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25 mars 2007
Lettre ouverte
Lettre ouverte
Nous proposions il y a un mois sur ce blog une « Charte pour l’éducation » — parce que l’Ecole est dans un tel état qu’elle ne peut manquer d’être un enjeu majeur des politiques à venir.
Les grandes idées se ramassent à la pelle — c’est même à cela qu’on les reconnaît. Au même moment, Natacha Polony (celle qui, dans "Marianne", pourfend chaque semaine les jusqu’auboutistes de la pédagogie, et avait rudement sonné le tocsin avec "Nos enfants gâchés" — JC Lattès, 2005) faisait les envois de presse de son dernier grand petit livre, "M(me) le Président, si vous osiez / Quinze mesures pour sauver l’école" (Mille et une nuits).
Résumons — et commentons — en attendant vos commentaires.
1. Organiser un audit indépendant, une évaluation générale du système éducatif.
Nous disons tous, depuis des années, que l’Ecole est une maison commune, qui devrait être à l’écart des récupérations partisanes. N’empêche que tout ministre frais émoulu de l’ENA, de l’agrégation de Lettres ou de son garage (les intéressés se reconnaîtront) veut laisser son empreinte sur l’Ecole — syndrome hollywoodien, sans doute. En fait, je crois que l’Education nationale ne devrait pas même être un ministère, mais un organisme du type INED ou INSERM. Mais comment éviter qu'il soit rapidement annexé par tous ces "chercheurs en sciences de l'éducation" et autres "personnalités incontournables" qui s'entre-cooptent depuis vingt ans ?
2. Dans ce débat souhaité, faire intervenir tous ceux qui ont quelque chose à dire — et pas seulement (je traduis de mon mieux les sous-entendus du livre) des syndicats avides d’immobilisme ou des organisations de parents vendus à tel ou tel lobby éducatif — FCPE, mon amour !
3. Sanctuariser l’école, dit-elle… Du port de la blouse ou de l’uniforme à l’interdiction faite aux entreprises privées de sponsoriser telle ou telle action éducative (qu’on se rappelle, il y a quelques années, un jeu électronique sur le code de la route fourni gracieusement aux écoles par je ne sais plus quel fabricant de biscuits sur-sucrés), Natacha Polony tente de remettre en place l’école à l’abri des rumeurs délétères du monde — le souci autrefois de Jean Zay. En clair, l’école pour rester laïque doit renouer avec la tradition de Jules Ferry, qui en faisait en 1885 un contre-pouvoir à l’institution religieuse, et qui devrait être, aujourd’hui, un contre-pouvoir aux marchands du temple — et, plus globalement, à la bêtise. "Vaste programme", disait De Gaulle.
4. Distinguer opinion et savoir — l’école est là pour enseigner des faits, non des opinions. Que l’on pense par exemple à ce que signifierait une telle mesure dans l’enseignement du fait religieux, enfin débarrassé des contorsions idéologiques visant à « respecter » les superstitions des uns et des autres. Cela supposerait une barrière étanche entre la culture du premier cercle (failial) et la culture commune dispensée à l'école. Ciel ! Et la "liberté d'expression" des ilotes ?
5. Refonder les maternelles, c’est-à-dire les dissocier définitivement du Primaire, avec un statut précis et une direction autonome. Je comprends bien l’intention, mais je connais nombre de villages où ce ne serait pas possible. Il me paraît en revanche autrement urgent de s’interroger sur le « bon » âge d’entrée en maternelle — bon pour le gamin, pas seulement pour des parents désireux de retrouver leur autonomie.
6. Apprendre à lire, écrire, compter — mais c’est le programme du SLECC, cela, ma bonne dame ! Voir http://grip.ujf-grenoble.fr/spip/article.php3?id_article=1 . Et c’est un projet qui va en heurter certains…
7. Enseigner les disciplines — et se débarrasser de tout ce fatras d’obligations pédagogiques (diététique ou permis de conduire…) qui ont peu à peu empiété sur les horaires de Français ou de maths. À trop vouloir en faire, nous savons bien qu’on ne fait plus rien.
8. Sauver la carte scolaire, pas le collège unique. Ou si l’on préfère, constituer des classes homogènes, et des filières d’excellence, dans tous les établissements. Elle ne serait pas un peu élitiste, cette Polony ? M’étonnerait pas qu’outre son profil de journaliste, elle soit agrégée de Lettres, tiens !
Plus sérieusement, je crois que derrière la fin du « collège unique », il y a là la volonté de repenser complètement les ZEP. Cela supposerait une autonomie réelle des établissements, et en même temps un programme strictement défini, au plus haut niveau. Je participai il y a quelques jours à une émission d’Europe 1 où une intervenante notait avec accablement l’écart entre ce qui s’enseignait en collège en banlieue parisienne dure, et ce qui s’enseignait à Paris-centre. Et le proviseur d’Henri IV (lycée désectorisé, qui recrute sur la base des résultats scolaires) de noter benoîtement qu’il parvenait à accepter chaque année « un certain pourcentage » d’enfants de ZEP. Ils ont bien du mérite, d’avoir le niveau, dans des établissements où on se soucie davantage, souvent, de gérer le quotidien que de transmettre des savoirs complexes.
9. Etablir un examen d’entrée en sixième et en seconde. Nous en avons parlé maintes fois sur ce blog, et le problème n’est pas le redoublement, mais le meilleur moyen de récupérer ceux qui se plantent — entre le CM3 ou une Sixième aménagée pour un temps plus ou moins long, mon cœur balance.
10. Récompenser ceux qui travaillent — via les primes à l’internat, une remise en état des IPES (je le proposais dans À bonne école, et j’ai cru entendre le petit Nicolas reprendre l’idée il y a quelques mois (« Je m’engage à instaurer un système comparable à celui des IPES, qui jadis permettait aux bons élèves qui se destinaient à l’enseignement de financer leurs études », a-t-il annoncé dans son discours de Villepinte, disponible sur http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discours/nicolas_sarkozy_a_maisons_alfort _ et je ferai de la pub aux autres quand ils diront des choses intéressantes).
11. Revaloriser l’enseignement professionnel — nous savns tous qu’on oriente aujourd’hui par défaut vers les CAP ou les BEP, alors que l’artisanat, par exemple, offre des milliers de métiers valorisants — plus valorisants que titulaire d’une place dans la queue à l’ANPE après cinq ans d’étude de psycho.
12. Garantir des diplômes nationaux — et je voudrais que chacun mesure exactement ce que représenterait une « régionalisation » de l’enseignement. Evidemment cela suppose de refonder le Bac – et les autres examens — selon de nouveaux programmes exigeants.
13. Evaluer les enseignants sur leurs résultats — ce qui suppose une entière liberté pédagogique (un objectif commun, et une infinie variété de méthodes). Bien sûr, une telle évaluation n’est pas facile à mettre en place — faut-il faire confiance à l’Inspection ?
14. Sélectionner à l’entrée des universités — mais c’est déjà le cas dans plus de 50% des établissements du Supérieur, de Médecine aux IUT en passant par les BTS. En fait, c’est en amont, au niveau de l’orientation, qu’il faut agir précocement, avant de laisser des élèves qui ne nous ont rien fait foncer dans le mur — voir le scandale des STAPS…
15. Fermer les IUFM — sans commentaires, chacun sait ici ce que j'en pense…
Bonne lecture à toutes et à tous — et à vous de proposer, proposer sans trêve — n’oubliez jamais que les politiques n’ont pas un gramme d’idée sur la question…
Jean-Paul Brighelli




Commentaires
Jean-Paul, vous vous êtes contredit! Les politiques n'ont pas un gramme d'idée sur la question, mais Sarko veut rétablir les IPES? Il aurait donc une idée, d'après vous.
Concernant l'enseignement du fait religieux, tout à fait d'accord, (je l'ai déjà redit sur le post précédent)! Mais c'est très "à la mode" dans les IUFM aussi, vous savez! Il faudrait vous tenir vraiment au courant de ce qui s'y passe, et non seulement par une jubilation à reprendre les côtés les plus négatifs des témoignages les plus négatifs également.
Concernant la maternelle, sous-entendriez vous qu'il faudrait que les enfants y entrent plus tard qu'actuellement? Ca, ça serait un brai renforcement des inégalités et, partant, une vraie violence faite aux enfants.
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007
"5. Refonder les maternelles, c’est-à-dire les dissocier définitivement du Primaire, avec un statut précis et une direction autonome. Je comprends bien l’intention, mais je connais nombre de villages où ce ne serait pas possible. Il me paraît en revanche autrement urgent de s’interroger sur le « bon » âge d’entrée en maternelle — bon pour le gamin, pas seulement pour des parents désireux de retrouver leur autonomie."
Non ! Surtout pas ! Nous avons déjà assez de problèmes avec les institutrices qui se "spécialisent" dans la maternelle et en viennent à ignorer complètement ce qu'apprendre à lire, écrire et compter veut dire comme ça. N'en rajoutons pas.
Quant à l'âge d'entrée à l'école maternelle, je vous invite quand vous voulez pour vous présenter deux ou trois de mes petits "zozos" de cinq ans et vous laisser imaginer la catastrophe qu'aurait été pour eux une découverte du milieu scolaire à quatre ans révolus.
Entièrement d'accord avec Christophe Sibille : "ça serait un vrai renforcement des inégalités et, partant, une vraie violence faite aux enfants".
Ecrit par : catmano | 25 mars 2007
Bonjour…
Sur la question des maternelles, je me contente de reprendre les conclusions d'une tripotée de spécialistes pédo-psy : la période entre deux et trois ans ne s'accommode pas forcément d'une socialisation forcée. Je citais déjà dans À bonne école cette réflexion de Catherine Dolto-Tolich (la fille de Françoise Dolto, et pédo-psychiatre comme sa mère) : "L'école maternelle telle qu'elle est conçue actuellement ne devrait pas commencer avant trois ans révolus d'âge psychique, qui ne correspondent pas toujours à l'âge civil". Regardez ce qui se passe en Allemagne, par exemple, pour prendre un pays culturellement comparable.
Maintenant, que l'on ouvre des crèches, que l'on finance le parent restant à la maison, etc., complètement d'accord. Mais à quoi cela sert-il d'obliger si tôt à couper le cordon ? Sinon dans certains cas, où il ne serait pas mauvais de soustraire précocement un enfant à un environnement délétère — mais si les services sociaux faisaient seulement leur boulot !
JPB
PS. À propos des idées de Sarkozy… Je ne suis pas sûr qu'il en ait, sur ce sujet — il a celles que lui souffle Henri Guaino, qui, lui, a de bonnes lectures (Jaurès, Blum, etc. dans les discours du petit Nicolas, c'est lui), et une excellente documentation…
Ecrit par : brighelli | 25 mars 2007
Jean-Paul, qui parle de forcer? Je demande simplement que ça continue à être possible. Et par ailleurs la scolarisation a trois ans reste extrêmement majoritaire! La "problématique" est la même que pour le choix de la méthode de lecture! Il s'agit de laisser aux parents le choix de l'âge de la scolarisation entre deux et trois ans. Ni "d'obliger à couper le cordon", ni de "socialisation forcée". Et on voit vraiment de plus en plus d'enfants pour qui cela aurait été une "anti-violence" d'aller à l'école dès leurs deux ans.
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007
Je me permets d'attirer votre attention sur le cas d'un de vos collègues, littéralement persécuté par sa direction.
Cliquez sur mon pseudonyme en bas pour avoir un résumé de l'affaire.
Vous pouvez trouver le blog de la personne ici : http://pierrebinet.awardspace.com/
Je ne sais si vous vous intéresserez à cette affaire délicate, car il ne s'agirait pas non plus d'en faire un second Redecker (disons qu'il ne faudrait sans doute pas lier dans un article le nom véritable de la personne avec le blog qu'elle a rédigé).
J'ose penser que vous serez d'accord avec le fait que l'on n'a pas nécessairement à être de gauche ni pro-palestinien pour être un bon prof,
Librement
Ecrit par : IGG | 25 mars 2007
Après l’article de Pierre Nora dans Le Monde, ci-dessous un lien sur un débat salutaire, pour ceux qui veulent se retrousser les manches et reconstruire l’école de la République et pourquoi pas, sans fausse modestie aucune, la République :
Nation, nationalisme et identité nationale :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/esprit_public/
PS : Dans cette émission, un intervenant parle d’un projet délirant que les diafoirus de la rue de Grenelle ont dans leurs cartons : éclater l’enseignement du français en deux matières, la langue comme outil de communication –apprendre à lire dans la notice d’un appareil électroménager (suivez mon regard) – et l’étude des textes fondateurs de la langue française – car comme chacun sait, il est raciste de vouloir imposer Racine (de quel droit !) aux déracinés qui arrivent en France. Les cons !
Philippe.
Ecrit par : Philippe | 25 mars 2007
« Bonjour…
Sur la question des maternelles, je me contente de reprendre les conclusions d'une tripotée de spécialistes pédo-psy : la période entre deux et trois ans ne s'accommode pas forcément d'une socialisation forcée. Je citais déjà dans À bonne école cette réflexion de Catherine Dolto-Tolich (la fille de Françoise Dolto, et pédo-psychiatre comme sa mère) : "L'école maternelle telle qu'elle est conçue actuellement ne devrait pas commencer avant trois ans révolus d'âge psychique, qui ne correspondent pas toujours à l'âge civil". Regardez ce qui se passe en Allemagne, par exemple, pour prendre un pays culturellement comparable.
Maintenant, que l'on ouvre des crèches, que l'on finance le parent restant à la maison, etc., complètement d'accord. Mais à quoi cela sert-il d'obliger si tôt à couper le cordon ? » JPB
Ça y est, c’est fait. « Ils » y sont arrivés ! Le grand marché de l’Education est ouvert, tout le monde est convaincu.
Si même des défenseurs de l’école laïque et gratuite les croient, tout peut maintenant aller très vite.
Remplacer des personnels à Bac + 5 par des titulaires du CAP petite enfance pour les deux-quatre ans reviendra sans doute beaucoup moins cher que de former des instituteurs à encadrer et faire progresser des tout-petits.
Oh, ça n’ira pas sans casse, ma fille qui a beaucoup fréquenté les crèches et haltes-garderies ces dernières années (stages, remplacements) vous en parlerait sans doute mieux que moi. De mémoire, quelques petites réflexions qu’elle m’a rapportées :
Un enfant de dix-huit mois ramassait de l’herbe sur la pelouse et la mettait à la bouche, la jeune fille chargée de la surveillance du petit groupe (ah oui, le petit groupe, tellement préférable à cet âge que les trente bambins encadrés par une seule institutrice, forcément débordée et peu à l’écoute des besoins) : « Eh, p’tit con, l’herbe, ça s’bouff’pas, ça s’fume ! ». Ma fille, un peu outrée, lui fait remarquer que son langage n’est peut-être pas très approprié, ce à quoi la « diplômée » répond : « De toute façon, y comprend rien, y sait pas parler ! »
Dans la même crèche, une autre personne, elle aussi titulaire de son poste, changeait les tout-petits et les petits en soliloquant : « Ah putain, le p’tit salop, il a encore chié partout ! », toujours le même prétexte, ils ne parlent pas, ils ne comprennent donc pas.
Je crois vous avoir déjà raconté les tribulations de ma fille lorsqu’elle souhaita intervenir à l’encontre d’un enfant de trois ans « non-parleur » – ne vous inquiétez pas, ils y sont déjà en crèche, le système a été miné de l’intérieur depuis longtemps, entre les fermetures de postes le plus souvent dirigées vers les maternelles, la façon de « lire » les prévisions d’effectifs et les couches « même mouillées, ils sont secs » - qui agressait ses petits camarades à coups de bâton et la semonce qu’elle reçut de la directrice de crèche. Le pédagogisme est aussi passé par là.
Je ne vous ai en revanche pas parlé des ses anciennes camarades d’enfance, celles qui, après avoir abandonné leurs études à seize ans ont choisi de faire un ou deux petits très vite, accompagnées ou non d’un papa souvent pas bien plus vieux qu’elles. Celles-ci les mettent à l’école dès qu’ils sont propres, souvent vers trois ans, voire trois ans et demi quand leurs mères se décident enfin à prendre en charge l’apprentissage de la propreté de leurs petits enfants... Cela les décharge un peu de l’activité de surveillance qui devient contraignante dès que ces « p’tits cons » se mettent à marcher, elles peuvent ainsi continué à « larver devant la téloche » pour regarder leurs séries, se rencontrer entre copines au troquet ou le long d’un mur et siroter en paix leurs bières en fumant leur tarpé.
Vous imaginez aisément, vous qui les avez eues en classe, ces charmantes jeunes filles, que les services sociaux, même redéveloppés et redéployés sur le territoire, auront un peu de peine à leur faire comprendre qu’ « avoir un chiard » oblige à certaines contraintes et qui plus est à long terme (ce n’est pas Zorglub qui me contredira).
Pendant ce temps-là, Charles-Edouard et Marie-Charlotte vont à la médiathèque avec maman, à l’éveil sensoriel avec papa, passent leur week end chez Bon-papa et Bonne-maman qui leur chantent des comptines et leur lisent des histoires... Vous avez dit égalité des chances ?
Je suis institutrice depuis bientôt trente-deux ans (eh oui, je sais, j’ai commencé très jeune). J’ai effectué plusieurs années en maternelle, Petite Section ou tous niveaux, je dirige depuis vingt et un ans une école rurale à deux, puis trois, puis deux, puis trois classes (une année creuse en terme de naissances et la troisième classe saute). J’ai donc eu l’occasion d’encadrer et/ou de voir évoluer les deux-trois ans dans une école.
Il est évident que, pour certains enfants, la scolarisation à deux ans n’est pas possible, ils ont encore trop besoin de leur maman pour en tirer profit. Ce n’est pas une raison pour en faire une généralité.
Ma deuxière année d’enseignement, je l’ai justement effectuée à mi-temps dans une classe de petite section (en 1976/1977) en tant que décharge de la directrice d’une école de ZEP (ça ne s’appelait pas encore comme cela). J’avais 43 bambins de deux et trois ans tous les matins, et à l’époque il n’était pas d’usage de bénéficier de l’ATSEM dans la classe, il était même périlleux d’oser solliciter les services de ces dames parce qu’un enfant avait renversé un pot de peinture, surtout à dix-neuf ans ! Ce fut épique mais néanmoins très valorisant. Et je suis persuadée que la petite Stéphanie, arrivée au mois de février, le jour de ses deux ans, en a tiré profit et que Carlos qui se précipitait en début d’année sur les autres enfants en criant « Poupée, poupée » et en les secouant par les cheveux a beaucoup plus progressé dans cet environnement que s’il était resté chez lui assis sagement sur une chaise parce que sa maman tenait à ce qu’il soit toujours très propre. Quant à Christine, la scolarisation lui a permis de sortir un peu de l’emprise d’une maman dépressive qui l’avait peu à peu réduite à l’état de petite chose renfermée et fragile et ce fut un plaisir de la voir en fin d’année jouer, chanter, dessiner, danser avec les autres, fière de ses « résultats ».
Ma fille, encore elle, a dû au cours de sa formation effectuer successivement trois stages de trois semaines chacun, alternativement en crèche et en école maternelle. Elle encadrait en crèche les deux-trois ans. A l’issue de sa première journée en maternelle, le surlendemain de son stage en crèche, elle me fit part de son étonnement : « C’est incroyable, les petits de l’école sont bien plus évolués que ceux de la crèche ; en crèche, ils ne parlent pas, ni entre eux, ni à l’adulte, ils ne font rien, ils passent d’un jouet à l’autre, se les arrachent en criant alors qu’à l’école, vous arrivez à leur faire faire quelque chose, ils arrivent même à jouer au loto ou aux dominos... En crèche, tu leur chantes une chanson, il y en a même qui semblent ne pas entendre alors qu’ici, certains chantent. C’est dingue, je n’aurais jamais cru qu’on puisse obtenir ça de gosses aussi petits ! » A son retour à la crèche, elle a essayé d’appliquer quelques petites recettes qu’elle avait apprises de l’institutrice ou de l’ATSEM, « on » lui a dit qu’elle était trop dirigiste et qu’elle poussait les gosses...
Nous accueillons chaque année à l’école deux ou trois bambins de deux ans au milieu des vingt élèves de la classe de PS/MS. Certains pleurent le premier jour, d’autres non. Au bout de quinze jours, les mamans commencent à nous dire que leur enfant parle mieux, joue plus, s’occupe seul, ce qu’il ne faisait pas avant. Et pourtant, je suis sûre qu’il y a des méthodes bien mieux adaptées aux tout-petits que la mode actuelle en pédagogie et que la formation des instituteurs, de PRIMAIRE, j’y tiens, c'est-à-dire préélémentaire ET élémentaire, mérite d’être revue et corrigée, aussi et même surtout au niveau préélémentaire (si vous voulez des pistes de travail, j’en ai une).
Si l’on croyait à la « théorie du complot », on pourrait sans doute se dire que lorsque l’on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage et que ce n’est pas sans une raison inavouable que l’on tire à boulets rouges (enfin, rouges...) sur ce qu’est devenue la « meilleure école maternelle du monde ».
Je continue, persiste et signe, aucun pédopsychiatre ne pourra me convaincre qu’il est mauvais de scolariser un enfant de moins de quatre ans et qu’il vaut mieux qu’il soit confié à des personnels moins formés, dans des structures payantes et laissées à la libre appréciation des associations, des entreprises et des communes.
Ecrit par : catmano | 25 mars 2007
J'imagine qu'IGG n'ira pas manifester contre ce qui s'est passé hier devant une école maternelle à Paris, (la mise en examen d'une directrice d'école, et la violence policière dans cette action)!
Par ailleurs, comparer Redecker et Pierre Binet me semble un peu énorme. Entre s'élever contre l'irruption de l'islam dans la politique et stigmatiser l'immigration à l'aide d' amalgames honteux, (immigré=islamiste), il me semble y avoir une certaine marge. Malgré certaines prises de positions récentes un peu ambiguës, j'ose espérer qu'il ne suffit peut être pas (encore) d'être (très) à droite pour être inconditionnellement défendu ici!
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007
Catmano,
Merci ! Dommage que vous aimiez tant votre métier - j'imagine que vous ne lâcheriez pas facilement votre classe - car c'est bien à quelqu'un comme vous qu'il faudrait confier le portefeuille de ministre délégué à l'enseignement pré-élémentaire.
Ecrit par : Un hussard | 25 mars 2007
Je continue, persiste et signe, aucun pédopsychiatre ne pourra me convaincre qu’il est mauvais de scolariser un enfant de moins de quatre ans et qu’il vaut mieux qu’il soit confié à des personnels moins formés, dans des structures payantes et laissées à la libre appréciation des associations, des entreprises et des communes.
Ecrit par : catmano | 25 mars 2007
Bravo! Bravissimo! Courage! Vote Ségo, faute de mieux, c'est la seule à dire qu'il faut la maternelle à trois ans.
Vous êtes à "gauche" de quoi, Brighelli? Voilà six à sept mois que je fréquente ici et je vous ai vu virer votre cuti grave. Ressaisissez-vous! Vous délirez.
Battez-vous, Catmano et Sibille, ils ne savent plus qui ils sont ni ce qu'ils disent. Brighelli ne se bat que pour les gosses de nantis.
Ecrit par : Dobo | 25 mars 2007
Ça y est, c’est fait. « Ils » y sont arrivés ! Le grand marché de l’Education est ouvert, tout le monde est convaincu.
Si même des défenseurs de l’école laïque et gratuite les croient, tout peut maintenant aller très vite.
Ecrit par : dobolino | 25 mars 2007
"Ça y est, c’est fait. « Ils » y sont arrivés ! Le grand marché de l’Education est ouvert, tout le monde est convaincu.
Si même des défenseurs de l’école laïque et gratuite les croient, tout peut maintenant aller très vite."
Tu ne l'avais pas vu venir, celle-là? Catmano, Brighelli s'en fout des gosses d'ouvriers, il veut l'excellence pour sa progéniture issue d'un Normale Sup'. Ce coup-ci, il signe pire que ton papa ne l'a jamais fait.
"Après moi, le déluge!"-dit le corse.
Il y a six mois, il était encore raisonnable. A présent, entre ses vues sur l'une, ses ambitions sur l'autre, il jette sa soutane aux orties. Beark.
Ecrit par : dobolino | 25 mars 2007
Catmano, je ne peux que souscrire à 1000% à ce que vous dites. Et merci de le dire cent fois mieux que j'aurais pu le faire.
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007
ECOLE MATERNELLE ET SOCIAL-INCESTOCRATIE "Les autres pouvoirs des femmes concernent non la reproduction biologique mais la reproduction sociale. Où et par qui se tisse aujourd'hui le lien social? Les hommes ont presque disparu des activités où l'enfant se façonne... L'école: combien d'instituteurs pour combien d'institutrices? (Pardon, je devrais dire professeurs des écoles et professeures des écoles.) La justice: si vous avez affaire à un juge, aux affaires familiales notamment, vous avez de grandes chances de tomber sur une "magistrate". La médecine: aujourd'hui moins d'hommes que de femmes sortent des études médicales. On pourrait ajouter la psychanalyse et la psychothérapie, en particulier celle des enfants... Mais le fait est là: le sort éducatif, médical et juridique des enfants dépend des femmes. La confrontation entre l'enfant et l'homme ne se fait plus que dans la famille, et encore, lorsque le père n'a pas été évacué...
Mais cet autre appareil idéologique (l'école) obéit à des idéaux féminins, surtout depuis les réorientations visant à placer l'enfant au "coeur du processus éducatif" et à déligitimer l'autorité du savoir et des maîtres, une expression d'ailleurs disparue.
Le psychanaliste Serge Leclaire parlait naguère d'un lien social réglé de nos jours par la "social-incestocratie" c'est à dire un groupe de fils reliés par l'homosexualité sous la bienveillante autorité d'une mère instituée...
Les clichés sur la parité politique interdisent aujour'hui de penser la féminisation des pouvoirs dans la société, comme la maternisation du pouvoir d'Etat. Le pouvoir des femmes est comme la lettre volée d'Edgar Poe, si manifeste et visible que personne ne s'en avise. On continue à entonner la vieille plainte contre le patriarcat, défunt dans nos contrées depuis un bon siècle, mais nul ne se risque à dépeindre et analyser un matriarcat pourtant évident".
Extraits de l'essai décapant de Michel SCHNEIDER dans "La confusion des sexes" Flammarion. Collection "café Voltaire"
Dans cet essai l'auteur nous livre une analyse très pertinente de la pensée politique de Ségolène Royal et des Socialistes en matière de sexe et de sexualité. Des thèmes qui comme on sait font très mauvais ménage avec ceux de l'éducation.
Ecrit par : buntovchik | 25 mars 2007
Mais ça frise la diffamation ! Où avez-vous pris que ne me bats pas pour tous ? Ce sont les élections approchantes qui vous font perdre le sens de la mesure ?
Et mes enfants ne sont pas encore en âge d'entrer à Normale Sup — leur entrée en sixième est déjà suffisamment problématique.
Quant à filtrer tel ou tel, aussi frontiste soit-il, je m'en tape : je n'ai jamais censuré qui que ce soit, si je commence, ce sera le plus sûr moyen pour rameuter ici tous les cinglés de France et d'ailleurs.
JPB
PS. Catmano, vous ne voulez toujours pas récupérer le blog après la mi-mai ?
Ecrit par : brighelli | 25 mars 2007
Il faudra que je relise tout asap, je n evois pas pourquoi le dodo s'énerve ?
Le Corse ne dit pas le contraire de Cat, de plus, il dit justement que ce n'est pas sa spécialité.
Bon ... On verra...
Ceci étant, c'est évident qu'il faut repenser "l'espace" des gamins en crèche maternelle ET primaire...
Ecrit par : toto | 25 mars 2007
ouuppps désolé JP, je ne t'avais pas vu ....
Il est malade le dodo ?
Surtout qu'il n'a pas compris que Sibille et Cat ne sont pas tout à fait dans le même camp ... Ou alors il y a du nouveau chez le naind'jardin.
Ecrit par : toto | 25 mars 2007
Sur le site « les amis de l’université », au sujet de l’autorité à l’école, un inspecteur et un professeur d’IUFM tirent les conséquences du pédagogisme et le condamnent (partiellement) :
« La logique libérale, l’attente sociale, le modèle économique amènent à concevoir l’enseignement comme un service rendu à des usagers : le succès scolaire tend à devenir le signe de la qualité de ce service, et non plus de l’aboutissement d’une démarche qui a par elle-même un sens. Sous l’influence des idéaux du pédagogisme, les objectifs d’information, de relation, de communication, viennent pervertir l’acte d’enseigner. Il faut bien, en effet, mettre l’élève au centre du système. Ce principe du puérocentrisme ambiant énonce à la fois une évidence et une contradiction. Il nous dit aussi que l’avenir de l’école humaniste est peut-être sa propre négation. La déscolarisation accélérée de l’école, actuellement observable, en est le premier signe.
La revendication toujours plus insistante d’autorité appelle en fait une réflexion sur la relation du savoir et du pouvoir, sur la place respective de la rencontre avec le monde et de la transmission dans le processus éducatif, sur l’affrontement entre l’idéal pédagogique de non-directivité et la fonction magistrale. La situation d’urgence que connaît l’école d’aujourd’hui renvoie ainsi aux interrogations majeures de la philosophie de l’éducation. » (L’école et l’autorité, par J. Lombard , Inspecteur Académique, et B. Jolibert, professeur en sciences de l’éducation en IUFM, http://amis.univ-reunion.fr/Conference/presentation/201/)
Ecrit par : B. | 25 mars 2007
Non, encore moins que jamais... Je n'ai ni votre patience, ni votre ouverture d'esprit. Et puis d'abord, quavez-vous de si urgent à faire après la mi-mai ?
Je n'ai pas compris le sens de l'intervention de buntovchik. Pour moi, quand je suis née, il y avait à peu près 50 % de chances que je sois un garçon et 50 % que je sois une fille. Je suis une fille. Je suis institutrice. Si j'étais un garçon, je serais instituteur. Est-ce parce que j'ai plus été élevée par mon père que par ma mère, et que celle-ci se prenait pour une féministe convaincue, mais je n'ai jamais pensé que l'humanité était coupée en deux et qu'un homme valait plus ou moins qu'une femme. Pour avoir vécu longtemps dans une ferme et avoir élevé des chèvres, des poules, des lapins et des canards, j'ai néanmoins remarqué que les soins aux tout-petits étaient le plus souvent effectués par les femelles. Mais, comme dirait l'autre, j'ai d'excellents amis instituteurs en maternelle.
Ecrit par : catmano | 25 mars 2007
"Surtout qu'il n'a pas compris que Sibille et Cat ne sont pas tout à fait dans le même camp ... Ou alors il y a du nouveau chez le naind'jardin."
Ecrit par : toto | 25 mars 2007
Je ne suis dans aucun camp, toto. Au coup par coup, dans celui des personnes que je considère comme disant des choses sensées. Donc, effectivement, vraisemblablement jamais dans le vôtre.
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007
Oui je comprends, tu aimes bien prendre le sens du vent .
Ecrit par : toto | 25 mars 2007
Le rétablissement des IPES searit-il une si bonne chose pour financer les études de ceux qui se destinent à l'enseignement? J'ai cru comprendre que leur suppression au début des années 1980 faisait suite à leur faible rendement. Peu d'ipésiens finissaient par réussir les concours de recrutement. Il en serait de même aujourd'hui. Rien ne garantit que les allocataires des IPES nouvelle formule réussiront les concours de recrutement, comme on le voit pour les candidats passés par la première année d'IUFM. Leur taux de réussite est inférieur à celui des étudiants « libres ». Au lieu de financer toutes les études, il vaut mieux attendre que la « sélection naturelle » se fasse jusqu'en licence et étendre les actuelles bourses d'agrégation (existe-t-elle toujours d'ailleurs?) aux prépa CAPES. Au moins on est presque sûr que les récipiendaires se présenteront aux concours, pour un coût moindre que le financement complet d'un cycle d'études.
Ecrit par : Archytas | 25 mars 2007
Le rétablissement des IPES searit-il une si bonne chose pour financer les études de ceux qui se destinent à l'enseignement? J'ai cru comprendre que leur suppression au début des années 1980 faisait suite à leur faible rendement. Peu d'ipésiens finissaient par réussir les concours de recrutement. Il en serait de même aujourd'hui. Rien ne garantit que les allocataires des IPES nouvelle formule réussiront les concours de recrutement, comme on le voit pour les candidats passés par la première année d'IUFM. Leur taux de réussite est inférieur à celui des étudiants « libres ». Au lieu de financer toutes les études, il vaut mieux attendre que la « sélection naturelle » se fasse jusqu'en licence et étendre les actuelles bourses d'agrégation (existe-t-elle toujours d'ailleurs?) aux prépa CAPES. Au moins on est presque sûr que les récipiendaires se présenteront aux concours, pour un coût moindre que le financement complet d'un cycle d'études.
Ecrit par : Archytas | 25 mars 2007
Le rétablissement des IPES searit-il une si bonne chose pour financer les études de ceux qui se destinent à l'enseignement? J'ai cru comprendre que leur suppression au début des années 1980 faisait suite à leur faible rendement. Peu d'ipésiens finissaient par réussir les concours de recrutement. Il en serait de même aujourd'hui. Rien ne garantit que les allocataires des IPES nouvelle formule réussiront les concours de recrutement, comme on le voit pour les candidats passés par la première année d'IUFM. Leur taux de réussite est inférieur à celui des étudiants « libres ». Au lieu de financer toutes les études, il vaut mieux attendre que la « sélection naturelle » se fasse jusqu'en licence et étendre les actuelles bourses d'agrégation (existe-t-elle toujours d'ailleurs?) aux prépa CAPES. Au moins on est presque sûr que les récipiendaires se présenteront aux concours, pour un coût moindre que le financement complet d'un cycle d'études.
Ecrit par : Archytas | 25 mars 2007
Le rétablissement des IPES searit-il une si bonne chose pour financer les études de ceux qui se destinent à l'enseignement? J'ai cru comprendre que leur suppression au début des années 1980 faisait suite à leur faible rendement. Peu d'ipésiens finissaient par réussir les concours de recrutement. Il en serait de même aujourd'hui. Rien ne garantit que les allocataires des IPES nouvelle formule réussiront les concours de recrutement, comme on le voit pour les candidats passés par la première année d'IUFM. Leur taux de réussite est inférieur à celui des étudiants « libres ». Au lieu de financer toutes les études, il vaut mieux attendre que la « sélection naturelle » se fasse jusqu'en licence et étendre les actuelles bourses d'agrégation (existe-t-elle toujours d'ailleurs?) aux prépa CAPES. Au moins on est presque sûr que les récipiendaires se présenteront aux concours, pour un coût moindre que le financement complet d'un cycle d'études.
Ecrit par : Archytas | 25 mars 2007
PS: désolé pour ces doublons dus à un problème de connexion...
Ecrit par : Archytas | 25 mars 2007
"Oui je comprends, tu aimes bien prendre le sens du vent ."
Ecrit par : toto | 25 mars 2007
Oh, toto! Je vous rappelle que je suis un des rares ici, (excepté Dobolino) à avoir dit depuis le début pour qui j'allais voter!
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007
"Dans cette émission, un intervenant parle d’un projet délirant que les Diafoirus de la rue de Grenelle ont dans leurs cartons : éclater l’enseignement du français en deux matières, la langue comme outil de communication –apprendre à lire dans la notice d’un appareil électroménager (suivez mon regard) – et l’étude des textes fondateurs de la langue française ", écrit Philippe.
Désolée, c'est même dans un rapport :
http://media.education.gouv.fr/file/63/8/3638.pdf
Je n'ose pas vous en souhaiter bonne lecture.
En ce qui concerne la maternelle, je voudrais juste faire remarquer que mon propre fils, à deux ans, récemment rescapé d'un divorce barbare, n'était pas vraiment en état d'y être heureux -- et qu'il était bcp plus sécurisé chez la brave mémé qui me le gardait, avec des chiens, des chats, des poules, des fleurs, et des gâteaux maison au goûter. A trois ans, en revanche, il y est allé avec plaisir et profit. J'entends bien qu'il y a des petits de deux ans, qui, au contraire, ont tout à gagner à aller en maternelle, parce que leur maman travaille, parce qu'ils ont avec elle une relation trop fusionnelle et qu'il faut prendre un peu de distance, pour ne pas baigner 24 h sur 24 dans une ambiance familiale difficile, pour acquérir du langage... et pour tout cela, effectivement, il faut de véritables instituteurs (des hommes aussi, je suis d'accord avec M. Schneider), plutôt que des "tatas" et encore moins des minettes aussi faites pour s'occuper de petitous que moi pour gravir le Mont Blanc à mains nues .
Il ne faut pas "brader" les maternelles, : Le pb, c'est aussi que certain(e)s, hélas, y voient une garderie gratuite et non une Ecole à part entière, l'essentiel étant de fourguer le gamin d'une manière ou d'une autre pour faire autre chose. Mais là, on est dans un autre domaine, celui du désir d'enfant, et de l'écart entre le fantasme de bébé et le vrai bébé que l'on doit élever , surtout si on est toute seule sans sa propre mère à proximité... Que fait-on pour éviter les grossesses chez les adolescentes, comment prend-on en charge les mères fragiles voire déficientes, avec quels moyens ? Le sort des maternelles ne peut être réglé, me semble-t-il, que dans le cadre d'une réflexion globale sur la petite enfance et la parentalité.
Ecrit par : Fguichard | 25 mars 2007
En ce qui concerne l'orientation des élèves dans mon Lycée Professionnel, une rumeur (ce qui peut se produire aussi ailleurs, étant tous des "animaux de même laine", comme l'écrit Claudel dans sa "Jeanne au bûcher"): pour se débarrasser des adolescents les plus pénibles au collège et ne pas se les coltiner une année de plus en préconisant le redoublement, certains enseignants de 3eme gonfleraient les notes et proposeraient aux affreuses et affreux la voie du LP. Formidable. Comment mes collègues en sont-ils venus à penser cela? En se rendant compte du niveau véritable de tel ou tel dans les matières générales et de leur caractère et comportement épouvantables... Et comme le dossier des élèves (leur "casier judiciaire" scolaire) est jeté à la fin de chaque année, il se trouve des énergumènes avec des moyennes "formidables" et une réalité bien moins rose. Pendant ce temps, des gosses sans problèmes de comportement et de travail sont relégués plus bas dans la liste des élèves susceptibles d'intégrer nos classes et ne sont pas pris. Alors, en 3eme, conseils de classe et bulletins truqués pour mieux tirer la chasse? Cette rumeur (?) me fait penser à l'anecdote de JPB quant à l'Inspectrice envoyée à Bruxelles...
Et les Lycées professionnels deviennent du grand n'importe quoi...
Ecrit par : Pendariès | 25 mars 2007
Moi je propose que les profs fassent ce qu'ils veulent et que les parents choisissent librement les profs de leurs enfants.
Un ministre ultra intelligent sera toujours moins bien placé que le dernier des crétins pour savoir ce qui convient à son enfant.
Vive la liberté.
Le Champ Libre - http://cvincent.club.fr
Ecrit par : Albert LI | 25 mars 2007
Surtout qu'il n'a pas compris que Sibille et Cat ne sont pas tout à fait dans le même camp ... Ou alors il y a du nouveau chez le naind'jardin.
Ecrit par : toto | 25 mars 2007
Dodo sait lire, couillon! Il a appris par syllabique, il y a quarante et un an avec une vieille mégère finissant sous la Cinquième son œuvre commencée sous la Troisième, Talons Plats et Jupe Plissée, demoiselle vouée à la République comme d'autres au Christ. Le diamant qui dormait entre ses fesses a certainement été enterré avec elle!
Dodo sait lire et si Catmano et Sibille ne sont pas du même camp pédago, ce qui reste entièrement à prouver, ils sont toujours à gauche l'un et l'autre ce qui les rapproche sur ce blog.
D'abord c'était pas Dodo mais Dobo(lino) qui prenait la haine et qui venait enfourcher le cheval de bataille de sa grande sœur. Supprimer les classes maternelles! Voilà huit mois que je lis ce qu'elle vous écrit et que vous applaudissez à tout rompre, que Brighelli lui propose de subir à sa place les écrits d'aucuns, ultralibéraux qui emportent de toute évidence l'adhésion ici
La maternelle, NOTRE Maternelle française dont les premiers soubresauts réprimés datent d'un dix-neuvième siècle royaliste puis bonapartiste, dévoué à la Bourgeoisie, l'excellence, ce modèle égalitariste, cette maternelle qui veut offrir aux enfants du peuple des chances presque égales à celles des bourgeois! Merde, réveillez-vous! Lui redonner ses lettres de noblesse, pas la supprimer, nom de Zeus!
Elle vous le dit, le redit depuis des mois et des mois et vous, ragnagna notre Sarko il a dit que... alors... à la trappe les classes maternelles! Et hop
Quand je pense qu'il y a trente ans, on se battait ici chez nous pour que les minots soient scolarisés à deux ans, que nos communes payent des accompagnateurs pour que nos bébés puissent emprunter le ramassage scolaire.
Et vous, hop! pour que les petits Brighelli ou Huby puissent faire du latin en sixième, supprimons les maternelles pour les étrangers en situation irrégulière.
Vas-y donc, JPB, t'es pire que pire que tous les clodoaldiens que je fréquente, même les plus sélectifs.
Ecrit par : dobolino | 25 mars 2007
Remarque personnelle au sujet de la maternelle. Pour des raisons professionnelles, mes parents ne pouvant me garder à la maison (tous les deux travaillaient), je fus envoyé en maternelle à l'âge de 2 ans. Pourquoi pas? Je me souviens cependant que quelques années plus tard (au primaire), je pleurais pour ne pas aller à l'école: une espèce de ras le bol, sans aucun doute: l'école vécu comme un abandon de la part de mes géniteurs? Et plus tard encore, je passai un concours pour enseigner...
Ecrit par : Pendariès | 25 mars 2007
Bonsoir à tous,
j'avais pas mal de lecture, depuis mon dernier passage.
J'en ai retenu :
1) que Catmano connaît vraiment son affaire, mais que lorsqu'on l'oppose aux formateurs d' IUFM, c'est un peu injuste pour beaucoup d' IMF, aussi bien inspirés qu'elle;
2) que M. Brighelli, dans la faveur qu'il exprime pour l'enseignement du fait religieux, me semble tomber dans le panneau. Le fait religieux fait partie de la culture en général, et je ne vois que de mauvaises raisons pour l'en isoler et lui accorder un traitement de faveur au détriment de toutes les inspirations agnostiques ou athées. Pourquoi, d'ailleurs, ne pas plutôt parler d'enseignement du fait laïque, ce qui conduirait tout naturellement à examiner les religions et leur histoire, mais au nom d'un dépassement du déterminisme religieux contenu dans la notion de "fait religieux" ?
Ne vous y trompez pas : l'enseignement du fait religieux est un projet (bien avancé) scélérat qui consiste à nous faire admettre comme un fait que certaines filles soient ensachées.
A Christophe : je suis tout disposé à annoncer pour qui je vais voter, mais j'hésite. Mes sympathies politiques vont au camp de Ségo, mais je la trouve nulle et elle n'a aucune chance au second tour. En revanche, je crains que Bayrou ne soit guère qu'un "faux-cul centriste", comme dit le Canard, mais dans son discours actuel, il incarne , faute de mieux, une certaine idée de la République et, à mon avis, il bat Sarko au second tour. Je me déciderai donc en fonction du vent, n'en déplaise à Toto (au passage, vous êtes impayables, tous les deux...)
Histoire de mettre un peu d'ambiance : que pensez-vous du projet d'être enjoint d'agiter son petit drapeau le 14 juillet ? Personnellement, les bras m'en tombent.
Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007
Une amie formatrice en milieu médical de passage à la maison cet après-midi nous expliqué que toutes les joyeusetés que nous vivions au collège, dans les lycées d'enseignement général et dans les lycées professionnels : passages automatiques, examens bradés, consignes de mansuétude, harmonisation des notes à la hausse; QCM,, autoconstruction du savoir, abolition de la "pédagogie frontale"...s'infiltraient dans la formation des futurs infirmiers et infirmières
...Pour l'instant, "on" teste les réactions des "formateurs" (elle est contre, mais elle nous a dit qu'elle avait été étonnée par la passivité et l'absence de réaction de ses collègues...qui ne sont pas d'accord non plus, mais qui n'osent pas le dire )...avant de passer à la phase opérationnelle.
Décidément, le pédagogisme s'insinue partout. Mais dans ce domaine là, les dégâts risquent d'être encore plus "spectaculaires".
Ecrit par : Robin | 25 mars 2007
Je suis d’humeur mutine ce jour.
Peut-être est-ce la fréquentation de vos colonnes et l’accueil bienveillant que vous avez réservé à mes propos qui généralement attirent lazzi et rancunes ou bien simplement le retour du soleil ?
Aussi vous proposerai-je rien moins que ... la révolution ! Même si elle consiste pour partie à me tirer une balle dans le pied (en ces jours où le néologisme jambisation aurait pu refaire surface, c’est un comble !).
Et si on s’occupait de notre statut ? Et de manière radicale en plus !
Dans le contexte (j’allais écrire ... le bordel ambiant) les sacro saintes 18 heures ont-elles encore un sens autre que celui de notre confort ?
On pourrait imaginer (... un autre monde) une refonte complète de la notion de temps de travail de l’enseignant en lycée (ou LP).
Le cadre : 35 heures de présence dans l’établissement (qu’on se rassure je ne suis pas un sous-marin de la Sainte Vierge). L’idée même d’heures de cours serait désuète. Chacun se verrait confier un lot de « missions » correspondant à la durée hebdomadaire de travail.
Ces missions incluent :
- la présence devant élève (évidemment ...) pour des cours, TD, TP, aide individualisée, études collectives dans sa matière,
- la préparation de documents de cours ou de TP (très lourd dans le technique),
- la mise en ligne de ces documents sur le réseau et le Web,
- la maintenance informatique la réparation et l’entretien des matériels de TP,
- la correction de copies (pas nécessairement celles de ses propres élèves),
- la relation avec les parents,
- la relation avec les collègues de la même matière dans les établissements voisins,
- et toute autre tâche que nous assumons déjà.
Ceci sous-entend un autre bouleversement : on embaucherait dans l’EN des gestionnaires de personnel (nommons les « coordinateurs »), des vrais, avec de réelles compétences en ressources humaines (pour être bref : pas des profs recyclés parce qu’inaptes à tout autre emploi). On peut penser qu’un taux d’encadrement d’un coordinateur pour environ 20 (ou 30 ?) profs est raisonnable, C’est à peu près le ratio cadre sup/cadre moyen dans une entreprise. Naturellement, les coordinateurs sont de formation littéraire, scientifique, technologique ou tertiaire suivant le personnel qu’ils encadrent. Ils ont préalablement exercés avec succès une fonction en rapport avec les RH dans l’entreprise avant leur recrutement (voyez, même la petite annonce est prête !).
Pour une durée déterminée (pas nécessairement l’année scolaire), et avec un échéancier le coordonnateur propose à chaque enseignant suivant ses compétences, ses goûts et ... le besoin la liste des missions qui lui sont attribuées. Il suit leur mise en oeuvre et en vérifie l’accomplissement. On peut tout à fait imaginer que, pendant une période déterminée, un prof soit peu en contact direct avec les élèves et chargé de rédaction, tandis qu’un autre assure 25 h/semaine d’enseignement direct à partir de supports rédigés par d’autres et sans charge de copies.
Bien entendu, il est indispensable que le coordinateur élabore un cahier des charges précis pour chaque tâche. Par exemple pour la rédaction d’une séquence de cours + TD + TP : objectif, moyens mis en oeuvre, niveau minimum/optimal requis pour les élèves en fin de période, type et modalité de l’évaluation, nature et format des documents à créer. Durant la rédaction, les collègues qui seront concernés par l’usage à venir sont réunis afin d’émettre avis, réserve et propositions.
Il va de soi que les résultats de l’enseignement de ce « package » sont évalués par les enseignants utilisateurs, le rédacteur et le coordinateur : les élèves ont-ils majoritairement atteint le niveau optimal ? Combien d’élèves sont en échec ? Quelles sont les difficultés imprévues rencontrées ? etc.
Ceci implique un autre cataclysme encore plus majeur : le rétablissement d’une autorité sur les enseignants ! Il est entendu que le coordinateur a le pouvoir statutaire de donner des ordres ... Je vous rappelle qu’il possède des compétences en RH et qu’il sait donc exercer avec talent, mesure et habileté. Il sait évaluer le potentiel de chacun et l’exploiter au mieux pour maximiser le profit du système (ouch ! bonjour le vocabulaire choisi ...).
Constatez que lorsque je parlais de révolution, ce n’était pas un vain mot ! Vous, comme moi, sommes habitués à une totale liberté et nous la revendiquons (un peu par habitude). J’ai travaillé en entreprise et je n’ai, dans le fond, pas particulièrement souffert que mon responsable me fixe des tâches à accomplir, vérifie la qualité de ma prestation, etc. D’une certaine manière c’est même sécurisant, dans le système actuel je me sens très souvent coupable lorsque je glande devant la télé, ou que je bouquine plutôt que de corriger un de ces inénarrables paquets de copies. J’ai toujours un peu le sentiment (bien vite refoulé, je vous rassure ...) de ne pas avoir atteint la « dose requise » de travail ! Dans la nouvelle configuration, rien de tel, mon planning sous les yeux je gère mon temps et ma productivité comme n’importe quel salarié.
Alors il reste évidemment à aborder la question de l’efficacité ! Il serait particulièrement injuste qu’un agrégé (particulièrement performant par définition) se voit sous ce prétexte confier plus de missions qu’un modeste certifié sans une juste compensation. L’argent arrange souvent tout (on peut le déplorer mais faut bien le reconnaître). Le salaire est tout simplement la variable d’ajustement.
Après un temps de flottement inévitable destiné à se construire expérimentalement une échelle de valeur le coordinateur juge de la durée maximale/optimale de la plupart des missions. C’est d’ailleurs sur cette base que sont définis tous les objectifs et plannings dans l’entreprise. Et ... on y arrive ! Dans le développement informatique par exemple, un chef de projet expérimenté est capable de juger globalement du nombre de jour x homme permettant de boucler le chantier. Statistiquement, il se trompe assez peu et c’est heureux puisqu’il faut bien faire un devis estimatif et par la suite renter dans le cadre. Et pourtant, les aléas sont nombreux, les mauvaises surprises habituelles, la nécessité d’autoformation permanente, etc.
Les plus efficaces et performants, investis, sont gratifiés d’augmentations plus importantes que les autres. Dura lex ... mais c’est juste celle appliquée partout ailleurs que dans la fonction publique !
Ben, voilà, je vous l’avais dit, le printemps est revenu, c’est le temps des utopies !
Vous êtes assez perspicaces pour mesurer la dose de provocation de mes propos (encore que ...).
Au pire, vous pouvez vous déchaîner, 20 ans d’EN m’ont endurci le cuir !
Ecrit par : Zorglub | 25 mars 2007
NB : Le « encore que » se rapporte évidemment au mot « provocation », je n’aurais pas l’outrecuidance de mettre en doute votre perspicacité !
Ecrit par : Zorglub | 25 mars 2007
L'enseignement du fait religieux, défi de demain???
Livre d'Histoire de cinquième, valide cette année:
1) L'Empire byzantin:
Un Empire héritier de Rome
Un Empire chrtien d'Orient
2) Le monde Musulman
Mahomet, fondateur de l'Islam
L'expansion de l'Islam
Le monde Musulman, carrefour de cultures et de civilisations
3)L'Empire carolingien
4) L'Eglise
L'Eglise, une puissance politique
L'Eglise au cœur de la civilisation médiévale
L'Eglise et l'expansion de la chrétienté
Les manifestations de la foi
5) La Société médiévale
6) le Royaume de France (X°-XV° s.): l'affirmation de l'Etat
7)Humanisme, renaissance et Réforme
Leçon 4 La réforme protestante, un renouvellement religieux
Leçon 5 La réforme catholique
Synthèse Les réformes protestantes et catholiques.
Que vous faudrait-il de plus?
Ce n'est quand même pas la faute du programme si les enseignants ne le font pas ou si les élèves ne l'écoutent pas. Il est normal,dans un état laïque,que les visions des uns et des autres soient relatées au conditionnel. A nul n'est interdit de poser ses conditions, pour peu qu'il ne les impose pas à autrui.
Ecrit par : dobolino | 25 mars 2007
Zorglub, je trouve que vous vous fourrez le doigt dans l'oeil :
- un chef, en paradis bureaucratique, ne peut guère être qu'un "petit chef" et son rejet par les enseignants est salutaire;
- la notion de "performance", en matière d'enseignement, me semble incongrue : à cet aune, enrichir sa culture, réfléchir, prendre du recul, se renouveler, sont des tics préjudiciables à l'efficacité.
Donc, telle que vous la proposez, vive la non-révolution.
Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007
Comment le chef jugera de la performance ? Au plus grandes démonstrations de docilité, genre fiches de prép de fayot au kilomètre ?
Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007
"Le fait religieux fait partie de la culture en général, et je ne vois que de mauvaises raisons pour l'en isoler et lui accorder un traitement de faveur au détriment de toutes les inspirations agnostiques ou athées."
Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007
Oh que oui !
Je dirais même que la notion de "fait religieux" pose problème en tant que telle.
Soit l'on se réfère aux FAITS historiques, c'est-à-dire dont l'authenticité a été vérifiée par des historiens pratiquant une étude rigoureuse des sources. Et en ce cas, les faits historiques relèvent des programmes d'Histoire, qui contiennent déjà pas mal de références à la religion, mais que l'on pourrait utilement compléter sur certains points (Siddhartha, la libre pensée, l'animisme, le taoïsme...).
Soit l'on se réfère aux MYTHES et LEGENDES, et dans ce cas, les récits relatifs aux mythes et légendes chrétiens, musulmans, juifs, bouddhistes, aztèques, incas... peuvent relever du programme de Français, au même titre que "L'Odyssée". A condition bien sûr que l'on rende à cette discipline les horaires qui lui sont dus...
Ecrit par : Un hussard | 25 mars 2007
Je me permets d'intervenir pour une fois, car il me paraît fondamental de rectifier ce que M. Archytas a répété à mainte reprise, suite à un caprice de son ordinateur, à propos des IPES ; ce n'est pas "parce que leur rendement était faible" (????) qu'ils ont été supprimés, mais parce que le SNI et les apparatchiks de la FEN (aujourd'hui ils ont préféré changer de nom) étaient ulcérés que ce concours des IPES favorise le recrutement des enseignants de Lycée, et que c'était au détriment de l'hégémonie des sbires de la FEN et du SNI ; il ont fait le siège des différents ministres de l'EN pendant des années avant d'obtenir satisfaction, et ils l'ont obtenu. Merci. Mais c'est depuis cette époque que je considère les Socialistes comme des salauds.
