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04 mars 2007

Apparatchiks

Apparatchiks


Un certain Christian Forestier est interviewé samedi 3 mars par Ouest-France (http://www.ouest-france.fr/ofinfosgene.asp?idDOC=381761&idCLA=3636), et y assène l’une de ces statistiques qui sont devenues le fond du discours sur l’école, et permettent généralement de ne pas s’interroger sur le sens de ce discours. Interrogé sur la valeur du système éducatif français, Sa Suffisance déclare : « C'est l'un des meilleurs du monde... Mais seulement pour la moitié des élèves ! L'étude internationale Pisa, qui compare le niveau des jeunes de 15 ans dans les 60 pays les plus développés, le montre bien. Nos petits Français y apparaissent comme, disons, un peu mieux que moyens... Mais si l'on n'étudie que les 50 % qui n'ont jamais redoublé, ils obtiennent des résultats extraordinairement élevés. A contrario, l'autre moitié obtient des résultats franchement mauvais. Donc, on a aussi l'un des systèmes les plus médiocres lorsqu'il s'agit d'aider les élèves en difficulté. »

Et il en déduit… qu’il faut supprimer le redoublement, « pression » inacceptable. Avec un argument inédit, mais qui ira droit au cœur des admirateurs de ces intellectuels qui s’appellent Papin, Ribéry ou Ronaldinho : « Pourquoi un élève qui aurait des difficultés en lecture serait interdit de jouer au foot avec ceux de son âge ? »
Et de prôner un allongement du temps scolaire, scandaleusement réduit sous la pression des « familles favorisées », et un soutien individualisé « à l’intérieur de l’école ». Pour cet homme qui a fait toute sa carrière sous l’égide du PS — mais pas seulement —, c’est une bonne manière d’adouber celle qui voudrait voir les enseignants faire de la garderie 35 heures par semaine dans les collèges et lycées… Et de ressortir l’inépuisable modèle scandinave, dont il a été déjà question ici même (1) — pour démontrer que rien n’est comparable, et que prôner le transfert en France d’un système finlandais où il y a moins de 0,5% d’élèves d’origine étrangère est une escroquerie.
Dernier point. Le redoublement « coûte 2 milliards d’euros par an » — ça, c’est un bel argument pédagogique. Et le soutien ne passera ni par une diminution du nombre d’élèves par classe, ni par un recrutement d’enseignants. En voilà un gestionnaire intelligent, qui prépare le terrain au futur titulaire, de droite ou de gauche, du ministère de l’Education, des vaches maigres et des rutabagas.

Deux choses.

D’abord, qui est ce Christian Forestier ?
C’est un apparatchik de l’Education nationale, l’un de ces institutionnels insubmersibles grâce auxquels l’école de Jules Ferry a été ruinée de fond en comble, ces trente dernières années. Professeur d’électronique dans un lycée technique à la fin des années 60, il se fait recruter en IUT, et devient président de l’université de Saint-Etienne en 1978 — il a 34 ans. C’est là que, trois ans plus tard, le PS arrivé au pouvoir vient le chercher pour en faire le plus jeune recteur de France — parce que Mitterrand, lui, contrairement à l’équipe actuellement au pouvoir à qui l’on reproche — c’est assez cocasse — son dirigisme, a commencé par virer tous les personnels en place, pour les remplacer par des amis sûrs, des carpettes dévouées.
L’art de la reptation, comme disaient Cyrano et Léo Ferré, vaut donc à Christian Forestier d’être successivement recteur de Reims, puis de Dijon, inspecteur général, recteur à nouveau, nommé finalement à Versailles, avant d’être directeur de cabinet de Jack Lang entre 2000 et 2002. Comme c’est un cumulard, il cohabite sous Bayrou, en 1993-95 (il est alors directeur d’administration centrale, l’un de ces hauts postes de la rue de Grenelle où l’on décide de tout dans le dos du ministre), et est nommé par Raffarin à la présidence du Haut conseil de l’évaluation de l’école de 2003 à 2005, avant de passer au Haut conseil à l’éducation, où il pantoufle présentement…
Soyons clairs : cet homme n’a pas vu un élève depuis la fin des années 70 — et il s’agissait d’étudiants d’université. Il n’a jamais de sa vie fréquenté une école primaire — mais il en parle avec l’autorité incontestable de celui qui en a entendu parler…
Par les temps qui courent, ne pas savoir est certainement un avantage, dans l’Education nationale, mais il ne faut pas en abuser

Quant au fond de son propos…
50% des élèves réussissent très bien… Et cette vieille baderne d’ajouter que les familles favorisées (honte à elles !) « se sont rabattues sur le soutien scolaire privé ».
On le sait bien ! La destruction de l’école a fait la fortune d’Acadomia, et autres boîtes où l’on exploite l’angoisse des parents devant ce qu’est devenue l’Ecole de la République. Et les thuriféraires du pédagogisme y arrondissent leurs fins de mois — on a dénoncé ici même la façon dont Evelyne Charmeux, grande prêtresse de la méthode globale, complète sa retraite dans l’une de ces institutions si démocratiques…
Nous stigmatisons sur ce blog, depuis sa création, cette pédagogie qui en est arrivée, sous prétexte d’égalité, à ne plus favoriser que les « héritiers », au sens bourdieusien du terme. Cette pédagogie qui, tout en réclamant sans cesse des « moyens », a fait des ZEP ces Zones d’Exclusion Programmée que je dénonçais dès la Fabrique du crétin (2). Désormais, quand on est né dans la rue, on y reste. Les élèves socialement défavorisées, parce qu’on ne leur donne pas l’occasion de mettre en avant leurs capacités, en sont réduits à s’exprimer, parfois, sur d’autres terrains que celui de l’Ecole, et avec des arguments autrement percutants que l’art de la dissertation ou les intégrales.

À qui la faute ?
À ces institutionnels de l’Education, ces petits esprits grands ambitieux qui se sont construit une carrière sur la destruction d’un système qui permettait, justement, d’accéder aux plus hautes charges en fonction du talent, et pas seulement du lèchecultisme.
Quelqu’un, hier, rappelait sur ce blog cette citation de Jean-François Revel (3) :
« L’égalité dans l’enseignement ne peut consister qu’à créer des conditions d’accès aux études dans lesquelles chacun réussirait en fonction de ses seules facultés intellectuelles réelles, et non de son milieu social.
« Cela ne signifie pas que tous les hommes ont les mêmes facultés intellectuelles réelles. L’enfant né dans un milieu porteur ne doit pas être favorisé s’il est médiocre — et pour cela nous avons besoin d’un enseignement sévère et sélectif. L’enfant né dans une famille sans moyens et sans culture ne doit pas être privé d’études de haut niveau s’il est intelligent — et pour cela aussi nous avons besoin d’un enseignement sévère et sélectif, apte à détecter les dons, au lieu de les réprimer en les empêchant d’émerger et en les maintenant au niveau des plus mauvais élèves.
« Cette dernière conception de l’égalité aboutit au pire tort que l’on puisse faire aux élèves défavorisés par leur milieu : leur infliger à l’école un second milieu défavorisant !
« Sous prétexte qu’ils vivent dans un entourage qui asphyxie l’activité intellectuelle, on leur fournit en classe une cargaison supplémentaire d’éteignoirs ! Voilà qui est fortement pensé.
« Ce système pédagogique anéantit la grande fonction historique de l’école, sa véritable vocation démocratique, qui est de corriger les inégalités sociales par les inégalités intellectuelles. L’idéologie qui l’anime postule l’égalité et l’identité de tous les êtres humains. Seules les inégalités sociales expliqueraient les inégalités de réussite dans les études. Comme l’expérience ne confirme pas ce postulat, il faut la contraindre à le faire, en organisant l’échec généralisé, qui fait office de purgatoire permettant d’atteindre le nirvana de l’égalité intellectuelle totale.
« Ce postulat antiscientifique engendre en fait l’école la plus réactionnaire qui soit, car seuls les enfants de milieux porteurs ont les moyens matériels et les relations nécessaires pour trouver, hors d’un enseignement stérile, la formation que cet enseignement ne leur fournit plus. La prétendue matrice de la justice accouche de la suprême injustice. »

Je ne saurais mieux dire.

Jean-Paul Brighelli


(1) http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2006/04/28/finlande….html#comments
(2) Ch. Forestier ne porte pas dans son cœur ces « profs écrivains » qui « avec des titres racoleurs comme La Fabrique du crétin », « jettent le discrédit » sur l’école — leur école ! Crapule, va !
(3) Jean-François Revel, La connaissance inutile (Grasset, 1988). Merci à « Guillaume » pour la référence.

Commentaires

Bonjour à tous,
Jean-Paul, vous nous parlez, dans votre éditorial, de gens qui osent s'exprimer sur l'école primaire sans y avoir jamais mis les pieds. N'est-ce pas également le cas d'un certain nombre d'intervenants de votre blog, qui nous ont asséné à force de messages des assertions aussi péremptoires qu'invérifiables sur ce qui, soi-disant, s'y fait, sans avoir aucune légitimité pour cela? Et quand quelque autre intervenant, ayant par contre lui même passé une bonne partie de sa carrière dans l'enseignement primaire, vient témoigner ici, pour peu que ses idées ne correspondent peu ou prou à l'ambiance qui règne ici, il se fait envoyer sur les roses. Deux poids, deux mesures.
Par ailleurs, ne pensez-vous pas, en toute honnêteté, aller un peu loin dans ce qu'on pourrait appeler la "théorie du complot"?

Écrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2007

Aucun complot dans ce que je dénonce. Juste la conjonction d'appétits et d'incompétences…
Quant à la capacité à proposer, je crois qu'elle appartient davantage à ceux qui sont restés en contact avec les élèves (et un enseignant de collège est parfaitement compétent pour faire le bilan des années de Primaire, tout comme un instit frais émoulu de sa formation est parfaitement compétent pour parler lycée / universités / IUFM), qu'à ceux qui, depuis des lustres, errent sous les lambris de la République.
JPB

Écrit par : brighelli | 04 mars 2007

Après tout les enseignants sont des experts comme le dit si bien Michel Fayol dans un entretien à Sciences Humaines de ce mois.

Comment définiriez-vous l'expertise des enseignants ?

Michel fayol : Dans toutes les professions - médecin, ingénieur, avocat, banquier, etc.- il existe une expertise.
Sont reconnus comme experts ceux qui ont réussi à faire leur métier dans des conditions variées et difficiles. Ils ont su mobiliser des savoirs et savoir-faire bien maîtrisés pour analyser les situations et agir au mieux compte tenu de l'état actuel des connaissances professionneles et scientifiques.

Ces modes d'actions changent selon les situations - c'est précisément cette flexibilité qui permet de désigner un expert comme expert - et sont partiellement codifiés ; des procédures existent, qui permettent d'aborder et de traiter précisément telle ou telle question en foction des conditions de son apparition ;: elles sont répertoriées et peuvent être enseignées. Elles constituent en quelque sorte les habiletés techniques de base des professionset c'est la pratique et la diversité des situations rencontrées qui permettent le développement de l'expertise professionnelle.

Le métier d'enseignant n'échappe pas à cette règle : prendre en main une classe, vérifier la mémorisation de connaissances, mettre en oeuvre ou construire soi-même une progression, etc. sont autant de tâches qui requièrent une expertise. Toutefois, contrairement à ce qui vaut pour les autres métiers où les procédures et les conditions de leur utilisation sont codifiées et enseignées, tout se passe comme si les savoirs et les savoir-faire n'avaient pas d'existence légitime reconnue.


Petit rappel personnel :

Forrestier : pas de classe depuis belle lurette.
Meirieu : idem
Goigoux : idem

Brighelli : enseigne
Le Bris : idem
Boutonnet : idem

Écrit par : Guillaume | 04 mars 2007

Les vieux shnoks comme moi qui approchent de la soixantaine, qui ont une expérience de terrain et qui n'ont jamais " su y faire ", comme Messieurs Thélot et Forrestier savent très bien ce que l'école doit à ces apparatchiks...


Chaque fois qu'il s'est agi de prendre une décision importante pour son avenir, c'est toujours la plus mauvaise que l'on a prise : suppression des 4ème CPPN, des orientation après la 5ème, passages automatiques en classe supérieure (on ne voit pas de quoi Monsieur Forrestier se plaint), suppression des 4ème et 3ème technos, dévaluation des examens, destruction de l'enseignement du français et des humanités, disparition programmée du grec et du latin...Sans parler de la fée pédagogie qui joue dans toute cette histoire à peu près le même rôle que la fée Carabosse dans l'histoire de Blanche Neige...

...Et les sept nains de la sagesse pourront bien la pauvre enfant jusqu'à la fin de leurs jours, je doute qu'il y ait un prince charmant pour la réveiller de son "sommeil de mort".

Pour aboutir à quoi ? à des collèges ghettos et à un enseignement à deux vitesse pour les riches et pour les pauvres...dix fois plus hypocrite, inégalitaire et mortifère que les anciennes "filières" qui avaient au moins le mérite de se préoccupper de l'insertion professionnelle des jeunes.

Quant à la responsabilité de Mitterrand et des miterrandistes dans ce gâchis, elle est écrasante et "historique" dans tous les sens du terme (ce qui veut dire aussi que l'on peut en suivre l'histoire pas à pas).

Ce que l'on retient également c'est le rôle joué par les statistiques et le mensonge, dans toute cette histoire...Et aussi par l'idéologie, l'ambition personnelle et la fuite du réel...

La comparaison avec l'URSS et le mot "apparatchik" pour qualifier ces gens-là n'ont rien d'exagéré.

Écrit par : Robin | 04 mars 2007

errata : veiller la pauvre enfant...se préoccuper

j'ai tapé trop vite...J'en ai trop sur le coeur !

Écrit par : Robin | 04 mars 2007

...à deux vitesses avec un s !!!

Écrit par : Robin | 04 mars 2007

"Chaque fois qu'il s'est agi de prendre une décision importante pour son avenir, c'est toujours la plus mauvaise que l'on a prise : suppression des 4ème CPPN, des orientation après la 5ème, passages automatiques en classe supérieure (on ne voit pas de quoi Monsieur Forrestier se plaint), suppression des 4ème et 3ème technos, dévaluation des examens, destruction de l'enseignement du français et des humanités, disparition programmée du grec et du latin..."
On peut ajouter suppression des classes de perfectionnement en primaire.

Écrit par : catmano | 04 mars 2007

Sur L&E j'avions eu une discussion avec un âne qui me racontait "qu'il ne fallait surtout pas" faire lire, expliquer, parler de, "LOCHE", sous prétexte que ses élèves n'avaient vu que "des poissons carrés/panés"...
Je déconne à peine, HEIN sybille! Tu vois de quoi je parle !

Que Léo&Léa c'était n'importe quoi etc etc .

Quand comprendront-ils que la méthode n'est pas faite pour eux ? (quoique ??? pour certains cela leur fait du bien pourtant :o))) sans même qu'ils s'en rendent compte :)))) ) MAis pour les gamins !

J'ai proposé sur F2 que pour faire plaisir à tout le monde, on réduise le français à 30 mots ....
Vous en pensez quoi ?

Écrit par : toto | 04 mars 2007

Apparatchiks usant d'apparats chics, trésors de trouvailles choc à l'éclat magnifié par des statistiques tronquées...

"parce que Mitterrand, lui, contrairement à l’équipe actuellement au pouvoir à qui l’on reproche — c’est assez cocasse — son dirigisme, a commencé par virer tous les personnels en place, pour les remplacer par des amis sûrs, des carpettes dévouées." JPB

Carpette : (provenant de charpie), gros drap servant à emballer (un progrès ne tournant pas alors à plein régime), et non pas du wisigothique carpe, espèce de poisson, toutefois distinct de la loche chère à toto, chair à canon, tirée à boulets rouges comme tout ce qui dépasse d'une tête.

N'étant dépossédées en rien de leurs caractéristiques, les premières se trompent donc de combat de tritons en accablant les partisans des secondes.

Trouvons-leur un os à ronger dans le placard plutôt qu'une arête ! (Métacarpe est au cagibi) :)

Écrit par : D'Enguell | 04 mars 2007

Le soutien individualisé à l’intérieur de l’école : M. Forestier en a rêvé. Le GRETA « Nord Allier » l’a réalisé : http://www.scoladomi.fr/index.php?page=presse
Un petit problème : Il s’agit d’un soutien payant, plein pot pour les pauvres, déductible des impôts pour les autres… Tout ça dans le cadre de l’Education Nationale. On vit une époque formidable !

Écrit par : ex-parent | 04 mars 2007

Jean-paul, une idée: créer une école telle que nous la souhaitons sur le site secondlife...dans un monde de fous autant être oufs... Ségolène Royal et Le Pen y ont déjà installé un bureau de campagne!!!
le nouveau cirque est plus que jamais virtuel...du vent rien que du vent même pas un rêve... bon allez faire un tour sur ce site de oufs c'est éloquent... no more comment...

bonne fin de journée à tous

Écrit par : Patricia Mesnigé | 04 mars 2007

Bonsoir,
pensez-vous sérieusement que la question de l'école relève encore du débat pédagogique ou de la querelle droite / gauche? Vous critiquez, à juste titre, une approche gestionnaire et statistique de cette question, mais ne nous racontons pas d'histoires: le futur de l'école est fixé depuis longtemps par l'OCDE (l'organisme qui a mis en place PISA), bras armé de l'OMC et de l'AGCS. Et les prochaines élections n'y changeront rien.

http://www.oecd.org/dataoecd/51/25/37392770.pdf

Écrit par : Hramar | 04 mars 2007

Dans son excellente revue de presse, quasi quotidienne, Philippe Watrelot, sur le site du CRAP ( http://www.cahiers-pedagogiques.com/ ) nous invite à lire l'article du monde sur un débat entre enseignants beaucoup moins passionné et diffamant que le votre sur le vote des enseignants aux présidentielles
La revue de presse
de Philippe Watrelot
Revue de presse du jeudi 1er et du vendredi 2 mars 2007

Décidemment, la question du vote des profs continue à attirer l’attention des journalistes.
On peut lire aujourd’hui un long reportage dans Le Monde sur les profs du lycée Charles de Gaulle à Vannes. Réunis dans le café d’à côté pour cause d’interdiction du Proviseur de débattre dans l’établissement, les enseignants qui s’expriment sont un assez bon reflet de ce qui s’entend dans les salles des profs des lycées.
Voici le lien pour découvrir ce reportage : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3230,36-878255@51-793622,0.html

Écrit par : Yves | 04 mars 2007

Cher Yves
Et quand aura-t-on un forum sans contrôle, libre comme celui de Brighelli sur le site des CRAP, du Café pédagogique ou même celui de Meirieu ?

Parce que pour l'instant on se doute bien que c'est passionné chez les pédagos mais ce n'est guère passionnant pour leurs éventuels contradicteurs.

Écrit par : Guillaume | 04 mars 2007

A propos de débat passionné et diffamant...

Voici les dernières lignes du texte de Grandserre (Les hussards bleus) que l'on peut consulter sur le site de l'incroyable Eveline :

"A nous de trouver les réponses pour museler ces aboiements de pitbulls enragés, issus d'un croisement idéologique aussi redoutable que douteux."

Pas mal du tout n'est-ce pas ?

Écrit par : Guillaume | 04 mars 2007

Cher JPB
Il me semble que vous aviez fait allusion dans je ne sais plus quelle note à l'impossibilité pour les jeunes lecteurs de pouvoir comprendre les références littéraires des albums d'Astérix.

Alors zou...

http://www.mage.fst.uha.fr/asterix/citation/citation.html

Écrit par : Guillaume | 04 mars 2007

Excellent site, je le naute...

Écrit par : D'Enguell | 04 mars 2007

ah! bene.

Écrit par : Guillaume | 05 mars 2007

Ne soyez pas si fiers de vos apparatchiks. C'est une espèce qui prolifère dans toutes les professions, dans tous les milieux, hélas.
D'ailleurs, c'est un métier qui s'apprend très tôt de nos jours, gràce aux syndicats lycéens !!

Écrit par : yann | 05 mars 2007

les 50 % d'élèves les meilleurs obtiennent de meilleurs résultats que les 50 % les moins bons !
Ah, la belle chose que la statistique !!!
A qui on peut faire dire tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi, en fait, pour les matheux, et les autres, un petit tour sur l'excellent site de Pénombre : http://www2.unil.ch/penombre ).
Au moins, cette comparaison a-t-elle été faite pour tous les pays de l'OCDE ? De quelle manière ?
Doit-on comprendre que le pire des cancres finlandais a les mêmes résultats que le premier de sa classe ?

Autre chose. Je lis : "Mais si l'on n'étudie que les 50 % qui n'ont jamais redoublé, ils obtiennent des résultats extraordinairement élevés. A contrario, l'autre moitié obtient des résultats franchement mauvais.". Le message subliminal est : " 50 % des élèves ont redoublé (au moins une fois, je suppose)". Quelqu'un peut me dire si c'est vrai ? Je croyais le redoublement quasi-interdit, en tous cas exceptionnel !

Écrit par : yann | 05 mars 2007

A bien y réfléchir, l'autre interprétation du message subliminal ci-dessus pourrait être :
Pour les 50 % meilleurs, pas de soucis, la France est toujours la meilleure, cocorico, et vive nous.
Quant aux 50 % les plus mauvais, pourquoi faire les frais du redoublement, de toute façons, ils sont irrécupérables, poubelle !
Palme d'or du cynisme (même subliminal ! ) !!!

Écrit par : yann | 05 mars 2007

Une note reçue il ya quelques semaines au collège , destinée en priorité aux professeurs principaux de 3° pour préparer les réunions d'orientation avec les parents, signée par Md le Recteur, ce document "d'aide" est exemplaire de l'état bureaucratique et démagogique dont on rumine les effets à longueur de jours sur ce blog: typique du langage de Senegole Aryole, il est rappelé qu'il "ne faut pas culpabiliser les parents". Et toc! On nous prend pour quoi? A gerber, et je parle pas de la suite.


On y dit aussi que le passage en seconde est insuffisant mais qu'il ya trop de problèmes en seconde.... Ok! on joue le jeu, on fait tout pour remonter les moyennes, la note de vie scolaire ça sert à ça, on obéit aux recommandations honteuses de notation gentille - qui émanent de qui? Jusqu'où faut-il remonter pour connaître cette Source de fausseté organisée?- et le Ministre se réjouira de ces résultats spctaculaires, il ne manquera pas de féliciter les professeurs pour ce travail remarquable, etc...
Et en seconde, les problèmes?... On laisse ça aux collègues de Lycée!


Le redoublement ne sert à rien : voilà le discours officiel. Est ce faux? Non, trop de redoublements sont un échec, et certains redoublants sont pires que l'année précédente! Alors?
Il faut créer des classes de redoublants seulement.
Oui! des ghettos...et repenser le redoublement: c'est idiot de refaire une deuxième fois tout ce que l'on a fait une fois, il vaut mieux créer les conditions d'un véritable effort dans les disciplines qui ont posé les problèmes: le Français est fondamental et c'est dramatique que l'on ne veuille pas entreprendre dans ce sens.
Mais encore une fois tout commence dans le primaire! (sans parler des familles qui ne veulent que de la réussite. C'est normal , des ordures politiques et syndicales leur promettent sans arrêt que c'est un DROIT. Les familles ne veulent pas que l'on critique leur enfant qui est toujours sage et qui travaille beaucoup avec la Télé, l'ordonos, les consoles et la musique dans sa chambre).
Tant que le primaire ne sera pas réformé de A à Zut, il n' y a guère de raisons d'espérer.
Les apparatchiks inspecteurs sont pour nombre d'entre eux une vermine bonne à mettre devant les classes définitivement pour ce remettre de leur aveuglement confortable. Si ils souffrent d'être les courrois de transmission d'ordres iniques, il fallait réfléchir avant, on ne devient pas collaborateur sans y trouver son compte! Un peu de pouvoir, même si c'est du maquillage, HUMMMM! ç'est bon , hein? Conseiller et sermonner, jouissif, non?
Oui à la rupture, oui au kärcher dans le ministère, oui à la mise au pas de la racaille bureaucratique: de l'air! de l'air! de l'air!

Écrit par : Tullius | 05 mars 2007

Le premier commandement est:

"En Primaire, plus de 15 élèves TU N'ACCEPTERAS PAS" (sauf si tu as fait tes preuves ET que tu sois d'accord)

Écrit par : toto | 05 mars 2007

Petit résumé de la situation pour ceux qui n'auraient pas suivi le film :

Une école transformée en garderie où l'on apprend de moins en moins parce qu'on s'est aligné progressement sur les "moins bons" ...

...Monsieur Forester parle de 50 % d'ignorants et de laissés pour compte ; on ne sait pas d'où il sort ses statistiques, mais
50 %...Quel aveu de la part de ce spécialiste de la langue de bois !

...Une école où quelques professeurs consciencieux résistent encore comme les Gaulois du village d'Astérix, mais hélàs sans potion magique.

...Je parle des collèges publiques lambda, pas des "bons" établissement privés et publics réservés aux riches et aux malins. Là, il n'y a pas de résistance nécessaire. Tout le monde est d'accord, à commencer par les parents pour verser la "potion magique" du savoir.

Combien de temps résisteront-ils ? La réponse est simple : jusqu'à la retraite où à la dépression, mais au fond, quelle importance ? Comme disait le chancelier : " Ce ne sont pas les gens de votre génération qui m'intéressent."

Et bientôt, des gens de la "génération de Gaulle" ne seront plus là...Il n'y aura plus que des gens de la " génération Miterrand ".
Et combien y en a-t-il parmi eux qui partagent encore le souci de leurs aînés ?

C'est l'histoire au long cours qui importe. Les élections présidentielles sont un épiphénomène par rapport à cela (comme par rapport au problème de la dette intérieure)

Quant aux apparatchiks (hauts fonctionnaires de la rue de Grenelle et tous ces pédagogues au langage creux qui font les délices du "Monde de l'Education")...) qu'ont-ils fait contre la satisfaction d'un petit pouvoir sinon feindre d'organiser des mystères qui les dépassaient et vendre le peu conscience qui leur restait.

Non, Yves, ce n'est pas de la diffamation, c'est la vérité pure et simple.

..Et tous les parfums de l'Arabie ne suffisent plus à couvrir la remontée des égoûts.

Écrit par : Robin | 05 mars 2007

oups désolé ...
Le premierbis commandement est:

"En Maternelle, plus de 10 élèves TU N'ACCEPTERAS PAS" (sauf si tu as fait tes preuves ET que tu sois d'accord)

Écrit par : toto | 05 mars 2007

Comment en finir avec les apparatchiks, avec un A ou un a , au Ministère ou dans les Académies? Qui peut dénoncer la situation digne de l'Union soviétique installée pour la désinstaller?
On critique, on tempête, on ... ne fait rien. Résister, faire semblant (ça c'est typique ex URSS avec les statistiques truquées), ça va! Quel est le syndicat qui déplore cet état de fait? Je vous le demande.
Qui veut en découdre, un bon coup, vraiment?

Écrit par : Tullius | 05 mars 2007

Forestier (Christian de son prénom), pas Forester.

J'ai confondu avec Forrester (Viviane de son prénom)...Ce n'est pas "l'horreur économique", c'est "l'horreur éducative".

...Mais comme dans les danses macabres, les deux horreurs se tiennent par la main, l'économique et la scolaire.

Quel triste bilan pour le ministère qui a le plus gros budget de la nation. Et que penserait-on d'un PDG ou d'un cadre supérieur qui déclarerait : "Oui, notre entreprise ne marche pas trop mal, 50% des véhicules vendus ne sont pas en état de marche, mais 50% fonctionnent." ?

On le ficherait à la porte sous les huées.Mais dans l'éducation nationale, ça ne se passe comme cela.

Les apparatchiks surnagent avec les palmes académiques et certains (aines) présidentiables les prennent comme conseillers.

Écrit par : Robin | 05 mars 2007

"A nous de trouver les réponses pour museler ces aboiements de pitbulls enragés, issus d'un croisement idéologique aussi redoutable que douteux."

Pas mal du tout n'est-ce pas ?

Ecrit par : Guillaume | 04 mars 2007

Je savais bien qu'on en arriverait à l'émasculation

Écrit par : dobolino | 05 mars 2007

Et que penserait-on d'un PDG ou d'un cadre supérieur qui déclarerait : "Oui, notre entreprise ne marche pas trop mal, 50% des véhicules vendus ne sont pas en état de marche, mais 50% fonctionnent." ?

On le ficherait à la porte sous les huées.

Ecrit par : Robin | 05 mars 2007

En êtes-vous si certain????????? Faudrait vraiment une toute petite entreprise et un tout petit cadre sup...

Écrit par : dobolino | 05 mars 2007

Et que penserait-on d'un PDG ou d'un cadre supérieur qui déclarerait : "Oui, notre entreprise ne marche pas trop mal, 50% des véhicules vendus ne sont pas en état de marche, mais 50% fonctionnent." ?

On le ficherait à la porte sous les huées.

Ecrit par : Robin | 05 mars 2007

En êtes-vous si certain????????? Faudrait vraiment une toute petite entreprise et un tout petit cadre sup...

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2007

Je confirme ce que dit Robin, le patron serait foutu dehors, non pas à cause de la qualité des véhicules mais parce que la boîte serait déficitaire.

Écrit par : Japhet | 05 mars 2007

Un enseignant poignardé à l'Ecole Internationale de Lyon, établissement pourtant très calme, accueillant surtout les enfants d'expatriés ou des enfants parlant déjà parfaitement une langue étrangère. C'est à désespérer...

Écrit par : Japhet | 05 mars 2007

Je confirme ce que dit Robin, le patron serait foutu dehors, non pas à cause de la qualité des véhicules mais parce que la boîte serait déficitaire.

Ecrit par : Japhet | 05 mars 2007

Comme la boîte serait déficitaire, on ferait un plan de restructuration, avec compression de personnel et on trouverait une autre sinécure au grand patron avec une "petite" indemnité de départ. Ce qui est bien normal, n'est-ce-pas, puisque cet homme ou femme a apporté son énergie et son intelligence et que c'était inscrit dans le contrat de départ qu'il n'aurait jamais accepté de signer sans protéger ses arrières.
Si c'est une petite boîte locale ou régionale dont le patron est le principal actionnaire, ou le seul, divers cas de figure sont à envisager, de la subvention, du conseil général ou régional, européenne au dépot de bilan, en passant par le plan de restructuration.
Je me demande si nous vivons dans le même pays, voire sur la même planète?
En plus, dans la petite boîte locale, la charge est transmissible de père en fils, quelque soient les capacités à gérer de l'héritier.

Écrit par : dobolino | 05 mars 2007

"Je me demande si nous vivons dans le même pays, voire sur la même planète?"

Que savez-vous de la planète où je vis ?

Écrit par : Japhet | 05 mars 2007

Le redoublement.... Mais c'est aussi à nous de faire comprendre aux élèves , et parents concernés, que ce n'est pas toujours une punition, bien au contraire...j'ai aussi envie de le faire comprendre à un grand nombre parmi mes collègues, qui me regardent avec horreur quand je suggère un redoublement pour un élève... Mais tu ne te rends pas compte?? et puis pour lui, le redoublement ne servirait à rien, ce sera un mauvais redoublement, puis de toutes façons les parents vont faire appel, alors cela ne sert à rien, en appel il passera...
Bravo..... donc, on ne fait RIEN: on le laisse passer car "en appel il passera"!
Et au fait, mes collègues sont ils devins? Comment savoir si un élève va faire un MAUVAIS redoublement?? Trop grand? Trop vieux? Trop mûr? Trop......????
J'ai aussi envie de dire, je vais m 'attirer des foudres, je le sais, que oui, parfois un redoublement peut être une sanction, n'ayons pas peur des mots tiens!!! Un élève qui manifestement n'a rien fait de l'année, à part pourrir des cours, désesperer ses parents, ses enseignants, à part insulter des surveillants etcetc ,oui, celui là, pourquoi, avec ses résultats catastrophiques passerait dans la classe supérieure? mais il est mort de rire cet élève!!! et il a bien raison!!!! on ne lui a jamais dit :STOP alors que quelque part il n'attend que ça.....
Je n'ai pas dit qu'il faut définitivement lui fermer toutes les portes au nez, non, mais il mérite de redoubler, comme par ailleurs on MERITE de passer dans la classe supérieure. Fera t il mieux l'année d'après? On peut éspèrer qu'il aura pris un peu de plomb dans la cervelle.
je ne pense pas que nous rendions service aux élèves à accepter tout et nimporte quoi , oui à cette selectivité pour tous, il faut leur donner des repères, voila et c'est notre rôle de ne pas être démissionnaire !! le redoublement en fait partie je pense.

Écrit par : nathalie | 05 mars 2007

Sur France culture à 9h00 toute la semaine une série d’émission dont le thème est :

Enseignement pour tous ¼

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/fabriquenew/

La présentation de l’émission commence par :

« En proche liaison avec la journée de mercredi que France Culture passera au Collège de France, la Fabrique de l'histoire aborde toute la semaine, sous divers angles, la question de l'enseignement et de ses réformes récentes qui ont amené à une indéniable démocratisation du savoir dans la France contemporaine (avec quelques limites et réserves bien sûr, qui font débat...). »
« A amené une indéniable démocratisation du savoir … » Ben voyons ! Peut être pour seulement 50 % des élèves, pour reprendre une ânerie de Monsieur Forestier -
les anglais aiment à dire qu’il y a trois types de mensonges : les mensonges, les pieux mensonges et les statistiques.

Qui est Monsieur Prot ? Quelqu’un peut il éclairer ma lanterne ? (Certainement un apparatchik puisqu’il appelle à son secours Monsieur Hamon pour appuyer la thèse du niveau qui monte.)

Philippe.

Écrit par : Philippe | 05 mars 2007

Philippe

Aller voir sur L'Express.fr

Antoine Prost est loin d'être le pire, même s'il refuse, lui aussi de voir toute la vérité en face...Il a, de par sa formation, une vision 'historique" de l'éducation nationale.

"Le «mammouth» n'a pas de secrets pour lui. Normalien, agrégé d'histoire, Antoine Prost est l'un des meilleurs spécialistes de la grande maison Education nationale. Une maison qu'il connaît de l'intérieur, pour l'avoir fréquentée dans les années 1980 comme conseiller d'Alain Savary, Rue de Grenelle, puis comme chargé de mission auprès de Michel Rocard, à Matignon. De son expérience dans les coulisses du pouvoir cet intellectuel pragmatique a gardé la conviction que le système éducatif doit se décentraliser et en finir avec l'uniformité pédagogique. A 68 ans, professeur émérite à la Sorbonne, Antoine Prost n'a rien perdu de sa faconde didactique ni de son acuité d'expert. L'an dernier, il dressait pour le ministère un bilan au vitriol sur les recherches en éducation. Ses propos d'aujourd'hui ne se sont pas adoucis..."

Écrit par : Robin | 05 mars 2007

"Quel est le syndicat qui déplore cet état de fait? Je vous le demande. "

Le SNALC

Écrit par : marideprof | 05 mars 2007

Antoine Prost, Professeur émérite à Paris I, n'a pas vu un élève depuis des lustres (sait-il encore ce que c'est? - il n'a jamais vu un collégien en tout cas, et les derniers lycéens qu'il a vus en vrai sont nés au début des années 50...).
Il a publié l'un des tomes de l'Histoire de l'enseignement et de l'éducation, sous le patronage de l'I.N.R.P. (ce qui veut tout dire). C'est un expert des Plans et des commissions ministérielles sur l'éducation. Il a été - titre de gloire suprême - "responsable pédagogique au bureau national du SGEN", "membre des Commisions du Plan".

Voici sa biographie :

Né en 1933 à Lons-le-Saunier (Jura), Antoine PROST est ancien élève de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm et agrégé d'histoire. Il a enseigné d'abord au Lycée d'Orléans, puis à la Sorbonne, comme assistant et maître-assistant, avant de devenir maître de conférences à l'Université d'Orléans, où il a exercé pendant dix années, tout en assumant des charges administratives diverses. Il a notamment été directeur d'UER, vice-président de l'Université et directeur du service de formation continue de cette Université. Nommé en 1979 professeur à l'Université de Paris I, il n'en continue pas moins à habiter Orléans et se veut provincial.

Ses recherches ont fait de lui un spécialiste de l'histoire de la société française au XXe siècle, et d'ailleurs il professe sur ce sujet un cours à l'Institut d'études politiques de Paris depuis près de dix ans. Sa thèse de troisième cycle portait sur La GTT à l'époque du Front populaire (1963), et sa thèse de doctorat d'État, soutenue en 1975, sur Les Anciens combattants et la société française (1914-1939). L'une et l'autre ont été publiées par les Presses de la fondation nationale des sciences politiques. À ces travaux érudits, il a joint des ouvrages destinés au grand public, comme sa participation au tome V de L'Histoire du peuple français, dirigée par L.-H. PARIAS, et, récemment, une Petite histoire de la France au XXe siècle, publiée chez A. Colin en 1979.

L'intérêt d'Antoine PROST pour les questions d'enseignement est ancien, puisqu'il publiait déjà en 1963 avec J. Natanson un ouvrage intitulé La Révolution scolaire. Il a participé à titre syndical aux commissions de l'Éducation nationale des Ve et VIe Plans, ainsi qu'à plusieurs commissions ministérielles, dont la commission Joxe (1971-1972), et, tout récemment, la commission de Péretti (1981). Il a publié de nombreux articles sur les questions pédagogiques et a longtemps participé à la rubrique bibliographique du Monde de l'Éducation. Il est surtout l'auteur, chez A. Colin, d'une Histoire de l'enseignement en France (1800-1967), qui a connu plusieurs rééditions.

Antoine PROST est marié et père de quatre enfants.

Écrit par : Jeremy | 05 mars 2007

Antoine Prost, Professeur émérite à Paris I, n'a pas vu un élève depuis des lustres (sait-il encore ce que c'est? - il n'a jamais vu un collégien en tout cas, et les derniers lycéens qu'il a vus en vrai sont nés au début des années 50...). Il a publié l'un des tomes de l'Histoire de l'enseignement et de l'éducation, sous le patronage de l'I.N.R.P. (ce qui veut tout dire). C'est un expert des Plans et des commissions ministérielles sur l'éducation. Il a été - titre de gloire suprême - "responsable pédagogique au bureau national du SGEN", "membre des Commisions du Plan". Voici sa biographie : Né en 1933 à Lons-le-Saunier (Jura), Antoine PROST est ancien élève de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm et agrégé d'histoire. Il a enseigné d'abord au Lycée d'Orléans, puis à la Sorbonne, comme assistant et maître-assistant, avant de devenir maître de conférences à l'Université d'Orléans, où il a exercé pendant dix années, tout en assumant des charges administratives diverses. Il a notamment été directeur d'UER, vice-président de l'Université et directeur du service de formation continue de cette Université. Nommé en 1979 professeur à l'Université de Paris I, il n'en continue pas moins à habiter Orléans et se veut provincial. Ses recherches ont fait de lui un spécialiste de l'histoire de la société française au XXe siècle, et d'ailleurs il professe sur ce sujet un cours à l'Institut d'études politiques de Paris depuis près de dix ans. Sa thèse de troisième cycle portait sur La GTT à l'époque du Front populaire (1963), et sa thèse de doctorat d'État, soutenue en 1975, sur Les Anciens combattants et la société française (1914-1939). L'une et l'autre ont été publiées par les Presses de la fondation nationale des sciences politiques. À ces travaux érudits, il a joint des ouvrages destinés au grand public, comme sa participation au tome V de L'Histoire du peuple français, dirigée par L.-H. PARIAS, et, récemment, une Petite histoire de la France au XXe siècle, publiée chez A. Colin en 1979. L'intérêt d'Antoine PROST pour les questions d'enseignement est ancien, puisqu'il publiait déjà en 1963 avec J. Natanson un ouvrage intitulé La Révolution scolaire. Il a participé à titre syndical aux commissions de l'Éducation nationale des Ve et VIe Plans, ainsi qu'à plusieurs commissions ministérielles, dont la commission Joxe (1971-1972), et, tout récemment, la commission de Péretti (1981). Il a publié de nombreux articles sur les questions pédagogiques et a longtemps participé à la rubrique bibliographique du Monde de l'Éducation. Il est surtout l'auteur, chez A. Colin, d'une Histoire de l'enseignement en France (1800-1967), qui a connu plusieurs rééditions. Antoine PROST est marié et père de quatre enfants.

Écrit par : Jeremy | 05 mars 2007

Que savez-vous de la planète où je vis ?

Ecrit par : Japhet | 05 mars 2007

Rien, justement. Là est le problème. Terra incognita.
A toutes fins utiles, je vis en France, au sein de l'Europe occidentale, sur la planète Terre, ce jour,05/03/2007.

Écrit par : dobolino | 05 mars 2007

OUI, MARIDEPROF! OPTIME! le SNALC.

Je le sais d'autant mieux que je suis adhérant, c'était une ligne lancée dans les eaux agitées du Blog, pour voir...
Alors chers tous, vous qui voulez du changement , si le SNALC pouvait monter en puissance, on pourrait peut-être espérer!

C'est bien de râler, de gueuler, mais il faut agir: la molesse et la passivité du camarade ouvrier dans son usine soumise aux quotas du X° plan quinquennal ne changeront rien!

Il faut que ça pourisse encore? Mais il y a longtemps que c'est en décomposition et tout est fait pour que l'on ne sente pas la barbaque liquéfiée. Tout le monde fait semblant d'ignorer : même si ça ne va pas, ça ne va pas mal au point de... Mais si!
Tout est dit mais peu entendent, on se demande même à quoi sert la liberté d'expression.

Écrit par : Tullius | 05 mars 2007

Merci Robin et Jeremy pour vos informations.
"loin d'être le pire..." ??? A l'écouter ce matin, j'en douterais...A moins qu'il reconnaisse que pour 50 % des élèves ça va mal, quoi que, si on les laisse jouer au foot avec leurs camarades, on doit bien arriver à 100% de réussite. Pas mal.
Philippe.

Écrit par : Philippe | 05 mars 2007

Lu sur Sauver les lettres :

L’équipe Ferry

C’est du Lang-Allègre ! Deux exemples.

Le directeur de cabinet Alain Boissinot. IG de lettres. Règne sur l’enseignement des lettres depuis 10 ans. Père de la précédente réforme (son dada : tous les textes sont argumentatifs et veulent manipuler le lecteur ; bref, confond la littérature et la com.) et très lié à Alain Viala responsable de la dernière.

L'ex-directeur de la Desco (direction de l’enseignement scolaire) Christian Forestier. Ex-recteur de Créteil puis Versailles, directeur de la DLC sous Allègre, dir-cab de Lang. Gestionnaire cynique très en cour qui diffusait dans son académie des circulaires pour décourager les redoublements en s’appuyant sur des raisonnements faux (inversion de la cause et de la conséquence pour les redoublements et l’échec).
Actuellement au HCE

Certes, la souplesse de l’échine caractérise ces hauts fonctionnaires, mais pour mettre en oeuvre une politique qui prendrait le contre-pied de la précédente, le plus simple serait quand même de changer les hommes…

Écrit par : Guillaume | 05 mars 2007

N'oublions cette belle lettre de l'époque...

http://pedagogy.free.fr/Contribution1.htm

Écrit par : Guillaume | 05 mars 2007

Tiens, ça me remet en mémoire que le SNALC — dont je ne suis pas adhérent (pas encore ? Il me faut une sacrée dose de masochisme — et c'est pas mon genre — pour respecter encore un syndicat — le SNES — dont le bulletin paroissial me tire dessus à boulets rouges à chaque numéro, ou presque) — m'a invité à ses débats régionaux le 27 courant, à Montpellier. Je ne sais pas jusqu'où je peux vous inviter à participer…
JPB
PS. À propos d'apparatchiks… Un cadre du ministère — ne cherchez pas ! — m'a envoyé un mail, suite à ma petite note, notant son incompréhension devant la mansuétude d'une Droite qui maintient au pouvoir les institutionnels nommés par la Gauche — qui, elle, quand elle revient aux affires, n'a jamais ce genre de délicatesse insensée… Je vais finir par penser que la politesse tue.

Écrit par : brighelli | 05 mars 2007

Je vais finir par penser que la politesse tue.

Ecrit par : brighelli | 05 mars 2007

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle on continue à venir ici. On est certain de ressortir vivant!

Écrit par : dobolino | 05 mars 2007

Il serait peut-être utile, Guillaume, pour les nouveaux visiteurs de ce blog, que vous rappelassiez dans quelles circonstances fut écrite la "belle lettre" dont vous donnez la référence.

Écrit par : Jean | 05 mars 2007

Dobolino, faudrait-il que je vous tançasse ? "Bonnetdane" est l'un des blogs les plus polis, parmi ceux consacrés à l'éducation — un monde qui ne fait guère dans la nuance, quand il en vient aux invectives, vous avez dû le remarquer. Allez donc voir sur le forum de France 2, comme ils s'y traitent ! J'y suis quasiment traité de nazi tous les jours… Ici, au moins, on se sabre à la deuxième personne du pluriel…
JPB, qui tient beaucoup aux formes — l'un de ses aspects réactionnaires.

Écrit par : brighelli | 05 mars 2007

Antoine Prost (prononcez pro) est un ancien du SGEN-CFDT, seul syndicat ayant pour programme l'abaissement matériel et moral de ses membres. Encore un catho social (du “parti gris” qui avance toujours masqué), toujours bien en cour quand la gauche est au pouvoir : alors il redevient un “expert” comme Philippe M.

Pendant les manifs contre Allègre, il avait trouvé horrible que des manifestants aient défilé avec des caricatures du ministre. C'est vous dire la largeur d'esprit du type, il y a des choses sacrées, non au blasphème !

Pour un historien qui se prétend de gauche, ça la fout mal de méconnaître ce qui se passe dans une manif, événement qui a à voir avec le carnaval ou le charivari : pendant un temps, on renverse le monde des puissants et on s'en moque...

Écrit par : Lariba | 05 mars 2007

Il me semble qu'actuellement la question n'est pas, ou pas seulement celle des apparatchiks (que-tchique-tchik, ay ay ay… je suis fana de Mariano au deuxième degré, et je n'ai pas pu y résister, pardonnez-moi chers amis) ; cela fait plusieurs lurettes que nous entendons les experts auto-proclamés, qui n'ont plus mis les pieds dans une classe depuis qu'ils étaient eux-mêmes élèves, dire que le niveau monte… et finalement on fait avec eux comme avec les gens très âgés : "Tu causes, tu causes, papi" et on ne les écoute plus - jusqu'au moment où on sort de ses gonds parce que trop c'est trop, mais bon… Ce qui me paraît nouveau, c'est d'entendre des collègues, qui ont les mains dans le cambouis, qui sont devant les classes, eux, qui bossent, qui bossent bien, et qui parfois n'en peuvent plus, expliquer la main sur le cœur le même genre de salades, sur l'air du "tout va très bien madame la marquise" (décidément c'est ma soirée musicale), de peur de paraître poliquement déviants. On a l'impression d'une schizophrénie qui monte, d'une omerta qui ne dit pas son nom. "ça va mal, mais il ne faut pas le dire, parce que ce serait utilisé contre nous". Seule la vérité est révolutionnaire, non ?
Post scriptum qui n'a rien à voir : un excellent entretien avec Antoine Compagnon dans "Le Point" de cette semaine, à recommander à ceux et celles qui ont sur Barthes des idées fausses :-)

Écrit par : FGuichard | 05 mars 2007

Des histoires de redoublements réussis (1° partie)

Selon les idées développées par notre administration et relayées par les médias, le redoublement n’est jamais une bonne chose : ils recommencent à zéro, ils progressent moins que s’ils étaient passés dans la classe supérieure, ils développent une frustration, leur pronostic de réussite est moins bon que pour des enfants n’ayant jamais redoublé (porte ouverte enfoncée avec force et constance) et surtout, ils osent enfin le dire, ils coûtent cher.
Je voudrais vous apporter mon modeste témoignage au sujet de quatre de mes élèves ou anciens élèves.

1) Christian (je change les prénoms, on ne sait jamais...)

Il a emménagé dans notre commune pendant les vacances de Noël. Sa maman et lui étaient venus pour l’inscription la veille des vacances, ma collègue de CE1 (et la suite) était en congé maladie.
Je lui ai posé quelques questions, son prénom, son nom, sa date de naissance, sa classe. Pour le prénom et le nom pas de problème, son âge, 7 ans et demi, il le savait aussi, sa date de naissance, non, sa date d’anniversaire, non plus. Quant à sa classe, ni lui, ni sa maman ne pouvaient répondre à la question. Dans l’école où il était, les enfants n’avaient pas de maître à eux, « ils leur font passer des tests, me dit la mère, et après, selon leurs résultats, ils changent de maître et de groupe plusieurs fois par jour... Mais de toute façon, ils ne font pas grand chose et, mon mari et moi, on ne peut pas trop l’aider. En tout cas, sur le papier de la directrice, c’est écrit sa classe. » Elle m’a tendu le certificat de radiation où j’ai pu lire 3C2 (sans doute cycle 2, 3° année...).
A la rentrée, j’avertis ma collègue : « On a un nouveau qui vient de ..., vu l’âge, il doit être au CE1, mais à mon avis il ne sait pas lire. Tu verras bien... » A la récréation du matin, le verdict tombe : Christian sait à peine déchiffrer quelques mots très simples, il ne sait pas écrire sur les lignes dans un cahier. De plus, il est très défaitiste, selon lui, il ne peut rien apprendre, il ne sait « pas faire ».
Je lui propose de l’intégrer dans le groupe de mes CP dès aujourd’hui pour toutes les activités de Français. Nous le proposons à Christian sous forme d’aide et de « remise à niveau », il est tout de suite d’accord. Le soir à la sortie, nous faisons la même proposition à sa maman, « avec des gants épais comme tout », lui expliquant bien qu’il ne s’agit ni d’une rétrogradation, ni d’un redoublement mais d’une procédure de soutien indispensable puisque nous ne pouvons bénéficier dans nos lieux reculés des services d’un Réseau d’Aide Spécialisé. La maman, ravie, accepte sur le champ cet accommodement, nous expliquant qu’elle avait réclamé que son fils « redouble son CP » et qu’il lui avait été répondu que ce n’était plus possible depuis « la réforme » et que par ailleurs son fils se « débrouillait » très bien et qu’il « finirait » d’apprendre à lire l’année suivante. Elle se méfiait par ailleurs du Réseau parce que « ils jouent avec eux, mais ils ne leur apprennent rien... »
Christian a donc réintégré le CP pour les activités de lecture/écriture puis assez vite pour les maths.
A la fin de l’année, d’un commun accord, nous avons décidé d’un redoublement du CE1, le niveau de français étant presque correct mais celui de maths bien trop faible pour envisager un passage au CE2. Il a fini sa scolarité primaire chez nous toujours assez peu sûr de ses capacités. Il est passé cette année en 4°, son dernier bulletin de 5° affichait un beau 14 /20 de moyenne générale. J’ai rencontré sa mère l’autre jour qui m’a dit : « Il veut toujours passer vous voir à l’école pour vous remercier de ce que vous avez fait pour lui, mais il n’ose pas parce que quand même il aimerait avoir de meilleures notes à vous présenter pour que vous soyez fières de lui... »

Écrit par : catmano | 05 mars 2007

"Bonnetdane" est l'un des blogs les plus polis, parmi ceux consacrés à l'éducation — un monde qui ne fait guère dans la nuance, quand il en vient aux invectives, vous avez dû le remarquer. Allez donc voir sur le forum de France 2, comme ils s'y traitent ! J'y suis quasiment traité de nazi tous les jours… Ici, au moins, on se sabre à la deuxième personne du pluriel…
Ecrit par : brighelli | 05 mars 2007

Jean-Paul, on sait combien l'insulte tout comme les mots d'amour à la deuxième personne du pluriel peuvent être plus tranchants et caressants comme une lame froide...de vrais sabres affutés!
parfois, ne vaudrait-il pas mieux quelques gros mots bien sentis et pesés que le mépris sous jacent et quasi permanent qui règnent ici entre les différentes catégories d'intervenants ?
mais je vous l'accorde je suis complètement et totalement parano , la preuve je refuse de confier l'instruction de mes enfants à l'École.
bonne soirée à tous.

Écrit par : Patricia Mesnigé | 05 mars 2007

Catmano, votre livre, il est pour quand ?
Je suis prêt à ouvrir la souscription ;-))

Écrit par : Lariba | 05 mars 2007

Mon fils redouble sa seconde avec profit mais nous avons du auparavant passer deux fois en commission d'appel pour obtenir le passage CE1/CE2 et 6°/5°. Nous ne regrettons rien. Le détail de l'histoire et de tant d'autres similaires est à lire, sans a priori, sur le forum de l'ANPEIP.
Aucune des classes précédentes n'aurait pu être redoublée avec profit et on aurait pu lui faire redoubler n'importe laquelle ou toutes ou lui en faire sauter une sur deux que ça n'aurait rien changé. Il nous a fallu par deux fois faire appel aux psys et à cette maudite commission d'appel.
Pratiquement aucun enseignant ne nous a aidé à lui tenir la tête hors de l'eau jusqu'à ce qu'il soit en âge de naviguer seul. Certains ont pris un malin plaisir à le fracasser... Je devrais dire certaines d'ailleurs. A quand la parité hommes-femmes dans l'ED Nat?
Pour JP Brighelli: les insultes du Forum Education de France 2 frappent le plus souvent en dessous de la ceinture, rarement plus haut que les tibias. Pour le reste, voir le texte de Patricia.

Écrit par : dobolino | 05 mars 2007

J'ai l'impression d'assister sur ce blog à une guerre ouverte des gens de gauche contre ceux de droite.
Je suis plutot de gauche et je ne suis pas tant que ça en désaccord avec les gens de droite.

Premier point: Le bilan: je suis pour dire que rien ne va plus...il est temps que la politique des rectorats et de l'E.N change. Y'en a marre du pas de vague pas de vague (ça fini par se voir)

Second point: C'est à l'école primaire qu'il faut mettre le paquet sur le Français

Troisième point: Arrêtons cette mascarade du collège unique (on le verrais bien s'il était unique) et essayons de réfléchire à un autre collège où chacun pourrait trouver sa place et sa classe. De la sélection serait sans doute souhaitable.

Quatrième point: Il faut également cesser de demander toujours plus aux profs. On a déjà assez de mal à faire ce que l'on nous demande.

Cinquième point: Que les inspecteurs arrètent de nous faire chier avec il faudrait faire comme ceci ou comme cela!! Qu'ils nous laissent faire et qu'ils jugent sur les résultats. Chaque prof à une personnalité différente, chaque prof à un vécu d'élève et de prof différents, chacun à sa méthode pour tout dire et infliger une méthode plutôt qu'une autre revient à frustrer en quelque sorte le prof (j'ai du mal à être précis là).

Sixième point: Et là je suis peut être en désaccord avec certains. Je pense que les élèves d'aujourd'hui sont tout simplement paumés, sans repaire sans vraiment d'ambition ni de projet, plutot peu confiant dans l'avenir. On leur demande juste d'être des consommateurs, il reste peu de secteur de divertissement gratuit pour les enfants. On leur impose très clairement un monde d'adulte économiquement et socialement qui me semble déjà à moi tellement violent que je ne sais pas comment ils font pour ne pas plus péter les plombs.

Septième point: Celui là est un peu plus personnel. Mais il fait à mon avis parti des données du problème. De jeunes profs (j'en fait partie) sont catapultés en région parisienne (région que personnellement je trouve déshumanisante et déshumanisée) dans des établissements en général difficiles (pour ne pas dire très difficiles) à la limite de vous dégoûter d'être prof. Vous êtes loin de vos proches, vous ne pouvez pas réellement faire de projet d'avenir (surtout si vous êtes célibataire), vous engouffrer votre paye dans des loyers qui dépasse l'entendement humain. Le pire c'est qu'en plus vous savez que vous êtes bloqués là pour un moment.
Et il faudrait continuer à venir le coeur joyeux dans son (voir ses) établissement(s), enseigner à 50% de marmots qui n'en n'ont rien à foutre de ce que vous pouvez leur raconter, accepter d'enseigner une autre matière et encore en plus d'aller dans un autre établissement sans avoir mangé à midi.
Ce que je ressents aujourd'hui c'est l'impression d'être méprisé.. par ma hièrarchie (et jusqu'au plus haut) et par une partie de la population qui s'accorde à dire que les prof ne "branlent rien".

Souriez vous êtes filmés

Cordialement!!

Écrit par : Fremen10 | 05 mars 2007

VIVE LE PEN

Si LE PEN a ses 500 signatures, votez pour lui pour ces 3 raisons :
- il est pour le référendum d'initiative populaire.
- il dénonce les délocalisations qui mettent des millions de Français au chômage.
- et bien sûr pour ses positions sur l'immigration ; il est le seul à dire clairement que les immigrés seront de plus en plus nombreux et feront perdre notre identité ; il n'est PAS raciste, mais partisan du chacun chez soi.

Écrit par : un ami de LE PEN | 05 mars 2007

C'est kiki l'invite ?

Sybille :o))))))

Écrit par : toto | 05 mars 2007

"Les jeunes d'aujourd'hui sont sans repaires"...
Que voulez-vous dire, Fremen10?

"Chaque prof à un vécu"...
Il faut sans doute comprendre: "Chaque professeur a un vécu"?

"Mettre le paquet sur le Français"... Il faut qu'il ait le dos solide, le bougre!

Bon! J'arrête ces taquineries orthographiques et grammaticales!

Écrit par : Jean | 05 mars 2007

Ca c'est sûr, ça donne envie de voter le Pen !
S'il est partisan du chacun chez soi, il n'a qu'à dire à ses amis gentils propagandistes de ne pas poster de messages sur des forums qui n'éprouvent aucun intérêt pour lui.

Écrit par : Jérémy | 05 mars 2007

Tiens, il y a encore un professeur qui a pris un coup de couteau dans le ventre aujourd'hui. Entre la poire et le fromage, plus personne ne s'en inquiète vraiment. Ils attendent quoi à l'EN? Les premiers morts?

Écrit par : Thalie | 05 mars 2007

Désolé pour mon orthographe et ma grammaire, j'ai moi aussi quelques soucis avec que j'essaye de résoudre tant bien que mal depuis que j'ai fini la fac. Ecrire en abréger et un mot sur deux pendant 8 ans ça déforme... surtout quand je doute devant les copies de mes élèves.
Je me fais parfois peur.

Écrit par : Fremen10 | 05 mars 2007

Aujourd'hui, aussi, passait au tribunal un employeur qui a tué il y a deux ans et demi deux inspecteurs du Travail. Pas drôle non plus.

Écrit par : dobolino | 05 mars 2007

erratum: que j'essaie

Écrit par : Fremen10 | 05 mars 2007

Les déclarations de M. Forestier sont effectivement consternantes, mais je m'étonne que M. Brighelli n'ait pas relevé le diamant de la couronne :

"Mais si l'on n'étudie que les 50 % qui n'ont jamais redoublé, ils obtiennent des résultats extraordinairement élevés."

Non seulement M. Forestier sous-entend que 50% des élèves ont redoublé une classe (ce qui est évidemment faux), mais surtout, il ose prétendre que 50% des élèves "obtiennent des résultats extraordinairement élevés"! Se serait-il trompé d'un zéro? Moi qui n'ai pas la prétention d'avoir fréquenté des établissements particulièrement difficiles, je puis témoigner que même les gosses de riches sont d'une inculture sidérante!

Deux exemples qui me sont restés en mémoire :
En terminale, la moitié de ma classe n'avait jamais entendu parler de Che Guevara (il faut tout de même le faire!)
L'an passé, en quatrième année de fac (université des sciences, certes, mais enfin tout de même!) j'étais le seul à savoir qui était Maître Pangloss.

Je ne parle même pas de l'orthographe et de la syntaxe (puisque même les rapports officiels les piétinent aujourd'hui allègrement), de la capacité à additionner 47 et 29 (voire plus facile) sans l'aide d'une calculette, ou tout simplement du sens critique. Ce dernier point se remarque assez bien à travers le succès des modes toutes plus imbéciles les unes que les autres. Je doute fort que les générations précédentes aient été à ce point conformistes.

Pour comprendre les raisons profondes de cet état de fait, un livre indispensable : L'enseignement de l'ignorance, de Jean-Claude Michéa.

J'ajouterai également, bien que ce livre n'aborde pas directement le thème de l'éducation : L'abîme se repeuple, de Jaime Semprun
"Quand le citoyen écologiste [...] prétend poser la question la plus dérangeante en demandant : Quel monde allons-nous laisser à nos enfants ?, il évite de poser cette autre question, réellement inquiétante : À quels enfants allons-nous laisser le monde ?"

Écrit par : Olivier | 05 mars 2007

Allez donc voir sur le forum de France 2, comme ils s'y traitent ! J'y suis quasiment traité de nazi tous les jours… JPB

Si cela devait provenir de moi, j'en serais fort marri... :)

Votre nom de ville y est effectivement doux au palais comme un amuse-bouche au chardon, mais s'il vous arrive d'y muser masqué, vous sentirez vous-même l'air marin, iodé, piquant, chargé d'embruns par la vague que vous avez suscitée...

Écrit par : D'Enguell | 05 mars 2007

une collègue se prend un coup de couteau, pour un éventuel redoublement, et ...on en parle très peu.. entre "la poire et le fromage", je ne l'ai pas oublié....

