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15 mars 2007

Metamorphose des cloportes

La métamorphose des cloportes



Pierre Frackowiack a encore frappé, Pierre Frackowiack est toujours frappé.
Voici qu’un linguiste, Alain Bentolila, propose dans un rapport tout récemment remis au ministre (http://media.education.gouv.fr/file/70/4/4704.pdf) de faire apprendre des mots nouveaux aux élèves de l’école primaire — aux plus petits particulièrement. Il s’insurge contre l’apartheid qu’une maîtrise fort différente du vocabulaire institue entre les élèves les moins favorisés et ceux qui baignent dans un jus linguistique varié — des « bourgeois », sans doute… Bentolila, qui pas plus que moi n’est né avec une cuiller en argent dans la bouche, voudrait que tous les élèves apprennent à lire et à écrire, et parlent une langue grammaticalement correcte utilisant un vocabulaire adéquat. Il montre fort bien dans son rapport l’écart terrible entre les malheureux utilisateurs du langage schtroumpf, et ceux qui, dès le CP, font une différence entre le langage orwellien qu’on nous prépare (« c’est double-plus bon ») et un usage précis de la langue — « c’est succulent ».
Peut-être n’insiste-t-il pas assez, à mon goût, sur un fait essentiel : c’est faire violence aux enfants que de les laisser s’encroûter, sous prétexte de respect des différences culturelles, dans des opinions aberrantes (« succulent » ou « exquis » seraient trop « intellos » — et, pour tout dire, un peu fiottes). Tout comme c’est faire violence aux enfants que des les obliger à passer en CE1 alors qu’ils ne maîtrisent pas du tout la lecture. Et cette violence-là, ils la retournent, à un moment ou un autre, soit contre eux, soit contre leurs camarades — qui ont cessé de l’être —, soit contre l’institution, soit contre vos biens. Derrière chaque voiture brûlée, derrière chaque professeur poignardé, chaque enfant auto-scarifié, il y a une violence institutionnelle — celle qui a permis, sous prétexte d’égalité, de stigmatiser un malheureux enfant poussé dans une classe où il n’entend goutte à ce qui se dit. Derrière chaque colère, il y a un Frackowiack.

Alain Bentolila — il me l’a encore répété hier soir au téléphone — voudrait le meilleur pour chaque élève. Il souhaiterait que les plus pauvres disposent des moyens qui lui ont permis, à lui, petit pied-noir qui parlait l’arabe et l’espagnol en même temps que le pataouète, de devenir linguiste français — et d’apprendre aux enfants d’Haïti ou d’ailleurs à « donner un sens plus pur aux mots de la tribu ». Bref, lui comme moi voudrions substituer à la gabegie présente un enseignement de qualité qui permettrait à chacun d’aller au plus haut de ses capacités, quelles que soient ses origines sociales. On sait qu’on en est loin aujourd’hui — où, à grands coups d’idéologie égalitariste, les « chercheurs en sciences de l’éducation » dont se réclame Pierre Frackowiack ont construit une école à deux vitesses : l’apartheid scolaire pour les plus humbles, et, pour les privilégiés, le contournement de la carte scolaire, les bonnes sections des bons lycées — ou des cours particuliers dans l’une de ces multiples officines privées qui prospèrent depuis une quinzaine d’années — depuis que l’école publique n’a plus d’autre fonction que de fabriquer des cons / ommateurs.

Il ne faut pourtant pas être grand clerc pour savoir que les enfants adorent apprendre de nouveaux mots — et en apprendre, au passage, l'orgine. On peut séduire un fils de Maghrébin en lui expliquant que "divan" ou "algèbre" sont d'origine arabe — et qu'un "bon" musulman ne doit pas ignorer que l'"alcool" donne le même regard alangui que le khöl… On peut intéresser un insulaire du Pacifique en lui révélant que "tabou" est polynésien — et amuser une classe entière en lui faisant composer un logo-rallye (voir Queneau et ses Exercices de style, mine inépuisable de jeux de mots, au plus beau sens du terme) qui en quelques lignes associerait logiquement "tabou", "alcool", divan" — et quelques autres.
Encore faudrait-il qu'ils sachent lire et écrire…

Pendant ce temps les « chercheurs » — ceux qui ne trouvent rien, aurait dit Picasso — se déchaînent contre le rapport Bentolila. En même temps que Frackowiack, l’ineffable Eveline Charmeux, qui use et abuse du pouvoir extravagant que confère aujourd’hui l’ignorance, fustige l’idée même que l’on puisse apprendre des mots aux élèves — comme elle s’indignait récemment que l’on prétende leur apprendre la grammaire. Les syndicats, note le Monde, sont eux-mêmes hostiles aux propositions de Bentolila.
Peut-être pas tous les syndicats : on peut protester contre les réformes statutaires fort peu indispensables que veut imposer Gilles de Robien, on peut s’indigner qu’il réinvente les PEGC en proposant la bivalence des enseignants, et qu’il n’obéisse, ce faisant, qu’à une stricte logique comptable — des économies de bouts de chandelle, au prix d’une impopularité dont ses amis pourraient payer l’addition — sans pour autant faire l’amalgame, comme je l’ai vu et entendu dans une manifestation récente, avec les suggestions pédagogiques de bon sens qu’il a tenté de mettre en place, méthodes de lecture ou apprentissage systématique de la grammaire.
Ceux qui récusent la notion de « règle » confondent, comme il arrive trop souvent, ce que l’on doit apprendre à des enfants, et ce que l’on peut apprendre à des étudiants spécialisés. Que l’orthographe soit souvent une convention, et la dictée un exercice inventé par la bourgeoisie du XIXe siècle, quelle importance ? C’est pourtant en s’appuyant sur ces « découvertes » que les mêmes imbéciles ont laissé s’effondrer le niveau orthographique — au point que les Ecoles d’ingénieurs et les IUT remettent la dictée au goût du jour — et préconisent cette « Observation réfléchie de la langue » qui suppose que chaque enfant, chaque jour, réécrive la Grammaire de Port-Royal.
Tout comme les pseudo-spécialistes ont repensé les programmes de Français à la fin des années 90 en affirmant la prédominance du « Discours » — au point que Tzvetan Todorov, jadis complice des ces illusions, rue désormais dans les brancards et dénonce l’idéologie qui a mécaniquement plaqué sur les programmes du Primaire et du Secondaire les recherches linguistiques des formalistes russes et de leurs émules.
Tout comme les « spécialistes » d’Histoire-Géographie ont modifié les programmes en fonction des théories de l’Ecole des Annales — sans voir que ce qui est stimulant à Bac + 5 est mutilant dans les vingt années qui précèdent.

Un ami inspecteur, en septembre-octobre dernier, au moment où Pierre Frackowiack, qui n’en est pas à son coup d’essai — mais, comme disait à peu près Audiard, c’est à cela que l’on reconnaît les imbéciles, ils osent sans cesse — était sous la menace d’une sanction ministérielle, m’avait suggéré de me montrer grand seigneur, et de plaider sa cause. Je l’ai fait, ici même, et au ministère. Pure charité.
J’ai eu tort.
J’ai connu un ministre qui, conscient qu’une inspectrice générale faisait du dégât à chaque inspection, parce qu’elle avait atteint son point d’incompétence, l’a décorée et l’a placardisée à Bruxelles. C’est la méthode qui permet, dans l’administration, d’éliminer les nuisibles. Alors, Monsieur le ministre, je vous le demande humblement : donnez à Pierre Frackowiack quelque hochet qu’il agitera fièrement — les Palmes académiques, s’il ne les a déjà —, confiez-lui une réflexion sur un sujet confus, et éloignez-le de toute activité d’inspection. Rien de plus nocif qu’un illuminé convaincu d’avoir raison : Frackowiack, qui dirige la commission Education du PS, qui sera peut-être quelque chose dans le gouvernement de la Sainte Vierge, si elle parvient à illusionner assez de Français, doit être très vite dégagé en touche — définitivement. Ses amis, à l’inspection, me menacent tous les jours de leurs foudres, « quand ils seront revenus au pouvoir ». Je suggère à Gilles de Robien d’exercer sur quelques-uns son droit au mépris — en les versant dans un service inactif, un quelconque tonneau des Danaïdes qui les fera transpirer loin du monde réel — la rédaction d’un rapport sur l’utilité des IUFM, par exemple.

Jean-Paul Brighelli

PS. J'ai tellement envie d'être clair que je ne résiste pas à l'envie d'en rajouter une couche. Autant faire savoir aux enseignants de passage sur ce blog que c'est ce même Frackowiack qui, récemment, s'est insurgé contre la liberté pédagogique (http://www.unsa-education.org/sien/sections/lille/libpedPF.htm). Incompétent un jour, et stalinien le reste du temps.

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Commentaires

Je confirme ce qu'écrit JPB sur la passion qu'ont les élèves -- de la seconde à la prépa pour ce qui est de mon expérience personnelle -- vis à vis des mots : rien ne les enchante comme les remarques étymologiques. Si on les écoutait, ces petits, on ne ferait que ça en latin. Leur joie est toujours intacte d'apprendre que l'horreur fait lever les poils sur les bras quand la terreur vous plaque par terre, ou que l'Arctique est le pays des ours... N'oublions pas, effectivement, la joie du petit maghrébin qui réalise que "goudron" et "algorithme" viennent de chez ses ancêtres, que l'alcool fait briller les yeux (et pas seulement ceux des femmes aimantes), que le "kanoun" sur lequel sa mémé fait cuire les brochettes arrive tout droit du grec ancien, et que sa petite soeur Wassila était Reine, toujours en grec ancien !
Comment P. Frackowiack, avec sa longue expérience du terrain j'imagine, ne voit-il pas que les enfants aiment le vocabulaire et s'amusent très volontiers avec les mots qu'on met à leur disposition ? Le succès du "Prince de Motordu" -- quoi qu'on en pense par ailleurs -- tient largement à cette allégresse langagière, à ce plaisir chez les gosses de jouer avec ce qui fait, tout de même, le matériau de la langue, de la poésie et de la pensée. Même le rap et le slam -- deux pseudos-musiques que je trouve plutôt fatigantes mais là n'est pas la question -- marquent chez leurs auteurs balbutiants cette envie de "faire" avec les mots, quitte à nous saouler avec parfois !!!
Et que dire de la magie des mots inconnus ? Je ne résiste pas au plaisir de vous reproduire un extrait succulent de "La Maison de Claudine", où la petite Colette découvre le mot "presbytère", qui "sonne en anathème" ... Allez, M. Frackowiack, vous n'êtes qu'un presbytère.
>

Ecrit par : FGuichard | 15 mars 2007

"parce qu’elle avait atteint son point d’incompétence, l’a décorée et l’a placardisée à Bruxelles."

ceci est une arabesque de peter, bravo

mabiche

Ecrit par : mabiche | 15 mars 2007

Je fais un copier/coller des deux dernières contributions sur "apparatchiks" :


Catmano

Ce que dit Evelyne Charmeux sur l'absence d'accent tonique dans la langue française est "globalement exact", mais on ne comprend pas pourquoi elle en infère qu'il ne faut pas apprendre de liste de mots.

Evidemment, elle a raison de dire qu'il faut les "contextualiser" (c'est à dire les insérer dans un texte) et faire jouer les relations structurelles en montrant qu'ils existent en fonction les uns des autres dans un système où la "différance" avec un a pour parler comme Derrida construit l'identité.

C'est pourquoi je pense que vous avez raison par exemple d'expliquer les antonymes et les synonymes.

Mais la liste de mots avec leur définition ne doit pas être totalement abandonnée pour autant. C'est d'ailleurs Evelyne Charmeux elle-même qui en donne la raison sans en tirer la conséquence : l'absence d'accent tonique dans la langue française nécessite justement de la part des adultes qui apprennent leur langue aux enfants ("Voici notre monde, voici notre langue" dit magnifiquement Hannah Arendt) qu'ils compensent cette "lacune" en isolant les mots.

Il y a chez Evelyne Charmeux une répulsion irrationnelle pour l'analyse (elle parle par exemple avec mépris de "l'analyse logique"). C'est d'autant plus bizarre qu'elle se réclame sans cesse de la démarche scientifique.