Ecrit par : grosmatou | 25 mars 2007
« un chef, en paradis bureaucratique, ne peut guère être qu'un "petit chef" ». J’en suis bien persuadé et c’est pourquoi je propose de sortir de la bureaucratie par des mesures aussi radicales !
La « performance » mesurée dans un système éducatif est pour moi tout simplement la qualité du résultat obtenu en termes de compétences, savoir faire, connaissances des élèves (toutes choses évaluables, nous passons notre temps à ça) à mettre en relation avec le temps et l’énergie investis tant par les élèves que par les enseignants.
Améliorer la performance a donc pour effet :
- de donner plus de temps aux élèves pour se livrer à des activités culturelles, artistiques, sportives etc. leur permettant d’élargir leur horizon
- en rêvant un peu de diminuer la masse salariale dans l’EN au profit d’autres secteurs du budget de la nation par exemple justement la culture le sport etc. (ou si on est dans une autre logique de diminuer les prélèvements obligatoires ...)
Ecrit par : Zorglub | 25 mars 2007
P.S. Découvrir, par exemple, que l'on retrouve le mythe du déluge dans de nombreuses civilisations... ne serait peut-être pas mauvais pour l'ouverture d'esprit de certains élèves !
Ecrit par : Un hussard | 25 mars 2007
A propos de fiche de prép', ce lien réjouissant :
http://www.abasleschefs.org/prep.html
Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007
Bien sûr, la hussarde (tu t'es trahie dans un message...), mais cela relève simplement de la culture humaniste. Ce que je refuse, c'est que ce qui touche au religieux soit isolé du reste. Pourquoi, sinon pour entériner l'idée que dès qu'il s'agit de religion, il faut suspendre son jugement ?
Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007
Pas de réaction, sur les petits drapeaux de bon Français à agiter le 14 juillet ? Réussir à faire de cette date-là une messe, c'est du génie !
Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007
Plus sérieusement, une proposition : intégrer le privé à la carte scolaire, avec liberté de le refuser, mais en contrepartie, sortie du contrat avec l'Etat. Cela afin de cesser de subventionner la ségégation sociale avec les impôts de tous. Ségo l'évoque, mais bien timidement : il s'agit de commencer à envisager de se poser la question d'y réfléchir éventuellement. En un mot, c'est pas demain la veille ...
Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007
Un homme (homo-hominis par opposition à vir-viri), un être humain, un hussard...!
Compte tenu de l'avenir que nous prépare les grands humanistes de l'OCDE, on se demande même si d'aucuns n'ont pas tout intérêt à anesthésier, bien comme il faut, les peuples avec le fameux "opium"...
Ecrit par : Un hussard | 25 mars 2007
Oups... prépareNT
Ecrit par : Un hussard | 25 mars 2007
Je crois que c'est plus simple que ça : comme pour la pédagogie, le modèle est américain, avec tout ce que cela implique dans le statut des religions à la société. En plus, c'est commode : plus de résistance à mener face à l'obscurantisme, comme par exemple, les justifications à l'emballage des filles, puisqu'il s'agit de faits dont on ne peut que prendre acte.
Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007
Ca doit sentir le roussi : les militants PS de mon bled invitent les sympathisants pas convaincus par Ségo à venir se laisser convaincre au cours d'une réunion. Je me tâte: est-ce que je dois y aller avec mon drapeau ? La copine qui m'a invité m'a expliqué que si je ne pouvais pas la saquer (Ségo), c'est parce que c'est une femme. Tout s'explique.
Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007
"En un mot, c'est pas demain la veille ..."
Comme tu dis ! C'est même franchement contraire à l'esprit des traités européens, auxquels nos lois doivent se conformer.
Le marché de l'éducation est ouvert à la concurrence libre et non faussée, et n'a pas plus de raison d'être public que le marché des tatanes, des boules de pétanque ou des marsupilamis en caoutchouc.
Il est quand même utile de conserver un certain nombre d'établissements publics pour stocker les cas sociaux le plus longtemps possible (il ne s'agit bien évidemment pas de les instruire)... afin qu'ils ne cassent pas la bonne ambiance générale.
Ecrit par : Un hussard | 25 mars 2007
Forte tête, le hussard. Je t'inspecterais tout ça, moi...
Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007
Chat ébouillanté ne craint plus l'eau chaude !
Ecrit par : Un hussard | 26 mars 2007
"concurrence libre et non faussée", comme pour la télé satellite, depuis la fusion canal/TPS, par exemple ? Que pensent les grands libéraux de ce blog des monopoles privés ?
Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007
Les grands libéraux, je ne sais pas. Mais moi, si c'est Canal/TPS qui obtient les droits pour la quasi-totalité des matchs de la coupe du monde de rugby... je vais péter un cable !
Ecrit par : Un hussard | 26 mars 2007
Un petit témoignage et puis au lit : remplaçant pour des absences courtes, je ne suis presque jamais appelé le samedi matin. Et puis j'ai compris pourquoi : ça évite de payer la prime de déplacement qui, bizarrement, est aussi versée (plus pour longtemps) le dimanche. Moralité: notre bien-aimée hiérarchie préfère nous savoir, moi et élèves, buller chacun de notre côté. S'il m'avait posé la question, mon inspecteur saurait que je m'asseois bien volontiers sur la prime du dimanche, plutôt que d'être complice de cette absurdité bureaucratique.
Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007
Points 1 et 2
Remplacer le MEN par un Inserm, c’est aller dans le sens de la Société Nationale des Arts et des Sciences de Condorcet, composée de membres des sociétés scientifiques et des Académies, indépendante de la puissance publique, et qui avait pour mission de former les maîtres, de les nommer, et de définir les programmes scolaires, au rythme des progrès de la science et de la connaissance.
« La première condition de toute instruction étant de n'enseigner que des vérités, les établissements que la puissance publique y consacre doivent être aussi indépendants qu'il est possible de toute autorité politique"'
La composition et le mode de fonctionnement de la Sté nationale étaient definis dans le but d’empêcher tout corporatisme. "Seuls des maîtres indépendants, à la fois dans leurs rapports entre eux et avec l’autorité publique, permettront à l’instruction nationale de concrétiser l’égalité juridique et politique proclamée par la Révolution. [...] Ils ne doivent pas former de corps. [Qu’ils] soient des ordres de moines, des congrégations de demi-moines, des universités, de simples corporations, le danger est égal. […] Créer des corps enseignants, et vous serez sûrs d’avoir créé ou des tyrans, ou des instruments de la tyrannie. » « Non seulement il ne faut ni charger de l’enseignement une corporation déjà formée, ni même en admettre les membres actuels dans aucune partie de l’instruction, parce qu’animés de l’esprit de corps, ils chercheraient à envahir ce qu’on leur permettrait de partager. Cette précaution nécessaire ne suffit pas, il faut que ni les maîtres d’une division du territoire, ni même ceux d’un seul établissement, ne forment une association ; il faut qu’ils ne puissent ni rien gouverner en commun, ni influer sur la nomination aux places qui vaquent parmi eux. […] C’est le seul moyen d’entretenir entre eux une émulation qui ne dégénère ni en ambition, ni en intrigue; de préserver l’enseignement d’un esprit de routine ; enfin d’empêcher que l’instruction qui est instituée pour les élèves, ne soit réglée d’après ce qui convient aux maîtres. »
Point 3: L'école sanctuaire, c'est l'école de Condorcet.
Point 4 opinion ennemie du savoir: ditto
Condorcet voulait préserver l'école de tout catéchisme, religieux et séculier. C'est le sens que la IIIeme Reepublique n'a pas voulu donner à la laïcité scolaire, ou neutralité axiomatique. C'est ainsi que l'école a été le vecteur et l'incubateur de l'idéologie dominante.
"Dans les gouvernements arbitraires, on a soin de diriger l’enseignement de manière à ce qu’il dispose à une obéissance aveugle, et de surveiller ensuite l’impression et même les discours, afin que les citoyens n’apprennent jamais rien qui ne soit propre à les confirmer dans les opinions que leurs maîtres veulent leur inspirer.
« Celui qui, entrant dans la société, y porte des opinions que son éducation lui a données n’est pas un homme libre»,
"Tant qu’il y aura des hommes qui n’obéiront pas à leur raison seule, qui recevront leurs opinions d’une opinion étrangère, en vain toutes les chaînes auraient été brisées, en vain ces opinions de commande seraient d’utiles vérités ; le genre humain n’en resterait pas moins partagé en deux classes : celle des hommes qui raisonnent, et celle des hommes qui croient, celle des maîtres et celle des esclaves."
Ces textes sont extraits des Cinq mémoires sur l'Instruction publique et du Rapport de 1792.
Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007
"" À propos des idées de Sarkozy… Je ne suis pas sûr qu'il en ait, sur ce sujet — il a celles que lui souffle Henri Guaino, qui, lui, a de bonnes lectures (Jaurès, Blum, etc. dans les discours du petit Nicolas, c'est lui), et une excellente documentation…
Ecrit par Jean-Paul Brighelli.
Affirmation gratuite car:
1. Pour avoir des idées et des bonnes sur la question il suffitd'avoir des enfant scolarisés et du bon sens. Pas besoin d'être Einstein. Dénier à Sarko la possibilité d'en avoir par lui-même c'est vraiment bien mal le connaître. Cela m'étonne de vous, Monsieur Brighelli. Avez-vous lu "Témoignage"?
2. Guaino n'est pas le seul, il y en a d'autres qui l'assistent pour ses discours, mais c'est lui qui les écrit. Puisque vous êtes si bien renseigné, vous devez savoir qu'il y a aussi M-H. Debard, par exemple, non? Et comme elle est corse je m'étonne que vous ne connaissiez ni son rôle ni son existence, puisque vous semblez par ailleurs si bien renseigné.
3. Ce n'est pas non plus Guaino qui lui a passé ses anti-sèches sur Blum ou Jaures. Vous ignorez peut-être qu'il avait écrit une biographie sur G.Mandel en 1994, donc bien avant de s'adjoindre les services du préfet Guaino. Vous allez peut-être me rétorquer que ce n'est pas lui qui l'a écrite, alors ce que disent de lui ses biographes est faux aussi.. Ca fait un peu beaucoup...
Mais quand on veut tuer son chien...
Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007
Bon décidément je n'irai jamais me coucher, plus j'avance dans les commentaires plus je trouve à redire.
Si j'ai mis des bémols à quelque affirmation gratuite et lapidaire, elle est bien vénielle, insignifiante, en regard de cette monstruosité:
"""Brighelli ne se bat que pour les gosses de nantis"'.
C'est vraiment inepte, infondé, un coup de bas étage, minable!
Oh! attendez, à la réflexion... bon sang! mais c'est bien sûr! Cela doit vraiment aller très très mal dans le camp de Sainte Nunuche, pour que ses défenseurs en soient réduits à faire ainsi feu de tout bois et à dire n'imorte quoi. Et avec ce vocabulaire digne des fossiles de la cause du peuple et des orphelins du Grand Soir!
Jubilatoire!
Tout ce beau monde peut faire provision de Kleenex, car on a rarement vu ça! Trois semaines avant le scrutin, on sait déjà que Ségo sera battue!
Un candidat à la présidentielle, tout frais sorti de la Place Beauvau est aux premières loges pour avoir les derniers états fournis par les RG. Ce sont toujours eux les mieux renseignés, preuve qu'il y a encore quelques services efficaces dans notre République de bananes.
Je vous rappelle que Jospin lui aussi les avait eus, puisqu'il n'a pas quitté Matignon du tout en 2002. pas de pire sourd que qui refuse d'entendre. Gérard Legall le lui avait pourtant bien dit que Le Pen pourrait être au second tour. La scène a même été filmée par Serge Moatti dans un remarquable reportage qui est passé à la télé quelques mois plus tard, sur le QG de campagne du PS . Ils sont tous là, Jospin de dos qui grommelle qu'il n'est qu'une marionette, pauvre petit poisson qui tente de sortir de l'épuisette, et en face de lui la brochette de dinosaures Mauroy, Cresson, Aubry, celui qui est le manitou de la campagne dont j'oublie le nom et qui a des sourcils comme la moustache de JPB, et tous les autres. Un festival d'auto-satisfaction et d'aveuglement.
L'histoire repasse les plats, sacré Karl, n'a pas dit que des conneries.
Allez, buenas noches.
Sweet dreams. Demain y'a école.
Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007
Je savais que Condorcet était pour moi un maître. Grâce à Cadichon et à ses insomnies, je le sais encore plus.
Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007
"Ces textes sont extraits des Cinq mémoires sur l'Instruction publique et du Rapport de 1792."
Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007
Mais il n'y avait pas encore eu la loi de 1905 sur la séparation de l'église et de l'état!
Royal fait, hélas, exactement les mêmes conneries que Jospin en 2002. En essayant de satisfaire des gens qui, de toutes façons, ne voteront pas pour elle, elle va se départir du vote de ceux qui avaient l'intention de le faire! Cette histoire de drapeau est vraiment lamentable. Qu'en pensez-vous, Dobolino?
"Mais quand on veut tuer son chien..."
Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007
Jean-Paul voudrait donc tuer Sarko? Mais il m'a semblé, aux dernières nouvelles, qu'il envisageait de voter pour lui?
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007
"Seuls des maîtres indépendants, à la fois dans leurs rapports entre eux et avec l’autorité publique, permettront à l’instruction nationale de concrétiser l’égalité juridique et politique proclamée par la Révolution. [...] Ils ne doivent pas former de corps."
"Non seulement il ne faut ni charger de l’enseignement une corporation déjà formée, ni même en admettre les membres actuels dans aucune partie de l’instruction, parce qu’animés de l’esprit de corps, ils chercheraient à envahir ce qu’on leur permettrait de partager. Cette précaution nécessaire ne suffit pas, il faut que ni les maîtres d’une division du territoire, ni même ceux d’un seul établissement, ne forment une association..."
Je suppose qu'il faut remettre ces paroles dans le contexte de l'époque où elles ont été écrites ? Sinon, ça fait peur.
Ecrit par : catmano | 26 mars 2007
Cadichon dit: Ce n'est pas non plus Guaino qui lui a passé ses anti-sèches sur Blum ou Jaures. Vous ignorez peut-être qu'il avait écrit une biographie sur G.Mandel en 1994, donc bien avant de s'adjoindre les services du préfet Guaino. Vous allez peut-être me rétorquer que ce n'est pas lui qui l'a écrite, alors ce que disent de lui ses biographes est faux aussi.. Ca fait un peu beaucoup...
Oui c'est faux, vous avez raison contre vous-même, il ne l'a pas vraiment écrite cette biographie de Georges Mandel...c'est un travail de "nègre" avec PLAGIAT du mémoire de maîtrise du futur Bâtonnier bordelais Bertrand Favreau, mémoire dont ce dernier a tiré ultérieurement un livre (Georges Mandel ou la passion de la République-Fayard 1996) livre récompensé du Prix de l'Assemblée Nationale 1996 !
Ecrit par : Merlemocoeur | 26 mars 2007
Décidément, quelle source d'inspiration inépuisable que ce blog.
Il faut avoir la syndicalite et l' égalitarisme chevillés au corps pour ne pas saisir la dimension intemporelle , voire sur certains points visionnaire, de Condorcet ( comme Tocqueville) et être ainsi cloué d'effroi par son désir de préserver la profession enseignante de toute pression, surtout de la contrainte de l'état, et de tout corporatisme, seul moyen selon lui d'assurer l'émancipation pleine et entière du peuple par le savoir. Ces textes sont d'une actualité brûlante. L'édition des Cinq Mémoires par Charles Coutel et Catherine Kintzler est un outil indispensable pour comprendre ce qui nous arrive et pourquoi. Condorcet nous avait avertis que notre passion pour l'égalité aurait des conséquences funestes, car liberticides, et pour la Répubique et pour son école.
Nous y sommes. L'école est en perdition et les barbares sont aux portes de la République. Ceux qui rêvaient du Grand Soir ont gagné le cocotier: Le Pen! Tant va la cruche à l'eau....
Moi, c'est cela qui me fait peur, et pas de libérer l'enseignement, de le diversifie, de donner aux parents un vrai choix, en passant du paradigme centralisateur et monolithique de l'offre d'éducation à celui de la demande, et en fichant la paix aux profs. Quand ils seront à nouveau formés correctement, il sauront transmettre à nos enfants tous les savoirs qu'ils veulent et comment ils le veulent. Pour cela aussi il faut remettre le système dans le bon sens (aux deux sens du terme) : homogénéiser les classes et hétéogénéiser les programmes. C'est ce b-a-ba que nous expliquait Condorcet.
Mais tant que n'aura pas eu lieu, comme partout ailleurs, l'aggiornamento qui seul peut libérer les esprits des chaînes
du conservatisme le plus sclérosant, le dernier philosophe des Lumières continuera à passer pour un épouvantail!
Normal, il est libéral!
Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007
Tiens, personne puur reprendre mon post sur les conseils de classe et les bulletins frauduleux... Pourtant, ça aurait dû faire réagir (pour dire: oui, Penda, vous avez raison; ou: cochon de Penda, on vous pendra par les roustons!). En tant que TZR (PLP), j'ai enseigné en collège, et me suis bien aperçu que certains collègues voulaient bien envoyer ailleurs pour voir s'ils y sont (les collègues) certaines des têtes dures que l'EN leur met entre les pattes.
Ecrit par : Pendariès | 26 mars 2007
Pauvre merlemoqueur...vous aussi vous voulez tuer ce pauvre cador...et vous aussi devez être lecteur avide de Garaudy, Meyssan ou Forrester... vous feriez mieux de croire au Père Noël, c'est plus poétique
De toutes manière vous êtes à côté de la plaque, la question étant de réfuter ( par la simple chronologie) l'affirmation selon laquelle c'était Guaino qui soufflait à Sarko les citations de Jaurès ou de Blum.
La bave du crapeau, même avec un bec jaune...
Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007
"et pour la Répubique et pour son école."
Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007
Ce "lapsus calami" est plutôt rogolo!
Mais, Cadichon, qui a une passion pour l'égalitarisme? On peut avoir un point de vue qui tende à essayer de gommer les inégalités les plus criantes, et refuser la loi de la jungle, sans penser que "tout le monde est pareil"! Vous me semblez être un tantisoit, (comme dirait Béru) pour la liberté du renard dans le poulailler"!
Et, par ailleurs, si vous souhaitez en même temps que l'on "fiche la paix aux profs" et "qu'on laisse la demande faire son office", ne craignez-vous pas qu'il y ait une légère contradiction? Là, les parents risquent de ne plus vraiment ficher la paix aux profs, et ce ne sera effectivement plus le"paradigme centralisateur et monolithique", mais la pire des pétaudières!
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007
et zut: toutes manières...
Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007
"Pauvre merlemoqueur...vous aussi vous voulez tuer ce pauvre cador...et vous aussi devez être lecteur avide de Garaudy, Meyssan ou Forrester... vous feriez mieux de croire au Père Noël, c'est plus poétique"
Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007
Mettre Garaudy, Meyssan et Forrester dans le même sac? Vous parlez de Viviane Forrester, l'auteure de :"l'horreur économique"?
C'est bien essayé! Belle preuve d'honnêteté intellectuelle... Si tel est le cas, ce n'est pas tellement plus honorable que vous avoir confondue avec l'Alfred de l'ancien post!
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007
Cadichon profère: "Pauvre merlemoqueur...vous aussi vous voulez tuer ce pauvre cador...et vous aussi devez être lecteur avide de Garaudy, Meyssan ou Forrester... vous feriez mieux de croire au Père Noël, c'est plus poétique"
Dès que l'on vous contredit vous sortez l'artillerie lourde de la diffamation car je n'ai jamais lu une ligne de ces deux messieurs que j'évite scrupuleusement...quant à Mme Forrester je me demande comme Christophe Sibille ce qu'elle vient faire là!!
Quant à la biographie de Georges Mandel soi-disant de la plume de notre ex-ministre de l'intérieur je maintiens mes information quant au plagiat par Nicolas SARKOZY du mémoire du Bâtonnier FAVREAU!
Ecrit par : Merlemocoeur | 26 mars 2007
En ce qui concerne l'orientation des élèves dans mon Lycée Professionnel, une rumeur (ce qui peut se produire aussi ailleurs, étant tous des "animaux de même laine", comme l'écrit Claudel dans sa "Jeanne au bûcher"): pour se débarrasser des adolescents les plus pénibles au collège et ne pas se les coltiner une année de plus en préconisant le redoublement, certains enseignants de 3eme gonfleraient les notes et proposeraient aux affreuses et affreux la voie du LP. Formidable. Comment mes collègues en sont-ils venus à penser cela?
Excusez-moi Pendariès. Votre post méritait en effet une réponse. J'ai parfois du mal à suivre les interventions.
Je n'enseigne plus depuis 2002, mais peut-être reprendrai-je du service l'année prochaine. J'ai enseigné plusieurs années en classe de 3ème et participé à ce titre à de nombreux conseils de classe (et d'orientation) .
J'ai toujours déploré ce système d'orientation négative des élèves les plus faibles et les plus perturbateurs vers les lycées professionnels et je comprends fort bien que les proviseurs de L.P. et les enseignants soient profondémlent agacés (le mot est sans doute faible) par cette pratique et puissent "en vouloir" à leurs collègues de collège.
Ceci dit, il faut comprendre que la Loi d'orientation de 89 ne nous laisse pas beaucoup de choix.
Maintenant si les rumeurs que vous rapportez sont exactes, la ligne rouge a été franchie. ce sont des pratiques scandaleuses, d'autant plus scandaleuses qu'elles désavantagent des élèves méritants qui ont un comportement correct.
Sans doute suis-je un peu naïf (on me le répète assez souvent), mais je ne veux pas imaginer que des enseignants, des professeurs principaux et des chefs d'établissements dignes de ce nom se livrent à de telles pratiques.
Mais hélàs la déontologie la plus élémentaire et la conscience professionnelle ont tendance à être de plus en plus bafouées... C'est sans doute ce que l'on appelle "le progrès".
Cependant, en ce qui me concerne et dans les établissements où j'ai exercé, je n'ai pas été témoin de telles pratiques. D'ailleurs j'aurais résolument réfusé de m'y associer.
Puisque je vous ai, si je puis dire, "sous la main", j'aimerais savoir ce que vous pensez de la suppression des 4ème et 3ème technologiques ? Si on les rétablit un jour, doit-on les rattacher aux collèges ou aux lycées professionnels ?
Ecrit par : Robin | 26 mars 2007
Je fais ici appel à vos connaissances concernant le statut des certifiés. En effet, ma responsable hiérarchique m'a déclaré qu'un certifié pouvait tout faire et a appuyé ses dires sur un texte de loi de 2005. Quel est ce texte? Que dit il? Les certifiés seraient ils les laquais de l'EN? Ah, l'éducation nationale: la dictature de l'anarchie... Si vous avez des infos concernant ce point merci de m'en faire part...
Semper parati
Ecrit par : Semper parati | 26 mars 2007
Semper parati.
Votre "responsable hiérarchique" prend ses désirs pour une réalité.
Le statut et les conditions d'exercice des professeurs certifiés sont définis par des textes de lois très précis et, contrairement à ce qu'elle prétend on ne peut pas vous demander de faire n'importe quoi.
Je vous suggère de vous adresser à un représentant syndical pour qu'il vous éclaire et vous épaule dans la situation précise à laquelle vous êtes confronté.
Surtout ne vous laissez pas intimider. Vous avez passé un concours exigeant et difficile (ce qui n'est peut-être pas son cas) et vous n'avez pas à vous laisser "marcher sur les pieds" .
Je vous joins un texte (un peu long, excusez-moi), mais très intéressant, à mon avis, du SNALC au sujet de notre métier :
NOTRE CONCEPTION DU METIER DE PROFESSEUR
Replacer l’’Enseignement au centre de l’Ecole
Les élèves sont des individus que l’on ne peut modeler dans un moule unique :
- le collège doit proposer aux élèves des parcours variés, d’égale dignité, afin de prendre en compte leurs besoins, leurs aptitudes et leurs rythmes
- le lycée doit rester un lieu d’enseignement, et non devenir un forum où l’on remettrait en cause la neutralité et la laïcité
L’Ecole doit offrir aux élèves un savoir solide et diversifié pour en faire des citoyens libres et leur permettre de s’insérer dans la société . Un accès au marché de l’emploi passe par des diplômes gardant toute leur valeur .
*
Défendre la compétence des Professeurs
- par une formation de qualité : pour le SNALC, le savoir n’est pas suspect
- par le respect de la compétence diciplinaire
Le SNALC réfute un simulacre d’inspection, qu’elle soit collégiale, qu’elle relève du chef d’établissement dont le pouvoir serait encore accru, ou même, comme c’est en projet, qu’elle soit éventuellement pratiquée par un IPR étranger à la matière enseignée!
*
Défendre le statut et les conditions d’exercice
- le professeur n’est pas" un gentil animateur", à qui l’on peut faire faire n’importe quoi . Il a un statut et le SNALC y tient
- le professeur n’est pas taillable et corvéable à merci : non à la réunionnite qui va bientôt conduire les enseignants à rester 35 heures dans les établissements . Un syndicat demande d’ailleurs la modification des statuts...Un professeur a besoin de temps pour préparer ses cours et corriger ses copies
Heure de vie scolaire, réunions, aide individualisée...doivent être indemnisées, et comptabilisées dans l’emploi du temps .
C’est pourquoi le SNALC défend vos intérêts !
* le SNALC a toujours refusé le corps unique, de la maternelle à l’université, réclamé par certains syndicats.
* le SNALC défend la monovalence et le droit pour les certifiés d’enseigner en collège, en lycée général et technologique et dans le supérieur.
* le SNALC s’opposera à toutes les tentatives de redéfinition et de dégradation des statuts visant à officialiser la bi-valence, l’enseignement en lycée professionnel, à transformer les professeurs en animateurs, à leur imposer des contraintes telles que le remplacement obligatoire des collègues absents ...
La gestion de la carrière des certifiés est désormais académique. Avancement d’échelon, requête en révision de notes, barème et accès à la hors classe, congés de formation, barème et mouvement intra académique, inspections dépendent des instances rectorales – ce qui n’est pas forcément un progrès !!! La comparaison entre les académies fait apparaître des inégalités criantes dans le traitement des différentes situations.
Alors que les conditions de travail sont de plus en plus dégradées, voire insupportables, pour cause de :
* réduction d’horaires disciplinaires avec pour conséquence un plus grand nombre de classes,
* augmentation des réunions et tâches diverses liées aux réformes (TPE, IDD ..),
* classes de plus en plus hétérogènes de la 6ème à la terminale, génératrices d’ennui et de violence,
* élèves de plus en plus démotivés à tous les niveaux pour cause de passage automatique "tapis roulant"
* nombre croissant d’incivilités des "apprenants" envers les professeurs,
* ingérence souvent déplacée des parents dans notre pédagogie,
* programmes toujours mouvants,
* réformes successives qui s’empilent sans faire la preuve de leur efficacité,
dans le même temps, les professeurs certifiés ont subi :
* une perte de pouvoir d’achat considérable du fait de la stagnation de leur rémunération,
* la perte (pour les collègues nés après 1944) de la bonification indiciaire de 15 points au-delà de 50 ans,
* l’allongement de la durée de passage des derniers échelons,
* l’allongement de la durée des carrières,
* la perte de certaines bonifications familiales,
* un quota de 15 % de passage à la hors classe non respecté,
* une réforme inique des modalités d’accès à la hors classe,
* un accroissement de fait de leur charge de travail.
Pour les Certifiés et les Bi-Admissibles,
le SNALC exige une amélioration
des traitements :
*
un rattrapage important des salaires,
*
une revalorisation indiciaire,
* le rétablisssement de la bonification indiciaire des professeurs quinquagénaires,
* une indemnité de 1ère affectation d’au moins 1 ooo euros pour tous les néo-titulaires
* une bonification portée à 50 points d’indice pour les bi-admissibles
des conditions de travail :
* une réduction de service à 15 heures hebdomadaires (d’après l’Inspection Générale, 1h de cours égale 3 h de travail)
* une augmentation des congés de formation et la réactivation des congés de mobilité
* de sérieuses perspectives de formation professionnelle
* l’abrogation du décret Lang pour les PRCE
des perspectives de carrière :
* la création d’un 12ème échelon de la classe normale
* une augmentation du contingent de la hors classe à 20% qui soit respectée
* un barème d’accès à la hors classe national, transparent et équitable pour tous
* la création d’une classe exceptionnelle, compte tenu de l’allongement de la durée des carrières
* des facilités d’accès au corps des Agrégés par liste d’aptitude, et un accès accéléré à la hors classe
* le reclassement des A-E
SNALC - CSEN - 4, rue de Trévise 75009 Paris - Tél. : 01 47 70 00 55 - Fax : 01 42 46 26 60
INTI - Design & Hébergement © SNALC
Ecrit par : Robin | 26 mars 2007
"En effet, ma responsable hiérarchique m'a déclaré qu'un certifié pouvait tout faire"
Ecrit par : Semper parati | 26 mars 2007
Tout faire? Qu'entendez-vous par là? (comme disait Pierre Dac.)
"quant à Mme Forrester je me demande comme Christophe Sibille ce qu'elle vient faire là!!"
Ecrit par : Merlemocoeur | 26 mars 2007
En fait, je pense que Viviane Forrester étant violemment anti-libérale, elle mérite, à ce titre, d'être diabolisée! Mais l'assimilation aux deux autres relève de la désinformation, voire du négationnisme.
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007
veuillez consulter le site de RESF ( réseau des éducateurs sans frontières). Vous y trouverez dossier complet sur...ce qui se passe à Belleville-paris, ses écoles maternelles.
On peut toujours rêver: et si J.P.B. prenait sa plume et sa voix pour une "lettre ouverte "à nos apparitchiks de l'E.N. ( entre autres le Recteur de l'Académie de Paris)...et soutenir notre, nos collègues qui ne font que...faire ce qui entre dans leurs obligations ( cf x textes ) de directeur-trice d'école.
Evidemment ça simplifierait tout si les écoles maternelles n'étaient plus ouvertes qu'aux enfants ayant 4 ans, qu'on supprimait aussi les cantines, les "garderies" après 16H30, que l'on supprime cette "spécialisation" des profs, personnels de maternelle, que l'on boute hors des écoles grâce à x "tests", "dépistages" tout petit(e) qui dès 3 ans ne serait pas capable de lire, écrire, compter...et serait une "graine de violence"....
Question idiote: est-ce que les petits chinois ont un cerveau différent de celui de nos petits enfants? si on en croit les grands experts en "neurosciences", "cognitif" que vous citez en permanence pour imposer la méthode syllabique...il est clair que des enfants dont le système d'écriture n'est pas "alphabétique" mais...'idéographique" auraient des cerveaux différents!!! Puisque un bon cerveau serait fait pour la seule méthode "syllabique", alphabétique....
Autre question idiote: très bien de citer la grammaire de Port-Royal...Sauf que nos grammairiens notaient fort justement que l'idéal serait évidemment qu'une lettre corresponde à un son...Ce qui justifierait bien entendu un apprentissage de la lecture, de l'écriture et de l'orthographe "alphabétique", "syllabique" "pur!!!
Malheureusement notre système hérité d'histoires très complexes de la langue française bien étudiés par bien des grand(e)s "linguistes" a amené des instituteur(trice)s de toutes nos écoles républicaines à élaborer des méthodes assez pragmatiques, dites "mixtes"...dont nous avons tous et toutes bénéficié...et nos enfants aussi, et nos petits-enfants encore...
Je comprends de plus en plus que votre rêve ( conscient ou non!) est vraiment d'avoir un système scolaire des plus sélectifs, des plus ségrégationnistes, des plus "libéraux-autoritaires"...En changeant d'apparitchiks: vous êtes tellement "éclairés", vous condescendriez certes à ce que des élèves "méritants" aient droit aux meilleures formations, à ce que...enfin on revienne à une école où chacun(e) à sa place...votre haine contre les "sociologues", les "historiens du système scolaire", ce toupet qu'ont des femmes ou des gens même pas agrégés, garagistes, enarques , parents, citoyenn(e)s de ne pas être du même avis que vous est hélas très significatif...Vous me faites rigoler: bravo; même pas 10000 signatures à votre appel...et pourtant les medias vous y avez plus que vos entrées....
Et puis vous me faites rigoler encore: supposons qu'enfin on vous écoute, que vous puissiez conseiller nos princes: vous n'êtes d'accord sur rien...( suffit de lire le blog!)...De Robien que vous avez bien conseillé ...pour x circulaires, lois...semble bien abandonné ( y compris par vous qui girouettez en fonction des sondages...)
Et bien relisez un peu de bonnes histoires de ce que firent d'excellents écrivains, artistes, intellectuels...quand notre pauvre république se livrait à ses pires démons.
Bye, bye!
Ecrit par : anne-marie lepagnol | 26 mars 2007
PROFESSEURS CERTIFIES
Texte : D. 72-581 DU 4 juillet 1972 modifié : statut des professeurs certifiés
Des Professeurs Certifiés peuvent être mis à la disposition de l’Enseignement Supérieur et nommés :
soit sur des emplois spécifiques du 2ème degré créés dans les établissements d’Enseignement Supérieur,
soit sur des emplois d’Enseignement Supérieur vacants.
Conditions de nomination
Il faut être de nationalité française ou ressortissant des États Membres de la CEE.
Le recrutement s’effectue :
parmi les candidats reçus aux épreuves du CAPES (concours interne ou concours externe), ou aux épreuves du CAPET (concours interne ou concours externe),
dans la limite d’un contingent correspondant à une fraction des titularisations effectuées l’année précédente, soit :
- pour 1/9 de ces titularisations : parmi les enseignants titulaires possédant une licence (ou équivalent), ayant 40 ans au moins, 10 années d’enseignement dont 5 en qualité de titulaire et inscrits sur une liste d’aptitude.
Rémunération et échelonnement indiciaire
bénéficient des mêmes rémunérations et des mêmes règles d’avancement que dans le second degré,
bénéficient de la prime de recherche et d’Enseignement Supérieur pour ceux qui sont nommés sur des emplois d’Enseignants-Chercheurs,
bénéficient de la prime d’Enseignement Supérieur pour ceux qui sont nommés sur des emplois de statut 2ème degré,
peuvent bénéficier de la prime pédagogique attribuée à certains personnels de l’Enseignement Supérieur.
Le corps des Professeurs Certifiés comporte deux classes :
la Classe Normale qui comprend onze échelons,
la Hors Classe qui comprend sept échelons.
Obligations professionnelles
encadrement des étudiants,
participation à des cours magistraux, travaux dirigés ou travaux pratiques,
participation aux jurys,
obligations de service dans le cadre de l’année universitaire = 384 h ETD en présence d’étudiants (si des cours magistraux leurs sont confiés, ils sont pris en compte à raison d’1 h ½ effective dans le décompte de leur service).
Les services accomplis par les Professeurs d’Éducation Physique et Sportive au titre de la pratique des activités physiques et sportives des étudiants et des personnels, sont pris en compte en raison des 2/3 de leur durée réelle.
La charge annuelle d’enseignement peut donner lieu à des répartitions diverses, et ne comporte pas nécessairement l’application uniforme de même service hebdomadaire durant toute l’année.
Le service hebdomadaire ne doit pas être supérieur à 18 heures.
Le décret du 4/07/1972 modifié a réparti le corps des certifiés en deux classes :
la Hors Classe
Echelon
Ancienneté requise pour l’accès à l’échelon supérieur
Indices bruts
1er
2e
3e
4e
5e
6e
7e
2 ans 6 mois
2 ans 6 mois
2 ans 6 mois
2 ans 6 mois
3 ans
3 ans
587
672
726
780
850
910
966
la Classe Normale
Echelons
Ancienneté requise pour l’accès à l’échelon supérieur
Indices bruts
Echelons
Grand choix 30 % de la liste des promouvables
Petit choix 5/7 de la liste des promouvables
Ancienneté
Du 1er au 2ème échelon
Du 2ème au 3ème échelon
Du 3ème au 4ème échelon
Du 4ème au 5ème échelon
Du 5ème au 6ème échelon
Du 6ème au 7ème échelon
Du 7ème au 8ème échelon
Du 8ème au 9ème échelon
Du 9ème au 10ème échelon
Du 10ème au 11ème échelon
11ème échelon
2 ans
2 ans 6 mois
2 ans 6 mois
2 ans 6 mois
2 ans 6 mois
3 ans
3 ans
2 ans 6 mois
3 ans
3 ans
3 ans
4 ans
4 ans
4 ans 6 mois
3 mois
9 mois
1 an
2 ans 6 mois
3 ans 6 mois
3 ans 6 mois
3 ans 6 mois
4 ans 6 mois
5 ans
5 ans 6 mois
379
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450
480
510
550
587
634
682
741
801
1er
2ème
3ème
4ème
5ème
6ème
7ème
8ème
9ème
10ème
11ème
Ce document émane du SNES. Vous voyez, je ne suis pas "sectaire". J'ai d'ailleurs manifesté avec mes collègues du SNES contre Allègre dans les années 2000 (je ne me souviens plus de la date exacte et j'ai la flemme de vérifier).
...Un bon souvenir, sauf pour nos finances; nous avons dû faire au moins une semaine de grève l'un dans l'autre dans l'année !
La partie "obligations professionnelles" est peut être un peu succinte. Encore une fois, si ça tourne au vinaigre, faites-vous aider. Un conseil aux jeunes collègues : syndiquez-vous, même si vous trouvez la cotisation un peu chère; vous ne le regretterez pas et ça vous servira un jour ou l'autre (ne serait-ce que pour les mutations).
Ecrit par : Robin | 26 mars 2007
Introduction sur le statut des certifiés
Le statut particulier des certifiés fait l'objet du décret 72-581 du 4 juillet 1972 (R.l.r. 822-0). Ce statut a été depuis modifié de multiples fois : les dernières modifications importantes sont celles du décret 89-670 du 18 septembre 89 qui, notamment, crée la hors-classe, déconcentre l'avancement et la notation, modifie la carrière.
D'autres modifications sont également intervenues à la suite du plan d'intégration des P.e.g.c. (décret 93-448 du 24 mars 1993), de la mise en place des concours spécifiques (décret 94-824 du 23 septembre 1994) et de la création du 7ème échelon de la hors-classe (décret 97-565 du 30 mai 1997).
Par ailleurs, les certifiés ont leurs conditions de travail définies par les décrets de mai 1950
(voir "obligations de service "). (R.l.r. 820-0)
depuis le décret 89-576 du 16 août 89, les P.t.a. et les P.t.a. d'E.n.n.a. ont été intégrés dans le corps des certifiés.
Attention : le ministère tente d'imposer une nouvelle modification statutaire en déconcentrant les affectations, les procédures disciplinaires et la titularisation. Le Snes s'y oppose.
Le SNALC également !
Ecrit par : Robin | 26 mars 2007
Missions des certifiés
Décret du 4 juillet 1972 - art. 4 (modifié en 1989)
" Les professeurs certifiés participent aux actions d'éducation principalement en assurant un service d'enseignement (...) Dans ce cadre, ils assurent le suivi individuel et l'évaluation des élèves et contribuent à les conseiller dans le choix de leur projet d'orientation.
Ils peuvent également assurer certains enseignements dans des établissements d'enseignement supérieur."
Ce texte définit le service d'abord comme un service d'enseignement : les autres tâches sont liées à ce service et par conséquent ne peuvent en aucune façon s'y substituer. La seconde phrase de l'alinéa reprend en fait le texte de la loi d'orientation du 10 juillet 89. Elle n'ajoute pas dans sa formulation de tâche nouvelle. De la même manière, la formule " contribuent à les conseiller... " qui indique que les enseignants ont une responsabilité dans l'orientation situe cette responsabilité dans une responsabilité collective où interviennent d'autres catégories.
Ecrit par : Robin | 26 mars 2007
Question idiote: est-ce que les petits chinois ont un cerveau différent de celui de nos petits enfants? si on en croit les grands experts en "neurosciences", "cognitif" que vous citez en permanence pour imposer la méthode syllabique...
Anne-Marie, personne ne pense sur ce blog que les petits chinois ont un cerveau différent du nôtre, mais au cas où vous l'ignoriez, je vous signale que les autorités chinoises songent sérieusement à changer le système d'écriture et que le cela est déjà fait dans certaines provinces (maintien des idéogrammes, mais mise en place d'un système semblable au nôtre).
Pour le reste, il n'y a pas lieu de répondre à des attaques aussi caricaturales.
Et arrêtez de parler de méthode "syllabique". personne ne parle de méthode syllabique sur ce blog (merci toto !) mais de correspondance graphème/phonème.
En ce qui concerne les méthodes d'apprentissage de la lecture, les avis sont nuancés...Sur ce blog aussi. Nous disons simplement qu'il ne faut pas sacrifier le code au sens. Je n'ai pas le temps d'approfondir.
Relisez la Charte. Vous constaterez que nous ne sommes pas des partisans acharnés de la sélection.
Ecrit par : Robin | 26 mars 2007
Anne-Marie
Excusez-moi d'avoir été un peu vif dans mon dernier "post" (on dit comme ça ?)
Mais franchement, pensez-vous que l'on puisse continuer comme cela. Ceux qui disent que tout va bien, qu'il n'y a pas de problème ne ressemblent-ils pas à ceux qui nient l'existence de l'effet de serre et du réchauffement climatique ?
Savez-vous ce qui se passe dans un "collège unique", dans un collège en ZEP ?
J'ai exercé dans ces établissements pendant des années, j'ai vu la situation se dégrader d'année en année et je suis usé jusqu'à la corde, comme beaucoup de mes collègues en fin de carrière. C'est pour cela que je viens sur ce blog, parce que c'est le seul endroit où on peut le dire (en fait on aurait plutôt envie de le crier) et parce que, à tort ou à raison, on a le sentiment que quelques personnes vous croient.
Non, Ane-Marie, nous ne sommes pas des privilégiés (avec un salaire de 2000 euros en fin de carrière ?) ni des nostalgiques de l'école d'antan. Nous regardons vers l'avenir, pas vers le passé.
Il ne s'agit pas de faire de la sélection, il s'agit de créer des conditions meilleures pour tout le monde, les "rapides" (pour parler comme Legrand), mais aussi les moyens et les plus "lents" pour faire du "sur mesure", pour aider chaque élève à progresser.
La solution Meirieu de la pédagogie différenciée est impraticable (il n'y a que lui qui ne le sait pas parce qu'il ne l'a pas essayée sur le terrain, c'est purement spéculatif).
Il faut faire des classes de remise à niveau à petits effectifs avec des professeurs motivés et volontaires pour les élèves en grande difficulté qui arrivent en 6ème sans savoir lire ni écrire (environ 17%).
Le système du "collège unique" où tout le monde est mélangé ne profite à personne.
Ce n'est pas prôner la sélection, c'est chercher des mesures à sortir de l'enfer de la violence et de l'échec.
Ecrit par : Robin | 26 mars 2007
"pour sortir" ...et pas "à sortir"
Ecrit par : Robin | 26 mars 2007
"Et arrêtez de parler de méthode "syllabique". personne ne parle de méthode syllabique sur ce blog"
Merci à vous, Robin. C'est la meilleure nouvelle de la journée. Je vois que ce n'est pas moi qui "sent le vent", comme dirait toto.
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007
Il est vrai que peu de gens se sont élevés ici contre ce qui s'est passé à Paris en fin de semaine dernière. Peut-être parce que nous ne sommes plus sur le fil: "violences"?
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007
Mais je crois plutôt que cette thématique n'est pas "dans le vent" ici... Merci en tous cas à Anne-Marie, (Lepagnol!) de nous rafraîchir la mémoire.
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007
Mais je crois plutôt que cette thématique n'est pas "dans le vent" ici... Merci en tous cas à Anne-Marie, (Lepagnol!) de nous rafraîchir la mémoire.
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007
D'accord, Christophe, mais pourquoi Anne-Marie s'en prend-elle à nous et aux idées que nous essayons de défendre sur ce blog plutôt que de nous expliquer ?
Elles ne doivent pas vous paraître totalement absurdes ou fascisantes, ces idées, j'imagine, puisque vous continuez à lire et à participer.
Ecrit par : Robin | 26 mars 2007
Allons ! Sibille, vous n'allez pas vous mettre à médire, vous aussi !
Je me suis exprimé il y a fort longtemps sur ces questions d'expulsion : unb enfant scolarisé en France reste en France. Qu'il serve de cheval de Troie à toute une famille est en revanche certainement abusif — mais c'est un épiphénomène, qui ne mérite guère qu'on s'y attache : d'ici cinq ans, les opinions des uns et des autres sur l'immigration auront diablement changé, et je parierais assez volontiers que l'idée d'immigration choisie, pratiquée depuis des lustres par les Canadiens ou les Australiens sans que ça vous émeuve outre mesure, sera la loi commune sur toute l'Europe. Nous aavons besoin à relativement court terme de dizaines de millions d'immigrés en Europe, pour occuper des emplois fort peu subalternes, et nous irons chercher les techniciens qui ne manqueront pas de nous manquer, si je puis dire, là où ils sont, en Egypte, au Pakistan, en Inde, etc. Nous allons refaire, mais pour les cadres que nous sommes infichus de former en nombre suffisant, ce que nous avons fait dans les années 60 — des individus majeurs et solitaires, dont l'activité servira (suffira ?) à payer nos retraites. Et là, en vérité je vous le dis, je défie qui que ce soit d eme prouver que j'ai tort.
JPB, légèrement excédé par le ton de certains, depuis quelques jours, et qui par ailleurs meurt de rire à voir Sainte Bernadette prendre des poses, enveloppée dans le drapeau français en chantant la Marseillaise (et qui est aussi écroulé en entendant José Bové, parfois mieux inspiré, affirmer que s'il était élu, il ferait récrire les paroles de ladite Marseillaise — une vieille histoire qui remonte à Lamartine, il a dû apprendre ça en hypokhâgne quand il y traînait ses pataugas…).
Ecrit par : brighelli | 26 mars 2007
""Et arrêtez de parler de méthode "syllabique". personne ne parle de méthode syllabique sur ce blog"
Merci à vous, Robin. C'est la meilleure nouvelle de la journée. Je vois que ce n'est pas moi qui "sent le vent", comme dirait toto.
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007
"
Alors celle là elle est bonne, chuis mort de rire, Toi le naind'jardin tu m'expliques en quoi tu remercies Robin ?
Toi qui n'a de cesse de dire n'importnawak quand tu parles de la syllabique "pure et dure" = Facho .
Il m'a bien fait rire le post d'Anne-MArie, je comprends que tu réagisses Robin, la pauvre dame n'a pas tout compris sur les chinois ...
Laisse là moisir dans ses certitudes.
Ecrit par : toto | 26 mars 2007
Monsieur Sibille, qui parle de lui maintenant à la troisième personne,
"moi qui "sent le vent" (sic) ,
doit avoir les deux narines bouchées par la pestilence Sibieudaise. Vite un peu de Vicks Vaporub.
Renseignement pris auprès de Gilbert Sibieude, je saisis la source de la vindicte de Sa Très Haute Sen-..Sibillité à son encontre. J'allais évidemment à la pêche, avc ma question, car je connais bien le premier dont j'ai appris à mesurer la rigueur morale et la grande honnêteté intellectuelle. Je viens de l'appeller, pour lui demander quel crime de lèse-majesté il avait bien pu commettre, mais, contrairement à toto et à AM Valette, le nom de Christophe Sibille ne lui évoquait rien du tout au premier abord.
À propos d'autre chose, je lui ai alors conseillé d'aller faire un tour sur bonnetd'âne et la lumière se fit.
À mon tour, je viens d'aller sur le forum de lire-écrire et j'ai aussi compris pourquoi Master Sibille s'est défaussé sur toto et A-M V.
J'y ai surtout lu avec grand intérêt l' échange de ceux-ci sur la dyslexie et le bilinguisme, ce dernier n'ayant pas grand'chose à voir avec la première, comme facteur aggravant. C'est ce que vient encore de démontrer une nième étude, passionnante, sur les circuits neurologiques actifs lors de l'écoute de deux langues, la maternelle et une autre, selon qu'elles ont été apprises dans la petite enfance ou plus tard. Elle confime ce qui dit Hagège depuis 20 ans et que quiconque a eu la chance d'apprendre deux, voire trois, langues avant de savoir marcher, et surtout lire et écrire, a compris d'instinct.
Ce reportage sur TV5, ce w-end, je l'ai hélas pris en cours de route, mais j'ai retenu que la recherche est efffectuée par des Canadiens, bien placés évidemment pour étudier le phénomène.
Dyslexie: maladie inoculée par le pédagogisme, curable mais pas par l'orthophonie, et qui a commencé ses ravages en Angleterre, vingt ans avant la France, laquelle fait sienne, et pour son malheur, cette maxime déraisonnable dans bien des cas : comparaison n'est pas raison.
La cas raconté par Roma illustre bien la violence qui est ainsi faite à ces enfants et celle qui est souvent leur seule réponse.
Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007
Cette forme d'immigration dite choisie existe déjà en Europe. Il suffit d'aller accoucher pour s'en rendre compte et ce n'est pas nouveau. Par contre, si nous ne prenons pas en charge notre partie de la misère du monde, et que tous les pays développés agissent de même, que deviendront ces humains qui meurent de faim, de soif ou de totalitarisme aveugle? Impossible d'empêcher la misère de frapper à la porte des bien nourris, en paix et désaltérés.
Le tout est d'arriver à nous en tenir à notre partie, de définir en accord avec les pays d'émigration la taille raisonnable de cette partie, celle à laquelle nous sommes en mesure d'offrir travail et intégration, et que chacun assume sa part. D'autre part de collaborer avec ses pays pour leur permettre de se développer suffisamment.
Je crois que je viens d'écrire des évidences...d'enfoncer des portes ouvertes.
Pour le coup du drapeau français, ce n'est pas une première et je m'en contref... Ces facéties électorales ne s'adressent pas à vous ou moi et tous les présidentiables en font d'aussi débiles. Pas de jaloux pour le coup. Nous ne pouvons fonder nos choix de vote ou d'abstention sur ce type de propos, nous offenser pour de telles parties de pêche aux voix. A ce compte là, plus personne n'irait voter. Quand je dis que je n'ai pas confiance en Sarkozy, ce n'est pas parce qu'il a cité Jaurès. Il en a parfaitement le droit. Ceci dit, il serait insultant de prétendre que son élection amènerait le fascisme, c'est débile aussi.
Ecrit par : dobolino | 26 mars 2007
Mieux que tout discours sur le drapeau: la chetron d'Aubry et celle de DSK, au 1er rang du métinge du 18 mars.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36
-884888@51-628859,0.html
Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007
Pour Anne-Marie Lepagnol,
ne voyez aucune attaque dans mon intervention mais votre comparaison des "cerveaux idéographiques" chinois et des cerveaux alphabétiques" est un peu hasardeuse...si vous connaissiez un peu le chinois vous sauriez que leur système d'écriture idéographique ne se résume pas seulement à l'image de l'idéogramme .Le mandarin est une langue tonale et repose sur 4 accents ( ce qui veut dire quatre mots différents pour une prononciation qui à votre oreille d'occidentale sera identique)et si effectivement en chine on utilise de plus en plus le pinyin qui est la romanisation du mandarin par l'écriture phonétique des idéogrammes-
Parenthèse:Pour info Robin a été accepté par la République Populaire de Chine comme transcription officielle en 1958 et adopté seulement en 1979 par le gouvernement chinois et par l'organisation internationale de la normalisation ainsi on ne doit plus dire Pékin mais Beijin mais n'est pas institutionnalisé et pas en voie de l'être car le pinyin pose des problèmes à la conservation de l'identité culturelle à laquelle les chinois sont plus que très attachée-
Si les jeunes chinois apprennent très rapidement le pinyin, L'apprentissage de la lecture et de l'écriture du mandarin repose toujours sur la mémorisation des idéogrammes et pour un jeune chinois requiert de nombreuses années aussi quand dans un pays ou la langue repose sur un système alphabétique il ne faut ou plutôt ne faudrait guère plus de 6 à 8 mois pour qu'un enfant apprenne à lire et écrire, un jeune chinois mettra en moyenne près de 6 ans avant de maitriser sa langue en l'occurence le mandarin langue officielle de la chine (il apprend aussi sa langue régionale parfois très différente du mandarin) au même niveau en terme d'accessibilité à des ouvrages de niveau de lecture équivalent. Essayer de nous demontrer que la méthode globale n'est pas aussi perverse que nombreux le laissent entendre en prenant pour argument que le cerveaux des jeunes chinois soumis à l'idéographie n'est pas différent de celui de tout ceux qui subissent une méthode alphabétique et pour le moins pernicieux et d'une mauvaise foi certaine.
Les petits chinois ont un cerveaux identiques à tous les autres enfants , ils mettent beaucoup plus de temps à apprendre à lire leur langue idéographique. L'idéogramme renvoie à une signification précise, ils ont donc une multitudes d'images à mémoriser, l'écriture en pinyin ils l'aprennent avec une méthode alphabétique. Apprendre une langue qui utilise un alphabet en "l'idéographisant" est stupide car dans ce cas le même mot a souvent des significations différentes inutile de m'apesantir sur les conséquences que nous connaissons tous...
Ne comparez donc pas ces deux cerveaux bien identiques... (mes enfants apprennent le chinois avec une enseignante chinoise formée dans son pays à enseigner le mandarin au jeune chinois et reçoivent donc le même enseignement qu'un petit chinois),croyez moi ce que nous pouvons enviez aux chinois c'est leur "oreille" et leur mémoire photographique...
il y a sans doute des leçons à tirer de la différence d'apprentissage des langues "idéographiques" et des langues "alphabétiques" mais certainement pas celles que vous en tirez très hativement.
Il ne s'agissait pas de ma part de relancer le débat globale/ syllabique ce serait "cérébralement" stérile , mais bien de ne pas laisser passer de telles inepties. il ne faut pas perdre son bon sens et en matière d'idéogramme il vaut mieux savoir les mettre dans le bon sens, sauf ceux que l'on "écrit/colle" à l'envers sur les murs au nouvel an chinois pour apporter la prospérité sur la maison
bonne fin de journée
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 26 mars 2007
décidément je devrais me relire, merci de rectifier la majuscule partout où je l'ai oubliée et les "fôtes" et
....qui est la romanisation du mandarin par l'écriture phonétique des idéogrammes-
Parenthèse(...)
