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15 février 2007

Charte pour l'education I

Un récent sondage, commenté lors d’un débat le 1er février à Sciences-Po Paris sur « Eduquer ou former » (voir http://www.dailymotion.com/video/x13xga_eduquer-ou-former) montre que les Français se divisent de façon à peu près égale entre ceux qui voudraient que l’Ecole enseigne une culture générale, et ceux qui lui assignent principalement de former à un métier. Mais à y regarder de plus près, ce sont les plus jeunes, ceux qui sont encore dans le système scolaire et en proie aux angoisses du dehors, qui voudraient être formés à un métier : ceux qui sont déjà sortis, la tranche 25-35 ans, ceux qui sont confrontés aux réalités de l’entreprise ou des administrations, voudraient rétrospectivement que l’Ecole enseigne prioritairement une culture. Sans doute parce que la réalité de l’entreprise, ou des administrations, c’est la difficile communication entre des personnes qui parlent de lieux et de cultures différentes.
Alors, former à quoi ?
Ce qui est sûr, c’est que l’école d’aujourd’hui ne forme plus à grand-chose. Et c’est bien pour cela que j’ai suggéré il y a déjà deux semaines à tous les internautes de passage de déposer sur ce blog leurs suggestions.
Elles ont été rassemblées, toilettées, recadrées. Ce qui est proposé ici est un travail collectif. À peine si j’y ai mis mon grain de sel — après tout, c’est aussi à moi d’assumer ce qui paraît ici. Telle quelle, cette charte est à peu près présentable — et les candidats à l’élection présidentielle, qui nous font de si belles ou de si étranges propositions pour l’école, pourront confronter leurs idées à celles qu’a exprimées ici le chœur des blogueurs — une minorité efficace valant mieux qu’un majorité silencieuse…
Enfin il s’agit là de propositions a minima. À chacun, désormais, d’apporter sa pierre — ou de me la lancer.

JPB


CHARTE POUR L’EDUCATION, première partie


PRÉAMBULE

Considérant que le droit à l’éducation est un droit fondamental de l’Homme et du citoyen, reconnu par la Constitution française et par divers traités internationaux signés par la France ;

Que ce droit est indispensable à l’exercice de tous les autres droits fondamentaux, civils, politiques et économiques, au développement des nations et à l’autonomie des individus ;

Qu’il constitue le principal outil permettant aux adultes et aux enfants économiquement et socialement défavorisés de sortir de la pauvreté et de se procurer les moyens de participer pleinement à la vie de la communauté ;

Qu’il existe une situation d’urgence et que la prise en compte de cette urgence et la modification immédiate de cette situation sont l’affaire de tous et transcendent les clivages politiques ;

Que cette urgence est notamment caractérisée par une destruction des apprentissages, qui est à l’échelle de la France ce qu’est le réchauffement climatique à l’échelle de la planète…


NOUS DEMANDONS EN PRÉALABLE

1. Que soit abrogée la Loi d’orientation de juillet 1989, dite Loi Jospin, en grande partie inspirée par un dogmatisme idéologique qui a conduit à une situation de catastrophe culturelle nationale, et au renforcement des inégalités.

Remarque : L’idée-phare de cette loi, selon laquelle « l’élève construit lui-même son propre savoir », inspirée d’un rousseauisme pris à contresens, a généré en quelques années une dégradation inédite des savoirs, et de la capacité même à acquérir ces savoirs. Ce faisant, elle a favorisé les élèves issus de milieux culturellement et économiquement aisés, au détriment de tous les autres, dont les talents ne sont plus en mesure de s’exprimer.

2. Que les instituteurs (et non les « professeurs des écoles », terme emphatique qui prétend occulter le vide de leur formation actuelle) et les professeurs du second degré bénéficient d’une totale liberté d’enseignement dans le respect des programmes officiels. Aucune méthode de lecture, notamment globale ou semi-globale ou de progression (séquences didactiques en collège) ne pourra leur être imposée.

3. Que des manuels d’apprentissage fondés sur la méthode analytique d’association progressive graphème/phonème soient mis à la disposition des instituteurs.

4. Que les futurs instituteurs et institutrices qui le souhaitent puissent recevoir une formation sérieuse et approfondie à cette approche.

Remarque : L’extension quasi épidémique de la dyslexie et de la dysorthographie, les difficultés des élèves en lecture et en écriture, l’importante proportion d’élèves — 16% officiellement, chiffre constant depuis six ans — ne sachant ni lire, ni écrire à l’entrée en 6ème, montrent à l’évidence que les méthodes globales de lecture, et les méthodes qui s’en inspirent dites « semi-globales » sont incompatibles dans leur principe comme dans leur effets avec les exigences d’une pédagogie fondée sur la raison et les dernières découvertes des neurosciences.

5. Que la carte scolaire soit assouplie en fonction des besoins sur le terrain, et non par décision arbitraire.

Remarque : La modification du tissu urbain, depuis le début des années 1960, a conduit à une dénaturation profonde des intentions de la carte scolaire créée en 1963. Désormais, elle entérine le caractère clos des quartiers ou des zones les moins favorisés, et superpose un ghetto scolaire au ghetto social. Nous demandons en conséquence que dans un premier temps, tous moyens soient mis en œuvre, via le transport scolaire ou la reconstruction des écoles et collèges hors ghetto, pour briser l’uniformisation culturelle de certains établissements. Par ailleurs, nous recommandons une politique volontariste d’options valorisantes, qui pourraient inciter les privilégiés qui, aujourd’hui, contournent allègrement la carte scolaire, de maintenir leurs enfants dans des zones difficiles. Enfin, l’égalité entre établissements étant aujourd’hui une pure fiction, on pourra encourager l’orientation des élèves, en fonction de leurs résultats, vers les établissements de leur choix.


