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15 février 2007
Charte pour l'education II
CHARTE POUR L’ÉDUCATION, deuxième partie
VIE SCOLAIRE
15. Que chaque enseignant de collège se voit attribuer, dans la mesure du possible, une salle de classe personnelle, afin d’atténuer, pour les élèves les plus jeunes, le choc du passage du Primaire au Secondaire.
16. Que les chefs d’établissement, en dehors des « faisant fonction » soient tous recrutés sur concours et bénéficient d’un stage de formation en alternance sur une année entière dégagée de tout enseignement.
17. Que tout chef d’établissement puisse être secondé par un adjoint et un CPE, y compris dans les établissements de petite taille.
18. Qu’aucune nomination d’enseignant ne puisse être faite dans un établissement éloigné du domicile habituel, ou dans un établissement sensible en début de carrière.
Remarque : Il s’ensuit de cette proposition que les concours de recrutement doivent être nationaux (y compris les concours de recrutement d’instituteurs), mais la gestion des nominations / mutations aura tout intérêt à être initialement locale. Par la suite, par exemple après trois ans d’exercice, tout enseignant pourra demander l’Académie de son choix, dans le cadre d’un mouvement national.
Ces mouvements (nominations et mutations) devraient être gérés par une commission administrative pérenne et indépendante de tout pouvoir, afin d’éviter les favoritismes aujourd’hui trop fréquents.
19. Que soient abandonnés les « conseils pédagogiques », qui n’ont aujourd’hui d’autre fonction que d’assurer la standardisation de l’enseignement, et les « projets d’établissement », dont le développement s’est fait trop souvent au détriment de l’enseignement des savoirs.
20. Que des études dirigées soient créées dans tous les établissements scolaires, à l’école primaire et au collège, et en particulier dans les collèges sensibles. Elles seront animées par des enseignants volontaires et/ou par des étudiants recrutés au niveau de la licence.
21. Que des internats à taille humaine, notamment en zone rurale et en zone d’éducation prioritaire, proposent une alternative à des temps de transport parfois excessifs — ou à des ambiances familiales peu compatibles avec le travail scolaire.
22. Que les établissements scolaires soient construits sur des critères d’esthétique et de bien-être et pas seulement d’économie, et en concertation avec les « usagers ». On peut par exemple imaginer des espaces architecturaux séparés consacrés à la musique et aux arts, au même titre que les gymnases pour l’EPS.
Remarque : c’est peut-être à l’architecture de signaler — de signifier — la place éminente qu’il faudrait donner à deux disciplines, les arts plastiques et la musique, qui sont les parents pauvres du système éducatif, à tel point que nombre de parents inscrivent, quand ils le peuvent, leurs enfants dans des structures privées pour y trouver ce que l’école refuse de donner.
UN REGLEMENT INTÉRIEUR NATIONAL AYANT RÉELLEMENT FORCE DE LOI :
23. La montée en puissance de la violence et des incivilités dans les établissements scolaires nécessite une vigilance sans faille de la part des adultes et la nécessité de disposer d’un règlement intérieur ayant une valeur juridique incontestable, ce qui n’est pas actuellement le cas.
24. Un « socle fondamental » du Règlement intérieur pourrait être élaboré et voté par les représentants de la nation (Assemblée nationale et Sénat). Evidemment, chaque établissement ayant des spécificités propres, pourrait l’amender sur certains points — par exemple en ce qui concerne le port d’un uniforme.
25. Le « socle du socle » doit être l’affirmation sans ambiguïté de la laïcité du système éducatif, qui doit impérativement demeurer à l’écart des tentations communautaristes ou obscurantistes. En particulier, on réaffirmera l décision interdisant tout signe religieux visible, au même titre que l’on interdit les tenues indécentes.
26. On élaborera de même une charte des droits et des devoirs des enseignants et des parents. Elle portera en particulier sur le devoir de réserve, les obligations professionnelles et les limites des compétences respectives.
