... Contre les mutiques qui prenaient le moment de langage comme une annexe de la sieste. Et nous avions pour mission d’y « mettre bon ordre ».

Le dialogue, c’est sans doute ce qui est le plus difficile à obtenir en maternelle, du moins, depuis 1975, date à laquelle j’ai débuté dans ce métier. (Mais je ne pense pas que cet objectif était présent dans les « Programmes et Instructions Officielles » antérieurs à 1972... A vérifier). A l’époque, on arrivait encore à obtenir un dialogue maître – élève(s) ; les contacts que j’ai avec les enfants qui fréquentent la classe maternelle de l’école où j’enseigne me démontrent hélas bien souvent qu’avec certains d’entre eux, c’est devenu complètement impossible, les « bulldozers » fuient ou se débattent, les « poupées » minaudent, les « perroquets » soliloquent, les « champions » prennent un air absent, les « chipies » boudent ou « paranoïent » au moindre mot qu’elles estiment de travers, les « zombis » « zombissent »... Il faut se rendre à l’évidence : ils ne sont pas venus pour nous et nous les dérangeons dans leurs apprentissages premiers !

c) Fin de Grande Section
• être prêt à accepter les règles d’un échange organisé

Retroussez vos manches, collègues de maternelle, il y a du boulot... Et pas question de se défiler d’un : « Avec X, ce n’est pas possible, c’est le milieu qui veut ça, il aurait besoin d’un suivi spécialisé... » pour les neuf dixièmes de vos ressources humaines... A partir de maintenant, j’exige que vous me les envoyiez « prêts à accepter les règles d’un échange organisé » (règles que l’on se garde bien de nous énumérer, d’ailleurs...)


2) Méthodes :

a) Tout petits – Petits :
En lisant la liste, je remarque que je n’ai jamais su faire la différence entre les objectifs et ce que je continue à appeler les méthodes... Je me fais sabrer là-dessus à chaque réécriture du Projet d’Ecole. Tant pis, j’assume... Je suis une très mauvaise médiatrice entre l’enfant et les apprentissages... C’est normal, moi, on m’avait embauchée comme instit...

b) Petits – Moyens – Grands :
Où l’on retrouve l’on retrouve les points « VOCABULAIRE » ainsi que certains points « LECTURE », « HISTOIRE », « GEOGRAPHIE », « SCIENCES » de mon « cahier des charges »...

3) Points de départ :
La vie, pas les albums, c’est écrit là, page 17, dans notre bible à nous... Alors peut-être pourrions-nous récupérer les « bulldozers », les « chipies », les « champions » et même les « poupées » et certains « zombis »...

S’il vous plaît, les collègues, laissez-vous guider par votre bon sens. Ne préparez plus une année entière de progressions Petits – Moyens – Grands avant même de connaître les enfants. Arrêtez de travailler sur « La petite chenille qui faisait des trous » en novembre – décembre quand le « papa Noël » est dans tous les esprits et, qu’à part peut-être quelques moyens – grands, vos élèves ont tous oublié qu’au printemps dernier, avec un peu de chance, leur papy leur avait fait voir une chenille...

L’important, ce n’est pas le support que vous utilisez, tout « moderne » qu’il soit, c’est ce que vous mettez derrière... Prenez n’importe quel adulte qui vous semble crédible, sympathique, cultivé, intéressant et dites-vous : « C’est comme ça que je voudrais qu’ils deviennent. » Et laissez-vous guider par la vie... (Nota Bene : en relisant cet essai, je me suis rendu compte que cette phrase et les suivantes qui évoquent la vie pouvaient prêter à confusion et méritaient un commentaire. Celui-ci se trouve en dernière partie de l’essai.)

Ouvrez-les aux autres, à la nature, aux objets. Apprenez-leur à observer, à réfléchir, à commenter. Apportez-leur du matériel, aidez-les à organiser leurs actions, leurs dialogues et ça viendra tout seul... A condition bien sûr que vous ne perdiez pas de vu le but de notre travail :
« Eduquer, c’est donner à Paul les moyens d’être tout ce qu’il peut être » (déjà cité et ce n’est pas fini...) Et tous les Paul (et les Paulette aussi) même ceux qui sont arrivés bulldozers ou zombis ou dont le milieu familial n’est pas de premier choix.
Et aussi :
«... On ne peut éduquer qu’en s’adressant à l’intelligence et à la raison de ceux qu’on éduque, en « formant leur jugement », c'est-à-dire en les instruisant, comme l’avait si bien vu Montaigne, et en leur permettant de bien juger de « la valeur des choses qu’ils auront à se donner pour fin » comme le disait Kant... » [toujours « L’imposture pédagogique » page 16]

Écrit par : catmano | 07 avril 2007

Encore une fois, le livre d'Onfray est un pamphlet, et doit, à mon sens, être lu comme tel! Une réaction un peu agacée à l'omniprésence des religions monothéistes dans les media, (rappelez vous l'omniprésence irritante de la couverture médiatique de la mort de Jean-Paul deux, qui en est un exemple des plus frappants). Son énervement est, en tous cas, encore plus justifié à mon sens vis à vis des calotins, (et ils parlent quand même pas mal de l'islam; il met régulièrement les religions monothéistes dos à dos, et c'est assez réjouissant) que celui des blogueurs d'ici vis-à-vis des pédagogistes, (ces derniers, en tout état de cause, ne tueront jamais autant de gens que les croyances religieuses). En tous cas, il nous venge un peu, et c'est déjà pas mal! Et Onfray ne vilipende pas les gens, mais leurs croyances!
Concernant ma (première) fille, qui est maintenant en CP, Anne-Marie, elle savait à peu près lire et écrire au milieu de son année de grande section. Maintenant, elle écrit plutôt bien, elle fait assez peu de fautes, a une calligraphie plutôt bonne en cursive, (largement meilleure que la mienne, en tous cas). Je la fais lire, écrire, et lui fait apprendre ses tables de multiplication à chaque fois que je l'ai chez moi, (nous vivons en des lieux assez éloignés, sa mère et moi).
Concernant le livre d'histoire des éditions Belin, (dont le floutage des traits de Mahomet a été cautionné par un collègue prof. d'IUFM... Honte sur lui), lire l'excellent article dans le Charlie de cette semaine.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2007

Ci-dessous un extrait de l' Emile, qui explique probablement pourquoi les fables de La Fontaine étaient absentes des programmes du primaire jusqu'à récemment :

On fait apprendre les fables de la Fontaine à tous les enfants, et il n'y en a pas un seul qui les entende. Quand ils les entendraient, ce serait encore pis ; car la morale en est tellement mêlée et si disproportionnée à leur âge, qu'elle les porterait plus au vice qu'à la vertu. Ce sont encore là, direz-vous, des paradoxes. Soit ; mais voyons si ce sont des vérités.

Je dis qu'un enfant n'entend point les fables qu'on lui fait apprendre, parce que quelque effort qu'on fasse pour les rendre simples, l'instruction qu'on en veut tirer force d'y faire entrer des idées qu'il ne peut saisir, et que le tour même de la poésie, en les lui rendant plus faciles à retenir, les lui rend plus difficiles à concevoir, en sorte qu'on achète l'agrément aux dépens de la clarté. Sans citer cette multitude de fables qui n'ont rien d'intelligible ni d'utile pour les enfants, et qu'on leur fait indiscrètement apprendre avec les autres, parce qu'elles s'y trouvent mêlées, bornons-nous à celles que l'auteur semble avoir faites spécialement pour eux.

Je ne connais dans tout le recueil de la Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; de ces cinq ou six je prends pour exemple la première de toutes, parce que c'est celle dont la morale est le plus de tout âge, celle que les enfants saisissent le mieux, celle qu'ils apprennent avec le plus de plaisir, enfin celle que pour cela même l'auteur a mise par préférence à la tête de son livre. En lui supposant réellement l'objet d'être entendue des enfants, de leur plaire et de les instruire, cette fable est assurément son chef-d'oeuvre : qu'on me permette donc de la suivre et de l'examiner en peu de mots.

Le corbeau et le renard
Fable


Maître corbeau, sur un arbre perché,

Maître ! que signifie ce mot en lui-même ? que signifie-t-il au-devant d'un nom propre ? quel sens a-t-il dans cette occasion ?
Qu'est-ce qu'un corbeau ?
Qu'est-ce qu'un arbre perché ? L'on ne dit pas sur un arbre perché, l'on dit perché sur un arbre. Par conséquent, il faut parler des inversions de la poésie ; il faut dire ce que c'est que prose et que vers.


Tenait dans son bec un fromage.

Quel fromage ? était-ce un fromage de Suisse, de Brie, ou de Hollande ? Si l'enfant n'a point vu de corbeaux, que gagnez-vous à lui en parler ? s'il en a vu, comment concevra-t-il qu'ils tiennent un fromage à leur bec ? Faisons toujours des images d'après nature.


