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05 février 2007

Charte de l'éducation

Charte de l'éducation

Cet espace provisoirement vierge est à vous, blogueurs réunis : apportez vos suggestions, allez chercher celles qui, chez les autres, vous paraissent convaincantes, et construisons ensemble une charte qui pourra rivaliser avec celles des candidats à l'élection présidentielle — ou leur donner des idées.
Vous pouvez donc, dès à présent, avancer ici les idées les plus audacieuses — ou les plus sensées. Fin février, nous ferons de ces bonnes volontés diverses un vrai programme construit, qui nous donnera l'aune à laquelle juger les (bonnes) intentions des autres…
JP Brighelli

Commentaires

Ouais! Super, un nouveau desirsdavenir! La démocratie participative, c'est quelque chose quand même.
Alors, moi je réclame la suppression des heures de colle remplacées par des punitions corporelles, l'extermination des mercières et des architectes paysagistes.

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

Bon, je suis allé plus vite que la musique. Je fais un copier/coller de ce que j'ai écrit dans "Sauver les Lettres" :

Bon,essayons d'être positifs...

Je vais me lancer à l'eau, comme JPB nous y invite et écrire mes propositions, au fur et à mesure qu'elles me viennent.

1°) La formation des enseignants du second degré :

Suppression des IUFM - Formation en une seule année en alternance avec un tuteur en collège et en lycée en situation a) d'observation du tuteur b) de responsabilité "encadrée" c) de responsabilité totale - formation essentiellement axée sur la didactique de la discipline - compléments : psychologie de l'enfant et de l'adolescent, notions de psychanalyse - histoire de l'éducation.

Validation de compétence à exclusivement par le corps des inspecteurs généraux de la discipline.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Charte pour l'éducation (suite)

Proposition n°2 :

Les instituteurs et les professeurs du second degré bénéficient d'une complète liberté d'enseignement dans le respect des programmes officiels. En particulier, aucune méthode de lecture (méthode globale par exemple)ou de progression (progression en "séquences" en collège) ne doit leur être imposée.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

et la fermeture immédiate de la chasse dans le département de la Drôme.
Un petit salaire fixe pour les professeurs, 400 à 500 euros par mois, le reste à l'appréciation des communes, départements et régions, en démocratie participative avec l'ensemble de la population, selon les résultats obtenus à des examens de fin d'année anonymes. En échange, liberté pédagogique totale.
En cas d'échecs répétés, interdiction d'exercer.

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

Je vous prie de bien vouloir m'excuser mais je n'avais pas lu l'introduction à ce nouveau fil sur Sauver les lettres.
Ce qui me semble indispensable, en premier lieu, est de faire le ménage des maternelles et primaires. En conséquence de quoi, j'aimerais que les futurs professeurs des écoles soient recrutés au niveau bacalauréat puis solidement formés pendant au bas mot deux ans en toutes matières fondamentales( français, maths, histoire géo, SVT, musique, arts plastiques...) avant d'être formés à toutes les pédagogies possibles pendant les deux années suivantes, dans le cadre de nombreux stages en maternelle et primaire. L'idée de JPB d'une classe prépa pour enseignants de primaire m'avait parue excellente. Je viens donc la souligner ici.
Nous savons tous, sans nous voiler la face qu'une licence de quoique ce soit n'est la preuve de rien. Nous recrutons souvent des ignares. Ce n'est certes pas systématique mais le risque est important.

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

dobolino.

Vos propositions sont excellentes, Je prends la liberté de les "formaliser, si vous en êtes d'accord :

Proposition n° 3:

Recrutement des professeurs de écoles au niveau du baccalauréat - création d'une classe préparatoire en deux ans. pour les futurs enseignants du primaires - formation en Français, Mathématiques, Sciences et Vie de la Terre, Histoire-Géographie, Musique, Arts plastiques - Stages sur le terrain en maternelle et en primaire .

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n°4 :

Recentrage des missions de l'Ecole (école primaire, collège, lycée) sur la transmission des connaissances. Allégement des tâches administratives des chefs d'établissement.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

En ce qui concerne les instits, c'est vrai qu'une licence ne garantit rien. Effectivement une solide formation en deux ou trois ans, en somme révisions et prolongation du secondaire serait sans doute indispensable. Mais surtout de la pratique ! de l'observation dans des classes d'ensignants expérimentés et la réalisation de plusieurs séances dans chaque discipline de chaque cycle devant des gens pouvant apporter des conseils intelligents et pas descendre les débutants sous prétexte que les élèves n'étaient pas en groupe ou que les pauvres chtits malheureux ont eu 5 lignes à écrire !

Ecrit par : Ronin | 05 février 2007

Proposition n°5 :

Revalorisation des enseignements artistiques qui doivent être considérés comme des disciplines à part entière et être dispensés dans des locaux adaptés et "séparés" d'un point de vue architectural, au même titre que les gymnases en Education Physique - Abolition de les appellations discriminantes : "disciplines fondamentales" et "disciplines d'éveil" (arts plastiques et éducation musicale et chant choral)

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

errata : "des appellations" et non "de les appellations" .

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n°6 :

Inspections plus fréquentes, notamment dans le secondaire, mais en revanche abolition des "inspections dites "guillotines" au bénéfice d'inspections d'aide et de conseil.

N.B.: Je suis personnellement favorable au maintien de'un corps d'inspection qui seul peut garantir une certaine liberté pédagogique, à condition bien entendu que l'inspecteur (trice) soit libre de tout préjugé ou entente préalable avec le chef d'établissement et/ou les parents d'élèves.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

En ce qui concerne les instits, c'est vrai qu'une licence ne garantit rien. Effectivement une solide formation en deux ou trois ans, en somme révisions et prolongation du secondaire serait sans doute indispensable. Mais surtout de la pratique ! de l'observation dans des classes d'ensignants expérimentés et la réalisation de plusieurs séances dans chaque discipline de chaque cycle devant des gens pouvant apporter des conseils intelligents et pas descendre les débutants sous prétexte que les élèves n'étaient pas en groupe ou que les pauvres chtits malheureux ont eu 5 lignes à écrire !

Ecrit par : Ronin | 05 février 2007

Oui! Mais d'abord, les fondamentaux (deux ans?) et, ensuite la pratique (deux ans?). Je parle du primaire. Pour le secondaire, ça devient plus compliqué et je ne sais que dire, donc je m'abstiens...

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

Proposition n°7 :

Les outils de la langue : grammaire, vocabulaire, orthographe, seront enseignézs de façon systématique et approfondie dès l'école primaire.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n°8 :

Création d'études en partie dirigées dans tous les établissements scolaires, de l'école primaire au lycée. ces études seront animées par des enseignants volontaires rémunérés et/ou par des étudiants recrutés au niveau de la deuxième année de licence.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

ma foi 2+2 ça peut-être une bonne solution, mais ça veut dire ques les deux premières années doivent être solides. Tout à fait d'accord avec Robin en ce qui concerne les inspecteurs. Ceci étant je pense qu'il serait souhaitable que les inspecteurs reviennent sur le terrain. Dans le primaire il y a des gens qui sont IEN pendant 25 ans et qui donnent de jolis conseils mais qui me semblent absolument incapables de prendre une classe. Un bon moyen serait que l'on ne puisse pas être inspecteur plus de 5 ans par exemple avant de retourner sur le terrain et de reprendre une classe. Ainsi les IEN ne seraient-ils pas coupés du terrain et certains seraient peut-être un peu moins fumeux ou irréalistes dans leurs conseils ou dans leurs exigences.

Ecrit par : Ronin | 05 février 2007

Allégement des tâches administratives des chefs d'établissement.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Je tiens à souligner ce propos fondamental. Nous en avons tous marre d'être dévorés par la paperasserie que l'Etat utilise pour pouvoir, en cas de besoin, faire porter le chapeau aux sous-fifres. Le moindre petit avis de tempête et le serveur vocal de la préfecture prévient tous les maires de façon à ce, qu'ayant appuyé sur la touche dièse, ceux-ci soient les responsables du moindre caillou tombant de la falaise, de la moindre tuile arrachée etc...
Ici, nous dépassons immédiatement le cadre strict de l'enseignement mais c'est un des pourquoi de la paperasserie envahissante, qu'elle soit mise en place pour l'échec scolaire, la délinquance ou la grippe aviaire.

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

Tout à fait d'accord pour des études dirigées, ce qui permettrait une réelle égalité des chances. Mais facile de trouver des étudiants dans une zone urbaine avec une fac à proximité ; beaucoup plus délicat en zone rurale... Qu'en pensez vous ?

Rétablir des programmes décents, basés sur la progressivité des apprentissages, ce que tout enseignant sensé sait nécessaire, LISIBLES et permettants à chaque élève de progresser réellement au lieu de stagner dans des pseudo activités (quel mot galvaudé ) débilisantes.

C'est tout pour le moment.

Ecrit par : D | 05 février 2007

Ah oui et surtout que les formateurs quels qu'ils soient aient au moins un tiers de leur service dans une classe ou des classes. Fini la planque de l'iufm. Là aussi les formateurs n'en seront que meilleurs et plus modestes s'ils doivent eux aussi avoir à gérer des classes, des parents et un inspecteur. Et surtout que l'on arrête de prétendre qu'ils sont unuversitaire. Tout le monde en rigole, désolé les formateurs de l'iufm sont tout sauf des universitaires.

Ecrit par : Ronin | 05 février 2007

Proposition n°8 :

Création d'études en partie dirigées dans tous les établissements scolaires, de l'école primaire au lycée. ces études seront animées par des enseignants volontaires rémunérés et/ou par des étudiants recrutés au niveau de la deuxième année de licence.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Là, (José au secours!), vous oubliez le problème des zones rurales et du ramassage scolaire qui "ramasse" parfois dans le même bus, maternelle, primaire et collège. Certains enfants font une heure d'autocar matin et soir.
D'où, autre proposition: maintenons impérativement les écoles rurales pour qu'aucun petit de quatre ans n'est à parcourir plus de dix à douze KM matin et soir et remettons les internats secondaires au goût du jour, avec personnel de surveillance ad hoc. Certaines régions y arrivent mieux que d'autres et les résultats au bac s'en ressentent.
N.B.: pour le "ramassage" des maternelles de moins de cinq ans, il faut payer un accompagnateur à la charge des communes. Si les communes ne payent pas, pas de ramassage pour les maternelles.

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

Proposition n°9

Mis en place d'un examen d'évaluation en début de 6ème. Cet examen doit permettre de repérer les élèves les plus en difficulté (la proportion de ceux qui ne maîtrisent pas la lecture et l'écriture) afin de leur apporter une aide et un enseignement approprié.

N.B. : cette proposition est fondée sur une douloureuse expérience personnelle d'élèves que je n'ai pas pu aider et que j'ai vu s'aigrir et s'enfoncer d'année en année jusqu'en fin de 3ème, avec moi ou avec d'autres, en gardant leurs handicaps de départ. La soi-disant "pédagogie différenciée" préconisée par Meirieu est impraticable sur le terrain.

Mais ceci suppose évidemment d'en finir avec le dogme de "l'hétérogéneité". Ces classes (pas au niveau de la 6ème, mais de la 4ème) ont existé jusque dans les années 80 et ont disparu au nom d'une conception purement idéologique de l'égalité (2ème septennat de Mitterand, Meirieu rue de Grenelle). Elles étaient en général animés par un instituteur ou un PEGC qui essayait de combler systématiquement les difficultés des élèves.

Je sais que ce n'est pas "politiquement correct", mais je profite de la liberté de parole qui m'est acordée sur ce blog pour dire que je suis favorable à un rétablissement d'une orientation en fin de 5ème.

En revanche, je ne suis pas d'accord avec la proposition de M. Villepin (apprentissage à 14 ans) c'est trop tôt...Pas avant 16 ans et en alternance avec un solide enseignement général.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n°10 (suggérée par dobolino)

Création d'internats, notamment en zône rurale.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

zone sans accent circonflexe !

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Création d'internats mais petites unités impératives. Taille à déterminer en fonction des classes d'âge et autorisation de sortie libre signée par les DEUX parents avant seize ans ( je pense ici à certains internats de LEP où l'équipe directoriale explique aux parents que l'autorisation de sortie est systématique et que les parents n'ont pas leur mot à dire même pour un minot de 15 ans). Sortie non surveillée interdite pour les moins de quinze ans.
Renforcer les bourses d'internat du secondaire.

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

Economies d'énergie obligent: fin des IA ou des Rectorats: un de trop. Coût énorme d'une administration qui distille des textes des recommandations des circulaires imbéciles, de plus en plus déconnectés de la Réalité. La bureaucratie: STOP!

Fin des corps d'inspection: IPR IEN et toute la clique bavarde et prétentieuse. Remplacement par des enseignants ayant 20 ans d'ancienneté minimum: tuteurs formateurs qui gardent obligatoirement un pied dans le réel: 1/2 ou 2/3 temps d'enseignement.

Fin des IUFM : niches de charlatants en sciences de l'éducation et veiller à ne pas laisser l'enseignement de la didactique devenir une scolastique desséchante. Robin: ok?

Création d'internats pour les collèges surtout en ZEP même si elles n'existent plus sous ce nom. Coût élevé mais condition nécessaire si l'on veut voir réussir ceux qui "en veulent".

Apprentissage dès 14 ans pour ceux que le collège emm... et qui emm... les autres. Mais passerelles de retour possible: la maturité ne doit pas être désespérante.

Discipline dans le primaire comme dans le secondaire: aucune raison d'accepter des terreurs, des énervés, des impolis bornés, s'imposer sans sanctions sévères! La "sentimentaldémagogie ": dehors! Qui aime bien châtie bien.

Des programmes ambitieux sans concession au "modernisme progressiste" et à la lâcheté: le + peut le - et non l'inverse. Le goût de l'effort et le mérite doivent être valorisés. On doit viser haut et non pas un minimum culturel fonctionnel:la culture, les humanités, - oui, dominantes, de classe, élitistes et bourges... - ne sont pas un rempart contre la barbarie mais elles peuvent réduire les risques d'y sombrer.

Cesser de d'acheter la paix sociale à n'importe quel prix! Acheter, aujourd'hui= à jeter. Stop le gâchi! Vertébrés ou des limaces? Fin des saloperies de basses et humiliantes concessions injectées par les inspecteurs pour faire grimper le taux de réussite au brevet ou au bac: scandale auquel on s'accoutume. DINGUE!

J'arrête ici pour ce soir
Byyyy!!!

Ecrit par : Léo | 05 février 2007

Rétablissement d'un véritable enseignement des langues dites anciennes : latin et grec - latin à partir de la 5ème, grec de la 4ème - à la place da la simple "initiation" qui existe actuellement - initiation au latin dès la 6ème - initiation au grec en fin de 6ème et en 5ème (les dieux, l'étymologie, la civilisation...)

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n°7 :

Les outils de la langue : grammaire, vocabulaire, orthographe, seront enseignés de façon systématique et approfondie dès l'école primaire.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Ce qui sous-entend qu'ils aient été enfin enseignés aux sinistrés de licence qui s'engagent, faute de mieux, dans la voie de l'enseignement.
D'où, indispensable préliminaire, qu'un enseignant soit recruté, considéré, formé et rémunéré comme un cadre et non comme un employé.
Cadre et enseignant devraient être synonymes. Leur rôle n'est-il pas d'encadrer?

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

Rétablissement d'un véritable enseignement des langues dites anciennes : latin et grec - latin à partir de la 5ème, grec de la 4ème - à la place da la simple "initiation" qui existe actuellement - initiation au latin dès la 6ème - initiation au grec en fin de 6ème et en 5ème (les dieux, l'étymologie, la civilisation...)

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Qui est la suite de:Proposition n°7 :

Les outils de la langue : grammaire, vocabulaire, orthographe, seront enseignés de façon systématique et approfondie dès l'école primaire.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Commençons par la base. L'an prochain ou dans trois ans, entreront en sixième des enfants qui savent à peine lire et écrire.
C'est pourquoi ce programme doit s'inscrire dans la durée et être indépendant des partis de droite et gauche.

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

veiller à ne pas laisser l'enseignement de la didactique devenir une scolastique desséchante. Robin: ok?


Oui, le didactique de la discipline ne doit pas être purement théorique ; il ne s'agit pas non plus de méthodes pédagogiques à proprement parler, mais des méthodes de transmision et d'organisation du cours les plus appropriées à chaque discipline. Par exemple en français : faut-il ou non donner des consignes pour la rédaction et quelles consignes, la répartition et la fréquence du travail à faire à la maison - les méthodes d'apprentissage des leçons - comment enseigner l'orthographe de la façon la plus efficace - les questions qui doivent figurer dans une fiche de lecture - comment corriger un devoir -- comment faire un cours de grammaire - comment lier grammaire, orthographe, expression écrite et lecture expliquée sans retomber dans le saupoudrage de l'enseignement "en séquences"...

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Cadre et enseignant devraient être synonymes. Leur rôle n'est-il pas d'encadrer?

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

Entièrement d'accord. On les prend où les sous vu que notre pays est endetté à hauteur de 2000 milliards d'euros ? oups je vais passer pour un vilain libéral...

Ecrit par : Ronin | 05 février 2007

On les prend où les sous vu que notre pays est endetté à hauteur de 2000 milliards d'euros ? oups je vais passer pour un vilain libéral...

Ecrit par : Ronin | 05 février 2007

Le problème! Si ça ne tenait qu'à moi, je passerais le tunnel pour avoir un avenir mais je suis zinzin. Intéresser les entreprises?
La pâuvritude mentale de nos jeunes successeurs m'afflige et m'angoisse et je taxe volontiers mon C.A. à 1% pour le renouveau de l'enseignement et de la recherche. Ce qui fait, rien que pour moi, qui suis loin d'être à l'ISF, et ne suis qu'une petite brindille, dans les 1500 euro.

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

Chapeau ! mais tout le monde n'en dira pas autant !

Ecrit par : Ronin | 05 février 2007

Charte pour l'éducation proposition n°11 :

Les parents ne pourront pas être délégués dans le conseil de la classe où ils ont leurs enfants.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Créer, dès la seconde ou la première, une matière qui consisterait à apprendre à piloter une entreprise, même micro, de façon à réduire aussi les inégalités des élèves devant les responsabilités de papa-maman.

Même les anti-libéraux devraient être d'accord...

Ecrit par : D'Enguell | 05 février 2007

Le réglement intérieur des établissements scolaires sera élaboré désormais par un collège de magistrats désignés par le président de la République.Il sera le même pour tous les établissements scolaires (un réglement par niveau : primaire, secondaire, lycée) Une échelle de sanctions adaptées et progressives sera clairement indiquée pour chaque manquement (travail d'intérêt collectif, devoir supplémentairen retenue, renvoi temporaire, renvoi définitif)

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Le réglement intérieur des établissements scolaires sera élaboré désormais par un collège de magistrats désignés par le président de la République.

Et non, ce qui est actuellement le cas et ce qui est absolument aberrant, par la " communauté éducative " de chaque établissement (élèves compris !): la Loi doit être la même pour tous, c'est l'un des principes fondamentaux de la Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n° 12 : rétablissement du certificat d'études primaires en fin de CM2

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n°13:

Rétablissement du sérieux et de la valeur réelle des examens (brevet des collèges et baccalauréat). Abolition des " commissions d'harmonisation "

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n°14 :

Une seule chance et pas plus après un renvoi définitif pour motif grave par un conseil de discipline.

"Proposition n°15 :

Fin de l'obligation de scolariser jusqu'à 17 ans, à moins que cette obligation soit votée par l'assemblée nationale.

N.B. : J'ai appris en 96 que les chefs d'établissement avaient "l'obligation morale"de scolariser les élèves jusqu'à 17 ans. Je ne sais pas d'où vient cette obligation et pourquoi elle a été instaurée, mais je suis sûr de mon fait. J'exerçais à l'époque comme principal adjoint faisant fonction dans un collège sensible de la région parisienne. Cette obligation existe-t-elle encore aujourd'hui ? C'est l'exemple type des bons sentiments à la Meirieu, mais ça n'est pas légal au sens républicain du terme.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

ne soit votée (ne explétif)

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n° 16 :

Création de classes adaptées, "hors collège", pour les éléments dangereux, particulièrement perturbateurs et récidivistes, éventuellement en internat pour les soustraire à l'influence de la rue.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition 17

Construction des collèges sur des critères d'esthétique et de bien être et pas seulement sur des critères d'économie (collèges "boîtes à chaussure")

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition 18 :

Application du principe : chaque professeur a, dans la mesure du possible, sa propre salle de classe (ce sont les élèves qui se déplacent)

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition 19 :

Obligation d'avoir une tenue vestimentaire correcte.

NB : je sais bien qu'il serait irréaliste de demander en France le port d'un uniforme comme c'est le cas en Grande-Bretagne et dans les écoles catholiques aux Etats-Unis, mais ça pourait éviter la dictature des marques et être un élément de valorisation des enfants, notamment dans les établissements sensibles.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Je m'arrête pour laisser s'exprimer les autres.

Bonne nuit à tous !

J'ai pris l'émission sur TF1 avec Nicolas Sarkozy en retard, mais je n'ai rien entendu sur l'éducation.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Suppression des objets d'étude en français en classe de Première. Priorité à une approche plus historique/chronologique des grandes oeuvres.

Suppression définitive de l'écriture d'invention à l' EAF, pas plus débile que ce type de sujet: absolument pas formateur; c'est du niveau de la 3ème.

Minorer l'étude du discours, privilégier l'étude de la littérature , y compris de la littérature étrangère.

Ecrit par : Francine | 05 février 2007

- Suppression des "mentions complémentaires" des professeurs de collège et de lycée visant à leur faire enseigner une matière pour laquelle ils ne sont pas compétents, et conduisant donc à faire baisser le niveau de l'enseignement.
- Dans le même ordre d'idée, à l'heure où tout le monde parle de "travailler plus pour gagner plus", ou de faire faire des heures sup aux profs, ne pas augmenter le nombre d'heures d'enseignement au delà de 18 heures par semaine. Sinon, là aussi, ce sera au détriment de la qualité de l'enseignement. Sur ce point-là comme sur le précédent : il faut faire comprendre que l'enseignement n'est pas réductible à la présentation de fichiers Powerpoint devant une assemblée, mais suppose des connaissances, au début et tout au long de la carrière (d'où la nécessité d'un certain loisir).

- Sur la base de la carte scolaire actuelle : faire une nouvelle répartition des moyens clairement en faveur des établissements en difficulté, qui les rendra à nouveau attractifs. Que dans un grand lycée de centre-ville, les classes comptent une quarantaine d'élèves, mais beaucoup moins là où c'est nécessaire. Que ce soit dans les établissements en difficulté qu'il y ait le plus de surveillants, de professeurs, et le plus d'études dirigés : c'est là qu'il est nécessaire d'enlever le plus longtemps possible les élèves à l'environnement extérieur.

Je crois que ces propositions peuvent faire l'objet d'un consensus.

Ecrit par : Pat | 06 février 2007

Le réglement intérieur des établissements scolaires sera élaboré désormais par un collège de magistrats désignés par le président de la République.Il sera le même pour tous les établissements scolaires (un réglement par niveau : primaire, secondaire, lycée) Une échelle de sanctions adaptées et progressives sera clairement indiquée pour chaque manquement (travail d'intérêt collectif, devoir supplémentaire, retenue, renvoi temporaire, renvoi définitif)

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

...Ou par l'assemblée nationale après avis du conseil constitutionnel. C'est un point très important. La montée de la violence dans les établissements scolaires ne peut pas être endiguée par un R.I. "bricolé" par une communauté éducative.
Un crime à l'intérieur d'un établissement (cas du petit Karl à Meaux) est un délit de droit commun qui ne relève pas d'un R.I., mais du code pénal...Je suis également favorable à la révision de la Loi (ordonnance ?) de 45 concernant les mineurs.

Les R.I. n'ont aucune valeur juridique (sauf le port ostentatoire de signes religieux et la propagande à l'intérieur des établissements parce que c'est une Loi qui a été votée par l'assemblée nationale).

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Proposition N° 20 :

Suppression de l'administration centrale de la rue de Grenelle, mais maintien d'un ministère "allégée" (validation ntionale des examens et concours, programmes nationaux)

gestion décentralisée

- des lycées au niveau des rectorats/conseils régionaux.

- des collèges et des écoles primaires au niveau des inspections académiques.

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Pas de recrutement de chefs d'établissements (sauf adjoints faisant fonction) hors concours et sans une sérieuse formation en alternance sur une année entière dégagée de tout enseignement. Pas de recrutement en-dessous de la licence au niveau des collèges, au niveau du CAPES ou de l'agrégation en lycée. Pas de recrutement en dehors du corps des enseignants ou des CPE. Revalorisation du statut et du salaire.

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Bonjour à tous,

Quelques réflexions de mère de famille

Créer un véritable corps de surveillants "professionnels", c'est-à-dire des adultes capables de s'imposer et de faire respecter "l'ordre" et non plus des jeunes "de passage" plus ou moins copains avec nos enfants.
Restaurer la souveraineté du conseil de classe et respecter les décisions de l'ensemble des enseignants. Trop d'élèves se retrouvent propulsés dans les classes supérieures alors qu'ils n'y ont pas leur place.
Bonne journée
Anne

Ecrit par : Anne (parente d'élève uniquement) | 06 février 2007

- des collèges et des écoles primaires au niveau des inspections académiques.

...et des conseils généraux (collèges) et des municipalités (écoles)

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Proposition n°22 (si je me souviens bien !)

Suppression de la " note de vie scolaire " en collège ou remplacement de cette note par une note reflétant réellement le comportement de l'élève. Modalités à définir, par exemple moyenne de toutes les notes attribuées par chacun des adultes concernés sur une échelle de 0 à 20. La note devant obligatoirement figurer sur le bulletin.

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

-Retour à la littérature comme réflexion sur l’homme, avec une connaissance étendue de son parcours, de ses doutes, de ses hésitations.

-Retour à l’histoire comme réflexion sur l’homme, avec une connaissance précise de ce qui fut (exit les thèmes vagues où l’enfant complète ses trous par l’exercice de la fantaisie)

-Retour à l' Enseignement de langues étrangères comme enseignement de CULTURE, au moins dans les filières littéraires.

-Enseignement de l’histoire de la philosophie (exit le bla bla proche des cours d’éducation religieuse et où l'on met sur le me^me plan des philosophes ayant vécu dans des époques très éloignées...)

Ecrit par : alice | 06 février 2007

Bonjour,
alors je vais parler par rapport à ce que je connais : mon parcours.
-Heures d'études obligatoires de la primaire au lycée :
tout simplement parce que les mômes qui ont la chance d'avoir des capacités ont la malchance de ne pas apprendre à travailler puisqu'ils n'en ont pas besoin, ce qui se paye un jour ou l'autre.
-Valoriser le "par-coeur", qui permet aux minots d'acquérir simplement de solides fondations.

Ecrit par : DesRapages | 06 février 2007

Proposition n° 23 :

Création systématique dans tous les établissements de classes "d'aide et de soutien" à tous les niveaux (6ème, 5ème, 4ème, 3ème) pour les élèves les plus en difficulté...(en 6ème sur les indications des instituteurs)...Evaluations régulières des élèves et possibilité de passage avec les "rapides" et les "moyens" (pour employer la terminologie de Legrand).

Dans une proposition précédente j'ai évoqué un examen d'évaluation en début de 6ème ; j'ai changé d'avis. Il est plus simple de constituer la classe de soutien sur indication des instituteurs dans le cadre d'une liaison CM2-6ème.

Je me rends compte qu'un tel dispositif est un peu en contradiction avec des orientations précoces (?) en fin de
5ème préconisées plus haut. Bon. A tout prendre, je préfère la solution des classes d'aide et de soutien. Mais gare aux fanatiques de "l'hétérogénéité" !

J'ai vu fonctionner une de ces classes dans un collège sensible en région parisienne (4ème d'aide et de soutien dite 4ème A.S.)...Ca marchait bien (effectifs réduits, professeurs volontaires, programmes adaptés...)

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Qui va faire la synthèse des 47953 propositions (dont au moins la moitié sont largement contradictoires entre elles) ?
On croirait le (faux) débat sur l'école qu'on nous a servi il y a peu. Niveau toujours 0 du débat, je le crains...
Le sérieux n'est pas toujours chez ceux (celles) qu'on croit.

Ecrit par : laya | 06 février 2007

Pour mettre les points sur les "i" des propos précédents, si j'étais à la place de Lionel Jospin j'entretiendrais une rancune tenace contre Claude Allègre, en partie responsable de sa déroute électorale d'avril 2002 (avec Jean-Pierre Chevènement) . Une ou deux centaines de milliers de voix sur un million, ça peut faire la différence. "Ses gamelles" Royal aurait dû en savoir quelque chose avant de suivre les traces nauséabondes du mamouth. " Professeurs, encore un effort pour apprendre à défendre vos intérêts ! "

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Excusez-moi, le "post" précédent était la suite d'une réponse à Jean sur "Sauver les Lettres". Il y a un rapport évident avec nos propositions.

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Les penseurs de gauche nous ont suffisamment seriné que " tout était politique "...Alors retour à l'envoyeur !

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Alors, moi je réclame la suppression des heures de colle remplacées par des punitions corporelles, l'extermination des mercières et des architectes paysagistes.

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

Je suis assez d'accord avec la première proposition de Доболино...j'adore son pseudo qui sonne comme le nom d'une petite gare du sud de la Russie...
Quant à l'extermination...je préfèrerais celle des pédagogistes et autres scientistes de l'éducation qui ont fini par avoir la peau, non de l'ours mais des instituteurs et institutrices.
Je suis pour le rétablissement des châtiments corporels que constitue à mes yeux (de professeur d'éducation physique) la tâche de fixer un enfant à son pupitre pour l'initier à l'art de la calligraphie, un sous-ensemble des arts chorégraphiques. Je ne connais pas d'autre scalpel plus efficace que celui inventé dans et par notre civilisation de l'écriture pour séparer (educare) un enfant de sa parole, de ses fantasmes entretenus par les pédagogues de l'auto-éducation, d'être son propre créateur, son propre législateur!
Tout le monde sait que l'école de France est désormais administrée et gérée pour tenter vainement et à un coût exorbitant de réparer les dégats occasionnés par la désinstitution et la déritualisation des apprentissages.
Il est grand temps de rétablir la République des instituteurs et des professeurs et de chasser des murs de l'école ceux qui en tirent des profits directs symboliques et pécuniers: les parents, les marchands, les psy, les officines parascolaires, les gourous des pseudo sciences pédagogiques etc...
Au fond, ce qui serait le plus efficace consisterait dans le plus simple à réaliser: réhabiliter l'instituteur et le réinscrire dans sa fonction (de castration) d'infliger aux enfants la sanction, la limite, la séparation, en un mot, la justice.

Ecrit par : buntovchik | 06 février 2007

Au fond, ce qui serait le plus efficace consisterait dans le plus simple à réaliser: réhabiliter l'instituteur et le réinscrire dans sa fonction (de castration) d'infliger aux enfants la sanction, la limite, la séparation, en un mot, la justice.

Ecrit par : buntovchik | 06 février 2007

Oui buntovchik, mais les lecteurs pressés qui viennent peut-être lire de temps en temps "les propos réactionnaires et antisociaux" de ce blog" (je les cite) risquent de ne pas goûter le sel de votre pensée. Mais qu'importent ces agueusiques à ceux qui ont des papilles !

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Parmi tous les fonctionnaires les enseignants sont peut être les seuls que l’on peut rémunérer équitablement au mérite.
Leur métier consiste à délivrer du savoir aux élèves, il suffit de mesurer la progression de ce savoir chez chaque élève pour connaître quantitativement le savoir qui a été délivré.
L’erreur consiste en général à regarder le niveau de savoir de chaque élève en valeur absolu indépendamment de chaque enseignant au lieu de regarder la progression du savoir de chaque élève et d’attribuer individuellement cette progression à chaque enseignant.
Pour ce faire il suffit à chaque rentrée de faire un test de chaque élève et de comparer la note obtenue avec la note de début d’année de l’année précédente, la différence positive ou négative étant attribuée au travail de l’enseignant de l’année précédente .
Par exemple l’élève avait en début d’année 'X' une note de 5 et a en début d’année 'X+1' une note de 8 , la différence 8-5 = 3 est attribué au professeur qui a enseigné pendant l’Année 'X' , soit 3 point de plus pour valoriser son salaire.
Cette différence étant convertie en points puis multipliée par le nombre d’élèves , l’enseignant se trouverait ainsi à la tête d’un nombre de points (positifs ou négatifs) qui seraient la base de la valorisation du salaire de l’enseignant.
Ainsi les enseignants auront tout intérêt à rechercher les élèves ayant les niveaux les plus bas car il sera plus facile de les faire progresser que les ceux qui ont déjà des notes élevées.
Les enseignants auront aussi intérêt à avoir des classes nombreuses pour les élèves ayant des niveaux élevés et naturellement des classes moins nombreuses pour ceux qui ont des niveaux bas.
Les chefs d’établissements seront ainsi notés sur la moyenne des points des enseignants de leur établissement.
Il n’y aura plus pour les enseignants des établissements défavorisées dans des zones défavorisées et des établissements favorisés dans les quartiers favorisés , mais des établissements à fort potentiel et des établissements à faible potentiel. Il est plus facile de faire gagner 4 points à un élève qui a 2 de moyenne que 4 points à un élève qui à déjà 16 de moyenne.
Ceci nécessitera un fichier national des élèves et des enseignants du privé et du public..
Il y a bien sur tout un tas de règles à mettre en place :
- Qui donne la note en début d’année ? Un enseignant indépendant de façon anonyme, le professeur recevant les élèves Le choix reste à définir en excluant bien entendu l’enseignant de l’année précédente.
- Comment est noté l’enseignant absent, et l’enseignant remplaçant ?
- Quelle note de référence sera donnée pour les nouvelles matières tout le long du cursus de l’élève. La note moyenne de début d’année de l’élève par exemple peut être la réponse.
- Les enseignants devront homogénéiser leurs échelles de notation. Car ceci ne pénalisera plus uniquement les élèves comme aujourd’hui mais aussi directement les enseignant ;
- Les inspecteurs ne serviront plus à noter les enseignants mais pourront venir aider les enseignants qui auront des résultats difficiles.
- Comment pourra-t-on gérer le fait que les bons et les moins bons enseignants seront publiquement connus. Et donc que tout le monde voudra les bons et éviter les moins bons.

Ecrit par : henri | 06 février 2007

Wouahh ! La belle usine à gaz que voilà !

Ecrit par : yann | 06 février 2007

Désolé, çà n'a rien de personnel .

Sur les programmes :
bon, en histoire :
Revenir peu ou prou à la bonne vieille chronologie, arrêter de saupoudrer de-ci de-là des notions et des périodes qui n'ont rien à voir entre elles.
Lier, si possible, cet enseignement historique avec celui de l'histoire de la littérature, et pourquoi pas celle des sciences.
(littérature, çà doit être possible de faire les mêmes périodes en même temps, c'est pas çà, la transversalité ? en sciences, c'est peut-être un peu plus dur à mettre en oeuvre, mais les profs de maths, physique, bio peuvent s'en charger, normalement, c'est leur boulot).
S'arrêter, en histoire récente, 30 ans en arrière. Déjà qu'ils ont du mal avec une histoire ancienne forcément simplifiée, ce n'est pas le rôle de l'école d'entrer dans l'analyse de l'histoire immédiate.
Dépolitiser le débat (colonisation, polémiques récentes, etc.). Mais çà, c'est carrément un voeu pieux.

Ecrit par : yann | 06 février 2007

Il y a longtemps, avant que je ne décroche, j'avais proposé lors du grand débat, une modeste proposition pour une réforme de la formation des enseignants, de la Maternelle à l'Université.....


Le travail est resté en chantier je le confesse car mes possibilités physiques sont limitées et mon découragement est grand. Néanmoins, je vous invite à jeter un oeil sur ces propositions qui font la part belle à des enseignant "chenus" et éprouvés qui seront heureux de faire partager leur savoir-faire en lieu et place des escrocs de l'IUFM. Si dans l'IUFM, il y a des gens valables, on les prendra (bien que le mythe de Sodome puisse nous en faire désespérer, et ce n'est pas le cas de l'inénarrable Sibille qui nous en convaincra). Mais un coup de balai s'impose car bien des rentes de situation ont été volées à la communauté nationale. On pourra mettre ces gens au travail devant de "vrais" élèves avec de "vraies" matières même si j'ai peur que ce soit des catastrophes dont une mise à la retraite anticipée (fonction publique oblige) soit le seul parcours pratiquable. Il s'agit de ne plus gaspiller l'argent, de redonner courage aux jeunes enseignants et les bien former. Ce n'est pas compliqué (la pédagogie, c'est quelque chose de très simple, à l'opposé de l'embrouille que nous resservent les charlatans) et à l'école, ça sert à acquérir des connaissances sur lesquelles on pourra bâtir d'autres savoirs, à l'opposé de l'empilement que nous décrivent les ignares, et qui seuls permettent de structurer une personnalité consciente et "bien dans ses bottes".

Pour ce qui est de la licence (indifférenciée), je confirme que son niveau d'appréciation, se situe à celui d'une ancienne propédeutique (qualité perçue comme on dirait en langage industriel). Mais quand même il y a des licences qui sont de vastes fumisteries comme celles en Sciences de l'Education, du niveau de la licence d'Astrologie.

Ecrit par : at | 06 février 2007

j'ai oublié le site:


http://pedagogy.free.fr/Document.htm

Ecrit par : at | 06 février 2007

Sur les maths :

Evidemment, enseigner les bases. Compter, bien sûr, mais vraiment maîtriser les opérations de base, en comprenant leur sens. Etre capable de faire du calcul mental (pas de calculettes avant, disons, la 6eme ou la 5eme, ou mieux encore, avant le lycée (le bac ??)).
Revenir à l’enseignement de la géométrie : nos ancêtres ont basé toutes leurs mathématiques sur la géométrie, parfois de façon très complexe, alors qu’un élève de 6eme reste souvent perplexe devant un triangle rectangle. La géométrie bien comprise doit permettre de visualiser des notions d’algèbre ou d’analyse trop abstraites sans cet outil. J’ai un souvenir ému du grand compas en bois, muni d’une craie, dont se servaient mes instits. M’étonnerai que ce genre d’outils existe encore.
En faire fabriquer en série, un par salle de classe de primaire (et de collège, tiens, du boulot pour les menuisiers).
Revenir aux problèmes de robinet (gag : j’avais écrit « robien ») et de trains qui se croisent. Ce n’est pas du passéisme, mais les gamins sont incapables de faire le lien entre un exercice abstrait et ce qu’il permet de démontrer. Les mathématiques s’expliquent, se racontent, et peuvent devenir passionnantes dans ces conditions.
Intégrer sérieusement l’histoire de la discipline en cours, pas seulement sous la forme d’une page de présentation avec photo couleur et texte en vieux françois, ou sous la forme d’une « activité » (beurkk !). On ne comprend bien une notion que si l’on sait quels types de problèmes elle a historiquement permis de résoudre.
Réintégrer, avec modération et esprit critique, les « maths modernes » dans les programmes de lycée. Ma fille, en maths sup, découvre cette semaine les ensembles finis, que j’ai abordés en 9eme !! (ou en 8eme, je ne sais plus, en 9eme je crois que c’était les bases, avec des cubes en bois. Génial !).
Jeter des ponts entre les maths fondamentales et les maths appliquées à la physique, pour arrêter la guéguerre entre profs à ce sujet. Accessoirement, çà permet de montrer à quoi peuvent servir les maths.
Virer, avec pertes et fracas, les « activités » des programmes : ces constructions débiles censés permettrent aux enfants de redécouvrir les notions fondamentales par eux mêmes. Certains chapitres ne sont d’ailleurs fait que d’activités (probas en terminale, personne n’y comprend rien).

Se référer à plus compétent que moi pour trouver plein de bonnes idées en la matière.

Mais arrêter de renvoyer dos à dos scientifiques et littéraires, on peut passer un concours en faisant l’impasse sur les maths, bien sûr, moi j’avais choisi de ne pas lire les livres au programme de français (choix stratégique permettant de passer en bizuth) ! Mais c’est pas mieux, et je n’en suis pas plus fier que çà.

D’où, dernière proposition pour cette fois : élever une statue à Pic de la Mirandole dans la cour du ministère de l’EN.

Ecrit par : yann | 06 février 2007

En gros, j'approuve la majorité des solutions de bon sens suggérées ici (sauf peut-être l'usine à gaz), mais j'y vois surtout pas mal de propositions d'ordre pratique (internats, transports scolaires, architecture) qui vont demander beaucoup de sous, et un consensus que je partage sur la nécessité d'une formation solide des profs, d'une fermeture des IUFM et de l'extermination des pédagogistes et des mercières, ce qui est une affaire de longue haleine (sauf peut-être pour les mercières, qui sont déjà en voie de disparition, et sont généralement arthritiques et maigrelettes).

Mais quid des programmes ?
C'est sans doute ce point qui est le plus facile à changer rapidement, et compte tenu de l'urgence de la situation, n'est ce pas le premier levier sur lequel il faudra agir ?

Ecrit par : yann | 06 février 2007

Pourquoi revenir au passé?

Ce n'est pas pour faire ancien mais pour pouvoir remettre le train de l'école dans les rails là où il a commencé à dérailler. De là à reprendre une évolution normale vers la modernité et non vers ce cauchemar que nous vivons depuis 30 ans. Et encore heureux qu'il y ait eu des résistants, des enseignants, des parents qui ont refusé le crétinisme des pédagogistes. Un peu d'intelleignec, ça n'a jamais fait de mal!

et quelques lignes à compléter pour l'école que nous souhaiterions

http://pedagogy.free.fr/scolarite.htm

AT

Ecrit par : at | 06 février 2007

En ce qui concerne le coût des internats ou des transports scolaires car c'est l'un ou l'autre, voir où se trouve le meilleur rapport qualité prix. Le transport scolaire coûte très cher aux départements ruraux à habitat dispersé.
Je reviens souligner la nécessité absolue de revoir la formation des enseignants de primaire qui doivent avoir acquis les fondamentaux, en avoir compris l'importance, la hiérarchie et les liens avant d'avoir à apprendre à les enseigner. Donc des vraies prépas.
Par ailleurs, je pense qu'il serait judicieux d'ajouter, entre le CM2 et la sixième, une année supplémentaire pour tous les élèves en difficultés (toute difficulté y compris la lenteur d'exécution des taches par un cerveau brillant), une année spéciale(pas une année sanction et humiliante) que tous ne feraient pas, dans des classes à petits effectifs. Une sorte de classe de fin d'études primaires qui serait là pour compléter les acquits indispensables et aider les plus fragiles à s'organiser.
On pourrait ainsi envisager avec plus de sérénité le collège unique, s'il est trop coûteux de le réformer.

Ecrit par : dobolino | 06 février 2007

J'avais rédigé mon dernier message comme une salve d'honneur, mais ...me revoilà, car je dois remercier Jean-Paul, exprimer ma satisfation et l'assurer que personne ne peut douter de son dévouement, well beyond the call of duty, à la cause de nos enfants.

3 propositions de Cadichon:
Un code de déontologie pédagogique qui donnera un peu plus de réalité à ce devoir de réserve qui figure pourtant dans le code de la fonction publique. (On pourrait d'ailleurs aussi le faire appliquer par les magistrats.)
Il sera à appliquer avec la plus grande rigueur du haut en bas de l'échelle, mais surtout plus on y monte plus les sanctions doivent être lourdes, car proportionnées au pouvoir de nuisance...

Valorisation du taitement des instituteurs puisque ce sont eux qui ont la plus lourde responsabilité, celle d'enseigner les fondamentaux, grâce à eux tout se joue.
Ils devraient gagner autant que le taux horaire des profs de fac!

L'argent est disponible, car on sucre aussi le 80.000 postes inutiles ( syndiqués et assimilés) mais là je rêve en couleurs.


Dissolution immédiate du HCE, des directions des programmes et de la prospective ( sic) et nomination d'une commission d'enquête pour établir les responsabilités du désastre, dont seront exclus syndicalistes, experts en sciences de l'éducation et autres Khmers rouges de Grenelle. Il y a suffisament de JUSTES pour que cette commission rende des conclusions utiles.
et pour finit un coup de pied de l'âne:
Pan dans le mille. Bull's eye. Der Schtachel hat gestochen!
car comme par hasard qui est contre cette idée??? c'est vraiment sans surprise... !!

Comme quoi, les orphelins du Grand soir et de la Cause du peuple tremblent à l'idée que les bonnes (idées) soient mises en oeuvre, car si ça marche, ils ne pourront plus jouer aux révolutionnaires de comptoir ou de salon. Fini le bourrage de crâne, l'endoctrinement: Liberté pédagogique et neutralité des opinions, un véritable enfer pour ces ayatollahs et autres imams qui ont transformé nos classes en madrassas.

Tremblez donc, pauvres encasqués à la LCR et autres groupuscules.
Et si c'est pas du conservatisme, cette persévérance à s'accrocher à ces toiles d'araignées, j'en avale mon bonnet.

L'armée des ombres est en marche, mais va-t'elle rejoindre celle de la Libération ou finir dans un cul de sac?

Ecrit par : Cadichon | 06 février 2007

J'en viens à des propositions qui ne vont pas plaire à tout le monde, mais puisque JPB nous a conviés à exprimer nos rêves les plus fous !

Proposition N° 24 (si mes souvenirs sont bons) :

Libération des après-midi pour des activités artistiques : théâtre, musique, danse...

Eh oui, j'aime bien le système allemand. La qualité, plus que la quantité, l'équilibrage du cerveau droit et du cerveau gauche

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Proposition n° : 26

Des salles de relaxation dans les écoles primaires et les collèges.

Je suis très sérieux.

Ca existait dans l'enseignement public, à Lyon, au collège Clémenceau en 90 et çc marchait bien. Ils arrivent le plus souvent dans un tel état (stress, énervement...), qu'il est prtiquement impossible de faire cours...alors un petit peu de relaxation, ça ne peut faire de mal à personne (aux enseignants non plus !)

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Bonjour,
Je vous lis depuis longtemps. J'ose répondre à votre proposition de propositions.

D'accord pour les internats dans les zones rurales. Il faut miser sur les internats, les ramassages scolaires sont couteux et chronophages (certains élèves passent 2 heures dans le bus par jour, se lèvent très tôt 5h30 arrivent au lycée ou collège à 7h30 et même punition le soir... c'est épuisant).

Arrêter de se disperser sur de l'annexe et de l'inconséquent comme l'ECJS et les TPE.

Se débarrasser de la religion du tout informatique et du tout internet (marre de faire la chasse aux copies copier/coller). Les TICE sont un obstacle à l'éducation. L'écran est un voile, un leurre, une illusion. Qu'on me mette tout le bazar à la poubelle.

Enseigner le grec ou le latin dès la 6eme.

Se méfier des CIO et des COPsy.

Arrêter d'envoyer en TL des élèves qui ne savent pas lire et en TS des élèves qui détestent les maths et la physique.

Arrêter de faire croire aux élèves qu'ils sont bons en langues parce qu'ils savent chanter une chanson d'un groupe à la mode.

Arrêter de faire croire aux élèves que ce sont des artistes conceptuels parce qu'ils savent jeter des choses sur du papier .

Arrêter de ne pas les faire redoubler en classe de première.

Mettre de la philosophie en seconde (comme l'économie) et en commencer l'enseignement pour les L dès la première.

Organiser un cursus plus long pour ceux qui en ont besoin.

Organiser du soutien pour les uns mais aussi de l'approfondissement pour les autres.

Se réserver le droit de mettre en place des passages "pour voir" avec possibilité de retour à la classe inférieur. Un passage avec "doit faire ses preuves" si on veut.

Fermer les IUFM et proposer un autre système de formation.

Permettre aux profs de changer d'air de temps en temps.

Arrêter de nommer les jeunes profs à 500 km de chez eux dans des lycées ou des collèges difficiles.

Ne pas permettre aux agrégés de passer leur carrière en 6eme et en 5eme. L'excellence c'est très bien et elle doit être justement payée (donc plus que les autres) mais l'excellence doit être utilisée et utile. (je fais le pari que les agrégés sont plus savants) .

Ecrit par : florian | 06 février 2007

Mettre de la philosophie en seconde (comme l'économie) et en commencer l'enseignement pour les L dès la première.

Approuvé !

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Se méfier des CIO et des COPsy.

Double approbation (et je sais à quoi je pense)

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Se méfier des CIO et des COPsy.

Double approbation (et je sais à quoi je pense)

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Il y en a qui ont l'art de "penser faux" et de mettre à côté de la plaque. Le problème, ce sont les dégâts, parfois irréparables sur l'avenir de l'enfant.

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Arrêter de nommer les jeunes profs à 500 km de chez eux dans des lycées ou des collèges difficiles.

Comme ça m'est arrivé après le CAPES et le CPR, obligés de prendre un poste double dans la région parisienne avec ma femme à cause du principe " pas de nomination dans l'académie où on a passé le concours ". Merci les gars ! On ne s'en est jamais vraiment remis. Mais qu'est-ce que ça peut leur f...rue de Grenelle ?

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

à Cadichon :

quand j'entend les mots "code de déontologie", je sors mon revolver.
J'exerce une profession soumise à un de ces codes, avec l'Ordre qui va avec (créé par Pétain), et je peux vous dire que personne, à part quelques oiseaux rares (j'essaye d'en faire partie, mais c'est parfois à vous en dégouter), ne respecte les dispositions humanistes, respectueuses, du dit-code, et que, par contre, tous le monde pinaille volontiers sur les aspects réglementaires et contraignants. Le code ? A la poubelle !

à Robin :
Oui au système allemand. Et ils ont deux ans de plus pour aller au bac. Les écoliers allemands sont beaucoup plus cools que les nôtres, et souvent plus épanouis.

Oui aussi aux salles de relaxation. En primaire, on nous faisait dormir sous, ou sur les tables. Valait mieux sous, moi quand j'étais dessus, je me cassais la gueule !

OUI, OUI, OUI, TROIS FOIS OUI à la suppression des TPE, TICE, TIPE, et autres bétises sans intêret et dévoreuses de temps et d'énergie. Demandez aux gamins ce qu'ils en pensent (ceux que je connais risquent toutefois d'être impolis).

Ecrit par : yann | 06 février 2007

Bravo, Yann, un code de déonto n'est d'aucun usage positif pour les libéraux. C'est inspiré du vrai corporatisme qui n'est plus de saison.
Je m'étonne qu'un libéral comme Cadichon propose ce carcan à ceux qui ont la chance d'y avoir échappé.
On va lui en envoyer copie avec surlignés en jaune les articles dont on use et abuse et en vert ceux qui ne sont jamais appliqués.
Si on veut remettre au goût du jour les codes de déontologie, il faut revenir à 750 000 000 d'habitants sur terre et réinstituer les cours de morale à l'école primaire.
Le problème, c'est que faire des cadavres? Les brûler aggraverait le réchauffement de la planète.
Ceci dit, je serai a priori favorable au système allemand à condition de savoir QUI va payer les activités de l'après-midi?
Si elles sont à la charge des communes, on creusera encore les inégalités. Si elles sont à la charge des parents, encore pire. Les ruraux risquent d'être fort défavorisés car comment amener au fin fond d'une vallée alpine ou dans le Cantal profond des intervenants de qualité en musique ou arts plastiques ou sports. Médiathèque à 70 km. Piscine couverte à 80 km etc...
Non, le système français d'accueil scolaire, en l'état actuel, me parait plus égalitaire.
Ce que je relèverai de cette proposition de système allemand, c'est "moins de pression, plus de temps". Diminuer le niveau d'angoisse et le sentiment d'échec et de médiocrité souvent injustifiés. Se dire que Rome ne s'est pas faite en un jour et ne pas limiter, pour des raisons budgétaires, la possibilité de parcours plus lents ou différents.

Ecrit par : dobolino | 06 février 2007

Vous n'avez pas l'air très drôles les éducateurs... Lisez le Pilier au lieu de parler pour ne rien dire.

Ecrit par : Le Pilier | 06 février 2007

Je voudrais apporter ma modeste contribution à la charte, s'il n'est pas trop tard!
-Que les professeurs des écoles bénéficient d'une vraie formation sur deux ans, (formation complète dans les disciplines enseignées à l'école primaire). Il me semble qu'en cela, je rejoigne une proposition faite en début de post.

