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05 février 2007

Charte de l'éducation

Charte de l'éducation

Cet espace provisoirement vierge est à vous, blogueurs réunis : apportez vos suggestions, allez chercher celles qui, chez les autres, vous paraissent convaincantes, et construisons ensemble une charte qui pourra rivaliser avec celles des candidats à l'élection présidentielle — ou leur donner des idées.
Vous pouvez donc, dès à présent, avancer ici les idées les plus audacieuses — ou les plus sensées. Fin février, nous ferons de ces bonnes volontés diverses un vrai programme construit, qui nous donnera l'aune à laquelle juger les (bonnes) intentions des autres…
JP Brighelli

Commentaires

Ouais! Super, un nouveau desirsdavenir! La démocratie participative, c'est quelque chose quand même.
Alors, moi je réclame la suppression des heures de colle remplacées par des punitions corporelles, l'extermination des mercières et des architectes paysagistes.

Écrit par : dobolino | 05 février 2007

Bon, je suis allé plus vite que la musique. Je fais un copier/coller de ce que j'ai écrit dans "Sauver les Lettres" :

Bon,essayons d'être positifs...

Je vais me lancer à l'eau, comme JPB nous y invite et écrire mes propositions, au fur et à mesure qu'elles me viennent.

1°) La formation des enseignants du second degré :

Suppression des IUFM - Formation en une seule année en alternance avec un tuteur en collège et en lycée en situation a) d'observation du tuteur b) de responsabilité "encadrée" c) de responsabilité totale - formation essentiellement axée sur la didactique de la discipline - compléments : psychologie de l'enfant et de l'adolescent, notions de psychanalyse - histoire de l'éducation.

Validation de compétence à exclusivement par le corps des inspecteurs généraux de la discipline.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Charte pour l'éducation (suite)

Proposition n°2 :

Les instituteurs et les professeurs du second degré bénéficient d'une complète liberté d'enseignement dans le respect des programmes officiels. En particulier, aucune méthode de lecture (méthode globale par exemple)ou de progression (progression en "séquences" en collège) ne doit leur être imposée.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Écrit par : Robin | 05 février 2007

et la fermeture immédiate de la chasse dans le département de la Drôme.
Un petit salaire fixe pour les professeurs, 400 à 500 euros par mois, le reste à l'appréciation des communes, départements et régions, en démocratie participative avec l'ensemble de la population, selon les résultats obtenus à des examens de fin d'année anonymes. En échange, liberté pédagogique totale.
En cas d'échecs répétés, interdiction d'exercer.

Écrit par : dobolino | 05 février 2007

Je vous prie de bien vouloir m'excuser mais je n'avais pas lu l'introduction à ce nouveau fil sur Sauver les lettres.
Ce qui me semble indispensable, en premier lieu, est de faire le ménage des maternelles et primaires. En conséquence de quoi, j'aimerais que les futurs professeurs des écoles soient recrutés au niveau bacalauréat puis solidement formés pendant au bas mot deux ans en toutes matières fondamentales( français, maths, histoire géo, SVT, musique, arts plastiques...) avant d'être formés à toutes les pédagogies possibles pendant les deux années suivantes, dans le cadre de nombreux stages en maternelle et primaire. L'idée de JPB d'une classe prépa pour enseignants de primaire m'avait parue excellente. Je viens donc la souligner ici.
Nous savons tous, sans nous voiler la face qu'une licence de quoique ce soit n'est la preuve de rien. Nous recrutons souvent des ignares. Ce n'est certes pas systématique mais le risque est important.

Écrit par : dobolino | 05 février 2007

dobolino.

Vos propositions sont excellentes, Je prends la liberté de les "formaliser, si vous en êtes d'accord :

Proposition n° 3:

Recrutement des professeurs de écoles au niveau du baccalauréat - création d'une classe préparatoire en deux ans. pour les futurs enseignants du primaires - formation en Français, Mathématiques, Sciences et Vie de la Terre, Histoire-Géographie, Musique, Arts plastiques - Stages sur le terrain en maternelle et en primaire .

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n°4 :

Recentrage des missions de l'Ecole (école primaire, collège, lycée) sur la transmission des connaissances. Allégement des tâches administratives des chefs d'établissement.

Écrit par : Robin | 05 février 2007

En ce qui concerne les instits, c'est vrai qu'une licence ne garantit rien. Effectivement une solide formation en deux ou trois ans, en somme révisions et prolongation du secondaire serait sans doute indispensable. Mais surtout de la pratique ! de l'observation dans des classes d'ensignants expérimentés et la réalisation de plusieurs séances dans chaque discipline de chaque cycle devant des gens pouvant apporter des conseils intelligents et pas descendre les débutants sous prétexte que les élèves n'étaient pas en groupe ou que les pauvres chtits malheureux ont eu 5 lignes à écrire !

Écrit par : Ronin | 05 février 2007

Proposition n°5 :

Revalorisation des enseignements artistiques qui doivent être considérés comme des disciplines à part entière et être dispensés dans des locaux adaptés et "séparés" d'un point de vue architectural, au même titre que les gymnases en Education Physique - Abolition de les appellations discriminantes : "disciplines fondamentales" et "disciplines d'éveil" (arts plastiques et éducation musicale et chant choral)

Écrit par : Robin | 05 février 2007

errata : "des appellations" et non "de les appellations" .

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n°6 :

Inspections plus fréquentes, notamment dans le secondaire, mais en revanche abolition des "inspections dites "guillotines" au bénéfice d'inspections d'aide et de conseil.

N.B.: Je suis personnellement favorable au maintien de'un corps d'inspection qui seul peut garantir une certaine liberté pédagogique, à condition bien entendu que l'inspecteur (trice) soit libre de tout préjugé ou entente préalable avec le chef d'établissement et/ou les parents d'élèves.

Écrit par : Robin | 05 février 2007

En ce qui concerne les instits, c'est vrai qu'une licence ne garantit rien. Effectivement une solide formation en deux ou trois ans, en somme révisions et prolongation du secondaire serait sans doute indispensable. Mais surtout de la pratique ! de l'observation dans des classes d'ensignants expérimentés et la réalisation de plusieurs séances dans chaque discipline de chaque cycle devant des gens pouvant apporter des conseils intelligents et pas descendre les débutants sous prétexte que les élèves n'étaient pas en groupe ou que les pauvres chtits malheureux ont eu 5 lignes à écrire !

Ecrit par : Ronin | 05 février 2007

Oui! Mais d'abord, les fondamentaux (deux ans?) et, ensuite la pratique (deux ans?). Je parle du primaire. Pour le secondaire, ça devient plus compliqué et je ne sais que dire, donc je m'abstiens...

Écrit par : dobolino | 05 février 2007

Proposition n°7 :

Les outils de la langue : grammaire, vocabulaire, orthographe, seront enseignézs de façon systématique et approfondie dès l'école primaire.

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n°8 :

Création d'études en partie dirigées dans tous les établissements scolaires, de l'école primaire au lycée. ces études seront animées par des enseignants volontaires rémunérés et/ou par des étudiants recrutés au niveau de la deuxième année de licence.

Écrit par : Robin | 05 février 2007

ma foi 2+2 ça peut-être une bonne solution, mais ça veut dire ques les deux premières années doivent être solides. Tout à fait d'accord avec Robin en ce qui concerne les inspecteurs. Ceci étant je pense qu'il serait souhaitable que les inspecteurs reviennent sur le terrain. Dans le primaire il y a des gens qui sont IEN pendant 25 ans et qui donnent de jolis conseils mais qui me semblent absolument incapables de prendre une classe. Un bon moyen serait que l'on ne puisse pas être inspecteur plus de 5 ans par exemple avant de retourner sur le terrain et de reprendre une classe. Ainsi les IEN ne seraient-ils pas coupés du terrain et certains seraient peut-être un peu moins fumeux ou irréalistes dans leurs conseils ou dans leurs exigences.

Écrit par : Ronin | 05 février 2007

Allégement des tâches administratives des chefs d'établissement.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Je tiens à souligner ce propos fondamental. Nous en avons tous marre d'être dévorés par la paperasserie que l'Etat utilise pour pouvoir, en cas de besoin, faire porter le chapeau aux sous-fifres. Le moindre petit avis de tempête et le serveur vocal de la préfecture prévient tous les maires de façon à ce, qu'ayant appuyé sur la touche dièse, ceux-ci soient les responsables du moindre caillou tombant de la falaise, de la moindre tuile arrachée etc...
Ici, nous dépassons immédiatement le cadre strict de l'enseignement mais c'est un des pourquoi de la paperasserie envahissante, qu'elle soit mise en place pour l'échec scolaire, la délinquance ou la grippe aviaire.

Écrit par : dobolino | 05 février 2007

Tout à fait d'accord pour des études dirigées, ce qui permettrait une réelle égalité des chances. Mais facile de trouver des étudiants dans une zone urbaine avec une fac à proximité ; beaucoup plus délicat en zone rurale... Qu'en pensez vous ?

Rétablir des programmes décents, basés sur la progressivité des apprentissages, ce que tout enseignant sensé sait nécessaire, LISIBLES et permettants à chaque élève de progresser réellement au lieu de stagner dans des pseudo activités (quel mot galvaudé ) débilisantes.

C'est tout pour le moment.

Écrit par : D | 05 février 2007

Ah oui et surtout que les formateurs quels qu'ils soient aient au moins un tiers de leur service dans une classe ou des classes. Fini la planque de l'iufm. Là aussi les formateurs n'en seront que meilleurs et plus modestes s'ils doivent eux aussi avoir à gérer des classes, des parents et un inspecteur. Et surtout que l'on arrête de prétendre qu'ils sont unuversitaire. Tout le monde en rigole, désolé les formateurs de l'iufm sont tout sauf des universitaires.

Écrit par : Ronin | 05 février 2007

Proposition n°8 :

Création d'études en partie dirigées dans tous les établissements scolaires, de l'école primaire au lycée. ces études seront animées par des enseignants volontaires rémunérés et/ou par des étudiants recrutés au niveau de la deuxième année de licence.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Là, (José au secours!), vous oubliez le problème des zones rurales et du ramassage scolaire qui "ramasse" parfois dans le même bus, maternelle, primaire et collège. Certains enfants font une heure d'autocar matin et soir.
D'où, autre proposition: maintenons impérativement les écoles rurales pour qu'aucun petit de quatre ans n'est à parcourir plus de dix à douze KM matin et soir et remettons les internats secondaires au goût du jour, avec personnel de surveillance ad hoc. Certaines régions y arrivent mieux que d'autres et les résultats au bac s'en ressentent.
N.B.: pour le "ramassage" des maternelles de moins de cinq ans, il faut payer un accompagnateur à la charge des communes. Si les communes ne payent pas, pas de ramassage pour les maternelles.

Écrit par : dobolino | 05 février 2007

Proposition n°9

Mis en place d'un examen d'évaluation en début de 6ème. Cet examen doit permettre de repérer les élèves les plus en difficulté (la proportion de ceux qui ne maîtrisent pas la lecture et l'écriture) afin de leur apporter une aide et un enseignement approprié.

N.B. : cette proposition est fondée sur une douloureuse expérience personnelle d'élèves que je n'ai pas pu aider et que j'ai vu s'aigrir et s'enfoncer d'année en année jusqu'en fin de 3ème, avec moi ou avec d'autres, en gardant leurs handicaps de départ. La soi-disant "pédagogie différenciée" préconisée par Meirieu est impraticable sur le terrain.

Mais ceci suppose évidemment d'en finir avec le dogme de "l'hétérogéneité". Ces classes (pas au niveau de la 6ème, mais de la 4ème) ont existé jusque dans les années 80 et ont disparu au nom d'une conception purement idéologique de l'égalité (2ème septennat de Mitterand, Meirieu rue de Grenelle). Elles étaient en général animés par un instituteur ou un PEGC qui essayait de combler systématiquement les difficultés des élèves.

Je sais que ce n'est pas "politiquement correct", mais je profite de la liberté de parole qui m'est acordée sur ce blog pour dire que je suis favorable à un rétablissement d'une orientation en fin de 5ème.

En revanche, je ne suis pas d'accord avec la proposition de M. Villepin (apprentissage à 14 ans) c'est trop tôt...Pas avant 16 ans et en alternance avec un solide enseignement général.

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n°10 (suggérée par dobolino)

Création d'internats, notamment en zône rurale.

Écrit par : Robin | 05 février 2007

zone sans accent circonflexe !

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Création d'internats mais petites unités impératives. Taille à déterminer en fonction des classes d'âge et autorisation de sortie libre signée par les DEUX parents avant seize ans ( je pense ici à certains internats de LEP où l'équipe directoriale explique aux parents que l'autorisation de sortie est systématique et que les parents n'ont pas leur mot à dire même pour un minot de 15 ans). Sortie non surveillée interdite pour les moins de quinze ans.
Renforcer les bourses d'internat du secondaire.

Écrit par : dobolino | 05 février 2007

Economies d'énergie obligent: fin des IA ou des Rectorats: un de trop. Coût énorme d'une administration qui distille des textes des recommandations des circulaires imbéciles, de plus en plus déconnectés de la Réalité. La bureaucratie: STOP!

Fin des corps d'inspection: IPR IEN et toute la clique bavarde et prétentieuse. Remplacement par des enseignants ayant 20 ans d'ancienneté minimum: tuteurs formateurs qui gardent obligatoirement un pied dans le réel: 1/2 ou 2/3 temps d'enseignement.

Fin des IUFM : niches de charlatants en sciences de l'éducation et veiller à ne pas laisser l'enseignement de la didactique devenir une scolastique desséchante. Robin: ok?

Création d'internats pour les collèges surtout en ZEP même si elles n'existent plus sous ce nom. Coût élevé mais condition nécessaire si l'on veut voir réussir ceux qui "en veulent".

Apprentissage dès 14 ans pour ceux que le collège emm... et qui emm... les autres. Mais passerelles de retour possible: la maturité ne doit pas être désespérante.

Discipline dans le primaire comme dans le secondaire: aucune raison d'accepter des terreurs, des énervés, des impolis bornés, s'imposer sans sanctions sévères! La "sentimentaldémagogie ": dehors! Qui aime bien châtie bien.

Des programmes ambitieux sans concession au "modernisme progressiste" et à la lâcheté: le + peut le - et non l'inverse. Le goût de l'effort et le mérite doivent être valorisés. On doit viser haut et non pas un minimum culturel fonctionnel:la culture, les humanités, - oui, dominantes, de classe, élitistes et bourges... - ne sont pas un rempart contre la barbarie mais elles peuvent réduire les risques d'y sombrer.

Cesser de d'acheter la paix sociale à n'importe quel prix! Acheter, aujourd'hui= à jeter. Stop le gâchi! Vertébrés ou des limaces? Fin des saloperies de basses et humiliantes concessions injectées par les inspecteurs pour faire grimper le taux de réussite au brevet ou au bac: scandale auquel on s'accoutume. DINGUE!

J'arrête ici pour ce soir
Byyyy!!!

Écrit par : Léo | 05 février 2007

Rétablissement d'un véritable enseignement des langues dites anciennes : latin et grec - latin à partir de la 5ème, grec de la 4ème - à la place da la simple "initiation" qui existe actuellement - initiation au latin dès la 6ème - initiation au grec en fin de 6ème et en 5ème (les dieux, l'étymologie, la civilisation...)

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n°7 :

Les outils de la langue : grammaire, vocabulaire, orthographe, seront enseignés de façon systématique et approfondie dès l'école primaire.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Ce qui sous-entend qu'ils aient été enfin enseignés aux sinistrés de licence qui s'engagent, faute de mieux, dans la voie de l'enseignement.
D'où, indispensable préliminaire, qu'un enseignant soit recruté, considéré, formé et rémunéré comme un cadre et non comme un employé.
Cadre et enseignant devraient être synonymes. Leur rôle n'est-il pas d'encadrer?

Écrit par : dobolino | 05 février 2007

Rétablissement d'un véritable enseignement des langues dites anciennes : latin et grec - latin à partir de la 5ème, grec de la 4ème - à la place da la simple "initiation" qui existe actuellement - initiation au latin dès la 6ème - initiation au grec en fin de 6ème et en 5ème (les dieux, l'étymologie, la civilisation...)

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Qui est la suite de:Proposition n°7 :

Les outils de la langue : grammaire, vocabulaire, orthographe, seront enseignés de façon systématique et approfondie dès l'école primaire.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Commençons par la base. L'an prochain ou dans trois ans, entreront en sixième des enfants qui savent à peine lire et écrire.
C'est pourquoi ce programme doit s'inscrire dans la durée et être indépendant des partis de droite et gauche.

Écrit par : dobolino | 05 février 2007

veiller à ne pas laisser l'enseignement de la didactique devenir une scolastique desséchante. Robin: ok?


Oui, le didactique de la discipline ne doit pas être purement théorique ; il ne s'agit pas non plus de méthodes pédagogiques à proprement parler, mais des méthodes de transmision et d'organisation du cours les plus appropriées à chaque discipline. Par exemple en français : faut-il ou non donner des consignes pour la rédaction et quelles consignes, la répartition et la fréquence du travail à faire à la maison - les méthodes d'apprentissage des leçons - comment enseigner l'orthographe de la façon la plus efficace - les questions qui doivent figurer dans une fiche de lecture - comment corriger un devoir -- comment faire un cours de grammaire - comment lier grammaire, orthographe, expression écrite et lecture expliquée sans retomber dans le saupoudrage de l'enseignement "en séquences"...

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Cadre et enseignant devraient être synonymes. Leur rôle n'est-il pas d'encadrer?

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

Entièrement d'accord. On les prend où les sous vu que notre pays est endetté à hauteur de 2000 milliards d'euros ? oups je vais passer pour un vilain libéral...

Écrit par : Ronin | 05 février 2007

On les prend où les sous vu que notre pays est endetté à hauteur de 2000 milliards d'euros ? oups je vais passer pour un vilain libéral...

Ecrit par : Ronin | 05 février 2007

Le problème! Si ça ne tenait qu'à moi, je passerais le tunnel pour avoir un avenir mais je suis zinzin. Intéresser les entreprises?
La pâuvritude mentale de nos jeunes successeurs m'afflige et m'angoisse et je taxe volontiers mon C.A. à 1% pour le renouveau de l'enseignement et de la recherche. Ce qui fait, rien que pour moi, qui suis loin d'être à l'ISF, et ne suis qu'une petite brindille, dans les 1500 euro.

Écrit par : dobolino | 05 février 2007

Chapeau ! mais tout le monde n'en dira pas autant !

Écrit par : Ronin | 05 février 2007

Charte pour l'éducation proposition n°11 :

Les parents ne pourront pas être délégués dans le conseil de la classe où ils ont leurs enfants.

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Créer, dès la seconde ou la première, une matière qui consisterait à apprendre à piloter une entreprise, même micro, de façon à réduire aussi les inégalités des élèves devant les responsabilités de papa-maman.

Même les anti-libéraux devraient être d'accord...

Écrit par : D'Enguell | 05 février 2007

Le réglement intérieur des établissements scolaires sera élaboré désormais par un collège de magistrats désignés par le président de la République.Il sera le même pour tous les établissements scolaires (un réglement par niveau : primaire, secondaire, lycée) Une échelle de sanctions adaptées et progressives sera clairement indiquée pour chaque manquement (travail d'intérêt collectif, devoir supplémentairen retenue, renvoi temporaire, renvoi définitif)

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Le réglement intérieur des établissements scolaires sera élaboré désormais par un collège de magistrats désignés par le président de la République.

Et non, ce qui est actuellement le cas et ce qui est absolument aberrant, par la " communauté éducative " de chaque établissement (élèves compris !): la Loi doit être la même pour tous, c'est l'un des principes fondamentaux de la Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen.

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n° 12 : rétablissement du certificat d'études primaires en fin de CM2

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n°13:

Rétablissement du sérieux et de la valeur réelle des examens (brevet des collèges et baccalauréat). Abolition des " commissions d'harmonisation "

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n°14 :

Une seule chance et pas plus après un renvoi définitif pour motif grave par un conseil de discipline.

"Proposition n°15 :

Fin de l'obligation de scolariser jusqu'à 17 ans, à moins que cette obligation soit votée par l'assemblée nationale.

N.B. : J'ai appris en 96 que les chefs d'établissement avaient "l'obligation morale"de scolariser les élèves jusqu'à 17 ans. Je ne sais pas d'où vient cette obligation et pourquoi elle a été instaurée, mais je suis sûr de mon fait. J'exerçais à l'époque comme principal adjoint faisant fonction dans un collège sensible de la région parisienne. Cette obligation existe-t-elle encore aujourd'hui ? C'est l'exemple type des bons sentiments à la Meirieu, mais ça n'est pas légal au sens républicain du terme.

Écrit par : Robin | 05 février 2007

ne soit votée (ne explétif)

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n° 16 :

Création de classes adaptées, "hors collège", pour les éléments dangereux, particulièrement perturbateurs et récidivistes, éventuellement en internat pour les soustraire à l'influence de la rue.

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition 17

Construction des collèges sur des critères d'esthétique et de bien être et pas seulement sur des critères d'économie (collèges "boîtes à chaussure")

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition 18 :

Application du principe : chaque professeur a, dans la mesure du possible, sa propre salle de classe (ce sont les élèves qui se déplacent)

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition 19 :

Obligation d'avoir une tenue vestimentaire correcte.

NB : je sais bien qu'il serait irréaliste de demander en France le port d'un uniforme comme c'est le cas en Grande-Bretagne et dans les écoles catholiques aux Etats-Unis, mais ça pourait éviter la dictature des marques et être un élément de valorisation des enfants, notamment dans les établissements sensibles.

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Je m'arrête pour laisser s'exprimer les autres.

Bonne nuit à tous !

J'ai pris l'émission sur TF1 avec Nicolas Sarkozy en retard, mais je n'ai rien entendu sur l'éducation.

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Suppression des objets d'étude en français en classe de Première. Priorité à une approche plus historique/chronologique des grandes oeuvres.

Suppression définitive de l'écriture d'invention à l' EAF, pas plus débile que ce type de sujet: absolument pas formateur; c'est du niveau de la 3ème.

Minorer l'étude du discours, privilégier l'étude de la littérature , y compris de la littérature étrangère.

Écrit par : Francine | 05 février 2007

- Suppression des "mentions complémentaires" des professeurs de collège et de lycée visant à leur faire enseigner une matière pour laquelle ils ne sont pas compétents, et conduisant donc à faire baisser le niveau de l'enseignement.
- Dans le même ordre d'idée, à l'heure où tout le monde parle de "travailler plus pour gagner plus", ou de faire faire des heures sup aux profs, ne pas augmenter le nombre d'heures d'enseignement au delà de 18 heures par semaine. Sinon, là aussi, ce sera au détriment de la qualité de l'enseignement. Sur ce point-là comme sur le précédent : il faut faire comprendre que l'enseignement n'est pas réductible à la présentation de fichiers Powerpoint devant une assemblée, mais suppose des connaissances, au début et tout au long de la carrière (d'où la nécessité d'un certain loisir).

- Sur la base de la carte scolaire actuelle : faire une nouvelle répartition des moyens clairement en faveur des établissements en difficulté, qui les rendra à nouveau attractifs. Que dans un grand lycée de centre-ville, les classes comptent une quarantaine d'élèves, mais beaucoup moins là où c'est nécessaire. Que ce soit dans les établissements en difficulté qu'il y ait le plus de surveillants, de professeurs, et le plus d'études dirigés : c'est là qu'il est nécessaire d'enlever le plus longtemps possible les élèves à l'environnement extérieur.

Je crois que ces propositions peuvent faire l'objet d'un consensus.

Écrit par : Pat | 06 février 2007

Le réglement intérieur des établissements scolaires sera élaboré désormais par un collège de magistrats désignés par le président de la République.Il sera le même pour tous les établissements scolaires (un réglement par niveau : primaire, secondaire, lycée) Une échelle de sanctions adaptées et progressives sera clairement indiquée pour chaque manquement (travail d'intérêt collectif, devoir supplémentaire, retenue, renvoi temporaire, renvoi définitif)

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

...Ou par l'assemblée nationale après avis du conseil constitutionnel. C'est un point très important. La montée de la violence dans les établissements scolaires ne peut pas être endiguée par un R.I. "bricolé" par une communauté éducative.
Un crime à l'intérieur d'un établissement (cas du petit Karl à Meaux) est un délit de droit commun qui ne relève pas d'un R.I., mais du code pénal...Je suis également favorable à la révision de la Loi (ordonnance ?) de 45 concernant les mineurs.

Les R.I. n'ont aucune valeur juridique (sauf le port ostentatoire de signes religieux et la propagande à l'intérieur des établissements parce que c'est une Loi qui a été votée par l'assemblée nationale).

Écrit par : Robin | 06 février 2007

Proposition N° 20 :

Suppression de l'administration centrale de la rue de Grenelle, mais maintien d'un ministère "allégée" (validation ntionale des examens et concours, programmes nationaux)

gestion décentralisée

- des lycées au niveau des rectorats/conseils régionaux.

- des collèges et des écoles primaires au niveau des inspections académiques.

Écrit par : Robin | 06 février 2007

Pas de recrutement de chefs d'établissements (sauf adjoints faisant fonction) hors concours et sans une sérieuse formation en alternance sur une année entière dégagée de tout enseignement. Pas de recrutement en-dessous de la licence au niveau des collèges, au niveau du CAPES ou de l'agrégation en lycée. Pas de recrutement en dehors du corps des enseignants ou des CPE. Revalorisation du statut et du salaire.

Écrit par : Robin | 06 février 2007

Bonjour à tous,

Quelques réflexions de mère de famille

Créer un véritable corps de surveillants "professionnels", c'est-à-dire des adultes capables de s'imposer et de faire respecter "l'ordre" et non plus des jeunes "de passage" plus ou moins copains avec nos enfants.
Restaurer la souveraineté du conseil de classe et respecter les décisions de l'ensemble des enseignants. Trop d'élèves se retrouvent propulsés dans les classes supérieures alors qu'ils n'y ont pas leur place.
Bonne journée
Anne

Écrit par : Anne (parente d'élève uniquement) | 06 février 2007

- des collèges et des écoles primaires au niveau des inspections académiques.

...et des conseils généraux (collèges) et des municipalités (écoles)

Écrit par : Robin | 06 février 2007

Proposition n°22 (si je me souviens bien !)

Suppression de la " note de vie scolaire " en collège ou remplacement de cette note par une note reflétant réellement le comportement de l'élève. Modalités à définir, par exemple moyenne de toutes les notes attribuées par chacun des adultes concernés sur une échelle de 0 à 20. La note devant obligatoirement figurer sur le bulletin.

Écrit par : Robin | 06 février 2007

-Retour à la littérature comme réflexion sur l’homme, avec une connaissance étendue de son parcours, de ses doutes, de ses hésitations.

-Retour à l’histoire comme réflexion sur l’homme, avec une connaissance précise de ce qui fut (exit les thèmes vagues où l’enfant complète ses trous par l’exercice de la fantaisie)

-Retour à l' Enseignement de langues étrangères comme enseignement de CULTURE, au moins dans les filières littéraires.

-Enseignement de l’histoire de la philosophie (exit le bla bla proche des cours d’éducation religieuse et où l'on met sur le me^me plan des philosophes ayant vécu dans des époques très éloignées...)

Écrit par : alice | 06 février 2007

Bonjour,
alors je vais parler par rapport à ce que je connais : mon parcours.
-Heures d'études obligatoires de la primaire au lycée :
tout simplement parce que les mômes qui ont la chance d'avoir des capacités ont la malchance de ne pas apprendre à travailler puisqu'ils n'en ont pas besoin, ce qui se paye un jour ou l'autre.
-Valoriser le "par-coeur", qui permet aux minots d'acquérir simplement de solides fondations.

Écrit par : DesRapages | 06 février 2007

Proposition n° 23 :

Création systématique dans tous les établissements de classes "d'aide et de soutien" à tous les niveaux (6ème, 5ème, 4ème, 3ème) pour les élèves les plus en difficulté...(en 6ème sur les indications des instituteurs)...Evaluations régulières des élèves et possibilité de passage avec les "rapides" et les "moyens" (pour employer la terminologie de Legrand).

Dans une proposition précédente j'ai évoqué un examen d'évaluation en début de 6ème ; j'ai changé d'avis. Il est plus simple de constituer la classe de soutien sur indication des instituteurs dans le cadre d'une liaison CM2-6ème.

Je me rends compte qu'un tel dispositif est un peu en contradiction avec des orientations précoces (?) en fin de
5ème préconisées plus haut. Bon. A tout prendre, je préfère la solution des classes d'aide et de soutien. Mais gare aux fanatiques de "l'hétérogénéité" !

J'ai vu fonctionner une de ces classes dans un collège sensible en région parisienne (4ème d'aide et de soutien dite 4ème A.S.)...Ca marchait bien (effectifs réduits, professeurs volontaires, programmes adaptés...)

Écrit par : Robin | 06 février 2007

Qui va faire la synthèse des 47953 propositions (dont au moins la moitié sont largement contradictoires entre elles) ?
On croirait le (faux) débat sur l'école qu'on nous a servi il y a peu. Niveau toujours 0 du débat, je le crains...
Le sérieux n'est pas toujours chez ceux (celles) qu'on croit.

Écrit par : laya | 06 février 2007

Pour mettre les points sur les "i" des propos précédents, si j'étais à la place de Lionel Jospin j'entretiendrais une rancune tenace contre Claude Allègre, en partie responsable de sa déroute électorale d'avril 2002 (avec Jean-Pierre Chevènement) . Une ou deux centaines de milliers de voix sur un million, ça peut faire la différence. "Ses gamelles" Royal aurait dû en savoir quelque chose avant de suivre les traces nauséabondes du mamouth. " Professeurs, encore un effort pour apprendre à défendre vos intérêts ! "

Écrit par : Robin | 06 février 2007

Excusez-moi, le "post" précédent était la suite d'une réponse à Jean sur "Sauver les Lettres". Il y a un rapport évident avec nos propositions.

Écrit par : Robin | 06 février 2007

Les penseurs de gauche nous ont suffisamment seriné que " tout était politique "...Alors retour à l'envoyeur !

Écrit par : Robin | 06 février 2007

Alors, moi je réclame la suppression des heures de colle remplacées par des punitions corporelles, l'extermination des mercières et des architectes paysagistes.

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

Je suis assez d'accord avec la première proposition de Доболино...j'adore son pseudo qui sonne comme le nom d'une petite gare du sud de la Russie...
Quant à l'extermination...je préfèrerais celle des pédagogistes et autres scientistes de l'éducation qui ont fini par avoir la peau, non de l'ours mais des instituteurs et institutrices.
Je suis pour le rétablissement des châtiments corporels que constitue à mes yeux (de professeur d'éducation physique) la tâche de fixer un enfant à son pupitre pour l'initier à l'art de la calligraphie, un sous-ensemble des arts chorégraphiques. Je ne connais pas d'autre scalpel plus efficace que celui inventé dans et par notre civilisation de l'écriture pour séparer (educare) un enfant de sa parole, de ses fantasmes entretenus par les pédagogues de l'auto-éducation, d'être son propre créateur, son propre législateur!
Tout le monde sait que l'école de France est désormais administrée et gérée pour tenter vainement et à un coût exorbitant de réparer les dégats occasionnés par la désinstitution et la déritualisation des apprentissages.
Il est grand temps de rétablir la République des instituteurs et des professeurs et de chasser des murs de l'école ceux qui en tirent des profits directs symboliques et pécuniers: les parents, les marchands, les psy, les officines parascolaires, les gourous des pseudo sciences pédagogiques etc...
Au fond, ce qui serait le plus efficace consisterait dans le plus simple à réaliser: réhabiliter l'instituteur et le réinscrire dans sa fonction (de castration) d'infliger aux enfants la sanction, la limite, la séparation, en un mot, la justice.

Écrit par : buntovchik | 06 février 2007

Au fond, ce qui serait le plus efficace consisterait dans le plus simple à réaliser: réhabiliter l'instituteur et le réinscrire dans sa fonction (de castration) d'infliger aux enfants la sanction, la limite, la séparation, en un mot, la justice.

Ecrit par : buntovchik | 06 février 2007

Oui buntovchik, mais les lecteurs pressés qui viennent peut-être lire de temps en temps "les propos réactionnaires et antisociaux" de ce blog" (je les cite) risquent de ne pas goûter le sel de votre pensée. Mais qu'importent ces agueusiques à ceux qui ont des papilles !

Écrit par : Robin | 06 février 2007

Parmi tous les fonctionnaires les enseignants sont peut être les seuls que l’on peut rémunérer équitablement au mérite.
Leur métier consiste à délivrer du savoir aux élèves, il suffit de mesurer la progression de ce savoir chez chaque élève pour connaître quantitativement le savoir qui a été délivré.
L’erreur consiste en général à regarder le niveau de savoir de chaque élève en valeur absolu indépendamment de chaque enseignant au lieu de regarder la progression du savoir de chaque élève et d’attribuer individuellement cette progression à chaque enseignant.
Pour ce faire il suffit à chaque rentrée de faire un test de chaque élève et de comparer la note obtenue avec la note de début d’année de l’année précédente, la différence positive ou négative étant attribuée au travail de l’enseignant de l’année précédente .
Par exemple l’élève avait en début d’année 'X' une note de 5 et a en début d’année 'X+1' une note de 8 , la différence 8-5 = 3 est attribué au professeur qui a enseigné pendant l’Année 'X' , soit 3 point de plus pour valoriser son salaire.
Cette différence étant convertie en points puis multipliée par le nombre d’élèves , l’enseignant se trouverait ainsi à la tête d’un nombre de points (positifs ou négatifs) qui seraient la base de la valorisation du salaire de l’enseignant.
Ainsi les enseignants auront tout intérêt à rechercher les élèves ayant les niveaux les plus bas car il sera plus facile de les faire progresser que les ceux qui ont déjà des notes élevées.
Les enseignants auront aussi intérêt à avoir des classes nombreuses pour les élèves ayant des niveaux élevés et naturellement des classes moins nombreuses pour ceux qui ont des niveaux bas.
Les chefs d’établissements seront ainsi notés sur la moyenne des points des enseignants de leur établissement.
Il n’y aura plus pour les enseignants des établissements défavorisées dans des zones défavorisées et des établissements favorisés dans les quartiers favorisés , mais des établissements à fort potentiel et des établissements à faible potentiel. Il est plus facile de faire gagner 4 points à un élève qui a 2 de moyenne que 4 points à un élève qui à déjà 16 de moyenne.
Ceci nécessitera un fichier national des élèves et des enseignants du privé et du public..
Il y a bien sur tout un tas de règles à mettre en place :
- Qui donne la note en début d’année ? Un enseignant indépendant de façon anonyme, le professeur recevant les élèves Le choix reste à définir en excluant bien entendu l’enseignant de l’année précédente.
- Comment est noté l’enseignant absent, et l’enseignant remplaçant ?
- Quelle note de référence sera donnée pour les nouvelles matières tout le long du cursus de l’élève. La note moyenne de début d’année de l’élève par exemple peut être la réponse.
- Les enseignants devront homogénéiser leurs échelles de notation. Car ceci ne pénalisera plus uniquement les élèves comme aujourd’hui mais aussi directement les enseignant ;
- Les inspecteurs ne serviront plus à noter les enseignants mais pourront venir aider les enseignants qui auront des résultats difficiles.
- Comment pourra-t-on gérer le fait que les bons et les moins bons enseignants seront publiquement connus. Et donc que tout le monde voudra les bons et éviter les moins bons.

Écrit par : henri | 06 février 2007

Wouahh ! La belle usine à gaz que voilà !

Écrit par : yann | 06 février 2007

Désolé, çà n'a rien de personnel .

Sur les programmes :
bon, en histoire :
Revenir peu ou prou à la bonne vieille chronologie, arrêter de saupoudrer de-ci de-là des notions et des périodes qui n'ont rien à voir entre elles.
Lier, si possible, cet enseignement historique avec celui de l'histoire de la littérature, et pourquoi pas celle des sciences.
(littérature, çà doit être possible de faire les mêmes périodes en même temps, c'est pas çà, la transversalité ? en sciences, c'est peut-être un peu plus dur à mettre en oeuvre, mais les profs de maths, physique, bio peuvent s'en charger, normalement, c'est leur boulot).
S'arrêter, en histoire récente, 30 ans en arrière. Déjà qu'ils ont du mal avec une histoire ancienne forcément simplifiée, ce n'est pas le rôle de l'école d'entrer dans l'analyse de l'histoire immédiate.
Dépolitiser le débat (colonisation, polémiques récentes, etc.). Mais çà, c'est carrément un voeu pieux.

Écrit par : yann | 06 février 2007

Il y a longtemps, avant que je ne décroche, j'avais proposé lors du grand débat, une modeste proposition pour une réforme de la formation des enseignants, de la Maternelle à l'Université.....


Le travail est resté en chantier je le confesse car mes possibilités physiques sont limitées et mon découragement est grand. Néanmoins, je vous invite à jeter un oeil sur ces propositions qui font la part belle à des enseignant "chenus" et éprouvés qui seront heureux de faire partager leur savoir-faire en lieu et place des escrocs de l'IUFM. Si dans l'IUFM, il y a des gens valables, on les prendra (bien que le mythe de Sodome puisse nous en faire désespérer, et ce n'est pas le cas de l'inénarrable Sibille qui nous en convaincra). Mais un coup de balai s'impose car bien des rentes de situation ont été volées à la communauté nationale. On pourra mettre ces gens au travail devant de "vrais" élèves avec de "vraies" matières même si j'ai peur que ce soit des catastrophes dont une mise à la retraite anticipée (fonction publique oblige) soit le seul parcours pratiquable. Il s'agit de ne plus gaspiller l'argent, de redonner courage aux jeunes enseignants et les bien former. Ce n'est pas compliqué (la pédagogie, c'est quelque chose de très simple, à l'opposé de l'embrouille que nous resservent les charlatans) et à l'école, ça sert à acquérir des connaissances sur lesquelles on pourra bâtir d'autres savoirs, à l'opposé de l'empilement que nous décrivent les ignares, et qui seuls permettent de structurer une personnalité consciente et "bien dans ses bottes".

Pour ce qui est de la licence (indifférenciée), je confirme que son niveau d'appréciation, se situe à celui d'une ancienne propédeutique (qualité perçue comme on dirait en langage industriel). Mais quand même il y a des licences qui sont de vastes fumisteries comme celles en Sciences de l'Education, du niveau de la licence d'Astrologie.

Écrit par : at | 06 février 2007

j'ai oublié le site:


http://pedagogy.free.fr/Document.htm

Écrit par : at | 06 février 2007

Sur les maths :

Evidemment, enseigner les bases. Compter, bien sûr, mais vraiment maîtriser les opérations de base, en comprenant leur sens. Etre capable de faire du calcul mental (pas de calculettes avant, disons, la 6eme ou la 5eme, ou mieux encore, avant le lycée (le bac ??)).
Revenir à l’enseignement de la géométrie : nos ancêtres ont basé toutes leurs mathématiques sur la géométrie, parfois de façon très complexe, alors qu’un élève de 6eme reste souvent perplexe devant un triangle rectangle. La géométrie bien comprise doit permettre de visualiser des notions d’algèbre ou d’analyse trop abstraites sans cet outil. J’ai un souvenir ému du grand compas en bois, muni d’une craie, dont se servaient mes instits. M’étonnerai que ce genre d’outils existe encore.
En faire fabriquer en série, un par salle de classe de primaire (et de collège, tiens, du boulot pour les menuisiers).
Revenir aux problèmes de robinet (gag : j’avais écrit « robien ») et de trains qui se croisent. Ce n’est pas du passéisme, mais les gamins sont incapables de faire le lien entre un exercice abstrait et ce qu’il permet de démontrer. Les mathématiques s’expliquent, se racontent, et peuvent devenir passionnantes dans ces conditions.
Intégrer sérieusement l’histoire de la discipline en cours, pas seulement sous la forme d’une page de présentation avec photo couleur et texte en vieux françois, ou sous la forme d’une « activité » (beurkk !). On ne comprend bien une notion que si l’on sait quels types de problèmes elle a historiquement permis de résoudre.
Réintégrer, avec modération et esprit critique, les « maths modernes » dans les programmes de lycée. Ma fille, en maths sup, découvre cette semaine les ensembles finis, que j’ai abordés en 9eme !! (ou en 8eme, je ne sais plus, en 9eme je crois que c’était les bases, avec des cubes en bois. Génial !).
Jeter des ponts entre les maths fondamentales et les maths appliquées à la physique, pour arrêter la guéguerre entre profs à ce sujet. Accessoirement, çà permet de montrer à quoi peuvent servir les maths.
Virer, avec pertes et fracas, les « activités » des programmes : ces constructions débiles censés permettrent aux enfants de redécouvrir les notions fondamentales par eux mêmes. Certains chapitres ne sont d’ailleurs fait que d’activités (probas en terminale, personne n’y comprend rien).

Se référer à plus compétent que moi pour trouver plein de bonnes idées en la matière.

Mais arrêter de renvoyer dos à dos scientifiques et littéraires, on peut passer un concours en faisant l’impasse sur les maths, bien sûr, moi j’avais choisi de ne pas lire les livres au programme de français (choix stratégique permettant de passer en bizuth) ! Mais c’est pas mieux, et je n’en suis pas plus fier que çà.

D’où, dernière proposition pour cette fois : élever une statue à Pic de la Mirandole dans la cour du ministère de l’EN.

Écrit par : yann | 06 février 2007

En gros, j'approuve la majorité des solutions de bon sens suggérées ici (sauf peut-être l'usine à gaz), mais j'y vois surtout pas mal de propositions d'ordre pratique (internats, transports scolaires, architecture) qui vont demander beaucoup de sous, et un consensus que je partage sur la nécessité d'une formation solide des profs, d'une fermeture des IUFM et de l'extermination des pédagogistes et des mercières, ce qui est une affaire de longue haleine (sauf peut-être pour les mercières, qui sont déjà en voie de disparition, et sont généralement arthritiques et maigrelettes).

Mais quid des programmes ?
C'est sans doute ce point qui est le plus facile à changer rapidement, et compte tenu de l'urgence de la situation, n'est ce pas le premier levier sur lequel il faudra agir ?

Écrit par : yann | 06 février 2007

Pourquoi revenir au passé?

Ce n'est pas pour faire ancien mais pour pouvoir remettre le train de l'école dans les rails là où il a commencé à dérailler. De là à reprendre une évolution normale vers la modernité et non vers ce cauchemar que nous vivons depuis 30 ans. Et encore heureux qu'il y ait eu des résistants, des enseignants, des parents qui ont refusé le crétinisme des pédagogistes. Un peu d'intelleignec, ça n'a jamais fait de mal!

et quelques lignes à compléter pour l'école que nous souhaiterions

http://pedagogy.free.fr/scolarite.htm

AT

Écrit par : at | 06 février 2007

En ce qui concerne le coût des internats ou des transports scolaires car c'est l'un ou l'autre, voir où se trouve le meilleur rapport qualité prix. Le transport scolaire coûte très cher aux départements ruraux à habitat dispersé.
Je reviens souligner la nécessité absolue de revoir la formation des enseignants de primaire qui doivent avoir acquis les fondamentaux, en avoir compris l'importance, la hiérarchie et les liens avant d'avoir à apprendre à les enseigner. Donc des vraies prépas.
Par ailleurs, je pense qu'il serait judicieux d'ajouter, entre le CM2 et la sixième, une année supplémentaire pour tous les élèves en difficultés (toute difficulté y compris la lenteur d'exécution des taches par un cerveau brillant), une année spéciale(pas une année sanction et humiliante) que tous ne feraient pas, dans des classes à petits effectifs. Une sorte de classe de fin d'études primaires qui serait là pour compléter les acquits indispensables et aider les plus fragiles à s'organiser.
On pourrait ainsi envisager avec plus de sérénité le collège unique, s'il est trop coûteux de le réformer.

Écrit par : dobolino | 06 février 2007

J'avais rédigé mon dernier message comme une salve d'honneur, mais ...me revoilà, car je dois remercier Jean-Paul, exprimer ma satisfation et l'assurer que personne ne peut douter de son dévouement, well beyond the call of duty, à la cause de nos enfants.

3 propositions de Cadichon:
Un code de déontologie pédagogique qui donnera un peu plus de réalité à ce devoir de réserve qui figure pourtant dans le code de la fonction publique. (On pourrait d'ailleurs aussi le faire appliquer par les magistrats.)
Il sera à appliquer avec la plus grande rigueur du haut en bas de l'échelle, mais surtout plus on y monte plus les sanctions doivent être lourdes, car proportionnées au pouvoir de nuisance...

Valorisation du taitement des instituteurs puisque ce sont eux qui ont la plus lourde responsabilité, celle d'enseigner les fondamentaux, grâce à eux tout se joue.
Ils devraient gagner autant que le taux horaire des profs de fac!

L'argent est disponible, car on sucre aussi le 80.000 postes inutiles ( syndiqués et assimilés) mais là je rêve en couleurs.


Dissolution immédiate du HCE, des directions des programmes et de la prospective ( sic) et nomination d'une commission d'enquête pour établir les responsabilités du désastre, dont seront exclus syndicalistes, experts en sciences de l'éducation et autres Khmers rouges de Grenelle. Il y a suffisament de JUSTES pour que cette commission rende des conclusions utiles.
et pour finit un coup de pied de l'âne:
Pan dans le mille. Bull's eye. Der Schtachel hat gestochen!
car comme par hasard qui est contre cette idée??? c'est vraiment sans surprise... !!

Comme quoi, les orphelins du Grand soir et de la Cause du peuple tremblent à l'idée que les bonnes (idées) soient mises en oeuvre, car si ça marche, ils ne pourront plus jouer aux révolutionnaires de comptoir ou de salon. Fini le bourrage de crâne, l'endoctrinement: Liberté pédagogique et neutralité des opinions, un véritable enfer pour ces ayatollahs et autres imams qui ont transformé nos classes en madrassas.

Tremblez donc, pauvres encasqués à la LCR et autres groupuscules.
Et si c'est pas du conservatisme, cette persévérance à s'accrocher à ces toiles d'araignées, j'en avale mon bonnet.

L'armée des ombres est en marche, mais va-t'elle rejoindre celle de la Libération ou finir dans un cul de sac?

Écrit par : Cadichon | 06 février 2007

J'en viens à des propositions qui ne vont pas plaire à tout le monde, mais puisque JPB nous a conviés à exprimer nos rêves les plus fous !

Proposition N° 24 (si mes souvenirs sont bons) :

Libération des après-midi pour des activités artistiques : théâtre, musique, danse...

Eh oui, j'aime bien le système allemand. La qualité, plus que la quantité, l'équilibrage du cerveau droit et du cerveau gauche

Écrit par : Robin | 06 février 2007

Proposition n° : 26

Des salles de relaxation dans les écoles primaires et les collèges.

Je suis très sérieux.

Ca existait dans l'enseignement public, à Lyon, au collège Clémenceau en 90 et çc marchait bien. Ils arrivent le plus souvent dans un tel état (stress, énervement...), qu'il est prtiquement impossible de faire cours...alors un petit peu de relaxation, ça ne peut faire de mal à personne (aux enseignants non plus !)

Écrit par : Robin | 06 février 2007

Bonjour,
Je vous lis depuis longtemps. J'ose répondre à votre proposition de propositions.

D'accord pour les internats dans les zones rurales. Il faut miser sur les internats, les ramassages scolaires sont couteux et chronophages (certains élèves passent 2 heures dans le bus par jour, se lèvent très tôt 5h30 arrivent au lycée ou collège à 7h30 et même punition le soir... c'est épuisant).

Arrêter de se disperser sur de l'annexe et de l'inconséquent comme l'ECJS et les TPE.

Se débarrasser de la religion du tout informatique et du tout internet (marre de faire la chasse aux copies copier/coller). Les TICE sont un obstacle à l'éducation. L'écran est un voile, un leurre, une illusion. Qu'on me mette tout le bazar à la poubelle.

Enseigner le grec ou le latin dès la 6eme.

Se méfier des CIO et des COPsy.

Arrêter d'envoyer en TL des élèves qui ne savent pas lire et en TS des élèves qui détestent les maths et la physique.

Arrêter de faire croire aux élèves qu'ils sont bons en langues parce qu'ils savent chanter une chanson d'un groupe à la mode.

Arrêter de faire croire aux élèves que ce sont des artistes conceptuels parce qu'ils savent jeter des choses sur du papier .

Arrêter de ne pas les faire redoubler en classe de première.

Mettre de la philosophie en seconde (comme l'économie) et en commencer l'enseignement pour les L dès la première.

Organiser un cursus plus long pour ceux qui en ont besoin.

Organiser du soutien pour les uns mais aussi de l'approfondissement pour les autres.

Se réserver le droit de mettre en place des passages "pour voir" avec possibilité de retour à la classe inférieur. Un passage avec "doit faire ses preuves" si on veut.

Fermer les IUFM et proposer un autre système de formation.

Permettre aux profs de changer d'air de temps en temps.

Arrêter de nommer les jeunes profs à 500 km de chez eux dans des lycées ou des collèges difficiles.

Ne pas permettre aux agrégés de passer leur carrière en 6eme et en 5eme. L'excellence c'est très bien et elle doit être justement payée (donc plus que les autres) mais l'excellence doit être utilisée et utile. (je fais le pari que les agrégés sont plus savants) .

Écrit par : florian | 06 février 2007

Mettre de la philosophie en seconde (comme l'économie) et en commencer l'enseignement pour les L dès la première.

Approuvé !

Écrit par : Robin | 06 février 2007

Se méfier des CIO et des COPsy.

Double approbation (et je sais à quoi je pense)

Écrit par : Robin | 06 février 2007

Se méfier des CIO et des COPsy.

Double approbation (et je sais à quoi je pense)

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Il y en a qui ont l'art de "penser faux" et de mettre à côté de la plaque. Le problème, ce sont les dégâts, parfois irréparables sur l'avenir de l'enfant.

Écrit par : Robin | 06 février 2007

Arrêter de nommer les jeunes profs à 500 km de chez eux dans des lycées ou des collèges difficiles.

Comme ça m'est arrivé après le CAPES et le CPR, obligés de prendre un poste double dans la région parisienne avec ma femme à cause du principe " pas de nomination dans l'académie où on a passé le concours ". Merci les gars ! On ne s'en est jamais vraiment remis. Mais qu'est-ce que ça peut leur f...rue de Grenelle ?

Écrit par : Robin | 06 février 2007

à Cadichon :

quand j'entend les mots "code de déontologie", je sors mon revolver.
J'exerce une profession soumise à un de ces codes, avec l'Ordre qui va avec (créé par Pétain), et je peux vous dire que personne, à part quelques oiseaux rares (j'essaye d'en faire partie, mais c'est parfois à vous en dégouter), ne respecte les dispositions humanistes, respectueuses, du dit-code, et que, par contre, tous le monde pinaille volontiers sur les aspects réglementaires et contraignants. Le code ? A la poubelle !

à Robin :
Oui au système allemand. Et ils ont deux ans de plus pour aller au bac. Les écoliers allemands sont beaucoup plus cools que les nôtres, et souvent plus épanouis.

Oui aussi aux salles de relaxation. En primaire, on nous faisait dormir sous, ou sur les tables. Valait mieux sous, moi quand j'étais dessus, je me cassais la gueule !

OUI, OUI, OUI, TROIS FOIS OUI à la suppression des TPE, TICE, TIPE, et autres bétises sans intêret et dévoreuses de temps et d'énergie. Demandez aux gamins ce qu'ils en pensent (ceux que je connais risquent toutefois d'être impolis).

Écrit par : yann | 06 février 2007

Bravo, Yann, un code de déonto n'est d'aucun usage positif pour les libéraux. C'est inspiré du vrai corporatisme qui n'est plus de saison.
Je m'étonne qu'un libéral comme Cadichon propose ce carcan à ceux qui ont la chance d'y avoir échappé.
On va lui en envoyer copie avec surlignés en jaune les articles dont on use et abuse et en vert ceux qui ne sont jamais appliqués.
Si on veut remettre au goût du jour les codes de déontologie, il faut revenir à 750 000 000 d'habitants sur terre et réinstituer les cours de morale à l'école primaire.
Le problème, c'est que faire des cadavres? Les brûler aggraverait le réchauffement de la planète.
Ceci dit, je serai a priori favorable au système allemand à condition de savoir QUI va payer les activités de l'après-midi?
Si elles sont à la charge des communes, on creusera encore les inégalités. Si elles sont à la charge des parents, encore pire. Les ruraux risquent d'être fort défavorisés car comment amener au fin fond d'une vallée alpine ou dans le Cantal profond des intervenants de qualité en musique ou arts plastiques ou sports. Médiathèque à 70 km. Piscine couverte à 80 km etc...
Non, le système français d'accueil scolaire, en l'état actuel, me parait plus égalitaire.
Ce que je relèverai de cette proposition de système allemand, c'est "moins de pression, plus de temps". Diminuer le niveau d'angoisse et le sentiment d'échec et de médiocrité souvent injustifiés. Se dire que Rome ne s'est pas faite en un jour et ne pas limiter, pour des raisons budgétaires, la possibilité de parcours plus lents ou différents.

Écrit par : dobolino | 06 février 2007

Vous n'avez pas l'air très drôles les éducateurs... Lisez le Pilier au lieu de parler pour ne rien dire.

Écrit par : Le Pilier | 06 février 2007

Je voudrais apporter ma modeste contribution à la charte, s'il n'est pas trop tard!
-Que les professeurs des écoles bénéficient d'une vraie formation sur deux ans, (formation complète dans les disciplines enseignées à l'école primaire). Il me semble qu'en cela, je rejoigne une proposition faite en début de post.

-Que ce ridicule "stage en responsabilité filé", contre lequel ils rouspètent dans leur immense majorité, (à juste titre), et qui n'a été installé là que pour pallier la grève administrative des directeurs d'école et pour éviter de créer des postes d'enseignants, soit remplacé par quelque chose d'un peu mieux organisé, et pensé dans un vrai but de formation.

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

Je l'ai remis là où il doit être, c'est mon côté maniaco-dépressif.
N.B.:Cadichon, un code de déontologie est incompatible avec la liberté de marché et de concurrence. C'est une mesure de protection et de fermeture des frontières. Il faut choisir entre l'ultra-libéralisme et le gaullisme (ou le pétainisme, mais est-ce bien différent?).
Ne cognez pas trop fort, je suis vieille et fragile! Comme une mercière...

Écrit par : dobolino | 06 février 2007

Je voudrais apporter ma modeste contribution à la charte, s'il n'est pas trop tard!

-Que les professeurs des écoles bénéficient d'une vraie formation sur deux ans, (formation complète dans les disciplines enseignées à l'école primaire). Il me semble qu'en cela, je rejoigne une proposition faite en début de post.

-Que ce ridicule "stage en responsabilité filé", contre lequel ils rouspètent dans leur immense majorité, (à juste titre), et qui n'a été installé là que pour pallier la grève administrative des directeurs d'école et pour éviter de créer des postes d'enseignants, soit remplacé par quelque chose d'un peu mieux organisé, et pensé dans un vrai but de formation.

-Obliger les IUFM à prendre en compte qu'il soit légitime qu'un prof (d'IUFM) souhaite intervenir dans les classes concernées par l'enseignement qu'il dispense. (On glorifie la modélisation, allons jusqu'au bout. D'ailleurs, c'était pratique courante du temps des écoles normales.)

-Mais ne pas revenir aux CPR, qui étaient une vaste escroquerie! (J'en ai "bénéficié" moi-même, je sais de quoi je parle).

-Enfin, un peu plus anecdotique: greffer un cerveau à "at".

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

A l'école et au lycée de l'éducation physique. Le sport = ministère de la jeunesse et du sport.
Marre aussi de voir les élèves ici ou là parce qu'il y a "compet", course d'orientation et tout le bazar !
Marre de les voir en vadrouille à tout bout de champs (donc pas en cours) et comme la vadrouille est épuisante (transport, etc.) ils n'ont pas le temps de bosser (et sur ce coup là je les comprends).
Donc : en finir avec la religion des voyages et des sorties. Dans mon lycée c'est une semaine en Espagne, une semaine en Italie, une semaine en Angleterre, plus l'Allemagne, le cinéma, le mémorial de Caen, le Futuroscope, la ski, et j'en passe. Le lycée est une agence de voyage !!! Les voyages forment la jeunesse ? Vous avez déjà demandé à des élèves ce qu'ils en retiennent à part la beuverie ?
Les élèves en cours. Les voyages pendant les vacances. Ce n'est pas du ressort de l'Education Nationale mais de ministère de la Culture ou de la Jeunesse et des sports. Comme dit l'autre : "chacun sa spé". La confusion engendre le désordre.

Écrit par : florian | 06 février 2007

Et surtout arrêter avec toute la paperasse et le blabla. Je viens de passer deux heures en conseil des maîtres à essayer de définir ce que l'on devait mettre dans les "bulletins de période" et ce qui allait dans les "livrets scolaires" en fonction des programmes. Résultat on a pas avancé d'un poil, j'ai pas pu aller à l'entraînement, et de toute façon ces foutus compétences de fin de cycle c'est du baratin. Les parents n'y comprennent rien, les enfants non plus, et ceux d'entre nous qui sont honnêtes non plus.
Bref, y en a marre de passer ces soirées en réunion pour couper les cheveux en quatre sans avancer d'un iota.
Dans le privé un supérieur qui fait perdre deux heures à ses subalternes sans faire avancer le travail d'un pouce normalement on le vire pour incompétence. Mais nous on n'a que ça à foutre...

Écrit par : Ronin | 06 février 2007

Quelques propositions en désordre (dont certaines ont déjà été faites, d'ailleurs).
1) Fermeture immédiate des IUFM, limogeage de Meirieu. Aucune restauration du système éducatif n'est envisageable sans la fermeture préalable des IUFM.
Leur remplacement par une structure légère dirigée par des IPR et des IEN et destinée uniquement à gérer les stages en établissement sur le modèle des anciens CPR.
2) Option latin en 6ème et grec en 4ème dans tous les collèges.
3) Effacement de la "séquence didactique" de tous les programmes et de toutes les formations pédagogiques en tant qu'elle est contraire à la pédagogie et le dernier oripeau de l'ère Meirieu.
4) Refonte des programmes de français de l'école, du collège, du lycée. Abolition des "objets d'étude", des classifications en "genres", en "registres", réhabilitation de l'histoire littéraire et des manuels tels que le Lagarde et Michard.
5) Création d'une distribution des prix de fin d'année pour récompenser les meilleurs élèves dans les différentes disciplines.
6) Le brevet des collèges nécessaire pour entrer en seconde. Les sujets de brevet choisis nationalement et portant sur un programme précis, celui des classes de 4ème et de 3ème, notamment en grammaire, en orthographe et en conjugaison.
7) Création d'un certificat d'études élémentaires en fin de 5ème destiné aux élèves se dirigeant ensuite vers l'apprentissage.
8) Rétablissement de la grammaire dans l'enseignement des langues vivantes. Moins d'oral et plus d'écrit.
9) Suppression de l'accès au grade de certifié et d'agrégé au "tour extérieur" ( c'est-à-dire sans passer le concours).
10) Vingt ans d'expérience réussie de l'enseignement obligatoires pour accéder au corps des Inspecteurs généraux et des IEN. Suppression du "tour extérieur".
11) Rétablissement du taux des heures supplémentaires tel qu'il était avant qu'Allègre l'abaisse de 17,6%.
12) Suppression du "conseil pédagogique" instauré par la loi Fillon, instance inutile qui n'amènera rien d'autre que la guerre dans les salles des professeurs.

Écrit par : Jean | 06 février 2007

je vote pour florian!

Écrit par : dobolino | 06 février 2007

Mais ne pas revenir aux CPR, qui étaient une vaste escroquerie! (J'en ai "bénéficié" moi-même, je sais de quoi je parle). dit Christophe


Je n'ai pas eu le sentiment que les CPR étaient une " vaste escroquerie".

En échange, ce que j'ai ressenti comme une "escroquerie" ça a été de m'obliger à quitter Lyon où j'étais installé pour la région parisienne parce que "par principe on n'est pas nommé dans l'académie où on a passé le concours." Les fonctionnaire de la rue de Grenelle ont beaucoup de principes, dommage qu'ils ne se les appliquent pas à eux-mêmes.

Philippe Meirieu a bien de la chance de n'avoir réussi ni le CAPES, ni l'agrégation : ça lui a permis, à lui, au moins de rester à Lyon.

J'étais MA2 dans le privé avant de passer le CAPES et j'ai fini par regretter de l'avoir passé.

Manque de chance, quelque temps après il créaient le CAPES spécifique pour l'enseignement privé.Mais c'était trop tard. Il aurait fallu démissionner et perdre le bénéfice du concours que j'avais passé et obtenu pour passer l'autre, avec les aléas.... C'était au-dessus de mes forces.

Enfin, je ne veux embêter personne avec ça...Chacun ses malheurs, mais je vous assure que l'E.N. s'y entend pour empoisonner la vie des gens...Enfin ça, là je ne vous apprend rien.

Écrit par : Robin | 06 février 2007

D'accord avec vous Jean pour tout une série de choses, et surtout pour cette plaisanterie de mauvais goût qu'est le Conseil pédagogique. La guerre est ouverte entre le Conseil d'administration et le Conseil pédagogique, la méfiance, le soupçon et tout ça pour... rien.

Écrit par : florian | 06 février 2007

"-Enfin, un peu plus anecdotique: greffer un cerveau à "at".

Je ne pense pas que ce type d'insultes fassent avancer les choses.

Pour le reste je trouve ce site très intéressant.

Alice B.

Écrit par : alice | 06 février 2007

OUI, OUI, OUI, TROIS FOIS OUI à la suppression des TPE, TICE, TIPE, et autres bétises sans intêret et dévoreuses de temps et d'énergie. Demandez aux gamins ce qu'ils en pensent (ceux que je connais risquent toutefois d'être impolis).

Ecrit par : yann | 06 février 2007

Yann, t'es mon pote! Pour faire une thèse, il faut avoir attacher les bœufs devant la charrue. Comment faire la synthèse de copiés-collés dont on ne saisit même pas le sens?

Écrit par : dobolino | 06 février 2007

J'oubliais un point essentiel:
suppression des "projets d'établissement", source de paperasserie inutile, de perte de temps, de réunions dont tout le monde se contrefiche, attendant uniquement qu'elles se terminent pendant que le chef d'établissment soliloque et fait semblant de croire aux bétises qu'il débite.
Il n'y a en effet qu'un seul et unique "projet d'établissement", qui est le même pour tous les établissements de France et de Navarre: enseigner les disciplines prévues par la loi.

Écrit par : Jean | 06 février 2007

9) Suppression de l'accès au grade de certifié et d'agrégé au "tour extérieur" ( c'est-à-dire sans passer le concours).

Je ne savais même pas que c'était possible, Florian, c'est proprement scandaleux.

Je suis d'accord sur tout, sauf sur la didactique, mais ce n'est peut-être qu'une question de vocabulaire.

Je suis contre la didactique générale à la Meirieu mais pour l'acquisition de méthodes spécifiques à l'enseignement d'une discipline et que seul un enseignant chevronné peut transmettre à un enseignant débutant (un peu comme dans le compagnonnage)

...Ce que j'ai appris avec mes deux tuteurs en collège (certifiée) et en lycée (agrégée) pendant mon année de CPR.

Écrit par : Robin | 06 février 2007

9) Suppression de l'accès au grade de certifié et d'agrégé au "tour extérieur" ( c'est-à-dire sans passer le concours).
C'est Jean qui écrivait.

Mais je suis d'accord aussi bien entendu. Quand on sait la difficulté de ces concours, les donner, pour quelque raison que ce soit, est injurieux pour ceux qui ont passé l'épreuve. (avec succès ou échec)

Écrit par : florian | 06 février 2007

Oui, Robin, il est possible de commencer sa carrière comme instituteur et de la finir comme Inspecteur général sans avoir jamais passé aucun concours, par le simple jeu des nominations par promotion interne, dites aussi "au tour extérieur" (très extérieur en effet!). La Société des agrégés ne cesse de dénoncer ces nominations abusives au tour extérieur, qui se justifient d'autant moins qu'il existe pour les professeurs en exercice un CAPES et une agrégation "internes", qui sont tout à fait abordables lorsque l'on a un service complet d'enseignement.
A propos de nominations "au tour extérieur", il se raconte au 25 rue Descartes (siège de la Société des agrégés) qu'autrefois les favoris du prince étaient nommés "agrégés", mais qu'avec la dévalorisation spectaculaire des traitements des agrégés (et des autres, d'ailleurs), être nommé "agrégé" n'ayant plus aucun prestige, ils sont nommés maintenant "Inspecteur général"!

Écrit par : Jean | 06 février 2007

Le compagnonnage est obsolète. Mettez-vous-le dans la tête. C'est ainsi... Je ne sais pas pourquoi mais demandez à Cadichon qui saura. Un truc qui a un rapport avec la libre concurrence.

Écrit par : dobolino | 06 février 2007

A propos de nominations "au tour extérieur", il se raconte au 25 rue Descartes (siège de la Société des agrégés) qu'autrefois les favoris du prince étaient nommés "agrégés", mais qu'avec la dévalorisation spectaculaire des traitements des agrégés (et des autres, d'ailleurs), être nommé "agrégé" n'ayant plus aucun prestige, ils sont nommés maintenant "Inspecteur général"!

Ecrit par : Jean | 06 février 2007

Jean, vous me donnez l'envie de relire Les Ames Mortes de Gogol...

Écrit par : dobolino | 06 février 2007

Proposition 1 Charte INSTITUTEUR
Suppression du terme de Professeur d'Ecole pour celui d'instituteur

Proposition 2 Charte INSTITUTEUR
Suppression des cycles à l'école primaire

.... et qui ont toujours été un canard à 3 pattes alors que toute l'organistation administrative et quotidienne tourne qu'on le veuille ou non sur le modèle classe.

Proposition 3 Charte INSTITUTEUR

Classes préparatoires en 2 ans au concours d'instit.
Même coefficient pour toutes les matières (maths , Français, SVT etc...) et note éliminatoire à 5/20

Proposition 4 Charte INSTITUTEUR
Encadrement de jeunes pendant les vacances scolaires. Se frotter à la jeunesse.

" Point positif dans CV :
Avoir si possible des connaissances en cynophilie . ça aide !

http://rhodesian84.free.fr/

Connaître la notion de dominance et dominés
Connaître et avoir travaillé sur une meute les rudiments d'apprentissage !

La suite ...

Écrit par : patrick(instit) | 06 février 2007

ean, vous me donnez l'envie de relire Les Ames Mortes de Gogol...

Ecrit par : dobolino | 06 février 2007

Vous n'avez pas besoin de relire Les Ames morte, dobolino, vous en avez compris l'essence : une radiographie de l'imposture.

Écrit par : Robin | 06 février 2007

Vous n'avez pas besoin de relire Les Ames morte, dobolino, vous en avez compris l'essence : une radiographie de l'imposture.

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Alors, je relirai L'Imposteur de Bernanos... je pourrais aussi livrer à mes enfants L'Imposteur et Les Ames Mortes, les laissant ensuite sans armes face au nouveau monde?
Dois-je taire mon savoir, bien piètre, pour faire d'eux les nouveaux citoyens? Cette culture que nous véhiculons a-t-elle place?

Écrit par : dobolino | 06 février 2007

Oh! L'Imposture de Bernanos...

Écrit par : dobolino | 06 février 2007

Comment dobolino ? vous avez des connaissances ? des savoirs ? et en plus vous voulez les transmettre, mais vous faites partie de l'élite, vous êtes tournée vers le passé, vous êtes de droite !!!

Écrit par : Ronin | 06 février 2007

Proposition 3 Charte INSTITUTEUR

Classes préparatoires en 2 ans au concours d'instit.
Même coefficient pour toutes les matières (maths , Français, SVT etc...) et note éliminatoire à 5/20

Philo aussi dans les matières étudiées, SVP (Sciences, Langage notamment)

Écrit par : dobolino | 06 février 2007

"-Enfin, un peu plus anecdotique: greffer un cerveau à "at".

Je ne pense pas que ce type d'insultes fassent avancer les choses.

Pour le reste je trouve ce site très intéressant.

Alice B.

Ecrit par : alice | 06 février 2007

Ce n'est pas une insulte, Alice! Un simple constat!

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

1. Toute première mesure : remplacer "ministère de l'éducation nationale" par "ministère de l'instruction publique".
2. Corollaire : en finir avec tous les gadgets du type IDD, TPE, ECJS et autre temps perdu.
3. Travailler la littérature dans la chronologie et en finir avec les genréregistres.
Parenthèse : arrêter de fantasmer sur le Lag-Mich, par pitié, siouplaît... Si c'est votre référence avec un grand R, on n'ira pas loin. Je sais que je ne vais pas me faire que des copains en écrivant cela, mais tant pis. Mon objectif n'est pas d'être populaire, pas plus sur ce blog qu'ailleurs du reste... Le Darcos-Tartayre et je ne sais plus qui (Boissinot ????) était largement supérieur, sans parler du Biet-Rispail-Brighelli, la modestie du maître des lieux dût-elle en souffrir.
4. Rétablir à l'école une laïcité intransigeante.
5. Abrogation du CAPES de religion.
6. Exterminer les toreros, les astrologues et les prédicateurs de tout poil bien avant les mercières.
N.B. : Demain, procès de Ph. Val et de "Charlie-Hebdo".
Soutenons-les !

Écrit par : FGuichard | 06 février 2007

Enfin, un peu plus anecdotique: greffer un cerveau à "at".

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

C'est curieux!!!!!!!!!

J'ai une question, et suivant votre réponse on pourra l'intégrer dans la charte. En poste depuis 2 ans dans un lycée professionnel, suite à un conflit avec un élève et ses parents, je viens de me rendre compte que cet élève n'était pas à son coup d'essai. Or l'administration m'autorise à consulter son dossier , mais en aucun cas le sortir du bureau afin d'en faire des photocopies pour une éventuelle défense.
Je débute et ne connais pas les textes. Quelqu'un peut-il m'éclairer ?
Merci
Anne sophie

Écrit par : anne Sophie | 06 février 2007

Et enfin, supprimer l'appellation de "CDI" pour en revenir au noble mot de "bibliothèque".

Écrit par : FGuichard | 06 février 2007

J'ai une question, et suivant votre réponse on pourra l'intégrer dans la charte. En poste depuis 2 ans dans un lycée professionnel, suite à un conflit avec un élève et ses parents, je viens de me rendre compte que cet élève n'était pas à son coup d'essai. Or l'administration m'autorise à consulter son dossier , mais en aucun cas le sortir du bureau afin d'en faire des photocopies pour une éventuelle défense.
Je débute et ne connais pas les textes. Quelqu'un peut-il m'éclairer ?
Merci
Anne sophie

Ecrit par : anne Sophie | 06 février 2007

Anne-Sophie. Je pense que la Loi vous autorise à photocopier telle ou telle pièce du dossier, mais le mieux serait de consulter le responsable syndical de votre académie pour confirmation et éventuellement de vous faire accompagner par un délégué syndical. Je vous encourage vivement à vous syndiquer. C'est indispensable par les temps qui courent, surtout si vous êtes dans une situation conflictuelle.

Écrit par : Robin | 06 février 2007

1. Toute première mesure : remplacer "ministère de l'éducation nationale" par "ministère de l'instruction publique".
2. Corollaire : en finir avec tous les gadgets du type IDD, TPE, ECJS et autre temps perdu.
3. Travailler la littérature dans la chronologie et en finir avec les genréregistres.

FGuichard l'a dit et c'est très juste. Je rajoute :

- Supprimer l'agrégation sur liste d'aptitude (une honte, ce truc-là)
- Augmenter les salaires (pour l'instant les plus bas de la fonction publique, à qualification égale ou supérieure !!!)
- Supprimer les IUFM qui ne servent à rien et faire un stage à responsabilité progressive, comme l'a dit Robin, avec plusieurs tuteurs, qui comprendrait dans l'ordre : observation, responsabilité encadrée, responsabilité totale.
- Faire une sélection à la fin de la troisième ET/OU à la fin de la seconde, pour trier les élèves qui peuvent passer dans la classe supérieure
- Réserver le lycée aux agrégés, le collège aux certifiés
- Permettre à ceux qui le VEULENT d'apprendre des métiers manuels dès la cinquième ou la quatrième, tout en leur apprenant, dans la voie professionnelle, les fondamentaux de la culture gé.
- Supprimer TPE et IDD.
- En revenir à un taux normal de réussite au bac, selon les compétences des candidats.
- Rétablir la sélection à l'entrée de la fac, dans toutes les matières, pour que les élèves choisissent en fonction de leurs CAPACITES.
La contrepartie au rétablissement de la sélection, c'est de prévoir ce que feront ceux qui n'auront pas été "sélectionnés" : possibilité de retenter et/ou de prendre d'autres voies.

Écrit par : Jeremy | 06 février 2007

- Permettre à ceux qui le VEULENT d'apprendre des métiers manuels dès la cinquième ou la quatrième, tout en leur apprenant, dans la voie professionnelle, les fondamentaux de la culture gé.

Oui, je suis hésitant moi-même sur l'orientation "forcée" à la fin de la 5ème. "Pour ceux qui le veulent" : l'expression me paraît juste.

Je complète :

Proposition n° 27 (?) :

revalorisation des filères professionnelles - rétablissement des 4èmes et des 3èmes technologiques qui doivent être rattachés aux Lycées professionnels.

N.B.: Si on rétablit des orientations en fin de 5ème, il faudra aussi recréer des classes préparatoires au CAP (4ème et 3ème préparatoires).

Je crois qu'elles ont été supprimées. Les élèves préparent désormais des CAP et des BEP après la 3ème.

Je ne suis pas certain qu'ils y aient gagné. Je me souviens du remplacement malencontreux du CAP ETC (employés techniques de collectivité) par un BEP bioservice
qui a laissé beaucoup d'élèves sur le carreau.

J'ai eu l'occasion d'en parler avec des gens du ministère, c'était en 96, qui m'ont avoué "qu'ils avaient fait une erreur d'appréciation" (sic! )

La suppression des 4èmes CPPN, des 4ème et 3ème technos, des classes d'aide et de soutien, des orientations après la 5ème...Tout cela, vous l'avez compris, va dans le sens de la mise en place du collège unique "total".

Je rappelle que René Haby avait prévu en 1975 des dédoublements systématiques
et qu'il n'y avait pas à proprement parler de "collège unique" du temps de Giscard. Le collège unique tel que nous le connaissons aujourd'hui s'est mis en place progressivement, j'allais dire insidieusement, surtout àpartir du 2ème septennat de Mitterrand : suppression des 4 ème CPPN dans les années 90, Loi d'orientation de 89, fin des orientations en fin de 5ème dans les années 90, suppression des 3ème et 4ème technos à partir de 96.

Il y a une logique effrayante dans l'application de principes égalitaristes irréalistes, déraisonnables et mortifères qui fait penser à l'idéologie de l'Union soviétique :

Écrit par : Robin | 06 février 2007

Et pourquoi pas un costume pour que les élèves ne transforment plus les cours en défilé de mode et en réunion Nike, Puma, Tachinni, N'dia, etc. etc.? De toute façon ils sont déjà uniformes.

Et pourquoi pas une interdiction absolue de ces téléphones portables qui nous pourrissent la vie ? Genre, à la consigne. J'ai des élèves qui ne notent plus, ils prennent en photo le tableau...

Etre autorisé à se débarrasser des inopportuns en cours (quand il faut)

Rétablir les devoirs à la maison à l'école primaire (ma fille a passé son CM2 sans avoir à ouvrir un cahier ou un livre. La doctrine du professeur des écoles : ils travaillent déjà 6 heures par jour, c'est bien assez. Pour certains oui, et en l'occurrence pour les enfants de profs. pour les autres...).

Persuader les parents qu'on ne veut qu'une chose, la même qu'eux : que leurs enfants réussissent. Nous ne sommes pas leurs ennemis (pas leurs amis non plus).

Persuader les élèves qu'on n'est pas là pour les aimer.

Se débarrasser des heures de CDI en 6eme. Les élèves qui ne lisent pas passent une heure par semaine à apprendre ce qu'est un ISBN, une cote, une quatrième de couv, un éditeur, un prix. Bref comment faire passer l'annexe devant l'essentiel ?

D'une manière générale, l'école n'est pas un divertissement.

Un stage de réadaptation pour tous les malheureux qui ont été intoxiqués par l'IUFM.

Écrit par : florian | 07 février 2007

Je ne pense pas qu'il soit possible actuellement de "revenir en arrière". Il est beaucoup plus simple de supprimer une formation que de la mettre en place...Et une fois qu'on l'a supprimé, il est presque impossible de la rétablir...Meirieu le savait bien (Staline aussi quand il a déporté les paysans libres)

Écrit par : Robin | 07 février 2007

Excusez-moi, ça commence à me prendre la tête comme disent les élèves et tout ce gâchis me donne la nausée. Je m'arrête un peu.

"Donnons les prodiges à l'oubli secourable." (René Char)

Écrit par : Robin | 07 février 2007

Je trouve que Robin a une patience et un courage extraordinaires. On va l'appeler l'abbé Sieyès de l'éducation. Robin, sérieusement, je vous trouve enthousiaste et efficace dans votre travail de synthèse. Prenez du repos pour ce soir et continuez ensuite un si beau travail de glanage et de mise en forme, Brighelli pourra franchement vous remercier !
D'ailleurs, il faudra faire un résumé pour qu'on puisse compléter ce qui manque plus facilement.

Écrit par : Jeremy | 07 février 2007

Je cite: "Réserver le lycée aux agrégés, le collège aux certifiés"

et je pose la question: pourquoi?

Écrit par : VB | 07 février 2007

Parce qu'il ne sert à rien de faire deux concours différents pour recruter deux salariés qui ont EXACTEMENT les mêmes fonctions. Et parce que des agrégés TZR qui enseignent "j'ai - tu as - il a" en sixième, j'en connais autant que des certifiés qui enseignent Diderot en Terminale Littéraire.
Je pars du postulat qu'un agrégé a plus de connaissances qu'un certifié, et qu'il doit donc enseigner à un niveau plus haut que les certifiés.
Je rappelle enfin qu'un agrégé est favorisé dans le barême actuel uniquement s'il demande un lycée, et que les Instructions Officielles indiquent que les agrégés doivent être affectés prioritairement sur des lycées.
Quod erat Demonstrandum.

Écrit par : Jeremy | 07 février 2007

Pas mieux que Jérémy sur la question des agrégés. Merci.

Écrit par : florian | 07 février 2007

les résultats du système de bipolarisation de la vie politique française dénoncé par François Bayrou se mesurent à l'humiliation française dans les classements économiques internationaux -taux de chômage double à celui de pays voisins, pouvoir d'achat inférieur à celui de l'Irlande, rayonnement universitaire médiocre- à la quantité de médicaments psychotropes avalés par les français, à la profondeur du sentiment de déclin national voire de société décadente
les résultats de ce système en matière d'écologie, d'éducation, de politique internationale sont déplorés par Corinne Lepage, Jean Paul Brighelli, Bernard Kouchner: Corinne Lepage observe que la présence des Verts au gouvernement entre 1997 et 2002 ainsi que l'opportuniste conversion écologique de Jacques Chirac depuis 2002 n'ont pas apporté la nécessaire révolution écologique qui rachètera l'humanité de son actuel statut d'espèce nuisible; Jean Paul Brighelli observe qu'une forme de démagogie éducative infantilisante a fait abandonner à l'école républicaine son rôle de transmission des savoirs et de formation de l'esprit critique; Bernard Kouchner observe que la diplomatie de la nation des Lumières, mielleuse avec les dictatures, est fielleuse avec les démocraties -quand Jacques Chirac critique la tenue d'élections libres à Taïwan pour faire plaisir à la dictature chinoise, il y a de quoi avoir honte d'être français

il n'y a pas de fatalité à ce que les héritiers d'un système qui en continueraient la dégénérescence gagnent les élections présidentielles: le nombre de voix au premier tour des élections présidentielles obtenues par le PS et le RPR a été divisé par 2 entre 1988 et 2002 et 1995 et 2002 respectivement
les media n'assument pas le rôle de quatrième pouvoir séparé du pouvoir politique: les seuls sondages de second tour qu'ils commandent opposent PS et UMP, le choix des électeurs est prédéterminé comme dans une mauvaise émission de téléréalité

l'opposition gauche/droite n'a plus de sens face aux problèmes d'un monde post-moderne dont la complexité invalide les représentations simplistes, binaires, linéaires ou idéologiques, et appelle des solutions pragmatiques; le succès de l'abbé Pierre est celui d'un pragmatisme qui a rejeté les idéologies religieuses-réactionnaires ou parareligieuses-marxistes; une personnalité politique providentielle aux super-pouvoirs quasi-religieux ne peut représenter ou détenir seule des visions que nul autre n'aurait, la Sainte Mère la Vertu infantilisante représentant le PS et le prophète arriviste à l'attitude non présidentielle représentant l'UMP jouent un théâtre d'apparences fait de discours formalistes d'agitation politico-médiatique
la France, nation de l'esprit critique des Lumières où l'enseignement des mathématiques et de la philosophie a le plus d'importance au monde, à très juste titre, doit rejeter ces illusions dangereuses
l'altermondialisme participe aussi d'illusions idéologiques parareligieuses en ce que les exigences d'efficience sont rejetées comme du libéralisme honni, le vote Le Pen aboutit à la perennité du système, garantissant au PS et à l'UMP un duopole

il est temps de réaliser le libéralisme politique des Lumières en donnant à chaque citoyen plus de liberté et de responsabilité par une éducation de qualité -incompatible avec un pédagogisme formaliste- ce que ne permet ni le système déresponsabilisant et infantilisant d'une gauche idéologique qui a trahi le peuple ni le système individualiste d'une droite occupée à servir les intérêts particuliers
le système universitaire américain présumé libéral en fait ne l'est pas en accordant un très grand nombre de places dans ses universités les plus prestigieuses aux enfants d'anciens élèves, de professeurs ou de riches donateurs, la concurrence y est faussée; qu'il s'agisse de fat cats au talent moyen se cooptant dans les conseils d'administration pour se distribuer de grasses primes ou du CE d'EDF où seraient détournés des fonds, la réalité anthropologique est la même, un groupe humain se sert de biens sociaux à son profit aux dépens de l'intérêt général
les français n'aiment pas le libéralisme, et pour cause, le pseudo-libéralisme qui leur est présenté n'est pas le libéralisme mais la défense des intérêts d'une minorité

le principe polleur/payeur participe d'un libéralisme politique plus efficace à protéger l'environnement qu'un système collectiviste déresponsabilisant: dans certaines communes d'Alsace où les citoyens paient une taxe d'ordures ménagères calculée au pro rata du poids de déchets non recyclables qu'ils donnent à collecter, la quantité de déchets a diminué drastiquement
personne, pas même le médiatique Nicolas Hulot qui sert d'alibi culturel à une chaîne de télévision crétinisante, ne constate qu'il est illusoire de résoudre les plus sérieux problèmes écologiques sans maîtriser la démographie: si l'impact sur l'environnement de l'activité humaine dans une région est divisé par deux par personne, l'efficience environnementale au sens du développement durable augmente mais si la population double cela ne change rien; la démographie doit s'adapter au niveau de développement durable
lorsque l'écologie scientifique est en contradiction avec l'idéologie d'extrême gauche, les Verts choisissent l'extrême gauche et non l'écologie, ainsi la régularisation des immigrés clandestins en France qu'ils proposent déresponsabiliserait certains pays en développement de leur démographie excessive laquelle contribue fortement à la prédation environnementale
les pays développés doivent adopter une fiscalité écologique responsabilisant le consumateur et aider massivement les pays du sud à l'éducation au développement durable pour expliquer que la maîtrise de la démographie, avec des infrastructures adéquates, résoudra les problèmes d'extrême pauvreté, de flux migratoires déstabilisant des régions entières, et d'environnement

le vote UDF est le seul vote utile aux français pour s'affranchir d'un système politico-médiatique qui a échoué et construire un nouveau système efficace et juste de convergence des intérêts plutôt que d'affrontements stériles, une sociale démocratie moderne dont le PS ne veut pas et où les idées de Corinne Lepage, Jean Paul Brighelli, Bernard Kouchner, pourraient être appliquées

aux personnalités citées d'expliquer leurs choix
à l'UDF: il faut créer un site internet spécifique présentant efficacement les principaux arguments de l'UDF comme offre politique alternative et crédible sous une forme ludique et simple avec la possibilité pour tout internaute de faire connaître l'adresse du site à d'autres personnes

Écrit par : surf | 07 février 2007

Pour avoir enseigné en collège comme en lycée depuis l'obtention de mon CAPES, je préfère largement le premier au second. Et je connais des agrégés qui ont le même sentiment que moi.
Mes années étudiantes m'ont aussi permis de rencontrer bon nombre de gens qui, tout certifiés qu'ils sont, ont une culture générale et des connaissances de très loin supérieures à d'autres qui ont obtenu, eux, l'agrégation.
J'ai aussi connu des établissements scolaires où il y avait deux salles des professeurs, une pour les certifiés et une pour les agrégés. Un ami, professeur d'histoire nouvellement arrivé dans l'établissement et peu au fait de cette réalité singulière, avait été très surpris de voir que son grade ne lui permettait visiblement pas de passer la porte qu'il venait d'ouvrir. Il s'était fâché avec les personnes qui l'avaient, poliment j'imagine, débouté, en demandant alors où se situait la troisième salle, celle pour les professeurs de confession hébraïque...
Ce petit détour pour dire que je vois toujours d'un oeil étonné cette distinction entre deux corps qui font, finalement le même métier. Non que je souhaite la suppression de l'un au profit de l'autre (ma femme, agrégée, me tuerait sur le champ), mais ce discours braque toujours. Or, nous parlons ici de reconstruire l'école. Et ceux qui vont le faire, ce sont les professeurs. Alors en remettre une louche sur ce sujet au combien sensible, cela me semble contreproductif.

Mon discours n'est pas celui d'un aigri qui aurait raté l'agrégation: je ne l'ai pas passée...

P.S.: Votre latin ne m'impressionne pas: je suis professeur de lettres classiques.

Philikô

Écrit par : VB | 07 février 2007

Sur le nombre des propositions:
Il n'a rien d'effrayant car la plupart ont un dénominateur commun, et c’est même réconfortant: elles commencent par la lettre R, comme dans Retour en arrière, et énumèrent ce qu’il aurait fallu conserver. Mais nos apprentis-sorciers se sont crus plus malins qu’une Hannah Arendt, qui les avait pourtant avertis, en1953, que l'éducation était « conservatrice », par essence. Elle dénonçait alors le tropisme de l'innovation auquel, depuis trente ans, la Progressive Education élevait des autels en Amérique, avec les désastres que l’on sait, puisqu’on a simplement copié sur eux.

Revenir à l'Instruction publique, par exemple, une bonne idée, mais aussi un retour... à 1932, quand le ministre du moment, et sénateur socialiste du Lot, Anatole de Monzie, (1876-1947) l'a baptisée Éducation nationale. Il avait copié sur Mussolini qui avait fait la même substitution, mais l'Italie eut à cœur, elle, de rétablir immédiatement l’instruction publique, après la guerre. Fascisme et National SOCIALISME sont des amalgames plus historiquement corrects que De Gaulle /Pétain(voir plus bas)

La plupart des propositions entrent aussi dans la rubrique: liberté pédagogique. Mais là, cela se gâte, car elle va de pair avec la liberté de choix des parents, donc avec le pluralisme et, pour que le tableau soit cohérent, avec l'autonomie qui elle va de pair avec une véritable décentralisation. Et comme d'habitude, on ignorera tout ce qui n'a pas cessé de fonctionner ailleurs, ou que l’on a fini par rétablir après avoir commis les mêmes erreurs et pour les mêmes raisons: outre les US, en Suisse, en Allemagne, en Angleterre, au Québec...…

Un constat : l’ école crève d’avoir été politisée à mort, d’avoir ouvert ses portes à des théoriciens ineptes (psychologues, sociologues, linguistes, sémiologues, tous autoproclamés experts en sciences de l'éducation) qui la firent s’ouvrir sur la société et à toutes ses dérives et dysfonctionnements, au bourrage de crâne, et à l’idéologie, et dont pourtant personne n’ose plus contester la responsabilité dans la catastrophe nationale.
Un objectif : DÉPOLITISER l'école.
Dépolitiser l’école c’est faire respecter la neutralité axiomatique, terme wébérien qui veut dire exactement la même chose que le devoir de réserve, mais en plus chic.

Pour ce faire, et pour tous ceux qui s'asseyent sur le devoir de réserve que le code de la fonction publique impose pourtant aux enseignants comme aux autres, et pour ceux à qui un « code de déontologie » ( pourtant des mots bien anodins) donne de l'urticaire, qui confondent De Gaulle et Pétain (peut-on dire qu’ils souffrent de dys-historie?), et à qui la reductio ad hitlerum sert d'outil d'analyse unidimentionnel, je reformule ma proposition, car j’ai cru comprendre que nous débattions ici pour faire des propositions concrètes.

Voici une version « Instruction publique » , que j’ai adaptée quasiment verbatim et avec quelques caviardages, du serment d’Hippocrate tel qu’il fut réactualisé et publié dans le Bulletin de l'Ordre des Médecins (Avril 1996, n°4). On pourrait le baptiser en l’honneur du théoricien de l’Instruction publique, qui formula en 1791 le principe de la laïcité scolaire, afin de protéger l’école contre tout endoctrinement, y compris par le catéchisme séculier, républicain. Il postulait aussi que pour être être émancipateur le savoir devait être transmis en toute liberté: un homme inféodé à une croyance ne peut former à la liberté. Et il disait surtout que la République enseignante devait se garder de fragiliser son école car elle n'y survivrait pas....


Jules Ferry ne l'a pas suivi sur ce point qui fut la porte ouverte aux abus qui ont suivi. En 1880, dans un régime encore vagissant et dans un pays humilié et amputé, il lui fallait avant tout créer une culture républicaine. Pour ce faire, il se crut obligé d’ imposer le catéchisme éponyme. La laïcité scolaire, c'est à dire la neutralisation de toutes les opinions, est restée lettre morte.

Proposition de serment

« Au moment d'être admis(e) à enseigner, je promets et je jure d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité. Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir l’instruction dans tous ses éléments, individuels et sociaux. Je respecterai tous les élèves, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. Je ne tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences. Même sous la contrainte, JE NE FERAI PAS USAGE DE MES CONNAISSANCES CONTRE LES LOIS DE L'HUMANITE. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. Je préserverai l'indépendance nécessaire à l'accomplissement de ma mission. Je n'entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés. Que les hommes et mes collègues m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j'y manque ».

A méditer : “Le moyen d’avoir raison dans l’avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé”.
(Ernest Renan, Qu'est-ce qu'une nation ?).

Finir sur une touche plus légère:

"""Dobolino, …au sud de la Russie""",
cela m'évoque : "la petite ville de Tienvlapopol, dans le district de Ragoutvo" . Cadichon se devait de mentionner l'impérissable "A la manière de" ...la comtesse de Ségur.

Écrit par : Cadichon | 07 février 2007

surf Merci pour ce texte "de haut vol".

Ma propre réflexion m'amène moi aussi actuellement du côté de François Bayrou et les apparitions récentes de N.Sarkozy n'ont rien fait pour me retenir (le passage du charme à l'intimidation (cf le témoignage de JF Kahn sur la façon dont il traite les journalistes) et la personnalisation du discours politique ("moi j'ai réussi grâce à mon talent, à mes mérites, alors tout le monde peut en faire autant, il n'y a qu'à...."), compensation narcissique d'un rapport défectueux au Père. J'ai appris à mes dépens à connaître ce genre de personnes. Il me fait penser à l'agent immobilier qui m'a vendu mon appartement (deux pages de vices cachés).

Écrit par : Robin | 07 février 2007

il est certain que la bipolarisation de la vie politique française a un rapport avec le collège unique : "Laissez-nous la culture et l'éducation, ne cesse de dire la gauche à la droite depuis Giscard et gardez l'économie." Le collège unique et les pédagogues résultent de ce marchandage. Au fond, l'éducation dans ce pays depuis la réforme Haby est le bouc émissaire de l'équilibre social, de même qu'à l'intérieur de l'école, les enseignants et les élèves les plus vulnérables.

Cadichon a raison de remarquer que le fond du problème réside dans cette absence de "neutralité axiomatique", pour parler comme Max Weber, ou de politisation de l'éducation.

Je suis donc daccord pour formuler une proposition à ce sujet, Etant donné son importance, elle devrait figurer en tête,

Écrit par : Robin | 07 février 2007

d'accord avec une apostrophe

Écrit par : Robin | 07 février 2007

Je m'aperçois que je n'ai peut-être pas été assez explicite: on raconte, et on s'en amuse, au 25 rue Descartes que les favoris du prince, qui étaient autrefois nommés "agrégés", sont aujourd'hui nommés "inspecteur général" (ça rapporte plus!) par simple nomination, sans avoir eu à passer aucun concours...

Écrit par : Jean | 07 février 2007

Jérémy, l'abbé Sieyès vous bénit !

Écrit par : Robin | 07 février 2007

Une belle phrase de l'abbé Sieyès :

"Ils veulent être libres et ne savent pas être justes."

J'espère cependant, pour mon humble part, " dissiper le nuage métaphysique qui rendait parfois sa pensée obscure " et être un peu plus courageux que cette taupe très intelligente en ne me ralliant pas, par exemple, à un émule de Napoléon Bonaparte.

Écrit par : Robin | 07 février 2007

Je continue :

Proposition 5 Charte INSTITUTEUR
Suppression du décloisonnement qui éparpille l’enfant déjà trop zappeur !Un maître , une classe !

Proposition 6 Charte INSTITUTEUR
Suppression de la sensibilisation à une langue étrangère

..qui n’apporte rien. Remplacement par français (bibliothèque ). Revoir l'enseignement des langues vivantes en secondaire.

Proposition 7 Charte INSTITUTEUR
Suppression de l’informatique. Remplacement par français (lecture en bibliothèque )

Proposition 8 Charte INSTITUTEUR
Le maître seul décisionnaire du passage de l’élève. Aucun recours des parents si ce n’est un examen si décision contestée.

Proposition 9 Charte INSTITUTEUR
Devoir et Droit de l’élève clairement indiqués aux parents ;


Proposition 10 Charte INSTITUTEUR
Double inspection par an : début et fin d’année scolaire .

Proposition 11 Charte INSTITUTEUR
Suppression de toute cette politique de projets bidons (d’école et compagnie… )

Tiens encore ce soir 1 réunion pour la forme. Objet le prochain Projet d’école 2007 2010
On a fait un copier coller du précédent.... Réunionite aiguë !

Proposition 12 Charte INSTITUTEUR
Création d’une classe de CM 3 …… pour les enfants en grandes difficultés

Proposition 13 Charte INSTITUTEUR

Redoublement en CP autorisé très officiellement et qu’on arrête l’hypocrisie.


Proposition 14 Charte INSTITUTEUR
Passage non systématique en 6ème…

Proposition 15 Charte INSTITUTEUR
Autonomie pédagogique de l’enseignant en conformité avec les instructions officielles

Proposition 16 Charte INSTITUTEUR
Un ou 2 salles de SVT dans chaque école primaire (paillasses et loupes binoculaires etc…. ).... pour travailler vraiment les SVT et mettre réellemnet la main à la pâte !

Proposition 17 Charte INSTITUTEUR
Obligation pour toute école primaire de posséder en ses murs une bibliothèque richement fournie.
Penser à une obligation municipale de s'y investir au même titre que les logements sociaux.