Maître renard, par l'odeur alléché,

Encore un maître ! mais pour celui-ci c'est à bon titre : il est maître passé dans les tours de son métier. Il faut dire ce que c'est qu'un renard, et distinguer son vrai naturel du caractère de convention qu'il a dans les fables.
Alléché. Ce mot n'est pas usité. Il le faut expliquer ; il faut dire qu'on ne s'en sert plus qu'en vers. L'enfant demandera pourquoi l'on parle autrement en vers qu'en prose. Que lui répondrez-vous ?
Alléché par l'odeur d'un fromage ! Ce fromage, tenu par un corbeau perché sur un arbre, devait avoir beaucoup d'odeur pour être senti par le renard dans un taillis ou dans son terrier ! Est-ce ainsi que vous exercez votre élève à cet esprit de critique judicieuse qui ne s'en laisse imposer qu'à bonnes enseignes, et sait discerner la vérité du mensonge dans les narrations d'autrui ?


Lui tint à peu près ce langage :

Ce langage ! Les renards parlent donc ? ils parlent donc la même langue que les corbeaux ? Sage précepteur, prends garde à toi ; pèse bien ta réponse avant de la faire ; elle importe plus que tu n'as pensé.


Eh ! bonjour, monsieur le corbeau !

Monsieur ! titre que l'enfant voit tourner en dérision, même avant qu'il sache que c'est un titre d'honneur. Ceux qui disent monsieur du Corbeau auront bien d'autres affaires avant que d'avoir expliqué ce du.


Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !

Cheville, redondance inutile. L'enfant, voyant répéter la même chose en d'autres termes, apprend à parler lâchement. Si vous dites que cette redondance est un art de l'auteur, qu'elle entre dans le dessein du renard qui veut paraître multiplier les éloges avec des paroles, cette excuse sera bonne pour moi, mais non pas pour mon élève.


Sans mentir, si votre ramage

Sans mentir ! on ment donc quelquefois ? Où en sera l'enfant si vous lui apprenez que le renard ne dit sans mentir que parce qu'il ment ?


Répondait à votre plumage,

Répondait ! que signifie ce mot ? Apprenez à l'enfant à comparer des qualités aussi différentes que la voix et le plumage ; vous verrez comme il vous entendra.


Vous seriez le phénix des hôtes de ces bois.

Le phénix ! Qu'est-ce qu'un phénix ? Nous voici tout à coup jetés dans la menteuse antiquité, presque dans la mythologie.
Les hôtes de ces bois ! Quel discours figuré ! Le flatteur ennoblit son langage et lui donne plus de dignité pour le rendre plus séduisant. Un enfant entendra-t-il cette finesse ? sait-il seulement, peut-il savoir ce que c'est qu'un style noble et un style bas ?


A ces mots, le corbeau ne se sent pas de joie,

Il faut avoir éprouvé déjà des passions bien vives pour sentir cette expression proverbiale.


Et, pour montrer sa belle voix,

N'oubliez pas que, pour entendre ce vers et toute la fable, l'enfant doit savoir ce que c'est que la belle voix du corbeau.


Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.

Ce vers est admirable, l'harmonie seule en fait image. Je vois un grand vilain bec ouvert ; j'entends tomber le fromage à travers les branches : mais ces sortes de beautés sont perdues pour les enfants.


Le renard s'en saisit, et dit : Mon bon monsieur,

Voilà donc la bonté transformée en bêtise. Assurément on ne perd pas de temps pour instruire les enfants.


Apprenez que tout flatteur

Maxime générale ; nous n'y sommes plus.


Vit aux dépens de celui qui l'écoute.

Jamais enfant de dix ans n'entendit ce vers-là.


Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute.

Ceci s'entend, et la pensée est très bonne. Cependant il y aura encore bien peu d'enfants qui sachent comparer une leçon à un fromage, et qui ne préférassent le fromage à la leçon. Il faut donc leur faire entendre que ce propos n'est qu'une raillerie. Que de finesse pour des enfants !


Le corbeau, honteux et confus,

Autre pléonasme ; mais celui-ci est inexcusable.


Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.

Jura ! Quel est le sot de maître qui ose expliquer à l'enfant ce que c'est qu'un serment ?

Voilà bien des détails, bien moins cependant qu'il n'en faudrait pour analyser toutes les idées de cette fable, et les réduire aux idées simples et élémentaires dont chacune d'elles est composée. Mais qui est-ce croit avoir besoin de cette analyse pour se faire entendre à la jeunesse ? Nul de nous n'est assez philosophe pour savoir se mettre à la place d'un enfant. Passons maintenant à la morale.

Je demande si c'est à des enfants de dix ans qu'il faut apprendre qu'il y a des hommes qui flattent et mentent pour leur profit ? On pourrait tout au plus leur apprendre qu'il y a des railleurs qui persiflent les petits garçons, et se moquent en secret de leur sotte vanité ; mais le fromage gâte tout ; on leur apprend moins à ne pas le laisser tomber de leur bec qu'à le faire tomber du bec d'un autre. C'est ici mon second paradoxe, et ce n'est pas le moins important.

Suivez les enfants apprenant leurs fables, et vous verrez que, quand ils sont en état d'en faire l'application, ils en font presque toujours une contraire à l'intention de l'auteur, et qu'au lieu de s'observer sur le défaut dont on les veut guérir ou préserver, ils penchent à aimer le vice avec lequel on tire parti des défauts des autres. Dans la fable précédente, les enfants se moquent du corbeau, mais ils s'affectionnent tous au renard ; dans la fable qui suit, vous croyez leur donner la cigale pour exemple ; et point du tout, c'est la fourmi qu'ils choisiront. On n'aime point à s'humilier : ils prendront toujours le beau rôle ; c'est le choix de l'amour-propre, c'est un choix très naturel. Or, quelle horrible leçon pour l'enfance ! Le plus odieux de tous les montres serait un enfant avare et dur, qui saurait ce qu'on lui demande et ce qu'il refuse. La fourmi fait plus encore, elle lui apprend à railler dans ses refus.

Dans toutes les fables où le lion est un des personnages, comme c'est d'ordinaire le plus brillant, l'enfant ne manque point de se faire lion ; et quand il préside à quelque partage, bien instruit par son modèle, il a grand soin de s'emparer de tout. Mais, quand le moucheron terrasse le lion, c'est une autre affaire ; alors l'enfant n'est plus lion, il est moucheron. Il apprend à tuer un jour à coups d'aiguillon ceux qu'il n'oserait attaquer de pied ferme.

Dans la fable du loup maigre et du chien gras, au lieu d'une leçon de modération qu'on prétend lui donner, il en prend une de licence. Je n'oublierai jamais d'avoir vu beaucoup pleurer une petite fille qu'on avait désolée avec cette fable, tout en lui prêchant toujours la docilité. On eut peine à savoir la cause de ses pleurs ; on la sut enfin. La pauvre enfant s'ennuyait d'être à la chaîne, elle se sentait le cou pelé ; elle pleurait de n'être pas loup.

Ainsi donc la morale de la première fable citée est pour l'enfant une leçon de la plus basse flatterie ; celle de la seconde, une leçon d'inhumanité ; celle de la troisième, une leçon d'injustice ; celle de la quatrième, une leçon de satire ; celle de la cinquième, une leçon d'indépendance. Cette dernière leçon, pour être superflue à mon élève, n'en est pas plus convenable aux vôtres. Quand vous leur donnez des préceptes qui se contredisent, quel fruit espérez-vous de vos soins ? Mais peut-être, à cela près, toute cette morale qui me sert d'objection contre les fables fournit-elle autant de raisons de les conserver. Il faut une morale en paroles et une en actions dans la société, et ces deux morales ne se ressemblent point. La première est dans le catéchisme, où on la laisse ; l'autre est dans les fables de la Fontaine pour les enfants, et dans ses contes pour les mères. Le même auteur suffit à tout.

Composons, monsieur de la Fontaine. Je promets, quant à moi, de vous lire avec choix, de vous aimer, de m'instruire dans vos fables ; car j'espère ne pas me tromper sur leur objet ; mais, pour mon élève, permettez que je ne lui en laisse pas étudier une seule jusqu'à ce que vous m'ayez prouvé qu'il est bon pour lui d'apprendre des choses dont il ne comprendra pas le quart ; que, dans celles qu'il pourra comprendre, il ne prendra jamais le change, et qu'au lieu de se corriger sur la dupe, il ne se formera pas sur le fripon.