Écrit par : nathalie | 05 mars 2007

pardon, il est tard, et ce que je vien d'écrire n'est pas clair du tout ;-)))
je voulais juste dire que j'avais une pensée pour cette collègue de Lyon et que je nous trouve tous très très fort de tenir aussi bien le coup dans le fond!!!!
bah oui; on peut s'envoyer des fleurs de temps en temps, personne d'autre ne le fera ;-)

Écrit par : nathalie | 05 mars 2007

ce que je vienSSSSSSSSSSS

Écrit par : nathalie | 05 mars 2007

"un collègue se prend un coup de couteau, pour un éventuel redoublement..."
Et dans un "bon" lycée, de surcroît, semble-t-il ... L'explication sociale semble donc ne plus suffire ici. Le lycéen aurait "pété les plombs". Pourquoi laisse-t-on ces enfants être si mal ? Tout se passe comme si on les programmait pour qu'ils ne sachent plus où ils en sont. Et je ne parle pas ici de consultation psy, qui est d'abord du ressort des parents, et encore moins de psychologiser le cours, ce qu'il ne faut surtout pas faire : nous sommes enseignants, pas thérapeutes. Néanmoins, enseigner peut être "thérapeutique" si le savoir est donné comme une clé qui ouvre sur le monde, pas comme des bribes sans rapport entre elles ni avec quoi que ce soit de solide derrière. La meilleure manière de rassurer tous ces enfants que nous allons laisser à notre planète, n'est-ce pas de représenter pour eux un référent solide, càd d'arriver avec son cours préparé béton, ses copies corrigées itou, de proposer des activités structurées, progressives et cohérentes, et non pas éparpillées comme cela devient la règle. Non seulement les gosses sont "paumés", comme l'écrit un intervenant, parce que le monde marche à l'envers, mais encore le système, tel qu'il est organisé, accroît la confusion en laissant l'enfant ou l'ado seul avec lui-même pour "constuire son savoir" et relier comme il peut des fragments de connaissance partielle, acquis dans des pseudo-activités, jusqu'à ce qu'ils "fassent sens". Comment voulez-vous que ces pauvres gamins ne deviennent pas fous ?

Écrit par : FGuichard | 06 mars 2007

FGuichard bonjour,
Je trouve que vous exagérez un peu...Je suis sûre que beaucoup d'entre nous préparent "béton" leurs cours, corrigent à temps leurs copies etc...Et une telle violence n'est certainement pas le fait des enseignants qui ne font pas assez ceci ou qui ne sont pas assez cela...certes, il doit y avoir des "paresseux" parmi nous, des "qui ne savent pas faire" des "injustes" et j'en passe...J'en ai eu aussi tiens, mais je n'ai jamais vu une telle dérive! et je ne suis pas siii vieille encore;-)
Là où nous sommes tous responsables, c'est de tolérer des choses parceque nous avons peur et voulons montrer de la "compréhension"!
Je n'approuve pas cet immobilisme d'un grand nombre de profs et encore moins 'et surtout' de leur administration, qui, comme en politique, préfèrent étouffer des faits car ils ont peur du scandale, des réactions, de la mauvaise pub , des pressions, d'un redoublement de la violence etc... Je suis dans un "lycée excellent, privilégié , privé etcetc" où soit disant tout va bien!! Que nenni!!! bonjour les pressions de l'exterieur et donc l'immobilisme que cela engendre, c'est ecoeurant tiens!
Si on s'occupait tous avant tout de n os élèves tiens et pas de leur parents, leur famille etc...je parle là surtout pour l'administration, qui, je ne sais pas comment c'est chez vous, mais nous soutient de moins en moins dans ce que nous faisons, que c'est motivant!! Sur ce, bonne journée à tous, je pars en cours ;-)

Écrit par : nathalie | 06 mars 2007

Ce matin, petite conversation avec une personne ayant ses enfants scolarisés à Lyon, au lycée international, où le prof s'est fait poignarder (tout le monde est très surpris car les élèves de ce lycée sont en général d'un milieu favorisé).
-Je plains les parents (de l'élève poignardeur).
-Moi, je plains plutôt le prof...
Il y a de quoi déprimer, non ?

Écrit par : Japhet | 06 mars 2007

D'accord 110% avec F.Guichard. Un cours structuré, balisé, carré rassure les élèves et surtout leur permet de réussir (même si ce n'est pas tout le temps). Seulement, il faudrait commencer très, très tôt, à l'âge où, hélas, l'école primaire installe un sympathique et enthousiaste foutoir d'"activités".
Ce matin, en 4°, grand plaisir d'un cours de grammaire ultra carré sur les fonctions. Depuis peu, se lèvent les doigts des "nuls", Enzo, Pierre, Rémi, les gros agités: ils commencent à ranger leur tête et surtout à trouver les bonnes réponses; ils se sentent comme les autres, ils ont repris pied, ramassé la moyenne 2 ou 3 fois.
Tout cela vient un peu tard, trop tard sans doute, mais bien cadrés, contraints à la logique, protégés par des procédures efficaces, ils ne seraient pas en échec scolaire.
Pédagogies "modernes" = massacre des innocents!

Écrit par : Cunégonde | 06 mars 2007

moi dans ma classe de CE je fais de l'analyse grammaticale, sujet, verbe, complément, mais chut ne le dites pas...J'espère qu'en 6 ème les professeurs de français pourront ainsi embrayer sans s'arracher les cheveux.

Écrit par : Ronin | 06 mars 2007

Japhet : "Ce matin, petite conversation avec une personne ayant ses enfants scolarisés à Lyon, au lycée international, où le prof s'est fait poignarder (tout le monde est très surpris car les élèves de ce lycée sont en général d'un milieu favorisé).
-Je plains les parents (de l'élève poignardeur).
-Moi, je plains plutôt le prof...
Il y a de quoi déprimer, non ?"
Japhet, vous avez eue cette conversation sur un blog ou un forum ? Si c'est le cas, pourriez-vous, s'il vous plaît, nous donner l'adresse . Je serais intéressée.

Écrit par : Kap | 06 mars 2007

"Tout cela vient un peu tard, trop tard sans doute"

Vieux motard que jamais...

Écrit par : toto | 06 mars 2007

L'apparatchik est en verve ou comment constater ingénument les effets de ses erreurs passées...


Le baccalauréat "porteur d'inégalités"AUDE SÉRÈS. 06 mars 2007


Christian Forestier, inspecteur général de l'Éducation nationale, les enfants issus de milieux défavorisés sont surreprésentés dans les voies technologiques et professionnelles.


« DEPUIS maintenant plus de dix ans, le système est en panne ». C'est le constat que dresse Christian Forestier, inspecteur général de l'Éducation nationale, du système éducatif français dans un ouvrage à paraître demain et intitulé Que vaut l'enseignement en France ? (Éditions Stock). Bon connaisseur du système, ancien directeur de cabinet de Jack Lang, il stigmatise ainsi l'évolution de l'accès au baccalauréat des jeunes. Alors que le taux de bacheliers est passé entre 1985 et 1995 de 30 % à 60 % - il était de 10 % à la fin des années 1950 -, il stagne depuis dix ans ! Selon l'Éducation nationale, la proportion de jeunes qui obtiennent le baccalauréat a atteint l'an dernier 63,8 %. Elle était de 29,4 % il y a vingt ans et de 62,7 % il y a dix ans.


En réalité, dit-il, l'augmentation de l'accès au baccalauréat s'est faite au profit de l'émergence des bacs technologiques, créés en 1968, et professionnels, créés en 1985. Mais il va plus loin : l'accès au baccalauréat, passeport pour des études supérieures, est porteur, dit-il, d'inégalité sociale... « Il y a trente ans, 60 à 70 % des enfants de cadres passaient le bac, aujourd'hui ils sont 90 % », explique-t-il.


15% des enfants d'ouvriers ont un bac général


Le taux d'accès des jeunes issus des milieux les plus défavorisés reste inférieur à 50 %, essentiellement dans les voies technologiques et professionnelles. Ainsi, si la proportion d'enfants de milieux dé­favorisés accédant au bac a progressé, c'est grâce aux voies professionnelles et technologiques. « La probabilité pour un enfant d'ouvrier d'avoir le bac général n'a pas bougé depuis le début des années 1980, elle est toujours de 15 % », martèle-t-il. Car, avance Christian Forestier, si la part d'une classe d'âge qui obtient un baccalauréat général a atteint l'an dernier 34,6 %, il y a dix ans, cette proportion flirtait avec les 40 %. Aujourd'hui, 17,2 % d'une classe d'âge accèdent au bac technologique et 12 % au bac professionnel. Or, 150 000 jeunes, soit 20 % d'une classe d'âge, s'arrêtent au baccalauréat, dont la moitié après avoir tenté les études supérieures. « Et les deux tiers de ces jeunes laissés sur le bord du chemin de l'enseignement supérieur ont passé bac technologique ou professionnel ! »


Pour Benoît Theunis, responsable de l'enseignement technologique et professionnel au Snalc, « il n'y a pas eu de revalorisation de l'image des lycées professionnels par l'orientation. D'ailleurs, la découverte professionnelle en 3e n'a cours que depuis deux ans ». Afin d'éviter l'arrivée dans ces filières de jeunes déjà en situation d'échec scolaire, lui préconise une orientation dès la 4e. Selon Luc Bérille, secrétaire général du SE-Unsa, « la création du bac professionnel a constitué un élément très positif, permettant une élévation générale du niveau d'une catégorie de jeunes ». Son constat : les voies technologiques et professionnelles sont encore celles vers lesquelles on est orienté par défaut. Ainsi, il insiste également sur le fait qu'« on n'a pas réussi à modifier les mentalités et le regard sur ce type de formation ».

Écrit par : Guillaume | 06 mars 2007

"En terminale, la moitié de ma classe n'avait jamais entendu parler de Che Guevara "

En quoi est-il nécessaire que des élèves connaissent le nom du "procureur" et geolier de la prison de la Cabana, l'inventeur du premier "camp de travail correctif" dans la péninsule de Guanaha dixit Régis Debray ?

L'enseignement est affaire de choix...celui-ci est-il judicieux ?

Écrit par : Guillaume | 06 mars 2007

"En terminale, la moitié de ma classe n'avait jamais entendu parler de Che Guevara "

En quoi est-il nécessaire que des élèves connaissent le nom du "procureur" et geolier de la prison de la Cabana, l'inventeur du premier "camp de travail correctif" dans la péninsule de Guanaha dixit Régis Debray ?

L'enseignement est affaire de choix...celui-ci est-il judicieux ?

Ecrit par : Guillaume | 06 mars 2007

Peut-être pour qu'ils ne croient pas qu'il est l'emblème de la révolte adolescente, de la liberté d'expression, des aujourd'hui qui chantent? Pour qu'ils ne le confondent pas avec Pablo Neruda?
Avez-vous déjà rencontré des petits sud américains avec des maillots à l'effigie de Robespierre (au hasard... je ne veux pas engager une longue discussion historique sur les mérites comparés de Robespierre et Che Guevara).

Écrit par : dobolino | 06 mars 2007

Peut-être pour qu'ils ne croient pas qu'il est l'emblème de la révolte adolescente, de la liberté d'expression, des aujourd'hui qui chantent? Pour qu'ils ne le confondent pas avec Pablo Neruda?...
Dobolino

C'est beaucoup mieux que le Pandit Nehruda, dont la fille n'est pas plus apparentée au Mahatma Gandhi que Fouquet à Fouquet-Tinville...

Écrit par : D'Enguell | 06 mars 2007

Peut-être pour qu'ils ne croient pas qu'il est l'emblème de la révolte adolescente, de la liberté d'expression, des aujourd'hui qui chantent? Pour qu'ils ne le confondent pas avec Pablo Neruda?...
Dobolino

C'est beaucoup mieux que le Pandit Nehruda, dont la fille n'est pas plus apparentée au Mahatma Gandhi que Fouquet à Fouquet-Tinville...

Ecrit par : D'Enguell | 06 mars 2007

Faire un parallèle entre Nehru et Che Guevara est à la limite insultant pour l'Inde, qui est à peu près le seul pays post colonial réellement démocratique ( Cuba si ? Cuba no !! ).
Quant à Indira Gandhi, malgré bien des défauts, une tendance marquée à l'autoritarisme et un petit passage à vide pendant l'état d'urgence, elle a su conduire l'Inde vers la modernité et l'auto-suffisance alimentaire, tout en restant démocrate.
Maintenant, s'il s'agissait juste de faire un jeu de mots, il nous reste à convoquer Jojo le Mérou ...

Écrit par : yann | 06 mars 2007

Tant que je suis là, quelqu'un a la réponse à ma question ci-(loin)dessus ?

Combien de non redoublants au bac ? 50 % ou plus ?

Écrit par : yann | 06 mars 2007

"Japhet, vous avez eue cette conversation sur un blog ou un forum ? Si c'est le cas, pourriez-vous, s'il vous plaît, nous donner l'adresse . Je serais intéressée.

Ecrit par : Kap | 06 mars 2007 "

Non, c'est une personne que je vois régulièrement. Elle était très surprise car le lycée est huppé (pour y être admis, vous devez parler parfaitement une langue étrangère ; on y trouve donc les enfants d'expatriés - allemands, anglais, américains, italeins, espagnols, japonais... entre autres) et les gens ont été très choqués.
Mais la réaction m'a choqué : pourquoi ne pas plaindre le poignardeur, alors ??? Le pauvre gars a eu un geste brusque et manque de pot, il avait un couteau dans la main, maintenant ça va lui valoir des tas d'ennuis...

Écrit par : Japhet | 06 mars 2007

Faire un parallèle entre Nehru et Che Guevara est à la limite insultant pour l'Inde, qui est à peu près le seul pays post colonial réellement démocratique ( Cuba si ? Cuba no !! ).
Quant à Indira Gandhi, malgré bien des défauts, une tendance marquée à l'autoritarisme et un petit passage à vide pendant l'état d'urgence, elle a su conduire l'Inde vers la modernité et l'auto-suffisance alimentaire, tout en restant démocrate.
Maintenant, s'il s'agissait juste de faire un jeu de mots, il nous reste à convoquer Jojo le Mérou ...

Ecrit par : yann | 06 mars 2007

Oui, mais comme c'est D'Enguell qui le dit, ça se prend au second degré, voire au 25°. Faut pas lui refaire le coup de l'arbre parce qu'il va craquer.

Écrit par : dobolino | 06 mars 2007

Je suis tout à fait d'accord avec vous Japhet. La réaction en dit long, et elle correspond tout à fait aux articles et reportages pondus sur le "drame", comme on dit si bien de nos jours - sans doute pour suggérer que nul n'est responsable si ce n'est "la fatalité", comme dit la Belle Hélène chez Offenbach. On plaint le pauvre petit victime du système, on essaie de comprendre pourquoi ce drame, hein? on envoie des cellules psychologiques pour soutenir moralement ces pauvres "ados" qui ont vu leur "prof" se faire poignarder, mais peu de choses sur l'enseignant au bout du compte, si ce n'est que ses jours sont hors de danger. Gageons que s'il y était resté, les réactions n'auraient pas été bien différentes.

Écrit par : Kap | 06 mars 2007

Le coup de l'arbre ??

Késako ?

Écrit par : yann | 06 mars 2007

Demandez donc à Jojo le Mérou... :)

Écrit par : D'Enguell | 06 mars 2007

"Gageons que s'il y était resté, les réactions n'auraient pas été bien différentes.

Ecrit par : Kap | 06 mars 2007 "

On pourra bientôt juger sur pièces, je parie que ça arrivera bientôt. A quand les détecteurs de métaux dans les écoles ?

Écrit par : Japhet | 06 mars 2007

Le coup de l'arbre ??

Késako ?

Ecrit par : yann | 06 mars 2007
Intervenir sur le forum éducation de France2 est très instructif. Le coup de l'arbre, c'est une histoire de langue de bois. D'Enguell a eu le malheur de dire à quelqu'un de rester dans son arbre.
Va te promener sur ce forum entre deux consults et trois chir, c'est une sorte de défouloir. Tu peux accumuler fautes d'orthographe et inexactitudes sans risques.

Écrit par : dobolino | 06 mars 2007

Gageons que s'il y était resté, les réactions n'auraient pas été bien différentes.

Ecrit par : Kap | 06 mars 2007
Non, non, je n'en suis pas certaine. Quel prof veut se dévouer, qu'on voit la réaction populaire?
Faut que ça saigne...

Écrit par : dobolino | 06 mars 2007

Apparatchiks
Je n'écris pas de façon très assidue, comme certains, sur ce blog mais je suis une lectrice silencieuse et toujours admirative des écrits de JPB.
En ce qui concerne C. Forestier, tout à fait d'accord. J'ai eu droit il y a environ 15 ans à une "grand'messe" ; c'était à l'époque du cycle technologique (finalement supprimé).
Je crois qu'il a été également recteur de l'académie de Créteil, département dans lequel il s'investirait et bla bla bla ...Il n'y est pas resté longtemps.
Sylviane ... professeur depuis presque 40 ans en Seine St Denis

Écrit par : Sylviane | 06 mars 2007

JPB,
Si le lundi 2/04 vous êtes en déplacement sur Paris, je pense que cette conférence-débat pourrait vous intéresser.
MEME PAS GRAVE
"L'échec scolaire, ca se soigne"
Par Olivier REVOL, chef de service au CHU Wertheimer à Lyon. Responsable du Centre de Référence des troubles d'apprentissage.
Mairie du XVIe arrondissement. 71 avenue Henri Martin Paris

Écrit par : Carole | 06 mars 2007

Le lycéen qui a poignardé son professeur venait selon les médias pour lui parler de son "probable redoublement".

Les experts au sommet de l'E.N. ne vont pas tarder à rendre leur avis pour qu'un tel drame ne se reproduise plus : il faut supprimer les redoublements.

Écrit par : Jeremy | 07 mars 2007

Une logique inattaquable conduit JPB à associer dans sa note les apparachicks de Grenelle et la perversion de l'égalité que décrit Revel dans La Connaissance inutile. Qu'ils se déclinent en Nomenklatura, en Khmers -ou en Armée- rouges, ils sont avec les pseudo-experts en sciences de l'éducation les instruments classiques de cette dérive totalitaire qui devait aboutir à la destruction systématique des apprentissages.
Comme cette évidence contredit des croyances solidement ancrées, JPB suscite le courroux de ceux qui trouvent dans le contresens le refuge confortable qui évite d'affronter une réalité qui fâche. La théorie du complot est ainsi mise à toute les sauces. En l'occurrence il n'y a pas complot, il y a au contraire une politique délibérée, clamée urbi et orbi!


Cette pathologie (complotite ou complotitude?) sert surtout de verres correcteurs à ceux qui ont été baignés depuis des lustres dans la culture du souçon et de la victimitude.
Une maille pour Saint Joseph, une maille pour Saint Thomas, chantait Jacques Brel. Que faire d'autre que compter les mailles quand on garde le nez dans son tricot? Or la note de JPB sur les apparatchiks mérite infiniment mieux; pleine d'enseignements, elle touche même si juste que surgit le nom de Prost. C'est loin d'être fortuit, car il est l'un des pontifes de la secte égalitariste qui compte une proportion non négligeable de cathos de gauche et que Milner épinglait déjà dans De l'école, en 84, sous le nom de Corporation.

Revel, ainsi mis à l'honneur, me pousse d'autre part à rendre à César ce qui lui appartient, ce que jusqu'ici je n'avais pas jugé utile de faire, mais je ne peux taire plus longtemps que les propos ressentis ici par les mêmes, comme « insultes », « invectives » et autres « mensonges » proviennent, la plupart du temps verbatim, d'un repaire fort connu pour abriter de dangereux doctrinaires fascistes et que j'avoue donc avoir pillé sans vergogne: l’Académie française. N’ayant pas le loisir de passer des heures à "bloguer", j'ai le plus souvent copié-collé un medley de Revel, Romilly, Druon, Peyrefitte et d’Ormesson. Je ne taisais pas leur paternité pour les plagier mais pour m'éviter un travail d'étiquetage aussi fastidieux que ...chronophage, et même quand j'indiquais mes sources on m'en attribuait la paternité ou on attribuait à mes auteurs ce qui était de mon cru...Mais, oh! joie, ma paresse fut récompensée par cette cerise sur le gateau: le concert d' indignations par sa coloration idéologique univoque conforte mes intuitions.
Les auteurs cités plus haut sont toujours aussi diabolisés par la bienpensance de gauche et ce serait du masochisme pour mes détracteurs ( que je remercierai en ne manquant pas de mentionner leur utile contribution à ma recherche) que de s'infliger la lecture de ces « insultes et mensonges » dans leur jus d’origine. Ils proviennent des ouvrages suivants : le Voleur dans la maison vide, Les Plats de saison, la Grande parade, l’Obsession anti-américaine, la Tentation totalitaire, Ni Marx ni Jésus, la France aux ordres d’un cadavre, l’École en détresse, Ordonnances pour un état malade, le Mal français et d' articles de presse ou publications universitaires des mêmes auteurs.

J’ai parfois vendu la mèche, notamment en écrivant çà et là," Revel tu nous manques".

On comprend par exemple que l'école est malade de la collusion évoquée plus haut par JPB, en lisant "Pourquoi des philosophes" (1957) et sa suite, "la Cabale des dévôts" (1962). Judicieusement réédités ensemble dès 1970, ces morceaux d’anthologie n’ont pas pris une ride et sont une source d’inspiration permanente pour quiconque étudie l’histoire des idées depuis la Libération. La gravité de la situation actuelle confirme la responsabilité dans le désastre scolaire de certaine pensée unique devenue autiste par monolithisme et dont Revel
disait il y a 50 ans qu'elle était la négation de la philosophie.

Il déplorait aussi qu'ait été kidnappé, usurpé, batardisé le noble héritage intellectuel de la Gauche, dont il s’est réclamé à cor et à cri, mais in deserto, justement, ce désert de la pensée laissé derrière eux par les Huns du 20eme siècle, ces nouveaux barbares qui édifient des autels à l'ignorance partagée et à la relativité de toutes choses.

Revel a obtenu dans le monde entier la reconnaissance que la France ne lui a concédée qu'à reculons, et la trahison qu’il n’a cessé de dénoncer éclabousse aujourd’hui ceux qui n’ont rien voulu entendre et l’ont cloué au même pilori que Simon Leys, Octavio Paz, Soljenitsyne et tant d’autres, dont le seul tort fut d'avoir raison contre les moutons de Panurge.

En lui rendant hommage, Pierre Boncenne ( "Pour J.F. Revel", Plon, 2006) m’a aussi fourni une mine de citations bien senties, et j’en recommande la lecture à quiconque s’intéresserait à l’un des rares penseurs d'une scène intellectuelle française déjà rendue orpheline par la disparition de Camus et d' Aron. Revel les a rejoints au Panthéon des Justes et, comme eux, sort grandi de la diabolisation que son honnêteté intellectuelle suscitait dans le microcosme germanopratin.


Les apparatchicks de Grenelle sont les porte-burettes des grand'prêtres satro-bourdivins. Tous, comme un seul homme, continuent à encenser les mêmes phares de la pensée, dont le dénominateur commun est qu'ils se sont , disait Revel, « abjectement trompés » et avec une si remarquable persévérance.

Écrit par : Cadichon | 07 mars 2007

Tiens, JE VAIS FAIRE HURLER......mais vous savez que j'aime.....faisant partie de RESF, et étant prof au Collège Georges Rouault, dont on parlait ailleurs, je tiens à vous signaler un court métrage réalisé par Robert Guédigian entre autres et où l’on voit cinq petits gamins sans papiers de mon collège. Hier première page de Libé et de l’Huma. Oui, me dira-t-on, très bien cotre truc, m’enfin,c’est pas Kubrick hmmmmmmmmmm???? Eh bien ça dure trois minutes. Regardez-le, et vous verrez. Moi, j’ai pleuré comme un con. Parce que, en voyant ces gosses, arméniens, arabes, tamouls, chinois, qui nous regardaient en nous disant, “nous aimons la France, et pourquoi ne nous aime-t-elle pas???” je pensais que, sur le mur de l’école de la Marseillaise, la si mal nomméé, près de la Porte Chaumont, comme sur toutes les écoles parisiennes et d’ailleurs, on avait fixé une plaque de marbre noir gravée en doré et rappellant la plus grande infâmie de notre histoire….Vichy, évidemment. Quel téléscopage. Dernière chose, une de ces élèves sans-papiers, Douigou, qui ne parlait un mot de français en Juin 2005, a eu 35/40 au brevet blanc….
Eh , Sarko, pourquoi tu tousses?

Quant au collègue poignardé, il faut le révoquer....il n'a pas compris le souci d'approfondissement de son élève. En effet, ce dernier voulait simplement "intégrer la démarche expérimentale au logos didactique"..... pas mal trouvé, hein??? Et le plus rigolo, si l'on ose dire, à part la nullité de la réaction de Robien, ce qui n'a rien d'étonnant, c'est, dans le Parisien d'hier, un connard des IUFM qui disait que ce genre de situation de violence , on devait la désamorcer par.....l'humour....on ne rève pas, pollope!!! écrit noir sur blanc, comme disait Mandela. Il emploie même un terme familier, qui à lui seul suffit à traduire le mépris de ces malpropres à notre endroit "il ne faut pas que les profs se laissent EMBRINGUER". On imagine la scène: un prof se reçoit une bastos dans la boîte à ragoût, il monte sur son burelingue et, hilare, dit avant de clamser: "Non, non je l'sens bien , ce n'est rien, ce n'est plus ton p'tit doigt qui m'chatouille".....et COUIK....
Franchement ces cloportes vont finir par nous pousser à de très fâcheuses extrêmités... je reprendrai, pour finir, la citation faite par Cadichon "ils se sont ABJECTEMENT TROMPES"........normal......ils SONT l'abjection......

Écrit par : montaigneàcheval | 07 mars 2007

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-879932@51-854843,0.html

C'est vraiment "pad'bol" , si je vote pour eux ils feront kèkchose pour ouam ? :)
On les retrouve partout les chtits défauts des céfrans lol ...

Écrit par : toto | 07 mars 2007

Le sur le forum de france 2 :

"La dégradation de la maîtrise du français préoccupe l'Ecole vaudoise, du bas jusqu'au sommet de sa hiérarchie. Le constat des carences est bien établi. Et personne ne songe à le nier.
Mais les responsables du Département de la formation recourent à quelques périphrases pour atténuer le choc de cette révélation auprès du grand public. «Je ne suis pas choqué qu'on remette en cause la formation des maîtresses et maîtres généralistes dans le domaine de l'orthographe», concède ainsi Philippe Martinet, membre de la Direction générale de l'enseignement post-obligatoire.
Paradoxalement, le syndicaliste Jacques Daniélou, président de la Société pédagogique vaudoise (SPV), est plus direct: «Un instituteur qui multiplie les fautes d'orthographe est indéfendable. Que les maîtres travaillent leur orthographe ! Il y va de leur crédibilité.»

A défaut d'être plus riches, nous sommes persuadés d'être plus intelligents que les Suisses (et bien entendu que les Belges, avec tous les beaufs de France depuis Coluche)

Nos apparatchiks et nos syndicalistes enseignants à nous nous expliquent tout haut comme Antoine Prost que c'est à cause de la démocratisation de l'Ecole et rêvent tout bas de supprimer purement et simplement l'orthographe.

Écrit par : Robin | 07 mars 2007

Nos apparatchiks et nos syndicalistes enseignants à nous nous expliquent tout haut comme Antoine Prost que c'est à cause de la démocratisation de l'Ecole et rêvent tout bas de supprimer purement et simplement l'orthographe

...Pour les enfants du peuple, pas pour autres. Et ils sont aussi beaucoup plus "efficaces" que les Suisses. Car figurez-vous que leur rêve s'est réalisé depuis longtemps.

C'est leur façon à eux d'accompagner la "démocratisation" de l'école française...."Puisque ces mystères nous dépassent, faisons semblant d'en être les organisateurs" disait Jean Cocteau. Tel pourrait être la piteuse devise de ces experts en failllite.

Écrit par : Robin | 07 mars 2007

Amusez-vous (si je puis dire) à essayer de lire des blogs de jeunes issus de nos collèges uniques au monde. C'est très instructif de voir comment nos experts ont accompagné la "démocratisation" de l'école.

"moi dans ma classe de CE je fais de l'analyse grammaticale, sujet, verbe, complément, mais chut ne le dites pas...J'espère qu'en 6 ème les professeurs de français pourront ainsi embrayer sans s'arracher les cheveux.

Ecrit par : Ronin | 06 mars 2007

Excusez-moi, Ronin, j'ai oublié de vous remercier au nom de ce qui me reste de mon système pileux.

...Et si nous demandions l'asile politique en Suisse ?

Écrit par : Robin | 07 mars 2007

Bonjour à toutes et à tous,

Nous pensons que cet article de Libération sans rapport avec le sujet que nous propose JPB (toutes nos excuses) peut vous intéresser.

Décès hier du sociologue et philosophe Jean BAUDRILLARD

Jean Baudrillard au-delà du réel
Le sexe, le langage, les signes, la marchandise, la guerre ... Rien n'a échappé aux analyses paradoxales du sociologue, mort hier à 77 ans.
Par Robert MAGGIORI

http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2007/03/07/deces-hier-du-sociologue-jean-baudrillard.html

RAG 34. Les lolo's 34

Écrit par : Les Lolo's 34 | 07 mars 2007

Cher JPB,

Sans rapport avec le sujet que propose JPB... Quels déconneurs mes lolo's ! Ah, ces vilains insolents qui me font perdre pied chaque jour davantage.

Les voulez-vous quelques jours en stage pour un rappel à l'autorité et la discipline, car je ne sais plus quoi en faire ?

Remerciements anticipés,

Amicalement.

Lolo34

Écrit par : Lolo34 | 07 mars 2007

"Quant au collègue poignardé, il faut le révoquer....il n'a pas compris le souci d'approfondissement de son élève."
Je comprends, l'élève a recherché de la profondeur en plongeant son couteau dans le corps de son professeur...
Vous oubliez donc de dire, MàC, que l'élève a fait preuve de créativité en accomplissant son geste, et qu'il a sans doute exprié son moi profond de cette manière...
Pourriez-vous faire remonter cette remarque à la personne de l'IUFM que vous évoquiez ? Elle semble avoir traité le cas de l'élève sans chercher à approfondir...

Écrit par : Japhet | 07 mars 2007

Dans un article du Figaro, au sujet du professeur poignardé, il est bien précisé: "le professeur jouissait d'une excellente réputation."

Je suppose que c'est heureux pour lui, sinon, on aurait sûrement dit que c'était de sa faute . . .Pauvre pays!

Un petit message à Nathalie: je trouve vos remarques vraiment en accord avec ce que je pense aussi. J'enseigne à Lyon d'ailleurs. . . un échange perso vous dirait-il?

Écrit par : TulipeNoire | 07 mars 2007

Voyons MàC et Japhet , cet personne de l'IUFM faisait de l'humour et nous savons combien ils sont spirituels ces gens là dans leurs sphères nébuleuses! de l'humour au second degré? mais non les amis ça c'est pour le commun des mortels, la preuve le prof de Lyon ne l'a pas compris!car ces gens là messieurs ,pratiquent un humour réservé à l'élite du savoir et de la pédagogie , unl'humour à des degrés exponentiels ! vous savez bien qu'ils ont inventé le nov'humour n'est-ce pas ? oh, ne me dîtes pas que vous l'ignoriez tout de même! vous savez cet humour subtil qui passe du noir au jaune et vous déchire les zygomatiques à vous plier en deux que dis-je à vous couper en deux!

Écrit par : Patricia Mesnigé | 07 mars 2007

Avis aux collègues poignardés, vous êtes en face d'un dilemme :
— si le couteau reste planté, l'enlever peut accentuer l'hémorragie ;
— si vous le gardez, vous serez poursuivi pour vol d'objet personnel ou culturel, etc.
Donc faites preuve d'humour et d'à-propos, allongé par terre à espérer que quelqu'un se décide à appeler le SAMU... ou encore mieux l'IUFM.

Écrit par : Lariba | 07 mars 2007

Bonjour Tulipe Noire
C'est très sympa ce que vous avez dit là! j'éspère que c'est bien moi que vous vouliez dire comme nathalie ;-))
je veux bien un echange perso mais comment on fait?? il faut mettre ici même son adresse mail??????? help!

Écrit par : nathalie | 07 mars 2007

A "Amélie" qui ne m'a pas planté de couteau et vient de temps en temps me faire un petit coucou à l'école :

Des redoublements réussis (2° partie) :
1) Amélie

Amélie est fille unique, elle vit dans une ferme isolée avec son père et sa mère qui travaillent énormément et sortent très peu, depuis toute petite, elle les suit dans les champs. Lors de sa première rentrée (elle avait deux ans 10 mois), elle a tellement pleuré que nous avons demandé aux parents de la garder à la maison tout en essayant de lui faire rencontrer d’autres enfants, nous leur avons parlé des haltes garderies où ils auraient pu l’habituer en douceur à la séparation, nous leur avons conseillé d’en parler à leur médecin traitant. La deuxième tentative, à la rentrée de ses 3 ans 10 mois, ne s’est pas beaucoup mieux passée mais là, nous avons persisté.
A l’école, c’était une « petite souris » qui ne faisait rien sans sollicitation. Je l’ai eue dans ma classe de la Petite Section à son deuxième CE1. Elle a éprouvé d’énormes difficultés à s’intéresser à l’écrit, n’écoutant pas les histoires (pour elle, ça s’apparentait à la sieste...), puis plus tard ayant beaucoup de peine à en dégager une trame, ne s’intéressant que très peu au monde extérieur (j’ai souvenir d’un épisode mémorable où après un long travail sur fruit et arbre fruitier, elle n’arrivait pas à transposer ses connaissances « les cerises poussent sur un cerisier », « les abricots poussent sur un abricotier », « les olives poussent sur un olivier » à « les pommes poussent sur un ... » ou « les poires poussent sur un ... » ou cet autre épisode où nous avons essayé de lui faire enchaîner les événements relatifs aux vendanges :
- Que fait ton papa ?
- Il coupe les raisins.
- Et qu’est-ce qu’il en fait des raisins ?
- Il les met dans le seau.
- Et le seau, où le met-il ?
- Il le met dans la remorque.
- Et la remorque, où la mène-t-il ?
- Il la mène au monsieur de la cave.
- Et le monsieur de la cave, qu’est-ce qu’il en fait des raisins ?
(long silence)
- Il les mange ? ??? »)
Au CP, elle a appris à lire. En 10 mois, pas un de moins... Il faut dire que j’utilise depuis dix ans une méthode syllabique (« Bien lire et aimer lire » de C. Silvestre de Sacy) qui « marche » vraiment très bien.
Mais le CE1 a vite révélé ses difficultés de compréhension, en français d’abord (compréhension de textes, de consignes écrites, des premières bases d’orthographe, de grammaire, de conjugaison – oui je sais, normalement je n’ai plus le droit de les enseigner, tant pis, je suis hors la loi...) puis en mathématiques (numération, techniques opératoires et surtout résolution de problèmes). [Au fait, si quelqu’un connaît un livre ou un fichier de mathématiques à l’usage des CP, CE1 et CE2 aussi bien fichu que le livre de lecture que je viens de citer, je suis preneuse. Pour l’instant, j’utilise « J’apprends les maths » de R. Brissiaud chez RETZ, mais la nouvelle version me déçoit énormément (généralement mes CE2 mettent entre dix minutes et trente minutes pour effectuer les exercices prévus pour une ou deux séances de maths)].
Elle a donc redoublé son CE1 avec l’accord de ses parents qui ont estimé que de toute façon c’était à la maîtresse de décider puisque c’était elle qui lui apprenait (mais en revanche, je n’ai pas intérêt à me mêler de leur façon de cultiver leurs vignes ou leurs oliviers...)
Actuellement, Amélie est au CM2, ma collègue est satisfaite de ses résultats de français bien qu’elle déplore son manque de vocabulaire. L’année dernière au CM1, elle demandait souvent à sa voisine de table de l’aider à finir ses exercices de maths et quand elle la laissait seule pour les bilans, elle ne se débrouillait pas si mal.
Une dernière anecdote sur Amélie, culturelle celle-là. Nous écoutions le final de « La Flûte Enchantée » de Mozart, silence recueilli dans la classe. Amélie lève le doigt : « Maîtresse, c’est beau, encore plus beau que « Le petit St Jean» (une cérémonie qui a lieu chaque année dans la bourgade voisine). » et je me prends à rêver, peut-être que dans vingt ans, dans une ferme reculée de la Drôme, on écoutera du Mozart, ça nous changera de Lorie...

Écrit par : catmano | 07 mars 2007

"ou encore mieux l'IUFM." :o))

A quelle vitesse allait le prof quand il s'est jeté sur le couteau (que cet élève venait juste de trouver par terre, et qu'il était en train de le ramener aux objets trouvés)
Fâcheux concour de circonstance ...

Encore un innocent derrière les barreaux.

Écrit par : toto | 07 mars 2007

et je me prends à rêver, peut-être que dans vingt ans, dans une ferme reculée de la Drôme, on écoutera du Mozart, ça nous changera de Lorie...

Ecrit par : catmano | 07 mars 2007

Soyez sûre et confiante Catmano en le fait que ce rêve deviendra réalité. Ma faible expérience des enfants me permet de constater qu'ils n'oublient jamais ce qu'ils ont aimé et n'ont de cesse de vouloir le retrouver...
Nostalgie quand tu nous tiens!
bonne fin de journée à vous, c'est toujours un grand plaisir et réconfort de vous lire .

Écrit par : Patricia Mesnigé | 07 mars 2007

C'est une bien belle histoire Catmano.

Le petit cheval de Paul Fort est mort dans un éclair blanc : "Tous derrière, tous derrière, tous derrière, lui (deux claquement de langue)...devant.

Ce ne sont jamais ceux qui ont été à la peine qui sont à l'honneur.

Moi, si j'étais le Bon Dieu, je rétablirais l'équilibre entre les récomprenses et les coups de pieds au c...Mais je ne suis pas le Bon Dieu...

Les apparatchiks ont les lauriers de la gloire ou de la honte...

...Il nous reste les Amélies et les larmes de Mozart mourant murmurant les dernières mesures du Lacrimosa.

Écrit par : Robin | 07 mars 2007

En terminale, la moitié de ma classe n'avait jamais entendu parler de Che Guevara "

En quoi est-il nécessaire que des élèves connaissent le nom du "procureur" et geolier de la prison de la Cabana, l'inventeur du premier "camp de travail correctif" dans la péninsule de Guanaha dixit Régis Debray ?

L'enseignement est affaire de choix...celui-ci est-il judicieux ?

Il est toujours profitable d'être capable de distinguer le mythe de la réalité et de choisir judieusement plutôt que d'adhérer aveuglément (relire à ce sujet en les déployant les Mythologies de Roland Barthes)...Le discours marxiste aussi est une mythologie.

C'est pourquoi "Le développement du sens critique" devrait être en effet l'une des fonctions de l'éducation et de l'enseignement...Ce n'est pas moi qui le dis, c'est Jack Lang quand il était ministre de l'éducation...Mais ça s'applique aussi à Cuba !

Écrit par : Robin | 07 mars 2007

Ce que la droite a rêvé, les Forestier, les Prost, les Thélot, les Meirieu,les apparatchiks de la gauche bien-pensante, les lecteurs assidus de Bourdieu l'ont fait : la reproduction intégrale des inégalités sociales à l'école et par l'école.

Écrit par : Robin | 07 mars 2007

Bonsoir!
Est ce que quelqu'un pourrait m'expliquer comment on fait pour joindre une personne du blog , en dehors de blog justement? Je ne pense pas qu'il faille laisser son mail ici, comme ça.
Bref, je cherche à joindre "tulipe noire" et je ne sais pas comment faire!
mercimercimerci de m'expliquer ;-)

Écrit par : nathalie | 07 mars 2007

"Sur L&E j'avions eu une discussion avec un âne qui me racontait "qu'il ne fallait surtout pas" faire lire, expliquer, parler de, "LOCHE", sous prétexte que ses élèves n'avaient vu que "des poissons carrés/panés"...
Je déconne à peine, HEIN sybille! Tu vois de quoi je parle !

Que Léo&Léa c'était n'importe quoi etc etc .

Quand comprendront-ils que la méthode n'est pas faite pour eux ? (quoique ??? pour certains cela leur fait du bien pourtant :o))) sans même qu'ils s'en rendent compte :)))) ) MAis pour les gamins !

J'ai proposé sur F2 que pour faire plaisir à tout le monde, on réduise le français à 30 mots ....
Vous en pensez quoi ?"

Ecrit par : toto | 04 mars 2007

P.S. pour ceux qui sont fâchés avec les sigles: L&E signifie lire et écrire.
Mais oui, toto! Vous répondez parfaitement à la définition que Jean-Paul a donnée de "l'expert". Nous vous remercions donc de vous exprimer ici à ce titre!

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2007

En faisant une recherche je suis tombé sur le site de Nicolas Dupont Aignan. Voilà ses propositions :

Rebâtir l’école du mérite

27 - Réaffirmer l’objectif d’une école publique, laïque et obligatoire, fondée sur l’effort et le mérite.

28 - Rétablir l’autorité des enseignants en les rendant à nouveau pleinement maîtres des décisions de redoublement, sensibiliser les familles aux obligations de leur enfant en milieu scolaire lors d’une formation en début d’année.

29 - Recruter des personnels non-enseignants pour épauler les professeurs dans le maintien de la discipline et l’accompagnement médico-social des élèves.

30 - Conditionner le versement des allocations familiales à l’assiduité scolaire, ainsi que l’accès au statut d’étudiant à un suivi réel du cursus universitaire.

31 - Augmenter le nombre d’heures hebdomadaires consacrées au français dans le cycle élémentaire (de 10 à 16).

32 - Rétablir la méthode analytique d’apprentissage du français et encourager les exercices de mémorisation, les dictées, l’apprentissage des tables de multiplication, de la grammaire, etc.

33 - Mettre en place un soutien scolaire systématique pour les enfants en difficulté grâce à la création d’équipe de professeurs spécialisés.

34 - Remplacer pour les primo arrivants les enseignements des langues et cultures d’origine par des classes d’apprentissage du français.

35 - Créer dans le cycle secondaire des « classes d’excellence » où seront admis les élèves les plus méritants.

36 - Revaloriser et développer l’enseignement technique et professionnel et en permettre l’accès dès la classe de 4ème

37 - Revoir les rythmes scolaires pour alléger les emplois du temps quotidiens, quitte à réduire la durée des vacances.

38 - Réformer les IUFM pour recentrer la formation des maîtres sur le contenu des enseignements.

39 - Renforcer le budget des universités par une défiscalisation des soutiens des ménages et des entreprises et par l’acquittement de droits d’entrée modérés et progressifs selon le revenu des parents.

Écrit par : marideprof | 07 mars 2007

Bonjour Mr Brighelli,
je viens de terminer la lecture de "la fabrique du crétin" et je vous félicite pour avoir eu le courage de dénoncer ce que beaucoup n'osent même pas s'avouer tout bas à tous les étages du mammouth. Votre ouvrage m'a intéressé à double titre: étant maître de conférences, je vois arriver ces cohortes de crétins en première année de fac sans pouvoir faire autre chose que de l'élevage massif (et temporaire) d'étudiants et né en 1974, je suis moi-même un des premiers exemplaires sortis de la fabrique. Il est temps que cela cesse!

Cordialement,

Écrit par : moreau | 07 mars 2007

Développement du sens critique, partout des petites comme Amélie (voir Catmano plus haut) qui écouteraient du Mozart ?
Des Thélot, des Christian Forestier qui auraient appris lors de leurs études autre chose que faire des raisonnements faux ? Ce n’est pas une fatalité. Il nous faut continuer à lutter sans perdre espoir !

Une citation ironique (d’origine américaine) convient bien, me semble-t-il, pour caractériser ces spécialistes de la reptation comme Forestier ou Djack et autres vendeurs de vent, charlatans cyniques ou intellectuellement corrompus :

« Un mépris de l’apprentissage par le livre n’est pas nouveau. D’un certain point de vue c’est même désirable.

Pour ceux qui ont le pouvoir de la langue, c’est un réconfort de savoir que tant d’autres ne l’ont pas. Tandis que nous gardons les pouvoirs et les privilèges qui vont avec la compétence langagière, nous sommes heureux de laisser les ignorants dans ce qu’ils appellent fièrement la dure école de la vie, de les laisser balayer nos planchers et de les laisser se meurtrir les doigts avec des clés plates. Mais oui ! faisons qu’ils méprisent l’apprentissage par les livres. Pourquoi aurions-nous besoin de concurrents ? Apprendre dans les livres ne peut que mener les multitudes sur les voies du savoir et de la pensée logique qui en feront des ouvriers mécontents, des électeurs peu fiables et des consommateurs vétilleux.

Ceux qui peuvent profiter d’un anti-intellectualisme général sont les intellectuels et ceux qui récoltent les avantages d’un illettrisme étendu sont ceux qui sont lettrés. C’est un charlatan du genre stupide celui qui avale sa propre poudre de perlimpinpin. C’est une chose d’encourager chez les ignorants l’idée qu’apprendre dans les livres est idiot et qu’ils croient qu’ils ne veulent pas y participer ; c’est tout à fait autre chose quand ceux qui apprennent dans les livres se laissent prendre à cette fable. »

Écrit par : Lariba | 07 mars 2007

A Nathalie : Si vous voulez contacter tulipe noire sans laisser votre adresse email sur le blog, vous pouvez tout simplement demander à Jean-Paul de vous faire passer l'adresse de tulipe noire en vous envoyant un mail, puisque, en tant que modérateur de ce blog, il a nécessairement votre adresse. Comme tulipe noire est d'accord pour vous contacter, je crois qu'il ne devrait pas y avoir de problème.

Je vois qu'il existe un onglet "alerter le modérateur", en haut de la page. Si Jean-Paul ne voit pas vos appels dans les commentaires, envoyez-lui un message.

J'espère que cette note vous aidera.

Écrit par : Kap | 07 mars 2007

Remarquez, je me demande si l'onglet "alerter le modérateur" expédie le message à Jean-Paul. Le message peut tout aussi bien être envoyé à une équipe de mods constituée par MidiBlogs.

Écrit par : Kap | 07 mars 2007

Je vois que Kap (comme le captain'Cap d'Alphonse Allais ?) a parfaitement saisi le problème… Modérateur je ne suis pas — d'ailleurs, tout le monde a remarqué que par principe, je ne modère personne sur ce fil…
Alors, Nathalie, faites comme les autres : vous m'envoyez un message quelconque via mon éditeur (jcg.editeur@wanadoo.fr), en leur demandant de me transmettre, ce qu'il font très volontiers — et idem pour la personne pour qui vous ressentez un pincement au cœur -:))) !
Et j'établirai le contact, comme un vrai go between (vous vous rappelez ce splendide film de Losey ?) que je suis.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 mars 2007

"Je vois que Kap (comme le captain'Cap d'Alphonse Allais ?) "

Ecrit par : brighelli | 07 mars 2007

Non, ce n'est pas d'Allais que me vient ce pseudo même s'il a quelque chose à voir avec la littérature, en effet. "Kap" est un raccourci pour "Kapellmeister Johannes Kreisler", personnage et alter-ego fictif d' E.T.A. Hoffmann. Et comme j'aime beaucoup "Le Chat Murr" et Schumann... Voilà, pour l'explication. :)

Écrit par : Kap | 07 mars 2007

Bonsoir Kap et Monsieur Brighelli!
merci pour ces informations!! Je viens d'envoyer un mail à l'adresse indiqué, bon, affaire à suivre ;-)
Bonne soirée à tous

Écrit par : nathalie | 07 mars 2007

En faisant une recherche je suis tombé sur le site de Nicolas Dupont Aignan. Voilà ses propositions :

Rebâtir l’école du mérite

Nicolas Dupont Aignan se réclame de de Gaulle. Il a l'air d un type bien.Dommage qu'il n'ait pas beaucoup de chances.

Écrit par : Robin | 07 mars 2007

Ah! lumière! Cadichon!je me disais aussi que dans vos tartines, il y avait parfois d'excellentes choses. Je comprends maintenant, elles n'étaient pas de vous! Et je vous retourne les remerciements car pour le roman que j'écris en ce moment, vous m'avez fourni un personnage délicieusement caricatural. Bon courage pour la thèse en copy&paste, elle aussi, j'imagine...

Écrit par : Thalie | 07 mars 2007

Thalie, ces vannes ! Toutes les thèses sont ces copier / coller — plus exactement, c'est ce qu'on leur demande. Trouvez-en une où il y ait, effectivement, une "thèse". Pour mémoire, celle de Michelet faisait une quarantaine de pages — mais il en est sorti toute l'Histoire de France rédigée par l'auteur au cours des décennies suivantes. Aujourd'hui, on fait un énorme travail de compiltion en se gardant bien d'y glisser une idée un peu originale — ou alors, on prend des risques.

Autre chose, plus important. Le MAUSS (Mouvement anti-utilitariste dans les sciences sociales) sort un numéro de sa revue consacré à l'Ecole. L'Avant-propos est téléchargeable sur
http://www.revuedumauss.com.fr/Pages/S28.html
et il est très intéressant — d'où l'on déduit que des gens intelligents parviennent assez bien, en dehors du strict cadre universitaire, à dire des choses intelligentes.
L'objet à télécharger est au bas de la page. Bonne lecture !
JPB

Écrit par : brighelli | 08 mars 2007

On peut aussi télécharger dans le sommaire :

La syllabique est-elle réactionnaire ? de J.P Terrail.

Écrit par : Guillaume | 08 mars 2007

"La syllabique est-elle réactionnaire ? de J.P Terrail", dans la revue du Mauss (chauffe Marcel...)
Excellente défense de la syllabique, claire, objective, dépassionnée. Terrail conclut les seize pages de ce texte roboratif par ces mots décisifs : la syllabique n'est ni réactionnaire ni de gauche, elle est simplement efficace. On ne saurait mieux dire

Écrit par : FGuichard | 08 mars 2007

Si vous alliez voir le site de RESF 5(www.resf.org) vous y verriez un petit court métrage de 3 minutes tourné par de grands cinéastes, dont Robert Guédiguian, pour protester contre les enfants-otages de Sarkozy. 5 de ces gosses sont mes élèves, au Collège Georges Rouault: Douigou, Rajneet ,Lovepreet, Yi et Ayarpi.....eh oui, c'est la France de demain, et rien ne pourra entraver ce mouvement.....je rappellerai que moi-même ne suis pas spécialement d'origine gauloise.....et que dans l'annuaire de Lille, d'Armentières ou de Bruay, on se croirait à Varsovie.....

Donc, l'avenir sera métis ou ne sera pas. Pour la petite histoire, Ayarpi, jeune Arménienne arriva dans notre collège ne parlant pas un mot de français, en Septembre 2005.....elle a eu cette année 35,5 au Brevet Blanc.....en français. Eh, Sarkozy, pourquoi tu pètes?????

Écrit par : montaigneàcheval | 08 mars 2007

Alors JPB, on ne doit pas lire ou avoir lu les mêmes thèses. Car celles qui finissent par être publiées, que ce soit en histoire, en philo et parfois en lettres apportent la plupart du temps quelque chose de neuf. Et je ne parle pas des thèses en maths . Bien sûr, les bonnes thèses sont peu nombreuses à côté de celles qui s'amoncellent en un tas informe et sans intérêt aucun. Mais là aussi, il faudrait un bon peu de sélection pour que les thésards soient choisis et fassent autre chose que du copier/coller avec la bénédiction de ces imbéciles d' universitaires. Mais comme tout le monde continue de trouver ça très bien...

Écrit par : Thalie | 08 mars 2007

Toulousains, Toulousaines, précipitez vous !!

En bandeau, sur le site de la dépêche du midi (je le droit de citer ce canard sur Midiblogs ??) : "entretiens de la dépêche : rencontre publique avec Philippe Meirieu grand pédagogue."

SIC !!

Quelqu'un a une info sur la taille exacte de P.M. ?

Écrit par : yann | 08 mars 2007

j'AI le droit ...
Pardon, je tape trop vite.

Écrit par : yann | 08 mars 2007

"Donc, l'avenir sera métis ou ne sera pas. Pour la petite histoire, Ayarpi, jeune Arménienne arriva dans notre collège ne parlant pas un mot de français, en Septembre 2005.....elle a eu cette année 35,5 au Brevet Blanc.....en français. Eh, Sarkozy, pourquoi tu pètes?????"

Ecrit par : montaigneàcheval | 08 mars 2007

Tout à fait d'accord avec vous... Et un petit salut au passage!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2007

Communiqué du SNALC remis à la Presse le 13 février :

"Le SNALC-CSEN, deuxième syndicat le plus représenté chez les professeurs des lycées et collèges, a pris acte avec écoeurement de la parution au J.O. des nouveaux décrets régissant les statuts des professeurs du second degré :

- Ecoeurement quant au choix de la date : il eût été plus courageux, plus honnête et cohérent, de publier cette modification avant les discussions sur les Dotations Globales Horaires en établissements.

- Ecoeurement quant à la méthode utilisée : publication des projets sans la moindre négociation, justifications infondées et inexactes...

- Ecoeurement quant au contenu : une Ecole et des professeurs, tous les professeurs, outragés par la bivalence imposée, brisés par des déplacements injustifiés, paupérisés par la suppression d'heures justement dues, persécutés par une administration d'énarques et de politiques dont l'idéologie tue chaque jour un peu plus l'Ecole...mais toujours pas de professeurs libérés !

Le SNALC-CSEN en appelle à ses partenaires de l'intersyndicale, afin que chaque organisation demande aux candidats à la présidentielle de se prononcer sans ambages sur ces changements essentiels qui tendent à transformer le plus beau métier du monde en plus vieux métier du monde.

Le SNALC-CSEN, qui se bat sans répit contre cette réforme nocive et soutient les actions légales en établissements, souhaite enfin beaucoup de courage au candidat que le ministre "soutiendra" car, sauf à dénoncer ces décrets injustifiés, les professeurs manifesteront à n'en pas douter leur écoeurement dans les urnes.

Écrit par : Robin | 08 mars 2007

P.S. pour ceux qui sont fâchés avec les sigles: L&E signifie lire et écrire.
Mais oui, toto! Vous répondez parfaitement à la définition que Jean-Paul a donnée de "l'expert". Nous vous remercions donc de vous exprimer ici à ce titre!

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2007

Pôve man! un pti cactus te ferais le plus grand bien ....
Explique aux fouroumeurs.... Qui ont besoin de tes "lunières" ...
Te brules pas ... hein ...

Écrit par : toto | 08 mars 2007

ferait :)

Écrit par : toto | 08 mars 2007

C'est bien, toto, vous commencez à tenter de corriger vos erreurs... Un petit lien pour vous y aider.
http://www.uni-erfurt.de/lehramt_franzoesisch/giribone/imperatif.htm

De plus, le verbe: "brûler" prend un accent circonflexe! Deux fautes sur un seul mot! Mais vous avez envoyé un rectificatif pour une autre erreur grammaticale, et on dira que l'intention prime sur le résultat! Encouragements donc, pour vous.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2007

"C'est bien, toto, vous commencez à tenter de corriger vos erreurs... Un petit lien pour vous y aider.

Dommage que tu ne le consultes pas plus souvent ....

Écrit par : toto | 08 mars 2007

qui massacre le plus "nos" enfants?
mais c'est vrai: si on en croit les programmes, actes, votes de Sarkozy, de Bayrou et de leurs partis et réseaux ( pour ne pas parler de l'autre ( le Pen) on aura peut-être une école restaurée selon les axes prônés par "l'espèce de lobbying" de ce blog, de "sauvons...." où on apprendra à lire, écrire, compter, à éjecter, surveiller et punir les produits de la "fabrique du crétin".. Avec encore plus de recettes libérales-autoritaires, réduction drastique des budgets du service public, de ses personnels, des critères encore plus technocratiques ( rentabilité, productivité de l'acte d'enseigner et éduquer, flexibilité des personnels sommés d'exécuter les ordres d'apparitchiks qui déjà s'exercent , répriment qui ose obéir à sa seule conscience ...).
Pourquoi les humanistes, amoureux des lettres et des arts de ce blog , toujours attentifs à la blogsphère et aux media , n'ont pas donné d'écho ( ni d'ailleurs les candidat(e)s à toutes les infos de RESF, à ce court-métrage des cinéastes et salles d'art et d'essai que doivent apprécier: LAISSEZ LES VIVRE ICI...et que Montaigneàcheval est le seul, sans écho, à avoir signalé). La nouvelle pétition comme bien d'autres contre tout ce qui menace très gravement nos libertés, nos droits de personnes, citoyen(ne)s, travailleur(se), professeurs, nos enfants ne paraît pas vous intéresser.
Je continue à ne pas comprendre cette régression ahurissante "politique"-"intellectuelle"-"éthique"-"esthétique"-"démocratique" venant de personnes , certes , je ne veux pas en douter, de "bonne foi", "consciences malheureuses" . Depuis quand , vu la formation reçue, les responsabilités ou déontologies de notre profession , les messages humanistes que nous avons à transmettre dans nos tâches les plus modestes de profs, parents...pouvons-nous déterminer nos votes sur des problèmes certes importants ( l'école restant un sacré enjeu de notre société ...même si on exècre les sociologues, historiens de l'éducation ; tous les grands philosophes,écrivains, intellectuels,artistes ,scientifiques...ne l'ont jamais ignoré...) mais qui s'inscrivent , qu'on le veuille ou non, dans des programmes économiques, sociaux, politiques, culturels.
Ces enfants poursuivis avec leurs familles par nos gouvernances actuelles ( consultez un peu plus leurs projets de lois, leurs lois, leurs votes et discours sur sites officiels de nos instances représentatives , ou sur des sites, blogs certes arides, certes "hors de nos petites bulles ou monades ) posent, dans un français meilleur que celui de trop de nos candidat(e)s, élu(e)s "communiquants" des questions qui ne peuvent, au-delà de l'émotion ( merci à ces cinéastes, aux salles qui vont diffuser; demandez-vous pourquoi x multiplexes et medias liés à x candidat()s refusent de les diffuser...)que nous faire réfléchir sur l'école et la société que nous voulons...
Et qu'on ne me dise pas ( ce que j'ai pu lire sur ce blog) que l'on ne peut penser, voter, agir...qu'à partir de ses petits domaines et vécus...Quelle réussite ce serait pour les propagandistes de tous les "libéralismes" ( en x variantes) que de nous avoir amenés à de telles "servitudes volontaires "( La Boétie), de telle "fragmentations", "segmentations" entre citoyen(ne)s et dans nos personnes...
Tant qu'on joue aux "dix petits nègres" en nous livrant à des batailles dignes des cours de récré ça arrange bien des requins sans foi ni loi autres que le cours de la bourse...de l'internationale du fric, de la frime et de "l'horreur économique".
Virilio, Baudrillard...à relire et d'autres...Même si me paraissent consternants certains propos de ce blog sur des écrivains, critiques, intellectuels qui sont "tripatouillés",dénigrés, encensés au gré des modes!

Inconsciemment ou cyniquement nos exacerbations des plus catégorielles et corporatistes , à partir de situations certes difficiles, "ubuesques", font le jeu de démagogues rappelant, hélas, les pires pages de notre histoire de France,d'europe et du monde...et dans un déni des plus belles inventions, déclarations des droits universels .
Qui a un peu connu ( personnellement, dans ses familles et par des lectures un peu plus rigoureuses que toutes ces publications médiatiques) ce qu'était, pour de vrai, réellement "l'école "d'autrefois a toutes les raisons d'être assez ahuri des recettes prônées : les fantasmes et mythes d'un Age d'Or de l'école républicaine ne peuvent servir pour une école correspondant aux besoins de tous les élèves, des savoirs actuels, de la société actuelle. ce qui, certes , n'excuse en rien des erreurs graves, la "récupération" par des gestionnaires technocratiques et de petits chefs des meilleures propositions faites par les personnels de terrain.
Mais la moindre des honnêtetés consiste à comparer ce qu'ont fait les diverses gouvernances sur les budgets, les créations ou suppressions de postes, les choix délibérés de favoriser encore plus les favorisés, le "marché" éducatif, la "concurrence" ou de développer le public, les statuts des personnels, les salaires...Et pourquoi...de tels fronts des plus hétéroclites ( un sommet dans la campagne électorale actuelle!) avec de telles mémoires courtes, un déni des décisions et programmes ( retraites; protection sociale; statuts; salaires...; postes; pans entiers de missions du service public E.N. livrés aux "marchands) de l'UMP et de l'UDF...et cette hargne ciblée sur les "apparitchiks" et le P.S.?
Il sera trop tard pour regretter ...quand nous aurons une école si "libérale" que...."allons les enfants..."

rouletapomme. retraitée, ex-prof,syndicaliste, associative, et grand'mère désirant pour tous les enfants, jeunes ,vivant ici ce que, dans nos milieux, nous voulons pour nos proches et nous-mêmes...( renvoi à bon vieux E.Kant et ses impératifs moraux universels de philosophe de l'Aufkl^^arung).
veuillez m'excuser si je laisse des fautes de frappe ou de présentation...

Écrit par : anne-marie lepagnol | 08 mars 2007

Bonjour Nathalie,

pour se joindre je propose de créer une adresse mail bidon, et dès qu'on est en contact, je l'annule!
Bon plan?