6. Que soit menée une politique résolue en faveur des collèges sensibles en zone d’éducation prioritaire (ZEP) et des établissements en zone rurale avec d’importants moyens supplémentaires en personnel (enseignants, mais aussi surveillants et personnels de santé) et en équipements.

Remarque : demander une réduction uniforme du nombre d’élèves par classe est une politique à courte vue, fondée sur un égalitarisme générateur d’inégalités. En pratique, les effectifs dans les établissements les plus sensibles doivent être systématiquement allégés, et des moyens doivent y être dégagés pour assurer le soutien des élèves les plus en difficulté dès la fin du CP à l’école primaire, ou dès la 6ème au collège.


FORMATION DES MAÎTRES

7. Que les enseignants soient mieux formés à leurs missions et au terrain.

Remarque 1 : Cette revendication de bon sens suppose la suppression immédiate des Instituts de Formation des Maîtres (IUFM), et leur remplacement par des structures de formation qui pourraient être, pour les futurs instituteurs, des BTS Education pluri-disciplinaires. Que ce soit à la sortie de ces BTS, ou à la fin du DEUG pour les formations d’enseignants du secondaire, ces deux années ouvriront sur un concours de recrutement donnant droit à une bourse d’Etat (sur le modèle des anciens IPES), avec une prolongation commune des études en université avant le recrutement sur concours, soit en écoles primaires, soit en collèges (CAPES) ou lycées (Agrégation). Ces études devront impérativement se doubler de stages en situation. À partir du Bac, elles seront confiées majoritairement à des enseignants chevronnés, titulaires de concours d’enseignement, et qui auront gardé une pratique de terrain.
Par ailleurs, une formation initiale pluri-disciplinaire donnerait aux instituteurs une vraie compétence multi-polaire, et supprimerait de facto le « décloisonnement », qui a entre autres effets négatifs de distraire l’enfant entre plusieurs maîtres, à un âge où il n’a déjà que trop tendance à s’éparpiller : un maître, une classe.

Remarque 2 : Cela suppose que soient abandonnés les recrutements d’enseignants sans diplôme d’enseignement, comme c’est encore le cas aujourd’hui. Ou même de recalés aux concours, comme cela arrive, certaines années, de manière massive.

Remarque 3 : la création de bourses après concours peut être un puissant incitatif pour des étudiants à s’engager vers une profession dont plus de la moitié des membres partiront à la retraite dans les dix ans à venir.

Remarque 4 : une meilleure formation, et, partant, une plus grande efficacité, peuvent être des arguments essentiels dans l’obtention d’une rémunération plus conséquente. Rappelons qu’en l’état, les enseignants français, quand on rapporte leur salaire au SMIG, sont les plus mal payés de toute l’OCDE, Italiens exceptés.

8. Que la formation des enseignants du second degré se fasse désormais, après leur concours de recrutement, en alternance sur une seule année avec trois tuteurs successifs, en collège et en lycée, en situation d’observation (premier trimestre), de responsabilité « encadrée » (second trimestre) et de responsabilité totale (troisième trimestre) avec une formation complémentaire comportant des notions de psychologie de l’enfant et de l’adolescent, et d’histoire de l’éducation.

9. Que soient supprimés le « tour extérieur », et toute possibilité d’être nommé « agrégé » ou « certifié » sans avoir passé ces concours.

10. Que la validation du stage des professeurs du second degré se fasse exclusivement par les inspecteurs généraux du corps de la discipline et sur une inspection en situation d’enseignement.

11. Que soit revue la fonction même d’inspection. Les inspections devront se faire dans un esprit d’aide et de conseil et non plus, comme c’est trop souvent le cas avec ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler des « inspections guillotine », de sanction et de critique systématique. Les professeurs seront appréciés sur la valeur et le contenu de leur cours, la qualité de leur relation avec leurs élèves, le souci de leur progression, et non pas dans leur degré d’implication dans un quelconque « projet d’établissement » ou leur conformité à une idéologie éducative imposée.

12. Que soient pérennisés les décrets de 1950 sur le temps de travail des enseignants, qui est actuellement évalués par le ministère même à plus de 39 heures par semaine en moyenne. À terme, c’est l’ensemble des enseignants du Premier cycle du Secondaire qui sera aligné sur un horaire de 18 heures hebdomadaires, et l’ensemble des professeurs de lycée qui sera aligné sur un horaire de 15 heures hebdomadaires.

13. Que soient abandonnés les projets de « bivalence ». Ni en collège, ni en lycée, on ne peut enseigner sans connaître à fond sa matière — et bien au-delà de ce que supposent les programmes.

Remarque 1 : le fait que l’on ait institutionnalisé cette bivalence dans les Lycées d’Enseignement Professionnel témoigne du mépris dans lequel sont tenues les formations techniques. À terme, enseigneront en LEP comme en Collège ou en Lycée des enseignants à spécialité unique.

Remarque 2 : la discipline et le respect, dont le maintien et l’exercice sont aujourd’hui, trop souvent, un tour de force ou une déploration inefficace, sont plus sûrement obtenus par une relation pédagogique fondée sur la transmission de savoirs complexes, que sur des règlements intérieurs rigides ou une répression aveugle.