Proposition 17 Charte INSTITUTEUR
Abrogation de ce décret de 1955 (plus de devoirs à la maison ) qui est une vague hypocrisie .
fin cm2 pas de devoirs...... 2 mois après 6 ème : il " croule" sous le boulot ! Logique , non !

Écrit par : patrick(instit) | 07 février 2007

Proposition 18 Charte INSTITUTEUR:

Suppression de la photocopie dont l'usage est véritablement détourné.

On n'écrit pas assez dans les classes ! .... disparition des arabesques folles !

Écrit par : patrick(instit) | 07 février 2007

Proposition collège

De Robin

"Eh oui, j'aime bien le système allemand. La qualité, plus que la quantité, l'équilibrage du cerveau droit et du cerveau gauche"

OUI car prise en considération du niveau , de l'hétérogénéÏté des éleves de fin de primaire MAIS possibilité de passerelle selon la scolarité future de l'élève.

S'inspirer sans doute de ce modèle plus pragmatique !

***********************
En Allemagne: scolarité obligatoire pendant dix ans, 13 ans jusqu'au BAC. Les enfants entrent à l’école primaire à l’âge de six ou sept, après avoir fréquenté le Kindergarten ou la grande section de l'école maternelle. L’enseignement élémentaire est en général étalé sur 4 ans. A l’issue de l’école primaire, il existe différents types d’établissements scolaires: Un tiers des élèves fréquentent la Hauptschule (école secondaire du premier cycle). Cette école dispense une éducation générale approfondie (cours d’allemand, de langue étrangère, de maths, sciences naturelles et cours d’initiation à la vie professionnelle). Après la Hautpschule (soit après cinq ou six ans), les élèves s’engagent dans la formation professionnelle et fréquentent parallèllement jusqu’à dix-huit ans une école professionnelle. La Realschule donne une éducation générale plus complète. Elle dure six ans de la cinquième à la dixième classe. Elle est sanctionnée par un examen de fin d’études qui permet de poursuivre ensuite sa formation dans des écoles professionelles spécialisées. Enfin le Gymnasium, lycée où les études durent neuf ans offre aux élèves une éducation générale plus approfondie. Le second cycle des lycées est sanctionné par l’Abitur, l’équivalent du baccalauréat français. L’obtention de l’Abitur donne accès à toutes les filières d’études supérieures. Il existe un autre type d’école: la Gesamtschule, l’école intégrée qui regroupe au plan pédagogique et de l’organisation la Hautpschule, Realschule et le lycée.

Écrit par : patrick(instit) | 07 février 2007

Merci d'avoir pris la relève pour le primaire, Patrick. Il faudrait prévoir aussi quelque chose dans la Charte sur la iaison entre l'école primaire et le collège.

Écrit par : Robin | 07 février 2007

Patrick

Etes-vous favorable à un "signalement" par les instituteurs des élèves en difficulté majeures (lecture, écriture) à l'entrée en 6ème et pour la constitution de classes d'aide et de soutien en 6ème pour ces élèves ou pensez-vous qu'il faille plutôt traiter le problème "en amont" ?

Écrit par : Robin | 07 février 2007

"4. Rétablir à l'école une laïcité intransigeante.
5. Abrogation du CAPES de religion.
6. Exterminer les toreros, les astrologues et les prédicateurs de tout poil bien avant les mercières.
N.B. : Demain, procès de Ph. Val et de "Charlie-Hebdo".
Soutenons-les !"

Ecrit par : FGuichard | 06 février 2007

D'accord avec tout cela, et je signe des deux mains. Et j'en "remets une couche" pour le soutien à Charlie-Hebdo et à son directeur de la publication.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 février 2007

Jérémy avant d'assener des contre-vérités, vérifiez vos dires. Les agrégés n'ont plus cette soi-disant "faveur" des 90 points pour obtenir un lycée. La possibilité de donner "un petit quelque chose" aux agrégés pour qu'ils soient à leur place c'est à dire au lycée et non au collège où ils ne devraient pas se trouver est maintenant laissée à la discrétion des recteurs. Ce qui signifie que depuis quelques années, ce sont les rectorats et eux seuls qui décident de donner un petit supplément de points ou non aux agrégés de leur académie. Ce qui signifie que les disparités ont été grandes d'une académie à l'autre, ces dernières années. On sait par ailleurs que les 90 points étaient chose ridicule et je pense qu'il faudrait tout simplement donner une priorité absolue aux agrégés pour qu'ils obtiennent des lycées. Ce ne serait que le strict respect des textes qui sont contournés depuis des années par l'administration et les syndicats, avec la bénédiction des certifiés qui profitent amplement de la situation sans se poser trop de questions.

Écrit par : Thalie | 07 février 2007

Donc PROPOSITION:

Tous les agrégés au lycée, dans le respect des textes...

Écrit par : Thalie | 07 février 2007

En ce qui concerne le système allemand, je suis très réservée et je suis loin de aprtager votre enthousiasme ; j'ai nombre d'amis outre-Rhin qui se plaignent en disant que que leurs enfants sont d'une faiblesse ahurissante, y compris dans la maîtrise de leur propre langue, et qu'il ne font rien en classe, encore moins que les nôtres semble-t-il. En outre, l'absence de cours l'après-midi condamne de fait les gamins à traîner seuls à la maison -- ou leur mère à ne pas travailler, ce qui constitue effectivement une bonne façon de réguler le chômage, avec une petite louche de "salaire maternel" (quelle horreur) pour inciter les bobonnes à rester au foyer : c'est la Kakanie. Enfin, la professionnalisation précoce produit des élèves-apprentis bien formés hic et nunc mais inadaptables dans la durée, faute de connaissances générales. Le but de l'école que nous voulons ne doit pas être de se débarrasser de "canards boiteux" naufragés de l'enseignement général à 12 ou 14 ans, mais de faire en sorte qu'il n'y ait plus de canards boiteux du tout, ce qui suppose de se remettre à instruire et de rétablir des exigences, au lieu de laisser les gosses s'enfoncer en se disant que ça fera toujours assez bien pour un BEP, ce qui est tout de même immonde pour ces enfants, et pour les collègues de LEP.

Écrit par : FGuichard | 07 février 2007

Il y a un point que nous avons passé sous silence, mais je pense qu'au point où nous en sommes, il faut aller jusqu'au bout.

C'est un point délicat, celui avec lequel je me sens le moins à l'aise sur ce blog. : le rôle de l'enseignement privé sous contrat d'association. C'est un des seuls points de friction avec JPB ( + sa conception de la laïcité que je trouve trop restrictive, bien que j'accepte absolument cette notion).

Je me suis vigoureusement battu en 81 contre le grand service public d'éducation d'Alain Savary ( nous avons organisé la première manifestation nationale à Mende, en Lozère, sans même avoir l'accord du bureau national et j'étais chargé des relations avec la presse) et je continue à penser que l'existence d'un enseignement privé sous contrat a sa place dans le paysage éducatif de notre pays.

Le problème est le suivant : Les parents qui ont un enfant dans le privé paient trois fois : une fois pour l'enseignement public (impôts) une fois pour l'enseignement privé (contribution familiale) et une troisième fois, éventuellement, pour des cours particuliers. Ce n'est pas normal. Je suis assez d'accord avec l'idée "libérale" du chèque éducation, mais là, je sais que je touche à un point ultra-sensible.

Qu'en pensez-vous ?

Écrit par : Robin | 07 février 2007

-Enfin, un peu plus anecdotique: greffer un cerveau à "at".

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

Encore une intervention qui ne grandit pas son auteur, mais merci JPB pour ce blog indispensable.

Écrit par : favier | 07 février 2007

"Proposition 9 Charte INSTITUTEUR
Devoir et Droit de l’élève clairement indiqués aux parents"
Idem Pour les profs ;)

"Proposition 10 Charte INSTITUTEUR
Double inspection par an : début et fin d’année scolaire ."

Uniquement si la première c'est mal passé ... Pas la peine d'inspecter tous les ans si ça se passe bien ...
On le voit tout de suite quand c'est bien fait ... laissez les bons travailler tranquillement ...
Aidez les autres .... Expliquez.. ce n'est pas la peine de saquer qd ça se passe mal ... Recherchez plutôt l'âne qui les a (dé)formé... (cybhile a-til un cerveau? le pôvre ....

Écrit par : toto | 07 février 2007

Robin ,

Je vous réponds .

Dans notre ville , il y a chaque année une commission, début juin au cours de laquelle se réunissent : Principal et enseignants du collège (900 places ) ainsi que les directeurs et Instituteurs de CM2 des différentes écoles concernées par ce collège : 3 établissements 8 classes de CM2.

Présentation globale de sa classe : Niveau , personnalité... puis en tête à tête avec un prof du collège, nous passons au crible chaque élève de notre classe : Résultats scolaires, comportement, cheminement scolaire en primaire, situations familiales .

Informer sur les difficultés scolaires ou points forts ainsi que les éléments à caractères perturbateurs .


L'objectif étant de donner le maximum d'informations pour la composition future des classes de 6ème et des aides à mettre en place dès la rentrée.

Après ce qu'il advient ....

J'ai malheureusement été surpris de voir des compositions de classe qui ne correspondaient pas à nos informations ( ainsi des élèves très perturbateurs qui "pourrissaient " l'ambiance de nombreuses 6ème alors que nous avions prévenu sur l'incompatibilté de certains élèves "durs".

Mais concevoir 8 ou 10 classes de 6ème ne doit pas être chose facile !

Quant aux aides en amont je pense que notre sytème en primaire est INEFFICACE . Je parle des réseaux RASED et compagnie. Des rustines trouées !

Non certains élèves en grandes difficultés décelables dès le début de primaire devraient être sortis de la classe sur la moitié de la semaine ou une période pleine et travailler avec un instit à part entière sur le fondamental (lecture ) avec possibilité de raccrocher leur "classe -mère "selon leur progression.

Proposition 19 Charte INSTITUTEUR
Créer dans chaque école un poste ou 2 d'instituteurs détachés uniquement pour les élèves en difficultés de lecture sur période entière pour du Soutien et perpective de réintégration dans la classe mère dès remise à niveau.

Écrit par : patrick(instit) | 07 février 2007

Proposition 19 bis Charte INSTITUTEUR


Donner aux formateurs IUFM, conseillers pédagogiques....la charge justement de ces élèves en difficulté de lecture au sein de l'école par cette fonction d'instit de soutien.

Une manière enfin ... de se rendre véritablement indispensable ! :-)

Écrit par : patrick(instit) | 07 février 2007

Merdum mon post a été 'coupé' ?

je refais :(

"Proposition 12 Charte INSTITUTEUR
Création d’une classe de CM 3 …… pour les enfants en grandes difficultés"
La même pour les profs en difficulté....

"Proposition 13 Charte INSTITUTEUR
Redoublement en CP autorisé très officiellement et qu’on arrête l’hypocrisie."
Attention parfois c'est le prof OU/ET sa méthode qui provoque l'échec du gamin ....
Faire redoubler le prof ?

Quand c'est bien fait tout se passe bien .

Donc j'en reviens là:
"Proposition 6 Charte INSTITUTEUR
Suppression de la sensibilisation à une langue étrangère"
Quand c'est bien fait, il n'y a pas de problème pour étudier une (ou 2) langue étrangère ....
Vérifié avec mon gamin ...

Écrit par : toto | 07 février 2007

Proposition n° (je ne sais plus !) :

Implantation de "filières d'excellence", de classes à projet, de classes maîtrisiennes,de classes à horaire aménagé, etc, dans les collèges sensibles (exemple à imiter :l'implantation en 1996 de la Maîtrise des Hauts de Seine au collège HenriSellier (collège sensible) à Suresnes.

Écrit par : Robin | 07 février 2007

Question : Faut-il décréter l'abolition de la méthode de lecture globale ou semi gloable qui revient exactement au même ou laisser la liberté pédagogique aux instituteurs ?

...Mais la liberté pédagogique, c'est aussi et surtout des manuels axés sur la méthode analytique associative graphème /phonème comme "Léo et Léa" (j'ai bon, toto ?) et le droit de les utiliser !

Dans la Charte, faut-il en rester au niveau des principes et des généralités ou bien entrer dans les détails ?

Écrit par : Robin | 07 février 2007

Je reviens sur cette tarte à la crème de même type que les rythmes scolaires : l'enseignement précoces des langues.... c'est de la foutaise !


Sur ce Blog un internaute dit en gos :" oui ma fille elle peut tenir son programme et 2 LV "

Certes mais sur ce blog, je ne pense pas trouver la sociologie des parents de ma classe. Avec tout le respect que je leur dois !

Hier 1 heure d'anglais pour ma classe soit .... 1h15 où je ne fais pas de français !

OK por l'anglais , l'informatique....... mais on rallonge la durée de l'année scolaire :

Des petites vacances à n'en plus finir qui favorisent les enfants de milieux favorisés ... vacances en stage d'aoccupation (sport ski etc ... ) , nounou à volonté , papy et mamie (enseignants à la retraitre qui s'occupent de leurs petits )...

et les autres ...ceux que je vois déambuler dans les rues de ma ville et qui commencent à se rassembler devant le portail de l'école au bout d'une semaine parce qu'ils s'ennuient...

Écrit par : patrick(instit) | 07 février 2007

A ceux qui pourraient s'étonner que nous soyions obligés d'avoir recours aux cours particuliers, puisque le privé "c'est si bien que ça", une petite précision :

Je ne dis pas du tout que le privé c'est mieux que le public et que le privé a toutes les vertus. Il faut y regarder de près, cas par cas et établissement par établissement.

Le problème avec le privé, c'est que le niveau d'exigence et la charge de travail sont beaucoup plus élevés, en général que dans le public, ce qui est plutôt bien, mais on n'y tient pas toujours compte des cas particuliers et c'est parfois au détriment du "cerveau droit",

Je pensais à notre plus jeune fils qui a toujours manifesté des dispositions musicales et qui a une double charge de travail (enseignement général + enseignement au conservatoire : instrument + orchestre + solfège).

Nous nous étions battus avec des parents qui étaient dans le même cas que nous, pour la création de classes à horaire aménagés au collège (CHAM), dans le public, en prolongement de celles qui existaient (et existent encore) au niveau du primaire. Refus des autorités rectorales au nom du sacro-saint collège unique...Le vrai et unique cauchemar de l'éducation dans ce pays !

...Où on nous parle sans arrêt de "droit à la différence", mais où l'on s'aperçoit que ce droit se réduit le plus souvent au devoir d'être pareil.

Rien n'est simple, mais ce n'est pas une raison pour "simplifier". !

Écrit par : Robin | 07 février 2007

Le chèque-éducation !!! Gloups : là je vois rouge, c'est le cas de le dire : je me disais hier soir, prise d'un noir pressentiment, que je ne devrais pas prendre la parole sur ce blog de peur de devenir un jour franchement désagréable : ça y est, j'y suis. Donc, je fonce, Alphonse :
A écoles publiques, capitaux publics, à école privée, capitaux privés. L'idée du chèque-éducation est une horreur. Si l'école publique était restée le lieu de l'instruction au lieu de partir trop souvent dans le n'importe quoi pédago, il n'y aurait pas besoin de privé. Remettons les savoirs au centre, et le privé redeviendra ce qu'il était dans mon jeune temps : soit un ghetto chic où l'on veut surtout rester "entre soi", genre Ste Croix de Neuilly, soit une boîte à bachot recueillant ceux que le public n'a pas admis à tripler leur terminale, genre "les sous-doués passent le bac" : dans ma petite ville du Sud, ça d'appelait le Sacré-Coeur et ça faisait marrer tout le monde il y a trente ans ; aujourd'hui, les Maghrébins y scolarisent leurs gosses pour leur éviter les mauvaises fréquentations... Cherchez l'erreur. Je suis donc pour le rétablissement de la fonction comique du Sacré-Coeur, par l'inscription du savoir au centre du projet de l'école publique et laïque.
N.B. : les parents du public paient pour le privé sous contrat, tout comme les parents du privé paient pour le public : c'est le principe redistributif de l'impôt. Et tous paient pour des cours particuliers, parce que, là encore, l'école, publique comme privée vu que les programmes sont les mêmes --instruit de moins en moins. Mais que font les fédérations de parents là-dessus? On n'entend pas la PEP, et la FCPE organise une grande tournée des popotes avec Ph Meirieu en "guest-star".

Écrit par : FGuichard | 07 février 2007

Alors je propose : (proposition n°.?....)

Création, au niveau de l'enseignement primaire et extension à l'enseignement secondaire, partout où cela est possible , de classes à horaire aménagé.

NB : Je suis au courant pour la musique, mais on pourrait imaginer des classes à horaire aménagé arts plastiques ou sport (?)

Écrit par : Robin | 07 février 2007

Bonjour,

Deux remarques encore :
1. abolition des B2i.
2. abolition du contrôle continu. Le BAC c'est à la fin de l'année et noté par des inconnus. C'est la seule garantie pour que la notation soit la plus juste possible.

Puisque la question a été posée à propos de l'enseignement privé sous contrat.
L'école c'est la République et seulement la République. Ne jamais faire confiance aux marchands. Le savoir, la culture, la connaissance ne se vendent pas.
Du coup la République doit garantir l'excellence de son éducation.

Écrit par : florian | 07 février 2007

Merci Fguichard. Réjouissant.

Écrit par : florian | 07 février 2007

Mais que font les fédérations de parents là-dessus? On n'entend pas la PEP, et la FCPE organise une grande tournée des popotes avec Ph Meirieu en "guest-star".

La FCPE est au PS ce que la CGT était au PC du temps d'Henri Krasuki...Il n'y a rien à en attendre. Meirieu est le seul "penseur" qu'ils soient capables de comprendre avec Ségolène...Ca sera Mascarille sur l'estrade, comme dit plaisamment Jean...La FCPE met de l'ambiance comme elle peut en peignant gris sur gris, le ridicule en plus.

Écrit par : Robin | 07 février 2007

renseignez moi (et rassurez moi) : çà existe vraiment le CAPES de religion ?

Écrit par : yann | 07 février 2007

En Alsace-Moselle (terre de concordat), oui. Les cours de religion y sont présumés obligatoires, à moins que les parents ne demandent une "dispense".

Écrit par : Meles | 07 février 2007

Bon, alors tant pis pour le " chèque éducation ". Mais je maintiens qu'il y a une injustice, les parents d'enfants scolarisés dans le privé paient deux fois avec les impôts et la contribution familiale.

FGuichard, vous n'êtes pas tout à fait de bonne foi. Vous devez bien savoir, je pense, qu'il existe d'excellentes écoles privées sous contrat qui ne sont ni des "ghettos de riches" ni des "boîtes à bac pour triplants".

...Mais bon, ne parlons plus de ce qui fâche.

Depuis la remarque de Jérémy, je deviens aussi "conciliant" que l'abbé Sieyès.

Pourvu qu'à force de creuser comme la "taupe" de la Révolution française, je ne me retrouve pas dans le champ du voisin !

...De Robespierre à Bonaparte, il n'y a qu'un
mauvais moment à passer, pourvu qu'on ait réussi à se cacher sous terre.

Mais gardons ce que cet excellent homme avait un peu perdu : le courage.

Écrit par : Robin | 07 février 2007

"Enfin, un peu plus anecdotique: greffer un cerveau à "at".

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

Encore une intervention qui ne grandit pas son auteur, mais merci JPB pour ce blog indispensable.

Ecrit par : favier | 07 février 2007

Et c'est moi qu'on accuse de manquer d'humour!

Écrit par : Christophe Sibille | 07 février 2007

Gisèle Halimi, l'avocate PS, recueille des signatures dans son parti, dit-on, pour que Madame Royal, qui, de toute évidence, est grillée, renonce à être candidate!
Au moins, au PS, il reste quelques esprits lucides, qui jugent dangereux de continuer à exhiber la dame.
A la FCPE, on n'a pas cette lucidité, et l'on continue à exhiber Meirieu (Mascarille), dont on considère le bilan, à n'en pas douter, comme "globalement positif". Comme la culture du coton en mer d'Aral!
Tiens, à propos, en novlangue FCPE, "les élèves sont de plus en plus ignorants" se dit "le niveau monte", "c'est le désordre et la violence dans les établissements" se dit "les élèves vivent enfin leur quotidienneté en citoyens responsables", "la méthode globale de lecture est encore appliquée aujourd'hui 7 février dans la plupart des écoles" se dit "la méthode globale n'a jamais été appliquée depuis trente ans", "les projets d'établissement sont de stupides usines à gaz dont tous les professeurs se contrefichent - en dehors de ceux du SGEN!" se dit "grâce aux projets d'établissement, les équipes pédagogiques donnent enfin du sens à leur mission"... Etc...etc...
.

Écrit par : Jean | 07 février 2007

FGuichard

Otez-moi d'un doute, vous qui êtes pour un enseignement de qualité qui continue à transmette des savoirs (notre plate-forme commune au-delà de "ce qui fâche")...On vous écoute au PS ? ...Et Chevènement dans tout ça ?

Écrit par : Robin | 07 février 2007

...Il " respire " encore ?

Écrit par : Robin | 07 février 2007

Depuis la remarque de Jérémy, je deviens aussi "conciliant" que l'abbé Sieyès.
Jérémy a été bien inspiré...De l'abbé Siéyès pédagogue éclairé de notre impérial Iossif Djougachlivi on doit aussi retenir cette petite phrase: "le pouvoir vient d'en haut et la confiance d'en bas".
A l'époque nouvelle de la "démocratie participative" cette idée sonne étrangement: comment de nos jours s'obtient la confiance des citoyens? Confiance , c'est à dire adhésion sans faille, collage aux idéologies patriotiques et, consécutivement asservissement.
La réponse n'est pas seulement donnée quotidiennement dans les meetings politiques mais aussi comme ici sur ce blog.
Y-t-il plus grande jouissance que celle éprouvée par le citoyen anonyme lorsqu'il entre dans la peau de l'omniscient, de l'omnipotent, du législateur universel. Voilà comment de nos jours le pouvoir nous tient: en pinçant non plus la seule corde du patriotisme mais aussi notre narcissisme: mettre en scène concrètement partout où cela est devenu possible nos fantasmes pancratiques, nos envies infantiles de la toute puissance royale.
La démocratie participative vient à un stade de la manipulation politique des masses qui correspond à celui des pédagogies actives. Le maître désormais n'est plus celui qui dirige sa classe, qui la gouverne et l'instruit, voire même au pire qui pratique la maïeutique. Non le maître est celui qui obtient la confiance de ses élèves et leur fait croire qu'ils ont les réponses aux questions qu'ils n'ont même plus besoin de se poser...puisque désormais la vérité gît au fond du puits de l'intime.

Écrit par : buntovchik | 07 février 2007

Gisèle Halimi, l'avocate PS, recueille des signatures dans son parti, dit-on, pour que Madame Royal, qui, de toute évidence, est grillée, renonce à être candidate!
Au moins, au PS, il reste quelques esprits lucides, qui jugent dangereux de continuer à exhiber la dame.

Cassandre aussi était lucide, Jean, mais c'est trop tard. Le PS a voté pour le "cadeau" ..."Timeo Danaos et dona ferentes."

Écrit par : Robin | 07 février 2007

Salve gente asine en courroux !
Un simple bonnet ne peut cacher de grandes oreilles, mais un simple instit compétent vous change le regard d’un élève, partant la face des choses…
Le maître doit l’être chez lui avant de prétendre enseigner, et n’a cure des directives.

Écrit par : Le Pilier | 07 février 2007

Non le maître est celui qui obtient la confiance de ses élèves et leur fait croire qu'ils ont les réponses aux questions qu'ils n'ont même plus besoin de se poser...puisque désormais la vérité gît au fond du puits de l'intime.

...ET quand il y a de l'intime partout, il n'y a d'intimité nulle part.

Écrit par : Robin | 07 février 2007

"-Enfin, un peu plus anecdotique: greffer un cerveau à "at".

Je ne pense pas que ce type d'insultes fassent avancer les choses.

Pour le reste je trouve ce site très intéressant.

Alice B.

Ecrit par : alice | 06 février 2007

Ce n'est pas une insulte, Alice! Un simple constat!

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007
Oui oui, christophe sibille, nous sommes tous béats d'admiration devant la qualité de votre humour!

Écrit par : favier | 07 février 2007

Pour rire un peu :

timeodanaosetdonaferentes.over-blog

Écrit par : Robin | 07 février 2007

Excusez mon inexpérience. Je démarque de la guerre de Troie, mais je débrouille aussi bien qu'un autre Ulysse. Je mets l'adresse complète du lien en copier-coller; Allez voir les affiches pour vous détendre un peu.

http://timeodanaosetdonaferentes.over-blog.com/

Écrit par : Robin | 07 février 2007

Il existe en effet d'excellents établissements privés, et parfois, ils arrangent bien tout le monde.
Chez moi : un lycée public surpeuplé, et 3 lycées privés, chacun dans sa spécialité !!
Et çà arrange bien la municipalité à qui çà permet de couler un projet de second lycée, serpent de mer depuis 20 ans, et d'utiliser les terrains pressentis pour le lycée pour des projets immobiliers juteux.

Écrit par : yann | 07 février 2007

je " débarque " et pas " je démarque "...Non mais des fois !

Écrit par : Robin | 07 février 2007

et je me débrouille...Je tape trop vite

Écrit par : Robin | 07 février 2007

Le truc "Agrégé au lycée, Certifié au collège" me dérange. C'est une atteinte à la liberté d'exercer. Je ne vois pas pourquoi un Agrégé n'aurait pas le droit de se sentir plus proche des 11/14 ans que des 15/18 ans?
Il est vrai que mon propos sous-entendrait peut-être de transformer Agrèg et Capes en examens?
Plus problème des grilles de salaire et du nombre d'heures de cours dispensées par semaine.

Écrit par : dobolino | 07 février 2007

FGuichard

Otez-moi d'un doute, vous qui êtes pour un enseignement de qualité qui continue à transmette des savoirs (notre plate-forme commune au-delà de "ce qui fâche")...On vous écoute au PS ? ...Et Chevènement dans tout ça ?

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Il y a aussi au PS des gens qui s'inscrivent dans la durée et qui ne se sentiraient pas plus mal d'un bloc PS+UDF... Ceci dit en parfait anonymat, l'heure n'étant pas encore proche. L'heure n'arrivera peut-être jamais, c'est un pari démocratique qui passe, entre autres, par une remise en cause du système éducatif actuel, pérennisé par un PS obsolète qui a besoin d'un gros ménage réalisé de l'intérieur.

Écrit par : ??? | 07 février 2007

Pour Thalie : vous vous trompez d'adversaire, je défends la même cause que vous. J'ai passé sous silence le fait que les 90 points attribués auparavant dans toute la France sont maintenant attribués en fonction des académies (90 points en Picardie, 100 points en Alsace, etc.). Merci pour votre précision, mais y-a-t-il des recteurs qui ont supprimé ces points (ce ne serait pas tres juste) ?
Pour VB : vous parlez de deux corps qui exercent le même métier, et de certifiés bien plus cultivés que des agrégés - je connais de même des agrégés obtus et infects, ainsi que des certifiés affables et ouverts d'esprit. Le problème est que les agrégés ont subi une sélection plus dure et ont un niveau de recrutement plus élevé que les certifiés. Il me semble donc plus logique, pour toutes les raisons énoncées dans le message plus haut et que je vous laisse le soin de relire, que les agrégés soient affectés au lycée, à un niveau d'enseignement supérieur à celui des certifiés, qui enseigneraient donc au collège.
Et votre message n'a pas besoin d'être agressif : mon latin n'est pas là pour épater la galerie (QED ca n'épate personne), et je ne doute pas une seconde de votre détachement complet face à des questions comme celle de l'agrégation, il n'est donc pas besoin de préciser que vous ne l'avez jamais passée.

Écrit par : Jeremy | 07 février 2007

Le problème CAPES / Agreg est effectivement ardu: le niveau de l'agrégation est maintenant tel, au vu des suppressions de postes, que l'on peut comprendre que ceux qui réussissent le concours souhaitent avoir un travail qui passe pour plus exigeant intellectuellement. Par ailleurs, le niveau de recrutement au CAPES a notoirement baissé dans certaines matières... Mais voir que les uns se sentent persécutés par les autres et leur dénient les connaissances qu'ils ont peut-être, je trouve cela un peu ... cavalier.

Écrit par : VB | 07 février 2007

Dobolino, agreg et capes en examens ???!!!
Comme en Allemagne ???
S'il y a bien une chose dont les Allemands se plaignent, c'est de leurs "examens" pour être enseignants, et ils nous envient le système des concours !
Si l'agreg était un concours pour enseigner au lycée, et le Capes pour enseigner au collège, ceux qui préfèrent enseigner au collège passeraient très logiquement le Capes, je ne vois pas où est la contrainte à la liberté là-dedans. Le agrégés pourraient également choisir d'enseigner au collège, c'est vraiment le plus simple des problèmes qui se posent.

Écrit par : Jeremy | 07 février 2007

VB, les agrégés ne sont persécutés par personne, et réciproquement.
Quant aux certifiés, ils ont autant de connaissances qu'il en faut pour réussir le concours qu'ils ont obtenu, il me semble que leurs capacités ne sont pas remises en cause.

Écrit par : Jeremy | 07 février 2007

Je me suis mal exprimé, Jérémy, mais mon récit concernant les différentes salles des professeurs n'est malheureusement pas un mythe urbain. Je me méfie toujours des citations latines (qui par ailleurs, on l'oublie trop souvent, cachent toujours quelque chose de leste...)

"Le problème est que les agrégés ont subi une sélection plus dure et ont un niveau de recrutement plus élevé que les certifiés." Complètement d'accord avec cela. J'ai vu des amis préparer ce concours, je les y ai aidés parfois (il faut bien être deux pour passer une colle), et je sais bien que les contenus y sont différents. J'ai été moi-même éberlué par les notes que j'ai obtenues à l'oral du CAPES, alors que je n'avais pas le sentiment d'avoir révolutionné la critique et la traduction lors de mes prestations. Cependant, la différence entre le concours et l'enseignement est pour moi abyssale: je ne me suis senti professeur au sens plein du terme que longtemps après la réception de ma collante. J'ai encore et toujours des cprogrès à faire, tant dans mes connaissances que dans ma maîtrise de la langue française.
Et, comme je le disais plus haut, pour avoir enseigné à la fois au collège et au lycée, j'ai trouvé le métier bien plus exigeant intellectuellement au collège qu'au lycée. Cette partition me semble donc hasardeuse, sans pour autant nier la différence de recrutement dont vous parlez.

Cordialement,

VB

Écrit par : VB | 07 février 2007

Mais enfin, Jérémy, ne peut-on avoir envie d'aller plus loin dans les études sans en faire une profession? Mon père me parlait d'un type de son époque qui a repassé l'agreg parce qu'il voulait être premier!
Rien n'empêche de faire ingénieur agro pour devenir technicien agro ou agriculteur! Le revenu sera fonction du choix. C'est la raison pour laquelle je parlais d'examens qui, pour moi, n'étaient évidemment pas synonyme de baisse de niveau des épreuves. S'il y 50 postes à pourvoir en agrégation et trois types dignes de l'avoir, on n'en prendra pas que trois. Si, comme en russe ou en chinois, il y a trois postes à pourvoir une année sur deux (au pif) et cinq candidats dignes d'obtenir le diplome chaque année, on en admettra que trois et les sept autres se brosseront alors qu'ils auraient peut-être pu négocier ce diplome dans une autre sphère que celle de l'éducation nationale française.
Si je désire pour ma culture personnelle valider un CEAV de médecine interne et n'en pas faire état, j'en ai le droit.

Écrit par : dobolino | 07 février 2007

Si je désire pour ma culture personnelle valider un CEAV de médecine interne et n'en pas faire état, j'en ai le droit.

Ecrit par : dobolino | 07 février 2007
Ceci dit, le coût en sera en majeure partie à ma charge...

Écrit par : dobolino | 07 février 2007

Dobolino, un examen à bac +5 ca existe déjà, pas la peine de faire de l'agrégation un examen, la place est déjà prise par le master de recherche et par le master pro.
Je pense par contre que les pedagogos (dont vous ne faites pas partie) seraient ravis de faire de l'agreg un simple examen de master qui n'ouvre la voie à rien.

Écrit par : Jeremy | 07 février 2007

OK, Jérémy!

Écrit par : dobolino | 07 février 2007

"Sur ce Blog un internaute dit en gos :" oui ma fille elle peut tenir son programme et 2 LV "
Certes mais sur ce blog, je ne pense pas trouver la sociologie des parents de ma classe. Avec tout le respect que je leur dois !"

Rien a voir avec la sociologie, enfin la plupart du temps ....
Ca peut aider, mais ce n'est pas tout...
Je connais des gosses de pauvre qui grâce à leur prof s'en sont sortie TRèS honorablement.
Je connais des gosses de riches qui se sont fait avoir en beauté....
Je ne peux pas t'expliquer ça en 5 minutes.
Mais je peux te dire que le départ MATERNELLE PSMSGS EST primordiale... Parce que AU CP ça ne rigole pas .... Et après AU CE1 c'est pire ...
Tu loupes la première marche, si personne n'est là pour te récupérer, l'écart se creuse ...

Alors que, si tu as été 'correctement' suivi, ça roule tout seul...
Et je ne parle pas que pour ma fille...
Ne pas oublié que bcp d'enfants aujourd'hui "parlent" 2 langues mais savoir parler ne veut pas dire savoir lire/écrire ...

Je ne t'explique pas tout le boulot que j'ai dû faire pour récupérer mon enfant. Pourri par la maternelle ET par le CP ... Un an de boulot ... Maintenant ça roule tout seul... Une vrai fête..
merci Léo&Léa Merci Cuche&Sommer (vi Robin tu as tout bon)
AU CHIOTTE RIBAMBELLE

Ps: Si tu as des soucis avec les gamins, pose (toi) les bonnes questions .... ne pas tout mettre sur le dos des pbs sociologiques... àmha... Mais, cela dit, il ne faut pas non plus les occulter ....
voili voilà ... j'faisions rapide, hein ....

Bien amicalement
L'affreux

Écrit par : toto | 07 février 2007

"Et c'est moi qu'on accuse de manquer d'humour!"
C.Sibille

Ben, "la greffe de cerveau" c'est très fin comme humour! Mon fils se plaint souvent de mes blagues et m'oblige à rire de siennes. Ai-je un futur Sibille à la maison?

Écrit par : mementoauderesemper | 07 février 2007

:o)))))) lol memento...

pour patrick...
un chtit témoignage de véro...piqué sur L&E ... Il y en a d'autres ...

"Mon papa, d'une famille de paysans très modestes, ne parlait pas un mot de français en entrant au CP au début des années 50 (il ne parlait que le breton) : il a pu faire des études supérieures et devenir ingénieur, à l'aide de ses instituteurs et de sa bourse.
Son cas est loin d'être isolé, beaucoup de ses camarades ont bénéficié de cette instruction émancipatrice. "

Écrit par : toto | 07 février 2007

Mon fils se plaint souvent de mes blagues

Ah ! tiens, le mien aussi. Vous connaissez celle de W.C. Fields ? (un affreux jojo buveur de whisky et acteur de cinéma à ses heures perdues) : "Un homme qui n'aime ni les enfants, ni les animaux ne peut pas être tout à fait mauvais."

Écrit par : Robin | 07 février 2007

La blague sur les animaux, je vais me faire taper dessus par dobolino...Et ne dites pas à Ségo ce que j'ai dit sur les enfants, je vais me retrouver avec une "inspection guillotine"...Elle doit encore avoir des amis rue de Grenelle.

Écrit par : Robin | 07 février 2007

"Oui oui, christophe sibille, nous sommes tous béats d'admiration devant la qualité de votre humour!"

Ecrit par : favier | 07 février 2007

Merci! Il ne fallait pas. L'humour est toujours moins drôle quand on en est la cible!

Jean, j'ai entendu Alain Finkielkraut ce matin sur France-Inter. Brillantissime, il faut bien le reconnaître. Et au delà des clivages gauche-droite, comme il se revendique, quoique Nicolas Sarkozy, qu'il se prépare à soutenir, se revendique comme homme de droite. Pouvez-vous me dire s'il a signé votre "appel pour la refondation de l'école", lui dont les paroles semblent concorder en tous points avec le contenu de ce même appel?
Merci à vous.
(Je remarque au passage que l'ostracisme des agrégés envers les certifiés existe bel et bien, et ce n'est pas du tout factuel. C'est tout juste si on ne me traitait pas (une fois de plus) d'affabulateur quand je parlais d'une salle des professeurs dans laquelle chaque grade d'enseignants avait son emplacement. Ici, un peu plus haut, je lis qu'il existe un lycée avec deux salles des profs, une réservée aux agrégés! Je ne l'aurais même pas imaginé!

Écrit par : Christophe Sibille | 07 février 2007

AU CHIOTTE RIBAMBELLE

Je crois qu'il faut le pluriel toto...Et ça vaut mieux parce qu'avec la ribambelle de bouquins qui traînent (ou qui traîne) encore un peu partout dans les classes... A moins de faire une chiotte globale.

Écrit par : Robin | 07 février 2007

C'est quand même assez étonnant; cela m'est absolument égal qu'on puisse mettre en doute mes qualités d'enseignant. Personne ici ne peut prétendre être pris pour un bon professeur par extrapolation simple des propos qu'il tient ici. Personne, même Jean-Paul ou Pedro. Là où ça se corse, c'est quand je lis, successivement et en des termes à peine voilés, que "mes cours sont certainement nuls"(pourquoi? Qui peut en juger ici?), que je devrais être mis devant des élèves de collège en guise de représailles, (ah bon? c'est vraiment une punition?), et que, finalement, non, je suis tellement nul qu'il faut me mettre en retraite directement. En suite de quoi quelques messages calamiteux, (que certains ont trouvé "drôles") sur les émissions de gaz à effet de serre. Personne ne bronche suite à cette cascade. Evidemment. Cette suite de messages émane de personnes acquises à la cause du maître du blog et au consensus qui règne en ces augustes lieux vis-à-vis des problèmes d'enseignement; (je regrette d'ailleurs que Dobolino, pour qui j'ai quelque estime épistolaire, se soit jointe à ce chorus).
J'ai le malheur de faire une petite vanne en réaction à ces propos un peu nauséabonds, et on me tombe dessus! Remarquez, ce n'est pas très étonnant! Suis-je bête! Pas de pire tare qu'enseigner en IUFM!
Il n'y a qu'à faire un voeu pour que ces personnes capables d'évaluer un cours à distance ne soient jamais amenées à devenir inspecteurs! Ou plutôt, si, pour eux! Ca leur éviterait des frais de déplacement. Mais gare au procès pour emploi fictif.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 février 2007

l y a aussi au PS des gens qui s'inscrivent dans la durée et qui ne se sentiraient pas plus mal d'un bloc PS+UDF... Ceci dit en parfait anonymat, l'heure n'étant pas encore proche. L'heure n'arrivera peut-être jamais, c'est un pari démocratique qui passe, entre autres, par une remise en cause du système éducatif actuel, pérennisé par un PS obsolète qui a besoin d'un gros ménage réalisé de l'intérieur.

Ecrit par : ??? | 07 février 2007

Bon, on ne peut que s'en réjouir, mais qui est en état actuellement de faire le ménage ?

Je sais qu'il y a de gens honnêtes et intelligents au PS, j'en ai rencontrés, mais franchement, en ce moment ils doivent raser les murs,non ?

Remarquez, une candidate PS à la présidence qui ressemble à une principale de collège estampillée Meirieu, c'est dans l'ordre des choses (pardon du "courant").

Je parlais de Chevènement, je l'ai vu l'autre jour à la télé. Je trouve qu'il a mauvaise mine..La mine de quelqu'un qui a l'air de penser : "Mais que diable suis-je allé faire dans cette galère !"

Écrit par : Robin | 07 février 2007

Pour signer la pétition de soutien à Charlie-Hebdo, dans le procès "des caricatures de Mahomet": prochoix.org

Écrit par : Christophe Sibille | 07 février 2007

FGuichard, Otez-moi d'un doute, vous qui êtes pour un enseignement de qualité qui continue à transmette des savoirs (notre plate-forme commune au-delà de "ce qui fâche")...On vous écoute au PS ? ...Et Chevènement dans tout ça ?

---Mais je ne suis pas au P.S. (quelle horrrrrrreur !!), et je ne l'ai jamais été !!!, dit-elle, rouge d'indignation à l'idée d'être soupçonnée d'une pareille vilenie (mille pardons aux quelques justes égarés dans cette galère sociale-traître, comme on disait au temps de ma folle jeunesse...). Je n'ai jamais été au mouvement des citoyens non plus, même si j'ai voté Chevènement aux dernières présidentielles, comme pas mal d'enseignants je crois. Et aujourd'hui, pour tout vous dire, bien qu'étant viscéralement de gauche, je crois que je m'en vais voter Bayrou, tout catho et pro-européen qu'il est. Ben oui. Il est plutôt moins à droite que Ségolène, et nettement moins dangereux pour l'école et les humanités :-)))

Écrit par : Fguichard | 07 février 2007

" çà doit être possible de faire les mêmes périodes en même temps, c'est pas çà, la transversalité ?"

écrit par yann

c'est ça que l'on faisait tjrs dans mon pays (avant les dernières réformes), et - effectivement - on sortait de l'école avec un bon bagage culturel (et, en Erasmus, on pouffait de rire en écoutant nos camarades français délirer en philo comme on leur avait appris en terminale!) .
L'histoire, l'histoire de la littérature, l'histoire de l'art et l'histoire de la philosophie étaient étudiées avec cette transversalité établie par la chronologie. Bon, cela ne m'a pas servi pour passer le "con-cours!" en France -que j'ai eu tout de même -car, selon le dogme, ici pour être un bon enseignant il vaut mieux être ignorant et savoir faire un "plan" (traduis-moi ce mot clé de l'EN dans une autre langue si t'en es capable... Et pourtant "ça pense" même dans les autres pays... bizarre bizarre)
Bon, cela dit, répétons tous ensemble : "oui, mais nous sommes dans le meilleur système scolaire du monde!" Vive!

Écrit par : Michele | 07 février 2007

Don't acte ! FGuichard

Je pense également que François Bayrou est le candidat le plus "présentable" actuellement.

Écrit par : Robin | 07 février 2007

Un maître, une classe, ai-je lu quelque part plus haut.

Oui à la multicompétence des instits, à condition qu'elle soit bien consolidée par leur formation. Et évitons les initiations bidons aux langues en primaire (sauf si l'équipe pédagogique est motivée ET compétente en la matière, pourquoi pas ?).

Mais peut-être qu'une intervention extérieure en EPS ne serait pas de trop, car c'est quand même une compétence un peu spéciale et je ne suis pas sûr que tou(te)s les instits en ait le goût, l'envie ou parfois la possibilité physique (là, pour le coup, j'ai essayé, pour m'être retrouvé un jour devant une classe de primaire (CM1,CM2 ?), en fin d'année, incapable de comprendre une consigne simple en sport, leur instit n'étant manifestement pas concernée par le problème).
Et une vraie EPS, avec des objectifs, et tout, pas juste un ballon dans la cour et un transat pour le prof !

PS : jai l'impression que les échanges dérapent contrairement aux voeux de JPB sur ce post.
Des propositions, que diable, rien que des propositions (même si elles sont farfelues, c'est plus drôle que ségogo)

Écrit par : yann | 07 février 2007

Une remarque sur le système scolaire allemand:

FGuichard a tout à fait raison. Ne nous enviez pas notre système scolaire.C'est depuis toujours un système de classes (au sens de Marx, nom que je me permet de citer sur ce blog): la Hauptschule est fréquentée en grande partie par des éléves d'origine turcque qui ont beaucoup de difficultés à obtenir un emploi qualifié, quoique leurs enseignants trés engagés s'éreintent au travail (28 heures de cours par semaine!). C'est - à ce qu'ils disent -vraiment la galère. Les parent aisés envoient leurs enfants au Gymnasium (ou à un Internat privé, si leur progéniture n'est pas trop douée et s'ils en ont les moyens financiers), où - surtout depuis qu'on a installé le bacalauréat "central" il y a 2 années, bien des élèves (de parents travailleurs ou chômeurs)subissent une concurrence sans merci. Il y a de moins en moins de jeunes issus des classes défavorisées qui commencent des études universitaires. Et quant à la Gesamtschule, école où j'ai l'honneur de travailler (il y a 20 ans, j'étais sûr que c'était la meilleure des écoles possibles, maintenant je cultive mon petit jardin scolaire), elle souffre du fait que les bons élèves vont au lycée (creaming effect, ils nous prennent la bonne crème fraîche). Par surcroît, le gouvernement chrétien-democrate-libéral de notre land qui souffre d'ailleurs de la dé-industrialisation a décidé d'établir un baccalauréat à deux vitesses: 12 ans de scolarité pour les lycéens, et 13 ans pour les Gesamtschüler. Et quant aux enseignants, on les fait travailler toujours plus (25.5 heures de cours par semaine) tout en leur reprochant par les media fournisen idées par les Think Tanks libéraux de ne pas donner leur possible (diagnostic individuel, apprendre à apprendre, tous les présupposés pédagogistes ET néo-libéraux etc.). Les enseignants - inspecteurs, proviseurs, chefs "didactiques à part - sont au bout de leurs forces (et vous savez, nous aimons bosser!). Mais le Divide et Impera, ca fonctionne bien dans un système de 4 types d'ecole.

Alors,vivement, ne copiez pas le système allemand - malgré nos Mercedes et nos BMW.

Écrit par : wolfgang | 07 février 2007

PS : jai l'impression que les échanges dérapent contrairement aux voeux de JPB sur ce post.
Des propositions, que diable, rien que des propositions (même si elles sont farfelues, c'est plus drôle que ségogo)

Ecrit par : yann | 07 février 2007

yann, je suis un peu en panne d'idées pour l'instant et je ne veux pas non plus accaparer la parole.

Ah! Si, remplacer les affreuses "sonneries Pavlov" par de mélodieuses musiques (style générique de "Mission impossible").

Mais est-ce farfelu ?

Écrit par : Robin | 07 février 2007

Une proposition encore : abolir l'enseignement de la technologie au lycée. Encore plus stupide que l'EMT (quand j'y étais).

Encore une autre : revoir le fonctionnement de l'inspection. Ici (dans mon lycée) on pleure pour être inspecté. Les inspecteurs se partagent plusieurs académies et sont comme des fantômes. Ils délèguent des visites à certains profs compétents. Bref, je trouve le procédé cavalier. Que les inspecteurs inspectent et souvent. Très souvent même.

Une encore: Les élèves qui veulent faire une série L, enseignement de langues anciennes obligatoires (donc mettre en place du grand débutant de grec ou de latin en première, ça sera moins de temps perdu que les TPE).

Encore une autre pour la route : bannir la littérature pour le jeunesse des programmes. Même s'il en est de bonne, c'est de la littérature de loisir, de détente. Qu'on encourage les élèves à lire ce genre de chose au CDI pourquoi pas, mais en cours il faut du lourd, de l'épais, du dense : Les Misérables oui, Harry Potter non !

C'est la dernière : ne pas confondre le travail de prof et celui d'animateur socio-culturel. Chacun sa "spé."

Écrit par : florian | 07 février 2007

Ah, la techno en lycée, j'ai appris à faire des trous et à visser !!! Je détestais, mais sans ça je ne saurais meme pas planter un clou. C'est inutile sur le moment, mais je ne regrette pas la techno, moi.

Écrit par : Jeremy | 07 février 2007

Est-il encore temps d'ergoter à l'infini sur les mérites respectifs des agrégés et certifiés? S'il existe encore deux corps de professeurs dans le second degré, c'est parce qu'ils répondent à des besoins différents, en particulier à des niveaux d'enseignements différents exigeants des horaires de travail et des rémunérations différentes. Est-ce la faute des uns et des autres si l'administration les a affectés indifféremment partout et confié tous les niveaux d'enseignements, à l'exclusion des classes préparatoires? Sans parler du concept de « corps unique » de la maternelle à l'entrée à l'Université réclamé par certains syndicats depuis 20 ans qui a largement alimenté cette fausse querelle.
Que l'administration confie donc des postes en rapport avec les qualifications statutaires de chaque corps! Et que disparaissent les « listes d'aptitudes » pour accéder sans concours à un corps de professeur! Faut-il rappeler que les heureux « aptes » à cette liste sont immédiatement titularisés dans leur nouveau grade et reçoivent séance tenante le traitement qui l'accompagne? Alors que ceux qui se sont échinés pendant plusieurs années parfois à préparer et réussir le concours interne, sont nommés stagiaires et titularisés un an après. Avec régularisation du traitement qui tarde bien souvent...

Écrit par : Archytas | 07 février 2007

pétition de soutien à Charlie-hebdo : précision.
C'est tout en bas de la page d'accueil de pro-choix, mal fichu et pas facile à trouver. Il faut envoyer un message de soutien à soutien@charlie hebdo.fr

Écrit par : FGuichard | 07 février 2007

Bonjour à tous
moi aussi j'ai des propositions à faire, je les ai mises en ligne à l'adresse suivante:

http://www.eleves.ens.fr/home/colonna/enseignement/reformes-edu.html

Écrit par : Francesco C. | 07 février 2007

Bis repetita.
Qui va faire la synthèse des 47953 propositions (dont au moins la moitié sont largement contradictoires entre elles) ?
On croirait le (faux) débat sur l'école qu'on nous a servi il y a peu. Niveau toujours 0 du "débat", je le crains...
Le sérieux n'est pas toujours chez ceux (celles) qu'on croit.

Écrit par : laya | 07 février 2007

"AU CHIOTTE RIBAMBELLE "
vi , j'ai vu les autres aussi ;) merci ma poule ;)

Écrit par : toto | 07 février 2007

Francesco !!!!
C'est toi qui as mis le ramdam à l'IUFM l'année dernière ?!
T'es un héros, mec ;-)

Écrit par : Jeremy | 07 février 2007

Pour les autres :
Francesco a fait faire des cauchemars aux formateurs de sa discipline, a affronté le directeur adjoint de l'IUFM et la directrice a même fait venir l'IG pour pour qu'il le case ailleurs que dans la classe où il était affecté.
C'est du moins la légende dorée qui court à son sujet dans plusieurs IUFM au Nord de la Loire.

Écrit par : Jeremy | 07 février 2007

Bis repetita.
Qui va faire la synthèse des 47953 propositions (dont au moins la moitié sont largement contradictoires entre elles) ?
On croirait le (faux) débat sur l'école qu'on nous a servi il y a peu. Niveau toujours 0 du "débat", je le crains...
Le sérieux n'est pas toujours chez ceux (celles) qu'on croit.

Ecrit par : laya | 07 février 2007

Il faut d'urgence synthétiser le déjà dit. Je ne trouve pas qu'il y ait tant de contradictions. L'accord est déjà quasi général sur la formation des maîtres d'écoles maternelle et primaire.
Message à Christophe: moi aussi il m'arrive de péter. Il ne faut pas en faire un fromage! On va dire que nous avions trop bu.

Écrit par : dobolino | 07 février 2007

Et puis si la moitié des contradictions sont contradictoires, cela veut dire qu'il suffit d'en supprimer 25%.

Écrit par : Jeremy | 07 février 2007

Sur le problème de la formation des maîtres du primaire, je me permets de renvoyer encore une fois au projet de Reconstruire l’Ecole, qui a déjà deux ans :
http://www.r-lecole.freesurf.fr/iufm/fform.pdf
Nous avions examiné de façon approfondie toutes les options possibles et je ne crois pas qu’on puisse faire mieux.
Certains ont proposé ici même deux ans de « prépa », puis un concours et deux ans de formation professionnelle. Cela n’est pas possible : si on passe le concours au bout de deux ans, on n’est pas titulaire d’une licence et on ne peut pas faire partie du corps A de la fonction publique. En plus deux ans de stage, cela multiplie par deux les coûts : aucune chance d’être écouté par aucun responsable politique.
Je reprend donc notre proposition : deux ans d’études pluridisciplinaires dans des classes spéciales post-bac qui ne seraient ni des prépas (à quelle école ?) ni des STS. Nous les avions appelées Sections d’Enseignement Général supérieur (SEGS). Les étudiants qui ont validé ces deux années passent en troisième de licence pluridisciplinaire à la fac (une seule année donc, car l’Université est incapable de mettre en place 3 ans d’études pluridisciplinaires). Cette licence doit pouvoir ouvrir sur d’autres métiers que celui d’instit. Que faire sinon des 80% qui échoueront aux concours ? Cela n’est possible que si l’on rénove profondément les cursus de master qui sont aujourd’hui n’importe quoi.
Mais voyons d’abord la filière « enseignement primaire ». Après la licence pluridisciplinaire, ceux qui veulent préparer le concours le font à l’université qui accueille tout le monde. On supprime ainsi la prétendue première année d’IUFM et le scandale des 80% de candidats obligés de se débrouiller tout seuls. Ceux qui réussissent le concours entrent pour un an de stage dans des IUFM rénovés et devenus écoles d’application internes aux Universités. Que deviennent alors ceux qui échouent ? Au cours de ces quatre années d’études pluridisciplinaires, ils ont acquis un niveau minimal (disons celui d’une ancienne propé) qui leur permet d’envisager une réorientation : soit directement dans le marché du travail, soit en master. Ils peuvent choisir une formation professionnelle (deux années supplémentaires = l’équivalent d’un ancien DESS) ou continuer des études universitaires à proprement parler. Il faut alors qu’ils acquièrent quelques modules spécifiques pour entrer en master disciplinaire (mais c’est quelque chose que l’on peut faire en parallèle au cours de la scolarité antérieure où l’on peut prévoir des dominantes). Toute cela suppose que les deux années de master soient consacrées à l’étude approfondie d’une seule discipline, soit l’équivalent d’une ancienne licence. Le master 1 est alors un prérequis du CAPES (soit un an de plus d’études par rapport au système actuel) et le master 2 un prérequis de l’agrégation. Le système devient alors complètement rationnel :
- une licence pluridisciplinaire pour les maîtres du primaire
- un an de plus (M1) pour les certifiés
- deux ans de plus (M2) pour les agrégés
Le principal obstacle à un tel plan est la cécité volontaire (et intéressée) des Professeurs d’université : ils tiennent à un « master-recherche » qui leur permet de caser leurs « séminaires » à l’intérieur de vastes masters pluridisciplinaires. Cela n’a ni queue ni tête : il faut commencer par le pluridisciplinaire et se spécialiser ensuite, pas faire les choses à l’envers. En outre, les licenciés actuels (et plus encore les licenciés à venir) sont totalement incapables de se lancer dans une recherche qui n’est que poudre aux yeux. Ou en si petit nombre que 90% des masters devront être supprimés. La réalité finira par s’imposer, même aux plus obtus de mes collègues universitaires.

Pedro Cordoba
PS. Contrairement à la plupart des propositions que j’ai lues sur ce blog, celles de Reconstruire l’Ecole sur la formation des maîtres ne sont pas « passéistes » et ne se contentent pas de prôner un retour en arrière. Elles tiennent compte de la réalité des choses, telles qu’elles sont aujourd’hui. Ce serait bien si dans les autres secteurs aussi, on était capables de regarder vers l’avenir.

Écrit par : Pedro Cordoba | 07 février 2007

Bonjour,

Permettez que nous nous immiscions hors sujet de votre débat d'experts entre pédagogues qui semble tendre vers le sarkozysme bon teint, car après tout je ne suis pas un vieux con réac, puisque je fais bonne mesure...

La gauche quelque part vous fait vivre, ne l'oubliez pas...

Parlons plutôt pognon :

LES FARIBOLES DE MONSIEUR SARKOZY : Parlons dépenses et fiscalité !

http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2007/02/07/les-fariboles-de-monsieur-sarkozy-parlons-depenses-et-fiscal.html

Bien à vous toutes et tous.

RAG 34. les lolo's 34

NB : votre participation à l'émission : Ca vous dérange sur France Inter en Août 2006, reste encore disponible à l'écoute sur dailymotion .Titre : Neurones à l'estive.

SARKOZY, IL NE PASSERA PAS PAR MOI : JE VOTE SOCIALISTE !

Écrit par : Les lolo's 34 | 07 février 2007

Petite proposition (qui ne me semble pas avoir été faite) :

Au Collège et en seconde, calculer la moyenne trimestrielle en affectant un coefficient à chaque discipline, en fonction de son poids horaire.
Comment inciter, sinon, des élèves de plus en plus opportunistes à faire des efforts en lecture, en expression écrite et en maîtrise de la langue, quand ils savent que la somme de tous leurs devoirs de français "pèsera" autant, à la fin du trimestre, que la ridicule note de vie scolaire ?

Je crois d'ailleurs que cette méthode de calcul est déjà utilisée dans certains établissements privés.

Écrit par : Candide | 07 février 2007

On arrêtera "d'ergoter" sur les agrégés quand ils auront ce qu'ils méritent : le droit d'enseigner au lycée et la revalorisation indiciaire de leur traitement; la dernière remontant à 35 ans! Et oui, la gauche n'a pas cru bon revalorisé les agrégés quand elle l'a fait pour les autres corps et Chirac qui avait promis de le faire avant sa dernière réélection a dû avoir un trou de mémoire.
Je trouve cocasse de voir à quel point le fait de mentionner des problèmes propres aux agrégés provoque des réactions épidermiques fort peu contrôlées.
Mais il est vrai qu'avoir l'agrégation est considéré dans le secondaire par la majorité des professeurs comme une tare. Le mérite est inavouable. On se tait quand on a l'agrégation, on n'a pas de revendication d'ordre financier, puisqu'on est agrégé, ni de problème de mutation en lycée, puisqu'on est agrégé... C'est cette idéologie de gauche égalitariste et "médiocrisante"qui refuse de reconnaître le mérite chez les élèves tout comme chez les professeurs.

Écrit par : Thalie | 07 février 2007

D'accord avec vous sur certains des points, Pedro. Mais croyez-vous sincèrement que les professeurs d'université pourront, (ou voudront) préparer les candidats au concours de professeur des écoles? Et cette préparation aurait-elle lieu sous forme de cours universitaires magistraux, à 200 étudiants à la fois, en amphithéâtre?

Écrit par : Christophe Sibille | 07 février 2007

Thalie, tout le monde reconnaît le mérite des agrégés, et est au courant des avantages que ce statut peut conférer à ceux qui sont titulaires de ce diplôme! Il ne faut pas exagérer, et se "victimiser"!

Écrit par : Christophe Sibille | 07 février 2007

Christophe Sibille, vous n'étiez déjà pas au courant qu'il existait des agrégés hautains et bêtes (ceux qui font des salles des profs exprès pour eux), vous apprendrez sûrement par la suite qu'il en existe des biens. Vous passerez enfin à l'étape suivante : vous apprendrez que les avantages liés à ce statut sont minimes, en valeur absolue comme en valeur relative, surtout si on les compare à l'investissement personnel et financier que représente ce concours.
Thalie est apparemment exaspérée, je comprends son ras-le-bol, et je vous recommande de vous limiter à ce que vous connaissez, ou d'en apprendre un peu plus sur les agrégés pour élargir le champ des sujets que vous pourrez aborder en toute sûreté.
Beau sujet de master 2 en sociologie : "Certifiés et agrégés de lettres dans le monde éducatif moderne."

Écrit par : Jeremy | 07 février 2007

Sinon, Christophe, les PRAG, les maîtres de conf' et les professeurs d'université qui enseignent en licence pluridisciplianaire vous informeront sûrement en détail de la manière dont ils préparent DEJA les candidats aux concours de professeur des écoles.
Je réponds séparément à vos deux messages, qui portent sur deux thèmes différents mais qui présentent un sacré point commun...

Écrit par : Jeremy | 07 février 2007

Très bien l'idée de Pedro Cordoba. En plus ça permettrait de remettre un peu de logique et de faire le tri dans les deux premiers cycles de l'université où beaucoup d'étudiants passent leur temps à glander. J'ai une amie en prépa lettres, il va de soi qu'en un an et demi elle a déjà fait plus que ma promo en licence ( heureusement que j'ai fait une maîtrise :)
Je me rappelle très bien que toute ma promo gueulait pour les cours à 8 heures ou les td à 18 heures. Ben oui, ça laisse plus le temps d'aller en boîte ou de prendre l'apéro :)
Blague à part ça redonnerait sans doute plus de valeur et à la formation des enseignants et aux étudiants "généralistes".

Écrit par : Ronin | 07 février 2007

Je gueulais aussi pour les TD de 18 à 20h, ca ne me laissait pas le temps d'attraper mon train puisque le dernier était à 20h19.
Non boursier, je n'avais pas les moyens de me payer un appart pres de la fac.
Et je rappelle que les étudiants de prepa finissent aussi en fac dans leur IMMENSE majorité.
Mtnt c'est vrai que le DEUG ca permet plus de rire et de discuter que d'apprendre (la licence un peu moins qd meme...).Enfin remplacez deug par L1 et L2, et licence par L3, il faut être dans le vent (c'est le cas de le dire).

Écrit par : Jeremy | 08 février 2007

Il n'y a pas de système parfait, mais il y a des pays où l' on sait reconnaître un charlatan d'un pédagogue sérieux. Comme par hasard, ils se maintiennent depuis plusieurs années en tête de file des tests PISA. et la France ? Elle refuse de participer à ceux dont elle sait que ses résultats seront mauvais. Demandez à Darcos: à l'OCDE, l'antienne cocorico que les résultats sont biaisés fait doucement rigoler.

L'Allemagne connaît elle aussi la destruction des apprentissages, et par les mêmes théoriciens encartés et allumés, mais elle s’en sort mieux que nous, même après avoir hérité d’un seul coup de 17 millions de bras cassés, d' assités lobotomisés par quarante-cinq ans de colonisation soviétique. Au fait, pourquoi Berlin ne demande pas à Poutine de se repentir pour les crimes de Lénine, de Staline, de...? La liste est trop longue sans doute.

L'Allemagne a donc elle aussi eu sa dose d'intellectualisme bidon, mais plus diluée, et elle a maintenu, comme l'Italie ( du Nord) une considération sans faille pour la technique et les aptitudes manuelles. Nous on est trop snobs pour se salir les mains.

On a pourtant tous pâti des élucubrations de l'Émile et des épigones de Rousseau et ceux des Allemands étaient aussi gratinés que les nôtres. Ils ont eu:
* Pestalozzi, partisan de la connaissance différée, avec la théorie du rythme naturel, ou pédagogie naturelle, bien avant Piaget. Par exemple: "de même que l'enfant apprend par ce qu'il vit, l'école moderne sera un lieu de vie", (sic),
* Fröbel, l'inventeur du Kindergarten, mais qui donnait aussi dans "l'observation passive et protectrice" qui forme des compétences ( sic) bien préférables à la transmission des savoirs qui est "nécessairement prescriptive et dérangeante".
* N'oublions pas Johan Herbart, qui inventa le puérocentrisme....

Donc, pas mieux lotis que nous, nos cousins Germains qui en plus ont exporté leurs fausses bonnes idées outre-Atlantique.

Dans ma famille on a tous été germanistes. Les grandsparents et les parents par le système éducatif allemand, en Moselle, et même après 1918 puisque bcp de profs allemands y sont restés... Jules Ferry, un autre Lorrain avait d'ailleurs vite compris pourquoi Bismarck nous avait écrasés à Sedan. Nos pioupious ne savaient pas lire une carte. Pour ma génération, ce fut dans les années 50, secteur français en Bade-Würtemberg et à Berlin avant le mur, mais école allemande. À cette époque bénie ne sévissait pas encore le constructivisme, ( l'enfant construit son savoir) comme on nomme chez les Anglos-Teutons la secte que nous appelons pédagogistes.

Le modèle allemand pourrait nous inspirer par:
1- sa décentralisation, mais ce serait la fin de notre jacobinisme,
2- une orientation beaucoup plus saine, et qui met en valeur les métiers manuels, mais notre arrogance suicidaire nous les fait mépriser. Et c’est bien le registre dans lequel s'inscrivent ceux qui s'esclaffent: Kinder, Küche Kirche ? pouah! quelle horreur..., en unisson avec les nostalgiques de Rosa Luxembourg et de Liebknecht.

Il faut sortir définitivement de la rhétorique de ces gens-là, au lieu de les laisser rentrer par la fenêtre, eux qui nous ont mis dans la panade, mais visiblement ne veulent pas l'admettre comme le faisait remarquer Revel, à propos des bureaucrates soviétiques: La faillite du système ne prouve pas que les idées qui l'ont soutenu sont erronnées, mal inspirées, tout bonnement fausses.
Cette politique de l'autruche est normale quand on est resté à la station Javel, ( ou Karl Marx Platz) et qu'on s'imagine encore que ce sont les forces de production et la lutte des classes qui font bouger le monde. Combien de temps encore cette gauche autiste, plurielle, antilibérale, antimondialiste, antiélitiste, anticapitaliste, va-t-elle se jouer sa version de "Goodbye Lénine"?



Bis repetita, moi aussi: Pas besoin de 150 propositions.
La première urgence est d'aller au coeur de l'Hydre, les bons profs et les bons directeurs ou proviseurs savent ce qu'ils ont à faire.

Les aider en fermant les usines à décérébrer, dénoncer en masse, et non en ordre dispersé et frileux, et preuves à l'appui, la mainmise de la Nomenklatura, l'endoctrinement des trente dernières années, et donner la parole à ceux que le terrorisme intellectuel a bâillonnés.

L'occasion de faire du foin, disent les ânes qui espèrent avoir du son... c'est maintenant, après le 22 avril il sera trop tard.

Écrit par : Cadichon | 08 février 2007

Au fait, pourquoi Berlin ne demande pas à Poutine de se repentir pour les crimes de Lénine, de Staline, de...? La liste est trop longue sans doute.

sur le sujet lire "La tyranie de la pénitence" de Pascal Bruckner

mabiche

Écrit par : mabiche | 08 février 2007

moi je propose une évaluation initiale de chaque enfant:point 0.
En fevrier valuation 1 pour mesurer les acquis
A la fin del'annéeune évaluation point T
Si j'ai amené 90 % de mon effectif à des compétences prévues du style et en vrac
sait faire une addition à retenues
découpe correctement
ecrit en respectant les hauteurs de lettres
et pas
manipule un objet technique à bon escient
motricité fine
a conscience de l'espace graphique de l'écriture
a acquis la technique opératoire de l'addition
Alors la liberté pédagogique, je veux bien
il reste qu'il existe des incontournables que les experts du terrains connaissent bien!
ces ficelles du metier sont à donner aux jeunes
graphisme : apprendre à écrire en grande sction c'est un travail quotidien: tous les jours!y'a pas de secret et avec des regles de bon sens!
refaire un travail raté aussi: effort
on a donné le superfu il faut redonner l'essentiel
découper avec des ciseaux!on revient aux bases et onarrete de noyer les enfants dans des infos inutiles
exemple vécu:
une amie a monté un projet en MS et GS de maternelle sur le jardin, création d'un album avec les efants!!! la merveille pédagogique, applaudit à deux mains par l'inspecteur, le conseiller peda..
Cettecolègue devient ZIl remplace et retrouve sa cohorte de MS /GS en CE1 !!!
Quelle déception pour elle au gré de leçons et d'utilisation de connaissances elle s'est rendu compte que de son travail il ne restait rien! même pas le souvenir de l'album....


formation des enseignants d'accord: terrain, observation, dechanges... prise en main de petites leçons ou petits groupes progressivement.

Écrit par : pirouette | 08 février 2007

désolée pour les fautes de frappe

Écrit par : pirouette | 08 février 2007

moi, en travaux manuels, jai appris à coudre ! Très utile à la maison, et au bloc opératoire ! si, si.

Pourquoi supprimer techno, travaux manuels, à condition que ce soit adapté à notre époque.
Pas de cendrier en béton armé pour la fête des pères, et je ne suis pas assez rétro pour réclamer le retour des cours d'économie ménagère et de cuisine !
Electronique, CAO, couture (j'insiste !), les idées ne manquent pas.

Écrit par : yann | 08 février 2007

L'abbé Sieyès (clin d'oeil à Jérémy) ayant été visité durant son sommeil par la déesse Raison, poursuit partiemment son travail de taupe.

Deux remarques en préambule :

1°) Je ne pense pas que nous ayions multiplié de façon exponentielle les propositions. Si on les met bout à bout en supprimant les commentaires et les digressions récréatives, on ne devrait pas dépasser les 50, ce qui est raisonnable et n'a rien à voir avec les milliers de contributions "participatives" de "Désir d'avenir".

2°) Sur leur caractère trop "passéiste" ou "réactionnaire"...Je vais essayer de m'expliquer plus loin.

Proposition n° 30 (approximativement), en rajoutant celles de Patrick et de Pedro Cordoba, on ne devrait pas dépasser encore une fois la cinquantaine.

Révision de la Loi d'orientation de juillet 1989 (ce point est évidemment fondamental). Remplacement de l'expression axiomatique "L'élève est au centre du système éducatif" par "Le but premier de l'école est de transmettre aux élèves des connaissance" (je compte sur vous pour améliorer et enrichir cette phrase).

Je ne pense pas qu'il soit possible de proposer la suppression pure et simple de la Loi d'orientation sans savoir par quoi la remplacer)...Revenir à l'ancien système ? Il n'est pas réaliste, comme le dit à juste titre Pedro Cordoba de faire des propositions politiquement irrecevables.

Donc en ce qui concerne par exemple l'organisation des conseils d'administration, des conseils de classe, des conseils de discipline, la participation des délégués de parents et d'élèves, les modalités des élections des uns et des autres...Aucun homme (ou femme politique) n'osera y toucher, à mon avis.

Ce qu'il faut proposer, ce sont des amendements et des modifications de détail ou éventuellement l'adjonction d'une charte des droits et des devoirs des uns et d'autres eu égard aux dérives qui ont été observées au fil des années

Par exemple il ne paraît pas souhaitable que les parents participent au conseil de classe où ils ont leurs propre enfant, neutralité du chef d'établissement qui doit éviter de prendre systématiquement le parti des parents (ou de certains parents par "copinage")...Il doit intervenir immédiatement en conseil de classe si un parent (ou un élève) attaque un professeur ou remet en cause sa pédagogie etc.

Certains d'entre vous se sont opposés sur ce blog à un "code de déontologie"à cause du régime de Vichy...Mais le serment d'Hippocrate remonte à bien plus loin que le maréchal Pétain il me semble ! Il faut trouver un moyen pour rétablir la notion de devoir (devoirs des élèves, des parents, du chef d'établissement, des enseignants).

Écrit par : Robin | 08 février 2007

Proposition de rééquilibrage de la Loi d'orientation :

Délégués de classe élèves : il faut amender la loi d'orientation en précisant que le maintien du mandat est subordonné au comportement de l'élève (l'équivalent de la privation des droits civiques).

Puisque l'école a été conçue par la loi d'orientation comme un "lieu d'apprentissage de la démocratie", il faut aller jusqu'au bout.

Écrit par : Robin | 08 février 2007

" n'a pas cru bon revalorisER". Désolée.
Ce n'est pas de la" victimisation", Christophe. Il est révélateur que les agrégés n'osent plus exprimer depuis belle lurette un minimum de revendications qui les concernent. L'idéologie ambiante de la majorité de leurs collègues leur a fait croire qu'ils étaient des nantis et a réussi, ce que fait fort bien la bonne pensée de gauche dans tous les domaines de l'éducation, à développer chez eux un vague sentiment de culpabilité qui fait qu'ils se cachent et n'osent plus revendiquer ce qui leur revient pourtant de droit. Un peu comme les bons élèves dans une classe qui finissent par se taire car la majorité les traite de "lèche-bottes". Certains professeurs dénoncent enfin l'égalitarisme hypocrite qui a cassé notre école en brisant sa dynamique fondée sur le mérite et la notion d'élite chez les élèves ( et qui permettait le fonctionnement de l'ascenseur social) mais ces mêmes professeurs continuent de défendre cet égalitarisme à tout crin quand il s'agit de leurs collègues. Et aux mêmes causes, les mêmes effets: voilà pourquoi le métier de professeur est en train de devenir "un petit boulot" avec tout ce que cela entraîne: plus d'heures, salaires moindres, conditions de travail plus difficiles...

Écrit par : Thalie | 08 février 2007

Je vais essayer de reprendre certains articles de la Loi d'orientation de 89 qui paraissent poser problème...

Le droit à l'éducation est garanti à chacun de lui permettre de développer sa personnalité, d'élever son niveau de formation initiale et continue, de s'insérer dans la vie sociale et professionnelle, d'exercer sa citoyenneté.

"est garanti à chacun de lui permettre". Il y a une faute de syntaxe qui ne permet pas de comprendre le sens de la phrase.

"pour lui permettre" ?

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Écrit par : Robin | 08 février 2007

j'ai posté par erreur mes contributions (examen de la Loi d'orientation de 89) dans la rubrique "sauver les lettres" (sauf qui peut !) ...Il ne me reste qu'à faire des copier-coller...Mais je m'arrête pour souffler un peu.

Écrit par : Robin | 08 février 2007

Bonjour,
Mes récents propos avaient pour intention de résumer l'essentiel de mes convictions et de laisser la parole à ceux qui sont encore dans l'arène et affrontent au quotidien un combat épuisant. L'école doit transmettre des connaissances et contribuer à former des êtres humains dignes de ce nom. Je ne souhaitais pas en dire plus mais l'actualité proche de chez moi m'invite à formuler quelques réflexions.
En 1967, j'ai effectué un stage dans cette école du Verbeau à Châlons en Champagne. Quarante ans plus tard la barbarie y pénètre. Une femme à terre, inconsciente, le visage"écrasé comme on écrase un rat" si j'en crois les termes rapportés par mon quotidien n'est pas sans évoquer le culte de la force brute qui sommeille et ressurgit à la moindre occasion. Comment deux citoyens français "pure souche" ont-ils pu en arriver là ? Cet exemple n'est pas unique. Les agressions verbales et physiques sont signalées,recensées, expliquées, voire justifiées, rangées, oubliées. Pas de vagues jusqu'au jour où le déferlement de la sauvagerie cherche à imposer sa loi.
" Quand la parole n'est pas suffisante pour être entendue, pas assez élaborée parce que la pensée est confuse, il ne reste que les poings, la violence fruste, stupide, aveugle.(...) Rien n'a changé depuis le temps d'Alcibiade. Les mutations sont marginales, anecdotiques. Sauf que l'inculture a gagné du terrain. " ( Jacqueline de Romilly, Le Point du 25 janvier 2007, PP 84,85.)
Nous y sommes.
Propos d'une représentante de la culture bourgeoise et réactionnaire ? NON. La défense de la culture appartient à tous. Je suis la fille d'un petit paysan et d'une parisienne sans le sou qui apprenaient à leurs enfants la politesse, le respect des autres , le respect de l'instruction. " On n'en connaît jamais trop" ou " On en apprend tous les jours" nous répétaient-ils.

Alors Voilà.
Les règles de la civilité s'apprennent dès l'école maternelle et à la maison. La découverte de certaines contraintes ( se taire pour écouter la maîtresse ou le maître, ranger ses affaires, ne pas bousculer les autres...) est compensée par d'autres satisfactions car les apprentissages multiples et variés sont sources de joie et de fierté. Marie Pape Carpantier et d'autres après elle, l'ont parfaitement compris. ( enrichir le vocabulaire et l'expression, mémoriser, chanter, jeux individuels et collectifs, observation des animaux et des plantes, joie de créer et de partager, sans compter l'ouverture à la différence. ) Je n'ai jamais enseigné en maternelle, en dépit de quelques stages, car je ne m'en sentais pas capable. Comme mère, grand-mère et DDEN, j'ai toujours respecté le travail de ceux qui encadrent les premiers apprentissages.
Dans la continuité de ceux-ci , il me semble que l'école primaire pose les fondations de toute une vie. Les connaissances élémentaires doivent être précises et solides. Elémentaire à fond. Puique l'élève est au centre du système, soyons compréhensible et allons du concret vers l'abstrait tout en exigeant un travail et des efforts réguliers. Lire, écrire, compter, cela suppose un minimum d'attention pour écouter les explications , lesquelles seront suivies d'un travail personnel encadré et vérifié qui n'a rien à voir avec "la construction de son propre savoir". Apprendre ses tables, être capable de poser une opération sans calculette, de résoudre un problème , d'observer au delà des apparences donc de réfléchir, s'exprimer correctement après avoir planché sur des exercices de vocabulaire , grammaire et conjugaison ( à tous les temps et tous les modes ) découvrir les grands auteurs grâce aux lectures et aux récitations en les situant dans leur époque, c'est parfaitement possible à l'école primaire. Ne pas négiger l'éveil de la sensibilité à cette occasion. Ce n'est pas traumatisant si le guide aime son travail et demeure soucieux de ne laisser personne en route.
En histoire et géographie, on ne meurt pas d'avoir à retenir quelques repères précis ( dates, grands événements dans leurs succession chronologique, grands mouvements artistiques , remise en question des certitudes et de l'ordre établi à telle ou telle époque, prise de conscience des enjeux du monde où nous vivons.)
J'ai déjà dit plusieurs fois combien j'ai aimé ma modeste école de campagne où j'ai acquis des connaissances solides et des repères précis que ne maîtrisaient pas mes élèves de lycée. Je me suis donc interrogée sans pour autant les mépriser car je souhaitais leur transmettre mon enthousiasme et mes connaissances. Il fallait donc les stimuler sans les décourager. Ceci dit , sur certains points je devais m'incliner. En EPS et en informatique ils avaient bénéficié d'un enseignement que je leur enviais.
Un enseignement élémentaire solide, repris et étoffé au collège et au lycée,me semble indispensable à toute carrière professionnelle quelle qu'elle soit. Les professions qui se salissent les mains ont besoin plus que jamais de comprendre au lieu de subir . L'intelligence et la sensibilité cela nous concerne tous.
Au risque de répéter JPB et d'enfoncer maladroitement des portes ouvertes je préfère arrêter là .

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 février 2007

J'aime bien ce que vous dites Robin.

Je suis moins en phase avec le discours de Cadichon.
La caricature, si elle est stimulante (mauvais temps pour la critique de la caricature), n'en reste pas moins une caricature. L'Emile n'est pas un ensemble de stupidités et si les enfants apprenaient à lire dans Rousseau ils seraient moins crétins (pour reprendre une expression connue) qu'en apprenant à lire dans Harry Potter.
Derrière Rousseau, il y a aussi Itard, Condillac j'en passe et des meilleurs. Vous n'allez pas non plus jeter aux orties l'Anthropologie du point de vue pragmatique ? Si ?
Les malfaisants qui ont inventé les sciences de l'éducation (une formule qui mériterait examen : que peut-il y avoir de scientifique dans l'éducation qui est au mieux une pratique, au pire de la pure spontanéité donc le contraire de ce qu'elle est ?) , ces malfaisants disais-je ont utilisé un des plus jouissifs et des plus indépendants, des plus brillants esprit des Lumières pour légitimer leurs élucubrations. Jean-Jacques n'y est pour rien. Et l'Emile a beaucoup de vertus, pourvu qu'on le prenne pour ce qu'il est, une réflexion sur la nature humaine, à mettre en parallèle avec les Discours et le Contrat.
L'Emile n'est pas un livre de recettes.

Autre chose encore, vous semblez partir en croisade contre un ennemi qui n'existe plus (donc vers une victoire certaine mais sans gloire). Ce n'est pas au Kremlin de Bejnev que ce décide la politique de l'éducation nationale aujourd'hui.
Par contre, tout se décide entre la rue de Grenelle et le quai de Bercy.
Inutile de lever une grande armée et de risquer une Bérézina, un plan de métro suffit.
Le responsable de l'Education Nationale est agent d'assurances de son état, un boutiquier, un vendeur de rien, un spéculateur ancien ministre des chauffeurs routiers, plus à l'aise avec les chasseurs de la baie de Somme et avec son équipe de Hockey sur glace qu'avec Rousseau ou Kant.
Si la lutte des classes ne fait pas avancer l'histoire (et je vous laisse l'entière responsabilité de cette assertion) il me semble douteux que la spéculation boursière puisse la faire partir au pas de course ou alors c'est pour terminer au pas de l'oie.
Sachons raison garder, ne confions pas l'éducation aux marchands. Les marchands ont des objectifs et des motivations qui ne me semblent pas compatibles avec ceux que devraient avoir les maîtres.
Je sais que nous sommes au XXIeme siècle et pas au Veme avant JC, mais à cette époque les maîtres étaient des hommes libres, des citoyens (je ne parle pas des sophistes bien entendu), et les marchands étaient des métèques, on les respectait, on ne leur cherchait pas querelle, mais ils n'avaient pas à s'occuper d'éducation ou de culture, seulement de chrématistique.
Peut-être direz-vous : regardez Harvard ! N'est-ce pas une réussite ? Y forme-t-on des crétins ?
Les enseignants y sont-ils des crétins ? Et pourtant à 46 000 $ l'année, il s'agit bien d'une entreprise (et juteuse en plus).
Certes oui mon cher, mais si c'est pour arriver avec un Georges Bush comme président, je dis non merci, et je dis même : preuve que de la course à l'argent aux bruits des bottes (ou des rangers) la conséquence est bonne.
Donc monsieur Brighelli, si vous prenez le temps de me lire, mon idée reste toujours et encore la même : l'éducation est une affaire de citoyens non de commerçants ou de grenouilles de bénitier, elle est publique et non privée.

Écrit par : florian | 08 février 2007

"Christophe Sibille, vous n'étiez déjà pas au courant qu'il existait des agrégés hautains et bêtes (ceux qui font des salles des profs exprès pour eux), vous apprendrez sûrement par la suite qu'il en existe des biens. Vous passerez enfin à l'étape suivante : vous apprendrez que les avantages liés à ce statut sont minimes, en valeur absolue comme en valeur relative, surtout si on les compare à l'investissement personnel et financier que représente ce concours."

Ecrit par : Jeremy | 07 février 2007

Je le sais parfaitement, et également qu'il existe des certifiés qui répondent aux mêmes critères! Pas de problème. D'ailleurs, mon propos n'est évidemment pas de généraliser, ni de stigmatiser qui que ce soit.

"Sinon, Christophe, les PRAG, les maîtres de conf' et les professeurs d'université qui enseignent en licence pluridisciplianaire vous informeront sûrement en détail de la manière dont ils préparent DEJA les candidats aux concours de professeur des écoles.
Je réponds séparément à vos deux messages, qui portent sur deux thèmes différents mais qui présentent un sacré point commun..."

Ecrit par : Jeremy | 07 février 2007

Apparemment, ce n'est pas le cas dans toutes les disciplines de ce concours de professeur des écoles!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 février 2007

ment supérieur sont chargés de transmettre et de faire acquérir connaissances et méthodes de travail. Ils contribuent à favoriser l'égalité entre les hommes et les femmes. Ils dispensent une formation adaptée dans ses contenus et ses méthodes aux évolutions économiques, technologiques, sociales et culturelles du pays et de son environnement européen et international

Il y a un problème. L'enseignement doit-il nécessairement s'adapter aux évolututions de la société ? C'est au nom de ce principe que l'enseignement du grec et du latin a presque disparu et que la section L a été mise à mal. Beaucoup de discussions sur ce blog ont tourné autour de l'acquisition d'une solide culture générale et d'une formation "humaniste" plutôt que de savoirs "utilitaires" et "spécialisés", qui deviennent rapidement obsolètes, puisque la société évolue toujours plus vite que le système éducatif.

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Dans chaque école, collège ou lycée, la communauté éducative rassemble les élèves et tous ceux qui, dans l'établissement scolaire ou en relation avec lui, participent à la formation des élèves.


Cette assertion ne définit pas le terme de "communauté éducative". Qui en fait partie ? Les parents? Le personnel ATOS ? Le mot "formation" est trop vague. Cette phrase ouvre la porte à toutes les dérives, en particulier le droit pour les parents de s'immiscer dans les pratiques pédagogiques des professeurs. Il faut clarifier ou supprimer.

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Des activités périscolaires prolongeant le service public, de l'éducation peuvent être organisées avec le concours notamment des administrations, des collectivités territoriales, des associations et des fondations, sans toutefois se substituer aux activités d'enseignement et de formation fixés par l'Etat.

Encore heureux ! Mais il est significatif que le "législateur" ait éprouvé le besoin de le préciser. Formulation trop vague. On connaît les dérives depuis 89 !

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Art 3. - La Nation se fixe comme objectif de conduire d'ici dix ans l'ensemble d'une classe d'âge au minimum au niveau du certificat d'aptitude professionnelle ou du brevet d'études professionnelles et 80 % au niveau du baccalauréat.

On sait que cet objectif a été atteint au prix d'une dévalorisation du baccalauréat. Est-ce bien "moral" de tromper ainsi les élèves et leurs familles ?

JPB a beaucoup insisté sur cette question, en particulier sur le rôle des "commissions d'harmonisation" qui servent en réalité à "harmoniser le niveau réel avec les statistiques attendues".

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Tout élève qui, à l'issue de la scolarité obligatoire, n'a pas atteint un niveau de formation reconnu doit pouvoir poursuivre des études afin d’atteindre un tel niveau. L'Etat prévoira les moyens nécessaires, dans l’exercice de ses compétences, à la prolongation de scolarité qui en découlera

Jusqu'à quel âge ?

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

La scolarité de l'école maternelle à la fin de l'école élémentaire comporte trois cycles.

Les collèges dispensent un enseignement réparti en trois cycles.

A revoir (cf remarques de Patrick sur l'organisation de l'école primaire en "cycle")

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Pour assurer l'égalité et la réussite des élèves, l'enseignement est adapté à leur diversité par une continuité éducative au cours de chaque cycle et tout au long de la scolarité.

Très vague, on peut comprendre tout et son contraire, c'est de la "bouillie pour les chats"...Afin de permettre la fameuse "pédagogie par objectifs" chère à Philippe Meirieu pour "s'adapter à la diversité des élèves".

Vous connaissez tous les conséquences du dogme de "l'hétérogénéité", pierre angulaire du "collège unique".

...La création de "classes d'aide et de soutien" dès la 6ème
préconisée dans la charte rompt avec ce dogme et nécessite une révision de cet article.

Ecrit par : Robin | 08 février 2007

Écrit par : Robin | 08 février 2007

Correction : soyons compréhensibleS.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 février 2007

Bonjour,

je lis beaucoup de commentaires concernant le moyen d'améliorer les professeurs . . . c'est très drôle ! Ainsi, ce sont eux le seul vrai grand problème du système éducatif ? Ha bon . . .

Alors pour ma part:

_ je demande que les parents apprennent à leurs enfants à respecter les autres et se positionnent en adultes responsables. Qu’ils fassent preuve d‘un peu plus de maturité affective au lieu d’instrumentaliser leurs enfants pour se sentir plus jeunes, régler les comptes avec le conjoint, éviter le conflit, combler leur vide affectif, compenser leurs carences, régler leur compte avec l’école etc . . . et j’en passe !
Ceci afin que les professeurs SI MAL FORMES à supporter les carences éducatives des enfants actuels, puissent ENFIN faire cours dans leur classe;

_ que les allocations familiales soient supprimées pour les parents n'éduquant pas leurs enfants (parce que s'il faut être sans pitié avec des profs ayant 6 classes à gérer soit près de 150 élèves, alors pourquoi faire dans la dentelle quand les parents n'ont généralement que de 1 à 4 enfants à gérer?????????)

_je demande aux syndicats d’avoir la manif moins sélective parce qu'on ne les entend pas quand le sang d'un prof coule dans une salle de cours (encore deux instits tabassées, mais je pense qu'elles touchaient trop de salaire, ou bien n'avaient pas fait la bonne classe préparatoire);

_ que les IUFM , ces boîtes de planqués incompétents soient supprimés;

_ que les stages soient obligatoires dès la 2ème année de Licence afin que les étudiants puissent vite se réorienter dès qu'ils verront à quoi ils ont affaire;

_ que l'école redeviennent un espace sacré, ou le savoir est placé au-dessus de tous, profs y compris; qu’il soit INTERDIT d’y exercer un quelconque défoulement des pulsions aussi adolescentes soient-elles (ça s’appelle préserver les espaces, créer de la symbolique, permettre la sublimation par le savoir) ;

_ que la discipline vestimentaire et comportementale soit exigée de tous, sous peine de sanctions graves et APPLIQUEES;

_que les vrais racistes soient enfin désignés à savoir, les fameux « pédagogos » et autres politiciens, qui, en cantonnant les enfants issus de l'immigration dans des programmes indignes, en leur refusant les mêmes sanctions que les autres, en les considérant comme incapables d'étudier nos programmes, en les victimisant au détriment de tous les autres , leur ont volé leur dignité, leur chance, et les ont parqués intellectuellement et culturellement.

Sans compter les conséquences pour le reste des citoyens (qui eux, n‘intéressent personne) ;

_ que les enseignants ex-soixante-huitards la mettent un peu en veilleuse parce que ce qui arrive aujourd’hui, on le leur doit en grande partie. J’ai vu trop de collègues de ce genre incapables d’avoir la distance suffisante avec leurs élèves, très agressifs avec les jeunes enseignants, corporatistes à mourir . . . préférant laver leur linge sale et leur vie ratée dans la salle des profs ou en classe plutôt que de bosser correctement . Refusant de remettre en question leurs "idéaux » qui ne sont en fait, que des prétextes pour excuser leur lâcheté dans leur refus de punir, leur faiblesse dans leur désir de plaire, leur échec dans leurs attaques à l’encontre de leurs cadets.

Je n’ai pas tout à fait fini, mais là déjà, c’est pas mal je trouve . . .

Écrit par : TulipeNoire | 08 février 2007

Je note une quasi-unanimité en faveur de la fermeture rapide des IUFM comme condition sine qua non au redressement du système éducatif. A transmettre aux candidats... Madame Royal va s'en étrangler de rage, car tout le staff IUFM est autour d'elle, cisaillant la moquette de ses incisives.
Peu de posts, cependant, pour appeler à la suppression du "projet d'établissement", pourtant un des plus beaux fleurons du délire pédagogiste. Encore que, à tout prendre, moins nocif que les "séquences", puisque tout le monde s'en contrefiche à part quelques allumés SGEN! Alors que les "séquences" sévissent dans les classes au quotidien, au détriment des élèves.

Écrit par : Jean | 08 février 2007

Il faudrait également songer à mettre en place une véritable évaluation du travail des enseignants (quelque soit le niveau d'enseignement).
C'est rageant de voir les plus consciencieux traités comme les moins consciencieux. Et organiser sorties scolaires sur visites de musées, d'usines, de cirques, de tout ce que vous voudrez dans un rayon de 50 km n'est pas une manière de faire son travail mais d'amuser la galerie. L'amuseur ne s'en porte pas plus mal, mais les amusés ne vont pas rire longtemps.
Facile à dire, difficile à faire.

Il faut, à mon avis une nécessité absolue, permettre aux profs qui le souhaitent de finir leur carrière dans des conditions acceptables. Mes collègues les plus anciens, me font mal au coeur, ils sont épuisés, au bout du rouleau, ne comprennent plus les élèves. Certains tiennent le coup et ont toujours la flamme, mais pas tous. Les aléas de la vie font qu'on aborde les dernières années de la vie professionnelle de manière inéquitable. Il faut remédier à cela, surtout si on en prend pour 40 ans. (pour ma part je suis parti pour faire ma dernière rentrée à 67 ans)

Écrit par : florian | 08 février 2007

Il faut, à mon avis une nécessité absolue, permettre aux profs qui le souhaitent de finir leur carrière dans des conditions acceptables. Mes collègues les plus anciens, me font mal au coeur, ils sont épuisés, au bout du rouleau, ne comprennent plus les élèves. Certains tiennent le coup et ont toujours la flamme, mais pas tous. Les aléas de la vie font qu'on aborde les dernières années de la vie professionnelle de manière inéquitable. Il faut remédier à cela, surtout si on en prend pour 40 ans. (pour ma part je suis parti pour faire ma dernière rentrée à 67 ans)

Il faut le vivre pour le comprendre, Florian. Merci de l'avoir écrit.

Écrit par : Robin | 08 février 2007

l'enseignement technique est trop dévalorisé en France. Moi et d’autres camarades italiens, nous avons suivi un parcours scolaire « professionnel » ou « artistique » dans notre pays et cela ne nous a pas empêché de nous classer parmi les premiers au CAPES ou à l’agrég. ici en France. Je pense que c’est très triste de voir comment les filières techniques sont méprisées en France. Notre inspect. Nous a parlé du nouveau bac pour les sttg et je trouve cela déprimant… j’ai comme l’impression qu' on considère ces élèves comme de sous-hommes…ça me fait mal…je m’identifie bcp avec eux…je trouve cela injuste.

Écrit par : tata | 08 février 2007

"Je note une quasi-unanimité en faveur de la fermeture rapide des IUFM comme condition sine qua non au redressement du système éducatif."

Ecrit par : Jean | 08 février 2007

Il fallait écrire: "je note ici", Jean!

Et j'ai beaucoup aimé les propositions de francesco, sur son site extrêmement bien présenté... Et dans des termes courtois.

_" que les IUFM , ces boîtes de planqués incompétents soient supprimés;"

Ecrit par : TulipeNoire | 08 février 2007

On avait dit: "pas d'insultes et de propos déplacés", me semble t-il?

Écrit par : Christophe Sibille | 08 février 2007

IINCOMPETENT: (adjectif) qui n'a pas les connaissances voulues pour parler pour décider ou parler de quelque chose.

PLANQUE: (familier) personne qui a trouvé une planque (situation où on et à l'abri, où on ne coourt pas de risque).

De ces deux termes pris dans le Larousse, aucun des deux n'est dans la cétagorie "Vulgaire, injurieux"comme d'autres termes . . . au pire, le second est dit "familier".

Il faudrait revoir votre français avant d'acuser les autres d'être insultants!

Quant au fait de dire qu'une belle brochette de personnes est constituée d'incompétents et de planqués, et qu'en en plus c'est avéré par nombre de témoignages (!!!!!!!! ), expliquez-moi en quoi cela est déplacé?

La vérité crue sans doute ?

Écrit par : TulipeNoire | 08 février 2007

On avait dit: "pas d'insultes et de propos déplacés", me semble t-il?

Oui, oui...certains l'avaient promis juré, craché*. Soyez modeste, très modeste.

* Faut-il que je vous rafraîchisse la mémoire ?

Écrit par : Guillaume | 08 février 2007

Je ne vous ferai pas de cours de sémantique. Je pense que ce n'est pas la peine, et vous rappelle vos propos exacts.

_ "que les IUFM , ces boîtes de planqués incompétents "

Ecrit par : TulipeNoire | 08 février 2007

Sous entendu, que les IUFM ne sont remplies que de planqués incompétents, ou presque. Le propos est évidemment déplacé parce que de toute évidence faux et ce quelle que soit la rancoeur personnelle que vous puissiez avoir pour l'institution! Evidemment, ici, vous ne risquez pas tellement d'être contredit! En ceci, je donne raison à Jean!

"* Faut-il que je vous rafraîchisse la mémoire ?"

Ecrit par : Guillaume | 08 février 2007

D'accord, Guillaume! Mais si vous voulez copier-coller des propos que j'ai eu en réaction tout à fait explicable sur "lire-écrire", (ou ailleurs), engagez-vous également à mettre aussi les messages auxquels ils faisaient réponse! (Je compte sur votre honnêteté).

Écrit par : Christophe Sibille | 08 février 2007

-Enfin, un peu plus anecdotique: greffer un cerveau à "at".

