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15 mars 2007

Metamorphose des cloportes

La métamorphose des cloportes



Pierre Frackowiack a encore frappé, Pierre Frackowiack est toujours frappé.
Voici qu’un linguiste, Alain Bentolila, propose dans un rapport tout récemment remis au ministre (http://media.education.gouv.fr/file/70/4/4704.pdf) de faire apprendre des mots nouveaux aux élèves de l’école primaire — aux plus petits particulièrement. Il s’insurge contre l’apartheid qu’une maîtrise fort différente du vocabulaire institue entre les élèves les moins favorisés et ceux qui baignent dans un jus linguistique varié — des « bourgeois », sans doute… Bentolila, qui pas plus que moi n’est né avec une cuiller en argent dans la bouche, voudrait que tous les élèves apprennent à lire et à écrire, et parlent une langue grammaticalement correcte utilisant un vocabulaire adéquat. Il montre fort bien dans son rapport l’écart terrible entre les malheureux utilisateurs du langage schtroumpf, et ceux qui, dès le CP, font une différence entre le langage orwellien qu’on nous prépare (« c’est double-plus bon ») et un usage précis de la langue — « c’est succulent ».
Peut-être n’insiste-t-il pas assez, à mon goût, sur un fait essentiel : c’est faire violence aux enfants que de les laisser s’encroûter, sous prétexte de respect des différences culturelles, dans des opinions aberrantes (« succulent » ou « exquis » seraient trop « intellos » — et, pour tout dire, un peu fiottes). Tout comme c’est faire violence aux enfants que des les obliger à passer en CE1 alors qu’ils ne maîtrisent pas du tout la lecture. Et cette violence-là, ils la retournent, à un moment ou un autre, soit contre eux, soit contre leurs camarades — qui ont cessé de l’être —, soit contre l’institution, soit contre vos biens. Derrière chaque voiture brûlée, derrière chaque professeur poignardé, chaque enfant auto-scarifié, il y a une violence institutionnelle — celle qui a permis, sous prétexte d’égalité, de stigmatiser un malheureux enfant poussé dans une classe où il n’entend goutte à ce qui se dit. Derrière chaque colère, il y a un Frackowiack.

Alain Bentolila — il me l’a encore répété hier soir au téléphone — voudrait le meilleur pour chaque élève. Il souhaiterait que les plus pauvres disposent des moyens qui lui ont permis, à lui, petit pied-noir qui parlait l’arabe et l’espagnol en même temps que le pataouète, de devenir linguiste français — et d’apprendre aux enfants d’Haïti ou d’ailleurs à « donner un sens plus pur aux mots de la tribu ». Bref, lui comme moi voudrions substituer à la gabegie présente un enseignement de qualité qui permettrait à chacun d’aller au plus haut de ses capacités, quelles que soient ses origines sociales. On sait qu’on en est loin aujourd’hui — où, à grands coups d’idéologie égalitariste, les « chercheurs en sciences de l’éducation » dont se réclame Pierre Frackowiack ont construit une école à deux vitesses : l’apartheid scolaire pour les plus humbles, et, pour les privilégiés, le contournement de la carte scolaire, les bonnes sections des bons lycées — ou des cours particuliers dans l’une de ces multiples officines privées qui prospèrent depuis une quinzaine d’années — depuis que l’école publique n’a plus d’autre fonction que de fabriquer des cons / ommateurs.

Il ne faut pourtant pas être grand clerc pour savoir que les enfants adorent apprendre de nouveaux mots — et en apprendre, au passage, l'orgine. On peut séduire un fils de Maghrébin en lui expliquant que "divan" ou "algèbre" sont d'origine arabe — et qu'un "bon" musulman ne doit pas ignorer que l'"alcool" donne le même regard alangui que le khöl… On peut intéresser un insulaire du Pacifique en lui révélant que "tabou" est polynésien — et amuser une classe entière en lui faisant composer un logo-rallye (voir Queneau et ses Exercices de style, mine inépuisable de jeux de mots, au plus beau sens du terme) qui en quelques lignes associerait logiquement "tabou", "alcool", divan" — et quelques autres.
Encore faudrait-il qu'ils sachent lire et écrire…

Pendant ce temps les « chercheurs » — ceux qui ne trouvent rien, aurait dit Picasso — se déchaînent contre le rapport Bentolila. En même temps que Frackowiack, l’ineffable Eveline Charmeux, qui use et abuse du pouvoir extravagant que confère aujourd’hui l’ignorance, fustige l’idée même que l’on puisse apprendre des mots aux élèves — comme elle s’indignait récemment que l’on prétende leur apprendre la grammaire. Les syndicats, note le Monde, sont eux-mêmes hostiles aux propositions de Bentolila.
Peut-être pas tous les syndicats : on peut protester contre les réformes statutaires fort peu indispensables que veut imposer Gilles de Robien, on peut s’indigner qu’il réinvente les PEGC en proposant la bivalence des enseignants, et qu’il n’obéisse, ce faisant, qu’à une stricte logique comptable — des économies de bouts de chandelle, au prix d’une impopularité dont ses amis pourraient payer l’addition — sans pour autant faire l’amalgame, comme je l’ai vu et entendu dans une manifestation récente, avec les suggestions pédagogiques de bon sens qu’il a tenté de mettre en place, méthodes de lecture ou apprentissage systématique de la grammaire.
Ceux qui récusent la notion de « règle » confondent, comme il arrive trop souvent, ce que l’on doit apprendre à des enfants, et ce que l’on peut apprendre à des étudiants spécialisés. Que l’orthographe soit souvent une convention, et la dictée un exercice inventé par la bourgeoisie du XIXe siècle, quelle importance ? C’est pourtant en s’appuyant sur ces « découvertes » que les mêmes imbéciles ont laissé s’effondrer le niveau orthographique — au point que les Ecoles d’ingénieurs et les IUT remettent la dictée au goût du jour — et préconisent cette « Observation réfléchie de la langue » qui suppose que chaque enfant, chaque jour, réécrive la Grammaire de Port-Royal.
Tout comme les pseudo-spécialistes ont repensé les programmes de Français à la fin des années 90 en affirmant la prédominance du « Discours » — au point que Tzvetan Todorov, jadis complice des ces illusions, rue désormais dans les brancards et dénonce l’idéologie qui a mécaniquement plaqué sur les programmes du Primaire et du Secondaire les recherches linguistiques des formalistes russes et de leurs émules.
Tout comme les « spécialistes » d’Histoire-Géographie ont modifié les programmes en fonction des théories de l’Ecole des Annales — sans voir que ce qui est stimulant à Bac + 5 est mutilant dans les vingt années qui précèdent.

Un ami inspecteur, en septembre-octobre dernier, au moment où Pierre Frackowiack, qui n’en est pas à son coup d’essai — mais, comme disait à peu près Audiard, c’est à cela que l’on reconnaît les imbéciles, ils osent sans cesse — était sous la menace d’une sanction ministérielle, m’avait suggéré de me montrer grand seigneur, et de plaider sa cause. Je l’ai fait, ici même, et au ministère. Pure charité.
J’ai eu tort.
J’ai connu un ministre qui, conscient qu’une inspectrice générale faisait du dégât à chaque inspection, parce qu’elle avait atteint son point d’incompétence, l’a décorée et l’a placardisée à Bruxelles. C’est la méthode qui permet, dans l’administration, d’éliminer les nuisibles. Alors, Monsieur le ministre, je vous le demande humblement : donnez à Pierre Frackowiack quelque hochet qu’il agitera fièrement — les Palmes académiques, s’il ne les a déjà —, confiez-lui une réflexion sur un sujet confus, et éloignez-le de toute activité d’inspection. Rien de plus nocif qu’un illuminé convaincu d’avoir raison : Frackowiack, qui dirige la commission Education du PS, qui sera peut-être quelque chose dans le gouvernement de la Sainte Vierge, si elle parvient à illusionner assez de Français, doit être très vite dégagé en touche — définitivement. Ses amis, à l’inspection, me menacent tous les jours de leurs foudres, « quand ils seront revenus au pouvoir ». Je suggère à Gilles de Robien d’exercer sur quelques-uns son droit au mépris — en les versant dans un service inactif, un quelconque tonneau des Danaïdes qui les fera transpirer loin du monde réel — la rédaction d’un rapport sur l’utilité des IUFM, par exemple.

Jean-Paul Brighelli

PS. J'ai tellement envie d'être clair que je ne résiste pas à l'envie d'en rajouter une couche. Autant faire savoir aux enseignants de passage sur ce blog que c'est ce même Frackowiack qui, récemment, s'est insurgé contre la liberté pédagogique (http://www.unsa-education.org/sien/sections/lille/libpedPF.htm). Incompétent un jour, et stalinien le reste du temps.

Commentaires

Je confirme ce qu'écrit JPB sur la passion qu'ont les élèves -- de la seconde à la prépa pour ce qui est de mon expérience personnelle -- vis à vis des mots : rien ne les enchante comme les remarques étymologiques. Si on les écoutait, ces petits, on ne ferait que ça en latin. Leur joie est toujours intacte d'apprendre que l'horreur fait lever les poils sur les bras quand la terreur vous plaque par terre, ou que l'Arctique est le pays des ours... N'oublions pas, effectivement, la joie du petit maghrébin qui réalise que "goudron" et "algorithme" viennent de chez ses ancêtres, que l'alcool fait briller les yeux (et pas seulement ceux des femmes aimantes), que le "kanoun" sur lequel sa mémé fait cuire les brochettes arrive tout droit du grec ancien, et que sa petite soeur Wassila était Reine, toujours en grec ancien !
Comment P. Frackowiack, avec sa longue expérience du terrain j'imagine, ne voit-il pas que les enfants aiment le vocabulaire et s'amusent très volontiers avec les mots qu'on met à leur disposition ? Le succès du "Prince de Motordu" -- quoi qu'on en pense par ailleurs -- tient largement à cette allégresse langagière, à ce plaisir chez les gosses de jouer avec ce qui fait, tout de même, le matériau de la langue, de la poésie et de la pensée. Même le rap et le slam -- deux pseudos-musiques que je trouve plutôt fatigantes mais là n'est pas la question -- marquent chez leurs auteurs balbutiants cette envie de "faire" avec les mots, quitte à nous saouler avec parfois !!!
Et que dire de la magie des mots inconnus ? Je ne résiste pas au plaisir de vous reproduire un extrait succulent de "La Maison de Claudine", où la petite Colette découvre le mot "presbytère", qui "sonne en anathème" ... Allez, M. Frackowiack, vous n'êtes qu'un presbytère.
>

Ecrit par : FGuichard | 15 mars 2007

"parce qu’elle avait atteint son point d’incompétence, l’a décorée et l’a placardisée à Bruxelles."

ceci est une arabesque de peter, bravo

mabiche

Ecrit par : mabiche | 15 mars 2007

Je fais un copier/coller des deux dernières contributions sur "apparatchiks" :


Catmano

Ce que dit Evelyne Charmeux sur l'absence d'accent tonique dans la langue française est "globalement exact", mais on ne comprend pas pourquoi elle en infère qu'il ne faut pas apprendre de liste de mots.

Evidemment, elle a raison de dire qu'il faut les "contextualiser" (c'est à dire les insérer dans un texte) et faire jouer les relations structurelles en montrant qu'ils existent en fonction les uns des autres dans un système où la "différance" avec un a pour parler comme Derrida construit l'identité.

C'est pourquoi je pense que vous avez raison par exemple d'expliquer les antonymes et les synonymes.

Mais la liste de mots avec leur définition ne doit pas être totalement abandonnée pour autant. C'est d'ailleurs Evelyne Charmeux elle-même qui en donne la raison sans en tirer la conséquence : l'absence d'accent tonique dans la langue française nécessite justement de la part des adultes qui apprennent leur langue aux enfants ("Voici notre monde, voici notre langue" dit magnifiquement Hannah Arendt) qu'ils compensent cette "lacune" en isolant les mots.

Il y a chez Evelyne Charmeux une répulsion irrationnelle pour l'analyse (elle parle par exemple avec mépris de "l'analyse logique"). C'est d'autant plus bizarre qu'elle se réclame sans cesse de la démarche scientifique.

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

La leçon de vocabulaire de René Char

J'ai expliqué l'autre jour sur ce blog que le thème du Printemps des poètes de cette année "Lettera amorosa" (la lettre amoureuse) était un hommage indirect au poète René Char (1907-1988) à l'occasion du centième anniversaire de sa naissance ; j'ai déjà parlé de la mystérieuse destinataire de ce poème que le poète désigne sous le nom d'iris.

"Merci d'être, sans jamais te casser, iris, ma fleur de gravité. Tu élèves au bord des eaux des affections miraculeuses, tu ne pèses pas sur les mourants que tu veilles, tu éteins des plaies sur lesquelles le temps n'a pas d'action, tu ne conduis pas à une maison consternante, tu permets que toutes les fenêtres reflétées ne fassent qu'un seul visage de passion, tu accompagnes le retour du jour sur les vertes allées libres."

Et il ajoute cette merveilleuse leçon de vocabulaire :

"Sur le franc-bord :

I IRIS 1°) Nom d'une divinité de la mythologie grecque qui était la messagère des dieux. Déployant son écharpe, elle produisait l'arc-en-ciel.

2°) Nom propre de femme dont les poètes se servent pour désigner une femme aimée et même quelque dame lorsqu'on veut taire le nom.

3°) Petite planète

II. IRIS. Nom spécifique d'un papillon, le nymphale iris, dit grand mars changeant. Prévient du visiteur funèbre.

III.IRIS. Plante. Iris jaune des rivières.

...Iris plural, iris d'Eros, iris de Lettera amorosa.

On appelle cela la "polysémie". C'est magnifique, non ?

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Alors, Monsieur le ministre, je vous le demande humblement : donnez à Pierre Frackowiack quelque hochet qu’il agitera fièrement — les Palmes académiques, s’il ne les a déjà —, confiez-lui une réflexion sur un sujet confus, et éloignez-le de toute activité d’inspection.
JPB
Je suis satisfaite que vous vous soyez rendu à nos sages conseils. Une exécution sommaire serait dangereuse.

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

"Derrière chaque colère, il y a un Frackowiack."

Je sens la colère qui monte en toi, mon fils, schhhhh fffffff, shhhhhhh ffffff, rejoins moi du côté obscuuuuuuuuuurrrrrrr....

shhhhhh ffffff shhhhh fffff


:o))))))))

FRAKKK T'ES QU'UN TROU DU CUL ....

Ecrit par : toto | 15 mars 2007

Ceci dit, je donne un bon point à Evelyne Charmeux (elle doit être contre les bons points et les leçons de morale !) pour ce qu'elle dit sur l'emploi du passé simple.

Il faut effectivement arrêter d'expliquer aux élèves que le passé simple évoque toujours des actions brèves. Le passé simple évoque des actions dites "de premier plan" dont on précise ou dont on pourrait préciser la durée (Victor HUGO : "Il marcha trente jours, il marcha trente nuits")...

Et il faut toujours expliquer que le passé simple est inséparable de l'imparfait qui évoque des états ou des actions dites "de second plan" à durée indéterminée ; l'imparfait évoque le "décor" de l'action (ce qui bouge le moins dans le film) ; c'est le temps de la description.
Pour approfondir le sujet, on peut lire l'ouvrage de Harald Weinrich (né en 1927) sur le Temps, un linguiste allemand amoureux de la langue française. Son livre est truffé de citations littéraires. Que serait la littérature et la poésie française si le passé simple n'existait pas ?

"Ariane, ma soeur, par quel amour blessé,
Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée ?"

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Proposons à Frackowiack et Charmeux une mission sur la mise en place de cours du soir pour cadres supérieurs en déshérence orthographique ... Et la mise en place de cours de mise à niveau en calcul - je suis professeur de physique et la maitrise du calcul est tout aussi problématique pour un élève de lycée que celle du français.

http://www.lefigaro.fr/france/20070315.FIG000000266_les_fautes_d_orthographe_inondent_les_entreprises.html

Et puis pour ceux qui pensent que l'école est foutue, faites comme Madame Charmeux travaillez pour une boîte privée - ou encore mieux créez la ! -, l'avenir vous appartient, et vous ne serez plus soumis, dans ce cas, à la pingrerie du gouvernement qui ne pourrait plus vous supprimer des heures starutaires...
Philippe.

Ecrit par : Philippe | 15 mars 2007

Bon, Robin a sauté ici, alors moi aussi je fais un copier-coller (quel horreur !) de ma question :

Robin, j'ai un bug sur le mot "différance".
Pouvez vous me donner une explication ?
Cà a quelque chose à voir avec la gouvernance, la repentance (la bravourance ?) ?
Merci d'avance ;o)

Ecrit par : yann | 15 mars 2007

Ecrit par : yann | 15 mars 2007

Ci joint un lien intéressant :
http://www.lefigaro.fr/france/20070315.FIG000000266_les_fautes_d_orthographe_inondent_les_entreprises.html

Ecrit par : Sandra WAGNER | 15 mars 2007

quelLE horreur !
Pardon ...

Ecrit par : yann | 15 mars 2007

Un prof de maths dans une des meilleures prépas de France, polytechnicien : une faute d'orthographe ou de français par ligne (au moins) !
La plupart des élèves ne s'en rendent pas compte, mais certains sont consternés.
Et moi donc ...

Ecrit par : yann | 15 mars 2007

Pour détendre un peu l'atmosphère, je raconte dans "Le paradoxe de la précocité intellectuelle" comment un petit eip de 6eme, très attaché -comme ses semblables- à la précision du vocabulaire se chamaillait dans les rangs en traitant ses adversaires de rustres et de faquins. Ainsi tancés, ces derniers répondaient en le traitant...."d'enculé"; des disciples de Frackowiack ?

Ecrit par : dj | 15 mars 2007

Mais dire "c'est doubement bon" pour "succulent", c'est exactement comme dans cette ineptie qu'est l'espéranto. on y dit ainsi "malgrando" pour petit", "malbello" pour laid. En fait, les adjectifs à connotation négative ne sont dans cette farce que les adjectifs positfs précédés de mal-.Cela ne vos rappele rien???les malentendants, les personnes à mobilité réduite. Là encore on est dans le fascisme de la novlangue, si chère à nos cloportes de l'EN. Une séquence pour un cours.
Car la torsion, le viol de la langue est en fait un formidable moyen de puissance.
Dans les années 70, mo prof de philo, Alain Baurent, qu'a bien mal tourné puisqu'il a échuoé dans les eaux putrides du Club de l'Horloge nous avait fait chaudement rigoler à propos des "Pâtes riches". Les pâtes riches c'est comme les élèves néo-arrivants et, bien tôt grâce à Sarko, néo-partants.
Ou bien, à la SNCF, on n'achète plus de ticket ou de billet, mais un preuuuuuuuuuuuuuuuduit, une prestâââââââââtion. Grotesque. Con...et , à la longue meurtrier.
Adoncques, en conchiant copieusement les félés des IUFM, je me suis régalé cette année, en Education Civiue, plutôt qu e de faire vroum-vroum avec les mômes ou les faire se pourlècher avec les joyeusetés du "Fonctionnement des conseils généraux", je me suis lancé das un cours sur "la grande aventure des mots. Vie et Mort des mots". Et ça les botte à un point difficilement imaginable. Et c'est la seule chose qui compte à mes yeux. je leur ai donné quelques règles de base, en 3ème sur les mutations consonantiques (que jai vu écrit consonnes antiques, ce qui est admirable), les ressemblances entre les langues et comme j'ai des élèves d'origine arabe, j'ai fait une géographie de l'Espagne en leur montrant l'origine arabe de centaines de noms de lieu (guadalquivir -al wadi al kibir, la grande rivière; guadalajara- al-wadi-al-hadjara, la rivière des pierres) xétéra, xétéra.....Quand on fait ce genre de séquences (j'ai gagné un euro, m'sieu meirieu!!!) on se réale, et, "soyent frittes ces langues envyeuses".

Ecrit par : montaigneàcheval | 15 mars 2007

Pour détendre un peu l'atmosphère, je raconte dans "Le paradoxe de la précocité intellectuelle" comment un petit eip de 6eme, très attaché -comme ses semblables- à la précision du vocabulaire se chamaillait dans les rangs en traitant ses adversaires de rustres et de faquins. Ainsi tancés, ces derniers répondaient en le traitant...."d'enculé"; des disciples de Frackowiack ?

Ecrit par : dj | 15 mars 2007

Ah! Le mien se faisait traiter de pédé... Le plus gros problème relationnel de mes enfants au collège, c'est:"on comprend pas c'qui dit!". Mon fils passait pour un dangereux psychopathe et était frappé et ostracisé en conséquence. Mais il s'améliore en vieillissant, y compris en dissertation. .. ce qui lui évite de se faire traiter de pédant. Les professeurs disent pédant, les élèves pédé...

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

Bon, Robin a sauté ici, alors moi aussi je fais un copier-coller (quel horreur !) de ma question :

Robin, j'ai un bug sur le mot "différance".
Pouvez vous me donner une explication ?
Cà a quelque chose à voir avec la gouvernance, la repentance (la bravourance ?) ?
Merci d'avance ;o)

Ecrit par : yann | 15 mars 2007

Oui, vous avez bien lu, Yann. J'ai écrit "différance" avec un "a" et non avec la graphie habituelle "différence". Je faisais allusion à une célèbre conférence prononcée par Jacques Derrida à la société française de philosophie le 27 janvier 1968 et publiée dans Théorie d'ensemble (collection Tel Quel), aux éditions du Seuil.

Il s'agit d'une méditation de haut vol qu'il est impossible de résumer ici. Il faut la lire en entier en s'arrêtant pour reprendre son souffle. C'est très très "dense".

Disons, pour faire simple que Derrida désigne par ce terme de "différance" le fait de différer en le distinguant des differences effectives. Il part de l'affirmation de Ferdinand de Saussure : "dans la langue, il n'y a que des différences" (entre signifiant et signifié, langue et parole et entre chacune des plus petites unités linguistiques (phonèmes), mais sa réflexion l'entraîne beaucoup plus loin, vers les rivages de la philosophie pure (Nietzsche et Hegel). A Noter qu'il déploye (ou déconstruit) le mot "différence" en donnant au mot "différer" le sens "d'ajourner". disciple de martin heidegger, il sait que l'étude des mots est un chemin de pensée.

Pour en revenir à la liste de mots, s'il est conforme au fonctionnement de la langue de mettre les mots en perspective (synonymes, antonymes, sens propre, sens figuré...) il est également légitime de les définir "isolément" dans la mesure où, comme le dit à juste titre Evelyne Charmeux, mais sans en tirer la conséquence les mots français n'ont pas d'accent tonique, ce qui nécessite un travail de "différenciation" qu'on ne saurait "ajourner".

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Vous avez raison, Dobolino, l'EN est remplie de ces professeurs qui se disent d'ailleurs toujours plus à gauche que vous, et que tout le monde, et qui font des allergies dès qu'un élève est un peu "brillant" en face d'eux. Ce sont en général des médiocres, qui ont tout juste une page d'avance sur les bons élèves et qui n'ont qu'une frousse, c'est de se faire remettre en cause par les dits élèves. Je les abhorre autant que ma belle-mère, que les arrivistes qui courent après le fric et que le foie de veau... et ils sont pareils avec les collègues qui continuent à lire et à mener une recherche dans le secondaire. Les collèges en sont pleins et ces professeurs éminents vont bientôt faire figure de brillants intellos lorsqu'on les comparera avec la jeune génération de ce qui nous arrive des IUFM et du CAPES didactico- bradé!

Ecrit par : Thalie | 15 mars 2007

Toujours à propos de la "différance" :

De Platon (Phèdre) à Rousseau et Lévi-Strauss, il (Jacques Derrida) dénonce la primauté traditionnelle de la parole, conçue comme "vie" et "présence", sur l’écriture. Il désigne ce système métaphysique comme logocentrisme, voire phallogocentrisme. Il "déconstruit" donc la métaphysique occidentale, fondée sur la détermination de l’être en tant que présence, en mettant à jour les présupposés qui la sous-tendent et les apories auxquelles elle mène.

En particulier, il s'agit de découvrir, dans les textes de la tradition, l'articulation binaire de concepts que la métaphysique prétend distinguer dans leur pureté :

* Présence / absence ;
* Phénomène / essence ; intelligible / sensible, réalité / apparence ;
* Parole / écriture ; nature / culture ; artifice / authenticité ; masculin / féminin...

Chacune de ces oppositions est complice des autres et constitue un ensemble de valeurs qui dépassent le cadre philosophique : cette binarité est proprement politique et dévalorise systématiquement l'un des termes, pensé comme "accident", "parasite", "excrément".

Or, la différance est précisément le mouvement "producteur" de ces différences : elle est le "processus" par lequel diffèrent les concepts. Contemporain du structuralisme, Derrida élabore une différance proche de celle qui, chez Ferdinand de Saussure, donne sens aux éléments signifiants, sous forme de trace. La "trace", cependant, ne permet pas de remonter à une quelconque origine : les concepts diffèrent, ne sont jamais pleinement en eux-mêmes et sont intriqués malgré leur apparente opposition, mais il n'y a aucune vérité première, aucune différance transcendentale à poursuivre.

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

yann

le message précédent était purement informatif. Je n'ai pas dit que "j'adhérais", mais je pense quand même qu'il faut essayer de lire Derrida.

Par exemple son analyse passionnante de la polysémie du mot grec "pharmacos" qui veut dire à la fois médicament et poison qui a beaucoup intéressée René Girard et qu'il reprend dans son analyse du concept de "bouc émisaire". Je crois qu'il fait aussi un parallèle entre la différance avec un "a" ("engendrante") : la victime sacrificielle, "signifiant transcendantal" que n'aurait pas accepté Derrida et les différences avec un "e" ("engendrées") : les cultures humaines.



R.-M. Rilke dit dans sa Lettre à un jeune poète qu'il faut se mesurer à des choses difficiles. Je pense que c'est vrai dans tous les domaines...

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Ce sont en général des médiocres, qui ont tout juste une page d'avance sur les bons élèves et qui n'ont qu'une frousse, c'est de se faire remettre en cause par les dits élèves
Thalie
Je vous trouve sévère... Le professeur(-e) qui fut le plus nocif pour mon fils fut un très honorable professeur d'histoire dont il eu la chance de suivre l'enseignement en classe de troisième. Cette honorable et travailleuse personne, maîtrisant sa matière, réussit à faire de mon fils sa victime consentante. Il admit avec elle sa pédante ignorance et son incapacité à gérer une recherche historique ou une dissertation d'histoire. Il eut pour elle un respect immense par choix personnel (une pointe de masochisme?).Ce jeune passionné d'histoire qui regardait, pendant les vacances d'été précédant la troisième, la chaîne Histoire plusieurs heures par jour en en épluchant soigneusement les programmes s'est totalement désinvesti en ce domaine, non par écœurement ou manque de suite dans les idées mais parce que cette femme l'a convaincu de son inaptitude à digérer des savoirs non enseignés par un professeur habilité.
Cette année, redoublant de seconde, il a choisi de se contenter d'apprendre les savoirs enseignés dans toutes les matières et porte son énergie intellectuelle sur ce qui est absolument extra-scolaire. La méthode porte ses fruits, les résultats deviennent convenables.
Il m'est impossible de lui lire quelque propos que ce soit provenant de ce blog qu'il juge dangereusement déstabilisateur.

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

Charmeux écrit "« Mon père exige » : proposition principale (affirmation difficile à admettre pour beaucoup, car c’est loin d’être l’idée principale !) ;
« qu’on le laisse tranquille » : proposition subordonnée conjonctive, introduite par la conjonction de subordination que , complément d’objet du verbe de la proposition principale ;
« pendant qu’il travaille » : proposition subordonnée conjonctive, introduite par la locution conjonctive de subordination pendant que, complément circonstanciel de temps du verbe laisse.
Bien qu’une telle réponse méritât à l’époque une excellente note, elle est, en fait, loin d’être satisfaisante : le complément de « exige » n’est point « qu’on le laisse tranquille » : mon père n’exige point la tranquillité à toute heure ! Le véritable complément du verbe « exige » est toute la fin de la phrase : « qu’on le laisse tranquille pendant qu’il travaille ». Où l’on voit que la phrase n’est point une suite de propositions, mais bien un enchâssement de phrases transformées :
mon père
exige
qu'on le laisse tranquille pendant qu'il travaille "


Petite remarque : soit nous n’accordons pas le même sens au mot « enchâssement », soit c’est une bourde qui place sur le même niveau de phrase complétive et circonstancielle .

Autre remarque : la véritable formalisation est : exige (…)

Ecrit par : b | 15 mars 2007

Pendant ses heures de travail, mon père exige la tranquillité.

Comme ça, ça va mieux?

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

Quand il chiade, papa veut qu'on lui lache les pompes.

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

« pendant qu’il travaille » : proposition subordonnée conjonctive, introduite par la locution conjonctive de subordination pendant que, complément circonstanciel de temps du verbe laisse.
?????????????????
Je dois être nulle, ce n'est pas mon boulot et je n'ai plus fait d'analyse logique depuis juin 1973 mais, pour moi, pendant qu'il travaille est CC de temps du verbe exiger: il exige quand? "Pendant qu'il travaille", il exige quoi: "qu'on lui foutte la paix", ce qui me parait raisonnable au demeurant.
J'en tire la conclusion qu'il y a des gens qui sont vraiment payer à ne rien faire.

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

Belle volée de bois vert de Jean-Paul Brighelli sur le pauvre Frackowiak, qui doit commencer à comprendre qu'il vaut mieux s'abstenir de jouer à l'intellectuel quand on n'en a pas l'étoffe. Tout le monde n'a pas l'exceptionnelle habileté de Meirieu , lequel a réussi à faire carrière avec à peu près les mêmes potentialités intellectuelles que Frackowiak, c'est-à-dire pas grand chose de solide. On nous, cite quelques pages misérables de Frackowiak, mais Meirieu, c'est 20 000 pages de la même farine.

Ecrit par : Jean | 15 mars 2007

Petite remarque : soit nous n’accordons pas le même sens au mot « enchâssement », soit c’est une bourde qui place sur le même niveau de phrase complétive et circonstancielle .

Autre remarque : la véritable formalisation est : exige (…)

Ecrit par : b | 15 mars 2007

Si on suit le raisonnement de Madame Charmeux : a) la proposition principale n'exprime pas l'idée principale, b)
la phrase n'est pas une suite de propositions c) la phrase est un enchâssement de phrases transformées (faux, ce ne sont pas des phrases, mais des segments)

Elle aurait dû écrire :

Que pendant la durée de son travail
Il soit laissé tranquille
exige
mon père

(je ne vois pas comment transformer la principale)

N'est-il pas plus simple d'attirer l'attention des élèves sur la solidarité logique des deux propositions subordonnées (et non sur leur "enchâssement"..voir plus loin la définition de ce mot dans un dictionnaire de linguistique) ?

Autre problème, de vocabulaire celui-là, non aperçu par Madame Charmeux. Que recouvre au juste le pronom indéfini "on" ? faut-il le prendre au sens restrictif (nous ses enfants = registre familier ou au sens élargi = les gens en général)

Le registre de la phrase plaide en faveur d'une interprétation élargi. Mais dans ce cas il faut transformer la phrase de la façon suivante :

Que pendant la durée de son travail
Il soit laissé tranquille
exige
mon père
que nous ses enfants veillent à ce

N'est-ce pas beaucoup plus clair ainsi ?

rassurez-vous, je m'amuse !

Et maintenant, une petite prise de tête :

"En grammaire générative, l'enchâssement est l'opération qui, au cours d'une transformation, consiste à inclure totalement une suite sigma 2 dans une autre suite sigma 1 en l'insérant à la place d'un des constituants de cette dernière. La suite sigma1 est appelée la phrase matrice ou phrase réceptrice, la suite sigma 2 est appelée la phrase constituante ou phrase enchâssée. Soit les deux phrases :

Sigma 1 Je n'ai pas lu D + livre
Sigma 2 Vous m'avez donné D + livre

D étant déterminant. Si la deuxième suite au cours d'une relativisation (transformation relative) vient s'enchâsser à la place du constituant D de la phrase matrice 1, on obtient, à l'issue de diverses opérations, la phrase composée ou complexe :

"Je n'ai pas lu le livre que vous m'avez donné"

Au secours!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Bonjour, Monsieur, Cher Collègue,

Je suis Maître de conférence à l'université de Bordeaux 3 et je souhaiterais vous poser une question sur votre parcours littéraire et sur un livre, à caractère littéraire, que, me semble-t-il, vous avez publié en 2004;

J'écris un article pour la revue SOCIETES, à la demande de mon ami le sociologue Philippe Rigaut.

Puis-je vous demander de bien vouloir prendre contact avec moi, par le biais de ma mail-box ? (j'ai trouvé votre blog en consultant Google mais je ne trouve pas votre adresse télématique, par maladresse ou incompétence...).

A bientôt,
j'espère,

Jean-Michel Devésa

Ecrit par : jmdevesa | 15 mars 2007

Dj mon fiston (9 ans à l'époque) a déclaré un jour à son père, pendant une troisième mi-temps "papa je ne te savais pas si braillard et ripailleur !!" les co-équipiers de mon mari en sont restés babas ce qui a doublé le plaisir dudit mari...pourtant le vocabulaire de base de cette remarque se trouve dans toutes les éditions d'Astérix...encore faut-il les resservir...
je suis allée voir votre blog, étant concernée (j'ai un lot) c'est bien.

Ecrit par : fabienne | 15 mars 2007

Tout cela pour dire que ce qui a du sens ( la grammaire générative par exemple ) dans un contexte universitaire, en a peu ou pas dans un contexte scolaire.

Après plusieurs essais infructueux en 4ème ("Monsieur on n'y comprend rien, ça nous prend trop la tête !) j'avais pris sous mon bonnet de ne plus parler de "situation d'énonciation", et d'énoncés "ancrés" et "non ancrés" ,

je me contentais de parler du système du présent et du passé. Et pourtant, aussi aberrant que cela paraisse, c'était obligatoire à l'époque (et peut-être encore aujourd'hui) d'aborder l'emploi des temps sous cet angle.

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Bonjour dobolino,
m'autorisez-vous à évoquer le cas de votre fils -à titre d'exemple- pour enrichir mon échantillon, lors des animations pédagogiques ou des rencontres avec les futurs copsy que quelques IEN éclairés veulent bien me confier?
merci.
dj

Ecrit par : dj | 15 mars 2007

Oui, vous avez bien lu, Yann. J'ai écrit "différance" avec un "a" et non avec la graphie habituelle "différence". Je faisais allusion à une célèbre conférence prononcée par Jacques Derrida à la société française de philosophie le 27 janvier 1968 et publiée dans Théorie d'ensemble (collection Tel Quel), aux éditions du Seuil.

Il s'agit d'une méditation de haut vol qu'il est impossible de résumer ici. Il faut la lire en entier en s'arrêtant pour reprendre son souffle. C'est très très "dense".
......
R.-M. Rilke dit dans sa Lettre à un jeune poète qu'il faut se mesurer à des choses difficiles. Je pense que c'est vrai dans tous les domaines...

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Mouais.
Bien, bien, bien.
Je remercie vivement Robin pour ses explications. J'ai sincèrement essayé de lire la conférence de Derrida, il n'a pas réussi à me dérider (oui, je sais, je ne dois pas être le premier à la faire ).
Je suis bien d'accord avec Rilke, mais on ne peut pas tout faire, et je suis déjà en train de patauger dans l'analyse non standard, alors...
Du côté des mots, je suis plutôt disciple de Vian, Queneau, San Antonio, bref d'une école qui se prend moins au sérieux, ainsi que de Joyce et Nabokov.
J'ai un peu de mal avec nos philosophes modernes et apprécie plus la clarté d'un Bergson ou d'un Spinoza.
Mais encore merci pour le temps passé à tenter de m'éclairer.

Ecrit par : yann | 15 mars 2007

Elle aurait dû écrire :

Que pendant la durée de son travail
Il soit laissé tranquille
exige
mon père

écrit par Robin

Je ne connais pas mme Charmeux, mais si elle est petite, verte, avec de grandes oreilles, pas de doute, Maître Yoda est de retour !!!

Ecrit par : yann | 15 mars 2007

Tiens, en parlant d'analyse non standard, il y est question du principe de récurrence.
Je propose à nos politiques, qui veulent nettoyer les écuries d'Augias, l'application du principe de récurance, du verbe récurer.
Pourquoi pas ?


Bon, OK, je taquine, c'est pas bien ...

Ecrit par : yann | 15 mars 2007

"Que pendant la durée de son travail
Il soit laissé tranquille
exige
mon père
que nous ses enfants veillent à ce "

Il y a de semblables absurdités dans les grammaires nouvelles, genre Bescherelle, que j'ai achetée, me demandant pourquoi mes élèves en soutien scolaire étaient si nuls et ne comprenaient plus rien.

De toutes façons, la moitié des enfants au collège ne savent souvent pas ce qu'est un "déterminant" défini ou indéfini, l'analyse grammaticale ou logique leur fait ouvrir de grands yeux étonnés : ils ne connaissent même pas ces termes, tant qu'on n'aura pas mis en lévitation tous ceux qui ont atteint leur niveau d'incompétence avec éventuellement des décorations, l'EN continuera à reculer.

Pour Meirieu, c'est foutu, il a déjà la Légion d'Honneur.
Ce qui lui permettra entre parenthèses de faire échapper à la carte scolaire pour la deuxième génération ses petits-enfants, en les envoyant aux établissement de la Légion d'honneur qui sont encore relativement peu contaminés par le (son) pédagogisme.

Quoique les choses sont en train de changer : il parait que la nouvelle enseignante d'allemand fait de l'ORL. On a vu ce que cela donne en latin, cela aboutira sûrement à tuer l'allemand pour les mêmes raisons.

Enfin, les cours Legendre et Acadomia chercheront à beurrer leurs tartines.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 mars 2007

'ai un peu de mal avec nos philosophes modernes et apprécie plus la clarté d'un Bergson ou d'un Spinoza.
Mais encore merci pour le temps passé à tenter de m'éclairer.

Ecrit par : yann | 15 mars 2007

Ah! Yann, vous ne savez pas les merveilleuses migraines que vous allez manquer !

Il ne faut pas prendre tout ce que j'écris au pied de la lettre, j'ai un tempéramment assez malicieux !

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

"Pour Meirieu, c'est foutu, il a déjà la Légion d'Honneur.
Ce qui lui permettra entre parenthèses de faire échapper à la carte scolaire pour la deuxième génération ses petits-enfants, en les envoyant aux établissements de la Légion d'honneur..."
Pour ce qui est de la première génération, c'est d'ores et déjà fait, rassurons-nous. L'immortel auteur de "Nous mettrons nos enfants à l'école publique" a mis ses quatre gamins dans le privé. Charité chrétienne bien ordonnée commence par soi-même. Défense de rire, surtout : il paraît qu'il s'en est expliqué, m'ont dit certains de ses thuriféraires. Mais je vous avoue que l'explication ne m'intéresse pas : il fait un peu ce qu'il veut, l'autre presbytère, mais qu'il ne nous donne pas de leçons !

Ecrit par : FGuichard | 15 mars 2007

Bonjour dobolino,
m'autorisez-vous à évoquer le cas de votre fils -à titre d'exemple- pour enrichir mon échantillon, lors des animations pédagogiques ou des rencontres avec les futurs copsy que quelques IEN éclairés veulent bien me confier?
merci.
dj

Ecrit par : dj | 15 mars 2007

No problem mais sans le nommer car il a pris la ferme et définitive décision d'être NORMAL. C'est un art difficile et il a bien de la peine. Il a fort raison d'ailleurs, l'hyperesthésie, l'hypersensibilité du surdoué ne font pas bon ménage avec la société qui s'en donne à cœur joie à le massacrer. Si vous voulez, j'en ai d'autres: vet.coup@wanadoo.fr et croustillantes sur ses années maternelles, école primaire et collège. De l'art de faire un Pygmalion négatif: 13 ans de labeur acharné et le CPE du lycée me demande encore si j'ai pensé à l'emmener voir un psy...

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

Et voici, à titre d'antidote, un extrait d'un article savoureux de Christian Vandendorpe intitulé "Rhétorique de Derrida" dans lequel sont examinés les procédés d'écriture d'un des rares produit d'exportation français que nous ayions réussi à vendre aux Américains :

Les concepts de base de la pensée derridienne sont de type sui generis: néologismes ou termes courants investis d'un contenu de sens particulier, parfois par le biais d'un recours à la figure d'autorité bien connue qu'est l'étymologie. Par exemple :

Cette itérabilité - (iter, derechef, viendrait de itara, autre en sanskrit, et tout ce qui suit peut être lu comme l'exploitation de cette logique qui lie la répétition à l'altérité) […] (12).

En imposant ainsi le terme itérabilité, le philosophe se met dans la position d'une banque qui battrait sa propre monnaie et s'assure de garder la haute main sur le sens ultime que lecteurs et critiques pourront vouloir donner aux notions qu'il emploie.

À cet égard, le "concept" derridien le plus célèbre est sans aucun doute celui de différance. En forgeant ce doublet homophone mais non homographe d'un mot français courant, et en lui assignant un contenu de signification radicalement flou, Derrida ne pouvait pas ignorer les problèmes de compréhension qu'il préparait à ceux qui le liraient. Peut-être même avait-il déjà en tête cette phrase de la Rhétorique d'Aristote qu'il cite d'ailleurs lui-même dans une œuvre ultérieure:

dans l'emploi des noms, les homonymies sont utiles aux sophistes, car elles lui permettent ses malhonnêtes habiletés (13).

C'est très méchant, mais c'est un peu vrai et ça venge des migraines !

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Vengeance !!!!

Sus aux cuistres !!

Ecrit par : yann | 15 mars 2007

Bien sûr que les collégiens ne savent strictement plus rien en grammaire, Anne-Marie. Et quand vous dites "la moitié ignore les déterminants", vous êtes optimiste. C'est souvent la totalité de la classe. Le "complément du nom", pourtant bien nécessaire pour traduire en allemand "le livre de l'élève", "Monsieur on n'a jamais fait ça.". En troisième!
Quand on ouvre les cahiers, pardon, les classeurs de ceux qui ont le malheur de travailler en "séquences", on comprend pourquoi! On y trouve de tout, et dans un immense désordre, notamment d'immondes schémas narratifs, sauf ce qui pourrait être utile aux élèves.
Pour ma part, il y a belle lurette que je dispense mes élèves des "séquences" et des inepties qu'elles impliquent. Je cloisonne, recloisonne, surcloisonne à gogo, je détransversalise un maximum et je distingue soigneusement l'"explication de texte", le "cours de grammaire" (je fais le cours et j'invente les exercices, puisque tous les manuels sans exception sont estampillés "pédago", c'est-à-dire indigestes et vains), l'"orthographe", la "conjugaison", la "dictée", la "rédaction". Frackowiak s'en étranglerait...
Pas question, évidemment, de la "situation d'énonciation". Au grand jamais!
Mon cours de grammaire? C'est tout simple: 1) les catégories de mots (les noms, les pronoms, etc.), 2) les fonctions des mots (on peut en distinguer une vingtaine), 3) l'analyse logique (nature et fonction des propositions). Cela occupe largement l'année.
J'imagine que nous sommes plusieurs, sur ce blog, à procéder ainsi.