14. Qu’il soit tenu compte de l’usure physique et nerveuse des enseignants en fin de carrière en raison du caractère pénible de leurs conditions de travail.

Remarque : il est illusoire de vouloir légiférer de manière uniforme en la matière. Retarder jusqu’à 60 ans le départ à la retraite d’enseignants usés par des années pénibles est contre-productif. En revanche, pousser à la porte des enthousiastes désireux de se consacrer encore à leur métier est tout aussi arbitraire. Dans le premier cas, on doit remettre en place les CPA (cessation progressive d’activité). Dans le second, on pourrait par exemple encourager les volontaires par une accession systématique à la « hors classe ».

(à suivre)

18:33 Lien permanent | Commentaires (42) | Envoyer cette note

Commentaires

Excellent !
Entièrement pour !
Et la pénibilité du travail, je l'ai encore éprouvée ce soir, apres deux heures épouvantables de Secondes énervés, fatigués et démotivés.

Ecrit par : Jeremy | 15 février 2007

8. Que la formation des enseignants du second degré se fasse désormais, après leur concours de recrutement, en alternance sur une seule année avec trois tuteurs successifs, en collège et en lycée, en situation d’observation (premier trimestre), de responsabilité « encadrée » (second trimestre) et de responsabilité totale (troisième trimestre) avec une formation complémentaire comportant des notions de psychologie de l’enfant et de l’adolescent, et d’histoire de l’éducation.

Une petite remarque sur le nombre de tuteurs :

deux suffisent : un en collège et l'autre en lycée. La formation complémentaire peut être dispensée par plusieurs personnes qui ne sont pas à proprement parler des "tuteurs"...En faisant attention de ne pas reprendre les "pédagos" !

Ecrit par : Robin | 15 février 2007

Démocratie primale nous voilà !

Ecrit par : laya | 15 février 2007

Au risque de vous paraitre stupide, je ne comprends pas bien votre intervention Laya, auriez vous la bonté de préciser ce que vous entendez mettre en évidence, en exergue, pointer du doigt ?

Ecrit par : florian | 15 février 2007

Parodie de démocratie ! Ce n'est pas une question de contenu. Chacun doit être libre de choisir son aliénation mais au bénéfice de qui ?

Ecrit par : laya | 15 février 2007

Chère laya,

"Primal" n'existant pas, pourriez-vous employer un mot exprimant votre pensée et se trouvant dans mon lexique personnel, voire dans un dictionnaire d'usage courant genre Robert ou Larousse ?
D'autre part, votre dernière phrase comporte un ensemble de mots qui, pris un à un, sont compréhensibles, mais qui, mis bout à bout dans l'ordre où vous les avez mis, forment un ensemble étrange dont je n'ai pa saisi le sens.
Je comprends que la démocratie vous effraie dans ces conditions.

Cordialement.

Ecrit par : Jeremy | 15 février 2007

Tant pis ! la vie est trop courte pour la dépenser avec n'importe qui !

Ecrit par : Laya | 15 février 2007

jemetais

Ecrit par : lya | 15 février 2007

A tous ceux (ellles) qui pensent !

au lieu de suivre le Conducatore, écoutez ce bel éclat libertaire de quelqu'un qui n'a rien a foutre des (anti)pédagogistes : http://www.beefheart.com/filtered/index.html
et Mort aux cons !

Ecrit par : laya | 15 février 2007

A tous ceux (ellles) qui pensent !

au lieu de suivre le Conducatore, écoutez ce bel éclat libertaire de quelqu'un qui n'a rien a foutre des (anti)pédagogistes : http://www.beefheart.com/filtered/index.html
et Mort aux cons !

Ecrit par : laya | 15 février 2007

A tous ceux (ellles) qui pensent !

au lieu de suivre le Conducatore, écoutez ce bel éclat libertaire de quelqu'un qui n'a rien a foutre des (anti)pédagogistes : http://www.beefheart.com/filtered/index.html
et Mort aux cons !

Ecrit par : laya | 15 février 2007

A tous ceux (ellles) qui pensent !

au lieu de suivre le Conducatore, écoutez ce bel éclat libertaire de quelqu'un qui n'a rien a foutre des (anti)pédagogistes : http://www.beefheart.com/filtered/index.html
et Mort aux cons !

Ecrit par : laya | 15 février 2007

A tous ceux (ellles) qui pensent !

au lieu de suivre le Conducatore, écoutez ce bel éclat libertaire de quelqu'un qui n'a rien a foutre des (anti)pédagogistes : http://www.beefheart.com/filtered/index.html
et Mort aux cons !

Ecrit par : laya | 15 février 2007

A tous ceux (ellles) qui pensent !

au lieu de suivre le Conducatore, écoutez ce bel éclat libertaire de quelqu'un qui n'a rien a foutre des (anti)pédagogistes : http://www.beefheart.com/filtered/index.html
et Mort aux cons !

Ecrit par : laya | 15 février 2007

Monsieur Brighelli, les "LEP" n'existent plus depuis bien longtemps (LP aujourd'hui...) tout un symbole. Quant aux enseignants de LP, leur travail mérite respect et considération.

Un PLP2 Lettres-Histoire.