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

Écrit par : mementoauderesemper | 08 février 2007

Quand Christophe dit qu'il faut greffer un cerveau à At, ce n'est évidemment pas un propos déplacé!
Quant à la suppression des IUFM, à part Christophe, qui défend son beefsteak, tout le monde est pour "ici" et ailleurs, à commencer par les stagiaires eux-mêmes, ce que l'on vérifierait aisément en faisant des évaluations (anonymes, bien sûr, étant donné le stalinisme des évalués) en fin d'année.
Il n'y a guère que deux lieux où l'on soit opposé à la fermeture de ces "Instituts de l'incompétence et de la mauvaise foi irradiantes": le site de Meirieu (pour ceux qui souhaiteraient admirer comment un gourou s'autopromeut, en croyant d'ailleurs qu'il lui suffit de consteller son site des portraits des vrais grands pédagogues de l'histoire pour en être un, tel le Geai paré des plumes du Paon, allez-y impérativement; c'est sur www.meirieu.com; vous serez abasourdis par tant de forfanterie nigaude, et venimeuse en même temps), et www.désirdavenir!

Écrit par : Jean | 08 février 2007

Le Monde de ce soir : 9/02/2007


Orthographe : les collégiens de cinquième sont tombés
au niveau des élèves de CM2 de 1987




LES PERFORMANCES des élèves en orthographe sont en baisse sensible, au point que le niveau d’une classe de cinquième de 2005 est celui d’une classe de
CM2 de 1987.

Cette baisse ne relève ni du sentiment subjectif ni de l’affirmation polémique. Elle est démontrée par un travail
universitaire, signé d’une équipe composée de Danièle Manesse, professeur en sciences du langage à l’université
de Paris III-Sorbonne nouvelle, de Danièle
Cogis, maître de conférences à l’IUFM de Paris, et de deux professeurs des écoles, Michèle Dorgans et Christine Tallet.


Leur enquête est présentée dans un ouvrage qui doit être publié le 22 février sous le titre Orthographe : à qui la faute
?, aux éditions ESF. Réalisée en 2005, elle reproduit à l’identique, selon le même protocole, une enquête précédente
menée en 1986-1987 par le chercheur André Chervel et Danièle Manesse sur le niveau orthographique des élèves de 10 à 16 ans. Celle-ci procédait à une comparaison
à un siècle de distance, en s’appuyant sur les dictées collectées entre 1873 et 1877 par l’inspecteur général
Beuvain d’Altenheim.

Cette enquête avait été publiée dans l’ouvrage La Dictée,
les Français et l’orthographe (Calmann- Lévy, 1989).

En termes de « niveau orthographique moyen », les résultats de cette comparaison étaient alors en faveur des élèves de
1987. En 2005, la même dictée (un court passage de Fénelon, de 83 mots) a été administrée à un échantillon représentatif de 2 767 élèves de 123 classes du CM2
à la troisième. Cette fois, la comparaison des résultats entre 1987 et 2005 témoigne d’une chute importante du niveau.


Les erreurs ont considérablement augmenté : là où les collégiens en faisaient huit en 1987, ils en font treize en 2005.

Là où les élèves de CM2 faisaient douze erreurs, ils en font dix-huit. En 1987, 50 %des élèves faisaient moins de six fautes.

Ils ne sont plus que 22 %en 2005. « Temps réduit pour l’étude »

Dans l’intervalle, le niveau orthographique a pris un retard de deux années scolaires : autrement dit, les cinquièmes
de 2005 ont le niveau des CM2 de 1987,
les quatrièmes de 2005 celui des sixièmes de 1987, etc.

La nature des erreurs a aussi évolué, car ce sont surtout les fautes de morphosyntaxe, d’accords et de
conjugaison qui augmentent : 52 % du total en 2005, contre 40 %en 1987. Pour tenter d’analyser les causes de cette baisse, Danièle Manesse cite en premier
« un temps réduit pour l’étude de la langue », ce qui correspond à « un thème récurrent » dans les propos des professeurs de français. Elle s’interroge sur la
possibilité que les « théories de l’énonciation
» introduites dans les programmes du collège aient « marginalisé » l’étude
des « outils de la langue ».

L’orthographe est ainsi devenue une « patate chaude
» que chaque niveau de scolarité s’empresse de transmettre au suivant : de l’école au collège, du collège au lycée,
etc. Danièle Manesse évoque le « désarroi » des professeurs devant le fait que « l’exigence traditionnelle de l’école en
matière de correction de la langue » soit « passée au second plan » et que l’on ait « minoré l’importance auparavant accordée aux dimensions formelles de l’écrit ».
Dans leur conclusion collective, les auteurs abordent aussi « la formation des professeurs des écoles et des collèges »,
selon elles « ridiculement courte pour ce qui est de l’étude de la langue », et la « question ancienne de la vigilance orthographique des professeurs des autres matières
». Enfin, cette enquête vaut aussi par son origine : Danièle Manesse est une proche de Philippe Meirieu, considéré
dans le débat sur l’éducation comme le chef de file des pédagogues. Elle-même favorable, comme beaucoup de spécialistes, à une réforme de l’orthographe, elle
rappelle que « jusqu’à nouvel ordre, l’orthographe qu’on doit enseigner est ce qu’elle est ».

Écrit par : patrick(instit) | 08 février 2007

Le Monde de ce soir : 9/02/2007

Orthographe : les collégiens de cinquième sont tombés au niveau des élèves de CM2 de 1987

LES PERFORMANCES des élèves en orthographe sont en baisse sensible, au point que le niveau d’une classe de cinquième de 2005 est celui d’une classe de CM2 de 1987. Cette baisse ne relève ni du sentiment subjectif ni de l’affirmation polémique.

Elle est démontrée par un travail universitaire, signé d’une équipe composée de Danièle Manesse, professeur en sciences du langage à l’université de Paris III-Sorbonne nouvelle, de Danièle Cogis, maître de conférences à l’IUFM de Paris, et de deux professeurs des écoles, Michèle Dorgans et Christine Tallet.

Leur enquête est présentée dans un ouvrage qui doit être publié le 22 février sous le titre Orthographe : à qui la faute ?, aux éditions ESF. Réalisée en 2005, elle reproduit à l’identique, selon le même protocole, une enquête précédente menée en 1986-1987 par le chercheur André Chervel et Danièle Manesse sur le niveau orthographique des élèves de 10 à 16 ans.

Celle-ci procédait à une comparaison à un siècle de distance, en s’appuyant sur les dictées collectées entre 1873 et 1877 par l’inspecteur général Beuvain d’Altenheim. Cette enquête avait été publiée dans l’ouvrage La Dictée, les Français et l’orthographe (Calmann- Lévy, 1989). En termes de « niveau orthographique moyen », les résultats de cette comparaison étaient alors en faveur des élèves de 1987. En 2005, la même dictée (un court passage de Fénelon, de 83 mots) a été administrée à un échantillon représentatif de 2 767 élèves de 123 classes du CM2 à la troisième. Cette fois, la comparaison des résultats entre 1987 et 2005 témoigne d’une chute importante du niveau.

Les erreurs ont considérablement augmenté : là où les collégiens en faisaient huit en 1987, ils en font treize en 2005. Là où les élèves de CM2 faisaient douze erreurs, ils en font dix-huit. En 1987, 50 %des élèves faisaient moins de six fautes. Ils ne sont plus que 22 %en 2005. « Temps réduit pour l’étude » Dans l’intervalle, le niveau orthographique a pris un retard de deux années scolaires : autrement dit, les cinquièmes de 2005 ont le niveau des CM2 de 1987, les quatrièmes de 2005 celui des sixièmes de 1987, etc.

La nature des erreurs a aussi évolué, car ce sont surtout les fautes de morphosyntaxe, d’accords et de conjugaison qui augmentent : 52 % du total en 2005, contre 40 %en 1987. Pour tenter d’analyser les causes de cette baisse, Danièle Manesse cite en premier « un temps réduit pour l’étude de la langue », ce qui correspond à « un thème récurrent » dans les propos des professeurs de français.

Elle s’interroge sur la possibilité que les « théories de l’énonciation » introduites dans les programmes du collège aient « marginalisé » l’étude des « outils de la langue ». L’orthographe est ainsi devenue une « patate chaude » que chaque niveau de scolarité s’empresse de transmettre au suivant : de l’école au collège, du collège au lycée, etc. Danièle Manesse évoque le « désarroi » des professeurs devant le fait que « l’exigence traditionnelle de l’école en matière de correction de la langue » soit « passée au second plan » et que l’on ait « minoré l’importance auparavant accordée aux dimensions formelles de l’écrit ».

Dans leur conclusion collective, les auteurs abordent aussi « la formation des professeurs des écoles et des collèges », selon elles « ridiculement courte pour ce qui est de l’étude de la langue », et la « question ancienne de la vigilance orthographique des professeurs des autres matières ».

Enfin, cette enquête vaut aussi par son origine : Danièle Manesse est une proche de Philippe Meirieu, considéré dans le débat sur l’éducation comme le chef de file des pédagogues. Elle-même favorable, comme beaucoup de spécialistes, à une réforme de l’orthographe, elle rappelle que « jusqu’à nouvel ordre, l’orthographe qu’on doit enseigner est ce qu’elle est ».

Écrit par : patrick(instit) | 08 février 2007

Un clic, et la première photo sur le site Meirieu c'est...Pestalozzi!
Merci, Meirieu et surtout merci Jean pour cette confirmation instantanée et iconographique de tout ce que je m'évertue à expliquer plus haut, moi le tâcheron avec son rince-bouteilles....il reste toujours du dépôt au fond mais je continue à gratter.

CQFD< QED< on peut le décliner dans toutes les formules possibles, mais ces preuves par 9 ne sont toujours que mensonges aux yeux des vrais croyants

Et on persiste à me dire que le pédagogisme n'est pas une idéologie, et qu'elle n'est pas de gauche...

et si ces mots sonnent comme des insultes à ceux qui ont l'épiderme délicat, ce sont eux qu'il faut soigner. C'est comme les caricatures de Mahomet, qui défroissent-elles?

Écrit par : Danièle | 08 février 2007

"Le Monde de ce soir : 9/02/2007
Orthographe : les collégiens de cinquième sont tombés au niveau des élèves de CM2 de 1987"

Beau comme l'Antique !!! C'est touchant de voir tout le temps qu'ils ont mis à s'en apercevoir, ces ânes -- et qu'il leur ait fallu pour y arriver un travail universitaire signé d'un prof en sces du langage en Sorbonne , d'un maître de conf. à l’IUFM de Paris, de deux profs des écoles... et d'un-raton laveur ?
Enfin, l'essentiel c'est que les évidences admirables commencent enfin à se manifester aux cervelles étanches des Olympiens qui décident pour nous.
Cela dit, j'ai entendu Ph. Meirieu dire en septembre dernier (FNAC Marseille) que la maîtrise de la langue était devenue un vrai problème chez la plupart des élèves. Il faut donc prendre garde à ce que, à partir d'un constat où nous allons finir par tomber tous d'accord, y compris avec les pédagonigologues, des solutions aberrantes ne soient proposées : "ou la maladie vous tuera, ou ce sera le médecin".

Écrit par : FGuichard | 08 février 2007

"Et on persiste à me dire que le pédagogisme n'est pas une idéologie, et qu'elle n'est pas de gauche..."
Ce qu'on essaie de vous faire comprendre, Danièle, c'est qu'on peut AUSSI être de gauche sans être pédagogiste, et même carrément être anti-pédagogiste ET de gauche voire d'extrême-gauche, ce qui est mon cas. Vous commettez la même erreur que les pédagos, et pour les mêmes raisons d'idéologie : politiser, au sens étroit, le débat. L'école c'est politique, oui mais au sens à la fois étymologique large, comme l'écologie si vous voulez. Réduire le pb à un débat droite-gauche est une erreur : la ligne de partage entre pédagogos et républicains ne recoupe pas la division droite-gauche. C'est ce qui permet à M. Maschino (Le Monde diplo, à gauche de la gauche) d'être aux côtés de L. Lafforgue et de signer des pétitions avec lui, ou à la "Libre Pensée" de soutenir sans faille le même Lafforgue, catho mystique s'il en est. Quod erat demonstrandum ;-)))

Écrit par : FGuichard | 08 février 2007

Alors ça, patrick(instit); elle est vraiment trop bonne! Voilà les incendiaires, maintenant, qui crient au feu!
Toutes leurs gesticulations en réalité, ont pour objectif de prouver - ne soyons pas naïfs! - qu'il faut aussi confier aux IUFM la formation "disciplinaire" des futurs professeurs! C'est habile, n'est-ce pas?
Et pourquoi ne pas confier, en plus, aux IUFM le recrutement des professeurs sur entretien? Pendant qu'on y est.

Écrit par : Jean | 08 février 2007

Enfin, cette enquête vaut aussi par son origine : Danièle Manesse est une proche de Philippe Meirieu, considéré dans le débat sur l’éducation comme le chef de file des pédagogues. Elle-même favorable, comme beaucoup de spécialistes, à une réforme de l’orthographe, elle rappelle que « jusqu’à nouvel ordre, l’orthographe qu’on doit enseigner est ce qu’elle est ».

Ecrit par : patrick(instit) | 08 février 2007

Alors les pyromanes ne se transforment pas tout à fait en pompiers...mais en spécialistes des incendies. Bon, au moins ils commencent à prendre conscience d'un problème...dont ils sont d'ailleurs largement responsables.

Je me suis battu, quant à moi, année après année pour continuer à faire des dictées (préparées) aux élèves, mais dans un contexte de plus en plus défavorable.

On m'a pris pour un attardé, un réactionnaire et j'ai fini, moi aussi par lâcher du leste.

Et voilà le résultat.

Écrit par : Robin | 08 février 2007

Je n'avais pas encore lu votre post, FGuichard, mais il confirme mon impression que la question de l'orthographe va servir uniquement au lobby IUFM a mettre la main sur la formation disciplinaire des professeurs.

Écrit par : Jean | 08 février 2007

Je continue mon commentaire de la Loi d'orientation de 89 pour servir à étoffer la Charte ?

C'est bien pour vous, Parce que c'est plus que soporifique. Si vous en avez assez, surtout dites-le moi.

Écrit par : Robin | 08 février 2007

Merci Jean

Je tombe sur Frackowiak dans une rubrique de Meirieu ("FORUM")

Je vous en livre un peu :

Et, question d'actualité, pour reprendre le titre horrible du premier succès de J-P BRIGHELLI : qui fabrique des crétins ? Tous les maîtres qui changent l'école et moi, ou tous ceux qui en parlent sans savoir et lui ? Je lutte pour changer l'école que je connais bien. Je sais qu'au-delà de toutes les propositions, de tous les projets éducatifs, de tous les programmes politiques, la règle d'or, ignorée de l'institution jusqu'en 1989, l'exigence fondamentale, la condition si ne qua non, est la confiance en l'enfant…


A lire sur :
http://www.meirieu.com/FORUM/frackowiakconfiance.pdf

Remarque personnelle :

En papillonnant sur les sites pédagogo , je constate un point : ils n'ont jamais de Forum libre ! Comme si leur webmaster refusait la contradiction sous le faux prétexte sans doute de craindre que leur Forum ne se transforme en foire d'empoigne.

Il faut toujours écrire à X ou Meirieu dans ce cas présent qui ne manquera pas de mettre votre contibution en ligne !


Merci JP BRIGHELLI de laisser votre tribune : Libre d'accès

Écrit par : patrick(instit) | 08 février 2007

Et on persiste à me dire que le pédagogisme n'est pas une idéologie, et qu'elle n'est pas de gauche.

Cadichon, le prototype de Philippe M. c'est Protagoras. En trois ou quatre ans et pour 10 000 drachmes il vous formait et vous apprenait l'art d'avoir raison en toutes choses et de penser par soi-même. Son prestige n'était pas mince et donna à Socrate bien du fil à retordre pour lui clouer le bec!
Quant à savoir de quel côté de l'Agora il se situait à gauche ou à droite, quel intérêt?

Écrit par : buntovchik | 08 février 2007

Hé pas mal ce site asinien, ya d'la granule à guimauve ma parole sous les bonnets, pas un seul vilain mot autorisé ? "planqués" "incompétents" oulà ! les castrateurs de service comme on en voit trop souvent dans ce milieu...
Le dictat des mous engendre celui des trés durs, et la démagogie la plus abjecte...ya rien de pire.
De grâce la tulipe noire ne vous justifiez pas devant cette engeance guillaumolle, COGNEZ, la vérité reconnaîtra les siens...
Le Pilier écrase les chamallows, sans retenue.

Écrit par : le Pilier | 08 février 2007

Enseignant gréviste,tu croyais faire aujourd'hui une grève pour ton salaire ou tes conditions de travail et tu viens de faire une grève politique à l'insu de ton plein gré.
Moment-Slogans-Sarkozy sur tous les mégaphones.
Grève politique contre Sarkozy
Grève politique pour Royal.
Ces manipulations me renforcent dans mon idée de faire le grand saut sur le vote Sarkozy.
Il supprimera les IUFM...
Et sauteront les projets d'Ecole
Qui d'autre fera ça ?
Les DOCTRINAIRES ont besoin d'une bonne leçon,d'une bonne défaite .
30 ans de vote à gauche,adieu!

Écrit par : bernard | 08 février 2007

Article 11 :Les parents d'élèves participent par leurs représentants aux conseils d'école, aux conseils d'administration établissements scolaires et aux conseils de classe.

Il faudrait préciser sous quelles conditions (neutralité, devoir de réserve, discrétion...)

Je renouvelle l'idée d'une "Charte du parent conseil de classe" ; idem pour le conseil d'administration et du conseil de discipline.

Écrit par : Robin | 08 février 2007

Art 17.- Sera créé, dans chaque académie, à partir du 1er septembre 1990, un institut universitaire de formation des maîtres, rattaché à une ou plusieurs universités de l'académie pour garantir la responsabilité institutionnelle de ces établissements d'enseignement supérieur par l'intervention des personnes et la mise en oeuvre des moyens qui leur sont affectés. il peut être prévu, dans des conditions et des limites déterminées par décret en Conseil d'Etat, la création de plusieurs instituts universitaires de formation des maîtres dans certaines académies ou le rattachement à des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel autres que des universités.

C'est donc l'article 17 de la Loi d'orientation de 89 qui a mis en place les IUFM...Je ne reproduis pas ici la totalité de l'article.

Écrit par : Robin | 08 février 2007

Art.18. - Les écoles, les collèges, les lycées d'enseignement général et technologique et les lycées professionnels élaborent un projet d'établissement. Celui-ci définit les modalités particulières de mise en oeuvre des objectifs et des programmes nationaux. Il fait l'objet d'une évaluation. Il précise les activités scolaires et périscolaires prévues à cette fin.

On passe beaucoup de temps à élaborer des "projets d'établissement" et on perd souvent de vue l'essentiel.

Écrit par : Robin | 08 février 2007

Art 21. - Pour la répartition des emplois, une politique de réduction des inégalités constatées entre les académies et entre les départements vise à résorber les écarts de taux de scolarisation en améliorant les conditions d'encadrement des élèves et des étudiants. Elle tient compte des contraintes spécifiques des zones d'environnement social défavorisé et des zones d'habitat dispersé. Dans ce cadre, des mesures sont prises en faveur des départements et des territoires d'outre-mer. Les disparités existant entre les départements, territoires ou collectivités territoriales d'outre-mer et la métropole au regard des taux d'encadrement et de scolarisation seront résorbées.

Ca, c'est le gros problème...Les zones d'éducation prioritaires et la "discrimination positive"...Mais il faut aussi des chefs d'établissement qui "tiennent la route" et qui soient intransigeants sur le respect du Réglement intérieur...Et des enseignants qui n'écoutent pas les sirènes pédagogistes et qui transmettent des connaissances aussi sérieuses que dans les établissements socialement favorisés. C'est dans les collèges sensibles qu'il faut faire le plus de grammaire, d'orthographe et de vocabulaire (en insistant sur le vocabulaire).

Écrit par : Robin | 08 février 2007

L' école a pour rôle fondamental la transmission des connaissances.

Cette phrase ne figure que dans le rapport annexé, alors qu'elle devrait figurer en préambule.

Écrit par : Robin | 08 février 2007

L'école a pour but de former, grâce à une réflexion sur ses objectifs pédagogiques et à leur renouvellement, les femmes et les hommes de demain, des femmes et des hommes en mesure de conduire leur vie personnelle, civique et professionnelle en pleine responsabilité et capables d'adaptation, de créativité et de solidarité.

Cette phrase du "rapport annexé" sent le pédagogisme à la Meirieu... "objectifs pédagogiques" surtout !

N'oublions pas qu'il est l'un des inspirateurs de cette Loi.

Écrit par : Robin | 08 février 2007

"Ah! Mais non! En tant que parent d'élève, je proteste, je n'en veux pas. Laissez-les là où ils sont, par pitié!"
Etant fonctionnaires il faut pourtant les occuper. C'est une question grave à portée nationale.
Evitons de monter une catégorie de Français contre les autres et voyons les choses avec humanité :
"Quelles sont leurs compétences ? (Des profs d'IUFM) Comme nous tou(te)s ils (elles) pètent. Un tuyau au bon endroit et on canalise du méthane (20 fois plus destructeur que le dioxyde de carbone !) qui servira à chauffer la communauté tout en préservant la couche d'ozone.
Qu'est ce qu'on dit à laya ?

Ecrit par : laya | 03 février 2007

Ca, ce n'était pas déplacé, peut-être? De l'humour, vous dites?... Ah, d'accord!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 février 2007

Si l'école ne peut abolir seule les inégalités qui marquent les conditions de vie des enfants et des jeunes, elle doit contribuer à l'égalité des chances. Elle permet à tous d'acquérir un niveau de qualification reconnu grâce auquel ils pourront exprimer leurs capacités et entrer dans la vie active.

L'expression "égalité des chances" dont vous avez été nombreux à parler sur ce blog à la suite de JPB, figure donc en toutes lettres dans le rapport annexé de la Loi d'orientation de 89.

Cette phrase relève à l'évidence d'une conception idéologique marquée et parfaitement repérable.

Écrit par : Robin | 08 février 2007

L'école a aussi pour vocation de participer à l'adaptation permanente des femmes et des hommes aux évolutions sociales, technologiques et professionnelles de notre société.

Ils en rajoutent une couche dans le rapport annexé, au cas où on n'aurait pas compris. J'ai déjà commenté cette conception.

Écrit par : Robin | 08 février 2007

Certains ont proposé ici même deux ans de « prépa », puis un concours et deux ans de formation professionnelle. Cela n’est pas possible : si on passe le concours au bout de deux ans, on n’est pas titulaire d’une licence et on ne peut pas faire partie du corps A de la fonction publique. Par M. Pedro Cordoba.
Merci M. le fonctionnaire. Juste le genre de propos qui me donne envie de me terrer dans une grotte avec Les Ames Mortes et de ne descendre au village que pour voter Madelin. Croyez-moi si vous voulez mais je l'ai déjà fait ( voter Madelin).
Vive le tchin. Ce que j'en ai à cirer du "corps A" de la fonction publique...

Écrit par : dobolino | 08 février 2007

Le système éducatif contribue à la création du savoir, à la diffusion des connaissances et au progrès technologique et économique. C'est là une des missions fondamentales de l'enseignement supérieur et de la recherche.

L'enseignement supérieur et la recherche sont dans leur rôle en créant du savoir. Le rôle de l'école n'est pas de "créer du savoir", mais d'en transmettre.

Écrit par : Robin | 08 février 2007

Quatre élèves sur cinq parviennent jusqu'au niveau du baccalauréat;

Encore une couche ! Voir plus haut (il était question de 80%)...4 sur 5, on a l'impression que ça fait plus !

Écrit par : Robin | 08 février 2007

Tous les bacheliers (ou les titulaires d'une équivalence ou d'une dispense de ce grade) qui le demandent sont admis à poursuivre des études supérieures;

Phrase très vague et très démagogique. On sait ce qu'il en est dans la réalité.

Écrit par : Robin | 08 février 2007

L'enseignement s'ouvre davantage, par ses méthodes et ses contenus, à la coopération internationale et à la construction européenne.

Attention aux "critères de convergence" !...L'école ne doit pas être au service d'une conception étroite et utilitariste de l'économie et l'Europe a tendance à aller actuellement dans ce sens.

La disparition de la filière L, d'un enseignement "humaniste", des langues anciennes...ne sont pas sans rapport avec les "critères de convergence".

Écrit par : Robin | 08 février 2007

Dorénavant, il n'y aura plus qu'un seul corps de fonctionnaire et on l'appellera "grand corps malade".

Écrit par : dobolino | 08 février 2007

Voter Madelin ???
Comment peut-on en arriver là ?

Écrit par : florian | 08 février 2007

'enseignement technique est trop dévalorisé en France. Moi et d’autres camarades italiens, nous avons suivi un parcours scolaire « professionnel » ou « artistique » dans notre pays et cela ne nous a pas empêché de nous classer parmi les premiers au CAPES ou à l’agrég. ici en France. Je pense que c’est très triste de voir comment les filières techniques sont méprisées en France. Notre inspect. Nous a parlé du nouveau bac pour les sttg et je trouve cela déprimant… j’ai comme l’impression qu' on considère ces élèves comme de sous-hommes…ça me fait mal…je m’identifie bcp avec eux…je trouve cela injuste.

La gauche bien pensante rejoint en cela ce qui reste de l'esprit bourgois du XIXème siècle dans notre beau pays. Voici une citation choisie de Philippe Meirieu à ce sujet : "Ceux qui disent être en faveur d'une revalorisation des formations professionnelles sont des hypocrites. "(sic)

Écrit par : Robin | 08 février 2007

Dans cette perspective, des objectifs intermédiaires sont définis pour les cinq années qui viennent:
Diminuer de moitié le nombre de jeunes qui sortent du système scolaire sans qualification;
Conduire 65 % des élèves au niveau du baccalauréat;
Réduire de moitié au moins le nombre de décisions d'orientation qui ne sont pas acceptées par les élèves et les familles.

Les passages automatiques dans la classe supérieure, quel que soit le niveau atteint par l'élève. Les parents sont évidemment mieux placés que les enseignants pour en juger. Question : A quoi servent au juste les professeurs ?

Écrit par : Robin | 08 février 2007

Voter Madelin ???
Comment peut-on en arriver là ?

Ecrit par : florian | 08 février 2007

Un moment de noire exaspération... N'oubliez pas que je suis profession libérale. Contrats loi Madelin= reconnaissance du ventre! D'autant plus qu'à l'époque, j'apprenais à lire, comme je pouvais et quand je pouvais, à ma fille qui avait "appris" par méthode ultraglobale, celle qui n'a, paraît-il, jamais été employée. Entre autres mésaventures. Je vous concède que c'était un geste de désespérée...

Écrit par : dobolino | 08 février 2007

Remarque personnelle :

En papillonnant sur les sites pédagogo , je constate un point : ils n'ont jamais de Forum libre ! Comme si leur webmaster refusait la contradiction sous le faux prétexte sans doute de craindre que leur Forum ne se transforme en foire d'empoigne.


Ils regrettaient même que le blog de Davidenkoff ne soit pas mieux encadré.

Écrit par : Guillaume | 08 février 2007

Un collègue, sûrement, car historien des idées me tance ainsi"
"Protagoras apprenait [euh...on ne dit plus: enseignait?, bon pas de mauvais esprit, je reprends]
,,,l'art d'avoir raison en toutes choses et de penser par soi-même" sic! cela se passe de commentaire sur le fond. mais pas la suite:
"'Quant à savoir de quel côté de l'Agora il se situait à gauche ou à droite, quel intérêt?""
Tout simplement de l'ordre de celui qui permet, quand on cherche la source d'une tumeur au foie, et qu'on veut sincèrement l'éradiquer, de savoir si l'organe malade est à droite ou à gauche...
On peut aussi se contenter de chercher ses cles sous un réverbère!

En lisant ce texte sur mon courrier électronique ( qui ne donne pas les signataires) il était évident que l'auteur de l'injonction faisait partie des négationnistes de la dimension idéologique (ou coloration politique, activiste, militante) de la doxa pédagogiste, et qu'il n'était pas cet oxymore: prof de droite.

It takes one to know one, ou en français:Mon donneur de leçon de philo prêchait pour sa paroisse, celle des sophistes.
C'est la manip' tout aussi caractéristique que cousue de fil blanc qui consiste à jeter le voile pudique de la nuit des temps sur une évidence biblique.

Pauvre Protagoras, tu es en bien piètre compagnie, et mal-t-à propos, car en dehors de ta qualité de sophiste, à une époque où la rhétorique avait une fonction sociale et politique essentielle sur l'Agora, tu n'as jamais tenu en mains les rênes d'un mammouth.
Mais bon puisqu'on en parle, il faut dire que tu es quand même l'ancêtre très lointain du relativisme et ça, c'est pas joli joli! Du coup, hop, on te file une filiation directe avec Meirieu!
Tu ne le mérites quand même pas.

Dieu, qu'elles sont lourdes à enfoncer toutes ces portes ouvertes! À force de les pousser, je vais me retrouver avec des mollets de lutteur de foire pour agiter mes petits sabots vengeurs.
Qui parle de chamallows ?( just kidding)
Pour rentabiliser mon blogisme chronophage, j'en viens à me demander si je ne drevrais pas abandonner tout simplement la rédaction de ma thèse pour me contenter de copier/coller les commentaires des blogueurs tant ils apportent de l'eau à mon moulin.
Les "pros" comme les "cons" .
Attention c'est de l'anglais! à prononcer: proz et conz.
Des fois que le kapo de service sorte son knut.

Madame Guichard: Qu'est-ce qu'une "laïcité intransigeante."? Si c'est l'application sans faille, et donc nécessairement assortie de sanctions, d'un enseignement totalement apolitique ...alors là je vote pour vous des quatre fers, car c'est la
fin aussi du pédagogisme et du totalitarisme syndical, une pierre deux coups, à commencer par les syndicats de lycéens, encore un oxymore.

Que personne n'y voie autrechose qu'un entr'acte facétieux, et bien qu'on ne tire pas sur une ambulance, je ne peux résister à évoquer le surnom dont Nicolas Canteloup affuble Ségolène: Couscous. Elle fait des boulettes, pédale dans la semoule et a un pois chiche à la place du cerveau.

Aucun rapport avec des personnes ou situations, etc....

Ceux qui pensent encore que Bayrou est le candidat capable d' appliquer la Charte de l'éducation sur laquelle nous planchons, car je n'ai pas quitté mes moutons, peuvent se demander par quel miracle il fera coucher ensemble des électeurs de gauche et de droite que tout oppose. D'où l'intérêt de la distinction. Le statut d'opposant ( limite populiste et on en a en stock dans cette campagne) c'est du gâteau, et cela lui fait gagner des points dans les miroirs aux alouettes des sondages, mais dans l'isoloir, l'électeur responsable votera en fonction de l'impossibilité à concilier l'inconciliable dans un même programme. 63% des intentions de vote qui le concernent émanent de gens qui "peuvent encore changer d'avis" contre 39% chez Le Pen.


Rubrique people,

Les rats quittent le navire puisque même Navarro l'a déserté.

Notre Pyrénéen, qui fait campagne en regardant ses électeurs au fond de la France, et en vomissant sur Paris, ce qui est sympathique mais un peu xénophobe, est propriétaire de 8 chevaux de course, 4 x gagnants et 19 x placés, en 2006, avec des gains de 43.642 euros. Il a fait mieux que le baron Guy de Rothschild et ira se consoler au paddock, s'il ne finit pas, ni gagnant ni placé.
Comme on est au pays où, comme disait Mongénéral, on bride les cracks pour faire gagner les tocquards, il est bien placé pour savoir que le milieu hippique c'est plus sain que la politique.

Écrit par : Cadichon | 08 février 2007

"Encore une couche ! Voir plus haut (il était question de 80%)...4 sur 5, on a l'impression que ça fait plus !"

Robin prenez des cours particuliers de maths car 80/100 et 4/5 c'est du kif kif et 4/5 est une réduction alors que ça donne l'impression que ça fait plus prête à sourire

Écrit par : otot | 08 février 2007

"et qu'il n'était pas cet oxymore: prof de droite." Cadichon

Ah! Faudrait savoir! On me dit qu'oxymore c'est nom et épithète(obscure clarté) et voilà que quelqu'un pourtant certain et convaincu de sa supérieure et inégalable culture l'emploie pour nom complément du nom.

Écrit par : dobolino | 08 février 2007

il est bien placé pour savoir que le milieu hippique c'est plus sain que la politique.

Ecrit par : Cadichon | 08 février 2007

Ben celle-là alors,elle est bien bonne! Je préfère être énarque que PSA. Connait rien au canasson, cadichon. Je ne suis pas experte mais quand même un peu plus que vous et moins que Bayrou qui traîne son nez et ses oreilles dans l'impitoyable fange des champs de course. On achève bien les chevaux... certes! Comme milieu crade,il n'y a pas mieux, les politiques peuvent s'en inspirer.

Écrit par : dobolino | 08 février 2007

Le cheval qui a gagné le Grand Prix d'Amérique avait reçu de la Vitamine C contaminée par de l'acide tolfénamique. Ben voyons!
Tiens, je préfère être coureur cycliste ou gymnaste roumaine que cheval de course.

Écrit par : dobolino | 08 février 2007

otot
Est-ce que Ttoo a la tête à l'envers ce soir?

"Il était question de 80%"
"... 4 sur 5 , on dirait que ça fait plus"

Dis de cette façon, c'est de l'humour...

Et l'expliquer comme tu le fais, ça casse l'humour...

Pas sûr que Robin ait besoin de prendre des cours particuliers de maths !!!

Écrit par : Maminou | 08 février 2007

Oui, mais un cheval de poète, c'est autre chose, n'est-ce pas?


Un cheval

Un cheval est sorti
De la forêt prochaine
Il n'avait que ses ailes
Pour affronter la nuit.

Où va-t-il ce cheval
Qui ne boit ni ne mange
Et frappe du sabot
Les mondes du silence ?

Puisque son nom suffit
Pour changer de planète
Ô mes parents perdus
Qu'il m'emporte où vous êtes.

Et que simple vivant
Sur la mer, dans le ciel,
Je sache par moi-même
Où commence le temps.

Charles le QUINTREC

Écrit par : Maminou | 08 février 2007

"Encore une couche ! Voir plus haut (il était question de 80%)...4 sur 5, on a l'impression que ça fait plus !"

Robin prenez des cours particuliers de maths car 80/100 et 4/5 c'est du kif kif et 4/5 est une réduction alors que ça donne l'impression que ça fait plus prête à sourire

Ecrit par : otot | 08 février 2007

Merci du conseil.

Écrit par : Robin | 08 février 2007

Oui, c'était de l'humour. Maminou, vous êtes la seule à me comprendre. Ces jeunes sont impitoyables !

Écrit par : Robin | 08 février 2007

" L'humour est un déguisement sous lequel l'émotion peut affronter le monde extérieur."

C'est totalement hors sujet, comme d'ailleurs les chevaux de course de Bayrou...

Mais il y a des circonstances atténuantes...
Il est tard !

Écrit par : Maminou | 09 février 2007

Bon, j'arrête mes commentaires. Je voulais simplement montrer l'importance de la dimension "juridique" du problème.

De toutes façons, j'en étais arrivé à l'annexe de la Loi dans laquelle la "patte" (au sens pictural du terme) de Meirieu est très présente, notamment sur la formation des enseignants.

C'est très casse-pieds, je sais mais lisez la Loi d'orientation au moins une fois pour comprendre pourquoi nous en sommes là.

Tout y est : les bonnes intentions, les intentions cachées sous les idées apparemment généreuses et "consensuelles", les bonnes intentions dont l'enfer actuel est pavé, les distorsions idéologiques, la mainmise des pédagogues et des IUFM sur le système éducatif (notamment dans le rapport annexe)...

Bonne nuit à tous.

L'abbé Sieyès (re clin d'oeil à Jérémy) va tromper la Raison dans les bras du sommeil.

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Plusieurs choses.
Dobolino, dans l'expression "prof de droite", un grammairien moyen (ma pomme) considèrera que "de droite" n'est pas complément du nom, mais qualificatif du substantif. Donc, la structure sémantique de l'obscure clarté est respectée.
À ceci près que la quasi totalité de mes collègues, dans un grand lycée du Sud, dans une ville qui vote à gauche à 60%, est disposée à voter Bayrou, ou Sarkozy. Par les temps qui courent, "prof de droite" est un pléonasme.

Moult propositions intéressantes dans tout ce qui précède. Rien cependant sur la carte scolaire (alors, le brassage de classes, ça n'inspire personne ?). Ni sur cette proposition que je faisais jadis dans "À bonne école", de rétablir l'IPES, ce concours de recrutement à Bac + 1, qui jusqu'à la fin des années 70 a permis de donner à des milliers d'étudiants une bourse conséquente pour faire leurs études, en échange d'un engagement à passer les concours de recrutement supérieurs (CAPES ou Agrégation), et à servir l'Etat dix ans au moins. Une bonne manière, inventée à la fin des années 50 si je me souviens bien, de pallier la désaffection du métier…
Est-ce un hasard, ou l'effet de ses bonnes lectures ? Sarkozy a repris cette proposition dans son discours de Maisons-Alfort samedi dernier.
(Et seriez-vous favorable, contre l'UNEF, à l'attribution de bourses au mérite, à l'université, via des concours — comme cela existe par exemple aux USA ? Que lesdites bourses soient versées par l'Etat ou par le privé…)

Qui se propose pour synthétiser l'ensemble de ce qui rpécède, et en faire un texte cohérent ?
JPB

Écrit par : brighelli | 09 février 2007

Oui pour supprimer la carte scolaire, Bayrou est contre Sarkozy pour, et ça fait partie du volet liberté contre égalité voir plus bas.

Faut-il pondre un texte détaillé ou, sur le modèle de la charte de la laïcité que je viens de lire, mettre quelques grands principes en exergue et laisser les modalités pour plus tard?
je pencherais pour la seconde option.

Bourses au mérite : Harvard, Penn, Columbia, BU, ...plus de 50% de boursiers, et je ne relèverai pas les commentaires sur les legacies et autres passe-droits: insignifiants.
Et cela passe par l'autonomie des universités. Boîte de Pandore

Je me joins au concert de louanges et tire mon chapeau au travail de bénédictin de l'abbé Robin. C’est impressionnant, talmudique, et ici c'est la juriste qui parle... Il aura vraiment mérité de la patrie et je lui mets de côté une Charteuse, la VSP des grandes occasions.

Du coup, j'ai ressorti, non pas un snifter, mais "Les orateurs de la Révolution, page 1004, 20-21 juillet 1789, Discours de Sieyès: Reconnaissance et exposition raisonnée des droits de l'homme et du citoyen) et la date me rappelle le courroux de JPB sur A2, dénonçant la loi scélérate de Jospin, au moment de l'ignoble affaire Redeker.

Ce texte ( celui du bon abbé S.) est une ode à la reconnaissance des inégalités NATURELLES, celles qui font la trame d'une société et dont la suppression est nécessairement liberticide, mais le but de toute société humaine est de les faire diminuer autant que faire se peut, en faisant une réalité de l'égalité des droits, et cela passe par la fin de l’ignorance, donc par l’instruction publique.

On y trouve en filigrane l' observation que fera (aussi deux siècles plus tard) Milton Friedman: "Si vous mettez l'égalité devant la liberté vous n'aurez ni l'une ni l'autre. Si la liberté guide l'égalité, alors seulement peut-on espérer avoir " a fair measure of both".

Allez faire comprendre cela à nos idéologues bouchés à l'égalitarisme. Et à ce propos, tiens, j’allais oublier, ce blog c'est mieux que les perles du facteur ! Seulement il faut que je change de braquet, passer du rince-bouteille au Kärcher (oui j'ose), car je me fiche des grands méchants mous qui se liquéfient devant quelques mots hors contexte.

En l'occurrence, il faut bien cela pour décaper les sédiments de corindon, (émeri pour les intimes) déposés dans les neurones d'un vétérinaire (?) qui a en principe fait quelques études supérieures, mais qui prend au premier degré la phrase suivante:
"[Bayrou] est bien placé pour savoir que le milieu hippique c'est plus sain que la politique"

Si le candidat de l'union nationale était propriétaire de l'OM ou du PSG, j'aurais écrit " le milieu du foot" et si ses bourrins montaient en danseuse chez Festina : même peine même motif.
Heureusement que ma Galia ( selle français, 12 ans) est en meilleures mains. Enfin, je vais quand même appeler son véto : et s'il sortait de la même école que bolino. J’en ai des sueurs froides...

Écrit par : Cadichon | 09 février 2007

Ce long défilé de propositions a commencé sous de bons auspices par celle de Robin que j'aime particulièrement.

Il dit : Bon, essayons d'être positifs.
Proposition N°1 : suppression des IUFM.

Heu, une suppression (signe -), c'est plutôt du négatif ça, non ?

Avec un tel départ, ça ne pouvait que patiner.

Écrit par : Tennessee | 09 février 2007

JPB

L'abbé Sieyés, chatouillé par une promesse d'arôme de chartreuse, veut bien s'y coller.

Ah ! vous savez y faire vous autres...

Pourquoi c'est toujours sur moi que ça tombe ces trucs-là... déjà quand j'étais petit.On me récompensait en général par un "prix de camaraderie"...Tu parles...

La chartreuse, je ne dis pas !

Vous y arrivez vous à imprimer les contributions ? Moi pas. Il n'y a que les marges qui sortent. Bon, tant pis, on fera autrement, sans le papier.

Mais si quelqu'un d'autre veut s'y coller, à la synthèse,je n'en ferai pas une maladie. Je ne voudrais surtout pas lui griller la politesse...Parce que j'en ai au moins pour le week-end.

Et si je me faisais aider par Madame Suzanne Citron du site ségolénien "Désirs de profs en mal d'avenir" ? ( ou quelque chose comme ça )

..Celle qui aime bien "partager sa quotidienneté" et qui communique par guéridon avec Coluche.

...Les synthèses, elle sait faire

"Esprit, es-tu là ?"

Écrit par : Robin | 09 février 2007

JPB

Pour la synthèse , pourquoi pas s'adresser aux "synthétiseurs " de désirsdavenir .COM ?

D'autant qu'avec plus de 50.000 contributions à préparer pour le grand discours programme fleuve du dimanche 11 février de Royal....ils doivent être expérimentés.

Écrit par : patrick(instit) | 09 février 2007

Attendez-moi, j'aimerais bien parler de la petite enfance et de l'école maternelle avant le bouclage !

Écrit par : catmano | 09 février 2007

Quand j’explique qu’il est impossible de recruter les maîtres du primaire à un niveau (Bac+2) qui n’existe même plus depuis la mise en place du LMD, Dobolino me rétorque : « Merci M. le fonctionnaire. Juste le genre de propos qui me donne envie de me terrer dans une grotte avec Les Ames Mortes et de ne descendre au village que pour voter Madelin. Croyez-moi si vous voulez mais je l'ai déjà fait (voter Madelin). Vive le tchin. Ce que j'en ai à cirer du "corps A" de la fonction publique... »

------ Vous avez bien raison et je suis heureux de voir que l’esprit de 68 n’est pas mort, que la vieille taupe bande encor. On n’en a rien à cirer des corps, des grilles et des indices. Pourquoi un commissaire gagnerait-il plus qu’un flic de base, un général qu’un troufion, un prof qu’un éboueur ? Tous égaux, je vous dis. Et puis à quoi bon les fonctionnaires, ces larbins au service d’un Etat qui opprime les producteurs ? Supprimons la fonction publique et l’administration ! Abolissons l’Etat ! Vive la société sans classes ! Vive le communisme ! Vive la Révolution ! Vive la jeune Garde rouge qui descend sur le pavé ! Grâce à vous, les bourgeois, les gavés, les curés et les fonctionnaires vont recommencer à trembler ! Vive Marx ! Vive Bakounine ! Vive Mao ! Vive Dobolino, le nouveau soleil rouge qui illumine nos cœurs !

Écrit par : Pedro Cordoba | 09 février 2007

Ce long défilé de propositions a commencé sous de bons auspices par celle de Robin que j'aime particulièrement.

Il dit : Bon, essayons d'être positifs.
Proposition N°1 : suppression des IUFM.

Heu, une suppression (signe -), c'est plutôt du négatif ça, non ?

Avec un tel départ, ça ne pouvait que patiner.

Ecrit par : Tennessee | 09 février 2007

Mais Tennessee, la plupart des gens sur ce blog pensent qu'il y a un problème grave avec les IUFM (en particulier les actuels "bénéficiaires" de la formation), à cause de la mainmise des idéologues. Tout le problème est là.

Écrit par : Robin | 09 février 2007

"Ce long défilé de propositions a commencé sous de bons auspices par celle de Robin que j'aime particulièrement.

Il dit : Bon, essayons d'être positifs.
Proposition N°1 : suppression des IUFM.

Heu, une suppression (signe -), c'est plutôt du négatif ça, non ?

Avec un tel départ, ça ne pouvait que patiner."

Ecrit par : Tennessee | 09 février 2007

Parole extrêmement sensée, et Francesco, (qui ne mâche pas ses mots, et dont les propositions pourraient composer une synthèse assez convaincante aux yeux des participants de ce blog, en y ajoutant quelques propositions de Pedro ou de Jean-Paul, ) peu suspect de tendresse à l'égard des IUFM tels qu'ils fonctionnent actuellement, ne voit pas les choses sous cet angle!
Jean-Paul, on ne reviendra pas aux IPES, et vous le savez bien! Beaucoup trop cher.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

Bon, puisqu' "on a tous quelque chose de Tennesse", je veux bien faire un effort pour "positiver" la proposition.

Saint Aise, priez pour nous !

Écrit par : Robin | 09 février 2007

"Mais Tennessee, la plupart des gens sur ce blog pensent qu'il y a un problème grave avec les IUFM (en particulier les actuels "bénéficiaires" de la formation), à cause de la mainmise des idéologues. Tout le problème est là."

Ecrit par : Robin | 09 février 2007

Robin, bonjour. Il y a aussi un problème grave avec les hommes politiques, en ce moment. Alors, supprimons-les. Avec les media, aussi. Supprimons-les. Avec la télévision. Supprimons-là. Avec les relations parents-enseignants, aussi. Etc, etc.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

Relaxe requise par l'avocat général au procès des "caricatures". Tout n'est pas encor mort au pays de Voltaire!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

Patrick, pouvez-vous vous charger de la synthèse des contributions pour le primaire ?

Écrit par : Robin | 09 février 2007

En maternelle, des classes à quinze élèves, et une utilisation un peu moins intensive de la photocopieuse seraient déjà un bon début. Mais, surtout, créer une situation sociale qui permette que les élèves arrivent en petite section en ayant, auparavant, reçu amour et éducation à la maison. Cela permettrait que la maîtresse ou le maître qu'ils ont en face d'eux puisse exercer son vrai métier, de manière optimale, et dans des conditions décentes. Mais cela déborde de très loin les problèmes spécifiques de l'école.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

Charlie hebdo ?
S'il n'y avait eu que Chirac et Royal,on était mort.
Quel courage ces deux là!

Écrit par : bernard | 09 février 2007

Heureusement que ma Galia ( selle français, 12 ans) est en meilleures mains. Enfin, je vais quand même appeler son véto : et s'il sortait de la même école que bolino. J’en ai des sueurs froides...

Ecrit par : Cadichon | 09 février 2007

Un SF n'est pas un PSA de course comme ceux de Bayrou. Merci pour votre amabilité et vos a priori. Mes opinions politiques et sociales n'interfèrent en rien sur ma conscience et mes compétences professionnelles.

Écrit par : dobolino | 09 février 2007

Pour avoir eu quelques présomptions assez malveillantes en ce qui concerne mon manque de compétences professionnelles, (entre autres par la même personne que celle que vous incriminez), je joins mes remerciements aux vôtres, Dobolino.
Tiens, c'est vrai, Ségolène Royal n'a pris aucune position en ce qui concerne le procès des caricatures? En ce qui concerne Chirac, il a "prêté" son avocat aux organisations islamistes, donc il s'agit de plus qu'une absence de position!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

Christophe vole au secours des IUFM! Quoi d'étonnant?
Rappelons que les IUFM ont été conçus par Meirieu lui-même pour être une machine de guerre socio-constructiviste contre l'enseignement traditionnel et ont été mis en place par le gouvernement socialiste en 1989. De même qu'aujourd'hui Madame Royal regroupe autour d'elle tous les caciques du socio-constructivisme (à commencer par le misérable Frackowiak). L'unique préoccupation de cette institution depuis sa fondation a été de faire la chasse à tout ce qui pouvait ressembler à de la transmission de connaissances. Rappelons, à titre d'exemple, que c'est le lobby IUFM qui a obtenu la dénaturation constructiviste du bac de français et sa transformation en l'usine à gaz (infaisable) que l'on sait. On voit bien aujourd'hui, vingt ans après, que les IUFM n'ont pas changé: ils restent la machine de guerre fanatisée (voyez leur haine irrationnelle à l'égard des agrégés) et stalinienne, viciée et vicieuse, que c'était au début. Arme de destruction massive de l'école. Obstacle à toute reconstruction de celle-ci.
Ce sera donc une mesure constructive, et non pas négative, que de se débarrasser des IUFM. Une mesure de salut public, comme de se débarrasser d'un tyran. Ce doit donc être, à mon avis, la toute première mesure de notre charte, parce qu'elle seule rend possible, ensuite, toute la reconstruction du système éducatif. C'est sur cette mesure-là que nous devons avant tout faire pression sur les candidats.
Pour la formation pédagogique des professeurs, une structure légère, sur le modèle des anciens CPR, qui se contentaient de gérer les stages sur le terrain, suffit amplement. On n'a que faire des ces hordes de pseudo-formateurs archi-sous-diplômés bourrés d'idéologie et de tics verbaux jusqu'à la gueule, qui, ayant fui le contact avec les élèves, vont psalmodiant les dogmes du gourou, avec l'exorbitante prétention de dicter aux stagiaires comment il faut enseigner. Il faut les virer.
Je m'étonne, par ailleurs, que le "projet d'établissement" n'ait pas suscité sur ce blog plus d'hostilité. Serait-il toléré?
Enfin, je ne crois pas qu'il faille réaliser une "synthèse" des propositions ci-dessus, du moins pas sous la forme d'un texte suivi, lequel présente toujours un double écueil:
1) il est de toute façon trop long, et donc exigera un nouveau travail de simplification de la part des attachés parlementaires et autres secrétaires des hommes politiques (lesquels n'ont pas le temps de lire de la prose dès qu'elle est un peu longue),
2) il risque de traduire plutôt les opinions particulières du rédacteur, qu'on le veuille ou non.
Je suggère donc que la mise en forme envisagée consiste simplement à établir, le plus sobrement possible, une liste numérotée des mesures proposées, le travail du rédacteur consistant seulement à éviter les doublons. Ainsi, les hommes politiques (candidats , mais aussi députés et sénateurs) pourront nous dire tout de suite celles qu'ils retiennent.

Écrit par : Jean | 09 février 2007

On y trouve en filigrane l' observation que fera (aussi deux siècles plus tard) Milton Friedman: "Si vous mettez l'égalité devant la liberté vous n'aurez ni l'une ni l'autre. Si la liberté guide l'égalité, alors seulement peut-on espérer avoir " a fair measure of both".

Ecrit par : Cadichon | 09 février 2007

Sri Aurobindo Ghose, j'ai oublié dans quel ouvrage, commentant la devise de la république française, place la fraternité en première position, sans laquelle rien n'est possible de bon. Fraternité au sens large, amour, etc. , merci à Christophe Sibille pour sa proposition parfaitement utopiste sur la maternelle, mais c'est bon d'être utopiste de temps en temps.

Écrit par : yann | 09 février 2007

Quand j’explique qu’il est impossible de recruter les maîtres du primaire à un niveau (Bac+2) qui n’existe même plus depuis la mise en place du LMD, Dobolino me rétorque : « Merci M. le fonctionnaire. Juste le genre de propos qui me donne envie de me terrer dans une grotte avec Les Ames Mortes et de ne descendre au village que pour voter Madelin. Croyez-moi si vous voulez mais je l'ai déjà fait (voter Madelin). Vive le tchin. Ce que j'en ai à cirer du "corps A" de la fonction publique... »

------ Vous avez bien raison et je suis heureux de voir que l’esprit de 68 n’est pas mort, que la vieille taupe bande encor. On n’en a rien à cirer des corps, des grilles et des indices. Pourquoi un commissaire gagnerait-il plus qu’un flic de base, un général qu’un troufion, un prof qu’un éboueur ? Tous égaux, je vous dis. Et puis à quoi bon les fonctionnaires, ces larbins au service d’un Etat qui opprime les producteurs ? Supprimons la fonction publique et l’administration ! Abolissons l’Etat ! Vive la société sans classes ! Vive le communisme ! Vive la Révolution ! Vive la jeune Garde rouge qui descend sur le pavé ! Grâce à vous, les bourgeois, les gavés, les curés et les fonctionnaires vont recommencer à trembler ! Vive Marx ! Vive Bakounine ! Vive Mao ! Vive Dobolino, le nouveau soleil rouge qui illumine nos cœurs !

Ecrit par : Pedro Cordoba | 09 février 2007

Bien ! Un peu d'outance fait toujours rigoler !
Mais soyons un peu terre à terre : la réforme LMD, c'est sûrement très bien, mais est-il indispensable de tout y faire entrer de force ?
Dobolino et moi-même sommes titulaires d'un doctorat d'Etat, aquis en 5 ans, donc niveau master de nos jours. Les vétos qui sortiront dans quelques années auront fait 7 ans d'études, faut-il en ajouter encore une pour coller au LMD ?
Pourquoi diantre ne pourrait-on pas former des profs en 4 ans, avec toutes possibilités de passerelles avec l'université, comme c'est actuellement le cas pour les prépas, et pour les grandes écoles, quitte à leur laisser la possibilité de faire un an de plus avant d'enseigner pour valider un master spécialisé ou de recherche ?
Quant au corps A, B, C ou D, bon, faudrait un peu sortir des carcans, un jour !

Écrit par : yann | 09 février 2007

J'ai déjà listé une quarantaine de propositions.

Il ne faut pas qu'il y en ait trop...17 articles en tout et pour tout pour la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789 : un vrai joyau, pas un mot de trop, fait par des gens qui avaient appris le français dans la grammaire de Port-Royal...

...Pas toujours courageux l'abbé Emmanuel-Joseph Sieyès, mais quelle tête bien faite ! et en plus d'un solide instinct de conservation, il avait de l'esprit :

" - Mais qu'avez-vous donc fait pendant la Révolution ?

- J'ai vécu !"

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Jean, soyez sérieux! Et relisez les propositions de Francesco, (qui n'est pas tendre avec les instituts), et propositions auxquelles j'adhère en bonne partie! Vous n'arrêtez pas de caricaturer mes propos! Je suis pour certains changements radicaux dans la formation des professeurs d'école, et me suis assez souvent exprimé de manière assez précise à ce sujet. Mais ne comptez simplement pas sur moi pour stigmatiser des personnes, chose qui est trop souvent faite ici par certains.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

2) il risque de traduire plutôt les opinions particulières du rédacteur, qu'on le veuille ou non.
Je suggère donc que la mise en forme envisagée consiste simplement à établir, le plus sobrement possible, une liste numérotée des mesures proposées, le travail du rédacteur consistant seulement à éviter les doublons. Ainsi, les hommes politiques (candidats , mais aussi députés et sénateurs) pourront nous dire tout de suite celles qu'ils retiennent.

Ecrit par : Jean | 09 février 2007

Mais Jean, il faut bien mettre un peu d'ordre dans tout ça.

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Mais Jean, il faut bien mettre un peu d'ordre dans tout ça.

Après la citation sur l'attitude de l'abbé Sieyès pendant la Révolution, je trouve que cette phrase ne manque pas de sel, comme double sens (syllepse ?) on ne fait pas mieux.

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Christophe décrète les IPES "beaucoup trop chers".

Beaucoup trop chers par rapport à quoi ? Par rapport aux 17 000 € que vous touchez par stagiaire d'IUFM (d'ailleurs, qu'est-ce vous faites de tout ce pognon ?). Trop chers par rapport aux 20 millions de l'INRP ? Trop chers par rapport aux budgets du CIEP, du CNDP, des CRDP et CDDP, des MAFPEN, des IREM, des INNOVALO, de l'ESEN, des CIES et des autres comités Théodule que les pédagogistes créent sur un rythme quasi-annuel ? Trop cher par rapport aux aides sur critères sociaux, qui constituent un gigantesque jeu de bonneteau à plus de deux milliards par an (DEUX MILLIARDS !) ?

Vous seriez plus crédible dans votre rôle de Cosette, Christophe, si vous n'étiez pas assis sur un immense tas de fric. Si l'on excepte les très grandes écoles, les IUFM sont les organismes les plus coûteux du système. Vous êtes de véritables princes de la fonction publique, aux budgets colossaux, aux évidentes facilités dans tous les domaines.

17 000 € par stagiaire et par an, et vous avez le toupet inouï, l'invraissemblable arrogance, de parler au nom des "petits", de ceux qui manquent de moyens, des mal-traités de la fonction publique ! Votre morgue (ou votre aveuglement) vaut celle de Marie-Antoinette suggérant au peuple de manger de la brioche. J'espère que vous ne finirez pas comme elle.

Les grands pontes du PS, qui peut-être nous lisent, se demandent pourquoi ils perdent des voix dans l'éducation nationale. Qu'ils ne cherchent pas plus loin. Qu'ils lisent Christophe, l'aristocrate qui se déguise en bergère pour nous convaincre (ou se convaincre lui-même) qu'il est encore de gauche.

Écrit par : Pierre-Henri | 09 février 2007

Pourriez-vous nous expliquer, Pierre-Henri, ce que c'est que cette affaire de 17000 euros par an? C'est une prime annuelle touchée par Christophe pour chaque stagiaire? J'ai peur de mal comprendre!

Écrit par : Jean | 09 février 2007

Je crois que 17000 euros c'est simplement le coût des IUFM divisé par le nombre d'élèves en IUFM.

Jean-Paul, sur la carte scolaire, il faut choisir. Où on la modifie, pour faire du brassage social, ethnique, etc. Mais on s'interdit de doner plus à ceux qui ont moins. Où on la laisse en place, et dans ce cas, on peut clairement favoriser ceux qui en ont besoin en donnant des moyens conséquents aux établissements auxquels cherchent à échapper ceux qui en ont la possibilité, pour les rendre à nouveau attractifs. Personnellement, je suis plus tenté par la deuxième solution, la première consistant à faire comme s'il n'y avait plus de problème une fois que tout le monde est dans la même classe.

Par ailleurs, je redis un mot contre la bivalence, dont je suis le seul à parler. Serait-ce qu'il n'y a que des vieux profs ici, qui s'estiment à l'abri de ce genre de plaisanteries ?

Écrit par : Pat | 09 février 2007

J'ai tellement voulu accentuer mon alternative que j'ai mis des accents sur les "ou"...

Écrit par : Pat | 09 février 2007

Christophe

Pour la synthèse, pouvez-vous m'expliquer le principe du "stage en responsabilité filée" Merci.

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Par ailleurs, je redis un mot contre la bivalence, dont je suis le seul à parler. Serait-ce qu'il n'y a que des vieux profs ici, qui s'estiment à l'abri de ce genre de plaisanteries ?

Ecrit par : Pat | 09 février 2007

Oui, Pat, c'est d'ailleurs la seule avanie dont j'eusse été à l'abri. mais par souci des jeunes collègues, je mets quelque chose contre la bivalence dans la synthèse.

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Robin et blogueurs brighelliens

Je réponds donc à l'invitation de Robin
Je fais donc une pré-synthèse concernant le Primaire (CP à CM2) que je vous envoie ce W.E. Il y a eu quelques interventions sur l'école primaire.

Présynthèse à amender avant adoption définitive.

Écrit par : patrick(instit) | 09 février 2007

Vive Dobolino, le nouveau soleil rouge qui illumine nos cœurs !

Ecrit par : Pedro Cordoba | 09 février 2007

Désolée que vous n'ayez pas compris mon propos, Monsieur Cordoba. Il ne fallait pas se hérisser ainsi. Je n'épiloguerai pas car ce n'est pas le propos.
Pour l'oxymore, si j'ai le temps, je retrouverai... Je me suis fait reprendre sur un truc similaire à prof de gauche ou prof de droite avec des explications et maintenant JPB me dit le contraire. Pas très fixée, cette signification d'oxymore.

Écrit par : dobolino | 09 février 2007

Bien ! Un peu d'outance fait toujours rigoler !
Mais soyons un peu terre à terre : la réforme LMD, c'est sûrement très bien, mais est-il indispensable de tout y faire entrer de force ?
Dobolino et moi-même sommes titulaires d'un doctorat d'Etat, aquis en 5 ans, donc niveau master de nos jours. Les vétos qui sortiront dans quelques années auront fait 7 ans d'études, faut-il en ajouter encore une pour coller au LMD ?
Pourquoi diantre ne pourrait-on pas former des profs en 4 ans, avec toutes possibilités de passerelles avec l'université, comme c'est actuellement le cas pour les prépas, et pour les grandes écoles, quitte à leur laisser la possibilité de faire un an de plus avant d'enseigner pour valider un master spécialisé ou de recherche ?
Quant au corps A, B, C ou D, bon, faudrait un peu sortir des carcans, un jour !
Ecrit par : yann | 09 février 2007

---- C’était pour rigoler, mais pas seulement. Avez-vous lu les néocons américains, le modèle de société qu’ils proposent quand ils essaient de voir loin ? Hormis la question religieuse (car ils tiennent beaucoup à la place centrale de la Bible), tout le reste ressemble comme deux gouttes d’eau aux plus délirantes des utopies anarchistes du XIX° siècle. Normal, lorsqu’on essaie de penser une société sans Etat, l’imagination tourne très vite en rond.

Mais revenons sur terre. Si Dobolino et vous-même avez un Doctorat d’Etat vous avez infiniment plus qu’un master. Vous avez l’équivalent d’une HDR (Habilitation à diriger des recherches). Je ne connais pas le cursus des vetos, mais avec 7 ans d’études quel est leur diplôme ? Un doctorat "nouveau régime" ? Ils auront alors l’équivalent d’un doctorat, ce n’est pas très compliqué à mettre en place.

Pour ce qui est des profs, "Reconstruire l’Ecole" propose trois niveaux différents de recrutement pour le professorat des écoles, le CAPES et l’agrégation. Cela semble un découpage assez rationnel. Vous parlez de 4 ans. Pour tout le monde ? J’avais cru comprendre qu’il s’agissait seulement du primaire et que le schéma proposé consistait à faire passer un concours après 2 ans de prépa puis à mettre en place une formation professionnelle de 2 ans. Si tel est le cas – et puisque nous sommes en train de parler de fonctionnaires – il y a un certain nombre de contraintes. Le concours est un concours de recrutement et il se passe avec un diplôme. Or deux ans d’études ne correspondent plus à rien. Les candidats seraient titulaires d’un Bac et rien de plus. Ils ne pourraient donc pas faire partie du corps A (auquel ils ont accédé avec la mise en place des IUFM et le prérequis de la licence). Vous pouvez trouver que ces histoires de corps de la fonction publique sont un « carcan ». Mais ils constituent surtout une grille de rémunérations. Dans votre hypothèse, les nouveaux maîtres du primaire recevraient un traitement très nettement inférieur à celui d’aujourd’hui. Est-ce acceptable ? En outre, il me semble que je suis beaucoup plus soucieux que vous de réaliser des économies sur le budget de l’Etat. Car si le stage dure deux ans, comme vous le proposez, cela signifie qu’on les paie deux fois plus longtemps. Vous multipliez donc par deux le budget de la formation. Pour finir, le schéma que nous proposons implique que la durée minimale d’études est de quatre ans (3 ans pour une licence pluridisciplinaire et 1 an pour préparer le concours). Vous la réduisez à deux ans : la formation scientifique des futurs maîtres du primaire serait donc divisée par deux. Vous croyez vraiment que votre projet tient la route ?

Écrit par : Pedro Cordoba | 09 février 2007

"Pourriez-vous nous expliquer, Pierre-Henri, ce que c'est que cette affaire de 17000 euros par an? C'est une prime annuelle touchée par Christophe pour chaque stagiaire? J'ai peur de mal comprendre!"

Ecrit par : Jean | 09 février 2007

Mais non, Jean, pas par an, par mois! C'est ça que Guillaume voulait dire, évidemment! Guillaume, qui n'a pas très bien compris que trouver l'IPES (auquel je dois d'être professeur aujourd'hui) trop cher n'était pas mon point de vue, mais celui de ceux qui l'ont supprimé, (et, si j'ai bonne mémoire, ce n'est pas la gauche). Guillaume, toujours prompt à dégainer sa mauvaise humeur consubstantielle avant de comprendre le sens des messages qu'il lit, et qui accuse constamment les agressés d'insulter les agresseurs.
Robin, je vous réponds ce soir au sujet du stage filé des PE. Je suis un peu agacé par la mauvaise foi de certains, et j'ai besoin de calme pour vous répondre.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

J'en suis à une dizaine de pages recto-verso après une matinée de travail (je fais deux choses en même temps)

Mesdames et Messieurs les membres de la Convention du Bonnet d'âne , il faudrait songer à être plus concis afin d'imiter vos grands ancêtres (Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen : 17 articles, pas un de plus !)...Et tout y est dit.

Bon, tant pis. Je vais me débrouiller. Les choses commencent à se préciser. Je vous propose d'organiser les contributions en, rubriques :

Préambule - Les missions de l'école - La formation initiale des enseignants - La formation et le recrutement des chefs d'établissement - Les conditions de vie et de travail - L'évaluation des enseignants - Les programmes en primaire, en collège et en lycée - L'évaluation - L'orientation des élèves - Les dispositifs spéciaux d'accueil et de soutien - Les mesures particulières pour les collèges sensibles - La question du Réglement intérieur. (c'est provisoire, mais moins que les "sites en construction")

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Par ailleurs, "l'aristocrate", cher Guillaume, est simple professeur certifié, (PRCE) chargé de la formation en musique des professeurs d'école et, à l'époque où il a postulé pour ce poste, les candidatures pour bénéficier de la "prébende" dont parlent certains ne se bousculaient pas vraiment! J'étais même le seul candidat, pour ne rien vous cacher. Curieux, non? Comment expliquez-vous ça, pour des postes qui, apparemment, sont considérés (par vous et d'autres) comme ne comportant que des avantages de toutes sortes?

Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

Il s'agit du budget par an et par stagiaire.

La question du coût des IUFM est de toutes manières difficile à trancher, puisqu'ils ne rendent pas leurs budgets publics. On sait qu'un élève/étudiant coûte :
- 4 500 € au primaire
- 7 150 € au collège
- 9 750 € en lycée général
- 10 130 € en lycée pro
- 13 170 € en prépa
- 11 900 € en BTS
- 9 300 € en IUT
- 6 800 € à l'université

mais on ne sait pas exactement ce que coûte un stagiaire d'IUFM. Soit les pédagos sont de grands cachottiers, soit ils sont totalement infoutus de gérer leurs comptes. De plus, le fonctionnement folklorique des IUFM (concours au milieu du cursus, sélection discrétionnaire des candidats, multiplication des intervenants extérieurs, éclatement géographique des formations, "sous-traitance" de nombreux cours à l'université, etc.) n'aide pas à établir des chiffres exacts.

Entre 15 000 € et 17 000 € est une estimation (à laquelle il faut ajouter le salaire du stagiaire, qui est payé pour suivre la formation). De toutes manières, il suffit d'avoir mis les pieds dans un IUFM pour se rendre compte qu'ils roulent véritablement sur l'or, surtout par rapport aux universités.

Ceci pour dire que les larmes continuelles de Christophe Sibille ont quelque chose de très génant, voire de franchement indécent. Il est tellement persuadé d'être l'incarnation vivante du Bien qu'il lui est totalement impossible d'admettre qu'il est un plus grands privilégiés du système, qui dispose de budgets qu'on ne trouve nulle part ailleurs dans l'éducation nationale (ENA, ENS, etc. mis à part).

Il illustre (à un degré moindre que Frackowiak, Charmeux ou Meirieu tout de même) ce qu'on ne peut appeler autrement qu'une dérive illuministe de la gauche française ; la certitude d'être quoi qu'il arrive du côté du Bien, en dehors de toute réalité factuelle, en dehors de tous les chiffres, en dehors de toute évidence.

Écrit par : Pierre-Henri | 09 février 2007

Christophe, vous oubliez un léger détail : pour un universitaire, professionnellement parlant, budgets pharaoniques ou pas, enseigner à l'IUFM équivaut à se jeter du haut de la tour Eiffel.

Avantages financiers, sans le moindre doute. Sur le CV, cependant, une tache indélébile.

Écrit par : Pierre-Henri | 09 février 2007

Pour YANN

J'ai fait un copier-coller de tous les commentaires ayant pour thème le Charte.

Je relis et élimine tout ce qui ne concerne pas le primaire en vue d'une synthèse


je tombe sur votre mail :

" La géométrie bien comprise doit permettre de visualiser des notions d’algèbre ou d’analyse trop abstraites sans cet outil. J’ai un souvenir ému du grand compas en bois, muni d’une craie, dont se servaient mes instits."


J'EN AI UN EN CLASSE . C'EST UN CADEAU D'UN PAPY INSTIT à la retraite dont j'ai eu les 2 petits enfants.


Avec une petite nuance technique . A la place de la craie il m'a façonné un dispositif pour fixer mon marqueur car j'ai un grand tableau Weleda.

Les petits enfants : Aurélien et Méline .... si tous les instits de France pouvaient avoir ce type d'élèves ! Un régal !

Écrit par : patrick(instit) | 09 février 2007

pour Pedro Cordoba :

là, çà devient trop technique pour moi. Je n'ai pas la moindre idée du temps minimum pour former un maître, un certifié, un agrégé.
S'il faut absolument que les équivalences de temps d'étude soient calées sur le système LMD pour des raisons ésotériques de grilles salariales, soit. C'est le cadet de mes soucis.

Ma seule revendication : que les maîtres du primaire bénéficient d'une formation, spécifique ou non, PLURIDISCIPLINAIRE, au lieu de pouvoir entrer en IUFM avec une quelconque licence, parfois sans aucun rapport avec une des matières qu'ils devront enseigner.
J'ai une parente en IUFM avec une licence d'histoire, et qui sait à peine faire une division !
Pour les profs, je ne sais pas : licence pluridisciplinaire + spécialisation, ou études spécialisées dès le départ ?

pour Patrick :
surtout , ne le cassez pas , votre compas !!

Écrit par : yann | 09 février 2007

"" La géométrie bien comprise doit permettre de visualiser des notions d’algèbre ou d’analyse trop abstraites sans cet outil. J’ai un souvenir ému du grand compas en bois, muni d’une craie, dont se servaient mes instits."
"J'EN AI UN EN CLASSE . C'EST UN CADEAU D'UN PAPY INSTIT "

J'en ai un dans mon grenier ;)

ps:Maminou, otot c'est otot, ce n'est pas toto ;)

Écrit par : toto | 09 février 2007

"là, çà devient trop technique pour moi. Je n'ai pas la moindre idée du temps minimum pour former un maître"

Normalement, si il est formé par Cat, 6 mois(pour les meilleurs)/un an(pour les autres) devrait suffire :))))))

Écrit par : toto | 09 février 2007

Mille excuses Toto...
Pour Patrick, mon libraire n'a jamais cessé de vendre ces grands compas en bois, mais avec ventouse pour ne pas faire de trous dans le tableau.
Pour l'adaptation pour feutres, il faut faire breveter le système, car à lire tout ce qui précède, la géométrie a de beaux jours devant elle...
Bravo.

Écrit par : Maminou | 09 février 2007

Les petits enfants : Aurélien et Méline .... si tous les instits de France pouvaient avoir ce type d'élèves ! Un régal !

Ecrit par : patrick(instit) | 09 février 2007

"Aurélien et Méline"...Ca ressemble au titre d' un roman de Marguerite Yourcenar et ça ferait un beau titre pour une méthode de lecture non globale...Simple suggestion.

Écrit par : Robin | 09 février 2007

"Aurélien et Méline"...
"ça ferait un beau titre pour une méthode de lecture non globale...Simple suggestion"

Pas d'accord .... trop compliqué....
léo&léa oui
lulu&toto oui
lolo&lala ok
c what i mean ;)

Écrit par : toto | 09 février 2007

sarko & ségo ?

Écrit par : yann | 09 février 2007

Pas d'accord .... trop compliqué....
léo&léa oui
lulu&toto oui
lolo&lala ok
c what i mean ;)

OK I know what you mean ,Toto, c'est vous le spécialiste.

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Robin, à rajouter dans les propositions: réenvisager la SELECTION "en face", pas du bout des lèvres, une sélection fondée sur le mérite scolaire, sur la qualité des résultats pour que la sélection par l'argent et les relations puisse être contre-balancée, car on ne la supprimera jamais. Accepter la notion d'ELITE pour nos élèves pour que l'ascenseur social se remette en marche.
Et sélection à fortiori pour les étudiants pour que cesse le gâchis énorme que sont nos universités.

Écrit par : Thalie | 09 février 2007

"Ceci pour dire que les larmes continuelles de Christophe Sibille ont quelque chose de très génant, voire de franchement indécent. Il est tellement persuadé d'être l'incarnation vivante du Bien qu'il lui est totalement impossible d'admettre qu'il est un plus grands privilégiés du système, qui dispose de budgets qu'on ne trouve nulle part ailleurs dans l'éducation nationale (ENA, ENS, etc. mis à part).

Il illustre (à un degré moindre que Frackowiak, Charmeux ou Meirieu tout de même) ce qu'on ne peut appeler autrement qu'une dérive illuministe de la gauche française ; la certitude d'être quoi qu'il arrive du côté du Bien, en dehors de toute réalité factuelle, en dehors de tous les chiffres, en dehors de toute évidence.

Ecrit par : Pierre-Henri | 09 février 2007 "

Franchement, Pierre-Henri, par moments, vous frisez le ridicule! Je vous ai connu plus "réaliste"... De quelles larmes parlez-vous? Quand ai-je dit que tout était bien? Qui se donne en exemple ici? Qui fait preuve d'un manichéisme éhonté? Allons, allons!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

"Christophe, vous oubliez un léger détail : pour un universitaire, professionnellement parlant, budgets pharaoniques ou pas, enseigner à l'IUFM équivaut à se jeter du haut de la tour Eiffel.

Avantages financiers, sans le moindre doute. Sur le CV, cependant, une tache indélébile."

Ecrit par : Pierre-Henri | 09 février 2007

Autant de mots, autant d'erreurs, cher Monsieur! Aucun avantage financier, même si les conditions de travail sont normales, par opposition à celles de l'université qui sont effectivement totalement scandaleuses... Et, en ce qui concerne les universitaires qui ont postulé sur des postes de maître de conférence à l'IUFM et qui n'ont pas été pris, votre maman ne vous a visiblement pas tout dit!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

Je tombe par hasard sur ce poème bien connu de Victor Hugo dans un vieux cahier de récitation :

"Mon père, ce héros au sourire si doux,
Suivi d'un seul hussard qu'il aimait entre tous
Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,
Parcourait à cheval, le soir dune bataille,
Le champ couvert de morts sur qui le soir tombait..."

Je vais essayer de l'envoyer sur le site "Désir d'avenir." Devinez pourquoi.

NB : relisez le vers 3

Ne criez pas haro ! Je me remets au travail.

"Le champ couvert de morts sur qui le soir tombait.
" Magnifique ! (tout est dans le "qui").

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Dire que les IUFM, sont des institutions qui sont entièrement malfaisantes en tant que telles parce que elles ont été conçues par Meirieu pour éradiquer l'enseignement traditionnel et que pour cette raison on n'a d'autre recours que de les fermer n'est pas du manichéisme "éhonté"(!), mais du réalisme et de l'idéalisme en même temps.
Du réalisme, parce que rien ne peut se réformer dans l'Education nationale sans leur suppression.
De l'idéalisme, parce que, dans l'héritage des Anciens, de l'Humanisme et des Lumières nous croyons à l'esprit et à la raison, et nous opposons cette conviction au "Du passé faisons table rase" et au nouveau messianisme de l'enfant-roi des doctrinaires des IUFM.
J'aimerais donc, Robin, que vous accédassiez à mon voeu que ladite suppression figurât en tête de la liste.
Quid de la suppression du "projet d'établissement"? Du "conseil pédagogique"?

Mais non, Christophe, les 17000 euros de prime sur votre compte par stagiaire et par an, c'était de l'humour! Comment ne vous en êtes pas rendu compte?

Écrit par : Jean | 09 février 2007

ne vous en êtes-vous pas

Écrit par : Jean | 09 février 2007

Un seul moyen pour s'assurer de la compétence des « formateurs » en IUFM (ou quelqu'autre sigle que portera la structure qui les remplacera): qu'ils n'en soient pas des membres permanents. Que rêver mieux pour vérifier la justesse des ses propres théories pédagogiques que les appliquer aux « apprenants »? Cerise sur le gâteau, le ministère récupère des professeurs sans bourse délier! Et quels professeurs! La fine fleur de la pédagogie française!
Quant aux nouveaux formateurs recrutés, qu'ils le soient exclusivement sur une expérience réussie de l'enseignement et non à l'appartenance à un syndicat où à l'adhésion à une côterie pédagogiste (je voulais rajouter l'adjectif intégriste après pédagogiste mais c'est un pléonasme).
La titularisation des stagiaires ne doit plus être du seul ressort des « formateurs ». Ces derniers ne doivent pas être juge et partie. Et qu'il puisse être fait appel en cas de non validation du stage, plutôt que de devoir recommencer une année à prouver son adhésion inconditionnelle au pédagogisme.

Écrit par : Archytas | 09 février 2007

J'aimerais donc, Robin, que vous accédassiez à mon voeu que ladite suppression figurât en tête de la liste.
Quid de la suppression du "projet d'établissement"? Du "conseil pédagogique"?

Que pensez-vous de la formulation suivante : " fin de la mainmise du "pédagogisme" sur la formation des maîtres - recentrage de la formation sur les méthodes de transmission de la discipline - réforme des modalités de titularisation des stagiaires - possiblité d'appel en cas de non titularisation en fin de 1ère année ?

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Bon J'ai terminé... Il y en a 13 pages recto verso et par pitié n'en jetez plus !

Ca va faire plus de 50...Je vous dis combien dans le prochain post...Suspens !

Patrick, avez-vous pu vous entendre avec Pedro Cordoba pour la synthèse des propositions concernant la formation des futurs instituteurs ?

Il faut penser aussi à ajouter les propositions de Pirouete (qui ne concernent pas que la formation)

Merci

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Avec une petite nuance technique . A la place de la craie il m'a façonné un dispositif pour fixer mon marqueur car j'ai un grand tableau Weleda.

Désolé pour cette parenthèse terre à terre

Cher Patrick,

Passe donc au rétro-projecteur, c'est un outil merveilleux pour la géométrie et puis quand on est grand comme moi il présente l'insigne avantage d'offrir pour mes élèves la possibilité de voir quelque chose au tableau.
Quand je vois l'argent qui va être claqué dans les années à venir dans les Tableaux Blancs Interactifs (je ne dénigre pas l'appareil mais son coût et celui des lampes sont rédhibitoires au vu de nos finances).
Pour le prix d'un seul TBI on peut équiper plusieurs classes en rétro.

Écrit par : Guillaume | 09 février 2007

Je trouve que le sigle '"IUFM" évoque tellement de mauvais souvenirs qu'il vaudrait mieux y renoncer.
Et quelle consonance antipathique! "I.U.F.M."! Comme cela sonne "Diafoirus". Et comme le contenu répond à l'enveloppe!

Écrit par : Jean | 09 février 2007

Ma seule revendication : que les maîtres du primaire bénéficient d'une formation, spécifique ou non, PLURIDISCIPLINAIRE, au lieu de pouvoir entrer en IUFM avec une quelconque licence, parfois sans aucun rapport avec une des matières qu'ils devront enseigner.
Ecrit par : yann | 09 février 2007

Et moi, c'est tout pareil. Nous ne demandons pas plus pour nos enfants ou petits enfants ainsi que tous les autres venus ou à venir.
N.B.: notre thèse de Doctorat peut être un parfait "pipo -copié -collé" à présent. A notre époque, certains ne se foulaient pas mais les PC balbutiaient, internet n'existait pas donc il fallait, au moins, se livrer à une solide recherche bibliographique.

Écrit par : dobolino | 09 février 2007

Oui, bien sûr, Robin, votre formulation me paraît convenir. Mais je souhaiterais, pour ma part, que la suppression des IUFM soit demandée explicitement parce qu'ils sont par excellence et par définition l'arme d'un lobby puissant qui est bien en place et que nos revendications, sinon, feront sourire. Tant qu'ils ne seront pas supprimés, les IUFM seront la chose de ce lobby. Bref, demander cette suppression, c'est déclarer vraiment la guerre au pédagogisme. Autrement, "Paroles, paroles..."

Écrit par : Jean | 09 février 2007

copie d'une tribune libre publiée sur AgoraVox, qu'en pense Jean Paul Brighelli?

Une administration-voyou, une menace pour la démocratie

On parle d’Etats-voyous. Ne faudrait-il pas aussi parler d’administration-voyou, que même une démocratie peut abriter? Ce serait une administration qui, certaine de l’impunité de ses membres, s’affranchirait délibérément de la loi, à tous ses échelons hiérarchiques, pour écarter toute opposition à l’arbitraire qu’elle entend faire régner.

Comment appeler autrement l’administration de l’Éducation nationale dont la conduite vient d’être condamnée par un jugement du Tribunal administratif de Nîmes, le 7 décembre 2006 ? Elle avait infligé à un professeur un blâme en toute illégalité et en toute connaissance de cause, sauf à douter de son niveau culturel.

Trois griefs inexistants et une violation de procédure

L’arrêté signé le 12 mai 2004 par le recteur de l’académie de Montpellier formulait trois griefs : 1- un manquement à l’obligation de réserve au cours d’un conseil d’administration en octobre 2003 2- un envoi, le même mois, de deux lettres aux parents d’élèves sans autorisation hiérarchique préalable 3- un manquement au devoir de surveillance, toujours dans le même mois. Or, selon le tribunal administratif, aucun de ces trois griefs n’était fondé et, pour couronner le tout, le recteur avait commis en plus une violation de procédure en se permettant de changer un grief en cours de procédure, portant ainsi atteinte aux droits de la défense. Et, forcément, c’est l’État qui a été condamné à verser une indemnité de 1500 euros à la victime en réparation du préjudice subi, et non ses représentants indignes à qui aucun compte ne sera jamais demandé.

Quatre autorités et sept mois de réflexion

Cette administration a-t-elle au moins pour sa défense une excuse à faire valoir ? Pas la moindre circonstance atténuante pour un détournement prémédité du pouvoir administratif.
Les quatre autorités hiérarchiques ont agi de conserve en étant parfaitement conscientes de l’illégalité : elles se sont même épaulées l’une l’autre pour inventer de toutes pièces ces griefs et infliger au professeur coûte que coûte cette sanction dans le seul but de lui nuire.
Elles ont d’ailleurs pris tout leur temps : il leur a fallu pas moins de sept mois de réflexion pour accomplir leur forfait. 1- le principal a demandé la sanction le 21 octobre 2003, en formulant déjà deux des trois griefs farfelus évoqués, qui seront retenus. 2- L’inspecteur d’académie a aussitôt appuyé la demande, en y ajoutant sa propre volée de calomnies pour faire bonne mesure. 3- Le recteur, après tripatouillage de deux griefs, a signé sans broncher l’arrêté de blâme six mois plus tard, le 12 mai 2004. 4- Quant au ministre, avec son service du contentieux, il a rejeté le recours hiérarchique introduit pas la victime dans les semaines suivantes, sans plus de manières.
Ainsi, il ne s’est pas trouvé une seule autorité hiérarchique pour dire à l’autre qu’elle avait la charge pourtant de contrôler, qu’elle déraisonnait, que l’animosité l’aveuglait, qu’à l’évidence ces griefs étaient imaginaires et qu’une sanction pour de tels motifs discréditerait l’institution. Une administration-voyou est si infatuée d’elle-même qu’elle ne s’en rend même pas compte, quand sa violation de la loi prend la tournure d’une bouffonnerie sinistre.

Une volonté de nuire sans craindre le ridicule

Quelles étaient donc ses fautes de service pittoresques que ces quatre respectables autorités ont bricolées par animosité, et que le tribunal a rejetées comme inexistantes ?
L’une d’elles était d’abord si peu crédible qu’elle a été, sans plus de façon, remplacée en cours de procédure par une autre tout aussi fantaisiste : les « insultes dans un entretien en tête-à-tête », primitivement alléguées, ont été écartées sans prévenir au profit d’un « manquement à l’obligation de réserve » pendant un conseil d’administration. On voit déjà tout le danger qu’il y a à se présenter seul devant les autorités d’une administration-voyou : elles peuvent imputer n’importe quoi à leurs adversaires, si certaines qu’elles sont que leur parole prévaudra sur la leur ! Seulement, ici, les deux reproches, non seulement n’étaient pas plus fondés l’un que l’autre, mais étaient déraisonnables. Ce choix d’un manquement à l’obligation de réserve lors d’un conseil d’administration est d’autant plus malvenu qu’une jurisprudence constante accorde à un délégué du personnel le droit de défendre les intérêts de sa profession, y compris avec pugnacité et vivacité. Celles-ci peuvent d’autant mieux se comprendre qu’il s’agit, comme c’était le cas, de démasquer les falsifications d’un principal !
L’envoi de deux lettres aux parents d’élèves sans autorisation hiérarchique préalable était un motif encore plus loufoque. Il s’agissait de deux lettres anodines fixant les modalités de paiement de deux voyages pédagogiques. Et, selon une procédure pratiquée pendant quinze ans, les deux projets de lettre avaient été déposés au secrétariat le matin - sous le nez d’ailleurs du principal qui se trouvait là par hasard - ; puis, en l’absence d’observation de sa part, les lettres avaient été, comme d’habitude, distribuées dans l’après-midi aux élèves. Le principal a été bien incapable de prouver le contraire.
Quant au manquement au devoir de surveillance, il revenait en boomerang à la figure des quatre autorités comme un manquement au devoir de discernement. Les textes officiels sont prolixes en matière de surveillance : celle-ci dépend, en effet, de la catégorie d’élèves et de la dangerosité des exercices effectués, sans compter que l’encouragement à l’autodiscipline suppose une mise en pratique en l’absence du professeur. Or, il était reproché au professeur de s’être absenté une minute de sa classe tandis que ses huit élèves faisaient une version latine ; le seul danger était de se mettre le doigt dans l’œil en traduction. Il était simplement allé demander que cesse sous ses fenêtres le vacarme d’une classe abandonnée à elle-même par un professeur d’EPS qui, dix minutes après le commencement des cours, avait mieux à faire que de s’en occuper. Ce genre de désordre durait depuis la rentrée, au vu et au su de tous, sans que le principal, ancien prof d’EPS, n’y trouvât à redire.

Une administration-voyou, on le voit, ne connaît pas de borne à son bon plaisir quand il s’agit de nuire à qui s’y oppose : ni la loi, ni l’apparence de la légalité, ni même le ridicule. Pour s’engager l’esprit aussi tranquille dans cette voie délictueuse sans plus se soucier de la dignité de la fonction et de l’institution, il lui faut seulement avoir la certitude de l’impunité de ses membres et n’éprouver qu’indifférence pour une éventuelle sanction juridictionnelle qui, de toute façon, vu les juridictions administratives utilement surchargées, surviendra si tardivement que personne ne se souviendra plus de rien, et ça ne l’empêche surtout pas de violer la loi à nouveau quand ça lui chante. Existe-t-il un seul candidat à la présidence de la République qui se soucie de cette menace qui pèse sur notre démocratie ?

Écrit par : lib | 09 février 2007

"Quant aux nouveaux formateurs recrutés, qu'ils le soient exclusivement sur une expérience réussie de l'enseignement et non à l'appartenance à un syndicat où à l'adhésion à une côterie pédagogiste (je voulais rajouter l'adjectif intégriste après pédagogiste mais c'est un pléonasme)."

Ecrit par : Archytas | 09 février 2007

Archytas, je n'ai jamais fait partie d'aucun syndicat, et j'ai été recruté sur la conviction qu'il fallait insister sur le côté "disciplinaire" et "culturel" de la discipline auprès des stagiaires... Alors, peut-être ai-je bénéficié d'un jury "marginal"? (Non, Guillaume, je ne pleure pas!)

"Mais non, Christophe, les 17000 euros de prime sur votre compte par stagiaire et par an, c'était de l'humour! Comment ne vous en êtes pas rendu compte?"

Ecrit par : Jean | 09 février 2007
Sans blague? Là, c'est vous qui en manquez, sur ce coup-là! Il me semblait que ma réponse vous avait fait comprendre que j'avais compris.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

Christophe, comme je le disais, il est absolument impossible que vous compreniez. C'est comme ça, on y peut rien, le syndrome "Marie-Antoinette" est incurable. J'essaie tout de même.

Je ne vous parle pas de salaire, je vous parle de budgets de fonctionnement. Et les vôtres, ceux de l'IUFM, sont parmi les plus importants de l'éducation nationale. Ceci est un FAIT. Vous continuerez à le nier, ça ne changera rien.

Par exemple, vous touchez QUATRE FOIS PLUS d'argent (encore une fois, pas en salaire, mais en budget, vous commencez à comprendre ?) que les instituteurs que vous formez. Ceci est un autre fait, que vous nierez sans aucun doute avec votre aplomb habituel, mais cela ne changera rien non plus parce que les instits n'ont pas besoin de nous pour s'en rendre compte.

Alors, vous entendre parler ici, à longueur de messages, des difficultés financières des professeurs, des instituteurs, des questions sociales en tous genres, des problèmes de la médecine scolaire et tutti quanti, je le maintiens, est profondément indécent.

Non que ces questions ne méritent pas d'être soulevées. Disons plutôt qu'un formateur d'IUFM est quasiment l'une des dernières personnes dans toute l'éducation nationale à pouvoir se plaindre de questions d'argent sans que tous les autres pouffent de rire ou s'étranglent de rage.

La vraie question : seriez-vous prêt à militer pour qu'on divise par quatre les budgets de votre IUFM et qu'on utilise l'argent afin de créer des postes de médecins scolaires ou pour améliorer la situation sanitaire de certains établissements ?

Répondez oui, et vous redeviendrez crédible.

Je ne comprends pas trop vos insinuations sur les postes de maîtres de conférence. Le jour où l'un de vos instituts "universitaires" (je dis bien un seul) sera référencé par le classement de Shanghai, celui de Newsweek ou du Times Higher Education, j'avalerai mes diplômes devant une assemblée de pégagogistes. Cela leur donnera l'occasion d'en voir des vrais, de diplômes.

Écrit par : Pierre-Henri | 09 février 2007

Lib, il s'agit, je suppose, d'un professeur de Lettres classiques qui, très certainement, avait le tort de défendre un peu trop sa discipline aux yeux du principal de son collège, lequel était peut-être un pédago bon teint, donc un ennemi farouche des langues anciennes - si "élitistes", voyons! Mais puisque cela s'est passé à Nîmes, Jean-Paul Brighelli doit être au courant et nous éclairera peut-être.

Écrit par : Jean | 09 février 2007

Toute charte commençant par un exposé des principes, je propose:

Considérant,

Que le droit l'éducation est un droit fondamental de l'homme et du citoyen, reconnu par la Constitution française et par divers traités internationaux signés par la France,

Que ce droit est indispensable à l'exercice de(ou vide de leur contenu) tous les autres droits fondamentaux, civils, politiques et économiques, au développement des nations et à l'autonomisation de l'individu,

Qu’il constitue le principal outil permettant aux adultes et enfants économiquement et socialement marginalisés de sortir de la pauvreté et de se procurer le moyen de participer pleinement à la vie de leur communauté;

Qu'il existe une situation d’urgence éducative, à la suite d’une politique menée depuis plusieurs décennies, par tous les gouvernements de la France,

Que la prise en compte de cette urgence et la remédiation immediate de cette situation sont l’affaire de tous, et transcendent ls clivages politiques;

Que cette urgence est notamment caractérisée par une destruction des apprentissages, qui est à l’échelle de la France ce qu’est la fonte de la banquise à celle de la planète;

Écrit par : Cadichon | 09 février 2007

Une administration-voyou, on le voit, ne connaît pas de borne à son bon plaisir quand il s’agit de nuire à qui s’y oppose : ni la loi, ni l’apparence de la légalité, ni même le ridicule.

Je suis content que la personne en question ait gagné, lib...Ce n'est malheureusement pas toujours le cas. J'en ai un autre en tête, mais je ne peux pas parler pour l'instant...J'attends le moment propice (et nous sommes plusieurs dans ce cas).

Je suis un non-violent, mais je n'oublie jamais. Il y a une justice, appelez-la comme vous voulez, immanente ou autrement.

Les tyrans, les gens pervers et malhonnêtes ne gagnent que momentanément et s'ils triomphent pendant un temps, qu'ils ne se fassent pas d'illusions...Plus rude sera leur chute. A bon entendeur...

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Impressionnant Cadichon...J'intègre votre proposition de préambule.

J'arrive à une centaine de propositions, sans compter celles de Patrick et de Pedro Cordoba pour le primaire. On devrait arriver à 150 à peu près en tout. C'est moins bien que la Déclaration universelle des droits de l'Homme et du Cotoyen, mais c'est mieux que l'usine à gaz de "Désir d'avenir".

Bon, il ne me reste plus qu'à m'y mettre !

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Jean

Je tiens compte également de vos observations concernant les IUFM.

Écrit par : Robin | 09 février 2007

PREAMBULE

Considérant,

Que le droit à l'éducation est un droit fondamental de l'homme et du citoyen, reconnu par la Constitution française et par divers traités internationaux signés par la France,

Que ce droit est indispensable à l'exercice de tous les autres droits fondamentaux, civils, politiques et économiques, au développement des nations et à l'autonomisation de l'individu,

Qu’il constitue le principal outil permettant aux adultes et aux enfants économiquement et socialement marginalisés de sortir de la pauvreté et de se procurer le moyen de participer pleinement à la vie de leur communauté;

Qu'il existe une situation d’urgence éducative, à la suite d’une politique menée depuis plusieurs décennies, par tous les gouvernements de la France,

Que la prise en compte de cette urgence et la remédiation immédiate de cette situation sont l’affaire de tous et transcendent ls clivages politiques;

Que cette urgence est notamment caractérisée par une destruction des apprentissages, qui est à l’échelle de la France ce qu’est la fonte de la banquise à celle de la planète;

Nous demandons que l'école soit rétablie dans son rôle premier de lieu de transmission de connaissances.

Pour ce faire, nous demandons :

La suppression des intituts universitaires de formation des maîtres et la fin de la mainmise du "pédagogisme" sur la formation des maîtres.

Le recentrage de la formation sur les méthodes de transmission des disciplines.

La réforme des modalités de titularisation des stagiaires.

La possiblité de faire appel en cas de non titularisation en fin de 1ère année.

Etes-vous d'accord ?

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Robin

J'ai élagué et vous propose une pré synthèse
La question de la formation reste délicate à définir.

Aux brighelliens motivés d'apporter leur pierre .




Charte de l'éducation

La Loi d'orientation de juillet 1989 est supprimée

Le Ministère de l'éducation nationale" est remplacé par Ministère de l'instruction publique".