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

La leçon de vocabulaire de René Char

J'ai expliqué l'autre jour sur ce blog que le thème du Printemps des poètes de cette année "Lettera amorosa" (la lettre amoureuse) était un hommage indirect au poète René Char (1907-1988) à l'occasion du centième anniversaire de sa naissance ; j'ai déjà parlé de la mystérieuse destinataire de ce poème que le poète désigne sous le nom d'iris.

"Merci d'être, sans jamais te casser, iris, ma fleur de gravité. Tu élèves au bord des eaux des affections miraculeuses, tu ne pèses pas sur les mourants que tu veilles, tu éteins des plaies sur lesquelles le temps n'a pas d'action, tu ne conduis pas à une maison consternante, tu permets que toutes les fenêtres reflétées ne fassent qu'un seul visage de passion, tu accompagnes le retour du jour sur les vertes allées libres."

Et il ajoute cette merveilleuse leçon de vocabulaire :

"Sur le franc-bord :

I IRIS 1°) Nom d'une divinité de la mythologie grecque qui était la messagère des dieux. Déployant son écharpe, elle produisait l'arc-en-ciel.

2°) Nom propre de femme dont les poètes se servent pour désigner une femme aimée et même quelque dame lorsqu'on veut taire le nom.

3°) Petite planète

II. IRIS. Nom spécifique d'un papillon, le nymphale iris, dit grand mars changeant. Prévient du visiteur funèbre.

III.IRIS. Plante. Iris jaune des rivières.

...Iris plural, iris d'Eros, iris de Lettera amorosa.

On appelle cela la "polysémie". C'est magnifique, non ?

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Alors, Monsieur le ministre, je vous le demande humblement : donnez à Pierre Frackowiack quelque hochet qu’il agitera fièrement — les Palmes académiques, s’il ne les a déjà —, confiez-lui une réflexion sur un sujet confus, et éloignez-le de toute activité d’inspection.
JPB
Je suis satisfaite que vous vous soyez rendu à nos sages conseils. Une exécution sommaire serait dangereuse.

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

"Derrière chaque colère, il y a un Frackowiack."

Je sens la colère qui monte en toi, mon fils, schhhhh fffffff, shhhhhhh ffffff, rejoins moi du côté obscuuuuuuuuuurrrrrrr....

shhhhhh ffffff shhhhh fffff


:o))))))))

FRAKKK T'ES QU'UN TROU DU CUL ....

Ecrit par : toto | 15 mars 2007

Ceci dit, je donne un bon point à Evelyne Charmeux (elle doit être contre les bons points et les leçons de morale !) pour ce qu'elle dit sur l'emploi du passé simple.

Il faut effectivement arrêter d'expliquer aux élèves que le passé simple évoque toujours des actions brèves. Le passé simple évoque des actions dites "de premier plan" dont on précise ou dont on pourrait préciser la durée (Victor HUGO : "Il marcha trente jours, il marcha trente nuits")...

Et il faut toujours expliquer que le passé simple est inséparable de l'imparfait qui évoque des états ou des actions dites "de second plan" à durée indéterminée ; l'imparfait évoque le "décor" de l'action (ce qui bouge le moins dans le film) ; c'est le temps de la description.
Pour approfondir le sujet, on peut lire l'ouvrage de Harald Weinrich (né en 1927) sur le Temps, un linguiste allemand amoureux de la langue française. Son livre est truffé de citations littéraires. Que serait la littérature et la poésie française si le passé simple n'existait pas ?

"Ariane, ma soeur, par quel amour blessé,
Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée ?"

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Proposons à Frackowiack et Charmeux une mission sur la mise en place de cours du soir pour cadres supérieurs en déshérence orthographique ... Et la mise en place de cours de mise à niveau en calcul - je suis professeur de physique et la maitrise du calcul est tout aussi problématique pour un élève de lycée que celle du français.

http://www.lefigaro.fr/france/20070315.FIG000000266_les_fautes_d_orthographe_inondent_les_entreprises.html

Et puis pour ceux qui pensent que l'école est foutue, faites comme Madame Charmeux travaillez pour une boîte privée - ou encore mieux créez la ! -, l'avenir vous appartient, et vous ne serez plus soumis, dans ce cas, à la pingrerie du gouvernement qui ne pourrait plus vous supprimer des heures starutaires...
Philippe.

Ecrit par : Philippe | 15 mars 2007

Bon, Robin a sauté ici, alors moi aussi je fais un copier-coller (quel horreur !) de ma question :

Robin, j'ai un bug sur le mot "différance".
Pouvez vous me donner une explication ?
Cà a quelque chose à voir avec la gouvernance, la repentance (la bravourance ?) ?
Merci d'avance ;o)

Ecrit par : yann | 15 mars 2007

Ecrit par : yann | 15 mars 2007

Ci joint un lien intéressant :
http://www.lefigaro.fr/france/20070315.FIG000000266_les_fautes_d_orthographe_inondent_les_entreprises.html

Ecrit par : Sandra WAGNER | 15 mars 2007

quelLE horreur !
Pardon ...

Ecrit par : yann | 15 mars 2007

Un prof de maths dans une des meilleures prépas de France, polytechnicien : une faute d'orthographe ou de français par ligne (au moins) !
La plupart des élèves ne s'en rendent pas compte, mais certains sont consternés.
Et moi donc ...

Ecrit par : yann | 15 mars 2007

Pour détendre un peu l'atmosphère, je raconte dans "Le paradoxe de la précocité intellectuelle" comment un petit eip de 6eme, très attaché -comme ses semblables- à la précision du vocabulaire se chamaillait dans les rangs en traitant ses adversaires de rustres et de faquins. Ainsi tancés, ces derniers répondaient en le traitant...."d'enculé"; des disciples de Frackowiack ?

Ecrit par : dj | 15 mars 2007

Mais dire "c'est doubement bon" pour "succulent", c'est exactement comme dans cette ineptie qu'est l'espéranto. on y dit ainsi "malgrando" pour petit", "malbello" pour laid. En fait, les adjectifs à connotation négative ne sont dans cette farce que les adjectifs positfs précédés de mal-.Cela ne vos rappele rien???les malentendants, les personnes à mobilité réduite. Là encore on est dans le fascisme de la novlangue, si chère à nos cloportes de l'EN. Une séquence pour un cours.
Car la torsion, le viol de la langue est en fait un formidable moyen de puissance.
Dans les années 70, mo prof de philo, Alain Baurent, qu'a bien mal tourné puisqu'il a échuoé dans les eaux putrides du Club de l'Horloge nous avait fait chaudement rigoler à propos des "Pâtes riches". Les pâtes riches c'est comme les élèves néo-arrivants et, bien tôt grâce à Sarko, néo-partants.
Ou bien, à la SNCF, on n'achète plus de ticket ou de billet, mais un preuuuuuuuuuuuuuuuduit, une prestâââââââââtion. Grotesque. Con...et , à la longue meurtrier.
Adoncques, en conchiant copieusement les félés des IUFM, je me suis régalé cette année, en Education Civiue, plutôt qu e de faire vroum-vroum avec les mômes ou les faire se pourlècher avec les joyeusetés du "Fonctionnement des conseils généraux", je me suis lancé das un cours sur "la grande aventure des mots. Vie et Mort des mots". Et ça les botte à un point difficilement imaginable. Et c'est la seule chose qui compte à mes yeux. je leur ai donné quelques règles de base, en 3ème sur les mutations consonantiques (que jai vu écrit consonnes antiques, ce qui est admirable), les ressemblances entre les langues et comme j'ai des élèves d'origine arabe, j'ai fait une géographie de l'Espagne en leur montrant l'origine arabe de centaines de noms de lieu (guadalquivir -al wadi al kibir, la grande rivière; guadalajara- al-wadi-al-hadjara, la rivière des pierres) xétéra, xétéra.....Quand on fait ce genre de séquences (j'ai gagné un euro, m'sieu meirieu!!!) on se réale, et, "soyent frittes ces langues envyeuses".

Ecrit par : montaigneàcheval | 15 mars 2007

Pour détendre un peu l'atmosphère, je raconte dans "Le paradoxe de la précocité intellectuelle" comment un petit eip de 6eme, très attaché -comme ses semblables- à la précision du vocabulaire se chamaillait dans les rangs en traitant ses adversaires de rustres et de faquins. Ainsi tancés, ces derniers répondaient en le traitant...."d'enculé"; des disciples de Frackowiack ?

Ecrit par : dj | 15 mars 2007

Ah! Le mien se faisait traiter de pédé... Le plus gros problème relationnel de mes enfants au collège, c'est:"on comprend pas c'qui dit!". Mon fils passait pour un dangereux psychopathe et était frappé et ostracisé en conséquence. Mais il s'améliore en vieillissant, y compris en dissertation. .. ce qui lui évite de se faire traiter de pédant. Les professeurs disent pédant, les élèves pédé...

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

Bon, Robin a sauté ici, alors moi aussi je fais un copier-coller (quel horreur !) de ma question :

Robin, j'ai un bug sur le mot "différance".
Pouvez vous me donner une explication ?
Cà a quelque chose à voir avec la gouvernance, la repentance (la bravourance ?) ?
Merci d'avance ;o)

Ecrit par : yann | 15 mars 2007

Oui, vous avez bien lu, Yann. J'ai écrit "différance" avec un "a" et non avec la graphie habituelle "différence". Je faisais allusion à une célèbre conférence prononcée par Jacques Derrida à la société française de philosophie le 27 janvier 1968 et publiée dans Théorie d'ensemble (collection Tel Quel), aux éditions du Seuil.

Il s'agit d'une méditation de haut vol qu'il est impossible de résumer ici. Il faut la lire en entier en s'arrêtant pour reprendre son souffle. C'est très très "dense".

Disons, pour faire simple que Derrida désigne par ce terme de "différance" le fait de différer en le distinguant des differences effectives. Il part de l'affirmation de Ferdinand de Saussure : "dans la langue, il n'y a que des différences" (entre signifiant et signifié, langue et parole et entre chacune des plus petites unités linguistiques (phonèmes), mais sa réflexion l'entraîne beaucoup plus loin, vers les rivages de la philosophie pure (Nietzsche et Hegel). A Noter qu'il déploye (ou déconstruit) le mot "différence" en donnant au mot "différer" le sens "d'ajourner". disciple de martin heidegger, il sait que l'étude des mots est un chemin de pensée.

Pour en revenir à la liste de mots, s'il est conforme au fonctionnement de la langue de mettre les mots en perspective (synonymes, antonymes, sens propre, sens figuré...) il est également légitime de les définir "isolément" dans la mesure où, comme le dit à juste titre Evelyne Charmeux, mais sans en tirer la conséquence les mots français n'ont pas d'accent tonique, ce qui nécessite un travail de "différenciation" qu'on ne saurait "ajourner".

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Vous avez raison, Dobolino, l'EN est remplie de ces professeurs qui se disent d'ailleurs toujours plus à gauche que vous, et que tout le monde, et qui font des allergies dès qu'un élève est un peu "brillant" en face d'eux. Ce sont en général des médiocres, qui ont tout juste une page d'avance sur les bons élèves et qui n'ont qu'une frousse, c'est de se faire remettre en cause par les dits élèves. Je les abhorre autant que ma belle-mère, que les arrivistes qui courent après le fric et que le foie de veau... et ils sont pareils avec les collègues qui continuent à lire et à mener une recherche dans le secondaire. Les collèges en sont pleins et ces professeurs éminents vont bientôt faire figure de brillants intellos lorsqu'on les comparera avec la jeune génération de ce qui nous arrive des IUFM et du CAPES didactico- bradé!

Ecrit par : Thalie | 15 mars 2007

Toujours à propos de la "différance" :

De Platon (Phèdre) à Rousseau et Lévi-Strauss, il (Jacques Derrida) dénonce la primauté traditionnelle de la parole, conçue comme "vie" et "présence", sur l’écriture. Il désigne ce système métaphysique comme logocentrisme, voire phallogocentrisme. Il "déconstruit" donc la métaphysique occidentale, fondée sur la détermination de l’être en tant que présence, en mettant à jour les présupposés qui la sous-tendent et les apories auxquelles elle mène.

En particulier, il s'agit de découvrir, dans les textes de la tradition, l'articulation binaire de concepts que la métaphysique prétend distinguer dans leur pureté :

* Présence / absence ;
* Phénomène / essence ; intelligible / sensible, réalité / apparence ;
* Parole / écriture ; nature / culture ; artifice / authenticité ; masculin / féminin...