Si (un si de trop )
les jeunes chinois apprennent très rapidement le pinyin,
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 26 mars 2007
je corrige encore:
Parenthèse:Pour info Robin , le PINYIN ( et pas Robin qui aurat été accepté et adopté quoiqu sa sympathie aurait peut-être adoucit les dirigeants chinois)a été accepté par la République Populaire de Chine comme transcription officielle en 1958 et adopté seulement en 1979 par le gouvernement chinois et par l'organisation internationale de la normalisation ainsi on ne doit plus dire Pékin mais Beijin mais n'est pas institutionnalisé et pas en voie de l'être car le pinyin pose des problèmes à la conservation de l'identité culturelle à laquelle les chinois sont plus que très attachée-
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 26 mars 2007
Attention Pat, tu lui fais du frontal là, tu veux en faire une Facho, c'est ça hein, je vois dans ton petit jeu ;o)))))))
Ecrit par : toto | 26 mars 2007
attachés! écidément j'en fais de belles aujourd'hui...je n'ai aucune excuse...
du frontal toto? moi y'en n'a pas comprendre moi appris lire avec globale et pas fini encore mes cours de rattrapage en syllabique alors , j'ai encore des lacunes...ça veut dire quoi frontal? c'est parceque le front c'est la partie visible devant le cerveau c'est ça? au secours besoin urgent d'un cours de vocabulaire:))));))))
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 26 mars 2007
du frontal toto?
un petit lien rigolo qui va t'expliquer ça en 3 mots ;)
http://www.lire-ecrire.org/index.php?action=forum&subaction=message&id_chambre=1643&id_sujet=29604
lire ex-parent
01/03/2007 19:07:18
Ecrit par : toto | 26 mars 2007
M. Brighelli, vous que La Sainte Vierge alias la Madone alias aujourd'hui Sainte Bernadette (vous avez un problème avec votre enfance catholique ou je me trompe?) fait rire quand elle chante la Marseillaise, je vous conseille une nouvelle fois la lecture du Péguy socialiste que vous n'avez jamais lu ou alors totalement oublié.
Et notamment le compte-rendu du " défilé pour la République" et un dernier paragraphe de toute beauté on ne peut plus actuel!
http://www.insecula.com/article/F0010523.html
Bonne lecture.
Et je suis sûr que certains candidats n' auraient pas défilé ce jour là en faveur de la République!
Ecrit par : Merlemocoeur | 26 mars 2007
Toto, j'ai bien ri:)))
pourquoi des lettres disparaissent des mots de nos posts?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 26 mars 2007
Essayer de nous demontrer que la méthode globale n'est pas aussi perverse que nombreux le laissent entendre en prenant pour argument que le cerveaux des jeunes chinois soumis à l'idéographie n'est pas différent de celui de tout ceux qui subissent une méthode alphabétique et pour le moins pernicieux et d'une mauvaise foi certaine.
Oui, je m'en doutais bien, Patricia, mais je n'avais pas vos connaissances pour étayer mon argumentation. Merci pour vos précisions.
On s'enerve un peu sur ce blog, mais on y apprend des "choses" (voilà que je mets à parler comme Claude Allègre !)intéressantes. Je me doutais bien qu'il fallait trois ou quatre années de plus aux petits Chinois pour apprendre (par coeur !) ces milliers d' idéogrammes (des merveilles esthétiquement parlant)...Pas très "pédagogues" ces professeurs Chinois !
Il est certain que notre système alphabétique avec ses 24 signes économise les efforts. Pas étonnant qu'ils nous trouvent un peu..."paresseux" !
Ecrit par : Robin | 26 mars 2007
"contrairement à toto et à AM Valette, le nom de Christophe Sibille ne lui évoquait rien du tout au premier abord."
Tant mieux, Cadichon, tant mieux! C'est très bien comme ça.
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007
J'ai lu il y a une quinzane de jours un livre sous forme de dialogue entre l'abbé Pierre et Théodore Monod dans lequel ce dernier déplorait le caractère guerrier et surtout passablement raciste des paroles de la Marseillaise "officielle" : "Qu'un sang impur abreuve nos sillons !" L'intégralité des paroles de la Marseillaise de Lamartine (musique de Rouget de Lisle) figurait en appendice; mais j'ai malheureusement rendu le livre emprunté en bibliothèque.
Si sa Marseillaise "relookée" n'est pas passée à la postérité, Souvenons-nous que c'est à Lamartine que nous devons, en 1848, le maintien du drapeau tricolore comme emblème de la Nation...Quand on pense que 20 après...C'est un peu triste.
En fouinant sur Internet, j'ai trouvé ces paroles écrites par les enfants de l'école primaire de Cempuis, dans l'Oise, en 1892 :
LA MARSEILLAISE DE LA PAIX
1. De l'universelle patrie
Puisse venir le jour rêvé
De la paix, de la paix chérie
Le rameau sauveur est levé (bis)
On entendra vers les frontières
Les peuples se tendant les bras
Crier : il n'est plus de soldats !
Soyons unis, nous sommes frères.
2. Quoi ! d'éternelles représailles
Tiendraient en suspens notre sort !
Quoi, toujours d'horribles batailles
Le pillage, le feu, et la mort (bis)
C'est trop de siècles de souffrances
De haine et de sang répandu !
Humains, quand nous l'aurons voulu
Sonnera notre délivrance !
Refrain :
Plus d'armes, citoyens !
Rompez vos bataillons !
Chantez, chantons,
Et que la paix
Féconde nos sillons !
3. Plus de fusils, plus de cartouches,
Engins maudits et destructeurs !
Plus de cris, plus de chants farouches
Outrageants et provocateurs (bis)
Pour les penseurs, quelle victoire !
De montrer à l'humanité,
De la guerre l'atrocité
Sous l'éclat d'une fausse gloire.
4. Debout, pacifiques cohortes !
Hommes des champs et des cités !
Avec transport ouvrez vos portes
Aux trésors, fruits des libertés (bis)
Que le fer déchire la terre
Et pour ce combat tout d'amour,
En nobles outils de labour
Reforgeons les armes de guerre.
5. En traits de feu par vous lancée
Artistes, poètes, savants,
Répandez partout la pensée,
L'avenir vous voit triomphants (bis)
Allez, brisez le vieux servage,
Inspirez-nous l'effort vainqueur
Pour la conquête du bonheur :
Ce sont les lauriers de notre âge.
Ecrit par : Robin | 26 mars 2007
J'aik inversé les deux phrases :
En fouinant sur Internet, j'ai trouvé ces paroles écrites par les enfants de l'école primaire de Cempuis, dans l'Oise, en 1892 ...Quand on pense que 20 après...C'est un peu triste.
Ecrit par : Robin | 26 mars 2007
Théodore Monod :
" Dans le désert, les talons éclatent quand il fait froid. Cela provoque des crevasses... Pour ce qui est des convictions, j’ai pour précepte une phrase de l’évangéliste Matthieu : « Faites-vous des trésors dans le ciel, là où les mites et la rouille ne dévorent pas, où les voleurs ne percent pas les murs pour voler. » Et puis, la paix, le pacifisme... Je n’ai jamais pu supporter le refrain de « la Marseillaise ». A la fois raciste et sanguinaire. C’est incroyable de parler de « sang impur ». De faire chanter cela à des enfants... Il faudrait changer les paroles de « la Marseillaise ». Lamartine, par exemple, avait écrit une « Marseillaise » pacifique..."
Ecrit par : Robin | 26 mars 2007
Dans le fascicule: "Marseillaise", édité par le CNDP, et entre autres versions, il y en a une magnifique, chantée en portugais, avec une musique "bossa-nova" arrangée par Jean-Loup Longnon. Une pure merveille, et le texte est vraiment sympa. Et j'aime bien celle de Charlélie aussi!
Jean-Paul, vous qui n'aimez pas le rap, (je n'en raffole pas non plus!), écoutez quand même le disque: "Back on the block", enregistré en 1989 par Quincy Jones. En dehors de certains enregistrements de "mc" américains encore bien antérieurs, (mais je ne suis pas spécialiste), c'est un des plus magistraux que j'aie pu écouter.
Par contre, à éviter à tout prix, le dernier disque de Jean-Michel Jarre, "Théo et Théa", mais pas seulement à cause du titre.
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007
Revenons à plus de raison (et de classicisme) après ma dernière intervention qui vous a laissé de marbre : en dehors de Perceval nul n'approuve ou désapprouve.
Signe de mépris pour des propos insensés ou bien constat qu’ils sont dans le sens de l'histoire et qu'il n'existe pas d'alternative ?
Donc, tout autre sujet ce soir :
Il m’est confirmé ce jour que la réforme de la filière STI en suspens depuis trois ans est adoptée dans l’indifférence générale (voir la déclaration d’intention
http://eduscol.education.fr/D0238/accueil.htm
et le détail pour les motivés
http://eduscol.education.fr/D0238/consultation.htm ).
Le ministre (semble-t-il après consultation des syndicats qui sont restés muets ?) décide de profiter d’une période électorale, finalement peu propice aux débats de fond, pour lancer le train sans que quiconque s’en émeuve. Il passe non pas en force, mais en finesse, et je ne peux que louer son habilité.
Quelque que soit le résultat des élections, il est peu vraisemblable que le futur ministre revienne sur des mesures qui ne seront pas au centre de ses préoccupations. Pour faire dans le misérabilisme et la victimisation (c’est « tendance ») : qui se soucie du lycée technique ?
Je parlais dans une contribution au thème « Violence » de l’état du lycée technique et de mon attachement à ces filières qui, si elles dysfonctionnent aujourd’hui, ont longtemps servi « d’ascenseur social » (pour faire bref j’utilise ce poncif récurrent ...).
Qu’on ne se méprenne pas sur mon point de vue : il est indispensable de revoir profondément des référentiels qui ont plus de vingt ans. Une telle durée est considérable dans nos métiers.
L’informatique et l’électronique de puissance pilotée ont bouleversé les pratiques professionnelles, l’intégration de sous composants standards a remplacé la conception (en mécanique, électrotechnique, électronique etc.), la production s’est incroyablement automatisée et ... la mondialisation a radicalement modifié la donne industrielle.
Je vous épargne l’analyse du contenu technique, même s’il y aurait beaucoup à dire.
Je ne sais pas si dans les disciplines littéraires ou de science dure on utilise les « taxonomies à quatre niveaux » (même si je suis convaincu qu’on y utilise aussi le volapük ...).
De ce fait, je me permets de vous rappeler que :
niveau 1 « l’élève en a entendu parler »
niveau 2 « l’élève sait en parler »
niveau 3 « l’élève sait faire »
niveau 4 « l’élève maîtrise la méthode »
Promis juré, c’est recopié dans le texte officiel, pour les sceptiques voir sur le web.
Le bac Énergie et environnement remplace le bac Génie Électrotechnique. Dans ma matière (nommée désormais « Eco-conception des systèmes artificiels et gestion optimisée de l’énergie », je me sens tout chose sur ce coup) parmi tous les points du référentiel :
- 6% sont taxonomiés (là, j’y vais fort avec le français ...) au niveau 1
- 64% au niveau 2
- 30 % au niveau 3.
Autrement dit, seul un petit tiers peut donner lieu à évaluation ! Et encore, je vous passe les allègements : des pans entiers de la mécanique théorique ont disparu, même pas remplacés par des applications logicielles, ce qui aurait été le moindre.
Ce qui est super c’est que le total horaire n’a presque pas diminué : entre les heures de cours et de TP, c’est 14 heures de garderie en première et term qui m’attendent ...
Enfin une bonne nouvelle, je m’apprête à passer des jours sereins jusqu’à une retraite bien méritée !
Par ailleurs, il est affirmé dans la déclaration d’intention générale :
« Dans ces formations, la construction des savoirs s'appuie sur la réalisation d'activités concrètes, porteuses de sens, qui, sans viser à des maîtrises professionnelles immédiates, permettent l'émergence de savoirs et savoir-faire constituant le solide corpus de connaissances techniques nécessaires à la poursuite d'études. »
Il est normal qu’on ne vise pas à la « maîtrise professionnelle », un bac STI n’est ni un BEP ni un Bac Pro ni un BTS. Cependant, je m’inquiète fortement lorsque je lis que le but du bac technologique est de « permettre l’émergence des savoirs ».
Dans mon passé (peu glorieux, certes ...) j’ai eu à comprendre, apprendre et maîtriser des théorèmes (qu’on m’a souvent démontrés), à bachoter des méthodes, à résoudre des problèmes etc. mais assez peu à ... faire émerger des savoirs. Faut croire qu’en ces temps anciens leur flottabilité était meilleure qu’en ce début de XXIème ?
Cette position est largement confirmée par le passage suivant :
« Ainsi, la formation s'appuie sur une pédagogie à dominante inductive, où l'expérimentation est privilégiée, pour aller de l'observation et de l'analyse de cas particuliers vers l'émergence de concepts et de savoirs permettant notamment d'aboutir à une solution à un problème donné. »
Je vous renvoie à une précédente contribution pour vous faire une idée des conséquences de cette pédagogie avec nos solides clients. (C’est sans rapport, mais juste un écho du front : un élève de première a mis le feu à un réglet en plastique et glissé dans le cou de son voisin durant le cours d’un collègue : no comment).
Je suis très favorable à des pratiques en rapport avec le concret et l’expérimentation. Mais, et je me répète, attendre qu’une bande d’ados démotivés, mauvais lecteurs, abrutis de consommation, de jeux vidéos et de sitcoms réinvente la science est simplement délirant. La seule démarche qui me semble sensée consiste à présenter avec rationalité un concept théorique PUIS à le faire mettre en oeuvre pour vérifier son application à un cas particulier.
Alors que les intégristes de la méthode globale d’apprentissage de la lecture semblent avoir du plomb dans l’aile, constatez que dans mon environnement professionnel le même type d’élucubrations romantiques survit au point d’être réaffirmé dans un document qui aura force de loi.
Vous en appeliez aux mânes de Condorcet j’invoquerai ceux de Descartes, Comte ou Bachelard !
PS : un souvenir d’inspection (parmi tant d’autres ...).
Durant la sempiternelle séance de confessionnal, un IPR scandalisé me tance vertement après m’avoir vu résister aux recommandations quant à l’usage de la pédagogie inductive. Sans doute un peu ému par tant de hargne, je réponds fort maladroitement : « Vous avez nécessairement suivi un cursus utilisant des méthodes déductives. Est-ce pour autant que vous n’avez pas été capable d’apprendre la mécanique ? ». Il s’est vraiment fâché et m’a prié de sortir. J’appris par la suite que ...
Ecrit par : Zorglub | 26 mars 2007
Et voici la version de Graeme Allwright en souvenir de son fils Nicolas Allwright, mon camarade au lycée de Saint-Cloud, aux côtés duquel je défilais en mai 68, en tête de cortège, s'il vous plaît ! (Il avait accepté de supprimer le slogan "A bas de Gaulle !") Nicolas...si tu me lis ! (il était à la L.C.R. et moi j'étais "gaulliste de gauche" (si ça vous fait rire, c'est que vous n'avez jamais été jeune !)
"On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans !" (18 en fait et ça ne me rajeunit pas !)
La Marseillaise
Pour tous les enfants de la terre
Chantons amour et liberté.
Contre toutes les haines et les guerres
L'étendard d'espoir est levé
L'étendard de justice et de paix.
Rassemblons nos forces, notre courage
Pour vaincre la misère et la peur
Que règnent au fond de nos cœurs
L'amitié la joie et le partage.
La flamme qui nous éclaire,
Traverse les frontières
Partons, partons, amis, solidaires
Marchons vers la lumière.
2005,Graeme Allwright - Sylvie Dien
Ecrit par : Robin | 26 mars 2007
"Plus d'armes, citoyens !
Rompez vos bataillons !"
Bravo ! C'est ce qu'auraient dû chanter les Partisans de 1940 à 1945... le maréchal et l'adolf auraient adoré cet hymne dans la bouche de leurs adversaires.
Ecrit par : Un hussard | 26 mars 2007
Excusez-moi Zorglub. Mon "post" est arrivé juste après le vôtre ( que j'ai lu attentivement) et je reconnais qu'il est un peu "léger" par rapport au problème que vous soulevez.
Une amie formatrice nous a expliqué hier que ce jargon et ces procédés "inductifs" inspirés du constructivisme et du pédagogisme commençaient également à envahir les études médicales. Le XXIème siècle commence effectivement assez mal. Pauvre Gaston Bachelard, pauvre Claude Bernard !
Ecrit par : Robin | 26 mars 2007
"pourquoi des lettres disparaissent des mots de nos posts?"
Ca arrive, lorsque ta ligne /sans aucun blanc/ dépasse le nombre de caractères autorisé par l'affichage.
Environs 52 caractères max (sans blanc)
Maintenant, il y a aussi d'autres phénomènes bizarres (?)
Posts qui n'arrivent pas en entier ou alors dédoublage de posts , il y a des demandes de saisie de lettres Kãbalistiques..
Il y a même un naind'jardin ... C'est pour te dire ..
Ecrit par : toto | 26 mars 2007
Et pendant qu'on y est, pourquoi ne pas carrément choisir comme hymne national, au choix :
"C'est moi qui suis Colargol
L'ours qui chante en fa en sol
En do dièse en mi bémol..."
ou
"Au pays d'Aglaé et Sidonie.
À tous les enfants
Qui sont obéissants
Nous allons dire au revoir en passant.
Au revoir les amis..."
etc.
Ecrit par : Un hussard | 26 mars 2007
Maintenant si tu parles des fautes ... Il faut demander à Furiosa ;)
Ecrit par : toto | 26 mars 2007
""C'est moi qui suis Colargol
L'ours qui chante en fa en sol
En do dièse en mi bémol..."
"Au pays d'Aglaé et Sidonie.
À tous les enfants
Qui sont obéissants
Nous allons dire au revoir en passant.
Au revoir les amis..."
Pourquoi ça ne passe plus ? :(
Ecrit par : toto | 26 mars 2007
Plus d'armes, citoyens !
Rompez vos bataillons !"
Bravo ! C'est ce qu'auraient dû chanter les Partisans de 1940 à 1945... le maréchal et l'adolf auraient adoré cet hymne dans la bouche de leurs adversaires.
Ecrit par : Un hussard | 26 mars 2007
Je m'attendais à une réaction de ce genre, hussard. Vous avez raison, bien sûr. Peu après il y a eu le coup de Prague et je revois notre professeur de philosophie déchirer sa carte du P.C. devant nous au début du cours. Ca fait un choc comme initiation à la politique.
Après, j'ai lu "Les pacifistes contre la paix." et pas mal d'autres choses sur le communisme (la grande menace à l'époque) ("les missiles sont à l'Est, mais les pacifistes sont à l'Ouest")
J'essaye d'être "pacifique", mais je ne suis plus "pacifiste".
Ecrit par : Robin | 26 mars 2007
Une petite proposition:
D'abord, oui JPB, il faut repenser les ZEP et donner de l'autonomie. Une chose cependant me dérange: je me méfie de la sacralisation de l'évaluation. Bien sûr, on veut voir des résultats mais prétendre que " donnant donnant" ( Ségolènoradottage) cela signifie que les résultats doivent - dogme? - être probants et vite, il y a là un pas dangereux. Encore une fois on ne fait pas des miracles: un crétin ne sera pas transformé par une quelconque méthode autonome en génie. (C'est à développer, je sais.)
Je propose ceci à partir d'un constat: pourquoi en collège est-il interdit de faire cours deux heures de suite dans une discipline? Qui en meurt?
Deux heures, quand un rattrapage oblige, c'est épatant: on peut vraiment bosser avec un rythme convenable. ce n'est pas comme la séquence de 50 minutes ( appelée "heure"!....) qui souvent ne permet pas de faire du bon travail. Il n'y a que les IEN, IPR et I Con qui vérifient que l'on réalise une séquence archisupercadrée en 1 heure de 50 minutes. Stop les "couenneries"!
Que soit donnée une séquence de deux heures (100/ 110 minutes: pose pipi, souffler, se détendre, se marrer un coup avec le professeur etc...) dans les disciplines qui le permettent! C'est de la folie au collège? en ZEP?
Allez, je vous écoute.
Ecrit par : Lenny | 26 mars 2007
Retour aux propositions : pour ma partie, à savoir l'école primaire.
-suppression des cycles dans leur organisation actuelle, invention bidon qui ne sert qu'à éviter de répondre précisément à la question de ce qu'il convient d'apprendre aux élèves à un moment précis de leur scolarité (la grande question que je me suis posé en préparant le concours et qui, au lieu d'une réponse, m'a apporté de passer pour un conspirateur réac, était : en quoi le fait de laisser plus de temps aux faibles allait leur permettre de rattrapper les bons si les échéances sont identiques ?);
-établissement de programmes précis et concis qui précisent une terminologie commune à tous (on est en train d'y venir)
-abolition de l'hypocrisie qui consiste à mélanger des enfants complètement largués avec des enfants très déliés et qui pénalise les uns et les autres (mais surtout les uns, qui traînent leur misère de classe en classe);
-pour ce faire et éviter que certains n'aient droit qu'au "SMIC", constitution de classes "de niveau", accomplissant un cycle en 2, 3 ou 4 ans (le risque à assumer étant la constitution de classes-"poubelles" que l'on déjouerait en incitant les meilleurs maîtres à s'occuper des cas les plus difficiles et en orientant le zèle inquisitorial des inspecteurs vers ces questions);
-pour que ce soit possible, élargissement de la carte scolaire à plusieurs écoles voisines;
-le tout dans l'idée de renverser la logique actuelle, et de préférer, pour chaque élève, perdre une bataille par une retraite en bon ordre que de perdre la guerre;
-évidemment, possibilité de passerelles pour les élèves qui sont parvenus à combler leurs lacunes ou, à l'inverse, ceux qui traversent une période de grandes difficultés;
.
Tout cela, que je médite vaguement depuis un moment, m'est notamment inspiré par la semaine que je viens de débuter dans un CP d'une ZEP très ZEP, où je suis saisi par la gravité des lacunes d'un tiers de la classe pour laquelle faire classe "normalement" est de la non-assistance . Or, la journée a été entrecoupée par six intervenants venus soit m'épauler, soit prendre une poignée d'élèves (jamais les mêmes) pour un temps court à tous les moments de la journée. C'est sans doute le fait de mon inexpérience, mais je trouve difficile d'organiser un travail sérieux dans ce contexte où ce ne sont ni les moyens, ni les bonnes volontés qui manquent.
Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007
"Pourquoi ça ne passe plus ? :("
Ecrit par : toto | 26 mars 2007
Bien sûr que si, Toto... lors d'une bouffe entre grands enfants, surtout quand on a déniaisé quelques flacons (et là tout y passe : Casimir, Chapi Chapo,...) !
Face à des salauds, c'est peut-être un peu... léger !
Ecrit par : Un hussard | 26 mars 2007
Après, j'ai lu "Les pacifistes contre la paix." et pas mal d'autres choses sur le communisme (la grande menace à l'époque) ("les missiles sont à l'Est, mais les pacifistes sont à l'Ouest")
Ecrit par : Robin | 26 mars 2007
J'aime beaucoup "La colombe qui fait boum".
Ecrit par : Un hussard | 26 mars 2007
Retour sur une question: preuves à l'appui, les redoublements sont souvent un échec. On le voit bien avec des gamins qui ne veulent pas travailler.
Alors, on les pousse au max pour qu'ils partent rapidement ou on les fait redoubler quand même mais sans résultats?
Quoi? Pas de résultats? Les profs sont nuls, ils n'ont pas mené un réflexion pédagogique adaptée et pensé des stratégies de remédiation ad hoc!
Qu'ils viennent avec leur solution miracle les critiques diplômés en charlatanisme, les magiciens des IUFM qui abrutissent et culpabilisent leurs élèves!
Bon, c'est bien tout ça mais le redoublement comment le repense-t-on? Je propose la fin du redoublement intégral, inutile et pénible. Que le paquet soit mis sur les disciplines en manque de fondations. POINT!
Retour aux passerelles entre deux classes et se défaire de la dogmatisation des programmes! Dans une certaine limite. La quelle? Celle du pragmatisme face au réel dans l'autonomie des établissements.
Et je reviens à mon intervention envoyée plus haut.
Ecrit par : Lenny | 26 mars 2007
Perceval, dans votre CP, est-ce vous qui organisez le travail des intervenants que vous citez ? Comme vous le dîtes, ni les moyens ni les bonnes volontés ne manquent et (je me base sur les messages de Catmano qui a lumineusement parlé des types de lacunes quont les élèves) avoir des tuteurs est une très bonne chose à condition de les faire travailler à résoudre les problèmes et non à faire des activités annexes. On a l'impression qu'un peu de bonne organisation permettrait de faire avancer les choses. Encore faut-il que vous ayez vous le loisir d'organiser ces activités de rattrapage. Si vous n'avez pas votre mot à dire, il ne reste qu'à pleurer.
Ecrit par : Japhet | 26 mars 2007
Mon cas est un peu particulier, puisque je débarque en classe en tant que remplçant pour une courte période. Je ne sais donc rien de ce qui est fait par les intervenants. En général, ils font travailler les élèves sur les bases non acquises qui empêchent de progresser par ailleurs (par exemple, du déchiffrage pour les CE 1). Dans ce CP, 2 élèves au moins font de vagues pâtés sans aucun rapport avec des lettres en guise d'écriture. Ce qui m'apparaît, c'est que pendant qu'ils font du soutien, la classe avance, et ils la rejoignent chaque fois un peu plus éloignés du lot. C'est pourquoi je pense que ce soutien devrait être organisé au long cours, par classes entières constituées, avec des effectifs faibles, mais une progression propre et le temps qu'il faut en plus pour atteindre les mêmes objectifs minimaux.
Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007
Que soit donnée une séquence de deux heures (100/ 110 minutes: pose pipi, souffler, se détendre, se marrer un coup avec le professeur etc...) dans les disciplines qui le permettent! C'est de la folie au collège? en ZEP?
Allez, je vous écoute.
Non seulement ce n'est pas de la folie, mais c'est une nécessité. Je demandais systématiquement d'avoir au moins une séance de deux heures consécutives en collège dans mon EDT. Surtout en expression écrite (correction et/ou préparation d'un devoir écrit...C'est indispensables !). On laisse les élèves souffler entre les deux heures bien sûr. Souvent ils demandaient d'eux-mêmes : "Quand est-ce qu'on reprend ?"
Ecrit par : Robin | 26 mars 2007
Pour répondre plus précisément à votre question, la règle est une concertation étroite pour la définition des objectifs, et l'autonomie de chacun pour la manière, ce qui n'est pas forcément à déplorer, car des approches différentes, si elles sont coordonnées, peuvent aider à comprendre un problème, même si elles peuvent aussi achever d'embrouiller un petit, mais là, c'est affaire de compétence de chacun...
Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007
C'est pourquoi je pense que ce soutien devrait être organisé au long cours, par classes entières constituées, avec des effectifs faibles, mais une progression propre et le temps qu'il faut en plus pour atteindre les mêmes objectifs minimaux.
Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007
Vous avez tout compris, Perceval. Ce que font vos intervenants, c'est la sacro-sainte "pédagogie différenciée" chère à Philippe Meirieu.
Avant, on demandait au même enseignant de faire de la pédagogie différenciée dans un "groupe classe" hétérogène...On appelait cela "gérer l'hétérogénéité". On a dû s'apercevoir à la longue que c'était infaisable.
Je constate maintenant qu'on s'y met à plusieurs. Mais je crains que le résultat ne soit guère plus probant.
Le fond du problème est POLITIQUE : ils ont la hantise de la reconstitution des "filières". C'est pour cela qu'ils font tout pour éviter la solution de bon sens : regrouper les élèves en difficulté dans une classe de remise à niveau avec un seul enseignant.
Il faudra bien pourtant qu'on y vienne (c'est proposé dans la Charte en primaire ou en début de 6ème). C'est la seule solution viable sur le long terme.
Ecrit par : Robin | 26 mars 2007
"''Vous en appeliez aux mânes de Condorcet, j’invoquerai ceux de Descartes, Comte ou Bachelard"'
Écrit par: Zorglub
Attendu que Comte se réclamait ( souvent à tort, en raison de son scientisme ) de Condorcet, qui lui-même se réclamait de Descartes, ( et avec raison, pour nous dire de raison garder)
alors c'est que le bon Gaston...il n'a plus eu qu'à rafler la mise?
Se non é vero....ça venait sur un plateau
Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007
Merci Robin, il y a longtemps que nous sommes sur la même longueure d'onde. Vous fidèle à votre pseudo et moi qui use de plusieurs successivement comme une sorte de Prothée.
Juste une question: "EDT" ? qu'est-ce?
Et sur le redoublement que dites-vous?
Petite parenthèse à propos de la Marseillaise:
Je n'ai jamais aimé chanter le "sang impur"... La Terreur me reste en travers de la gorge et je ne glorifie pas cette période: pas de tabous! La saleté humaine doit être mise en lumière en cours d'histoire. Il n' y a pas que Vichy et les colonies et l'Algérie.
En ce moment je lis le livre d'Applebaum sur le Goulag ( Grasset), somme superbe, et le roman de G. Herling, Un monde à part( Folio) histoire de ne pas être un anti coco primaire... Le crypto marxisme-léninisme à l'école: en voilà une plaie.
Et puis, pour respirer, je découvre le philosophe japonais Nishida Kitaro, Logique du lieu et vision religieuse ( éditions Osiris), parmi d'autres bêtises.
Salut!
Ecrit par : Lenny | 26 mars 2007
"Je propose la fin du redoublement intégral, inutile et pénible. Que le paquet soit mis sur les disciplines en manque de fondations. POINT! "
Lenny, c'est précisément ce qui est fait dans les grosses écoles de ZEP, mais je trouve que cela fonctionne mal. En plus, ça donne l'illusion qu'on aura tout essayé pour aider les élèves, et du coup, on rejette sur eux la responsabilité de leurs échecs, alors qu'à mon avis, un bon élève aurait du mal à rester à flot en changeant de maître trois fois dans la journée et en tentant de jouer aux devinettes pour combler ce qu'il a loupé pendant qu'il était en soutien.
C'est pourquoi je pense qu'il faudrait une alternative entre le redoublement bête et méchant et le soutien ciblé, à savoir des classes de "mauvais" (n'ayons pas peur des mots), sur lesquelles on mettrait vraiment le paquet en pariant sincèrement sur leur réussite (car dans la situation actuelle, les maîtres concernés haussent tristement les épaules pour dire que de toute façon, ce n'est pas ce saupoudrage un peu hasardeux de soutien qui sauvera de la mouise les élèves en détresse).
Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007
Et puis, pour respirer, je découvre le philosophe japonais Nishida Kitaro, Logique du lieu et vision religieuse ( éditions Osiris), parmi d'autres bêtises.
Salut!
Ecrit par : Lenny | 26 mars 2007
Eh bien dites-donc, vous avez une conception supérieure de la "bêtise" !
EDT...Excusez le jargon " Emploi du Temps" tout simplement !
Sur ma table de chevet actuellement : "Le grain de la voix" (entretiens avec Roland Barthes 1962-1980), Régis Debray et Claude Geffré " Avec ou sans Dieu? " - " Grandeurs et faibleses de l'Eglise au Moyen-Age " de Pierre Riché, " Philosophie et théologie dans la pensée de Martin Heidegger " (oui, je sais, mais bon...), un cahier de l'Herne sur George Steiner et " La Voie de la Beauté " par le cardinal Paul Poupard et le conseil pontifical de la culture (j'ai fait un compte-rendu dans un article qui est paru samedi avec une belle citation de St. Augustin)...Vous savez bien que je suis le " calotin de service" sur ce blog !
Ecrit par : Robin | 26 mars 2007
Perceval, je suis tout à fait d'accord mais je ne sais si c'est équivalent dans le primaire et le secondaire. Ce qui est certain, c'est que le soutien ne marche pas ou très peu . C'est à pleurer mais c'est vrai. je le constate avec du soutien en Histoire Géographie en 3° , en ZEP, justement. ( Bien sûr, je suis nul, je devrais me faire enfermer dans un IUFM Camp! )
Echec du soutien et du saupoudrage. Exemple récent: une classe de CM2 au collège pour faire de l'informatique. Couennerie! Préparation au B2I peut-être? cette nouillerie qui vien s'empiler avec des notes idiotes comme Vie scolaire ou Recherche de documents (en 6°)... On nous fait crever avec toute cette m... et j'en crève de rage de voir des collègues soldats aux ordres, fonctionnaires obéissants et pleurnichards.
Ecrit par : Lenny | 26 mars 2007
Je veillerai dorénavant à surveiller mes élans laïcards pour eviter de froisser Robin, qui a eu la délicatesse de ne pas y réagir. Ca va être dur...
Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007
...Ah! j'oubliais " Immigration et bien commun " (ouvrage collectif : J.-C. Barreau, Raimondo Cagiano de Azevedo, Roger Fauroux, Pierre-Patrick Kaltenbach, Mgr. Emmanuel Lafont, Miguel Mesquita da Cunha, Card. Paul Poupard, Michèle Tribalat et Danièle Verger...Annales 2005-2006 de l'académie d'éducation et d'éudes sociales...
J'ai participé à une émission il y a une quinzaine de jours sur une radio locale où j'ai présenté un autre livre sur le sujet. Les interventions de MàC et d'Anne-Marie Valette n'y sont sans doute pas pour rien.
Ecrit par : Robin | 26 mars 2007
Cher Calotin , Frocard et j'en passe
C'est vrai que nos bêtises sont ,disons, d'un genre un peu spécial.
Prothée me va bien mais je suis très proche , au fond, des Pères Cappadociens.... "Que ceux qui ont des oreilles..."
Entre amateurs de lectures - je pense à Montaigne et à sa bibliothèque et à .... Montaigneàcheval, il est passé où celui,là? - on se retrouve comme dans une société informelle, insaisisable, secrète ,mais point comme ceux qui délirent sur du Vinci code.
Allez, je vais au dodo, et je pense que je vais lire un chapitre d'un excellent livre édité par un courageux éditeur: Du visible au lisible, texte et image en Chine et au Japon, chez Piquier, oui!
A demain. Je vais juste revenir pour voir votre réponse et hop!
Bonne nuit JPB! Buona notte per tutti!
Ecrit par : Lenny | 26 mars 2007
Dans le primaire, mon sentiment est que la m... qu'évoque Lenny reste une marotte pour certains membres de la hiérarchie, mais que la base n'y souscrit plus qu'avec discernement, un certain consensus régnant quant à l'idée que priorité doit être donnée aux fondamentaux.
J'ai aussi l'impression que pour avoir été touché plus tard par ce qu'il est convenu d'appeler le "pédagogisme" imbécile, le secondaire est encore en plein dedans, alors que le primaire a trouvé, par tâtonnement, le moyen de s'en accommoder en conservant ou retrouvant le souci de l'essentiel.
Je veux dire que si, dans le secondaire, le pédagogisme a encore l'arrogance des conquérants, dans le primaire, il aurait plutôt l'amertume des vaincus.
Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007
Je veillerai dorénavant à surveiller mes élans laïcards pour eviter de froisser Robin, qui a eu la délicatesse de ne pas y réagir. Ca va être dur...
Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007
Non, non Perceval, ne vous réfrénez pas. J'ai l'habitude. Je ne me plais qu'avec les gens qui ne pensent pas comme moi...Et je comprends très bien l'anticléricalisme...Et le doute.
Ecrit par : Robin | 26 mars 2007
Et je comprends très bien l'anticléricalisme...Et le doute.
Ecrit par : Robin
Moi aussi.
Ceci dit, j'y vais. Où?
Au lit!
Ecrit par : Lenny | 26 mars 2007
Entendu sur France Inter : Penoît XVI, affligé d'un léger accent, aurait déclaré : "êdre bape, z'est Vatican !"
Je sais, ça ne me réussit pas de donner dans le modéré...
Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007
Entendu sur France Inter : Penoît XVI, affligé d'un léger accent, aurait déclaré : "êdre bape, z'est Vatican !"
Excellent, je la ressortirai celle-là, si vous permettez.
Ecrit par : Robin | 26 mars 2007
Bon, ben dodo aussi : mes petits CP m'ont bien lessivé, et vu qu'ils ont envoyé leur maîtresse en nervous breakdown après qu'une polissonne l'eût tabassée samedi (!), il y a des chances que je les aie quelque temps.
Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007
V'la qu'on retombe sur des bases saines, ça fait plaisir!
J'ai un satisfecit à accorder à Parzival.
Le niveau remonte, merci! Plaisir à vous lire...
Ecrit par : dobolino | 26 mars 2007
Une petite histoire, avant d'aller me coucher, moi aussi, racontée par Théodore Monod. (elle illustre l'idée que je me fais moi aussi de la "religion")
C'est un mystique musulman, un soufi qui se retrouve devant la porte du paradis. Il ne comprend pas pourquoi il est là. Il demande au gardien :
" - Mais qu'ai-je fait pour mériter le paradis, moi qui ne suis qu'un pauvre homme ? C'est parce que j'ai beaucoup prié ?
- Non, lui répond le gardien, ce n'est pas pour cela.
- C'est parce que j'ai souvent jeûné ?
- Non, ce n'est pas pour cela..
- Est-ce parce que j'ai pratiqué l'aumône, appris le Coran par coeur, fait le pélerinage à la Mecque ?
- Non, ce n'est pas pour cela.
- Alors, je ne comprends pas.Je ne suis qu'un pauvre homme, je ne mérite pas d'être là.
- Tu te souviens, une nuit , à Bagdad, il faisait très froid. Tu as réchauffé une petite chatte errante dans les plis de ton manteau et tu lui as donné à manger. Voilà pourquoi."
Et Théodore Monod d'ajouter : " C'est aussi cela l'Islam ! "
Et maintenant j'y vais...C'est " Vatican " de raconter des histoires ! Bonne nuit à tous.
Ecrit par : Robin | 26 mars 2007
"ce ne sont ni les moyens, ni les bonnes volontés qui manquent."
Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007
Les moyens en ZEP sont effectivement devenus pléthoriques au cours des dernières années. Encore faut-il se demander de quels moyens il s'agit.
J'ai eu la chance de connaître une époque, au milieu des années 90, à laquelle les moyens étaient essentiellement des maîtres ZEP - plus éventuellement un collègue de CLIN-CRI pour les non-francophones et les maîtres spécialisés du RASED - c'est-à-dire des enseignants avec lesquels nous pouvions travailler de manière rigoureuse, sans se disperser, et sans éclater nos élèves en allées et venues incessantes.
Il nous était possible de nous coordonner rapidement, sans sacrifier à la réunionnite aiguë, puisqu'entre collègues, il suffisait de se mettre d'accord sur les objectifs, chacun faisant après ce qu'il avait à faire.
Nous n'avions pas encore été sommés de garder en sus, dans nos classes, tous les élèves souffrant de troubles sévères du comportement.
La loi Jospin n'avait pas encore eu le temps de produire tous ses effets.
Et les barbus ne faisaient pas encore la loi.
Nous avons été nombreux à connaître la satisfaction de permettre à nos élèves de suivre une scolarité honorable (nous n'avions pas à rougir de nos résultats aux évaluations d'entrée en 6ème), et de remettre sur les rails bon nombre d'élèves en difficulté. Bref, le bonheur et la fierté d'enseigner en ZEP.
Signe qui ne trompe pas : les collègues n'hésitaient pas alors à scolariser la "chair de leur chair" dans leur école.
Mais les temps ont changé.
Grâce à Sainte Ségo, une politique de relance des ZEP a permis, par la création des REP, de supprimer de nombreux postes de maîtres ZEP (souvent des enseignants expérimentés).
Au même moment, le ministère a inventé les emplois-jeunes, sans qualification, qui ont débarqué dans les écoles en quantité invraisemblable (parfois plus d'une dizaine dans les grosses écoles !).
Et Sainte Ségo a sorti les premiers textes qui nous "invitaient" à ne plus faire de demande d'orientation en établissement spécialisé pour les élèves atteints de troubles du comportement (au nom du refus de la ségrégation).
Ceux-ci ont peu à peu rendu les classes très difficiles à gérer, et ont focalisé la totalité des moyens d'aide au détriment des simples élèves en difficulté. Ces derniers, au lieu de pouvoir se remettre sur les rails, ont été abandonnés et se sont enfoncés dans des situations d'échec lourd. Quant aux bons...
Et pour couronner le tout, nous avons été gratifiés des plus absurdes programmes qui puissent être conçus : ceux de 2002.
Pendant ce temps, la "laïcité plurielle" a permis aux barbus de s'épanouir et de s'imposer dans les quartiers. Les voiles ont fleuri.
Signe qui ne trompe pas : une majorité de collègues ont cessé de scolariser leur héritiers dans leur école.
Ecrit par : Un hussard | 26 mars 2007
Je l'avoue : s'il s'agit de mes moufflets, je réfléchis à deux fois à leur école. Ca peut paraître incohérent, mais je ne m'autorise pas à leur faire faire les frais de mon idéalisme, compte-tenu de ce qui nous sépare de ce que le hussard a connu et qui a été cautionné activement ou passivement par beaucoup.
Si en revanche l'heure est à une mobilisation générale et définitive pour remettre l'école sur pied (je veux dire, qui ne s'accommode pas de la fuite des héritiers et de la médiocrité pour les autres), ils prendront leur part de l'effort et des risques communs.
Pour l'heure, ils profitent d'une bonne école d'un quartier tranquille et j'ai beau jeu de faire mon petit hussard.
C'était mon couplet confession et contrition (p..., c'est vrai qu'ils m'ont lessivé, ces CP...)
Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007
P.S. Les emplois jeunes ont été remplacés par des EVS encore plus précaires et encore moins qualifiés... et des intervenants de diverses provenances...
Les directives ministérielles demandent aux collègues des RASED de ne plus prendre d'élèves qu'à dose homéopathique, pour se transformer en Yakafocons.
Il y a même, depuis l'an dernier, dans les ZEP qui ont reçu le label Ambiance Réussite, des assistants d'éducation et des Yakafokons (chargés de je ne sais quelle basse besogne pour avoir droit à un contingent spécifique d'accès à la hors-classe). C'est fou ce qu'il y a comme adultes dans les ZEP.
C'est Luna Park dans les ZEP (version gore). Bon courage aux collègues du secondaire qui n'ont encore rien vu par rapport à ce qui les attend !
Ecrit par : Un hussard | 27 mars 2007
"Pour l'heure, ils profitent d'une bonne école d'un quartier tranquille et j'ai beau jeu de faire mon petit hussard."
Ecrit par : Perceval | 26 mars 2007
Au point où nous en sommes arrivés, je ne vois effectivement pas en quoi le fait de sacrifier tes "moufflets" apporterait quoi que ce soit à la bataille. A moins que tu n'aies prénommé l'une d'eux Iphigénie !
La contrition n'est donc pas de mise !
Continuons simplement à nous battre pour reconstruire une école où tout un chacun pourra scolariser sa descendance sans état d'âme !
Ecrit par : Un hussard | 27 mars 2007
La BNF organise ce vendredi 30 mars au grand Auditorium une journée en hommage à Jean-Pierre Vernant, -- grand savant, résistant, authentique homme de gauche, vrai défenseur de l'école t des humanités -- , avec projections de films, témoignages et réflexions, en particulier sur son enseignement et son travail de recherche (centre
Gernet) et ce qu'il nous a transmis.
Vous trouverez tous les détails sur le site :
http://www.bnf.fr/pages/cultpubl/hommage_688.htm
Ecrit par : Fguichard | 27 mars 2007
Merci à vous, Fguichard.
Deux mille personnes hier devant le rectorat de Paris pour protester contre la mise en examen d'une directrice d'école maternelle. Sarko n'est pas encore au pouvoir.
A propos, et si les mesures extrêmement dures pour les enseignants récemment prises par Robien, sur lesquelles le même Sarko a promis de revenir, n'étaient qu'un numéro de duettistes pour faire passer ce dernier pour un peu "progressiste" par rapport à Robien? (Comme disait Coluche, "y'en a un qu'épluche les oignons, et l'autre qui pleure".) Le petit Nicolas nous a habitués à cette tactique, en la pratiquant toutefois jusqu'à maintenant comme un plaisir solitaire. La farce sera totale si Robien rejoint le candidat de l'UMP, (ce qu'il fera très probablement.)
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2007
Et sur le redoublement que dites-vous?
demande Lenny (je me souviens d'un chanteur plutôt sympa de ma génération qui s'appelait Lenny (avec un n ou deux ?) Escudero.
Je ne suis pas meilleur que les autres et j'ai souvent laissé passé en conseil de classe des élèves dans la classe supérieure avec des 7 ou des 8 de moyenne en me disant (avec les autres) que le redoublement ne servirait à rien et que ça poserait plus de problème que ça n'en résoudrait (de comportement en particulier avec des élèves plus jeunes, plus petits, moins costauds...Enfin je n'ai pas besoin de vous faire un dessin.)
...Sinon, je me suis associé pour le demander pour certains élèves "ciblés" (il faut beaucoup négocier avec la famille et l'élève) quand je jugeais que cela pouvait être profitable. Je ne suis pas un fanatique du redoublement.
Vous savez que le conseil de classe n'est "souverain" que pour certains niveaux, qu'il ne peut que donner des conseils, que les parents décident en dernière instance. Et puis il y a les commissions d'appel. Tout est fait pour qu'il y ait le moins possible de redoublements.
Vous savez également je pense que la pédagogie n'a pas grand chose à voir la-dedans. Ce sont des considérations financières qui priment (les rédoublements coûtent cher).
je pense que la mise en place systématique de classes de remise à niveau 'effectifs allégés, programme sur mesure, profs motivés et volontaires...) en primaire et au collège pourrait remplacer avantageusement les redoublements.
Ecrit par : Robin | 27 mars 2007
http://laprofdelettresencolere.hautetfort.com/
"Et sur le redoublement que dites-vous?"
Ils n'ont pas eu Alpha&L&LBoschermaths/ou/desbonsprofs/ou/desbonsparents, sinon ils n'auraient pas redoublé ;)
Ecrit par : toto | 27 mars 2007
C'est quoi ce bandeau de pub "école du commerce & de managment " ?
Ils te filent des brouzoufs pour ça ?
J'ai fait une copie d'écran cette fois ;)
Ecrit par : toto | 27 mars 2007
" j'ai laissé passer " La règle est dans le BLED (participe passé + infinitif), quand on n'est pas sûr, il faut remplacer le verbe du premier groupe par un verbe d'un autre groupe (comme courir) (oh là là, je vais me appeler Arthur par mon instit de 7ème s'il me lit et qu'il est encore de ce monde...et je suis presque sûr que oui...C'est traître ces petites touches ! On se trouve des excuses...Fautes d'inattention, mon oeil !)
Ecrit par : Robin | 27 mars 2007
Mais non Robin, n'ayez crainte,si votre instit vous lit c'est qu'il utilise lui aussi un clavier et il comprendra, on a tous fait la faute et c'est normale, notre main n'écrivant pas mais nos doigts pianotant, notre cerveau ne nous envoie pas toutes ces bonnes informations qui y ont été programmées alors qu'on apprennait toutes ces chères vieilles et bonnes règles de grammaire en les écrivant d'une belle écriture cursive ...
le rapport au clavier n'est neurologiquement pas celui que nous avons au stylo à moins d'avoir une palette graphique...c'est neurologique tout ça mais nos pédagogos eux ont sans doute une explication plus savante;):)
et c'est humain de se trouver des excuses , on le fait tous aussi n'est-ce pas? :))))
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mars 2007
Je lis en ce moment les annales 2005-2006 de l'académie d'éducation et d'études sociales sur l'immigration "immigration et bien commun" et je relève cette intervention d'une participante, Marie-Joëlle Guillaume, qui fait le lien entre les deux thèmes : immigration et éducation :
" Je voudrais revenir sur la question de l'école. Vous avez insisté sur sa fonction nécessaire d'intégration, et je partage pleinement votre point de vue sur la finalité. Mais je suis perplexe sur les moyens.
Par exemple, vous avez relevé tout à l'heure que le contenu des concours d'admission aux grandes écoles était ciblé sur une certaine classe sociale. Il me semble qu'en fait, cela a toujours été le cas. Simplement, du temps de la fameuse méritocratie républicaine, la qualité de l'enseignement délivré dans les classes primaires et secopndaires faisait que des jeunes qui ne recevaient pas dans leurs familles un bagage culturel aussi riche que les autres pouvaient l'acquérir à travers l'école.
Je vais peut-être vous paraître sévère, mais au moment où vous évoquiez certaines infractions commises par l'école, je pensais que l'école d'aujourd'hui était coupable d'une infraction majeure : ne pas offrir la quialité d'enseignement qu'on est en droit d'attendre d'elle.
L'un de nos grands problèmes, aujourd'hui, c'est que nous n'aimons plus notre patrimoine et nous ne sommes donc plus capables de le faire aimer. Un tel constat doit nous appeler à l'action.
J'aimerais aussi savoir comment vous réagissez personnellement, avec toute l'expérience qui est la vôtre, au mot "assimilation" et à la réalité humaine que recouvre ce mot.
On préfère aujourd'hui parler d'intégration. C'est humainement moins exigeant, mais il me semble que chaque fois que la France, dans le passé, a réussi sa démarche, y compris vis-à-vis des "ritals" ou des Polonais, elle l'a fait parce qu'elle a su les assimiler.
Je suis très frappée de lire les articles d'un Max Gallo ou ses livres sur les premiers siècles de l'histoire de France : ce sont des déclarations d'amour filial. Or leur auteur ne cesse de rappeler qu'il est le petit-fils d'un modeste immigré italien. Voilà une assimilation plus que réussie !
Aujourd'hui, sommes-nous capables de la même réussite vis-à-vis des immigrés ? Je ne le pense pas. La violence des banlieues le montre. Mais peut-être cette incapacité est-elle d'abord la conséquence de l'incapacité de l'école de faire connaître et aimer la culture française, ses grands écrivains, par exemple. Dans Le Figaro il y a quelques semaines, je lisais que certains professeurs de Lettres, voyant à quel point les élèves se désintéressaient des Confessions de Rousseau, choisissaient de faire étudier l'autobiographie d'un chanteur à succès-autobiographie que ce chanteur n'avait, d'ailleurs, même pas écrite lui-même ! (NB: Il me semble que nous avons évoqué cette "affaire") Si nous renonçons à transmettre notre patrimoine, comment espérer réunir ?
Le dialogue se poursuit avec Henri Lafont, Roger Fauroux, Philippe Laburthe-Tolra, Mgr Philippe Brizard
Je ne peux pas tout reproduire d'un seul tenant. Je le ferai peut-être "par petits bouts" !
Ecrit par : Robin | 27 mars 2007
Immigration et éducation...
Extrait d'un article du Figaro du 19 mars :
Extrait d'un article du Fugaro du 19 mars décrivant la situation scolaire en Guyane :
(lire attentivement la fin...)
Je cite :
[...]
« En trois mois, nous leur apprenons notre langue »
« Dans certains coins reculés, les écoliers se lèvent à 5 heures du matin et marchent plus de deux heures pour atteindre l'école », reconnaît Bernard Grossat. D'autres viennent de loin en pirogue. À Regina, c'est le cas du jeune Jackson. Dans ce petit bourg de 1 000 âmes, isolé au coeur de la forêt amazonienne, l'école accueille des enfants amérindiens, brésiliens, hmongs, chinois, créoles haïtiens ou venant du Surinam. Chercheurs d'or fuyant la pauvreté, leurs parents s'installent, souvent clandestinement, sur les rives du fleuve Approuague. Odile, une institutrice en fin de carrière qui parle portugais, est venue de Dordogne pour enseigner dans cet enfer vert. « Nous recevons sans cesse des écoliers nouveaux, ils sont souvent brésiliens et en trois mois de travail intense, nous leur apprenons notre langue. »
Comble du bonheur pour Gilles de Robien, certains enseignants avouent ici être revenus à la méthode syllabique. Car, selon eux, « elle convient mieux à l'apprentissage de la lecture des non-francophones et des plus défavorisés. » "
Ecrit par : Guillaume | 27 mars 2007
Attention, Guillaume! Plus personne ne parle de méthode syllabique ici! On dit maintenant: "grapho-phonétique". Et ce n'est pas moi qui le dit, quoique le disant depuis maintenant bientôt deux ans.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2007
Est-ce qu'ils utilisent Léo & Léa ?
Ecrit par : Japhet | 27 mars 2007
c'est gras-faux et faux né tic c'est ça ? une nouvelle méthode pour générer des tocs aussi?
Ecrit par : Ami-entends-tu | 27 mars 2007
désolée...!!!
1/ A l'égard de certain(e)s d'entre vous si je vous ai "froissé(e)s".Je sais fort bien que sur ce blog des voix différentes s'expriment. Je ne le lirais pas ni n'y ai mis mon grain de sel si tel n'était pas le cas.
2/ Par (dé)formation intellectuelle et tout simplement par caractère ça m'ennuierait prodigieusement que de n'échanger qu'avec des personnes de nos milieux et qui pensent comme moi! Surtout en cette période qui me, nous semble difficile à essayer de comprendre pour ne pas faire trop d'erreurs que nous regretterions.
3/ Il me semble inutile de donner des précisions sur mes familles, scolarités ( dès petite enfance jusqu'à, ouf, assez au bout du rouleau , possibilité de prendre ma retraite même si j'adorais mon métier ). Ni d'invoquer les "vécus" de mes proches, qui, comme les vôtres et vous "avez mal à l'école"( de maternelle à universités...enseignants, familles, cercles et réseaux divers)
4/ Comme vous je n'ai pas cessé d'essayer ( dans des établissements fort mal côtés à la bourse du marché de l'éducation) de faire avec les élèves qui m'étaient confiés et les enfants, ados, jeunes en études, recherches de boulots de mon "entourage" de bricoler ...Par simple reconnaissance : j'avais tant reçu de mes familles ( pas du tout "héritières" dans tous les sens du mot) et de pédagogues des plus divers, modestes, exigeants : toutes et tous si attentifs à ce "mystère" ( ouf) du "devenir" des "infans", enfants, ados...et y croyant tant à l'école...
5/ mais que croyez-vous? née en 1944 j'en ai subi des réformes, des systèmes de scolarités..., d'examens, de concours...!!! Une fois devenue "grande", titrée, prof., mère, citoyenne ...que de petits choix à faire, que de débats, que de lectures, que d'échanges...en tant d'interrog'actions!!!!
Avec un peu de distances qu'apportent l'âge, les vécus, bien des essais de s'informer ( contradictoirement!) je serai la première à vous dire que ni nous ( en France), ni des pays de nos niveaux de "développement" n'ont trouvé des recettes à un défi qui nous dépasse tous dans un monde qui a tant changé. Je suis résolument convaincue que ce que j'appelle le retour fantasmatique à des Ages d'Or ( en l'occurrence ceux, en france, de la "république des jules") sécurise peut-être mais aggravera encore plus la situation scolaire et sociale. D'où mes réactions assez vives...en x échanges...
