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15 février 2007

charte pour l'education III

CHARTE POUR L’ÉDUCATION, troisième partie


PROGRAMMES

27. Que l’étude de la langue française soit une priorité absolue, dès le Primaire. Si « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement », on ne peut ni concevoir, ni énoncer, sans un vocabulaire et une syntaxe très maîtrisés.

Remarque : l’ensemble des disciplines est subordonné à ce premier article. Trop souvent, des enseignants de matières scientifiques déplorent le faible niveau orthographique de leurs élèves, ou leur incapacité à saisir des concepts, faute de mots exacts.

28. Que l’on abandonne l’idée de « socle » privilégiant telle ou telle matière. Il n’y a qu’un objectif à l’Ecole : l’acquisition d’une culture multipolaire, combinant de front la maîtrise de l’expression écrite et orale, la connaissance de la littérature et des arts, de solides connaissances scientifiques, historiques ou géographiques, et un développement harmonieux du corps. Les Latins disaient cela en cinq mots : mens sana in corpore sano.

Remarque : cette ambition pour l’école suppose l’abandon de toutes ces disciplines parasites qui encombrent aujourd’hui les emplois du temps, diététique ou éducation civique. On en apprend plus sur la démocratie en étudiant sérieusement Démosthène qu’en comptant les députés dans l’Hémicycle.

29. Que la littérature, l’Histoire et les Arts soient étudiés dans le respect de la chronologie. Un élève doit savoir d’où il sort — ou à quelle communauté culturelle il appartient.

Remarque 1 : Pour l’Histoire, on tentera de dépassionner si possible le débat. Certes, tout enseignement de l’Histoire est par essence politique — à tous les sens du terme. Mais est-il absolument nécessaire d’ignorer les siècles passés, et de consacrer tant de temps aux dernières décennies ? Rappelons que l’Angleterre, par exemple, exclut des programmes scolaires tout ce qui a trait aux trente dernières années.

Remarque 2 : La chronologie n’est pas une fin en soi. Elle permet de comprendre les événements. On étudie aujourd’hui soigneusement la Shoah, et on ne dit pas grand chose sur l’antisémitisme « fin de siècle », les conséquences du Traité de Versailles ou la montée des fascismes. Du coup, Auschwitz sort du néant — et y retourne, dans la conscience non structurée du Collégien / Lycéen moderne.

Remarque 3 : Pour l’enseignement de la littérature, cela suppose que l’on repense complètement les programmes élaborés par la « commission Viala » dans les années 1996-2000 — en supprimant par exemple les « objets d’étude » qui se sont substitués à une connaissance rigoureuse des Textes et de leurs Contextes. Cela suppose, bien entendu, que l’on renonce au « sujet d’invention » au Bac, exercice impossible à préparer, difficile à noter — roue de secours de la paresse satisfaite.


I. PROPOSITIONS POUR LE PRIMAIRE

30. La scolarité primaire est composée de 5 années : CP CE1 CE2 CM1 CM2, voire une supplémentaire CM3. Elle est précédée de 2 ou 3 années de scolarité pré-élémentaire.

Remarque : Faut-il rappeler que nombre de pédo-psychologues sont résolument hostiles à un passage précoce à l’école ? Anticiper la socialisation alors que la structure cérébrale et émotive n’est pas finie peut occasionner des troubles sérieux. Demander à l’école de suppléer la carence des crèches et autres structures d’accueil est une aberration.

31. L’enseignement pré-élémentaire fait partie de l’enseignement primaire, ses personnels sont des instituteurs recrutés dans le même corps que les enseignants de l’école élémentaire. Mais ils auront bénéficié pendant leur formation d’un enseignement complet et objectif portant sur les méthodes et techniques d’apprentissage et sur le développement psychomoteur et cognitif de l’enfant de zéro à douze ans.

32. Les mairies recrutent et rémunèrent des Agents Territoriaux Spécialisés des Ecoles Maternelles (1 par classe). Ces personnels doivent être formés (CAP Petite Enfance).

33. L’école maternelle étant une école, elle bénéficiera de programmes clairs et précis, allant du simple au complexe, rédigés par année scolaire (PS, MS, GS) et par matières :
- Langage oral : vocabulaire, amélioration de la syntaxe, écoute active, poésies, chants, comptines, albums pour enfants, contes traditionnels ;
- Préparation à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture : conscience phonémique, graphismes préparatoires à l’écriture liée ; les activités de lecture par hypothèses dès la PS seront fortement déconseillées, ainsi que la copie de mots (prénoms, jours, ...) en majuscules d’imprimerie ;
- Spatialisation, latéralisation, rythme, connaissance des nombres, des formes, des couleurs
- Découverte du monde (vivant, temps, matière, espace) ;
- Arts visuels et tout particulièrement dessin représentatif ;
- Musique ;
- Education motrice.

34. Les programmes de l’école maternelle évacueront la notion de Projet d’Ecole, laissant libre champ aux enseignants pour construire une progression basée sur les savoirs. Les IEN insisteront tout particulièrement lors des inspections et des journées de formation continue sur la nécessité de ne pas confondre activisme tous azimuts et activités programmées et suivies, ainsi que sur l’inanité de mettre en place des projets à long terme pour habiller l’acquisition de savoirs
pré-élémentaires.

35. Les instituteurs de GS seront tout particulièrement sensibilisés à la nécessité de faire acquérir à leurs élèves les pré-requis nécessaires à un bon déroulement de leur scolarité élémentaire (conscience phonémique, gestes de l’écriture liée, connaissance des nombres jusqu’à 30, petits problèmes additifs, soustractifs,
multiplicatifs et de partage sur les nombres de 0 à 20 mais aussi écoute active, concentration, maîtrise du corps et conscience de l’autre).

36. Afin de résoudre l' "épidémie" de difficultés comportementales due à la promotion délirante de certains courants psychopédagogiques, une grande campagne de sensibilisation sera mise en place par les différents acteurs de l’éducation enfantine (PMI, ASE, MEN), campagne dont le but sera l’aide aux jeunes parents (création de « maisons des enfants », « écoles des parents », suivi personnalisé depuis la naissance pour certains « cas lourds ») et la prévention des troubles comportementaux (sans fichage, bien entendu). Les personnels de ces trois administrations (renforcés partout où le besoin s’en fait sentir) seront fortement encouragés à travailler ensemble pour redonner au petit enfant son statut d’être en devenir qui a besoin de « tuteurs » solides pour grandir harmonieusement.

37. Revaloriser le « par cœur ».

38. Abroger le décret de 1955 qui interdisait les devoirs à la maison.

Remarque : ce décret, passé jadis par un gouvernement de gauche, visait, non sans bonne intention, à rétablir l’équilibre entre élèves favorisés par leur milieu familial, toujours susceptible de les aider, et ceux qui n’avaient pas cette chance. On n’en est plus là : le système a tellement « égalisé » qu’il a ouvert la porte à tous les cours particuliers, tous les instituts privés, tous les devoirs de vacances, accessibles uniquement, par définition, à ceux qui ont les moyens de se les offrir. D’une utopie égalitariste est sorti, là encore, une discrimination de fait.

39. Interdire tout usage de calculettes. De façon générale, l’école primaire n’est pas le lieu le plus adéquat pour introduire, précocement, des « béquilles » informatiques. Il n’est même pas sûr que le collège ait besoin d’une formation dans ce domaine.

Remarque : dans le même esprit, un usage sciemment restreint de la photocopie redonnerait au geste d’écriture une fonction qu’il a aujourd’hui partiellement oubliée. Et la fonction crée l’habitude, et la qualité.

Rétablir les « distributions de prix », qui pourraient redevenir l’accès au livre qui manque à tant d’élèves.

40. En finir, dans le Primaire comme dans le Secondaire, avec le mythe de la « sortie » systématique. On peut très bien intéresser des enfants à un travail précis sans pour autant perdre du temps et de l’énergie à leur faire découvrir leur environnement — qu’ils connaissent parfois bien mieux que leur maître. Ou à les mener au cinéma — surtout quand le film n’a d’autre fonction que divertissante.

II. PROPOSITIONS POUR LE COLLÈGE

41. Créer des classes d’aide et de soutien, dès la 6ème, pour les élèves les plus en difficulté. Ils seront signalés aux chefs d’établissement des collèges par les instituteurs de CM2 en fin d’année scolaire afin que la classe puisse être constituée d’emblée. Ces classes à petits effectifs seront encadrées par des professeurs volontaires et motivés. Elles pourront d’ailleurs n’être que temporaires, ou ciblées par matières, et auront vocation à intégrer leurs élèves dans des classes ordinaires, une fois qu’ils auront atteint un niveau susceptible de profiter de l’émulation collective, au lieu d’en être exclu par leur faiblesse même.

Remarque 1 : ce système, qui pourrait être mis en place prioritairement dans toutes les classes-charnières (CE1, CM1, Sixième ou Seconde), éviterait à la fois de ré-institutionnaliser les « classes de niveau » dont la pratique était souvent discriminante, tout en évitant de faire redoubler ceux qui sont simplement en difficulté, sans pour autant les mélanger avec des élèves d’un niveau trop élevé pour qu’ils ne souffrent pas de cette différence. Car la violence scolaire naît trop souvent, aujourd’hui, de ce laxisme qui prétend faire passer n’importe qui, et confronte l’élève en difficulté à des difficultés bien plus grandes — avec à la clé un sentiment d’humiliation qui se traduit par de l’agressivité, quand ce n’est pas de l’auto-agressivité.

Remarque 2 : Le système peut être installé au moindre coût, en créant dans chaque école un ou deux postes d’instituteurs « flottants », susceptibles de réagir rapidement à une situation de détresse pédagogique. Et, dans les collèges ou les lycées, un poste ou deux (selon la taille de l’établissement) par matière fondamentale. À la limite, on peut même imaginer des enseignants rattachés territorialement à une zone élargie, sur laquelle ils interviendraient à la demande, sur des horaires spécifiques aménagés (par exemple après 16 heures). Cela existe déjà pour certaines catégories d’handicapés. On peut l’étendre à tous les élèves en difficulté — afin, justement, qu’ils évitent tout handicap ultérieur.

42. Multiplier parallèlement les classes d’excellence, les classes européennes, les classes à horaires aménagés (musique, arts, danse, sport), notamment, mais pas uniquement, dans les collèges sensibles.

43. Sensibiliser aux métiers manuels, peut-être en réintroduisant, après adaptation, les anciens « travaux manuels », ou en invitant des professionnels et des artisans à présenter leur activité aux élèves.

Remarque : trop d’élèves s’engouffrent chaque année dans des sections « généralistes », faute de savoir qu’il existe une foule de métiers manuels hautement qualifiants, et souvent fort rentables.

44. Rétablir un certificat d’études élémentaires en fin de 5ème pour les élèves qui se dirigent vers l’apprentissage, afin qu’ils aient en main un diplôme correspondant à un niveau reconnu.

45. Que l’entrée en classe de seconde soit soumise à l’obtention du brevet

46. Rétablir l’autorité des conseils de classe pour déterminer le passage.

Remarque 1 : un redoublement, outre qu’il coûte cher à l’Etat (et c’est surtout cet argument, camouflé sous des intentions pédagogiques, qui est à la base du laisser-aller actuel en ce domaine) n’est pas une fin en soi, et il devrait être évité, ou aménagé, dans toute la mesure du possible (voir plus haut). C’est pourquoi on peut systématiser ce qui se fait déjà dans quelques établissements, le passage « à l’essai » en classe supérieure — à condition d’apporter à l’élève une aide véritable — et à le rétrograder en cas d’impossibilité effective à recoller au peloton.

Remarque 2 : Repenser les redoublements, cela suppose évidemment l’abandon de la politique des « cycles », où l’on passe automatiquement d’une classe à l’autre à l’intérieur du cycle. Cela ne signifie rien — sinon une violence exercée sur l’enfant — d’obliger un élève de CP qui ne maîtrise ni la lecture, ni les quatre opérations de base, à « passer » en CE1. Cette politique a amené trop d’élèves en Sixième sans en avoir le niveau, et jette à la rue, bon an mal an, près de 160 000 jeunes sans aucune qualification, et bien peu de chances d’en obtenir une, à la fin Troisième.

Remarque 3 : aucun recours à la décision de redoublement ne pourra être tenté, sinon le passage d’un examen.


III. PROPOSITIONS POUR LE LYCÉE

47. En finir avec la multiplication des options. Elles n’ont souvent pour but que de permettre au candidat d’engranger des points au Baccalauréat, et le dispenser de travailler sérieusement dans toutes les matières.

48. Donner un second souffle aux sections Littéraires, non en multipliant les options plus ou moins fantaisistes, comme on l’a fait ces dernières années, mais en imposant, par exemple, l’apprentissage du grec ou du latin en Première.

