« Feminisme ou ordre moral ? | Page d'accueil | Metamorphose des cloportes »

04 mars 2007

Apparatchiks

Apparatchiks


Un certain Christian Forestier est interviewé samedi 3 mars par Ouest-France (http://www.ouest-france.fr/ofinfosgene.asp?idDOC=381761&idCLA=3636), et y assène l’une de ces statistiques qui sont devenues le fond du discours sur l’école, et permettent généralement de ne pas s’interroger sur le sens de ce discours. Interrogé sur la valeur du système éducatif français, Sa Suffisance déclare : « C'est l'un des meilleurs du monde... Mais seulement pour la moitié des élèves ! L'étude internationale Pisa, qui compare le niveau des jeunes de 15 ans dans les 60 pays les plus développés, le montre bien. Nos petits Français y apparaissent comme, disons, un peu mieux que moyens... Mais si l'on n'étudie que les 50 % qui n'ont jamais redoublé, ils obtiennent des résultats extraordinairement élevés. A contrario, l'autre moitié obtient des résultats franchement mauvais. Donc, on a aussi l'un des systèmes les plus médiocres lorsqu'il s'agit d'aider les élèves en difficulté. »

Et il en déduit… qu’il faut supprimer le redoublement, « pression » inacceptable. Avec un argument inédit, mais qui ira droit au cœur des admirateurs de ces intellectuels qui s’appellent Papin, Ribéry ou Ronaldinho : « Pourquoi un élève qui aurait des difficultés en lecture serait interdit de jouer au foot avec ceux de son âge ? »
Et de prôner un allongement du temps scolaire, scandaleusement réduit sous la pression des « familles favorisées », et un soutien individualisé « à l’intérieur de l’école ». Pour cet homme qui a fait toute sa carrière sous l’égide du PS — mais pas seulement —, c’est une bonne manière d’adouber celle qui voudrait voir les enseignants faire de la garderie 35 heures par semaine dans les collèges et lycées… Et de ressortir l’inépuisable modèle scandinave, dont il a été déjà question ici même (1) — pour démontrer que rien n’est comparable, et que prôner le transfert en France d’un système finlandais où il y a moins de 0,5% d’élèves d’origine étrangère est une escroquerie.
Dernier point. Le redoublement « coûte 2 milliards d’euros par an » — ça, c’est un bel argument pédagogique. Et le soutien ne passera ni par une diminution du nombre d’élèves par classe, ni par un recrutement d’enseignants. En voilà un gestionnaire intelligent, qui prépare le terrain au futur titulaire, de droite ou de gauche, du ministère de l’Education, des vaches maigres et des rutabagas.

Deux choses.

D’abord, qui est ce Christian Forestier ?
C’est un apparatchik de l’Education nationale, l’un de ces institutionnels insubmersibles grâce auxquels l’école de Jules Ferry a été ruinée de fond en comble, ces trente dernières années. Professeur d’électronique dans un lycée technique à la fin des années 60, il se fait recruter en IUT, et devient président de l’université de Saint-Etienne en 1978 — il a 34 ans. C’est là que, trois ans plus tard, le PS arrivé au pouvoir vient le chercher pour en faire le plus jeune recteur de France — parce que Mitterrand, lui, contrairement à l’équipe actuellement au pouvoir à qui l’on reproche — c’est assez cocasse — son dirigisme, a commencé par virer tous les personnels en place, pour les remplacer par des amis sûrs, des carpettes dévouées.
L’art de la reptation, comme disaient Cyrano et Léo Ferré, vaut donc à Christian Forestier d’être successivement recteur de Reims, puis de Dijon, inspecteur général, recteur à nouveau, nommé finalement à Versailles, avant d’être directeur de cabinet de Jack Lang entre 2000 et 2002. Comme c’est un cumulard, il cohabite sous Bayrou, en 1993-95 (il est alors directeur d’administration centrale, l’un de ces hauts postes de la rue de Grenelle où l’on décide de tout dans le dos du ministre), et est nommé par Raffarin à la présidence du Haut conseil de l’évaluation de l’école de 2003 à 2005, avant de passer au Haut conseil à l’éducation, où il pantoufle présentement…
Soyons clairs : cet homme n’a pas vu un élève depuis la fin des années 70 — et il s’agissait d’étudiants d’université. Il n’a jamais de sa vie fréquenté une école primaire — mais il en parle avec l’autorité incontestable de celui qui en a entendu parler…
Par les temps qui courent, ne pas savoir est certainement un avantage, dans l’Education nationale, mais il ne faut pas en abuser

Quant au fond de son propos…
50% des élèves réussissent très bien… Et cette vieille baderne d’ajouter que les familles favorisées (honte à elles !) « se sont rabattues sur le soutien scolaire privé ».
On le sait bien ! La destruction de l’école a fait la fortune d’Acadomia, et autres boîtes où l’on exploite l’angoisse des parents devant ce qu’est devenue l’Ecole de la République. Et les thuriféraires du pédagogisme y arrondissent leurs fins de mois — on a dénoncé ici même la façon dont Evelyne Charmeux, grande prêtresse de la méthode globale, complète sa retraite dans l’une de ces institutions si démocratiques…
Nous stigmatisons sur ce blog, depuis sa création, cette pédagogie qui en est arrivée, sous prétexte d’égalité, à ne plus favoriser que les « héritiers », au sens bourdieusien du terme. Cette pédagogie qui, tout en réclamant sans cesse des « moyens », a fait des ZEP ces Zones d’Exclusion Programmée que je dénonçais dès la Fabrique du crétin (2). Désormais, quand on est né dans la rue, on y reste. Les élèves socialement défavorisées, parce qu’on ne leur donne pas l’occasion de mettre en avant leurs capacités, en sont réduits à s’exprimer, parfois, sur d’autres terrains que celui de l’Ecole, et avec des arguments autrement percutants que l’art de la dissertation ou les intégrales.

À qui la faute ?
À ces institutionnels de l’Education, ces petits esprits grands ambitieux qui se sont construit une carrière sur la destruction d’un système qui permettait, justement, d’accéder aux plus hautes charges en fonction du talent, et pas seulement du lèchecultisme.
Quelqu’un, hier, rappelait sur ce blog cette citation de Jean-François Revel (3) :
« L’égalité dans l’enseignement ne peut consister qu’à créer des conditions d’accès aux études dans lesquelles chacun réussirait en fonction de ses seules facultés intellectuelles réelles, et non de son milieu social.
« Cela ne signifie pas que tous les hommes ont les mêmes facultés intellectuelles réelles. L’enfant né dans un milieu porteur ne doit pas être favorisé s’il est médiocre — et pour cela nous avons besoin d’un enseignement sévère et sélectif. L’enfant né dans une famille sans moyens et sans culture ne doit pas être privé d’études de haut niveau s’il est intelligent — et pour cela aussi nous avons besoin d’un enseignement sévère et sélectif, apte à détecter les dons, au lieu de les réprimer en les empêchant d’émerger et en les maintenant au niveau des plus mauvais élèves.
« Cette dernière conception de l’égalité aboutit au pire tort que l’on puisse faire aux élèves défavorisés par leur milieu : leur infliger à l’école un second milieu défavorisant !
« Sous prétexte qu’ils vivent dans un entourage qui asphyxie l’activité intellectuelle, on leur fournit en classe une cargaison supplémentaire d’éteignoirs ! Voilà qui est fortement pensé.
« Ce système pédagogique anéantit la grande fonction historique de l’école, sa véritable vocation démocratique, qui est de corriger les inégalités sociales par les inégalités intellectuelles. L’idéologie qui l’anime postule l’égalité et l’identité de tous les êtres humains. Seules les inégalités sociales expliqueraient les inégalités de réussite dans les études. Comme l’expérience ne confirme pas ce postulat, il faut la contraindre à le faire, en organisant l’échec généralisé, qui fait office de purgatoire permettant d’atteindre le nirvana de l’égalité intellectuelle totale.
« Ce postulat antiscientifique engendre en fait l’école la plus réactionnaire qui soit, car seuls les enfants de milieux porteurs ont les moyens matériels et les relations nécessaires pour trouver, hors d’un enseignement stérile, la formation que cet enseignement ne leur fournit plus. La prétendue matrice de la justice accouche de la suprême injustice. »

Je ne saurais mieux dire.

Jean-Paul Brighelli


(1) http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2006/04/28/finlande….html#comments
(2) Ch. Forestier ne porte pas dans son cœur ces « profs écrivains » qui « avec des titres racoleurs comme La Fabrique du crétin », « jettent le discrédit » sur l’école — leur école ! Crapule, va !
(3) Jean-François Revel, La connaissance inutile (Grasset, 1988). Merci à « Guillaume » pour la référence.

07:54 Lien permanent | Commentaires (544) | Envoyer cette note

Commentaires

Bonjour à tous,
Jean-Paul, vous nous parlez, dans votre éditorial, de gens qui osent s'exprimer sur l'école primaire sans y avoir jamais mis les pieds. N'est-ce pas également le cas d'un certain nombre d'intervenants de votre blog, qui nous ont asséné à force de messages des assertions aussi péremptoires qu'invérifiables sur ce qui, soi-disant, s'y fait, sans avoir aucune légitimité pour cela? Et quand quelque autre intervenant, ayant par contre lui même passé une bonne partie de sa carrière dans l'enseignement primaire, vient témoigner ici, pour peu que ses idées ne correspondent peu ou prou à l'ambiance qui règne ici, il se fait envoyer sur les roses. Deux poids, deux mesures.
Par ailleurs, ne pensez-vous pas, en toute honnêteté, aller un peu loin dans ce qu'on pourrait appeler la "théorie du complot"?

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2007

Aucun complot dans ce que je dénonce. Juste la conjonction d'appétits et d'incompétences…
Quant à la capacité à proposer, je crois qu'elle appartient davantage à ceux qui sont restés en contact avec les élèves (et un enseignant de collège est parfaitement compétent pour faire le bilan des années de Primaire, tout comme un instit frais émoulu de sa formation est parfaitement compétent pour parler lycée / universités / IUFM), qu'à ceux qui, depuis des lustres, errent sous les lambris de la République.
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 mars 2007

Après tout les enseignants sont des experts comme le dit si bien Michel Fayol dans un entretien à Sciences Humaines de ce mois.

Comment définiriez-vous l'expertise des enseignants ?

Michel fayol : Dans toutes les professions - médecin, ingénieur, avocat, banquier, etc.- il existe une expertise.
Sont reconnus comme experts ceux qui ont réussi à faire leur métier dans des conditions variées et difficiles. Ils ont su mobiliser des savoirs et savoir-faire bien maîtrisés pour analyser les situations et agir au mieux compte tenu de l'état actuel des connaissances professionneles et scientifiques.

Ces modes d'actions changent selon les situations - c'est précisément cette flexibilité qui permet de désigner un expert comme expert - et sont partiellement codifiés ; des procédures existent, qui permettent d'aborder et de traiter précisément telle ou telle question en foction des conditions de son apparition ;: elles sont répertoriées et peuvent être enseignées. Elles constituent en quelque sorte les habiletés techniques de base des professionset c'est la pratique et la diversité des situations rencontrées qui permettent le développement de l'expertise professionnelle.

Le métier d'enseignant n'échappe pas à cette règle : prendre en main une classe, vérifier la mémorisation de connaissances, mettre en oeuvre ou construire soi-même une progression, etc. sont autant de tâches qui requièrent une expertise. Toutefois, contrairement à ce qui vaut pour les autres métiers où les procédures et les conditions de leur utilisation sont codifiées et enseignées, tout se passe comme si les savoirs et les savoir-faire n'avaient pas d'existence légitime reconnue.


Petit rappel personnel :

Forrestier : pas de classe depuis belle lurette.
Meirieu : idem
Goigoux : idem

Brighelli : enseigne
Le Bris : idem
Boutonnet : idem

Ecrit par : Guillaume | 04 mars 2007

Les vieux shnoks comme moi qui approchent de la soixantaine, qui ont une expérience de terrain et qui n'ont jamais " su y faire ", comme Messieurs Thélot et Forrestier savent très bien ce que l'école doit à ces apparatchiks...


Chaque fois qu'il s'est agi de prendre une décision importante pour son avenir, c'est toujours la plus mauvaise que l'on a prise : suppression des 4ème CPPN, des orientation après la 5ème, passages automatiques en classe supérieure (on ne voit pas de quoi Monsieur Forrestier se plaint), suppression des 4ème et 3ème technos, dévaluation des examens, destruction de l'enseignement du français et des humanités, disparition programmée du grec et du latin...Sans parler de la fée pédagogie qui joue dans toute cette histoire à peu près le même rôle que la fée Carabosse dans l'histoire de Blanche Neige...