TulipeNoire

Écrit par : TulipeNoire | 08 mars 2007

« Cela ne signifie pas que tous les hommes ont les mêmes facultés intellectuelles réelles. L’enfant né dans un milieu porteur ne doit pas être favorisé s’il est médiocre — et pour cela nous avons besoin d’un enseignement sévère et sélectif. L’enfant né dans une famille sans moyens et sans culture ne doit pas être privé d’études de haut niveau s’il est intelligent — et pour cela aussi nous avons besoin d’un enseignement sévère et sélectif, apte à détecter les dons, au lieu de les réprimer en les empêchant d’émerger et en les maintenant au niveau des plus mauvais élèves.
« Ce système pédagogique anéantit la grande fonction historique de l’école, sa véritable vocation démocratique, qui est de corriger les inégalités sociales par les inégalités intellectuelles. L’idéologie qui l’anime postule l’égalité et l’identité de tous les êtres humains. Seules les inégalités sociales expliqueraient les inégalités de réussite dans les études. Comme l’expérience ne confirme pas ce postulat, il faut la contraindre à le faire, en organisant l’échec généralisé, qui fait office de purgatoire permettant d’atteindre le nirvana de l’égalité intellectuelle totale.
« Ce postulat antiscientifique engendre en fait l’école la plus réactionnaire qui soit, car seuls les enfants de milieux porteurs ont les moyens matériels et les relations nécessaires pour trouver, hors d’un enseignement stérile, la formation que cet enseignement ne leur fournit plus. La prétendue matrice de la justice accouche de la suprême injustice. »

Je ne saurais mieux dire.

Jean-Paul Brighelli

"L’enfant né dans un milieu porteur ne doit pas être favorisé s’il est médiocre — et pour cela nous avons besoin d’un enseignement sévère et sélectif"
Ce qui est idiot car comment empêcher des parents riches de faire bachoter leur médiocre jusqu'à en tirer quelque chose de vendable sur le marché du travail.
L'école ne peut être égalitaire que si elle offre aux enfants de milieux défavorisés les mêmes possibilités de soutien et de bachotage, d'études à l'étranger et de pistons divers qu'aux enfants de milieux favorisés.
Une école hyper-sélective ne laisserait aux enfants du peuple que la possibilité d'être excellents, ce qui leur est plus ardu vu le déficit culturel du milieu de vie, pour avoir droit aux mêmes études qu'un médiocre riche.
Donc, ça cloche du début à la fin. La sélection n'est pas une solution valable. Un pays développé se doit de tirer tout le monde au maximum vers le haut. Il n'y a presque plus de travail en bas...

Écrit par : dobolino | 08 mars 2007

Bonjour, Tulipe noire…
Je viens de receoir les coordonnées de nathalie. Envoyez-moi les vôtres, via jcg.editeur@wanadoo.fr — en leur demandant gentiment de me transférer le message, et je joindrai vos deux mains virtuelles frémissantes d'émois tout aussi virtuels…
Je répondrai plus tard — c'est l'heure d'aller chercher les enfants à l'école — au message d'Anne-Amrie Lepagnol ci-dessus — parce qu'il mérite une réponse.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 mars 2007

Le problème: comment tirer chacun vers son maximum potentiel? Comment ne pas rayer d'entrée certains enfants plus lents ou immatures?
Donc, comment faire entrer plus de souplesse et moins d'impatience à l'école? Comment éviter que certains, quasiment toujours issus de milieux défavorisés, se prennent irrémédiablement pour des ratés dès l'âge de sept ans?
Comment, avec un budget assez serré et les opiniâtres convictions du corps enseignant, offrir à chacun le maximum de possibilités d'études.
Je garde de l'école sélective un souvenir pénible. J'ai fui aussi vite que j'ai pu de cet univers carcéral d'où mon parcours sans faute et ultra-rapide. J'étais issue du milieu le plus favorisé qu'il soit pour réussir. Ce fut facile. Si l'école avait été un lieu plus chaleureux, plus près des réalités, j'aurais pu poursuivre de longues études, faire de la recherche, ainsi que m'y ont incitée mes premiers employeurs. Mais, pour moi, retourner à l'école était impensable. Sanctions, obéissance servile, apprentissage par cœur de tonnes de données. La formation professionnelle pour adultes, tout au moins dans ma branche, est cent fois plus sympa.
Non, sérieusement, revenir à un passé légendaire n'est pas la solution. Il n'y a certainement pas une solution mais une multitude de solutions.
L'école ne peut en aucun cas avoir le monopole de la sélection des élites.
Sujet illustré de réflexion: que pensez-vous de l'ENA et de ceux qui sont issus de cette fabrique d'excellentes élites scolaires?

Écrit par : dobolino | 08 mars 2007

'et je joindrai vos deux mains virtuelles frémissantes d'émois tout aussi virtuels…'
Sont pas doués les ieuv.

1) sur F2 ils leur auraient fallu 2 minutes pour s'échanger leur mèl..
2) sur les sites de rencontres, ils prennent 15€/personne pour faire le boulot de JP :o))))

Peut être qu'une sélection s'impose ?

Écrit par : toto | 08 mars 2007

Merci à Anne Marie, (Lepagnol), et merci également à Dobolino. Il est vrai que cette polarisation sur ce qui semble être, aux yeux de beaucoup d'habitués d'ici, le seul combat digne de ce nom à mener, (contre les horribles pédagogistes, horreur absolue et coupables de tous les maux de la terre, et surtout d'ourdir un complot contre lequel aucune des autorités politiques ou autres ne pourraient mais, et dont elles se rendraient même, à leurs dires, complices). Certains seraient prêts à voter Sarko, voire Le Pen ou Villiers, sous le seul prétexte qu'ils promettent un avenir de l'éducation qui replace le passé. Vraiment, la haine rend aveugle! Et je rappelle quand même, pour ceux qui seraient tentés de voter Bayrou, que c'est lui qui, pendant son ministère, qui a tenté d'abroger la loi Falloux, et qu'il a voté contre la loi interdisant le port des signes religieux à l'école. Pour mémoire, simplement.
Tout ce vent brassé pour se venger de quelques présumés apparatchiks... Mais c'est vrai que, pour assassiner un moustique, il faut au moins un cocktail molotov!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2007

"Dommage que tu ne le consultes pas plus souvent ...."

Ecrit par : toto | 08 mars 2007

C'est bien, toto, vous progressez vers le fond! Bientôt, vous allez nous sortir le: "c'est celui qui dit qui y est", et les histoires du vrai toto! Peut-être même, allez-vous atteindre les "combles"?

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2007

Je lis le message d'Anne-Marie Lepagnol, et j'ai envie de hurler face à ce dégoulinement gauchiste de main tendue à n'importe qui et de mise en accusation.
Etre en contact avec des gosses vraiment défavorisés, ça m'a fait me rapprocher d'eux; et pardon: ils ne sont pas d'Afrique ou d'Asie, où d'Albanie: ce sont des petits blancs de classe très moyenne avec des parents à gros problèmes financiers, ou psy, des handicapés de la vie. Et si vous êtes bien attentifs à ce qu'ils/elles peuvent (vous) dire: c'est la montée du ras-le-bol d'être considérés comme "favorisés", pas aidés par l'Etat, alors que certains malheureux débarqués en France illégalement reçoivent de l'argent, un appart; ils en ont assez de voir qu'on paye des vacances dans les stations de ski à des gars des cités et que ces mêmes gars cassent tout sur place; il y a des gosses qui en ont marre de voir leurs parents ne pas pouvoir payer leur cantine, etc. Le favoritisme, vous connaissez? La colère gronde chez un certain nombre d'ados; et ils l'expriment à haute voix de plus en plus. Et ce ne sont pas des FACHOS! Et ça, personne ne les entend, il y en a qui préfèrent regarder ailleurs! MERDRE!

Écrit par : Pendariès | 08 mars 2007

Les gens de RESF seraient donc des "collabos", qui rêveraient de fournir des vrais-faux papiers à des étrangers venus ici pour être des prébendiers de notre éducation nationale, et qui projetteraient eux-mêmes de tout casser une fois leur forfait d'acquisition de nationalité française accompli, et d'éjecter tous ceux qui sont presque aussi malheureux qu'eux? Non, Pendariès, ce n'est pas en dressant les défavorisés contre les très défavorisés qu'on arrivera à quoi que ce soit. Ou plutôt, si, mais à quoi? A renforcer les plus favorisés. Et c'est être gauchiste que s'élever contre ça?

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2007

Pourquoi dites-vous, Pendariès, que vos élèves ont des parents qui ne reçoivent pas d'argent? Les bourses, les allocations familiales, l'allocation logement, le RMI, ne sont pas réservés aux étrangers en situation irrégulière? C'est bizarre, ce que vous dites...

Écrit par : dobolino | 08 mars 2007

L'an dernier, j'ai payé trois ou quatre euro pour la cantine de ma fille . Les bourses étaient versées directement au collège... Elle a mangé à sa faim tous les midis. C'est bien... des fois que j'aurais été tenté de jouer sa bourse au Loto.

Écrit par : rol | 08 mars 2007

Et les bons vacance de la CAF, ils ne les versent qu'aux étrangers en situation irrégulière dans votre département, Pendariès?
La FOL ne s'occupe que des étrangers, la municipalité les favorise?
Allons! Auriez-vous fait une indigestion de Le Pen ou de De Villiers?

Écrit par : dobolino | 08 mars 2007

Ah, je me disais bien qu'on la sortirait ,celle-là

Etre en contact avec des gosses vraiment défavorisés, ça m'a fait me rapprocher d'eux; et pardon: ils ne sont pas d'Afrique ou d'Asie, où d'Albanie: ce sont des petits blancs de classe très moyenne avec des parents à gros problèmes financiers, ou psy, des handicapés de la vie. Et si vous êtes bien attentifs à ce qu'ils/elles peuvent (vous) dire: c'est la montée du ras-le-bol d'être considérés comme "favorisés", pas aidés par l'Etat, alors que certains malheureux débarqués en France illégalement reçoivent de l'argent, un appart; ils en ont assez de voir qu'on paye des vacances dans les stations de ski à des gars des cités et que ces mêmes gars cassent tout sur place; il y a des gosses qui en ont marre de voir leurs parents ne pas pouvoir payer leur cantine, etc. Le favoritisme, vous connaissez? La colère gronde chez un certain nombre d'ados; et ils l'expriment à haute voix de plus en plus. Et ce ne sont pas des FACHOS! Et ça, personne ne les entend, il y en a qui préfèrent regarder ailleurs! MERDRE!
Ecrit par : Pendariès | 08 mars 2007

....oui,Pendariès, cà!!!!!,vous avez la mémoire courte!!!!!vous êtes parpaillot cévenol et de ce fait savez mieuxque quiconque ce qu'est la peur de se retrourner tous les jours, la peur d'imaginer qu'on vous suit etc ,etc.....alors ne me faites pas, je vous prie, le coup du "pov petit blanc que ces sales gauchistes oublient".....au contraire, car à Georges Rouault, mon collège du XIXème-arrondissement, pas siècle, quoique....les petits blancs SONT TOUT AUSSI MALHEUREUX,INEFFABLEMENT MALHEUREUX que les petits noirs, les petits verts, les petits bleus......
Pendariès, vous montez les pauvres contre ls pauvres, ce faisaant, vous allez aux antipodes des magnifiques sermons du Pasteur Wagner. Mon vieiel oncle Van Der Beken, bourgeois, pourtant, réac, savait dire exactement ce qu'il fallait devant l'Assemblée du Désert. Sarkozy est une ordure qui a pris des gosses comme OTAGES, comme PAVOIS honteux de sa piètre élévation. Voilà.
Ne pas avoir le coeur en berne dvant Lovepreet Rajneet et les autres, c'est déchoir de l'humanité, tout simplement. moi aussi, j'ai quelque réticence vis-à-vis de ces espèces de vieux gauchos sectaires de RESF, mais quoi!!!! le jeu, ici, vut bien la chandelle.....Je vous rappellerai qu'en 2002, les gens de gauche que vous semblez honnir votèrent tous CHirac, sans se cuire la rate au court-bouillon. En 1961, au plus fort de la menace de guerre civile en France ssur fond de putsch à Alger , il y eut une sorte d'Union Sacrée autour de De Gaulle, ce nonobstant la dose himalayenne de réticences face à mongénéral. Eh bien, mon cher et vieux pays, nous y sommes encore. La cause des enfants vaut bien qu'on se retrouve tous face à la bête immonde. Je suis fier d'être Français et j'ai honte de ce gouvernement. Je crois que quand une société instrumentalise les enfants, c'est qu'elle est déja morte. Petite touche triste: lesdits élèves frèquentaiet juqu'en CM2 l'Ecole Primaire de.....a Marseillaise, Porte Chaumont....et Ayarpi m'a dit "Regardez, m'sieur, la Marseillaise, elle nous sourit". Eh ben, je suis peut-être con, mais j'ai pleuré de rage et de honte.
Alrs Pendariès, vous me faites pensr à mon père: surtout ne pas se mouiller!!!! Serrer la louche aux puissants ou dumoins aux mrdes qui s'arrogent un pouvoir, faire des risettes, mais se débiner dès qu'il y a du shproum.....et masquer sa lâcheté derrière des discours verbeux et creuxcomme le vôtre, plein de demi-vérités et d triples mensonges.
Alors dormez bien Pendariès, ne vous en faites donc pas. Moi, mais surtout des centaines de braves gens, on les cachera ces mômes. Et vous pouvez bien, je vous autorise à la faire, aller me cafter aux flics.Ce serait un honneur .
Et Sibille, Dieu sait que j'ai un peu la dent dure contre les IUFM, sachez que votre compréhension à ce grave accroc à la démocratie fait du bien. C'est là qu'on voit les grands esprits.

Écrit par : montaigneàcheval | 08 mars 2007

Ah, je me disais bien qu'on la sortirait ,celle-là

Etre en contact avec des gosses vraiment défavorisés, ça m'a fait me rapprocher d'eux; et pardon: ils ne sont pas d'Afrique ou d'Asie, où d'Albanie: ce sont des petits blancs de classe très moyenne avec des parents à gros problèmes financiers, ou psy, des handicapés de la vie. Et si vous êtes bien attentifs à ce qu'ils/elles peuvent (vous) dire: c'est la montée du ras-le-bol d'être considérés comme "favorisés", pas aidés par l'Etat, alors que certains malheureux débarqués en France illégalement reçoivent de l'argent, un appart; ils en ont assez de voir qu'on paye des vacances dans les stations de ski à des gars des cités et que ces mêmes gars cassent tout sur place; il y a des gosses qui en ont marre de voir leurs parents ne pas pouvoir payer leur cantine, etc. Le favoritisme, vous connaissez? La colère gronde chez un certain nombre d'ados; et ils l'expriment à haute voix de plus en plus. Et ce ne sont pas des FACHOS! Et ça, personne ne les entend, il y en a qui préfèrent regarder ailleurs! MERDRE!
Ecrit par : Pendariès | 08 mars 2007

....oui,Pendariès, cà!!!!!,vous avez la mémoire courte!!!!!vous êtes parpaillot cévenol et de ce fait savez mieuxque quiconque ce qu'est la peur de se retrourner tous les jours, la peur d'imaginer qu'on vous suit etc ,etc.....alors ne me faites pas, je vous prie, le coup du "pov petit blanc que ces sales gauchistes oublient".....au contraire, car à Georges Rouault, mon collège du XIXème-arrondissement, pas siècle, quoique....les petits blancs SONT TOUT AUSSI MALHEUREUX,INEFFABLEMENT MALHEUREUX que les petits noirs, les petits verts, les petits bleus......
Pendariès, vous montez les pauvres contre ls pauvres, ce faisaant, vous allez aux antipodes des magnifiques sermons du Pasteur Wagner. Mon vieiel oncle Van Der Beken, bourgeois, pourtant, réac, savait dire exactement ce qu'il fallait devant l'Assemblée du Désert. Sarkozy est une ordure qui a pris des gosses comme OTAGES, comme PAVOIS honteux de sa piètre élévation. Voilà.
Ne pas avoir le coeur en berne dvant Lovepreet Rajneet et les autres, c'est déchoir de l'humanité, tout simplement. moi aussi, j'ai quelque réticence vis-à-vis de ces espèces de vieux gauchos sectaires de RESF, mais quoi!!!! le jeu, ici, vut bien la chandelle.....Je vous rappellerai qu'en 2002, les gens de gauche que vous semblez honnir votèrent tous CHirac, sans se cuire la rate au court-bouillon. En 1961, au plus fort de la menace de guerre civile en France ssur fond de putsch à Alger , il y eut une sorte d'Union Sacrée autour de De Gaulle, ce nonobstant la dose himalayenne de réticences face à mongénéral. Eh bien, mon cher et vieux pays, nous y sommes encore. La cause des enfants vaut bien qu'on se retrouve tous face à la bête immonde. Je suis fier d'être Français et j'ai honte de ce gouvernement. Je crois que quand une société instrumentalise les enfants, c'est qu'elle est déja morte. Petite touche triste: lesdits élèves frèquentaiet juqu'en CM2 l'Ecole Primaire de.....a Marseillaise, Porte Chaumont....et Ayarpi m'a dit "Regardez, m'sieur, la Marseillaise, elle nous sourit". Eh ben, je suis peut-être con, mais j'ai pleuré de rage et de honte.
Alrs Pendariès, vous me faites pensr à mon père: surtout ne pas se mouiller!!!! Serrer la louche aux puissants ou dumoins aux mrdes qui s'arrogent un pouvoir, faire des risettes, mais se débiner dès qu'il y a du shproum.....et masquer sa lâcheté derrière des discours verbeux et creuxcomme le vôtre, plein de demi-vérités et d triples mensonges.
Alors dormez bien Pendariès, ne vous en faites donc pas. Moi, mais surtout des centaines de braves gens, on les cachera ces mômes. Et vous pouvez bien, je vous autorise à la faire, aller me cafter aux flics.Ce serait un honneur .
Et Sibille, Dieu sait que j'ai un peu la dent dure contre les IUFM, sachez que votre compréhension à ce grave accroc à la démocratie fait du bien. C'est là qu'on voit les grands esprits.

Écrit par : montaigneàcheval | 08 mars 2007

Alors dormez bien Pendariès, ne vous en faites donc pas. Moi, mais surtout des centaines de braves gens, on les cachera ces mômes. Et vous pouvez bien, je vous autorise à la faire, aller me cafter aux flics.Ce serait un honneur .
Et Sibille, Dieu sait que j'ai un peu la dent dure contre les IUFM, sachez que votre compréhension à ce grave accroc à la démocratie fait du bien. C'est là qu'on voit les grands esprits.

Ecrit par : montaigneàcheval | 08 mars 2007

C'est pas une bonne idée de lui conseiller, par héroïsme, de vous dénoncer si vous cachez des momes car ce serait les momes qui morfleraient, pas vous.

Écrit par : dobolino | 08 mars 2007

Le transfert des industries est en route depuis longtemps ...
Le boulot est déjà en turquie et en afrique du nord ... le reste suivra.... Et c'est très bien comme ça ...
A nous le retour à la campagne aux potagers et aux études... à eux l'bordel...
:)

Écrit par : toto | 08 mars 2007

Dobolino, vous savez bien qu'il suffit que vous dépassiez de quelques euros dans les salaires pour que vous n'ayez rien. Je viens de distribuer les fiches pour le montant des bourses à mes élèves, et ce que quelques-uns ont dit c'est: moi mes deux parents travaillent alors j'ai rien (et travailler ne veut pas dire: gagner sa vie comme il faut). Et je vois des élèves qui ont des bourses alors qu'ils ne viennent quasiment jamais dans les cours!
Quant à l'Ecole sans Frontières: on m'a toujours appris que quand on joue hors des règles du jeu, il faut s'attendre à ce que l'on perde. Et ne pas gueuler si l'on est pris. Je sais qu'il y a la sévérité dans nos lois. Dura lex... Mais pourquoi alors la demander seulement pour nos classes?

Écrit par : Pendariès | 08 mars 2007

Il y a des parties de 421 - quatre vingt et un, jeu de lancé de dés sur tapis vert (jeu populaire s'il en est), qui se joue sur le zinc entre un lancer de cacahuètes dans le gosier et un un jet de blanc derrière le col bleu) : soit 21 Avril 2002 - qui se préparent et des "lancés" de pied au cul qui n'attendent que de trouver leur cible ! J'en connais qui vont se pincer le nez avec une pince à linge quand il faudra choisir au second tour entre le Borgne et Napoléon le petit.
Je suis agrégé à trois mille euros mensuel avec un emploi protégé - du béton ! - issu du peuple qui sue sang et eau pour un smic d'à peine mille euros. il faut les voir les français de souche ou d'à peine une génération ronger leur frein quand on leur met dans les pattes des clandestins prêts à faire leur boulot pour moitié moins ! Bien sûr que la bouille de n'importe quel enfant implorant ma miséricorde me fait fondre, mais la débâcle du 421 n'à toujours pas été soldée, et l'histoire malheureusement risque de se répéter.
Phiippe.

Écrit par : Philippe | 08 mars 2007

Voilà tout de suite parle le vrai bon coeur aussi bon que le bon pain chaud sorti du four.... Ce que je dis juste, c'est que les ados sont en colère! Et l'expriment à plus ou moins haute voix. Parce qu'il "ressentent" qu'on en fait plus pour les autres. Et l'expression spontanée des sentiments est ce qui doit être pris très au sérieux. C'est ce que m'a rappelé Girard quand je l'ai rencontré.

Ni Le Pen, ni De Villiers; mais, comme des millions d'autres Français, je ne me sens pas dans un Etat fasciste. Juste un Etat qui va financièrement mal, avec une population qui se sent mal. Moi je veux juste me casser de ce pays qui semble penser plus aux autres qu'à ceux qui, légalement, y bossent, qui triment pour un salaire de misère, qui ont étudié longtemps pour trouver du boulot ou quelque chose qui corresponde à leur qualité, je pense à celles et ceux qui restent majoritairement silencieux... sauf pour les élections. Et ca va être douloureux. 2002 n'a pas été une leçon pour certains ici! La mondialisation fait donc qu'on est des nazillons quand on espère que ça aille mieux d'abord chez soi... Bien. Bien. La LCR frappe encore. Cette LCR qui, à la fac, a demandé à un pote et à moi qui portions une cravate, si nous ne venions pas de la fac de Droit. MERDRE!

Écrit par : Pendariès | 08 mars 2007

Oui, Pendariès, la douleur arrive à grands pas.

La France fonctionne à la cadence de l'émotivité. L'émotif prime.
la France rève, mais le cauchemard l'attend. Les sondages ne représentent en rien le désespoir de beaucoup de familles francaises qui veulent tout simplement travailler et conserver leur emploi, avoir une école digne de ce nom, et qui en ont ras le bol des tous ces gémissements sur les étrangers en situation irrégulière.

Il n'est pas inhumain de renvoyer ces enfants et leur famille dans leurs pays d'origine: ces enfants ne sont qu'un passe-droit illégal des adultes et des associations, avec le soutien de la gauche qui occulte la vérité sur l'immigration. Ces adultes utilisent ces enfants comme otages de l'injustice. Si les profs adhèrent, où va-t-on ? On peut avoir des convictions, mais la loi existe pour tous les citoyens.

Quant à votre cravate, gardez-là, il est beaucoup plus agréable d'avoir affaire à un prof qui se respecte vestimentairement, qu'un prof aux cheveux gras, percing, sweat difforme, dont on se demande si le gène de la CGT n'est pas incrusté dans ses neurones.

Où je vis, les principales écoles étrangères sont suisses, américaines, israéliennes, anglaises, francaises.... Tenues impéccables dans les écoles américaines, anglaises, israéliennes, suisses. Mais lorsque je rencontre certains profs du Lycée francais (pas tous), je reste perplexe. Aucune représentation. Après, on s'étonne que certains élèves prennent leurs profs pour des copains, il ne faut pas s'en étonner, aucune barrière. Tout est pris à la dérision. Le laisser-aller général, à l'image de notre pays.

Écrit par : Carole | 08 mars 2007

Voilà tout de suite parle le vrai bon coeur aussi bon que le bon pain chaud sorti du four.... Ce que je dis juste, c'est que les ados sont en colère! Et l'expriment à plus ou moins haute voix. Parce qu'il "ressentent" qu'on en fait plus pour les autres. Et l'expression spontanée des sentiments est ce qui doit être pris très au sérieux. C'est ce que m'a rappelé Girard quand je l'ai rencontré.

Ecrit par : Pendariès | 08 mars 2007

Ils "ressentent", comme vous dites et le Bouc Emissiare est tout désigné... ce que vous a peut-être rappelé René Girard?
Soit, jetons les immigrés en situation irrégulière dehors, fermons nos frontières, préservons notre intégrité nationale. On verra bien ce que ça donnera... Avez-vous la certitude que le Borgne résoudra le problème? Je vote pour lui au second tour s'il est face à Sarko. J'en prends le solennel engagement. Après tout, je m'en fous, au FN, ils aiment les animaux. Ce sera tout bénef pour moi.

Écrit par : dobolino | 08 mars 2007

Dobolino, vous savez bien qu'il suffit que vous dépassiez de quelques euros dans les salaires pour que vous n'ayez rien.

Ecrit par : Pendariès | 08 mars 2007
J'aime ce mot "salaire"... Comme si tous les français étaient salariés! Et, comme si tous ceux qui n'étaient pas salariés étaient des vilains gros nantis! Faudrait peut-être atterrir?

Écrit par : dobolino | 08 mars 2007

Sauf que Dobolino, ça sent que vous n'avez pas lu Girard... Pour la faire courte, le seul véritable bouc émissaire est le Christ. Pourquoi? Parce qu'avec son sacrifice la violence est arrêtée. Tendez la joue pour recevoir la seconde gifle, si on vous impose quelque chose, faites le double de la sentence: celui qui vous veut du mal se lassera alors, car ne répondant pas par la violence à la violence commise sur vous, celle-ci finira. Alors? On balance toujours le titre que vous connaissez? ;-)

Ce que propose, quand il les voit en France, René Girard aux "gens de gauche" (sans courage, ajoute-t-il) comme il dit, c'est de faire comme aux USA: de donner, POUR UN CERTAIN TEMPS, des avantages aux enfants d'immigrés (accès facilité aux grandes écoles, aux fonctions, etc.), de la discrimination positive donc, parce que, selon lui, cela se fera de toute façon, mais dans la violence sinon...
Quand on habille Pierre, il faut bien déshabiller Paul; tout le monde le sait.
Pour le reste, allez, faites-moi passer pour un lepéniste si ça vous chante; ranapéter. Tout le monde l'a compris, le coeur n'est pas de mon côté. MERDRE alors!

Écrit par : Pendariès | 08 mars 2007

Dobolino, je le répète, je la fais courte; mais l'économiste reconnue par l'OCDE que vous êtes saura me corriger! Ce que vous faites. Jouer sur les mots pour masquer la réalité: tour de passe-passe... Encore et Encore...

Écrit par : Pendariès | 08 mars 2007

Vous parlez "faits", je dis "ressenti". Mais le ressenti, sacredieu, hein, c'est que pour les gogos, n'est-ce pas, comme l'amour (Arlette Laguiller, ah non, Brigitte Fontaine: "Marie-Georges, elle est top"). Faut un peu voir du côté des "cultural studies", Dobolino.

Écrit par : Pendariès | 08 mars 2007

"Quant à votre cravate, gardez-là, il est beaucoup plus agréable d'avoir affaire à un prof qui se respecte vestimentairement, qu'un prof aux cheveux gras, percing, sweat difforme, dont on se demande si le gène de la CGT n'est pas incrusté dans ses neurones.

Où je vis, les principales écoles étrangères sont suisses, américaines, israéliennes, anglaises, francaises.... Tenues impéccables dans les écoles américaines, anglaises, israéliennes, suisses. Mais lorsque je rencontre certains profs du Lycée francais (pas tous), je reste perplexe. Aucune représentation. Après, on s'étonne que certains élèves prennent leurs profs pour des copains, il ne faut pas s'en étonner, aucune barrière. Tout est pris à la dérision. Le laisser-aller général, à l'image de notre pays."

Ecrit par : Carole | 08 mars 2007

Les voilà donc, les responsables de la situation! Les profs gauchistes qui sentent mauvais, et qui insufflent chez nos chères têtes blondes le gêne de la contestation, qui les prennent par la main, les vilains, pour les emmener manifester contre le gentil Villepin qui ne veut pourtant que leur bien en instaurant le gentil contrat de première embauche! Les salopards! Et qu'on rétablisse le service militaire pour leur apprendre à faire un joli noeud de cravate, scrogneugneu! Et qu'on leur passe en boucle du Vincent Delerm ou du Miossec dans le mitard qu'ils méritent.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2007

J'ai vu l'autre jour un reportage sur une PME du textile d'une quarantaine d'employéés.
Dernier jour, les dames d'une cinquantaine d'années s'embrassaient, l'une d'elle confectionna un article pour la dernière fois après tous ces milliers et milliers d'heures passées sur une machine qu'elle maniait avec tendresse, puis elles nettoyèrent leur lieu de travail une dernière fois (pour que cela fasse propre).
Derniers pleurs, adieux, petits destins qui se séparent...

Oh..Bien sûr l'une d'elles a poussé un coup de colère : "les politiques nous ont abandonnées".

Mais quand même...chères bonnes consciences de ce forum. Vraiment pas d'allure ce dernier jour, tristounet, mise en scène minable...bref aucune imagination ces petites mains de la province.
Alors qu'avec un Enrico Macias ou une Josiane Balasko descendant des beaux quartiers avec une meute de journalistes et des paillettes, cela aurait été plus fun...ne trouvez-vous pas ?

Écrit par : Guillaume | 09 mars 2007

Les commentaires de ces dernières vingt-quatre heures passent les bornes de la mauvaise foi — et je suis poli.

Bien sûr que personne parmi nous — la communauté hétérogène des passants ou des résidents de ce blog — ne souhaite le renvoi de gosses actuellement scolarisés en France — tout en sachant, les uns et les autres, qu'ils sont le cheval de Troie de parents dont les intentions sont souvent, comme dirait Pendariès, de profiter des largesses de la République.
Et qui ne voit que les aides distribuées ici sont toujours ressenties là (et nous ne sommes pas dans le rationnel, camarades, faut-il le préciser…) comme des injustices, et font, depuis bientôt trente ans, le lit du front National, cette aimable invention des années Mitterrand visant à diviser la droite — quitte à créer demain une situation insurrectionnelle.
(Parenthèse : quand je pense que c'est avec de pareils calculs que Mitterrand s'est vu attribuer le surnom de "florentin", il y a de quoi faire retraite définitivement sur la montagne où résidait Zarathoustra ou la colline où j'ai élu domicile pour relire Machiavel tranquillement, en buvant une bouteille de Faugères — Olier-Taillefer, cuvée Castel Fossibus…).
J'ai parmi les premiers protesté, ici même, il y a des mois, quand on a commencé à planquer des gosses menacés d'expulsion. Mais allez expliquer à la droite qu'en termes d'image, elle avait un comportement parfaitement suicidaire — et qu'elle n'en récolterait pas une voix de plus parmi les dégoûtés du système qui votent pour le Borgne…

Au passage, ce genre de polémique nous fait oublier qu'il y a, pour l'Ecole, des urgences bien plus lourdes, et plus générales. Et que je me déciderai en fonction des propositions des uns et des autres — et de la possibilité de peser ultérieurement sur un futur gouvernement.
Nous savons déjà que les seuls qui se feront entendre d'un futur gouvernement Royal, ce sont les syndicats et les troupes de Frakowiack. Même si je n'ai qu'une confiance très modérée en Bayrou (un homme qui a voté contre la loi interdisant les signes religieux à l'école…), et que je ne dînerai chez Sarkozy qu'avec de très longues fourchettes, ce sont les seuls qui sont accessibles, à travers leurs hommes ou femmes-lige, à ceux qui veulent réformer le système en profondeur. Parce que ce sont les seuls qui ne sont pas complètement des idéologues.
Tant pis pour la Vierge Marie : on sait fort bien ici qu'elle n'était pas mon candidat de gauche préféré. Et que, n'en déplaise aux Lolos 34, je ne peux pas me faire à leur candidate, ce sous-produit de l'Enarchie de centre-gauche…
Je préférais — c'est naturel — un pur produit ENS… Il n'est pas là, il ne faisait pas l'unanimité parmi les couilles molles du PS (et vous savez bien que lorsque j'utilise un terme un poeu énergique, c'est que je le pense fortement), je ne porte pas son deuil mais je n'irai pas me faire empapaouter par la Madone de Villepinte. Il y a un travail considérable pour refonder une gauche digne de ce nom, et ce travail passe par l'élection d'une droite nouvelle (et je n'ai pas de candidat préféré, croyez-le bien), qui soit se déconsidèrera rapidement, en prenant des mesures favorables uniquement à ses intérêts, soit gérera plus intelligemment que la droite actuelle les affaires catastrophiques de cette pauvre France. Dans les deux cas, c'est un ticket gagnant.
JPB

Écrit par : brighelli | 09 mars 2007

Bonjour à toutes et à tous,


Bayrou et les profs, rappelez vous...

Lire sur le blog : S'il n'y avait que les élèves
Deux profs, une ZEP de Seine-Saint-Denis, ce carnet de bord...

Bayrou et les profs, rappelez vous...
Ça faisait longtemps que nous n’avions pas été aussi angoissés un jour de rentrée. La perspective de revoir les élèves n’y est pour rien. Notre souci, c’est les profs !

http://profseteleves.blogs.liberation.fr/silnyavaitqueleseleves/2007/03/bayrou_et_les_p.html

Bon week end

RAG 34.Les lolo's 34

Écrit par : Les lolo's 34 | 09 mars 2007

M. Brighelli :toujours dans l'insulte et le mépris.... vos longues fourchettes vous attendent à table.

Bon appétit.

Écrit par : merlemocoeur | 09 mars 2007

"Et qui ne voit que les aides distribuées ici sont toujours ressenties là (et nous ne sommes pas dans le rationnel, camarades, faut-il le préciser…) comme des injustices"

Merci, m'sieur Brighelli, les gens comme vous qui sont des lecteurs, des personnes sensibles à la littérature, et non des idéologues, devinent bien que depuis un moment, en France, nous fonctionnons quasi exclusivement sur l'émotionnel, le ressenti, l'irrationnel, le spectaculaire.

Chez Well, dans le gard, chez Pleyel, à Alès, ce sont plusieurs centaines d'emplois qui disparaissent avec la fermeture des usines - et pour des petites villes ou des villes moyennes, le mot qui vient aussitôt c'est: CATASTROPHE. Et aucun politique, aucune star pour venir les soutenir; alors les ouvrières et les ouvriers, leur entourage aussi, que vont-ils bien pouvoir voter à votre avis? Deux poids deux mesures ???

Quant à l'éducation dans la présidentielle... Oui, des urgences bien plus lourdes et bien plus graves. Je reprends cette très bonne mauvaise blague qui a valu à leurs auteur et interprète un procès: Qu'elle est la différence entre une crevette et un trisomique? Aucune, tout y est bon, il n'y a que la tête qui est pourrie. Oui, la tête est pourrie...

Écrit par : Pendariès | 09 mars 2007

Jean-Paul, ce que vous préconisez porte un nom: cela s'appelle la politique du pire, et n'a que rarement profité sauf aux pires, justement. Je suis comme vous, je supporte assez mal Ségolène Royal, (et, là, je suis poli). Mais j'ai rappelé également, (quelques messages avant le vôtre) que Bayrou avait voté contre la loi interdisant les signes religieux à l'école. Je rappelle, une fois de plus, que Sarkozy dit tout et son contraire quasiment dans la même phrase, et que le livre de Catherine Ney devrait plutôt s'intituler: "un désir nommé pouvoir" qu'"un pouvoir nommé désir. Rien de bon à espérer de ces deux-là, d'autant que le seul programme de Bayrou consiste apparemment à dire que la situation est quasiment désespérée, et qu'il n'y a pas grand-chose à faire. Alors oui, peut-être que le fait de vous trouver dans l'opposition vous paraît confortable dans les années qui viennent. Moi, pas, tout en sachant que, quoi qui se passe, nous y serons quand-même un peu, dans l'opposition... Non?

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2007

M Brighelli vous avez dit sur votre blog: Bien sûr que personne parmi nous — la communauté hétérogène des passants ou des résidents de ce blog — ne souhaite le renvoi de gosses actuellement scolarisés en France — tout en sachant, les uns et les autres, qu'ils sont le cheval de Troie de parents dont les intentions sont souvent, comme dirait Pendariès, de profiter des largesses de la République.

M Nicolas Sarkozy propose la création d' un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale.

Bon appétit et entraînez vous au maniement des longues fourchettes....quant aux longs couteaux, attendez plutôt la nuit!

Écrit par : merlemocoeur | 09 mars 2007

Un petit mot de soutien à JPB qui n'a insulté personne, contrairement à ce que prétend "merlemocoeur" qui se rejoue la Commune à retardement. et qui n'a fait que rappeler certaines personnes à un peu de retenue et de sens de leurs responsabilités.

Il y a décidément des gens qui n'ont rien appris et qui n'ont rien oublié...Comme s'il ne s'était absolument rien passé en avril 2002.

Pour mettre les points sur les "i" : Petite réflexion entendue avant hier chez "Lidl", le supermarché allemand providentiel des classes moyennes françaises en voie de paupérisation : "Les élections présidentielles, ça ne changera rien, ce qu'il faudrait, c'est une Révolution ou une bonne guerre...J'ai laissé passer la dame devant moi pour détendre l'atmosphère (elle avait moins de courses) et j'ai essayé de parler un peu. Je ne l'ai pas prise de haut sous prétexte "qu'on ne dit pas des choses comme ça".

Je conseillerais aux petits malins qui se croient plus intelligents que les autres et aux compassionnels à sens unique de réfléchir un peu avant de dire n'importe quoi.

Ce pays va mal, très mal et ce n'est pas en rajoutant de l'acide sur les souffrances des gens qu'on va s'en sortir...A moins évidemment de désirer la guerre civile.

...Mais dans ce cas, il faut arrêter de fanfaronner et se tenir prêt à en payer le prix.

...Mais ce sont rarement ceux qui jettent de l'huile sur le feu qui paient les pots cassés.

Écrit par : Robin | 09 mars 2007

Il n'est pas inhumain de renvoyer ces enfants et leur famille dans leurs pays d'origine: ces enfants ne sont qu'un passe-droit illégal des adultes et des associations, avec le soutien de la gauche qui occulte la vérité sur l'immigration. Ces adultes utilisent ces enfants comme otages de l'injustice. Si les profs adhèrent, où va-t-on ? On peut avoir des convictions, mais la loi existe pour tous les citoyens.
Redige par je ne sais trop qui.......

bienbienbien DONC , il n'est pas inhumain de renvoyer des gosses. Et l'on ajoute, avec leur famille.....dame!!!! ON EST HUMAIN. Comme Laval écrivant à Oberg, après le VelD'Hiv, qu'il "le priait instamment de ne pas séparer les enfants de leurs parents, dans les convois pour Auschwitz, dans un esrit d'humanité. T'inquiète pas pour moi, ma grosee, je suis prof et depuis 25 ans, et je n'ai pas de leçons à recevoir, surtout venant de gens au coeur si sec et si métallique.

La plupart d'entre vous, ce qui vous plaît, c'est que Sarkozy a TRANSGRESSE ce que vous n'osiez pas dire: enfin......plus de nègres dans le métro!!!!!
Allez, je savais que ce blog était réac. J'ignorais qu'il était besogneux. Profiter des prébendes de la république....la vieille entienne purulente des bougnoules qui piquent notre pain. Adolf, quoi, mais, poulopé!!!!, en douce, à la traître.

Écrit par : Montaignegauchiste | 09 mars 2007

"Il n'est pas là, il ne faisait pas l'unanimité parmi les couilles molles du PSIl n'est pas là, il ne faisait pas l'unanimité parmi les couilles molles du PS (et vous savez bien que lorsque j'utilise un terme un poeu énergique, c'est que je le pense fortement), je ne porte pas son deuil mais je n'irai pas me faire empapaouter par la Madone de Villepinte. Il, je ne porte pas son deuil mais je n'irai pas me faire empapaouter par la Madone de Villepinte. Il"

j'aurions écrit:
"(et vous savez bien que lorsque j'utilise un terme un peu poétique, c'est que je le pense fortement)

Mac tu ne peux pas comparer les convoi d'Auschwitz avec le "renvoyer ces enfants et leur famille dans leurs pays d'origine", même si c'est inhumain.... C'est déplacé... àmha...

Écrit par : toto | 09 mars 2007

Montaigne

Alors il faut régulariser tous les sans papiers aujourd'hui, demain et toujours...Aucun pays ne le fait.

Je comprends cependant ce que vous ressentez. Battez-vous pour ces gosses que vous connaissez, montez un dossier...Mais ne généralisez pas...

Par ailleurs, vous ne pouvez pas comparer avec l'Allemagne nazie. Ca n'a rien à voir et vous le savez bien.

Écrit par : Robin | 09 mars 2007

Dans la série je marche je nage et je suis un gros ...

http://www.20minutes.fr/articles/2007/03/08/20070308-sciences-Je-nage-marche-et-rampe-Je-suis-un.php?__

J'déconne .. Ils sont fort :)

Écrit par : toto@boursorama.com | 09 mars 2007

(voir la vidéo de démonstration ici) .
http://birg2.epfl.ch/movies/full/mpeg/salam_robot/e_bastian_coming_out_of_the_lake.mpg

Écrit par : toto | 09 mars 2007

Pour dépassionner très légèrement, et sans faire de propagande...

http://www.udf.org/discours/fb_colloque_220206.html

Écrit par : D'Enguell | 09 mars 2007

"Un petit mot de soutien à JPB qui n'a insulté personne, contrairement à ce que prétend "merlemocoeur" qui se rejoue la Commune à retardement. et qui n'a fait que rappeler certaines personnes à un peu de retenue et de sens de leurs responsabilités.

Il y a décidément des gens qui n'ont rien appris et qui n'ont rien oublié...Comme s'il ne s'était absolument rien passé en avril 2002.

Pour mettre les points sur les "i" : Petite réflexion entendue avant hier chez "Lidl", le supermarché allemand providentiel des classes moyennes françaises en voie de paupérisation : "Les élections présidentielles, ça ne changera rien, ce qu'il faudrait, c'est une Révolution ou une bonne guerre...J'ai laissé passer la dame devant moi pour détendre l'atmosphère (elle avait moins de courses) et j'ai essayé de parler un peu. Je ne l'ai pas prise de haut sous prétexte "qu'on ne dit pas des choses comme ça".

Je conseillerais aux petits malins qui se croient plus intelligents que les autres et aux compassionnels à sens unique de réfléchir un peu avant de dire n'importe quoi.

Ce pays va mal, très mal et ce n'est pas en rajoutant de l'acide sur les souffrances des gens qu'on va s'en sortir...A moins évidemment de désirer la guerre civile.

...Mais dans ce cas, il faut arrêter de fanfaronner et se tenir prêt à en payer le prix.

...Mais ce sont rarement ceux qui jettent de l'huile sur le feu qui paient les pots cassés."

Ecrit par : Robin | 09 mars 2007

Il ne me semble pas que merlemocoeur prétende que JPB ait insulté qui que ce soit... Par ailleurs, je me demande, sauf le respect que je vous dois, qui fanfaronne, jette de l'huile sur le feu, et dit n'importe quoi. Il suffit d'écouter Sarko!
-Pour le fanfaronnage, quand il nous parle des chiffres de la délinquance.
-Pour l'huile sur le feu, ce qu'il a fait pour le communautarisme, (avant de dire qu'il valait mieux trop de caricatures que pas de caricatures du tout... Sinistre Tartuffe, va!)
-Pour ce qui est de dire n'importe quoi, (c'est à dire, en l'occurrence, tout et son contraire)... En permanence.
Alors Robin, encore une fois, sauf le respect que je vous dois, personne ne vous oblige à voter pour quelqu'un qui ne corresponde pas à, (ou qui ne se rapproche pas de) vos convictions. Mais essayez quand-même de garder un peu de sens critique, et de voir la réalité en face.

"Je conseillerais aux petits malins qui se croient plus intelligents que les autres et aux compassionnels à sens unique de réfléchir un peu avant de dire n'importe quoi.

Ce pays va mal, très mal et ce n'est pas en rajoutant de l'acide sur les souffrances des gens qu'on va s'en sortir...A moins évidemment de désirer la guerre civile.

...Mais dans ce cas, il faut arrêter de fanfaronner et se tenir prêt à en payer le prix.

...Mais ce sont rarement ceux qui jettent de l'huile sur le feu qui paient les pots cassés."

Ecrit par : Robin | 09 mars 2007

Tout ça me semble, ceci-dit, être des propos un peu énigmatiques! Je rajouterai, personnellement: "tant va la cruche à l'eau qu'il faut partir à point".

Petite remarque toue bête, en passant; n'est-ce pas Sarko, en donnant un petit coup de pouce à Le Pen en encourageant de facto "ses" maires à lui donner leur signature, (en prétendant qu'il le faisait aussi pour Besancenot... Sinistre Tartuffe N° 2... Qui cela peut-il berner?), qui va nous amener à un deuxième 21 avril? Plutôt que donner un coup de pouce à Le Pen, il aurait mieux fait de doigter la candidate du plaisir!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2007

Montaignegauchiste...

C'est avec ce type de discours démagogique que l'on pousse les Glucksmann et Finkielkraut à rejoindre la droite de Sarkozy.(et on ne peut guère soupçonner ces deux-là de sympathies envers les Laval et Oberg).

"Toute la misère du monde..." disait Rocard.

Et si on reparlait plutôt d'instruction et d'école, on se fait cataloguer aussi de fachos (tiens par le même... suivez mon regard)... mais c'est après tout le sujet de ce blog.

Écrit par : Guillaume | 09 mars 2007

M. Brighelli :toujours dans l'insulte et le mépris.... vos longues fourchettes vous attendent à table.

Bon appétit.

Ecrit par : merlemocoeur | 09 mars 2007

Vous voyez bien Christophe que merlemoqueur s'est senti bel et bien insulté.

Vous savez bien que la montée de Le Pen correspond au deuxième septennat de Mitterrand, Nicolas Sarkozy existait à peine politiquement à cette époque-là.

Quant à mes propos, je ne les crois pas énigmatiques...J'écoute ce que les gens disent autour de moi et j'essaye de comprendre et, quand je le peux, de compatir...avec les Français aussi...

Je maintiens que la situation actuelle est explosive et qu'il faut faire attention avec la dynamite, surtout quand elle n'est pas "stabilisée" (un grand merci à Alfred Nobel)

J'espère seulement que l'avenir ne se chargera pas de dissiper le caractère "énigmatique" de cette métaphore.

Écrit par : Robin | 09 mars 2007

guillaume vous faites partie de ces lueurs pour qui est démogagique toute personne ne s'intéressant pas qu'à son nombril
brighelli : votre sauveur nouveau (mieux qu'une gonzesse de gauche hein) redonnera sûrement aux laïcs les 10 milliards par an qui sont versés dans les bourses de l'église catholique

Écrit par : emmanuel | 09 mars 2007

NOS VOISINS NOUS ONT A L'OEIL...

Bayrou, l’étrange cas du faux anti-système

Oui,on est tous d’accord : François Bayrou est la superstar de cette précampagne présidentielle. Selon un sondage CSA paru ce matin, le leader centriste obtiendrait 24% des intentions de vote au premier tour, sur les talons de Ségolène Royal (25%) et de Nicolas Sarkozy (26%). En septembre, ces intentions n’étaient que de 7%. De quoi s’agit-il? D’un vrai tremblement de terre dans l’opinion ? D’un simple coup de foudre envers le candidat ? D’une opération de marketing politique réussie ?

Lire la suite :

http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2007/03/09/bayrou-l’etrange-cas-du-faux-anti-systeme.html

Bonne lecture.

RAG 34. Les lolo's 34

Écrit par : Les lolo's 34 | 09 mars 2007

Lu dans le Monde de l'Education - mars 2007

Concernant Bayrou :

L'éducation occupe "la première place" dans son programme, avec l'objectif de "diviser par deux l'échec scolaire, multiplier par deux la réussite".
Première condition, ou "exigence" : parvenir à ce que 100% des élèves sachent lire et écrire à l'entrée en 6e.

Pour cela, point de méthode imposée, mais une "démarche scientifique et l'évaluation", des classes et des maîtres spécialisés.

Pour lutter contre l'échec scolaire, il veut "associer enseignants et psychologues".

Bref, "associer enseignants et psychologues" pour lutter contre l'échec scolaire, c'est un peu court pour l'agrégé de lettres, le ministre de l'E.N, l'auteur de "la génération des mal-appris".
Sur le recours au psy, lire "le livre noir de la psychanalyse", comme remède miracle on a vu mieux.

Écrit par : Guillaume | 09 mars 2007

guillaume vous faites partie de ces lueurs pour qui est démogagique toute personne ne s'intéressant pas qu'à son nombril
brighelli : votre sauveur nouveau (mieux qu'une gonzesse de gauche hein) redonnera sûrement aux laïcs les 10 milliards par an qui sont versés dans les bourses de l'église catholique

Vous êtes bien sévère puisque je me penche sur le sort de l'enseignement public... dont je ne fais pas partie (même si j'y ai passé l'essentiel de ma scolarité).
Comme nombriliste, on fait mieux.

Sur le couplet, rendez l'argent...vaste débat mais permettez que je mette dans la balance ce que vous avez pris à la révolution (ou plutôt les 80 000 profiteurs de biens nationaux et Balzac nous offrit en retour le père Grandet cf. Le grand déclassement - Pierre Chaunu ou relire Sédillot) ou les 414 millions de francs-or, patrimoine spolié en 1905 évalué par Caillaux en 1909 (relire Sévillia "Quand les catholiques étaient hors la loi).

Vous rêvez encore d'un grand service unifié de l'E.N ?
Nous coûtons actuellement moins cher...Voilà une brillante idée qui va faire du bien à notre dette publique car le prix sera prohibitif pour les finances de l'Etat.

Écrit par : Guillaume | 09 mars 2007

Mais votre intention n'est-elle pas après tout de me pousser à l'infidélité (même si à tout prendre je préfère une gonzesse de gauche à JPB, because jamais été branché Village People) et préférer les écrits de Philippe Nemo à ceux du Corse ?

Écrit par : Guillaume | 09 mars 2007

Et puis pour en revenir à l'esprit de cette note et notamment au texte de Revel, voilà la position de nos amis helvètes sur le sujet :
http://www.arle.ch/

Education: l’ARLE pour une sélection républicaine

Genève, 5 mars. - La Tribune de Genève du 1er mars indique que M. Charles Beer entend modifier en profondeur la structure du Cycle d'orientation et en revenir aux sections. Un contre-projet aux deux initiatives pendantes sur le CO qui ferait droit à de véritables sections serait à même de trouver une large approbation, aussi bien auprès de la population genevoise que dans la classe politique.

L'Association Refaire L'Ecole (ARLE) s'est toujours déclarée en faveur des sections. En effet, à ses yeux, seul un changement de ce type serait à même d'aider le Cycle dans sa mission d'orientation. Les sections auront pour but de permettre à l'ensemble des élèves du secondaire I de suivre correctement et harmonieusement leur scolarité; elles regrouperont des élèves pouvant progresser ensemble à un rythme adapté à leurs capacités.

De plus, l'ARLE propose de renoncer à la philosophie en cours depuis quinze ans, qui consistait à mettre l'élève au centre. Ce sont les contenus de programme qui permettent l'acquisition des savoirs fondamentaux. Cette vision adulte de l'enseignement devrait éviter aussi bien le saupoudrage que la multiplicité des «activités scolaires» tous horizons, au profit d'un recentrage des cours sur les disciplines fondamentales.

L'ARLE se déclare résolument en faveur d'une sélection républicaine menée par l'école elle-même (sur la base des capacités, du travail et du mérite) plutôt que de laisser cette sélection se faire brutalement à l'extérieur de l'école, et sur d'autres critères moins transparents, comme c'est le cas actuellement.

L'ARLE soutiendra un contre-projet du Conseil d'Etat qui intégrera non seulement une structure par sections, mais encore l'esprit qui a présidé à la récente votation populaire sur le maintien des notes à l'école primaire.

Marc Fischer, secrétaire de l'ARLE
publié comme lettre de lecteur, in Tribune de Genève, le 6 mars 2007

Écrit par : Guillaume | 09 mars 2007

"Ce sont les contenus de programme qui permettent l'acquisition des savoirs fondamentaux. Cette vision adulte de l'enseignement devrait éviter aussi bien le saupoudrage que la multiplicité des «activités scolaires» tous horizons, au profit d'un recentrage des cours sur les disciplines fondamentales. "

Ecrit par : Guillaume | 09 mars 2007

Bien, bien, d'accord. Mais pouvez-vous nous redéfinir ce que vous appelez "un recentrage sur les disciplines fondamentales"?

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2007

Le Pen a eu un franc succés samedi dernier ( meeting à Marseille):" Les enfants...Bien entendu qu'il ne faut pas les séparer de leurs familles. Tous à renvoyer ensemble chez eux"
sarkozy, lundi, à Marseille. Très médiatique, tout le centre-ville commercial -touristique bloqué par la police au cas où...Il va en bateau jusqu'à bateau-artilleur de notre flotte de guerre( ancré entre chateau d'If et Frioul!) pour annoncer à x autorités ( police;armée; préfet du port...) grand plan dans cadre européen: protection de notre Ville,de notre Port, de notre république...contre les "boat-people" envahisseurs...Ca ne vous rappelle rien...toutes nos "belles âmes de gauche" contre tous les totalitarismes...converties à quel candidat en 2007...?
Des enseignants et parents de RESF...d'ici...passent en justice..., risquent gros aussi "professionnellement". Et rassurez-vous: ces "gauchistes" ont des pédagogies évidemment "massacreuses" avec tous les enfants. Que soient sans-papiers ou bien "français" ( de x vagues d'immigration) ce sont d'abord des enfants de parents des plus travailleurs, mais mis au chômage, en x précarités, exclusions , de moins en moins "assistés"...Effets des belles politiques "libérales ", de ce pari fou et claironné de vider le Centre-Ville de Marseille de ses populations ( référez vous à x citations de nos gouvernances...) et les remplacer par d'autres plus "propres", plus riches...Pour une "belle image" de Marseille . "Main basse sur la Ville" de Rosi en remake 2007.
Marseille, aux trois premiers tours des dernières élections présidentielles a voté majoritairement pour Le Pen...essaye encore de se mobiliser tout azimut pour sauvegarder des emplois, des services publics, tout faire pour qu'il n'y ait pas le feu...
Alors: trêve de plaisanteries. Bien entendu que ça palabre, tchatche dans ce grand forum, cette grande agora que reste Marseille.Que, à moins de s'enfermer dans une bulle, on ne peut que rencontrer des citoyen(ne)s, des "gens" de tous les milieux qui se demandent bien pour qui vont voter ( record d'inscriptions sur les listes grâce au boulot de x associations, artistes, sportifs...). On ne peut que rencontrer des personnes qui sur toutes sortes de "détails" des plus concrets et vitaux ne veulent pas de politique du pire. Pour eux, leurs enfants et petits enfants, qui veulent vivre, ici, ensemble, y travailler, dignement.Et ne se balancent pas comme sur la blogosphère toutes sortes de mots ...Les mémoires des "gens" sont moins courtes que celles de bien des "intellectuel(le)s", "apparitchiks": Vichy, on se rappelle ici...Tous les "réfugiés" aussi de x misères, violences de l'histoire...Depuis les colons grecs l'hospitalité reste une valeur commune, le "cosmopolitisme" une réalité...Les réseaux scolaires ? Marseille est une grande ZEP, avec ses ghettos et ses réserves pour les castes qui se reproduisent...Un formidable espoir dans l'école pour les "gens"( surtout les femmes et les filles) qui savent bien qu'ont besoin d'elle...Formidable non cette loi Fillon qui a remis à 14 ans la fin de la scolarité obligatoire au profit de formules d'apprentissages quand toutes les entreprises pouvant prendre des apprentis, les former, ferment, sont restructurées par l'horreur économique...et que les lycées professionnels et techniques subissent toutes sortes de restrictions malgré les efforts de la région...
Donc: bon courage à ceux et à celles qui sur ce blog et dans leurs boulots de profs et parents se posent encore des questions, dialoguent, font ce que peuvent mais ne croent pas aux poudres de perlin-pimpin , ne cèdent pas à logiques du "ressentiment", des "règlements de comptes" personnels...après tout on a les candidat(e)s et élu(e)s qu'on mérite quand on ne cesse de contribuer à la crise de ce qui nous restait de possibilités de "démocratie représentative" en dénigrant syndicats, partis, associations...et en cultivant les "sauve-qui-peut" . Montesquieu expliquait fort bien que pas de démocratie sans vertu, et que la vertu c'était de subordonner ses intérets particuliers à l'intérêt général.Mais notait bien aussi que le modèle "démocratique" athénien supposait des métèques, des barbares, des esclaves, des "colonies", des femmes non-citoyennes...dérivait très facilement en anarchie, laquelle dérivait en despotisme...et préférait donc pour la France...une monarchie parlementaire restaurant les droits de l'aristocratie....Et il se fixait comme ligne idéale et pragmatique de tenter de devenir un citoyen du monde, au-delà de sa patrie, de sa famille et de ses intérêts particuliers...
C'est évidemment un idéal beaucoup trop compliqué et dépassant nos forces...mais très modestement essayons au moins, sur l'école,l'éducation de penser, dire, faire ce qui contrarie le moins ce que nous voulons comme monde pas trop, trop, fou, pas trop livré à tous les pactes les plus faustiens, pas trop suicidaire pour nous tous !
J'ai l'habitude de tous les "noms d'oiseaux", ça ne me fait plus ni chaud ni froid. C'est plutôt drôle d'ailleurs: essayer de bricoler pour comprendre ce qui est très "complexe" , dans sur et désinformation, avec ses petits outils ( vécus et "intellectuels) expose à tous les qualificatifs!Mais je respecte assez les autres pour espérer que l'on applique les règles que l'on demande aux élèves pour tout débat oral ou écrit ( argumentatif!).

Écrit par : anne-marie lepagnol | 09 mars 2007

Bien, bien, d'accord. Mais pouvez-vous nous redéfinir ce que vous appelez "un recentrage sur les disciplines fondamentales"?

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2007

Avec d'autres, j'ai déjà perdu bien assez de temps à vous expliquer certaines choses, demandez donc aux principaux intéressés si vous êtes sincère dans votre demande d'explications.
Je les contacterai ultérieurement pour savoir ce qu'il en est.

http://www.arle.ch/
En bas à gauche
Cliquer sur comité et contact.

Écrit par : Guillaume | 09 mars 2007

Mais Christophe, depuis le temps que vous fréquentez ce blog, vous savez bien de quoi il s'agit. Faire des mathématiques, du français...de la musique (discipline pour moi fondamentale !) sérieusement...Ce qui n'exclut pas le plaisir, mais pas de plaisir sans effort.

Acquérir la maîtrise de la lecture et de l'écriture grâce à une méthode adaptée au fonctionnement du cerveau humain (analytique et progressive d'association graphème/phonème).

Il n'y a que les gogos qui peuvent encore penser (je ne vous fais pas l'injure de penser que vous en faites partie) que l'on peut, sauf exceptions rarissimes faire de la musique à un certain niveau sans connaître le solfège .

On ne peut pas non plus écrire; lire et parler correctement une langue sans en connaître l'ossature grammaticale, les subtilités et les richesses lexicales, les règles orthographiques.

Et il faut que ce soient nos cousins Suisses, Canadiens, Belges qui nous rappellent ces évidences.

Écrit par : Robin | 09 mars 2007

"Avec d'autres, j'ai déjà perdu bien assez de temps à vous expliquer certaines choses"


mdr :o)))))))))))))))
Tu m'étonnes, c'est une méga perte de temps...

Écrit par : toto | 09 mars 2007

La matière "fondamentale" étant bien entendu le français, non pas parce c'est plus important que les maths, la physique, la musique, le sport, mais parce que c'est la langue de tous les apprentissages (à l'exception peut-être des langues étrangères, et encore, on peut en discuter).

Écrit par : Robin | 09 mars 2007

"Avec d'autres, j'ai déjà perdu bien assez de temps à vous expliquer certaines choses"

Ecrit par : Guillaume | 09 mars 2007

Tiens, Sarkozy, lui aussi, devient de plus en plus méprisant avec ses interlocuteurs. (Voir avec Arlette Chabot, hier soir). Cela a l'air d'être contagieux pour ce qui concerne ses admirateurs! Et, en plus, je vous félicite pour le choix de vos admirateurs à vous! La classe.

mdr :o)))))))))))))))
Tu m'étonnes, c'est une méga perte de temps...

Ecrit par : toto | 09 mars 2007

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2007

"Mais Christophe, depuis le temps que vous fréquentez ce blog, vous savez bien de quoi il s'agit. Faire des mathématiques, du français...de la musique (discipline pour moi fondamentale !) sérieusement...Ce qui n'exclut pas le plaisir, mais pas de plaisir sans effort.

Acquérir la maîtrise de la lecture et de l'écriture grâce à une méthode adaptée au fonctionnement du cerveau humain (analytique et progressive d'association graphème/phonème).

Il n'y a que les gogos qui peuvent encore penser (je ne vous fais pas l'injure de penser que vous en faites partie) que l'on peut, sauf exceptions rarissimes faire de la musique à un certain niveau sans connaître le solfège ."

Ecrit par : Robin | 09 mars 2007

Oui, je sais. J'ai même, il y a quelque temps, recité cet alexandrin: "l'art naît de contraintes, et meurt de liberté". Par contre, le solfège n'est vraiment utile que si on veut pratiquer sérieusement la musique qui s'écrit avant d'être jouée. De tous temps, il y a eu de très grands musiciens qui ne savaient pas lire une note. Et il y en a encore. Je l'ai déjà dit, mais, apparemment, il semble nécessaire de le répéter. Ceci étant dit, on peut également, sans solfège, faire de la musique extrêmement sérieusement et à haut niveau.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2007

Tiens, Sarkozy, lui aussi, devient de plus en plus méprisant avec ses interlocuteurs.