Remarque : On se plaint volontiers du manque de vocations pour aller vers les sections littéraires. Mais on peut susciter des vocations — ne serait-ce qu’en habituant les enfants, dès le plus jeune âge, à fréquenter les bibliothèques. Encore faudrait-il que toutes les bibliothèques d’écoles primaires, tous les CDI de collèges ou de lycée, soient correctement approvisionnés. On a mis tout le poids des investissements dans l’informatique, dont il n’est pas évident qu’il fournisse un accès commode au Savoir à qui ne sait pas lire, ou pas d’une manière discriminante. Et avec le coût d’un ordinateur trop rapidement obsolète, on en achète, des livres qui ne vieillissent pas !

49. Généraliser l’enseignement de la philosophie à toutes les classes de Terminale — et peut-être avant —, en particulier en Lycées professionnels.

Remarque : il est troublant que l’on ait donné aux Bac-Pro un statut de Bac complet, qui leur permet de s’inscrire en fac et d’y échouer massivement, sans se soucier réellement de la culture qu’on leur donnerait. À croire que l’on méprise un peu ces élèves — c’est souvent leur sentiment — et leurs enseignants.


IV. PROPOSITIONS POUR L’UNIVERSITÉ

50. Chaque établissement supérieur, université ou classes préparatoires aux grandes écoles, doit avoir la possibilité de monter une année de « propédeutique », une sorte d’année zéro qui soit une remise à niveau des étudiants capables, mais auxquels le système Collège-Lycée n’a pas donné toutes les armes.

Remarque : les formations supérieures pratiquent déjà une sélection effective, que ce soit en triant des dossiers d’inscription (BTS, Prépas ou IUT), ou en instaurant un numerus clausus (Médecine, entre autres). C’est un principe qui peut être généralisé. Chaque établissement est susceptible, dans le cadre d’une vraie politique d’autonomie, de définir ses critères (après tout, Paris-Dauphine le fait depuis des années), tant que la sélection s’opère, comme c’est le cas pour les exemples sus-cités, sur des critères strictement scolaires. Pour cela, il faut bien sûr imaginer que tous les élèves ont bénéficié uniformément d’un enseignement de qualité.. Cela supposerait par exemple un travail en amont, avec des universitaires allant à la rencontre des élèves de Terminale, après les premiers choix (vers février-mars), afin de leur expliquer exactement quels sont les critères de sélection des filières choisies, et les aider éventuellement à se réorienter. Certaines universités ont déjà monté des opérations de ce type.

JPB et alii…

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Commentaires

Démocratie primale nous voilà !

Ecrit par : laya | 15 février 2007

Félicitations pour ce gros travail de synthèse !

Maintenant, il faut le faire lire, et le faire signer, par les candidats !!

NB : rien sur les mercières. Dobolino va râler !

Ecrit par : yann | 15 février 2007

Je ne suis pas candidat, mais je signe!

Ecrit par : florian | 15 février 2007

Beaucoup de choses extrêmement intéressantes.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 février 2007

Les mercières.... et les paysagistes, yann !!
N'oublions pas les paysagistes, dobolino serait encore plus mécontente.

Bon, plus sérieusement, j'en reste à ma première impression :
Je suis entièrement pour cette charte et je la trouve très intéressante !

Ecrit par : Jeremy | 15 février 2007

Je connais beaucoup de pédagogistes qui commencent leurs phrases par "c'est intéressant....".
Etes vous réellement différents d'eux ?

Ecrit par : laya | 15 février 2007

Belle synthèse.
La partie sur les programmes me semble incomplète.
Il faut de l'ambition (mesurée bien évidemment) pour toutes les matières, pas une "soupe" fade et froide. Le savoir au centre !

Ecrit par : D | 15 février 2007

Pour l'instant, c'est du niveau Maldonne !

Ecrit par : laya | 15 février 2007

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3230,36-867847,0.html

Si ça donne pas un peu d'espoir...

Ecrit par : Ronin | 15 février 2007

Bravo Ronin ! La page n'existe plus ! Nihiliste ?

Ecrit par : laya | 15 février 2007

laya = troll.

Ecrit par : Jeremy | 15 février 2007

Non !

Ecrit par : laya | 15 février 2007

bon ben il faut aller sur le monde.fr et regarder tout en bas dans la rubrique "horizon".

Ecrit par : Ronin | 15 février 2007

Pour l'instant, c'est du niveau Maldonne !

Ecrit par : laya | 15 février 2007

Mais Laya, pourquoi n'avez-vous pas fait, de votre côté des propositions pour "rehausser le niveau".

Je vous invite à Allez voir sur le site de "Désir d'avenir" (j'avais tapé "avanies") consacré à l'éducation, vous constaterez que cela n'a à voir. Là, vous avez un "patchwork" de propositions contradictoires et une fausse synthèse.

Vous avez, pardonnez-moi de vous le dire une conception étrange de la démocratie. Même à Athènes où le petit nombre de citoyens permettait un exercice plus direct - il est vrai que les femmes et les étrangers en étaient exclus et je vous concède que ce n'était pas bien - il y a avait des assemblées élues (comme la Boulè).

D'autre part, les Lois n'étaient pas rédigées par tout le monde, mais par un Législateur (Solon, Périclès).

Il n'avait les yeux fixés ni sur ses petits désirs personnels, ni sur les désirs mouvants de la foule, mais sur l'étalon d'or des paradigme platoniciens : le "Beau" (Agathon), le Vrai ("Aléthéia") et le Beau (Kalon), Jacqueline de Romilly a dit de fort belles choses là-dessus.

JPB a raison de dire qu'il est bien dommage que les élèves d'aujourd'hui apprennent le nombre de sièges de députés dans l'hémicycle et ne sachent rien sur les origines de la démocratie.

Tous les régimes totalitaires ont commencé par nier la représentativité des assemblées et par faire de la "démocratie en fusion" comme disait à peu près Jean-Paul Sartre avec sa naïveté coutumière.. Il y avait hier une très intéressante émission sur ARTE sur la montée du fascisme en Italie. Tapez "Matteoti" sur Google, ils vous expliqueront ça mieux que moi.

Ecrit par : Robin | 15 février 2007

Lorizon ? cestbien laquelesbrighellistesseretrovetpourprocréeer ?

Ecrit par : laya | 15 février 2007

"Mais Laya, pourquoi n'avez-vous pas fait, de votre côté des propositions pour "rehausser le niveau"."
Parce que je ne vous suis pas ...
Et je crois vraiment que je ne vous suivrais jamais !

Ecrit par : laya | 15 février 2007

Discours de Royal en direct de Dunkerque sur l'éducation.
Tout va bien, le niveau n'a pas baissé, et la France reste l'un des meilleurs pays du monde grâce à l'éducation.
On dirait Chirac sur l'Europe un mois avant le référendum.

Ecrit par : Jeremy | 15 février 2007

Excusez moi ! J'ai voulu dire je ne vous serais jamais !
La grammaire a de ses effects !

Ecrit par : laya | 15 février 2007

JPB !
change de soldat : ceux là ne te valent pas !

Ecrit par : laya | 15 février 2007

laya = troll, c'est évident. Ou alors qq'un en grande difficulté ?

Ecrit par : Jeremy | 15 février 2007

Jemetais

Ecrit par : laya | 15 février 2007

Oh maître ! Pourquoi ne daigne(s) tu pas montrer la voie à tesaffidéségarésdèsquetudèsspluslàla! Olalalab_a_ba

Ecrit par : laya | 15 février 2007

Ronin, l'article ne me semble pas donner bcp d'espoir, ca fait très propagande du peuple, cet article... On y explique qu'il est normal que le professeur fasse "l'agent de la circulation" en demandant à untel d'arrêter de parler arabe à son voisin, en prêtant son stylo à une autre et en changeant de place deux élèves avant de pouvoir commencer son cours, puis on dit que le silence se fait MIRACULEUSEMENT (il n'y a pas d'autre mot) et que là tout d'un coup le professeur fascine les foules de disciples qui l'écoutent parler... Je suis sceptique.

Ecrit par : Jeremy | 15 février 2007

Je ne dis pas que tout est rose, il me semblait juste que ça pouvait intéresser.

Ecrit par : Ronin | 16 février 2007

Je ne critique pas le fait que vous l'ayez mis, bien au contraire !
Je commente simplement l'extrait, qui me déplaît un peu par le côté miraculeux de l'écoute du prof, devant lequel tous les élèves, dissipés comme un troupeau de boeufs l'instant devant, deviennent tout d'un coup passionnés par les origines grecques du nom de la maladie combattue par Zidane. Il faut faire du grec ancien, il faut en faire aussi en ZEP, mais il faut aussi que les conditions soient réunies pour que le prof ne soit pas un "agent de la circulation" dans sa classe.

Ecrit par : Jeremy | 16 février 2007

Où est passée la refonte du bac de français (les "objets d'étude" et toute cette foutaise inventée par des cuistres)?

Ecrit par : Jean | 16 février 2007

Peut-être serait-il bien de rajouter l'apprentissage de la dissertation en 3ème en français et du résumé de texte.
Et de redonner un vrai contenu au brevet des collèges. Car permettre aux élèves de 3èmes de passer en 2de avec le seul brevet.... quand on voit le piètre niveau exigé...

Ecrit par : Thalie | 16 février 2007

L'éditorial de Claude Imbert
Les mots pour dire

Claude Imbert

« La langue est le signe principal d'une nationalité » et devient l'âme même de la Nation (Michelet). C'est à ce lien charnel et spirituel entre le Verbe et le Pays que l'on pense aujourd'hui que la Nation se recroqueville, se demande qui elle est, ce qu'elle est, troublée par tous les ailleurs des temps nouveaux, par les immigrés qui en viennent, les délocalisés qui y vont, la mondialisation qui s'impose, l'Europe qui s'interpose... Vous gémissez sur les déchirures du lien social, vous voudriez un je-ne-sais-quoi de commun, de fraternel et qui vous fasse, en dépit de tout, « français », ne cherchez pas : c'est la langue, chef-d'oeuvre inconscient de la conscience nationale...

Un chef-d'oeuvre en péril. Sans magnifier le passé, sans oublier qu'il y a moins d'un siècle la langue française devait cohabiter dans nos campagnes avec les bastions breton, alsacien, provençal, corse, basque, on n'éludera pas l'évidence : la langue française courante, la langue usuelle, populaire, s'appauvrit et se dégrade. Elle n'est plus enseignée dans ses fondements. Quant à la langue plus élitaire, celle qui donne à la Littérature ses bonheurs, à la Science ses définitions, au Droit sa clarté, cette langue-là est, elle-même, exsangue, depuis la grande saignée des humanités. C'est un sinistre considérable dans la Maison France. Ses conséquences, au fil du temps, sur l'humeur du pays, sur l'esprit critique, le civisme, la transmission des valeurs pérennes d'une civilisation, sur l'idée nationale, sur le barrage à la barbarie apparaissent, à chaque décennie, plus accablantes.

Voyons d'abord que l'ébranlement d'un ordre social ancien - et d'abord celui de la famille - aura, bien avant l'école, cisaillé l'apprentissage élémentaire de la parole. La trépidation de la vie contemporaine, son impatience économique et, plus encore, le travail des femmes auront privé l'enfant de la « médiation exigeante et bienveillante » des mères au foyer. Les heures perdues pour le composé maternel « de tendresse et de fermeté » ne se rattrapent pas aisément. Avant 4 ans, tout n'est pas joué, mais beaucoup se décide (1).

A cette défaillance initiale va s'ajouter l'échec retentissant de l'Enseignement. Il dut répondre, admettons-le, à une exigence écrasante de démocratisation. L'excellente école primaire de jadis et la place alors prépondérante du travail manuel ne permettaient qu'à un élève sur quatre d'accéder au cycle secondaire. Pour quitter sagement cette impasse, il eût fallu un autre Jules Ferry. A sa place, nous eûmes la cléricature marxiste, les équarrisseurs de l'idéologie égalitariste, les ingénieurs d'un Gosplan à la gauloise. Et, pour finir, le bafouillage et l'illettrisme.

On ne pouvait évidemment en rester à un système culturel et social ultra-sélectif. Celui d'une époque sans télé, sans textos, sans portables, sans ordinateurs, où l'école et les élèves parlaient à peu près la même langue. Mais le malheur a voulu qu'en prônant, par idéologie, le contre-pied absolu de l'ordre ancien on ait, chez nous, imposé une durable révolution culturelle.