...Et les sept nains de la sagesse pourront bien la pauvre enfant jusqu'à la fin de leurs jours, je doute qu'il y ait un prince charmant pour la réveiller de son "sommeil de mort".

Pour aboutir à quoi ? à des collèges ghettos et à un enseignement à deux vitesse pour les riches et pour les pauvres...dix fois plus hypocrite, inégalitaire et mortifère que les anciennes "filières" qui avaient au moins le mérite de se préoccupper de l'insertion professionnelle des jeunes.

Quant à la responsabilité de Mitterrand et des miterrandistes dans ce gâchis, elle est écrasante et "historique" dans tous les sens du terme (ce qui veut dire aussi que l'on peut en suivre l'histoire pas à pas).

Ce que l'on retient également c'est le rôle joué par les statistiques et le mensonge, dans toute cette histoire...Et aussi par l'idéologie, l'ambition personnelle et la fuite du réel...

La comparaison avec l'URSS et le mot "apparatchik" pour qualifier ces gens-là n'ont rien d'exagéré.

Ecrit par : Robin | 04 mars 2007

errata : veiller la pauvre enfant...se préoccuper

j'ai tapé trop vite...J'en ai trop sur le coeur !

Ecrit par : Robin | 04 mars 2007

...à deux vitesses avec un s !!!

Ecrit par : Robin | 04 mars 2007

"Chaque fois qu'il s'est agi de prendre une décision importante pour son avenir, c'est toujours la plus mauvaise que l'on a prise : suppression des 4ème CPPN, des orientation après la 5ème, passages automatiques en classe supérieure (on ne voit pas de quoi Monsieur Forrestier se plaint), suppression des 4ème et 3ème technos, dévaluation des examens, destruction de l'enseignement du français et des humanités, disparition programmée du grec et du latin..."
On peut ajouter suppression des classes de perfectionnement en primaire.

Ecrit par : catmano | 04 mars 2007

Sur L&E j'avions eu une discussion avec un âne qui me racontait "qu'il ne fallait surtout pas" faire lire, expliquer, parler de, "LOCHE", sous prétexte que ses élèves n'avaient vu que "des poissons carrés/panés"...
Je déconne à peine, HEIN sybille! Tu vois de quoi je parle !

Que Léo&Léa c'était n'importe quoi etc etc .

Quand comprendront-ils que la méthode n'est pas faite pour eux ? (quoique ??? pour certains cela leur fait du bien pourtant :o))) sans même qu'ils s'en rendent compte :)))) ) MAis pour les gamins !

J'ai proposé sur F2 que pour faire plaisir à tout le monde, on réduise le français à 30 mots ....
Vous en pensez quoi ?

Ecrit par : toto | 04 mars 2007

Apparatchiks usant d'apparats chics, trésors de trouvailles choc à l'éclat magnifié par des statistiques tronquées...

"parce que Mitterrand, lui, contrairement à l’équipe actuellement au pouvoir à qui l’on reproche — c’est assez cocasse — son dirigisme, a commencé par virer tous les personnels en place, pour les remplacer par des amis sûrs, des carpettes dévouées." JPB

Carpette : (provenant de charpie), gros drap servant à emballer (un progrès ne tournant pas alors à plein régime), et non pas du wisigothique carpe, espèce de poisson, toutefois distinct de la loche chère à toto, chair à canon, tirée à boulets rouges comme tout ce qui dépasse d'une tête.

N'étant dépossédées en rien de leurs caractéristiques, les premières se trompent donc de combat de tritons en accablant les partisans des secondes.

Trouvons-leur un os à ronger dans le placard plutôt qu'une arête ! (Métacarpe est au cagibi) :)

Ecrit par : D'Enguell | 04 mars 2007

Le soutien individualisé à l’intérieur de l’école : M. Forestier en a rêvé. Le GRETA « Nord Allier » l’a réalisé : http://www.scoladomi.fr/index.php?page=presse
Un petit problème : Il s’agit d’un soutien payant, plein pot pour les pauvres, déductible des impôts pour les autres… Tout ça dans le cadre de l’Education Nationale. On vit une époque formidable !

Ecrit par : ex-parent | 04 mars 2007

Jean-paul, une idée: créer une école telle que nous la souhaitons sur le site secondlife...dans un monde de fous autant être oufs... Ségolène Royal et Le Pen y ont déjà installé un bureau de campagne!!!
le nouveau cirque est plus que jamais virtuel...du vent rien que du vent même pas un rêve... bon allez faire un tour sur ce site de oufs c'est éloquent... no more comment...

bonne fin de journée à tous

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 04 mars 2007

Bonsoir,
pensez-vous sérieusement que la question de l'école relève encore du débat pédagogique ou de la querelle droite / gauche? Vous critiquez, à juste titre, une approche gestionnaire et statistique de cette question, mais ne nous racontons pas d'histoires: le futur de l'école est fixé depuis longtemps par l'OCDE (l'organisme qui a mis en place PISA), bras armé de l'OMC et de l'AGCS. Et les prochaines élections n'y changeront rien.

http://www.oecd.org/dataoecd/51/25/37392770.pdf

Ecrit par : Hramar | 04 mars 2007

Dans son excellente revue de presse, quasi quotidienne, Philippe Watrelot, sur le site du CRAP ( http://www.cahiers-pedagogiques.com/ ) nous invite à lire l'article du monde sur un débat entre enseignants beaucoup moins passionné et diffamant que le votre sur le vote des enseignants aux présidentielles
La revue de presse
de Philippe Watrelot
Revue de presse du jeudi 1er et du vendredi 2 mars 2007

Décidemment, la question du vote des profs continue à attirer l’attention des journalistes.
On peut lire aujourd’hui un long reportage dans Le Monde sur les profs du lycée Charles de Gaulle à Vannes. Réunis dans le café d’à côté pour cause d’interdiction du Proviseur de débattre dans l’établissement, les enseignants qui s’expriment sont un assez bon reflet de ce qui s’entend dans les salles des profs des lycées.
Voici le lien pour découvrir ce reportage : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3230,36-878255@51-793622,0.html

Ecrit par : Yves | 04 mars 2007

Cher Yves
Et quand aura-t-on un forum sans contrôle, libre comme celui de Brighelli sur le site des CRAP, du Café pédagogique ou même celui de Meirieu ?

Parce que pour l'instant on se doute bien que c'est passionné chez les pédagos mais ce n'est guère passionnant pour leurs éventuels contradicteurs.

Ecrit par : Guillaume | 04 mars 2007

A propos de débat passionné et diffamant...

Voici les dernières lignes du texte de Grandserre (Les hussards bleus) que l'on peut consulter sur le site de l'incroyable Eveline :

"A nous de trouver les réponses pour museler ces aboiements de pitbulls enragés, issus d'un croisement idéologique aussi redoutable que douteux."

Pas mal du tout n'est-ce pas ?

Ecrit par : Guillaume | 04 mars 2007

Cher JPB
Il me semble que vous aviez fait allusion dans je ne sais plus quelle note à l'impossibilité pour les jeunes lecteurs de pouvoir comprendre les références littéraires des albums d'Astérix.

Alors zou...

http://www.mage.fst.uha.fr/asterix/citation/citation.html

Ecrit par : Guillaume | 04 mars 2007

Excellent site, je le naute...

Ecrit par : D'Enguell | 04 mars 2007

ah! bene.

Ecrit par : Guillaume | 05 mars 2007

Ne soyez pas si fiers de vos apparatchiks. C'est une espèce qui prolifère dans toutes les professions, dans tous les milieux, hélas.
D'ailleurs, c'est un métier qui s'apprend très tôt de nos jours, gràce aux syndicats lycéens !!

Ecrit par : yann | 05 mars 2007

les 50 % d'élèves les meilleurs obtiennent de meilleurs résultats que les 50 % les moins bons !
Ah, la belle chose que la statistique !!!
A qui on peut faire dire tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi, en fait, pour les matheux, et les autres, un petit tour sur l'excellent site de Pénombre : http://www2.unil.ch/penombre ).
Au moins, cette comparaison a-t-elle été faite pour tous les pays de l'OCDE ? De quelle manière ?
Doit-on comprendre que le pire des cancres finlandais a les mêmes résultats que le premier de sa classe ?

Autre chose. Je lis : "Mais si l'on n'étudie que les 50 % qui n'ont jamais redoublé, ils obtiennent des résultats extraordinairement élevés. A contrario, l'autre moitié obtient des résultats franchement mauvais.". Le message subliminal est : " 50 % des élèves ont redoublé (au moins une fois, je suppose)". Quelqu'un peut me dire si c'est vrai ? Je croyais le redoublement quasi-interdit, en tous cas exceptionnel !

Ecrit par : yann | 05 mars 2007

A bien y réfléchir, l'autre interprétation du message subliminal ci-dessus pourrait être :
Pour les 50 % meilleurs, pas de soucis, la France est toujours la meilleure, cocorico, et vive nous.
Quant aux 50 % les plus mauvais, pourquoi faire les frais du redoublement, de toute façons, ils sont irrécupérables, poubelle !
Palme d'or du cynisme (même subliminal ! ) !!!

Ecrit par : yann | 05 mars 2007

Une note reçue il ya quelques semaines au collège , destinée en priorité aux professeurs principaux de 3° pour préparer les réunions d'orientation avec les parents, signée par Md le Recteur, ce document "d'aide" est exemplaire de l'état bureaucratique et démagogique dont on rumine les effets à longueur de jours sur ce blog: typique du langage de Senegole Aryole, il est rappelé qu'il "ne faut pas culpabiliser les parents". Et toc! On nous prend pour quoi? A gerber, et je parle pas de la suite.


On y dit aussi que le passage en seconde est insuffisant mais qu'il ya trop de problèmes en seconde.... Ok! on joue le jeu, on fait tout pour remonter les moyennes, la note de vie scolaire ça sert à ça, on obéit aux recommandations honteuses de notation gentille - qui émanent de qui? Jusqu'où faut-il remonter pour connaître cette Source de fausseté organisée?- et le Ministre se réjouira de ces résultats spctaculaires, il ne manquera pas de féliciter les professeurs pour ce travail remarquable, etc...
Et en seconde, les problèmes?... On laisse ça aux collègues de Lycée!


Le redoublement ne sert à rien : voilà le discours officiel. Est ce faux? Non, trop de redoublements sont un échec, et certains redoublants sont pires que l'année précédente! Alors?
Il faut créer des classes de redoublants seulement.
Oui! des ghettos...et repenser le redoublement: c'est idiot de refaire une deuxième fois tout ce que l'on a fait une fois, il vaut mieux créer les conditions d'un véritable effort dans les disciplines qui ont posé les problèmes: le Français est fondamental et c'est dramatique que l'on ne veuille pas entreprendre dans ce sens.
Mais encore une fois tout commence dans le primaire! (sans parler des familles qui ne veulent que de la réussite. C'est normal , des ordures politiques et syndicales leur promettent sans arrêt que c'est un DROIT. Les familles ne veulent pas que l'on critique leur enfant qui est toujours sage et qui travaille beaucoup avec la Télé, l'ordonos, les consoles et la musique dans sa chambre).
Tant que le primaire ne sera pas réformé de A à Zut, il n' y a guère de raisons d'espérer.
Les apparatchiks inspecteurs sont pour nombre d'entre eux une vermine bonne à mettre devant les classes définitivement pour ce remettre de leur aveuglement confortable. Si ils souffrent d'être les courrois de transmission d'ordres iniques, il fallait réfléchir avant, on ne devient pas collaborateur sans y trouver son compte! Un peu de pouvoir, même si c'est du maquillage, HUMMMM! ç'est bon , hein? Conseiller et sermonner, jouissif, non?
Oui à la rupture, oui au kärcher dans le ministère, oui à la mise au pas de la racaille bureaucratique: de l'air! de l'air! de l'air!

Ecrit par : Tullius | 05 mars 2007

Le premier commandement est:

"En Primaire, plus de 15 élèves TU N'ACCEPTERAS PAS" (sauf si tu as fait tes preuves ET que tu sois d'accord)

Ecrit par : toto | 05 mars 2007

Petit résumé de la situation pour ceux qui n'auraient pas suivi le film :

Une école transformée en garderie où l'on apprend de moins en moins parce qu'on s'est aligné progressement sur les "moins bons" ...

...Monsieur Forester parle de 50 % d'ignorants et de laissés pour compte ; on ne sait pas d'où il sort ses statistiques, mais
50 %...Quel aveu de la part de ce spécialiste de la langue de bois !

...Une école où quelques professeurs consciencieux résistent encore comme les Gaulois du village d'Astérix, mais hélàs sans potion magique.