5/ croyez bien que je sais, hélas, par x vécus et lectures, que ça va très mal dans notre système public...mais aussi dans le "privé"...
Mais dès lors qu'on en est arrivé à un point tel que, par exemple, toute référence à des chercheurs en sciences sociales, économiques,humaines..., en Histoire, linguistique,sciences...arts , lettres et techniques soulève de véritables "tollés", que l'espace-temps de débats intellectuels et démocratiques ( ça prend du temps, de l'écoute, du respect de qui ne pense pas comme vous) s'est dilué dans les medias et le "virtuel"...on n'est vraiment pas mûrs pour trouver ensemble , négocier...en x compromis (incontournables) un système éducatif correspondant à des attentes de tant d'intérêts particuliers, catégoriels, corporatistes...On est immergé dans tous les consumérismes, sauve-qui-peut...( après tout tous légitimes sauf que c'est incompatible avec une école qui se veut républicaine et démocratique...et ne peut que rendre la situation plus explosive)
Donc: après tout, n'ayant vraiment pas profité de situations d'apparitchiks, ni même de mon statut d'agrégée..., déplorant certes que toutes les réformes , lois...se soient heurtées toujours à des fronts des plus hétéroclites de refus des personnels, "usagers"..., je considère encore que nous devons , citoyen(ne)s inventer une école qui actualise nos belles exigences républicaines et démocratiques...et ne relègue pas les enfants qui pour x raisons et dans tous les milieux ne demandent qu'à apprendre, à savoir., mobiliser toutes ses énergies, faire des efforts, se concentrer..Ne les relègue pas en x ghettos, réserves, voies de garages ...
Mais en entrant à l'école on ne peut sur un coup de baguette magique laisser dehors tout ce qui, dans cette société assez dingo., exerce des violences sur tout être humain "normal"..., que soit élève , étudiant ou personnel.
Bon courage à toutes et tous...
et, OK, cédant à mon tour à esprit de la blogsphère j'ai lancé "une question idiote" sur l'écriture chinoise...je vous quitte donc pour poursuivre de bonnes lectures...sur les écritures, la poésie, la culture de ces lointaines contrées!
Et, O.K. il y a des "jargons" insupportables dans le vocabulaire technocratique, pédantesque de trop de nos "apparitchiks"...Mais diable: vous avez déjà vu des profs arriver à se mettre d'accord sur minimum d'harmonisation de leurs exigences, de leurs critères d'évaluation...il y a, oui, un vieux fond de conception "libérale", "individualiste" de notre métier mélangé à des restes d'infantilisme par rapport aux "apparitchiks" qu'on ne cesse de critiquer mais , diable, que de "servitudes volontaires" à leur égard...Dans toute ma carrière ça n'a pas cessé de me sidérer et m'affliger:un apparitchik, s'il est un peu malin, asseoit ses pouvoirs sur les divisions entre les personnels...Et à force de dénigrer les syndicats ça ne va pas rigoler dans l'EN quant les droits conquis , de toutes sortes, toutes les instances de négociation, de consultation vont être balayés ...
Pensez donc à ajouter quelques points à votre charte...( moi, diable, ce n'est plus mon job, je ne suis plus "élue" des personnels et tout ce qu'on me raconte, venant de syndicalistes de tous les syndicats ou de non-syndiqués...me consterne avec mes réflexes des plus archaîques!).
J.P.B.: le problème que je soulevais sur les écoles de Belleville est et n'est pas celui de l'immigration même si certains jouent avec le feu...Il est dans l'immédiat celui de personnels qui n'ont fait qu'assumer courageusement leurs obligations de directeur(trice ), profs d'école( cf x textes les régissant). Je n'en suis pas à faire des scénarios-fiction sur immigration et mondialisation!!! et je ne sais quel pari...
Ecrit par : anne-marie lepagnol | 27 mars 2007
Suite du dialogue : dans "Immigration et bien commun", annales 2005-2006 de l'académie d'éducation et d'études sociales.
Roger Fauroux : vous avez évidemment tout à fait raison et notre société est malade de son école, mais l'invese est peut-être vrai. Péguy disait à peu près que le problème de l'enseignement était autant du côté des enseignés que des enseignants.
Ne jetons pas la pierre aux enseignants, qui a l'intérieur d'une organisation qu'il faut évidemmemnt repenser, accomplissent un travail admirable et pafois héroïque.
Mais il n'est pas rare non plus qu'ils réussissent : je connais des lycéens de banlieue qui grâce à l'énergie d'un (ou plus souvent d'une) proviseur ont crée des filières d'excellence où des jeunes issus de l'immigration apprennent le latin, lisent Corneille et décrochent des mentions au baccalauréat.
(...)
Philippe Laburthe-Tolra : Pour faire ce que l'on a fait à Goussainville, il faut donner de la libeté au proviseur ! Un de mes frères était proviseur, il a pris sa retraite anticipée parce qu'une des bêtises de l'administration, c'est d'avoir exigé 80% de reçus au baccalauréat. Donc on oblige les proviseirs à remonter les notes à toutes les sessions du baccalauréat. Mon frère a trouvé cela insupportable ! Dès qu'il a pu, il est parti.
Pour donner toute la possibilité d'ouverture et d'initiatives intelligentes aux personnes dont vous parliez, et qui existent, mais qui sont rares, il faudrait qu'elles aient beaucoup plus de liberté que ne leur en donne le système actuel de l'Education nationale.
Il y a un autre problème. L'idéologie qui a été enseignée officiellement par les pédagogues de la Vème république était contraire à celle de la IIIème République.
On a fait un colloque récemment à l'Institut où l'on a pu mettre en parallèle Durkheim quand il était directeur des écoles et ce que l'on préconise dans les consignes pédagogiques actuelles : "Défense d'apprendre par coeur; défense d'apprendre des règles; défense de faire de l'histoire, etc." "Défense de parler de morale"! Cela même existe, alors que Durkheim a écrit : "Si la discipline n'est pas acquise dans l'enseignement primaire, elle ne le sera jamais". Or on voudrait que tout l'enseignement y soit "convivial" et "ludique".
(...)
Ecrit par : Robin | 27 mars 2007
Bonjour Anne-Marie L,
tu connais la méthode de lecture Léo&Léa ?
Tu connais les Alphas ?
Ps:
pour info ATTENTION :
1)
"grapho-phonétique"
"Syllabique"
"Globale"
"Mixte"
etc etc etc
Cela ne veut rien dire .
Soit la méthode et bonne soit elle est mauvaise
2) tu peux mettre n'importe quelle Bonne méthode dans les mains d'un naind'jardin, il sera capable de faire n'impornawak....
Ecrit par : toto | 27 mars 2007
"Soit la méthode est bonne soit elle est mauvaise"
Ecrit par : toto | 27 mars 2007
Qu'on l'appelle "syllabique" ou "grapho-phonétique", on s'en contrefiche!
Car c'est bien de la "méthode alphabétique " qu'il s'agit, c'est-à-dire de celle qui ne suppose jamais connue une lettre qui ne l'est pas.
Ecrit par : Jean | 27 mars 2007
Mince, les propos ci-dessus ne vont pas plaire à Anne-Marie et ça vient juste après son intervention ( " c'est pas moi M'dame, c'est Tolra ") . Mais bon, elle nous explique l'allusion à "Belleville" et elle n'est plus fâchée. Tant mieux !
Ecrit par : Robin | 27 mars 2007
"2) tu peux mettre n'importe quelle Bonne méthode dans les mains d'un naind'jardin, il sera capable de faire n'impornawak...."
Ecrit par : toto | 27 mars 2007
Soit l'enseignant est bon, soit il ne l'est pas, donc. Il n'y a pas vraiment de problème de méthode, finalement!
Toto, on dit: "portnawak", pas: "n'importnawak"... C'est du verlan!
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2007
La chronique d'Yves de Kerdrel de ce jour semble reepondre à des questions posées ici sur l'Angleterre:
""Et si l'on votait plutôt pour Gordon Brown !
La France et l'Écosse ont des liens presque millénaires. Le général de Gaulle lui-même disait que les relations entre les deux nations constituaient le plus vieux traité d'alliance au monde.
Doit-on rappeler que Marie Stuart, déjà reine d'Écosse à l'âge de sept jours, a régné sur la France pendant quelque dix-huit mois après son mariage avec le roi François II. Et si l'Hexagone est aujourd'hui le premier partenaire commercial de l'Écosse, ce n'est pas à cause de ces liens historiques, mais en raison des achats de whisky. À l'inverse, un groupe écossais a racheté à Danone sa filiale Kronenbourg. Et l'accord a été conclu au coeur du château de Stirling où se cacha Marie Stuart après son retour outre-Manche
Si l'Écosse se rappelle à nous aujourd'hui, c'est parce que c'est un Écossais de pure souche qui devient l'homme fort de la Grande-Bretagne. En toute logique, Gordon Brown, le chancelier de l'Échiquier, c'est-à-dire l'équivalent du ministre de l'Economie, devrait succéder à Tony Blair dans les mois qui viennent à la tête du Parti travailliste, et de fait, il s'installera au 10, Downing Street de manière à préparer les prochaines élections prévues en 2009. Il n'aura pas réussi à battre le record de durée à ce poste stratégique. Mais pendant ses dix années aux commandes du Trésor royal, il aura eu le temps et la curiosité de voir défiler à Bercy pas moins de huit confrères différents !
Ce qui fait le prestige de Gordon Brown, ce n'est ni son ascendance écossaise ni une certaine gravité qu'il doit à la fois à l'éducation d'un père pasteur, à la perte d'un oeil après un match de rugby un peu violent ou à la disparition cruelle de son premier enfant. Non, le respect et l'autorité qu'il dégage, il les doit à la plus longue période de prospérité économique que la Grande-Bretagne ait jamais connue. Une tendance qui ne devrait pas se démentir cette année puisque la croissance attendue est de 2,7 %. Et cet environnement favorable devrait encore perdurer l'an prochain avec une machine économique tournant au rythme de 2,5 à 3 %. Ce qui en fera le pays le plus dynamique de tous ceux qui composent le fameux G 7.
À un moment où Gordon Brown traversait une passe difficile dans l'opinion, du fait de ses relations tendues avec Tony Blair, l'idéal aurait été de lui proposer de devenir le locataire de l'hôtel Matignon. De la même manière que les grands groupes français n'hésitent plus à débaucher des manageurs de talent à l'étranger, on pourrait imaginer qu'un homme politique de son brio puisse être « impatrié » dans l'Hexagone de manière à faire profiter nos élites de ses idées et de son pragmatisme.
Pourquoi même ne pas imaginer que, à l'image de ce qui se passait au temps des Valois ou des Capétiens, la France puisse faire venir, par Roscoff (comme Marie Stuart) ou par l'Eurostar (pour l'efficacité), des personnalités qui ont fait leurs preuves ailleurs en Europe.
Au moment où le débat électoral français tourne à la confusion et avant que Nicolas Sarkozy prononce son grand discours programme sur l'économie, Gordon Brown a présenté il y a quelques jours son projet de budget pour la Grande-Bretagne. Et son discours se compare facilement à tous les pactes, les programmes et autres engagements auxquels sont soumis les Français depuis quelques semaines.
Tout chez Brown, comme chez Blair et chez leur maître commun Anthony Giddens, repose sur la maxime « Ce qui compte, c'est ce qui fonctionne ». Brown est travailliste. Il est donc une sorte de néokeynésien qui n'oublie ni la solidarité ni la redistribution, à condition que cela ne se fasse pas aux détriments des finances publiques. C'est toute la différence avec ce que l'on entend de ce côté-ci de la Manche.
Cette année, il propose par exemple aux entreprises de créer encore plus de richesse en abaissant le taux de l'impôt sur les sociétés. Mais la vigueur économique que ce mouvement va créer l'autorise à maintenir des dépenses publiques importantes dans quatre domaines, la santé, l'éducation, la sécurité et la défense. Aucune dépense de fonctionnement n'est financée par le recours à la dette publique, ce qui est le b.a.-ba d'une saine gestion. Et il baisse une fois encore l'impôt sur le revenu pour le ramener à son niveau le plus bas depuis soixante-quinze ans ! Heureux Britanniques !
Évidemment une politique de cet acabit ne fait pas le bonheur des tories qui ont peu d'arguments à faire valoir contre ce programme construit autour de trois valeurs : la famille, l'équité et le futur. Tout en maintenant une dette publique à un niveau inférieur au ratio de 40 % de la richesse nationale. Mais force est de constater qu'avec un taux de chômage de 5 % et un niveau de vie par habitant qui a progressé de 30 % en vingt ans par rapport à celui des Français, il est difficile de trouver la moindre faille à ce programme.
Étant donné la fin qui a été réservée par les Anglais à Marie Stuart, il est vain d'imaginer que le 22 avril prochain les électeurs français appellent Gordon Brown à la rescousse en glissant un bulletin à son nom dans les urnes de la République. Cela aurait pourtant fait deux peuples heureux : d'une part les Anglais attachés à Tony Blair, et d'autre part les Français, dont le nombre d'indécis témoigne de leur faible capacité de jugement.""
Ecrit par : Cadichon | 27 mars 2007
Cette fois je vous livre, toujours dans le fil de la discussion sur l'urgence de sauver l'école, une chronqiue sur les causes de la panne de plus en plus alarmante de la recherche française, sous la plume d'un prof d'éco à l'Université de Perpignan.
"De la notion de programme officiel dans l’enseignement et la recherche.
Si vous laissez les gens libres d’apprendre, ils découvriront la même chose pour peu qu’il existe une réalité objective à découvrir. Si la terre est ronde et qu’on laisse les astronomes travailler librement, ils feront tous ce même constat : la terre est ronde. D'ailleurs, partout dans le monde, les hommes ont inventé la monnaie et l'échange. Ce n’est pas le fait de la pensée unique qui rétrécit ex ante le champ des possibles, c’est l’objectivité qui s’impose aux esprits raisonnables.
Mais si on veut mettre dans la tête des gens que la terre est carrée ou plate, alors il faut étroitement encadrer et enrôler les savants et les maîtres dans des programmes officiels dont le but est de distiller un savoir officiel, pour ne pas dire de la propagande, voire une pseudoscience à l’instar de l’économie enseignée dans nos lycées et pratiquée par nos experts. A écouter nos experts, l'économie est en crise, l'économie va mal à cause de la liberté alors l'Etat doit réglementer, réguler et contrôler. En clair, il faudrait nous protéger de nous-mêmes ! On a peu à peu perdu de vue une évidence qui s'imposait à l'époque des Lumières alors que les juristes et les économistes s'entendaient pour limiter précisément le domaine de l'intervention publique : et si l'Etat n'était pas le remède, s'il était précisément la cause de nos problèmes. N'y-a-t-il pas urgence à nous protéger de la dérive du pouvoir, dérive inéluctable qui résulte de l'octroi de monopole à la puissance publique ?
Au niveau mondial, la coordination des chercheurs et des universités est libre et spontanée, selon un processus d’auto-organisation dont la dynamique part de la base et qui reflète la complexité de toute organisation humaine, mêlée de coopération et de compétition. De fait, les chercheurs et les grands laboratoires convergent vers les mêmes découvertes et les mêmes théories, en physique quantique ou dans le domaine des nanotechnologies, en mathématiques ou dans la génétique, dans les statistiques ou en économie. Encore une fois, c’est une convergence ex post, fruit de la liberté de penser, qui nourrit une évolution sans précédent des domaines du savoir de laquelle tout système dirigiste prend le risque de s’exclure par lui-même.
C’est pourquoi on ne peut contrôler par avance la direction du savoir et les champs de l’innovation en les enfermant dans des grands programmes technologiques et des carcans officiels dont la logique a plus à voir avec le pouvoir qu’avec le savoir. C’est pourquoi encore Frédéric Bastiat considérait qu’il n’y avait pire monopole que celui du savoir et de l’éducation.
Dans ce contexte, il est proprement suicidaire de maintenir en France un système éducatif et universitaire pyramidal et centralisé dans lequel l’autonomie des universités est mimée à travers des conseils d’administration sous-tutelle à défaut d’être réelle et assumée"
Jean-Louis Caccomo,
Perpignan, le 27 mars 2007
http://caccomo.blogspot.com
Ecrit par : Cadichond | 27 mars 2007
Bon, sinon pour Gordon Brown, si on votait au moins pour John Kerry ?
Ecrit par : Jeremy | 27 mars 2007
Pour Zorglub, qui dit : " Ce qui est super c’est que le total horaire n’a presque pas diminué : entre les heures de cours et de TP, c’est 14 heures de garderie en première et term qui m’attendent ... "
Mais dès la Seconde, en français, pour apprendre des différences qui auront disparu dans 5 ans (convaincre et persuader, genres et registres), vous croyez qu'on aurait besoin de combien d'heures ?
Moi je garantis l'apprentissage sérieux du programme de Seconde aux plus neuneus en un volume horaire de 20 heures maximum (théorie et exercices compris) pour apprendre et connaître la liste des genres, la liste des registres, la différence entre démontrer/convaincre/persuader, les caractéristiques du romantisme et du naturalisme, les trois types de focalisation dans le récit et la différence comédie/tragédie. Que demande-t-on de savoir de plus ??????????
Ecrit par : Jérémy | 27 mars 2007
Bon, sinon pour Gordon Brown, si on votait au moins pour John Kerry ?
Ecrit par : Jeremy | 27 mars 2007
Certainement pas car si les Américains n'ont pas voulu de Kerry, ce n'est pas parcequ'il est démocrate, un autre candidat aurait pu dégommer Bush!
Je jure que vous ne voudriez pas non plus de la Teresa Heinz, sa femme, veuve miliardaire du Ketchup, comme pemi`ere Dame de France! C'est elle qui tire les ficelles et elle fut le plus sûr instrument de sa défaite, à part bien sûr le fait qu'il est notoirement incompétent et indécis, ( rings a bell?) ce dont tous les résidents du Massachusetts comme votre serviteur peuvent témoigner, et qui a dû finir par se savoir dans le reste du pays.
On n'est plus au temps de Caligula. Ce n'est pas parce que Kerry parle un peu français qu'il est présidentiable.
Ecrit par : Cadichon | 27 mars 2007
Il est sûr, Jeremy, que si on ne fait plus lire aucun texte aux élèves et si on se contente de leur faire ingurgiter des abstractions dont ils se soucient comme d'une guigne telles que celles que vous énumérez, il suffit de quelques cours bien "magistraux" où ils se bornent à écrire pendant des heures sans rien comprendre pour leur infuser le programme complet du bac de français!
Pendant ce temps, le vrai plaisir du grand et beau texte passe à la trappe!
Le français est le grand absent du programme de français. Comme l'enfant est le grand absent des théories pédagogistes.
Ecrit par : Jean | 27 mars 2007
Le problème ici, c'est que soit on ne répond pas à ce que vous écrivez, soit on vous répond pour vous faire comprendre que ce que vous avez dit est une connerie.
Alors, dans l'ordre : pour John Kerry, je veux bien que ce ne soit pas un vrai démocrate, mais j'aurais au moins aimé savoir pourquoi. Et les trois prétendants démocrates actuels (dont Hilary) sont-ils de vrais démocrates ? Ce n'est meme pas rhétorique comme question, j'aime bien qu'on me précise les choses, mais j'insiste sur le terme préciser.
Bon, ensuite : je n'ai pas bien compris si jean était d'accord avec moi ou pas. Enfin peu importe, moi je suis d'accord avec lui, le tout est que les choses soient plus claires. Pour résumer, j'ai bien dit qu'il fallait 20 heures pour apprendre le programme de français aux élèves (les concepts Viala tiennent sur deux pages, en écrivant gros), pas pour leur apprendre le français. Le problème, c'est que le plaisir du beau texte n'est pas possible à travers ce programme qui catégorise tout, et que de toute façon les eleves ne connaissent plus la grammaire de leur langue, et ne comprennent pas un texte antérieur à 1850. On est donc coincé entre l'idéal (dit par Jean), les programmes (faits par Viala) et la réalité (incarnée par les élèves). Et je ne parle meme pas de l'inspectrice, qui veut qu'on respecte les trois à la fois.
Ecrit par : Jérémy | 27 mars 2007
Zorglub, je souhaiterais répondre à votre utopie du 25 mars. Ce monde que vous nous proposez, il existe déjà dans certaines écoles. Mon épouse l’a expérimenté dans un IUT, puis dans une école d’ingénieurs (en université).
En effet, certaines écoles possèdent une autonomie considérable. Cela permet aux plus cyniques et aux plus arrivistes de vos collègues d’y prendre le pouvoir et d’y faire régner une atmosphère de terreur fondée sur de vagues relents pédagogistes, avec des pratiques que Staline n’aurait pas reniées. Car, l’école n’est pas l’entreprise. L’école ne peut bénéficier de la saine loi de la concurrence qui fait que si un dirigeant est mauvais, sa boîte fait faillite (en théorie). D’ailleurs, il ne faut pas que l’école devienne une entreprise. Je n’aimerais pas qu’un prof soit obligé, par contrat, d’enseigner une thèse qu’il n’approuve pas.
Pour en revenir à cet IUT et à cette école d’ingénieurs, la pression des collègues plus ou moins auto-nommés chefs de disciplines et chefs d’établissements, a fait que mon épouse a dû cesser d’enseigner sa matière de manière saine, logique et construite, progressive et tutti quanti… On (ses collègues proches) lui demandait d’en rabattre et de faire dans le ludique (un peu comme ce que vous nous racontez de votre expérience). On lui demandait de faire dans l’évaluation bidonnée et dans la poudre aux yeux. On lui demandait de faire dans le jeunisme, jusqu’au déshonorant. Elle n’a pas supporté.
Un enseignant ne peut pas dépendre d’un responsable comme cela se passe en entreprise. Un enseignant doit être auto-responsable. Il est responsable de lui-même, de ce qu’il dit et fait dans la classe et de ce qui se passe dans la classe. Tout cela ne peut être partagé. C’est ce qui fait la grandeur et la difficulté de votre métier. A mon humble avis, c’est à partir de ce principe de base qu’on peut éventuellement construire une utopie.
Je voudrais terminer, Zorglub, en vous disant que j’ai apprécié votre témoignage de l’autre jour et que, si vous avez une autre utopie à nous proposer, un matin d’humeur mutine, c’est avec plaisir que j’en prendrai connaissance.
Très cordialement,
Pacôme
Ecrit par : Champi | 27 mars 2007
J'avais envoyé un mail à la FCPE concernant le BO de Gilles de Robien sur la méthode de lecture. Il est évident que j'étais en colère sur la désinformation concernant la lecture syllabique et la réaction de la FCPE.
Voici la réponse aimable de la FCPE
De: Thierry VOLCK
Date: ven. 10/03/2006 11:17
À: FCPE
Objet : RE : Reunion du 6/03/2006
Nous ignorons les conditions dans les quelles vos enfants apprennent à lire.
Mais vous ne pouvez vous fonder sur cette seule expérience pour en dégager des conclusions générales et caricaturer la position de la FCPE.
Le ministre lui-même, dans sa dernière proposition d'arrêté modifiant les programmes, est en retrait sur ses déclarations initiales.
Et ceci pour une bonne raison : l'apprentissage de la lecture, dont le ministre sait que c'est un sujet toujours porteur, n'est qu'un prétexte à un débat plus large, qui est d'ordre pédagogique : doit-on aider, de façon rigoureuse et programmée, l'enfant à s'engager résolument dans ses apprentissages, à prendre du goût à l'effort, ou suffit-il de décréter qu'il apprenne pour qu'il le fasse effectivement : cette dernière démarche n'empêchera pas d'apprendre les enfants qui peuvent bénéficier en dehors de l'école d'un soutien effectif. Quant aux autres...
Thierry VOLCK
Réponse très évasive, qu'en pensez-vous ? J'ai apprécié (oups) "Quant aux autres...."
Rapidement concernant la lecture :
La théorie n'est pas la pratique.
Avec la globale ou mixte : abstraction du décodage. (apprentissage visuel de mots, groupes de mots, phrases)
Avec la syllabique (alphabétique) : reconnaissance du graphème puis association graphème/phonème et NON l'inverse. Important.
Distinction des voyelles et consonnes.
L'orthographe s'apprend petit à petit (mission du primaire).
La grammaire s'associe logiquement au fonctionnement de la langue (si elle est bien enseignée). La grammaire a deux fonctions : comprendre les mécanismes de la langue et maîtrise de l'oral et de l'écrit.
Mais pour acquérir les automatismes, faut-il bien savoir lire, connaître ses lettres (combien d'enfants en CM2 ne maîtrisent pas l'aphabet ).
Non, le débat de la lecture n'est pas terminé et beaucoup oeuvrent dans ce sens.
Ecrit par : Carole | 28 mars 2007
pour John Kerry, je veux bien que ce ne soit pas un vrai démocrate, mais j'aurais au moins aimé savoir pourquoi""
écrit par : Jérémy
Il y a maldonne car ce n'est pas cela que j'ai écrit:
J'ai écrit verbatim:
"'si les Américains n'ont pas voulu de Kerry, ce n'est pas parce qu'il est démocrate, un autre candidat aurait pu dégommer Bush!"''
Il me semble que c'est parfaitement clair! cela veut dire que si un autre démocrate était sorti des primaires ( Dean ou Howard) il est permis de se demander si Bush l'aurait emporté et je maintiens que Teresa Heinz, la Hilary hispanique, a contibué de façon significative à faire perdre le parti démocrate, et elle a aussi fusillé l'avenir politique de son mari.
La seconde question n'appelle donc pas plus de réponse que la première puisqu'elle la reprend en boucle.
("Et les trois prétendants démocrates actuels (dont Hilary) sont-ils de vrais démocrates ? Ce n'est meme pas rhétorique comme question, j'aime bien qu'on me précise les choses, mais j'insiste sur le terme préciser.")
Je pose une question à mon tour, car moi aussi j'aime la précision sémantique.
Qu'est-ce qu'un "vrai démocrate"? Dans la plupart des démocraties, ce terme est sans grande ambiguité, alors qu'en France il est devenu de plus en plus incantatoire. Le déficit démocratique y est tel que le concept a été bien dévoyé. Qui gouverne? quelle institution détient le pouvoir législatif? Le principe de la représentativité me semble bafoué au quotidien, à la fois par les diktats d'une énarchie toute puissante (et irresponsable, puisqu'elle n'est jamais sanctionnée par les urnes,) et par le fait que les instances représentatives sont les otages des syndicats qui les font reculer, avec un succès sans faille, dès qu'une loi les défrise et menace leur pré carré.
On peut difficilement prétendre dans ces conditions que la France soit un modèle de démocratie, ni de rien d'autre d'ailleurs, sinon peut-être de ce que lui reproche le reste du monde: son arrogance, son immobilisme et ce rejet viscéral d'un libéralisme dont elle est effectivement bien la seule à ne rien vouloir en entendre. Les Français en paient le prix au quotidien, et leur sort va continuer à empirer comme il le fait depuis trente ans. Il n'y a pas un seul candidat libéral parmi les 12, et pour cause car quiconque aurait l'inconscience de s'afficher comme tel serait cloué au pilori.
Le reste du monde continuera à regarder, toujours aussi incrédule, cet ex-grand pays, ce phare éteint de la civilisation occidentale, s'enfoncer toujours plus dans le chômage, la violence, et les "fractures" de tous ordres. Et bien-sûr, il y aura un nouveau désastre, un Sedan, un juin 40, un 1789, mais est-ce que l'oncle Sam et son 20eme de cavalerie seront encore une fois au rendez-vous?rien n'est moins sûr ! Car tant va la cruche à l'eau...
Ecrit par : Cadichon | 28 mars 2007
Un Sedan ?
Le parallèle n'est peut-être pas approprié. La France de Napoléon III est plutôt prospère, le pays* paiera sans grande difficulté les indemnités exigées par Bismarck.
Seulement, la tête était pourrie, le petit était malade, son épouse aussi pourrait-on dire quant aux généraux ils comptaient les boutons au lieu réfléchir aux tactiques d'emploi de la toute nouvelle mitrailleuse ( qui ne nous donnera comme consolation que l'expression "tomber comme à Gravelotte").
* A propos de Thiers, lu récemment ce bon mot :
Un noble aborde Thiers et lui demande :
- Monsieur Thiers, de qui descendez-vous ?
Et Thiers de répondre :
-Moi, monsieur, je ne descends pas. Je monte.
Ecrit par : Guillaume | 28 mars 2007
Guillaume ce que vous dites du Second, en pire, esttrès juste, mais la morgue et la nullité ABSOLUE de l'état-major franais fut une constante de 1815 à 1940. Infatués, sots, prétentieux, avides de prébendes, ultra-réactionnaires, les généraux d'état-major sont ls responsables directs des désastres militaires de la france de la IIIème république. Si la Guerre de 14 fut gagnée ,c'est grâce aux Alliés et à la vaillance extraordinaire, inhumaine des poilus. De Bazaineà Darlan ou Weygand en passant par Nivelle ou Pétain, c'est consternant. Le désert stratégique.
Ecrit par : montaigneàcheval | 28 mars 2007
Oui, je sais, il y eut Faidherbe, De Gaulle, Leclerc, Koenig, Juin....mais rares furent ceux qui avaeint une vision politique de la guerre. La meilleure preuve: ce fut Guderian et non l'Etat-major français qui lut les écrits de De Gaulle sur les régiments de chars. Et qui les appliqua on sait avec quel terrifiante efficacité le 10 mai 40
Ecrit par : montaigneàcheval | 28 mars 2007
"ultra-réactionnaires" ?
Et l'affaire des fiches ?
Et le général André ?
Ils étaient surtout très républicains parce que très lèche-cul et très cons...ce qui nous donnera en 14 le terme "limoger".
Et je rappelle encore ce bon mot de Pétain à qui on demandait si ces officiers allaient à la messe :
- Je n'en sais rien, je suis au premier rang*
* lui, qui n'y mettait jamais les pieds.
Ecrit par : Guillaume | 28 mars 2007
Et puis De Gaulle n'a jamais été un grand penseur militaire...Le meilleur film sur la guerre de 1940 reste incontestablement ..." la 7ème compagnie".
Plaisanterie me direz-vous ?
C'est une compagnie de transmissions, par fil alors que les Allemands utilisent la radio, en liaison avec l'aviation (que De Gaulle intégrera discrètement dans ses éditions après-guerre).
Montcornet et surtout Abbeville sont des preuves indéniables d'absence de génie militaire. Guderian a peut-être lu Etienne, il n'aurait pas été aussi brillant s'il n'avait retenu que les enseignements de De Gaulle.
Ecrit par : Guillaume | 28 mars 2007
Jeremy,
Mon post n'était peut-être pas assez explicite.
Je suis mille fois de votre avis. Le programme Viala - un ramassis d'abstractions dont certaines sont véritablement à gerber - peut s'enseigner en quelques heures de cours magistral. Il n'y a d'ailleurs que cette solution, car il est strictement impossible de s'appuyer sur une démarche personnelle des élèves, pour la bonne raison qu'ils ne comprennent plus rien aux textes littéraires. Je viens d'en avoir l'illustration avec un élève de première S que j'ai accepté d' aider à préparer son bac de français. Son professeur, qui, en plus, paraît enfermée dans sa bulle ( elle s'exprime dans un langage hermétique dont les élèves comprennent un mot sur quatre!), leur a fait , conformément aux instructions officielles, un beau chapitre sur le biographique (l'un des "Objets d'étude " au programme). Elle leur a donc expliqué le début des Confessions, celui des Essais, et toute une série de textes relatifs à l'autobiographie.
Le problème, c'est que ces prétendues "explications" sont toutes des "lectures méthodiques", c'est-à-dire des "commentaires de texte", c'est-à-dire des exposés, certes brillants, sur les trois ou quatre centres d'intérêt du texte. Ce dont ce collègue, apparemment, est loin de se douter, c'est que c'est la lettre même de ces textes qui échappe complètement aux élèves: ceux-ci auraient besoin, au préalable, qu'on leur explique en détail le début des Confessions, avant d'articuler des considérations savantes sur le "biographique". En l'absence de telles explications détaillées, tout simplement et tout modestement "linéaires", les élèves ne saisissent rien ce que dit le professeur. C'est d'ailleurs le témoignage de cet élève: "En cours de français, personne ne comprend rien! On écrit , en attendant que le cours soit terminé."
J'ai fait avec lui l'explication "linéaire" de ce texte: cela a pris une bonne heure. Il a découvert que le texte avait un sens, et cette découverte a semblé le réconcilier avec la littérature et même le mettre d'assez bonne humeur! Il faudrait en faire de même pour tous les textes que le professeur en question a mis dans ses "corpus" - encore un terme à gerber! -, faute de quoi les élèves n'ont qu'une seule ressource, apprendre par coeur et sans rien y comprendre des cours qu'ils ont "grattés".
En un mot, MM.Viala et consorts, cette fine fleur de la didactique du français, ont renforcé ce qu'ils prétendaient combattre: le psittacisme!
Ne serait-il pas urgent d'en finir avec ces "objets d'étude" qui sont la croix des professeurs et des élèves et d'en revenir à une formule du bac de français qui privilégie l'explication des textes?
Ecrit par : Jean | 28 mars 2007
Jean, nous sommes donc bien d'accord, vous m'en voyez ravi :-)
Pour Cadichon, je comprends donc que Kerry a été desservi par son épouse, la reine du ketchup, mais il n'y a donc pas d'autre raison à son échec ? Car vous dites que si les Américains n'en ont pas voulu, ce n'est pas parce qu'il était démocrate, mais vous ne dites pas alors pourquoi ils n'en ont pas voulu (juste pour Theresa Heinz?). Moi personnellement il ne me semblait desservi que par son indécision et effectivement ses liens avec le grand capital, mais y avait-il autre chose ?
Ecrit par : Jérémy | 28 mars 2007
Jérémy, Kerry, d'après ce que m'en ont dit mes amis américains, c'est "a Royal bore !"
Philippe
Ecrit par : Philippe | 28 mars 2007
Salut à tous,
quelques petites réactions à vos dernières interventions :
-en toute camaraderie, Toto me fatigue, à insulter continuellement Christophe. Les plaisanteries les plus courtes ... Et s'il pouvait développer un peu ses affirmations pour les rendre intelligibles à des simplets comme moi, comme L&L comme réponse miracle à toutes les questions, ce serait bien...;
-persister à opposer dogmatiquement globale et syllabique me fatigue aussi : je trouve que ça revient à opposer l'empilement des parpaings à l'emploi du ciment pour des élèves maçons; d'ailleurs, pardon pour mon incompétence, mais je n'ai toujours pas compris comment on lisait monsieur en syllabique;
-je ne connais pas bien les programmes de français du secondaire, mais ceux du primaire et le dégoût pour le français de tous les ados que je connais (à l'exception d'une petite surdouée) m'en laissent présumer l'aridité (à l'iufm, nous avions eu un amphi sur le secondaire animé par un personnage qui incarnait physiquement le dogmatisme aveugle dont ils sont empreints);
-je suis un peu surpris de la faiblesse des réactions quant à la directrice malmenée à Paris, et surtout quant aux circonstances qui l'ont conduite en garde à vue. Je crois que dans le même contexte, j'aurais été mis aux fers aussi, mais peut-être ne suis-je pas au courant des circonstances exactes.
A part ça, un petit témoignage : deux conversations hier sur le même sujet (le principal), à savoir comment s'en sortir avec nos "boulets", l'une avec mes jeunes collègues du moment dans mon école de ZEP, l'autre avec mes ex-collègues de PE2, et une même conclusion des unes et des autres : pour réussir à faire travailler quand même leurs classes, elles ont renoncé à se préoccuper réellement de leurs élèves en perdition. Voilà le résultat très répandu, certes peu glorieux mais là honnêtement assumé, du meilleur des mondes meirieuïque.
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
Grande nouveauté (pardon de rajouter encore un sujet à ceux déjà nombreux qu'on a évoqués) :
Bernard Lahire (du même nom que le valet de coeur) vient de lancer l'idée d'introduire la sociologie comme matière d'enseignement au primaire... Hum. Voilà ce qu'il en dit, suivi d'un joli lien video pour le voir dire ça en vrai :
Au moment où l'on évoque publiquement de plus en plus fréquemment la nécessité d'une « formation à la citoyenneté », et où l'on n'envisage généralement de répondre à cette exigence que par le retour à un enseignement de la morale ou par l'éducation civique, les sciences humaines et sociales doivent revendiquer haut et fort leur place au coeur de cette formation: le relativisme anthropologique (relativisme méthodologique qui n'a strictement rien à voir avec un indifférentisme éthique), le mode de pensée relationnel (opposé à toutes les formes d'essentialisme), la prise de conscience de l'existence d'une multiplicité de « points de vue » liée aux différences sociales ou la connaissance de certains « mécanismes » et processus sociaux (et non la seule visite guidée des institutions officielles de la République), tout cela pourrait utilement contribuer à former des citoyens qui seraient un peu plus sujets de leurs actions dans un monde social dénaturalisé, rendu un peu moins opaque, un peu moins étrange et un peu moins immaîtrisable.
Si vous n'avez rien compris à ce texte, voici une session de rattrapage :
http://autrecampagne.blogs.liberation.fr/autrecampagne/2007/03/test.html
Bon courage !
Ecrit par : Jeremy | 28 mars 2007
montaigneàcheval
que dire de la conquête de l'Algérie
Bugeaud ne faisait pas partie de l'état-major Frenchie?
(L'Algérie n'a rien rapporté à la France , elle n'en a pas profité?)
Ecrit par : derouin | 28 mars 2007
A propos de ce que nous soumet Jeremy, c'est l'habituel oubli que nous avons affaire à des petits enfants avides de découverte mais qui ont besoin de notions simples bien installées, que les "sujets de leurs actions" qu'ils deviendront pourront enrichir et complexifier à loisir. Cet aveuglement m'étonnera toujours.
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
"Le dégoût du français est général chez les ados que je connais".
C'est vrai, et c'est normal, vu la façon dont on le leur a présenté!
Une grande victoire des didacticiens, que d'avoir écoeuré du français une génération entière !
Ce serait facilement rattrapable, pourtant, en refaisant de la grammaire avant toute chose, de l'orthographe, de la conjugaison, des dictées, des rédactions, de vraies dissertations, des explications de texte, de l'histoire de la littérature (Lagarde et Michard ou Henri Mitterand), le tout cloisonné et archi-cloisonné, et surtout en envoyant aux orties le charabia didactique!
Les manuels actuels de français de collège et de lycée, où s'épanouit la lourdeur pédante et vaine de l'IUFM, sont strictement inutilisables. J'ai invité mes collégiens à les entreposer sur une étagère de leur chambre, à les dépoussiérer de temps en temps, et à les rapporter le 30 juin. Je ne vois pas ce qu'on peut en faire d'autre, à part s'en servir pour caler des meubles.
Au fait, "monsieur" se lit d'abord en alphabétique "m-on" , "s-i", "eu", puis en syllabes "mon - si -eu".
On explique ensuite à l'élève que dans ce mot, "mon" se lit exceptionnellement "me", et que la lettre finale "r" ne s'entend pas. Ce doit être faisable, non?
Ecrit par : Jean | 28 mars 2007
"Cet aveuglement m'étonnera toujours".
L'enfant, Perceval, est le grand absent de la pensée "pédagogiste".
Le triste Meirieu et sa cour de malfaisants sont tellement obsédés par la "société nouvelle" qu'ils veulent bâtir qu'ils ne voient dans l'enfant que l'adulte formaté qu'ils espèrent bien en faire.
L'univers "pédago" est étouffant. La pensée y est corsetée. Les "objets d'étude" du nouveau bac de français relèvent de la même idéologie.
"Pédagos", didacticiens", même combat pour l'obsurantisme!
Ecrit par : Jean | 28 mars 2007
C'est faisable et c'est ce que je fais. Je veux juste dire que cette guéguerre, une fois abattue l'idéologie, apparaît un peu vaine, car pour se souvenir que monsieur se lit monsieur et que la règle habituelle ne s'applique pas, il faut déjà avoir identifié globalement le mot monsieur. On n'échappe pas au recours à un peu de démarche globale, même si c'est dans le souci d'automatiser le déchiffrage...
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
"mais je n'ai toujours pas compris comment on lisait monsieur en syllabique;"
Tu as un gros problème !
Surtout si tu commences ton enseignement par là....
Je pense que tu as encore beaucoup de chose à apprendre !
Ecrit par : toto | 28 mars 2007
Il paraît, Perceval, qu'on ne lit jamais "globalement" le mot , même si on quarante ans de pratique de la lecture derrière soi, mais qu'il y a toujours un balayage alphabétique, lequel est, évidemment, hyper-rapide.
Ce sont les plus grands spécialistes actuels qui le disent ( c'est-à-dire pas le médiocre Goigoux, ça, c'est sûr!).
Ecrit par : Jean | 28 mars 2007
"On n'échappe pas au recours à un peu de démarche globale, même si c'est dans le souci d'automatiser le déchiffrage..."
La syllabique c'est globale ...
"BA" c'est globale
"Monsieur" C'est global
La progression c'est autre chose ................
Ecrit par : toto | 28 mars 2007
Oui, oui, Jean, je sais et je suis d'accord. Si je prononce abusivement le mot global, c'est par raccourci et pour m'amuser à provoquer un brin. Quant à Toto, je trouve sa suffisance un peu pénible. Je suis arrivé sur ce blog avec mon inexpérience en bandoulière, et il est inutile de me la rappeler. Ce que je sais en revanche, c'est qu'on n'a jamais fini d'apprendre, à condition de ne pas se convaincre qu'on a déjà tout compris à tout. J'ai encore beaucoup à apprendre, mais je sais déjà qu'on ne fait rien passer en se laissant aller à être cassant gratuitement.
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
"mais je sais déjà qu'on ne fait rien passer en se laissant aller à être cassant gratuitement"
Maissi maissi :o)))))))))))) Tout dépend du zélève que tu as en face .....
Si celui-ci te dit qu'il commence son cour avec les CP par "Monsieur" tu lui casses la tronche direct ... Pas la peine de parler ... Il va vite comprendre ....
Ecrit par : toto | 28 mars 2007
Je ne sais pas avec quelle méthode tu as appris à lire, mais je ne sais pas où tu as pris que je commençais quoi que ce soit par "monsieur". C'était juste un exemple parmi bien d'autres. J'aurais pu dire "et", ou "femme", ou "bien"...
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
Et puis, expérience ou pas, casser la tronche ne fera jamais partie de mes méthodes, quel que soit le zélève, même toi, et même si tu préfères déformer ce qu'on dit au profit de tes fixettes.
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
Il est clair, Peceval, qu'en début de carrière on n'a pas encore beaucoup d'"expérience". Mais cela , c'est normal, et je dirai que c'est ce qui fait que nous ne sommes pas des robots ( c'est aussi pour cela que les fausses sciences de l'éducation, qui voudraient formater les professeurs, ne servent à rien) Chaque professeur se forge son "expérience" avec les années. Du reste, l'intérêt tout à fait unique de ce métier, c'est que chaque jour, pour ne pas dire chaque cours, demeure nouveau, et cela pendant toute une carrière.
Mais ne pas avoir beaucoup d'"expérience" n'empêche pas d'avoir beaucoup de "clairvoyance". Natacha Polony, agrégée de Lettres, n'a pas trente ans, il me semble. Rachel Boutonnet, institutrice, non plus. Et combien d'autres!
En matière de lutte anti-"pédagos", l'âge ne fait rien à l'affaire. "Aux âmes bien nées..."!
Ecrit par : Jean | 28 mars 2007
Les propos de Monsieur Bernard Lahire concernant l'enseignement me laissent assez perplexe.
Souhaite-t-il que l'on enseigne la sociologie à l'école primaire ou au collège plutôt que ce qu'il appelle de "petites choses" (comme il y va !), à savoir la grammaire, la lecture, l'écriture...et les règles élémentaires du comportement social (il éprouve une véritable répulsion, on ne sait pourquoi pour le mot "morale").
Je ne pense pas qu'il soit non plus inutile de s'interroger sur les méthodes (globale ou alphabétique).
Je ne suis pas maçon, mai j'ai toujours pensé qu'il fallait commencer la construction d' une maison à partir des fondations.
Apparemment, les sociologues en savent beaucoup plus long. Mais les enfants, si on en juge par le taux d'illetrisme à l'entrée en 6ème (autre problème annexe sans doute) ne s'en portreront pas mieux.
Je souhaite, comme Monsieur Bernard Lahire que le plus grand nombre possible de gens accèdent au savoir, à la culture et au "monde des Lumières". Encore faudrait-il qu'ils aient acquis les bases de la lecture et de l'écriture et qu'ils connaissent et si possible observent les règles élémentaires de la vie en société, sans lesquelles la "culture" sombre dans la barbarie.
Encore faudrait-il sortir du "relativisme" sociologique.
Ecrit par : Robin | 28 mars 2007
Au fait, "monsieur" se lit d'abord en alphabétique "m-on" , "s-i", "eu", puis en syllabes "mon - si -eu".
On explique ensuite à l'élève que dans ce mot, "mon" se lit exceptionnellement "me", et que la lettre finale "r" ne s'entend pas. Ce doit être faisable, non?
Ecrit par : Jean | 28 mars 2007
Tout à fait faisable. Aucun problème, avec 100 % des élèves qui ont fréquenté mon CP. En plus, ils adorent ce genre de subtilité.
Ecrit par : catmano | 28 mars 2007
illettrisme avec deux l (ailes ?) et deux t !
Ecrit par : Robin | 28 mars 2007
"je ne sais pas où tu as pris que je commençais quoi que ce soit par "monsieur". C'était juste un exemple parmi bien d'autres."
"même si tu préfères déformer ce qu'on dit au profit de tes fixettes"
Qui déforme l'autre ?
Où t'as lu que je disais que tu commençais par "Monsieur" ?
Je ne sais pas ce que tu as eu comme méthode au CP, mais ce ne devait pas être terrible ...
Ecrit par : toto | 28 mars 2007
"C'était juste un exemple parmi bien d'autres. J'aurais pu dire "et", ou "femme", ou "bien"..."
Pareil, progression progression progression PROGRESSION
Moi aussi j'ai le droit de donner des exemples ? ou pas ?
ref:Si celui-ci te dit qu'il commence son cour avec les CP par "Monsieur" tu lui casses la tronche direct ... Pas la peine de parler ... Il va vite comprendre ....
C'est un exemple ....
Ecrit par : toto | 28 mars 2007
Un vrai boulot à plein temps, de pallier à l'absence de Christophe pour donner du grain à moudre à Toto !
"Si celui-ci te dit qu'il commence son cour avec les CP par "Monsieur" tu lui casses la tronche direct ... "
Cette fois, c'est sûr, Toto, tu ne fréquentes ce blog que sous l'emprise de substances prohibées.
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
Le décalage entre les messages rend encore plus absurdes nos absurditudes.
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
Tout à fait faisable. Aucun problème, avec 100 % des élèves qui ont fréquenté mon CP. En plus, ils adorent ce genre de subtilité.
Ecrit par : catmano | 28 mars 2007
Et vous leur expliquez aussi que "mon", c'est l'adjectif possessif singulier (pluriel "Messieurs" "mes...sieurs"...et que "sieur" (on dit encore parfois ironiquement le "sieur" untel) vient de "sire" ? ...Et que l'on dit "sir" en anglais pour dire monsieur ?
Et vous leur dites que pendant la Révolution on ne disait pas "monsieur" (abolition de la noblesse), mais "citoyen" ?
On peut faire un cours de grammaire, de vocabulaire, d'initiation à l'anglais et d'Histoire en dix minutes...C'est-y pas beau ?
Catmano, pourquoi est-ce que vous ne remplaceriez pas Bernard Lahire à l'IUFM de Lyon ?
Ecrit par : Robin | 28 mars 2007
"Je ne sais pas ce que tu as eu comme méthode au CP, mais ce ne devait pas être terrible ..."
Daniel et Valérie
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
Avec les âneries que tu sors, si tu ne prends rien de prohibés, c'est veugra ma poule !
Ecrit par : toto | 28 mars 2007
"Daniel et Valérie
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
"
wwwwwww@@@@@@@@rrrrrrrrffffffff
Tout s'explique :o)))))
Ecrit par : toto | 28 mars 2007
"Et vous leur expliquez aussi que "mon", c'est l'adjectif possessif singulier (pluriel "Messieurs" "mes...sieurs"...et que "sieur" (on dit encore parfois ironiquement le "sieur" untel) vient de "sire" ? ...Et que l'on dit "sir" en anglais pour dire monsieur ?
Et vous leur dites que pendant la Révolution on ne disait pas "monsieur" (abolition de la noblesse), mais "citoyen" ? "
C'est pile-poil ce que je fais (sous forme de digression), et ça leur plaît beaucoup, parce que, je crois, ça contribue à donner du sens (pardon pour le gros mot) à ce qu'ils font en classe.
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
Catmano, pourquoi est-ce que vous ne remplaceriez pas Bernard Lahire à l'IUFM de Lyon ?
Ecrit par : Robin | 28 mars 2007
Parce que je suis très bien dans ma petite classe, avec mes petits élèves et parce que j'ai conscience de mon peu de culture et de mon incapacité totale à exposer ce que j'ai à dire à l'oral, à me mettre en avant et à avaler des couleuvres.
Ecrit par : catmano | 28 mars 2007
" (pardon pour le gros mot) "
Triste "sire"
Ecrit par : toto | 28 mars 2007
" (pardon pour le gros mot) "
Triste "sire"
Développe, j'ai pas compris...
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
"Le dégoût du français est général chez les ados que je connais".
A lire ce lugubre constat, je me dis que, sur cet aspect là, enseigner en primaire est un immense privilège.
Les élèves que j'ai connus, dans leur immense majorité, se sont toujours montrés fort gourmands des plaisirs du français (y compris en ZEP).
La grammaire, en particulier, semblent les fasciner. A l'évidence, les plus faibles comme les plus forts y trouvent leur compte, et sont très curieux de découvrir le fonctionnement de leur langue.
Pour ce qui est de l'orthographe, la plupart du temps, c'est avec une mine réjouie qu'ils sortent leurs affaires à l'annonce d'une dictée. Et ils sont très demandeurs, à de rares exceptions près, des exercices du Bled, qu'ils considèrent comme des jeux.
Quant à la littérature, les enfants tombent quasiment tous amoureux des beaux textes, à condition bien sûr qu'on daigne les partager avec eux.
Je me souviens d'une classe de CM, en ZEP, qui avait succombé aux charmes d'une anthologie de la poésie française, empruntée à la bibliothèque par l'une des élèves, et qui me présenta une jolie requête : l'autorisation de choisir dans ce livre, de temps en temps, les poésies de la classe. Je me fis aussitôt le plaisir, pour une fois, de sacrifier au saint principe de "l'apprenant au centre". Quelle délectation que de voir ses élèves gentiment s'étriper pour arbitrer entre Vigny, Ronsard, Verlaine, Lamartine, La Fontaine, Hérédia, Verhaeren, Rimbaud, Baudelaire... !
Qu'il était attendrissant de regarder leurs visages concentrés, leurs petits doigts tambourinant doucement sur la table, lorsqu'ils comptaient les pieds pour savoir s'ils devaient faire chanter tel "e" ou non...
Quant à La Fontaine... on ne dira jamais assez combien est encore immense son pouvoir de séduction. Il faut voir la mine réjouie d'un écolier qui découvre une nouvelle fable... puis qui commence à en déguster les mots comme des bonbons.
Ecrit par : Un hussard | 28 mars 2007
"Développe, j'ai pas compris..."
Bonne démarche, il y a du mieux....
Arrête de nous prendre pour des cons ....
"ça contribue à donner du sens (pardon pour le gros mot)"
Qui t'as dit que l'on est contre le 'sens' ?
Tu me fais penser à Sibille ! évite .....
"C'est pile-poil ce que je fais (sous forme de digression), et ça leur plaît beaucoup, parce que, je crois, ça contribue à donner du sens (pardon pour le gros mot) à ce qu'ils font en classe."
Facile, après coup de dire :" tiens c'est exactement ce que je fais" Alors que tu poses la question genre "comment on fait"
Ecrit par : toto | 28 mars 2007
Bon, moi, je développe : si "triste "sire" " se veut autre chose qu'une kolossale finesse, est-ce que c'est parce que je dis "donner du sens" ou parce que je fais mine de m'en excuser ?
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
Bernard Lahire est à l'IUFM de Lyon?
Tout s'explique!
Encore un à qui Meirieu a fait tourner la cervelle!
Quel gâchis d'intelligence!
Il est vrai que Trévoux et son Journal ne sont pas loin!
Ecrit par : Jean | 28 mars 2007
Merci pour l'explication, mais pour le reste, j'ai vraiment du mal à te suivre : quel rapport entre les commentaires autour de "monsieur", et le débat syll/glob pour lequel, là oui, je posais une question ? Et pourquoi toujours de l'invective qui frise l'insulte ? Et pourquoi ce genre de petit procès ridicule, genre "facile" ? Je ne suis pas là pour chercher à faire le malin, si j'ai dit pile-poil, c'est parce que pile-poil. Et de quel droit enrôler les gens de ce blog pour tes causes (pas toujours limpides) avec tes "nous" et tes "on" dont je note que je n'en fais pas partie et que je suis assimilé, par ta manie de l'amalgame, à je ne sais quelle nébuleuse.
Bref, tant va la cruche à l'eau qu'à la fin tu me les casses.
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
Si j'affectais de considérer "sens" comme un gros mot, c'est justement, pour aller dans ton (pardon, votre) sens, parce que je l'ai trop entendu galvauder par certains formateurs qui se l'arrogent comme un monopole, alors qu'ils le dévoient en en faisant un fourre-tout à toutes sortes de bêtises ou une arme contre leurs contradicteurs.
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
L'enseignement vu par Bernard Lahire , sociologue, professeur à l’Ecole Normale Supérieure Lettres et sciences humaines et directeur du Groupe de recherche sur la socialisation GRS-CNRS.
Désolé, Jean, j'ai lu un peu vite. L'Ecole normale supérieure, c'est bien à Lyon, mais ce n'est pas l'IUFM.
Mais c'est encore plus inquiétant.
Ils précisent sur le blog de "Libération" qu'ils n'invitent que des personnalités de gauche. Comme chacun sait, les autres n'ont pas de cerveau.
Ecrit par : Robin | 28 mars 2007
Présidentielle: les intellectuels ont un programme
Chaque jour, un chercheur ou un universitaire de gauche s’invite dans le débat et propose une nouvelle idée... Portraits d'idées, un vidéoblog réalisé par Libération.
...Chaque jour une nouvelle idée ! On attend impatiemment la prochaine ! Que des intellectuels de gauche on vous dit !...Les autres c'est caca ! Et des intellectuels de gauche qui ne se servent que de la partie gauche de leur cerveau ! i
Ecrit par : Robin | 28 mars 2007
"Et pourquoi toujours de l'invective qui frise l'insulte ?"