Elle a, peu à peu, jeté à la rivière - et d'abord dans le primaire - une méthode fiable d'enseignement élémentaire de la langue. Puis, au secondaire, ce culte du Beau et du Vrai qu'enseignaient les humanités. Pour décréter l'accès de tous au pinacle universitaire, on a baissé le niveau des examens, on a écrêté la langue, sa richesse et ses vertus. Une génération de Diafoirus aura plaqué sur cet impératif idéologique les emplâtres d'une pédagogie de cuistres. On a jugé l'enfant-roi capable de construire lui-même ses propres savoirs ; et propulsé l'inculture et ses tags créatifs en icônes de la modernité. Le relativisme qui écrase la hiérarchie du maître, qui hisse l'enseigné au niveau de l'enseignant et l'émotion de l'image à celui de la raison a fait le reste. Une crétinisation accélérée des masses, un désastre ! Ainsi a-t-on, je me répète, fabriqué des culs-de-jatte pour consoler les unijambistes !

Si le déglingage de la langue affecte ainsi la matière grise nationale, n'oublions pas non plus que, dans les ghettos, l'impossibilité de se faire comprendre humilie, cadenasse la pensée. Et que la misère du Verbe fait la violence du poing.

Il n'est pas, aujourd'hui, de plus grande cause française que celle de sa langue. C'est l'indispensable accès au renouveau national. Tout le « logiciel » de la machine enseignante, dernière épave d'une illusion défunte, est à réformer. Le bon sens le veut, l'instinct de survie... Et, désormais, une foule d'enseignants aussi !

1. Voir Alain Bentolila, « Le verbe contre la barbarie » (Odile Jacob).

© le point 08/02/07 - N°1795 - Page 5 - 712 mots

Ecrit par : Sylviane | 16 février 2007

En 3ème, cela s'appelait le "sujet de réflexion", supprimé par les mêmes cuistres. Il faut le rétablir, évidemment, au brevet.

Ecrit par : Jean | 16 février 2007

Belle synthèse en effet.
D'autant qu'elle peut, sur bien des points, susciter l'accord de tous (pédagos, anti-pédagos, etc.).
Evidemment, les pédagos refuseront les articles sur le par coeur, les IUFM, ou la chronologie...
Mais s'ils accordent une bonne partie des articles, ce ne sera pas une mince victoire, à mon avis. Il est bon d'essayer de ne pas avoir raison tout seul.
JPB, allez-vous transmettre cette Charte à votre collègue Meirieu ? Il serait bon de savoir quelles propositions il serait prêt à reprendre à son compte.
Et allez-vous la transmettre aux candidats ?

Ecrit par : Pat | 16 février 2007

En 3ème, cela s'appelait le "sujet de réflexion", supprimé par les mêmes cuistres. Il faut le rétablir, évidemment, au brevet.

Ecrit par : Jean | 16 février 2007

Bien entendu....Pour assurer la transition avec la seconde, c'était indispensable. Ce n'est pas qu'ils prennent les élèves pour des crétins, ils font tout pour qu'ils le deviennent !

Ecrit par : Robin | 16 février 2007

JPB

Comment faisons-nous pour signer la Charte ? J'accepte, en ce qui me concerne de prendre le risque de la signer de mon nom et ès qualité.

Ecrit par : Robin | 16 février 2007

Oui, le sujet de réflexion et le résumé de texte, je suis tout à fait d'accord.

Ecrit par : Jeremy | 16 février 2007

Le résumé de texte est un exercice qui leur sera très utile dans la vie professionnelle. Il était jadis au programme de BEP (1ère et deuxième année) et de première.

Ecrit par : Robin | 16 février 2007

Il y a une coquille quelque part, un "s" en trop pour "le travail des enseignants sera évaluéS".

D'autre part, il manque quelque chose pour la formation : il faudrait que dès la première année de DEUG, et même en prépa, les étudiants qui veulent être professeurs soient obligés de se confronter au monde de l'enseignement et au public scolaire.
Parce que, vu le nombre de ceux que j'entends dire aux colègues "ah, si j'avais su, je n'aurais pas fait prof", et aux élèves qu'ils aiment bien "surtout ne faites pas prof", je me dis qu'il faudrait que les étudiants soient obligés de connaître ce monde avant de s'y engager (modalités de mutation, public rencontré, statut de TZR, combien d'étudiants qui seront profs savent tout ça???).
Il faudrait donc un stage obligatoire dès la première année de fac ou de prépa pour prétendre passer les concours d'enseignement par la suite. On pourrait imaginer que ce stage puisse se dérouler ailleurs en fonction des objectifs professionnels (bibliothèque, entreprises, presse, médecine, etc.)

Ecrit par : Jeremy | 16 février 2007

Quoiqu'il n'y ait rien sur les mercières, je trouve aussi que c'est globalement bon. Il faudrait étoffer le projet de formation des instituteurs. BTS, ça me parait mesquin!

Ecrit par : dobolino | 16 février 2007

Pat,
L'avis de M.Meirieu, qui a toujours eu tout faux sur tout et qui n'a à aucun titre le droit de nous donner le moindre conseil que ce soit, nous importe peu. C'est à cause de ce monsieur que nous nous trouvons dans la situation que nous dénonçons, et tout ce que nous lui demandons, c'est de cesser une bonne fois de s'occuper de pédagogie, où il a déjà fait assez de dégâts. On aurait rajouter un article à la charte: " Meirieu déclaré d'indignité nationale."!

Ecrit par : Jean | 16 février 2007

J'avais mis à dessein " dissertation"plutôt que "sujet de réflexion "car à reprendre systématiquement les mêmes termes que "jadis" vous allez hérisser des personnes qui ne s'opposeraient pas forcément au contenu...Et puis la dissertation constitue un exercice en soi le "sujet" est un sujet, pas un exercice.

Ecrit par : Thalie | 16 février 2007

.Et puis la dissertation constitue un exercice en soi le "sujet" est un sujet, pas un exercice.

Ecrit par : Thalie | 16 février 2007

Disons : "initiation à la dissertation" ?

Ecrit par : Robin | 16 février 2007

Le meilleur texte que j'aie lu sur les pédagogistes est sur :

http://rene.pommier.free.fr/pedagocie.htm

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 février 2007

Le texte est formidable, Anne-Marie...et l'ensemble du site a l'air tout aussi passionnant.

Ecrit par : Robin | 16 février 2007

Le meilleur texte que j'aie lu sur les pédagogistes est sur :

http://rene.pommier.free.fr/pedagocie.htm

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 février 2007


Le site de René Pommier, grand pourfendeur de "la nouvelle critique" et de ses sornettes snobinardes, est un véritable trésor d'humour et d'intelligence !

Je viens de lire, dans le cadre d'une préparation de cours, l'étude qu'il consacre au "Sur Racine" de Roland Barthes, et dans laquelle il met à jour de façon magistrale toute l'inanité des thèses barthésiennes. Savoureux, et servi par une admirable connaissance des textes.

On pourrait d'ailleurs faire un parallèle intéressant entre Roland Barthes et Philippe Meirieux, ne serait-ce que pour leur capacité à exprimer de la façon la plus absconse platitudes et inepties, dans le but d'éblouir leurs admirateurs.

Ecrit par : Candide | 16 février 2007

Cette charte est un texte sérieux : hors de question d'y attaquer qui que ce soit ad hominem, Jean, même Ph. Meirieu.
Après les ultimes réajustements, il faudra envisager de la soumettre aux candidats, effectivement. Sinon, quel en serait l'intérêt ? Et comme le propose Pat, pourquoi pas aux pédagogistes, dont certains sont peut-être prêts à débattre de façon constructive, après tout. Avoir raison tout seul n'est pas une fin en soi, même contre cent imbéciles, comme disait Lénine (je sens que ce n'est pas encore aujourd'hui que je vais devenir populaire, avec ce genre de référence...) . L'objectif est, mutatis mutandis, de faire de l'Ecole ce qu'a réussi N. Hulot pour l'écologie : un élément incontournable de la campagne électorale.

Ecrit par : FGuichard | 16 février 2007

Ceux qui osent un parallèle entre Barthes et Meirieu n'ont sans doute pas lu RB, ou n'en connaissent que le "Roland Barthes sans peine", de Burnier et Rambaud, très drôle mais forcément caricatural (satire) et donc injuste. Plongez-vous vraiment dans les textes de Barthes, en particulier dans le dernier séminaire sur "la préparation du roman", absolument passionnant. Permettez-moi de préférer cette pensée stimulante, érudite et précise, parfois un peu précieuse certes, mais jamais m'as-tu vu, à la prose gnangnan de Lagarde et Michard, les Bouvard et Pécuchet du manuel scolaire. Barthes (que j'ai eu la chance de rencontrer une fois, grâce à des amis qui étaient ses élèves) avait, comme avant lui Proust, dit-on, la politesse exquise de vous faire croire que vous étiez plus intelligent que lui. C'est le genre de courtoisie qui se fait rare, à l'heure où la goujaterie est devenue un vice à la mode. Et lisez donc dans "Les Anti-modernes" d'Antoine Compagnon la partie consacrée à RB : vous aurez des surprises !

Ecrit par : FGuichard | 16 février 2007

Candide, les textes de Pommier sont très agréables à lire. Sa "fréquentation" des textes est admirable.Mais je trouve navrant de voir l'esprit blanc/noir qui est à l'oeuvre sur ce blog.
Mettre Meirieu et Barthes sur le même plan est grave, vraiment.
Décidément, après Todorov c'est au tour de Barthes!
J'ai honte pour vous!
Confier des élèves à des enseignants aussi obtus fait froid dans le dos. On peut ne pas être d'accord avec les thèses de Barthes mais de là à le traiter d'imbécile! Que la finesse et l'extrême vivacité d'un critique comme celles de Barthes vous insupportent, c'est une chose mais dire que ce qu'il a écrit ce sont des inepties, me laisse abasourdie.
Il est incroyable de voir à quel point les gens sont devenus, avec internet notamment, persuadés que tout se vaut: mon opinion et celle de Barthes... Je peux écrire facilement, dire tout ce qui me passe par la tête, sans l'ombre d'un doute sur ce que j'avance. D'ailleurs, c'est l'effet pervers d'internet, tout le monde parle comme si tout le monde avait quelque chose à dire d'intéressant, sans plus prendre le temps de la réflexion.
Tout déborde:on se répand,on s'étale, on a droit à la vie privée des uns, aux rancoeurs des autres sur les enseignants, sur les critiques non-conformes, au massacre de l'intelligence, à la dénonciation d'un terrorisme intellectuel mais pour mieux en installer un autre. Normal, tout se vaut, moi et Barthes. Moi et Todorov... Quelle mélasse!

Ecrit par : Thalie | 16 février 2007

Normal, tout se vaut, moi et Barthes. Moi et Todorov... Quelle mélasse!

Ecrit par : Thalie | 16 février 2007

Bien dit! Claire et pertinente analyse!
L'occasion nous est donnée de relire le "critique et vérité" de R Barthes!

Ecrit par : buntovchik | 16 février 2007

"Permettez-moi de préférer cette pensée stimulante, érudite et précise..."

Euh.. justement, pas si précise que ça ; on peut même dire que sa lecture de Racine est pour le moins approximative (voir par exemple les contresens, inadmissibles pour un critique digne de ce nom, sur Bérénice).

Quant à mes lectures de Roland Barthes, elles ont été suffisamment nombreuses, merci, pour me rendre compte que l'écran de fumée de son style ampoulé ne parvient guère longtemps à masquer le vide de sa pensée.

Mais il est vrai que je n'ai jamais rencontré d'amis qui étaient ses élèves, ni même la petite-fille de son cousin au second degré, qui m'auraient évidemment convaincu du contraire.

Ecrit par : Candide | 16 février 2007

Ecrit par corne daur och:
[quotemsg=94179,85,4424896]méfiance : ttoo ne connait rien en pédagogie, il est informaticien et se vante de son goût pour drogues et alcools
de plus c'est un pilier des réactionnaires du forum de briguelli[/quotemsg]

A propos je voudrais dire à CADICHON que niveau effets secondaires 'petit poucet et son ami l'écureuil" mal fait, par une põve instit MAL FORMée, c'est pire que les ACIDES .

Désolé j'avions point pu le mettre sous 'sauver les lettres' (?)