Suppression du terme de Professeur d'Ecole pour celui d'instituteur (corps A de la fonction publique )

Recentrage des missions de l'Ecole sur la transmission des connaissances

La politique des cycles est abolie

La scolarité primaire est composée de 5 années : CP CE1 CE2 CM1 CM2 voire une supplémentaire CM3

Etablir à l'école une laïcité définie dans une charte laïque de l’école primaire, commune à toutes les écoles de France

Devoirs et Droits de l’élève clairement définis

FORMATION DES ENSEIGNANTS DU 1er DEGRE

Recrutement des futurs instituteurs au niveau du baccalauréat pour deux ans d’études pluridisciplinaires dans des classes spéciales post-bac (formation en : Français, Mathématiques, Sciences et Vie de la Terre, Histoire Géographie, Musique, Arts plastiques et histoire de la Philosophie )
Même coefficient pour toutes les matières (maths , Français, SVT etc...) et note éliminatoire à 5/20

Les étudiants qui ont validé ces deux années passent en troisième année dite de licence pluridisciplinaire à la fac. En fin de licence pluridisciplinaire : concours pour l’enseignement.

Au cours de la troisième année, la didactique des disciplines ne doit pas être purement théorique ; il ne s'agit pas non plus de méthodes pédagogiques à proprement parler, mais des méthodes de transmission et d'organisation du cours les plus appropriées à chaque discipline.

L’étudiant instituteur devra valider une action ou encadrement d'une durée minimale d'un mois pendant les vacances scolaires au cours de chacune des 3 années préparatoires de jeunes dans les quartiers dits sensibles en collaboration avec les associations déjà en place et dépendant de divers ministères. (La ville, jeunesse et sport etc )

La réussite au concours donne l’accès pour un an aux IUFM rénovés et devenus Ecoles d’ Application Internes aux Universités. Cette dernière année est destinée aux stages en Observation puis en responsabilité : dans des classes tenus par des des enseignants expérimentés . La priorité de ces stages seront effectués en classe de CP

Abandon du mémoire et évaluation par la pratique et validation en petites classes (CP)

Cette Formation de quatrième année se fera en alternance avec un tuteur (Formateur détaché ) en école en situation de responsabilité "encadrée de responsabilité totale - formation essentiellement axée sur la didactique de la discipline




INSPECTION des INSTITUTEURS

Maintien d'un corps d'inspection



Abolition des "inspections dites "guillotines" au bénéfice d'inspections d'aide et de conseils

Obligation pour le corps des inspecteurs de reprendre tous les 5 ans une classe pour la durée d’une année

Véritable évaluation du travail des enseignants faite par une inspection régulière.

Inspection annuelle voir double si nécessaire.

ECOLE LIEU D’ENSEIGNEMENT .

Revalorisation des enseignements artistiques qui doivent être considérés comme des disciplines à part entière et être dispensés dans des locaux adaptés et "séparés" d'un point de vue architectural, au même titre que les gymnases en Education Physique ou la salle de SVT (paillasses et matériel optique)

Obligation pour toute école primaire de posséder en ses murs une bibliothèque richement fournie. Obligation municipale de s'y investir au même titre que les logements sociaux.

Une salle de relaxation dans les écoles primaires

Créer dans chaque école un poste ou 2 d'instituteurs détachés uniquement pour les élèves en difficultés de lecture sur période entière avec perspective de réintégration dans la classe mère dès remise à niveau.

Libération d' après-midi pour des activités artistiques : théâtre, musique, danse...



ADMINISTRATION

la Loi doit être la même pour tous, c'est l'un des principes fondamentaux de la Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen.

Le règlement intérieur des établissements scolaires sera élaboré désormais par un collège de magistrats désignés par le président de la République .

Une échelle de sanctions adaptées et progressives sera clairement indiquée pour chaque manquement (travail d'intérêt collectif, devoir supplémentaire retenue, renvoi temporaire, renvoi définitif)

Une seule chance et pas plus après un renvoi définitif pour motif grave par un conseil de discipline.

Obligation d'avoir une tenue vestimentaire correcte.

Allégement des tâches administratives des chefs d'établissement.

Simplification extrême des livrets scolaires de fin de période.

Les parents d'élèves participent par leurs représentants aux conseils d'école, aux conseils d'administration établissements scolaires et aux conseils de classe

Valorisation du traitement des instituteurs

Suppression du " Projet dit d’école " qui se trouve être sans intérêt

ENSEIGNEMENT

Autonomie pédagogique de l’enseignant en conformité avec les instructions officielles. En particulier, aucune méthode de lecture ne doit leur être imposée

Respecter les décisions de l'ensemble des enseignants. Le maître seul décisionnaire du passage de l’élève
Aucun recours des parents si ce n’est un examen si décision contestée.

Tout passage non systématique. Se réserver le droit de mettre en place des passages "à l’essai " avec possibilité de retour à la classe inférieure

Valoriser le "par-coeur"

Suppression des cycles à l'école primaire et rétablir le modèle Classe



Rétablissement d’un certificat de fin d’études primaires en CM2

Pour les enfants en difficultés en CM2 : année supplémentaire dite CM3 Une sorte de classe de fin d'études primaires qui serait là pour compléter les acquits indispensables et aider les plus fragiles à s'organiser

Ces élèves seraient orientés ultérieurement au collège.

Calculette non admise en école primaire.

Redoublement en CP autorisé très officiellement

Suppression de la sensibilisation à une langue étrangère"

Revoir l'enseignement des langues vivantes en secondaire.


Suppression de l’informatique. : abolition des B2i.


recentrer l'enseignement sur l’école et abandonner progressivement cette politique d’école dite ouverte :" voyages et des sorties"

Création d'une distribution des prix de fin d'année pour récompenser les meilleurs élèves dans les différentes disciplines.

Réhabilitation de l'histoire littéraire et des manuels tels que le Lagarde et Michard version école primaire


Suppression du décloisonnement qui éparpille l’enfant déjà trop zappeur . Un maître, une classe !


Abrogation de ce décret de 1955 (plus de devoirs à la maison ) . Assurer ainsi une préparation logique pour la rentrée en secondaire .

Suppression de la photocopie dont l'usage est véritablement détourné.

Écrit par : patrick(instit) | 09 février 2007

Préambule clair et très tolérant pour .... les sectaires que nous sommes :-)

Écrit par : patrick(instit) | 09 février 2007

Que la prise en compte de cette urgence et la remédiation immediate de cette situation sont l’affaire de tous, et transcendent ls clivages politiques;

remédiation...ce mot ne figure-t-il pas dans le dictionnaire pédagogique de Philippe M?

Écrit par : buntovchik | 09 février 2007

Juste un mot, rapidement..."accès aux ex-IUFM supprimés et remplacés par des Ecoles d'application..."

Écrit par : Jean | 09 février 2007

La suppression des intituts universitaires de formation des maîtres et la fin de la mainmise du "pédagogisme" sur la formation des professeurs et des instituteurs.

La clarification du fonctionnement financierainsi que la redéfinition des missions des IUFM qui seront désormais appelés "Ecoles d'application".

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Pour Yann qui écrit (approuvé par dobolino):
"Ma seule revendication : que les maîtres du primaire bénéficient d'une formation, spécifique ou non, PLURIDISCIPLINAIRE, au lieu de pouvoir entrer en IUFM avec une quelconque licence, parfois sans aucun rapport avec une des matières qu'ils devront enseigner."

Nous sommes entièrement d’accord. Il faut mettre un terme à cette situation aberrante et c’est à cela que vise le projet de « Reconstruire l’Ecole » : qu’il n’y ait plus un seul maître du primaire incapable d’enseigner l’orthographe, la grammaire ou le calcul. Or ils sont de plus en plus nombreux. Mais il faut un projet techniquement viable pour ne pas se retrouver dans la situation ingérable qu’on connaît aujourd’hui.

Pour ceux qui veulent la disparition des IUFM :
Leur enlever l’année de préparation aux concours revient à les supprimer, à les transformer en « coquille vide ». Et si Christophe ne me croit pas, il n’a qu’à suggérer l’idée à son directeur : j’attends avec impatience la réponse. Meirieu et Bancel étaient parfaitement conscients en 1991 des problèmes qui allaient se poser avec un concours à mi-parcours. Ils ont quand même choisi cette solution bancale parce qu’ils voulaient disposer d’un levier pour modifier le contenu des concours et les « pédagogiser » à mort. Or ils n’ont réussi que de façon très partielle. Depuis 1998, ils n’arrêtent pas de proposer des réformes plus saugrenues les unes que les autres pour éliminer, comme ils disent, « l’obstacle des concours ». Ils n’y sont pas arrivés. L’arrêté de Robien laisse les choses dans un statu quo qui ne satisfait personne. Mais les IUFM ont préféré cela et ont fait jouer tous les lobbies possibles et imaginables (y compris la FSU) pour, au moins, ne pas perdre la « première année ».
L’Université a-t-elle les moyens d’assurer une année de licence pluridisciplinaire et la préparation au professorat des écoles ? demandait Christophe. Oui bien sûr. Il y a suffisamment de PRAG, de PRCE, d’ATER et d’AMN pour cela. Sans compter des maîtres de conf qui seraient bien obligés de se « dévouer » au moins dans les départements surencadrés à cause de la baisse vertigineuse du nombre d’étudiants (allemand, philo, lettres classiques, et même maths et physique) : en ce moment, l’Université française cherche des étudiants désespérément. Et il faudrait évidemment avoir recours aussi à un certain nombre d’enseignants actuellement en poste dans les IUFM, choisis par l’université de tutelle pour leur expérience et leurs résultats. Je suis même persuadé qu’un certain professeur de musique de l’IUFM d’Orléans-Tours ferait ainsi une partie de son service. Il s’agit, comme on dit dans le jargon des gestionnaires, de « redéployer les moyens ». Ce que l’Université aurait en revanche beaucoup de mal à faire, c’est d’organiser un cursus pluridisciplinaire complet. D’où l’idée que les deux premières années aient lieu dans des classes spéciales des lycées, à créer de toutes pièces. Nul doute que beaucoup d’agrégés seraient enchantés de pouvoir y enseigner.

PS. Je viens de lire très rapidement les propositions déjà faites. Pour ce qui est de ce sujet précis, il ne faut pas que le concours ait lieu en fin de licence mais après une année de préparation. Pas le temps de donner des explications. Je vous demande de me croire sur parole.

Écrit par : Pedro Cordoba | 09 février 2007

La phrase : "Que la prise en compte de cette urgence et la remédiation immediate de cette situation sont l’affaire de tous, et transcendent ls clivages politiques."

est modifiée de la façon suivante :

" Que la prise en compte de cette situation d'urgence et l'impérieuse nécessité d'y porter remède sont l'affaire de tous et transcendent les clivages politiques..."

Écrit par : Robin | 09 février 2007

errata : "fonctionnement financier"

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Une formation par alternance sur une seule année avec un tuteur en collège et en lycée, en situation d'observation,, de responsabilité "encadrée", de responsabilité entière. Cette formation sera essentiellement axée sur la discipline, Elle sera complétée par des notions de psychologie de l'enfant et de l'adolescent, de psychanalyse et d'Histoire de l'éducation.

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Merci de ne plus intervenir que pour parler de la Charte et des propositions.

Écrit par : Robin | 09 février 2007

La validation de l'année de formation dépendra exclusivement des inspecteurs généraux de la discipline.

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Les instituteurs et les professeurs bénéficient d'une complète libeté d'enseignement dans le respect des programmes officiels. Aucune méthode de lecture, en particulier globale ou semi-globale ou de progression (séquences en collège) ne pourra leur être imposée. Les instituteurs disposeront en outre de manuels adaptés à la méthode qu'ils souhaitent employer.

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Les professeurs, ainsi que les instituteurs seront inspectés plus fréquemment. Ces inspections se feront dans un esprit d'aide et de conseil et non plus, comme c'est trop souvent le cas à l'heure actuelle, de sanction et de critique systématique.

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Les inspecteurs et inspectrices seront choisis exclusivement parmi des enseignants expérimentés (au moins 10 années d'expérience) et en exercice, assurant au moins 6 heures d'enseignement effectif devant élèves.

Écrit par : Robin | 09 février 2007

"La scolarité primaire est composée de 5 années : CP CE1 CE2 CM1 CM2 voire une supplémentaire CM3 "
Petit correctif : "La scolarité élémentaire est composée de 5 années.
Elle est précédée de 3 ou 4 années de scolarité pré élémentaire : PS (1 ou 2 ans), MS , GS dont chaque enfant résidant sur le territoire doit pouvoir bénéficier."
(Sinon, ils nous la "sucrent" la maternelle, ils en rêvent...)

Écrit par : catmano | 09 février 2007

Concernant le stage filé, qui est une fausse bonne idée, ou en tous cas, très mal appliquée, il s'agit de confier, une journée par semaine, une classe à un professeur d'école stagiaire en complément d'un instituteur en poste enseignant à 80%, ou sur une "décharge de direction". Il se trouve que ce dispositif, qui pourrait être bénéfique, a été mis en place pour des raisons économiques, (n'en déplaise à Pierre-Henri) pour pallier la grève administrative initiée à juste titre par les directeurs. Les professeurs stagiaires s'en plaignent, bien que demandeurs de "terrain", parce qu'il y a redondance avec leur "stage en responsabilité groupé" et que, avec le mémoire et les horaires de formation disciplinaire, cela fait beaucoup sur une formation en un an, (moins, même, parce que les évaluations disciplinaires, de stage et de mémoire doivent être bouclées fin mai). Maintenant, au risque de m'attirer quelques remarques aigre-douces de ma hiérarchie, je vous avouerais que je ne suis pas des plus farouches défenseurs du mémoire professionnel. Quand aux formations disciplinaires, les PE2 eux-mêmes en sont extrêmement demandeurs, et il est difficile de leur donner tort!
Pierre-Henri, je vous répondrai. Ce n'est apparemment plus le lieu de le faire ici. Mais, de grâce, arrêtez d'être aussi méprisant.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

Et la maternelle est, de toute évidence, primordiale.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

"Autonomie pédagogique de l’enseignant en conformité avec les instructions officielles. En particulier, aucune méthode de lecture ne doit leur être imposée"

Oh combien je suis d'accord!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2007

Recrutement et formation des chefs d'établissements :

Les chefs d'établissement seront recrutés uniquement sur concours, sauf les adjoints faisant fonction. Ils recevront une formation en alternance sur une année entière, dégagée de tout enseignement. Aucun chef d'établissement ne sera recruté en dessous du niveau de la licence. Pas de recrutement en dehors du corps des enseignants ou des Conseillers Principaux d'Education. Leur statut et leur salaire sera revalorisé.

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Modeste proposition
1 - Une bombe rue de Grenelle
2 - Une bombe dans chaque Iufm
3 - Comme suggéré plus haut par je ne sais qui, un peu d'histoire de l'éducation pour remplacer tout le charlatanisme pédago
4 - Un rappel en direction des parents : l'école n'est pas obligatoire, mais la scolarité. L'école, on l'aime ou on la quitte (pardon pour le fâcheux écho facho); ceci dans le but de signifier à chacun que l'école est un service rendu à la population, non un service dû au contribuable
5 - Une évaluation sérieuse des enseignants

Écrit par : asinus | 09 février 2007

Chefs d'établissement (suite)

Le poids de leurs tâches administratives sera allégé.

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Christophe, vous avez raison, cette querelle ne mène nulle part et je me suis emporté. En fait, nous ne parlons pas de la même chose : je parle du fonctionnement global de l'institution, et vous me répondez "oui, mais moi, je fais du bon travail". Je ne doute pas de vos compétences, vous avez suffisamment prouvé que vous étiez, à titre personnel, un bon professeur de musique. Et sans doute, dans tous les IUFM, on trouve des formateurs tout aussi compétents que vous.

N'empêche que les IUFM, en tant qu'administration, d'un point de vue global, sont d'effroyablement coûteuses machines à perdre.

Une remarque en passant. Je m'aperçois que, sur les questions d'éducation, nous avons tous tendance à confondre enseignements primaire et secondaire. Or, ce sont deux métiers différents, qui devraient être abordés de façon spécifique. Les pédagogistes, en rêvant au corps unique de la maternelle à la prépa, nous ont mis dans la situation de mélanger continuellement des pommes et des oranges.

Donc, d'une certaine façon, Christophe, vous avez parfaitement raison : l'objet de notre querelle ne devrait même pas exister. Mais QUI nous a placé dans cette situation inextricable, sinon les fondateurs des IUFM ?

Écrit par : Pierre-Henri | 09 février 2007

"Nous a placéS"

Écrit par : Pierre-Henri | 09 février 2007

Programmes en collège :

Les outils de la llangue : grammaire, orthographe, vocabulaire seront enseignés de façon approfondie et systématique.

Un véritable enseignement des langues anciennes (latin et grec) sera rétabli.

Des liens seront faits entre l'enseignement de la littérature, de l'histoire et des sciences.

On évitera d'enseigner l'Histoire trop récente (30 ans) et l'enseignement de l'Histoire sera dépolitisé.

refonte de l'enseignement du français. Abolition des "objets d'étude", des classifications en "genre" et en "registres", Réabilitation de l'histoire littéraire.

Rétablissement de la grammaire dans l'enseignement des Langues vivantes.

Retour à la littérature comme réflexion sur l'Homme - retour à un enseignement chronoloique de l'Histoire - Retour à l'enseignement des Langues étrangères comme un enseignement de culture, au moins dans les filières littéraires. Enseignement de l'Histoire de la Philosophie

Suppression des Travaux personnels encadrés, des TICE et des TIPE

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Des dispositifs d'accueil et de soutien adaptés à l'urgence :

Création s d'études dirigées dans tous les établissements, particulièrement en collège. Elles seront animés par des enseignants volontaires rémunérés et/ou par des étudiants recrutés au niveau de la 2ème année de licence.

Repérage, soit par un examen d'évaluation en début de 6ème, soit par les instituiteurs de CM2 dans le cadre de la liaison CM2-6ème des élèves les plus en difficulté

Création de classes d'aide et de soutien à effectifs réduits et à programme adapté avec des enseignants volontaires et motivés.

Création d'internats à taille humaine, notamment en zone rurale et dans les collèges sensibles.

revalorisation des enseignements artistiques qui doivent comme des disciplines à part entière et être enseignées dans des locaux adaptés, spacieux, convenablement équipés et si possible situés dans un espace architectural séparé, au même titre que les gymnases en EPS. Abolition de la distinction discriminante entre "disciplines fondamentales et "disciplines d'éveil".

Construction des établissements, notamment des collèges et des collèges sensibles sur des critères de beauté et de bien être et pas seulement d'économie et si possible en concertation avec les "usagers".

Prévoir une salle de relaxation.

Suppression des "sonneries mécaniques", remplacement par de sonneries musicales.

Des espaces de travail calmes pour les enseignants

Écrit par : Robin | 09 février 2007

"Un champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.
Il lui sembla, soudain, dans l'ombre, entendre un faible bruit.
C'était un Espagnol de l'armée en déroute
Qui se traînait sanglant sur le bord de la route,
Et qui criait"A boire, a boire, par pitié!
Mon père tendit à son hussard fidèle
Une gourde de rhum qui pendait à sa selle,
Et dit :"Donne à boire à ce pauvre blessé."
L'homme, une espèce de Maure,
Saisit un pistolet qu'il étraignait encore,
Et vise mon père au front en criant "Caramba" !
Le coup passa si près que le chapeau tomba,
Et que le cheval fit un écart en arrière.
"Donne-lui tout de même à boire", dit mon père.

Mon père nous récitait souvent ce poème, aucun de nous ne l'a jamais appris. Nous pensions qu'il parlait de notre grand-père chéri, et nous écoutions fascinés.

Pour revenir à des choses plus terre-à-terre, il me semble que dans la dernière partie de son long travail sur la réforme des IUFM de Reconstruire l'école, Pedro dit noir sur blanc qu'il faut les supprimer : ils se sont tellement encroûtés qu'on ne peut rien en tirer de bon dans l'état actuel.

Plusieurs choses me gênent : y a-t-il vraiment des "formateurs" capables de devenir enseignants dans une université? (A part Christophe, bien sûr, qui est sûrement un bon professeur de musique.)

La liberté pédagogique : est-elle vraiment souhaitable, quand on voit la résistance des enseignants du primaire se servant du décret du 24 mars qui annule la prescription de n'utiliser que des méthodes syllabiques.

Pour ceux qui veulent rédiger quelque chose pour le primaire : interdire le "global" dans les MS et GS (jours de la semaine, mots-outils, prénoms de la classe.)
Dès l'âge de 4 ans, les enfants peuvent commencer à écrire et reconnaître le son de toutes les lettres, et ainsi commencer à entrer dans la lecture. (Rachel Boutonnet)
Quant au CP, il y a tant à réformer...Allez dans les librairies scolaires : pour une méthode alphabétique, une cinquantaine de méthodes globales.

Et les inspecteurs? Ils terrorisent, menacent, déplacent, sanctionnent les instits qui font du bon travail. Ils sont en majorité ainsi que de nombreux directeurs d'école entièrement acquis à la cause pédagogiste.
Anne-Marie.

Je crois que c'est Pierre-Henri qui parle du "folklore des IUFM."
Quand je pense au parcours de ma fille en IUFM, c'est bien de cela qu'il s'agit, sauf qu'il est infiniment destructeur.
(Une de ses amies a fait plusieurs tentatives de suicide après deux échecs.)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 09 février 2007

NB :
A replacer dans formation des enseignants :

- Rétablissement d'une bourses d'étude à Bac +1 pour la préparation aux concours d'accès à l'enseignement (CAPES et Agrégation).

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Oui à la suppression des IUFM.
J'ai déjà raconté précedemment comment ça c'est passé pour moi, vous ai-je dit qu'un bon nombre de mes collègues de pe2 ont pris des psychotropes pendant cette année là ? personnellement j'y ai passé la pire année de ma vie.
Oui à une formation par des collègues expérimentés et volontaires ( il y a de très bon IMF).

Deux fois oui à des inspecteurs qui continuent à enseigner et pas que dans des classes de centre-ville.

Le niveau baisse en orthographe? sans blague ? le niveau des professeurs des écoles...

Oui Catmano a raison, tous les instits de cp le dise, un gamin qui a bien bossé en maternelle, et surtout en grande section a déjà une sacré longueur d'avance sur les autres. Et instit de maternelle ben c'est pas facile, faut avoir la santé.

Sur ce je vais continuer à me former par moi-même.

Écrit par : Ronin | 09 février 2007

L'évaluation des élèves :

rétablisement du sérieux et du niveau d'exigence des examens et des concours. Abolition des commissions d'harmonisation.

Abolition des passages automatiques en classe supérieure

restauration de la souveraineté des décisions du conseil de classe

Revenir à des orientations en accord avec la motivation et les capacités des élèves qui ne soient pas des orientations "par défaut, par exemple dans les Terminales litéraires et scientifiques.

Suppresion des passages automatiques en classe terminale

Possibilité de passage "à l'essai", au lycée en classe supérieure.

Entrée en seconde soumise à l'obtention du brevet.

Création d'un certificat d'études élémentaires en fin de 5ème pour les élèves se dirigeant vers l'apprentissage.

Permettre aux élèves qui le veulent d'apprendre un métier dès la 5 ème ou la 4 ème, tout en conservant le bénéfice d'un enseignement général.

Revalorisation des filières professionnelles

Rétablissement des orientations après la 5ème (niveau CAP)

Rétablissement des 4ème et des 3ème technologiques et rattachement aux Lycées professionnels.

Rétablissement des classes préprofessionnelles de niveau après la 5ème.

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Formation et orientation (suite)

Possibilité d'entrer en apprentissage à l'âge 14 ans pour les élèves et les familles qui le souhaitent avec possibilité de passerelles et dans le cadre d'une formation en alternance enseignement professionnel/enseignement général.

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Pour la synthèse je ne sais comment vous comptez faire, mais en écho au texte de JPB sur la défense des séries L, il faudrait sans doute insister sur l'enseignement "des humanités" et en particulier les langues anciennes et l'histoire (désastre absolu dans ces domaines).
Enseignement du latin et du grec au collège pour tout le monde même à faible dose, un peu d'étymologie, d'histoire antique, de grammaire et de déclinaison ne fait de mal à personne, ça forme le caractère et forge l'esprit critique. Je suppose que je parle à des convaincus, mais en plus le mérite des langues anciennes, c'est que dès les premiers textes les élèves entrent dans la civilisation, dans la réalité d'une culture qui donne à réfléchir. Je suis sûr que les latinistes et les hellénistes boivent moins de Coca Cola que les autres.

Philosophie en option seconde, obligatoire en première pour les L.
Une langue ancienne obligatoire pour la L. (comme si on pouvait faire S sans math ou sans SVT mais seulement avec la physique...)
Soyons directs : retour à la A1.
La L a sonné le glas de la série littéraire. Je suis désolé d'être passéiste, mais quand "c'était mieux avant", il faut le dire.

Écrit par : florian | 09 février 2007

Le Réglement intérieur :

Le réglement intérieur ne sera plus élaboré par chaque "communauté éducative", mais par les élus de la nation sous le contrôle du conseil constitutionnel.

Les élèves renvoyés définitivement pour motif grave par un conseil de discipline auront une seule et unique chance de "rescolarisation" dans un aure établissement.

Création de classes adaptées, "hors collège" pour les éléments dangereux, perturbateurs et récidivistes, éventuellement en internat, pour les soustraire à l'influence de la rue.

Obligation d'avoir une tenue vestimentaire correcte.

Suppression de la "note de vie scolaire" en collège ou remplacement de cette note par une note reflétant réellement le comportement de l'élève.

Création d'un véritable corps de surveillants professionnels.

Recentrage des chefs d'établissement et des CPE sur l'application du Réglement intérieur.

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Mesures particulières en faveur des collèges sensibles :

Davantage de moyens en faveur des établissements sensibles, allégement des effectifs, affectations supplémentaires en personnels, surveillants, assistantes sociales, infirmières...

Pas d'établissement, notamment sensible, de plus de 400 élèves.

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Statuts des professeurs (à replacer)

Chaque professeur doit disposer, dans la mesure du possible,d'une salle de classe qui lui soit propre.

Suppression des "matières complémentaires" des professeurs de collège et de lycée.

Pas d'augmentation de l'horaire d'enseignement au-delà de 18 heures

Elaboration d'un "code de déontologie pédagogique" afin de faire respecter la neutralité "axiomatique" et de dépolitiser l'école (cf. serment proposé par Cadichon)

Revalorisation des traitements.

Suppression de l'accès au grade de certifié ou d'agrégé "au tour extérieur" (sans avoir passé le concours)

Rétablissement du taux de rémunération des heures supplémentaires à 17,6%

Aucune nomination trop éloignée du domicile ou en zone sensible en début de carrière.

Les enseignants seront maintenus dans l'académie où ils ont passé le concours et suivi la formation.

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Excusez-moi, j'ai besoin de me reposer un peu...C'est presque fini.
Mais je m'aperçois qu'il y a des propositions "à reclasser" que je vais être obligé de mettre un peu en vrac en essayant de trouver une "rubrique"..a brac (comme disait Gotlieb)

Écrit par : Robin | 09 février 2007

"Oui Catmano a raison, tous les instits de cp le dise, un gamin qui a bien bossé en maternelle, et surtout en grande section a déjà une sacré longueur d'avance sur les autres. Et instit de maternelle ben c'est pas facile, faut avoir la santé."

Et tous les instits de GS le disent, un gamin qui a bien bossé en MS a déjà une sacrée longueur d'avance, et il en est bien sûr de même pour ceux de MS qui accueillent avec joie et confiance les enfants dont l'instit de PS avait "conscientisé ses objectifs"...

Écrit par : catmano | 09 février 2007

Statuts des professeurs (suite)

Prise en compte de la situation des enseignants en fin de carrière en raison de l'usure physique et nerveuse liée aux conditions éprouvantes de travail.

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Bonne nuit à tous.

Je mettrai la touche finale demain matin.

Écrit par : Robin | 09 février 2007

Quand je lis ceci:`""La liberté pédagogique : est-elle vraiment souhaitable, quand on voit la résistance des enseignants du primaire se servant du décret du 24 mars qui annule la prescription de n'utiliser que des méthodes syllabiques."" ...Je mesure le chemin qui reste à parcourir pour sortir l'école de ses chaînes. Ce commentaire est exemplaire.

Le problème évoqué ici ne concerne en rien la liberté pédagogique. C'est de manipulation, de chantage, de menaces, d'inversions sémantiques, de diabolisation, enfin de tout l'arsenal du terrorisme intellectuel dont qu'il est question. Leurs auteurs sont les syndicats majoritaires et la Nomenklatura,

Mettre fin à ce terrorisme et il n'y aura plus rien à craindre de la liberté pédagogique car le bon sens reprendra ses droits. Dûment informés des crimes commis, les parents eux non plus ne laisseront plus faire et soutiendront l'action des enseignants, puisque ce n'est plus pour réaliser le grand soir qu'on leur demandera des sacrifices, c'est pour des résultats immédiats, tangibles.

Comment empêcher que le crime continue ? En supprimant ce droit de bousiller des enfants avec la méthode globale (qui n'a pour support intellectuel qu'un catéchisme égalitariste, sans aucune sanction, que le principe de Peters.
La même éthique interdit de faire l'apologie du crime ou de leur faire prendre le créationnisme pour une théorie scientifique, ...et Le Pirée pour un homme.

Ce ne sont pas LES, mais seulement DES "enseignants du primaire" qui s'accrochent à la méthode globale, et qu'on ne vienne pas parler des méthodes mixtes, qui sont un non-sens pédagogique, confirmé par la neurologie et la biologique. Ceux qui s'accrochent à la globale le font :
-par idéologie,
-par peur des inspecteurs/hiérarchie/qu'en-dira-t'on, et
-par ignorance ou incompétence ce qui revient au même, car savoir est dans la job description.
Les deux dernières sont faciles à régler. Le choix rationnel sera vite fait, une fois que les menaces seront levées et la notation (corollaire de la liberté) mettra vite les récalcitrants d’équerre.
La première configuration ( activisme politique) étant imperméable à la raison, des sanctions sans lesquelles toute refonte de l’école restera incantatoire, seront appliquées.

Toutes ces mesures sont pratiquées dans des pays qui ont un système scolaire performant, et les études abondent qui les documentent. Écrivant tout cela j’ai l’impression de parler d’un film que j’ai vu 20 fois, mais dont mes lecteurs connaissent juste le titre, et par ce que tant de gens leur ont dit qu’il était mauvais, ils ne cherchent même pas à lire les critiques, pour se faire leur propre opinion.
La doxa illibérale c’est exactement cela. Elle diabolise la notation, le chèque éducation, le pluralisme,(finie la carte scolaire) l’autonomie des établissements, car tout tourne autour de deux principes indissociables mais qu'elle combat avec le succès que l'on sait: Libérer et responsabiliser. Pouah quelle horreur, entends-je…

A chaque droit correspond un ou plusieurs devoirs. La méthode analytique reprendra ses droits, une fois établies, et c’est l’objet de la charte ou alors elle est incantatoire, l'origine idéologique de la méthode globale et la nature totalitaire du système qui a permis qu'elle perdure, Il y a eu spoliation. Y mettre fin c'est rendre ses droits à la liberté aussi car il en est toujours ainsi dès que cesse l’oppression.

Ceux qui braient à la notion de déontologie comprendront-ils enfin les conséquences liberticides de leur poussée d'urticaire ?
J’en doute, mais devenus minoritaires, ils iront vite se faire oublier et hurleront, et comme toujours avec les loups, comme tous les bons collabos. Ils ont l’échine souple et se faufileront dans les rangs de l’armée des ombres, enfin sortie des ses maquis.

Ceci est une révolution copernicienne dans un pays jacobin et arc-bouté sur ses droits acquis. Je terminerai donc par une citation de ce bon abbé, que cite Jacques Marseille, (La guerre des deux France, page 159) « Si l’on ôtait l’ordre privilégié, la nation ne serait pas quelque chose de moins mais quelque chose de plus » (Sieyès).

Écrit par : Cadichon | 10 février 2007

Bonsoir à tous,

J'aurais aimé écrire un mail au sieur Brighelli, mais je n'ai trouvé son adresse nulle part.

Comment dois-je m'y prendre ?

Merci de m'aider.

Écrit par : joshuaP | 10 février 2007

joshuap,

Vue l'heure, vous devez être dans un fuseau horaire plus proche du mien, donc je me permets de répondre
pour envoyer un message à
JP Brighelli :
jcg.editeur@wanadoo.fr
nite, nite

Écrit par : Cadichon | 10 février 2007

Robin, plutôt que d'occuper de l'espace avec des versions intermédiaires, pouvez-vous me faire parvenir votre projet via mon éditeur (voir adresse ci-dessus) ? Je l'aurai lundi, j'aurai le temps d'y mettre un peu la main avant de l'insérer en Note sur le Blog — et alors chacun pourra y ajouter ses commentaires et ses suggestions : sans doute vaut-il mieux avoir quelques déclarations de principe, des grandes lignes, et ensuite seulement les applications précises…
Merci pour tout ce travail de bénédictin…
JPB

Écrit par : brighelli | 10 février 2007

Concernant le recrutement (je ne parle que des concours que je connais) :
- instaurer une dictée (eh oui !) au Capes pour s'assurer que les futurs professeurs de français/lettres ne sont pas tout à fait illétrés (ou en tout cas pour effrayer les étudiants bellettriens et futurs candidats, et les inciter à combler leurs lacunes) ;
- supprimer l'Agrégation de lettres et nommer "Agrégés" les cent premiers du Capes (qui les valent bien) : cela mettra fin à la discrimination (tout de suite les grands mots !) contre ceux qui n'ont pas les moyens de demander une année de report, et cela évitera de faire de bachoteurs (pour beaucoup) une élite censément cultivée.

Écrit par : Orius | 10 février 2007

Robin

je constate que des apports concernant le secondaire sont proposés à l'école primaire....

Je reprends la pré-synthèse de l'école primaire et ferme boutique ce soir ?

Écrit par : patrick(instit) | 10 février 2007

Heu… "illettrés", peut-être, plutôt qu'"illétrés" ?

Et je ne peux pas être d'accord avec la proposition d'Orius. CAPES et Agrégation sont deux concours complètement différents, avec des programmes différents, des finalités différentes. Et je suis assez d'accord avec la proposition de nommer les agrégés en lycées — sauf demande particulière motivée pour des raisons familiales ou autres — j'ai eu ainsi un remarquable prof de Lettres en Khâgne (un certain Cubbels) qui a fini par demander des Sixièmes (au lycée Thiers de Marseille), peut-être dans l'idée de reprendre la formation à la base, là où il estimait que ses talents particuliers seraient les plus efficaces (c'était à la même époque que des diplômés de philo allaient bosser à la chaîne dans les usines d'automobiles…). La vocation, hein…
JPB

Écrit par : brighelli | 10 février 2007

Le dernier message de Cadichon, (sur la liberté pédagogique) me rappelle l'argumentation de certaines organisations musulmanes lors du procès des caricatures: "on est d'accord pour la liberté de la presse, mais on n'a pas le droit de tout faire", entendu hier soir chez Ruquier. Tous les imbéciles, (et je pèse mes mots) présents sur le plateau n'ont pas compris, ou ont fait semblant de ne pas comprendre la légende du dessin de Cabu; (Mahomet disant: "c'est dur d'être aimé par des cons", ne s'adressait pas à l'ensemble des musulmans, mais aux terroristes.
Cadichon, on ne transige pas plus avec la liberté pédagogique qu'avec la liberté de la presse. Ou alors, je n'ai rien compris à ce qu'a écrit Robin à ce sujet dans la synthèse.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

Proposition de Charte pour l'école maternelle :

1. L’école maternelle doit être accessible à tous les enfants âgés de 2 à 5 ans en tout point du territoire national.

2. L’enseignement préélémentaire fait partie de l’enseignement primaire, ses personnels sont des instituteurs recrutés dans le même corps que les enseignants de l’école élémentaire. Ceux-ci auront bénéficié pendant leur formation d’un enseignement complet et objectif portant sur les méthodes et techniques d’apprentissage et sur le développement psychomoteur et cognitif de l’enfant de zéro à douze ans.

3. Les mairies recrutent et rémunèrent des Agents Territoriaux Spécialisés des Ecoles Maternelles (1 par classe). Ces personnels doivent être formés (CAP Petite Enfance).

4. L’école maternelle étant une école, elle bénéficiera de programmes clairs et précis, allant du simple au complexe, rédigés par année scolaire (PS, MS, GS) et par matières :
- Langage oral : vocabulaire, amélioration de la syntaxe, écoute active, poésies, chants, comptines, albums pour enfants, contes traditionnels
- Préparation à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture : conscience phonémique, dictée à l’adulte, graphismes préparatoires à l’écriture liée ; les activités de lecture par hypothèses dès la PS seront fortement déconseillées ainsi que la copie de mots (prénoms, jours, ...) en majuscules d’imprimerie.
- Spatialisation, latéralisation, rythme, connaissance des nombres, des formes, des couleurs
- Découverte du monde (vivant, temps, matière, espace)
- Arts visuels et tout particulièrement dessin représentatif, l’apprentissage de techniques d’arts plastiques (copie d’œuvres, « à la manière de », etc.) sera fortement déconseillé,
- Musique
- Education Motrice

5. Les programmes de l’école maternelle évacueront la notion de Projet d’Ecole, laissant libre champ aux enseignants pour construire une progression basée sur les savoirs. Les IEN insisteront tout particulièrement lors des inspections et des journées de formation continue sur la confusion entre activisme tous azimuts et activités programmées et suivies ainsi que sur l’inanité de mettre en place des projets à long terme pour habiller l’acquisition de savoirs préélémentaires.

6. Les instituteurs de GS seront tout particulièrement sensibilisés à la nécessité de faire acquérir à leurs élèves les prérequis nécessaires à un bon déroulement de leur scolarité élémentaire (conscience phonémique, gestes de l’écriture liée, connaissance des nombres jusqu’à 30, petits problèmes additifs, soustractifs, multiplicatifs et de partage sur les nombres de 0 à 20 mais aussi écoute active, concentration, maîtrise du corps et conscience de l’autre).

7. Afin de résoudre l' "épidémie" de difficultés comportementales due à la promotion délirante de certains courants psychopédagogiques, une grande campagne de sensibilisation sera mise en place par les différents acteurs de l’éducation enfantine (PMI, ASE, MEN), campagne dont le but sera l’aide aux jeunes parents (création de « maisons des enfants », « écoles des parents », suivi personnalisé depuis la naissance pour certains « cas lourds ») et la prévention des troubles comportementaux (sans fichage, bien entendu). Les personnels de ces trois administrations (renforcés partout où le besoin s’en fait sentir) seront fortement encouragés à travailler ensemble pour redonner au petit enfant son statut d’être en devenir qui a besoin de « tuteurs » solides pour grandir harmonieusement.

Écrit par : catmano | 10 février 2007

Lorsque Patrick(instit) propose l'interdiction pure et simple de la photocopie à l'école élémentaire, je suppose qu'il parle de ce que l'on appelle communément le "bouffe-fiches", réprouvé aussi par Christophe Sibille pour l'école maternelle, ou le "picorage de trucs super intéressants qui les a bien occupés" (une titulaire-remplaçante me racontait avoir trouvé dans une classe un gros dossier intitulé "activités occupationnelles en cas de rupture de l'activité pédagogique" qui contenait des photocopies de coloriages !).

Cela devrait être précisé, selon moi. On peut en effet utiliser des photocopies à condition qu'elles entrent dans une progression construite (de français, de mathématiques, d'histoire, de géographie, de sciences) que l'on ne trouve pas dans les manuels actuellement dans le commerce.

Écrit par : catmano | 10 février 2007

Oui, je ne me souviens pas avoir parlé d'interdiction, (ou alors, je me suis mal exprimé), mais il y a effectivement assez souvent une réelle gabegie de photocopies à l'école maternelle. Et quelquefois à l'école élémentaire également.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

Pedro, quand nous nous étions vus, nous étions tombés d'accord sur l'intérêt de l'introduction de la pratique du théâtre dans la formation des professeurs. Vous m'aviez même parlé de la pratique des arts martiaux, non évidemment pour rendre les enseignants à mieux taper sur leurs élèves, mais parce que l'état d'esprit "zen" que leur maîtrise implique pouvait avoir un intérêt réel sur leur acquisition d'une plus grande autorité. S'il n'est pas trop tard, je reprend ces deux propositions à mon compte pour les faire figurer dans la charte.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

Il y a des propositions curieuses… Une photocopieuse ou un ordinateur sont des outils — et pourquoi s'en priver ? En revanche, ne pas en faire des totems, oui…
En revanche, les mathématiciens (mais aussi les Chimistes…) demandent instamment l'interdiction de la calculatrice avant la Terminale…
Christophe, la pratique du théâtre est hautement recommandable — pas forcément pour tout le monde, mais pour les plus introvertis, qui s'y éclatent, souvent, puisqu'ils jouent un rôle qui les travestit — jusqu'à ce qu'ils comprennent que l'on n'est jamais soi (mais le XVIIe siècle, espagnol ou français, avait dit cela bien mieux…).
JPB

Écrit par : brighelli | 10 février 2007

Lres IUFM devenant Ecoles d'application, soit, mais à condition d'en virer tout le personnel actuel et d'opérer un nouveau recrutement sur des critères totalement différents: uniquement des gens en poste, déjà, et aucun permanent, à part les IPR et les IEN et un secrétariat.
Le mot et la chose "IUFM" doivent impérativement disparaître, sinon, comme je l'ai déjà écrit, le lobby "pédago" qui est toujours bien en place et à qui Gilles de Robien vient de concéder un pouvoir encore plus exorbitant qu'avant, va être pris d'un fou-rire homérique en lisant nos gentilles revendications contre le "pédagogisme". La charte de l'éducation doit avoir, il me semble, le caractère d'une déclaration de guerre contre tous ceux qui ont détruit l'Education nationale et qui sont toujours bien installés dans la place. Croyez-vous que Meirieu nourrisse le moindre doute sur la perennnité de son hégémonie?

Écrit par : Jean | 10 février 2007

Bonjour,
Revenons à des choses plus terre à terre, propose Anne- Marie , après avoir cité le célèbre poème de Victor Hugo où l'on voit un soldat à terre , justement, demandant à boire.
Ajoutons l'histoire du crapaud et nous sourirons d'un air blasé et convenu . Ah le Hugo de Papa au temps où l'on apprenait des récitations ! C'était bon dans l'temps tout ça...
Dans l'affaire du crapaud, l'enfant montre à l'évidence que "l'on peut lui faire confiance". Hum ! J'en conclus que l'on peut revenir à Hugo. Un petit tour du côté de Poil de Carotte s'acharnant avec un certain sadisme sur une taupe, sauf erreur car je n'ai pas le temps de vérifier, invite à voir les choses sous un autre angle.
L'institutrice châlonnaise gisant à terre, inconsciente et recevant les coups sauvages d'un pied qui l'écrase sous le regard d'enfants horrifiés et de quelques adultes pétrifiés nous invite à réfléchir. Comment est-ce possible ? Comment l'escalade du mépris de notre mission a-t-elle pu se faufiler dans les failles, les lâchetés,et les faiblesses pour en arriver là ?
Quelques années avant mon départ du navire, j'avais invité une ancienne déportée à venir répondre aux questions de mes élèves volontaires pour participer au concours de la Résistance et je travaillais avec la jeune collègue d'histoire débordante d"énergie et d'enthousiasme. L'invitée en question , institutrice et secrétaire de mairie à l'époque, fabriquait de faux paipiers . Dénoncée, elle fut déportée. Répondant aux questions des élèves, elle nous confia le souvenir qui l'avait le plus marquée . Une SS avait tué à coups de pieds une fillette qui ne tenait plus sur ses jambes et ne pouvait se relever.
Rien à voir ?
L'enfant consommateur harcelant ses parents peut se transformer en tyran qui ne supporte pas la moindre contrariété, le moindre effort et devient un adulte qui ne connaît que la force brute. Comme il est devenu banal de mépriser les instits et les profs qui ne fichent rien , ne servent à rien, ne sont pas rentables , ne produisent pas comme on me l'a crié un jour au visage, il n'y a pas lieu de s'étonner.
Des êtres humains dignes de ce nom . Il y a du pain sur la planche. veuillez m'excuser si je radote et si je suis vieux jeu.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 février 2007

"Lres IUFM devenant Ecoles d'application, soit, mais à condition d'en virer tout le personnel actuel et d'opérer un nouveau recrutement sur des critères totalement différents: uniquement des gens en poste, déjà, et aucun permanent, à part les IPR et les IEN et un secrétariat."

Ecrit par : Jean | 10 février 2007

Vous plaisantez, Jean? Si votre but est "d'éliminer le pédagogisme", (je vous cite), il faudrait que vous preniez conscience du fait que beaucoup d'inspecteurs en sont beaucoup plus proches que la plupart des professeurs disciplinaires. Il faudrait un minimum de cohérence. Virez donc tout le monde!

Écrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

J'ai été inspecteur de l'éducation nationale (IDEN puis IEN), ennemi farouche des pédagogistes comme chacun pourra le constater en lisant mes mémoires en trois volumes "Soixante années dans les écoles de la République", éditions le Livre d'Histoire (voir www.histo.com) C'est dire que, paysan du Danube, je ne me reconnais pas, mais alors pas du tout dans certains propos tenus dans cette rubrique. J'y reviendrai peut-être un prochain jour, mais ce n'est pas de moi que je souhaite parler aujourd'hui.

Je suis, comme chacun, écœuré par l’agression inadmissible dont ont été victimes deux institutrices de l’école primaire publique du Verbeau à Châlons-en-Champagne. Sept mois de prison pour le plus violent, un mois pour l’autre, la sentence à mes yeux n’est pas suffisamment exemplaire. Et je ne suis pas un adepte de la répression ! Je crois que la société française est parvenue à un point de non retour. Si on ne fait rien maintenant, nos rues seront bientôt une jungle où les fauves et les prédateurs de toute nature imposeront la raison du plus fort qui, est toujours la meilleure, comme La Fontaine nous l’a enseigné.
De quoi s’agit-il ?
Une institutrice dont le rôle institutionnel est d’inculquer les valeurs du civisme, les règles élémentaires de la vie en société, réprimande un de ses élèves qui ne se serait pas mis en rang suffisamment vite au terme de la récréation du matin. Deux énergumènes, le « grand frère » et un comparse, une terreur de quartier, surgissent, jettent l’enseignante à terre, la criblent de coups de pied et frappent également une autre institutrice qui tentait de porter secours à sa collègue.
Lorsque j’étais écolier, il y a soixante-dix ans, le directeur se tenait à la grille d’entrée et ne laissait entrer que les enfants. Aucun parent n’était admis et chacun obtempérait. Lorsque la cloche avait sonné, le directeur fermait la grille. Déchargé de classe, il se tenait quelques minutes dans la cour pour cueillir et punir les retardataires qui devaient alors emprunter la petite porte qu’il fermait à clé un quart d’heure plus tard. Nul ne pouvait plus pénétrer dans l’école. L’école, alors, était une « citadelle de l’enfance » (Jean Château)
De nos jours, l’école est comme un moulin exposé à tous les vents mais il ne s’agit plus guère que de vents maléfiques qui empêchent les ailes du moulin de tourner et de produire de la bonne farine bien blanche. Voilà un premier point : nos écoles ne garantissent plus la sécurité de leurs occupants. Lorsque je regarde par ma fenêtre qui donne sur l’entrée de deux écoles, je constate que les allées et venues de personnes qui n’ont rien à faire là sont permanentes. Jamais les grilles ne sont fermées.
A qui la faute ? A qui incombe la responsabilité de la sécurité ? Si c’est au chef d’établissement qu’il soit déchargé de la conduite d’une classe et se consacre aux problèmes non pédagogiques de l’école. Ces problèmes foisonnent et suffisent à occuper une personne à temps complet. Voilà un second point : l’administration de l’éducation nationale ne donne pas toujours à l’école de la République les vrais moyens d’assurer localement la sécurité de nos enfants alors que des sommes importantes sont parfois dilapidées pour décorer de fallacieuses vitrines célébrant des modes éphémères.
Ces constats sont ponctuels. Il existe des causes plus profondes. Je ne sais si je saurai les analyser convenablement mais je pense pouvoir avancer quelques explications.
Regardons autour de nous : les affiches sur les murs et tout au long de nos routes et de nos autoroutes, les titres de la presse écrite, la publicité à la télévision, la relance téléphonique chez les particuliers, tout est fait pour créer de faux besoins et stimuler la consommation, d’une manière générale.
Il y a plusieurs décennies maintenant, cinq ou six, peut-être davantage, le mercantilisme a compris que, pourvu que l’on sache s’y prendre, il était possible de créer une catégorie de consommateurs nouveaux, avec leurs désirs spécifiques, à savoir, les enfants.
Il suffit de créer des modes, par exemple la mode des porte-clés. Un porte-clés comme son nom l’indique a pour fonction de réunir en un trousseau unique toutes les clés en usage. Dès lors qui donc a besoin d’une collection de porte-clés qui ne porteront pas de clés ? Personne ! Qu’à cela ne tienne, la mode est lancée, la mayonnaise prend. Il suffit maintenant de glisser des porte-clés un peu partout, dans la boîte du camembert Machin ou dans le baril de lessive Truc. Pour satisfaire les revendications de Toto, papa devra manger du camembert Machin jusqu’à satiété et maman devra renoncer à sa lessive qui lave plus blanc que blanc pour remplir sa réserve de barils de lessive Truc. Que croyez-vous qu’il disent, papa et maman ? Rien ! Ils crachent au bassinet et sont admiratifs devant l’empilage des barils de lessive, l’alignement des emballages de camembert et celui des porte-clés inutiles. Ils vont même jusqu’à commenter leur originalité. Faut-il multiplier les exemples ? Barbie ? Les gadgets Didl ? Non, n’est-ce pas ? La preuve est faite : l’enfant est devenu un consommateur-roi et les parents dilapident des fortunes pour satisfaire les caprices de Toto et enrichir les habiles businessmen qui les ont suscités.
L’enfant n’est pas seulement un consommateur-roi, il est le roi, le despote. De plus en plus, c’est sa culotte courte qui commande à la maison. Papa et maman s’inclinent et sont même farouchement disposés à tomber à bras raccourcis sur le malotru qui déroberait à la collection inutile le porte-clés dont il a besoin, cette collection qu’on jettera demain quand Toto s’en sera lassé. Voilà un troisième point : la société de consommation a perverti l’enfant et provoqué la démission des parents.
Et voici le point essentiel : comment s’étonner dès lors de voir se perdre les valeurs civiques ?
On compte sur l’école. C’est bien connu : « L’école n’a qu’à… », « c’est dès l’école qu’il faut… »
Or, deux enseignantes, sans doute persuadées qu’en effet, l’école doit continuer à jouer son rôle civilisateur sont aussitôt agressées par le « grand frère » justicier de la famille, vraisemblablement un futur « parrain » devant des enfants traumatisés qui ne veulent plus retourner à l’école le lendemain. Comment ne pas les comprendre ?
Remontons le cours du temps.
Mai 1968 a produit de multiples slogans. Les uns étaient généreux, je le proclame et je sais de quoi je parle, j’y étais, en pleine faculté de Nanterre ! D’autres, jaillis dans l’enthousiasme, scandés par de jeunes étudiants persuadés qu’ils rebâtissaient le monde, tout comme ceux de Victor Hugo, se sont avérés pernicieux comme le trop fameux : « Il est interdit d’interdire »
Il est normal d’interdire à l’un ce qui nuit à tous. Interdire aux fumeurs comme le législateur s’y emploie actuellement d’intoxiquer ceux qui veulent respirer un air sain est légitime, juste et n’a rien qui puissent scandaliser toute personne douée de bon sens et d’altruisme.
Hélas ! Dans notre société, ce qui était inconcevable lorsque j’étais un enfant est devenu possible. Par exemple, entrer dans une école et frapper un enseignant ! Interdire désormais ce n’est plus veiller à l’intérêt général, c’est priver de la liberté de faire ce qu’il veut le personnage asocial, c’est attentatoire à la liberté de chaque particulier. Dès lors, chaque particulier un tant soit peu belliqueux entend protester contre la loi pour tous et se faire personnellement justice en usant, au minimum, de ses gros biceps et de ses souliers cloutés !
« Nos valeurs », comme disent nos politiques, sans jamais expliciter ce que sont ces valeurs, nos valeurs fluctuent. Elles sont de moins en moins « sociétales » et de plus en plus personnelles. Chacun a les siennes et se soucie comme d’une guigne de celles du voisin.
Lorsque j’entends dire « Les enfants de maintenant », je bondis ! Nos enfants, à leur naissance, ne sont pas différents de ce que nous étions à la nôtre. Malheureusement ils ne sont plus éduqués comme nous l’étions à cause des influences pernicieuses que je viens d’analyser.
Il n’y a pas d’éducation sans goût de l’effort, sans sanction, positive ou négative, sans dressage. Le mot est lâché, oui, sans dressage. Il faut dresser le tout petit à dire « merci, pardon, s’il te plaît » mais en lui disant « pardon, merci, s’il te plaît. » Il n’y a pas d’éducation sans exemple. Où est l’exemple de nos jours ? Répondez-moi, parents ! Répondez-moi, messieurs et mesdames les politicards, bons apôtres si généreux en larmes de crocodiles toujours rétroactives mais qui, précisément, ne prêchez guère d’exemple ! Répondez-moi, pédagogistes fossoyeurs !
Que notre société, que ceux qui démissionnent, que ceux qui démolissent ce qu’il est si difficile de bâtir ne demandent pas aux seuls enseignants de rouler le rocher de Sisyphe. A la somme d’efforts et de vertus qu’ils exigent des enseignants, j’ai connu en ma longue carrière enseignante bien peu de ministres qui fussent dignes d’être enseignants ! Je veux bien tolérer qu’un chef d’orchestre ne sache pas jouer du basson mais je ne puis admettre qu’il ignore la musique !
Voilà où nous en sommes !
Il nous faut donc réfléchir sérieusement, peser le pour et le contre et ne pas rater l’occasion d’élire enfin, au prochain printemps, un chef de l’État digne de ce nom, digne de notre confiance et qui incarnera s’il se peut le renouveau.
J’avoue demeurer dans l’expectative à cet égard.

Écrit par : Maurice Mabilon | 10 février 2007

Non Hélène,ce n'est pas vous qui radotez.

Je viens de lire vos contributions y compris celle de JPB. D'accord j'enverrai la Charte "finalisée" sur l'adresse indiquée. Mais il me reste encore quelques points qui font débat :

1°) La Loi d'orientation de 89. Je vois que la synthèse de Patrick exige son abrogation pure et simple. On ne peut évidemment l'abroger pour le primaire et la conserver, même en l'amendant pour le secondaire. Alors abrogation, amendement, rééquilibrage ? Au point où j'en suis de ma réflexion et après avoir réexaminé la Loi point par point, je serais plutôt pour l'abrogation, sachant qu'il faudrait une nouvelle Loi.

2°) Les IUFM...Ce que dit Jean est très juste. Il ne suffit pas de débaptiser ls IUFM si c'est pour reprendre les mêmes. Mais je ne sais pas comment formuler cette idée.

3°) Les méthodes de lecture. Le problème est le même. Faut-il laisser croître le bon grain avec l'ivraie ou brûler l'ivraie ?

4°) La carte scolaire. C'est vrai que nous en avons peu parlé et que les contributions (deux je crois), s'annulent : L'une pour et l'autre contre la suppression.Je ne peux pas "finaliser" sans intégrer ce point essentiel qui doit figurer dès le début.

Je propose quant à moi la phrase suivante : Nous demandons l'assouplissement de la carte scolaire et la possibilité pour les familles de choisir désormais entre plusieurs établissements. Cette question de la carte scolaire est un "rocher de granit" (c'est le breton qui parle) parce que la discrimination sociale est avant tout une question d'habitat. Je ne me sens pas le droit de passer outre ou de ne parler qu'en mon nom personnel.

L'organisation de l'éduc. nat : Faut-il faire figurer une proposition sur l'administration centrale (ce serait assez plaisant de rejoindre Claude Allègre et sa "cure d'amaigrissement du mamouth" ?

Écrit par : Robin | 10 février 2007

A propos de la carte scolaire : Si F.Bayrou est pour le maintien, c'est parce qu'il sait, en tant qu'ancien ministre de l'éducation les problèmes que cela pose.Faut-il faire comme Alexandre avec le noeud gordien ? Peut-être, mais réfléchisez concrètement au problème, sans idées préconçues en pensant aux établissements scolaires autour de vous et en vous posant des questions concrètes : transports, taille des établissements, éloignement du domicile...

Écrit par : Robin | 10 février 2007

Remise en question urgente et indispensable de la pléthore de contrôles écrits notés au collège qui dévorent les misérables heures d'enseignement sans avoir d'effet instructif, prennent un temps fou aux enseignants qui les corrigent convenablement etc... Nos enfants ne travaillent plus pour apprendre mais pour avoir des notes. Bonjour l'ouverture d'esprit et le plaisir de la découverte. Deux notes écrites par matière principale et par trimestre, augmentation du travail oral et remise au goût du jour des heures de TD en demi-groupe en maths et français au moins.
J'approuve par ailleurs la remise en place de coefficients ou la suppression de la moyenne générale qui fausse le jugement des enfants et de leursparents, particulièrement de ceux n'ayant pas fait de longues études. On ne doit pas remonter un deux en maths avec un dix-huit en Musique et un deux en français avec un dix-huit en Arts Plastiques. C'est débile et mensonger.

Écrit par : dobolino | 10 février 2007

Ch.Sibille qui me donne cette leçon:
""Cadichon, on ne transige pas plus avec la liberté pédagogique qu'avec la liberté de la presse. Ou alors, je n'ai rien compris à ce qu'a écrit Robin à ce sujet dans la synthèse.

Jusque là rien de nouveau car votre remarque montre aussi que vous n'avez rien compris non plus à ce que j'ai écrit depuis que je suis arrivé(e) sur ce bolg.

Bis répétita:
Rappel de ce commentaire écrit je ne sais plus par qui:""La liberté pédagogique est-elle vraiment souhaitable?" et que j'appellai "exemplaire" pensant benoîtement que tout le monde comprendrait, tant cela allait de soi: "exemplaire de ceux qui pensent, à tort, of course, est-ce que je me fai bien comprendre cette fois-ci? que l'on peut transiger avec la liberté.
Il me semble que de nous deux, sur ce blog, et vous n'étiez pas le dernier à me le reprocher , c'est moi qui défends la liberté qui est au coeur de la pensée libérale, contre la pensée illibérale, mot que j'emploie lui ausi à dessein,comme d'ailleurs tout ceux que j'écris ( habitude de juriste sans doute) mais il me semble que ces desseins sont impénétrables pour quelques uns. Le dernier mot en date étant "remédiation" et évidemment allait sauter dessus comme la vérole sur ce pauvre bas clergé breton celui qui ne me rate jamais mais visiblement ignore le sens de cet anglicisme (qui vient d'un terme specifique -remediation- réservé à l'ensemble des moyens destinés à remédier aux difficultés d'apprentissage) dont l'apparition dans le sabir pédagogiste est due au fait que ce mot n'a pas d'équivalent en français, comme leadership, et une palanquée d'autres....et la nature a horreur du vide.

De son sens étroit réservé au domaine pédagogique, "remediation" s'est étendu à d'autres, notamment l'écologie.
Ce passage par l'anglais me rappelle une proposition lue plus haut de remettre l'enseignement de la grammaire dans celui des langues. Affligeant d'en être arrivé là! Sans connaître la grammaire de sa propre langue ( passée elle aussi à la trappe) il est IMPOSSIBLE d'en apprendre une autre. L'ampleur du désastre est insondable et le chantier pharaonique


Il est donc bien évident que ce néologisme, qui porte l'imprimatur de cette caste que nous cherchons à déboulonner, est à remplacer par une autre formulation car encore une fois il n'y a pas de mot pour

j'ai trop sommeil, le jour se lève, pour préciser aussi sur la distinction entre illibéral et anti-libéral, que comprendront ceux qui justement n'ont pas besoin d'explication.
er pardon pour les coquilles éventuelles, je ne me relis pas

Écrit par : Cadichon | 10 février 2007

Ch.Sibille qui me donne cette leçon:
""Cadichon, on ne transige pas plus avec la liberté pédagogique qu'avec la liberté de la presse. Ou alors, je n'ai rien compris à ce qu'a écrit Robin à ce sujet dans la synthèse.

Jusque là rien de nouveau car votre remarque montre aussi que vous n'avez rien compris non plus à ce que j'ai écrit depuis que je suis arrivé(e) sur ce bolg.

Bis répétita:
Rappel de ce commentaire écrit je ne sais plus par qui:""La liberté pédagogique est-elle vraiment souhaitable?" et que j'appellai "exemplaire" pensant benoîtement que tout le monde comprendrait, tant cela allait de soi: "exemplaire de ceux qui pensent, à tort, of course, est-ce que je me fai bien comprendre cette fois-ci? que l'on peut transiger avec la liberté.
Il me semble que de nous deux, sur ce blog, et vous n'étiez pas le dernier à me le reprocher , c'est moi qui défends la liberté qui est au coeur de la pensée libérale, contre la pensée illibérale, mot que j'emploie lui ausi à dessein,comme d'ailleurs tout ceux que j'écris ( habitude de juriste sans doute) mais il me semble que ces desseins sont impénétrables pour quelques uns. Le dernier mot en date étant "remédiation" et évidemment allait sauter dessus comme la vérole sur ce pauvre bas clergé breton celui qui ne me rate jamais mais visiblement ignore le sens de cet anglicisme (qui vient d'un terme specifique -remediation- réservé à l'ensemble des moyens destinés à remédier aux difficultés d'apprentissage) dont l'apparition dans le sabir pédagogiste est due au fait que ce mot n'a pas d'équivalent en français, comme leadership, et une palanquée d'autres....et la nature a horreur du vide.

De son sens étroit réservé au domaine pédagogique, "remediation" s'est étendu à d'autres, notamment l'écologie.
Ce passage par l'anglais me rappelle une proposition lue plus haut de remettre l'enseignement de la grammaire dans celui des langues. Affligeant d'en être arrivé là! Sans connaître la grammaire de sa propre langue ( passée elle aussi à la trappe) il est IMPOSSIBLE d'en apprendre une autre. L'ampleur du désastre est insondable et le chantier pharaonique


Il est donc bien évident que ce néologisme, qui porte l'imprimatur de cette caste que nous cherchons à déboulonner, est à remplacer par une autre formulation car encore une fois il n'y a pas de mot pour

j'ai trop sommeil, le jour se lève, pour préciser aussi sur la distinction entre illibéral et anti-libéral, que comprendront ceux qui justement n'ont pas besoin d'explication.
et pardon pour les coquilles éventuelles, je ne me relis pas.

Écrit par : Cadichon | 10 février 2007

Cadichon, je ne braie pas à l'idée d'un code de déontologie qui dans l'absolu est parfait ni au fait de prêter serment! Je sais d'expérience que c'est de la poudre aux yeux dont la principale fonction utilisée est d'entraver la liberté personnelle de celui qui y est soumis, à bon ou mauvais escient. Un code de déontologie qui serait calqué sur le notre pourrait permettre de porter plainte contre un parent qui aide son gosse à apprendre, pour exercice illégal de la profession d'enseignant, par exemple.
Demandez aux bénéficiaires de la CMU l'accueil chaleureux que leur réservent certains de ceux qui ont prêté serment de soigner.

Écrit par : dobolino | 10 février 2007

Non Hélène,ce n'est pas vous qui radotez.

...C'est l'Histoire qui bégaye.

Écrit par : Robin | 10 février 2007

Un code de déontologie pourrait servir à entraver encore plus la liberté pédagogique.

Écrit par : dobolino | 10 février 2007

Toujours à propos de la carte scolaire...

Il est évident que le problème ne se pose que par rapport aux collèges ruraux et aux collèges sensibles. Personne ne veut le dire et tout le monde y pense. Belle hypocrisie !

Si vous supprimez la carte scolaire en laissant aux parents la liberté totale du choix de l'école, vous allez vous retrouver avec une situation complètement ingérable et je ne suis pas certains que les uns et les autres y gagnent.

Ce qu'il faut, c'est "remédier" à la situation actuelle des ZEP et des collèges en zone rurale en leur affectant des moyens supplémentaires importants.

Écrit par : Robin | 10 février 2007

En revanche, les mathématiciens (mais aussi les Chimistes…) demandent instamment l'interdiction de la calculatrice avant la Terminale…

JPB

Ecrit par : brighelli | 10 février 2007

Il me semble que si on l'interdisait jusqu'au brevet, il ne serait pas nécessaire de l'interdire ensuite? Nous utilisions les tables de log et trigo ainsi que la règle à calcul. La machine à calculer est moins encombrante et très performante, accessible vu son prix. Apprendre à l'utiliser judicieusement est aussi un apprentissage. Nous perdions énormément de temps à réaliser manuellement des calculs que nous maîtrisions très bien à l'issue de la classe de troisième.

Écrit par : dobolino | 10 février 2007

Oui bien sûr pour l'usage de la photocopie , il est indispensable de préciser .

La photocopie s'avère ainsi utile pour des évaluations où l'on privilégie rapidité ou être un outil au service de leçons bien particulières. Mais remplir des cahiers de poésies ou cahiers du jour sous prétexte qu'écrire est une perte de temps !

Écrit par : patrick(instit) | 10 février 2007

Est-ce que Pedro Cordoba peut en quelques lignes finaliser la formation des futurs instits.(explication donnée plus haut à yann )

Écrit par : patrick(instit) | 10 février 2007

Mea culpa !

La notion de faute d'orthographe est un héritage des bons pères. Si les mots ont un sens, il ne peut y avoir faute d'orthographe. Ou bien, il y a orthographe et il n'y a pas faute (que voudrait dire fautte d'orthographe correcte?) ou bien il n'y a pas orthographe. On doit dire "il orthographie" et non "il orthographie mal (ou bien) " Cela dit, dans ma contribution de ce matin, après seconde relecture, je constate que j'ai laissé passer "rien qui puissent" C'est évidemment "rien qui puisse" qu'il faut lire. Mea culpa!

Écrit par : Maurice Mabilon | 10 février 2007

Je rappelle aux chroniqueurs bénévoles que j'avais rédigé une note sur la question de la carte scolaire en septembre 2006, et que de nombreux commentaires de cette époque peuvent être intégrés dans la charte que nous composons aujourd'hui.
JPB

Écrit par : brighelli | 10 février 2007

Quelques mises au point, Robin.

1)Peut-être dans le préambule:

"La mission des instituteurs et des professeurs est définie par la Constitution de 1958, laquelle stipule qu'"enseigner est un devoir de l'Etat, s'instruire est un droit". Toute doctrine pédagogique qui contreviendrait à la Constitution, prétendant par exemple que "le professeur n'est pas là pour transmettre des connaissances", doit donc être déclarée hors-la-loi."

"Nous demandons la suppression des IUFM, lesquels n'ont cessé, depuis leur création en 1989, d'être une machine de guerre lancée contre l'enseignement "traditionnel" , constamment caricaturé par leurs "penseurs" de façon autoritaire et partisane. Les IUFM diffusent une pseudo-pédagogie inspirées par des idéologies incompatibles avec le libre exercice de la raison, laquelle demeure le seul moteur du progrès intellectuel et moral."

2) A propos de l'école primaire:
"La méthode globale de lecture et les méthodes qui s'en inspirent doit être interdite à l'école maternelle et à l'école primaire. En effet, elle est incompatible, dans son principe comme dans ses effets, avec les exigences d'une pédagogie fondée sur la raison. A ce titre, elle ne peut se revendiquer de la liberté pédagogique, laquelle ne s'étend pas au droit pour le maître d'appliquer à sa fantaisie toutes les méthodes pédagogiques possibles, mais se borne à permettre un choix entre celles qui répondent aux exigences de la raison. Indéfendables dans leurs principes, catastrophiques dans leurs effets, les méthodes globales et assimilées sont désormais interdites."

3)Les "objets d'études", Robin, c'est au lycée, pas au collège!

4) "L'enseignement en "séquences didactiques" est interdit au collège et au lycée, pour la raison que la liberté pédagogique ne donne aucunement le droit au professeur de faire le choix à sa fantaisie de méthodes contraires à toute rationalité , tant dans leur principe que dans leurs effets, mais qu'elle est bornée par une exigence de rationalité et d'efficacité. Les "séquences didactiques" ne répondent ni à l'une ni à l'autre de ces exigences. Elles doivent être interdites.

5) Je n'ai rien lu sur le "projet d'établissement", pourtant une belle saloperie chronophage et budgétivore. Ai-je laissé passer l'article qui l'abroge?

6) Et l'abrogation du "conseil pédagogique"?

Écrit par : Jean | 10 février 2007

doivent être interdites

Écrit par : Jean | 10 février 2007

J'ai dit trop de contrôles au collège( programme coupé en tranches ultra-fines). Je viens pour rajouter: nombreux sont les professeurs de français qui ne font pas rédiger assez de dissertations et explications de texte au lycée. Pour la philo, c'est chronique et ne date pas d'aujourd'hui mais pourrait-on demander un minimum de deux dissert par trimestre? Je n'ose demander une par mois... Je me doute qu'il est bien long de corriger convenablement 35 dissert mais comment faisaient les professeurs de mes parents (1942/1950) qui en donnaient une tous les quinze jours????

Écrit par : dobolino | 10 février 2007

Au primaire, une bonne part du problème vient du fait que personne n'a le courage de dire qu'il faut des contraintes pour ques les élèves travaillent et apprennent.

Moi je passe pour un jeune réac parceque je fais des dictées, j'exige que les tables de multiplication et les leçons de français soient apprises par coeur, je fais lire et écrire tous les jours et évidemment j'en demande de plus en plus au cours de l'année.

Je leur met des contraintes, je fais les gros yeux et parfois je punis et je gueule. Pas pour le plaisir, j'adore mes élèves ils sont adorables. Mais comme tous les enfants il leur arrive régulièrement, naturellement et logiquement de parler, de faire les idiots et de trainer dans le travail.
Et bien arrêtons l'angélisme et la psychologie de bazar, on est payé pour qu'ils travaillent et qu'ils progressent ce qui est indispensable sans contrainte. Or, à mon niveau je vois de plus en plus d'enfants-rois, sans contraintes, et qui "pétent les plombs" à l'école parceque pour la première fois de leur vie on leur dit NON. Trop tard c'est entre deux et trois ans que les parents doivent apprendre à fixer des limites. Mais pour ça il faudrait encore se comporter en parent et pas en granf frère ou en copain.

Catmano aurait sans doute plein de choses à dire là-dessus.

Moi je vois clairement l'influence de mai 68 là dedans et je remercie tous les jours mes parents d'avoir été des parents et pas des copains.

Mais les petites princesses et les petits rois d'aujourd'hui il ne faut rien leur interdire, ce serait méchant/passéiste et donc vous l'avez compris de droite et/ou fasciste.

Écrit par : Ronin | 10 février 2007

On en est arrivé à une dictature de la note complètement paradoxale puisqu'on n'en tient en même temps pratiquement plus compte. Ma fille, élève de cinquième, nous ramène entre trois et quatre notes par semaine, en larmes si elle n'a pas atteint la moyenne.
Les gens qui sont descendus dans la rue en Mai 1968, demandant le contrôle continu, voulaient-ils vraiment arriver à ce système?

Écrit par : dobolino | 10 février 2007

Maurice Mabilon

Je me suis permis de mettre votre texte sur mon blog

si vous ne le souhaitez pas , m'en informez

merci

Écrit par : patrick(instit) | 10 février 2007

Mais les petites princesses et les petits rois d'aujourd'hui il ne faut rien leur interdire, ce serait méchant/passéiste et donc vous l'avez compris de droite et/ou fasciste.

Ecrit par : Ronin | 10 février 2007

Le problème, c'est que les arguments et la doctrine qui vont avec sont beaucoup plus "vicieux" que ça( ne contiennent pas non plus que du faux) et, lorsqu'on est un parent exigeant, c'est aussi par certains enseignants qu'on se fait traiter de parent abusif et étouffant. Catmano vous répondra certainement mieux que moi.
N'oubliez pas non plus la chanson Rosa de Brel ou les souffrances de Rimbaud ou de Baudelaire ou d'autres dont on peut supposer qu'ils resteront à jamais ignorés. Pas si simple! Je vous concède que toutes nos chères têtes blondes ne sont pas Arthur Rimbaud... Qui rêve d'être Jean Genet ou Charles Bukowski?

Écrit par : dobolino | 10 février 2007

Catmano, grouille-toi de finaliser ton propos sur la maternelle avant que d'aucun nous propose d'attacher la main gauche des gauchers dans le dos, de ridiculiser les dyslexiques en les forçant à lire à voix haute leur dictée déculottés devant le tableau, d'apprendre à nouveau aux enfants à aller eux-même cueillir les verges de bouleau les plus adéquates à la punition publique qu'ils subiront (n'est-ce pas MàC?) etc...

Écrit par : dobolino | 10 février 2007

J'insiste sur la fermeté extrême que nous devons afficher face à l'IUFM, parce que je crois qu'une chose n'a pas encore été dénoncée ici: le fait que les IUFM ont été créés à l'instigation des pédagogistes pour être une arme contre la raison. Leur objectif dépassait donc largement le cadre strictement pédagogique. En cassant l'école traditionnelle, ils cassaient le primat dela raison. Bourdieu (le maître vénéré de Meirieu) dénonçait la raison comme une "puissance colonisatrice"!
Nous devons donc aller au fond des choses, faute de quoi nous manquerons la cible.

Écrit par : Jean | 10 février 2007

Il est urgent de mettre en valeur les bons élèves et de marteler que "intello" n'est pas une insulte mais que l'intello, c'est celui qui comprend par rapport au gogo à qui on fera croire n'importe quoi. (parenthèse: un mignon petit intello de 4° dans mon collège -tranquille- s'est fait tabasser par un groupe avant-hier dans la cour).
Il faut donc inventer des récompenses, du prestige pour ceux qui travaillent. Au brevet des collèges (à revaloriser d'urgence), on pourrait sélectionner les 20 meilleures copies du département en maths, français et histoire-géo, uniquement à l'examen et non au contrôle continu; après double correction, le Conseil général attribuerait des prix dans chaque matière aux 10 premiers ainsi qu'aux meilleurs polyvalents sur les 3 matières. Cadeaux: de coquets bons d'achat dans une FNAC ou équivalent. Affichage dans le collège; je gage que pas mal de médiocres ne seraient pas fâchés si leur collège a des lauréats.
Quand je pose une question ardue de grammaire en français ou en latin, je mets parfois en jeu UN carambar; ces élèves qui ont tous dans la poche de quoi s'en acheter un kilo s'activent immédiatement et le gagnant est ravi.
J'ai toujours été choquée que l'institution se gargarise des succès sportifs des élèves (article de presse, petite cérémonie); quand un des miens (en ZEP), a été finaliste en orthographe au concours Pivot, silence total. Ne parlons pas de moi-même, 2 fois finaliste; mes supérieurs ont-ils seulement noté ce petit succès? Que dalle!
Oui il faut un tableau dans chaque cour de collège avec noms et photos de ceux qui brillent à des concours de nouvelles, des critériums de maths, ce grand prix annuel du brevet; il faut afficher la photo de la grande soeur admise dans une école prestigieuse, ou les mentions très bien des anciens. Le correspondant local du journal peut contribuer à cette mise en valeur.
Etre un(e) bon(ne) élève ne doit plus être une maladie honteuse ni une activité clandestine.

Écrit par : Cunégonde | 10 février 2007

Jean, je crois qu'on a bien compris ce que vous pensez!

Écrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

14h28

Dernière pré synthèse pour ROBIN



PREAMBULE

Considérant,

Que le droit à l'éducation est un droit fondamental de l'homme et du citoyen, reconnu par la Constitution française et par divers traités internationaux signés par la France,

Que ce droit est indispensable à l'exercice de tous les autres droits fondamentaux, civils, politiques et économiques, au développement des nations et à l'autonomisation de l'individu,

Qu’il constitue le principal outil permettant aux adultes et aux enfants économiquement et socialement marginalisés de sortir de la pauvreté et de se procurer le moyen de participer pleinement à la vie de leur communauté;

Qu'il existe une situation d’urgence éducative, à la suite d’une politique menée depuis plusieurs décennies, par tous les gouvernements de la France,

Que la prise en compte de cette urgence et la remédiation immédiate de cette situation sont l’affaire de tous et transcendent ls clivages politiques;

Que cette urgence est notamment caractérisée par une destruction des apprentissages, qui est à l’échelle de la France ce qu’est la fonte de la banquise à celle de la planète;

Nous demandons que l'école soit rétablie dans son rôle premier de lieu de transmission de connaissances.

Pour ce faire, nous demandons :

La suppression des intituts universitaires de formation des maîtres et la fin de la mainmise du "pédagogisme" sur la formation des maîtres.

Le recentrage de la formation sur les méthodes de transmission des disciplines.

La réforme des modalités de titularisation des stagiaires.

La possiblité de faire appel en cas de non titularisation en fin de 1ère année.




Charte de l'éducation

La Loi d'orientation de juillet 1989 est supprimée

Le Ministère de l'éducation nationale" est remplacé par Ministère de l'instruction publique".

Suppression du terme de Professeur d'Ecole pour celui d'instituteur (corps A de la fonction publique )

Recentrage des missions de l'Ecole sur la transmission des connaissances

La politique des cycles est abolie

La scolarité primaire est composée de 5 années : CP CE1 CE2 CM1 CM2 voire une supplémentaire CM3 "
Elle est précédée de 3 ou 4 années de scolarité pré élémentaire : PS (1 ou 2 ans), MS , GS


Etablir à l'école une laïcité définie dans une charte laïque de l’école primaire, commune à toutes les écoles de France

Devoirs et Droits de l’élève clairement définis

Proposition de Charte pour l'école maternelle :

1. L’école maternelle doit être accessible à tous les enfants âgés de 2 à 5 ans en tout point du territoire national.

2. L’enseignement préélémentaire fait partie de l’enseignement primaire, ses personnels sont des instituteurs recrutés dans le même corps que les enseignants de l’école élémentaire. Ceux-ci auront bénéficié pendant leur formation d’un enseignement complet et objectif portant sur les méthodes et techniques d’apprentissage et sur le développement psychomoteur et cognitif de l’enfant de zéro à douze ans.

3. Les mairies recrutent et rémunèrent des Agents Territoriaux Spécialisés des Ecoles Maternelles (1 par classe). Ces personnels doivent être formés (CAP Petite Enfance).

4. L’école maternelle étant une école, elle bénéficiera de programmes clairs et précis, allant du simple au complexe, rédigés par année scolaire (PS, MS, GS) et par matières :
- Langage oral : vocabulaire, amélioration de la syntaxe, écoute active, poésies, chants, comptines, albums pour enfants, contes traditionnels
- Préparation à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture : conscience phonémique, dictée à l’adulte, graphismes préparatoires à l’écriture liée ; les activités de lecture par hypothèses dès la PS seront fortement déconseillées ainsi que la copie de mots (prénoms, jours, ...) en majuscules d’imprimerie.
- Spatialisation, latéralisation, rythme, connaissance des nombres, des formes, des couleurs
- Découverte du monde (vivant, temps, matière, espace)
- Arts visuels et tout particulièrement dessin représentatif, l’apprentissage de techniques d’arts plastiques (copie d’œuvres, « à la manière de », etc.) sera fortement déconseillé,
- Musique
- Education Motrice

5. Les programmes de l’école maternelle évacueront la notion de Projet d’Ecole, laissant libre champ aux enseignants pour construire une progression basée sur les savoirs. Les IEN insisteront tout particulièrement lors des inspections et des journées de formation continue sur la confusion entre activisme tous azimuts et activités programmées et suivies ainsi que sur l’inanité de mettre en place des projets à long terme pour habiller l’acquisition de savoirs préélémentaires.

6. Les instituteurs de GS seront tout particulièrement sensibilisés à la nécessité de faire acquérir à leurs élèves les prérequis nécessaires à un bon déroulement de leur scolarité élémentaire (conscience phonémique, gestes de l’écriture liée, connaissance des nombres jusqu’à 30, petits problèmes additifs, soustractifs, multiplicatifs et de partage sur les nombres de 0 à 20 mais aussi écoute active, concentration, maîtrise du corps et conscience de l’autre).

7. Afin de résoudre l' "épidémie" de difficultés comportementales due à la promotion délirante de certains courants psychopédagogiques, une grande campagne de sensibilisation sera mise en place par les différents acteurs de l’éducation enfantine (PMI, ASE, MEN), campagne dont le but sera l’aide aux jeunes parents (création de « maisons des enfants », « écoles des parents », suivi personnalisé depuis la naissance pour certains « cas lourds ») et la prévention des troubles comportementaux (sans fichage, bien entendu). Les personnels de ces trois administrations (renforcés partout où le besoin s’en fait sentir) seront fortement encouragés à travailler ensemble pour redonner au petit enfant son statut d’être en devenir qui a besoin de « tuteurs » solides pour grandir harmonieusement.

FORMATION DES ENSEIGNANTS DU 1er DEGRE

Recrutement des futurs instituteurs au niveau du baccalauréat pour deux ans d’études pluridisciplinaires dans des classes spéciales post-bac (formation en : Français, Mathématiques, Sciences et Vie de la Terre, Histoire Géographie, Musique, Arts plastiques et histoire de la Philosophie )
Même coefficient pour toutes les matières (maths , Français, SVT etc...) et note éliminatoire à 5/20

Les étudiants qui ont validé ces deux années passent en troisième année dite de licence pluridisciplinaire à la fac. En fin de licence pluridisciplinaire : concours pour l’enseignement.

Au cours de la troisième année, la didactique des disciplines ne doit pas être purement théorique ; il ne s'agit pas non plus de méthodes pédagogiques à proprement parler, mais des méthodes de transmission et d'organisation du cours les plus appropriées à chaque discipline.

L’étudiant instituteur devra valider une action ou encadrement d'une durée minimale d'un mois pendant les vacances scolaires au cours de chacune des 3 années préparatoires de jeunes dans les quartiers dits sensibles en collaboration avec les associations déjà en place et dépendant de divers ministères. (La ville, jeunesse et sport etc )

La réussite au concours donne l’accès pour un an aux Ecoles d’ Application Cette dernière année est destinée aux stages en Observation puis en responsabilité : dans des classes tenus par des des enseignants expérimentés . La priorité de ces stages seront effectués en classe de CP

Abandon du mémoire et évaluation par la pratique et validation en petites classes (CP)

Cette Formation de quatrième année se fera en alternance avec un tuteur (Formateur détaché ) en école en situation de responsabilité "encadrée de responsabilité totale - formation essentiellement axée sur la didactique de la discipline




INSPECTION des INSTITUTEURS

Maintien d'un corps d'inspection

Les instituteurs seront inspectés plus fréquemment. Ces inspections se feront dans un esprit d'aide et de conseil et non plus, comme c'est trop souvent le cas à l'heure actuelle, de sanction et de critique systématique.

Les inspecteurs et inspectrices seront choisis exclusivement parmi des enseignants expérimentés (au moins 10 années d'expérience) et en exercice, assurant au moins 6 heures par semaine d'enseignement effectif devant élèves.


Abolition des "inspections dites "guillotines" au bénéfice d'inspections d'aide et de conseils

Obligation pour le corps des inspecteurs de reprendre tous les 5 ans une classe pour la durée d’une année

Véritable évaluation du travail des enseignants faite par une inspection régulière.

Inspection annuelle voir double si nécessaire.

ECOLE LIEU D’ENSEIGNEMENT .

Revalorisation des enseignements artistiques qui doivent être considérés comme des disciplines à part entière et être dispensés dans des locaux adaptés et "séparés" d'un point de vue architectural, au même titre que les gymnases en Education Physique ou la salle de SVT (paillasses et matériel optique)

Obligation pour toute école primaire de posséder en ses murs une bibliothèque richement fournie. Obligation municipale de s'y investir au même titre que les logements sociaux.

Une salle de relaxation dans les écoles primaires

Créer dans chaque école un poste ou 2 d'instituteurs détachés uniquement pour les élèves en difficultés de lecture sur période entière avec perspective de réintégration dans la classe mère dès remise à niveau.

Libération d' après-midi pour des activités artistiques : théâtre, musique, danse...

Suppression des "sonneries mécaniques", remplacement par de sonneries musicales.


ADMINISTRATION

la Loi doit être la même pour tous, c'est l'un des principes fondamentaux de la Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen.

Le réglement intérieur ne sera plus élaboré par chaque "communauté éducative", mais par les élus de la nation sous le contrôle du conseil constitutionnel ou un collège de magistrats désignés par le président de la République .

Une échelle de sanctions adaptées et progressives sera clairement indiquée pour chaque manquement (travail d'intérêt collectif, devoir supplémentaire retenue, renvoi temporaire, renvoi définitif)

Une seule chance et pas plus après un renvoi définitif pour motif grave par un conseil de discipline.

Obligation d'avoir une tenue vestimentaire correcte.

Allégement des tâches administratives des chefs d'établissement.

Simplification extrême des livrets scolaires de fin de période.

Les parents d'élèves participent par leurs représentants aux conseils d'école, aux conseils d'administration établissements scolaires et aux conseils de classe

Valorisation du traitement des instituteurs

Suppression du " Projet dit d’école " qui se trouve être sans intérêt

ENSEIGNEMENT

"Autonomie pédagogique de l’enseignant en conformité avec les instructions officielles. En particulier, aucune méthode de lecture ne doit leur être imposée"

Respecter les décisions de l'ensemble des enseignants. Le maître seul décisionnaire du passage de l’élève
Aucun recours des parents si ce n’est un examen si décision contestée.

Tout passage non systématique. Se réserver le droit de mettre en place des passages "à l’essai " avec possibilité de retour à la classe inférieure

Valoriser le "par-coeur"

Suppression des cycles à l'école primaire et rétablir le modèle Classe



Rétablissement d’un certificat de fin d’études primaires en CM2

Pour les enfants en difficultés en CM2 : année supplémentaire dite CM3 Une sorte de classe de fin d'études primaires qui serait là pour compléter les acquits indispensables et aider les plus fragiles à s'organiser

Ces élèves seraient orientés ultérieurement au collège.

Calculette non admise en école primaire.

Redoublement en CP autorisé très officiellement

Suppression de la sensibilisation à une langue étrangère"

Revoir l'enseignement des langues vivantes en secondaire.


Suppression de l’informatique. : abolition des B2i.


recentrer l'enseignement sur l’école et abandonner progressivement cette politique d’école dite ouverte :" voyages et des sorties"

Création d'une distribution des prix de fin d'année pour récompenser les meilleurs élèves dans les différentes disciplines.

Réhabilitation de l'histoire littéraire et des manuels tels que le Lagarde et Michard version école primaire


Suppression du décloisonnement qui éparpille l’enfant déjà trop zappeur . Un maître, une classe !


Abrogation de ce décret de 1955 (plus de devoirs à la maison) . Assurer ainsi une préparation logique pour la rentrée en secondaire .

La photocopie doit être un outil à usage restreint et ne doit pas se substituer au tableau noir élément indispensable de l’acte scriptural

Écrit par : patrick(instit) | 10 février 2007

un mignon petit intello de 4° dans mon collège -tranquille- s'est fait tabasser par un groupe avant-hier dans la cour).

Etre un(e) bon(ne) élève ne doit plus être une maladie honteuse ni une activité clandestine.

Ecrit par : Cunégonde | 10 février 2007

C'est bien fait pour sa mère abusive qui ne le laisse pas consommer sa révolte expliqueront aux parents le corps (chœur?)enseignant soutenu par le CPE et le Principal. Le père, ayant plus de muscles, étant évidemment tenu à l'abri des insultes. En primaire, le psy sco attend qu'il soit sorti pour fracasser maman. Et, à quinze ans, le CPE du lycée conseillera à maman d'emmener son fils aux putes pour le déniaiser. Mais, comme dit si bien Ronin, c'est la faute des parents.

Écrit par : dobolino | 10 février 2007

La Photocopieuse : un mal nécessaire ?

Combien ai-je vu de collègues user et abuser de Photocops ?et je me dis qu'il en doit être ainsi dans beaucoup trop d'écoles.
La photocopieuse, c'est la solution de facilité d'autant plus facile si vous êtres dans une commune qui ne fixe pas de quotas par enseignant.

Ecrire un texte au tableau . Non plus rapide de photocopier. Leur faire écrire un texte . Non plus facile d'annoter.

D'aiileurs je me demande si l'usage de la photocopie au sein d'une classe n'est pas proportionnel au taux de dysorthographiques ?

L'an dernier , une gamine de la classe avait d'énormes problèmes d'écriture. Confusions orthographiques.

Elle a écrit plus que d'habitude. Un changement pour elle dans ma classe. Elle pleurait souvent devant "l'épreuve". A l'écriture de classe exagérement peut -être sollicitée , pour l'obliger à écrire avec rigueur , je suis arrivé à ce que j'espérais : une des meilleures en dictée et la joie pour elle d'avoir franchi cet "handicap"

Donc si la calculette doit être absente en primaire , tout en reconnaissant que son usage peut être dans certains cas " une variable didactique" pertinente , l'usage de la photocopieuse est à long terme et la nature humaine étant ainsi faite , un encouragement à ne pas écrire.

Écrit par : patrick(instit) | 10 février 2007

Patrick(instit),
1)On ne "supprime" pas une loi, on l'"abroge".
2)Avez-vous oublié de préciser en préambule que les IUFM sont supprimés et rempacés par des Ecoles d'Application (non intégrées aux Universités)?
3) Au lieu de "droit à l'éducation", dites plutôt "droit à l'instruction".
4) Evitez le, terme de "remédiation", qui est un néologisme "pédago".

Christophe,
Pourquoi tenez-vous tellement à ce que le personnel actuel des IUFM ne soient pas viré? Que craindriez-vous, à ce qu'un nouveau recrutement soit opéré, uniquement parmi des professeurs de terrain?

Écrit par : Jean | 10 février 2007

Cunégonde
Petite expérience personnelle, ou "carnet de voyage"

Dans la petite école sénégalaise à laquelle je rends visite chaque année depuis 3 ans, il y a un tableau d'honneur affiché dans l'entrée.

Y figurent les noms des 5 premiers de chaque classe avec leur moyenne.

Et je me fais l'immense plaisir d'apporter chaque fois "une petite chose toute spéciale" à offrir à ces enfants là.
Cette année une boîte de 30 crayons de couleur de la meilleure qualité dans une boîte en bois avec couvercle qui glisse. (achetée en Suisse)

Si vous aviez vu les yeux brillants que j'ai vus !!!

PS: Se trouvent inscrits au tableau d'honneur plusieurs gamins parrainés puisque leurs parents sont trop pauvres pour supporter les frais de scolarité.
Et parmi ces parents, plusieurs sont analphabêtes.

Écrit par : Maminou | 10 février 2007

ne soit pas viré

Écrit par : Jean | 10 février 2007

15h30 Pré synthèse pour Robin. Ai noté dernières propositions.


Comment intégrer le souvenir touchant de maminou ?


PREAMBULE

Considérant,

Que le droit à l’instruction est un droit fondamental de l'homme et du citoyen, reconnu par la Constitution française et par divers traités internationaux signés par la France,

Que ce droit est indispensable à l'exercice de tous les autres droits fondamentaux, civils, politiques et économiques, au développement des nations et à l'autonomisation de l'individu,

Qu’il constitue le principal outil permettant aux adultes et aux enfants économiquement et socialement marginalisés de sortir de la pauvreté et de se procurer le moyen de participer pleinement à la vie de leur communauté;

Qu'il existe une situation d’urgence éducative, à la suite d’une politique menée depuis plusieurs décennies, par tous les gouvernements de la France,

Que la prise en compte de cette urgence et la modification immédiate de cette situation sont l’affaire de tous et transcendent ls clivages politiques;

Que cette urgence est notamment caractérisée par une destruction des apprentissages, qui est à l’échelle de la France ce qu’est la fonte de la banquise à celle de la planète;

Nous demandons que l'école soit rétablie dans son rôle premier de lieu de transmission de connaissances.

Pour ce faire, nous demandons :

La suppression des IUFM remplacés par des Ecole d’ Application et la fin de la mainmise du "pédagogisme" sur la formation des maîtres.

Le recentrage de la formation sur les méthodes de transmission des disciplines.

La réforme des modalités de titularisation des stagiaires.

La possibilité de faire appel en cas de non titularisation en fin de 1ère année.




CHARTE DE L’EDUCATION

La Loi d'orientation de juillet 1989 est abrogée
Le Ministère de l'éducation nationale" est remplacé par Ministère de l'instruction publique".

Suppression du terme de Professeur d'Ecole pour celui d'instituteur (corps A de la fonction publique)

Recentrage des missions de l'Ecole sur la transmission des connaissances

La politique des cycles est abolie

La scolarité primaire est composée de 5 années : CP CE1 CE2 CM1 CM2 voire une supplémentaire CM3 " Elle est précédée de 3 ou 4 années de scolarité pré élémentaire : PS (1 ou 2 ans), MS , GS


Etablir à l'école une laïcité définie dans une charte laïque de l’école primaire, commune à toutes les écoles de France

Devoirs et Droits de l’élève clairement définis

PROPOSITION DE CHARTE POUR L’ECOLE MATERNELLE :

1. L’école maternelle doit être accessible à tous les enfants âgés de 2 à 5 ans en tout point du territoire national.

2. L’enseignement préélémentaire fait partie de l’enseignement primaire, ses personnels sont des instituteurs recrutés dans le même corps que les enseignants de l’école élémentaire. Ceux-ci auront bénéficié pendant leur formation d’un enseignement complet et objectif portant sur les méthodes et techniques d’apprentissage et sur le développement psychomoteur et cognitif de l’enfant de zéro à douze ans.

3. Les mairies recrutent et rémunèrent des Agents Territoriaux Spécialisés des Ecoles Maternelles (1 par classe). Ces personnels doivent être formés (CAP Petite Enfance).

4. L’école maternelle étant une école, elle bénéficiera de programmes clairs et précis, allant du simple au complexe, rédigés par année scolaire (PS, MS, GS) et par matières :
- Langage oral : vocabulaire, amélioration de la syntaxe, écoute active, poésies, chants, comptines, albums pour enfants, contes traditionnels
- Préparation à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture : conscience phonémique, dictée à l’adulte, graphismes préparatoires à l’écriture liée ; les activités de lecture par hypothèses dès la PS seront fortement déconseillées ainsi que la copie de mots (prénoms, jours, ...) en majuscules d’imprimerie.
- Spatialisation, latéralisation, rythme, connaissance des nombres, des formes, des couleurs
- Découverte du monde (vivant, temps, matière, espace)
- Arts visuels et tout particulièrement dessin représentatif, l’apprentissage de techniques d’arts plastiques (copie d’œuvres, « à la manière de », etc.) sera fortement déconseillé,
- Musique
- Education Motrice

5. Les programmes de l’école maternelle évacueront la notion de Projet d’Ecole, laissant libre champ aux enseignants pour construire une progression basée sur les savoirs. Les IEN insisteront tout particulièrement lors des inspections et des journées de formation continue sur la confusion entre activisme tous azimuts et activités programmées et suivies ainsi que sur l’inanité de mettre en place des projets à long terme pour habiller l’acquisition de savoirs préélémentaires.

6. Les instituteurs de GS seront tout particulièrement sensibilisés à la nécessité de faire acquérir à leurs élèves les prérequis nécessaires à un bon déroulement de leur scolarité élémentaire (conscience phonémique, gestes de l’écriture liée, connaissance des nombres jusqu’à 30, petits problèmes additifs, soustractifs, multiplicatifs et de partage sur les nombres de 0 à 20 mais aussi écoute active, concentration, maîtrise du corps et conscience de l’autre).