-Que ce ridicule "stage en responsabilité filé", contre lequel ils rouspètent dans leur immense majorité, (à juste titre), et qui n'a été installé là que pour pallier la grève administrative des directeurs d'école et pour éviter de créer des postes d'enseignants, soit remplacé par quelque chose d'un peu mieux organisé, et pensé dans un vrai but de formation.

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

Je l'ai remis là où il doit être, c'est mon côté maniaco-dépressif.
N.B.:Cadichon, un code de déontologie est incompatible avec la liberté de marché et de concurrence. C'est une mesure de protection et de fermeture des frontières. Il faut choisir entre l'ultra-libéralisme et le gaullisme (ou le pétainisme, mais est-ce bien différent?).
Ne cognez pas trop fort, je suis vieille et fragile! Comme une mercière...

Ecrit par : dobolino | 06 février 2007

Je voudrais apporter ma modeste contribution à la charte, s'il n'est pas trop tard!

-Que les professeurs des écoles bénéficient d'une vraie formation sur deux ans, (formation complète dans les disciplines enseignées à l'école primaire). Il me semble qu'en cela, je rejoigne une proposition faite en début de post.

-Que ce ridicule "stage en responsabilité filé", contre lequel ils rouspètent dans leur immense majorité, (à juste titre), et qui n'a été installé là que pour pallier la grève administrative des directeurs d'école et pour éviter de créer des postes d'enseignants, soit remplacé par quelque chose d'un peu mieux organisé, et pensé dans un vrai but de formation.

-Obliger les IUFM à prendre en compte qu'il soit légitime qu'un prof (d'IUFM) souhaite intervenir dans les classes concernées par l'enseignement qu'il dispense. (On glorifie la modélisation, allons jusqu'au bout. D'ailleurs, c'était pratique courante du temps des écoles normales.)

-Mais ne pas revenir aux CPR, qui étaient une vaste escroquerie! (J'en ai "bénéficié" moi-même, je sais de quoi je parle).

-Enfin, un peu plus anecdotique: greffer un cerveau à "at".

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

A l'école et au lycée de l'éducation physique. Le sport = ministère de la jeunesse et du sport.
Marre aussi de voir les élèves ici ou là parce qu'il y a "compet", course d'orientation et tout le bazar !
Marre de les voir en vadrouille à tout bout de champs (donc pas en cours) et comme la vadrouille est épuisante (transport, etc.) ils n'ont pas le temps de bosser (et sur ce coup là je les comprends).
Donc : en finir avec la religion des voyages et des sorties. Dans mon lycée c'est une semaine en Espagne, une semaine en Italie, une semaine en Angleterre, plus l'Allemagne, le cinéma, le mémorial de Caen, le Futuroscope, la ski, et j'en passe. Le lycée est une agence de voyage !!! Les voyages forment la jeunesse ? Vous avez déjà demandé à des élèves ce qu'ils en retiennent à part la beuverie ?
Les élèves en cours. Les voyages pendant les vacances. Ce n'est pas du ressort de l'Education Nationale mais de ministère de la Culture ou de la Jeunesse et des sports. Comme dit l'autre : "chacun sa spé". La confusion engendre le désordre.

Ecrit par : florian | 06 février 2007

Et surtout arrêter avec toute la paperasse et le blabla. Je viens de passer deux heures en conseil des maîtres à essayer de définir ce que l'on devait mettre dans les "bulletins de période" et ce qui allait dans les "livrets scolaires" en fonction des programmes. Résultat on a pas avancé d'un poil, j'ai pas pu aller à l'entraînement, et de toute façon ces foutus compétences de fin de cycle c'est du baratin. Les parents n'y comprennent rien, les enfants non plus, et ceux d'entre nous qui sont honnêtes non plus.
Bref, y en a marre de passer ces soirées en réunion pour couper les cheveux en quatre sans avancer d'un iota.
Dans le privé un supérieur qui fait perdre deux heures à ses subalternes sans faire avancer le travail d'un pouce normalement on le vire pour incompétence. Mais nous on n'a que ça à foutre...

Ecrit par : Ronin | 06 février 2007

Quelques propositions en désordre (dont certaines ont déjà été faites, d'ailleurs).
1) Fermeture immédiate des IUFM, limogeage de Meirieu. Aucune restauration du système éducatif n'est envisageable sans la fermeture préalable des IUFM.
Leur remplacement par une structure légère dirigée par des IPR et des IEN et destinée uniquement à gérer les stages en établissement sur le modèle des anciens CPR.
2) Option latin en 6ème et grec en 4ème dans tous les collèges.
3) Effacement de la "séquence didactique" de tous les programmes et de toutes les formations pédagogiques en tant qu'elle est contraire à la pédagogie et le dernier oripeau de l'ère Meirieu.
4) Refonte des programmes de français de l'école, du collège, du lycée. Abolition des "objets d'étude", des classifications en "genres", en "registres", réhabilitation de l'histoire littéraire et des manuels tels que le Lagarde et Michard.
5) Création d'une distribution des prix de fin d'année pour récompenser les meilleurs élèves dans les différentes disciplines.
6) Le brevet des collèges nécessaire pour entrer en seconde. Les sujets de brevet choisis nationalement et portant sur un programme précis, celui des classes de 4ème et de 3ème, notamment en grammaire, en orthographe et en conjugaison.
7) Création d'un certificat d'études élémentaires en fin de 5ème destiné aux élèves se dirigeant ensuite vers l'apprentissage.
8) Rétablissement de la grammaire dans l'enseignement des langues vivantes. Moins d'oral et plus d'écrit.
9) Suppression de l'accès au grade de certifié et d'agrégé au "tour extérieur" ( c'est-à-dire sans passer le concours).
10) Vingt ans d'expérience réussie de l'enseignement obligatoires pour accéder au corps des Inspecteurs généraux et des IEN. Suppression du "tour extérieur".
11) Rétablissement du taux des heures supplémentaires tel qu'il était avant qu'Allègre l'abaisse de 17,6%.
12) Suppression du "conseil pédagogique" instauré par la loi Fillon, instance inutile qui n'amènera rien d'autre que la guerre dans les salles des professeurs.

Ecrit par : Jean | 06 février 2007

je vote pour florian!

Ecrit par : dobolino | 06 février 2007

Mais ne pas revenir aux CPR, qui étaient une vaste escroquerie! (J'en ai "bénéficié" moi-même, je sais de quoi je parle). dit Christophe


Je n'ai pas eu le sentiment que les CPR étaient une " vaste escroquerie".

En échange, ce que j'ai ressenti comme une "escroquerie" ça a été de m'obliger à quitter Lyon où j'étais installé pour la région parisienne parce que "par principe on n'est pas nommé dans l'académie où on a passé le concours." Les fonctionnaire de la rue de Grenelle ont beaucoup de principes, dommage qu'ils ne se les appliquent pas à eux-mêmes.

Philippe Meirieu a bien de la chance de n'avoir réussi ni le CAPES, ni l'agrégation : ça lui a permis, à lui, au moins de rester à Lyon.

J'étais MA2 dans le privé avant de passer le CAPES et j'ai fini par regretter de l'avoir passé.

Manque de chance, quelque temps après il créaient le CAPES spécifique pour l'enseignement privé.Mais c'était trop tard. Il aurait fallu démissionner et perdre le bénéfice du concours que j'avais passé et obtenu pour passer l'autre, avec les aléas.... C'était au-dessus de mes forces.

Enfin, je ne veux embêter personne avec ça...Chacun ses malheurs, mais je vous assure que l'E.N. s'y entend pour empoisonner la vie des gens...Enfin ça, là je ne vous apprend rien.

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

D'accord avec vous Jean pour tout une série de choses, et surtout pour cette plaisanterie de mauvais goût qu'est le Conseil pédagogique. La guerre est ouverte entre le Conseil d'administration et le Conseil pédagogique, la méfiance, le soupçon et tout ça pour... rien.

Ecrit par : florian | 06 février 2007

"-Enfin, un peu plus anecdotique: greffer un cerveau à "at".

Je ne pense pas que ce type d'insultes fassent avancer les choses.

Pour le reste je trouve ce site très intéressant.

Alice B.

Ecrit par : alice | 06 février 2007

OUI, OUI, OUI, TROIS FOIS OUI à la suppression des TPE, TICE, TIPE, et autres bétises sans intêret et dévoreuses de temps et d'énergie. Demandez aux gamins ce qu'ils en pensent (ceux que je connais risquent toutefois d'être impolis).

Ecrit par : yann | 06 février 2007

Yann, t'es mon pote! Pour faire une thèse, il faut avoir attacher les bœufs devant la charrue. Comment faire la synthèse de copiés-collés dont on ne saisit même pas le sens?

Ecrit par : dobolino | 06 février 2007

J'oubliais un point essentiel:
suppression des "projets d'établissement", source de paperasserie inutile, de perte de temps, de réunions dont tout le monde se contrefiche, attendant uniquement qu'elles se terminent pendant que le chef d'établissment soliloque et fait semblant de croire aux bétises qu'il débite.
Il n'y a en effet qu'un seul et unique "projet d'établissement", qui est le même pour tous les établissements de France et de Navarre: enseigner les disciplines prévues par la loi.

Ecrit par : Jean | 06 février 2007

9) Suppression de l'accès au grade de certifié et d'agrégé au "tour extérieur" ( c'est-à-dire sans passer le concours).

Je ne savais même pas que c'était possible, Florian, c'est proprement scandaleux.

Je suis d'accord sur tout, sauf sur la didactique, mais ce n'est peut-être qu'une question de vocabulaire.

Je suis contre la didactique générale à la Meirieu mais pour l'acquisition de méthodes spécifiques à l'enseignement d'une discipline et que seul un enseignant chevronné peut transmettre à un enseignant débutant (un peu comme dans le compagnonnage)

...Ce que j'ai appris avec mes deux tuteurs en collège (certifiée) et en lycée (agrégée) pendant mon année de CPR.

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

9) Suppression de l'accès au grade de certifié et d'agrégé au "tour extérieur" ( c'est-à-dire sans passer le concours).
C'est Jean qui écrivait.

Mais je suis d'accord aussi bien entendu. Quand on sait la difficulté de ces concours, les donner, pour quelque raison que ce soit, est injurieux pour ceux qui ont passé l'épreuve. (avec succès ou échec)

Ecrit par : florian | 06 février 2007

Oui, Robin, il est possible de commencer sa carrière comme instituteur et de la finir comme Inspecteur général sans avoir jamais passé aucun concours, par le simple jeu des nominations par promotion interne, dites aussi "au tour extérieur" (très extérieur en effet!). La Société des agrégés ne cesse de dénoncer ces nominations abusives au tour extérieur, qui se justifient d'autant moins qu'il existe pour les professeurs en exercice un CAPES et une agrégation "internes", qui sont tout à fait abordables lorsque l'on a un service complet d'enseignement.
A propos de nominations "au tour extérieur", il se raconte au 25 rue Descartes (siège de la Société des agrégés) qu'autrefois les favoris du prince étaient nommés "agrégés", mais qu'avec la dévalorisation spectaculaire des traitements des agrégés (et des autres, d'ailleurs), être nommé "agrégé" n'ayant plus aucun prestige, ils sont nommés maintenant "Inspecteur général"!

Ecrit par : Jean | 06 février 2007

Le compagnonnage est obsolète. Mettez-vous-le dans la tête. C'est ainsi... Je ne sais pas pourquoi mais demandez à Cadichon qui saura. Un truc qui a un rapport avec la libre concurrence.

Ecrit par : dobolino | 06 février 2007

A propos de nominations "au tour extérieur", il se raconte au 25 rue Descartes (siège de la Société des agrégés) qu'autrefois les favoris du prince étaient nommés "agrégés", mais qu'avec la dévalorisation spectaculaire des traitements des agrégés (et des autres, d'ailleurs), être nommé "agrégé" n'ayant plus aucun prestige, ils sont nommés maintenant "Inspecteur général"!

Ecrit par : Jean | 06 février 2007

Jean, vous me donnez l'envie de relire Les Ames Mortes de Gogol...

Ecrit par : dobolino | 06 février 2007

Proposition 1 Charte INSTITUTEUR
Suppression du terme de Professeur d'Ecole pour celui d'instituteur

Proposition 2 Charte INSTITUTEUR
Suppression des cycles à l'école primaire

.... et qui ont toujours été un canard à 3 pattes alors que toute l'organistation administrative et quotidienne tourne qu'on le veuille ou non sur le modèle classe.

Proposition 3 Charte INSTITUTEUR

Classes préparatoires en 2 ans au concours d'instit.
Même coefficient pour toutes les matières (maths , Français, SVT etc...) et note éliminatoire à 5/20

Proposition 4 Charte INSTITUTEUR
Encadrement de jeunes pendant les vacances scolaires. Se frotter à la jeunesse.

" Point positif dans CV :
Avoir si possible des connaissances en cynophilie . ça aide !

http://rhodesian84.free.fr/

Connaître la notion de dominance et dominés
Connaître et avoir travaillé sur une meute les rudiments d'apprentissage !

La suite ...

Ecrit par : patrick(instit) | 06 février 2007

ean, vous me donnez l'envie de relire Les Ames Mortes de Gogol...

Ecrit par : dobolino | 06 février 2007

Vous n'avez pas besoin de relire Les Ames morte, dobolino, vous en avez compris l'essence : une radiographie de l'imposture.

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Vous n'avez pas besoin de relire Les Ames morte, dobolino, vous en avez compris l'essence : une radiographie de l'imposture.

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Alors, je relirai L'Imposteur de Bernanos... je pourrais aussi livrer à mes enfants L'Imposteur et Les Ames Mortes, les laissant ensuite sans armes face au nouveau monde?
Dois-je taire mon savoir, bien piètre, pour faire d'eux les nouveaux citoyens? Cette culture que nous véhiculons a-t-elle place?

Ecrit par : dobolino | 06 février 2007

Oh! L'Imposture de Bernanos...

Ecrit par : dobolino | 06 février 2007

Comment dobolino ? vous avez des connaissances ? des savoirs ? et en plus vous voulez les transmettre, mais vous faites partie de l'élite, vous êtes tournée vers le passé, vous êtes de droite !!!

Ecrit par : Ronin | 06 février 2007

Proposition 3 Charte INSTITUTEUR

Classes préparatoires en 2 ans au concours d'instit.
Même coefficient pour toutes les matières (maths , Français, SVT etc...) et note éliminatoire à 5/20

Philo aussi dans les matières étudiées, SVP (Sciences, Langage notamment)

Ecrit par : dobolino | 06 février 2007

"-Enfin, un peu plus anecdotique: greffer un cerveau à "at".

Je ne pense pas que ce type d'insultes fassent avancer les choses.

Pour le reste je trouve ce site très intéressant.

Alice B.

Ecrit par : alice | 06 février 2007

Ce n'est pas une insulte, Alice! Un simple constat!

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

Enfin, un peu plus anecdotique: greffer un cerveau à "at".

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

C'est curieux!!!!!!!!!

J'ai une question, et suivant votre réponse on pourra l'intégrer dans la charte. En poste depuis 2 ans dans un lycée professionnel, suite à un conflit avec un élève et ses parents, je viens de me rendre compte que cet élève n'était pas à son coup d'essai. Or l'administration m'autorise à consulter son dossier , mais en aucun cas le sortir du bureau afin d'en faire des photocopies pour une éventuelle défense.
Je débute et ne connais pas les textes. Quelqu'un peut-il m'éclairer ?
Merci
Anne sophie

Ecrit par : anne Sophie | 06 février 2007

1. Toute première mesure : remplacer "ministère de l'éducation nationale" par "ministère de l'instruction publique".
2. Corollaire : en finir avec tous les gadgets du type IDD, TPE, ECJS et autre temps perdu.
3. Travailler la littérature dans la chronologie et en finir avec les genréregistres.
Parenthèse : arrêter de fantasmer sur le Lag-Mich, par pitié, siouplaît... Si c'est votre référence avec un grand R, on n'ira pas loin. Je sais que je ne vais pas me faire que des copains en écrivant cela, mais tant pis. Mon objectif n'est pas d'être populaire, pas plus sur ce blog qu'ailleurs du reste... Le Darcos-Tartayre et je ne sais plus qui (Boissinot ????) était largement supérieur, sans parler du Biet-Rispail-Brighelli, la modestie du maître des lieux dût-elle en souffrir.
4. Rétablir à l'école une laïcité intransigeante.
5. Abrogation du CAPES de religion.
6. Exterminer les toreros, les astrologues et les prédicateurs de tout poil bien avant les mercières.
N.B. : Demain, procès de Ph. Val et de "Charlie-Hebdo".
Soutenons-les !

Ecrit par : FGuichard | 06 février 2007

Et enfin, supprimer l'appellation de "CDI" pour en revenir au noble mot de "bibliothèque".

Ecrit par : FGuichard | 06 février 2007

J'ai une question, et suivant votre réponse on pourra l'intégrer dans la charte. En poste depuis 2 ans dans un lycée professionnel, suite à un conflit avec un élève et ses parents, je viens de me rendre compte que cet élève n'était pas à son coup d'essai. Or l'administration m'autorise à consulter son dossier , mais en aucun cas le sortir du bureau afin d'en faire des photocopies pour une éventuelle défense.
Je débute et ne connais pas les textes. Quelqu'un peut-il m'éclairer ?
Merci
Anne sophie

Ecrit par : anne Sophie | 06 février 2007

Anne-Sophie. Je pense que la Loi vous autorise à photocopier telle ou telle pièce du dossier, mais le mieux serait de consulter le responsable syndical de votre académie pour confirmation et éventuellement de vous faire accompagner par un délégué syndical. Je vous encourage vivement à vous syndiquer. C'est indispensable par les temps qui courent, surtout si vous êtes dans une situation conflictuelle.

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

1. Toute première mesure : remplacer "ministère de l'éducation nationale" par "ministère de l'instruction publique".
2. Corollaire : en finir avec tous les gadgets du type IDD, TPE, ECJS et autre temps perdu.
3. Travailler la littérature dans la chronologie et en finir avec les genréregistres.

FGuichard l'a dit et c'est très juste. Je rajoute :

- Supprimer l'agrégation sur liste d'aptitude (une honte, ce truc-là)
- Augmenter les salaires (pour l'instant les plus bas de la fonction publique, à qualification égale ou supérieure !!!)
- Supprimer les IUFM qui ne servent à rien et faire un stage à responsabilité progressive, comme l'a dit Robin, avec plusieurs tuteurs, qui comprendrait dans l'ordre : observation, responsabilité encadrée, responsabilité totale.
- Faire une sélection à la fin de la troisième ET/OU à la fin de la seconde, pour trier les élèves qui peuvent passer dans la classe supérieure
- Réserver le lycée aux agrégés, le collège aux certifiés
- Permettre à ceux qui le VEULENT d'apprendre des métiers manuels dès la cinquième ou la quatrième, tout en leur apprenant, dans la voie professionnelle, les fondamentaux de la culture gé.
- Supprimer TPE et IDD.
- En revenir à un taux normal de réussite au bac, selon les compétences des candidats.
- Rétablir la sélection à l'entrée de la fac, dans toutes les matières, pour que les élèves choisissent en fonction de leurs CAPACITES.
La contrepartie au rétablissement de la sélection, c'est de prévoir ce que feront ceux qui n'auront pas été "sélectionnés" : possibilité de retenter et/ou de prendre d'autres voies.

Ecrit par : Jeremy | 06 février 2007

- Permettre à ceux qui le VEULENT d'apprendre des métiers manuels dès la cinquième ou la quatrième, tout en leur apprenant, dans la voie professionnelle, les fondamentaux de la culture gé.

Oui, je suis hésitant moi-même sur l'orientation "forcée" à la fin de la 5ème. "Pour ceux qui le veulent" : l'expression me paraît juste.

Je complète :

Proposition n° 27 (?) :

revalorisation des filères professionnelles - rétablissement des 4èmes et des 3èmes technologiques qui doivent être rattachés aux Lycées professionnels.

N.B.: Si on rétablit des orientations en fin de 5ème, il faudra aussi recréer des classes préparatoires au CAP (4ème et 3ème préparatoires).

Je crois qu'elles ont été supprimées. Les élèves préparent désormais des CAP et des BEP après la 3ème.

Je ne suis pas certain qu'ils y aient gagné. Je me souviens du remplacement malencontreux du CAP ETC (employés techniques de collectivité) par un BEP bioservice
qui a laissé beaucoup d'élèves sur le carreau.

J'ai eu l'occasion d'en parler avec des gens du ministère, c'était en 96, qui m'ont avoué "qu'ils avaient fait une erreur d'appréciation" (sic! )

La suppression des 4èmes CPPN, des 4ème et 3ème technos, des classes d'aide et de soutien, des orientations après la 5ème...Tout cela, vous l'avez compris, va dans le sens de la mise en place du collège unique "total".

Je rappelle que René Haby avait prévu en 1975 des dédoublements systématiques
et qu'il n'y avait pas à proprement parler de "collège unique" du temps de Giscard. Le collège unique tel que nous le connaissons aujourd'hui s'est mis en place progressivement, j'allais dire insidieusement, surtout àpartir du 2ème septennat de Mitterrand : suppression des 4 ème CPPN dans les années 90, Loi d'orientation de 89, fin des orientations en fin de 5ème dans les années 90, suppression des 3ème et 4ème technos à partir de 96.

Il y a une logique effrayante dans l'application de principes égalitaristes irréalistes, déraisonnables et mortifères qui fait penser à l'idéologie de l'Union soviétique :

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Et pourquoi pas un costume pour que les élèves ne transforment plus les cours en défilé de mode et en réunion Nike, Puma, Tachinni, N'dia, etc. etc.? De toute façon ils sont déjà uniformes.

Et pourquoi pas une interdiction absolue de ces téléphones portables qui nous pourrissent la vie ? Genre, à la consigne. J'ai des élèves qui ne notent plus, ils prennent en photo le tableau...

Etre autorisé à se débarrasser des inopportuns en cours (quand il faut)

Rétablir les devoirs à la maison à l'école primaire (ma fille a passé son CM2 sans avoir à ouvrir un cahier ou un livre. La doctrine du professeur des écoles : ils travaillent déjà 6 heures par jour, c'est bien assez. Pour certains oui, et en l'occurrence pour les enfants de profs. pour les autres...).

Persuader les parents qu'on ne veut qu'une chose, la même qu'eux : que leurs enfants réussissent. Nous ne sommes pas leurs ennemis (pas leurs amis non plus).

Persuader les élèves qu'on n'est pas là pour les aimer.

Se débarrasser des heures de CDI en 6eme. Les élèves qui ne lisent pas passent une heure par semaine à apprendre ce qu'est un ISBN, une cote, une quatrième de couv, un éditeur, un prix. Bref comment faire passer l'annexe devant l'essentiel ?

D'une manière générale, l'école n'est pas un divertissement.

Un stage de réadaptation pour tous les malheureux qui ont été intoxiqués par l'IUFM.

Ecrit par : florian | 07 février 2007

Je ne pense pas qu'il soit possible actuellement de "revenir en arrière". Il est beaucoup plus simple de supprimer une formation que de la mettre en place...Et une fois qu'on l'a supprimé, il est presque impossible de la rétablir...Meirieu le savait bien (Staline aussi quand il a déporté les paysans libres)

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Excusez-moi, ça commence à me prendre la tête comme disent les élèves et tout ce gâchis me donne la nausée. Je m'arrête un peu.

"Donnons les prodiges à l'oubli secourable." (René Char)

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Je trouve que Robin a une patience et un courage extraordinaires. On va l'appeler l'abbé Sieyès de l'éducation. Robin, sérieusement, je vous trouve enthousiaste et efficace dans votre travail de synthèse. Prenez du repos pour ce soir et continuez ensuite un si beau travail de glanage et de mise en forme, Brighelli pourra franchement vous remercier !
D'ailleurs, il faudra faire un résumé pour qu'on puisse compléter ce qui manque plus facilement.

Ecrit par : Jeremy | 07 février 2007

Je cite: "Réserver le lycée aux agrégés, le collège aux certifiés"

et je pose la question: pourquoi?

Ecrit par : VB | 07 février 2007

Parce qu'il ne sert à rien de faire deux concours différents pour recruter deux salariés qui ont EXACTEMENT les mêmes fonctions. Et parce que des agrégés TZR qui enseignent "j'ai - tu as - il a" en sixième, j'en connais autant que des certifiés qui enseignent Diderot en Terminale Littéraire.
Je pars du postulat qu'un agrégé a plus de connaissances qu'un certifié, et qu'il doit donc enseigner à un niveau plus haut que les certifiés.
Je rappelle enfin qu'un agrégé est favorisé dans le barême actuel uniquement s'il demande un lycée, et que les Instructions Officielles indiquent que les agrégés doivent être affectés prioritairement sur des lycées.
Quod erat Demonstrandum.

Ecrit par : Jeremy | 07 février 2007

Pas mieux que Jérémy sur la question des agrégés. Merci.

Ecrit par : florian | 07 février 2007

les résultats du système de bipolarisation de la vie politique française dénoncé par François Bayrou se mesurent à l'humiliation française dans les classements économiques internationaux -taux de chômage double à celui de pays voisins, pouvoir d'achat inférieur à celui de l'Irlande, rayonnement universitaire médiocre- à la quantité de médicaments psychotropes avalés par les français, à la profondeur du sentiment de déclin national voire de société décadente
les résultats de ce système en matière d'écologie, d'éducation, de politique internationale sont déplorés par Corinne Lepage, Jean Paul Brighelli, Bernard Kouchner: Corinne Lepage observe que la présence des Verts au gouvernement entre 1997 et 2002 ainsi que l'opportuniste conversion écologique de Jacques Chirac depuis 2002 n'ont pas apporté la nécessaire révolution écologique qui rachètera l'humanité de son actuel statut d'espèce nuisible; Jean Paul Brighelli observe qu'une forme de démagogie éducative infantilisante a fait abandonner à l'école républicaine son rôle de transmission des savoirs et de formation de l'esprit critique; Bernard Kouchner observe que la diplomatie de la nation des Lumières, mielleuse avec les dictatures, est fielleuse avec les démocraties -quand Jacques Chirac critique la tenue d'élections libres à Taïwan pour faire plaisir à la dictature chinoise, il y a de quoi avoir honte d'être français

il n'y a pas de fatalité à ce que les héritiers d'un système qui en continueraient la dégénérescence gagnent les élections présidentielles: le nombre de voix au premier tour des élections présidentielles obtenues par le PS et le RPR a été divisé par 2 entre 1988 et 2002 et 1995 et 2002 respectivement
les media n'assument pas le rôle de quatrième pouvoir séparé du pouvoir politique: les seuls sondages de second tour qu'ils commandent opposent PS et UMP, le choix des électeurs est prédéterminé comme dans une mauvaise émission de téléréalité

l'opposition gauche/droite n'a plus de sens face aux problèmes d'un monde post-moderne dont la complexité invalide les représentations simplistes, binaires, linéaires ou idéologiques, et appelle des solutions pragmatiques; le succès de l'abbé Pierre est celui d'un pragmatisme qui a rejeté les idéologies religieuses-réactionnaires ou parareligieuses-marxistes; une personnalité politique providentielle aux super-pouvoirs quasi-religieux ne peut représenter ou détenir seule des visions que nul autre n'aurait, la Sainte Mère la Vertu infantilisante représentant le PS et le prophète arriviste à l'attitude non présidentielle représentant l'UMP jouent un théâtre d'apparences fait de discours formalistes d'agitation politico-médiatique
la France, nation de l'esprit critique des Lumières où l'enseignement des mathématiques et de la philosophie a le plus d'importance au monde, à très juste titre, doit rejeter ces illusions dangereuses
l'altermondialisme participe aussi d'illusions idéologiques parareligieuses en ce que les exigences d'efficience sont rejetées comme du libéralisme honni, le vote Le Pen aboutit à la perennité du système, garantissant au PS et à l'UMP un duopole

il est temps de réaliser le libéralisme politique des Lumières en donnant à chaque citoyen plus de liberté et de responsabilité par une éducation de qualité -incompatible avec un pédagogisme formaliste- ce que ne permet ni le système déresponsabilisant et infantilisant d'une gauche idéologique qui a trahi le peuple ni le système individualiste d'une droite occupée à servir les intérêts particuliers
le système universitaire américain présumé libéral en fait ne l'est pas en accordant un très grand nombre de places dans ses universités les plus prestigieuses aux enfants d'anciens élèves, de professeurs ou de riches donateurs, la concurrence y est faussée; qu'il s'agisse de fat cats au talent moyen se cooptant dans les conseils d'administration pour se distribuer de grasses primes ou du CE d'EDF où seraient détournés des fonds, la réalité anthropologique est la même, un groupe humain se sert de biens sociaux à son profit aux dépens de l'intérêt général
les français n'aiment pas le libéralisme, et pour cause, le pseudo-libéralisme qui leur est présenté n'est pas le libéralisme mais la défense des intérêts d'une minorité

le principe polleur/payeur participe d'un libéralisme politique plus efficace à protéger l'environnement qu'un système collectiviste déresponsabilisant: dans certaines communes d'Alsace où les citoyens paient une taxe d'ordures ménagères calculée au pro rata du poids de déchets non recyclables qu'ils donnent à collecter, la quantité de déchets a diminué drastiquement
personne, pas même le médiatique Nicolas Hulot qui sert d'alibi culturel à une chaîne de télévision crétinisante, ne constate qu'il est illusoire de résoudre les plus sérieux problèmes écologiques sans maîtriser la démographie: si l'impact sur l'environnement de l'activité humaine dans une région est divisé par deux par personne, l'efficience environnementale au sens du développement durable augmente mais si la population double cela ne change rien; la démographie doit s'adapter au niveau de développement durable
lorsque l'écologie scientifique est en contradiction avec l'idéologie d'extrême gauche, les Verts choisissent l'extrême gauche et non l'écologie, ainsi la régularisation des immigrés clandestins en France qu'ils proposent déresponsabiliserait certains pays en développement de leur démographie excessive laquelle contribue fortement à la prédation environnementale
les pays développés doivent adopter une fiscalité écologique responsabilisant le consumateur et aider massivement les pays du sud à l'éducation au développement durable pour expliquer que la maîtrise de la démographie, avec des infrastructures adéquates, résoudra les problèmes d'extrême pauvreté, de flux migratoires déstabilisant des régions entières, et d'environnement

le vote UDF est le seul vote utile aux français pour s'affranchir d'un système politico-médiatique qui a échoué et construire un nouveau système efficace et juste de convergence des intérêts plutôt que d'affrontements stériles, une sociale démocratie moderne dont le PS ne veut pas et où les idées de Corinne Lepage, Jean Paul Brighelli, Bernard Kouchner, pourraient être appliquées

aux personnalités citées d'expliquer leurs choix
à l'UDF: il faut créer un site internet spécifique présentant efficacement les principaux arguments de l'UDF comme offre politique alternative et crédible sous une forme ludique et simple avec la possibilité pour tout internaute de faire connaître l'adresse du site à d'autres personnes

Ecrit par : surf | 07 février 2007

Pour avoir enseigné en collège comme en lycée depuis l'obtention de mon CAPES, je préfère largement le premier au second. Et je connais des agrégés qui ont le même sentiment que moi.
Mes années étudiantes m'ont aussi permis de rencontrer bon nombre de gens qui, tout certifiés qu'ils sont, ont une culture générale et des connaissances de très loin supérieures à d'autres qui ont obtenu, eux, l'agrégation.
J'ai aussi connu des établissements scolaires où il y avait deux salles des professeurs, une pour les certifiés et une pour les agrégés. Un ami, professeur d'histoire nouvellement arrivé dans l'établissement et peu au fait de cette réalité singulière, avait été très surpris de voir que son grade ne lui permettait visiblement pas de passer la porte qu'il venait d'ouvrir. Il s'était fâché avec les personnes qui l'avaient, poliment j'imagine, débouté, en demandant alors où se situait la troisième salle, celle pour les professeurs de confession hébraïque...
Ce petit détour pour dire que je vois toujours d'un oeil étonné cette distinction entre deux corps qui font, finalement le même métier. Non que je souhaite la suppression de l'un au profit de l'autre (ma femme, agrégée, me tuerait sur le champ), mais ce discours braque toujours. Or, nous parlons ici de reconstruire l'école. Et ceux qui vont le faire, ce sont les professeurs. Alors en remettre une louche sur ce sujet au combien sensible, cela me semble contreproductif.

Mon discours n'est pas celui d'un aigri qui aurait raté l'agrégation: je ne l'ai pas passée...

P.S.: Votre latin ne m'impressionne pas: je suis professeur de lettres classiques.

Philikô

Ecrit par : VB | 07 février 2007

Sur le nombre des propositions:
Il n'a rien d'effrayant car la plupart ont un dénominateur commun, et c’est même réconfortant: elles commencent par la lettre R, comme dans Retour en arrière, et énumèrent ce qu’il aurait fallu conserver. Mais nos apprentis-sorciers se sont crus plus malins qu’une Hannah Arendt, qui les avait pourtant avertis, en1953, que l'éducation était « conservatrice », par essence. Elle dénonçait alors le tropisme de l'innovation auquel, depuis trente ans, la Progressive Education élevait des autels en Amérique, avec les désastres que l’on sait, puisqu’on a simplement copié sur eux.

Revenir à l'Instruction publique, par exemple, une bonne idée, mais aussi un retour... à 1932, quand le ministre du moment, et sénateur socialiste du Lot, Anatole de Monzie, (1876-1947) l'a baptisée Éducation nationale. Il avait copié sur Mussolini qui avait fait la même substitution, mais l'Italie eut à cœur, elle, de rétablir immédiatement l’instruction publique, après la guerre. Fascisme et National SOCIALISME sont des amalgames plus historiquement corrects que De Gaulle /Pétain(voir plus bas)

La plupart des propositions entrent aussi dans la rubrique: liberté pédagogique. Mais là, cela se gâte, car elle va de pair avec la liberté de choix des parents, donc avec le pluralisme et, pour que le tableau soit cohérent, avec l'autonomie qui elle va de pair avec une véritable décentralisation. Et comme d'habitude, on ignorera tout ce qui n'a pas cessé de fonctionner ailleurs, ou que l’on a fini par rétablir après avoir commis les mêmes erreurs et pour les mêmes raisons: outre les US, en Suisse, en Allemagne, en Angleterre, au Québec...…

Un constat : l’ école crève d’avoir été politisée à mort, d’avoir ouvert ses portes à des théoriciens ineptes (psychologues, sociologues, linguistes, sémiologues, tous autoproclamés experts en sciences de l'éducation) qui la firent s’ouvrir sur la société et à toutes ses dérives et dysfonctionnements, au bourrage de crâne, et à l’idéologie, et dont pourtant personne n’ose plus contester la responsabilité dans la catastrophe nationale.
Un objectif : DÉPOLITISER l'école.
Dépolitiser l’école c’est faire respecter la neutralité axiomatique, terme wébérien qui veut dire exactement la même chose que le devoir de réserve, mais en plus chic.

Pour ce faire, et pour tous ceux qui s'asseyent sur le devoir de réserve que le code de la fonction publique impose pourtant aux enseignants comme aux autres, et pour ceux à qui un « code de déontologie » ( pourtant des mots bien anodins) donne de l'urticaire, qui confondent De Gaulle et Pétain (peut-on dire qu’ils souffrent de dys-historie?), et à qui la reductio ad hitlerum sert d'outil d'analyse unidimentionnel, je reformule ma proposition, car j’ai cru comprendre que nous débattions ici pour faire des propositions concrètes.

Voici une version « Instruction publique » , que j’ai adaptée quasiment verbatim et avec quelques caviardages, du serment d’Hippocrate tel qu’il fut réactualisé et publié dans le Bulletin de l'Ordre des Médecins (Avril 1996, n°4). On pourrait le baptiser en l’honneur du théoricien de l’Instruction publique, qui formula en 1791 le principe de la laïcité scolaire, afin de protéger l’école contre tout endoctrinement, y compris par le catéchisme séculier, républicain. Il postulait aussi que pour être être émancipateur le savoir devait être transmis en toute liberté: un homme inféodé à une croyance ne peut former à la liberté. Et il disait surtout que la République enseignante devait se garder de fragiliser son école car elle n'y survivrait pas....


Jules Ferry ne l'a pas suivi sur ce point qui fut la porte ouverte aux abus qui ont suivi. En 1880, dans un régime encore vagissant et dans un pays humilié et amputé, il lui fallait avant tout créer une culture républicaine. Pour ce faire, il se crut obligé d’ imposer le catéchisme éponyme. La laïcité scolaire, c'est à dire la neutralisation de toutes les opinions, est restée lettre morte.

Proposition de serment

« Au moment d'être admis(e) à enseigner, je promets et je jure d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité. Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir l’instruction dans tous ses éléments, individuels et sociaux. Je respecterai tous les élèves, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. Je ne tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences. Même sous la contrainte, JE NE FERAI PAS USAGE DE MES CONNAISSANCES CONTRE LES LOIS DE L'HUMANITE. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. Je préserverai l'indépendance nécessaire à l'accomplissement de ma mission. Je n'entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés. Que les hommes et mes collègues m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j'y manque ».

A méditer : “Le moyen d’avoir raison dans l’avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé”.
(Ernest Renan, Qu'est-ce qu'une nation ?).

Finir sur une touche plus légère:

"""Dobolino, …au sud de la Russie""",
cela m'évoque : "la petite ville de Tienvlapopol, dans le district de Ragoutvo" . Cadichon se devait de mentionner l'impérissable "A la manière de" ...la comtesse de Ségur.

Ecrit par : Cadichon | 07 février 2007

surf Merci pour ce texte "de haut vol".

Ma propre réflexion m'amène moi aussi actuellement du côté de François Bayrou et les apparitions récentes de N.Sarkozy n'ont rien fait pour me retenir (le passage du charme à l'intimidation (cf le témoignage de JF Kahn sur la façon dont il traite les journalistes) et la personnalisation du discours politique ("moi j'ai réussi grâce à mon talent, à mes mérites, alors tout le monde peut en faire autant, il n'y a qu'à...."), compensation narcissique d'un rapport défectueux au Père. J'ai appris à mes dépens à connaître ce genre de personnes. Il me fait penser à l'agent immobilier qui m'a vendu mon appartement (deux pages de vices cachés).

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

il est certain que la bipolarisation de la vie politique française a un rapport avec le collège unique : "Laissez-nous la culture et l'éducation, ne cesse de dire la gauche à la droite depuis Giscard et gardez l'économie." Le collège unique et les pédagogues résultent de ce marchandage. Au fond, l'éducation dans ce pays depuis la réforme Haby est le bouc émissaire de l'équilibre social, de même qu'à l'intérieur de l'école, les enseignants et les élèves les plus vulnérables.

Cadichon a raison de remarquer que le fond du problème réside dans cette absence de "neutralité axiomatique", pour parler comme Max Weber, ou de politisation de l'éducation.

Je suis donc daccord pour formuler une proposition à ce sujet, Etant donné son importance, elle devrait figurer en tête,

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

d'accord avec une apostrophe

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Je m'aperçois que je n'ai peut-être pas été assez explicite: on raconte, et on s'en amuse, au 25 rue Descartes que les favoris du prince, qui étaient autrefois nommés "agrégés", sont aujourd'hui nommés "inspecteur général" (ça rapporte plus!) par simple nomination, sans avoir eu à passer aucun concours...

Ecrit par : Jean | 07 février 2007

Jérémy, l'abbé Sieyès vous bénit !

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Une belle phrase de l'abbé Sieyès :

"Ils veulent être libres et ne savent pas être justes."

J'espère cependant, pour mon humble part, " dissiper le nuage métaphysique qui rendait parfois sa pensée obscure " et être un peu plus courageux que cette taupe très intelligente en ne me ralliant pas, par exemple, à un émule de Napoléon Bonaparte.

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Je continue :

Proposition 5 Charte INSTITUTEUR
Suppression du décloisonnement qui éparpille l’enfant déjà trop zappeur !Un maître , une classe !

Proposition 6 Charte INSTITUTEUR
Suppression de la sensibilisation à une langue étrangère

..qui n’apporte rien. Remplacement par français (bibliothèque ). Revoir l'enseignement des langues vivantes en secondaire.

Proposition 7 Charte INSTITUTEUR
Suppression de l’informatique. Remplacement par français (lecture en bibliothèque )

Proposition 8 Charte INSTITUTEUR
Le maître seul décisionnaire du passage de l’élève. Aucun recours des parents si ce n’est un examen si décision contestée.

Proposition 9 Charte INSTITUTEUR
Devoir et Droit de l’élève clairement indiqués aux parents ;


Proposition 10 Charte INSTITUTEUR
Double inspection par an : début et fin d’année scolaire .

Proposition 11 Charte INSTITUTEUR
Suppression de toute cette politique de projets bidons (d’école et compagnie… )

Tiens encore ce soir 1 réunion pour la forme. Objet le prochain Projet d’école 2007 2010
On a fait un copier coller du précédent.... Réunionite aiguë !

Proposition 12 Charte INSTITUTEUR
Création d’une classe de CM 3 …… pour les enfants en grandes difficultés

Proposition 13 Charte INSTITUTEUR

Redoublement en CP autorisé très officiellement et qu’on arrête l’hypocrisie.


Proposition 14 Charte INSTITUTEUR
Passage non systématique en 6ème…

Proposition 15 Charte INSTITUTEUR
Autonomie pédagogique de l’enseignant en conformité avec les instructions officielles

Proposition 16 Charte INSTITUTEUR
Un ou 2 salles de SVT dans chaque école primaire (paillasses et loupes binoculaires etc…. ).... pour travailler vraiment les SVT et mettre réellemnet la main à la pâte !

Proposition 17 Charte INSTITUTEUR
Obligation pour toute école primaire de posséder en ses murs une bibliothèque richement fournie.
Penser à une obligation municipale de s'y investir au même titre que les logements sociaux.



Proposition 17 Charte INSTITUTEUR
Abrogation de ce décret de 1955 (plus de devoirs à la maison ) qui est une vague hypocrisie .
fin cm2 pas de devoirs...... 2 mois après 6 ème : il " croule" sous le boulot ! Logique , non !

Ecrit par : patrick(instit) | 07 février 2007

Proposition 18 Charte INSTITUTEUR:

Suppression de la photocopie dont l'usage est véritablement détourné.

On n'écrit pas assez dans les classes ! .... disparition des arabesques folles !

Ecrit par : patrick(instit) | 07 février 2007

Proposition collège

De Robin

"Eh oui, j'aime bien le système allemand. La qualité, plus que la quantité, l'équilibrage du cerveau droit et du cerveau gauche"

OUI car prise en considération du niveau , de l'hétérogénéÏté des éleves de fin de primaire MAIS possibilité de passerelle selon la scolarité future de l'élève.

S'inspirer sans doute de ce modèle plus pragmatique !

***********************
En Allemagne: scolarité obligatoire pendant dix ans, 13 ans jusqu'au BAC. Les enfants entrent à l’école primaire à l’âge de six ou sept, après avoir fréquenté le Kindergarten ou la grande section de l'école maternelle. L’enseignement élémentaire est en général étalé sur 4 ans. A l’issue de l’école primaire, il existe différents types d’établissements scolaires: Un tiers des élèves fréquentent la Hauptschule (école secondaire du premier cycle). Cette école dispense une éducation générale approfondie (cours d’allemand, de langue étrangère, de maths, sciences naturelles et cours d’initiation à la vie professionnelle). Après la Hautpschule (soit après cinq ou six ans), les élèves s’engagent dans la formation professionnelle et fréquentent parallèllement jusqu’à dix-huit ans une école professionnelle. La Realschule donne une éducation générale plus complète. Elle dure six ans de la cinquième à la dixième classe. Elle est sanctionnée par un examen de fin d’études qui permet de poursuivre ensuite sa formation dans des écoles professionelles spécialisées. Enfin le Gymnasium, lycée où les études durent neuf ans offre aux élèves une éducation générale plus approfondie. Le second cycle des lycées est sanctionné par l’Abitur, l’équivalent du baccalauréat français. L’obtention de l’Abitur donne accès à toutes les filières d’études supérieures. Il existe un autre type d’école: la Gesamtschule, l’école intégrée qui regroupe au plan pédagogique et de l’organisation la Hautpschule, Realschule et le lycée.

Ecrit par : patrick(instit) | 07 février 2007

Merci d'avoir pris la relève pour le primaire, Patrick. Il faudrait prévoir aussi quelque chose dans la Charte sur la iaison entre l'école primaire et le collège.

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Patrick

Etes-vous favorable à un "signalement" par les instituteurs des élèves en difficulté majeures (lecture, écriture) à l'entrée en 6ème et pour la constitution de classes d'aide et de soutien en 6ème pour ces élèves ou pensez-vous qu'il faille plutôt traiter le problème "en amont" ?

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

"4. Rétablir à l'école une laïcité intransigeante.
5. Abrogation du CAPES de religion.
6. Exterminer les toreros, les astrologues et les prédicateurs de tout poil bien avant les mercières.
N.B. : Demain, procès de Ph. Val et de "Charlie-Hebdo".
Soutenons-les !"

Ecrit par : FGuichard | 06 février 2007

D'accord avec tout cela, et je signe des deux mains. Et j'en "remets une couche" pour le soutien à Charlie-Hebdo et à son directeur de la publication.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 février 2007

Jérémy avant d'assener des contre-vérités, vérifiez vos dires. Les agrégés n'ont plus cette soi-disant "faveur" des 90 points pour obtenir un lycée. La possibilité de donner "un petit quelque chose" aux agrégés pour qu'ils soient à leur place c'est à dire au lycée et non au collège où ils ne devraient pas se trouver est maintenant laissée à la discrétion des recteurs. Ce qui signifie que depuis quelques années, ce sont les rectorats et eux seuls qui décident de donner un petit supplément de points ou non aux agrégés de leur académie. Ce qui signifie que les disparités ont été grandes d'une académie à l'autre, ces dernières années. On sait par ailleurs que les 90 points étaient chose ridicule et je pense qu'il faudrait tout simplement donner une priorité absolue aux agrégés pour qu'ils obtiennent des lycées. Ce ne serait que le strict respect des textes qui sont contournés depuis des années par l'administration et les syndicats, avec la bénédiction des certifiés qui profitent amplement de la situation sans se poser trop de questions.

Ecrit par : Thalie | 07 février 2007

Donc PROPOSITION:

Tous les agrégés au lycée, dans le respect des textes...

Ecrit par : Thalie | 07 février 2007

Il y a un point que nous avons passé sous silence, mais je pense qu'au point où nous en sommes, il faut aller jusqu'au bout.

C'est un point délicat, celui avec lequel je me sens le moins à l'aise sur ce blog. : le rôle de l'enseignement privé sous contrat d'association. C'est un des seuls points de friction avec JPB ( + sa conception de la laïcité que je trouve trop restrictive, bien que j'accepte absolument cette notion).

Je me suis vigoureusement battu en 81 contre le grand service public d'éducation d'Alain Savary ( nous avons organisé la première manifestation nationale à Mende, en Lozère, sans même avoir l'accord du bureau national et j'étais chargé des relations avec la presse) et je continue à penser que l'existence d'un enseignement privé sous contrat a sa place dans le paysage éducatif de notre pays.

Le problème est le suivant : Les parents qui ont un enfant dans le privé paient trois fois : une fois pour l'enseignement public (impôts) une fois pour l'enseignement privé (contribution familiale) et une troisième fois, éventuellement, pour des cours particuliers. Ce n'est pas normal. Je suis assez d'accord avec l'idée "libérale" du chèque éducation, mais là, je sais que je touche à un point ultra-sensible.

Qu'en pensez-vous ?

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

En ce qui concerne le système allemand, je suis très réservée et je suis loin de aprtager votre enthousiasme ; j'ai nombre d'amis outre-Rhin qui se plaignent en disant que que leurs enfants sont d'une faiblesse ahurissante, y compris dans la maîtrise de leur propre langue, et qu'il ne font rien en classe, encore moins que les nôtres semble-t-il. En outre, l'absence de cours l'après-midi condamne de fait les gamins à traîner seuls à la maison -- ou leur mère à ne pas travailler, ce qui constitue effectivement une bonne façon de réguler le chômage, avec une petite louche de "salaire maternel" (quelle horreur) pour inciter les bobonnes à rester au foyer : c'est la Kakanie. Enfin, la professionnalisation précoce produit des élèves-apprentis bien formés hic et nunc mais inadaptables dans la durée, faute de connaissances générales. Le but de l'école que nous voulons ne doit pas être de se débarrasser de "canards boiteux" naufragés de l'enseignement général à 12 ou 14 ans, mais de faire en sorte qu'il n'y ait plus de canards boiteux du tout, ce qui suppose de se remettre à instruire et de rétablir des exigences, au lieu de laisser les gosses s'enfoncer en se disant que ça fera toujours assez bien pour un BEP, ce qui est tout de même immonde pour ces enfants, et pour les collègues de LEP.

Ecrit par : FGuichard | 07 février 2007

-Enfin, un peu plus anecdotique: greffer un cerveau à "at".

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

Encore une intervention qui ne grandit pas son auteur, mais merci JPB pour ce blog indispensable.

Ecrit par : favier | 07 février 2007

"Proposition 9 Charte INSTITUTEUR
Devoir et Droit de l’élève clairement indiqués aux parents"
Idem Pour les profs ;)

"Proposition 10 Charte INSTITUTEUR
Double inspection par an : début et fin d’année scolaire ."

Uniquement si la première c'est mal passé ... Pas la peine d'inspecter tous les ans si ça se passe bien ...
On le voit tout de suite quand c'est bien fait ... laissez les bons travailler tranquillement ...
Aidez les autres .... Expliquez.. ce n'est pas la peine de saquer qd ça se passe mal ... Recherchez plutôt l'âne qui les a (dé)formé... (cybhile a-til un cerveau? le pôvre ....

Ecrit par : toto | 07 février 2007

Robin ,

Je vous réponds .

Dans notre ville , il y a chaque année une commission, début juin au cours de laquelle se réunissent : Principal et enseignants du collège (900 places ) ainsi que les directeurs et Instituteurs de CM2 des différentes écoles concernées par ce collège : 3 établissements 8 classes de CM2.

Présentation globale de sa classe : Niveau , personnalité... puis en tête à tête avec un prof du collège, nous passons au crible chaque élève de notre classe : Résultats scolaires, comportement, cheminement scolaire en primaire, situations familiales .

Informer sur les difficultés scolaires ou points forts ainsi que les éléments à caractères perturbateurs .


L'objectif étant de donner le maximum d'informations pour la composition future des classes de 6ème et des aides à mettre en place dès la rentrée.

Après ce qu'il advient ....

J'ai malheureusement été surpris de voir des compositions de classe qui ne correspondaient pas à nos informations ( ainsi des élèves très perturbateurs qui "pourrissaient " l'ambiance de nombreuses 6ème alors que nous avions prévenu sur l'incompatibilté de certains élèves "durs".

Mais concevoir 8 ou 10 classes de 6ème ne doit pas être chose facile !

Quant aux aides en amont je pense que notre sytème en primaire est INEFFICACE . Je parle des réseaux RASED et compagnie. Des rustines trouées !

Non certains élèves en grandes difficultés décelables dès le début de primaire devraient être sortis de la classe sur la moitié de la semaine ou une période pleine et travailler avec un instit à part entière sur le fondamental (lecture ) avec possibilité de raccrocher leur "classe -mère "selon leur progression.

Proposition 19 Charte INSTITUTEUR
Créer dans chaque école un poste ou 2 d'instituteurs détachés uniquement pour les élèves en difficultés de lecture sur période entière pour du Soutien et perpective de réintégration dans la classe mère dès remise à niveau.

Ecrit par : patrick(instit) | 07 février 2007

Proposition 19 bis Charte INSTITUTEUR


Donner aux formateurs IUFM, conseillers pédagogiques....la charge justement de ces élèves en difficulté de lecture au sein de l'école par cette fonction d'instit de soutien.