Super boulout la charte
J'ai le III à lire encore (pfffff) ne pas oubliez :
1) On peut améliorer (do it simple as simple as possible BUT NOT SIMPLIER)
2) Ne pas jeter sur la 'voiX' public ;)

BisouX

Ecrit par : toto | 16 février 2007

"... Je peux écrire facilement, dire tout ce qui me passe par la tête, sans l'ombre d'un doute sur ce que j'avance." Thalie
Croyez-vous vraiment que si l'on n'avait aucun doute, on discuterait après avoir exposé ses idées? Venir ici, c'est aussi, pour certains, modifier progressivement leur jugement, le polir au contact de celui d'autrui, revoir leur copie, apprécier la totale liberté d'expression qui règne ici, apprendre, se poser des questions. N'est-il pas intéressant pour vous de recueillir l'avis de ceux qui sont vos prédécesseurs, les maîtres de maternelle et primaire, d'apprendre de leur bouche qu'en s'en donnant le défi, ils arrivent à donner des références aux petits "a-référés" (qui convient mieux que déréféré ce me semble) en les accueillant avant l'âge de trois ans. Ne vous agrée-t-il pas que des gens clairement investis à "gauche" ne se laissent pas aller à croire les sirènes lénifiantes et mensongères des Sciences de l'Education? N'avez-vous pas, depuis que vous venez ici, légèrement modifier votre jugement? N'avez-vous pas appris quoique ce soit?
Si l'enseignement est pour vous une querelle de partis, un enjeu politique national, alors que bien d'autres pays européens sont dans la même panade et que, d'après les témoignages de Danièle, ça ne va pas fort non plus aux Etats-Unis, c'est fort regrettable et vous ne ferez rien avancer du tout.
A une échéance de maximum cent ans, le monde sera bouleversé totalement: plus de pétrole, plus de gaz, plus d'uranium. L'éducation des enfants à naître dépasse largement le cadre de la présidentielle française du mois d'avril 2007.
Maintenant, si JPB confirme que ce blog est devenu dorénavant un site de soutien inconditionnel au candidat Sarkosy, ça ne m'empêchera pas d'être en phase avec lui sur le sujet qui le préoccupe et dont il traite et de continuer à vous raconter ma vie passionnante de parent d'élève quand mes exemples de terrain peuvent, je l'espère, redonner du courage à Anne-Marie ou illustrer quelque propos.
Si vous terrorisez les gens simples avec de savants discours sur Barthes, vous passerez pour de méprisants érudits. Il me semble que le blog de Brighelli recherche des énergies partout et pas seulement pour la section L et les Etudes de Lettres Classiques et de Philosophie à la rue d'Ulm?

A propos des a-référés, l'accueil en classe maternelle dans le courant de la troisième année me semble très bénéfique si cet accueil est intelligemment géré. Il faut simplement que les classes soient plus légères, les maîtres solidement formés et bien soutenus par une ATSEM bien formée aussi. N'est-il pas?

Ecrit par : dobolino | 16 février 2007

JPB,
n'y aurait-il pas une possibilité de faire circuler et signer cette charte via le site de "sauver les lettres" ?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 16 février 2007

Vous avez raison dobolino, la situation est trop grave. Il faut mettre nos idées politiques, nos susceptibilités et nos préférences culturelles de côté.

La question de l'éducation, comme celle de l'écologie avec laquelle vous faites à juste titre le rapprochement dépasse tous les clivages.

Je sors d'une réunion de soutien à Ingrid Betancourt où j'ai entendu des gens d'un courage admirable (son chauffeur en particulier qui était à ses côtes lors de son enlèvement)...Le monde est à feu et à sang et il faut remettre nos petites querelles franco-françaises à leur juste place et distinguer l'essentiel de l'accessoire.

Ne parlons pas du réchauffement climatique. Il va falloir changer nos modes de vie et de pensée de fond en comble dans les années à venir. Sinon l'humanité disparaîtra...et "les humanités" auxquelles nous tenons tant avec.

Notre vision n'est ni assez globale, ni assez universelle (la mienne aussi, je m'en suis rendu compte en écoutant les témoignage des participants...Mais ils auraient pu tout aussi bien être Afgans ou Irakiens.)

Nous sommes à la croisée des chemins.

Je pense comme vous qu'il y a des gens de bonne volonté partout...

Ce qu'il faut maintenant, c'est signer et faire signer la Charte et la faire connaître à un maximum de gens (pas seulement aux politiques)

Ecrit par : Robin | 16 février 2007

Bonsoir à vous tous,
Avez-vous entendu ce qu'a annoncé Mme Royal : priorité à l'éducation nationale et non à la défense nationale.
Il n'y a donc plus de soucis à se faire : les dépenses prévues pour le second porte-avion seront attribuées à l'EN
A bientôt
Anne

Ecrit par : Anne | 16 février 2007

Ne parlons pas du réchauffement climatique. Il va falloir changer nos modes de vie et de pensée de fond en comble dans les années à venir. Sinon l'humanité disparaîtra...et "les humanités" auxquelles nous tenons tant avec.

Ecrit par : Robin | 16 février 2007

Et ce sera bien agréable pour nos arrière-arrière-petits-enfants de lire les humanités à la lueur de la lampe à graisse de cervidé ou de sanglier après une journée de travail de la terre ou de chasse ou de pêche ou de cueillette...

Ecrit par : dobolino | 17 février 2007

Afghans avec un h

Ecrit par : Robin | 17 février 2007

Et.........porte-avions avec un S
A bientôt

Ecrit par : Anne | 17 février 2007

Bonjour,
Je viens de lire la charte et je la relirai. Je constate avec satisfaction avoir bénéficié tout au long de ma scolarité de bon nombre de propositions formulées dans ce texte. Cela ne signifie pas pour autant que tout ait été parfait. Je songe par exemple à l'emprise étouffante de certains points de la morale professionnelle imposée aux institutrices jusque dans les années... 70 et même un peu après ( pas d'institutrice vivant maritalement , pas d'institutrice mère célibataire) vieux restes d'une époque où les représentants de la laïque s'engageaient dans le sacerdoce du métier pour lequel le célibat était recommandé aux jeunes filles sauf dans le cas du poste double. Par ailleurs tout en reconnaissant la solidité de notre formation tant au collège qu'à l'EN ,bon nombre d'entre nous ont éprouvé le besoin d'aller plus loin et de poursuivre leur envol , même si nos ailes étaient coupées par la dure réalité du terrain, réalité devenue aujourd'hui encore plus difficile comme l'on sait. JPB a évoqué la notion d'esprit de corps en commentant le témoignage de M Mabilon, mais cet esprit de corps est inévitable quand vous vivez ensemble du matin au soir et du soir au matin, partageant les tâches ménagères quotidiennes, le chant matinal, les repas , les cours, les trois heures d'étude surveillée le soir, les activités diverses et quelques sorties. Il est inévitable quand vous venez d'un milieu humble et laborieux et que vous partagez l'espoir et l'enthousiasme pour construire votre vie et celle des autres en même temps. Je suis sans doute la seule sur ce blog à avoir lu les ouvrages de ce vieil inspecteur retraité si rapidement catalogué en raison de son nom et de sa fonction. ( J'ai lu sa trilogie de souvenirs à l'époque de la petite revue "Les Mots du Nau" tirée à 150 exemplaires, parfois 200, dont l'objectif était de publier des auteurs connus ou inconnus de la région et d'ailleurs ) Je n'ai pas été autrement surprise de constater qu'il ait été d'emblée rangé parmi les pédagogistes malgré son âge et son itinéraire . Pourquoi ? Nous avons tous tendance et moi avec - j'en ai fait amèrement l'expérience plusieurs fois - à nous faire une opinion trop vite.
Quel rapport avec la charte me direz -vous ? Simplement avoir le souci de bien s'informer d'abord avant d'en tirer des conclusions précipitées .
Mon expérience de documentaliste m'invite à aborder un problème que j'ai dû affronter à plusieurs reprises et sous différents aspects : dans quelle mesure les intérêts privés sont -ils autorisés à utiliser le service public et le travail des fonctionnaires pour améliorer leurs bénéfices ? Cette idée m'est venue en apprenant le bénéfice de Total. Je me souviens parfaitement que mon CDI recevait gracieusement la revue de cette multinationale et je m'en souviens d'autant mieux que la présentation luxueuse sur papier glacé contrastait fortement avec d'autres revues : le BOIT par exemple, c'est à dire le bulletin de l'organisation inter nationale du travail dont les informations allant droit à l'essentiel pouvaient faire réfléchir au mot "partage". Je peux donner d'autres exemples de cette "tentation" de céder aux offres généreuses de tel ou tel groupe privé mais ce sera tout pour aujourd'hui.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 17 février 2007

"Mais il est vrai que je n'ai jamais rencontré d'amis qui étaient ses élèves, ni même la petite-fille de son cousin au second degré, qui m'auraient évidemment convaincu du contraire"... écrit, péremptoire, campé sur ses certitudes admirables et simplistes, un Candide que je suis ravie de ne pas connaître d'ailleurs, pauvre garçon, tant son argumentation est nigaude et de mauvaise foi. Vous avez loupé Barthes, eh bien tant pis, tant pis pour vous ! Mais ne vous en vantez pas, en plus. Oui, j'insiste, la goujaterie décidément est un vice à la mode, -- et l'impolitesse érigée en système de polémique aussi. Comme l'écrit fort bien Thalie, confier ses enfants à un enseignant aussi borné ne me dit rien qui vaille.

Ecrit par : FGuichard | 17 février 2007

Ben justement, FGuichard, puisque cette charte est un texte "sérieux", elle ne devrait pas passer sous silence le rôle majeur qu'a joué et continue à jouer M.Meirieu dans la destruction de l'école. Allez sur le site de Meirieu (www.meirieu.com) et vous y verrez que la guerre que les pédagogistes ont déclarée à l'enseignement traditionnel il y a trente ans continue, et même qu'elle n'a jamais été aussi féroce. Meirieu et ses lieutenants (Frackowiak, Goigoux, Bégaudeau, Charmeux, Hamon, Grandserre...) continuent d'attaquer les professeurs "conservateurs", et de les attaquer sans relâche. La haine des pédagogistes à tout ce qui leur résiste est inexpiable. C'est pour cela que la proposition de Pat de leur soumettre notre charte est bien sympathique, elle part d'un bon sentiment, mais elle est complètement irréaliste: on ne discute pas avec des fanatiques, parce qu'on ne "peut pas" discuter. Il n'y a a pas un seul article de cette charte qui ne les mette dans une fureur noire. Mais évidemment, rien n'empêche Pat ou n'importe qui d'autre de leur soumettre ce texte. Il suffit d'aimer se faire insulter!

Ecrit par : Jean | 17 février 2007

Bonjour à tous,

A la lecture de votre « charte pour l’éducation » et à la lecture -en diagonale- de votre blog, JP, voici quelques remarques.

D’abord, Jean-Paul, ne pourriez-vous demander à ce qu’on transforme votre blog en forum ? Cela aiderait peut-être à la lecture des interventions. Chacun de vos thèmes, muni des commentaires, fait maintenant la taille d’un bon livre de poche… cela devient difficile à suivre.

Sur la charte : à la lecture du paragraphe 2, sur la liberté pédagogique, je m’interroge sur ce que cela peut signifier : finalement, doit-on comprendre que la méthode globale de lecture est tolérée ? A l’opposé, la remarque du paragraphe 4 semble vouloir dire qu’il a été prouvé que les méthodes globales et semi-globales sont néfastes. On en déduit logiquement, même si ce n’est pas dit, qu’elles doivent être interdites. Enfin, tout cela n’est pas clair. Et je serais bien en peine de vous proposer une formulation alternative car je ne sais que penser : 1)La liberté pédagogique me paraît indispensable. 2)Il y a des pratiques dont on sait qu’elles sont néfastes. 3) Il faut donc les interdire. 4) La liberté pédagogique ne peut donc pas exister.

Finalement, ce que nous souhaitons, n’est-ce pas que la liberté pédagogique soit reconnue à chaque enseignant dans les limites suivantes :
· l’atteinte des objectifs qui sont fixés à chaque matière et à chaque niveau par les textes officiels,
· le respect des droits de l’enfant,
· l’utilisation de méthodes éprouvées par l’usage et non démontrées scientifiquement néfastes.

Bravo, en tous cas, pour cette excellente initiative qu’est la charte pour l ‘éducation. Espérons que notre futur ministre de l’éducation, quel qu’il soit, en tiendra compte !

Enfin, quand je lis certaines interventions de grande qualité, sur votre blog et sur des forums amis, cela me navre que toutes ces bonnes volontés ne se réunissent pas dans une association qui servirait de « think tank », de moyen de pression, de poil à gratter et aussi de soutien aux milliers d’enseignants, de parents, de citoyens qui voudraient changer l’école. Personnellement, je me suis inscrit récemment à Reconstruire l’école. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une association de masse, loin de là ! Je m’en désole. Et vous-autres, que faites-vous ? Que peut-on faire pour dépasser ce dialogue fructueux, constructif, mais qui tourne un peu en vase clos ?