Ecrit par : Jean | 15 mars 2007

Enfin, les cours Legendre et Acadomia chercheront à beurrer leurs tartines.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 mars 2007

Anne-Marie,
il y a peu j'ai eu le témoignage de parents dont les enfants fréquentent le même gymnase qu'une de mes filles.Je résume: ces deux parents considérant qu'à l'école leurs deux ados n'y apprenaient plus rien, préfèrent tirer partie de ce qu'ils considèrent de plus pratique dans cette institution, c'est à dire qu'elle soit une garderie gratuite...glups....Les enfants reçoivent les cours legendre et bachotent après les cours , le we et pendant les vacances scolaires!
à l'école, ils se reposent!
inutile de vous dire à quel point j'ai pu être interloquée...
Quand il y a maintenant 8 ans,nous avons décidé de garder les enfants à la maison, nous étions regardés de travers et mis à l'index , que de changements aujourd'hui! non seulement on me demande des conseils mais il m'est arrivé déjà trois fois depuis la rentrée que des amis me demandent si on ne pouvaient pas s'organiser pour que leurs enfants sortent aussi de l'école... (en marketing on considère qu'une réclamation en cache 10)
je radote et je m'en excuse mais ce sont justement ces fameux cours de grammaire "par l'absurde" ,entre autres multiples abérrations en maths et autres disciplines que les parents découvrent en feuilletant les cahiers de leurs enfants qui les poussent à fuir vers acadomia et aussi vers les nouvelles éditions de manuels parascolaires lesquels malheureusement , comme le fait remarquer Anne-Marie,ont pris le plis pédagogiste.
et maintenant la leçon de mots avant celle de mains sans doute! les bras m'en tombent...

je ne veux pas vous faire replonger en enfance mais j'aimerais attirer votre attention sur un point qui m'a particulièrement choquée vous connaissez tous la bibliothèque rose et verte et bien je vous invite à prendre un "six compagnons" ou un "Michel Langelot "ou "alice détective" etc...comparez une toute nouvelle édition avec une ancienne, c'est éloquent! le texte a été ré-écrit l'imparfait du narratif fait place au présent, pourquoi pas, mais toutes les formes lexicales complexes aussi et des passages sont sabrés , les phrases sont simplifiées et alourdissent le style qui vire de plus en plus au langage "parlé". Le vocabulaire a été complètement dégraissé...Bref de l'allégé ultra ligth! Donc, le livre= crème fraîche, vous en avez l'aspect , la couleur,mais certainement pas le goût ni la richesse!
je ne suis pas allée comparer les anciennes éditions de Verne ou Dumas avec une de leurs dernières moutures et je ne préfère pas , j'en ai des frissons d'angoisse. Nos enfants ne sont-ils plus capables de comprendre un livre qui nous a fait vibrer?
bref de la culture au régime sec, la matière grasse est trop néfaste au cerveau c'est bien connu! depuis quand un livre dont l'écriture enrichie et épaisse nous fait ressembler à un bonhomme pneumatique bien connu?
Mais suis-je bête,j'oubliais, nous devons faire face à un grand fléau: l'obésité !
ne cherchons plus: sus à tout ce qui pourrait être trop indigeste pour les jeunes estomacs fragiles de nos chers petits...

je suis écoeuré sans e dans l'o ce serait trop riche et risquerait de me provoquer "une crise de foie" ou foi (en la culture et l'amour d'apprendre rassurez-vous)...allez savoir, avec les mots tous les maux peuvent arriver, la preuve on les met en quarantaine controlée dans une aseptie totale

et je m'excuse pour les fautes qui ne doivent pas manquer de trainer, je n'ai pas le temps de relire
bonne fin de journée à tous

Ecrit par : Patricia.Mesnigé | 15 mars 2007

A Robin,
permettez-moi une correction..

"Ariane, ma soeur, de quel amour blessée(...)" Phèdre.

sans aucun doute il s'agit, sur un seul vers, de deux fautes de frappe .
Dommage, quand même, si quelque lecteur du blog, les recopiait..., coupait-collait et analysait...

Elles détruisent toute la poésie de ces vers de Racine et pourraient ridiculiser les élucubrations de ce blog qui, décidément, ignore ou feint d'ignorer des magistrales recherches en linguistique...
Pour rire: Racine aurait écrit toutes ses tragédies avec 2000 mots... ( je reconnais n'avoir pas recompté moi-même)...J'ignore ce qu'il aurait pensé de cette recette de "365 mots à apprendre" en "leçons de mots"...pour les jeunes filles de l'institution qu'il aimait initier au théâtre...
Un minimum d'analyse de ces vers avec des élèves ( tenant compte des rythmes, sonorités, "poésie de la grammaire" et du-des sens ) me semble imposer une lecture un peu plus intéressante que celle du "passé simple" que vous indiquez...D'autant plus que, sauf le respect que je vous dois ( ainsi qu'à Weinrich qui m'apprit beaucoup !) les deux verbes sont, dans une subtilité comprise même par des élèves peu familiers de ces temps) au passé simple,l'un à la voix "active" ( "mourûtes"), l'autre à la voix "passive" ("fûtes laissée").
Mais c'est la toute petite différence entre l'univers tragique, poétique de Racine, cette évocation de Naxos ( île où l'on pouvait encore , dans des étés grecs, aller à la recherche de la plage d'Ariane ...) et celui , assez marécageux, de batailles héroïco-comiques contre des "cloportes ".
( "c'est celui qui le dit qui l'est" dans une formule de "récré"!)
J'ai fait l'effort de lire les textes, en intégrale, des "apparitchiks" que vous rêvez de déboulonner...Et bien: si ce qu'ils et elles disent, écrivent correspond à notre expérience avec des enfants de tous les milieux qui font l'apprentissage d'une langue fort difficile à lire, écrire et maîtriser...je n'aurais pas cette plaisanterie de J.P.B.:tant mieux si les "chercheurs", les vrais, continuent à chercher...et préfèrent le débat aux injures.

Ecrit par : anne-marie lepagnol | 15 mars 2007

Tiens, j'ai entendu sur Fance-inter tout à l'heure que les parents de certains enfants exclus du collège venaient voir le principal avec leur avocat pour que leur charmant bambin soit réintégré. L'un (ou l'une) de vous a t-il entendu parler d'une histoire de ce type?

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2007

C'est vrai, Anne-Marie Lepagnol, qu'avec la méthode de lecture globale (ou semi-globale, c'est la même chose) chaudement recommandée par ces "chercheurs en pédagogie" qui crachent en ce moment encore tout leur venin sur le ministre, les enfants de CP apprennent à lire avec un plaisir infini, qu'il n'y a aucune larme, que ce n'est pas un drame à la maison, qu'il retournent tous les jours de bon coeur à l'école et qu'aucun ne supplie ses parents de ne plus l'y envoyer, qu'il n'y a pas plus de fausses dyslexies qu'avant, bref, que l'apprentissage de la lecture est un triomphe.
Triomphe complet, également, sur le plan de la grammaire et de l'orthographe! Bilan "globalement positif", sans doute. Sans parler de l'état de la culture littéraire des bacheliers depuis que les "didacticiens" - des amis, ou des complices, des premiers - ont décrété que tout était "discours", qu'il fallait traquer l'appréciation "subjective" des textes - forcément le privilège de bourgeois nantis! - et remplacer l'"explication de texte" par de l'entomologie qui désespère tout le monde, professeurs et élèves. Là encore, une belle réussite de la "recherche pédagogique"!
Vous avez lu tout Meirieu, dites-vous? C'est du masochisme.

Ecrit par : Jean | 15 mars 2007

Tiens, j'ai entendu sur Fance-inter tout à l'heure que les parents de certains enfants exclus du collège venaient voir le principal avec leur avocat pour que leur charmant bambin soit réintégré. L'un (ou l'une) de vous a t-il entendu parler d'une histoire de ce type?

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2007

Si c'était à 18H30, c'était au Canada (Québec). En contre-partie, les professeurs demandent à leurs syndicats de les "autoriser" à refuser de faire cours si l'élève en question est dans la classe.

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

J'imagine que nous sommes plusieurs, sur ce blog, à procéder ainsi.

Ecrit par : Jean | 15 mars 2007

sur ce blog à n'en point douter mais cela doit malheureusement être une minorité très "orpheline" , sinon vous en retrouveriez traces dans les cahiers de vos élèves...

Christophe,
j'ai entendu une histoire de ce type en effet "pôvr France!".... mais bientôt j'ose espérer que ce n'est pas pour une réintégration que les parents conduiront leurs enfants à l'école accompagnés de leurs avocats mais pour exiger que l'instruction,vous savez celle qui permet d'apprendre basiquement à lire écrire et compter,y soit dispensée tout simplement....
Mais que voulez vous mon cher Christophe, les parents préfèrent savoir leurs enfants à l'école que dans la rue ... on marche sur la tête vous ne l'aviez pas remarqué ? il est vrai que vous, vous acceptez qu'on vous la mette à l'envers....
attention , ne me dîtes pas que je vous insulte comme je l'ai déjà écrit pour les parents le maniement du sabre, ce n'est pas à quinze pas mais à l'abordage ...ne nous étonnons pas des dérives, si on ne nous faisait pas miroiter tous ces trésors d'enseignements de cette pédagogie nouvelle et pourtant bien rance, peut-être que certains parents avides n'iraient pas demander la réintégration de leurs trésors dans la cassette magique , vous savez celle qui actuellement vous offre 80% de réussite à la sortie avec une plus value pareille on serait vraiment stupide de vouloir s'en passer...
cordialement Monsieur Sybille et je dois bien vous le dire ne prenez pas trop la mouche car ce blog serait aussi triste sans vous... et pour les fautes je compte sur vous comme d'habitude car là j'ai vraiment pas le temps.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 mars 2007

je n'ai pas écouté France inter mais je sais que c'est arrivé en France mais ça n'a pas été très loin dans la procédure , je crois que c'était dans un collège à Rouen mes sources sont un principal de mes amis...
bonne soirée

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 mars 2007

Anne-Marie

"Ariane, ma soeur, de quel amour blessée,
Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée ? "

Vous êtes une professeur exigeante . C'est bien. J'ai cité de mémoire et me suis trompé deux fois en frappant. Autant pour moi. En revanche, vous ne pouvez pas me reprocher ce que je n'ai pas dit au sujet des deux passés simples l'un actif (vous mourûtes) et l'autre passif (où vous fûtes laissée)...Et que je dis maintenant : le passé simple, temps tragique par excellence, celui de l'accompli, de l'irrévocable..."Nevermore !"

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Tiens, j'ai entendu sur Fance-inter tout à l'heure que les parents de certains enfants exclus du collège venaient voir le principal avec leur avocat pour que leur charmant bambin soit réintégré. L'un (ou l'une) de vous a t-il entendu parler d'une histoire de ce type?

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2007

Hélàs, oui, Christophe, dans la classe de mon propre fils avant hier...Excusez-moi de ne pouvoir vous en dire plus ; je n'en dirai pas plus. Normalement, je ne devrais pas être au courant. Cette société est vraiment malade.

J'ai déjà expliqué sur ce blog que j'attendais impatiemment la retraite pour expliquer comment se passaient les échanges d'élèves renvoyés par les conseils de disciplines dans le bureau de l'i.a. de (blanc) dans les années 90. Mais chut ! "La grande muette", ça n'est pas ce que l'on croit.

En tout état de cause, Christophe, ni vous ni moi ni les Canadiens n'y peuvent rien. Les parents qui exigent la présence d'un avocat ont juriquement raison.C'est prévu dans la Loi d'orientation de 89. Le principal qui refuserait se mettrait hors la Loi.

Que l'on soit pour Bayrou, pour Sarkozy, pour Royal où pour l'un des "petits candidats", j'espère qu'il y a au moins un accord pour dire qu'on ne peut pas continuer comme ça.

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

...Et par ailleurs un Réglement intérieur n'a aucune valeur juridique et les avocats le savent. Nous en avons parlé au moment de l'élaboration de la Charte : nécessité d'un "socle juridique" voté par les représentants de la Nation. J'espère que les candidats ne nous lisent pas trop distraitement...Mais je me fais sans doute des illusions.

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Que Meirieu ait la Légion d'Horreur, on s'en tape, quand on pense que Maurice Patapon a été enterré avec la sienne....j'aurais un souhait avant de crever, c'est lde la lui carrer dans l'oigne, pointes en avant. ....

LUCIE AUBRAC.....TOTAL RESPECT....J'ai fait lever mes Troisièmes et on a fait une minute de silence.....Enfin , elle aura vu crever la charogne Papon avant d'aller au ciel. Donc, elle n'aura pas vécu en vain. On la verra longtemps, parmi les étoiles......

Ecrit par : montaigneàcheval | 15 mars 2007

Dobolino,

"En France l'égalité consiste à trancher les têtes qui dépassent" Jean Cocteau

Il aurait pu dire : Avant de faire trancher les têtes, il faut les faire souffrir.

Je sais de quoi je parle.

Ecrit par : Carole | 15 mars 2007

Que Meirieu ait la Légion d'Horreur, on s'en tape, quand on pense que Maurice Patapon a été enterré avec la sienne....j'aurais un souhait avant de crever, c'est lde la lui carrer dans l'oigne, pointes en avant. ....

Ecrit par : montaigneàcheval | 15 mars 2007

Quelle importance? quelle valeur peut encore revendiquer la Légion d'Honneur. Les âmes bien nées la refusent pour cause de non-valeur.
Papon est mort après un procès en bonne et due forme, diffusé in extenso à la télé, ce qui n'est pas le cas de Pinochet ou de tant d'autres Papon grands et petits. Qu'il se putréfie avec sa légion d'honneur, je m'en tape.

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

Légion d'honneur, palmes académiques : " C'est avec des hochets que l'on mène les hommes. " ( Napoléon Bonaparte)

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

" Ariane, ma soeur, de quel amour blessée,
Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée ! "

Point d'exclamation et pas d'interrogation.

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Je ne sais pas pourquoi je pense à ça, mais je vous en livre une belle, garantie authentique : l'année dernière, amphi à l'IUFM consacré aux langues étrangères, animé par l'Inspecteur chargé de ces questions. Nous nous y sommes entendu dire que ceux d'entre nous qui étaient habilité à enseigner une langue quelconque étaient automatiquement habilités en anglais. Comme je comprends vite quand on m'explique longtemps, j'étais plongé dans un abîme de perplexité concernant mes capacités auditives ou de raisonnement lorsque des collègues plus déliés se sont empressés par leurs questions à IEN de me prouver que je n'avais pas rêvé : les instits dotés d'une habilitation dans une langue autre sont bien autorisés (c'est-à-dire tenus, dans le contexte) à enseigner l'anglais, même s'ils n'en parlent pas un traître mot. Encore aujourd'hui, à l'heure où je tape, je me demande si je n'ai pas rêvé. Les arguments de l'IEN étaient que le cas échéant, on a des dispositions pour les langues, qu'il est urgent, en substance, qu'on se bouge le c... pour se mettre à l'anglais, et que de toute façon, ce que nous en pensons n'a pas d'importance car notre devoir est de contribuer avant toute chose à mettre un prof en face de chaque classe.

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

Et que je dis maintenant : le passé simple, temps tragique par excellence, celui de l'accompli, de l'irrévocable..."Nevermore !"

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Sublime Robin!
merci à MàC de le surligner: Lucie Aubrac fut une Grande Dame et nous continuerons de nous en souvenir au futur simple et, modestes, en tout temps tragiques ou simple... silence........

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 mars 2007

Quelle importance? quelle valeur peut encore revendiquer la Légion d'Honneur. Les âmes bien nées la refusent pour cause de non-valeur.
Papon est mort après un procès en bonne et due forme, diffusé in extenso à la télé, ce qui n'est pas le cas de Pinochet ou de tant d'autres Papon grands et petits. Qu'il se putréfie avec sa légion d'honneur, je m'en tape.

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

D'autant plus que certains de ces autres Papon de toutes les couleurs , l'ont reçu la médaille , c'est pas ça qui les a rendu plus brillants... doit-on craindre qu'il y ait un risque que cela les ressucite d'être enterré avec...dommage ça peut pas servir d'engrais...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 mars 2007

A propos de Papon, il est une question à laquelle je n'ai pas réussi à trouver de réponse à ce jour, à savoir : que lui serait-il arrivé concrètement s'il avait refusé d'exécuter sa funeste mission, par exemple en démissionnant ? Il me semble qu'on ne peut juger vraiment de sa culpabilité qu'en le sachant. Patrice Gélinet, de France Inter, à qui j'ai posé la question par mail, m'a répondu à mon avis un peu à côté en me citant le cas de Jean Moulin. Mais Jean Moulin était complètement engagé, et n'est donc pas représentatif de fonctionnaires peu disposés au sacrifice, mais enjoints d'exécuter des ordres qu'ils réprouvaient... Quelqu'un parmi les brillants intervenants sur ce blog, peut-il m'éclairer ?

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

Question corollaire : ses victimes auraient-elles pu échapper à leur sort s'il avait refusé sa mission ? (là encore pour me faire une idée de son degré de culpabilité morale...)

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

C'est visiblement l'heure des ripailles. Je vais donc sagement attendre leur fin en en faisant autant...

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

Montaigneàcheval, que j'aimerais vous avoir comme collègue!
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Patricia, les parents qui courent dans les cours chose et truc private commencent à déchanter. Ils s'aperçoivent que ce sont des étudiants qui font souvent cours et que leur niveau est pitoyable... C'est ce que m'a dit une secrétaire médicale aujourd'hui. Est-ce vrai?

Ecrit par : Thalie | 15 mars 2007

... Quelqu'un parmi les brillants intervenants sur ce blog, peut-il m'éclairer ?

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

Il aurait pu comme tant d'autres faire, sans héroïsme, de la résistance passive, trainer les pieds, exiger des paperasseries à n'en plus finir, donner aux gendarmes consigne d'être très lents et très bruyants. Quand les gendarmes venaient pour chercher mon grand père, ils poussaient leur bicyclette lentement en sifflant très fort, lui laissant ainsi le temps de se tirer dans la montagne. Ils blaguaient une heure avec ma grand-mère (française et aryenne) en buvant le pastis puis partaient en lui recommandant de penser à dire à son époux de se présenter à la gendarmerie. Le manège a duré de novembre 1942 à juin 1944...
Pas à proprement parler des Justes mais des gars qui n'étaient guère versés à l'excès de zèle, un sous-préfet débonnaire, enfin tout un tas de fonctionnaires qui, sans être blamables, cultivaient un sens prudent de la léthargie. Que risque-t-on à être fainéant, bruyant et bavard?
Personne n'était forcé de livrer des enfants non réclamés par les autorités allemandes.

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

C'est ce que je pensais et que je suis heureux que tu me confirmes, Dobolino. Pourquoi pas des Justes, même s'il ne sont pas à hisser au sommet de cette considération ? Il y fallait tout de même une bonne dose de discernement et de courage, dans le contexte...

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

J'en conclue que Papon aurait été plus utile en trainant les pieds avec allégresse qu'en démissionnant avec éclat, au risque d'être remplacé par pire que lui ou, encore plus atroce, par la Gestapo elle-même. La résistance passive et la désobéissance civile me semblent dans de tels cas plus efficaces que l'héroïsme? Qui peut certifier être capable de résister à la torture?

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

Je ne suis pas enseignant, mais je sais que si le bon sens est la chose du monde la mieux partagée, il semble que ceux qui décident de ce que nos enfants doivent apperndre n'ont pas eu leur part.
Continuez à vous battre, les parents intéressés par l'avenir de leurs enfants vous suivent.
J'ai enfin compris ce qu'est une séquence didactique grace à cette page très drôle, que les IUFM devraient utiliser...
http://eeip.free.fr/seqpuree.html

Ecrit par : Pasprof | 15 mars 2007

C'est ce que je pensais et que je suis heureux que tu me confirmes, Dobolino. Pourquoi pas des Justes, même s'il ne sont pas à hisser au sommet de cette considération ? Il y fallait tout de même une bonne dose de discernement et de courage, dans le contexte...

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

Mais non! Ils n'avaient pas la moindre idée de ce que pouvait être un juif, ni pourquoi on en voulait à M. Lion qui était si sympathique!
Pour exemple, la femme qui a tant aidé mes grands parents pendant la guerre, les a cachés, nourris parfois et est restée leur amie jusqu'à leur mort a demandé à mon père dans les années soixante: "Dites, Michel, vous qui êtes savant, on dit que M. Lion est juif, mais c'est quoi un juif? Une nationalité? Une religion?" Cette femme n'a pas eu l'idée à un seul moment de sa vie d'avoir été héroïque! Elle n' a fait qu'aider un homme qu'elle savait honnête à traverser une rude période de son existence, avec naturel et bon sens.

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

Dans un autre genre, mon grand-père, illettré, avait en lui un vague antisémitisme (ils sont radins, et puis ils ont quand même tué le petit Jésus) transmis par son environnement, mais la seule idée de faire du mal aux gens sans raison lui était insupportable. Il a donc "résisté" à sa façon, en oubliant de serrer les boulons lorsqu'il était réquisitionné pour réparer des voies bombardées, ou (ma préférée) en nommant les deux cochons qu'il élévait pour améliorer l'ordinaire Adolf et Goering.

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

Question corollaire : ses victimes auraient-elles pu échapper à leur sort s'il avait refusé sa mission ? (là encore pour me faire une idée de son degré de culpabilité morale...)

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

Pas toutes mais au moins les françaises ou mariés à des français aryens. La France est le seul pays occupé qui ait eu un si faible pourcentage de juifs déportés( par rapport à la population juive en 1939 dans notre pays). L'existence de la zone libre jusqu'en novembre 1942 a été très utile. Des pays sans gouvernement de collaboration, comme la Belgique ou/et ayant des ghettos, comme les pays slaves ont été bien plus rudement touchés que nous. Ils atteignent quasiment les cent pour cent de déportés. Nous n'en avons "que" 76 000 pour au moins 250 000 (je n'ai plus le chiffre exact en tête: j'avancerais de mémoire 360 000).
Papon, sans se forcer, aurait pu laisser bêtement échappé 2000 juifs. Etre bête et maladroit n'est point condamnable! Les allemands n'auraient guère été etonnés d'une telle incompétence chez un français.

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

Question corollaire : ses victimes auraient-elles pu échapper à leur sort s'il avait refusé sa mission ? (là encore pour me faire une idée de son degré de culpabilité morale...)

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007
Je voulais dire pas refuser mais pratiquer l'art de trainer les pieds avec molesse et lenteur savante.
Refuser, c'était risquer de voir le travail confié aux autorités d'occupation comme dans tous les autres pays d'Europe occupée.

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

J'aimerais croire que les fonctionnaires de Vichy étaient globalement animés par une telle filouterie, suffisamment désintéressée pour accepter qu'à la Libération, ils passent pour des salauds par dessus le marché, mais en transposant aujourd'hui, la capacité de zèle aveugle de certains me laisse craindre que ce ne fut le cas que d'une minorité.

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

Au fait, Dobolino, compte tenu de ta capacité de distanciation sur ces questions malgré le fait que tu sembles être concerné de très près, comment ressents-tu qu'aujourd'hui, au nom de la mémoire, nous soyons plus ou moins sommés d'honnir notre histoire ?

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

Dobolino, ta conclusion est claire : maudits soient tous les inspecteurs ... euh ... non ... sous-préfets, de la trempe de Papon.

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

J'ai enfin compris ce qu'est une séquence didactique grace à cette page très drôle, que les IUFM devraient utiliser...
http://eeip.free.fr/seqpuree.html

Ecrit par : Pasprof | 15 mars 2007

Pasprof, si tu aimes ça, le même en a commis toute une série tout aussi désopilante (va voir sur le site de Sauvez les lettres). Massimo Pacifico est un génie méconnu insuffisamment prolixe.

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

@ dobolino:
"La France est le seul pays occupé qui ait eu un si faible pourcentage de juifs déportés( par rapport à la population juive en 1939 dans notre pays)"

Je peux me tromper (pas le temps d'aller vérifier chez Hilberg), mais il me semble, tout de même, que le pourcentage doit être bien plus faible encore au Danemark (c'est le seul chapitre "réconfortant", si j'ose dire, de la "Destruction des Juifs d'Europe").

Ecrit par : Meles | 15 mars 2007

A propos de la Légion d'honneur : Charles Aznavour, Johny Haliday, Alain Prost, etc. l'ont, ce qui atteste d'une valeur très relative, même s'il est vrai que se faire suer dans un bled suisse 6 mois sur 12 est héroïque (puissent toute ma famille et mes quasi-compatriotes me pardonner ce bon mot facile...)
A propos de l'école du même nom, je croyais qu'elle était réservée aux pupilles de la Nation...Me trompé-je ?

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

Je peux me tromper (pas le temps d'aller vérifier chez Hilberg), mais il me semble, tout de même, que le pourcentage doit être bien plus faible encore au Danemark (c'est le seul chapitre "réconfortant", si j'ose dire, de la "Destruction des Juifs d'Europe").

Ecrit par : Meles | 15 mars 2007

Mes parents m'ont raconté que c'est grâce au roi du Danemark qui aurait déclaré qui si l'on touchait aux Juifs, il porterait l'étoile jaune. Confirmation ?

Je m'associe à vos hommages à Lucie Aubrac.

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Patricia, les parents qui courent dans les cours chose et truc private commencent à déchanter. Ils s'aperçoivent que ce sont des étudiants qui font souvent cours et que leur niveau est pitoyable... C'est ce que m'a dit une secrétaire médicale aujourd'hui. Est-ce vrai?

Ecrit par : Thalie | 15 mars 2007

c'est effectivement ce que j'ai entendu mais je ne suis pas une spécialiste és cours soutien scolaire... je crois que ces boites n'ont pas tellement d'autre choix que celui de recruter des étudiants car peu d'enseignants confirmés souhaitent faire du "rab" et on peut les comprendre MAIS c'est aussi et surtout une question de coût...
nous savons tous ce que vaut une licence aujourd'hui n'est-ce pas?donc on peut avoir une idée du niveau de ces intervenants dont la plupart se destinent à l'enseignement ....on sourit...jaune...mais je ne serais pas mauvaise langue car je crois que l'avantage de ces cours est qu'ils permettent aussi à des gamins de retrouver confiance en eux en tout cas je n'ai pas de retour négatif à ce sujet autour de moi, une amie a fait appel à une deces boites pour sa fille et est très satisfaite de l'étudiante qui vient aider sa fille.
je connais surtout des parents qui ont recours aux cours privés par correspondance qui restent d'un très bon niveau(c'est un investissement lourd tant financier que personnel mais le résultat semble être là ) ou qui font appel à des profs ou des étudiants pour des cours particuliers. mais il est de plus en plus difficile de trouver un enseignant "confirmé"(1) qui accepte de donner des cours particuliers ou alors à un tarif horaire certes parfois justifié mais assez rédhibitoire pour nombre de parents.
De plus aujourd'hui, avec les chèques emploi service qui permettent la rémunération en toute légalité, de cours de soutien ou appronfondissement, on trouve plus facilement et vous le comprendrez aisément des étudiants. Les parents sont dans ce cas là libre de les remercier comme ils ont les moyens avec ces boites de cours machin-chose de faire pression et demander un résultat puisque dans cette configuration ils sont clients.
pour conclure et répondre à votre question aigrelette plus directement je vous dis : heureusement pour les parents que ces cours existent car dans le désespoir de la noyade une planche pourrie peut encore permettre de rester à flot du moins plus assurément que sur le pneumatique percé de toutes parts.
les profs , du moins ceux qui n'ont pas peur de garder les yeux ouverts sous l'eau ,sont désabusés, les parents désespérés et les gamins égarés ...et nos neufs ou plus exactement dix candidats confirmés aux présidentielles s'imaginent encoreque le bateau tient l'eau, forcément ils ne descendent jamais dans la cale et ils leur suffit d'entendre un ronronnement de moteur enregistré pour qu'ils croient que ça peut encore aller quelques miles....et après tout , il y a assez de personnel sur le navire pour ramer en cas de panne....e la nave va...vogue vogue belle galère....ils ne doivent pas comprendre l'expression boire la tasse forcément il ne la connaisse qu'avec les petits fours et leur four tout court.
bienvenue à bord c'est pas ça qu'il nous dit le capitaine?

bon il est tard bonne nuit...

(1)le terme ne plaira sans doute pas à certains mais je n'en trouve pas d'autre, pénurie de mots je vous prie de m'en excusez;)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 mars 2007

Chacun pense et dit ce qu'il veut, mais si ce blog consiste à faire l'apologie du gentil privé contre le méchant public, je n'ai rien à y faire, non par dogmatisme, mais parce qu'encore une fois, on ne peut pas se revendiquer à la fois pompier et pyromane. Si on réfléchit ici à sortir de l'ornière l'école de la République, on ne peut pas en même temps se féliciter de l'en priver des moyens humains.

Ecrit par : Perceval | 16 mars 2007

Je crois que je vais avoir droit à une volée de bois vert...

Ecrit par : Perceval | 16 mars 2007

Le cas du Danemark est assez particulier, dans la mesure où, pour des raisons "raciales", en particulier, le pays a pu garder une certaine autonomie politique pendant son occupation. Visiblement, c'est la conjonction d'une volonté politique -danoise- et de la coopération de la population qui a permis, selon Hilberg, de sauver la quasi-totalité des Juifs danois, évacués vers la Suède. Détail "piquant", si j'ose dire: lors d'une rafle d'octobre 43, les policiers allemands avaient ordre, pour éviter des confrontations avec la police danoise, de n'arrêter que les Juifs qui ouvraient leur porte de leur plein gré lorqu'ils y sonnaient ou frappaient...
Hilberg parle d'environ 500 Juifs déportés à Theresienstadt sur une population totale d'environ 6500 (je suis allé vérifier...)

Ecrit par : Meles | 16 mars 2007

Pour ceux qui ont le temps de s'y plonger, la rubrique "débats sur l'école" du plus gros forum d'instits :
http://edp.ipbhost.com/index.php?showforum=66
Afin que vous puissiez vous faire une idée de la teneur du discours dominant chez les instits de base. Il faut juste savoir que le discours dominant en question ne tolère que très modérément la contradiction, tout au moins sur ce forum (j'en ai fait les frais) Je suppose que vous y ferez votre miel, et je suis curieux de vos réactions, le cas échéant.

Ecrit par : Perceval | 16 mars 2007

On y parle même de vous :
http://edp.ipbhost.com/index.php?showtopic=108108

Ecrit par : Perceval | 16 mars 2007

Ici aussi on vous adore :
http://education.devenir.free.fr/Forum.htm

Ecrit par : Perceval | 16 mars 2007

Tous vos potes en un seul site, bande de veinards :
http://education.devenir.free.fr/index.htm

Ecrit par : Perceval | 16 mars 2007

Sans complexe, un petit précis de catéchisme, qui dispense du tracas de réfléchir par soi-même :
http://education.devenir.free.fr/guide.htm
Allez, je m'arrête là dans la taquinerie complaisante...

Ecrit par : Perceval | 16 mars 2007

Sidérante, la charge contre la liberté pédagogique de M. Frackowiack, citée plus haut par M. Brighelli. Il écrit entre autres, et pour s'en réjouir : " tous les historiens de l'éducation s'accordent sur cette évidence: l'école de Jules FERRY est morte avec les années 60... Ils notent cependant que son agonie a été très longue… jusqu'en 89 sur le plan institutionnel… et jusqu'aujourd'hui dans une très grande proportion de classes."
Il serait donc responsable de l'éducation au PS, ou l'un des responsables parmi d'autres qui l'affronteraient ? Parce que dans le premier cas, déjà que je n'arrive pas à me faire à Ségolène, l'affaire est entendue : je ne pourrais décemment pas voter pour elle. A quand un vrai pôle de gauche républicaine ? Et en attendant, qui ?

Ecrit par : Perceval | 16 mars 2007

Cela me peine de venir jeter un pavé dans la mare car il s'agit de quelqu'un pourqui JP Brighelli a de l'estime, et il a certainement de bonnes raisons pour cela, mais nous ne devons pas avoir le même angle d'observation.

Curieusement personne n'a relevé ici que ce Monsieur Bentolila, dans un articie du Monde de ce jour, met le désastre scolaire sur le dos de l'école qui selon lui n'a pas changé et s'est révélée inadaptée à un nouveau public.

"""Il aurait donc fallu que cette école se transformât en profondeur dans ses contenus, sa pédagogie, la formation de ses maîtres et ses finalités professionnelles. Elle est en fait restée identique à elle-même"".

On croit rêver devant pareille cécité.

Le même écrivait en 2004 dans "Tout pour l'école" : (page 28)
"Le "lire, écrire, compter" brandi aujourd'hui par des ministres en mal de slogan ne garantit en rien d'affronter avec discernement les danger et la complexité du monde d'aujourdhui".
Le reste est du même tonneau. et sur 257 pages + chiffres et tableaux.

Qu'à partir de 1880 l'école de la République ait réussi à alphabétiser des masses d'enfants venus de familles illettrées et où on ne parlait que patois ne semble pas gêner les auteurs de ces affirmations peremptoires, pas plus que le fait qu'en trois générations elle ait permis à l'un d'entre eux de devenir président de la République. C'est impossible aujourd'hui, mais voyons c'est parce que l'école, nous affirme M. Bentolila, n'a pas changé.... Qu'a-t-il donc fait. lui depuis trente ans pour enrayer le désastre? Il fait partie de ceux qui ont soutenu les changements de programmes, selon les préceptes de la linguistique structuraloetc,,,,
alors il déplore qu'on ne soit pas allé plus loin sans doute?
Je l'avais déjà classé il y a 2 ans parmi les pompiers pyromanes et autres apprentis sorciers jamais repentis, avec Prost et F. Mayeur ( Histoire de l'éducation) ou encore Todorov que cite aussi JPB et qui lui aussi tourne autour du pot sans faire son mea culpa.

Elle est maintenant bien avérée pourtant l'influence de ces linguistes ( celle notamment de Kristeva et de sa clique) qui ont ainsi débordé de leur domaine ( la recherche universitaire) pour le malheur de nos enfants et de leurs professeurs. En collusion avec les sociologues, psychologues et autres experts autoproclamés en sciences de l'éducation, ils ont fichu en l'air des pratiques pédagogiques éprouvées et démoli les apprentissages.

Lire, relire, et faire lire le premier chapitre de la Grammaire est une chanson douce, d' E. Orsenna, (Stock, 2001) pour le portrait de l'inspectrice, sèche comme un coup de trique, qui vient "effectuer la vérification pédagogique réglementaire". Cette "femme-squelette", Madame Jargonos, "n'a que faire des enthousiames" de la douce Laurencin qui a le malheur d'aimer et de faire aimer Le loup et l'agneau à ses élèves, et le leur explique en mêlant savamment son approche poétique et la construction grammaticale. Jargonos la tance vertement:

- De l'imprécis, de l'à peu-près... De la paraphrase alors qu'on vous demande de sensibiliser les élèves à la construction narrative: qu'est ce qui assure la continuité textuelle? à quel type de progression thématique a-t-on ici affaire? quels sont les composantes de la situation d'énonciation? A-t-on affaire à du récit ou à du discours? Voilà ce qu'il est fondamental d'enseigner. [...] Mademoiselle, vous ne savez pas enseigner. Vous ne respectez aucune des consignes du ministère. Aucune rigueur, aucune SCIENTIFICITE (c'est moi qui souligne), aucune distinction entre le narratif, le descriptif et l'argumentatif.
-Mais, madame, ces notions ne sont-elles pas trop compliquées? Ces élèves n'ont pas douze ans et ils sont en 6ème!
-Et alors? Les petits Français n'ont pas droit à de la science exacte?"

Après avoir tendu à mademoiselle Laurencin sa feuille de route pour un "centre de redressement pédagogique" ...madame Jargonos s'en est allée torturer ailleurs".

Alain Bentolila le niera farouchement, comme tous les autres , et pourtant il fait partie de ceux par qui ce malheur est arrivé et qui crient aujourd'hui le plus fort, tactique habituelle de qui sent le vent tourner et vole au secours de la victoire.

Le bon côté des choses est que les rats quittent le navire, donc la fin du règne des cuistres s'approche, puisqu'ills sont déjà en train de retourner leur veste, de s'acheter une virginité en se faufilant parmi les troupes de la Libération.

M. Bentolila pose en concluant son article du Monde une question à laquelle il se garde de répondre.
"Quel est aujourd'hui celle ou celui qui osera prendre des décisions nécessaires et impopulaires dont les fruits ne mûriront que dans des années et que savoureront ses successeurs et peut-être ses adversaires politiques ? Lequel ou laquelle aura cette sagesse et cette humilité ?""'

La bonne question à poser serait plutôt celle-ci:
quel est celui (car ce ne peut être la Maldonne) qui aura le courage de mettre en accusation et donner juste rétribution à tous ceux qui ont activement ou par omission laissé se perpétrer depuis plus de trente ans une véritable catastrophe humanitaire et qui ont ainsi sacrifié nos enfants sur l'autel de leur idéologie et de leurs ambitions?
À quand une véritable politique d'assainissement comme celle qu'annonce aujourd'hui la Pologne, après le scandale de l'archevêque collabo. Tous les fonctionnaires, avocats, etc...polonais de plus de 35 ans qui ont traficoté avec la Stasi ( ils sont 700.000) seront démissionnés d'office.

Meirieux, Frako et Charmeux méritent une mise à la retraite immédiate, sans indemnité de départ, trop heureux d'éviter le sort réservé aux fonctionnaires convaincus de forfaiture.

Ecrit par : Cadichon | 16 mars 2007

Il manque un s à dangers... 2h du matin , plus les yeux en face des trous.

Ecrit par : Cadichon | 16 mars 2007

Tout n'est pas faux dans ce que vous dites, Cadichon… Et Bentolila pourrait témoigner que nos relations n'ont pas toujours été tout à fait limpides.
Ainsi, en octobre dernier se sont tenus les "entretiens Nathan", l'un des principaux colloques quasi institutionnels sur l'Ecole. Bentolila m'y avait invité quelques mois auparavant, sur le plateau de Paul Amar où nous nous étions fort bien entendus — mais y a renoncé, devant les menaces fort circonstanciées qu'ont fait planer sur le bon déroulement des journées quelques pédagogues excités — dont j'ai les courriers, que m'a fait passer l'un de leurs amis, récent transfuge de la Pensée Unique. Bentolila aujourd'hui le regrette, et m'a même annoncé qu'après quinze ans, ces gens-là et ces pratiques terroristes l'ont dissuadé de rempiler l'année prochaine.
À tout pécheur miséricorde : tant de gens sont, comme les pendules, agités de mouvements alternés de bonne et de mauvaise volonté…
D'ailleurs, je suis moi-même favorable à une remise à plat totale de l'Ecole — dans l'état où elle est, un replâtrage ne suffit plus. J'appelle depuis deux ans à un "Grenelle-bis" sur le sujet — le nom même de la rue s'y prête, n'est-ce pas…

Un dernier point — et je ne voudrais pas avoir l'air de tenir un cours de politique florentine, mais bon, lmes ancêtres (récents) étaient toscans…
Il y a dans la guerre scolaire deux clans, dont certains partisans sont bien affirmés (Grandserre, que Perceval citait en référence hier, ou Frackowiack, chez l'ennemi, par exemple), et d'autres sont susceptibles d'aller là où souffle le vent. Quand on se bat, on est parfois amené à des alliances bizarres — je suis de ceux qui comprennent pourquoi Staline a pu gagner deux ans en signant un pacte avec Hitler, et j'ai bien conscience que je peux en choquer plus d'un. Marc Le Bris ou moi sommes des guerriers, mais nous tentons, à notre échelle, d'être stratèges. Est-il absolument nécessaire d'en dire davantage, en cette période électorale où d'anciens maos sont tout prêts à voter Sarkozy ou Bayrou, dans un souci tactique ? La force de la conviction ne suffit pas pour réussir.
Je supplie instamment les uns et les autres, ici et ailleurs, de bien penser à ce qu'est leur intérêt (ou l'intérêt de l'Ecole, ou du pays, selon leur choix) à court / moyen / long terme, et de se décider en faveur de la stratégie la plus intelligente. Si l'on veut faire passer des idées, il n'est pas bien utile de mourir préalablement pour elles.
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 mars 2007

"Il y a dans la guerre scolaire deux clans, dont certains partisans sont bien affirmés (Grandserre, que Perceval citait en référence hier, ou Frackowiack, chez l'ennemi, par exemple), et d'autres sont susceptibles d'aller là où souffle le vent. "
Ecrit par : brighelli | 16 mars 2007

Jean-Paul, je vous trouve un brin méprisant vis-à-vis de ceux qui ont des convictions et qui n'ont vraiment envie de faire partie d'aucun des deux camps que vous suscitez. L'expression: "aller la où souffle le vent" fait peu de cas de ces convictions.

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mars 2007

S'ils sont nuls, je garderai le pouvoir.

S'ils sont fermés au monde, j'ai tout les atouts pour le conserver et le conforter.

Tel est le principe pédagogique des medersa.

Ecrit par : Blanc Cassis | 16 mars 2007

Quand j'écris, Patricia, que, sur ce blog, nous sommes nombreux à enseigner la grammaire et à ne pas faire ces mortelles "séquences", à vrai dire je n'en sais rien du tout.
Je me demande même si c 'est tellement vrai que ça, car je lis peu de témoignages en ce sens, pour ne pas dire aucun...

Ecrit par : Jean | 16 mars 2007

Jean, il y a plusieurs manières d'envisager les séquences, et toutes ne sont pas mortelles, même si, quelquefois, un excès de formalisme peut donner ce résultat! Quand à la grammaire, oui, beaucoup en font! (Je parle du primaire, évidemment!) Mais cela tombe peut-être tellement sous le sens qu'ils n'éprouvent pas le besoin d'en parler.

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mars 2007

Au fait, Dobolino, compte tenu de ta capacité de distanciation sur ces questions malgré le fait que tu sembles être concerné de très près, comment ressents-tu qu'aujourd'hui, au nom de la mémoire, nous soyons plus ou moins sommés d'honnir notre histoire ?

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

Pas de réponse totale et formalisée. Normal quand même d'assumer nos responsabilités: nous aurions pu faire mieux et nous avons fait pire. C'est une vilaine période avec beaucoup de petits et grands responsables zélés type Papon. Bien plus grave que Les Sciences de l'Education comme crime.

Ecrit par : dobolino | 16 mars 2007

"Cela tombe tellement sous le sens qu'ils n'éprouvent pas le besoin d'en parler"...
Je voudrais bien vous croire, Christophe, mais je trouve quand même bizarre que la grammaire soit si absente de nos débats.
Au fait, c'est "quant à".

Ecrit par : Jean | 16 mars 2007

Je me permets d’apporter une humble contribution à cette discussion en évoquant rapidement l’inspection subie par ma femme, il y a peu, dans le cadre d’un cours de première année de bac professionnel industriel. Elle avait eu l’étrange idée de vouloir revenir sur les ressorts du comique au théâtre par l’étude d’un extrait des Fourberies de Scapin, choix déplorable d’après son IPR. Soit… Il lui fut clairement reproché d’avoir expliqué les termes « bélître », « spadassin », « maraud » et « fat »… Sans doute les élèves de lycées professionnels ne méritent-ils pas d’être initiés aux richesses du vocabulaire classique. J’ajoute, pour finir, que fut aussi critiquée sa trop grande sévérité… ( Je vous assure que je n’invente rien… ) Il est vrai qu’une jeune femme trop austère pourrait traumatiser une classe entière de futurs mécaniciens aéronautiques… Je n’insisterai pas sur le nombre d’inepties que j’ai entendues de la part de ma hiérarchie en quinze ans d’enseignement du français dans des ZEP marseillaises, « ce serait un chapitre à durer jusques au soir. ». Comme disait mon prof de linguistique à la fac d’Aix-en-Provence : « Il ne nous reste plus qu’à être heureux comme des cons. »

Ecrit par : Deuzell | 16 mars 2007

Jean, je ne vais pas y aller par quatre chemin dans ma réponse.

Mon intime conviction, en tant qu'enseignant dans le second degré a été, jusquà mon congé maladie, qu'il fallait transmettre aux élèves qui étaient en face de moi dont beaucoup provenaient de milieux défavorisés la langue et la culture dominante, celle de la bourgeoisie.

Bien sûr en tenant compte de l'écart et des difficultés, en adaptant, en simplifiant, etc. ...Mais en gardant la ligne, ou le "cap", comme disent les marins.

J'avais également l'intime conviction que l'enseignement systématique de l'orthographe, de la grammaire et du vocabulaire était le seul moyen de leur permettre de s'exprimer par oral et par écrit "à armes égales".

On me dit que je me suis trompé, que ce n'était pas cela qu'il fallait faire, que je suis un affreux réactionnaire" et Monsieur Sylvain Grandserre nous traite de "pittbulls" (pourquoi pas de bergers allemands, tant qu'il y est...(comme ceux qu'on voit dans "Nuit et brouillard" ?)