Tu mets ton sens !
Je t'ai proposé un cactus ? pas que je sache !
Ecrit par : toto | 28 mars 2007
Rien à voir : puis-je profiter des connaissances des intervenants pour comprendre pourquoi la France est souvent accusée d'être au moins complice du génocide rwandais ? J'avoue ne jamais avoir pris le temps de me pencher sérieusement sur cette question, et que je ne sais pas quoi penser face à ceux qui en concluent carrément qu'elle est le principal responsable, sinon que ça m'apparaît à priori absurde et que ça procède une fois de plus d'un racisme prétendument anti-raciste qui veut que les Africains soient bien incapables d'être responsables de leur sort ?
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
Ce n'est pas l'IUFM de Lyon, mais c'est quand même Lyon, et la proximité de Meirieu...
Ecrit par : Jean | 28 mars 2007
Toto : "Et pourquoi toujours de l'invective qui frise l'insulte ?"
Tu mets ton sens !
Toujours Toto :"Avec les âneries que tu sors...",
"Triste "sire",
etc.
Comprenne qui pourra, moi, je renonce .
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
J'ai lu quelque part, aux chiottes, ce matin ,dans un hebdo..."Marianne" peut -être???? sais pas, cette phrase lumineuse "...supprimer les IUFM" La caresse de ce verbe avec ce doux infinitif en er, venant gougnoter le ZI de Ziufm...on ne peut qu'être séduits.....
Supprimer les IUFM et l'UMP par-dessus le march. Quel ressort cela procurerait à notre démocratie souffreteuse et pousse-mégots.
Ecrit par : montaigneàcheval | 28 mars 2007
Rien à voir : puis-je profiter des connaissances des intervenants pour comprendre pourquoi la France est souvent accusée d'être au moins complice du génocide rwandais ?
J'ai aussi entendu dire qu'en remontant plus loin, c'était de la faute des pères missionnaires belges qui auraient favorisé les Tutsis par rapport aux Hutus.
Je pense , hélàs, que la France est bel et bien impliquée elle aussi.
Puisque nous parlons de l'Afrique, je suis étonné par le peu de réactions en France à l'assassinat (il n'y a pas d'autre mot) en Côte d'Ivoire des soldats français retranchés à l'intérieur du lycée Descartes et bombardés par les avions de chasse du président Gbagbo (il y a eu une émission très tard à la télévision sur le sujet et quelque articles dans la presse).
...En réalité, nos soldats ont fait les frais d'une querelle de personnes entre Jacques Chirac et Laurent Gbagbo.
...Et les dessous de cette histoire sentent très très mauvais.
Il serait peut-être temps de changer de politique en Afrique, de cesser d'en faire la "chasse gardée" de l'Elysée et que le parlement français ne soit pas systématiquement court-circuité.
Ecrit par : Robin | 28 mars 2007
Ne comprenant rien à rien, comme on-nous-vous le sait tous, : ça apporterait quoi, concrètement, de supprimer les IUFM ?
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
"âneries"
une insulte ?
Moi aussi je laisse béton ...
On reprendra la conversation quand tu te seras reformaté le cerveau avec L&L .
Ecrit par : toto | 28 mars 2007
Parce que je suis très bien dans ma petite classe, avec mes petits élèves et parce que j'ai conscience de mon peu de culture et de mon incapacité totale à exposer ce que j'ai à dire à l'oral, à me mettre en avant et à avaler des couleuvres.
Ecrit par : catmano | 28 mars 2007
Diverses personnes ont parlé de la formation ultra-rapide (quand il y en avait une) à l'apprentissage de la lecture à l'IUFM. Malgré ce que vous écrivez, tout le monde a pu lire que vous dominiez parfaitement le sujet et que votre expérience vous avait permis de rencontrer et résoudre les problèmes les plus variés avec les élèves.
Pourquoi ne pas faire de la formation dans un IUFM ? Cela serait hautement profitable aux futurs instituteurs. Sans parler d'écrire un livre...
Ecrit par : Japhet | 28 mars 2007
Pour être IMF, il faut rédiger un mémoire, écrire tout un tas de choses toutes plus "politiquement et pédagogiquement correctes" les unes que les autres... Vous voulez ma mort ?
Ecrit par : catmano | 28 mars 2007
Pour être IMF, il faut rédiger un mémoire, écrire tout un tas de choses toutes plus "politiquement et pédagogiquement correctes" les unes que les autres... Vous voulez ma mort ?
Ecrit par : catmano | 28 mars 2007 Ah non ! sûrement pas !
...Et prenez votre retraite le plus tard possible : " You are the right woman in the right place. "
Ecrit par : Robin | 28 mars 2007
"Pour être IMF, il faut rédiger un mémoire, écrire tout un tas de choses toutes plus "politiquement et pédagogiquement correctes" les unes que les autres... Vous voulez ma mort ?"
Quenon, quenon !!! J'ignorais tout cela. On entend ou lit par contre que des gens faisant un vrai boulot de formateur dans les IUFM subissent des pressions de la part de leurs collègues qui sont dans le moule. Je ne vous souhaite absolument pas ça non plus. Et si Toto se portait volontaire à votre place ?
Ecrit par : Japhet | 28 mars 2007
Oh ben non, pauvre Toto... Laissez-le donc s'occuper de son petit garçon et découvrir grâce à lui que rien n'est jamais tout blanc ou tout noir.
Ecrit par : catmano | 28 mars 2007
Oui, mais vous imaginez Toto expliquant à Meirieu que l'important c'est la progression et que l'outil, c'est Léo et Léa ?
Il me semble avoir assez de bagoût pour clouer le bec à Saint-Philippe et à la Charmeuse aussi.
Cea ferait une belle situation de "remédiation", non ?
Ecrit par : Japhet | 28 mars 2007
Le problème ici c'est que quand on reste 48 heures sans venir, on a de la peine à retrouver l'endroit où on s'était arrêté...
La meilleure méthode consiste à poster un message, n'importe lequel même si on n'a rien à dire! Donc excusez-moi, je ne fais qu'une visite avec marque-page. Bien le bonjour à tous.
Ecrit par : dobolino | 28 mars 2007
IMF ou plus exactement PEMF
Avant de juger, de déformer, de condamner les PEMF il serait plus opportun de les consulter pour se renseigner sur leur travail, leurs missions. Heureusement ils ont élargi leur champ d'action en etant autre chose que des maîtres d'application.
Le CAFIPEMF est un certificat très difficile à obtenir, un des plus durs. Il ne s'agit nullement de se conformer à une idéologie ou à un formatage. Il s'agit d'exposer à la fois sa pratique et de l'analyser.
Certes il est plus facile pour Catmano de s'en moquer que de se risquer à le passer. Dommage car elle pourrait alors parler en connaissance de cause.
Une fois de plus cela ressemble à une chasse aux sorcières où si un jour vous aviez par malheur encore plus accès aux pouvoirs de la rue de Grenelle vous mettriez fin à cette catégorie. L'extermination n'est jamais une solution. Beaucoup de propos de rédacteurs de ce blog y adhèrent pourtant.
Ecrit par : Yves | 28 mars 2007
"Et si Toto se portait volontaire à votre place ?"
Mais t'es maladeuuu !
Et pi je ne supporte pas les acides ...
Si Cat ne veut pas, elle n'a cas publier son bouquin (il faut être précis sur tout, certains ne savent pas lire entre les lignes,hein ;) ) .
Ils n'auront cas l'acheter.
Ecrit par : toto | 28 mars 2007
Je ne me moque de rien. Je dis seulement : "Très peu pour moi." Je me suis battue pour pouvoir faire le métier que j'ai choisi et que ma famille trouvait trop dévalorisant pour moi. Mon rêve, c'est la classe unique, il n'y en a plus. Mon monde, c'est le sud d'un département tout en longueur avec une préfecture et donc un IUFM à plus de 90 km de chez moi. Je n'ai aucune envie de :
- passer mon temps sur l'autoroute la plus fréquentée de France ;
- enseigner à des adultes alors que j'ai choisi les petits enfants ;
- participer à des réunions à n'en plus finir ;
- changer d'avis comme de chemise au gré des ministres, des recteurs, des inspecteurs d'académie ;
- rédiger projet sur projet alors que je suis persuadée que la pédagogie dans une classe peut (doit) varier à l'infini selon les enfants que l'on reçoit...
La liste pourrait sans doute s'allonger mais j'avoue que je n'ai pas le courage de réfléchir plus que nécessaire sur ce problème.
Quant à une quelconque idée de chasse aux sorcières, de quelque bord qu'elle vienne, rien que d'y penser mon coeur se soulève, et je parle bien de mon coeur, pas de mon estomac. Les mânes de mes ancêtres se rebiffent à chaque évocation de n'importe quel "délit de sale gueule" ou de grandes oreilles.
Ecrit par : catmano | 28 mars 2007
Yves, d'accord avec vous sur la réelle difficulté de devenir IMF et la vraie compétence de beaucoup d'entre eux, mais pouvez-vous affirmer qu'on est libre d'une pensée autonome, sans que des points de vues qui déplaisent soient assimilés à de l'incompétence ? Moi, à mon petit niveau de base, c'est ce qui m'a été le plus pénible en formation, d'autant plus que je venais d'une profession où plus on était déviant, original, indépendant, voire insolent dans son quant-à-soi, plus on était supposé capable. Il y a à l'EN une culture un peu totalitaire, et il n'est pas rare que ses contradicteurs trahissent leur regret, à gros trait, qu'il n'y ait pas de goulag où vous envoyer...
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
Catmano, pourquoi est-ce que vous ne remplaceriez pas Bernard Lahire à l'IUFM de Lyon ?
Ecrit par : Robin | 28 mars 2007
parce que j'ai conscience de mon incapacité totale à avaler des couleuvres.
Ecrit par : catmano | 28 mars 2007
Comme ça, ça suffit, Cat!
Ecrit par : dobolino | 28 mars 2007
"Le CAFIPEMF est un certificat très difficile à obtenir, un des plus durs. Il ne s'agit nullement de se conformer à une idéologie ou à un formatage. Il s'agit d'exposer à la fois sa pratique et de l'analyser."
Si les IUFM sont peuplés de gens formidables, pourquoi certaines personnes disent-elles n'y avoir suivi qu'une formation très succincte à l'apprentissage de la lecture (voire n'avoir eu aucune heure dans ce domaine) ? N'y a-t'il pas un manque ?
Il existe des procédures de validation d'acquis pour diplômer les salariés qui veulent faire valoir leur expérience professionnelle. A la lecture des messages de Catmano, je réclame pour elle une équivalence au CAFIPEMF pour officialiser la reconnaissance de son expertise en apprentissage de la lecture (entre autres). Ses conférences, si elle en tenait, rendraient des services inestimables aux gens qui les suivraient.
Ecrit par : Japhet | 28 mars 2007
Qu'il y ait des PEMF, (ou IMF, il y en a encore) très performants ne fait de doute pour personne. Sauf pour ceux qui pensent que tout est pourri, vendu, à jeter aux orties à partir du moment où les IUFM y sont partie prenante!
Montaigneàcheval, il y a une page qui suit celle de Natacha Polony dans le dernier numéro de Marianne; lui répondent Alain Finkielkraut, (vous savez, celui qui parle de l'équipe de France "black black black") et Gérard Aschieri, à peu près aussi haï en ces lieux que Meirieu ou Fracowiack. Bref, un vrai droit de réponse!
Concernant toto, Perceval, laissez tomber! Il joue ici à peu près le rôle de la coccinelle de Gotlib... En moins drôle, évidemment! Mais ne cherchez surtout pas à comprendre ce qu'il dit! Quand je pense qu'il traite Grandserre d'alcoolique!
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2007
"Si les IUFM sont peuplés de gens formidables, pourquoi certaines personnes disent-elles n'y avoir suivi qu'une formation très succincte à l'apprentissage de la lecture (voire n'avoir eu aucune heure dans ce domaine) ?"
Parce qu'avec une formation d'une année scolaire moins les stages, on a juste le temps de bien vous faire comprendre que vous avez un revolver sur la tempe et que vous avez intéret à vous démener, dans le stress et l'insomnie, pour tout apprendre tout seul (ou plutôt en donner l'air) .
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
"Quand je pense qu'il traite Grandserre d'alcoolique!"
Ah ! Mon dieu !
wwwwww@@@@@@@rrrrrrrrrffffffff mdr de chez mdr
:o)))))
Ecrit par : toto | 28 mars 2007
Ses conférences, si elle en tenait, rendraient des services inestimables aux gens qui les suivraient.
Entièrement d'accord. Nous avons tous été frappés par la rigueur, la clarté et la pertinence de son exposé. Mais je comprends aussi très bien pourquoi elle préfère rester avec "ses" enfants plutôt que de se disperser.
Ce qui est absolument scandaleux, c'est le peu de temps consacré à l'essentiel dans les IUFM : la formation des futurs instituteurs à l'apprentissage de la lecture et de l'écriture. C'est tellement énorme que je ne parviens pas encore tout à fait à y croire, mais les témoignages sont là.
Vraiment, ça me dépasse. Et ce prof de sociologie à Normale sup. qui veut faire de l'éducation à la citoyenneté avec des gosses qui ne savent ni lire ni écrire.
Ecrit par : Robin | 28 mars 2007
...Comme si ça ne commençait pas par là...Mais évidemment, on préfère lire Bourdieu. Condorcet, c'est "ringard".
Ecrit par : Robin | 28 mars 2007
Parmi les gens formidables en question, mon PIUFM d'histoire-géo : à mon sens, il n'a jamais prononcé une parole qui ne soit pas hautement pertinente (oui, je sais, Toto, à mon sens, tu parles d'un critère...). Il fait partie de la génération de ceux qui sont sans doute allés loin dans le "pédagogisme", mais aujourd'hui, il est surtout désabusé et inquiet de ce qu'il constate dans les classes qu'il visite. Ses cours étaient visiblement très préparés, on n'y trouvait à la fois les éléments de contenus, les démarches à suivre, les questions que ça posait, etc. Bref, tout ce qu'on pouvait attendre. Or, mes petits camarades n'ont jamais pris la peine de l'écouter : son style ne leur revenait pas, et il ne distribuait pas progressions et fiches de prep' clé en main. Au point qu'une fois validés, il ne faisaient plus que des sudokus, journal ouvert sous son nez. Les formateurs d'IUFM ont donc parfois le dos large...
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
"Ce qui est absolument scandaleux, c'est le peu de temps consacré à l'essentiel dans les IUFM : la formation des futurs instituteurs à l'apprentissage de la lecture et de l'écriture. C'est tellement énorme que je ne parviens pas encore tout à fait à y croire, mais les témoignages sont là."
Ca, pour le coup, c'est vrai de vrai : l'horaire de français est conséquent, mais pour une large part consacré au culte du moment qui est la Littératuredejeunesse, sa vie, son oeuvre, sa piscine chauffée,... (quand le mot est prononcé, prière d'afficher l'extase sur son visage, comme pour un certain nombre de formules magiques)
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
A propos, pour ceux que ça intéresse et qui n'en disposaient pas, où je constate que je n'avais pas rêvé en vous disant il y a quelques jours que les fables de La Fontaine étaient une nouveauté (!) par rapport à 2002 :
javascript:FenetreAcrobat('http://www.cndp.fr/archivage/valid/68768/68768-10435-13243.pdf');
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
" (oui, je sais, Toto, à mon sens, tu parles d'un critère...)."
Déjà tu en as conscience, c'est bien ...
Parce que, franchement, lire ça :
"C'était juste un exemple parmi bien d'autres. J'aurais pu dire "et", ou "femme", ou "bien"..."
Moi, ça me fout les boules, cela signifie que tu n'as rien compris à la progression ... Tu as dit que tu avais un CP ...
Donc:
Combien d'élèves?
Combien lisent "suffisamment"?
"Or, mes petits camarades n'ont jamais pris la peine de l'écouter "
Bon, tu n'en dis pas assez ... Ils ont eu quoi au CP ...
Ecrit par : toto | 28 mars 2007
La même en plus digeste pour votre ordi :
http://eduscol.education.fr/D0102/liste-litterature-c3-sept-04-8champs.xls
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
"Parce qu'avec une formation d'une année scolaire moins les stages, on a juste le temps de bien vous faire comprendre que vous avez un revolver sur la tempe et que vous avez intéret à vous démener, dans le stress et l'insomnie, pour tout apprendre tout seul (ou plutôt en donner l'air) ."
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
Beaucoup de stagiaires confirment que quelques mois de formation, c'est effectivement assez succinct! Je l'ai dit également nombre de fois ici, mais pensez donc! La parole d'un PIUFM en ces lieux...
Qu'il y ait par ailleurs des choses à améliorer dans l'organisation de ces quelques mois, personne n'en doute. Mais ce qu'il faut avant tout, c'est évidemment rendre cette formation plus conséquente.
Merci à Perceval, en tous cas!
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2007
Toto, tu vois des significations partout, tu ne cesses pas d'agresser, tu me gonfles, je ne te parles plus, et je plains tes élèves.
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
Dès qu'on parle des choses qui fâchent, il n'y a plus personne..
Cela ne m'étonne pas......... J'imagine bien ton monde à lire !
Ecrit par : toto | 28 mars 2007
PIUFM, c'est un mot valise entre pion et pignouf ?
Ecrit par : Jérémy | 28 mars 2007
Tu ne parles pas, tu éructes. Je ne t'ai encore jamais lu prendre la peine d'écrire quelque chose de clair. Tu te comprends, et ça semble te suffire. Sauf qu'on a du mal à comprendre d'où tu tiens tes inébranlables certitudes, du haut desquelles tu te permets de villipender ceux qui tentent de questionner ce qu'is croient savoir. L'absence de doute que tu feins d'afficher ne te fait pas apparaître à ton avantage.
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
PIUFM, professeur d'IUFM (prononcer pioumf)
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
"où je constate que je n'avais pas rêvé en vous disant il y a quelques jours que les fables de La Fontaine étaient une nouveauté (!) par rapport à 2002" : pan sur le bec, vous l'aurez peut-être constaté...
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
Re-pan sur le bec : c'est bien ça :les fables de La Fontaine ne sont apparues au programme qu'en 2004. Avant, il convenait d'étudier celles d'Esope.
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
Désolé, Christophe, mais je dois ajouter qu'à l'opposé, le prof de philo était un sinistre con, doublé d'un fumiste intégral, qui a eu le culot de briguer le poste de coordonnateur après que le Directeur, type hautement valable, l'eût libéré de la redoutable cinglée qui l'occupait.
Ecrit par : Perceval | 28 mars 2007
Aujourd'hui je me suis fait traiter de raciste par un élève perturbateur (un merdeux qui dit tout haut qu'il est là pour fiche le bordel dans mon cours, mais qui est assez comédien pour passer du diable à l'ange; je suis certain que vous en connaissez tous chers collègues...) à qui j'avais demandé de regagner sa place pour travailler. Se tournant vers ses deux copains d'origine maghrébine comme lui avec qui il tapait la discute et riait (tous trois ont prononcé ces derniers mois des propos antisémites à l'attention d'une adolescente de ma classe qui en a pleuré), il dit: "De toute façon il n'aurait rien dit aux Français". Voici donc un gars de 16 ans né en France qui se dit plus Algérien que Français qui me balance ça à la tronche. Je réagis, je mets violemment les points sur les "i" et à la fin du cours nous allons voir le proviseur. Tout d'abord, il fait les gros yeux, il demande la version des uns et des autres, dit que ce n'est pas bien, qu'il ne veut ni racisme ni antisémitisme dans son établissement, rajoute que je suis une personne hors de tout soupçon xénophobe (et l'élève de répondre: "Moi je ne suis pas dans sa tête, je ne le sais pas s'il est raciste ou non".), montre les muscles ("Vous avez dit des choses graves"); puis, se tournant dans ma direction, l'élève étant toujours avec nous: "Mais vous savez, ces jeunes ils rencontrent des difficultés dans la vie de tous les jours. Quand ils vont dans des magasins, par exemple, on les regarde bizarrement. Et ça, ça leur fait mal à l'intérieur. Alors ils répondent comme ça, croyant qu'on les agresse sans aucun doute. C'est facile et un peu bête.
- Voyons, certains en jouent alors que tout va bien pour eux (l'élève en question ne vit pas dans un milieu modeste, mais fait partie de la nouvelle bourgeoisie issue de l'immigration)...
- Bon, mon petit, j'espère que vous avez bien retenu la leçon. Je demande à votre enseignant de vous reparler et de savoir où vous en êtes. Et selon votre réflexion la punition changera..." Les bras m'en tombent encore. Je n'ai pas voulu sortir du bureau sans avoir au moins dit: "Jeune homme, je vais employer un grand mot: en me traitant de raciste, vous avez touché à mon honneur".
J'en parle un à ami professeur qui me dit: "Vote Le Pen le 22 avril, soulage-toi (dans le sens scato, j'imagine). De toute façon, le lendemain, tout le monde descendra dans la rue pour gueuler s'il est au 2d tour". Je n'ai plus envie de penser. L'adolescent / l'enfant est un dieu; et je n'ai qu'à me taire.
Ecrit par : Pendariès | 28 mars 2007
Tu ne devrais pas te laisser démonter par deux débiles (trois, avec ton collègue)... Moi, quand je frôle ce genre de vertige, je me rattrappe en mettant ça sur le compte de la connerie bien grasse. D'ailleurs, ma meilleure copine, qui incarne l'inverse et qui est d'origine marocaine, vomit le genre de p'tit con dont tu parles. Donc, heureusement, il n'y a pas que la connerie qui soit internationale.
Ecrit par : Perceval | 29 mars 2007
Pour Jéremy, qui est toujours perplexe à propos de Kerry, lequel ne lui "semblait desservi que par son indécision et effectivement ses liens avec le grand capital, mais y avait-il autre chose ?"
Quelques précisions supplémentaires:
Pour faire le poids face à un président sortant dans un pays en guerre, il aurait fallu aux Démocrates quelqu'un avec, à la fois, plus de charisme, un historique de votes au Sénat plus conséquent, ( dans le sens qu'a ce mot en français, c'est `a dire cohérent et non important) et surtout (c'est le cas depuis Truman) quand le candidat manque du charisme qu'a eu Kennedy, les Américains exigent de lui une expérience de "commandement", soit militaire comme Eisenhower, soit comme gouverneur, ou vice-président. Simple sénateur c'est vraiment léger.Un John McCain, un Giuliani ont fait leurs preuves, mais chez les Démocrates il n'y pas cette pointure en stock, pour le moment, et leur programme est lui aussi bien léger.
C'est d'ailleurs en partie ce qui plombe aussi Hilary Clinton: elle n'est que sénateur, quant à son expérience de commandement, eh bien justement, ses huit ans sur Pennsylvania Avenue, je ne crois pas que cela soit une référence positive dans son CV, pour lui permettre d'y revenir.
Quant au charisme...
La dernière partie de votre remarque, les "'liens de Kerry avec le capital" ..is so French! cet argument ne viendrait je crois à l'idée de personne ici, où l'anti-capitalisme est une pathologie stalinienne, dont il reste quelques survivance en Corée du Nord, ou à Cuba. Les Démocrates américains sont pro-capitalistes... mais faire comprendre en France que le plus proche d'eux ce n'est même pas Bayrou, c'est Sarkozy, et sans que pour autant Bush ait quoi que ce soit à voir avec un Le Pen, c'est vraiment impossible!
La comparaison fréquente Hilary-Ségolène donne la mesure de la méprise. Madame l'ex- voterait vraisemblablement Sarko si elle était Française...
Mais plus sérieusement, sur les relations entre les hommes politiques et l'argent, encore deux précisons.
1. Tous les politiciens élus à Washington en ont, et pour la plupart, ils l'ont gagné AVANT d'entrer en politique. Kerry lui est un héritier ( un Forbes par sa mère) qui a épousé une riche veuve: pas vraiment impressionnant comme parcours pour un Américain. Son séjour au Vietnam a un peu redoré son blason, ( cocasse choix de mots,non?) mais il ne lui a pas donné l'occasion de montrer des qualités significatives de leader. Il fut malchanceux, blessé trois fois, deux légèrement au bras et une ( reste de shrapnell encore en place) à la jambe, et il a reçu les médailles militaires ( Purple Heart et Silver Star) qui vont avec les blessures. La troisième permet de quitter la zone de combat. Il ne s'est pas fait prier, et a eu raison car il n'avait visiblement pas trop la baraka
2. La réussite matérielle emporte la présomption qu'on doit être capable d'appliquer les mêmes qualités au service de la nation.
Une dimension inconnue en France et donc cause permanente de méprise, c'est qu'il y dans l'esprit de tout Américain qui a réussi la notion qu'il a une dette envers la société qui le lui a permis. C'est donc plus ou moins généreusement, par devoir moral, pas par obligation légale, mais avec des incitations fiscales ( there is no free lunch), qu'il va donner,et je ne dis pas rendre, car le concept redistribution est aussi absent, aux institutions qui ont pavé son chemin, comme son université, son lycée, son église, mais aussi d'une façon moins personnalisée, en faisant du mécénat. C'est ce qui explique l'extraordinaire vitalité du secteur culturel.(cf. le dernier bouquin de notre ex-conseiller culturel, Frédéric Martel), et l'inutilité, je dirais même l'incongruité, pour un Américain d'un ministère de la Culture. Et je ne parle pas de ce peuvent penser des intermittents, les artistes américains, ou d'ailleurs.
Une Ségolène qui n'a jamais travaillé un jour de sa vie en dehors des ors de la République, c'est tout aussi proprement inconcevable, ici. Je dirais même pire: ce serait considéré comme immoral.
Il a quelque chose de pathétique à la voir ainsi se raccrocher aux branches du tryptique Travail Famille-Patrie, et en se la jouant version Jessie Norman, passée au blanc d'Espagne. Comment peut-elle croire que les Francais ont la mémoire si courte qu'ils ne savent pas que, depuis la Libération, toute la gauche, unie ou non, a couvert avec un entrain sans mélange les accents de la Marseillaise par ceux de l'Internationale.
Ecrit par : Cadichon | 29 mars 2007
Ainsi donc, là où vous êtes, chacun mesure ce qu'il doit au pays qui l'a vu grandir et ne passe pas son temps à lui cracher dessus ...
Ne devriez-vous pas vous en inspirer un tant soit peu ?
Ecrit par : Perceval | 29 mars 2007
Pendariès, je suis de tout cœur avec vous. Il y a quelques mois a paru un rapport de l'Inspection Générale sur la dégradation de l'enseignement en Corse, qui mettait en avant la politique familiale de "l'enfant-roi" qui, paraît-il, serait pratiquée sur l'île. Mais c'est toute une société qui en rajoute dans le genre, ce qui donne à de petits crétins la certitude que tout ce qui sort de leur orifice buccal est inestimable…
(Phrase insupportablement chargée de relatives, mais je n'ai pas le temps ce matin de me corriger, je pars en cours…)
Catmano a bien mieux à faire que d'aller perdre son temps en IUFM : elle pourrait par exemple recevoir dans sa classe des élèves-instits désireux de voir comment on s'en sort, en situation — parce que rien ne remplace le contact avec les mômes. Mais voilà : est-elle dans les petits papiers de ceux qui choisissent les points de chute des stagiaires ? D'ailleurs, les stages sont notoirement insuffisants, en nombre et en qualité. C'est sur le terrain que l'on apprend, pas en amphi.
Cela me fait penser que l'on ne m'a jamais proposé d'avoir des stagiaires… Je ne dois pas en savoir assez en littérature…
Sur la question de la Marseillaise… Il se trouve que j'ai rédigé il y a une quinzaine d'années une étude sur la question. Et la Marseillaise a été revendiquée alternativement par la gauche et la droite depuis l'origine, au gré des contorsions idéologiques des uns et des autres. Quand elle voulait stimuler ses camarades de camp, c'est la Marseillaise, et pas l'Internationale, que chantait Danielle Casanova, militante communiste — la Marseillaise que Pétain avait voulu remplacer par "Maréchal, nous voilà", et que Le Menhir a récupérée depuis, pendant que la Gauche vociférait l'Internationale, avant de se remettre à Rouget de l'Isle — tournez manège !
C'est comme Jeanne d'Arc. Dans les années 1880, c'était (après la perte de l'Alsace-Lorraine) une icône de gauche. On sait ce qu'il en est aujourd'hui. Sic transit. Et je suspecte notre sainte Ségo actuelle de se draper dans une imagerie crypto-pucelle - à l'usage du Mond, de la Vie, et de Télérama — et de leurs lecteurs.
By the way, le "sang impur" ne me gêne pas — surtout s'il s'agit de celui des Anglais, dans un match de rugby (au passage, on critique aussi "égorger nos fils et nos compagnes" — et le geste d'égorgement des Néo-Zélandais à la fin de certains Akas, ça ne choque personne ? Chacun vit avec ses rites, et c'est très bin comme ça). Et ça ne me gênerait pas non plus d'aller m'en jeter un avec ces mêmes rosbifs après le match. Les gens qui s'attachent aux symboles (José Bové a encore raté une occasion de se taire — ou de se concentrer sur des choses intelligentes) n'ont rien d'autre à proposer.
Giscard avait ralenti le tempo de la Marseillaise dans les années 70, pour lui donner un air plus solennel. Eh bien, les Français l'ont remballé avec sa solennité. Ce pays a parfois un certain bon sens.
Dernier point — à propos des enfants étrangers sscolarisés en France.
J'ai dit plus haut — je me répète, mais tout cela a peut-être disparu dans l'effervescence du blog — qu'un enfant scolarisé en France y restait — point / barre. Savoir s'il sert de cheval de Troie à toute une famille est une autre question — pas évidente. Savoir si l'immigration doit être choisie ou pas est un problème qui ne peut être évacué d'un haussement d'épaules. Savoir si, en ce moment, le moindre éénement plus ou moins policier est instrumentalisé par les uns ou les autres, en revanche, n'est en revanche pas même une interrogation — c'est un fait. Alors, gardons notre sang-froid, sur ce blog en particulier, en nous rappelant que la vie continuera — sur des bases à peine modifiées — après l'élection présidentielle, après les législatives. Il serait sain que nous ne nous jetions pas trop d'insultes à la tête — il faudra bien continuer à vivre ensemble après la mi-mai. Et ce qui pourrait se dire dans l'échauffement du moment resterait dans les mémoires inutilement — c'est comme les disputes dans les couples : dans la folie de l'instant, on tient des propos qui franchissent l'erkos odonton, comme on dit dans l'Iliade et l'Odyssée, "la barrière des dents", et on s'en veut, parfois — trop tard…
JPB.
Ecrit par : brighelli | 29 mars 2007
J'ai reçu des stagiaires dans ma classe jusqu'au jour où deux petites jeunes PE1 ont reçu une lettre d'avertissement car elles étaient arrivées très en retard à la séance de piscine qui avait lieu à 13 h alors que l'école où elles étaient en stage (distante de plus de 90 km de la piscine) finissait la classe à 12 h.
En primaire, à cette époque-là du moins, c'étaient aux enseignants de s'inscrire s'ils souhaitaient des stagiaires. Je m'étais inscrite pensant aux candidats qui habitaient le sud et qui seraient bien contents de dormir chez eux pendant une semaine. Quand j'ai constaté qu'on leur collait des trucs à l'IUFM l'après-midi, j'ai abandonné, ne voulant pas contribuer à l'insécurité routière.
Ecrit par : catmano | 29 mars 2007
Pendariès
De tout coeur avec vous. Nous avons tous vécu une situation de ce genre un jour ou l'autre. Votre principal n'est qu'un lâche et ce genre de petits pervers a le don d'utiliser les failles entre les adultes.
La réaction de votre collègue : " Vote donc pour Le Pen aux prochaines élections ! " est symptômatique. Des petits cons de ce genre - pas votre collègue, le gamin - (excusez-moi de l'expression, mais il n'y en a pas d'autres) font le lit de l'extrême droite.
Voyez ce qui s'est passé à la gare du Nord. Vous avez remarqué que tout le monde parle et que Le Pen ne dit rien...Il laisse parler les images et il se frotte les mains.
Ecrit par : Robin | 29 mars 2007
À propos de l'intégration des IUFM dans l'université, cet article
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=21103
Question: est-ce que vous y comprenez quelque chose?
(l'auteur est "didacticien")
Ecrit par : angèle | 29 mars 2007
Angèle, Merci de tout coeur pour l'indication de ce lien qui m'a permis d'accéder à une pensée particulièrement riche et limpide. Je suis en extase !
A propos du Cahier des Charges sur la formation des enseignants :
Avis sur l’intégration des IUFM dans l’Université, d’après le Cahier des Charges paru au Journal Officiel en décembre 2006. par Tortorat Frédéric de l'université de Nice.
J'ai relevé, en particulier ces joyaux :
"Pour créer un module de formation par exemple, formaliser des liens directs avec les Inspections Académiques, ou co-organiser un projet de GIP, d’ERTe ou de PI (Programme Intégré au format UE), seuls des formateurs qui sont pleinement impliqués et à titre permanent dans l’ensemble des actions sont à même d’en intégrer toutes les données.
"l'universitarisation de la formation initiale"
"et vous me permettrez de me féliciter de leur opportunité et de leur appropriété"
"des entretiens d'explicitation et d'autoconfrontation des personnels"
"la recherche-action"
"La mutualisation des données empiriques"
Ecrit par : Robin | 29 mars 2007
Merci pour vos messages Perceval, JPB et Robin.
Dans la même journée d'hier, la jeune fille d'obédience juive est venue me voir (puisque c'est moi qui ai gueulé en classe, qui ai alerté proviseur, proviseur-adjoint, CPE et collègues - oh, au moins 4 ou 5 fois cette année et à diverses occasion) et m'a demandé si je savais quelle punition/sanction allaient recevoir les 3 "zigotos" qui avaient exprimé leur antisémitisme (bien ententendu, ce dernier ne peut être vraiment pris au sérieux, voyons, à 16 ans, est-on vraiment antisémite??....). Sera-t-elle renvoyée dans son coin? Je verrai ça aujourd'hui.
Ecrit par : Pendariès | 29 mars 2007
Pendariès
A force de ne rien prendre au sérieux et de tout laisser dire, on va vers le pire.
Oui, on peut être antisémite à 16 ans et même bien avant. Et plus on est jeune, plus c'est dangereux, d'autant que ça "s'incruste" les pensées mauvaises. L'antisémitisme est une maladie et les maladies, ça se soigne.
C'est vous qui êtes dans le vrai. Merci de prendre au sérieux la souffrance de cette jeune fille...et bravo pour votre courage.
Ecrit par : Robin | 29 mars 2007
"en toute camaraderie, Toto me fatigue, à insulter CONTINUELLEMENT Christophe."
"tu ne CESSES pas d'agresser"
"Tu ne parles pas, tu ERUCTES"
Ben voyons ... Sûr que je ne fais que ça !
Tu n'as pas répondu !
Combien d'élèves ?
Combien de lecteurs ?
Nous sommes le 29 Mars !
Ecrit par : toto | 29 mars 2007
"Pour créer un module de formation par exemple, formaliser des liens directs avec les Inspections Académiques, ou co-organiser un projet de GIP, d’ERTe ou de PI (Programme Intégré au format UE), seuls des formateurs qui sont pleinement impliqués et à titre permanent dans l’ensemble des actions sont à même d’en intégrer toutes les données.
Oui parce que le citoyen de base, lui , il a un peu de mal à les "intégrer" les données !
Ecrit par : Robin | 29 mars 2007
Patricia et Romina,chaque fois que je vois mon petit-fils, je passe une très mauvaise nuit : il écrit très mal, sa lecture n'est pas fluide du tout, cela le rend malheureux bien que quand il vient à la maison, il me demande de lire Léo et Léa. Il est normalement intelligent, a un vocabulaire plutôt riche, malheureusement, comme le dit un de mes amis instituteur, 'il a eu le totale', dès la moyenne section, je me souviens qu'apprenant à 'lire' le mot montagne sous le dessin, sa soeur plus âgée avait dit : 'Grand-mère ne va pas être contente.' Très rêveur, imaginatif, se racontant des histoires, parlant sans cesse, il me semblait l'exemple type du petit garçon à risque (ressemblant à mon fils qui a été 'dyslexique', rééduqué pendant de nombreuses années par un couple de vieux instituteurs chers à mon coeur).
En CP, Justine et compagnie', l'horreur ! et cette année, le Faunographe, complètement débile pour des enfants en difficulté !
Connaissez-vous le comble pour une maîtresse de CP-CE1 en ZEP, avoir appris à lire à tous ses petits élèves pauvres, misérables, Maghrébins ou Mayotais dès février, et ne pas y réussir avec son fils.
Anne-Marie. "
Ecrit par : toto | 29 mars 2007
un petit message pour Pendariès rubrique "rien à voir" : mon mari a lu "j'ai serré la main du diable" sur le Rwanda et il en est ressorti bouleversé alors je te le conseille par oui-dire.
Et je rebondis sur ton dernier post pour vous soumettre un problème chers professeurs de collège !
Ce soir je suis délégué de parent en 3ème pour le conseil de classe ; or depuis le premier jour de classe un trublion (je suis TRES polie) tout ce qu'il y a de "gaulois" pourrit l'ambiance de la classe, empêche ses collègues de travailler en émettant des mots (au mieux) et des sons incongrus à toute occasion, et, plus grave, en entraînant dans son sillage un bon tiers de la classe, composé de moutons ravis de suivre ce loup !
Voilà que ce lundi les "bons élèves" (les pauvres !) excédés se révoltent et demandent, rien que ça, que les parents exigent l'exclusion du gamin lors du conseil de classe !!!
Que faire ?
Certes, comme dit une maman, tous les enfants ont droit à une éducation de qualité, c'est un établissement public qui doit recevoir tout le monde mais ce zozo s'en tamponne allègrement ! ne serait-il pas mieux heu ailleurs (m'en fiche) ? en tout cas la classe ENTIÈRE elle, s'en porterait visiblement mieux ! comment forcer la vie scolaire à mieux soutenir les profs ? que pouvons nous faire, nous les parents ? ya des jours où je me dis que les parents auraient du rester à l'extérieur du collège....bienheureuse ignorance !
l'école privée a de beaux jours devant elle....
Ecrit par : fabienne | 29 mars 2007
Voilà que ce lundi les "bons élèves" (les pauvres !) excédés se révoltent et demandent, rien que ça, que les parents exigent l'exclusion du gamin lors du conseil de classe !!!
Que faire ?
Fabienne, pour les élèves très très perturbateurs, il existe dans le public un dispositif appelé "classe relai". Dans le département où je réside, il y en a une, rattachée à un établissement différent chaque année (je pense que vous comprenez pourquoi). Il faudrait que vous en parliez avec le principal.
Par ailleurs, le conseil de classe n'est pas habilité à exclure un élève. Le principal a le droit de procéder à des exclusions temporaires (jusqu'à 8 jours, je crois), mais au-delà, il est obligé de réunir le conseil de discipline; c'est une procédure assez lourde (convocation par lettre recommandée, présence possible dans le public d'un avocat pour défendre l'élève, etc.)...Le conseil de discipline peut ne pas prononcer une exclusion définitive mais seulement temporaire et jouer un rôle "éducatif" (mise en garde, avertissement solennel à l'élève...)
En fait, tout dépend du principal. Il est le seul à pouvoir prendre la décision.
Il y a aussi, dans certains collèges la possibilité d'une procédure moins lourde que l'on appelle "commission de discipline" (ou autrement ; peu importe le terme) : tous les professeurs de la classe + le principal ou/et l'ajoint + le CPE... Elle ne peut pas prononcer d'exclusion définitive, mais elle peut jouer le même rôle de mise en garde, d'avertissement solennel à l'élève, etc.
Ecrit par : Robin | 29 mars 2007
"Classe-relais" avec un "s" !
Ecrit par : Robin | 29 mars 2007
Le problème ici c'est que quand on reste 48 heures sans venir, on a de la peine à retrouver l'endroit où on s'était arrêté...
La meilleure méthode consiste à poster un message, n'importe lequel même si on n'a rien à dire! Donc excusez-moi, je ne fais qu'une visite avec marque-page. Bien le bonjour à tous.
Ecrit par : dobolino | 28 mars 2007
Moi je copie-colle les interventions du jour, je me les lis tranquillement dans la journée, et je me sers de la dernière pour retrouver le fil.
Chacun son truc !
Ecrit par : yann | 29 mars 2007
Fabienne, à moins que le zozo se soit mis tout nu en classe (et encore; durant le cours d'une collègue en atelier, elle se rend compte qu'un mec est en érection devant une nana qui l'excitait: résultat: 1 mois de renvoi, avec obligation de suivi psychologique - ha et qui sera chargé de s'assurer de ce suivi???), ou qu'il massacre un de ses camarades, ou un de ses professeurs, ce n'est pas dans la politique actuelle des rectorats et du ministère de laisser les énergumènes hors des établissement scolaires... ALors bonne chance!
Ecrit par : Pendariès | 29 mars 2007
Pendariès, tenez bon car c’est vous qui êtes dans le vrai et dans le juste.
Cela risque de ne pas être facile, surtout pour la fille dont vous parlez. Malheureusement dans un cas comme celui-ci ou dans les cas de racket, les pseudo chefs d’établissement ont trop tendance à pousser la victime à partir et ces connards de brutes sont au mieux sermonnés.
Ça se passe dans des collèges ou des lycées et on a l’impression d’être dans un film sur la mafia quand les témoins refusent de témoigner et qu’il n’y a pas de procès.
Les bahuts ont aujourd’hui l’air d’avoir vocation à être des asiles de jour, c’est le fameux “accueil” qui prime, c’est ce que j’appelle le “comptage des corps” cher aux pédagogos qui nous dirigent. Et après on nous casse les c…… avec la “citoyenneté” !
Ecrit par : Lariba | 29 mars 2007
Qu'il y ait des PEMF, (ou IMF, il y en a encore) très performants ne fait de doute pour personne. Sauf pour ceux qui pensent que tout est pourri, vendu, à jeter aux orties à partir du moment où les IUFM y sont partie prenante!
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2007
Quand j'ai fait mon service militaire, j'ai fait une croix sur mes préjugés quand je me suis aperçu qu'il y avait dans l'armée à peu près la même proportion de tarés et de gens biens que dans la population civile. Et c'est valable pour toutes les catégories professionnelles (s'pas, dobolino ?).
Après, tout dépend de sa propre tolérance à la connerie ambiante.
Donc, tout n'est évidemment pas tout blanc ou tout noir. Et il y a sûrement plein de formateurs formidables en IUFM, et ailleurs.
Cela dit , mon dernier contact avec un membre du mammouth (n'y voyez aucune allusion graveleuse !) a été avec un inspecteur général des mathématiques lors d'une conférence. Je ne sais pas à quoi correspond le grade de général en l'occurence (si quelqu'un veut bien me répondre), çà doit être une sorte de formateur en chef, ou il a au moins dû l'être au cours de sa carrière, mais je n'ai jamais vu (et j'en ai vu , des mauvais !) un aussi mauvais conférencier-prof-orateur, aussi mal à l'aise, approximatif, ennuyeux et dormitif (et j'en passe...).
Principe de Peter ?
Le problème , c'est qu'en vertu de ce principe, c'est en haut de l'échelle qu'on les trouvent, ceux-là.
Catmano, restez donc en bas, et faites un bouquin !
Ecrit par : yann | 29 mars 2007
...Comme si ça ne commençait pas par là...Mais évidemment, on préfère lire Bourdieu. Condorcet, c'est "ringard".
Ecrit par : Robin | 28 mars 2007
l'avantage de Bourdieu, c'est qu'il n'est pas nécessaire de savoir lire pour ne rien comprendre ;o)))
Ecrit par : yann | 29 mars 2007
Fabienne
"Ce que dit Pendariès n'est hélàs que trop vrai."
Mais vous pouvez néanmoins tenter votre chance auprès du principal, éventuellement à travers une démarche collective.
Ecrit par : Robin | 29 mars 2007
Kerry, etc.
Ecrit par : Cadichon | 29 mars 2007
l'avantage de la politique américaine, c'est qu'un looser disparait du paysage (Ah, si c'était possible en France, faites le compte de tout ceux que nous aurions évité !).
Alors, pourquoi en reparler ?
Ecrit par : yann | 29 mars 2007
L'avantage de Meirieu, c'est qu'on comprend très vite qu'il n'y a rien à comprendre, et donc que l'on peut aller vaquer à d'autres occupations qui vous font moins perdre votre temps. Enfin, pas tout le monde...
Ecrit par : Jean | 29 mars 2007
yann :
Corps placé sous l'autorité directe du ministre, l'inspection générale de l'Éducation nationale (IGEN) exerce auprès de lui des fonctions d'expertise, d'encadrement et d'évaluation.
Au cours de ses deux siècles d' histoire, ce corps, créé en 1802, a vu ses missions se diversifier et son champ d'intervention s'étendre progressivement aux écoles, aux collèges, aux lycées et aux établissements de formation professionnelle des personnels.
L'organisation de l'inspection générale de l'Éducation nationale reflète, à travers quatorze "groupes permanents et spécialisés", les spécificités thématiques ou disciplinaires de ses 159 membres ; la structure des "collèges académiques" renvoie aux responsabilités pédagogiques que ceux-ci exercent auprès des corps d'inspection territoriaux en liaison avec les recteurs.
Au programme annuel de travail fixé par le ministre, s'ajoutent de nombreuses missions particulières, en France comme à l'étranger et l'étude de certains thèmes disciplinaires ou transversaux. L'ensemble de ces activités donne lieu à l'écriture de rapports destinés au ministre. Le rapport annuel, inscrit dans la loi, est publié par la Documentation Française et regroupe en une organisation thématique l'essentiel de ces travaux.
Doyen de l'inspection générale de l'éducation nationale :
François Perret
107 rue de Grenelle, 75007 Paris
...Et c'est comme dans l'armée, des généraux, il y en de bons et il y en a de mauvais !
Ecrit par : Robin | 29 mars 2007
"C'est comme dans l'armée, des généraux, il y en a de bons et il y en a de mauvais."
Mais quand ils sont mauvais, les conséquences sont en général assez graves.
Ecrit par : Robin | 29 mars 2007
Yann,
Votre inspecteur général était peut-être mal à l'aise aussi parce qu'il avait obligation, du fait de sa fonction, de militer en faveur de sombres absurdités contre lesquelles sa conscience, au tréfonds de lui-même, se révoltait!
Pas facile de plaider pour une cause à laquelle on ne croit pas!
Ecrit par : Jean | 29 mars 2007
Certes, Robin, certes ....
Et merci de votre réponse
Ecrit par : yann | 29 mars 2007
Putain, si j'avions pris 1 mois à chaque érection, j'y serais pas allé souvent ...... :)
"Ce soir je suis délégué de parent en 3ème pour le conseil de classe"
Quel est son niveau d'étude ?
Si c'est le meilleur, tu l'isoles avec un résumer de bouquin à faire ... les maths c'est bien aussi ;)
Si c'est le plus nul (il a eu quoi au CP?), il faut lui faire L&L .... Tu vas voir son comportement changer rapidement .... àmha .
Ecrit par : toto | 29 mars 2007
Non, Jean , pas du tout.
Il s'agissait du conférence purement mathématique, sur le théorème de Fermat et l'oeuvre mathématique du même Fermat. Rien de polémique.
Mais il était mauvais comme un cochon. Timidité, peut-être ?
Ecrit par : yann | 29 mars 2007
D'UNE conférence !
Trop vite !
Ecrit par : yann | 29 mars 2007
Peut-être qu' imprégné, telle une éponge, des principes prétendument "pédagogiques" de Monsieur Meirieu, lesquels interdisent de transmettre des connaissances, il ne savait définitivement plus enseigner...
Ecrit par : Jean | 29 mars 2007
" A propos du cahier des charges sur la formation des enseignants ", que c'est beau ! On dirait du Meirieu.
J'ai quand même relevé une chose interessante : il n'est pas spécifié que le "Mémoire professionnel " reste obligatoire, s'inquiète l'auteur de l'article en question.
Ces mémoires ne sont-ils pas entièrement "bidons" ?
Otez-moi d'un doute, ceux qui en ont fait un récemment.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 29 mars 2007
J'ai entendu parler d'un "mémoire professionnel" dont le sujet était: "De la nécessité pédagogique du bavardage en classe."
Mémoire noté "Très bien" par l'IUFM concerné!
Quand on vous dit que ces gens-là sont des cinglés...
Ecrit par : Jean | 29 mars 2007
merci de vos commentaires et suggestions.Je ne manquerai pas de les mentionner ne serait ce que pour qu'elles figurent au compte rendu du conseil.
Malheureusement le tandem administration-vie scolaire "dysfonctionne" chez nous, pour reprendre les mots d'une prof, donc l'espoir est plus que mince...
quand nous étions en RP, il existait un recours qui était une exclusion officielle mais effectuée...dans le bureau du CPE ; le gamin exclu devait être présent de 8h à 17h dans le collège mais hors classe, chez le CPE.
Effet assuré, reprise en main (plutôt) efficace : le gamin était sorti de sa classe mais pas dans la rue et sous l'oeil de l'autorité ; bon le CPE avait une carrure de rugbyman et la vocation chevillée au corps.
ici c'est heu no comment.
Ecrit par : fabienne | 29 mars 2007
J'ai entendu parler d'un "mémoire professionnel" dont le sujet était: "De la nécessité pédagogique du bavardage en classe."
Mémoire noté "Très bien" par l'IUFM concerné!
Quand on vous dit que ces gens-là sont des cinglés...
Ecrit par : Jean | 29 mars 2007
Peut-être que l'auteur était moins " cinglé " que les correcteurs et qu'il voulait se moquer d'eux.
Sinon, en ce qui concerne les inspecteurs généraux, j'ai plutôt une bonne opinion...
...Ce que je dis là est tout à fait désintéressé et sans ironie.
Ecrit par : Robin | 29 mars 2007
Fabienne,
L'alibi du "droit à une éducation de qualité" , Fabienne, est l'argument de mauvaise foi des "pédagos" et de leurs complices (la FCPE, notamment...) pour justifier l'impunité réservée aux fauteurs de troubles tels que l'élève que vous décrivez. Ne vous laissez pas impressionner par ce poncif.
En l'occurrence, pour le conseil de classe de ce soir, vous verrez bien quel est l'avis des professeurs (au passage, dites donc plutôt "professeurs" que "profs") sur cet élève. S'il dérange effectivement les cours dans un grand nombre de matières, cela m'étonnerait beaucoup que le principal n'en tire pas les conséquences, car c'est lui, et non la "vie scolaire", qui a la responsabilité de la bonne marche du collège. Je vous signale que ladite "vie scolaire" n'a pas la bride sur le cou, mais doit obtempérer aux instructions du principal. Si celui-ci et les professeurs sont solidaires, je ne vois pas comment la "vie scolaire" pourrait s'opposer à des décisions disciplinaires nécessaires.
Dans mon collège, nous distribuons des "Avertissements" aux élèves qui n'ont pas travaillé ou qui se sont mal conduits ("Avertissements travail" ou "Avertissement conduite", ou les deux). Il suffit de trois remarques négatives portées par les professeurs dans le bulletin trimestriel pour que ces "Avertissements" soient octroyés. Tout rapport fait à l'administration pour manque de travail ou pour indiscipline par un professeur dans les mois qui suivent les "Avertissements" donne lieu à une exclusion d'un jour. Le trimestre suivant, les "Avertissements, s'ils sont de nouveau octroyés, se transforment en "Blâme" , avec perspective d'une exclusion de huit jours. Evidemment, les exclusions sont, en fin de compte, appliquées avec mesure, mais les élèves savent qu'elles existent et ils se méfient.
Les manquements jugés graves (insultes aux professeurs, par exemple) entraînent la réunion du conseil de discipline qui prononce des exclusions définitives. C'est arrivé, à ma connaissance, plusieurs fois ces dernières années.
Est-ce qu'un système de ce genre est en place dans votre collège?
Ecrit par : Jean | 29 mars 2007
Sinon, en ce qui concerne les inspecteurs généraux, j'ai plutôt une bonne opinion
...Parce que leur compétence disciplinaire appofondie les préserve, en général, du "jargon" pédagogiste.
Ecrit par : Robin | 29 mars 2007
approfondie avec un "r"
Ecrit par : Robin | 29 mars 2007
C'est sûr, Robin, qu'entre un Frackowiak et un inspecteur général, il y a, en principe, un abîme.
Ecrit par : Jean | 29 mars 2007
Putain, si j'avions pris 1 mois à chaque érection, j'y serais pas allé souvent ...... :)
Certes, Toto. Mais il me semble que Pendariès nous expliqué assez clairement que l'élève "n'avait pas caché sa flamme".
Ecrit par : Robin | 29 mars 2007
...Ou plutôt qu'il l'avait "dévoilée".
Ecrit par : Robin | 29 mars 2007
Vi, j'avions bien compris ....
Mais, moi à mon époque, elle n'avaient pas encore le string qui sortait du falzar, par contre si tu glissais ta main sous la jupe tu pouvais apprécier leur portes jartelles ;o)
Va choper une fille qui bande en classe :o))))))) pas facile à voir ... Et pourtant elles sont à poils :)
Ecrit par : toto | 29 mars 2007
Et avec cette nouvelle mode de porter ton futal sur les genoux, c'est sûr qu'à la moindre 'bandaison' le popol il fait coucou :o)
Ecrit par : toto | 29 mars 2007
Very british, my dear. Very, very british. Did you do your best ? Or maybe you can do / be worse ?
C'm'on, there are ladies there !
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 mars 2007
"C'm'on, there are ladies there !
JPB"
Toujours avec leur consentement (of course, ref: la main sous la jupe)
Désolé Jp, nous n'avons pas tout à fait la même approche du sexe dit 'faible' ...
Et tu serais (peut être) étonné de ce qu'elles sont capable de faire ...
Non, ce n'est pas sale .... :o))))
Ecrit par : toto | 29 mars 2007
Je vois qu'ici on est pour la main au centre du système!
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mars 2007
Excusez-moi. Voilà ce que c'est que de la ramener avec les métaphores du "Grand Siècle". J'ai fichu le feu avec ma "flamme".
Ecrit par : Robin | 29 mars 2007
"Excusez-moi
J'ai fichu le feu avec ma "flamme".
Ben pourquoi, je suis tout de même pas chez les puritains ici ? Si ?