C'est tiré par les cheveux à en porter une moumoute.

(La vie c'est comme une moumoute, certains jours elle fait illusion, et d'autres elle te ridiculise.)

P.S "Vos admirateurs à vous". La classe aussi !

Écrit par : Guillaume | 09 mars 2007

Il ne cherche pas à comprendre, il est trop con...

"De tous temps, il y a eu de très grands musiciens qui ne savaient pas lire une note"

De tous temps est peut être superflu(?), et ils ont peut être eu des bons profs ? Maintenant laisse le gamins seul avec un instrument .... combien de chance sur 100 pour qu'il devienne un grand musicien ?

Incapable de réfléchir 'correctement' le petit homme .

Écrit par : toto | 09 mars 2007

JPB,
Si le lundi 2/04 vous êtes en déplacement sur Paris, je pense que cette conférence-débat pourrait vous intéresser.
MEME PAS GRAVE
"L'échec scolaire, ca se soigne"
Par Olivier REVOL, chef de service au CHU Wertheimer à Lyon. Responsable du Centre de Référence des troubles d'apprentissage.
Mairie du XVIe arrondissement. 71 avenue Henri Martin Paris

Ecrit par Carole. 06 mars 2007

Education. (Figaro Magazine du 15 juillet 2006 .)

L'échec scolaire, ça se soigne.

Il n'y aurait pas de cancres. Mais le plus souvent , des élèves dont les mauvais résultats ont pour origine des causes médicales. Des spécialistes dépistent ces troubles. Reportage. (Martine Betti-Cusso).

« Docteur, c'est pas de ma faute. Mes parents voudraient qu'j'aie d'bonnes notes, mais j'y arrive pas ».Joël, 9 ans, semble bien désemparé. Son bulletin scolaire est catas trophique.Il a redoublé son CE1, et le voilà en difficulté en CM1.
Agité, il ne parvient pas à se concentrer en classe. Ses parents, à bout de nerfs, sont parvenus, après quelques mois de patience, à obtenir une consultation au centre des troubles de l'apprentissage de l'hôpital neurologique de Lyon.

Le centre est dirigé par le Dr Olivier Revol, 47 ans, pédo psychiatre, auteur d'un livre édifiant, « Même pas grave ! L'échec scolaire, ça se soigne. » Formé au Canada, ce médecin considère que le carnet scolaire est intimement lié au carnet de santé. « Un enfant sur cinq connaît des difficultés scolaires. Je ne crois pas à la paresse, au désintérêt de ces écoliers.Il y a toujours une cause derrière le refus de travailler.A nous de la découvrir pour mettre fin à cette spirale de l'échec scolaire. »

Durant cinq jours, Joël restera sur place et subira une batterie de tests. (..) A-t-il une bonne vue ? Entend-il correctement ? Son développement physique correspond-il à son âge ? A-t-il un trouble de la motricité, du langage ? Comment fonctionne son cerveau ? Joël sera pesé, mesuré, analysé. Bilan sanguin, pédiatrique, intellectuel, orthophonique, psychomoteur, et même électroencéphalogramme, dans le but de dépister une éventuelle anomalie de la vision, de l'audition, de la motricité ou une déficience intellectuelle.

Le docteur Revol poursuit : « L'enfant peut disposer de toutes les compétences sans parvenir à s'en servir. Ses aptitudes sont entravées par un problème dont l'origine est psychologique.Ce peut être une anxiété ou une dépression. »

Joël est conduit au cinquième étage. (.) « Avant l'adolescence, nous recevons cinq garçons pour une fille.Ils nous sont souvent adressés pour hyperactivité ou déficit de l'attention. »

Viennent ici des des hyperactifs, des dyslexiques, des dyspraxiques, des dysphasiques. Sans omettre ceux qui ne parviennent pas à acquérir les règles de l'orthographe (dysorthographie) ou les premiers éléments de calcul (dyscalculie).

Aurèle, enfant précoce, a un TOC. (Trouble obsessionnel compulsif). Ses notes sont désastreuses. Une situation courante pour près de 50 % de ces surdoués qui s'ennuient à l'école.

(.) La dépression est également un facteur important d'échec scolaire.Elle frappe 1% des enfants et 5% des adolescents. « Les enfants dépressifs sont mieux repérés.Les plus petits, en maternelle, se montrent aggressifs et instables.
En primaire, ils répètent qu'ils sont nuls. Et chez l'adolescent, la dépression se manifeste par l'abandon des loisirs et par une forte irritabilité à tout moment et avec tout le monde. »

Joël a ensuite des « entretiens cliniques » avec une psychologue clinicienne.Il subit des tests d'attention, des tests de la personnalité, des tests de QI.

D'autres épreuves attendent notre jeune sujet. (.) « On observe une grande souffrance chez ces enfants en échec scolaire, constate le Dr Marion Strehl.Ils craignent de ne pouvoir réussir, de décevoir leurs parents.Ces enfants se dévalorisent, perdent l'estime de soi. »

A la fin de la semaine, tous les intervenants se réunissent pour établir un diagnostic.

(.) « S'il s'agit de troubles du langage, de la lecture, de la motricité, nous proposons une rééducation pour l'enfant, et des aménagements pédagogiques que nous transmettons aux enseignants : enrichir le programme scolaire d'un enfant précoce, voire l'envoyer dans une classe supérieure.
Ne pas demander à un enfant dyslexique de lire devant sa classe. Lorsque la cause est psychologique, nous conseillons un suivi adapté avec, le cas échéant, un traitement médicamenteux.Dans le cas de l'hyperactivité,nous prescrivons éventuellement de la Ritaline, associée à un suivi psychologique et à une guidance parentale. »

Peu nombreux - ils sont une quarantaine créés depuis cinq ans - les centres de traitement des troubles de l'apprentissage croulent sous les demandes. (5 à 10% des appels chez le Dr Revol sont satisfaits.) Alors qu'il y a urgence à agir au plus tôt. Les cas les plus difficiles à traiter sont ceux enkystés depuis plusieurs années. Parvenu à l'adolescence, l'enfant qui traîne ses handicaps refuse de travailler, pour justifier son échec scolaire. Il en veut à son école, à ses parents, à la terre entière. Alors qu'un diagnostic efficace permet de corriger le tir."

Voila comment on traite ces malheureux enfants qui n'ont eu qu'un tort : ne pas apprendre à lire par une méthode "intégrative."

Comme le dit madame Ouzilou, sans mâcher ses mots, "les médecins n'y connaissent rien !"
Cette médicalisation des enfants pseudo-dyslexiques est très néfaste, et même scandaleuse, car elle cautionne les recherches de médecins comme Catherine Billard ( neuropédiatre au Kremlin-Bicêtre, elle a reçu un (énaurme) prix de l'Institut pour ses recherches )
Les CORIDYS, comme les APEDYS, sont assez mal connus, mais cela représente un lobby redoutable, qui rassemble et monopolise une quantité de gens de bonne ou mauvaise foi qui exploitent des parents aux abois.

Il y a une quarantaine de services hospitaliers et des APEDYS (associations de parents d'enfants dyslexiques) dans toutes les régions de France. (Je les connais bien, ils feraient mieux de se monopoliser pour une cause moins foireuse.)

Anne-Marie Valette

Écrit par : Anne-Marie Valette | 09 mars 2007

"De tous temps, il y a eu de très grands musiciens qui ne savaient pas lire une note. Et il y en a encore."

Des noms ?

Écrit par : Blugu | 09 mars 2007

"Trop de poux finit par ne plus démanger, trop de dettes finit par ne plus attrister"

Ce "fast-thinking" dispense d'utiliser son intellect et normalement clos un débat, mais ici n'est pas le but. Regardez les finances de la France, les caisses sont vides, il faut prendre des mesures, et l'immigration incontrôlée est une de ces mesures.

Que d'excès dans les propos de monsieur MontaigneGauchiste.
Oser comparer les horreurs de la dernière guerre avec le problème de l'immigration, c'est un raccourci scandaleux, simpliste, démagogique et irrationnel.
Un peu de lucidité ne vous ferait pas de mal.
Vous êtes désespérant, cher monsieur, vous ne m'amusez absolument pas.

Quelle étroitesse d'esprit, monsieur Sibille, vous prenez tout au 1er degré (saut votre passion la musique).
Tout de suite les grands et "gros" mots.
Relativisez, mon cher, observez.

Écrit par : Carole | 09 mars 2007

"De tous temps, il y a eu de très grands musiciens qui ne savaient pas lire une note. Et il y en a encore."

Des noms ?

Chet Baker par exemple!

Écrit par : Hervé | 09 mars 2007

Anne-Marie Valette,

C'est pourquoi, il est indispensable de pouvoir élargir ses connaissances sur l'échec scolaire.
Certains enfants ont réellement besoin d'être pris en charge, d'autres non (la plus grande majorité). Je tiens à souligner que j'apprécie énormément les travaux du Dc Revol, et encore une fois, il ne faut pas tout mélanger.

Ex : Il y a actuellement 70% de faux dyslexiques, et ceci dû aux méthodes de lecture. La méthode syllabique a l'avantage de ne pas mettre l'enfant en échec dès le CP. (Je vais encore en faire hurler plus d'un). Et ce sont souvent les enseignants de primaire qui conseillent aux parents de consulter (de quel droit ?) (Ont-ils fait des études médicales sur ce sujet ?). NON. Et les orthophonistes sont aux anges, leur clientèle grossi, leur CA aussi.

Quant à la Ritaline, elle est prescrite de facon abusive en Amérique du Nord. Elle est arrivée en France depuis quelques années, et sous pretexte qu'un enfant (ne se concentre pas, est débordant de vie) on la lui prescrit. C'est une aberration. J'ai rencontré des enfants à qui l'on devait prescrire de la Ritaline, qui lorsque vous leur racontiez une histoire ou autre exercice, ils étaient d'une concentration exemplaire et étonnament sages). On a tendance à tout mixer dans le même pot. Hyperactivité (sens médical) et énergie. Si les enfants avaient plus d'intérêt dans leurs apprentissages, avec des règles de discipline, lors de leur scolarité, nous n'en serions pas là aujourd'hui. Je tiens à dire, que les parents ont un rôle essentiel à jouer pour accompagner l'enfant et à travers lui, l'école.
Il faut savoir qu'un hyperactif est celui qui est totalement incapable d'attention, même une seconde. Et là, c'est uniquement aux spécialistes en neurologie, de dresser un diagnostic.

Il est vrai que 5% de la population scolaire souffre de troubles de comportements liés à un manque de maturité d'une région du cerveau, à la maison, à l'école, au sport, l'enfant ne peut se contrôler et ne peut soutenir son attention.
Les conséquences sont spectaculaires : Ils ne savent pas organiser leur travail, ont des difficultés de concentration, commencent tout et ne finissent rien, ils perturbent fortement toute vie sociale et scolaire. Normalement ces troubles cessent à l'adolescence. Donc, dans ce dernier cas, il faut consulter pour aider l'enfant et sa famille.

Aujourd'hui, on peut se poser la question : Pourquoi l'école a-t-elle ouvert ses portes au monde médical, aux orthophonistes, aux graphothérapeutes, aux cours de soutien parallèles, un marché pharaonique s'est développé avec le soutien indirect ou direct de l'EN ?
Et ce n'est pas terminé. Si l'école continue à fonctionner sans sa première mission : l'instruction, elle va avoir une concurrence phénoménale d'écoles hors-contrat. Et contrairement à une idée recue et bien véhiculée par les médias, ce ne seront pas les gens les plus favorisés qui y scolariseront leurs enfants.

Écrit par : Carole | 09 mars 2007

Dave Brubeck aussi, semble-t-il.

Écrit par : Jean | 09 mars 2007

je cite Robin :Un petit mot de soutien à JPB qui n'a insulté personne, contrairement à ce que prétend "merlemocoeur" qui se rejoue la Commune à retardement. et qui n'a fait que rappeler certaines personnes à un peu de retenue et de sens de leurs responsabilités.

Moi qui suis un modeste citoyen républicain j'appelle insulte et mépris quand ils sont proférées par M Brighelli qui dans son dernier opus dit tout le bien qu'il pense de la religion catholique les termes suivants visant Mme Royal: Tant pis pour la Vierge Marie -Je n'irai pas me faire empapaouter par la Madone de Villepinte-Je ne peux pas me faire à leur candidate, ce sous-produit de l'Enarchie de centre-gauche…

Et puis si je ne m'abuse M. Brighelli a débuté ses deux dernières notes par : une CERTAINE Ariane Chemin et l'autre par un CERTAIN Christian Forestier vous appelez cela comment ? Moi j'appelle cela du mépris, un vieux reste d'éducation chrétienne sûrement.

Écrit par : merlemocoeur | 09 mars 2007

Laurent Lafforgue intervient la semaine prochaine sur BFM (mardi de 10 heures à midi) et chez Brigitte Jeanperrin sur France-Inter à 7 h 50 (un jour qui n'est pas encore précisé). Il compte relancer l'Appel pour la refondation de l'école.
S'il répondait à toutes les sollicitations, m'a-t-il dit, il donnerait deux conférences par jour.

Écrit par : Jean | 09 mars 2007

carole au lieu de critiquer des spécialiste, vous devriez vous pencher sur l'histoire même si vous êtes amnésique

Écrit par : gedeon | 09 mars 2007

spécialistes : avec un 's'

Écrit par : gedeon | 09 mars 2007

Et quand Monsieur Meirieu, qui se prend pour la Pédagogie Descendue sur Terre, pour le Pédagogue Modèle et le Modèle des Pédagogues et par conséquent devrait être Parfait et Irréprochable, écrit:
"En France on a encore tendance à considérer que la qualité d'un enseignant se mesure au nombre d'élèves qu'il a fait trébucher." ,
vous appelez ça comment, Merlemocoeur?
Je trouve au contraire que Jean-Paul Brighelli reste très mesuré devant des gens qui depuis vingt ans ont consacré toutes leurs forces à mettre tous les bâtons possibles dans les roues des professeurs et ont trusté, pour ces beaux services rendus à la nation, tous les honneurs.

Écrit par : Jean | 09 mars 2007

Encore ce numero, en pire chaque fois, sur une chaîne du service public hier. Une certaine ac ne peut plus se passer de lui

Écrit par : marjolaine | 09 mars 2007

Des sommes énormes sont versées à l'église catho aux dépens du public, et c'est pas avec le candidat râtisseur, avec qui le pire est possible, que ça va s'arranger, au contraire. Faut s'attendre au pire

Écrit par : clovis | 09 mars 2007

J'ajoute, Merlemocoeur, que si le principe de l'élitisme républicain a un sens , celui que prévoyait en son temps la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, il devrait être impossible à des gens qui n'ont pas fait l'effort de passer les concours les plus élevés, je veux parler de l'agrégation, de faire des carrières sur des postes qui ne sont pas politiques: or ni Meirieu, ni Forestier, que je sache, ne sont agrégés.

Écrit par : Jean | 09 mars 2007

Je vais tâcher d'être clair.
Je reste très modéré — me semble-t-il — face à un Christian Forestier dont l'interview m'attaque personnellement. Je reste très modéré face à une femme (Ségolène Royal) qui avec sa circulaire sur la prévention de la pédophilie, a ouvert les vannes de la délation la plus pétainiste (voir http://bernardhanse.canalblog.com/archives/intervention_de_royal_dans_la_chronologie_de_l_affaire_/index.html), et a causé directement la mort d'un enseignant — et pour l'évaluation des dégats chez les autres, voir le livre de Marie-Monique Robin, l'Ecole du soupçon.
Je m'admire — sans exagérer — de rester aussi modéré, dans un tel contexte. Et si un merle, moqueur ou non, me siffle trop aux oreilles, je pourrais devenir agressif — d'autant que je signe, moi, je ne m'abrite pas derrière un pseudo bien pratique quand on crache sur les gens et qu'on ne veut pas prendre de fessée en retour.
JPB

Écrit par : brighelli | 09 mars 2007

Gedeon,
L'histoire je l'ai connue, toute petite, malheureusement grâce à mes grand-parents et parents. L'horreur, ils l'ont connue au quotidien. No comment. Et je ne peux accepter les inepties écrites sur ce blog.

Quant aux spécialistes, desquels parlez-vous ? Des spécialistes du bla-bla continu......

Écrit par : Carole | 09 mars 2007

Merci, Hervé et Jean. Je n'avais même pas relevé l'ineptie des propos de toto et de Blugu. Mais il est effectivement des gens pour qui "musique" et "musique classique" se confondent. J'en suis sincèrement attristé pour eux. Ils se privent. Je suis de formation classique, mais, heureusement pour moi, je suis allé voir ce qui se passait ailleurs. Voluptueusement. Et j'encourage tout le monde à en faire autant! (Dans les autres sens aussi, d'ailleurs! Du jazz, ou des musiques traditionnelles ou savantes de toutes les régions du monde, de la soul, toutes ces musiques qui ne réclament absolument pas le solfège, vers le classique.)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2007

"Je n'avais même pas relevé l'ineptie des propos de toto"
Relis.... enfin si tu sais ? Je n'ai pas dis la même chose que blugu !

Petite chose!

Écrit par : toto | 09 mars 2007

Bien sûr Carole, votre hhhhhhindignation quant à mon coup de gueule fait du bien à lire.....la France, mère des arts des armes zé des lois, tu m'as nourri du lait de ta mamelleuuuu....
Vous zavez ben raison Mâme Carole.....les petits métèques que la police de Sarkozy envoie au centre de rétention de Villepinte ( d'ailleurs vous ne savez même pas où c'est, Villepinte.....remarquez Dominique de Villepinte non plus....) bien fait pour eux. Vous savez, en 1929, sous la république Weimar, combien d'Allemands auraient imaginé ce que serait leur pays , quatre ans plus tard????
Alors oui, ce Montaigneàchevalgauchiste, quel odieux bonne chéviche.
Allez les profignons, dormez bien.

Écrit par : montaigneàcheval | 09 mars 2007

"Vous savez, en 1929, sous la république Weimar, combien d'Allemands auraient imaginé ce que serait leur pays , quatre ans plus tard????"

Je vous ai connu plus inspiré...

Écrit par : Guillaume | 09 mars 2007

Un peu millénariste, MontaigneàCheval. A toujours appeler l'orage, un jour il va venir - car après les beaux jours, il y a toujours la pluie. Non? Remarquez, avec le changement climatique.
Vous lire me sied plus quand vous évoquez toute votre famille (avec les phénoménologues...).

Écrit par : Pendariès | 09 mars 2007

Oh, toto, je n'ai écrit nulle part que vous aviez dit la même chose que blugu! Mais s'il n'y avait qu'une manière de dire des inepties, ça se saurait! Et si vous saviez L&E aussi.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2007

Montaigneàcheval, avez-vous entendu la chronique de Philippe Val, chez José Arthur? (Au sujet de l'émission de France-culture consacrée à Raymond Barre... Tiens, il n'a pas encore rallié Sarkozy, celui-là?) Je pense que ça vous aurait plu.
Allez, je vais boire une goutte de vin blanc du Jura Suisse à votre santé!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2007

Ceci étant dit, on peut également, sans solfège, faire de la musique extrêmement sérieusement et à haut niveau.

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2007

C'est une chose que professeurs de musique russes et allemands pratiquent au quotidien avec leurs élèves... Les français y sont inaptes!
Il m'a fallu un an de piano avec une prof allemande pour me désengluer des dérives du conservatoire municipal de mon enfance.

Écrit par : dobolino | 09 mars 2007

Les français sont les champions de l'exercice pianistique qui, pour être efficace, doit être chiant et douloureux pour les doigts!
C'est vrai dans d'autres domaines d'apprentissage...

Écrit par : dobolino | 09 mars 2007

Christophe

J'avais précisé à de rares exceptions près (effectivement des gens comme Chet Baker), mais ils ne sont pas si nombreux et à un moment donné, ils ont éprouvé le besoin de chercher à lire la musique notée.

Je suis allé sur trois ou quatre sites différents concernant la formation de musicien de jazz (Lausanne, Montreux, Quebec) et j'ai constaté à chaque fois que le cursus comportait une importante formation solfégique.

Mon plus jeune fils fait du jazz avec Dominique Soulat que vous devez certainement connaître. Il me dit que ce n'est pas le même solfège, mais que c'est tout aussi élaboré, sinon plus que le solfège classique. Il y plusieurs autres gammes qui portent des noms grecs en plus de la gamme de do. Il improvise en partie (en partie seulement) ses chorus, mais à l'intérieur d'une grille. C'est d'ailleurs ce qu'il ya de plus difficile cet équilibre entre l'improvisation et la figure imposée.

Ca lui plaît, donc il le fait avec plaisir, mais il travaille énormément aussi bien à la maison qu'au conservatoire (solfège, instrument, orchestre...)

Ce qui me gène dans ce que vous dites, c'est que l'on a l'impression qu'on peut faire de la musique sans effort et que tout s'improvise. Je fais un peu de piano et du chant en amateur et je ne suis pas d'accord.

Je ne pense pas que ce soit une bonne chose non plus de le faire croire aux élèves.

Écrit par : Robin | 09 mars 2007

Christophe, vu vos derniers messages, vous ne relevez toujours pas mon pari pour une bouteille de Gevrey-Chambertin (sur la présence de Le Pen au 2nd tour) ?

Écrit par : Japhet | 09 mars 2007

Robin, où avez-vous donc lu que je prétendais qu'il ne fallait pas faire d'efforts? "L'art naît de contraintes et meurt de liberté". Troisième rappel de cette phrase, (de cet alexandrin)en ce qui me concerne ici.
Je connais Dominique Soulat, et l'ai vu plusieurs fois en concert à Bourges, (la première fois en première partie de Stan Getz, à la maison de la culture, en 1981, je crois).
"Ayant" moi-même un quartet de jazz, je suis à peu près au fait de ce qu'en est le langage, très complexe et d'une très haute technicité, (il y a depuis une vingtaine d'années une classe au conservatoire national supérieur de musique de Paris, et je vous prie de croire que le cursus ne "rigole" pas.) Maintenant, et de tous temps, et en tous lieux, il existe une foultitude de musique de tradition orale qui, par définition, n'utilise pas le solfège; (une bonne partie des codes qui y sont utilisés sont d'ailleurs absolument impossibles à transcrire.) Mais rien ne s'improvise, même pas, (et peut-être encore moins) l'improvisation. Sur ce point, je peux vous rassurer sur la manière dont j'appréhende le problème.

Japhet, il y a des paris que je ne demande qu'à perdre!

P.S. pour Robin: On appelle les "gammes qui portent des noms" grecs des "modes", (ionien, dorien, myxolydien, éolien, hypermixolidie, phrygien). Il y en a tout un tas d'autres, (gammes altérées, mode japonais, pentatonique, gamme ton-demi ton et demi ton-ton, et toute une flopée encore inventées de toutes pièces par des musiciens, dont John McLaughlin a été un des plus prolifiques).

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2007

"une foultitude de musiques qui n'utilisent"

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2007

Et:"hypermixolydien".

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2007

La famille de Bernard Hanse, ce professeur d'EPS injustement accusé de pédophilie et qui s'est donné la mort parlent de " la bêtise et de la froideur " de Madame Royal.

Qui ne voit par ailleurs le rapport évident avec l'affaire d'Outreau ?

Gageons que les admirateurs de la divinité sans taches qui viennent sur ce blog vont encore crier à l'injure !

Écrit par : Robin | 09 mars 2007

P.S. pour Robin: On appelle les "gammes qui portent des noms" grecs des "modes", (ionien, dorien, myxolydien, éolien, hypermixolidie, phrygien). Il y en a tout un tas d'autres, (gammes altérées, mode japonais, pentatonique, gamme ton-demi ton et demi ton-ton, et toute une flopée encore inventées de toutes pièces par des musiciens, dont John McLaughlin a été un des plus prolifiques).

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2007

Oui voilà. C'est exactement les mots qu'il utilise. Ca m'a fait drôle la première fois en tant qu'helléniste de retrouver l'ionien, le dorien, le phrygien et le myxolydien dans le vocabulaire du jazz.

En tout état de cause, me voilà rassuré quant à votre "manière d'aborder le problème".

Écrit par : Robin | 09 mars 2007

Montaigne,

Je repense à vos petits élèves et je comprend très bien que cette histoire puisse vous renvoyer à des souvenirs de famille douloureux (mon grand-père maternel est venu en France en 1905 ; il habitait près de Minsk en Biélorussie...je n'ai pas besoin de vous faire un dessin je pense...vous savez ce qui s'est passé là-bas en 1905).

Nous avons eu le même problème ici. Les gens se sont mobilisés et certains cas ont été résolus. Je ne connais pas la situation à laquelle vous avez affaire, mais essayez de rester calme et d"agir positivement avec d'autres personnes, pas seul. Vous ne gagnez rien à politiser le problème et à comparer avec Vichy, sinon à braquer les gens et à desservir la cause que vous cherchez à défendre. Je vous le dis en toute amitié.

Je dis peut-être une bêtise, mais avez-vous pensé à joindre Arnaud Klarsfeld ?

Écrit par : Robin | 09 mars 2007

je comprends avec un "s".

Écrit par : Robin | 09 mars 2007

Montaigne...

Simchat Torah 100 years ago (corresponding to October 22, 1905) was a very difficult time for Jews in Russia. That October ended with a wave of anti-Jewish pogroms that engulfed the country: Pogroms in over 660 (!) cities and towns in Belorussia shattered thousands of lives. Following the dreadful pogroms in Kishinev and Gomel in 1903, these massacres left the Jews deeply demoralized, and were the major cause of the first Russian Jewish emigration to America at the turn of the 20th century, with hundreds of thousands of Jews arriving at the shores of this country.

The regions hardest hit by the pogroms were the Minsk, Mogilev and Chernigov gubernii (districts), which were densely populated by 221,000 inhabitants, 28,531 of them Jews.

Mais il y avait déjà eu des signes avant-coureurs en 1903. Votre famille vient d'Allemagne, je crois, mais vous savez en Russie, c'était pire (je veux dire au début du siècle)

...Et ne parlons pas de ce qui s'est passé en 43.

Take it easy ! (je sais, c'est facile à dire !)

Écrit par : Robin | 09 mars 2007

Personne n'a écouté le débat sur France Inter ce soir, quant au niveau orthographique des élèves ?
Il y avait Odile Ligenbuhl, et les auteurs de "Orthographe, à qui la faute?" On en a évidemment rien tiré, si ce n'est que l'Observation Réfléchie de la Langue, c'est très bien, et que si les élèves sont mauvais en orthographe dans les ZEP, c'est parce que les profs ont baissé les bras (ca s'appelle intervertir la cause et l'effet, mais les intervenantes n'ont certainement pas enseigné dans un collège de ZEP depuis bien longtemps - l'ont-elles d'ailleurs jamais fait ?)
Odile Ligenbuhl ne doit pas se souvenir m'avoir un jour croisé, moi je m'en souviens pourtant bien, et elle n'a pas changé depuis.
J'espère n'avoir rien dit d'infâmant dans ce post (pas de raison particulière pour cela, d'ailleurs...). Mais enfin l'émission laissait un arrière-goût d'inachevé...

Écrit par : Jérémy | 09 mars 2007

Sachez Monsieur Brighelli que je ne me cache pas derrière un pseudonyme et que je ne suis ni enseignant ni membre d'un parti ni syndiqué mais juste un républicain bêtement social- démocrate depuis toujours (un handicap rédhibitoire pour les anciens gauchistes reconvertis ou en voie de reconversion) que votre "fabrique du crétin" avait intéressé et que j'habite le 93 depuis plus de 40 ans.

Toutefois vos écrits récents me semble traduire de votre part une forte dérive à tribord !

Votre modération .... je ne pense pas que vous soyez le mieux placé pour en juger même s'il est vrai que l'on peut toujours faire pire....(voir sapeur camembert et les bornes).

Quant à cette accusation dans votre dernier commentaire sur Mme Royal, je cite : a causé DIRECTEMENT la mort d'un enseignant...là en tant que juriste de formation je peux affirmer que vous diffamez "grave", la 17ème chambre vous tend les bras !!

Et je vous imagine plaidant votre cause, Royal, coupable, forcément coupable.

Écrit par : merlemocoeur | 09 mars 2007

Très beau documentaire ce soir sur ARTE sur le poète René Char (" René Char, nom de guerre Alexandre "). " Lettera amorosa " ("La lettre d'amour") est le thème du Printemps des poètes de cette année, en hommage à René Char, né il y a tout juste cent ans (1907-1988).

" Lettera amorosa " est le titre d'une oeuvre de Char illlustrée par George Braque et Jean Arp (Gallimard/poésie).

Un titre emprunté à un madrigal du compositeur Claudio Monteverdi.

La destinataire de cette lettre d'amour : " L'ange du détour ", "la Continuelle, la dame dont on veut taire le nom" est peut-être Marguerite Caetani..."bonne et terrible, amie affectueuse et tigre cruel " (Paul Valéry)

"Le coeur soudain privé, l'hôte du désert devient presque lisiblement le coeur fortuné, le coeur agrandi, le diadème.

Je n'ai plus de fièvre ce matin. Ma tête est de nouveau claire et vacante, posée comme un rocher sur un verger à ton image. Le vent qui soufflait du Nord hier, fait tressailllir par endroits le flanc meurtri des arbres.

Je sens que ce pays te doit une émotivité moins défiante et des yeux autres que ceux à travers lesquels il considérait toutes choses auparavant. Tu es partie mais tu demeures dans l'inflexion des circonstances, puisque lui et moi avons mal. Pour te rassurer dans ma pensée, j'ai rompu avec les visiteurs, éventuels, avec les besognes et la contradiction. Je me repose comme tu assures que je dois le faire. Je vais souvent à la montagne dormir. C'est alors, en vérité, qu'avec l'aide d'une nature à présent favorable, je m'évade des écharde enfoncées dans ma chair, vieux accidents, âpres tournois.

Pourras-tu accepter contre toi un homme si haletant ?

Lunes et nuit, vous êtes un loup de velours noir, village, sur la veillée de mon amour."

Écrit par : Robin | 09 mars 2007

"Je dis peut-être une bêtise, mais avez-vous pensé à joindre Arnaud Klarsfeld ?"

Ecrit par : Robin | 09 mars 2007

Une bêtise? Un gag, vous voulez dire! Arno Klarsfeld? Ses parents doivent éprouver une certaine honte à voir leur fils jouer un quasi-rôle de collabo. Lui, il sera tondu à la libération, c'est sûr.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2007

"Gageons que les admirateurs de la divinité sans taches qui viennent sur ce blog vont encore crier à l'injure !"

Ecrit par : Robin | 09 mars 2007

Des admirateurs? Je ne pense pas qu'il y en ait des masses! Beaucoup de partisans du moindre mal, certainement, oui.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2007

Oui, je sais Christophe, mais j'ai de la peine pour notre ami Montaigne... Je voudrais le réconforter (je crois savoir ce qu'il y a derrière sa colère) et je ne trouve à dire que des bêtises...

La réalité nous emprisonne dans ses filets...Même les paradoxes sont devenus sans intérêt.

C'est bien Klarsfeld qui a été chargé de ces dossiers-là par le ministre de l'intérieur, non ?

Écrit par : Robin | 10 mars 2007

J'espère n'avoir rien dit d'infâmant dans ce post (pas de raison particulière pour cela, d'ailleurs...). Mais enfin l'émission laissait un arrière-goût d'inachevé...

Ecrit par : Jérémy | 09 mars 2007

Je n'ai jamais pratiqué l'ORL, ni en tant qu'élève, ni en tant qu'enseignant. Je sais à peu près orthographier la langue française parce que j'ai eu la chance d'avoir un instituteur en CM2 (ça s'appelait la 7ème à l'époque) qui nous faisait faire une dictée tous les matins.

... Ce qui ne l'a pas empêché de nous faire aimer et découvrir la poésie.

C'est aussi bête que cela...Et ça n'a évidemment aucune chance d'intéresser les gens qui font des émissions sur l'éducation à France-Inter.

Écrit par : Robin | 10 mars 2007

Lepénisation des esprits et chauvinisme obligent (en France "rien de vraiment très grave" ne peut arriver -et n'est d'ailleurs jamais arrivé : c'est pas comme les Russes, les Allemands, les Italiens, etc etc "qui ont ça dans le sang " comme je l'ai entendu dire plusieurs fois par des gens de gauche du reste ) :
les gros naïfs complaisants s'assoupissent, incapables de faire l'effort d'essayer de comprendre les processus historiques, les mécanismes d'évolution des situations
on est tellement au -dessus de tout

Écrit par : clash | 10 mars 2007

"C'est bien Klarsfeld qui a été chargé de ces dossiers-là par le ministre de l'intérieur, non ?"

Ecrit par : Robin | 10 mars 2007

Robin, franchement, avec votre culture, votre intelligence, et votre formation philosophique, je ne comprends pas que vous puissiez accorder le moindre crédit à la présumée sincérité de quelque initiarive que ce soit venant de Nicolas Sarkozy. On est à peu près sûr d'une seule chose, c'est qu'il n'est ni raciste, ni antisémite. C'est tout. C'est son seul côté postiif. Pour le reste, c'est Chirac. Presque un clone. Le livre quasi hagiographique de Catherine Nay à son sujet aurait plutôt dû s'appeler: "un désir nommé pouvoir" qu'"un pouvoir nommé désir". Et Arno Klarsfeld s'est laissé embobiner pour lui servir de caution morale. Je n'ose pas penser qu'il est réellement Sarkozyste. Je pense plutôt qu'il lorgne un poste dans le futur gouvernement de Sarkozy. Mais, après tout, ce n'est pas tellement mieux.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2007

Mais que s'est-il passé entre hier et aujourd'huis pour que Claude Alègre tienne les propos suivants :
http://www.lefigaro.fr/france/20070310.FIG000000677_l_ecole_les_syndicats_bayrou_les_verites_de_claude_allegre.html
????????????
Bonne lecture,
Philippe.

Écrit par : Philippe | 10 mars 2007

Etonnant, non ?

Écrit par : catmano | 10 mars 2007

Le redoublement (3° partie), puisqu'un ancien ministre le conseille, maintenant.

1) Sophie

Rentrée 2001, trois nouveaux élèves, arrivant de la même école que Christian : le frère âgé de 7 ans, passant en « 3C2 », et les sœurs jumelles, âgées de 6 ans, passant en « 2C2 ». Petite angoisse de la part de l’instit et question anodine à la maman, « Le grand, il sait lire ? », la maman me répond qu’il savait lire en entrant au CP (il est né au début janvier) et qu’il lit maintenant les vieilles « Bibliothèque Verte » de ses parents... Ouf ! Elle me signale par ailleurs que Sophie et sa sœur jumelle n’étaient pas dans la même classe de GS et que si Marie y a appris pas mal de choses, Sophie sait tout juste écrire son prénom en majuscules d’imprimerie et dénombrer des objets jusqu’à 5... Elle a demandé un maintien en maternelle pour Sophie, les fillettes sont de fin décembre, mais cela lui a été refusé parce que le cas de Sophie n’est « pas assez grave » et que ça viendra tout seul...
Nous commençons donc le CP. Apprendre à écrire entre les lignes du cahier, retenir les premiers rudiments de la lecture (toujours mon fameux bouquin), écouter les histoires, s’intéresser au monde extérieur (la fameuse « Découverte du Monde »), apprendre à compter (surtout que cette année-là, poussée par mon IUFMienne collègue de l’époque, j’utilisais la méthode ERMEL, celle qui part du fait que si l’enfant rentre au CP en ayant déjà étudié tout le programme de CP à la maison, il en sortira sachant compter, mais que sinon il ne faut pas « compter » sur cette méthode pour commencer par le commencement...), voilà bien du travail pour ma pauvre Sophie qui ne parle pas, n’a pas de copine, s’ennuie et rêve beaucoup. Ma collègue de maternelle la prend une heure par jour avec ses GS où, à ses dires, elle est méconnaissable : bavarde, volontaire, intéressée. Du coup, elle reprend pied. Comme Amélie, elle apprend à lire dans l’année (ma fichue méthode fait vraiment des miracles) et, le niveau de langage est quand même beaucoup plus élevé dans cette famille, passe au CE1 sans trop de décalage avec le reste du groupe.
Le premier CE1 est quand même hélas une catastrophe. Sophie plonge en maths (j’ai repris Brissiaud, l’ancien, l’IUFMienne étant partie sous d’autres cieux), n’arrive pas à comprendre les histoires que je leur lis, ni celles que nous lisons ensemble, elle copie énormément sur ses voisins de table, n’arrive pas à comprendre lorsque j’essaie de lui expliquer pourquoi ça ne sert à rien. La maman s’épuise à la maison à tout lui ré expliquer, en pure perte d’ailleurs. Nous en arrivons toutes deux à la conclusion qu’un redoublement s’impose. Il est réclamé par la famille, ce qui m’évite d’avoir à me justifier auprès de mon administration.
L’année dernière, Sophie a recommencé « à zéro » son CE1 avec le même livre de lecture, le même livre de grammaire (« Ouh, la ringarde, elle utilise des manuels ! ») et la nouvelle version de « J’apprends les maths » (bien obligée, ils n’éditent plus l’ancienne). Et tout est passé comme une lettre à la poste...
A la maison, Sophie résiste à sa jumelle lorsqu’elles ne sont pas d’accord alors que depuis leur naissance Marie la dominait, lit des « gros livres », entretient une correspondance suivie avec ses grands parents ; à l’école, Sophie parle, pose des questions, donne son avis, elle a eu 90,8% de réussites en français et 86,9% de réussites en maths aux Evaluations Nationales CE2. Comme quoi, quand le fruit n’est pas mûr, rien ne sert de le forcer...

Écrit par : catmano | 10 mars 2007

Mais que s'est-il passé entre hier et aujourd'hui pour que Claude Alègre tienne les propos suivants :

http://www.frmusique.ru/texts/d/dutronc_jacques/opportuniste.htm

Écrit par : Guillaume | 10 mars 2007

Opportuniste ?
Peut-être !
Mais alors, pour qui roule-t-il ?
Philippe.

Écrit par : Philippe | 10 mars 2007

Peut-être simplement pour lui-même ?

Un petit maroquin...

Écrit par : Guillaume | 10 mars 2007

Après tout, géologue, il aurait pu se faire orpailleur mais il n'est pas très bon non plus dans ce domaine.

Donc, à part les ors de la République...

Écrit par : Guillaume | 10 mars 2007

J'ai toujours considéré Allègre comme un gros c** et une enflure. J'étais simple étudiante en licence de lettres classiques quand il est arrivé et je me souviens encore des bêtises "hénaurmes" qu'il a pu proférer dans tous les domaines, à cette époque. J'ai aussi toujours pensé qu'il était fou, ce qui signifie qu'il est susceptible de dire n'importe quoi.

Pour cette dernière sortie du Claude, je rejoins cependant Philippe : opportunisme. Qui sait ? Vu qu'il est grillé avec Royal, peut-être espère-t-il que Bayrou lui fera une place si jamais ce dernier est élu. D'où des propos qui brossent la bête et une partie de son électorat dans le sens su poil.

Quoique... Non, finalement, ce n'est pas très vraisemblable. C'est plus probablement l'araignée collée au plafond d'Allègre qui lui fait tourner la tête.

Écrit par : Kap | 10 mars 2007

Moi ca me semble assez clair : puisqu'il est brouillé avec Royal, qu'il a toujours détestée, il voudrait se rallier à Bayrou, qui propose de rassembler des gens de droite et de gauche. Donc Claude se dit : avec François, j'ai plus de chances de revenir qu'avec Ségolène. Ca a l'air logique.

Écrit par : Jérémy | 10 mars 2007

Je sais , Jérémy. ;) Je blaguais. :)

Mais j'avais oublié que les blagues ne passent pas toujours très bien sur le net. Désolée. :)

Écrit par : Kap | 10 mars 2007

Christophe,

Je vous remercie, mais ce n'est pas une question d'intelligence et de culture, mais de rapport au réel.

Il se trouve, ni vous ni moi n'y pouvons rien que le ministre de l'intérieur actuel est Nicolas Sarkozy et que le problème des étrangers dépend de lui (et de la personne chargée des dossiers de ceux qui sont en situation irrégulière)...Il y a deux possibilités : rester dans "l'éthique de conviction" et ne rien faire ou passer dans une "éthique de la responsabilité" et faire des compromis.

Je me souviens que dans les années 80, nous avions réussi à "sauver" un collègue de maths d'origine afghane qui était docteur en informatique et qui était menacé être reconduit. I. Mon très cher ami, le père dominicain Serge de Beaurecueil, aujourd'hui décédé (l'auteur de "Mes enfants de Kaboul") était intervenu auprès d'un ami conseiller d'Etat qui avait lui-même alerté Jack Ralite, ministre communiste du gouvernement de françois Mitterrand. Vous voyez l'aspect humoristique et "cocasse" de la situation (je vous rappelle que l'Afganistan était ocuupée par URSS à l'époque).*

C'est ce que j'essaye de faire comprendre à Montaigne. Shindler, le kiné. de Himmler (cf. Joseph Kessel, "Les Mains du miracle" ) et la plupart de ceux que l'on appelle des "Justes" en Israël n'ont pas agi autrement qu'en faisant des compromis...Vous savez d'ailleurs que certains résistants ont eu le courage suprême de passer pour des collaborateurs des Allemands.

Écrit par : Robin | 10 mars 2007

Bien entendu que...il faut faire des compromis! c'est l'ex-syndicaliste, élue des personnels et la grand'mère qui le dit!
surtout quand il s'agit ( vos exemples, robin) de faire ce qu'on peut pour "sauver" , aider des "personnes"...
sauf que: RESF et x associations , réseaux "alerté(e)s" sur x cas de personnes ont, vous vous en doutez, utilisé tous les moyens...et n'opposent certes pas "éthique de conviction", "éthique de responsabilité"...sans se prendre pour des "justes"...
Donc: 1/ Arno K. "saisi" comme "médiateur" ou je ne sais plus quoi a clairement répondu que n'avait rien à redire à circulaires de N.Sarkozy;
2/ Si vous connaissez le "fonctionnement" de RESF...rien n'est négligé ( c'est un réseau de x syndicats, confédérations, associations de parents, "droits de l'hommes", réseaux d'avocats..., magistrats...)du "terrain à national"):a/recours divers de type "institutionnel"-"juridique " de France, et de la France qui a signé x conventions, déclarations universelles ( simplement il se trouve que le temps presse et que Sarkozy il veut des "obligations de résultats" , des chiffres...et , je regrette, il s'en contrebalance de l'Etat de droit...et a des moyens mediatiques, des pouvoirs policiers, des hauts fonctionnaires qui reçoivent ses ordres , les appliquent...
B/ envoi à ministères, à préfectures d'appels de telefon,fax, mels...par système d'alertes;contacts avec les medias, ça va de soi, sur des cas personnalisés.Il semble que ça mette des grains de sable dans les programmations...d'expulsions car ce n'est pas bon pour son image . Mais à peine, dans de véritables feuilletons , a-t-on pu protéger, certes provisoirement, différer expulsions qu'aussitôt x nouveaux cas sont signalés...
C/ toutes les pressions sont exercées sur qui ose "résister"...Signer une pétition c'est pas grand chose, se signaler par envois à préfectures de x messages ( polis)...avec x conseils et précautions prises (on est "hors-la loi" , vous le savez , en faisant ce petit peu) , on prend des risques ( boulots; judiciaires et même physiques) en le plus pacifiquement s'opposer à ce qui choque les consciences...Et c'est épuisant pour ceux que vous appelez les "justes"...de se retrouver à aider pour dossiers, être solidaires en x petits actes avec enfants et familles "traqués)...Même se rendre à un R.V. , convoqué, ou accompagner enfants à l'école...ça vous fait attraper par les troupes de notre ministre...
3/ Mais bien entendu que si on connait x, qui connait y...on ne va pas chipoter, on va utiliser x réseaux...

retour à la case départ: quand le matraquage idéologique et la campagne électorale et x carrièrismes sont tels que plus que rares sont les élus, candidats, fonctionnaires , "personnalités médiatiques" ayant des pouvoirs qui ont le courage de prendre leurs responsabilités, de mettre en actes leurs convictions...on n'en est hélas plus aux compromis nécessaires mais à une somme de "compromissions" en x détails qui risquent de mener à des situations...valant bien celles des pires périodes de notre histoire...
Je me suis demandé x fois ( entre autres en me passionnant sur tant de textes, oeuvres artistiques,en m'interrogeant sur mes pratiques "pédagogiques" et mes choix ) comment des personnes par ailleurs artistes, intellectuels,élu(e)s remarquables avaient pu de compromissions ou compromis finir par basculer dans l'innomable..., ou avoir le courage , dans l'ombre, d'un peu, beaucoup refuser de devenir inhumain(e)s. Ou de récupérer, ouvriers de la dernière heure, ce qu'avaient fait des braves gens, des caves aux greniers de la société...
Donc: croyez que je voudrais vraiment me tromper, avoir tort car ce n'est pas mon genre de faire la "cassandre" ...si on évoque...les années 34 à 45...c'est simplement qu'elle s'impose. Même si l'histoire ne se répète pas elle aide un peu à se repérer dans le présent....

j'ai beaucoup aimé conmme toujours le commentaire de Catmano pour x raisons et je ne me suis décidée à réagir que parce que le collège Rouault...je n'ai pas oublié; merci à Christophe ( je commençais à me dire que j'avais rien compris à la musique que j'aime).
Et sortons de nos nombrilismes francococorico: le grand Braudel( vous savez où a élaboré sa thèse?) a, entre autres, écrit " L'identité de la France"...A relire : son éditeur a, crois-je me rappeler imposé ce titre car dans ces années 80 c'était la nouvelle mode de parler de notre "identité nationale" mais qu'importe: nos candidat(e)s devraient le lire!

Écrit par : anne-marie lepagnol | 10 mars 2007

Euh, Kap, pour être honnête, quand j'ai lu votre premier message, j'ai acquiescé. Je me pose bcp de questions au sujet de Claude Allègre (du même genre que les vôtres), et je ne suis pas le seul !

Écrit par : Jérémy | 10 mars 2007

Je crois que la bonne analyse est celle de Jeremy... Mais celle de Kap est excellente aussi. La chute m'a fait hurler de rire, et ça fait du bien de commencer un après-midi comme ça.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2007

Comment a t-on pu nommer ministre de l'éducation, à l'époque, un mec incapable d'aligner trois mots sans faire une faute de français? Même Monory était plus brillant que lui! Et on ne parle même pas de ses crétineries sur le réchauffement climatique. A pleurer.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2007

Christophe,

Que vous n'aimiez pas M Allègre, que vous considériez qu'il a été un piètre ministre, soit. Mais que vous vous permettiez de juger du niveau intellectuel de quelqu'un qui vous dépasse, et dépasse celui d'un grand nombre d'entre nous , non ! Soyez un tout petit peu plus modeste. Voilà un chercheur à la carrière universitaire brillante (il a obtenu le prix Crafoord en 1986), de renommée internationale, et vous, du haut de votre grandeur, sous-entendez benoîtement que son brio intellectuel laisse à désirer ? Je n'aime pas plus que vous le personnage; mais l'inimitié, voire la haine que vous éprouvez à son égard ne vous autorisent pas à formuler de tels jugements.

Écrit par : François | 10 mars 2007

"Il faut deux rivages à la vérité : l'un pour notre aller, l'autre pour notre retour. Des chemins qui boivent leurs brouillards. Qui gardent intacts nos rires heureux. Qui, brisés, soient encore salvateurs pour nos cadets nageant en eaux glacées."

René Char, Aromates chasseurs, II

Écrit par : Robin | 10 mars 2007

Et si le dernier numéro des cahiers pédagogiques pouvait vous recentrer sur la recherche de solutions. En voici la présentation. La lecture de ce dossier est à conseiller. En voici une présentation sur le café pédagogique

La sanction : faire payer ou faire apprendre ?
http://www.cahiers-pedagogiques.com/

"Le recours à la sanction est souvent ressenti, utilisé, voire pensé, comme une arme qui permet de sortir vainqueur d’un rapport de forces, comme un moyen de se venger de l’outrage commis... De façon plus générale, constatons que les tentations répressives, si fortement présentes actuellement dans les discours médiatiques et politiques, existent aussi à l’école. Pour notre part, si nous reconnaissons la nécessité des sanctions, nous voulons affirmer ici que les éducateurs doivent se former pour sanctionner de façon professionnelle, que les sanctions qu’ils décident doivent avoir un caractère pédagogique, au sens fort et noble du terme : des actes imposés aux élèves pour les aider à intégrer les règles de vie commune, pour donner du sens aux contraintes de la vie en collectivité, pour les aider à y prendre leur place". D'emblée Patrice Bride et Odile Sotinel indiquent les objectifs de ce numéro 451 des Cahiers pédagogiques.

Et les auteurs de ce Cahier ne manquent ni d'expérience, ni d'idées pour nous faire réfléchir sur la place que tient la sanction dans notre pédagogie. Plusieurs articles retracent l'histoire des sanctions dans le système éducatif jusqu'à ce début de siècle où les tendances normalisatrices s'affirment avec force. D'autres donnent à voir des pratiques d'établissement. Ainsi Yannick Mével analyse l'épisode du lancer de boulette. Patrick Hunert montre comment inviter les élève à réparer. Christophe Andréo étudie les pratiques des CPE. Une dernière série d'articles nous fait réfléchir à notre porpre relation à la sanction. Ainsi Jean-Pierre Lepage, formateur : "expliquer, argumenter, négocier ne sont pas les manifestations d'une perte d'autorité mais tout au contraire l'affirmation d'une autorité qui se qui se fonde sur le respect de soi qui ne peut exister sans celui de l'autre".

Reconnaissons à ce numéro une dernière qualité : il propose de petits textes comme "le décalogue de la sanction" ou son "viatique". Ils donnent envie de les afficher en salle des profs. On ne peut pas être sanctionné pour cela ?

Écrit par : Yves | 10 mars 2007

"Le recours à la sanction est souvent ressenti, utilisé, voire pensé comme une arme qui permet de sortir vainqueur d'un rapport de forces, comme un moyen de se venger de l'outrage commis."
Ah oui? Et par qui? - Par personne, en réalité.
Un tel texte est du Meirieu tout craché. C'est-à-dire que nos deux braves pédagogues - en voilà encore deux qui croient avoir inventé le fil à couper le beurre! - partent d'un point de départ faux pour nous asséner leur petite idéologie catéchétique de l'"élève au centre".
Au milieu de ce fatras, une évidence:
"Les sanctions doivent avoir un caractère pédagogique". Merci de nous le rappeler! Les professeurs sont sûrement tellement stupides qu'ils ont attendu les profondes considérations de Monsieur Bride et de Madame Sotinel - profondes au sens de creux - pour savoir comment et pourquoi il fallait sanctionner!
Evidemment, on ne coupe pas au couplet de bravoure du "formateur" ! Très important, un "formateur"! Voilà qui pose son homme, "For-ma-teur"! Comment fait-il, d'ailleurs, entre nous soit dit, pour ne pas perdre le fil de sa pensée, tellement sa phrase est emberlificotée, bien dans le style bavard, oraculaire et auto-satisfait des pédagogistes.
Quand on pense que c'est l'argent public qui finance ça... C'est tout simplement scandaleux!

Écrit par : Jean | 10 mars 2007

Eh bien, comme vous y allez, sur Allègre…
Rappelons les faits : Allègre est bien ce ministre qui avait pris Meirieu comme conseiller, et Sainte Ségo comme sous-ministresse — c'est lui-même qui avoue, ces jours-ci, qu'il l'avait choisie, voir http://www.lefigaro.fr/election-presidentielle-2007/20070303.FIG000000880_pour_allegre_la_candidate_a_plus_d_idees_pratiques_que_de_pensee_politique.html} poar amitié pour Hollande…
Et il dit sur elle des choses enfin lumineuses (il n'est jamais trop tard pour ne pas se tromper) : "Je n'ai pas mesuré l'hypertrophie formidable de l'ego de cette femme ! J'étais absorbé par ma tâche. J'imagine qu'elle devait se sentir humiliée d'être considérée comme une adjointe…"
Pourquoi diable un homme qui s'est si lourdement trompé jadis (encore que, dois-je le rappeler, sa malheuresue expression "dégraisser le mammouth" concernait l'administration centrale de l'Education Nationale — mais le ssyndicats, menacés dans l'une de leurs forteresses, ont voulu entendre et faire entendre autre chose) ne pourrait-il avoir un éclair de lucidité, avec le recul ?
Et des éclairs, il en a, le bougre ! "La baisse du niveau est une réalité. Selon les statistiques officielles, 20 % des élèves qui entrent en 6e ne savent pas lire. Je suis plus pessimiste encore : j'estime que 30 % des élèves qui entrent au collège ne lisent pas couramment. La priorité, c'est d'ap prendre à lire et à s'exprimer ! Tout le reste découle de cela, y compris les problèmes de violence. Car des collégiens qui n'arrivent plus à suivre chahutent. Par ailleurs, le moindre exercice de mathématiques ne peut être résolu, car l'énoncé n'est tout simplement pas compris…" Quel connaisseur sérieux de l'Education nationale n'acquiesce pas ? Pour une fois, le vrai chiffre de l'analphabétisme scolaire, celui qui est affiché depuis des années par toutes les organisations un peu attentives, est asséné par un ex-ministre !
Et le reste de ses déclarations est à l'unisson. Quand je pense que c'est moi que l'on accuse de passéisme ! Mais je n'en suis pas — voir la Charte des dernières semaines — à réclamer un examen d'entrée en collège : un suivi vraiment personnalisé sur les premiers mois de sixième suffirait dans bien des cas, si les établissements avaient vraiment les moyens de leurs nécessités, si je puis ainsi m'exprimer…
Alors, c'est de bonne guerre rétrospective de cracher à la tête d'Allègre, qui a si bien cristallisé les haines — non sans manipulations et arrière-pensées de certains. Mais quand mon ennemi d'hier me donne raison, c'est qu'il a raison…
JPB

Écrit par : brighelli | 10 mars 2007

François,
Ma soi-disant grandeur n'a rien à voir là-dedans, et je n'ai jamais été, ni prétendu à être ministre de la république. Mais pouvez-vous sérieusement me contredire sur ce que j'ai dit, à savoir:
-Claude Allègre bafouille, et fait un bon paquet de fautes de français quand il parle?
-Claude Allègre a dit des idioties au sujet du réchauffement climatique?
Oui? Non?

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2007

Christophe,

A votre première question, je réponds oui, sans hésiter. Le deuxième point est plus délicat: contrairement à ce que laisse penser une lecture superficielle des journaux, le réchauffement est loin d'être parfaitement compris. Je pense que dans cette affaire, M. Allègre a sciemment pris le contre-pied du consensus médiatique actuel, une provocation supplémentaire pour cet habitué des déclarations fracassantes. Mais je vous assure que scientifiquement il est loin, très loin d'être un imbécile.
Maintenant, à moi de vous poser une question. Je vous cite "même Monory était plus brillant que lui!": en une phrase, vous insultez deux personnes ! Feriez pas de la provocation vous, juste un petit peu, non ?
A part ça, je souhaite m'amender sur un point: je ne connais rien de votre niveau intellectuel, et ma phrase était déplacée.

François.

Écrit par : François | 10 mars 2007

Sans faire vraiment de la provocation, j'avoue que je force un peu le trait. De la caricature, si vous préférez. Mais, comme disait Sarko, (profitez-en, je le cite rarement comme référence), à propos de l'affaire Charlie-Hebdo: "mieux vaut trop de caricatures que pas de caricatures du tout", ou approchant. Et puis, ces hommes (et femmes) nous prennent parfois tellement pour des abrutis qu'on a quelquefois envie d'être un peu vachards avec eux. Ceci-dit, si vous trouvez que je suis outrancier, que dire de certaines autres personnes qui fréquentent ce blog!
Ceci-dit, vous remarquerez que je ne me suis pas prononcé sur le niveau scientifique de Claude Allègre. Pourquoi et comment le ferais-je? C'est cela qui aurait été prétentieux. Mais faire de la provocation à ce point concernant les phénomènes climatiques relève, à mon avis, et ceci d'autant plus qu'il est un grand scientifique, de l'irresponsabilité.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2007

Claude Allègre a dit des idioties au sujet du réchauffement climatique?
Oui? Non?

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2007

Christophe , le problème n'est pas là. J'ai eu quelques échos de cette "affaire" des déclarations de M. Claude Allègre à propos du nouveau mythe du "réchauffement climatique". Ce que dénonçait m'a-t-il semblé alors, M. Allègre, c'est la réquisition faite d'un certain nombre de savants et d'experts pour justifier, voire fonder une nouvelle mythologie, un nouveau catastrophisme. Dont on ne saisit pas encore trop quel profit symbolique nos "sociétés démythifiées" comptent en tirer. Je pense que dans cette "histoire" M. Allègre était bien plus intelligent que vous le pensez. Il a réaffirmé cette chose que malheureusement vous semblez perdre de vue: il n'est pas dans les finalités des sciences exactes, humaines et sociales d'inventer et de projeter des mythes sur les parois de l'obscure caverne où nous nous tenons.

Par ailleurs, M Allègre a commis un petit livre que je viens de lire. Son titre est "10+1 questions à Allègre sur l'école" (Michalon).
On y aperçoit la même liberté de penser qu'à l'occasion des déclarations de l'auteur sur le réchauffement climatique.
Beaucoup de vérités sur le désastre de l'école de la République y sont dites (ainsi que des jugements très provocateurs et subjectifs) que Jean-Paul Brighelli s'efforce avec d'autres depuis quelques années de mettre en lumière.
La lecture de la réponse faite à la question 11 vaut son pesant d'or. Madame Royal a beaucoup de soucis à se faire pour apaiser son désir de jouer, pour de vrai, le premier rôle.

M. Brighelli, vous m'avez posé une question personnelle. Buntovchik est dérivé du mot russe "bunt" , le révolté ou le mutin. Le verbe "se mutiner" et "inciter à la rebellion" se dira: "buntovat". Buntovchik est le mutin aussi bien que l'émeutier ou l'insurgé. Les russes utilisent plutôt le mot "buntar". On apprend à tout âge! (proverbe très populaire depuis Lomonossov: "Viek jivy- viek utchi": vis un siècle- étudie un siècle).
Par contre les révoltes dans les banlieues françaises ou ailleurs sont dites en russe "pogrom". Ceci pour Robin qui associe maladroitement à mon sens les pogroms dans la Russie tsariste à l'entreprise d'extermination (génocide) des Juifs par les nazis.

Écrit par : buntovchik | 10 mars 2007

Merci Robin!!!!! Je vois que vous avez soupçonné cette douleur qui ne s'apaise jamais et votre chaleur me va droit au coeur. Et, foutre!!!! si c'est vrai ,que c'est sans doute pousser le bouchon un peu loin que mettre en parallèle les exactions anzies ou vichystes et les rodomondates sarkoziennes, vous coviendrez qu'il y a entre les deux faits, une question d'ECHELLE et pas de NATURE. Mais, en effet, comparaison n'étant pas raison, je fais amende honorable. Pour la forme.....parce qu'au fond de moi....Quant à Arno Klarsfeld, il illustre parfaitement, la dégénérescence familiale. Quelle honte por es valeureux parents!!!!
Enfin, concrètement, je poursuis le combat, avec les collègues, nombreux ,au demeurant, et les élèves de mon bahut.
Bâv;

Christophe Sibille, à vtre sant également, avec un verre de Gewûrztraminer Vendanges Tardives dont la suavitude console de bien des mots-maux.

Écrit par : montaigneàcheval | 10 mars 2007

Ah, j'oubliai, Buntkovitch, vous avez raison pour les pogromes....sauf que si les popovs de cette époque avaient eu les mêmes moyens techniques et industriels our liquidaresse les Juifs, ne pensez-vous pas qu'ils les eussent utilisés? Toutcomme les frankaouis antidreyfusards. là encore, question d'Echelle, de Moyens, mais non de Finalité, qui est la même.

Écrit par : montaigneàcheval | 10 mars 2007

MàC,
permettez-moi d'ajouter et de "surenchérir" à votre dernier post, fort juste, que lorsqu' on se penche plus en arrière sur l'histoire des juifs d'Europe Centrale , certes les popovs entre autre n'avaient pas les mêmes moyens techniques mais ne machons pas nos mots car je crois que si on veut faire une comparaison il faut justement "ré-indexer" par rapport au contexte et ce, dés le moyen-age, alors on s'aperçoit que c'est kif-kif...et cela a fortement imprégné la mémoire collective juive...

en passant pour ceux qui ne connaissent pas et souhaite connaitre un peu mieux le monde yiddish du XIX ème siècle je conseille la lecture du livre de Rachel Ertel, "une maisonnette au bord de la vistule" et pas dans la prairie...

bon we à tous

Écrit par : Patricia Mesnigé | 10 mars 2007

Buntchovik, la dernière phrase de votre dernier message est la plus intéressante; le propos de Claude Allègre, à ce jour, est de faire ch... Ségolène Royal jusqu'à la gauche, (si vous me pardonnez ce relatif abus de langage en ce qui concerne le vrai fond politique de ces deux personnalités). Et ses propositions concernant l'école montrent beaucoup plus un jugement fort convenu, et qu'il a d'ailleurs vraisemblablement toujours eu, que ce que vous appelez une liberté de penser.

Pour ce qui est du "catastrophisme d'un certain nombre de savants et d'experts" dont vous parlez, concernant le réchauffement climatique, il me semble qu'il soit beaucoup plus universellement admis que le catastrophisme couramment argumenté en ces lieux pour caractériser l'état de l'école. Cela constitue t-il un argument scientifique pour le légitimer à vos yeux?