...Je parle des collèges publiques lambda, pas des "bons" établissement privés et publics réservés aux riches et aux malins. Là, il n'y a pas de résistance nécessaire. Tout le monde est d'accord, à commencer par les parents pour verser la "potion magique" du savoir.

Combien de temps résisteront-ils ? La réponse est simple : jusqu'à la retraite où à la dépression, mais au fond, quelle importance ? Comme disait le chancelier : " Ce ne sont pas les gens de votre génération qui m'intéressent."

Et bientôt, des gens de la "génération de Gaulle" ne seront plus là...Il n'y aura plus que des gens de la " génération Miterrand ".
Et combien y en a-t-il parmi eux qui partagent encore le souci de leurs aînés ?

C'est l'histoire au long cours qui importe. Les élections présidentielles sont un épiphénomène par rapport à cela (comme par rapport au problème de la dette intérieure)

Quant aux apparatchiks (hauts fonctionnaires de la rue de Grenelle et tous ces pédagogues au langage creux qui font les délices du "Monde de l'Education")...) qu'ont-ils fait contre la satisfaction d'un petit pouvoir sinon feindre d'organiser des mystères qui les dépassaient et vendre le peu conscience qui leur restait.

Non, Yves, ce n'est pas de la diffamation, c'est la vérité pure et simple.

..Et tous les parfums de l'Arabie ne suffisent plus à couvrir la remontée des égoûts.

Ecrit par : Robin | 05 mars 2007

oups désolé ...
Le premierbis commandement est:

"En Maternelle, plus de 10 élèves TU N'ACCEPTERAS PAS" (sauf si tu as fait tes preuves ET que tu sois d'accord)

Ecrit par : toto | 05 mars 2007

Comment en finir avec les apparatchiks, avec un A ou un a , au Ministère ou dans les Académies? Qui peut dénoncer la situation digne de l'Union soviétique installée pour la désinstaller?
On critique, on tempête, on ... ne fait rien. Résister, faire semblant (ça c'est typique ex URSS avec les statistiques truquées), ça va! Quel est le syndicat qui déplore cet état de fait? Je vous le demande.
Qui veut en découdre, un bon coup, vraiment?

Ecrit par : Tullius | 05 mars 2007

Forestier (Christian de son prénom), pas Forester.

J'ai confondu avec Forrester (Viviane de son prénom)...Ce n'est pas "l'horreur économique", c'est "l'horreur éducative".

...Mais comme dans les danses macabres, les deux horreurs se tiennent par la main, l'économique et la scolaire.

Quel triste bilan pour le ministère qui a le plus gros budget de la nation. Et que penserait-on d'un PDG ou d'un cadre supérieur qui déclarerait : "Oui, notre entreprise ne marche pas trop mal, 50% des véhicules vendus ne sont pas en état de marche, mais 50% fonctionnent." ?

On le ficherait à la porte sous les huées.Mais dans l'éducation nationale, ça ne se passe comme cela.

Les apparatchiks surnagent avec les palmes académiques et certains (aines) présidentiables les prennent comme conseillers.

Ecrit par : Robin | 05 mars 2007

"A nous de trouver les réponses pour museler ces aboiements de pitbulls enragés, issus d'un croisement idéologique aussi redoutable que douteux."

Pas mal du tout n'est-ce pas ?

Ecrit par : Guillaume | 04 mars 2007

Je savais bien qu'on en arriverait à l'émasculation

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2007

Et que penserait-on d'un PDG ou d'un cadre supérieur qui déclarerait : "Oui, notre entreprise ne marche pas trop mal, 50% des véhicules vendus ne sont pas en état de marche, mais 50% fonctionnent." ?

On le ficherait à la porte sous les huées.

Ecrit par : Robin | 05 mars 2007

En êtes-vous si certain????????? Faudrait vraiment une toute petite entreprise et un tout petit cadre sup...

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2007

Et que penserait-on d'un PDG ou d'un cadre supérieur qui déclarerait : "Oui, notre entreprise ne marche pas trop mal, 50% des véhicules vendus ne sont pas en état de marche, mais 50% fonctionnent." ?

On le ficherait à la porte sous les huées.

Ecrit par : Robin | 05 mars 2007

En êtes-vous si certain????????? Faudrait vraiment une toute petite entreprise et un tout petit cadre sup...

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2007

Je confirme ce que dit Robin, le patron serait foutu dehors, non pas à cause de la qualité des véhicules mais parce que la boîte serait déficitaire.

Ecrit par : Japhet | 05 mars 2007

Un enseignant poignardé à l'Ecole Internationale de Lyon, établissement pourtant très calme, accueillant surtout les enfants d'expatriés ou des enfants parlant déjà parfaitement une langue étrangère. C'est à désespérer...

Ecrit par : Japhet | 05 mars 2007

Je confirme ce que dit Robin, le patron serait foutu dehors, non pas à cause de la qualité des véhicules mais parce que la boîte serait déficitaire.

Ecrit par : Japhet | 05 mars 2007

Comme la boîte serait déficitaire, on ferait un plan de restructuration, avec compression de personnel et on trouverait une autre sinécure au grand patron avec une "petite" indemnité de départ. Ce qui est bien normal, n'est-ce-pas, puisque cet homme ou femme a apporté son énergie et son intelligence et que c'était inscrit dans le contrat de départ qu'il n'aurait jamais accepté de signer sans protéger ses arrières.
Si c'est une petite boîte locale ou régionale dont le patron est le principal actionnaire, ou le seul, divers cas de figure sont à envisager, de la subvention, du conseil général ou régional, européenne au dépot de bilan, en passant par le plan de restructuration.
Je me demande si nous vivons dans le même pays, voire sur la même planète?
En plus, dans la petite boîte locale, la charge est transmissible de père en fils, quelque soient les capacités à gérer de l'héritier.

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2007

"Je me demande si nous vivons dans le même pays, voire sur la même planète?"

Que savez-vous de la planète où je vis ?

Ecrit par : Japhet | 05 mars 2007

Le redoublement.... Mais c'est aussi à nous de faire comprendre aux élèves , et parents concernés, que ce n'est pas toujours une punition, bien au contraire...j'ai aussi envie de le faire comprendre à un grand nombre parmi mes collègues, qui me regardent avec horreur quand je suggère un redoublement pour un élève... Mais tu ne te rends pas compte?? et puis pour lui, le redoublement ne servirait à rien, ce sera un mauvais redoublement, puis de toutes façons les parents vont faire appel, alors cela ne sert à rien, en appel il passera...
Bravo..... donc, on ne fait RIEN: on le laisse passer car "en appel il passera"!
Et au fait, mes collègues sont ils devins? Comment savoir si un élève va faire un MAUVAIS redoublement?? Trop grand? Trop vieux? Trop mûr? Trop......????
J'ai aussi envie de dire, je vais m 'attirer des foudres, je le sais, que oui, parfois un redoublement peut être une sanction, n'ayons pas peur des mots tiens!!! Un élève qui manifestement n'a rien fait de l'année, à part pourrir des cours, désesperer ses parents, ses enseignants, à part insulter des surveillants etcetc ,oui, celui là, pourquoi, avec ses résultats catastrophiques passerait dans la classe supérieure? mais il est mort de rire cet élève!!! et il a bien raison!!!! on ne lui a jamais dit :STOP alors que quelque part il n'attend que ça.....
Je n'ai pas dit qu'il faut définitivement lui fermer toutes les portes au nez, non, mais il mérite de redoubler, comme par ailleurs on MERITE de passer dans la classe supérieure. Fera t il mieux l'année d'après? On peut éspèrer qu'il aura pris un peu de plomb dans la cervelle.
je ne pense pas que nous rendions service aux élèves à accepter tout et nimporte quoi , oui à cette selectivité pour tous, il faut leur donner des repères, voila et c'est notre rôle de ne pas être démissionnaire !! le redoublement en fait partie je pense.

Ecrit par : nathalie | 05 mars 2007

Sur France culture à 9h00 toute la semaine une série d’émission dont le thème est :

Enseignement pour tous ¼

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/fabriquenew/

La présentation de l’émission commence par :

« En proche liaison avec la journée de mercredi que France Culture passera au Collège de France, la Fabrique de l'histoire aborde toute la semaine, sous divers angles, la question de l'enseignement et de ses réformes récentes qui ont amené à une indéniable démocratisation du savoir dans la France contemporaine (avec quelques limites et réserves bien sûr, qui font débat...). »
« A amené une indéniable démocratisation du savoir … » Ben voyons ! Peut être pour seulement 50 % des élèves, pour reprendre une ânerie de Monsieur Forestier -
les anglais aiment à dire qu’il y a trois types de mensonges : les mensonges, les pieux mensonges et les statistiques.

Qui est Monsieur Prot ? Quelqu’un peut il éclairer ma lanterne ? (Certainement un apparatchik puisqu’il appelle à son secours Monsieur Hamon pour appuyer la thèse du niveau qui monte.)

Philippe.

Ecrit par : Philippe | 05 mars 2007

Philippe

Aller voir sur L'Express.fr

Antoine Prost est loin d'être le pire, même s'il refuse, lui aussi de voir toute la vérité en face...Il a, de par sa formation, une vision 'historique" de l'éducation nationale.

"Le «mammouth» n'a pas de secrets pour lui. Normalien, agrégé d'histoire, Antoine Prost est l'un des meilleurs spécialistes de la grande maison Education nationale. Une maison qu'il connaît de l'intérieur, pour l'avoir fréquentée dans les années 1980 comme conseiller d'Alain Savary, Rue de Grenelle, puis comme chargé de mission auprès de Michel Rocard, à Matignon. De son expérience dans les coulisses du pouvoir cet intellectuel pragmatique a gardé la conviction que le système éducatif doit se décentraliser et en finir avec l'uniformité pédagogique. A 68 ans, professeur émérite à la Sorbonne, Antoine Prost n'a rien perdu de sa faconde didactique ni de son acuité d'expert. L'an dernier, il dressait pour le ministère un bilan au vitriol sur les recherches en éducation. Ses propos d'aujourd'hui ne se sont pas adoucis..."

Ecrit par : Robin | 05 mars 2007

"Quel est le syndicat qui déplore cet état de fait? Je vous le demande. "

Le SNALC

Ecrit par : marideprof | 05 mars 2007

Antoine Prost, Professeur émérite à Paris I, n'a pas vu un élève depuis des lustres (sait-il encore ce que c'est? - il n'a jamais vu un collégien en tout cas, et les derniers lycéens qu'il a vus en vrai sont nés au début des années 50...).
Il a publié l'un des tomes de l'Histoire de l'enseignement et de l'éducation, sous le patronage de l'I.N.R.P. (ce qui veut tout dire). C'est un expert des Plans et des commissions ministérielles sur l'éducation. Il a été - titre de gloire suprême - "responsable pédagogique au bureau national du SGEN", "membre des Commisions du Plan".

Voici sa biographie :

Né en 1933 à Lons-le-Saunier (Jura), Antoine PROST est ancien élève de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm et agrégé d'histoire. Il a enseigné d'abord au Lycée d'Orléans, puis à la Sorbonne, comme assistant et maître-assistant, avant de devenir maître de conférences à l'Université d'Orléans, où il a exercé pendant dix années, tout en assumant des charges administratives diverses. Il a notamment été directeur d'UER, vice-président de l'Université et directeur du service de formation continue de cette Université. Nommé en 1979 professeur à l'Université de Paris I, il n'en continue pas moins à habiter Orléans et se veut provincial.

Ses recherches ont fait de lui un spécialiste de l'histoire de la société française au XXe siècle, et d'ailleurs il professe sur ce sujet un cours à l'Institut d'études politiques de Paris depuis près de dix ans. Sa thèse de troisième cycle portait sur La GTT à l'époque du Front populaire (1963), et sa thèse de doctorat d'État, soutenue en 1975, sur Les Anciens combattants et la société française (1914-1939). L'une et l'autre ont été publiées par les Presses de la fondation nationale des sciences politiques. À ces travaux érudits, il a joint des ouvrages destinés au grand public, comme sa participation au tome V de L'Histoire du peuple français, dirigée par L.-H. PARIAS, et, récemment, une Petite histoire de la France au XXe siècle, publiée chez A. Colin en 1979.

L'intérêt d'Antoine PROST pour les questions d'enseignement est ancien, puisqu'il publiait déjà en 1963 avec J. Natanson un ouvrage intitulé La Révolution scolaire. Il a participé à titre syndical aux commissions de l'Éducation nationale des Ve et VIe Plans, ainsi qu'à plusieurs commissions ministérielles, dont la commission Joxe (1971-1972), et, tout récemment, la commission de Péretti (1981). Il a publié de nombreux articles sur les questions pédagogiques et a longtemps participé à la rubrique bibliographique du Monde de l'Éducation. Il est surtout l'auteur, chez A. Colin, d'une Histoire de l'enseignement en France (1800-1967), qui a connu plusieurs rééditions.