Chacune de ces oppositions est complice des autres et constitue un ensemble de valeurs qui dépassent le cadre philosophique : cette binarité est proprement politique et dévalorise systématiquement l'un des termes, pensé comme "accident", "parasite", "excrément".

Or, la différance est précisément le mouvement "producteur" de ces différences : elle est le "processus" par lequel diffèrent les concepts. Contemporain du structuralisme, Derrida élabore une différance proche de celle qui, chez Ferdinand de Saussure, donne sens aux éléments signifiants, sous forme de trace. La "trace", cependant, ne permet pas de remonter à une quelconque origine : les concepts diffèrent, ne sont jamais pleinement en eux-mêmes et sont intriqués malgré leur apparente opposition, mais il n'y a aucune vérité première, aucune différance transcendentale à poursuivre.

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

yann

le message précédent était purement informatif. Je n'ai pas dit que "j'adhérais", mais je pense quand même qu'il faut essayer de lire Derrida.

Par exemple son analyse passionnante de la polysémie du mot grec "pharmacos" qui veut dire à la fois médicament et poison qui a beaucoup intéressée René Girard et qu'il reprend dans son analyse du concept de "bouc émisaire". Je crois qu'il fait aussi un parallèle entre la différance avec un "a" ("engendrante") : la victime sacrificielle, "signifiant transcendantal" que n'aurait pas accepté Derrida et les différences avec un "e" ("engendrées") : les cultures humaines.



R.-M. Rilke dit dans sa Lettre à un jeune poète qu'il faut se mesurer à des choses difficiles. Je pense que c'est vrai dans tous les domaines...

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Ce sont en général des médiocres, qui ont tout juste une page d'avance sur les bons élèves et qui n'ont qu'une frousse, c'est de se faire remettre en cause par les dits élèves
Thalie
Je vous trouve sévère... Le professeur(-e) qui fut le plus nocif pour mon fils fut un très honorable professeur d'histoire dont il eu la chance de suivre l'enseignement en classe de troisième. Cette honorable et travailleuse personne, maîtrisant sa matière, réussit à faire de mon fils sa victime consentante. Il admit avec elle sa pédante ignorance et son incapacité à gérer une recherche historique ou une dissertation d'histoire. Il eut pour elle un respect immense par choix personnel (une pointe de masochisme?).Ce jeune passionné d'histoire qui regardait, pendant les vacances d'été précédant la troisième, la chaîne Histoire plusieurs heures par jour en en épluchant soigneusement les programmes s'est totalement désinvesti en ce domaine, non par écœurement ou manque de suite dans les idées mais parce que cette femme l'a convaincu de son inaptitude à digérer des savoirs non enseignés par un professeur habilité.
Cette année, redoublant de seconde, il a choisi de se contenter d'apprendre les savoirs enseignés dans toutes les matières et porte son énergie intellectuelle sur ce qui est absolument extra-scolaire. La méthode porte ses fruits, les résultats deviennent convenables.
Il m'est impossible de lui lire quelque propos que ce soit provenant de ce blog qu'il juge dangereusement déstabilisateur.

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

Charmeux écrit "« Mon père exige » : proposition principale (affirmation difficile à admettre pour beaucoup, car c’est loin d’être l’idée principale !) ;
« qu’on le laisse tranquille » : proposition subordonnée conjonctive, introduite par la conjonction de subordination que , complément d’objet du verbe de la proposition principale ;
« pendant qu’il travaille » : proposition subordonnée conjonctive, introduite par la locution conjonctive de subordination pendant que, complément circonstanciel de temps du verbe laisse.
Bien qu’une telle réponse méritât à l’époque une excellente note, elle est, en fait, loin d’être satisfaisante : le complément de « exige » n’est point « qu’on le laisse tranquille » : mon père n’exige point la tranquillité à toute heure ! Le véritable complément du verbe « exige » est toute la fin de la phrase : « qu’on le laisse tranquille pendant qu’il travaille ». Où l’on voit que la phrase n’est point une suite de propositions, mais bien un enchâssement de phrases transformées :
mon père
exige
qu'on le laisse tranquille pendant qu'il travaille "


Petite remarque : soit nous n’accordons pas le même sens au mot « enchâssement », soit c’est une bourde qui place sur le même niveau de phrase complétive et circonstancielle .

Autre remarque : la véritable formalisation est : exige (…)

Ecrit par : b | 15 mars 2007

Pendant ses heures de travail, mon père exige la tranquillité.

Comme ça, ça va mieux?

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

Quand il chiade, papa veut qu'on lui lache les pompes.

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

« pendant qu’il travaille » : proposition subordonnée conjonctive, introduite par la locution conjonctive de subordination pendant que, complément circonstanciel de temps du verbe laisse.
?????????????????
Je dois être nulle, ce n'est pas mon boulot et je n'ai plus fait d'analyse logique depuis juin 1973 mais, pour moi, pendant qu'il travaille est CC de temps du verbe exiger: il exige quand? "Pendant qu'il travaille", il exige quoi: "qu'on lui foutte la paix", ce qui me parait raisonnable au demeurant.
J'en tire la conclusion qu'il y a des gens qui sont vraiment payer à ne rien faire.

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

Belle volée de bois vert de Jean-Paul Brighelli sur le pauvre Frackowiak, qui doit commencer à comprendre qu'il vaut mieux s'abstenir de jouer à l'intellectuel quand on n'en a pas l'étoffe. Tout le monde n'a pas l'exceptionnelle habileté de Meirieu , lequel a réussi à faire carrière avec à peu près les mêmes potentialités intellectuelles que Frackowiak, c'est-à-dire pas grand chose de solide. On nous, cite quelques pages misérables de Frackowiak, mais Meirieu, c'est 20 000 pages de la même farine.

Ecrit par : Jean | 15 mars 2007

Petite remarque : soit nous n’accordons pas le même sens au mot « enchâssement », soit c’est une bourde qui place sur le même niveau de phrase complétive et circonstancielle .

Autre remarque : la véritable formalisation est : exige (…)

Ecrit par : b | 15 mars 2007

Si on suit le raisonnement de Madame Charmeux : a) la proposition principale n'exprime pas l'idée principale, b)
la phrase n'est pas une suite de propositions c) la phrase est un enchâssement de phrases transformées (faux, ce ne sont pas des phrases, mais des segments)

Elle aurait dû écrire :

Que pendant la durée de son travail
Il soit laissé tranquille
exige
mon père

(je ne vois pas comment transformer la principale)

N'est-il pas plus simple d'attirer l'attention des élèves sur la solidarité logique des deux propositions subordonnées (et non sur leur "enchâssement"..voir plus loin la définition de ce mot dans un dictionnaire de linguistique) ?

Autre problème, de vocabulaire celui-là, non aperçu par Madame Charmeux. Que recouvre au juste le pronom indéfini "on" ? faut-il le prendre au sens restrictif (nous ses enfants = registre familier ou au sens élargi = les gens en général)

Le registre de la phrase plaide en faveur d'une interprétation élargi. Mais dans ce cas il faut transformer la phrase de la façon suivante :

Que pendant la durée de son travail
Il soit laissé tranquille
exige
mon père
que nous ses enfants veillent à ce

N'est-ce pas beaucoup plus clair ainsi ?

rassurez-vous, je m'amuse !

Et maintenant, une petite prise de tête :

"En grammaire générative, l'enchâssement est l'opération qui, au cours d'une transformation, consiste à inclure totalement une suite sigma 2 dans une autre suite sigma 1 en l'insérant à la place d'un des constituants de cette dernière. La suite sigma1 est appelée la phrase matrice ou phrase réceptrice, la suite sigma 2 est appelée la phrase constituante ou phrase enchâssée. Soit les deux phrases :

Sigma 1 Je n'ai pas lu D + livre
Sigma 2 Vous m'avez donné D + livre

D étant déterminant. Si la deuxième suite au cours d'une relativisation (transformation relative) vient s'enchâsser à la place du constituant D de la phrase matrice 1, on obtient, à l'issue de diverses opérations, la phrase composée ou complexe :

"Je n'ai pas lu le livre que vous m'avez donné"

Au secours!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Bonjour, Monsieur, Cher Collègue,

Je suis Maître de conférence à l'université de Bordeaux 3 et je souhaiterais vous poser une question sur votre parcours littéraire et sur un livre, à caractère littéraire, que, me semble-t-il, vous avez publié en 2004;

J'écris un article pour la revue SOCIETES, à la demande de mon ami le sociologue Philippe Rigaut.

Puis-je vous demander de bien vouloir prendre contact avec moi, par le biais de ma mail-box ? (j'ai trouvé votre blog en consultant Google mais je ne trouve pas votre adresse télématique, par maladresse ou incompétence...).

A bientôt,
j'espère,

Jean-Michel Devésa

Ecrit par : jmdevesa | 15 mars 2007

Dj mon fiston (9 ans à l'époque) a déclaré un jour à son père, pendant une troisième mi-temps "papa je ne te savais pas si braillard et ripailleur !!" les co-équipiers de mon mari en sont restés babas ce qui a doublé le plaisir dudit mari...pourtant le vocabulaire de base de cette remarque se trouve dans toutes les éditions d'Astérix...encore faut-il les resservir...
je suis allée voir votre blog, étant concernée (j'ai un lot) c'est bien.

Ecrit par : fabienne | 15 mars 2007

Tout cela pour dire que ce qui a du sens ( la grammaire générative par exemple ) dans un contexte universitaire, en a peu ou pas dans un contexte scolaire.

Après plusieurs essais infructueux en 4ème ("Monsieur on n'y comprend rien, ça nous prend trop la tête !) j'avais pris sous mon bonnet de ne plus parler de "situation d'énonciation", et d'énoncés "ancrés" et "non ancrés" ,

je me contentais de parler du système du présent et du passé. Et pourtant, aussi aberrant que cela paraisse, c'était obligatoire à l'époque (et peut-être encore aujourd'hui) d'aborder l'emploi des temps sous cet angle.

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Bonjour dobolino,
m'autorisez-vous à évoquer le cas de votre fils -à titre d'exemple- pour enrichir mon échantillon, lors des animations pédagogiques ou des rencontres avec les futurs copsy que quelques IEN éclairés veulent bien me confier?
merci.
dj

Ecrit par : dj | 15 mars 2007

Oui, vous avez bien lu, Yann. J'ai écrit "différance" avec un "a" et non avec la graphie habituelle "différence". Je faisais allusion à une célèbre conférence prononcée par Jacques Derrida à la société française de philosophie le 27 janvier 1968 et publiée dans Théorie d'ensemble (collection Tel Quel), aux éditions du Seuil.

Il s'agit d'une méditation de haut vol qu'il est impossible de résumer ici. Il faut la lire en entier en s'arrêtant pour reprendre son souffle. C'est très très "dense".
......
R.-M. Rilke dit dans sa Lettre à un jeune poète qu'il faut se mesurer à des choses difficiles. Je pense que c'est vrai dans tous les domaines...

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Mouais.
Bien, bien, bien.
Je remercie vivement Robin pour ses explications. J'ai sincèrement essayé de lire la conférence de Derrida, il n'a pas réussi à me dérider (oui, je sais, je ne dois pas être le premier à la faire ).
Je suis bien d'accord avec Rilke, mais on ne peut pas tout faire, et je suis déjà en train de patauger dans l'analyse non standard, alors...
Du côté des mots, je suis plutôt disciple de Vian, Queneau, San Antonio, bref d'une école qui se prend moins au sérieux, ainsi que de Joyce et Nabokov.
J'ai un peu de mal avec nos philosophes modernes et apprécie plus la clarté d'un Bergson ou d'un Spinoza.
Mais encore merci pour le temps passé à tenter de m'éclairer.

Ecrit par : yann | 15 mars 2007

Elle aurait dû écrire :

Que pendant la durée de son travail
Il soit laissé tranquille
exige
mon père

écrit par Robin

Je ne connais pas mme Charmeux, mais si elle est petite, verte, avec de grandes oreilles, pas de doute, Maître Yoda est de retour !!!

Ecrit par : yann | 15 mars 2007

Tiens, en parlant d'analyse non standard, il y est question du principe de récurrence.
Je propose à nos politiques, qui veulent nettoyer les écuries d'Augias, l'application du principe de récurance, du verbe récurer.
Pourquoi pas ?


Bon, OK, je taquine, c'est pas bien ...