Une manière enfin ... de se rendre véritablement indispensable ! :-)

Ecrit par : patrick(instit) | 07 février 2007

Merdum mon post a été 'coupé' ?

je refais :(

"Proposition 12 Charte INSTITUTEUR
Création d’une classe de CM 3 …… pour les enfants en grandes difficultés"
La même pour les profs en difficulté....

"Proposition 13 Charte INSTITUTEUR
Redoublement en CP autorisé très officiellement et qu’on arrête l’hypocrisie."
Attention parfois c'est le prof OU/ET sa méthode qui provoque l'échec du gamin ....
Faire redoubler le prof ?

Quand c'est bien fait tout se passe bien .

Donc j'en reviens là:
"Proposition 6 Charte INSTITUTEUR
Suppression de la sensibilisation à une langue étrangère"
Quand c'est bien fait, il n'y a pas de problème pour étudier une (ou 2) langue étrangère ....
Vérifié avec mon gamin ...

Ecrit par : toto | 07 février 2007

Proposition n° (je ne sais plus !) :

Implantation de "filières d'excellence", de classes à projet, de classes maîtrisiennes,de classes à horaire aménagé, etc, dans les collèges sensibles (exemple à imiter :l'implantation en 1996 de la Maîtrise des Hauts de Seine au collège HenriSellier (collège sensible) à Suresnes.

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Question : Faut-il décréter l'abolition de la méthode de lecture globale ou semi gloable qui revient exactement au même ou laisser la liberté pédagogique aux instituteurs ?

...Mais la liberté pédagogique, c'est aussi et surtout des manuels axés sur la méthode analytique associative graphème /phonème comme "Léo et Léa" (j'ai bon, toto ?) et le droit de les utiliser !

Dans la Charte, faut-il en rester au niveau des principes et des généralités ou bien entrer dans les détails ?

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Je reviens sur cette tarte à la crème de même type que les rythmes scolaires : l'enseignement précoces des langues.... c'est de la foutaise !


Sur ce Blog un internaute dit en gos :" oui ma fille elle peut tenir son programme et 2 LV "

Certes mais sur ce blog, je ne pense pas trouver la sociologie des parents de ma classe. Avec tout le respect que je leur dois !

Hier 1 heure d'anglais pour ma classe soit .... 1h15 où je ne fais pas de français !

OK por l'anglais , l'informatique....... mais on rallonge la durée de l'année scolaire :

Des petites vacances à n'en plus finir qui favorisent les enfants de milieux favorisés ... vacances en stage d'aoccupation (sport ski etc ... ) , nounou à volonté , papy et mamie (enseignants à la retraitre qui s'occupent de leurs petits )...

et les autres ...ceux que je vois déambuler dans les rues de ma ville et qui commencent à se rassembler devant le portail de l'école au bout d'une semaine parce qu'ils s'ennuient...

Ecrit par : patrick(instit) | 07 février 2007

A ceux qui pourraient s'étonner que nous soyions obligés d'avoir recours aux cours particuliers, puisque le privé "c'est si bien que ça", une petite précision :

Je ne dis pas du tout que le privé c'est mieux que le public et que le privé a toutes les vertus. Il faut y regarder de près, cas par cas et établissement par établissement.

Le problème avec le privé, c'est que le niveau d'exigence et la charge de travail sont beaucoup plus élevés, en général que dans le public, ce qui est plutôt bien, mais on n'y tient pas toujours compte des cas particuliers et c'est parfois au détriment du "cerveau droit",

Je pensais à notre plus jeune fils qui a toujours manifesté des dispositions musicales et qui a une double charge de travail (enseignement général + enseignement au conservatoire : instrument + orchestre + solfège).

Nous nous étions battus avec des parents qui étaient dans le même cas que nous, pour la création de classes à horaire aménagés au collège (CHAM), dans le public, en prolongement de celles qui existaient (et existent encore) au niveau du primaire. Refus des autorités rectorales au nom du sacro-saint collège unique...Le vrai et unique cauchemar de l'éducation dans ce pays !

...Où on nous parle sans arrêt de "droit à la différence", mais où l'on s'aperçoit que ce droit se réduit le plus souvent au devoir d'être pareil.

Rien n'est simple, mais ce n'est pas une raison pour "simplifier". !

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Alors je propose : (proposition n°.?....)

Création, au niveau de l'enseignement primaire et extension à l'enseignement secondaire, partout où cela est possible , de classes à horaire aménagé.

NB : Je suis au courant pour la musique, mais on pourrait imaginer des classes à horaire aménagé arts plastiques ou sport (?)

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Bonjour,

Deux remarques encore :
1. abolition des B2i.
2. abolition du contrôle continu. Le BAC c'est à la fin de l'année et noté par des inconnus. C'est la seule garantie pour que la notation soit la plus juste possible.

Puisque la question a été posée à propos de l'enseignement privé sous contrat.
L'école c'est la République et seulement la République. Ne jamais faire confiance aux marchands. Le savoir, la culture, la connaissance ne se vendent pas.
Du coup la République doit garantir l'excellence de son éducation.

Ecrit par : florian | 07 février 2007

Le chèque-éducation !!! Gloups : là je vois rouge, c'est le cas de le dire : je me disais hier soir, prise d'un noir pressentiment, que je ne devrais pas prendre la parole sur ce blog de peur de devenir un jour franchement désagréable : ça y est, j'y suis. Donc, je fonce, Alphonse :
A écoles publiques, capitaux publics, à école privée, capitaux privés. L'idée du chèque-éducation est une horreur. Si l'école publique était restée le lieu de l'instruction au lieu de partir trop souvent dans le n'importe quoi pédago, il n'y aurait pas besoin de privé. Remettons les savoirs au centre, et le privé redeviendra ce qu'il était dans mon jeune temps : soit un ghetto chic où l'on veut surtout rester "entre soi", genre Ste Croix de Neuilly, soit une boîte à bachot recueillant ceux que le public n'a pas admis à tripler leur terminale, genre "les sous-doués passent le bac" : dans ma petite ville du Sud, ça d'appelait le Sacré-Coeur et ça faisait marrer tout le monde il y a trente ans ; aujourd'hui, les Maghrébins y scolarisent leurs gosses pour leur éviter les mauvaises fréquentations... Cherchez l'erreur. Je suis donc pour le rétablissement de la fonction comique du Sacré-Coeur, par l'inscription du savoir au centre du projet de l'école publique et laïque.
N.B. : les parents du public paient pour le privé sous contrat, tout comme les parents du privé paient pour le public : c'est le principe redistributif de l'impôt. Et tous paient pour des cours particuliers, parce que, là encore, l'école, publique comme privée vu que les programmes sont les mêmes --instruit de moins en moins. Mais que font les fédérations de parents là-dessus? On n'entend pas la PEP, et la FCPE organise une grande tournée des popotes avec Ph Meirieu en "guest-star".

Ecrit par : FGuichard | 07 février 2007

Merci Fguichard. Réjouissant.

Ecrit par : florian | 07 février 2007

Mais que font les fédérations de parents là-dessus? On n'entend pas la PEP, et la FCPE organise une grande tournée des popotes avec Ph Meirieu en "guest-star".

La FCPE est au PS ce que la CGT était au PC du temps d'Henri Krasuki...Il n'y a rien à en attendre. Meirieu est le seul "penseur" qu'ils soient capables de comprendre avec Ségolène...Ca sera Mascarille sur l'estrade, comme dit plaisamment Jean...La FCPE met de l'ambiance comme elle peut en peignant gris sur gris, le ridicule en plus.

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

renseignez moi (et rassurez moi) : çà existe vraiment le CAPES de religion ?

Ecrit par : yann | 07 février 2007

En Alsace-Moselle (terre de concordat), oui. Les cours de religion y sont présumés obligatoires, à moins que les parents ne demandent une "dispense".

Ecrit par : Meles | 07 février 2007

Bon, alors tant pis pour le " chèque éducation ". Mais je maintiens qu'il y a une injustice, les parents d'enfants scolarisés dans le privé paient deux fois avec les impôts et la contribution familiale.

FGuichard, vous n'êtes pas tout à fait de bonne foi. Vous devez bien savoir, je pense, qu'il existe d'excellentes écoles privées sous contrat qui ne sont ni des "ghettos de riches" ni des "boîtes à bac pour triplants".

...Mais bon, ne parlons plus de ce qui fâche.

Depuis la remarque de Jérémy, je deviens aussi "conciliant" que l'abbé Sieyès.

Pourvu qu'à force de creuser comme la "taupe" de la Révolution française, je ne me retrouve pas dans le champ du voisin !

...De Robespierre à Bonaparte, il n'y a qu'un
mauvais moment à passer, pourvu qu'on ait réussi à se cacher sous terre.

Mais gardons ce que cet excellent homme avait un peu perdu : le courage.

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

"Enfin, un peu plus anecdotique: greffer un cerveau à "at".

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

Encore une intervention qui ne grandit pas son auteur, mais merci JPB pour ce blog indispensable.

Ecrit par : favier | 07 février 2007

Et c'est moi qu'on accuse de manquer d'humour!

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 février 2007

Gisèle Halimi, l'avocate PS, recueille des signatures dans son parti, dit-on, pour que Madame Royal, qui, de toute évidence, est grillée, renonce à être candidate!
Au moins, au PS, il reste quelques esprits lucides, qui jugent dangereux de continuer à exhiber la dame.
A la FCPE, on n'a pas cette lucidité, et l'on continue à exhiber Meirieu (Mascarille), dont on considère le bilan, à n'en pas douter, comme "globalement positif". Comme la culture du coton en mer d'Aral!
Tiens, à propos, en novlangue FCPE, "les élèves sont de plus en plus ignorants" se dit "le niveau monte", "c'est le désordre et la violence dans les établissements" se dit "les élèves vivent enfin leur quotidienneté en citoyens responsables", "la méthode globale de lecture est encore appliquée aujourd'hui 7 février dans la plupart des écoles" se dit "la méthode globale n'a jamais été appliquée depuis trente ans", "les projets d'établissement sont de stupides usines à gaz dont tous les professeurs se contrefichent - en dehors de ceux du SGEN!" se dit "grâce aux projets d'établissement, les équipes pédagogiques donnent enfin du sens à leur mission"... Etc...etc...
.

Ecrit par : Jean | 07 février 2007

FGuichard

Otez-moi d'un doute, vous qui êtes pour un enseignement de qualité qui continue à transmette des savoirs (notre plate-forme commune au-delà de "ce qui fâche")...On vous écoute au PS ? ...Et Chevènement dans tout ça ?

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

...Il " respire " encore ?

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Depuis la remarque de Jérémy, je deviens aussi "conciliant" que l'abbé Sieyès.
Jérémy a été bien inspiré...De l'abbé Siéyès pédagogue éclairé de notre impérial Iossif Djougachlivi on doit aussi retenir cette petite phrase: "le pouvoir vient d'en haut et la confiance d'en bas".
A l'époque nouvelle de la "démocratie participative" cette idée sonne étrangement: comment de nos jours s'obtient la confiance des citoyens? Confiance , c'est à dire adhésion sans faille, collage aux idéologies patriotiques et, consécutivement asservissement.
La réponse n'est pas seulement donnée quotidiennement dans les meetings politiques mais aussi comme ici sur ce blog.
Y-t-il plus grande jouissance que celle éprouvée par le citoyen anonyme lorsqu'il entre dans la peau de l'omniscient, de l'omnipotent, du législateur universel. Voilà comment de nos jours le pouvoir nous tient: en pinçant non plus la seule corde du patriotisme mais aussi notre narcissisme: mettre en scène concrètement partout où cela est devenu possible nos fantasmes pancratiques, nos envies infantiles de la toute puissance royale.
La démocratie participative vient à un stade de la manipulation politique des masses qui correspond à celui des pédagogies actives. Le maître désormais n'est plus celui qui dirige sa classe, qui la gouverne et l'instruit, voire même au pire qui pratique la maïeutique. Non le maître est celui qui obtient la confiance de ses élèves et leur fait croire qu'ils ont les réponses aux questions qu'ils n'ont même plus besoin de se poser...puisque désormais la vérité gît au fond du puits de l'intime.

Ecrit par : buntovchik | 07 février 2007

Gisèle Halimi, l'avocate PS, recueille des signatures dans son parti, dit-on, pour que Madame Royal, qui, de toute évidence, est grillée, renonce à être candidate!
Au moins, au PS, il reste quelques esprits lucides, qui jugent dangereux de continuer à exhiber la dame.

Cassandre aussi était lucide, Jean, mais c'est trop tard. Le PS a voté pour le "cadeau" ..."Timeo Danaos et dona ferentes."

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Salve gente asine en courroux !
Un simple bonnet ne peut cacher de grandes oreilles, mais un simple instit compétent vous change le regard d’un élève, partant la face des choses…
Le maître doit l’être chez lui avant de prétendre enseigner, et n’a cure des directives.

Ecrit par : Le Pilier | 07 février 2007

Non le maître est celui qui obtient la confiance de ses élèves et leur fait croire qu'ils ont les réponses aux questions qu'ils n'ont même plus besoin de se poser...puisque désormais la vérité gît au fond du puits de l'intime.

...ET quand il y a de l'intime partout, il n'y a d'intimité nulle part.

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

"-Enfin, un peu plus anecdotique: greffer un cerveau à "at".

Je ne pense pas que ce type d'insultes fassent avancer les choses.

Pour le reste je trouve ce site très intéressant.

Alice B.

Ecrit par : alice | 06 février 2007

Ce n'est pas une insulte, Alice! Un simple constat!

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007
Oui oui, christophe sibille, nous sommes tous béats d'admiration devant la qualité de votre humour!

Ecrit par : favier | 07 février 2007

Pour rire un peu :

timeodanaosetdonaferentes.over-blog

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Excusez mon inexpérience. Je démarque de la guerre de Troie, mais je débrouille aussi bien qu'un autre Ulysse. Je mets l'adresse complète du lien en copier-coller; Allez voir les affiches pour vous détendre un peu.

http://timeodanaosetdonaferentes.over-blog.com/

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Il existe en effet d'excellents établissements privés, et parfois, ils arrangent bien tout le monde.
Chez moi : un lycée public surpeuplé, et 3 lycées privés, chacun dans sa spécialité !!
Et çà arrange bien la municipalité à qui çà permet de couler un projet de second lycée, serpent de mer depuis 20 ans, et d'utiliser les terrains pressentis pour le lycée pour des projets immobiliers juteux.

Ecrit par : yann | 07 février 2007

je " débarque " et pas " je démarque "...Non mais des fois !

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

et je me débrouille...Je tape trop vite

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Le truc "Agrégé au lycée, Certifié au collège" me dérange. C'est une atteinte à la liberté d'exercer. Je ne vois pas pourquoi un Agrégé n'aurait pas le droit de se sentir plus proche des 11/14 ans que des 15/18 ans?
Il est vrai que mon propos sous-entendrait peut-être de transformer Agrèg et Capes en examens?
Plus problème des grilles de salaire et du nombre d'heures de cours dispensées par semaine.

Ecrit par : dobolino | 07 février 2007

FGuichard

Otez-moi d'un doute, vous qui êtes pour un enseignement de qualité qui continue à transmette des savoirs (notre plate-forme commune au-delà de "ce qui fâche")...On vous écoute au PS ? ...Et Chevènement dans tout ça ?

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Il y a aussi au PS des gens qui s'inscrivent dans la durée et qui ne se sentiraient pas plus mal d'un bloc PS+UDF... Ceci dit en parfait anonymat, l'heure n'étant pas encore proche. L'heure n'arrivera peut-être jamais, c'est un pari démocratique qui passe, entre autres, par une remise en cause du système éducatif actuel, pérennisé par un PS obsolète qui a besoin d'un gros ménage réalisé de l'intérieur.

Ecrit par : ??? | 07 février 2007

Pour Thalie : vous vous trompez d'adversaire, je défends la même cause que vous. J'ai passé sous silence le fait que les 90 points attribués auparavant dans toute la France sont maintenant attribués en fonction des académies (90 points en Picardie, 100 points en Alsace, etc.). Merci pour votre précision, mais y-a-t-il des recteurs qui ont supprimé ces points (ce ne serait pas tres juste) ?
Pour VB : vous parlez de deux corps qui exercent le même métier, et de certifiés bien plus cultivés que des agrégés - je connais de même des agrégés obtus et infects, ainsi que des certifiés affables et ouverts d'esprit. Le problème est que les agrégés ont subi une sélection plus dure et ont un niveau de recrutement plus élevé que les certifiés. Il me semble donc plus logique, pour toutes les raisons énoncées dans le message plus haut et que je vous laisse le soin de relire, que les agrégés soient affectés au lycée, à un niveau d'enseignement supérieur à celui des certifiés, qui enseigneraient donc au collège.
Et votre message n'a pas besoin d'être agressif : mon latin n'est pas là pour épater la galerie (QED ca n'épate personne), et je ne doute pas une seconde de votre détachement complet face à des questions comme celle de l'agrégation, il n'est donc pas besoin de préciser que vous ne l'avez jamais passée.

Ecrit par : Jeremy | 07 février 2007

Le problème CAPES / Agreg est effectivement ardu: le niveau de l'agrégation est maintenant tel, au vu des suppressions de postes, que l'on peut comprendre que ceux qui réussissent le concours souhaitent avoir un travail qui passe pour plus exigeant intellectuellement. Par ailleurs, le niveau de recrutement au CAPES a notoirement baissé dans certaines matières... Mais voir que les uns se sentent persécutés par les autres et leur dénient les connaissances qu'ils ont peut-être, je trouve cela un peu ... cavalier.

Ecrit par : VB | 07 février 2007

Dobolino, agreg et capes en examens ???!!!
Comme en Allemagne ???
S'il y a bien une chose dont les Allemands se plaignent, c'est de leurs "examens" pour être enseignants, et ils nous envient le système des concours !
Si l'agreg était un concours pour enseigner au lycée, et le Capes pour enseigner au collège, ceux qui préfèrent enseigner au collège passeraient très logiquement le Capes, je ne vois pas où est la contrainte à la liberté là-dedans. Le agrégés pourraient également choisir d'enseigner au collège, c'est vraiment le plus simple des problèmes qui se posent.

Ecrit par : Jeremy | 07 février 2007

VB, les agrégés ne sont persécutés par personne, et réciproquement.
Quant aux certifiés, ils ont autant de connaissances qu'il en faut pour réussir le concours qu'ils ont obtenu, il me semble que leurs capacités ne sont pas remises en cause.

Ecrit par : Jeremy | 07 février 2007

Je me suis mal exprimé, Jérémy, mais mon récit concernant les différentes salles des professeurs n'est malheureusement pas un mythe urbain. Je me méfie toujours des citations latines (qui par ailleurs, on l'oublie trop souvent, cachent toujours quelque chose de leste...)

"Le problème est que les agrégés ont subi une sélection plus dure et ont un niveau de recrutement plus élevé que les certifiés." Complètement d'accord avec cela. J'ai vu des amis préparer ce concours, je les y ai aidés parfois (il faut bien être deux pour passer une colle), et je sais bien que les contenus y sont différents. J'ai été moi-même éberlué par les notes que j'ai obtenues à l'oral du CAPES, alors que je n'avais pas le sentiment d'avoir révolutionné la critique et la traduction lors de mes prestations. Cependant, la différence entre le concours et l'enseignement est pour moi abyssale: je ne me suis senti professeur au sens plein du terme que longtemps après la réception de ma collante. J'ai encore et toujours des cprogrès à faire, tant dans mes connaissances que dans ma maîtrise de la langue française.
Et, comme je le disais plus haut, pour avoir enseigné à la fois au collège et au lycée, j'ai trouvé le métier bien plus exigeant intellectuellement au collège qu'au lycée. Cette partition me semble donc hasardeuse, sans pour autant nier la différence de recrutement dont vous parlez.

Cordialement,

VB

Ecrit par : VB | 07 février 2007

Mais enfin, Jérémy, ne peut-on avoir envie d'aller plus loin dans les études sans en faire une profession? Mon père me parlait d'un type de son époque qui a repassé l'agreg parce qu'il voulait être premier!
Rien n'empêche de faire ingénieur agro pour devenir technicien agro ou agriculteur! Le revenu sera fonction du choix. C'est la raison pour laquelle je parlais d'examens qui, pour moi, n'étaient évidemment pas synonyme de baisse de niveau des épreuves. S'il y 50 postes à pourvoir en agrégation et trois types dignes de l'avoir, on n'en prendra pas que trois. Si, comme en russe ou en chinois, il y a trois postes à pourvoir une année sur deux (au pif) et cinq candidats dignes d'obtenir le diplome chaque année, on en admettra que trois et les sept autres se brosseront alors qu'ils auraient peut-être pu négocier ce diplome dans une autre sphère que celle de l'éducation nationale française.
Si je désire pour ma culture personnelle valider un CEAV de médecine interne et n'en pas faire état, j'en ai le droit.

Ecrit par : dobolino | 07 février 2007

Si je désire pour ma culture personnelle valider un CEAV de médecine interne et n'en pas faire état, j'en ai le droit.

Ecrit par : dobolino | 07 février 2007
Ceci dit, le coût en sera en majeure partie à ma charge...

Ecrit par : dobolino | 07 février 2007

Dobolino, un examen à bac +5 ca existe déjà, pas la peine de faire de l'agrégation un examen, la place est déjà prise par le master de recherche et par le master pro.
Je pense par contre que les pedagogos (dont vous ne faites pas partie) seraient ravis de faire de l'agreg un simple examen de master qui n'ouvre la voie à rien.

Ecrit par : Jeremy | 07 février 2007

OK, Jérémy!

Ecrit par : dobolino | 07 février 2007

"Sur ce Blog un internaute dit en gos :" oui ma fille elle peut tenir son programme et 2 LV "
Certes mais sur ce blog, je ne pense pas trouver la sociologie des parents de ma classe. Avec tout le respect que je leur dois !"

Rien a voir avec la sociologie, enfin la plupart du temps ....
Ca peut aider, mais ce n'est pas tout...
Je connais des gosses de pauvre qui grâce à leur prof s'en sont sortie TRèS honorablement.
Je connais des gosses de riches qui se sont fait avoir en beauté....
Je ne peux pas t'expliquer ça en 5 minutes.
Mais je peux te dire que le départ MATERNELLE PSMSGS EST primordiale... Parce que AU CP ça ne rigole pas .... Et après AU CE1 c'est pire ...
Tu loupes la première marche, si personne n'est là pour te récupérer, l'écart se creuse ...

Alors que, si tu as été 'correctement' suivi, ça roule tout seul...
Et je ne parle pas que pour ma fille...
Ne pas oublié que bcp d'enfants aujourd'hui "parlent" 2 langues mais savoir parler ne veut pas dire savoir lire/écrire ...

Je ne t'explique pas tout le boulot que j'ai dû faire pour récupérer mon enfant. Pourri par la maternelle ET par le CP ... Un an de boulot ... Maintenant ça roule tout seul... Une vrai fête..
merci Léo&Léa Merci Cuche&Sommer (vi Robin tu as tout bon)
AU CHIOTTE RIBAMBELLE

Ps: Si tu as des soucis avec les gamins, pose (toi) les bonnes questions .... ne pas tout mettre sur le dos des pbs sociologiques... àmha... Mais, cela dit, il ne faut pas non plus les occulter ....
voili voilà ... j'faisions rapide, hein ....

Bien amicalement
L'affreux

Ecrit par : toto | 07 février 2007

"Et c'est moi qu'on accuse de manquer d'humour!"
C.Sibille

Ben, "la greffe de cerveau" c'est très fin comme humour! Mon fils se plaint souvent de mes blagues et m'oblige à rire de siennes. Ai-je un futur Sibille à la maison?

Ecrit par : mementoauderesemper | 07 février 2007

:o)))))) lol memento...

pour patrick...
un chtit témoignage de véro...piqué sur L&E ... Il y en a d'autres ...

"Mon papa, d'une famille de paysans très modestes, ne parlait pas un mot de français en entrant au CP au début des années 50 (il ne parlait que le breton) : il a pu faire des études supérieures et devenir ingénieur, à l'aide de ses instituteurs et de sa bourse.
Son cas est loin d'être isolé, beaucoup de ses camarades ont bénéficié de cette instruction émancipatrice. "

Ecrit par : toto | 07 février 2007

Mon fils se plaint souvent de mes blagues

Ah ! tiens, le mien aussi. Vous connaissez celle de W.C. Fields ? (un affreux jojo buveur de whisky et acteur de cinéma à ses heures perdues) : "Un homme qui n'aime ni les enfants, ni les animaux ne peut pas être tout à fait mauvais."

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

La blague sur les animaux, je vais me faire taper dessus par dobolino...Et ne dites pas à Ségo ce que j'ai dit sur les enfants, je vais me retrouver avec une "inspection guillotine"...Elle doit encore avoir des amis rue de Grenelle.

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

"Oui oui, christophe sibille, nous sommes tous béats d'admiration devant la qualité de votre humour!"

Ecrit par : favier | 07 février 2007

Merci! Il ne fallait pas. L'humour est toujours moins drôle quand on en est la cible!

Jean, j'ai entendu Alain Finkielkraut ce matin sur France-Inter. Brillantissime, il faut bien le reconnaître. Et au delà des clivages gauche-droite, comme il se revendique, quoique Nicolas Sarkozy, qu'il se prépare à soutenir, se revendique comme homme de droite. Pouvez-vous me dire s'il a signé votre "appel pour la refondation de l'école", lui dont les paroles semblent concorder en tous points avec le contenu de ce même appel?
Merci à vous.
(Je remarque au passage que l'ostracisme des agrégés envers les certifiés existe bel et bien, et ce n'est pas du tout factuel. C'est tout juste si on ne me traitait pas (une fois de plus) d'affabulateur quand je parlais d'une salle des professeurs dans laquelle chaque grade d'enseignants avait son emplacement. Ici, un peu plus haut, je lis qu'il existe un lycée avec deux salles des profs, une réservée aux agrégés! Je ne l'aurais même pas imaginé!

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 février 2007

AU CHIOTTE RIBAMBELLE

Je crois qu'il faut le pluriel toto...Et ça vaut mieux parce qu'avec la ribambelle de bouquins qui traînent (ou qui traîne) encore un peu partout dans les classes... A moins de faire une chiotte globale.

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

C'est quand même assez étonnant; cela m'est absolument égal qu'on puisse mettre en doute mes qualités d'enseignant. Personne ici ne peut prétendre être pris pour un bon professeur par extrapolation simple des propos qu'il tient ici. Personne, même Jean-Paul ou Pedro. Là où ça se corse, c'est quand je lis, successivement et en des termes à peine voilés, que "mes cours sont certainement nuls"(pourquoi? Qui peut en juger ici?), que je devrais être mis devant des élèves de collège en guise de représailles, (ah bon? c'est vraiment une punition?), et que, finalement, non, je suis tellement nul qu'il faut me mettre en retraite directement. En suite de quoi quelques messages calamiteux, (que certains ont trouvé "drôles") sur les émissions de gaz à effet de serre. Personne ne bronche suite à cette cascade. Evidemment. Cette suite de messages émane de personnes acquises à la cause du maître du blog et au consensus qui règne en ces augustes lieux vis-à-vis des problèmes d'enseignement; (je regrette d'ailleurs que Dobolino, pour qui j'ai quelque estime épistolaire, se soit jointe à ce chorus).
J'ai le malheur de faire une petite vanne en réaction à ces propos un peu nauséabonds, et on me tombe dessus! Remarquez, ce n'est pas très étonnant! Suis-je bête! Pas de pire tare qu'enseigner en IUFM!
Il n'y a qu'à faire un voeu pour que ces personnes capables d'évaluer un cours à distance ne soient jamais amenées à devenir inspecteurs! Ou plutôt, si, pour eux! Ca leur éviterait des frais de déplacement. Mais gare au procès pour emploi fictif.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 février 2007

l y a aussi au PS des gens qui s'inscrivent dans la durée et qui ne se sentiraient pas plus mal d'un bloc PS+UDF... Ceci dit en parfait anonymat, l'heure n'étant pas encore proche. L'heure n'arrivera peut-être jamais, c'est un pari démocratique qui passe, entre autres, par une remise en cause du système éducatif actuel, pérennisé par un PS obsolète qui a besoin d'un gros ménage réalisé de l'intérieur.

Ecrit par : ??? | 07 février 2007

Bon, on ne peut que s'en réjouir, mais qui est en état actuellement de faire le ménage ?

Je sais qu'il y a de gens honnêtes et intelligents au PS, j'en ai rencontrés, mais franchement, en ce moment ils doivent raser les murs,non ?

Remarquez, une candidate PS à la présidence qui ressemble à une principale de collège estampillée Meirieu, c'est dans l'ordre des choses (pardon du "courant").

Je parlais de Chevènement, je l'ai vu l'autre jour à la télé. Je trouve qu'il a mauvaise mine..La mine de quelqu'un qui a l'air de penser : "Mais que diable suis-je allé faire dans cette galère !"

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Pour signer la pétition de soutien à Charlie-Hebdo, dans le procès "des caricatures de Mahomet": prochoix.org

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 février 2007

FGuichard, Otez-moi d'un doute, vous qui êtes pour un enseignement de qualité qui continue à transmette des savoirs (notre plate-forme commune au-delà de "ce qui fâche")...On vous écoute au PS ? ...Et Chevènement dans tout ça ?

---Mais je ne suis pas au P.S. (quelle horrrrrrreur !!), et je ne l'ai jamais été !!!, dit-elle, rouge d'indignation à l'idée d'être soupçonnée d'une pareille vilenie (mille pardons aux quelques justes égarés dans cette galère sociale-traître, comme on disait au temps de ma folle jeunesse...). Je n'ai jamais été au mouvement des citoyens non plus, même si j'ai voté Chevènement aux dernières présidentielles, comme pas mal d'enseignants je crois. Et aujourd'hui, pour tout vous dire, bien qu'étant viscéralement de gauche, je crois que je m'en vais voter Bayrou, tout catho et pro-européen qu'il est. Ben oui. Il est plutôt moins à droite que Ségolène, et nettement moins dangereux pour l'école et les humanités :-)))

Ecrit par : Fguichard | 07 février 2007

" çà doit être possible de faire les mêmes périodes en même temps, c'est pas çà, la transversalité ?"

écrit par yann

c'est ça que l'on faisait tjrs dans mon pays (avant les dernières réformes), et - effectivement - on sortait de l'école avec un bon bagage culturel (et, en Erasmus, on pouffait de rire en écoutant nos camarades français délirer en philo comme on leur avait appris en terminale!) .
L'histoire, l'histoire de la littérature, l'histoire de l'art et l'histoire de la philosophie étaient étudiées avec cette transversalité établie par la chronologie. Bon, cela ne m'a pas servi pour passer le "con-cours!" en France -que j'ai eu tout de même -car, selon le dogme, ici pour être un bon enseignant il vaut mieux être ignorant et savoir faire un "plan" (traduis-moi ce mot clé de l'EN dans une autre langue si t'en es capable... Et pourtant "ça pense" même dans les autres pays... bizarre bizarre)
Bon, cela dit, répétons tous ensemble : "oui, mais nous sommes dans le meilleur système scolaire du monde!" Vive!

Ecrit par : Michele | 07 février 2007

Don't acte ! FGuichard

Je pense également que François Bayrou est le candidat le plus "présentable" actuellement.

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Un maître, une classe, ai-je lu quelque part plus haut.

Oui à la multicompétence des instits, à condition qu'elle soit bien consolidée par leur formation. Et évitons les initiations bidons aux langues en primaire (sauf si l'équipe pédagogique est motivée ET compétente en la matière, pourquoi pas ?).

Mais peut-être qu'une intervention extérieure en EPS ne serait pas de trop, car c'est quand même une compétence un peu spéciale et je ne suis pas sûr que tou(te)s les instits en ait le goût, l'envie ou parfois la possibilité physique (là, pour le coup, j'ai essayé, pour m'être retrouvé un jour devant une classe de primaire (CM1,CM2 ?), en fin d'année, incapable de comprendre une consigne simple en sport, leur instit n'étant manifestement pas concernée par le problème).
Et une vraie EPS, avec des objectifs, et tout, pas juste un ballon dans la cour et un transat pour le prof !

PS : jai l'impression que les échanges dérapent contrairement aux voeux de JPB sur ce post.
Des propositions, que diable, rien que des propositions (même si elles sont farfelues, c'est plus drôle que ségogo)

Ecrit par : yann | 07 février 2007

Une remarque sur le système scolaire allemand:

FGuichard a tout à fait raison. Ne nous enviez pas notre système scolaire.C'est depuis toujours un système de classes (au sens de Marx, nom que je me permet de citer sur ce blog): la Hauptschule est fréquentée en grande partie par des éléves d'origine turcque qui ont beaucoup de difficultés à obtenir un emploi qualifié, quoique leurs enseignants trés engagés s'éreintent au travail (28 heures de cours par semaine!). C'est - à ce qu'ils disent -vraiment la galère. Les parent aisés envoient leurs enfants au Gymnasium (ou à un Internat privé, si leur progéniture n'est pas trop douée et s'ils en ont les moyens financiers), où - surtout depuis qu'on a installé le bacalauréat "central" il y a 2 années, bien des élèves (de parents travailleurs ou chômeurs)subissent une concurrence sans merci. Il y a de moins en moins de jeunes issus des classes défavorisées qui commencent des études universitaires. Et quant à la Gesamtschule, école où j'ai l'honneur de travailler (il y a 20 ans, j'étais sûr que c'était la meilleure des écoles possibles, maintenant je cultive mon petit jardin scolaire), elle souffre du fait que les bons élèves vont au lycée (creaming effect, ils nous prennent la bonne crème fraîche). Par surcroît, le gouvernement chrétien-democrate-libéral de notre land qui souffre d'ailleurs de la dé-industrialisation a décidé d'établir un baccalauréat à deux vitesses: 12 ans de scolarité pour les lycéens, et 13 ans pour les Gesamtschüler. Et quant aux enseignants, on les fait travailler toujours plus (25.5 heures de cours par semaine) tout en leur reprochant par les media fournisen idées par les Think Tanks libéraux de ne pas donner leur possible (diagnostic individuel, apprendre à apprendre, tous les présupposés pédagogistes ET néo-libéraux etc.). Les enseignants - inspecteurs, proviseurs, chefs "didactiques à part - sont au bout de leurs forces (et vous savez, nous aimons bosser!). Mais le Divide et Impera, ca fonctionne bien dans un système de 4 types d'ecole.

Alors,vivement, ne copiez pas le système allemand - malgré nos Mercedes et nos BMW.

Ecrit par : wolfgang | 07 février 2007

PS : jai l'impression que les échanges dérapent contrairement aux voeux de JPB sur ce post.
Des propositions, que diable, rien que des propositions (même si elles sont farfelues, c'est plus drôle que ségogo)

Ecrit par : yann | 07 février 2007

yann, je suis un peu en panne d'idées pour l'instant et je ne veux pas non plus accaparer la parole.

Ah! Si, remplacer les affreuses "sonneries Pavlov" par de mélodieuses musiques (style générique de "Mission impossible").

Mais est-ce farfelu ?

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Une proposition encore : abolir l'enseignement de la technologie au lycée. Encore plus stupide que l'EMT (quand j'y étais).

Encore une autre : revoir le fonctionnement de l'inspection. Ici (dans mon lycée) on pleure pour être inspecté. Les inspecteurs se partagent plusieurs académies et sont comme des fantômes. Ils délèguent des visites à certains profs compétents. Bref, je trouve le procédé cavalier. Que les inspecteurs inspectent et souvent. Très souvent même.

Une encore: Les élèves qui veulent faire une série L, enseignement de langues anciennes obligatoires (donc mettre en place du grand débutant de grec ou de latin en première, ça sera moins de temps perdu que les TPE).

Encore une autre pour la route : bannir la littérature pour le jeunesse des programmes. Même s'il en est de bonne, c'est de la littérature de loisir, de détente. Qu'on encourage les élèves à lire ce genre de chose au CDI pourquoi pas, mais en cours il faut du lourd, de l'épais, du dense : Les Misérables oui, Harry Potter non !

C'est la dernière : ne pas confondre le travail de prof et celui d'animateur socio-culturel. Chacun sa "spé."

Ecrit par : florian | 07 février 2007

Ah, la techno en lycée, j'ai appris à faire des trous et à visser !!! Je détestais, mais sans ça je ne saurais meme pas planter un clou. C'est inutile sur le moment, mais je ne regrette pas la techno, moi.

Ecrit par : Jeremy | 07 février 2007

Est-il encore temps d'ergoter à l'infini sur les mérites respectifs des agrégés et certifiés? S'il existe encore deux corps de professeurs dans le second degré, c'est parce qu'ils répondent à des besoins différents, en particulier à des niveaux d'enseignements différents exigeants des horaires de travail et des rémunérations différentes. Est-ce la faute des uns et des autres si l'administration les a affectés indifféremment partout et confié tous les niveaux d'enseignements, à l'exclusion des classes préparatoires? Sans parler du concept de « corps unique » de la maternelle à l'entrée à l'Université réclamé par certains syndicats depuis 20 ans qui a largement alimenté cette fausse querelle.
Que l'administration confie donc des postes en rapport avec les qualifications statutaires de chaque corps! Et que disparaissent les « listes d'aptitudes » pour accéder sans concours à un corps de professeur! Faut-il rappeler que les heureux « aptes » à cette liste sont immédiatement titularisés dans leur nouveau grade et reçoivent séance tenante le traitement qui l'accompagne? Alors que ceux qui se sont échinés pendant plusieurs années parfois à préparer et réussir le concours interne, sont nommés stagiaires et titularisés un an après. Avec régularisation du traitement qui tarde bien souvent...

Ecrit par : Archytas | 07 février 2007

pétition de soutien à Charlie-hebdo : précision.
C'est tout en bas de la page d'accueil de pro-choix, mal fichu et pas facile à trouver. Il faut envoyer un message de soutien à soutien@charlie hebdo.fr

Ecrit par : FGuichard | 07 février 2007

Bonjour à tous
moi aussi j'ai des propositions à faire, je les ai mises en ligne à l'adresse suivante:

http://www.eleves.ens.fr/home/colonna/enseignement/reformes-edu.html

Ecrit par : Francesco C. | 07 février 2007

Bis repetita.
Qui va faire la synthèse des 47953 propositions (dont au moins la moitié sont largement contradictoires entre elles) ?
On croirait le (faux) débat sur l'école qu'on nous a servi il y a peu. Niveau toujours 0 du "débat", je le crains...
Le sérieux n'est pas toujours chez ceux (celles) qu'on croit.

Ecrit par : laya | 07 février 2007

"AU CHIOTTE RIBAMBELLE "
vi , j'ai vu les autres aussi ;) merci ma poule ;)

Ecrit par : toto | 07 février 2007

Francesco !!!!
C'est toi qui as mis le ramdam à l'IUFM l'année dernière ?!
T'es un héros, mec ;-)

Ecrit par : Jeremy | 07 février 2007

Pour les autres :
Francesco a fait faire des cauchemars aux formateurs de sa discipline, a affronté le directeur adjoint de l'IUFM et la directrice a même fait venir l'IG pour pour qu'il le case ailleurs que dans la classe où il était affecté.
C'est du moins la légende dorée qui court à son sujet dans plusieurs IUFM au Nord de la Loire.

Ecrit par : Jeremy | 07 février 2007

Bis repetita.
Qui va faire la synthèse des 47953 propositions (dont au moins la moitié sont largement contradictoires entre elles) ?
On croirait le (faux) débat sur l'école qu'on nous a servi il y a peu. Niveau toujours 0 du "débat", je le crains...
Le sérieux n'est pas toujours chez ceux (celles) qu'on croit.

Ecrit par : laya | 07 février 2007

Il faut d'urgence synthétiser le déjà dit. Je ne trouve pas qu'il y ait tant de contradictions. L'accord est déjà quasi général sur la formation des maîtres d'écoles maternelle et primaire.
Message à Christophe: moi aussi il m'arrive de péter. Il ne faut pas en faire un fromage! On va dire que nous avions trop bu.

Ecrit par : dobolino | 07 février 2007

Et puis si la moitié des contradictions sont contradictoires, cela veut dire qu'il suffit d'en supprimer 25%.

Ecrit par : Jeremy | 07 février 2007

Sur le problème de la formation des maîtres du primaire, je me permets de renvoyer encore une fois au projet de Reconstruire l’Ecole, qui a déjà deux ans :
http://www.r-lecole.freesurf.fr/iufm/fform.pdf
Nous avions examiné de façon approfondie toutes les options possibles et je ne crois pas qu’on puisse faire mieux.
Certains ont proposé ici même deux ans de « prépa », puis un concours et deux ans de formation professionnelle. Cela n’est pas possible : si on passe le concours au bout de deux ans, on n’est pas titulaire d’une licence et on ne peut pas faire partie du corps A de la fonction publique. En plus deux ans de stage, cela multiplie par deux les coûts : aucune chance d’être écouté par aucun responsable politique.
Je reprend donc notre proposition : deux ans d’études pluridisciplinaires dans des classes spéciales post-bac qui ne seraient ni des prépas (à quelle école ?) ni des STS. Nous les avions appelées Sections d’Enseignement Général supérieur (SEGS). Les étudiants qui ont validé ces deux années passent en troisième de licence pluridisciplinaire à la fac (une seule année donc, car l’Université est incapable de mettre en place 3 ans d’études pluridisciplinaires). Cette licence doit pouvoir ouvrir sur d’autres métiers que celui d’instit. Que faire sinon des 80% qui échoueront aux concours ? Cela n’est possible que si l’on rénove profondément les cursus de master qui sont aujourd’hui n’importe quoi.
Mais voyons d’abord la filière « enseignement primaire ». Après la licence pluridisciplinaire, ceux qui veulent préparer le concours le font à l’université qui accueille tout le monde. On supprime ainsi la prétendue première année d’IUFM et le scandale des 80% de candidats obligés de se débrouiller tout seuls. Ceux qui réussissent le concours entrent pour un an de stage dans des IUFM rénovés et devenus écoles d’application internes aux Universités. Que deviennent alors ceux qui échouent ? Au cours de ces quatre années d’études pluridisciplinaires, ils ont acquis un niveau minimal (disons celui d’une ancienne propé) qui leur permet d’envisager une réorientation : soit directement dans le marché du travail, soit en master. Ils peuvent choisir une formation professionnelle (deux années supplémentaires = l’équivalent d’un ancien DESS) ou continuer des études universitaires à proprement parler. Il faut alors qu’ils acquièrent quelques modules spécifiques pour entrer en master disciplinaire (mais c’est quelque chose que l’on peut faire en parallèle au cours de la scolarité antérieure où l’on peut prévoir des dominantes). Toute cela suppose que les deux années de master soient consacrées à l’étude approfondie d’une seule discipline, soit l’équivalent d’une ancienne licence. Le master 1 est alors un prérequis du CAPES (soit un an de plus d’études par rapport au système actuel) et le master 2 un prérequis de l’agrégation. Le système devient alors complètement rationnel :
- une licence pluridisciplinaire pour les maîtres du primaire
- un an de plus (M1) pour les certifiés
- deux ans de plus (M2) pour les agrégés
Le principal obstacle à un tel plan est la cécité volontaire (et intéressée) des Professeurs d’université : ils tiennent à un « master-recherche » qui leur permet de caser leurs « séminaires » à l’intérieur de vastes masters pluridisciplinaires. Cela n’a ni queue ni tête : il faut commencer par le pluridisciplinaire et se spécialiser ensuite, pas faire les choses à l’envers. En outre, les licenciés actuels (et plus encore les licenciés à venir) sont totalement incapables de se lancer dans une recherche qui n’est que poudre aux yeux. Ou en si petit nombre que 90% des masters devront être supprimés. La réalité finira par s’imposer, même aux plus obtus de mes collègues universitaires.

Pedro Cordoba
PS. Contrairement à la plupart des propositions que j’ai lues sur ce blog, celles de Reconstruire l’Ecole sur la formation des maîtres ne sont pas « passéistes » et ne se contentent pas de prôner un retour en arrière. Elles tiennent compte de la réalité des choses, telles qu’elles sont aujourd’hui. Ce serait bien si dans les autres secteurs aussi, on était capables de regarder vers l’avenir.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 07 février 2007

Bonjour,

Permettez que nous nous immiscions hors sujet de votre débat d'experts entre pédagogues qui semble tendre vers le sarkozysme bon teint, car après tout je ne suis pas un vieux con réac, puisque je fais bonne mesure...

La gauche quelque part vous fait vivre, ne l'oubliez pas...

Parlons plutôt pognon :

LES FARIBOLES DE MONSIEUR SARKOZY : Parlons dépenses et fiscalité !

http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2007/02/07/les-fariboles-de-monsieur-sarkozy-parlons-depenses-et-fiscal.html

Bien à vous toutes et tous.

RAG 34. les lolo's 34

NB : votre participation à l'émission : Ca vous dérange sur France Inter en Août 2006, reste encore disponible à l'écoute sur dailymotion .Titre : Neurones à l'estive.

SARKOZY, IL NE PASSERA PAS PAR MOI : JE VOTE SOCIALISTE !

Ecrit par : Les lolo's 34 | 07 février 2007

Petite proposition (qui ne me semble pas avoir été faite) :

Au Collège et en seconde, calculer la moyenne trimestrielle en affectant un coefficient à chaque discipline, en fonction de son poids horaire.
Comment inciter, sinon, des élèves de plus en plus opportunistes à faire des efforts en lecture, en expression écrite et en maîtrise de la langue, quand ils savent que la somme de tous leurs devoirs de français "pèsera" autant, à la fin du trimestre, que la ridicule note de vie scolaire ?

Je crois d'ailleurs que cette méthode de calcul est déjà utilisée dans certains établissements privés.

Ecrit par : Candide | 07 février 2007

On arrêtera "d'ergoter" sur les agrégés quand ils auront ce qu'ils méritent : le droit d'enseigner au lycée et la revalorisation indiciaire de leur traitement; la dernière remontant à 35 ans! Et oui, la gauche n'a pas cru bon revalorisé les agrégés quand elle l'a fait pour les autres corps et Chirac qui avait promis de le faire avant sa dernière réélection a dû avoir un trou de mémoire.
Je trouve cocasse de voir à quel point le fait de mentionner des problèmes propres aux agrégés provoque des réactions épidermiques fort peu contrôlées.
Mais il est vrai qu'avoir l'agrégation est considéré dans le secondaire par la majorité des professeurs comme une tare. Le mérite est inavouable. On se tait quand on a l'agrégation, on n'a pas de revendication d'ordre financier, puisqu'on est agrégé, ni de problème de mutation en lycée, puisqu'on est agrégé... C'est cette idéologie de gauche égalitariste et "médiocrisante"qui refuse de reconnaître le mérite chez les élèves tout comme chez les professeurs.

Ecrit par : Thalie | 07 février 2007

D'accord avec vous sur certains des points, Pedro. Mais croyez-vous sincèrement que les professeurs d'université pourront, (ou voudront) préparer les candidats au concours de professeur des écoles? Et cette préparation aurait-elle lieu sous forme de cours universitaires magistraux, à 200 étudiants à la fois, en amphithéâtre?

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 février 2007

Thalie, tout le monde reconnaît le mérite des agrégés, et est au courant des avantages que ce statut peut conférer à ceux qui sont titulaires de ce diplôme! Il ne faut pas exagérer, et se "victimiser"!

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 février 2007

Christophe Sibille, vous n'étiez déjà pas au courant qu'il existait des agrégés hautains et bêtes (ceux qui font des salles des profs exprès pour eux), vous apprendrez sûrement par la suite qu'il en existe des biens. Vous passerez enfin à l'étape suivante : vous apprendrez que les avantages liés à ce statut sont minimes, en valeur absolue comme en valeur relative, surtout si on les compare à l'investissement personnel et financier que représente ce concours.
Thalie est apparemment exaspérée, je comprends son ras-le-bol, et je vous recommande de vous limiter à ce que vous connaissez, ou d'en apprendre un peu plus sur les agrégés pour élargir le champ des sujets que vous pourrez aborder en toute sûreté.
Beau sujet de master 2 en sociologie : "Certifiés et agrégés de lettres dans le monde éducatif moderne."

Ecrit par : Jeremy | 07 février 2007

Sinon, Christophe, les PRAG, les maîtres de conf' et les professeurs d'université qui enseignent en licence pluridisciplianaire vous informeront sûrement en détail de la manière dont ils préparent DEJA les candidats aux concours de professeur des écoles.
Je réponds séparément à vos deux messages, qui portent sur deux thèmes différents mais qui présentent un sacré point commun...

Ecrit par : Jeremy | 07 février 2007

Très bien l'idée de Pedro Cordoba. En plus ça permettrait de remettre un peu de logique et de faire le tri dans les deux premiers cycles de l'université où beaucoup d'étudiants passent leur temps à glander. J'ai une amie en prépa lettres, il va de soi qu'en un an et demi elle a déjà fait plus que ma promo en licence ( heureusement que j'ai fait une maîtrise :)
Je me rappelle très bien que toute ma promo gueulait pour les cours à 8 heures ou les td à 18 heures. Ben oui, ça laisse plus le temps d'aller en boîte ou de prendre l'apéro :)
Blague à part ça redonnerait sans doute plus de valeur et à la formation des enseignants et aux étudiants "généralistes".

Ecrit par : Ronin | 07 février 2007

Je gueulais aussi pour les TD de 18 à 20h, ca ne me laissait pas le temps d'attraper mon train puisque le dernier était à 20h19.
Non boursier, je n'avais pas les moyens de me payer un appart pres de la fac.
Et je rappelle que les étudiants de prepa finissent aussi en fac dans leur IMMENSE majorité.
Mtnt c'est vrai que le DEUG ca permet plus de rire et de discuter que d'apprendre (la licence un peu moins qd meme...).Enfin remplacez deug par L1 et L2, et licence par L3, il faut être dans le vent (c'est le cas de le dire).

Ecrit par : Jeremy | 08 février 2007

Il n'y a pas de système parfait, mais il y a des pays où l' on sait reconnaître un charlatan d'un pédagogue sérieux. Comme par hasard, ils se maintiennent depuis plusieurs années en tête de file des tests PISA. et la France ? Elle refuse de participer à ceux dont elle sait que ses résultats seront mauvais. Demandez à Darcos: à l'OCDE, l'antienne cocorico que les résultats sont biaisés fait doucement rigoler.

L'Allemagne connaît elle aussi la destruction des apprentissages, et par les mêmes théoriciens encartés et allumés, mais elle s’en sort mieux que nous, même après avoir hérité d’un seul coup de 17 millions de bras cassés, d' assités lobotomisés par quarante-cinq ans de colonisation soviétique. Au fait, pourquoi Berlin ne demande pas à Poutine de se repentir pour les crimes de Lénine, de Staline, de...? La liste est trop longue sans doute.

L'Allemagne a donc elle aussi eu sa dose d'intellectualisme bidon, mais plus diluée, et elle a maintenu, comme l'Italie ( du Nord) une considération sans faille pour la technique et les aptitudes manuelles. Nous on est trop snobs pour se salir les mains.

On a pourtant tous pâti des élucubrations de l'Émile et des épigones de Rousseau et ceux des Allemands étaient aussi gratinés que les nôtres. Ils ont eu:
* Pestalozzi, partisan de la connaissance différée, avec la théorie du rythme naturel, ou pédagogie naturelle, bien avant Piaget. Par exemple: "de même que l'enfant apprend par ce qu'il vit, l'école moderne sera un lieu de vie", (sic),
* Fröbel, l'inventeur du Kindergarten, mais qui donnait aussi dans "l'observation passive et protectrice" qui forme des compétences ( sic) bien préférables à la transmission des savoirs qui est "nécessairement prescriptive et dérangeante".
* N'oublions pas Johan Herbart, qui inventa le puérocentrisme....

Donc, pas mieux lotis que nous, nos cousins Germains qui en plus ont exporté leurs fausses bonnes idées outre-Atlantique.

Dans ma famille on a tous été germanistes. Les grandsparents et les parents par le système éducatif allemand, en Moselle, et même après 1918 puisque bcp de profs allemands y sont restés... Jules Ferry, un autre Lorrain avait d'ailleurs vite compris pourquoi Bismarck nous avait écrasés à Sedan. Nos pioupious ne savaient pas lire une carte. Pour ma génération, ce fut dans les années 50, secteur français en Bade-Würtemberg et à Berlin avant le mur, mais école allemande. À cette époque bénie ne sévissait pas encore le constructivisme, ( l'enfant construit son savoir) comme on nomme chez les Anglos-Teutons la secte que nous appelons pédagogistes.