Jean-Jacques Rousseau, L'Émile, livre second

Écrit par : Perceval | 07 avril 2007

Robin,
Je crois que si Onfray ne dit pas trop de mal de l’islam, c’est qu’il a simplement les foies.
Et, vous avez raison, le traité d’athéologie est un monceau de poncifs et de clichés. Je crois bien que je n’ai pas réussi à le finir.
Ceci dit, il peut avoir une bonne influence sur certains : n’oubliez pas certaines de vos lectures de vos 20 ans, qui vous ont ouvert l’esprit et conduit à chercher toujours un peu plus loin, et, qu’aujourd’hui, vous rejetteriez comme simplistes, erronées ou tout simplement illisibles.
Par ailleurs, ce n’est pas à Onfray que je ferai le déshonneur de le comparer à André Rieu : Comte-sponville me paraît plus digne de cette comparaison.
Et il ne faut pas être trop méchant : toute expérience peut apporter quelque chose. Comte-S, parcouru à la vitesse du vent, m’a quand même poussé à lire Spinoza, et André Rieu me donne des idées de cadeaux pour ma belle-mère.
Il n’y a guère que paulo coelho à qui je ne vois aucune utilité autre qu’émétique . Je ne voudrais même pas de « l’alchimiste » pour caler un meuble, et j’aurais des scrupules à salir le feu en l’y mettant.
Ah si : il m’a fait apprécier la collection Harlequin !

Écrit par : yann | 07 avril 2007

Lu dans Courrier International :

JAMES TOOLEY • Un privé pour l’école

A l’origine, fort de son doctorat en sciences de l’éducation, il avait un point de vue de socialiste, critiquant l’implication du secteur privé dans l’enseignement, mais, après avoir étudié les résultats obtenus par les écoles privées, il a radicalement changé d’opinion”, explique The Independent. Au point que le Britannique James Tooley, professeur à l’université de Newcastle, est aujourd’hui devenu le héraut de l’enseignement privé, celui-ci étant considéré comme facteur de développement dans les pays pauvres. Au cours des six dernières années, il a mené une vaste étude sur les réalisations et performances des écoles privées dans les régions les plus déshéritées d’Afrique, de Chine et d’Inde. “J’ai constaté, explique-t-il au quotidien britannique, que des familles même très pauvres étaient prêtes à payer 1 ou 2 dollars par mois pour que leurs enfants suivent leur scolarité dans le privé, car elles y voient un moyen de sortir de la pauvreté.” Il explique aussi que les écoles publiques qu’il a pu visiter lui sont toujours apparues largement inefficaces par comparaison avec les établissements privés. L’essai qu’il a écrit sur le sujet a remporté le prix Private Sector Development, organisé par un département de la Banque mondiale et le Financial Times. Ce qui lui a valu de retenir l’attention de l’entreprise asiatique Orient Global. Celle-ci va investir 100 millions de dollars dans le développement d’écoles privées dans les pays pauvres et a demandé au Pr Tooley de tenir le rôle de conseiller en chef pour cette opération. C’est ce à quoi il va s’employer l’année prochaine en se mettant en congé sabbatique de son université.

Comme quoi il n'y a que les imbéciles qui ne changent jamais d'avis.
Et comme quoi, pour les anglais tout du moins, il semble bien qu'un diplôme en "sciences de l'éducation" s'accompagne systématiquement d'un présupposé politique.

Écrit par : yann | 07 avril 2007

Changement d'avis qui serait moins suspect s'il ne permettait pas à son auteur d'arrondir sans doute copieusement ses fins de mois.

Écrit par : Perceval | 07 avril 2007

J'ai évoqué hier sur le blog Kurt Gerstein dont la destinée tragique fut retracée hier sur ARTE ; l'un de ses premiers actes de résistance fut d'enregistrer sur disque le premier chant de l'Iliade, au moment où les troupes allemandes défilaient sur les Champs-Elysées.

Il faut savoir que les nazis avaient commencé ce que nous avons achevé : la suppression pure et simple de l'enseignement des humanités classiques et des " langues mortes " (les nazis employaient exactement la même expression) considéré comme inutile et idéologiquement dangereux..

En recopiant ces lignes, je pense à la philosophe Simone Weill et à Jacqueline de Romilly.


" Chante, déesse, d'Achille, fils de Pélée la colère désastreuse, qui de maux infinis accabla les Achéens, et précipita dans l' Adès tant de fortes âmes de héros, livrés eux-mêmes en pâture aux chiens et à tous les oiseaux carnassiers. Et le dessein de Zeus s'accomplissait ainsi, depuis qu'une querelle avait divisé l'Atréide, roi des hommes, et le divin Achille.

Qui d'entre les dieux les jeta dans cette dissension ? Le fils de Zeus et de Lèto. Irrité contre le Roi, il suscita dans l'armée un mal mortel, et les peuples périssaient, parce que l'Atréide avait couvert d'opprobre Khrysès le sacrificateur..."

L'Iliade d'Homère, début du chant I (traduction de Leconte de Lisle, 1818-1894)

Les paysans, en Provence, disent qu'il ne faut pas travailler la terre le vendredi saint car elle saigne.

" Le bonheur ? Se délivrer ? C'est trop dire...Peut-être...Nous avançons dans la nut, sans savoir...

L'enfouissement secret, la solitude de la graine qui mûrit lentement, d'une germination invisible et secrète, sous le sol gelé de l'hiver, qui vit, contre toute apparence, d'une vie mystérieuse...

Le Joie est au bord du coeur. Elle tourne derrière cette pierre invisible qui scella ma source. "

Écrit par : Robin | 07 avril 2007

Ca fait du bien d'aller chez le dentiste. Dans la salle d'attente on peut feuilleter les magazines et parfois ça déculpabilise. Hier l'ai consulté " CAPITAL" de mars 2007, revue luxueuse que je n'ouvre que très rarement. A la page 32 ,j'apprends que pour les journalistes ( ou reporters je ne sais plus exactement ) les heures du dimanche sont majorées de 225% . La moyenne de jours de travail est de 188 sur F2 mais en s'arrangeant avec les récupérations on peut aller à 181, contre 211 sur TF1. Bon, ça va, j'ai la conscience tranquille.
Je découvre dans ce même périodique l'existence d'une chorale composée de trente
personnes : 24 femmes et six hommes. C'est vraiment déséquilibré. Notre chef il aimerait pas, pas du tout. M'enfin !Le point commun des choristes est d'être le conjoint ou plutôt la con jointe d'une personnalité : ancien premier ministre, ministre, chef d'orchestre, PDG, tout ça quoi. Ils ont répété pendant un an et ont donné un concert au profit d'une oeuvre. Je ne critique pas. Je pense à mon chef de choeur qui a été instit et prof avant, dois-je le dire, d'enseigner en IUFM, et nous fait travailler depuis plus de 20 ans sans en tirer le moindre profit ni la moindre gloire sinon la satisfaction d'avoir atteint un bon niveau et nous avoir fait découvrir la beauté au prix d'efforts parfois douloureux . Des oeuvres de Mendelshonn ou Brukner à 8 voix par exemple ce n'est pas facile mais quand on les " maîtrise" c'est merveilleux. Chez nous le point commun c'est la motivation avec l'amitié en étrenne comme chantait Bécaud et, comme sur le marché de Provence, l'infirmière côtoie la vendeuse de fromages, et l'agent d'assurance l'ouvrier vigneron. Nous chantons aussi pour des oeuvres sans avoir droit à la une du quotidien régional. Pas grave, on est content de chanter ensemble.
Après mon passage chez le dentiste me voici de retour à la maison . Au courrier m'attend le dernier numéro d'AIDE ET ACTION , qui me donne des nouvelles des écoles en Inde et en Afrique. La page 20 me propose d'acheter le livre " VOCATION ENSEIGNANT" présentant 18 portraits croisés d'enfants et d'adultes . La préface est de Philippe Meirieu. Sans commentaire.
je tourne vite fait les pages du POINT pour apprendre que le montant des heures supplémentaires non payées des policiers atteint 160 millions d'euros . Je n'ai pas rien à dire sur les policiers . Avec mon mari nous avons rencontré les spécialistes bornés du PV mais aussi des braves gens" qui s'baladent, qui s'baladent sous le vent" ( pour ceux qui connaissent ce refrain ) et sont prêts à vous aider.
Braves baudets que nous sommes ! C'est Pâques. dans le joyeux carillon des cloches , j'écouterai tintinnabuler les clochettes de ces aniamaux dévoués.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 07 avril 2007

animaux.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 07 avril 2007

Rousseau, Rousseau ...

Pardonnez par avance mon ignorancitude, mais ce n'est pas ce grand pédagogue qui abandonna jadis ces cinq ou six enfants à l'Assistance, avant d'en tenir pour le bon sauvage ?
Ne serait-il pas le précurseur de nos (grands) pédagogues qui préconisent de laisser l'enfant construire lui-même ses savoirs ?