Désolé d'vous avoir choqué :o))))))))
Ecrit par : toto | 29 mars 2007
Depuis quelques mois, je lis les commentaires des uns et des autres, certains avec plaisir, d'autres avec consternation. J'ose espérer que le sieur Toto n'est ni professeur des écoles, ni professeur de lettres, car, outre que ses propos sont consternants et souvent inintelligibles, ils sont truffés de fautes, qui ne sont pas toutes,c'est visible, des fautes de frappe. On peut être en désaccord avec ceux qui interviennent, mais on doit rester courtois et s'en tenir au terrain des idées.
Je m'en tiens là pour aujourd'hui.
Ecrit par : mouron rouge | 29 mars 2007
en effet Robin, que de preux chevaliers qui joutent !
une pique devient lance incendiaire... et votre "flamme" fait se "déployer" des flammes revendicatrices ...
Le fond de la classe est bien agité cet après-midi....
Jean-Paul il semblerait que manger du "rosbeef" toute une fin d'après midi de samedi, c'est excellent pour apprendre la langue de Shakespear, suivrais-tu à la lettre les dernières instructions pédagobobos en ce domaine?
ne faudrait-il pas prévoir un conseil de disciplines pour les blogueurs?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 mars 2007
Scarlett Pimpernel,( puisqu'on est un site bilingue :>)) )
Il faut pardonner à toto des écarts qui semblent souvent ressortir du domaine éthylique. Il peut donc être sobre en classe, dans tous les sens du terme, et plus du tout ici.
Ecrit par : Cadichon | 29 mars 2007
C'est curieux, le symposium (un peu de culture, queue diable !) ne m'incite guère à la gaudriole — plutôt à la philosophie. Mais Toto a le droit de fonctionner différemment…
Evidemment, je ne dis pas, il y aurait dans le Banquet quelque Alcibiade femelle, une créature d'outre-beauté avec l'intellect de Socrate et les mœurs qui vont avec, peut-être me laisserais-je aller à infléchir ce blog sur une pente plus amoureuse… Et le Médoc (ou le Châteauneuf-du-Pape) aidant, où irions-nous, ma bonne dame ?
Peut-être au cubiculum voisin (voilà que je mélange symposium grec et congrès romano-indien — le rouge a frappé déjà en esprit).
Cela dit, Pendariès, quelles nouvelles du front ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 mars 2007
Cadichon, merci pour ces précisions !
Ecrit par : Jérémy | 29 mars 2007
un mythique Mythique?
le blog dériverait de plus en plus vers le théâtre d'ombre.
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 mars 2007
Les nouvelles du front? L'administration était occupée, et je n'ai pas pu faire le siège à mon tour, mon directeur de thèse m'attendait l'après-midi à Montpellier... Demain! J'exige un résultat... hum hum
Ecrit par : Pendariès | 29 mars 2007
De nada, Jérémy et ...a la disposicion de Ud, si besoin, car les amalgames, les confusions et les méprises sont inévitables dans deux pays si proches par tant de côtés, mais où les mentalités s'impriment ( et s'expriment) de plus en plus souvent en négatif l'une de l'autre.
De nombreux auteurs ont étudié les arcanes de ce love and hate relationship, mais plus le temps passe et moins les deux "Sister Republics" se comprennent. L'exaspération monte avec l'incompréhension.
Le Center for European Studies de Harvard est exemplaire à cet égard. J'ai rarement entendu ailleurs autant de sottises sur la France, proférées aussi doctement , et curieusement souvent en présence d'universitaires français de passage, notamment des chercheurs au CNRS, mais comme ils sont invités j'ai l'impression qu'ils se contentent de froncer les sourcils, incrédules et se taisent, par politesse. Quand ils ne maitrisent pas trop l'anglais je me fais un plaisir de leur confirmer qu'ils ont bien compris... Par les contresens, les amalgames, l'aveuglement idéologique on se croirait souvent à une conf. de Meirieu. C'est tout dire.
Voici le dernier en date, et quelle que soit sa sensibilité je ne pense pas qu'un seul Français pourrait laisser dire sans broncher que Sarkozy est en train de vouloir "re-coloniser" les immigrés Magrébins et Africains en leur demandant de se soumettre aux lois françaises. Le mois dernier, j'ai scandalisé la pontifiante "spécialiste" de la France à Harvard qui venait de dire cela quand j'ai osé lui dire qu'elle poussait le bouchon un peu loin et que c'était plutôt le sentiment inverse qui prédominait, dans certains quartiers et banlieues, et écoles ou hopitaux, celui d'une colonisation de facto par les adeptes de la charia.
Quand je lui ai demandé sa définition de la colonisation et que j'ai donné comme exemple celle de l'Europe de l'Est par les Soviets elle s'est énervée encore plus...
On s'amuse comme on peut!
Ecrit par : Cadichon | 29 mars 2007
Salut,
or donc, pour Toto, les substances seraient licites et de bon aloi ? Alors respect. Mettons que je n'ai rien dit. Et puis il me fait bien marrer avec ses gauloiseries. Ca change de notre carcan politically correct habituel.
Une potette ZIL (ie remplaçante sur des congés courts) a eu droit, elle, en CM2, à un élève qui ne se contentait pas d'éprouver quelque émotion à son égard, mais qui s'y encourageait par le geste, si vous voyez ce que je veux dire ...
Concernant le mémoire, dans mon académie et pour le primaire, c'est la dernière année qu'il est en vigueur. J'ai rendu le mien il y a quelques mois, et à cette occasion, j'ai lu ceux de mes petits camarades inquiets pour leur orthographe. Je peux donc vous affirmer que les formateurs sont informés du niveau bien faible des "productions". A la décharge des auteurs, il est écrit dans l'urgence et sous pression, au cours et surtout à l'issue d'une année très éprouvante, mais quand j'ai lu les opus (opi ?) de mes camarades, j'avoue que les bras m'en sont tombés. Est-il utile de préciser qu'ils en sont sorti sinon avec les honneurs, du moins sans encombre, à ma surprise et (on s'attache...) à mon soulagement. Les seuls qui soient tombés sur le mémoire ne l'ont été que par règlement de compte de formateurs qui n'avaient pas pu leur faire la peau sur les stages (motivés par des raisons bonnes ou mauvaises, en général mauvaises) et qui ont fait jouer leur entregent. Mais comme les "invalidés" pour compte de mémoire ont été validés par l'Inspection académique en fin de course, ils en ont été quitte pour quelques sueurs froides. C'est, sans parti pris aucun, ce que je peux en dire.
Ecrit par : Perceval | 29 mars 2007
Ah, et puis le témoignage tou frais d'une copine qui ne pouvait pas empêcher un de ses élèves de se déloquer complètement tout en crachant sur les vitres de la classe...
Ecrit par : Perceval | 29 mars 2007
Personne ne regarde Freinet sur France 3 ?
C'est bôôôôôô, c'est pédagogo, c'est crémeux à souhait !!!!!
Il faut que les élèves racontent leurs rêves, qu'ils se sentent en classe comme dans la cour de récré et Freinet est un pauvre penseur incompris que des salauds de villageois veulent lyncher, le tout au son des violons et des clarinettes.
Ecrit par : Jeremy | 29 mars 2007
Personne ne regarde Freinet sur France 3 ?
Si, moi. Enfin, j'essaye...C'est assez ennuyeux, manichéen et naîf en diable. Le bon instituteur intelligent, progressiste, de gauche et tout et les villageois obtus, conservateurs et ignares. Et des enfants gentils comme ça ; même en 1925, ça existait vraiment ? L'acteur ressemble à Meirieu et ça contribue à accentuer le malaise.
Ceci dit, je n'aurais pas refusé de boire le pastis avec lui. Ce n'était sûrement pas un mauvais type et il avait été gazé en 14 comme mon grand-père, mais il n'y a pas de quoi en faire un plat...Et surtout un "système".
On peut vraiment apprendre à lire et à écrire en imprimant un journal ? J'ai du mal à comprendre. Ca a quelque chose de "magique", de trop beau pour être vrai.
Tout de même, je me souviens d'un inspecteur il y a quelques années de cela, manifestement imbu des idées de Célestin Feinet et qui me soutenait qu'on ne devait faire écrire les élèves qu'en situation de communication "réelle". Je suis resté assez dubitatif. Qu'est-ce que ça veut dire "réelle"?
Et puis l'environnement immédiat , c'est bien, mais le passé, le futur et le lointain géographique, ça "nourrit" davantage, non ?
Bon, je dois être un affreux réactionnaire, je n'arrive pas vraiment à adhérer.
Ecrit par : Robin | 29 mars 2007
Robin, n'essaie pas d'adhérer, j'ai essayé et ça rend idiot : il faudrait se mettre à fonctionner selon des catégories absurdes, comme les écrits authentiques dont tu parles, l'idée que si c'est loin des élèves, ça ne peut pas les intéresser, etc. Par curiosité, je suis allé à une de leur réunion Tupperware, et j'ai été saisi par le côté bêtement cérémonieux de l'organisation de la prise de parole, alors que nous étions 5 clampins. Et tout ça pour débiter des conneries. Je me suis cru dans une secte, version riquiqui bêta. Pas notre monde, en tout cas. Ils sont ailleurs. C'est pas sympa de le dire, mais c'est vrai qu'ils sont gentils. Quant aux positions sur la lecture, ça vous rendrait assassins :ils se vivent comme des martyrs de la juste cause, face à des parents bornés qui s'inquiètent que leurs enfants ne soient entrés ni de près ni de loin dans la lecture en CE1, les méchants, alors qu'eux souffrent de tenir bon en ne s'abaissant pas à craquer et à adopter des méthodes impures en cédant à la tentation que leurs élèves se mettent à lire. Je vous jure que je n'invente rien.
Ecrit par : Perceval | 29 mars 2007
Ah, et puis à midi, y'a "repas coopératif", c'est-à-dire que chacun amène un truc (forcément dégueu, ça débarrasse... Quant à l'espoir qu'il y ait un peu de pinard et qu'on puisse s'en griller une avec le café...).
Ecrit par : Perceval | 29 mars 2007
ils se vivent comme des martyrs de la juste cause, face à des parents bornés qui s'inquiètent que leurs enfants ne soient entrés ni de près ni de loin dans la lecture en CE1, les méchants, alors qu'eux souffrent de tenir bon en ne s'abaissant pas à craquer et à adopter des méthodes impures en cédant à la tentation que leurs élèves se mettent à lire. Je vous jure que je n'invente rien.
Ecrit par : Perceval | 29 mars 2007
C'est vrai qu'on ne rigolait pas tous les jours avec l'enseignement traditionnel, mais enfin on apprenait quelque chose et je ne regrette rien.
Je me doutais bien que les enfants n'apprenaient pas vraiment à lire et à écrire. Et ça, c'est inadmissible, parce que c'est leur voler un droit essentiel.
Finalement, il n'y a rien de plus dangereux que les utopies, même les "gentilles".
Mais peut-être que, lui, avait une sorte de "génie" de la pédagogie et qu'il arrivait à tout concilier (?)
Il y a tout de même quelque chose de sympathique et de touchant dans sa personnalité (son attention aux humbles par exemple), il n'a jamais brigué les honneurs et il est resté modeste, contrairement à d'autres (je ne cite pas de noms).
Ecrit par : Robin | 29 mars 2007
Ah, et puis à midi, y'a "repas coopératif", c'est-à-dire que chacun amène un truc (forcément dégueu, ça débarrasse... Quant à l'espoir qu'il y ait un peu de pinard et qu'on puisse s'en griller une avec le café...).
Ecrit par : Perceval | 29 mars 2007
Perceval, vous n'êtes pas "gentil" !
Ecrit par : Robin | 29 mars 2007
Je ne les ai pas mordus, c'est tout le contraire de mon genre, et ils étaient tous charmants...
Ecrit par : Perceval | 30 mars 2007
Vous êtes tous plus épatants les uns que les autres...
Je n'ai pas la télévision et je regrettais presque, pour une fois, à l'annonce de ce film.
Grâce à vos commentaires
- je ne regrette plus du tout
-je constate que j'ai déjà vu ce film ou son ancêtre
- j'ai bien ri !!!
Merci
Ecrit par : Maminou | 30 mars 2007
Mais pleins de bonne volonté, ils étaient à la recherche de je ne sais quel graal. Ca faisait presque peur, tant de naïveté dévote en action. Je me demandais à quel moment ils allaient expliquer que c'était l'heure qu'ils procèdent, la mort dans l'âme, à un sacrifice humain.
Ecrit par : Perceval | 30 mars 2007
Mais pleins de bonne volonté, ils étaient à la recherche de je ne sais quel graal. Ca faisait presque peur, tant de naïveté dévote en action.
Ecrit par : Perceval | 30 mars 2007
Le Graal ? Et vous vous êtes bien gardé, Perceval, de leur dire que vous l'aviez déjà trouvé !
Merci de clore une lourde journée par un éclat de rire. Bonne nuit à tous !
..." Je me demandais à quel moment ils allaient expliquer que c'était l'heure qu'ils procèdent, la mort dans l'âme, à un sacrifice humain."
Superbe !
Ecrit par : Robin | 30 mars 2007
Ah, il est certain que pas mal d'entre vous ont dû passer une excellente nuit après avoir pareillement vomi sur les freinetistes, à coups de crayons gras caricaturaux exempts de toute ouverture d'esprit vers cette minorité qui ne fait pas plus de mal que votre tête de Turc, Meirieu.
Ah bon, vous n' avez jamais pris un repas "coopératif" en apportant quelque chose(de pas dégueu, bien sûr) ? Il y a des profs ici? Qui vivent en communauté, en équipe ?Jamais vévu ça? Bizarre, j'ai dit bizarre.
Les Freinet sont les seuls "à s'en griller une"? M'étonnerait. Et puis seraient pas un epu barbus aussi, pendant qu'on y est ? On dirait du Charlie Hebdo anti-enseignants qui ne sont pas comme nous, les agrégés thésards, fiers comme un bar tabac et sûrs de leur outrecuidante supériorité sur ceux qui ne sont que des "instits", après tout.
Ne pas vouloir reconnaître ce qu'est un "écrit réel" est quand même affligeant de la part de ces grandes âmes.Tout ça pour éviter de parler de correspondance scolaire, qui fait écrire des gamins en Angleterre, en Norvège, en Roumanie, en Italie....et fait que les correspondants se rencontrent un jour, gardent des relations et surtout de bons souvenirs de telles expériences. Alors" le lointain géographique" devient moins lointain, non ? Les enfants de ces grands enseignants qui n'ont pas connu cela à l'école ont sans doute manqué quelque chose
Et l'écrit réel du journal scolaire ? On n'en parle pas, non plus. Vaut mieux. On connaît la passion dévorante du monde enseignant en général pour tout ce qui est journalisme et communication.Donc c'est pas bon, et honte aux Freinet d'embringuer les gamins dans de telles inepties, à cent mille pieds au-dessous de la suffisance de certains, n'est-ce pas ?
Et rendre les enfants curieux, par le "tâtonnement expérimental", à bannir aussi, non ? Et "l'agitation" qui peut régner dans une classe Freinet a bien sûr quelque chose à voir avec celle qui règne dans les autres, avec ces pauvres gamins largués, étouffant de problèmes ?
C'est tropf acile d'attaquer pareillement une minorité. Qui a sûrement tort, puisqu'elle est minorité, non ? Alors, fichez lui la paix. Sinon, s'attaquer pareillement à quelqu'un, c'est reconnaître qu'il gêne , de par ses théories, actes ou positions. Allez ne m'obligez pas à citer Ibsen dans "An enemy of the people": The majority is never rignt. She rules the lies". Faut traduire? Avec vous, je ne crois pas.
Ecrit par : pierrot | 30 mars 2007
curieux, le message depierrot, il me semble l'avoir déjà lu quelque part.
Je crois qu'il y avait "témoins de jehovah" à la place de "freinetistes".
Ou "enfants de Krishna".
Ou un truc comme çà.
Ecrit par : yann | 30 mars 2007
Ce que nous vous reprochons, Pierrot, à vous et à vos pareils, c'est d'avoir inventé le fil à couper le beurre, c'est de vous imaginer plus malins que les autres en pédagogie, c'est d'avoir perdu toute modestie et de croire que vous détenez la vérité révélée en cette matière.
Vous niez que ces autres, qui ne cherchent pas à faire tant d'esbroufe, puissent aussi amener les élèves à la connaissance et au bonheur de connaître.
C'est vous qui êtes agressif.
A l'image de votre maître à penser Meirieu, lequel passe son temps à attaquer les "conservateurs". Voyez encore les derniers écrits de Frackowiak. Quel sectarisme, quel emprisonnement de la pensée dans des dogmes étroits!
Vous niez les évidences. Par exemple, passant au CDI de mon collège il ya quelques semaines, je suis tombé sur une séance de lecture de conte (apparemment, c'était une "séance" de "séquence"). Les élèves, de 6ème, étaient assis à six ou huit autour de grandes tables - disposition chère à Freinet, d'après le film d'hier soir - et ce qui m'a frappé, c'est de voir ceux qui avaient la malchance de le dos au professeur et au tableau se contorsionner désespérément pour essayer de voir et de mieux entendre. J'ai constaté aussi que ceux qui ne voyaient pas bien et n'entendaient pas bien à cause de cette disposition des tables avaient tendance à s'occuper , comme c'est normal, en bavardant entre eux, si bien que le coefficient d'écoute général de la classe était plus que moyen, pendant que le professeur faisait ses belles synthèses au tableau dans une indiffférence quasi générale. La plupart des élèves ont perdu leur temps, mais l'idéologie était sauve.
Personnellement, quand j'entre dans une salle où les tables ont été disposées en fer à cheval par un collègue qui me précédait, je les fais immédiatement remettre en rangées "classiques" par les élèves. Je laisse mes collègues libres de leurs méthodes, mais j'entends qu'on ne me les impose pas.
C'est votre propension à vouloir tout régenter qui vous attire, Pierrot, l'inimitié dont vous vous plaignez.
Et qu'avez-vous contre les "agrégés thésards"? La pédagogie, qui n'est rien d'autre que l'art d'expliquer, est un talent donné à la naissance et donc ne dépend pas du diplôme. Comme la clairvoyance et le jugement. Pourquoi voulez-vous que les agrégés en soient dépourvus?
Ecrit par : Jean | 30 mars 2007
pierrot
Ah! la la, mais qu'est-ce qu'ils sont susceptibles ! Un peu d'humour que diable !
On ne demande qu'à vous croire. Ca a sûrement de bons côtés tout ça. Et puis on n'en a pas dit que du mal (relisez). Moi j'ai bien aimé l'histoire de l'enfant et du renard (peut-être à cause du Petit Prince)...J'ai un peu vécu à la campagne, dans le midi, comme dans le film.
Moi, c'était les petits "corbeaux que j'apprivoisais...Vous connaissez le psaume du roi David : "Seigneur, nuit et jour je t'appelle comme le petit du corbeau." Je n'y avais jamais prêté attention avant de l'entendre de mes propres oreilles ce cri...Quand ils réclament à manger.
Je ne sais pas si vous êtes un "adepte"...C'est bien que les enfants soient heureux de venir en classe, mais n'oubliez pas de leur apprendre à lire !
Je trouve ça très bien la correspondance avec les autres écoles dans des pays étrangers, le journal de classe, tout ça, mais ce qui me gêne, c'est le concept de "nature", la suppression des manuels et le livre de grammaire en quatre pages... Et qu'est-ce que ça veut dire apprendre à lire avec une méthode naturelle ?
Et puis degrâce ne vous coupez pas des recherches universitaires et des courants scientifiques, des grands courants de l'esprit et de la pensée en général qui nous prennent souvent "à rebrousse-poil" (Le monde ne s'est pas encore remis des équations d'Albert Einstein)
...Il faut de tout pour faire un monde...La ville et la campagne, les sages et les fous, les poètes et les philosophes...Et pas seulement du "bonheur" comme disait Jacques Prévert.
Sans rancune. On vous aime bien les "feinétistes" (?) "Freinésiens" (?) "frénétiques" (?)...Si, si ! Vous êtes beaucoup plus sympathiques que certains tristes sires qui se réclament de Freinet et qui sont loins d'avoir sa "candeur".
Un dernier mot cependant sur le "pacifisme". Et là je serai un peu plus grave. Je comprends très bien cette volonté d'établir des liens d'amitié entre les peuples, l'internationalisme, etc. Mais il aurait peut-être fallu se méfier un peu plus de Staline. Quant à l'Allemagne, vous savez suffisamment d'Histoire, j'imagine, pour savoir que face aux divisions blindées de Guderian, c'est le "pacifisme" qui nous a perdus.
Je n'ai pas besoin, je pense de vous rappeler la phrase de Churchill: "Vous avez voulu la paix et l'honneur..."
Je sais, c'est bien dommage, mais nous ne vivons pas "au milieu des anges".
Ecrit par : Robin | 30 mars 2007
Je n'ai pas vu le film incriminé, mais j'ai un peu peur de ces biographies télévisées (ou, autrefois, filmées — s'il était encore de ce monde, on aurait pris Pierre Fresnay, jadis le modèle du docteur Schweitzer et de quelques autres, dans le rôle de… Freinet), qui sentent toujours l'hagiographie et les bons sentiments (et on ne fait ni de la bonne littérature, ni du bon cinéma avec de bons sentiments).
Le problème n'est pas Freinet, qui était certainement un excellent instit (mais si !), et un type convaincu. Comme Neill était sans doute un excellent psy, à Summerhill. Le problème, comme toujours, ce sont les suiveurs — les marxistes d'après Marx, les léninistes d'après Lénine, etc. La copie ne vaut jamais le modèle.
Je me tue à dire à chacun qu'il faut se lancer et inventer son propre modèle. Je suis à fond pour la liberté pédagogique — et je me fiche pas mal des programmes, et de leur respect, tant qu'on a des résultats. Et c'est tout ce que l'on devrait évaluer — les résultats.
Et il se trouve que les pédagogies institutionnelles, en ce moment, ne donnent pas grand-chose. Si on jugeait les pédagogistes à l'aune du niveau orthographique (c'est un paramètre parmi d'autres, mais c'est un paramètre), on les jetterait dans le Tibre, comme Vitellius — et après leur avoir fait subir le même traitement, relisez Suétone.
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 mars 2007
"La pédagogie, qui n'est rien d'autre que l'art d'expliquer, est un talent donné à la naissance"
Ecrit par : Jean | 30 mars 2007
Ca, Jean, sauf votre respect, ça s'appelle une opinion! Comme dans beaucoup de domaines, nous naissons vraisemblablement avec des dispositions naturelles en celui-là. Mais qui, de toutes évidences, vont, par le biais de l'éducation d'abord et de ce qu'elle vous apportera, ( de l'amour, un cadre assez précis, une solide culture, et donc de la confiance en vous), énormément évoluer. Du bon côté si ces valeurs et apports positifs sont présents, du mauvais s'ils font défaut. Et, après, les sciences de l'éducation, qu'on s'en inspire ou pas, les deux sont possibles, (je ne vous redirai pas une fois de plus que vous surestimez largement l'influence de ceux que vous appelez "ses gourous"). Si elles peuvent évoquer des pistes supplémentaires, tant mieux! En aucun cas elles ne remplaceront jamais les contenus. Mais, encore une fois, on ne naît pas une fois pour toute avec un sens de la pédagogie qui ne puisse évoluer. Cela n'a aucun sens. Mais, par contre, là où je suis d'accord avec vous, c'est que c'est quasiment indépendant du niveau de diplôme.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2007
Jean-Paul, je suis totalement en accord avec votre dernier message... Sauf la violence de sa conclusion, qui, à mon sens, en détruit en partie le bien-fondé. Mais on ne se refait pas!
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2007
Alors, Robin, l'amitié franco-allemande, c'est du bidon ? Et Freinet, gazé en 14 (comme le grand-père du collègue) un doux illuminé et un dangeureux collabo? Allez, on ne fait pas l'avenir avec le passé.
Jean, je n'ai aucun moyen, ni ne veux régenter quoi que ce soit. C'est tout le contraire de ma personne. Relisons l'intervention de Jean-Paul, bien plus équilibrée et digne d'être prise en compte, elle. Quant à yann qui mélange Krishna et les Témoins, quelle ahurissante culture qui se dépêche d'employer n'importe quels grands mots pour démolir l'interlocuteur! Toto, au secours ! Quand on dit qu'il y a vraiment à boire et à manger ici....
Ecrit par : pierrot | 30 mars 2007
Vous êtes beaucoup plus sympathiques que certains tristes sires qui se réclament de Freinet et qui sont loins d'avoir sa "candeur".
pas de "s" à loin.
Ecrit par : Robin | 30 mars 2007
C'est votre ton, Pierrot, qui est agressif et qui vous fait passer pour des sectaires.
Un "talent", Christophe, reste un talent. Le "goût d'expliquer", que l'on appelle "pédagogie", est donné à la naissance, je le maintiens. Sa mise en oeuvre, en revanche, est l'affaire toute une carrière.
Quant à l'intervention de Jean-Paul Brighelli, où pouvez-vous trouver, Pierrot et Christophe, des motifs de vous en féliciter? Car comme exemple d' "In cauda venenum", on ne fait pas mieux!
Et Jean-Paul conseille très vivement, il me semble, aux "pédagogistes qui ont eu la révélation de la seule vraie pédagogie" de cesser de vouloir lui (nous) donner des leçons en permanence.
Ecrit par : Jean | 30 mars 2007
pierrot
Non, l'amitié franco-allemande, ce n'est pas du bidon. Je me souviens avec émotion d'un repas sur la place de l'amitié (Freudschaft) à Bonn, la ville natale de Beethoven.
Mais il ne faut pas confondre avec la poignée de main à Riom. Il y a amitié et amitié, surtout quand l'amitié s'appelle "collaboration".
Ceci dit, je n'ai jamais suspecté Freinet d'être un "collabo". Il a été grièvement blessé à Verdun et il a écrit un livre comme Barbusse à ce sujet "Touché !".
Son "pacifisme" s'explique, comme celui de beaucoup de gens de sa génération par cette expérience indicible de la "guerre totale" de 14-18...Une horreur inimaginable ! Je me suis peut-être un peu avancé en disant qu'il avait aussi été gazé comme mon pauvre grand-père, mais ça n'a rien d'impossible.
On comprend pourquoi ils disaient "plus jamais ça".
Je vous répète que j'ai de l'estime pour Célestin Freinet. Je pense que c'était un bon instituteur et une personne de valeur, un "patriote" aussi, certainement, dans le bon sens du terme (un mot hélàs un peu oublié et tourné en dérision aujourd'hui, mais qui ne gênait ni Bernanos, ni Péguy, qui n'étaient pas vraiment des gens de droite, que je sache)
Ce qui me gêne, c'est de constater que des méthodes qui marchent dans certaines circonstances et quand elles sont utilisées "à bon escient" (ce n'est pas un prénom arménien !) par des instituteurs charismatiques et rigoureux comme Freinet aboutissent entre les mains d'un certain nombre de "bousillleurs" dogmatiques à sacrifier des générations entières.
Ecrit par : Robin | 30 mars 2007
On ne pourra plus enseigner la littérature que sous forme d'option dans les lycées grâce à une réforme qu'on nous concocte. Pierre Nora parle de rupture de civilisation et il a raison. Cela n'a pas l'air d'émouvoir grand-monde ici. Quelqu'un y a fait allusion, il y a peu, pourtant. Et vous êtes tous des grands défenseurs de la culture pour tous, il paraît.
Le français sous forme d'information et de communication!C'est vraiment une fin de civilisation. Mais à gauche on ne parle pas de "décadence", c'est un terme de droite nous dit Winock, on préfère" profond changement".
Ecrit par : Thalie | 30 mars 2007
Bon , OK , je cite :
"C'est tropf acile d'attaquer pareillement une minorité. Qui a sûrement tort, puisqu'elle est minorité, non ? Alors, fichez lui la paix. Sinon, s'attaquer pareillement à quelqu'un, c'est reconnaître qu'il gêne , de par ses théories, actes ou positions. Allez ne m'obligez pas à citer Ibsen dans "An enemy of the people": The majority is never rignt. She rules the lies". Faut traduire? Avec vous, je ne crois pas.
Ecrit par : pierrot | 30 mars 2007 "
Paragraphe entièrement réutilisable dans l'argumentaire de n'importe quelle secte.
voir : http://www.miviludes.gouv.fr/
Je n'accuse pas les freinetistes d'être une secte, mais de se braquer bien vite et de manquer d'humour.
Et comme dit JPB, seuls les résultats comptent.
Ecrit par : yann | 30 mars 2007
Cela n'a pas l'air d'émouvoir grand-monde ici. Quelqu'un y a fait allusion, il y a peu, pourtant. Et vous êtes tous des grands défenseurs de la culture pour tous, il paraît.
Si, Thalmie, ne croyez pas cela. Je sais que ça peut paraître un ridicule, mais j'en suis tombé malade (ce n'est pas une métaphore) et je préfère ne pas en parler. C'est très dur quand on ressent que "les nourritures de l'esprit" sont des réalités aussi tangibles que celles du corps, et peut-être, à certains moments, davantage.
On a l'impression de lutter contre des forces "métaphysiques" qui nous dépassent...Et qui dépassent les technocrates de l'éducation nationale dont Jean Cocteau, ce jour-là bien inspiré, a résumé l'horizon intellectuel : "Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d'en être les organisateurs!"
Nous n'avons pas encore touché le fond. Un jour peut-être, revenus de tout, les hommes du "meilleur des mondes" réapprendront à avoir soif.
"Lorsque croît le péril , croît aussi ce qui sauve."
(Friedrich Hölderlin)
Ecrit par : Robin | 30 mars 2007
une créature d'outre-beauté avec l'intellect de Socrate et les mœurs qui vont avec, peut-être me laisserais-je aller à infléchir ce blog sur une pente plus amoureuse…
Devinette :
Dans un ascenseur il y a un père noël un pompier et une femme super belle et super intelligente.
Qui appui sur le bouton ?
Le pompier, les deux autres n’existent pas :)
or donc, pour Toto, les substances seraient licites et de bon aloi ? Alors respect
Comment ça respect ? Je ne comprends pas ?
Je suis pour l’instruction ‘correcte’ de tout sex drug rock’n roll ET ‘Platon’
(Tiens à propos de Platon : Un père demande a sa fille qui va passer son bac de philo :
‘tu peux me citer deux philosophe’
réponse :
‘bien sûr Platoon et Ariston’ (pour info platoon est un film Ariston une marque de machine à laver)
Occupe toi plutôt de ‘monsieur’ ! As-tu compris ce que Cat te disait sur le ‘Mon si eu ‘ ? As-tu compris que avant de leur faire lire ‘monsieur’ ils devaient savoir que ‘o’ et ‘n’ font ‘on’ que ‘m’ et ‘on’ font ‘mon’ que ‘e’ et ‘u’ font soit ‘e’ soit ‘u’ que ‘e’ et ‘u’ et ‘r’ font ‘eur’ etc etc etc J’ai pas regardé, mais je pense que dans L&L il y a plein de leçons avant que de voir écrit ce mot, qui ne s’adresse qu’à des gamins qui sont déjà des lecteurs ‘suffisants‘
On peut vraiment apprendre à lire et à écrire en imprimant un journal ? J'ai du mal à comprendre. Ca a quelque chose de "magique", de trop beau pour être vrai.
Ben pourquoi pas, le souci n’est pas là .
Bon c’était hyper manichéen … Mais le Freinet, il part de la lettre, pour faire le mot , qui constituera la phrase, qui fera le paragraphe, qui donnera le chapitre pour obtenir le livre …. Du simple au complexe ….
Maintenant si les ânes ont compris le contraire, ce n’est pas de sa faute … ( ?)
‘Bon, je dois être un affreux réactionnaire, je n'arrive pas vraiment à adhérer.’
Mais non, il faut juste éviter les extrêmes …
La suite plus tard, là c'est coucous et rosé ;))))
bon ap.
Ecrit par : toto | 30 mars 2007
Thalie, relisez davantage le blog, vous y verrez que nombreux sont ceux qui essaient de parler du désastre qui se profile, dans une grande méconnaissance et indifférence de la plupart des gens, ce qu'en disent en particulier nos candidats à la présidentielle, c'est du bla bla bla.
( Peu nombreux sont ceux qui y défendent contre vents et marées les pédagos qui ont dominé l'éducation nationale pendant des lustres pour aboutir à la situation actuelle.)
Il s'agit bien de la disparition d'une civilisation, comme un pays a besoin d'une élite supérieure aux 10 % prônés par certains, nous serons dévorés par des civilisations plus travailleuses et tout aussi intelligentes, c'est déjà commencé : les Indiens en particulier.
Je ne sais si quelqu'un a écouté l'émission sur France-Culture où Claude Thélot, l'homme du Grand Débat, parlait du livre qu'il a écrit avec Christian Forestier, avec préface d'Hervé Hamon et Jean-François Launay, comme langue de bois, on ne fait pas mieux. (Où en est l'école en France.)
Pas une seule fois il n'y a été question d'instruction, de transmission des savoirs, par contre : "L'école doit former les jeunes gens à vivre ensemble", le "vivre ensemble", l'éducation et non l'instruction étaient le leit-motiv d'une heure de baratin indigeste. Pas étonnant que le Grand Débat, qui a dû coûter fort cher et a mobilisé tant d'enseignants pendant des mois ait acouché d'une souris ...mort-née.
Anne-Marie.
PS : je me suis de nouveau interessée à ce que faisait l'EN quand une de mes petites-filles a appris à lire avec une méthode "naturelle" dite Freinet par le maître : pur global.
J'ai persuadé sa mère de lui apprendre en parallèle avec une méthode alphabétique.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 mars 2007
"Quant à l'intervention de Jean-Paul Brighelli, où pouvez-vous trouver, Pierrot et Christophe, des motifs de vous en féliciter? Car comme exemple d' "In cauda venenum", on ne fait pas mieux!
Et Jean-Paul conseille très vivement, il me semble, aux "pédagogistes qui ont eu la révélation de la seule vraie pédagogie" de cesser de vouloir lui (nous) donner des leçons en permanence."
Ecrit par : Jean | 30 mars 2007
Jean, je ne me félicite de rien! Je n'arrête pas de répéter: "un enseignant, une pédagogie", et il me semble bien que c'est ce que Jean-Paul nous dit dans son message! Je ne donne de leçons à personne. Et je m'élève simplement contre la violence de ce message de Jean-Paul!
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2007
"Pas une seule fois il n'y a été question d'instruction, de transmission des savoirs, par contre : "L'école doit former les jeunes gens à vivre ensemble", le "vivre ensemble", l'éducation et non l'instruction étaient le leit-motiv d'une heure de baratin indigeste."
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 mars 2007
indigeste, vous êtes gentille là! à vomir oui!
Ce n'est certainement pas le role de l'école et bien celui de nous seuls parents, et il me semble qu'ici nous sommes tous d'accord sur ce point. Et, le problème Anne-Marie c'est que ce discours est désormais aussi celui de beaucoup de parents même si heureusement certains commencent à ouvrir les yeux, si vous saviez le nombre de fois où on m'a objecté le fait que nous désocialisions nos enfants en faisant le choix de la scolarité à la maison car l'école permet avant tout aux enfants de se "socialiser"...foutaise c'est l'instruction qu'ils y reçoivent qui complète leur éducation , cette éducation qui justement doit les conduire à une certaine intelligence de la vie en groupe!Q'un enfant doit être éduqué par ses parents et instruit par l'école devrait être un axiome. Mais allez savoir pourquoi devant des principes très simples il y en a toujours qui préfèrent pratiquer l'onanisme intellectuel, peu importe le résultat seul compte la démonstration...les conséquences nous les connaissons
bonne journée
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 30 mars 2007
Jean il y a en effet des avertissements (devenus des "mises en garde" cette année chez nous mais je n'ai jamais entendu dire que le barême était aussi "écrit" que chez vous...mais je ne suis pas au courant de tout. En tout cas j'ai vu des enfants gratifiés de mises en garde comportement ET travail à chaque trimestre qui ne semblaient pas exclus...
Hier soir j'ai demandé si les professeurs étaient soutenus par la vie scolaire et l'administration par exemple quand il sortait un élève de cours...la principale qui présidait le conseil a décidé de prendre les choses en main, vexée peut être ? elle en a profité pour dire que de toute façon chaque fois qu'une exclusion est prononcée ce sont les associations de parents qui font "appel" et protège le gosse...pas facile d'assumer les prises de position de notre comité central (je ne vois pas comment appeler le bureau de notre fédé, seule présente sur ce collège) ; bon j'ai répondu que "la base" était là en face d'elle et s'abstiendrait en cas de sanction !!!
merci
Ecrit par : fabienne | 30 mars 2007
- brighelli :
« Le problème n'est pas Freinet, qui était certainement un excellent instit (mais si !), et un type convaincu. Comme Neill était sans doute un excellent psy, à Summerhill. Le problème, comme toujours, ce sont les suiveurs. »
- Entièrement d’accord.
J’intervenais de façon virulente sur le blog de Davidenkoff pour mériter ma médaille de pourfendeur de pédagogiste.
Cependant, j’ai été sous le charme de certains d’entre eux.
Un formateur de l’IUFM de Nancy (je l’ai su plus tard), Pol Le Gall, qui a dirigé ma formation… d’animateur de centre de vacances. J’étais impressionné par son charisme, son talent à stimuler les imaginations tout en recadrant avec douceur.
Brigitte Cahen, formatrice en documentation, nous faisait réellement travailler selon les méthodes qu’elle préconisait pour notre pratique avec les élèves, et ça marchait !
Mais alors, sur le terrain scolaire, je constate chaque jour la catastrophe…
Les profs volontaires qui essaient d’en faire autant sont rarement aussi intelligents.
Les profs désignés d’office pour se coltiner les travaux pluri-trans-machin sont dubitatifs et soumis (sinon, ils refuseraient).
Les scolaires ne sont pas aussi sélectionnés, enthousiastes et bien disposés que les publics matures, captifs et volontaires de futurs animateurs ou profs.
Hein ? C’est la même chose ?
C’est là qu’on peut garder de l’estime pour des pédagogistes (peu d’entre eux), exécrer leurs généralisations, et être consterné par la mise en œuvre.
Ecrit par : georges | 30 mars 2007
"Si on jugeait les pédagogistes à l'aune du niveau orthographique (c'est un paramètre parmi d'autres, mais c'est un paramètre), on les jetterait dans le Tibre, comme Vitellius — et après leur avoir fait subir le même traitement, relisez Suétone"
:o)))))))))) mdr, je connaissais le poing dans la tronche, le cactus géant ... là va falloir que je me renseigne :o)
Ecrit par : toto | 30 mars 2007
"Toto, au secours ! Quand on dit qu'il y a vraiment à boire et à manger ici...."
Keep cool pierrot, ils ont compris de quoi tu parles, c'est juste que "le chat mouillé craint l'eau" ...
Essaye aussi de faire un effort de ton côté,pour comprendre de quoi ils parlent ... Si on continue de se braquer pour les ânes (ils sont des deux côtés) on a pas fini ...
On ne veut pas d'un virage à 180° ... Juste à 90° et surtout surtout fait 'correctement' sans stress sans haine sans mal de ventre sans pleur, sans peur etc etc etc
Compare la classe de Freinet avec la classe de Connac ...................... C'est loin d'être la même chose... très trsè loin .... Et pourtant il n'est pas mauvais/ni méchant le Connac... Juste qu'il a oublié qq paramètres très importants...
"The majority is never rignt. She rules the lies". "
C'est pas plutôt
"The majority is never rignt. It rules the lies". " ?
Bon je suis nul en anglais :)
Dans le Parigo today: A propos de l'aide scolaire gratuite
Nabil 7 ans : Maintenant j'ai que des 10/10 en dictée ..
Ca fait "plaizzzzzz" j'vous jure :)
Merci les bénévoles :)
Ecrit par : toto | 30 mars 2007
A propos d'Alexander Neel qui nous faisait rêver en 68 avec ses "Libres enfants de Summerhill" ("Summerhill" : la colline de l'été : tout un programme !) :
Je me souviens d'un passage dans le livre où il raconte avec un"fair play" très britannique un " échec éducatif " avec une petite fille d'une intelligence certainement très au-dessus de la moyenne.
Dialogue :
-"Alors, on me dit que tu ne te plais pas ici ?
- Exact.
- Et pourquoi, tu n'es pas heureuse, tu n'aimes pas te sentir libre ?
'" Si,mais pas de cette manière-là."
Intéressant, n'est-ce pas ? Peut-être qu'un jour, ce seront les enfants eux-mêmes qui diront aux pédagogues leurs quatre vérités en une seule : " Nous voulons être libres, mais pas de cette manière-là ! "
Ecrit par : Robin | 30 mars 2007
Franchement Freinet ou pas Freinet, il s'agit bien de querelles de nantis qui se regardent le nombril à longueur de blog.
Stériles discussions puisqu'on n'aura plus le droit d'enseigner d'ici peu: plus de littérature, plus d'histoire, la philo est déjà morte et ne vit plus qu'en prépa, lesquelles prépas, de province du moins, ne vivront plus longtemps.
Alors se demander comment on va enseigner" RIEN", est vraiment un moyen de se voiler la face et de se raconter des histoires en attendant que tout s'écroule.
Ecrit par : Thalie | 30 mars 2007
Ce qui me gêne, c'est de constater que des méthodes qui marchent dans certaines circonstances et quand elles sont utilisées "à bon escient" (ce n'est pas un prénom arménien !) par des instituteurs charismatiques et rigoureux comme Freinet aboutissent entre les mains d'un certain nombre de "bousillleurs" dogmatiques à sacrifier des générations entières.
Ecrit par : Robin | 30 mars 2007
Une anedocte au sujet des méthodes, déjà racontée quelque part sur ce blog : mon père, instit et freinestiste convaincu, s'est trouvé en position de mettre en pratique ces méthodes dans un contexte idéal : communauté baba cool, enfants en liberté, environnement enrichissant, etc. .
Bons résultats pédagogiques dans l'ensemble (avec sûrement, le connaissant, une dose de méthode scrongneugneu-syllabo-traditionnelle, surtout pour ses propres gosses !), jusqu'à ce que les élèves, qui venaient apprendre ce qu'ils voulaient quand ils voulaient, se regroupent pour réclamer ... des classes fermées, des horaires, des programmes,des livres, des cahiers et des notes.
Résultat : retour à une école à la papa, résultats plutôt brillants des élèves présentés aux examens de leurs pays respectifs, et souvent études supérieures les doigts dans le nez.
C'était la rubrique : les enfants ont besoin d'être cadrées, et ils le savent !
Ecrit par : yann | 30 mars 2007
Fabienne,
Comme elles sont de mèche avec les "pédagogistes", c'est-à-dire avec ceux qui veulent une école sans obligation ni sanction où l'enfant apprenne exclusivement par lui-même ( comme dans le film de pure propagande sur Freinet l'autre soir), certaines associations très en vue interviennent la plupart du temps pour mettre, par pure idéologie (l'élève au centre...) des bâtons dans les roues à l'administration des établissements.
Votre principale, tant qu'elle se sentira esseulée, ne tiendra pas à avoir à affronter la bronca d'une association de parents. Vous avez donc très bien fait d'intervenir. Allez plus loin: assurez-la à l'avance du soutien de votre association chaque fois qu'une décision disciplinaire s'imposera.
Ecrit par : Jean | 30 mars 2007
Eh bien voilà "les enfants ont besoin d'être cadrEEs":c'est de la faute à Freinet!
Quant à "the majority", dans la pièce, elle est humaine, donc personnalisée (comme le navire et le chat, qui sont aussi du féminin en Anglais), donc représentée par "she" et non "it" qui est neutre, dans le texte. Quand j'ai vu la pièce, j'ai noté aussitôt ces paroles. Allez, faites-moi un peu confiance quand même !
Ecrit par : pierrot | 30 mars 2007
Bonjour,
Ce qui compte avec Freinet, ce n'est pas la lettre mais l'esprit, "la substantifique moelle" . C'est important la moelle, ça donne l'équilibre pour tenir debout et avancer. Mes deux instituteurs avaient étudié Freinet et appliquaient certaines de ses techniques sans pour autant renoncer à la notion d'effort régulier, la rigueur de l'observation et du raisonnement, l'importance de la mémoire. Les résultats ont laissé des traces durables.
Au cours de ma carrière j'ai rencontré des collègues passionnés qui se mettaient en quatre pour intéresser leurs élèves et les faire venir en classe de bon coeur pour continuer ce qui était commencé . Ils n'avaient jamais entendu parler de Freinet et sans doute travaillaient -ils dans le même esprit.
Inversement ,vers la fin de ma carrière, il m'a fallu assister à certaines réunions " et autres joyeusetés" pour citer JPB, où des spécialistes n'ayant jamais mis les pieds dans l'arène donnaient de beaux conseils dans le jargon que l'on commence à connaître, brassaient du vent en mettant l'élève au centre du système au nom de la pédagogie Freinet et d'autres, et je n'en retirais rien . Freinet était récupéré et trahi. Disons pour parler clairement que je m'en..., je m'em... Je préférais encore être dans l'arène et confronter mes échecs et réussites avec les collègues, ce que je faisais déjà quand j'étais documentaliste, époque où j'avais également enduré de beaux discours formulés par des gens hautement placés n'ayant jamais passé une seule journée dans un CDI . J'ai déjà dit que ça me donnait des boutons . Tiens je vais relire "La guerre des boutons" de Pergaud et sans doute quelques bonnes pages de Rabelais , celles où apparaît ce beau parleur et froussard de Panurge. Ca revigore.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 30 mars 2007
J'ai dit : c'est la faute à Freinet ?
Quenon, quenon, les méthodes Freinet, Montessori, Neil, etc. sont sûrement efficaces en milieu favorisé, avec des instits super présents, des parents attentifs, etc.
Mon anecdote ne prouve qu'une chose : trop de liberté désoriente les enfants (et, là, je peux vous dire que c'était un joyeux bordel, à l'époque !). Et comme ils ne sont pas stupides (pas tous ...), un jour, les zapprenants demandent à apprendre. Et là, les profs tombent sur le cul !!
Ecrit par : yann | 30 mars 2007
c'est l'os qui fait tenir debout, pas la moelle, qui est dedans, et qui est succulente ans un pot-au-feu.
Parole de scout !
Ecrit par : yann | 30 mars 2007
Ce qui compte avec Freinet , ce n'est pas la lettre mais l'esprit : "la substantifique moelle", et la moelle c'est très important : ça donne l'équilibre et l'autonomie des membres pour avancer librement.
On peut transmettre des connaissances à la manière de Freinet sans le savoir. Inversement on peut se revendiquer de Freinet et ne rien transmettre du tout ou si peu.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 30 mars 2007
Veuillez m'excuser. j'ai récidivé en plus court, croyant que mon premier message n'était pas passé.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 30 mars 2007
Yann, un petit morceau de moelle en moins et vous êtes en fauteuil. Ceci dit la charpente c'est important. D'ailleurs j'ai épousé un Charpentier qui n'est pas charpentier , il est vrai, mais dont l'équilibre intérieur tient la route. Ca fait du bien de rire. Rabelais le disait déjà.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 30 mars 2007
Franchement Freinet ou pas Freinet, il s'agit bien de querelles de nantis qui se regardent le nombril à longueur de blog.
Stériles discussions puisqu'on n'aura plus le droit d'enseigner d'ici peu: plus de littérature, plus d'histoire, la philo est déjà morte et ne vit plus qu'en prépa, lesquelles prépas, de province du moins, ne vivront plus longtemps.
Alors se demander comment on va enseigner" RIEN", est vraiment un moyen de se voiler la face et de se raconter des histoires en attendant que tout s'écroule.
Ecrit par : Thalie | 30 mars 2007
Thalie, je suis heureux (si je puis dire) que ça vous fasse réagir et que ça vous mette en colère. Mais regardez le peu de signatures recueillies par la pétition de "Sauver les Lettres"
Il y a même des gens qui viennent nous dire que c'est normal et que ça les amuse !
"Les sociétés pourrissent par la tête", disait le camarade Lénine.
On le voit bien avec la commission Viala et les nouveaux programmes, l'enseignement du grec et du latin..Et les projets de remplacer la littérature par la communication, de supprimer la section Littéraire, etc.
Au lieu d'essayer d'enrayer la "crise de civilisation", on l'accélère.
Que pouvons-nous faire?
...A part envoyer Viala et ses acolytes au fond du Tibre (pardon de la Seine) ?
Ecrit par : Robin | 30 mars 2007
Excuse me Mr. Neill ! I wrote your name wrong. i 'm very confused !
NEILL ! nor NEEL !
Ecrit par : Robin | 30 mars 2007
Freinet...à se pisser dessus de rire. Un téléfilm Casden, revisité Camif, labellisé Maif et ausculté Mgen!!!!!!!! D'un chiant, mais d'un chiant. Pataud, et comme le dit fort justement quelqu'un un peu pls haut, crémeux. Crémeux, onctueux, oignant.
Mièvre. Pédago. En comparaison "l'Instit" est carémént révolutionnaire.
Là, rien. Un scénario à peine digne d'une première année à la FEMIS, des personnages à chier. Des acteurs qui se font tartir et on les comprend. Et puis cette atmosphère, cette atmosphère, qui sent la vieille chaussette de prof dans un Gîte de France des années 70. D'un ennui incommensurable. Et puis politiquement correct à souhait,limite scientologue. Hmmmmmmm...du Louis de Funès, quoi, involontairement.
Un nanar qui est à la dramatique télé ce que Meirieu est à la culture.
Santelli, Failevic, revenez,.....plize. Moi, j'imagine un Mocky, passant par là, braguette ouvert, objet du délit bien en évidence. C'est vrai quoi, pourquoi ce qui touce à 'écle est -il toujours ou presque ausi rasoir. je mets à part "Etre ou avoir". Ou alors le docucu sur e dernier cours de Braudel...sublimissime. Tellement qu'on devrait arrêter les Meirieu, les Frakomachin et les obliger à regarder ce truc 24H SUR 24....
En tous cas, hier, je freinais, et ça ne s'arrêtait pas.
En tournage "24 heures IUFM" avec Djack Baoeur et Philip Meyriou....
Ecrit par : montaigneàcheval | 30 mars 2007
montaigneàcheval, vous n'êtes pas "gentil" !
Ecrit par : Robin | 30 mars 2007
Je n'ai pas vu le proviseur-adjoint aujourd"hui, le proviseur ne savait pas ce que son adjoint a décidé comme sanction contre les élèves antisémites, l'un des cpe à très peu d'années de sa retraite m'a confié qu'il en avait marre d'une politique menant à être sévère dans le cadre du règlement intérieur et qui ne débouche sur rien. "Il faut faire du chiffre" a-t-il dit... Est-ce que cela aurait à voir avec les primes qu'empochent l'intendant, les chefs des travaux, les cpe, la direction s'il y a bcp de classes et de sections remplies d'élèves???...
Ecrit par : Pendariès | 30 mars 2007
Navré pour le cours d'anatomie, mais la "substantifique moelle", c'est la moelle osseuse, qui sert assez peu à marcher, mais qui a bien sûr son utilité.
L'autre, c'est la moelle épinière, qui doit être assez dégueu à manger ( mais je ne suis pas expert, peut-être y a-t-il des amateurs ?).
Ecrit par : yann | 30 mars 2007
montaigneàcheval a dit "scientologue", cette fois ci , ce n'est pas moi qui ai parlé de secte, cornegidouille !!
Ecrit par : yann | 30 mars 2007
Pendariès, attention ! Parler des primes que touchent les proviseurs, c’est pire que de blasphémer chez les barbus !
D’autant que beaucoup de ces primes qu’on leur octroie sont bien généreuses et ne correspondent à AUCUN travail des dits proviseurs.
En LP, ces braves gens aiment bien qu’on passe au régime de l’apprentissage : ça paie bien… pour eux, tant pis pour les profs ! Le GRETA, ça leur plaît bien aussi…
Ecrit par : Lariba | 30 mars 2007
Ben y a tout ça dans mon bahut: lep, apprentissage, greta... et pas de vagues...
Ecrit par : Pendariès | 30 mars 2007
Montaigneàcheval, merci pour vos remarques et merci de me faire rire, comme d'hab. Heureusement qu'il reste des gens comme vous...
Ecrit par : Thalie | 30 mars 2007
Quelqu'un peut-il me suggérer des questions, tordues si possible, à poser à Bentolila qui vient parler demain aux enseignants au cerveau ravagé par le pédagogisme ?
D'abord, est-il vrai qu'un projet parle de mettre l'étude de notre géniale, superbe littérature en matière optionnelle, quand on voit ce que cela a donné avec le latin et le grec (y compris l'histoire, la géo, les SVT, les maths et le reste) il y a des cheveux à se faire. Merci d'avance.
Anne-Marie Valette.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 mars 2007
"Allez, faites-moi un peu confiance quand même !"
T'avions vu, j'avions mis un point d'interrogation.... :)
In Pierrot i trust ;,)
"Tellement qu'on devrait arrêter les Meirieu, les Frakomachin et les obliger à regarder ce truc 24H SUR 24...."
Avec la danse des canards en boucle dans les oreilles ... Mdr
Ecrit par : toto | 30 mars 2007
Thalie,
Il ne faudrait surtout pas croire que vous seuls, enseignant "les humanités", êtes touchés l’envahissement de la vacuité !
Dans mon domaine certes moins prestigieux mais pas moins utile lorsque vous montez en voiture ou allumez votre PC, il en va hélas de même.
Ne parlons pas seulement du développement et de l’épanouissement de l’individu à travers la culture (pour être outrageusement provocateur : au pire, on peut s’en passer !) mais bien de la disparition de l’enseignement de la rationalité.
Et dès lors, tout sera possible lorsque les remparts contre les extrémismes, les fanatismes et les manipulations cèderont sous les coups des « pensées magiques confuses » transmises par télé et autres pubs contre lesquelles l’école à cessé de lutter de facto.
Le sens de la déduction n’est pas une aptitude innée, elle s’acquiert à force de travail, d’application, d’erreurs corrigées par le maître !
Vous êtes, pour la plupart sur ce blog, de formation littéraire, j’ai suivi un enseignement de sciences exactes. Ceci ne nous empêche pas de communiquer, même si (et je serai un peu moqueur) il est plus facile d’acquérir en autodidacte un vague vernis culturel que scientifique. Nous nous comprenons parce que nous partageons la même rationalité qui peut avoir été acquise aussi bien à travers la philo que les maths ou la physique, parce que nous pouvons distinguer hypothèse et conclusions dans un raisonnement ou percevoir précisément le sens du mot « donc ».
Or l’enseignement des sciences ne met plus l’émergence d’une pensée déductive au centre de sa finalité mais privilégie un salmigondis pédagogico-inductif issu d’une mauvaise lecture de ce qu’est la méthode expérimentale !