Le modèle allemand pourrait nous inspirer par:
1- sa décentralisation, mais ce serait la fin de notre jacobinisme,
2- une orientation beaucoup plus saine, et qui met en valeur les métiers manuels, mais notre arrogance suicidaire nous les fait mépriser. Et c’est bien le registre dans lequel s'inscrivent ceux qui s'esclaffent: Kinder, Küche Kirche ? pouah! quelle horreur..., en unisson avec les nostalgiques de Rosa Luxembourg et de Liebknecht.

Il faut sortir définitivement de la rhétorique de ces gens-là, au lieu de les laisser rentrer par la fenêtre, eux qui nous ont mis dans la panade, mais visiblement ne veulent pas l'admettre comme le faisait remarquer Revel, à propos des bureaucrates soviétiques: La faillite du système ne prouve pas que les idées qui l'ont soutenu sont erronnées, mal inspirées, tout bonnement fausses.
Cette politique de l'autruche est normale quand on est resté à la station Javel, ( ou Karl Marx Platz) et qu'on s'imagine encore que ce sont les forces de production et la lutte des classes qui font bouger le monde. Combien de temps encore cette gauche autiste, plurielle, antilibérale, antimondialiste, antiélitiste, anticapitaliste, va-t-elle se jouer sa version de "Goodbye Lénine"?



Bis repetita, moi aussi: Pas besoin de 150 propositions.
La première urgence est d'aller au coeur de l'Hydre, les bons profs et les bons directeurs ou proviseurs savent ce qu'ils ont à faire.

Les aider en fermant les usines à décérébrer, dénoncer en masse, et non en ordre dispersé et frileux, et preuves à l'appui, la mainmise de la Nomenklatura, l'endoctrinement des trente dernières années, et donner la parole à ceux que le terrorisme intellectuel a bâillonnés.

L'occasion de faire du foin, disent les ânes qui espèrent avoir du son... c'est maintenant, après le 22 avril il sera trop tard.

Ecrit par : Cadichon | 08 février 2007

Au fait, pourquoi Berlin ne demande pas à Poutine de se repentir pour les crimes de Lénine, de Staline, de...? La liste est trop longue sans doute.

sur le sujet lire "La tyranie de la pénitence" de Pascal Bruckner

mabiche

Ecrit par : mabiche | 08 février 2007

moi je propose une évaluation initiale de chaque enfant:point 0.
En fevrier valuation 1 pour mesurer les acquis
A la fin del'annéeune évaluation point T
Si j'ai amené 90 % de mon effectif à des compétences prévues du style et en vrac
sait faire une addition à retenues
découpe correctement
ecrit en respectant les hauteurs de lettres
et pas
manipule un objet technique à bon escient
motricité fine
a conscience de l'espace graphique de l'écriture
a acquis la technique opératoire de l'addition
Alors la liberté pédagogique, je veux bien
il reste qu'il existe des incontournables que les experts du terrains connaissent bien!
ces ficelles du metier sont à donner aux jeunes
graphisme : apprendre à écrire en grande sction c'est un travail quotidien: tous les jours!y'a pas de secret et avec des regles de bon sens!
refaire un travail raté aussi: effort
on a donné le superfu il faut redonner l'essentiel
découper avec des ciseaux!on revient aux bases et onarrete de noyer les enfants dans des infos inutiles
exemple vécu:
une amie a monté un projet en MS et GS de maternelle sur le jardin, création d'un album avec les efants!!! la merveille pédagogique, applaudit à deux mains par l'inspecteur, le conseiller peda..
Cettecolègue devient ZIl remplace et retrouve sa cohorte de MS /GS en CE1 !!!
Quelle déception pour elle au gré de leçons et d'utilisation de connaissances elle s'est rendu compte que de son travail il ne restait rien! même pas le souvenir de l'album....


formation des enseignants d'accord: terrain, observation, dechanges... prise en main de petites leçons ou petits groupes progressivement.

Ecrit par : pirouette | 08 février 2007

désolée pour les fautes de frappe

Ecrit par : pirouette | 08 février 2007

moi, en travaux manuels, jai appris à coudre ! Très utile à la maison, et au bloc opératoire ! si, si.

Pourquoi supprimer techno, travaux manuels, à condition que ce soit adapté à notre époque.
Pas de cendrier en béton armé pour la fête des pères, et je ne suis pas assez rétro pour réclamer le retour des cours d'économie ménagère et de cuisine !
Electronique, CAO, couture (j'insiste !), les idées ne manquent pas.

Ecrit par : yann | 08 février 2007

L'abbé Sieyès (clin d'oeil à Jérémy) ayant été visité durant son sommeil par la déesse Raison, poursuit partiemment son travail de taupe.

Deux remarques en préambule :

1°) Je ne pense pas que nous ayions multiplié de façon exponentielle les propositions. Si on les met bout à bout en supprimant les commentaires et les digressions récréatives, on ne devrait pas dépasser les 50, ce qui est raisonnable et n'a rien à voir avec les milliers de contributions "participatives" de "Désir d'avenir".

2°) Sur leur caractère trop "passéiste" ou "réactionnaire"...Je vais essayer de m'expliquer plus loin.

Proposition n° 30 (approximativement), en rajoutant celles de Patrick et de Pedro Cordoba, on ne devrait pas dépasser encore une fois la cinquantaine.

Révision de la Loi d'orientation de juillet 1989 (ce point est évidemment fondamental). Remplacement de l'expression axiomatique "L'élève est au centre du système éducatif" par "Le but premier de l'école est de transmettre aux élèves des connaissance" (je compte sur vous pour améliorer et enrichir cette phrase).

Je ne pense pas qu'il soit possible de proposer la suppression pure et simple de la Loi d'orientation sans savoir par quoi la remplacer)...Revenir à l'ancien système ? Il n'est pas réaliste, comme le dit à juste titre Pedro Cordoba de faire des propositions politiquement irrecevables.

Donc en ce qui concerne par exemple l'organisation des conseils d'administration, des conseils de classe, des conseils de discipline, la participation des délégués de parents et d'élèves, les modalités des élections des uns et des autres...Aucun homme (ou femme politique) n'osera y toucher, à mon avis.

Ce qu'il faut proposer, ce sont des amendements et des modifications de détail ou éventuellement l'adjonction d'une charte des droits et des devoirs des uns et d'autres eu égard aux dérives qui ont été observées au fil des années

Par exemple il ne paraît pas souhaitable que les parents participent au conseil de classe où ils ont leurs propre enfant, neutralité du chef d'établissement qui doit éviter de prendre systématiquement le parti des parents (ou de certains parents par "copinage")...Il doit intervenir immédiatement en conseil de classe si un parent (ou un élève) attaque un professeur ou remet en cause sa pédagogie etc.

Certains d'entre vous se sont opposés sur ce blog à un "code de déontologie"à cause du régime de Vichy...Mais le serment d'Hippocrate remonte à bien plus loin que le maréchal Pétain il me semble ! Il faut trouver un moyen pour rétablir la notion de devoir (devoirs des élèves, des parents, du chef d'établissement, des enseignants).

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Proposition de rééquilibrage de la Loi d'orientation :

Délégués de classe élèves : il faut amender la loi d'orientation en précisant que le maintien du mandat est subordonné au comportement de l'élève (l'équivalent de la privation des droits civiques).

Puisque l'école a été conçue par la loi d'orientation comme un "lieu d'apprentissage de la démocratie", il faut aller jusqu'au bout.

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

" n'a pas cru bon revalorisER". Désolée.
Ce n'est pas de la" victimisation", Christophe. Il est révélateur que les agrégés n'osent plus exprimer depuis belle lurette un minimum de revendications qui les concernent. L'idéologie ambiante de la majorité de leurs collègues leur a fait croire qu'ils étaient des nantis et a réussi, ce que fait fort bien la bonne pensée de gauche dans tous les domaines de l'éducation, à développer chez eux un vague sentiment de culpabilité qui fait qu'ils se cachent et n'osent plus revendiquer ce qui leur revient pourtant de droit. Un peu comme les bons élèves dans une classe qui finissent par se taire car la majorité les traite de "lèche-bottes". Certains professeurs dénoncent enfin l'égalitarisme hypocrite qui a cassé notre école en brisant sa dynamique fondée sur le mérite et la notion d'élite chez les élèves ( et qui permettait le fonctionnement de l'ascenseur social) mais ces mêmes professeurs continuent de défendre cet égalitarisme à tout crin quand il s'agit de leurs collègues. Et aux mêmes causes, les mêmes effets: voilà pourquoi le métier de professeur est en train de devenir "un petit boulot" avec tout ce que cela entraîne: plus d'heures, salaires moindres, conditions de travail plus difficiles...

Ecrit par : Thalie | 08 février 2007

Je vais essayer de reprendre certains articles de la Loi d'orientation de 89 qui paraissent poser problème...

Le droit à l'éducation est garanti à chacun de lui permettre de développer sa personnalité, d'élever son niveau de formation initiale et continue, de s'insérer dans la vie sociale et professionnelle, d'exercer sa citoyenneté.

"est garanti à chacun de lui permettre". Il y a une faute de syntaxe qui ne permet pas de comprendre le sens de la phrase.

"pour lui permettre" ?

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

j'ai posté par erreur mes contributions (examen de la Loi d'orientation de 89) dans la rubrique "sauver les lettres" (sauf qui peut !) ...Il ne me reste qu'à faire des copier-coller...Mais je m'arrête pour souffler un peu.

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Bonjour,
Mes récents propos avaient pour intention de résumer l'essentiel de mes convictions et de laisser la parole à ceux qui sont encore dans l'arène et affrontent au quotidien un combat épuisant. L'école doit transmettre des connaissances et contribuer à former des êtres humains dignes de ce nom. Je ne souhaitais pas en dire plus mais l'actualité proche de chez moi m'invite à formuler quelques réflexions.
En 1967, j'ai effectué un stage dans cette école du Verbeau à Châlons en Champagne. Quarante ans plus tard la barbarie y pénètre. Une femme à terre, inconsciente, le visage"écrasé comme on écrase un rat" si j'en crois les termes rapportés par mon quotidien n'est pas sans évoquer le culte de la force brute qui sommeille et ressurgit à la moindre occasion. Comment deux citoyens français "pure souche" ont-ils pu en arriver là ? Cet exemple n'est pas unique. Les agressions verbales et physiques sont signalées,recensées, expliquées, voire justifiées, rangées, oubliées. Pas de vagues jusqu'au jour où le déferlement de la sauvagerie cherche à imposer sa loi.
" Quand la parole n'est pas suffisante pour être entendue, pas assez élaborée parce que la pensée est confuse, il ne reste que les poings, la violence fruste, stupide, aveugle.(...) Rien n'a changé depuis le temps d'Alcibiade. Les mutations sont marginales, anecdotiques. Sauf que l'inculture a gagné du terrain. " ( Jacqueline de Romilly, Le Point du 25 janvier 2007, PP 84,85.)
Nous y sommes.
Propos d'une représentante de la culture bourgeoise et réactionnaire ? NON. La défense de la culture appartient à tous. Je suis la fille d'un petit paysan et d'une parisienne sans le sou qui apprenaient à leurs enfants la politesse, le respect des autres , le respect de l'instruction. " On n'en connaît jamais trop" ou " On en apprend tous les jours" nous répétaient-ils.

Alors Voilà.
Les règles de la civilité s'apprennent dès l'école maternelle et à la maison. La découverte de certaines contraintes ( se taire pour écouter la maîtresse ou le maître, ranger ses affaires, ne pas bousculer les autres...) est compensée par d'autres satisfactions car les apprentissages multiples et variés sont sources de joie et de fierté. Marie Pape Carpantier et d'autres après elle, l'ont parfaitement compris. ( enrichir le vocabulaire et l'expression, mémoriser, chanter, jeux individuels et collectifs, observation des animaux et des plantes, joie de créer et de partager, sans compter l'ouverture à la différence. ) Je n'ai jamais enseigné en maternelle, en dépit de quelques stages, car je ne m'en sentais pas capable. Comme mère, grand-mère et DDEN, j'ai toujours respecté le travail de ceux qui encadrent les premiers apprentissages.
Dans la continuité de ceux-ci , il me semble que l'école primaire pose les fondations de toute une vie. Les connaissances élémentaires doivent être précises et solides. Elémentaire à fond. Puique l'élève est au centre du système, soyons compréhensible et allons du concret vers l'abstrait tout en exigeant un travail et des efforts réguliers. Lire, écrire, compter, cela suppose un minimum d'attention pour écouter les explications , lesquelles seront suivies d'un travail personnel encadré et vérifié qui n'a rien à voir avec "la construction de son propre savoir". Apprendre ses tables, être capable de poser une opération sans calculette, de résoudre un problème , d'observer au delà des apparences donc de réfléchir, s'exprimer correctement après avoir planché sur des exercices de vocabulaire , grammaire et conjugaison ( à tous les temps et tous les modes ) découvrir les grands auteurs grâce aux lectures et aux récitations en les situant dans leur époque, c'est parfaitement possible à l'école primaire. Ne pas négiger l'éveil de la sensibilité à cette occasion. Ce n'est pas traumatisant si le guide aime son travail et demeure soucieux de ne laisser personne en route.
En histoire et géographie, on ne meurt pas d'avoir à retenir quelques repères précis ( dates, grands événements dans leurs succession chronologique, grands mouvements artistiques , remise en question des certitudes et de l'ordre établi à telle ou telle époque, prise de conscience des enjeux du monde où nous vivons.)
J'ai déjà dit plusieurs fois combien j'ai aimé ma modeste école de campagne où j'ai acquis des connaissances solides et des repères précis que ne maîtrisaient pas mes élèves de lycée. Je me suis donc interrogée sans pour autant les mépriser car je souhaitais leur transmettre mon enthousiasme et mes connaissances. Il fallait donc les stimuler sans les décourager. Ceci dit , sur certains points je devais m'incliner. En EPS et en informatique ils avaient bénéficié d'un enseignement que je leur enviais.
Un enseignement élémentaire solide, repris et étoffé au collège et au lycée,me semble indispensable à toute carrière professionnelle quelle qu'elle soit. Les professions qui se salissent les mains ont besoin plus que jamais de comprendre au lieu de subir . L'intelligence et la sensibilité cela nous concerne tous.
Au risque de répéter JPB et d'enfoncer maladroitement des portes ouvertes je préfère arrêter là .

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 février 2007

J'aime bien ce que vous dites Robin.

Je suis moins en phase avec le discours de Cadichon.
La caricature, si elle est stimulante (mauvais temps pour la critique de la caricature), n'en reste pas moins une caricature. L'Emile n'est pas un ensemble de stupidités et si les enfants apprenaient à lire dans Rousseau ils seraient moins crétins (pour reprendre une expression connue) qu'en apprenant à lire dans Harry Potter.
Derrière Rousseau, il y a aussi Itard, Condillac j'en passe et des meilleurs. Vous n'allez pas non plus jeter aux orties l'Anthropologie du point de vue pragmatique ? Si ?
Les malfaisants qui ont inventé les sciences de l'éducation (une formule qui mériterait examen : que peut-il y avoir de scientifique dans l'éducation qui est au mieux une pratique, au pire de la pure spontanéité donc le contraire de ce qu'elle est ?) , ces malfaisants disais-je ont utilisé un des plus jouissifs et des plus indépendants, des plus brillants esprit des Lumières pour légitimer leurs élucubrations. Jean-Jacques n'y est pour rien. Et l'Emile a beaucoup de vertus, pourvu qu'on le prenne pour ce qu'il est, une réflexion sur la nature humaine, à mettre en parallèle avec les Discours et le Contrat.
L'Emile n'est pas un livre de recettes.

Autre chose encore, vous semblez partir en croisade contre un ennemi qui n'existe plus (donc vers une victoire certaine mais sans gloire). Ce n'est pas au Kremlin de Bejnev que ce décide la politique de l'éducation nationale aujourd'hui.
Par contre, tout se décide entre la rue de Grenelle et le quai de Bercy.
Inutile de lever une grande armée et de risquer une Bérézina, un plan de métro suffit.
Le responsable de l'Education Nationale est agent d'assurances de son état, un boutiquier, un vendeur de rien, un spéculateur ancien ministre des chauffeurs routiers, plus à l'aise avec les chasseurs de la baie de Somme et avec son équipe de Hockey sur glace qu'avec Rousseau ou Kant.
Si la lutte des classes ne fait pas avancer l'histoire (et je vous laisse l'entière responsabilité de cette assertion) il me semble douteux que la spéculation boursière puisse la faire partir au pas de course ou alors c'est pour terminer au pas de l'oie.
Sachons raison garder, ne confions pas l'éducation aux marchands. Les marchands ont des objectifs et des motivations qui ne me semblent pas compatibles avec ceux que devraient avoir les maîtres.
Je sais que nous sommes au XXIeme siècle et pas au Veme avant JC, mais à cette époque les maîtres étaient des hommes libres, des citoyens (je ne parle pas des sophistes bien entendu), et les marchands étaient des métèques, on les respectait, on ne leur cherchait pas querelle, mais ils n'avaient pas à s'occuper d'éducation ou de culture, seulement de chrématistique.
Peut-être direz-vous : regardez Harvard ! N'est-ce pas une réussite ? Y forme-t-on des crétins ?
Les enseignants y sont-ils des crétins ? Et pourtant à 46 000 $ l'année, il s'agit bien d'une entreprise (et juteuse en plus).
Certes oui mon cher, mais si c'est pour arriver avec un Georges Bush comme président, je dis non merci, et je dis même : preuve que de la course à l'argent aux bruits des bottes (ou des rangers) la conséquence est bonne.
Donc monsieur Brighelli, si vous prenez le temps de me lire, mon idée reste toujours et encore la même : l'éducation est une affaire de citoyens non de commerçants ou de grenouilles de bénitier, elle est publique et non privée.

Ecrit par : florian | 08 février 2007

"Christophe Sibille, vous n'étiez déjà pas au courant qu'il existait des agrégés hautains et bêtes (ceux qui font des salles des profs exprès pour eux), vous apprendrez sûrement par la suite qu'il en existe des biens. Vous passerez enfin à l'étape suivante : vous apprendrez que les avantages liés à ce statut sont minimes, en valeur absolue comme en valeur relative, surtout si on les compare à l'investissement personnel et financier que représente ce concours."

Ecrit par : Jeremy | 07 février 2007

Je le sais parfaitement, et également qu'il existe des certifiés qui répondent aux mêmes critères! Pas de problème. D'ailleurs, mon propos n'est évidemment pas de généraliser, ni de stigmatiser qui que ce soit.

"Sinon, Christophe, les PRAG, les maîtres de conf' et les professeurs d'université qui enseignent en licence pluridisciplianaire vous informeront sûrement en détail de la manière dont ils préparent DEJA les candidats aux concours de professeur des écoles.
Je réponds séparément à vos deux messages, qui portent sur deux thèmes différents mais qui présentent un sacré point commun..."

Ecrit par : Jeremy | 07 février 2007

Apparemment, ce n'est pas le cas dans toutes les disciplines de ce concours de professeur des écoles!

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 février 2007

Correction : soyons compréhensibleS.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 février 2007

ment supérieur sont chargés de transmettre et de faire acquérir connaissances et méthodes de travail. Ils contribuent à favoriser l'égalité entre les hommes et les femmes. Ils dispensent une formation adaptée dans ses contenus et ses méthodes aux évolutions économiques, technologiques, sociales et culturelles du pays et de son environnement européen et international

Il y a un problème. L'enseignement doit-il nécessairement s'adapter aux évolututions de la société ? C'est au nom de ce principe que l'enseignement du grec et du latin a presque disparu et que la section L a été mise à mal. Beaucoup de discussions sur ce blog ont tourné autour de l'acquisition d'une solide culture générale et d'une formation "humaniste" plutôt que de savoirs "utilitaires" et "spécialisés", qui deviennent rapidement obsolètes, puisque la société évolue toujours plus vite que le système éducatif.

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Dans chaque école, collège ou lycée, la communauté éducative rassemble les élèves et tous ceux qui, dans l'établissement scolaire ou en relation avec lui, participent à la formation des élèves.


Cette assertion ne définit pas le terme de "communauté éducative". Qui en fait partie ? Les parents? Le personnel ATOS ? Le mot "formation" est trop vague. Cette phrase ouvre la porte à toutes les dérives, en particulier le droit pour les parents de s'immiscer dans les pratiques pédagogiques des professeurs. Il faut clarifier ou supprimer.

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Des activités périscolaires prolongeant le service public, de l'éducation peuvent être organisées avec le concours notamment des administrations, des collectivités territoriales, des associations et des fondations, sans toutefois se substituer aux activités d'enseignement et de formation fixés par l'Etat.

Encore heureux ! Mais il est significatif que le "législateur" ait éprouvé le besoin de le préciser. Formulation trop vague. On connaît les dérives depuis 89 !

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Art 3. - La Nation se fixe comme objectif de conduire d'ici dix ans l'ensemble d'une classe d'âge au minimum au niveau du certificat d'aptitude professionnelle ou du brevet d'études professionnelles et 80 % au niveau du baccalauréat.

On sait que cet objectif a été atteint au prix d'une dévalorisation du baccalauréat. Est-ce bien "moral" de tromper ainsi les élèves et leurs familles ?

JPB a beaucoup insisté sur cette question, en particulier sur le rôle des "commissions d'harmonisation" qui servent en réalité à "harmoniser le niveau réel avec les statistiques attendues".

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Tout élève qui, à l'issue de la scolarité obligatoire, n'a pas atteint un niveau de formation reconnu doit pouvoir poursuivre des études afin d’atteindre un tel niveau. L'Etat prévoira les moyens nécessaires, dans l’exercice de ses compétences, à la prolongation de scolarité qui en découlera

Jusqu'à quel âge ?

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

La scolarité de l'école maternelle à la fin de l'école élémentaire comporte trois cycles.

Les collèges dispensent un enseignement réparti en trois cycles.

A revoir (cf remarques de Patrick sur l'organisation de l'école primaire en "cycle")

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Pour assurer l'égalité et la réussite des élèves, l'enseignement est adapté à leur diversité par une continuité éducative au cours de chaque cycle et tout au long de la scolarité.

Très vague, on peut comprendre tout et son contraire, c'est de la "bouillie pour les chats"...Afin de permettre la fameuse "pédagogie par objectifs" chère à Philippe Meirieu pour "s'adapter à la diversité des élèves".

Vous connaissez tous les conséquences du dogme de "l'hétérogénéité", pierre angulaire du "collège unique".

...La création de "classes d'aide et de soutien" dès la 6ème
préconisée dans la charte rompt avec ce dogme et nécessite une révision de cet article.

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Bonjour,

je lis beaucoup de commentaires concernant le moyen d'améliorer les professeurs . . . c'est très drôle ! Ainsi, ce sont eux le seul vrai grand problème du système éducatif ? Ha bon . . .

Alors pour ma part:

_ je demande que les parents apprennent à leurs enfants à respecter les autres et se positionnent en adultes responsables. Qu’ils fassent preuve d‘un peu plus de maturité affective au lieu d’instrumentaliser leurs enfants pour se sentir plus jeunes, régler les comptes avec le conjoint, éviter le conflit, combler leur vide affectif, compenser leurs carences, régler leur compte avec l’école etc . . . et j’en passe !
Ceci afin que les professeurs SI MAL FORMES à supporter les carences éducatives des enfants actuels, puissent ENFIN faire cours dans leur classe;

_ que les allocations familiales soient supprimées pour les parents n'éduquant pas leurs enfants (parce que s'il faut être sans pitié avec des profs ayant 6 classes à gérer soit près de 150 élèves, alors pourquoi faire dans la dentelle quand les parents n'ont généralement que de 1 à 4 enfants à gérer?????????)

_je demande aux syndicats d’avoir la manif moins sélective parce qu'on ne les entend pas quand le sang d'un prof coule dans une salle de cours (encore deux instits tabassées, mais je pense qu'elles touchaient trop de salaire, ou bien n'avaient pas fait la bonne classe préparatoire);

_ que les IUFM , ces boîtes de planqués incompétents soient supprimés;

_ que les stages soient obligatoires dès la 2ème année de Licence afin que les étudiants puissent vite se réorienter dès qu'ils verront à quoi ils ont affaire;

_ que l'école redeviennent un espace sacré, ou le savoir est placé au-dessus de tous, profs y compris; qu’il soit INTERDIT d’y exercer un quelconque défoulement des pulsions aussi adolescentes soient-elles (ça s’appelle préserver les espaces, créer de la symbolique, permettre la sublimation par le savoir) ;

_ que la discipline vestimentaire et comportementale soit exigée de tous, sous peine de sanctions graves et APPLIQUEES;

_que les vrais racistes soient enfin désignés à savoir, les fameux « pédagogos » et autres politiciens, qui, en cantonnant les enfants issus de l'immigration dans des programmes indignes, en leur refusant les mêmes sanctions que les autres, en les considérant comme incapables d'étudier nos programmes, en les victimisant au détriment de tous les autres , leur ont volé leur dignité, leur chance, et les ont parqués intellectuellement et culturellement.

Sans compter les conséquences pour le reste des citoyens (qui eux, n‘intéressent personne) ;

_ que les enseignants ex-soixante-huitards la mettent un peu en veilleuse parce que ce qui arrive aujourd’hui, on le leur doit en grande partie. J’ai vu trop de collègues de ce genre incapables d’avoir la distance suffisante avec leurs élèves, très agressifs avec les jeunes enseignants, corporatistes à mourir . . . préférant laver leur linge sale et leur vie ratée dans la salle des profs ou en classe plutôt que de bosser correctement . Refusant de remettre en question leurs "idéaux » qui ne sont en fait, que des prétextes pour excuser leur lâcheté dans leur refus de punir, leur faiblesse dans leur désir de plaire, leur échec dans leurs attaques à l’encontre de leurs cadets.

Je n’ai pas tout à fait fini, mais là déjà, c’est pas mal je trouve . . .

Ecrit par : TulipeNoire | 08 février 2007

Je note une quasi-unanimité en faveur de la fermeture rapide des IUFM comme condition sine qua non au redressement du système éducatif. A transmettre aux candidats... Madame Royal va s'en étrangler de rage, car tout le staff IUFM est autour d'elle, cisaillant la moquette de ses incisives.
Peu de posts, cependant, pour appeler à la suppression du "projet d'établissement", pourtant un des plus beaux fleurons du délire pédagogiste. Encore que, à tout prendre, moins nocif que les "séquences", puisque tout le monde s'en contrefiche à part quelques allumés SGEN! Alors que les "séquences" sévissent dans les classes au quotidien, au détriment des élèves.

Ecrit par : Jean | 08 février 2007

Il faudrait également songer à mettre en place une véritable évaluation du travail des enseignants (quelque soit le niveau d'enseignement).
C'est rageant de voir les plus consciencieux traités comme les moins consciencieux. Et organiser sorties scolaires sur visites de musées, d'usines, de cirques, de tout ce que vous voudrez dans un rayon de 50 km n'est pas une manière de faire son travail mais d'amuser la galerie. L'amuseur ne s'en porte pas plus mal, mais les amusés ne vont pas rire longtemps.
Facile à dire, difficile à faire.

Il faut, à mon avis une nécessité absolue, permettre aux profs qui le souhaitent de finir leur carrière dans des conditions acceptables. Mes collègues les plus anciens, me font mal au coeur, ils sont épuisés, au bout du rouleau, ne comprennent plus les élèves. Certains tiennent le coup et ont toujours la flamme, mais pas tous. Les aléas de la vie font qu'on aborde les dernières années de la vie professionnelle de manière inéquitable. Il faut remédier à cela, surtout si on en prend pour 40 ans. (pour ma part je suis parti pour faire ma dernière rentrée à 67 ans)

Ecrit par : florian | 08 février 2007

Il faut, à mon avis une nécessité absolue, permettre aux profs qui le souhaitent de finir leur carrière dans des conditions acceptables. Mes collègues les plus anciens, me font mal au coeur, ils sont épuisés, au bout du rouleau, ne comprennent plus les élèves. Certains tiennent le coup et ont toujours la flamme, mais pas tous. Les aléas de la vie font qu'on aborde les dernières années de la vie professionnelle de manière inéquitable. Il faut remédier à cela, surtout si on en prend pour 40 ans. (pour ma part je suis parti pour faire ma dernière rentrée à 67 ans)

Il faut le vivre pour le comprendre, Florian. Merci de l'avoir écrit.

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

l'enseignement technique est trop dévalorisé en France. Moi et d’autres camarades italiens, nous avons suivi un parcours scolaire « professionnel » ou « artistique » dans notre pays et cela ne nous a pas empêché de nous classer parmi les premiers au CAPES ou à l’agrég. ici en France. Je pense que c’est très triste de voir comment les filières techniques sont méprisées en France. Notre inspect. Nous a parlé du nouveau bac pour les sttg et je trouve cela déprimant… j’ai comme l’impression qu' on considère ces élèves comme de sous-hommes…ça me fait mal…je m’identifie bcp avec eux…je trouve cela injuste.

Ecrit par : tata | 08 février 2007

"Je note une quasi-unanimité en faveur de la fermeture rapide des IUFM comme condition sine qua non au redressement du système éducatif."

Ecrit par : Jean | 08 février 2007

Il fallait écrire: "je note ici", Jean!

Et j'ai beaucoup aimé les propositions de francesco, sur son site extrêmement bien présenté... Et dans des termes courtois.

_" que les IUFM , ces boîtes de planqués incompétents soient supprimés;"

Ecrit par : TulipeNoire | 08 février 2007

On avait dit: "pas d'insultes et de propos déplacés", me semble t-il?

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 février 2007

IINCOMPETENT: (adjectif) qui n'a pas les connaissances voulues pour parler pour décider ou parler de quelque chose.

PLANQUE: (familier) personne qui a trouvé une planque (situation où on et à l'abri, où on ne coourt pas de risque).

De ces deux termes pris dans le Larousse, aucun des deux n'est dans la cétagorie "Vulgaire, injurieux"comme d'autres termes . . . au pire, le second est dit "familier".

Il faudrait revoir votre français avant d'acuser les autres d'être insultants!

Quant au fait de dire qu'une belle brochette de personnes est constituée d'incompétents et de planqués, et qu'en en plus c'est avéré par nombre de témoignages (!!!!!!!! ), expliquez-moi en quoi cela est déplacé?

La vérité crue sans doute ?

Ecrit par : TulipeNoire | 08 février 2007

On avait dit: "pas d'insultes et de propos déplacés", me semble t-il?

Oui, oui...certains l'avaient promis juré, craché*. Soyez modeste, très modeste.

* Faut-il que je vous rafraîchisse la mémoire ?

Ecrit par : Guillaume | 08 février 2007

Je ne vous ferai pas de cours de sémantique. Je pense que ce n'est pas la peine, et vous rappelle vos propos exacts.

_ "que les IUFM , ces boîtes de planqués incompétents "

Ecrit par : TulipeNoire | 08 février 2007

Sous entendu, que les IUFM ne sont remplies que de planqués incompétents, ou presque. Le propos est évidemment déplacé parce que de toute évidence faux et ce quelle que soit la rancoeur personnelle que vous puissiez avoir pour l'institution! Evidemment, ici, vous ne risquez pas tellement d'être contredit! En ceci, je donne raison à Jean!

"* Faut-il que je vous rafraîchisse la mémoire ?"

Ecrit par : Guillaume | 08 février 2007

D'accord, Guillaume! Mais si vous voulez copier-coller des propos que j'ai eu en réaction tout à fait explicable sur "lire-écrire", (ou ailleurs), engagez-vous également à mettre aussi les messages auxquels ils faisaient réponse! (Je compte sur votre honnêteté).

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 février 2007

-Enfin, un peu plus anecdotique: greffer un cerveau à "at".

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

Ecrit par : mementoauderesemper | 08 février 2007

Quand Christophe dit qu'il faut greffer un cerveau à At, ce n'est évidemment pas un propos déplacé!
Quant à la suppression des IUFM, à part Christophe, qui défend son beefsteak, tout le monde est pour "ici" et ailleurs, à commencer par les stagiaires eux-mêmes, ce que l'on vérifierait aisément en faisant des évaluations (anonymes, bien sûr, étant donné le stalinisme des évalués) en fin d'année.
Il n'y a guère que deux lieux où l'on soit opposé à la fermeture de ces "Instituts de l'incompétence et de la mauvaise foi irradiantes": le site de Meirieu (pour ceux qui souhaiteraient admirer comment un gourou s'autopromeut, en croyant d'ailleurs qu'il lui suffit de consteller son site des portraits des vrais grands pédagogues de l'histoire pour en être un, tel le Geai paré des plumes du Paon, allez-y impérativement; c'est sur www.meirieu.com; vous serez abasourdis par tant de forfanterie nigaude, et venimeuse en même temps), et www.désirdavenir!

Ecrit par : Jean | 08 février 2007

Le Monde de ce soir : 9/02/2007


Orthographe : les collégiens de cinquième sont tombés
au niveau des élèves de CM2 de 1987




LES PERFORMANCES des élèves en orthographe sont en baisse sensible, au point que le niveau d’une classe de cinquième de 2005 est celui d’une classe de
CM2 de 1987.

Cette baisse ne relève ni du sentiment subjectif ni de l’affirmation polémique. Elle est démontrée par un travail
universitaire, signé d’une équipe composée de Danièle Manesse, professeur en sciences du langage à l’université
de Paris III-Sorbonne nouvelle, de Danièle
Cogis, maître de conférences à l’IUFM de Paris, et de deux professeurs des écoles, Michèle Dorgans et Christine Tallet.


Leur enquête est présentée dans un ouvrage qui doit être publié le 22 février sous le titre Orthographe : à qui la faute
?, aux éditions ESF. Réalisée en 2005, elle reproduit à l’identique, selon le même protocole, une enquête précédente
menée en 1986-1987 par le chercheur André Chervel et Danièle Manesse sur le niveau orthographique des élèves de 10 à 16 ans. Celle-ci procédait à une comparaison
à un siècle de distance, en s’appuyant sur les dictées collectées entre 1873 et 1877 par l’inspecteur général
Beuvain d’Altenheim.

Cette enquête avait été publiée dans l’ouvrage La Dictée,
les Français et l’orthographe (Calmann- Lévy, 1989).

En termes de « niveau orthographique moyen », les résultats de cette comparaison étaient alors en faveur des élèves de
1987. En 2005, la même dictée (un court passage de Fénelon, de 83 mots) a été administrée à un échantillon représentatif de 2 767 élèves de 123 classes du CM2
à la troisième. Cette fois, la comparaison des résultats entre 1987 et 2005 témoigne d’une chute importante du niveau.


Les erreurs ont considérablement augmenté : là où les collégiens en faisaient huit en 1987, ils en font treize en 2005.

Là où les élèves de CM2 faisaient douze erreurs, ils en font dix-huit. En 1987, 50 %des élèves faisaient moins de six fautes.

Ils ne sont plus que 22 %en 2005. « Temps réduit pour l’étude »

Dans l’intervalle, le niveau orthographique a pris un retard de deux années scolaires : autrement dit, les cinquièmes
de 2005 ont le niveau des CM2 de 1987,
les quatrièmes de 2005 celui des sixièmes de 1987, etc.

La nature des erreurs a aussi évolué, car ce sont surtout les fautes de morphosyntaxe, d’accords et de
conjugaison qui augmentent : 52 % du total en 2005, contre 40 %en 1987. Pour tenter d’analyser les causes de cette baisse, Danièle Manesse cite en premier
« un temps réduit pour l’étude de la langue », ce qui correspond à « un thème récurrent » dans les propos des professeurs de français. Elle s’interroge sur la
possibilité que les « théories de l’énonciation
» introduites dans les programmes du collège aient « marginalisé » l’étude
des « outils de la langue ».

L’orthographe est ainsi devenue une « patate chaude
» que chaque niveau de scolarité s’empresse de transmettre au suivant : de l’école au collège, du collège au lycée,
etc. Danièle Manesse évoque le « désarroi » des professeurs devant le fait que « l’exigence traditionnelle de l’école en
matière de correction de la langue » soit « passée au second plan » et que l’on ait « minoré l’importance auparavant accordée aux dimensions formelles de l’écrit ».
Dans leur conclusion collective, les auteurs abordent aussi « la formation des professeurs des écoles et des collèges »,
selon elles « ridiculement courte pour ce qui est de l’étude de la langue », et la « question ancienne de la vigilance orthographique des professeurs des autres matières
». Enfin, cette enquête vaut aussi par son origine : Danièle Manesse est une proche de Philippe Meirieu, considéré
dans le débat sur l’éducation comme le chef de file des pédagogues. Elle-même favorable, comme beaucoup de spécialistes, à une réforme de l’orthographe, elle
rappelle que « jusqu’à nouvel ordre, l’orthographe qu’on doit enseigner est ce qu’elle est ».

Ecrit par : patrick(instit) | 08 février 2007

Le Monde de ce soir : 9/02/2007

Orthographe : les collégiens de cinquième sont tombés au niveau des élèves de CM2 de 1987

LES PERFORMANCES des élèves en orthographe sont en baisse sensible, au point que le niveau d’une classe de cinquième de 2005 est celui d’une classe de CM2 de 1987. Cette baisse ne relève ni du sentiment subjectif ni de l’affirmation polémique.

Elle est démontrée par un travail universitaire, signé d’une équipe composée de Danièle Manesse, professeur en sciences du langage à l’université de Paris III-Sorbonne nouvelle, de Danièle Cogis, maître de conférences à l’IUFM de Paris, et de deux professeurs des écoles, Michèle Dorgans et Christine Tallet.

Leur enquête est présentée dans un ouvrage qui doit être publié le 22 février sous le titre Orthographe : à qui la faute ?, aux éditions ESF. Réalisée en 2005, elle reproduit à l’identique, selon le même protocole, une enquête précédente menée en 1986-1987 par le chercheur André Chervel et Danièle Manesse sur le niveau orthographique des élèves de 10 à 16 ans.

Celle-ci procédait à une comparaison à un siècle de distance, en s’appuyant sur les dictées collectées entre 1873 et 1877 par l’inspecteur général Beuvain d’Altenheim. Cette enquête avait été publiée dans l’ouvrage La Dictée, les Français et l’orthographe (Calmann- Lévy, 1989). En termes de « niveau orthographique moyen », les résultats de cette comparaison étaient alors en faveur des élèves de 1987. En 2005, la même dictée (un court passage de Fénelon, de 83 mots) a été administrée à un échantillon représentatif de 2 767 élèves de 123 classes du CM2 à la troisième. Cette fois, la comparaison des résultats entre 1987 et 2005 témoigne d’une chute importante du niveau.

Les erreurs ont considérablement augmenté : là où les collégiens en faisaient huit en 1987, ils en font treize en 2005. Là où les élèves de CM2 faisaient douze erreurs, ils en font dix-huit. En 1987, 50 %des élèves faisaient moins de six fautes. Ils ne sont plus que 22 %en 2005. « Temps réduit pour l’étude » Dans l’intervalle, le niveau orthographique a pris un retard de deux années scolaires : autrement dit, les cinquièmes de 2005 ont le niveau des CM2 de 1987, les quatrièmes de 2005 celui des sixièmes de 1987, etc.

La nature des erreurs a aussi évolué, car ce sont surtout les fautes de morphosyntaxe, d’accords et de conjugaison qui augmentent : 52 % du total en 2005, contre 40 %en 1987. Pour tenter d’analyser les causes de cette baisse, Danièle Manesse cite en premier « un temps réduit pour l’étude de la langue », ce qui correspond à « un thème récurrent » dans les propos des professeurs de français.

Elle s’interroge sur la possibilité que les « théories de l’énonciation » introduites dans les programmes du collège aient « marginalisé » l’étude des « outils de la langue ». L’orthographe est ainsi devenue une « patate chaude » que chaque niveau de scolarité s’empresse de transmettre au suivant : de l’école au collège, du collège au lycée, etc. Danièle Manesse évoque le « désarroi » des professeurs devant le fait que « l’exigence traditionnelle de l’école en matière de correction de la langue » soit « passée au second plan » et que l’on ait « minoré l’importance auparavant accordée aux dimensions formelles de l’écrit ».

Dans leur conclusion collective, les auteurs abordent aussi « la formation des professeurs des écoles et des collèges », selon elles « ridiculement courte pour ce qui est de l’étude de la langue », et la « question ancienne de la vigilance orthographique des professeurs des autres matières ».

Enfin, cette enquête vaut aussi par son origine : Danièle Manesse est une proche de Philippe Meirieu, considéré dans le débat sur l’éducation comme le chef de file des pédagogues. Elle-même favorable, comme beaucoup de spécialistes, à une réforme de l’orthographe, elle rappelle que « jusqu’à nouvel ordre, l’orthographe qu’on doit enseigner est ce qu’elle est ».

Ecrit par : patrick(instit) | 08 février 2007

Un clic, et la première photo sur le site Meirieu c'est...Pestalozzi!
Merci, Meirieu et surtout merci Jean pour cette confirmation instantanée et iconographique de tout ce que je m'évertue à expliquer plus haut, moi le tâcheron avec son rince-bouteilles....il reste toujours du dépôt au fond mais je continue à gratter.

CQFD< QED< on peut le décliner dans toutes les formules possibles, mais ces preuves par 9 ne sont toujours que mensonges aux yeux des vrais croyants

Et on persiste à me dire que le pédagogisme n'est pas une idéologie, et qu'elle n'est pas de gauche...

et si ces mots sonnent comme des insultes à ceux qui ont l'épiderme délicat, ce sont eux qu'il faut soigner. C'est comme les caricatures de Mahomet, qui défroissent-elles?

Ecrit par : Danièle | 08 février 2007

"Le Monde de ce soir : 9/02/2007
Orthographe : les collégiens de cinquième sont tombés au niveau des élèves de CM2 de 1987"

Beau comme l'Antique !!! C'est touchant de voir tout le temps qu'ils ont mis à s'en apercevoir, ces ânes -- et qu'il leur ait fallu pour y arriver un travail universitaire signé d'un prof en sces du langage en Sorbonne , d'un maître de conf. à l’IUFM de Paris, de deux profs des écoles... et d'un-raton laveur ?
Enfin, l'essentiel c'est que les évidences admirables commencent enfin à se manifester aux cervelles étanches des Olympiens qui décident pour nous.
Cela dit, j'ai entendu Ph. Meirieu dire en septembre dernier (FNAC Marseille) que la maîtrise de la langue était devenue un vrai problème chez la plupart des élèves. Il faut donc prendre garde à ce que, à partir d'un constat où nous allons finir par tomber tous d'accord, y compris avec les pédagonigologues, des solutions aberrantes ne soient proposées : "ou la maladie vous tuera, ou ce sera le médecin".

Ecrit par : FGuichard | 08 février 2007

"Et on persiste à me dire que le pédagogisme n'est pas une idéologie, et qu'elle n'est pas de gauche..."
Ce qu'on essaie de vous faire comprendre, Danièle, c'est qu'on peut AUSSI être de gauche sans être pédagogiste, et même carrément être anti-pédagogiste ET de gauche voire d'extrême-gauche, ce qui est mon cas. Vous commettez la même erreur que les pédagos, et pour les mêmes raisons d'idéologie : politiser, au sens étroit, le débat. L'école c'est politique, oui mais au sens à la fois étymologique large, comme l'écologie si vous voulez. Réduire le pb à un débat droite-gauche est une erreur : la ligne de partage entre pédagogos et républicains ne recoupe pas la division droite-gauche. C'est ce qui permet à M. Maschino (Le Monde diplo, à gauche de la gauche) d'être aux côtés de L. Lafforgue et de signer des pétitions avec lui, ou à la "Libre Pensée" de soutenir sans faille le même Lafforgue, catho mystique s'il en est. Quod erat demonstrandum ;-)))

Ecrit par : FGuichard | 08 février 2007

Alors ça, patrick(instit); elle est vraiment trop bonne! Voilà les incendiaires, maintenant, qui crient au feu!
Toutes leurs gesticulations en réalité, ont pour objectif de prouver - ne soyons pas naïfs! - qu'il faut aussi confier aux IUFM la formation "disciplinaire" des futurs professeurs! C'est habile, n'est-ce pas?
Et pourquoi ne pas confier, en plus, aux IUFM le recrutement des professeurs sur entretien? Pendant qu'on y est.

Ecrit par : Jean | 08 février 2007

Je n'avais pas encore lu votre post, FGuichard, mais il confirme mon impression que la question de l'orthographe va servir uniquement au lobby IUFM a mettre la main sur la formation disciplinaire des professeurs.

Ecrit par : Jean | 08 février 2007

Enfin, cette enquête vaut aussi par son origine : Danièle Manesse est une proche de Philippe Meirieu, considéré dans le débat sur l’éducation comme le chef de file des pédagogues. Elle-même favorable, comme beaucoup de spécialistes, à une réforme de l’orthographe, elle rappelle que « jusqu’à nouvel ordre, l’orthographe qu’on doit enseigner est ce qu’elle est ».

Ecrit par : patrick(instit) | 08 février 2007

Alors les pyromanes ne se transforment pas tout à fait en pompiers...mais en spécialistes des incendies. Bon, au moins ils commencent à prendre conscience d'un problème...dont ils sont d'ailleurs largement responsables.

Je me suis battu, quant à moi, année après année pour continuer à faire des dictées (préparées) aux élèves, mais dans un contexte de plus en plus défavorable.

On m'a pris pour un attardé, un réactionnaire et j'ai fini, moi aussi par lâcher du leste.

Et voilà le résultat.

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Je continue mon commentaire de la Loi d'orientation de 89 pour servir à étoffer la Charte ?

C'est bien pour vous, Parce que c'est plus que soporifique. Si vous en avez assez, surtout dites-le moi.

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Merci Jean

Je tombe sur Frackowiak dans une rubrique de Meirieu ("FORUM")

Je vous en livre un peu :

Et, question d'actualité, pour reprendre le titre horrible du premier succès de J-P BRIGHELLI : qui fabrique des crétins ? Tous les maîtres qui changent l'école et moi, ou tous ceux qui en parlent sans savoir et lui ? Je lutte pour changer l'école que je connais bien. Je sais qu'au-delà de toutes les propositions, de tous les projets éducatifs, de tous les programmes politiques, la règle d'or, ignorée de l'institution jusqu'en 1989, l'exigence fondamentale, la condition si ne qua non, est la confiance en l'enfant…


A lire sur :
http://www.meirieu.com/FORUM/frackowiakconfiance.pdf

Remarque personnelle :

En papillonnant sur les sites pédagogo , je constate un point : ils n'ont jamais de Forum libre ! Comme si leur webmaster refusait la contradiction sous le faux prétexte sans doute de craindre que leur Forum ne se transforme en foire d'empoigne.

Il faut toujours écrire à X ou Meirieu dans ce cas présent qui ne manquera pas de mettre votre contibution en ligne !


Merci JP BRIGHELLI de laisser votre tribune : Libre d'accès

Ecrit par : patrick(instit) | 08 février 2007

Et on persiste à me dire que le pédagogisme n'est pas une idéologie, et qu'elle n'est pas de gauche.

Cadichon, le prototype de Philippe M. c'est Protagoras. En trois ou quatre ans et pour 10 000 drachmes il vous formait et vous apprenait l'art d'avoir raison en toutes choses et de penser par soi-même. Son prestige n'était pas mince et donna à Socrate bien du fil à retordre pour lui clouer le bec!
Quant à savoir de quel côté de l'Agora il se situait à gauche ou à droite, quel intérêt?

Ecrit par : buntovchik | 08 février 2007

Hé pas mal ce site asinien, ya d'la granule à guimauve ma parole sous les bonnets, pas un seul vilain mot autorisé ? "planqués" "incompétents" oulà ! les castrateurs de service comme on en voit trop souvent dans ce milieu...
Le dictat des mous engendre celui des trés durs, et la démagogie la plus abjecte...ya rien de pire.
De grâce la tulipe noire ne vous justifiez pas devant cette engeance guillaumolle, COGNEZ, la vérité reconnaîtra les siens...
Le Pilier écrase les chamallows, sans retenue.

Ecrit par : le Pilier | 08 février 2007

Enseignant gréviste,tu croyais faire aujourd'hui une grève pour ton salaire ou tes conditions de travail et tu viens de faire une grève politique à l'insu de ton plein gré.
Moment-Slogans-Sarkozy sur tous les mégaphones.
Grève politique contre Sarkozy
Grève politique pour Royal.
Ces manipulations me renforcent dans mon idée de faire le grand saut sur le vote Sarkozy.
Il supprimera les IUFM...
Et sauteront les projets d'Ecole
Qui d'autre fera ça ?
Les DOCTRINAIRES ont besoin d'une bonne leçon,d'une bonne défaite .
30 ans de vote à gauche,adieu!

Ecrit par : bernard | 08 février 2007

Article 11 :Les parents d'élèves participent par leurs représentants aux conseils d'école, aux conseils d'administration établissements scolaires et aux conseils de classe.

Il faudrait préciser sous quelles conditions (neutralité, devoir de réserve, discrétion...)

Je renouvelle l'idée d'une "Charte du parent conseil de classe" ; idem pour le conseil d'administration et du conseil de discipline.

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Art 17.- Sera créé, dans chaque académie, à partir du 1er septembre 1990, un institut universitaire de formation des maîtres, rattaché à une ou plusieurs universités de l'académie pour garantir la responsabilité institutionnelle de ces établissements d'enseignement supérieur par l'intervention des personnes et la mise en oeuvre des moyens qui leur sont affectés. il peut être prévu, dans des conditions et des limites déterminées par décret en Conseil d'Etat, la création de plusieurs instituts universitaires de formation des maîtres dans certaines académies ou le rattachement à des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel autres que des universités.

C'est donc l'article 17 de la Loi d'orientation de 89 qui a mis en place les IUFM...Je ne reproduis pas ici la totalité de l'article.

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Art.18. - Les écoles, les collèges, les lycées d'enseignement général et technologique et les lycées professionnels élaborent un projet d'établissement. Celui-ci définit les modalités particulières de mise en oeuvre des objectifs et des programmes nationaux. Il fait l'objet d'une évaluation. Il précise les activités scolaires et périscolaires prévues à cette fin.

On passe beaucoup de temps à élaborer des "projets d'établissement" et on perd souvent de vue l'essentiel.

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Art 21. - Pour la répartition des emplois, une politique de réduction des inégalités constatées entre les académies et entre les départements vise à résorber les écarts de taux de scolarisation en améliorant les conditions d'encadrement des élèves et des étudiants. Elle tient compte des contraintes spécifiques des zones d'environnement social défavorisé et des zones d'habitat dispersé. Dans ce cadre, des mesures sont prises en faveur des départements et des territoires d'outre-mer. Les disparités existant entre les départements, territoires ou collectivités territoriales d'outre-mer et la métropole au regard des taux d'encadrement et de scolarisation seront résorbées.

Ca, c'est le gros problème...Les zones d'éducation prioritaires et la "discrimination positive"...Mais il faut aussi des chefs d'établissement qui "tiennent la route" et qui soient intransigeants sur le respect du Réglement intérieur...Et des enseignants qui n'écoutent pas les sirènes pédagogistes et qui transmettent des connaissances aussi sérieuses que dans les établissements socialement favorisés. C'est dans les collèges sensibles qu'il faut faire le plus de grammaire, d'orthographe et de vocabulaire (en insistant sur le vocabulaire).

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

L' école a pour rôle fondamental la transmission des connaissances.

Cette phrase ne figure que dans le rapport annexé, alors qu'elle devrait figurer en préambule.

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

L'école a pour but de former, grâce à une réflexion sur ses objectifs pédagogiques et à leur renouvellement, les femmes et les hommes de demain, des femmes et des hommes en mesure de conduire leur vie personnelle, civique et professionnelle en pleine responsabilité et capables d'adaptation, de créativité et de solidarité.

Cette phrase du "rapport annexé" sent le pédagogisme à la Meirieu... "objectifs pédagogiques" surtout !

N'oublions pas qu'il est l'un des inspirateurs de cette Loi.