Écrit par : yann | 07 avril 2007

Yann, votre message, (celui dans lequel vous parlez de Rieu, Comte-Sponville, etc) m'a bien fait rire, et je vous suis à peu près sur l'ensemble de vos propos, quoique je vous trouve toujours un peu sévère avec Onfray... Snobisme, ou parti pris politique? Par contre, d'accord pour Coelho... Mais, dites-moi, vous avez vraiment une dent contre votre belle-mère! Rieu, des idées de cadeau... "A contrario"?

Écrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2007

Changement d'avis qui serait moins suspect s'il ne permettait pas à son auteur d'arrondir sans doute copieusement ses fins de mois.

Ecrit par : Perceval | 07 avril 2007

Bien sûr. Mais pourquoi serait-il honteux qu'il gagnât sa croûte ?
Il l'aurait gagnée tout autant (sinon plus) en devenant le meirieu anglais

Écrit par : yann | 07 avril 2007

"Ne serait-il pas le précurseur de nos (grands) pédagogues qui préconisent de laisser l'enfant construire lui-même ses savoirs ?"

Lui-même, seul philosophe avec Platon digne d'être lu pour son point de vue sur l'éducation, d'après ma formation au concours...

Écrit par : Perceval | 07 avril 2007

Erratum: Platon, Rousseau, et Meirieu.

Écrit par : Perceval | 07 avril 2007

"Lu dans Courrier International :
JAMES TOOLEY • Un privé pour l’école"

Ecrit par : yann | 07 avril 2007

Le modèle anglais, parlons-en ! La Grande-Bretagne a été pionnière, grâce à Diane Warnock, de la destruction de l'enseignement spécialisé et de l'intégration scolaire sauvage des enfants "handicapés", au nom d'une idéologie pseudo-humaniste (et des belles économies de pépètes en back-ground).

Après 30 ans d’expérience, Mme Warnock constate le «caractère funeste» de cette orientation.

Le Daily Télégraph précise : « la doctrine de l’intégration a eu pour but de fermer les écoles spéciales… dans la mesure où la nature du handicap a été banalisée, on a réduit les moyens de le traiter. Beaucoup de parents se sont réjouis lorsqu’on leur a dit que leur enfant pouvait être intégré dans une école banale jusqu’à ce qu’ils se rendent compte qu’il était en souffrance parce qu’il en était incapable ».

Un drame pour ces enfants, mais aussi pour tous les enfants "normaux" des classes dans lesquels ils sont scolarisés.

Quand on sait que les handicaps physiques ou sensoriels -ceux qui posent le moins de problèmes en termes d'intégration- représentent une part infime du champ des handicaps, alors que les handicaps majoritaires sont d'ordre psy... il ne faut pas s'étonner après que les classes deviennent ingérables avec ces enfants privés de soins (les caractériels notamment) qui disjonctent à la première occasion.

Surtout que les écoles privées, qui ont le privilège de pouvoir choisir leurs élèves, n'hésitent pas à accueillir un enfant handicapé physique (c'est bon pour la pub) tandis que les écoles publiques doivent se débrouiller avec la majorité des autres handicaps, en particulier ceux qui se manifestent par des troubles du comportement, tout en perdant peu à peu leurs élèves sans problèmes.

Et c'est au moment où la Grande-Bretagne commence à s'interroger sur les bienfaits de cette politique que la France s'y précipite...

Alors, le modèle anglais...

Écrit par : Un hussard | 07 avril 2007

P.S . Pour la petite histoire, Mme Warnock a commencé à remettre en cause ses belles théories quand... elle s'est trouvée confrontée à l'autisme de l'une de ses nièces et aux effets sur celle-ci de ses belles réformes.

Écrit par : Un hussard | 07 avril 2007

Mais, dites-moi, vous avez vraiment une dent contre votre belle-mère! Rieu, des idées de cadeau... "A contrario"?

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2007

Non, non, elle aime çà. Tous les goûts sont dans la nature.
" Et dire qu'il suffirait que les gens n'en achètent pas pour que çà se vende pas "

Écrit par : yann | 07 avril 2007

Oups... : dans lesquelles.

Écrit par : Un hussard | 07 avril 2007

Erratum: Platon, Rousseau, et Meirieu.

Ecrit par : Perceval | 07 avril 2007


Perceval, le "Saint Esprit" de votre Trinité pédagogique ne manque pas d'air et n'arrête pas de brasser du vent.

Attention à Platon et à Rousseau : bien garder en tête que l'Emile est un roman et non un manuel de pédagogie et La République une utopie, avec tous les dangers que cela représente.

Il faut faire attention avec les philosophes; ils ont une façon parfois "détournée" de dire la vérité et certaines oeuvres nécessitent d' être maniées avec la même précaution que la dynamite.

Vous connaissez le dialogue :

" - Monsieur Rousseau, j'ai éduqué mon fils selon vos principes.

- Vous avez eu grand tort ! "

Écrit par : Robin | 07 avril 2007

Le modèle anglais, parlons-en !

Ecrit par : Un hussard | 07 avril 2007

Je ne défendais pas le modèle anglais , que je connais mal. Mais je n'ai pas de peine à croire ce que vous nous expliquez.
Faire passer des économies ou des intérets sordides pour de grandes causes humanistes : c'es un grand classique. Hélas !

Écrit par : yann | 07 avril 2007

C'est parce qu'il avait lu et traduit l'Iliade avec d'excellents maîtres que Kurt Gerstein sentit que la victoire de l'Allemagne sur la France n'était pas une bénédiction des dieux, mais le début d'une tragédie.

Écrit par : Robin | 07 avril 2007

Bien vu, le hussard, je constate le même scandale tous les jours. Il convient d'y ajouter l'organisation des affectations qui fait que, vu qu'il manque de maîtres spécialisés et que personne ne veut de classe spéciale, ce sont les jeunes instits inexpérimentés qui se voient attribuer ces classes, souvent dès la sortie de l'IUFM, en général contre leur gré, ce à quoi ils font en général contre mauvaise fortune bon coeur, voire se passionnent pour la chose.

Écrit par : Perceval | 07 avril 2007

C'est parce qu'il avait lu et traduit l'Iliade avec d'excellents maîtres que Kurt Gerstein sentit que la victoire de l'Allemagne sur la France n'était pas une bénédiction des dieux, mais le début d'une tragédie.

Ecrit par : Robin | 07 avril 2007

...Une tragédie dans laquelle son rôle à lui aussi avait été écrit à l'avance : celui de Cassandre.

Écrit par : Robin | 07 avril 2007

ce sont les jeunes instits inexpérimentés qui se voient attribuer ces classes, souvent dès la sortie de l'IUFM, en général contre leur gré, ce à quoi ils font en général contre mauvaise fortune bon coeur, voire se passionnent pour la chose.

Ecrit par : Perceval | 07 avril 2007

Qui a dit (à peu près, je cite de mémoire) ?

" Rien de grand ne se fait sur la terre sans passion."

Écrit par : Robin | 07 avril 2007

Au fait, Robin, vous réagissez régulièrement à mes grains de sel sans que j'y réponde... Ne croyez pas que je méprise, je salue silencieusement.

Écrit par : Perceval | 07 avril 2007

et j’aurais des scrupules à salir le feu en l’y mettant.
Ah si : il m’a fait apprécier la collection Harlequin !

Yann. Vous connaissez le mot de Jean Cocteau ?

"- S'il y avait le feu au musée du Louvre, quel tableau emporteriez-vous ?

-le Feu !"

Sinon, tout à fait d'accord avec vous ; il ne faut pas brûler ce que l'on a adoré...Ca peut être utile pour "caler les meubles !"
Des "gueulards" (ou des "goliards" ?) comme Onfray, il en faut, je suis d'accord, mais il ne faut pas qu'ils accaparent le droit de pousser des gueulantes...Et faire oublier des spécialistes tout aussi passionnés qui "pèsent les concepts sur une balance d'or")

La collection Harlequin...

J'ai le souvenir d'avoir étudié il y a pas mal d'années ( j'étais encore maître auxiliaire ) un livre de cette collection avec des élèves de 4ème préparatoire en Lycée professionnel. Elles (je dis elles car il y avait une majorité de filles...oui, je sais qu'il faut dire "ils" quand même) ne lisaient que cela.

Résultat : au bout d'une semaine, elles avaient compris qu'on se fichaient d'elles et on a pu passer à autre chose....C'est cela aussi la "pédagogie".

Écrit par : Robin | 07 avril 2007

A l'instant même sur France-cul, de brillantes personnes glosent sur et contre Google, de façon très pertinente, mais j'y constate une fois de plus que ce que redoutent plus que tout les intellectuels, c'est tout ce qui est populaire (au sens : ce qui draine le grand public), paré dès lors de tous les dangers.
Ce mépris du grand nombre, on le retrouve partout (cf. le masque et la plume, où, au risque de se ridiculiser en se dédisant à 100 pour cent, on crache sur une oeuvre plébiscitée).