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2007

Montaigneàcheval, je vous dédie ces quelques octosyllabes, (je ne peux hélas pas joindre la musique qui va avec), écrits l'été dernier et concernant ce cher Sarko..

"Il a choisi un médiateur
Le fils de chasseurs de nazis,
Là, je dis: "bravo, l'arnaqueur",
Ce coup là confine au génie,
Quel s'ra le renvoi d'ascenseur
Pour trahir ainsi ta famille
Avocat branchouille en rollers
Tu seras tondu, c'est écrit".

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2007

Christophe, vous avez l'air de tellement tenir à ce joli poème, que j'imagine que la musique devait être très belle, pour en compenser un peu les paroles, car ce n'est quand meme pas de la grande poésie inspirée...
Enfin je me relis et je trouve que c'est ma syntaxe qui n'est pas inspirée. Pas le courage de simplifier tout ça, vous comprendrez !

Écrit par : Jérémy | 10 mars 2007

Oui, je comprends.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2007

Buntovtchik

Mon grand-père a gardé toute sa vie une statue de Léon Tolstoï sur son bureau. Le jour où j'ai découvert l'antisémitisme de Dostoïevski , dans son Journal d'un écrivain j'ai eu envie de mourir...Je n'arrive toujours pas à comprendre...Même Dostoïevski !

Je n'ai jamais réussi à comprendre et je crois que je ne comprendrai jamais...Même la belle liturgie orthodoxe m'est suspecte, même des gens aussi admirables qu' Olivier Clément.

Montaigne a raison, ce n'est qu'une différence d'échelle, c'est la même chose.

" Zu ken men aroifgeyn in himel arayn Un fregn bay got zu's darf asoy sayn ?"

Peut-on monter au ciel et demander à Dieu si les choses ont le droit d'être comme ça ? (chanson yiddish citée par Paul Celan)

Écrit par : Robin | 11 mars 2007

Peut-on surtout croire en Dieu, Robin? C'est surtout ça que j'ai du mal à comprendre.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mars 2007

Il est touchant, Sibille… "Peut-on croire en Dieu ?" Bien sûr que l'on peut — côté croyance, il n'y a pas de fond, l'irrationnel est par nature illimité. C'est du côté du Savoir que c'est plus difficile — plus exigeant, aussi. J'ai toujours pensé que la croyance, quelle qu'elle soit (Dieu, les anges, la rédemption, Marie toujours vierge et l'élection de sainte Ségo) est la solution de facilité. Quel mérite ont les "croyants" ? Ils s'en remettent à une transcendance — et vous savez bien qu'au bout du bout, on finit par ne plus rien faire.
C'est Savoir qui est complexe, exigeant — c'est Savoir qui provoque la Liberté, sans cesse — alors que Croire se vautre dans la servitude volontaire. Croire, c'est l'infini du sentiment, et Savoir, c'est le libertinage : voyez Don Juan — ou Don Giovanni (tiens, répondez donc à une uatre question que je me pose depuis des années : qu'est-ce qui fait que l'ouverture de Don Giovanni ne tombe pas dans le pompier, malgré sa dramaturgie sonore un peu facile — alors que que Pachelbel et tant d'autres s'y vautrent…).
Allez, il est un peu tôt pour commencer à boire, mais je vous parie, mon cher, qu'avec une bouteille de Faugères de chez Olier-Taillefer, cuvée Castel Fossibus, vos doutes s'évaporeraient dans la rosée matinale — et il ne resterait que le dur métier d'apprendre, encore et encore, de se colleter à notre ignorance — et, pire, celle des autres — et, pour adoucir cette ordalie permanente qu'on appelle la vie, la liberté de jouir.
JPB

Écrit par : brighelli | 11 mars 2007

Christophe,
Permettez-moi de vous dire que vos remarques sur Allègre sont stupides. Buntovchik vous le fait gentiment remarquer.

"Et on ne parle même pas de ses crétineries sur le réchauffement climatique" "Mais faire de la provocation à ce point concernant les phénomènes climatiques relève, à mon avis, et ceci d'autant plus qu'il est un grand scientifique, de l'irresponsabilité.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2007"

Allègre est sans aucun doute, par ses travaux et ses fréquentations, beaucoup moins crétin que vous en climatologie. Ah, les vertus de l'interdisciplinarité et du travail de groupes... Par ailleurs, Allègre, brillant scientifique, sait très bien que les vérités scientifiques sont des erreurs corrigées..., que les affirmations scientifiques (cad scientifiquement établies) qui paraissent les plus provocatrices (surtout aux yeux du grand public) sont parfois les vérités de demain, etc etc
Votre air outré concernant les propos d'Allègre sur le RClim me fait penser à celui du Cardinal Bellarmine contre notre bon vieux Galilée... OOOOhhh lallllaaaaaàà Quelle héééééréésiiiie!!!

Un point d'épistémologie que vous me passerez j'en suis sûr (à moi qui ai fait beaucouip de progrès en musicologie ces derniers temps): il y a toute une épistémologie externaliste (disons: étude de ce qui entre dans la validation des propositions scientifiques et qui ne fait pas partie stricto sensu de la démarche scientifique) qui rendra peut-être compte (qui sait?) du consensus actuel (s'il y en a un) sur le réchauffement.

NB : le ministre de l'éducation n'est pas un ministre de français. Même s'il fait des fautes de prononciation, et qui n'en fait pas, surtout face à une caméra ou à des journalistes, sur le vif du sujet et sur des sujets à vif, cela n'invalide en rien ses prétentions à être MEN. Critiquez-le sur le fond et laissez l'image publique à l'Opinion ou à ses magazines favoris.

Philippe

Écrit par : Philippe | 11 mars 2007

"On se lasse de tout, sauf de comprendre." (Virgile)

Buntovtchik ...Vous connaissez certainement aussi le mouvement ouvrier socialiste juif (le "BUNT") qui a pris naissance dans les pays baltes et en Russie blanche à la fin du XIXème siècle.

Écrit par : Robin | 11 mars 2007

Auteur de Histoire générale du Bund, un mouvement révolutionnaire juif (1), Henri Minczeles spécialiste des communautés juives d'Europe orientale retrace l'existence du Bund. A partir de 1897, en Russie et en Pologne, ce mouvement à la fois politique et culturel a lutté contre l'exploitation des ouvriers et contre les pogroms pour l'égalité sociale et le respect de la culture yiddish.

Le Bund est un mouvement qui s'est principalement construit en Europe orientale et dans un contexte bien particulier au XIXe siècle. Pouvez-vous nous en dire plus sur les conditions des communautés juives en Europe orientale ?

Ces communautés juives étaient très compactes, elles vivaient d'abord dans des villages, les shtetls, et à partir des années 1850-60, il y a eu l'industrialisation et les Juifs sont partis dans les villes. Là ils ont connu un travail assez misérable. Se sont créés des manufactures, des ateliers et même des usines, et les Juifs ont vendu leur " force de travail " en effectuant des horaires invraisemblables (douze, voire seize heures par jour). Sur le plan économique et démographique, c'était le principal foyer communautaire. Dans ce qu'on appelait autrefois la " zone de résidence " - une sorte d'immense ghetto - vivaient 5 à 6 millions de Juifs assignés à résidence. A cette époque les Juifs en France sont 70 ou 80 000, il n'y avait qu'aux Etats-Unis qu'avec les migrations commençait à se constituer une communauté juive importante. Mais l'essentiel se trouvait en Europe orientale et vivait dans des conditions difficiles, en butte avec des antagonismes. Les tsars qui ne leur donnaient aucune liberté, les traitaient parfois comme des bêtes de somme et surtout les considéraient comme un bouc émissaire facile quand ça n'allait pas en Russie. Dans cette Russie qu'on appelait la " prison des peuples " vivaient différents peuples en plus ou moins bonne intelligence. Mais, un penseur socialiste russe l'a dit, les Juifs étaient les parias parmi les parias...

Écrit par : Robin | 11 mars 2007

Bon, ben maintenant après tout cela, il va être bien difficile de caresser l'idée d'un pogrom d'apparatchiks...
(que je n'envisageais bien sûr que sous la forme d'une mise à la retraite anticipée)

Écrit par : Guillaume | 11 mars 2007

"La foi sans les oeuvres", monsieur Brighelli, "la foi sans les oeuvres" ne vaut pas grand chose...

Écrit par : Pendariès | 11 mars 2007

Buntovtchik ...Vous connaissez certainement aussi le mouvement ouvrier socialiste juif (le "BUNT") qui a pris naissance dans les pays baltes et en Russie blanche à la fin du XIXème siècle.


Pas le "BUNT"...LE "BUND" !!!!

...Et pas de pogroms contre les apparatchiks !
...Qu'ils reposent dans leur sommeil dogmatique, pourvu qu'ils nous fichent la paix !

Écrit par : Robin | 11 mars 2007

Je découvre Gilles Lipovetsky en ce moment: ici, les bloggers, quelque chose à en dire?

Écrit par : Pendariès | 11 mars 2007

Je peux me tromper en ce qui concerne Claude Allègre, mais il me semble que ses motivations pour nier le réchauffement climatique (et la légitimité du souci écologique) est principalement idéologique et non scientifique. Allègre a expliqué à plusieurs reprises qu'il fallait choisir entre l'écologie et l'emploi et qu'il choisissait l'emploi.

Le problème, c'est que ce raisonnement appliqué à la pèche par exemple conduit à la disparition de plusieurs espèces de poissons en Mer du Nord et ailleurs.

Ne pas voir que la disparition des ressources est lié à celle de l'emploi ne me paraît pas être une preuve particulièrement probante d'intelligence.

Écrit par : Robin | 11 mars 2007

Pendariès

J'ai lu, il y a quelques années "L'ère du vide" qui m'avait fait une forte impression. Le livre est sorti dans les années 80 et ca n'est évidemment pas un hasard. Gilles Lipovetsky a introduit en philosophie une notion nouvelle qui ne recouvre pas exactement les concepts traditionnel de "néant" (cf. Sartre) ou de "non-être". Le vide, selon lui est l'essence même de la modernité. Il envahit peu à peu tous les aspects de notre vie, tous les domaines où se déploie l'existence humaine : la politique, la consommation, la culture...Et bien entendu, avons-nous envie d'ajouter...l'éducation.

Écrit par : Robin | 11 mars 2007

Ne pas oublier non plus Allègre, Jussieu et l'amiante...


http://amiante.eu.org/~amiante/ComPresse/971017comp.html

http://www.jussieu.ras.eu.org/cuvier/desamiantage_mise_securite.html

Vous jugerez par vous-même.

Écrit par : Merlemocoeur | 11 mars 2007

Evidemment que le positionnement de Claude Allègre est lié à l'idéologie et non à l'incompétence! Qui peut en douter! Mais il est aussi crétin, à mon avis, d'être malhonnête qu'incompétent!
Jean-Paul, c'est vous qui êtes touchant! Je crois que le verbe "pouvoir" est polysémique, non? Et je partage totalement votre analyse de la croyance! Quand à l'ouverture de "Dom Juan", non seulement elle n'est pas "pompier", mais c'est tout simplement une des plus belles pages de Mozart, et des plus novatrices! Comme le "Dom Juan" de Molière, ou celui de Tirso de Molina. Et en quoi cela vous étonne t-il? Je pense simplement que la complexité du personnage a inspiré prodigieusement Mozart et l'a fait utiliser, dans le matériau thématique de cette ouverture, des gammes totalement inusitées avant lui, à ma connaissance, dans la musique occidentale, qui nous plongent dans une ambiance quasi mystique. (Mineures mélodiques ascendantes suivies directement de gammes homonymes mineures naturelles descendantes).
Pour revenir sur Allègre, ce ne sont pas des erreurs de prononciation qu'il comment, mais des fautes de français. Je pense que Jean, Jean-Paul ou Robin pourront confirmer. Et vous n'arriverez pas à me convaincre qu'un ministre de l'éducation peut s'exprimer ainsi. Si telle est votre conviction, vous torpillez toute "l'idéologie initiale" et la raison d'être de ce blog.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mars 2007

Et également, dans le premier thème de l'ouverture de Dom Giovanni (de Mozart), les modulations par chromatisme ascendant associées à l'utilisation des gammes mineures utilisées de manière totalement atypique par rapport à l'époque.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mars 2007

Concernant le "Faugères", Jean-Paul, je n'ai que du "Mas Olivier" 2003 dans ma cave. Mais c'est un excellent rapport qualité-prix et, tout en ayant quasiment la même pension alimentaire à verser que vous, je ne suis que certifié.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mars 2007

Merci, Merlemocoeur. J'avais complètement oublié cette histoire d'Allègre et l'amiante. Ce personnage est encore plus abject que j'imaginais.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mars 2007

Me voilà contraint d'approuver l'avis de C.S

"On voit que la recherche à (sic) pénétrée (sic) le monde agricole comme peut-être aucune autre activité économique"

Claude Allègre signant le livre d'or du Salon de l'agriculture de 1998.

Et puis ne pas oublier l'affaire de la vente par le BRGM dont Claude ALLEGRE était le Président, de mines au Pérou pour 788 millions de francs alors que la valeur minimum était de 12 milliards de francs (affaire dénoncée dans un livre de Montaldo).

Écrit par : Guillaume | 11 mars 2007

"Pour revenir sur Allègre, ce ne sont pas des erreurs de prononciation qu'il comment"

Komment, quoi, qu'est ce qu'il a dit le môssieur ? :o)))))
Mort de rire, "touchant"...

Écrit par : toto | 11 mars 2007

Toto relève une coquille? C'est un peu comme si les oeufs pondaient des poules.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mars 2007

Merci, Guillaume. Votre honnêteté intellectuelle vous honore.

Tiens, je ne sais pas si Japhet est dans les parages, mais, sous réserve que le gros borgne ait ses signatures, je pronostique un deuxième tour Bayrou-Le Pen...

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mars 2007

Puisque que le "dissoluto punito" alias Don Juan vient sur le devant de la scène, je peux témoigner qu'une apparatchik inspectrice m'a descendue en flammes pour avoir étudié en 3°"Dom Juan" de Molière et "Don Giovanni". alors que les élèves suivaient ça tout aussi bien que de la soupe pour la jeunesse. Des valeurs bourgeoises dépassées, des oeuvres trop difficiles, a-t-elle dit. Comment voulez-vous qu'on ne rêve pas de pogrom après ça, ou d'un gouffre enflammé engloutissant ces malfaisants d'inspecteurs?

Écrit par : Cunégonde | 11 mars 2007

Merci, Guillaume. Votre honnêteté intellectuelle vous honore.

Oh, vous savez, je ne faisais que reprendre l'un des passages de l'excellent ouvrage de Guy Morel (L'horreur pédagoque) dont vous attendez, j'en suis certain, le prochain opus (le livre noir de l'E.N)

Écrit par : Guillaume | 11 mars 2007

Pardon..."L'horreur pédagogique" Guy Morel - Daniel Tual-Loizeau

Écrit par : Guillaume | 11 mars 2007

L'horreur pédagoque? Attention à vous, toto ne va pas vous louper!
Tiens, à propos d'Allègre, pêle-mêle:
- Sa haine des mathématiques, qu'il ne considère pas comme une science.
-Son plantage lors de l'éruption de la soufrière.
-Son refus de voter la loi sur le port du voile,
etc, etc... Il est quand même des amis dont il vous faut vous méfier!

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mars 2007

Quand je dis: "vous" méfier, ce n'est évidemment pas seulement: "vous, Guillaume", mais "vous autres qui prenez Allègre en exemple pour son opus sur l'école".

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mars 2007

Je relis Le Bouc Emissaire de René Girard...
Rendez-vous compte! Votre puissance est telle que, plus de trente ans après être sortie de l'Ecole, je suis encore écolière, convaincue de mon inaptitude intellectuelle dès que vous me mettez un zéro, vous ayant pourtant vaincus (réussite scolaire malgré que vous en ayez eu...) et ayant fait mes preuves dans le monde réel.
J'en reviens à ma lancinante question: n'est-il pas largement temps que vous cessiez de vouloir vous arroger le droit d'être seuls à fabriquer, sélectionner et juger nos élites?
Je doute qu'un vase si clos, si méprisant, puisse être un bon vivier.
Ceci étant valable pour tous, tenants de la réaction ou adeptes de la pédagologitude.

Écrit par : dobolino | 11 mars 2007

L'affaire évoquée plus haut de la mine péruvienne de Yanacocha est une très belle histoire — et ce n'est pas Jean Montaldo, croyez-moi, qui en parle le mieux, parce que son rôle là-dedans a été tout ce que l'on veut, sauf clair.
Il se trouve que j'ai fréquenté l'un des protagonistes de l'affaire — et c'est vrai aussi qu'Allègre a eu, avec le BRGM, des liaisons fort adultérines, au point de faire rembourser par ce Bureau la campagne de Jospin en 95…
Mais Yanacocha (à propos, c'est 80 millions de dollars qui ont été payés pour une mine qui, actuellement aurait dû rapporter plus de cinq milliards d'euros à la France) est une affaire complexe, où droite et gauche ont collaboré pour laisser des intérêts américains (Newmont) l'emporter sur les intérêts français — le tout avec la bénédiction de la CIA et du chef des services secrets péruviens, le regretté Montesinos…
Pour plus de détails, lire "l'Affaire Yanacocha", signé de Jean-Claude Gawsewitch…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 mars 2007

Dobolino, qui vous a "convaincue de votre inaptitude intellectuelle" ? Ici, ou autrefois ?
Il paraît que 60 à 70% de ce que nous avons appris a transité par le milieu familial, 20% à peu près par l'école (eh oui, nous ne pesons pas lourd), le reste par l'environnement.
Allez, avouez : quelle estime avait-on de vous, à la maison ? C'était l'autre sœur, l'intellectuelle ?
Je blague, mais c'est drôlement important, que les parents renvoient aux enfants une image d'eux-mêmes un peu positive (sans pour autant les traiter comme de petites merveilles). Parce que ça conditionne souvent leur attitude à l'école — qui conditionne le jugement des profs : qu'est-ce que vous voulez, il n'y a pas que des fins psychologues, parmi les enseignants — je dirais même plus : depuis que les gros bataillons des IUFM sont constitués de vaillants licenciés de psycho, je ne suis pas sûr que le niveau psychologique monte, dans les classes. Sinon, ils appliqueraient moins de grosses ficelles, et de consignes arbitraires…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 mars 2007

"Il paraît que 60 à 70% de ce que nous avons appris a transité par le milieu familial, 20% à peu près par l'école (eh oui, nous ne pesons pas lourd), le reste par l'environnement.

c'est drôlement important, que les parents renvoient aux enfants une image d'eux-mêmes un peu positive (sans pour autant les traiter comme de petites merveilles). Parce que ça conditionne souvent leur attitude à l'école"

Bien, Jean-Paul! Vous découvrez l'Amérique, sur ce coup! Non, blague à part, je ne peux qu'acquiescer... Mais je m'inquiète! C'est la deuxième fois en peu de temps que je suis en total accord avec vous!

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mars 2007

Le parti pris des choses (titre d'un recueil de Francis Ponge)

Pour répondre à votre question sur la langue de Claude Allègre, Christophe, ce qui me frappait le plus lorsqu'il était ministre de l'éducation nationale, c'était ce tic de langage qui consistait à employer le mot "chose" à chaque phrase.

Le mot "chose" est le mot le plus vague et le plus abstrait qui soit et par là le plus "insignifiant" au sens étymologique de ce terme.

Je me souviens que nos professeurs de français au collège nous reprenaient à juste titre à ce propos " Vous ne devez pas employer le mot "chose" s'il existe un mot plus précis pour exprimer votre pensée; c'est de la paresse d'esprit."

Écrit par : Robin | 11 mars 2007

Christophe

Je ne torpille rien, et à mon sens vous mésinterprétez les intentions et la raison d'être de ce blog. Qu'il faille restaurer certaines exigences dans le système, notamment dans l'enseignement du français et de la littérature, ne signifie pas qu'il faille un agrégé de lettres à la tête du MEN. Ni même un brillant lettré. Bon, pas un illettré non plus! J'estime seulement qu'un ministre de l'EN peut faire des fautes de français en parlant ou écrivant (et en donnant au verbe "pouvoir" toute la polysémie que vous rappeliez en toute simplicité), il peut aussi ignorer certains points, même élémentaires, d'histoire des sciences ou encore ne rien pouvoir dire sur Mozart.
Par ailleurs, des lettrés qui fabriquent des illettrés, c'est possible!...
L'essentiel n'est pas là. L'essentiel est de voir juste quant au système. Le ministre a des conseillers pour ça. On connaît ceux de Royal.

Philippe

Écrit par : Philippe | 11 mars 2007

Je tiens à vous dire que je suis désolée, confuse...
L'apprentissage tardif des règles du jeu de la blogosphère pour une "interâge" ( nouvelle invention de nos gouvernances pour désigner les 60 à 80 ans; senior(a)s semble dépassé ou bon pour les C.S.P.+ assez privilégiées pour être la cible de diverses pubs , assurer la "gérontocratie" politique ) m'expose à des erreurs.... Veuillez donc m'excuser de ces erreurs:
1/ Ne pas me corriger à temps avant d'"envoyer": bref je rougis de ces fautes de syntaxe,ponctuation, orthographe, frappe et mots disparus rendant mes commentaires indignes de mes formations, titres et passions littéraires...
2/ Avoir quelques difficultés à comprendre le fonctionnement et le déroulement ( au sens propre, visuel, et intellectuel) du blog:
Si ce que C.Sibille définit comme "idéologie initiale" du dit blog, J.P.B. comme le culte du "savoir" et vous tous, toutes, si j'ai bien compris, comme désir de sauver cette pauvre école qui va, certes ,bien mal, est le "cadre" des échanges....
pourquoi: +Ce zapping permanent : il suffit qu'une "info" tombe pour qu'aussitôt le débat sur le sujet précédent s'arrête...
+ cette extrême "pipolisation" des échanges.. sur tous les "apparitchiks", les dernières formules médiatiques des candidats ...
3/ ce présupposé selon lequel il faudrait non juger des idées, des programmes, des passés publics des uns et des autres mais juger sur des "titres", des médailles, prix ( acquis dans des domaines très précis, spécialisés et parfois ...il y a je ne sais combien d'années!) . Ou juger les uns mais pas les autres candidat(e)s sur des critères fort peu rigoureux ?
J'ai honte de rappeler que "science sans conscience n'est que ruine de l'âme" et que les meilleures formations ne donnent que des obligations , non des droits à perpétuer, renforcer les oligarchies, aristocraties, gérontocraties... et insensés retards de la France dans les représentations ( en x "pouvoirs" ou simplement "emplois "))des femmes, des citoyen(ne)s français(e)s mais d'origines, de noms, de couleurs ...ou de ces "âne(sse)s rouges" ( Alain) rétifs aux formatages, aux modes dans les critères de sélections des "élites".
4/ enfin: pourquoi dans ce blog et d'autres d'ailleurs ( et x émissions dites culturelles): dès qu'une question risquerait de fâcher, on fait comme dans les réunions de cercles conviviaux:on arrête net, on ressert un coup à boire, on relance la conversation sur autre chose, on retrouve les boucs émissaires qui soudent le groupe, on lance une pique ou un mot gentil , on se réjouit des conversions (???) d'anciens ennemii(e)s , on traque les "formules" de x candidat(e)s qui n'en sont plus à une près dans leurs stratégies "communicantes"....
oui: et pendant ce temps..."Nous dansons sur un volcan"" ( réel)...Le Rouge et le Noir de Stendhal...Bal à l'hôtel de Retz, au Palais-Royal...début de Révolution de 1830...
Pour changer des allusions à Vichy...mais après tout...sauf que ça s'accélère dans notre ère virtuelle et notre monde réel...la France a le secret des avatars "respectables " des "castes" se défendant des "classes laborieuses et dangereuses", répète des" trahisons des clercs "et des "chiens de garde" et des "cultivons notre jardin" de bourgeois voltairiens!
Bye, bye...je n'attends aucune réponse même si J.P.B. condescendait à annoncer une réponse que, merci, je "méritais"...! Quel gentil professeur et responsable de blog !( humour, non ironie ...)
P.S. Pas sympa de ma part: j'avais oublié de dire merci à Dobolino ...et d'autres...( lisez ce site du comité ...amiante .... pour juger du sérieux d'Allègre , "scientifique"...et amateur de formules mediatiques ; pour le site de revue MAUSS: horreur on y trouve des horribles sociologues ... pas du tout d'accord avec l'idéologie de J.P.B. et de Sauver les lettres!)
Son dernier commentaire ( Dobolino!)m'a donné l'envie de mon dernier commentaire sur le blog...où j'aurais quand même beaucoup appris...

Écrit par : anne-marie lepagnol | 11 mars 2007

Je me moque qu'il ne connaisse rien à Mozart! C'est son problème, et ce n'est pas moi que ça prive. Par contre, un ministre de l'éducation qui s'exprime avec un tel manque de brio et qui fasse autant de fautes de français, il faut quand même une certaine dose de mauvaise foi pour trouver ça normal! Surtout comme, quand c'est le cas ici, on prône souvent l'excellence! Pourquoi pas un ministre de l'intérieur qui braque les vieilles, pendant qu'on y est?

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mars 2007

Anne-Marie, je suis d'accord avec ce que vous dites, et le déplore également... Mais cela semble être dans les défauts structurels de ce que peut être un blog, justement!

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mars 2007

Pour Anne-Marie Lepagnol…
(puisque me voici acculé à répondre, et sans beurre, comme aurait dit Maria Schneider…)

Beaucoup de choses tiennent à la structure même du blog et de la blogosphère.
Lorsqu'on ne pousse pas une question à fond, c'est que dix autres questions ont frappé à la porte pendant ce temps — que je n'ai qu'une vie, que j'enseigne 5 jours par semaine, et que je compte un peu sur toutes les belles intelligences qui errent souvent ici pour répondre à ma place.
D'où le "zapping permanent"…

(Par parenthèse, pendant que j'y pense, j'ai moi-même fait de la pub, ici et ailleurs, à la revue du MAUSS… Et j'ai des sociologues dans mes relations… Et même des psychologues non lacaniens — une hérésie, dans mon système de valeurs. J'ai même un jour fait un débat courtois avec François Dubet — je l'ai raconté ici même vers mai dernier.).

Et lors du bal, dans le Rouge, Julien est fort peu préoccupé par la situation politique. Il se soucie davantage de vie sentimentale — et ma foi, il a bien raison. L'amour et le désamour rendent également égoïste…

J'avais promis de répondre à votre premier message — et je ne l'ai pas fait, parce que je suis sans foi ni loi (si, si, je vous assure…)— ou que j'ai été sollicité par les 250 copies qui me restaient à corriger ce jour-là — ou par le désamour…
C'est bien pour ça que je songe à transformer ce blog en quelque chose de plus personnel et de mieux rangé, surtout.

Nous parlons principalement d'école, ici. Cela ne signifie pas que nous nous sommes abstraits des autres réalités. J'ai demandé il y a plusieurs mois la réintégration sans condition des gosses expulsables. Et je dois dire qu'entre ce genre de détail (allez, c'est un clin d'œil, commencez pas à gueuler au lepénisme), le "ministère de l'immigration", l'affaire Veuillet (j'ai signalé le cas aux plus hautes instances, en leur expliquant ce qu'ils gagneraient à le résoudre — en vain), la machine à perdre est lancée dans tous les états-majors politiques en même temps — sauf peut-être chez Bayrou, qui ne dit rien pour ne pas trop en dire.
Quand je pense que ma bible politique est le cardinal de Retz — et Mazarin par ricochet, mais il n'a rien écrit, le bougre… Combien de temps tiendraient Sarkozy, Royal, Bayrou et les autres face au Grand Condé ? Dix minutes ?
Nous vivons des temps de nanisme intellectuel. Si j'ai parfois de la nostalgie, c'est pour des époques où des hommes (et des femmes) parfaitement corrompus (la belle affaire !) étaient aussi capables de penser, et de penser vite et bien.
Penser à plusieurs y change peut-être quelque chose. Il est arrivé — assez souvent, en fait — que des idées vraiment intéressantes émergent de ce blog (j'entends par "idée intéressante" une idée plus intéressante que les miennes — c'est la définition de tout un chacun, si vous consentez à y penser un instant). Je tente de les rassembler, de temps en temps. Je ne suis pas ministre, ni conseiller d'aucun prince. Je ne m'attire aucune faveur — rien que des menaces. Et des belles, croyez-moi.
Et pour que le portrait soit complet, sachez que je n'aurais rien contre des faveurs — mes ancêtres étaient condottieres, j'ai été élevé dans cet esprit, et je suis tout à fait achetable. Mais voilà, je dois être infréquentable, même par les gens dont il m'arrive de dire du bien (et ce ne sont pas toujours les mêmes, même si je dis toujours du mal de certain(e)s).

Alors, si vous avez des questions précises, je me ferai une joie d'y répondre — aujourd'hui, mais après six heures : je suis requis pour m'extasier devant des musculatures de gros bébés hargneux, à partir de quatre heures…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 mars 2007

je cite JPB: Combien de temps tiendraient Sarkozy, Royal, Bayrou et les autres face au Grand Condé ? Dix minutes ?
Nous vivons des temps de nanisme intellectuel.

Je vous approuve M. Brighelli...qu'attendre en effet d'un agrégé de lettres classiques comme François Bayrou!!!!

Lettres puis le néant!

Écrit par : Merlemocoeur | 11 mars 2007

Chistophe,
Je suis triste, les bébés musclés et hargneux blancs ont battu nos bébés musclés hargneux bleus. Ceci dit, mon pari tient toujours.

Japhet

Écrit par : Japhet | 11 mars 2007

Japhet,
Je maintiens l'affaire, sous réserve évidemment que le gros borgne ait ses signatures! Il faut vivre dangereusement, et je n'aurai en tous cas jamais eu autant envie de perdre un pari que celui-là!

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mars 2007

Les hommes, vous feriez mieux de ne pas attendre et de vous offrir mutuellement une bacchanale dans un lieu adéquat avec des bouteilles idoines et des dames itou. Le Borgne n'ira pas au second tour — son ère est révolue, et la touffe de cheveux ne se présente pas deux fois. Si encore il avait eu l'idée de pousser sa fille, qui fait propre et que les commentateurs n'osent pas reprendre même quand elle dit des horreurs… Il arrivera difficilement à 12%, s'il est présent. La protestation (vous ne pensiez tout de même pas qu'il y avait en France 18% de lepénistes, en 2002 ?) est en train de se reporter sur Bayrou, je n'y peux rien, et c'est même extraordinaire qu'un homme usé sous les lambris passe pour un sang neuf. Mais la notion d'"extrême-centre" est une belle trouvaille publicitaire qui va séduire le gogo.

Quant à l'idée que je serais bayrouiste, je ne sais dans la tête de qui elle a germé. Je voterai pour faire barrage à Ségolène Royal, qui représente pour moi l'horreur absolue — désolé, Dobolino. Cela dit, personne ne m'attire — pas même au premier tour. Sans doute ai-je passé le temps d'aimer, comme dit à peu près La Fontaine dans des vers délicieux.
Ah, si seulement les votes blancs étaient comptabilisés…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 mars 2007

Sans doute ai-je passé le temps d'aimer, comme dit à peu près La Fontaine dans des vers délicieux.

JPB

Ecrit par : brighelli | 11 mars 2007
Eh bé? Ca va pas, Brighelli? D'abord le désamour et après, ceci!
Seriez-vous subitement vieux à l'approche du printemps? Pour vous détendre et vous remonter le moral, lisez Le Parme convient à Laviolette de Magnan, plus distrayant qu'un SAS! Courage, vous avez encore vingt bonnes années devant vous d'après lui.
PS: c'est pendariès qu'a dit que j'avais compris que dalle à René Girard, même que je l'ai pas lu d'après lui
NB c'est votre droit le plus strict de craindre l'investiture de Ségolène Royal et j'en conçois les raisons, certaines ne me sont d'ailleurs pas étrangères, mais ce n'est pas un motif suffisant pour traiter d'idolâtres abrutis tous ceux qui ont l'intention de voter pour elle et pour la couvrir d'ordures.

Écrit par : dobolino | 11 mars 2007

une p'tit' citation en passant pour Brighelli

Et je chantais cette romance
En 1903 sans savoir
Que mon amour à la semblance
Du beau Phénix s'il meurt un soir
Le matin voit sa renaissance

Écrit par : dobolino | 11 mars 2007

J'ai pondu une note assez longue sur mon blog… Comme elle est en rapport avec la deuxième partie d'"Apparatchiks”. je la reproduis ici :

INTELLIGENCE

Il y a quelque temps, en allant sur le site de J.P. Brighelli, dans les nombreux commentaires qui accompagnent ses notes, j’avais relevé l’un d’entre eux où l’on abordait la question des inégalités à l’école sous un angle totalement inhabituel : celui de l’inégalité des intelligences.
Je n’ai malheureusement pas gardé les références du commentaire et n’ai pas eu le courage de le retrouver parmi les cinq cents autres constituant la participation obligée à chaque note de “Bonnet d’âne”… Je crois me souvenir que l’auteur prenait toutes les précautions pour ne pas être taxé d’infâme réac. Il précisait qu’il y a quelques dizaines d’années, les grands pontes de la psychologie de l’enfant et de la planification de l’école réunies (Langevin-Wallon) vouaient aux gémonies ceux qui auraient pu contester que tous les enfants sont potentiellement égaux devant leur cerveau et que seules, les conditions sociales, économiques et culturelles, profondément inégalitaires, expliquaient les bilans très contrastés des prestations enfantines.
Vinrent les neurosciences, avec leurs caméra à rayons gamma ou à positron et autres bibeloteries, qui mirent en évidence que tous les cerveaux ne marchaient pas du même pas et que certains étaient plus égaux que d’autres. Cela, une concierge au XIX ème siècle aurait pu l’affirmer avec la plus grande conviction… Mais ceux qui “savent” et qui “pensent” ricanaient avec le plus grand mépris. Maintenant ils oscillent entre qualifier les sciences biologiques de science réactionnaires et la belle indifférence du retour à la “boite noire” : tout ce qui se passe dans le cerveau ne les intéresse pas.

Parenthèse : (… J’avance dans la rédaction de ma note quand, toujours chez Brighelli, je relève sa dernière intervention “Apparatchicks” où, après avoir réglé son compte à un bureaucrate de l’Éducation Nationale, il aborde cette question de l’intelligence et de l’égalité. Il ne saurait mieux dire qu’en reprenant des citations de Jean-François Revel, parfaitement pertinentes et qui, pour ceux qui connaissent un peu la question, entraînent une totale adhésion… Oui mais, oui mais… Jean-Paul sait-il qui est ce Jean-François Revel ?
Disciple de Gurdjieff quand il était jeune, il a vaguement fleureté avec la gauche mitterrandienne à la maturité et déçu de ne pas être ministre, il a vieilli dans la réaction en devenant un farouche partisan de l’Amérique y compris dans sa fonction d’impérialisme “justicier”. Qu’une partie significative de son œuvre mérite la plus grande considération ne l’empêche pas d’être qualifié de “réac”… Citer un réac, c’est être réac soi-même et un discours de réac n’a aucune valeur démonstrative. “Vous avez vu le maître à penser de Brighelli, c’est J.F. Revel, le réac des réacs… Et il y en a qui trouvaient qu’on exagérait quand on le traitait de facho.”
… C’est ainsi que les choses vont: Quand une idée est émise, on ne se pose plus la question de sa pertinence, de son rapport à la réalité. La première question est : “Qui l’a dit ?”, ensuite, “D’où parle-t-il ?”“Pourquoi l’a-t-il dit ?”, “Quelles sont ses intentions cachées ?”, “Qu’est-ce qu’il veut nous faire avaler ?”. On cherche le sens caché avant même d’avoir entendu…et compris l’énoncé. C’est une perversion dans la communication intellectuelle… Je le dis ici, non pour que Brighelli ne cite plus Revel - Au contraire, même si ce dernier a pas mal déconné avec son soutien aux Américains, il a écrit aussi des tas de choses intéressantes qui méritent d’être connues - Mais pour qu’on puisse établir des pare feux afin que des propos comme “Revel facho, Brighelli facho” ne prennent effet chez ceux que l’on veut convaincre.)

Déjà dans ma note “Putain d’ta race” j’avais pointé que le politiquement correct pour proclamer que le racisme n’avait aucune raison d’être, affirmait que les races n’existaient pas.
Dans des enquêtes sociologiques dites scientifiques, l’origine ethnico-raciale n’a pas lieu d’être reconnu en France.
Ainsi dans une enquête sur la délinquance chez les émigrés, vous vous attendriez à ce que ce soit les Algériens qui arrivent en premier (qu’ils me pardonnent mais quand je raconte l’histoire, c’est toujours ce que l’on me répond). Et bien non, l’enquête fut très claire: c’était les Yougoslaves qui arrivaient en premier (l’histoire date d’avant l’éclatement de la Yougoslavie)… Vous serez un peu surpris… Mais rassurés quand je vous donnerai l’explication : à l’époque, la majorité des Roms émigrés en France venait de Yougoslavie…
S’il y avait lieu de mener une politique d’éducation et de prévention contre la délinquance, chez les migrants faudrait-il prendre comme cible privilégiée les Yougoslaves dans leur ensemble ou la population des Roms dans leur spécificité ? Se voiler la face sur une partie de la réalité parce que celle-ci est déplaisante pour certains, c’est le début de l’aveuglement. Celui qui préfère laisser les choses en l’état plutôt qu’affronter les dysfonctionnements… Et éventuellement y remédier.

De la même manière, pour en revenir à l’intelligence, l’égalité ne devant pas poser de problème (au moins sur le fond), il faut qu’ontologiquement tous les cerveaux soient fabriqués dans le même moule. À la limite, la notion d’intelligence est un concept réac… Et à l’école, le bon élève est un bouffon.
Mais qu’est-ce qui fait qu’à gauche depuis tant d’années, on continue à faire croire à ce genre de connerie ?
On peut risquer sur le sujet quelques hypothèses…

La première, c’est de croire que des inégalités biologiques pourraient cautionner ou justifier en soi d’autres inégalités : “La nature a fait de moi un être supérieurement intelligent, il est normal que je commande… et que je gagne 2000 fois plus que le salaire de base”.
On n’écartera pas facilement l’idée que pour diriger il vaut mieux être intelligent que stupide… Mais on ne m’écartera pas de l’esprit que pour bien diriger il vaut mieux être honnête que cupide. Il est écrit nul part en lettres de feux, en tous les cas pas dans le ciel de la gauche républicaine, qu’une supériorité sur un plan doit naturellement induire le bénéfice d’une foule de privilèges. Par contre, il est ridicule de nier la réalité de plus ou moins d’intelligence génétique sous le prétexte que cela figerait le corps social dans une inégalité constitutive. Toute l’ambition et en même temps la difficulté d’une gauche authentique, c’est de construire dans un monde hétérogène où s’intriquent différences multiples, inégalités naturelles et inégalités socialement insupportables, une société où les rapports d’exploitation cessent… On n’y est pas encore arrivé… Et les solutions ne sont pas évidentes.
En tous les cas, ce n’est pas en écrivant que les potentialités intellectuelles de tous les enfants sont identiques et que ce sont les injustices sociale, économique et culturelle qui sont la cause des écarts constatées qu’on fait avancé le Schmilblick. On reporte à un ailleurs, aux lendemains qui chantent, les difficultés d’aujourd’hui : amené l’enfant concret à son meilleur niveau de développement possible.

On arrive à un deuxième niveau de confusion : l’homme est impuissant devant l’inégalité biologique alors que le relationnel, le social, le politique sont des secteurs où il pourrait maîtriser les moyens du changement égalitaire… Alors il vaut mieux faire comme si biologique et génétique n’existaient pas. Nier une part importante de la réalité, encore un bon moyen de se planter.
Le problème de la nature, c’est d’exister et uniquement d’exister… La nature se fout comme de l’an 40 de la liberté, de l’égalité, de la fraternité. Elle ne fonctionne pas sur ces bases-là et il est complètement stupide de croire que le fonctionnement “naturel” peut se plier au désir de l’homme à bonne conscience… C’est quand l’homme arrive, avec vocation à l’humanité qu’il introduit dans notre monde des valeurs qui nous nous approprions et cherchons à mettre en acte. Le tout, c’est de les mettre en acte là où il faut (dans la socialisation de l’homme) et pas là où il ne faut pas (l’homme, partie intégrante de la nature)…
Deux histoires pour conclure :
- De la nécessité de l’intelligence : (histoire authentique même si les noms sont changés)
Monsieur Schmoll est juge de natation. Ce jour-là, à l’épreuve du 200 mètres brasse, il a déclassé Jules Ladoumègue, le nageur arrivé second. La raison était évidente pour notre juge : Jules n’avait pas respecté le règlement qui prévoit qu’à l’arrivée, en brasse, le nageur doit toucher le plot d’arrivée des deux mains. Jules n’avait touché que d’une main… Il fut déclassé !
Quand je vous aurais dit que Jules avait eu sa main droite sectionnée trois ans auparavant à l’atelier d’emboutissage où il travaillait en semaine, vous comprendrez pourquoi je pense que l’intelligence humaine est inégalement répartie… Et ce qu’il y a d’inquiétant c’est que d’autres Schmoll existent qui sont juge de paix, juge d’instruction, capitaine de gendarmerie, ministre ou… psychiatre. Partout où il y a du pouvoir, c’est dangereux les Schmoll.

- Deux destinées :
Sylvain Duchemin eut un début de scolarité médiocre. Sa mère ne savait pas lire et son père le couvrait d’injures quand il avait fait vingt-cinq fautes à sa dictée. Comme le paternel depuis trente-deux ans collait des affiches pour les élections, il le fit entrer à dix-huit ans, sans certificat d’étude, chez les Municipaux de la ville où il allait occuper d’importantes fonctions. Affecté au service d’entretien, il reçut un balai et une pelle… et pendant quarante deux ans, il balaya les rues de la cité pour un salaire égal au SMIC augmenté de l’ancienneté et amélioré par les allocations familiales. A sa retraite, sa femme qui lui avait fait huit enfants, pesait 130 kilos et était asthmatique. Seul événement significatif dans cette existence sans histoire : à douze ans, il passa des tests psychométriques (examens fondamentalement réactionnaires) qui montraient que son Q.I. était de 95. Le psychologue avait dit au père qu’il ne fallait pas qu’il envisage de préparer Normale Sup. Pour le consoler, il lui dit que Meirieu lui aussi n’avait pu faire cette école.
Jean-François de Lavenue était fils d’enseignants. Après des études brillantes, il réussit au bac avec mention TB et félicitation du jury. Après une année de Math Sup et Math Spé, il entra à Polytechnique puis dans l’Industrie. Il obtint assez rapidement la confiance de son grand patron dont il épousa la fille. Son beau-père proche de la retraite en fit son successeur et à cinquante ans il se retrouva PDG de la SOGEM avec un salaire égale à 1200 fois le SMIC, une femme qui pesait 38 kilos car anorexique et deux enfants, une fille très intelligente mais nymphomane et un garçon qui grâce aux boites privés les plus réputés et aussi les plus chères réussit à avoir le bac philo, mention passable à 21 ans. Seul événement significatif dans cette existence sans histoire : Jean-François, à douze ans, passa des tests psychométriques (examens fondamentalement réactionnaires) qui montraient que son Q.I. était de 160. Le psychologue dit au père qu’il fallait qu’il envisage de préparer Normale Sup. Pour le stimuler, il lui dit que Meirieu n’avait pu faire cette école.
On pourrait discuter pendant des heures pour rechercher la raison profonde de deux trajectoires aussi différentes. Origines sociales ? Milieux culturels? Scolarités de classe ? Intelligences génétiquement ou biologiquement déterminées ?… Où mettre l’égalité ?
Moi, je ne la met qu’à un endroit : les écarts de revenus entre Duchemin et Lavenue sont scandaleux… Et la seule action politique cohérente, c’est de ramener les revenus de Lavenue de 1200 à vingt fois ceux de Duchemin.

Écrit par : Roger FELTS | 11 mars 2007

Brillantissime, à un seul détail près: il semble absolument exclu de gagner une course à la brasse avec une seule main, à moins de concourir avec des nageurs étant tous dans la même situation, auquel cas tous auraient été déclassés!
Et, par ailleurs, je n'ai jamais lu ni entendu Meirieu, (ni personne, d'ailleurs) affirmer que tout le monde était d'intelligence égale!

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mars 2007

Chers Dobolino, Christophe, Japhet et JP, et tous les autres...
Un doute m'assaille. Et si le prochain Tango à Paris se jouait quand même avec Le Pen ?
Depuis que l'on sait que les instituts pratiquent la sonde à l'emporte-pièce puisque d'abracadabrantesques correctifs dépendant des variations saisonnières lui octroient le double des recueils, de qui décrédite-t-on, sans vouloir le dire, la moitié des intentions de JMLP ?
Juste pour dire que, peut-être, Ségo à 18%, Bayrou à 18, Le Pen à 19 et Sarko à 25 n'est pas forcément farfelu.
Prenons garde !

La France n'a pas fini d'étonner... J.C. 2007 après J.C.

Écrit par : D'Enguell | 11 mars 2007

JPB a dit :Il (le Pen) arrivera difficilement à 12%, s'il est présent.

A mon avis vous auriez intérêt à ne pas parier vos moustaches, sinon gare à l'amputation le 23 avril !

Le Borgne pour Le Pen, la Madone pour Royal, il manque encore vos qualificatifs méprisants pour les deux autres principaux candidats ...

Allez M. Brighelli, encore un petit effort pour être équitable.

Écrit par : Merlemocoeur | 11 mars 2007

A l'intention de Christophe Sibille…
1) L'histoire du brasseur à une main est authentique (NB: il avait quand même deux bras). Évidemment, ce n'était pas les championnats de France mais une course locale où les nageurs n'avaient pas un haut niveau. Le mérite de "Jules", arrivé second n'en était pas moins grand et son déclassement dramatique… L'affaire fut portée devant les instances supérieures de la Fédération qui trancha en sa faveur.
2) Meirieu est capable du pire : Cf mon texte http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2006/12/26/le-pari-bidon-de-meirieu/

Écrit par : Roger FELTS | 11 mars 2007

"Je pense que les élèves d'aujourd'hui sont tout simplement paumés, sans repaire"...
Sauf les brigands ?

Écrit par : Perceval | 11 mars 2007

"Monsieur Schmoll ..." : c'est sans doute involontaire, mais ce nom figure dans nombre de blagues antisémites. Rassurez-nous...

Écrit par : Perceval | 11 mars 2007

Don Giovanni, c'est magnifique, certes. Mais est-ce que c'est plus beau que le petit Saint-Jean ? Qu'en pensez-vous, Christophe ?


(Désolée pour la private joke, mais je n'ai pas pu m'empêcher. Que personne ne prenne la mouche : la plaisanterie se veut tout à fait bon enfant).

Écrit par : Kap | 12 mars 2007

Un cadeau en passant à Jean-Paul (qui, j'en suis sûre, apprécie les belles dames bien chantantes) et à tous les amateurs de Don Giovanni : "Or sai chi l'onore" et son récitatif chantés par une Renée Fleming en très grande forme dans cette incarnation de Donna Anna :

http://www.youtube.com/watch?v=Wp8UTemmlq8

Écrit par : Kap | 12 mars 2007

Maintenant que Perceval l'affirme, je réalise que Schmoll peut-être entendu comme un nom juif… Il faut le remplacer par Dupont. Je préfère être traité de mauvais français que d'antisémite. Même si je pense que dans les deux cas, c'est injustifié.
R.F.

Écrit par : Roger FELTS | 12 mars 2007

Il me semble que Monsieur Schmoll soit plutôt un personnage d' histoires juives, (histoires drôles racontées par les juifs) que d'histoires antisémites, (histoires racontées par les antisémites sur les juifs), un des héros des spectacles de Popeck ou de Lionel Rocheman, je ne sais plus. Mais peut-être quelqu'un pourra t-il confirmer ou infirmer ici? A part ça, c'est aussi "Monsieur Eddie." Alias Claude Moine.

"Don Giovanni, c'est magnifique, certes. Mais est-ce que c'est plus beau que le petit Saint-Jean ? Qu'en pensez-vous, Christophe ?"

Ecrit par : Kap | 12 mars 2007

Navré, mais la "private joke" m'échappe... Pouvez-vous éclairer ma lanterne, en ce lundi matin un peu laborieux?

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2007

Pour en revenir à l'une de nos préoccupations essentielles, un petit syllogisme:

François Fillon a absolument tenu à ce que l'affirmation de la "liberté pédagogique" du professeur" fût inscrite dans le marbre de la loi.
Or enseigner la lecture au CP selon la méthode alphabétique et ne pas faire de "séquences" au collège et au lycée relèvent de la liberté pédagoqique,
Donc chaque instituteur de CP est libre d'enseigner la lecture selon la méthode alphabétique, et chaque professeur de collège et de lycée est libre de ne pas faire de "séquences".

Pas mal, n'est-ce pas?

Écrit par : Jean | 12 mars 2007

Un doute m'assaille. Et si le prochain Tango à Paris se jouait quand même avec Le Pen ?


Ecrit par : D'Enguell | 11 mars 2007

Beark! Sans moi...

Écrit par : dobolino | 12 mars 2007

Encore Meirieu (à l'intension de son/ses (?) hagiographes.

http://www.sauv.net:80/ctrc.php?id=740

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 12 mars 2007

J'écoutais ce matin Nicolas Sarkozy sur France Inter justifier son idée d'un Ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale. Je n'épiloguerai pas sur le nom du ministère. Tel n'est pas mon propos.
N. Sarkozy expliquait qu'il était temps de regrouper le problème sous la responsabilité d'un seul ministre. Soit! En effet, à l'heure actuelle, d'après lui, trois ministères sont en charge du problème des immigrés et de leur intégration républicaine:
-le ministère des Affaires Etrangères
-le ministère des Affaires Sociales
-le ministère de l'Intérieur à cause de la délinquance (passons sur l'amalgame immigré=délinquant...)
Il me semble qu'il a oublié Ministère du Travail et de l'Emploi car les conditions hors Code du Travail dans lesquelles les immigrés, particulièrement en situation irrégulière, sont employés sont un véritable "pousse au crime" aussi bien pour les employeurs que pour les immigrés, et surtout, le Ministère de l'Education, premier et fondamental maillon de l'intégration réussie des enfants issus de l'immigration.
Qu'en pensez-vous? Qui, à votre avis, a le plus grand rôle à jouer, Education ou Intérieur?

Écrit par : dobolino | 12 mars 2007

La meilleure "intégration", Dobolino, ne serait-ce pas une école qui, au lieu de laisser, par idéologie, les enfants construire seuls leurs savoirs, ce qui leur fait perdre leur temps à tous, leur apporterait, très pragmatiquement et dès l'école materelle et le CP, toutes les connaissances nécessaires pour se faire leur place dans la société?
Autrement dit, ce sont les "pédagos" qui représentent le premier obstacle à l'"intégration". Ce qu'explique aussi, me semble-t-il, Jean-Paul Brighelli.

Écrit par : Jean | 12 mars 2007

@ Christophe : le petit Saint-jean renvoie à l'histoire racontée par catmano au sujet de la petite Amélie ici même il y a quelques jours. Je cite (attention, c'est long) :

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1) Amélie

Amélie est fille unique, elle vit dans une ferme isolée avec son père et sa mère qui travaillent énormément et sortent très peu, depuis toute petite, elle les suit dans les champs. Lors de sa première rentrée (elle avait deux ans 10 mois), elle a tellement pleuré que nous avons demandé aux parents de la garder à la maison tout en essayant de lui faire rencontrer d’autres enfants, nous leur avons parlé des haltes garderies où ils auraient pu l’habituer en douceur à la séparation, nous leur avons conseillé d’en parler à leur médecin traitant. La deuxième tentative, à la rentrée de ses 3 ans 10 mois, ne s’est pas beaucoup mieux passée mais là, nous avons persisté.
A l’école, c’était une « petite souris » qui ne faisait rien sans sollicitation. Je l’ai eue dans ma classe de la Petite Section à son deuxième CE1. Elle a éprouvé d’énormes difficultés à s’intéresser à l’écrit, n’écoutant pas les histoires (pour elle, ça s’apparentait à la sieste...), puis plus tard ayant beaucoup de peine à en dégager une trame, ne s’intéressant que très peu au monde extérieur (j’ai souvenir d’un épisode mémorable où après un long travail sur fruit et arbre fruitier, elle n’arrivait pas à transposer ses connaissances « les cerises poussent sur un cerisier », « les abricots poussent sur un abricotier », « les olives poussent sur un olivier » à « les pommes poussent sur un ... » ou « les poires poussent sur un ... » ou cet autre épisode où nous avons essayé de lui faire enchaîner les événements relatifs aux vendanges :
- Que fait ton papa ?
- Il coupe les raisins.
- Et qu’est-ce qu’il en fait des raisins ?
- Il les met dans le seau.
- Et le seau, où le met-il ?
- Il le met dans la remorque.
- Et la remorque, où la mène-t-il ?
- Il la mène au monsieur de la cave.
- Et le monsieur de la cave, qu’est-ce qu’il en fait des raisins ?
(long silence)
- Il les mange ? ??? »)
Au CP, elle a appris à lire. En 10 mois, pas un de moins... Il faut dire que j’utilise depuis dix ans une méthode syllabique (« Bien lire et aimer lire » de C. Silvestre de Sacy) qui « marche » vraiment très bien.
Mais le CE1 a vite révélé ses difficultés de compréhension, en français d’abord (compréhension de textes, de consignes écrites, des premières bases d’orthographe, de grammaire, de conjugaison – oui je sais, normalement je n’ai plus le droit de les enseigner, tant pis, je suis hors la loi...) puis en mathématiques (numération, techniques opératoires et surtout résolution de problèmes). [Au fait, si quelqu’un connaît un livre ou un fichier de mathématiques à l’usage des CP, CE1 et CE2 aussi bien fichu que le livre de lecture que je viens de citer, je suis preneuse. Pour l’instant, j’utilise « J’apprends les maths » de R. Brissiaud chez RETZ, mais la nouvelle version me déçoit énormément (généralement mes CE2 mettent entre dix minutes et trente minutes pour effectuer les exercices prévus pour une ou deux séances de maths)].
Elle a donc redoublé son CE1 avec l’accord de ses parents qui ont estimé que de toute façon c’était à la maîtresse de décider puisque c’était elle qui lui apprenait (mais en revanche, je n’ai pas intérêt à me mêler de leur façon de cultiver leurs vignes ou leurs oliviers...)
Actuellement, Amélie est au CM2, ma collègue est satisfaite de ses résultats de français bien qu’elle déplore son manque de vocabulaire. L’année dernière au CM1, elle demandait souvent à sa voisine de table de l’aider à finir ses exercices de maths et quand elle la laissait seule pour les bilans, elle ne se débrouillait pas si mal.
Une dernière anecdote sur Amélie, culturelle celle-là. Nous écoutions le final de « La Flûte Enchantée » de Mozart, silence recueilli dans la classe. Amélie lève le doigt : « Maîtresse, c’est beau, encore plus beau que « Le petit St Jean» (une cérémonie qui a lieu chaque année dans la bourgade voisine). » "

par catmano
...............................................................

Voilà.

Écrit par : Kap | 12 mars 2007

La meilleure "intégration", Dobolino, ne serait-ce pas une école qui, au lieu de laisser, par idéologie, les enfants construire seuls leurs savoirs, ce qui leur fait perdre leur temps à tous, leur apporterait, très pragmatiquement et dès l'école maternelle et le CP, toutes les connaissances nécessaires pour se faire leur place dans la société?
Autrement dit, ce sont les "pédagos" qui représentent le premier obstacle à l'"intégration". Ce qu'explique aussi, me semble-t-il, Jean-Paul Brighelli.

Ecrit par : Jean | 12 mars 2007

Certes! Nous sommes sur ce fait bien en accord et ce n'est plus à démontrer... Pourquoi croyez-vous que je viens ici? Pour le plaisir de lire des élucubrations sur l'ultra-libéralisme et ses bienfaits présumés sur l'enseignement laïque, gratuit et obligatoire?

Écrit par : dobolino | 12 mars 2007

"(compréhension de textes, de consignes écrites, des premières bases d’orthographe, de grammaire, de conjugaison – oui je sais, normalement je n’ai plus le droit de les enseigner, tant pis, je suis hors la loi...)"

Plus le droit? Hors la loi? Vous avez vu ça où?

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2007

Je ne sais pas si l'une ou l'autre d'entre vous a été confronté un jour à un problème de crêche.

Nous, ça nous est arrivé dans les années 96-2000 dans la région parisienne. Nous travailllions tous les deux, ma femme et moi et on nous avait fort administrativement expliqué que notre demande de place en crêche avait une chance sur deux d'être satisfaite. Il avait fallu se battre, écrire et encore écrire et finalement faire le siège de l'adjointe au maire pour les affaires sociales...

Il paraît qu'aujourd'hui, c'est pire. J'ai entendu l'autre jour à la télévision que ce n'était plus une chance sur deux, mais une sur cinq...Et ça doit dépendre des endroits, c'est souvent moins.

On n'arrête pas le progrès !

Il y avait une personne qui expliquait qu'il avait monté une "crêche d'entreprise" et qu'il lui avait fallu plus de 18 mois pour monter le dossier entre la DASS et le conseil général.

...Il ajoutait qu'en Angleterre et aux Etats-Unis, il y avait des crêches d'entreprises un peu partout, bien plus qu'en France et que c'était bien plus facile à créer.

En France, beaucoup de femmes travaillent et ont des enfants...le taux de natalité est le plus élevé d'Europe, mais les gens ne trouvent pas de place dans les crèches et c'est la croix et la bannière pour créer des crêches.

Nous avons l'administration la plus centralisée, la plus tâtillonne, la plus bureaucratique et la plus dissuasive du monde.

Mais Dieu merci (si j'ose dire !) nous ne vivons pas dans un pays libéral !

Écrit par : Robin | 12 mars 2007

MàC, pouvez-vous me cintacter directement, via jcg.editeur@wanadoo.fr ?
C'est relativement urgent…
JPB

Écrit par : brighelli | 12 mars 2007

"(compréhension de textes, de consignes écrites, des premières bases d’orthographe, de grammaire, de conjugaison – oui je sais, normalement je n’ai plus le droit de les enseigner, tant pis, je suis hors la loi...)"

Plus le droit? Hors la loi? Vous avez vu ça où?

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2007

Ce n'est peut-être pas formellement interdit, Christophe, mais c'est idéologiquement suspect...De habitudes (mauvaises évidemment) se sont crées, des "tropismes"...On a l'impression de ramer constamment à contre courant. C'est épuisant.

Et il faut dire que si ça n'est pas formellement interdit, ça n'est pas bien vu par les inspecteurs, par les chefs d'établissements, et même par les collègues... et surtout par les élèves...Et comme ils sont "au centre du système" !

Ce sont eux qui donnent le ton (terme musical !)...surtout les pires. Alors comment voulez-vous que le morceau soit "juste" ?

Je vous assure qu'il faut être "sur le terrain" en collège pour comprendre ce qui passe.

...C'est une forme de dictature, celle de la médiocité, du laisser-aller, du n'importe quoi.

Il n'y a plus besoin d'interdire, puisque c'est passé dans les moeurs. "Ca n'a pas d'allure !" comme disent les québécois.

Et encore, Jean a la chance d'exercer en lycée où il reste encore (pour combien de temps encore ?) un peu d'exigence et de tenue intellectuelle.

Écrit par : Robin | 12 mars 2007

Jean-Paul, j'ai l'adresse de MàC si jamais ça peut aider.

Écrit par : Lariba | 12 mars 2007

...Il ajoutait qu'en Angleterre et aux Etats-Unis, il y avait des crêches d'entreprises un peu partout, bien plus qu'en France et que c'était bien plus facile à créer.


Ecrit par : Robin | 12 mars 2007

Je m'étais laissé dire qu'en Angleterre, les parents avaient toutes les peines du monde à faire garder leurs enfants en bas âge et que la part du PIB consacrée aux infrastructures pour la famille y était de 0.49% contre 1.23% en France. En contrepartie les mères les plus démunies et célibataires y survivent grâce aux aides sociales qui représentent 1.73% du PIB contre 1.46% en France, pourcentage d'aides sociales typique d'un libéralisme effréné.

Écrit par : dobolino | 12 mars 2007

Dobolino, reçois les sincères félicitations de ta soeur et de ton beauf.
Il me semble que Monsieur Sarkozy a aussi oublié le Ministère du Logement (et de la Cohésion Sociale, si mes souvenirs sont bons) ainsi que celui de la Santé.
A quand une dotation en personnels qualifiés dans les PMI et l'ASE des quartiers ou zones en difficultés (voir, voire revoir, "Ça commence aujourd'hui" de B. Tavernier)?
Une PMI digne de ce nom, suivie d'une Ecole Maternelle "aidante et instruisante", au lieu d'attentiste, et les petits François Cavanna d'aujourd'hui n'auraient peut-être plus besoin d'être "intégrés" de leur naissance à je ne sais trop quand...

Écrit par : catmano | 12 mars 2007

" Et il faut dire que si ça n'est pas formellement interdit, ça n'est pas bien vu par les inspecteurs, par les chefs d'établissements, et même par les collègues... et surtout par les élèves...Et comme ils sont "au centre du système" !