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

"Ah! Mais non! En tant que parent d'élève, je proteste, je n'en veux pas. Laissez-les là où ils sont, par pitié!"
Etant fonctionnaires il faut pourtant les occuper. C'est une question grave à portée nationale.
Evitons de monter une catégorie de Français contre les autres et voyons les choses avec humanité :
"Quelles sont leurs compétences ? (Des profs d'IUFM) Comme nous tou(te)s ils (elles) pètent. Un tuyau au bon endroit et on canalise du méthane (20 fois plus destructeur que le dioxyde de carbone !) qui servira à chauffer la communauté tout en préservant la couche d'ozone.
Qu'est ce qu'on dit à laya ?

Ecrit par : laya | 03 février 2007

Ca, ce n'était pas déplacé, peut-être? De l'humour, vous dites?... Ah, d'accord!

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 février 2007

Si l'école ne peut abolir seule les inégalités qui marquent les conditions de vie des enfants et des jeunes, elle doit contribuer à l'égalité des chances. Elle permet à tous d'acquérir un niveau de qualification reconnu grâce auquel ils pourront exprimer leurs capacités et entrer dans la vie active.

L'expression "égalité des chances" dont vous avez été nombreux à parler sur ce blog à la suite de JPB, figure donc en toutes lettres dans le rapport annexé de la Loi d'orientation de 89.

Cette phrase relève à l'évidence d'une conception idéologique marquée et parfaitement repérable.

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

L'école a aussi pour vocation de participer à l'adaptation permanente des femmes et des hommes aux évolutions sociales, technologiques et professionnelles de notre société.

Ils en rajoutent une couche dans le rapport annexé, au cas où on n'aurait pas compris. J'ai déjà commenté cette conception.

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Certains ont proposé ici même deux ans de « prépa », puis un concours et deux ans de formation professionnelle. Cela n’est pas possible : si on passe le concours au bout de deux ans, on n’est pas titulaire d’une licence et on ne peut pas faire partie du corps A de la fonction publique. Par M. Pedro Cordoba.
Merci M. le fonctionnaire. Juste le genre de propos qui me donne envie de me terrer dans une grotte avec Les Ames Mortes et de ne descendre au village que pour voter Madelin. Croyez-moi si vous voulez mais je l'ai déjà fait ( voter Madelin).
Vive le tchin. Ce que j'en ai à cirer du "corps A" de la fonction publique...

Ecrit par : dobolino | 08 février 2007

Le système éducatif contribue à la création du savoir, à la diffusion des connaissances et au progrès technologique et économique. C'est là une des missions fondamentales de l'enseignement supérieur et de la recherche.

L'enseignement supérieur et la recherche sont dans leur rôle en créant du savoir. Le rôle de l'école n'est pas de "créer du savoir", mais d'en transmettre.

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Quatre élèves sur cinq parviennent jusqu'au niveau du baccalauréat;

Encore une couche ! Voir plus haut (il était question de 80%)...4 sur 5, on a l'impression que ça fait plus !

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Tous les bacheliers (ou les titulaires d'une équivalence ou d'une dispense de ce grade) qui le demandent sont admis à poursuivre des études supérieures;

Phrase très vague et très démagogique. On sait ce qu'il en est dans la réalité.

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

L'enseignement s'ouvre davantage, par ses méthodes et ses contenus, à la coopération internationale et à la construction européenne.

Attention aux "critères de convergence" !...L'école ne doit pas être au service d'une conception étroite et utilitariste de l'économie et l'Europe a tendance à aller actuellement dans ce sens.

La disparition de la filière L, d'un enseignement "humaniste", des langues anciennes...ne sont pas sans rapport avec les "critères de convergence".

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Dorénavant, il n'y aura plus qu'un seul corps de fonctionnaire et on l'appellera "grand corps malade".

Ecrit par : dobolino | 08 février 2007

Voter Madelin ???
Comment peut-on en arriver là ?

Ecrit par : florian | 08 février 2007

'enseignement technique est trop dévalorisé en France. Moi et d’autres camarades italiens, nous avons suivi un parcours scolaire « professionnel » ou « artistique » dans notre pays et cela ne nous a pas empêché de nous classer parmi les premiers au CAPES ou à l’agrég. ici en France. Je pense que c’est très triste de voir comment les filières techniques sont méprisées en France. Notre inspect. Nous a parlé du nouveau bac pour les sttg et je trouve cela déprimant… j’ai comme l’impression qu' on considère ces élèves comme de sous-hommes…ça me fait mal…je m’identifie bcp avec eux…je trouve cela injuste.

La gauche bien pensante rejoint en cela ce qui reste de l'esprit bourgois du XIXème siècle dans notre beau pays. Voici une citation choisie de Philippe Meirieu à ce sujet : "Ceux qui disent être en faveur d'une revalorisation des formations professionnelles sont des hypocrites. "(sic)

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Dans cette perspective, des objectifs intermédiaires sont définis pour les cinq années qui viennent:
Diminuer de moitié le nombre de jeunes qui sortent du système scolaire sans qualification;
Conduire 65 % des élèves au niveau du baccalauréat;
Réduire de moitié au moins le nombre de décisions d'orientation qui ne sont pas acceptées par les élèves et les familles.

Les passages automatiques dans la classe supérieure, quel que soit le niveau atteint par l'élève. Les parents sont évidemment mieux placés que les enseignants pour en juger. Question : A quoi servent au juste les professeurs ?

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Voter Madelin ???
Comment peut-on en arriver là ?

Ecrit par : florian | 08 février 2007

Un moment de noire exaspération... N'oubliez pas que je suis profession libérale. Contrats loi Madelin= reconnaissance du ventre! D'autant plus qu'à l'époque, j'apprenais à lire, comme je pouvais et quand je pouvais, à ma fille qui avait "appris" par méthode ultraglobale, celle qui n'a, paraît-il, jamais été employée. Entre autres mésaventures. Je vous concède que c'était un geste de désespérée...

Ecrit par : dobolino | 08 février 2007

Remarque personnelle :

En papillonnant sur les sites pédagogo , je constate un point : ils n'ont jamais de Forum libre ! Comme si leur webmaster refusait la contradiction sous le faux prétexte sans doute de craindre que leur Forum ne se transforme en foire d'empoigne.


Ils regrettaient même que le blog de Davidenkoff ne soit pas mieux encadré.

Ecrit par : Guillaume | 08 février 2007

Un collègue, sûrement, car historien des idées me tance ainsi"
"Protagoras apprenait [euh...on ne dit plus: enseignait?, bon pas de mauvais esprit, je reprends]
,,,l'art d'avoir raison en toutes choses et de penser par soi-même" sic! cela se passe de commentaire sur le fond. mais pas la suite:
"'Quant à savoir de quel côté de l'Agora il se situait à gauche ou à droite, quel intérêt?""
Tout simplement de l'ordre de celui qui permet, quand on cherche la source d'une tumeur au foie, et qu'on veut sincèrement l'éradiquer, de savoir si l'organe malade est à droite ou à gauche...
On peut aussi se contenter de chercher ses cles sous un réverbère!

En lisant ce texte sur mon courrier électronique ( qui ne donne pas les signataires) il était évident que l'auteur de l'injonction faisait partie des négationnistes de la dimension idéologique (ou coloration politique, activiste, militante) de la doxa pédagogiste, et qu'il n'était pas cet oxymore: prof de droite.

It takes one to know one, ou en français:Mon donneur de leçon de philo prêchait pour sa paroisse, celle des sophistes.
C'est la manip' tout aussi caractéristique que cousue de fil blanc qui consiste à jeter le voile pudique de la nuit des temps sur une évidence biblique.

Pauvre Protagoras, tu es en bien piètre compagnie, et mal-t-à propos, car en dehors de ta qualité de sophiste, à une époque où la rhétorique avait une fonction sociale et politique essentielle sur l'Agora, tu n'as jamais tenu en mains les rênes d'un mammouth.
Mais bon puisqu'on en parle, il faut dire que tu es quand même l'ancêtre très lointain du relativisme et ça, c'est pas joli joli! Du coup, hop, on te file une filiation directe avec Meirieu!
Tu ne le mérites quand même pas.

Dieu, qu'elles sont lourdes à enfoncer toutes ces portes ouvertes! À force de les pousser, je vais me retrouver avec des mollets de lutteur de foire pour agiter mes petits sabots vengeurs.
Qui parle de chamallows ?( just kidding)
Pour rentabiliser mon blogisme chronophage, j'en viens à me demander si je ne drevrais pas abandonner tout simplement la rédaction de ma thèse pour me contenter de copier/coller les commentaires des blogueurs tant ils apportent de l'eau à mon moulin.
Les "pros" comme les "cons" .
Attention c'est de l'anglais! à prononcer: proz et conz.
Des fois que le kapo de service sorte son knut.

Madame Guichard: Qu'est-ce qu'une "laïcité intransigeante."? Si c'est l'application sans faille, et donc nécessairement assortie de sanctions, d'un enseignement totalement apolitique ...alors là je vote pour vous des quatre fers, car c'est la
fin aussi du pédagogisme et du totalitarisme syndical, une pierre deux coups, à commencer par les syndicats de lycéens, encore un oxymore.

Que personne n'y voie autrechose qu'un entr'acte facétieux, et bien qu'on ne tire pas sur une ambulance, je ne peux résister à évoquer le surnom dont Nicolas Canteloup affuble Ségolène: Couscous. Elle fait des boulettes, pédale dans la semoule et a un pois chiche à la place du cerveau.

Aucun rapport avec des personnes ou situations, etc....

Ceux qui pensent encore que Bayrou est le candidat capable d' appliquer la Charte de l'éducation sur laquelle nous planchons, car je n'ai pas quitté mes moutons, peuvent se demander par quel miracle il fera coucher ensemble des électeurs de gauche et de droite que tout oppose. D'où l'intérêt de la distinction. Le statut d'opposant ( limite populiste et on en a en stock dans cette campagne) c'est du gâteau, et cela lui fait gagner des points dans les miroirs aux alouettes des sondages, mais dans l'isoloir, l'électeur responsable votera en fonction de l'impossibilité à concilier l'inconciliable dans un même programme. 63% des intentions de vote qui le concernent émanent de gens qui "peuvent encore changer d'avis" contre 39% chez Le Pen.


Rubrique people,

Les rats quittent le navire puisque même Navarro l'a déserté.

Notre Pyrénéen, qui fait campagne en regardant ses électeurs au fond de la France, et en vomissant sur Paris, ce qui est sympathique mais un peu xénophobe, est propriétaire de 8 chevaux de course, 4 x gagnants et 19 x placés, en 2006, avec des gains de 43.642 euros. Il a fait mieux que le baron Guy de Rothschild et ira se consoler au paddock, s'il ne finit pas, ni gagnant ni placé.
Comme on est au pays où, comme disait Mongénéral, on bride les cracks pour faire gagner les tocquards, il est bien placé pour savoir que le milieu hippique c'est plus sain que la politique.

Ecrit par : Cadichon | 08 février 2007

"Encore une couche ! Voir plus haut (il était question de 80%)...4 sur 5, on a l'impression que ça fait plus !"

Robin prenez des cours particuliers de maths car 80/100 et 4/5 c'est du kif kif et 4/5 est une réduction alors que ça donne l'impression que ça fait plus prête à sourire

Ecrit par : otot | 08 février 2007

"et qu'il n'était pas cet oxymore: prof de droite." Cadichon

Ah! Faudrait savoir! On me dit qu'oxymore c'est nom et épithète(obscure clarté) et voilà que quelqu'un pourtant certain et convaincu de sa supérieure et inégalable culture l'emploie pour nom complément du nom.

Ecrit par : dobolino | 08 février 2007

il est bien placé pour savoir que le milieu hippique c'est plus sain que la politique.

Ecrit par : Cadichon | 08 février 2007

Ben celle-là alors,elle est bien bonne! Je préfère être énarque que PSA. Connait rien au canasson, cadichon. Je ne suis pas experte mais quand même un peu plus que vous et moins que Bayrou qui traîne son nez et ses oreilles dans l'impitoyable fange des champs de course. On achève bien les chevaux... certes! Comme milieu crade,il n'y a pas mieux, les politiques peuvent s'en inspirer.

Ecrit par : dobolino | 08 février 2007

Le cheval qui a gagné le Grand Prix d'Amérique avait reçu de la Vitamine C contaminée par de l'acide tolfénamique. Ben voyons!
Tiens, je préfère être coureur cycliste ou gymnaste roumaine que cheval de course.

Ecrit par : dobolino | 08 février 2007

otot
Est-ce que Ttoo a la tête à l'envers ce soir?

"Il était question de 80%"
"... 4 sur 5 , on dirait que ça fait plus"

Dis de cette façon, c'est de l'humour...

Et l'expliquer comme tu le fais, ça casse l'humour...

Pas sûr que Robin ait besoin de prendre des cours particuliers de maths !!!

Ecrit par : Maminou | 08 février 2007

"Encore une couche ! Voir plus haut (il était question de 80%)...4 sur 5, on a l'impression que ça fait plus !"

Robin prenez des cours particuliers de maths car 80/100 et 4/5 c'est du kif kif et 4/5 est une réduction alors que ça donne l'impression que ça fait plus prête à sourire

Ecrit par : otot | 08 février 2007

Merci du conseil.

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Oui, mais un cheval de poète, c'est autre chose, n'est-ce pas?


Un cheval

Un cheval est sorti
De la forêt prochaine
Il n'avait que ses ailes
Pour affronter la nuit.

Où va-t-il ce cheval
Qui ne boit ni ne mange
Et frappe du sabot
Les mondes du silence ?

Puisque son nom suffit
Pour changer de planète
Ô mes parents perdus
Qu'il m'emporte où vous êtes.

Et que simple vivant
Sur la mer, dans le ciel,
Je sache par moi-même
Où commence le temps.

Charles le QUINTREC

Ecrit par : Maminou | 08 février 2007

Oui, c'était de l'humour. Maminou, vous êtes la seule à me comprendre. Ces jeunes sont impitoyables !

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

" L'humour est un déguisement sous lequel l'émotion peut affronter le monde extérieur."

C'est totalement hors sujet, comme d'ailleurs les chevaux de course de Bayrou...

Mais il y a des circonstances atténuantes...
Il est tard !

Ecrit par : Maminou | 09 février 2007

Bon, j'arrête mes commentaires. Je voulais simplement montrer l'importance de la dimension "juridique" du problème.

De toutes façons, j'en étais arrivé à l'annexe de la Loi dans laquelle la "patte" (au sens pictural du terme) de Meirieu est très présente, notamment sur la formation des enseignants.

C'est très casse-pieds, je sais mais lisez la Loi d'orientation au moins une fois pour comprendre pourquoi nous en sommes là.

Tout y est : les bonnes intentions, les intentions cachées sous les idées apparemment généreuses et "consensuelles", les bonnes intentions dont l'enfer actuel est pavé, les distorsions idéologiques, la mainmise des pédagogues et des IUFM sur le système éducatif (notamment dans le rapport annexe)...

Bonne nuit à tous.

L'abbé Sieyès (re clin d'oeil à Jérémy) va tromper la Raison dans les bras du sommeil.

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Plusieurs choses.
Dobolino, dans l'expression "prof de droite", un grammairien moyen (ma pomme) considèrera que "de droite" n'est pas complément du nom, mais qualificatif du substantif. Donc, la structure sémantique de l'obscure clarté est respectée.
À ceci près que la quasi totalité de mes collègues, dans un grand lycée du Sud, dans une ville qui vote à gauche à 60%, est disposée à voter Bayrou, ou Sarkozy. Par les temps qui courent, "prof de droite" est un pléonasme.

Moult propositions intéressantes dans tout ce qui précède. Rien cependant sur la carte scolaire (alors, le brassage de classes, ça n'inspire personne ?). Ni sur cette proposition que je faisais jadis dans "À bonne école", de rétablir l'IPES, ce concours de recrutement à Bac + 1, qui jusqu'à la fin des années 70 a permis de donner à des milliers d'étudiants une bourse conséquente pour faire leurs études, en échange d'un engagement à passer les concours de recrutement supérieurs (CAPES ou Agrégation), et à servir l'Etat dix ans au moins. Une bonne manière, inventée à la fin des années 50 si je me souviens bien, de pallier la désaffection du métier…
Est-ce un hasard, ou l'effet de ses bonnes lectures ? Sarkozy a repris cette proposition dans son discours de Maisons-Alfort samedi dernier.
(Et seriez-vous favorable, contre l'UNEF, à l'attribution de bourses au mérite, à l'université, via des concours — comme cela existe par exemple aux USA ? Que lesdites bourses soient versées par l'Etat ou par le privé…)

Qui se propose pour synthétiser l'ensemble de ce qui rpécède, et en faire un texte cohérent ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 février 2007

Oui pour supprimer la carte scolaire, Bayrou est contre Sarkozy pour, et ça fait partie du volet liberté contre égalité voir plus bas.

Faut-il pondre un texte détaillé ou, sur le modèle de la charte de la laïcité que je viens de lire, mettre quelques grands principes en exergue et laisser les modalités pour plus tard?
je pencherais pour la seconde option.

Bourses au mérite : Harvard, Penn, Columbia, BU, ...plus de 50% de boursiers, et je ne relèverai pas les commentaires sur les legacies et autres passe-droits: insignifiants.
Et cela passe par l'autonomie des universités. Boîte de Pandore

Je me joins au concert de louanges et tire mon chapeau au travail de bénédictin de l'abbé Robin. C’est impressionnant, talmudique, et ici c'est la juriste qui parle... Il aura vraiment mérité de la patrie et je lui mets de côté une Charteuse, la VSP des grandes occasions.

Du coup, j'ai ressorti, non pas un snifter, mais "Les orateurs de la Révolution, page 1004, 20-21 juillet 1789, Discours de Sieyès: Reconnaissance et exposition raisonnée des droits de l'homme et du citoyen) et la date me rappelle le courroux de JPB sur A2, dénonçant la loi scélérate de Jospin, au moment de l'ignoble affaire Redeker.

Ce texte ( celui du bon abbé S.) est une ode à la reconnaissance des inégalités NATURELLES, celles qui font la trame d'une société et dont la suppression est nécessairement liberticide, mais le but de toute société humaine est de les faire diminuer autant que faire se peut, en faisant une réalité de l'égalité des droits, et cela passe par la fin de l’ignorance, donc par l’instruction publique.

On y trouve en filigrane l' observation que fera (aussi deux siècles plus tard) Milton Friedman: "Si vous mettez l'égalité devant la liberté vous n'aurez ni l'une ni l'autre. Si la liberté guide l'égalité, alors seulement peut-on espérer avoir " a fair measure of both".

Allez faire comprendre cela à nos idéologues bouchés à l'égalitarisme. Et à ce propos, tiens, j’allais oublier, ce blog c'est mieux que les perles du facteur ! Seulement il faut que je change de braquet, passer du rince-bouteille au Kärcher (oui j'ose), car je me fiche des grands méchants mous qui se liquéfient devant quelques mots hors contexte.

En l'occurrence, il faut bien cela pour décaper les sédiments de corindon, (émeri pour les intimes) déposés dans les neurones d'un vétérinaire (?) qui a en principe fait quelques études supérieures, mais qui prend au premier degré la phrase suivante:
"[Bayrou] est bien placé pour savoir que le milieu hippique c'est plus sain que la politique"

Si le candidat de l'union nationale était propriétaire de l'OM ou du PSG, j'aurais écrit " le milieu du foot" et si ses bourrins montaient en danseuse chez Festina : même peine même motif.
Heureusement que ma Galia ( selle français, 12 ans) est en meilleures mains. Enfin, je vais quand même appeler son véto : et s'il sortait de la même école que bolino. J’en ai des sueurs froides...

Ecrit par : Cadichon | 09 février 2007

Ce long défilé de propositions a commencé sous de bons auspices par celle de Robin que j'aime particulièrement.

Il dit : Bon, essayons d'être positifs.
Proposition N°1 : suppression des IUFM.

Heu, une suppression (signe -), c'est plutôt du négatif ça, non ?

Avec un tel départ, ça ne pouvait que patiner.

Ecrit par : Tennessee | 09 février 2007

JPB

L'abbé Sieyés, chatouillé par une promesse d'arôme de chartreuse, veut bien s'y coller.

Ah ! vous savez y faire vous autres...

Pourquoi c'est toujours sur moi que ça tombe ces trucs-là... déjà quand j'étais petit.On me récompensait en général par un "prix de camaraderie"...Tu parles...

La chartreuse, je ne dis pas !

Vous y arrivez vous à imprimer les contributions ? Moi pas. Il n'y a que les marges qui sortent. Bon, tant pis, on fera autrement, sans le papier.

Mais si quelqu'un d'autre veut s'y coller, à la synthèse,je n'en ferai pas une maladie. Je ne voudrais surtout pas lui griller la politesse...Parce que j'en ai au moins pour le week-end.

Et si je me faisais aider par Madame Suzanne Citron du site ségolénien "Désirs de profs en mal d'avenir" ? ( ou quelque chose comme ça )

..Celle qui aime bien "partager sa quotidienneté" et qui communique par guéridon avec Coluche.

...Les synthèses, elle sait faire

"Esprit, es-tu là ?"

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

JPB

Pour la synthèse , pourquoi pas s'adresser aux "synthétiseurs " de désirsdavenir .COM ?

D'autant qu'avec plus de 50.000 contributions à préparer pour le grand discours programme fleuve du dimanche 11 février de Royal....ils doivent être expérimentés.

Ecrit par : patrick(instit) | 09 février 2007

Attendez-moi, j'aimerais bien parler de la petite enfance et de l'école maternelle avant le bouclage !

Ecrit par : catmano | 09 février 2007

Quand j’explique qu’il est impossible de recruter les maîtres du primaire à un niveau (Bac+2) qui n’existe même plus depuis la mise en place du LMD, Dobolino me rétorque : « Merci M. le fonctionnaire. Juste le genre de propos qui me donne envie de me terrer dans une grotte avec Les Ames Mortes et de ne descendre au village que pour voter Madelin. Croyez-moi si vous voulez mais je l'ai déjà fait (voter Madelin). Vive le tchin. Ce que j'en ai à cirer du "corps A" de la fonction publique... »

------ Vous avez bien raison et je suis heureux de voir que l’esprit de 68 n’est pas mort, que la vieille taupe bande encor. On n’en a rien à cirer des corps, des grilles et des indices. Pourquoi un commissaire gagnerait-il plus qu’un flic de base, un général qu’un troufion, un prof qu’un éboueur ? Tous égaux, je vous dis. Et puis à quoi bon les fonctionnaires, ces larbins au service d’un Etat qui opprime les producteurs ? Supprimons la fonction publique et l’administration ! Abolissons l’Etat ! Vive la société sans classes ! Vive le communisme ! Vive la Révolution ! Vive la jeune Garde rouge qui descend sur le pavé ! Grâce à vous, les bourgeois, les gavés, les curés et les fonctionnaires vont recommencer à trembler ! Vive Marx ! Vive Bakounine ! Vive Mao ! Vive Dobolino, le nouveau soleil rouge qui illumine nos cœurs !

Ecrit par : Pedro Cordoba | 09 février 2007

Ce long défilé de propositions a commencé sous de bons auspices par celle de Robin que j'aime particulièrement.

Il dit : Bon, essayons d'être positifs.
Proposition N°1 : suppression des IUFM.

Heu, une suppression (signe -), c'est plutôt du négatif ça, non ?

Avec un tel départ, ça ne pouvait que patiner.

Ecrit par : Tennessee | 09 février 2007

Mais Tennessee, la plupart des gens sur ce blog pensent qu'il y a un problème grave avec les IUFM (en particulier les actuels "bénéficiaires" de la formation), à cause de la mainmise des idéologues. Tout le problème est là.

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

"Ce long défilé de propositions a commencé sous de bons auspices par celle de Robin que j'aime particulièrement.

Il dit : Bon, essayons d'être positifs.
Proposition N°1 : suppression des IUFM.

Heu, une suppression (signe -), c'est plutôt du négatif ça, non ?

Avec un tel départ, ça ne pouvait que patiner."

Ecrit par : Tennessee | 09 février 2007

Parole extrêmement sensée, et Francesco, (qui ne mâche pas ses mots, et dont les propositions pourraient composer une synthèse assez convaincante aux yeux des participants de ce blog, en y ajoutant quelques propositions de Pedro ou de Jean-Paul, ) peu suspect de tendresse à l'égard des IUFM tels qu'ils fonctionnent actuellement, ne voit pas les choses sous cet angle!
Jean-Paul, on ne reviendra pas aux IPES, et vous le savez bien! Beaucoup trop cher.

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

Bon, puisqu' "on a tous quelque chose de Tennesse", je veux bien faire un effort pour "positiver" la proposition.

Saint Aise, priez pour nous !

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

"Mais Tennessee, la plupart des gens sur ce blog pensent qu'il y a un problème grave avec les IUFM (en particulier les actuels "bénéficiaires" de la formation), à cause de la mainmise des idéologues. Tout le problème est là."

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Robin, bonjour. Il y a aussi un problème grave avec les hommes politiques, en ce moment. Alors, supprimons-les. Avec les media, aussi. Supprimons-les. Avec la télévision. Supprimons-là. Avec les relations parents-enseignants, aussi. Etc, etc.

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

Relaxe requise par l'avocat général au procès des "caricatures". Tout n'est pas encor mort au pays de Voltaire!

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

Patrick, pouvez-vous vous charger de la synthèse des contributions pour le primaire ?

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

En maternelle, des classes à quinze élèves, et une utilisation un peu moins intensive de la photocopieuse seraient déjà un bon début. Mais, surtout, créer une situation sociale qui permette que les élèves arrivent en petite section en ayant, auparavant, reçu amour et éducation à la maison. Cela permettrait que la maîtresse ou le maître qu'ils ont en face d'eux puisse exercer son vrai métier, de manière optimale, et dans des conditions décentes. Mais cela déborde de très loin les problèmes spécifiques de l'école.

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

Charlie hebdo ?
S'il n'y avait eu que Chirac et Royal,on était mort.
Quel courage ces deux là!

Ecrit par : bernard | 09 février 2007

Heureusement que ma Galia ( selle français, 12 ans) est en meilleures mains. Enfin, je vais quand même appeler son véto : et s'il sortait de la même école que bolino. J’en ai des sueurs froides...

Ecrit par : Cadichon | 09 février 2007

Un SF n'est pas un PSA de course comme ceux de Bayrou. Merci pour votre amabilité et vos a priori. Mes opinions politiques et sociales n'interfèrent en rien sur ma conscience et mes compétences professionnelles.

Ecrit par : dobolino | 09 février 2007

Pour avoir eu quelques présomptions assez malveillantes en ce qui concerne mon manque de compétences professionnelles, (entre autres par la même personne que celle que vous incriminez), je joins mes remerciements aux vôtres, Dobolino.
Tiens, c'est vrai, Ségolène Royal n'a pris aucune position en ce qui concerne le procès des caricatures? En ce qui concerne Chirac, il a "prêté" son avocat aux organisations islamistes, donc il s'agit de plus qu'une absence de position!

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

Christophe vole au secours des IUFM! Quoi d'étonnant?
Rappelons que les IUFM ont été conçus par Meirieu lui-même pour être une machine de guerre socio-constructiviste contre l'enseignement traditionnel et ont été mis en place par le gouvernement socialiste en 1989. De même qu'aujourd'hui Madame Royal regroupe autour d'elle tous les caciques du socio-constructivisme (à commencer par le misérable Frackowiak). L'unique préoccupation de cette institution depuis sa fondation a été de faire la chasse à tout ce qui pouvait ressembler à de la transmission de connaissances. Rappelons, à titre d'exemple, que c'est le lobby IUFM qui a obtenu la dénaturation constructiviste du bac de français et sa transformation en l'usine à gaz (infaisable) que l'on sait. On voit bien aujourd'hui, vingt ans après, que les IUFM n'ont pas changé: ils restent la machine de guerre fanatisée (voyez leur haine irrationnelle à l'égard des agrégés) et stalinienne, viciée et vicieuse, que c'était au début. Arme de destruction massive de l'école. Obstacle à toute reconstruction de celle-ci.
Ce sera donc une mesure constructive, et non pas négative, que de se débarrasser des IUFM. Une mesure de salut public, comme de se débarrasser d'un tyran. Ce doit donc être, à mon avis, la toute première mesure de notre charte, parce qu'elle seule rend possible, ensuite, toute la reconstruction du système éducatif. C'est sur cette mesure-là que nous devons avant tout faire pression sur les candidats.
Pour la formation pédagogique des professeurs, une structure légère, sur le modèle des anciens CPR, qui se contentaient de gérer les stages sur le terrain, suffit amplement. On n'a que faire des ces hordes de pseudo-formateurs archi-sous-diplômés bourrés d'idéologie et de tics verbaux jusqu'à la gueule, qui, ayant fui le contact avec les élèves, vont psalmodiant les dogmes du gourou, avec l'exorbitante prétention de dicter aux stagiaires comment il faut enseigner. Il faut les virer.
Je m'étonne, par ailleurs, que le "projet d'établissement" n'ait pas suscité sur ce blog plus d'hostilité. Serait-il toléré?
Enfin, je ne crois pas qu'il faille réaliser une "synthèse" des propositions ci-dessus, du moins pas sous la forme d'un texte suivi, lequel présente toujours un double écueil:
1) il est de toute façon trop long, et donc exigera un nouveau travail de simplification de la part des attachés parlementaires et autres secrétaires des hommes politiques (lesquels n'ont pas le temps de lire de la prose dès qu'elle est un peu longue),
2) il risque de traduire plutôt les opinions particulières du rédacteur, qu'on le veuille ou non.
Je suggère donc que la mise en forme envisagée consiste simplement à établir, le plus sobrement possible, une liste numérotée des mesures proposées, le travail du rédacteur consistant seulement à éviter les doublons. Ainsi, les hommes politiques (candidats , mais aussi députés et sénateurs) pourront nous dire tout de suite celles qu'ils retiennent.

Ecrit par : Jean | 09 février 2007

On y trouve en filigrane l' observation que fera (aussi deux siècles plus tard) Milton Friedman: "Si vous mettez l'égalité devant la liberté vous n'aurez ni l'une ni l'autre. Si la liberté guide l'égalité, alors seulement peut-on espérer avoir " a fair measure of both".

Ecrit par : Cadichon | 09 février 2007

Sri Aurobindo Ghose, j'ai oublié dans quel ouvrage, commentant la devise de la république française, place la fraternité en première position, sans laquelle rien n'est possible de bon. Fraternité au sens large, amour, etc. , merci à Christophe Sibille pour sa proposition parfaitement utopiste sur la maternelle, mais c'est bon d'être utopiste de temps en temps.

Ecrit par : yann | 09 février 2007

Quand j’explique qu’il est impossible de recruter les maîtres du primaire à un niveau (Bac+2) qui n’existe même plus depuis la mise en place du LMD, Dobolino me rétorque : « Merci M. le fonctionnaire. Juste le genre de propos qui me donne envie de me terrer dans une grotte avec Les Ames Mortes et de ne descendre au village que pour voter Madelin. Croyez-moi si vous voulez mais je l'ai déjà fait (voter Madelin). Vive le tchin. Ce que j'en ai à cirer du "corps A" de la fonction publique... »

------ Vous avez bien raison et je suis heureux de voir que l’esprit de 68 n’est pas mort, que la vieille taupe bande encor. On n’en a rien à cirer des corps, des grilles et des indices. Pourquoi un commissaire gagnerait-il plus qu’un flic de base, un général qu’un troufion, un prof qu’un éboueur ? Tous égaux, je vous dis. Et puis à quoi bon les fonctionnaires, ces larbins au service d’un Etat qui opprime les producteurs ? Supprimons la fonction publique et l’administration ! Abolissons l’Etat ! Vive la société sans classes ! Vive le communisme ! Vive la Révolution ! Vive la jeune Garde rouge qui descend sur le pavé ! Grâce à vous, les bourgeois, les gavés, les curés et les fonctionnaires vont recommencer à trembler ! Vive Marx ! Vive Bakounine ! Vive Mao ! Vive Dobolino, le nouveau soleil rouge qui illumine nos cœurs !

Ecrit par : Pedro Cordoba | 09 février 2007

Bien ! Un peu d'outance fait toujours rigoler !
Mais soyons un peu terre à terre : la réforme LMD, c'est sûrement très bien, mais est-il indispensable de tout y faire entrer de force ?
Dobolino et moi-même sommes titulaires d'un doctorat d'Etat, aquis en 5 ans, donc niveau master de nos jours. Les vétos qui sortiront dans quelques années auront fait 7 ans d'études, faut-il en ajouter encore une pour coller au LMD ?
Pourquoi diantre ne pourrait-on pas former des profs en 4 ans, avec toutes possibilités de passerelles avec l'université, comme c'est actuellement le cas pour les prépas, et pour les grandes écoles, quitte à leur laisser la possibilité de faire un an de plus avant d'enseigner pour valider un master spécialisé ou de recherche ?
Quant au corps A, B, C ou D, bon, faudrait un peu sortir des carcans, un jour !

Ecrit par : yann | 09 février 2007

J'ai déjà listé une quarantaine de propositions.

Il ne faut pas qu'il y en ait trop...17 articles en tout et pour tout pour la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789 : un vrai joyau, pas un mot de trop, fait par des gens qui avaient appris le français dans la grammaire de Port-Royal...

...Pas toujours courageux l'abbé Emmanuel-Joseph Sieyès, mais quelle tête bien faite ! et en plus d'un solide instinct de conservation, il avait de l'esprit :

" - Mais qu'avez-vous donc fait pendant la Révolution ?

- J'ai vécu !"

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Jean, soyez sérieux! Et relisez les propositions de Francesco, (qui n'est pas tendre avec les instituts), et propositions auxquelles j'adhère en bonne partie! Vous n'arrêtez pas de caricaturer mes propos! Je suis pour certains changements radicaux dans la formation des professeurs d'école, et me suis assez souvent exprimé de manière assez précise à ce sujet. Mais ne comptez simplement pas sur moi pour stigmatiser des personnes, chose qui est trop souvent faite ici par certains.

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

2) il risque de traduire plutôt les opinions particulières du rédacteur, qu'on le veuille ou non.
Je suggère donc que la mise en forme envisagée consiste simplement à établir, le plus sobrement possible, une liste numérotée des mesures proposées, le travail du rédacteur consistant seulement à éviter les doublons. Ainsi, les hommes politiques (candidats , mais aussi députés et sénateurs) pourront nous dire tout de suite celles qu'ils retiennent.

Ecrit par : Jean | 09 février 2007

Mais Jean, il faut bien mettre un peu d'ordre dans tout ça.

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Mais Jean, il faut bien mettre un peu d'ordre dans tout ça.

Après la citation sur l'attitude de l'abbé Sieyès pendant la Révolution, je trouve que cette phrase ne manque pas de sel, comme double sens (syllepse ?) on ne fait pas mieux.

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Christophe décrète les IPES "beaucoup trop chers".

Beaucoup trop chers par rapport à quoi ? Par rapport aux 17 000 € que vous touchez par stagiaire d'IUFM (d'ailleurs, qu'est-ce vous faites de tout ce pognon ?). Trop chers par rapport aux 20 millions de l'INRP ? Trop chers par rapport aux budgets du CIEP, du CNDP, des CRDP et CDDP, des MAFPEN, des IREM, des INNOVALO, de l'ESEN, des CIES et des autres comités Théodule que les pédagogistes créent sur un rythme quasi-annuel ? Trop cher par rapport aux aides sur critères sociaux, qui constituent un gigantesque jeu de bonneteau à plus de deux milliards par an (DEUX MILLIARDS !) ?

Vous seriez plus crédible dans votre rôle de Cosette, Christophe, si vous n'étiez pas assis sur un immense tas de fric. Si l'on excepte les très grandes écoles, les IUFM sont les organismes les plus coûteux du système. Vous êtes de véritables princes de la fonction publique, aux budgets colossaux, aux évidentes facilités dans tous les domaines.

17 000 € par stagiaire et par an, et vous avez le toupet inouï, l'invraissemblable arrogance, de parler au nom des "petits", de ceux qui manquent de moyens, des mal-traités de la fonction publique ! Votre morgue (ou votre aveuglement) vaut celle de Marie-Antoinette suggérant au peuple de manger de la brioche. J'espère que vous ne finirez pas comme elle.

Les grands pontes du PS, qui peut-être nous lisent, se demandent pourquoi ils perdent des voix dans l'éducation nationale. Qu'ils ne cherchent pas plus loin. Qu'ils lisent Christophe, l'aristocrate qui se déguise en bergère pour nous convaincre (ou se convaincre lui-même) qu'il est encore de gauche.

Ecrit par : Pierre-Henri | 09 février 2007

Pourriez-vous nous expliquer, Pierre-Henri, ce que c'est que cette affaire de 17000 euros par an? C'est une prime annuelle touchée par Christophe pour chaque stagiaire? J'ai peur de mal comprendre!

Ecrit par : Jean | 09 février 2007

Je crois que 17000 euros c'est simplement le coût des IUFM divisé par le nombre d'élèves en IUFM.

Jean-Paul, sur la carte scolaire, il faut choisir. Où on la modifie, pour faire du brassage social, ethnique, etc. Mais on s'interdit de doner plus à ceux qui ont moins. Où on la laisse en place, et dans ce cas, on peut clairement favoriser ceux qui en ont besoin en donnant des moyens conséquents aux établissements auxquels cherchent à échapper ceux qui en ont la possibilité, pour les rendre à nouveau attractifs. Personnellement, je suis plus tenté par la deuxième solution, la première consistant à faire comme s'il n'y avait plus de problème une fois que tout le monde est dans la même classe.

Par ailleurs, je redis un mot contre la bivalence, dont je suis le seul à parler. Serait-ce qu'il n'y a que des vieux profs ici, qui s'estiment à l'abri de ce genre de plaisanteries ?

Ecrit par : Pat | 09 février 2007

J'ai tellement voulu accentuer mon alternative que j'ai mis des accents sur les "ou"...

Ecrit par : Pat | 09 février 2007

Christophe

Pour la synthèse, pouvez-vous m'expliquer le principe du "stage en responsabilité filée" Merci.

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Par ailleurs, je redis un mot contre la bivalence, dont je suis le seul à parler. Serait-ce qu'il n'y a que des vieux profs ici, qui s'estiment à l'abri de ce genre de plaisanteries ?

Ecrit par : Pat | 09 février 2007

Oui, Pat, c'est d'ailleurs la seule avanie dont j'eusse été à l'abri. mais par souci des jeunes collègues, je mets quelque chose contre la bivalence dans la synthèse.

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Robin et blogueurs brighelliens

Je réponds donc à l'invitation de Robin
Je fais donc une pré-synthèse concernant le Primaire (CP à CM2) que je vous envoie ce W.E. Il y a eu quelques interventions sur l'école primaire.

Présynthèse à amender avant adoption définitive.

Ecrit par : patrick(instit) | 09 février 2007

Vive Dobolino, le nouveau soleil rouge qui illumine nos cœurs !

Ecrit par : Pedro Cordoba | 09 février 2007

Désolée que vous n'ayez pas compris mon propos, Monsieur Cordoba. Il ne fallait pas se hérisser ainsi. Je n'épiloguerai pas car ce n'est pas le propos.
Pour l'oxymore, si j'ai le temps, je retrouverai... Je me suis fait reprendre sur un truc similaire à prof de gauche ou prof de droite avec des explications et maintenant JPB me dit le contraire. Pas très fixée, cette signification d'oxymore.

Ecrit par : dobolino | 09 février 2007

Bien ! Un peu d'outance fait toujours rigoler !
Mais soyons un peu terre à terre : la réforme LMD, c'est sûrement très bien, mais est-il indispensable de tout y faire entrer de force ?
Dobolino et moi-même sommes titulaires d'un doctorat d'Etat, aquis en 5 ans, donc niveau master de nos jours. Les vétos qui sortiront dans quelques années auront fait 7 ans d'études, faut-il en ajouter encore une pour coller au LMD ?
Pourquoi diantre ne pourrait-on pas former des profs en 4 ans, avec toutes possibilités de passerelles avec l'université, comme c'est actuellement le cas pour les prépas, et pour les grandes écoles, quitte à leur laisser la possibilité de faire un an de plus avant d'enseigner pour valider un master spécialisé ou de recherche ?
Quant au corps A, B, C ou D, bon, faudrait un peu sortir des carcans, un jour !
Ecrit par : yann | 09 février 2007

---- C’était pour rigoler, mais pas seulement. Avez-vous lu les néocons américains, le modèle de société qu’ils proposent quand ils essaient de voir loin ? Hormis la question religieuse (car ils tiennent beaucoup à la place centrale de la Bible), tout le reste ressemble comme deux gouttes d’eau aux plus délirantes des utopies anarchistes du XIX° siècle. Normal, lorsqu’on essaie de penser une société sans Etat, l’imagination tourne très vite en rond.

Mais revenons sur terre. Si Dobolino et vous-même avez un Doctorat d’Etat vous avez infiniment plus qu’un master. Vous avez l’équivalent d’une HDR (Habilitation à diriger des recherches). Je ne connais pas le cursus des vetos, mais avec 7 ans d’études quel est leur diplôme ? Un doctorat "nouveau régime" ? Ils auront alors l’équivalent d’un doctorat, ce n’est pas très compliqué à mettre en place.

Pour ce qui est des profs, "Reconstruire l’Ecole" propose trois niveaux différents de recrutement pour le professorat des écoles, le CAPES et l’agrégation. Cela semble un découpage assez rationnel. Vous parlez de 4 ans. Pour tout le monde ? J’avais cru comprendre qu’il s’agissait seulement du primaire et que le schéma proposé consistait à faire passer un concours après 2 ans de prépa puis à mettre en place une formation professionnelle de 2 ans. Si tel est le cas – et puisque nous sommes en train de parler de fonctionnaires – il y a un certain nombre de contraintes. Le concours est un concours de recrutement et il se passe avec un diplôme. Or deux ans d’études ne correspondent plus à rien. Les candidats seraient titulaires d’un Bac et rien de plus. Ils ne pourraient donc pas faire partie du corps A (auquel ils ont accédé avec la mise en place des IUFM et le prérequis de la licence). Vous pouvez trouver que ces histoires de corps de la fonction publique sont un « carcan ». Mais ils constituent surtout une grille de rémunérations. Dans votre hypothèse, les nouveaux maîtres du primaire recevraient un traitement très nettement inférieur à celui d’aujourd’hui. Est-ce acceptable ? En outre, il me semble que je suis beaucoup plus soucieux que vous de réaliser des économies sur le budget de l’Etat. Car si le stage dure deux ans, comme vous le proposez, cela signifie qu’on les paie deux fois plus longtemps. Vous multipliez donc par deux le budget de la formation. Pour finir, le schéma que nous proposons implique que la durée minimale d’études est de quatre ans (3 ans pour une licence pluridisciplinaire et 1 an pour préparer le concours). Vous la réduisez à deux ans : la formation scientifique des futurs maîtres du primaire serait donc divisée par deux. Vous croyez vraiment que votre projet tient la route ?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 09 février 2007

"Pourriez-vous nous expliquer, Pierre-Henri, ce que c'est que cette affaire de 17000 euros par an? C'est une prime annuelle touchée par Christophe pour chaque stagiaire? J'ai peur de mal comprendre!"

Ecrit par : Jean | 09 février 2007

Mais non, Jean, pas par an, par mois! C'est ça que Guillaume voulait dire, évidemment! Guillaume, qui n'a pas très bien compris que trouver l'IPES (auquel je dois d'être professeur aujourd'hui) trop cher n'était pas mon point de vue, mais celui de ceux qui l'ont supprimé, (et, si j'ai bonne mémoire, ce n'est pas la gauche). Guillaume, toujours prompt à dégainer sa mauvaise humeur consubstantielle avant de comprendre le sens des messages qu'il lit, et qui accuse constamment les agressés d'insulter les agresseurs.
Robin, je vous réponds ce soir au sujet du stage filé des PE. Je suis un peu agacé par la mauvaise foi de certains, et j'ai besoin de calme pour vous répondre.

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

J'en suis à une dizaine de pages recto-verso après une matinée de travail (je fais deux choses en même temps)

Mesdames et Messieurs les membres de la Convention du Bonnet d'âne , il faudrait songer à être plus concis afin d'imiter vos grands ancêtres (Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen : 17 articles, pas un de plus !)...Et tout y est dit.

Bon, tant pis. Je vais me débrouiller. Les choses commencent à se préciser. Je vous propose d'organiser les contributions en, rubriques :

Préambule - Les missions de l'école - La formation initiale des enseignants - La formation et le recrutement des chefs d'établissement - Les conditions de vie et de travail - L'évaluation des enseignants - Les programmes en primaire, en collège et en lycée - L'évaluation - L'orientation des élèves - Les dispositifs spéciaux d'accueil et de soutien - Les mesures particulières pour les collèges sensibles - La question du Réglement intérieur. (c'est provisoire, mais moins que les "sites en construction")

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Par ailleurs, "l'aristocrate", cher Guillaume, est simple professeur certifié, (PRCE) chargé de la formation en musique des professeurs d'école et, à l'époque où il a postulé pour ce poste, les candidatures pour bénéficier de la "prébende" dont parlent certains ne se bousculaient pas vraiment! J'étais même le seul candidat, pour ne rien vous cacher. Curieux, non? Comment expliquez-vous ça, pour des postes qui, apparemment, sont considérés (par vous et d'autres) comme ne comportant que des avantages de toutes sortes?

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

Il s'agit du budget par an et par stagiaire.

La question du coût des IUFM est de toutes manières difficile à trancher, puisqu'ils ne rendent pas leurs budgets publics. On sait qu'un élève/étudiant coûte :
- 4 500 € au primaire
- 7 150 € au collège
- 9 750 € en lycée général
- 10 130 € en lycée pro
- 13 170 € en prépa
- 11 900 € en BTS
- 9 300 € en IUT
- 6 800 € à l'université

mais on ne sait pas exactement ce que coûte un stagiaire d'IUFM. Soit les pédagos sont de grands cachottiers, soit ils sont totalement infoutus de gérer leurs comptes. De plus, le fonctionnement folklorique des IUFM (concours au milieu du cursus, sélection discrétionnaire des candidats, multiplication des intervenants extérieurs, éclatement géographique des formations, "sous-traitance" de nombreux cours à l'université, etc.) n'aide pas à établir des chiffres exacts.

Entre 15 000 € et 17 000 € est une estimation (à laquelle il faut ajouter le salaire du stagiaire, qui est payé pour suivre la formation). De toutes manières, il suffit d'avoir mis les pieds dans un IUFM pour se rendre compte qu'ils roulent véritablement sur l'or, surtout par rapport aux universités.

Ceci pour dire que les larmes continuelles de Christophe Sibille ont quelque chose de très génant, voire de franchement indécent. Il est tellement persuadé d'être l'incarnation vivante du Bien qu'il lui est totalement impossible d'admettre qu'il est un plus grands privilégiés du système, qui dispose de budgets qu'on ne trouve nulle part ailleurs dans l'éducation nationale (ENA, ENS, etc. mis à part).

Il illustre (à un degré moindre que Frackowiak, Charmeux ou Meirieu tout de même) ce qu'on ne peut appeler autrement qu'une dérive illuministe de la gauche française ; la certitude d'être quoi qu'il arrive du côté du Bien, en dehors de toute réalité factuelle, en dehors de tous les chiffres, en dehors de toute évidence.

Ecrit par : Pierre-Henri | 09 février 2007

Christophe, vous oubliez un léger détail : pour un universitaire, professionnellement parlant, budgets pharaoniques ou pas, enseigner à l'IUFM équivaut à se jeter du haut de la tour Eiffel.

Avantages financiers, sans le moindre doute. Sur le CV, cependant, une tache indélébile.

Ecrit par : Pierre-Henri | 09 février 2007

Pour YANN

J'ai fait un copier-coller de tous les commentaires ayant pour thème le Charte.

Je relis et élimine tout ce qui ne concerne pas le primaire en vue d'une synthèse


je tombe sur votre mail :

" La géométrie bien comprise doit permettre de visualiser des notions d’algèbre ou d’analyse trop abstraites sans cet outil. J’ai un souvenir ému du grand compas en bois, muni d’une craie, dont se servaient mes instits."


J'EN AI UN EN CLASSE . C'EST UN CADEAU D'UN PAPY INSTIT à la retraite dont j'ai eu les 2 petits enfants.


Avec une petite nuance technique . A la place de la craie il m'a façonné un dispositif pour fixer mon marqueur car j'ai un grand tableau Weleda.

Les petits enfants : Aurélien et Méline .... si tous les instits de France pouvaient avoir ce type d'élèves ! Un régal !

Ecrit par : patrick(instit) | 09 février 2007

pour Pedro Cordoba :

là, çà devient trop technique pour moi. Je n'ai pas la moindre idée du temps minimum pour former un maître, un certifié, un agrégé.
S'il faut absolument que les équivalences de temps d'étude soient calées sur le système LMD pour des raisons ésotériques de grilles salariales, soit. C'est le cadet de mes soucis.

Ma seule revendication : que les maîtres du primaire bénéficient d'une formation, spécifique ou non, PLURIDISCIPLINAIRE, au lieu de pouvoir entrer en IUFM avec une quelconque licence, parfois sans aucun rapport avec une des matières qu'ils devront enseigner.
J'ai une parente en IUFM avec une licence d'histoire, et qui sait à peine faire une division !
Pour les profs, je ne sais pas : licence pluridisciplinaire + spécialisation, ou études spécialisées dès le départ ?

pour Patrick :
surtout , ne le cassez pas , votre compas !!

Ecrit par : yann | 09 février 2007

"" La géométrie bien comprise doit permettre de visualiser des notions d’algèbre ou d’analyse trop abstraites sans cet outil. J’ai un souvenir ému du grand compas en bois, muni d’une craie, dont se servaient mes instits."
"J'EN AI UN EN CLASSE . C'EST UN CADEAU D'UN PAPY INSTIT "

J'en ai un dans mon grenier ;)

ps:Maminou, otot c'est otot, ce n'est pas toto ;)

Ecrit par : toto | 09 février 2007

"là, çà devient trop technique pour moi. Je n'ai pas la moindre idée du temps minimum pour former un maître"

Normalement, si il est formé par Cat, 6 mois(pour les meilleurs)/un an(pour les autres) devrait suffire :))))))

Ecrit par : toto | 09 février 2007

Les petits enfants : Aurélien et Méline .... si tous les instits de France pouvaient avoir ce type d'élèves ! Un régal !

Ecrit par : patrick(instit) | 09 février 2007

"Aurélien et Méline"...Ca ressemble au titre d' un roman de Marguerite Yourcenar et ça ferait un beau titre pour une méthode de lecture non globale...Simple suggestion.

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Mille excuses Toto...
Pour Patrick, mon libraire n'a jamais cessé de vendre ces grands compas en bois, mais avec ventouse pour ne pas faire de trous dans le tableau.
Pour l'adaptation pour feutres, il faut faire breveter le système, car à lire tout ce qui précède, la géométrie a de beaux jours devant elle...
Bravo.

Ecrit par : Maminou | 09 février 2007

"Aurélien et Méline"...
"ça ferait un beau titre pour une méthode de lecture non globale...Simple suggestion"

Pas d'accord .... trop compliqué....
léo&léa oui
lulu&toto oui
lolo&lala ok
c what i mean ;)

Ecrit par : toto | 09 février 2007

sarko & ségo ?

Ecrit par : yann | 09 février 2007

Pas d'accord .... trop compliqué....
léo&léa oui
lulu&toto oui
lolo&lala ok
c what i mean ;)

OK I know what you mean ,Toto, c'est vous le spécialiste.

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Robin, à rajouter dans les propositions: réenvisager la SELECTION "en face", pas du bout des lèvres, une sélection fondée sur le mérite scolaire, sur la qualité des résultats pour que la sélection par l'argent et les relations puisse être contre-balancée, car on ne la supprimera jamais. Accepter la notion d'ELITE pour nos élèves pour que l'ascenseur social se remette en marche.
Et sélection à fortiori pour les étudiants pour que cesse le gâchis énorme que sont nos universités.