Écrit par : Perceval | 07 avril 2007

"je dis elles car il y avait une majorité de filles...oui, je sais qu'il faut dire "ils" quand même"...

Moi; on m'appelle maîtresse tous les jours, et hier soir en réunion, ma directrice y allait de son "bon, les filles..." On s'y fait très bien, je ne le remarque même plus.

Écrit par : Perceval | 07 avril 2007

Résultat : au bout d'une semaine, elles avaient compris qu'on se fichaient d'elles et on a pu passer à autre chose....C'est cela aussi la "pédagogie".

Ecrit par : Robin | 07 avril 2007

Comment ? Qu'ouïs-je ? Insensé que vous êtes !
Vous délaissâtes ces écrits, privant de ce fait vos élèves d'un si précieux corpus pour qui veut tâter du géniaaaaaaalissime schémaaaaaaa actannnnnnntieeeeeeeel cher à Greimas ?

Écrit par : Un hussard | 07 avril 2007

Dernier hochet à la mode chez les didacticiens : les mangas.

Écrit par : Perceval | 07 avril 2007

Car j'ai oublié de préciser que ce qui est populaire n'est méprisable qu'à condition que l'oeuvre ou le public considéré soient autochtones.

Écrit par : Perceval | 07 avril 2007

Au fait, Robin, vous réagissez régulièrement à mes grains de sel sans que j'y réponde... Ne croyez pas que je méprise, je salue silencieusement.

Ecrit par : Perceval | 07 avril 2007

Ne vous en faites pas Perceval, je n'attends pas forcément de réponse. Je préfère les dialogues silencieux où l'on "s'écoute".

Écrit par : Robin | 07 avril 2007

Comment ? Qu'ouïs-je ? Insensé que vous êtes !
Vous délaissâtes ces écrits, privant de ce fait vos élèves d'un si précieux corpus pour qui veut tâter du géniaaaaaaalissime schémaaaaaaa actannnnnnntieeeeeeeel cher à Greimas ?

Ecrit par : Un hussard | 07 avril 2007

Dans la collection Harlequin, le " schéma actanciel " est facile à suivre, le " schéma narratif " encore plus, bien qu'ils n'aient, à vrai dire, l'un et l'autre, que " la peau sur les os ".

ce qui est intéressant, c'est " d'alimenter le mannequin " en faisant réécrire le texte...

Je me souviens que j'avais choisi la parodie et que l'on s'était bien amusés !

Écrit par : Robin | 07 avril 2007

Perceval,
Je ne méprise pas systématiquement ce qui est populaire, et je suis admiratif devant la coupe de cheveux d'André Rieu, mais qu'on ne me demande pas de le comparer avec Perlman, Kreisler ou Heifetz. Et ce n'est pas de l'élitisme, n'importe quelle andouille fera la différence.
Même chose pour coelho : y'a du papier, de l'encre et des lettres, mais c'est écrit avec les pieds. On peut écrire simplement, avec de bons sentiments, des best-sellers, tout en ayant du talent. Voyez Gibran ou St Ex.

Écrit par : yann | 07 avril 2007

Tiens, puisque vous parlez de vrais violonistes, (il y en a pléthore), je vous recommande, Yann, la version des partitas de Bach, (ainsi que celle du concerto de Brahms) par Hillary Hahn... Vous allez adorer! Sans parler de Maxim Vengerov, évidemment... Le vrai mépris des gens serait de mettre André Rieu, (qui est, ceci-dit, un très bon commerçant) sur le même plan que ces artistes.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2007

Dans la collection Harlequin, le " schéma actanciel " est facile à suivre, le " schéma narratif " encore plus, bien qu'ils n'aient, à vrai dire, l'un et l'autre, que " la peau sur les os ".

Pas : " bien qu'ils n'aient " mais " parce qu'ils n'ont "...Ce n'est pas pareil !

Écrit par : Robin | 07 avril 2007

Tiens, puisque vous parlez de vrais violonistes, (il y en a pléthore), je vous recommande, Yann, la version des partitas de Bach, (ainsi que celle du concerto de Brahms) par Hillary Hahn... Vous allez adorer! Sans parler de Maxim Vengerov, évidemment... Le vrai mépris des gens serait de mettre André Rieu, (qui est, ceci-dit, un très bon commerçant) sur le même plan que ces artistes.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2007

J'ai déjà tout çà, cher Christophe. Bach en fond sonore pendant mes opérations, quel bonheur, et quelle sérénitude quand çà part en vrille ...

Écrit par : yann | 07 avril 2007

Deux vetos, çà n'est pas de trop. Quoiqu'on en pense, j'estime que nous avons une profession éminemment pédagogique si rares de nos jours ...

Ecrit par : yann | 07 avril 2007

Ouais, une profession où l'on apprend à mentir avec élégance car "mensonge pour sauver vaut mieux que vérité pour nuire".
Trop de travail en ce moment. Pas pris de vacances depuis douze mois. Ici, trop savant et trop compliqué pour une tête comme la mienne. Des prophylo en retard. La totale!

Écrit par : dobolino | 07 avril 2007

Je me permets de revenir sur la question de l'intégration sauvage des enfants handicapés (aggravée par la loi de 2005), car il me semble qu'elle constitue à son niveau un facteur non négligeable des difficultés auxquelles nous sommes confrontés dans nos classes, et de l'explosion de notre système scolaire. Ce qui n'enlève rien à la responsabilité des pédagogistes...

Pour ceux que ça intéresse, un lien édifiant :

http://www.telegraph.co.uk/opinion/main.jhtml?xml=/opinion/2005/06/11/do1101.xml

Erratum 1 : il s'agit de Mary Warnock et non Diane.
Erratum 2 : elle a été confrontée à l'autisme non de sa nièce mais de ses deux neveux. Pan sur mon bec !

Écrit par : Un hussard | 07 avril 2007

en plus, hier, une vessie dans une hernie inguinale! En 25 ans je n'avais jamais vu ça. Comment cette vessie avait pu s'engager dans un pertuis de la taille d'une amande avec la coque?

Écrit par : dobolino | 07 avril 2007

Quand elle est vide, pardi !
Même chose pour l'utérus. Mais est-ce le lieu d'en parler, et ne va-t-on pas nous jeter dehors, ou, pire, nous ignorer ? ;o))))

Écrit par : yann | 07 avril 2007

Mais est-ce le lieu d'en parler, et ne va-t-on pas nous jeter dehors, ou, pire, nous ignorer ? ;o))))

Ecrit par : yann | 07 avril 2007

Sauf erreur, Toto parle assez souvent d'ânes... p't-être ben que ça légitime l'intervention de vétos, pour s'occuper de ces petites bêtes !

Écrit par : Un hussard | 07 avril 2007

retour sur Rousseau, le corbeau et le renard (pris le temps de le lire) :

Otez moi d'un doute. Rousseau, c'est bien Jean Jacques, 18eme siècle, pas Michel, le nageur ?
Les enfants de 10 ans, affligés de surcroit d'un précepteur (j'avais écrit percepteur, lapsus révélateur ?), étaient déjà à ce point crétins en ces temps lointains ?
Ils étaient déjà déconnectés de la vraie vie pour ne pas avoir vu de corbeau ? Le langage était déjà si appauvri pour que le mot "alléché" soit peu usité ? Il n'y avait déjà plus de maîtres (cordonniers, charpentiers, tisserands, que sais-je ?) avant la Révolution ?
Je ne fais pas de l'ironie, je suis sincèrement déboussolé. J'ai l'impression de lire un texte comtemporain. Si quelqu'un veut bien m'éclairer...

Écrit par : yann | 07 avril 2007

Sans oublier les quelques mouches rescapées des conférences pédagogiques et des IUFM...

Écrit par : Un hussard | 07 avril 2007

Mais non! Simplement, on ne comprend pas ^les textes de la même manière avec un cerveau d'adulte ou un cerveau d'enfant! Quand j'étais tout gamin, Brassens repassait sur la platine (33 tours, évidemment) en permanence. J'adorais ça. Sans en comprendre le dixième. Parce qu'un vrai chef-d'oeuvre est compréhensible à des niveaux divers en fonction de la tranche d'âge. Pour peu qu'il ne soit pas trop "gore", évidemment.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2007

Christophe,
je pense être plus àgé que vous. Et Brassens tournait aussi en boucle chez moi, je ne comprenais pas tout, mais il me semble, un peu plus que le 10eme.
Est-ce une question d'àge, et de culture ambiante (je précise bien ambiante, je ne me pousse pas du col ...) ?
C'est pourquoi je repose ma question : qu'un gamin d'aujourd'hui ne comprenne rien au corbeau et au renard, soit, mais au 18eme ! Et avec un précepteur !
Le bon (?) Jean Jacques ne pédalait-il pas dans la semoule ?