Nos anciens, dans leur contact étroit avec le réel, le tangible avec tout qu’il a de cruel mais surtout de fortement causal pouvaient acquérir une forme de « bon sens » qui n’est finalement pas si éloigné d’un raisonnement cartésien. Une société du virtuel, de l’immatériel et de l’image ne prodigue pas les mêmes leçons !
Que restera-t-il de notre civilisation lorsqu’un gloubi-boulga cérébral remplacera le rationalisme ?
Il ne faudrait pas non plus croire que seul l’occident est touché !
Dans ma jeunesse, j’ai eu durablement plaisir à observer et à partager la vie des sociétés traditionnelles africaines. Je l’ai fait avec la passion de mes vingt ans, mais avec un regard qui restait réaliste.
Non ! Tout compte fait, et en dépit de la jouissance qu’elle m’a procurée la musique des griots ne vaut pas Bach ou Coltrane. Oui, je préfère une société qui laisse un relatif libre arbitre à l’individu à un système de castes et de relations sociales interethniques codifiées par une étiquette qui broie ! La cosmologie et la vision du monde enseignée par le komo a des vertus éminemment distrayantes (et poétiques), mais je ne la place pas sur un pied d’égalité avec les théories de l’astrophysique !
Même si je vous choque, il m’est apparu que toutes les civilisations (et tous les savoirs) n’ont pas une valeur égale. Rassurez-vous, je reste convaincu que l’humain est unique, doté du même potentiel quelque soit son origine géographique, sociale ou ethnique, etc. Les deux questions peuvent être examinées distinctement.
Cependant, je suis affligé de voir disparaître les sociétés traditionnelles. Parce qu’elles sont remplacées par le même type de RIEN suburbain que dans nos banlieues. La même télé, le même culte des apparences et … pas même les moyens d’aller se gaver chez Mc’Do !
Je ne serais finalement pas triste si je voyais émerger, au sud, l’élan libérateur de la pensée occidentale même si c’était aux dépens de cultures coutumières pour lesquelles j’ai une incomparable tendresse ! Malheureusement, c’est le néant qui les remplace.
A une époque, j'ai été tenté de croire à un "complot", lorsqu'on est lucide, la paranoïa est le risque ! C'est finalement pire : une sorte de fascisme mou, de laisser-aller érigé en règle de vie, comme un chamallow de non culture qui nous engluerait. Partout sur la planète le même mal se répand.
Hélas, le XXIème est bien devenu religieux, magique même, mais c’est une bien mauvaise magie !
PS :
Ce n’est sans doute pas un hasard si on a plus canonisé durant les 15 dernières années que pendant les deux siècles précédents et … ce n’est pas fini !
Thalie, je vous cite "Comment va-t-on enseigner RIEN" : facile, il suffit de lire (et de respecter) les commentaires de programmes ... Je vous encourage à lire ma contrib précédente sur la réforme des bacs STI.
Ecrit par : Zorglub | 30 mars 2007
Bentolila est critiquable, mais pas trop mauvais, puisqu'il a suscité chez une de nos plus distinguées pédago ce texte, que je replace, au cas où vous ne l'auriez pas lu.
Anne-Marie.
Journal l'Humanité
Rubrique Société
Article paru dans l'édition du 15 mars 2007.
Société
« Apprendre, ce n’est pas empiler, c’est mettre en relation »
Éducation . Gilles de Robien a approuvé hier, le principe d’une leçon de mots dès l’école maternelle. Éveline Charmeux, pédagogue, dénonce une grave erreur.
Le chercheur Alain Bentolila a remis au ministre de l’Éducation, hier, le rapport qui lui avait été commandé sur l’enseignement du vocabulaire. Visant à réduire la « fracture linguistique » qui persiste entre les enfants, celui-ci préconise « le retour de leçons de mots » dès l’école maternelle. Il s’agirait de faire apprendre aux élèves des listes de mots nouveaux, à raison de 365 mots par an (l’Humanité du 7 mars).
Plusieurs chercheurs et pédagogues ont réagi négativement à ces propos, entre autre Éveline Charmeux, agrégée de grammaire, ex-formatrice IUFM et chercheuse à l’INRP, aujourd’hui à la retraite (1).
Vous qualifiez la leçon de mot de « menaces pour nos enfants ». C’est sévère...
Éveline Charmeux.
Oui, mais ce n’est pas excessif. Ce qui est préconisé ici repose sur des erreurs. Or, lorsque l’on fait, à l’école, des choses dont les recherches démontrent qu’elles sont erronées, on met en difficulté les enfants qui n’ont que l’école pour s’en sortir.
Peut-on résumer ces erreurs ?
Éveline Charmeux.
La première consiste à dire qu’apprendre, c’est empiler les connaissances nouvelles - c’est ce que l’on retrouve dans la proposition d’enseigner 365 mots nouveaux par an. Il y a plus de quarante ans que l’on sait que c’est faux.
Les savoirs ne peuvent pas se construire un par un. Si jeune qu’il soit, l’enfant dispose d’un savoir. Apprendre consiste à le transformer, à le rectifier. On apprend en se heurtant. Ce conflit cognitif implique de mettre en relation ce que l’on savait déjà avec ce que l’on vient de découvrir.
Et pour ce qui est du vocabulaire ?
Éveline Charmeux.
L’erreur est de faire croire que les mots correspondent à des choses bien définies. Le vocabulaire n’est pas un ensemble d’étiquettes posées sur le monde extérieur et identique pour tous. C’est un facteur d’organisation du réel. La façon dont on perçoit le monde est déterminée par la langue que l’on parle.
L’exemple le plus célèbre est celui du mot neige, qui n’existe pas en inuit, la langue des Esquimaux. En revanche, ils ont quatorze mots radicalement différents pour désigner quatorze sortes de neiges. Par ailleurs, en français, ils n’ont aucun sens : tout dépend du contexte. Si je dis « volume », de quoi je parle ? Du son de la télé ou du contenu d’un verre ? Sans compter les emplois figurés... Vous imaginez le nombre de définitions qu’il faudrait donner ?
Enfin, une langue, ce n’est pas une accumulation de mots. D’ailleurs, les chercheurs observent que les vraies difficultés des élèves ne résident pas tant dans l’acquisition du vocabulaire que dans l’apprentissage de la compréhension.
Cela signifie que l’on n’a pas besoin d’une « bibliothèque » personnelle ?
Éveline Charmeux.
On a surtout besoin d’un dictionnaire de textes. Plus on lit, plus on apprend. Et placés face à un texte, les enfants, en groupe, sont tout à fait capables de formuler des hypothèses concernant le sens des mots... La leçon de vocabulaire ne devrait avoir qu’un objectif : apprendre à utiliser le vocabulaire que l’on connaît déjà.
Mais existe-t-elle déjà ou non, cette leçon de mot ?
Éveline Charmeux.
Elle existe, bien sûr, on ne l’a jamais quittée et malheureusement, elle continue de se faire, dans bien des cas, sur des recherches de sens. Ce qui, encore une fois, ne sert à rien.
Plébiscite du b.a.-ba, de l’apprentissage précoce des quatre opérations, du vocabulaire... Beaucoup redoutent un retour à l’automatisation des apprentissages. Est-ce aussi votre avis ?
Éveline Charmeux.
C’est pire que cela. Ce que monsieur de Robien appelle automatisation, c’est en fait de la mécanisation : la répétition d’une chose « jusqu’à ce que ça rentre ».
L’automatisation, c’est au contraire la maîtrise constante d’un outil que l’on a construit soi-même. Prenons l’exemple du tennis : automatiser n’est pas savoir ce qu’est un coup droit. C’est être capable de choisir très vite si l’on va utiliser le coup droit ou le revers. Or, pour choisir de façon extrêmement rapide, il faut avoir compris, digéré donc théorisé - et non mécanisé - le geste. L’automatisation est la maîtrise du choix. La mécanisation n’est qu’un conditionnement.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 mars 2007
Yann,
Mais non, mais non c’est très bon !
La moelle épinière est vendue sous le nom charmant « d’amourettes ».
Pour cause d’ESB, on n’y a plus droit …
Ecrit par : Zorglub | 30 mars 2007
La leçon de vocabulaire ne devrait avoir qu’un objectif : apprendre à utiliser le vocabulaire que l’on connaît déjà.
Absurdité abyssale.
Ecrit par : Robin | 30 mars 2007
Très intéressante,votre réflexion, Zorglub . Ca "compense" !
Ecrit par : Robin | 30 mars 2007
Pour ce qui est de l'apprentissage du tennis, il est clair qu'il faut, simultanément, apprendre à se déterminer et apprendre la technique des différents coups à jouer. Et apprendre tous ces coups, (coup droit, revers, mais également volée, smash, et service) en parallèle, et en même temps que l'apprentissage du déplacement. Ce qui se fait maintenant, (on pourrait parler d'apprentissage global)? Autrefois, on apprenait tout d'abord à jouer les coups "arrêtés", (à l'aide de ce qu'on appelait les "potences", fort bien nommées), et en ne faisant, pendant un certain temps, que des séries de coups droits, puis de revers. Le reste venait après; (méthode "syllabique"). Et il n'est que de voir la manière dont le jeu a évolué. Ken Rosewall et même Rod Laver gagneraient peut-être un jeu par set, dans leur meilleure forme, contre Roger Federer.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2007
C'est pas un peu plus bas que la moëlle épinière, les "amourettes"?!!!!
Ecrit par : pierrot | 30 mars 2007
Les amourettes, c'est bien la moelle épinière, qui servait de base à la confection des bouchées à la reine, ainsi que le ris de veau, jusqu'à la vache folle.
Anne-Marie.
Pierrot, je parie que vous pensez aux "rognons blancs". Auquel cas vous êtes dans l'erreur.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 mars 2007
Christophe, une analogie, en soi, n'est rien d'autre qu'une figure de style — vide de sens si vous ne lui en donnez pas un pertinent.
Exemple.
Prenez l'entraîneur (de tennis, ou de ce que vous voulez). C'est une sorte de tortionnaire (je vous recommande Laporte, ou celui de Laure Manaudou), qui pour un peu frapperait ses élèves — certains le font —, qui se garderait bien de mettre "l'apprenant" tennistique "au centre du système" (ou du court), et qui en tout cas ne penserait guère que le futur athlète doit acquérir lui-même ses propres savoirs… La recette, en l'espèce, c'est la schlague. Imaginez Andy Roddick, actuellement entraîné par Jimmy Connors (encore un tendre !). Eh bien, justement, ses performances remontent…
Je déplore parfois — mais juste dans mes moments d'agacement — de voir mes élèves fascinés par des champions, mais qui pour rien au monde n'accepteraient, même de moi, que je les traite comme l'entraîneur du champion traite son poulain — ou sa pouliche… J'avais à deux heures de l'après-midi, aujourd'hui, une élève de prépas scientifiques qui sanglotait sur mon épaule (aucun intérêt particulier, de surcroît ils se nourrissent de choses abondamment sucrées et leurs larmes tachent…) parce que nous serions trop méchants avec elle, dans ce type de classe un tant soit peu élitiste. Et ses condisciples ne sont pas sympas ! Pauvre chou ! Et la même accepterait d'être traitée comme de la viande avariée par une quelconque ex-ballerine qui lui apprendrait à faire des pointes — voulez-vous tâter de la discipline du Kirov, ou même de l'Opéra de Paris sous Claude Bessy ?
Vous voyez, les analogies…
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 mars 2007
Zorglub m'a volé ma réponse concernant les amourettes. cela a le goût de la cervelle, pour ceux qui aiment. Les frivolités, en revanche, je trouve cela dégueugueu.
Patricia Mesnigué, ne culpabilisez surtout pas! Certains de mes collègues professeurs, par conséquents lucides (si si, il en reste) ont également déscolarisé les leurs. En 3 mois de travail, leur fille, au Cm2, réussissait brillamment les évaluations de 6ème ( d'un niveau consternant, d'ailleurs). Si j'avais encore des enfants d'âge scolaire, et qu'ils aient affaire à certains professeurs des écoles, j'en aurais fait autant sans le moindre scrupule. Je reçois quotidiennement des témoignages à ce sujet, émanant de collègues devant affronter le" n'importe quoi n'importe comment" auquel sont confrontés leurs enfants.
Mais j'ai eu de la chance, et mon fils, qui a pourtant appris à lire avec "Daniel et Valérie" lisait couramment à Noël, comme presque tous se camarades de classe. Ils avaient la chance d'avoir une maîtresse "à l'ancienne", dixit les parents, et à qui je rends hommage.
Ecrit par : mouron rouge | 30 mars 2007
Le choix d'un coup, en tennis, pose très peu de problèmes à un tennisman. Ou alors à un grand débutant (un "illettré"...) - qui sans doute choisira aussi son placement sur le terrain... - ou encore à E. Charmeux et C. Sibille qui doivent jouer comme des pinces tout en maîtrisant leur (absence de) choix.
On n'apprend très peu à "se déterminer" (à l'exception notable du haut niveau). On continue à faire des séries, des gammes dit-on, beaucoup de gammes, à tout niveau, et plus on joue à un bon niveau plus on les répète. Il faut automatiser les coups et non les choix. Non, pas les coups mais les meilleurs coups, les plus performants. Les choix dépendent d'abord du niveau des coups. Il s'agit d'élever le niveau de jeu pour chaque coup (intégrant au fil des années des paramètres nouveaux) et non le niveau des choix, lequel s'élève avec le niveau des coups.
Sans doute Rod Laver ne prendrait guère plus d'un jeu par set à Federer mais ce n'est certainement pas grâce à de mauvais choix ou à un manque de maîtrise des choix de coups ou de stratégies.
"Quelqu'un peut-il me suggérer des questions, tordues si possible, à poser à Bentolila qui vient parler demain aux enseignants au cerveau ravagé par le pédagogisme ? "
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 mars 2007
Hélène Merlin-Kajman rétorquait à Bentolila dans un Répliques de début d'année qu'elle contestait l’idée d’un lien (si fort) entre pouvoir linguistique et capacité de socialisation, remettant en cause l'opposition entre parole et violence. Elle évoqua son expérience de la féminité.
Finkielkraut dénonca lui la réduction qui consiste à tenir le pouvoir linguistique comme une capacité d’autonomie dans le débat d’opinions.
Philippe C
Ecrit par : Philippe C | 30 mars 2007
Je ne sais plus qui a déploré le manque de manifestations d'émoi quant au projet de scinder l'enseignement du français au lycée, mais je ne crois pas qu'elle doive s'en émouvoir ou en tirer des conclusions hâtives. Lorsqu'une info est supposée faire l'unanimité, il serait vain que chacun y aille de son petit couplet pour célébrer la même messe. Cette laïcité du débat fait que j'aime bien fréquenter ce blog-village gaulois, où l'on ne trouve vraiment motivant d'intervenir que pour s'étripper un peu.
Ecrit par : Perceval | 30 mars 2007
S'étriper ? Je suis un peu out, ce soir...
Ecrit par : Perceval | 30 mars 2007
Sauf le respect que je dois au maître de céans, je n'arrive pas , je n'arriverai jamais, et je ne chercherai jamais à trouver le moindre charme à la dureté gratuite sur des plus faibles que soi. La façon de M. Brighelli de parler de ses élèves, au nom du culte de l'effort sans concession, me laisse un goût amer. Combien de jeunes gens cassés, pour le seul plaisir narcissique d' apparaître comme un pur et dur non complaisant au service de la bonne cause ? La jeune fille dont vous ridiculisez le désarroi semble en tout cas ne pas avoir choisi la bonne épaule.
Ecrit par : Perceval | 30 mars 2007
Ou alors, ce qui est peut-être plus probable, vous vous rachetez auprès de nous de l'avoir consolée trop gentiment au regard de vos déclarations.
Ecrit par : Perceval | 30 mars 2007
Mais je m'emporte... autant pour moi, je suis over-naze. Je viens de vous relire, et j'avais zappé le "sauf dans mes moments d'agacement".
Ecrit par : Perceval | 30 mars 2007
Quant aux considérations sportives, pour avoir connu de près le sport de haut niveau dans une discipline très éprouvante et austère, je confirme que l'excellence n'est que le fruit de l'inlassable répétition. Comme dirait l'autre, tomber dix fois, se relever onze...
Ecrit par : Perceval | 30 mars 2007
Tout cela m'engage à faire un de ces prochains jours un fil sur l'enseignement physique et sportif. Il y a dans mon lycée un prof de gym qui me hait particulièrement au nom de je ne sais quelles valeurs de gauche qu'il prétend défendre — avec enseignement idoine. Et c'est la discipline, me semble-t-il, qui a été le plus tôt touchée par les dérives anti-élitistes — à la grande stupéfaction de certains élèves, très vite découragés de produire une quelconque performance, puisqu'on ne les juge plus là-dessus. J'ai une classe de "sport-études" où de vrais athlètes ne vont pour ainsi dire plus aux cours de gym "normaux" — et se font sabrer (ce qui, pour parler le langage du grand Jacques, leur en touche une sans faire bouger l'autre). Et je ne vous dis pas le désordre mental de gosses incités d'un côté à donner le meilleur d'eux-mêmes, et un peu plus, et supposés en même temps apprendre le conformisme en gym. Les mêmes qui, après une carrière sportive plus ou moins longue, vont envahir les STAPS, et être sidérés du décalage entre le discours pédagogique qu'on leur demande d'ingurgiter et l'idéologie du haut niveau dans laquelle ils ont vécu.
Et là, c'est une analogie que je défendrais bec et ongles dans toutes les disciplines. Il faut absolument mettre au point un système qui incitera chaque élève, toujours, à se dépasser — parce qu'il n'y a de plaisir véritable que dans le dépassement, et que je suis à fond pour la pédagogie du plaisir — dans l'excès, dans l'excès de sueur, et pas dans le confort : certains pédagogues devraient relire Epicure, au lieu d'en rester à ce grand flandrin impuissant de Rousseau.
JPB
PS. Je raconterai quelque jour — peut-être l'ai-je déjà fait ? — comment Rousseau, fin troisième, m'a poussé vers les Lettres… Ça pourrait, dans ces temps difficiles pour la littérature, en encourager certains.
Ecrit par : brighelli | 31 mars 2007
L’EPS : sujet passionnant !
L’un d’entre-vous dispose-t-il de statistiques fiables sur le nombre et la gravité des blessures subies par les élèves en EPS ?
Il serait légitimement jugé scandaleux que les élèves se blessent (même légèrement) en labo de TP ou en atelier. D’ailleurs les accidents sont extrêmement rares et donnent lieu à enquête avec vérification des conditions de sécurité etc.
Dès lors que l’EPS est un enseignement obligatoire donnant lieu à évaluation lors du bac, il m’apparaîtrait normal que le même traitement lui soit réservé !
La culture de la casse associée à la survalorisation des performances physiques me laisse toujours un peu interrogatif.
Une anecdote juste pour la bonne bouche :
Lors d’un conseil de classe on évoquait le cas d’une élève particulièrement apathique.
Le prof d’EPS prend la parole : « Vous êtes négatifs ! Samantha. montre de belles attitudes en sport. Au cours de l’évaluation du cycle boxe anglaise, elle a d’ailleurs, par inadvertance, mis KO une de ses camarades ».
Le tout dans l’indifférence générale ! Lorsque je m’indigne qu’un fait aussi grave puisse non seulement survenir mais soit de surcroît valorisé il m’est répondu : « Les élèves portent un casque et toutes les conditions de sécurité sont réunies. Cependant on ne peut jamais exclure un incident lors d’une pratique sportive ! En tout cas, ça montre une belle volonté et un réel engagement de la part de Samantha ! ».
Transposez, « Lors d’une séance de TP, Kévin a constaté que la manip était en panne. Plein de bonne volonté il a entrepris de réparer le système. Par malchance et par inexpérience, il s’est électrisé lors de son intervention. Mais c’est pas grave, il est resté inconscient moins de 20 secondes. En tout cas cet élève montre une réelle implication dans sa formation ».
Ecrit par : Zorglub | 31 mars 2007
Ken Rosewall et même Rod Laver gagneraient peut-être un jeu par set, dans leur meilleure forme, contre Roger Federer.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2007
N'oublions pas tout ce qui a évolué parallèlement : matériel, terrains, condition physique (je suis sûr que Nastase picolait plus que Federer !), méthodes d'entrainement, etc.
Pour faire un autre parallèle, je suis sûr que Yamashita n'aurait fait qu'une bouchée de notre David Douillet chiraco-national.
Ecrit par : yann | 31 mars 2007
Jean-Paul, en évoquant le tennis, je ne parlais pas du travail d'un entraîneur de haut niveau, mais de l'initiation d'un débutant! Il est clair qu'il y a eu de grands progrès à ce niveau dans l'apprentissage du sport.
En ce qui concerne l'école Bollettieri et ses "élèves, (Agassi, Mary Pierce, et des tas d'autres), la problématique est évidemment différente, et consiste essentiellement à travailler son ou ses coups forts.
PhilippeC, je n'ai aucune idée de la manière dont Evelyne Charmeux joue au tennis, ni de la barre au dessous de laquelle vous "jouez comme une pince", (c'est drôle, c'est exactement l'expression qu'employait Mme Leconte à propos de son fils Henri, quand il avait neuf ans, et n'écoutait pas exactement ses conseils). Personnellement, j'ai été classé en milieu de troisième série, ce qui est évidemment loin d'être exceptionnel, mais qui permet quand même de prétendre avoir de vagues notions... Avec, en sus, un diplôme d'éducateur en milieu scolaire.
Si Rod Laver ne prenait pas plus d'un jeu à Roger Federer aujourd'hui, c'est essentiellement parce que l'échange est envisagé avec une dynamique "globale", et non avec des coups plus "arrêtés" comme autrefois. Si vous voulez vraiment entrevoir ça, (pour ceux que la métaphore sportive intéresse), il suffit de revoir les premières rencontres entre Connors et Rosewall en finales des tournois de Wimbledon et de Forest Hills, (de mémoire, je crois que c'était en 1970). Evidemment, on pourra arguer que "Muscles" n'était plus dans sa première jeunesse, mais il s'était quand même taillé un chemin jusqu'en finale!
Ceci-dit, évidemment que pour progresser, à un certain stade, il faut en bouffer et faire des gammes! Personne ne peut prétendre le contraire. Et cela a été le cas de Rosewall comme celui de Federer ou bien d'autres.
Bonne journée à tous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007
"N'oublions pas tout ce qui a évolué parallèlement : matériel, terrains, condition physique (je suis sûr que Nastase picolait plus que Federer !), méthodes d'entrainement, etc.
Pour faire un autre parallèle, je suis sûr que Yamashita n'aurait fait qu'une bouchée de notre David Douillet chiraco-national."
Ecrit par : yann | 31 mars 2007
Oui, c'est vrai! Mais l'école australienne, à l'époque des "wonder kids", ne rigolait pas vraiment! Même s'il est vrai que Hoad ou Roche s'envoyaient quelques bières de temps en temps!
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007
"et j'avais zappé le "sauf dans mes moments d'agacement"."
Danièle & Valérie ?
Sérieux ... Ca ne m'étonne pas ...
Ecrit par : toto | 31 mars 2007
La culture de la casse associée à la survalorisation des performances physiques me laisse toujours un peu interrogatif...
"Le sport est sain dans la mesure où il est dangereux" a dit Bertold Brecht, qui savait de quoi il retournait.
Le KO n'est qu'une petite mort passagère. J'en ai subi moi même un sévère lors de mes études pour devenir prof de gym. Je n'en suis pas vraiment mort et depuis bien d'autres petites morts ont égayer et égaieront ma vie...
M. Brighelli, j'attends avec impatience et sécuriosité votre papier sur l'EPS. Je sens que je vais encore me réjouir!
Ecrit par : buntovchik | 31 mars 2007
Et si Borg a été aussi fort, c'est parce que son entraîneur a été assez intelligent pour lui laisser trouver sa technique de départ quasiment seul, au moment où Georges Deniau proclamait un an avant les triomphes de Borg et de Connors que, je cite, "aucun joueur ne gagnerait jamais un grand tournoi avec un revers à deux mains", bousillant ainsi un certain nombre de joueurs aussi doués que Borg, (on se souvient d'Hervé Gauvain), et qu'on continuait à apprendre à jouer avec une prise "unique" sous prétexte que Laver avait justement été aussi fort grâce à ça... Alors que c'était l'exceptionnelle robustesse de son poignet qui le lui permettait! Et si Noah avait eu Bergelin, (l'entraîneur de Borg) comme "coach", il aurait fait une autre carrière que celle qui a été la sienne!
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007
Je ne résiste pas au désir de déposer ici quelques extraits du texte de Bertold BRECHT auquel je faisais allusion tout à l'heure. C'est tiré des "Ecrits sur la politique et la société". L'article a été écrit en 1928 et s'intitule:
Les ennemis mortels du sport.
"Le sport a essentiellement deux ennemis qui pourraient le mettre vraiment en péril. Premièrement, il y a des gens qui veulent à toute force en faire une hygiène. Le slogan préféré de cette sorte de gens est que le sport est sain. Et ils l'utilisent pour essayer de détruire dans les écoles et aussi à l'aide d'écrits populaires ce qu'il y a d'esprit sportif dans la jeunesse. Le sport, le vrai sport, exercé avec passion, le sport dangereux, est évidemment malsain...
Le deuxième ennemi capital du sport est la manie qu'on certains d'en faire une science: ces "connaisseurs" par exemple qui, souvent, hélas, avec la complicité de la presse, s'efforcent convulsivement de nous faire prendre le sport pour une sorte d' "art", ils vous inventent une profusion de mots techniques et la tendance est de plus en plus à l"art pour l'art". En matière de boxe, cette tendance anti-sportive se manifeste par la généralisation du système des "points"...
Vous m'entendez bien: plus le sport se rationalise, s'affine, s'impose à la bonne société, toutes choses à quoi il tend fortement aujourd'hui, moins il est bon".
Remplacez le mot "sport" par "éducation" et vous avez une bonne idée de ce qu'elle est devenue en France en ce début du XXI siècle.
Ecrit par : buntovchik | 31 mars 2007
Qu'on me pardonne ...des petites morts ont égayé et egayeront ma vie! Слава Богу.
Ecrit par : buntovchik | 31 mars 2007
Mon fils, l 'an passé élève de terminale, a eu une bien mauvaise moyenne en EPS : par deux fois il a réalisé des performances supérieures à celles qu'il avait annoncées à son prof... Il a été sanctionné "pour une mauvaise appréciation de ses capacités dans l'exercice proposé" m'a répondu le collègue... sans rire.
Vous imaginez une transposition de ces "pratiques pédagogiques" dans d'autres matières ? Un examen refusé parce que l'élève a fait mieux que ce qu'il espérait au départ ?
Ecrit par : Victor | 31 mars 2007
" - Monsieur Winston Churchill, quel est le secret de votre longévité ?
- No sport ! "
Ecrit par : Robin | 31 mars 2007
Au fait Robin, puisque vous semblez présent, ça "compense" quoi ? (une vingtaine de contrib au dessus)
Ecrit par : Zorglub | 31 mars 2007
Bertolt Brecht a assurément été un grand dramaturge et un non moins grand metteur en scène, mais il n'a pas toujours brillé par sa clairvoyance politique...
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007
Vous imaginez une transposition de ces "pratiques pédagogiques" dans d'autres matières ? Un examen refusé parce que l'élève a fait mieux que ce qu'il espérait au départ ?
Ecrit par : Victor | 31 mars 2007
Oui, Victor, hélàs, notre fils aimait beaucoup peindre et dessiner à l'école primaire et il faisait des "travaux" (?) "oeuvres" (?) très précises, très colorées e très originales (bon, je sais c'est subjectif et les parents ont tendance à s'extasier devant les oeuvres de leur progéniture...
Mais son professeur d'arts plastiques depuis deux ans a des conceptions "modernes" sur la question. C'est un tenant de la disparition de l'art au profit du "concept".
J'ai écrit un article à ce sujet à l'occasion d'une exposition assez hilarate (involontairement bien sûr, ces gens-là sont bien plus sérieux que le pape et, hélàs aussi plus "Vaticants" (clin d'eil)
...dans notre bonne ville en citant une phrase de Hegel qui prévoyait mélancolie c qui se produit jour après jour sous nos yeux depuis les urinoires de Marcel Duchamp (l'effet de sidération est totalement estompé, mais on continue à exploiter le filon).
Il ne faut plus "créer", exprimer sa personnalité, mais "remplir des critères", "obéir à des consignes", "remplir un cahier des charges" "expliquer ce que l'on s'est proposé de faire"...Les enfants sont complètement déboussolés et puis, de guerre lasse, à force de se ramasser de mauvaises notes, il font ce qu'on leur demande (tracer une diagonale avec une règle peut vous valoir un 20 sur 20 !)
On ne parle pas beaucoup d'arts plastiqueset d'éducation musicale sur ce blog. Je vous laisse vous exprimer sur le sport (je ne fais plus grand chose avec mon hernie discale, mais, à mon grand étonnement, j'ai retrouvé de bons réflexes à ski : vous avez raison en ce qui concerne l'amélioration de l'équipement qui compense la détérioration de "l'équipé" !
Quand vous aurez fini avec le sport (rassurez-vous, je ne remplace pas avec le whisky et les cigares comme "the great prime minister")...pourriez-vous aussi donner votre avis sur l'éducation artistique ?
Ecrit par : Robin | 31 mars 2007
Au fait Robin, puisque vous semblez présent, ça "compense" quoi ? (une vingtaine de contrib au dessus)
Ecrit par : Zorglub | 31 mars 2007
Vous me coincez Zorglub. Si je dis "la vôtre", ce n'est pas "gentil" pour les autres qui vont être jaloux et si je dis : "toutes", vous allez vous sentir "confondu."
Alors disons que certains autres auraient des raisons d'être jaloux.
Signé "Le Jésuite de service".
Ecrit par : Robin | 31 mars 2007
Excusez-moi, je n'ai pas les idées claires ce matin, j'ai répondu à une autre question que celle que vous m'avez posée...
Votre contribution compense celle de Charmeux, évidemment...Et celles de certains autres la compensent aussi, mais si on doit faire des "classements" (quelle horreur !) la vôtre la compense, pour moi, un peu plus.
Ouf !
Ecrit par : Robin | 31 mars 2007
Yann, l'histoire de la moelle m'a rappelé que le fondateur du journal "L'os à moelle" à savoir l'humoriste Pierre Dac était né à Châlons en Champagne.Vous avez raison la moelle donne du goût à la soupe, et le rire donne du goût à la vie, au quotidien pas toujours drôle. Je parle du rire sain et franc , pas ce rire sadique des passeurs conduisant les Ethiopiens et les Somaliens au Yémen.( Le reportage vu hier soir sur FR3 dérange. )Pas ce rire engendré par l'ivresse du pouvoir et donnant le droit de frapper, d'humilier, de vie et de mort sur ceux qui fuient la guerre et la misère, elle-mêmes engendrées par une autre ivresse du pouvoir. L'ivresse proposée par rabelais est tout autre. Bonne journée.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 31 mars 2007
A Hélène Charpentier :
Je parle du rire sain et franc , pas ce rire sadique des passeurs conduisant les Ethiopiens et les Somaliens au Yémen.( Le reportage vu hier soir sur FR3 dérange. )
De quel reportage s'agit-il ? FR3 national ou régional ?
Ecrit par : yann | 31 mars 2007
Bertolt Brecht a assurément été un grand dramaturge et un non moins grand metteur en scène, mais il n'a pas toujours brillé par sa clairvoyance politique...
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007
Oui, c'est vrai, Christophe, vous avez raison...mais "Mère courage" (j'avais tapé "mère courge") et la "Résistible ascension d'Arturo Hui, c'est pas mal non ?
...et puis l'Allemagne de l'Est aurait mieux fait de s'inspirer un peu plus de ses écrits sur le sport, même si les injections d'hormones n'existaient pas encore du temps de Brecht.
...et nous un peu moins de sa glorification du communisme !
Ecrit par : Robin | 31 mars 2007
" - Monsieur Winston Churchill, quel est le secret de votre longévité ?
- No sport ! "
Ecrit par : Robin | 31 mars 2007
Robin, Churchill qui ne faisait pas de sport n'a vécu que 91 ans. Alors que Léon Tolstoï qui allait à cheval plusieurs par jour a vécu 92 ans!
Mais il n'y a aucun rapport entre le sport , le cigare et la santé ou la longétivité . C'est précisément ce que veut dire Bertold Brecht.
....................................................................................
Vous imaginez une transposition de ces "pratiques pédagogiques" dans d'autres matières ? Un examen refusé parce que l'élève a fait mieux que ce qu'il espérait au départ ?
Ecrit par : Victor | 31 mars 2007
Nous sommes bien d'accord, Victor. L'enseignement de l'EPS a atteint sous la coupe des pédagogistes, malheureusement au pouvoir encore pour longtemps, le summum de l'absurdité et de l'incohérence.
Mais attendons ce que JP Brighelli s'apprête à nous dire à ce propos.
Ecrit par : buntovchik | 31 mars 2007
J'avais à deux heures de l'après-midi, aujourd'hui, une élève de prépas scientifiques qui sanglotait sur mon épaule (aucun intérêt particulier, de surcroît ils se nourrissent de choses abondamment sucrées et leurs larmes tachent…) parce que nous serions trop méchants avec elle, dans ce type de classe un tant soit peu élitiste. Et ses condisciples ne sont pas sympas ! Pauvre chou ! Et la même accepterait d'être traitée comme de la viande avariée par une quelconque ex-ballerine qui lui apprendrait à faire des pointes — voulez-vous tâter de la discipline du Kirov, ou même de l'Opéra de Paris sous Claude Bessy ?
Vous voyez, les analogies…
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 mars 2007
Cher JPB, combien d'aspirants champions, intégrés aux filières du haut niveau, ou de petits rats de l'opéra, craquent, partent en pleurant, voire en se suicidant, et est-ce que tous les élèves de prépas pleurnichent toute la journée ?
Ces élèves de prépas scientifiques SONT traités comme des champions (en tous cas dans la prépa à laquelle je pense, je ne sais pas où vous enseignez), je dirais même que certains se scandalisent dans certains centres d'entrainement sportifs de conditions de travail qui feraient envie aux taupins.
Alors, un coup de blues de temps en temps n'a rien de déhonorant.
Ecrit par : yann | 31 mars 2007
à buntovchik
Et mon grand père, mort à 102 ans, a joué au tennis jusqu'à 98 ans !!
Ecrit par : yann | 31 mars 2007
déShonorant, pardon..
Ecrit par : yann | 31 mars 2007
Buntovtchik
Je suis assez d'accord avec vous et avec Brecht, mais j'aime bien aussi l'humour britannique.
Au fait, je suis en train de lire "Le roman de la Russie insolite" de Vladimir Fédorovski. C'est peut-être un peu "léger" pour les spécialistes mais je trouve que c'est une bonne initiation pour les autres. Il y a quelques pages sur Tolstoï et ses "contradictions".
Ecrit par : Robin | 31 mars 2007
D'un côté on vilipende l'esprit de l'enseignement de l'EPS, trop acquise à "l'élève au centre" et aux principes développés par les sciences de l'éducation et, de l'autre, les brimades du sport de haut niveau. Comme pour tous les enseignements, la vérité, si vérité il y a, se trouve vraisemblablement entre les deux!
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007
Bertolt Brecht a assurément été un grand dramaturge et un non moins grand metteur en scène, mais il n'a pas toujours brillé par sa clairvoyance politique...
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007
Ah bon??? Tiens??? Et "Der Kaukasische Kreidekreis"???? et "Arturo Ui"??? et "Sainte-Jeanne des Abattoirs"??? C'est quand même extraordinaire!! Il suffit que des petits profaillons se la jouent jury d'agreg d'Allemand un torride après-midi de Juillet 1960, pour se croire autorisés à porter des jugements péremptoires sur les grands...Ben oui, Brecht, et Weill aussi se sont mis le doigt dans l'oeil jusqu'au scrotum en étant communistes ou staliniens, au choix(c'est pareil). Mais si on se met à faire un fiche deceux qui le furent, on n'est pas au bout de nos surprises. De toutes façons face à la bête immonde, il n'y avait pas tellement d'alternative. Et puis Brecht a su dénoncer l'immonde, le totalitarisme EN GENERAL, pas seulement hitlérien.
Nous, les Frankaouis, sommes comme les Autrichemards :maîtres en tour de passe-passe par rapport au passé douteux.(travers catholique??????)
Car enfin,si vous stigmatisez Brecht, que dire de Sartre, ce bourge de chez bourge pituesment monté sur son bidon ou vendant la "Cause du Peuple" sans en croire rien????
Et cette vieille salope d'Aragon, tellement stal qu' côté de lui
Dolorès Ibarurri, "la putain du Komintern" passait pour une sociale démocrate!!!! C'est quand même l'un des plus grands poètes français. De la trempe d'un Péguy.
Et Céline?? génie litteraire absolu mais pollué à jamais par sa pourriture collaborationniste et antisémite. Et Valéry, antisémite fanatique, antidreyfusard viscéral??? Là rien. On ne dit iren?. Contre Jünger non plus, d'ailleurs, cette fiotte nazissime ,coqueluche des Frankaouis ne sachant pas un mot d'allemand???? et contre Heidegger, le gros phénoménologue de champs de patates, nazi jusqu'au bout des ongles???rien non plus.
Mais Brecht, dont d'ailleurs personne ou peu de monde n'a lu les fantastiques écrits politiques, là oui. Parce que finis finarum, on préfère encore, en 2007, taper sur engagement imbécile de gauche que sur le même engagement aussi crétin, mais à droite.
Cela s'appelle la fascisation lente et osmotique del'esprit public. Sa sarkozisation.
Un exemple rapporté par De Gaulle, qui riouve que nous sommes des nains dérisoires. Les trois frères D'Estienne D'Orves, vieille noblesse d'ancien régime: l'un fut gaulliste (Honoré) un autre fut pétainiste et le troisime communisant ami de Rol-Tanguy.
Ecrit par : montaigneàcheval | 31 mars 2007
Montaigneàcheval, ne vous fâchez pas, allons! M'accuser de "victime de la Sarkozysation des esprits" est vraiment une erreur, je vous assure! Et ne faites pas comme certains en ne lisant qu'une partie des messages! Excusez-moi de copier-coller l'intégralité de celui que vous incriminez:
"Bertolt Brecht a assurément été un grand dramaturge et un non moins grand metteur en scène, mais il n'a pas toujours brillé par sa clairvoyance politique..."
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007
Je faisais allusion à la fin de ce grand homme de théâtre, (j'insiste), fin tristement stalinienne.
Par ailleurs, je ne vois pas au nom de quoi on ne pourrait être en même temps antisarkozyste ET antistalinien, (voire même anticommuniste.
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007
Mais Brecht, dont d'ailleurs personne ou peu de monde n'a lu les fantastiques écrits politiques, là oui.
Fantastiques...c'est bien le mot. Il se trouve que je suis en train de relire ce livre (Ecrits sur la politique et la société- L'arche éditeur). J'en suis à la page 199 et le titre est: "Pourquoi certaines couches petites borgeoises et même prolétariennes menacent-elles de passer au fascisme"...Je n'invente rien!
Merci màc de remettre les pendules à la l'heure!
Ecrit par : buntovchik | 31 mars 2007
L'école, contre-pouvoir aux marchand du temple, j'achète. Plus sérieusement il faut combattre la dictature des marques que je citerai pas pour ne pas leur faire de la pub.
Tout le monde en blouse, pourquoi pas? Elle n'est pas obligée d'être grise.
Ecrit par : Frontere | 31 mars 2007
Je suis en train d'écouter "les sept péchés capitaux", de Brecht et Kurt Weil, chanté par Gisela May, quelle merveille !
Quelqu'un a-t-il vu ce superbe film, "La vie des autres" ?
Anne-Marie.
PS. Pour me remettre un peu de la conférence de Bentolila, pas vraiment réconfortante.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 31 mars 2007
Je surfe sur internet pour enrichir un cours et tombe par hasard sur votre site de discussion: eh bah dites donc ça chauffe sec! C'est incroyable le nombre de mails délirants qu'il y a! Je dois vous avouer ne rien comprendre à certains débats...Dites donc amis profs vous avez pas des copies à corriger plutôt? Moi je sais pas où vous avez l'énergie de vous quereller et de polémiquer.
Juste un petit message d'une prof de lettres dans un lycée ZEP qui se démande si vous n'êtes pas un peu déconnectés ...
Amicalement, sophie.
Ecrit par : sophie | 31 mars 2007
La preuve que les profs travaillent, c'est que je suis le seul présent pour répondre, et je ne suis pas prof !
Et puis, personne ne se querelle sur ce site (bon, à part un peu toto et christophe, mais si peu ...). Moi j'ai plus le sentiment qu'il s'agit d'une discussion à bâtons rompus, un peu décousue parfois, telle qu'elle pourrait se dérouler autour d'un pastis ou d'un bon repas.
J'y dis une ânerie de temps à autre, pour participer, parce que c'est quand même plus sympa que sur certains "forums" beaucoup plus sectaires.
Enfin, on n'y lit pas que des bétises. Mais, bon, y'en a aussi ...
Ecrit par : yann | 31 mars 2007
Vous avez out compris : ce blog tente de rattraper la frustration née en salle des profs d'une insuffisance de grois rouge qui tache…
Et dire des bêtises est un chemin comme un autre. Au moins, ça ne nous reste pas sur le cœur.
JPB
Ecrit par : brighelli | 31 mars 2007
Bonjour à toutes et à tous,
Cette semaine nous avons aimé la fiction diffusée par France3 à propos de Célestin Freinet car accessible au plus grand nombre.
Notre fin de semaine :
Lire, (re) découvrir : (1/2) "Poète... vos papiers!", préface de Léo Ferré 1956
La poésie contemporaine ne chante plus. Elle rampe. Elle a cependant le privilège de la distinction, elle ne fréquente pas les mots mal famés, elle les ignore. Cela arrange bien des esthètes que François Villon ait été un voyou. On ne prend les mots qu'avec des gants: à "menstruel" on préfère ...
http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2007/03/31/1-poete-vos-papiers-preface-de-leo-ferre-1956.html
Lire, découvrir (2/2) : "Priorité à gauche, permettez !" Léo Ferré.
( Léo Ferré Montpellier Zénith 1989 ) Il n'y a plus rien Ecoute, écoute... Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le coeur à l'heure, avec le sable qui se remonte un peu, comme les vieilles putes qui remontent leur peau, qui tirent la couverture. ...
http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2007/03/31/lire-decouvrir-2-2-il-n-y-a-plus-rien-leo-ferre.html
Bien à vous toutes et tous.
Lovely34
Ecrit par : Lovely34 | 31 mars 2007
Montaigne
Pouvez-vous nous donner la liste complète des gens que vous aimez (on se trompe une fois sur deux) afin que nous puissions en dire du mal et d'avoir le plaisir de lire vos merveilleuses diatribes !
Je vous trouve un peu injuste avec Jünger; il était impliqué dans le complot des généraux contre Hitler (qu'il surnomme "Kniebolo" dans son Journal et il a failli y passer...L'un des ses fils a eu moins de chance.
buntovtchock ne me répond pas pour Fédorovski...J'ai dû dire une "co-nne-rie", comme dit le gardien de but dans les Guignols.
Ecrit par : Robin | 31 mars 2007
Eh bien je savais bien que le "repas coopératif" avait du bon! C'est apparemment ce que JPB regrette de ne pas partager et si concrètement nous nous rassemblions pour de bon avec une bonne bouteille, cela s'entend-et pourquoi pas du "gros qui tache"!-nous tiendrions, je crois, de tout autres discours, bien plus accessibles à Sophie, qui a osé dire tout haut ce que je pensais tout bas, avant de m'aventurer dans capharnaüm( on va encore me traiter de Témoin de Jéhovah, je sens cela!) intello -discoureur.
Ecrit par : pierrot | 31 mars 2007
"chik" pas "tchock" ...buntovchik, je vous jure que je ne l'ai pas fait exprès !
...et je n'aurais pas l'outrecuidance de vous suggérer d'adopter un pseudonyme moins compliqué.
Féorovski...C'est vrai que ça fait parfois penser à du Frédéric Mitterrand.
Ecrit par : Robin | 31 mars 2007
Une information inquiétante trouvée dans l’édition en ligne d’un grand journal :
« Création d’une agrégation de sciences de l’éducation.
Un prochain numéro spécial du Bulletin Officiel de l’Éducation nationale devrait rendre publique une mesure attendue depuis quelque temps déjà par de nombreux acteurs de l’Éducation nationale, des directeurs d’IUFM aux syndicats d’enseignants majoritaires et dont l’importance parle d’elle-même, puisqu’il s’agit du décret portant création de l’agrégation de sciences de l’éducation. Le texte du décret sera d’ailleurs accompagné d’un commentaire en forme de préambule du Ministre lui-même. Cette nouvelle agrégation se démarque de celles actuellement existantes par son caractère résolument innovant, touchant aussi bien à la nature de son programme et de ses épreuves qu’à la composition de son jury.
La première nouveauté concerne les candidats : ceux-ci devront être déjà titulaires d’une agrégation, d’un Capes ou d’un Capet, d’un professorat des écoles ou d’un doctorat en sciences de l’éducation. Mais la nature de ses épreuves est encore bien plus nouvelle, puisqu’on rompt délibérément avec la dichotomie désuète entre épreuves écrites anonymes d’admissibilité et épreuves orales d’admission pour faire place à des formes d’évaluation modernes, totalement inédites dans l’univers des concours “classiques”.
L’admissibilité est prononcée à l’issue de deux épreuves :
1. Un oral par équipe où les différents candidats associés (neuf au total) doivent d’abord se concerter sur l’organisation de la préparation de l’épreuve et se répartir les rôles, chaque candidat étant évalué, non au travers de sa contribution personnelle à la production de l’ensemble, mais dans son aptitude au travail en équipe, grâce à la présence dans le groupe d’un membre du jury à l’insu des candidats qui sera spécialement mandaté pour une évaluation en situation.
2. La présentation d’un mémoire pédagogique, préalablement élaboré, et comportant d’une part, une analyse sociologique d’une problématique pédagogique donnée, et d’autre part, des propositions d’innovation et de réforme dans les pratiques ou le dispositif de formation et d’évaluation des enseignants, en liaison avec la psychologie cognitive et comportementaliste et/ou la didactique.
Quant aux épreuves d’admission, elles comportent un triptyque ainsi composé :
1. Un premier oral portant sur la didactique de leur discipline de licence ou maîtrise (on souligne qu’il s’agit de didactique, et non des disciplines pour elles-mêmes) pour les candidats titulaires d’une agrégation, d’un Capes ou Capet ou d’un professorat de écoles, et sur la didactique générale pour les candidats titulaires d’un doctorat des sciences de l’éducation.
2. Un second oral portant sur l’enseignement d’une discipline “aussi éloignée que possible de [la] discipline de référence” des candidats (ce qui vise essentiellement à favoriser le décloisonnement disciplinaire). Les titulaires d’un doctorat de sciences de l’éducation sont dispensés de cette épreuve.
3. Un entretien informel avec le jury permettant d’apprécier les motivations du candidat.
Autre nouveauté capitale : la composition du jury. Celui-ci comprend, pour les épreuves d’admission, des personnalités “extérieures” et notamment des parents d’élèves, choisies “pour leur implication dans les projets éducatifs” .
Mais l’innovation la plus spectaculaire touche aux programmes. Ceux-ci sont tout simplement supprimés ; tout au plus sera-t-il établie chaque année une liste non exhaustive de thèmes ayant trait aux sciences de l’éducation, assortie d’une bibliographie, par les directeurs d’IUFM en concertation avec les formateurs de ces Instituts, les syndicats d’enseignants majoritaires et les fédérations de parents d’élèves,.
Dans l’esprit des promoteurs de cette nouvelle agrégation, il s’agit de prendre date, et selon les déclarations de l’un d’entre eux, de “privilégier l’état d’esprit plutôt que l’acquisition d’une somme de connaissances figées” : en d’autres termes, favoriser les têtes bien faites au détriment des têtes bien pleines (ou trop pleines). On ne saurait que s’en réjouir, à l’exemple de M. Philippe Meirieu à qui échoit l’honneur de présider le premier jury et qui explique “qu’il y a urgence, passé l’an 2000, à débarrasser l’enseignement des conceptions sclérosées qui l’encombrent encore et l’empêchent d’acquérir le caractère profondément démocratique et centré sur l’intérêt des élèves qu’il doit impérativement présenter”, précisant en outre que dans le jury qu’il est chargé de constituer, il n’y aura pas d’autres agrégés que ceux nommés sur liste d’aptitude, ceci pour éviter, dit-il, que puissent “se reproduire des mécanismes de sélection fondés sur la simple transmission des savoirs et si justement décriés” ; et Philippe Meirieu voit dans cette nouvelle agrégation “le modèle des futurs concours de recrutement du troisième millénaire pour recruter les enseignants-citoyens de demain”.
Les premiers lauréats de l’agrégation de sciences de l’éducation (environ 450 places pour la première session) seront affectés pour partie dans les IUFM, où ils seront les fers de lance de la nouvelle politique de formation des enseignants, et pour partie dans les différents établissements scolaires, où ils seront chargés d’animer les équipes pédagogiques et d’initier les enseignants aux innovations pédagogiques impulsées par l’institution. »
Ecrit par : Lariba | 31 mars 2007
Fédorovski pas Férovski...n'importe quoi...décidément, j'ai des problèmes avec le noms slaves.
Ecrit par : Robin | 31 mars 2007
Les premiers lauréats de l’agrégation de sciences de l’éducation (environ 450 places pour la première session) seront affectés pour partie dans les IUFM, où ils seront les fers de lance de la nouvelle politique de formation des enseignants, et pour partie dans les différents établissements scolaires, où ils seront chargés d’animer les équipes pédagogiques et d’initier les enseignants aux innovations pédagogiques impulsées par l’institution. »
Ecrit par : Lariba | 31 mars 2007
Au secours !
Lariba, dites-moi que je rêve ou qu'il s'agit encore une fois d'un de vos superbes pastiches - nous avons encore en mémoire votre page d'Evangile : "alors Jésus s'assit et pleura et Judas : "Qu'est-ce que c'est que cette pédagogie frontale ?Qu'est-ce que tu as dit après pauvres ?"
Dites-nous que vous nous faites une farce la veille du 1er avril.
Maintenant si c'est vrai, je suis sûr qu'il va y avoir encore quelqu'un pour venir nous dire qu'on exagère et que les "pédagos" n'ont pas le pouvoir que nous leur prêtons.
Tout compte fait, vu la tournure des événements, je me demande si je vais rempiler l'année prochaine..."Engagez-vous, rengagez-vous qu'ils disaient!"
Ecrit par : Robin | 31 mars 2007
Pour les étourdis qui auraient eu une attaque en lisant l'excellent post de Lariba, un petit remontant trouvé sur ce lien:
http://www.creteil.iufm.fr/ressources/service-commun-de-documentation/intranet/sommaire/formation-des-personnels/compte-rendus-de-stages/enssib-2/
"Etat et avenir de l'édition :
Sinistrée
Pas de virage numérique
Thèses ne sont plus éditées.
PUF : 600 tirages par titre, vente environ 30 exemplaires.
Les collections s'effondrent les unes après les autres.
Collection ESF Meirieu : 100 000 ex. en 1994 (confondus fonds et actualités), 18 000 ex en 2004.
La chute est continue.
De 1984 à 1994, croissance constante, suivie d'un chute continue depuis 1994.
Eléments déterminants : assauts idéologiques contre la pédagogie, créneaux psychologie développement personnel en pleine expansion.
Eléments institutionnels : disparition des MAFPEN et affaiblissement de la formation continue en 1990.
Seul secteur en explosion : psychanalyse, sciences humaines.
Absence de prescripteurs, de médiateurs.
Presse complètement effondrée.
Site de Philippe Meirieu : articles, conférences, échanges, bibliographies
Ecrit par : Un hussard | 31 mars 2007
450 places pour les pignoufs qui vont de faire décorer de la médaille à deux balles de l"agrégation" de pédagoconnerie !
Mais c'est scandaleux ! C'est plus , en nombres de places, que les agregs externes ajoutées de Lettres Classiques (40 places cette année, soit 35 de moins que quand je l'ai passée il y a un peu plus de 5 ans) , de Lettres Modernes (114 places), de Philo (47 places) et d'Anglais (145 places) ! Et quand on voit le niveau du concours (peut-on d'ailleurs encore parler de niveau et de concours, dans ce cas ?)
Je parie que cette petite crotte suffisante de Meirieu va s'auto-nommer agrégé de pédago dès que le titre sera créé.
Ecrit par : Kap | 31 mars 2007
Tiens, nos socialistes héraultais nous font une petite visite. C'est samedi.
Si j'osais, je reprendrais bien un fragment de leurs citations de Léo (on se demande bien ce qu'il penserait de Ségo ...) pour la mettre en parallèle avec la Madone au beau sourire, mais on va m'accuser d'être particulièrement grossier.
Donc je me tais ...
Ecrit par : yann | 31 mars 2007
Réflexion et recherche google faites, ce post de Lariba est bien une blague. Ouf.
Ecrit par : Kap | 31 mars 2007
Une information inquiétante trouvée dans l’édition en ligne d’un grand journal :
« Création d’une agrégation de sciences de l’éducation.
Ecrit par : Lariba | 31 mars 2007
Splendide ! Mais le 1er avril, c'est demain. A moins que vous ne soyez en WE. Auquel cas, encore bravo !
Ecrit par : yann | 31 mars 2007
Christophe, vous avez raison, l’apprentissage d’un sport a beaucoup progressé. Vous évoquez tout de suite la globalité. Soit. Jouer au tennis suppose un terrain, un adversaire, des balles, une raquette, des règles, de la motivation, l’entraînement, etc. etc. Autant dire que tout est global et qu’un point est un rond. On pourrait dire aussi que Federer a intégré votre « dynamique global » comme élément de plus dans son alphabet tennistique. Et qu’il manquerait à Rod Laver un certain nombre de coups aujourd’hui élémentaires, donc des prises, du renforcement musculaire, des stratégies, etc. (et au fond toute une dynamique globale).
Certes, la répétition précise et austère ne convient pas à la grande initiation (cas très spécifique). Mais sinon c’est d’abord et toujours répétition, de l’élémentaire (les coups) et du global (les matchs).
Répéter l’élémentaire jugé le meilleur pour ne pas sombrer dans les innombrables et informes « techniques de club », techniques burlesques, désarticulées, inimitables, "exotiques", de joueurs qui ont en effet construit par eux-mêmes leur propre savoir. Grandiose parfois ! Efficace au plus bas niveau mais pas toujours.