Antoine PROST est marié et père de quatre enfants.

Ecrit par : Jeremy | 05 mars 2007

Antoine Prost, Professeur émérite à Paris I, n'a pas vu un élève depuis des lustres (sait-il encore ce que c'est? - il n'a jamais vu un collégien en tout cas, et les derniers lycéens qu'il a vus en vrai sont nés au début des années 50...). Il a publié l'un des tomes de l'Histoire de l'enseignement et de l'éducation, sous le patronage de l'I.N.R.P. (ce qui veut tout dire). C'est un expert des Plans et des commissions ministérielles sur l'éducation. Il a été - titre de gloire suprême - "responsable pédagogique au bureau national du SGEN", "membre des Commisions du Plan". Voici sa biographie : Né en 1933 à Lons-le-Saunier (Jura), Antoine PROST est ancien élève de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm et agrégé d'histoire. Il a enseigné d'abord au Lycée d'Orléans, puis à la Sorbonne, comme assistant et maître-assistant, avant de devenir maître de conférences à l'Université d'Orléans, où il a exercé pendant dix années, tout en assumant des charges administratives diverses. Il a notamment été directeur d'UER, vice-président de l'Université et directeur du service de formation continue de cette Université. Nommé en 1979 professeur à l'Université de Paris I, il n'en continue pas moins à habiter Orléans et se veut provincial. Ses recherches ont fait de lui un spécialiste de l'histoire de la société française au XXe siècle, et d'ailleurs il professe sur ce sujet un cours à l'Institut d'études politiques de Paris depuis près de dix ans. Sa thèse de troisième cycle portait sur La GTT à l'époque du Front populaire (1963), et sa thèse de doctorat d'État, soutenue en 1975, sur Les Anciens combattants et la société française (1914-1939). L'une et l'autre ont été publiées par les Presses de la fondation nationale des sciences politiques. À ces travaux érudits, il a joint des ouvrages destinés au grand public, comme sa participation au tome V de L'Histoire du peuple français, dirigée par L.-H. PARIAS, et, récemment, une Petite histoire de la France au XXe siècle, publiée chez A. Colin en 1979. L'intérêt d'Antoine PROST pour les questions d'enseignement est ancien, puisqu'il publiait déjà en 1963 avec J. Natanson un ouvrage intitulé La Révolution scolaire. Il a participé à titre syndical aux commissions de l'Éducation nationale des Ve et VIe Plans, ainsi qu'à plusieurs commissions ministérielles, dont la commission Joxe (1971-1972), et, tout récemment, la commission de Péretti (1981). Il a publié de nombreux articles sur les questions pédagogiques et a longtemps participé à la rubrique bibliographique du Monde de l'Éducation. Il est surtout l'auteur, chez A. Colin, d'une Histoire de l'enseignement en France (1800-1967), qui a connu plusieurs rééditions. Antoine PROST est marié et père de quatre enfants.

Ecrit par : Jeremy | 05 mars 2007

Que savez-vous de la planète où je vis ?

Ecrit par : Japhet | 05 mars 2007

Rien, justement. Là est le problème. Terra incognita.
A toutes fins utiles, je vis en France, au sein de l'Europe occidentale, sur la planète Terre, ce jour,05/03/2007.

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2007

OUI, MARIDEPROF! OPTIME! le SNALC.

Je le sais d'autant mieux que je suis adhérant, c'était une ligne lancée dans les eaux agitées du Blog, pour voir...
Alors chers tous, vous qui voulez du changement , si le SNALC pouvait monter en puissance, on pourrait peut-être espérer!

C'est bien de râler, de gueuler, mais il faut agir: la molesse et la passivité du camarade ouvrier dans son usine soumise aux quotas du X° plan quinquennal ne changeront rien!

Il faut que ça pourisse encore? Mais il y a longtemps que c'est en décomposition et tout est fait pour que l'on ne sente pas la barbaque liquéfiée. Tout le monde fait semblant d'ignorer : même si ça ne va pas, ça ne va pas mal au point de... Mais si!
Tout est dit mais peu entendent, on se demande même à quoi sert la liberté d'expression.

Ecrit par : Tullius | 05 mars 2007

Merci Robin et Jeremy pour vos informations.
"loin d'être le pire..." ??? A l'écouter ce matin, j'en douterais...A moins qu'il reconnaisse que pour 50 % des élèves ça va mal, quoi que, si on les laisse jouer au foot avec leurs camarades, on doit bien arriver à 100% de réussite. Pas mal.
Philippe.

Ecrit par : Philippe | 05 mars 2007

Lu sur Sauver les lettres :

L’équipe Ferry

C’est du Lang-Allègre ! Deux exemples.

Le directeur de cabinet Alain Boissinot. IG de lettres. Règne sur l’enseignement des lettres depuis 10 ans. Père de la précédente réforme (son dada : tous les textes sont argumentatifs et veulent manipuler le lecteur ; bref, confond la littérature et la com.) et très lié à Alain Viala responsable de la dernière.

L'ex-directeur de la Desco (direction de l’enseignement scolaire) Christian Forestier. Ex-recteur de Créteil puis Versailles, directeur de la DLC sous Allègre, dir-cab de Lang. Gestionnaire cynique très en cour qui diffusait dans son académie des circulaires pour décourager les redoublements en s’appuyant sur des raisonnements faux (inversion de la cause et de la conséquence pour les redoublements et l’échec).
Actuellement au HCE

Certes, la souplesse de l’échine caractérise ces hauts fonctionnaires, mais pour mettre en oeuvre une politique qui prendrait le contre-pied de la précédente, le plus simple serait quand même de changer les hommes…

Ecrit par : Guillaume | 05 mars 2007

N'oublions cette belle lettre de l'époque...

http://pedagogy.free.fr/Contribution1.htm

Ecrit par : Guillaume | 05 mars 2007

Tiens, ça me remet en mémoire que le SNALC — dont je ne suis pas adhérent (pas encore ? Il me faut une sacrée dose de masochisme — et c'est pas mon genre — pour respecter encore un syndicat — le SNES — dont le bulletin paroissial me tire dessus à boulets rouges à chaque numéro, ou presque) — m'a invité à ses débats régionaux le 27 courant, à Montpellier. Je ne sais pas jusqu'où je peux vous inviter à participer…
JPB
PS. À propos d'apparatchiks… Un cadre du ministère — ne cherchez pas ! — m'a envoyé un mail, suite à ma petite note, notant son incompréhension devant la mansuétude d'une Droite qui maintient au pouvoir les institutionnels nommés par la Gauche — qui, elle, quand elle revient aux affires, n'a jamais ce genre de délicatesse insensée… Je vais finir par penser que la politesse tue.

Ecrit par : brighelli | 05 mars 2007

Je vais finir par penser que la politesse tue.

Ecrit par : brighelli | 05 mars 2007

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle on continue à venir ici. On est certain de ressortir vivant!

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2007

Il serait peut-être utile, Guillaume, pour les nouveaux visiteurs de ce blog, que vous rappelassiez dans quelles circonstances fut écrite la "belle lettre" dont vous donnez la référence.

Ecrit par : Jean | 05 mars 2007

Dobolino, faudrait-il que je vous tançasse ? "Bonnetdane" est l'un des blogs les plus polis, parmi ceux consacrés à l'éducation — un monde qui ne fait guère dans la nuance, quand il en vient aux invectives, vous avez dû le remarquer. Allez donc voir sur le forum de France 2, comme ils s'y traitent ! J'y suis quasiment traité de nazi tous les jours… Ici, au moins, on se sabre à la deuxième personne du pluriel…
JPB, qui tient beaucoup aux formes — l'un de ses aspects réactionnaires.

Ecrit par : brighelli | 05 mars 2007

Antoine Prost (prononcez pro) est un ancien du SGEN-CFDT, seul syndicat ayant pour programme l'abaissement matériel et moral de ses membres. Encore un catho social (du “parti gris” qui avance toujours masqué), toujours bien en cour quand la gauche est au pouvoir : alors il redevient un “expert” comme Philippe M.

Pendant les manifs contre Allègre, il avait trouvé horrible que des manifestants aient défilé avec des caricatures du ministre. C'est vous dire la largeur d'esprit du type, il y a des choses sacrées, non au blasphème !

Pour un historien qui se prétend de gauche, ça la fout mal de méconnaître ce qui se passe dans une manif, événement qui a à voir avec le carnaval ou le charivari : pendant un temps, on renverse le monde des puissants et on s'en moque...

Ecrit par : Lariba | 05 mars 2007

"Bonnetdane" est l'un des blogs les plus polis, parmi ceux consacrés à l'éducation — un monde qui ne fait guère dans la nuance, quand il en vient aux invectives, vous avez dû le remarquer. Allez donc voir sur le forum de France 2, comme ils s'y traitent ! J'y suis quasiment traité de nazi tous les jours… Ici, au moins, on se sabre à la deuxième personne du pluriel…
Ecrit par : brighelli | 05 mars 2007

Jean-Paul, on sait combien l'insulte tout comme les mots d'amour à la deuxième personne du pluriel peuvent être plus tranchants et caressants comme une lame froide...de vrais sabres affutés!
parfois, ne vaudrait-il pas mieux quelques gros mots bien sentis et pesés que le mépris sous jacent et quasi permanent qui règnent ici entre les différentes catégories d'intervenants ?
mais je vous l'accorde je suis complètement et totalement parano , la preuve je refuse de confier l'instruction de mes enfants à l'École.
bonne soirée à tous.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 05 mars 2007

Il me semble qu'actuellement la question n'est pas, ou pas seulement celle des apparatchiks (que-tchique-tchik, ay ay ay… je suis fana de Mariano au deuxième degré, et je n'ai pas pu y résister, pardonnez-moi chers amis) ; cela fait plusieurs lurettes que nous entendons les experts auto-proclamés, qui n'ont plus mis les pieds dans une classe depuis qu'ils étaient eux-mêmes élèves, dire que le niveau monte… et finalement on fait avec eux comme avec les gens très âgés : "Tu causes, tu causes, papi" et on ne les écoute plus - jusqu'au moment où on sort de ses gonds parce que trop c'est trop, mais bon… Ce qui me paraît nouveau, c'est d'entendre des collègues, qui ont les mains dans le cambouis, qui sont devant les classes, eux, qui bossent, qui bossent bien, et qui parfois n'en peuvent plus, expliquer la main sur le cœur le même genre de salades, sur l'air du "tout va très bien madame la marquise" (décidément c'est ma soirée musicale), de peur de paraître poliquement déviants. On a l'impression d'une schizophrénie qui monte, d'une omerta qui ne dit pas son nom. "ça va mal, mais il ne faut pas le dire, parce que ce serait utilisé contre nous". Seule la vérité est révolutionnaire, non ?
Post scriptum qui n'a rien à voir : un excellent entretien avec Antoine Compagnon dans "Le Point" de cette semaine, à recommander à ceux et celles qui ont sur Barthes des idées fausses :-)

Ecrit par : FGuichard | 05 mars 2007

Des histoires de redoublements réussis (1° partie)

Selon les idées développées par notre administration et relayées par les médias, le redoublement n’est jamais une bonne chose : ils recommencent à zéro, ils progressent moins que s’ils étaient passés dans la classe supérieure, ils développent une frustration, leur pronostic de réussite est moins bon que pour des enfants n’ayant jamais redoublé (porte ouverte enfoncée avec force et constance) et surtout, ils osent enfin le dire, ils coûtent cher.
Je voudrais vous apporter mon modeste témoignage au sujet de quatre de mes élèves ou anciens élèves.

1) Christian (je change les prénoms, on ne sait jamais...)