Écrit par : yann | 07 avril 2007

Perceval, je suis HEUREUX (le mot n'est pas trop fort) que vous ayez ressenti la meme chose que moi en écoutant Monique et sa compagne parler CONTRE Google, et dire que numériser les livres, c'est très mal. Elles se foutent pas mal que les gens aient accès ou non aux livres, du moment qu'elles ont les moyens d'y accéder. Tout était critiqué: google, wikipedia, les blogs, le net... au nom de la DOXA : tout est "doxa" et on nous ressassait toutes les trente secondes la conception grecque du philosophe qui a raison contre tous. C'était vraiment un dialogue très orienté, et la première posait des questions qui appelaient les réponses de la deuxième, qui elle-même était très satisfaite des questions de la première. C'était une interview en vase clos, où chacune avait la même idée sur le même thème. France culture s'est mise à la stéréo...

Écrit par : Jeremy | 07 avril 2007

Je m'éclipse sur a pointe des pieds...jusqu'à lundi.

Non, rassurez-vous, Perceval, je ne vais ni au mont Athos, ni à Patmos, ni à la Grande Chartreuse.

Bon dimanche de Pâques !

CrucToc Bockrece !

Écrit par : Robin | 07 avril 2007

Non, rassurez-vous, Perceval, je ne vais ni au mont Athos, ni à Patmos, ni à la Grande Chartreuse.

Je rassure également Lenny. Vous savez bien qu'Aramis s'absentait lui aussi mystérieusement des Trois mousquetaires...

(Vous n'ignorez pas que le personnage de Dumas a reçu le sacrement de l' ordre et qu'il est abbé, n'est-ce pas ?)

...Mais n'en déduisez pas que c'est aussi mon cas !

Écrit par : Robin | 07 avril 2007

Yann, l'Emile regorge d'imbécilités du meme genre que l'analyse du corbeau et du renard.
Rousseau est vénéré comme un grand pédagogue.

Écrit par : Jeremy | 07 avril 2007

Yann, ce nétait pas à propos de vous que je critiquais la propension à mépriser une oeuvre dès lors qu'elle est populaire. André Rieu, bien que je ne sois pas spécialiste, me paraît objectivement méprisable, parce qu'il asseoit son succès sur la démagogie.

Écrit par : Perceval | 07 avril 2007

Ce matin sur répliques avec A. Finkielkraut:

Natacha Polony et Mr Dubet

voici le lien pour écouter le débat:

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/repliques/

Je reprends quelques paroles du débat

Mr Dubet, sociologue :" L'école ne garantit plus la dignité" ou encore :" L'école est anxiogène" .

La plus ahurissante :" On est humiliés quand on rentre à l'école "

Merci Natacha Polony . Heureusement qu'il y a des paroles lucides comme celles que vous avez énoncées ce matin pour réconforter l'instit. La lucidité de desespérer Billancourt : disiez vous !

oui comme le poète de l'Isle sur la Sorgue René CHAR :

" La lucidité, la blessure la plus proche du soleil "

Cordialement

Écrit par : patrickinstit | 07 avril 2007

Le texte de Rousseau cité plus haut m'avait édifié lorsque je préparais le concours. Je l'avais découvert alors que je me débattais pour comprendre quelque chose aux raisons des oukases pédagogiques, du culte de Rousseau, de l'ignorance de La Fontaine, et de ma diabolisation par ma principale formatrice, parce qu'il m'arrivait souvent de dire "oui, mais..." ou "pourquoi".
Tout semblait s'expliquer, y compris "l'interdiction" de proposer aux élèves des choses qui leur soient culturellement lointaines, sous prétexte qu'ils ne peuvent rien y comprendre parce qu'il n'en ont pas un besoin naturel. Les fondements du pédagogisme me sont alors apparus clairement comme une idéologie figée depuis plus de deux siècles sur des bases discutables et dont il ne fallait pas chercher à chercher à élucider l'incongruité des avatars, car ils étaient récités comme des psaumes.

Écrit par : Perceval | 07 avril 2007

Rousseau est donc sans aucun doute le père fondateur de la Fabrique.

Merci pour le lien Dubet/Polony.

Au fait, un nouveau bouquin de Maschino vient tout juste de sortir, qu'on n'a pas fini de commenter ici...

Écrit par : Perceval | 07 avril 2007

Au secours ! J'aimerais bien écouter ce débat, mais je ne sais pas où, dans mon ordi, je dois télécharger le truc machin chose...

Écrit par : catmano | 07 avril 2007

tu click sur "écouter" et tu as realplayer qui doit se mettre en route (?)

Écrit par : toto | 07 avril 2007

tu clicks sur "écouter" et tu as realplayer qui doit se mettre en route (?)

Écrit par : toto | 07 avril 2007

tu clicks sur "écouter" et tu as realplayer qui doit se mettre en route (?)

Écrit par : toto | 07 avril 2007

oups... désolé mauvaise manip

Écrit par : toto | 07 avril 2007

Eh beh non, ça me dit : "Le lecteur Windows media ne peut pas lire le fichier".

Écrit par : catmano | 07 avril 2007

alors 2 secondes

Écrit par : toto | 07 avril 2007

tu fais (sur l'icône "Ecouter" ) clique droit, ça t'ouvres une "fenêtre" (pas chez toi, hein ;) )

tu fais enregistrer la cible sous ...

tu enregistres et après tu ouvre (toujours par clique droit) en choisissant ton lecteur...

Écrit par : toto | 07 avril 2007

Yann,c'est facile mais je ne peux pas m'en empêcher Rousseau avait vraiment la tête dans le ruisseau quand il a écrit l'Émile.c'est juste une boutade je crois plutôt que ce sont ceux qui le prennent en modèle pédagique qui ont la tête dans le caniveau, la lecture au delà du premier degré ils ne connaissent pas.
Perceval , j'espère que vous aurez l'occasion d'enseigner à des élèves de 10 ans et que vous tenterez alors,"l'expérience" de leur faire étudier puis apprendre cette fable mais aussi,par exemple ,celle du lion et du rat et n'oubliez pas de leur demander ensuite à quel personnage ils s'identifient vous vous demanderez ensuite ce qu'avait bu ou fumé ceux qui ont fait de l'"Émile" leur référence biblique en matière d'éducation qu'il faut lire comme un roman et une parodie de la bêtise pédagogique.
Bonjour Dobolino et merci de venir distraire le débat un peu lourd et chargé en vapeur d'encens et myrrhe ces derniers jours.
Merci Catmano c'est toujours un plaisir de vous lire et j'espère que votre manuscrit est entre les mains d'un éditeurs, votre livre serait bien utile non seulement aux instituteurs alias "professeurs et seuses des écoles" mais aussi à nous parents.

Écrit par : Patricia Mesnigé | 07 avril 2007

tu sais te "balader" dans ton pc ?

tu retrouves le fichier, tu fais clique droit sur le fichier (que tu as sélectionné 'en bleue') une fenêtre s'ouvre et tu choisis:
"Ouvrir avec"

là tu as 'realplayer' (normalement)

Écrit par : toto | 07 avril 2007

péda-go-gique encore une mystérieuse disparition de syllabe sur ce blog...c'est un complot Toto

Écrit par : Patricia Mesnigé | 07 avril 2007

Merci toto, j'essaie dès que j'ai une heure ou deux devant moi.
Patricia, vous savez ce que c'est quelqu'un de vélléitaire ? Bah, c'est moi.
Le manuscrit est prêt, j'ai même acheté une belle enveloppe, renforcée et tout et tout. Et puis c'est tout. De temps en temps, je le lis. Je me dis que je devrais. Et puis, je me trouve des montagnes de bonnes raisons pour ne pas le faire. Ça se soigne, docteur ?

Écrit par : catmano | 07 avril 2007

J'ai cliqué sur le lien donné, puis sur "podcast", et cela s'est mis en route.

Je ne l'avais pas très bien écouté ce matin, je le réécoute.
Avec la nausée... Quelle langue de bois, ce Dubet.

C'est encore le refus du réel : jamais l'école n'a été aussi inégalitaire, constate Natacha Polony .

Les sociologues... Meirieu se dit aussi sociologue. Ils sortent du même moule.

Finkielkraut :
"La sélection est un mot imprononçable.
C'est bien vrai qu'il y a un vrai désastre, un naufrage.
Il n'y a plus de transmission des classiques.
"Un peuple vivant, c'est un peuple qui connaît ses classiques" (Péguy)

Polony : la culture scientifique est en désertion totale.
L'histoire, la géographie, les sciences, ne font pas partie de l'instruction souhaitée par le Grand Débat.