Oui Jean, je n'ose pas trop le dire, mais je crois que notre vision des choses est très très loin d'être partagée par tout le monde et même que notre point de vue est devenu minoritaire partout ailleurs que dans les établissements privilégiés publics et privés de centre ville.

Au fond, si j'ai bien compris, un enseignant "progressiste", c'est quelqu'un qui considère que les enfants du peuple ne sont pas dignes du même enseignement que les autres.

La " reproduction " décrite par Bourdieu a de beaux jours devant elle et on ne dira jamais assez les services qu'une certaine pensée "progressiste" a rendu aux classes dominantes.

Ecrit par : Robin | 16 mars 2007

Lisant vos divers témoignages d'inspection et leur caractère scandaleux, je me demande s'il ne serait pas bienfondé d'en faire la collection méthodique, sans commentaires excessifs, et d'en faire tenir copie aux associations de parents d'élèves, aux élus, à la presse et au milieux du spectacle. Quel pourcentage de français trouverait naturel et sain qu'on interdise à un professeur d'expliquer le sens de mots tel que maraud ou fat?
Une sorte de bêtisier annuel comme celui des copies de bac qui pourrait en outre être exploité lors de spectacles de cabaret ou théâtre.

Ecrit par : dobolino | 16 mars 2007

un autre article paru cette fois dans le journal Le Monde :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-883419,0.html

Ecrit par : Sandra WAGNER | 16 mars 2007

Robin,
ne vous découragez pas, votre combat est légitime.
J'ai attiré, en vain, l'attention sur le texte suivant :

http://www.communautarisme.net/Les-Contre-reactionnaires-Le-Progressisme-entre-illusion-et-imposture_a915.html?PHPSESSID=3e575bc52a10411d70ac9dcdfd34d355

Les "progressistes" ne sont plus, comme ils le croient encore, dans le camp du "bien" et les réactionnaires bien moins méchants qu'ils en ont l'air.
Philippe

Ecrit par : Philippe | 16 mars 2007

merci dobolino, l'anonymat va de soi n'ayez crainte.

Pour Christophe Sibille voici un exemple de l'entrée des avocats dans nos bureaux:
Voyage d'une semaine en Allemagne pour une classe de troisème dans le cadre d'un appariement.
Le soir du retour un des professeurs me signale le comportement particulièrement inadmissible d'un élève.
Je convoque le conseil de discipline.
L'élève aggrave son cas en publiant sur skyblog des photos des professeurs avec commentaires désobligeants.
Le lendemain arrive dans mon bureau un avocat que j'avais connu comme parent d'élève à une époque où il vantait ma façon de diriger l'établissement.
Là, il ne semble pas me (re)connaître. Il demande à consulter le registre du courrier départ. Constate que trois convocations (la mienne, celle de mon adjoint et celle de la gestionnaire, tous trois voisins de bureau) n'ont pas été envoyées en recommandé avec A.R. mais remises de la main à la main. Il m'attaque pour vice de procédure.
L'I.A. me conseille amicalement de renoncer au conseil.
Je l'annule mais en convoque aussitôt un autre en respectant la procédure.
Après un débat où l'avocat s'est montré arrogant et insolent envers les collègues et moi-même (devant les délégués élèves), une grande majorité vote pour une exclusion temporaire d'un mois.
L'avocat fait appel.
Commission d'appel au rectorat à la mi-juillet. Présidée par l'I.A. du département voisin elle casse la décision du conseil de discipline. (Les blogs ne sont pas signés explicitement et la culpabilité n'est donc pas prouvée).
L'élève est en 1ere dans un établissement privé de la ville.

Ecrit par : dj | 16 mars 2007

"Au fait, c'est "quant à".

Ecrit par : Jean | 16 mars 2007

Au temps pour moi, Jean.

"Il est vrai qu’une jeune femme trop austère pourrait traumatiser une classe entière de futurs mécaniciens aéronautiques"

Ecrit par : Deuzell | 16 mars 2007

Je crois qu'on peut être inflexible sans manquer de fantaisie! Ceci-dit, l'IPR avait tort, sans aucun doute.

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mars 2007

Merci Philippe pour ce lien vers ce site très intéressant qui cerne bien le " progressisme " aussi bien dans sa genèse historique depuis le XVIIIème siècle (philosophie des Lumières) jusqu'à nos jours (idéologie du progrès comme "mouvement perpétuel" et "gauchisation" de la pensée politique), en passant par le scientisme du XIXème siècle.

Une remarque en passant. J'y ai appris que Madame Patricia Vigne, fonctionnaire au ministère des anciens combattants, avait été démise de ses fonctions parce qu'elle est la "petite-fille de Maurice Papon". Je n'ai évidemment, et pour cause, aucune sympathie pour Maurice Papon, mais je ne comprends pas et je ne suis pas d'accord. Je croyais que les peines en droit français, depuis la Révolution étaient personnelles et ne pouvaient en aucun cas frapper les proches de l'inculpé (c'est ce que l'on appelle le principe de la personnalisation de la peine), comme c'était le cas sous "l'Ancien régime".

Je ne suis pas d'accord pour que la justice tourne à la vengance. Je pense qu'il s'agit d'une dérive inquiétante en matière de droit.

Ecrit par : Robin | 16 mars 2007

Cher Robin, c'est vous qui êtes dans le vrai, la seule chance de s'en sortir pour les enfants de classes défavorisées est de tomber sur un bon enseigant comme vous, comme Jean, comme Jean-Paul.

Les autres, les pédago, dont Sylvain Grandserre est la caricature ordurière, (votre allusion à son texte "les hussards bleus" en est l'illustration) j'ai du mal à croire qu'ils soient innocents du mal qu'ils font, j'ai du mal à comprendre quel but ils poursuivent, il est certain que la ségrégation sociale est de pire en pire, et que seules s'en sortent les classes privilégiées.

Et combien d'enfants très intelligents sont laissés sur le carreau, car on expérimente sur eux toutes les élucubrations qui peuvent sortir de malades mentaux (excusez-moi, C.Sibille) comme Frackowiak ou Eveline Charmeux, ou encore Meirieu.

Combien faudra-t-il d'années pour que l'EN mise à bas puisse redonner aux éléves le "savoir", et ne soit pas destinée, comme maintenant, à devenir une garderie? en admettant que des mesures soient prises d'extrême urgence, avec comme principale la réforme en profondeur des IUFM et de l'inspection ?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 mars 2007

Excusez-moi, Anne-Marie, mais il me semblait, (sauf erreur), que Jean-Paul lui-même admettait le fait que Sylvain Grandserre soit un excellent enseignant dans sa classe, et qu'il ne lui reprochait que ses (présumés) propos concernant ses conceptions pédagogiques?

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mars 2007

Pardon, le "présumé côté caricatural" de ses conceptions pédagogiques.

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mars 2007

Merci pour votre témoignage. dj.

...témoignage qui confirme, si besoin en était, la "faiblesse juridique" des établissements et de leurs réglements intérieurs.

Ecrit par : Robin | 16 mars 2007

chère dobolino, je ne sais pas si les parents d'élèves pourraient faire grand chose contre les inspections abracadabrantes...à part faire savoir aux professeurs qu'ils sont très contents (je sais que les parents s'expriment plus souvent quand ils sont mécontents), ça fait toujours plaisir.

Là où je vis, nous avons un magnifique exemple de cloporte, que j'ai personnellement traité de parasite, en la personne d'un prof qui effectue 5h de cours dans notre collège, le reste passant en décharge syndicale ; l'an passé ce monsieur, qui allie l'incompétence pédagogique à l'absentéisme forcené, s'est laissé aller -à l'en croire- à administrer une "claque virile et amicale" (sic) à une élève de sa classe qui, pour une fois reconnaissons le, ne bougeait pas...c'était tellement amical que les autres gamins et surtout gamines ont pleuré et tremblé les deux heures suivantes à la grande inquiétude des collègues successifs de la brute. On est quand même en classe de 4ème, c'est tendre mais pas au point de ne pas comprendre la plaisanterie.
Les parents d'élèves ont écrit au principal, à l'inspecteur avec copie à la fédération de parents présente dans ce collège. Une inspection a suivi dans les trois semaines, le monsieur s'est tenu à carreau jusqu'à la fin de l'année et il a même condescendu à faire noter qq mots dans les cahiers.
Cette année rebelote, les cours sont vides, transparents, monsieur pérore et les gamins sont 80% à vouloir abandonner en 4ème l'option qu'ils avaient choisie en 5ème, merci à ce brillant pédagogue.

Et nous, les parents, nous sommes totalement désarmés devant ce massacre des cerveaux innocents de nos gamins, pas moyen de trouver un placard à ce type !
Un parent, corse d'origine, propose le terrorisme puisque c'est notre seul recours, devant l'énorme chamallow qui nous sert d'interlocuteur : personne, je dis bien personne ne prend la responsabilité de dire "ce type est nul, pire que payé à de rien faire puisqu'à nuire VIRONS LE !!!" ; les patrons d'entreprises privées n'ont pas que des qualités mais au moins quand un type est nul et malfaisant il est viré...

QUE FAIRE ? QUEL EST NOTRE RECOURS ? nos gosses sont au collège pour 4 ans mais ce type est là depuis des années ! combien de gamins dégoûtés dans sa carrière ?

Ecrit par : fabienne | 16 mars 2007

Merci Anne-Marie

Souhaitez-moi aussi bon courage car je retourne au charbon l'année prochaine (peut-être pas avec un enseignement complet la première année). J'aurais décidément fait beaucoup de choses dans ma vie, mais Je me rends compte que l'enseignement est vraiment ce qui m'intéresse le plus.

Je ne doute point que Sylvain Grandserre soit un "bon" enseignant et tant mieux pour ses élèves...Mais il devrait faire attention à son vocabulaire.

Dans la situation où est l'école nous n'avons pas besoin d'idéologie "progressiste" mais de lucidité et de bonne volonté.

Ecrit par : Robin | 16 mars 2007

Chers signataires,

Nous venons de passer la barre des 8.000 signatures. Nous vous remercions très chaleureusement de votre soutien et de
vos nombreux témoignages.

Ce n'est qu'un début.
Notre objectif est de percer le voile médiatique pour nous faire entendre. Pour cela, nous devons réunir beaucoup plus de signatures.

Comment y parvenir ?

Faites signer 5 personnes autour de vous, et demandez-leur d'en faire autant !

Si vous avez le sentiment d'avoir déjà fait signer toutes vos connaissances, essayez d'afficher la version courte (téléchargeable) de notre appel dans votre entreprise, votre immeuble, votre établissement, enfin partout où vous pensez qu'il pourra être lu et recueillir des signatures. Vous pouvez ensuite nous l'expédier.

Le 25 avril, une conférence de presse aura lieu à Paris.
Nous nous adresserons aux deux derniers candidats en lice et nous leur demanderons de s'engager pour l'Ecole, sur un programme de fond qui aborde les vrais problèmes.

La dégradation des performances du système risque de conduire au démantèlement complet de l'Ecole de la République et à son remplacement progressif par un système totalement inégalitaire, fondé sur l'argent et la naissance.

La refondation de l'Ecole est absolument nécessaire.

Ensemble nous y arriverons !

Bien cordialement à vous,


Les signataires fondateurs :

Laurent Lafforgue
Marc Le Bris
Jean-Pierre Demailly
Michel Delord
Frédéric Guillaud

Ecrit par : Robin | 16 mars 2007

S'il s'agit de faire attention à son vocabulaire, (un point de vue qui se défend), ce n'est assurément pas le seul!

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mars 2007

Vaste illusion, Fabienne,le sacro-saint privé GARDE certains de ses cloportes.En France, du moins. Et oui, quand ils coûtent trop cher. Je ne peux donner de noms pour des raisons personnelles mais je peux vous assurer que lorsqu'un cadre cloportisé ne fait plus grand-chose mais ne peut être considéré comme faisant une faute professionnelle répertoriée comme telle, la boîte le garde car le coût du licenciement serait trop élevé. J'ai de nombreux exemples. Il en va de l'EN comme de tous les lieux de travail, il y a des gens qui ne font pas leur boulot correctement; et quand ce sont des médecins qui se plantent c'est autrement plus grave!
Ce n'est pas pour votre gamin que c'est le plus grave. Il a des parents pour l'aider. On a tous eu un ou quelques professeurs dans notre scolarité qui ne faisaient rien ou pas grand-chose... Sur un cursus entier, si cela ne se répète pas pendant 4 ans, il va survivre, le petit; sinon vous faites comme tout le monde sur ce blog, vous vous retroussez les manches et vous vous mettez au boulot ou vous téléphonez à des cours privés... Il y a des tas de parents responsables sur le blog qui donne des adresses toutes fraîches régulièrement...

Ecrit par : Thalie | 16 mars 2007

Bonjour JPB, bonjour à toutes et à tous,

Un petit doigt d'info avant le w.end.

Sarkozy : le degré zéro de la République et de ses rites en marche. L'angoissante rupture.

A propos de la disparition de Lucie AUBRAC : Sarkozy, jeune malappris en panne d'Histoire ?

"Belle conscience" : Sarkozy cite volontiers Jaurès, Blum, mais oublie de rendre hommage à Lucie Aubrac ( femme trop communiste ?) une authenthique héroïne qui a participé à la libération de La France du joug nazi mais qui a aussi surtout oeuvré à son heureuse reconstruction au sein du Conseil national de la Résistance : Création des assurances sociales et l'ensemble de nos services publics que vous et vos coquins démantèlent jour après jour sans vergogne !

Ma colère que je voudrais désormais partagée ne s'éteindra pas d'aussitôt. Cet oubli inacceptable, vous vaudra sans doute l'un de ces courroux mémorables du peuple français si vous deviez demain continuer de gouverner. Prenons date !

Votre hommage même tardif pour témoigner sinon reconnaître l'oeuvre immense de Lucie Aubrac, me et nous réconforterait. Vive la France, vive la République !

"Entre ici Lucie Aubrac ..."

RAG34. Lovely34

PS : Priorité à l'éducation c'est dans le pacte présidentiel de la candidate socialiste. A consulter sur tous les sites bien informés. http://lrassemblezagauche.midiblogs.com

Ecrit par : Lovely34 | 16 mars 2007

Naturellement que l'on reproche sournoisement et dégueulassement Lucie AUbrac d'avoir été au PC. Même chose qu'on reproche à Germaine Tillon.....
Que les staliniens aient été les plus consommées ordures du XXème siècle ne fait pas le moindre doute. Ils partagent cet "honneur " avec les porcs bruns.
Ce qui est plus grave, en effet, c'est linouï degré de serpillièrisation auquel parvint le PCF, l'un des plus staliniens du monde. Rien, rien n'est sauvable dans ce naufrage géant que fut, dès le départ ,le putsch léniniste. C'est indubitable, puisque dès le 5 Septembre 1918, Lénine prit un décrêt rappelant, en pire, la Loi des Suspects de 1793.
donc le ver était dans le fruit dès le départ. Certes. mais en quoi les Résistants, communistes ou gaullistes parfois les deux, comme Rol-Tanguy auraient-ils à ce point démérité de l'Humanité, pour que le petit pourceau hongrois ne daigne pas leur rendre hommage.Chirac, au moins, eut la noblesse, et d'autres avant lui, de célébrer TOUTE la résistance....n'est pas De Gaulle qui veut. Quand on voit Sarko, on pense à ce jour de Septembre 1970, quand De Gaulle, à la Boisserie, retiré des voitures, recevait un de ses anciens collaborateurs et commentait ainsi le remalcement de Malraux par Edmond Michelet :
"Tiens, c'est un peu comme si on avait mis Franois Coppée à la place de Pindare!!!!" On ne saurait mieux dire, en effet....

Ecrit par : montaigneàcheval | 16 mars 2007

"Priorité à l'éducation", c'est dans le pacte présidentiel."
De qui vous moquez-vous, Lovely34? Tous ceux qui ont détruit l'école sont lovés autour de Madame Royal, bavant de désir et d'impatience d'obtenir un poste en vue pour prix de leur félonie à l'égard des enfants et des parents de ce pays! Oui, "priorité à l'éducation façon "socialo-pédago", c'est-à-dire "priorité aux passe-droits et aux prébendes" - on devient inspecteur général sans avoir jamais passé aucun concours, on est conseiller influent d'un ministre pour l'Education sans être ni certifié ni agrégé!

Ce serait intéressant, Robin, pour vérifier si notre vision des choses (importance capitale pour tous les élèves d'un enseignement structuré de la grammaire, etc.) est en effet minoritaire, d'inviter tous ceux qui la partagent et qui s'efforcent de la mettre en pratique dans leurs cours à se manifester sur ce blog.
Ce dont je m'aperçois, en tout cas, mais ce n'est pas une découverte, c'est que les élèves retrouvent de l'intérêt pour la grammaire quand on la leur présente sous l'angle de l'étude des natures et des fonctions. Ils se rendent compte que c'est utile aussi bien pour le français que pour les langues anciennes et modernes.

Ecrit par : Jean | 16 mars 2007

A propos de la mort de Lucie Aubrac, on n'a pas non plus entendu Raymond Barre! Le "meilleur antisémite de France", et votant aussi, vraisemblablement, pour Sarkozy, s'il ne se décide pas à le soutenir publiquement. (Le pauvre, il a déjà Johnny, Doc Gynéco, etc; ce n'est plus un comité de soutien, c'est Freaks).
Japhet, pour que notre pari soit validé, (concernant le pronostic pour l'élection présidentielle), il serait bon que vous en fassiez un aussi, (de pronostic).

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mars 2007

La notation des professeurs du secondaire par les chefs d’établissement et les inspecteurs est une pantalonnade.

D’ailleurs de plus en plus de gens refusent l’inspection, ils n’ont rien à gagner ni à perdre : ils auront la même carrière à l’ancienneté même en se mettant en quatre, alors autant se décharger d’un souci. Je signale quand même que les inspecteurs ont le droit de vous noter sans vous avoir jamais vu. Il leur suffit d’une visite chez le chef d’établissement qui ne connaît souvent le prof que parce qu’il l’a vu aux conseils de classe, je n’invente rien.

Pour ma part, je ne refuse pas l’inspection car le ministère a le droit de vérifier ce que je fais. Puis je congédie le cher monsieur ou la chère madame : pas question d’entretien bidon et de supporter leur mentalité de petits chefs navrants. Et qu’on ne raconte pas que l’inspecteur est mon ami et mon conseiller ! À d’autres s’ils veulent croire aux contes à dormir debout.

Un alcoolo fini ou un fumiste ne peuvent être virés (tout le monde a connu des cas) alors qu’un enseignant honnête sera en définitive sanctionné puisqu’il ne pourra avoir par exemple que 0,2 point de plus (!) par an par son chef et 1 point de plus tous les cinq à sept ans par son inspecteur soit en gros une “carrière” identique. Mais comme disent les pédagogos, seule la foi et le sens du sacrifice vont attirer les nouveaux profs.

Autant dire que les critères que ces zélés fonctionnaires d’exécution nous demandent d’appliquer à nos zaprenans : “valoriser”, noter “globalement”, ne voir que ce qui pourrait être bon, sont vite mis au rancart quand il s’agit d’appliquer la logique comptable = ne pas augmenter les notes des profs pour ne pas faire augmenter la masse salariale.

D’un autre côté, des collègues qui ont travaillé ensemble et qui font le même type de cours en classe seront notés complètement différemment ! C’est le fameux critère du “rayonnement” sans doute. Les jugements émis par nos chers administratifs semblent tenir davantage de leur paranoïa, du copinage ou de la loterie que d’autre chose. Si quelqu’un a la clé du mystère…

Ecrit par : Lariba | 16 mars 2007

Lariba, êtes-vous sûr que tous les (ou une bonne majorité d') inspecteurs soient des chefaillons incapables? Il en existe peut-être qui ont quelque chose à apporter, (des IEN, en tous cas, oui).

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mars 2007

thalie je suis un peu froissée que vous me voyiez agir uniquement pour mon gamin...
si c'était le cas, je n'aurais pas sollicité un entretien avec ce prof en tant que parent délégué, ni initié l'action de l'an dernier...je ne serais sans doute même pas venue sur ce blog...
en effet mon enfant s'en sortira parce qu'il a de la chance, d'avoir des parents qui s'intéressent pour commencer, capable de l'aider, pour continuer et, éventuellement, de le changer d'établissement, pour finir...
en revanche les autres qui n'ont pas tout cela, que font-ils ? n'est ce pas un devoir pour nous les nantis (de ce point de vue là en tout cas) d'essayer de faire bouger les choses ?
je me désespère de la quantité d'énergie dépensée l'an dernier et cette année pour...rien...c'est tout

par ailleurs je n'ai pas parlé d'écoles privées mais d'entreprises privées ; mon mari a du licencier un type, il y a dix ans, qui piquait dans la caisse et dans le stock, il s'en souvient encore, il a passé des nuits blanches à s'y résoudre...malgré toutes les raisons, il n'était pas le patron de la boîte, juste le supérieur hiérarchique de ce type et de ce fait, responsable de ses agissements. Je ne pense pas que ce prof ait une once de conscience professionnelle et à mon sens il "pique dans la caisse" puisqu'il est payé à ne rien faire et ça me parait TRES grave qu'il soit impossible de trouver QUELQU'UN qui soit capable d'assumer la responsabilité de ce non-service, il me semble que c'est aussi de ça que l'EN est malade...(enfin c'est une vision du côté des parents)

Ecrit par : fabienne | 16 mars 2007

en ligne le rapport (format pdf) de Bentolila sur
l'enseignement du vocabulaire :
http://appy.ecole.free.fr/actualites/bentolila3.pdf
Bonne lecture !

Ecrit par : FGuichard | 16 mars 2007

Comme j'ai fini par m'attacher à vous tous, voici une chaîne à ne point briser que je vous confie:


Ceci n'est pas un spam, si cette lettre t'arrive, ce n'est pas par hasard, rien n'est dû au hasard.> >

> > Marie P. a voté François Bayrou en 2002, deux jours plus tard, sa maison a brûlé et tous ses enfants sont morts de combustion spontanée.
> >
> > Pierre F. a voté Bayrou lui aussi, il s'est noyé dans la mare de sa ferme. On n'a jamais retrouvé son corps.

> > Catherine K. a voté UDF aux dernières législatives. Une semaine plus tard, elle a dû se faire poser un anus artificiel.
> >
> > Jospeh D. , lui, a simplement pensé à voter Bayrou, depuis, il purge une peine à vie dans les prisons turques.
> >
> > Le pire, c'est qu'il avait pris un billet d'avion pour Namur, il a été victime d'une erreur à l'embarquement.
> >
> > NE VOTE PAS FRANÇOIS BAYROU, OU TU FINIRAS COMME EUX.> >
Forwarde ce message à 10 personnes que tu aimes bien ou tes dents tomberont.

> > Si tu ne votes pas Bayrou, tout ira bien pour toi, toutes les femmes (ou les hommes) seront à tes pieds,
tu allongeras considérablement ton espérance de vie et tu gagneras plein d'argent.

Ecrit par : dobolino | 16 mars 2007

Moi, je vote Bayrou !

AHHHHHHHHHHHHHH!!!!! au secours, Je meurs, faites quelque chose!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Qu'est-ce qui m'arrive???????????

Ecrit par : Robin | 16 mars 2007

Bonjour ,

Je veux remercier tous mes ami(e)s qui m'ont envoyé des e-mails chaînes
pendant toutes ces années. Car, grâce à votre bonté :

1. J'ai arrêté de boire du Coca depuis que j'ai découvert que ça sert à
enlever les taches de tartre dans les WC !

2. Je ne vais plus au cinéma tellement j'ai peur de m'asseoir sur une
aiguille infectée par le virus du SIDA !

3. Je pue car je ne mets plus de déo qui peuvent provoquer le cancer !

4. Je ne stationne plus la voiture dans aucun parking car j'ai peur qu'on
me donne un échantillon de parfum pour me droguer et puis me voler !

5. Je ne réponds plus au téléphone car on peut me demander d'appeler un
numéro long et stupide et après je vais recevoir une facture infernale
avec des appels en Ouganda, singapore ou Tokyo !!

6. Je ne bois plus de boissons en canettes car je peux attraper une
maladie due à des selles ou de l'urine de rat !

7. Quand je sors en boîte, je ne regarde aucune fille, même si elle est
très belle car j'ai peur qu'elle m'emmène à l'hôtel et qu'elle me drogue pour
après m'enlever un rein pour le revendre au marché noir !

8. J'ai versé aussi toutes mes économies sur le compte de Amy Bruce, une
pauvre petite fille qui était malade à l'hôpital plus au moins 7000 fois.
(C'est drôle cette petite fille a toujours 8 ans depuis 1995...)

9. Mon GSM Nokia gratuit n'est jamais arrivé, ni les entrées que j'avais
gagnées pour des vacances payées à Disneyland.

10. J'ai remis 21 fois la surboum que j'organise le jour où je reçois ma
caisse gratuite de "Veuve Clicquot" et les copains invités me tirent tous
la gueule.

11. J'ai formulé au moins 50 voeux qui ne sont jamais réalisés. Et j'ai
renvoyé à chaque fois le même mail à tous mes potes de peur d'être
foudroyé par une crise cardiaque si jamais je ne le faisais pas.

12. J'ai pu passer pour un con à la préfecture en demandant s'il fallait
vraiment signer la vignette d'assurance automobile.

A tous un GRAND MERCI !

IMPORTANT: Si tu n'envoies pas cet e-mail dans les prochaines 10 secondes,
à au moins 12000 personnes, un oiseau va chier sur ta tête demain à 17h30 !!!

Ecrit par : Maminou | 16 mars 2007

Il faut juste savoir que le discours dominant en question ne tolère que très modérément la contradiction, tout au moins sur ce forum (j'en ai fait les frais)

Eh bien! Nous sommes deux.

Ecrit par : Guillaume | 16 mars 2007

Qu'est-ce qui m'arrive???????????

Ecrit par : Robin | 16 mars 2007

Plus une seule femme à vos pieds! Et paf!

Ecrit par : dobolino | 16 mars 2007

Christophe, j’espère qu’il y a des inspecteurs compétents dans le primaire.

Pour le secondaire j’en suis venu à penser qu’être inspecteur ce n’est pas un métier mais une pathologie, je plaisante à peine. Ces hommes qui viennent faire pleurer des femmes, c’est un peu bizarre comme vocation.

Ecrit par : Lariba | 16 mars 2007

Ces hommes qui viennent faire pleurer des femmes, c’est un peu bizarre comme vocation.

Ecrit par : Lariba | 16 mars 2007

C'est surtout d'un banal...

Ecrit par : dobolino | 16 mars 2007

Ah non, il y a des inspectrices aussi !
Et elles font pleurer hommes et femmes.

Ecrit par : Jeremy | 16 mars 2007

Chère maminou, cela fait plaisir de lire ton humour après des lectures plutôt affligeantes. J'ai bien ri, tu appliques à la lettre le principe de précaution.

J'espère que tu ne fumes pas? (Que fume cette ....heu Charmeux?
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 mars 2007

Sur Bentolila : je n'ai lu qu'une ligne, mais 365 mots nouveaux par an, c'est pas bézef, même si c'est à partir de la maternelle.
Cela permettra à ces enfants d'aller un jour sur le "Loft", mais sûrement pas grand-chose de très performant ! Quel mangue d'ambition, pour un si distingué professeur de linguistique.

Qu'en pensent les enseignants de ce blog?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 mars 2007

Moi, j'en pense que 365, c'est débile, juste pour faire joli dans les articles de journaux. Pour le reste, c'est un peu artificiel de fixer un quota comme ça : il y a des mots qui peuvent à la rigueur s'étudier rapidement pour eux-mêmes, et d'autres qui ouvrent, à travers leur polysémie ou l'étendue de leur signification, le champ à une exploration qui mérite bien une semaine, devenant à eux seuls un thème de petit projet qui donne l'occasion de découvrir et mettre en lien une foule d'autres mots.
Ce qui devrait plutôt être examiné, c'est donc la quantité et la nature de notions à aborder, ce qui m'amène à conclure que plutôt que de parler de cours de vocabulaire, on devrait plutôt parler de cours de culture générale dont l'étude du vocabulaire serait bien sûr l'un des piliers.
J'y engloberais éventuellement la littérature afin d'affirmer le principe qu'en primaire, elle est aussi (avant tout ?) un vecteur de découvertes culturelles, plutôt qu'une approche des assommants programmes du collège axés sur l'étude du discours.
Littérature à laquelle, dans sa forme actuelle et au risque de choquer, je trouve que l'on consacre, toujours en primaire, un espace exagéré qui serait peut-être moindre s'il ne s'agissait pas de rendre l'école captive vis-à-vis du monde de l'édition par la quantité d'ouvrages à acheter.
Je dois m'expliquer : étudier par le menu la littérature enfantine telle que définie par les programmes me semble d'un intéret limité si l'on constate que l'important horaire qui lui est consacré n'aura souvent servi qu'à s'attarder sur des oeuvrettes sans grand intéret, souvent pompées servilement aux States en laissant de côté la plus grande partie des classiques de l'enfance, et tout l'arrière-plan culturel et notamment historique que leur étude permettrait d'aborder et qui passionne (tous) les élèves, surtout ceux que leur environnement n'a pas pu initier de près ou de loin à ces notions.
Pourquoi ? En formation, je m'étais entendu expliquer que l'univers culturel de la France ancienne, ou rurale, était trop éloigné de celui des élèves pour que l'on puisse les y intéresser. Or, à chaque fois que je m'y risque, ils adorent. En revanche, cette prétendue impossibilité ne m'a jamais été opposée lorsqu'il s' agit d'aborder des histoires de samouraïs ou de plantation en Virginie, quelle que soit l'époque. Le plus affligeant est que ce genre de contradiction n'est en général dû chez ceux qui les véhiculent, à aucun complot funeste, juste à une incapacité à s'interroger sur la cohérence d' idées, dès lors qu'elles ont valeur officielle, tant la culture instit est imprégnée de l'injonction de "béni-oui-ouisme".
Toujours en formation, j'étais passé pour un conspirateur en m'étonnant innocemment que dans le conséquent document officiel listant les oeuvres à étudier, on cherchait en vain, par exemple, les fables de La Fontaine (lacune un peu comblée depuis par la nouvelle mouture). Le seul fait de poser la question, donc de se poser des questions sur les saintes écritures officielles, était suspect à mon hystérique formatrice (la perspective que ces écritures soient susceptibles d'évoluer et qu'elle se trouve contrainte de manger son chapeau ne semblait jamais l'effleurer).
Une occasion parmi d'autres pour moi de toucher du doigt que le dessein, par aventurisme ou plus souvent par mimétisme, de tuer "l'école de Jules Ferry" (et au delà une culture frappée d'infamie ou d'anachronisme) n'était pas qu'un fantasme d' anti-pédago réac.
Sinon, moi aussi, je trouve qu'il faut être un peu bizarre ou alors très arriviste pour être inspecteur tel que cette fonction s'exerce dans les faits. Les protestations de M. Frakowiack sur la lecture me semblent à cet égard plus respectables que de se résoudre sans état d'âme à tyranniser les instits pour des raisons inverses à celles pour lesquelles on les tyrannisait la veille.

Ecrit par : Perceval | 17 mars 2007

Au fait, à propos de lecture, vous devriez renoncer, quand vous vous adressez aux instits, à attendre d'eux qu'ils se prononcent sur des termes comme "méthode", "syllabique", ou "globale", parce que dans le milieu, ça résonne comme des gros mots (celui qui les prononce trahit le fait qu'il n'est pas insensible à vos thèses), et on a beau jeu de vous rétorquer que vous ne connaissez rien au terrain.
En revanche, parler d'"étude du code" est désormais bien vu, et on peut y mettre tout ce qu'on veut, c'est commode et ça arrange tout le monde (le cas échéant, on n'omettra pas de préciser qu'on est très attentif au travail sur le sens, tout aussi commode).

Ecrit par : Perceval | 17 mars 2007

On peut aussi supposer, (et même admettre) que certains inspecteurs, (j'en connais) sont aussi là pour aider et conseiller plus que pour brimer. Ceci-dit, l'état d'esprit qui peut prédisposer à devenir inspecteur contient plusieurs composantes, qui ne s'excluent pas obligatoirement:
-Ne plus avoir envie de faire la classe
-Avoir soif de "promotion sociale"
-Avoir, pour certains, effectivement, un "désir de réglement de compte, (vraisemblablement vis-à-vis d'eux-mêmes) qui va en faire des gens redoutables pour les inspectés.
Une phrase résonne encore à mes oreilles, (sans vouloir faire de polémique; je n'y adhère pas complètement!)
-Quand on ne sait pas vraiment faire une chose, on finit par l'enseigner.
-Quand on ne sait pas, (ou plus), l'enseigner, on devient inspecteur.
Et après, on fait quoi? Inspecteur d'académie? Inspecteur général?

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 mars 2007

"Sur Bentolila : je n'ai lu qu'une ligne, mais 365 mots nouveaux par an, c'est pas bézef, même si c'est à partir de la maternelle."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 mars 2007

Surtout si c'est à partir de la maternelle! C'est ce qu'on appelle un effet d'annonce.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 mars 2007

Ségo. ne sait plus quoi inventer pour démolir Bayrou. Maintenant, elle se cache sous le pseudo de Dobolino.
Faites pas passer ou que le grand cric vous croque !

Ecrit par : Robin | 17 mars 2007

Toujours pas de témoignages de collègues qui enseignent les natures et les fonctions!
Personne non plus ne se manifeste contre les "séquences"!
C'est à croire que certaines protestations sont de pure forme et qu'on est dans la contestation virtuelle!

Ecrit par : Jean | 17 mars 2007

"Et après, on fait quoi", Christophe?
On devient président de la commission "Education" du parti socialiste!

Ecrit par : Jean | 17 mars 2007

Bonjour,
Métamorphose des cloportes : je pense à Ovide qu'il me faudrait étudier et à Jules Renard . Ses cloportes à lui , encensés par une hypocrisie attentive au respect d'un ordre social qui blanchit les nantis sans scrupules et broie les innocents, sont à vomir. J'aime bien Jules Renard.
Une fois de plus je m'écarte du sujet . Est-ce bien sûr ? Mes histoires de pissenlits ont peut-être surpris mais cette jolie fleur que l'on détruit sans vergogne à coups de désherbants, je l'ai toujours aimée pour sa saveur et sa couleur éclatante il est vrai, mais aussi parce qu'elle sème à tout vent.
La cueillette n'a pas été particulièrement aisée. Les rincées ayant succédé aux broussées ,le terrain était devenu gadouilleux et les bottes fligoussaient dans la gadoue des chemins. Vous aurez deviné sans peine que j'aime jouer avec quelques mots du lexique champenois . Ils me séduisent par leur précision et leurs sonorités
.
Puisque nous en sommes à l'enseignement de la langue et du vocabulaire , je me suis risquée à ce concours qui préconisait la composition d'un texte en employant les mots suivants : valser, amour, bijou,chic, bizarre,abricot, bachi-bouzouk, mètre , passe-partout et clown. Mes textes ont été retenus et mardi je vais au raout de la distribution des prix. Au cas où Christophe serait inspiré pour le mettre en musique, je lui soumets mon essai.

LA ROMANCE DU CLOWN.

Viens petit gars, viens mon pitchoun,
Laisse les grands valser ce soir.
Ecoute moi , je suis le clown
Pétri d'amour et plein d'espoir.

A mon index brille un bijou
Plus chic que celui d'un rajah.
Je l'ai trouvé, là , sur ta joue.
Comme c'est bizarre, tu ris déjà.

Mes cheveux couleur abricot,
Mon gros nez rouge et tous mes fards,
Mes malheurs et mes quiproquos
Font surgir les visages hilares.

Cette voix de bachi-bouzouk,
Bien loin, bien loin s'en est allée
Dans la fumée de son chibouk,
Et ma chanson va te bercer.

D'un pied , de l'autre, suis la mesure.
D'un pied sur l'autre dansons tous deux.
Un mètre et deux, c'est la césure,
Dans mes grands bras ferme tes yeux.

Pas besoin d'un passe-partout
Pour ouvrir ton coeur, mon pitchoun.
Je ne suis pas un marabout,
Je ne suis rien qu'un pauvre clown.

HC.

Je m'excuse pour les entorses à la métrique ( il convient de ne pas prononcer certains "e" et d'en prononcer d'autres pour avoir l'octosyllabe voulu) et la pauvreté de certaines rimes. On fait ce qu'on peut . Un dictionnaire des rimes ça aide. Quand j'ai vu que "clown" rimait avec "pitchoun" j'ai pensé à mes petits fils, aux jeunes enfants et petits enfants des uns et des autres de ce blog , à tous ces enfants dont l'avenir nous préoccupe. C'est tout.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 17 mars 2007

Sincèrement et honnêtement, Jean, pensez-vous que tous les inspecteurs soient socialistes? Allons, allons! Il ne faudrait pas trop pousser votre sens de l'humour.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 mars 2007

J'ai assisté l'autre jour à une conférence sur les maths (pas sur leur enseignement, juste sur un sujet matheux) donnée par un inspecteur général des mathématiques (c'est quoi , inspecteur général ? au dessus, c'est inspecteur maréchal ?).
Je n'ai jamais un conférencier aussi nul, aussi hésitant, aussi peu à l'aise devant un public, et j'ai ai vu !
Celui là a bien fait d'arrêter l'enseignement, çà, c'est sûr !

Ecrit par : yann | 17 mars 2007

et j'EN ai vu ! ...

Tabernacle !!

Ecrit par : yann | 17 mars 2007

J'enseignais encore nature fonction en collège , l'an dernier, mais pas assez! Je suis bien décidée à recommencer, l'an prochain, si je suis en collège de nouveau. Cette année, je suis en disponibilité!
URL? qu'est-ce? On dirait les sigles du rectorat: ATER, APV!

Ecrit par : edith lavanant | 17 mars 2007

Bonjour,

Si méthode globale et méthode syllabique pour les profs sont apparemment des gros mots comme écrit plus haut : assurémment le mot socialiste est la suprême injure semble-t'il pour beaucoup d'entre-vous qui vous exprimez sur cet excellent blog.

Attention toutefois, de faire en sorte que les prochains nouveaux gros mots bientôt en vigueur si on n'y prend garde soient : Liberté, Egalité, Fraternité...

Lovely34

Ecrit par : Lovely34 | 17 mars 2007

Rhââââââ Lovely34 !!!

Le socialiste garde ceci de commun avec le communiste qu'il supporte apparemment mal la contradiction pour monter tout de suite sur de bien grands chevaux.

Ecrit par : yann | 17 mars 2007

Ne pas oublier "sororité" !
Si Ségolène n'existait pas, il faudrait que les socialistes (qui sont mes potes) s'empressent de ne pas l'inventer.

Ecrit par : Perceval | 17 mars 2007

Libertude, égalitude, fraternitude, sororitude.

Ecrit par : Perceval | 17 mars 2007

"..., j'en fait le serment (trémolos)"
Chorégraphie : la mimine, poing fermé, sera serrée sur le petit bedon, pour suggérer qu'en temps que fâmme, on ressent l'injustice avec l'intensité de ses entrailles de maman.

Ecrit par : Perceval | 17 mars 2007

Il manque encore, à ce barnum américano-calottin, l'instant du baiser de paix où tous les participants se tomberont dans les bras les uns des autres en coulant une larme de contrition et de joie pour la bonne nouvelle.

Ecrit par : Perceval | 17 mars 2007

Lu ailleurs que Royal avait remis le couvert pour les 35 h de présence dans les établissements " lieux de vie".
Cette peste qui disait encore il y a peu que c'était SA campagne et non celle du PS! Hummmm! comme elle aime à marcher sur les terres de l'extrême droite! Comme le réveil des socialos va être douloureux si elle passe! A moins que in fine un régime absolutiste de gauche ne leur convienne à ces braves gens. Un peu de participation leur fait croire qu'ils ont de la valeur, du pouvoir. Et puis les assos qui sont de vrais relais de la bonne pensée autorisée et qui se transforment en milices pour nous dire d'avoir un comportement "citoyen, équitable, solidaire"seront efficaces pour nous imposer les diktats de la future reine-mère.
Je commence à avoir envie de vomir dès que j'entends ces mots-là.

Ecrit par : Thalie | 17 mars 2007

Heureusement, je crois que si tout le monde ne parvient pas à mettre des mots sur tout ça tant c'est insidieux, beaucoup ressentent l'irrespirable Globalia qu'on nous construit par petites touches.

Ecrit par : Perceval | 17 mars 2007

Allons, Thalie, si vous mangez bien comme il faut vos cinq fruits et légumes par jour (cinq raisins secs, çà compte ?), vous n'aurez plus de problèmes digestifs, et vous pourrez avaler toutes les couleuvres qu'on nous destine.

Ecrit par : yann | 17 mars 2007

Mes pronostics du week-end : Italie-Irlande : 10-30 (l'Italie craquera dans la dernière demi-heure ; c'est le seul match du tournoi que je pourrai regarder ce week-end).
Monaco-Nantes : 1-2 (c'est un voeu pieux mais je garde l'espoir du maintien des Canaris en 1ère division).
En 2002, dans la dernière semaine avant l'élection, j'avais prédit Le Pen au 2nd tour, les sondages l'annonçaient 3-4 points derrière Chirac et Jospin et c'était la marge d'erreur qu'ils avaient en 1995 (c'est Chirac qui s'était retrouvé bien plus bas que prévu). J'étais incapable de dire, en revanche, qui de Chirac ou Jospin serait éliminé en 2002.
Je pensais que les Français, cette même année, feraient une bien meilleure coupe du Monde. Et dimanche dernier, je pensais que la France battrait l'Angleterre.
Donc voici mon pronostic en forme de voeu pieux : Bayrou-Royal au second tour. Je le réviserai dans la semaine précédant le scrutin si les sondages annoncent Le Pen proche des trois autres (le score de Le Pen est toujours sous-évalué de trois ou quatre points).
Mais je maintiens que Le Pen ne sera pas au 2nd tour. Nous sommes revenus à la situation de 95 et avant avec un candidat de centre-droit (Balladur, Barre, Giscard) qui fera un score honorable. Les gens sont plus concernés (il n'y avait eu que 70% de partipation en 2002), il y a moins d'émiettement à gauche, Sarkozy et Royal sont mieux entendus des couches populaires, etc...
Donc Christophe, si je perds, je vous envoie une bouteille de Gevrey-Chambertin (ou un autre Bourgogne si vous préférez ; les copains disent que je suis bien conseillé pour la cave, moi qui ne suis pas connaisseur et qui bois peu de vin).
Et vous, que pronostiquez-vous au 2nd tour ?

Japhet

Ecrit par : Japhet | 17 mars 2007

"Toujours pas de témoignages de collègues qui enseignent les natures et les fonctions!" Jean.

Moi ! Texte de ce matin, en GS/CP/CE1 :
"La Terre est ronde. On peut la représenter sur une carte ou sur un globe terrestre.
Elle se compose d'eau (les mers et les océans) et de terres (les continents).
Les GS déchiffraient les mots, les CP/CE1 donnaient leur nature.
A eux onze, ils ont reconnu tous les noms communs, le nom propre, les adjectifs qualificatifs, les articles, les pronoms "elle" et "la", les verbes, les prépositions "de" et "d' ", la conjonction de coordination "et".
Ils n'ont "séché" que sur "ou", "sur", "on" et "se"...

Ecrit par : catmano | 17 mars 2007

Japhet, j'ai pronostiqué, (il y a déjà au moins dix jours) Bayrou-Le Pen au second tour! C'était sur ces bases-là que vous avez parié avec moi, non? Et je ne changerai pas mon pronostic en fonction de sondages quelconques...

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 mars 2007

Je reverrai peut-être mon pronostic mais le pari reste valable quoi qu'il arrive : pas de Le Pen au second tour.

Ecrit par : Japhet | 17 mars 2007

Et vous, que pronostiquez-vous au 2nd tour ? Sarko-Bayrou, et une veste immédiate pour Big Mother. Je parie une bouteille de vieux Maury. Bravo pour vos prédictions Italie-Irlande (12- 6 au moment où j'écris...) : les fratelli d'Italia sont effectivement en train de s'effondrer, hélas... Et que les dieux protègent le FCNA !