Il a emménagé dans notre commune pendant les vacances de Noël. Sa maman et lui étaient venus pour l’inscription la veille des vacances, ma collègue de CE1 (et la suite) était en congé maladie.
Je lui ai posé quelques questions, son prénom, son nom, sa date de naissance, sa classe. Pour le prénom et le nom pas de problème, son âge, 7 ans et demi, il le savait aussi, sa date de naissance, non, sa date d’anniversaire, non plus. Quant à sa classe, ni lui, ni sa maman ne pouvaient répondre à la question. Dans l’école où il était, les enfants n’avaient pas de maître à eux, « ils leur font passer des tests, me dit la mère, et après, selon leurs résultats, ils changent de maître et de groupe plusieurs fois par jour... Mais de toute façon, ils ne font pas grand chose et, mon mari et moi, on ne peut pas trop l’aider. En tout cas, sur le papier de la directrice, c’est écrit sa classe. » Elle m’a tendu le certificat de radiation où j’ai pu lire 3C2 (sans doute cycle 2, 3° année...).
A la rentrée, j’avertis ma collègue : « On a un nouveau qui vient de ..., vu l’âge, il doit être au CE1, mais à mon avis il ne sait pas lire. Tu verras bien... » A la récréation du matin, le verdict tombe : Christian sait à peine déchiffrer quelques mots très simples, il ne sait pas écrire sur les lignes dans un cahier. De plus, il est très défaitiste, selon lui, il ne peut rien apprendre, il ne sait « pas faire ».
Je lui propose de l’intégrer dans le groupe de mes CP dès aujourd’hui pour toutes les activités de Français. Nous le proposons à Christian sous forme d’aide et de « remise à niveau », il est tout de suite d’accord. Le soir à la sortie, nous faisons la même proposition à sa maman, « avec des gants épais comme tout », lui expliquant bien qu’il ne s’agit ni d’une rétrogradation, ni d’un redoublement mais d’une procédure de soutien indispensable puisque nous ne pouvons bénéficier dans nos lieux reculés des services d’un Réseau d’Aide Spécialisé. La maman, ravie, accepte sur le champ cet accommodement, nous expliquant qu’elle avait réclamé que son fils « redouble son CP » et qu’il lui avait été répondu que ce n’était plus possible depuis « la réforme » et que par ailleurs son fils se « débrouillait » très bien et qu’il « finirait » d’apprendre à lire l’année suivante. Elle se méfiait par ailleurs du Réseau parce que « ils jouent avec eux, mais ils ne leur apprennent rien... »
Christian a donc réintégré le CP pour les activités de lecture/écriture puis assez vite pour les maths.
A la fin de l’année, d’un commun accord, nous avons décidé d’un redoublement du CE1, le niveau de français étant presque correct mais celui de maths bien trop faible pour envisager un passage au CE2. Il a fini sa scolarité primaire chez nous toujours assez peu sûr de ses capacités. Il est passé cette année en 4°, son dernier bulletin de 5° affichait un beau 14 /20 de moyenne générale. J’ai rencontré sa mère l’autre jour qui m’a dit : « Il veut toujours passer vous voir à l’école pour vous remercier de ce que vous avez fait pour lui, mais il n’ose pas parce que quand même il aimerait avoir de meilleures notes à vous présenter pour que vous soyez fières de lui... »

Ecrit par : catmano | 05 mars 2007

Catmano, votre livre, il est pour quand ?
Je suis prêt à ouvrir la souscription ;-))

Ecrit par : Lariba | 05 mars 2007

Mon fils redouble sa seconde avec profit mais nous avons du auparavant passer deux fois en commission d'appel pour obtenir le passage CE1/CE2 et 6°/5°. Nous ne regrettons rien. Le détail de l'histoire et de tant d'autres similaires est à lire, sans a priori, sur le forum de l'ANPEIP.
Aucune des classes précédentes n'aurait pu être redoublée avec profit et on aurait pu lui faire redoubler n'importe laquelle ou toutes ou lui en faire sauter une sur deux que ça n'aurait rien changé. Il nous a fallu par deux fois faire appel aux psys et à cette maudite commission d'appel.
Pratiquement aucun enseignant ne nous a aidé à lui tenir la tête hors de l'eau jusqu'à ce qu'il soit en âge de naviguer seul. Certains ont pris un malin plaisir à le fracasser... Je devrais dire certaines d'ailleurs. A quand la parité hommes-femmes dans l'ED Nat?
Pour JP Brighelli: les insultes du Forum Education de France 2 frappent le plus souvent en dessous de la ceinture, rarement plus haut que les tibias. Pour le reste, voir le texte de Patricia.

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2007

J'ai l'impression d'assister sur ce blog à une guerre ouverte des gens de gauche contre ceux de droite.
Je suis plutot de gauche et je ne suis pas tant que ça en désaccord avec les gens de droite.

Premier point: Le bilan: je suis pour dire que rien ne va plus...il est temps que la politique des rectorats et de l'E.N change. Y'en a marre du pas de vague pas de vague (ça fini par se voir)

Second point: C'est à l'école primaire qu'il faut mettre le paquet sur le Français

Troisième point: Arrêtons cette mascarade du collège unique (on le verrais bien s'il était unique) et essayons de réfléchire à un autre collège où chacun pourrait trouver sa place et sa classe. De la sélection serait sans doute souhaitable.

Quatrième point: Il faut également cesser de demander toujours plus aux profs. On a déjà assez de mal à faire ce que l'on nous demande.

Cinquième point: Que les inspecteurs arrètent de nous faire chier avec il faudrait faire comme ceci ou comme cela!! Qu'ils nous laissent faire et qu'ils jugent sur les résultats. Chaque prof à une personnalité différente, chaque prof à un vécu d'élève et de prof différents, chacun à sa méthode pour tout dire et infliger une méthode plutôt qu'une autre revient à frustrer en quelque sorte le prof (j'ai du mal à être précis là).

Sixième point: Et là je suis peut être en désaccord avec certains. Je pense que les élèves d'aujourd'hui sont tout simplement paumés, sans repaire sans vraiment d'ambition ni de projet, plutot peu confiant dans l'avenir. On leur demande juste d'être des consommateurs, il reste peu de secteur de divertissement gratuit pour les enfants. On leur impose très clairement un monde d'adulte économiquement et socialement qui me semble déjà à moi tellement violent que je ne sais pas comment ils font pour ne pas plus péter les plombs.

Septième point: Celui là est un peu plus personnel. Mais il fait à mon avis parti des données du problème. De jeunes profs (j'en fait partie) sont catapultés en région parisienne (région que personnellement je trouve déshumanisante et déshumanisée) dans des établissements en général difficiles (pour ne pas dire très difficiles) à la limite de vous dégoûter d'être prof. Vous êtes loin de vos proches, vous ne pouvez pas réellement faire de projet d'avenir (surtout si vous êtes célibataire), vous engouffrer votre paye dans des loyers qui dépasse l'entendement humain. Le pire c'est qu'en plus vous savez que vous êtes bloqués là pour un moment.
Et il faudrait continuer à venir le coeur joyeux dans son (voir ses) établissement(s), enseigner à 50% de marmots qui n'en n'ont rien à foutre de ce que vous pouvez leur raconter, accepter d'enseigner une autre matière et encore en plus d'aller dans un autre établissement sans avoir mangé à midi.
Ce que je ressents aujourd'hui c'est l'impression d'être méprisé.. par ma hièrarchie (et jusqu'au plus haut) et par une partie de la population qui s'accorde à dire que les prof ne "branlent rien".

Souriez vous êtes filmés

Cordialement!!

Ecrit par : Fremen10 | 05 mars 2007

VIVE LE PEN

Si LE PEN a ses 500 signatures, votez pour lui pour ces 3 raisons :
- il est pour le référendum d'initiative populaire.
- il dénonce les délocalisations qui mettent des millions de Français au chômage.
- et bien sûr pour ses positions sur l'immigration ; il est le seul à dire clairement que les immigrés seront de plus en plus nombreux et feront perdre notre identité ; il n'est PAS raciste, mais partisan du chacun chez soi.

Ecrit par : un ami de LE PEN | 05 mars 2007

C'est kiki l'invite ?

Sybille :o))))))

Ecrit par : toto | 05 mars 2007

"Les jeunes d'aujourd'hui sont sans repaires"...
Que voulez-vous dire, Fremen10?

"Chaque prof à un vécu"...
Il faut sans doute comprendre: "Chaque professeur a un vécu"?

"Mettre le paquet sur le Français"... Il faut qu'il ait le dos solide, le bougre!

Bon! J'arrête ces taquineries orthographiques et grammaticales!

Ecrit par : Jean | 05 mars 2007

Ca c'est sûr, ça donne envie de voter le Pen !
S'il est partisan du chacun chez soi, il n'a qu'à dire à ses amis gentils propagandistes de ne pas poster de messages sur des forums qui n'éprouvent aucun intérêt pour lui.

Ecrit par : Jérémy | 05 mars 2007

Tiens, il y a encore un professeur qui a pris un coup de couteau dans le ventre aujourd'hui. Entre la poire et le fromage, plus personne ne s'en inquiète vraiment. Ils attendent quoi à l'EN? Les premiers morts?

Ecrit par : Thalie | 05 mars 2007

Désolé pour mon orthographe et ma grammaire, j'ai moi aussi quelques soucis avec que j'essaye de résoudre tant bien que mal depuis que j'ai fini la fac. Ecrire en abréger et un mot sur deux pendant 8 ans ça déforme... surtout quand je doute devant les copies de mes élèves.
Je me fais parfois peur.

Ecrit par : Fremen10 | 05 mars 2007

Aujourd'hui, aussi, passait au tribunal un employeur qui a tué il y a deux ans et demi deux inspecteurs du Travail. Pas drôle non plus.

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2007

erratum: que j'essaie

Ecrit par : Fremen10 | 05 mars 2007

Les déclarations de M. Forestier sont effectivement consternantes, mais je m'étonne que M. Brighelli n'ait pas relevé le diamant de la couronne :

"Mais si l'on n'étudie que les 50 % qui n'ont jamais redoublé, ils obtiennent des résultats extraordinairement élevés."

Non seulement M. Forestier sous-entend que 50% des élèves ont redoublé une classe (ce qui est évidemment faux), mais surtout, il ose prétendre que 50% des élèves "obtiennent des résultats extraordinairement élevés"! Se serait-il trompé d'un zéro? Moi qui n'ai pas la prétention d'avoir fréquenté des établissements particulièrement difficiles, je puis témoigner que même les gosses de riches sont d'une inculture sidérante!

Deux exemples qui me sont restés en mémoire :
En terminale, la moitié de ma classe n'avait jamais entendu parler de Che Guevara (il faut tout de même le faire!)
L'an passé, en quatrième année de fac (université des sciences, certes, mais enfin tout de même!) j'étais le seul à savoir qui était Maître Pangloss.

Je ne parle même pas de l'orthographe et de la syntaxe (puisque même les rapports officiels les piétinent aujourd'hui allègrement), de la capacité à additionner 47 et 29 (voire plus facile) sans l'aide d'une calculette, ou tout simplement du sens critique. Ce dernier point se remarque assez bien à travers le succès des modes toutes plus imbéciles les unes que les autres. Je doute fort que les générations précédentes aient été à ce point conformistes.

Pour comprendre les raisons profondes de cet état de fait, un livre indispensable : L'enseignement de l'ignorance, de Jean-Claude Michéa.

J'ajouterai également, bien que ce livre n'aborde pas directement le thème de l'éducation : L'abîme se repeuple, de Jaime Semprun
"Quand le citoyen écologiste [...] prétend poser la question la plus dérangeante en demandant : Quel monde allons-nous laisser à nos enfants ?, il évite de poser cette autre question, réellement inquiétante : À quels enfants allons-nous laisser le monde ?"

Ecrit par : Olivier | 05 mars 2007

Allez donc voir sur le forum de France 2, comme ils s'y traitent ! J'y suis quasiment traité de nazi tous les jours… JPB

Si cela devait provenir de moi, j'en serais fort marri... :)

Votre nom de ville y est effectivement doux au palais comme un amuse-bouche au chardon, mais s'il vous arrive d'y muser masqué, vous sentirez vous-même l'air marin, iodé, piquant, chargé d'embruns par la vague que vous avez suscitée...

Ecrit par : D'Enguell | 05 mars 2007

une collègue se prend un coup de couteau, pour un éventuel redoublement, et ...on en parle très peu.. entre "la poire et le fromage", je ne l'ai pas oublié....

Ecrit par : nathalie | 05 mars 2007

pardon, il est tard, et ce que je vien d'écrire n'est pas clair du tout ;-)))
je voulais juste dire que j'avais une pensée pour cette collègue de Lyon et que je nous trouve tous très très fort de tenir aussi bien le coup dans le fond!!!!
bah oui; on peut s'envoyer des fleurs de temps en temps, personne d'autre ne le fera ;-)

Ecrit par : nathalie | 05 mars 2007

ce que je vienSSSSSSSSSSS

Ecrit par : nathalie | 05 mars 2007

"un collègue se prend un coup de couteau, pour un éventuel redoublement..."
Et dans un "bon" lycée, de surcroît, semble-t-il ... L'explication sociale semble donc ne plus suffire ici. Le lycéen aurait "pété les plombs". Pourquoi laisse-t-on ces enfants être si mal ? Tout se passe comme si on les programmait pour qu'ils ne sachent plus où ils en sont. Et je ne parle pas ici de consultation psy, qui est d'abord du ressort des parents, et encore moins de psychologiser le cours, ce qu'il ne faut surtout pas faire : nous sommes enseignants, pas thérapeutes. Néanmoins, enseigner peut être "thérapeutique" si le savoir est donné comme une clé qui ouvre sur le monde, pas comme des bribes sans rapport entre elles ni avec quoi que ce soit de solide derrière. La meilleure manière de rassurer tous ces enfants que nous allons laisser à notre planète, n'est-ce pas de représenter pour eux un référent solide, càd d'arriver avec son cours préparé béton, ses copies corrigées itou, de proposer des activités structurées, progressives et cohérentes, et non pas éparpillées comme cela devient la règle. Non seulement les gosses sont "paumés", comme l'écrit un intervenant, parce que le monde marche à l'envers, mais encore le système, tel qu'il est organisé, accroît la confusion en laissant l'enfant ou l'ado seul avec lui-même pour "constuire son savoir" et relier comme il peut des fragments de connaissance partielle, acquis dans des pseudo-activités, jusqu'à ce qu'ils "fassent sens". Comment voulez-vous que ces pauvres gamins ne deviennent pas fous ?