Certes, intérioriser la meilleure technique ne va pas sans appropriation, sans faire sien. Chacun s’approprie aussi les maths ou la musique à sa façon, et la langue n’est pas la parole. Mais vous stigmatisez beaucoup un Deniau et idéalisez excessivement nos petits « corniauds ». Car pour échapper à un Deniau qui semble ne pas avoir pris la mesure d’une innovation majeure, combien de corniauds faudrait-il écouter ? Pour un Borg qui invente un coup, combien d’autres ne seront sauvés de l'insuffisance qu'en se l’appropriant ? Alors vous évoquez Noah (pas n’importe quel élève celui-là, pas un débutant !). Un autre apprentissage, dites-vous, plus centré sur la personne de Noah, eut révélé le Borg qui sommeillait en lui. Je n’en crois rien, Noah aurait probablement fait une carrière similaire avec Bergelin, puisque les qualités techniques de Noah étaient - à son niveau - fort médiocres et limitées (pour les néophytes je souligne que c’est un fait reconnu), et il doit en grande partie sa carrière à ses qualités psychologiques et physiques hors normes – surtout celles des iufm.
Dans sa grande sagesse, Meirieu privilégierait néanmoins, pas seulement en face des Noah mais avec tous les élèves, une « pédagogie du chef d’œuvre », et Charmeux un apprentissage des mots en utilisant que ceux déjà connus… Un championnat du monde des joueurs de club, où tous les joueurs sont champions du monde ! wwwwwaaaaazzzzaaaaaaaaa comme dirait toto.
Si vous dénonciez uniquement la « prise unique » dans l’appropriation, beaucoup ici dénoncent avec JPB le totalitarisme méthodologique.
Ecrit par : Philippe C | 31 mars 2007
Quelqu'un a-t-il vu ce superbe film, "La vie des autres" ?
Anne-Marie.
Je suis allé voir ce film! J'en ai pensé beaucoup de bien!
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"chik" pas "tchock" ...buntovchik, je vous jure que je ne l'ai pas fait exprès !
Interessant lapsus, Robin! Qui ne me tchoque pas du tout. Comment l'interprétez-vous?
A propos de Vladimir Fédorovski je n'ai lu que "le roman de St Péterbourg" ou "les amours au bord de la Néva". C'est une littérature sans prétention mais on y apprend beaucoup de choses sur Catherine II, Pouchkine, Balzac en Russie...
Ecrit par : buntovchik | 31 mars 2007
Salut,
je vous soumets ici le rapport d'un psy scolaire à propos d'une classe Freinet (CP/CE1). Seuls les noms ont été enlevés :
"L'atmosphère de la classe est agréable. Les élèves paraissent détendus et avoir investi les différents
espaces de la classe et s'y sentir bien.
Le bien-être ressenti des élèves semble notamment s'inscrire dans le dispositif mis en place par le
maître pour accueillir, écouter et intégrer l'individualité et la subjectivité de chaque élève (réunions,
métiers, transmissions des savoirs... où chaque élève apporte aussi de lui-même, s'il le désire.) Le
cadre aménagé incite à la liaison, à la relation, aux liens, à la communication.
Je perçois dans ce cadre une manière particulière d'engager les élèves à faire confiance à leurs
ressentis et à leurs ressources internes. En classe, les élèves ne sont pas seulement en communication
avec leurs pairs, ni seulement avec le maître, ils sont également en communication avec eux-
mêmes ; et ce point me semble intéressant dans la mesure où l'élève apprend à discerner en lui une
idée, à la partager, à l'évaluer ; il s'entraîne à faire confiance à son jugement et, par conséquent, à
s'autonomiser dans les apprentissages.
Il est aussi intéressant de remarquer que la relation dissymétrique habituellement observée entre
enseignant et élèves s'organise différemment (le maître pourra ne pas s'asseoir à son bureau, mais se
mettre au niveau des élèves; les savoirs pourront être transmis par les élèves eux-mêmes...)
L'espace propre au maître reste distinct, mais il existe une « aire transitionnelle (1)» au sein de laquelle
des échanges particuliers avec le reste du groupe sont possibles. C'est-à-dire que le maître sera
capable d'intégrer ce que chaque élève apporte de lui-même (nous en parlions plus avant) et les
élèves vont être capables d'intégrer une part importante des obligations inhérentes à leur rôle d'élève
(ordinairement dévolue au seul enseignant) sous la forme d'un « Surmoi. »
Les élèves s'approprient une part transformée de cette autorité habituellement dévolue au seul
enseignant. J'ai pu m'en rendre compte sous deux formes :
1) Celle, «plus collective»: que l'on observe par le fait que les élèves trouvent un intérêt à
transmettre leur savoir aux autres élèves, ou : ils prennent l'initiative de rappeler « à certains » la loi
et proposer de nouveaux règlements afin que les apprentissages se déroulent dans de meilleures
conditions, ou : ils se positionnent en tant que « gardiens du respect de la politique de la classe »...
2) L'autre forme -qui n'est pas sans lien avec la première- « plus individuelle » renvoie au Surmoi
déjà évoqué.
J'entends, par « Surmoi », ce qui a été décrit par S. Freud comme l'intériorisation, par l'enfant, des
exigences et des interdits parentaux (ou des éducateurs.) Plus spécifiquement, on retrouve dans cette
notion l'idée de la construction d'une conscience morale, d'une auto-observation, de la formation
d'idéaux, d'un auto-jugement, d'une auto-évaluation...
Et il me semble qu'ici, la dynamique en place y fait singulièrement appel. Plus concrètement, j'ai pu
observer des enfants qui, malgré ou grâce à la liberté relative dont ils peuvent bénéficier à certains
moments (c'est-à-dire qu'ils ne sont pas obligatoirement assis à leur table, qu'ils peuvent se déplacer
dans l'espace de la classe, y chercher et trouver des informations, ils peuvent échanger ensembles :
psychisme et corps travaillent de concert pour l'acte actif d'appropriation du savoir ; le tout, sous la
supervision du maître) s'attachent naturellement à leur devoir d'élève sous l'influence d'une
obligation devenue interne.
S'autonomiser dans le travail, c'est apprendre aussi à se détacher, petit à petit, des béquilles externes
que peuvent représenter les dictats et injonctions de l'adulte et pouvoir trouver goût à fonctionner,
travailler « seul, en présence de l'enseignant (2) » ; Et c'est dans cette perspective que j'ai effectivement
perçu l'activité des élèves au sein de la classe. Le dispositif travaille, me semble-t-il, cet aspect.
Finalement, tout un jeu constructif s'organise et s'élabore, pour les apprentissages, autour de
dualismes tels que : passivité/activité ; intérieur/extérieur... et l'apparente désorganisation renvoyée
à l'œil observateur « non averti » révèle rapidement qu'une structure claire de travail est opérante.
Les atouts du dispositif dont je parle, ne prennent sens pour chaque élève que par la manière dont ils
investissent et utilisent ce cadre proposé. Les conditions de possibilité pour qu'en chacun ces
développements se réalisent existent ; mais certains élèves peuvent ne pas être en mesure de s'en
emparer. (Ce qui fait partie d'ailleurs des difficultés «banales» inhérentes à toute classe !)
1 Expression empruntée à D. W. Winnicott. 11 nomme l'aire transitionnelle comme « une aire intermédiaire d'expérience
[...] qui consiste à maintenir à la fois séparées et reliées l'une à l'autre, réalité intérieure et réalité extérieure.»
(Finalement, c'est aussi comme cela que je perçois le l'aire de cette classe !) Mais j'évoquais ici surtout un espace
intermédiaire où l'on sent que l'aire du maître et celle des élèves sont séparées, mais dans un rapport dynamique d'étroite communication.
2 Expression inspirée de D. W. Winnicott (encore !) parlant de la capacité d'être seul de l'enfant « en présence de la
mère. »
Ecrit par : Perceval | 31 mars 2007
Je ne dénonce aucunement la prise unique, pas plus qu'aucune autre! Elle convenait merveilleusement au grand Rod. Et la technique de Borg convient également à merveille à ce joueur. Et, comme à chaque enseignant sa pédagogie, à chaque joueur sa technique! Il faut savoir adapter sa pédagogie au joueur, (à l'élève) qu'on a en face de soi. Ce n'est pas très compliqué!
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007
Anne-Marie, mes parents avaient ce 33 tours, (Brecht-Weil par Gisela May). C'est effectivement très beau... Encore plus "brut", et adapté à l'oeuvre en question: la version de Lotte Lenya et, pas mal non plus, (mais je n'en ai entendu que des extraits), celle de... ... Marianne Faithfull. (Mais il s'agit d'autres mélodies de Brecht-Weil).
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007
J'avais pas fait le rapprochement avec le premier avril qui tombe demain.
Lariba, j'ai frisé l'apoplexie ! Ne faites plus jamais un canular plus vrai que tous les fantasmes du plus extrême des pédagogos.
Merci Kap.
Ecrit par : Philippe | 31 mars 2007
Lariba, nous savons vous et moi que l'humour est la politesse du désespoir…
À part ça, splendide ! Absolument splendide ! Quel humour ! Quel désespoir !
JPB
Ecrit par : brighelli | 31 mars 2007
Au total, qui de Fariba ou de Perceval poste le meilleur gag du 1er avril ?
Ecrit par : Zorglub | 31 mars 2007
Salut à toutes et à tous…
Je m'absente quelques jours, dans un coin frileux et dépourvu d'ordinateurs. Parmi mille personnes qui pourraient intelligemment jouer les intérimaires de luxe sur ce blog, je ne détesterais pas que Françoise Guichard — l'une des rares à signer en toutes lettres — se dévoue. Ça vous changera, les un(e)s et les autres, c'est une femme de gauche — même si j'ai bien peur qu'à ce titre, et n'en déplaise aux lolos 34 et à tous les autres, elle ne vote pas pour la nouvelle Madone… Mais peut-être m'avancé-je inopportunément…
Je suis encore là jusqu'à demain, j'attends donc une réponse, si vous êtes à l'écoute, ma chère…
JPB
Ecrit par : brighelli | 31 mars 2007
"Eh bien je savais bien que le "repas coopératif" avait du bon! C'est apparemment ce que JPB regrette de ne pas partager et si concrètement nous nous rassemblions pour de bon avec une bonne bouteille, cela s'entend-et pourquoi pas du "gros qui tache"!-nous tiendrions, je crois, de tout autres discours, bien plus accessibles à Sophie, qui a osé dire tout haut ce que je pensais tout bas, avant de m'aventurer dans capharnaüm( on va encore me traiter de Témoin de Jéhovah, je sens cela!) intello -discoureur."
Ecrit par : pierrot | 31 mars 2007
Entièrement d'accord avec vous, mais pas "une bonne bouteille", plusieurs, et pas du gros qui tache!
C'est une bonne idée, en fait! Parler des mois de suite, (voire des années, pour certains) sans se voir, au moment d'une éventuelle entrevue, ça "t'aurait une de ces gueules", pour paraphraser le grand Léo... Et avec de sacrées surprises en voyant "nos gueules" respectives "en vrai", certainement!
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007
@ Anne-Marie et Christophe : je conseille aussi l'album Weill enregistré il y a quelques années déjà - du temps de sa splendeur vocale - par la mezzo suédoise Anne-Sofie Von Otter. Elle y interprète les Sept Péchés, plusieurs songs, des extraits d'opéras et aussi des extraits de comédies musicales. C'est tout à fait différent de Lenya et May, puisque c'est ici une grande voix mozartienne qui chante. Le timbre est absolument magnifique et la technique irréprochable, ce qui peut désarçonner quand on est habitué à des interprétations plus brutes. Mais Von Otter est aussi et surtout une immense interprète de lieder, et ça s'entend vraiment dans cet enregistrement : intelligence, subtilité, sensibilité... un grand talent d'actrice, aussi.
http://www.amazon.fr/Speak-Low-Songs-Kurt-Weill/dp/B000001GM3/ref=sr_1_172/402-4646835-0320100?ie=UTF8&s=music&qid=1175360286&sr=1-172
Ecrit par : Kap | 31 mars 2007
Merci bien à ceux qui ont apprécié le canular sur la création d’une agreg des sciences de l’éducation.
Je n’ai fait que copier : il émane du SAGES (pour Syndicat des AGrégés de l’Enseignement Supérieur) qui a fait ce poisson d’avril en 2001.
http://www.le-sages.org/documents/2001/poissonavril.html
Quand on l’avait envoyé à l’époque, cela semblait encore plus vraisemblable et ça m’avait estomaqué mais pas étonné !
Aujourd’hui j’espère que la situation est quand même moins favorable aux appétits de pouvoir des pédagogos.
Ecrit par : Lariba | 31 mars 2007
Au total, qui de Fariba ou de Perceval poste le meilleur gag du 1er avril ?
Ecrit par : Zorglub | 31 mars 2007
L'agrégation de sciences de l'éducation de Lariba...Et dire que j'ai failli marcher. Magnifique, vraiment magnifique...Le dernier paragraphe en particulier avec les gardes-rouges...pardon les "fers de lance".
Ah! parce que Perceval aussi, c'était un gag ? (l'effet quasiment "hypnotique" de son discours incantatoire exhibe l'essence (au sens husserlien) du pédagogisme.
ex-aequo !
Ecrit par : Robin | 31 mars 2007
Laribo macht lehrer froh!!!! merci Lariba, pour cette farce très très drôle. Encore que, vous le savez, la réalité déapssant la fiction, on peut parier que cela sera intituionnalisé un jour. pari???
Qui j'aime???? mais des tas de gens et en premier lieu Camus. Jean Zay. Léon Blum. De Gaulle. Péguy. Mendès. Et encore, j'en oublie des tonnes. Mais je ne supporte pas ceux qui se vendent, se prostituent et se compromettent avec le pouvoir, avec les cloportes administratifs. Et pour Jünger, je vais volontiers à résipisence, car c'est l'innobrable théorie de ses admirateurs qui me fait vomir. pas lui en tant que tel Car c'est vrai qu'il a payé très cher son engagement auprès du petit con moustagachu.....Qui j'aime?? les agrs du reau du Musée de l'homme qui sauvèrent l'honneur de notre métier. Fabius, qui ,en 1985 ,reconnut que le gouvernement était responsable du Rainbow-Warrior.....Brandt. Chirac aussi et son magnifique discours sur les Justes et la rafle du Vel d'hiv....bref tous ceux qui, un jour de leur pauvre vie, comme dirait le grand Charles, sont effleurés par la caresse ineffable de l'Histoire.
Ecrit par : montaigneàcheval | 31 mars 2007
les gars du réseau.....oups
Ecrit par : montaigneàcheval | 31 mars 2007
Lariba, si vous nous remettiez pour le premier avril votre superbe blague sur le constructivisme chez les joueurs de golf ? Je peux essayer de le retrouver si vous ne l'avez pas sous la main.
Perceval, ce texte est-il aussi un poisson d'avril ?
Peut-être pas, vu ce que j'ai entendu proférer ce matin par Bentolila, dont je ne suis pas encore remise.
(J'en reparlerai) En tout cas, c'est d'une cuistrerie monumentale.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 31 mars 2007
Kap, vous avez sûrement raison. J'essaierai. Mais j'aime bien ces voix très "brutes" dans ce genre de répertoire*, de même que j'adore Antal Dorati dans les oeuvres orchestrales de Bartok, et que j'abhorre Barbara Hendricks dans le répertoire de negro-spiritual... Il y a vraiment un "accord parfait culturel" entre certaines musiques et leurs interprétations diverses.
*Ute Lemper, dans ce même répertoire "Brecht-Weil", était carrément pathétique. Mais il est vrai que de grands artistes, (je pense ici à Anne-Sofie von Otter) peuvent rendre crédible une musique qui n'est carrément pas la leur au départ!
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007
mais certains élèves peuvent ne pas être en mesure de s'en
emparer. (Ce qui fait partie d'ailleurs des difficultés «banales» inhérentes à toute classe !)
Je me disais aussi...
Ecrit par : Robin | 31 mars 2007
chik" pas "tchock" ...buntovchik, je vous jure que je ne l'ai pas fait exprès !
Interessant lapsus, Robin! Qui ne me tchoque pas du tout. Comment l'interprétez-vous ?
Vous savez bien que selon théorie freudienne et à cause de la "Verneinung", le sujet est incapable d'interpréter ses propres lapsus.
" La façon dont nos patients présentent ce qui leur vient à l'esprit pendant le travail analytique nous donne l'occasion de faire quelques observations intéressantes. "Vous allez penser maintenant que je veux dire quelque chose d'offensant, mais je n'ai réellement pas cette intention". Nous comprenons que c'est le refus d'une idée qui vient d'émerger, par projection. Ou, "vous demandez qui peut être cette personne dans le rêve. Ma mère, ce n'est pas elle". Nous rectifions donc, c'est sa mère. Nous prenons la liberté, lors de l'interprétation, de faire abstraction de la négation et d'extraire le pur contenu de l'idée. C'est comme si le patient avait dit "pour moi, c'est vrai, ma mère m'est venue à l'esprit à propos de cette personne, mais je n'ai nulle envie de laisser prévaloir cette idée"...
A l'occasion, on peut se procurer très commodément un éclaircissement recherché sur le refoulé inconscient. On demande qu'est-ce qui peut bien vous paraître le plus invraisemblable dans cette situation ? Qu'est-ce qui, pensez-vous est alors le plus éloigné de votre esprit ? Le patient tombe-t-il dans le piège et nomme-t-il ce à quoi il peut le moins croire, il a par là, presque toujours, avoué l'exact. Une belle contrepartie de cet essai se produit souvent chez l'obsessionnel qui a déjà été introduit à la compréhension de ses symptômes. "J'ai eu une nouvelle représentation obsédante. Il m'est venu à l'idée qu'elle pourrait signifier ceci, précisément. Mais non, ce ne peut, en effet, être vrai sinon ça n'aurait pas pu me venir à l'esprit". Ce qu'il rejette, en se basant sur ce qu'il a entendu de la cure, c'est naturellement le sens exact de la nouvelle représentation obsédante.
(Début du texte de Sigmund, intitulé précisément "Die Verneinung" (1925) (la "Négation" ou la "Dénégation")
Jacques Lacan en a fait ses choux gras (vieux souvenir d'hypokhâgne)
Ecrit par : Robin | 31 mars 2007
Un petit copier/coller pour les paresseux :
Agrégation des sciences de l'éducation : poisson d'avril ! ! !
Au travers de ce poisson d'avril, le SAGES a souhaité dénoncer, une fois encore :
la mainmise des IUFM sur la formation des professeurs :
cette formation n'est pas adaptée à leur futur métier, et est amenée à s'exercer chaque jour davantage au détriment d'une formation universitaire de haut niveau ;
cette formation, qui détermine la titularisation ou non des lauréats des concours évalue en réalité ses stagiaires relativement à leur adaptation à l'idéologie dominante des sciences de l' éducation, idéologie qui semble pour le moins contestable ;
et, parallèlement,
le fait que soit remis sans cesse en question les principes républicains élémentaires qui sont à la base de la tenue des concours de recrutement dans la fonction publique :
anonymat
évaluation selon des critères qui ressortissent du seul critère qui puisse demeurer objectif: celui qui porte sur les connaissances du candidat dans sa spécialité .
Le SAGES, dont la vocation spécifique est la défense des agrégés et du concours de l'agrégation, soumettra prochainement un projet concernant les stages pratiques des lauréats de l'agrégation (rappelons que l'une de ses exigences est la titularisation immédiate de ces lauréats).
Pour autant, il ne demeure pas indifférent aux menaces qui planent actuellement sur le Capes (rapport Brihault-Cornu).
Ecrit par : Robin | 31 mars 2007
Intervention décalée par manque de temps les jours de semaine. Il y a deux choses que je n’arrive pas à comprendre :
- pourquoi les professionnels de la professionnalisation qui peuplent les IUFM se réclament-ils de Freinet ?
- pourquoi les gens de gauche peuvent-ils voter Royal au premier tour ?
1. Freinet était un franc-tireur, un rebelle et aussi un type inventif et créateur, qui faisait son chemin en dehors des sentiers battus. C’est cet esprit-là qui lui a permis d’imaginer des méthodes nouvelles et efficaces dont la mise en œuvre suppose des maîtres ayant sa trempe, son génie et son courage. Tout le contraire de l’idéologie de la professionnalisation. Par définition et quelle que soit la profession considérée, la professionnalisation vise toujours et partout un but unique : fabriquer dans un souci de rentabilité managériale des « professionnels » interchangeables parce qu’ils utilisent les mêmes « procédures ». Même si on emprunte le vocabulaire de Freinet, ce qu’on propose dans les IUFM en guise de « professionnalisation » en est donc aux antipodes. Car on remplace une éthique singulière par le formatage technique et l’esprit de soumission. Quand les stagiaires protestent, les responsables de l’IUFM n’ont qu’un recours : vous êtes payé par l’employeur, vous devez obéir. Si les IUFM avaient existé à son époque, Freinet n’aurait jamais été titularisé : pas assez docile. A propos de l’éthique de Freinet : je n’ai vu que quelques minutes du téléfilm (toujours le manque de temps). Mais j’ai beaucoup aimé la scène où il sort son révolver contre des parents en colère. Ce ne serait pas très bien vu aujourd’hui…
Toujours à propos des IUFM je rectifie une erreur d’Archytas. Comme j’ai été le premier en France à soulever le lièvre des résultats des IUFM, je ne peux pas laisser passer une mauvaise interprétation des chiffres. Contrairement donc à ce que dit Archytas, le taux de réussite des candidats IUFM n’est pas inférieur à celui des candidats libres. Il est nettement plus élevé : 8 points d’écart au CAPES et plus de 30 points d’écart pour les professeurs des écoles. Le contraire eût été étonnant puisqu’ils sélectionnent sur dossier et que les exclus de la préparation au concours sont à la fois statistiquement plus faibles et individuellement abandonnés à leur sort. C’est en termes de parts de marché que les IUFM perdent du terrain (ils sont passés au CRPE de 71% en 1992 à 55% en 2004). Normal puisque la sélection de plus en plus sévère opérée par les IUFM (80% d’exclus au concours de PE) augmente automatiquement la part des candidats libres même avec un taux de réussite beaucoup plus bas. Ce qui n’est peut-être pas normal (je m’adresse à ceux qui accusent si légèrement les autres d’élitisme anti-démocratique), c’est de prêcher la non-sélection pour les autres et d’instaurer une sélection féroce dans sa propre boutique. Les concours sont élitistes et c’est très bien ainsi. Ce qui est antidémocratique, c’est de priver 80% des candidats du simple droit à la préparation des concours. Cet élitisme-là est tout simplement ignoble.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 mars 2007
Merci, Pedro Cordoba, pour votre intervention sur Freinet.
Ecrit par : catmano | 31 mars 2007
chik" pas "tchock" ...buntovchik, je vous jure que je ne l'ai pas fait exprès
Robin je vous propose la fin du texte, histoire de ravighoter en vous cette magnifique langue...et de méditer votre " je vous jure que je ne l'ai pas fait exprès"...
"Zu dieser Auffassung der Verneinung stimmt es sehr gut, dass man in der Analyse kein "Nein" aus dem Unbewussten auffindet, und dass die Anerkennung des Unbewussten von seiten des Ichs sich in einer negativen Formel ausdrückt. Kein stärkerer Beweis für die gelungene Aufdeckung des Unbewussten, als wenn der Analysierte mit dem Satze: Das habe ich nicht gedacht, oder: daran habe ich nicht (nie) fedacht, darauf reagiert.
Traduction de Pierre Theves et Bernard This:
Cette conception de la dénégation s'accorde fort bien avec le fait que, dans l'analyse, on ne découvre pas un "Non" venant de l'inconscient , et que la reconnaissance de l'inconscient, du côté du moi, s'exprime en une formule négative. Nulle preuve plus forte de la mise à découvert de l'inconscient que lorsque l'analysé, avec la phrase: "cela, je ne l'ai pas pensé", ou : "à cela je n'ai pas (jamais) pensé", y réagit.
Bonne soirée!
Ecrit par : buntovchik | 31 mars 2007
1. Freinet était un franc-tireur, un rebelle et aussi un type inventif et créateur, qui faisait son chemin en dehors des sentiers battus. C’est cet esprit-là qui lui a permis d’imaginer des méthodes nouvelles et efficaces dont la mise en œuvre suppose des maîtres ayant sa trempe, son génie et son courage. Tout le contraire de l’idéologie de la professionnalisation.
Tous mes respects, Pedro Cordoba. Content de vous lire à nouveau. Sur Freinet, sur les imposteurs qui se réclament indûment de lui, sur le courage de rester fidèle à soi-même, vous avez dit ce qu'il fallait dire.
Sur l'injustice et la mauvaise foi aussi :
" Ce qui n’est peut-être pas normal (je m’adresse à ceux qui accusent si légèrement les autres d’élitisme anti-démocratique), c’est de prêcher la non-sélection pour les autres et d’instaurer une sélection féroce dans sa propre boutique. "
Ecrit par : Robin | 31 mars 2007
" A l'occasion, on peut se procurer très commodément un éclaircissement recherché sur le refoulé inconscient. On demande qu'est-ce qui peut bien vous paraître le plus invraisemblable dans cette situation ? Qu'est-ce qui, pensez-vous est alors le plus éloigné de votre esprit ? Le patient tombe-t-il dans le piège et nomme-t-il ce à quoi il peut le moins croire, il a par là, presque toujours, avoué l'exact. "
Buntovchik,
Je vous remercie pour le texte en allemand. Et aussi d'avoir eu la délicatesse de ne pas ramasser le bâton que je vous avais involontairement (?) tendu pour me faire battre (cf. texte ci-dessus).
Je pense que mon achoppement sur votre pseudonyme vient de ma fascination-répulsion pour la Russie (et les pays de l'Est en général) dont mon grand-père maternel, originaire de la région de Minsk, est parti en 1905, probablement pour fuir les pogroms.
C'est une histoire de famille très compliquée et très douloureuse que je ne finirai sans doute jamais de chercher à comprendre.
Heureusement qu'il y a des "pavots pour la mémoire" : Parfois la poésie et parfois le sommeil.
"Pendant notre sommeil apeuré viennent se presser contre notre corps, dans l'enceinte du lit, de petits soleils jaseurs qui nous réchauffent et nous préparent à l'épreuve glaciale du jour prochain..." (René Char)
Bonne nuit à tous.
Ecrit par : Robin | 31 mars 2007
Pas plus compliqué que la réciproque. Mais vous simplifiez à l'excès le sens de votre analogie. Ceci dit JPB nous avait prévenus ! Allez bonne nuit.
Ecrit par : Philippe C | 31 mars 2007
"Ce qui est antidémocratique, c’est de priver 80% des candidats du simple droit à la préparation des concours. Cet élitisme-là est tout simplement ignoble."
Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 mars 2007
Pedro, je ne demande qu'une chose, c'est que l'on donne le droit à tous de le préparer, et je ne suis pas le seul!
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007
Tiens, au fait, Robien vient de rejoindre Sarko; il va pouvoir adhérer à l'idée de la suppression par ce dernier des décrets qu'il vient de faire passer en tant que futur ex-ministre de l'éducation.
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2007
Désolé de n'avoir pas davantage "contextualisé" le texte que j'ai cité plus haut : je ne faisais que passer en coup de vent. Rien de bien spectaculaire dans ce texte, sinon qu'en le lisant bien, on y trouve beaucoup de ce qui vous hérisse accompagné de justifications. Concernant la classe d'une personne que je connais qui le balance par mail à qui veut bien le lire, ce texte m'est apparu pouvoir alimenter votre réflexion. Pour ma part, j'y retrouve le côté boy-scout gnangnan qui, avant toute autre chose plus sérieuse, m'a fait fuir ce milieu aussi vite que j'y avais pointé le nez.
Ecrit par : Perceval | 01 avril 2007
Bonne journée à tous... Et en espérant que cette idée de "repas coopératif" lancée par Pierrot dépasse le stade du voeu pieux... Ou du poisson d'avril! Comme une version un peu "a contrario" de:"mon bistrot à moi", de Renaud, mais peut-être pas tant que ça, finalement!
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 avril 2007
Cher Christophe,
Vous m’avez déjà dit plusieurs fois que vous étiez hostile à la présélection des candidats par les IUFM. Je m’en réjouis et me réjouis encore plus d’apprendre que vous n’êtes pas le seul dans ce cas. Mais je vous renouvelle la demande que j’avais déjà faite : qu’attendez-vous pour le faire savoir de façon publique et collective ? Cela aurait encore plus de poids dans le nouveau cadre institutionnel. Car l’intégration des IUFM dans l’Université permet d’offrir une préparation à tous les candidats. L’argument du « manque de place » ne joue plus. Il suffit que l’Université prenne en charge la préparation des concours en collaboration avec les formateurs en poste dans les IUFM. En outre les regroupements interuniversitaires en cours (Paris-Universitas par exemple) rendent possible la mise en place de licences pluridisciplinaires et de l’année de préparation dans l’ensemble des matières littéraires et scientifiques. Il y aurait bien sûr des professeurs et des maîtres de conférences qui refuseraient d’intervenir dans ce cadre. Mais il y a suffisamment de PRAG, de PRCE, ATER, etc. pour prendre en charge cet enseignement. D’autant plus que nombre de départements universitaires sont naufragés suite à la baisse du nombre d’étudiants et que ce serait le seul moyen de conserver les postes. Tout le monde a quelque chose à gagner dans un tel scénario. Il suffirait que les Directeurs d’IUFM acceptent de ne plus avoir le monopole de la préparation et ne mènent pas une guérilla incessante contre la seule solution rationnelle au problème.
Par cohérence personnelle et fidélité à mes propres engagements, je ne saurais accepter l’idée avancée dans la discussion sur la « Charte » : instaurer un quota en faveur des candidats issus des « prépas-instits ». Ce serait encore plus anti-démocratique que la présélection actuellement opérée par les IUFM. Je suis hostile à tout quota. Mais lorsqu’ils existent, c’est toujours pour faire une place à des « marginaux » : ainsi pour les littéraires à HEC ou les ZEP à Sciences Po. Des quotas pour favoriser les favorisés est de mon point de vue impensable.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 avril 2007
Et puis je m’aperçois que j’avais oublié mon point 2. Je pressens que ni Christophe ni Catmano ne vont cette fois être d’accord mais j’y vais quand même.
Pourquoi les gens de gauche veulent-ils voter Royal ? Je passe sur le fait que ce personnage autoritaire, mesquin, imbu de sa propre image, méprisant à l’égard de ses collaborateurs et manifestant une profonde aversion pour l’étude des « dossiers », n’incarne aucune des valeurs propres à la gauche. Ce n’est pas dans mon raisonnement l’aspect le plus important des choses. J’ajoute que je ferai ici parler un électeur de gauche totalement rationnel, qui serait donc capable de démentir le paradoxe de Condorcet (transformé en théorème par Arrow sous certaines conditions, ce qui lui valut le Prix Nobel d’économie). Cela ne préjuge en rien de mon propre vote : comme aucun candidat ne me satisfait, je me déterminerai le jour même en fonction de l’évolution des derniers sondages.
Soit donc un électeur de gauche calculateur et rationnel. Il sait que le premier tour est suivi d’un second et qu’ensuite viennent les législatives. Il sait aussi qu’en cas de duel Sarkozy-Royal au second tour, le premier l’emporte largement et que dans l’hypothèse d’un duel Sarkozy-Bayrou, c’est Bayrou qui l’emporte. Tous les sondages indiquent cela depuis des semaines. Voir encore le dernier ici :
http://sondages2007.over-blog.com/categorie-428285.html
Ce scénario vérifie justement le paradoxe de Condorcet – déjà expérimentalement vérifié lors de la victoire de Giscard d’Estaing contre Mitterrand et Chaban en 1974 : celui qui était présenté comme le troisième homme, fut second au premier tour et premier au finish.
Un électeur de gauche rationnel devrait donc anticiper une telle issue et voter Bayrou. Dans le cas contraire, Sarkozy gagne et l’UMP remporte les législatives. On a la droite au pouvoir pour minimum 5 ans, probablement 10. Les dernières survivances du gaullisme disparaissent et la France devient enfin un pays « normal », ie américain.
Que se passe-t-il en revanche si Bayrou gagne la présidentielle ? Il est évident que l’UDF ne peut avoir une majorité aux législatives. L’UMP traverse de grosses difficultés puisque la stratégie Sarkozy a échoué : l’alliance de l’ex RPR et d'une partie de l'UDF a fait long feu. La gauche en revanche a réussi à se débarrasser de Royal et ses candidats (qui font partie de l’appareil et n’ont jamais pu encaisser la parvenue) font un très bon score : pas la majorité absolue mais une majorité relative plus que confortable. D’autant plus que les électeurs de gauche qui ne supportent pas Royal voteraient cette fois pour les candidats du PS et du PC : aux présidentielles, « il n’y a plus que l’os au PC » (dixit Hollande) mais encore pas mal de chair aux législatives. Quant à l’extrême-gauche, elle disparaît aux législatives, ce qui augmente encore le score de la gauche. Bref, non seulement Bayrou est obligé de faire à la gauche une place importante au gouvernement (conformément d’ailleurs à ce qu’il a annoncé) mais la gauche a une force suffisante à l’Assemblée pour faire passer la plus grande partie de son programme sous forme de loi.
Entre ces deux scénarios, il n’y a pas photo. Enfin… il ne devrait pas y en avoir si les électeurs de gauche étaient rationnels. S’ils ne le sont pas, ils obtiendront le contraire de ce qu’ils souhaitent – ce qui est en effet un cas très fréquent en théorie de la décision conformément au théorème d'Arrow.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 avril 2007
"Je pressens que ni Christophe ni Catmano ne vont cette fois être d’accord mais j’y vais quand même. Pedro Cordoba "
Erreur, monsieur Cordoba, je serais plutôt d'accord avec cela :
"Cela ne préjuge en rien de mon propre vote : comme aucun candidat ne me satisfait, je me déterminerai le jour même en fonction de l’évolution des derniers sondages. Pedro Cordoba
" ou en fonction des derniers événements...
Ecrit par : catmano | 01 avril 2007
Pendant ce temps, la droite est toujours au pouvoir et continue de prendre des mesures souvent positives : d’après la presse un rapport du Ministère du Travail paru jeudi estime que les lycées français ne préparent pas suffisamment les élèves décrocheurs aux exigences du chômage.
Dans l’introduction du rapport, le ministre délégué à l'emploi, au travail et à l'insertion professionnelle des jeunes, M. Gérard Larcher, explique que les écoles échouent ordinairement à transmettre des compétences décisives dont ces jeunes ont besoin pour avancer dans le marché actuel du non travail, comme savoir se coucher ou s’asseoir partout.
« Nos lycées publics mettent trop l’accent sur la préparation des enfants à des carrières professionnelles » affirme M. Gérard Larcher. « Ce gaspillage de ressources laisse nos décrocheurs, dont la majorité n’ont aucune chance de jamais trouver un emploi, totalement impréparés à dormir jusqu’à midi ou à regarder la télévision pendant la journée en mangeant des nouilles surgelées à même l’emballage. »
Selon l’étude, les plus mauvais élèves du pays laissent tomber le lycée sans avoir jamais appris à voler dans la tirelire de leurs voisins de quoi se payer une bière, à se laver les cheveux avec des savonnettes ou à s’éclairer à la bougie.
« Cet oubli ne peut continuer si nos enfants doivent devenir des citoyens improductifs », continue M. Gérard Larcher. « On ne rend pas service à ces futures lies de la société. »
En dépit des coupes budgétaires et des réformes de ces dernières décennies, quelques restes d’enseignement de maths et de sciences continuent à empoisonner beaucoup de secteurs scolaires. Ces cours, soutient M. Gérard Larcher, gaspillent un temps et un argent précieux.
Le ministre de l’Éducation, M. Gilles de Robien a défendu le système scolaire public national. « Les enseignants font beaucoup pour s’assurer que les plus désespérés de nos élèves passent au travers. Règles arbitraires, discipline imposée de manière irrégulière et paperasseries inutiles sont les premières choses qui viennent à l’esprit. »
Il a ajouté : « Mettre de bonnes notes non méritées encourage les élèves à être peu soigneux et à rendre les devoirs en retard – compétence qui rend les futurs mauvais payeurs très compétitifs pour faire obstruction à leurs logeurs et au recouvrement des dettes. »
M. Gérard Larcher dit que les enseignants ont besoin de voir plus loin que la salle de classe et devraient donner aux enfants une certaine expérience réelle du non travail. « Accroître les mises à pied et les renvois est un bon début. De plus, par exemple, des visites médicales de dépistage de la scoliose devraient être plus fréquentes afin que les élèves apprennent à s’adapter à rester tout en sous-vêtements, garde-robe typique de la classe des non travailleurs. »
M. Gérard Larcher a aussi suggéré que, grâce notamment à la réforme qui permet de vendre son sang ou son sperme (voir notre édition de mercredi), les lycées organisent plus de collectes de sang pour préparer les décrocheurs à visiter leurs banques du sang locales pour se procurer de l’argent rapide et facile.
Certains enseignants disent que le rapport peint un tableau trop sombre des efforts que font les lycées pour inculquer aux élèves un manque d’ambition.
« Nous faisons pourtant un travail vraiment lamentable », dit Monique Martin, proviseure du lycée Jean-Baptiste Corot de Juvisy. « Nous ne pouvons littéralement pas faire encore pire. »
Mme Martin souligne qu’elle a tenu, malgré les instructions officielles, à ce que les couloirs de son lycée soient remplis de distributeurs qui ne vendent que des produits malsains comme des chips ou des sodas, deux choses qui acclimatent les élèves au régime alimentaire d’un pauvre type sans travail.
Gérard Aschieri, pour le SNES, le plus grand syndicat d’enseignants, dit que ceux-ci sont de superbes modèles pour les lycéens décrocheurs et futurs chômeurs. « Les élèves passent sept à huit heures par jours entourés d’adultes qui méprisent leur métier mal payé. Si les critiques qui vivent hors des lycées connaissent une meilleure façon de décourager un jeune d’entrer sur le marché du travail, j’aimerais bien la connaître. »
Ecrit par : Lariba | 01 avril 2007
Je le trouve saumâtre et trop réaliste, votre Poisson d'Avril, Lariba.
Ecrit par : catmano | 01 avril 2007
A buntovchik :
pourriez-vous m'indiquer les significations possibles en russe de "buntovtchock" et les "associations" possibles avec d'autres mots (je me doute bien que le mot n'en a pas en lui-même). Je n'ai pu dire sur le blog, qu'une petite partie de la vérité (de l'"iceberg" comme dit Freud qui s'y connaissait en Titanic et surtout en titanisme...voir sa correspondance avec Einstein sur la guerre et Malaise dans la Civilisation)
Cela pourrait m'aider à reconstruire le puzzle personnel et à "vérifier" la théorie. Prenez votre temps, je ne suis pas pressé.
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A Pedro Cordoba :
Chapeau bas, Pedro, vous crevez le plafond et vous "coulez" tous les analystes !
(J'ai bien aimé l'expresssion "pays normal", mais ça ne donne pas forcément envie de vérifier le théorème de Condorcet et de voter pour FB !)
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A Perceval : j'ai vraiment cru que c'était un gag. Vous avez remarqué. On ne comprend pas ce qu'ils font dans cet "espace transitionnel"...un spectacle de danse ?
En tout cas, en matière d'utopie Thomas More peut aller se rhabiller.
Même impression d'irréalité que dans le film sur Freinet pendant les "activités de classe". Sauf la phrase que j'ai cité qui ne ramène brusquement sur terre...et qui contredit tout le reste.
"Les conditions de possibilité pour qu'en chacun ces
développements se réalisent existent ; mais certains élèves peuvent ne pas être en mesure de s'en
emparer. (Ce qui fait partie d'ailleurs des difficultés «banales» inhérentes à toute classe !)"
Ecrit par : Robin | 01 avril 2007
"mais la gauche a une force suffisante à l’Assemblée pour faire passer la plus grande partie de son programme sous forme de loi."
Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 avril 2007
Quel programme pour l'éducation nationale ?
1) Entériner le fait que l'école républicaine n'assume plus sa mission d'instruction ? Le programme du PS prévoit de généraliser le soutien individuel, ce qui revient à accepter que l'échec scolaire soit une norme. Il n'est donc aucunement question de remettre tout à plat pour reconstruire l'école de la République.
2) Pas plus de 17 élèves en CP pour les ZEP. Le cadre budgétaire étant celui de la LOLF, combien d'élèves dans les autres classes de ZEP ? Combien d'élèves dans les CP qui ne sont pas en ZEP ? On pourrait certes concevoir de récupérer tous les postes d'enseignants qui ne sont pas devant une classe, mais est-ce conforme à l'idéologie du PS ?
3) Pour faire face aux problèmes de discipline, présence dans certains établissements de 2 adultes dans les classes. Est-ce la meilleure manière de restaurer l'autorité des enseignants ? Ne serait-il pas plus efficace et moins coûteux, en guise de préliminaires, d'abroger toutes les circulaires prises par Sainte Ségo sous le ministère Allègre ?
4) Abolition définitive de la liberté pédagogique et de la possibilité d'instruire ses élèves "grâce" à Fracko devenu chef de cabinet ?
5) Maintien de la loi Jospin de 1989 ?
6) Retour en odeur de sainteté de la FSU, du SGEN, de l'UNSA et des cohortes de cloportes qu'ils soutiennent, bref de tous ceux qui ont si bien oeuvré pour nous conduire à la faillite ?
etc, etc.
Question à 1 centime : la "gauche" a-t-elle un programme de gauche pour l'école de la République ?
Ecrit par : Un hussard | 01 avril 2007
Bonjour,
Yann, il s'agit du reportage de Daniel Grandclément, complété par celui d'une journaliste anglaise et diffusé volontairement à la fin de Thalassa en recommandant aux parents d'envoyer les enfants au lit. Oui, il valait mieux. j'ai eu envie de vomir comme ces passagers entassés ,assoiffés,affamés, battus, menacés et jetés à la mer non loin du rivage,parfois plus loin. alors tant pis pour ceux qui n'ont pas pied."Le ventre est toujours fécond d'où est sorti la bête immonde."
Freinet mettait l'enfant au centre du système, pratiquait l'expression libre, refusait les phrases du genre "lulu a bu le lolo de la mumu" en préférant une méthode" naturelle et globale " , refusait les manuels, les leçons et les contrôles. Je renvoie à l'ouvrage d'Elise Freinet : "L'itinéraire de Célestin Freinet;la libre expression dans la pédagogie Freinet" petite bibliothèque Payot.1977. La fin de l'ouvrage aborde le tatonnement expérimental et réfléchit au lien entre éducation et dressage ( pp 156 à 159 de cet ouvrage) Il est donc facile de s'appuyer sur ces points pour dériver tout en OUBLIANT que Freinet revendique l'effort sous toutes ses formes,( il suffit de songer à ses souffrances physiques pour diriger son école, étudier,chercher, rencontrer les autres) la lutte contre les préjugés justifiant l'injustice. A partir du moment où il stimulait la curiosité, le goût d'apprendre, la volonté de comprendre et de s'exprimer chez les petits paysans de l'époque et les réfugiés politiques espagnols,il remettait en question l'ordre établi. Cette idée ressort assez bien tant dans le téléfilm de Daniel Losset vu jeudi que dans le film :"L'école buissonnière " de Jean-Paul Le Chanois publié en DVD par Doriane films.
Freinet n'a jamais dit que l'enfant pouvait construire son savoir tout seul en se passant du maître ni qu'il fallait jouer au lieu de travailler . Je cite une phrase de l'ouvrage cité plus haut : " Freinet est à la fois éleveur, berger, éducateur et paysan. Il sent la vie à travers le foisonnement de toutes ses formes végétales, animales, humaines."
J'ai noté deux phrases de Freinet lui-même, relevées dans un article sans que les sources soient indiquées.
"L'avenir n'appartient pas à ceux qui répètent sagement des schémas appris, mais à ceux qui inventent les questions qui n'avaient pas encore été posées."
" Les échecs quels qu'ils soient ne doivent jamais remettre en question la volonté de les dépasser, car c'est le sens même de la vie."
Pedro, j'ai toujours dit que Freinet avait été récupéré et trahi. Je peux me tromper mais c'est mon humble avis.
Merci à JPB pour ses propos sur le sport : se dépasser et transpirer, si je me souviens bien. Mon fils disait la même chose quand il préparait son concours - auquel il n'a pas eu le droit de s'inscrire- de pompier professionnel en suivant l'entraînement de musculation et d'haltérohilie donné par un ancien champion national. A chaque fois il revenait heureux et plein d'espoir . Pas l'espoir de devenir un champion riche et adulé donnant son avis sur tout et n'importe quoi tel un sauveur de l'Humanité, non juste l'espoir d'être à la hauteur de la mission choisie. Il persévère dans la perspective d'un concours interne . Cette semaine il a passé 162 heures à la caserne . Je dis ça en passant parce que Le Figaro il n'a pas été très gentil avec les pomiers.
S'il est question du sport sur ce blog j'espère qu'il sera question du sport pour handicapés ( les vrais ) dont on parle peu.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 01 avril 2007
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Ecrit par : dobolino | 01 avril 2007
A propos de Célestin Freinet :
Il me semble que nous avons peu parlé de l'aspect politique de son oeuvre / Freinet était extrêmement conscient du danger totalitaire et pensait que la lutte passait par l'éducation. Il pensait à l'Italie, à l'Allemagne et à l'Espagne et aux ligues d'extrême droite en France, mais sous-estimait certainement par idéalisation le danger communiste, manquant ainsi "l'essence commune" des phénomènes (je dis cela avec humilité, nous avons un recul historique qu'il n'avait pas).
Le problème est de savoir si l'enseignement traditionnel (pédagogie dite "frontale", importance (sacralisation disent certains) de la parole du maître, obéissance, schémas posturaux... est responsable, comme le pensait Freinet.
Si c'était vrai, comment se fait-il qu'il y ait eu des gens pour ne pas adhérer, bien qu'ils eussent été dans les mêmes écoles que les autres ?
On pense aussi aux explications de Wilhelm Reich dans "La fonction de l'orgasme" ou dans "Ecoute petit homme" (la "cuirasse émotionnelle")
Il y certainement d'autres facteurs, économiques et politiques : Traité de Versailles, crise de 29.
Il faut faire une différence entre l'école de la IIIème République et l'endoctrinement totalitaire qui était d'ailleurs davantage le fait des organisations de jeunesse (jeunesses hitlériennes, Komsomols...) que de l'école proprement dite.
Le philosophe Alain pratiquait une pédagogie tout ce qu'il ya de plus frontale et ses élèves témoignaient qu'ils ne s'étaient jamais sentis aussi libres que pendant ses cours.
Ecrit par : Robin | 01 avril 2007
Absolument, hussard! Mais vos questions n'indiquent-elles pas que la gauche a en l'occurrence un programme de gauche?
Ecrit par : Philippe C | 01 avril 2007
Je crois que je vais arrêter de lire les posts de Lariba ou attendre d'être seul à la maison. Mon entourage se pose des questions sur ma santé mentale en me voyant rire aux larmes devant un écran d'ordinateur.
Ecrit par : Robin | 01 avril 2007
pourriez-vous m'indiquer les significations possibles en russe de "buntovtchock"
Très honnêtement, Robin je ne vois pas ce que le suffixe "tchok" peut apporter de plus à celui de "tchik"...
La langue russe , peut être le savez-vous, recourt très souvent à des suffixes diminutifs ou affectifs.
Les plus fréquents sont: jok- jionok- ik-tchik-ichk- its- ka- ko-uchk- juchk.
Quant à tchik- tchitz- tchtchik- tchtchitza il sont l'équivalent de notre "eur" ou "euse" pour désigner l'agent d'une action.
Exemple: le gréviste: zabastovtchtchik. Le mutin: buntovtchtchik.
Je pense que vous avez simplement joué (inconsciemment) sur le fameux "ticket chic et choc"?
Enfin tout le monde va apprendre assoiffés de savoir que nous sommes , que le mot tchèque "Cech" signifie probablement, l'ancêtre. En russe "predok" (devancier) "rodonatchalnik" (celui qui a initié la lignée) et "predtchesviennik" (prédécesseur).
Cet échange n'intéressant sans doute pas grand monde peut-être pouvons-nous le poursuivre en privé si ça vous dit.
A cette adresse: buntovchik2003@list.ru
Ecrit par : buntovchik | 01 avril 2007
"Je m'absente quelques jours, dans un coin frileux et dépourvu d'ordinateurs. Parmi mille personnes qui pourraient intelligemment jouer les intérimaires de luxe sur ce blog, je ne détesterais pas que Françoise Guichard — l'une des rares à signer en toutes lettres — se dévoue. Ça vous changera, les un(e)s et les autres, c'est une femme de gauche — même si j'ai bien peur qu'à ce titre, et n'en déplaise aux lolos 34 et à tous les autres, elle ne vote pas pour la nouvelle Madone… Mais peut-être m'avancé-je inopportunément…
Je suis encore là jusqu'à demain, j'attends donc une réponse, si vous êtes à l'écoute"
Dimanche 1er avril : je veux bien m'y kholler, FG
P.S. : je suis une femme de gauche DONC je ne voterai pas pour Mme Royal.
Ecrit par : FGuichard | 01 avril 2007
"Absolument, hussard! Mais vos questions n'indiquent-elles pas que la gauche a en l'occurrence un programme de gauche?"
Ecrit par : Philippe C | 01 avril 2007
Etre de gauche, c'est entre autres agir par des mesures bien concrètes pour permettre -à mérite égal- à tous ceux qui ne sont pas nés avec la cuiller d'or dans la bouche d'accéder aux mêmes diplômes et aux mêmes postes que ceux qui sont nés favorisés par leur milieu ou leur fortune.
C'est refuser de se soumettre à la loi de la jungle et de la démagogie. C'est avoir de l'audace et de la rigueur. C'est s'inscrire dans la lignée des Jaurès, Blum, Zay, Mendès...
Ce n'est pas de bêler de beaux principes comme Sainte Ségo et les Girondins, en s'autorisant de minables magouilles et en s'attachant avant tout à préserver ses petits privilèges, sans hésiter à s'asseoir sur ces fameux principes.
Et pour le plaisir d'en faire hurler quelques uns, je citerai Robespierre : "L'aristocratie des riches, sur les ruines de l'aristocratie féodale, je ne vois pas que le peuple, qui doit être le but de toute institution politique, gagnât infiniment à cette espèce d'arrangement."
Ecrit par : Un hussard | 01 avril 2007
"Pedro, j'ai toujours dit que Freinet avait été récupéré et trahi. Je peux me tromper mais c'est mon humble avis."
Je confirme. "Trahi" est un euphémisme ..
""rodonatchalnik" (celui qui a initié la lignée) et "predtchesviennik" (prédécesseur)."
Pt1, merci la syllabique ;)
Ecrit par : toto | 01 avril 2007
Si la bique, toto, s'y met...où va-t-on?
Ecrit par : buntovchik | 01 avril 2007
"par ici la bique" (parisyllabique) comme on se chuchotait en cours de latin en 6ème du temps où on apprenait les déclinaisons.
Ecrit par : Robin | 01 avril 2007
Pedro, je suis tout prêt à me battre, avec mes faibles moyens, contre cette sélection (des PE1) et, comme je vous l'ai dit, je pense que nous serions assez nombreux à le faire. Mais j'ai bien peur que la logique des "sages" qui nous gouvernent, uniquement fondée sur l'économie de moyens, ne nous suivent pas vraiment sur le terrain que vous proposez!
Par ailleurs, je suis un peu surpris de l'importance qu'un esprit rationnel comme le vôtre apporte apparemment aux sondages d'opinion... Qui étaient inexistants à ma connaissance à l'époque de Condorcet.
Par ailleurs, il me semble que vous vous absteniez, dans votre analyse (très fine par ailleurs) de mentionner l'éventualité, hélas bien réelle, d'un bond du gros blond à proximité immédiate du premier tour. J'espère me tromper. Ceci-dit, j'aurai vraiment du mal, même en me référant à un sens tactique qui se justifie peut-être, à voter au premier tour pour un homme qui est en fait résolument de droite. Même si le fait que Royal soit à gauche reste à prouver. Mais, comme vous, je me déterminerai vraisemblablement de manière définitive à proximité du scrutin.
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 avril 2007
Quelle heure est-il ? 23h30 ? Bon, mon scoop a encre une demi-heure de validité :
Meirieu fréquenterait ce blog en vue de le saboter en tenant des propos incohérents. Son faux-blaze commencerait par T et finirait par O .
Ecrit par : Perceval | 01 avril 2007
En quatre lettres ...
Ecrit par : Perceval | 01 avril 2007
Minuit passé ? Bon, allez, je peux vous le dire : c'est pas Meirieu, c'est Frakowiack.
Ecrit par : Perceval | 02 avril 2007
C'est exact Perceval, Pierre Frakowiak a vu sur la route de l'IUFM de Lille, un être de lumière descendu d'une soucoupe volante et portant un livre écrit en lettres de feu intitulé "Léo et Léa".
L'être de lumière lui a dit : "Pierre, Pierre, pourquoi me persécutes-tu ?" et le dit Pierre a quitté la route et fait une embardée en direction d' un champ de betteraves.
Il a ensuite été transporté dans la sphère supra lunaire où les gardiens des paradigmes lui ont montré les ravages de la méthode globale et les avantages de la méthode alphabétique.
Depuis, rongé de honte et de remords, notre éminent pédagogue hante en effet notre blog sous le pseudonyme de toto, vantant à ses anciens "ennemis" les avantages inestimables de la méthode alphabétique dont le manuel "Léo et Léa" constitue l'émanation immaculée.
D'aucuns disent qu'il va faire prochainement son "coming out" et parler au monde entier à visage découvert.
Amen !
Ecrit par : Robin | 02 avril 2007
Quelque chose me "turlupine", (comme le fameux "cas de Corée" de Dominique Strauss-Kahn), et j'aurais bien aimé avoir l'avis d'éminents liguistes comme Jean-Paul, (s'il n'est pas encore parti), ou d'autres; l'expression: "candidat écologique", "programme écologique" se généralisent de plus en plus, et je voudrais savoir si je suis caractériel en m'agaçant de cet abus de langage, ("écologique" ne veut pas vraiment dire la même chose qu'"écologiste"; c'est comme remplacer le "temps d'aujourd'hui" par "la météo d'aujourd'hui".) Mais peut-être cette évolution de la langue est-elle normale, et suis-je simplement un esprit chagrin...
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 avril 2007
Bien vu, Perceval! Mais le vrai poisson d'avril consiste à faire croire que c'en est un... Bel exemple de troisième degré! Un cas d'école, (et pas "de Corée".)
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 avril 2007
Je vois qu’il y a un large accord sur Freinet. C’est une bonne surprise. Et si les pédagos nous lisent, ils vont être encore plus surpris. Peut-être même vont-ils commencer à réfléchir.
A Christophe, qui s’étonne du poids q