Ecrit par : Fguichard | 17 mars 2007

" Toujours pas de témoignages de collègues qui enseignent les natures et les fonctions!
Personne non plus ne se manifeste contre les "séquences"!
C'est à croire que certaines protestations sont de pure forme et qu'on est dans la contestation virtuelle!

Ecrit par : Jean | 17 mars 2007 "

Si, si, je fais les natures et les fonctions... Je les fais au lycée car j'y suis bien obligé, personne ne les sait sinon.
Et je suis contre les séquences (on devrait suivre au lycée les siècles dans l'ordre chronologique 17è-20è, puis aborder Moyen-Age et seizième)

Ecrit par : Jeremy | 17 mars 2007

Je ne veux plus recevoir sans cesse des courriels, postels, e-mail, de midi- blogs

Ecrit par : edith lavanant | 17 mars 2007

Un amical petit mot pour Jean qui exprime toujours sa juste colère dans une prose sobre et soignée. Je n'ai JAMAIS pratiqué la séquence, moi non plus, et j'ai Toujours, chaque année, enseigné nature et fonction, ne serait-ce que pour le latin qu'on ne peut pratiquer qu'avec des notions claires. Le cours du mardi s'appelle "texte suivi", celui du mercredi, c'est orthographe, puis rédaction. Ils ont un classeur en 8 parties dont une s'appelle "devoirs à rendre" (mal de chien pour qu'ils ne les mettent pas n'importe où, voire dans leur livre de maths).
Il y a des"exposés théoriques" ;ça, c'est des polycops de référence, tableaux de grammaire (les natures, les fonctions, pronoms et adjectifs, les subordonnées...) vocabulaire thématique pour telle rédaction, conseils pratiques pour le brevet des collèges ou petit topo sur le XVII° siècle
Mais que fait donc un adulte sinon ça: il va à la gym tel jour, il note ses rendez-vous, il classe ses papiers dans un gros classeur "impôts, banque, assurance..." Pourquoi laisser les enfants dans le foutoir, le vague, la fumée, des notions toujours incertaines? Je jure qu'ils sont soulagés que les choses se classent et se rangent, surtout quand ils commencent à s'y retrouver et avoir prise sur quelques éléments solides. Bien sûr, diraient nos Diafoirus pédagogues, la notion de COS ou d'attribut est très discutable, la recherche démontre que... gna, gna, gna. S'ils veulent faire un doctorat, mes ados, ils remettront en question mes petits schémas simplistes qui sont faits pour ça. Pour le moment, les élèves ont soif de vérités peut-être provisoires, mais simples qui s'étofferont peu à peu.
Et tout ça n'empêche pas l'étude de beaucoup de beaux textes, leur sens, leur éternité et leur modernité.
Ils en bavent, oui, ils ont des zéros et des devoirs à refaire, mais c'était quoi le papier que j'ai confisqué au vol l'autre jour en plein cours? Une feuille de signatures en rose et bleu pour me souhaiter ma fête!

Ecrit par : Cunégonde | 17 mars 2007

Mes pronos???
1er tour SARKOZY 21%
LE PEN 18%
ROYAL 17,5%
BAYROU 15%

Et donc rebelote come en 2002, sauf que Chirac, c'était bénin, comme on dit à Cotonou, alors que le petit nabofacho c'est une autre farine.....
Faut des visas pour les Kerguelen????

Ecrit par : montaigneàcheval | 17 mars 2007

Pariez avec Japhet, Montaigneàcheval! Une bouteille de Gevrey-Chambertin... Et une bouteille de Maury avec Fguichard!

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 mars 2007

Que d'attaques contre Mme Royal la haine suinte de certains commentaires alors que ...

Si je dis:

Bouclier fiscal à 50%, suppression presque totale des droits de succession et travailler plus pour gagner plus- Code du travail et Medef- Fonctionnaires trop nombreux sauf dans la police.

Immigration ET Identité nationale-

Pas d'obligation de construire des logements sociaux pour les municipalités en infraction- (traduire que les pauvres restent entre eux et d'abord à l'école!)

Violences physiques contre les personnes en hausse.

Aucun écho!

Quant à Bayrou: son abstention lors du vote de la loi contre le port des signes religieux à l’école a suffi à forger mon opinion.

Au rôle de femme au foyer dès 11 ans tu es destinée alors au rôle de femme au foyer dès 11 ans tu t'entraîneras !

Ecrit par : Merlemocoeur | 17 mars 2007

C'est parce que j' enrage que ma sensibilité soit, à mon sens, si mal représentée que je suis méchant. N'attendant rien de bon de Sarko, il ne m'énerve pas...
D'accord avec le pronostic de FGuichard, d'autant plus que Bayrou va récolter les poussières de feu Dupont-Aignan. En revanche, la finale Bayrou/Royal de Japhet m'apparaît exclue : Bayrou tond plus de laine sur le dos de Ségolène que de Sarko.

Ecrit par : Perceval | 17 mars 2007

Je soumets ce texte d'E. Charmeux, cité par Sauvez les lettres, à votre bienveillance.
http://www.humanite.presse.fr/journal/2007-03-15/2007-03-15-847729
Même si les habitués auront perçu (merci Christophe) que je m'efforce d'être modéré, je trouve que son point de vue apparaît, à travers cette interview-là, partulièrement débile.

Ecrit par : Perceval | 17 mars 2007

"Dans la vie, il faut se lever tôt et travailler dur", nous dit le petit caporal Sarko; de quoi je me mêle?

Concernant l'article de Charmeux dans "l'huma", et pour reprendre sa métaphore tennistique, il faut évidemment apprendre le coup droit et le revers, (en parallèle), et apprendre, en parallèle aussi, à se déterminer pour un des deux coups. Cela tombe sous le sens.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 mars 2007

Même si les habitués auront perçu (merci Christophe) que je m'efforce d'être modéré, je trouve que son point de vue apparaît, à travers cette interview-là, partulièrement débile.

Ecrit par : Perceval | 17 mars 2007

"La leçon de vocabulaire ne devrait avoir qu’un objectif : apprendre à utiliser le vocabulaire que l’on connaît déjà."

Evelyne Charmeux

En effet, Perceval...Et je trouve le mot "débile" relativement mesuré quand on lit une phrase comme celle-là.

Ecrit par : Robin | 17 mars 2007

Franchement JM Le Pen à 13% le 22 avril 2002 vous y croyez?

Souvenez-vous qu'en 2002 le duo Le Pen/ Maigret avait fait 19,2 %.

Et que Jacques Chirac était à 24 % dans les sondages à la même période mais qu'il a obtenu 19,9% des suffrages soit 4% de moins!

http://2007.tns-sofres.com/historique-election-presidentielle-2002.php

Alors si Le Pen n'est pas à 13 % mais à 18 % à qui prend-il des voix?

Je parie sur un duel Sarkozy- Royal au second tour avec Royal en tête au 1er et Le Pen/ Bayrou ou Bayrou/Le Pen juste derrière dans un mouchoir de poche, en double troisième homme!

Ecrit par : Merlemocoeur | 17 mars 2007

Jean,

Notre plus jeune fils a appris à lire avec le "Gafi" de Bentolila...et ne s'en est pas trop mal tiré, mais son institutrice de CP insistait beaucoup sur le "code" (association phonème/graphème) et ne sacrifiait pas le code au "sens" (le moins possible d'hypothèses et de devinettes).

En ce qui concerne les méthodes d'apprentissage, j'ai pris la peine de lire les points des vue des partisans et des adversaires des préconisations du ministre (plusieurs heures de lecture et une bonne migraine, c'est encore plus fatigant à lire que la "Différance" de Derrida) et je vous avoue que je ne sais plus très bien quoi penser. Ce sont des questions complexes...Les adversaires jurent leurs grands dieux que la méthode globale pure et dure de Foucambert n'est plus employée. On ne demande qu'à les croire. Ils prétendent aussi que la dyslexie est une invention des médecins. Ca, c'est plus difficile à croire !

Sinon, en ce qui concerne les séquences, mon opinion est ferme et définitive. L'apprentissage en séquences ne permet pas aux élèves d'acquérir les éléments nécessaires à une bonne maîtrise de la langue écrite. Il faut donc que le ministre interdise carrément l'enseignement en séquences (difficile à cause des habitudes) ou au moins supprime le caractère obligatoire de l'enseignement en séquences...et se fasse obéir des inspecteurs !

Ecrit par : Robin | 17 mars 2007

"Dans la vie, il faut se lever tôt et travailler dur",

Petite pensée.

Ecrit par : Robin | 17 mars 2007

Question à 100 balles : croyez vous qu'au nom de leur commune invocation de l'intéret des élèves, une réconciliation des pédagos et anti-pédagos soit possible, à l'issue d'un effort mutuel de compréhension des préoccupations de la partie adverse, comme Robin vient d'en faire la démarche, ou bien pensez-vous que les deux points de vue soient foncièrement inconciliables ?

Ecrit par : Perceval | 17 mars 2007

Dans une synonymie qui a des relents d'association de malfaiteurs, comme chez Boudard..., Progressisme et Sinistrisme traduisent la dérive démago et liberticide qui a laissé kidnapper le progrès par la gauche et museler la droite, dans la reductio ad hiltlerum. Le suffixe traduit la dimension doctrinaire d'une perversion des valeurs constitutives de la République: le progrès et la Gauche, mais celle de Blum, de Jaurès, pas celle de Ségo ni de ....Bayrou, ou de Chirac, dernier des Rad-Socs.

Merci Philippe pour cet extrait du livre de Taguieff complément du dernier Boudon sur les conséquences tragiques du relativisme, idéologie négative par excellence.

Ces dérives intellectuelles ont pris une dimension criminogène en devenant les alliées objectives et obstinées des dictatures et de la barbarie. Les adulateurs autistes de Castro et de Chavez continuent à propager imperturbablement la culture du ressentiment, de la victimisation et de l'assistanat.

Ce n'est pas un effet du hasard si cette malediction frappe depuis bien avant 1789 une France qui n'est pas près d'en sortir. Une dernière illustration de cette fatalité: Sur 12 candidats à sa magistrature suprême, les seuls qui ne professent pas un rejet épidermique du libéralisme sont le chasseur et le borgne...Théatre de l'absurde! c'est La Méta-Formose des clo-portes qui claquent, et reclaquent dans nos figures.

Taguieff met dans le mille:
""À travers bien des avatars, le progressisme, né dans l'enthousiasme pour les Lumières, a fini par devenir une nouvelle orthodoxie et, à travers son instrumentalisation par le totalitarisme communiste, une doctrine de haine doublée d'un permis de haïr avec bonne conscience, bref, une machine à fabriquer des ennemis absolus. Le progressisme, c'est la foi dans le progrès sans l'esprit critique ni le sens de la tolérance, avec la conviction dogmatique de posséder la vérité et d'être installé dans le Bien""

L'esprit critique a été abandonné au profit de cette bonne conscience engluée dans son droitdel'hommisme qui caractérise la gauche en général, à gauche toute, et les pédagogistes en particulier, sinistres sires et siresses. Impossible dans ces conditions de mettre fin à la catastrophe scolaire tant que l'immense majorité des Français restera arcboutée dans le négationnisme, négation de l'origine réelle du mal. Toutes les solutions passent par un aggiornamento de la gauche anti-libérale, que la France est la seule à ne pas vouloir faire. Même les Chinois sont en train de s'y mettre!!!

Ce n'est, d'autre part, pas un hasard si l'ancêtre américain des foutaises pédagogistes, né dans les années 20, fut baptisé et continue à s'appeler "Progressive Education"". La progressive Ed, pour les intimes, est la maison mère de la secte connue en France comme école nouvelle, sauf que le chapitre US a du plomb dans l'aile depuis que les syndicats se sont fait lourder, alors que la section française se porte comme un Charmeuuuuux et va imperturbablement continuer ses Fraskes puis qu'aucun gouvernement n'aura le courage de dégommer les cloportes. Avec Bayrou, d'ailleurs, encore moins qu'avec Sarko, car le Béarnais a dans ce domaine un CV épais comme la moquette qu'il va encore leur dérouler.

Pas de justice, pas de happy ending comme chez Boudard, car les cloportes continueront tranquilement à grouiller et à bousiller vos arrières petit-enfants.
Condoléances!

Ecrit par : Cadichon | 17 mars 2007

Sans l'avoir lue, j'ai répondu à la question de Perceval. On ne mélange pas l'huile et l'eau.


C'est pourtant à cet exercice que se livrent nos vaillants philosophes, Monique Canto-Sperber et Gauchet, qui se raccrochent avec l'énergie du désepoir aux branches du socialisme libéral, à mons que ce soit du libéralisme social, aucun d'eux n'ayant pu trancher car car si c'est chou vert et vert choux, ils pataugent encorent dans ce potage.

Le premier est pourtant une contradiction "historique" dans les termes et l'autre un pléonasme et aucun ne peut colmater les brèches de ce frêle esquif rescapé de la belle armada socialiste européenne. Elle est vaincue depuis belle lurette, mais la nouvelle de la défaite n' a visiblement pas encore atteint nos philosophes échoués sur leur île déserte/tour d'ivoire.

Lire l'échange de ces lumières de la scène intellectuelle française dans le Débat ( Nº131) de cet automne offre une bonne grille de lecture pour apprécier les incohérences de la campagne présidentielle.



Merci pour le rapport Bentolila, il confirme que le personnage a au moins le rang d'adjudant-chef dans l'armée des cloportes, ou des linguistes recyclés en pompiers pyromanes.
il a l'air de nager au moins aussi bien que Pierre Mondy.
et je file re-regarder la 7ème Companie pour me consoler.

Ecrit par : Cadichon | 18 mars 2007

Question à 100 balles : croyez vous qu'au nom de leur commune invocation de l'intérêt des élèves, une réconciliation des pédagos et anti-pédagos soit possible, à l'issue d'un effort mutuel de compréhension des préoccupations de la partie adverse, comme Robin vient d'en faire la démarche, ou bien pensez-vous que les deux points de vue soient foncièrement inconciliables ?

Ecrit par : Perceval | 17 mars 2007

Bien sûr, Perceval, si d'autres considérations ne l'emportaient pas sur "l'intérêt des élèves", tout irait bien. Le seul problème, c'est la politisation de l'école...Ca fausse tout et la France est un pays à part à cet égard. Vu des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, d'Espagne, d'Italie, de partout ailleurs cette politisation est complètement surréaliste. Regardez les commentaires sur les préconisations du ministre en matière de lecture. Ce qui devrait demeurer strictement technique vire rapidement à l'affrontement idéologique. Je sais que ça en hérisse certains sur ce blog, mais il y a du vrai dans ce que dit Cadichon. Cette équation assénée comme une évidence : Gauche = Bien = Progrès = seul discours légitime sur l'école. Ca devient fatigant à la longue, surtout quand on refuse de répondre à la question : "Mais où est le progrès ?"

Ecrit par : Robin | 18 mars 2007

Réconcilier "pédagos" et anti-pédagos" dans "l'intérêt des élèves"?
Impossible parce que l'intérêt des élèves n'est pas compris de la même façon des deux côtés.
Les pédagogistes sont comme les fascistes et les communistes: les enfants représentent une force révolutionnaire qu'ils se proposent de mener à une refonte de la société. Ils ne s'intéressent pas à l'enfant tel qu'il est mais à l'enfant tel qu'il devrait être. De même que le militant fasciste doit être au service du Peuple et le militant communiste à celui du Prolétariat, l'enseignant doit être au service de l'Enfant et se sacrifier pour son émancipation de l'Institution représentée par les maîtres et les professeurs qui sont des ennemis et des oppresseurs de la classe enfantine.
Les "pédagos" sont prêts à la destruction complète de ces institutions, persuadés que du chaos surgira un nouvel ordre égalitaire où le bonheur régnera ... à la condition que les gardiens de ce nouvel ordre exerce leur vigilance : pas de liberté pédagogique, contrôle des manuels, police des IUFM.

Quant aux anti-pédagos", ils regardent les enfants qui sont tous les jours sous leurs yeux sans penser à les manipuler. Ils ont conscience de la responsabilité qui pèse sur eux de les instruire à chaque fois qu'il entrent dans leur classe, dans la bonne humeur et le respect. La seule chose qui me préoccupe tous les jours : comment arriver à enseigner le monde tel qu'il est et non pas comme un "pédago" rêve qu'il devrait être.

Ecrit par : Louis Barthas | 18 mars 2007

"Les pédagogistes sont comme les fascistes et les communistes: les enfants représentent une force révolutionnaire qu'ils se proposent de mener à une refonte de la société"
Ecrit par : Louis Barthas | 18 mars 2007.

Pour illustrer cette pertinente remarque, une anecdote qui se passe un peu avant 81 : Christian Beullac, Ministre de l'EN convoque Maurice Druon ( « La France aux ordres d'un cadavre », pages102-116)et Alain Decaux, avec d'autres "personnes dont il pensait qu'elles avaient quelques vues sur l'enseignement du français". Druon raconte:
« J'eus l'impudence d'avancer, à un moment, qu'il était souhaitable qu'on donnât aux écoliers et collégiens de bons modèles classiques.
-Vous ne voulez tout de même pas qu'ils copient! s'écria un personnage ...aux yeux emplis d'une brume haineuse.
-J'entends modèle au sens d'exemple, lui répondis-je. De bons exemples. Il me semble que pour guider les débutants, mieux vaut La Fontaine que Boris Vian.
-Cela dépend du type de société auquel on veut les préparer, dit fermement mon interlocuteur.
Visiblement la nôtre n'était pas de son goût.
Je m'enquis des fonctions de cet homme péremptoire. ... C'était le secrétaire du syndicat des professeurs de Lettres.
Je me sentis édifié sur la conception de la laïcité dans l'enseignement de service public""

Suit une autre anecdote aussi peu glorieuse sur Bayrou, mais on ne tire pas sur les ambulances. Je préfère reprendre ici quelques observations plus intéressantes:

" L'enseignement est le grand échec de la Vème République. Il faut dire qu'il était l'héritage de la IVème, où tous les ferments de désagrégation avaient été mis en place. ...L'instruction, l'éducation, la culture sont les moyens les plus sûrs de prendre le pouvoir. Les plus lents aussi. Il y faut attention, patience, persévérance. Ce sont là des vertus qu'on peut reconnaître aux communistes....Il faut désapprendre les principes de l'ancienne société pour les remplacer par les principes d'une autre, quitte à laisser les jeunes esprits vides pendant quelques temps. Tout au long de la IVe et de la Ve République, les marxistes français s'y sont employés avec succès. Ils ont commencé par constituer les syndicats les plus forts, et d'abord les syndicats d'instituteurs, ... les plus revendicatifs, les plus véhéments...derrière ce front de revendications professionnelles progressait l'endoctrinement idéologique. La lutte des classes en était le fondement. Il fallait supprimer les différences entre les enfants dits de milieux privilégiés et les autres, pour les préparer tous à une « société sans classes » et donc ne pas transmettre les valeurs, les références de la société aristocratique ou bourgeoise; désapprendre...le passé simple, instrument sans égal du récit est proscrit. ...Au nom de l'égalité des chances, on a établi l'égalité des malchances.
Désapprendre le patriotisme et les devoirs du citoyen...Et désapprendre l'histoire qui pourrait donner prétexte à la fierté française. Pourquoi parler des grands évènements, puisque l'Histoire, vue par les marxistes, n'est que le rapport des forces économiques? Pourquoi parler des grands hommes puisqu'ils furent tous des tyrans, des exploiteurs du peuple, et puisqu'en fait ils ne commandaient rien » …Ne mésestimons pas le renfort puissant que les marxistes ont reçu de la part des adeptes de l’existentialisme sartrien et de la psychologie freudienne.
Alors que l’homme, par sa condition même est soumis à quantité de contraintes naturelles, génétiques, sociales, que ses aptitudes sont fonction de sa carte chromosomique, et qu’il doit réfréner ses désirs de voler le bien d’autrui ou d’occire son prochain, l’idée s’est répandue, comme se répand la peste, qu’il ne fallait faire peser sur l’enfant aucune pression ou interdit, afin de ne pas créer en lui de blocages, de frustrations, de refoulements. Moyennant quoi on a supprimé notations, classements, prix de fin d’année. N’ai-je pas lu dans un rapport….qu’on devait éviter de "stresser" les enfants devant le savoir ? Donc ne stressons pas les derniers de la classe en encourageant les premiers. »

(Toujours cette exception française inspirée de sa funeste passion pour l’égalité et que De Gaulle résumait ainsi : La France brime ses cracks pour faire gagner ses tocards)

""'Comment les communistes, alors qu’ils posaient en modèle la société soviétique, qui fut la plus contraignante et la plus exigeante qui ait jamais existé, ont-ils laissé leurs syndicats accepter ou imposer cette pédagogie absurde, sinon pour affaiblir la société bourgeoise ?
Pour si bien « déformer » la jeunesse il fallait aussi « déformer » les maîtres. On s’y est employé en supprimant les bonnes vieilles Écoles normales qui avaient produit des générations d’éducateurs exemplaires, pour les remplacer par des IUFM, où l’on inculque les trouvailles de l’INRP, Institut national de Recherches Pédagogiques- qui est le lieu de tous les délires.
Pourquoi les avoir d’ailleurs qualifiés de pédagogiques puisque la pédagogie y a perdu droit de cité au profit d’une nouvelle science, la « didactique » ? Celle-ci se communique par un vocabulaire particulier, qui, en bon français, s’appelle un jargon de cuistres.
..Et c’est de cette bouillie-là que de futurs instituteurs doivent se nourrir pour finalement donner aux gamins comme modèle de conversation : T’habites où, tu fais quoi ?
…Alors que tout dans l’univers, de la galaxie à l’atome, est hiérarchisé, et que tout dans la nature est sélectif, on a tourné le dos, dans l’éducation, à la sélection et à la hiérarchie. La récolte est abondante en fruits secs. »

Suit une citation de Thierry de Montbrial, « Pour combattre les pensées uniques, ( 2000) : « Au 20ème siècle, la France aura été un haut lieu du marxisme, dans ses universités. Mais également à travers la manière très soviétique d’organiser l’Éducation nationale, et la Recherche, à la Libération, et plus généralement à travers le statut de la fonction publique » , lequel, il semble toujours utile de le rappeler, a été rédigé en 1946, par Maurice Thorez, ministre de la fonction publique et grand ami de Staline, qui passa une guerre courageuse et éprouvante, dans une des villas de son protecteur sur la Mer Noire. Faire donner le droit de grève aux fonctionnaires français était un trait de génie du petit père des peuples, car il a plombé la France depuis soixante ans.

Druon précise : « Il vaut d’être rappelé que le porte-parole du parti socialiste qui le suivit à la tribune qualifia de totalitaire l’esprit du statut » (page 56).

Le pédagogiste est un activiste, un militant, habité par une mission, celle de réformer la société, il est donc sourd au bon sens et irréconciliable avec ceux qui en exigent le retour, à moins d'une lobotomie, peut-être.

Ecrit par : Cadichon | 18 mars 2007

Quel dommage que la paranoïa soit une maladie quasiment incurable!

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 mars 2007

Druon-la-joie et Thierry de Montbrial !! Ouuufff ! Heeeelp !!! Dur dur le matin, après le thé ... Bientôt le Club de l'Horloge ? Enfin, on a les références qu'on mérite, sspas ! Je renvoie à l'excellente intervention de l'ami Roger Felts à propos de JF Revel : on n'a rien à gagner, sauf de se ridiculiser, en se réclamant de tels personnages. Le plus drôle après ça, c'est d'aller reprocher aux pédagos d'être des idéologues (ce qu'ils sont, effectivement); comme si "Cadichon" ne l'était pas, idéologue (et quelle idéologie...) ! Bref, ça fait un peu : la paille et la poutre.

Ecrit par : FGuichard | 18 mars 2007

N'oubliez pas d'écouter de 9 à 10 sur France inter "Interceptions" sur l'IUFM et les maîtres venus de l'entreprise.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 mars 2007

Je suis étonné que Robin trouve quelque crédit à la logique de Cadichon; méfiez-vous de l'adage: "les ennemis de mes ennemis sont mes amis", qui a fait quand même faire pas mal de bêtises tout au long de l'histoire. D'autant que cette logique ne dit pas seulement: "gauche = caca", elle dit aussi: "libéralisme économique = Nirvana".

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 mars 2007

On ne peut pas répondre à Cadichon que son modèle du pédagogiste n'existe pas, mais soit il est complètement marginalisé et bougonne dans son coin contre la perte du bon vieux temps, soit il se cache dans les pages jaunies des vieux ouvrages de pédagogie.
Les choses ont changé, et s'il reste un débat pédagos/antis, il est devenu plus technique et porte sur la nature d'objectifs qu'ils ont en commun et sur la façon de les atteindre.
Non ?

Ecrit par : Perceval | 18 mars 2007

"N'oubliez pas d'écouter de 9 à 10 sur France inter "Interceptions" sur l'IUFM et les maîtres venus de l'entreprise."
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 mars 2007

Merci, Anne-Marie. Je n'ai pas pu l'écouter, (pour cause de course à pied), mais me la suis enregistrée, et vais l'écouter tranquillement.

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 mars 2007

Perceval, je ne sais pas si la solution se trouve en ces termes; je pense qu'il faut admettre deux choses une fois pour toutes:
- On ne peut pas enseigner ce qu'on ne connait pas.
- Enseigner peut s'apprendre. En tous cas, on peut progresser dans son enseignement à l'aide d'autres apports que ceux du terrain.
- Il y a autant de manières d'enseigner que d'enseignants.

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 mars 2007

Je ne sais pas s'il faut s'affliger que la France se distingue par la politisation de sa pédagogie : la pédagogie peut-elle être autre que politique ? Décider de ce que l'on enseigne, donc de quels citoyens on forme peut-il être apolitique ?
Est-ce que ce ne sont pas nos voisins qui sont à plaindre de s'être laissés imposer une pensée unique qui conduise à ignorer la dimension politique de l'enseignement et qui risquent ainsi de se résigner à fabriquer des crétins conformes répondant parfaitement aux critères de l' OCDE ?

Ecrit par : Perceval | 18 mars 2007

Mais pourquoi le mot "politique" est-il devenu grossier? Après tout, en grec, cela ne signifie t-il pas: "vie de la cité"? Tout est politique... Evidemment!

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 mars 2007

Je ne crois pas, Christophe, qu'enseigner puisse s'apprendre, et je n'adhère pas à votre deuxième point.
Car enseigner, c'est expliquer, et surtout expliquer sans se lasser. C'est une disposition naturelle, une vocation. C'est peut-être, d'ailleurs, la question que devraient se poser les candidats à l'enseignement: "Suis-je bien sûr d'avoir la patience d'expliquer et de réexpliquer sans cesse, et les mêmes programmes d'année en année?".
Quant aux "autres apports que ceux du terrain" - ceux de la didactique du français, par exemple, qui interdisent la dictée et la grammaire, ou ceux de la sociologie, qui conduisent l'inénarrable et sémillant Dubet à affirmer qu'il faut distribuer "autrement" le temps scolaire dans les ZEP? - , peut-on dire, si l'on en juge par le niveau abyssal d'ignorance des élèves en français au sortir du collège et du lycée, qu'ils soient très probants?
Enseigner est un art, vous avez raison. C'est bien pour cela que l'expression "sciences de l'éducation" n'a pas de sens. On voit bien dans quel océan de vide s'agite désespérement le malheureux Meirieu, toujours à la poursuite, depuis vingt ans, d'un objet qui le fuit.

Ecrit par : Jean | 18 mars 2007

Pensez-vous réellement qu'un art ne s'apprenne pas, Jean? Et je ne vous ai pas spécialement parlé des sciences de l'éducation! C'est vous qui les mentionnez.

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 mars 2007

" La France brime ses cracks pour faire gagner ses tocards "

Je souscris à l'analyse.

Ecrit par : Jeremy | 18 mars 2007

Non, enseigner n'est pas politique, enseigner ne sert pas à former des citoyens, enseigner sert à faire connaître le monde, notre monde, celui de tous les jours et l'acte d'enseignement n'a vraisemblablement pas changé depuis les débuts de l'espèce humaine ni selon les types de sociétés: un adulte de la préhistoire qui enseignait à un jeune comment tailler un silex, un pêcheur polynésien montrant comment construire une pirogue ou un chasseur apprenant à son fils à atteindre un gibier à l'aide d'une sarbacane ont fait ou font exactement la même chose que moi dans mon métier.
Lorsque j'enseigne la lecture, les fractions, la Guerre de Cent Ans, l'alternance des saisons, l'anglais, le mélange des couleurs, la flûte à bec, le rugby je ne fais pas de la politique, je montre le monde, dis de quoi et comment il est fait et je fais en sorte que mes élèves le comprennent du mieux possible, puissent s'approprient ces connaissances et les réinvestir.
Ce sont les régimes totalitaires qui veulent former des citoyens, éduquer au lieu d'instruire. Pour les intellectuels totalitaires tout est politique, même le sexe: j'ai entendu qu'un intellectuel français spécialiste de la Chine avait dit en son temps que la Pensée du Président Mao aidait les femmes à jouir. C'est la police de la Pensée: "Ce que tu fais, dis, penses est-il conforme au modèle de société que nous, l'élite (du Peuple, du Prolétariat, de la communauté des Croyants, des Sciences de l'Éducation, de la Société Égalitaire) considérons comme le Bien suprême? Si tu ne dis pas, penses pas, fais pas, crois pas comme nous alors c'est que tu es un ennemi du Peuple, du Prolétariat, de Dieu, des Enfants.
C'est pour cela que les Sciences de l'Éducation ne s'intéressent pas aux résultats, aux faits. Elles ne veulent pas savoir si vous avez bien appris à lire aux enfants, s'ils arrivent à chanter juste, s'ils savent faire une division ou s'ils peuvent parler des crises de subsistance sous l'Ancien-Régime; non ce qui les intéresse, c'est comment vous faites: "les apprenants sont-ils bien en situation d'autonomie, construisent-ils leur propre savoir, ne subissent-ils pas un enseignement frontal, ne les placez-vous pas dans des situations génératrices d'inégalités", etc.? Elles éduquent.
Il y a dans cette façon de voir les choses, une idée de Pureté: l'enfant est pur et l'institution scolaire le salit, l'opprime, le brime, l'aliène.
Cette idéologie est une utopie. L'idée de pureté accompagne tous les projets totalitaires, elle est destructrice, conduit à l'obscurantisme et n'engendre que la violence.

Ecrit par : Louis Barthas | 18 mars 2007

Sinon, en ce qui concerne les séquences, mon opinion est ferme et définitive. L'apprentissage en séquences ne permet pas aux élèves d'acquérir les éléments nécessaires à une bonne maîtrise de la langue écrite. Il faut donc que le ministre interdise carrément l'enseignement en séquences (difficile à cause des habitudes) ou au moins supprime le caractère obligatoire de l'enseignement en séquences...et se fasse obéir des inspecteurs !

Ecrit par : Robin | 17 mars 2007

Je ne sais pas vraiment parce que je ne suis pas prof mais je trouve que le professeur de Français de ma fille (5°), tout en se servant d'un livre d'enseignement par séquences, arrive à faire un cours de grammaire par semaine, sorti du bouquin mais efficace. Par ailleurs, mes échanges avec une vieille institutrice à la retraite qui a toujours pratiqué un enseignement "par séquences" depuis 1960 m'ont un peu interpellée. Je crois que vraiment, in fine, le flacon est d'importance moindre que le contenu et que chaque enseignant doit rester libre dans ses choix pédagogiques.
Ce qui me semble certain, c'est qu'il est INDISPENSABLE que cet enseignant soit pourvu d'un solide bagage général pour le primaire et plus spécialisé pour le secondaire, de façon à ce qu'il sache où il veut aller et quels sont les objectifs de son enseignement.

Ecrit par : dobolino | 18 mars 2007

" La pédagogie que j'ai pratiquée après l'avoir subie est sans doute une fort belle science, mais je n'en connais guère de plus vaine, de plus creuse et de plus inutile.Toutes les méthodes sont, permettez-moi le mot, de la f...ichaise; je veux dire qu'avec un élève intelligent elles sont toutes bonnes et avec un croûton elles sont toutes mauvaises... jusqu'à ce qu'on ait trouvé la bonne.
Le seul résultat appréciable auquel on aboutit, c'est de rendre l'enfant hypocrite et dissimulé, ce qui, d'ailleurs, ne nous en plaignons point,est une attitude nécessaire et même indispensable à la bonne marche de la vie sociale. ( ... )
Mettre ses mains dans ses poches, porter son chapeau sur l'oreille, siffler comme un merle, imiter le chant du coq, meugler comme un veau, braire comme un âne, tituber comme un poivrot, sacrer comme une douzaine de charretiers en colère, éxécuter des grimaces variées, en imaginer d'inédites, sont menus plaisirs pour NOTRE ENFANT.
De même il sera enchanté d'appeler sa casquette , une bâche, son mouchoir un tire-jus, et il lui semblera mille fois meilleur et plus beau au lieu de donner à un adversaire une gifle, de lui coller une baffe sur le tournant de la g...

Loius Pergaud. ( 1882-1915)

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 18 mars 2007

Il y a un malentendu sur l'acception du mot citoyen : ceux qu'il est convenu d'appeler les pédagogistes en font un usage immodéré, mais qui consiste plutôt à dresser des béni-oui-oui politiquement corrects. Moi, je pensais plutôt à Condorcet et à l'idée que le savoir émancipe. C'est en celà que je disais que l'enseignement est politique : si on veut faire des citoyens rétifs à toute aliénation, on a le souci de stimuler leur esprit critique et de lui fournir les outils de son exercice autonome, alors que l'on peut à l'inverse dispenser un enseignement proche du catéchisme où il s'agira de s'identifier à des modèles de pensée et de comportement préconçus et d'être évalué selon son degré de conformité.

Ecrit par : Perceval | 18 mars 2007

"Non, enseigner n'est pas politique, enseigner ne sert pas à former des citoyens, enseigner sert à faire connaître le monde, notre monde, celui de tous les jours "

Ecrit par : Louis Barthas | 18 mars 2007

Louis, si on redonne au mot "politique" un de ses sens premiers, que semblent revendiquer le dictionnaire, ("propre aux sociétés organisées"), Perceval et... moi-même, la définition que vous donnez du mot "enseigner" redevient éminemment politique! Mais ce mot est tellement dévoyé, souvent par les politiques eux-mêmes...
Et arrêtons, s'il vous plaît, de voir des complots et du totalitarisme partout. Le vrai, lui, n'est peut-être pas si loin!

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 mars 2007

Samedi 17 mars après-midi à la librairie du centre ville de Châlons en Champagne je suis allée une nouvelle fois assister au " Printemps de la poésie " manifestation préparée depuis cinq ans par une classe de sixième du collège Jacques Prévert. ( Ce collège va disparaître à la prochaine rentrée. Sans commentaire.)
Le spectacle d'une heure environ s'est tenu pour la cinquième année consécutive en présence des parents, amis et chalands captivés. D'une année sur l'autre , c'est toujours aussi intéressant et je ne regrette jamais le déplacement.
Cette année les élèves ont travaillé sur le thème de la métamophose à partir des "Métamorphoses" d' Ovide au programme. Cette oeuvre en vers est traduite en prose : occasion pour étudier les règles de la métrique, les allitérations, les rimes, les accents, qu'une diction parfaite doit exprimer à la lecture orale. Et quelques élèves ont lu des vers de Valéry. Ils avaient compris. Occasion également de travailler sur la comparaison, la métaphore et la personnification. Le professeur a eu l'idée de réfléchir sur les métamorphoses de la Préfecture : rencontre avec un responsable des Archives départementales, un architecte ( étude des colonnes et des chapiteaux ) . Etude des différents styles de mobilier également. Les élèves expliquaient eux-mêmes leurs démarches et leurs recherche avec aisance et dans le calme. Enfin comme la Préfecture a souffert d'un incendie il y a quelques années, chaque élève a composé et lu un quatrain évoquant les souffrances d'un meuble ou d'un objet affrontant les ravages du feu et parvenant éventuellement à y échapper grâce à la métamorphose en oiseau ou animal fabuleux.
Quelle pédagogie pratique ce professeur, sinon celle de la rigueur , de la curiosité stimulée, de la motivation engendrant l'effort soutenu ? Il aime son travail, le fait sérieusement sans se prendre au sérieux,donne à partager sa passion. Tout le reste ,c'est du bla bla .

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 18 mars 2007

" stimuler l'esprit critique", merci Perceval. Ce fut le combat de toute ma carrière . Ce fut celui de mon père à qui l'on reprochait de ne pas penser comme tout le monde. Souvenirs d'enfance que l'on n'oublie pas.
Ca fait du bien de revenir sur ce blog mais n'abusons pas.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 18 mars 2007

Sans vouloir faire de la provocation et risquer les foudres de certains, Hélène, je dirais que cela relève un tantisoit (comme dirait Frédéric Dard) de la "pédagogie de projet"!

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 mars 2007

"et avec un croûton elles sont toutes mauvaises... jusqu'à ce qu'on ait trouvé la bonne."

Alphas pour MSGSCP et plus (ou équivalent L&L pour GS)
L&L pour CP et plus

Simple ... au complexe...

Ecrit par : toto | 18 mars 2007

Est-ce que ce ne sont pas nos voisins qui sont à plaindre de s'être laissés imposer une pensée unique qui conduise à ignorer la dimension politique de l'enseignement et qui risquent ainsi de se résigner à fabriquer des crétins conformes répondant parfaitement aux critères de l' OCDE ?

Ecrit par : Perceval | 18 mars 2007

Mais Perceval. Nous sommes dans les critères de "con...vergence"..."Fabriquer des crétins conformes répondant parfaitement aux critères de l'OCDE," n'est-ce pas exactement ce que nous faisons ?

Ecrit par : Robin | 18 mars 2007

Toto qui parle par sigles, on dirait un fonctionnaire du ministère écrivant une directive aux recteurs et aux directeurs d'IUFM.

Sinon, c'est vrai, ce qui est dit plus haut : "je veux dire qu'avec un élève intelligent elles sont toutes bonnes et avec un croûton elles sont toutes mauvaises... jusqu'à ce qu'on ait trouvé la bonne."
Qui est ce Louis Pergaud, qui n'a vécu que 33 ans ?

Ecrit par : Jeremy | 18 mars 2007

hé bin jérémy !! Louis Pergaud c'est la Guerre des Boutons ! j'ai adoré, j'adore et j'adorerai toujours ce bouquin !

Ecrit par : fabienne | 18 mars 2007

Pergaud était instituteur et est mort à la guerre. Sous-lieutenant, blessé en 1915, il a peut-être été tué par l'artillerie française alors que les infirmiers allemands l'avaient trouvé.

Ecrit par : Lariba | 18 mars 2007

Ah oui, oups, la Guerre des boutons !
Toutes mes confuses !

Ecrit par : Jeremy | 18 mars 2007

Pour Jeremy qui vient d'arriver ...


Avec L&L ou Alpha il n'y a plus de croûton

Ecrit par : toto | 18 mars 2007

Cela fait plusieurs mois que je suis avec beaucoup d'intérêt ce blog de "salut public". Merci à Brighelli de lui avoir donné le jour, merci à tous ceux dont les interventions démontrent que la résistance existe pour défendre l'Ecole de la République.

C'est pour répondre à Jean, qui a invité tous ceux qui sont convaincus de l'importance capitale d'un enseignement structuré de la grammaire à se manifester, que je me suis décidée à prendre ma plume, ou plutôt mon clavier.

Je suis instit depuis une dizaine d'années. N'ayant pas fait d'études de médecine, je refuse de pratiquer l'ORL auprès de mes élèves. En revanche, j'enseigne la grammaire, la conjugaison, l'orthographe, le vocabulaire à mes élèves, qu'ils soient en CP, CE2, CM1 ou CM2, en centre-ville ou en ZEP.

Quoi qu'en disent les phénix de la recherche pédagogique, j'ai constaté que ces disciplines étaient loin de traumatiser les élèves. Bien au contraire, ceux-ci se montrent passionnés, quel que soit leur niveau.

Les meilleurs y trouvent un écho à leurs questions, leurs intuitions et s'en saisissent pour améliorer leur maîtrise de l'expression orale et écrite.

Les plus faibles y retrouvent le sourire et la confiance, car un enseignement structuré de ces disciplines leur permet de progresser (y compris en lecture) et de reprendre pied. J'ai vu des élèves de CE2 et CM1, en échec sévère, complètement démobilisés, reprendre confiance en eux et se remettre en selle grâce à des leçons de grammaire et conjugaison, puis réinvestir peu à peu l'ensemble des autres disciplines.

Enfin, la rigueur en ce domaine n'exclut pas le plaisir. Et n'en déplaise aux pisse-vinaigre de tout poil, une leçon de grammaire est aussi l'occasion de s'esbaudir avec les mots et de jouir de la langue. Ne serait-ce pas en fin de compte ce qui déplaît le plus aux khmers roses ?

Ecrit par : Un hussard | 18 mars 2007

Cette idéologie est une utopie. L'idée de pureté accompagne tous les projets totalitaires, elle est destructrice, conduit à l'obscurantisme et n'engendre que la violence.

Ecrit par : Louis Barthas | 18 mars 2007

Je souscrit entièrement à votre analyse Louis.

bouquin mais efficace. Par ailleurs, mes échanges avec une vieille institutrice à la retraite qui a toujours pratiqué un enseignement "par séquences" depuis 1960 m'ont un peu interpellée. Je crois que vraiment, in fine, le flacon est d'importance moindre que le contenu et que chaque enseignant doit rester libre dans ses choix pédagogiques.

dobolino. Je ne pense pas que nous donnions aux mots le même sens . L'enseignement en séquences (ou les "séquences didactiques") a été imposé, je dis bien imposé aux professeurs de Lettres à partir de 1996. Je ne sais pas ce que faisait votre vieille (et sans doute charmante) institutrice en 1960. A mon avis, pas des séquences didatiques.

Le séquence didactique consiste à "observer" superficiellement un texte, à "observer" un ou deux mots , à faire un peu d'expression orale, un peu d'expression écrite.

Il ne faut surtout pas étudier une notion en profondeur, faire une activité "en continu", faire une véritable leçon de grammaire, de conjugaison, d'orthographe (quelle horreur !) ou de vocabulaire..., il faut varier les activités, "intéresser", en fait "amuser" les élèves. Le résultat, c'est qu'ils n'apprennent rien.

L'enseignement en séquences correspond bien à notre époque de divertissement et de "zappîng" télévisuel. Le problème est de savoir si le rôle de l'école est d'aller dans le sens de la "culture" (ou plutôt de "l'inculture") ambiante.

Personnellement, je pense que non, mais comme je l'ai déjà dit, je me suis aperçu que mon point de vue n'était pas majoritaire...sauf dans les collèges ou les lycées privilégiés de centre ville.

Pourquoi est-ce justement aux enfants qui en ont le plus besoin que l'on refuse un enseignement clair, structuré et approfondi de la langue française ? Pourquoi leur fait-on étudier exclusivement des extraits de littérature pour la jeunesse, des bandes dessinées et des notices de machine à laver et jamais La Fontaine, Racine ou Victor Hugo ?

Parce qu'on juge qu'ils en sont indignes ? parce qu'on les prend pour des imbéciles ? Pour les maintenir dans l'ignorance ? Pour éviter qu'ils ne marchent sur les plate-bandes des enfants de la bourgeoisie ?

Mais alors de quel côté est le "progressisme" ?

Ecrit par : Robin | 18 mars 2007

Qui est ce Louis Pergaud, qui n'a vécu que 33 ans ?

Ecrit par : Jeremy | 18 mars 2007

L'auteur de " La Guerre des boutons ".

Ecrit par : Robin | 18 mars 2007

Parce que tout cela ne doit pas nous interdire de nous gondoler un peu, un vieux bijou :
http://www.sauv.net/grimauds.htm

Ecrit par : Perceval | 18 mars 2007

Joli bijou en effet.

Pauvres khmers, qui onques ne fréquentèrent Rabelais ni aucun de ses féaux...