Ecrit par : FGuichard | 06 mars 2007

FGuichard bonjour,
Je trouve que vous exagérez un peu...Je suis sûre que beaucoup d'entre nous préparent "béton" leurs cours, corrigent à temps leurs copies etc...Et une telle violence n'est certainement pas le fait des enseignants qui ne font pas assez ceci ou qui ne sont pas assez cela...certes, il doit y avoir des "paresseux" parmi nous, des "qui ne savent pas faire" des "injustes" et j'en passe...J'en ai eu aussi tiens, mais je n'ai jamais vu une telle dérive! et je ne suis pas siii vieille encore;-)
Là où nous sommes tous responsables, c'est de tolérer des choses parceque nous avons peur et voulons montrer de la "compréhension"!
Je n'approuve pas cet immobilisme d'un grand nombre de profs et encore moins 'et surtout' de leur administration, qui, comme en politique, préfèrent étouffer des faits car ils ont peur du scandale, des réactions, de la mauvaise pub , des pressions, d'un redoublement de la violence etc... Je suis dans un "lycée excellent, privilégié , privé etcetc" où soit disant tout va bien!! Que nenni!!! bonjour les pressions de l'exterieur et donc l'immobilisme que cela engendre, c'est ecoeurant tiens!
Si on s'occupait tous avant tout de n os élèves tiens et pas de leur parents, leur famille etc...je parle là surtout pour l'administration, qui, je ne sais pas comment c'est chez vous, mais nous soutient de moins en moins dans ce que nous faisons, que c'est motivant!! Sur ce, bonne journée à tous, je pars en cours ;-)

Ecrit par : nathalie | 06 mars 2007

Ce matin, petite conversation avec une personne ayant ses enfants scolarisés à Lyon, au lycée international, où le prof s'est fait poignarder (tout le monde est très surpris car les élèves de ce lycée sont en général d'un milieu favorisé).
-Je plains les parents (de l'élève poignardeur).
-Moi, je plains plutôt le prof...
Il y a de quoi déprimer, non ?

Ecrit par : Japhet | 06 mars 2007

D'accord 110% avec F.Guichard. Un cours structuré, balisé, carré rassure les élèves et surtout leur permet de réussir (même si ce n'est pas tout le temps). Seulement, il faudrait commencer très, très tôt, à l'âge où, hélas, l'école primaire installe un sympathique et enthousiaste foutoir d'"activités".
Ce matin, en 4°, grand plaisir d'un cours de grammaire ultra carré sur les fonctions. Depuis peu, se lèvent les doigts des "nuls", Enzo, Pierre, Rémi, les gros agités: ils commencent à ranger leur tête et surtout à trouver les bonnes réponses; ils se sentent comme les autres, ils ont repris pied, ramassé la moyenne 2 ou 3 fois.
Tout cela vient un peu tard, trop tard sans doute, mais bien cadrés, contraints à la logique, protégés par des procédures efficaces, ils ne seraient pas en échec scolaire.
Pédagogies "modernes" = massacre des innocents!

Ecrit par : Cunégonde | 06 mars 2007

moi dans ma classe de CE je fais de l'analyse grammaticale, sujet, verbe, complément, mais chut ne le dites pas...J'espère qu'en 6 ème les professeurs de français pourront ainsi embrayer sans s'arracher les cheveux.

Ecrit par : Ronin | 06 mars 2007

Japhet : "Ce matin, petite conversation avec une personne ayant ses enfants scolarisés à Lyon, au lycée international, où le prof s'est fait poignarder (tout le monde est très surpris car les élèves de ce lycée sont en général d'un milieu favorisé).
-Je plains les parents (de l'élève poignardeur).
-Moi, je plains plutôt le prof...
Il y a de quoi déprimer, non ?"
Japhet, vous avez eue cette conversation sur un blog ou un forum ? Si c'est le cas, pourriez-vous, s'il vous plaît, nous donner l'adresse . Je serais intéressée.

Ecrit par : Kap | 06 mars 2007

"Tout cela vient un peu tard, trop tard sans doute"

Vieux motard que jamais...

Ecrit par : toto | 06 mars 2007

L'apparatchik est en verve ou comment constater ingénument les effets de ses erreurs passées...


Le baccalauréat "porteur d'inégalités"AUDE SÉRÈS. 06 mars 2007


Christian Forestier, inspecteur général de l'Éducation nationale, les enfants issus de milieux défavorisés sont surreprésentés dans les voies technologiques et professionnelles.


« DEPUIS maintenant plus de dix ans, le système est en panne ». C'est le constat que dresse Christian Forestier, inspecteur général de l'Éducation nationale, du système éducatif français dans un ouvrage à paraître demain et intitulé Que vaut l'enseignement en France ? (Éditions Stock). Bon connaisseur du système, ancien directeur de cabinet de Jack Lang, il stigmatise ainsi l'évolution de l'accès au baccalauréat des jeunes. Alors que le taux de bacheliers est passé entre 1985 et 1995 de 30 % à 60 % - il était de 10 % à la fin des années 1950 -, il stagne depuis dix ans ! Selon l'Éducation nationale, la proportion de jeunes qui obtiennent le baccalauréat a atteint l'an dernier 63,8 %. Elle était de 29,4 % il y a vingt ans et de 62,7 % il y a dix ans.


En réalité, dit-il, l'augmentation de l'accès au baccalauréat s'est faite au profit de l'émergence des bacs technologiques, créés en 1968, et professionnels, créés en 1985. Mais il va plus loin : l'accès au baccalauréat, passeport pour des études supérieures, est porteur, dit-il, d'inégalité sociale... « Il y a trente ans, 60 à 70 % des enfants de cadres passaient le bac, aujourd'hui ils sont 90 % », explique-t-il.


15% des enfants d'ouvriers ont un bac général


Le taux d'accès des jeunes issus des milieux les plus défavorisés reste inférieur à 50 %, essentiellement dans les voies technologiques et professionnelles. Ainsi, si la proportion d'enfants de milieux dé­favorisés accédant au bac a progressé, c'est grâce aux voies professionnelles et technologiques. « La probabilité pour un enfant d'ouvrier d'avoir le bac général n'a pas bougé depuis le début des années 1980, elle est toujours de 15 % », martèle-t-il. Car, avance Christian Forestier, si la part d'une classe d'âge qui obtient un baccalauréat général a atteint l'an dernier 34,6 %, il y a dix ans, cette proportion flirtait avec les 40 %. Aujourd'hui, 17,2 % d'une classe d'âge accèdent au bac technologique et 12 % au bac professionnel. Or, 150 000 jeunes, soit 20 % d'une classe d'âge, s'arrêtent au baccalauréat, dont la moitié après avoir tenté les études supérieures. « Et les deux tiers de ces jeunes laissés sur le bord du chemin de l'enseignement supérieur ont passé bac technologique ou professionnel ! »


Pour Benoît Theunis, responsable de l'enseignement technologique et professionnel au Snalc, « il n'y a pas eu de revalorisation de l'image des lycées professionnels par l'orientation. D'ailleurs, la découverte professionnelle en 3e n'a cours que depuis deux ans ». Afin d'éviter l'arrivée dans ces filières de jeunes déjà en situation d'échec scolaire, lui préconise une orientation dès la 4e. Selon Luc Bérille, secrétaire général du SE-Unsa, « la création du bac professionnel a constitué un élément très positif, permettant une élévation générale du niveau d'une catégorie de jeunes ». Son constat : les voies technologiques et professionnelles sont encore celles vers lesquelles on est orienté par défaut. Ainsi, il insiste également sur le fait qu'« on n'a pas réussi à modifier les mentalités et le regard sur ce type de formation ».

Ecrit par : Guillaume | 06 mars 2007

"En terminale, la moitié de ma classe n'avait jamais entendu parler de Che Guevara "

En quoi est-il nécessaire que des élèves connaissent le nom du "procureur" et geolier de la prison de la Cabana, l'inventeur du premier "camp de travail correctif" dans la péninsule de Guanaha dixit Régis Debray ?

L'enseignement est affaire de choix...celui-ci est-il judicieux ?

Ecrit par : Guillaume | 06 mars 2007

"En terminale, la moitié de ma classe n'avait jamais entendu parler de Che Guevara "

En quoi est-il nécessaire que des élèves connaissent le nom du "procureur" et geolier de la prison de la Cabana, l'inventeur du premier "camp de travail correctif" dans la péninsule de Guanaha dixit Régis Debray ?

L'enseignement est affaire de choix...celui-ci est-il judicieux ?

Ecrit par : Guillaume | 06 mars 2007

Peut-être pour qu'ils ne croient pas qu'il est l'emblème de la révolte adolescente, de la liberté d'expression, des aujourd'hui qui chantent? Pour qu'ils ne le confondent pas avec Pablo Neruda?
Avez-vous déjà rencontré des petits sud américains avec des maillots à l'effigie de Robespierre (au hasard... je ne veux pas engager une longue discussion historique sur les mérites comparés de Robespierre et Che Guevara).

Ecrit par : dobolino | 06 mars 2007

Peut-être pour qu'ils ne croient pas qu'il est l'emblème de la révolte adolescente, de la liberté d'expression, des aujourd'hui qui chantent? Pour qu'ils ne le confondent pas avec Pablo Neruda?...
Dobolino

C'est beaucoup mieux que le Pandit Nehruda, dont la fille n'est pas plus apparentée au Mahatma Gandhi que Fouquet à Fouquet-Tinville...

Ecrit par : D'Enguell | 06 mars 2007

Peut-être pour qu'ils ne croient pas qu'il est l'emblème de la révolte adolescente, de la liberté d'expression, des aujourd'hui qui chantent? Pour qu'ils ne le confondent pas avec Pablo Neruda?...
Dobolino

C'est beaucoup mieux que le Pandit Nehruda, dont la fille n'est pas plus apparentée au Mahatma Gandhi que Fouquet à Fouquet-Tinville...

Ecrit par : D'Enguell | 06 mars 2007

Faire un parallèle entre Nehru et Che Guevara est à la limite insultant pour l'Inde, qui est à peu près le seul pays post colonial réellement démocratique ( Cuba si ? Cuba no !! ).
Quant à Indira Gandhi, malgré bien des défauts, une tendance marquée à l'autoritarisme et un petit passage à vide pendant l'état d'urgence, elle a su conduire l'Inde vers la modernité et l'auto-suffisance alimentaire, tout en restant démocrate.
Maintenant, s'il s'agissait juste de faire un jeu de mots, il nous reste à convoquer Jojo le Mérou ...

Ecrit par : yann | 06 mars 2007

Tant que je suis là, quelqu'un a la réponse à ma question ci-(loin)dessus ?

Combien de non redoublants au bac ? 50 % ou plus ?

Ecrit par : yann | 06 mars 2007

"Japhet, vous avez eue cette conversation sur un blog ou un forum ? Si c'est le cas, pourriez-vous, s'il vous plaît, nous donner l'adresse . Je serais intéressée.

Ecrit par : Kap | 06 mars 2007 "

Non, c'est une personne que je vois régulièrement. Elle était très surprise car le lycée est huppé (pour y être admis, vous devez parler parfaitement une langue étrangère ; on y trouve donc les enfants d'expatriés - allemands, anglais, américains, italeins, espagnols, japonais... entre autres) et les gens ont été très choqués.
Mais la réaction m'a choqué : pourquoi ne pas plaindre le poignardeur, alors ??? Le pauvre gars a eu un geste brusque et manque de pot, il avait un couteau dans la main, maintenant ça va lui valoir des tas d'ennuis...