Bien à vous,
Philippe

Ecrit par : ex-parent | 17 février 2007

Je crois , Philippe, que la méthode globale (et semi-globale) devrait être clairement interdite par notre charte pour la raison toute simple que ce n'est pas une "méthode", mais une espèce de manipulation irrationnelle et tendancieuse de l'intelligence des enfants. Pour Foucambert, qui l'a fait imposer, c'était une arme contre les enfants "favorisés" de la bourgeoisie, lesquels, ayant compris trop rapidement la combinatoire avec la méthode syllabique, se trouvaient trop rapidement autonomes et trop vite en avance sur leurs petits camarades. Mettre tous les enfants dans le pétrin grâce à la méthode globale, c'était assurer l'égalité des chances! Singulier raisonnement, n'est-ce pas! Le lien entre l'idéologie et la méthode globale est "consubstantiel"!
La "liberté pédagogique" ne peut être un choix entre tout et n'importe quoi, mais seulement entre des démarches qui méritent le titre de "méthodes pédagogiques" (par exemple entre des présentations "inductive" et "déductive" d'un fait de grammaire). Or la méthode globale (et ses consoeurs) ne méritent pas ce titre, à la fois sur le plan de la théorie (puisque le processus prévoit un "déclic" , terme un peu "magique"- et d'ailleurs ce déclic se produit rarement, sinon pour une confusion mentale durable...) et sur celui de la pratique, puisque l'on en constate les dégâts sur pratiquement tous les enfants.
Item pour la "séquence didactique", autre non-méthode!

Ecrit par : Jean | 17 février 2007

Pour Barthes, qui analysait les machines à laver aussi bien que Racine ou Balzac, je ne suis pas sûr que ce ne soit pas le trahir que de dire qu'il pensait FORCEMENT mieux que vous ou moi parce que c'est Barthes. Toute pensée est intéressante dans sa cohérence et son système de valeurs, celle de Barthes comme la mienne ou celle d'un autre. Par contre, il n'y a qu'à relire sa critique du "bon sens" pour voir qu'il ne serait pas d'accord avec la plupart des idées d'ici. J'ai plusieurs fois pensé à lui quand on invoquait ici le bon sens pour justifier des modifications quant aux apprentissages : il aurait balayé ça d'un revers de main.
Sinon, René Pommier c'est très drôle, moi j'ai découvert Planchon par son intermédiaire, et c'est parfois très dur, mais c'est très vrai. Barthes me pose personnellement plus d'un problème quant à son attitude, sur différents plans.

Ecrit par : Jérémy | 17 février 2007

Jean, j'insiste, quitte à être LOURDE (ceux qui me connaissent souriront) : ce texte est destiné à être soumis aux candidats, pas à désigner UNE personne comme responsable de tout ce qui ne va pas , ce qui serait une erreur à tous points de vue. On peut se défouler sur Ph. Meirieu tant qu'on veut, mais pas dans cette Charte, qui, je le répète, n'est pas et ne doit pas être un pamphlet, ni un brulôt, mais un ensemble de propositions faites par des gens sereins et sensés, pas un règlement de comptes -- ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de comptes à régler, mais la charte n'est pas le lieu. Je crois que nous serons un certain nombre sur ce blog à refuser que le texte de cette Charte dégénère en attaques personnelles. "Tactique" , vous connaissez le mot ???

Ecrit par : FGuichard | 17 février 2007

Désigner clairement Meirieu comme le responsable de la situation actuelle, ce n'est pas l'attaquer personnellement, c'est rappeler le rôle officiel et essentiel qu'il a joué, comme conseiller des ministres de l'Education nationale, dans la déconstruction du système éducatif. En 1998, il a bien failli ajouter à son bilan le saccage complet des lycées (s'il n'y avait pas eu le "contre-rapport Meirieu" de la Société des agrégés, c'était chose faite!). C'est lui qui a toujours revendiqué - et il continue de plus belle - la place (et donc les responsabilités!) de premier pédagogue de France. Il a toujours tout fait (et encore davantage) pour attirer l'attention sur lui - et pour nous humilier. On ne peut pas avoir en même temps une chose et son contraire: le prestige des feux de la rampe et le confort de l'anonymat! J'aurais donc trouvé donc assez logique que son nom apparût au moins une fois dans une charte qui doit aussi servir à informer les hommes politiques, lesquels, peut-être, ne savent pas ce que nous nous savons sur lui. Mais bon, je n'en fais pas une fixation!

Ecrit par : Jean | 17 février 2007

Jean, même s'il m'arrive parfois de désespérer de la démocratie, je crois qu'aucun homme politique responsable ne s'abaisserait à signer une charte qui attaquerait nominalement qui que ce soit. Merci de l'avoir compris. Personnellement, je suis contre le pilori -- je laisse cela à nos adversaires, qui en font un usage détestable.

Ecrit par : FGuichard | 17 février 2007

Et vous-autres, que faites-vous ? Que peut-on faire pour dépasser ce dialogue fructueux, constructif, mais qui tourne un peu en vase clos ?

Bien à vous,
Philippe

Ecrit par : ex-parent | 17 février 2007
Je trouve que Brighelli fait beaucoup, il médiatise énormément, il publie et c'est un rude travail qui doit lui prendre un temps fou. Ici, il trouve non seulement des approbations, mais de nouvelles idées et des arguments qui portent de l'eau à son moulin. Il est capable de modifier un tantinet son jugement, d'écouter les autres et de débattre publiquement. Il est écouté et c'est plus que ce que font beaucoup d'autres.
S'il argumente suffisamment lors d'un débat avec Meirieu, et que celui-ci sent le vent tourner, il peut lui faire tourner casaque, ce qui serait mieux que de ré-instituer la peine de mort ou le bagne comme le propose Jean qui, malgré la dictature de ce Meirieu qu'il vomit, semble toujours en poste et ne nous écrit apparemment pas de l'Ile du Diable, dégradé, humilié et cassant des cailloux 15 heures par jour pour un clair brouet.

Ecrit par : dobolino | 17 février 2007

FGuichard,

Libre à vous de refuser de confier vos enfants aux enseignants qui n’aiment pas Barthes. Je ne suis pas de taille à lutter contre la subtilité, toute barthésienne, de votre pensée et de celle de Thalie (qui me traite d’obtus ! Au sens barthésien du terme, je suppose ?). Votre message est un tel exemple de réponse nuancée et solidement argumentée que je n’ose même pas vous faire observer que je n’ai jamais mis Barthes et Todorov dans le même panier, et que j’ai défendu ce dernier sur ce blog (Todorov, d’ailleurs, à qui vous ne confieriez sans doute pas vos enfants, puisqu’il a émis récemment, au sujet de Barthes, un jugement pour le moins réservé :

http://www.telerama.fr/livres/B070129001643.html).

Vous me reprochez d’avoir « loupé » Barthes, mais comment pourrait-il en être autrement ? Comment « trouver » Barthes, qui ne s’est jamais trouvé lui-même ? Comment saisir la pensée d’un champion du sens « fluide » ?

Tous les écrits de Barthes que j’ai lus, FGuichard, ne m’ont jamais rien apporté d’essentiel sur la connaissance des grands écrivains dont ils traitaient, et plutôt que de me répondre, en levant les bras au ciel, « Et il s’en vante, le malheureux ! », essayez donc de me montrer en quoi le Sur Racine permet de mieux comprendre Racine, S/Z de mieux comprendre Balzac, etc. Je veux bien concéder, toutefois, que le Roland Barthes par Roland Barthes m’a donné une meilleure connaissance de Roland Barthes. Mais il s’agit de grands écrivains, et permettez-moi de penser qu’un Leiris parlant de Leiris est infiniment plus intéressant qu’un Barthes parlant de Barthes.

Cela dit, je suis d’accord avec Robin pour considérer que ces minuscules polémiques sont sans intérêt au regard des grands problèmes actuels, et tout particulièrement de ceux de l’Ecole.

C’est la raison de la modération de ma réponse, outre le respect qu’on doit aux duègnes.

Ecrit par : Candide | 17 février 2007

Ce n’est bien sûr pas le sujet. Mais puisque vous insistez, je tiens à joindre ma voix à celle de F. Guichard. J’ai beaucoup appris de Barthes et aussi de Lévi-Strauss, de Foucault, de Lacan, d’Althusser ou de Deleuze. Et je ne renie rien de ces années-là. Je viens de lire l’interview de Todorov et je ne vois pas en quoi ses propos ressembleraient aux vôtres. Quant à la « duègne », c’est tout simplement la Dame des troubadours en ancien espagnol (les deux mots viennent du même « domina » latin). Pas la peine d’avoir fait de la linguistique structurale pour savoir ça, la bonne vieille philologie d’avant Saussure suffit.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 février 2007

Notez que Barthes ne le savait sans doute pas. Sinon, il nous aurait régalé d'une lecture décapante du Mariage !

Ecrit par : Candide | 17 février 2007

"régalés"

Ecrit par : Candide | 17 février 2007

Cette fois-ci, un âne qwerty, pardon, averti, en vaut deux...j'ai relu avant d'envoyer, ce débat du Fig Mag de cette semaine, qui vient à point alimenter notre discussion sur la charte, et si vous trouvez quelque incohérence dans le texte ci-dessous, elle n'est pas à mettre sur le compte d'une fausse manip' de ma part mais sur celui de la monumentale malhonnêteté intellectuelle du cauteleux chanoine Meirieu qui croise le fer avec Marc Le Bris:duel entre la cuistrerie du pompier pyromane et le BON SENS d'un courageux soldat de l'armée des ombres.

Message pour dubo, dubon dubonnet: BON SENS (je persiste et signe) contre relativisme constructiviste. Yapa foto.


Face-à-face : Comment sauver l'école de la République ?
Marc Le Bris, instituteur et directeur d'école à Médréac (Ille-et-Vilaine), pousse un cri d'alarme. Philippe Meirieu, l'un des fondateurs des IUFM, considéré comme le pape de la pédagogie en France depuis trente ans, lui répond. Débat poli mais tendu.
Le Figaro Magazine - Nicolas Sarkozy a évoqué une «faillite» de l'école publique. Quelle est votre analyse ?
Marc Le Bris - Je crois que l'on peut parler de désastre éducatif et culturel ! Il met en péril la production de nos élites, celle des futurs physiciens et mathématiciens du pays, par exemple. Mais l'effondrement des niveaux scolaires fait aussi que la jeune boulangère va chercher sa calculette pour ajouter 1,20 euro à sa note. Dans une économie mondiale ouverte, nous allons payer cette carence éducative très cher. Lors des concours internationaux, les jeunes d'Inde ou d'Ukraine arrivent avec trois ans de moins que nos propres candidats. La faillite de la transmission des savoirs annonce celle de l'économie et, en profondeur, une véritable crise de civilisation.

Philippe Meirieu - Si l'on doit évoquer une faillite, elle est surtout due au fait que les savoirs ont été enseignés comme si la famille, le tissu social ou la religion jouaient encore leur rôle. L'école n'a absolument pas pris en compte le phénomène majeur de déculturation sociale. Elle a dès lors sous-estimé la dimension culturelle qu'elle devait apporter à ses enseignements. Vous évoquez la baisse des niveaux. En réalité, un seul secteur s'est effondré depuis les années 20 : l'orthographe.

M. L. B. - C'est la mesure de la rigueur et du raisonnement. Elle démontre que tout le reste est défaillant.

Fig mag;Le problème vient-il des enseignants ?

P. M. - La formation des maîtres n'est pas à la hauteur des enjeux. Il y a une première année de bachotage suivie d'une deuxième année trop courte dans une ambiance infantilisante. J'ai participé à la commission qui a créé les IUFM (Instituts universitaires de formation des maîtres). Je m'étais opposé sans succès à ce que l'on organise un concours en plein milieu du cycle. La France a besoin de maîtres formés sur deux années pleines. On est loin du compte. Les professeurs eux-mêmes ne sont pas au standard européen, qui suppose l'obtention d'un mastère (licence + 2 ans).

M. L. B. - Je suis bien plus sévère que vous ! Depuis vingt ans, les IUFM sont l'une des causes principales de l'échec scolaire. La sélection des enseignants à l'entrée est basée sur la seule conformité idéologique au «constructivisme» (l'élève construit lui-même son savoir). Appliquée comme un dogme, cette logique a abouti à de véritables absurdités. La démonstration en mathématique a quasiment disparu, repoussée en terminale. La division n'est plus au programme de l'école française ! Nous devions jusqu'à il y a deux ans nous cacher pour faire des dictées, à moins de risquer un rapport salé en cas d'inspection. Nous avons ainsi fabriqué des générations de gens intuitifs, mais incapables de diriger leur raisonnement. Pour sauver l'école, la première décision serait de fermer tout de suite les IUFM. Et de ne les rouvrir que le ménage fait.


Que devrait-on apprendre à l'école aujourd'hui ?