Ecrit par : Un hussard | 18 mars 2007

Court et tout en images :
http://www.sauv.net/ctrc.php?id=698

Ecrit par : Perceval | 18 mars 2007

Plus long mais jubilatoire :
http://www.sauv.net/marchands1.htm

Ecrit par : Perceval | 18 mars 2007

Une petite série, pour les amateurs :
http://www.sauv.net/af.php?p=precieuses
http://www.sauv.net/af.php?p=montesq
http://www.sauv.net/ctrc.php?id=755

Ecrit par : Perceval | 19 mars 2007

Les deux derniers, promis :
http://www.sauv.net/ctrc.php?id=606
http://www.sauv.net/ctrc.php?id=473

Ecrit par : Perceval | 19 mars 2007

e ne sais pas vraiment parce que je ne suis pas prof mais je trouve que le professeur de Français de ma fille (5°), tout en se servant d'un livre d'enseignement par séquences, arrive à faire un cours de grammaire par semaine, sorti du bouquin mais efficace.

Si elle fait un véritable cours de grammaire par semaine, c'est qu'elle n'enseigne pas vraiment en séquences et je m'en réjouis pour votre fille.

Ecrit par : Robin | 19 mars 2007

"et avec un croûton elles sont toutes mauvaises... jusqu'à ce qu'on ait trouvé la bonne."

Alphas pour MSGSCP et plus (ou équivalent L&L pour GS)
L&L pour CP et plus

Simple ... au complexe...

Ecrit par : toto | 18 mars 2007

toto privilégie le code, alors que Foucambert et Charmeux sacrifient le code au sens. C'est toto qui a raison, surtout pour les "croûtons".

toto, ce n'est pas politiquement correct de dire croûton, même si c'est pour éviter aux "croûtons" de se noyer dans la soupe. On va encore se faire traiter de "pittbulls".

Ecrit par : Robin | 19 mars 2007

Perceval

Merci pour les liens. J'ai adoré le pastiche de Rabelais et la séquence didactique avec la canne et ses canetons.

Ecrit par : Robin | 19 mars 2007

J'espère que j'ai bien orthographié cane et canetons, sinon je mange le Petit Robert.

Ecrit par : Robin | 19 mars 2007

« Les choses ont changé, et s'il reste un débat pédagos/antis, il est devenu plus technique et porte sur la nature d'objectifs qu'ils ont en commun et sur la façon de les atteindre. Non ? »
écrit par Perceval
C'est non, puisque le fond du débat a peu à voir avec la technique qui n'en est que l'écume en surface. Les pédagogistes ont "technicisé" l’art d’enseigner pour un paquet de raisons déjà amplement abordées ici, dont celle d’empêcher les parents des gosses de riches d’aider leurs enfants, une manière à eux de démocratiser la société par l’école, selon les normes de leur idéologie. Quant à leur jargon de cuistres, il permet aux ignorants d’avoir l’air savant, et d’enseigner le francais sans jamais avoir lu une ligne d’un seul écrivain. Mais tout cela a déjà été dit cent fois ici et dans des centaines d'ouvrages et de revues spécialisées.
Le fond du débat est assurément idéologique, pas technique, et les pédagogistes se sont investis d'une mission qui n’a rien à voir avec l’intérêt des enfants, mais avec le leur. L'enfant au centre etc...c'est purement incantatoire mais ils s’en gargarisent néanmoins jusqu'à nous donner la nausée.

Ces doctrinaires, activistes, veulent mettre la société aux normes de leur vision égalitariste/collectiviste/étatiste, et utilisent les élèves, les endoctrinent, les maintiennent dans une ignorance qui étouffe à coup sûr tout sens critique.

Ici, Condorcet nous apporte son concours, lumineux mais il est resté confidentiel, il a été récupéré, méconnu, trahi. Il fut le premier à insister pourtant sur le fait que pour être émancipateur tout savoir devait être transmis dans certaines conditions, notamment dans le respect d'une véritable laïcité scolaire, qui impliquait l'interdiction de tout cathéchisme, même républicain et la " neutralisation des opinions", bref, une école apolitique... On a fait le contraire: l'école francaise est la plus politisée des pays de l'OCDE. Elle le paie cher, mais personne en France ne le dit, pire on s’en félicite.

Or, cette neutralité axiomatique ( enseignement apolitique) est le corollaire de l'autre condition pour que le savoir soit libérateur, et qui était essentielle pour Condorcet. "La première condition de toute instruction étant de n'enseigner que des vérités, les établissements que la puissance publique y consacre, doivent être aussi indépendants qu’il est possible de toute autorité politique.[…] Aucun pouvoir public ne doit avoir l'autorité, ni même le crédit d'empêcher le développement des vérités nouvelles, l'enseignement des théories contraires à sa politique particulière ou à ses intérêts momentanés". ( Rapport)

Pour rester forte, continue Condorcet, une république a besoin d'un système éducatif ouvert, autonome, pluraliste, protégé contre tous les corporatismes, et où les parents ont toute latitude pour choisir l'éducation des enfants.

On en est vraiment bien loin, car il a été impossible depuis 200 ans de concilier ce libéralisme éducatif au jacobinisme français.

La question de Perceval est au coeur de la problématique, car qui dit technique dit pas d’état d’âme, or c’est impensable avec une école politisée, favorisant le militantisme d'enseignants ( 70-80% de gauche en 2002, mais combien encore aujourd’hui ?) qui croyaient dur comme fer dans les promesses de grand soir, de démocratisation et de 80% d’une classe d’âge au bac…. Nos criminels de Grenelle n’auraient pas pu continuer longtemps leur sale besogne sans le soutien de la base et surtout des syndicats.

La question posée est d'un autre registre que les coups de pattes pathétiques contre ces trop rares penseurs français qui ne sont pas inféodés à la bienpensance de gauche, dont ils sont bien évidemment toujours la cible. Combien de temps encore faudra-t-il pour qu'il devienne évident en France à quel point sa Gauche s'est radicalisée par rapport à celle du monde occidental au point d'être la seule encore incurablement anti-libérale et si elle est aujourd'hui en peau de chagrin, c'est bien la preuve qu'on peut bourrer le mou des gens pendant un temps mais qu'ils finissent toujours par se réveiller. Jamais, et pour cause, elle n'a été aussi bas dans les sondages. C'est le réduit de Camerone plutôt que le village d’Astérix, car Blanche-Neige , pas plus que les 7 nains qui l'entourent, n’a de potion magique.
Devant pareille résistance à l'air du temps, les "amis de la France" balancent entre l’incompréhension devant l’ obstination de ce peuple autoproclamé comme le plus intelligent du monde, et la compassion pour les conséquences tragiques de son conservatisme: société bloquée depuis plus de trente ans, avec chômage, déficit, exode, montée de l'islamisme, paupérisation. Pourtant la mondialisation est la même pour tout le monde.

Devenu une exception française, le « progressisme » version post-marxiste n'est pas pour rien dans la situation présente. "En dépit de tant de crimes planifiés et exécutés, l'idéal communiste (y) garde une sorte de vernis moral, voire un résidu de supériorité respectable, [et dont] l’inspiration fondamentale se transforme en une formidable carapace protectrice impossible à percer. " ( Pour Revel, P. Boncenne p219 et 231) Boncenne cite la Grande parade : « Le choix du communisme peut obéir à des modèles respectables sur le plan théorique, mais il se fonde sur le postulat que pour renforcer la démocratie, il faut annihiler le capitalisme », et il poursuit: « de façon tout à fait gratuite, le communisme se positionne à gauche et se déclare progressiste car il devait détruire le capitalisme libéral et instaurer, en même temps plus de démocratie. Or, chaque fois qu’il est arrivé au pouvoir il a prouvé DE FACTO le contraire en supprimant la démocratie et les libertés."

Pour Revel, le mensonge idéologique repose sur la nécessité de « satisfaire un besoin hautement spirituel » ( La Connaissance inutile, p.180) . "Et, loin de constituer une inspiration respectable, cette forme de religiosité marque surtout un renoncement tournant à la démission et à la lâcheté intellectuelle ».(Boncenne, 233).

C'est cette forme de religiosité qui a pris l'EN en tenailles depuis un demi-siècle et Condorcet avait averti que si l'école n'en était pas protégée, elle fragiliserait autant l'école que la république. Il y avait donc une grande cohérence dans son projet éducatif où les deux institutions se renforçaient mutuellement.

Revenons à Revel, car il peut répondre à la question posée et qu'importe s'il en défrise quelques-uns puisque le reste du monde a acclamé sa compréhension du fonctionnement de l’esprit humain et son étude des mentalités qui n'a rien à envier aux Annales...Nos "intellectuels", ajoute Boncenne, ne lui pardonnent pas d'avoir constamment cherché à savoir et surtout d'avoir compris pourquoi, malgré tant de témoignages et de preuves irréfutables, les hommes en proie au sortilège de l’idéologie ne veulent pas savoir la vérité, et notamment pourquoi les élites intellectuelles du monde occidental ont si longtemps porté aux nues des régimes asservissant les citoyens.

Revel nous aide de la même façon aujourd'hui à comprendre pourquoi et comment il a été possible si longtemps de refuser l'évidence: que depuis plus de trente ans l'école partait en lambeaux, sacrifiant une génération après l'autre. Le pédagogisme profite ainsi du même processus de séduction par bonne conscience interposée que le communisme, et ceux qui ne saisissent pas cette similitude confirment de ce qu'explique la Connaissance inutile. On comprend ainsi pourquoi notre "élite intellectuelle" persévère notamment avec ce mélange, particulièrement destructeur dans le monde éducatif, d’excès de sévérité pour les démocraties occidentales et d’extrême indulgence à l’égard, par exemple, de l’empire soviétique, qui a pu tranquillement, sans qu'elle bouge une oreille, coloniser la moitié de l’Europe, dès le 9 mai 1945 au matin.

Les intellectuels de gauche qui fustigent la colonisation par les occidentaux, oublient commodément que l'URSS n'a jamais "décolonisé" l'Europe de l"Est (qui a dû se libérer d'elle-même) et qu'elle avait aussi colonisé l'Afrique, en soutenant activement les dictateurs qui avaient remplacé les Blancs.

Quand Taubira dénonce l’esclavage elle ignore tout aussi commodément celui que les Musulmans pratiquèrent en Afrique sept siècles avant les Européens…il y a aussi la Loi Gayssot, si estrictive dans sa condamnation vociférante du nazisme car elle vise surtout à détourner l'attention des atrocités perpétrées de 1917 à 1990.

Répondre non à la question de Perceval en raison de la nature idéologique, hélas, et non pas technique du débat, conduit donc à répondre aussi à ceux qui disqualifient gratuitement un des penseurs les plus intellectuellement honnêtes du 20ème siècle, avec Aron et Camus. Mais leur hargne est bien dérisoire puisque l’histoire des idées lui a déjà donné la place qu’il mérite, partout ailleurs dans le monde, notamment en Europe centrale, où ses livres ont des tirages impressionnants. On y tient compte, et pour cause.... de cette qualité rare pour un penseur moderne, celle de ne s’être trompé moins calamiteusement que tant d'autres, pourtant adulés, dans son analyse du monde et des hommes. Lui reprocher sa brève incartade avec Gurdjieff alors qu’il a clamé pendant cinquante ans que c’était la plus grosse connerie de sa vie, c’est vraiment minable ! Et ce péché de jeunesse était quand même infiniment moins grave que le mensonge d'un Jospin, alors premier ministre de la France, qui a tellement nié avoir été trotskiste que tout le monde a compris qu'il l'était encore trente ans plus tard. Et il y en a encore qui se demandent pourquoi il a été viré en 2002?

Si la polémique sur l’école était « simplement » d’ordre technique elle serait résolue depuis longtemps, mais elle ne le sera pas car elle repose sur une divergence idéologique entre deux visions irréconciliables de l'état, de l'individu et de la société. Dans l'une, l'égalité prime sur une liberté qu'elle force à plier devant ses diktats puisqu’ il est impossible de supprimer les inégalités naturelles autrement que par la contrainte, là dessus aussi Condorcet a écrit des pages incomparables: chassez la nature elle revient au galop, et creuse encore plus ce fossé des inégalités qu’on prétendait pouvoir combler en la contraignant. Ceci n’est pas vraiment un scoop: Burke, Tocqueville, Durkheim ou Weber l'ont tous dit aussi.

L’autre vision, qui donne la primauté à la liberté sur l’égalité, est la seule qui permet d’espérer obtenir «a fair measure of BOTH», disait Milton Friedman. Comme c’est aussi l’argument central de toute approche libérale, d’où son nom, elle n’a pas droit de cité en France où elle disparaît sous les invectives indignées des champions de l’égalitarisme.

Dans une proportion odieuse, inacceptable, humiliante pour toute société humaine, des enfants continueront à être voués à l'échec scolaire tant que ne sera pas entrée dans la conscience collective cette évidence, à savoir que c'est la funeste et atavique passion pour l'égalité qui a plombé l’école et bien sûr aussi la société dans son ensemble.

Revel et Aron ont jusqu'ici souligné en vain, et pendant un demi-siècle, les ravages que fait le mensonge (ou la cécité volontaire, ou encore la dissonance cognitive, qui en sont les formes intériorisées) quand il remplit un besoin spirituel. Dans cette situation de blocage, quelle autre issue possible pour faire sauter le bouchon qu’une révolution, ou une défaite face à un ennemi extérieur, de l’ampleur de Sedan? Car enfin c’est bien elle qui a donné le coup de semonce d’où sont nées et la République et son école gratuite, laïque et obligatoire.

Ce ne fut cependant qu'une demi-mesure en regard de ce que voulait Condorcet. L'autre moitié reste donc à mettre en chantier. Ce n'est pas l’école de 1880 à 1960, qu'il faut retrouver, le chemin à parcourir est deux fois plus long puisqu’il demande de remonter à 1792, aux Cinq Mémoires sur l'Instruction publique et au Rapport éponyme, qui attendent leur heure, dans ce pays qui les a vus naître mais s'obstine à ne pas vouloir les connaître.

Savoir être démodé pour aller de l'avant, disait Ernest Renan? Certainement, en ce qui concerne l'élitisme républicain et l’amour de la liberté dont le dernier philosophe des Lumières a montré l'exemple.

Ecrit par : Cadichon | 19 mars 2007

Combien il reste de profs de gauche ? Le Monde de l'Education y répond ce mois-ci : 48,5 % (contre 51,5 %) .
Je persiste à ne pas être d'accord avec les analyses de Cadichon : j' ai l'impression autour de moi, que ceux qui se réclament du pédagogisme sont les moins "à gauche" selon mes critères personnels, c'est-à-dire les plus résignés au démantèlement de l'école républicaine, les plus complices d'un "complot" néolibéral, les moins guidés dans leur action par une conscience politique sourcilleuse, les moins indulgents envers les divers handicaps des moins chanceux de leurs élèves, les plus disposés à trier leurs élèves dès le primaire en les soumettant à un enseignement implicitement codé au bénéfice des héritiers, etc. , tous cela, bien sûr, dès qu'on gratte un peu le vernis . En revanche, souci d'être dans la norme, terreur de la ringardise, superficialité de l'analyse, etc. Donc je persiste à penser que les instits (je parle de ce que je connais un peu) barbottent dans un marigot assez idéologique certes, mais c'est du 1er degré et c'est souvent le faux-nez de préoccupations bien terre-à-terre, et trop rarement le fait d'une authentique conscience politique, quelle qu'elle soit.

Ecrit par : Perceval | 19 mars 2007

"Je persiste à ne pas être d'accord avec les analyses de Cadichon : j' ai l'impression autour de moi, que ceux qui se réclament du pédagogisme sont les moins "à gauche" selon mes critères personnels, c'est-à-dire les plus résignés au démantèlement de l'école républicaine, les plus complices d'un "complot" néolibéral, les moins guidés dans leur action par une conscience politique sourcilleuse, les moins indulgents envers les divers handicaps des moins chanceux de leurs élèves, les plus disposés à trier leurs élèves dès le primaire en les soumettant à un enseignement implicitement codé au bénéfice des héritiers, etc. , tout cela, bien sûr, dès qu'on gratte un peu le vernis . "Ecrit par : Perceval | 19 mars 2007
Je constate exactement la même chose.

Ecrit par : catmano | 19 mars 2007

Tiens, Anne-Marie Valette, vous avez écouté "interceptions", hier, à neuf heures dix sur France-Inter? Pas trop déçue? On y a parlé plus de trois quarts d'heure des IUFM sans les conchier et il doit, à mon avis, soit y avoir une erreur, soit un complot ourdi par le producteur ou le réalisateur de l'émission!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2007

Toujours à propos des séquences didactiques (je sais c'est barbant, mais il faut bien en parler) :

1°) Ca été imposé en 1996 et les inspecteur (ainsi que certains collègues et comme dit Christophe " de quoi je me mêle ?) y étaient très attentifs.

2°) On ne pouvait plus consacrer un jour de la semaine à une activité spécifique.

3°) Les élèves ne pouvaient plus organiser leur classeur en fonction d'activités spécifiques (une partie du classeur consacré à la grammaire, une autre à l'orthographe, etc.)

D'où un sentiment de "déperdition", d'éparpillement, de flou artistique, qui a été, à mon avis, très dommageable. Ce qui est étrange, c'est que le ministre ne parle que de la "lecture globale" et jamais des séquences didactiques en collège.

...Il y a donc du soucis à se faire et Jean a raison d'insister. A ma connaissance, la progression en séquences est toujours obligatoire.

Ecrit par : Robin | 19 mars 2007

La "séquence didactique" est une arme de guerre contre l'enseignement traditionnel, c'est-à-dire contre l'enseignement tout court.
Ce qui intéresse les Sciences de l'Education, comme le rappelle très justement Louis Barthas ci-dessus, ce n'est pas que vos élèves deviennent instruits, c'est la manière, conforme à la nouvelle orthodoxie, dont vous, vous faites la classe. On se fiche pas mal du niveau de vos élèves, qui monte "forcément", c'est vous qu'on va embêter. Mettre tous les enseignants au régime de la "séquence didactique", c'est s'assurer de leur conformité idéologique.
Merci à Jeremy, à cunégonde, un hussard, robin, edith lavanant et les autres - si j'en oublie, qu'ils me pardonnent - qui ont déjà témoigné sur ce blog de leur attachement à un enseignement cloisonné et rigoureux.
Non, on ne peut pas dire, Hélène Charpentier, que "tout le reste n'est que bla-bla-bla": la "séquence" est un obstacle majeur à l'enseignement. A moins de la contourner, c'est-à-dire en fait d' y renoncer, comme le professeur de français de 5ème de la fille de dobolino.
En gravant la "liberté pédagogique" "dans le marbre de la loi" d'orientation, François Fillon avait, je crois, bien compris le problème, et tenait avant tout à libérer les professeurs du carcan idéologique de la "séquence". Donc, chers collègues, que celui qui refuse d'enseigner en "séquences" le sache: il a pour lui la loi.
C'est peut-être parce que c'est évident que Gilles de Robien ne donne pas de consignes à ce sujet. Les Fracko et autres Meirieu hurleraient à l'atteinte à la liberté pédagogique!

Ecrit par : Jean | 19 mars 2007

toto, ce n'est pas politiquement correct de dire croûton, même si c'est pour éviter aux "croûtons" de se noyer dans la soupe. On va encore se faire traiter de "pittbulls".

Ecrit par : Robin | 19 mars 2007

C'est pas moi c'est louis ;)

"...je veux dire qu'avec un élève intelligent elles sont toutes bonnes et avec un croûton elles sont toutes mauvaises... jusqu'à ce qu'on ait trouvé la bonne."

Loius Pergaud. ( 1882-1915)

Ecrit par : toto | 19 mars 2007

"toto privilégie le code"

Quenonquenon, pas de code sans sens, pas de sens sans code, tout est lié parler/lire/écrire/compter/penser.

Mais il n'y a qu'un seul sens, du simple (facile, pour E.C) au complexe (difficile, parce qu'elle est lente à comprendre).

Avec très peu de bonnes méthodes:

La planète de Alphas 22€ & Lire avec Léo&Léa 18€

Pour les maths j'ai utilisé Boscher mathématique et chantecler ...

Si vous ne les connaissez pas, renseignez vous ....

Ecrit par : toto | 19 mars 2007

Petit aparté : j'aimerais attirer votre attention sur cette pétition qui a pour objectif de susciter l'attention de tous sur le génocide au DARFOUR.

Merci de votre compréhension.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/afrique/20070313.OBS6691/lappel_pour_le_darfour.html

Ecrit par : Sandra WAGNER | 19 mars 2007

Bien bien, nos politiciens de l'UDF se bougent : j'ai reçu des coordonnées téléphoniques et contacts divers de la part des correspondants UDF.

JPB pourra donc éventuellement les rencontrer prochainement, qui sait...

Apparemment le message que j'avais transmis est passé, semble-t-il....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 19 mars 2007

Louis pergaud était un admirateur de Rabelais. D'ailleurs "La guerre des boutons" s'ouvre sur une citation de Rabelais :

" Cy n'entrez pas, hypocrites, bigotz,
Vieulx matagots, marmiteux borsoufllez..."

Les dialogues de l'adaptation cinématographique d'Yves Robert sont de François Boyer, romancier, dramaturge scénariste et dialoguiste né en 1920 à Sézanne et décédé en 2003. Je travaille , bien modestement , à faire connaître François Boyer dans mon département ce qui explique mon regain d' intérêt pour Louis pergaud et Rabelais. Ma découverte de François Boyer est liée aux nécessités de la vie et à la pratique du chant choral . Voilà, c'était un jour de juin 2003. Un choriste nous avaiit invités avec conjoints et enfants à pique-niquer dans son jardin . A l'issue de ce banquet, sinon pantagruélique, tout au moins fort convivial, je me rendis "es lieu secret " situé au bout d'un couloir encombré de caisses de livres. Sur le dessus de l'une d'elle,la couverture d'un ouvrage retint mon attention : un enfant noir aux grands yeux inquiets émergeait d'une niche de chien . C'était "Le petit bougant " de François Boyer adapté à l'écran en 1970 par Bernard-Michel Toublanc ( orthographe à vérfier)avec Claude Amazan et Isabelle Adjani ,découverte par François Boyer. Musique de Vassiliu. Je signale au passage, moi la pudibonde, que la sexualité enfantine est abordée dans le livre avec franchise et humour. Rien à voir avec l'ouvrage évoqué un jour sur ce blog par JP Brighelli. Un peu plus tard j'appris que le cinéma de Sézanne lors de sa rénovation avait songé à donner le nom de l'enfant du pays à l'une des salles rénovées. Déjà âgé et fatigué , François Boyer avait accepté, mais au dernier moment il fit savoir qu'il n'était pas en état de venir au "raout" de l'inauguration. Il fut alors remplacé d'autorité par JJ Annaud et décéda peu après. Comme j'avais aimé "Le petit bougnat" et relu attentivement " Les jeux inconnus " ( éditions de Minuit, 1947.) devenu "Jeux interdits " à l'écran , et que j'avais remarqué combien François Boyer observait les gosses avec justesse et tendresse, l'indignation m'a fait réagir. Depuis j'ai lu l'oeuvre littéraire de François Boyer ( sept romans et une pièce de théâtre : Dieu aboie t-il ? ) et je m'efforce de retrouver la trentaine de films auxquels il a participé.
Pour en revenir à Louis Pergaud, pour ceux qui aiment les animaux je conseille " Le roman de Miraut" ,"De Goupil à Margot", " la vie des bêtes","La revanche du corbeau" et sa correspondance donne une idée de l'idéologie de son époque, puis de sa vie au front. Il avait commencé une suite à "La guerre des boutons" intitulée , je crois "Lebrac bûcheron".
Pour la petite histoire Louis Pergaud est "l'auteur" d'une dictée célèbre dont la phrase : " les poules étaient sorties dès qu'on avait ouvert la porte" avait été transcrite ainsi par certains élèves : " des c ..." Allez , je vous laisse deviner et bonne journée à tous.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 19 mars 2007

Bayrou, Sandra? Bof... Il veut travailler avec le SNES, lequel veut nous forcer à "enseigner autrement", et il veut que "les pédagogues" (sic!) soient sollicités sur la question de l'école... Cela fait peur.
Royal? Une surface, et rien derrière (un "sourire" réellement "effrayant"!). Nous parquer à 35 heures dans les collèges avec le sourire..., pour être des animateurs...
Sarkozy? Le seul, en fait, qui tienne un discours clair sur l'école... Un "discours", certes, mais c'est mieux que rien...

Ecrit par : Jean | 19 mars 2007

Eh bien nous verrons bien ce que les contacts donneront comme résultats.

Essayons déjà et puis après nous aurons tout le loisir d'en juger !

SW

Ecrit par : Sandra WAGNER | 19 mars 2007

Cadichon, avec tous vos recours un peu longuets à Revel et à d'autres lettrés que vous nous livrez amplement, comment expliquez-vous que l'école se casse la figure aussi et de manière encore plus impressionnante en Grande-Bretagne par exemple, pour ne citer que ce pays? Vous nous expliquez à longueur de posts et ils sont forts longs que si l'école se casse la figure en France c'est, pour faire bref et vite, en raison d'une idéologie stalino-trotsko-étatique , mais dans ces pays que vous nous donnez en exemple la GB et les USA, l'école est aussi "pourrie" que la nôtre et depuis plus longtemps et pourtant, le libéralisme règne en maître?

Ecrit par : Thalie | 19 mars 2007

Oui, Christophe, ce que j'ai vu et entendu samedi 17 mars est le résultat d'un travail d'une classe à PAC ( Projet artistique et culturel ) et de mon temps ( en 83, 87, 93 : années où je me suis investie à fond dans ce genre de pratique en plus de mon service.) cela s'appelait PAE ( Projet d'action éducative) projet qui n'est pas incompatible avec des cours solides et rigoureux,
des exercices d'application et des contrôles réguliers. Vu sous cet angle cela suppose des heures supplémentaires que l'on ne compte pas parce qu'on y croit, parce qu'on est passionné et il faut parfois remettre en place les jaloux, ici et là qui vous envoient des réflexions du genre : " Tu cherches une promotion ?" ou encore : " Ah bon , on fait de la littérature dans votre lycée technique ? Vous n'avez jamais eu l'idée d'aller dans l'autre ? Ce serait sans doute plus intéressant pour vous."
A propos de cette collègue ( c'est un professeur de sexe féminin) dont j'admire la ferveur et l'autorité de compétence depuis plusieurs années, je souhaite apporter une précision . Les élèves dont elle a la charge ne sont pas issus de milieux favorisés. Ils se comportent avec sérieux et politesse. Je tiens à le signaler . Un jour que j'assistais à une remise de prix aux concours d'écriture organisés par l'Association de palmes académiques de la Marne , les élèves musiciens d'un collège rémois travaillant en parallèle avec le Conservatoire de Région, étaient venus interpréter un intermède musical. A l'issue de la cérémonie, dédaignant la table des boissons réservées aux mineurs,ils se précipitèrent sans y être invités vers la table des adultes et, pour certains, vidèrent deux à trois verres de Champagne sous le regard stupéfait des bonnes volontés chargées de l'organisation. Je pourrais citer d'autres anecdotes, personnellement vécues, illustrant ce comportement arrogant, grossier et vulgaire de gens persuadés d'appartenir à "l'élite" et se souciant fort peu des autres. Je préfère fermer la parenthèse et saluer le travail de ceux qui sont au charbon pour nous apporter la chaleur et la lumière de l'espoir .

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 19 mars 2007

Thalie, j'ai déjà expliqué tout cela dans made in USA, notamment l'antériorité de la "pourriture" des systèmes publics anglais et américains sur la nôtre, sous l'effet des mêmes théories bidon de la Progressive Education, les mêmes causes produisant les mêmes effets.

Le libéralisme n'a pas régné en maître bien au contraire dans l'Angleterre travailliste qui a mis le pays à terre pendant les trois premières décennies de l'après-guerre, et il lui a fallu une Thatcher pour se relever de sa ruine. Blair est son fils spirituel et a continué son oeuvre. L'effondrement du système scolaire n'est pas nouveau car le livre "Why Johnny can't read" date de 1956!!!Même méthode globale( look and say) sensée deemocratiser la société en l'égalisant, bref, une simlitude qui en devient lassante tant elle manque d'imprévu!

le libéralisme n'a donc rien à voir la-dedans sinon qu'il en est complètement absent, sauf que la vigueur des Public Schools ( écoles privées) tout comme aux EU, a longtemps limité la casse sur le plan national, mais la situation étant devenue tout aussi tragique, qu'aux US, Blair a mis la refonte de l'enseignement public en priorité Nº1 de son dernier mandat, rétablissant le choix des parents par la désectorisation, la liberté pédagogique,etc, tous les remèdes connus qui ne peuvent s'applique que quand on libéralise...

Ecrit par : Cadichon | 19 mars 2007

Quelle femme intelligente — non, ce n'est pas un oxymore… — s'est exclamée un jour : "Dieu ! Que ces hommes d'esprit sont bêtes !" Suzanne dans le Mariage de Figaro ?

Eh bien ! Diable ! Que ces hommes politiques, si compétents soient-ils, sont cons…

Sarkozy va finir par payer le mélange des genres que lui impose son maintien au ministère de l'Intérieur.
Qu'avait-il besoin d'aller importuner Cesare Battesti au Brésil !
J'ignore si Battesti a commis ou non les assassinats que lui reprochent les Italiens. Mais que diable viennent faire les Français dans cette galère ? On avait promis l'asile politique à Battesti — même si ça allait contre toutes les signatures de tous les traités. Et la parole donnée est donnée — chez moi, au moins…
À propos de chez moi… Yvan Colonna a porté plainte contre ledit ministre de l'Intérieur pour atteinte à la présomption d'innocence. Il a bien fait — d'autant que personne, en Corse, n'a pensé un instant qu'il était réellement impliqué dans l'assassinat d'Erignac — j'ai souvenir d'un polar assez bien tourné sur le sujet… Je rappelle aux uns et aux autres que plusieurs des condamnés en première instance ont finalement été libérés en appel.
Quand bien même… On se rappelle le "lamentu" que chante Colomba dans la nouvelle de Mérimée : "Il me faut la main qui a tiré — l'œil qui a visé — le cœur qui a pensé…" Et quant à savoir qui a pensé la mort d'Erignac… Quant à savoir qui se serait volontiers arrangé d'une déstabilisation de la Corse — et du vote dans la foulée d'un statut particulier, qui aurait ouvert la voie à toutes les dérogations immobilières…

Je reviens à Battesti. Quelques médias soupçonnent le ministre d'en tirer un effet d'annonce — du genre "admirez mes muscles". J'ai un doute — ou alors, encore un qui n'a rien appris. Il y a quatre ans, trois jours avant un référendum qu'il voulait positif sur la Corse, le même ministre a fait arrêter Colonna — dont tout le onde, ou rpesque, connaissait la planque dans le maquis. Admirez mes muscles… Trois jours après, la Corse par son vote récusait le ministre.
Tristesse… Combien de temps auraient tenu nos politiciens d'aujourd'hui face à Mazarin ou Churchill — face aujourd'hui à Poutine, qui est peut-être un tsar sanglant, mais pas la moitié d'un imbécile ?
Et c'est le même Sarkozy, qui s'empêtre à draguer le FN avec son ministère de l'Immigration (alors que le FN ne votera jamais pour lui) que j'ai entendu hier soir, interviewé chez Ockrent par Julie Coudry, faire des propositions tout à fait décentes sur l'université…
Janus…
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 mars 2007

Décidément ces temps-ci c'est Perceval qui m'inspire et je l’en remercie notamment pour cette dernière analyse particulièrement intéressante en ce qu'elle rejoint l' hypothèse d’un complot libéral-libertaire comme source des maux de l’école, développée par JPB dans la Fabrique, ( beaucoup moins présente déjà dans les deux suivants) et Lecherbonnier, sur la destruction du français.

Il y a une résignation et une sorte de distorsion comportementale indéniables chez un grand nombre d'enseignants qui subissent plus qu’ils ne provoquent cette situation et "barbottent dans un marigot assez idéologique certes, mais c'est du 1er degré et c'est souvent le faux-nez de préoccupations bien terre-à-terre, et trop rarement le fait d'une authentique conscience politique, quelle qu'elle soit""".


Ce marigot est néanmoins alimenté par la politisation à outrance de toute la sphère éducative qu'attisent les syndicats dont c’est le fonds de commerce.


Mon analyse se situe en amont des souffrances quotidiennes de la plupart des enseignants qui tentent de garder la tête dans le guidon, en faisant de leur mieux pour limiter la casse, en tentant de garder le cap entre les méthodes et programmes ineptes qui leurs sont imposés, sans parler des tracasseries administratives et autres épées de Damoclès. Il y a aussi biensûr la violence et l'insécurité parfois intolérables devant lesquels ils sont d'autant plus démunis qu'il doivent combattre l'inertie, l'omerta et le négationnisme de ceux qui devraient les protéger, mais comme ces derniers en sont les premiers responsables, ils se planquent!

Cette situation tragique est pour moi la conséquence d’une conception théorique constamment falsifiée par la pratique, depuis des décennies, mais qui n’a pu persister que grâce à un contexte réceptif et à l’activisme des fameux experts en sciences de l’éducation, lesquels ne sont jamais "de droite", et clament au contraire leur attachement aux valeurs de la gauche. ( voir plus bas) C'est par leur extrémisme qu'ils les ont trahies.

Tous ceux qui ont eu le plus d'influence ont milité dans des mouvements extrémistes et bien sûr pas seulement à gauche, mais cela n'est un secret pour personne que les extrêmes s'attirent. Le problème, c'est qu'ils ont perpétué dans la vie adulte les outrances de ce qui pour d'autres fut une erreur de jeunesse. ( Il y a pléthore d'ouvrages pour documenter cela,: M.Lazard, Le communisme une passion française, ou J. Sévilla, Le terrorisme intellectuel, plus bien sûr mon préféré: Revel)

Il est un fait que les conséquences de ces dérives servent les intérêts de gens qui ne partagent pas ( bien qu'ils s'en réclament) ces valeurs humanistes qui en France sont considérées comme le pré carré de la gauche, mais qui étaient déjà présentes dans le libéralisme des 17eme, 18eme et 19eme siècles.

La trahison que ressentent tant d’enseignants vient à mon sens de la révélation de la vraie nature sectaire et implacable de ce qu’est devenue une Gauche où ils ne peuvent se reconnaître, tant elle s’est radicalisée. Et c’est dans ce courant-là, et non pas chez des gens comme Mendès ou Rocard, que se situent ceux que Liliane Lurçat appelle les « penseurs de la destruction de l’enseignement ».
Pas étonnant donc qu'on retouve chez eux la matrice intellectuelle que partagent tous les totalitarismes.


Nos penseurs-démolisseurs sont bien tous des anti-libéraux acharnés, donc sans la moindre connotation libérale, (hyper-, ultra-, néo- ou d’aucune autre paroisse) puisque l' égalitarisme qu’ils professent en est la négation même et qu'il s’est historiquement constitué en opposition à la pensée libérale qui avait allumé l’étincelle de 89. Il y a bien eu une Révolution française "libérale" sur le plan des idées, celle qui a produit les grandes lois émancipatrices, or l'égalitarisme n’est pas issu de cette matrice-là, mais bien de la fureur illibérale de 93. Ce débat d'historiens, loin d'être clos, s'élague heureusement de plus en plus dans la reconnaissance de cette distinction.

Le démantèlement de l’école républicaine, auquel hélas tant d’enseignants et de parents ont dû se résigner, faute de comprendre ce qui leur arrivait, et d'où venaient les coups de bélier, ne peut pas être le fait de ceux-là mêmes qui l’ont portée sur les fonds baptismaux. L’école de Jules Ferry était méritocrate, sélective, élitiste, tout le contraire du je-ne-veux-voir-qu’une-tête et je coupe celles qui dépassent. Mais elle avait une faille, que je considère comme la grande trahison de l’esprit de Condorcet, théoricien fondateur en France du républicanisme bien avant Renouvier, c’est la politisation de l’école, donc le rejet de sa laïcité scolaire. Cette politisation, foncièrement "illibérale", a détruit l'école républicaine et avec elle ses valeurs constitutives, et elle soutient une idéologie qui est aux antipodes du pluralisme, de l’autonomie, de la LIBERTE en matière éducative.

En France, il y a une telle méconnaissance et une telle diabolisation du libéralisme, comme receptacle de tous les maux d'une société qui vit pourtant depuis plus de trente ans dans un régime socialiste, que nos voisins ne comprennent vraiment pas cet acharnement contre un courant d'idées qui fait leur pain quotidien, notamment avec un Blair ou un Schröder!

Pourtant, une prise de conscience qui a tant tardé semble balbutier, à l'occasion de cette campagne présidentielle, mais nésessairement de manière convulsive, désordonnée parceque complètement désorientée, et il y a vraiment de quoi. Mais la convulsion est le lot de la France, qui n'est pas génétiquement programmée pour l'évolution placide...

C'est pourquoi elle fascine tant les étrangers qui y retrouvent tout et son contraire, comme le montre si bien un livre qui vient de sortir et devrait être traduit pour cet été: "Why France?" Une palanquée d'universitaires américains y expliquent leur attirance irrésistible pour notre pays.
Toujours instructuf de se regarder dans l'oeil d'autrui.

Ecrit par : Cadichon | 19 mars 2007

Bonjour JPB,
Je passe faire un tour...
Je me souviens de la libération des otages en 1988...
Bon courage à (presque) tous.

Ecrit par : utile baron | 19 mars 2007

Ce doublon est totalement indépendant de ma volonté car je n'étais même plus connectée au blog quand il s'est produit. C'est un coup de vache de midiblog, car jamais je ne me permettrais de vous infliger ainsi ma prose en rebelotte.


Je faisait un petit retour rapide car je venais de lire, sur mon email, le commentaire de JPB sur Battisti et j'ai du rater un épisode car comme c'est en Italie, où il a commis les crimes pour lesquels il a été jugé et condamné, que cet assassin doit aller purger sa peine, et pas en France, j'avais zappé le fait que c'étaient des Français qui avaient mis fin à son bronzage sur cette plage brésilienne.

Ceci est une ingérence bien évidemment inacceptable et visiblement orchestrée dans le but de faire marquer des points au petit Nicolas, dans une collusion tout aussi manifeste entre les gouvernements italien et brésilien, qui comme chacun sait sont du même bord que Sarko et ne reculent devant aucun effort pour le voir élu.

Ecrit par : Cadichon | 19 mars 2007

les élèves musiciens d'un collège rémois travaillant en parallèle avec le Conservatoire de Région, étaient venus interpréter un intermède musical...

Jamais, au grand jamais, Hélène, nos élèves en HA se sont comportés de cette manière. Je les connais particulièrement bien. A mon humble avis, s'ils ont abusé ce jour-là de la "boisson pétillante réservée aux adultes", c'est qu'ils ont dû la confondre avec une de ces imitations de champagne pour enfants. La question est de savoir si la qualité du concert qu'ils ont donné sous l'égide de Dionysos en a souffert?

Ecrit par : buntovchik | 19 mars 2007

Pan sur le bec, pas relu!
"faisais", et ... rebelote!

Ecrit par : Cadichon | 19 mars 2007

Bonjour tout le monde...

J'ai découvert ce blog il y a 2 jours, et j'apprécie beaucoup de le lire (même si ça m'angoisse, moi, pauvre prof de sciences physiques, qui me sens un peu prof au rabais à force...)

Juste un mot sur l'émission de france inter sur les iufm (hier). Je suis rassurée de voir que ma perception du reportage est la même que Christophe...

Au bout de 10 minutes d'exposé sur les bienfaits des IUFM etc, j'ai décidé d'arrêter les frais. Personnellement, je n'ai que d'affreux souvenirs de l'iufm et je n'y ai vu qu'un seul intérêt : partager mon expérience avec les autres profs de ma promo. Et je crois qu'on est tellement une majorité dans ce cas là, que j'ai trouvé très partiale la façon de présenter les choses sur France Inter. Moi qui pensais (mais je suis très naïve) que cette radio faisait de bonnes émissions...

J'ai parfois l'horrible impression que les journalistes sont incapables de faire correctement leur travail (enfin, tout dépend ce qu'on appelle faire correctement son travail, c'est sûr... Peut-être l'ont-ils bien fait, d'une certaine manière)

bonne continuation à tous

PS : juste aussi pour confirmer que les cours types acadomia, ce n'est pas forcément la meilleure idée qui pourrait venir aux parents.
Pour connaître des personnes qui y ont donné des cours, la politique de "l'établissement" n'est pas très honnête... Peu importe les compétences réelles du "professeur". On peut lui faire enseigner à peu près tout et n'importe quoi, du moment qu'il accepte. J'ai vu des personnes nullissime en maths enseigner les maths, idem en français parce que bon, comme elles étaient payées...
Je vous laisse imaginer le bénéfice pour l'élève et les dépenses inutiles pour les parents... Bon, après, il y a aussi des personnes compétentes... Mais je ne suis pas sûre qu'elles enseignent très longtemps sous la coupe d'Acadomia et autres (compte tenu du vol manifeste que c'est, pour les parents et pour le "prof").

Ecrit par : DameOmbrelune | 19 mars 2007

"Juste un mot sur l'émission de france inter sur les iufm (hier). Je suis rassurée de voir que ma perception du reportage est la même que Christophe..."

Ecrit par : DameOmbrelune | 19 mars 2007

Ne soyez pas rassurée, c'était de l'ironie de ma part, destinée à Anne-Marie! Les IUFM ne sont pas parfaits, et loin s'en faut, mais il n'y a qu'ici qu'ils sont réellement vilipendés à ce point. Des émissions comme ceci remettent les pendules un peu "à leur place", comme disait Johnny. Et puis, la même émission, (interceptions), il y a un peu plus d'un an, avait été extrêmement partiale, mais dans l'autre sens; (reportage sur l'IUFM d'Auvergne, je crois).

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2007

De plus, je rappelle à Cadichon, qui tient pour acquis le, fait que Battisti soit un meurtrier, qu'il n'a jamais eu de vrai procès, et qu'il a toujours nié ces meurtres. S'il avait été ultra-libéral au lieu d'être d'extrême gauche, je pense qu'elle en aurait parlé différemment.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2007

C'est pourquoi elle fascine tant les étrangers qui y retrouvent tout et son contraire, comme le montre si bien un livre qui vient de sortir et devrait être traduit pour cet été: "Why France?" Une palanquée d'universitaires américains y expliquent leur attirance irrésistible pour notre pays.
Toujours instructuf de se regarder dans l'oeil d'autrui.

Ecrit par : Cadichon | 19 mars 2007

Les analyses de René Girard sont très éclairantes sur ce point et reprennent la constatation de Pascal "La coeur a ses raisons...". L'essence même du désir humain est de désirer la différence...Ce dont on manque et qu'on a l'illusion que l'autre possède. Marcel Proust a très bien parlé lui aussi de ce phénomène...Souvenez-vous de la relation passionnelle entre Swann et Odette : "Dire que j'ai fait des folies, que j'ai voulu mourir...Tout cela pour une femme que je n'aime plus et qui n'était même pas mon genre" (je cite de mémoire, promis je vais aller vérifier).

Ecrit par : Robin | 19 mars 2007

"Vous avez écouté "interceptions", hier, à neuf heures dix sur France-Inter? Pas trop déçue? On y a parlé plus de trois quarts d'heure des IUFM sans les conchier et il doit, à mon avis, soit y avoir une erreur, soit un complot ourdi par le producteur ou le réalisateur de l'émission!" écrit Christophe Sibille..
Christophe, je ne veux pas vous vexer parce que vous m'êtes sympathique, mais je vous rappelle tout de même que France-Inter co-édite le dernier bouquin de Meirieu... ça s'appelle des accointances, ou des connivences, comme aurait dit Bourdieu ; elles existent dans ce sens-là aussi et pour les mêmes raisons, le pédagogisme constructiviste étant à l'éducation ce que l'ultralibéralisme est à l'économie, c'est-à-dire la "pensée unique" qu'on ne peut contester sous peine de se faire regarder comme un dérangé ou un attardé. Je fais aussi peu confiance à France-Inter sur les questions scolaires qu'à Jean-Marc Sylvestre sur les pbs de l'économie : c'est dire.