Ecrit par : yann | 15 mars 2007

"Que pendant la durée de son travail
Il soit laissé tranquille
exige
mon père
que nous ses enfants veillent à ce "

Il y a de semblables absurdités dans les grammaires nouvelles, genre Bescherelle, que j'ai achetée, me demandant pourquoi mes élèves en soutien scolaire étaient si nuls et ne comprenaient plus rien.

De toutes façons, la moitié des enfants au collège ne savent souvent pas ce qu'est un "déterminant" défini ou indéfini, l'analyse grammaticale ou logique leur fait ouvrir de grands yeux étonnés : ils ne connaissent même pas ces termes, tant qu'on n'aura pas mis en lévitation tous ceux qui ont atteint leur niveau d'incompétence avec éventuellement des décorations, l'EN continuera à reculer.

Pour Meirieu, c'est foutu, il a déjà la Légion d'Honneur.
Ce qui lui permettra entre parenthèses de faire échapper à la carte scolaire pour la deuxième génération ses petits-enfants, en les envoyant aux établissement de la Légion d'honneur qui sont encore relativement peu contaminés par le (son) pédagogisme.

Quoique les choses sont en train de changer : il parait que la nouvelle enseignante d'allemand fait de l'ORL. On a vu ce que cela donne en latin, cela aboutira sûrement à tuer l'allemand pour les mêmes raisons.

Enfin, les cours Legendre et Acadomia chercheront à beurrer leurs tartines.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 mars 2007

'ai un peu de mal avec nos philosophes modernes et apprécie plus la clarté d'un Bergson ou d'un Spinoza.
Mais encore merci pour le temps passé à tenter de m'éclairer.

Ecrit par : yann | 15 mars 2007

Ah! Yann, vous ne savez pas les merveilleuses migraines que vous allez manquer !

Il ne faut pas prendre tout ce que j'écris au pied de la lettre, j'ai un tempéramment assez malicieux !

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

"Pour Meirieu, c'est foutu, il a déjà la Légion d'Honneur.
Ce qui lui permettra entre parenthèses de faire échapper à la carte scolaire pour la deuxième génération ses petits-enfants, en les envoyant aux établissements de la Légion d'honneur..."
Pour ce qui est de la première génération, c'est d'ores et déjà fait, rassurons-nous. L'immortel auteur de "Nous mettrons nos enfants à l'école publique" a mis ses quatre gamins dans le privé. Charité chrétienne bien ordonnée commence par soi-même. Défense de rire, surtout : il paraît qu'il s'en est expliqué, m'ont dit certains de ses thuriféraires. Mais je vous avoue que l'explication ne m'intéresse pas : il fait un peu ce qu'il veut, l'autre presbytère, mais qu'il ne nous donne pas de leçons !

Ecrit par : FGuichard | 15 mars 2007

Bonjour dobolino,
m'autorisez-vous à évoquer le cas de votre fils -à titre d'exemple- pour enrichir mon échantillon, lors des animations pédagogiques ou des rencontres avec les futurs copsy que quelques IEN éclairés veulent bien me confier?
merci.
dj

Ecrit par : dj | 15 mars 2007

No problem mais sans le nommer car il a pris la ferme et définitive décision d'être NORMAL. C'est un art difficile et il a bien de la peine. Il a fort raison d'ailleurs, l'hyperesthésie, l'hypersensibilité du surdoué ne font pas bon ménage avec la société qui s'en donne à cœur joie à le massacrer. Si vous voulez, j'en ai d'autres: vet.coup@wanadoo.fr et croustillantes sur ses années maternelles, école primaire et collège. De l'art de faire un Pygmalion négatif: 13 ans de labeur acharné et le CPE du lycée me demande encore si j'ai pensé à l'emmener voir un psy...

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

Et voici, à titre d'antidote, un extrait d'un article savoureux de Christian Vandendorpe intitulé "Rhétorique de Derrida" dans lequel sont examinés les procédés d'écriture d'un des rares produit d'exportation français que nous ayions réussi à vendre aux Américains :

Les concepts de base de la pensée derridienne sont de type sui generis: néologismes ou termes courants investis d'un contenu de sens particulier, parfois par le biais d'un recours à la figure d'autorité bien connue qu'est l'étymologie. Par exemple :

Cette itérabilité - (iter, derechef, viendrait de itara, autre en sanskrit, et tout ce qui suit peut être lu comme l'exploitation de cette logique qui lie la répétition à l'altérité) […] (12).

En imposant ainsi le terme itérabilité, le philosophe se met dans la position d'une banque qui battrait sa propre monnaie et s'assure de garder la haute main sur le sens ultime que lecteurs et critiques pourront vouloir donner aux notions qu'il emploie.

À cet égard, le "concept" derridien le plus célèbre est sans aucun doute celui de différance. En forgeant ce doublet homophone mais non homographe d'un mot français courant, et en lui assignant un contenu de signification radicalement flou, Derrida ne pouvait pas ignorer les problèmes de compréhension qu'il préparait à ceux qui le liraient. Peut-être même avait-il déjà en tête cette phrase de la Rhétorique d'Aristote qu'il cite d'ailleurs lui-même dans une œuvre ultérieure:

dans l'emploi des noms, les homonymies sont utiles aux sophistes, car elles lui permettent ses malhonnêtes habiletés (13).

C'est très méchant, mais c'est un peu vrai et ça venge des migraines !

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Vengeance !!!!

Sus aux cuistres !!

Ecrit par : yann | 15 mars 2007

Bien sûr que les collégiens ne savent strictement plus rien en grammaire, Anne-Marie. Et quand vous dites "la moitié ignore les déterminants", vous êtes optimiste. C'est souvent la totalité de la classe. Le "complément du nom", pourtant bien nécessaire pour traduire en allemand "le livre de l'élève", "Monsieur on n'a jamais fait ça.". En troisième!
Quand on ouvre les cahiers, pardon, les classeurs de ceux qui ont le malheur de travailler en "séquences", on comprend pourquoi! On y trouve de tout, et dans un immense désordre, notamment d'immondes schémas narratifs, sauf ce qui pourrait être utile aux élèves.
Pour ma part, il y a belle lurette que je dispense mes élèves des "séquences" et des inepties qu'elles impliquent. Je cloisonne, recloisonne, surcloisonne à gogo, je détransversalise un maximum et je distingue soigneusement l'"explication de texte", le "cours de grammaire" (je fais le cours et j'invente les exercices, puisque tous les manuels sans exception sont estampillés "pédago", c'est-à-dire indigestes et vains), l'"orthographe", la "conjugaison", la "dictée", la "rédaction". Frackowiak s'en étranglerait...
Pas question, évidemment, de la "situation d'énonciation". Au grand jamais!
Mon cours de grammaire? C'est tout simple: 1) les catégories de mots (les noms, les pronoms, etc.), 2) les fonctions des mots (on peut en distinguer une vingtaine), 3) l'analyse logique (nature et fonction des propositions). Cela occupe largement l'année.
J'imagine que nous sommes plusieurs, sur ce blog, à procéder ainsi.

Ecrit par : Jean | 15 mars 2007

Enfin, les cours Legendre et Acadomia chercheront à beurrer leurs tartines.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 mars 2007

Anne-Marie,
il y a peu j'ai eu le témoignage de parents dont les enfants fréquentent le même gymnase qu'une de mes filles.Je résume: ces deux parents considérant qu'à l'école leurs deux ados n'y apprenaient plus rien, préfèrent tirer partie de ce qu'ils considèrent de plus pratique dans cette institution, c'est à dire qu'elle soit une garderie gratuite...glups....Les enfants reçoivent les cours legendre et bachotent après les cours , le we et pendant les vacances scolaires!
à l'école, ils se reposent!
inutile de vous dire à quel point j'ai pu être interloquée...
Quand il y a maintenant 8 ans,nous avons décidé de garder les enfants à la maison, nous étions regardés de travers et mis à l'index , que de changements aujourd'hui! non seulement on me demande des conseils mais il m'est arrivé déjà trois fois depuis la rentrée que des amis me demandent si on ne pouvaient pas s'organiser pour que leurs enfants sortent aussi de l'école... (en marketing on considère qu'une réclamation en cache 10)
je radote et je m'en excuse mais ce sont justement ces fameux cours de grammaire "par l'absurde" ,entre autres multiples abérrations en maths et autres disciplines que les parents découvrent en feuilletant les cahiers de leurs enfants qui les poussent à fuir vers acadomia et aussi vers les nouvelles éditions de manuels parascolaires lesquels malheureusement , comme le fait remarquer Anne-Marie,ont pris le plis pédagogiste.
et maintenant la leçon de mots avant celle de mains sans doute! les bras m'en tombent...

je ne veux pas vous faire replonger en enfance mais j'aimerais attirer votre attention sur un point qui m'a particulièrement choquée vous connaissez tous la bibliothèque rose et verte et bien je vous invite à prendre un "six compagnons" ou un "Michel Langelot "ou "alice détective" etc...comparez une toute nouvelle édition avec une ancienne, c'est éloquent! le texte a été ré-écrit l'imparfait du narratif fait place au présent, pourquoi pas, mais toutes les formes lexicales complexes aussi et des passages sont sabrés , les phrases sont simplifiées et alourdissent le style qui vire de plus en plus au langage "parlé". Le vocabulaire a été complètement dégraissé...Bref de l'allégé ultra ligth! Donc, le livre= crème fraîche, vous en avez l'aspect , la couleur,mais certainement pas le goût ni la richesse!
je ne suis pas allée comparer les anciennes éditions de Verne ou Dumas avec une de leurs dernières moutures et je ne préfère pas , j'en ai des frissons d'angoisse. Nos enfants ne sont-ils plus capables de comprendre un livre qui nous a fait vibrer?
bref de la culture au régime sec, la matière grasse est trop néfaste au cerveau c'est bien connu! depuis quand un livre dont l'écriture enrichie et épaisse nous fait ressembler à un bonhomme pneumatique bien connu?
Mais suis-je bête,j'oubliais, nous devons faire face à un grand fléau: l'obésité !
ne cherchons plus: sus à tout ce qui pourrait être trop indigeste pour les jeunes estomacs fragiles de nos chers petits...

je suis écoeuré sans e dans l'o ce serait trop riche et risquerait de me provoquer "une crise de foie" ou foi (en la culture et l'amour d'apprendre rassurez-vous)...allez savoir, avec les mots tous les maux peuvent arriver, la preuve on les met en quarantaine controlée dans une aseptie totale

et je m'excuse pour les fautes qui ne doivent pas manquer de trainer, je n'ai pas le temps de relire
bonne fin de journée à tous

Ecrit par : Patricia.Mesnigé | 15 mars 2007

A Robin,
permettez-moi une correction..

"Ariane, ma soeur, de quel amour blessée(...)" Phèdre.

sans aucun doute il s'agit, sur un seul vers, de deux fautes de frappe .
Dommage, quand même, si quelque lecteur du blog, les recopiait..., coupait-collait et analysait...

Elles détruisent toute la poésie de ces vers de Racine et pourraient ridiculiser les élucubrations de ce blog qui, décidément, ignore ou feint d'ignorer des magistrales recherches en linguistique...
Pour rire: Racine aurait écrit toutes ses tragédies avec 2000 mots... ( je reconnais n'avoir pas recompté moi-même)...J'ignore ce qu'il aurait pensé de cette recette de "365 mots à apprendre" en "leçons de mots"...pour les jeunes filles de l'institution qu'il aimait initier au théâtre...
Un minimum d'analyse de ces vers avec des élèves ( tenant compte des rythmes, sonorités, "poésie de la grammaire" et du-des sens ) me semble imposer une lecture un peu plus intéressante que celle du "passé simple" que vous indiquez...D'autant plus que, sauf le respect que je vous dois ( ainsi qu'à Weinrich qui m'apprit beaucoup !) les deux verbes sont, dans une subtilité comprise même par des élèves peu familiers de ces temps) au passé simple,l'un à la voix "active" ( "mourûtes"), l'autre à la voix "passive" ("fûtes laissée").
Mais c'est la toute petite différence entre l'univers tragique, poétique de Racine, cette évocation de Naxos ( île où l'on pouvait encore , dans des étés grecs, aller à la recherche de la plage d'Ariane ...) et celui , assez marécageux, de batailles héroïco-comiques contre des "cloportes ".
( "c'est celui qui le dit qui l'est" dans une formule de "récré"!)
J'ai fait l'effort de lire les textes, en intégrale, des "apparitchiks" que vous rêvez de déboulonner...Et bien: si ce qu'ils et elles disent, écrivent correspond à notre expérience avec des enfants de tous les milieux qui font l'apprentissage d'une langue fort difficile à lire, écrire et maîtriser...je n'aurais pas cette plaisanterie de J.P.B.:tant mieux si les "chercheurs", les vrais, continuent à chercher...et préfèrent le débat aux injures.