7. Afin de résoudre l' "épidémie" de difficultés comportementales due à la promotion délirante de certains courants psychopédagogiques, une grande campagne de sensibilisation sera mise en place par les différents acteurs de l’éducation enfantine (PMI, ASE, MEN), campagne dont le but sera l’aide aux jeunes parents (création de « maisons des enfants », « écoles des parents », suivi personnalisé depuis la naissance pour certains « cas lourds ») et la prévention des troubles comportementaux (sans fichage, bien entendu). Les personnels de ces trois administrations (renforcés partout où le besoin s’en fait sentir) seront fortement encouragés à travailler ensemble pour redonner au petit enfant son statut d’être en devenir qui a besoin de « tuteurs » solides pour grandir harmonieusement.

FORMATION DES ENSEIGNANTS DU 1er DEGRE

Recrutement des futurs instituteurs au niveau du baccalauréat pour deux ans d’études pluridisciplinaires dans des classes spéciales post-bac (formation en : Français, Mathématiques, Sciences et Vie de la Terre, Histoire Géographie, Musique, Arts plastiques et histoire de la Philosophie ) Même coefficient pour toutes les matières (maths , Français, SVT etc...) et note éliminatoire à 5/20

Les étudiants qui ont validé ces deux années passent en troisième année dite de licence pluridisciplinaire à la fac. En fin de licence pluridisciplinaire : concours pour l’enseignement.

Au cours de la troisième année, la didactique des disciplines ne doit pas être purement théorique ; il ne s'agit pas non plus de méthodes pédagogiques à proprement parler, mais des méthodes de transmission et d'organisation du cours les plus appropriées à chaque discipline.

L’étudiant instituteur devra valider une action ou encadrement d'une durée minimale d'un mois pendant les vacances scolaires au cours de chacune des 3 années préparatoires de jeunes dans les quartiers dits sensibles en collaboration avec les associations déjà en place et dépendant de divers ministères. (La ville, jeunesse et sport, éducation nationale etc. )

La réussite au concours donne l’accès pour un an aux Ecoles d’ Application Cette dernière et quatrième année est destinée aux stages en Observation puis en responsabilité : dans des classes tenus par des enseignants expérimentés et volontaires . La priorité de ces stages seront effectués en classe de CP

Abandon du mémoire et évaluation par la pratique et validation en petites classes (CP)

INSPECTION des INSTITUTEURS

Maintien d'un corps d'inspection

Les instituteurs seront inspectés plus fréquemment. Ces inspections se feront dans un esprit d'aide et de conseil et non plus, comme c'est trop souvent le cas à l'heure actuelle, de sanction et de critique systématique. Abolition des "inspections dites "guillotines"

Les inspecteurs et inspectrices seront choisis exclusivement parmi des enseignants expérimentés (au moins 10 années d'expérience) et en exercice, assurant au moins 6 heures par semaine d'enseignement effectif devant élèves.


Obligation pour le corps des inspecteurs de reprendre tous les 5 ans une classe pour la durée d’une année

Véritable évaluation du travail des enseignants faite par une inspection régulière.

Inspection annuelle voir double si nécessaire.


L’ ECOLE LIEU D’ENSEIGNEMENT .

Revalorisation des enseignements artistiques qui doivent être considérés comme des disciplines à part entière et être dispensés dans des locaux adaptés et "séparés" d'un point de vue architectural, au même titre que les gymnases en Education Physique ou la salle de SVT (paillasses et matériel optique)

Obligation pour toute école primaire de posséder en ses murs une bibliothèque richement fournie. Chaque municipalité doit s'y investir au même titre que les logements sociaux.

Une salle de relaxation dans les écoles primaires

Création dans chaque écoled’ un poste ou 2 d'instituteurs détachés uniquement pour les élèves en difficultés de lecture sur période entière avec perspective de réintégration dans la classe mère dès remise à niveau.

Libération d' après-midi pour des activités artistiques : théâtre, musique, danse...

Suppression des "sonneries mécaniques", remplacement par de sonneries musicales.


ADMINISTRATION

la Loi doit être la même pour tous, c'est l'un des principes fondamentaux de la Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen.

Le règlement intérieur ne sera plus élaboré par chaque "communauté éducative", mais par les élus de la nation sous le contrôle du conseil constitutionnel ou un collège de magistrats désignés par le président de la République .

Une échelle de sanctions adaptées et progressives sera clairement indiquée pour chaque manquement (travail d'intérêt collectif, devoir supplémentaire retenue, renvoi temporaire, renvoi définitif)

Une seule chance et pas plus après un renvoi définitif pour motif grave par un conseil de discipline.

Obligation d'avoir une tenue vestimentaire correcte.

Allégement des tâches administratives des chefs d'établissement.

Simplification extrême des livrets scolaires de fin de période.

Les parents d'élèves participent par leurs représentants aux conseils d'école, aux conseils d'administration établissements scolaires et aux conseils de classe

Valorisation du traitement des instituteurs

Suppression du " Projet dit d’école " qui se trouve être sans intérêt

ENSEIGNEMENT

"Autonomie pédagogique de l’enseignant en conformité avec les instructions officielles. En particulier, aucune méthode de lecture ne doit leur être imposée"

Respecter les décisions de l'ensemble des enseignants. Le maître seul décisionnaire du passage de l’élève

Aucun recours des parents si ce n’est un examen si décision contestée.

Tout passage non systématique. Se réserver le droit de mettre en place des passages "à l’essai " avec possibilité de retour à la classe inférieure

Valoriser le "par-coeur" ou mémorisation (français , maths)

Suppression des cycles à l'école primaire et rétablir le modèle Classe


Rétablissement d’un certificat de fin d’études primaires en CM2

Pour les enfants en difficultés en CM2 : année supplémentaire dite CM3 Une sorte de classe de fin d'études primaires qui serait là pour compléter les acquits indispensables et aider les plus fragiles à s'organiser

Ces élèves seraient orientés ultérieurement au collège.

Calculette non admise en école primaire.

Redoublement en CP autorisé très officiellement

Suppression de la sensibilisation à une langue étrangère" Revoir l'enseignement des langues vivantes en secondaire.


Suppression de l’informatique. : abolition des B2i.


Recentrer l'enseignement sur l’école et abandonner progressivement cette politique d’école dite ouverte :" voyages et des sorties"

Création d'une distribution des prix de fin d'année pour récompenser les meilleurs élèves dans les différentes disciplines.

Réhabilitation de l'histoire littéraire et des manuels tels que le Lagarde et Michard version école primaire


Suppression du décloisonnement qui éparpille l’enfant déjà trop zappeur. Un maître, une classe !


Abrogation de ce décret de 1955 (plus de devoirs à la maison) . Assurer ainsi une préparation logique pour la rentrée en secondaire.

Valoriser l’acte scriptural par un usage restreint de la photocopie qui doit rester en école primaire un outil pertinent et ne pas se substituer au tableau de classe ou à tout autre support.

Écrit par : patrick(instit) | 10 février 2007

patick (instit)

Cher collègue,

J'ai été instit durant 17 ans avant de mal tourner. Je ne recherche pas la notoriété mais il va de soi que je ne serais pas mécontent de susciter chez mes collègues le désir de lire mes livres (Google Maurice Mabilon vous dira tout) Je ne vois donc nul inconvénient à trouver mon texte sur votre blog. Cordialement.
MauMab

Écrit par : Maurice Mabilon | 10 février 2007

Je vous ai bien lu tous.

Et JPB a raison de parler de " travail de bénédictin " car je suis obligé de tout recopier à la main, ne connaissant pas toutes les merveilleuses subtilités "en puissance" ...Et hélàs seulement "en puissance" et non "en acte" (pour parler comme Aristote) de mon ordinateur en matière de copier-coller et d'envoi sur les courriels.

Remarquez, ce n'est peut-être pas plus mal...Ca oblige à rédiger...Mais c'est "chronophage" et fastidieux.

Jean,

Je veux bien faire figurer dans la synthèse que la méthode globale est contraire à la raison et aux récentes découvertes des neurosciences, mais je bute sur la question de la liberté pédagogique...

Y a-t-il une liberté pour les ennemis de la liberté ? La question est toujours actuelle.

Écrit par : Robin | 10 février 2007

Maurice Mabilon

Ecole Normale ou....IUFM de Shalom sur Marne... On est apparement au moins deux sinon trois avec Helène à avoir fait nos premiers pas d'instit dans la ville de Pierre Dac .

Merci

Écrit par : patrick(instit) | 10 février 2007

Y a-t-il une liberté pour les ennemis de la liberté ? La question est toujours actuelle.

Ecrit par : Robin | 10 février 2007

Est-ce que vraiment tout utilisateur de la méthode globale est ennemi de la liberté? Est-ce qu'un bon enseignant ne peut pas se sentir plus à l'aise avec un départ global et avoir de bons résultats en fin de CP? Tout ça est très manichéen, non?
Je n'aime pas trop la tournure que prend cette charte, un peu dictatoriale. On remplace une dictature par une autre. L'histoire d'un règlement dit interne mais national des établissements scolaires me choque profondément. Si on ne se sent pas à l'aise avec un certain type de sanction, il me semble que l'application de la sanction sera inefficace, non?
Non, là, vous me choquez. Vous remplacez une dictature soft sous forme d'endoctrinement(auquel on reste somme toute à peu près libre de ne pas adhérer) à l'IUFM par une dictature hard.
En plus, vous êtes inaudibles pour la majorité des citoyens. Vous allez finir par me convaincre du contraire.

Écrit par : dobolino | 10 février 2007

Dédicace:
"A ceux qui nourris de grec et de latin sont morts de faim", nous dédions cette charte.


Un assoiffé de soleil qui ne rencontre que de l'ombre...




PREAMBULE

Considérant,

Que le droit à l’instruction est un droit fondamental de l'homme et du citoyen, reconnu par la Constitution française et par divers traités internationaux signés par la France, etc...

Écrit par : dobolino | 10 février 2007

Le réglement intérieur ne sera plus élaboré par chaque "communauté éducative", mais par les élus de la nation sous le contrôle du conseil constitutionnel ou un collège de magistrats désignés par le président de la République .

Une échelle de sanctions adaptées et progressives sera clairement indiquée pour chaque manquement (travail d'intérêt collectif, devoir supplémentaire retenue, renvoi temporaire, renvoi définitif)

En quoi cela est-il dictatorial ? La neutralité et le réplublicanisme sont garantis

Quant aux "sanctions" leur homogénIté me parait juste . Il n'y pas en France 20 manières différentes de sanctionner un dépassement de vitesse quel que soit le lieu géographique.


Ce matin sur France culture : A. Finkielkraut et Bentolila, l'intervenante dont j'ai oublié le nom disait que l'ambiance entre 2 établissements dépendaient essentiellemnt du principal et de l'équipe. Peut être voulait-elle dire de son règlement inérieur et de son application ?

Mon fils a fait du judo. On remet à chaque gamin un code de bonne conduite et le fait que celà soit national (FFJ) n' a aucun caractère "dictatorial"

Quand au CP ... je pense par expérience personnelle
(CP en ZEP) qu'il faut s'attacher à la seule liberté ou autonomie pédagogique. Ne soyons pas aussi sectaires que nos détracteurs.

JPB s'est expliqué sur ce point concernant les méthodes de lecture.

Écrit par : patrick(instit) | 10 février 2007

Décidément la lecture globale me pose un problème.

Ce qui est normal. J.K. Chesterton, génie anglais (ce n'est pas un oxymore, n'en déplaise à la mémoire de Napoléon Bonaparte) méconnu en France, disait qu'il n'y a rien de plus difficile que de se battre contre des choses apparemment insignifiantes et que ce sont elles qui sont, de ce fait, les plus redoutables (exemple : une nuée de mouches ou de sauterelles).

Je ne dis pas que le choix d'une méthode de lecture soit quelque chose d'insignifiant, c'est fondamental au contraire...J'ai dit "apparemment".

Je vous propose donc de voter :

1°) soit pour l'interdiction pure et simple de la méthode globale.

2°) soit pour la liberté pédagogique, avec mise en garde contre la méthode globale.

3°) soit pour pour la liberté pédagogique sans mise en garde.

Écrit par : Robin | 10 février 2007

dobolino

Cette histoire de Réglement intérieur élaboré en collège par la "communauté éducative", y compris les élèves m'a toujours parue bizarre.

Ces textes n'ont aucune valeur juridique et si un petit caïd (violeur, tabasseur ou trafiquant) est traduit devant le conseil de discipline, l'avocat qu'il a le droit de prendre n'aura aucun mal à casser la procédure pour vice de forme.

On en est amené à des situations absurdes (je pense à une tentative d'homicide d'un élève sur un autre devant les grilles d'un établissement scolaire) qui avait été sanctionné par une comparution immédiate devant un juge alors que l'établissement était obligé de continuer à scolariser l'agresseur.

Il y a un problème dont sont conscientes d'ailleurs les cellules juridiques des rectorats et du ministères. Mais personne n'ose en parler. C'est trop détrangeant.

Il faut sortir de ces non-dits.

L'évolution de la société fait que nous sommes confrontés dans les établissements à des problèmes sans commune mesure avec ceux qui existaient aupravant...

Je n'ai pas besoin, je pense, de vous rappler le deux plus récentes affaires : décès d'un enfant dans un collège à Meaux à l'intérieur d'un établissement scolaires des suites de coups et blessures et agression des deux institutrices par des "grands frères" à l'intérieur aussi de l'établissement où elles exerçaient.

Il faut repenser tout le système du Réglement intérieur, comme il faut revoir l'ordonnance de 45 sur la délinquance des mineurs.

L'angélisme, en l'espèce, ne profite qu'aux malfrats.

Écrit par : Robin | 10 février 2007

Il ne faut surtout pas intégrer mes souvenirs de voyage à votre charte !!!

Juste penser aux récompenses qui valorisent et encouragent... comme le disait Cunégonde.

(Cunégonde, est-ce en hommage à la famille Fenouillard?)

Écrit par : Maminou | 10 février 2007

C'est pas pour dire, mais ce forum est illisible, beaucoup trop long. N'y a-t-il personne pour faire une synthèse provisoire publiée en dehors des commentaires de ce blog? Ce n'est peut-etre pas si dur, et ça ne prendrait que qq heures.

Francesco

PS: ah oui, une rectification: Jérémy écrit:
"Francesco a fait faire des cauchemars aux formateurs de sa discipline, a affronté le directeur adjoint de l'IUFM et la directrice a même fait venir l'IG pour pour qu'il le case ailleurs que dans la classe où il était affecté."

Je n'ai pas demandé à l'IG de me changer de classe. Je galérais certes un peu avec des sixièmes, mais je considérais que ça faisait partie de l'apprentissage du métier. En fait on m'a proposé un remplacement en prépa. J'ai d'ailleurs "regretté" de quitter l'IUFM car ce qui y sont font bien peu pour changer les choses, et ce qui en sortent s'empressent de tout oublier, si bien qu'un combat de l'intérieur valait le coup.
C'est d'ailleurs l'IUFM qui a fait remonter le questionnaire que j'avais fait passer à mes camarades (disponible ici: http://www.eleves.ens.fr/home/colonna/enseignement/) jusqu'à l'IG. Ce qui n'a pas eu des retombées défavorables. J'ai l'impression d'ailleurs que ça a un peu bougé les choses à l'IUFM, j'en ai parlé avec certains formateurs valables (hélas ceux qui n'intervenaient jamais) avec qui j'ai gardé de bonnes relations.

Écrit par : Francesco C. | 10 février 2007

Je vote pour la N° 3

soit pour pour la liberté pédagogique sans mise en garde."

*************************

Car ....J'ai été confronté à ce dilemme lors de mes premières années en ZEP face des collègues plus âgés qui faisaient du syllabique
Moi j'ai fait la 1/2 globale car l'IUFM ne m'avait proposé que celà.
Mon année s'est bien passée. Les résultats étaient satisfaisants. J'ai déjà dit cela dans mon blog

La lecture qui annone n’est point la lecture. A ce pénible effort d'épeler, l'attention s'endort. La semi globale n'existait pas il y a 80 ans .

Je pense à ce mot d'Alain :

" ils lisent comme on bêche: une motte de terre après l'autre et tout l'esprit est au tranchant de la pelle"

Dans cette charte on ne peut être si catégorique sur ce point

Écrit par : patrick(instit) | 10 février 2007

C'est pas pour dire, mais ce forum est illisible, beaucoup trop long. N'y a-t-il personne pour faire une synthèse provisoire publiée en dehors des commentaires de ce blog? Ce n'est peut-etre pas si dur, et ça ne prendrait que qq heures.

Francesco

PS: ah oui, une rectification: Jérémy écrit:
"Francesco a fait faire des cauchemars aux formateurs de sa discipline, a affronté le directeur adjoint de l'IUFM et la directrice a même fait venir l'IG pour pour qu'il le case ailleurs que dans la classe où il était affecté."

Je n'ai pas demandé à l'IG de me changer de classe. Je galérais certes un peu avec des sixièmes, mais je considérais que ça faisait partie de l'apprentissage du métier. En fait on m'a proposé un remplacement en prépa. J'ai d'ailleurs "regretté" de quitter l'IUFM car ce qui y sont font bien peu pour changer les choses, et ce qui en sortent s'empressent de tout oublier, si bien qu'un combat de l'intérieur valait le coup. C'est d'ailleurs l'IUFM qui a fait remonter le questionnaire que j'avais fait passer à mes camarades (disponible ici:
http://www.eleves.ens.fr/home/colonna/enseignement/) jusqu'à l'IG. Ce qui n'a pas eu des retombées défavorables. J'ai l'impression d'ailleurs que ça a un peu bougé les choses à l'IUFM, j'en ai parlé avec certains formateurs valables (hélas ceux qui n'intervenaient jamais) avec qui j'ai gardé de bonnes relations.

Écrit par : Francesco | 10 février 2007

Robin,
L'interdiction de la méthode de lecture globale (et des méthodes assimilées) n'est pas incompatible avec la liberté pédagogique puisque celle-ci n'est pas un blanc-seing pour faire n'importe quoi. Or la méthode globale est une non-méthode, et ne peut pas, pour cette raison, figurer parmi les méthodes offertes au choix du professeurs. Elle est contraire à la raison, cette raison que les IUFM veulent abattre. Je vote donc pour le premier choix: interdiction de la méthode globale. Nous ne nous sommes pas tellement battus jusqu'ici pour, au dernier moment, admettre le statu quo!

Patrick,
L'atmosphère de travail d'un collège dépend évidemment de la fermeté du principal sur les questions de discipline. Pour cela, il est nécessaire qu'il ait une expérience vécue et réussie de la classe. Il doit savoir d'expérience que si on a dit gentillement mais fermement aux élèves qu'on interdisait le bavardage en classe, il faut punir aussitôt le premier qui bavarde, faute de quoi on sera immédiatement discrédité aux yeux des élèves sérieux, et on se prépare une belle pagaille pour le reste de l'année. Ce sont des choses basiques qu'un principal finit toujours par apprendre à ses dépens, après avoir laissé saccager, par manque de réalisme ( par adhésion aux inepties IUFM) l'enseignement dans son collège pendant plussieurs années!

Dobolino,
On ne peut pas transiger avec ceux qui ont mis le système éducatif à genoux. Il est donc parfaitement normal que soyons très fermes. Sinon, autant ne rien faire et considérer avec les "pédagogistes", et le PS qui est à leur entière dévotion - la gauche caviar! - que tout est globalement positif. Le niveau monte, l'ascenseur social n'a jamais aussi bien fonctionné, les enfants s'épanouissent, ils ont enfin voix au chapitre alors qu'autrefois ils n'avaient que le droit de la boucler et de gratter. Tout va pour le mieux! Acadomia prospère! De quoi nous plaignons-nous?

Écrit par : Jean | 10 février 2007

Dobolino,
je me suis mal fait comprendre. Je ne dis pas que tout est de la faute des parents. Je ne suis pas pour les châtiments corporels. Je ne suis pas pour l'humiliation des élèves. Je dis simplement qu'une part de nos problèmes vient d'élèves tout-puissants et que l'on a de plus en plus de mal à enseigner à cause des problèmes de discipline.

Je crois que beaucoup de collègues et de parents pourront confirmer.
Je demande simplement que l'on reconnaisse qu'il est, parfois, nécessaire de faire preuve de contraintes envers certains élèves. Prenons le cas de mes deux collègues qui se sont fait tabasser dans la cour. Pourquoi ? pour avoir eu le malheur de demander à un élève de se ranger au moment de la sonnerie.

Le simple fait que vous preniez la mouche prouve que l'on ne peut pas dire un mot là-dessus, comme à l'IUFM d'ailleurs , sans passer pour un disciple de Himmler.
C'est navrant. Hors la plupart des jeunes enseignants ont de grosses difficultés car c'est un sujet tabou. Le nier ou se moquer ne changera rien.

J'ai la chance d'être un homme, d'être physiquement imposant et d'avoir une grosse voix. Mais je sais que nombre de mes jeunes collègues, petite, fluette, ont des difficultés en CM avec des élèves souvent plus grands et qui jouent volontiers du rapport de force.

J'ai dû intervenir l'année dernière pour aider une collègue âgée qui devait peser 50 kilos pour se faire obéir par un CM de 9 ANS qui lui avait dit que de toute façon il n'obéirait pas car il était plus fort et qu'il n'obéirait pas à une femme.

Moi je ne suis pas féministe mais ça me fait dégoupiller de voir des enseignantes par ailleurs mères ou grand-mères ne pouvoir faire leur travail sans être insultées ou menacées.

Et que dire des jeunes enseignantes de zep à qui certains élèves renvoient leur condition de femmes juste bonne "à sucer" ?

J'exagère ? je suis un affreux réac ? je m'en fous. Je n'admettrai jamais que des collègues n'ayant pas la chance d'être taillé(e)s comme moi ne puisse exercer leur métier correctement à cause de ces gamins.

Écrit par : Ronin | 10 février 2007

Je vote évidemment pour la liberté pédagogique, sans transaction malsaine aucune.
Merci à Francesco pour sa mesure; malgré des problèmes réels rencontrés en IUFM, il a su faire la part des choses.
Jean, qu'appelez-vous un professeur de terrain? Beaucoup de mes collègues, (mais pas assez, je le reconnais; et ce n'est pas uniquement de leur faute), enseignant à plein temps dans les instituts continuent à se frotter aux classes de primaire dans le cadre de leur discipline, et essayent de faire en sorte que les PE assistent à ces séances de travail avec les enfants. Malheureusement, je le reconnais bien, et nous nous battons pour ça en ce moment, cette partie de notre service n'est plus du tout reconnue par l'institution, comme elle pouvait l'être du temps des écoles normales. C'est, pour moi, un des principaux obstacles en ce moment.
Ceci-dit, et c'est peu de le dire, je partage les craintes de Dobolino. La mouvance dure est apparemment en train d'emporter le morceau, au point de se couper totalement de sa base.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

Rien à voir avec ce qui précède, mais à mi chemin des programmes et des méthodes éducatives :
peut-on suggérer d'INTERDIRE l'usage de la flûte en cours de musique au nom de la santé mentale des parents, au profit du xylophone ou de l'harmonica, ou de tout autre instrument supportable (Christophe, de l'aide, des suggestions).
Ceci est sérieux, c'est un appel à l'aide !

Écrit par : yann | 10 février 2007

"Le simple fait que vous preniez la mouche prouve que l'on ne peut pas dire un mot là-dessus, comme à l'IUFM d'ailleurs , sans passer pour un disciple de Himmler."

Ecrit par : Ronin | 10 février 2007

Je me demande si vous n'exagérez pas un peu!

Écrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

Alors là, Yann, vous touchez vraiment un sujet sensible! L'usage de la flûte en classe entière, outre qu'il constitue à mon sens un véritable remède contre la musique, (une flûte à bec seule et mal jouée est déjà intrinsèquement fausse, alors, imaginez-en 30... Le cauchemar), est une véritable insulte vis-à-vis de ceux qui, comme moi, pensent qu'il s'agit au départ d'un véritable instrument de musique. Par contre, avec un intervenant, (professeur, ou autre) qui en joue correctement, et en petits groupes, (sous forme d'ateliers; entre quatre et huit élèves), cela peut donner des résultats assez intéressants sur le plan de l'éducation musicale, et même quelquefois sur le plan musical!

Écrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

Les post-soixante-huitards devenus professeurs ont eu la phobie d'"interdire". De ce point de vue, le PS continue à planer et n'est toujours pas retombé sur terre. Avec un double effet: le désordre (et la violence), et l'ignorance.

Écrit par : Jean | 10 février 2007

Pour l'harmonica, je suis sceptique, à peu près pour les mêmes raisons. Les xylophones, (ou plutôt, les carillons de toutes sortes) sont un peu utilisés à l'école primaire mais, là aussi, leur apprentissage réel demande des compétences difficiles à acquérir par l'instituteur lambda avec le peu de formation dont il bénéficie. Non, je reste convaincu par tout le travail possible à faire autour de la voix, (chant, chant choral évidemment, et les jeux vocaux de toutes sortes), travail de création à partir d'objets sonores, (mais assez difficile aussi à réaliser) et, évidemment, par l'écoute musicale, fondamentale, et sans laquelle aucune pratique musicale d'aucune sorte n'est envisageable.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

"Les post-soixante-huitards devenus professeurs ont eu la phobie d'"interdire". De ce point de vue, le PS continue à planer et n'est toujours pas retombé sur terre. Avec un double effet: le désordre (et la violence), et l'ignorance."

Ecrit par : Jean | 10 février 2007

Reste simplement à déterminer qui à le droit d'interdire, et quoi interdire... Vaste programme, comme disait l'autre.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

"qui a", mille pardons.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

"qu'interdire". Mais ça sonne moins bien, malgré le hiatus.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

Ce n'est pas bien, Christophe, de tirer dans les pattes des copains qui s'évertuent à mettre en place un programme de réformes à proposer aux candidats à la présidence.
Certes, nous souhaitons abattre les IUFM, mais ce n'est pas, que je sache, sans raisons.
Et puis pourquoi vous cramponnez-vous tellement à ces Insituts déjà marqués par l'âge et qui ont si mal vieilli? Ne croyez-vous pas que ce sera bien plus confortable pour vous d'exercer vos fonctions de formateur - que nul ne songe à contester - dans une srtructure nouvelle qui ne soit pas inféodée à une idéologie et pour cette raison constamment sur la défensive?

Écrit par : Jean | 10 février 2007

Les post-soixante-huitards devenus professeurs ont eu la phobie d'"interdire". De ce point de vue, le PS continue à planer et n'est toujours pas retombé sur terre. Avec un double effet: le désordre (et la violence), et l'ignorance.

Ecrit par : Jean | 10 février 2007

Mais que font la police de Sarkozi ou les enseignants de Gilles de Robien depuis 5 ans qu'ils ont le pouvoir de rétablir l'Ordre?
Faut-il croire que cette situation les arrange?
Qu'ils peuvent en tirer un bénéfice électoral?

Simples petites questions!

Écrit par : buntovchik | 10 février 2007

"Interdire", Christophe, dans le cadre de l'école, c'est marquer aux enfants les limites. Il revient aux professeurs de marquer ces limites, et c'est même leur devoir. Seriez-vous déjà tellement marqué par l'IUFM que vous ne compreniez plus ces choses simples (mais pas simplettes)?

Écrit par : Jean | 10 février 2007

Jean, je vous ai mal compris et, en ce sens là, je suis parfaitement d'accord avec vous! J'étais resté sur l'interdiction des méthodes de lecture qui, pour moi, s'oppose à la liberté pédagogique. Excusez-moi!

Écrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

Oui moi je me place sur le plan de la discipline. Et non Mr Sibille je n'exagère pas. S'il y a bien un sujet sur lequel on ne pouvait presque pas parler à l'iufm c'était bien la discipline. Les seuls avec qui on puvait en parler c'était les imf. Et pour en parler maintenant avec eux n'étant plus pe2, certain ne tiennent pas le même discours que pendant la pe2.

Mais j'imagine qu'il n'y a pas eu assez de témoignages de stagiaires.

Allez, c'est pas grave, faisons comme s'il n'y a vait pas de problème. De toute façon au point ou on en est...

Écrit par : Ronin | 10 février 2007

Patrick,

Pouvez-vous vous charger d'envoyer de votre côté votre Charte pour l'enseignement primaire à JPB sur le site qu'il a indiqué. J'ai repris les points les plus importants (formation des instituteurs dan les revendications fondamentales)

Écrit par : Robin | 10 février 2007

Je suis navré de voir que Nessie est de nouveau sorti de son loch. Ou mieux de voir ressurgir l'Arlésienne sur ce blog l Inspecteur de l'éducation nationale durant vingt-six ans, je n'ai jamais rencontré la méthode globale en usage dans les centaines de classee que j'ai visitées, j'en fais serment.
Pour moi, la méthode globale, la vraie, la pure, l'unique, est celle que préconisa le pédagogue belge Decroly en ses écoles expérimentales. (Decroly 1871-1932) Les idées de Decroly ont inspiré une réforme de l'enseignement en Belgique et il est vrai qu'en France, on créa vers 1945 des écoles expérimentales qui s'inspiraient de ses travaux. Elles ont fait long feu. Je crains de ne pas être bref mais nul n'est obligé de me lire. L'urticaire me démange depuis si longtemps à propos de la contreverse des méthodes d'apprentissage de la lecture que je souhaite vider mon sac d'amertume!

Au terme de la première année de ma carrière, j’avais noté un certain nombre de domaines où il fallait absolument intervenir pour améliorer la situation et l’un des premiers d’entre eux fut celui de l’apprentissage de la lecture. Trop souvent, dans les classes de villages, les enfants de cours préparatoire ânonnaient. Vers l’âge de huit ou neuf ans, ils déchiffraient encore avec hésitation et se montraient peu réceptifs au message du texte lu. Ils ne savaient donc pas lire. Le philosophe Alain rapporte qu’une jeune recrue militaire, presque illettrée, tente d’appliquer le peu qu’elle sait à la lecture de la presse du jour. On l’interroge :
- Alors, que dit-il ton journal ?
- Je ne sais pas, je lis.
Pour la famille et aussi pour l’opinion, un enfant sait lire quand il sait déchiffrer. La réplique de notre recrue montre bien que savoir déchiffrer ce n’est pas savoir lire. Déchiffrer, c’est être capable de transformer des signes graphiques en sons b,a, ba ! Mais que signifie ba ? Sait-on lire lorsqu’on exhibe ce savoir de perroquet ? Lire, ce qui s’appelle lire, c’est être capable de donner un sens à des signes, lire c’est comprendre.
Pilotant un groupe de remplaçants en stage de formation professionnelle je les avais conduits dans une classe de cours préparatoire où exerçait un maître remarquable. La rentrée de septembre avait eu lieu depuis un mois environ. Les enfants n’avaient donc pas encore eu le temps d’apprendre beaucoup. Dès le début de sa leçon, le maître annonça :
- Eh bien ! Commençons par un peu de révision.
Et il se mit à écrire des phrases entières au tableau. Je me souviens parfaitement, pour l’avoir notée, de la première qu’il écrivit :
« Pierre, Ludovic, Jonathan, Kevin, Michel et Robert, Nathalie, Florence, Isabelle et Ludivine montent dans la petite barque. » Les prénoms étaient évidemment ceux d’élèves de la classe, ainsi acteurs de la leçon du jour et, de ce fait, rendus plus attentifs.
Effectivement, tandis que le maître écrivait, les enfants le suivaient des yeux avec un intérêt soutenu et semblaient comme fascinés par cette petite histoire.
Un élève qui se trouvait juste devant moi se retourna, me regarda, secoua sa main droite et me dit tout bas :
- Eh ben ! Va y avoir un accident !
Compte tenu de ce qu’il avait déjà appris, cet enfant savait lire. En effet, puisqu’il était capable d’imaginer une suite au message, c’est qu’il l’avait compris. Cette manière de procéder, dès les débuts de l’apprentissage, permettait de faire découvrir aux enfants l’intérêt de la lecture et le pouvoir qu’on en retire. Elle suscitait en eux le désir du « savoir lire » et leur apportait quotidiennement les matériaux du « pouvoir lire » Ces matériaux, c’étaient des mots reconnus globalement ou des syllabes familières repérées par comparaison et analyse de ces mots. Les enfants découvraient de nouveaux matériaux, jour après jour, au prix d’un bénéfique travail de recherche active et de révision permanente. On était loin de ces manuels appelés improprement « méthodes » qui ne donnent d’abord à lire aux enfants que des lettres, puis des syllabes qu’on assemble pour former des mots, selon une démarche purement synthétique qu’ont parfois recommandée certains textes officiels. Comme la graphie du français est particulièrement complexe, une telle manière de procéder appauvrit et abêtit notre langue comme en témoignent certains ouvrages qui avaient cours sous la Troisième République et dont voici un exemple tiré de « La lecture en riant » : « Toto a bu le lolo de la meumeu » On remarque que cette phrase inepte découle tout naturellement d’une démarche d’apprentissage synthétique : t. o. to, ce qui génère Toto, le héros pédagogique par excellence et puis b. u. bu, l. o. lo, m. eu. meu. Il faut longtemps et il faut peiner pour parvenir enfin à la lecture de textes authentiques. Les démarches qui privilégient la synthèse à partir des lettres, sans analyse préalable de mots entiers sont en effet fastidieuses et bien souvent grotesques. Ce sont des processus sans joie qui ne sollicitent que la mémoire passive et sont un déni d’intelligence.
J’étais résolu à proposer aux maîtres (j’ai dit proposer et non imposer) une démarche résolument novatrice et j’étais d’avance assuré de retrouver, selon la courbe de Gauss, trois groupes de maîtres. Il y aurait le groupuscule des immobilistes, embourbés dans la routine, incapables de remettre leurs pratiques en question, aveugles aux changements qui s’opèrent autour d’eux. Il y aurait le groupe, de loin le plus important, des maîtres qui acceptent de quitter les chemins battus dans la mesure où innover ne signifie pas bouleverser tout de fond en comble et sous réserve de recevoir un appui solide de l’équipe pilote de circonscription. Il y aurait enfin l’autre groupuscule, celui des ardents progressistes, enthousiastes et passionnés, prêts à foncer sans toujours faire preuve du discernement et de la pondération souhaitables, celui des iconoclastes prompts à allumer le bûcher de l’autodafé pour y faire griller les anciens manuels d’apprentissage synthétique de la lecture. Ces manuels, support d’un apprentissage laborieux et désormais reliques dignes du musée, reflètent une époque révolue de la pédagogie mais ils illustrent parfaitement la célèbre boutade de Georges Duhamel car il faut bien admettre que leurs vices, pour avérés qu’ils soient, n’ont pas interdit à de nombreuses cohortes d’écoliers de lire tôt ou tard.
En présence de ces trois groupes de maîtres aux options divergentes, il allait falloir louvoyer, stimuler les premiers, apaiser les craintes des seconds, tempérer l’excessive ardeur des troisièmes : il faudrait se montrer convaincant.
Dans toute entreprise, il importe d’abord de dresser un état des lieux, d’établir un bilan d’entrée. Il faut ensuite savoir se doter d’outils d’évaluation pour comparer, après un temps donné, les résultats obtenus à la situation de départ. Je dressai ce bilan. Nous pouvions être alors en 1971 ou 1972. Nos pauvres maîtres se colletaient aux activités d’éveil et aux mathématiques soi-disant modernes auxquelles ils n’avaient pas été formés et pour lesquelles ils montraient peu de goût. C’était l’époque où, dans les cahiers du jour, les parents ahuris découvraient que trois et trois ne font plus six mais « douze » ! Comme eux-mêmes, ces pauvres parents, ignoraient généralement tout des bases de numération et que le maître n’avait pas pris la précaution de faire préciser que l’on comptait en base quatre, il en résultait d’effroyables malentendus qui ne militaient point en faveur de l’école et de ses maîtres.
Très peu d’enseignants chevronnés de cours préparatoire remettaient en cause leur conception de l’apprentissage de la lecture. Dans les classes les plus urbaines, je ne constatais d’ailleurs pas d’échecs scandaleux. Le taux des redoublements, comparable à celui de la moyenne nationale, était conforme lui aussi aux indications de la cloche de Gauss, tout comme celui des élèves ayant acquis une année d’avance. Nos remplaçants, en revanche, dont la formation était encore incertaine et lacunaire, souhaitaient vivement qu’on leur fît connaître une « méthode » cohérente.
Cette notion de méthode mérite d’être très soigneusement définie. Lorsque j’étais encore en activité, l’un des derniers ministres que j’ai connus a malencontreusement démontré par ses propos qu’il ne connaissait pas grand-chose à l’apprentissage de la lecture. Je redis ici qu’un chef d’orchestre n’est pas obligé de connaître la technique instrumentale du basson mais qu’il doit connaître la musique ! Notre ministre prétendait dresser le catalogue des « méthodes qui réussissent » ! Pour proscrire sans doute celles qui ne réussissent pas ! Comme s’il pouvait exister, in abstracto, des « méthodes » assurées de réussite et des « méthodes » vouées à l’échec ! Comme si une « méthode » agissait seule, par des vertus ou des vices qui lui seraient propres ! C’est faire fi des enseignants. Une « méthode » vaut ce que vaut celui qui la met en œuvre et qui peut tout aussi bien la valoriser que la desservir. Par elle-même, hors de la réalité des faits, elle ne peut être ni bonne ni mauvaise. Je crois que, par « méthode », notre ministre songeait à des manuels, improprement appelés « méthodes » Si l’on veut rendre au mot « méthode » son sens de « démarche de l’esprit », c’est à Descartes et à ses quatre règles, évidence, analyse, synthèse, révision qu’il faut se référer et non pas à des ouvrages comme la « méthode Boscher », « Daniel et Valérie », « Rémi et Colette », « Bigoudi et ses amis » qui ne sont que des manuels d’apprentissage soi-disant méthodiques.
La plupart des maîtres, à cette époque utilisaient dans ma circonscription le manuel « Daniel et Valérie » Ils s’en montraient satisfaits, s’en faisaient les serviteurs fervents et ne doutaient point de son efficacité.
Pourtant, ils sentaient que la vitesse de lecture et la compréhension des textes lus n’étaient pas entièrement satisfaisantes. Ils expliquaient les carences par des raisons bien connues et cent fois ressassées : le milieu socioculturel peu valorisant, les enfants paresseux, leurs aptitudes intellectuelles bornées, le rôle néfaste de la télévision... En revanche, la manière dont eux-mêmes dispensaient leur enseignement n’était jamais remise en question !
On se fixa, pour premier objectif, de lutter contre un apprentissage synthétique de la lecture appelé parfois méthode syllabique qui consiste, comme je l’ai dit, à assembler des lettres pour en faire des syllabes puis des syllabes pour en faire des mots, autrement dit de lutter contre un apprentissage qui ne favorise pas d’emblée la compréhension de messages sensés. On ne remit pas en cause l’antériorité et la priorité du déchiffrage par rapport à la construction du sens. Des décennies de pratique avaient accrédité l’idée que le déchiffrage est le passage obligé. De lointaines instructions officielles évoquaient d’ailleurs les trois étapes : lecture syllabique d’abord, lecture courante ensuite, lecture expressive enfin. On se tint à ce schéma.
Bien entendu, comme on n’avait pas fondamentalement bouleversé les pratiques, bien que les « méthodes-manuels » se soient diversifiées et qu’on ait vu utiliser des ouvrages comme « le Sablier », les résultats ne montrèrent guère d’amélioration. On retrouvait toujours le processus qui conduisait des signes au sens en passant par les sons.
Toutefois on pouvait dresser un premier bilan et retrouver, tout comme chez les maîtres, une courbe de Gauss avec ses trois groupes, un groupe d’élèves fringants qui caracolaient, un groupe plus important de besogneux qui suivaient assez bien mais sans panache et un groupe de réfractaires qui parvenaient au mieux à déchiffrer sans comprendre.
C’était alors l’époque où commençaient à être diffusés et connus les résultats de travaux contemporains, notamment ceux de monsieur de la Garanderie, sur la gestion mentale. On comprit qu’il convenait de prendre en compte ces travaux qui distinguaient deux modes fondamentaux d’appropriation de la connaissance, celui d’une gestion mentale propre aux individus dits auditifs qui retiennent surtout ce qu’ils entendent et celui d’une gestion mentale différente, propre aux sujets dits visuels, qui retiennent surtout ce qu’ils voient. Heureux les individus dont la gestion est simultanément auditive et visuelle !
Il devint alors évident qu’une méthode, au sens scolaire du terme, qui se met au service d’un programme distribué en séquences linéaires et qui détermine les modalités de l’apprentissage a priori, sans tenir compte de la manière dont le public auquel elle s’adresse construit sa connaissance, est vouée à l’échec avec une partie de ce public. Il n’existe pas de bonne méthode, puisqu’il ne peut en exister aucune qui convienne à l’un comme à l’autre. Et c’est pourquoi notre ministre n’aurait pu, s’il avait donné suite à son projet, encenser des méthodes qui réussissent et vilipender des méthodes qui échouent. Telle démarche méthodologique qui convient à Paul rebute Pierre et vice versa.
Il devint de même évident que le bagage intellectuel de l’écolier à son entrée au cours préparatoire n’est pas indifférent. Tout individu progresse en intégrant ses connaissances nouvelles aux anciennes et c’est donc à son acquis antérieur que se réfère l’enfant pour établir des relations entre les éléments signifiants d’un texte. S’il n’y a pas d’acquis antérieurs ou si ces acquis sont insuffisants, l’écolier se livre à un déchiffrage stérile et le vulgum pecus, en le voyant se démener, profère cette formule à la fois stupide et inquiétante :
- Il sait lire, mais il ne comprend pas ce qu’il lit.
Si les mots ont encore un sens, quand on sait lire, on comprend ce qu’on lit. Et s’il arrive que, comprenant la plupart des textes, un lecteur se trouve soudain confronté à un ouvrage qu’il ne comprend plus, c’est que cet ouvrage, pour être compris, requiert un acquis antérieur et des connaissances très spécialisées que ce lecteur ne possède pas. En d’autres termes, tout lecteur est exposé à se découvrir un seuil d’incompétence. Le « savoir lire » est une notion fluctuante d’un individu à l’autre. C’est pourquoi l’expression « savoir lire » ne signifie rien. Il serait plus exact de dire que Monsieur Untel sait lire les ouvrages de la comtesse de Ségur mais qu’il ne sait pas lire les « Pensées » de Pascal. Quant à Monsieur Tel autre qui sait lire lesdites Pensées, il ne sait pas lire une encyclopédie médicale dont il ignore tout du jargon.
A ce moment de notre réflexion, la stratégie d’apprentissage devint claire : elle devait être différenciée selon les élèves et diversifiée selon les démarches. Restait à mettre au point un processus susceptible de permettre à chaque enfant de fonctionner selon sa gestion mentale personnelle, selon ses aptitudes, selon sa manière de traiter les informations, selon ses acquis culturels et selon son habileté à trouver les aides nécessaires pour construire lui-même ses savoirs et ses savoir-faire.
Ma circonscription, trop rurale, trop dispersée, trop peu peuplée se prêtait mal aux expérimentations qui requièrent le grand nombre pour être significatives. Toutefois la stratégie finit par s’établir solidement. Elle comprend quatre groupes d’activités qui se complètent et ne peuvent se dissocier.
Le premier groupe comprend des activités d’observation, de structuration et de mémorisation, visant à familiariser l’enfant avec le fonctionnement du français, sous sa forme orale, comme sous sa forme écrite et à lui constituer un bagage lexical parfaitement maîtrisé. Ce bagage est fait de mots reconnus globalement, à leur « gréement » (Alain), c’est-à-dire à leur longueur respective, à la disposition de leurs lettres hautes et de leurs lettres basses, à une certaine allure générale que l’on peut traduire par un schéma comportant des traits hauts, des points et des traits bas. Cette acquisition suppose que soient sollicités l’attention, la mémoire exercée par l’activité, le sens de l’analyse et de la synthèse. C’est ainsi que peu à peu l’enfant sera en mesure de s’initier aux correspondances entre le vu et l’entendu, si importantes en français où ce que l’on entend et ce que l’on voit présentent bien des avatars. L’oreille entend des sons, des phonèmes pour les linguistes et l’œil voit des signes, lettres, accents, signes de ponctuation, qui sont les graphèmes des linguistes. On peut hésiter entre bien des graphies pour traduire les sons. Ainsi, en français, le phonème [i] peut se traduire à l’écrit par des graphies diverses que j’ai tenté de répertorier : hi-hie-hies-his-hy-i-id-ids-ie-ies-ient-il-ils-is-it-its-î-ï-y-ÿ-ys. La liste n’est peut-être pas exhaustive. Et il en est ainsi de la plupart des correspondances entre ce que l’on entend et ce que l’orthographe oblige à lire et à écrire. En français, « les poules du couvent couvent », c’est bien connu. Mais en français seulement !
Le second groupe comprend des activités d’entraînement à la lecture silencieuse qui visent à développer la recherche du sens par la prise d’indices signifiants, par l’anticipation et la vérification des hypothèses et qui portent sur des textes de toute nature et de tout support. Ces activités visent aussi à développer l’efficacité par une amélioration de la vitesse de lecture et de compréhension.
Le troisième groupe, extrêmement important, fait appel à des situations diversifiées de lecture et vise à développer le goût et le besoin de lire, à initier aux différentes fonctions de l’écrit et à enrichir le capital linguistique de chacun. On estime généralement que le maître enseigne et que l’élève apprend. Dans ce schéma le maître serait actif et l’élève recevrait passivement le savoir. Enseigner ce serait transférer le savoir un peu comme l’on transvide un liquide d’un récipient dans un autre. Nos situations diversifiées visent, au fil du temps, à faire de l’élève un lecteur qui agit, qui agit pour se distraire, qui agit pour s’informer, pour résoudre une difficulté, pour organiser une tâche, pour communiquer, pour vérifier le sens d’un mot. La lecture authentique, ce n’est pas un exercice scolaire, c’est un acte de tous les jours. C’est pourquoi l’heure de lecture à l’école ne doit plus être cette archaïque procession que beaucoup ont connue en leur jeune âge, quand les élèves relisaient vingt fois, l’un après l’autre, le texte de la lecture du jour, sous la menace du pensum frappant l’inattentif. Les différentes formes de lecture que je viens d’évoquer seront bien évidemment évaluées mais les critères d’évaluation ne seront plus les critères scolaires d’autrefois. On cherchera à savoir si les résultats obtenus par l’enfant sont conformes à son projet. Il ne connaît pas le sens d’un mot qu’il vient de rencontrer dans un texte. De lui-même est-il capable de se reporter au dictionnaire et d’y rechercher les renseignements dont il a besoin ? Son projet, c’est comprendre le sens du mot. L’a-t-il compris après sa recherche personnelle dans le dictionnaire ? Son projet est maintenant de préparer un plat mais il ne sait comment faire. Il se reporte à un livre de cuisine, consulte la table des matières, lit la recette. Sait-il maintenant préparer son plat ? Voilà les formes nouvelles de notre évaluation. Nous sommes loin de l’exercice scolaire à haute voix qui vérifiait surtout l’aptitude au déchiffrage et se bornait à poser quelques questions sur la compréhension du texte.
Le quatrième groupe comprend des activités de production d’écrits, activités assistées d’abord, puis de plus en plus autonomes. Elles interviennent en complément des précédentes et visent à faire acquérir la maîtrise de la cohérence interne propre à chaque écrit, cette cohérence par laquelle le récit d’un événement vécu se différencie du conte de fées, purement imaginaire, où le merveilleux constitue le moteur de l’action. Il importe de ne pas perdre de vue que plus l’enfant aura produit d’écrit, plus il se mettra en situation de le lire.
Il est essentiel que les quatre types d’activités soient pratiquées quotidiennement par tous les élèves, par exemple sous la forme d’ateliers tournants. C’est à cette condition que notre pédagogie de l’apprentissage de la lecture assurera une authentique diversification et permettra à chaque enfant de cheminer sur la route du savoir-lire.
Bien entendu, quelques années plus tard, je chargeai mon conseiller pédagogique d’établir le bilan de notre action en soumettant tous les élèves de cours préparatoire et de première année de cours élémentaire de la circonscription à des tests de compréhension et de performance. Ce travail prit du temps mais la tâche était passionnante. Mon collaborateur s’y complut et s’en acquitta de façon magistrale. Quand tout fut terminé, les tests passés, les résultats enregistrés, les statistiques établies, il me présenta un tableau très complet et très instructif dont je pris connaissance avec intérêt et qui corroborait les remarques que je pouvais faire en inspectant les classes.
Cette tâche d’animation dont le but était de faire évoluer la pédagogie vers des formes modernes, de mettre les maîtres au courant des derniers travaux, des dernières recherches, de leur montrer tout le profit qu’ils en pouvaient tirer dans leur classe, était l’une de mes préférées. C’est qu’alors j’avais conscience d’apporter quelque chose aux maîtres et d’être utile. Il faut savoir que le métier d’inspecteur comporte des activités fort diverses. De nombreuses journées sont consacrées à des grands-messes administratives et se passent en réunions dont l’intérêt est souvent fort mince et dont le profit n’est pas toujours proportionnel au temps passé. Alors, il m’arrivait parfois, certains soirs de désillusion, de rentrer à mon domicile en me demandant à quoi je pouvais bien servir. Ces soirs-là, j’éprouvais le sentiment désagréable d’avoir perdu ma journée. Je m’étais profondément ennuyé à écouter des bavardages interminables et d’autant plus irritants que jamais le mot « enfant » n’était prononcé. Alors, quel plaisir de retourner à l’animation et à la rénovation pédagogiques !
L’année où je décidai une vaste opération de sensibilisation à l’apprentissage de la lecture, je formai huit groupes de travail, un par secteur et j’entrepris d’abord d’informer les maîtres de sciences en pleine évolution et dont on commençait à parler beaucoup dans les sphères enseignantes, la linguistique et la phonétique.
Toute science a son jargon qu’il faut d’abord élucider. En général, les maîtres commencent par éprouver de la méfiance pour tout ce qui est nouveau. Quand de surcroît la nouveauté s’accompagne d’une terminologie rébarbative, le préjugé est alors franchement défavorable. Les phonèmes, graphèmes, morphèmes et autres lexèmes furent accueillis dans un silence glacial, comme personnages peu fréquentables. Mon propos n’était pas d’initier mes subordonnés relatifs à la linguistique dont je n’étais nullement un éminent spécialiste. Ma compétence était limitée. Je souhaitais plutôt montrer les perspectives que peut ouvrir une science nouvelle. Or phonétique et linguistique me paraissaient apporter beaucoup, pour éclairer notre démarche d’apprentissage, notamment pour les situations et les activités de lecture du premier groupe.
Dans certaines langues, par exemple l’italien, un même son est toujours représenté à l’écrit par le même signe. Pour parler de manière plus savante, à un même phonème correspond toujours le même graphème ou le même groupe de graphèmes. Il n’en est pas de même en français. En italien, on écrit la familia, la fotografia, alors que pour le même son, le français propose deux graphies, la famille (f), mais la photographie (ph)
Dès que l’on aborde l’aspect pratique, les maîtres se dépouillent peu à peu de leur prévention initiale. Après avoir compris l’intérêt d’étudier en profondeur les correspondances graphophonétiques du français, ils furent immédiatement volontaires pour réaliser un document dans lequel seraient recensées, de manière exhaustive, toutes ces correspondances. J’ai donné un exemple précédemment. Pour le phonème [on], qu’il faudrait écrire ici en utilisant l’alphabet phonétique, les maîtres recensèrent d’abord la graphie usuelle on (le bonbon) mais aussi om (le nom), omb (le plomb), onc (le jonc), ond (le fond), ong (long), hon (la honte)… Ils prirent goût à cette recherche, comprenant bien vite tout le parti qu’ils allaient en tirer.
On décida, avec les enfants, d’écarter le jargon. Mais il faut bien remplacer le jargon par une autre terminologie, adaptée à de jeunes esprits. On convint de parler de sons, de costumes et de placards. Chaque son aurait ainsi son « placard », dans lequel on rangerait peu à peu les différents « costumes » qu’on lui découvrirait. Très rapidement, à l’issue d’un travail collectif volontaire, réalisé en dehors des heures de classe, chaque maître de la circonscription disposa de tous les « placards » où étaient rangés la totalité des « costumes » et il s’en montra fort satisfait. Il disposait là de sérieux repères qui l’assuraient de pouvoir construire de solides tableaux de révision et de ne rien omettre au cours de l’apprentissage.
Les maîtres virent dans ce travail l’occasion d’initier très progressivement leurs élèves au doute orthographique systématique et de leur apprendre l’usage du dictionnaire. C’est que l’enfant ne se montre pas spontanément respectueux de l’orthographe. Il entend un mot nouveau et il l’écrit en fonction de ses acquis culturels antérieurs. On conçoit que, plus ces acquis sont fragiles, plus l’enfant commet d’erreurs.
Les maîtres de la circonscription avaient accoutumé depuis longtemps de travailler en équipes de secteur. Ils avaient apprécié de disposer de huit fiches pour le prix d’une. Il ne leur fallut donc que peu de temps pour réaliser leur document, après s’être partagé la tâche. A l’occasion de cette animation, je découvris à nouveau, pour ma part, toute la force mobilisatrice et fédératrice du projet de groupe. Les maîtres, si souvent isolés, au fond de leur campagne perdue, prirent goût à travailler ensemble et à se retrouver périodiquement à l’école du chef-lieu de canton. Il y eut bien quelques divergences de vues avec le syndicat des instituteurs qui prônait le boycott de toute réunion de travail hors du temps scolaire. Les maîtres me disaient que ce problème n’était pas le mien car je ne leur imposais nullement ces réunions auxquelles ils participaient avec beaucoup de plaisir. D’ailleurs il m’était difficile d’être présent à toutes et une fois de plus je souhaitais que les maîtres travaillent en autonomie en se sentant parfaitement libres et responsables. Ce sont eux qui clouèrent le bec des pontes locaux du SNI.
Au fil des années, ce travail de ruche se diversifia. Les maîtres de cours préparatoire renoncèrent peu à peu aux manuels du commerce pour bâtir leurs textes de travail à partir de la vie même de la classe et des petites mésaventures de chacun. Chaque enfant pouvait ainsi devenir le héros de la lecture du jour. Les textes de travail tenaient compte de la nécessité de passer en revue tous les « costumes » d’un même phonème. Pour y parvenir, il y fallait bien sûr plusieurs jours. Tout le talent des maîtres consistait à saisir chaque opportunité. A cet égard, beaucoup se montrèrent fort avisés et je découvris, au hasard de mes visites de classe, que certains, précisément, avaient bien du talent.
Dans une de ces classes, je tombai un jour en admiration devant le recueil de textes réunis par l’institutrice et devant l’appareil pédagogique qui accompagnait chacun de ces textes. Bien souvent on ne trouvait que l’indication de pistes et les objectifs pédagogiques n’étaient que suggérés, mais il y avait l’embarras du choix. Parfois aussi, certaines possibilités offertes n’avaient pas été perçues. Il était clair, à mes yeux, qu’au prix de quelques modifications légères, au prix de quelques agencements, au prix de quelques améliorations dans le détail et dans la finition, ces textes pouvaient former un ensemble d’une incontestable richesse et constituer un manuel de haute tenue pédagogique. Je fis part de mon sentiment à cette institutrice, m’offris à reprendre ses textes et à les annoter pour qu’elle puisse donner à l’ensemble une cohérence qui peut-être lui manquait. Ce serait, une fois de plus, œuvre de longue haleine, mais rien ne pressait. Je ne dissimulai pas qu’une perspective d’édition n’était peut-être pas à écarter. C’est que, comparés à son travail, les contenus de certains manuels du commerce paraissaient bien indigents.
Là-dessus, l’intéressée dut faire face à de sérieux ennuis de santé et à la suite d’un grave accident de voiture, je dus moi-même renoncer pour de longs mois à mes activités professionnelles.
A notre retour, l’édition nationale de manuels d’apprentissage de la lecture s’était enrichie. En feuilletant les nouveaux ouvrages, je compris que notre projet était caduc. La place était prise. D’autres avaient suivi un cheminement semblable au nôtre en leur réflexion pédagogique et avaient conquis le marché.

On voudra bien excuser la longueur de cette intervention mais si on traite un sujet, on le traite, on ne le survole pas. Merci à ceux qui ont fait l’effort de me lire jusqu’au bout (texte extrait de « Soixante années dans les écoles de la République » Tome 3 (1968-1994)

Écrit par : Maurice Mabilon | 10 février 2007

"Mais j'imagine qu'il n'y a pas eu assez de témoignages de stagiaires."
Ecrit par : Ronin | 10 février 2007

Sur ce point, je suis parfaitement d'accord avec vous! J'en ai mis un certain nombre au courant de l'existence de ce blog. Certains l'ont parcouru, mais la violence de certaines interventions, et la manière dont un de leur collègue qui l'avait fait s'était méchamment fait renvoyer dans les cordes, les a fait reculer. C'est dommage, mais il est difficile de leur en vouloir.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

Je vote pour la N° 3

soit pour pour la liberté pédagogique sans mise en garde."



Ecrit par : patrick(instit) | 10 février 2007

Comme Patrick. En contrepartie, une solide formation des futurs instits. Recruter et former des esprits souples et ouverts, curieux de tout. On pourrait aussi conseiller aux débutants la méthode syllabique qui semble quand même moins casse-gueule?
Je n'aimerais guère qu'on m'impose de changer une technique chirurgicale qui me convient et convient à mes patients sous prétexte que la Faculté juge l'autre méthode plus à son goût. Ou une approche diagnostique. Sur ce sujet, j'aurais moultes exemples à vous donner (pour Yann: la cystocentèse par exemple). L'essentiel me semble d'être à l'aise dans ce qu'on fait et de tenir, autant que faire se peut, les objectifs. Un gros soutien est indispensable aux débutants.

Écrit par : dobolino | 10 février 2007

J'exagère ? je suis un affreux réac ? je m'en fous. Je n'admettrai jamais que des collègues n'ayant pas la chance d'être taillé(e)s comme moi ne puisse exercer leur métier correctement à cause de ces gamins.

Ecrit par : Ronin | 10 février 2007

Non, vous n'exagérez pas du tout. Mais à l'inverse, le CPE du lycée m'a dit que mon fils était "servile" car il tait sa révolte de mioche de quinze ans quand on le convoque à la vie scolaire et obéit sans broncher. Alors, faudrait savoir? Mon fils est un faux-jeton parce que son père et moi l'avons éduqué à peu près convenablement et lui avons appris à taire ses révoltes? Il doit faire quoi? Cracher à la gueule du CPE, le bourrer de coups de pied dans le ventre et passer en conseil de discipline?
Sans compter qu'il y a deux semaines, voyant s'introduire dans le lycée un ancien élève exclu, délinquant notoire, réputé tabasser et racketter les petits du collège, ils ont, avec un camarade( 75 kg,1.85m) immédiatement prévenu, avec ce fameux portable qu'il faudrait interdire, la gendarmerie locale, ne trouvant pas de surveillant à proximité. Surveillant qui se serait d'ailleurs peut-être fait tabasser s'il était intervenu... Ils ont été félicté de leur présence d'esprit.
Un élève servile typique.

Écrit par : dobolino | 10 février 2007

Mais que font la police de Sarkozi ou les enseignants de Gilles de Robien depuis 5 ans qu'ils ont le pouvoir de rétablir l'Ordre?
Faut-il croire que cette situation les arrange?
Qu'ils peuvent en tirer un bénéfice électoral?

Simples petites questions!

Ecrit par : buntovchik | 10 février 2007

Et qu'ils feront à peine plus s'ils sont réélus, de manière à entretenir ce climat d'insécurité, voire de terreur parfois qui leur est si bénéfique. Quelques expulsions musclées pour prouver qu'ils sont efficaces, quelques ados electrocutés ou éborgnés. La gauche s'élèvera contre et hop! perdra encore les élections suivantes, gardera conseillers généraux et régionaux, maires et autres élus locaux etc... tout simplement parce que sur le terrain et au quotidien, leur action locale est plus fructueuse. Puisque d'aucuns ici lisent Charlie Hebdo, avez-vous lu la semaine dernière, ce qui se passe à Montfermeil?

Écrit par : dobolino | 10 février 2007

"Je suis navré de voir que Nessie est de nouveau sorti de son loch. Ou mieux de voir ressurgir l'Arlésienne sur ce blog l Inspecteur de l'éducation nationale durant vingt-six ans, je n'ai jamais rencontré la méthode globale en usage dans les centaines de classee que j'ai visitées, j'en fais serment."
Eh bien, mon cher Maurice, vous n'avez pas inspecté l'institutrice qui a "appris" à lire à ma fille entre septembre 2000 et juin 2002. En deux années complètes, elle n'avait abouti à rien. Buldo et la Vieille dame par cœur! Depuis, elle gère la classe de CE2, CM1 et CM2
et la vieille institutrice à la retraite qui vit en face de l'école récupère le soir quelques naufragés pour leur inculquer des rudiments de lecture, orthographe et grammaire.
Si elle est la seule nuisance du système scolaire français, on pourrait peut-être la licencier avec élégance?

Écrit par : dobolino | 10 février 2007

Ceci dit, M. Mabilon, j'ai attentivement lu le reste de votre texte et il va en faveur de mon goût de profane pour la liberté pédagogique. Mais, par pitié, qu'il ne soit plus question de confier GS et CP à des débutants ayant moins de cinq ans d'expérience et absurdement endoctrinés jusqu'à un total aveuglement face à l'échec patent de leurs méthodes dont ils rejettent inéluctablement la faute sur le milieu d'origine des enfants, se lavant ainsi les mains de ceux qu'il laisse au bord de la route.

Écrit par : dobolino | 10 février 2007

Merci, Maurice. J'espère qu'Anne-Marie Valette, toto et Jean, (et d'autres) auront le courage de lire votre message jusqu'au bout. Il est extrêmement passionnant, et remet les pendules "à leur place", comme disait le bon Johnny. Mais j'ai peur qu'ils le zappent, personnellement.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 février 2007

Mme Dobolino,

Buldo, n'est-ce pas un manuel où il est question d'un buldozer? Si c'est l'ouvrage auquel je pense, je l'ai vu entre les mains de l'excellent instituteur auquel je me suis référé. Jevous assure qu'il en faisait bon usage, excellent usage et que tous ses élèves lisaient en fin d'année. Seulement voilà, ce maître était chevronné. Il a accompli toute sa carrière au cours préparatoire. Mais ce n'est pas tant l'ancienneté qui compte. C'est la formation initiale. Et c'est là que le bât blesse. Quand j'ai pris ma retraite les IUFM fonctionnaient depuis plusieurs années, depuis un temps suffisant à m'éclairer. A la veille de mon départ un jeune "professeur des écoles" qui sortait de l'IUFM est venu me trouver. Il venait d'être nommé dans un cours préparatoire et me confiait son désarroi. Durant toute sa formation à l'IUFM, il n'avait pas vu un seul cours préparatoire et ignorait tout des techniques d'apprentissage de la lecture. Ce fut un désastre, bien évidemment. L'une de mes petites nièces a récemment connu le même sort que votre fille: ce n'était pas Buldo, c'était Dagobert. C'était surtout l'incompétence de l'enseignant et non le manuel en usage ! Et mon épouse et moi nous efforçons de combler les lacunes. Il faut donc revoir les règles administratives de nomination et revoir les fameuses nominations au barème qui ne mettent pas toujours en harmonie la nature du poste et les aptitudes du postulant à y enseigner. Ce n'est pas simple. Il faudrait obtenir l'accord des syndicats qui sont fortement attachés
au barème.

Cordialement.
Maurice Mabilon

Écrit par : Maurice Mabilon | 10 février 2007

dobolino le cpe de votre fils est un abruti il faut lui mettre un coup de boule !

Écrit par : Ronin | 10 février 2007

Mon travail de synthèse des propositions avance bien. Je l'enregistre sur une disquette pour pouvoir faire une sortie papier.

JPB

J'essayerai de vous envoyer lundi après-midi le texte par Internet sur l'adresse électronique indiquée.




Cher Monsieur Mabilon,

J'ai lu avec attention et respect votre beau texte relatant votre expérience en tant qu'inspecteur dans l'enseignement primaire.

Je suis professeur certifié de Lettres en détachement dans une administration de l'éducation nationale pour raisons de santé. J'ai exercé à tous les niveaux (lycée, LP, collège) pendant une trentaine d'années et les dernières années uniquement en collège.

Vous n'êtes pas sans ignorer que nous avons de plus en plus d'enfants qui arrivent actuellement en 6ème avec des difficultés importantes en lecture et en écriture, certains d'entre eux savent à peine lire et écrire ; ils ne savent que "déchiffrer", sans comprendre ce qu'ils lisent. A quoi attribuez-vous ce phénomène ?

Quel est votre position concernant l'enseignement systématique de l'orthographe et de la grammaire que nous préconisons, en accord avec le ministre actuel, enseignement qui a été abandonné depuis une quinzaine d'années au profit d'activités diverses, sans doute plus "ludiques", mais à l'évidence moins efficaces ?

Écrit par : Robin | 10 février 2007

Je pense avoir fini. Je "réserve" le plat jusqu'à demain pendant que le "cuisinier" se repose.

Il fait 5 pages dactylographiées auxquelles il faut ajouter la contribution de Patrick et de Pedro Cordoba pour l'enseignement primaire.

Je vous en donne les grandes lignes :

LE PREAMBULE

1°) Deux demandes préliminaires :

a) L'abrogation de la Loi d'orientation de 89

b) L'allégement des effectifs et des attributions de l'administaration centrale en faveur d'une gestion décentralisée

2°) Le recentrage des missions de l'école sur la transmission des connaissances et la fin de la mainmise du "pédagogisme".

3°) La disparition à terme de la carte scolaire

4°) Une formation des enseignants mieux adaptée aux réaltés de terrain

5°) Une amélioration des conditions de travail et du statut des enseignants et des chefs d'établissements

6°) Des dispositifs et des structures d'aide et d'accueil mieux adaptés et plus humains en faveur des élèves

7°) Des programmes recentrés sur des valeurs humanistes et qui visent à former des esprits bien faits

8°) Des parcours et des orientations diversifiés pour en finir avec le collège unique

9°) ...Et au niveau du Lycée

10°) Des mesures pour lutter contre la violence et les "incivilités".

Good night ladies and gentlemen !

Écrit par : Robin | 11 février 2007

Et ben moi Mr Mabilon je vous affirme que si la globale pure n'est pas appliquée, les méthodes sont presque toutes à départ globale. Que je n'ai eu qu'une heure de formation sur la lecture à l'IUFM. Et que bien des élèves d'école d'application ayant eu des méthodes bien comme y faut lisent et ne comprennent pas ce qu'ils lisent et pourtant ils n'ont pas eu la méthode boscher. Ne faire que le travail sur les syllabes ou "le code" est bien sûr insuffisant, mais ce sont les fondations indispensables.

Il est marrant de constater que les mêmes qui s'en prennent au syllabique, considèrent qu'il ne sert à rien de travailler les règles de grammaire, d'orthographe et de conjugaison, ou qu'il s'agit d'un travail fasciste ou aliénant.

C'est comme de travailler le "sens" de la multiplication sans jamais travailler les techniques opératoires et sans faire apprendre les tables. C'est bien sûr BEAUCOUP plus intelligent. N'empêche que dans l'école d'application où j'étais en suivi en pe2 les cm1 travaillaient de manière TRES intelligente le "sens" et pourtant étaient incapables de faire des multiplications simples parcequ'ils ne voyaient que très peu la technique et on ne les entrainait presque pas car c'est un travail " mécanique et inutile qui surcharge les capacités cognitives des enfants".

Ah j'oubliais, on a tellement peu travaillé les règles du français que la majorité des jeunes de ma génération font un paquet de fautes de français.

Mais bien sûr je dois être un sombre crétin attardé n'ayant rien compris aux glorieuses méthodes innovantes de l'Education Nationale.

Allez, bien à vous.

Écrit par : Ronin | 11 février 2007

Monsieur Robin,

Merci de votre message.
Je ne suis pas sans savoir, en effet que de nombreux élèves présentent des carences à leur entrée en sixième. Ce sont les élèves que la prolongation de la scolarité jusqu'à 16 ans a révélés. Autrefois l'école primaire les prenaient en charge jusqu'à 14 ans et n'allaient en sixième que des enfants sélectionnés par un concours d'entrée, 20 % environ des élèves d'école primaire, l'élite. Inutile de continuer n'est-ce pas ? Ceux qui ont inventé le collège unique ont oublié de doter tous les enfants des mêmes compétences. Le fiasco était prévisible.
Oui, il faut enseigner systématiquement orthographe et
grammaire mais je ne puis exposer mes idées sur tous les sujets dans le cadre de cette rubrique alors qu'il m'a fallu un ouvrage de 504 pages pour le faire. Si vous le pouvez, lisez le tome 3 de "Soixante années dans les écoles de la République"

Voici les titres des chapitres de cet ouvrage :

Avant-Propos
Chapitre 1 : L’attente.
Chapitre 2 : État des lieux.
Chapitre 3 : Installation.
Chapitre 4 : Figures ardennaises de l’éducation nationale.
Chapitre 5 : La Commission Paritaire.
Chapitre 6 : Les disciplines d’éveil.
Chapitre 7 : Aspects du métier.
Chapitre 8 : Risques du métier.
Chapitre 9 : La carte scolaire .
Chapitre 10 : Instituteurs remplaçants.
Chapitre 11 : Turbulences.
Chapitre 12 : Et si la grammaire était inutile ?
Chapitre 13 : On inaugure, on déménage.
Chapitre 14 : L’association des enseignants.
Chapitre 15 : Au revoir, Mitou !
Chapitre 16 : « Le style est l’homme même ! »
Chapitre 17 : Les errements administratifs.
Chapitre 18 : Souvenirs d’inspections.
Chapitre 19 : Inspections générales.
Chapitre 20 : Rénover, innover.
Chapitre 21 : L’affaire de la Rue Verte.
Chapitre 22 : Supérieurs hiérarchiques.
Chapitre 23 : L’égalité des chances.
Chapitre 24 : Ils ne savent plus lire.
Chapitre 25 : Le « mal français »
Chapitre 26 : Conditions de travail.
Chapitre 27 : Tous les objectifs mènent à R.O.M.E.
Chapitre 28 : Ultime chambardement.
Chapitre 29 : Les quatre dernières années.
Chapitre 30 : Une longue route.
Chapitre 31 : Adieu, les enfants.
Bien cordialement.
M. Mabilon

Écrit par : Maurice Mabilon | 11 février 2007

Bonjour à tous,
d'abord un grand merci à vous et à Jean-Paul Brighelli de dénoncer avec tant d'énergie ce malaise que beaucoup d'enseignants ressentent depuis longtemps.
Moi je la trouve salvatrice l'idée de remettre l'orthographe et la grammaire au goût du jour, et souhaitons-le au goût des élèves. De toutes façons au point où en est l'enseignement, il n'y a pas grand risque à essayer. Ce n'est pas en faisant des calligrammes que nos élèves apprendront à aligner trois mots de français. Trois heures par semaine en primaire ça me paraît vraiment nécessaire, à condition que l'effort commence dès le cours élémentaire, voire le CP: connaissance des classes de mots, genre et nombre, fonction, phrases à modifier, négation, interrogation, accords, transformation passive... suivis de rédactions et de beaux textes à travailler. Tout ce que nos élèves ne maîtrisent plus du tout, par simple manque de pratique.
La grammaire fait appel à la logique, au sens de l'observation, à l'expérimentation. C'est donc un moyen formidable de développer l'esprit des enfants, comment imaginer se priver d'un tel outil? Et comment aborder un texte littéraire sans comprendre la structure des phrases ?

Mais justement ce qui m'inquiète c'est la réaction de certains collègues qui trouvent cette idée scandaleuse, journaux syndicaux à l'appui.
Là je ne comprends plus, on est toujours en train de râler, mais toute proposition nouvelle est systématiquement rejetée: c'est le ministre, donc c'est suspect. Alors je préfère ne pas en débattre, j'ai d'ailleurs appris ce matin en "conseil d'école" que j'étais un frontal (vous savez, un peu comme les textiles au milieu des plages de nudistes...) et qu'en gros j'avais raté la dernière extinction des dinosaures.
Oui, l'éducation est pleine de bonne volontés, dommage qu'un certain intégrisme s'y développe.
Tant pis, de toutes façons je n'ai jamais suivi les modes. Mes élèves font beaucoup de grammaire, au moins ils quittent le primaire en sachant ce qu'est un adverbe, un pronom, un complément de nom... ils savent à peu près construire une phrase cohérente - sous surveillance médicale - et déchiffrer une tournure littéraire un peu subtile. Il n'y a pas de miracle, ils sont à peine meilleurs que leurs copains et comme de toutes façons au collège ils ne feront pratiquement plus d'exercices, de dictées, ni de belles lectures, ni de belles poésies, leurs "productions d'écrits" resteront au niveau SMS. Tant pis pour les talents gâchés.
Au moins j'aurai essayé, quelques instits et profs de collège aussi je suppose. Je suis relativement jeune, sorti de l'Ecole Normale inférieure juste avant qu'elle ne vire à l'IUFM. J'ai donc échappé à pas-mal d'influences néfastes. Encore que... on nous disait déjà à l'époque: "Pas de lecture orale, ça ne sert à rien." "Pas de dictées, elles fixent les fautes. " "Pas de tables face au tableau, des groupes de quatre qui coopèrent" "Le tableau, ça ne sert plus à rien, chacun doit travailler à son rythme, finis le frontal et les cours magistraux, "Les manuels, inutiles ! maintenant on travaille sur des supports vivants." (traduction: des photocopies, des publicités, des catalogues, des étiquettes... Bonjour la littérature !)

Enfant, j'ai connu la mode des maths modernes et de la grammaire réformée: on a fait des patates, des flèches et des arbres pendant 2 ans, jusqu'à ce que les vieux instits désespérés reviennent à leurs méthodes: numération, calculs, problèmes, analyse et rédaction, pour le plus grand soulagement de tous.

Je ne sais pas où tout ceci nous mènera. les formules jargonnantes du livret des "compétences à acquérir" en disent long sur le malaise du système, quand on sait ce que ces formules cachent et comment elles sont évaluées ! Comme dans certains restaurants: plus la carte est ronflante, moins il y en a dans l'assiette.

Écrit par : Dinotopia | 11 février 2007

M. Mabilon, émule incomprise de Decroly, cite La Garanderie ( je vous parle d’eux ici depuis longtemps), dans son plaidoyer pro domo, mais se garde de préciser que le second a combattu de toutes ses forces la globale, produit bâtard des travaux du premier. Je pourrais, mais je vous en fais grâce, vous en copier/coller des tartines, sur le drame des auditifs, bousillés au départ avec la globale et qu’un système inhumain traîne de classe en classe, sans jamais les réparer alors qu’Antoine de la Garanderie explique comment c’est possible, ainsi que sur les travaux d'Elisabeth Nuyts, de Ghislaine Wettstein-Badour, de François et Liliane Lurçat, du prof. Israël, sans parler des milliers de pages de rapports scientifiques publiés de par le monde, et depuis quarante ans. Tous aboutissent à une conclusion unique. Les neurosciences confirment ce que le bon sens nous suggère depuis des lunes et on peut le résumer par ces quelques extraits du livre de G. Wettstein-Badour, Lettre aux parents des futurs illettrés. Ch II et III Comment un cerveau lit et apprend à lire, et Méthodes de lecture.

""LIRE, C'EST REUSSIR `A FAIRE CORRESPONDRE DES SIGNES GRAPHIQUES AVEC LES SONS DE LA LANGUE, DONNER UN SENS `A CES ASSEMBLAGES A PARTIR DES ELEMENTS MIS EN MEMOIRE ET LES INTREGRER DANS DES ENSEMBLES SEMANTIQUES DE PLUS EN PLUS COMPLEXES QUE CONSTITUENT LES MOTS LES GROUPES DE MOT LES PHRASES ET LES TEXTES. [...] Qu'elles soient phonogrammiques comme le français ( assemblages de phonèmes) ou idéogrammiques, toutes les langues s'apprennent de manière analytique mais il est impossible de faire comprendre ceci aux tenants de la méthode globale qui pensent justifier leur approche en assimilant les mots à des idéogrammes, erreur grossière qui est à l'origine de bien des catastrophes pédagogiques.

[La méthode globale vit le jour non avec Decroly mais avec Nicolas Adam (fin 18e s.) ] et l’évolution des idées dans le domaine de la lecture distingua décryptage et compréhension allant même jusqu'à les considérer antinomiques. […] Ce que nous savons aujourd’hui du langage montre l'absurdité de cette distinction puisque les circuits neurologiques se construisent de telle sorte que décryptage et découverte du sens sont strictement synchrones et totalement indissociables . »

Ces théories se sont inspirées peu ou prou de Köhler et de sa Gesstallttheorie, mais aucune n’a jamais reçu la moindre confirmation par l’expérimentation scientifique, et pour cause, maintenant on sait pourquoi : les avancées de la recherche dans les neurosciences les ont toutes falsifiées sans équivoque possible.

La méthode globale ( Mabilon joue sur les mots, mais comment être dupe ? Il n’y en a pas 36 car toutes les variantes sont du même tonneau) provoque une anarchie neuronale qui a handicapé à vie des millions d'enfants et nous devons cette persistance criminelle dans l’erreur au fait qu’elle est profondément ancrée à la fois dans l'idéologie égalitariste et dans le tropisme de la nouveauté.
Il ne s’agit pas d’un processus d’apprentissage, il s’agit d’une croyance dans des dogmes, répétons-le falsifiés depuis 1965.


Les tenants de cette panacée pédagogique professent une doucereuse (chamallopavlovienne) empathie pour ces pauvres têtes blondes auxquelles ils ont imposé une décérébration taille unique. Ils promettaient qu’elle allait faire des miracles : démocratiser la société ( ce fut le nivellement par le bas) et faire de tout le monde des prix Nobel par la généralisation de l’excellence (eh oui, nos Sapeur Camembert ne savent pas que c'est une contradiction dans les termes).

Le contenu de la charte est le palmarès de cette « nouvelle pédagogie » inventée au 18eme siècle, donc retour à Jean-Jacques and co et à l’apprentissage naturel, mais j’ai déjà donné

Que le texte de Maumab suscite les ronronnements d’aise chez Doubolipatte et Patachnick n'étonnera personne mais on comprend que les tentatives de Robien et de ses successeurs seront vouées à l’échec tant qu’il y aura des gens pour écrire ceci :

« « « Mais que font la police de Sarkozi ( sic !) ou les enseignants de Gilles de Robien depuis 5 ans qu'ils ont le pouvoir de rétablir l'Ordre?
Faut-il croire que cette situation les arrange?
Qu'ils peuvent en tirer un bénéfice électoral?

Simples petites questions!

Ecrit par : buntovchik | 10 février 2007

Confondant mais la réalité dépasse ….l’affliction.

Et on en remet une louche avec ceci :
« « « Et qu'ils feront à peine plus s'ils sont réélus, de manière à entretenir ce climat d'insécurité, voire de terreur parfois qui leur est si bénéfique » » » »
La situation est vraiment tragique car les gens qui écrivent des trucs pareils ont au moins bac+6 ou 7

Vous êtes donc bien prévenus:
C’est Robien et Sarko-ZY, mes enfants, qui ont exprès cassé l’école, moi j’vous l’dis, puisque cela "leur est si bênet-fique".

Écrit par : Cadichon | 11 février 2007

Le témoignage précédant mon coup de sabot vient remettre les pendules à l'heure après les dérapages dans le potage mabilonien et sa lecture m'inspire une suggestion:
La Charte devrait rendre hommage au courage et à l'abnégation des Dinotopia, qui ont maintenu le cap, au travers des cataractes de niaiseries, de foutaises et d'inepties déversées par les réformes pédagogiques de ces trente dernières années. Un monument devrait être érigé à la mémoire de tous ceux qui ont laissé leur peau, leur santé, mentale et physique, pour sauver leurs élèves du naufrage.

Et rétablir le pilori pour négationnisme, ou rouvrir l'île du Diable, pour les Charmeux Viala, Meirieu, Dubru-Bellat, Dubet, Lahire, Hirtt, Hamon et tous ceux qui clament que le niveau monte, que l'illettrisme et la violence scolaire ne sont des inventions médiatiques, et que la méthode globale non plus n'a jamais existé. Allez-voir sur Amazon si je mens.

Nier les camps de concentration ou le génocide arménien devenant passible de poursuites pénales, pourquoi deux poids deux mesures? Au nombre des victimes, sur trente ans, on est dans des registres similaires.

La lecture des propositions pour la Charte donne aussi la matière pour un "livre noir du pédagogisme" sur le modèle de celui de Stéphane Courtois sur le communisme.

C'est effrayant!

Écrit par : Cadichon | 11 février 2007

Approbation à 100% de vos propos Cadichon, et Durut Bellat est bien souvent ignorée, comme beaucoup de ces pseudo penseurs qui sont autant de faire valoir à la cause pédagogiste.

Nous avons eu des témoignages multiples d'instituteurs qui luttent en conscience et au détriment de leur carrière et de leur tranquilité, pour refuser la condamnation systématique de l'avenir des enfants et singulièrement des plus pauvres. On peut citer, au-delà des médiatiques Marc Le Bris et Rachel Boutonnet, Julien Lachieze ou surtout Françoise Candelier. Celle-ci a montré qu'à travers des ouvrages de Littérature Jeunesse proposés par valises dans des écoles du Nord, par des voies officielles, au langage débile et grossier, aux contenus sexuels insistants et explicites propagande pour l'homoparentalité, banalisation de la drogue et de la sexualité), il y avait une recherche de déconsidération systématique des parents et singulièrement du père, pour casser le dernier îlot où l'enfant était protégé, la famille. Pour moi, cet aspect est criminel, car déconsidérer les parents, monter les enfants contre les parents est le pire acte que puisse faire un adulte et qui devrait être poursuivi devant des tribunaux. Si les protestations contre les caricatures de Mahomet ou de la Cène par un groupe publicitaire sont ridicules, la foi n'ayant rien à voir avec l'image. Par contre l'atteinte aux enfants est monstrueuse et s'il me souvient bien, dans un Evangile, le Christ avait dit (je cite de mémoire) " si quelqu'un scandalise un seul de ces petits, il vaut mieux qu'on lui mette une meule au cou et qu'on le jette dans la mer".

N'oublions pas que la situation actuelle, invisible à l'oeil nu est comparable aux désastres produits par une guerre dans une population: Il y a une volonté profonde aussi bien qu'irrationnelle de destruction d'une Société. Est-ce là encore une exception Française?

AT

Écrit par : at | 11 février 2007

Je vois que l'intervention de Monsieur Mabilon a ravivé les passions.

Excusez mon erreur... J'ai hésité entre "vous n'êtes pas sans savoir" = "vous savez bien" et "vous n'êtes pas sans ignorer"="vous ne savez pas" et j'ai choisi la mauvaise formule.

Je n'étais pourtant pas sans le savoir.

Bon, ce n'est pas tout ça.

J'ai relu la synthèse...Pouvez-vous me faire des propositions (honnêtes !) pour étoffer le point 10 : Le Réglement intérieur et la lutte contre la violence et les incivilités. Je le trouve un peu maigre ce petit.

Écrit par : Robin | 11 février 2007

Pour vous mettre en forme ce dimanche matin !

« Pierre Frackowiak :
les textes, rien que les textes »

Inspecteur dans le Nord, vous avez subi
une procédure disciplinaire. Pourquoi ?
Au début, je ne savais pas qu’il s’agissait de
moi. Le document officiel m’est arrivé après
la campagne de presse. J’étais passible d’un
avertissement ou d’un blâme. Au ministère,
mon dossier comprenait trois pièces : une
note de mon IA sur ma manière de servir
(jusqu’alors je n’avais jamais eu de problème),
un compte-rendu d’une rencontre
avec le recteur au sujet de mes communications
dans la presse et deux pages du
magazine « Femina » dans lesquelles j’étais
interrogé sur le retour à la méthode syllabique
avec comme contradicteur Marc Le
Bris. Le ministre a jugé que je m’opposais
aux directives ministérielles. Or, je ne mets
pas en cause les textes que je respecte : les
instructions officielles, les programmes de
2002 et l’arrêté qui modifie légèrement celui
de 2006. On m’a aussi reproché le titre
choisi par les journalistes : « le retour à la
diligence ». C’est une image que j’utilise
souvent. Si un TGV ne fonctionne pas bien,
ce n’est pas en faisant rouler une diligence
sur les rails qu’on améliorera la situation.
Vous êtes-vous senti soutenu par les enseignants
?


Ce problème a suscité une vraie mobilisation.
Les enseignants ne supportent pas
l’idée qu’on balaie d’un revers de main tout
ce qu’ils ont fait de mise au point de
méthodes conciliant l’entrée par le Ba-Ba et
la compréhension. Le sentiment que du jour
au lendemain, on exigeait d’eux qu’ils
reviennent à des méthodes anciennes leur est
insupportable moralement, humainement et
affectivement. Dans quelle autre corporation
pourrait-on voir une chose pareille ? Imagine-
t-on le ministère de la santé imposant
aux médecins de prescrire la saignée comme
solution miracle ?


Le 30 octobre, le ministère a annoncé
l’arrêt de la procédure disciplinaire.
Quelle est votre réaction ?

Le ministère a diffusé un communiqué faisant
état d’une lettre que j’aurais écrite au
ministre, prenant acte que j’aurais exprimé
des regrets et constatant ma loyauté. En
fait, la procédure me permet de faire des
observations. Ce sont elles qui lui ont été
adressées. J’y rappelle ma loyauté envers les
textes, mes regrets de l’impact pris par cette
affaire et du préjudice créé à l’école et aux
enseignants. Je prends quand même ce communiqué
comme une mesure d’apaisement.
Il laisse supposer qu’on devrait déboucher
sur un abandon de la procédure. Mais je
n’ai pas encore été saisi d’une lettre officielle.
J’espère que ce geste permettra d’instaurer
un meilleur climat dans les écoles et
dans les relations entre les enseignants, les
cadres et le ministère.
Propos recueillis par
Pierre Magnetto

Écrit par : patrick(instit) | 11 février 2007

Patrick

Ces apparatchiks ignorent ce qu'est le vrai courage. Rachel Boutonnet, Marc Le bris et Laurent Lafforgue pourraient peut être leur donner quelques cours de "remédiation" .

Écrit par : Robin | 11 février 2007

Patrick,

Pouvez-vous vous charger d'envoyer de votre côté votre Charte pour l'enseignement primaire à JPB sur le site qu'il a indiqué. J'ai repris les points les plus importants (formation des instituteurs dan les revendications fondamentales)

Ecrit par : Robin | 10 février 2007


J'envoie donc uniquement la partie consacrée à l'école primaire et maternelle à cette adresse :

jcg.editeur@wanadoo.fr ?

Le reste Préambule , collège et lycée...etc sont de votre ressort ?

Écrit par : patrick(instit) | 11 février 2007

Patrick,

J'allais vous écrire à ce sujet, vous devancez mes intentions. Ma réponse est oui. J'ai repris des propositions importantes concernant l'enseignement primaire (la formation des maîtres, la liberté pédagogique)

JPB se chargera, je pense, d'éliminer les "doublons".

Écrit par : Robin | 11 février 2007

Bonjour les fous'd'rhum

"Mais justement ce qui m'inquiète c'est la réaction de certains collègues qui trouvent cette idée scandaleuse, journaux syndicaux à l'appui.
Là je ne comprends plus"
Parce qu'ils sont en train de faire passer les syllabophiles pour ceux par qui le mal est arrivé...

Mais, ils n'ont pas tout à fait tort comme ils n'ont pas tout à fait raison ... Facile alors de dire/écrire n'importe quoi....

La cause de cette déliquescence, tu la trouves dans les nuls embauchés après guerre ET après baby boum qui n'ont pas été formés 'correctement' sur la méthode Boscher/syllabique pour les premiers ET sur la méthode global/poucet pour les seconds ...
Là dessus ils te collent les sciences de l'éduc par des ânes
Alors évidemment après vous étonnez pas d'avoir des cancres à tous les niveaux...
Et bien sûr ils ce cooptent entre eux, ne se supportent pas les uns les autres, parce que médiocres, et les bons se cassent dans le privés (pas con) tranquille mimille...


N'oubliez pas que cela soit syllabique OU global si c'est mal fait c'est mal fait ...... La progression avant tout... du simple/facile(pour faire plaisir à Charmeuse) au complexe/difficile (parce que elle est un peu molle du ciboulau)

Voili voilou

bonne journée

Écrit par : toto | 11 février 2007

Bonjour,
A propos du potage mabilonien , est-il permis d'ajouter que dans les vieux pots on fait de la bonne soupe, une soupe nourrissante et digeste bien sûr.
Quand nous aurons fini de régler nos comptes est-ce que le maître de maison pourra faire la synthèse des propositions ?
Au fait, moi aussi je sis passée par l'Ecole normale inférieure où j'ai appris des choses utiles pour ma carrière et ma vie. L'agrégation ? Ah oui! J'ai bachoté pour l'obtenir et je n'en rougis pas : rien à la première tentative, presque admissible à la seconde, admissible à la troisième, admise et bien placée à la quatrième. Ben oui, je suis née femme,et le suis devenue : je travaillais et j'adorais mes proches, rendant ce que j'avais reçu . Bachoterfinalement , c'était pas mal car chaque année je découvrais des auteurs nouveaux . Lire et étudier quand les distractions sont limitées par des impératifs que je préfère ne pas détailler, n'a rien de désagréable. Aujourd'hui, je suis désagrégée et je retrouve l'essentiel : sauver les gosses et en faire des êtres humains qui sauront réfléchir au lieu de se taper dessus comme des sauvages. Je suis en train de relire Stevenson :" Voyage avec un âne dans les Cévennes" . Un régal. Quelle finesse dans l'observation des humains toujours prêts à imposer leurs points de vue en dépit des principes proclamés. Bien entendu la sagesse et la générosité surgissent là où on ne s'y attend pas.
Fermons la parenthèse.
Comment faut-il comprendre l'allusion au chef d'orchestre qui ne connaît pas la musique dans le propos mabilonien ?
Amitiés et bon dimanche à tous.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 11 février 2007

En réponse à la question de Robin au sujet de la grammaire, quelques sujets plus haut, et pour le plaisir de lire:
"Plus tard, ô ma langue bien-aimée, j'ai dû apprendre tes lois et tes rituels et, si je n'ai pas toujours été un bon élève, car j'étais fort turbulent, je les ai du moins reçus comme les règles d'un jeu fascinant, je n'y voyais ni contrainte ni arbitraire, mais logique et cohérence. On m'enseignait en même temps les rudiments de l'arithmétique, de la géométrie et des sciences dites « physiques », et j'y trouvais la même harmonie, la même rigueur procédant de la même logique, car il n'y a qu'une logique. Ce monde était un monde solide et beau. Tu y resplendissais et l'éclairais, car c'est par toi qu'on me l'expliquait."
Ce n'est pas de moi, c'est de François Cavanna. Le texte entier "Ma langue française" est d'ailleurs un vibrant hommage à l'école des années 20: http://cm1cm2.ceyreste.free.fr/textes.html
Je vous laisse le découvrir et le méditer.

Écrit par : Dinotopia | 11 février 2007

ROBIN

j'ai donc envoyé à l'adresse indiquée notre participation concernant le primaire.

Bonne journée

Écrit par : patrick(instit) | 11 février 2007

A tous ceux qui me citent,

Je constate une fois de plus qu'il est difficile de se comprendre faute de définir parfaitement d'abord les choses dont on parle. Si nous n'étions gens bien élevés, du moins je l'espère, pour un peu nous monterions sur un ring.
Je ne me fais l'avocat d'aucune méthode, convaincu que nulle méthode en soi n'est bonne ni mauvaise. Je dis qu'une méthode est affaire personnelle et j'ai toujours revendiqué pour chacun la liberté pédagogique.
Cela dit, si tous les manuels d'apprentissage de la lecture qui donnent à mémoriser quelques mots au début de l'apprentissage sont considérés comme des manuels d'apprentissage global il devient difficile de se comprendre. Je vais tenter d'être clair en peu de mots. Je crois aux vertus d'un processus d'apprentissage qui mêle l'analyse et la synthèse. Je me méfie des processus qui placent la synthèse avant l'analyse et je ne dis rien d'autre. On mémorise maman et papa. C'est très facile mais c'est pour en extraire tout aussitôt par l'analyse ma, man et pa puis m, p, a et an éléments d'abord reconnus par l'analyse et qui vont servir ensuite à effectuer des synthèses de mots nouveaux. Ni globale, ni syllabique à la Boscher. Disons analytico-synthétique à point de départ global. Dans mon potage j'ajouterai l'étude systématique des correspondances grapho-phonétiques et, pour répondre à Hélène, je dirai simplement que le chef d'orchestre est celui qui dirige l'orchestre.
Tout ce que j'ai pu lire à la suite de mon intervention sur les méthodes d'apprentissage de la lecture prouve bien que lire c'est comprendre.

Cordialement à tous.

M. Mabilon

Écrit par : Maurice Mabilon | 11 février 2007

A propos de la "globale"...

A lire les uns et les autres (en essayant de comprendre), il semblerait que le problème se situe au niveau de la formation des instituteurs.

Leur apprend-on vraiment actuellement (je veux dire de façon systématique et approfondie, comme une priorité absolue) dans les IUFM à apprendre à lire et à écrire aux enfants ? Je suis effaré d'apprendre que non. Et j'imagine que Monsieur Mabilon doi l'être aussi.

Une "bonne méthode" utlisée par un bricoleur inexpérimenté fera autant de dégâts qu'une "mauvaise". Non ?

Je note tout de même un consensus sur la nécessité d'un "départ" analytique.

NB : j'ai bien compris que l'enfant est spontanément "global" (il dit et pense "maman" avant d'analyser les graphèmes et les phonèmes du mot). Mais je ne pense pas que le rôle de l'école soit de le conforter dans cette démarche.

Je trouve d'ailleurs que cela ouvre d'intéressantes perspectives sur le rôle du père et sur le sevrage de la relation symbiotique avec la mère, qui est aussi à sa manière une "approche globale" et qui passe évidemment par l'école....Les fameux "pleurs" à l'entrée en maternelle !

Excusez-moi, je délire !

Patrick, je ne me souviens pas si vous avez parlé en insistant sur la nécessité d'une formation des futurs instituteurs et institutrices à l'apprentissage de la lecture et de l'écriture.

En tout état de cause, je vais mettre quelque chose là-dessus au début de la synthèse.

Écrit par : Robin | 11 février 2007

La liberté pédagogique est un principe et les principes sont intangibles.

Écrit par : Pedro Cordoba | 11 février 2007

Merci à Dinotipia pour son lien sur la page de Cavanna. Je ne connaissais pas ce texte dont je conseille vivement la lecture à Monsieur l’Inspecteur Mabilon.
Merci aussi à Francesco pour son beau site.