M. L. B. - Pour le primaire, les programmes de 1923 n'étaient pas mal du tout. On devait maîtriser la règle de trois avant l'entrée en sixième, ainsi que les fondements de la grammaire. C'étaient des objectifs raisonnables, qui donnaient à chacun une base à partir de laquelle pouvaient se développer les savoirs.

P. M. - A mon sens, l'objectif général devrait être qu'un jeune formé par l'Education nationale soit capable à 16 ans de lire intelligemment un quotidien de bon niveau. C'est-à-dire de comprendre la météo, de maîtriser suffisamment d'économie pour appréhender l'actualité dans ce domaine, assez de culture pour saisir les pages littéraires, etc. Il y a d'ailleurs des disciplines majeures qui manquent cruellement, comme le droit.

M. L. B. - Pour faire du droit, il faudrait encore qu'ils sachent lire !

P. M. - Le danger que je perçois dans l'utilisation de vos propos, c'est que l'on en revienne à des fondamentaux - lire, écrire, compter - au détriment du développement de la personne. Cette dérive instrumentaliste est d'autant plus absurde que les enquêtes du ministère ont montré que seulement 6% des enfants en fin de sixième ont des problèmes pour associer lettres et syllabes à des sons. Par contre, moins de 20% disposent de la langue écrite comme outil de pensée. Ce qui prouve que le problème est culturel.


En termes pédagogiques, où se situe selon vous le principal enjeu ?

M. L. B. - Depuis trente ans, on développe une éducation tournée presque exclusivement vers le ludique et la découverte. On met l'éducatif devant l'instructif ! Alors que l'installation de compétences - calcul, rédaction, raisonnement - suffit bien souvent à installer la notion de règles, y compris sociales. On a joué pendant trente ans avec les fondements de base d'une société, c'est-à-dire lire, écrire, et compter. Elle est là, la déculturation.

P. M. - Ceux qui, comme moi, ont voulu privilégier la découverte n'ont jamais imaginé que l'on enlèverait la nécessité de formaliser ! Pourquoi cela ne fonctionne- t-il pas ? Nous sommes dans la société du caprice érigé en principe de société. L'enfant entend, tout au long de la journée, via la publicité : «Tes désirs sont des ordres.» Il zappe en permanence. En trente ans, un élève de sixième a aussi perdu une heure et demie de sommeil. Le problème que rencontre la majorité des enseignants, ce n'est pas la violence, mais l'incapacité à se fixer. Dès lors, il faut revenir aux rituels : obtenir le calme, tenir correctement des cahiers, classer et organiser l'environnement selon une logique d'exigence. Les enseignants ont le droit d'être à contre-courant de la société du ludique.

M. L. B. - Je suis ravi de vous entendre dire cela. Beaucoup s'inspirent de vous pour dire le contraire.

P. M. - J'ai parfois été victime de zélateurs trop empressés.


Avez-vous le sentiment d'une école élitiste qui ne sait pas gérer ses cas difficiles ?

M. L. B. - Quand l'école faillit à sa mission, seuls les forts ou les puissants survivent. Nous sommes dans la reproduction des élites que craignait Bourdieu. Les enfants des classes défavorisées sont toujours moins nombreux dans les grandes écoles. Les excellents lycées étant dans les zones à forts revenus, les centres-villes, etc., changer la carte scolaire ne servira à rien. Ce qu'il faut créer, c'est une classe d'excellence pour chaque niveau et dans chaque collège. Cela suppose de revenir à une sélection qui, par essence, donne sa chance à tous.

P. M. - Je suis farouchement hostile à une telle idée ! Les classes hétérogènes sont la fierté de la République. Il y a un creuset social, une stimulation, de l'entraide, des élèves qui se rencontrent. Les classes d'excellence appauvriraient les élites, qui se couperaient de la réalité.

M. L. B. - C'est déjà le cas. Et dans les conditions actuelles, nous risquons de rater les polytechniciens ou le Einstein du 93 !

P. M. - Il ne nous suffira pas d'avoir un Einstein ou un Proust dans le 93 pour que les autres ne fassent pas éclater une bombe à la tête de la République ! Nous assistons à une déchirure de la jeunesse, que les émeutes de l'année dernière ont révélée. Dès lors, il faut un plan Marshall pour les zones d'éducation prioritaire. Je suis favorable à une indexation de la dotation globale des collèges en fonction de la CSP des parents des enfants scolarisés. Il faut sortir de l'égalité fantomatique.



Pour expliquer la crise actuelle, certains stigmatisent aussi le fossé croissant entre l'école et l'entreprise.

M. L. B. - L'école ne travaille pas pour les industriels, mais pour la nation. En revanche, les entreprises ne se satisferont pas d'une école qui n'est pas qualifiante.

P. M. - Un des problèmes vient de l'enseignement technique professionnel, traité de manière incroyablement désinvolte. Et le système d'orientation est devenu une usine à gaz avec les CAP, les BEP, les bacs pro, les bacs technologiques, auxquels plus personne ne comprend rien. Les moins informés tombent dans toutes les chausse-trappes.



La structure du ministère de l'Education nationale constitue-t-elle un handicap pour les réformes ?

M. L. B. - C'est un ministère autogouverné, composé d'une nomenklatura qui part des couloirs du ministre et aboutit à la micro-hiérarchie au-dessus d'un petit instituteur en milieu rural. La conformité idéologique et pédagogique est impressionnante. Dans ce contexte, la marge de manoeuvre d'un ministre est très limitée.

P. M. - Ce qui lui manque, c'est la durée. Dès qu'il a un groupe de lycéens dans la rue, le ministre saute. Cela déboussole les enseignants.


Pour résumer, quelles réformes urgentes sauveraient l'école ?

M. L. B. - Il faut réécrire d'urgence les programmes et remettre à plat la formation des enseignants. A ce moment-là, il devient possible de bâtir un plan de quatre ou cinq ans se concentrant sur trois réformes d'ampleur : l'organisation d'examens qualifiants aux moments charnières du cursus (fin du CP, entrée en sixième et en seconde, ainsi qu'à l'université) ; la création de classes d'excellence dans chaque collège ; et la liberté pédagogique dans un contexte de stabilité des équipes, essentielle au succès de chaque établissement.

P. M. - La philosophie, ce doit être plus d'Etat et moins de bureaucratie. Plus de précision et d'intransigeance sur les objectifs et de liberté dans les modalités. Je vous rejoins sur un accompagnement - et non des examens - lors des transitions importantes. Outre le plan Marshall vers les ZEP, je milite pour la création d'un Haut Conseil à l'éducation (sur le modèle du Conseil d'Etat ou du Conseil constitutionnel) afin de donner du sens aux réformes selon une ligne claire, établie dans la durée.


Ecole : demandez le programme !, de Philippe Meirieu, Esf éditeur, 2006.
Et vos enfants ne sauront pas lire... ni compter !, de Marc Le Bris, Stock, 2004.

Ecrit par : Cadichon | 18 février 2007

Marc Le Bris m'avait fait l'honneur de me demander de l'aider à préparer ce débat — et je l'avais prévenu que Meirieu, qui n'est pas un âne, Cadichon, est un virtuose du double langage — affirmant en public certaines choses proches des nôtres et les réfutant pour ses vrais amis sur son blog ou des livres.
Et comme j'avais raison !
La photo choisie (innocemment ?) par le Fig-Mag d'hier le montre dominant Le Bris de sa masse — je l'avais aussi prévenu de ce danger — question de calibre.

De cette interview, j'ai retenu une phrase : "J'ai parfois été victime de zélateurs trop empressés."
Autant pour Frackowiak et autres énergumènes. Mais ce sont eux qui seront au pouvoir si la Madone arrive au bout de sa quête… Pas même Meirieu : nous aurons droit aux sous-modèles.
Bon appétit.

Pedro, entièrement d'accord sur le fait que l'on peut désormais imaginer des conventions entre facs littéraires et scientifiques.
Cela dit, lorsque je proposais un cursus de deux années après le Bac pour les futurs instits (plus trois ans, moitié en facs, moitié sur le terrain, ce qui mettrait les futurs diplômés sur un Bac + 5 qui ne poserait pas de problèmes de statut), je pensais à la capacité qu'ont actuellement les BTS (et pas les facs) de recruter en fonction d'un numerus clausus strict (dans certaines commissions dont je fais partie, nous recrutons un candidat sur dix), numerus calculable en fonction des postes offerts à la sortie — ce qui limiterait automatiquement la déshérence des recalés.

Sur Barthes, je lis ici de très grosses bêtises — ceux qui les écrivent se reconnaîtront. J'ai suivi l'enseignement du grand homme, pendant qu'il préparait, à l'EPHE, son livre sur le Discours amoureux, et je peux vous certifier que c'était non seulement un esprit de tout premier plan, mais que certaines subtilités de Goethe ou de STendhal, dépliées par lui (c'est le sens étymologique d'expliquer), nous sautaient brutalement aux yeux — ça tenait du tour de passe-passe tranquille et du génie.
Mais lui aussi a certainement été dépassé par des "zélateurs trop empressés". Comme Lacan, comme tant d'autres — y compris Freinet, je l'ai déjà dit ici. C'est le problème dès que vous lancez une Ecole, ou une mode. Nombre de petits soldats ne vous arrivent pas à la cheville — mais on fait avec.
Dimanche pluvieux, très pluvieux, ici. Tant mieux, ça fera repartir l'herbe.
JPB
PS. Dobolino, j'étais entre Gap et Montpellier, hier. J'ai dû passer pas très loin de chez vous — z'aviez qu'à me donner vos coordonnées, j'aurais fait un crochet pour le thé…

Ecrit par : brighelli | 18 février 2007

"C’est la raison de la modération de ma réponse, outre le respect qu’on doit aux duègnes."
La duègne (qui est encore assez bien conservée, rassurez-vous, et assez en forme pour souffleter les impertinents dans votre genre... ) ne daigne pas vous répondre, Candide, ne serait-ce que pour vous éviter de polluer le blog de vos malséantes interventions . Vous êtes, effectivement un goujat, mon cher, un pauvre petit goujat.

Ecrit par : FGuichard | 18 février 2007

Vous avez certainement raison, Jean, à propose de la méthode globale (et semi-globale) qui n’est pas une méthode mais une espèce de manipulation… Je ne suis pas capable de juger car je n’ai pas vos connaissances sur ce sujet. Je me contente de constater les résultats.

Dobolino, je suis admiratif et reconnaissant à Jean-Paul Brighelli pour son action en faveur d’une reconstruction de l’école. Mais, ce que je voulais dire, c’est qu’on a l’impression que Jean-Paul est comme un général sans armée. Or, je suis persuadé que l’armée existe, mais qu’on a oublié de la convoquer. Et je pense que notre « école de pensée » ( !?) serait plus forte si elle était épaulée par un groupe digne de ce nom.

Ecrit par : ex-parent | 18 février 2007

Entièrement d’accord avec ex-parent. C’est aussi ce que je voulais dire en posant la question : OK pour la Charte (en l’améliorant) mais dans quel cadre l’utiliser ? Pour moi la réponse est toute simple : elle devrait d’abord servir à regrouper dans une structure très souple mais efficace toutes les Associations signataires de la Pétition « Refondation ». Bref, mettre enfin en place ce FARE (Forum des Associations de Résistance pour l’Ecole) – avec ce nom ou un autre, peu importe – qui nous permettrait d’avoir du poids auprès des média et des politiques. Tant que chaque petit collectif restera dans son coin ou que notre présence dans le débat public se limitera à quelques francs-tireurs bénéficiant – pour combien de temps ? – de l’attention des medias, nous n’avancerons pas et toutes les idées que nous avançons risqueront d’être utilisées dans une perspective qui n’est pas la nôtre. « Reconstruire l’Ecole » a toujours défendu une telle fédération des forces et des initiatives. Mais il faut reconnaître que cette démarche ne semble pas susciter d’enthousiasme.

Je répondrai plus tard aux remarques de Jean-Paul sur ces fameux BTS-Instits. Il commet la même erreur que Meirieu, la CDIUFM ou la Commission Bancel. Mais il me faudra développer longuement puisque ce qui pour moi est une évidence absolue ne semble pas être compris malgré toutes mes explications précédentes. Je n’ai pas le temps en ce moment.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 18 février 2007

PS. Dobolino, j'étais entre Gap et Montpellier, hier. J'ai dû passer pas très loin de chez vous — z'aviez qu'à me donner vos coordonnées, j'aurais fait un crochet pour le thé…

Ecrit par : brighelli | 18 février 2007

Alors là, Brighelli, mes coordonnées ne sont pas difficiles à trouver et, au vu de la tronche que me faisait mon secrétaire de section la dernière fois qu'on s'est réuni (débat participatif sur Education, Formation des jeunes...), vous êtes bien le seul à ne pas m'avoir identifiée! D'autant plus que vous êtes sans ignorer que je suis la sœur de Catmano! Demandez à votre véto où se loge cette H... véto. Un regard dans l'annuaire ROY et hop!
Au débat, il a fallu que je me batte pour avoir la parole et c'est le bzzz qui, planqué derrière moi (le salaud!), a signalé que je désirais prendre la parole depuis un quart d'heure. Du coup, j'ai été un cheveu sur la soupe...
Je vous signale, à toutes fins utiles, que BZZZZ, socialo depuis trente ans, n'est pas loin de vous rejoindre tous sur l'enseignement mais avance sur la pointe des pieds (un habitué ambitieux...) et m'envoie en éclaireuse. Les baffes sont pour moi. C'est de famille, les insultes "élitiste, facho", n'est-ce pas?