Ecrit par : Thalie | 09 février 2007

"Ceci pour dire que les larmes continuelles de Christophe Sibille ont quelque chose de très génant, voire de franchement indécent. Il est tellement persuadé d'être l'incarnation vivante du Bien qu'il lui est totalement impossible d'admettre qu'il est un plus grands privilégiés du système, qui dispose de budgets qu'on ne trouve nulle part ailleurs dans l'éducation nationale (ENA, ENS, etc. mis à part).

Il illustre (à un degré moindre que Frackowiak, Charmeux ou Meirieu tout de même) ce qu'on ne peut appeler autrement qu'une dérive illuministe de la gauche française ; la certitude d'être quoi qu'il arrive du côté du Bien, en dehors de toute réalité factuelle, en dehors de tous les chiffres, en dehors de toute évidence.

Ecrit par : Pierre-Henri | 09 février 2007 "

Franchement, Pierre-Henri, par moments, vous frisez le ridicule! Je vous ai connu plus "réaliste"... De quelles larmes parlez-vous? Quand ai-je dit que tout était bien? Qui se donne en exemple ici? Qui fait preuve d'un manichéisme éhonté? Allons, allons!

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

"Christophe, vous oubliez un léger détail : pour un universitaire, professionnellement parlant, budgets pharaoniques ou pas, enseigner à l'IUFM équivaut à se jeter du haut de la tour Eiffel.

Avantages financiers, sans le moindre doute. Sur le CV, cependant, une tache indélébile."

Ecrit par : Pierre-Henri | 09 février 2007

Autant de mots, autant d'erreurs, cher Monsieur! Aucun avantage financier, même si les conditions de travail sont normales, par opposition à celles de l'université qui sont effectivement totalement scandaleuses... Et, en ce qui concerne les universitaires qui ont postulé sur des postes de maître de conférence à l'IUFM et qui n'ont pas été pris, votre maman ne vous a visiblement pas tout dit!

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

Je tombe par hasard sur ce poème bien connu de Victor Hugo dans un vieux cahier de récitation :

"Mon père, ce héros au sourire si doux,
Suivi d'un seul hussard qu'il aimait entre tous
Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,
Parcourait à cheval, le soir dune bataille,
Le champ couvert de morts sur qui le soir tombait..."

Je vais essayer de l'envoyer sur le site "Désir d'avenir." Devinez pourquoi.

NB : relisez le vers 3

Ne criez pas haro ! Je me remets au travail.

"Le champ couvert de morts sur qui le soir tombait.
" Magnifique ! (tout est dans le "qui").

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Dire que les IUFM, sont des institutions qui sont entièrement malfaisantes en tant que telles parce que elles ont été conçues par Meirieu pour éradiquer l'enseignement traditionnel et que pour cette raison on n'a d'autre recours que de les fermer n'est pas du manichéisme "éhonté"(!), mais du réalisme et de l'idéalisme en même temps.
Du réalisme, parce que rien ne peut se réformer dans l'Education nationale sans leur suppression.
De l'idéalisme, parce que, dans l'héritage des Anciens, de l'Humanisme et des Lumières nous croyons à l'esprit et à la raison, et nous opposons cette conviction au "Du passé faisons table rase" et au nouveau messianisme de l'enfant-roi des doctrinaires des IUFM.
J'aimerais donc, Robin, que vous accédassiez à mon voeu que ladite suppression figurât en tête de la liste.
Quid de la suppression du "projet d'établissement"? Du "conseil pédagogique"?

Mais non, Christophe, les 17000 euros de prime sur votre compte par stagiaire et par an, c'était de l'humour! Comment ne vous en êtes pas rendu compte?

Ecrit par : Jean | 09 février 2007

ne vous en êtes-vous pas

Ecrit par : Jean | 09 février 2007

Un seul moyen pour s'assurer de la compétence des « formateurs » en IUFM (ou quelqu'autre sigle que portera la structure qui les remplacera): qu'ils n'en soient pas des membres permanents. Que rêver mieux pour vérifier la justesse des ses propres théories pédagogiques que les appliquer aux « apprenants »? Cerise sur le gâteau, le ministère récupère des professeurs sans bourse délier! Et quels professeurs! La fine fleur de la pédagogie française!
Quant aux nouveaux formateurs recrutés, qu'ils le soient exclusivement sur une expérience réussie de l'enseignement et non à l'appartenance à un syndicat où à l'adhésion à une côterie pédagogiste (je voulais rajouter l'adjectif intégriste après pédagogiste mais c'est un pléonasme).
La titularisation des stagiaires ne doit plus être du seul ressort des « formateurs ». Ces derniers ne doivent pas être juge et partie. Et qu'il puisse être fait appel en cas de non validation du stage, plutôt que de devoir recommencer une année à prouver son adhésion inconditionnelle au pédagogisme.

Ecrit par : Archytas | 09 février 2007

J'aimerais donc, Robin, que vous accédassiez à mon voeu que ladite suppression figurât en tête de la liste.
Quid de la suppression du "projet d'établissement"? Du "conseil pédagogique"?

Que pensez-vous de la formulation suivante : " fin de la mainmise du "pédagogisme" sur la formation des maîtres - recentrage de la formation sur les méthodes de transmission de la discipline - réforme des modalités de titularisation des stagiaires - possiblité d'appel en cas de non titularisation en fin de 1ère année ?

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Bon J'ai terminé... Il y en a 13 pages recto verso et par pitié n'en jetez plus !

Ca va faire plus de 50...Je vous dis combien dans le prochain post...Suspens !

Patrick, avez-vous pu vous entendre avec Pedro Cordoba pour la synthèse des propositions concernant la formation des futurs instituteurs ?

Il faut penser aussi à ajouter les propositions de Pirouete (qui ne concernent pas que la formation)

Merci

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Avec une petite nuance technique . A la place de la craie il m'a façonné un dispositif pour fixer mon marqueur car j'ai un grand tableau Weleda.

Désolé pour cette parenthèse terre à terre

Cher Patrick,

Passe donc au rétro-projecteur, c'est un outil merveilleux pour la géométrie et puis quand on est grand comme moi il présente l'insigne avantage d'offrir pour mes élèves la possibilité de voir quelque chose au tableau.
Quand je vois l'argent qui va être claqué dans les années à venir dans les Tableaux Blancs Interactifs (je ne dénigre pas l'appareil mais son coût et celui des lampes sont rédhibitoires au vu de nos finances).
Pour le prix d'un seul TBI on peut équiper plusieurs classes en rétro.

Ecrit par : Guillaume | 09 février 2007

Je trouve que le sigle '"IUFM" évoque tellement de mauvais souvenirs qu'il vaudrait mieux y renoncer.
Et quelle consonance antipathique! "I.U.F.M."! Comme cela sonne "Diafoirus". Et comme le contenu répond à l'enveloppe!

Ecrit par : Jean | 09 février 2007

Ma seule revendication : que les maîtres du primaire bénéficient d'une formation, spécifique ou non, PLURIDISCIPLINAIRE, au lieu de pouvoir entrer en IUFM avec une quelconque licence, parfois sans aucun rapport avec une des matières qu'ils devront enseigner.
Ecrit par : yann | 09 février 2007

Et moi, c'est tout pareil. Nous ne demandons pas plus pour nos enfants ou petits enfants ainsi que tous les autres venus ou à venir.
N.B.: notre thèse de Doctorat peut être un parfait "pipo -copié -collé" à présent. A notre époque, certains ne se foulaient pas mais les PC balbutiaient, internet n'existait pas donc il fallait, au moins, se livrer à une solide recherche bibliographique.

Ecrit par : dobolino | 09 février 2007

Oui, bien sûr, Robin, votre formulation me paraît convenir. Mais je souhaiterais, pour ma part, que la suppression des IUFM soit demandée explicitement parce qu'ils sont par excellence et par définition l'arme d'un lobby puissant qui est bien en place et que nos revendications, sinon, feront sourire. Tant qu'ils ne seront pas supprimés, les IUFM seront la chose de ce lobby. Bref, demander cette suppression, c'est déclarer vraiment la guerre au pédagogisme. Autrement, "Paroles, paroles..."

Ecrit par : Jean | 09 février 2007

copie d'une tribune libre publiée sur AgoraVox, qu'en pense Jean Paul Brighelli?

Une administration-voyou, une menace pour la démocratie

On parle d’Etats-voyous. Ne faudrait-il pas aussi parler d’administration-voyou, que même une démocratie peut abriter? Ce serait une administration qui, certaine de l’impunité de ses membres, s’affranchirait délibérément de la loi, à tous ses échelons hiérarchiques, pour écarter toute opposition à l’arbitraire qu’elle entend faire régner.

Comment appeler autrement l’administration de l’Éducation nationale dont la conduite vient d’être condamnée par un jugement du Tribunal administratif de Nîmes, le 7 décembre 2006 ? Elle avait infligé à un professeur un blâme en toute illégalité et en toute connaissance de cause, sauf à douter de son niveau culturel.

Trois griefs inexistants et une violation de procédure

L’arrêté signé le 12 mai 2004 par le recteur de l’académie de Montpellier formulait trois griefs : 1- un manquement à l’obligation de réserve au cours d’un conseil d’administration en octobre 2003 2- un envoi, le même mois, de deux lettres aux parents d’élèves sans autorisation hiérarchique préalable 3- un manquement au devoir de surveillance, toujours dans le même mois. Or, selon le tribunal administratif, aucun de ces trois griefs n’était fondé et, pour couronner le tout, le recteur avait commis en plus une violation de procédure en se permettant de changer un grief en cours de procédure, portant ainsi atteinte aux droits de la défense. Et, forcément, c’est l’État qui a été condamné à verser une indemnité de 1500 euros à la victime en réparation du préjudice subi, et non ses représentants indignes à qui aucun compte ne sera jamais demandé.

Quatre autorités et sept mois de réflexion

Cette administration a-t-elle au moins pour sa défense une excuse à faire valoir ? Pas la moindre circonstance atténuante pour un détournement prémédité du pouvoir administratif.
Les quatre autorités hiérarchiques ont agi de conserve en étant parfaitement conscientes de l’illégalité : elles se sont même épaulées l’une l’autre pour inventer de toutes pièces ces griefs et infliger au professeur coûte que coûte cette sanction dans le seul but de lui nuire.
Elles ont d’ailleurs pris tout leur temps : il leur a fallu pas moins de sept mois de réflexion pour accomplir leur forfait. 1- le principal a demandé la sanction le 21 octobre 2003, en formulant déjà deux des trois griefs farfelus évoqués, qui seront retenus. 2- L’inspecteur d’académie a aussitôt appuyé la demande, en y ajoutant sa propre volée de calomnies pour faire bonne mesure. 3- Le recteur, après tripatouillage de deux griefs, a signé sans broncher l’arrêté de blâme six mois plus tard, le 12 mai 2004. 4- Quant au ministre, avec son service du contentieux, il a rejeté le recours hiérarchique introduit pas la victime dans les semaines suivantes, sans plus de manières.
Ainsi, il ne s’est pas trouvé une seule autorité hiérarchique pour dire à l’autre qu’elle avait la charge pourtant de contrôler, qu’elle déraisonnait, que l’animosité l’aveuglait, qu’à l’évidence ces griefs étaient imaginaires et qu’une sanction pour de tels motifs discréditerait l’institution. Une administration-voyou est si infatuée d’elle-même qu’elle ne s’en rend même pas compte, quand sa violation de la loi prend la tournure d’une bouffonnerie sinistre.

Une volonté de nuire sans craindre le ridicule

Quelles étaient donc ses fautes de service pittoresques que ces quatre respectables autorités ont bricolées par animosité, et que le tribunal a rejetées comme inexistantes ?
L’une d’elles était d’abord si peu crédible qu’elle a été, sans plus de façon, remplacée en cours de procédure par une autre tout aussi fantaisiste : les « insultes dans un entretien en tête-à-tête », primitivement alléguées, ont été écartées sans prévenir au profit d’un « manquement à l’obligation de réserve » pendant un conseil d’administration. On voit déjà tout le danger qu’il y a à se présenter seul devant les autorités d’une administration-voyou : elles peuvent imputer n’importe quoi à leurs adversaires, si certaines qu’elles sont que leur parole prévaudra sur la leur ! Seulement, ici, les deux reproches, non seulement n’étaient pas plus fondés l’un que l’autre, mais étaient déraisonnables. Ce choix d’un manquement à l’obligation de réserve lors d’un conseil d’administration est d’autant plus malvenu qu’une jurisprudence constante accorde à un délégué du personnel le droit de défendre les intérêts de sa profession, y compris avec pugnacité et vivacité. Celles-ci peuvent d’autant mieux se comprendre qu’il s’agit, comme c’était le cas, de démasquer les falsifications d’un principal !
L’envoi de deux lettres aux parents d’élèves sans autorisation hiérarchique préalable était un motif encore plus loufoque. Il s’agissait de deux lettres anodines fixant les modalités de paiement de deux voyages pédagogiques. Et, selon une procédure pratiquée pendant quinze ans, les deux projets de lettre avaient été déposés au secrétariat le matin - sous le nez d’ailleurs du principal qui se trouvait là par hasard - ; puis, en l’absence d’observation de sa part, les lettres avaient été, comme d’habitude, distribuées dans l’après-midi aux élèves. Le principal a été bien incapable de prouver le contraire.
Quant au manquement au devoir de surveillance, il revenait en boomerang à la figure des quatre autorités comme un manquement au devoir de discernement. Les textes officiels sont prolixes en matière de surveillance : celle-ci dépend, en effet, de la catégorie d’élèves et de la dangerosité des exercices effectués, sans compter que l’encouragement à l’autodiscipline suppose une mise en pratique en l’absence du professeur. Or, il était reproché au professeur de s’être absenté une minute de sa classe tandis que ses huit élèves faisaient une version latine ; le seul danger était de se mettre le doigt dans l’œil en traduction. Il était simplement allé demander que cesse sous ses fenêtres le vacarme d’une classe abandonnée à elle-même par un professeur d’EPS qui, dix minutes après le commencement des cours, avait mieux à faire que de s’en occuper. Ce genre de désordre durait depuis la rentrée, au vu et au su de tous, sans que le principal, ancien prof d’EPS, n’y trouvât à redire.

Une administration-voyou, on le voit, ne connaît pas de borne à son bon plaisir quand il s’agit de nuire à qui s’y oppose : ni la loi, ni l’apparence de la légalité, ni même le ridicule. Pour s’engager l’esprit aussi tranquille dans cette voie délictueuse sans plus se soucier de la dignité de la fonction et de l’institution, il lui faut seulement avoir la certitude de l’impunité de ses membres et n’éprouver qu’indifférence pour une éventuelle sanction juridictionnelle qui, de toute façon, vu les juridictions administratives utilement surchargées, surviendra si tardivement que personne ne se souviendra plus de rien, et ça ne l’empêche surtout pas de violer la loi à nouveau quand ça lui chante. Existe-t-il un seul candidat à la présidence de la République qui se soucie de cette menace qui pèse sur notre démocratie ?

Ecrit par : lib | 09 février 2007

"Quant aux nouveaux formateurs recrutés, qu'ils le soient exclusivement sur une expérience réussie de l'enseignement et non à l'appartenance à un syndicat où à l'adhésion à une côterie pédagogiste (je voulais rajouter l'adjectif intégriste après pédagogiste mais c'est un pléonasme)."

Ecrit par : Archytas | 09 février 2007

Archytas, je n'ai jamais fait partie d'aucun syndicat, et j'ai été recruté sur la conviction qu'il fallait insister sur le côté "disciplinaire" et "culturel" de la discipline auprès des stagiaires... Alors, peut-être ai-je bénéficié d'un jury "marginal"? (Non, Guillaume, je ne pleure pas!)

"Mais non, Christophe, les 17000 euros de prime sur votre compte par stagiaire et par an, c'était de l'humour! Comment ne vous en êtes pas rendu compte?"

Ecrit par : Jean | 09 février 2007
Sans blague? Là, c'est vous qui en manquez, sur ce coup-là! Il me semblait que ma réponse vous avait fait comprendre que j'avais compris.

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

Christophe, comme je le disais, il est absolument impossible que vous compreniez. C'est comme ça, on y peut rien, le syndrome "Marie-Antoinette" est incurable. J'essaie tout de même.

Je ne vous parle pas de salaire, je vous parle de budgets de fonctionnement. Et les vôtres, ceux de l'IUFM, sont parmi les plus importants de l'éducation nationale. Ceci est un FAIT. Vous continuerez à le nier, ça ne changera rien.

Par exemple, vous touchez QUATRE FOIS PLUS d'argent (encore une fois, pas en salaire, mais en budget, vous commencez à comprendre ?) que les instituteurs que vous formez. Ceci est un autre fait, que vous nierez sans aucun doute avec votre aplomb habituel, mais cela ne changera rien non plus parce que les instits n'ont pas besoin de nous pour s'en rendre compte.

Alors, vous entendre parler ici, à longueur de messages, des difficultés financières des professeurs, des instituteurs, des questions sociales en tous genres, des problèmes de la médecine scolaire et tutti quanti, je le maintiens, est profondément indécent.

Non que ces questions ne méritent pas d'être soulevées. Disons plutôt qu'un formateur d'IUFM est quasiment l'une des dernières personnes dans toute l'éducation nationale à pouvoir se plaindre de questions d'argent sans que tous les autres pouffent de rire ou s'étranglent de rage.

La vraie question : seriez-vous prêt à militer pour qu'on divise par quatre les budgets de votre IUFM et qu'on utilise l'argent afin de créer des postes de médecins scolaires ou pour améliorer la situation sanitaire de certains établissements ?

Répondez oui, et vous redeviendrez crédible.

Je ne comprends pas trop vos insinuations sur les postes de maîtres de conférence. Le jour où l'un de vos instituts "universitaires" (je dis bien un seul) sera référencé par le classement de Shanghai, celui de Newsweek ou du Times Higher Education, j'avalerai mes diplômes devant une assemblée de pégagogistes. Cela leur donnera l'occasion d'en voir des vrais, de diplômes.

Ecrit par : Pierre-Henri | 09 février 2007

Lib, il s'agit, je suppose, d'un professeur de Lettres classiques qui, très certainement, avait le tort de défendre un peu trop sa discipline aux yeux du principal de son collège, lequel était peut-être un pédago bon teint, donc un ennemi farouche des langues anciennes - si "élitistes", voyons! Mais puisque cela s'est passé à Nîmes, Jean-Paul Brighelli doit être au courant et nous éclairera peut-être.

Ecrit par : Jean | 09 février 2007

Toute charte commençant par un exposé des principes, je propose:

Considérant,

Que le droit l'éducation est un droit fondamental de l'homme et du citoyen, reconnu par la Constitution française et par divers traités internationaux signés par la France,

Que ce droit est indispensable à l'exercice de(ou vide de leur contenu) tous les autres droits fondamentaux, civils, politiques et économiques, au développement des nations et à l'autonomisation de l'individu,

Qu’il constitue le principal outil permettant aux adultes et enfants économiquement et socialement marginalisés de sortir de la pauvreté et de se procurer le moyen de participer pleinement à la vie de leur communauté;

Qu'il existe une situation d’urgence éducative, à la suite d’une politique menée depuis plusieurs décennies, par tous les gouvernements de la France,

Que la prise en compte de cette urgence et la remédiation immediate de cette situation sont l’affaire de tous, et transcendent ls clivages politiques;

Que cette urgence est notamment caractérisée par une destruction des apprentissages, qui est à l’échelle de la France ce qu’est la fonte de la banquise à celle de la planète;

Ecrit par : Cadichon | 09 février 2007

Une administration-voyou, on le voit, ne connaît pas de borne à son bon plaisir quand il s’agit de nuire à qui s’y oppose : ni la loi, ni l’apparence de la légalité, ni même le ridicule.

Je suis content que la personne en question ait gagné, lib...Ce n'est malheureusement pas toujours le cas. J'en ai un autre en tête, mais je ne peux pas parler pour l'instant...J'attends le moment propice (et nous sommes plusieurs dans ce cas).

Je suis un non-violent, mais je n'oublie jamais. Il y a une justice, appelez-la comme vous voulez, immanente ou autrement.

Les tyrans, les gens pervers et malhonnêtes ne gagnent que momentanément et s'ils triomphent pendant un temps, qu'ils ne se fassent pas d'illusions...Plus rude sera leur chute. A bon entendeur...

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Impressionnant Cadichon...J'intègre votre proposition de préambule.

J'arrive à une centaine de propositions, sans compter celles de Patrick et de Pedro Cordoba pour le primaire. On devrait arriver à 150 à peu près en tout. C'est moins bien que la Déclaration universelle des droits de l'Homme et du Cotoyen, mais c'est mieux que l'usine à gaz de "Désir d'avenir".

Bon, il ne me reste plus qu'à m'y mettre !

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Jean

Je tiens compte également de vos observations concernant les IUFM.

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

PREAMBULE

Considérant,

Que le droit à l'éducation est un droit fondamental de l'homme et du citoyen, reconnu par la Constitution française et par divers traités internationaux signés par la France,

Que ce droit est indispensable à l'exercice de tous les autres droits fondamentaux, civils, politiques et économiques, au développement des nations et à l'autonomisation de l'individu,

Qu’il constitue le principal outil permettant aux adultes et aux enfants économiquement et socialement marginalisés de sortir de la pauvreté et de se procurer le moyen de participer pleinement à la vie de leur communauté;

Qu'il existe une situation d’urgence éducative, à la suite d’une politique menée depuis plusieurs décennies, par tous les gouvernements de la France,

Que la prise en compte de cette urgence et la remédiation immédiate de cette situation sont l’affaire de tous et transcendent ls clivages politiques;

Que cette urgence est notamment caractérisée par une destruction des apprentissages, qui est à l’échelle de la France ce qu’est la fonte de la banquise à celle de la planète;

Nous demandons que l'école soit rétablie dans son rôle premier de lieu de transmission de connaissances.

Pour ce faire, nous demandons :

La suppression des intituts universitaires de formation des maîtres et la fin de la mainmise du "pédagogisme" sur la formation des maîtres.

Le recentrage de la formation sur les méthodes de transmission des disciplines.

La réforme des modalités de titularisation des stagiaires.

La possiblité de faire appel en cas de non titularisation en fin de 1ère année.

Etes-vous d'accord ?

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Robin

J'ai élagué et vous propose une pré synthèse
La question de la formation reste délicate à définir.

Aux brighelliens motivés d'apporter leur pierre .




Charte de l'éducation

La Loi d'orientation de juillet 1989 est supprimée

Le Ministère de l'éducation nationale" est remplacé par Ministère de l'instruction publique".

Suppression du terme de Professeur d'Ecole pour celui d'instituteur (corps A de la fonction publique )

Recentrage des missions de l'Ecole sur la transmission des connaissances

La politique des cycles est abolie

La scolarité primaire est composée de 5 années : CP CE1 CE2 CM1 CM2 voire une supplémentaire CM3

Etablir à l'école une laïcité définie dans une charte laïque de l’école primaire, commune à toutes les écoles de France

Devoirs et Droits de l’élève clairement définis

FORMATION DES ENSEIGNANTS DU 1er DEGRE

Recrutement des futurs instituteurs au niveau du baccalauréat pour deux ans d’études pluridisciplinaires dans des classes spéciales post-bac (formation en : Français, Mathématiques, Sciences et Vie de la Terre, Histoire Géographie, Musique, Arts plastiques et histoire de la Philosophie )
Même coefficient pour toutes les matières (maths , Français, SVT etc...) et note éliminatoire à 5/20

Les étudiants qui ont validé ces deux années passent en troisième année dite de licence pluridisciplinaire à la fac. En fin de licence pluridisciplinaire : concours pour l’enseignement.

Au cours de la troisième année, la didactique des disciplines ne doit pas être purement théorique ; il ne s'agit pas non plus de méthodes pédagogiques à proprement parler, mais des méthodes de transmission et d'organisation du cours les plus appropriées à chaque discipline.

L’étudiant instituteur devra valider une action ou encadrement d'une durée minimale d'un mois pendant les vacances scolaires au cours de chacune des 3 années préparatoires de jeunes dans les quartiers dits sensibles en collaboration avec les associations déjà en place et dépendant de divers ministères. (La ville, jeunesse et sport etc )

La réussite au concours donne l’accès pour un an aux IUFM rénovés et devenus Ecoles d’ Application Internes aux Universités. Cette dernière année est destinée aux stages en Observation puis en responsabilité : dans des classes tenus par des des enseignants expérimentés . La priorité de ces stages seront effectués en classe de CP

Abandon du mémoire et évaluation par la pratique et validation en petites classes (CP)

Cette Formation de quatrième année se fera en alternance avec un tuteur (Formateur détaché ) en école en situation de responsabilité "encadrée de responsabilité totale - formation essentiellement axée sur la didactique de la discipline




INSPECTION des INSTITUTEURS

Maintien d'un corps d'inspection



Abolition des "inspections dites "guillotines" au bénéfice d'inspections d'aide et de conseils

Obligation pour le corps des inspecteurs de reprendre tous les 5 ans une classe pour la durée d’une année

Véritable évaluation du travail des enseignants faite par une inspection régulière.

Inspection annuelle voir double si nécessaire.

ECOLE LIEU D’ENSEIGNEMENT .

Revalorisation des enseignements artistiques qui doivent être considérés comme des disciplines à part entière et être dispensés dans des locaux adaptés et "séparés" d'un point de vue architectural, au même titre que les gymnases en Education Physique ou la salle de SVT (paillasses et matériel optique)

Obligation pour toute école primaire de posséder en ses murs une bibliothèque richement fournie. Obligation municipale de s'y investir au même titre que les logements sociaux.

Une salle de relaxation dans les écoles primaires

Créer dans chaque école un poste ou 2 d'instituteurs détachés uniquement pour les élèves en difficultés de lecture sur période entière avec perspective de réintégration dans la classe mère dès remise à niveau.

Libération d' après-midi pour des activités artistiques : théâtre, musique, danse...



ADMINISTRATION

la Loi doit être la même pour tous, c'est l'un des principes fondamentaux de la Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen.

Le règlement intérieur des établissements scolaires sera élaboré désormais par un collège de magistrats désignés par le président de la République .

Une échelle de sanctions adaptées et progressives sera clairement indiquée pour chaque manquement (travail d'intérêt collectif, devoir supplémentaire retenue, renvoi temporaire, renvoi définitif)

Une seule chance et pas plus après un renvoi définitif pour motif grave par un conseil de discipline.

Obligation d'avoir une tenue vestimentaire correcte.

Allégement des tâches administratives des chefs d'établissement.

Simplification extrême des livrets scolaires de fin de période.

Les parents d'élèves participent par leurs représentants aux conseils d'école, aux conseils d'administration établissements scolaires et aux conseils de classe

Valorisation du traitement des instituteurs

Suppression du " Projet dit d’école " qui se trouve être sans intérêt

ENSEIGNEMENT

Autonomie pédagogique de l’enseignant en conformité avec les instructions officielles. En particulier, aucune méthode de lecture ne doit leur être imposée

Respecter les décisions de l'ensemble des enseignants. Le maître seul décisionnaire du passage de l’élève
Aucun recours des parents si ce n’est un examen si décision contestée.

Tout passage non systématique. Se réserver le droit de mettre en place des passages "à l’essai " avec possibilité de retour à la classe inférieure

Valoriser le "par-coeur"

Suppression des cycles à l'école primaire et rétablir le modèle Classe



Rétablissement d’un certificat de fin d’études primaires en CM2

Pour les enfants en difficultés en CM2 : année supplémentaire dite CM3 Une sorte de classe de fin d'études primaires qui serait là pour compléter les acquits indispensables et aider les plus fragiles à s'organiser

Ces élèves seraient orientés ultérieurement au collège.

Calculette non admise en école primaire.

Redoublement en CP autorisé très officiellement

Suppression de la sensibilisation à une langue étrangère"

Revoir l'enseignement des langues vivantes en secondaire.


Suppression de l’informatique. : abolition des B2i.


recentrer l'enseignement sur l’école et abandonner progressivement cette politique d’école dite ouverte :" voyages et des sorties"

Création d'une distribution des prix de fin d'année pour récompenser les meilleurs élèves dans les différentes disciplines.

Réhabilitation de l'histoire littéraire et des manuels tels que le Lagarde et Michard version école primaire


Suppression du décloisonnement qui éparpille l’enfant déjà trop zappeur . Un maître, une classe !


Abrogation de ce décret de 1955 (plus de devoirs à la maison ) . Assurer ainsi une préparation logique pour la rentrée en secondaire .

Suppression de la photocopie dont l'usage est véritablement détourné.

Ecrit par : patrick(instit) | 09 février 2007

Préambule clair et très tolérant pour .... les sectaires que nous sommes :-)

Ecrit par : patrick(instit) | 09 février 2007

Que la prise en compte de cette urgence et la remédiation immediate de cette situation sont l’affaire de tous, et transcendent ls clivages politiques;

remédiation...ce mot ne figure-t-il pas dans le dictionnaire pédagogique de Philippe M?

Ecrit par : buntovchik | 09 février 2007

Juste un mot, rapidement..."accès aux ex-IUFM supprimés et remplacés par des Ecoles d'application..."

Ecrit par : Jean | 09 février 2007

La suppression des intituts universitaires de formation des maîtres et la fin de la mainmise du "pédagogisme" sur la formation des professeurs et des instituteurs.

La clarification du fonctionnement financierainsi que la redéfinition des missions des IUFM qui seront désormais appelés "Ecoles d'application".

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Pour Yann qui écrit (approuvé par dobolino):
"Ma seule revendication : que les maîtres du primaire bénéficient d'une formation, spécifique ou non, PLURIDISCIPLINAIRE, au lieu de pouvoir entrer en IUFM avec une quelconque licence, parfois sans aucun rapport avec une des matières qu'ils devront enseigner."

Nous sommes entièrement d’accord. Il faut mettre un terme à cette situation aberrante et c’est à cela que vise le projet de « Reconstruire l’Ecole » : qu’il n’y ait plus un seul maître du primaire incapable d’enseigner l’orthographe, la grammaire ou le calcul. Or ils sont de plus en plus nombreux. Mais il faut un projet techniquement viable pour ne pas se retrouver dans la situation ingérable qu’on connaît aujourd’hui.

Pour ceux qui veulent la disparition des IUFM :
Leur enlever l’année de préparation aux concours revient à les supprimer, à les transformer en « coquille vide ». Et si Christophe ne me croit pas, il n’a qu’à suggérer l’idée à son directeur : j’attends avec impatience la réponse. Meirieu et Bancel étaient parfaitement conscients en 1991 des problèmes qui allaient se poser avec un concours à mi-parcours. Ils ont quand même choisi cette solution bancale parce qu’ils voulaient disposer d’un levier pour modifier le contenu des concours et les « pédagogiser » à mort. Or ils n’ont réussi que de façon très partielle. Depuis 1998, ils n’arrêtent pas de proposer des réformes plus saugrenues les unes que les autres pour éliminer, comme ils disent, « l’obstacle des concours ». Ils n’y sont pas arrivés. L’arrêté de Robien laisse les choses dans un statu quo qui ne satisfait personne. Mais les IUFM ont préféré cela et ont fait jouer tous les lobbies possibles et imaginables (y compris la FSU) pour, au moins, ne pas perdre la « première année ».
L’Université a-t-elle les moyens d’assurer une année de licence pluridisciplinaire et la préparation au professorat des écoles ? demandait Christophe. Oui bien sûr. Il y a suffisamment de PRAG, de PRCE, d’ATER et d’AMN pour cela. Sans compter des maîtres de conf qui seraient bien obligés de se « dévouer » au moins dans les départements surencadrés à cause de la baisse vertigineuse du nombre d’étudiants (allemand, philo, lettres classiques, et même maths et physique) : en ce moment, l’Université française cherche des étudiants désespérément. Et il faudrait évidemment avoir recours aussi à un certain nombre d’enseignants actuellement en poste dans les IUFM, choisis par l’université de tutelle pour leur expérience et leurs résultats. Je suis même persuadé qu’un certain professeur de musique de l’IUFM d’Orléans-Tours ferait ainsi une partie de son service. Il s’agit, comme on dit dans le jargon des gestionnaires, de « redéployer les moyens ». Ce que l’Université aurait en revanche beaucoup de mal à faire, c’est d’organiser un cursus pluridisciplinaire complet. D’où l’idée que les deux premières années aient lieu dans des classes spéciales des lycées, à créer de toutes pièces. Nul doute que beaucoup d’agrégés seraient enchantés de pouvoir y enseigner.

PS. Je viens de lire très rapidement les propositions déjà faites. Pour ce qui est de ce sujet précis, il ne faut pas que le concours ait lieu en fin de licence mais après une année de préparation. Pas le temps de donner des explications. Je vous demande de me croire sur parole.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 09 février 2007

La phrase : "Que la prise en compte de cette urgence et la remédiation immediate de cette situation sont l’affaire de tous, et transcendent ls clivages politiques."

est modifiée de la façon suivante :

" Que la prise en compte de cette situation d'urgence et l'impérieuse nécessité d'y porter remède sont l'affaire de tous et transcendent les clivages politiques..."

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

errata : "fonctionnement financier"

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Une formation par alternance sur une seule année avec un tuteur en collège et en lycée, en situation d'observation,, de responsabilité "encadrée", de responsabilité entière. Cette formation sera essentiellement axée sur la discipline, Elle sera complétée par des notions de psychologie de l'enfant et de l'adolescent, de psychanalyse et d'Histoire de l'éducation.

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Merci de ne plus intervenir que pour parler de la Charte et des propositions.

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

La validation de l'année de formation dépendra exclusivement des inspecteurs généraux de la discipline.

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Les instituteurs et les professeurs bénéficient d'une complète libeté d'enseignement dans le respect des programmes officiels. Aucune méthode de lecture, en particulier globale ou semi-globale ou de progression (séquences en collège) ne pourra leur être imposée. Les instituteurs disposeront en outre de manuels adaptés à la méthode qu'ils souhaitent employer.

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Les professeurs, ainsi que les instituteurs seront inspectés plus fréquemment. Ces inspections se feront dans un esprit d'aide et de conseil et non plus, comme c'est trop souvent le cas à l'heure actuelle, de sanction et de critique systématique.

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Les inspecteurs et inspectrices seront choisis exclusivement parmi des enseignants expérimentés (au moins 10 années d'expérience) et en exercice, assurant au moins 6 heures d'enseignement effectif devant élèves.

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

"La scolarité primaire est composée de 5 années : CP CE1 CE2 CM1 CM2 voire une supplémentaire CM3 "
Petit correctif : "La scolarité élémentaire est composée de 5 années.
Elle est précédée de 3 ou 4 années de scolarité pré élémentaire : PS (1 ou 2 ans), MS , GS dont chaque enfant résidant sur le territoire doit pouvoir bénéficier."
(Sinon, ils nous la "sucrent" la maternelle, ils en rêvent...)

Ecrit par : catmano | 09 février 2007

Concernant le stage filé, qui est une fausse bonne idée, ou en tous cas, très mal appliquée, il s'agit de confier, une journée par semaine, une classe à un professeur d'école stagiaire en complément d'un instituteur en poste enseignant à 80%, ou sur une "décharge de direction". Il se trouve que ce dispositif, qui pourrait être bénéfique, a été mis en place pour des raisons économiques, (n'en déplaise à Pierre-Henri) pour pallier la grève administrative initiée à juste titre par les directeurs. Les professeurs stagiaires s'en plaignent, bien que demandeurs de "terrain", parce qu'il y a redondance avec leur "stage en responsabilité groupé" et que, avec le mémoire et les horaires de formation disciplinaire, cela fait beaucoup sur une formation en un an, (moins, même, parce que les évaluations disciplinaires, de stage et de mémoire doivent être bouclées fin mai). Maintenant, au risque de m'attirer quelques remarques aigre-douces de ma hiérarchie, je vous avouerais que je ne suis pas des plus farouches défenseurs du mémoire professionnel. Quand aux formations disciplinaires, les PE2 eux-mêmes en sont extrêmement demandeurs, et il est difficile de leur donner tort!
Pierre-Henri, je vous répondrai. Ce n'est apparemment plus le lieu de le faire ici. Mais, de grâce, arrêtez d'être aussi méprisant.

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

Et la maternelle est, de toute évidence, primordiale.

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

"Autonomie pédagogique de l’enseignant en conformité avec les instructions officielles. En particulier, aucune méthode de lecture ne doit leur être imposée"

Oh combien je suis d'accord!

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

Recrutement et formation des chefs d'établissements :

Les chefs d'établissement seront recrutés uniquement sur concours, sauf les adjoints faisant fonction. Ils recevront une formation en alternance sur une année entière, dégagée de tout enseignement. Aucun chef d'établissement ne sera recruté en dessous du niveau de la licence. Pas de recrutement en dehors du corps des enseignants ou des Conseillers Principaux d'Education. Leur statut et leur salaire sera revalorisé.

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Modeste proposition
1 - Une bombe rue de Grenelle
2 - Une bombe dans chaque Iufm
3 - Comme suggéré plus haut par je ne sais qui, un peu d'histoire de l'éducation pour remplacer tout le charlatanisme pédago
4 - Un rappel en direction des parents : l'école n'est pas obligatoire, mais la scolarité. L'école, on l'aime ou on la quitte (pardon pour le fâcheux écho facho); ceci dans le but de signifier à chacun que l'école est un service rendu à la population, non un service dû au contribuable
5 - Une évaluation sérieuse des enseignants

Ecrit par : asinus | 09 février 2007

Chefs d'établissement (suite)

Le poids de leurs tâches administratives sera allégé.

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Christophe, vous avez raison, cette querelle ne mène nulle part et je me suis emporté. En fait, nous ne parlons pas de la même chose : je parle du fonctionnement global de l'institution, et vous me répondez "oui, mais moi, je fais du bon travail". Je ne doute pas de vos compétences, vous avez suffisamment prouvé que vous étiez, à titre personnel, un bon professeur de musique. Et sans doute, dans tous les IUFM, on trouve des formateurs tout aussi compétents que vous.

N'empêche que les IUFM, en tant qu'administration, d'un point de vue global, sont d'effroyablement coûteuses machines à perdre.

Une remarque en passant. Je m'aperçois que, sur les questions d'éducation, nous avons tous tendance à confondre enseignements primaire et secondaire. Or, ce sont deux métiers différents, qui devraient être abordés de façon spécifique. Les pédagogistes, en rêvant au corps unique de la maternelle à la prépa, nous ont mis dans la situation de mélanger continuellement des pommes et des oranges.

Donc, d'une certaine façon, Christophe, vous avez parfaitement raison : l'objet de notre querelle ne devrait même pas exister. Mais QUI nous a placé dans cette situation inextricable, sinon les fondateurs des IUFM ?

Ecrit par : Pierre-Henri | 09 février 2007

"Nous a placéS"

Ecrit par : Pierre-Henri | 09 février 2007

Programmes en collège :

Les outils de la llangue : grammaire, orthographe, vocabulaire seront enseignés de façon approfondie et systématique.

Un véritable enseignement des langues anciennes (latin et grec) sera rétabli.

Des liens seront faits entre l'enseignement de la littérature, de l'histoire et des sciences.

On évitera d'enseigner l'Histoire trop récente (30 ans) et l'enseignement de l'Histoire sera dépolitisé.

refonte de l'enseignement du français. Abolition des "objets d'étude", des classifications en "genre" et en "registres", Réabilitation de l'histoire littéraire.

Rétablissement de la grammaire dans l'enseignement des Langues vivantes.

Retour à la littérature comme réflexion sur l'Homme - retour à un enseignement chronoloique de l'Histoire - Retour à l'enseignement des Langues étrangères comme un enseignement de culture, au moins dans les filières littéraires. Enseignement de l'Histoire de la Philosophie

Suppression des Travaux personnels encadrés, des TICE et des TIPE

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Des dispositifs d'accueil et de soutien adaptés à l'urgence :

Création s d'études dirigées dans tous les établissements, particulièrement en collège. Elles seront animés par des enseignants volontaires rémunérés et/ou par des étudiants recrutés au niveau de la 2ème année de licence.

Repérage, soit par un examen d'évaluation en début de 6ème, soit par les instituiteurs de CM2 dans le cadre de la liaison CM2-6ème des élèves les plus en difficulté

Création de classes d'aide et de soutien à effectifs réduits et à programme adapté avec des enseignants volontaires et motivés.

Création d'internats à taille humaine, notamment en zone rurale et dans les collèges sensibles.

revalorisation des enseignements artistiques qui doivent comme des disciplines à part entière et être enseignées dans des locaux adaptés, spacieux, convenablement équipés et si possible situés dans un espace architectural séparé, au même titre que les gymnases en EPS. Abolition de la distinction discriminante entre "disciplines fondamentales et "disciplines d'éveil".

Construction des établissements, notamment des collèges et des collèges sensibles sur des critères de beauté et de bien être et pas seulement d'économie et si possible en concertation avec les "usagers".

Prévoir une salle de relaxation.

Suppression des "sonneries mécaniques", remplacement par de sonneries musicales.

Des espaces de travail calmes pour les enseignants

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

"Un champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.
Il lui sembla, soudain, dans l'ombre, entendre un faible bruit.
C'était un Espagnol de l'armée en déroute
Qui se traînait sanglant sur le bord de la route,
Et qui criait"A boire, a boire, par pitié!
Mon père tendit à son hussard fidèle
Une gourde de rhum qui pendait à sa selle,
Et dit :"Donne à boire à ce pauvre blessé."
L'homme, une espèce de Maure,
Saisit un pistolet qu'il étraignait encore,
Et vise mon père au front en criant "Caramba" !
Le coup passa si près que le chapeau tomba,
Et que le cheval fit un écart en arrière.
"Donne-lui tout de même à boire", dit mon père.

Mon père nous récitait souvent ce poème, aucun de nous ne l'a jamais appris. Nous pensions qu'il parlait de notre grand-père chéri, et nous écoutions fascinés.

Pour revenir à des choses plus terre-à-terre, il me semble que dans la dernière partie de son long travail sur la réforme des IUFM de Reconstruire l'école, Pedro dit noir sur blanc qu'il faut les supprimer : ils se sont tellement encroûtés qu'on ne peut rien en tirer de bon dans l'état actuel.

Plusieurs choses me gênent : y a-t-il vraiment des "formateurs" capables de devenir enseignants dans une université? (A part Christophe, bien sûr, qui est sûrement un bon professeur de musique.)

La liberté pédagogique : est-elle vraiment souhaitable, quand on voit la résistance des enseignants du primaire se servant du décret du 24 mars qui annule la prescription de n'utiliser que des méthodes syllabiques.

Pour ceux qui veulent rédiger quelque chose pour le primaire : interdire le "global" dans les MS et GS (jours de la semaine, mots-outils, prénoms de la classe.)
Dès l'âge de 4 ans, les enfants peuvent commencer à écrire et reconnaître le son de toutes les lettres, et ainsi commencer à entrer dans la lecture. (Rachel Boutonnet)
Quant au CP, il y a tant à réformer...Allez dans les librairies scolaires : pour une méthode alphabétique, une cinquantaine de méthodes globales.

Et les inspecteurs? Ils terrorisent, menacent, déplacent, sanctionnent les instits qui font du bon travail. Ils sont en majorité ainsi que de nombreux directeurs d'école entièrement acquis à la cause pédagogiste.
Anne-Marie.

Je crois que c'est Pierre-Henri qui parle du "folklore des IUFM."
Quand je pense au parcours de ma fille en IUFM, c'est bien de cela qu'il s'agit, sauf qu'il est infiniment destructeur.
(Une de ses amies a fait plusieurs tentatives de suicide après deux échecs.)

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 février 2007

NB :
A replacer dans formation des enseignants :

- Rétablissement d'une bourses d'étude à Bac +1 pour la préparation aux concours d'accès à l'enseignement (CAPES et Agrégation).

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Oui à la suppression des IUFM.
J'ai déjà raconté précedemment comment ça c'est passé pour moi, vous ai-je dit qu'un bon nombre de mes collègues de pe2 ont pris des psychotropes pendant cette année là ? personnellement j'y ai passé la pire année de ma vie.
Oui à une formation par des collègues expérimentés et volontaires ( il y a de très bon IMF).

Deux fois oui à des inspecteurs qui continuent à enseigner et pas que dans des classes de centre-ville.

Le niveau baisse en orthographe? sans blague ? le niveau des professeurs des écoles...

Oui Catmano a raison, tous les instits de cp le dise, un gamin qui a bien bossé en maternelle, et surtout en grande section a déjà une sacré longueur d'avance sur les autres. Et instit de maternelle ben c'est pas facile, faut avoir la santé.

Sur ce je vais continuer à me former par moi-même.

Ecrit par : Ronin | 09 février 2007

L'évaluation des élèves :

rétablisement du sérieux et du niveau d'exigence des examens et des concours. Abolition des commissions d'harmonisation.

Abolition des passages automatiques en classe supérieure

restauration de la souveraineté des décisions du conseil de classe

Revenir à des orientations en accord avec la motivation et les capacités des élèves qui ne soient pas des orientations "par défaut, par exemple dans les Terminales litéraires et scientifiques.

Suppresion des passages automatiques en classe terminale

Possibilité de passage "à l'essai", au lycée en classe supérieure.

Entrée en seconde soumise à l'obtention du brevet.

Création d'un certificat d'études élémentaires en fin de 5ème pour les élèves se dirigeant vers l'apprentissage.

Permettre aux élèves qui le veulent d'apprendre un métier dès la 5 ème ou la 4 ème, tout en conservant le bénéfice d'un enseignement général.

Revalorisation des filières professionnelles

Rétablissement des orientations après la 5ème (niveau CAP)

Rétablissement des 4ème et des 3ème technologiques et rattachement aux Lycées professionnels.

Rétablissement des classes préprofessionnelles de niveau après la 5ème.

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Formation et orientation (suite)

Possibilité d'entrer en apprentissage à l'âge 14 ans pour les élèves et les familles qui le souhaitent avec possibilité de passerelles et dans le cadre d'une formation en alternance enseignement professionnel/enseignement général.

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Pour la synthèse je ne sais comment vous comptez faire, mais en écho au texte de JPB sur la défense des séries L, il faudrait sans doute insister sur l'enseignement "des humanités" et en particulier les langues anciennes et l'histoire (désastre absolu dans ces domaines).
Enseignement du latin et du grec au collège pour tout le monde même à faible dose, un peu d'étymologie, d'histoire antique, de grammaire et de déclinaison ne fait de mal à personne, ça forme le caractère et forge l'esprit critique. Je suppose que je parle à des convaincus, mais en plus le mérite des langues anciennes, c'est que dès les premiers textes les élèves entrent dans la civilisation, dans la réalité d'une culture qui donne à réfléchir. Je suis sûr que les latinistes et les hellénistes boivent moins de Coca Cola que les autres.

Philosophie en option seconde, obligatoire en première pour les L.
Une langue ancienne obligatoire pour la L. (comme si on pouvait faire S sans math ou sans SVT mais seulement avec la physique...)
Soyons directs : retour à la A1.
La L a sonné le glas de la série littéraire. Je suis désolé d'être passéiste, mais quand "c'était mieux avant", il faut le dire.

Ecrit par : florian | 09 février 2007

Le Réglement intérieur :

Le réglement intérieur ne sera plus élaboré par chaque "communauté éducative", mais par les élus de la nation sous le contrôle du conseil constitutionnel.

Les élèves renvoyés définitivement pour motif grave par un conseil de discipline auront une seule et unique chance de "rescolarisation" dans un aure établissement.

Création de classes adaptées, "hors collège" pour les éléments dangereux, perturbateurs et récidivistes, éventuellement en internat, pour les soustraire à l'influence de la rue.

Obligation d'avoir une tenue vestimentaire correcte.

Suppression de la "note de vie scolaire" en collège ou remplacement de cette note par une note reflétant réellement le comportement de l'élève.

Création d'un véritable corps de surveillants professionnels.

Recentrage des chefs d'établissement et des CPE sur l'application du Réglement intérieur.

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Mesures particulières en faveur des collèges sensibles :

Davantage de moyens en faveur des établissements sensibles, allégement des effectifs, affectations supplémentaires en personnels, surveillants, assistantes sociales, infirmières...

Pas d'établissement, notamment sensible, de plus de 400 élèves.

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Statuts des professeurs (à replacer)

Chaque professeur doit disposer, dans la mesure du possible,d'une salle de classe qui lui soit propre.

Suppression des "matières complémentaires" des professeurs de collège et de lycée.

Pas d'augmentation de l'horaire d'enseignement au-delà de 18 heures

Elaboration d'un "code de déontologie pédagogique" afin de faire respecter la neutralité "axiomatique" et de dépolitiser l'école (cf. serment proposé par Cadichon)

Revalorisation des traitements.

Suppression de l'accès au grade de certifié ou d'agrégé "au tour extérieur" (sans avoir passé le concours)

Rétablissement du taux de rémunération des heures supplémentaires à 17,6%

Aucune nomination trop éloignée du domicile ou en zone sensible en début de carrière.

Les enseignants seront maintenus dans l'académie où ils ont passé le concours et suivi la formation.

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Excusez-moi, j'ai besoin de me reposer un peu...C'est presque fini.
Mais je m'aperçois qu'il y a des propositions "à reclasser" que je vais être obligé de mettre un peu en vrac en essayant de trouver une "rubrique"..a brac (comme disait Gotlieb)

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

"Oui Catmano a raison, tous les instits de cp le dise, un gamin qui a bien bossé en maternelle, et surtout en grande section a déjà une sacré longueur d'avance sur les autres. Et instit de maternelle ben c'est pas facile, faut avoir la santé."

Et tous les instits de GS le disent, un gamin qui a bien bossé en MS a déjà une sacrée longueur d'avance, et il en est bien sûr de même pour ceux de MS qui accueillent avec joie et confiance les enfants dont l'instit de PS avait "conscientisé ses objectifs"...

Ecrit par : catmano | 09 février 2007

Statuts des professeurs (suite)

Prise en compte de la situation des enseignants en fin de carrière en raison de l'usure physique et nerveuse liée aux conditions éprouvantes de travail.

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Bonne nuit à tous.

Je mettrai la touche finale demain matin.

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Quand je lis ceci:`""La liberté pédagogique : est-elle vraiment souhaitable, quand on voit la résistance des enseignants du primaire se servant du décret du 24 mars qui annule la prescription de n'utiliser que des méthodes syllabiques."" ...Je mesure le chemin qui reste à parcourir pour sortir l'école de ses chaînes. Ce commentaire est exemplaire.

Le problème évoqué ici ne concerne en rien la liberté pédagogique. C'est de manipulation, de chantage, de menaces, d'inversions sémantiques, de diabolisation, enfin de tout l'arsenal du terrorisme intellectuel dont qu'il est question. Leurs auteurs sont les syndicats majoritaires et la Nomenklatura,

Mettre fin à ce terrorisme et il n'y aura plus rien à craindre de la liberté pédagogique car le bon sens reprendra ses droits. Dûment informés des crimes commis, les parents eux non plus ne laisseront plus faire et soutiendront l'action des enseignants, puisque ce n'est plus pour réaliser le grand soir qu'on leur demandera des sacrifices, c'est pour des résultats immédiats, tangibles.

Comment empêcher que le crime continue ? En supprimant ce droit de bousiller des enfants avec la méthode globale (qui n'a pour support intellectuel qu'un catéchisme égalitariste, sans aucune sanction, que le principe de Peters.
La même éthique interdit de faire l'apologie du crime ou de leur faire prendre le créationnisme pour une théorie scientifique, ...et Le Pirée pour un homme.

Ce ne sont pas LES, mais seulement DES "enseignants du primaire" qui s'accrochent à la méthode globale, et qu'on ne vienne pas parler des méthodes mixtes, qui sont un non-sens pédagogique, confirmé par la neurologie et la biologique. Ceux qui s'accrochent à la globale le font :
-par idéologie,
-par peur des inspecteurs/hiérarchie/qu'en-dira-t'on, et
-par ignorance ou incompétence ce qui revient au même, car savoir est dans la job description.
Les deux dernières sont faciles à régler. Le choix rationnel sera vite fait, une fois que les menaces seront levées et la notation (corollaire de la liberté) mettra vite les récalcitrants d’équerre.
La première configuration ( activisme politique) étant imperméable à la raison, des sanctions sans lesquelles toute refonte de l’école restera incantatoire, seront appliquées.