Ce sont eux qui donnent le ton (terme musical !)...surtout les pires. "


Ma remarque ce matin aux élèves : "de toute façon, on va trop vite, on fait trop de textes, c'est trop compliqué pour vous, vous n'y comprenez rien"
Réponse des élèves : "oh si, monsieur, ils sont bien, vos cours, même si c'est dur."
D'un côté ca me fait plaisir, mais de l'autre, c'est malheureux qu'on en soit arrivé à un système où ce sont les élèves qui jugent les profs. Je n'ai jamais entendu, quand j'étais élève, quelqu'un déclarer comme une fleur : "vos cours sont bien" ou "vos cours sont mauvais" en pleine classe.

Écrit par : Jeremy | 12 mars 2007

Primo, spécial Sibille — à propos du cher Allègre et de Mozart, dont nous parlions en parallèle hier, et qui se trouvent réunis sur
http://heresie.hautetfort.com/archive/2007/03/09/claude-allegre-et-le-requiem-de-mozart.html

Lariba, envoyez-la moi, toujours via jcg.editeur@wanadoo.fr (à moins que vous n'ayez mon adresse, qui commence à traîner de ci de là ?), parce qu'il n'est pas évident que Montaigne soit toujours à cheval sur le blog. Merci d'avance.
JPB

Écrit par : brighelli | 12 mars 2007

Il me semblait bien qu'on écrivait crèche, Robin... N'ayant pas une orthographe très sûre, je suis quand même allée vérifier dans le dico!
Y'a pas de quoi, Catmano mais ça m'fait ben plaisir si ça vous botte.



Je n'ai jamais entendu, quand j'étais élève, quelqu'un déclarer comme une fleur : "vos cours sont bien" ou "vos cours sont mauvais" en pleine classe.

Ecrit par : Jeremy | 12 mars 2007

J'ai le souvenir de mémorables chahuts qui voulaient dire quelque chose de similaire...

Écrit par : dobolino | 12 mars 2007

Oui, autant pour moi.Mea maxima culpa !

Mais je maintiens ce que j'ai dit sur les crèches (avec un accent grave)

Écrit par : Robin | 12 mars 2007

Catmano parlait d'enseignement primaire, (moi aussi, d'ailleurs), et on me répond en parlant de collège! Robin, je pense très sincèrement être beaucoup plus sur le terrain que vous en ce qui concerne le premier degré, (je passe un certain nombre, et même un nombre certain d'heures dans les classes primaires de niveaux divers).

Jean-Paul, merci pour le lien, mais je ne pense pas que tous les socialistes soient à mettre dans le même sac qu'Allègre!

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2007

La législation française est certes très lourde et paperassière, carrément exorbitante. Mais, d'autre part, je ne confierai pas volontiers mon bébé à une crèche ou halte garderie sans issue de secours, sans extincteurs et où serait recruté un personnel mal qualifié, en nombre insuffisant et travaillant dix heures par jour pour un salaire de misère.

Écrit par : dobolino | 12 mars 2007

Au fait, Robin, ça vous a fait quoi l'annonce d'un ministère de l'Immigration ET de l'Identité Nationale? Plus ou moins mal que quand vous vous êtes cru, par erreur, accusé d'être un parasite?
Parce que moi, ce titre m'a tordue jusqu'au fond des tripes.

Écrit par : dobolino | 12 mars 2007

Bonsoir Lariba,
je me suis permise de vous adresser un mail à l'adresse avec laquelle vous m'aviez écrit suite à une question posée sur le blog. cordialement

Écrit par : Patricia Mesnigé | 12 mars 2007

L'Angleterre blairiste qui fait tant rêver le petit Nicolas (et pas mal Ségolène) peut en effet donner des cauchemars à d'autres. Le manque d'infrastructures destinées à la prise en charge des petits, leur mauvais état et leur coût, lorsqu'on en trouve, sans parler de l'incompétence du personnel qui les gère, devrait en faire réfléchir plus d'un. Enfin, je suppose que ceux qui appellent de tous leurs voeux la mise en place d'un système à l'anglaise en France ont de quoi s'offrir la nourrice 24h/24h. Je connais très bien l'Angleterre : je n'ai cessé de visiter ce pays depuis mon enfance, j'ai des amis proches, anglais ou non, qui y vivent, et ma moitié est anglaise. Quand on voit la misère et la crasse dans laquelle vivent tant d'Anglais, la nullité et le coût des infrastructures (train, métro, hôpital, école !). Quand on voit que certains désirent voir privatiser l'enseignement comme cela se fait en Angleterre, où il faut payer une fortune, et ce pendant des années, pour offrir un enseignement ne serait-ce que décent à ses enfants, ça laisse pantois.

Écrit par : Kap | 12 mars 2007

Kap,

Je vous suggèrede supplier Chirac de revenir sur sa décision et de se représenter. J'espère qu'il vient de temps en temps sur ce blog. Lui qui traite paraît-il en privé Tony Blair de "pompeux imbécile", votre commentaire lui mettrait du baume au coeur !

Ceci dit, je pense que vous en remettez peut-être un peu sur le délabrement de l'Angleterre.

Écrit par : Robin | 12 mars 2007

C'est vrai Dobolino que l'expression "Identité nationale" ça sonne comme préférence nationale, euphémisme pour haine de l'étranger, Vichy, nous voilà !

Celui qui dans l'entourage de Sarkozy a été capable d'inventer ce bidule "identité nationale" est un vrai génie. Il ne lui reste plus qu'à donner une définition... Il a consulté les lois de Nuremberg ?

Je ne crois pas que ces pauvres types qui rédigent aussi bien des circulaires administratives imbitables que des discours de campagne soient tous des fachos mais leur style et leurs expressions dénotent une confusion mentale qui fait peur.

Écrit par : Lariba | 12 mars 2007

Pour Robin qui aime l'histoire et la pensée juive :

"Veille à tes pensées car elles deviennent paroles
Veille à tes paroles car elles deviennent actions
Veille à tes actions car elles deviennent habitudes
Veille à tes habitudes car elles deviennent ton caractère
Veille à ton caractère car il devient ton destin."
(Talmud, mais quel traité ?)

Écrit par : Louis Barthas | 12 mars 2007

Juste pour info (si elle n'est pas encore passée)
Dans un dossier intitulé "Peut-on encore sauver l'école" du Marianne de cette semaine :

- Un article sur le dernier livre* de Natacha Polony dans Marianne

*"M(me) le Président, si vous osiez…
15 mesures pour sauver l’école" chez Fayard

- Un article sur Finkielkraut

- Et puis...une bafouille d'Aschieri dont on aurait pu bien volontiers se passer.

Écrit par : Guillaume | 12 mars 2007

Voici une expérience qui vous fera réagir. Quand accepterez vous la pédagogie du détour quand ellle permet de réussir et d'apprendre?
Voir ci dessous l'article de Ouest France :http://www.rennes.maville.com/actu/re/actudet/actu_dep-384167---Fougeres --la-peche-contre-l-echec-scolaire_.html

Fougères : la pêche contre l'échec scolaire

Depuis 5 ans, le collège Jeanne-d'Arc de Fougères dispose d'une section sportive pêche qui évite à des jeunes de décrocher du système scolaire.
Parmi les 23 000 pêcheurs invités samedi à taquiner la truite au long des cours d'eau du département lors d'une journée d'ouverture plutôt ensoleillée, il y avait sûrement Elodie, 14 ans. Comme 60 autres jeunes collégiens de Jeanne-d'Arc à Fougères, elle fait partie de la section sportive « pêche » de l'établissement. Chaque mardi, elle bénéficie de deux heures d'activité pédagogique avec en alternance un apprentissage pratique des techniques halieutiques, des cours théoriques et une éducation à l'environnement. Sans oublier un futur stage d'évaluation en Irlande. « La pêche, ça me décontracte », témoigne Elodie qui reste fidèle à un loisir « pratiqué de génération en génération » dans sa famille.

Luc Jamet, directeur du collège n'est pas « peu fier » d'avoir lancé cette section il y a cinq ans. La seule « labellisée par l'académie en Bretagne ». L'idée au départ : inviter les enseignants à « mettre leurs compétences personnelles au service des élèves ». Jeanne-d'Arc a développé ainsi la pratique du badminton et du tennis de table, aujourd'hui bien implantés à Fougères. Quant à la pêche, Luc Jamet, grand mordu devant l'Éternel, a mis sa passion au service de la communauté. Il a même soutenu une thèse de doctorat à l'université de Brest en octobre sur le thème : « Les effets de l'innovation scolaire, la pratique de la pêche en milieu scolaire ».

Premier enseignement : « Cette activité renforce la motivation scolaire des jeunes. Leur réussite n'est pas liée uniquement aux notes. Elle permet aussi de mieux fixer les désirs des élèves au moment de leur orientation ». Luc Jamet constate « qu'aucun des jeunes de la section n'a décroché depuis la 5e et que tous, jusqu'ici, ont réussi leur brevet ». Second enseignement : « La relation pédagogique entre professeurs et élèves est complètement différente. Les rapports humains sont autres. Je me rappelle du regard des élèves qui m'ont vu la première fois en jeans et bottes au lieu d'être en costume cravate... ». Professeur d'éducation physique, Hubert Messé approuve : « Grâce à ce contact, à ce moment partagé, on arrive à faire passer des choses auprès des élèves ».

Enfin troisième et dernier leçon du jour, l'interaction entre école et famille. Depuis le début, des parents d'élèves, eux-mêmes pêcheurs, participent à l'encadrement de l'activité. C'est le cas de Jean-Marc Dupuis. Chaque mardi après-midi, son entreprise, « compréhensive », lui permet de se libérer. Avec un autre parent, Cyrille, il apprend aux élèves « à monter une ligne, à la tenir bien droite au fil de l'eau ». Au début, ce n'était pas évident pour lui « de parler devant tout un groupe ». Mais il a « appris, depuis, à se faire respecter ». Le fait de voir des « enfants se passionner » le rend « heureux ». Résultat, tout le monde a la pêche !



Éric CHOPIN.

Ouest-France

Écrit par : Yves | 12 mars 2007

Christophe,

J'avais écrit une réponse au sujet de Sarkozy et je ne la vois pas apparaître. J'attends un peu et je recommence si ça ne passe toujours pas.

Écrit par : Robin | 12 mars 2007

Bon, alors je recommence Sabotaaage!!!!

Je ne vous fais aucun reproche. Je n'ai jamais enseigné en primaire et je ne peux parler que de ce que je connais, le collège.

Je suis entièrement d'accord avec vous. Ca fait effectivement froid dans le dos cette histoire de "ministère de l'identité nationale"... Mais je n'ai jamais prétendu que je soutenais Sarkozy. Et depuis que j'ai vu un certain Charles Millon derrière lui, je ne m'interroge même plus.

C'est Le Pen qui donne le ton dans ce pays depuis le deuxième septennat du protecteur de Bousquet. Tout le problème est là.

Les Français, certains du moins, jouent avec le feu et si ça continue, ils finiront par brûler la baraque.

Personne n'a intérêt à ce que les choses aillent mal, sauf des gens comme Le Pen. La défaite de 70, les mauvaises récoltes, la guerre russo-japonaise...C'était mauvais pour les "étrangers", pour Dreyfus et pour les Juifs de Biélorussie.

La situation économique de la France aujourd'hui, le chômage, la dette, les délocalisations...Ca n'est pas bon non plus. On connaît le processus.

L'autre jour mon fils me dit : "Le Pen vient de parler des voitures en feu dans les banlieues et ça avait l'air de le faire bien rigoler...Moi je ne trouve pas ça rigolo." La vérité sort de la bouche des enfants.

Écrit par : Robin | 12 mars 2007

"Maintenant que Perceval l'affirme, je réalise que Schmoll peut-être entendu comme un nom juif… Il faut le remplacer par Dupont. Je préfère être traité de mauvais français que d'antisémite. Même si je pense que dans les deux cas, c'est injustifié."
Je n'en doutais pas, tant je suis sûr que sur ce blog la grandeur des gueules est proportionnelle à celle des esprits, ce qui est hélas également vrai à l'autre bout de l'échelle des grandes gueules, chez les toutes petites bouches pincées de la bien-pensance autosatisfaite que je croise trop fréquemment à l'EN.

Écrit par : Perceval | 12 mars 2007

Pardon, donc, d'avoir été assez maladroit pour que vous vous croyiez tenu de vous justifier...

Écrit par : Perceval | 12 mars 2007

Je me rappelle du regard des élèves qui m'ont vu la première fois en jeans et bottes au lieu d'être en costume cravate... ». Professeur d'éducation physique, Hubert Messé approuve : « Grâce à ce contact, à ce moment partagé, on arrive à faire passer des choses auprès des élèves ».

Vous êtes sûr et certain que ca se passe en France, Yves. Il y a encore des enseignants en costume cravate ?

Ceci dit, je ne vois pas où est le problème. En ce qui me concerne, je suis tout à fait d'accord. Tout est bon pour casser l'insupportable uniformité du collège unique, la pêche à la ligne ou autre chose...Le chant, la pratique instrumentale, l'équitation, la voile, le patinage...

C'est justement cela que nous n'arrêtons pas de dénoncer sur ce blog : vouloir faire faire la même chose à tout le monde au lieu de différencier les parcours, de tenir compte des goûts et des aptitudes de chacun.

Mais je ne vois pas pourquoi vous parlez de "pédagogie du détour" (expression sans doute chère à Philippe Meirieu) ?

Écrit par : Robin | 12 mars 2007

Il me semble que Monsieur Schmoll soit plutôt un personnage d' histoires juives, (histoires drôles racontées par les juifs) que d'histoires antisémites, (histoires racontées par les antisémites sur les juifs), un des héros des spectacles de Popeck ou de Lionel Rocheman, je ne sais plus. Mais peut-être quelqu'un pourra t-il confirmer ou infirmer ici? A part ça, c'est aussi "Monsieur Eddie." Alias Claude Moine.

Je "remets", donc.

Cette fois-ci, Sarko semble définitivement hors-jeu. Il fait peur aux français avec sa dernière ignominie, même aux français qui sont vraiment de droite. Et le gros borgne semble proche d'avoir ses signatures! Je ne suis peut-être plus très loin de gagner mon pari... Et ça me fait pleurer.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2007

Pour en revenir au texte initial, permettez-moi de vous faire part d'un certain désaccord quant à l'indispensable raideur dont il faudrait faire preuve par souci de promouvoir les enfants doués, quel que soit leur milieu.
Pour le vivre chaque jour en tant que remplaçant en primaire, je constate que c'est hélas plus compliqué, car la capacité des élèves à opposer une attitude positive à une sévérité monolithique des maîtres en se mettant au travail fait hélas, elle aussi, partie de l'héritage des mieux lotis.
Je croise donc tous les jours des élèves pleins de talent mais qui réclament de notre part un souci constant d'explication de règles du jeu qui ne vont pas de soi pour eux.
Face à une sévérité abrupte qui, contrairement à ce que vous semblez penser, est généralement de mise à l'école, y compris et peut-être surtout de la part de jeunes instits, ces enfants talentueux sont souvent en proie à l'incompréhension, et accumulent face à des engueulades qu'ils ne comprennent pas toujours, une révolte rentrée qui les conduit souvent à rejeter un effort scolaire pour lequel ils montrent un appétit insatiable dès que l'on sait les prendre. Voilà pourquoi, bien que fervent républicain, je suis un prof plutôt coulant qui ne rejette pas en bloc les réflexions des pédagogues quant aux meilleures voies pour concilier l'exigence et le souci de s'adresser à tous les élèves.

Écrit par : Perceval | 13 mars 2007

Au fait, chose vue la semaine dernière : un petit de maternelle, né en 2002, que ses parents ont généreusement affublé du prénom... d'Oussama ! Si on ajoute à celà qu'il était plutôt attardé, s'il échappe à la c... de ses parents, il n'a en tous cas pas fini de ramer...

Écrit par : Perceval | 13 mars 2007

Un accident de train en Angleterre a fait un mort et cinq blessés graves: une aubaine pour la presse française . Elle a fait ses choux gras de ce méfait exemplaire de la privatisation, le train appartenant au milliardaire Richard BRANSON, patron de Virgin, donc assoiffé de profits et imperméable aux beautés du service public à la française, car chacun sait que celui-ci immunise miraculeusement la SNCF contre les accidents.

Les Anglais ont prudemment attendu les premiers résultats des enquêtes et très vite le train fut mis hors de cause. De l’avis des experts, sa robustesse, son type pendulaire ont même permis d’éviter une catastrophe encore plus grave. Conclusion iconoclaste pour un Français: les trains privés anglais sont de bonne qualité, bien entretenus et sûrs.

La police semble exclure un sabotage ou une malveillance et l'enquête technique a vite révélé que l’accident était dû à un aiguillage défectueux, situé 300 mètres avant le lieu de l’accident. Une barre devant maintenir l’écartement des rails manquait, et plusieurs écrous et boulons n’étaient plus à leur place sur une autre.

Des inspections régulières doivent évidemment être faites, mais celle prévue une semaine avant l’accident n'avait pas eu lieu. Qui est chargé du contrôle ? L’entreprise publique Network Rail. Son directeur, John ARMITT, qui s’est dit « bouleversé» ( devastated) par le rapport, a présenté « des excuses sans réserves ». Richard BRANSON s'est empressé de demander à l’industrie ferroviaire de tirer sans polémique stérile les leçons de cette tragédie.

Network Rail est un service de l’Etat britannique. Un accident ayant entraîné une réforme de la gestion ferroviaire, depuis plusieurs années la maintenance des voies n' était plus confiée à des sous-traitants privés.


Mais les perroquets Laverdure de la presse française, experts en tout, donc en matière de sécurité des transports ferrrovières, étaient surtout trop contents d'épingler le train privé, suppôt de l'économie de marché, fill the blanks...

Il fallait un coupable et comme ce ne pouvait pas être le service public britannique, Branson était tout désigné
Qu'il n'y fût pout rien n'a d'ailleurs comme d'habitude pas donné lieu à un erratum.

Le retour de l' entretien du réseau au secteur public a-t-il aggravé la situation? Cette accusation est gratuite tant que l'analyse sérieuse ne le confirme pas et en attendant devant les faits personne n'oserait cependant affirmer aussi péremptoirement que Le Monde: « le retour de l’entretien des lignes dans le giron de l’Etat a amélioré la sécurité des passagers ». Quelques jours après l' accident le journal occultait soigneusement le fait que les enquêteurs eux-mêmes avaient mis en cause l’entreprise publique chargée de la maintenance des réseaux.

Accusations gratuites et discours idéologiques sont le quotidien d'une pressse dont l'absence d'objectivité n'est un secret que pour ses lecteurs, mais les faits sont têtus : l’accident s’est produit sous le contrôle du service public et en Angleterre il y a des trains privés qui fonctionnent aussi bien que les avions privés...

Enfin, si l'Angleterre est un pays aussi épouvantable que le décrit quelqu'un ici, comme les EU, il ne peut y avoir que des abrutis masochistes et suicidaires à se presser aux frontières et à risquer leur vie pour y immigrer...

Écrit par : Cadichon | 13 mars 2007

Décidément en veine ce soir, pardon d'avance...
Pour moi, le problème n° 1 de l'école lui est extérieur : je veux parler des questions de carte scolaire et de l'insupportable appartheid résidentiel qu'on a laissé s'installer.
Je m'explique : je viens de dire que beaucoup d'élèves capables sont néanmoins peu disposés à priori à l'effort scolaire, et ce d'autant plus qu'ils sont d'extraction modeste. Or, quelques uns de ceux-là dans une classe au travail ne nuiront guère à sa bonne marche. Trop de ceux-là et c'est toute la classe qui se mettra au diapason, condamnant ainsi des élèves doués à passer de classe faible en classe faible.
Je ne vois pas en quoi la possibilité de choisir entre plusieurs écoles, comme le propose Ségolène atténuera en quoi que ce soit l'appartheid social.
Il m'apparait que la seule solution raisonnable à la mesure du problème serait de cesser de subventionner la fuite des classes aisées vers le privé, comme c'est le cas, puisque l'enseignement privé, exempt de contraintes géographiques, permet à ceux qui le souhaitent de s'affranchir de la carte scolaire avec les impôts de tous, privant ainsi le public des effectifs susceptibles de rééquilbrer la sociologie de ses classes. Quand on y pense, le scandale est intégral.
Alors je sais bien que c'est un voeux pieu de prétendre rendre à César ce qui lui revient, mais je crois que prendre conscience, sans esprit chagrin, de l'iniquité de cet état de fait est au moins une base indispensable de réflexion.

Écrit par : Perceval | 13 mars 2007

Vous êtes voyant aujourd'hui, monsieur Sibille, au lieu d'être prof de musique.
Quand vous parlez des francais, vous parlez en mon nom. Je suis francaise, de droite, et N Sarkozy ne me fait pas peur. Bien au contraire. Vous pourriez dire "certains francais....".

Pourquoi un ministère de l'immigration fait-il peur ?
Je vis à l'étranger. Vous avez : non seulement votre passeport francais, mais un double passeport en quelque sorte "type passeport" que vous devez réactualiser tous les ans, en passant à l'immigration.
Et chaque membre de la famille a le sien (enfant compris). Photo avec tous les cheveux retirés du visage. Pour ceux qui ont des lunettes, elles sont retirées sur la photo, face, profil, empreintes, taille, lieux de résidence, lieu de travail, fonction,tous les renseignements sont pris..... et le dossier est épais.
Si vous n'avez pas ce document, vous rentrez chez vous. Quoi de plus normal. On vous délivre ce "passeport" uniquement si vous avez un job.

Quant à l'identité nationale, lorsque l'on veut s'intégrer dans un pays, la première urgence, est la langue. La deuxième est de connaître les lois de ce pays, la troisième est de se renseigner sur la culture et de la respecter.

Écrit par : Carole | 13 mars 2007

Selon vos critères, Carole, des mafieux habiles auront toute leur place et de braves gens illettrés iront au diable.
A quoi juger sur pièces la bonne volonté envers son pays d'accueil ? C'est la difficulté. Et puis les patriotes n'étaient pas si regardants lorsqu'il s'agissait en son temps de garder l'Algérie. Alors relativisons...

Écrit par : Perceval | 13 mars 2007

D'autant qu'avec la logique du slogan "aime-la ou quitte-la", récupéré de fait par Sarko pour s'approprier l'électorat du gros borgne, (dont il a, on le rappelle, favorisé, de fait également, la présence implicite au second tour), on pourrait avantageusement virer de notre pays un certain nombre de délinquants, (en col noir ou en col blanc), et garder une bonne quantité d'immigrés, même clandestins!
Perceval, ça met vraiment du baume au coeur de vous voir revenir ici!
Carole, je ne suis pas voyant! Je me coule dans le moule ambiant, (sans je de mot hasardeux), et me mets également à jouer au pronostiqueur.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2007

Bien sûr, Cadichon! Et il n'y a plus de chômage ni aux Etats-unis, ni en Angleterre, tout le monde sait ça!

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2007

Bonjour,

Il ne serait pas inutile que vous vous penchiez sur l'Education nationale en Corse, et son adaptabilité aux réalités (?) locales. Je crois que l'endroit vous est familier. Quoique n'évitant pas certains clichés, un récent rapport de l'Inspection Générale del EN en dresse un portrait malheureusement assez juste à bien des égards.

Écrit par : Michel | 13 mars 2007

Soirée guimauve, avec trémolos dans la voix et formules creuses, hier soir, avec Madame Royal.
Avec , toujours, cette sempiternelle mélopée du "Demain on rasera gratis."!
Et ces vibrants et artificiels "J'en fais le serment!" qui ne pèsent pas une guigne!

Écrit par : Jean | 13 mars 2007

Je voudrais insister sur le dossier de Marianne de cette semaine qui revient sur ce que les enseignants peuvent constater sur le terrain. Il faut se réjouir de voir Finkielkraut retrouver la verve de "La Défaite de la Pensée" pour dénoncer non pas seulement la décadence de la langue mais aussi l'indigence de la pensée des élèves. Quant à Aschiéri, il entonne l'air bien connu du "Tout va très bien, Madame l'Education nationale !" .
Ce serait risible si le candidat Bayrou, après avoir rendu un hommage très (trop?) appuyé aux enseignants, n'avait pas indiqué dimanche sur R.T.L. qu'il voulait rendre efficace une réforme de l'ECOLE (Un élève de 6ème doit savoir lire,écrire et compter!) en s'appuyant sur les syndicats d'enseignants : on voit ce qui va arriver avec les co-gérants que seraient le SNES et le SGEN. Merci: on a déjà donné. Je n'oublie pas non plus qu'il n'est peut-être que le défenseur apparent et intéressé de la laïcité. Il n'a pas voté la Loi sur la laïcité et il m'a fait descendre dans la rue un dimanche pour éviter le financement de l'école privée par l'impôt. Bref on n'est pas sorti du doute pour l'avenir de l'école. Aux dernières nouvelles, il semblerait que Ségolène envisage de faire rentrer les écoles sous contrat d'Etat dans la carte scolaire: ce serait effectivement une bonne chose pour une meilleure répartition des élèves et une meilleure appréciation des capacités des établissements . J'en ai assez des reportages montrant la supériorité du privé sur le public avec des enseignants soi-disant dévoués et prenant en charge (eux!) les élèves des collègues absents et assurant (bénévolement?) du soutien après la classe. C'est sans doute cela que Sarko et Ségo appellent: travailler plus !!
Pour terminer sur une note plus gaie, je conseille à tous les enseignants moroses d'écouter sur le dernier disque des Fatals Picards "Pamplemousse mécanique" la chanson intitulée "La sécurité de l'emploi" . Ce groupe musical sait dénoncer avec humour les difficultés des enseignants (élèves ignares, parents démobilisés, réunionite aiguë, profs sous prozac) Je parie que les radios ne passeront guère ce titre dont l'écoute devrait réconforter les enseignants. Pour une fois qu'on les comprend et qu'on ne les insulte pas !!!

Écrit par : Ponocratès | 13 mars 2007

"Elèves ignares"...
Les élèves, Ponocratès, sont ce qu'on les a faits. Il n'y a pas de fatalité derrière tout cela, mais l'application d'une théorie de l'école selon laquelle il ne fallait rien imposer aux élèves.
Donc, évitons de parler des "élèves ignares", si ce n'est pour ajouter aussitôt que ce n'est pas eux qu'on accuse, mais les adultes qui les ont pris comme cobayes pour leurs expériences socio-pédagogistes.

Yves,
C'est bien sympathique, votre pêche à la ligne, avec le principal qui tient la gaule, mais reconnaissez que cela tient plus de la colonie de vacances que d'un collège. "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil"! Tant mieux, après tout, et pourquoi pas?
Mais tout de même, il faut arrêter de nous faire croire que l'on ne peut instruire les enfants et leur faire aimer l'école qu'en déployant tout ce tra-la-la.
Et cette manie un peu nigaude de s'extasier devant son propre génie parce qu'on s'imagine avoir inventé le fil à couper le beurre, ce fétichisme de l'"innovation", comme s'il fallait tout le temps "innover" pour être efficace, c'est un peu pénible!
Beaucoup d'enseignants, à l'école primaire, au collège et au lycée, sont efficaces en se contentant de faire leurs cours.

Écrit par : Jean | 13 mars 2007

Les Apparatchiks ont encore frappé !!!

Je viens de lire 2 "contributions" qui valent leur pesant de suffisance.
On peut les lire sur le site de l'expresso du 13 mars du Café pédagogique (www.cafepedagogique.net)

On y découvre qu'aux yeux d'E.CHARMEUX "apprendre le vocabulaire est une MENACE pour nos enfants". Ils risqueraient sans doute de mieux lire en comprenant ce qu'ils lisent et d'être des citoyens plus vigilants

Quant à "l'ami" FRACKOWIAK dans une tribune de L'Express, il nous inflige un dernier paragraphe qui vaut son pesant de vanité. Il faut refuser l'apprentissage du vocabulaire car l'instituteur Frackowiak a "engendré un ennui mortel chez ses élèves malgré tout son talent". Quel argument-massue !

Bref Bentilola doit être fusillé pour mise en danger de la République ! Qui n'a pas en effet remarqué que les élèves de lycée ont une parfaite maîtrise du sens des mots et comprennent tous les textes soumis à leur sagacité

Écrit par : Ponocratès | 13 mars 2007

Merci de vos réponses.
Je n'ai pas de question précise à poser. Ou , plutôt, faudrait-il sur tant de points précis échangés dans le blog discuter ( ce que vous faites ) que je reconnais ne pas en avoir le temps¨...ou préférer mon "droit à la paresse" de retraitée!
O.K. sur les modes d'échanges induits par notre monde "virtuel"...mais , même si j'ai exprimé "naîvement" et "polémiquement " mes réserves c'est que je pense vraiment que nous avons besoin de prendre quelques distances...Virilio dans une formule percutante a énoncé clairement :
"espace-zéro, temps-zéro, démocratie-zéro " . J'ai lu dans une cafeteria de musée de Vienne ( Autriche!) cette phrase, que je cite de mémoire. Dans un catalogue de rencontres d'intellectuels, artistes...s'interrogeant, autant que je me souvienne, sur l'an 2000...et notre humanisme européen. Dans les rues de Vienne....entre musées, expos,concerts, ( une superbe interprétation du Requiem de Mozart d'après dernières recherches musicologiques...à l'occasion de la Toussaint!), patisseries, cafés, brasseries...je découvrais (retrouvant mon "allemand" écrit et oral!) la violence d'une campagne électorale...( assez ignorée en france...): retour des pires démons...Dans la petite église , superbe, de la "communauté française", dans ce qui avait été le ghetto de Vienne, des "saltimbanques" jouaient une pièce de Strindberg, une danse macabre qui nous fit très froid ( encore plus que le froid glacial ...de soirée de tempête!). Je demandais aux personnes ce que je n'étais pas certaine de comprendre ( des textes affichés, distribués..par acteurs, spectateurs, le "curé" ): un appel à , la nuit suivante, avec des bougies...faire une grande procession dans ces lieux de "nuit de cristal " et j'en ai appris sur la campagne électorale en cours, les "mémoires courtes", des alliances contre-nature...par haines de la "social-démocratie", les "libéraux-autoritaires" va-t-en-guerre ( "Serbie-Croatie...), les réseaux de la finance internationale...subventionnant bien des candidats inquiétants...et exploitant les désarrois...
voilà. Pourquoi ce "détour"? On se repère comme on peut et ça a du bon, les pédagogies du détour...
J.P.B. il me semble que Julien dans cette scène du Bal...c'est un petit peu plus compliqué que ce que tu écris...En tout cas, du temps où, me fichant éperdument des consignes, circulaires se succédant ( entre 1967 et 2003...il y en a eu.Et tant pis si les inspecteurs...m'ont si vite excédée que...!) je redécouvrais avec x générations d'élèves, en travaillant dans le texte..., certes pas avec des méthodes dites "magistrales" des oeuvres assez superbes pour résister à toutes les modes interprétatives, réductrices...A moi, certes, prof., de tâcher de lire x "critiques", de bricoler avec, et d'essayer, aussi, de répondre aux questions des adolescent(e)s, de , horreur, travailler en x équipes...Car comment "expliquer", "lire"...ces oeuvres....exigeant bien des "contextualisations" quand notre sacro-saint système d'instruction se moque totalement du minimum d'attention à ce qu'un élève, même très travailleur, intelligent, curieux...ne peut s'approprier s'il n'est pas dans "un milieu porteur" ( et "accoucheur" ) ...cf Revel qui a écrit de l'excellent...et du plus approximatif, idéologique, pas scientifique et pas du tout "pédagogique", médiatique...certes!
Cette fois je dois quitter la blogsphère!!!!Le réel m'attend!!!!

Écrit par : anne-marie lepagnol | 13 mars 2007

Ponocratès,
C'était juste un point de vue sur l'expression "élèves ignares"...
Cela dit, en pactisant avec les méthodes dites "modernes", réputées "innovantes", qui aboutissaient à encourager l'ignorance chez leurs enfants, beaucoup d'enseignants se sont aliéné par leur propre faute l'estime et la confiance des parents. Car qu'est-ce que les parents doivent penser de l'école quand ils voient leur fils bachelier faire cinq fautes par ligne et leur fille collégienne de 3ème incapable de reconnaître un COD ou de traduire en allemand "le livre de l'élève"?

Écrit par : Jean | 13 mars 2007

Vous avez raison, Ponocratès, Charmeux et Frackowiak sont absolument épouvantables.
Dire que Madame Royal s'honore de les avoir dans son sillage - il faut le rappeler sans se lasser, afin que personne ne puisse dire qu'il ne savait pas!

Écrit par : Jean | 13 mars 2007

"que ses parents ont généreusement affublé du prénom... d'Oussama "

Même que ses parents s'appellent "palèrsolidecesdeuxtourslà"

désolé ...

Écrit par : toto | 13 mars 2007

Pourquoi un ministère de l'immigration fait-il peur ?

Qu'on me laisse décrire ici ce qu'est l'univers kafkaïen de la bureaucratie française en 2007, capable comme on sait et comme on l'a vu en 1940, de digérer toutes les propagandes.
Ma femme et moi envisagons d'inviter l'été prochain pour 2 ou 3 semaines ses parents de nationalité russe. Mon beau-père est né à Vilnius d'une famille pour moitié juive. En 1940 Staline a déporté une bonne partie de la famille en Sibérie dans la région d'Irkoutsk. Il a néanmoins bénéficié d'une excellente éducation et est devenu ingénieur aujoud'hui retraité ainsi que sa femme.
Quoi de plus altruiste de notre part de faire enfin découvrir à nos parents notre beau pays des droits de l'Homme et de l'honnête citoyen respectueux des lois. Car, n'est-ce pas, c'est là le fondement de notre identité nationale qui rend si jaloux et envieux des millions d'hommes et de femmes de par le vaste monde?
Seulement désormais il faut montrer patte blanche pour fouler le sol, même en ami, de la France. On prenait en 1940 moins de précautions pour accueillir à bras ouverts l'ennemi teuton. Nous ne sommes plus aux temps romantiques quand Ivan Tourgéniev pouvait librement traverser l'Europe pour venir rendre visite à Flaubert.
Bref, il faut se soumettre à la loi et commencer le long parcours bureaucratique pour établir les attestations d'accueils, réunir tous les documents nécessaires, prouver que vos toilettes sont bien séparées de la salle de bains, que vos revenus soient supérieurs à 38,4 euros par jour, que vous payez bien vos factures, que vous n'avez pas invité un autre étranger etc... et enfin fournir un timbre fiscal de 30 euros.
En possession de ces précieux documents vous vous rendez à votre Mairie et entrez dans une salle où une dizaine d'autre personnes dans votre situation attendent leur tour pour établir le dossier. Il faut bien compter 20 minutes par personne et par dossier.
Dans trois semaines une fois en possession de ce précieux document il restera à nos parents le soin de commencer leurs démarches au Consulat français de Moscou? Ville située à 6 heures d'avion de la leur. Et là, nouveau calvaire, nouvelles vexations. Montrer pattes blanches. Prouver que vous n'avez pas l'intention d'aller vous installer dans ce si beau pays que l'univers entier nous envie. Et là au consulat vous êtes soumis au bon vouloir et au jugement arbitraire d'un fonctionnaire qui aprrécie la crédibilité et la solvabilité des requérants.
Voilà une illustration de ce qu'est devenue la bureaudémocratie gérée par un corps anonyme de bureaucrates, nastayashivy apparatchiki!
Parce que dans cet univers clos vous ne rencontrez que des fonctionnaires qui vous disent combien cette situation est effectivement désolante, grotesque, kafkaïenne. Mais on applique les lois au pays des lois. Car comme l'a dit quelqu'un ici il existe des réseaux mafieux qui ne s'encombrent pas de telles démarches administratives pour venir en France et éventuellement s'y installer.

La bureaucratie disait Montesquieu c'est le pouvoir d'empêcher. La nôtre est remarquablement efficace dans ce domaine et perdure depuis des siècles. Un observateur étranger a pu dire de la France qu'elle est une République féodale et pontificale. Le tout est que se reproduise en l'adaptant l'Etat centraliste et son énorme machinerie indéboulonnable à faire du citoyen un mort vivant illusionné capable cependant de courir rituellement vers les urnes pour jouir de son hénorme pouvoir de faire l'histoire.
Voilà en quoi consiste la merveilleuse identité du français. Cela me fait doucement ricaner!

Écrit par : buntovchik | 13 mars 2007

Question bureaucratie, il suffit de fréquenter l'Éducnat tous les jours pour en constater les bienfaits assurés et permanents...

Un bon directeur d'établissement serait quelqu'un capable de foutre à la poubelle l'essentiel du courrier venant du rectorat ou du ministère ! Voilà une réforme qu'elle coûterait pas cher.

Écrit par : Lariba | 13 mars 2007

Tenez-nous au courant buntovtchik...Ce n'était pas si compliqué en effet du temps de Tourgueniev et même en 1905...Mais apparemment, la "circulation des hommes" est plus compliquée que celle des marchandises.

Nous avons une amie très chère ici, d'origine polonaise dont la famille a beaucoup souffert (c'est un euphémisme) sous le communisme. Elle tenait un restaurant et invitait régulièrement des artistes pour des animations musicales de qualité (musique d'Europe centrale, musique yiddish kletzmer...) sa vitrine a été taguée sept fois de suite avec des inscriptions xénophobes. Elle a eu contrôle sur contrôle (dont un particulièrement musclé) et pour couronner le tout son restaurant a été cambriolé. Sa soeur, suspectée d'être en situation irrégulière (ce qui n'était pas le cas) a été emmenée entre deux policiers à la préfecture...Et puis les gens ici préfèrent les pizzerias et les fast foods. Alors elle a été obligé de baisser définitivement son rideau. Merveilleux, ce pays non ? Et attendez que nous ayions le ministère de l'immigration et de l'identité nationale pour que tout soit enfin parfait.

Écrit par : Robin | 13 mars 2007

"Et cette manie un peu nigaude de s'extasier devant son propre génie parce qu'on s'imagine avoir inventé le fil à couper le beurre, ce fétichisme de l'"innovation", comme s'il fallait tout le temps "innover" pour être efficace, c'est un peu pénible!
Beaucoup d'enseignants, à l'école primaire, au collège et au lycée, sont efficaces en se contentant de faire leurs cours."

Ecrit par : Jean | 13 mars 2007

Mais, Jean, on peut très bien être efficace en se contentant de faire ses cours, comme vous dites, mais également en tentant, le cas échéant, de sortir de certains sentiers rebattus! A chaque enseignant la liberté d'envisager son métier comme bon lui semble, pourvu que les élèves y trouvent leur compte, sur le moment comme à long terme.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2007

France Inter journée spéciale profs.

Ce matin interview de Jacky Durand, président des directeurs d’IUFM : appel au sacerdoce, trop de formation disciplinaire (bachotage !). Tout va pour le mieux, il est normal d'arriver au collège sans savoir lire... et de toute façon il y a remédiation au collège, etc.

Le brave Durand et ses copains ont trouvé les raisons : les élèves ont des “difficultés d'apprentissage”, c'est pas qu'on leur enseigne pas à lire ! Absence de formation dans les IUFM ? c'est parce que les stagiaires enseignent dès septembre ! Durand : un bon apparatchik !

On peut retrouver les émissions sur le site de France Inter.

Écrit par : Lariba | 13 mars 2007

Oui, Christophe, mais à condition de faire une chose à la fois et d'être complètement, à chaque fois, dans ce que l'on fait.

Je m'attelle à la lecture ardue mais passionnante d'un cahier de l'Herne consacré à George Steiner et je ne résiste pas à la tentation de reproduire les derniers lignes de son "curriculum vitae" :

Passions :

La musique. Qui est, avec les mathématiques, la seule langue universelle. Signifiante au plus haut point, elle refuse toute paraphrase, toute traduction. Au-delà du bien et du mal, elle incarne un sens du sens autrement indicible et l'indice du transcendant. "Je suis ce que je suis." L'univers cesserait, dit Shopenhauer, la musique persisterait.

Autre passion : la montagne, forme platonicienne par excellence, abordable qu'à un petit nombre, quand la mer est si démocrate, si susceptible de pollution. Les échecs. Je suis trop impatient pour être un joueur de classe. Mais cet insondable passe-temps m'a donné de très riches heures et m'attriste profondément la supériorité désormais inéluctable de l'ordinateur.

Mes chiens et mes chiennes. Sur presque trente ans, quatre vieux bergers anglais successifs. Maîtres de notre maison, foyers de bonheurs et de soucis. Est en proie à la damnation celui qui maltraite un animal (ou un enfant). C'est dans le regard de l'animal, comme dans la musique, que s'ouvrent les portes de l'infini.

Certains lieux d'affinités électives : un bled en Franche-Comté, une ruelle à Gérone, la grande place de Marrakech, le petit temple de Sageste - preuve, selon Goethe, que les dieux ont visité l'homme, le bruissement des pas dans la Galleria de Milan, les toits de Jérusalem au premier matin.

Ils vont me manquer, mais la mort, aussi, risque d'être intéressante."

Écrit par : Robin | 13 mars 2007

Le brave Durand et ses copains ont trouvé les raisons : les élèves ont des “difficultés d'apprentissage”, c'est pas qu'on leur enseigne pas à lire ! Absence de formation dans les IUFM ? c'est parce que les stagiaires enseignent dès septembre ! Durand : un bon apparatchik !

On peut retrouver les émissions sur le site de France Inter.

Ecrit par : Lariba | 13 mars 2007

Je suggère à notre ami Yves de leur expliquer que l'apprentissage de la lecture est une activité aussi sérieuse, ausi importante, aussi gratifiante et aussi "utile" que la pêche à la ligne...

Mais je lui souhaite bon courage. J'ai bien peur qu'il n'ait plus de difficultés qu'avec nous, même en recourant à la "pédagogie du détours".

Écrit par : Robin | 13 mars 2007

Pour corrborer le post de Ponocratès, voici le lien pour écouter l'hymne moderne des professeurs :

http://perso.wanadoo.fr/bigben/Lasecuritedel'emploi.mp3

Écrit par : Jeremy | 13 mars 2007

Exemple parfait de désinformation! Durand n'a absolument pas eu les propos qu'on lui prête un peu plus haut. Et pratiquement tous les intervenants se sont entendus pour dire qu'on faisait dire ce qu'on voulait aux chiffres, et que les pourcentages d'aujourd'hui ne voulaient pas dire grand-chose! Ceci-dit, là où je suis en désaccord avec lui, (et nous avons eu un échange "à fleurets mouchetés" lors de la dernière réunion qu'il a présidée et où j'étais présent; il est aussi directeur de l'IUFM où j'enseigne), c'est sur sa manière d'accepter sans conditions, et même de justifier le socle commun.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2007

Absence de formation dans les IUFM? C'est parce qu'il faut tout gérer dans l'urgence, et sur une formation de quelques mois.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2007

"C'est parce qu'il faut tout gérer dans l'urgence, et sur une formation de quelques mois."

Nous voilà rassué .. Que ne l'aviez vous dit plus tôt ....

Ils sont dans l'urgence... C'est pour cela qu'ils n'arrivent pas à former 'correctement' les profs... Et voilà tout ....

Mais je croyais que tout allait bien dans les Niufmdesoinjs...


Sibille Connard ! le peuple aura ta peau !

Écrit par : toto | 13 mars 2007

Jean Paul Brighelli dénonce un désastre éducatif causé en grande partie par la politique démagogique du PS au pouvoir pendant 15 ans sur 26 depuis 1981

si les responsabilités sont multiples, c'est le PS qui a fait le plus de dégâts

c'est donc le PS qu'il faut sanctionner aux élections présidentielles et législatives

il apparaît que le vote Bayrou permettrait, si Bayrou était élu, de casser le PS, un candidat UMP élu fournissant au PS une opposition trop facile pour des remises en causes, là où la victoire de Bayrou signiefierait la mort du mitterrandisme et le départ du PS des sociaux-démocrates sincères -s'il y en a

la candidate Royal est mitterrandienne, c'est à dire qu'elle se sert de la démagogie de la gauche idéologique dont plus personne ne veut hors de France pour flatter une clientèle électorale qu'elle espère assez nombreuse pour gagner

il était à espérer que le 21 avril 2002 pousserait le PS à se remttre en cause, cela ne s'est pas produit, la gauche est devenue synonyme de privation de liberté pour les français -privation de liberté économique où tout créateur de richesses est méprisé avec une grande partie de son travail confisquée; privation de liberté nationale avec des manipulateurs trotskystes utilisant tels les anti-IVG dans les années 70 la sensiblerie infantilisante -responsable du désastre judiciaire d'Outreau- pour faire accepter aux français une nouvelle filière d'immigration clandestine, or le respect de l'Etat de droit protège toujours les plus faibles, ce ne sont pas les apparatchiks de la gauche caviar moralisatrice qui subissent les conséquences de leur discours pro immigration non rationnalisée, puisqu'ils vivent "hors sol" dans des quartiers hausmanniens

que penserait Jaurès de soi disant héritiers qui sont des conservateurs hostiles au changement, tenants d'une nouvelle bien pensance qui prive le peuple de liberté économique et nationale, et même de liberté puisque l'éducation de qualité aura bientôt disparu, et qu'il n'y a pas de liberté sans esprit formé à la raison critique

la gauche infantilisante pensait convertir à ses théories les enfants éduqués d'après ses méthodes, de fait ces enfants sont voués à devenir esclaves de la société de consumation

Jean Paul Brighelli doit prendre ses responsabilités et aider à casser le PS en appelant à voter Bayrou sans illusions sur ce qu'il a fait mais pour permettre l'avénement d'une nouvelle société

deux suggestions à Jean Paul Brighelli:

demander la responsabilisation des fonctionnaires de l'Etat, dont les chefs d'établissement, les inspecteurs, les recteurs -ou les juges- qui ont du pouvoir sur les personnels qui dépendent d'eux -ou leurs concitoyens pour les juges; aujourd'hui des recteurs pourris sont considérés comme irresponsables devant la justice, s'ils sont responsables de fautes personelles incompatibles avec la déontologie professionnelle, c'est l'Etat qui paie à leur place, comme pour les juges

que soit enseigné aux jeunes psychologie, droit, sciences économiques: la psychologie est indispensable au développement personnel des jeunes qui n'ont pas la chance d'avoir un sens de la méthode du rapport à soi même, de la vie en société, une indépendance d'esprit innés, le droit est indispensable à ce que de futurs citoyens fassent respecter leurs droits, l'économie à ce que le peuple français comprenne mieux l'entreprise

Écrit par : vi | 13 mars 2007

Sibille Connard ! le peuple aura ta peau !

Ecrit par : toto | 13 mars 2007

Toto, vous n'êtes pas poli, et si vos souhaits sont suivis d'effet, qui va me donner la bouteille de Gevrey-Chambertin que je vais gagner contre Christophe le 22 avril ?

Écrit par : Japhet | 13 mars 2007

Toto, malpoli? Vous plaisantez, Japhet! Et ne soyez pas inquiet de l'effet des hurlements de ce pittoresque personnage! Si vous gagnez, vous aurez votre bouteille!

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2007

"si vos souhaits sont suivis d'effet"
"qui va me donner la bouteille "

MOI :o))))))))))

Écrit par : toto | 13 mars 2007

"Toto, malpoli? Vous plaisantez, Japhet!"

Il a raison ...

C'était juste une chtit définition .... que l'on retrouve sur Wikipedia :o)))))

Écrit par : toto | 13 mars 2007

Tel que vous le présentez, toto, cela ne s'appelle pas une définition, mais un slogan! Qui tombe sous le coup de la loi, car c'est également une insulte.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2007

Pour Durand, c’est vrai je n’ai pas retranscrit mot pour mot ses propos, j’avais du mal, dans ma voiture, à écrire, surtout dans les virages, il y en a plus par chez moi que sur la route de Tours. Je n’ai pas l’oreille absolue pour les conversations mais je me débrouille un peu, des années de cours avec de grands médiévistes ça peut servir.

Donc citations stylo à la main, on admirera mieux le style clair et efficace du M. Durand :

« Avant l’enseignant transmettait ce qu’il savait. Aujourd’hui l’élève lui-même est appelé à rechercher des informations, l’enseignant est celui qui autorise, qui permet, qui guide… ce qui à côté des programmes scolaires l’amène donc à avoir un rôle d’expert. » = expert : comprendre animateur ?
« Les IUFM n’ont pas eu le temps de s’inscrire dans l’histoire. » = On n’a pas pu faire tout ça qu’on voulait, sniff !
« Ce qu’on a négligé c’est la formation du fonctionnaire du service public de l’éducation ce qui suppose un certain nombre d’obligations de la part de l’enseignant. » = Befehl ist Befehl ?
« Certains dénoncent le bachotage de cette préparation aux concours. » = “certains” ont bon dos.
« Nous n’avons que huit mois pour former un enseignant. » = c’est ben triste, imaginez trois ans d'atelier “balle en mousse” à tenir pendant 60 secondes (témoignage d'auditeur).

On lui demande si c’est un métier de plus en plus difficile :
« C’est un métier… de plus en plus riche. Lorsque nous avons des étudiants portés par la passion de transmettre, d’enseigner, portés par le sens du service public de l’éducation… c’est peut-être aussi de ce côté du militantisme, de l’engagement, du désir de servir… » = engagez-vous, vous verrez du pays, vous pouvez même vous passer d’un salaire décent, la foi sauve, encore ce thème catho du sacerdoce et du sacrifice ! Beurk !

Écrit par : Lariba | 13 mars 2007

Avec un raisonnement absolument antagonique à celui de vi, je me prononce pour Bayrou (moi qui suis viscéralement de gauche, athée Dieu merci, et qui ai voté non au référendum sur le TCE) et j'explique pourquoi : c'est justement parce que le PS a renoncé à mener une véritable politique de gauche, -- n'en déplaise aux thatchériens du blog --, parce que le gouvernement Jospin a été celui qui le plus privatisé durant ces dernières années, parce que c'est le PS qui a le plus baissé les impôts (et ne parlons pas des stoks-options), parce qu'il n'a rien fait contre la grande pauvreté à part la CMU, parce qu'il a détruit les savoirs à l'école aux dépens des plus défavorisés, parce qu'il a capitulé sur la laïcité, parce qu'il a appelé au OUI à la constitution Giscard, bref c'est pour toutes ces raisons qu'il faut que l'immaculée Ségolène se prenne une veste (Paule Ka, bien sûr) mémorable : si elle est élue, c'est l'idée même de gauche qui disparaîtra en France, ne laissant qu'un blairisme nuisible qui parachèvera les dégâts déjà bien avancés, enfoncera ce qui reste de la classe ouvrière, les paysans, les artisans, les petits commerçants, les classe moyennes en général, dans la paupérisation, et détruira définitivement l'école. Bref, si l'on veut reconstruire la gauche, ce sera sur le cadavre politique du parti socialiste. Une fois la dame blanche déconfite, le parti socialiste explosera, et on pourra reconstruire une "vraie" gauche, pas ce déplorable ersatz bobo. Comme dit l'ami Roger Felts, il nous faudra bien cinq ans pour y arriver. Pendant ce temps, Bayrou gèrera, pas trop mal peut-être, et en tout cas pas plus mal que Mme Royal et son sinistre cortège d'apparatchiks constructivistes et sociaux-libéraux.

Écrit par : FGuichard | 13 mars 2007

C.Sibille, j'ai entendu votre cher Jack Durand ce matin : le baratin IUFMesque, la langue de bois habituelle.
Vous oubliez de dire que les malheureux "apprenants" d'IUFM qui ont appelé (c'est décidément "l'armée des ombres") ont demandé que l'IUFM où ils souffrent soit supprimé.

Chose faite, pour quelques IUFM, mais si on retrouve les mêmes dans l'université, c'est un coup pour rien.

L'un des intervenants a déclaré que 90% de ce qu'il a appris à l'IUFM était inutile. (Je me demande si ce n'est pas 99%, qui me semble plus près de la réalité).

Quant au passage du ballon, que l'impétrant doit bloquer, et aussitôt faire un laïus pendant Une minute chronométrée, c'est du dernier grotesque. Jack l'a reconnu lui-même, bien qu'avec réticence. C'est vraiment un mépris de ces jeunes qui se destinent à une carrière si difficile. Bien sûr, quelqu'un a approuvé en disant que cela donnait l'habitude aux professeur de répondre rapidement aux questions des élèves (qui en savent souvent plus qu'eux, d'après Charmeux, Meirieu, Fracko et autres goigousards ).


Ne vous en déplaise, C.Sibille, cela rend crédible "La ferme aux professeurs", de François Vermorel, contre laquelle vous aimez taper.

Patricia, comme vous avez raison de garder vos enfants à la maison ! Si vous saviez !

Deux informations : dimanche, sur France inter de 9 à 10, les gens d'entreprises privées qui sont devenus professeurs des écoles (5 à 10 % ). A signaler que le premier IUFM créé pour eux l'a été...à Lyon, par Meirieu, qui voulait se les garder sous le coude pour être sûr qu'ayant plus de bouteille que nos pauvres jeunes candidats, ils ne déraperaient pas et boiraient à la source le lait mortel du père nourricier.

Il y a d'ailleurs pas mal d'échecs au premier concours : habitués au langage précis de l'entreprise, ils ont du mal à adopter le volapuk du maître et de ses séides.
(Voir la "ferme aux professeurs").

Ce soir, sur France inter, Alain Bédoué, dont je n'attends pas grand-chose qui me plaise : il choisit soigneusement les intervenants.

Christophe, écoutez-le, vous boirez du petit lait.

Anne-Marie Valette.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 mars 2007

Petite remarque qui devrait vous faire plaisir à tous : le 22 mars, on pourra lire Entre les murs, de Begaudeau, en poche.
Qui a dit que le peuple n'avait pas accès à la culture ?
Enfin je ne critiquerai pas les éd. Folio, puisqu'elles ont publié La Fabrique du crétin aussi (et Meirieu), au moins on ne peut pas les accuser de parti-pris.

Écrit par : Jeremy | 13 mars 2007

FGuichard

je penche aussi vers Bayrou, même si ca n'est pas pour les mêmes raisons que vous. Nous avons eu l'occasion de le rencontrer et de lui parler ici entre les deux tours des présidentielles de 2002. On le donnait à 5%; il avait fait beaucoup plus.

Il doit bien avoir ses défauts comme les autres, mais je pense que c'est quelqu'un d'humain, d'authentique et de solide (il a uhe résistance incroyable à la fatigue physique, ce qui est important à ce niveau de responsabilité).

J'ai eu l'occasion de rencontrer d'autres hommes politiques dans le cadre de mes activités professionnelles (je ne citerai pas de nom). Bayrou n'est ni "fabriqué", ni méprisant, ni opportuniste, ni malhonnête et je pense que c'est (hélàs) assez rare dans ce milieu.

Et puis pour vous dire le fond de ma pensée, ça me ferait plaisir qu'il passe, rien que pour voir la tête de Le Pen.

Écrit par : Robin | 13 mars 2007

Bonsoir Anne-Marie,

cela me fait du bien de vous lire, surtout aujourd'hui car malgré le soleil qui brille j'ai du mal à sourire...

J'avais déjà reçu ce matin, un mail qui m'a laissée songeuse et m'a aussi confortée dans le choix de garder mes enfants à la maison sans parler de ce que je lis sur le blog aujourd'hui.

Par notre choix,ce n'est pas les profs que nous mettons ainsi à l'index mais bien la politique même de l'EN. il y a comme dans tout corps de métier des professeurs remarquables et d'autres totalement abrutis et ignorants (qui n'ont rien à faire dans l'enseignement...merci les iufm) j'ai cependant tendance à croire qu'il y en a plus qu'on ne pourrait le supposer qui ont de grandes qualités d'enseignements mais compte tenu du carcan dans lesquels ils sont comprimés , ils ne peuvent malheureusement pas faire bénéficier nos enfants de tous leurs savoirs et cela me met dans une colère noire.


Comme le disait Robin je crois, la vérité sort de la bouche des enfants et pas une semaine ne s'écoule sans qu'une de nos ainées ne rentre à la maison après avoir vu leurs copines ou copains et ne nous interrogent.
Petite introduction dans la sphère privée , je vais juste donner un exemple de ces questions "hebdomadaires":

- maman, papa, c'est vrai que l'Égypte n'est pas en Afrique parce que M.... m'a traitée de débile quand on en a parlé , pourtant quand je lui ai demandé où c'était , elle ne savait pas et m'a dit: ben en Égypte où tu veux que ça soit?et de toute façon la maitresse nous a dit que la géographie c'était pas important, on a pas besoin de savoir où c'est les pays, même que le plus important c'est de savoir si ils sont pauvres ou riches!
et notre fille de me regarder et d'ajouter :
- j'ai pas insisté , je voulais pas me facher mais je suis bien contente de pas aller à l'école ...
en général j'essaie de minimiser et ce jour là quand je lui ai dit que peut-être son amie n'avait pas très bien compris ce que lui avait expliqué sa maitresse , elle a rajouté :
-mais non maman, parce que S..... et P..... qui sont dans la même classe eux aussi ils m'ont dit que je me trompais...
Ma fille de soupirer et secouer la tête :
- mais maman c'est quand même important non de savoir sur quel continent se trouve un pays ,comme ça on a plein de renseignement sur ce pays....et blabla bla (qui n'en était pas vraiment)
j'arrête là et je vous épargne le reste de son analyse sur l'importance pour elle de situer un pays car la conclusion que j'en ai tirée est qu'au moins elle a compris l'importance d'avoir une connaissance de la géographie physique pour aborder la géographie économique, culturelle etc... Mais je préfèrerais me dire qu'à l'école elle aurait pu aussi l'acquérir!

Alors merci Anne-Marie car vous ramenez à ma mémoire tous ces instants qui me rappellent de ne pas douter surtout quand ,en venant sur ce blog j'ai l'impression de croiser des profs désabusés, fatigués de ne plus pouvoir exercer leur métier comme ils le souhaiteraient... Je rage devant un tel gachis.
je pense avec plaisir à ceux qui m'ont transmis leur amour du savoir...et ceux qui aujourd'hui s'interrogent et sont fatigués (bien souvent ils sont à mi ou fin de carrière) je les invite à essayer de garder constamment en mémoire les sourires et les étincelles qu'ils n'ont pas manqué de faire naître sur les lèvres et dans les yeux de certains de leurs élèves, cela pourrait peut-être leur permettre de garder l'envie de continuer avec optimisme... qu'ils n'oublient pas que nous avons tous dans un coin de notre mémoire au moins un,quand ce n'est pas nombre, souvenir ému d'une ou un professeur qui nous a fait aimer pour l'un, les maths , pour l'autre un auteur ou le rugby ou l'opéra ou les deux...

bonne fin de journée à tous...

Écrit par : Patricia Mesnigé | 13 mars 2007

"Qui tombe sous le coup de la loi, car c'est également une insulte."

Va te plaindre tout de suite à NiKolas :o))))

Spice de Facho ! :o)))))))

Écrit par : toto | 13 mars 2007

Mince , désolé Pat , je viens de lire ton post, j'aurions pu attendre un peu avant de déconner .....

Sûr que tu as bien raison ........

Écrit par : toto | 13 mars 2007

Tiens, Lariba, on peut enseigner sans avoir envie d'enseigner? Il faudra que vous m'expliquiez ça! Quand à l'assertion: expert=animateur, c'est une opinion de votre part! Je ne l'interprète pas comme ça. Jacques Durand a également, en amont de la pédagogie, parlé des savoirs disciplinaires, il me semble! Vous avez soigneusement choisi vos extraits... Quand à l'histoire de "la balle en mousse", je n'adhère évidemment pas à ce genre de pratique, marginale il faut bien le dire, et complaisamment resservie à chaque occasion. Pour ce qui est de l'insuffisance des huit mois de formation, c'est la conclusion quasi unanime des PE2 à l'issue de leur dernière réunion de groupe de suivi de la formation ici-même.

"Et puis pour vous dire le fond de ma pensée, ça me ferait plaisir qu'il passe, rien que pour voir la tête de Le Pen."

Ecrit par : Robin | 13 mars 2007
Il est plus que possible qu'ils "passent" tous les deux!

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2007

"Mince , désolé Pat , je viens de lire ton post, j'aurions pu attendre un peu avant de déconner ....."
"=
Ecrit par : toto | 13 mars 2007

Mais non, toto, continuez donc à déconner! C'est là que vous êtes le meilleur, et le plus drôle.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2007

"Ce soir, sur France inter, Alain Bédoué, dont je n'attends pas grand-chose qui me plaise : il choisit soigneusement les intervenants.

Christophe, écoutez-le, vous boirez du petit lait."

Anne-Marie Valette.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 mars 2007

Oh, Anne-Marie, ce sont les auditeurs de ce matin qui ont été soigneusement choisis!

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2007

Merci Patricia, ça fait du bien de vous lire.

Écrit par : Robin | 13 mars 2007

Je recommande chaudement, moi aussi, Entre les murs : mes enfants ne supportaient plus de m'entendre éclater de rire tout seul.
Autre chose : peut-être mon CV pourra-t-il alimenter votre réflexion...
Quadragénaire, je n'en suis pas moins un tout nouvel enseignant, de ceux venus d'autres horizons professionnels. J'ai préparé le concours d'instit hors IUFM et suis arrivé 5éme. Fierté d'avoir réussi mon pari de reconversion, à la hauteur de la déconvenue lors de l'année de formation : le concours n'était plus qu'un lointain souvenir et j'ai du me plier à un formattage intensif pour parvenir à survivre (professionellement au moins) aux évaluateurs. Dès le premier stage, je me suis fait massacrer verbalement. Passée cette stygmatisation initiale, j'étais dans le collimateur et je n'ai dû qu'à la générosité et à la clairvoyance de certains formateurs, y compris haut placés dans la hiérarchie de l'IUFM, d'échapper à un processus d'élimination qui devient infernal dès qu'il est enclenché.
C'est pourquoi je ne condamnerais pas en bloc et à priori les IUFM : j'y ai rencontré des gens remarquables à qui je dois beaucoup. En revanche, je condamne sans réserve le système d'évaluation qui nous met à la merci de l'arbitraire des nombreux paranoïaques que compte le milieu des formateurs et des inspecteurs. Ce qui m'a d'autant plus frappé que j'en faisais les frais, c'était le climat de peur qui régnait : peur de tous et de personne à la fois, peur d'ouvrir sa bouche, de risquer d'apparaître suspect, bref un climat que je croyais auparavant, en exagérant, propre à l'URSS de Staline et qui explique en partie le fait que beaucoup d'enseignants ont peur de se déprendre de théories qu'ils ont faites leurs pour se protéger de la peur d'apparaître déviants.
Peur humiliante et infantilisante qui perdure ensuite dans le métier, quoique plus épisodiquement, vis à vis des inspecteurs alors même que l'enjeu est moindre.
Demandez aux instits que vous connaissez : beaucoup frémiront encore au souvenir du cauchemar que fut leur temps de formation, non pour les théories assénées (elles me sont apparues bien moins prégnantes et plus nuancées que ce que j'aurais cru et que celà fut probablement jadis), mais pour les personnalités pathologiques et pathogènes qui sévissent hélas en grand nombre.