Ecrit par : FGuichard | 19 mars 2007

"Et c’est dans ce courant-là, et non pas chez des gens comme Mendès ou Rocard que se situent ceux que Liliane Lurçat appelle les « penseurs de la destruction de l’enseignement », affirme cadichon.
Ben non. "Travailler autrement", c'est Rocard, -- un des pires politicards du PS, qui en a pourtant compté beaucoup -- , qui l'a inventé,et qui voulait que la fameuse "revalo" des profs fût soumise à cette condition. C'est également ce personnage qui souhaitiat que l'on entreprît la réforme de l'orthographe... L'indignation me fait parler à l'imparfait du subjonctif, dites donc ! réforme heureusement étouffée dans l'oeuf par une levée de boucliers. L'aile "droite" du PS n'est pas plus futée que l'autre sur les pbs de l'éducation, et peut-être même pire, parce que ce genre de grand bourgeois protestant est totalement déconnecté du réel !

Ecrit par : FGuichard | 19 mars 2007

Monsieur Brighelli, dîtes moi ce qui diffère entre Poutine et Sarko? Aussi Mégalo l'un que l'autre ! Aussi petits et voraces (en tout point)que l'était un autre moustachu soviétique!
Vous voyez qui je veux dire?Loin d'être des imbéciles ça surement! Aujourd'hui les moyens d'éliminer ses ennemis sont tout aussi expéditifs et discrets surtout et ils en savent quelque chose, n'est-ce pas? Vous prétendez que voter Sarko relève de la stratégie, vraiment vous me decevez... Le renard est rusé mais qu'a-t-il promis au beau corbeau que vous semblez être?

Ecrit par : Ami entends-tu | 19 mars 2007

"Ne soyez pas rassurée, c'était de l'ironie de ma part, destinée à Anne-Marie! Les IUFM ne sont pas parfaits, et loin s'en faut, mais il n'y a qu'ici qu'ils sont réellement vilipendés à ce point. Des émissions comme ceci remettent les pendules un peu "à leur place", comme disait Johnny. Et puis, la même émission, (interceptions), il y a un peu plus d'un an, avait été extrêmement partiale, mais dans l'autre sens; (reportage sur l'IUFM d'Auvergne, je crois)."

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2007

***

Bien, alors, quelque part, si, je suis rassurée... Sur France Inter. Mais je me demande bien pourquoi ils ne peuvent pas être impartiaux (tout court) dans leur reportage à la place de nous servir tout l'un ou tout l'autre ?

Il n'en reste pas moins que ma perception de l'iufm est à l'opposé de ce que j'ai pu entendre dimanche.

Mais il est vrai que cela doit dépendre de l'iufm que l'on fait (dans mon cas, que l'on subit), de la matière que l'on enseigne et, de fait, des "formateurs" qui nous y encadrent...

Et je veux bien croire, effectivement, que certaines formations soit supérieures à d'autres et ne laissent pas un souvenir aussi détestable que cela. Même si j'ai plus d'échos de gens déçus par leur formation que de gens satisfaits.

Mais c'est bien une caractéristique française de râler, n'est-ce pas, comme de ne jamais être content de ce qu'on nous propose...

Ecrit par : DameOmbrelune | 19 mars 2007

Salut à l'Ami résistant…
On ne m'a rien promis, et je n'ai rien demandé.
Mais si la gauche passe cette fois (je tente de préserver l'hypothèse 2012, comme je l'ai déjà expliqué), l'Ecole qui se meurt est morte, d'autant que la politique globalement menée ne sera pas différente de celle de la Droite, parce que les données fondamentales sont extérieures au pays, — et moi, je suis mort.
Tout bien considéré, je tiens à ma peau. Et à faire celle de certains autres — que voulez-vous, je suis assez vindicatif, quand on me cherche…
JPB
PS. Un jour où j'aurai le temps, je raconterai le cours que je fais (souvent) en début d'année pour expliquer que la fable de La Fontaine (le Corbeau et le Renard) est le plus saisissant schéma de communication jamais réalisé en dix lignes. Il y a même un effet de feed-back — au sens littéral du terme.

Ecrit par : brighelli | 19 mars 2007

DameOmbrelune, Christophe étant formateur dans un IUFM, il a du mal à convenir que la création de cette institution par Meirieu et ses complices socialistes est le pire malheur qui ait pu arriver à l'Education nationale puisque que c'est là que se réalimente sans arrêt la guerre inexpiable que les "pédagos" ont déclarée à l'enseignement "traditionnel". Faute de pouvoir faire marcher au pas les professeurs déjà en fonction, qui, souvent, ce blog en témoigne, se fichent complètement de leurs oukases, ils se vengent sur les stagiaires et les persécutent de toutes les façons possibles. Les instituteurs sont sans doute plus vulnérables de ce point de vue que les professeurs du secondaire, et un enragé "pédago" comme Frackowiak ne se prive pas, apparemment, du pouvoir de nuisance que lui confère sa petite responsabilité ridicule, mais suffisante pour empoisonner la vie de pas mal de monde, d'IEN (IEN = inspecteur primaire= petit chef local...).
Les témoignages sont légion de stagiaires qui ont été humiliés, bafoués, "rééduqués", intimidés, ajournés, sous le prétexte qu'ils croyaient qu'enseigner, c'est transmettre des connaissances. Penser librement est interdit à l'IUFM. La "liberté pédagogique" y est l'ennemie. C'est la raison pour laquelle le lobby pédago (PS, FCPE, SNES, SGEN, UNSA, INRP et IUFM) s'en prend aussi violemment au ministre.
Quant à la bienveillance de France-Inter pour les IUFM, elle n'a rien de surprenant, puisque cette radio est , de notoriété publique, proche des socialistes. Il n'y a pas matière à s'en extasier!

Ecrit par : Jean | 19 mars 2007

Pour Cadichon qui atteint(e) de révelisme et de furetisme semble avoir oublié ses lecons d'histoires scolaires, quelques exemples "emancipateurs":

- L'esclavage aboli en France par l'assemblée législative libérale fut maintenu aux colonies (sous la pression des grands planteurs)

- La loi Le Chapelier (juin 1791) établit la liberté du travail, mais interdit la liberté d'associations. L'interdiction de la coalition ouvrière a persisté jusqu'en 1864 (!)

- Par la loi du 22 sept. 1789 le droit de suffrage ne fut accordé qu'aux possédants, les citoyens dits passifs étant exclus du droit électoral, car exlus du droit de propriété, ce qui a fait dire à un certain Robespierre que "ce n'est pas vrai que tous les hommes soient égaux en droits, que tout homme est un citoyen" (22 oct. 1789). Il avait bien raison.

Malheureusement, la vérité est toujours concréte (attention! hégelianisme de gauche! illibéralisme!), même pour M. Schröder qui après avoir été le "Autokanzler" (Volkswagen oblige) s'est fait embaucher par "Gazprom" (ah, liberté chérie!), pour un humble salaire un brin plus élevé que la somme que - par libéralisme (économique, pas philosophique) - il avait accordé aux chômeurs (345 euros).

Ecrit par : wolfgang | 19 mars 2007

En référence à mon post précédent (et après, je vous laisse tous tranquilles)

Rectification, non, je ne me demande pas pourquoi les journalistes ne peuvent pas être impartiaux... Par contre, je le déplore fortement...

Ecrit par : DameOmbrelune | 19 mars 2007

"— et moi, je suis mort."

Ok tu m'as convaincu ..

Bon je préfère aussi "l'amende" que la prison ;o))))))

Ecrit par : toto | 19 mars 2007

"Les témoignages sont légion de stagiaires qui ont été humiliés, bafoués, "rééduqués", intimidés, ajournés, sous le prétexte qu'ils croyaient qu'enseigner, c'est transmettre des connaissances. Penser librement est interdit à l'IUFM. La "liberté pédagogique" y est l'ennemie. C'est la raison pour laquelle le lobby pédago (PS, FCPE, SNES, SGEN, UNSA, INRP et IUFM) s'en prend aussi violemment au ministre.
Quant à la bienveillance de France-Inter pour les IUFM, elle n'a rien de surprenant, puisque cette radio est , de notoriété publique, proche des socialistes. Il n'y a pas matière à s'en extasier!"

Ecrit par : Jean | 19 mars 2007

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Pour en rajouter un peu dans le témoignage... Un ami, l'année dernière, a eu le malheur d'exprimer tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas (pas faute de lui avoir conseillé de se taire, au moins l'année de stage, étant passé par là 5 ans avant lui et connaissant la formation et les formateurs)...

Résultat, il n'a valu sa validation qu'à l'intervention d'un inspecteur car l'iufm, elle, l'avait jugé "insuffisant" (Le connaissant, compte tenu du travail qu'il fourni, et le temps qu'il passe à essayer de faire comprendre les sciences à ses élèves, si lui est 'insuffisant', alors beaucoup le sont...).

Autre exemple : une amie, professeur des écoles, a été mise à pied par son inspectrice au motif qu'elle ne respectait pas à 100% les sacrosaintes directives... Je suis restée consternée par la nouvelle. Une autre inspectrice a "cassé" la sanction (heureusement).

Comme je n'ai quasiment que ce genre d'exemples dans mon entourage, il est bien normal que l'émission de France Inter m'ait un peu écoeurée.

Enfin, comme je le disais plus haut, je veux bien croire que l'iufm peut avoir eu de l'intérêt pour d'autres que moi (j'espère surtout que tous ne sont pas comme celui que j'ai testé). J'attends juste de rencontrer une personne qui me dira qu'elle en a réellement retiré plus de bon que de négatif.

Ecrit par : DameOmbrelune | 19 mars 2007

"Vous avez écouté "interceptions", hier, à neuf heures dix sur France-Inter? Pas trop déçue? On y a parlé plus de trois quarts d'heure des IUFM sans les conchier et il doit, à mon avis, soit y avoir une erreur, soit un complot ourdi par le producteur ou le réalisateur de l'émission!" écrit Christophe Sibille..
Si j'ai bien suivi l'émission, les personnes interviewées étaient toutes encore en formation à l'IUFM. On peut les comprendre de ne pas cracher dans la soupe quand elles causent dans le poste.

Ecrit par : catmano | 19 mars 2007

rien à voir avec l'école...
mais quelques précisions:
le gouvernement italien actuel est de gauche (ancien parti communiste compris). Il s'est bien sûr félicité pour cette arrestation comme d'ailleurs toute la gauche italienne ainsi que le pays tout entier.
Battisti avait été "régulièrement invité" ;o) à son procès...il a préféré partir (de quoi se plaint -il maintenant???)
Son procès ne peut pas être comparé à celui subi par Sofri (j'aimerais que la gauche française se mobilise plutôt sur ce véritable problème de justice)
Un pays membre de la CE qui donne "asile" à des condamnés pour terrorisme dans un autre pays de la CE... c'est plutôt un gros gros gros problème, qu'en pensez-vous?

Ecrit par : tata | 19 mars 2007

"Rectification, non, je ne me demande pas pourquoi les journalistes ne peuvent pas être impartiaux... Par contre, je le déplore fortement..."
Ecrit par : DameOmbrelune | 19 mars 2007

Permettez moi de surenchérir, nous n'avons effectivement pas à nous poser cette question !
le choix de devenir journaliste doit avant tout être motivé par le courage d'exprimer clairement ses opinions sans crainte! et paradoxalement les journalistes se doivent malgré tout d'être impartiaux notamment sur des sujets comme ceux qui relèvent de la justice...si on souhaite un état de droit on en respecte les lois comme celle de la "présomption d'innocence", ou le droit à l'image entre autre...
pas facile de concilier tout ça ma pôv dame...Mais avec les cours qu'un enfant reçoit aujourd'hui en primaire,comment voulez vous qu'il comprenne le conseil:"vous devrez être impartial", qu'on lui donne quand il devient un étudiant , désireux de se tourner vers le journaliste ?dans sa tête presque où règne un caphanaum de pseudos connaissances, il comprend "vous devrez être un partial !"et même là il est obligé de consulter le dictionnaire car le mot partial il ne connait pas...il suffit d'ouvrir n'importe quel journal ou magazine pour y trouver immanquablement un article écrit en proto-français pour illustrer ce propos sarcastique et acerbe ...

Par ailleurs vous faîtes très bien d'alerter sur le risque qu'encoure les parents et si vous me permettez de surenchérir, de nouveau, sur cet autre point (1) , j'ai un bon conseil , plutôt économique, à donner aux parents qui dépensent des sommes conséquentes dans ces cours privés de soutien type acadomia:
on n'est jamais mieux servi que par soi même et ils n'ont à rougir d'aucun complexe, ils ont les moyens de les aider avec pour appui les bons vieux manuels ( sans être réac!)de lecture , grammaire et arithmétique qu'on trouve encore d'occase chez les bouquinistes où dans le grenier des grands parents...De nos jours les malles aux trésors ne sont pas celles que l'on croit...

(1) pour compléter une réponse que je faisais à la question perfide de Thalie il y a peu ainsi que pour répondre à Perceval qui déplorait qu'on fasse l'apologie du privé (où?)

bonne soirée à tous

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 19 mars 2007

"De nos jours les malles aux trésors ne sont pas celles que l'on croit..."

Excellent :)

Mieux que les malles ... L&L et Alpha ;)

Ecrit par : toto | 19 mars 2007

"Enfin, comme je le disais plus haut, je veux bien croire que l'iufm peut avoir eu de l'intérêt pour d'autres que moi (j'espère surtout que tous ne sont pas comme celui que j'ai testé). J'attends juste de rencontrer une personne qui me dira qu'elle en a réellement retiré plus de bon que de négatif."

Moi, j'en connais, mais ils se soignent et guérissent peu à peu.
Il faut bien que jeunesse se passe. Ma femme et moi trouvions très amusant ce que l'on nous relatait des cours de l'IUFM (et qui étaient parfaitement assimilés par les gens qui les suivaient). Un exemple de ce que j'ai entendu : les enseignants sont responsables de tous les échecs scolaires.
C'est une phrase qu'on assenait à l'IUFM en question. Les instits et profs qui prennent ça pour agent comptant n'ont pas fini de se rendre malheureux...

Je connais aussi un formateur d'IUFM (en maths) qui fait du bon boulot (il doit ressembler à l'exemple que donne Rachel Boutonnet dans son livre).

Ecrit par : Japhet | 19 mars 2007

Cadichon, qu'est-ce qui pourrait pousser un pays "tout libéral "à vouloir offrir la meilleure éducation possible à tous les enfants?
Pourquoi paierait-il cher pour tous, en offrant la possibilité à certains d'accéder aux filières de l'élite alors que l'élite établie suffit et peut s'auto-reproduire à ses propres frais?
L'école ultra- libérale est une école par groupe social et à l'opposé l'école égalitariste de la gauche actuelle, c'est la nullité pour tous, étant entendu que les élites arrivent toujours à s'en protéger.

Ecrit par : Thalie | 19 mars 2007

Dites, JPB, puisque vous parlez du Corbeau et du Renard, moi, j'aimerais savoir :
1) Comment présentez-vous la fable à vos lycéens pour en faire un archétype de la communication (et du feed-back) ?
2) Comment faites-vous lire un roman complet de Dumas à vos Premières STG ? Moi j'ai déjà eu du mal à leur faire lire le Tartuffe qu'ils ont trouvé trop long (mais ils ont bien ri, c'est déjà ça). Vous le faites sur l'année ? Vous leur donnez un planning de lecture ? Vous leur faites faire une fiche de lecture ? Vous les interrogez ? Etc. Parce qu'avec le retour du roman l'année prochaine, ça me tenterait bien de leur faire lire un Dumas (ma préférence va au Vicomte de Bragelonne), mais je ne sais pas comment m'y prendre.

Ecrit par : Jeremy | 19 mars 2007

"Christophe, je ne veux pas vous vexer parce que vous m'êtes sympathique, mais je vous rappelle tout de même que France-Inter co-édite le dernier bouquin de Meirieu"

Ecrit par : FGuichard | 19 mars 2007

Je vous sais gré de la sympathie que vous éprouvez à mon égard.
J'avais entendu, il y a un peu plus d'un an, dans l'émission "interceptions", (la même, donc, que celle de dimanche dernier), un certain nombre de stagiaires PLC qui n'étaient pas vraiment tendres avec l'IUFM dans lequel ils avaient étudié. Et ceci au moment de la promotion, par France-Inter, de l'ouvrage co-édité avec Meirieu. Curieux que les mêmes réalisateurs n'aient pas encore enfoncé le clou dimanche! Mais ils ont certainement reçu des menaces de leur direction, Meirieu a dû menacer celle-ci d'un attentat terroriste, et elle est donc devenue tout miel avec lui. Oui, je ne vois pas d'autre solution!
Toute émission coupable de ne pas tirer à boulets rouges sur les IUFM sera irrémédiablement accusée d'être vendue à un supposé lobby pédagogiste. Ce n'est plus de la mauvaise foi, cela frise la paranoïa! De la part de Jean ou d'Anne-Marie Valette, un tel raisonnement ne me surprend pas, mais de votre part, FGuichard, je m'attendais à un peu plus d'honnêteté intellectuelle!
Après tout, les stagiaires PE en reconversion faisaient preuve d'une certaine maturité! Mais, ceci-dit, je comprends que leurs appréciations vous aient tous agacés. Comment en serait-il autrement en ces lieux? Après tout, une haine absolue des IUFM, en dehors de toute critique constructive, est la raison de vivre de ce blog et, s'il venait à devenir tant soit peu objectif, il perdrait un peu de son âme!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2007

Christophe, ne faites pas de messages trop longs, apres on ne lira que les vôtres et on ne me dira pas comment faire lire un Dumas à mes STG.
Et si je ne sais pas comment faire Dumas, je leur refile le livre II des Misérables, en oeuvre intégrale.

Ecrit par : Jeremy | 19 mars 2007

Une précision : des stagiaires-en-difficulté (je déteste le très faux-derche "en difficulté") que j'ai côtoyés, une seule l'était pour crime de pédagogie frontale. Les autres l'étaient pour toutes sortes d'autres raisons de non-conformité, ou pour paresse ou médiocrité, ce qui était bien plus déstabilisant pour des gens dont la vie antérieure avait été faite de labeur et de succès. Cela n'a rien d'étonnant car ces gens étaient mis dans une situation tellement intenable (remédiation, qu'ils appellent) qu'ils perdaient souvent tous leurs moyens.
Tout cela pour dire que l'émission de France Inter n'avait pas grand intéret, car ce que j'ai dit était plus ou moins contenu en filigrane à de brefs instants, mais était suffisamment noyé dans le blabla pour ne parler qu'aux initiés.
Aurez-vous relevé cependant que le "DRH" du ministère a assez lourdement insisté sur la possibilité qu'il se proposait d'offrir de plus en plus de sortir de l'EN ? A croire que c'était là l'objectif implicite de l'émission : accoutumer l'opinion, sutout maison, à l'idée qu'être prof devait commencer à être considéré comme un statut précaire, ce qui résonne singulièrement avec une récente déclaration de Bayrou. Je ne sais pas ce qu'on nous prépare comme nouvelle ingénierie managériale, mais le projet est sans doute déjà passé des cartons de l'OCDE et de la Round Table (non, ce n'est pas une obsession) à ceux de l'EN...

Ecrit par : Perceval | 20 mars 2007

Oups ! Normalement, ce message vient à la suite du suivant (enfin, je me comprends...)

Ecrit par : Perceval | 20 mars 2007

En attendant, ce savoureux interlude, sur le thème : n'ayons pas l'outrecuidance de croire que nous sommes en train d'inventer l'eau tiède ... :
http://www.sauv.net/perochon.php

Ecrit par : Perceval | 20 mars 2007

Jean,

Je prends bonne note du fait que les professeurs qui n'enseignent pas "en séquences" ne sont plus hors la Loi et peuvent se réclamer de la notion de "liberté pédagogique" stipulée dans la Loi Fillon.

Maintenant, il serait intéressant de savoir ce que l'on apprend dans les IUFM en matière de "didactique du français" : séquences ou pas séquences ? That is the question ! On attend des témoignages. Perceval, dites à vos camarades que les pittbulls ont des muselières !

Ecrit par : Robin | 19 mars 2007

Le message ci-dessus perd de son sens en l'absence du précédent, supposé apparaître après validation. Si quelqu'un peut m'expliquer... Il n'y avait pourtant rien de spécial dans le ton ou le contenu...

Ecrit par : Perceval | 20 mars 2007

J'aime bien les échanges d' impression sur une journées de classe avec mes jeunes collègues. Souvent, c'est du genre : "quand je lui ai mis un mot à ses darons, Machin a commencé à mettre le daoua. Alors, ils sont tous partis en live et j'ai fini en freestyle...". C'est impropre, tout ça, mais ça m'amuse...

Ecrit par : Perceval | 20 mars 2007

Moi, j'ai toujours un peu l'impression d'être en freestyle et que la classe est à deux doigts de partir en live. C'est moi qui suis très mauvais, ou c'est un peu pareil pour tout le monde ?

Ecrit par : Perceval | 20 mars 2007

Liberté pédagogique - Fillon

Si l'on se réfère aux textes, la notion de liberté pédagogique telle qu'elle est définie par Fillon est pour le moins restreinte par son inféodation au projet d'école, surtout quand on tombe dans une école de pédagogistes :

"Art. L. 912-1-1.- La liberté pédagogique de l'enseignant s'exerce dans le respect des programmes et des instructions du ministre chargé de l'éducation nationale et dans le cadre du projet d'école ou d'établissement avec le conseil et sous le contrôle des membres des corps d'inspection."

En revanche, Fillon a beaucoup fait pour notre liberté pédagogique avec sa réforme des retraites. Grâce à lui, tout enseignant, si rebelle et saqué qu'il soit, est assuré d'atteindre le 11ème échelon avant la fin de sa carrière !

Ecrit par : Un hussard | 20 mars 2007

"Maintenant, il serait intéressant de savoir ce que l'on apprend dans les IUFM en matière de "didactique du français" : séquences ou pas séquences ?"

Pour moi, jusqu'à l'année dernière, c'était séquences, mais sans fanatisme. Le ton était plutôt :"c'est ce qu'on est obligé de faire et idéalement, c'est le mieux, mais débrouillez-vous-en comme vous pouvez avec la réalité du terrain... Sortez surtout le grand jeu quand les évaluateurs viennent vous voir."

Ecrit par : Perceval | 20 mars 2007

C'est d'ailleurs ce qui m'a frappé : on était contraint de fonctionner selon un mode auquel seuls quelques hystériques redoutés semblaient encore croire dur comme fer, les autres étant surtout désabusés et déboussolés et se raccrochant plutôt à du gros bon sens. Je me demandais si tout l'édifice "pédagogiste" (je veux dire : celui à front de taureau) ne tenait pas qu'à la peur de se confronter une bonne fois pour toutes à ces quelques gardiens de la vraie foi, tant qu'ils conservaient encore une capacité de nuire significative, d'autant plus à redouter qu'ils étaient aigris de ne plus avoir que ce pouvoir-là d'influence sur nos âmes malléables.

Ecrit par : Perceval | 20 mars 2007

Pourquoi tant de récriminations contre l'IUFM ?

Il est comme une boussole qui indiquerait le sud... il suffit d'en connaître le mode d'emploi pour trouver son chemin, en prenant systématiquement la direction opposée à celle qu'il nous indique !

Ecrit par : Un hussard | 20 mars 2007

Mes récriminations sont ciblées, mais je garde un mépris haineux pour certaines gens qui semblaient prendre un réel plaisir à envoyer en dépression de jeunes mères de famille (par exemple) auparavant pleines d'un entrain qu'elles ne retrouveraient pas entièrement.

Ecrit par : Perceval | 20 mars 2007

Pour Jérémy — à propos de La Fontaine et du Corbeau…
Faire remarquer aux élèves que seul le Renard parle : la communication n'est pas un échange, mais une conquête du pouvoir. Le Corbeau ne répond qu'en langage gestuel silencieux — puis au discours indirect, à la fin. Cela permet de surfer de La Fontaine à Edward Hall, tout en glissant quelques considérations sur le comportement animal / humain.
Relever tout ce qui est de l'ordre de la flatterie — depuis le "du" de "du corbeau", qui ennoblit un robin — pardon pour l'autre ici présent, je n'ai pas pu m'empêcher… Communiquer, cela ne consiste pas à dire la vérité. J'allais dire : au contraire.
Evidemment, cela prend un peu à rebrousse-poil les sucreries des manuels de Seconde / Première sur la communication, mais je n'ai rien trouvé de mieux pour évoiquer Jakobson sans être ennuyeux.
Le Renard nourrit ainsi son énoncé (c'est cela, le feed-back) de tout ce qui est susceptible de lui faire obtenir le fromage (avec lequel il va pouvoir en retour se nourrir… : je dérive en général sur ce que l'on doit mettre dans une copie pour obtenir une bonne note — la captatio benevolentiae, etc. : un exercice scolaire n'est jamaius qu'une opération de séduction, et quelqu'un qui a une mauvaise note n'a, au fond, fait que parler d elui, au lieu de me parler d emoi — j'entends : de ma culture).
Car le Renard ne parle ni de lui, ni du fromage : la bonne communication est forcément centrée sur l'Autre — et ne doit pas dévoiler son objet. On ne propose pas la botte à celles que l'on veut séduire, n'est-ce pas…
Pour faire bref, j'en tire en général un code complet de séduction, en montrant combien les filles sont supérieures aux garçons dans cet exercice… Et dans les exercices scolaires : un peu de compétition ne nuit pas.
Au passage, je développe aussi les aspects purement XVIIe (depuis la promotion aristocratique du corbeau, un détour par les courtisans, l'attitude de La Fontaine dans l'affaire Fouquet, etc., etc.). Bref, je leur raconte Versailles (avec un léger anachronisme, le château n'était pas encore construit à la parution du premier livre des Fables).

Quant à Dumas… Je préviens en début d'année que ce sera à lire pour le début novembre. Interros à la clé sur les événements, les personnages, etc. Etudes précises de chapitres. Exposés donnés à tel ou tel, en fournissant la biblio d'appui — il y a un excellent ouvrage sur l'auteur en Découvertes-Gallimard intitulé "Alexandre Dumas ou les aventures d'un romancier"… — le côté homme à femmes du personnage, et révolutionnaire déglingué parcourant Paris en 1830 portant l'armure de François Ier plaît toujours… Bref, rien que de très classique : la carotte et le bâton.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 mars 2007

Mépris haineux que je partage entièrement...

Ecrit par : Un hussard | 20 mars 2007

A Perceval

Loin de moi l'idée de nier les violences psychologiques et les humiliations que subissent tant de stagiaires dans ces hôpitaux psychiatriques façon Moscou 1936. J'en ai connu les joies comme tout le monde.

Pour être honnête, cette histoire de boussole est juste une manière d'exorciser l'envie d'envoyer au rasoir national "ces certaines gens", qui dorment la conscience tranquille comme de bons petits vichystes.

Ecrit par : Un hussard | 20 mars 2007

Seine-Saint-Denis et reste de la France!

Institutrice absente (enceinte) pendant une semaine.
Pas de remplaçant(e) = pas de cours pendant une semaine!!

Ecrit par : Merlemocoeur | 20 mars 2007

Et Sarkozy promet de nous rendre de sa main "gauche" les cinq mille postes d'enseignants que son gouvernement a supprimé de la main droite... Comment peut-on croire ce sinistre clown?
Tiens, j'ai entendu Besancenot ce matin sur France-Inter... Il s'est prononcé pour une deuxième année de formation dans les IUFM.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2007

L'article de la loi Fillon ne présente rien de scandaleux. Il rappelle que la liberté pédagogique n'est pas la liberté de faire n'importe quoi, mais de remplir - je résume - une mission définie par l'Etat. Mais le simple fait que ladite liberté pédagogique ait fait l'objet d'un article de la loi fait voler en éclat, il me semble, l'obligation d'enseigner en "séquences". Le rappel que cette liberté s'exerce "dans le cadre du projet d'établissement" ne signifie aucunement que celui-ci ait vocation à imposer aux professeurs leur méthode pédagogique.
Il y a fort à parier - mais il faudrait interroger l'intéressé - que Fillon sous-entendait, en arrière-plan de cet article, que le système éducatif serait bientôt débarrassé de l'idéologie folle que l'on commençait à dénoncer à l'époque de la rédaction de la loi: le "pédagogisme".
L'expression d'"idéologie folle" est de Nicolas Sarkozy: on la trouve dans plusieurs de ses textes récents sur l'éducation.

Au fait, parution, ces jours-ci, d'un livre brûlot écrit par un député transfuge du PS, Eric Besson: "Qui connaît Madame Royal?" .

Bayrou? Il serait membre de la "Trilatérale", une sorte de club européen d'industriels et d'hommes politiques...
Qui en sait davantage?
En tout cas, il a déclaré que les "querelles sur la méthode de lecture" étaient des "guerres de religions" qui ne l'intéressaient pas, et d'autre part qu'il fallait faire appel aux "pédagogues" pour réfléchir au meilleur système éducatif. Je trouve les "professeurs" singulièrement absents de son discours. Cette confiance dans les "pédagogues" ne me paraît pas de bon augure!
Il se garde bien de répondre aux questions que je lui ai posées qur les IUFM.

Ecrit par : Jean | 20 mars 2007

Nicolas Sarkozy propose de rétablir les 5000 postes que son gouvernement a supprimés? Madame Royal fait beaucoup mieux: elle promet de rouvrir 100 000 postes! Royal, n'est-ce pas? Cuisinée par les journalistes, elle précise au bout de quelques minutes que ce sera sur les cinq ans de son mandat. Cela allait de soi, évidemment. C'est quand même utile, les journalistes!
Que le sémillant Besancenot suggère deux années de formation en IUFM prouve une fois de plus que lesdits sont soutenus par toute la gauche. C'est bien le trotzskyste Jospin qui les a créées, ces officines de conditionnement idéologique des futurs professeurs.

Ecrit par : Jean | 20 mars 2007

Merci Jean-Paul ! Eh bien ce sera Dumas l'année prochaine pour mes Premières, qu'on se le dise.
Une question subsidiaire : que pensez-vous, si vous avez eu l'occasion de les lire, des critiques élogieuses de D. Fernandez sur Dumas ? Voire de celles de Tadié sur Dumas ?

Ecrit par : Jeremy | 20 mars 2007

Et quels sont les ouvrages les plus intéressants que vous recommandez dans votre biblio ? Je m'en tenais jusqu'ici à Fernandez, Tadié et Troyat (les deux premiers ne sont pas faciles à trouver par les élèves, car chers).
J'ai commandé le " Alexandre Dumas ou les aventures d'un romancier", merci pour l'info.

Ecrit par : Jeremy | 20 mars 2007

d'autant que la politique globalement menée ne sera pas différente de celle de la Droite, parce que les données fondamentales sont extérieures au pays,

JPB. " parce que les données fondamentales sont extérieures au pays." Pourriez-vous préciser à quoi vous faites allusion pour qu'il n'y ait pas de malentendus (je crains d'avoir compris moi aussi)

...Ce qui dans l'Ecole s'avance masqué sous le couvert de la pédagogie, ce n'est pas la politique, mais l'économie devant laquelle la politique ne pèse pas lourd...Et derrière l'économie, encore quelque chose que nous ne comprenons pas encore tout à fait, mais que nous percevons avec un écoeurement mêlé de terreur dans la disparition progressive du langage humain : un "horizon métaphysique" ou l'humanisme ne pèse pas lourd lui non plus.

Ecrit par : Robin | 19 mars 2007

Traiter d'assassin Battisti (que JPB, drôlement, "corsise" en Battesti, sympathie latente sans doute...) est absolument ignoble, comme beaucoup de ce qu'écrit Cadichon, du reste, qui a tendance à dégoiser trrrès longuement des énormités, avec l'arrogance de ceux qui méprisent tous ceux qui ne "pensent" pas comme eux. La présomption d'innocence et les procès équitables, cela existe encore en démocratie, et pour Battisti aussi, n'en déplaise aux thuriféraires pseudo-socialistes de la justice chinoise et aux obsédés ultralibéraux du complot gauchiste : dois-je rappeler que Cesare Battisti a été accusé sans preuve par un repenti -- et on sait ce que vaut la parole des "pentiti"... Je rajouterai, quitte à aggraver définitivement mon cas auprès des sécuritaro-thatchériens de ce blog, qu'il vaut mieux avoir combattu pour une cause perdue, même par des moyens indéfendables, que d'écrire n'importe quoi dans l'Express ou le Point bien au chaud dans son appartement parisien, comme Revel and co : c'est la différence entre le panache de l'homme d'action et la médiocrité intellectuelle du pseudo-philosophe.

Ecrit par : FGuichard | 19 mars 2007

"on n'est jamais mieux servi que par soi même et ils n'ont à rougir d'aucun complexe, ils ont les moyens de les aider avec pour appui les bons vieux manuels ( sans être réac!)de lecture , grammaire et arithmétique qu'on trouve encore d'occase chez les bouquinistes où dans le grenier des grands parents...De nos jours les malles aux trésors ne sont pas celles que l'on croit..."

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 19 mars 2007

Tout à fait d'accord et certains parents le font. Ils ouvrent les livres avec leurs enfants et les aident... Mais dans la ville où j'enseigne, ils sont très peu à le faire, soit par désintérêt (j'en veux pour preuve le peu de parents aux réunions), soit (malheureusement) par manque réel de temps. Par contre, que d'enfants envoyés chez Acadomia and Co. Et souvent, ce sont les mêmes enfants qui ne font pas leurs devoirs ! Cherchez l'erreur !

___________________

"Moi, j'en connais, mais ils se soignent et guérissent peu à peu.
Il faut bien que jeunesse se passe. Ma femme et moi trouvions très amusant ce que l'on nous relatait des cours de l'IUFM (et qui étaient parfaitement assimilés par les gens qui les suivaient). Un exemple de ce que j'ai entendu : les enseignants sont responsables de tous les échecs scolaires.
C'est une phrase qu'on assenait à l'IUFM en question. Les instits et profs qui prennent ça pour agent comptant n'ont pas fini de se rendre malheureux...

Je connais aussi un formateur d'IUFM (en maths) qui fait du bon boulot (il doit ressembler à l'exemple que donne Rachel Boutonnet dans son livre)."

Ecrit par : Japhet | 19 mars 2007

Eh bien, vous me mettez un peu de baume au coeur (tout n'est donc pas si noir ^^). Il est vrai que, ponctuellement, on trouve des formateurs excellents.

Remarquez, je n'en veux même pas aux miens de m'avoir fait faire autant de choses ineptes (enfin, si, un peu, pour la perte de temps), je me dis qu'ils avaient certainement un certain nombre de consignes qui ont fait qu'ils nous ont servi le programme "officiel". Le système doit "légèrement" corrompre, même les meilleures volontés.

En ce qui concerne la petite phrase sur l'échec des élèves... Je crois bien l'avoir aussi entendue. Somme toute, c'était assez culpabilisant, l'iufm. Il faut avoir un sacré recul pour arriver à se détacher des doctrines de ce genre.

bonne soirée à tous

Ecrit par : DameOmbrelune | 19 mars 2007

Court et tout en images :
http://www.sauv.net/ctrc.php?id=698

Ecrit par : Perceval | 18 mars 2007

C'est très drôle et un peu cruel....J'espère qu'on a repêché les "croûtons" !

Je n'avais pas remarqué au premier coup d'oeil qu'il y en avait un (ou une) qui s'en sortait.

Comme dit toto citant Louis Pergaud : " Avec un élève intelligent elles sont toutes bonnes et avec un croûton elles sont toutes mauvaises... jusqu'à ce qu'on ait trouvé la bonne."

Ecrit par : Robin | 19 mars 2007

Bonsoir à tous,
mon petit grain de sel du jour :
Accordons à Cadichon la distinction entre la réaction néolibérale actuelle et l'authentique libéralisme qu'elle chérit. Le premier a tout de même assez montré son vrai visage, avec l'affaire irakienne par exemple, pour qu'on espère de notre camarade (elle va adorer le mot...) qu'elle admette que ce n'est pas de cela qu'elle se réclame.
Il faut que je retrouve un lien édifiant vers un rapport de l' OCDE sur les réformes à entreprendre dans les pays en crise financière, notamment en matière d'éducation, que même vous, Cadichon, risquez d'avoir du mal à assumer (je vous taquine amicalement...).
En attendant, toujours de l' OCDE (en anglais) mais sur l'orthographe (non mais de quoi je me mêle...) :
http://www.oecd.org/dataoecd/54/39/35562310.pdf
Où il est conclu que les pays à orthographe non transparente (comprendre l'anglais et le français, notamment) doivent la réformer pour plus d'efficience.
L'émission de France Inter : pour moi, c'est encore du tout frais, l'IUFM. M'accorderez-vous assez de crédit pour croire que tous ceux (sauf deux) qui étaient en difficulté (comprenez : qui étaient harcelés par leurs formateurs pour les faire craquer afin qu'ils jettent l'éponge ou deviennent assez mauvais pour justifier l'anathème) étaient des gens valables ? Et pour croire aussi qu'aucun de ceux à qui j'ai eu l'occasion d'en parler n'échappait, à ce moment de leur vie, aux anti-dépresseurs, ce qui était pour eux une grande première et une douloureuse leçon d'humilité ? Et encore que tous ceux dont je me suis dit "quel c... ou quel nul ou quel ignare ou quelle sale mentalité..." n'a eu le moindre souci avec ses évaluateurs (je reste abasourdi du niveau de langue de mes camarades de classe qui m'ont demandé de corriger leur mémoire; aucun n'a été ennuyé le moins du monde. Pourquoi? Parce l'enseignement est affaire de dispositifs à "mettre en place", qui peuvent donc souffrir l'expertise approximative de leurs pilotes) ?
Je peux donc affirmer que s'il y a des gens vraiment bien dans les IUFM, trop de forcenés broient des existences sans que les "gens biens" ne parviennent à s'y opposer, et d'abord parce que peu en ont le courage car il en faut dans le contexte, du fait de l'insidieux terrorisme que font règner les pervers sus-cités.
Pour moi, le vrai problème des théories pédagogiques est qu'elle s'affirment comme vérités indéniables et sont donc des outils rêvés pour les ... (les mots me manquent pour qualifier ces tristes personnes) ... pour commettre leurs nombreux forfaits.

Ecrit par : Perceval | 19 mars 2007

Dans un procès par contumace, l’accusé qui a courageusement choisi la fuite est un planqué, cela n'en fait pas un innocent.
Parler de simulacre de procès c'est à la fois insulter gratuitement la magistrature italienne et en montrer une ignorance si abyssale qu'on doit pardonner l'insulte, puisqu'elle est tellement gratuite....
Une conception bien peu démocratique de la chose jugée caractérise notre vaillante intelligentsia française qui vole toujours comme un seul homme au secours des dictateurs et des assassins.

Battisti a commencé sa brillante carrière en 68, et comme tous les malfrats de droit commun fut jugé et plusieurs fois, toujours en bonne et due forme et condamné pour attaques à main armée. Il a fait plusieurs fois de la tôle pour ses crapuleries, mais en 74 : Jackpot, il se lie aux extrémistes d’un groupuscule armé communiste, et fait rapidement son étude de marché : il s’est donc promptement reconverti dans le terrorisme, infiniment plus juteux et moins dangereux que le petit banditisme, Re-Bingo ! le voilà libéré en 76, après avoir fait 2 ans sur 6.
Re-tôle en 81 et il s'évade toujours avec la complicité des copains extrémistes, mais en 88, ça se gâte car il a commis des crimes de sang . Il sait tellement bien que cette fois on ne rigole plus qu’il s’enfuit, mais il est quand même reconnu coupable, dans des procès tout ce qu’il y a de réglo, évidemment, de deux assassinats et de complicité dans deux autres. Et là va intervenir la clémence légendaire de Mitterrand pour les assassins, qui a permis à notre petit saint de se refaire une virginité au pays des droits de l'homme...

Ceux qui l'ont protégé et transformé en martyr, à la fin des années 80, sont de la même paroisse, la grande entr’aide militante de l’extrême gauche des années 1970. Battisti leur renvoyait leur propre passé transcendé par l’idéal du grand soir, et il devint une sorte d'exutoire de la mauvaise conscience pour ces révolutionnaires français en peau de lapin qui idéalisent ce qu'ils n'ont pas connu, notamment le terrorisme abject, d’origine nationale qui meurtrissait l' Italie il y a 25 ans et qui a ensanglanté l’Espagne. Les intellectuels français se contentent de faire la révolution par procuration : Chine, Cuba, Venezuela, Chiapas, etc…
Ici pas d’affirmation gratuite, des dossiers judiciaires circonstanciés sans la moindre équivoque possible. Seul le doute profite à l’accusé, et pas de place pour le doute dans ce dossier criminel.

Je le connais de l'intérieur. Dans ces années noires la traduction italienne des " Industriels de la fraude fiscale ", écrit en 73 par mon père ( fondateur du Syndicat de la magistrature en 68) a eu un certain succès et ce n'est pas un hasard... La collusion en France entre la politique et le banditisme que ce livre dénonçait ( fraude fiscale et financement occulte des partis politiques) n'avait rien à envier à celle du terrorisme avec le banditisme de nos voisins transalpins. Inutile d’en dire plus. Par son courage et sa résistance aux pressions politiques et mafieuses, la justice italienne est infiniment plus digne de respect que la nôtre. Et ceci est une affirmation circonstanciée

Outreau et Toulouse(Alègre ) ne sont d’ailleurs pas en Italie que je sache.

L'affaire Battisti tombe à pic pour illustrer mon propos sur la différence entre la gauche française et toutes les autres. La gauche italienne a depuis longtemps abandonné tous les poncifs révolutionnaires. Son PC, lui, a eu le courage et la dignité de se saborder, dès l’effondrement de l’URSS. Tous les autres lui ont emboîté le pas, sauf le PCF.

Nos preux gauchistes ont conservé cette fascination malsaine, cette excitation glauque pour la violence et le terrorisme, propre aux révolutionnaires de salon.

Conclusion : Battisti n'est pas un résistant, c'est un assassin.
Tous les Italiens le savent et les Français encore une fois se sont royalement fait bourrer le mou par un escroc de haut vol, dont le succès doit forcer l’ admiration, toute relative, cependant car tous les escrocs ont des gueules d’honnêtes gens : c’est leur fonds de commerce

Ecrit par : Cadichon | 19 mars 2007

J'ai trouvé une méthode de lecture très intéressante pour les formateurs....

http://www.metacafe.com/watch/195990/tv_japan_ball_slap/

Ecrit par : toto | 20 mars 2007

Bonjour JPB, bonjour à toutes et tous,


Machos : Osez la femme, osez Ségo ! Car le 6 mai avec Sarko vous s'rez nigauds...

Qui sont les femmes qui gouvernent dans le Monde ?

Douze femmes sont actuellement chefs d'Etats ou de gouvernement.
Découvrez-les avec notre infographie animée. Fabrice AUBERT et Raphaël BOUSQUET-

http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2007/03/20/machos-osez-la-femme-osez-sego-car-le-6-mai-avec-sarko-vous.html

Osez la femme, osez Ségolène !

RAG 34. Lovely34

PS : Et pendant ce temps que fait le Pen ? Rien, il attend...

Ecrit par : Lovely34 | 20 mars 2007

"Maintenant, il serait intéressant de savoir ce que l'on apprend dans les IUFM en matière de "didactique du français" : séquences ou pas séquences ?"

Pour moi, jusqu'à l'année dernière, c'était séquences, mais sans fanatisme. Le ton était plutôt :"c'est ce qu'on est obligé de faire et idéalement, c'est le mieux, mais débrouillez-vous-en comme vous pouvez avec la réalité du terrain... Sortez surtout le grand jeu quand les évaluateurs viennent vous voir."

Ecrit par : Perceval | 20 mars 2007

C'est bien ce que je craignais.

Ecrit par : Robin | 20 mars 2007

Lettre d'une élève de quatrième à une camarade de classe, dont je suis le professeur principal. Cette classe de collège centre-ville est réputée "bonne classe". La moyenne de classe est de 12,57.


Cette camarade (dont les parents sont en train de divorcer) a jugé utile de me la communiquer hier. Je la reproduis ici in extenso en priant le lecteur de la lire entièrement et de la méditer.