Ecrit par : anne-marie lepagnol | 15 mars 2007

Tiens, j'ai entendu sur Fance-inter tout à l'heure que les parents de certains enfants exclus du collège venaient voir le principal avec leur avocat pour que leur charmant bambin soit réintégré. L'un (ou l'une) de vous a t-il entendu parler d'une histoire de ce type?

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2007

C'est vrai, Anne-Marie Lepagnol, qu'avec la méthode de lecture globale (ou semi-globale, c'est la même chose) chaudement recommandée par ces "chercheurs en pédagogie" qui crachent en ce moment encore tout leur venin sur le ministre, les enfants de CP apprennent à lire avec un plaisir infini, qu'il n'y a aucune larme, que ce n'est pas un drame à la maison, qu'il retournent tous les jours de bon coeur à l'école et qu'aucun ne supplie ses parents de ne plus l'y envoyer, qu'il n'y a pas plus de fausses dyslexies qu'avant, bref, que l'apprentissage de la lecture est un triomphe.
Triomphe complet, également, sur le plan de la grammaire et de l'orthographe! Bilan "globalement positif", sans doute. Sans parler de l'état de la culture littéraire des bacheliers depuis que les "didacticiens" - des amis, ou des complices, des premiers - ont décrété que tout était "discours", qu'il fallait traquer l'appréciation "subjective" des textes - forcément le privilège de bourgeois nantis! - et remplacer l'"explication de texte" par de l'entomologie qui désespère tout le monde, professeurs et élèves. Là encore, une belle réussite de la "recherche pédagogique"!
Vous avez lu tout Meirieu, dites-vous? C'est du masochisme.

Ecrit par : Jean | 15 mars 2007

Tiens, j'ai entendu sur Fance-inter tout à l'heure que les parents de certains enfants exclus du collège venaient voir le principal avec leur avocat pour que leur charmant bambin soit réintégré. L'un (ou l'une) de vous a t-il entendu parler d'une histoire de ce type?

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2007

Si c'était à 18H30, c'était au Canada (Québec). En contre-partie, les professeurs demandent à leurs syndicats de les "autoriser" à refuser de faire cours si l'élève en question est dans la classe.

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

J'imagine que nous sommes plusieurs, sur ce blog, à procéder ainsi.

Ecrit par : Jean | 15 mars 2007

sur ce blog à n'en point douter mais cela doit malheureusement être une minorité très "orpheline" , sinon vous en retrouveriez traces dans les cahiers de vos élèves...

Christophe,
j'ai entendu une histoire de ce type en effet "pôvr France!".... mais bientôt j'ose espérer que ce n'est pas pour une réintégration que les parents conduiront leurs enfants à l'école accompagnés de leurs avocats mais pour exiger que l'instruction,vous savez celle qui permet d'apprendre basiquement à lire écrire et compter,y soit dispensée tout simplement....
Mais que voulez vous mon cher Christophe, les parents préfèrent savoir leurs enfants à l'école que dans la rue ... on marche sur la tête vous ne l'aviez pas remarqué ? il est vrai que vous, vous acceptez qu'on vous la mette à l'envers....
attention , ne me dîtes pas que je vous insulte comme je l'ai déjà écrit pour les parents le maniement du sabre, ce n'est pas à quinze pas mais à l'abordage ...ne nous étonnons pas des dérives, si on ne nous faisait pas miroiter tous ces trésors d'enseignements de cette pédagogie nouvelle et pourtant bien rance, peut-être que certains parents avides n'iraient pas demander la réintégration de leurs trésors dans la cassette magique , vous savez celle qui actuellement vous offre 80% de réussite à la sortie avec une plus value pareille on serait vraiment stupide de vouloir s'en passer...
cordialement Monsieur Sybille et je dois bien vous le dire ne prenez pas trop la mouche car ce blog serait aussi triste sans vous... et pour les fautes je compte sur vous comme d'habitude car là j'ai vraiment pas le temps.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 mars 2007

je n'ai pas écouté France inter mais je sais que c'est arrivé en France mais ça n'a pas été très loin dans la procédure , je crois que c'était dans un collège à Rouen mes sources sont un principal de mes amis...
bonne soirée

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 mars 2007

Anne-Marie

"Ariane, ma soeur, de quel amour blessée,
Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée ? "

Vous êtes une professeur exigeante . C'est bien. J'ai cité de mémoire et me suis trompé deux fois en frappant. Autant pour moi. En revanche, vous ne pouvez pas me reprocher ce que je n'ai pas dit au sujet des deux passés simples l'un actif (vous mourûtes) et l'autre passif (où vous fûtes laissée)...Et que je dis maintenant : le passé simple, temps tragique par excellence, celui de l'accompli, de l'irrévocable..."Nevermore !"

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Tiens, j'ai entendu sur Fance-inter tout à l'heure que les parents de certains enfants exclus du collège venaient voir le principal avec leur avocat pour que leur charmant bambin soit réintégré. L'un (ou l'une) de vous a t-il entendu parler d'une histoire de ce type?

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2007

Hélàs, oui, Christophe, dans la classe de mon propre fils avant hier...Excusez-moi de ne pouvoir vous en dire plus ; je n'en dirai pas plus. Normalement, je ne devrais pas être au courant. Cette société est vraiment malade.

J'ai déjà expliqué sur ce blog que j'attendais impatiemment la retraite pour expliquer comment se passaient les échanges d'élèves renvoyés par les conseils de disciplines dans le bureau de l'i.a. de (blanc) dans les années 90. Mais chut ! "La grande muette", ça n'est pas ce que l'on croit.

En tout état de cause, Christophe, ni vous ni moi ni les Canadiens n'y peuvent rien. Les parents qui exigent la présence d'un avocat ont juriquement raison.C'est prévu dans la Loi d'orientation de 89. Le principal qui refuserait se mettrait hors la Loi.

Que l'on soit pour Bayrou, pour Sarkozy, pour Royal où pour l'un des "petits candidats", j'espère qu'il y a au moins un accord pour dire qu'on ne peut pas continuer comme ça.

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

...Et par ailleurs un Réglement intérieur n'a aucune valeur juridique et les avocats le savent. Nous en avons parlé au moment de l'élaboration de la Charte : nécessité d'un "socle juridique" voté par les représentants de la Nation. J'espère que les candidats ne nous lisent pas trop distraitement...Mais je me fais sans doute des illusions.

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Que Meirieu ait la Légion d'Horreur, on s'en tape, quand on pense que Maurice Patapon a été enterré avec la sienne....j'aurais un souhait avant de crever, c'est lde la lui carrer dans l'oigne, pointes en avant. ....

LUCIE AUBRAC.....TOTAL RESPECT....J'ai fait lever mes Troisièmes et on a fait une minute de silence.....Enfin , elle aura vu crever la charogne Papon avant d'aller au ciel. Donc, elle n'aura pas vécu en vain. On la verra longtemps, parmi les étoiles......

Ecrit par : montaigneàcheval | 15 mars 2007

Dobolino,

"En France l'égalité consiste à trancher les têtes qui dépassent" Jean Cocteau

Il aurait pu dire : Avant de faire trancher les têtes, il faut les faire souffrir.

Je sais de quoi je parle.

Ecrit par : Carole | 15 mars 2007

Que Meirieu ait la Légion d'Horreur, on s'en tape, quand on pense que Maurice Patapon a été enterré avec la sienne....j'aurais un souhait avant de crever, c'est lde la lui carrer dans l'oigne, pointes en avant. ....

Ecrit par : montaigneàcheval | 15 mars 2007

Quelle importance? quelle valeur peut encore revendiquer la Légion d'Honneur. Les âmes bien nées la refusent pour cause de non-valeur.
Papon est mort après un procès en bonne et due forme, diffusé in extenso à la télé, ce qui n'est pas le cas de Pinochet ou de tant d'autres Papon grands et petits. Qu'il se putréfie avec sa légion d'honneur, je m'en tape.

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

Légion d'honneur, palmes académiques : " C'est avec des hochets que l'on mène les hommes. " ( Napoléon Bonaparte)

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

" Ariane, ma soeur, de quel amour blessée,
Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée ! "

Point d'exclamation et pas d'interrogation.

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Je ne sais pas pourquoi je pense à ça, mais je vous en livre une belle, garantie authentique : l'année dernière, amphi à l'IUFM consacré aux langues étrangères, animé par l'Inspecteur chargé de ces questions. Nous nous y sommes entendu dire que ceux d'entre nous qui étaient habilité à enseigner une langue quelconque étaient automatiquement habilités en anglais. Comme je comprends vite quand on m'explique longtemps, j'étais plongé dans un abîme de perplexité concernant mes capacités auditives ou de raisonnement lorsque des collègues plus déliés se sont empressés par leurs questions à IEN de me prouver que je n'avais pas rêvé : les instits dotés d'une habilitation dans une langue autre sont bien autorisés (c'est-à-dire tenus, dans le contexte) à enseigner l'anglais, même s'ils n'en parlent pas un traître mot. Encore aujourd'hui, à l'heure où je tape, je me demande si je n'ai pas rêvé. Les arguments de l'IEN étaient que le cas échéant, on a des dispositions pour les langues, qu'il est urgent, en substance, qu'on se bouge le c... pour se mettre à l'anglais, et que de toute façon, ce que nous en pensons n'a pas d'importance car notre devoir est de contribuer avant toute chose à mettre un prof en face de chaque classe.

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

Et que je dis maintenant : le passé simple, temps tragique par excellence, celui de l'accompli, de l'irrévocable..."Nevermore !"

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Sublime Robin!
merci à MàC de le surligner: Lucie Aubrac fut une Grande Dame et nous continuerons de nous en souvenir au futur simple et, modestes, en tout temps tragiques ou simple... silence........

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 mars 2007

Quelle importance? quelle valeur peut encore revendiquer la Légion d'Honneur. Les âmes bien nées la refusent pour cause de non-valeur.
Papon est mort après un procès en bonne et due forme, diffusé in extenso à la télé, ce qui n'est pas le cas de Pinochet ou de tant d'autres Papon grands et petits. Qu'il se putréfie avec sa légion d'honneur, je m'en tape.

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

D'autant plus que certains de ces autres Papon de toutes les couleurs , l'ont reçu la médaille , c'est pas ça qui les a rendu plus brillants... doit-on craindre qu'il y ait un risque que cela les ressucite d'être enterré avec...dommage ça peut pas servir d'engrais...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 mars 2007

A propos de Papon, il est une question à laquelle je n'ai pas réussi à trouver de réponse à ce jour, à savoir : que lui serait-il arrivé concrètement s'il avait refusé d'exécuter sa funeste mission, par exemple en démissionnant ? Il me semble qu'on ne peut juger vraiment de sa culpabilité qu'en le sachant. Patrice Gélinet, de France Inter, à qui j'ai posé la question par mail, m'a répondu à mon avis un peu à côté en me citant le cas de Jean Moulin. Mais Jean Moulin était complètement engagé, et n'est donc pas représentatif de fonctionnaires peu disposés au sacrifice, mais enjoints d'exécuter des ordres qu'ils réprouvaient... Quelqu'un parmi les brillants intervenants sur ce blog, peut-il m'éclairer ?

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

Question corollaire : ses victimes auraient-elles pu échapper à leur sort s'il avait refusé sa mission ? (là encore pour me faire une idée de son degré de culpabilité morale...)

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

C'est visiblement l'heure des ripailles. Je vais donc sagement attendre leur fin en en faisant autant...

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

Montaigneàcheval, que j'aimerais vous avoir comme collègue!
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Patricia, les parents qui courent dans les cours chose et truc private commencent à déchanter. Ils s'aperçoivent que ce sont des étudiants qui font souvent cours et que leur niveau est pitoyable... C'est ce que m'a dit une secrétaire médicale aujourd'hui. Est-ce vrai?

Ecrit par : Thalie | 15 mars 2007

... Quelqu'un parmi les brillants intervenants sur ce blog, peut-il m'éclairer ?