Bivalent ? Lettres, Histoire, Géographie, Education Civique... et ce n'est qu'une partie de mon métier ; gendarme, assistant social, parfois confident, infirmier (j'ai mon BNS comme souvent dans les LP), éducateur forcément (Education Nationale...), c'est tout cela la vie d'un prof, Monsieur Brighelli, qui peut le contester ?

Ecrit par : Aliscan | 15 février 2007

Voici quelqu'un qui a le hoquet...

Y-a-til un médecin dans la salle?

Ecrit par : Maminou | 15 février 2007

Prout !

Ecrit par : laya | 15 février 2007

Bonsoir à mes quelques amis du Shrine !
Lagos n'est plus ce qu'elle était !

Ecrit par : laya | 15 février 2007

7. Que les enseignants soient mieux formés à leurs missions et au terrain.

Remarque 1 : Cette revendication de bon sens suppose la suppression immédiate des Instituts de Formation des Maîtres (IUFM), et leur remplacement par des structures de formation qui pourraient être, pour les futurs instituteurs, des BTS Education pluri-disciplinaires.

Une illumination m'est venue à ce sujet: cette formation pourrait être un tronc commun qui préparerait à deux concours distincts, celui de professeurs des écoles et celui de surveillant de collège et lycée (internat et externat). Ces surveillants seraient des titulaires qui pourraient, à l'issue de leur formation spécifique en un an (administrative et autres à définir) assurer entre autres fonctions le soutien scolaire et la surveillance des devoirs.

Ecrit par : dobolino | 15 février 2007

Desolé dobolino mais le boulot d'instit c'est un peu plus compliqué et difficile que vous ne semblez le croire. Un BTS ça va être un peu léger et mettre ça au même niveau que les surveillants c'est un peu mépriser notre boulot.

Ecrit par : Ronin | 16 février 2007

"...suppression immédiate des Instituts de Formation des Maîtres (IUFM), et leur remplacement par des structures de formation qui pourraient être, pour les futurs instituteurs, des BTS Education pluri-disciplinaires. Que ce soit à la sortie de ces BTS, ou à la fin du DEUG pour les formations d’enseignants du secondaire..."

Un brevet de technicien supérieur? La technique, d'apprentissage, de lecture, de dissertation, d'évaluation, de remédiation, y'a comme un ras-le-bol non ? Si l'on vise la réhabilitation des savoirs, pourquoi appeler cela technique ?
Appelons-les CPPE - Classes prépa aux petites écoles :-)
Et deug c'est périmé!
Philippe

Ecrit par : Philippe | 16 février 2007

Ou CPEP : classes préparatoires à l'enseignement primaire.

Ecrit par : catmano | 16 février 2007

Desolé dobolino mais le boulot d'instit c'est un peu plus compliqué et difficile que vous ne semblez le croire. Un BTS ça va être un peu léger et mettre ça au même niveau que les surveillants c'est un peu mépriser notre boulot.

Ecrit par : Ronin | 16 février 2007

Ce n'est pas du tout ce que j'ai voulu dire!!!! C'est le niveau des surveillants que je voulais remonter ou plutôt mettre en adéquation avec une responsabilité plus lourde et un statut professionel, un vrai travail de soutien et d'encadrement. Quant au BTS, j'en suis d'accord avec vous, c'est léger, nous avions parlé de prépa au départ. Je voyais un tronc commun de deux ans suivi d'un approfondissement pour les instit et d'une formation rapide pour les surveillants qui pourraient même à la limite présenter leur concours à l'issue de la première année.
Quand vous faites une prépa BPCST, vous pouvez présenter Normale Sup, l'INAPG ou Rennes ou Montpellier, Véto et une foultitude d'autres écoles grandes et petites plus ou moins spécialisées dans une branche agronomique ou biologique. Mon but était d'offrir une seconde porte qui me paraissait à même de rentabiliser l'investissement et d'améliorer statut et formation des surveillants.

Ecrit par : dobolino | 16 février 2007

Merci à tous ceux qui sont intervenus dans la rédaction de cette Charte dont je me demande toutefois dans quel cadre elle pourrait être utilisée.

1. A propos du préambule : je ne suis pas juriste mais je suppose que la loi Jospin a été automatiquement abrogée par la loi Fillon.

2. Derechef sur la formation des maîtres, le seul domaine que je maîtrise (avec l’Université mais apparemment tout le monde s’en fout, ici et ailleurs) :

- la formulation BTS-Education me gêne car un BTS est un diplôme à part entière, vendable en tant que tel sur le marché du travail. Or ce ne serait pas du tout le cas dans cette nouvelle structure. En outre cela semble indiquer une conception « techniciste » du métier (cf. remarques de Ronin et de Philippe).

- il ne faut pas non plus une formulation du genre CPEP (dobolino). Car cette formation en deux ans doit nécessairement ouvrir à d’autres métiers que l’enseignement primaire. Il ne faut pas oublier que le taux de réussite actuel au concours est inférieur à 20% et qu’il serait encore inférieur si on compte à partir des entrants au niveau bac et non pas des licenciés. C’est pourquoi 90% environ des élèves de ces classes n’enseigneront jamais en primaire. Il faut prévoir d’autres issues – comme le dit aussi dobolino dans son second message. Je rappelle que Reconstruire l’Ecole avait envisagé une formulation plus neutre : Sections d’Enseignement Général supérieur (sur le modèle STS mais débouchant sur une inscription en licence). Or bien que j’aie donné à plusieurs reprises l’adresse de ce texte sur notre site, personne ne semble l’avoir lu. Sinon, je ne serais pas obligé de répéter toujours les mêmes choses. Croyez vous vraiment que vous aurez plus de chance et que d’autres personnes que les ici bloggantes vont lire cette Charte ? Encore moins l’appliquer si peu que ce soit ?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 février 2007