Dubet rejoint à mon avis "la constante macabre " (A.M.V.)

"L'échec de l'élève est l'échec de l'élève " : je trouve que c'est très discutable. Quand on voit la pauvreté des programmes, même si les enfants ont réussi à apprendre à lire et à écrire, ils n'apprennent pas correctement à compter, ni à calculer. (AM.V)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 avril 2007

"c'est un complot Toto"
Furiosa ;)

Écrit par : toto | 07 avril 2007

"Christophe,
je pense être plus àgé que vous. Et Brassens tournait aussi en boucle chez moi, je ne comprenais pas tout, mais il me semble, un peu plus que le 10eme."

Ecrit par : yann | 07 avril 2007

Quand je dis "le dixième", c'est une manière de parler! Mon propos était surtout de dire que les vrais chefs-d'oeuvre comportaient souvent plusieurs niveaux de compréhension!
Quand au fait que vous soyez plus âgé que moi... Je ne parierais pas ma selle et mes bottes là-dessus!

Écrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2007

J'ai essayé, (d'écouter "répliques" d'après le lien), mais "ils" veulent absolument me faire télécharger "realplayer" alors que je suis certain de déjà l'avoir...

Écrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2007

Je crois qu' "ils" te proposent de télécharger une nouvelle version. Essaie ensuite de refuser et de voir si tu n'as pas real player dans la barre du bas...

Écrit par : Perceval | 07 avril 2007

Il y a eu une tres bonne emission sur direct 8 avec Lunel, Aschieri, Polony, Maschino et Julie Coudry.
C'était tres bien !!!
Pourquoi ne parle-t-on jamais de Maschino ici ? Il a dit bien des vérités. Polony était constamment d'accord avec lui, et meme Aschieri a fini par leur donner raison.

Écrit par : Jeremy | 07 avril 2007

D'ailleurs Maschino est édité par le meme éditeur que JPB...
Bon, quand JPB reviendra de son week-end, j'espère qu'il y aura un beau billet sur Maschino pour relancer le blog, ca vaut le coup. Le livre est, qui plus est, sorti avant-hier ! (L'école de la lâcheté).

Écrit par : Jeremy | 07 avril 2007

Cette émission (direct8) est-elle rediffusée ?

Écrit par : Guillaume | 07 avril 2007

Pour Guillaume :
http://www.programme.tv/88-minutes-287110.php

Philippe.

Écrit par : Philippe | 07 avril 2007

Merci.

Écrit par : Guillaume | 07 avril 2007

Grâce à Gilles de Robien, l'école va enfin s'atteler à réussir ses tâches les plus importantes, parmi lesquelles LA PROMOTION DU VELO. Eh oui ! Voici le document exact :

Communiqué de presse du ministère 29/03/2007

" Comme annoncé le 19 février 2007 à Marseille lors de la présentation de l'opération « A chacun son Tour », Gilles de Robien, ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a nommé l'Inspecteur d'Académie Georges Ascione, conseiller pour le développement de la pratique du vélo auprès du Directeur Général de l'Enseignement Scolaire.

Il est également conseiller technique Education nationale auprès de Claire Petit, déléguée interministérielle à la sécurité routière.

Le conseiller pour le développement de la pratique du vélo devra :

1. promouvoir l'utilisation du vélo dans différents champs disciplinaires (éducation physique et sportive, éducation à la sécurité routière, éducation au développement durable, technologie)

2. étudier les équipements et les infrastructures nécessaires à l'utilisation du vélo pour se rendre à l'école : il pourra ainsi être un interlocuteur pour les académies et les collectivités territoriales qui souhaitent développer cette pratique en toute sécurité

3. sensibiliser les personnels et, en premier lieu les enseignants aux avantages de l'utilisation de ce mode de locomotion. "

Voilà de quoi on s'occupe à l'Education Nationale. Y-a-t-il encore un pilote dans l'avion ? Le passé de Georges Ascione en tant qu'inspecteur n'est de plus pas brillant...

Écrit par : Jeremy | 07 avril 2007

J'ai le livre de Maurice Maschino, "Parents contre profs", Fayard, excellent et aussi honnête que celui de Jean-Paul.

Il pourrait s'appeler la fabrique du crétin, tant il est accablant sur "le désastre, le naufrage de l'école", constatés ce matin par Natacha Polony et Alain Finkielkraut, et niés par François Dubet.

Anne-Marie.

Je l'avais acheté en l'entendant traiter Luc Ferry de "paltoquet" au cours d'une interview par Yves Calvi. Cette insulte a pu être confirmée peu de temps après lors de la parrution du "projet de livret pour les maîtres du cours préparatoire", complètement débile, et signé par ce ministre.

Les idées de ce projet perdurent d'ailleurs dans les programmes pour l'école et le CP 2004 2005.
Je ne sais ce qu'il en est pour les plus récents.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 avril 2007

"L'école maternelle et le CP.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 avril 2007

Catmano,
ça se soigne très bien, vous prenez l'enveloppe, vous glissez le manuscrit à l'intérieur et surtout vous vous dépêchez de la sceller et surtout vous ne la lachez plus des mains jusqu'à ce que vous ayez atteint le bureau de poste le plus proche ou vous la glisserez sans hésiter dans la boîte aux lettres ...Merci d'avance de vous conformer à l'avis du "docteur" en suivant cette prescription...nous sommes nombreux sur le blog à souhaiter vous lire .

Écrit par : Patricia Mesnigé | 08 avril 2007

"""Les fondements du pédagogisme me sont alors apparus clairement comme une idéologie figée depuis plus de deux siècles sur des bases discutables et dont il ne fallait pas chercher à élucider l'incongruité des avatars, car ils étaient récités comme des psaumes."""
Ecrit par Perceval

Music to my ears!! Le dogmatisme du pédagogisme roussseauiste ( rousseauisme pédagogiste) m'a toujours paru une évidence mais j'ai déclenché voici quelques semaines moultes réactions offensées pour avoir osé tenir sur Rousseau des propos identiques, donc blasphématoires. J'avais alors aussi raconté l'anecdote de Grimm à propos de Jean-Jacques, offrant ses sincères condoléances à un admirateur qui lui disait élever son fils d'àprès l'Émile.

Il semble illusoire d'imaginer contrer la déferlante pédagogiste sans tenir compte du fait qu'elle puise aux mêmes sources intellectuelles que toutes ces belles idéologies nimbées de l'aura égalitariste qui ont proliféré dans le sillage de 93.

Deux philosophies de l'éducation contrastées se sont distinguées dans le dernier tiers du 18eme siècle, celle de Rousseau et celle de Condorcet, qui s'inscrivaient dans une approche qui distinguait déjà Socrate d'Isocrate.

Rousseau n'avait pas plus envisagé la possibilité d'une école publique gratuite et laïque que celle d'une république pour la France ( trop grande, trop vielle, pas assez patriotique, etc...)
Tout le contraire de Condorcet.

Le relativisme dans lequel nos phares de la pensée se complaisent depuis un demi-siècle interdit de porter un jugement critique sur le premier qui continue à beenéficier d'une adulation remarquable en regard des inepties qu'il a proférées sur l'éducation qu'elle soit "lacédémonienne" ou préceptorale... Son aversion pour le théatre et pour notre fabuliste national est de la même farine que ses élucubrations "pédagogiques". Au motif qu'il a si bien dit tant de belles choses, dont certaines étaient au demeurant fort sensées, ( allaitement maternel, libérer les enfants emmaillottés, etc) il faudrait continuer àcse prosterner et ignorer qu'il en a écrit un paquet d'autres, complètement loufoques, mais surtout qui ont eu, par les contresens auxquels a conduit leur application sans discernement, (comme le fit ce père mal inspiré rencontré par JJacques avec Grimm à Strasbourg) , des effets catastrophiques, estropiant tant enfants à vie en leur refusant l'accès à un savoir "émancipateur", notion inintelligible pour Rousseau...

Pas étonnant que le pédagogisme à la sauce Rousseau soit liberticide:l est égalitariste.

Écrit par : Cadichon | 08 avril 2007

Chère Catmano,
Mettez votre timidité au fond de votre poche, votre mouchoir par-dessus, prenez ce manuscrit et mettez-le vite sous enveloppe, la levée ne devrait pas tarder...Il faut que ça parte.

C'est un outil qui sera utile à tant d'enfants, il faut faire vite...

Écrit par : Maminou | 08 avril 2007

Catmano, tant que vous y êtes, passez prendre mes factures en retard, vous serez gentille...

Écrit par : Perceval | 08 avril 2007

"toutes ces belles idéologies nimbées de l'aura égalitariste qui ont proliféré dans le sillage de 93."