Écrit par : Pedro Cordoba | 11 février 2007

Dans sa réponse à Robin, Monsieur l’Inspecteur nous ressort la sempiternelle doxa des naufrageurs de l’Ecole, depuis la nomenklatura de l’EN jusqu’au PS en passant pas les journalistes et les syndicats. Si les élèves ne savent ni lire ni compter en sixième, c’est parce que ce ne sont plus les mêmes élèves. Car seule une élite entrait en sixième, blabla et reblabla. « Inutile de continuer », dit-il. En effet. Je rappelle néanmoins à tout hasard que l’obligation scolaire a été portée à 16 ans en 1959 et que, dès 1963 pratiquement tout le monde est entré en sixième. Le collège unique c’est 12 ans plus tard. Hélas, « on a oublié de donner à tous les élèves les mêmes compétences » (M. l’Inspecteur veut dire « aptitudes » mais il a été contaminé par le virus langagier de l’expertitude scolaire). Donc de deux choses l’une :
- Ou bien les 80% qui n’appartenaient pas à « l’élite du primaire » (selon ses chiffres) étaient génétiquement incapables d’apprendre à lire malgré 5 ans d’école. Il faut alors au moins rétablir les CEG pour accueillir ces 80% de débiles congénitaux, ou encore les renvoyer à leurs mamans en leur conseillant des tests de grossesse et des avortements thérapeutiques pour leur vie sexuelle à venir. On peut aussi songer à la fabrication d’EGM (enfants génétiquement modifiés).
- Ou bien, plus vraisemblablement, l’école primaire a cessé de faire son travail au moment même ou l’on mettait en place le collège unique et c’est la conjonction de ces deux facteurs qui explique la faillite dudit collège. Raison : la complicité entre les irresponsables de la nomenklatura et les allumés du pédagogisme, les deux n’étant d’ailleurs pas incompatibles.
Les choses se sont, comme chacun sait, beaucoup aggravées depuis 1975. Si les élèves de cinquième de 2005 sont au niveau des CM2 de 1987, c’est forcément que les élèves de CM2 ont déjà pris pas mal de retard. Et ce dans le cadre d’une école primaire ouverte à tous depuis 1882 (et même avant). C’est toujours le décret Berthouin de 1959 qui explique l’effondrement qui s’est produit à partir de 1987 aux dires de l’expertitude ioufémesque elle-même?

Monsieur l’Inspecteur nous signale que son gros ouvrage donne toutes les explications souhaitables. Je n’ai nulle envie de me taper 504 pages lorsque je vois des titres de chapitre comme : « Les disciplines d’éveil », « Et si la grammaire était inutile ? » ou « Rénover, innover ». J’ai l’impression de savoir déjà ce que je risque d’y trouver : de très bonnes raisons pour ne voter ni Ségolène ni Marie-Georges.

PS après avoir lu le dernier message de M. Mabilon. Je ne suis pas un fana de la boxe mais, dans le temps jadis, des gens très bien élevés ne dédaignaient pas l’épée ou le pistolet.

Écrit par : Pedro Cordoba | 11 février 2007

A Robin,

Le problème se situe effectivement au niveau de la formation. Il est inadmissible que l'on nomme dans un cours préparatoire un frais émoulu de l'IUFM qui n'a jamais vu cette classe, à qui on n'en a jamais parlé à l'IUFM ou si peu. La conduite d'un cours préparatoire exige des maîtres parfaits techniciens qui savent où ils vont, à qui on a appris à faire des gammes. La vituosité est à ce prix.

Bonne journée, Robin, et bravo pour ce que vous faites actuellement !

Écrit par : Maurice Mabilon | 11 février 2007

J'aimerais qu'on insiste aussi sur la production d'oraux comme on dit production d'écrits. J'ai beaucoup progressé avec le système des "colles" orales en prépa. Un vrai travail oral individuel me paraît une excellente préparation à l'existence sociale. Savoir structurer un oral me semble aussi fondamental que savoir structurer un écrit. Parler en public reste pour certains, à vie, une épreuve insurmontable. D'autres parlent énormément mais dans le vide et sont incapables de répondre à une question qui déstabilise leur discours. L'oral est un art insuffisamment développé à l'école et il est utile à tous.
De surcroît, l'épreuve orale permet au professeur une correction "sur le vif" des erreurs. Si on doit préparer son tableau avant, comme en colle, elle inclue l'épreuve écrite.

Écrit par : dobolino | 11 février 2007

Non, non, on n'utilise pas de méthode globale, dites-vous, pas de lecture-devinette, on donne accès au sens? Ces dénégations me font rire jaune.
Ci-dessous ce qu'écrivent mes élèves, issus d'une école d'application à la pointe de la pédagogie et d'un quartier tranquille et agréable; ils sont en 4° et 3°.
- ignorance du nom des lettres: une grotte de chien; j'épèle Garibaldi qui devient Garipaldi; j'épèle dirigeant qui devient dirijean; je parle d'un S qui devient C (il a fallu expliquer à des enfants de 13 ans que S c'est le serpent!!!)
- fautes de lecture entraînant des contresens (sur des devoirs à la maison avec tout le temps nécessaire) :
"la fin est-elle morale" devient "la fin est-elle normale"
"apparemment" devient "appartement"
"tu te défieras d'Ogareff" devient "tu défieras Ogareff"
"les cochers" devient"les cockers"!!!
"campanules" devient "campagnules"
"odeur" devient"ordure"
"premiers temps" devient "printemps"
"dortoir" devient "doctoir"
(NB: l'élève rapporte le mot à ce qu'il connaît ou fait des associations d'idées: les ordures ça sent! Marc Le Bris a parfaitement décrit cette pénible invention d'un sens)
- et quelques fautes surréalistes:
je dicte "j'étais comme lui" qui devient "j'étais pareil"
Le texte dit "la grotte servait de prison; dans cette cavité...", l'élève lit "dans cette captivité"
"le boulanger cuit des croissants; c'est le petit Pierre qui les mangera" devient "c'est le petit déjeuner"!!!
Ils pensent, ces élèves, ils ne sont pas sots mais ils lisent par devinettes et s'épuisent à courir après le sens parce qu'ils ne savent pas déchiffrer. A 13-14 ans, c'est cuit pour eux, ils sont dégoûtés d'une lecture si pénible et s'en tiennent aux mangas. Adultes, ils signeront des achats à crédit, contrats de téléphone en ayant CRU y lire ce qu'ils voulaient.
Criminel! ça me dégoûte qu'on les ait ainsi handicapés. Oui la charte doit demander un parfait déchiffrage, seule porte vers le sens. TOUS les grands musiciens et même les petits sont des déchiffreurs intrépides; l'outil, la base, le B.A.BA, quoi!!

Écrit par : Cunégonde | 11 février 2007

N.B. pour Cadichon: je n'ai aucune prévention contre M DE Robien et suis globalement satisfaite des mesures qu'il a prises. Aucun rapport avec l'action du Ministre de l'Intérieur qui n'a aucun pouvoir, que je sache, sur les décisions du Ministère de l'Education. M. Sarkozy n'est pas, comme vous semblez le croire, et lui aussi, notre Président de la République actuel!

Écrit par : dobolino | 11 février 2007

Dobolino,

J'aimerais qu'on insiste aussi sur la production d'oraux comme on dit production d'écrits.

J'ai ajouté quelque chose là-dessus.

Savez-vous que la classe de première s'appelait jadis "classe de rhétorique". On y apprenait entre autre les figures du discours.

La rhétorique faisait partie, à l'époque des cathédrales, des "arts libéraux" avec la grammaire et la logique, elle faisait partie du "trivium" qui préparait au "quadrivium" : arithmetique, géométrie, musique (eh oui !) et astronomie.

La rhétorique était l'art de convaincre et de parler en public. Certains (et certaines) auraient bien besoin de passer par une classe de "rhétorique."

Tout cela vient des Grecs en passant par les Romains et a un rapport évident avec le système politique
appelé "démocratie".

La controverse entre Socrate et les Sophistes évidemment restant toujours d'actualité.

Écrit par : Robin | 11 février 2007

errata : restant évidemment toujours d'actualité.

Écrit par : Robin | 11 février 2007

TOUS les grands musiciens et même les petits sont des déchiffreurs intrépides; l'outil, la base, le B.A.BA, quoi!!

Ecrit par : Cunégonde | 11 février 2007

Une idée: si l'on apprenait à tous ces naufragés à lire en clé de sol et en clé de fa pour les rééduquer? Avez-vous constaté comme ceux qui jouent d'un instrument apprennent par cœur les phrases musicales, globalement? Ne trouvez-vous pas, Christophe, que c'est à se taper la tête contre les murs qu'ils soient encore forcés après plusieurs mois de pratique instrumentale de compter les lignes de portée pour déterminer la note, même en clé de sol?

Écrit par : dobolino | 11 février 2007

...Il est vrai que la rhétorique n'a pas totalement disparu de l'enseignement. On apprend l'argumentation et on étudie des textes argumentatifs, c'est même au programme du baccalauréat.

Mais on n'apprend plus guère à argumenter.

Écrit par : Robin | 11 février 2007

Les enfants devraient apprendre à lire les notes de musique en même temps que les lettres. Les enfants qui ont des carences affectives (mauvaise relation au père) ont en général des problèmes de rythme. Ca pourrait grandement les aider (musicothérapie).

Il y a un rapport évident entre la musique et les mathématiques, ce que savaient bien les Anciens qui avaient lu Pythagore, mais que nous avons oublié.

Lisez René Guénon, il explique très bien tout ça.

Écrit par : Robin | 11 février 2007

" Les enfants devraient apprendre à lire les notes de musique en même temps que les lettres."

Qu'en pensez-vous Patrick ?

Écrit par : Robin | 11 février 2007

Très cher Pedro Cordoba,

Se faire agresser par un collègue qu’aveugle ses a priori, un collègue qui flingue d’abord, mais peut-être vise-t-il après, n’est pas le moins cocasse des échanges qui se pratiquent sur ce blog. Surtout quand ce collègue ne sait pas qu’on est sans doute d’accord avec lui à 99, 9% !
En y venant, je pensais qu’on y intervenait pour tenter de construire ensemble. Je constate que d’aucuns y sont venus pour décharger leur bile et pour mordre.
Monsieur Pedro Corboba, si vous venez de Cordoue, il ne m’étonne pas que vous ayez de gros souliers. Moi aussi je peux mordre mais tel n’était pas mon propos.
Vous m’agressez, vous me jetez au visage des comparses supposés, la Nomenklatura de l’EN, le PS, les journalistes, les syndicats. J’en suis d’autant plus étonné que j’ai souvent ferraillé, sinon toujours, contre ces puissances-là au cours de ma carrière. Passons. Devant les excités, il est bien difficile de s’exprimer. Ce n’est pas grave, les chiens aboient la caravane passe. Ce n’est pas bien grave mais c’est affligeant.
C’est affligeant, cher cordouan, parce que les 504 pages de mon ouvrage que vous ne voulez pas lire, ce dont il vous sais gré et vous remercie, résument la lutte de vingt-six années d’un inspecteur de terrain n’ayant jamais eu pour souci que le sort des enfants, éternels victimes des décisions des adultes.
C’est affligeant parce que, si le titre du chapitre c’est « Les disciplines d’éveil » tout le contenu dénonce le salmigondis pédagogique histoire-géographie-sciences, vilipende la pluridisciplinarité dans l’interdisciplinarité, met en garde les maîtres contre la tentation d’étudier la forêt en même temps que Jeanne d’Arc sous le fallacieux prétexte que le bûcher les rapproche. Et le titre du chapitre « Et si la grammaire était inutile ? » ce qui n’est pas de moi mais de Freinet, n’est là que sous le prétexte de défendre bec et ongles, l’enseignement d’une certaine grammaire.

Voilà ! Je suis désolé d’un malentendu qui n’est pas de mon fait. J’ajoute simplement que prisant par dessus tout l’honnêteté intellectuelle et n’ayant que mépris pour les procès d’intention, nous en resterons là.

M. Mabilon

Écrit par : Maurice Mabilon | 11 février 2007

Les enfants devraient apprendre à lire les notes de musique en même temps que les lettres.

de la lecture en CP...pas avant évidemment !

Écrit par : Robin | 11 février 2007

Christophe, vous avez écrit :
"Vous m'aviez même parlé de la pratique des arts martiaux, non évidemment pour rendre les enseignants à mieux taper sur leurs élèves"
Pourriez-vous préciser votre pensée ?

Écrit par : Tika | 11 février 2007

En école d'orthophonie j'ai observé l'an passé en stage en école la lecture "devinette" qui aboutit à ce que Cunégonde décrit. On émet des hypothèses sur les lettres, les mots ; la syllabique est réduite à la portion congrue. Mais effectivement on nie que ce soit du global, puisque ce n'est pas du Decroly. Il n'empêche qu'on étudie les textes et les mots avant les lettres et les sons, et ceux qui s'en sortent le mieux sont ceux qui connaissent déjà l'alphabet.
L'an passé j'ai été contrainte de valider un module dirigé par une prof d'IUFM qui prônait les fameuses méthodes actives (l'enfant découvre les lettres par déduction, il doit construire du sens etc). Cette année j'ai un module de psycholinguistique et la prof, qui a été une conseillère de Gilles de Robien (qui n'est pas si mal informé et si bête qu'on veut bien le faire croire) nous apprend exactement l'inverse. Les expériences ont en effet montré que ce sont les enfants qui déchiffrent le mieux qui ont le plus accès au sens. En effet si un enfant ne maîtrise pas les processus de bas niveau (automatismes) il aura d'autant plus de mal à mettre en oeuvre ceux de haut niveau (compréhension). Elle a démontré que plus le code est mis en place tôt, plus ces automatismes se mettront en place facilement et cela est plus particulièrement vrai pour les enfants à risque ou issus de milieu défavorisé.
Atterrée de voir ce qui se passait pendant mon stage j'ai moi-même fait travailler énormément le code à mon fils en CP (il avait une méthode active, Mika). J'en ai déjà parlé dans des posts précédents. Il est désormais un très bon lecteur ce qui n'est pas le cas de tous les élèves de sa classe de l'an passé, particulièrement ceux dont les parents n'ont pu/voulu intervenir.
Je ne comprends pas cet aveuglement de l'EN qui refuse de prendre en compte les recherches scientifiques. Cela montre bien que l'IUFM n'accepte qu'une seule doctrine et demeure fermé à tout ce qui s'oppose à son dogme, au mépris même des chiffres et de la rigueur scientifique.
Quand ces inspecteurs cesseont-ils de nier la réalité et de continuer à asséner des thèses sans fondement et qui ont déjà fait tant de dégats?!

Écrit par : Florence | 11 février 2007

ROBIN

Chaque matin avant d'ouvrir cahiers ... 5 mn à 10 mn d' Ecoute musicale dans ma classe .

J'apporte un CD de la maison . Tout y passe ... classique .... jazz .... Kletzmorim.... persanne..... arabe classique.... Asie

Les notes et croches c'est pa mon truc... plutôt l'écoute.

Puis après le morceau , petit propos sur le morceau, contexte historrique ..géographique ... puis je le remets 1 mois après : souvenir ..association d'idées... On s'amuseet on apprend.

de René GUENON je n'ai lu que "Le Symbolisme de la croix" lecture initiatique.




Pour revenir à la Charte concernant les instits en formation , je dis qu'il est ESSENTIEL que la plupart (3/4) des stages en Ecole d'Application soient faits en CP !

"La réussite au concours donne l’accès pour un an aux Ecoles d’ Application. Cette dernière et quatrième année est destinée aux stages en Observation puis en responsabilité : dans des classes tenus par des enseignants expérimentés et volontaires. La priorité de ces stages seront effectués en classe de CP "

Écrit par : patrick(instit) | 11 février 2007

Un petit plus à mettre dans la charte

:-) :-) :-) :-) :-) :-) :-)

J'ai beaucoup pratiqué les arts martiaux dans ma jeunesse..

Depuis 4 ans je pratique le Krav Maga (avec un stage en 2004 de 1 mois en Israel ) à raison de 6 heures par pour , 6 jours sur 7 sauf shabbath .

Cela devrait peut être faire partie de la nouvelle formation ... pour prendre de l'assurance devant certains parents d'élèves ou pedagoogo gonflants.

:-) :-) :-) :-) :-) :-) :-)

Écrit par : patrick(instit) | 11 février 2007

Parfois, je me dis que je n'ai plus rien à écrire une fois que Pedro Cordoba et Robin se sont exprimés...
Je suis content de voir que ma proposition de séparer agrégés au lycée et certifiés au collège peut être retenue selon JPB. Encore faudra-t-il faire en sorte que disparaisse le collège unique (voies professionnelles pour les collegiens qui les choisissent), que les élèves de seconde aient vraiment un niveau de seconde (évaluation-sélection en fin de troisieme?), et que les premieres générales et technologiques n'accueillent pas des élèves qui croient que la seconde mondiale a eu lieu en 1793 et qui écrivent "un hiboux aient le personage principals de la fable" (évaluation-sélection en fin de seconde). Ces élèves passent de la seconde à la premiere avec 7 de moyenne générale... et finissent par avoir le bac au bout de la troisieme tentative, dont ils ne font rien, et ils chôment.

Écrit par : Jérémy | 11 février 2007

Cela devrait peut être faire partie de la nouvelle formation ... pour prendre de l'assurance devant certains parents d'élèves ou pedagoogo gonflants.

Prof d'EPS j'abonde dans le sens de Patrick(instit), celui qui torture ses petites élèves en leur faisant faire des exercices supplémentaires d'écriture! Oui, une solide formation des instituteurs et des professeurs sera donnée à l'IUFM dans le domaine des arts martiaux.
Cette formation, outre qu'elle permettra aux enseignants de se défendre en cas d'agression de leurs élèves ou de leurs parents dispensera le Recteur de nommer dans les classes difficiles du personnel d'accompagnement, dernière trouvaille de la candidate du PS pour rétablir l'Ordre juste dans les écoles. (L'autre candidat rival s'étant contenté hier de proposer des peines lourdes pour les auteurs d'agression sur la personne d'enseignants).

Écrit par : buntovchik | 11 février 2007

Voir sur le site de Me Royal les nouveaux cahiers de doléances pardon d'espérances :

http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=synthese&id=836

Finis la craie , le tableau noir , la classe, la leçon , les notes, les redoublements.... Brighelli au feu et les internautes ici présents au milieu !

Pauvre Cavanna tu dois bien être triste.

Écrit par : patrick(instit) | 11 février 2007

à Florence qui écrit:"Je ne comprends pas cet aveuglement de l'EN qui refuse de prendre en compte les recherches scientifiques." , je livre cet élément de réponse pour suggérer que c'est une cécité volontaire.

Le bon sens est l'ingrédient premier de la critique raisonnée, le second étant le savoir, mais un savoir neutralisé, apolitique, c'est-à dire nettoyé des opinions, préjugés et superstitions (Condorcet) et nos pédagogistes, maîtres ès-désinformation, sont bien là pour nous le confirmer. C'est donc pour cela qu'ils prennent bien soin de maintenir les futurs enseignants à l'abri des avancées scientifiques qui infirment leurs théories bidon depuis quarante ans. J'ai appelé dans un autre post les IUFM des madrassas, ou écoles coraniques.

Le seul bon sens, sans un minimum de savoirs, laisse pénétrer le doute, et la menace et le chantage ont alors le champ libre. Et le plus souvent ce n'est pas tant le courage de dire non qui manque, ce sont les moyens, à la fois matériels, biensûr, mais aussi intellectuels, puisque tout savoir qui compromettrait la doxa est interdit de séjour.

Comme tous les tenants de l'approche synthétique ou globale, puisque le terme de méthode le chatouille, M. Mabilon persiste et signe , et se dit ""convaincu que nulle méthode en soi n'est bonne ni mauvaise""

I rest my case. Rien à ajouter, monsieur le Président.

Écrit par : Cadichon | 11 février 2007

Je ne comprends pas le site de Segolene Royal : la synthèse des débats y tient 10 bonnes pages format A4, mais apres ?
C'est une longue litanie de "Floomy dit A" ,"PetrusGallus dit B", "NoemiaKaCHt dit C" (on admirera l'ingéniosité des pseudos...), sans aucune conclusion, tous les avis y sont donnés les uns après les autres, en contradiction totale les uns envers les autres.

Je note avec intérêt :

" Certains contributeurs témoignent de leur ras-le-bol vis-à-vis des enseignants. Sont-ils vraiment au service de leur mission éducative ? Il semble à MRU que « le système d'affectation des enseignants parait plus destiné à protéger les enseignants qu'à servir les grandes causes de l'éducation nationale ». Sympa !

Mais aussi :

" Si certains ségonautes pensent qu’il donc faut conduire à son terme la modernisation jamais vraiment achevée du système scolaire français, d’autres pensent au contraire qu’il faudrait savoir revenir à des méthodes et à des pratiques laissées à l’abandon, mais qui ont fait leurs preuves. "

On est bien content de le savoir. Huit mois pour découvrir que les gens ne sont pas d'accord, c'est un investissement de temps particulièrement rentable !

Écrit par : Jeremy | 11 février 2007

A Jean-Paul Brighelli :

Je vous ai envoyé la Charte sur le courriel indiqué.

Merci de me confirmer que vous avez eu réception de mon message et surtout de me dire si vous pouvez ouvrir la "pièce jointe"...

Je suis un peu inquiet car mon ordinateur est une véritable usine à gaz (à la fois sous Windows et sous Linux).

Écrit par : Robin | 11 février 2007

Si ça n'a pas marché, j'enverrai la Charte (sous clé USB ) par le courriel de mon journal (sous Windows)demain lundi après-midi.
Ce sont les petits inconvénients de la résistance.

Écrit par : Robin | 11 février 2007

Monsieur Mabilon,

Oserais-je vous demander si vous comptez dans votre belle-famille un traducteur de Calderon et une enseignante à la Sorbonne ?
Non que je veuille vous faire parler de votre vie familiale, mais que je sache si mes souvenirs ne me trahissent pas.
Pardon pour cette question indiscrète, mais elle me taraude depuis que j'ai lu votre nom sur ce blog.
Question subsidiaire : que pensez-vous des réflexions de Maffesoli sur la société ? Pensez-vous qu'on puisse les appliquer à l'école ?

Écrit par : Jeremy | 11 février 2007

à Cadichon :
La référence au "bon sens" est tout aussi abusivement utilisée par les pédagogistes.
Ne pas utiliser de référence au "bon sens" serait à l'honneur des participants de ce blog.
N'oublions pas que " c'est aussi l'excuse que se donne les imbéciles d'être aussi nombreux" (GB Shaw)

Écrit par : laya | 11 février 2007

Proposition utopique, mais tenant compte du fossé infranchissable qui sépare désormais les tenants du pédagogisme de ceux qui privilégient la transmission des connaissances :

Création de deux "labels" pour les établissements scolaires, par exemple :

- Label "Innovation pédagogique et éducation citoyenne"
- Label "Transmission des savoirs et enrichissement culturel"

Choix laissé aux enseignants d'exercer dans l'un ou l'autre des établissements, et formation professionnelle liée à ce choix.

Maintien de la carte scolaire, mais choix laissé aux parents entre au moins deux établissements appartenant à des labels différents.

Les deux "labels" peuvent exister au sein d'un même établissement, lorsque sa taille le permet.

Écrit par : Candide | 11 février 2007

Candide,

Cest ce qui s'appelle jouer les candides et avoir une idée derrière la tête.

...Ou tout simplement "faire jouer la concurrence".

Écrit par : Robin | 11 février 2007

Candide,

En réfléchisnt à votre proposition, je pense qu'il y a aurait plus de tenants du pédagogisme que de partisans de la transmission des connaissances pour accepter votre proposition.

D'abord parce que, malgré les apparences, ils sont beaucoup plus certains que les autres d'avoir raison et ensuite parce qu'ils ont toujours été enclins à prendre les élèves pour des cobayes.

Écrit par : Robin | 11 février 2007

Un sondage effectué en septembre 2006 pour Nathan, intitulé Perception de l’école d’hier et de demain : Regards croisés, parents/enseignants, sur un échantillon public/privé, général/technique, maternelle à terminale, donne les résultats suivants :
Perception globale du fonctionnement de l’école :
Très bien : Parents=7%, Enseignants=2%
Assez bien : parents 70% Enseignants=70%
Total bien : parents 77% Enseignants =74%
Donc environ ¾ sont satisfaits.

Mais quand on détaille les domaines de satisfaction :
-Evolution, par rapport à l’école d’il y a 10 ans ?
Total « moins bien »: parents=58% enseignants=65%
Ecole d’il y a 50 ans ? Et on ne dit pas quelle proportion allait déjà en classe il y a 50ans.
Total « mieux » : parents 52%, enseignants=52%.

Fonctionnement de l’école :
Encadrement : Mieux : 45% de parents et 72% d’enseignants
Autorité : Moins bien, 84 % de parents et 84% d’enseignants.
Apprentissage de la vie en société : Mieux : 75% des parents et 83% des enseignants.

Mission de l’école :
Transmission des savoirs : Moins bien 51% des parents et 56% des enseignants, dont 5% trouvent que c’est pareil….

Apprentissages :
Lecture et écriture- grammaire et orthographe :
Moins bien pour, respectivement, 68% et 73% des parents, curieusement enseignants pas interrogés

Et la cerise sur le gâteau :
61% des parents sont optimistes et quand même 52% des enseignants.

Les incohérences pullulent dans ce sondage mais une constante :
pourquoi changer puisque la mission de l’école n’est pas de transmettre des savoirs mais de socialiser les élèves et qu’elle y réussit à la satisfaction quasi-générale. Grincheux s’abstenir.

Écrit par : Cadichon | 11 février 2007

"D'abord parce que, malgré les apparences, ils sont beaucoup plus certains que les autres d'avoir raison et ensuite parce qu'ils ont toujours été enclins à prendre les élèves pour des cobayes."

Ecrit par : Robin | 11 février 2007

D'accord avec vous : ils expliquent d'ailleurs à longueur de temps que si l'école va mal, c'est parce que leurs solutions n'ont pas été complètement appliquées par des enseignants évidemment trop conservateurs.
Mais je me demande quelle quantité de cobayes il leur resterait si on laissait choisir les parents...

Écrit par : Candide | 11 février 2007

Merci Patrick(instit) pour le lien vers Ségoland. J'en reste perplexe et du coup je vais regarder à deux fois avant de glisser mon bulletin dans l'urne.

Ainsi, après tant d'années d'errements et de déstructuration de tout, il y en a encore qui en redemandent ! Alors la faillite du système, c'est à cause de nous, qui n'avons pas joué le jeu des réformes ? Faudrait pas trop pousser.
Apprendre par groupes, faire un enseignement individualisé, je veux bien, à des moments choisis et quand c'est vraiment indispensable. Mais pour moi la classe est déjà un groupe à elle-seule. Apprendre ensemble, échanger, écouter l'autre, se corriger, débattre, tout ceci offre des moments merveilleux qu'apprécient je crois pas-mal d'enseignants et d'élèves. C'est la seule magie qui nous reste: une belle lecture écoutée dans le silence, un enfant qui récite sa poésie, une expérience qu'on partage, d'autres qui font un exposé face à la classe. Pourquoi faudrait-il se priver de ces échanges, fragmenter le groupe en sous-unités qui bossent chacune dans leur coin? Moi je n'aime déjà pas les décloisonnements, j'ai l'impression de rater une partie du film... Et qu'aurions-nous à gagner dans un système ou les élèves passeraient leur temps à changer de salle et de prof, quand c'est seulement à l'école primaire qu'ils peuvent encore évoluer dans une ambiance calme et silencieuse, s'écouter les uns-les autres et se baser sur quelque chose de solide, de non-mouvant ?

Pour autant je ne suis pas contre les innovations, mais ce qui m'agace dans les discours de certains c'est cette façon de raisonner en tout-ou-rien, cette volonté de faire table rase de tout un passé pédagogique.
Car les vieux instits étaient loin d'être des nuls, et s'ils n'avaient pas en tête des théories d'avant-garde, ils faisaient au moins honnêtement leur travail, avec une constance et une rigueur qui manquent à beaucoup d'entre nous. Ils étaient à la fois exigeants et rassurants pour l'élève. Leur public n'était guère différent du nôtre: milieux urbains défavorisés, ruraux illettrés, enfants des colonies... Et les idées pédagogiques d'avant-guerre passeraient pour des choses très modernes si elles étaient rééditées de nos jours.
Je suis d'accord que ce qui a changé c'est le contexte, la vision de l'école dans la société, les sollicitations extérieures, les modèles proposés par les médias.
Toute notre pratique consiste à déclencher l'intérêt de ce jeune public pour les matières scolaires. C'est encore possible à l'école primaire où les enfants s'émerveillent de tout; il faut alimenter leur soif - la faire naître ou renaître parfois - en faisant pas-mal de stratagèmes. C'est déjà assez acrobatique comme-ça pour l'instit !

Au collège je ne sais pas, c'est peut-être déjà trop tard. Qu'en pensent les professeurs ?

Écrit par : Dinotopia | 11 février 2007

Très cher Maurice Mabilon,

Je veux bien croire que vos titres de chapitres soient des cibles sur lesquelles vous visez soigneusement avant de tirer comme il le faut : sans états d’âme. Nous sommes alors effectivement d’accord à 99% et, au lieu d’un duel, je vous propose un verre d’amontillado (on ne fait pas que du cuir à Cordoue). Les personnes bien élevées savent reconnaître leurs torts et trinquer ou dégainer selon les circonstances. Mais j’éprouve quelques doutes. Car vos variations sur le thème « tout le monde n’entrait pas en sixième » reprennent une ritournelle trop connue. Vous n’avez toujours pas montré le rapport entre le décret Berthouin de 1959 et l’effondrement de l’enseignement primaire qui commence au début des années 70 et s’accélère depuis une quinzaine d’années. Ce rapport n’existe pas. Ce qu’il y a eu, c’est un engrenage. A chaque échec de leurs idées, les gourous de la pédagogie ont répondu : c’est parce qu’on n’est pas allé assez loin. Et ils ont été jusqu’ici toujours écoutés par les politiques. Résultat : une course à l’abîme. Depuis deux ans le vent tourne. Et craignant de perdre leurs strapontins, les ennemis de l’école veulent nous resservir leurs vieilles recettes. Votre expérience compte, votre parole a du poids. Je vous invite donc à choisir clairement votre camp. Car comme dit Candide, « le fossé est devenu infranchissable ». Une nouvelle guerre scolaire est née à l’époque de Claude Allègre. Et ceux qui se trouveront au milieu prendront des balles des deux côtés.

Pedro Cordoba

Écrit par : Pedro Cordoba | 11 février 2007

Monsieur Mabilon, j'ai beaucoup de respect pour vos convictions, mais excusez-moi, j'ai pensé avoir affaire à un copié-collé de Goigoux (l'enfant Champollion) ou de Meirieu, en lisant votre texte interminable. (Sibille, au contraire de vous, je lis attentivement les écrits de ceux qui ne pensent pas comme moi, c'est le seul moyen d'avoir des arguments valables).

Ayant lu les livres de mesdames Ouzilou, Wettstein-Badour, qui a des références bibliographiques impressionnantes, contrairement à Goigoux ou Meirieu ...qui ne citent en général que leurs propres publications : elle lit l'anglais et a donc lu les écrits de nombreuses publications américaines (vous savez que jusqu'à présent toute la grande recherche se fait chez eux, en attendant qu'elle se face dans les pays asiatiques), Nuyts, je suis persuadée que le cerveau humain n'est pas fait pour lire globalement.

Vous dites :

"Le second groupe comprend des activités d’entraînement à la lecture silencieuse qui visent à développer la recherche du sens par la prise d’indices signifiants, par l’anticipation et la vérification des hypothèses et qui portent sur des textes de toute nature et de tout support. Ces activités visent aussi à développer l’efficacité par une amélioration de la vitesse de lecture et de compréhension."

Cette phrase me rend malade.
Heureusement, ce dada de pédagogues (Richaudeau, Bentolila) essayant sur nos enfants pris comme cobayes le fruit de leurs élucubrations n'a pas sévi pendant longtemps. Cela les abrutissait encore plus que l'apprentissage à départ global pratiqué dès la MS. Cela aurait conduit 60 % des enfants à être pseudo-dyslexiques en CE2, et non 25 à 40 % comme maintenent. Lisez "L'école des illusionnistes" de Madame Nuyts, somme de tous les travers des pédagogistes.

Au fait, Mr Mabilon, comment avez-vous appris à lire? Par quelle méthode dénuée de sens ? Sûrement pas une mixte.
Moi, j'ai appris avec la vache Mu-Mu, dans une petite école de campagne, et ça a très bien marché.

Pour les ZEP. Ma fille, en 3ème année d'enseignement, a une classe CP CE1, 10 CP et 10 CE1 . Ses élèves de CP, avec une affreuse méthode alphabétique, "Lire avec Léo et Léa" , savent presque lire. (3 lisent tout)

Les CE1 ont beaucoup plus de mal : il faut "détricoter " les mauvaises habitudes prises en CP (pas un seul ne savait lire en début d'année) de devinettes avec une méthode "intégrative" quelconque.

Ayant eu quelques jours les CP de l'autre maîtresse, qui ne savent PAS LIRE DU TOUT car ils ont une méthode mixte, et paniquant à l'idée d'avoir encore un CE1 nul pour la 3ème année, elle a demandé une autre école.

Etant donnée qu'elle est repérée par l'inspection, étant seule sur 25 instits de CP à utiliser une méthode alphabétique, je doute que sa demande soit acceptée.
En effet, elle a osé reprocher à l'inspectrice le manque de liberté pédagogique des IUFM, où on ne montre que les méthodes mixtes (seulement quelques heures de formation, d'ailleurs.) Elle a osé afficher son succès avec la méthode L&L, et a reçu un épais dossier quelques jours après, contenant la critique débile de Madame Charmeux sur ladite méthode (à lire si vous ne la connaissez pas sur le forum de Meirieu) avec surligné en rouge :

"L'outil utilisé nuit gravement à la santé de l'apprenti lecteur. Qu'on se le dise".

Pedro, je veux bien que la liberté pédagogique soit un bien intangible, mais quand elle est à sens unique, faut-il la garder telle quelle?

Christophe Sibille doit bien savoir, lui qui défend les méthodes mixtes ou ceux qui les imposent (Mr Mabilon, je suppose que vous n'êtes pas musicien ) que les notes de musique se lisent une par une de plus en plus vite pour les bons déchiffreurs, il en va de même pour les bons lecteurs, ils lisent les lettres l'une après l'autre de plus en plus vite au fur et à mesure que leurs capacités s'améliorent.

Anne-Marie Valette.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 février 2007

A JPB pour qu’il en tienne compte avant de mettre en ligne la version définitive.

Comme je l’ai dit trop vite dans un précédent message, la formation des instits doit être de cinq ans en tout : trois ans de licence pluridisciplinaire, un an de préparation à un concours profondément rénové et un an de stage pratique. Il y a des matières essentielles pour un futur instit (histoire des méthodes d’enseignement, psychologie de l’enfant, etc.) qui ont leur place dans l’année de préparation mais pas dans la licence pluridisciplinaire. Car cette dernière doit ouvrir d’autres portes que l’enseignement primaire : comme il y a 80% d’échec au concours, il faut prévoir des réorientations. Il est absolument indispensable qu’il y ait une année entière de préparation au concours. Car les candidats le passent deux ou trois fois. Or si aucune institution n’assume cette préparation, il y aura floraison de boites privées sur ce créneau. C’est d’ailleurs ce qui se passe en Espagne, où l’Université ne prépare à aucun concours. Et c’est ce dont n’a pas tenu compte la CDIUFM dans ses différents plans pour « couper en deux les concours ». Ni Thélot en proposant un concours en fin de licence.

Écrit par : Pedro Cordoba | 11 février 2007

Yo les fadas du 6 coups :o)))

"TOUS les grands musiciens et même les petits sont des déchiffreurs intrépides; l'outil, la base, le B.A.BA, quoi!! "

C'est põ pour 'fer' lourd, mais j'ai mieux pour eux...

Léo&Léa 18€ à la fnac , tu les récupères en lecture en moins d'un mois si ils bossent correctement ...
En écriture il faudra 4 mois (sauf si ils picolent/fument/fatiguent)
En une année ils devraient être parfait ....
Et rien à voir avec le B.A BA, mais alors rien de rien :o))))))))))

Écrit par : toto | 11 février 2007

Très cher Pedro Cordoba,

J'étais décidé à ne plus écrire sur ce blog où je ne suis pas venu pour me faire étriller. Je dois peut-être sentir un peu le soufre. Un IEN ! Beaucoup pensent que j'ai été un IEN atypique. Je n'en sais rien et peu importe. J'ai été moi-même, voilà tout. J'accepte bien volontiers votre verre d'amontillado et je vous propose ensuite, en pur Champenois, de déguster ensemble le nectar à bulles de Dom Pérignon.
Il me paraît difficile de traiter sur ce blog de tous les problèmes de l'école depuis le décret Berthouin de 1959. A cette époque-là j'avais 9 ans d'ancienneté d'instit. En revanche, si vous en êtes d'accord, je vous propose de vous adresser sous la forme d'un fichier électronique cet ouvrage de 504 pages (beaucoup moins en 21/29,7) que vous ne refuserez peut-être plus de lire (à tête reposée et à petites doses mais il m'étonnerait que vous n'en redemandiez pas)quand je vous aurai assuré que vous y trouverez beaucoup d'arguments en faveur de la cause que vous défendez. Si vous en êtes d'accord, indiquez-moi votre adresse électronique. La mienne est maurice.mabilon@wanadoo.fr

Bien cordialement, soyez-en sûr.

Écrit par : Maurice Mabilon | 11 février 2007

A Anne Marie,
La « liberté à sens unique » est une contradiction in terminis, comme on disait autrefois.
Il est évident que TOUTES les méthodes doivent être objectivement exposées aux futurs maîtres du primaire. Et c’est en connaissance de cause qu’ils choisiront. Une liberté non éclairée, ça n’existe pas. Ou c’est une forme d’esclavage.
Comme l’objectivité est impossible en période de guerre ouverte, je suggère qu’interviennent à tour de rôle les thuriféraires du sens et les partisans de l’enseignement explicite. Voir sur ce dernier point le site de nos amis instits, Bernard et Françoise Appy. En utilisant depuis plusieurs années des méthodes à contre-courant, ils réussissent si bien qu’ils ont l’appui de leur Inspecteur. Le lien pour ceux qui l’ignoreraient :
http://appy.ecole.free.fr/3evoie.htm
Il ne faut pas non plus négliger les vertus de l’expérience. On peut supposer que certains nouveaux instits, non convaincus par les arguments théoriques des uns et des autres, essaieront les deux méthodes. Et ils verront très vite laquelle donne les meilleurs résultats. Ce sera plus difficile avec les zombies qui entourent votre fille. Mais il ne faut pas désespérer de la nature humaine où l’opportunisme le dispute constamment à la bêtise. Plus il y aura d’instits à réussir avec des méthodes rationnelles, plus les autres se poseront des questions. Et quand la masse critique sera atteinte, ils basculeront comme un seul homme. Mutatis mutandis, c’est ce qui s’est passé dans les derniers mois de l’Occupation.

Écrit par : Pedro Cordoba | 11 février 2007

Merci à toutes et à tous…
Je récupèrerai les envois demain matin à l'ouverture… Ne vous en faites pas, Robin, quelle que soit la version ou le système, Apple est bonne pomme…

Je reçois à l'instant un compte-rendu non partisan (si !) du show de la sainte vierge à Villepinte. Eh bien, apparemment, c'était tout à fait ça : une grand-messe, plus catho que crypto. Lafforgue va finir par voter Royaliste, tant elle se veut intronisée, et porteuse d'une nouvelle foi. Dans les couleurs de la salle comme dans les postures, la main sur le cœur, etc. Colopmba, si tu es là, raconte encore une fois la belle histoire et la bonne nouvelle…
Entre autres : pour les jeunes des banlieues, elle veut "ce qu'elle a voulu pour [ses] fils" : tous à l'Ecole alsacienne ?
Merci à celui qui nous a signalé le lien définitif pour savoir à quelle sauce nous serons mangés (http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=synthese&id=836)
JPB

Écrit par : brighelli | 11 février 2007

JPB

c'est moi qui ai mis le lien...

Si un jour vous passez du côté du pont Saint Bénezet ....

Cordialement

Écrit par : patrick(instit) | 11 février 2007

A l'attention de Jean-Paul Brighelli

J'ai oublié de faire figurer votre proposition d'une bourse d'étude pour les étudiants qui désirent se consacrer à l'enseignement (les anciennes IPES).

Pouvez-vous l'intégrer dans la Charte dans la partie consacrée à la formation des enseignants ? Merci.

Écrit par : Robin | 11 février 2007

Mme Anne-Marie Valette,

Je suis désolé de vous dire que vous vous trompez à 100 %.
1 - Je n'ai jamais lu le moindre écrit de Richaudeau, de Meirieu, de Foucambert et de tous les pédagogistes qui sévissent malheureusement dans les IUFM et je m'en vante. Je n'ai jamais eu besoin de me référer à ces gens-là. De plus grands qu'eux m'ont suffi. Ce que vous avez lu n'est nullement un copié-collé de qui que ce soit mais une réflexion au terme d'une expérience conduite durant plusieurs années dans une circonscription rurale qui ne s'en est pas mal trouvée.
2 - Je suis né en 1929. J'ai appris à lire vers cinq ans à l'école maternelle et je ne saurais dire selon quelle méthode mais vraisemblablement une méthode synthétique. Et pourquoi pas si la méthode, l'enfant qui apprend et son maître s'en trouvent bien ? Où diable a-t-on pris sur ce blog que j'étais hostile aux méthodes synthétiques? J'ai simplement critiqué de voir appeler globales des méthodes qui ne le sont pas à mes yeux et qui ne négligent en rien ni l'apprentissage de la combinatoire ni le déchiffrage.
3 - Je suis musicien depuis l'âge de neuf ans, humble saxophoniste, fou d'opéra et longtemps ténor dans des choeurs de spectacles lyriques. Quelle est madame la relative mineure d'une gamme qui compte six bémols à la clé? Quelle est la première note de la romance de Nadir des Pêcheurs de Perles de Bizet ? Merci, madame. C'est très bien.

Bonne soirée, madame. Bien cordialement.

M. Mabilon

PS : je n'entends plus répondre aux polémistes et à leurs procès d'intention. Toutes ces discussions sont stériles et ne font pas sortir de l'ornière le char embourbé de notre école.

Écrit par : Maurice Mabilon | 11 février 2007

"Je reçois à l'instant un compte-rendu non partisan (si !) du show de la sainte vierge à Villepinte. Eh bien, apparemment, c'était tout à fait ça : une grand-messe, plus catho que crypto. Lafforgue va finir par voter Royaliste, tant elle se veut intronisée, et porteuse d'une nouvelle foi", écrit JPB

La Vierge Marie est apparue 18 fois à Bernadette Soubirous, entre le 11 février (ben oui) et le 16 juillet 1858, à la grotte de Massabielle, près de Lourdes. C'est ce qui s'appelle une campagne miraculeusement subliminale...

Écrit par : FGuichard | 11 février 2007

mi bémol mineur.
Comme je ne mens que le moins possible, j'avoue que c'est mon mari, très bon violoncelliste, ayant son diplôme de fin d'études qui me le souffle.

Quant à me demander la première note des Pêcheurs de perles, je pourrais vous demander celle de "In der Fremde", de Schumann, ou des "Noces" de Stravinsky. Cela n'a pas de sens.

Si vous aviez l'expérience d'enfants cassés par l'école depuis des dizaines d'années, et dans votre propre famille, peut-être raisonneriez-vous autrement.

Je connais des quantités d' instituteurs qui pensent comme moi (ou plutôt que j'ai suivi dans leur cheminement : Marc Le Bris, Rachel Boutonnet, Guillaume, les Appy, Françoise Candelier), ce que je dis n'est pas le fruit d'une pensée polémique, mais d'un travail approfondi et de lectures, aussi bien de textes des destructeurs de l'instruction, que de ceux qui les dénoncent. Il y a pléthore de ces derniers, et je ne pense pas que leurs auteurs racontent des salades.

Elargissez-donc le champ de vos lectures, vous ne me direz plus que je me trompe à 100 % ! C'est vraiment un comble ! A hurler le soir au fond des dortoirs !

Pedro, je ne suis pas très calée en linguistique, c'est d'ailleurs une science que je n'aime pas beaucoup depuis qu'elle a fait son entrée au collège, ce qui rend la grammaire incompréhensible pour les malheureux élèves.

Désolée si je vous ai blessée, mais des textes comme le vôtre perpétuent la chute dans le néant où s'engouffre l'EN, et ce de plus en plus vite étant donné qu'on ne forme plus d'enseignants de qualité.

Anne-Marie Valette.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 février 2007

Trouvé sur "Désir d'avenir...Questions d'éducation.

Au minimum, il faudrait envisager de mettre en place un nouveau système d’évaluation des enseignants : « l'évaluation doit être collective, sans prendre forcément la forme d'un tribunal. Les pairs y ont leur place, mais aussi la hiérarchie et les "clients" (oh le gros mot !). Il y a mille façons non traumatisantes de le faire, par exemple des questionnaires anonymes centrés sur le travail et les résultats et dépouillés par des extérieurs neutres. Avec bien sur une information complète de l'intéressé disposant d'un droit d'explication de ses choix. » (alliot).

Intéressant, non ? Désir d'avenir questions d'éducation, c'est un peu de Meirieu, un peu de super Dupont, un peu de technologies nouvelles et un peu de "Maréchal nous voilà !"

C'est "Désir d'avenir" ou "nostalgie d'un certain passé" ?

Écrit par : Robin | 11 février 2007

J'ai commencé à lire les propositions sur l'éducation dans "Désir d'avenir".

J'en suis au tiers.à peu près ...Les interventions, en effet, s'annulent les unes les autres. il n'y a aucune cohérence. Certaines s'alignent sur les idéologies pédogistes (travail en groupe, pas de notation, l'élève construit son savoir...), d'autres seraient proches de nos idées.

Mais la madone fait des miracles. Elle va bien réussir à faire une synthèse.

Je lui souhaite bien du plaisir. Déjà avec des gens qui sont d'accord, ce n'est pas évident. Alors...

Exactement ce que disait Hanna Arendt : " Un mélange inextricable de demi-vérités et d'aberrations."

Mais aussi de temps en temps le vieux rat de la délation et du ressentiment , cette mascotte de tous les régimes totalitaires que l'on croyait empaillée depuis des lustres et qui apparemment respire encore, pointe son nez un peu sale..

Écrit par : Robin | 11 février 2007

"(Sibille, au contraire de vous, je lis attentivement les écrits de ceux qui ne pensent pas comme moi, c'est le seul moyen d'avoir des arguments valables)."

Mais je les lis aussi, très chère Anne-Marie! Et si je viens ici, c'est précisément parce qu'il y a en ces lieux beaucoup de gens qui ne pensent pas comme moi, et je trouve cela beaucoup plus intéressant, même s'il faut parfois être un peu masochiste pour persévérer! Cette attaque de votre part était absolument gratuite. Vous ne changerez d'ailleurs jamais, le ton que vous employez également pour répondre à Maurice Mabilon le prouve, (et, d'un autre côté, me rassure! Je ne suis pas le seul! Dès qu'on vous oppose des arguments qui se tiennent, vous voyez rouge, et dieu sait si je remercie Maurice d'avoir exprimé ce que je pense beaucoup mieux que j'aurais pu le faire).

Concernant la lecture musicale, il y a eu une quantité assez impressionnante de musiciens géniaux, (il y en a toujours, mais effectivement de moins en moins) qui ne lisent quasiment pas la musique! Mais aucun dans les domaines où la musique doive être écrite avant d'être jouée. A l'inverse, il est des grands lecteurs qui sont des musiciens de peu de talent. Quand à vous dire comment chacun apprend à lire... Un bon déchiffreur doit comprendre la phrase qu'il lit, sinon, elle n'a aucun sens, et ce sens ne s'acquiert qu'en écoutant beaucoup de musique... Et je dis bravo à Patrick, au passage, pour la manière dont il conçoit l'écoute musicale à l'école!

Concernant les arts martiaux, (mais j'aurais aimé que Pedro s'exprime également à ce sujet; c'est lui qui m'avait soufflé l'idée), je suis à peu près convaincu que leur pratique peut donner une certaine confiance en soi! Et, pour un enseignant, pas seulement vis-à-vis des parents, du recteur, ou des formateurs IUFM, mais surtout de la classe.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2007

Désir d'avenir... suite

"Les internautes qui ont participé à ce débat sont très favorables à une modernisation accélérée des apprentissages grâce à l’utilisation des nouvelles technologies."

"Une modernisation accélérée des apprentissages" Ca ne veut strictement rien dire, mais ca fait moderne. On se croirait dans un film avec Schwarzenegger

La dame qui a fait la synthèse est une grosse tricheuse ; il n'y a qu'un participant qui parle des nouvelles technologies de cette façon et il y en a d'autres qui sont très réticents et qui disent, à juste titre, que cela ne sert à rien si on n'a pas maîtrisé "lentement" les fondamentaux.

Écrit par : Robin | 11 février 2007

Je remarque que plusieurs intervenants rompent avec le dogme du "collège unique" et proposent (comme nous) des classes d'aide et de soutien pour les élèves en difficulté.

Meirieu va sauter au plafond et ressortir sa "pédagogie différenciée" pour remettre les camarades dans le droit chemin.

Bonne nuit à tous et que saint Aise veille sur vos "désirs d'avenir" à vous.

Écrit par : Robin | 11 février 2007

En revanche, si vous en êtes d'accord, je vous propose de vous adresser sous la forme d'un fichier électronique cet ouvrage de 504 pages (beaucoup moins en 21/29,7) que vous ne refuserez peut-être plus de lire (à tête reposée et à petites doses mais il m'étonnerait que vous n'en redemandiez pas)quand je vous aurai assuré que vous y trouverez beaucoup d'arguments en faveur de la cause que vous défendez. Si vous en êtes d'accord, indiquez-moi votre adresse électronique.

Pedro, voilà ce que c'est de ne pas avoir été gentil avec M. Mabilon...

Vous vivez dangereusement et vous faites prendre des risques inconsidérés à votre ordinateur.Mon fils m'a expliqué ce qu'était un "cheval de Troie"...

A votre place je me méfierais....

(Je plaisante, Monsieur Mabilon)

Écrit par : Robin | 11 février 2007

Cher Robin,

Merci pour votre humour. Amicalement.

M. Mabilon

Écrit par : Maurice Mabilon | 12 février 2007

Misérabilisme geignard, sarcasme autosuffisant et surtout magistral contresens, voici quelques extraits édifiants de « La Méthode globale cette galeuse ! » par C. Freinet ( Revue l’Éducateur, nº19, 30 juin 1959, pp 25-31)

Il faut dans toute période difficile trouver un bouc émissaire.
La Méthode Globale est aujourd’hui responsable de tous les maux dont souffre l’école. Si les enfants lisent moins bien qu’autrefois, c’est la faute à la méthode globale. S’ils manquent d’attention et de concentration dans leurs devoirs, s’ils font trop de fautes dans leurs dictées ou dans leur lettres, c’est évidemment la méthode globale qui est en cause. La discipline elle-même, et donc la marche des établissements en sont affectés ( SIC !...)
Qu’on revienne donc à la bonne règle préalable du B-A- BA et aux exercices méthodiques ; qu’on enseigne les bases avant d’aborder le tout, et l’éducation refleurira. L’état sera sauvé »
[…] (La suite, on croirait du MauMab) :
La méthode globale n’est employée dans aucune école française comme méthode de base, mais elle n’est pas moins déclarée responsable d’un désordre et d’une carence dont parents et éducateurs commencent à prendre heureusement conscience. Il fallait un exutoire à la crise actuelle de l'École. La classe est surchargée, les locaux trop étroits, le matériel d'expérimentation et de travail inexistant, les écoles mal construites et mal organisées, les éducateurs mal préparés et en nombre insuffisant. Tout cela ne serait évidemment rien si on n'employait pas la méthode globale".

Freinet retrace ensuite la genèse du pédagogisme, appeleee alors Pédagogie Nouvelle, et née dans la Genève des années 20, en s’étonnant de ce berceau suisse alors qu’il est notoire que le mouvement est un avatar de cette mouvance pacifiste qui s’est greffée sur la SDN.

Freinet se lance ensuite dans le panégyrique de ce « noyau fécond de philosophes, de psychologues, d’éducateurs, de chercheurs dont l’influence a parfois été décisive dans l'évolution de la pédagogie contemporaine. Je ne dirai jamais trop, pour ce qui me concerne, ce que je dois à Pierre BOVET, CLAPAREDE, FERRIERE, Mlles AUDEMARS et LAFENDEL,Robert DOTTRENS...Attentifs à tout ce que le monde produisait de valable et d'utile dans le secteur de l'éducation, ils ont naturellement étudié l'œuvre géniale du Dr DECROLY qui, le premier, avait parlé de syncré́tisme et de globalisme.( Re-sic)
L'école restait universellement persuadée avant lui que l'éducation et l'acquisition des connaissances ne pouvaient se faire autrement que par les processus en honneur depuis toujours dans les écoles, et que l'enfant ne pourrait reconnaître et lire le mot chat que s'il avait au préalable étudié ́le son ch pour savoir que ch et at font chat » ;

Je vous fais grâce du reste qui est de la même farine, et j’ai déjà expliqué ailleurs (Made in USA) que notre pédagogisme n'était que la version française de cet engouement d'origine helvéto-américano-britannique, pour l’innovation pédagogique, et qui fut, tout aussi notoirement, destructrice de neurones et productrice d’illettrisme, d’échec scolaire, et de barbarie.

Je propose de tondre toutes les femmes qui ont couché ainsi avec l’ennemi, comme Charmeux, Dubru, etc, et de déchoir de leurs droits civiques tous ceux qui seront reconnus coupables de pédagogisme,
On doit bien avoir ce qu’il faut dans notre arsenal répressif pour mettre hors d’état de nuire les experts en sciences de l'éducation et les fonctionnaires de l’EN, coupables de forfaiture, et de haute trahison, auteurs de désinformation, de manipulation, de mensonges et escroqueries intellectuelles, qui ont transformé un nombre effarant d’enfants en rats de laboratoires et les ont estropiés à vie.

Pourquoi changer l’école puisque sa mission n’est pas de transmettre des savoirs mais de socialiser les élèves et qu’elle y réussit à la satisfaction quasi-générale ? Grincheux s’abstenir. L'urgence éducative est une invention, à en croire un sondage effectué pour Nathan, en septembre 2006, intitulé Perception de l’école d’hier et de demain : Regards croisés, parents/enseignants,( échantillon de 750 de chaque), avec représentation public/privé, général/technique, de maternelle à terminale, et qui donne les résultats suivants :

Perception globale du fonctionnement de l’école :
Très bien : Parents=7%, Enseignants=2%
Assez bien : parents 70% Enseignants=70%
Total bien : parents 77% Enseignants =74%
Donc environ ¾ sont satisfaits.
Mais quand on détaille les domaines de satisfaction :
-Evolution, par rapport à l’école d’il y a 10 ans ?
Total « moins bien »: parents=58% enseignants=65%
Ecole d’il y a 50 ans ?
Total « mieux » : parents 52%, enseignants=52%.

Fonctionnement de l’école :
-Encadrement : Mieux : 45% de parents et 72% d’enseignants
-Autorité : Moins bien, 84 % de parents et 84% d’enseignants.
-Apprentissage de la vie en société : Mieux : 75% des parents et 83% des enseignants.

Mission de l’école :
-Transmission des savoirs : Moins bien 51% des parents et 56% des enseignants, dont 5% trouvent que c’est pareil….

Apprentissages :
Lecture et écriture, et grammaire et orthographe :
Moins bien pour respectivement 68% et 73% des parents.

Et la cerise sur le gâteau :
61% des parents sont optimistes ainsi qu’une ( courte) majorité des enseignants : 52%

Dans un pays où la rigueur du raisonnement est tombée au champ d’honneur avec les moyens de s’exprimer, il ne faut pas s’étonner que de telles incohérences fassent le quotidien des Français, comme l'a magistralement démontré hier la dame en rouge. Au premiers rangs, nos pédagogos gagas devant Bernadette Couscous. ( boulletes, pois chiche et pédalages dans la semoule). À quand l'eau bénite de Poitou-Charentes?


Au deuxième rabord...plutot que la grotte Massabielle, la foule en délire vous avait des relents de congrès annuels de Nuremberg, dans les années trente, et du coup je n'ai plus envie de plaisanter du tout.

Écrit par : Cadichon | 12 février 2007

Tout le monde étant très occupé, personne ne semble en avoir parlé : dans le monde du 9 février un article sur la parution prochaine d'une étude démontrant qu'en orthographe, les collégiens de 5è de 2005 sont tombés au niveau des cm2 de 1987...). Croustillant: publiée aux éditions ESF par des copines à Meirieu...
Début de l'article:
"LES PERFORMANCES des élèves en orthographe sont en baisse sensible, au point que le niveau d'une classe de cinquième de 2005 est celui d'une classe de CM2 de 1987. Cette baisse ne relève ni du sentiment subjectif ni de l'affirmation polémique. Elle est démontrée par un travail universitaire, signé d'une équipe composée de Danièle Manesse, professeur en sciences du langage à l'université de Paris III-Sorbonne nouvelle, de Danièle Cogis, maître de conférences à l'IUFM de Paris, et de deux professeurs des écoles, Michèle Dorgans et Christine Tallet. Leur enquête est présentée dans un ouvrage qui doit être publié le 22 février sous le titre Orthographe : à qui la faute ?, aux éditions ESF."
Philippe

Écrit par : Philippe | 12 février 2007

Philippe, j'avais pris connaissance de cet article. Les pédagos semblent tout simplement comprendre que le vent tourne et ils tournent avec. D'ici peu ce seront eux les héros du retour à l'orthographe. Ils sont répugnants comme tous les gens qui ne font les choses que par soif de pouvoir et pour se maintenir au pouvoir à n'importe quel prix.

Écrit par : Thalie | 12 février 2007

Robin, est-il encore temps d'ajouter si cela n'a pas été fait, mais je n'ai pas pu tout lire, la suppression pure et simple du nouveau décret qui modifie le décret de 50? Cela me semble très important. Ainsi que le refus de l'allongement du temps de travail sur place dans les établissements. Il me semble avoir vu passer à un moment la demande de lieux calmes dans les établissements....C'était pour que les professeurs y passent leurs journées entières? Non merci!!! Cette requête me semble dangereuse!

Écrit par : Thalie | 12 février 2007

"pourquoi changer puisque la mission de l’école n’est pas de transmettre des savoirs mais de socialiser les élèves et qu’elle y réussit à la satisfaction quasi-générale. Grincheux s’abstenir"

Sauf que certains savent que pour leurs enfants, le savoir est plus interessant que la "socialisation".
(Plus de 2 milliards de cours particuliers, de préceptorat à domicile, etc, de voyages à l'étranger pour apprendre les langues, étant donné que l'instruction des langues étrangères est devenue nullissime, s'inspirant de l'ORL .
Ne pas apprendre systématiquement les cas en allemand, cela donne des élèves nuls en allemand!)

Et que de plus en plus, avec des méthodes "non globales" mais "intégratives", les enfants nés dans des familles défavorisées n'ont absolument plus aucune chance de s'en sortir. Ce n'est pas J.P. Brighelli qui me contredira, c'est un des thèmes principaux de "La fabrique".

Pourtant, c'est une erreur de croire que les enfants des ZEP sont d'un niveau intellectuel inférieur à celui des enfants favorisés. Pour ma part, je trouve que c'est honteux, et indigne d'un pays dit civilisé. (Meirieu a dit qu'il suffisait de leur apprendre à lire comment se servir d'un aspirateur ou d'un presse-purée, devant le tollé général, comme d'habitude il a retourné un petit pan de sa veste.)

Christophe, vous dites : Cette attaque de votre part était absolument gratuite.

Une fois de plus, vous vous victimisez, alors que vous avez dit plus haut que je ne lirais sûrement pas le texte de Monsieur Mabilon, étant donné qu'il n'est pas de mon avis.

Merci à Cunégonde, Florence, Dobolino, et tant d'autres, qui ayant une vraie connaissance du "terrain", aboutissent aux mêmes conclusions que moi : c'est faire preuve d'un aveuglement ou d'une hypocrisie criminelle de continuer à dire que "la méthode globale" n'a jamais été utilisée, alors qu'elle l'est à près de 90 % maintenant avec les résultats que l'on sait.

"Vous ne changerez jamais", vous non plus!

Ps : je reprends du service en soutien de français et de calcul avec des sixièmes. Je ne les prendrai que s'ils savent lire. L'an dernier, j'avais renoncé au bout de deux séances, car mes élèves de sixième, très éveillés et futés, ne savaient pas lire . On peut faire un peu de grammaire avec une heure par semaine, mais pas faire apprendre à lire.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 12 février 2007

L'étude de Madame Manesse, amie de Meirieu, n'a d'autre but que de montrer que les IUFM doivent aussi s'occuper de la formation disciplinaire des stagiaires (puisque celle qui leur est donnée actuellement est si désastreuse!).
Bien naïf celui qui croirait que les "pédagos" se sont rendu compte qu'il y a un problème!

Je reviens à la charge, Robin: le "projet d'établissement" est-il supprimé par notre charte? Et le "conseil pédagogique"? Deux sous-marins "pédagogistes".

La méthode globale n'est pas une méthode , mais un dogme (comme la séquence): à ce titre, je trouve qu'il faut l'interdire, sinon tout peut s'appeler "méthode"!

Écrit par : Jean | 12 février 2007

Bonjour à tous,

Eh bien ça alors ! Qu'est -ce qu'il vous a donc fait le vieil IDEN ?
Je crois qu'il est sorti de sa retraite et est intervenu sur ce blog pour réagir à l'agression sauvage dont ont été victimes deux institutrices.
Ce fait divers s'inscrit parmi d'autres , tant d'autres ,que l'on n'y prête plus attention.
Le respect dû à notre métier, s'il vous plait, ne l'oublions pas car pendant le temps que nous réglons nos comptes, le mal progresse et nous oublions l'essentiel.

Comme ce vieux de la vieille, homme d'expérience et de terrain habite mon département, vous pensez bien que je le connais et que je l'ai déjà croisé dans quelques réunions à l'occasion. J'ai lu sa trilogie et ce ce n'est pas le dernier tome que je préfère mais le premier où il évoque son enfance ( racines paysannes très très modestes, père chauffeur de train, écoles communales sparnaciennes, séjours dans le village des grands-parents, amour de la nature et de la musique ) enfance qui s'achève brutalement par l'exode et ses horreurs qu'il n'oubliera jamais. Le second évoque sa scolarité au collège d'Epernay où il ne fut pas un élève exemplaire et où certains professeurs ne l'étaient pas non plus, puis sa scolarité à l'Ecole Normale qui commença plutôt mal mais fut reprise en main par un directeur attentif et compréhensif. Un adjuvant en quelque sorte. Ce second tome s'achève sur le séjour à Normale supérieure ( suite logique après l'inférieure) où il prépare après douze ans de pratique le concours d'IDEN . Arrive Mai 68." Dany le rouge" lui demande qui il est et en conclut qu'il redouble.
j'ai lu le troisième tome, qu'il faudrait que je relise car 26 ans d 'inspection dans les Ardennes ne m'ont laissé que quelques souvenirs épars comme celui-ci : hablité à inspecter dans les collèges aussitôt 68 il constate que la salle à manger des professeurs attribue les tables en fonction des diplômes et des grades. Il choisit alors de s'installer ostensiblement à la table des humbles qui sont "au charbon". Ce petit détail m'a marquée car dans mon lycée dans les années 70 à 80 et plus on procédait de la même façon. Titulaire d'une licence et d'une maîtrise, fichtre, ça en bouche un coin tout de même, j'avais le droit d'aller à la table des professeurs de lycée. Comme les profs de LEP étaient vraiment sympas et que la bi-doc était au service de tous j 'allais d'une table à l'autre.
Dans ces réunions donc où je rencontre ce vieux monsieur respectable qui ressemble peut-être sans que je le sache aux grand-pères que je n'ai pas connus, après les choses sérieuses ,on passe aux bonnes histoires et surtout on peut chanter.
Mais en ce moment, j'ai pas trop envie de chanter . Une collègue gisant à terre le visage écrasé par un pied dominateur et sauvage, franchement, ça ne me fait pas du tout rigoler, mais alors pas du tout. On pourra dire tout ce qu'on voudra sur le vieux de la vieille mais au moins du fond de sa retraite et malgré ses ennuis de santé et son handicap ,il est parfaitement lucide.
Le respect dû à notre mission le retrouverons nous ?

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 12 février 2007

Le respect dû à notre mission le retrouverons nous ?

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 12 février 2007

Ne serait-ce pas plutôt le respect du à l'être humain et le respect de la loi. Le jeune homme qui s'est fait tabassé samedi n'était pas du corps enseignant et n'avait commis que la faute de vouloir défendre une femme agressée par 50 jeunes gens. Est-ce moins grave parce que ce gars était un simple passant? Peut-on parler d'une échelle du crime selon l'individu agressé?

Écrit par : dobolino | 12 février 2007

Au deuxième rabord...plutot que la grotte Massabielle, la foule en délire vous avait des relents de congrès annuels de Nuremberg, dans les années trente, et du coup je n'ai plus envie de plaisanter du tout.

Ecrit par : Cadichon | 12 février 2007

Dans ces conditions, je me demande comment il se fait que vous soyez libre de parler et en vie? Les SA étaient plus expéditifs et votre campagne électorale me rappelle celle de Lorycalque en faveur de Ségolène Royal il y a quelques mois sur ce blog. Je doute que vous rendiez service au candidat que vous désirez soutenir. Même Le Pen vous désaprouverait de le soutenir de la sorte, l'écume au coin des babines. Je vous rappelle que Sarkozy se présente dans le but d'être le Président de tous les français et parle de rassemblement et d'ouverture. Je suis certaine que s'il est élu, il décevra plus vous que moi.

Écrit par : dobolino | 12 février 2007

Quid de la liberté pédagogique ? C'est plutôt la tentation totalitaire.

Lu sur Lire-ecrire.

"Il y avait longtemps que je n'avais pas posté de messages. Je suis (je le rappelle) maîtresse dans une classe de CP/CE1

Pour le moment je m'interroge par rapport à mes élèves de ce1 et j'aimerais avoir votre avis.

Dans mon école il y a deux classes de CE1: CP/CE1 (moi) et CE1/CE2 (ma collègue) et voici le problème: naïvement en début d'année j'avais établi une programmation de maîtrise de la langue (grammaire &Co) en fonction de ce que j'avais vu dans divers manuels de ce1, ce qui donnait un truc genre: idée du nom,(genre et nombre) de l'adjectif (genre et nombre), du verbe, trouver un verbe dans une phrase, trouver son sujet, conjuguer au présent, imparfait, futur et passé-composé, pour les verbes du premier groupe plus être, avoir et aller... etc.

Ma collègue en début d'année n'avait que faire de mes progressions...
le hic.. là mes élèves viennent de finir l'étude de l'imparfait, après avoir étudié le présent ainsi que les verbes et leur sujet alors que ma collègue (pédagogiste jusqu'au bout des ongles) commence tout juste la notion de verbe.

Les parents des ce1 de sa classe sont venus se plaindre auprès de la directrice du travail de ma collègue. La directrice a appelé l'inspection, qui a délégué un conseiller pédagogique pour me faire la morale à moi, car c'est moi qui 'martyrise' mes élèves car j'en fais trop.

D'après le conseiller pédagogique, en fin de ce1, un élève doit seulement 'avoir construit le sens de ce qu'est un verbe' et avoir quelque notion qu'il se conjugue (accord pluriel/singulier avec son sujet).

NB. Les programmes de 2002 sont très flous sur ce que doit savoir un élève en fin de ce1.
Le problème c'est que si je m'en tiens aux dires du conseiler, ben j'ai fini le programme. Alors qu'est ce que je fais? du macramé?

Très contente que je me sois fait sermonner par le conseiller, ma directrice et ma collègue convoquent demain les parents qui se sont plaints (aucun parent de ma classe je le précise) pour leur dire que c'est moi qui fait n'importe quoi et non elle qui ne fait rien.

Autre point pour lequel j'ai été sermonnée: avoir fait lire des textes parlant de l'histoire de France (Clovis, Charlemagne...) dans le cadre de lecture documentaire. j'ai été sommée d'arrêter immédiatement car hors programme.. .mais le hic c'est que mes élèves se passionnent pour ça, et que c'est pour cela que l'on en parle en classe (ne sommes-nous pas censé suivre leurs centres d'interêts?). Je n'ai pas encore trouvé comment leur annoncer la nouvelle demain.

Pour le moment je m'interroge profondément, d'après ce que l'on m'a dit j'ai presque maltraité mes élèves en leur enseignant de la conjugaison et en les initiant à l'histoire de France.

Ai-je vraiment mal fait?
Leur ai-je vraiment fait du mal?

Est-ce vrai que ça n'a pas grave et pas important pour eux de connaître les terminsaions du présent à la fin du ce1?
Font-ils semblant de 'comprendre' la conjugaison?
En quoi connaître Clovis ou Charlemagne leur fait du mal?
Que de questions qui m'empêchent de dormir... "

Je suis outrée...
Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 12 février 2007

A Anne Marie,

Je ne me permettrai pas de juger votre pédagogie. Je n'ai pas visité votre classe. Mais que vous ayez des ennuis, étant donné votre suffisance, votre arrogance, vos convictions de détenir la Vérité, je n'en suis pas surpris. Retournez donc à vos gammes mineures.

Cela dit bien cordialement bien sûr.

M. Mabilon

Écrit par : Maurice Mabilon | 12 février 2007

Je ne suis pas sûr que les insultes fassent avancer le débat… Je ne censure personne, sur ce blog, tant que les idées s'entrecroisent — pas les nms d'oiseaux.
Alors, à part ça, sur le fond de ce que dit Anne-Marie Valette, que dire ?
Votre réaction sent un peu l'esprit de corps, cher monsieur Mabilon…
JPB

Écrit par : brighelli | 12 février 2007

A Hélène,

Merci de voler à mon secours. Je vous reconnais bien là. Mais soyez rassurée: 'Je suis vieux, il est vrai, mais aux âmes bien nées"
Ferrailler, ça me connaît, je n'ai fait que cela tout au long de ma carrière, sinon de ma vie. Alors...

Affectueusement.

M. Mabilon

Écrit par : Maurice Mabilon | 12 février 2007

Que de questions qui m'empêchent de dormir... "

Anne-Marie Valette, "seule l'hérésie fait vivre le monde, elle est la source de toute création" (Zamiatine).

Écrit par : buntovchik | 12 février 2007

Allez, allez, ne vous emportez pas, ce n'est pas la classe d'Aanne-Marie dont il est question ici...

Anne-Marie nous fait simplement part d'un message qu'elle a lu sur un autre blog...

Et les questions que pose cette jeune enseignante agressée par sa collègue et sa hiérarchie sont graves... et appellent une réflexion...

Écrit par : Maminou | 12 février 2007

Cher JPB et condisciple Cloutier,

Mais bien sûr que ma réaction sent l'esprit de corps ! Disons l’esprit d'une conception toute personnelle de ce que devrait être ce corps. Et pourquoi en serait-il autrement ? N'avez-vous pas reniflé d'autres odeurs en cette rubrique ? Je suis d'accord avec 90 % de vos analyses et je me suis délecté à la lecture de votre livre. C'est pour cela que je suis intervenu sur votre blog. Mais ce n'est pas pour y subir les procès d'intention de ceux qui ne me connaissent pas sous le prétexte de mes antécédents professionnels.

Bien cordialement.

M. Mabilon

Écrit par : Maurice Mabilon | 12 février 2007

Suite à l’article du Monde sur l’orthographe
http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=2919

philippe

Écrit par : Philippe | 12 février 2007

Monsieur Mabilon

Anne-Marie Valette ne par,lait pas de son cas personnel, elle rapportait, me semble-t-il, le témoignage d'une jeune institutrice.

Etant donné l'état dans lequel 'ils" m'arrivaient en 6ème, avant que je ne tombe malade de tout ça ( dépression nerveuse grave...avouer cette maladie-là, c'est se faire taxer de faiblesse, mais tant pis) ...ce qui risque hélàs d'arriver également à la jeune collègue, c'est bien évidemment à elle que je donne raison.

Vous ne pouvez pas être d'accord avec le fait de ne plus enseigner la grammaire et l'Histoire de France, ou bien je me suis trompé sur votre compte. J'espère que vous n'avez pas fini par vous rallier, vous aussi.

J'ai du mal à comprendre.

Écrit par : Robin | 12 février 2007

Bien sûr , Dobolino, le respect dû à l'être humain et cela en toutes circonstances . C'est bien pour cela que je n'avais pas apprécié la page du Gone de Chaâba. Or c'est à la maison et à l'école que cela s'apprend je crois. J'ajouterai même que cela s'applique aux animaux. Nous avions un cheval, nous avons eu une vache, laquelle avait reçu des coups dans la ferme d'où elle venait : nous les respections.
Vous prêchez une convaicue. Bonne journée.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 12 février 2007

A Jean-Paul Brighelli

Avez-vous reçu et surtout avez-vous réusi à lire la Charte ?
Quelques modifications de détail :

Ajouter :

Rubrique conditions de travail des enseignants : suppression du projet de modification de la Loi de 1950 portant sur l'allongement du temps de travail des profeseurs.

Suppression du conseil pédadgogique

Remplacer l'expression (point 10) "les représentants du peuple" par "les représentants de la Nation".

Écrit par : Robin | 12 février 2007

A JPB,

Vous me demandiez mon avis sur le fond de ce que dit Anne-Marie Valette. Excusez-moi, mais je reconnais humblement que le style de cette dame qui ne me connaît pas et qui m'a rangé parmi les fossoyeurs m'avait quelque peu agacé. Si bien que j'ai éludé le problème de fond. Si j'ai bien compris (mais je n'ai pas vu et me fie donc à ce que dit cette dame) elle vise haut mais sans exiger des enfants plus qu'ils ne peuvent donner. Viser haut, c'est le secret du bon travail et je serais donc tenté de lui donner raison. Mais encore une fois, je n'ai pas constaté les faits.

Cordialement.

M. Mabilon

Écrit par : Maurice Mabilon | 12 février 2007

Bonjour à tous,

depuis quelques temps, je suis une lectrice silencieuse( les parents étant de sombres abrutis , ne comprenant pas quels sont les véritables intérêts de leurs enfants, n'est-ce-pas?) et je me retiens souvent d'intervenir pour ne point fulminer et transformer ce blog en une volière déchainée et remake hitchkockien.
M.Mabilon, je ne suis pas sûre que vous ayez lu correctement ( à moins que ce ne soit moi)le post d'Anne-Marie qui ne fait que citer un témoignage lu sur "lire et écrire".
Par ailleurs, vous affirmez que la méthode globale n'est plus et ne l'a d'ailleurs pas été, utilisée. Alors quel est le nom de cette méthode en GS de maternelle qui consiste à faire apprendre par coeur l'écriture des jours de la semaine, des saisons, des mois , à isoler des mots d'une phrase ou d'un paragraphe et à demander à l'enfant de les y retrouver?
Le débat de fond n'est pas de polémiquer sur l'utilisation de telle ou telle méthode mais bien sur le fait que non seulement on acquiert de moins en moins de savoir sur les bancs de l'école mais aussi, sur le fait avéré, que les enseignants sont brimés lorsqu'ils dérogent aux directives et s'offrent un peu de "liberté pédagogique"...
Tout ce que je lis ici m'afflige de plus en plus, dans tous les sens du terme et me conforte dans l'idée que j'ai eu raison de ne pas confier mes enfants à l'école , de les garder chez moi même si je grince un peu des dents quand je dois les faire travailler sur les devoirs qu'ils doivent retourner au cned( qui n'a pas été épargné par la vague pédagogiste) , j'ai au moins la liberté de leur offrir une instruction digne de ce nom ,de les laisser voyager sur des planisphères , de remonter les siècles et de vivre le temps d'une leçon dans la peau d'un homme préhistorique ou d'un mousquetaire, de les laisser se transporter dans les rêves d'un avenir de plus en plus technologique, de les laisser tout simplement rêver et construire leur monde en leur mettant à disposition tous les outils nécessaires mais surtout en leur apprenant à s'en servir.
J'en arrive même à me demander si je ne vais pas encourager tous ces parents qui s'interrogent et me demande parfois conseil au lieu de les mettre en garde sur ce choix qui implique des sacrifices énormes et très lourds.
Mais, j'ai presque honte,comment puis-je en arriver à écrire cela alors que je suis fatiguée et au bout du rouleau? Je ne crois pas en les fausses promesses de nos candidats , et le danger pour nos enfants me parait de plus en plus grand.Mais il est vrai qu'étudier l'histoire entre autre serait trop dangereuse , ne donnons pas à nos petites têtes les moyens de réfléchir , de développer un esprit critique , surtout qu'ils ne puissent jamais se rendre compte qu'aujourd'hui le choix de vote est entre une doublure de Napoléon et une armure vide de Jeanne d'Arc.

j'oubliais , Merci Pierre-Henri, grace à vos infos sur le coût d'un élève et d'un étudiant je vais pouvoir dans quelques années établir la facture, des fois que cela puisse me faire bénéficier d'un crédit d'impôts...

un bonjour particulier à Dobolino et Catmano.

je retourne dans l'ombre.

PS:je m'excuse pour les "fôtes" (Bonjour à vous aussi Sieur Sibille)je ne prends pas le temps de relire ;ma modeste classe m'attend. bonne fin de journée à tous

Écrit par : Patricia Mesnigé | 12 février 2007

Robin, attention, le projet de modification du décret de 50 ne porte pas sur l'allongement du temps de travail des enseignants, du moins pas directement. Je demandais l'abrogation de ce projet qui remet en cause le statut même des enseignants ET, PAR AILLEURS, de dire à ces politiques que les professeurs dans leur globalité semblent préférer préparer leurs cours et corriger leurs copies chez eux. Mais on ne peut pas formuler les choses telles que vous l'avez fait me semble-t-il.
C'est fort dommage que cette plate-forme ce soit faite aussi rapidement, mais bon...

Écrit par : Thalie | 12 février 2007

Le témoignage rapporté par Anne-Marie est terrible et illustre bien la véritable guerre qui est notre seul lot contre les "fanatiques" du "pédagogisme". Il faut mettre ces gens hors d'état de continuer à nuire, par des mesures administratives appropriées, en commençant par leur penseur fétiche, Meirieu. Faute de quoi, le statu quo est prorogeable à l'infini. Il eût fallu que la Charte fût un déclaration de guerre contre ces parasites dangereux et fanatiques. Peut-être en sera-ce en effet le caractère. Attendons!
Maurice Mabilon, j'ai lu votre long texte il y a quelques jours. J'ai eu l'impression , comme d'autres ici, que vous louvyiez. Il est donc parfaitement logique que vous preniez quelques coups en venant sur ce blog, où sont heureux de pouvoir enfin s'exprimer plein de professeurs qui en ont bavé comme ce n'est pas possible par la faute du système dans lequel vous vous étiez coulé avec aisance. Nous ne pratiquons pas ici les rétrospectives. Nous n'avons pas de temps, ni de goût pour cela. Nous avons charge de classe, nous, et l'urgence de transmettre à nos élèves les connaissances qui les rendront un peu plus autonomes et que vos amis leur ont refusées, nous fait trouver notre temps précieux. Nous essayons, ici, de reconstruire.
Excusez-nous, mais "ferrailler" ne nous intéresse pas.

Écrit par : Jean | 12 février 2007

Cher Robin,

Ce blog devient un tissu de malentendus et moi qui y suis venu en espérant aider à pousser à la roue qui ferait sortir le char embourbé de l'ornière, j'ai l'impression d'êtrre devenu le "Grand Satan" Vous m'aviez posé, je crois, une question à propos de la grammaire et maintenant à propos del'histoire. Vous savez bien que si j'interviens sur ces sujets, je vais être contraint de parler de mon expérience, de moi, de ma carrière. Comme ici, je sens le soufre et l'esprit de corps, on va encore me jeter au visage mon potage, la soupe mabilonienne, la Nomenklatura, que sais-je encore? Et ça va prendre encore beaucoup de place. Eh bien, tant pis, pour vous tout seul, voici quelques souvenirs :

CHAPITRE 12

« Et si la grammaire était inutile ? » (Célestin Freinet)


Le jeune remplaçant que j’avais vu travailler dans cette petite classe de campagne où tout ronronnait, le maître, les élèves, le chat pédagogique, le calorifère et la pédagogie elle-même, cette petite classe qui avait failli voir naître le complément d’animal m’avait beaucoup donné à réfléchir.
Étant instituteur à Germaine, le petit village marnais où j’avais enseigné durant douze années, je m’étais passionné pour l’enseignement grammatical. Célestin Freinet, le champion de l’école moderne s’était un jour interrogé : « Et si la grammaire était inutile ? » La formule m’avait paru provocante mais il ne fallait pas la prendre au premier degré. Et d’ailleurs, l’illustre grammairien Ferdinand Brunot avait, en son temps, grandement réhabilité cette discipline réputée austère.
Après avoir longuement réfléchi et n’avoir finalement trouvé en cette formule qu’une question sans réponse, je m’étais dit que le brave Célestin n’avait pas tort et qu’une certaine grammaire n’est guère utile, en effet. A quoi peut-il servir d’écrire que, dans l’exemple « je porte le chat », chat est un nom d’animal, qu’il est du genre masculin, que son nombre est singulier et que, dans le cas qui nous intéresse, sa fonction est d’être le complément d’objet direct du verbe porter ? On objectera que tout exercice d’analyse est formateur pour l’esprit. Et d’aucuns assuraient que de tels exercices étaient fort utiles à qui voulait apprendre le latin et aussi l’allemand, langues à déclinaisons. Soit.
Combien en avais-je fait étant élève, de ces analyses tantôt dites grammaticales et tantôt logiques, et combien en avais-je fait faire, étant instituteur ? Combien de ces étiquettes collées mécaniquement sur les mots et sur les propositions sans que les colleurs s’interrogent toujours sur leur exacte signification ?
J’avais fini par condamner cette grammaire officielle d’étiquetage et, dans les cahiers des élèves, je ne lui accordais plus que la portion congrue. Je trouvais d’ailleurs ridicule de parler d’analyse, même grammaticale, lorsqu’il s’agissait d’un mot. Analyser un mot, ce ne peut-être que le décomposer pour identifier ses parties, les syllabes, et surtout pour le comprendre grâce à son étymologie : ainsi le chrysanthème, chrys-anthème, est-il une « fleur d’or. » Devenu inspecteur, j’étais un jour intervenu dans une classe où le maître en décousait avec les conjonctions de coordination. Il avait bien appelé « Ornicar » à la rescousse mais sa leçon demeurait formelle. Les enfants semblaient avoir bien compris ce qu’est la coordination et ils sauraient étiqueter les conjonctions. En revanche, à aucun moment, le sens des différentes conjonctions n’avait été évoqué. J’avais alors demandé que l’on m’apportât « un stylo et un crayon », puis « un stylo ou un crayon » Le maître avait rapidement compris que l’emploi des conjonctions n’est pas indifférent, ce qu’il n’avait pas montré : sa leçon avait ignoré l’essentiel. Pour élucider les rapports qui unissent la pensée à la langue qui l’exprime, la connaissance de la nature des mots ne suffit pas. Le recours à leur sens est indispensable. Une analyse grammaticale approfondie doit donc dépasser le stade primitif de l’étiquetage formel.
Les ouvrages du grammairien Georges Galichet m’avaient passionné et j’avais pressenti à leur lecture que l’enseignement grammatical était arrivé à un tournant. Dans ma classe primaire de Germaine, j’avais tenté de mettre au point une méthode toute personnelle inspirée de ces ouvrages de fond, une méthode ludique qui me donnait toute satisfaction. Pour les élèves, la grammaire était devenue comme un jeu de construction de la phrase dont ils se montraient véritablement friands.
Mon propos n’est évidemment pas de faire ici un long cours de pédagogie de la grammaire. Je dirai simplement que la méthode élaborée avait essentiellement pour objectif d’élucider les agencements de la phrase française, afin d’aider les enfants à la bien maîtriser. Vocabulaire et syntaxe sont également nécessaires à l’expression écrite. Sans cette maîtrise des structures de la langue, nul ne saurait exprimer sa pensée avec exactitude et vigueur. Pour visualiser l’agencement de la phrase, les élèves recouraient à un système de signes et de couleurs permettant de procéder à des permutations et à des substitutions selon les deux axes de la langue, l’axe horizontal ou syntagmatique des groupes fonctionnels et l’axe vertical ou paradigmatique des natures de mots. Des manipulations nombreuses, opérées sur des structures toujours renouvelées, s’étaient avérées fructueuses. Il est vrai que, sur le fond, les exercices de rédaction manquaient bien souvent d’originalité et de personnalité, en raison de déficits d’origine socioculturelle qu’on ne pouvait pallier à court terme. En la forme, en revanche, la correction de la langue était satisfaisante et c’était déjà beaucoup à mes yeux d’instituteur praticien confronté chaque jour aux réalités de la classe : l’imprégnation des esprits par les structures syntaxiques opérait bien.
C’est à exposer cette méthode que je décidai, dès 1969, de consacrer une journée de formation des remplaçants. Devant eux et en accord avec le maître de la classe, je conduisis une leçon inspirée de cette méthode et leur conseillai, dans toute la mesure du possible - car un inspecteur digne de ce nom ne saurait imposer une méthode à un enseignant - de s’en inspirer dans leur propre classe s’ils n’avaient pas leur propre doctrine. La plupart suivirent ultérieurement ce conseil et je devais constater rapidement qu’ils s’en trouvaient bien et les élèves encore mieux. On s’attacha à approfondir ce travail : chacun apporta, lors de la séance suivante, une préparation de leçon de grammaire que l’on soumit au crible de la critique constructive.
Pour leur part, les maîtres titulaires, je le constatais lors de mes visites, continuaient à enseigner une grammaire traditionnelle, formelle, aride, poussiéreuse, la grammaire de grand-papa, celle qui avait eu cours dans les écoles de la Troisième République, depuis Jules Ferry, et qui perdurait. Ma carrière m’a persuadé que le rôle d’un inspecteur de l’éducation nationale est précisément de dépoussiérer et de rénover en innovant. Dès lors je me trouvais devant une situation paradoxale : de jeunes remplaçants, encore inexpérimentés, allaient enseigner une grammaire modernisée, axée sur la stylistique, tandis que les maîtres titulaires en seraient encore à étiqueter des mots et des propositions. Il fallait résoudre ce problème.
L’année scolaire 1969-1970 m’apporta la solution. Un souffle novateur inespéré balaya soudain le rituel des conférences pédagogiques, rituel immuable depuis toujours, comme le sont tous les rituels. Le ministère n’imposait plus le sujet des conférences et même, il ne parlait plus de conférences mais d’animation. Animation ? Mes visites, dans les classes du monde rural, m’auraient plutôt suggéré « réanimation », tant la pédagogie de maîtres esseulés y paraissait parfois léthargique et moribonde. Je ferais donc de « l’animation » grammaticale. Restait à définir sous quelle forme.
Je commençai par rassembler mes idées de manière à pouvoir, dans un premier temps, les exposer sobrement et clairement sous la forme de préceptes méthodologiques.
Toute leçon partirait d’un texte de cinq ou six phrases, intéressant par lui-même et comprenant plusieurs exemples de la notion à découvrir. Les grands auteurs n’ayant pas écrit pour que les instituteurs bâtissent des leçons à partir de leurs textes, on aurait recours, soit à un texte d’auteur, éventuellement adapté sans vergogne et qui ne serait donc plus un texte d’auteur, soit à un texte imaginé par l’enseignant pour les besoins de la cause. La séance comprendrait une partie de révision des acquis antérieurs, pour trois quarts du temps et une partie abordant la notion nouvelle pour un quart. Cette notion nouvelle serait à son tour approfondie, puis révisée, au cours des séances ultérieures. La leçon consisterait à étudier les structures des quelques phrases du texte et à en rendre compte par un schéma, l’objectif à long terme étant de parvenir à imprégner les esprits de ces schémas pour que la pensée personnelle finisse par s’y couler tout naturellement. La méthode fuirait tout formalisme, l’accent étant toujours mis sur la compréhension exacte du sens. Enfin, grâce à la révision permanente, il n’y aurait jamais de leçon à apprendre car la connaissance de la théorie, même imperturbable, ne confère jamais la virtuosité. Savoir, ce n’est pas réciter des règles, c’est savoir faire.
La mise en place d’une manière de travailler radicalement novatrice supposait un consensus préalable. Il fallait donc convaincre sans imposer et par conséquent compter sur l’effet boule de neige. Je demandai que se fassent connaître les maîtres volontaires pour assurer le relais entre l’inspection et l’ensemble des maîtres de leur secteur scolaire. On les trouva. Notre objectif serait de bâtir des fiches de leçons de manière à couvrir le programme annuel des deux années de cours élémentaire et des deux années de cours moyen. On pourrait mettre en place huit groupes de maîtres volontaires pour se réunir en dehors des heures de classe. Chaque groupe bâtirait une fiche de leçon par mois. Chaque mois on disposerait donc de huit fiches. En six mois on pourrait disposer de l’ensemble des leçons annuelles destinées à l’un des cours. C’était une œuvre de longue haleine que je proposais là, mais aussi un travail qui permettrait aux maîtres de rompre leur isolement, de réfléchir à la manière de concevoir une fiche écrite de préparation de leçon et de réapprendre la grammaire dans une perspective stylistique. Pour une fiche établie, on en recevrait sept provenant des autres groupes. C’était mettre en application la devise des mousquetaires « Un pour tous, tous pour un. »
Une fois par mois, les maîtres chargés des relais se réuniraient à l’inspection et, sous ma direction ou celle de Mitou, assureraient la cohérence entre les différentes fiches. Toute méthode de travail de groupe est d’application difficile, à plus forte raison lorsque plusieurs groupes juxtaposés travaillent ensemble. En l’occurrence, il ne fallait surtout pas, dans les groupes, qu’on ait l’impression désagréable de casser des cailloux sans avoir la vision globale de la route que l’on construisait.
Assez rapidement, tout mon dispositif fut en place. Au terme de l’année scolaire 1969-1970, trente fiches environ avaient été réalisées, destinées aux classes de cours élémentaire première année. Dur labeur ! On ne disposait pas alors des ordinateurs et du traitement de texte. Les maîtres qui assuraient le secrétariat utilisaient parfois la machine à écrire de la mairie. Ceux-là se chargèrent de dactylographier sur des stencils les fiches réalisées. On se mit aussi à rechercher dans les établissements des machines à polycopier. Chaque fiche absorba les cinq cents feuilles d’une rame de papier et parfois davantage car il ne fallait pas lésiner si l’on voulait faire œuvre d’avenir. Chaque équipe de secteur prit en charge intégralement la réalisation de chacune de ses fiches, depuis la conception pédagogique jusqu’à l’achat du papier, en passant par la dactylographie et la polycopie. On archiva soigneusement les stencils. La circonscription devint comme une espèce de ruche ou de fourmilière où visiblement régnait un enthousiasme né de l’apport de chacun au projet commun.
J’avais découvert, en inventoriant de fort lointaines archives qui dormaient depuis des décennies dans des cartons poussiéreux, un très vieux « bulletin départemental de l’instruction publique », comme il n’en paraissait plus depuis bien longtemps. Le parcourant, j’avais été stupéfié par l’article d’un ancien inspecteur d’académie des Ardennes, un certain monsieur Jean Charvet. A l’occasion de notre travail, j’avais entendu les maîtres les plus anciens évoquer, mais comme d’une antiquité, la « grammaire Charvet » et je ne m’étais pas plus amplement informé. L’article de monsieur Charvet, sans doute un disciple du grand Ferdinand Brunot, partait en guerre contre l’enseignement formel de la grammaire et proposait, en la décrivant longuement, une méthode qui puisse mettre en évidence les rapports de la pensée et de la langue qui l’exprime. La grammaire mise au service de l’expression ! Je relus l’article plusieurs fois, n’en croyant pas mes yeux. C’était, avec d’infimes nuances, la méthode que je tentais de promouvoir. J’avais simplement ajouté la manipulation des structures en les matérialisant. Une fois de plus, je m’étais pris pour un démiurge de la pédagogie et je n’étais qu’un modeste et besogneux praticien. J’avais moi aussi crié « Eurêka ! » et je n’avais rien découvert du tout. Ainsi, les esprits qui réfléchissent longuement à un même problème parviennent-ils souvent aux mêmes solutions.
Les maîtres assimilèrent très vite cette nouvelle manière de travailler et s’en montrèrent enchantés. Un jour, l’un d’entre eux m’amusa et m’honora en me confiant :
- Ah ! Monsieur l’inspecteur, pour rien au monde je ne changerais « ma » méthode de grammaire.
J’avais compté sur l’effet boule de neige. Il dépassa mes espérances. Les maîtres, lors des stages de formation continuée qui avaient lieu à l’école normale, se retrouvaient avec des collègues d’autres circonscriptions. Ils parlèrent de nos fiches, les montrèrent volontiers comme leur œuvre. Certains les photocopièrent et bientôt, dans le département des Ardennes, on parla d’une méthode à laquelle on avait abusivement associé mon nom. On peut dès lors se demander a posteriori, devant les développements inattendus, incontrôlables sinon risqués d’une action, s’il était judicieux de l’entreprendre.
Il nous fallut encore deux ans pour mener à bien notre projet de réaliser des fiches pour les quatre cours. Les collègues du Rethélois, dès le début de mon intérim, s’étaient joints à nous, ce qui permit de gagner une année. Il en résulta une émulation du meilleur aloi mais qui se traduisait parfois par des surenchères qu’il me fallut combattre. Un groupe ayant comparé sa fiche à celles d’autres groupes s’en montrait insatisfait et s’efforçait ensuite de produire des fiches exemplaires. Ce faisant, il proposait des textes trop riches ou trop longs ou encore d’un niveau trop élevé pour le cours considéré. Il fallait alors procéder à des ajustements et à des retouches.
Malgré ces difficultés de parcours, la route se construisait petit à petit et les maîtres allaient bientôt disposer de fiches de leçons toutes prêtes, des leçons sur lesquelles ils avaient réfléchi ensemble mais que, le moment venu, chacun devrait adapter aux réalités de sa classe car jamais classe ne ressemble à une autre. Cela libérerait du temps pour se consacrer à autre chose. En outre, notre travail allait se traduire par un décloisonnement évident puisque durant les quatre années d’enseignement de la grammaire à l’école primaire, on allait enfin suivre une progression cohérente.
Cette possibilité de décloisonnement avait même séduit certains professeurs de lettres des collèges : dans les cantons, quelques-uns avaient eu la curiosité d’assister au travail des instituteurs et s’étant piqués au jeu, ils avaient participé à ce travail, bien décidés à lui donner un certain retentissement au sein de leur établissement. Bientôt, la plupart d’entre eux souhaitèrent assister à des leçons dans les écoles. Je donnai le feu vert, mais il fallait trouver un modus vivendi, étant entendu que je ne pourrais autoriser les professeurs à se libérer de leur service au collège, pour se rendre dans une école primaire. Je ne pouvais pas non plus contraindre un maître à recevoir un collègue professeur. Il y eut des initiatives locales réussies mais les uns et les autres, faisant preuve d’exigence, ne les jugèrent pas entièrement satisfaisantes au niveau de la circonscription tout entière. Il fallait trouver autre chose.
Je pris alors rendez-vous avec mon ami Alain Capron, le directeur du centre départemental de documentation pédagogique des Ardennes, un sympathique collègue à la faconde joviale, plein d’allant et d’humour, ouvert aux techniques d’éducation les plus modernes et qui avait accompli un effort considérable pour équiper son centre dans le domaine de l’audiovisuel, des prises de vue et de la projection. Je lui exposai mon affaire.
- Aucun problème, me dit-il. Je dispose de trois caméras et d’une régie. Je me rends dans une de tes classes quand tu veux avec mon équipe. Tu demeures bien entendu le responsable pédagogique de l’opération, ce qui signifie que tu devras d’abord, avec le maître, procéder au découpage de la leçon, de façon à pouvoir désigner au régisseur l’image qu’il doit sélectionner à tout moment et avec précision. Ensuite, au labo, nous procéderons au montage et nous irons projeter le film dans ta circonscription à ta demande. Je te conseille même, pour que tu puisses disposer de plus de souplesse, de m’envoyer quatre maîtres qui voudraient s’initier au maniement d’une caméra et au travail en régie. Ici, nous les formerons et il te suffira ensuite de prendre le matériel chez nous et de travailler chez toi avec ton équipe.
C’était une proposition fort sympathique et je pus, les mois qui suivirent, disposer d’une équipe de quatre maîtres parfaitement formés. Dans l’immédiat, ce fut l’équipe du centre départemental de documentation pédagogique qui mena l’opération à son terme, sous la direction d’Alain Capron.
Je me mis en quête d’un enseignant et d’une classe rurale, car je voulais aussi montrer comment, dans une classe à plusieurs cours, à propos d’une même notion, à l’intérieur d’une progression linéaire mais aussi concentrique, on pouvait conduire une leçon unique, avec décrochages successifs. On peut parler de l’attribut grammatical, celui du sujet et celui de l’objet, dès le cours élémentaire et jusqu’à l’agrégation de grammaire, en enrichissant toujours un peu plus le concept.
Il y avait dans la petite commune de Mouron, près de Monthois, une remplaçante, madame Meillour, qui nous venait d’un ailleurs ensoleillé et nous parlait avec un accent fleurant bon la garrigue. Elle était entrée tardivement dans la carrière, dominait bien l’enseignement de la classe unique et se passionnait pour notre entreprise de rénovation grammaticale. Fort enthousiaste, elle me donna son accord et prépara longuement sa leçon. Lorsqu’elle fut prête, nous avons procédé, elle et moi, au découpage précis de la séance : à tel moment la caméra devra présenter le texte, à tel autre insister sur la maïeutique magistrale, sur le travail individuel des élèves ou encore sur le schéma de la phrase tel qu’il apparaîtra au terme de l’interrogation de découverte. Cela promettait bien du labeur mais aussi une passionnante approche des techniques audiovisuelles.
Bientôt on put procéder à l’enregistrement de la séquence.
C’était un matin du mois de mai. Il faisait beau et chaud. Arrivée très tôt de Charleville-Mézières, l’équipe du C.D.D.P. le directeur à sa tête, prit possession des lieux. On installa sans difficulté les trois caméras dans la salle, l’une qui filmerait le plan général de la classe, du début à la fin de la séance et les deux autres qui interviendraient sur les détails dégagés lors du découpage. Ces détails devaient constamment souligner l’intérêt primordial de l’instant. Il s’avéra impossible de faire entrer aussi, dans cette classe exiguë, l’imposant poste de régie chargé de la sélection des images On décida en conséquence de l’installer à l’extérieur, dans la petite cour qui donnait sur la rue, entre deux massifs de pivoines. Nos techniciens, parfaitement équipés pour faire face à toutes les situations, ne manquaient pas de longueur de câble électrique pour leur installation.
Au tableau noir, le texte était prêt et les enfants arrivaient, un à un. Ils n’étaient pas nombreux, une quinzaine peut-être et on pouvait redouter la fermeture de la classe dans un proche avenir, à moins que l’arrivée massive, bien aléatoire, d’une population nouvelle ou un regroupement d’écoles ne la sauvât par un miracle auquel nul ne croyait.
Les élèves étaient évidemment fort curieux de ce qu’ils voyaient et on leur expliqua longuement le déroulement de l’opération. L’important était qu’ils oublient très vite notre présence et mieux valait donc qu’ils soient informés. On s’aperçut très vite, avec la plus vive satisfaction, que leur comportement, consciemment ou non, était tout à fait normal et habituel et qu’ils étaient rompus à la méthode d’enseignement. La maîtresse interrogeait, ils répondaient, écrivaient, dessinaient des schémas, absolument comme je le souhaitais. La classe était active et vivante.
L’installation de la régie à l’extérieur, au vu de tout un chacun, excitait la curiosité des braves villageois qui passaient devant l’école. Ils s’arrêtaient, curieux de ces trois petites images qu’ils entrevoyaient sur les écrans de contrôle du poste de régie. Peu à peu, ils s’enhardirent, pénétrèrent dans la cour, observèrent, commentèrent :
- Qu’est-ce-qu’y z’ont encore inventé là, disait l’un ? C’n’est mi Dieu possible !
- C’est comme à Paris, disait un autre.
Et au troisième qui voulait comprendre les raisons de notre présence, il fallut bien répondre :
- Vous le saurez tout à l’heure si vous restez avec nous, on vous expliquera tout. Mais en attendant soyez gentils, ne nous dérangez pas. Nous travaillons et ce n’est pas un travail facile.
Quelques-uns demeurèrent et quand tout fut terminé, comme nous l’avions promis aux enfants, on regroupa tout le monde dans la classe, y compris nos agriculteurs assoiffés de culture. Les techniciens commencèrent la projection. Les éclats de rire fusèrent. Les enfants étaient heureux de se voir et chacun se cherchait sur l’écran :
- Tiens, j’suis là et toi t’es là.
Quant au public des anciens, il commentait, évoquant en son parler vernaculaire la lointaine classe du village d’autrefois :
- Ben, de not’temps, on n’aurait mi pensé qu’on verrait ça un jour à Mouron !
Le directeur du C.D.D.P. n’était pas peu fier d’avoir réalisé un document qui ne tarda pas à être connu et qu’on réclama, ici et là, dans le département. Je l’utilisai lors d’une réunion à laquelle j’avais convié tous les professeurs de lettres du Vouzinois. Ayant autorité, toute relative d’ailleurs, sur ce corps de fonctionnaires, j’avais pu durant une demi-journée, les libérer de leur service. La séance se termina par une fort intéressante discussion et les professeurs prirent la résolution de tenir grand compte de l’information reçue, lors des prochaines entrées en classe de sixième. Le problème de la liaison entre l’école et le collège était en effet une préoccupation majeure du ministère mais il était difficile à résoudre, comme on le verra dans un prochain chapitre.
Peu de temps après, Alain Capron m’appela au téléphone :
- Dis donc, le ministère aurait l’intention de produire des fiches de français. Il paraît qu’un colloque de trois jours est prévu au centre régional de documentation pédagogique d’Amiens. C’est une opération pilotée par l’inspection générale qui concerne les académies de Lille, d’Amiens et de Reims. Comme tu as déjà réalisé des fiches, j’ai donné tes coordonnées. Es-tu intéressé ?
- Et qui me donnera l’autorisation d’absence ?
- Je m’en occupe.
- Bon, disons alors que je suis d’accord. Je pense que je dois emporter mes fiches ?
- Oui, bien sûr.
Ainsi, le directeur du centre de documentation pédagogique était habilité à faire donner des autorisations d’absence aux inspecteurs. C’était là une prérogative que je croyais réservée au seul inspecteur d’académie, sinon au recteur en personne. Je ne cherchai pas à comprendre. On verrait bien.
Peu de temps après, je reçus effectivement un ordre de mission de cinq jours, dont deux de délai de route. Le ministère m’enjoignait bien de me rendre à Amiens, au CDDP de la Somme. Au volant de ma Dyane, je me mis en route et, par Saint-Quentin, effectuai assez rapidement le voyage. Je me mis en quête d’une chambre d’hôtel et décidai de visiter la ville, puisque le colloque ne débutait que le lendemain matin.
Je ne m’attardai pas à Amiens. J’étais foncièrement attaché à mon travail en circonscription. Toute mission qui m’en éloignait m’était a priori suspecte. Celle-là m’irrita.
Deux inspecteurs animaient. L’un était un inspecteur général en titre et de haute réputation, auteur d’ouvrages pédagogiques renommés ; l’autre était chargé d’une mission d’inspection générale. A cette époque, la mode était à l’animation, alors on animait, ici et là, dans des réunions, dans des colloques, dans des séminaires, dans des stages. Plus tard, on le verra, la mode fut d’évaluer. On se mit alors à évaluer. On évalua tout et n’importe quoi, n’importe où, n’importe quand, n’importe comment, mais on évaluait. Pour un peu, on aurait évalué les résultats d’une action, avant même de l’entreprendre !
Les animateurs exposèrent l’objet de la réunion. On souhaitait, en établissant des fiches qui seraient diffusées sur le plan national, aider les instituteurs à mieux enseigner le français. Je trouvai cela fort intéressant et il me paraissait utile, dans cette perspective, d’être partie prenante. On fit un tour de table. Qui a déjà réalisé des fiches ? J’exhibai les miennes. On se mit en tête de les projeter au moyen d’un épiscope. Le résultat n’était pas merveilleux mais l’esprit du travail était très clair. Il s’agissait de munir les maîtres d’outils professionnels tout prêts, immédiatement utilisables. Nul ne me demanda de préciser d’où venaient ces fiches, nul ne s’inquiéta de savoir qui les avait élaborées, dans quelles conditions, pour quelles raisons, dans quel contexte réel. Dialogue de sourds une fois de plus. L’effort de réflexion qui avait dirigé notre travail fut délibérément ignoré. On ne s’intéressa pas davantage aux implications dans le domaine de la continuité pédagogique. Les deux mentors estimèrent que mes fiches n’étaient qu’un nouveau manuel, un manuel qui imposait en prime une « méthode de la circonscription », édictée par un inspecteur abusivement directif. Le jugement de l’inspecteur général fut péremptoire et sans appel.
- Par rapport à ce que nous souhaitons, dit-il, ce sont des antifiches. Nous ne voulons pas mâcher le travail. Pour reprendre un proverbe chinois, nous pensons que mieux vaut apprendre à pêcher que toujours profiter du poisson d’autrui.
Mes inspecteurs généraux ne savaient pas que j’étais pressé. Des enfants étaient concernés, hic et nunc. Alors oui, j’avais cru aux vertus du modèle et le pire, c’est qu’en ma thébaïde de retraité, j’y crois toujours. Eh bien ! j’avais tort. Pas de modèles, pas de recettes ! J’étais d’accord avec les Chinois, est-il besoin de le dire ? Apprendre à pêcher, tel avait bien été mon objectif, à plus ou moins long terme et j’avais la certitude que désormais mes maîtres savaient pêcher.
Je compris que messieurs nos animateurs appartenaient à la race des « pédagogistes », ces gens qui théorisent la pédagogie mais qui, par manque de pragmatisme, ne pensent pas toujours à ce qui est immédiatement utile à des enfants bien réels, bien présents et à qui l’administration n’a su donner que de jeunes maîtres sans formation. Pas question de discuter avec ces gens-là. D’abord, ce sont eux les supérieurs hiérarchiques, n’est-ce pas ? Alors, ils ont nécessairement raison. Je les connaissais bien et j’avais d’ailleurs pour leur personne, pour leur science et pour leur culture, le plus grand respect et la plus vive admiration. Mais eux et moi ne parlions pas la même langue. Si loin du terrain des opérations, pouvaient-ils imaginer un seul instant la prévisible apparition du complément d’animal dans la classe ronronnante du Vouzinois? Je laissai passer l’orage avec philosophie, bien décidé à continuer de cheminer sur des voies hérétiques et à commettre des antifiches. Après tout, c’est bien à partir de négatifs que les photographes font de beaux clichés.
J’admets bien volontiers que j’étais quelque peu vexé mais j’étais surtout scandalisé de l’aveuglement et de l’incompréhension de pédagogues en chambre qui ignoraient les réalités de l’école primaire. En cette époque de mutation profonde de l’enseignement l’intérêt bien compris des écoliers exigeait des acteurs de terrain qu’ils agissent vite et qu’ils ne perdent pas leur temps à pelleter la brume ou à sculpter le vent. Le colloque d’Amiens se poursuivit sans moi. A Vouziers, je serais utile. En Picardie assurément non.
Je pris sans attendre le chemin du retour et jamais, au grand jamais, personne ne me demanda raison de mon ostentatoire désertion.