Pedro Cordoba,
une nouvelle loi peut abrogée explicitement une loi ou implicitement mais en aucun cas automatiquement, il faut apposer les deux textes et analyser en quoi le nouveau modifie l'ancien. je ne connais pas l'intégralité de la loi Fillon mais si elle ne contient pas un article stipulant qu'elle abroge et remplace la loi jospin elle ne l'abroge peut-être pas complètement.donc à vérifier.
tous les blogueurs de ce blogs peuvent peut-être utiliser "leurs ressources" internet pour faire circuler cette charte via des blogs . je propose que nous ciblions un maximum de blog tournés vers l'éducation et les prochaines élections pour y faire circuler cette charte et un lien vers un site ou on pourrait la signer, mais pour ma part, j'attends l'accord de JPB et de tous les autres participants.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 17 février 2007

"il ne faut pas non plus une formulation du genre CPEP (dobolino). Car cette formation en deux ans doit nécessairement ouvrir à d’autres métiers que l’enseignement primaire. Il ne faut pas oublier que le taux de réussite actuel au concours est inférieur à 20% et qu’il serait encore inférieur si on compte à partir des entrants au niveau bac et non pas des licenciés." Pedro Cordoba
Oui, bien sûr, mais une classe préparatoire sélectionne déjà ses candidats à l'entrée, n'est-ce pas? Ce qui, de facto, baissera le taux d'échecs.
Ceci dit, il faut évidemment que ces classes ne soient pas à voie unique, donc trouver d'autres débouchés. Elles peuvent aussi être prisées par des élèves qui ne se sentent pas près à une entrée à l'Université et ne seraient pas inintéressés par deux années généralistes supplémentaires qui consolideraient leurs acquits encore chancelants, avant de s'engager dans un choix plus étroit?

Ecrit par : dobolino | 17 février 2007

Vu le taux d'échec en première année de fac, toutes matières confondues, et le curieux mélange de maturité et d'immaturité de la tranche d'âge 17-19 ans

Ecrit par : dobolino | 17 février 2007

A Dobolino,

Entièrement d’accord. Ces classes « spéciales », qui ne seraient ni des STS (parce qu’elles ne délivrent aucun diplôme) ni des prépas (parce qu’elles ne préparent directement aucun concours), sont à concevoir comme des classes de « mise à niveau », permettant entre autres de réduire les taux d’échec en licence. Si je me souviens bien, nous disions dans le Projet de Reconstruire l’Ecole qu’elles devaient assurer, dans l’ensemble des disciplines et en deux ans, le niveau qui était jadis celui d’un bac C.

Cela dit et bien que je pense avoir été le premier en France à suggérer une telle idée, je n’y tiens pas mordicus. Ce n’est sans doute pas la panacée et l’on peut envisager d’autres hypothèses. Car il faut aussi examiner les inconvénients. Il y a d’abord le coût, beaucoup plus élevé que celui de la fac. Il y a ensuite qu’on ne pourrait pas interdire d’autres parcours débouchant sur le concours du primaire. Donc de deux choses l’une : ou bien elles attirent peu de candidats et elles ne modifient pas la donne, ou bien au contraire elles ont un succès fou et, outre le problème financier, elles détournent de l’Université un flux important d’étudiants décidés à bosser, ce qui constituerait un effet pervers assez redoutable.

Que peut-on imaginer d’autre ? Il y a d’abord l’expérience de la pré-prépa d’Henri IV – qui n’avait pas encore vu le jour lorsque nous avions présenté ce projet au Ministère. Nous nous étions donc fondés sur les structures déjà existantes : classes post-bac de deux ans dans les lycées. Mais si l’on généralisait le système de la pré-prépa, on réduirait les coûts de moitié et on arriverait sans doute au même résultat. Ce serait une sorte de propé non obligatoire et sise dans les lycées.

En fait le problème à résoudre est très simple : la plupart des bacheliers n’ont pas le niveau minimal requis pour entreprendre des études supérieures et surtout pas un double cursus lettres-sciences. Reste une question qui avait déjà été posée par Christophe Sibille : est-ce que l’Université pourrait mettre en place un cursus pluridisciplinaire de 3 ans (2 de plus pour la licence et un pour la préparation au concours) ? Les choses aussi ont changé depuis la rédaction de notre Projet de formation des maîtres. Il y a d’abord le fait que les IUFM ont été intégrés aux Universités et que cela rend indispensables des conventions entre Universités littéraires et Universités scientifiques : on dispose donc du cadre institutionnel pour affecter des enseignants à un tel parcours, qu’ils soient aujourd’hui en poste en fac de lettres, en fac de sciences ou en IUFM. Il y a aussi que beaucoup d’universitaires commencent à comprendre que les masters-recherche vont dans le mur. D’ailleurs la distinction entre masters-recherche et masters professionnels est en passe d’être supprimée, entre autres raisons parce que nous sommes le seul pays au monde à avoir mis sur pied un tel schmilblick. Je ne cesse pas de le répéter depuis plus de 5 ans et j’ai enfin la satisfaction de constater que l’évidence s’impose. Que s’est-il passé ? Eh bien que les universitaires, qui sont les gens les plus bornés que je connaisse, acceptent toutes les réformes à condition que rien ne change. Il y avait des DESS et des DEA, ils ont donc voulu garder le même schéma en se contentant de mettre une nouvelle étiquette. Mais il faudra bien voir les choses telles qu’elles sont : la licence est désormais un diplôme de premier cycle et les licenciés sont totalement incapables de se lancer dans une recherche digne de ce nom. Le schéma idéal pour l’Université serait donc le suivant :

- une licence de trois ans avec un parcours pluridisciplinaire lettres OU sciences, analogue à celui des « colleges » américains.