Remarque 1 : Le dialogue parents / enseignants est trop précieux pour le disperser en un siège perpétuel. Un enseignant peut souhaiter à voir un parent, et vice versa. Il n’a pas à rendre des comptes à tout moment, ni, sous prétexte de proximité (c’est souvent le cas dans les écoles primaires), à être assiégé de demandes ou de revendications perpétuelles. Enfin, il est souhaitable que les parents agissent en leur nom propre, et non pour appliquer les consignes de telle ou telle Fédération.
Remarque 2 : De même, les syndicats enseignants ont toute latitude pour négocier, au besoin par la grève, des avantages catégoriels. Ils n’ont pas en revanche à intervenir dans le domaine pédagogique, qui est du strict ressort de l’enseignant.Dans cet esprit, l’association d’enseignants, au sein d’un même établissement, en « équipes pédagogiques » est de leur seul ressort, et ne saurait en aucun cas être une obligation.
(à suivre)
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Commentaires
Démocratie primale nous voilà !
Ecrit par : laya | 15 février 2007
apparemment, la partie II ne passionne pas grand monde : Il faut dans tous les cas commencer par le début ou par la fin !
Ecrit par : laya | 15 février 2007
16. Que les chefs d’établissement, en dehors des « faisant fonction » soient tous recrutés sur concours et bénéficient d’un stage de formation en alternance sur une année entière dégagée de tout enseignement.
JPB
J'avais demandé que les chefs d'établissement soient choisis parmi des enseignants en exercice titulaires d'une licence d'enseignement (en collège uniquement), d'un CAPES , d'une Maîtrise ou d'une Agrégation ou du corps des CPE (uniquement en collège) pour éviter le recrutement de STASU, c'est à dire de gestionnaires purs, ce dont il avait été question à un moment, sans doute à cause de la pénurie de "vocations".
Il ne faut pas perdre de vue la finalité éducative des établissements. Il faut éviter une conception purement "manageriale" de la gestion des établissements.
Mais je n'exclus pas que des STASUS puissent se découvrir une vocation "éducative".
Qu'en pensez-vous ?
Ecrit par : Robin | 15 février 2007
Hoinnêtement, on s'en fout...
Ecrit par : laya | 15 février 2007
laya...tg
Ecrit par : Ronin | 15 février 2007
Il y en a qui se demandent si c'est une faute ou une erreur. je les rassure, c'est une faute honnêtement !
Ecrit par : laya | 15 février 2007
Jemetais !
Ecrit par : laya | 15 février 2007
"18. Qu’aucune nomination d’enseignant ne puisse être faite dans un établissement éloigné du domicile habituel, ou dans un établissement sensible en début de carrière."
Second point aussi valable pour les chefs d'établissement voire les adjoints, ou mieux pour les adjoints voire les chefs d'établissement...
Philippe
Ecrit par : Philippe | 16 février 2007
15. se voie...
Ecrit par : Jean | 16 février 2007
Proposition de définition de la laïcité "scolaire"
25. Un retour en force des préjugés et superstitions souligne l'urgence de définir sans ambiguïté la laïcité scolaire, seule en mesure de préserver des tentations communautaristes ou obscurantistes une institution qui a perdu ses repères.
La laïcité scolaire s'entend par la neutralisation des opinions religieuses et politiques, dans la stricte application du devoir de réserve qui incombe à tout fonctionnaire de la République française.
En particulier, on réaffirmera la décision interdisant tout signe religieux visible, au même titre que l’on interdit les tenues indécentes.
Ecrit par : Cadichon | 16 février 2007
Faute de grammaire à corriger au 15.: "se voie" et non pas "se voit".
Ecrit par : Jean | 17 février 2007
"15. Que chaque enseignant de collège se voit attribuer, dans la mesure du possible, une salle de classe personnelle, afin d’atténuer, pour les élèves les plus jeunes, le choc du passage du Primaire au Secondaire."
ne serait-il pas plus judicieux que chaque classe se voit attribuée une salle ? les professeurs certes,perdent du temps à remballer et déballer leurs affaires mais les élèves encore plus sans compter qu'ils s'excitent plus qu'ils ne se défoulent dans les couloirs et que cela implique souvent (je ne dis pas toujours) au moins la perte d'un quart d'heure si ce n'est plus en début de chaque cours, le temps qu'ils s'installent et se calment. et il me semble qu'ainsi on pourrait vraiment attténuer le choc du passage du primaire au secondaire.