Ecrit par : dobolino | 18 février 2007

Je vous signale, à toutes fins utiles, que BZZZZ, socialo depuis trente ans, n'est pas loin de vous rejoindre tous sur l'enseignement mais avance sur la pointe des pieds (un habitué ambitieux...) et m'envoie en éclaireuse. Les baffes sont pour moi. C'est de famille, les insultes "élitiste, facho", n'est-ce pas?

Ecrit par : dobolino | 18 février 2007

Je comprends encore mieux ce qui vous a fait " pleurer de rire " dans les propos de "corne d'auroch" que le chiffon rouge de notre ami d'Enguell a rendu apparemment à moitié fou.

Ecrit par : Robin | 18 février 2007

Dimanche pluvieux, très pluvieux, ici. Tant mieux, ça fera repartir l'herbe.
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 février 2007
C'est trop tôt! Elle va geler... d'ailleurs, "année de foin, année de rien!"

Ecrit par : dobolino | 18 février 2007

P. M. - Ceux qui, comme moi, ont voulu privilégier la découverte n'ont jamais imaginé que l'on enlèverait la nécessité de formaliser ! Pourquoi cela ne fonctionne- t-il pas ? Nous sommes dans la société du caprice érigé en principe de société. L'enfant entend, tout au long de la journée, via la publicité : «Tes désirs sont des ordres.» Il zappe en permanence. En trente ans, un élève de sixième a aussi perdu une heure et demie de sommeil. Le problème que rencontre la majorité des enseignants, ce n'est pas la violence, mais l'incapacité à se fixer. Dès lors, il faut revenir aux rituels : obtenir le calme, tenir correctement des cahiers, classer et organiser l'environnement selon une logique d'exigence. Les enseignants ont le droit d'être à contre-courant de la société du ludique.

M. L. B. - Je suis ravi de vous entendre dire cela. Beaucoup s'inspirent de vous pour dire le contraire.

P. M. - J'ai parfois été victime de zélateurs trop empressés.

P.M. ne dit donc pas que des conneries mais ce n'est pas une raison pour tomber dans un formalisme idiot. Tenir un classeur rempli de viduité ou, si vous préférez, de viditude, n'est pas une fin en soi.

Ecrit par : dobolino | 18 février 2007

Dobolino, je suis admiratif et reconnaissant à Jean-Paul Brighelli pour son action en faveur d’une reconstruction de l’école. Mais, ce que je voulais dire, c’est qu’on a l’impression que Jean-Paul est comme un général sans armée. Or, je suis persuadé que l’armée existe, mais qu’on a oublié de la convoquer. Et je pense que notre « école de pensée » ( !?) serait plus forte si elle était épaulée par un groupe digne de ce nom.

Ecrit par : ex-parent | 18 février 2007

Et moi, je crois que "c'est un autre avenir qu'il faut qu'on réinvente, sans idoles ou modèles...". Tout mouvement de pensée qui veut se créer un groupe sera récupéré par l'un ou l'autre parti! D'autres débats sont en cours, notamment sur le droit du travail ou l'immigration, et certains seraient alors obligés de fuir. Si Thalie, malgré qu'elle en ait, ou Cadichon, sont OK avec moi ou autre sur l'enseignement, nos options politiques sont totalement divergeantes sur d'autres sujets. Impossible de créer un groupe récupérable et obligatoirement récupéré.
Non, franchement, Brighelli tient bon la barre. Ce sens est le bon et Rome ne s'est pas faite en un jour.
N.B.: Merci, Cadichon, pour ce texte Meirieu-Le Bris, qui me fait prendre un peu la mesure du problème. Je suis novice en la matière mais ai fait assez d'études pour savoir ce qu'étudier veut dire.

Ecrit par : dobolino | 18 février 2007

Tout autre chose (quoique...)

J'ai appris lors de la soirée de soutien à Ingrid Bétancourt gardée en otage depuis 5 ans par les FARC dans la jungle de Colombie, que les "rebelles" ne disaient pas "garder en otage", mais "retenir" : 5000 personnes "retenues" dont des enfants et même des bébés..."retenir" : comment dit-on ça en espagnol ?

...Et dans le camp d'en face, que le régime politique d'un pays où des syndicalistes sont assassinés tous les jours (plus de la moitié des syndicalistes assassinés dans le monde sont colombiens) s'appelait une "Démocratie".

On dira ce que l'on voudra, mais on ne peut pas accuser ces gens-là de manquer de "retenue".

"Retenir" pour "prendre en otage"..."Démocratie" pour "régime de terreur" : c'est sans doute l'équivalent colombien de la "lingua tercii imperii" de Victor Klemperer.

Et ici en France : 60 clampins pour écouter les rescapés dans une salle qui pourrait en contenir 500..

Il y a encore du boulot à faire pour "retenir la démocratie".

" Nous t'attendons Ingrid et nous pensons à toi et nous ne serons libres que lorsque tu le seras."

Ecrit par : Robin | 18 février 2007

...Ils ont passé un petit film où un militaire expliquait sans rire qu'ils s'employaient à "humaniser la guerre".

Ecrit par : Robin | 18 février 2007

Je reviens donc sur la formation des instituteurs. Je ne suis pas hostile à la création de ces classes post-bac puisque je les ai moi-même proposées il y a plus de 2 ans. Je me demande seulement si, dans le nouveau cadre défini par la loi Fillon, on ne peut pas imaginer mieux et moins cher. Je n’ai jamais pensé en revanche que les choses étaient aussi simples que les présente Jean-Paul.

Nous vivons dans une société où les individus sont libres de leurs choix. Et lorsque les décideurs sortent de leur cuisse un projet tout ficelé sans prévoir à l’avance les futurs choix rationnels des individus, ils créent une usine à gaz pourrie par les « conséquences non voulues » et les « effets pervers ». C’est le b-a, ba de l’économie, de la stratégie, des sciences politiques, etc. Les gens « de gauche » – les sociologues bourdieusiens, les profs d’économie marxistes, etc. – pensent souvent qu’il s’agit de théories « de droite » parce qu’elles prennent en compte les individus et pas les classes ou d’autres entités tout aussi fantomatiques. Ils se gourent, il s’agit tout simplement d’une théorie de la décision, aussi scientifique qu’on peut l’être dans le domaine des sciences anexactes. C’est ce qu’ont oublié, par exemple, les illuminés qui mirent en place les IUFM. Leur machin était si beau qu’ils pensaient former l’ensemble des futurs professeurs des écoles. La réalité, c’est qu’ils ont commencé à un peu plus de 70% et qu’ils en sont maintenant à 50%. Alors que 100% des instits sortaient autrefois des EN.

Ce serait encore pire si on suit les idées exposées par JPB puisqu’on ne présélectionnerait même pas au niveau de la licence mais au niveau du bac. Il y a aujourd’hui plus de 90 000 candidats au professorat des écoles, dont 20% ont été présélectionnés par les IUFM. Il y a 20% de lauréats au concours (10% pour les IUFM et 10% pour les candidats libres malgré eux). Pourquoi ? Parce que les candidats non admis dans les IUFM se présentent quand même au concours et qu’ils sont si nombreux que, malgré une préparation déficiente, ils décrochent la moitié des places.

Les 90 000 candidats actuels pourraient-ils tous avoir suivi la filière BTS-Instits, surtout si on en sélectionne 1 sur 10 comme nous dit JPB ? Il faudrait pour cela qu’il y ait 900 000 pré-candidats se pressant à la porte de ces fameuses classes post-bac. Beaucoup plus que le nombre total de bacheliers. Une telle hypothèse est totalement farfelue.

On ne pourra jamais empêcher un néolicencié « normal » de se présenter au concours. On ne pourra pas non plus empêcher d’autres personnes ayant les titres requis (une vieille licence ou une VAE) de le faire. C’est ainsi qu’on voit depuis plusieurs années un flux croissant de femmes âgées de 35 à 45 ans qui, après avoir travaillé en entreprise, choisissent pour des raisons diverses de devenir professeurs des écoles. Leur maturité, leur expérience et aussi des diplômes moins dévalués que ceux d’aujourd’hui font qu’elles prennent de plus en plus de places. Meirieu (qui, contrairement à ce qu’imaginent certains, n’est pas un imbécile) a senti le filon : depuis deux ou trois ans, l’IUFM de Lyon leur réserve un quota : cela permet d’améliorer les résultats. Mais au détriment, of course, des néo-licenciés.

Pour que le système proposé par JPB marche, il ne faudrait pas une présélection comme celle qu’opèrent maintenant les IUFM : en laissant sur le carreau 80% des candidats, elle les transforme en dangereux concurrents. Il faudrait un PRE-RECRUTEMENT. Ce qui impliquerait de revenir au système des anciennes Ecoles normales : on passe le concours après le bac et on est formé ensuite. Parfait, revenons au passé, vont dire tous ceux qui passent leur temps à pleurer les neiges d’antan. Sauf que s’il y a une leçon à tirer de l’histoire, c’est qu’elle ne revient jamais. Impossible de revenir à l’ancien système parce que si Bercy a accepté la mise en place des IUFM et le passage des instits au corps A, c’était à la condition de réduire la durée du stage à un an : donnant, donnant. Si le prérecrutement avait à nouveau lieu au niveau du bac, on multiplierait les coûts par 5. L’hypothèse est-elle sérieuse ? D’autant plus que ceux qui se destinent à l’enseignement secondaire demanderaient, bien sûr, à toucher eux aussi le traitement d’un élève-fonctionnaire stagiaire. Un coût pharamineux qui exclut aussi – je le dis par parenthèse – qu’on puisse revenir aux anciens IPES.

Si l’on veut proposer un projet rationnel, il faut éliminer tous les plans sur la comète. Aucun itinéraire prébalisé, supposant que des dizaines de milliers d’individus vont miraculeusement choisir comme un seul homme (statistiquement une seule femme) ce qui correspond aux souhaits des concocteurs du projet n’a pas la moindre chance de réussir. Il faut imaginer des solutions beaucoup plus modestes, avec de très grandes marges de manœuvre pour laisser toute leur place au choix des individus, et remplacer les mesures autoritaires par des mesures incitatives. C’est sur cette base qu’avait été élaboré le projet de Reconstruire l’Ecole.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 18 février 2007

"...mettre enfin en place ce FARE (Forum des Associations de Résistance pour l’Ecole) – avec ce nom ou un autre, peu importe – qui nous permettrait d’avoir du poids auprès des média et des politiques. "
Absolument d'accord avec P. Cordoba. Le problème -- il le sait bien, hélas - c'est que cette mise en place suppose d'abord un accord sur le principe même de ce "forum", ce qui n'est pas du tout cuit,l es assoces de défense de l'école et des humanités étant à peu près aussi nombreuses que les groupuscules d'extrême-gauche du temps de notre jeunesse folle, et à peu près aussi peu "unitaires". Que faire pour créer cette dynamique ?

Ecrit par : FGuichard | 18 février 2007

"Impossible de revenir à l’ancien système parce que si Bercy a accepté la mise en place des IUFM et le passage des instits au corps A, c’était à la condition de réduire la durée du stage à un an : donnant, donnant. Si le prérecrutement avait à nouveau lieu au niveau du bac, on multiplierait les coûts par 5. L’hypothèse est-elle sérieuse ? D’autant plus que ceux qui se destinent à l’enseignement secondaire demanderaient, bien sûr, à toucher eux aussi le traitement d’un élève-fonctionnaire stagiaire. Un coût pharamineux qui exclut aussi – je le dis par parenthèse – qu’on puisse revenir aux anciens IPES."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 18 février 2007

Hé oui. C'est absolument indéniable.

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 février 2007

Et si on modifie tout simplement les épreuves du concours d'entrée à l'IUFM, de façon à ce qu'elles soient en adéquation avec les acquits d'une licence généraliste, qu'il n'est point inutile de créer et qui ouvrira d'autres portes, et qu'elles en contrôlent la bonne maîtrise?