Ecrit par : Japhet | 06 mars 2007

Faire un parallèle entre Nehru et Che Guevara est à la limite insultant pour l'Inde, qui est à peu près le seul pays post colonial réellement démocratique ( Cuba si ? Cuba no !! ).
Quant à Indira Gandhi, malgré bien des défauts, une tendance marquée à l'autoritarisme et un petit passage à vide pendant l'état d'urgence, elle a su conduire l'Inde vers la modernité et l'auto-suffisance alimentaire, tout en restant démocrate.
Maintenant, s'il s'agissait juste de faire un jeu de mots, il nous reste à convoquer Jojo le Mérou ...

Ecrit par : yann | 06 mars 2007

Oui, mais comme c'est D'Enguell qui le dit, ça se prend au second degré, voire au 25°. Faut pas lui refaire le coup de l'arbre parce qu'il va craquer.

Ecrit par : dobolino | 06 mars 2007

Je suis tout à fait d'accord avec vous Japhet. La réaction en dit long, et elle correspond tout à fait aux articles et reportages pondus sur le "drame", comme on dit si bien de nos jours - sans doute pour suggérer que nul n'est responsable si ce n'est "la fatalité", comme dit la Belle Hélène chez Offenbach. On plaint le pauvre petit victime du système, on essaie de comprendre pourquoi ce drame, hein? on envoie des cellules psychologiques pour soutenir moralement ces pauvres "ados" qui ont vu leur "prof" se faire poignarder, mais peu de choses sur l'enseignant au bout du compte, si ce n'est que ses jours sont hors de danger. Gageons que s'il y était resté, les réactions n'auraient pas été bien différentes.

Ecrit par : Kap | 06 mars 2007

Le coup de l'arbre ??

Késako ?

Ecrit par : yann | 06 mars 2007

Demandez donc à Jojo le Mérou... :)

Ecrit par : D'Enguell | 06 mars 2007

"Gageons que s'il y était resté, les réactions n'auraient pas été bien différentes.

Ecrit par : Kap | 06 mars 2007 "

On pourra bientôt juger sur pièces, je parie que ça arrivera bientôt. A quand les détecteurs de métaux dans les écoles ?

Ecrit par : Japhet | 06 mars 2007

Le coup de l'arbre ??

Késako ?

Ecrit par : yann | 06 mars 2007
Intervenir sur le forum éducation de France2 est très instructif. Le coup de l'arbre, c'est une histoire de langue de bois. D'Enguell a eu le malheur de dire à quelqu'un de rester dans son arbre.
Va te promener sur ce forum entre deux consults et trois chir, c'est une sorte de défouloir. Tu peux accumuler fautes d'orthographe et inexactitudes sans risques.

Ecrit par : dobolino | 06 mars 2007

Gageons que s'il y était resté, les réactions n'auraient pas été bien différentes.

Ecrit par : Kap | 06 mars 2007
Non, non, je n'en suis pas certaine. Quel prof veut se dévouer, qu'on voit la réaction populaire?
Faut que ça saigne...

Ecrit par : dobolino | 06 mars 2007

Apparatchiks
Je n'écris pas de façon très assidue, comme certains, sur ce blog mais je suis une lectrice silencieuse et toujours admirative des écrits de JPB.
En ce qui concerne C. Forestier, tout à fait d'accord. J'ai eu droit il y a environ 15 ans à une "grand'messe" ; c'était à l'époque du cycle technologique (finalement supprimé).
Je crois qu'il a été également recteur de l'académie de Créteil, département dans lequel il s'investirait et bla bla bla ...Il n'y est pas resté longtemps.
Sylviane ... professeur depuis presque 40 ans en Seine St Denis

Ecrit par : Sylviane | 06 mars 2007

JPB,
Si le lundi 2/04 vous êtes en déplacement sur Paris, je pense que cette conférence-débat pourrait vous intéresser.
MEME PAS GRAVE
"L'échec scolaire, ca se soigne"
Par Olivier REVOL, chef de service au CHU Wertheimer à Lyon. Responsable du Centre de Référence des troubles d'apprentissage.
Mairie du XVIe arrondissement. 71 avenue Henri Martin Paris

Ecrit par : Carole | 06 mars 2007

Le lycéen qui a poignardé son professeur venait selon les médias pour lui parler de son "probable redoublement".

Les experts au sommet de l'E.N. ne vont pas tarder à rendre leur avis pour qu'un tel drame ne se reproduise plus : il faut supprimer les redoublements.

Ecrit par : Jeremy | 07 mars 2007

Une logique inattaquable conduit JPB à associer dans sa note les apparachicks de Grenelle et la perversion de l'égalité que décrit Revel dans La Connaissance inutile. Qu'ils se déclinent en Nomenklatura, en Khmers -ou en Armée- rouges, ils sont avec les pseudo-experts en sciences de l'éducation les instruments classiques de cette dérive totalitaire qui devait aboutir à la destruction systématique des apprentissages.
Comme cette évidence contredit des croyances solidement ancrées, JPB suscite le courroux de ceux qui trouvent dans le contresens le refuge confortable qui évite d'affronter une réalité qui fâche. La théorie du complot est ainsi mise à toute les sauces. En l'occurrence il n'y a pas complot, il y a au contraire une politique délibérée, clamée urbi et orbi!


Cette pathologie (complotite ou complotitude?) sert surtout de verres correcteurs à ceux qui ont été baignés depuis des lustres dans la culture du souçon et de la victimitude.
Une maille pour Saint Joseph, une maille pour Saint Thomas, chantait Jacques Brel. Que faire d'autre que compter les mailles quand on garde le nez dans son tricot? Or la note de JPB sur les apparatchiks mérite infiniment mieux; pleine d'enseignements, elle touche même si juste que surgit le nom de Prost. C'est loin d'être fortuit, car il est l'un des pontifes de la secte égalitariste qui compte une proportion non négligeable de cathos de gauche et que Milner épinglait déjà dans De l'école, en 84, sous le nom de Corporation.

Revel, ainsi mis à l'honneur, me pousse d'autre part à rendre à César ce qui lui appartient, ce que jusqu'ici je n'avais pas jugé utile de faire, mais je ne peux taire plus longtemps que les propos ressentis ici par les mêmes, comme « insultes », « invectives » et autres « mensonges » proviennent, la plupart du temps verbatim, d'un repaire fort connu pour abriter de dangereux doctrinaires fascistes et que j'avoue donc avoir pillé sans vergogne: l’Académie française. N’ayant pas le loisir de passer des heures à "bloguer", j'ai le plus souvent copié-collé un medley de Revel, Romilly, Druon, Peyrefitte et d’Ormesson. Je ne taisais pas leur paternité pour les plagier mais pour m'éviter un travail d'étiquetage aussi fastidieux que ...chronophage, et même quand j'indiquais mes sources on m'en attribuait la paternité ou on attribuait à mes auteurs ce qui était de mon cru...Mais, oh! joie, ma paresse fut récompensée par cette cerise sur le gateau: le concert d' indignations par sa coloration idéologique univoque conforte mes intuitions.
Les auteurs cités plus haut sont toujours aussi diabolisés par la bienpensance de gauche et ce serait du masochisme pour mes détracteurs ( que je remercierai en ne manquant pas de mentionner leur utile contribution à ma recherche) que de s'infliger la lecture de ces « insultes et mensonges » dans leur jus d’origine. Ils proviennent des ouvrages suivants : le Voleur dans la maison vide, Les Plats de saison, la Grande parade, l’Obsession anti-américaine, la Tentation totalitaire, Ni Marx ni Jésus, la France aux ordres d’un cadavre, l’École en détresse, Ordonnances pour un état malade, le Mal français et d' articles de presse ou publications universitaires des mêmes auteurs.

J’ai parfois vendu la mèche, notamment en écrivant çà et là," Revel tu nous manques".

On comprend par exemple que l'école est malade de la collusion évoquée plus haut par JPB, en lisant "Pourquoi des philosophes" (1957) et sa suite, "la Cabale des dévôts" (1962). Judicieusement réédités ensemble dès 1970, ces morceaux d’anthologie n’ont pas pris une ride et sont une source d’inspiration permanente pour quiconque étudie l’histoire des idées depuis la Libération. La gravité de la situation actuelle confirme la responsabilité dans le désastre scolaire de certaine pensée unique devenue autiste par monolithisme et dont Revel
disait il y a 50 ans qu'elle était la négation de la philosophie.

Il déplorait aussi qu'ait été kidnappé, usurpé, batardisé le noble héritage intellectuel de la Gauche, dont il s’est réclamé à cor et à cri, mais in deserto, justement, ce désert de la pensée laissé derrière eux par les Huns du 20eme siècle, ces nouveaux barbares qui édifient des autels à l'ignorance partagée et à la relativité de toutes choses.

Revel a obtenu dans le monde entier la reconnaissance que la France ne lui a concédée qu'à reculons, et la trahison qu’il n’a cessé de dénoncer éclabousse aujourd’hui ceux qui n’ont rien voulu entendre et l’ont cloué au même pilori que Simon Leys, Octavio Paz, Soljenitsyne et tant d’autres, dont le seul tort fut d'avoir raison contre les moutons de Panurge.

En lui rendant hommage, Pierre Boncenne ( "Pour J.F. Revel", Plon, 2006) m’a aussi fourni une mine de citations bien senties, et j’en recommande la lecture à quiconque s’intéresserait à l’un des rares penseurs d'une scène intellectuelle française déjà rendue orpheline par la disparition de Camus et d' Aron. Revel les a rejoints au Panthéon des Justes et, comme eux, sort grandi de la diabolisation que son honnêteté intellectuelle suscitait dans le microcosme germanopratin.


Les apparatchicks de Grenelle sont les porte-burettes des grand'prêtres satro-bourdivins. Tous, comme un seul homme, continuent à encenser les mêmes phares de la pensée, dont le dénominateur commun est qu'ils se sont , disait Revel, « abjectement trompés » et avec une si remarquable persévérance.

Ecrit par : Cadichon | 07 mars 2007

Tiens, JE VAIS FAIRE HURLER......mais vous savez que j'aime.....faisant partie de RESF, et étant prof au Collège Georges Rouault, dont on parlait ailleurs, je tiens à vous signaler un court métrage réalisé par Robert Guédigian entre autres et où l’on voit cinq petits gamins sans papiers de mon collège. Hier première page de Libé et de l’Huma. Oui, me dira-t-on, très bien cotre truc, m’enfin,c’est pas Kubrick hmmmmmmmmmm???? Eh bien ça dure trois minutes. Regardez-le, et vous verrez. Moi, j’ai pleuré comme un con. Parce que, en voyant ces gosses, arméniens, arabes, tamouls, chinois, qui nous regardaient en nous disant, “nous aimons la France, et pourquoi ne nous aime-t-elle pas???” je pensais que, sur le mur de l’école de la Marseillaise, la si mal nomméé, près de la Porte Chaumont, comme sur toutes les écoles parisiennes et d’ailleurs, on avait fixé une plaque de marbre noir gravée en doré et rappellant la plus grande infâmie de notre histoire….Vichy, évidemment. Quel téléscopage. Dernière chose, une de ces élèves sans-papiers, Douigou, qui ne parlait un mot de français en Juin 2005, a eu 35/40 au brevet blanc….
Eh , Sarko, pourquoi tu tousses?

Quant au collègue poignardé, il faut le révoquer....il n'a pas compris le souci d'approfondissement de son élève. En effet, ce dernier voulait simplement "intégrer la démarche expérimentale au logos didactique"..... pas mal trouvé, hein??? Et le plus rigolo, si l'on ose dire, à part la nullité de la réaction de Robien, ce qui n'a rien d'étonnant, c'est, dans le Parisien d'hier, un connard des IUFM qui disait que ce genre de situation de violence , on devait la désamorcer par.....l'humour....on ne rève pas, pollope!!! écrit noir sur blanc, comme disait Mandela. Il emploie même un terme familier, qui à lui seul suffit à traduire le mépris de ces malpropres à notre endroit "il ne faut pas que les profs se laissent EMBRINGUER". On imagine la scène: un prof se reçoit une bastos dans la boîte à ragoût, il monte sur son burelingue et, hilare, dit avant de clamser: "Non, non je l'sens bien , ce n'est rien, ce n'est plus ton p'tit doigt qui m'chatouille".....et COUIK....
Franchement ces cloportes vont finir par nous pousser à de très fâcheuses extrêmités... je reprendrai, pour finir, la citation faite par Cadichon "ils se sont ABJECTEMENT TROMPES"........normal......ils SONT l'abjection......

Ecrit par : montaigneàcheval | 07 mars 2007

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-879932@51-854843,0.html

C'est vraiment "pad'bol" , si je vote pour eux ils feront kèkchose pour ouam ? :)
On les retrouve partout les chtits défauts des céfrans lol ...