Si l'école est bien comme la famille l'un des miroirs que la société tend ou ne tend pas à chaque nouvel entrant afin de conquérir son identité et de se faire une peronnalité, on ne pourra ne pas être frappé à la lecture de cette lettre par cette évidence: le lien généalogique s'est cassé pour une foule de nos jeunes. Pour eux le miroir ne fonctionne pas ou s'il fonctionne c'est pour leur renvoyer une image totalement étrangère à celle qu'ils s'élaborent dans leur solitude.
Dans cette classe je compte pas moins de cinq élèves qui vivent un drame de cette nature. Combien sont-ils dans toute la France?
Et maintenant je pose la question: avez-vous lu une seule ligne dans les programmes politiques des candidats, consacrée à cette question, la plus décisive d'entre toutes?
Je vous laisse juge!



Junior,
Tu n'arrêtes pas de me demander ce que j'ai, tu as gagnée je vais te l'écrire.
Mon père Sébastien n'a voulu que je l'appel papa. Super pour le développement d'un enfant, non?? Ma mère l'a quitté quand j'avais 1 ans et six mois. Il s'est trouvais quelqu'un. La personne avec qui il vivait voulait me garder. Un jour on a été à la piscine, je suis tombé dans le grand bassin très profond, Sébastien n'a pas pu venir me chercher il ne savait pas nagé, donc il appelait son amie qui est venu me chercher au fond du bassin. Je failli me noyé. Je m'en rappel toujours. Un peu plus tard il s'est séparé de son amie. J'ai pu revu mon père.
Ma mère s'est remise avec quelqu'un, j'avais 2 ans (en 1995). Il sappelais Noël, un jour quand j'étais petite je lui est demandé si je pouvais l'appelais papa. Il m'a dit oui. Il a monté un garage avec ma mère, mais il a coulé. Noël s'est mis à boire, ma mère a trouvé un travails chez un maraîcher. Elle partais à 4h00 du matin et elle revenais à 11h00 du soir. Je l'à voyais jamais. Quand je revenais de l'école, je travaversais la rue pour retrouvais mon père au bar, je faisais mes devoirs la bas et après je joué. Une nuit j'aoi dormis chez mes grands parents (ils habitaient le même village), ma mère étais partis voir mon tonton. Noël a tout cassé dans la maison. Et ma mère a décidais de le quitté, j'avais 9 ans (en 2002). Car il étais alcoolique, maintenant à chaque fois qu'on me parle de l'alcolisme, j'ai les larmes aux yeux. J'ai toujours une photo de lui sur moi. Il m'a dit qu'il viendrais me chercher de temps en temps, mais il n'est jamais venus. Il me l'avais promis.
Ma mère a eu une ou 2 aventure, mais en 2005 elle a rencontrée Philippe. Il vont se mariés.
Dans ma famille, j'ai un cousin qui est alcoolique et la plupart des gens ne s'aiment pas.
Cette année dans la classe un élève m'a demandée si je faisait partis d'un centre avec d'autre copine car ont avaient pas de père chacune. Sa fait mal, même si je dit que je m'en fous complètement. Je mens.
Tu sais tu pourra rien faire, il y a que les adultes qui peuvent m'aidés. Tu sais pas mais chaque nuits je revois ma vie, mais sais les plus mauvais souvenir. Voilas maintenant tu vas plus m'embêter pour que je raconte ma vie. Tu peu le savoir quand tu as envie en relisant la lettre. Et pis laisse j'ai toujours vécu avec
Bisous je t'adore trop.
Lilou ou gueule d'ange

Ecrit par : buntovchik | 20 mars 2007

depuis le "du" de "du corbeau", qui ennoblit un robin — pardon pour l'autre ici présent, je n'ai pas pu m'empêcher… Communiquer, cela ne consiste pas à dire la vérité. J'allais dire : au contraire.

"robin" : n.m. (1627; de robe) Vx. et péj. Homme de robe. V. magistrat

A tout prendre, je préfère Robin des Bois (Robin Hood), le bandit au grand coeur qui volait les riches pour donner aux pauvres !

Association d'idées : (cloportes et apparatchicks)

"Un conseiller embématique

Un nouveau conseiller est apparu chez Nicolas Sarkozy : Henri de castres, patron d'Axa. Cet homme de caste, qui bénéficie de l'une des plus grosses rémunération du CAC 40 (environ 800 fois le salaire minimum), et l'auteur d'un rapport sur le niveau trop élevé du SMIC. Un emblème à lui seul (relevé dans l'Hebdomadaire Marianne)

Mais ça n'empêche pas le prince Jean de citer Jean Jaurès et Léon Blum et de dire :

"Dans la vie, il faut se lever tôt et travailler dur." (ou l'inverse)

...Mon pauvre grand-père en savait quelque chose, mais lui, quand il parlait de Léon Blum, ça ne faisait rigoler personne.

Appris aussi qui écrit les discours du prince Jean : un certain Henri Guaino.

JPB. Il ne fallait pas me rappeler la signification de mon (vrai) prénom (ce n'est pas un pseudo), je deviens tout de suite acerbe et il y a les vieux démons qui remontent.

J'ai mis beaucoup d'eau dans le vin que je partageais avec frère Tuck et ses compagnons.

Mais Je n'étais pas sur les Champs-Elysées en 68.

Et que voulez-vous, on ne se refait pas !

Ecrit par : Robin | 20 mars 2007

Lu dans le même numéro de Marianne (n° 514 du 24 février au 2 mars 2007)

1°) les projets de Sarkozy (" Voilà ce que sera la vie sous Sarkozy ")

2°) Les épouvantables conditions de vie des habitants de Neuilly et le projet de tunnel sous la ville. ("La fracture sociale vue de Neuilly-sur-Seine")

"Dans la vie, il faut travailler dur et se lever tôt."

Pignouf va !

Ecrit par : Robin | 20 mars 2007

Ah, j'oubliais...

Après Johnny Halliday et Doc Gyneco, c'est l'ineffable Bernard Tapie qui vient de rejoindre la cour du roi Jean.

N'en jetez plus, la cour est pleine !

Ecrit par : Robin | 20 mars 2007

Ah, j'oubliais...

Après Johnny Halliday et Doc Gyneco, c'est l'ineffable Bernard Tapie qui vient de rejoindre la cour du roi Jean.

N'en jetez plus, la cour est pleine !

Ecrit par : Robin | 20 mars 2007

J'oubliais Charles Millon, l'homme de la main tendue à Jean-Marie Le Pen, le président d'honneur déchu de l'association de la sauvegarde de la mémoire des enfants d'Izieu.

...Une vraie cour des miracles !

Ecrit par : Robin | 20 mars 2007

JPB

Géniale votre analyse du "Corbeau et le Renard"...Bien mieux que celle de ce gnan gnan de Jean-Jacques dans l'Emile. Il ne reste plus qu'à remplacer "fromage" par "bulletin de vote" et la leçon sera complète.

Ecrit par : Robin | 20 mars 2007

Ah, j'oubliais...

Après Johnny Halliday et Doc Gyneco, c'est l'ineffable Bernard Tapie qui vient de rejoindre la cour du roi Jean.

N'en jetez plus, la cour est pleine !

Ecrit par : Robin | 20 mars 2007

Pas du roi Jean...du prince Jean

Ecrit par : Robin | 20 mars 2007

"Ecrit par : buntovchik | 20 mars 2007 "

Tu peux l'aider, L&L, je ne rigole pas .....

Ecrit par : toto | 20 mars 2007

+ Orsenna

Ecrit par : toto | 20 mars 2007

A force de se faire avoir avec les " discours argumentatifs ", (la carte forcé Chirac en 2002, entre autres), le corbeau est devenu teigneux.

...Et aujourd'hui, il a bouffé du lion !

...Et des corbeaux désabusés, même chez les profs, il y en une palanquée.

...Et ça vaut aussi bien pour Sarko le renard que pour Ségo la cigogne.

Ecrit par : Robin | 20 mars 2007

" Bref, je leur raconte Versailles (avec un léger anachronisme, le château n'était pas encore construit à la parution du premier livre des Fables)."
Ecrit par : brighelli | 20 mars 2007

Jean-Paul j'aimerais que tu m'expliques en quoi il y aurait un léger anachronisme car si je ne m'abuse, la parution des premières fables de La Fontaine adressées au Dauphin (qui n'était pas le futur Louis XV mais le petit fils de Loulou) c'est en 1668 (à moins que mes sources soient fausses)? l'essentiel du château, c'est à dire les extensions a été construit entre 1661 et 1668; le petit parc et le grand canal existaient déjà, les premières fêtes n'ont-elles pas été célébrées en 1668 ? Il est vrai cependant qu'il y a eut d'autres travaux d'embellissement dans les deux années qui suivirent. c'est la construction de la galerie des glaces ( consistant en la fermeture d'une terrasse existante) qui fut plus tardive puisqu'elle débuta en 1678 en même temps que celle de l'aile du midi réservée aux appartements des courtisans .
S'il y a anachronisme alors ce n'est que de quelques mois à moins que les fables soient plus antérieures... Merci de me répondre et je m'excuse auprès des blogueurs de ce post hors-sujet.
Par ailleurs le "feed-back" du corbeau et du renard, on peut en discuter longuement mais comme le dit Robin: Géniale ...d'autant plus que j'ai le souvenir de t'avoir entendu en cours sur la question .
Mais ,en l'occurence,si on remplace "fromage" par "bulletin de vote" , méfions nous de l'effet boomerang et nous savons tous que flatter ou calomnier la différence est mince puisque ce verbe peut aussi se décliner en vers : "flattez, flattez, il en restera toujours quelque chose..."

Je suis par ailleurs très surprise de lire qu'on étudie et fait lire Dumas qu'au Lycée, ce n'est pas plutôt du programme de collège?
je l'ai déjà fait lire ( je précise que je n'ai pas eu à les y obliger)à mes deux aînées de 10 et 12 ans , aurais-je mis la charrue avant les boeufs (elles ont adoré...)? très franchement elles sont tout à fait normales et je ne pense pas qu'elles aient un QI surdimensionné,elles adorent lire tout simplement! alors que j'écris ces mots je réalise qu'apparemment elles font partie d'une "espèce" en voie de disparition et pourtant nous n'avons rien fait de spécial c'est plutôt la résultante du fait qu'on n'a pas chercher systématiquement à occuper leur temps libre en organisant des journée d'activitées marathon et que l'ennui, quand on est entouré de livres, amène à la lecture. nous n'interdisons pas la télé ni l'ordi mais nous controlons , ainsi comme elles avaient lu "la parure de Maupassant, nous avons autorisé la télé le soir quand elles ont souhaité regarder les téléfilms tirés des nouvelles de cet auteur et dernièrement diffusés sur France2(elles ont aussi le droit a des programmes de détente , même si les vieux schnocks de parents que nous sommes les trouvent "débilitants"). Inutile de préciser qu'elles ont appris à lire sans difficulté avec une méthode syllabique, (qui semble aussi faire ses preuves sur leur petit frère et petite soeur)...
Je trouve désolant que vous en soyez réduit à devoir vous poser autant de questions quant au choix des lectures que vous souhaitez prescrire à vos collégiens et lycéens.
L'école n'est pas seule responsable même si il y a beaucoup à dire sur l'apprentissage de la lecture mais les parents le sont tout autant et doivent arrêter de se désoler sur le fait que leurs enfant ne lisent pas. Une de mes filles me parle souvent d'une de ses copines et s'étonne qu'elle n'aime pas lire, elle me dit :"tu te rends compte ses parents l'obligent à lire 2 pages par jour, quand je pense que vous ,vous m'obligez à éteindre la lumière alors que je n'ai pas fini mon livre " (précision: obligation faite quand à minuit on réalise qu'elle continue à lire...). La copine en question est une gamine brillante , très bonne élève, ayant des parents attentifs mais qui ne lui laisse jamais de répit, pour eux les week-end et vacances scolaires doivent être "remplis "de loisirs en tout genre.
pourquoi ne pas imaginer une campagne pour la lecture? que les parents d'enfants lecteurs recoupent leur expérience , que les profs de lettres sans exclure pour autant les enseignants dans les autres disciplines, apportent leur concours et conseillent sur les différentes étapes dans la découverte de la littérature, en n'établissant pas seulement une liste de livres incontournables mais aussi en expliquant ces choix de livres...
Si j'écris celà c'est parce que j'en ai marre qu'on me dise que mes enfants sont anormaux parce qu'ils aiment lire, ce n'est pas inné comme certains semblent malheureusement le penser, mes enfants sont parfaitement normaux ils ont peut-être effectivement la chance d'avoir des parents qui leur mettent à disposition plus de livres que d'autres mais ça s'arrête là et j'en profite pour remercier mon instit qui me laissait emporter des sacs de livres pour les vacances car je n'avais pas la chance qu'on m'en achète ou qu'on me conduise dans une bibliothèque (vous en tirerez vous même les conclusions sur l'importance en primaire de l'accès aux livres ).
l'éducation ( et pas seulement l'instruction) doit aussi les mener à la lecture, à nous parents de nous réveiller...
Même si nous disposons aujourd'hui de technologies nouvelles plus qu'enrichissantes nous devons veiller à conserver une place prépondérante aux livres papiers ou électroniques ils sont la base des transmissions des savoirs...
bien entendu je ne fais qu'enfoncer des portes ouvertes, cependant dans ce domaine le "bis repetita" doit devenir exponentiel...
J'arrête mes délires de rêveuse naïve.
Bonne fin de journée à tous

Ps et je continue de vos demander de m'excuser pur les fôtes

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 20 mars 2007

"bien entendu je ne fais qu'enfoncer des portes ouvertes, cependant dans ce domaine le "bis repetita" doit devenir exponentiel..."

Répétition répétition, ça fait parti de la méthode ;)

Ecrit par : toto | 20 mars 2007

Poignante, cette lettre de l'élève de Buntovchick. Intolérable et déchirante aussi sa résignation. Sobre désespoir qui révolte mais, comment pourrait-il y avoir ""une seule ligne dans les programmes politiques des candidats, consacrée à cette question, la plus décisive d'entre toutes?"'' quand elle concerne une dérive sociétale que l'on ne peut pas supprimer par loi ni par décret? Les valeurs ne se décrètent pas.

Une manière cependant d'aider ces enfants perdus serait de redonner à l'institution scolaire sa dignité, de lui faire à nouveau susciter le respect dont elle jouissait et l'espoir d'une vie meilleure qu'elle représentait, avant que des crimimels ne décrètent qu'il fallait ouvrir l'école sur la société pour y faire entrer toutes ses dérives.

Les enfants pouvaient sinon oublier du moins mettre entre parenthèses la rigueur de leur quotidien le temps de la classe. L'école républicaine décrite par Azouz Begag lui a permis de sortir du Chaaba mais ...elle ne pouvait pas en plus lui donner un talent d'écrivain. Son bouquin est vraiment nul, on l'a assez dit ici.

Sur 12 candidats, Sarko est le seul qui semble avoir un tout petit peu fait cette prise de conscience , mais même s'il est, moins que les autres, inféodé au système en place, il ne pourra rien faire tant que les pédagogistes bénéficieront de la complicité ( objective ou passive dans le meilleur des cas) des médias et des syndicats, et de la haute fonction publique. La collusion entre ces derniers empêche ce qui pour tous ici est une évidence: qu'on fiche la paix aux enseignants et qu'on les laisse simplement faire leur travail car dans leur immense majorité, ils avent ce qu'il faut faire pour renverser la vapeur. Et bien-sûr qu'on supprime les IUFM. Delenda quoque Carthago.

Pour résorber le déficit ce n'est donc pas diminuer le nombre de profs qu'il faut, mais celui des fonctionnaires de l'EN responsables du gâchis. Il parait qu'ils sont 80.000 à ne pas contribuer une minute de leur temps à la mission centrale de l'école: transmettre des savoirs, et pour un grand nombre, ils la sapent même systématiquement.

La solution n'est donc pas dans une Nième loi incantatoire mais dans une révolte des enseignants contre ce système inique qui broie tout le monde, grands et petits. Et surement pas en laissant les syndicats prendre cette révolte en charge. Ils ne peuvent faire partie de la solution puisqu'ils font partie du problème.

Ecrit par : Cadichon | 20 mars 2007

"80 000 fonctionnaires", dont beaucoup s'ingénient à bloquer le système...
Allègre en était conscient, qui voulait "dégraisser le mammouth de la rue de Grenelle". Il ne disait pas que des bêtises, cet homme-là!

Ecrit par : Jean | 20 mars 2007

Merci Perceval pour ce rappel de l'ineffable rapport de l'OCDE sur l'orthographe, que j'ai quelque part dans mes tablettes et qui est l'oeuvre de cette clique de"psycholinguistes"... pas la peine d'aller plus loin. C'est bien la preuve qu'il faut mettre tout ce beau monde au rencart.

Quand il a paru il y a deux ans. j'étudiais la question de la réforme de l'orthographe, ou plutot son échec cuisant, en Allemagne, après vingt ans de tâtonnements et de confusion épiques. L'orthographe, elle non plus ne se décrète pas.

La Loi Toubon est un autre exemple, comme les lois Taubira ou Gayssot, ...ou celle qui interdit les graffitis dans les cours de HLM! C'est en amont que cela se passe. L' inflation législative n'est qu'un cautère sur une jambe de bois et un miroir aux alouettes, mais c'est du pain blanc pour les politiques.

100 ...ou 101 propositions ...à 26 ans d'écart, c'est du même pipeau.

Ecrit par : Cadichon | 20 mars 2007

Lien entre Battisti et l'école: Ode à la pureté des intentions, comme nos pédagogos. L'engouement pour le premier est exemplaire de l'aveuglement germanopratin et de l'impossiblité d'espérer que quoi que ce soit de bon pour la seconde arrive jamais de cette direction-là en raison de sa propension immuable à se tromper de "modèle" ou de gourou.

Un article parmi tant d'autres remet les pendule à l'heure pour ceux qui ne veulent pas entendre qu'une cloche.

" LA plupart des intellectuels de gauche ayant soutenu Battisti ont obéi à une solidarité idéologique et une solidarité de génération qui anoblissent à leurs yeux les pires procédés. Dans son livre La Vérité sur Cesare Battisti, publié en 2004, Fred Vargas caviarde la décision de justice, qui a permis à l'ancien terroriste de ne pas être extradé en 1991. La partie centrale de l'arrêt, qui explique le raisonnement des juges, n'est pas reproduite. Ne reste que la présentation solennelle de la décision, les formules d'usage, le rappel des faits... et le feu rouge des juges à l'extradition. Cette manipulation interdit au lecteur de découvrir les vraies raisons de la décision des magistrats à l'époque, et accrédite la fable de « l'asile politique » accordé par la justice française à Battisti.

En 2004, dans le documentaire « Cesare Battisti : résistances », diffusé sur la chaine Planète, le réalisateur, Pierre-André Sauvageot, affirme pour sa part que Battisti a été « condamné par la justice de son pays pour avoir défié le pouvoir, les armes à la main ». Son destin est emblématique « des milliers d'autres jeunes qui voulaient changer la société, abolir les inégalités, décider de leur propre vie ». Le 12 septembre 2002, Le Monde estime que Battisti « ne veut pas dénouer par le repentir le noeud de contradictions serré autour de ceux qui tuent pour défendre une idée de justice et de liberté ». En avril 2004, Gilles Martin-Chauffier, rédacteur en chef à Paris Match, écrit dans sa chronique : « Battisti a plus de dons pour faire couler l'encre que le sang. Tant mieux pour lui : mieux vaut être un écrivain digne de ce nom qu'un petit Che Guevara juste capable d'abattre je ne sais quel contremaître de la Fiat au coin d'une rue. Et tant mieux pour nous, ça donne envie de le défendre. » On pourrait continuer ce florilège où l'indécence le dispute au ridicule.

En France, la fascination et la complaisance envers la violence n'ont donc pas disparu. Le 26 juin 2004, une soirée de soutien, organisée dans un grand théâtre parisien en présence de nombreux artistes, est annoncée par une pétition. Ses signataires décrivent les années de plomb comme « un combat où des centaines de formation d'extrême gauche armés s'opposèrent au gouvernement, dont les services secrets alliés à l'extrême-droite perpétraient de multiples attentats à la bombe ». En somme, les Brigades rouges étaient pacifistes et la méchanceté du monde les a acculées à se défendre. Ils combattaient les ennemis de l'intérieur et voulaient inventer une vraie démocratie. S'ils ont tué, c'est pour une société plus juste.

Par la pureté de leurs intentions, ils méritent notre estime, et peut-être même notre gratitude : c'est la défense des acteurs de la Terreur après la chute de Robespierre. La démocratie libérale paraît si peu digne de respect aux sympathisants les plus impliqués de Battisti que tous ceux qui l'attaquent méritent l'absolution, pourvu qu'ils aient choisi « le bon camp ». La réalité du dossier judiciaire n'avait guère pour eux d'importance. Seul comptait le besoin de trouver un « bon révolutionnaire » à op­poser à la démocratie honnie. Les contre-modèles exotiques prisés de Saint-Germain-des-Prés - la Chine maoïste, Cuba, le sous-commandant Marcos - se faisaient rares. Cesare Battisti tombait à pic pour remplir l'emploi de l'innocent avant la chute dans « l'horreur capitaliste ».

L'ancien terroriste devenu romancier n'est donc pas responsable de la ferveur qu'il a suscitée à Saint-Germain-des-Prés. Très intelligent, il n'a fait que jouer le rôle qu'attendaient ses nouveaux amis français : celui du gardien de l'idéal, du perdant magnifique qui ne regrette rien. Polar après polar, Battisti a forgé un roman idéologique destiné à ennoblir ses meurtres, construisant son personnage et devenant peu à peu une curiosité parisienne"""

Le polar comme vecteur de l'escroquerie intellectuelle. Merci bien. Je préfère SAS et San-A.

Ecrit par : Cadichon | 20 mars 2007

Buntovtchik,

Des élèves comme celle dont vous parlez, nous en avons tous eu un jour ou l'autre.. Que faire pour eux ? Que leur dire ? C'est vrai qu'il y a les dérives pédagogistes, les injustices économiques et les politiciens qui en rajoutent. Mais le mal fait aux enfants, dont Dostoïevski disait qu'il était le scandale absolu, qui le fera disparaître ? Quand nous manquons à la vérité, à la justice et à l'amour, ce sont les enfants qui en souffrent le plus.

Ecrit par : Robin | 20 mars 2007

"Un conseiller embématique

Un nouveau conseiller est apparu chez Nicolas Sarkozy : Henri de castres, patron d'Axa. Cet homme de caste, qui bénéficie de l'une des plus grosses rémunération du CAC 40 (environ 800 fois le salaire minimum), et l'auteur d'un rapport sur le niveau trop élevé du SMIC. Un emblème à lui seul (relevé dans l'Hebdomadaire Marianne)

Ca existe des gens comme ça ? Il a un coeur Henri de Castres ? Il a déjà eu à faire à des gosses de RMistes ? Sa mère ne lui a jamais lu Le Petit Prince quand il était petit ou il préférait arracher les ailes des mouches ?

Excusez-moi, mais j'ai la colère qui monte. Il y a des choses qui me mettent hors de moi.

Ecrit par : Robin | 20 mars 2007

...Oui, je sais " Vous n'avez pas le monopole du coeur ! "

Ecrit par : Robin | 20 mars 2007

"Que faire pour eux ? "

Léo&Léa j'va d'voir l'dire combien de fois ?

Ce n'est pas que pour l'orthographe ou la lecture .... C'est aussi pour se sentir bien dans sa peau ....

ESSAYEZ !

Ecrit par : toto | 20 mars 2007

Toute la pensée (pensée, vraiment ?) pédagogiste en un seul clic — et je leur fais de la pub, sachant bien qu'ils ne m'en font jamais aucune, mais il est bon de cerner parfois le degré zéro :
http://perso.orange.fr/jacques.nimier/campagne_electorale3.htm
Bon appétit…
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 mars 2007

Le vin d'honneur est toujours servi en fin de cérémonie donc APRES les discours d'introduction, la remise des prix, l'intermède musical,et la fin de la remise des prix .Concert à la hauteur donc .Au pays du champagne ,on sert du champagne et des jus de fruits: pas d'imitation et aucune confusion possible . La question n'est pas là . Je voulais juste faire observer , que l'on peut fréquenter un établissement réputé , réservé tant aux élèves doués qu'aux élèves favorisés de la bourgeoisie provinciale et manquer du plus élémentaire savoir vivre. Cela ne veut pas dire pour autant que tous les élèves des établissements chics affichent systématiquement le sans-gêne autorisé par leur supposée supériorité. On peut fréquenter un établissement réservé à la populace , avoir un comportement correct ou au contraire s'autoriser une beuverie. J'ai confié un jour sur ce blog avoir été confrontée à une classe de première qui avait arrosé l'élection d'un délégué au Consei d'Administration au ratafia.
J'ai réagi vivement. Quand on a la possiblité de pouvoir s'instruire quand tant d'enfants et d'adolescents dans ce monde sont honteusement exploités et salis malgré eux, on ne se salit pas plaisir et on peut observer un minimum de tenue. c'est tout. Etablissement chic ou pas, élève pauvre ou élève riche, élève doué pour les études ou doué pour autre chose, on n'a pas à se comporter comme si les autres n'existaient pas.
Ringarde ? Et alors ? Alors j'ai bien aimé ces gamins de sixième qui étaient contents de nous expliquer tout leur travail et c'était intéressant.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 20 mars 2007

Le rapprochement de la lettre de l'élève de Buntovchik et le récit détaillé de la douce vie familiale chez les Mesnigé est éloquent.
Mais la lettre de cette élève( et en tant que professeur de lettres en collège, on a tous eu droit à ce genre de choses) pose un problème autre que celui de l'école. Car il n'est pas sûr que même avec une école qui fonctionne bien la dite élève aurait pu trouver matière à se "raccrocher". C'est être bien présomptueux de croire que l'école peut soulager tous les maux et surtout l'irresponsablité de certains parents.
Il ne vous reste plus qu'à être ce que vous êtes sûrement, Buntovchik, je n'en doute pas, le "meilleur" professeur du monde, 4 heures par semaine, pendant un an...

Ecrit par : Thalie | 20 mars 2007

Sur le site indiqué ci-dessus par Jean-Paul Brighelli, une belle brochette d'allumés, en effet!
Je note que certains ont tenu à afficher leur qualification d'"agrégés"! Comme s'ils tenaient à marquer leur différence par rapport à tous ceux qui les côtoyent sur cette liste et dont les qualifications sont vagues, très vagues. C'est assez drôle de voir que la vanité se raccroche quand même aux vraies valeurs!

Ecrit par : Jean | 20 mars 2007

Une perle de plus à l'actif (?) d'Éveline Charmeux, digne d'un véritable koan (= devinette zen) :

« Depuis Piaget, on sait que pour qu’un enfant apprenne en le comprenant quelque chose, il est souhaitable qu’il en ait eu l’expérience bien avant d’avoir à l’apprendre ou à le comprendre. »
http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/200307Article-dossier-lecondemots-charmeux2.aspx

Ecrit par : Lariba | 20 mars 2007

Pour ceux qui n'ont pas le temps de muser chez les fadas, et de fourrager dans leur salmigondis abs-con d' "experts en sciences de l'éducation",(toujours les mêmes:Dubet, Mérieu, mais hélas aussi des plus jeunes,) j'ai relevé, cette perle:
À la question : "quelle école pour quel avenir?"Réponse d'une sans grade, car pas de titre ronflant, une MF Bonicel :

" Il appartient à l'Ecole :
De passer du réalisme utopique à l'utopisme en action. (Sic)
De préparer l'élève à anticiper et à intérioriser l'imprévisible, à favoriser son autonomie tout en lui faisant découvrir la fertilité de l'autorité, de lui faire traverser l'expérience de l'hétérogène et de la cohésion dans un univers complexe afin de l'aider à développer son identité terrienne dans la coopération et la solidarité."''(Re-sic et Fermez le ban)

Ecrit par : Cadichon | 20 mars 2007

Agrégés ou pas, ils ne savent pas ce qu'est une consigne (entre 5 et 10 lignes)

" Et si la meilleure manière d’aborder l’avenir de l’école était la question de L’EXIGENCE ? Histoire de ne pas laisser ce terme aux nostalgiques. De tenter de montrer que la réflexion pédagogique ne peut se réduire à un affrontement caricatural entre le prétendu laxisme des novateurs et l’autoritarisme, plus ou moins affirmé, des traditionalistes...

On pourrait, alors, s’interroger sur les conditions d’un enseignement exigeant, qui invite l’élève à l’investissement, à la concentration et à l’effort. On pourrait aussi montrer à quel point l’évaluation marchande qui met une mauvaise note à l’élève qui a bâclé son devoir – quand il faudrait l’aider à le remettre en chantier - est une forme de démission. "

...Ca, c'est de Philippe Meirieu, évidemment...Le spécialiste du raisonnement spécieux. (être exigeant = mettre une bonne note à un devoir bâclé !) " évaluation marchande " vaut son pesant de cacahuètes.

" Une école où il "vaut mieux voyager dans l'espoir qu'arriver à destination", où on va en classe en profitant du temps qu'on y passe et non seulement pour avoir un diplôme à la fin des études."

Ca, c'est de l'innénarable Zakhartchouk...Ca se passe de tout commentaire !

je n'ai pas encore lu toutes les contributions mais je suis emerveillée devant la "finesse" de certaines ( et surement de toutes) . Ce qui m'inquiète est que, malgré qu'il soit porté ( depuis pas mal de temps, a mon avis) un diagnostic si pertinent sur la (les)problematique(s) de l'Ecole, "un" traitement ait tant de difficultes à se mettre ( ou etre mis)en place et les effets..n'en parlons pas !! >> Sylvie 03/07

Ca c'est un commentaire. Ca n'est pas très bien exprimé, ça nécessiterait un peu de "remédiation", mais ça ne manque pas de pertinence.

Qu'est-ce qu'on s'amuse !

Ecrit par : Robin | 20 mars 2007

errata : inénarrable

Ecrit par : Robin | 20 mars 2007

Royal et Bayrou veulent abroger le "décret Robien", décrié par les enseignants.

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 20.03.07 | 18h30 • Mis à jour le 20.03.07 | 18h34

Ecrit par : Robin | 20 mars 2007

Pour info Thalie le nom que j'utilise ici s'il est le mien n'est pas celui de mes enfants par ailleurs une jeune fille qui pourrait être la jumelle de celle dont parle Buntovchik vient chaque soir après l'école suite à un concours de circonstances que je ne détaillerai point mais nous essayons de l'aider à trouver un semblant de stabilité. et pour une fois je suis d'accord avec vous , l'école n'y peut pas grand chose mais nous tous en tant que voisin on peut peut-être poser un autre regard et tendre une main autre que compatissante. Pour autre info Thalie, mon mari vient pour la troisième fois en 5 ans d'être licencié, nos enfants ne partent en vacances que lorsque des copines les invitent , nous n'avons pas de voiture et les fins de mois sont difficiles mais qu'importe nous avons vis à vis de nos enfants et ceux des autres des valeurs qui non rien de religieuses mais qui , il me semble relève du bon sens de la vie en société. Les problèmes sociologiques qui s'aggravent du fait qu'à l'école beaucoup d'enfants sans repère n'en trouvent pas d'autres ne pourront pas se résoudre dans l'individualisme et le matérialisme qui priment de plus en plus dans notre société dite développée...
Arrêtez de tout caricaturer à outrance Thalie , ré-apprenez à lire surtout...Sachez que si j'interviens ici c'est avant tout dans l'espoir de pouvoir faire de nouveau confiance à l'école et pas seulement pour mes enfants , pour eux tout va bien mais pour tout ceux qui n'auront pas la possibilité d'avoir la chance que j'ai eue grace à l'école de justement pouvoir aujourd'hui en assumer ses carences. Ceci dit, je peux jouer aussi le jeu individualiste et m'en "contre foutre" ,vous m'excuserez de ne pas vouloir justement transmettre à mes enfants cette valeur là.
bonne soirée

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 20 mars 2007

qui n'ont rien !....je suis fatiguée ce soir ....
je pense Thalie que vous comprendrez pourquoi j'ai dérivé dans ce paragraphe de nouveau vers la sphère privée....
mais peut-être ne voyez vous qu'en noir et blanc...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 20 mars 2007

J'ai reçu ce papier par mail et je voulais vous le faire partager.
Une perle et une belle

http://storage.canalblog.com/25/22/65964/11477207.jpg

Demain sur le blog
http://immoboum.canalblog.com/

Ecrit par : Maxime | 20 mars 2007

"Je note que certains ont tenu à afficher leur qualification d'"agrégés"! Comme s'ils tenaient à marquer leur différence par rapport à tous ceux qui les côtoyent sur cette liste et dont les qualifications sont vagues, très vagues. C'est assez drôle de voir que la vanité se raccroche quand même aux vraies valeurs!"

Ecrit par : Jean | 20 mars 2007

.............................................................................
Il reste désormais à savoir comment ils ont obtenu cette agreg.

@ cadichon, à qui je n'ai pas répondu sur l'ancien fil parce que j'avais franchement autre chose à faire. Elle/il demandait pourquoi tant d'immigrés débarquaient en Angleterre, malgré le portrait assez chargé (et un peu caricatural, je l'avoue) que j'avais tiré de la perfide Albion.

Je réponds :
- Moins de chômage qu'en France. Même si les Anglais se débrouillent mieux que nous lorsqu'il s'agit d'oublier de compter les gens qui n'ont pas de boulot, on doit bien admettre qu'ils ont moins de chômage.
- Permis de travail super fastoche à obtenir. Les employeurs anglais veulent de la main d'oeuvre qualifiée et (vraiment pas) chère. Bon, ensuite, il faut voir les conditions de travail, évidemment.
- Sécu assez complaisante, même si elle ne l'est pas autant que la nôtre (ce serait difficile). Et puis de toute façon, c'est toujours vachement mieux que ce que la plupart des immigrés d'Europe de l'Est ont chez eux.

Est-ce que ça fait de l'Angleterre un pays qui devrait être notre modèle sur tous les plans ? Je ne crois pas, et ce pour des tas de raisons différentes, mais je n'ai ni le temps ni l'envie d'écrire une dissertation sur la question.

Sur les trains anglais et le cas du Virgin :
- Le réseau ferroviaire anglais était pourri. Si pourri et dangereux que même Blair s'est dit qu'il fallait peut-être que l'Etat se repenche sur la chose. Ce qui fut fait, lorsque le gouvernement chargea une "société privée à but non-lucratif" (on renationalise mais on met un faux nez) de se charger de l'entretien du réseau. Six ans plus tard, ça va quand même mieux. Le problème, c'est plutôt l'état de certains trains - pas tous, et les Virgin, par exemple, sont d'excellents trains - et, surtout, le prix. Tu m'étonnes que les Anglais préfèrent prendre l'avion pour traverser leur propre territoire, vu le prix que ça coûte généralement de prendre le train ! Moi qui trouve les tarifs SNCF élevés, quand je suis en Angleterre, je me dis que finalement, le train français, c'est pas cher. Et quand je pense que leurs autoroutes ont toutes les chances de devenir payantes d'ici peu et que le prix de l'essence n'est pas près de baisser...

Je vous refile un lien du Guardian (journal gauchiste, je sais) sur le réseau ferroviaire anglais :

http://observer.guardian.co.uk/comment/story/0,,564676,00.html#article_continue

(vous remarquerez ce passage : "the baleful and stultifying consensus that has defined our lives for more than two decades is visibly cracking. " "Baleful and stultifying consensus ", "consensus malsain et sclérosant". Les Anglais aussi souffrent de la pensée unique, elle n'est tout simplement pas la même que la nôtre.)

Cadichon, vous passez la quasi totalité de vos postes à vomir sur la gauche. Ca ne me pose pas de problème. Je ne suis pas spécialement de gauche et même si je l'étais, chacun est libre d'avoir ses opinions et ses préférences. Ce qui me gène plus, en revanche, c'est votre façon de prendre tous vos interlocuteurs de haut et de ne voir de salut hors de votre sacro-sainte privatisation. Vous stigmatisez l'aveuglement dont ont été et sont encore victimes beaucoup de gens de gauche. Il me semble que s'imaginer que le salut et le bonheur des peuples ne peut venir que de la thatcherisation ou de la blairisation de la France, s'est aussi faire preuve de pas mal d'aveuglement.

Tout cela ne m'empêche néanmoins pas de partager un bon nombre de vos analyses (même si je trouve votre théorie du complot communiste exagérée et paranoïaque, aussi juste puisse-t-elle être sur certains points) et de trouver, par exemple, que le système d'aide sociale français sombre trop souvent dans l'assistanat, en particulier quand ceux qui en profitent à fond viennent me cracher à la figure, lors des rencontres parents-professeurs, que je suis un grosse feignasse cousue de vacances et grassement payée - sachant que c'est moi qui paye toutes leurs allocs via les impôts, impôts qu'ils n'ont jamais payé, pas plus qu'ils n'éduquent leurs gosses.

Je pense être simplement un peu plus nuancée et un peu moins condescendante à l'égard de mes interlocuteurs. C'est toujours difficile de débattre avec des gens quand vous leur faites sentir à chacune de vos réponses qu'ils ne peuvent être que des c*** puisqu'ils ne sont pas d'accord avec vous.

Pour ce qui est de la privatisation de l'enseignement, il suffit de connaître les systèmes anglais et américains pour comprendre qu'il ne faut pas en attendre de miracles. Les écoles privées sont très chères en Angleterre, et ces tarifs ne garantissent pas nécessairement une instruction de qualité (ce n'est d'ailleurs pas sans lien avec le niveau des enseignants anglais). Ils garantissent simplement la ségrégation sociale : les gosses de riches avec les gosses de riches. Il ne faut pas non plus être béat devant Oxford et Cambridge. On est quasi assuré d'y entrer si on a un papa très riche qui est prêt à donner beaucoup de sous. Et les frais d'inscriptions dans ces deux universités étant ce qu'ils sont, à moins d'être "the cream of the crop", les enfants des classes populaires ou de la petite bourgeoisie ont peu de chance d'y mettre les pieds. En outre, compte tenu du niveau du "bac" anglais, ces universités n'ont pas la qualité de recrutement de Normale Sup ou Polytechnique, pour ne citer que ces deux exemples. Le système éducatif français est merdique, et même très merdique, mais les système anglais l'est, à mon sens, encore plus.

Pour me faire pardonner ce long post ennuyeux, un petit lien amusant pour tout le monde :

http://yvan.club-blog.fr/leshaker/2007/03/post.html

Une jolie chanson sur la dure vie de professeurs.

Ecrit par : Kap | 20 mars 2007

Merci pour ce lien M. Brighelli et le César du Bouffon est attribué à l'unanimité de moi-même à:

Roger-François GAUTHIER

Inspecteur général de l'administration de l'Education Nationale et de la Recherche

pour cette magnifique pensée:

- Reconsidérer toute la question des élèves en " difficulté ", notamment en s'interrogeant sur le prééminence accordée en permanence aux soi-disant fondamentaux de " français " et de " maths ", au détriment d'autres compétences culturelles marginalisées.

Rien à ajouter.

Ecrit par : Merlemocoeur | 20 mars 2007

Je ne vais pas faire toutes les coquilles, mais : "qu'ils n'ont jamais payés".

Ecrit par : Kap | 20 mars 2007

L'idée que le français n'aurait pas d'accent tonique est aussi fausse que celle qui prétend que le passé simple note des actions brèves.

Ecrit par : outis | 20 mars 2007

Mais c'est quoi ce délire de persécution, Patricia? Remettez-vous un peu! Lisez ce que j'ai écrit! J'ai dit que cela faisait un contraste éloquent, hasard des posts, de lire la lettre de cette élève et la description que vous faisiez de votre "foyer". Il n'y avait RIEN d'autre que cela. Je ne peux pas faire allusion à ce que vous écrivez sans que vous ayez l'impression de quelque perfidie préméditée de ma part.
En l'occurence, c'est à Buntovchik à propos de la lettre de cette gamine que je souhaitais parler et pas à propos de l'éducation que vous donnez à vos enfants qui ne regarde que vous et vous seule.
Que cela soit dit une bonne fois pour toutes. Et que l'on passe à plus intéressant qu'à des remarques semi-personnelles qui n'ont aucun intérêt.

Ecrit par : Thalie | 20 mars 2007

D'accord avec Cadichon sur Battisti, s'il est innocent et bien qu'il se présente devant la justice de son pays qui n'est pas une république bananière que je sache.

Mais sans doute les soutiens seraient moins vigoureux si un activiste d'extrême-droite étaient suspectés des mêmes faits mais envers des leaders syndicaux par exemple dans le but de transformer la société italienne vers une dictature. Ah les belles âmes seraient moins nombreuses.

Et oui Revel homme de gauche comme Furet eu le courage de regarder la vérité en face n'en déplaise à certains, c'est justement ce qu'on lui reproche.

Relisez "l'opium des intellectuels" de raymond Aron et ben c'est tout pareil avec la pédagogie.

Ecrit par : Ronin | 20 mars 2007

Et merde à la bonne conscience de goche qui justifie tout du moment que c'est au nom d'un avenir plus radieux !

Ecrit par : Ronin | 20 mars 2007

Merci Kap pour ce commentaire que je partage. Mais Cadichon ne répond pas à toutes les remarques qu'on lui fait quand elles remettent en cause sa foi béate dans le libéralisme. Les libéraux se fichent éperdument d'une école correcte pour tous; cela coûte trop cher. L'OCDE nous le rappelle tous les jours.

Ecrit par : Thalie | 20 mars 2007

L'idée que le français n'aurait pas d'accent tonique est aussi fausse que celle qui prétend que le passé simple note des actions brèves.

Ecrit par : outis | 20 mars 2007

D'accord pour le passé simple, outis qui evoque des actions à durée déterminée (dont on précise ou dont on pourrait préciser la durées ex. Victor Hugo, La Légende des siècles : " Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.")

...Mais pour l'accent tonique, pouvez-vous préciser en donnant un exemple.

Ecrit par : Robin | 20 mars 2007

Jean,

Les textes de Fillon ne constituent peut-être pas une restriction de la liberté pédagogique dans le secondaire. N'exerçant pas dans ce niveau, je ne suis pas à même d'en juger. En revanche, je puis vous assurer que, dans le primaire, la situation est bien différente.

Avant la loi Fillon, nous pouvions nous appuyer sur la circulaire n°96-131 du 09/05/1996 qui stipulait que "les maîtres demeurent libres du choix des méthodes et des supports à utiliser dans leur classe". C'était simple et imparable, aussi bien face à l'IEN que face à certains collègues pédagogistes -souvent majoritaires- en conseil de cycle ou conseil des maîtres.

La loi Fillon subordonne à présent cette liberté au cadre du projet d'école. Dans le secondaire, il se peut que le projet d'établissement ne mange pas de pain. Mais dans le primaire, le projet d'école constitue un cadre de plus en plus contraignant - sauf dans les quelques très rares îlots où le pédagogisme est absent. Depuis quelques années, les rapports d'inspection doivent d'ailleurs comporter une rubrique évaluant la conformité de notre "projet de classe" au "projet d'école", déterminante pour la note.

Mais c'est là un point mineur, car après tout, on ne subit guère une inspection que tous les trois ou quatre ans. La pression est donc minime, à plus forte raison si l'on a choisi de faire passer son devoir avant sa carrière.

Le plus grave, à mon sens, est la pression constante exercée par "l'équipe" (même si certains collègues n'en pensent pas moins en leur for intérieur) dans les conseils de cycle et les conseils des maîtres. "L'équipe" se référant bien sûr constamment au projet d'école. Cette pression est telle dans certaines écoles que des enseignants considèrent que le conseil de cycle a remplacé l'inspecteur. Ce n'est pas un hasard si les pédagogistes sont si attachés tant au projet d'école qu'au conseil de cycle.

Pour illustrer ces propos, je pourrais vous parler longuement
de ce que doit affronter celui qui choisit d'utiliser la méthode Boscher avec ces CP, au nom du projet d'école. Cela dépasse l'entendement !

Idem lorsqu'il refuse d'engager sa classe dans la multiplicité de projets tous azimuts découlant du projet d'école, qui ne laissent plus le temps de mettre en place des apprentissages rigoureux et progressifs.