Voilà. Si vous avez digéré cette seconde louche de mon potage, je pourrai vous en servir une troisième à propos des disciplines d'éveil. Mais de grâce, plus de polémique. Ceci n'est que le témoignage d'une expérience réalisée dans un contexte local très particulier. J'admets volontiers que dans un autre contexte j'aurais pu agir autrement.
Encore bravo pour l'énorme travail de synthèse que vous réalisez et bonne chance. Amitiés

M. Mabilon

Écrit par : Maurice Mabilon | 12 février 2007

A Jean-Paul Brighelli :

Avez-vous reçu et surtout avez-vous réusi à lire la Charte ?
Quelques modifications de détail :

Ajouter :

Rubrique conditions de travail des enseignants : suppression du projet de modification de la Loi de 1950 portant sur l'allongement du temps de travail des profeseurs.
Suppression du conseil pédadgogique

Remplacer l'expression (point 10) "les représentants du peuple" par "les représentants de la Nation".


Ecrit par : Robin | 12 février 2007


Je prends en compte les remarques de Thalie. J'ai sans doute trop rapidement, je l'admets, "condensé" deux revendications.Remplacer par les phrases suivantes :

- La suppression du projet de modification de la Loi de 1950 portant sur le statut des professeurs.

- Le maintien de l'horaire de travail actuel des professeurs.

Thalie . Ce n'est pas parce qu'on demande des espaces de travail au calme qu'on accepte de rester 35 heures au collège. Qu'en pensez-vous ?

Écrit par : Robin | 12 février 2007

Cher JPB et condisciple Cloutier,

Bien cordialement.

M. Mabilon

Ecrit par : Maurice Mabilon | 12 février 2007

Y'a des fois où ça manque de ces jolis petits smilies qui expriment tant de sentiments ici... Mais, bon, on se marre quand même. Bonjour Patricia, ne lachez pas!

Écrit par : dobolino | 12 février 2007

A Jean,

Mais la guerre dont vous parlez, je l'ai connue et je n'ai pas d'autre souci à mon âge que de contribuer si je le puis encore à remettre sur la bonne voie une école de la République à laquelle je dois tout, que j'ai profondément aimée et que j'ai servie durant 44 ans. Cette école je l'ai vue progressivement se dégrader bien que j'aie souvent ferraillé contre ses agresseurs. Alors ne nous trompons pas d'adversaire. Je ne louvoie pas. Je n'ai jamais louvoyé. Mais il est vrai qu'il n'est pas toujours aisé de se comprendre. Un exemple : vous m'accusez de m'être coulé avec aisance dans un système. Grossière erreur et petite agression gratuite. Je récuse ce procès.
Cordialement.
M. Mabilon

Écrit par : Maurice Mabilon | 12 février 2007

A Jean-Paul Brighelli : un commentaire sur "la" dictée 2007 ?
Les résultats sont publiés par deux copines de Meirieu et éditées chez lui : ça a dû un peu coincer ! Parmi les passages les plus savoureux, je vous offre celui-ci :
"Danièle Manesse: Ce qui est frappant, c'est cet écart de deux années scolaires entre le niveau des élèves de 2005 et celui des élèves de 1987. En revanche, si le niveau a baissé en 20 ans, les courbes de progression des élèves sont restées parallèles entre 2005 et 1987, ce qui veut dire que les élèves continuent à progresser dans la maîtrise de la langue à mesure que le niveau monte" (Danièle Manesse et Danièle Cogis dans "Orthographe, à qui la faute?", à paraître le 15 février 2007 chez ESF in L'AEF du 08/02/2007)
Cordialement,
Victor

Écrit par : Victor | 12 février 2007

Merci pour le lien des Cahiers pédagogo

Je lis ce passage :
D. Cogis : En fait, les recherches que je mène, avec d’autres, sur les représentations des élèves, montrent qu’une partie des erreurs tient à la manière dont ils comprennent les règles. Par exemple, l’élève de CE2 qui ne veut pas mettre un s à deux canard, car « deux, c’est pas beaucoup », ou celui de CM2 qui met un s à ils les vois, parce qu’« il y a les devant », .....
Notre travail d’enseignant est d’amener les élèves à passer de ce qu’ils croient à ce qui est.

Mais quand arrêteront-ils de nous pendre pour des zozios ?

****************

Cette dictée FENELON, je l'ai faite cet après midi. Est déstinée au départ pour enfants de 10 à 15 ans

Je leur ai expliqué la raison.... Vu et entendu à la télé !

CM2 : 1élève à 4 fautes et majorité entre 5 et 10 fautes.
CM1 : 1 élève à 1 faute et majorité entre 8 et 15 fautes et une à 27 fautes

Avec explication et photocopie de l'article du Monde aux parents !

J'ai parcouru l'article des cahiers. Je découvre le sectarisme : on te démontre par A plus B que tu as tort et tu persistes.

J'imagine en 2017 nouvelle enquête : dictée FENELON ......Constat :

" les élèves de 3 ème de 2017 ont le niveau des élèves de CM2 de 2007 " !!!!!!!!!!


Et ils persisteront et signeront toujours des deux mains !

Écrit par : patrick(instit) | 12 février 2007

j'écris : une élève : à 1 faute (est à 1 faute )

Écrit par : patrick(instit) | 12 février 2007

M. Mabilon,

Il existe toujours un danger qu'un enseignement quelconque dégénère en formalisme. François Rabelais et Michel de Montaigne nous ont transmis à cet égard de mémorables formules..

Il en est évidemment de même pour l'enseignement de la grammaire.

Le vieil inspecteur général dont vous parlez et sur les écrits duquel vous étiez fortuitement tombé dans une vieille revue pédagogique ne faisait que revenir aux sources.

Les Anciens n'ont jamais séparé la grammaire, c'est à dire l'étude du langage, de la Logique, c'est à dire l'étude des lois de la raison, pas plus qu'ils n'ont séparé la logique et la grammaire de la rhétorique, c'est-à-dire de l'art de s'exprimer en public et de convaincre.

Il y a une filiation évidente entre votre "réanimation" de la grammaire et celle qui a été faite au XVIIème siècle par Nicole et les "Messieurs " de Port-Royal qui enseignèrent Racine et Pascal.

Cette Logique nous a été transmise par l'intermédiaire de Lhomond, choisi par les conventionnels, l'abbé Siéyès et Condorcet en tête en 1792 pour servir de manuel de référence à tous les écoliers de France.


Votre travail de "retour amont", pour parler comme le poète René Char ou de retour aux sources était parfaitement fondé et légitime. Chacun d'entre nous, au fond, "réinvente" la tradition en l'actualisant.

Le problème vient essentiellement de ceux qui ne veulent plus entendre parler d'un quelconque enseignement de la grammaire et qui veulent lui substituer, comme Madame Evelyne Charmeux et d'autres, l'ORL ("observation raisonnée de la langue") qui va à l'encontre de toute cette tradition de clarté et de rigueur.

Vous savez je pense que ce sont malheureusement ces gens-là, les destructeurs et non les "réanimateurs qui ont fini par triompher.

Écrit par : Robin | 12 février 2007

votre post Robin me pousse à sortir de l'ombre de nouveau et venir l'appuyer par une réflexion d'une de mes filles qui est je précise en 5ème au cned et donc sous notre tutorat puisqu'en tant que parent, je suis aux yeux du cned leur tuteur pédagogique et non celui qui enseigne... je dois cependant avouer que les cours du cned ne nous servent que de fil conducteur (nous les étoffons) et nous aident à respecter le programme .
cet après-midi alors que nous étions penchées sur une leçon de latin , elle s'est énervée en lisant le cours du cned: je la cite:
"
Maman , ils sont vraiment débiles, ils nous prennent pour des génies ou quoi , on me demande de traduire en latin cette phrase alors qu'il m'ont même pas appris comment on construisait une phrase en latin! déjà qu'avec l'allemand c'est galère alors là ils exagèrent, comment ils veulent qu'on apprennent une langue si on n'en connait pas la grammaire surtout une langue qui se parle pas!"

ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants?

le "ils" étant employés pour ceux qui ont élaboré les cours du cned. j'ajoute que ma fille étudie le latin et l'allemand avec plaisir car nous avons essayé de lui donner les bases fondamentales en primaire et notamment les notions de grammaire primordiale à la compréhension tout d'abord du français mais surtout à l'apprentissage d'une langue étrangère. (je ne citerai pas Braudel).
je précise que nos enfants se gaussent régulièrement des cours qui leur sont dispensés par le cned et trouvent que c'est parfois faire bien compliqué ou très alambiqué (ce sont leur terme)s... une autre de mes filles en cm2 , qui adore Molière depuis que je les avais emmenées assister à une représentation du "bourgeois gentilhomme" se plait à dire que les profs qui ont fait les cours du cned sont comme monsieur Jourdain ils font de la prôooose (je la cite) et les surnomme "les précieux ridicules". Et il est vrai qu'en Arts plastiques et en musique ils nous faut parfois lire plusieurs fois le cours pour comprendre ce qui est demandé . Comme dit ma fille comprendre l'énoncé de ce qui nous ai demandé en dessin c'est déjà de l'art abstrait.



même si mes enfants peuvent être considérés comme des privilégiés (mais à quel prix!!!!) je crois qu'aucun enfant n'est dupe!
ce qui est scandaleux aujourd'hui c'est que le clivage social entre les enfants se fasse parce que l'école n'assure plus son rôle. Il y a ceux qui ont la chance d'avoir des parents qui par tous les moyens essaient de palier à cette carence et ceux dont les parents sont moins disponibles et n'ont pas les moyens culturels , ces parents qui disent ne pas avoir le choix et me disent :"j'aimerai faire comme vous mais je n'ai pas le courage de renoncer à ce que nous apporte un deuxième salaire et on n'a pas les moyens de payer des cours" alors je propose que l'on raye sur le fronton des écoles la devise de notre république car elle n'y est plus respectée
je reviendrai ultèrieurement,je déplore que les parents soient exclus de-facto de cette charte qui se profile sous les "doigts" des blogueurs. Il est très et trop dommage que le dialogue parents -profs soit dans un langage de sourd.

Écrit par : Patricia.Mesnigé | 12 février 2007

Merci Dobolino, je ne lache pas même si parfois ça craque.

Écrit par : Patricia.Mesnigé | 12 février 2007

Madame,

Resté sous le coup de vos attaques d'hier et de vos « hurlements du soir au fond des dortoirs », je constate que j’ai commis une sérieuse bévue. Lisant par trop en diagonale, j'ai cru que vous rapportiez des faits qui vous concernaient et j’avoue avoir pensé aussitôt « pas étonnant ! » Une relecture, intégrale celle-là, me fait prendre conscience de ma stupide erreur. Je suis navré de cette méprise et j’en éprouve un très vif regret. Je retire donc les propos qui ont pu vous blesser et vous prie d’accepter des excuses bien sincères.

Comme je l’ai dit précédemment, sur le fond et en faisant foi à ce qui est rapporté, je donne raison à la collègue que persécute un autoritarisme trop facile.

Cordialement, si vous le voulez bien.

M. Mabilon

Écrit par : Maurice Mabilon | 12 février 2007

Je reviendrai ultèrieurement,je déplore que les parents soient exclus de-facto de cette charte qui se profile sous les "doigts" des blogueurs. Il est très et trop dommage que le dialogue parents -profs soit dans un langage de sourd.

Ecrit par : Patricia.Mesnigé | 12 février 2007

La Charte est en construction.Faites des propositions, j'en tiendrai compte.

Je suis d'accord avec ce que vous dites sur les souffrances des enfants et des parents dans le système actuel.

Notre plus jeune fils a 14 ans, des dons musicaux exceptionnels et le malheur de ne pas être "dans la norme" .Nous essayons de l'aider au maximum, mais c'est très dur pour lui et pour nous, pas avec ses copains car il n'est pas bêcheur pour un sou, mais avec certains professeurs et avec l'administration du collège.

Il faut à tout prix rentrer dans le rang, être comme tout le monde.

C'est curieux, que vous parliez du CNED. Nous étions justement en train d'envisager cette éventualité avec mon épouse tout à l'heure.

Écrit par : Robin | 12 février 2007

A Robin,


Je partage entièrement votre position anti-Charmeux et consorts. Et c'était bien pour exprimer de tels refus que le pédagosaure que je suis est sorti de sa retraite.

Écrit par : Maurice Mabilon | 12 février 2007

" Maman , ils sont vraiment débiles, ils nous prennent pour des génies ou quoi , "

Il ya 3 ans en début d'année de Cm2 un gamin de ma classe au bout de 1 mois de classe s'absente régulièrement après chaque séance de piscine.... Fatigue, rhinopharyngite à répétitions...
Intuition du médecin ... une analyse de sang est demandée.... Leucémie.
Aussitôt protocole et traitement sur une année à la Timone. L'enfant , brillant, que j'avais déjà eu en CP et CE1 pendant les horaires péri-scolaires que j'animais en jeux d'échecs a donc eu une scolarité hospitalière pendant ses séances de chimio (une enseignante ) et à domicile (moi) pendant un an

J'avais les ouvrages et la progression CNED à suivre.......

Quel délire. Voilà des enfants affaiblis qui surmontent des difficultés effroyables et on les "nourrit " scolairement avec des exigences irréalistes qu'une classe type ne pourrait objectivement pas suivre.

Ce gamin a toujours été tête de classe pendant toute sa scolarité et parfois il peinait à faire ces exercices.

Ce programme CNED est irréaliste.

Ce gamin se porte maintenant bien (selon les médecins : il a un déroulement très satisfaisant ) et suit une scolarité brillante en collège.

Qui conçoit les programmes, progressions , exercices et évaluations du CNED ?

Écrit par : patrick(instit) | 12 février 2007

Robin, si, il y a du danger à demander "des espaces calmes" pour les professeurs au sein des établissements car c'est aller dans le sens de Robien qui a récupéré la polémique initiée par celle que l'on connaît, en disant que les professeurs VOULAIENT rester dans les établissements mais qu'ils n'avaient pas les locaux ad hoc. Et c'est FAUX. On prépare mieux ses cours et on corrige mieux ses copies chez soi. Et pour ma part je ne signerai jamais un papier demandant des "espaces calmes" pour nous car cela revient à dire qu'on veut passer sa semaine au bahut et cela n'est pas vrai. Laissez-nous respirer en dehors des 4 murs pour être dispos devant nos élèves! Il faut être naïf pour imaginer que les politiques interprèteraient la chose autrement!
Bref, c'est leur donner un bâton pour qu'ils nous tapent dessus. Et nous n'avons pas vraiment besoin de cela!

Écrit par : Thalie | 12 février 2007

O.K. Thalie
Reçu 5 sur 5

Écrit par : Robin | 12 février 2007

ROBIN

énième proposition pour la Charte

J'ai bu les Royal paroles !

Pour l'usine à gaz des REPETITEURS .

Ne pourrait-on pas s'en inspirer ?

Tout étudiant entrant en licence pluridisciplinaire puis lors de son année en Ecole d'Application devrait obligatoirement donner des cours de soutien ( gratuitement ) à des élèves de milieux défavorisés (ou serait gratifié de points dans le cas d'un volontariat ).

JPB a -t-il reçu la Charte ?

Écrit par : patrick(instit) | 12 février 2007

"Devenu inspecteur, j’étais un jour intervenu dans une classe où le maître en décousait avec les conjonctions de coordination. Il avait bien appelé « Ornicar » à la rescousse mais sa leçon demeurait formelle. Les enfants semblaient avoir bien compris ce qu’est la coordination et ils sauraient étiqueter les conjonctions. En revanche, à aucun moment, le sens des différentes conjonctions n’avait été évoqué. " M. Mabilon.
Il y a toujours eu des enseignants mortellement ch... et des passionnants. Je suis bien certaine qu'au XVIII° ou au XIII° siècle, il y avait déjà des gens qui avaient du sens pédagogique et d'autres non. Rien de bien nouveau sous le soleil! Le fait est qu'il reste indispensable d'enseigner la grammaire. Ce qui paraît nécessaire, c'est de diluer et dispatcher les inaptes car quand un élève de classe unique se goinfre un incompétent six ans d'affilée, ça craint. Alors, oui à la dénonciation par les parents qui n'en peuvent plus et ne savent à quel saint (c'est le cas de le dire...) se vouer. Je parle d'expérience. Je vous assure que la jeune enseignante qui a sévi sur ma fille en CP, CE1, CM1, CM2 serait mieux dans une école de ville où elle ne bousillerait qu'une classe. D'autant plus délicat que son discours, appris par cœur (la pauvre, comment aurait-elle pu faire autrement?), est politiquement correct. Elle est là, boulonnée, installée, parfaitement ravie et deviendra certainement bientôt directrice de l'école à trois classes. Ils ont réussi à la mettre en cycle d'approfondissement. C'est mieux que rien, les gosses savent au moins lire en sortant de l'école. Les parents s'arrachent les cheveux, les professeurs du collège se battent avec le matériau fourni...
Nous, habitants de canton rural, proposons un échange: envoyez-nous un percepteur et un brigadier de gendarmerie nuls et prenez notre institutrice, pardon!, professeure des Ecoles.

Écrit par : dobolino | 12 février 2007

Qui conçoit les programmes, progressions , exercices et évaluations du CNED ?

Ecrit par : patrick(instit) | 12 février 2007
pour répondre à la question:
des professeurs des écoles sous la férule d'un IEN ,d'un conseiller pédagique et sous le controle d'un expert professeur d'iufm.
je précise pour Robin et Patrick (n'étant pas intervenue sur le blog pour un certain temps) que nos enfants sont inscrits au cned car nous remplissions une des conditions pour en avoir la dérogation mais notre intention première était de scolariser nos enfant à domicile car nous refusons l'école garderie(je schématise pour faire rapide) qui nous est proposée aujourd'hui et n'avons pas la possibilité financière de les scolariser dans le privé. La solution du cned nous permet de régler les tracasseries administratives liées à la scolarisation en milieu familial et si nous ne pouvions pas en bénéficier nous n'hésiterions pas:nos enfants continueraient à être instruits à la maison. Heureusement nos enfants ne sont pas au cned pour raison médicale car il est vrai que les concepteurs des cours du cned n'ont pas raison gardée et n'ont pas tenu compte des motifs qui entrainent l'inscription au cned , inscription soumise à dérogation de l'inspecteur d'académie et recevable que sous certaines conditions entre autre un motif d'ordre médical. En effet les cours du cned englobe l'intégralité du programme et l'enfant inscrit au cned doit avoir tout étudier selon un calendrier très précis et c'est assez lourd à suivre ceci implique de sacrifier les petites vacances scolaires car le non respect du calendrier des devoirs à envoyer entraine un signalement à l'inspecteur d'académie. Une chose est sûre les enfants qui suivent ces cours ont étudier l'intégralité du programme de chaque année scolaire , ont appris à travailler et surtout à approfondir leur travail car les cours du cned sont loin d'être très clairs et sont parfois succincts. Bien que je sois relativement critique je dois avouer qu'ils offrent un excellent cadre à la scolarisation en milieu familial.
bref ce n'est pas l'objet de ce fil même si notre choix a été suscité par la deliquescence de notre école et que je suis de plus en plus en colère d'avoir du renoncer à ma vie professionnnelle ,à un certain niveau de vie pour assumer le rôle qui lui incombe.
que Robin se soit posée la question de la solution du cned pour son fils n'est pas une simple coïncidence car de plus en plus de parents se la posent mais n'osent pas encore l'exprimer trop fort car il y a des obstacles ,alors que le choix de la scolarisation est libre nous n'avons pas libre accès à l'inscription au Centre NATIONAL d'Enseignement à Distance...sic.
et pour ceux qui se posent la question: nos enfants sont heureux , épanouis, disposent de temps pour des activités et surtout pour lire ;
oui, ils ont des amis dans une vaste cours de récréation qu'est le monde grace à la mise en relation avec les enfants du cned qui sont répartis sur tous les continents mais aussi de plus en plus nombreux dans toute la France.

Écrit par : Patricia.Mesnigé | 12 février 2007

Bon ben ça a beau gueuler un peu moi je trouve que ça avance quand même. Patricia vous avez raison de vous intéresser à ce blog. Le problème c'est que peu de parents s'intéressent au fond du problème et qu'il n'est pas facile de les alerter sans passer pour des fous ou des dingues ( un dobolino :) )

Écrit par : Ronin | 12 février 2007

je reviendrai ultèrieurement,je déplore que les parents soient exclus de-facto de cette charte qui se profile sous les "doigts" des blogueurs. Il est très et trop dommage que le dialogue parents -profs soit dans un langage de sourd.

Ecrit par : Patricia.Mesnigé | 12 février 2007

Non, Patricia, Robin a inclu mes propositions dans sa charte. La seule chose sur laquelle on n'a pas tenu compte de mon avis, c'est cet épouvantable contrôle continu du collège. J'aimerais avoir le temps de compléter à raison d'une heure par semaine, les excellents cours de grammaire des professeurs de Français et de Latin (trop pauvres en heures), mais un enfant de douze ans a besoin de jouer, de courir, de rêver, de faire du sport et de la musique...
Nous avons à présent des devoirs d'Arts Plastiques à la maison! Je fais comment, moi?
Ma fille est travailleuse, elle a la "gniaque" et rentre à fond dans le challenge des notes... 3 à 4 notes par semaine, c'est trop. Les médiocres ou fainéants s'habituent vite à leurs mauvaises notes (une routine) et les mordants courent de contrôle en contrôle... On ne sait trop ce qu'ils en retiennent.
Le pire, c'est qu'un fainéant comme mon fils qui n'a pas levé le petit doigt de la sixième à la troisième est entré comme une fleur, avec son Brevet des Collèges, en seconde générale, à 14 ans à peine fêtés.

Écrit par : dobolino | 12 février 2007

désolée je "re-poste" avec toutes les corrections qui s'imposaient car une mauvaise manip m'a fait poster avant que je puisse corriger . Shame on me.

Qui conçoit les programmes, progressions , exercices et évaluations du CNED ?

Ecrit par : patrick(instit) | 12 février 2007
pour répondre à la question:
des professeurs des écoles sous la férule d'un IEN ,d'un conseiller pédagogique et sous le controle d'un expert professeur d'iufm.

je précise pour Robin et Patrick (n'étant pas intervenue sur le blog depuis un certain temps) que nos enfants sont inscrits au cned car nous remplissions une des conditions pour en avoir la dérogation mais notre intention première était de scolariser nos enfants à domicile car nous refusons l'école garderie (je schématise pour faire rapide) qui nous est proposée aujourd'hui et n'avons pas la possibilité financière de les scolariser dans le privé. La solution du cned nous permet de régler les tracasseries administratives liées à la scolarisation en milieu familial et si nous ne pouvions pas en bénéficier nous n'hésiterions pas:nos enfants continueraient à être instruits à la maison. Heureusement nos enfants ne sont pas au cned pour raison médicale car il est vrai que les concepteurs des cours du cned n'ont pas raison gardée et n'ont pas tenu compte des motifs qui entrainent l'inscription au cned , inscription soumise à dérogation de l'inspecteur d'académie et recevable uniquement sous certaines conditions entre autre un motif d'ordre médical. En effet les cours du cned englobent l'intégralité du programme et l'enfant inscrit au cned doit avoir tout étudié selon un calendrier très précis et c'est assez lourd à suivre(ceci implique de sacrifier les petites vacances scolaires)car le non respect du calendrier des devoirs à envoyer entraine un signalement à l'inspecteur d'académie. Une chose est sûre, les enfants qui suivent ces cours ont étudié l'intégralité du programme de chaque année scolaire , ont appris à travailler et surtout à approfondir leur travail par la recherche car les cours du cned sont loin d'être très clairs et sont parfois succincts. Bien que je sois relativement critique je dois avouer qu'ils offrent un excellent cadre à la scolarisation en milieu familial.
bref ce n'est pas l'objet de ce fil même si notre choix a été suscité par la deliquescence de notre école et que je suis de plus en plus en colère d'avoir du renoncer à ma vie professionnnelle ,à un certain niveau de vie pour assumer le rôle qui lui incombe et qui ne devraiten aucun cas être le mien .
Que Robin se soit posée la question de la solution du cned pour son fils n'est pas une simple coïncidence car de plus en plus de parents se la posent mais n'osent pas encore l'exprimer trop fort car il y a des obstacles ,alors que le choix de la scolarisation est libre nous n'avons pas libre accès à l'inscription au Centre NATIONAL d'Enseignement à Distance...sic.!!! là les commentaires vont d'eux même!
Pour finir et pour ceux qui se posent la question: nos enfants sont heureux , épanouis, disposent de temps pour des activités et surtout pour lire ;
ET oui, ils ont des amis! des amis au sein une vaste et belle cour de récréation qu'est le monde grace à la mise en relation, via un forum sécurisé qui leur est exclusivement réservé, avec les enfants du cned qui sont répartis sur tous les continents mais aussi de plus en plus nombreux dans toute la France.

Écrit par : Patricia Mesnigé | 12 février 2007

des fous ou des dingues ( un dobolino :) )

Ecrit par : Ronin | 12 février 2007

Certes, Dobolino est reconnu fou par la Faculté de Médecine Psychiatrique: ça s'appelle du délire mystique!

Écrit par : dobolino | 12 février 2007

Bon ben moi je voulais juste faire un petit smiley en rapport avec notre échange sur les parents. Tant pis, j'arrête l'humour.... :)

Écrit par : Ronin | 12 février 2007

Ronin, plus de parents que vous le pensez s'intéressent aux problèmex de l'école mais ils se sentent très souvent impuissants et surtout méprisés...lisez certaines interventions d'enseignants ici même dénoncant l'ingérence des parents . comment voulez vous qu'ils s'expriment ? surtout quand au sein des associations de parents d'élèves , ils ont des "castafiores" et des walkyries pour faire entendre leur voix et qui les font passer pour des "iacasfautcons".

J'avais bien lu Dobolino vos propositions mais je souhaitais encourager plus de parents à intervenir.

bonne soirée

Écrit par : Patricia Mesnigé | 12 février 2007

Je suis bien d'accord avec vous Patricia. Le problème est qu'il y a aussi certains parents qui ne veulent rien comprendre ou qui ne supportent pas que l'école mette la moindre contrainte à leur enfant et là c'est dialogue impossible. Après il y a aussi l'autre débile de cpe du fils de dobolino qui ne comprend pas pourquoi son fils ne hurle pas sa haine d'adolescent. Bref, ceux que l'on entend le plus sont souvent les plus cons et/ou les plus intransigeants.

Au fait dobolino, votre fils il y a mis un coup de boule à son cpe ? ( ben si vous me dites d'exprimer ma rage...)

Écrit par : Ronin | 12 février 2007

suis d'accord avec ce que vous dites sur les souffrances des enfants et des parents dans le système actuel.

Notre plus jeune fils a 14 ans, des dons musicaux exceptionnels et le malheur de ne pas être "dans la norme" .Nous essayons de l'aider au maximum, mais c'est très dur pour lui et pour nous, pas avec ses copains car il n'est pas bêcheur pour un sou, mais avec certains professeurs et avec l'administration du collège.

Il faut à tout prix rentrer dans le rang, être comme tout le monde.

C'est curieux, que vous parliez du CNED. Nous étions justement en train d'envisager cette éventualité avec mon épouse tout à l'heure.

Ecrit par : Robin | 12 février 2007

Bienvenue au club! Ces momes-là, il faut les gérer mais, excusez-moi Patricia, je doute que le CNED soit la solution. Tenir, tenir! Tenir la tête hors de l'eau et petit gars doit apprendre à nager dans le marigot, sans perdre ses valeurs, car quand ils seront intermittents du spectacle (le vôtre en musique, le mien en théâtre????....), il faudra qu'ils connaissent la musique ambiante. Je ne crois pas que le CNED soit la solution pour un futur théâtreux. Elle peut l'être pour un futur ingénieur, chercheur, vétérinaire ou médecin à la rigueur... Le spectacle est face au public, et le spectacle continue même si on a brutale envie de poser culotte ou si leur mère ou père est à l'agonie, hélas. Ils faut bien qu'ils apprennent à plier et à plaire.

Écrit par : dobolino | 12 février 2007

Cher monsieur Mabilon, j'accepte vos excuses avec la plus grande magnanimité et équanimité. J'en ai vu d'autres.

Pour les projets de toute sorte : je suis contre : à supprimer, tout au moins dans le cadre scolaire.

Voici ce que cela donne :

Composantes de la notion et du dispositif de « projet ».

Les enchaînements sont le plus souvent chronologiques, avec ou sans marqueurs. Le repérage temporel et la datation peuvent être internes ou externes, ce qui renvoie à l’opposition récit-discours.

Mais nombre d’entre eux sont à a fois chronologiques et logiques (or, donc ; ambiguïté de « alors »), ce qui est inévitable car il est difficile de parler d’un enchaînement de faits hors de tout point de vue qui le situe dans l’ordre des causes ou des conséquences. Cette propriété donne une dimension argumentative à de très nombreux récits, au point que certains récits ne sont que des argumentations « habillées ».

Le texte narratif possède une structure achevée : le récit, avec schéma canonique quinaire, et des rôles actantiels standard.
La notion de schéma canonique quinaire renvoie soit à la structure de récits courts ou à celle de séquences internes aux récits longs.

Le texte narratif, indissociable d’une visée argumentative, est donc un terrain de choix pour incarner des valeurs. L’enjeu de sa lecture-écriture pour les élèves n’est donc pas seulement linguistique au sens technique du terme. Il est à la fois linguistique et culturel.

Donc, il est important de conserver la distinction cohérence / cohésion comme renvoyant à des niveaux d’analyse dont chacun est didactiquement important : le traitement d’un problème textuel ou d’une difficulté d’élève est différent selon qu’il renvoie à l’intériorisation des paramètres contextuels (cohérence) ou selon qu’il renvoie à un problème technique (aspects morphosyntaxiques de la cohésion). Dans tous les cas, il ne faut pas oublier que l’outil morphosyntaxique (par exemple la maîtrise des pronoms anaphoriques) peut outiller sur le plan de la cohérence."

(Extrait d’un cours du C.N.E.D. (centre national d’enseignement à distance) de Toulouse destiné aux étudiants préparant le concours d’entrée desI.U.F.M.)

Un petit conseil : éviter si possible le CNED de Toulouse, en se rappelant que madame Charmeux y a très longtemps sévi.

Anne-Mare.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 12 février 2007

Au fait dobolino, votre fils il y a mis un coup de boule à son cpe ? ( ben si vous me dites d'exprimer ma rage...)

Ecrit par : Ronin | 12 février 2007

J'ai appris à mon fils à fermer sa gueule face à l'autorité! Ce que je n'ai jamais su faire, hélas. Rien ne sert de dire à un gendarme que les pneus lisses adhèrent mieux sur route sèche ( "regardez les formules 1!" citation). La citation est une phrase de mon grand frère qui fut soumis à l'obligation de changer ses quatre pneus lisses un dimanche de juin au fin fond de la Haute Provence. Le PV étant bien évidemment quand même appliqué.
Je me suis abstenue de glisser votre conseil à mon fils... Quand il sera sur les planches, à lui de jouer les Desproges si le cœur lui en dit. Pour l'instant,"Passe ton bac d'abord!". Il reste servile car s'il disait le fond de sa pensée, ce serait terrible... Le coup de boule de Zidane à côté c'est de la roupie de sansonnet.

Écrit par : dobolino | 12 février 2007

Force reste à la sagesse. C'était juste délirant d'imaginer une réaction directe : "mais votre fils n'exprime pas sa révolte ! " et boum le coup de latte. Ceci étant il vaut mieux en effet qu'il fasse des arts martiaux ou du rugby, ça défoule et on risque pas les ennuis.

Écrit par : Ronin | 12 février 2007

l'extermination des mercières et des architectes paysagistes.

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

Et "l'émasculation des architectes paysagistes.".. Excusez cette erreur qui fait tâche en début de ce fil.... "Et l'interdiction de stationner devant chez moi".

Écrit par : dobolino | 12 février 2007

A Dobolino,

Je suis conscient du problème que vous évoquez. Durant vingt-six ans, je dus m’insurger vigoureusement contre les règles administratives de nomination, en pure perte, bien entendu. Trop de traditions, trop de pesanteurs.

Imaginons une circonscription rurale fortement éprouvée par l’exode rural. Il y subsiste quelques postes déshérités, souvent des écoles à classe unique que parents d’élèves et édiles veulent conserver coûte que coûte et qu'ils défendent donc farouchement. Au mouvement des professeurs des écoles, nul candidat à ces postes ne se manifeste. On nomme au barème. Les gros barèmes, maîtres ayant de l’ancienneté et une note de mérite où l’ancienneté est de nouveau prise en compte, obtiennent les postes favorisés. A la fin du mouvement, il reste du côté de l’offre les postes déshérités, ces classes uniques moribondes soumises à l’acharnement thérapeutique et du côté de la non-demande les petits barèmes, enseignants débutants et sans expérience, d'un côté les postes les plus difficiles, de l'autre les maîtres les moins aptes. Tel est le problème. Et cette situation perdure depuis longtemps. C'est une des causes et non la moindre du malaise de l'école et du "massacre" des enfants.

Dès lors, faut-il supprimer le barème et récompenser l’excellent maître en lui imposant le poste dont personne n’a voulu ? Que mettre dans la charte à ce sujet ? Comment mettre d’accord représentants du personnel et administration au sein des commissions paritaires ?

Nul n'a jamais trouvé la solution et je comprends la grogne des familles pour l'avoir souvent affrontée. En effet les familles rurales qui ne connaissant que l’inspecteur de circonscription "cognent" volontiers sur ce fonctionnaire de proximité, le séquestrent parfois, faute de pouvoir atteindre les sommités du château.

Chez Molière déjà, on rossait le valet faute d’avoir pu atteindre le maître.

Écrit par : Maurice Mabilon | 12 février 2007

J’ai cessé de vous lire assidûment depuis quelques temps alors tant pis si ce post est un peu décalé avec vos échanges mais j’avais envie de vous en parler.

Engagée à gauche depuis de longues années et jamais hésitante au moment d’une élection, je me questionne beaucoup depuis quelques mois. Je me sens à la date d’aujourd’hui incapable de voter Ségolène alors quand une amie m’a proposé d’aller à Villepinte je n’ai pas hésité.
Il me fallait voir ou du moins entendre pour essayer de comprendre…
1er contact avec la salle : les tracts, tee shirt à l’entrée sont d’un bleu le plus royaliste qui soit, de ce bleu des fleurs de Lys… ça a le don de m’énerver mais bon je ne dois rien comprendre au marketing.

Toute la première partie de son discours était axé sur les rencontres/débats « démocratie participative » : « je vous ai écouté, je vous ai entendu, vous m’avez dit, je vous ai rencontré, vous êtes venu à moi », il y avait là un petit côté Jésus Christ qui me faisait tousser, accentué en fin de meeting par un « allez porter cette parole maintenant à ceux qui ne croient plus ».

Entre temps elle nous avait fait, poing sur la poitrine, trémolo dans la voix, la séquence émotion – la seule séquence complète qui a fait le tour des télés.
Elle n’a pas oublié de rappeler que la France c’était la révolution de 1789 et le siècle des Lumières. Elle a repris la célèbre phrase de François Mitterrand, elle a cité Aimé Césaire, Malraux et quelques autres, mais elle a surtout caressé les profs dans le sens du poil pour rattraper sa bourde sur les 35 heures mais il y avait peu de profs dans la salle finalement. Les analystes politiques disent déjà qu’ils se détournent du vote socialiste…
D’ailleurs cet auditoire n’était pas très jeune. Je me suis étonnée de voir autour de moi des personnes plutôt au delà de 50 ans qu’en deçà…
Bien sûr il y a un certain nombre de mesures intéressantes, sociales pour l’essentiel. Son programme détaillé sur l’école sera annoncé cette semaine lors de ces deux prochains meeting à Dunkerque et Strasbourg…à suivre donc.

Je dois l’avouer elle flotte un peu mois dans son costume de Présidente mais c’est un costume qui, tout de même, lui va mal. Elle doit encore me convaincre, je ne suis pas sûre de mon vote et combien d’amis me disent la même chose et parfois les plus engagés politiquement….Que se passe-t-il et pour qui vont-ils voter alors ?

With Love
Colomba

Écrit par : Colomba | 12 février 2007

Force reste à la sagesse. C'était juste délirant d'imaginer une réaction directe : "mais votre fils n'exprime pas sa révolte ! " et boum le coup de latte. Ceci étant il vaut mieux en effet qu'il fasse des arts martiaux ou du rugby, ça défoule et on risque pas les ennuis.

Ecrit par : Ronin | 12 février 2007

Non, oui, enfin on peut toujours rêver d'un autre ailleurs! Je préfère qu'il aille exprimer sa révolte en récitant du Rimbaud dans nos montagnes, ça ne mange pas de pain! Ne sommes nous pas tous passés par là ou à peu près? Quinze ans, c'est un lardon...
Soyons honnêtes, Ronin, les conseilleurs ne sont pas les payeurs et je préfère le voir à l'hosto pour avoir chercher à défendre une vieille dame qu'au tribunal pour avoir aligné un gendarme qui voulait lui interdire de fourguer de la schnouff. J'en viens parfois à me demander si je ne suis pas un peu réac et mère abusive?

Écrit par : dobolino | 12 février 2007

Texte à méditer, à faire circuler, à lire jusqu'au bout:

Actuellement, le temps de travail d'un enseignant de collège ou de
> > >lycée est de 18 heures par semaine. C'est, pour les professeurs
> > >certifiés, le seul élément fixe et clair relatif au temps de travail
> > >qui leur est demandé. Il a été fixé par une décret datant de 1950.
> > >Rendez-vous compte!
> > >Ce qui détermine ce qu'un enseignant doit à la nation date de 56 ans.
> > >Il est vraiment temps de se pencher sur un problème aussi lourd de
> > >conséquences.
> > >18 heures par semaines! Quel salarié ne voudrait pas travailler aussi
> > >peu pour d'aussi bons salaires?
> > >Comment le législateur a-t-il pu créer en 1950 un statut aussi
> > >avantageux?
> > >Il faut peut-être y regarder de plus près. En fait, ce temps a été
> > >conçu en prévoyant qu'un enseignant travaille 1,5 heures chez lui pour
> > >une heure devant élève afin de préparer ses cours, évaluer les élèves
> > >et actualiser ses connaissances dans sa discipline. Cela fait 18 fois
> > >2,5 heures (1 devant les élèves et 1,5 à la maison), soit 45 heures
> > >hebdomadaires. En effet, le temps de travail légal de l'époque s'il
> > >était légalement de 40 heures par semaine, était en réalité de environ
> > >42 h par semaine, sur 50 semaines.
> > >Mais que s'est-il passé depuis pour les enseignants? Rien! Alors que
> > >pour les autres salariés il y a eu la troisième semaine de congé payé
> > >en 1956, puis quatre en 1969. Les 40 heures réelles ont été atteint au
> > >début des années 70 (elles étaient un droit depuis 1936).
> > >Mais ça n'est pas fini: il y a eu les 39 heures et la cinquième semaine
> > >en 1982, puis les 35 heures en 2000. En somme le temps de travail
> > >hebdomadaire pour les salariés a baissé de 25 %. Mais les enseignants
> > >doivent toujours le même service.
> > >C'est au moins un enseignant qui écrit cela vous dîtes-vous, en lecteur
> > >éclairé! Certes je l'avoue, je fais partie de ces privilégiés. Car,
> > >comment peut-on parler de temps de travail sans parler des vacances? Eh
> > >bien justement, le législateur a tout prévu et cela de deux façons.
> > >D'abord 45 heures dues quand les autres devaient 42, ça c'est pour les
> > >petites vacances (Toussaint, Noël...). Car les vacances c'est pour que
> > >les élèves se reposent. Donc notre temps de travail était annualisé.
> > >Mais, et les deux mois d'été alors? Là, c'est un tout petit peu plus
> > >compliqué. Certains enseignants ne le savent même pas, d'ailleurs. Cela
> > >se situe au niveau de la grille des salaires. Notre grille a été, elle
> > >aussi, fixée en 1950 au même niveau que les autres cadres de la
> > >fonction publique recrutés avec un concours au niveau bac + 3. Mais à
> > >cette grille, il nous a été retiré deux mois de salaires, puis le
> > >résultat a été divisé par 12. (Par exemple si un inspecteur des impôts
> > >est payé 2000 € par mois il recevra 24 000 € par an, alors que pour la
> > >même qualification, un enseignant recevra aussi 2000 € par mois mais
> > >sur 10 mois, soit 20 000 € par an. Cette somme est ensuite divisée par
> > >12 et donne 1667 € par mois).
> > >Eh oui, chers lecteurs, les enseignants ne sont pas payés pendant les
> > >grandes vacances.
> > >Oui bon d'accord, peut-être que nous ne sommes pas si privilégiés que
> > >cela concernant le temps de travail. Mais côté salaires, quand même,
> > >nous ne sommes pas à plaindre! Eh bien soit, comparons:
> > >Nous sommes nettement en dessous de la moyenne des cadres du privé
> > >comme du public (qu'on nous prouve le contraire). Mais, à mes yeux,
> > >l'exemple le plus frappant de la dégradation de la valeur que la nation
> > >accorde à ceux qui éduquent ses enfants est le suivant. Le salaire de
> > >départ d'un enseignant en 1970 était 2 fois supérieur au SMIC.
> > >Aujourd'hui, il n'est plus que 1,2 fois plus élevé. Autrement dit si
> > >comme le PS l'a écrit dans son projet le SMIC augmentera de 25 % au
> > >cours des cinq ans à venir (et l'UMP l'a augmenté au même rythme annuel
> > >dès cette année), un enseignant débutant gagnera moins que le SMIC.
> > >Faudra-t-il en arriver là pour que la société se rende compte de la
> > >dégradation de notre situation?
> > >Alors oui le décret de 1950 est vieux! Il est vraiment temps de le
> > >toiletter comme le disent nos gouvernants! Mais dans quel sens? Est-ce
> > >en faisant en sorte que devions travailler plus pour gagner autant
> > >comme veut le faire M de Robien? »
> > >
> > >Laurent TARILLON, enseignant de sciences économiques et sociales à
> > >Grenoble.

> > >PS: Ce texte est libre de droits. Vous pouvez le faire circuler autant
> > >que vous le voulez.

Écrit par : Thalie | 12 février 2007

Le texte narratif possède une structure achevée : le récit, avec schéma canonique quinaire, et des rôles actantiels standard.
La notion de schéma canonique quinaire renvoie soit à la structure de récits courts ou à celle de séquences internes aux récits longs.

Le texte narratif, indissociable d’une visée argumentative, est donc un terrain de choix pour incarner des valeurs. L’enjeu de sa lecture-écriture pour les élèves n’est donc pas seulement linguistique au sens technique du terme. Il est à la fois linguistique et culturel.



Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 février 2007

C'est normal que je ne comprenne rien à vos propos, Docteur? Suis-je irrémédiablement stupide? Y-a-t-il un traitement palliatif ou dois-je militer en faveur de l'euthanasie des incurables?

Écrit par : dobolino | 12 février 2007

Apprendre la musique avec le CNED... Pourquoi pas le handball?
Pour ce qui est des rapports avec les parents... J'insiste beaucoup, auprès des professeurs d'école stagiaires de l'IUFM, pour qu'ils organisent, dès leur rentrée à venir, (leur première en tant que titulaire), une réunion autour d'un verre avec tous les parents d'élèves de leur classe. Je pense que le côté convivial peut désamorcer pas mal de conflits potentiels parents-enseignant, et aussi parents-parents, qui peuvent empoisonner la vie de tout le monde, (et surtout des enfants). Ce n'est pas une idée bouleversante, mais elle peut être très efficace. On ne s'en sortira pas si on ne met pas notre parano au vestiaire, les uns et les autres, et si on ne travaille pas ensemble, (parents et enseignants).

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2007

Mais non, Dobolino! Il faut juste relire Wladimir Propp...
Bonsoir à vous. C'est vrai que, quelquefois, les smilies manquent...

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2007

Ben oui dobolino vous êtes réac...selon les critères d'aujourd'hui. Mais c'est pas grave, bienvenue au club !
Moi je le vis très bien ( et votre fils vous remerciera plus tard comme je remercie maintenant mes parents, comme quoi tout se paye, en bien et en mal, un jour ou l'autre).

Écrit par : Ronin | 12 février 2007

Voici de quoi alimenter le débat avec une voix un peu discordante dans ce conecrt de plaintes et de louanges
JPB peut-il nous dire qqchose sur ce texte plein de volonté de discussion:
La pédagogie au pilori : un nouveau maccarthysme ? Le débat démocratique sur l’école est une nécessité permanente qui implique, heureusement, critiques et polémiques. Mais lorsque ces dernières versent dans la caricature outrancière et, plus grave, dans la mise en cause violente de personnes jugées coupables du déclin supposé de l’école, le débat n’est plus démocratique : nous sommes alors dans de véritables jeux du cirque médiatique. Le lynchage éthique et politique semble devenu un exercice de style récurrent et « porteur ». Que penser, en termes éducatifs, de l’insulte, du mépris, de l’opprobre, de la dénonciation, qui, de plus, « rapportent » ?... Des « aficionados » du genre, en tête desquels officient des intellectuels et des professeurs de renom (comme Alain Finkielkraut ou Laurent Lafforgue), s’offrent une véritable « tournante » au cours de laquelle ils vilipendent et « exécutent » leur bouc émissaire préféré : Philippe Meirieu. Celui-ci serait le principal chantre d’une dérive « pédagogiste » à la source de tous les maux de notre système scolaire, du niveau qui baisse, du sabordage du savoir, d’une école à deux vitesses, de l’infiltration et de la contamination idéologiques de tout l’appareil de l’Education Nationale depuis la base jusqu’aux sommets décisionnels, j’en passe et des meilleures ! L’heure de la revanche et de la restauration aurait enfin sonné dans une France retrouvant ses vieux démons pétainistes. Le diable est affublé d’une nouveau néologisme (Les lettrés sont créatifs !) : le pédagogisme (un nouvel –isme pour dénoncer un schisme) et d’un visage. Ce sont les ennemis virulents d’une conception de l’enseignement qui ont inventé ce terme que personne n’avait avancé ni revendiqué… Je m’interrogerais bien sur le « philosophisme » de ces collègues en colère, mais ils ne sont pas philosophes à l’origine (ce qui n’est nullement un pré requis en la matière !) et pour ma part je ne me permettrais point de donner des leçons de Lettres ou de Mathématiques (puisque ce sont leurs disciplines universitaires respectives d’origine) : à moins de considérer la philosophie comme le « bon sens », aussi cher à Descartes qu’au Café du commerce (je ne cacherai pas ma préférence personnelle pour le premier qui, alors que le latin était la langue savante d’usage, a osé écrire en français afin d’être lu du plus grand nombre : un démocrate pédagogiste avant la lettre ?!... ). J’ai sans doute mal compris : trop de souci démocratique mettrait en péril l’excellence républicaine seule susceptible de faire « croire aux pauvres » à la possibilité de leur ascension sociale à l’image d’un Péguy ou d’un Camus (Albert ! Car Renaud Camus a été beaucoup plus ménégé et même encouragé...) ? Issu d’un milieu ouvrier très modeste, je dois mon accès au corps professoral aux sacrifices de mes parents et aux concours républicains (IPES, CAPES et Agrégation). Je suis honoré d’avoir eu, parmi mes maîtres, B. Bourgeois, F. Dagognet, H. Maldiney, et, à l’Inspection Générale J. Muglioni (étant entendu que je ne m’autorise aucunement de leur nom pour cautionner mes actuels propos). Je ne suis, n’ai été, membre d’aucun parti, d’aucune « Société » (fut-ce celle des Agrégés). J’estime que le souci philosophique s’accommode difficilement d’une obédience et de sa ligne idéologique. Je suis fidèle aux principes de notre école républicaine. Et c’est depuis ce point de vue que j’exprime mon indignation. Trop c’est trop ! Tant de culture au service de la calomnie : c’est plus que du gâchis ou de la gabegie, c’est de la gadoue ! J.-C. Brighelli, qui a eu, lui, une longue expérience des établissements en « zones sensibles », en ZEP, relaie ces discours dans la veine de J.-C. Milner ou de L. Lurçat (auteurs très rigoureux par ailleurs), qui puisent chez Alain (dont les célèbres « Propos sur l’éducation » de 1932 critiquent la pédagogie, les « méthodes attrayantes », la psychologie, la sociologie et les inspecteurs, mais font l’éloge des méthodes actives). Comment se fait-il, J.-C. Brighelli, qu’au cours de ces longues années d’enseignement vous n’ayez pu faire entrer à « Normale Sup’ » (toujours la référence des « Grandes Ecoles », Polytechnique pour A. Finfielkraut…) plus de 5% des élèves issus de milieux dits « défavorisés », comme c’était au moins le cas à votre époque ?... Est-ce un aveu d'échec, ou bien de vils « pédagogistes », en amont et en aval, auraient-ils perverti votre action émancipatrice ? Quels pouvoirs leur prêtez-vous !... A vouloir faire réussir le plus grand nombre, ils auraient bradé toute exigence, focalisés sur les méthodes, voire l’animation socioculturelle, ils auraient intoxiqué les nouveaux « professeurs des écoles », dont la dénomination aurait renvoyé une fois pour toutes aux oubliettes les instituteurs, ces « hussards noirs de la République » chers à C. Péguy ? L’école emblématique de la IIIème République redevient une référence mythique : le secondaire était réservé aux plus aisés, l’inégalité garçons-filles était criante, les maîtres étaient « respectés » voire craints, leurs méthodes étaient saines et homogènes, les punitions, y compris corporelles, sévères, Freinet une erreur de l’histoire, bref l’excellence du savoir et de la haute culture était offerte à tous et en profitaient ceux qui le pouvaient et le méritaient, y compris certains d’origine modeste, c’était le bon temps, etc. C’était mieux avant ! Dire que des casseurs ont été pris d’une espérance démocratique ! Qu’il y ait eu des dérives dans un souci de générosité pédagogique, nul n’en doute. Mais qui peut douter des dérives, passées et toujours actuelles, des méthodes « traditionnelles », magistrales, avec leur cortège de dogmatisme, de verbalisme, d’autoritarisme, de notation et de classement à la fidélité restitutive des enseignements (avec les « pièges » habituels), de sélection, d’exclusion vers des filières transformées en impasses ? Que penser de ces critiques, affirmations, anathèmes, assénés à coups de marteau ? Ce serait l’exemple à suivre pour les enseignants ? Philippe Meirieu et son « clan » sont quasi des faiseurs d’Auschwitz pour Finkielkraut, des Khmers rouges pour Lafforgue (qui s’autorise de sa croyance en Jésus Christ pour fonder la vérité des mathématiques et rêve d’écoles privées vraiment libres), des épigones de Mao Tse Toung pour Brighelli : quelle outrance, quelle arrogance, quelle bassesse ! De tels propos discréditent l’esprit critique et l’éthique du respect des personnes. Comment se fait-il que de tels modèles musclés, bien introduits dans les médias, n’aient pas eu d’audience ni d’effet exemplaire auprès du corps professoral ?!... C’est que le « pédagogisme » veillait, censurait, formatait, partout !!! Plus stalinien tu meurs !!! J.-C. Brighelli ironise sur le lâche silence de ceux que Philippe Meirieu aurait placés à tous les postes décisionnels (avec un pouvoir supérieur à celui du Président de la République !!!). Il est vrai que répondre à ces insultes constitue un risque : non de « carrière », mais de compromission. Je partage entièrement l’analyse de J.-M. Zakhartchouk. Pour ma part, n’occupant, et n’ayant jamais occupé aucun poste de pouvoir, j’enseigne dans l’IUFM dirigé par Philippe Meirieu. Je constate et témoigne d’un véritable souci de l’humain, d’un souci permanent de dialogue, de l’absence de toute injonction prescriptive, du respect de la liberté pédagogique des enseignants, des différences. J’ai un profond souci pédagogique dans mon enseignement philosophique. Que les étudiants et les professeurs stagiaires qui ont suivi mes cours depuis la création des IUFM soient conviés à s’exprimer. Je ne m’érige nullement en exception, avec je ne sais quel « talent personnel » (pour reprendre l’expression par laquelle Luc Ferry alors Ministre, résumait toute pédagogie), je suis un professeur parmi d’autres. Et je dis à ces collègues revanchards qui déversent leur fiel sur ce qu’ils ne connaissent souvent que par ouïe dire, par rumeurs sélectives : çà suffit ! Arrêtons, entre collègues, de nous renvoyer la « faute » (encore faudrait-il savoir de quoi exactement) ! Le problème scolaire est un problème politique et social. Qui détermine les programmes ? Que penser du nécessaire débat qui a prévalu sur la mise au programme des bienfaits de la colonisation française ? Par ailleurs, pour nombre d’enseignants, débutants ou confirmés, la maîtrise du savoir à transmettre les laisse impuissants face aux problèmes de discipline dans les classes, de démotivation, de violence de plus en plus souvent. Réfléchir sur sa pédagogie ne consiste pas à transformer les moyens en fins mais bien à se donner les moyens d’atteindre les fins. Une discussion argumentée ne serait-elle pas préférable à ces procès d’intention aussi faciles qu’indignes ? Gérard Guillot Agrégé de Philosophie Professeur à l’IUFM de Lyon Auteur de "L’autorité en éducation. Sortir de la crise", Paris, ESF, 2006.

Écrit par : Richie | 12 février 2007

Colomba, issue d'une famille traditionnellement à gauche, j'ai appris au fil des ans à me méfier du vote-réflexe de gauche. Nul ne peut contester maintenant le mal que la gauche a fait à l'école et aux professeurs. On ne va pas tout repasser en revue. C'est assez visible et clair maintenant pour tout le monde. Pourquoi ce désarroi? Est-ce une attitude démocratique et libre de se sentir "forcé" de voter à gauche à tout prix? Est-ce que l'on n'a pas à tout reconsidérer à chaque fois? N'est-ce pas cela faire preuve de raison?
S.Royal a montré sa haine des professeurs en nous traitant de quasi-fainéants et en souhaitant nous imposer 35h. Allègre nous a traité comme des chiens à son époque et avec son mouvement de mutation en 2 temps a gâché la vie de nombreuses familles d'enseignants. Le PS a-t-il montré récemment son opposition à la réforme du décret de 50? Non. Au contraire Royal ne cesse de dire avec la FCPE que les professeurs doivent faire autre chose qu'enseigner...Qu''ils doivent être dans les établissements plus longtemps...Vous trouvez que nous sommes assez payés? Vous croyez qu'elle va augmenter nos salaires?
Royal qui vend du rêve en rouleau pour faire fantasmer le smicard méprise les gens au point de ne même pas leur expliquer comment elle distribuerait la manne et avec quel argent.
La collusion PS/IUFM/ EN n'est plus à démontrer.
Et puis cette idéologie du politiquement correct? Qui s'en fait le chantre?
Et vous vous demandez encore si vous devriez voter PS? Mais il va leur falloir encore combien de claques dans la figure , aux professeurs, pour qu'ils comprennent que le PS nous marche dessus, se moque de nous, et nous amène doucement mais sûrement vers un petit boulot de smicard, à la grande joie de tous les français?
La droite ne me réjouit guère mais j'aime mieux du privé qui laisse une chance, par le biais des bourses à des enfants des classes populaires, qu'une EN de gauche qui, avec sa bouillie pédago, empêche définitivement et inéluctablement les gamins défavorisés de s'en sortir.
C'est le choix du moins pire. C'est tout. Et j'estime n'avoir pas signé un "pacte" à vie avec un parti quand il se met à faire n'importe quoi.

Écrit par : Thalie | 12 février 2007

J'insiste beaucoup, auprès des professeurs d'école stagiaires de l'IUFM, pour qu'ils organisent, dès leur rentrée à venir, (leur première en tant que titulaire), une réunion autour d'un verre avec tous les parents d'élèves de leur classe.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 février 2007

Vous avez raison! Sous l'effet de l'alcool, on voit la vie en rose.. La clope est-elle autorisée? Sinon, je ne viens pas.
Ce blog manque vraiment de smilies! Surtout, Christophe, ne le prenez pas mal!

Écrit par : dobolino | 12 février 2007

Monsieur Mabilon

Permettez-moi de vous remercier pour vos interventions, notamment la dernière qui rejoint une de mes préoccupations principales : comment articuler l'enseignement de la grammaire avec l'expression écrite.
J'ai aussi racheté les vieilles grammaires Galichet et expérimenté un ensemble de codes graphiques dérivés de ces ouvrages.
Il est regrettable que le travail (les fiches) que vous évoquez n'ait pas été réutilisé ou diffusé. Où peut-on en retrouver la trace ?

Écrit par : Guillaume | 12 février 2007

Dès lors, faut-il supprimer le barème et récompenser l’excellent maître en lui imposant le poste dont personne n’a voulu ? Que mettre dans la charte à ce sujet ? Comment mettre d’accord représentants du personnel et administration au sein des commissions paritaires ?

Nul n'a jamais trouvé la solution et je comprends la grogne des familles pour l'avoir souvent affrontée. En effet les familles rurales qui ne connaissant que l’inspecteur de circonscription "cognent" volontiers sur ce fonctionnaire de proximité, le séquestrent parfois, faute de pouvoir atteindre les sommités du château.

Chez Molière déjà, on rossait le valet faute d’avoir pu atteindre le maître.

Ecrit par : Maurice Mabilon | 12 février 2007
Maurice, (vous m'autorisez à vous appeler par votre petit nom?), vous détournez mon propos: notre débutante, que nous aurions volontiers renvoyé vers la ville dès les points nécessaires acquis, a trouvé sur place un "mari de l'institutrice" (ce que vous connaissez si vous êtes de la campagne) et se trouve fort bien chez nous. Nous devons donc nous la goinfrer pour trente ans et la vieille institutrice à la retraite qui gère le soir les déficits ne pourra guère, malgré son abnégation et sa vocation (pour les détracteurs, je signale que cette dame aux excellents résultats a suivi des conseils similaires à ceux de l'Inspecteur Maurice Mabilon de 1960 à 1995) lutter plus de dix ans encore.
Nous, parents, élus locaux, profs de collège, n'avons aucune possibilité de la destituer! C'est grave à long terme... Pour nous seulement, car cinq à six handicapés par an, tout le monde s'en fout.

Écrit par : dobolino | 12 février 2007

Eh Richie, ici contrairement à ce que tu crois on est pas des fans de Pétain et on ne vote pas pour l'école de 1880.

On constate simplement que l'école va mal et que la pédagogie est un bien joli mot pour dire: si ça va pas c'est que les profs sont trop exigeants, les programmes sont trop lourds, surtout rien de coercitif, pas de frontal... qu'il y ait besoin de certains changements ou d'une réflexion sur l'école on ne dit pas le contraire.

Ce que nous on dit, en tout cas moi jeune PE, c'est que sous les grands et beaux discours égalitaires on nivelle par le bas, que la liberté pédagogique elle est que pour les tenants de la pédagogie, que la formation en iufm te nous sommes nombreux a en avoir témoigné c'est de la théorie inapplicable au mieux, au pire de la rééducation et la mise au pas pour les sceptiques.

Que Meirieu ait de l'influence ? non !!!! il n'a pas dirigé l'inrp, il n'a pas été directeur de l'iufm de Lyon, il n' a pas été conseiller du ministre, il n'a pas écrit 15000 pages de blabla.Non.

Moi je ne vois pas quelqu'un d'ouvert au dialogue. Je vois un copain de Meirieu qui sentant que le vent commence à tourner nous dit de ne pas nous tirer dessus. Mais nous on tire pas sur les 95 % de collègues qui essayent de faire leur boulot, on tire sur les 5 % de fous qui ont fait de l'école un laboratoire pour toutes leurs idées et qui ont flatté certains parents ( dobolino :) ) dans le sens du poil.

Moi je préfère causer avec le sieur Sibille parceque lui s'il défend un peu trop les iufm à mon goût, au moins il ne se voile pas la face sur un certain nombre de problèmes qui nous viennent des "pédagogues".

Bref, moi je vais certainement pas hisser le drapeau blanc, je vais sortir le mortier.

Écrit par : Ronin | 12 février 2007

Chère Dobolino,
Nous avons aussi proféré ce genre de discours, en son temps, à l'intention d'un de nos enfants qui supportait difficilement les contraintes du Lycée:

"Passe ton bac d'abord, mon fils"...

Et nous avons eu l'imprudence d'ajouter,"généreusement" :

"Et ensuite, tu feras ce que tu voudras..."

Et depuis , après l'Ecole Militaire de Haute Montagne de Chamonix et deux années dans une célèbre école de la bretonne forêt de Brocéliande, il est officier dans les chasseurs alpins...

Comme les gens qui n'ont pas d'enfants doivent s'ennuyer !!!

Écrit par : Maminou | 12 février 2007

"> > >Il faut peut-être y regarder de plus près. En fait, ce temps a été
> > >conçu en prévoyant qu'un enseignant travaille 1,5 heures chez lui pour
> > >une heure devant élève afin de préparer ses cours, évaluer les élèves
> > >et actualiser ses connaissances dans sa discipline. Cela fait 18 fois
> > >2,5 heures (1 devant les élèves et 1,5 à la maison), soit 45 heures"
Soit! Est-ce que vraiment un prof de maths de sixième et cinquième doit plus actualiser ses connaissances qu'un professeur des Ecoles de CM2? Permettez-moi d'en douter! Même les théorèmes de Pythagore et de Thalès, ainsi que les identités remarquables, toutes notions enseignées en quatrième et tpoisième, ne nécessitent nullement de remise à niveau. Quelles connaissances sont à actualiser? Celles des Sciences de l'Education que vous semblez tant priser ici??????????
Les professeurs des Ecoles font 28 heures par semaine de présence, enfin plus tout à fait, et, à l'époque lointaine où j'étais élève de primaire faisaient 30 heures, nous surveillaient pendant la récréation etc... Ils semblent s'en sortir?

Écrit par : dobolino | 12 février 2007

, on tire sur les 5 % de fous qui ont fait de l'école un laboratoire pour toutes leurs idées et qui ont flatté certains parents ( dobolino :) ) dans le sens du poil.


Ecrit par : Ronin | 12 février 2007
Personne ne m'a jamais flattée dans le sens du poil! C'est quoi ce délire? De toute façon, je suis à rebrousse-poil!

Écrit par : dobolino | 12 février 2007

Guillaume,

Mon expérience de "réanimation" grammaticale est ancienne et s'il reste encore des maîtres y ayant participé, ils ne doivent plus être très nombreux. Je ne sais si on peut encore trouver ces fiches (très artisanales hélas) et auxquelles les maîtres étaient très attachés. Toutefois, téléphonez de ma part à l'inspection de l'éducation nationale de Vouziers (08) Tél.: 03 24 71 83 22. Demandez à parler à Denis Napiérala ou mieux à Jean-Marc Loupot qui sont les conseillers pédagogiques actuels. Recommandez-vous de moi.

Merci de votre confiance. Je suis heureux de voir que tous les artisans de cette charte ne voient pas en moi un affreux pédagogiste fossoyeur.

Cordialement,
M. Mabilon

Écrit par : Maurice Mabilon | 12 février 2007

Bon ben j'arrive pas à vous dérider. C'était encore une petite référence à la conversation sur le rôle des parents. Puisque c'est comme ça je vais me coucher !

Écrit par : Ronin | 12 février 2007

Christophe...Pas la musique au CNED, les matières générales au CNED et la musique au conservatoire...Nous sommes assez originaux dans la famille, chacun à notre manière, mais nous ne sommes pas complètement fous !

CHARTE (suite et pas fin) :

Alors cette Loi de 1950, je l'abroge, je la réforme
ou je la " toilette "?

...J'ai les chevilles qui ont tendance à gonfler depuis que j'ai découvert ce blog.

Autre chose...La partie concernant les orientations me pose un cas de conscience. On va nous reprocher de vouloir reconstituer les anciennes "filières"...Qu'est-ce que vous en pensez ?

Est-ce qu'il faut demander le rétablissement des 3ème et 4ème technologiques ou pas ; de les rattacher aux lycées professionnels ou pas? Est-ce qu'il faut demander le rétablissement des 4ème préprofessionnelles de niveau ?

Les orientations après la 5ème, on a dit "pour ceux qui le veulent". On garde ça ?

D'autant qu'on demande parallèlement des classes d'aide et de soutien à partir de la 6ème...Vous voyez le problème. Il faut choisir entre les deux.

Je voudrais l'avis de gens plus jeunes. J'ai peur d'être un peu "passéiste" sur ce coup-là.

Écrit par : Robin | 12 février 2007

Je ne parlais pas forcément d'alcool, Dobolino... Et je suis un vieux militant anti-tabac dans les lieux clos... Bien que fumeur modéré.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2007

Bonsoir Richie...
Comment nous en vouloir d'exprimer notre colère ? Tout ce gâchis pour nos élèves, ces pans entiers de programmes qui disparaissent à coup d'allègements, cet enseignement qui se dissout dans la facilité et l'absence d'exigence, ça ne vous fait rien, à vous ? En sommes-nous la cause, nous les enseignants ? N'est-ce pas plutôt l'effet des modes prônées par les éminents pédagogues qui sévissent dans l'entourage des ministres ? Je me fiche de savoir si leurs intentions étaient généreuses, seuls comptent les résultats.
Quand un de ces types déraille c'est une génération entière de jeunes que l'on envoie au casse-pipe. Lisez les "productions d'écrits" de nos élèves si vous n'êtes pas convaincu.
Dans tous les domaines on est plus exigeant: santé, sécurité routière, technologies, recherche, performances sportives, rendements agricoles, sicav et fcp. Mais pour nos élèves, oualo, surtout ne pas trop leur en demander !
Quand l'élite pédagogique aura-t-elle le courage d'admettre ses responsabilités ?

"Se donner les moyens d'atteindre les fins", c'est ce que nous faisons tous les jours dans les classes, contre vents et marées. On ne vous a pas attendus. On aimerait au moins se sentir soutenu.
Pourquoi décourage-t-on les profs qui refusent la fatalité ? Ce qu'on aimerait, au moins, c'est un peu de modestie de la part des grands pontes, qui nous diraient enfin: "après 50 ans d'études, les gars, on n'a pas de solution miracle. Voici au moins des programmes cohérents et ambitieux pour vos élèves. A vous de faire pour le mieux et voyons ce qui marche. Nous ferons remonter vos expériences."
Là on vous prendrait au sérieux.

C'est dit sans animosité,
j'ai eu des profs sympas à l'EN.

Écrit par : Dinotopia | 13 février 2007

Robin,

Il faut laisser le choix à ceux qui le veulent d'aller dans des voies professionnelles dès la fin de la cinquieme, à condition qu'on y continue à leur enseigner en parallèle les fondamentaux de la culture (et pas des programmes démesurés, que personne ne retient, sur le pacte autobiographique, la poésie lyrique, le totalitarisme selon Hannah Arendt et la production de blé dans le Sunbelt).
Et on peut très bien demander du soutien en 6eme, mais si le système était efficace, il n'y aurait pas besoin de remédiation !!! Si on remédie, c'est qu'il y a eu un probleme qque part...
Et personne n'a abordé le problème de la sélection à l'entrée de la fac ? Ni à l'entrée du lycée ? Je sortais d'une réunion d'orientation ce midi, le proviseur était encore désespréré du nombre de réorientations à la sortie de la Seconde. Et d'élèves incapables de passer en premiere, qu'on avait pourtant envoyés en Seconde. Il faut rétablir le problème du nombre d'élèves incompétents envoyés au lycée, et de meme le nombre d'élèves incompétents envoyés à la fac !
Donc sélection, meme a minima.

Écrit par : Jérémy | 13 février 2007

* Il faut RESOUDRE ce problème.

Écrit par : Jérémy | 13 février 2007

Ségolène : portrait plus vrai que nature...

« Le sourire à visage humain

Notre époque ne produit pas que des terreurs innommables, prises d’otages à la chaîne, réchauffement de la planète, massacres de masse, enlèvements, épidémies inconnues, attentats géants, femmes battues, opérations suicide. Elle a aussi inventé le sourire de Ségolène Royal. C’est un spectacle de science-fiction que de le voir flotter en triomphe, les soirs électoraux, chaque fois que la gauche, par la grâce des bien-votants, se trouve rétablie dans sa légitimité transcendantale. On en reste longtemps halluciné, comme Alice devant le sourire en lévitation du Chat de Chester quand le Chat lui-même s’est volatilisé et que seul son sourire demeure suspendu entre les branches d’un arbre.

On tourne autour, on cherche derrière, il n’y a plus personne, il n’y a jamais eu personne. Il n’y a que ce sourire qui boit du petit-lait, très au-dessus des affaires du temps, indivisé en lui-même, auto-suffisant, auto satisfait, imprononçable comme Dieu, mais vers qui tous se pressent et se presseront de plus en plus comme vers la fin suprême.

C’est un sourire qui descend du socialisme à la façon dont l’homme descend du cœlacanthe, mais qui monte aussi dans une spirale de mystère vers un état inconnu de l’avenir où il nous attend pour nous consoler de ne plus ressembler à rien. C’est un sourire tutélaire et symbiotique. Un sourire en forme de giron. C’est le sourire de toutes les mères et la Mère de tous les sourires.

Quiconque y a été sensible une seule fois ne sera plus jamais pareil à lui-même. Comment dresser le portrait d’un sourire ? Comment tirer le portrait d’un sourire, surtout quand il vous flanque une peur bleue ? Comment faire le portrait d’un sourire qui vous fait mal partout chaque fois que vous l’entrevoyez, mal aux gencives, mal aux cheveux, aux dents et aux doigts de pieds, en tout cas aux miens ?

Comment parler d’un sourire de bois que je n’aimerais pas rencontrer au coin d’un bois par une nuit sans lune ?

Comment chanter ce sourire seul, sans les maxillaires qui devraient aller avec, ni les yeux qui plissent, ni les joues ni rien, ce sourire à part et souverain, aussi sourd qu’aveugle mais à haut potentiel présidentiel et qui dispose d’un socle électoral particulièrement solide comme cela n’a pas échappé aux commentateurs qui ne laissent jamais rien échapper de ce qu’ils croient être capables de commenter ? C’est un sourire qui a déjà écrasé bien des ennemis du genre humain sous son talon de fer (le talon de fer d’un sourire ? la métaphore est éprouvante, j’en conviens, mais la chose ne l’est pas moins) : le bizutage par exemple, et le racket à l’école. Ainsi que l’utilisation marchande et dégradante du corps féminin dans la publicité. Il a libéré le Poitou-Charentes en l’arrachant aux mains des Barbares. Il a lutté contre la pornographie à la télé ou contre le string au lycée. Et pour la cause des femmes. En reprenant cette question par le petit bout du biberon, ce qui était d’ailleurs la seule manière rationnelle de le reprendre ; et de la conclure par son commencement qui est aussi sa fin.

On lui doit également la défense de l’appellation d’origine du chabichou et du label des vaches partenaires. Ainsi que la loi sur l’autorité parentale, le livret de paternité et le congé du même nom. Sans oublier la réforme de l’accouchement sous X, la défense des services publics de proximité et des écoles rurales, la mise en place d’un numéro SOS Violences et la promotion de structures-passerelles entre crèche et maternelle. C’est un sourire près de chez vous, un sourire qui n’hésite pas à descendre dans la rue et à se mêler aux gens. Vous pouvez aussi bien le retrouver, un jour ou l’autre, dans la cour de votre immeuble, en train de traquer de son rayon bleu des encoignures suspectes de vie quotidienne et de balayer des résidus de stéréotypes sexistes, de poncifs machistes ou de clichés anti-féministes. C’est un sourire qui parle tout seul. En tendant l’oreille, vous percevez la rumeur sourde qui en émane et répète sans se lasser : « Formation, éducation, culture, aménagement du territoire, émancipation, protection, développement durable, agriculture, forums participatifs, maternité, imaginer Poitou-Charentes autrement, imaginer la France autrement, imaginer autrement autrement. »

Apprenez cela par cœur, je vous en prie, vous gagnerez du temps. Je souris partout est le slogan caché de ce sourire et aussi son programme de gouvernement. C’est un sourire de nettoyage et d’épuration. Il se dévoue pour en terminer avec le Jugement terminal. Il prend tout sur lui, christiquement ou plutôt ségolènement. C’est le Dalaï Mama du IIIe millénaire. L’Axe du Bien lui passe par le travers des commissures. Le bien ordinaire comme le Souverain Bien. C’est un sourire de lessivage et de rinçage. Et de rédemption. Ce n’est pas le sourire du Bien, c’est le sourire de l’abolition de la dualité tuante et humaine entre Bien et Mal, de laquelle sont issus tous nos malheurs, tous nos bonheurs, tous nos évènements, toutes nos vicissitudes et toutes nos inventions, c’est-à-dire toute l’Histoire. C’est le sourire que l’époque attendait, et qui dépasse haut la dent l’opposition de la droite et de la gauche, aussi bien que les hauts et les bas de l’ancienne politique.

Un sourire a-t-il d’ailleurs un haut et un bas ? Ce ne serait pas démocratique. Pas davantage que la hiérarchie du paradis et de l’enfer. C’est un sourire qui en finit avec ces vieilles divisions et qui vous aidera à en finir aussi. De futiles observateurs lui prédisent les ors de l’Élysée ou au moins les dorures de Matignon alors que l’affaire se situe bien au-delà encore, dans un avenir où le problème du chaos du monde sera réglé par la mise en crèche de tout le monde, et les anciens déchirements de la société emballés dans des kilomètres de layette inusable.

Quant à la part maudite, elle aura le droit de s’exprimer, bien sûr, mais seulement aux heures de récréation. Car c’est un sourire qui sait, même s’il ne le sait pas, que l’humanité est parvenue à un stade si grave, si terrible de son évolution qu’on ne peut plus rien faire pour elle sinon la renvoyer globalement et définitivement à la maternelle. C’est un sourire de salut public, comme il y a des gouvernements du même nom. C’est évidemment le contraire d’un rire. Ce sourire-là n’a jamais ri et ne rira jamais, il n’est pas là pour ça. Ce n’est pas le sourire de la joie, c’est celui qui se lève après la fin du deuil de tout.

Les thanatopracteurs l’imitent très bien quand ils font la toilette d’un cher disparu. »

Philippe Muray – septembre 2004 (Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV)

Écrit par : Lariba | 13 février 2007

Très beau texte de Philippe Muray, merci Lariba, j'aimerais l'avoir écrit — ce qui est, au fond, la seule appréciation sérieuse d'un texte.
Personne n'aimerait avoir écrit les œuvres complètes de François Bégaudeau… Lorsque j'en lis, je reprends vite fait Stendhal ou Laclos, pour avoir le contre-poison.

Je reviens un instant à la déclaration enflammée de Richie, un peu plus haut.
Nous ne faisons pas ici de chasse aux sorcières — parce que nous ne sommes pas le pouvoir, mais un (timide) contre-pouvoir. Parce que ce sont les (apprentis)-sorciers qui sont au commandes. Et qu'ils ont fait assez de dégâts comme ça.
D'ailleurs, vous ne trouverez pas sous ma signature d'attaques ad hominem contre Meirieu, je ne suis pas assez aveugle pour sous-estimer sa capacité — à commencer par sa capacité de nuisance.
En revanche, les seconds couteaux du pédagogisme, les complices de l'ombre, les Frackowiak et consorts, qui exercent d'ailleurs le pouvoir effectif — Meirieu a construit l'arme, mais ce sont eux qui tirent —, sont proprement consternants (un psychanalyste sourirait de me voir si spontanément, quand j'évoque ces gens-là, utiliser des mots aux consonances si complémentaires…). Leur idéal a été résumé par un texte souvent évoqué ici, mais que je ne peux m'empêcher de citer (http://www.unsa-education.org/sien/sections/lille/libpedPF.htm) : la liberté, pour ces néo-fascistes-là, ces royalistes de la première heure, n'est jamais que la liberté d'interdire.
JPB, qui en cette heure matinale bosse pour faire de la Charte un texte publiable…

Écrit par : brighelli | 13 février 2007

lariba

Merci pour le beau texte de Philippe Muray...Il y a déjà quelques années, avant la chute du mur de Berlin, je conseillais à mes élèves de lycée la lecture de deux romans de science-fiction emblématiques : "Le meillleur des mondes" d'Aldous Huxley et "1984" de Georges Orwell...

Le XXIème siècle a quitté l'un ("1984") pour entrer dans l'autre. C'est Huxley qui a vu le plus juste dans la durée.

Quant au sourire effrayant de Ségolène Royal, je pense plus que jamais que seule une connaissance approfondie de la tradition judéo-chrétienne (je ne dis pas "la foi") peuvent nous prémunir contre la tentation de confondre la madone du Poitou avec l''Immaculée Conception...C'est à dire de tomber dans l'idolâtie.

Écrit par : Robin | 13 février 2007

...ou la tentation du "millénarisme".

Écrit par : Robin | 13 février 2007

"En revanche, les seconds couteaux du pédagogisme, les complices de l'ombre, les Frackowiak et consorts, qui exercent d'ailleurs le pouvoir effectif — Meirieu a construit l'arme, mais ce sont eux qui tirent —En revanche, les seconds couteaux du pédagogisme, les complices de l'ombre, les Frackowiak et consorts, qui exercent d'ailleurs le pouvoir effectif — Meirieu a construit l'arme, mais ce sont eux qui tirent.


"Tous les historiens de l'éducation s'accordent sur cette évidence: l'école de Jules FERRY est morte avec les années 60. (Lire "L'état et l'école en France", Edwy PLENEL, PAYOT, septembre 85) Ils notent cependant que son agonie a été très longue… jusqu'en 89 sur le plan institutionnel… et jusqu'aujourd'hui dans une très grande proportion de classes.(Lire "La République des enseignants". Emmanuel DAVIDENKOFF et Brigitte PERUCCA, Jacob Duvernet. Avril 2003)

Cette note se trouve au bas du texte de Pierre Frakowiack signalé par JPB

...Ce sont eux qui tirent...Et apparemment ils s'étonnent que le cadavre bouge encore un peu.

Écrit par : Robin | 13 février 2007

Bon ben j'arrive pas à vous dérider. C'était encore une petite référence à la conversation sur le rôle des parents. Puisque c'est comme ça je vais me coucher !

Ecrit par : Ronin | 12 février 2007

J'étais partie aussi me coucher parce que ça manque vraiment cruellement de petits bestioles pour exprimer rapidement sa pensée.

Écrit par : dobolino | 13 février 2007

Quand on écoute du Ségolène Royal, pendant plus d'une minute, on a envie d'aller dans la forêt vierge et de hurler du Shakespeare sous la pleine lune.

Écrit par : Robin | 13 février 2007

Pour illustrer le texte de Philippe Muray :
http://www.liberation.fr/
Je signale qu'il faut lire et relire Philippe Muray, on lui doit des expressions fulgurantes telles que : "la cage aux phobes", "on est passé de l'âge du fer à l'âge du fière" etc...
Trop fort ! comme disent mes élèves.
Philippe.

Écrit par : Philippe | 13 février 2007

Patricia et Patrick,
Ce n'est pas que les programmes du CNED en français soient "irréalistes", c'est qu'ils ont été conçus et rédigés par des cuistres et des pédants, les didacticiens. L'enseignement du français au collège et au lycée a été sinistré, le mot n'est pas trop fort, par ces gens-là, qui se vautrent avec délectation dans le charabia confusionnel et la "séquence didactique" et se croient de grands pédagogues. Il n'y a qu'un mot pour qualifier ce qu'est devenu cet enseignement: une horreur! Et les élèves ont parfaitement raison de vomir tout ce baratin qu'on leur impose ( les objets d'étude, les registres, les genres, les textes sans intérêt pris comme prétextes à vaines acrobaties pseudo-intellectuelles etc.) car c'est en effet à gerber. S'ils n'aiment plus le français, c'est que les professeurs les en ont écoeurés, et ces derniers sont tellement persuadés d'être dans le vrai qu'ils ont encore le culot de mettre en cause, après cela, les élèves, auxquels ils reprochent de n'être pas motivés! C'est le monde à l'envers! Si l'on imposait à des adultes des méthodes telles que la séquence didactique et le charabia où se délectent tellement de prétendus professeurs de français, ce serait l'émeute et le prétendu professeur se retrouverait seul avec son charabia et ses extraits de Bégaudeau! Les enfants, malheureusement, n'ont pas le choix et doivent subir!
Le latin et le grec, Patricia, ont été touchés eux aussi par ce délire didactique: les brillants didacticiens ont imaginé que l'on pouvait traduire une phrase latine sans connaître d'abord les déclinaisons et la grammaire: c'est comme la méthode de lecture globale! Résultat, les élèves se détournent du latin parce qu'ils pataugent complètement: ils n'y comprennent rien. Bien sûr, les didacticiens vont en tirer la conclusion que le latin intéresse moins les jeunes d'aujourd'hui, ce qui est une ânerie "pédago" de plus. La vérité est qu'il est normal que si on transforme artificiellement le français et le latin en matières rébarbatives en suivant les consignes officielles, qui ont été rédigées par des "pédagos", on ruine ces enseignements, ce qui est la situation actuelle. Sauf dans les classes où le professeur de Lettres classiques "enseigne comme autrefois". Heureusement, d'ailleurs, que de nombreux professeurs ont pris le parti d'"enseigner comme autrefois"! Ce sont eux qui font que l'enseignement des Lettres ne s'est pas encore complètement effondré: ils transmettent l'amour des grands textes et forgent la culture de leurs élèves.
L'état actuel du collège, plus particulièrement, est un scandale. Les élèves y apprennent surtout l'indiscipline et l'ignorance! La fille d'une amie va entrer au collège l'an prochain après avoir été magnifiquement instruite à l'école primaire de son village par deux instituteurs remarquables ( grammaire, dictée, bavardage interdit, respect du maître, qui sait aussi être bienveillant); du coup elle aime l'école et adore raconter à sa mère ce qu'elle a appris dans sa journée. Mais je crains le pire pour elle l'an prochain: car il suffit qu'elle tombe en 6ème sur un professeur de français qui soit un allumé "pédago", qui perde son temps en "débats", en "séquences", et tout le magnifique travail des instituteurs s'effondrera En plus, au collège, comme il est admis que deux ou trois nuls perturbateurs peuvent casser une classe impunément, j'imagine la surprise que cela va être pour cette petite fille qui jusqu'à présent aime l'école.
Les "pédagos" et leur bras armé, les IUFM, ont fait du collège un champ de ruines, une pétaudière.
Il me paraîtrait donc normal qu' une action en justice soit engagée contre les IUFM, qui sont la cause de tout ce gâchis. car la Constitution dit bien: "Enseigner est un devoir de l'Etat, s'instruire est un droit." Ne pas enseigner est donc hors-la loi. J'insiste sur un point: la méthode globale n'étant pas une "méthode", mais un dogme, elle peut être interdite sans attenter à la liberté pédagogique, ce n'est pas Anne-Marie qui me démentira. Item pour la "séquence didactique".

Écrit par : Jean | 13 février 2007

Une discussion argumentée ne serait-elle pas préférable à ces procès d’intention aussi faciles qu’indignes ? Gérard Guillot Agrégé de Philosophie Professeur à l’IUFM de Lyon Auteur de "L’autorité en éducation. Sortir de la crise", Paris, ESF, 2006.

Ecrit par : Richie | 12 février 2007

Contrairement à ce que vous insinuez, il n'est pas nécessaire d'avoir reçu une formation philosophique approfondie pour être capable de réflexion. J'ai connu un cordonnier en Normandie qui aurait pu en remontrer à beaucoup de philosophes professionnels en matière de "sagesse".

Et contrairement à ce que vous pensez, il y a aussi sur ce blog des personnes qui ont fait, comme c'est mon cas de longues études littéraires et philosophiques et qui ont fait le choix d'enseigner en collège.