Écrit par : Perceval | 13 mars 2007

Ecrit par : Robin | 13 mars 2007
Il est plus que possible qu'ils "passent" tous les deux!

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2007

Je ne sais pas, Christophe, s'il faut admirer votre lucidité ou déplorer votre pessimisme. Oui, il est effectivement possible qu'ils passent tous les deux

Les gens ne voient que Le Pen ou sa fille,..mais se demandent-ils qui sont "les autres", ceux avec lesquels il gouvernerait ?

Écrit par : Robin | 13 mars 2007

"C'est pourquoi je ne condamnerais pas en bloc et à priori les IUFM : "
Tu as bien raison.
"j'y ai rencontré des gens remarquables à qui je dois beaucoup"
Il y en a (je les remercie, ici.)
Tu évalues le pourcentage à combien, à peu près, hein :o)))
Moi j'ai dit 20% (il y a un an)

"des nombreux paranoïaques que compte le milieu des formateurs et des inspecteurs."
Toi aussi tu as remarqué ? Dingue, non ? On en a un ici ... Je dirais ... Comment dire.... Spécial.... :o)))))) lol mdr

Par contre ... La suite de ton post ... Me fait froid dans le dos .. J'en connais qq'un... des instits ...
Le médicament c'est:
Un gros cactus pour le prof ... suivez mon regard ....
Et un arrêt de travail pour le Zapprenant...

Écrit par : toto | 13 mars 2007

Se faire taxer de paranoïaque par quelqu'un qui passe les neuf dixièmes de ses posts à vous insulter est assez savoureux!
Toto, vous rendez-vous compte qu'il y a une grande probabilité pour que la plupart des intervenants d'ici lisent vos contributions "d'un derrière distrait", et qu'il y a un certain temps que personne ou presque ne daigne vous répondre?
Ne vous faites pas de mal, et ne vous parjurez pas, par la même occasion! Vous aviez dit, il y a quelques semaines, que vous ne liriez plus ce que je pouvais écrire ici, continuez donc!

"Je ne sais pas, Christophe, s'il faut admirer votre lucidité ou déplorer votre pessimisme."
Ecrit par : Robin | 13 mars 2007

Robin, je dis ça pour tenter "d'exorciser" cette possibilité. Je dirais que c'est pour moi une forme de catharsis, mais toto va m'insulter encore parce que j'ai employé un mot qu'il ne connait pas, en disant que je jargonne; Le tout en un délicieux message vraisemblablement rempli de fautes d'orthographe..

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2007

Merci de ta sollicitude, Toto, mais le Zapprenant (s'il s'agit de moi) a la patate et s'éclate dans son nouveau métier.
D'ailleurs, il m'apparaît que la majorité de mes collègues répugne à s'absenter (l'absentéisme chronique des profs, en tout cas dans le primaire que je commence à connaître, est une idée reçue qu'il faudrait bousculer). Les absences sont souvent dûes à des enfants malades, beaucoup de collègues étant de jeunes mamans, ou à des congés maternité. De plus, une école est un microcosme et abuser de la disposition des collègues à accueillir ses élèves pendant ses absences serait vite mal perçu.

Écrit par : Perceval | 13 mars 2007

"Ne vous faites pas de mal, et ne vous parjurez pas, par la même occasion! Vous aviez dit, il y a quelques semaines, que vous ne liriez plus ce que je pouvais écrire ici, continuez donc!"

Qui a dit qu'il quittait le bloug ???

Qd je dis que je ne te lis plus, je ne te lis plus ... Crois moi ou pas :) Cela dit si par malheur ... un des intervenants fait référence à ton ânerie...



Tu pars quand tu veux.

:)

Écrit par : toto | 13 mars 2007

"Merci de ta sollicitude, Toto" ;)

Perso, j'ai jamais parler de l'abscence des profs... Ni en maternelle ni ailleur (Sibille peut confirmer :)))) ) .
A la limite si ils zavaient pu être là moins souvent (les miens, hein...) je ne leur en aurais pas voulu ... du tout du tout ... :o))))))))))


Je peux t'emm...bêter un chtit peu ????????

Tu fais quoâ comme méthode ? Quel classe ????
Attention je suis un vilain chtit toto moaaaaa.. :)

Écrit par : toto | 13 mars 2007

Bien vu, bien senti, Perceval.

Écrit par : pierrot | 13 mars 2007

Je suis encore trop nouveau pour déceler si vos fleurets sont mouchetés ou pas. Quant à la parano de certains formateurs, j'espère que Sybille ne s'est pas senti visé, ce qui était loin d'être mon intention. De toute façon, je pensais plutôt à certains MF et inspecteurs.

Écrit par : Perceval | 13 mars 2007

"De toute façon, je pensais plutôt à certains MF et inspecteurs"

NON NON pas de nom :o)))))

non, j'déconne, hein, déconne pas toi , chuuuuuuut, ils sont sur ton épaule :o)))))

Écrit par : toto | 13 mars 2007

Je suis remplaçant pour des absences de courte durée, et je dois donc très vite m'adapter à toutes les classes et méthodes possibles. Mais pour te répondre plus au fond, j'adore le CP, et la "méthode" Un monde à lire, que j'ai eu l'occasion d'utiliser, m'apparait assez équilibrée (aïe, c'est peut-être un mot tabou en matière de lecture sur ce blog...).

Écrit par : Perceval | 13 mars 2007

Au risque d'affliger Toto, Sybille est le nom d'un seringat délicatement parfumé.

Écrit par : Perceval | 13 mars 2007

Non ce n'est pas un mot tabou...

J'ai eu l'occasion de la voir.. Pas assez peut être ... (?)
Ce n'est pas ma préféré mais si tu sais l'utiliser ... C'est ok pour moi :) (grand maitre toto :o)))) )

PAs facile comme taff... itinérant.... On en reparlera à l'occaz, la je lache le clavier ... @+

Écrit par : toto | 13 mars 2007

Seringat=seringa, les deux sont admis... Ce blog est vraiment instructif. Je ne connaissais que seringa.
Christophe, ce n'est pas gentil d'insulter Toto. Ses interventions sont une goulée d'air pur sur ce blog d'intellectuels compassés. Son fleuret n'est pas moucheté mais, au moins, il est franc du collier. D'autres, avec des petites aiguilles savamment appliquées, sont bien plus amers.

Écrit par : dobolino | 13 mars 2007

Pour Robin qui aime l'histoire et la pensée juive :

"Veille à tes pensées car elles deviennent paroles
Veille à tes paroles car elles deviennent actions
Veille à tes actions car elles deviennent habitudes
Veille à tes habitudes car elles deviennent ton caractère
Veille à ton caractère car il devient ton destin."
(Talmud, mais quel traité ?)

Ecrit par : Louis Barthas | 12 mars 2007 Une leçon de Talmud

Je ne sais pas, Louis, je ne suis pas un spécialiste du Talmud, juste un amoureux de cette pensée et un lecteur occasionnel. J'ai découvert le Talmud à travers les Leçons sur le Talmud d'Emmanuel Levinas et L'Au-delà du verset, lectures et discours talmudiques aux éditions de Minuit. Je crois que l'étude du Talmud est l'affaire d'une vie, comme l'illustre cette histoire :

Un paysan se rend un jour dans la ville de Duvno pour vendre les produits de sa ferme et quelques outils. Mais avant de repartir, il se dit : « je vais aller trouver le rabbi ». Une question le tracassait depuis quelque temps et le rabbi, peut-être, lui donnerait la solution.

Le rabbi le reçoit comme il reçoit tous les étrangers de passage et lui propose de poser sa question :

- Rabbi, qu’est-ce que l’étude du Talmud ? J’entends parler à gauche, à droite, du Talmud, des grands sages... les colporteurs nous rapportent tant d' histoires que cela a fini par m’intriguer et je veux savoir...

- Et de combien de temps disposes-tu pour que je puisse répondre à ta question ? répond le rabbi.

- Oh ! Une heure tout au plus ; il est tard, la nuit va tomber et ma femme va s’inquiéter...

- Alors, reviens quand tu auras plus de temps, dit le rabbi, je ne peux pas en une heure t’expliquer ce qu’est le Talmud.

Mais le paysan insiste :

- Rabbi, je ne t’es jamais rien demandé ; je donne ma contribution à la communauté ; alors pour une fois que je demande quelque chose, tu pourrais faire un effort !

Et le paysan insiste tant que le Rabbi excédé lui dit de s’asseoir et d’écouter :

- Je vais t’expliquer ce qu’est le Talmud : deux voleurs entrent dans une maison par la cheminée et se retrouvent dans la salle à manger ; l’un des deux a le visage noir de suie et l’autre le visage propre. Lequel des deux doit aller se laver le visage, avant de sortir ?

Le paysan n’hésite pas pour répondre :

- Attends Rabbi c’est simple le Talmud et, tout paysan que je suis, j’ai compris : c’est évident ! Celui qui va se laver c’est celui qui a le visage sale !

- Et bien tu vois, lui répond le Rabbi, reviens quand tu auras plus de temps ; car celui qui a le visage sale, quand il voit que son ami a le visage propre, pense que lui-même a le visage propre ; alors que l’autre qui voit son acolyte le visage tout noir, croit qu’il en est de même pour lui ; et c’est celui qui a le visage propre qui va se laver le visage !

Le paysan reste un moment bouche bée puis il s'exclame:

- Extraordinaire ! C’est fort, très fort le Talmud ! Quelle profondeur ! Mais tu vois Rabbi, je n’ai pas trouvé mais j’ai compris ton explication, tout paysan que je suis !

- Non, décidément, reviens quand tu auras plus de temps, répond le rabbi, car depuis quand lorsque deux hommes sortent d’une cheminée, il y en a un qui a le visage propre ? Pose la question qui ne te concerne pas et tu auras la réponse qui ne te plaît pas !

Écrit par : Robin | 13 mars 2007

Son fleuret n'est pas moucheté...

Le sabre ou le pistolet à quinze pas...Toto a choisi la hache de parent d'élève quand d'autres préfèrent le sabre à quinze pas.

Écrit par : Guillaume | 13 mars 2007

dobolino,

Ma réponse sur la création d'un ministère de l'identité nationale s'adressait à vous et non à Christophe, du moins me semble-t-il ; il y a des moments où je perds le fil... Veuillez m'excuser, Je dois avoir aussi la vue qui baisse.

Écrit par : Robin | 13 mars 2007

M BUNTOVCHIK quand on se permet d'écrire cela (je vous cite):

Seulement désormais il faut montrer patte blanche pour fouler le sol, même en ami, de la France. On prenait en 1940 moins de précautions pour accueillir à bras ouverts l'ennemi teuton.

alors qu'il y a eu près de 100 000 français tués au combat en mai/juin 1940 on devrait avoir HONTE !

Monsieur je ne vous salue pas.

Écrit par : Merlemocoeur | 13 mars 2007

"Il y a d'ailleurs pas mal d'échecs au premier concours : habitués au langage précis de l'entreprise, ils ont du mal à adopter le volapuk du maître et de ses séides.
(Voir la "ferme aux professeurs")."

Si les gens viennent de grosses boîtes ou de cabinets de consultants, ils baignent aussi dans un jargon parfois débile (voir le livre "Eloge de la paresse" de Corinne Maier me semble-t'il).
Le sabir est moins poussé que dans les IUFM mais il existe bel et bien. De plus, il comprend plein de mots anglais et on entend parfois en réunion un mélange difficilement compréhensible, au point que des gens pourvus d'humour proposent parfois de choisir une langue pour la tenue de la réunion mais pas ce "pidgin".

Écrit par : Japhet | 13 mars 2007

Son fleuret n'est pas moucheté...

Le sabre ou le pistolet à quinze pas...Toto a choisi la hache de parent d'élève quand d'autres préfèrent le sabre à quinze pas.

Ecrit par : Guillaume | 13 mars 2007


la hache est plus efficace pour défricher! et franchement les parents d'élèves que nous sommes tous, plus ou moins, en ont aussi et surtout marre qu'on n'essaie jamais de les comprendre et qu'on les prenne pour des "enquiquineurs/enkikineurs professionnels" et de sombres abrutis en extase devant leur progéniture ! de plus, doit-on vous rappeler que le sabre ce n'est pas seulement à quinze pas mais aussi à l'abordage et là il y a de nombreuses manières de sabrer...
ceci dit veuillez noter et c'est très important que cela ne m'empêche pas de penser franchement ce que j'ai écrit dans mon précédent post...faîtes la part des choses pourquoi toujours vouloir ainsi stéréotyper?mais que suis-je bête nous sommes humains n'est-ce pas?

un bonjour particulier à Dobolino et Toto

Christophe Sybille c'est vrai que vous n'êtes pas gentil comme le seringa / seringat qui gate parfois le plaisir en déclenchant des allergies ...vous m'excuserez je pense pour cette boutade naïve et facile...pas ma fôte pas pu m'en empêcher M'sieu

Écrit par : Patricia Mesnigé | 13 mars 2007

Beaucoup de commentaires évoquent Bayrou. Sur ce blog http://delpy.blog.lemonde.fr/ une analyse intéressante du succès des sondages. L'explication est simple : Bayrou incarne la continuïté et l'identité française. Depuis Clovis jusqu'à notre époque, il n'y a jamais eu de femme présidente ni de fils d'étrangers. "Entre rupture et rupture, François Bayrou propose une continuité qui a de quoi rassurer beaucoup de Français; peut-être même une majorité".

Écrit par : Nicolas | 13 mars 2007

"Christophe, ce n'est pas gentil d'insulter Toto."

Ecrit par : dobolino | 13 mars 2007

Sibille Connard ! le peuple aura ta peau !
Ecrit par : toto | 13 mars 2007

Spice de Facho ! :o)))))))
Ecrit par : toto | 13 mars 2007

Etc, etc... C'est moi qui insulte, Dobolino? Il ne faudrait pas confondre: "franc du collier" et "grossier personnage".

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2007

oups je viens de m'apercevoir que j'ai écrit Sybille au lieu de Sibille. Veuillez m'en excuser Monsieur Christophe Sibille

Écrit par : Patricia Mesnigé | 13 mars 2007

Le curé de Camaret a les couilles qui pendent, et quand il s'asseoit dessus, elles lui rentrent dans le cul, et il bande.

Écrit par : potache | 13 mars 2007

Certains profs de ce blog ont-ils les couilles qui pendent ? Quels pourcentage parmi les pédagos ???

Écrit par : potache | 13 mars 2007

alors qu'il y a eu près de 100 000 français tués au combat en mai/juin 1940 on devrait avoir HONTE !

Monsieur je ne vous salue pas.

Ecrit par : Merlemocoeur | 13 mars 2007

D'abord sachez, Merlecoeur, que je n'ai que faire de vos salutations!
Ma remarque visait bien sûr et tout le monde l'aura compris ici, sauf vous, non pas les 100.000 français tués en 1940, puis les centaines de milliers de fusillés et déportés en Allemagne par la suite.
Elle pointait ceux, industriels et banquiers français qui, dès les années 30, ont contribué à réarmer l'Allemagne, puis ceux qui par la suite se sont rangés sous le slogan certes apocryphe : "plutôt Hitler que le Front populaire" et enfin ceux qui ont comme a dit Charles de Gaulle ont préféré capituler et asservir la France en juin 1940!
Je rappelle que c'est un certain Weygand qui a déclaré: "Enfin, qu'au moins dans ce désastre, nous ayons la compensation de mettre la République par terre". Et d'ajouter dans une note soumise à son ami le maréchal: il faut "mettre fin à l'ordre ancien des choses, c'est à dire un régime politique de compromissions maçoniques, capitalistes et internationales..."
De telles pensées politiques abjectes ne visitent-elles pas encore l'esprit de certains de nos politiciens contemporains?

Écrit par : buntovchik | 13 mars 2007

Avec des soutiens comme Azouz Begag auprès de F Bayrou, je plains les pauvres profs du public. L'école va être en phase terminale.
Rappelez-vous -Lectures enfantines -de JPB du 22/01/07-
Et après, on s'étonnera du peu d'engouement envers le bac L.
Azouz Begag doit viser le poste de ministre de l'Education Nationale.
Entre l'un, parfait cogestionnaire du non-dit et l'autre, qui se prend pour un écrivain notoire, la france est mal b.............

Écrit par : Carole | 14 mars 2007

Monsieur BUNTOVCHICK : Vos raccourcis sont trop raccourcis et je n'ai pu imaginer dans ma petite tête de piaf que vous compariez l'attitude de quelques fonctionnaires bornés appliquant bêtement des directives par trop restrictives avec les saloperies des collaborateurs accueillant les teutons à bras ouverts car il y a pour moi un gouffre entre ces comportements.


Et puisque vous vous focalisez sur la seconde guerre mondiale et ses prémisses je vous répondrai que pour le réarmement allemand voyez aussi du côté des anglais....et puis pendant qu'on y est, n'oublions pas le magnifique pacte germano-soviétique, ce très beau et esthétique coup de poignard dans le dos au moment opportun.

S'agissant des hommes, si je partage votre avis sur Weygand je crois que vous oubliez la droiture d'un François Billoux cet homme du Front Populaire qui a écrit une si belle lettre au Maréchal Pétain après l'armistice et surtout le comportement on ne peut plus patriotique des dirigeants du PC pendant la drôle de guerre...et même un peu après.

Écrit par : Merlemocoeur | 14 mars 2007

Je ne sais plus qui a écrit : "cesser de subventionner la fuite des classes aisées vers le privé...." "avec les impôts de tous les francais....".
Ah bon, je ne savais pas que tous les francais payaient l' IR.
Seulement 40%, si je ne me trompe.

Quant à cette fuite, il faut savoir que si les classes aisées, en grande partie (pour ceux qui sont attentifs au devenir de leur enfant) n'attendent plus rien du public, elles ne sont pas les seules.
Beaucoup de personnes aux revenus modestes et très modestes inscrivent leurs enfants dans le privé. Sans compter le hors-contrat (Montessori and co).
Et si il n'y avait pas de système de quotas, les écoles privées recevraient beaucoup plus d'enfants.
Cela ne choque personne qu'il y ait des quotas pour le privé, cela concerne finalement les enfants et leurs familles, et on hurle pour l'immigration choisie.

Il est facile de calculer rapidement.

Ecole publique gratuite (sans résultat, ni objectif + grêves) + cours de soutien, orthophoniste,...... = finalement beaucoup de dépenses si on cumule à l'année, suivant le nombre d'enfants par famille. Et le résultat n'est pas assuré. Que de soucis pour les parents !

Ecole privée payante = (instruction, culture, structure avec pour objectif les études supérieures).
Valeur ajoutée : étude du soir pour tous + étude du soir pour les dislexiques, cours de soutien pour une minorité d'élèves et non une majorité, vie beaucoup plus sereine de la famille...... et les familles sont présentes. Et pour ceux qui ne réussissent pas dans les études, au moins, ils ne sont pas ignares.

C'est vous, profs qui formaient les inégalités pour avoir accepté du tout et n'importe quoi. C'est vous, qui avaient accepté les dérives dramatiques, concernant l'instruction, de ces hauts fonctionnaires. Vous avez beau protéger vos enfants, ils ne seront pas tous profs. Et un jour, ils auront des petits-enfants......

Écrit par : Carole | 14 mars 2007

"'Bien sûr, Cadichon! Et il n'y a plus de chômage ni aux Etats-unis, ni en Angleterre, tout le monde sait ça!""
écrit Christophe Sibille, visiblement tout aussi expert en économie qu'en orthographe et en conjuguaisons.

Un taux de chomage inférieur à 5% s'appellant aussi plein emploi, ( terme qui ne nécessite pas de traduction , même dans un pays où l'homo economicus est devenu personna non grata), voici les taux respectifs de la Gde Bretagne: 2.90 % pour janvier 2007 (Les Echos qui rappellent minima et maxi: 13.10 % en avril 85 à 2.60 % en janvier 05) et des USA : 4.7% en février 2007.(U.S. Department of Labor, Bureau of Labor Statistics).

Mais bon, il y en aura toujours pour croire ceux qui leur racontent que le chômage héréditaire et endémique dont la France est la seule à souffrir depuis trente ans (et tous les maux qui en découlent) est dû à un complot libéral qui doit vraiment ratisser très large car il va selon ce que j'ai pu lire ici de Villiers à Royal. Impressionnant...

Écrit par : Cadichon | 14 mars 2007

À propos du tropisme de l'innovation.

Non seulement y furent sacrifiés nos enfants, livrés comme des cobayes à ces expériences in vivo, mais en plus cette infatuation pour la nouveauté est en contradiction totale avec l'éducation, vouée par sa nature intrinsèque au conservatisme ( transmission entre générations - voir Alain ou H. Ahrendt).
Ce bien triste tropisme se partage, avec la funeste passion pour l'égalité qui colle à la conscience collective hexagonale depuis 1789, les faveurs d'une gauche française si fière de son inépuisable "progressisme": cf cette citation de la « Lettre du 6 mai » que Le Monde envoie aux abonnés en ligne,

"'Alors que 27 % des enseignants disent vouloir voter pour François Bayrou, vingt-cinq anciens recteurs d'académie ont rédigé un "appel en faveur de Ségolène Royal". "Dans le domaine de l'éducation, la gauche et la droite, ce n'est pas la même chose. Depuis 1981, toutes les idées nouvelles, porteuses de générosité sociale et d'égalité des chances, d'innovation et de modernisation, ont été avancées par des gouvernements de gauche", écrivent-ils""

Ce sont eux les responsables de la catastrophe humanitaire qui a sacrifié 30% d'une classe d'âge, avec ces "idées" soit-disant " nouvelles" mais dont j'ai déjà expliqué ailleurs ( Made in USA) qu'elles sont nées dans années 20 (et qu'en URSS, ils les ont bien vite abandonnées car le bon sens n’a jamais perdu totalement ses droits chez les Soviets).

Alors jusqu'où va-t-elle sur l'échiquier politique cette gauche, dans un pays qui n'a pas eu un seul véritable gouvernement de droite depuis ....Pétain?

Comme ministre de l'éducation de droite, je n'en vois pas, sauf évidemment l'immonde pédophile Abel Bonnard!

Depuis Haby ( gaulliste de gauche) tous les ministres de l'EN, et Bayrou compris, ont entériné ces fumeuses innovations dont la gauche française est si fière qu’elle en usurpe même la paternité.

Et il y aurait 27% d' enseignants de gauche qui voteraient Bayrou ....en croyant au changement ? Si ce n'était pas si grave ce serait du plus haut comique.

Écrit par : Cadichon | 14 mars 2007

"Ah bon, je ne savais pas que tous les francais payaient l' IR."
Que je sache, le crève-la-dalle qui achète ses nouilles paye des impôts. On n'est pas à Gstaad.
Quant au reste, entre insulte pour le mal qu'on se donne tous les jours (il est vrai que c'est en partie pour des petits melons et noireauds, donc que ça ne mérite pas de respect, ni de considération), et la revendication agressive de ses privilèges, Mme Carole ne fait pas dans la dentelle.
Mme Carole, si vous aviez en face de vous tous les jours des petits enfants beaux comme le jour, pleins de rêves et de talents, et qui n'ont que faire de nos polémiques, je parie que même leur bronzage ne suffirait pas à vous maintenir dans vos convictions ségrégationnistes. Je sais, c'est mon côté fleur bleue...

Écrit par : Perceval | 14 mars 2007

Tout ça pour dire que si nous sommes sans doute tous sur ce blog, à des degrés et dans des domaines divers, des privilégiés, et si aucun d'entre nous ne souhaite que ses propres enfants ne fassent les frais des injustices et dysfonctionnements criants de notre société, cela n'interdit pas l'ambition de faire son métier d'Homme en rêvant à un mieux, en en discutant les modalités, et en oeuvrant pour son avènement (amen). Et malgré tous ses défauts, l'école publique, laïque et gratuite est une bonne base de départ.

Écrit par : Perceval | 14 mars 2007

Bon, allez, au lit : demain, tout fainéant de fonctionnaire que je suis, il faut que j'aille manifester devant le ministère contre le démantèlement de l'école sus-citée (cf le projet d' EPEP, je vous invite à vous y intéresser, ainsi qu'aux délicieuses injonctions de l'OCDE concernant notre système éducatif). Dire que Mme Carole ne se doute même pas qu'en dernière analyse, c'est entre autres pour la tranquillité de ses vieux jours qu'on s'esquinte ...

Écrit par : Perceval | 14 mars 2007

Tout ça pour dire que si nous sommes sans doute tous sur ce blog, à des degrés et dans des domaines divers, des privilégiés,

Perceval, j'aime beacoup Chrétien de Troyes et les histoires de chevaliers et j'apprécie la "fraîcheur d'âme", mais pardonnez-moi, je vous trouve un peu naïf.

Mais je me répéterai ces encourageantes paroles en regardant ma feuille d'impôt et mon bulletin de salaire d'enseignant en fin de carrière. Peut-être que ça m'aidera ...Pour le reste, j'ai un bon médecin mais il ne m'a jamais dit que j'étais un "privilégié", ça ne doit pas faire partie ni de ses conceptions thérapeutiques...
ni de l'idée qu'il se fait d'un "privilégié".

Écrit par : Robin | 14 mars 2007

Mais oui, Cadichon, un emploi partiel imposé, ou un emploi payé une misère, ou un sans emploi devenu SDF et disparaissant comme par miracle des statistiques... Et hop, joli tour de passe-passe, ou détournement sémantique, comme vous vopulez. Un peu sinistre, mais bon... On appelle ça le plein emploi! Je me demande si même vous, du haut de votre arrogance et de votre suffisance, vous croyez réellement à ce que vous racontez.
Bon courage à vous, et bonne journée, Perceval...

Écrit par : christophe sibille | 14 mars 2007

Ceci dit, merci de faire la grève pour nous. Nous, nous avions réussi à faire virer Claude Allègre. ça nous avait coûté 5 jours de salaire l'un dans l'autre...L'année où j'ai fait le plus grand nombre de jours de grève de toute ma carrière.

Les gens ont beau n'avoir aucun privilège, il leur reste leur dignité et ils n'aiment pas trop que l'on y touche.

C'est très sympatique de manifester avec des collègues qui ne partagent pas vos idées politiques, mais ça explique aussi pourquoi les profs de ma génération sont de moins en moins à gauche.

Mais je vois que les choses sont en train de changer. Les illusions renaissent comme les rêves ; mais attention les réveils peuvent être durs. Moi aussi j'ai été de gauche.

Dommage qu'on n'ait pas compris sur le moment que le "mamouth" c'était l'administration centrale de l'EN, on l'aurait soutenu au lieu de faire grève le "méchant matou" (il m'a toujours fait penser au chat de la marâtre de Cendrillon, vous voyez que j'ai gardé un peu de mon âme d'enfant).

Les "scientifiques" devraient faire attention avec les métaphores. La vie est faite de malentendus !

Ah ! l'existence est bien compliquée...Sauf évidemment pour les "vrais" privilégiés.

Mais je suis désolé, Perceval, je ne crois pas en faire partie. A moins que vous ne fassiez allusion ce que nous avons dans la tête (le savoir, tout ça)...Mais dans la société où nous vivons et l'école que nous avons, c'est plutôt un fardeau qu'un privilège, vous ne vous en êtes pas encore rendu compte ?

Mais tant mieux si les choses sont en train de changer. C'est le printemps, il y a bourgeons sur les arbres.

...Et bénie soit la jeunesse !

Écrit par : Robin | 14 mars 2007

Je pense aussi qu'après Allegre, Azouz Begag aimerait bien un poste sous la présidence de Bayrou. Begag ministre et Allègre ministre délégué à l'enseignement supérieur, ca ferait un ministère de l'éducation amusant.

Écrit par : Jeremy | 14 mars 2007

"L'insuffisance des huit mois de formation, conclusion unanime des PE2"...
Ouais... On leur a tellement fait croire à l'IUFM qu'enseigner était une tâche quasi impossible et qu'il fallait pour cela avoir lu et compris tout Meirieu( surtout compris qu'il n'y avait rien à comprendre!) que les pauvres sont complètement tétanisés, qu'on leur a fait perdre toute confiance en eux et que, bien conditionnés, ils ont tellement peur de se frotter au terrain qu'ils redemandent de la formation à l'infini. Ils sont dans un état de dépendance telle à l'égard de leurs (dé)formateurs qu'ils souhaiteraient plutôt rester en formation toute leur vie. C'est une véritable addiction.
Le conditionnement IUFM est tel que quand on en sort, on redoute d'avoir à enseigner. C'est quand même un comble!

Écrit par : Jean | 14 mars 2007

Et toujours du côté people et édition, j'en reviens à l'objet initial du message de JPB : France Inter a recommandé hier soir la lecture du livre "très instructif" co-écrit par... Christian Forestier (!) et je ne sais-plus-qui, qui a été publié très récemment.

Écrit par : Jeremy | 14 mars 2007

L'ouvrage est :
"Que vaut l'enseignement en France?", co-écrit par Forestier et Emin.

Voici ce qui en est dit :

" Quand on parle d'école, en France, on parle comme au café du commerce. Pour la première fois, notre pays s'est doté, durant sept années, d'un outil d'évaluation sérieux rassemblant les meilleurs experts français et étrangers. Ils ont travaillé librement, sans souci de déplaire et sans langue de bois. Ce livre rassemble, de manière très lisible, les conclusions de ces recherches. notre enseignement est-il égalitaire ? Le niveau baisse-t-il ou non ? Comment sont pris en charge les 20% d'élèves en très grande difficulté ? que vaut l'orientation, est-elle scrupuleuse, est-elle sexiste ? Pourquoi les jeunes Français sont-ils, en Europe, les plus mauvais élèves en anglais ? Pourquoi le redoublement - spécialité de notre pays - est-il inefficace ? Pourquoi, alors que nous comptons parmi les cinq pays qui consacrent le plus d'argent à l'éducation, n'atteignons - nous qu'un niveau moyen de performance ? "

Le pire étant que Forestier restera à l'E.N., que ce soit Royal, Bayrou, ou Sarkozy qui passe.

Écrit par : Jeremy | 14 mars 2007

Ils auraient pu ajouter:
"Pourquoi la France est-elle le pays d'Europe dans lequel les enseignants sont les plus mal payés, les plus déconsidérés socialement?"
Voilà une question qu'elle aurait été bonne...

Écrit par : Jean | 14 mars 2007

Décidément, je suis de plus en plus accroc à ce bloc-notes au point que je n'ai plus le temps de rédiger le mien (www.surdoues.canalblog.com) ; J'ai quand même dit un mot sur la proposition de l'I.G. d'en finir avec l'INRP. Et je crois que le moment approche où je raconterai une anecdote sur le comportement de la belle Ségo du temps où elle était secrétaire d'Etat de C.Allègre. Et ma conclusion sur les donneurs de leçon de morale de la gauche bien pensante qui sait faire la distinction entre la théorie et la pratique.
dj

Écrit par : dj | 14 mars 2007

Curieux, curieux...
Plus moyen de trouver nulle part "Avec les "leçons de mots", on atteint le fond du gouffre du conservatisme.", quelqu'un peut-il me dire comment le retrouver?

Il est vrai que ce texte qui montre un abrutissement basique de celui qui l'a écrit a peut-être été purement et simplement supprimé...(signé de Pierre Frackowiak)

Heureusement, j'ai eu le temps de l'imprimer avant sa disparition.

Anne-Marie.

Patricia, je suis heureuse que mon post vous apporte un certain réconfort.

En calcul particulièrement, ce que font mes petits-enfants est nullissime.
Pierre Frackowiak, dans son article disparu parle du "calcul mental porté aux nues, le b-a ba redevenu sacro-saint, la grammaire de grand-mère restaurée", quelle horreur, l'école risquerait-elle de nouveau d'apprendre quelque chose de structurant aux enfants?
"On est en train de détruire, par tous les moyens l'école de la république."

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 mars 2007

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/120307Aveclesle%C3%A7onsdemots,onatteintlefonddugouffreduconservatisme.aspx

Normalement, voilà le lien vers le texte recherché par Anne Marie

Écrit par : yann | 14 mars 2007

C'est rétabli. Je le laisse à votre appréciation...
Bonne lecture.

Anne-Marie.

Avec les "leçons de mots", on atteint le fond du gouffre du conservatisme

Par Pierre FRACKOWIAK


C'est quand même étonnant que pour résoudre les problèmes de l'éducation aujourd'hui, le ministre de l'Education Nationale ne trouve rien de mieux que le retour à des pratiques qui avaient fait la preuve de leur inefficacité ou de leur insuffisance eu égard aux nouveaux enjeux imposés par le passage difficile d'une enseignement élitiste, ultra sélectif, à un enseignement de masse démocratique.
Les constats effectués dans les années 60 démontraient qu'il était nécessaire de réformer le système éducatif et tous les ministres, de droite de 1969 à 1981, puis de gauche et de droite en alternance de 1981 à 2002 se sont employés, avec des styles, des volontarismes, des budgets différents, à le faire évoluer.
Les ministres successifs et les enseignants qui se sont mobilisés fortement auraient tous eu tort et M. de ROBIEN serait le sauveur de cette école en déshérence, devenue une "fabrique de crétins", accusée de tous les maux et en particulier de celui d'avoir évolué.


Après le b-a ba redevenu sacro saint, le calcul mental porté aux nues, la grammaire de grand-mère restaurée, juste avant les leçons d'instruction civique et probablement la belle recommandation morale inscrite chaque jour au tableau, voici encore un nouveau vieux concept qui ressurgit avec BENTOLILA de derrière les fagots: les "leçons de mots".

Rappelons que tout cela se fait sans concertation avec les organisations représentatives des enseignants, encore moins avec les mouvements pédagogiques considérés comme négligeables, et dans le plus profond mépris des enseignants accusés de ne plus savoir faire l'école et livrés aux interpellations et aux critiques des parents et de groupuscules spécialisés dans le procès de l'école d'aujourd'hui.
On note au moins une constante, une réelle cohérence, dans ces décisions prises à la hâte: donner la priorité à l'apprentissage mécanique plutôt qu'à l'intelligence, faire le choix de l'asservissement plutôt que celui de l'émancipation, restaurer l'élitisme et la ségrégation sociale plutôt que l'égalité des droits et la démocratie.

Avec les "leçons de mots", on atteint le fond, le fond du gouffre du conservatisme.

Il ne faut pas être expert, savant ou linguiste pour savoir que lorsqu'un petit enfant dit "lolo" à sa maman, il ne dit ni "lolo" ni "lait", il dit "Maman, je veux du lait". La maman comprend parfaitement que son enfant veut du lait et lui dit, sans attendre qu'il ait subi des leçons de grammaire et qu'il soit capable de donner la définition du mot "lait": "Simon, tu veux du lait. Maman va t'en donner!". Cette maman n'a pas écouté le linguiste officiel de l'Etat et d'un grand éditeur, elle parle normalement avec des phrases complexes. Heureusement! Si elle l'avait écouté, elle n'aurait sans doute jamais réussi à apprendre à parler à son enfant.

Le vocabulaire ne peut s'apprendre que dans des temps de communication qui ont du sens pour l'enfant et non dans des activités formelles, scolaires au sens le plus péjoratif du terme.

Il ne faut pas être expert, savant, linguiste ou ministre pour savoir que l'on peut connaître toutes les définitions des mots, connaître le dictionnaire intégralement par cœur et être incapable de parler, d'écrire, de communiquer, d'exprimer une pensée, une émotion, un sentiment, de décrire un évènement. On peut participer éventuellement à certains jeux télévisés à condition que l'animateur ne pose pas de questions hors du jeu…

De la même manière, on peut connaître toutes les lettres et tous les sons, même avec les lettres que l'on n'entend pas, même avec celles qui "se disent pareil" mais qui ne "s'écrivent pas pareil" et inversement, et ne pas savoir lire.
On peut faire zéro faute à toutes les dictées, réciter parfaitement les règles de grammaire, réussir tous les exercices de tous les bleds et ne pas savoir écrire. On peut briller en calculant mentalement et effectuer tous les stéréotypes d'exercices abusivement nommés problèmes, et être incapable de raisonner, de conduire une démonstration, d'argumenter et de justifier…

Mais comment a-t-on pu en arriver là, si bas dans le gouffre du conservatisme?

Ah, mais l'écart de cinq ans dans les connaissances lexicales entre les élèves d'une classe de CE1, utilisé comme argument suprême par BENTOLILA? Il est bien connu de n'importe quel praticien et il est une des principales raisons des premières réformes de l'enseignement du français, fondées sur les travaux de l'INRP, formalisées dans les instructions officielles de 1974, celles-là même qui stipulaient pour la première fois que l'école devait aussi apprendre aux enfants à parler, rompant enfin avec sa tradition de leur appendre à se taire.

L'écart entre Simon dont la maman dit posément: "Tu veux du lait. Je vais t'en donner" ou "Je demande à papa de t'en donner. Papa, tu veux bien donner du lait à Simon? Merci." et Dylan dont la maman dit "tiens!" ne sera jamais réduit par la "leçon de mots". Bien au contraire! Les enseignants qui galèrent chaque jour depuis des années pour rendre l'école plus intéressante et plus efficace le savent bien.

En fait, on est en train de détruire, par tous les moyens, l'école de la République…

Et les mots me manquent pour qualifier la gravité de la situation. J'en ai pourtant reçu, comme élève, des "leçons de mots" et j'en ai donné à mon tour, comme instituteur, engendrant un ennui mortel chez mes élèves malgré tout mon talent, jusqu'au jour où j'ai compris que l'école d'aujourd'hui ne pouvait plus être la même que celle d'avant-hier. La pensée serait-elle plus forte que les mots?

Pierre Frackowiak

Responsable du SI-EN UNSA du Nord
Pédagogue

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 mars 2007

Effectivement c'est édifiant !

Je n'avais jamais eu le vice de lire du Fracko dans le texte.

Quel c.. !!

Écrit par : yann | 14 mars 2007

Est ce l'intelligence innée qui donne le sens des mots ?

Ma fille rentre presque chaque jour de classe morte de rire parce que ses copines (qui ne sont pas des cancres) ne connaissent pas le sens de mots qu'elle utilise tous les jours (il faut dire qu'elle n'a pas un fond très indulgent !!).

Ce n'est pas la starac qui va leur apprendre du vocabulaire, quand même !

Écrit par : yann | 14 mars 2007

J'en ai un autre ! (je ne m'en lasse plus)

"A propos du rapport d'Alain Bentolila sur la grammaire

Pierre Frackowiak : Peut-on prendre le rapport BENTOLILA pour argent comptant?

On prétend que des manuels conformes aux futurs nouveaux programmes de grammaire sont déjà prêts et qu'ils répondent à une demande forte des enseignants qui affirmeraient manquer d'outils dans le domaine de la grammaire. Or, un rapport n'est qu'un rapport. Bien des rapports commandés par les ministres sont devenus lettres mortes et en tout cas, un rapport n'est heureusement pas un programme, ce n'est qu'un avis qui, pour l'heure, peut et devrait être mis en débat, soumis à la pensée divergente, confronté aux programmes de 2002 dont chacun sait que, signés successivement par Jack Lang, Luc Ferry, François Fillon et Gilles de Robien lui-même, ils étaient le résultat d'une large concertation sous la direction de Philippe Joutard et l'expression d'un consensus qui permettait d'espérer une période stabilité suffisamment longue pour le fonctionnement de l'école et l'amélioration de la réussite scolaire.

Espérons que le ministre ne prendra pas ce rapport pour argent comptant et qu'il prendra le temps de la concertation avant de mettre à bas les programmes de 2002.

Dans ses explications à la presse, Alain Bentolila juge indispensable de préciser qu'il ne s'agit pas de revenir 20 ans en arrière (Le Monde) ou 50 ans en arrière (France Info). Ce besoin de préalable prouve généralement le contraire et une analyse des éléments diffusés nous conforterait plutôt dans l'idée que ce rapport opportuniste s'inscrit davantage dans l'air du temps que dans la volonté de construire une école plus démocratique, plus juste, plus performante pour les 20 ou 50 ans qui viennent. Pour mieux faire passer le message et se donner des airs d'indépendance par rapport à l'opinion publique, Alain Bentolila affiche une petite audace en déclarant que le b-a ba ne saurait être le seul objectif du cours préparatoire et "qu'il faut aussi savoir le rôle des mots dans la phrase, savoir les mettre en relation, donc acquérir, dès le début, des notions de syntaxe".

En fait, deux points clés mettent bien en évidence la volonté de marche arrière non pas de 20 ou 50 ans mais de 80 ans:

1. la référence au simple et au complexe
Cette référence commode pour les conservateurs ne repose sur aucune étude scientifique. On sait bien que le simple scolaire est éminemment complexe puisqu'il n'existe pas et qu'il est le produit de l'intelligence de l'adulte. Le point ou la ligne ou la lettre, ce n'est pas simple du tout. Ce qui est simple c'est la boîte à chaussures ou le texte qui veut dire quelque chose.

2. le retour à la leçon de grammaire conçue comme une leçon de choses et à la progression rigoureuse
Si la leçon de choses de Jules a été abandonnée dès la fin des années 60, c'est que malgré sa prétention, elle ne permettait pas ni la construction de notions scientifiques (il s'agissait de mettre des mots sur des choses et d'apprendre des définitions sans les comprendre), ni la réflexion avec la formulation d'hypothèses chère à la démarche scientifique. La leçon classique et la progression rigoureuse posent des problèmes considérables. L'affirmation de la nécessité de leur retour traduit un manque de confiance terrible en l'intelligence des enseignants.

Le résultat de ces pratiques est connu puisque ce sont celles qui étaient en vigueur à l'école jusque dans les années 90 et au-delà. L'apprentissage de définitions, l'aisance dans les exercices mécaniques, l'habileté dans les historiques analyses (le sujet et son "qui est-ce qui", le verbe qui indique l'action, etc) ne garantissent en rien la capacité de maîtriser le langage, de parler, d'écrire, de communiquer. Les programmes de 2002 dont l'ambition était louable rappelaient que "l'observation réfléchie de la langue doit être un moment de découverte visant à développer la curiosité des élèves et leur maîtrise du langage, et non une série d'exercices répétitifs mettant en place des savoirs approximatifs et l'usage d'une terminologie inutilement complexe."

La simplification apparente, la référence démagogique au bon sens auraient pour résultat dramatique qu'un enfant de milieu socio culturellement favorisé saura dire à 5 ans : "Papi, je ne suis pas d'accord avec toi parce que premièrement… et deuxièmement…." Alors que l'enfant de pauvre sera condamné à s'ennuyer sur des phrases simples comme "papa lave la salade".

Pourvu que le ministre prenne le temps de consulter, de confronter les points de vue, d'écouter les auteurs des programmes de 2002…

En attendant, que chacun s'exprime librement et accepte le dialogue… Tant que le rapport n'est qu'un rapport et pas encore un décret, même les cadres du système peuvent bien donner leur avis. Les pédagogues, les chercheurs, les responsables syndicaux, les militants des mouvements pédagogiques, les auteurs des nouveaux programmes de 2002 également…

Pierre Frackowiak
Responsable du SI-EN UNSA du Nord
Pédagogue"

Grands dieux, que m'a-t-on fait subir !!
Je comprends enfin mes grandes difficultés à maitriser le langage, à écrire, à communiquer. Et en plus, j'ai appris à lire avec la globale !!
Heureusement que Fracko est là pour sauver ma progéniture. Par quelle aberration d'esprit ai-je pu les mettre dans le privé, infâme marigot de privilégiés socio culturels qui oseront un jour me dire : "Papa, je ne suis pas d'accord avec toi parce que..." ?

A bas la dictature du savoir ! Vive la boîte à chaussures !!

Écrit par : yann | 14 mars 2007

autre extrait piqué dans le texte posté par Anne Marie :

"On peut faire zéro faute à toutes les dictées, réciter parfaitement les règles de grammaire, réussir tous les exercices de tous les bleds et ne pas savoir écrire. On peut briller en calculant mentalement et effectuer tous les stéréotypes d'exercices abusivement nommés problèmes, et être incapable de raisonner, de conduire une démonstration, d'argumenter et de justifier…"

Il y a effectivement des écrivains sans talent, ou sans style. Mais je parierai que la plupart des bons auteurs font assez peu de fautes de grammaire.
Quant au calcul, là je vois rouge : savoir calculer mentalement, résoudre un problème de calcul, est une des bases de la formation de l'esprit humain, de la capacité de raisonnement. Demandez aux profs de maths du secondaire s'ils sont censés enseigner à leur élèves l'art de la démonstration. Que nenni !! Surtout pas ! Ils sont priés par les instructions officielles d'asséner les théorèmes sans explications ("la démonstration est admise"), "utilisez-les tels quels, démerdez vous". Les enfants curieux sont frustrés de ne pas comprendre à quoi çà rime, les autres s'en foutent.
Voilà des années qu'on nous bassine avec la sélection par les maths, c'est inadmissible, gnagnagna. Les maths, AVEC les raisonnements et les démonstrations, sont indispensables à la construction de l'esprit humain. Et si cette fameuse sélection existait, nos dirigeants seraient issus de l'X ou de Centrale, pas de l'ENA ou des cabinets d'avocats.
Interdire d'enseigner le calcul mental ou la résolution des problèmes de robinet, c'est interdire justement aux enfants la possibilité d'aller plus loin dans le raisonnement structuré.
Et quand des tristes sires comme ce Fracko emploient le mot "scientifique" pour étayer leurs arguments scabreux, j'ai vraiment envie de les gifler !

Écrit par : yann | 14 mars 2007

Frackowiak est vraiment lamentable!
Toujours le même style incendiaire qui n'exprime rien d'autre, en définitive, que sa propre aigreur - dont on se demande bien la raison (peut-être celle de n'avoir pas réduit au silence les opposants au pédagogisme et de constater que des professeurs continuent à penser librement?)
Toujours les mêmes idées fausses, les mêmes pétitions de principe - comme Meirieu!
"L'école d'aujourd'hui ne pouvait plus être la même que celle d'avant-hier...".
Ah bon? Et pourquoi donc? L'école ne peut plus être le lieu où les enfants acquièrent des connaissances? Vraiment? Quelle somptueuse ânerie! Le "gouffre", oui, mais de la bêtise pontifiante!
Les enseignants "galèrent chaque jour pour rendre l'école plus intéressante"... Evidemment, si on applique les élucubrations de son ami Meirieu et de ses comparses, on vide l'école de tout intérêt pour les enfants, et, après, il faut galérer - en pure perte d'ailleurs. L'école façon Meirieu, c'est un supplice quotidien pour tout le monde, élèves et professeurs.
Mais pourquoi donc M.Frackowiak s'obstine-t-il à vouloir penser alors que visiblement il n'en a pas les moyens?

Écrit par : Jean | 14 mars 2007

Puisque vous gouttez ce genre de prose, voici celle d'Eveline Charmeux.( Ma fille avait reçu la critique imbécile de Charmeux sur "Lire avec Léo et Léa" de son IEN, car elle est la seule sur 25 maîtres de CP à utiliser une méthode alphabétique, avec succès, dans sa ZEP (et elle leur apprend aussi des mots!!!)
A propos de "Lire avec Léo et Léa", Mme Charmeux dit : "L'outil utilisé nuit gravement à la santé de l'apprenti lecteur", et sa formule incantatoire, qui doit aider son message à passer "Qu'on se le dise!"



Et maintenant le vocabulaire !

Par Eveline Charmeux

Selon l’AFP du 6 mars 2007, Monsieur Bentolila auteur d'un rapport pour le ministre de l'Education sur l'apprentissage du vocabulaire en primaire, officiellement remis le 14 mars, propose une « leçon de mots » bi-hebdomadaire dès 3 ans afin de lutter contre les inégalités liées au vocabulaire.

Comme si une leçon de mots pouvait enrichir le vocabulaire des enfants !
Monsieur Bentolila, décidément, ignore beaucoup de choses et sur le fonctionnement du vocabulaire français, et sur la manière dont il s’enrichit pour chacun des sujets parlants.

Le problème, c’est que, beaucoup plus qu’une ignorance, c’est une véritable menace pour nos enfants, et la maîtrise de la langue qu’ils doivent absolument acquérir.



Un mot, ce n’est pas forcément la même chose d’une langue à une autre.


On croit que cela va de soi, un mot, surtout monsieur Bentolila. Cet éminent linguiste semble croire, comme quiconque n’a pas travaillé la question, que le français serait composé de mots, soigneusement répertoriés et classés dans les dictionnaires. Et qu’il suffirait d’en apprendre le plus grand nombre pour maîtriser la langue.

Erreur, bien sûr, sur toute la ligne.

1) Première erreur.
Contrairement à ce qu’on a longtemps cru, la maîtrise de la langue n’a rien à voir avec un dictionnaire. Un simple regard sur ce qui constitue notre réservoir langagier — confirmé du reste par les travaux des chercheurs en sciences du langage — permet d’affirmer que ce réservoir ne contient aucune liste de mots. En fait, ce sont des « bouts de textes », qui le constituent, des bouts de textes appris par cœur, ou retenus, où l’on peut trouver pêle-mêle, des proverbes, des citations latines ou étrangères, des formules familiales, des mots d’enfants, des poèmes, des passages de romans, des publicités, des extraits de discours actuels ou anciens, des paroles de chansons, etc.etc. Absolument rien à voir avec les définitions d’un dictionnaire.

Ce ne sont donc pas des « leçons de mots » qui peuvent enrichir le vocabulaire des enfants, mais des lectures, des échanges avec des personnes différentes, des observations réfléchies de productions langagières orales ou écrites (la fameuse ORL !)

2) Seconde erreur.

La proposition de monsieur Bentolila oublie l’essentiel du fonctionnement des mots en français. Tout linguiste sait qu’une des premières caractéristiques du lexique français, qui le distingue de celui des autres langues, c’est que les mots ne sont pas les mêmes à l’oral et à l’écrit. A l’oral, ceux que nous appelons les « mots » ne sont pas repérables. Quand on entend l’énoncé suivant :
« Il fait beau, je vais faire un tour », on ne peut repérer que deux « mots » : [ilfèbo] et [ÂvEfèrütur]. Celui qui ne sait pas lire ne peut pas deviner combien il y a de mots écrits dans chacune de ces deux séquences.

Cette particularité est due au fonctionnement très original de l’accent tonique en français. Contrairement à ce qui se passe en anglais ou en espagnol, où les mots ont chacun un accent tonique, invariable, noté dans le dictionnaire, et donc repérable à l’oral, l’accent tonique en français n’appartient pas au mot. Il concerne l’ensemble des mots prononcés d’une seule émission d’air (ce que les spécialistes appellent « le groupe phonique »), dont il frappe la dernière syllabe à voyelle prononcée (excluant donc l’e dit muet). Ce qui implique, entre autres, que les mots français puissent selon leur place dans ce groupe phonique, être ou non accentués.

En fait, on peut dire, qu’en français, les mots n’existent, sous la forme connue, qu’à l’écrit : un mot, c’est un paquet de lettres, séparé des autres par un espace, et apprendre à lire, c’est, entre autres, découvrir la notion de mot, inconnu sous cette forme à l’oral.

C’est pourquoi,il est parfaitement normal, si aucun travail de découverte n’a été organisé là dessus, qu’un enfant ne sache pas très bien couper les mots à l’écrit et écrive « dépetizenfants » ou « ilfaibo », comme s’il s’agissait d’un seul mot. C’est en effet, ce qu’il entend !

Naturellement, cela a d’emblée été interprété comme une carence de l’enfant, une de ces fameuses prétendues « difficultés », qu’il faudrait dépister au plus vite pour la soigner avec rigueur. Alors que cela vient tout bonnement d’un oubli caractérisé d’enseignement.

D’où l’importance, une fois de plus, que les enfants dès leur plus jeune âge aient sous les yeux une langue écrite signifiante et orthographiée, pour y faire ces découvertes essentielles à leurs apprentissages, et aussi que leur mémoire langagière soit nourrie de textes et de citations. Le capital à construire dès l’école maternelle n’est pas un capital de mots, mais un capital de textes.

3) Troisième erreur.

Monsieur Bentolila semble ignorer des données assez élémentaires sur l’apprentissage.

Depuis pas mal de temps, il est démontré qu’apprendre ne se fait nullement par empilement, mais par mise en relation. Lorsque l’on apprend un mot nouveau — et cela ne peut se produire que dans une situation langagière, signifiante, orale ou écrite, le plus souvent en lecture, jamais dans une leçon —, ce mot ne s’ajoute jamais à ceux que je connais déjà : il réorganise le champ sémantique de ce mot et déplace nécessairement ceux que l’on possédait auparavant. Pour le vocabulaire, comme pour tout autre apprentissage, apprendre, c’est transformer les savoirs déjà- là, et non ajouter un élément à une liste.


Alors, à quoi sert une leçon de vocabulaire ?


Réponse : jamais à apprendre des mots nouveaux, mais à découvrir comment fonctionnent ceux que l’on rencontre et que l’on manipule plus ou moins bien. S’il est vrai que ce sont les situations de lecture et d’échanges qui font entrer des données nouvelles dans le réservoir langagier, ce ne sont pas elles qui peuvent, seules, donner la maîtrise de l’utilisation des mots : l’acquis reste fragile, en quelque sorte, passif. Il faut que s’y ajoute un travail de comparaison, de manipulation et de théorisation, pour le rendre opérationnel. C’est ce travail que les séances de vocabulaire en classe ont à effectuer. On peut dès lors définir leur objectif d’ensemble ainsi :
Rendre tous les enfants capables de passer d’une utilisation confuse, et approximative des mots (savoir passif), à une manipulation consciente et maîtrisée (savoir actif).



Enseigner comment on se sert des mots, et non expliquer ce qu’ils veulent dire.


Longtemps, on a cru qu’il fallait donner aux enfants des séries, plus ou moins organisées de mots, associés à des définitions. On s’est vite aperçu qu’une définition n’est pas vraiment ce qui aide un enfant à comprendre le sens d’un mot qu’il ne connaît pas. Mais surtout, on sait aujourd’hui que les mots n’ont pas un sens, mais une pluralité de potentialités de significations, dépendantes des contextes qui les entourent. Hors contexte, il est impossible de donner une définition d’un mot : qu’est-ce qu’un ensemble ? Qu’est ce qu’une police ? Que signifie le mot volume ? etc. De plus, si l’objectif majeur de l’enseignement du français est bien la maîtrise de la langue, ce qui importe en fin de compte, c’est la maîtrise de l’utilisation des mots, plus que les connaissances sur leur sens, même si ces dernières ont un intérêt qu’il ne s’agit pas de minimiser. De fait, le sens découle de l’utilisation et non l’inverse. D’où la nécessité de découvrir la relation sens / conditions de communication, et non d’apprendre, comme on a pu le faire jadis, les mots en listes avec leur définition. Cela signifie que pour pouvoir utiliser un mot de façon adéquate, il faut bien connaître 
- ses possibilités sémantiques (rôle ici des contextes)
- les jugements sociaux portés sur lui en tant que formulation (« codage », selon les spécialistes)

- les caractéristiques de son fonctionnement syntaxique et orthographique.



Les grandes orientations du travail sur le vocabulaire en classe

Comme pour les autres domaines du fonctionnement de la langue, l’étude du fonctionnement des mots peut être menée selon les deux axes de la linguistique :
- l’axe horizontal des relations (axe dit « syntagmatique »)
Il permet de repérer le fonctionnement sémantique des mots dans leurs relations avec leur environnement linguistique. C’est l’étude du « statut relationnel des mots » (ou statut syntagmatique).
Exemple : monter la côte, monter un film, monter une bague, monter le son de la TV etc.

- l’axe vertical des substitutions (axe dit « paradigmatique »).
Il permet de repérer les oppositions de sens, ou de fonctionnement linguistique entre deux ou plusieurs mots aux significations proches, à partir d’une analyse de leurs unités de signification (que les spécialistes ont nommées des « sèmes »). Il s’agit de rechercher les unités de sens (les sèmes) communes et spécifiques de prétendus synonymes, dont on sait qu’en réalité, ils ne sont jamais substituables les uns aux autres. Exemple : dire / raconter /réciter etc.


C’est ce que les spécialistes appellent « monter des grilles sémiques »


On remarquera que chaque fois il s’agit de mettre en relation plusieurs mots ou expressions, et non apporter un mot nouveau.

À ces deux grandes directions de travail doivent s’ajouter des séances sur les problèmes de créativité langagière, dérivation et composition des mots (emploi des suffixes et des préfixes), ainsi que sur la notion de familles de mots.

Quant aux termes désignant des notions scientifiques et des concepts, y compris ceux du métalangage grammatical, c’est lors de la construction des notions et concepts en question, qu’ils seront étudiés, en relation avec la discipline qui les concerne, non dans les leçons de vocabulaire. Il y a toutefois un travail à mener dès le CE1, vers la capacité à intégrer les termes abstraits des diverses sciences : celui qui porte sur ce qu’on appelle « termes génériques » ou encore : « hyperonymes », c’est-à-dire, les termes définissant des catégories ou des ensembles. Le fait de ranger des éléments concrets dans des catégories (évidemment abstraites) est une activité d’abstraction, au sens actif du terme. De fait, l’abstraction n’est pas une donnée, c’est une action, celle de dégager des propriétés, qui ne se voient pas, de faits ou de choses qui se voient. Avant le cycle 3, c’est ce type d’activités que l’on va progressivement mettre en place.

Mais le travail systématique qui a été évoqué plus haut n’est envisageable qu’à partir de la fin du cycle 2 et au cycle 3, pour se poursuivre au collège.

Evidemment pas à 3 ans, où l’on risque fort de faire plus de mal que de bien !!!!!

A cet âge, on écoute des histoires et des lectures, on chante des chansons, on écoute et on dit des poèmes, on échange avec de nombreux partenaires de tous âges et de toutes origines…

On ne fait pas de « leçons de mots »

Absurdes et dangereuses, ces propositions…

Qu’on se le dise !!

Eveline Charmeux Mars 2007

C'est très long, mais cela vaut son pesant de cacahouètes.
Si Fracko, c'est la bêtise au front de taureau, celle-là, il y a longtemps qu'elle a pété les plombs!

Anne-Marie

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 mars 2007

A propos du texte de Pierre Franckowiack :

Je comprends de mieux en mieux pourquoi "ils" nous arrivent dans un tel état en 6ème. S'il n'existe pas de pensée sans langage, il existe en revanche un langage sans pensée. Ce texte en est la preuve.

On songe à la "canelangue" dans 1984 de George ORWELL. Evidemment, ce serait sans conséquence si Monsieur Frackowiack n'était pas chargé de la formation des instituteurs.

Le problème avec les imbéciles de cette espèce (oui, je sais tout est relatif et chacun d'entre nous relativement à un autre est un imbécile. Mais certains imbéciles sont moins inoffensifs que d'autres) c'est qu'ils ont du pouvoir.

Monsieur Franckowiack me fait penser à cet expert en assurances (je ne citerais pas laquelle) qui nous faisait intelligemment remarquer que nous aurions dû nous apercevoir des " vices cachés" de notre logement au moment de la vente... Comme on dit familièrement : "les bras vous en tombent".

Notre époque riche en paradoxes a connu des militaires collaborateurs, des écologiste pollueurs, des chefs d'entreprises spécialistes de la banqueroute, des moralistes qui font l'apologie du crime...

Il nous manquait des formateurs spécialisés dans la transmission de l'ignorance. C'est fait.

Écrit par : Robin | 14 mars 2007

Mon humble avis sur les propos de M. Frackowiack :
- son point de vue est violemment combattu ici, mais rien ne nous autorise à nier sa bonne foi et par conséquent à l'injurier, d'autant que cela déconsidère l'opposition à ses idées;
- je comprends son point de vue sur l'opposition simple/complexe et je crois qu'elle n'est pas dénuée de fondement. Dans ce domaine, on serait bien inspiré d'abandonner une querelle binaire et d'admettre que les enfants doivent rencontrer à la fois apprentissages et entraînement systématiques et mise en oeuvre de ces acquis dans des situations complexes qui leur donnent du sens et leur permettent de prendre la mesure de ce qu'il leur reste à acquérir;
- en revanche, je n'arrive pas à voir le lien qu'il fait entre être partisan de plus d'enseignement structuré, progressif et systématique et le sombre projet de creuser un peu plus les inégalités de destin. Il me semble plutôt que c'est exactement le contraire : les fondamentaux, s'il ne sont pas fournis à l'école, le seront par Acadomia ou autre, mais pas pour tout le monde bien sûr. Cette lapalissade est évidente, je crois, pour la majorité de mes collègues instits, mais le contraire a tellement été rabaché qu'ils font dans leur coin sans trop chercher à le claironner, tant ils sont habitués à se faire tancer par des censeurs au raisonnement tortueux.
Vous observerez que les directives de M. de Robien sur le retour à plus d'enseignement structuré et systématique n'a fait descendre personne dans la rue.
Mais il ne faudrait pas non plus verser dans un simplisme qui consisterait à nier tout l'intéret de mettre les enfants en situation de mettre en oeuvre ces apprentissages dans des situations complexes.
Pour prendre un bête exemple, imaginez un cours d'informatique où l'on ne ferait qu'apprendre par coeur la fonction de chaque touche sans mettre en oeuvre ces acquis dans une utilisation de l'ordinateur... Et pour que cette utilisation ne soit pas assommante, encore faut-il concevoir un projet qui ait un sens et qui permette de s'approprier ces notions en situation. Tout ça pour dire que le gros bon sens n'est le monopole d'aucun des deux camps.