Idem lorsqu'il refuse de mettre en place dans sa classe le système des permis à points, passeports... et autres joyeusetés "citoyennes" alors que ce système est inscrit dans le projet d'école.

Je maintiens donc que Fillon, dans le primaire, a restreint notre liberté pédagogique, ou l'a tout du moins interprétée dans l'esprit des Frack..., Snuipp, Sgen et consorts, ce qui revient strictement au même.

Pour en terminer sur ce sujet, il va de soi que, dans l'école de la République, la liberté pédagogique ne peut être la liberté de faire tout et n'importe quoi. Les contenus d'apprentissage doivent être définis dans des programmes nationaux, de manière précise, par année, pour chaque niveau (et non par cycle). A chaque enseignant ensuite de mener tout son équipage à Rome, sain et sauf, par les chemins qui lui semblent appropriés.

Ecrit par : Un hussard | 20 mars 2007

...avec ses CP...

Ecrit par : Un hussard | 20 mars 2007

- Reconsidérer toute la question des élèves en " difficulté ", notamment en s'interrogeant sur le prééminence accordée en permanence aux soi-disant fondamentaux de " français " et de " maths ", au détriment d'autres compétences culturelles marginalisées.

Peut-être faudrait-il expliquer à cet éminent inspecteur général le sens du mot "fondamental" et qu'il n'est en rien synonyme de "supérieur". Le français est une matière fondamentale parce que c'est à travers la langue française que se font tous les apprentissages (mathématiques, physique, éducation musicale, arts plastiques, etc.). On est un peu surpris d'avoir à rappeler une telle évidence.

Ecrit par : Robin | 20 mars 2007

Rassurez vous Thalie, je ne souffre pas encore du délire de persécution , je n'en ai pas le temps !
vous ne faisiez que souligner les différences sociales et je ne vous en ai point blamée au contraire mais il me semble qu'il faut éviter de toujours vouloir juxtaposer le noir et le blanc dans son argumentation, il y a tellement de nuances et couleurs entre les deux, je connais un excellent professeur de lettres qui vous aurait appris à tailler dans le vif et à trancher plus net en vous faisant passer par toutes les variations subtiles de la palette chromatique...
Mais il est vrai que le hasard et le croisement des posts entrainent des conclusions très surprenantes...
je déplore à vous lire de constater davantage à quel point les enseignants sont désabusés et désarmés...j'espère que vous retrouver un peu plus d'estime de vous même et de votre métier car sous couvert des mots qui sont malgré nous les traites de notre pensée, c'est ce que vous laissez transparaître...et cela ne fait malheureusement que renforcer l'image négative que l'école a déjà auprès de nombreux parents. L'école n'est pas que l'affaire de l'État et des profs elle est aussi celle des citoyens qui essaient tant bien que mal d'être responsables...
nous intervenons tous ici avec le même soucis : celui de redonner à l'école tous ses ors...
cordialement
Buntovchik,je ne doute pas que vous saurez trouver les mots directs ou indirects, en temps voulu, qui permettront à Lilou (le geste de sa copine vous confiant ce courrier en dit long)de continuer à croire que les adultes peuvent l'aider ... de tels témoignages ne doivent pas rester au fond d'un tiroir même s'ils sont courants malheureusement...les enseignants ne sont certes pas des assistant(e)s soci(ales)aux mais ils sont aux premières loges quant à être les témoins de la détresse adolescente quelqu' en soit l'origine... Vous nous montrez là le visage humain de l'enseignant, ce visage que dans l'exaspération du parent exigeant et jamais content, on ne veut pas voir.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 20 mars 2007

"D'accord avec Cadichon sur Battisti, s'il est innocent et bien qu'il se présente devant la justice de son pays qui n'est pas une république bananière que je sache."

Ecrit par : Ronin | 20 mars 2007

Ronin, je vous rappelle que Battisti n'aura pas droit à un procès en bonne et dûe forme. Le jugement par contumace ne sera pas remis en cause, bien que Battisti ait toujours protesté de son innocence. Et soyez prudent (dans votre jugement à vous) vis-à-vis du traitement juridique, (et médiatique) des attentats d'extrême droite en Italie.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2007

Et mieux vaut encore une conscience de gauche qu'une mauvaise conscience de droite.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2007

Accent tonique : Le français parlé dans tout le domaine occitan connaît l'accent tonique, contrairement au français standard.

La syllabe qui dans un mot porte l'accent tonique est prononcée à la fois plus forte et plus aigüe. En effet, au lieu du traitement français standard qui supprime un grand nombre de voyelles atones, en particulier les -e finaux du feminin, ce qui a pour effet de retirer sa pertinence à l'accent tonique en le faisant tomber systématiquement sur la dernière syllabe, le français influencé par l'occitan qui a conservé ces voyelles atones a conservé l'accent tonique.

Deux exemples:

Dans la prononciation parisienne du français, il n'y a pas de différence entre "poil" et "poëlle". Tous deux se prononcent [pwal]. Il en va tout autrement dans la zone occitane où l'on prononce "poil" [pwal], mais "poëlle" [pwalð]. L'accent tonique tombe sur la première syllabe (en gras), et le caractère [ð] represente un schwa, la voyelle atone connue partout. Marseille connaît également le [u] et le [i] atones.

La phrase "une petite femme a sa fenêtre" compte six syllabes d'égale intensité à Paris:
[yn ptit fam a sa fnEtR]
alors qu'elle en a douze en zone occitane, dont six sont toniques, et six sont atones :
[ynð pðtitð famð a sa fðnEtRð

Le français parlé dans le domine occitant comporte un accent tonique, mais pas le français dit "standard" que l'on parle par exemple dans la région parisienne et dans le centre.

Nous avons donc tous les deux raison !

Ecrit par : Robin | 20 mars 2007

errata : le domaine occitant

Ecrit par : Robin | 20 mars 2007

les petits Français au sud de la Loire (Aveyronais, Lozériens, Montpellierains, Corses...) ont donc un avantage sur les petits Français du Nord en ce qui concerne le "découpage" et l'identification des unités de sens à l'écrit.

Ecrit par : Robin | 20 mars 2007

Petit aparté une nouvelle fois : je viens de créer un blog politique.

J'ai justement intégré une page sur l'école.

J'aimerais juste que vous puissiez le consulter, émettre des remarques, me faire corriger certains points qui vous paraissent erronés.

Merci par avance !

http://unemilitanteudfdemetz.blogspot.com/

Ecrit par : Sandra WAGNER | 20 mars 2007

Il n'y a pas de bonne conscience de gauche contre une mauvaise conscience de droite on en revient au grand délire du gauche = bien et droite = mal.

Désolé mais il y a des "bons" et des "mauvais" des deux côtés. Il ya eu totalitarisme de gauche et de droite et pourtant on hurle tout le temps sur les crimes de la droite.

Les deux extrêmes sont à vomir. Le reste c'est comme de disculper Le Pen en disant qu'il ne dis pas que des conneries.

Et que dirait-on si des intellectuels défendaient des membres de l'OAS au nom d'un idéal généreux ? Le NSDAP ne voulait-il pas dire parti national et socialiste allemand ?

Pour moi les salauds sont des salauds, arrêtons de les excuser au nom d'un pseudo-romantisme révolutionnaire.

Ecrit par : Ronin | 20 mars 2007

Félicitations Sandra Wagner pour votre courageuse initiative. Je suis arrivé, comme vous, après une longue réflexion, à la conviction que François Bayrou était l'homme de la situation.

Ecrit par : Robin | 20 mars 2007

Une suggestion au hussard : ne pourriez-vous pas nier la validité du projet d'école au motif qu'il n'a pas fait l'unanimité ? Après tout, est-il clairement spécifié que c'est la règle majoritaire qui s'applique ? Quelle peut être la situation d'un collègue qui arrive dans une nouvelle école et n'a pas participé à son élaboration ?

Ecrit par : Victor | 20 mars 2007

Mais François Bayrou a voté le budget de l'Education Nationale présenté à l'Assemblée par le gouvernement de Villepin, il a redemandé récemment à ce que les écoles privées aient plus d'argent de la part de l'Etat, et il a toujours collaboré avec les deux syndicats les plus puissants, le SNES et le SGEN !
Sous quel ministère les IUFM se sont-ils développés ? Ont-ils acquis leur expérience sous Jospin ? Ont-ils été subventionnés durant la période 1991-1993 uniquement ?? Bayrou a-t-il fait quoi que ce soit contre les séquences, la lecture globale, et la chute du niveau en orthographe et grammaire ? Il a participé à tout ça, il y a mis la main, il y est largement favorable !
Et puis pour voir re-re-venir Alain Boissinot... Ca commence à bien faire (oui, je sais, il est toujours mieux que Frackowiak, mais tout de même).

Ecrit par : Jeremy | 21 mars 2007

"D'accord avec Cadichon sur Battisti, s'il est innocent eh bien qu'il se présente devant la justice de son pays qui n'est pas une république bananière que je sache", écrit Ronin
Mais Battisti ne sera pas rejugé, justement, alors que c'est précisément ce qu'il demande. Il ira directement en prison pour perpète (au bout de deux ans, Papon fut relâché, mourut dans son lit et fut enterré avec ses breloques. Faut dire qu'il était d'extrême-droite, lui).
La haine crasse et la bêtise bornée qui se dégage de certains commentaires me laisse sidérée. Je me demande, avec l'absence de nuances qui vous caractérise, à quoi doivent ressembler vos cours !

Ecrit par : FGuichard | 21 mars 2007

RONIN, ce que vous écrivez est carrément affligeant. PERSONNE, tout d'abord, et surtout plus en 2007, avec ce qu'on sait, n'oserait soutenir que la dictature de STALINE fut "moins pire" que celle des nazis.
Ensuite, ce côté Monsieur Prudhomme "Rhalala y a du bon dans la gauche, y a du bon dans la dorite!!!!" induit forcément un comportement électoral de droite...mais honteux.
Il est tôt, je n'ai vraiment pas envie de croiser le fer avec vous, mais je vous dirai simplement que comparer Battisti et Hitler,c'est tout bonnement un non-sens.
Et puis, excusez-moi, vos faites partie de ces Saint-Jean-Bouche d'Or, qui ont une mémoire "sélective".
Je ne vous ferai pas l'injure de croire que vous ignorez la spécificité histOrique du nazisme , son "industrialité". Le Juif comme "matière première" le gazage comme "prestation" et le cadvre comme "preuuuuduit". En fait, comme les révisionnistes et les complotistes comme Meyssan, vous ennoyez le nazisme dans une gangue de banalité. Dangereux, ça. Et puis d'accord avec Guichard.: ça glousse sur ce blog comme dindes en volières contre la gauche (à juste titre) mais ça ferme sa gueule au su des turpitudes de la droite. j'en conclus que, dans l'esprit de beaucoup ici, Sarkonazi "est le dernier rempart contre le bolchévisme"!!! ce qui nus ramène aux années 30. Chapeau les profs!!!!
Toute cette frliosité réac me rappelle cette anecdote: ma femme, allemande, me racontait, qu''étant au Gymnasium, elle avait 3 heures d'histoire par semaine (Eh, Robien pourquoi tu tousses??) et que de la Fünfte à la Zehnte (grosso modo de la 5è à la 2de) elle fit la Révolution Française, la Révolution Française, la Révolution Française
la Révolution Française, la Révolution Françaisela Révolution Française, la Révolution Françaisela Révolution Française, la Révolution Française la Révolution Française, la Révolution Françaisela Révolution Française, la Révolution Française, à donf, à toutes les sauces.....un jour, en ayant un peu marre, elle demanda à la couille molle souffreteuse qui faisait fonction de prof d'hsitoire si , un jour on étudierait la nazisme. Réponse du cloporte: "je ne peux ps en parler , je n'étais pas né (Darüber ist es ausser Frage zu sprechen. ichwar zu der Zeit nch nicht geboren). Ma femme, du tac au tac" Ben tiens, par contre en 1789, vous étiez déjà né)...
Alors votez bien Sarkonazi et ne venez pas geindre comme des endives. Car il dit clairement ce qu'il prévoit, un no-mussolinisme. Il a aumoins le mérite de la franchise, comme Hitler. Non, on ne pourra pas dire "On ne savait pas".
Et au lieu de glousser contre Battisti, dont beaucoup ne savent même pas ce qu'il a commis, mettez donc la même énergie à célébrer Lucie Aubrac ou comme le dit FGuichard à hurler contre le viol de la Légon d'Honneur, emportée au trou par la vieille charogne. Ah , pardon j'oubliais, lui aussi, un mec bien ,"i nous défendait des communisses".....

Allez faire vos coucours, et surtout "respectez votre obligation de neutralité" en parlant aux élèves de MONSIEUR HITLER, pour ne pas les influencer. Beurrrrk, ça pue la droite...et quelle droite!!!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 21 mars 2007

Ronin va bientôt nous dire que ce qui se passe au Darfour est anecdotique et le fruit de l'imagination fertile, de quelques journalistes avides de sensationnel... décidément certains jours le blog est à éviter...j'ai la nausée...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 mars 2007

Merci, un hussard, pour vos précisions.
Le "projet d'école" est certainement beaucoup plus contraignant que le "projet d'établissement" dans le secondaire.
Avez-vous, par une voie ou une autre, fait remonter au ministère les observations dont vous me faites part? Quelle est la position de Marc Le Bris là-dessus?
L'idée qu'une école, un collège ou un lycée devraient avoir un "projet" me paraît le comble de la nigauderie, du grotesque et du gaspillage d'énergie et d'argent. Le seul "projet" possible d'un établissement scolaire, c'est qu'on y enseigne les disciplines prévues par la loi. Tout le reste n'est que brassage de vent.
Cadichon et Merlemocoeur, les "pédagos", c'est les Diafoirus, c'est Acis, c'est Trissotin. Plutôt Diafoirus, d'ailleurs, car Trissotin et Acis ("Que ne disiez-vous: Il fait froid?") ont au moins quelque chose à dire, même s'ils le disent en termes pédants. Tandis que les Diafoirus allient la boursouflure verbale, le cliquetis de mots, au néant absolu des contenus, ce qui définit merveilleusement bien - n'est-il pas? - Meirieu et ses acolytes.

Ecrit par : Jean | 21 mars 2007

les petits Français au sud de la Loire (Aveyronais, Lozériens, Montpellierains, Corses...) ont donc un avantage sur les petits Français du Nord en ce qui concerne le "découpage" et l'identification des unités de sens à l'écrit.

Ecrit par : Robin | 20 mars 2007

Ils ont aussi l'avantage de distinguer "brin" de "brun" et le désavantage de ne pouvoir distinguer à l'oral "et" de "est", "été" de "étais/était/étaient" et "pré" de "près".

Ecrit par : catmano | 21 mars 2007

Une suggestion au hussard : ne pourriez-vous pas nier la validité du projet d'école au motif qu'il n'a pas fait l'unanimité ? Après tout, est-il clairement spécifié que c'est la règle majoritaire qui s'applique ? Quelle peut être la situation d'un collègue qui arrive dans une nouvelle école et n'a pas participé à son élaboration ?

Ecrit par : Victor | 20 mars 2007

Et non, il ne peut rien nier. Le projet d'école est écrit et validé pour trois ans. S'il n'est pas validé, il doit être réécrit.
Il n'y a pas de règle majoritaire qui tienne. Imaginons une école, celle où je travaille, où deux enseignants sur trois ont obtenu leur mutation pour la rentrée de septembre : les trois maîtres doivent quand même pondre un projet, conforme si possible aux priorités départementales, académiques et nationales (parfois un peu contradictoires sur les bords, ce qui facilite au moins la tâche du validateur pour les refus de validation un peu litigieux) et pour les trois années à venir les nouveaux devront se conformer aux "géniales idées" des personnes mutées s'ils ont la malchance de tomber sur un directeur d'école convaincu du bien-fondé de son projet, alors qu'il n'est pas leur supérieur hiérarchique. Il agit là en "animateur" de l'équipe et cela peut aller plus loin que ce que décrit "un hussard".
L'IEN peut aussi s'en mêler mais lui, il n'est pas là tous les jours, c'est un moindre mal.

Ecrit par : catmano | 21 mars 2007

Jean,

La position de Marc Le Bris, exprimée notamment sous une délicieuse forme anaphorique dans "Et vos enfants..." est très claire : IL FAUT ABROGER LA LOI JOSPIN. J'y souscrit sans réserve.

Entièrement d'accord avec vous pour dire que cette idée de projet est aberrante. Le projet premier d'un établissement scolaire, c'est de mettre en oeuvre les programmes nationaux.

Ce qui n'empêche nullement tout un chacun d'essayer d'apporter un petit plus à ses élèves, en coopération ou non avec des collègues, mais toujours sur la base du volontariat et dans le respect de la liberté pédagogique individuelle.

Ecrit par : Un hussard | 21 mars 2007

Le projet d'école pourait être une très bonne chose afin d'apporter des réponses au cas par cas aux défis particuliers que révèlent, par exemple, les évaluations nationales, mais comme le reste, on en fait une usine à gaz bureaucratique rebutante pour les esprits normalement constitués.

Ecrit par : Perceval | 21 mars 2007

Cela va de soi, un hussard, et nous n'avons pas attendu l'invention du "projet d'établissement" - qui n'est que de la manipulation idéologique des enseignants - pour apporter à nos élèves tous les plus que nous pouvions.

Ecrit par : Jean | 21 mars 2007

Perceval,

Pourriez-vous préciser ce que vous entendez par "des réponses au cas par cas aux défis particuliers que révèlent, par exemple, les évaluations nationales" ?

Ecrit par : Un hussard | 21 mars 2007

Super je vous fait hurler. Non je ne suis pas de droite et je ne suis pas fan de Sarko. Mais moi ça me fait hurler qu'on disculpe Battisti de fait parcqu'il a soi disant livré un combat honorable même en faisant des victimes innocentes et que l'on conchie Revel ou un autre parcqu'il écrit un article qui nous déplit dans nson apprt parisien. Et après c'est moi qui manque d'à-propos ! merde relisez vous.
Et la specificité du nazisme que je ne nie nullement ( vous avez vu ça où ? ) n'empêche pas l'analyse sur le communisme.

Je me demande bien qui est le plus manichéen. Mais si l'on considère que Furet est un historien de droite alors forcèment je comprend que l'on me compare à un affreux fasciste. Toujours les mêmes bonnes consciences.

Ecrit par : Ronin | 21 mars 2007

Ronin, personne, ici ou ailleurs, ne disculpe Battisti a priori. Mais prenez acte quand même du fait que la seule chose qu'il réclame, c'est un vrai procès, procès qu'on lui refuse en Italie, où il ira tout droit à perpète.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2007

Tous ces bons et preux humanistes , qui montent au créneau pour défendre les droits de tout un chacun, sont viscéralement incapables d'accepter le respect élémentaire du Droit et de la chose jugée.

Pas besoin d'être juriste pour comprendre que la force de la chose jugée est la quintessence des principes démocratiques.
L' Italie n'a simplement pas la même conception du procès en contumace que la France et c'est son droit le plus strict. La sienne, en accord avec son histoire, considère que l'accusé étant absent à son procès de sa propre initiative, et le procès s'étant déroulé dans les règles, CE QUE NOS PROPRES JURIDICTIONS SUPREMES, JUDICIAIRE ET ADMINISTRATIVE ONT CONFIRME, s'il est cravatté, il file droit en tôle et ne passe pas par la case départ, surtout s'il y a déjà touché les 20.000 francs de ce Monopoly du crime organisé, comme c'est visiblement le cas ici.

Bayrou ne veut pas se couper de son électorat de gauche alors il feint d'ignorer ce qu'est un procès en contumace, en Italie, mais aussi en France: lu dans la presse de ce jour: "'François Bayrou exige que Battisti bénéficie d'un nouveau procès et a souhaité justifier sa position par des arguments juridiques, estimant qu'« un homme a droit à un procès en sa présence"".
Pour un candidat à la présidence de la France pareille ignorance est infiniment plus inquiétant et lourd de conséquences que dans le cas de madame Guichard.

Cette position est indéfendable, précisément sur le plan JURDIQUE, car Battisti a soustrait volontairement sa présence et dans ce cas là, et ça s'appelle la contumace.

Visiblement les valeureux défenseurs de l'assasin en savent plus la dessus que tous les magistrats, italiens bien-sûr qu'ils méprisent du haut de la superbe bonne conscience que leur donne l'aveuglement idélogique, mais aussi les français, ceux du Conseil d'État, de la Cour d'appel de Paris et de la Cour de Cassation qui ont tour à tour confirmé la validité de la demande d'extradition italienne.

Lisez donc la presse transalpine et vous verrez que c'est bien cet aveuglement idéologique qui fait la différence. Le pays entier, et toutes tendances politiques confondues, qui devrait quand même être au moins aussi bien informé que les Français, admet la valeur du principe de la chose jugée.
Mais les Francais c'est bien connu sont plus intelligents que les Italiens et leur justice est aussi moins corrompue que la leur, et moins aux ordres!
Mamma mia! mais c'est dans doute cela l'utopie active...

Retour à mon dada: y a bien une matrice intellectuelle commune à tous ces égarements. Cherchez l'erreur!

Ecrit par : Cadichon | 21 mars 2007

Je suis tout à fait d'accord avec vous Christophe. Moi je réagissais simplement sur le post de je sais plus qui disant qu'il était scandaleux d'arrêter Battisti et que de toute façon il avait plus de sympathie pour un homme qui aurait tué des innocents pour une cause juste que pour Revel écrivant un article dans son appart parisien.

Désolé mais si ça ne fait réagir personne, quelque soit la cause et l'homme en question alors là je comprend plus rien. D'où mon exemple de l'OAS ou n'importe quel groupuscule d'extrême droite.

Liberté que de crimes a t'on commis en ton nom ! a écrit JPB y a pas longtemps, rien de plus à dire.
Si, qu'il est dommage que l'on ne puisse pas poser une question ou émettre un doute sans être traité de facho.

Ecrit par : Ronin | 21 mars 2007

Kap, vous qui connaissez bien l'Angleterre, j'aimerais avoir votre sentiment sur un point : depuis quelques années, le gouvernement de Tony Blair a massivement investi dans les services publics si j'en crois la presse, notamment dans la santé et l'enseignement. Ceci mettra du temps à produire des effets mais ne croyez-vous pas que d'ici dix ans cela aura produit des effets (très) positifs ? Et que ce que la Dame de Fer a détruit aura été, au moins partiellement, reconstruit ?

A ce propos, quand on vous serine "la France a trois fois plus de fonctionnaires que les autres pays...", j'ai lu dans les Echos (le mensuel), que toujours en Angleterre, les professeurs n'étaient pas comptabilisés comme fonctionnaires (leur statut est légèrement différent) et donc que cela faussait la comparaison en ce domaine. Attention donc à ce genre de comparaison.

Pas de Le Pen au second tour, le pari tient toujours, Christophe ?

Ecrit par : Japhet | 21 mars 2007

petit message de sympathie à Ronin et Cadichon.
Je lis en ce moment un livre d'Eric Brunet (Etre de droite, un tabou français) édité chez Albin Michel il y a un an.
Merveilleuse explication de ce phénomène étrange qui fait qu'on "préfère avoir tort avec Sartre plutôt que raison avec Aron", qu'il suffit de se dire de gauche (ce qui ne coûte pas grand'chose) pour regarder de haut ceux qui n'en seraient pas. Difficile de dialoguer. D'ailleurs il n'est pas certain que les bien-pensants aient envie de dialoguer. Ils ont plutôt envie de nous dire que T. de Montbrial et JF Revel ça vaut pas un clou, vu qu'ils auraient mieux fait de prendre des risques (balancer des grenades par exemple?) au lieu d'écrire.
Bref il y a des gens étonnants qui se permettent de vous donner des leçons de morale sans vous connaître et de juger vos cours sans les avoir entendus.
C'est l'immense avantage de ce boc-notes: il y a toujours des commissaires politiques mais ils ne peuvent plus vous envoyer au goulag.

Ecrit par : dj | 21 mars 2007

A tous les enseignants participant aux multiples débats lancés par JPB :

Je viens de créer, en relation avec mon premier blog (dont la vocation est de soutenir la campagne présidentielle de François Bayrou), un second blog entièrement consacré à l'université.

Voici donc l'adresse : http://sauvonsluniversite.blogspot.com/

Vous avez carte blanche pour émettre des propositions de qualité visant à redresser l'université. Je ne connais pas totalement le milieu universitaire mais je suis de tout coeur avec vous pour sauver ce qu'il en reste et réhausser le niveau comme il se doit.

Ce sujet me tient particulièrement à coeur, alors merci de m'aider et de me soutenir si vous le désirez.

Ce blog sera transmis par mon intermédiaire aux responsables de l'UDF à Paris et à François Bayrou pour discussion et action !

Voici mon adresse mail : wagner.sandra@gmail.com

Bonne soirée à tous !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 21 mars 2007

Oui, dj, j'ai lu le bouquin de Brunet l'été dernier (savoureuse lecture de plage) dans la droite ligne du Revel de la Connaissance inutile et de la Gde parade mais aussi du Terrorisme intellectuel de Jean Sevilla.

Vous me dites: "il y a des gens étonnants qui se permettent de vous donner des leçons de morale sans vous connaître et de juger vos cours sans les avoir entendus"
Pour moi cela n'est pas étonnant et Brunet, justement, comme Sevilla ou Revel, ou Aron ou Marc Lazard...ont si bien identifié cet effet des plus attendus.

Ce blog a cependant d'autres attraits que de me servir de récréation devant la hargne que déchaîne le poil à gratter que je m'amuse à semer par-ci par-là.

J'y apprécie infiniment, outre les notes de JPB, les témoignages et observations d'enseignants, leur perspicacité et leur sincérité. Patricia aussi, avec ses réflexions sur ce home schooling qui est pratiqué ici pour les mêmes raisons, sauf que comme c'est sur une grande échelle, les familles se sont organisées et avec l'Internet quoi de plus facile?

La grande différence, surtout, c'est que les choses changent en raison de la latitude qu'a chaque commission scolaire.
C'est plus facile de museler un syndicat, de renvoyer des mauvais profs, de faire une charter school, de voter pour les chèques éducation, etc... quand cela se fait au niveau local.

Il a y eu des rétablissements, des revirements spectaculaires, là où des écoles publiques se vidaient car les gens gardaient les enfants à la maison pour ne pas les voir massacrer à et par l'école. Bon, évidemment j'emploie ce terme au sens figuré! D'ailleurs, toutes proportions gardées, les chiffres de la violence scolaire ne sont pas en faveur de la France, et surtout on observe une diminution constante, et dans les quartiers les plus difficiles, comme dans ces écoles des ghettos new-yorkais ou d'autres grandes villes, qui ont récemment bénéfié d'extraordinaires initiatives, individuelles, souvent.
C'est la partie la plus intéressante de ma recherche mais aussi la plus désespérante car je sais qu'en France c'est impossible à réaliser, pour toutes les raisons que je donne ici et qui en défrisent certains, enfin toujours les mêmes, donc pas étonnant non plus.

L'influence du principal, du directeur, est cruciale, ce qui me rappelle une note rédigée en 70 ou 71, par Pompidou qui voulait "recycler", dans des domaines où ils leur capacité de nuisance pour les élèves serait limitée, les proviseurs et professeurs lobotomisés par le marxisme. Il parlait aussi ( déjà) des programmes d'histoire et de géographie économique. Cette note fut publiée par Le Monde de l'Éducation ( voui, voui), il y a quelques années. Malheureusement aucun des candidats n'est de la trempe de Pompidou.

Sa note est restée lettre morte. À la réflexion, comme les Diafoirus étaient déjà en place, aurait-il eu la poigne, même sans sa maladie, de flanquer tout ce monde-là dehors?

Ecrit par : Cadichon | 21 mars 2007

Oh là là, poigne, flanquer dehors, marxistes. Vous faites largement aussi froid dans le dos que ceux que vous dénoncez...
Pour le hussard, je voulais dire qu'une école peut constater grâce aux évaluations nationales un déficit sérieux dans un domaine précis et orienter les efforts de l'école en fonction...

Ecrit par : Perceval | 21 mars 2007

Cadichon, vous semblez intarissable sur l'école, JPB vient d'ouvrir une nouvelle réflexion sur les violences scolaires.
Justement le directeur de l'observetoire européen de la violence scolaire est Eric Debarbieux. A chaque fois que ce Monsieur parle de la violence scolaire, il m'apparait qu'il rate toujours sa cible et que son discours est assaisonné à la langue sucrée des pédagogos. Pouvez vous me donner de plus amples informations sur le personnage ?
Merci.

Ecrit par : Philippe | 21 mars 2007

Ce monsieur et moi on ne voit vraiment pas les choses de la même façon et je le place sans la moindre hésitation dans la secte que je dénonce c'est vrai de manière aussi intarrissable que ma colère devant les prébendes que se partagent ces tristes sires.
C'est bien pour cela que je suis si pessimiste: la collusion de tous ces pseudos experts en cirages de pompes et en auto-promotion rend le système irreeformable Il faudrait tous les virer.
Cette vision scientiste des probl`emes scolaire n'a qu'un but, minimiser les choses. C'est du style le niveau monte et la violence scolaire est inventé par les médias.
Rapidement car je dois être dans 1/4 d'heure à l'école de mes filles pour une projection-discussion de Etre et avoir...
voci un exemple de la prose de Debarbieux

ca date de 3 ou 4 ans: C'est un partisan de l'école ouverte sur la sociétee et tout ca,,,

The idea of schools as fortresses, cut off from the neighbouring community, is dangerous. Closing off public areas and schools is likely to make these places an even greater target. In this respect, the idea of fencing is counter-productive. It also gives credence to the idea that the sources of violence are outside the school environment. Investigations in France show that intrusions account for only 1% of violent incidents. Internationally, they account of 8% of incidents. This clearly demonstrates that the vast majority of acts of violence arise primarily from within schools themselves. Cutting schools off from their neighborhoods by erecting walls means cutting them off from citizens, their natural protectors

Bon j'envoie, pas tps de relire

a +++

Ecrit par : Cadichon | 21 mars 2007

Perceval

Les évaluations nationales permettent surtout d'évaluer ceux qui les ont conçues. Résultat : code 9 (sauf à l'item "être capable de casser un thermomètre : code 1).

Pour ce qui est du malade, si le traitement proposé dans le cadre du projet de l'école consiste à lui administrer, comme le préconisent les Diafoirus, une énième saignée -par exemple encore un p'tit coup de globale pour le non-lecteur- est-ce bien raisonnable ?

Ecrit par : Un hussard | 22 mars 2007

Le projet d'école n'aurait-il pas pour finalité -à bien y réfléchir- de substituer à notre responsabilité individuelle d'humain une irresponsabilité collective, d'autant plus dramatique quand ce sont les élèves les plus fragiles, ceux de ZEP en particulier, qui en font les frais ?

Ne permet-il pas, bien souvent, lorsque les consciences individuelles se réveillent face au massacre des innocents, d'étouffer ces consciences dans les certitudes collectives ?

Ecrit par : Un hussard | 22 mars 2007

"Ne permet-il pas, bien souvent, lorsque les consciences individuelles se réveillent face au massacre des innocents, d'étouffer ces consciences dans les certitudes collectives ?"

Ecrit par : Un hussard | 22 mars 2007

Si, bien sûr, d'où la phrase désormais célèbre d'une collègue : "Oh mais ça, ponctuellement, on le fait."

Ecrit par : catmano | 22 mars 2007

A cadichon


En France quand un prévenu s'évade et qu'il est condamné par contumace il a droit à un nouveau procès s'il décide de faire opposition du jugement qui l'a condamné ce qui n'est pas le cas en Italie.

Voilà pourquoi François Bayrou ne cède en rien à l'idéologie de gauche comme vous dites mais il fait simplement prévaloir le droit de son pays.

Et je vous rappelle que le Cour européenne des droits de l'homme a plusieurs fois affirmé que tout prévenu a droit à un procès équitable, ce qui n'est pas le cas quand ce dernier est absent des débats !.

Et si je trouve les crimes de Battisti inexcusables il n'empêche qu'il doit être véritablement jugé c'est à dire être physiquement présent pour se défendre et faire valoir ses arguments.

Le droit italien qui ne prévoit pas cette possibilité me parait devoir être réformé!

Alors oui à l'extradition en Italie mais seulement si M. Battisti a droit à un nouveau procès .

Ecrit par : Merlemocoeur | 22 mars 2007

"Il faudrait tous les virer."
Bien sûr, et c'est bien le seul problème dont souffre l'Education nationale, d'être aux mains de cette clique d'esprits faux, dont le modèle charismatique est, je le rappelle parce que c'est lui qui, avec son air de ne pas y toucher, continue à ameuter ses troupes, Meirieu. Tout sonne faux, dans leur discours, tout y est malhonnête, irrationnel, tendancieux, insinuant, démagogique, hypocrite.
Ce sont eux que Marc Le Bris appelle "la Nomenklatura pédagogiste".
Les seules personnes qui soient utiles à l'Education nationale, ce sont les administrateurs, depuis le ministre jusqu'aux chefs d'établissement , et les professeurs. Les seules personnes qui soient inutiles, ce sont toutes celles qui font profession de "pédagogie", c'est-à-dire toutes celles qui se sont lovées dans les rouages bavards, ouatés et prébendés des Instituts de Sciences de l'Education, de l'INRP et des IUFM. C'est là qu'il faut faire un grand ménage.
Le candidat aux présidentielles qui aura compris cette urgente nécessité aura bien mérité de la patrie. Et que d'économies en perspective!
Rappelons que toute la "Nomenklatura pédagogiste" est en parfaite harmonie de sensibilité et d'ambition avec Madame Royal. C'est le même discours creux.

Ecrit par : Jean | 22 mars 2007

A celui qui me donne un cours de droit je me permets de rappeler que Battisti a commis ses crimes en Italie où il a été jugé en bonne et due forme alors jusqu'à preuve du contraire, c'est le droit italien qui s'applique à son cas et ce que dit ou non le droit français est hors-sujet.

Le fond du dossier d'extradition ( le seul qui concerne la France) a déjà été jugé par nos deux cours de dernier ressort ( Cassation et C. d'État) et le droit met des limites à l'inflation des recours intempestifs. Cela n'empêche pas que les tribunaux soient encombrés par un paquet de cornecouillades et cela nourrit les pisse-copies.

Quand à la Cour de Strasbourg, je ne sais si elle a été saisie, je ne m'intéresse vraiment pas suffisament à ce lamentable exemple de l'aveuglement de quelques égarés et d'ailleurs ce sont le mêmes qui gobent avec le mˆme enthousiasme les élucubrations de Meyssan ou de l'inénarrable Vivianne Forrester

Allez donc dire aux Italiens ce que vous pensez de leur droit pénal, ils vont bien rigoler
LA PAILLE ET LA POUTRE serait la réponse la plus gentille....et aussi ah, les Francais, toujours le nombril du monde, hein?

Jean, une toute petite rectif sur Le Bris et la Nomenklature, car c'est Laurent Lafforgue, le plus célèbre mathématicien français de sa génération. Il fut viré du comité thédolule connu sous le nom de Haut Conseil de l'Education pour avoir dit à son président, un autre admirateur des Diafoirus, ( Bruno Racine) que vouloir consulter la Nomenklatura de Grenelle sur les problemes de l'école c'était du mˆme ordre que demander conseil aux Khmers rouges en matière de droits de l'Homme.

Ecrit par : Cadichon | 22 mars 2007

A propos de justice,histoire de célébrer dûment la relxe (évidente) de Charlie,….entendu aujourd’hui aux infos allemandes ZDF, qu’une juge des affaires familiales de la cour de Francfort sur le Mein, devant statuer sur la demande de divorce d’une jeune femme marocaine battue jusqu’au sang par son mari si pieux et si bon, a décidé que ls coups ne consitutaient nullement une faute de l’époux si l’on se réfère à la Sourate 34 du CORAN…On croit rêver…eh bien non on ne rève pas. Cette décision a fait grand branle-bas dans Landerneau et choqué l’opinion allemande au moins autant que la connasse qui avait, on sn’e snouvient déprogrammé un Mozart, parce que la mise en scène allait choquer les barbus.
Comment expliquer cette couardise?
-soit par de la couardise et une fascination sexuelle devant le monde musulman de la part de certaines femmes allemandes , ce côté infantile “Isabelle Eberhardt danslesbrasd’unbeautouaregsentantlesable” Si répandu dans la générations des femmes nées vers 1970.

-soit alors par un racisme inouï qui consisterait à dire : cette femme étant musulmane, elle n’a pas le droit de bénéficier des dispositions communes. Ce qui s’appelle l’apartheid.

Simultanément, en France, le procès de “Charlie” trouvait un dénouement heureux. Ce qui s’appelle la laïcité….fermez le ban.

Ah si, encore un truc: quelque part dans un bled de Vlaanderen vous savez là où les fachos font 30-40 % des scores aux éléctions, la municipalité, socialiste avait nommé un Rwandais échevin. Chargé des mariages.Eh bien trois couples de bons gros prurits anals catholards et bien pensant ont refusé que ce nègre ne bénisse leur union bien fromage blanc, non mais sans blague, c’est vrai, l’a qu’à aller marier ses cannibales, Bamboula…non mais. Et la suite prouve qu’on a de bonnes raisons d’être optimiste : 700 couples venus de toute la Belgique se sont massés sur la place très simenonnienne de ce bled flamand, et ont exigé d’être maris par le dit échevin. Bravo à eux. ça rappelle Christian X qui prévint les merdes brunes, en 1940 que s’ils imposaient le port de l’étoile jaune aux Juifs danois, il serait le premier à la porter, lui et tout son peuple. Comme quoi, la démocratie ne s’use que si l’on ne s’en sert pas.

C’était ma rubrique “les femmes sont les prolétaires de l’homme”.
Et ma rubrique "les racistes sont des cons"

Ecrit par : montaigneàcheval | 22 mars 2007

Réponse à Robin 20 mars:
L'accent tonique se situe en français sur la dernière syllabe des mots ou plutôt groupes de mots (ex. article + nom, etc.); si je pouvais ici surligner je ferais voir les accents toniques dans "Un jour, sur ses longs pieds" (jour accentué et pieds aussi, les autres syllabes étant plus "discrètes"); si on veut faire remarquer un mot, oralement, on déplace son accent par exemple au début du mot, comme quand on dit "IN-croyable!" (tiens, au lieu de surligner, je mets en majuscules).
Mais notre oreille habituée à la langue maternelle ne sent guère que les accents toniques des autres langues - quand elles en ont un.

Ecrit par : outis | 22 mars 2007

A Cadichon

Vous lisez que ce qui vous intéresse mais je maintiens qu' un homme jugé en son absence n'est pas jugé car il n' a pu se défendre.

Alors oui un nouveau procès s'impose pour que Battisti soit jugé et condamné s'il est coupable (et d'après ce que j'ai lu il lest)

...quant à la justice italienne elle est pleinement respectable mais elle applique les lois existentes...et au cas présent le jugement pas contumace sans possibilité de nouveau procès
ne me paraît pas être de la bonne procédure pénale.

Ecrit par : Merlemocoeur | 22 mars 2007

...quant à la justice italienne elle est pleinement respectable mais elle applique les lois existentes...et au cas présent le jugement pas contumace sans possibilité de nouveau procès
ne me paraît pas être de la bonne procédure pénale.

Ecrit par : Merlemocoeur | 22 mars 2007

Certes c'est votre jugement que l'on peut plus ou moins partagé mais l'Italie est un état de droit que de l'extérieur on peut critiquer mais rien ne nous autorise à juger leurs lois , ce serait de l'ingérence. La France se doit de respecter ses accords de coopération et d'extradition avec ces partenaires européens . À ce jour, l' Europe n'est pas encore unifiée sur le plan de la Justice ( doit-on aussi rappeler que nous avons dit non au projet de constitution européenne)et dans de pareils cas c'est en dernier ressort à la cour européenne des droits de l'homme de statuer si elle est saisie , en l'occurence par les avocats de Battisti .Que Battisti soit coupable ou non, on ne nous demande pas notre intime conviction , il a été jugé selon les lois de son pays et c'est à lui d'en faire appel dans un premier temps,par toutes les voies du système judiciaires italiennes qui s'offrent à lui, elles ne sont pas nulles! ensuite il a encore l'ultime possibilité de se tourner vers la cour européenne des droits de l'homme. Je ne connais plus très bien les détails mais il me semble qu'il y a déjà formulé un recours...Dans ce cas ce sont les décisions juridiques qui prévalent et pas l'opinion publique.
De quel droit, aussi choqués, que nous soyons, pouvons nous déclarer que la justice Italienne doit être réformée? Nous sommes libre d'exprimer notre désaccord et estimer que cette justice n'est peut-être pas ce qui se fait de mieux et on ne peut que souhaiter qu'effectivement des instances plus compétentes se prononcent sur la question mais on ne peut certainement pas prétendre que nous avons en tout point raison et que nous sommes garant de toute justice.
l'Italie malgré certains aspects(tout comme la France d'ailleurs peut le paraître aussi parfois) n'est pas une république bananière...
Il me semble mais il est vrai que je suis parfois bien naïve et candide, qu'en europe nous n'avons pas trop à rougir en matière de justice.
Mais votre point de vue Merlemocoeur est tout a fait respectable dans le cadre d'une discussion fin de repas ou de comptoir, est-ce que cela permettra d'aider Battisti à bénéficier d'une justice qui vous paraitrait plus juste?
Pouvons-nous condamner le fait qu'il ait été condamné par contumace , il faudrait d'abord bien percevoir les motifs de cette condamnation et se poser la question : pourquoi l'a-t-on condamné par contumace, certainement pas par jeu pervers. Malheureusement tout n'est pas si limpide, la seule chose que nous nous devons de respecter, en tant que citoyen français et compte tenu du fait qu'il n'a pas pu bénéficier et ne pourra pas, d'un procès au cours duquel il aurait pu s'expliquer( il s'en est soustrait), c'est la présomption d'innocence...Mais celà ne prévaut plus dans son pays , dans lequel il a été jugé!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 22 mars 2007

par toutes les voies judiciaires....j'avais oublié d'effacer système

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 22 mars 2007

Et pourquoi pas, plus simplement, demander à ce Môssieur Frackowiack de confronter ses idées à la réalité... d'une classe ?? Je prends les paris sur son succès, que ce soit en ZEP ou à Henri IV...

Cordialement,

Cédric

Ecrit par : Cédric | 27 mars 2007

Réponse à Robin 20 mars:
L'accent tonique se situe en français sur la dernière syllabe des mots ou plutôt groupes de mots (ex. article + nom, etc.); si je pouvais ici surligner je ferais voir les accents toniques dans "Un jour, sur ses longs pieds" (jour accentué et pieds aussi, les autres syllabes étant plus "discrètes"); si on veut faire remarquer un mot, oralement, on déplace son accent par exemple au début du mot, comme quand on dit "IN-croyable!" (tiens, au lieu de surligner, je mets en majuscules).
Mais notre oreille habituée à la langue maternelle ne sent guère que les accents toniques des autres langues - quand elles en ont un.

Ecrit par : outis | 22 mars 2007

Merci de ces précisions.

..Et de nous rappeler le bon La Fontaine

"Un jour sur ses longs pieds allait, je ne sais où
Le héron au long bec emmanché d'un long cou."

Effectivement, on entend l'accent tonique sur les derniers mots d'un groupe (groupe de souffle"?). Autant pour moi !

Un jour sur ses longs pieds allait je ne sais où
Le héron au long bec emmanché d'un long cou.
Il côtoyait une rivière.
L'onde était transparente ainsi qu'aux plus beaux jours ;
Ma commère la carpe y faisait mille tours
Avec le brochet son compère.

etc.

Ecrit par : Robin | 27 mars 2007

"Et pourquoi pas, plus simplement, demander à ce Môssieur Frackowiack de confronter ses idées à la réalité... d'une classe ?? Je prends les paris sur son succès, que ce soit en ZEP ou à Henri IV...
Cordialement,
Cédric
Ecrit par : Cédric | 27 mars 2007

On en a déjà parlé ... Tu es prêt à y mettre ton gamin dans cette classe ?
Tu crois que cela serait sympa pour les mômes ?


;)

Ecrit par : toto | 27 mars 2007

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