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

Il aurait pu comme tant d'autres faire, sans héroïsme, de la résistance passive, trainer les pieds, exiger des paperasseries à n'en plus finir, donner aux gendarmes consigne d'être très lents et très bruyants. Quand les gendarmes venaient pour chercher mon grand père, ils poussaient leur bicyclette lentement en sifflant très fort, lui laissant ainsi le temps de se tirer dans la montagne. Ils blaguaient une heure avec ma grand-mère (française et aryenne) en buvant le pastis puis partaient en lui recommandant de penser à dire à son époux de se présenter à la gendarmerie. Le manège a duré de novembre 1942 à juin 1944...
Pas à proprement parler des Justes mais des gars qui n'étaient guère versés à l'excès de zèle, un sous-préfet débonnaire, enfin tout un tas de fonctionnaires qui, sans être blamables, cultivaient un sens prudent de la léthargie. Que risque-t-on à être fainéant, bruyant et bavard?
Personne n'était forcé de livrer des enfants non réclamés par les autorités allemandes.

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

C'est ce que je pensais et que je suis heureux que tu me confirmes, Dobolino. Pourquoi pas des Justes, même s'il ne sont pas à hisser au sommet de cette considération ? Il y fallait tout de même une bonne dose de discernement et de courage, dans le contexte...

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

J'en conclue que Papon aurait été plus utile en trainant les pieds avec allégresse qu'en démissionnant avec éclat, au risque d'être remplacé par pire que lui ou, encore plus atroce, par la Gestapo elle-même. La résistance passive et la désobéissance civile me semblent dans de tels cas plus efficaces que l'héroïsme? Qui peut certifier être capable de résister à la torture?

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

Je ne suis pas enseignant, mais je sais que si le bon sens est la chose du monde la mieux partagée, il semble que ceux qui décident de ce que nos enfants doivent apperndre n'ont pas eu leur part.
Continuez à vous battre, les parents intéressés par l'avenir de leurs enfants vous suivent.
J'ai enfin compris ce qu'est une séquence didactique grace à cette page très drôle, que les IUFM devraient utiliser...
http://eeip.free.fr/seqpuree.html

Ecrit par : Pasprof | 15 mars 2007

C'est ce que je pensais et que je suis heureux que tu me confirmes, Dobolino. Pourquoi pas des Justes, même s'il ne sont pas à hisser au sommet de cette considération ? Il y fallait tout de même une bonne dose de discernement et de courage, dans le contexte...

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

Mais non! Ils n'avaient pas la moindre idée de ce que pouvait être un juif, ni pourquoi on en voulait à M. Lion qui était si sympathique!
Pour exemple, la femme qui a tant aidé mes grands parents pendant la guerre, les a cachés, nourris parfois et est restée leur amie jusqu'à leur mort a demandé à mon père dans les années soixante: "Dites, Michel, vous qui êtes savant, on dit que M. Lion est juif, mais c'est quoi un juif? Une nationalité? Une religion?" Cette femme n'a pas eu l'idée à un seul moment de sa vie d'avoir été héroïque! Elle n' a fait qu'aider un homme qu'elle savait honnête à traverser une rude période de son existence, avec naturel et bon sens.

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

Dans un autre genre, mon grand-père, illettré, avait en lui un vague antisémitisme (ils sont radins, et puis ils ont quand même tué le petit Jésus) transmis par son environnement, mais la seule idée de faire du mal aux gens sans raison lui était insupportable. Il a donc "résisté" à sa façon, en oubliant de serrer les boulons lorsqu'il était réquisitionné pour réparer des voies bombardées, ou (ma préférée) en nommant les deux cochons qu'il élévait pour améliorer l'ordinaire Adolf et Goering.

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

Question corollaire : ses victimes auraient-elles pu échapper à leur sort s'il avait refusé sa mission ? (là encore pour me faire une idée de son degré de culpabilité morale...)

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

Pas toutes mais au moins les françaises ou mariés à des français aryens. La France est le seul pays occupé qui ait eu un si faible pourcentage de juifs déportés( par rapport à la population juive en 1939 dans notre pays). L'existence de la zone libre jusqu'en novembre 1942 a été très utile. Des pays sans gouvernement de collaboration, comme la Belgique ou/et ayant des ghettos, comme les pays slaves ont été bien plus rudement touchés que nous. Ils atteignent quasiment les cent pour cent de déportés. Nous n'en avons "que" 76 000 pour au moins 250 000 (je n'ai plus le chiffre exact en tête: j'avancerais de mémoire 360 000).
Papon, sans se forcer, aurait pu laisser bêtement échappé 2000 juifs. Etre bête et maladroit n'est point condamnable! Les allemands n'auraient guère été etonnés d'une telle incompétence chez un français.

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

Question corollaire : ses victimes auraient-elles pu échapper à leur sort s'il avait refusé sa mission ? (là encore pour me faire une idée de son degré de culpabilité morale...)

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007
Je voulais dire pas refuser mais pratiquer l'art de trainer les pieds avec molesse et lenteur savante.
Refuser, c'était risquer de voir le travail confié aux autorités d'occupation comme dans tous les autres pays d'Europe occupée.

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2007

J'aimerais croire que les fonctionnaires de Vichy étaient globalement animés par une telle filouterie, suffisamment désintéressée pour accepter qu'à la Libération, ils passent pour des salauds par dessus le marché, mais en transposant aujourd'hui, la capacité de zèle aveugle de certains me laisse craindre que ce ne fut le cas que d'une minorité.

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

Au fait, Dobolino, compte tenu de ta capacité de distanciation sur ces questions malgré le fait que tu sembles être concerné de très près, comment ressents-tu qu'aujourd'hui, au nom de la mémoire, nous soyons plus ou moins sommés d'honnir notre histoire ?

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

Dobolino, ta conclusion est claire : maudits soient tous les inspecteurs ... euh ... non ... sous-préfets, de la trempe de Papon.

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

J'ai enfin compris ce qu'est une séquence didactique grace à cette page très drôle, que les IUFM devraient utiliser...
http://eeip.free.fr/seqpuree.html

Ecrit par : Pasprof | 15 mars 2007

Pasprof, si tu aimes ça, le même en a commis toute une série tout aussi désopilante (va voir sur le site de Sauvez les lettres). Massimo Pacifico est un génie méconnu insuffisamment prolixe.

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

@ dobolino:
"La France est le seul pays occupé qui ait eu un si faible pourcentage de juifs déportés( par rapport à la population juive en 1939 dans notre pays)"

Je peux me tromper (pas le temps d'aller vérifier chez Hilberg), mais il me semble, tout de même, que le pourcentage doit être bien plus faible encore au Danemark (c'est le seul chapitre "réconfortant", si j'ose dire, de la "Destruction des Juifs d'Europe").

Ecrit par : Meles | 15 mars 2007

A propos de la Légion d'honneur : Charles Aznavour, Johny Haliday, Alain Prost, etc. l'ont, ce qui atteste d'une valeur très relative, même s'il est vrai que se faire suer dans un bled suisse 6 mois sur 12 est héroïque (puissent toute ma famille et mes quasi-compatriotes me pardonner ce bon mot facile...)
A propos de l'école du même nom, je croyais qu'elle était réservée aux pupilles de la Nation...Me trompé-je ?

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

Je peux me tromper (pas le temps d'aller vérifier chez Hilberg), mais il me semble, tout de même, que le pourcentage doit être bien plus faible encore au Danemark (c'est le seul chapitre "réconfortant", si j'ose dire, de la "Destruction des Juifs d'Europe").

Ecrit par : Meles | 15 mars 2007

Mes parents m'ont raconté que c'est grâce au roi du Danemark qui aurait déclaré qui si l'on touchait aux Juifs, il porterait l'étoile jaune. Confirmation ?

Je m'associe à vos hommages à Lucie Aubrac.

Ecrit par : Robin | 15 mars 2007

Patricia, les parents qui courent dans les cours chose et truc private commencent à déchanter. Ils s'aperçoivent que ce sont des étudiants qui font souvent cours et que leur niveau est pitoyable... C'est ce que m'a dit une secrétaire médicale aujourd'hui. Est-ce vrai?

Ecrit par : Thalie | 15 mars 2007

c'est effectivement ce que j'ai entendu mais je ne suis pas une spécialiste és cours soutien scolaire... je crois que ces boites n'ont pas tellement d'autre choix que celui de recruter des étudiants car peu d'enseignants confirmés souhaitent faire du "rab" et on peut les comprendre MAIS c'est aussi et surtout une question de coût...
nous savons tous ce que vaut une licence aujourd'hui n'est-ce pas?donc on peut avoir une idée du niveau de ces intervenants dont la plupart se destinent à l'enseignement ....on sourit...jaune...mais je ne serais pas mauvaise langue car je crois que l'avantage de ces cours est qu'ils permettent aussi à des gamins de retrouver confiance en eux en tout cas je n'ai pas de retour négatif à ce sujet autour de moi, une amie a fait appel à une deces boites pour sa fille et est très satisfaite de l'étudiante qui vient aider sa fille.
je connais surtout des parents qui ont recours aux cours privés par correspondance qui restent d'un très bon niveau(c'est un investissement lourd tant financier que personnel mais le résultat semble être là ) ou qui font appel à des profs ou des étudiants pour des cours particuliers. mais il est de plus en plus difficile de trouver un enseignant "confirmé"(1) qui accepte de donner des cours particuliers ou alors à un tarif horaire certes parfois justifié mais assez rédhibitoire pour nombre de parents.
De plus aujourd'hui, avec les chèques emploi service qui permettent la rémunération en toute légalité, de cours de soutien ou appronfondissement, on trouve plus facilement et vous le comprendrez aisément des étudiants. Les parents sont dans ce cas là libre de les remercier comme ils ont les moyens avec ces boites de cours machin-chose de faire pression et demander un résultat puisque dans cette configuration ils sont clients.
pour conclure et répondre à votre question aigrelette plus directement je vous dis : heureusement pour les parents que ces cours existent car dans le désespoir de la noyade une planche pourrie peut encore permettre de rester à flot du moins plus assurément que sur le pneumatique percé de toutes parts.
les profs , du moins ceux qui n'ont pas peur de garder les yeux ouverts sous l'eau ,sont désabusés, les parents désespérés et les gamins égarés ...et nos neufs ou plus exactement dix candidats confirmés aux présidentielles s'imaginent encoreque le bateau tient l'eau, forcément ils ne descendent jamais dans la cale et ils leur suffit d'entendre un ronronnement de moteur enregistré pour qu'ils croient que ça peut encore aller quelques miles....et après tout , il y a assez de personnel sur le navire pour ramer en cas de panne....e la nave va...vogue vogue belle galère....ils ne doivent pas comprendre l'expression boire la tasse forcément il ne la connaisse qu'avec les petits fours et leur four tout court.
bienvenue à bord c'est pas ça qu'il nous dit le capitaine?

bon il est tard bonne nuit...

(1)le terme ne plaira sans doute pas à certains mais je n'en trouve pas d'autre, pénurie de mots je vous prie de m'en excusez;)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 mars 2007

Chacun pense et dit ce qu'il veut, mais si ce blog consiste à faire l'apologie du gentil privé contre le méchant public, je n'ai rien à y faire, non par dogmatisme, mais parce qu'encore une fois, on ne peut pas se revendiquer à la fois pompier et pyromane. Si on réfléchit ici à sortir de l'ornière l'école de la République, on ne peut pas en même temps se féliciter de l'en priver des moyens humains.

Ecrit par : Perceval | 16 mars 2007

Je crois que je vais avoir droit à une volée de bois vert...

Ecrit par : Perceval | 16 mars 2007

Le cas du Danemark est assez particulier, dans la mesure où, pour des raisons "raciales", en particulier, le pays a pu garder une certaine autonomie politique pendant son occupation. Visiblement, c'est la conjonction d'une volonté politique -danoise- et de la coopération de la population qui a permis, selon Hilberg, de sauver la quasi-totalité des Juifs danois, évacués vers la Suède. Détail "piquant", si j'ose dire: lors d'une rafle d'octobre 43, les policiers allemands avaient ordre, pour éviter des confrontations avec la police danoise, de n'arrêter que les Juifs qui ouvraient leur porte de leur plein gré lorqu'ils y sonnaient ou frappaient...
Hilberg parle d'environ 500 Juifs déportés à Theresienstadt sur une population totale d'environ 6500 (je suis allé vérifier...)