Ecrit par : Cadichon | 08 avril 2007

19 décembre 1793 : décret ordonnant la création d'écoles primaires gratuites et laïques

25 décembre 1793 : décret rendant ces écoles obligatoires et salariant les instituteurs

4 février 1794 : décret abolissant l'esclavage dans les colonies françaises

Écrit par : Un hussard | 08 avril 2007

"Catmano, tant que vous y êtes, passez prendre mes factures en retard, vous serez gentille...

Ecrit par : Perceval | 08 avril 2007 "

Pas d'problème. Vous habitez où ? Les chèques sont signés ?

Écrit par : catmano | 08 avril 2007

A propos de Rousseau puis-je me permettre une remarque ? J 'ai découvert" l'Emile" en troisième, sous forme d'extraits présentés dans les petits classiques Larousse . Nous étions en 1962, année correspondant au 250° anniversaire de la naissance de notre homme . Le "Courrier de l'UNESCO" avait sorti un numéro spécial et notre professeur de lettres aavit demandé à deux volontaires de préparer un petit exposé pour fêter l'événement. Hélène et Micheline domiciliées dans le même vllage , c'était pratique pour en discuter en dehors du collège, se portèrent volontaires . Rousseau disait du bien des agriculteurs et de tous les travailleurs manuels ce qui nous rassurait . Quand nous sommes arrivées au chapitre de la femme d'Emile, la gentille Sophie, cela ne nous a pas plus du tout. Cette année là j'ai aussi découvert " Madame Bovary" ouvrage condamné la même année que "Les Fleurs du Mal" et ce qui m'avait surpris à l'époque , c'est que personne ne s'intéressait vraiment à la petite Berthe. J'aimais bien m'occuper de ma petite soeur et je ne comprenais pas une telle indifférence pour cette petite fille qui devient orpheline et part travailler en usine. Il est vrai que j'étais victime de l'illusion référentielle...
Alors comme ça , Monsieur de Robien remet le vélo à l'honneur. Eh bien justement, Micheline et moi nous lui aurions fait drôlement plaisir. Nous allions au collège sur le vélo de la grande soeur ,matin, midi et soir . La blouse dissimulait les habits rafistolés portant ,à défaut de griffe, la marque de l'habilité d'une mère improvisée grande couturière. En classe nous étions attentives et loin de nous l'idée de nous l'idée d'insulter nos professeurs d'une manière ou d'une autre. Je suis sûre que Pendariès aurait aimé nous avoir comme élèves.
A part le vélo, je me demande en quoi nous aurions pu plaire à notre actuel ministre car du côté des mensurations nous n'avions rien de commun avec les reines de beauté. Et dire que je voulais devenir Miss ou danseuse quand j'avais dix ans ! Hélas, je n'ai jamais dépassé les 157 cm ,loin, bien loin de la grande et belle Elodie. Tant pis. Je me suis consolée avec l'étude, la littérature, la musique, l'amitié, l'amour des proches, des gosses, les joies les plus simples... je vous quitte pour aller faire la cloche !

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 avril 2007

Quand au fait que vous soyez plus âgé que moi... Je ne parierais pas ma selle et mes bottes là-dessus!

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2007

Ma selle et mes bottes. Ah, en effet, l'expression est datée ;o)))

Écrit par : yann | 08 avril 2007

Hélène, vous devriez écrire vos mémoires et les publier.

Nous attendons tous les préceptes de Catmano.

A part cela, comme la campagne continue à se traîner au ras des pâquerettes ( " la crétinisation de la persuasion", a dit Marc Fumaroli) , tirée vers le bas par les journalistes, du genre : "Préférez-vous Edith Piaf ou Johnny Haliday ?" , c'est à qui en rajoutera en propos démagogiques.

Il faut s'attendre à ce que Bayrou propose des cours gratuits de conduite de tracteurs, et Ségolène d'accompagnement par des volontaires des Rollers le vendredi soir dans le quartier latin.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 08 avril 2007

Voilà la suite.

I) Les programmes officiels :

II) LANGUE ECRITE
Dès trois ans :
• grands thèmes et grands mythes de la littérature orale
pour :
- enrichir les échanges
- utiliser le langage de l’évocation
- ouvrir à la culture des contes et légendes

• rendez-vous quotidiens avec des albums de la littérature de jeunesse
pour :
- dialoguer
- redire l’histoire
- découvrir vraisemblance et communication écrite
- créer des rapprochements (personnages, thèmes)
- établir une culture littéraire

• dictée à l’adulte
pour :
- construire des messages écrits
- découvrir la différence langage oral / langage écrit

• découverte des fonctions de la langue écrite
pour :
- créer un répertoire de mots
- découvrir le fonctionnement alphabétique
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II) Mes commentaires :

Il est dommage que tout cela soit si vague : sans parler des sortants IUFM qui disent tous n’avoir eu aucune formation spécifique à la maternelle, pensons aux milliers de « listes complémentaires » recrutés chaque année et mis à la tête d’une classe sans autre viatique que ce livre (Qu’apprend-on...) et la visite d’un conseiller pédagogique environ tous les trente-six du mois...

Pourrait-on au moins lister quelques uns des grands thèmes et grands mythes de la littérature orale et les œuvres de la culture littéraire ? Proposer un répertoire de mots commun à tous les élèves de Grande Section (je vous jure qu’au CP on a parfois des surprises : cela va du prénom de l’enfant à des listes de 50 ou 100 mots) ? Donner au moins quelques jalons d’activités spécifiques aux tout-petits, aux petits, aux moyens, aux grands ?
Sinon, je vous jure que l’on voit tout et n’importe quoi...

Pourrait-on aussi expliquer aux enseignants et aux futurs enseignants :

• qu’à cet âge-là, les enfants adorent qu’on leur serine vingt fois la même histoire, et que cela permet de « fixer des structures propres au langage écrit » ;
• que la lecture magistrale doit être fractionnée, commentée, disséquée et surjouée pour être sûre de capter l’intérêt de tous (je rappelle : Tous les Paul et toutes les Paulette...) ;

• que là aussi c’est au mutique qu’il faut donner la parole, pas au perroquet ;

• que la dictée à l’adulte pour être efficace doit être fréquente (tous les jours, ça marche) et exigeante (à trois ans, commenter son dessin par « le soleil », « le bonhomme », « la maison », c’est bien, à quatre ans, c’est léger, à l’entrée au CP, c’est notoirement insuffisant , et c’est la faute de la maîtresse, pas du milieu familial, car c’est l’école qui demande à l’enfant ce travail...) ;

• que le répertoire de mots ne sert à quelque chose que s’il est composé de mots de tous les jours (prénoms ; famille ; mots-outils : articles, prépositions, conjonctions ; adjectifs de couleur, de taille, ... ; jours de la semaine... pas plots, balises, cerceaux qui ne resserviront jamais) ;

• que les enfants sont censés apprendre à lire au CP, que Foucambert n’avait pas forcément raison et qu’avec une charrue au mieux avant les bœufs, au pire toute seule au milieu du champ, on laboure beaucoup moins bien qu’avec une méthode sans doute moins créative mais ayant fait ses preuves ;

• que quelqu’un a dit (La Fontaine, je crois) : « Cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage... » et aussi « Travaillez, prenez de la peine, c’est le fond qui manque le moins » et un autre « Rome ne s’est pas faite en un jour » et que moi, j’ajouterais « Saupoudrage et jargonnage sont les deux plaies de notre enseignement » ;

• que le livre n’est pas encore rentré dans tous les milieux, que c’est un objet qui s’apprivoise et que, là encore, c’est en partant du plus simple (les imagiers) pour aller vers le plus complexe (les contes traditionnels, les documentaires), sans sauter aucune étape (une image, une phrase par page / une image, un commentaire de deux ou trois phrases par page pour la section de petits ; puis retour aux sources et développement à quelques phrases pour une image puis deux par page en section de moyens ; et enfin un texte long et une image de moins en moins prégnante en grande section) que l’on arrive à former un enfant « écouteur d’écrit » en fin de grande section...

Écrit par : catmano | 08 avril 2007

La troisième partie (fonctionnement alphabétique), plus tard.

Écrit par : catmano | 08 avril 2007

Pour Cadichon et Cadichon seulement!

- Peut-on envelopper un âne dans un journal?
- Oui, si le journal en question a publié le rapport du secrétaire général du PCUS.

Blague des années 1980

Et puis celle-ci, pour détendre l'atmosphère en l'absence du maître.

- Quelle est l'arme la plus dévastatrice au monde?
- Le canon de six pouces du croiseur Aurore. Avec un seul tir à blanc il a ruiné, pendant 73 ans, un sixième du globe terrestre.

Écrit par : buntovchik | 08 avril 2007

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