- un master de deux ans, centré sur l’étude approfondie d’une seule discipline : aucune prétention à initier à quelque recherche que ce soit mais des cours et encore des cours, des examens et encore des examens.

- un doctorat avec des cours de doctorat comme il existe partout dans le monde sauf chez nous : c’est là et pas avant que l’on commence une recherche, débouchant sur une thèse

- des post-docs en grand nombre alors qu’ils n’existent pratiquement pas en France et qu’ils font le succès des universités américaines.

Dans un tel système, les trois premières années seraient infiniment plus souples et ouvertes qu’aujourd’hui. Rien n’empêcherait dont d’inciter les étudiants qui se destineraient à l’enseignement primaire à choisir une pluridisciplinarité bien plus grande : lettres ET sciences. Ce n’est pas du tout une aberration et cela ne les empêcherait pas de faire, dans de meilleures conditions, un master (rénové) dans une discipline donnée. J’ai toujours pensé que les maths étaient fort utiles aux littéraires et réciproquement. Je n’en veux pour preuve que l’immense succès des khâgnes BL. Ayant fait partie du jury du concours d’entrée à l’ENS, je peux garantir que les meilleurs littéraires ulmiens ne viennent plus des AL mais des BL.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 février 2007

et Mort aux cons !

Ecrit par : laya | 15 février 2007

Vaste programme !

Ecrit par : Robin | 17 février 2007

"Ayant fait partie du jury du concours d’entrée à l’ENS, je peux garantir que les meilleurs littéraires ulmiens ne viennent plus des AL mais des BL."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 février 2007

Merci!!! vous venez de guider une jeune homme de bientôt 16 ans qui s'interroge sur la meilleure voie à suivre pour avoir une chance de se présenter au concours d'entrée à l'ENS et de le réussir( bien entendu !)
dans ce but ,depuis 2 ans, il travaille d'arrache-pied, et en milieu de seconde,s'interroge sur la première la plus adaptée.
voilà comment quelques mots semés ici et là peuvent avoir des répercussions inattendues...Surtout qu'au lycée, il n'est pas très aidé ni conseillé dans ses recherches pour son orientation.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 17 février 2007

En fait le problème à résoudre est très simple : la plupart des bacheliers n’ont pas le niveau minimal requis pour entreprendre des études supérieures et surtout pas un double cursus lettres-sciences. P. Cordoba
Ce que les universitaires bornés (comme vous dites) refusent d'avoir à assumer seuls en modifiant leurs techniques et objectifs. Ces bornés sont souvent des gens qui sont furieux qu'on leur livre des massacrés et qu'on leur demande d'en faire des génies en trois ans. A l'impossible nul n'est tenu et ils n'ont pas à assumer les défaillances antérieures. Faut-il qu'eux aussi fassent 35 heures de présence, dans les escaliers de la fac, puisqu'ils n'ont même pas de bureaux dignes de ce nom(titulaires de chaire compris), pour faire du soutien scolaire? Il faut peut-être aussi qu'ils aillent border dans leur lit les étudiants le soir à la cité U?

Ecrit par : dobolino | 17 février 2007

Merci!!! vous venez de guider une jeune homme de bientôt 16 ans qui s'interroge sur la meilleure voie à suivre pour avoir une chance de se présenter au concours d'entrée à l'ENS et de le réussir( bien entendu !)
dans ce but ,depuis 2 ans, il travaille d'arrache-pied, et en milieu de seconde,s'interroge sur la première la plus adaptée.
voilà comment quelques mots semés ici et là peuvent avoir des répercussions inattendues...Surtout qu'au lycée, il n'est pas très aidé ni conseillé dans ses recherches pour son orientation.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 17 février 2007

Attention, Patricia, sphère privée! Si Thalie passe par là, vous allez vous faire pourrir...

Ecrit par : dobolino | 17 février 2007

rires...peu importe Dobolino et merci de me faire rire, en ce moment ça me fait un bien fou et j'en ai "sacrément" besoin! j'ai encore et je la garde, la naïveté de croire qu'il faut savoir dire merci et expliquer pourquoi.
Il me semble que les mercis amènent les occasions d'en faire d'autres et contribuent à faire évoluer le "monde".... que voule- vous on ne changera pas la candide naîve que je suis!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 17 février 2007

Vous voulez rigoler: voici le texte posté par un pédago qui s'est choisi le doux pseudo de Corne d'Auroch (sic!) sur le forum Education de France2, suite aux interventions délétères de D'Enguell, raciste notoire:

"Ce forum est le théâtre de comportements inqualifiables de la part d'individus dont la plupart sont issus d'un blog réactionnaire.
On y assiste quotidiennement à des insultes grossières, à de la calomnie et de la diffamation, et depuis peu à des insultes racistes, dignes de la presse d'extrème-droite des années trente.
La direction et la modération de France 2 ont été averties, mais semblent dans l'incapacité de faire respecter les règles les plus élémentaires, y compris celles qu'elles ont édictées dans la charte du forum.
Il en résulte pour l'usager lambda un profond sentiment d'écoeurement, car l'on assiste à un dénigrement systématique de l'enseignement et de ses acteurs, y compris par certains qui se prétendent enseignants. Cette vision de l'école ultra-minoritaire n'est qu'un des aspects d'une attaque en règle qu'elle subit, attaque idéologique, y compris de la part de son ministre.
C'est pourquoi j'appelle à un boycott de ce forum par les hommes et les femmes de bonne volonté, afin qu'il soit ce que France 2 semble souhaiter qu'il soit : un outil de propagande pour les fossoyeurs de l'école républicaine.
La chaine assumera ainsi ses choix, devant ses usagers, et y compris devant la justice au besoin.

Pierre B., enseignant retraité, Frontignan"

Je ne vous dirai pas quel est le blog réactionnaire. J'en ris à en pleurer.

Ecrit par : dobolino | 17 février 2007

Si je me souviens bien frontignan c'est un vin cuit genre banyuls et notre retraité abuse peut-être de la dive bouteille pour tromper son ennui

merci pour cet intermède

Ecrit par : Cadichon | 18 février 2007

Pierre B., enseignant retraité, Frontignan"

Je ne vous dirai pas quel est le blog réactionnaire. J'en ris à en pleurer.

Ecrit par : dobolino | 17 février 2007

Frontignan, c'est loin de Tarascon ?

Tiens "Tartarin de Tarascon"...Voilà un livre qui avait enchanté ma jeunesse et que l'on ne lit plus guère. Le héros (Tartarin), un incorrigible vantard, hâbleur, colérique et gonflé de vent me fait irresistiblement penser à l'auteur des "invectives" qui vous ont fait pleurer de rire (moi aussi)...Jusqu'à son "pseudo" : " cornes d'auroch..".

"Corne d'auroch" est aussi amusant, mais tout de même moins sympathique que Tartarin qui a au moins la modestie de borner ses talents à la délicate stratégie de la chasse au lions.

Ecrit par : Robin | 18 février 2007

chasse aux lions avec un x à aux

...je ne sais pas trop où nous allons et "à quoi serge" (" Où suis-je, où erre-je, où courge-je, où dors-je et dans quel état j'erre ?...Comme dit l'almanach Vermot )

...Et si tout ce travail sur la Charte aura servi en fin de compte à quelque chose, mais une chose est sûre, c'est que j'aurais bien rigolé sur ce blog

...Entre les jérémiades indignées de Corne d'Auroch et les géniales proposition d'emm. en faveur des " professeurs plénipotentiaires " et de l'enseignement du chinois mandarin.

Ecrit par : Robin | 18 février 2007

Si je me souviens bien frontignan c'est un vin cuit genre banyuls et notre retraité abuse peut-être de la dive bouteille pour tromper son ennui

merci pour cet intermède

Ecrit par : Cadichon | 18 février 2007

J'étais trop morte de rire, il me fallait partager ce plaisir. Ceci dit, y'a pas de quoi...
Je trouve les muscats trop doux. Une mention spéciale au Beaumes-de-Venise.

Ecrit par : dobolino | 18 février 2007

Pour la bonne bouche:


Corne d'Aurochs
Il avait nom Corne d'Aurochs, ô gué ! ô gué !
Tout l' mond' peut pas s'app'ler Durand, ô gué ! ô gué !
Il avait nom Corne d'Aurochs, ô gué ! ô gué !
Tout l' mond' peut pas s'app'ler Durand, ô gué ! ô gué !

En le regardant avec un oeil de poète,
On aurait pu croire, à son frontal de prophète,
Qu'il avait les grand's eaux de Versaill's dans la tête,
Corne d'Aurochs.

Mais que le Bon Dieu lui pardonne, ô gué ! ô gué !
C'étaient celles du robinet ! ô gué ! ô gué !
Mais que le Bon Dieu lui pardonne, ô gué ! ô gué !
C'étaient celles du robinet ! ô gué ! ô gué !

On aurait pu croire, en l' voyant penché sur l'onde,
Qu'il se plongeait dans des méditations profondes,
Sur l'aspect fugitif des choses de ce monde...
Corne d'Aurochs.

C'était hélas pour s'assurer, ô gué ! ô gué !
Qu' le vent n' l'avait pas décoiffé, ô gué ! ô gué !
C'était hélas pour s'assurer, ô gué ! ô gué !
Qu' le vent n' l'avait pas décoiffé, ô gué ! ô gué !


Il proclamait à son de trompe à tous les carrefours :
"Il n'y a qu' les imbéciles qui sachent bien faire l'amour,
La virtuosité, c'est une affaire de balourds !"
Corne d'Aurochs.

Il potassait à la chandel', ô gué ! ô gué !
Des traités de maintien sexuel, ô gué ! ô gué !
Et sur les femm's nues des musées, ô gué ! ô gué !
Faisait l' brouillon de ses baisers, ô gué ! ô gué !

Petit à petit, ô gué ! ô gué !
On a tout su, tout su de lui, ô gué ! ô gué !

On a su qu'il était enfant de la patrie...
Qu'il était incapable de risquer sa vie
Pour cueillir un myosotis à une fille,
Corne d'Aurochs.