Toutes ces mesures sont pratiquées dans des pays qui ont un système scolaire performant, et les études abondent qui les documentent. Écrivant tout cela j’ai l’impression de parler d’un film que j’ai vu 20 fois, mais dont mes lecteurs connaissent juste le titre, et par ce que tant de gens leur ont dit qu’il était mauvais, ils ne cherchent même pas à lire les critiques, pour se faire leur propre opinion.
La doxa illibérale c’est exactement cela. Elle diabolise la notation, le chèque éducation, le pluralisme,(finie la carte scolaire) l’autonomie des établissements, car tout tourne autour de deux principes indissociables mais qu'elle combat avec le succès que l'on sait: Libérer et responsabiliser. Pouah quelle horreur, entends-je…

A chaque droit correspond un ou plusieurs devoirs. La méthode analytique reprendra ses droits, une fois établies, et c’est l’objet de la charte ou alors elle est incantatoire, l'origine idéologique de la méthode globale et la nature totalitaire du système qui a permis qu'elle perdure, Il y a eu spoliation. Y mettre fin c'est rendre ses droits à la liberté aussi car il en est toujours ainsi dès que cesse l’oppression.

Ceux qui braient à la notion de déontologie comprendront-ils enfin les conséquences liberticides de leur poussée d'urticaire ?
J’en doute, mais devenus minoritaires, ils iront vite se faire oublier et hurleront, et comme toujours avec les loups, comme tous les bons collabos. Ils ont l’échine souple et se faufileront dans les rangs de l’armée des ombres, enfin sortie des ses maquis.

Ceci est une révolution copernicienne dans un pays jacobin et arc-bouté sur ses droits acquis. Je terminerai donc par une citation de ce bon abbé, que cite Jacques Marseille, (La guerre des deux France, page 159) « Si l’on ôtait l’ordre privilégié, la nation ne serait pas quelque chose de moins mais quelque chose de plus » (Sieyès).

Ecrit par : Cadichon | 10 février 2007

Bonsoir à tous,

J'aurais aimé écrire un mail au sieur Brighelli, mais je n'ai trouvé son adresse nulle part.

Comment dois-je m'y prendre ?

Merci de m'aider.

Ecrit par : joshuaP | 10 février 2007

joshuap,

Vue l'heure, vous devez être dans un fuseau horaire plus proche du mien, donc je me permets de répondre
pour envoyer un message à
JP Brighelli :
jcg.editeur@wanadoo.fr
nite, nite

Ecrit par : Cadichon | 10 février 2007

Robin, plutôt que d'occuper de l'espace avec des versions intermédiaires, pouvez-vous me faire parvenir votre projet via mon éditeur (voir adresse ci-dessus) ? Je l'aurai lundi, j'aurai le temps d'y mettre un peu la main avant de l'insérer en Note sur le Blog — et alors chacun pourra y ajouter ses commentaires et ses suggestions : sans doute vaut-il mieux avoir quelques déclarations de principe, des grandes lignes, et ensuite seulement les applications précises…
Merci pour tout ce travail de bénédictin…
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 février 2007

Concernant le recrutement (je ne parle que des concours que je connais) :
- instaurer une dictée (eh oui !) au Capes pour s'assurer que les futurs professeurs de français/lettres ne sont pas tout à fait illétrés (ou en tout cas pour effrayer les étudiants bellettriens et futurs candidats, et les inciter à combler leurs lacunes) ;
- supprimer l'Agrégation de lettres et nommer "Agrégés" les cent premiers du Capes (qui les valent bien) : cela mettra fin à la discrimination (tout de suite les grands mots !) contre ceux qui n'ont pas les moyens de demander une année de report, et cela évitera de faire de bachoteurs (pour beaucoup) une élite censément cultivée.

Ecrit par : Orius | 10 février 2007

Robin

je constate que des apports concernant le secondaire sont proposés à l'école primaire....

Je reprends la pré-synthèse de l'école primaire et ferme boutique ce soir ?

Ecrit par : patrick(instit) | 10 février 2007

Heu… "illettrés", peut-être, plutôt qu'"illétrés" ?

Et je ne peux pas être d'accord avec la proposition d'Orius. CAPES et Agrégation sont deux concours complètement différents, avec des programmes différents, des finalités différentes. Et je suis assez d'accord avec la proposition de nommer les agrégés en lycées — sauf demande particulière motivée pour des raisons familiales ou autres — j'ai eu ainsi un remarquable prof de Lettres en Khâgne (un certain Cubbels) qui a fini par demander des Sixièmes (au lycée Thiers de Marseille), peut-être dans l'idée de reprendre la formation à la base, là où il estimait que ses talents particuliers seraient les plus efficaces (c'était à la même époque que des diplômés de philo allaient bosser à la chaîne dans les usines d'automobiles…). La vocation, hein…
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 février 2007

Le dernier message de Cadichon, (sur la liberté pédagogique) me rappelle l'argumentation de certaines organisations musulmanes lors du procès des caricatures: "on est d'accord pour la liberté de la presse, mais on n'a pas le droit de tout faire", entendu hier soir chez Ruquier. Tous les imbéciles, (et je pèse mes mots) présents sur le plateau n'ont pas compris, ou ont fait semblant de ne pas comprendre la légende du dessin de Cabu; (Mahomet disant: "c'est dur d'être aimé par des cons", ne s'adressait pas à l'ensemble des musulmans, mais aux terroristes.
Cadichon, on ne transige pas plus avec la liberté pédagogique qu'avec la liberté de la presse. Ou alors, je n'ai rien compris à ce qu'a écrit Robin à ce sujet dans la synthèse.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

Proposition de Charte pour l'école maternelle :

1. L’école maternelle doit être accessible à tous les enfants âgés de 2 à 5 ans en tout point du territoire national.

2. L’enseignement préélémentaire fait partie de l’enseignement primaire, ses personnels sont des instituteurs recrutés dans le même corps que les enseignants de l’école élémentaire. Ceux-ci auront bénéficié pendant leur formation d’un enseignement complet et objectif portant sur les méthodes et techniques d’apprentissage et sur le développement psychomoteur et cognitif de l’enfant de zéro à douze ans.

3. Les mairies recrutent et rémunèrent des Agents Territoriaux Spécialisés des Ecoles Maternelles (1 par classe). Ces personnels doivent être formés (CAP Petite Enfance).

4. L’école maternelle étant une école, elle bénéficiera de programmes clairs et précis, allant du simple au complexe, rédigés par année scolaire (PS, MS, GS) et par matières :
- Langage oral : vocabulaire, amélioration de la syntaxe, écoute active, poésies, chants, comptines, albums pour enfants, contes traditionnels
- Préparation à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture : conscience phonémique, dictée à l’adulte, graphismes préparatoires à l’écriture liée ; les activités de lecture par hypothèses dès la PS seront fortement déconseillées ainsi que la copie de mots (prénoms, jours, ...) en majuscules d’imprimerie.
- Spatialisation, latéralisation, rythme, connaissance des nombres, des formes, des couleurs
- Découverte du monde (vivant, temps, matière, espace)
- Arts visuels et tout particulièrement dessin représentatif, l’apprentissage de techniques d’arts plastiques (copie d’œuvres, « à la manière de », etc.) sera fortement déconseillé,
- Musique
- Education Motrice

5. Les programmes de l’école maternelle évacueront la notion de Projet d’Ecole, laissant libre champ aux enseignants pour construire une progression basée sur les savoirs. Les IEN insisteront tout particulièrement lors des inspections et des journées de formation continue sur la confusion entre activisme tous azimuts et activités programmées et suivies ainsi que sur l’inanité de mettre en place des projets à long terme pour habiller l’acquisition de savoirs préélémentaires.

6. Les instituteurs de GS seront tout particulièrement sensibilisés à la nécessité de faire acquérir à leurs élèves les prérequis nécessaires à un bon déroulement de leur scolarité élémentaire (conscience phonémique, gestes de l’écriture liée, connaissance des nombres jusqu’à 30, petits problèmes additifs, soustractifs, multiplicatifs et de partage sur les nombres de 0 à 20 mais aussi écoute active, concentration, maîtrise du corps et conscience de l’autre).

7. Afin de résoudre l' "épidémie" de difficultés comportementales due à la promotion délirante de certains courants psychopédagogiques, une grande campagne de sensibilisation sera mise en place par les différents acteurs de l’éducation enfantine (PMI, ASE, MEN), campagne dont le but sera l’aide aux jeunes parents (création de « maisons des enfants », « écoles des parents », suivi personnalisé depuis la naissance pour certains « cas lourds ») et la prévention des troubles comportementaux (sans fichage, bien entendu). Les personnels de ces trois administrations (renforcés partout où le besoin s’en fait sentir) seront fortement encouragés à travailler ensemble pour redonner au petit enfant son statut d’être en devenir qui a besoin de « tuteurs » solides pour grandir harmonieusement.

Ecrit par : catmano | 10 février 2007

Lorsque Patrick(instit) propose l'interdiction pure et simple de la photocopie à l'école élémentaire, je suppose qu'il parle de ce que l'on appelle communément le "bouffe-fiches", réprouvé aussi par Christophe Sibille pour l'école maternelle, ou le "picorage de trucs super intéressants qui les a bien occupés" (une titulaire-remplaçante me racontait avoir trouvé dans une classe un gros dossier intitulé "activités occupationnelles en cas de rupture de l'activité pédagogique" qui contenait des photocopies de coloriages !).

Cela devrait être précisé, selon moi. On peut en effet utiliser des photocopies à condition qu'elles entrent dans une progression construite (de français, de mathématiques, d'histoire, de géographie, de sciences) que l'on ne trouve pas dans les manuels actuellement dans le commerce.

Ecrit par : catmano | 10 février 2007

Oui, je ne me souviens pas avoir parlé d'interdiction, (ou alors, je me suis mal exprimé), mais il y a effectivement assez souvent une réelle gabegie de photocopies à l'école maternelle. Et quelquefois à l'école élémentaire également.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

Pedro, quand nous nous étions vus, nous étions tombés d'accord sur l'intérêt de l'introduction de la pratique du théâtre dans la formation des professeurs. Vous m'aviez même parlé de la pratique des arts martiaux, non évidemment pour rendre les enseignants à mieux taper sur leurs élèves, mais parce que l'état d'esprit "zen" que leur maîtrise implique pouvait avoir un intérêt réel sur leur acquisition d'une plus grande autorité. S'il n'est pas trop tard, je reprend ces deux propositions à mon compte pour les faire figurer dans la charte.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

Il y a des propositions curieuses… Une photocopieuse ou un ordinateur sont des outils — et pourquoi s'en priver ? En revanche, ne pas en faire des totems, oui…
En revanche, les mathématiciens (mais aussi les Chimistes…) demandent instamment l'interdiction de la calculatrice avant la Terminale…
Christophe, la pratique du théâtre est hautement recommandable — pas forcément pour tout le monde, mais pour les plus introvertis, qui s'y éclatent, souvent, puisqu'ils jouent un rôle qui les travestit — jusqu'à ce qu'ils comprennent que l'on n'est jamais soi (mais le XVIIe siècle, espagnol ou français, avait dit cela bien mieux…).
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 février 2007

Lres IUFM devenant Ecoles d'application, soit, mais à condition d'en virer tout le personnel actuel et d'opérer un nouveau recrutement sur des critères totalement différents: uniquement des gens en poste, déjà, et aucun permanent, à part les IPR et les IEN et un secrétariat.
Le mot et la chose "IUFM" doivent impérativement disparaître, sinon, comme je l'ai déjà écrit, le lobby "pédago" qui est toujours bien en place et à qui Gilles de Robien vient de concéder un pouvoir encore plus exorbitant qu'avant, va être pris d'un fou-rire homérique en lisant nos gentilles revendications contre le "pédagogisme". La charte de l'éducation doit avoir, il me semble, le caractère d'une déclaration de guerre contre tous ceux qui ont détruit l'Education nationale et qui sont toujours bien installés dans la place. Croyez-vous que Meirieu nourrisse le moindre doute sur la perennnité de son hégémonie?

Ecrit par : Jean | 10 février 2007

Bonjour,
Revenons à des choses plus terre à terre, propose Anne- Marie , après avoir cité le célèbre poème de Victor Hugo où l'on voit un soldat à terre , justement, demandant à boire.
Ajoutons l'histoire du crapaud et nous sourirons d'un air blasé et convenu . Ah le Hugo de Papa au temps où l'on apprenait des récitations ! C'était bon dans l'temps tout ça...
Dans l'affaire du crapaud, l'enfant montre à l'évidence que "l'on peut lui faire confiance". Hum ! J'en conclus que l'on peut revenir à Hugo. Un petit tour du côté de Poil de Carotte s'acharnant avec un certain sadisme sur une taupe, sauf erreur car je n'ai pas le temps de vérifier, invite à voir les choses sous un autre angle.
L'institutrice châlonnaise gisant à terre, inconsciente et recevant les coups sauvages d'un pied qui l'écrase sous le regard d'enfants horrifiés et de quelques adultes pétrifiés nous invite à réfléchir. Comment est-ce possible ? Comment l'escalade du mépris de notre mission a-t-elle pu se faufiler dans les failles, les lâchetés,et les faiblesses pour en arriver là ?
Quelques années avant mon départ du navire, j'avais invité une ancienne déportée à venir répondre aux questions de mes élèves volontaires pour participer au concours de la Résistance et je travaillais avec la jeune collègue d'histoire débordante d"énergie et d'enthousiasme. L'invitée en question , institutrice et secrétaire de mairie à l'époque, fabriquait de faux paipiers . Dénoncée, elle fut déportée. Répondant aux questions des élèves, elle nous confia le souvenir qui l'avait le plus marquée . Une SS avait tué à coups de pieds une fillette qui ne tenait plus sur ses jambes et ne pouvait se relever.
Rien à voir ?
L'enfant consommateur harcelant ses parents peut se transformer en tyran qui ne supporte pas la moindre contrariété, le moindre effort et devient un adulte qui ne connaît que la force brute. Comme il est devenu banal de mépriser les instits et les profs qui ne fichent rien , ne servent à rien, ne sont pas rentables , ne produisent pas comme on me l'a crié un jour au visage, il n'y a pas lieu de s'étonner.
Des êtres humains dignes de ce nom . Il y a du pain sur la planche. veuillez m'excuser si je radote et si je suis vieux jeu.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 février 2007

"Lres IUFM devenant Ecoles d'application, soit, mais à condition d'en virer tout le personnel actuel et d'opérer un nouveau recrutement sur des critères totalement différents: uniquement des gens en poste, déjà, et aucun permanent, à part les IPR et les IEN et un secrétariat."

Ecrit par : Jean | 10 février 2007

Vous plaisantez, Jean? Si votre but est "d'éliminer le pédagogisme", (je vous cite), il faudrait que vous preniez conscience du fait que beaucoup d'inspecteurs en sont beaucoup plus proches que la plupart des professeurs disciplinaires. Il faudrait un minimum de cohérence. Virez donc tout le monde!

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

J'ai été inspecteur de l'éducation nationale (IDEN puis IEN), ennemi farouche des pédagogistes comme chacun pourra le constater en lisant mes mémoires en trois volumes "Soixante années dans les écoles de la République", éditions le Livre d'Histoire (voir www.histo.com) C'est dire que, paysan du Danube, je ne me reconnais pas, mais alors pas du tout dans certains propos tenus dans cette rubrique. J'y reviendrai peut-être un prochain jour, mais ce n'est pas de moi que je souhaite parler aujourd'hui.

Je suis, comme chacun, écœuré par l’agression inadmissible dont ont été victimes deux institutrices de l’école primaire publique du Verbeau à Châlons-en-Champagne. Sept mois de prison pour le plus violent, un mois pour l’autre, la sentence à mes yeux n’est pas suffisamment exemplaire. Et je ne suis pas un adepte de la répression ! Je crois que la société française est parvenue à un point de non retour. Si on ne fait rien maintenant, nos rues seront bientôt une jungle où les fauves et les prédateurs de toute nature imposeront la raison du plus fort qui, est toujours la meilleure, comme La Fontaine nous l’a enseigné.
De quoi s’agit-il ?
Une institutrice dont le rôle institutionnel est d’inculquer les valeurs du civisme, les règles élémentaires de la vie en société, réprimande un de ses élèves qui ne se serait pas mis en rang suffisamment vite au terme de la récréation du matin. Deux énergumènes, le « grand frère » et un comparse, une terreur de quartier, surgissent, jettent l’enseignante à terre, la criblent de coups de pied et frappent également une autre institutrice qui tentait de porter secours à sa collègue.
Lorsque j’étais écolier, il y a soixante-dix ans, le directeur se tenait à la grille d’entrée et ne laissait entrer que les enfants. Aucun parent n’était admis et chacun obtempérait. Lorsque la cloche avait sonné, le directeur fermait la grille. Déchargé de classe, il se tenait quelques minutes dans la cour pour cueillir et punir les retardataires qui devaient alors emprunter la petite porte qu’il fermait à clé un quart d’heure plus tard. Nul ne pouvait plus pénétrer dans l’école. L’école, alors, était une « citadelle de l’enfance » (Jean Château)
De nos jours, l’école est comme un moulin exposé à tous les vents mais il ne s’agit plus guère que de vents maléfiques qui empêchent les ailes du moulin de tourner et de produire de la bonne farine bien blanche. Voilà un premier point : nos écoles ne garantissent plus la sécurité de leurs occupants. Lorsque je regarde par ma fenêtre qui donne sur l’entrée de deux écoles, je constate que les allées et venues de personnes qui n’ont rien à faire là sont permanentes. Jamais les grilles ne sont fermées.
A qui la faute ? A qui incombe la responsabilité de la sécurité ? Si c’est au chef d’établissement qu’il soit déchargé de la conduite d’une classe et se consacre aux problèmes non pédagogiques de l’école. Ces problèmes foisonnent et suffisent à occuper une personne à temps complet. Voilà un second point : l’administration de l’éducation nationale ne donne pas toujours à l’école de la République les vrais moyens d’assurer localement la sécurité de nos enfants alors que des sommes importantes sont parfois dilapidées pour décorer de fallacieuses vitrines célébrant des modes éphémères.
Ces constats sont ponctuels. Il existe des causes plus profondes. Je ne sais si je saurai les analyser convenablement mais je pense pouvoir avancer quelques explications.
Regardons autour de nous : les affiches sur les murs et tout au long de nos routes et de nos autoroutes, les titres de la presse écrite, la publicité à la télévision, la relance téléphonique chez les particuliers, tout est fait pour créer de faux besoins et stimuler la consommation, d’une manière générale.
Il y a plusieurs décennies maintenant, cinq ou six, peut-être davantage, le mercantilisme a compris que, pourvu que l’on sache s’y prendre, il était possible de créer une catégorie de consommateurs nouveaux, avec leurs désirs spécifiques, à savoir, les enfants.
Il suffit de créer des modes, par exemple la mode des porte-clés. Un porte-clés comme son nom l’indique a pour fonction de réunir en un trousseau unique toutes les clés en usage. Dès lors qui donc a besoin d’une collection de porte-clés qui ne porteront pas de clés ? Personne ! Qu’à cela ne tienne, la mode est lancée, la mayonnaise prend. Il suffit maintenant de glisser des porte-clés un peu partout, dans la boîte du camembert Machin ou dans le baril de lessive Truc. Pour satisfaire les revendications de Toto, papa devra manger du camembert Machin jusqu’à satiété et maman devra renoncer à sa lessive qui lave plus blanc que blanc pour remplir sa réserve de barils de lessive Truc. Que croyez-vous qu’il disent, papa et maman ? Rien ! Ils crachent au bassinet et sont admiratifs devant l’empilage des barils de lessive, l’alignement des emballages de camembert et celui des porte-clés inutiles. Ils vont même jusqu’à commenter leur originalité. Faut-il multiplier les exemples ? Barbie ? Les gadgets Didl ? Non, n’est-ce pas ? La preuve est faite : l’enfant est devenu un consommateur-roi et les parents dilapident des fortunes pour satisfaire les caprices de Toto et enrichir les habiles businessmen qui les ont suscités.
L’enfant n’est pas seulement un consommateur-roi, il est le roi, le despote. De plus en plus, c’est sa culotte courte qui commande à la maison. Papa et maman s’inclinent et sont même farouchement disposés à tomber à bras raccourcis sur le malotru qui déroberait à la collection inutile le porte-clés dont il a besoin, cette collection qu’on jettera demain quand Toto s’en sera lassé. Voilà un troisième point : la société de consommation a perverti l’enfant et provoqué la démission des parents.
Et voici le point essentiel : comment s’étonner dès lors de voir se perdre les valeurs civiques ?
On compte sur l’école. C’est bien connu : « L’école n’a qu’à… », « c’est dès l’école qu’il faut… »
Or, deux enseignantes, sans doute persuadées qu’en effet, l’école doit continuer à jouer son rôle civilisateur sont aussitôt agressées par le « grand frère » justicier de la famille, vraisemblablement un futur « parrain » devant des enfants traumatisés qui ne veulent plus retourner à l’école le lendemain. Comment ne pas les comprendre ?
Remontons le cours du temps.
Mai 1968 a produit de multiples slogans. Les uns étaient généreux, je le proclame et je sais de quoi je parle, j’y étais, en pleine faculté de Nanterre ! D’autres, jaillis dans l’enthousiasme, scandés par de jeunes étudiants persuadés qu’ils rebâtissaient le monde, tout comme ceux de Victor Hugo, se sont avérés pernicieux comme le trop fameux : « Il est interdit d’interdire »
Il est normal d’interdire à l’un ce qui nuit à tous. Interdire aux fumeurs comme le législateur s’y emploie actuellement d’intoxiquer ceux qui veulent respirer un air sain est légitime, juste et n’a rien qui puissent scandaliser toute personne douée de bon sens et d’altruisme.
Hélas ! Dans notre société, ce qui était inconcevable lorsque j’étais un enfant est devenu possible. Par exemple, entrer dans une école et frapper un enseignant ! Interdire désormais ce n’est plus veiller à l’intérêt général, c’est priver de la liberté de faire ce qu’il veut le personnage asocial, c’est attentatoire à la liberté de chaque particulier. Dès lors, chaque particulier un tant soit peu belliqueux entend protester contre la loi pour tous et se faire personnellement justice en usant, au minimum, de ses gros biceps et de ses souliers cloutés !
« Nos valeurs », comme disent nos politiques, sans jamais expliciter ce que sont ces valeurs, nos valeurs fluctuent. Elles sont de moins en moins « sociétales » et de plus en plus personnelles. Chacun a les siennes et se soucie comme d’une guigne de celles du voisin.
Lorsque j’entends dire « Les enfants de maintenant », je bondis ! Nos enfants, à leur naissance, ne sont pas différents de ce que nous étions à la nôtre. Malheureusement ils ne sont plus éduqués comme nous l’étions à cause des influences pernicieuses que je viens d’analyser.
Il n’y a pas d’éducation sans goût de l’effort, sans sanction, positive ou négative, sans dressage. Le mot est lâché, oui, sans dressage. Il faut dresser le tout petit à dire « merci, pardon, s’il te plaît » mais en lui disant « pardon, merci, s’il te plaît. » Il n’y a pas d’éducation sans exemple. Où est l’exemple de nos jours ? Répondez-moi, parents ! Répondez-moi, messieurs et mesdames les politicards, bons apôtres si généreux en larmes de crocodiles toujours rétroactives mais qui, précisément, ne prêchez guère d’exemple ! Répondez-moi, pédagogistes fossoyeurs !
Que notre société, que ceux qui démissionnent, que ceux qui démolissent ce qu’il est si difficile de bâtir ne demandent pas aux seuls enseignants de rouler le rocher de Sisyphe. A la somme d’efforts et de vertus qu’ils exigent des enseignants, j’ai connu en ma longue carrière enseignante bien peu de ministres qui fussent dignes d’être enseignants ! Je veux bien tolérer qu’un chef d’orchestre ne sache pas jouer du basson mais je ne puis admettre qu’il ignore la musique !
Voilà où nous en sommes !
Il nous faut donc réfléchir sérieusement, peser le pour et le contre et ne pas rater l’occasion d’élire enfin, au prochain printemps, un chef de l’État digne de ce nom, digne de notre confiance et qui incarnera s’il se peut le renouveau.
J’avoue demeurer dans l’expectative à cet égard.

Ecrit par : Maurice Mabilon | 10 février 2007

Non Hélène,ce n'est pas vous qui radotez.

Je viens de lire vos contributions y compris celle de JPB. D'accord j'enverrai la Charte "finalisée" sur l'adresse indiquée. Mais il me reste encore quelques points qui font débat :

1°) La Loi d'orientation de 89. Je vois que la synthèse de Patrick exige son abrogation pure et simple. On ne peut évidemment l'abroger pour le primaire et la conserver, même en l'amendant pour le secondaire. Alors abrogation, amendement, rééquilibrage ? Au point où j'en suis de ma réflexion et après avoir réexaminé la Loi point par point, je serais plutôt pour l'abrogation, sachant qu'il faudrait une nouvelle Loi.

2°) Les IUFM...Ce que dit Jean est très juste. Il ne suffit pas de débaptiser ls IUFM si c'est pour reprendre les mêmes. Mais je ne sais pas comment formuler cette idée.

3°) Les méthodes de lecture. Le problème est le même. Faut-il laisser croître le bon grain avec l'ivraie ou brûler l'ivraie ?

4°) La carte scolaire. C'est vrai que nous en avons peu parlé et que les contributions (deux je crois), s'annulent : L'une pour et l'autre contre la suppression.Je ne peux pas "finaliser" sans intégrer ce point essentiel qui doit figurer dès le début.

Je propose quant à moi la phrase suivante : Nous demandons l'assouplissement de la carte scolaire et la possibilité pour les familles de choisir désormais entre plusieurs établissements. Cette question de la carte scolaire est un "rocher de granit" (c'est le breton qui parle) parce que la discrimination sociale est avant tout une question d'habitat. Je ne me sens pas le droit de passer outre ou de ne parler qu'en mon nom personnel.

L'organisation de l'éduc. nat : Faut-il faire figurer une proposition sur l'administration centrale (ce serait assez plaisant de rejoindre Claude Allègre et sa "cure d'amaigrissement du mamouth" ?

Ecrit par : Robin | 10 février 2007

Remise en question urgente et indispensable de la pléthore de contrôles écrits notés au collège qui dévorent les misérables heures d'enseignement sans avoir d'effet instructif, prennent un temps fou aux enseignants qui les corrigent convenablement etc... Nos enfants ne travaillent plus pour apprendre mais pour avoir des notes. Bonjour l'ouverture d'esprit et le plaisir de la découverte. Deux notes écrites par matière principale et par trimestre, augmentation du travail oral et remise au goût du jour des heures de TD en demi-groupe en maths et français au moins.
J'approuve par ailleurs la remise en place de coefficients ou la suppression de la moyenne générale qui fausse le jugement des enfants et de leursparents, particulièrement de ceux n'ayant pas fait de longues études. On ne doit pas remonter un deux en maths avec un dix-huit en Musique et un deux en français avec un dix-huit en Arts Plastiques. C'est débile et mensonger.

Ecrit par : dobolino | 10 février 2007

A propos de la carte scolaire : Si F.Bayrou est pour le maintien, c'est parce qu'il sait, en tant qu'ancien ministre de l'éducation les problèmes que cela pose.Faut-il faire comme Alexandre avec le noeud gordien ? Peut-être, mais réfléchisez concrètement au problème, sans idées préconçues en pensant aux établissements scolaires autour de vous et en vous posant des questions concrètes : transports, taille des établissements, éloignement du domicile...

Ecrit par : Robin | 10 février 2007

Ch.Sibille qui me donne cette leçon:
""Cadichon, on ne transige pas plus avec la liberté pédagogique qu'avec la liberté de la presse. Ou alors, je n'ai rien compris à ce qu'a écrit Robin à ce sujet dans la synthèse.

Jusque là rien de nouveau car votre remarque montre aussi que vous n'avez rien compris non plus à ce que j'ai écrit depuis que je suis arrivé(e) sur ce bolg.

Bis répétita:
Rappel de ce commentaire écrit je ne sais plus par qui:""La liberté pédagogique est-elle vraiment souhaitable?" et que j'appellai "exemplaire" pensant benoîtement que tout le monde comprendrait, tant cela allait de soi: "exemplaire de ceux qui pensent, à tort, of course, est-ce que je me fai bien comprendre cette fois-ci? que l'on peut transiger avec la liberté.
Il me semble que de nous deux, sur ce blog, et vous n'étiez pas le dernier à me le reprocher , c'est moi qui défends la liberté qui est au coeur de la pensée libérale, contre la pensée illibérale, mot que j'emploie lui ausi à dessein,comme d'ailleurs tout ceux que j'écris ( habitude de juriste sans doute) mais il me semble que ces desseins sont impénétrables pour quelques uns. Le dernier mot en date étant "remédiation" et évidemment allait sauter dessus comme la vérole sur ce pauvre bas clergé breton celui qui ne me rate jamais mais visiblement ignore le sens de cet anglicisme (qui vient d'un terme specifique -remediation- réservé à l'ensemble des moyens destinés à remédier aux difficultés d'apprentissage) dont l'apparition dans le sabir pédagogiste est due au fait que ce mot n'a pas d'équivalent en français, comme leadership, et une palanquée d'autres....et la nature a horreur du vide.

De son sens étroit réservé au domaine pédagogique, "remediation" s'est étendu à d'autres, notamment l'écologie.
Ce passage par l'anglais me rappelle une proposition lue plus haut de remettre l'enseignement de la grammaire dans celui des langues. Affligeant d'en être arrivé là! Sans connaître la grammaire de sa propre langue ( passée elle aussi à la trappe) il est IMPOSSIBLE d'en apprendre une autre. L'ampleur du désastre est insondable et le chantier pharaonique


Il est donc bien évident que ce néologisme, qui porte l'imprimatur de cette caste que nous cherchons à déboulonner, est à remplacer par une autre formulation car encore une fois il n'y a pas de mot pour

j'ai trop sommeil, le jour se lève, pour préciser aussi sur la distinction entre illibéral et anti-libéral, que comprendront ceux qui justement n'ont pas besoin d'explication.
er pardon pour les coquilles éventuelles, je ne me relis pas

Ecrit par : Cadichon | 10 février 2007

Ch.Sibille qui me donne cette leçon:
""Cadichon, on ne transige pas plus avec la liberté pédagogique qu'avec la liberté de la presse. Ou alors, je n'ai rien compris à ce qu'a écrit Robin à ce sujet dans la synthèse.

Jusque là rien de nouveau car votre remarque montre aussi que vous n'avez rien compris non plus à ce que j'ai écrit depuis que je suis arrivé(e) sur ce bolg.

Bis répétita:
Rappel de ce commentaire écrit je ne sais plus par qui:""La liberté pédagogique est-elle vraiment souhaitable?" et que j'appellai "exemplaire" pensant benoîtement que tout le monde comprendrait, tant cela allait de soi: "exemplaire de ceux qui pensent, à tort, of course, est-ce que je me fai bien comprendre cette fois-ci? que l'on peut transiger avec la liberté.
Il me semble que de nous deux, sur ce blog, et vous n'étiez pas le dernier à me le reprocher , c'est moi qui défends la liberté qui est au coeur de la pensée libérale, contre la pensée illibérale, mot que j'emploie lui ausi à dessein,comme d'ailleurs tout ceux que j'écris ( habitude de juriste sans doute) mais il me semble que ces desseins sont impénétrables pour quelques uns. Le dernier mot en date étant "remédiation" et évidemment allait sauter dessus comme la vérole sur ce pauvre bas clergé breton celui qui ne me rate jamais mais visiblement ignore le sens de cet anglicisme (qui vient d'un terme specifique -remediation- réservé à l'ensemble des moyens destinés à remédier aux difficultés d'apprentissage) dont l'apparition dans le sabir pédagogiste est due au fait que ce mot n'a pas d'équivalent en français, comme leadership, et une palanquée d'autres....et la nature a horreur du vide.

De son sens étroit réservé au domaine pédagogique, "remediation" s'est étendu à d'autres, notamment l'écologie.
Ce passage par l'anglais me rappelle une proposition lue plus haut de remettre l'enseignement de la grammaire dans celui des langues. Affligeant d'en être arrivé là! Sans connaître la grammaire de sa propre langue ( passée elle aussi à la trappe) il est IMPOSSIBLE d'en apprendre une autre. L'ampleur du désastre est insondable et le chantier pharaonique


Il est donc bien évident que ce néologisme, qui porte l'imprimatur de cette caste que nous cherchons à déboulonner, est à remplacer par une autre formulation car encore une fois il n'y a pas de mot pour

j'ai trop sommeil, le jour se lève, pour préciser aussi sur la distinction entre illibéral et anti-libéral, que comprendront ceux qui justement n'ont pas besoin d'explication.
et pardon pour les coquilles éventuelles, je ne me relis pas.

Ecrit par : Cadichon | 10 février 2007

Cadichon, je ne braie pas à l'idée d'un code de déontologie qui dans l'absolu est parfait ni au fait de prêter serment! Je sais d'expérience que c'est de la poudre aux yeux dont la principale fonction utilisée est d'entraver la liberté personnelle de celui qui y est soumis, à bon ou mauvais escient. Un code de déontologie qui serait calqué sur le notre pourrait permettre de porter plainte contre un parent qui aide son gosse à apprendre, pour exercice illégal de la profession d'enseignant, par exemple.
Demandez aux bénéficiaires de la CMU l'accueil chaleureux que leur réservent certains de ceux qui ont prêté serment de soigner.

Ecrit par : dobolino | 10 février 2007

Non Hélène,ce n'est pas vous qui radotez.

...C'est l'Histoire qui bégaye.

Ecrit par : Robin | 10 février 2007

Un code de déontologie pourrait servir à entraver encore plus la liberté pédagogique.

Ecrit par : dobolino | 10 février 2007

Toujours à propos de la carte scolaire...

Il est évident que le problème ne se pose que par rapport aux collèges ruraux et aux collèges sensibles. Personne ne veut le dire et tout le monde y pense. Belle hypocrisie !

Si vous supprimez la carte scolaire en laissant aux parents la liberté totale du choix de l'école, vous allez vous retrouver avec une situation complètement ingérable et je ne suis pas certains que les uns et les autres y gagnent.

Ce qu'il faut, c'est "remédier" à la situation actuelle des ZEP et des collèges en zone rurale en leur affectant des moyens supplémentaires importants.

Ecrit par : Robin | 10 février 2007

En revanche, les mathématiciens (mais aussi les Chimistes…) demandent instamment l'interdiction de la calculatrice avant la Terminale…

JPB

Ecrit par : brighelli | 10 février 2007

Il me semble que si on l'interdisait jusqu'au brevet, il ne serait pas nécessaire de l'interdire ensuite? Nous utilisions les tables de log et trigo ainsi que la règle à calcul. La machine à calculer est moins encombrante et très performante, accessible vu son prix. Apprendre à l'utiliser judicieusement est aussi un apprentissage. Nous perdions énormément de temps à réaliser manuellement des calculs que nous maîtrisions très bien à l'issue de la classe de troisième.

Ecrit par : dobolino | 10 février 2007

Oui bien sûr pour l'usage de la photocopie , il est indispensable de préciser .

La photocopie s'avère ainsi utile pour des évaluations où l'on privilégie rapidité ou être un outil au service de leçons bien particulières. Mais remplir des cahiers de poésies ou cahiers du jour sous prétexte qu'écrire est une perte de temps !

Ecrit par : patrick(instit) | 10 février 2007

Est-ce que Pedro Cordoba peut en quelques lignes finaliser la formation des futurs instits.(explication donnée plus haut à yann )

Ecrit par : patrick(instit) | 10 février 2007

Je rappelle aux chroniqueurs bénévoles que j'avais rédigé une note sur la question de la carte scolaire en septembre 2006, et que de nombreux commentaires de cette époque peuvent être intégrés dans la charte que nous composons aujourd'hui.
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 février 2007

Mea culpa !

La notion de faute d'orthographe est un héritage des bons pères. Si les mots ont un sens, il ne peut y avoir faute d'orthographe. Ou bien, il y a orthographe et il n'y a pas faute (que voudrait dire fautte d'orthographe correcte?) ou bien il n'y a pas orthographe. On doit dire "il orthographie" et non "il orthographie mal (ou bien) " Cela dit, dans ma contribution de ce matin, après seconde relecture, je constate que j'ai laissé passer "rien qui puissent" C'est évidemment "rien qui puisse" qu'il faut lire. Mea culpa!

Ecrit par : Maurice Mabilon | 10 février 2007

Quelques mises au point, Robin.

1)Peut-être dans le préambule:

"La mission des instituteurs et des professeurs est définie par la Constitution de 1958, laquelle stipule qu'"enseigner est un devoir de l'Etat, s'instruire est un droit". Toute doctrine pédagogique qui contreviendrait à la Constitution, prétendant par exemple que "le professeur n'est pas là pour transmettre des connaissances", doit donc être déclarée hors-la-loi."

"Nous demandons la suppression des IUFM, lesquels n'ont cessé, depuis leur création en 1989, d'être une machine de guerre lancée contre l'enseignement "traditionnel" , constamment caricaturé par leurs "penseurs" de façon autoritaire et partisane. Les IUFM diffusent une pseudo-pédagogie inspirées par des idéologies incompatibles avec le libre exercice de la raison, laquelle demeure le seul moteur du progrès intellectuel et moral."

2) A propos de l'école primaire:
"La méthode globale de lecture et les méthodes qui s'en inspirent doit être interdite à l'école maternelle et à l'école primaire. En effet, elle est incompatible, dans son principe comme dans ses effets, avec les exigences d'une pédagogie fondée sur la raison. A ce titre, elle ne peut se revendiquer de la liberté pédagogique, laquelle ne s'étend pas au droit pour le maître d'appliquer à sa fantaisie toutes les méthodes pédagogiques possibles, mais se borne à permettre un choix entre celles qui répondent aux exigences de la raison. Indéfendables dans leurs principes, catastrophiques dans leurs effets, les méthodes globales et assimilées sont désormais interdites."

3)Les "objets d'études", Robin, c'est au lycée, pas au collège!

4) "L'enseignement en "séquences didactiques" est interdit au collège et au lycée, pour la raison que la liberté pédagogique ne donne aucunement le droit au professeur de faire le choix à sa fantaisie de méthodes contraires à toute rationalité , tant dans leur principe que dans leurs effets, mais qu'elle est bornée par une exigence de rationalité et d'efficacité. Les "séquences didactiques" ne répondent ni à l'une ni à l'autre de ces exigences. Elles doivent être interdites.

5) Je n'ai rien lu sur le "projet d'établissement", pourtant une belle saloperie chronophage et budgétivore. Ai-je laissé passer l'article qui l'abroge?

6) Et l'abrogation du "conseil pédagogique"?

Ecrit par : Jean | 10 février 2007

doivent être interdites

Ecrit par : Jean | 10 février 2007

J'ai dit trop de contrôles au collège( programme coupé en tranches ultra-fines). Je viens pour rajouter: nombreux sont les professeurs de français qui ne font pas rédiger assez de dissertations et explications de texte au lycée. Pour la philo, c'est chronique et ne date pas d'aujourd'hui mais pourrait-on demander un minimum de deux dissert par trimestre? Je n'ose demander une par mois... Je me doute qu'il est bien long de corriger convenablement 35 dissert mais comment faisaient les professeurs de mes parents (1942/1950) qui en donnaient une tous les quinze jours????

Ecrit par : dobolino | 10 février 2007

Au primaire, une bonne part du problème vient du fait que personne n'a le courage de dire qu'il faut des contraintes pour ques les élèves travaillent et apprennent.

Moi je passe pour un jeune réac parceque je fais des dictées, j'exige que les tables de multiplication et les leçons de français soient apprises par coeur, je fais lire et écrire tous les jours et évidemment j'en demande de plus en plus au cours de l'année.

Je leur met des contraintes, je fais les gros yeux et parfois je punis et je gueule. Pas pour le plaisir, j'adore mes élèves ils sont adorables. Mais comme tous les enfants il leur arrive régulièrement, naturellement et logiquement de parler, de faire les idiots et de trainer dans le travail.
Et bien arrêtons l'angélisme et la psychologie de bazar, on est payé pour qu'ils travaillent et qu'ils progressent ce qui est indispensable sans contrainte. Or, à mon niveau je vois de plus en plus d'enfants-rois, sans contraintes, et qui "pétent les plombs" à l'école parceque pour la première fois de leur vie on leur dit NON. Trop tard c'est entre deux et trois ans que les parents doivent apprendre à fixer des limites. Mais pour ça il faudrait encore se comporter en parent et pas en granf frère ou en copain.

Catmano aurait sans doute plein de choses à dire là-dessus.

Moi je vois clairement l'influence de mai 68 là dedans et je remercie tous les jours mes parents d'avoir été des parents et pas des copains.

Mais les petites princesses et les petits rois d'aujourd'hui il ne faut rien leur interdire, ce serait méchant/passéiste et donc vous l'avez compris de droite et/ou fasciste.

Ecrit par : Ronin | 10 février 2007

On en est arrivé à une dictature de la note complètement paradoxale puisqu'on n'en tient en même temps pratiquement plus compte. Ma fille, élève de cinquième, nous ramène entre trois et quatre notes par semaine, en larmes si elle n'a pas atteint la moyenne.
Les gens qui sont descendus dans la rue en Mai 1968, demandant le contrôle continu, voulaient-ils vraiment arriver à ce système?

Ecrit par : dobolino | 10 février 2007

Maurice Mabilon

Je me suis permis de mettre votre texte sur mon blog

si vous ne le souhaitez pas , m'en informez

merci

Ecrit par : patrick(instit) | 10 février 2007

Mais les petites princesses et les petits rois d'aujourd'hui il ne faut rien leur interdire, ce serait méchant/passéiste et donc vous l'avez compris de droite et/ou fasciste.

Ecrit par : Ronin | 10 février 2007

Le problème, c'est que les arguments et la doctrine qui vont avec sont beaucoup plus "vicieux" que ça( ne contiennent pas non plus que du faux) et, lorsqu'on est un parent exigeant, c'est aussi par certains enseignants qu'on se fait traiter de parent abusif et étouffant. Catmano vous répondra certainement mieux que moi.
N'oubliez pas non plus la chanson Rosa de Brel ou les souffrances de Rimbaud ou de Baudelaire ou d'autres dont on peut supposer qu'ils resteront à jamais ignorés. Pas si simple! Je vous concède que toutes nos chères têtes blondes ne sont pas Arthur Rimbaud... Qui rêve d'être Jean Genet ou Charles Bukowski?

Ecrit par : dobolino | 10 février 2007

Catmano, grouille-toi de finaliser ton propos sur la maternelle avant que d'aucun nous propose d'attacher la main gauche des gauchers dans le dos, de ridiculiser les dyslexiques en les forçant à lire à voix haute leur dictée déculottés devant le tableau, d'apprendre à nouveau aux enfants à aller eux-même cueillir les verges de bouleau les plus adéquates à la punition publique qu'ils subiront (n'est-ce pas MàC?) etc...

Ecrit par : dobolino | 10 février 2007

J'insiste sur la fermeté extrême que nous devons afficher face à l'IUFM, parce que je crois qu'une chose n'a pas encore été dénoncée ici: le fait que les IUFM ont été créés à l'instigation des pédagogistes pour être une arme contre la raison. Leur objectif dépassait donc largement le cadre strictement pédagogique. En cassant l'école traditionnelle, ils cassaient le primat dela raison. Bourdieu (le maître vénéré de Meirieu) dénonçait la raison comme une "puissance colonisatrice"!
Nous devons donc aller au fond des choses, faute de quoi nous manquerons la cible.

Ecrit par : Jean | 10 février 2007

Il est urgent de mettre en valeur les bons élèves et de marteler que "intello" n'est pas une insulte mais que l'intello, c'est celui qui comprend par rapport au gogo à qui on fera croire n'importe quoi. (parenthèse: un mignon petit intello de 4° dans mon collège -tranquille- s'est fait tabasser par un groupe avant-hier dans la cour).
Il faut donc inventer des récompenses, du prestige pour ceux qui travaillent. Au brevet des collèges (à revaloriser d'urgence), on pourrait sélectionner les 20 meilleures copies du département en maths, français et histoire-géo, uniquement à l'examen et non au contrôle continu; après double correction, le Conseil général attribuerait des prix dans chaque matière aux 10 premiers ainsi qu'aux meilleurs polyvalents sur les 3 matières. Cadeaux: de coquets bons d'achat dans une FNAC ou équivalent. Affichage dans le collège; je gage que pas mal de médiocres ne seraient pas fâchés si leur collège a des lauréats.
Quand je pose une question ardue de grammaire en français ou en latin, je mets parfois en jeu UN carambar; ces élèves qui ont tous dans la poche de quoi s'en acheter un kilo s'activent immédiatement et le gagnant est ravi.
J'ai toujours été choquée que l'institution se gargarise des succès sportifs des élèves (article de presse, petite cérémonie); quand un des miens (en ZEP), a été finaliste en orthographe au concours Pivot, silence total. Ne parlons pas de moi-même, 2 fois finaliste; mes supérieurs ont-ils seulement noté ce petit succès? Que dalle!
Oui il faut un tableau dans chaque cour de collège avec noms et photos de ceux qui brillent à des concours de nouvelles, des critériums de maths, ce grand prix annuel du brevet; il faut afficher la photo de la grande soeur admise dans une école prestigieuse, ou les mentions très bien des anciens. Le correspondant local du journal peut contribuer à cette mise en valeur.
Etre un(e) bon(ne) élève ne doit plus être une maladie honteuse ni une activité clandestine.

Ecrit par : Cunégonde | 10 février 2007

Jean, je crois qu'on a bien compris ce que vous pensez!

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

14h28

Dernière pré synthèse pour ROBIN



PREAMBULE

Considérant,

Que le droit à l'éducation est un droit fondamental de l'homme et du citoyen, reconnu par la Constitution française et par divers traités internationaux signés par la France,

Que ce droit est indispensable à l'exercice de tous les autres droits fondamentaux, civils, politiques et économiques, au développement des nations et à l'autonomisation de l'individu,

Qu’il constitue le principal outil permettant aux adultes et aux enfants économiquement et socialement marginalisés de sortir de la pauvreté et de se procurer le moyen de participer pleinement à la vie de leur communauté;

Qu'il existe une situation d’urgence éducative, à la suite d’une politique menée depuis plusieurs décennies, par tous les gouvernements de la France,

Que la prise en compte de cette urgence et la remédiation immédiate de cette situation sont l’affaire de tous et transcendent ls clivages politiques;

Que cette urgence est notamment caractérisée par une destruction des apprentissages, qui est à l’échelle de la France ce qu’est la fonte de la banquise à celle de la planète;

Nous demandons que l'école soit rétablie dans son rôle premier de lieu de transmission de connaissances.

Pour ce faire, nous demandons :

La suppression des intituts universitaires de formation des maîtres et la fin de la mainmise du "pédagogisme" sur la formation des maîtres.

Le recentrage de la formation sur les méthodes de transmission des disciplines.

La réforme des modalités de titularisation des stagiaires.

La possiblité de faire appel en cas de non titularisation en fin de 1ère année.




Charte de l'éducation

La Loi d'orientation de juillet 1989 est supprimée

Le Ministère de l'éducation nationale" est remplacé par Ministère de l'instruction publique".

Suppression du terme de Professeur d'Ecole pour celui d'instituteur (corps A de la fonction publique )

Recentrage des missions de l'Ecole sur la transmission des connaissances

La politique des cycles est abolie

La scolarité primaire est composée de 5 années : CP CE1 CE2 CM1 CM2 voire une supplémentaire CM3 "
Elle est précédée de 3 ou 4 années de scolarité pré élémentaire : PS (1 ou 2 ans), MS , GS


Etablir à l'école une laïcité définie dans une charte laïque de l’école primaire, commune à toutes les écoles de France

Devoirs et Droits de l’élève clairement définis

Proposition de Charte pour l'école maternelle :

1. L’école maternelle doit être accessible à tous les enfants âgés de 2 à 5 ans en tout point du territoire national.

2. L’enseignement préélémentaire fait partie de l’enseignement primaire, ses personnels sont des instituteurs recrutés dans le même corps que les enseignants de l’école élémentaire. Ceux-ci auront bénéficié pendant leur formation d’un enseignement complet et objectif portant sur les méthodes et techniques d’apprentissage et sur le développement psychomoteur et cognitif de l’enfant de zéro à douze ans.

3. Les mairies recrutent et rémunèrent des Agents Territoriaux Spécialisés des Ecoles Maternelles (1 par classe). Ces personnels doivent être formés (CAP Petite Enfance).

4. L’école maternelle étant une école, elle bénéficiera de programmes clairs et précis, allant du simple au complexe, rédigés par année scolaire (PS, MS, GS) et par matières :
- Langage oral : vocabulaire, amélioration de la syntaxe, écoute active, poésies, chants, comptines, albums pour enfants, contes traditionnels
- Préparation à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture : conscience phonémique, dictée à l’adulte, graphismes préparatoires à l’écriture liée ; les activités de lecture par hypothèses dès la PS seront fortement déconseillées ainsi que la copie de mots (prénoms, jours, ...) en majuscules d’imprimerie.
- Spatialisation, latéralisation, rythme, connaissance des nombres, des formes, des couleurs
- Découverte du monde (vivant, temps, matière, espace)
- Arts visuels et tout particulièrement dessin représentatif, l’apprentissage de techniques d’arts plastiques (copie d’œuvres, « à la manière de », etc.) sera fortement déconseillé,
- Musique
- Education Motrice

5. Les programmes de l’école maternelle évacueront la notion de Projet d’Ecole, laissant libre champ aux enseignants pour construire une progression basée sur les savoirs. Les IEN insisteront tout particulièrement lors des inspections et des journées de formation continue sur la confusion entre activisme tous azimuts et activités programmées et suivies ainsi que sur l’inanité de mettre en place des projets à long terme pour habiller l’acquisition de savoirs préélémentaires.

6. Les instituteurs de GS seront tout particulièrement sensibilisés à la nécessité de faire acquérir à leurs élèves les prérequis nécessaires à un bon déroulement de leur scolarité élémentaire (conscience phonémique, gestes de l’écriture liée, connaissance des nombres jusqu’à 30, petits problèmes additifs, soustractifs, multiplicatifs et de partage sur les nombres de 0 à 20 mais aussi écoute active, concentration, maîtrise du corps et conscience de l’autre).

7. Afin de résoudre l' "épidémie" de difficultés comportementales due à la promotion délirante de certains courants psychopédagogiques, une grande campagne de sensibilisation sera mise en place par les différents acteurs de l’éducation enfantine (PMI, ASE, MEN), campagne dont le but sera l’aide aux jeunes parents (création de « maisons des enfants », « écoles des parents », suivi personnalisé depuis la naissance pour certains « cas lourds ») et la prévention des troubles comportementaux (sans fichage, bien entendu). Les personnels de ces trois administrations (renforcés partout où le besoin s’en fait sentir) seront fortement encouragés à travailler ensemble pour redonner au petit enfant son statut d’être en devenir qui a besoin de « tuteurs » solides pour grandir harmonieusement.

FORMATION DES ENSEIGNANTS DU 1er DEGRE

Recrutement des futurs instituteurs au niveau du baccalauréat pour deux ans d’études pluridisciplinaires dans des classes spéciales post-bac (formation en : Français, Mathématiques, Sciences et Vie de la Terre, Histoire Géographie, Musique, Arts plastiques et histoire de la Philosophie )
Même coefficient pour toutes les matières (maths , Français, SVT etc...) et note éliminatoire à 5/20

Les étudiants qui ont validé ces deux années passent en troisième année dite de licence pluridisciplinaire à la fac. En fin de licence pluridisciplinaire : concours pour l’enseignement.

Au cours de la troisième année, la didactique des disciplines ne doit pas être purement théorique ; il ne s'agit pas non plus de méthodes pédagogiques à proprement parler, mais des méthodes de transmission et d'organisation du cours les plus appropriées à chaque discipline.