Écrit par : Perceval | 14 mars 2007

une anecdote sur le vocabulaire des enfants ; ma fille en CM2 à l'époque (dans une école d'application, d'ailleurs ! ) se rebelle contre les règles du jeu des copines : "vos règles sont iniques !" et les autres "t'arrête de parler comme une racaille !!!"
fifille est en 3ème et on cherche un lycée qui ne pratique pas la série L en sélectionnant par l'échec (ceux qui sont nuls en maths vont en L même s'ils sont aussi nul en lettres) ; pas simple du tout du tout

Écrit par : fabienne | 14 mars 2007

Perceval

Il faut lire entre les lignes les textes de Pierre Frackowiack. C'est un partisan acharné, idéologique de la méthode globale et de l'ORL (observation réfléchie de la langue).

Il enrage de voir que ces méthodes ne font plus l'unanimité, qu'elles sont considérées par les spécialites comme étant contraires au fonctionnement du cerveau humain, qu'elles pénalisent les enfants des milieux défavorisés (vous avez tout à fait raison de le souligner.)

Cet homme est manifestement incapable de se remettre en question et de faire preuve du "bon sens" que vous évoquez.

Nous n'avons attendu ni Frackowiack, ni Meirieu pour "faire de la pédagogie", pour aller du simple au complexe et du complexe au simple, pour passer de la théorie à la pratique et inversement, détendre l'atmosphère avec une plaisanterie, donner la parole aux élèves, etc., varier et relier les activités...

C'est du pragmatisme. Une personne pragmatique peut toujours se remettre en question, reconnaître ses erreurs, changer de méthode et même emprunter une idée par ci par là à un "adversaire" (mais oui !) ou réfléchir au bien-fondé de ses critiques... Un idéologue, jamais ! Parce qu'un idéologue est imperméable aux faits.

Écrit par : Robin | 14 mars 2007

C'est dommage que le talent de Mme Charmeux pour rendre intelligibles des notions complexes soit gâché par un certain jusqu'au boutisme qui la conduit à se caricaturer en assénant en substance que l'enseignement du vocabulaire ne peut en aucun cas consister à découvrir des mots nouveaux.
Et puis c'est un peu nous prendre pour des ânes que de penser que nous interpréterons les injonctions ministérielles en assommant nos élèves d'arides définitions à apprendre par coeur.

Écrit par : Perceval | 14 mars 2007

"Les directives de M. de Robien n'ont fait descendre personne dans la rue..."
Elles lui ont quand même valu les insultes furieuses des pédagos, et cela continue.

"Mettre les enfants en situation de mettre en oeuvre ces apprentissages dans des situations complexes"...
- "Que dites-vous? Comment? Je n'y suis pas: vous plairait-il de recommencer? J'y suis encore moins. Je devine enfin: vous voulez, Acis, me dire qu'il fait froid; que ne disiez-vous: "Il fait froid"? (La Bruyère, Les Caractères, "Acis").
C'est un peu pénible, Perceval, ne trouvez-vous pas, ce style pédago incapable , comme Acis, de dire simplement les choses.

Et puis existe-t-il un seul enseignant qui n'ait pas le souci de faire appliquer à ses élèves les explications qu'il leur dispense? Evidemment non. C'est un mauvais procès que les pédagos font aux enseignants.

Quant à Frackowiak, que n'est-il resté un simple et bon instituteur, puisqu'il dit lui-même qu'il était génial, au lieu de se mêler de vouloir faire carrière en faisant profession de "pédagogie"? Drôle de domaine, la "pédagogie", où l'on peut faire carrière en disant n'importe quoi, en abusant les naïfs, en n'ayant même pas les diplômes des gens à qui on prétend faire la leçon ( Meirieu n'a ni CAPES ni agrégation!), et en n'enseignant plus depuis longtemps!
Marchands de vent autosatisaits et s'autocongratulant. Asini asinos fricant!

Écrit par : Jean | 14 mars 2007

100 % d'accord avec le refus de "l'horreur idéologique" dont j'ai moi-même fait les frais. Je voulais juste dire que c'était une raison de plus pour ne pas verser dans une contre-idéologie symétrique.

Écrit par : Perceval | 14 mars 2007

Coup d'humeur contre JPB qui a "pété un cable".

Bonjour à toutes et à tous,

A l'attention desdits "modernes" qui privilégient au discours construit et structuré "le degré zéro de l'écriture".

Vous les bénéficiaires du public d'un emploi à vie, il est de votre devoir d'écouter les parents dans une situation précaire, et d'accepter enfin d'éduquer leurs enfants aux valeurs de notre République !
Foin de ces nouveaux précepteurs, juste des professeurs dévoués que nous voulons respecter !

14.03.2007

Le choix du second tour : Entre héritiers du giscardisme et du chiraquisme lepénisé d'hier ? Choisissons ensemble le socialisme de demain !

Heureusement que la moitié d'entre-nous n'a pas encore choisi pour qui ils voteront au premier tour !

Car chez Bayrou, il n'y a cruellement pas de pilote dans l'avion et, chez Sarkozy l'ultralibéralisme matîné de lepénisme nous fait redouter le pire du pire....

Certes pour nous, Ségolène Royal n'était pas notre candidate préférée, pour cause de centrisme revendiqué. Mais aurons-nous, aurez-vous encore le choix au second tour et au delà, si le pire du pire venait à aboutir ?

Il nous, il vous appartient de qualifier Ségolène Royal dès le premier tour !

Contre les droites d'hier, inventons et organisons ensemble "l'eurométissage" et le "peer to peer", "gagnant-gagnant" pour toutes et tous. Non à la la société barbelée du pire promise par le trio Bayrou, Sarkozy, Le Pen !

Les droites ne passeront pas par moi, le 22 avril je vote socialiste !

RAG 34. Lolo34

Écrit par : Lolo34 | 14 mars 2007

"Mettre les enfants en situation de mettre en oeuvre ces apprentissages dans des situations complexes". Mea culpa : j'admets me surprendre moi-même, parfois, à égréner des bouts de catéchisme à l'insu de mon plein gré. Le brainwash, ça marche ! Mais on ne va pas non plus s'interdire certains mots ou expressions sous prétexte que d'autres en font un usage que l'on désapprouve. C'est un peu comme si l'on devait abandonner le patriotisme à Le Pen.

Écrit par : Perceval | 14 mars 2007

La "leçon de mots" revient à la maternelle : l'objectif est l'apprentissage de 365 mots par an

Une "leçon de mots" deux fois par semaine, dès la maternelle, et un corpus préétabli de termes nouveaux à acquérir jusqu'au CM2 : le ministre de l'éducation, Gilles de Robien, doit annoncer sa réforme de l'enseignement du vocabulaire mercredi 14 mars. Pour cela, il s'appuie sur le rapport que le linguiste Alain Bentolila doit lui remettre mercredi. Le chercheur est parti du constat qu'"il y a des inégalités considérables entre les enfants au début de la scolarité élémentaire".

Ainsi, au CE1, il peut y avoir jusqu'à "cinq ans d'écart", en termes de niveau, entre deux élèves : le lexique de l'un correspond au savoir d'un enfant de 6 ans, le lexique de l'autre à celui d'un enfant de 11 ans. Les mieux dotés étant régulièrement les plus favorisés socialement. Ainsi, souligne le linguiste, il faut donner la priorité à l'enrichissement du vocabulaire pour offrir une meilleure entrée dans l'apprentissage de la lecture.

"Quand vous apprenez à un enfant à relier les lettres et le son, vous lui donnez la clé pour interroger son dictionnaire mental. Sinon, il n'aura pas idée du sens", a-t-il analysé, précisant qu'il s'agit d'une constante quelle que soit "la méthode de lecture proposée".

Aussi est-il primordial qu'il dispose du "dictionnaire mental" le plus large possible, afin de se confronter, dans un texte, à un minimum de mots inconnus. "L'éveil au sens des mots, l'enrichissement du vocabulaire sont les conditions indispensables de l'apprentissage de la lecture", avait d'ailleurs déclaré Gilles de Robien, le 24 janvier, en annonçant l'ouverture d'un chantier sur l'apprentissage du vocabulaire.

365 MOTS PAR AN

Il avait alors jugé "utile de prévoir dans les programmes de véritables 'leçons de mots', pour permettre aux élèves de s'ouvrir à la richesse du vocabulaire de notre langue et d'en maîtriser les nuances". Alain Bentolila insiste sur la nécessaire régularité de cet exercice : des séquences spécifiques, deux fois par semaine, d'apprentissage de la forme et du sens de quatre ou cinq mots par séquence, soit trois cent soixante-cinq mots par an, fixés nationalement, niveau par niveau, en fonction notamment de critères de fréquence.

Le linguiste suggère également d'utiliser un "'cahier de mots' qui doit faire le lien" entre les mots de l'école et ceux de la famille. Les syndicats se sont déjà vivement opposés à une telle réforme. Après la très forte polémique sur l'apprentissage de la lecture à la rentrée, le retour à "la leçon de grammaire" en novembre et l'obligation d'introduire les quatre opérations dès la grande section de maternelle, de nouvelles directives imposant un retour aux fondamentaux passent mal. Il y a "une grande constance dans l'inspiration : la clé de son action éducative est idéologique, c'est une vision très rétrograde", estime ainsi Luc Berille, secrétaire général du SE-UNSA, à propos de M. de Robien.

Ainsi Monsieur Luc Berille, secrétaire général du SE-UNSA et Monsieur Pierre Frackowiack considèrent qu'il est "rétrograde" de vouloir transmettre des connaissances sérieuses à tous les enfants et aider les enfants des milieux défavorisés à enrichir un vocabulaire moins riche que celui de leurs camarades favorisés.

Ils ont raison, il vaut mieux les laisser dans l'ignorance. Un prolétaire instruit ça peut devenir dangereux et la bourgeoisie doit règner sans partage en gardant pour elle le pouvoir des mots. Au fait le SE-UNSA c'est un syndicat de gauche ou un syndicat d'extrême-droite ?

Écrit par : Robin | 14 mars 2007

Si l'on en croit Evelyne Charmeux, il est tres bete, Monsieur Bentolila, qui, "décidément, ignore beaucoup de choses et sur le fonctionnement du vocabulaire français, et sur la manière dont il s’enrichit pour chacun des sujets parlants."
Moi j'adore l'expression "sujets parlants", ca ne doit pas être facile à recaser, mais c'est tres hype. Et ça fait savant.
Pour les ségolenistes du Languedoc, on peut fonder le parti du "peer-to-peer gagnant gagnant", le PPPGG ? Ca ferait un beau mouvement de gauche. Dire que voter Ségo, c'est promouvoir Frackowiak, ca décourage d'être socialiste (malheureusement).

Écrit par : Jeremy | 14 mars 2007

Pour justifier l'histoire du vocabulaire, des eleves de 16 ans qui ne savent pas ce que veulent dire les mots "délibérer", "le sort", "troubadour" ou "songer", ça laisse rêveur, surtout quand on voit les programmes de lycée.

Écrit par : Jeremy | 14 mars 2007

Bonjour Perceval,


tu as encore du chemin à faire, pour comprendre de quoi on parle, qd on parle de FraKK et de Charmeuse ....

Renseigne toi bien bien bien , ce que tu as subi en iufmdesoinj c'est en partie à eux que tu le dois ......

....
Et ils nous lisent :o))))) donc attention .... :))))

FraKKK TROUDUCUL !

Écrit par : toto | 14 mars 2007

Perceval, vous êtes plein de bonne foi et mesuré. Vous n'arriverez pas, je pense, à discuter avec des gens dont beaucoup ont la mauvaise foi, voire l'insulte, faciles. Pas sur des thématiques qui relèvent de l'enseignement, en tous cas. La mesure en ce qui concerne la pédagogie en général n'a pas bien sa place ici. Tant que la théorie du complot tiendra lieu d'argument principal, et que le moindre point virgule de la moindre ligne écrite par des personnes dont le nom équivaut ici au chiffon rouge qu'on agite devant le taureau donnera lieu à un tombereau d'insultes, il n'y a pas beaucoup d'espoir en ces lieux. Il suffit qu'on dise: "Fracowiack", ou: "Meirieu", ou: "Charmeux", ou: "IUFM" pour que d'aucuns répliquent à la vitesse de l'éclair, de manière quasi-Pavlovienne: "caca-boudin". C'est à la foi comique et un peu fatigant.

Écrit par : christophe sibille | 14 mars 2007

Il suffit qu'on dise: "Brighelli", ou: "Le Bris", ou: "Boutonnet", ou: "Ecole Normale" pour que d'aucuns répliquent à la vitesse de l'éclair, de manière quasi-Pavlovienne: "caca-boudin".

Et réciproquement...

Écrit par : Guillaume | 14 mars 2007

"Son fleuret n'est pas moucheté mais, au moins, il est franc du collier. D'autres, avec des petites aiguilles savamment appliquées, sont bien plus amers."

Ecrit par : dobolino | 13 mars 2007

Ah bon, se planquer derrière un pseudo pour proférer des insultes, c'est être franc du collier?

Écrit par : christophe sibille | 14 mars 2007

Puisque vous gouttez ce genre de prose, voici celle d'Eveline Charmeux.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 mars 2007

Merci, mais j'avais déjà la nausée avant çà ! Il faut que je fasse une pause.

Autant d'aneries dans un seul texte mérite un coup de chapeau. Si j'ai bien tout compris : il ne faut pas faire de leçons de vocabulaire. Mais il faut en faire. Mais pas comme çà (comme quoi ?).
Le tout emballé dans un jargon pseudo scientifique (on dirait une astrologue) pontifiant.
Ah, les groupes sémiques. Dois-je comprendre que je fais de l'antisémiquisme primaire sur ce blog ?

Écrit par : yann | 14 mars 2007

"C’est ce que les spécialistes appellent « monter des grilles sémiques »

pardon, j'avais mal retenu, pas les groupes, mais les grilles sémiques.
Il faut dire que c'est affaire de spécialistes.
Dis, Dobolino, comment se fait-il que ce mot me flanque la diarrhée ?

Écrit par : ann | 14 mars 2007

Article du Monde:
"Le linguiste suggère également d'utiliser un "'cahier de mots' qui doit faire le lien" entre les mots de l'école et ceux de la famille. Les syndicats se sont déjà vivement opposés à une telle réforme. Après la très forte polémique sur l'apprentissage de la lecture à la rentrée, le retour à "la leçon de grammaire" en novembre et l'obligation d'introduire les quatre opérations dès la grande section de maternelle, de nouvelles directives imposant un retour aux fondamentaux passent mal. Il y a "une grande constance dans l'inspiration : la clé de son action éducative est idéologique, c'est une vision très rétrograde", estime ainsi Luc Berille, secrétaire général du SE-UNSA, à propos de M. de Robien. "
Ah oui, ils méritent les injures les plus vertes de Toto tous ceux qui trouvent à redire à la décision du ministre (m'en fiche qu'il soit de droite ou de gauche). C'est à l'école de donner les mots à tous, surtout ceux qui n'ont que la télé pour ça; on sait combien les enfants peuvent aimer les mots si on leur en donne le goût. Tous ces ploucs sortis de rien, Camus, Hélias, Begag et d'autres, ont reçu à la communale la clé d'une autre vie, et toute l'école doit s'acharner à offrir aux élèves autre chose, qu'ils aimeront ou pas mais qu'ils auront rencontré. Hier au concert de "Doulce Mémoire", il y avait plusieurs dizaines de CM2 fort sages pour écouter la musique de Ferrare à la Renaissance et ce matin, tandis que j'expliquais Saint-Simon à mes 3°, il y avait 2 gars qui ont eu le culot de venir au collège avec veste et cravate pour me prouver qu'ils sont sortis du marécage de la conformité ado. L'école, c'est ça et ça vaut bien de se battre pour sauver ce qu'il en reste;

Écrit par : Cunégonde | 14 mars 2007

A Perceval :

L'injure fut proférée en pointillés, mais je reconnais que çà n'apporte rien. Simplement, çà soulage.
Quant à la bonne foi de Mr Frackowiak, elle ne fait aucun doute.
Là, je cite Audiard : "les cons, çà ose tout, c'est même à çà qu'on les reconnait"

Écrit par : yann | 14 mars 2007

ann, c'était moi, j'ai un chtit problème de clavier

Écrit par : yann | 14 mars 2007

Certes pour nous, Ségolène Royal n'était pas notre candidate préférée, pour cause de centrisme revendiqué.

Non à la la société barbelée du pire promise par le trio Bayrou, Sarkozy, Le Pen !

Ecrit par : Lolo34 | 14 mars 2007

Cher Lolo, puisque l'outrance ne vous fait pas peur, pourquoi vous faire du mal ?
Le candidat du microsopique parti des travailleurs a ses 500 signatures, que ne votez vous pas pour lui ?

PS (si j'ose dire !) : je sais que JPB ne filtre rien sur son blog, et c'est tout à son honneur, mais vos tracts répétitifs me font penser aux prospectus qui encombrent ma boîte à lettres. Hop, tri sélectif !

Écrit par : yann | 14 mars 2007

pardon, j'avais mal retenu, pas les groupes, mais les grilles sémiques.
Il faut dire que c'est affaire de spécialistes.
Dis, Dobolino, comment se fait-il que ce mot me flanque la diarrhée ?

Ecrit par : ann | 14 mars 2007

J'ai du louper un épisode de notre série... Les grilles sémiologiques me disent quelque chose, enfin vaguement, mais les grilles sémiques, alors là...
Sémiologie des diarrhés? Ben, je ne sais pas moi! Selles molles à liquides? Epreintes et ténesme?

Écrit par : dobolino | 14 mars 2007

"PS (si j'ose dire !) : je sais que JPB ne filtre rien sur son blog, et c'est tout à son honneur."
Pourvu que ça dure : je suis un transfuge d'un gros forum d'échanges entre instits où, après avoir été censuré, je ne peux plus rien écrire : moi que Christophe trouve mesuré, j'y étais perçu comme un agitateur parce que je proposais de débattre. En revanche, toutes les discussions niveau club Tupperware y sont les bienvenues. Comme diraient nos élèves, ça m'a gavé. Si je suis amer, c'est quant au niveau moyen de préoccupations, de courage intellectuel et de maîtrise de la langue de mes collègues, tel en tout cas que le fait apparaître le forum en question. Je ne vous le cite pas, vous vous complairiez trop à en relever les perles...:-)

Écrit par : Perceval | 14 mars 2007

fifille est en 3ème et on cherche un lycée qui ne pratique pas la série L en sélectionnant par l'échec (ceux qui sont nuls en maths vont en L même s'ils sont aussi nul en lettres) ; pas simple du tout du tout

Ecrit par : fabienne | 14 mars 2007

La section L doit être un choix rationnel et responsable en toute connaissance de cause,. C'est ce que je ne cesse de répéter à mon fils, élève de seconde, qui s'y destine. Après, le lardon assumera ses responsabiltés! Il est clairement prévenu. Je doute qu'il existe un seul lycée en France où L ne soit pas une voie de garage pour 95% de ceux qui s'y engagent.

Écrit par : dobolino | 14 mars 2007

"ann, c'était moi, j'ai un chtit problème de clavier"

Arrête de bouffer au dessus :o))))

Tu le retournes (le clavier), tu lui mets des grandes claques, pour faire tomber les miettes...

Si ça ne suffit pas, tu retires les touches et tu passes un coup de Karcher :o)))))))) (sauf si c'est un portable :o))))) )

Écrit par : toto | 14 mars 2007

Pourvu que ça dure : je suis un transfuge d'un gros forum d'échanges entre instits où, après avoir été censuré, je ne peux plus rien écrire : moi que Christophe trouve mesuré, j'y étais perçu comme un agitateur parce que je proposais de débattre. En revanche, toutes les discussions niveau club Tupperware y sont les bienvenues. Comme diraient nos élèves, ça m'a gavé. Si je suis amer, c'est quant au niveau moyen de préoccupations, de courage intellectuel et de maîtrise de la langue de mes collègues, tel en tout cas que le fait apparaître le forum en question. Je ne vous le cite pas, vous vous complairiez trop à en relever les perles...:-)

Ecrit par : Perceval | 14 mars 2007

Allez, des noms ! Les occasions de rire sont rares.

Écrit par : yann | 14 mars 2007

Ben, je ne sais pas moi! Selles molles à liquides? Epreintes et ténesme?

Ecrit par : dobolino | 14 mars 2007

Et voilà !! Dès qu'on ne fait pas appel à un spécialiste, y'a plus personne !!
Spécialisons, spécialisons (comme disait à peu près Marilyn Monroe). Apprenons aux enfants à tourner-fraiser en sixième.
Et moi je me spécialise dans le matou tricolore de sexe mâle.

Écrit par : yann | 14 mars 2007

Alors si c'est au nom du rire... Tu tapes edp sur gogol, et tu trouveras.

Écrit par : Perceval | 14 mars 2007

J'ai l'impression, dans les propos de Perceval, de retrouver mon "expérience" sur un forum qui s'appelle: "lire et écrire".

"Hier au concert de "Doulce Mémoire", il y avait plusieurs dizaines de CM2 fort sages pour écouter la musique de Ferrare à la Renaissance "

Enfin, un peu de poésie... Et Denis Raisin-Dadre est quelqu'un de très sympathique et cultivé.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2007

Relevé chez vos potes du Café pédagogique, d'après un article de 20 minutes : "François Bayrou "veut que les enseignants puissent « avoir une carrière diversifiée, faite d'allers et retours entre public et privé»".
Ce sera sans moi...

Écrit par : Perceval | 14 mars 2007

De la même source :
"Selon Le Temps, l'enseignement de la religion devient obligatoire dans les écoles zurichoises (Suisse). Les élèves nepourront plus y échapper. Au primaire ils travailleront sur le christianisme et au secondaire sur les grande religions monothéistes. Cette décision a été prise sous la pression des clergés catholique et protestant. Le canton doit maintenant faire face à une demande de rétablissement de l'enseignement ménager."
Ca nous pend au nez...

Écrit par : Perceval | 14 mars 2007

Pour votre bonheur, toujours du Café péda, à propos de la rencontre Ségolène Royal / FCPE :
" "Des convergences de vues se sont dessinées sur la place de l’enfant au cœur du système éducatif, sur le rôle des parents d’élèves dans l’Ecole et, de façon plus large, sur la nécessité de conforter le rôle éducatif des parents". La Fcpe, principale association de parents d'élèves se félicite de sa rencontre avec Ségolène Royal."

Écrit par : Perceval | 14 mars 2007

À propos des mots connus par les élèves, des statistiques qui font peur d’un certain point de vue. Le nombre de mots et la fréquence des mots sont fortement corrélés au milieu social.

Moyenne de mots entendus en 1 heure par des enfants :
– de parents “aide sociale” : 620
– de parents ouvriers : 1 250
– de parents favorisés : 2 150

Paroles d’encouragement et d’interdiction entendues dans les mêmes milieux :
– de parents “aide sociale” : encouragements 5/heure, interdictions 11/h ;
– de parents ouvriers : encouragements 12/h, interdictions 7/h
– de parents favorisés : encouragements 32/h, interdictions 5/h

Un bon élève de terminale peut posséder en moyenne de 60 000 à 100 000 mots de vocabulaire soit quatre fois plus qu’un camarade du même âge.
Ce qui augmente le plus le nombre de mots connus est l’usage de l’écrit qui fournit beaucoup plus de vocabulaire que les conversations quotidiennes, banalité qu’il est bon de voir confirmée.

Chacun peut en tirer les conclusions…

Écrit par : Lariba | 14 mars 2007

Un élève de terminale à 100 000 mots !! Wouaowww !

Mon dictionnaire en contient 60 000, et, aux dernières estimations, la langue française en comprend 200 000, vocabulaires techniques compris.

Il n'y a pas un ou deux zéros de trop ?

Écrit par : yann | 14 mars 2007

Tiens, je viens de voir que le gros borgne avait ses signatures.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2007

Un bon élève de terminale peut posséder en moyenne de 60 000 à 100 000 mots de vocabulaire soit quatre fois plus qu’un camarade du même âge.
Ce qui augmente le plus le nombre de mots connus est l’usage de l’écrit qui fournit beaucoup plus de vocabulaire que les conversations quotidiennes, banalité qu’il est bon de voir confirmée.

Chacun peut en tirer les conclusions…

Ecrit par : Lariba | 14 mars 2007

Eh bien Evelyne Charmeux, Pierre Frackowiack et Luc Berille, responsable de la SE-UNSA en tirent la conclusion que les enfants des milieux défavorisés ne dovent pas apprendre de mots nouveaux et qu'ils doivent écrire le moins possible.

Et en plus, ils ont la satisfaction de se croire de gauche...et de traiter les gens comme nous de réactionnaires passéistes.

Écrit par : Robin | 14 mars 2007

Donc le pari tient.
Si vous voulez me conseiller un bon vin à la place, ça colle pour moi.

Japhet

Écrit par : Japhet | 14 mars 2007

Tiens, je viens de voir que le gros borgne avait ses signatures.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2007

Vous en doutiez ? Il nous fait le coup à chaque fois.
Et même si je ne vais pas voter pour lui (quoique ... en cas de duel avec Ségo ... OK, lachez les couteaux, je rigole ;o)) ), il est logique qu'il soit présent, non ?
Plus en tous cas que le parti des travailleurs, celui des chasseurs ou le sympathique Dupont-machinchouette, qui ne représente que lui.
Hélas, le gros borgne a des électeurs, et beaucoup. Que la politique du pire de mitterrand en soit responsable, on peut en discuter, puisque Le Pen était déjà là dans les années 50, et n'a fait que reprendre le flambeau de Poujade avec l'héritage du cidunati, mais il est là. Le mieux à faire est de ne pas voter pour lui, basta !

Écrit par : yann | 14 mars 2007

Tiens, je viens de voir que le gros borgne avait ses signatures.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2007

Je me souviens que vous aviez parié une bonne bouteille avec quelqu'un sur ce blog, Christophe, mais je ne me souviens plus qui avait parié quoi. Pourriez-vous nous rappeler le début du film....Evidemment, l'entrée en lice du personnage en question était requise. Le suspense commence !

Écrit par : Robin | 14 mars 2007

C'est moi qui ai parié une bouteille de Gevrey-Chambertin avec Christophe (le choix de la bouteille tient au fait que j'ai vécu en Bourgogne, non loin de la partie de Christian Bobin
et que des copains m'ont conseillé - bien, paraît-il - pour me constituer une cave).

Écrit par : Japhet | 14 mars 2007

Oui, 100 000 mots ça fait beaucoup, ça m'a surpris aussi. C'est ce qu'avance Christian Montelle (auteur de La haute langue orale).

Quelqu'un qui est du niveau de la thèse peut connaître 20 000 mots j'ai lu quelque part.
Je crois que dans les “mots” les spécialistes doivent compter par ex. les formes verbales, les pluriels, quelqu'un pourrait nous éclairer ?

Écrit par : Lariba | 14 mars 2007

Royal d'accord avec la FCPE? Quoi d'étonnant? On le savait depuis le début.
Depuis que Royal avait demandé aux syndicats socialo (la FCPE en est si proche) de ne rien dire de son projet de mettre les enseignants à 35 heures de présence dans les collèges.
C'est le même lobby: Meirieu, la FCPE, le SNES, le SGEN, l'UNSA, etc. Tous veulent nous faire "enseigner autrement". Jusqu'à présent, ils n'ont pas tout à fait réussi, grâce à quoi, l'école n'est pas encore tout à fait à genoux, ce qui met Frackowiak en fureur.

Écrit par : Jean | 14 mars 2007

En fait, Perceval, je ne censure rien parce que c'est le meilleur moyen d'obtenir une certaine auto-régulation. Il est rare, franchement, que les intervenants de ce blog dérapent réellement. On se le dit, dans ce cas, et ça se calme…
Nul optimisme dans mon propos — ce n'est pas mon genre… Juste la mesure de l'irrationnel qui nous guette tous — plus on le titille, plus il s'emporte.
Et puis franchement, si on veut pratiquer la censure, on n'ouvre pas un blog — on tient un journal intime.

J'y passerai la nuit s'il le faut, mais je ne peux pas sans réagir laisser Frackowiack and co écrire de telles âneries. Donc, à demain sur le blog.
JPB

Écrit par : brighelli | 14 mars 2007

Le PS devrait se méfier de l'adverbe “autrement” : “Présider autrement” c'était le slogan de Jospin en 2002.

Et “autrement” que quoi ? ce n'est jamais précisé mais ça sert de signal de ralliement pour les initiés.

Écrit par : Lariba | 14 mars 2007

L'adverbe "autrement" ,"signe de ralliement pour les initiés"...
C'est exactement ça!
Tous ceux qui veulent qu'on enseigne "autrement" font partie de la secte. Et l'inverse.

Écrit par : Jean | 14 mars 2007

Pendariès en jetant un pavé dans la mare a suscité sur ce blog une vive polémique.
A ce sujet on peut visiter le site :

http://www.communautarisme.net/Les-Contre-reactionnaires-Le-Progressisme-entre-illusion-et-imposture_a915.html?PHPSESSID=8339c29e5041dac17a6051cdf3f01eae

On peut y lire cette phrase : « La stupidité vertueuse fait incontestablement plus de victimes que la seule hostilité. » Qui sied à ravir aux Meirieu, Frackowiack, Aschieri et consorts…
C’est un peu long, mais le style y est nettement plus léger que n’importe quelle frasque frackowiackienne.
Bonne lecture.
Philippe

Écrit par : Philippe | 14 mars 2007

Long article sur la grammaire, de Mme Charmeux. Beaucoup d'entre vous vont adorer...

http://www.cafe-leblog.net/index.php?2005/10/29/5-lecole-elementaire-#co

(aller à la page 2)

Écrit par : Perceval | 14 mars 2007

Cadichon,
17% d'enseignants de gauche voteraient Bayrou...en croyant au changement.
Hélas, ce n'est pas comique, c'est dramatique!!!!!!!!

Écrit par : Carole | 14 mars 2007

J'aimerais bien un commentaire du texte d'E. Charmeux sur le vocabulaire. Je le trouve extraordinaire. Ça doit avoir un nom, ce genre de texte ?

Écrit par : catmano | 14 mars 2007

Non, monsieur Perceval, je ne fais pas dans la dentelle, je n'en ai pas le temps.
Vous êtes épidermique, fleur bleue, et vous vous sentez continuellement concerné. Les personnes qui hantent ce blog, sont pour les 3/4 enseignants. En général, leur combat est la médiocrité de l'enseignement, et des consignes "des dieux" qu'ils doivent appliquer, sinon représailles.

Quant à vos dires sur "mes convictions ségrégationnistes", je vous les laisse volontiers. Ne mélangez pas tout en vous regardant le nombril. Vous devriez éviter de prendre tout au 1er dregré, vous vous faites du mal.

Qui vient sur ce blog ? Les pros JPB, des profs, quelques parents, quelques supporters des IUFM..... Mais, ici, le but est de dénoncer les inepties de l'EN et de sauver une école laique et gratuite qui ETAIT une bonne base de départ et qui ne l'est plus aujourd'hui. Et à mes yeux, c'est la plus grande inégalité autorisée qui existe.

Écrit par : Carole | 14 mars 2007

JPB avez-vous reçu mon mél????
Cordialement montaigneàbourrin

D'autre part, Robichon d'Amiens vient de nos donner un peu de picotin histoire que notre pogne ne se trompe pas de bulletin. On nous prend vraiment pour des burnes. je suis impatient de savoir ce que va nous proposerle Plat de Nouilles Béarnaise et la Faisselle de Poitiers....
Notre poids en Chamallows????
100000 mots, mais c'est insensé Bush en a 34, Chirac 456, Meirieu 1023......

Écrit par : montaigneàcheval | 14 mars 2007

Piqué à Elie/Golf

Blague française
22 avril 2007. Soirée électorale sur France 2. David Pujadas annonce d’une voix blanche la terrible nouvelle: c’est Jean-Marie Le Pen qui affrontera Ségolène Royal au deuxième tour de l’élection présidentielle.
Partout en France, des milliers de militants anti-frontistes descendent dans les rues.
En direct du siège de l’UMP, Nicolas Sarkozy annonce qu’il se retire définitivement de la vie politique pour aller faire du vélo à Arcachon.
A l’antenne, devant des millions de télespectateurs, le président de l’institut de sondage Ipsos se fait hara-kiri en s’enfonçant son stylo-bic dans la carotide.
Depuis son refuge de l’île de Ré, Jospin reprend deux fois des moules.
Au siège de Francetélévisions, le standard explose: des spectateurs paniqués appellent, pour savoir s’il s’agit d’une blague de la RTBF. Et, auquel cas, pourquoi personne n’a pensé à incruster le bandeau «ceci est une fiction» en bas de l’écran.

Écrit par : toto | 14 mars 2007

J'aimerais bien un commentaire du texte d'E. Charmeux sur le vocabulaire. Je le trouve extraordinaire. Ça doit avoir un nom, ce genre de texte ?

Ecrit par : catmano | 14 mars 2007

Je n'ai pas le courage de commenter longuement le texte d'Eveline Charmeux. C'est comme avec le txte de Pierre Frackowiack : les bras m'en tombent !

C'est toujours la même contestation ignorante de la grammaire de Port-Royal, l'ignorance persistante du fait que grammaire et logique étaient inséparables dans l'esprit des créateurs de cette grammaire, l'assimilation de la grammaire à une science d'observation comme la botanique ou les sciences naturelles, la comparaison de la langue avec un moteur de voiture, d'où une conception purement instrumentale du langage (le langage "instrument" de la pensée...Tout élève en classe de philosophie apprend à critiquer cette "opinion", le refus d'un enseignement systématique de la grammaire, de l'orthographe, du vocabulaire dénoncé sous le terme de "cloisonnement" au bénéfice de quelque chose qui, vous l'aurez remarqué n'est pas exposé clairement par Madame Charmeux...

...qui attaque l'enseignement traditionnel de la grammaire mais sans expliquer ce qu'elle propose à la place, sans doute quelque chose de très vague et de très superficiel et de très "global" qui ne peut en aucun cas aider les élèves à comprendre un texte un peu difficile et qui ne peut que désavantager les élèves défavorisés.

Écrit par : Robin | 14 mars 2007

Pujadas sur la 2.
"Dans les écoles,évidemment,certains professeurs n'ont pas attendu l'ordre du Ministre pour faire du vocabulaire.
Sous entendu,il ne connait pas la réalité de l'Ecole.
Comme pour la prétendue lecture globale.
Suit un exemple vidéo.
Une maitresse dit à un élève,pardon, à un apprenant:
-Aujourd'hui,je t'ai appris succulent,ça veut dire quoi, succulent ?
Réponse de l'apprenant :
-Miam !
Pauvres profs,qu'êtes-vous devenus ?

Écrit par : bernard | 14 mars 2007

Si quelqu'un, à la différence de Mme Carole, avait du temps à perdre pour m'expliquer en un mot ce que mon nombril vient faire sur ce blog, je serais intéressé si je ne considérais pas qu'un minimum d'aptitude à la bienveillance est requis pour poser un regard pertinent sur les choses de l'éducation.

Écrit par : Perceval | 14 mars 2007

Perceval, Carole a été un chouïe excessive (envers les profs.... au lieu de dire "certains profs"....), mais je pense que tu n'as pas su lire son post 'correctement'.....

Et tu l'insultes en la "traitant" .... "mes convictions ségrégationnistes" Relis encore une fois son post....

Écrit par : toto | 14 mars 2007

"Pauvres profs,qu'êtes-vous devenus ?"
Vous semblez détenir la réponse. Faites-nous en part...
Sans ironie, je serais curieux que les contempteurs d'instits proposent quelques exemples très concrets de ce qu'ils feraient à leur place.
Dans le domaine cité, je ne connais personne qui ne travaille pas à l'enrichissement du vocabulaire, et ce dès la petite section de maternelle, et je n'ai rencontré le mot "apprenant" que dans certains livres de pédagogie. J'ai l'impression qu'une grande place est laissée au fantasme, et on ne perdrait rien à la réduire, tant il resterait de vrais sujets de débat quant à ce qui se pratique à l'école.

Écrit par : Perceval | 14 mars 2007

Mais non, toto, Perceval n'a pas "traité" Carole! C'est elle qui a été insultante envers lui. Relisez-donc!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2007

Pour ce qui concerne Le Pen et ses signatures, je ne m'étonne pas vraiment! Je faisais simplement le constat.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2007

Toi tu ne sais pas lire .... Coucouche panier !

Écrit par : toto | 14 mars 2007

"Dans le domaine cité, je ne connais personne qui ne travaille pas à l'enrichissement du vocabulaire, et ce dès la petite section de maternelle, et je n'ai rencontré le mot "apprenant" que dans certains livres de pédagogie. J'ai l'impression qu'une grande place est laissée au fantasme, et on ne perdrait rien à la réduire, tant il resterait de vrais sujets de débat quant à ce qui se pratique à l'école"

Rapelle moi depuis combien de temps tu taffs ? Tu en connais beaucoup ?

Écrit par : toto | 14 mars 2007

JP tu prends combien pour le bandeau en haut de page ?

Il y était avant ?
:o))))))))))))

Écrit par : toto | 14 mars 2007

Houlà , j'viens d'avoir une hallucination ? c'est du subliminal ?

:o))))))

Écrit par : toto | 14 mars 2007

Toto, je n'ai pas caché ma nouveauté dans ce métier, mais je te rappelle que je suis remplaçant, alors oui, je commence à en connaître un paquet, et je vois leurs classes et leurs cahiers de l'intérieur...

Écrit par : Perceval | 14 mars 2007

JPB, si vous écrivez contre Fracko et Charmeux, vous allez désespérer le pauvre Christophe, qui va se sentir une fois de plus la victime, non seulement du forum de Lire-ecrire, d'où il s'est lui-même éjecté, ne supportant plus les insultes croisées de nombre de lecteurs dudit forum, mais de votre blog, juste au moment où Perceval se montrait un brin compatissant.

Allez-y donc mollo.(deux l ??)

Au sujet du redoublement, si dénigré par Christian Forestier : (et de l'EN plus généralement) , je vous livre ce message, avec la gracieuse autorisation de son auteur.


" Depuis plusieurs années les inspecteurs primaires font pression pour un passage systématique du CP vers le CE 1 ; ils ne font en réalité qu’appliquer les directives de leur hiérarchie qui s’appuie sur ce genre d’étude. (Etude sur les statistiques de l'effet du redoublement, que je peux vous fournir si vous le désirez.A.M.V.)
Le quota de redoublants fixé par les inspecteurs est si réduit, qu’en réalité, seuls les élèves en très grande difficulté sont maintenus au CP.
Il n’est donc pas besoin de s’appeler Madame Soleil pour deviner que parmi ces élèves, il n’y aura que très peu de bacheliers.
En menant des études sur l’efficacité du redoublement, les « experts » de l’Education Nationale nous livrent cette conclusion qui ,en fait, est une interprétation : « Puisque la majorité des enfants qui redoublent le CP n’obtient pas le bac, c’est donc que le redoublement du CP est inutile voire nuisible ». Alors que, plus objectivement, cette conclusion devrait être : « Les enfants en très grosse difficulté dès le CP obtiennent rarement le bac ( nuance !) ».

Entre ces deux conclusions la nuance s’appelle manipulation. Les auteurs de ces études confondent la cause et la
conséquence ; ils confondent également une constat objectif et une interprétation ; ce qui, pour des prétendus scientifiques, est plus que douteux.

C’est, d’autre part, faire preuve de beaucoup de mépris envers les élèves et les familles que d’affirmer que l’unique objectif de la scolarité est l’obtention du bac !…en gros...
« Puisque de toute façon ils n’auront pas le bac, autant les envoyer au « casse-pipe » dans la classe supérieure avec un PPRE ( torche- cul démago de 10 pages, totalement inutile) pour rassurer la famille et être en paix avec sa conscience.

Le véritable problème n’est pas le trop grand nombre de redoublants mais plutôt tous ces élèves en difficulté au CP que l’on fait passer automatiquement au CE1. Parmi ceux-ci, des enfants qui auraient pu tirer un réel profit d’une décision de redoublement mûrement réfléchie.
En effet, refaire son CP n’est pas une décision à prendre à la légère ; il faut avoir pesé tous les arguments, avoir analysé les causes des difficultés rencontrées ( immaturité, troubles de la personnalité,dyslexie éventuelle, problèmes intellectuels..) , parmi ces causes il ne faut bien entendu pas exclure les conditions d’apprentissage et le type de méthode utilisée par l’enseignant ( cette dimension essentielle de l’échec n’est ABSOLUMENT JAMAIS envisagée).

Il est totalement inutile de remettre au menu d’un deuxième CP la même « salade indigeste » qui est parfois la cause essentielle de l’échec. Parmi les élèves qui passent automatiquement dans la classe supérieure, beaucoup « traîneront la patte » durant toute leur scolarité sans pouvoir s’accrocher à des bases solides.
L’an dernier dans deux classes de CE1, je me suis retrouvé face à 19 élèves non lecteurs ( et 2 instits désespérées) dont la moitié était totalement analphabète ( oui, cela peut paraître incroyable mais il est possible de passer six heures par jour dans une classe et de n’en tirer
absolument rien !).
J’ai regardé les livrets scolaires des enfants concernés et là … surprise… R.A.S !!… commentaires du genre : « Elève réservée, bien à l’écrit »….. « Elève agité mais sympathique » …. « Quelques difficultés mais de la bonne volonté »…. « Devrait faire un bon CE 1(?? !!) »..... « Un peu immature mais volontaire »...
Pour l’instit de CP, adepte de l’idéovisuel pur et dur, j’aurais bien ajouté: « incompétente mais irresponsable ( à décharge) » .
Il faut dire que dans cette classe, où régnait une atmosphère glaciale, on apprenait à lire (sans jamais parler), uniquement avec des étiquettes ; il y en avait des dizaines au tableau ( certains des enfants que j’ai récupérés avaient commencé à développer des troubles psychologiques inquiétants).

Dans ce cas précis je ne vous explique pas pourquoi un redoublement n’était pas souhaitable. L’urgence était de les sortir de là !

Après la semaine du goût, la semaine contre la violence, la semaine de la citoyenneté, la semaine contre la maltraitance, je propose la semaine contre la maltraitance pédagogique !
Tous ces enfants (que j’ai pris en charge « en urgence » ) ont appris à lire en deux mois à raison de deux séances hebdomadaires ( méthode perso type « écriture – lecture » renforcée par Borel - Maisonny)…j’ai bien dit TOUS.

On ne peut pas avoir de position dogmatique à propos du redoublement.. Il est aussi stupide de vouloir le généraliser que de le proscrire totalement.
Les éléments à prendre en compte sont : L’intérêt de l’enfant, le respect des familles, les conditions pédagogiques du premier CP et celles proposées dans l’éventuel deuxième. Quoi qu’il en soit, affirmer que redoubler le CP ne sert à rien est totalement faux, j’ai en mémoire les cas de dizaines d’enfants qui ont sauvé leur scolarité grâce à cette mesure."

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 mars 2007

Charmeux sur la grammaire est fort peu honnête. Ses considérations historiques sur Port-Royal mériteraient qu'elle aille y faire un tour pour de bon.
Pour le reste, elle nous laisse dans le flou sur son "idéal" grammatical.
Celà étant dit, la grammaire traditionnelle que nous enseignons, que j'enseigne depuis toujours envers et contre tous les inspecteurs, les règles et diktats administratifs n'est pas sans poser de problèmes théoriques.
Là où il y a malhonnêteté de la part de la dame sans charme ( linguistique du moins, je ne connais pas le reste) c'est que ces problèmes ne sont pas de vrais problèmes au niveau du collège et que les questions que soulève notre grammaire traditionnelle peuvent être et doivent être discutés au niveau de la fac, pas avant.
Avant, elle reste pour les élèves un excellent moyen de s'approprier leur langue et de maîtriser des textes littéraires difficiles, à la syntaxe complexe.
Inconvénient majeur, je note que d'année en année les élèves nous arrivant avec un niveau de lecture et de compréhension des textes de plus en plus déplorable, il est parfois difficile de leur faire analyser leur langue tant leur lecture s'opère de manière vaguement globalisante et tant ils deviennent rétifs à l'observation des détails. Et à négliger cette attention aux détails, ils en viennent à faire des contre-sens sur des choses simplissimes.
Ce matin encore, j'ai été surprise par l'absence de "souplesse" intellectuelle des élèves que j'avais devant moi. Il nous arrive de la primaire, chaque année avec l'esprit moins agile, moins souple. Pas plus "bêtes" que des élèves "d'avant" mais "rouillés", incapables de jongler avec les mots, avec des transformations de phrases, de réagir vite, de pressentir au besoin une forme... Toutes choses nécessaires pour s'ouvrir à la littérature, à tous les arts , pour devenir autre chose qu'une " brute consommante".

Écrit par : Thalie | 14 mars 2007

Chaque année, à la rentrée, je donne 20 mots à mes nouveaux 3° en leur demandant une définition même approximative. Cette année: alchimie, antagoniste, capucin, conjuré, ébaucher, étayer, haillons, laxatif, masure, notable, ornière, patrimoine, phobie, précaire, procuration, prolétaire, prophète, saltimbanque, satirique sordide.
Taux de mots connus: 5,2 sur 20 en moyenne, le meilleur a 10... Collège à la lisière d'une ville dite bourgeoise, milieux sans problème, peu d'immigrés MAIS élèves issus d'une école d'application pur IUFM.
Ben moi, je fais quoi? des listes de mots et un lexique!

Écrit par : Cunégonde | 14 mars 2007

Merci pour le commentaire sur la grammaire "vue par Charmeux".
Je me demande si sa vision du "vocabulaire" qu'Anne-Marie Valette a transcrite ce matin n'est pas encore plus dangereuse.
N'oublions pas que cette dame donne des cours dans une "boîte privée" qui prépare au concours d'entrée dans les IUFM. Je viens de relire, je trouve ça complètement ahurissant.

Écrit par : catmano | 14 mars 2007

"JPB, si vous écrivez contre Fracko et Charmeux, vous allez désespérer le pauvre Christophe, qui va se sentir une fois de plus la victime, non seulement du forum de Lire-ecrire, d'où il s'est lui-même éjecté, ne supportant plus les insultes croisées de nombre de lecteurs dudit forum, mais de votre blog, juste au moment où Perceval se montrait un brin compatissant."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 mars 2007


Je me suis moi-même éjecté, ne supportant pas les insultes? Je suis content de vous voir prendre acte du fait que ce n'est pas moi qui proférait les insultes, Anne-Marie... Et je ne me suis pas moi-même éjecté! La lettre que Mr Sibieude, (le "chef" de lire et écrire, pour ceux qui ne connaissent pas ce monument), était assez éloquente sur ce point. Concernant Perceval, vous êtes pour le moins touchante! Il n'est pas compatissant. Tout simplement mesuré. Et je sais que toute forme de mesure vous agace!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2007

Bien sûr que la grammaire pose des problèmes et qu'il faut y avoir réfléchi en faculté, mais l'essentiel tient tout de même debout, surtout si l'on considère, contrairement à Madame Charmeux que les règles grammaticales correspondent à des catégories logiques de la pensée (le sujet de l'action, l'action, l'objet de l'action, la cause, la conséquence, l'attribut, etc.) et ne sont pas arbitraires, comme elle le prétend.

En menant des études sur l’efficacité du redoublement, les « experts » de l’Education Nationale nous livrent cette conclusion qui ,en fait, est une interprétation : « Puisque la majorité des enfants qui redoublent le CP n’obtient pas le bac, c’est donc que le redoublement du CP est inutile voire nuisible ». Alors que, plus objectivement, cette conclusion devrait être : « Les enfants en très grosse difficulté dès le CP obtiennent rarement le bac ( nuance !) ».

un grand merci à Anne-Marie Valette pour l'ensemble de son texte et à Cunégonde pour son témoignage.

Écrit par : Robin | 14 mars 2007

Je vais encore passer pour un casse-pieds, mais j'ai passé un trimestre dans une école d'application auprès d'une instit qui faisait apprendre systématiquement par coeur des listes étoffées de mots de vocabulaire, tout aussi systématiquement contrôlées. Tout son enseignement était à l'avenant. Comme ce n'était pas une tendre, je me suis fait vertement tancer quand j'ai émis l'idée que le procédé pouvait être rebuttant pour les élèves.
Mais comme rien n'est simple, elle était aussi une farouche partisane de la méthode globale avec des arguments qui feraient apparaître Foucambert comme un anti-pédago. Allez comprendre, sinon que la réalité du terrain échappe à la caricature.

Écrit par : Perceval | 14 mars 2007

Je voulais dire "des listes étoffées de mots avec leur définition...".

Écrit par : Perceval | 14 mars 2007

Catmano.

Je n'avais pas lu le texte d'Evelyne Charmeux sur le vocabulaire que nous a donné Anne-Marie Valette, texte où elle cherche à en mettre plein les yeux avec des références à la linguistique qui sont bien connues de tout étudiant de première année de licence de Lettres.

J'ai pratiqué l'enseignement systématique du vocabulaire en collège. Je serais assez d'accord pour dire qu'il ne faut pas se contenter de faire apprendre des listes de mots, mais qu'il faut faire de véritables cours de vocabulaire : synonymes, antonymes, sens propre, sens figuré, polysémie (capacité pour un mot d'avoir plusieurs sens, étymologie, champs sémantiques (mots de la même famille), champs lexicaux (mots ayant la même connotation) ...Et pourquoi pas, de façon progressive et adaptée à chaque niveau dès l'école primaire.

Si c'est cela qu'elle voudrait substituer à la "liste de mots", je serais plutôt d'accord.

Mais je n'ai pas vraiment compris ce qu'elle voulait dire. J'ai l'impression qu'elle conteste à son habitude sans rien proposer. Son vocabulaire est compliqué et sa pensée n'est pas claire.

Écrit par : Robin | 14 mars 2007

e vais encore passer pour un casse-pieds, mais j'ai passé un trimestre dans une école d'application auprès d'une instit qui faisait apprendre systématiquement par coeur des listes étoffées de mots de vocabulaire, tout aussi systématiquement contrôlées. Tout son enseignement était à l'avenant. Comme ce n'était pas une tendre, je me suis fait vertement tancer quand j'ai émis l'idée que le procédé pouvait être rebuttant pour les élèves.
Mais comme rien n'est simple, elle était aussi une farouche partisane de la méthode globale avec des arguments qui feraient apparaître Foucambert comme un anti-pédago. Allez comprendre, sinon que la réalité du terrain échappe à la caricature.

Ecrit par : Perceval | 14 mars 2007

Vous n'êtes en rien un casse-pieds, Perceval ; vous soulevez un problème intéressant. Je suis personellement opposé aussi bien à la méthode globale qu'à la "liste de mots"...J'explique pourquoi dans un post que je viens d'envoyer.

Aussi bizarre que cela paraisse, je suis plutôt d'accord avec la critique que fait Madame Charmeux de la "liste de mots". Mais je trouve dommage qu'elle en reste là et qu'elle ne propose rien à la place (ou plutôt en plus).

Écrit par : Robin | 14 mars 2007

Pour mieux comprendre, Anne-Marie pourrait-elle nous préciser en tant que quoi la personne qu'elle cite intervenait auprès des élèves, puisque si je lis bien, ce n'était pas en tant que leur instit ?

Écrit par : Perceval | 14 mars 2007

Je veux dire : s'agit-il d'un instit chargé de faire du soutien, maître E ou autre ?

Écrit par : Perceval | 15 mars 2007

J'entends par liste de mots ceux qui ont été rencontrés dans un texte lu, et pas compris. Les élèves notent la définition, je donne profusion d'exemples variés; la semaine suivante, je leur propose des devinettes, phrases à trous contenant les mots en question. Je tâche aussi de les réutiliser moi-même souvent. La méthode fonctionne et parfois un mot les séduit ("Kevin, espèce d'obséquieux").

Écrit par : Cunégonde | 15 mars 2007

J'ai lu dans quelques notes qu'on réclamait un commentaire de texte à propos des écrits d'Eveline Charmeux sur la grammaire… Faute de temps je n'assumerai pas, mais en août 2006 j'avais fait le commentaire d'un de ses textes qui s'intitulait "Où se niche la dimension politique dans nos pratiques ?"
Je le livre à l'attention bienveillante de ceux qui sont les fervents admirateurs de notre charmeuse nationale. Vous le trouverez sur mon blog :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2006/08/03/2006_08_commentaire_d4u/
Je vous souhaite une bonne lecture.
R.F.

Écrit par : Roger FELTS | 15 mars 2007

Toujours à propos du vocabulaire, au cas où ce n'était pas encore fait, le rapport d'A. Bentolila :
http://media.education.gouv.fr/file/70/4/4704.pdf

Écrit par : Perceval | 15 mars 2007

Roger, très sincèrement, je crois qu'il n'y a aucun admirateur de Charmeux ici! Même dans les IUFM, il en reste très peu, vous savez.

"Allez comprendre, sinon que la réalité du terrain échappe à la caricature."
Ecrit par : Perceval | 14 mars 2007

Je suis parfaitement d'accord avec vous, Perceval. Je n'insisterai pas trop sur ce point, pour ne pas être accusé de rechercher de la compassion, (compassion de quoi, d'ailleurs?) Mais beaucoup des intervenants d'ici n'ont pas réellement mis les pieds dans une classe de primaire depuis leur scolarité; cela peut induire assez facilement une tendance à la caricature, surtout si on se réfère à des écrits qui sont, eux-mêmes, parfois caricaturaux et qui, en tous cas, prêtent souvent le flanc à une interprétation extrêmement négative.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2007

Merci Robin. Ce qui m'a le plus "interpellée quelque part", ce sont ses théories sur l'accent tonique qui ne permet pas à l'enfant français de dégager la notion de mot du discours et la conclusion qu'elle en tire qui serait, si j'ai bien compris, qu'il est "impossible" de faire apprendre des mots nouveaux hors contexte. L'enfant ne pourrait enrichir son vocabulaire qu'en citant des lambeaux de textes divers et variés...
Petite expérience personnelle, comme d'habitude :
Lorsque nous travaillons la notion de contraire de certains adjectifs, j'ai toujours dans ma classe en début d'année la quasi-totalité des GS (5 ans) et quelques CP (6 ans) qui ont de la peine à sortir du schéma beau/pas beau ; gentil/pas gentil et, s'ils savaient écrire cela s'écrirait très certainement pabeau ou pagentil...
Peut-être est-ce d'ailleurs, au fond de leur cerveau de "grammairien en herbe", ce que l'on pourrait appeler une "faute intelligente", c'est à dire une faute due à une construction grammaticale (préfixe fabriquant un contraire), du même type que celles qu'ils commettent en conjugaison lorsqu'ils disent : il prend / il a prendu / il faut que je prende...
Ce qui n'empêche bien évidemment pas de leur apprendre que cela ne marche pas comme ils le croient.

Écrit par : catmano | 15 mars 2007

Catmano

Ce que dit Evelyne Charmeux sur l'absence d'accent tonique dans la langue française est "globalement exact", mais on ne comprend pas pourquoi elle en infère qu'il ne faut pas apprendre de liste de mots.

Evidemment, elle a raison de dire qu'il faut les "contextualiser" (c'est à dire les insérer dans un texte) et faire jouer les relations structurelles en montrant qu'ils existent en fonction les uns des autres dans un système où la "différance" avec un a pour parler comme Derrida construit l'identité.

C'est pourquoi je pense que vous avez raison par exemple d'expliquer les antonymes et les synonymes.

Mais la liste de mots avec leur définition ne doit pas être totalement abandonnée pour autant. C'est d'ailleurs Evelyne Charmeux elle-même qui en donne la raison sans en tirer la conséquence : l'absence d'accent tonique dans la langue française nécessite justement de la part des adultes qui apprennent leur langue aux enfants ("Voici notre monde, voici notre langue" dit magnifiquement Hannah Arendt) qu'ils compensent cette "lacune" en isolant les mots.

Il y a chez Evelyne Charmeux une répulsion irrationnelle pour l'analyse (elle parle par exemple avec mépris de "l'analyse logique"). C'est d'autant plus bizarre qu'elle se réclame sans cesse de la démarche scientifique.

Écrit par : Robin | 15 mars 2007

La leçon de vocabulaire de René Char

J'ai expliqué l'autre jour sur ce blog que le thème du Printemps des poètes de cette année "Lettera amorosa" (la lettre amoureuse) était un hommage indirect au poète René Char (1907-1988) à l'occasion du centième anniversaire de sa naissance ; j'ai déjà parlé de la mystérieuse destinataire de ce poème que le poète désigne sous le nom d'iris.

"Merci d'être, sans jamais te casser, iris, ma fleur de gravité. Tu élèves au bord des eaux des affections miraculeuses, tu ne pèses pas sur les mourants que tu veilles, tu éteins des plaies sur lesquelles le temps n'a pas d'action, tu ne conduis pas à une maison consternante, tu permets que toutes les fenêtres reflétées ne fassent qu'un seul visage de passion, tu accompagnes le retour du jour sur les vertes allées libres."

Et il ajoute cette merveilleuse leçon de vocabulaire :

"Sur le franc-bord :

I IRIS 1°) Nom d'une divinité de la mythologie grecque qui était la messagère des dieux. Déployant son écharpe, elle produisait l'arc-en-ciel.

2°) Nom propre de femme dont les poètes se servent pour désigner une femme aimée et même quelque dame lorsqu'on veut taire le nom.

3°) Petite planète

II. IRIS. Nom spécifique d'un papillon, le nymphale iris, dit grand mars changeant. Prévient du visiteur funèbre.

III.IRIS. Plante. Iris jaune des rivières.

...Iris plural, iris d'Eros, iris de Lettera amorosa.

On appelle cela la "polysémie". C'est magnifique, non ?

Écrit par : Robin | 15 mars 2007

"Ce que dit Evelyne Charmeux sur l'absence d'accent tonique dans la langue française est "globalement exact"

Il faut faire attention avec Charmeux, le souci c'est qu'elle ne dit pas que des âneries...
Sinon ce serait trop facile de la "casser" ...

Désolé je ne la lirai pas (la charmeux).... Elle me gave

ps:
Vous avez loupé (peut être) hier soir sur AB1
Tommy Lee retourne à la FAC .... Excellent :o))))
http://www.tommylee.tv/music/

Écrit par : toto | 15 mars 2007

Robin, j'ai un bug sur le mot "différance".
Pouvez vous me donner une explication ?
Cà a quelque chose à voir avec la gouvernance, la repentance (la bravourance ?) ?
Merci d'avance ;o)

Écrit par : yann | 15 mars 2007

Perceval, effectivement, le texte que j'ai mis sur le redoublement émane d'un maître rééducateur.
Je vous mets mon adresse personnelle, si vous voulez que je vous envoie un texte très utile qu'il a écrit sur ses recherches pour éviter les désastres que l'on constate maintenant que le b-a ba n'est que peu ou pas enseigné. Et encore, que sera-ce quand il y aura un renouvellement complet du personnel enseignant? Vous pourrez me donner en privé la vôtre.
amvalette@wanadoo.fr

Eveline Charmeux a des positions tellement outrancières que comme Foucambert, elle était tombée un peu dans les oubliettes. Meirieu l'a ressuscitée pour la circonstance, et doit parfois le regretter, à vous lire tous, je n'ai pas l'impression que vous êtes nombreux à la suivre !

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 15 mars 2007

Ayant fait des cours de soutien de français en collège, je me suis rendu (avec e, ou sans e ? )compte que la langue française est très difficile, son orthographe et sa grammaire en particulier, et qu'elle est bien mal enseignée.
Les horaires de tous ces apprentissages se sont réduits comme peau de chagrin, les "livres uniques" de français édités pour le collège sont abominables.
Les enfants mis en difficulté par les méthodes"intégratives" utilisées par une majorité de maîtres du primaire n'aiment pas lire, même dans les familles dites "favorisées" et ont donc peu de chance d'enrichir leur vocabulaire.

Je suis d'accord avec vous, Robin, sur la façon d'enseigner les mots. C'est bien sûr ce que font les bons maîtres, dès les maternelles. Même les petits enfants d'origine autre que française peuvent ainsi enrichir leur vocabulaire. Faut-il rappeler qu'à la création de l'école de Jules Ferry, 70 % des enfants étaient des enfants de petits paysans parlant patois, et qu'ils ont appris à parler français à l'école.

Quant à la simplification de l'orthographe, prônée par certains, cela ne peut qu'aboutir à faire du français une langue morte, plus sûrement que l'invasion de la langue anglaise, pour laquelle d'ailleurs nous ne sommes vraiment pas doués, et pour cause ! Comment apprendre autre chose que le "globish", si on ne sait pas ce que sont le complément du nom, la voix passive, les temps du passé etc. dans sa propre langue.

Un exemple : air, aire, hère, erre (terme de navigation), haire, erre (du verbe errer) , lequel choisir?

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 15 mars 2007

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