Qu'il avait un petit cousin, ô gué ! ô gué !
Haut placé chez les argousins, ô gué ! ô gué !
Et que les jours de pénuri', ô gué ! ô gué !
Il prenait ses repas chez lui, ô gué ! ô gué !

C'est même en revenant d' chez cet antipathique,
Qu'il tomba victim' d'une indigestion critique
Et refusa l' secours de la thérapeutique,
Corne d'Aurochs.

Parce que c'était un All'mand, ô gué ! ô gué !
Qu'on devait le médicament, ô gué ! ô gué !
Parce que c'était un All'mand, ô gué ! ô gué !
Qu'on devait le médicament, ô gué ! ô gué !


Il rendit comm' il put son âme machinale,
Et sa vi' n'ayant pas été originale,
L'État lui fit des funérailles nationales...
Corne d'Aurochs.

Alors sa veuve en gémissant, ô gué ! ô gué !
Coucha-z-avec son remplaçant, ô gué ! ô gué !
Alors sa veuve en gémissant, ô gué ! ô gué !
Coucha-z-avec son remplaçant, ô gué ! ô gué !

Ecrit par : dobolino | 18 février 2007

Certaines choses me semblent pertinetes d'autres moins...
Pourquoi limiter la formation à une année? Un an en collège et un en lycée me semblerait plus pertinent.
Comme bcp de stagaires ayant eu la chance de faire leur stage en lycée j'ai bien galéré arrivé au collège, le stage de pratique accompagnée, même avec une tutrice exceptionnelle s'est révélé insuffisant car trop court...
De l'avis du plus grand nombre l'adapatation "lycée --> collège" est vraiment délicate...
Je serai pour une formation sur deux ans, 1ère année en cpollège, seconde année en lycée...
Le principe de gradation sur trois trimestres ne me semble pas mauvais mais un trimestre entier uniquement dévolu cela fait bcp surtt si le tuteur n'ets pa à la hauteur (ce qui se produit tt de même assez régulièrement)

Cela m'amène à déplorer que ne soit pas évoquée la question du choix des tuteurs, cette pierre angulaire de la formation des enseignants (et des maîtres)...

Ecrit par : Tang | 19 février 2007

monsieur ,votre synthèse est très intéressante;je suis arrivé chez vous par le blog de .....F.Fillon!!
j'ai longtemps travaillé dans les services commerciaux de grandes entreprises industrielles
pendant une trentaine d'année je me suis battu contre des services centraux qui voulaient m'imposer de ne recruter que des bac+2 au minimum , car si j'étais convaincu qu'il était nécessaire de constituer une pépinière de commerciaux appelés plus tard à de plus hautes fonctions je savais qu'il existait un vivier de jeunes qui ,pour de multiples raisons , avaient abandonné leurs études mais possédait un réel potentiel et auxquels il fallait donner une nouvelle chance...
on ne peut donc que louer votre démarche qui est de donner ses chances à tous...dés le début de la vie.
je ne me permettrais pas de me prononcer sur le contenu de ce qui doit être enseigné , convaincu que les enseignants sont plus qualifiés que moi dans ce domaine
quant aux critiques qui vont suivre ,n'y voyez aucune attaque....même si ce que j'écris ne vous parait pas fondé ....
1/je pense que pour enseigner il faut une bonne adéquation entre
°les connaissances
°l 'autorité
° la pédagogie
il suffit de se rendre dans maints établissements pour constater que certains sont tout à fait inaptes à enseigner en regard des points 2 et 3
2/il faut des classes de niveau.
°pour cela il faut diminuer les effectifs dans les classes en difficulté
°un bon élève en math peut être en difficulté en anglais ..etc
°au lieu de "s'amuser " à singer le conseil municipal , l'assemblée national ou le sénat peut-être serait-il plus valorisant de développer le tutorat entre élèves au lieu de les opposer par des notes et des classements plus pervers qu'utiles.
3/je ne suis pas d'accord avec vous quand vous évoquez l'épuisement des enseignants
°ne sont épuisés que ceux qui font un travail qui ne les intéresse pas
°nous avons besoin d'enseignants qui travaillent un peu plus et qui gagnent beaucoup plus.
°c'est un peu comme partout/une minorité jette le discrédit sur la grande majorité
°les bons enseignants qui sont la majorité)devrait abandonner leur lutte corporatiste qui vise plutôt à soutenir ceux qui les desservent
PS: pour les nostalgiques de l'école de la "taloche" ou du"laxisme" je répondrais que je ne se suis pas un adepte de la "taloche"mais que certaines réflexions faites à des élèves par certains enseignants sont bigrement plus destructrice qu'un chiquenaude donnée avec affection

Ecrit par : Bonnet | 24 février 2007

Ca y’est, je l’ai retrouvé pendant les vacances.
Dans ce blog, le 24.01.07, sous la note ‘‘ Littératures enfantines’’ (à la suite de laquelle on ne peut plus ajouter de commentaire ) Maminou nous expiquait qu’elle ramenait d’une école du Sénégal ‘‘plusieurs livres scolaires dont celui de grammaire, conjugaison, orthographe’’.
J’avais lu sans me souvenir où que les enseignants de ce pays refusent les manuels récents qu’on leur apporte, parce qu'ils les estiment mal conçus.
C’est une information que j’avais trouvée dans le livre « Réveille-toi, Jules Ferry, ils sont devenus fous ! comment les programmes du collège envoient nos enfants dans le mur » d’Emmanuel Davidenkoff.

Ecrit par : Georges | 26 février 2007