Ecrit par : dobolino | 18 février 2007

Un consensus semble se faire sur ce blog sur la necessité de transcender les clivages idéologiques et d'écarter le militantisme devant l'urgence de la catastrophe, et elle n'est pas seulement éducative.

Dans cette optique (je ne veux pas me transformer ici en agent de promotion, mais j'ai à coeur de partager mes enthousiasmes, et pas seulement de ruer dans les brancards), je recommande la lecture du dernier bouquin de Raymond Boudon dont j'ai déjà cité quelques passages ici: "Renouveler la démocratie: Éloge du sens commun", et que je viens de terminer.

Il sera précieux à tous ceux qui veulent comprendre comment l'idéologie pédagogiste a pu pénétrer aussi profondément et se maintenir aussi longtemps dans les systèmes éducatifs jusque là les plus performants du monde occidental, travail de sape commencé bien avant 39-45. C'est par la sociologie des idées que Boudon fait pour ma plus grande joie du Condorcet sans le savoir, n'ayant clairement pas lu les Cinq mémoires sur l'instruction publique.S'il l'avait fait je n'aurais plus besoin de finir ma thèse, je ferais du copier coller, surtout maintenant que je maîtrise un peu mieux cette technique grâce au blog...

Il ne peut donc être question de plagiat et le sociologue confirme que les grands esprits se rencontrent comme mes congénères devant la barrière du pré. Il épouse le raisonement du "dernier philosophe des Lumières" qui a théorisé une dynamique solidaire entre la République et son école, seule selon lui capable d’ assurer, par la survie des deux, celle du processus démocratique. Boudon ne cite Condorcet qu'une fois pour le (dé-?) classer comme père fondateur de l'historicisme ( kantien, hégélien puis marxiste) alors que toute son oeuvre éducative consiste au contraire à y mettre un énorme bémol. Selon ses biographes, Condorcet n'a apparemment, lui, jamais lu une ligne de l'ermite de Königsberg.

L'idée centrale du républicanisme condorcétien est qu'une démocratie ne peut fonctionner qu'avec une école gratuite, ouverte à tous, (filles et garçons dès l'école primaire) et laïque, ce qui veut dire indépendante de la puissance publique et de tout corps constitué. Pour former l'esprit dès le plus jeune âge à la "raison critique", il convient d'instruire les enfants, et non de les éduquer, ceci demeure la mission des familles. Le principe de la laïcité scolaire implique que l'enseignement doit être libre de tout catéchisme, séculier et religieux, afin de préserver les élèves contre les opinions toutes faites, les préjugés et superstitions.
Boudon parvient aux mêmes conclusions, par un cheminement différent, en analysant cette entropie de la démocratie que Tocqueville avait clairement identifiée en découvrant la démocratie américaine. Cinquante ans plus tôt, Condorcet avait conçu l'école publique républicaine autour d’une laïcité instituée précisément comme le bastion avancé protégeant la démocratie contre elle-même, notamment contre cet "enthousiasme funeste pour la chimère égalitaire" , dont il vivait les dérives au quotidien.

J’aimerais aussi apporter de l'eau au moulin de notre général mexicain favori (il en a déjà la moustache conquérante), avec cette phrase intemporelle que les bâtisseurs de la cathédrale de Mexico ont gravée sur son parvis : Si tu ne sais pas d'où tu viens, tu ne peux savoir où tu vas. Si no sabes...

Ecrit par : Cadichon | 18 février 2007

Et si on modifie tout simplement les épreuves du concours d'entrée à l'IUFM, de façon à ce qu'elles soient en adéquation avec les acquits d'une licence généraliste, qu'il n'est point inutile de créer et qui ouvrira d'autres portes, et qu'elles en contrôlent la bonne maîtrise?

Ecrit par : dobolino

---- Il n'y a pas et il n'y a jamais eu de concours d'entrée en IUFM. Vous pouvez toujours chercher dans un BO quelconque, vous n'y trouverez rien. Les IUFM baptisent ainsi des procédures illégales de présélection qui ont montré leurs beaux résultats dans les chiffres que je donne : la moitié des professeurs des écoles n'ont pas préparé le concours dans un IUFM. Il en serait de même (ou pire) avec le dispositif préconisé par JPB. Parce que cela ne tient pas compte des choix rationnels des acteurs concernés et des effets pervers qu'ils entraînent.

J'ajoute que c'est justement Boudon qui s'est fait en France le porte parole de la théorie du choix rationnel. Et c'est ainsi qu'il avait réussi à expliquer il y a plus de 30 ans les phénomènes de "reproduction" que Bourdieu se contenatit d'anathémiser au motif que la classe dominante, bla bla, bla bla. Je parle du livre de Boudon intitulé "L'inégalité des chances". C'est cela qui m'intéresse chez Boudon, la construction de modèles mathématiques permettant d'expliquer les phénomènes macroscopiques. En revanche, son idéologie libérale, vantée par Cadichon, n'est rien d'autre que cela : une idéologie, qui ne vaut guère mieux que celle de Marie-Georges, Ségolène ou Nicolas.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 18 février 2007

S'il l'avait fait je n'aurais plus besoin de finir ma thèse, je ferais du copier coller, surtout maintenant que je maîtrise un peu mieux cette technique grâce au blog...


Ecrit par : Cadichon | 18 février 2007

Si vous désirez la maîtriser totalement, allez sur le forum Education de France2, vous y trouverez des maîtres en l'art du copié-collé, qui en ont fait leur pensée unique et ne sont guère aptes à produire en dehors que des onomatopées et des insultes gratuites et infondées. Vous me direz que vous n'avez pas de temps à perdre et j'en conviens, mais, le décalage horaire aidant, ce serait roboratif, voire révulsif. Une sorte de sinapisme appliqué sur une plaie à vif!

Merci à M. Cordoba pour ses réponses systématiques! z'êtes bien aimable. J'aurai fait de mon mieux. A l'impossible, nul n'est tenu.
Et pourquoi qu'il n'y aurait pas un vrai concours pour entrer à l'IUFM? (Excusez-moi, je suis têtue.)

Ecrit par : dobolino | 18 février 2007

Ne vous excusez pas, Dobolino. Il est assez normal de ne pas penser à tout quand un problème est vraiment complexe. Il m'a fallu six mois pour y arriver - et la chance de tomber sur le site du Comité National d'Evaluation, ce qui m'a permis de collecter tous les chiffres, puis de faire un boulot assez titanesque pour traiter des milliers de données et observer sur mes graphiques un étrange phénomène, qui avait échappé aux IUFM et au Comité machin lui-même : le fait que les IUFM perdaient au fil des ans des parts de marché dans la réussite aux concours. Ce phénomène n'avait pas même pas été aperçu et il était, bien sûr, encore plus difficile d'en comprendre la raison. Celle qui vient tout de suite à l'esprit - les IUFM sont de plus en plus mauvais - n'était pas rationnelle. Il m'a donc fallu trouver autre chose : un effet purement mécanique dû à l'augmentation de la proportion de candidats libres. L'arme de la présélection, qui devait selon les IUFM résoudre tous leurs problèmes, en était à vrai dire la source. Plus ils voulaient présélectionner les meilleurs et plus leurs résultats étaient mauvais. C'était il y a six ans et j'ai encore réfléchi depuis. Pour essayer de trouver des solutions.

Vous parlez maintenant d'un "vrai concours" pour entrer en IUFM. Mais à quel type de concours pensez-vous? Je répète ce que je disais dans un message antérieur : ou bien on interdit aux non-IUFM de présenter le concours de recrutement et c'est totalement illégal puisque tous les concours de la fonction publique sont ouverts aux candidats libres; ou bien on y entre par un concours de recrutement. Il faut alors payer les stagiaires. Si l'on ne veut pas multiplier par deux le coût du stage, celui-ci ne peut durer qu'un an. Cela signifie tout simplement que les concours ne sont pas préparés par les IUFM mais par l'Université. Et la formation IUFM ne dure plus qu'un an au lieu de deux. Ils deviennent de simples "écoles d'application", une coquille vide. C'est justement ce que préconise Reconstruire l'Ecole et c'est la thèse qui avait été reprise par le HCE et adoptée par Gilles de Robien. Puis la CDIUFM a fait intervenir tous ses réseaux, a reçu l'appui du SNESup et a finalement réussi à empêcher cette solution, la seule rationnelle. C'est ce que dénonçait le communiqué de Reconstruire l'Ecole que j'ai reproduit ici même il y a quelque temps.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 18 février 2007

Je comprends encore mieux ce qui vous a fait " pleurer de rire " dans les propos de "corne d'auroch" que le chiffon rouge de notre ami d'Enguell a rendu apparemment à moitié fou.

Ecrit par : Robin | 18 février 2007

Robin, je suis honoré !

Ecrit par : D'Enguell | 18 février 2007

Pedro Cordoba

Je trouve assez désespérant qu'un lobby de demi-savants fasse capoter une solution rationnelle et intelligente, uniquement pour conserver ses petits avantages personnels. Bravo pour le sens de l'intérêt général !

Pourquoi le ministre a-t-il cédé devant ces pignoufs ?

Je me demande aussi à quoi servent tous ces polytechniciens qui sont incapables d'expliquer leurs propres graphiques...Remarquez, s'ils ressemblent à celui que j'ai dans ma famille, ça ne m'étonne pas !

...Je pense aussi à ce Monsieur Thélot de la direction de l'évaluation et de la prospective qui fait dire aux chiffres exactement l'inverse de ce qu'ils signifient.

Je n'ai pas toutes les données du problème, mais je vous fais confiance parce que vous avez, je crois, ce qui fait la valeur scientifique d'une théorie, non pas une attention aux "faits" qui ne parlent jamais d'eux-mêmes, la preuve, mais ce que Bachelard appelle une "hypothèse heuristique" (Si...alors)

Vous avez précisé tout cela dans la Charte, n'est-ce pas ?

Ecrit par : Robin | 18 février 2007

Robin, je suis honoré !

Ecrit par : D'Enguell | 18 février 2007

Serviteur !

Ecrit par : Robin | 18 février 2007

Vous parlez maintenant d'un "vrai concours" pour entrer en IUFM. Mais à quel type de concours pensez-vous?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 18 février 2007

Des épreuves écrites et orales qui permettraient de sélectionner des gens ayant un minimum de connaissances dignes de ce nom en tout ce qui doit être enseigné en primaire. Fautes de grammaire éliminatoires et épreuve de grammaire. Maths, histoire, géo, SVT, etc... C'est pour cela que je pensais que deux ans après le bac étaient suffisants pour l'approfondissemet et le perfectionnement.
Reçus qu'on formerait ensuite à enseigner des connaissances qu'ils maîtrisent, mais seulement ensuite.
Combien sommes-nous à corriger dans les cahiers de nos enfants des fautes énormes que l'instit n'a pas vu ou (bénéfice du doute) jugé inutile de corriger?

Ecrit par : dobolino | 18 février 2007

Combien sommes-nous à corriger dans les cahiers de nos enfants des fautes énormes que l'instit n'a pas vu ou (bénéfice du doute) jugé inutile de corriger?

Ecrit par : dobolino | 18 février 2007

très nombreux et même trop nombreux nous sommes! sans compter celles, encore plus énormes de l'instit...
c'est bien parce que nous en avions ras le bol , surtout mon mari ,de corriger , entre autre, ces fautes chaque we dans les cahiers de mon beau-fils que nous n'avons pas hésité à prendre une tangente...Et même s' il m'arrive de faire aussi d'énormes fautes , je les vois après coup et les reconnais et les admets... malheureusement,cela n'a pas été le cas de ces quelques(je ne dis pas tous. mais sur la scolarité primaire de mon beau-fils[qui lui n'est pas au cned] à au moins 3) instits auxquels (les) nous avons trop souvent renvoyé leurs notes d'information raturées de rouge, tant pour l'orthographe que pour la synthaxe....
oui , Dobolino encore sphère privée! maintenant j'ai intérêt à me relire cent fois avant de poster:) Mais après tout,je n'ai jamais eu le prétention d'avoir reçue une formation d'instit:)
c'était juste pour ajouter de l'huile sur le feu...je suis tellement en colère et fatiguée en ce moment, de constater que qoique que nous puissions dire, tout le monde s'en fout car nous ne sommes que des parents avec le tutti quanti des adjectifs qualificatifs qui nous décorent de l'ordre des emm....
Patricia à bout et qui bout

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 19 février 2007

Entretien Meirieu-Le Bris...
"J'ai parfois été victime de zélateurs trop empressés".
Ben voyons, c'est la faute des autres!
Et quand Meirieu dit que le lycée transmet des "connaissances fossilisées", ce sont aussi les "zélateurs" qui parlent, sans doute?
Et le site internet délira