L’étudiant instituteur devra valider une action ou encadrement d'une durée minimale d'un mois pendant les vacances scolaires au cours de chacune des 3 années préparatoires de jeunes dans les quartiers dits sensibles en collaboration avec les associations déjà en place et dépendant de divers ministères. (La ville, jeunesse et sport etc )

La réussite au concours donne l’accès pour un an aux Ecoles d’ Application Cette dernière année est destinée aux stages en Observation puis en responsabilité : dans des classes tenus par des des enseignants expérimentés . La priorité de ces stages seront effectués en classe de CP

Abandon du mémoire et évaluation par la pratique et validation en petites classes (CP)

Cette Formation de quatrième année se fera en alternance avec un tuteur (Formateur détaché ) en école en situation de responsabilité "encadrée de responsabilité totale - formation essentiellement axée sur la didactique de la discipline




INSPECTION des INSTITUTEURS

Maintien d'un corps d'inspection

Les instituteurs seront inspectés plus fréquemment. Ces inspections se feront dans un esprit d'aide et de conseil et non plus, comme c'est trop souvent le cas à l'heure actuelle, de sanction et de critique systématique.

Les inspecteurs et inspectrices seront choisis exclusivement parmi des enseignants expérimentés (au moins 10 années d'expérience) et en exercice, assurant au moins 6 heures par semaine d'enseignement effectif devant élèves.


Abolition des "inspections dites "guillotines" au bénéfice d'inspections d'aide et de conseils

Obligation pour le corps des inspecteurs de reprendre tous les 5 ans une classe pour la durée d’une année

Véritable évaluation du travail des enseignants faite par une inspection régulière.

Inspection annuelle voir double si nécessaire.

ECOLE LIEU D’ENSEIGNEMENT .

Revalorisation des enseignements artistiques qui doivent être considérés comme des disciplines à part entière et être dispensés dans des locaux adaptés et "séparés" d'un point de vue architectural, au même titre que les gymnases en Education Physique ou la salle de SVT (paillasses et matériel optique)

Obligation pour toute école primaire de posséder en ses murs une bibliothèque richement fournie. Obligation municipale de s'y investir au même titre que les logements sociaux.

Une salle de relaxation dans les écoles primaires

Créer dans chaque école un poste ou 2 d'instituteurs détachés uniquement pour les élèves en difficultés de lecture sur période entière avec perspective de réintégration dans la classe mère dès remise à niveau.

Libération d' après-midi pour des activités artistiques : théâtre, musique, danse...

Suppression des "sonneries mécaniques", remplacement par de sonneries musicales.


ADMINISTRATION

la Loi doit être la même pour tous, c'est l'un des principes fondamentaux de la Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen.

Le réglement intérieur ne sera plus élaboré par chaque "communauté éducative", mais par les élus de la nation sous le contrôle du conseil constitutionnel ou un collège de magistrats désignés par le président de la République .

Une échelle de sanctions adaptées et progressives sera clairement indiquée pour chaque manquement (travail d'intérêt collectif, devoir supplémentaire retenue, renvoi temporaire, renvoi définitif)

Une seule chance et pas plus après un renvoi définitif pour motif grave par un conseil de discipline.

Obligation d'avoir une tenue vestimentaire correcte.

Allégement des tâches administratives des chefs d'établissement.

Simplification extrême des livrets scolaires de fin de période.

Les parents d'élèves participent par leurs représentants aux conseils d'école, aux conseils d'administration établissements scolaires et aux conseils de classe

Valorisation du traitement des instituteurs

Suppression du " Projet dit d’école " qui se trouve être sans intérêt

ENSEIGNEMENT

"Autonomie pédagogique de l’enseignant en conformité avec les instructions officielles. En particulier, aucune méthode de lecture ne doit leur être imposée"

Respecter les décisions de l'ensemble des enseignants. Le maître seul décisionnaire du passage de l’élève
Aucun recours des parents si ce n’est un examen si décision contestée.

Tout passage non systématique. Se réserver le droit de mettre en place des passages "à l’essai " avec possibilité de retour à la classe inférieure

Valoriser le "par-coeur"

Suppression des cycles à l'école primaire et rétablir le modèle Classe



Rétablissement d’un certificat de fin d’études primaires en CM2

Pour les enfants en difficultés en CM2 : année supplémentaire dite CM3 Une sorte de classe de fin d'études primaires qui serait là pour compléter les acquits indispensables et aider les plus fragiles à s'organiser

Ces élèves seraient orientés ultérieurement au collège.

Calculette non admise en école primaire.

Redoublement en CP autorisé très officiellement

Suppression de la sensibilisation à une langue étrangère"

Revoir l'enseignement des langues vivantes en secondaire.


Suppression de l’informatique. : abolition des B2i.


recentrer l'enseignement sur l’école et abandonner progressivement cette politique d’école dite ouverte :" voyages et des sorties"

Création d'une distribution des prix de fin d'année pour récompenser les meilleurs élèves dans les différentes disciplines.

Réhabilitation de l'histoire littéraire et des manuels tels que le Lagarde et Michard version école primaire


Suppression du décloisonnement qui éparpille l’enfant déjà trop zappeur . Un maître, une classe !


Abrogation de ce décret de 1955 (plus de devoirs à la maison) . Assurer ainsi une préparation logique pour la rentrée en secondaire .

La photocopie doit être un outil à usage restreint et ne doit pas se substituer au tableau noir élément indispensable de l’acte scriptural

Ecrit par : patrick(instit) | 10 février 2007

un mignon petit intello de 4° dans mon collège -tranquille- s'est fait tabasser par un groupe avant-hier dans la cour).

Etre un(e) bon(ne) élève ne doit plus être une maladie honteuse ni une activité clandestine.

Ecrit par : Cunégonde | 10 février 2007

C'est bien fait pour sa mère abusive qui ne le laisse pas consommer sa révolte expliqueront aux parents le corps (chœur?)enseignant soutenu par le CPE et le Principal. Le père, ayant plus de muscles, étant évidemment tenu à l'abri des insultes. En primaire, le psy sco attend qu'il soit sorti pour fracasser maman. Et, à quinze ans, le CPE du lycée conseillera à maman d'emmener son fils aux putes pour le déniaiser. Mais, comme dit si bien Ronin, c'est la faute des parents.

Ecrit par : dobolino | 10 février 2007

La Photocopieuse : un mal nécessaire ?

Combien ai-je vu de collègues user et abuser de Photocops ?et je me dis qu'il en doit être ainsi dans beaucoup trop d'écoles.
La photocopieuse, c'est la solution de facilité d'autant plus facile si vous êtres dans une commune qui ne fixe pas de quotas par enseignant.

Ecrire un texte au tableau . Non plus rapide de photocopier. Leur faire écrire un texte . Non plus facile d'annoter.

D'aiileurs je me demande si l'usage de la photocopie au sein d'une classe n'est pas proportionnel au taux de dysorthographiques ?

L'an dernier , une gamine de la classe avait d'énormes problèmes d'écriture. Confusions orthographiques.

Elle a écrit plus que d'habitude. Un changement pour elle dans ma classe. Elle pleurait souvent devant "l'épreuve". A l'écriture de classe exagérement peut -être sollicitée , pour l'obliger à écrire avec rigueur , je suis arrivé à ce que j'espérais : une des meilleures en dictée et la joie pour elle d'avoir franchi cet "handicap"

Donc si la calculette doit être absente en primaire , tout en reconnaissant que son usage peut être dans certains cas " une variable didactique" pertinente , l'usage de la photocopieuse est à long terme et la nature humaine étant ainsi faite , un encouragement à ne pas écrire.

Ecrit par : patrick(instit) | 10 février 2007

Patrick(instit),
1)On ne "supprime" pas une loi, on l'"abroge".
2)Avez-vous oublié de préciser en préambule que les IUFM sont supprimés et rempacés par des Ecoles d'Application (non intégrées aux Universités)?
3) Au lieu de "droit à l'éducation", dites plutôt "droit à l'instruction".
4) Evitez le, terme de "remédiation", qui est un néologisme "pédago".

Christophe,
Pourquoi tenez-vous tellement à ce que le personnel actuel des IUFM ne soient pas viré? Que craindriez-vous, à ce qu'un nouveau recrutement soit opéré, uniquement parmi des professeurs de terrain?

Ecrit par : Jean | 10 février 2007

Cunégonde
Petite expérience personnelle, ou "carnet de voyage"

Dans la petite école sénégalaise à laquelle je rends visite chaque année depuis 3 ans, il y a un tableau d'honneur affiché dans l'entrée.

Y figurent les noms des 5 premiers de chaque classe avec leur moyenne.

Et je me fais l'immense plaisir d'apporter chaque fois "une petite chose toute spéciale" à offrir à ces enfants là.
Cette année une boîte de 30 crayons de couleur de la meilleure qualité dans une boîte en bois avec couvercle qui glisse. (achetée en Suisse)

Si vous aviez vu les yeux brillants que j'ai vus !!!

PS: Se trouvent inscrits au tableau d'honneur plusieurs gamins parrainés puisque leurs parents sont trop pauvres pour supporter les frais de scolarité.
Et parmi ces parents, plusieurs sont analphabêtes.

Ecrit par : Maminou | 10 février 2007

ne soit pas viré

Ecrit par : Jean | 10 février 2007

15h30 Pré synthèse pour Robin. Ai noté dernières propositions.


Comment intégrer le souvenir touchant de maminou ?


PREAMBULE

Considérant,

Que le droit à l’instruction est un droit fondamental de l'homme et du citoyen, reconnu par la Constitution française et par divers traités internationaux signés par la France,

Que ce droit est indispensable à l'exercice de tous les autres droits fondamentaux, civils, politiques et économiques, au développement des nations et à l'autonomisation de l'individu,

Qu’il constitue le principal outil permettant aux adultes et aux enfants économiquement et socialement marginalisés de sortir de la pauvreté et de se procurer le moyen de participer pleinement à la vie de leur communauté;

Qu'il existe une situation d’urgence éducative, à la suite d’une politique menée depuis plusieurs décennies, par tous les gouvernements de la France,

Que la prise en compte de cette urgence et la modification immédiate de cette situation sont l’affaire de tous et transcendent ls clivages politiques;

Que cette urgence est notamment caractérisée par une destruction des apprentissages, qui est à l’échelle de la France ce qu’est la fonte de la banquise à celle de la planète;

Nous demandons que l'école soit rétablie dans son rôle premier de lieu de transmission de connaissances.

Pour ce faire, nous demandons :

La suppression des IUFM remplacés par des Ecole d’ Application et la fin de la mainmise du "pédagogisme" sur la formation des maîtres.

Le recentrage de la formation sur les méthodes de transmission des disciplines.

La réforme des modalités de titularisation des stagiaires.

La possibilité de faire appel en cas de non titularisation en fin de 1ère année.




CHARTE DE L’EDUCATION

La Loi d'orientation de juillet 1989 est abrogée
Le Ministère de l'éducation nationale" est remplacé par Ministère de l'instruction publique".

Suppression du terme de Professeur d'Ecole pour celui d'instituteur (corps A de la fonction publique)

Recentrage des missions de l'Ecole sur la transmission des connaissances

La politique des cycles est abolie

La scolarité primaire est composée de 5 années : CP CE1 CE2 CM1 CM2 voire une supplémentaire CM3 " Elle est précédée de 3 ou 4 années de scolarité pré élémentaire : PS (1 ou 2 ans), MS , GS


Etablir à l'école une laïcité définie dans une charte laïque de l’école primaire, commune à toutes les écoles de France

Devoirs et Droits de l’élève clairement définis

PROPOSITION DE CHARTE POUR L’ECOLE MATERNELLE :

1. L’école maternelle doit être accessible à tous les enfants âgés de 2 à 5 ans en tout point du territoire national.

2. L’enseignement préélémentaire fait partie de l’enseignement primaire, ses personnels sont des instituteurs recrutés dans le même corps que les enseignants de l’école élémentaire. Ceux-ci auront bénéficié pendant leur formation d’un enseignement complet et objectif portant sur les méthodes et techniques d’apprentissage et sur le développement psychomoteur et cognitif de l’enfant de zéro à douze ans.

3. Les mairies recrutent et rémunèrent des Agents Territoriaux Spécialisés des Ecoles Maternelles (1 par classe). Ces personnels doivent être formés (CAP Petite Enfance).

4. L’école maternelle étant une école, elle bénéficiera de programmes clairs et précis, allant du simple au complexe, rédigés par année scolaire (PS, MS, GS) et par matières :
- Langage oral : vocabulaire, amélioration de la syntaxe, écoute active, poésies, chants, comptines, albums pour enfants, contes traditionnels
- Préparation à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture : conscience phonémique, dictée à l’adulte, graphismes préparatoires à l’écriture liée ; les activités de lecture par hypothèses dès la PS seront fortement déconseillées ainsi que la copie de mots (prénoms, jours, ...) en majuscules d’imprimerie.
- Spatialisation, latéralisation, rythme, connaissance des nombres, des formes, des couleurs
- Découverte du monde (vivant, temps, matière, espace)
- Arts visuels et tout particulièrement dessin représentatif, l’apprentissage de techniques d’arts plastiques (copie d’œuvres, « à la manière de », etc.) sera fortement déconseillé,
- Musique
- Education Motrice

5. Les programmes de l’école maternelle évacueront la notion de Projet d’Ecole, laissant libre champ aux enseignants pour construire une progression basée sur les savoirs. Les IEN insisteront tout particulièrement lors des inspections et des journées de formation continue sur la confusion entre activisme tous azimuts et activités programmées et suivies ainsi que sur l’inanité de mettre en place des projets à long terme pour habiller l’acquisition de savoirs préélémentaires.

6. Les instituteurs de GS seront tout particulièrement sensibilisés à la nécessité de faire acquérir à leurs élèves les prérequis nécessaires à un bon déroulement de leur scolarité élémentaire (conscience phonémique, gestes de l’écriture liée, connaissance des nombres jusqu’à 30, petits problèmes additifs, soustractifs, multiplicatifs et de partage sur les nombres de 0 à 20 mais aussi écoute active, concentration, maîtrise du corps et conscience de l’autre).

7. Afin de résoudre l' "épidémie" de difficultés comportementales due à la promotion délirante de certains courants psychopédagogiques, une grande campagne de sensibilisation sera mise en place par les différents acteurs de l’éducation enfantine (PMI, ASE, MEN), campagne dont le but sera l’aide aux jeunes parents (création de « maisons des enfants », « écoles des parents », suivi personnalisé depuis la naissance pour certains « cas lourds ») et la prévention des troubles comportementaux (sans fichage, bien entendu). Les personnels de ces trois administrations (renforcés partout où le besoin s’en fait sentir) seront fortement encouragés à travailler ensemble pour redonner au petit enfant son statut d’être en devenir qui a besoin de « tuteurs » solides pour grandir harmonieusement.

FORMATION DES ENSEIGNANTS DU 1er DEGRE

Recrutement des futurs instituteurs au niveau du baccalauréat pour deux ans d’études pluridisciplinaires dans des classes spéciales post-bac (formation en : Français, Mathématiques, Sciences et Vie de la Terre, Histoire Géographie, Musique, Arts plastiques et histoire de la Philosophie ) Même coefficient pour toutes les matières (maths , Français, SVT etc...) et note éliminatoire à 5/20

Les étudiants qui ont validé ces deux années passent en troisième année dite de licence pluridisciplinaire à la fac. En fin de licence pluridisciplinaire : concours pour l’enseignement.

Au cours de la troisième année, la didactique des disciplines ne doit pas être purement théorique ; il ne s'agit pas non plus de méthodes pédagogiques à proprement parler, mais des méthodes de transmission et d'organisation du cours les plus appropriées à chaque discipline.

L’étudiant instituteur devra valider une action ou encadrement d'une durée minimale d'un mois pendant les vacances scolaires au cours de chacune des 3 années préparatoires de jeunes dans les quartiers dits sensibles en collaboration avec les associations déjà en place et dépendant de divers ministères. (La ville, jeunesse et sport, éducation nationale etc. )

La réussite au concours donne l’accès pour un an aux Ecoles d’ Application Cette dernière et quatrième année est destinée aux stages en Observation puis en responsabilité : dans des classes tenus par des enseignants expérimentés et volontaires . La priorité de ces stages seront effectués en classe de CP

Abandon du mémoire et évaluation par la pratique et validation en petites classes (CP)

INSPECTION des INSTITUTEURS

Maintien d'un corps d'inspection

Les instituteurs seront inspectés plus fréquemment. Ces inspections se feront dans un esprit d'aide et de conseil et non plus, comme c'est trop souvent le cas à l'heure actuelle, de sanction et de critique systématique. Abolition des "inspections dites "guillotines"

Les inspecteurs et inspectrices seront choisis exclusivement parmi des enseignants expérimentés (au moins 10 années d'expérience) et en exercice, assurant au moins 6 heures par semaine d'enseignement effectif devant élèves.


Obligation pour le corps des inspecteurs de reprendre tous les 5 ans une classe pour la durée d’une année

Véritable évaluation du travail des enseignants faite par une inspection régulière.

Inspection annuelle voir double si nécessaire.


L’ ECOLE LIEU D’ENSEIGNEMENT .

Revalorisation des enseignements artistiques qui doivent être considérés comme des disciplines à part entière et être dispensés dans des locaux adaptés et "séparés" d'un point de vue architectural, au même titre que les gymnases en Education Physique ou la salle de SVT (paillasses et matériel optique)

Obligation pour toute école primaire de posséder en ses murs une bibliothèque richement fournie. Chaque municipalité doit s'y investir au même titre que les logements sociaux.

Une salle de relaxation dans les écoles primaires

Création dans chaque écoled’ un poste ou 2 d'instituteurs détachés uniquement pour les élèves en difficultés de lecture sur période entière avec perspective de réintégration dans la classe mère dès remise à niveau.

Libération d' après-midi pour des activités artistiques : théâtre, musique, danse...

Suppression des "sonneries mécaniques", remplacement par de sonneries musicales.


ADMINISTRATION

la Loi doit être la même pour tous, c'est l'un des principes fondamentaux de la Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen.

Le règlement intérieur ne sera plus élaboré par chaque "communauté éducative", mais par les élus de la nation sous le contrôle du conseil constitutionnel ou un collège de magistrats désignés par le président de la République .

Une échelle de sanctions adaptées et progressives sera clairement indiquée pour chaque manquement (travail d'intérêt collectif, devoir supplémentaire retenue, renvoi temporaire, renvoi définitif)

Une seule chance et pas plus après un renvoi définitif pour motif grave par un conseil de discipline.

Obligation d'avoir une tenue vestimentaire correcte.

Allégement des tâches administratives des chefs d'établissement.

Simplification extrême des livrets scolaires de fin de période.

Les parents d'élèves participent par leurs représentants aux conseils d'école, aux conseils d'administration établissements scolaires et aux conseils de classe

Valorisation du traitement des instituteurs

Suppression du " Projet dit d’école " qui se trouve être sans intérêt

ENSEIGNEMENT

"Autonomie pédagogique de l’enseignant en conformité avec les instructions officielles. En particulier, aucune méthode de lecture ne doit leur être imposée"

Respecter les décisions de l'ensemble des enseignants. Le maître seul décisionnaire du passage de l’élève

Aucun recours des parents si ce n’est un examen si décision contestée.

Tout passage non systématique. Se réserver le droit de mettre en place des passages "à l’essai " avec possibilité de retour à la classe inférieure

Valoriser le "par-coeur" ou mémorisation (français , maths)

Suppression des cycles à l'école primaire et rétablir le modèle Classe


Rétablissement d’un certificat de fin d’études primaires en CM2

Pour les enfants en difficultés en CM2 : année supplémentaire dite CM3 Une sorte de classe de fin d'études primaires qui serait là pour compléter les acquits indispensables et aider les plus fragiles à s'organiser

Ces élèves seraient orientés ultérieurement au collège.

Calculette non admise en école primaire.

Redoublement en CP autorisé très officiellement

Suppression de la sensibilisation à une langue étrangère" Revoir l'enseignement des langues vivantes en secondaire.


Suppression de l’informatique. : abolition des B2i.


Recentrer l'enseignement sur l’école et abandonner progressivement cette politique d’école dite ouverte :" voyages et des sorties"

Création d'une distribution des prix de fin d'année pour récompenser les meilleurs élèves dans les différentes disciplines.

Réhabilitation de l'histoire littéraire et des manuels tels que le Lagarde et Michard version école primaire


Suppression du décloisonnement qui éparpille l’enfant déjà trop zappeur. Un maître, une classe !


Abrogation de ce décret de 1955 (plus de devoirs à la maison) . Assurer ainsi une préparation logique pour la rentrée en secondaire.

Valoriser l’acte scriptural par un usage restreint de la photocopie qui doit rester en école primaire un outil pertinent et ne pas se substituer au tableau de classe ou à tout autre support.

Ecrit par : patrick(instit) | 10 février 2007

patick (instit)

Cher collègue,

J'ai été instit durant 17 ans avant de mal tourner. Je ne recherche pas la notoriété mais il va de soi que je ne serais pas mécontent de susciter chez mes collègues le désir de lire mes livres (Google Maurice Mabilon vous dira tout) Je ne vois donc nul inconvénient à trouver mon texte sur votre blog. Cordialement.
MauMab

Ecrit par : Maurice Mabilon | 10 février 2007

Je vous ai bien lu tous.

Et JPB a raison de parler de " travail de bénédictin " car je suis obligé de tout recopier à la main, ne connaissant pas toutes les merveilleuses subtilités "en puissance" ...Et hélàs seulement "en puissance" et non "en acte" (pour parler comme Aristote) de mon ordinateur en matière de copier-coller et d'envoi sur les courriels.

Remarquez, ce n'est peut-être pas plus mal...Ca oblige à rédiger...Mais c'est "chronophage" et fastidieux.

Jean,

Je veux bien faire figurer dans la synthèse que la méthode globale est contraire à la raison et aux récentes découvertes des neurosciences, mais je bute sur la question de la liberté pédagogique...

Y a-t-il une liberté pour les ennemis de la liberté ? La question est toujours actuelle.

Ecrit par : Robin | 10 février 2007

Maurice Mabilon

Ecole Normale ou....IUFM de Shalom sur Marne... On est apparement au moins deux sinon trois avec Helène à avoir fait nos premiers pas d'instit dans la ville de Pierre Dac .

Merci

Ecrit par : patrick(instit) | 10 février 2007

Y a-t-il une liberté pour les ennemis de la liberté ? La question est toujours actuelle.

Ecrit par : Robin | 10 février 2007

Est-ce que vraiment tout utilisateur de la méthode globale est ennemi de la liberté? Est-ce qu'un bon enseignant ne peut pas se sentir plus à l'aise avec un départ global et avoir de bons résultats en fin de CP? Tout ça est très manichéen, non?
Je n'aime pas trop la tournure que prend cette charte, un peu dictatoriale. On remplace une dictature par une autre. L'histoire d'un règlement dit interne mais national des établissements scolaires me choque profondément. Si on ne se sent pas à l'aise avec un certain type de sanction, il me semble que l'application de la sanction sera inefficace, non?
Non, là, vous me choquez. Vous remplacez une dictature soft sous forme d'endoctrinement(auquel on reste somme toute à peu près libre de ne pas adhérer) à l'IUFM par une dictature hard.
En plus, vous êtes inaudibles pour la majorité des citoyens. Vous allez finir par me convaincre du contraire.

Ecrit par : dobolino | 10 février 2007

Dédicace:
"A ceux qui nourris de grec et de latin sont morts de faim", nous dédions cette charte.


Un assoiffé de soleil qui ne rencontre que de l'ombre...




PREAMBULE

Considérant,

Que le droit à l’instruction est un droit fondamental de l'homme et du citoyen, reconnu par la Constitution française et par divers traités internationaux signés par la France, etc...

Ecrit par : dobolino | 10 février 2007

Le réglement intérieur ne sera plus élaboré par chaque "communauté éducative", mais par les élus de la nation sous le contrôle du conseil constitutionnel ou un collège de magistrats désignés par le président de la République .

Une échelle de sanctions adaptées et progressives sera clairement indiquée pour chaque manquement (travail d'intérêt collectif, devoir supplémentaire retenue, renvoi temporaire, renvoi définitif)

En quoi cela est-il dictatorial ? La neutralité et le réplublicanisme sont garantis

Quant aux "sanctions" leur homogénIté me parait juste . Il n'y pas en France 20 manières différentes de sanctionner un dépassement de vitesse quel que soit le lieu géographique.


Ce matin sur France culture : A. Finkielkraut et Bentolila, l'intervenante dont j'ai oublié le nom disait que l'ambiance entre 2 établissements dépendaient essentiellemnt du principal et de l'équipe. Peut être voulait-elle dire de son règlement inérieur et de son application ?

Mon fils a fait du judo. On remet à chaque gamin un code de bonne conduite et le fait que celà soit national (FFJ) n' a aucun caractère "dictatorial"

Quand au CP ... je pense par expérience personnelle
(CP en ZEP) qu'il faut s'attacher à la seule liberté ou autonomie pédagogique. Ne soyons pas aussi sectaires que nos détracteurs.

JPB s'est expliqué sur ce point concernant les méthodes de lecture.

Ecrit par : patrick(instit) | 10 février 2007

Décidément la lecture globale me pose un problème.

Ce qui est normal. J.K. Chesterton, génie anglais (ce n'est pas un oxymore, n'en déplaise à la mémoire de Napoléon Bonaparte) méconnu en France, disait qu'il n'y a rien de plus difficile que de se battre contre des choses apparemment insignifiantes et que ce sont elles qui sont, de ce fait, les plus redoutables (exemple : une nuée de mouches ou de sauterelles).

Je ne dis pas que le choix d'une méthode de lecture soit quelque chose d'insignifiant, c'est fondamental au contraire...J'ai dit "apparemment".

Je vous propose donc de voter :

1°) soit pour l'interdiction pure et simple de la méthode globale.

2°) soit pour la liberté pédagogique, avec mise en garde contre la méthode globale.

3°) soit pour pour la liberté pédagogique sans mise en garde.

Ecrit par : Robin | 10 février 2007

dobolino

Cette histoire de Réglement intérieur élaboré en collège par la "communauté éducative", y compris les élèves m'a toujours parue bizarre.

Ces textes n'ont aucune valeur juridique et si un petit caïd (violeur, tabasseur ou trafiquant) est traduit devant le conseil de discipline, l'avocat qu'il a le droit de prendre n'aura aucun mal à casser la procédure pour vice de forme.

On en est amené à des situations absurdes (je pense à une tentative d'homicide d'un élève sur un autre devant les grilles d'un établissement scolaire) qui avait été sanctionné par une comparution immédiate devant un juge alors que l'établissement était obligé de continuer à scolariser l'agresseur.

Il y a un problème dont sont conscientes d'ailleurs les cellules juridiques des rectorats et du ministères. Mais personne n'ose en parler. C'est trop détrangeant.

Il faut sortir de ces non-dits.

L'évolution de la société fait que nous sommes confrontés dans les établissements à des problèmes sans commune mesure avec ceux qui existaient aupravant...

Je n'ai pas besoin, je pense, de vous rappler le deux plus récentes affaires : décès d'un enfant dans un collège à Meaux à l'intérieur d'un établissement scolaires des suites de coups et blessures et agression des deux institutrices par des "grands frères" à l'intérieur aussi de l'établissement où elles exerçaient.

Il faut repenser tout le système du Réglement intérieur, comme il faut revoir l'ordonnance de 45 sur la délinquance des mineurs.

L'angélisme, en l'espèce, ne profite qu'aux malfrats.

Ecrit par : Robin | 10 février 2007

Il ne faut surtout pas intégrer mes souvenirs de voyage à votre charte !!!

Juste penser aux récompenses qui valorisent et encouragent... comme le disait Cunégonde.

(Cunégonde, est-ce en hommage à la famille Fenouillard?)

Ecrit par : Maminou | 10 février 2007

Je vote pour la N° 3

soit pour pour la liberté pédagogique sans mise en garde."

*************************

Car ....J'ai été confronté à ce dilemme lors de mes premières années en ZEP face des collègues plus âgés qui faisaient du syllabique
Moi j'ai fait la 1/2 globale car l'IUFM ne m'avait proposé que celà.
Mon année s'est bien passée. Les résultats étaient satisfaisants. J'ai déjà dit cela dans mon blog

La lecture qui annone n’est point la lecture. A ce pénible effort d'épeler, l'attention s'endort. La semi globale n'existait pas il y a 80 ans .

Je pense à ce mot d'Alain :

" ils lisent comme on bêche: une motte de terre après l'autre et tout l'esprit est au tranchant de la pelle"

Dans cette charte on ne peut être si catégorique sur ce point

Ecrit par : patrick(instit) | 10 février 2007

C'est pas pour dire, mais ce forum est illisible, beaucoup trop long. N'y a-t-il personne pour faire une synthèse provisoire publiée en dehors des commentaires de ce blog? Ce n'est peut-etre pas si dur, et ça ne prendrait que qq heures.

Francesco

PS: ah oui, une rectification: Jérémy écrit:
"Francesco a fait faire des cauchemars aux formateurs de sa discipline, a affronté le directeur adjoint de l'IUFM et la directrice a même fait venir l'IG pour pour qu'il le case ailleurs que dans la classe où il était affecté."

Je n'ai pas demandé à l'IG de me changer de classe. Je galérais certes un peu avec des sixièmes, mais je considérais que ça faisait partie de l'apprentissage du métier. En fait on m'a proposé un remplacement en prépa. J'ai d'ailleurs "regretté" de quitter l'IUFM car ce qui y sont font bien peu pour changer les choses, et ce qui en sortent s'empressent de tout oublier, si bien qu'un combat de l'intérieur valait le coup.
C'est d'ailleurs l'IUFM qui a fait remonter le questionnaire que j'avais fait passer à mes camarades (disponible ici: http://www.eleves.ens.fr/home/colonna/enseignement/) jusqu'à l'IG. Ce qui n'a pas eu des retombées défavorables. J'ai l'impression d'ailleurs que ça a un peu bougé les choses à l'IUFM, j'en ai parlé avec certains formateurs valables (hélas ceux qui n'intervenaient jamais) avec qui j'ai gardé de bonnes relations.

Ecrit par : Francesco C. | 10 février 2007

C'est pas pour dire, mais ce forum est illisible, beaucoup trop long. N'y a-t-il personne pour faire une synthèse provisoire publiée en dehors des commentaires de ce blog? Ce n'est peut-etre pas si dur, et ça ne prendrait que qq heures.

Francesco

PS: ah oui, une rectification: Jérémy écrit:
"Francesco a fait faire des cauchemars aux formateurs de sa discipline, a affronté le directeur adjoint de l'IUFM et la directrice a même fait venir l'IG pour pour qu'il le case ailleurs que dans la classe où il était affecté."

Je n'ai pas demandé à l'IG de me changer de classe. Je galérais certes un peu avec des sixièmes, mais je considérais que ça faisait partie de l'apprentissage du métier. En fait on m'a proposé un remplacement en prépa. J'ai d'ailleurs "regretté" de quitter l'IUFM car ce qui y sont font bien peu pour changer les choses, et ce qui en sortent s'empressent de tout oublier, si bien qu'un combat de l'intérieur valait le coup. C'est d'ailleurs l'IUFM qui a fait remonter le questionnaire que j'avais fait passer à mes camarades (disponible ici:
http://www.eleves.ens.fr/home/colonna/enseignement/) jusqu'à l'IG. Ce qui n'a pas eu des retombées défavorables. J'ai l'impression d'ailleurs que ça a un peu bougé les choses à l'IUFM, j'en ai parlé avec certains formateurs valables (hélas ceux qui n'intervenaient jamais) avec qui j'ai gardé de bonnes relations.

Ecrit par : Francesco | 10 février 2007

Robin,
L'interdiction de la méthode de lecture globale (et des méthodes assimilées) n'est pas incompatible avec la liberté pédagogique puisque celle-ci n'est pas un blanc-seing pour faire n'importe quoi. Or la méthode globale est une non-méthode, et ne peut pas, pour cette raison, figurer parmi les méthodes offertes au choix du professeurs. Elle est contraire à la raison, cette raison que les IUFM veulent abattre. Je vote donc pour le premier choix: interdiction de la méthode globale. Nous ne nous sommes pas tellement battus jusqu'ici pour, au dernier moment, admettre le statu quo!

Patrick,
L'atmosphère de travail d'un collège dépend évidemment de la fermeté du principal sur les questions de discipline. Pour cela, il est nécessaire qu'il ait une expérience vécue et réussie de la classe. Il doit savoir d'expérience que si on a dit gentillement mais fermement aux élèves qu'on interdisait le bavardage en classe, il faut punir aussitôt le premier qui bavarde, faute de quoi on sera immédiatement discrédité aux yeux des élèves sérieux, et on se prépare une belle pagaille pour le reste de l'année. Ce sont des choses basiques qu'un principal finit toujours par apprendre à ses dépens, après avoir laissé saccager, par manque de réalisme ( par adhésion aux inepties IUFM) l'enseignement dans son collège pendant plussieurs années!

Dobolino,
On ne peut pas transiger avec ceux qui ont mis le système éducatif à genoux. Il est donc parfaitement normal que soyons très fermes. Sinon, autant ne rien faire et considérer avec les "pédagogistes", et le PS qui est à leur entière dévotion - la gauche caviar! - que tout est globalement positif. Le niveau monte, l'ascenseur social n'a jamais aussi bien fonctionné, les enfants s'épanouissent, ils ont enfin voix au chapitre alors qu'autrefois ils n'avaient que le droit de la boucler et de gratter. Tout va pour le mieux! Acadomia prospère! De quoi nous plaignons-nous?

Ecrit par : Jean | 10 février 2007

Dobolino,
je me suis mal fait comprendre. Je ne dis pas que tout est de la faute des parents. Je ne suis pas pour les châtiments corporels. Je ne suis pas pour l'humiliation des élèves. Je dis simplement qu'une part de nos problèmes vient d'élèves tout-puissants et que l'on a de plus en plus de mal à enseigner à cause des problèmes de discipline.

Je crois que beaucoup de collègues et de parents pourront confirmer.
Je demande simplement que l'on reconnaisse qu'il est, parfois, nécessaire de faire preuve de contraintes envers certains élèves. Prenons le cas de mes deux collègues qui se sont fait tabasser dans la cour. Pourquoi ? pour avoir eu le malheur de demander à un élève de se ranger au moment de la sonnerie.

Le simple fait que vous preniez la mouche prouve que l'on ne peut pas dire un mot là-dessus, comme à l'IUFM d'ailleurs , sans passer pour un disciple de Himmler.
C'est navrant. Hors la plupart des jeunes enseignants ont de grosses difficultés car c'est un sujet tabou. Le nier ou se moquer ne changera rien.

J'ai la chance d'être un homme, d'être physiquement imposant et d'avoir une grosse voix. Mais je sais que nombre de mes jeunes collègues, petite, fluette, ont des difficultés en CM avec des élèves souvent plus grands et qui jouent volontiers du rapport de force.

J'ai dû intervenir l'année dernière pour aider une collègue âgée qui devait peser 50 kilos pour se faire obéir par un CM de 9 ANS qui lui avait dit que de toute façon il n'obéirait pas car il était plus fort et qu'il n'obéirait pas à une femme.

Moi je ne suis pas féministe mais ça me fait dégoupiller de voir des enseignantes par ailleurs mères ou grand-mères ne pouvoir faire leur travail sans être insultées ou menacées.

Et que dire des jeunes enseignantes de zep à qui certains élèves renvoient leur condition de femmes juste bonne "à sucer" ?

J'exagère ? je suis un affreux réac ? je m'en fous. Je n'admettrai jamais que des collègues n'ayant pas la chance d'être taillé(e)s comme moi ne puisse exercer leur métier correctement à cause de ces gamins.

Ecrit par : Ronin | 10 février 2007

Je vote évidemment pour la liberté pédagogique, sans transaction malsaine aucune.
Merci à Francesco pour sa mesure; malgré des problèmes réels rencontrés en IUFM, il a su faire la part des choses.
Jean, qu'appelez-vous un professeur de terrain? Beaucoup de mes collègues, (mais pas assez, je le reconnais; et ce n'est pas uniquement de leur faute), enseignant à plein temps dans les instituts continuent à se frotter aux classes de primaire dans le cadre de leur discipline, et essayent de faire en sorte que les PE assistent à ces séances de travail avec les enfants. Malheureusement, je le reconnais bien, et nous nous battons pour ça en ce moment, cette partie de notre service n'est plus du tout reconnue par l'institution, comme elle pouvait l'être du temps des écoles normales. C'est, pour moi, un des principaux obstacles en ce moment.
Ceci-dit, et c'est peu de le dire, je partage les craintes de Dobolino. La mouvance dure est apparemment en train d'emporter le morceau, au point de se couper totalement de sa base.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

Rien à voir avec ce qui précède, mais à mi chemin des programmes et des méthodes éducatives :
peut-on suggérer d'INTERDIRE l'usage de la flûte en cours de musique au nom de la santé mentale des parents, au profit du xylophone ou de l'harmonica, ou de tout autre instrument supportable (Christophe, de l'aide, des suggestions).
Ceci est sérieux, c'est un appel à l'aide !

Ecrit par : yann | 10 février 2007

"Le simple fait que vous preniez la mouche prouve que l'on ne peut pas dire un mot là-dessus, comme à l'IUFM d'ailleurs , sans passer pour un disciple de Himmler."

Ecrit par : Ronin | 10 février 2007

Je me demande si vous n'exagérez pas un peu!

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

Alors là, Yann, vous touchez vraiment un sujet sensible! L'usage de la flûte en classe entière, outre qu'il constitue à mon sens un véritable remède contre la musique, (une flûte à bec seule et mal jouée est déjà intrinsèquement fausse, alors, imaginez-en 30... Le cauchemar), est une véritable insulte vis-à-vis de ceux qui, comme moi, pensent qu'il s'agit au départ d'un véritable instrument de musique. Par contre, avec un intervenant, (professeur, ou autre) qui en joue correctement, et en petits groupes, (sous forme d'ateliers; entre quatre et huit élèves), cela peut donner des résultats assez intéressants sur le plan de l'éducation musicale, et même quelquefois sur le plan musical!

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

Les post-soixante-huitards devenus professeurs ont eu la phobie d'"interdire". De ce point de vue, le PS continue à planer et n'est toujours pas retombé sur terre. Avec un double effet: le désordre (et la violence), et l'ignorance.

Ecrit par : Jean | 10 février 2007

Pour l'harmonica, je suis sceptique, à peu près pour les mêmes raisons. Les xylophones, (ou plutôt, les carillons de toutes sortes) sont un peu utilisés à l'école primaire mais, là aussi, leur apprentissage réel demande des compétences difficiles à acquérir par l'instituteur lambda avec le peu de formation dont il bénéficie. Non, je reste convaincu par tout le travail possible à faire autour de la voix, (chant, chant choral évidemment, et les jeux vocaux de toutes sortes), travail de création à partir d'objets sonores, (mais assez difficile aussi à réaliser) et, évidemment, par l'écoute musicale, fondamentale, et sans laquelle aucune pratique musicale d'aucune sorte n'est envisageable.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

"Les post-soixante-huitards devenus professeurs ont eu la phobie d'"interdire". De ce point de vue, le PS continue à planer et n'est toujours pas retombé sur terre. Avec un double effet: le désordre (et la violence), et l'ignorance."

Ecrit par : Jean | 10 février 2007

Reste simplement à déterminer qui à le droit d'interdire, et quoi interdire... Vaste programme, comme disait l'autre.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

"qui a", mille pardons.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

"qu'interdire". Mais ça sonne moins bien, malgré le hiatus.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

Ce n'est pas bien, Christophe, de tirer dans les pattes des copains qui s'évertuent à mettre en place un programme de réformes à proposer aux candidats à la présidence.
Certes, nous souhaitons abattre les IUFM, mais ce n'est pas, que je sache, sans raisons.
Et puis pourquoi vous cramponnez-vous tellement à ces Insituts déjà marqués par l'âge et qui ont si mal vieilli? Ne croyez-vous pas que ce sera bien plus confortable pour vous d'exercer vos fonctions de formateur - que nul ne songe à contester - dans une srtructure nouvelle qui ne soit pas inféodée à une idéologie et pour cette raison constamment sur la défensive?

Ecrit par : Jean | 10 février 2007

"Interdire", Christophe, dans le cadre de l'école, c'est marquer aux enfants les limites. Il revient aux professeurs de marquer ces limites, et c'est même leur devoir. Seriez-vous déjà tellement marqué par l'IUFM que vous ne compreniez plus ces choses simples (mais pas simplettes)?

Ecrit par : Jean | 10 février 2007

Les post-soixante-huitards devenus professeurs ont eu la phobie d'"interdire". De ce point de vue, le PS continue à planer et n'est toujours pas retombé sur terre. Avec un double effet: le désordre (et la violence), et l'ignorance.

Ecrit par : Jean | 10 février 2007

Mais que font la police de Sarkozi ou les enseignants de Gilles de Robien depuis 5 ans qu'ils ont le pouvoir de rétablir l'Ordre?
Faut-il croire que cette situation les arrange?
Qu'ils peuvent en tirer un bénéfice électoral?

Simples petites questions!

Ecrit par : buntovchik | 10 février 2007

Jean, je vous ai mal compris et, en ce sens là, je suis parfaitement d'accord avec vous! J'étais resté sur l'interdiction des méthodes de lecture qui, pour moi, s'oppose à la liberté pédagogique. Excusez-moi!

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

Oui moi je me place sur le plan de la discipline. Et non Mr Sibille je n'exagère pas. S'il y a bien un sujet sur lequel on ne pouvait presque pas parler à l'iufm c'était bien la discipline. Les seuls avec qui on puvait en parler c'était les imf. Et pour en parler maintenant avec eux n'étant plus pe2, certain ne tiennent pas le même discours que pendant la pe2.

Mais j'imagine qu'il n'y a pas eu assez de témoignages de stagiaires.

Allez, c'est pas grave, faisons comme s'il n'y a vait pas de problème. De toute façon au point ou on en est...

Ecrit par : Ronin | 10 février 2007

Patrick,

Pouvez-vous vous charger d'envoyer de votre côté votre Charte pour l'enseignement primaire à JPB sur le site qu'il a indiqué. J'ai repris les points les plus importants (formation des instituteurs dan les revendications fondamentales)

Ecrit par : Robin | 10 février 2007

"Mais j'imagine qu'il n'y a pas eu assez de témoignages de stagiaires."
Ecrit par : Ronin | 10 février 2007

Sur ce point, je suis parfaitement d'accord avec vous! J'en ai mis un certain nombre au courant de l'existence de ce blog. Certains l'ont parcouru, mais la violence de certaines interventions, et la manière dont un de leur collègue qui l'avait fait s'était méchamment fait renvoyer dans les cordes, les a fait reculer. C'est dommage, mais il est difficile de leur en vouloir.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

Je suis navré de voir que Nessie est de nouveau sorti de son loch. Ou mieux de voir ressurgir l'Arlésienne sur ce blog l Inspecteur de l'éducation nationale durant vingt-six ans, je n'ai jamais rencontré la méthode globale en usage dans les centaines de classee que j'ai visitées, j'en fais serment.
Pour moi, la méthode globale, la vraie, la pure, l'unique, est celle que préconisa le pédagogue belge Decroly en ses écoles expérimentales. (Decroly 1871-1932) Les idées de Decroly ont inspiré une réforme de l'enseignement en Belgique et il est vrai qu'en France, on créa vers 1945 des écoles expérimentales qui s'inspiraient de ses travaux. Elles ont fait long feu. Je crains de ne pas être bref mais nul n'est obligé de me lire. L'urticaire me démange depuis si longtemps à propos de la contreverse des méthodes d'apprentissage de la lecture que je souhaite vider mon sac d'amertume!

Au terme de la première année de ma carrière, j’avais noté un certain nombre de domaines où il fallait absolument intervenir pour améliorer la situation et l’un des premiers d’entre eux fut celui de l’apprentissage de la lecture. Trop souvent, dans les classes de villages, les enfants de cours préparatoire ânonnaient. Vers l’âge de huit ou neuf ans, ils déchiffraient encore avec hésitation et se montraient peu réceptifs au message du texte lu. Ils ne savaient donc pas lire. Le philosophe Alain rapporte qu’une jeune recrue militaire, presque illettrée, tente d’appliquer le peu qu’elle sait à la lecture de la presse du jour. On l’interroge :
- Alors, que dit-il ton journal ?
- Je ne sais pas, je lis.
Pour la famille et aussi pour l’opinion, un enfant sait lire quand il sait déchiffrer. La réplique de notre recrue montre bien que savoir déchiffrer ce n’est pas savoir lire. Déchiffrer, c’est être capable de transformer des signes graphiques en sons b,a, ba ! Mais que signifie ba ? Sait-on lire lorsqu’on exhibe ce savoir de perroquet ? Lire, ce qui s’appelle lire, c’est être capable de donner un sens à des signes, lire c’est comprendre.
Pilotant un groupe de remplaçants en stage de formation professionnelle je les avais conduits dans une classe de cours préparatoire où exerçait un maître remarquable. La rentrée de septembre avait eu lieu depuis un mois environ. Les enfants n’avaient donc pas encore eu le temps d’apprendre beaucoup. Dès le début de sa leçon, le maître annonça :
- Eh bien ! Commençons par un peu de révision.
Et il se mit à écrire des phrases entières au tableau. Je me souviens parfaitement, pour l’avoir notée, de la première qu’il écrivit :
« Pierre, Ludovic, Jonathan, Kevin, Michel et Robert, Nathalie, Florence, Isabelle et Ludivine montent dans la petite barque. » Les prénoms étaient évidemment ceux d’élèves de la classe, ainsi acteurs de la leçon du jour et, de ce fait, rendus plus attentifs.
Effectivement, tandis que le maître écrivait, les enfants le suivaient des yeux avec un intérêt soutenu et semblaient comme fascinés par cette petite histoire.
Un élève qui se trouvait juste devant moi se retourna, me regarda, secoua sa main droite et me dit tout bas :
- Eh ben ! Va y avoir un accident !
Compte tenu de ce qu’il avait déjà appris, cet enfant savait lire. En effet, puisqu’il était capable d’imaginer une suite au message, c’est qu’il l’avait compris. Cette manière de procéder, dès les débuts de l’apprentissage, permettait de faire découvrir aux enfants l’intérêt de la lecture et le pouvoir qu’on en retire. Elle suscitait en eux le désir du « savoir lire » et leur apportait quotidiennement les matériaux du « pouvoir lire » Ces matériaux, c’étaient des mots reconnus globalement ou des syllabes familières repérées par comparaison et analyse de ces mots. Les enfants découvraient de nouveaux matériaux, jour après jour, au prix d’un bénéfique travail de recherche active et de révision permanente. On était loin de ces manuels appelés improprement « méthodes » qui ne donnent d’abord à lire aux enfants que des lettres, puis des syllabes qu’on assemble pour former des mots, selon une démarche purement synthétique qu’ont parfois recommandée certains textes officiels. Comme la graphie du français est particulièrement complexe, une telle manière de procéder appauvrit et abêtit notre langue comme en témoignent certains ouvrages qui avaient cours sous la Troisième République et dont voici un exemple tiré de « La lecture en riant » : « Toto a bu le lolo de la meumeu » On remarque que cette phrase inepte découle tout naturellement d’une démarche d’apprentissage synthétique : t. o. to, ce qui génère Toto, le héros pédagogique par excellence et puis b. u. bu, l. o. lo, m. eu. meu. Il faut longtemps et il faut peiner pour parvenir enfin à la lecture de textes authentiques. Les démarches qui privilégient la synthèse à partir des lettres, sans analyse préalable de mots entiers sont en effet fastidieuses et bien souvent grotesques. Ce sont des processus sans joie qui ne sollicitent que la mémoire passive et sont un déni d’intelligence.
J’étais résolu à proposer aux maîtres (j’ai dit proposer et non imposer) une démarche résolument novatrice et j’étais d’avance assuré de retrouver, selon la courbe de Gauss, trois groupes de maîtres. Il y aurait le groupuscule des immobilistes, embourbés dans la routine, incapables de remettre leurs pratiques en question, aveugles aux changements qui s’opèrent autour d’eux. Il y aurait le groupe, de loin le plus important, des maîtres qui acceptent de quitter les chemins battus dans la mesure où innover ne signifie pas bouleverser tout de fond en comble et sous réserve de recevoir un appui solide de l’équipe pilote de circonscription. Il y aurait enfin l’autre groupuscule, celui des ardents progressistes, enthousiastes et passionnés, prêts à foncer sans toujours faire preuve du discernement et de la pondération souhaitables, celui des iconoclastes prompts à allumer le bûcher de l’autodafé pour y faire griller les anciens manuels d’apprentissage synthétique de la lecture. Ces manuels, support d’un apprentissage laborieux et désormais reliques dignes du musée, reflètent une époque révolue de la pédagogie mais ils illustrent parfaitement la célèbre boutade de Georges Duhamel car il faut bien admettre que leurs vices, pour avérés qu’ils soient, n’ont pas interdit à de nombreuses cohortes d’écoliers de lire tôt ou tard.
En présence de ces trois groupes de maîtres aux options divergentes, il allait falloir louvoyer, stimuler les premiers, apaiser les craintes des seconds, tempérer l’excessive ardeur des troisièmes : il faudrait se montrer convaincant.
Dans toute entreprise, il importe d’abord de dresser un état des lieux, d’établir un bilan d’entrée. Il faut ensuite savoir se doter d’outils d’évaluation pour comparer, après un temps donné, les résultats obtenus à la situation de départ. Je dressai ce bilan. Nous pouvions être alors en 1971 ou 1972. Nos pauvres maîtres se colletaient aux activités d’éveil et aux mathématiques soi-disant modernes auxquelles ils n’avaient pas été formés et pour lesquelles ils montraient peu de goût. C’était l’époque où, dans les cahiers du jour, les parents ahuris découvraient que trois et trois ne font plus six mais « douze » ! Comme eux-mêmes, ces pauvres parents, ignoraient généralement tout des bases de numération et que le maître n’avait pas pris la précaution de faire préciser que l’on comptait en base quatre, il en résultait d’effroyables malentendus qui ne militaient point en faveur de l’école et de ses maîtres.
Très peu d’enseignants chevronnés de cours préparatoire remettaient en cause leur conception de l’apprentissage de la lecture. Dans les classes les plus urbaines, je ne constatais d’ailleurs pas d’échecs scandaleux. Le taux des redoublements, comparable à celui de la moyenne nationale, était conforme lui aussi aux indications de la cloche de Gauss, tout comme celui des élèves ayant acquis une année d’avance. Nos remplaçants, en revanche, dont la formation était encore incertaine et lacunaire, souhaitaient vivement qu’on leur fît connaître une « méthode » cohérente.
Cette notion de méthode mérite d’être très soigneusement définie. Lorsque j’étais encore en activité, l’un des derniers ministres que j’ai connus a malencontreusement démontré par ses propos qu’il ne connaissait pas grand-chose à l’apprentissage de la lecture. Je redis ici qu’un chef d’orchestre n’est pas obligé de connaître la technique instrumentale du basson mais qu’il doit connaître la musique ! Notre ministre prétendait dresser le catalogue des « méthodes qui réussissent » ! Pour proscrire sans doute celles qui ne réussissent pas ! Comme s’il pouvait exister, in abstracto, des « méthodes » assurées de réussite et des « méthodes » vouées à l’échec ! Comme si une « méthode » agissait seule, par des vertus ou des vices qui lui seraient propres ! C’est faire fi des enseignants. Une « méthode » vaut ce que vaut celui qui la met en œuvre et qui peut tout aussi bien la valoriser que la desservir. Par elle-même, hors de la réalité des faits, elle ne peut être ni bonne ni mauvaise. Je crois que, par « méthode », notre ministre songeait à des manuels, improprement appelés « méthodes » Si l’on veut rendre au mot « méthode » son sens de « démarche de l’esprit », c’est à Descartes et à ses quatre règles, évidence, analyse, synthèse, révision qu’il faut se référer et non pas à des ouvrages comme la « méthode Boscher », « Daniel et Valérie », « Rémi et Colette », « Bigoudi et ses amis » qui ne sont que des manuels d’apprentissage soi-disant méthodiques.
La plupart des maîtres, à cette époque utilisaient dans ma circonscription le manuel « Daniel et Valérie » Ils s’en montraient satisfaits, s’en faisaient les serviteurs fervents et ne doutaient point de son efficacité.
Pourtant, ils sentaient que la