Ecrit par : Meles | 16 mars 2007

Pour ceux qui ont le temps de s'y plonger, la rubrique "débats sur l'école" du plus gros forum d'instits :
http://edp.ipbhost.com/index.php?showforum=66
Afin que vous puissiez vous faire une idée de la teneur du discours dominant chez les instits de base. Il faut juste savoir que le discours dominant en question ne tolère que très modérément la contradiction, tout au moins sur ce forum (j'en ai fait les frais) Je suppose que vous y ferez votre miel, et je suis curieux de vos réactions, le cas échéant.

Ecrit par : Perceval | 16 mars 2007

On y parle même de vous :
http://edp.ipbhost.com/index.php?showtopic=108108

Ecrit par : Perceval | 16 mars 2007

Ici aussi on vous adore :
http://education.devenir.free.fr/Forum.htm

Ecrit par : Perceval | 16 mars 2007

Tous vos potes en un seul site, bande de veinards :
http://education.devenir.free.fr/index.htm

Ecrit par : Perceval | 16 mars 2007

Sans complexe, un petit précis de catéchisme, qui dispense du tracas de réfléchir par soi-même :
http://education.devenir.free.fr/guide.htm
Allez, je m'arrête là dans la taquinerie complaisante...

Ecrit par : Perceval | 16 mars 2007

Sidérante, la charge contre la liberté pédagogique de M. Frackowiack, citée plus haut par M. Brighelli. Il écrit entre autres, et pour s'en réjouir : " tous les historiens de l'éducation s'accordent sur cette évidence: l'école de Jules FERRY est morte avec les années 60... Ils notent cependant que son agonie a été très longue… jusqu'en 89 sur le plan institutionnel… et jusqu'aujourd'hui dans une très grande proportion de classes."
Il serait donc responsable de l'éducation au PS, ou l'un des responsables parmi d'autres qui l'affronteraient ? Parce que dans le premier cas, déjà que je n'arrive pas à me faire à Ségolène, l'affaire est entendue : je ne pourrais décemment pas voter pour elle. A quand un vrai pôle de gauche républicaine ? Et en attendant, qui ?

Ecrit par : Perceval | 16 mars 2007

Cela me peine de venir jeter un pavé dans la mare car il s'agit de quelqu'un pourqui JP Brighelli a de l'estime, et il a certainement de bonnes raisons pour cela, mais nous ne devons pas avoir le même angle d'observation.

Curieusement personne n'a relevé ici que ce Monsieur Bentolila, dans un articie du Monde de ce jour, met le désastre scolaire sur le dos de l'école qui selon lui n'a pas changé et s'est révélée inadaptée à un nouveau public.

"""Il aurait donc fallu que cette école se transformât en profondeur dans ses contenus, sa pédagogie, la formation de ses maîtres et ses finalités professionnelles. Elle est en fait restée identique à elle-même"".

On croit rêver devant pareille cécité.

Le même écrivait en 2004 dans "Tout pour l'école" : (page 28)
"Le "lire, écrire, compter" brandi aujourd'hui par des ministres en mal de slogan ne garantit en rien d'affronter avec discernement les danger et la complexité du monde d'aujourdhui".
Le reste est du même tonneau. et sur 257 pages + chiffres et tableaux.

Qu'à partir de 1880 l'école de la République ait réussi à alphabétiser des masses d'enfants venus de familles illettrées et où on ne parlait que patois ne semble pas gêner les auteurs de ces affirmations peremptoires, pas plus que le fait qu'en trois générations elle ait permis à l'un d'entre eux de devenir président de la République. C'est impossible aujourd'hui, mais voyons c'est parce que l'école, nous affirme M. Bentolila, n'a pas changé.... Qu'a-t-il donc fait. lui depuis trente ans pour enrayer le désastre? Il fait partie de ceux qui ont soutenu les changements de programmes, selon les préceptes de la linguistique structuraloetc,,,,
alors il déplore qu'on ne soit pas allé plus loin sans doute?
Je l'avais déjà classé il y a 2 ans parmi les pompiers pyromanes et autres apprentis sorciers jamais repentis, avec Prost et F. Mayeur ( Histoire de l'éducation) ou encore Todorov que cite aussi JPB et qui lui aussi tourne autour du pot sans faire son mea culpa.

Elle est maintenant bien avérée pourtant l'influence de ces linguistes ( celle notamment de Kristeva et de sa clique) qui ont ainsi débordé de leur domaine ( la recherche universitaire) pour le malheur de nos enfants et de leurs professeurs. En collusion avec les sociologues, psychologues et autres experts autoproclamés en sciences de l'éducation, ils ont fichu en l'air des pratiques pédagogiques éprouvées et démoli les apprentissages.

Lire, relire, et faire lire le premier chapitre de la Grammaire est une chanson douce, d' E. Orsenna, (Stock, 2001) pour le portrait de l'inspectrice, sèche comme un coup de trique, qui vient "effectuer la vérification pédagogique réglementaire". Cette "femme-squelette", Madame Jargonos, "n'a que faire des enthousiames" de la douce Laurencin qui a le malheur d'aimer et de faire aimer Le loup et l'agneau à ses élèves, et le leur explique en mêlant savamment son approche poétique et la construction grammaticale. Jargonos la tance vertement:

- De l'imprécis, de l'à peu-près... De la paraphrase alors qu'on vous demande de sensibiliser les élèves à la construction narrative: qu'est ce qui assure la continuité textuelle? à quel type de progression thématique a-t-on ici affaire? quels sont les composantes de la situation d'énonciation? A-t-on affaire à du récit ou à du discours? Voilà ce qu'il est fondamental d'enseigner. [...] Mademoiselle, vous ne savez pas enseigner. Vous ne respectez aucune des consignes du ministère. Aucune rigueur, aucune SCIENTIFICITE (c'est moi qui souligne), aucune distinction entre le narratif, le descriptif et l'argumentatif.
-Mais, madame, ces notions ne sont-elles pas trop compliquées? Ces élèves n'ont pas douze ans et ils sont en 6ème!
-Et alors? Les petits Français n'ont pas droit à de la science exacte?"

Après avoir tendu à mademoiselle Laurencin sa feuille de route pour un "centre de redressement pédagogique" ...madame Jargonos s'en est allée torturer ailleurs".

Alain Bentolila le niera farouchement, comme tous les autres , et pourtant il fait partie de ceux par qui ce malheur est arrivé et qui crient aujourd'hui le plus fort, tactique habituelle de qui sent le vent tourner et vole au secours de la victoire.

Le bon côté des choses est que les rats quittent le navire, donc la fin du règne des cuistres s'approche, puisqu'ills sont déjà en train de retourner leur veste, de s'acheter une virginité en se faufilant parmi les troupes de la Libération.

M. Bentolila pose en concluant son article du Monde une question à laquelle il se garde de répondre.
"Quel est aujourd'hui celle ou celui qui osera prendre des décisions nécessaires et impopulaires dont les fruits ne mûriront que dans des années et que savoureront ses successeurs et peut-être ses adversaires politiques ? Lequel ou laquelle aura cette sagesse et cette humilité ?""'

La bonne question à poser serait plutôt celle-ci:
quel est celui (car ce ne peut être la Maldonne) qui aura le courage de mettre en accusation et donner juste rétribution à tous ceux qui ont activement ou par omission laissé se perpétrer depuis plus de trente ans une véritable catastrophe humanitaire et qui ont ainsi sacrifié nos enfants sur l'autel de leur idéologie et de leurs ambitions?
À quand une véritable politique d'assainissement comme celle qu'annonce aujourd'hui la Pologne, après le scandale de l'archevêque collabo. Tous les fonctionnaires, avocats, etc...polonais de plus de 35 ans qui ont traficoté avec la Stasi ( ils sont 700.000) seront démissionnés d'office.

Meirieux, Frako et Charmeux méritent une mise à la retraite immédiate, sans indemnité de départ, trop heureux d'éviter le sort réservé aux fonctionnaires convaincus de forfaiture.

Ecrit par : Cadichon | 16 mars 2007

Il manque un s à dangers... 2h du matin , plus les yeux en face des trous.

Ecrit par : Cadichon | 16 mars 2007

Tout n'est pas faux dans ce que vous dites, Cadichon… Et Bentolila pourrait témoigner que nos relations n'ont pas toujours été tout à fait limpides.
Ainsi, en octobre dernier se sont tenus les "entretiens Nathan", l'un des principaux colloques quasi institutionnels sur l'Ecole. Bentolila m'y avait invité quelques mois auparavant, sur le plateau de Paul Amar où nous nous étions fort bien entendus — mais y a renoncé, devant les menaces fort circonstanciées qu'ont fait planer sur le bon déroulement des journées quelques pédagogues excités — dont j'ai les courriers, que m'a fait passer l'un de leurs amis, récent transfuge de la Pensée Unique. Bentolila aujourd'hui le regrette, et m'a même annoncé qu'après quinze ans, ces gens-là et ces pratiques terroristes l'ont dissuadé de rempiler l'année prochaine.
À tout pécheur miséricorde : tant de gens sont, comme les pendules, agités de mouvements alternés de bonne et de mauvaise volonté…
D'ailleurs, je suis moi-même favorable à une remise à plat totale de l'Ecole — dans l'état où elle est, un replâtrage ne suffit plus. J'appelle depuis deux ans à un "Grenelle-bis" sur le sujet — le nom même de la rue s'y prête, n'est-ce pas…

Un dernier point — et je ne voudrais pas avoir l'air de tenir un cours de politique florentine, mais bon, lmes ancêtres (récents) étaient toscans…
Il y a dans la guerre scolaire deux clans, dont certains partisans sont bien affirmés (Grandserre, que Perceval citait en référence hier, ou Frackowiack, chez l'ennemi, par exemple), et d'autres sont susceptibles d'aller là où souffle le vent. Quand on se bat, on est parfois amené à des alliances bizarres — je suis de ceux qui comprennent pourquoi Staline a pu gagner deux ans en signant un pacte avec Hitler, et j'ai bien conscience que je peux en choquer plus d'un. Marc Le Bris ou moi sommes des guerriers, mais nous tentons, à notre échelle, d'être stratèges. Est-il absolument nécessaire d'en dire davantage, en cette période électorale où d'anciens maos sont tout prêts à voter Sarkozy ou Bayrou, dans un souci tactique ? La force de la conviction ne suffit pas pour réussir.
Je supplie instamment les uns et les autres, ici et ailleurs, de bien penser à ce qu'est leur intérêt (ou l'intérêt de l'Ecole, ou du pays, selon leur choix) à court / moyen / long terme, et de se décider en faveur de la stratégie la plus intelligente. Si l'on veut faire passer des idées, il n'est pas bien utile de mourir préalablement pour elles.
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 mars 2007

"Il y a dans la guerre scolaire deux clans, dont certains partisans sont bien affirmés (Grandserre, que Perceval citait en référence hier, ou Frackowiack, chez l'ennemi, par exemple), et d'autres sont susceptibles d'aller là où souffle le vent. "
Ecrit par : brighelli | 16 mars 2007

Jean-Paul, je vous trouve un brin méprisant vis-à-vis de ceux qui ont des convictions et qui n'ont vraiment envie de faire partie d'aucun des deux camps que vous suscitez. L'expression: "aller la où souffle le vent" fait peu de cas de ces convictions.

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mars 2007

S'ils sont nuls, je garderai le pouvoir.

S'ils sont fermés au monde, j'ai tout les atouts pour le conserver et le conforter.

Tel est le principe pédagogique des medersa.

Ecrit par : Blanc Cassis | 16 mars 2007

Quand j'écris, Patricia, que, sur ce blog, nous sommes nombreux à enseigner la grammaire et à ne pas faire ces mortelles "séquences", à vrai dire je n'en sais rien du tout.
Je me demande même si c 'est tellement vrai que ça, car je lis peu de témoignages en ce sens, pour ne pas dire aucun...

Ecrit par : Jean | 16 mars 2007

Jean, il y a plusieurs manières d'envisager les séquences, et toutes ne sont pas mortelles, même si, quelquefois, un excès de formalisme peut donner ce résultat! Quand à la grammaire, oui, beaucoup en font! (Je parle du primaire, évidemment!) Mais cela tombe peut-être tellement sous le sens qu'ils n'éprouvent pas le besoin d'en parler.