à priori, les professeurs dans les couloirs sont moins bruyants que les élèves . le chahut dans les couloirs , répété toutes les heures est préjudiciable à tous, surtout à ceux qui ont deux heures de cours d'affilées et sont dérangés par ces brouhahas dont j'ai gardé le pire souvenir de mes années collège.
m'enfin! ce n'est qu'une suggestion qui aménera peut-être quelques remarques outrées de certains blogueurs car il est évident que cela peut engendrer quelques inconvénients pour les enseignants mais je persiste à croire qu'ils seraient moindre par rapport aux hordes d'élèves surexcités de plus cela leur permettrait de souffler entre deux cours et pourquoi pas d'avoir droit aux charmants sourires de leurs collègues;)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 17 février 2007
"22. Que les établissements scolaires soient construits sur des critères d’esthétique et de bien-être et pas seulement d’économie, et en concertation avec les « usagers ». On peut par exemple imaginer des espaces architecturaux séparés consacrés à la musique et aux arts, au même titre que les gymnases pour l’EPS.
Remarque : c’est peut-être à l’architecture de signaler — de signifier — la place éminente qu’il faudrait donner à deux disciplines, les arts plastiques et la musique, qui sont les parents pauvres du système éducatif, à tel point que nombre de parents inscrivent, quand ils le peuvent, leurs enfants dans des structures privées pour y trouver ce que l’école refuse de donner."
nous devons insister sur ce point et ajouter que ces enseignements soient répartis sur un autre emploi du temps on peut ,sans copier, le modèle allemand, pour chaque classe grouper,les "cours "musique, arts plastiques et EPS sur des demi- journées en des lieux qui leur seront complètement attribués et ne plus caser les deux heures d'EPS entre une heure de maths et une de français.
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 17 février 2007
D' accord à 100 pour 100 pour les mesures concernant la maternelle .
Pour le primaire , je m' étonne que depuis les 35 heures , les 18 heures au collège , on n ' ait jamais pensé à alléger les heures des " instits" .Ils sont les seuls à avoir eu une charge de travail accrue et à en être de leur poche pour travailler .
En effet , ils font le travail de préparations , de corrections et d' évaluations de plusieurs professeurs , surtout quand des fiches sont exigées dans chaque matière :
-Français,
-Math,
-Anglais
-Sciences,
-Histoire-Géographie,
-Education civique (santé, code de la route , environnement,)
-Education artistique ,
-Education musicale ,
-Informatique,
- E P S,
sans compter ,
- une présence avant l' heure ,
- la surveillance des récréations,
- les soins aux blessés légers ,
- l 'accueil des élèves d ' un ou de plusieurs collègues absents
- la réception des Parents en dehors des heures de classe,
- les conseils de maîtres qui s' éternisent ,( toujours en dehors du temps scolaire)
-la réponse aux diverses statitiques , enquêtes ou consultations
- la décoration de la classe ,
- la préparation des fêtes scolaires (et voilà les "instits" qui deviennent réalisateurs, chorégraphes , maîtres de chants, costumiers ...)
Sans oublier, que les" instits " sont pendant 6 heures d' affilée devant des élèves plus ou moins agités , sans avoir le temps de souffler, ni d' aller aux toilettes (les contôleurs du ciel ont 20 mn de pause toutes les 2 heures) et qu 'ils n' ont pas deux jours consécutifs de congés hebdomadaires recommandés par le code du Travail .
Dans cette liste , ont été omis la perte des avantages acquis
- statutairement logés , donc perte du pouvoir d' achat (obligés de rester après la classe pour corriger les 50 cahiers et plus sans prime de "forts des Halles'
- et la carotte du "professeur des Ecoles " qui fait que beaucoup ne prennent pas leur retraite à 55 ans car là aussi le budget en prend un coup contrairement aux cheminots , EDF , gardiens de la Paix et autres ...
Voici la triste histoire des " instits" qui font le boulot de 10 personnes sans faire de vagues et qui n' ont ni reconnaissance morale ,ni la reconnaissance du salaire
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Ecrit par : ODILE RULLIAT | 20 février 2007