Ecrit par : toto | 07 mars 2007

Le sur le forum de france 2 :

"La dégradation de la maîtrise du français préoccupe l'Ecole vaudoise, du bas jusqu'au sommet de sa hiérarchie. Le constat des carences est bien établi. Et personne ne songe à le nier.
Mais les responsables du Département de la formation recourent à quelques périphrases pour atténuer le choc de cette révélation auprès du grand public. «Je ne suis pas choqué qu'on remette en cause la formation des maîtresses et maîtres généralistes dans le domaine de l'orthographe», concède ainsi Philippe Martinet, membre de la Direction générale de l'enseignement post-obligatoire.
Paradoxalement, le syndicaliste Jacques Daniélou, président de la Société pédagogique vaudoise (SPV), est plus direct: «Un instituteur qui multiplie les fautes d'orthographe est indéfendable. Que les maîtres travaillent leur orthographe ! Il y va de leur crédibilité.»

A défaut d'être plus riches, nous sommes persuadés d'être plus intelligents que les Suisses (et bien entendu que les Belges, avec tous les beaufs de France depuis Coluche)

Nos apparatchiks et nos syndicalistes enseignants à nous nous expliquent tout haut comme Antoine Prost que c'est à cause de la démocratisation de l'Ecole et rêvent tout bas de supprimer purement et simplement l'orthographe.

Ecrit par : Robin | 07 mars 2007

Nos apparatchiks et nos syndicalistes enseignants à nous nous expliquent tout haut comme Antoine Prost que c'est à cause de la démocratisation de l'Ecole et rêvent tout bas de supprimer purement et simplement l'orthographe

...Pour les enfants du peuple, pas pour autres. Et ils sont aussi beaucoup plus "efficaces" que les Suisses. Car figurez-vous que leur rêve s'est réalisé depuis longtemps.

C'est leur façon à eux d'accompagner la "démocratisation" de l'école française...."Puisque ces mystères nous dépassent, faisons semblant d'en être les organisateurs" disait Jean Cocteau. Tel pourrait être la piteuse devise de ces experts en failllite.

Ecrit par : Robin | 07 mars 2007

Amusez-vous (si je puis dire) à essayer de lire des blogs de jeunes issus de nos collèges uniques au monde. C'est très instructif de voir comment nos experts ont accompagné la "démocratisation" de l'école.

"moi dans ma classe de CE je fais de l'analyse grammaticale, sujet, verbe, complément, mais chut ne le dites pas...J'espère qu'en 6 ème les professeurs de français pourront ainsi embrayer sans s'arracher les cheveux.

Ecrit par : Ronin | 06 mars 2007

Excusez-moi, Ronin, j'ai oublié de vous remercier au nom de ce qui me reste de mon système pileux.

...Et si nous demandions l'asile politique en Suisse ?

Ecrit par : Robin | 07 mars 2007

Bonjour à toutes et à tous,

Nous pensons que cet article de Libération sans rapport avec le sujet que nous propose JPB (toutes nos excuses) peut vous intéresser.

Décès hier du sociologue et philosophe Jean BAUDRILLARD

Jean Baudrillard au-delà du réel
Le sexe, le langage, les signes, la marchandise, la guerre ... Rien n'a échappé aux analyses paradoxales du sociologue, mort hier à 77 ans.
Par Robert MAGGIORI

http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2007/03/07/deces-hier-du-sociologue-jean-baudrillard.html

RAG 34. Les lolo's 34

Ecrit par : Les Lolo's 34 | 07 mars 2007

Cher JPB,

Sans rapport avec le sujet que propose JPB... Quels déconneurs mes lolo's ! Ah, ces vilains insolents qui me font perdre pied chaque jour davantage.

Les voulez-vous quelques jours en stage pour un rappel à l'autorité et la discipline, car je ne sais plus quoi en faire ?

Remerciements anticipés,

Amicalement.

Lolo34

Ecrit par : Lolo34 | 07 mars 2007

"Quant au collègue poignardé, il faut le révoquer....il n'a pas compris le souci d'approfondissement de son élève."
Je comprends, l'élève a recherché de la profondeur en plongeant son couteau dans le corps de son professeur...
Vous oubliez donc de dire, MàC, que l'élève a fait preuve de créativité en accomplissant son geste, et qu'il a sans doute exprié son moi profond de cette manière...
Pourriez-vous faire remonter cette remarque à la personne de l'IUFM que vous évoquiez ? Elle semble avoir traité le cas de l'élève sans chercher à approfondir...

Ecrit par : Japhet | 07 mars 2007

Dans un article du Figaro, au sujet du professeur poignardé, il est bien précisé: "le professeur jouissait d'une excellente réputation."

Je suppose que c'est heureux pour lui, sinon, on aurait sûrement dit que c'était de sa faute . . .Pauvre pays!

Un petit message à Nathalie: je trouve vos remarques vraiment en accord avec ce que je pense aussi. J'enseigne à Lyon d'ailleurs. . . un échange perso vous dirait-il?

Ecrit par : TulipeNoire | 07 mars 2007

Voyons MàC et Japhet , cet personne de l'IUFM faisait de l'humour et nous savons combien ils sont spirituels ces gens là dans leurs sphères nébuleuses! de l'humour au second degré? mais non les amis ça c'est pour le commun des mortels, la preuve le prof de Lyon ne l'a pas compris!car ces gens là messieurs ,pratiquent un humour réservé à l'élite du savoir et de la pédagogie , unl'humour à des degrés exponentiels ! vous savez bien qu'ils ont inventé le nov'humour n'est-ce pas ? oh, ne me dîtes pas que vous l'ignoriez tout de même! vous savez cet humour subtil qui passe du noir au jaune et vous déchire les zygomatiques à vous plier en deux que dis-je à vous couper en deux!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 07 mars 2007

Avis aux collègues poignardés, vous êtes en face d'un dilemme :
— si le couteau reste planté, l'enlever peut accentuer l'hémorragie ;
— si vous le gardez, vous serez poursuivi pour vol d'objet personnel ou culturel, etc.
Donc faites preuve d'humour et d'à-propos, allongé par terre à espérer que quelqu'un se décide à appeler le SAMU... ou encore mieux l'IUFM.

Ecrit par : Lariba | 07 mars 2007

Bonjour Tulipe Noire
C'est très sympa ce que vous avez dit là! j'éspère que c'est bien moi que vous vouliez dire comme nathalie ;-))
je veux bien un echange perso mais comment on fait?? il faut mettre ici même son adresse mail??????? help!

Ecrit par : nathalie | 07 mars 2007

A "Amélie" qui ne m'a pas planté de couteau et vient de temps en temps me faire un petit coucou à l'école :

Des redoublements réussis (2° partie) :
1) Amélie

Amélie est fille unique, elle vit dans une ferme isolée avec son père et sa mère qui travaillent énormément et sortent très peu, depuis toute petite, elle les suit dans les champs. Lors de sa première rentrée (elle avait deux ans 10 mois), elle a tellement pleuré que nous avons demandé aux parents de la garder à la maison tout en essayant de lui faire rencontrer d’autres enfants, nous leur avons parlé des haltes garderies où ils auraient pu l’habituer en douceur à la séparation, nous leur avons conseillé d’en parler à leur médecin traitant. La deuxième tentative, à la rentrée de ses 3 ans 10 mois, ne s’est pas beaucoup mieux passée mais là, nous avons persisté.
A l’école, c’était une « petite souris » qui ne faisait rien sans sollicitation. Je l’ai eue dans ma classe de la Petite Section à son deuxième CE1. Elle a éprouvé d’énormes difficultés à s’intéresser à l’écrit, n’écoutant pas les histoires (pour elle, ça s’apparentait à la sieste...), puis plus tard ayant beaucoup de peine à en dégager une trame, ne s’intéressant que très peu au monde extérieur (j’ai souvenir d’un épisode mémorable où après un long travail sur fruit et arbre fruitier, elle n’arrivait pas à transposer ses connaissances « les cerises poussent sur un cerisier », « les abricots poussent sur un abricotier », « les olives poussent sur un olivier » à « les pommes poussent sur un ... » ou « les poires poussent sur un ... » ou cet autre épisode où nous avons essayé de lui faire enchaîner les événements relatifs aux vendanges :
- Que fait ton papa ?
- Il coupe les raisins.
- Et qu’est-ce qu’il en fait des raisins ?
- Il les met dans le seau.
- Et le seau, où le met-il ?
- Il le met dans la remorque.
- Et la remorque, où la mène-t-il ?
- Il la mène au monsieur de la cave.
- Et le monsieur de la cave, qu’est-ce qu’il en fait des raisins ?
(long silence)
- Il les mange ? ??? »)
Au CP, elle a appris à lire. En 10 mois, pas un de moins... Il faut dire que j’utilise depuis dix ans une méthode syllabique (« Bien lire et aimer lire » de C. Silvestre de Sacy) qui « marche » vraiment très bien.
Mais le CE1 a vite révélé ses difficultés de compréhension, en français d’abord (compréhension de textes, de consignes écrites, des premières bases d’orthographe, de grammaire, de conjugaison – oui je sais, normalement je n’ai plus le droit de les enseigner, tant pis, je suis hors la loi...) puis en mathématiques (numération, techniques opératoires et surtout résolution de problèmes). [Au fait, si quelqu’un connaît un livre ou un fichier de mathématiques à l’usage des CP, CE1 et CE2 aussi bien fichu que le livre de lecture que je viens de citer, je suis preneuse. Pour l’instant, j’utilise « J’apprends les maths » de R. Brissiaud chez RETZ, mais la nouvelle version me déçoit énormément (généralement mes CE2 mettent entre dix minutes et trente minutes pour effectuer les exercices prévus pour une ou deux séances de maths)].
Elle a donc redoublé son CE1 avec l’accord de ses parents qui ont estimé que de toute façon c’était à la maîtresse de décider puisque c’était elle qui lui apprenait (mais en revanche, je n’ai pas intérêt à me mêler de leur façon de cultiver leurs vignes ou leurs oliviers...)
Actuellement, Amélie est au CM2, ma collègue est satisfaite de ses résultats de français bien qu’elle déplore son manque de vocabulaire. L’année dernière au CM1, elle demandait souvent à sa voisine de table de l’aider à finir ses exercices de maths et quand elle la laissait seule pour les bilans, elle ne se débrouillait pas si mal.
Une dernière anecdote sur Amélie, culturelle celle-là. Nous écoutions le final de « La Flûte Enchantée » de Mozart, silence recueilli dans la classe. Amélie lève le doigt : « Maîtresse, c’est beau, encore plus beau que « Le petit St Jean» (une cérémonie qui a lieu chaque année dans la bourgade voisine). » et je me prends à rêver, peut-être que dans vingt ans, dans une ferme reculée de la Drôme, on écoutera du Mozart, ça nous changera de Lorie...

Ecrit par : catmano | 07 mars 2007

"ou encore mieux l'IUFM." :o))

A quelle vitesse allait le prof quand il s'est jeté sur le couteau (que cet élève venait juste de trouver par terre, et qu'il était en train de le ramener aux objets trouvés)
Fâcheux concour de circonstance ...

Encore un innocent derrière les barreaux.

Ecrit par : toto | 07 mars 2007

et je me prends à rêver, peut-être que dans vingt ans, dans une ferme reculée de la Drôme, on écoutera du Mozart, ça nous changera de Lorie...

Ecrit par : catmano | 07 mars 2007

Soyez sûre et confiante Catmano en le fait que ce rêve deviendra réalité. Ma faible expérience des enfants me permet de constater qu'ils n'oublient jamais ce qu'ils ont aimé et n'ont de cesse de vouloir le retrouver...
Nostalgie quand tu nous tiens!
bonne fin de journée à vous, c'est toujours un grand plaisir et réconfort de vous lire .

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 07 mars 2007

C'est une bien belle histoire Catmano.

Le petit cheval de Paul Fort est mort dans un éclair blanc : "Tous derrière, tous derrière, tous derrière, lui (deux claquement de langue)...devant.

Ce ne sont jamais ceux qui ont été à la peine qui sont à l'honneur.

Moi, si j'étais le Bon Dieu, je rétablirais l'équilibre entre les récomprenses et les coups de pieds au c...Mais je ne suis pas le Bon Dieu...

Les apparatchiks ont les lauriers de la gloire ou de la honte...

...Il nous reste les Amélies et les larmes de Mozart mourant murmurant les dernières mesures du Lacrimosa.

Ecrit par : Robin | 07 mars 2007

En terminale, la moitié de ma classe n'avait jamais entendu parler de Che Guevara "

En quoi est-il nécessaire que des élèves connaissent le nom du "procureur" et geolier de la prison de la Cabana, l'inventeur du premier "camp de travail correctif" dans la péninsule de Guanaha dixit Régis Debray ?

L'enseignement est affaire de choix...celui-ci est-il judicieux ?

Il est toujours profitable d'être capable de distinguer le myth