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mars 2007

Au fait, Dobolino, compte tenu de ta capacité de distanciation sur ces questions malgré le fait que tu sembles être concerné de très près, comment ressents-tu qu'aujourd'hui, au nom de la mémoire, nous soyons plus ou moins sommés d'honnir notre histoire ?

Ecrit par : Perceval | 15 mars 2007

Pas de réponse totale et formalisée. Normal quand même d'assumer nos responsabilités: nous aurions pu faire mieux et nous avons fait pire. C'est une vilaine période avec beaucoup de petits et grands responsables zélés type Papon. Bien plus grave que Les Sciences de l'Education comme crime.

Ecrit par : dobolino | 16 mars 2007

"Cela tombe tellement sous le sens qu'ils n'éprouvent pas le besoin d'en parler"...
Je voudrais bien vous croire, Christophe, mais je trouve quand même bizarre que la grammaire soit si absente de nos débats.
Au fait, c'est "quant à".

Ecrit par : Jean | 16 mars 2007

Je me permets d’apporter une humble contribution à cette discussion en évoquant rapidement l’inspection subie par ma femme, il y a peu, dans le cadre d’un cours de première année de bac professionnel industriel. Elle avait eu l’étrange idée de vouloir revenir sur les ressorts du comique au théâtre par l’étude d’un extrait des Fourberies de Scapin, choix déplorable d’après son IPR. Soit… Il lui fut clairement reproché d’avoir expliqué les termes « bélître », « spadassin », « maraud » et « fat »… Sans doute les élèves de lycées professionnels ne méritent-ils pas d’être initiés aux richesses du vocabulaire classique. J’ajoute, pour finir, que fut aussi critiquée sa trop grande sévérité… ( Je vous assure que je n’invente rien… ) Il est vrai qu’une jeune femme trop austère pourrait traumatiser une classe entière de futurs mécaniciens aéronautiques… Je n’insisterai pas sur le nombre d’inepties que j’ai entendues de la part de ma hiérarchie en quinze ans d’enseignement du français dans des ZEP marseillaises, « ce serait un chapitre à durer jusques au soir. ». Comme disait mon prof de linguistique à la fac d’Aix-en-Provence : « Il ne nous reste plus qu’à être heureux comme des cons. »

Ecrit par : Deuzell | 16 mars 2007

Jean, je ne vais pas y aller par quatre chemin dans ma réponse.

Mon intime conviction, en tant qu'enseignant dans le second degré a été, jusquà mon congé maladie, qu'il fallait transmettre aux élèves qui étaient en face de moi dont beaucoup provenaient de milieux défavorisés la langue et la culture dominante, celle de la bourgeoisie.

Bien sûr en tenant compte de l'écart et des difficultés, en adaptant, en simplifiant, etc. ...Mais en gardant la ligne, ou le "cap", comme disent les marins.

J'avais également l'intime conviction que l'enseignement systématique de l'orthographe, de la grammaire et du vocabulaire était le seul moyen de leur permettre de s'exprimer par oral et par écrit "à armes égales".

On me dit que je me suis trompé, que ce n'était pas cela qu'il fallait faire, que je suis un affreux réactionnaire" et Monsieur Sylvain Grandserre nous traite de "pittbulls" (pourquoi pas de bergers allemands, tant qu'il y est...(comme ceux qu'on voit dans "Nuit et brouillard" ?)

Oui Jean, je n'ose pas trop le dire, mais je crois que notre vision des choses est très très loin d'être partagée par tout le monde et même que notre point de vue est devenu minoritaire partout ailleurs que dans les établissements privilégiés publics et privés de centre ville.

Au fond, si j'ai bien compris, un enseignant "progressiste", c'est quelqu'un qui considère que les enfants du peuple ne sont pas dignes du même enseignement que les autres.

La " reproduction " décrite par Bourdieu a de beaux jours devant elle et on ne dira jamais assez les services qu'une certaine pensée "progressiste" a rendu aux classes dominantes.

Ecrit par : Robin | 16 mars 2007

Lisant vos divers témoignages d'inspection et leur caractère scandaleux, je me demande s'il ne serait pas bienfondé d'en faire la collection méthodique, sans commentaires excessifs, et d'en faire tenir copie aux associations de parents d'élèves, aux élus, à la presse et au milieux du spectacle. Quel pourcentage de français trouverait naturel et sain qu'on interdise à un professeur d'expliquer le sens de mots tel que maraud ou fat?
Une sorte de bêtisier annuel comme celui des copies de bac qui pourrait en outre être exploité lors de spectacles de cabaret ou théâtre.

Ecrit par : dobolino | 16 mars 2007

un autre article paru cette fois dans le journal Le Monde :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-883419,0.html

Ecrit par : Sandra WAGNER | 16 mars 2007

Robin,
ne vous découragez pas, votre combat est légitime.
J'ai attiré, en vain, l'attention sur le texte suivant :

http://www.communautarisme.net/Les-Contre-reactionnaires-Le-Progressisme-entre-illusion-et-imposture_a915.html?PHPSESSID=3e575bc52a10411d70ac9dcdfd34d355

Les "progressistes" ne sont plus, comme ils le croient encore, dans le camp du "bien" et les réactionnaires bien moins méchants qu'ils en ont l'air.
Philippe

Ecrit par : Philippe | 16 mars 2007

merci dobolino, l'anonymat va de soi n'ayez crainte.

Pour Christophe Sibille voici un exemple de l'entrée des avocats dans nos bureaux:
Voyage d'une semaine en Allemagne pour une classe de troisème dans le cadre d'un appariement.
Le soir du retour un des professeurs me signale le comportement particulièrement inadmissible d'un élève.
Je convoque le conseil de discipline.
L'élève aggrave son cas en publiant sur skyblog des photos des professeurs avec commentaires désobligeants.
Le lendemain arrive dans mon bureau un avocat que j'avais connu comme parent d'élève à une époque où il vantait ma façon de diriger l'établissement.
Là, il ne semble pas me (re)connaître. Il demande à consulter le registre du courrier départ. Constate que trois convocations (la mienne, celle de mon adjoint et celle de la gestionnaire, tous trois voisins de bureau) n'ont pas été envoyées en recommandé avec A.R. mais remises de la main à la main. Il m'attaque pour vice de procédure.
L'I.A. me conseille amicalement de renoncer au conseil.
Je l'annule mais en convoque aussitôt un autre en respectant la procédure.
Après un débat où l'avocat s'est montré arrogant et insolent envers les collègues et moi-même (devant les délégués élèves), une grande majorité vote pour une exclusion temporaire d'un mois.
L'avocat fait appel.
Commission d'appel au rectorat à la mi-juillet. Présidée par l'I.A. du département voisin elle casse la décision du conseil de discipline. (Les blogs ne sont pas signés explicitement et la culpabilité n'est donc pas prouvée).
L'élève est en 1ere dans un établissement privé de la ville.

Ecrit par : dj | 16 mars 2007

"Au fait, c'est "quant à".

Ecrit par : Jean | 16 mars 2007

Au temps pour moi, Jean.

"Il est vrai qu’une jeune femme trop austère pourrait traumatiser une classe entière de futurs mécaniciens aéronautiques"

Ecrit par : Deuzell | 16 mars 2007

Je crois qu'on peut être inflexible sans manquer de fantaisie! Ceci-dit, l'IPR avait tort, sans aucun doute.

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mars 2007

Merci Philippe pour ce lien vers ce site très intéressant qui cerne bien le " progressisme " aussi bien dans sa genèse historique depuis le XVIIIème siècle (philosophie des Lumières) jusqu'à nos jours (idéologie du progrès comme "mouvement perpétuel" et "gauchisation" de la pensée politique), en passant par le scientisme du XIXème siècle.

Une remarque en passant. J'y ai appris que Madame Patricia Vigne, fonctionnaire au ministère des anciens combattants, avait été démise de ses fonctions parce qu'elle est la "petite-fille de Maurice Papon". Je n'ai évidemment, et pour cause, aucune sympathie pour Maurice Papon, mais je ne comprends pas et je ne suis pas d'accord. Je croyais que les peines en droit français, depuis la Révolution étaient personnelles et ne pouvaient en aucun cas frapper les proches de l'inculpé (c'est ce que l'on appelle le principe de la personnalisation de la peine), comme c'était le cas sous "l'Ancien régime".

Je ne suis pas d'accord pour que la justice tourne à la vengance. Je pense qu'il s'agit d'une dérive inquiétante en matière de droit.

Ecrit par : Robin | 16 mars 2007

Cher Robin, c'est vous qui êtes dans le vrai, la seule chance de s'en sortir pour les enfants de classes défavorisées est de tomber sur un bon enseigant comme vous, comme Jean, comme Jean-Paul.

Les autres, les pédago, dont Sylvain Grandserre est la caricature ordurière, (votre allusion à son texte "les hussards bleus" en est l'illustration) j'ai du mal à croire qu'ils soient innocents du mal qu'ils font, j'ai du mal à comprendre quel but ils poursuivent, il est certain que la ségrégation sociale est de pire en pire, et que seules s'en sortent les classes privilégiées.

Et combien d'enfants très intelligents sont laissés sur le carreau, car on expérimente sur eux toutes les élucubrations qui peuvent sortir de malades mentaux (excusez-moi, C.Sibille) comme Frackowiak ou Eveline Charmeux, ou encore Meirieu.

Combien faudra-t-il d'années pour que l'EN mise à bas puisse redonner aux éléves le "savoir", et ne soit pas destinée, comme maintenant, à devenir une garderie? en admettant que des mesures soient prises d'extrême urgence, avec comme principale la réforme en profondeur des IUFM et de l'inspection ?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 mars 2007

Excusez-moi, Anne-Marie, mais il me semblait, (sauf erreur), que Jean-Paul lui-même admettait le fait que Sylvain Grandserre soit un excellent enseignant dans sa classe, et qu'il ne lui reprochait que ses (présumés) propos concernant ses conceptions pédagogiques?

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mars 2007

Pardon, le "présumé côté caricatural" de ses conceptions pédagogiques.

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mars 2007

Merci pour votre témoignage. dj.

...témoignage qui confirme, si besoin en était, la "faiblesse juridique" des établissements et de leurs réglements intérieurs.

Ecrit par : Robin | 16 mars 2007

chère dobolino, je ne sais pas si les parents d'élèves pourraient faire grand chose contre les inspections abracadabrantes...à part faire savoir aux professeurs qu'ils sont très contents (je sais que les parents s'expriment plus souvent quand ils sont mécontents), ça fait toujours plaisir.

Là où je vis, nous avons un magnifique exemple de cloporte, que j'ai personnellement traité de parasite, en la personne d'un prof qui effectue 5h de cours dans notre collège, le reste passant en décharge syndicale ; l'an passé ce monsieur, qui allie l'incompétence pédagogique à l'absentéisme forcené, s'est laissé aller -à l'en croire- à administrer une "claque virile et amicale" (sic) à une élève de sa classe qui, pour une fois reconnaissons le, ne bougeait pas...c'était tellement amical que les autres gamins et surtout gamines ont pleuré et tremblé les deux heures suivantes à la grande inquiétude des collègues successifs de la brute. On est quand même en classe de 4ème, c'est tendre mais pas au point de ne pas comprendre la plaisanterie.
Les parents d'élèves ont écrit au principal, à l'inspecteur avec copie à la fédération de parents présente dans ce collège. Une inspection a suivi dans les trois semaines, le monsieur s'est tenu à carreau jusqu'à la fin de l'année et il a même condescendu à faire noter qq mots dans les cahiers.
Cette année rebelote, les cours sont vides, transparents, monsieur pérore et les gamins sont 80% à vouloir abandonner en 4ème l'option qu'ils avaient choisie en 5ème, merci à ce brillant pédagogue.

Et nous, les parents, nous sommes totalement désarmés devant ce massacre des cerveaux innocents de nos gamins, pas moyen de trouver un placard à ce type !
Un parent, corse d'origine, propose le terrorisme puisque c'est notre seul recours, devant l'énorme chamallow qui nous sert d'interlocuteur : personne, je dis bien personne ne prend la responsabilité de dire "ce type est nul, pire que payé à de rien faire puisqu'à nuire VIRONS LE !!!" ; les patrons d'entreprises privées n'ont pas que des qualités mais au moins quand un type est nul et malfaisant il est viré...

QUE FAIRE ? QUEL EST NOTRE RECO