Je ne crois pas que vous ayiez une expérience directe de ce qu'est une classe de collège en ZEP, Monsieur Guillot.

Vous et votre collègue Philippe Meyrieu faites partie des généraux, nous ne sommes que de la piétaille ; nous ne vivons pas dans le même monde. Vous et vos pareils ne font que rajouter de la souffrance sur de la souffrance.

Quand vous aurez compris cela, on pourra peut-être avancer.

Écrit par : Robin | 13 février 2007

Merci à Jean de réhabiliter ces instituteurs qui "enseignent magnifiquement" dans les écoles de village. La race n'en est pas encore entièremlent disparue mais je la crois hélas! en voie de disparition.

M. Mabilon

Écrit par : Maurice Mabilon | 13 février 2007

Je crois au contraire, Maurice, que les instituteurs qui envoient par-dessus bord les consignes absurdes venues des IUFM pourraient être de plus en plus nombreux. Car l'escroquerie des "pédagos" commence à devenir patente, et un courant s'amorce en faveur du retour à des méthodes de bon sens (déjà Fillon et les exercices traditionnels, Gilles de Robien et la grammaire, la liberté pédagogique inscrite dans la loi, ce qui est plus important qu'on ne croit). Les pseudo-formateurs des IUFM risquent d'avoir de plus en plus de fil à retordre avec leurs stagiaires, car la guerre est désormais déclarée et ce sera dorénavant moins confortable pour ces escrocs.
Robin, ne faites pas l'honneur à ces deux misérables bavards de les comparer à des "généraux", même si vous les compariez, je suppose, aux généraux félons et incompétents de la guerre de 14, ce qui n'est pas spécialement un honneur.
Car la "piétaille" d'esprits faux, dévorés par un conformisme et une ambition à en crever, c'est eux et leurs comparses.
Mettez face à face un instituteur de terrain passionné par son métier et dont les élèves sont heureux de raconter en rentrant à la maison ce qu'ils ont appris et une figure de carton-pâte dont la seule substance est le verbe creux. Quelle dignité, quelle grandeur authentique chez le premier!Quelle veulerie chez le second!

Écrit par : Jean | 13 février 2007

Bonjour Monsieur Mabilon, ou peut-être devrais-je dire Monsieur l’Inspecteur. Quand je vous lis, je ne sais trop sur quel pied danser.
Avez-vous fait partie de ces IDEN de mes débuts (1975/1976) qui nous décrivaient au cours de leurs « grands messes » les bénéfices que tireraient les générations futures, celles de mes jeunes collègues, ceux qui accordent le verbe avec le pronom personnel complément (ça « t’éviteras »)ou qui demandent pourquoi le vinaigre fait mousser le calcaire, des activités d’éveil, des maths modernes, de la grammaire structurale, des textes libres et de la méthode naturelle de lecture (toutes choses que j’ai pratiquées avec bonheur et résultats dans les classes de ZUP de mes débuts, les classes uniques exsangues des villages ayant été fermées puisque, à l’époque, les maires et leurs administrés n’osaient pas encore séquestrer l’IEN et trouvaient logique la fermeture de leur école puisque celui-ci, sur ordre j’en conviens, leur affirmait qu’il était mieux pour leurs enfants d’attendre chaque matin le ramassage qui les emmènerait au chef-lieu de canton plutôt que de végéter dans leur classe unique sous perfusion) ?
Ou faites-vous plutôt partie de ceux qui, dans mon département, étaient représentés par les Conseillers Pédagogiques (ah ! Monsieur A. qui est arrivé un matin où je débarquais pour un remplacement dans un petit village et m’a dit : « Que faites-vous, là ? Vous corrigez les devoirs que Mme ... a donnés ? Mais, non, ce n’est pas votre travail, elle les corrigera quand elle reviendra ! Comment ça, elle vous a fait convoquer par la postière à l’agence postale pour vous communiquer ses ordres par téléphone ? Eh bien, elle aura des nouvelles de Monsieur l’Inspecteur à son retour. Vous êtes institutrice comme elle, vous connaissez les programmes aussi bien qu’elle et quant à votre manière de les appliquer, ceci fait partie de votre liberté pédagogique, et ce n’est en aucun cas à elle de vous imposer sa démarche. ») et qui cherchaient par tous les moyens à ne pas laisser tomber dans l’ornière du « Puisque ça s’est toujours fait, c’est que c’est forcément bien. » les jeunes débutants qui arrivaient dans des classes ronronnantes où certains élèves (parfois plus de la moitié) appliquaient au petit bonheur la chance les règles apprises par cœur mais pas forcément comprises (Dobolino se souvient forcément de nos petits amis de vacances qui, arrivant au CES au sortir de leur classe unique où pourtant ils avaient tous appris à lire en Section Enfantine, redoublaient presque tous leur sixième) ?

De toute façon, nous parlons là d’une époque révolue, alors la réponse n’est pas si importante que cela.

C’est de l’apprentissage de la lecture dont j’aurais aimé vous parler.
J’ai donc débuté à cette époque, forcément belle puisque c’était la nôtre, où l’on avait jeté par-dessus les moulins, depuis déjà une bonne quinzaine d’années je pense, Boscher, Joly (le lolo de la mumu) et consorts et où « sévissaient » en maîtres incontestés ‘Daniel et Valérie’, ‘Rémi et Colette’, ‘Mico, mon petit ours’ et ‘Poucet et l’écureuil’.
« On » nous avait bien expliqué en conférence pédagogique à quel point ces trois derniers ouvrages étaient du « syllabique déguisé » et comment les enfants n’arrivaient pas à entrer dans l’apprentissage à partir d’écrits extérieurs qui ne pouvaient les motiver. Et nous le constations dans les classes où nous effectuions des remplacements (à l’époque les postes de remplaçants, sans indemnités de déplacement, étaient pour les « p’tits jeunes »...), ces cohortes de petits CP qui récitaient, parfois sans regarder le livre, « Poucet a trouvé une chouette près du serre-bois. », ça marquait notre conscience professionnelle de bienfaiteur de l’humanité.
Alors, dès que nous étions en poste ou sur un remplacement un peu long, allez, hop, méthode naturelle ! « Ce matin, Maxime a apporté une mappemonde. », ça avait une autre gueule que le serre-bois de Poucet, et du moment où tout le monde, enfants, parents, enseignant, était persuadé qu’il s’agissait tout de même de « dégager le code », tout ne se passait pas si mal que cela et, courant janvier pour les plus rapides, courant avril ou mai pour les plus lents, une grosse majorité des petits CP entraient au CE1 capables de lire à haute voix en comprenant plus ou moins ce qu’ils racontaient les histoires du « Château de Pompon », des « Histoires de bêtes » ou de « L’oiseau lyre ».

Et puis, et puis, tout ça s’est écroulé, petit à petit, sans grands remous, pour arriver à la situation actuelle, celle où, dans certaines écoles, avec certains enseignants, la majorité des élèves quitte le CP en ne sachant pas lire, alors qui « accuser » ?

Les enfants « de maintenant » ? Ceux qui, comme le disait il y a deux ou trois jours A. M. Valette, sont « l’enfant consommateur harcelant ses parents [qui] peut se transformer en tyran et ne supporte pas la moindre contrariété, le moindre effort... », tous les « dys – quelque chose » qui ne sont « dys » que parce qu’on a omis d’exercer leur attention auditive, leur attention visuelle, les « hyper – ceci ou cela » qui ne sont « hyper » que parce qu’on n’a jamais voulu leur imposer de se contraindre, comment peut-on attendre de ces enfants-là qu’ils regardent le tableau ou la feuille de lecture, qu’ils écoutent attentivement le maître ou leurs camarades, qu’ils admettent que, même s’ils n’en ont pas envie, dans « matin », « Maxime » et « mappemonde », on voit les mêmes lettres et on entend la même chose. Et si l’on arrive à le leur faire admettre, le garderont-ils en mémoire et en déduiront-ils que de même que m+a = ma alors m+i=mi et ainsi de suite...
Ils y ont leur part, complètement involontaire bien sûr, comme ces enfants sauvages qui ne savent pas parler, ni marcher debout faute d’avoir pu imiter les comportements qu’ils auraient dû voir. Leur famille aussi, tout aussi involontairement qu’eux, persuadées qu’elles sont de bien faire en satisfaisant tous leurs désirs, en excusant tous leurs caprices et toutes leurs colères. Et enfin, l’école maternelle, dont les programmes affirment dès le préambule : « L’école maternelle a pour mission d’aider chaque enfant à grandir, à conquérir son autonomie et à acquérir des attitudes et des compétences qui permettront de construire les apprentissages fondamentaux » et cantonnent le maître dans la proposition, l’imprégnation, la stimulation de la curiosité sans presque jamais oser employer le mot « éducation ».

Les méthodes de « maintenant » ? Tout a commencé à vraiment dégringoler avec les théories idéovisuelles (la lettre n’existe pas, la syllabe non plus, seuls les mots, et encore, peuvent représenter des idéogrammes porteurs de sens). L’important était de faire « tremper l’enfant dans un bain d’écrit », petit à petit, il se constituerait un stock de mots qui l’aiderait à déduire les nombreux mots encore inconnus d’un « discours », le rôle de l’enseignant se bornant à proposer des textes lisibles (dont au moins 80 % des mots étaient connus) afin que l’élève construise et enrichisse peu à peu ce stock. On réservait au CE2, et encore, si l’enseignant le jugeait nécessaire, le décodage en syllabes ou en lettres. Il n’était même plus question d’étudier « les costumes d’un son » puisque le français devenait une langue idéographique.
Du coup, l’étude des théories de l’apprentissage de la lecture en IUFM devenaient obsolètes ; il n’était plus nécessaire de les étudier puisque la lecture venait toute seule par imprégnation, comme le langage oral. De plus, les éditeurs étaient ravis de cette nouvelle mode. Rendez vous compte ! Faire tremper l’enfant dans un bain d’écrits vrais, cela en fait des albums à vendre ! Au début, pas trop, puisqu’il s’agissait d’éveiller la curiosité par tous les écrits sociaux, les publicités, les notices de shampoings anti-poux, le programme télé, les recettes, l’annuaire du téléphone... Et puis, il y eu la « littérature de jeunesse » où l’enfant pouvait prendre des repères dans l’écrit tout en se constituant des habitudes de lecteur expert. Alors, tous les éditeurs s’y sont mis : deux manuels + deux cahiers d’exercices + deux livres du maître + un recueil photocopiable de fiches de remédiation (le recueil photocopiable, c’est très rentable, à cause des droits de photocopies) + cinq séries de 25 albums en tout point semblables à ceux que l’on trouve dans les librairies (textes et illustrations, l’illustration est porteuse de sens et doit se lire autant, si ce n’est plus, que le texte), c’est autrement rentable qu’une méthode Boscher à quelques euros dans n’importe quel supermarché !
Bien sûr, depuis on est timidement revenus en arrière. Les méthodes de Foucambert ont été abandonnées et les programmes annoncent clairement que l’élève doit étudier les relations phonèmes/graphèmes, on a même cru que certaines méthodes, trop ouvertement inspirées des théories de ce monsieur, allaient être interdites, et puis non, marche arrière.
Il n’en reste pas moins que certains enseignants n’ont aucune idée de ce qu’apprendre à lire à des enfants sous-entend, alors, dernière « accusation » :

Les enseignants de « maintenant » ? Ceux qui expliquent à une maman d’élèves complètement désorientée : « Mais, madame, je ne ferai pas redoubler le CE1 à vos enfants, même s’ils ne savent pas lire, nous avons d’excellents élèves de CM2 qui sont non-lecteurs ! Vous savez, on apprend à lire toute sa vie. ». Ceux qui considèrent que cela rend un élève manipulable parce que trop docile de lui imposer b et a, ba et qui sont persuadés que tout enseignant qui utilise une méthode syllabique est un suppôt du FN. Ceux qui continuent à penser alors qu’ils envoient des classes entières au CE1 sans qu’aucun de leurs élèves ne sache déchiffrer un texte aussi simple que « Papa va à la rivière. » que cela viendra tout seul et qu’il suffit d’attendre le déclic. Ceux qui sont encore persuadés qu’il est très dangereux d’apprendre les lettres et leurs noms à leurs élèves parce que cela les rend incapables de tirer du sens de l’écrit. Ceux qui n’ont pas d’emploi du temps et qui font lecture, écriture, mathématiques de temps en temps selon les besoins de leur Projet d’Ecole (si, si, ça existe, demandez à Dobolino, ou à F, 7 ans, qui, lorsqu’il arriva dans ma classe, me dit au bout de deux ou trois jours : « Quoi, encore des mathématiques ! Mais alors, on va faire mathématiques tous les jours ? En plus, on fait déjà lecture et écriture tous les jours aussi ! Ah, ben, à ..., c’était pas comme ça, hein ! Ça va me saouler ce truc là, ça, c’est sûr ! »). Ceux qui ont si peu de connaissances en apprentissage de la lecture qu’ils sont même capables de faire capoter une méthode aussi simple d’emploi que « Léo et Léa » comme s’en étonnait une collègue récemment.

Donc, qui accuser ? Sans doute, un peu les trois, et comment revenir à une situation plus saine ? En faisant voter notre Charte, pourquoi ?

Voilà, j’ai été très longue, comme à mon habitude. Je présente mes excuses les plus plates à tous ceux qui n’aiment pas trop mes écrits et envoie un bonjour amical à Patricia Mesnigé que je suis heureuse de retrouver sur ce blog.

Écrit par : catmano | 13 février 2007

Encore un petit mot à Richie...

Laissez Monsieur Laurent Lafforgue tranquille, s'il vous plaît. Vous ne savez pas de quoi vous parlez. Il a payé comptant pour avoir dit la vérité et il aurait des leçons à vous apprendre à vous et vos amis en matière de courage.

Et plutôt que de vous extasier devant Monsieur Dagonnet qui estime que la bioéthique n'a aucune légitimité parce que, je le cite "tout ce qui est scientifiquement possible est moralement légitime", relisez Pascal...

...A moins que vous n'estimiez que même avec un prix Nobel de mathématiques, il soit impossible d'être croyant et mathématicien.

Écrit par : Robin | 13 février 2007

Quant au sourire effrayant de Ségolène Royal, je pense plus que jamais que seule une connaissance approfondie de la tradition judéo-chrétienne (je ne dis pas "la foi") peuvent nous prémunir contre la tentation de confondre la madone du Poitou avec l''Immaculée Conception...C'est à dire de tomber dans l'idolâtie.

Ecrit par : Robin | 13 février 2007

Quand je vous dis que ça manque de petites bestioles qui expriment en une image un sentiment!
Hilarité? Oui, franchement, ici, on s'amuse bien...
Je ne sombrerai pas dans la psychanalyse de café du Commerce.

Écrit par : dobolino | 13 février 2007

Robin, en maths, il y a la médaille Fields (qu'a reçue Lafforgue il y a tris ans, je crois), mais pas de Nobel — vus connaissez sans doute la légende à ce sujet…
JPB

Écrit par : brighelli | 13 février 2007

Merci à Catmano.

Le texte narratif possède une structure achevée : le récit, avec schéma canonique quinaire, et des rôles actantiels standard.
La notion de schéma canonique quinaire renvoie soit à la structure de récits courts ou à celle de séquences internes aux récits longs.

Le texte narratif, indissociable d’une visée argumentative, est donc un terrain de choix pour incarner des valeurs. L’enjeu de sa lecture-écriture pour les élèves n’est donc pas seulement linguistique au sens technique du terme. Il est à la fois linguistique et culturel.



Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 février 2007

C'est normal que je ne comprenne rien à vos propos, Docteur? Suis-je irrémédiablement stupide? Y-a-t-il un traitement palliatif ou dois-je militer en faveur de l'euthanasie des incurables?

Ecrit par : dobolino | 12 février 2007

Chère Dobolino, ce texte n'est pas de moi : cela fait partie des quelques 400 pages de cet acabit que ma fille a eu à se farcir avec le CNED de Toulouse pour préparer le concours de l'IUFM. (Relisez mon post, où c'est écrit)

Elle a fait un début de dépression, avait maigri de 5 kilos, passait son temps à pleurer, ayant de plus à s'occuper de ses trois jeunes enfants. Je suis intervenue en décembre et lui ai fait changer de polycops. Elle a échoué, mais a été reçue au "petit concours" qui lui a permis de redoubler à l'IUFM.

Je vous autorise donc à militer pour l'euthanasie des incurables iufmesques qui pondent de tels trucs à tire l'arigot et ne sont jamais sanctionnés.

Au fait, comment euthanasiez-vous vos bestioles ? Moi, j'euthanasie les vipères que j'attrape à l'éther.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 février 2007

Le malade mental en question est Jean-Michel Wavelet, inspecteur, adjoint à l'inspection académique de la Meuse.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 février 2007

La Dame du Poitou révèlera son programme sur l'école à Dunkerque : région où sévit le triste Frackowiack. Hasard ?

Écrit par : Laurent | 13 février 2007

"Robin, ne faites pas l'honneur à ces deux misérables bavards "

Ecrit par : Jean | 13 février 2007
Toujours aussi courtois, à ce que je vois!

"ce n'est pas Anne-Marie qui me démentira."
Ecrit par : Jean | 13 février 2007

Ca, c'est une référence indiscutable.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2007

Pourquoi cette aigreur, Christophe?
Pouvez-vous nier que le texte de M.Guillot reproduit ci-dessus soit un modèle de délayage? Et qu'il y ait quoi que ce soit à tirer, en dehors d'une perte de temps, de la lecture de la moindre ligne de Meirieu?
Et peut-on qualifier autrement que de "misérables" le rapprochement que M.Guillot se permet entre les opposants au pédagogisme et les Pétainistes et l'attaque constante contre les professeurs qui fait le fonds de commerce de Meirieu et qui lui vaut la faveur des médias?

Écrit par : Jean | 13 février 2007

Anne-Marie? C'est une référence indiscutable, tout à fait.
Les témoignages qu'elle nous transmet apportent la preuve - par les faits - que les "pédagogistes" maltraitent les enseignants qui refusent de se couler dans le moule de l'idéologie.

Écrit par : Jean | 13 février 2007

Mesdames et messieurs,

Voilà bien longtemps que je n'avais lu ce blog. Je dois avouer que je n'ai pas pris le temps de lire la totalité des 649 interventions de ce fil avant de poster ma contribution.
Je vous prie de bien vouloir m'excuser si les propositions que j'ai l'honneur de vous soumettre ont déjà été formulées.
Elles sont loin d'aborder tous les aspects de la nécessaire réforme que l'Etat doit entreprendre pour sauver la jeunesse de ce pays de l'inculture dans laquelle elle se trouve plonger.
Pour autant, elles me semblent constituer la base de l'effort de sauvetage auquel nous devons nous atteler.
Mes propositions sont rédigées à la suite les unes des autres sans explication ni justification, à la manière d'un programme d'action. Vous trouverez quelques brefs commentaires entre parenthèses.

1.PREAMBULE
La scolarité est obligatoire de 4 à 16 ans.
Le ministère de l'Education nationale est supprimé. Il n'existe aucun monopole d'Etat de la formation scolaire.
L'Etat organise un système complet de scolarité placé sous l'autorité d'un ministère de l'instruction publique. Les familles sont libres d'y inscrire leur enfants .
2. La scolarité publique.
a) Avant 4 ans, les enfants peuvent être confiés à la garde de crèches placées sous l'autorité du ministère de la jeunesse.
b) Entre 4 et 5 ans, les enfants sont scolarisés dans des écoles élémentaires.( les écoles maternelles sont supprimées; horrible emploi du mot maternelle pour caractériser un ordre d'enseignement)
c) entre 6 et 13 ans, les enfants sont scolarisés dans des écoles primaires.
d) entre 14 et 16 ans, les enfants sont scolarisés dans des collèges.
e) entre 17 et 18 ans, les élèves autorisés à poursuivre leur scolarité sont inscrits dans des lycées.

3. L'ECOLE PRIMAIRE.
A.Elle comprend deux cycles. Le cycle propédeutique qui comprend 5 années d'enseignement et le cycle supérieur qui en comprend 3. Ce cycle supérieur est divisé en deux branches, l'une générale et l'autre préprofessionnelle.
Dans une école primaire, pour chaque niveau d'étude, les classes sont organisées en tenant uniquement compte du niveau scolaire des élèves afin de viser à la plus grande homogénéité possible.
Le niveau scolaire des jeunes élèves est mesuré grâce aux examens qui sont organisés régulièrement. A la fin de l'année scolaire, l'élève redouble ou est admis à poursuivre la scolarité dans la classe correspondant à son niveau .
La fin de l'année scolaire est marquée par une grande cérémonie de remise des prix auxquels sont tenus d'assister tous les élèves et leur famille. Les meilleurs élèves de chaque classe et de chaque école sont récompensés par la remise de prix de beaux ouvrages d'une valeur symbolique et monétaire importante.
A la fin du cycle propédeutique, il est organisé un examen départemental classant qui décidera de l'orientation dans la voie générale de l'école primaire supérieure ou dans la voie préprofessionnelle.
A l'école primaire supérieure, débute l'enseignement des langues étrangères. Il est assuré par des professeurs des collèges.
Tout au long de la scolarité primaire, les élèves portent une tenue réglementaire.

B.Les enseignants des écoles primaires sont les instituteurs dans le cycle propédeutique et les instituteurs spécialisés dans le cycle supérieur
On ne devient instituteur spécialisé qu'après avoir été instituteur pendant une période au moins égale à 7 ans.
Les instituteurs sont recrutés après le baccalauréat par concours externe. Tout autre voie d'accès est strictement interdite.Le concours comprend des épreuves écrites et orales qui visent à évaluer la connaissance de l'orthographe et de la syntaxe française, la maîtrise de l'abstraction et de la logique mathématique, l'aptitude à la formulation d'hypothèses explicatives dans le champ des sciences expérimentales.
Les instituteurs sont recrutés au niveau de la région et sont amenés à faire un stage de 3 ans avant d'être titularisés dans une école primaire de leur région.
Il n'existe pas de liberté pédagogique pour les instituteurs mais une autonomie pédagogique dans la mise en oeuvre des méthodes en vigueur dans les écoles d'Etat.
Un corps d'inspecteur veille avec une vigilance de chaque instant à ce que les méthodes choisies pour les écoles d'Etat soient appliquées sans accroc.
On ne demande aux instituteurs aucune compétence dans la connaissance ou la maîtrise des enseignements artistiques ou sportifs pour la raison simple que les enseignements artistiques sont dispensés par les professeurs de collège et que la pratique sportive est dirigée par un corps de moniteurs sportifs recrutés par les fédérations sportives. ( le recrutement de professeurs d'éducation physique et sportive est supprimé; ce sont les moniteurs des fédérations qui les remplacent)
A l'école primaire supérieure, les instituteurs se spécialisent et se regroupent entre ceux qui enseignent les matières littéraires et ceux qui enseignent les matières scientifiques .
Au primaire supérieure, on apprend aussi une langue étrangère dont l'enseignement est assuré par un professeur de collège.
L'offre des langues, pour le primaire supérieur général , est celle de la première langue des collèges. Pour le primaire supérieur préprofessionnel, le choix se fait entre l'Anglais et l'Espagnol.

Écrit par : Emh | 13 février 2007

Question de forme, Jean. Tout dans votre manière de vous exprimer prouve que ce n'est pas moi qui suis aigri, mais bien vous. Et c'est pour vous que je dis ça! Il y a certainement une partie de vrai dans ce que vous dites, mais la manière dont vous le dites ne vous sert pas, (vous et certains des vôtres), et c'est vraisemblablement pour des raisons de ce type que votre appel n'a pas eu plus de succès, et que vous vous en plaignez.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2007

LES COLLEGES ET LES LYCEES.

Je dois vous quitter pour la journée , mesdames et messieurs ,et je vous transmettrai la suite dans quelques heures.

Écrit par : emh | 13 février 2007

"Elles sont loin d'aborder tous les aspects de la nécessaire réforme que l'Etat doit entreprendre pour sauver la jeunesse de ce pays de l'inculture dans laquelle elle se trouve plonger."

Ecrit par : Emh | 13 février 2007

Effectivement! Mort de rire... Encore un troll?

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2007

Robin, en maths, il y a la médaille Fields (qu'a reçue Lafforgue il y a tris ans, je crois), mais pas de Nobel — vus connaissez sans doute la légende à ce sujet…
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 février 2007

JPB

Je croyais que c'était l'équivalent du prix Nobel...Non je ne connais pas la légende, mais je suis comme les enfants, j'adore les histoires. Racontez-nous vite !

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles, j'en déduis que Linux et Windows ont réussi à s'entendre grâce à cette "bonne pomme" d' Aple et que vous avez reçu les deux moutures successives de la Charte.

comme exemple de "neutralité axiologique" j'avais pensé à une proposition dans le point 10 demandant que les parents d'élèves puissent assister aux conseils de classe en tant que délégués de parents, mais pas dans celui de la classe où ils ont un enfant...Ce serait une façon d'objectiver et de "professionnaliser" la fonction de délégué parent. Qu'en pensez-vous ?

Écrit par : Robin | 13 février 2007

Patrick et Pedro,

Pouvez-vous voir les propostions d'emh. Je ne me sens pas qualifié pour le primaire.

Écrit par : Robin | 13 février 2007

C'est une blague, Robin? Vous avez, tout simplement, lu ce que propose emh? A côté de lui, (ou d'elle), Cadichon, c'est Arlette Laguiller!

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2007

Ne confondons pas l'"aigreur" et l'"indignation", Christophe!

Écrit par : Jean | 13 février 2007

Le texte narratif possède une structure achevée : le récit, avec schéma canonique quinaire, et des rôles actantiels standard.
La notion de schéma canonique quinaire renvoie soit à la structure de récits courts ou à celle de séquences internes aux récits longs.

Le texte narratif, indissociable d’une visée argumentative, est donc un terrain de choix pour incarner des valeurs. L’enjeu de sa lecture-écriture pour les élèves n’est donc pas seulement linguistique au sens technique du terme. Il est à la fois linguistique et culturel.


"Le schéma canonique quinaire", c'est tout simplement le "schéma narratif", tarte à la crème de la stylistique au collège (situation initiale, élément modificateur, situation intermédiaire (péripéties), élément de résoltion et situation finale ...

Mais "schéma canonique quinaire", ça fait plus savant.

"Les rôles actanciels standard" sont une allusion aux travaux des linguistes russes sur les contes dans lesquels on retrouve toujours les mêmes relations structurales entre les personnages ou "actants": un héros, un adjuvant, un opposant, et un objet. (travaux de Vladimir Propp et de Greimas)

D'habitude on parle de "schéma actanciel".

Si vous n'avez pas trop mal à la tête, je peux essayer de vous décrypter la deuxième partie du hiéroglyphe.

Écrit par : Robin | 13 février 2007

Je ne suis pas féru en histoire de l'éducation, ou dans la pratique des institutions, mais les propositions de emh, c'est à prendre au premier ou au second (ou au énième) degré ?
J'ai l'impression de lire un réglement du début du XXe siècle.

Concernant le sport, on ne dit plus moniteur, mais éducateur sportif, disons technicien de surface sportive, mais de toutes façons, je ne vois pas les BEES remplacer les profs d'EPS dans les écoles, ou alors çà va être un beau bordel, là, c'est sûr.
D'accord pour l'uniforme, à condition qu'on rétablisse aussi les chatiments corporels.

Écrit par : yann | 13 février 2007

Robin, pour le projet de réécriture du décret de 50, c'est l'abrogation TOTALE du projet de réécriture et le MAINTIEN du décret de 50 qu'il faut demander .
Hélas, voeu pieux puisque le nouveau décret vient d'être signé et vient de paraître officiellement aujourd'hui.
Quand les chers collègues, y compris ceux de ce blog vont enfin comprendre à quoi cela va correspondre concrètement pour eux, ils vont crier... mais un peu tard!
Mais c'est une grande spécialité des enseignants que de crier un peu et de dire oui, à tout, après.

Écrit par : Thalie | 13 février 2007

Robin, je recopie ce que l'on trouve ici et là : la légende prétend qu'Alfred Nobel aurait refusé d'honorer les mathématiques pour éviter que le prix revienne un jour à Gosta Magnus Mittag-Leffler, un mathématicien qui lui avait volé le cœur de sa maîtresse Sophie Hess.
À cette époque, les mathématiciens avaient des maîtresses…
JPB

Écrit par : brighelli | 13 février 2007

"Ne confondons pas l'"aigreur" et l'"indignation", Christophe!"

Ecrit par : Jean | 13 février 2007

Mais non, cher Jean! Et ne confondons pas non plus courtoisie et manque de conviction.

yann, je pense aussi que la proposition d'emh est un gag! Mais ça fait du bien de rire un peu, de temps en temps...

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2007

Bonjour,
Pouquoi vous excuser Catmano ? Vos propos sont si clairs qu'il est aisé de vous suivre sans se demander si c'est bientôt fini.
En ce qui concerne l'enfant consommateur transformé en petit tyran inapte au moindre effort de concentration, de discipline ou de politesse (façon de respecter les autres ) nous avons été plusieurs sur ce blog à évoquer ce problème, obstacle de taille pour travailler correctement. Au lycée cela donne des élèves qui n'apportent pas leurs affaires, ( c'est trop lourd ) demandent une feuille au voisin, viennent en cours quand cela ne dérange pas trop, s'endorment sur la table pour des raisons qui nous transforment en détective ou en assistante sociale... Bref il y a toute une mise au point à établir dans certaines classes, je dis bien certaines, à l'époque où j'exerçais encore.

J'ai également lu sur ce blog l'expression " ritournelle de la sixième qui devait se mériter ". Il faut avoir connu cette époque où les pauvres pouvaient enfin entrer en sixième pour se rendre compte de l'enjeu qui leur était proposé. Je n'ai pas pu entrer en sixième à l'âge de 11 ans pour des raisons financières : coût de la pension et des voyages. J'ai donc attendu l'ouverture du Cours complémentaire au chef lieu de canton à 3 km du domicile de mes parents pour faire le grand saut. Nous étions quatre filles du village à nous y rendre à bicyclette. Bicyclette de la mère ou de la grande soeur évidemment et dont il fallait prendre soin. ll fallait acheter les livres et nous savions que cette dépense représentait une somme importante pour nos parents. Nous trouvions donc normal d'écouter en classe, d' apprendre nos leçons, et de faire nos devoirs tout en donnant un coup de main à la maison ou au jardin.
Il fallait de temps à autre essuyer les insinuations désagréables de personnes inquiètes de voir bouger les choses . Je me souviens d'une dame possédant une résidence secondaire au village et venant nous acheter les légumes du jardin. Apprenant mon entrée en sixième elle tenta d'effrayer mes parents. Pensez donc c'était terriblement difficile ! Sa fille n'avait pas pu suivre. Elle pleurait presque tous les soirs. Ah que de soucis ! Heureusement qu'elle avait trouvé un bon mari avec une bonne situation ! Mariée à 18 ans, c'était jeune mais bon, il n'y avait plus de souci à se faire.
Après son départ mes parents crurent bon de m'informer que le mari en question tenait une maison de tolérance à l'étranger. Tolérance ? Surmontant la gêne à m'expliquer - à l'époque c'était tout une histoire - mon père résuma :"une maison où l'on tolère que le corps de certaines femmes soit considéré comme une marchandise. " Ce jour là je crois que j'ai compris beaucoup de choses sans pouvoir vraiment les analyser. J'avais surtout compris que j'étais prête à tout pour ne pas devenir une marchandise et l'entrée en sixième prit une importance nouvelle.
J'ai souvent pensé à cette scène quand j'expliquais "Boule de suif " ou Dom juan examinant la naïve charlotte comme une jument et réduite à un objet de... consommation,.cette consommation qui aujourd'hui impose sa loi dès l'enfance et nous laisse croire que tout est dû sans rien en retour.
Bon je peux me tromper et comme je me répète je signe :
Mamie Marie Tournelle.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 13 février 2007

Mesdames et messieurs,
mes propositions n'ont rien d'une blague.
Je regrette seulement de commettre , clavier au bout des doigts, un très grand nombre de fautes de frappe.
Outre le fait, que j'écris au clavier depuis quelques jours à peine sans la moindre dextérité, je dois faire plusieurs choses à la fois en ce moment et n'ai pas le temps de me relire.
Je vous prie, mesdames et messieurs, de ne pas attacher trop d'importance à ce lourd handicap mais de considérer avec le plus grand sérieux l'ensemble de mes propositions.

LES COLLEGES.

A l'issue de la dernière année de scolarité d'école primaire supérieure, les élèves présentent les épreuves de l'examen d'entrée aux collèges. Cet examen est classant et permet l'affectation des élèves dans des collèges d'enseignement professionnels(CEP) ou des collèges d'enseignements généraux(CEG)
La scolarité dure 3 ans. A la fin de chaque année, les élèves sont autorisés à redoubler ou admis à passer dans la classe supérieure.
Comme à l'école primaire, les classes sont des classes de niveau et le mérite individuel de l'élève est reconnu à l'occasion de la cérémonie annuelle de remises des prix.
Alors qu'à l'école primaire, les meilleurs élèves étaient distingués dans la classe et l'école, le collège ajoute un niveau de distinction en organisant un concours régional dans chacune des matières enseignées.
Alors qu'à l'école primaire, les prix consistaient en la remise d'ouvrage de haute valeur symbolique, culturelle et monétaire , le collège offre à ses élèves les plus méritants des séjours linguistiques et estivaux .
La France attache la plus haute importance à ce que sa jeunesse puisse connaître les langues et les civilisationsdu monde, et d'autant mieux que ces dernières sont numériquement importantes.
Aussi, les élèves des C.E.P, à la suite de l'initiation de l'école primaire supérieure, peuvent apprendre l'Espagnol ou l'Anglais alors que les élèves des CEG doivent choisir entre l'Espagnol, l'Anglais, le Mandarin ou l'Hindi comme première langue à l'exclusion de tout autre.
En deuxième année , les élèves de CEG doivent obligatoirement choisir une deuxième langue parmi les langues parlées dans les 25 états membres de l'UE auxquels on ajoutera le Russe, l'Hébreu et l'Arabe.
Aucune autre langue du monde n'est enseignée dans les écoles ,collèges et lycées d'Etat.
L'enseignement et l'usage des soi disantes langues régionales françaises sont strictement interdits.

Les professeurs.
Dans les collèges, il est crée un corps de fonctionnaires d'Etat des professeurs de collèges.
Ils sont recrutés par concours externe dans la discipline dans laquelle ils ont obtenus le Master1.
La bivalence n'existe pas chez les professeurs de collège même quand elle était traditionnelle. Il n'y a plus de professeurs d'histoire et de géographie par exemple mais des professeurs d'histoire et des professeurs de géographie recrutés par concours distinct.
a) le recrutement.
Un concours unique est organisée dans chaque discipline enseignée. Les concours internes, les listes d'aptitude, les concours réservés sont supprimés.
A l'issue du concours, le professeur des collèges est nommé stagiaire pour une période de un an. Pendant l'année, il n'a pas la moindre responsabilité d'enseignement mais a le devoir d'écouter sans intervenir les professeurs de sa discipline faire leur cours.
Il doit faire viser par le service des professeurs de collège stagiaire le registre de ces présences qui doivent indiquer une présence à 600 heures de cours dans l'année auprès de 30 professeurs différents.
Si ce registre est validé, le professeur des collèges est titularisé.
A la différence des instituteurs qui ne bénéficient pas de la liberté pédagogique, les professeurs de collège jouissent de la liberté pédagogique.
En conséquence de quoi, le corps des inspecteurs est supprimé.Il existe un corps de contrôleurs des professeurs de collège dont les pouvoirs se limitent à l'examen des cahiers de texte de la classe et des cahiers de cours des élèves afin de s'assurer que l'enseignement est dispensé.
Le corps d'inspection est supprimé et la note annulle des professeurs est supprimé.
La carrière des professeurs de collèges se déroule sur 35 ans et comprend 35 échelons.
La rémunération des professeurs de collège est comprise entre 2000 et 4000 euros nets par mois.
Il existe deux vitesses de passage d'un échelon à l'autre, le passage à l'ancienneté ou le passage au mérite.
La détermination du mérite ou de l'ancienneté se fait la première fois à l'issue du concours en fonction du rang de sortie au concours. La première moitié des admis bénéficie du mérite pour une période de 5 années et l'autre moitié de l'ancienneté.
A l'issue de cette période de 5 années , tous les professeurs d'une même promotion sont invités à présenter les épreuves d'un examen semblables à l'écrit du concours de recrutement. Ces épreuves ne sont pas éliminatoires mais classantes et permettent une nouvelle répartition pour une période de 5 années entre ceux qui bénéficieront de l'avancement au mérite.
Ainsi, au cours de sa carrière, le professeur devra composer à 6 reprises pour déterminer soçn rythme d'avancement.
C'est la principale tâche du nouveau corps des contrôleurs de corriges ces copies dans le respect des règles d'anonymat.

Écrit par : emh | 13 février 2007

"A la différence des instituteurs qui ne bénéficient pas de la liberté pédagogique, les professeurs de collège jouissent de la liberté pédagogique."

Ecrit par : emh | 13 février 2007

Là, il faut qu'on m'explique...

"Il doit faire viser par le service des professeurs de collège stagiaire le registre de ces présences qui doivent indiquer une présence à 600 heures de cours dans l'année auprès de 30 professeurs différents."

Ecrit par : emh | 13 février 2007

Ben dis-donc...

Au-delà du côté "gaguesque" de certaines propositions, je ne vois pas la logique de la plus grande partie d'entre elles, et comme aucune n'est justifiée et qu'on a à faire ici à une sorte d'inventaire...

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2007

C'est une blague, Robin? Vous avez, tout simplement, lu ce que propose emh? A côté de lui, (ou d'elle), Cadichon, c'est Arlette Laguiller!

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 février 2007

C'est vrai ça. Je ne sais pas vous mais, moi, Cadichon me manque. J'espère qu'il n'a pas attrapé le tétanos.

Écrit par : dobolino | 13 février 2007

LES LYCEES
Il existe des lycées d'études générales et des lycées d'études théoriques.
A l'issue de la scolarité en CEP, les élèves ont 16 ans au moins et présentent un brevet professionnel . Au terme de cette scolarité, ils entrent dans la vie active ou ils perfectionnent leur compétence professionnelle dans des centres d'apprentissage qui ne relèvent pas du ministère de l'instruction publique mais des branches professionnelles qui ont l'obligation de les organiser.
Ils peuvent entrer au lycée d'études générales à la condition de réussir un examen d'entrée dans la limite de 10°/° des effectifs.

Les élèves des CEG présentent l'examen d'entrée au lycée d'étude théoriques. Ceux qui échouent sont orientés vers les lycée d'études générales, la vie active ou les centres d'apprentissage.
La scolarité dure deux années. Les élèves présentent la première partie du baccalauréat à l'issue de la première année et l'examen terminal la deuxième année.
Le baccalauréat complet permet l'inscription dans l'université de son choix ou dans une CPGE.
Il est crée un corps de professeurs des lycées. Le recrutement se fait par un concours unique organisé dans chaque discipline.
les recrutements par concours internes, concours réservés, liste d'aptitude sont proscrits sans la moindre dérogation.
Les professeurs de lycée doivent 12 heures d'enseignement hebdomadaires pour une rémunération allant de 3000 à 6000 euros par mois.
Si un professeur de collège pense avoir les aptitudes pour devenir professeur de lycée, il doit passer le concours unique.Chaque professeur de collège peut bénéficier 3 fois dans sa carrière d'une décharge de service des 2/3 pendant une année scolaire soit 6 heures de cours hebdo avec maintien intégral du traitement pour préparer le concours.

Écrit par : emh | 13 février 2007

Moi, avec emh, je commence franchement à me fendre la pipe !

C'est un catalogue délirant de propositions sans aucune cohérence, sans logique, avec un fond traditionnaliste mal identifiable.

Pour information, si le mandarin est une langue répandue en Chine (je ne suis pas qualifié pour le dire, mais bon, on va dire çà ), l'hindi n'est pas une langue franchement indispensable pour voyager, travailler ou faire du business en Inde. Elle est inconnue, ou très peu usitée dans une bonne partie du pays, et l'anglais y est beaucoup plus utile.
Apprenez la pour sa mélodie, ou pour apprécier les films de Bollywood, mais pas à l'école !!
Je propose une troisième voie d'avancement pour les profs : la bonne vieille méthode des marches d'escalier que vous connaissez tous, j'en suis sûr !

Écrit par : yann | 13 février 2007

Plus sérieusement, j'adoooore l'examen classant pour l'orientation.
On ne peut pas être plus méprisant envers l'enseignement professionnel !

Écrit par : yann | 13 février 2007

à emh :
pour l'uniforme, vous avez une préférence, brun ou noir ?

Écrit par : yann | 13 février 2007

Petite question pour emh; le salut nazi, on apprend à le faire dans votre école primaire, dans votre collège ou dans votre lycée? J'ai des visions Orwelliennes en lisant ce manifeste.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2007

A mon avis, emh est payé par Ségolène Royal pour torpiller le blog de Jean-Paul!

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2007

"Pour ceux qui veulent rédiger quelque chose pour le primaire : interdire le "global" dans les MS et GS (jours de la semaine, mots-outils, prénoms de la classe.)"

Anne-Marie,

Je pose une question intéressée car mon fils est en GS et il fait (entre autres) ce que vous évoquez là. Ceci semble indiquer que vous pensez que ce qu'on fait en maternelle (on peut ajouter la reconnaissance de quelques mots dans un texte à partir d'un modèle) peut enclencher la "mécanique infernale" par laquelle les enfants prennent l'habitude de deviner plutôt que déchiffrer. Est-ce bien cela ?
J'ai l'impression que les enfants apprennent bien plus de choses en maternelle que de mon temps (j'y étais au début des années 70) et que mon fils est sorti de MS en sachant plus de choses (réciter l'alphabet et reconnaître certaines lettres, par exemple) que moi en entrant en CP.
Ne peut-on dire que le niveau a monté en maternelle (ce qui rend d'autant plus désolant le gâchis qui suit) ?

Japhet

Écrit par : Japhet | 13 février 2007

Vous croyez, Christophe ?

Avec le nombre de liens que ce blog comporte vers "désir d'avenir", c'est vraiment trop injuste.

C'est à vous dégoûter de lui faire de la pub.

A propos, pas de commentaires ici sur le pacte présidentiel de Ségogo. Vous seriez vous endormis en le lisant ?
Ou la nullité du fond n'implique-t-elle aucun commentaire ?

Écrit par : yann | 13 février 2007

C'est vous, Christophe, qui vouliez greffer un cerveau à At, qui parlez de "courtoisie"! Vous ne manquez pas d'air, comme on dit!
Il n'a aucun manque de courtoisie dans l'expression "misérables bavards" appliquée à Guillot et à Meirieu. Ces gens ont fait à la jeunesse française un mal extrême: les principes de Meirieu soutenus par le sieur Guillot ( Monsieur "c'est moi que j' suis intelligent parce que je pense pédagogie et pas vous") ont vidé l'enseignement de sa substance, ce qui a bloqué l'ascenseur social, et vous savez parfaitement, Christophe, que ce sont les plus humbles qui en ont pâti avant tout - pendant que Madame Royal mettait ses enfants bien à l'abri dans la boîte privée la plus huppée d'Europe, l'Ecole Alsacienne de Paris. Meirieu, qui a trahi le peuple français en dénaturant son école - voyez ce qu'est devenu le collège, ce qu'est devenu le bac de français revu par les "didactico-pédagos meiriolisants" ! - , et Guillot qui, avec une malhonnêteté insigne, minimise la responsabilité de celui-ci, sont, en effet, des "misérables". C'est peut-être déplaisant à entendre, mais ce n'est pas discourtois.

Écrit par : Jean | 13 février 2007

les professeurs de lycée sont dispensés de stage et immédiatement titularisés à l'issue des épreuves du concours.

( tant pis pour vous, C. Sibille, si vous ne comprenez rien à la logique de ces propositions, je dois allez vite et vous expliquerai une autre fois).
La progression de carrière des professeurs de lycée se fait selon les mêmes modalités que celles des professeurs de collège, cad sur épreuves anonymes périodiques classantes)

LE REMPLACEMENT DES PROFESSEURS ABSENTS.

Il n'est pas question dans les collèges et lycées d'Etat de faire appel à des enseignants auxiliaires ou contactuels.
Il existe un corps de répétiteurs professionnels recrutés par concours ouvert uniquement aux admissibles et sous-admissibles des concours de professeurs. Ces répétiteurs doivent 30 heures de présence dans les établissements, ont la charge de veiller à la bonne tenue des études dirigées et d'assurer le remplacement des professeurs absents. Ils sontn rémunérés de 1400 à 2800 euros par mois pour une carrière se déroulant sur 35 années.

LA SURVEILLANCE DES ELEVES

Les professeurs professent, les répétiteurs aident les élèves à faire leurs devoirs et remplacent les professeurs absents.
La surveillance des élèves des écoles primaires, collèges et lycées est assuré par un corps de surveillants professionnels recrutés sur liste d'aptitude parmi les personnels militaires de la défense nationale autorisés à faire valoir leur droit à pension militaire au terme de 15 années d'engagement.

LA RECOMPENSE DES ELEVES MERITANTS:

Pour les écoles primaires, c'est dit.
pour les collèges, aussi.
J'avais oublié les lycées .
En plus des cérémonies de remise des prix propres à la classe et à l'école ( primaire) , à la région (collège), on organise au lycée des remises de prix nationaux.
L'Etat remet en grande pompe, aux meilleurs élèves del'école primaire, des magnifiques livres et à ceux du collège des séjours linguistiques.
Il offre aux meilleurs élèves des lycées des bourses d'enseignement supérieur d'un fort montant.

J'avais oublié de dire que, compte tenu de ce que la scolarité à l'école primaire, au collège et au lycée d'Etat est entièrement gratuite, toutes les bourses sur critères sociaux sont supprimées et que seules existent les bourses des lycées récompensant le mérite.

Écrit par : emh | 13 février 2007

J'oubliais un aspect essentiel à mes yeux.
La Françe à le plus grand souci du rayonnement de la culture française de part le monde et se donne pour mission de la faire aimer.
L'agence pour l'enseignement du français à l'étranger est supprimé et l'ensemble des établissements scolaires français à l'étranger sont fermés.
Il est crée dans chaque Etat membre de l'ONU, une école primaire , un collège et un lycée de l'Etat français.
La scolarité y est organisée de manière strictement conforme à celle en vigueur sur le territoire de la République. Elle est entièrement gratuite ( je rappelle pour ceux qui ne savent pas que dans les bahuts de l'Aefe , les frais de scolarité tournent autour de 4000 euros en ce moment) et ouverte sans restriction aux enfants des ressortissants français en situation régulière dans le pays de séjour, aux enfants autochtones et d'autres nationalités sur concour d'entrée.
Il est crée une école primaire de 1000 élèves, un collège de 700 élèves et un lycée de 350 élèves non nationaux français par tranche de 10 millions d'habitants dans chacun de ces pays.
La france rompt les relations diplomatiques et commerciales avec les Etats qui n'acceptent pas de voir construire sur leur territoire ces établissements.
Par souci de saine émulation entre système scolaire et pour le bienfait de la jeunesse du monde, la France donnera toutes les facilités nécessaires aux Etats du monde pour qu'ils ouvrent leur propre établissement scolaire en France.
La France est d'ores et déjà prête à mettre à disposition gratuitement de vaste terrains à Paris aux Etats de Russie, d'Israël et de Singapour afin qu'ils édifient en France des écoles russes, israéliennes et singapouriennes. La france tient dans la meilleure estime les systèmes éducatifs de ces pays et se targue de pouvoir inaugurer avec eux une collaboration fructueuse

Écrit par : emmh | 13 février 2007

ORGANISATION ADMINISTRATIVE

Les rectorats sont supprimés et les académies disparaissent.
Le préfets de région sont les représentants du ministre de l'instruction publique.
L'administration centrale du ministère est entièrement restructurée pour pouvoir exercer la plénitude de ses attributions et assumer l'immensité de la tâche.
Il est notemment créer une direction centrale de la construction des bâtiments scolaires dont le cahier des charges imposera l'usage de la pierre de taille pour toute construction nouvelle.

Écrit par : emmh | 13 février 2007

'( tant pis pour vous, C. Sibille, si vous ne comprenez rien à la logique de ces propositions, je dois allez vite et vous expliquerai une autre fois).'
Ca fait un an que j'essaye de lui expliquer un 'truc' super simple, il n'a toujours pas compris .... :)

J'ouvre une bouteille si t'arrives à lui faire comprendre qq chose .....

Écrit par : toto | 13 février 2007

Ceux qui ont lu tout le blog de JPB savent l'importance à ses yeux du métier de tailleur de pierre.

On t'a reconnu , Jean-Paul, c'est pas bien de fumer en cachette le haschish confisqué aux élèves !!

Écrit par : yann | 13 février 2007

Les établissements à l'étranger ( suite)
l'enseignement dans ces écoles est confié aux instituteurs et professeurs les plus savants dans leur discipline.
Il est crée un grade d'instituteur, de professeur de collège , de professeur de lycée plénipotentiaire à l'intérieur de chacun de ces corps.
Appartiennent à ces grades, la fraction des enseignants qui sont classés dans le premier décile de leurs examens de progression de carrière.
On offre à ceux -là, d'instuire la jeunesse du monde pour une durée de 5 ans avec un traitement doublé.

Écrit par : emmh | 13 février 2007

Je ne confisque pas le hasch de mes élèves.
D'ailleurs, je n'ai jamais eu beaucoup de goût pour ces excitants-là — pas depuis que j'ai goûté un Saint-Julien 1985 dont le souvenir me taquine encore la langue, quand j'y pense. Parmi diverses choses (est-ce bien le mot ?) dont j'ai gardé la mémoire gustative…

Emmh me paraît quelque peu provocateur, à moi aussi. Bah, il faut bien que vieillesse se passe…
JPB
PS. Outis, c'est quand vous voulez.

Écrit par : brighelli | 13 février 2007

A Jérémy,

Ce blog contient tellement d’interventions que vos questions m’ont échappé et je vous prie de m’excuser de vous répondre avec quarante-huit heures de retard.
1 – A ma conn aissance, nul dans ma famille ou belle-famille n’a traduit Calderon ou n’enseigne à la Sorbonne. Vous savez, nous nous rangeons parmi les « Humbles » et ne connaissons pas tous les « Superbes »
2 – C’est ainsi que je n’ai pas lu Maffesoli. Je ne saurais donc répondre à votre question. Pardonnez-moi. A mon âge on ne lit plus guère, on se dépêche de relire encore une fois les plus grands, ceux que l’on a aimés ou qui ont un jour guidé votre action. C’est ainsi qu’en ce moment je relis Machiavel. Pensez-vous que le conseil qu’il donne au « Prince », à savoir « d’agir toujours comme si les hommes étaient mauvais et méchants » puisse s’appliquer en matière de pédagogie ? Pour ma part, je récuse formellement cette stratégie préventive que j’ai subie à l’époque lointaine où j’étais collégien et qui, à mon avis, ne peut qu’engendrer soumission, révolte ou hypocrisie. Cela dit, me conseillez-vous vraiment de lire Maffesoli ?. Ne risquerai-je pas, ce faisant, de perdre le peu de temps qu’il me reste ?
Cordialement

Écrit par : Maurice Mabilon | 13 février 2007

Mesdame et Messieurs, pardonnez-moi de vous le dire, mais vous n'avez rien compris. emh est un génie, un point c'est tout.

Sa Charte mériterait de figurer en bonne place dans l'Anthologie de l'humour noir d'André Breton à côté des morceaux choisis des oeuvres de Jean-Pierre Brisset. J'en ai encore les larmes aux yeux, j'ai été obligé de sortir dans la rue pour respirer et je continuais à rire, rien qu'en y pensant. Les gens ont dû me prendre pour un fou.

emp, je le redis sans ambage, vous êtes un génie !

Mais si vous ne l'avez pas fait exprès, c'est encore plus drôle, évidemment !

Quant à intégrer telle ou telle de vos propositions, c'est absolument impossible. Votre Charte forme un tout . Elle est à prendre ou à laisser comme les propositions d'Euclide ou de Spinoza, mon penseur préféré avant que je ne vous découvre.

Merci encore...Ca fait du bien !

Deux citations pour finir :

"La Joie est le passage d'une perfection moindre à une plus grande perfection." (Baruch Spinoza, Ethique.)

"L'esprit, mis en présence de toute espèce de difficulté peut trouver une issue idéale dans l'absurde." (André Breton)

Écrit par : Robin | 13 février 2007

Quelqu'un aurait-il lu le règlement des lycées sous Napoléon ? Ça ressemble un peu, non ?

Écrit par : catmano | 13 février 2007

Charte d'emh

...Le pire, c'est que,, à part une ou deux légères inexactitudes de détail (compétence respectives des conseils généraux et régionaux), je ne trouve absolument rien à y redire sur le fond.

JPB...Je sais que la Charte d'emh forme un tout indivisible comme la République française, mais retenez au moins sa proposition concernant l'enseignement du mandarin et la création d'un grade de "professeur plénipotentiaire"...Il en va de la survie de la France !

Écrit par : Robin | 13 février 2007

Vous n'avez rien compris ! Emh se dévoile peu à peu. Il est à présent emmh puis sera successivement emmeh; emmerh; emmerdh... Etc! Je fais confiance à votre capacité de lecteurs analytiques pour deviner la suite que je rougirais d'avoir à écrire.
Quant à son texte, il date probablement d'avant la première guerre mondiale ou juste après sauf pour le choix des langues vivantes obligatoires car la priorité aurait été donnée à l'allemand. Il a fait un bel effort de remodelage que je vous invite à tous applaudir avec moi.

Écrit par : dobolino | 13 février 2007

In fine, je suis d'accord avec Robin.

Au début, j'ai un peu tiqué, mais, comme souvent dans un chef d'oeuvre , c'est la touche finale qui force le respect : je rêve de refaire mes études pour obtenir le grade d'instituteur plénipotentiaire, avec le traitement et les honneurs qui y sont attachés, pour pouvoir arborer un jour sur ma blouse grise réhaussée d'or le macaron de l'Ordre de la Grande Gidouille Educative.
Mais en suis-je seulement capable, pauvre vermisseau que je suis ?
Hélas, trois fois hélas, cette vision extatique d'une Instruction Publique rendue à sa vérité virginale, qui nous en fera l'inestimable présent ?

Écrit par : yann | 13 février 2007

Petite question pour emh; le salut nazi, on apprend à le faire dans votre école primaire, dans votre collège ou dans votre lycée? J'ai des visions Orwelliennes en lisant ce manifeste.

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 février 2007

M'enfin! En école élémentaire, si les parents, déportés immédiatement le fait reconnu, ont omis de l'apprendre auparavant au bambin .

Écrit par : dobolino | 13 février 2007

Maintenant, nous voulons les études supérieures de toute urgence. Il faut finaliser le projet tellement alléchant.

Écrit par : dobolino | 13 février 2007

Il est notemment créer une direction centrale de la construction des bâtiments scolaires dont le cahier des charges imposera l'usage de la pierre de taille pour toute construction nouvelle.

Ecrit par : emmh | 13 février 2007

C'est développement durable, la pierre de taille? Vu comme il fait frisquet dans les cathédrales, j'aimerais savoir comment on chauffe. Ah! bien sûr, question stupide, on ne chauffe pas... Le coup de règle est plus efficace sur les engelures et quoi de plus formateur que de briser la glace avant de se laver, une fois tous les quinze jours, dans la salle d'eau en pierre de taille? Car je suppose que tout ce petit monde est en internat avec sortie une fois par trimestre pour les élèves qui l'ont mérité?

Écrit par : dobolino | 13 février 2007

Maintenant, nous voulons les études supérieures de toute urgence. Il faut finaliser le projet tellement alléchant.

Ecrit par : dobolino | 13 février 2007

emmh...Ne nous faites pas languir, achevez votre cathédrale !

Écrit par : Robin | 13 février 2007

Mon cher Robin, je suis sensible à vos compliments et pour peu que vous habitiez Toulouse, je vous offre derechef l'apéritif et si vous le voulez le repas.
La seule chose qui me chagine, c'est de ne pas me reilre et de vous infliger des fautes à la pelle .
Pour le reste, mon cher Brighelli, je ne suis pas un provocateur ni un vieillard mais un jeune pétant le feu.
J'en termine avec mes propositions.
DISPOSITIONS TRANSITOIRES.
Il est mis fin aux fonctions de la totalité des recteurs, IA, IG, IPR et IEN qui sont réintégrés dans le premier corps qu'ils ont intégrés par concours externe.
Ceux d'entre eux qui ne peuvent intégrer un tel corps pour la simple raison qu'ils ont toujours bénéficier d'intégrations successives par liste d'aptitude ou concours internes sont licenciés. ( ainsi, l'inspecteur général de l'administration de l'éducation A. Geismar et le chargé d'une mission d'inspection générale " groupe science physique " D.Assouline sont privés d'emploi sans préavis.)
IL EST CREE UNE CATEGORIE SPECIALE D'AGENTS PUBLICS: les attachés temporaires d'enseignement dans laquelle sont admis d'office tout les professeurs de France qui perdent leur statut de fonctionnaire après le vote par le parlement d'une loi ad hoc de radiation des cadres. Ces ex professeurs devenus attachés sont tous tenus de présenter les concours des nouveaux corps de fonctionnaires tels que nous les avons décrits dans les chapîtres précédents.

Ne riez pas mesdames et messieurs, ne criez pas à la provocation. Il en va du devenir d'une civilisation et de l'avenir de notre pays.
Pour ceux qui, comme Yann et C.Sibille, invoquent les pires inhumanités et cruautés du XX siècle pour tenter de tourner en ridicule, je n'ai rien à dire. Ils sont perdus.
Pour les autres, sachez que mon univers mental et mon horizon politique est celui de la gauche.
Pour la première fois de ma vie, je m'abstiendrai au premier tour de l'élection présidentielle. Au second tour, je ferai pareil sauf si Ségolène Royal est présente. Dans ce cas, je voterai pour le candidat quelqu'il soit qui sera face à elle.
Il faut bien faire payer au PS, le parti de la sottise, l'acharnement qu'il a mis à détruire l'école française et à Ségolène Royal en particulier sa frénésie destructice et sa haine de la connaissance.
Si elle gagne, le pays est foutu et chers amis, il nous reste à faire admettre au côté de l'asile politique, la notion d'asile culturel et à se préparer à demander cet asile aux ambassades de Russie, d'Israël ou de Singapour pour y scolariser nos enfants.
Si François Bayrou, Nicolas Sarkozy , Nicolas Dupont Aignan, Jean-Marie Le Pen est élu président de la République, je crains fort qu'aucun d'entre eux n'ait le courage d'adopter notre système. Par contre, ce que j'attends d'eux, mesdames et messieurs et chers amis, c'est qu'ils nous ménagent une place dans l'éducation publique.
IL FAUDRA LEUR RAPPELER 1850 ET LA LOI FALLOUX:
dans ce siècle chrétien, souvenons-nous de l'antagonisme irréductible entre l'Eglise et l'Etat.
Falloux a fait la paix scolaire en permettant aux uns et aux autres de vivre séparés avec les fonds publics .
L'opposition de ce début de XXI° siècle n'est plus entre l'Eglise et l'Etat mais entre les tenants du pédagogisme et de l'élitisme républicain. Aucune entente n'est possible entre nous, aucun compromis non plus, aucune solution mi chèvre- mi chou. Nos visions de l'école sont trop différentes.
Je demande à F. Bayrou, N.sarkosy, N.Dupont aignan ou JM Le Pen s'il venait a être élu président et s'ils n'ont pas le courage de faire appliquer sans délai mes propositions de faire voter une nouvelle loi Falloux qui permettrait au amoureux des connaissances de pouvoir mettre en oeuvre leur politique scolaire a&vec des fonds publics comme l'Eglise a pu le faire en 1850.
Les familles choisiraient alors l'école pédagogiste ou l'école de l'élitisme équitable en toute connaissance de cause.

Écrit par : emmh | 13 février 2007

"Je ne confisque pas le hasch de mes élèves. "
Donc tu confirmes .. Ils fument bien du "aquick" :o)))))))))))))
Des noms :o)))))))))))))))
Spice de lanceba ... :o))))))))
Désolé, can't help it ...

Écrit par : toto | 13 février 2007

Emmeh me fait rêver, avec sa pierre de taille!

" Étoile de la mer voici la lourde nappe
Et la profonde houle et l’océan des blés
Et la mouvante écume et nos greniers comblés,
Voici votre regard sur cette immense chape

Et voici votre voix sur cette lourde plaine
Et nos amis absents et nos cœurs dépeuplés,
Voici le long de nous nos poings désassemblés
Et notre lassitude et notre force pleine.

Étoile du matin, inaccessible reine,
Voici que nous marchons vers votre illustre cour,
Et voici le plateau de notre pauvre amour,
Et voici l’océan de notre immense peine.

Un sanglot rôde et court par-delà l’horizon.
À peine quelques toits font comme un archipel.
Du vieux clocher retombe une sorte d’appel.
L’épaisse église semble une basse maison.

Ainsi nous naviguons vers votre cathédrale.
De loin en loin surnage un chapelet de meules,
Rondes comme des tours, opulentes et seules
Comme un rang de châteaux sur la barque amirale.

Deux mille ans de labeur ont fait de cette terre
Un réservoir sans fin pour les âges nouveaux.
Mille ans de votre grâce on fait de ces travaux
Un reposoir sans fin pour l’âme solitaire.
...
C. Péguy (il faut citer ses sources , des fois que JPB s'imagine que c'est de moi...)

Écrit par : dobolino | 13 février 2007

Étoile du matin, inaccessible reine,
Voici que nous marchons vers votre illustre cour,
Et voici le plateau de notre pauvre amour,
Et voici l’océan de notre immense peine.

Et là, là, je suis sûre que vous voyez tous le sourire de Dame Ségolène... Et allez donc!

Écrit par : dobolino | 13 février 2007

J'oubliais une disposition transitoire.
L'Etat tient la jeunesse de France dans une haute considération. Il considère que l'expression de cette considération doit se traduire par une politique ambitieuse de diminution du nombre de reçus aux différents examens et notamment au baccalauréat. Il engage les jurys à se faire les relais de cette ambition et indique que, pour la période à venir des 4 prochaines années, il croit nécessaire de donner un signal fort d'encouragement au travail de la jeunesse en diminuant de 10°/° par an le taux de réussite au baccalauréat .

Écrit par : emh | 13 février 2007

"Pour ceux qui veulent rédiger quelque chose pour le primaire : interdire le "global" dans les MS et GS (jours de la semaine, mots-outils, prénoms de la classe.)"

Anne-Marie,

Je pose une question intéressée car mon fils est en GS et il fait (entre autres) ce que vous évoquez là. Ceci semble indiquer que vous pensez que ce qu'on fait en maternelle (on peut ajouter la reconnaissance de quelques mots dans un texte à partir d'un modèle) peut enclencher la "mécanique infernale" par laquelle les enfants prennent l'habitude de deviner plutôt que déchiffrer. Est-ce bien cela ?
J'ai l'impression que les enfants apprennent bien plus de choses en maternelle que de mon temps (j'y étais au début des années 70) et que mon fils est sorti de MS en sachant plus de choses (réciter l'alphabet et reconnaître certaines lettres, par exemple) que moi en entrant en CP.
Ne peut-on dire que le niveau a monté en maternelle (ce qui rend d'autant plus désolant le gâchis qui suit) ?

Japhet (quel joli pseudo biblique !) je suis 100 % adepte de mesdames Wettstein-Badour, Nuyts, Ouzilou, qui expliquent que le cerveau n'est pas terminé chez les petits enfants, que toute la vie se font des connexions de neurones, et que l'on court des risques à en faire de mauvaises dès la petite enfance.

J'ai un petit livret, "le cerveau, cet inconnu des pédagogues", que je peux vous envoyer par mail, ou bien vous pouvez lire , également de Mme Wettstein-Badour , "Bien parler, bien lire, bien écrire", ou "la dyslexie, une vraie-fausse épidémie", de Colette Ouzilou, ou encore "l'école des illusionnistes" de madame Nuyts, (qui est édité à compte d'auteur).

Hélas, sauf quelques rares exceptions, on apprend à deviner, dès la MS, cela continue en GS, puis en CP...CE1 CE2 et on obtient ...des crétins.

Si vous pouviez apprendre à lire avec une bonne méthode alphabétique pendant les vacances, de février, puis de Pâques, puis de l'été, et même quelques syllabe chaque jour, avec par exemple "Lire avec Léo et Léa", c'est la garantie qu'il ne sera pas (pseudo)dyslexique.

Tous les enseignants que je connais, comme par hasard, ont appris à lire à leus enfants avant leur entrée en CP.

J'ai bien ri en lisant l'énumération de emmh. On a envie d'y rajouter à tout hasard un raton laveur, très joli gros chat qui hante la nuit les petites villes américaines.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 février 2007

réponses rapides à des allusions ou demandes de Sibille, Dobolino et Robin

1) à Sibille.
Je tiens la comparaison entre l'école de l'amour de la connaissance et l'inhumanité nazie comme une des plus outrageantes qu'il me soit possible de concevoir.
Si vous étiez face à moi, Sibille, je ne verrais pas d'autre moyen de relever l'infamie que de vous décochez une bonne paire de gifles et vous vous en sortiriez à bon compte.

Écrit par : emh | 13 février 2007

Mon cher Robin, je suis sensible à vos compliments et pour peu que vous habitiez Toulouse, je vous offre derechef l'apéritif et si vous le voulez le repas.

Hélàs, emmh, c'est avec plaisir que j'eusse accepté votre sympathique invitation, mais je n'habite pas Toulouse...j'allais dire "plus" car j'ai vécu dans la région pendant plusieurs années.

Je vis actuellement dans la Région centre et je vous envie d'habiter la ville rose "où l'Espagne pointe un peu sa corne" et où, sous les palmiers de l'admirable église des Jacobins repose le doctor angelicus, l'admirable saint Thomas d'Aquin.

Écrit par : Robin | 13 février 2007

Dobolino,
vous avez grand tort d'imaginer l'école de l'amour de la connaissance sous les traits d'un austère internat.
Le sérieux dans le travail est compatible avec bien des licences.
Ce n'est pas un hasard si je n'ai pas parler des internats tout simplement parceque ce n'est pas un point central de la réforme. Il y en aura, comme il y en a maintenant, ni plus ni moins, pour les familles habitant au loin.
C'est en cours que les élèves écoutent, en étude qu'ils travaillent.Après 23 heures, ils continuent à travailler s'ils le souhaitent, ils dorment ou ils baisent. L'Ecole d'Etat n'a pas de police de la braguette et n'a d'autres soucis que la transmission des connaissances .

Écrit par : emh | 13 février 2007

L'Etat tient la jeunesse de France dans une haute considération. Il considère que l'expression de cette considération doit se traduire par une politique ambitieuse de diminution du nombre de reçus aux différents examens et notamment au baccalauréat. Il engage les jurys à se faire les relais de cette ambition et indique que, pour la période à venir des 4 prochaines années, il croit nécessaire de donner un signal fort d'encouragement au travail de la jeunesse en diminuant de 10°/° par an le taux de réussite au baccalauréat .

Ecrit par : emh | 13 février 2007

Oh la! Emmmh, vous êtes plus "soft" que mon pôpa qui diminuerait tout ça de 90% dès l'an prochain. Prise au hasard, votre idée n'est pas si bête mais n'oubliez pas que nos candidats au bac ne sont pas des méchants par choix, mais des victimes.
Finalement, Anne-Marie, vous conseillez, en l'état actuel de l'enseignement, de ne scolariser les enfants qu'en CP, si faire se peut? Sauf pour ceux qui ont la chance d'avoir en GS un truc genre Catmano? Le sujet est délicat, vu le désir qu'ont certains gouvernants de supprimer les classes pré-élémentaires.
Je résume: les parents doivent-ils envoyer au casse-pipe leurs petits de moins de six ans (pour préserver l'école maternelle) ou prouver, par leur abstention d'inscription, que l'école maternelle n'est pas utile?

Écrit par : dobolino | 13 février 2007

Mon cher Robin, je suis bien en peine de satisfaire votre demande de terminer mon projet de réforme par l'Université.
Pour la raison simple qu'on ne peut proposer de réformer que ce que l'on connait.
je dois avouer que ma connaissance du monde universitaire est trop rudimentaire pour proposer des réformes pertinentes.
Je vous demande par contre d'accepter l'idée que je connais bien le système secondaire français et que l'ensemble des mesures dont je préconise l'application immédiate sont de nature à le sauver de la ruine qui le frappe.

Écrit par : emm | 13 février 2007

Dobolino, ce soir, je suis tellement déprimée que je ne préconise plus rien du tout. (Je raconterai pourquoi demain.)

Si ce n'est que Patricia a fait le bon choix, qu'elle tienne le coup.

Les mères qui travaillent sont bien obligées de mettre quelque part leur enfant : mes deux aînés ont été à l'école à deux ans et demi.

Est-il vrai que les écoles à la maison ou les petites écoles privées en dehors de l'EN ou libres sous contrat sont gravement menacées par un décret, par rapport à la crainte sectaire ?
Il me semblait que le déret avait été supprimé?

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 février 2007

Les mères qui travaillent sont bien obligées de mettre quelque part leur enfant : mes deux aînés ont été à l'école à deux ans et demi.



Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 février 2007
et voili-voilou... et encore, pour vous, une heure de grammaire à votre enfant, c'est une routine comme pour moi soigner le chat de ma fille(l'admirable sieur Dobolino que je salue bien bas) quand il est malade suite à une castagne avec un matou du voisinage. En SVT, maths ou physique chimie, je gère à peu près mais ce n'est pas ma profession ni ma vocation. J'aime mes enfants mais, malgré tout, parfois, je me demande si mon choix de les avoir fait naître, qui plus est à mille mille de toute terre habitée, est bien honnête à leur égard?

Écrit par : dobolino | 13 février 2007

Cher M. Mabilon,

Le lecture de Maffesoli vous donnerait un aperçu de ce qu'est la sociologie aujourd'hui, mais j'ai bien peur que ses idées ne soient démodées dans quinze ans, donc vous avez raison de craindre y perdre votre temps. Si vous me dites préférer relire Machiavel, Spinoza ou Cyrano (le vrai, pas celui de Rostand), ce n'est pas moi qui vous en dissuaderai.
Mes erreurs quant à votre connaissance ou non de la famille Bonfils viennent du fait que j'ai rencontré il y a peu une Béatrice Mabilon-Bonfils, auteure d'un ouvrage intitulé "L'invention de la violence scolaire". Je crus sottement qu'elle était de votre famille. Toutes mes excuses pour mes déductions hâtives, bonjour à votre homonyme si elle nous lit, et surtout merci pour les extraits de votre livre que vous avez eu la gentillesse de nous faire parvenir sur ce blog.

Écrit par : Jérémy | 13 février 2007

Mon cher Robin, je suis bien en peine de satisfaire votre demande de terminer mon projet de réforme par l'Université.
Pour la raison simple qu'on ne peut proposer de réformer que ce que l'on connait.

emm...

Vous avez bien raison de ne pas parler de ce que vous ne connaissez pas bien. Beaucoup de nos hommes (et femmes) politiques devraient en prendre de la graine.

Je voulais vous dire également que vos propositions pour l'école m'ont parfois surpris à cause du décalage avec la situation actuelle et l'état d'esprit de nos contemporains, mais que j'ai été également sensible, au-delà des mots, à votre amour du savoir et, comme le dit si bien Yann, à votre "nostalgie d'une instruction publique rendue à sa pureté originelle".

Vous avez une âme d'enfant, comme Charlie Chaplin, le douanier Rousseau et le facteur Cheval. C'est le don le plus précieux du monde.

Nous essayerons de mettre dans notre Charte un peu de votre rêve.

Écrit par : Robin | 13 février 2007

"Si vous étiez face à moi, Sibille, je ne verrais pas d'autre moyen de relever l'infamie que de vous décochez une bonne paire de gifles et vous vous en sortiriez à bon compte."

Ecrit par : emh | 13 février 2007

Là, mon petit gars, ce n'est pas gagné! Je relève le gant.

Tiens, Robin, je ne savais pas que nous étions voisins?

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2007

JPB

Il faut prévoir quelque chose dans la Charte sur l'université ; mais vous y avez sans doute déjà pensé.

Écrit par : Robin | 13 février 2007

"Vous avez une âme d'enfant..."
Robin

Voilà exactement ce que j'ai ressenti en suivant le "feuilleton" de emh.
Et quand ça a été terminé, j'ai eu l'impression qu'un charme avait été rompu...

Écrit par : Maminou | 13 février 2007

Tiens, Toto, vous vous êtes fait un nouveau copain?

Concernant le site: "désir d'avenir", j'y ai fait un saut aujourd'hui. Affligeant, effectivement.

Jean, je vous rappelle que je n'ai pas été parmi les derniers à brocarder Ségolène Royal en ces lieux. Même si cela doit déstabiliser un peu vos positions un peu manichéennes.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2007

Tiens, Robin, je ne savais pas que nous étions voisins?

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 février 2007

Je vous répondrais volontiers, Christophe mais j'en ai déjà dit un peu trop sur moi-même sur ce blog. Je suis doublement soumis à l'obligation de réserve et la ville où j'habite n'est pas assez grande.

Écrit par : Robin | 13 février 2007

A Catmano,

On m'a toujours jugé comme un personnage atypique ! Je comprends que vous hésitiez entre Maurice et Monsieur l'Inspecteur. Quand je me rase le matin... non, ce n'est pas ce que vous croyez... quand je me rase le matin, je ne me demande pas si je rase Maurice ou Monsieur l'Inspecteur honoraire. Peut-être n'aurais-je pas dû m'annoncer sur ce blog sous mon nom et en évoquant mon ancien emploi. Appelez-moi donc comme il vous plaira mais en sachant que, devenu inspecteur, je n'ai pas cessé d'être instituteur et d'adorer les enfants.
J'ai vu que mon amie Hélène était passée avant moi. Elle vous a reconnue et moi aussi. Méthode, dans le débat des pro-globale et des pro-vache mu mu a pris le sens de dogme. Quelqu'un ici, l'a dit avant moi. Je ne suis pro, ni de l'une, ni de l'autre. J'ai appris à ma fille à reconnaître les lettres lorsqu'elle avait trois ans et peu après, j'ai enfermé papa et maman dans une boîte métalliqiue dont elle avait épuisé peu à peu les bonbons. On a mis ensuite dans la boître les lettres et les étiquettes papa, maman, puis parapluie, manteau etc... La petite en faisait un jeu et en redemandait et je ne me souciais pas de savoir si c'était globale ou vache mu-mu. Elle savait déchiffrer parfaitement et elle savait lire (comprendre) de petits textes à sa portée fin décembre 1960 (née le 29 décembre 1956) Désolé de vous faire vivre une vie qui n'est pas la vôtre et de vous parler de moi mais comment faire autrement. Je pense que nous nous sommes compris.
Alors pour vous toute seule, voici le troisième service du potage mabilonien, d'abord repoussé avec dégoût par Pedro Cordoba puis accepté finalement très cordialement en son intégralité de 504 pages. Atypique, vous disais, mais vous m'avez demandé quel inspecteur j'avais été, n'est-ce pas? Alors voici un troisième élément de réponse.

CHAPITRE 6.

Les disciplines d’éveil.


Ce fut enfin le jour de cette rentrée de 1968, ma première rentrée d’inspecteur !
Dès sept heures, j’étais à mon bureau, craignant d’avoir à résoudre des problèmes de dernier moment. Des problèmes, sans doute y en eut-il, mais vraisemblablement mineurs, car ils ne m’ont laissé aucun souvenir.
Vers huit heures, à peu près en même temps que la secrétaire, se présenta un homme de taille moyenne, bien fait de sa personne, vraisemblablement âgé d’une cinquantaine d’années, présentant bien, souriant, un peu gêné me sembla-t-il. Il se présenta :
- Émile Leroux, maître d’application. J’ai obtenu en juin le poste de conseiller pédagogique de la circonscription de Vouziers qui vient d’être créé. J’étais précédemment maître d’application à Charleville, à l’école du Petit Bois. Voici mon cahier d’inspections.
Je tombais des nues. J’ignorais l’existence d’un tel poste dans la circonscription. La secrétaire, qui devait l’ignorer aussi, ne m’en avait évidemment rien dit et à l’inspection académique, nul n’avait songé à m’informer de sa récente création. J’avais donc un collègue, un associé, quelqu’un qui connaissait bien le département, qui allait me seconder, qui pourrait même me conseiller aussi longtemps que je ne maîtriserais pas toutes les situations. Son expérience me serait précieuse.
- Je suis enchanté d’avoir un collaborateur lui dis-je. Faisons plus ample connaissance et allons prendre un café.
A deux pas du bureau, j’avais découvert un établissement où ce breuvage était très acceptable. Nous nous installâmes et tout en sirotant un petit noir puis un second, monsieur Leroux, m’apprit que tous ses collègues l’appelaient Mitou et qu’il était natif d’Omont. Il retraça pour moi sa carrière déjà longue et me dévoila à son insu quelques traits de sa personnalité qui me séduisirent et me laissèrent à entendre que notre collaboration serait sans doute amicale et fructueuse. Je ne me trompais pas.
A quelque temps de là, nous allions devoir faire face au premier grand événement de l’année scolaire.
On n’évoque pas 1968, sans songer au grand chambardement qui devait s’opérer ultérieurement en France, tout particulièrement dans notre éducation nationale. A l’époque où s’ouvrit ma carrière d’inspecteur, des institutions héritées de Jules Ferry et demeurées immuables durant quatre-vingts ans avaient encore cours, ainsi les annuelles conférences pédagogiques. Instituteur d’octobre 1950 jusqu’en juillet 1967, j’en avais subi dix-sept et j’ai dit dans un précédent ouvrage ce que j’en avais pensé. Elles se tenaient chaque année, peu de temps après la rentrée, dans chacune des circonscriptions de France. C’était là un premier événement et il était imminent. Le second, désormais proche de son agonie, se produirait en fin d’année. C’était l’examen du certificat d’études primaires. Ces deux événements se situaient à l’échelle du canton. Décidé par le ministère, le sujet des conférences pédagogiques publié dans le B.O. était un sujet national. « L’histoire, la géographie et les sciences, considérées comme disciplines d’éveil », tel était celui de la rentrée de 1968 qui fut d’ailleurs le dernier du genre. J’invitai Mitou à réfléchir au fond et en la forme, à l’organisation du cycle des conférences et je me mis moi-même à méditer.
Disciplines d’éveil ! Était-ce donc qu’il pouvait exister des disciplines de sommeil ? Impensable, bien sûr ! Première question, qu’est-ce que l’éveil en pédagogie ? Les questions s’enchaînèrent rapidement : éveil de qui ? de quoi ? éveil à quoi ? éveil pourquoi ? éveil comment ? Au fond, l’analyse de tout sujet revient toujours à poser les mêmes questions et les bien poser c’est souvent y répondre. J’étais surtout préoccupé par la nature de l’éveil. Dirai-je que ce problème n’a pas encore cessé de me préoccuper et qu’il fut à l’origine de bien des polémiques et de bien des situations cocasses ?
Peu à peu, au cours de cette année scolaire 1968-1969, on se mit à faire de l’éveil un peu partout, sous la pression de ceux que j’ai toujours appelés « les pédagogistes », ces bons apôtres qui, à l’instar d’Archimède, sortent un beau jour de leur bain en s’écriant « Eurêka ! » Ils s’imaginent détenir enfin la panacée et oublient que la pédagogie n’est pas une science érigée en théorie et dont les principes seraient universels mais bien plutôt un art, une association de l’intelligence et du cœur dans une sorte d’alchimie, affaire personnelle de chaque enseignant.
Ces « pédagogistes » rédigent des textes et commettent des ouvrages qui ne sont pas toujours entièrement inintéressants, je le reconnais volontiers, mais leurs écrits sont assez souvent pontifiants, péremptoires ou sentencieux, parce que chacun tient à valoriser sa marchandise. De naïfs lecteurs, s’imaginant qu’ils vont y trouver le grand secret, s’en donneraient presque des indigestions. En réalité, le « pégagogisme » véhicule bien souvent des modes qui ne vivent que l’espace d’un matin. Le caractère commun de tous les pédagogismes, c’est bien souvent d’une part la confusion dangereuse entre la finalité et les moyens de l’apprentissage et d’autre part la méconnaissance de la réalité profonde et des résistances du terrain. En ai-je vu tomber de leur piédestal, de ces dieux éphémères, sans lesquels prétendaient nos « pédagogistes », rien de bon ne se pouvait faire, les pictogrammes à l’école maternelle, les mathématiques dites modernes, à l’école primaire et le tambourin partout ! De leur index levé et agité les « pédagogistes » ponctuent solennellement leurs injonctions : « il faut ; il faut ; il faut » et un peu plus tard, du même index, ils scandent : « il ne faut plus ; il ne faut plus ; on ne doit plus voir. » Éternels incendiaires de ce qu’ils ont d’abord adoré, puis thuriféraires de ce qu’ils ont brûlé, assis derrière leur bureau, « les pédagogistes » évoquent des classes sorties de leur imagination, des classes aseptisées, des classes où tous les enfants sont intelligents, des classes où le retard scolaire n’existe pas et où tous avancent à la même allure. Venez donc voir ce qu’il en est sur le terrain, messieurs les bons apôtres !
Laissons à leurs chimères ces rêveurs impénitents. Sur la manière de concevoir les disciplines d’éveil, par exemple, ils ont dit tout et le contraire de tout. A l’époque, certains d’entre eux ont inventé le salmigondis pédagogique. Vous prenez un tiers d’histoire, un grand tiers, comme aurait dit le truculent César de Marcel Pagnol, vous ajoutez un tiers de géographie, un peu plus petit, ce tiers-là et puis un tiers normal de sciences. Vous plongez le tout dans la marmite pédagogique, vous ajoutez un dernier tiers de produit à lier la sauce, vous agitez longuement et vous obtenez l’éveil. Je puis affirmer, pour l’avoir vérifié d’expérience, que même nos inspecteurs généraux, qui pourtant ont longuement réfléchi sur ces disciplines d’éveil et dont certains ont rédigé à leur propos des instructions d’une richesse et d’une clarté remarquables, n’étaient pas tous d’accord sur cette nature de l’éveil, pas plus que sur les objectifs et sur les moyens à mettre en œuvre pour les atteindre.
En attendant, il fallait bien les tenir ces conférences pédagogiques et ma perplexité était extrême. C’est que la circonscription comptait huit cantons, regroupés sur sept secteurs de collège, et qu’il s’agissait de trois disciplines. On est toujours démuni lorsqu’on entre dans une carrière. Le jeune instituteur, même s’il a reçu une formation professionnelle approfondie, commence par s’interroger et appelle à la rescousse ses souvenirs d’écolier. Comment donc procédaient ses maîtres ? Dans toute création originale, entre d’abord une bonne part d’imitation et les artistes, par exemple les peintres de renom, ont commencé par copier les grands maîtres. Je fis de même. Je rappelai mes souvenirs et mon expérience passée et décidai de m’en tenir à quelques idées simples.
En histoire, certains proposaient de renoncer à la vieille imagerie d’Épinal. Or, la culture historique de beaucoup de Français se borne malheureusement aux traditionnels tableaux qu’ils ont observés lors de leur scolarité primaire : Vercingétorix se rendant à César, Attila ne descendant jamais de son cheval Herbicide, sous la selle duquel il confectionnait son « steak tartare », Clovis hissé sur le pavois, Roland sonnant du cor à Roncevaux, son épée Durandal à la main et puis, longtemps plus tard, Richelieu au siège de La Rochelle et Rouget de Lisle chantant la Marseillaise. Supprimer cette imagerie, certes bien réductrice du fait historique, n’était-ce pas courir le risque de ruiner entièrement l’enseignement de l’histoire à l’école primaire ? D’autres expliquaient qu’il fallait enseigner une histoire récurrente en partant du présent et en remontant le cours du passé : « quand papa était petit », « quand grand-père était petit » et, tournant le dos à l’avenir, on s’enfonçait ainsi, dans la nuit des temps, jusqu’à retrouver les grands-pères des cavernes. Il en était pour affirmer que l’histoire ne sert à rien, que les enfants n’ayant pas la notion du temps confondent tout et que mieux vaudrait renoncer purement et simplement à l’enseignement de l’histoire à l’école primaire. Le différer ne serait pas grave puisque désormais toute scolarité se poursuivait au collège. Quant aux « pédagogistes », ils estimaient que rien ne pouvait remplacer la fréquentation des archives pour faire comprendre que l’histoire se construit à partir des traces du passé. Il fallait donc que nos élèves fréquentent les archives départementales. Et de brandir, à l’appui de leurs affirmations, non d’authentiques documents car ils sont jalousement gardés par les conservateurs, mais des reproductions ou des photocopies de ces documents.
Je laissai décanter tout cela. Je ne voyais pas mes petites écoles à classe unique de l’Argonne profonde, entreprendre un impossible voyage, pour fréquenter les « Archives départementales » Et que ferait donc le conservateur des archives, si toutes les écoles du département s’avisaient d’envahir ses locaux ? Ah ! Ces pédagogistes !
L’idée de faire comprendre à un enfant que l’histoire est d’abord une construction des historiens à partir des vestiges du passé et qu’on lui enseigne ensuite une histoire toute faite me paraissait intéressante cependant. D’autre part, puisque effectivement le petit élève n’a pas la notion exacte du temps, l’enseignement de l’histoire qui place des jalons sur la route du passé est sans doute susceptible d’aider à sa construction. Enfin, si l’enfant mêle tous les faits historiques, peut-être existe-t-il des procédés concrets permettant d’organiser les connaissances acquises.
Quant à enseigner systématiquement l’histoire à l’envers, cela me paraissait bien contestable. Est-ce que l’eau de la rivière remonte jamais à sa source ? N’est-ce pas hier qui explique aujourd’hui et aujourd’hui qui expliquera demain ? Méfiance donc.
Je conclus que l’histoire devait être enseignée et que les objectifs de cet enseignement n’ayant rien de commun avec ceux de la géographie ou des sciences, il ne fallait point mêler ces disciplines.
Il me sembla préférable, plutôt que de confier le même manuel à chacun des enfants, de disposer, en cinq ou six exemplaires de tous les manuels du marché. Les enfants pourraient alors comparer après recherches, la manière dont les différents auteurs traitent les faits historiques. Ils feraient ainsi, à leur modeste échelle, travail d’historien, compulsant et comparant des documents, s’appliquant patiemment à exercer leur esprit critique lorsqu’ils constateraient des différences. Ils pourraient aussi exposer les résultats de leurs recherches à leurs camarades, d’où cette idée de travail par groupes de cinq ou six élèves, rarement plus, disposant tous de ces différents manuels et d’une documentation de référence.
Enfin je retins l’idée de frises chronologiques, non pas celles du marché puisqu’elles sont toutes faites et ne présentent donc nul intérêt, mais celles que l’enfant élabore au cours de son effort personnel lorsque se précisent les notions de simultanéité, d’antériorité et de postériorité. On pourrait convenir que telle longueur immuable représente toujours la même durée et, lorsque le temps se gonfle d’événements et que les faits historiques se succèdent vite comme durant la période révolutionnaire de 1789 à 1794, on pourrait en outre dresser des frises intéressant des périodes plus courtes. On disposerait ainsi d’un jeu de frises à différentes échelles permettant d’utiles rapprochements. La construction de généalogies intéressant des personnages historiques, comme les rois de nos différentes dynasties ou nos grands princes féodaux, pouvait aussi présenter quelque intérêt et susciter des recherches à la portée des élèves. On verrait tout cela le moment venu. Enseigner l’histoire à l’école primaire, c’est finalement inviter les élèves à un voyage à travers le temps et à travers les générations successives, tout comme l’enseignement de la géographie est une invitation au voyage à travers l’espace, à travers les paysages, les régions, les pays…
Je retins donc aussi quelques idées simples s’agissant de la géographie où l’examen attentif et l’élaboration de cartes et de coupes me paraissaient intéressants. Quant aux sciences, il y avait matière à satisfaire le goût de l’enfant pour l’observation et pour les collections, à condition de choisir des domaines d’étude qui s’y prêtent. Il n’en manque pas.
Mitou et moi, nous pensions qu’il ne fallait pas faire travailler tous les secteurs de la circonscription sur les trois disciplines. Cela morcellerait par trop le travail et compliquerait l’élaboration des indispensables synthèses terminales. Les textes recommandaient-ils de faire appel aux professeurs des collèges dont la plupart étaient encore des instituteurs et relevaient donc de mon « autorité » ou étaient-ils muets à ce sujet ? Je l’ai oublié mais il me parut souhaitable d’associer au travail des instituteurs les professeurs de lettres dont la bivalence s’étendait à l’enseignement de l’histoire et de la géographie. Ce serait un effort pour assurer la continuité de l’enseignement entre l’école et le collège.
Des regroupements permirent de réduire le nombre de conférences. On convint que les groupes d’histoire, de sciences et de géographie pourraient se réunir pour faire le point et qu’en fin d’année se tiendrait un forum où tous seraient informés du travail de chacun et où seraient tirées toutes conclusions utiles.
En dépit des imperfections que j’avais constatées, je n’eus qu’à me louer de cette organisation. C’est ainsi qu’un peu partout dans les classes on vit s’élaborer des frises historiques. Les enfants se piquèrent au jeu. Non seulement chacun collaborait à la mise en forme de la frise collective de la classe mais tous ou presque se mirent à construire des frises personnelles à la maison. Phénomène absolument imprévu, là où les parents s’intéressaient de près au travail de l’enfant, on les vit venir à l’école afin d’obtenir de l’enseignant un complément d’information relatif aux objectifs visés. Les enseignants se montrèrent fort surpris de l’engouement ainsi suscité et beaucoup prirent conscience du caractère irremplaçable de l’intérêt de celui qui apprend et de la nécessité « d’éveiller » cet intérêt. On vit même des enfants anticiper et meubler leur frise à partir de recherches personnelles faites à loisir.
En fin d’année le forum apporta beaucoup d’idées, trop sans doute. Un clou chassant l’autre, les années qui suivirent furent consacrées à d’autres sujets et on s’empressa d’oublier la frise chronologique, la coupe du nord au sud, à travers les Alpes et les fluctuations du baromètre. Un instituteur dont on exige qu’il soit polyvalent ne peut pas être excellent en tout et ne peut tout approfondir. Alors, faute de temps et parce qu’il est constamment soumis à des sollicitations nouvelles, il lui arrive de renoncer à des pratiques dont il a pourtant éprouvé l’efficacité.
Les polémiques et les situations cocasses, je l’ai dit, ne manquèrent pas.
Mon collègue Pierre Brousmiche avait montré à ses maîtres, depuis bien longtemps, comment l’enseignement des sciences pouvait éveiller les esprits, pourvu que l’on s’intéressât à des domaines comme la météorologie, l’écologie, la phénologie, les classifications zoologique et botanique, la minéralogie, tous sujets où des observations plus ou moins prolongées, avec établissement de tableaux, de graphiques et de collections sont toujours possibles. Il était donc farouchement partisan d’une pédagogie active inspirée des méthodes scientifiques mais il fixait des limites à cette pédagogie car l’enfant ne peut redécouvrir toute la science.
Un soir, lors d’une réunion qui se tenait à l’école normale et à laquelle participaient les professeurs et les inspecteurs, on recherchait les modalités d’une éventuelle collaboration entre les deux corps de formateurs. On apprit, au cours de cette réunion, entre autres choses, que des élèves de l’école normale, pour éveiller leur esprit et comprendre le système métrique, avaient investi le mont Olympe, haut lieu de Charleville-Mézières. Là, sous la direction du professeur, qui muni d’une canne à pêche, qui muni d’un manche à balai, qui muni d’une ficelle, qui d’un engin de son choix, chacun s’était mis à reporter son instrument un certain nombre de fois entre deux gros arbres. Tel avait trouvé que la distance était comprise entre vingt-neuf et trente manches à balai, ce qui correspondait pour tel autre qui avait déployé entièrement sa canne à pêche télescopique à une longueur sensiblement égale à cinq cannes à pêche et deux embouts. On en conclut qu’il importait, pour se comprendre, d’utiliser des unités intangibles et communautaires et on en vint à évoquer ensuite la dix millionième partie du quart du méridien terrestre, Delambre et Méchain et le mètre-étalon, fait de platine iridié et déposé, comme chacun sait, au pavillon de Breteuil, à Sèvres.
On sollicita l’avis de chacun sur la collaboration envisagée. Quand vint son tour, Pierre Brousmiche maugréa, plus sanglier bourru que jamais :
- Si vous êtes allés jusqu’au mont Olympe, vous avez fait un détour bien inutile et perdu beaucoup de temps. Ne comptez pas sur moi pour collaborer à ce genre de simagrées. Il n’est pas question que je vous prête mes cannes à pêche.

NB : Je ne réponds pas aux polémistes. Ce texte n'a d'autre intérêt que celui du témoignage. Il n'est pas un dogme et le travail réalisé n'a débouché sur nulle injonctio comme sur nulle interdiction auprès du personnel.

Écrit par : Maurice Mabilon | 13 février 2007

Merci Anne-Marie, Catmano, Dobolino,
vous lire me remonte le moral car j'étais une maman qui travaillait et il y a des jours où ce choix pèse lourd tant psychologiquement que matériellement mais il s'imposait , je n'aurais pas supporté de passer et gacher mes we à pester en parcourant les cahiers d'école de mes enfants et à fulminer contre les abrutis de pédagos qui ont pondu ces méthodes d'apprentissage "design" inspirées par leur delirium de fumeurs de moquette... j'arrête sinon je vais m'énerver et ce ne serait pas bon pour le niveau du blog...
quand au decret visant à encadrer la scolarisation en milieu familial et les petites écoles privées je ne crois pas qu'il ait été adopté mais les craintes du sectaire sont justifiées et je dois reconnaitre que la prévention à ce niveau là est assez bien assurée du moins par l'inspection académique dont nous dépendons et c'est en partie ce genre de tracas que l'inscription au cned nous évite.
j'ai entendu Ségolène Royal proposer dans un de ses discours d'aider et favoriser justement la scolarisation à domicile pour ceux qui le souhaite mais je n'ai malheureusement pas noté précisément à quel moment et je n'en retrouve pas trace ...Je ne crois pas avoir rêvé à moins que ce jour là, j'ai mangé quelques champignons toxiques étant donné que je ne fume pas...
Pour en revenir au cours dispensés par le cned , Anne Marie, je crois en effet que vous avez raison il faut les éviter en ce qui concerne la préparation iufm mais en primaire géré par Toulouse et en secondaire géré par Rouen , je peux vous assurer que les enfants reçoivent toujours un excellent accueil et des conseils pour leur travail, très avisés. Le grand avantage pour moi réside dans le fait que je peux faire mon tri dans les cours . Ainsi , en GS j'ignore totalement les "séquences" de maitrise de la langue. De nouveau merci Anne -Marie pour la réponse que vous avez faite à Japhet car elle répond je crois à l'angoisse de tous les parents ayant un enfant en maternelle et qui s'interrogent sur l'utilité de certaines activités qui y sont proposées.
Monsieur Sibille pour une fois je suis entièrement d'accord avec vous la musique via le cned à éviter! si je pouvais scanner les séquences d'éducation musicale de mes enfants en primaire et de ma fille en secondaire je vous en mettrais volontiers quelques extraits ici, rage et fou rire garantis! excellent exercice pour les zygomatiques!
Robin je ne peux que vous encourager à faire ce choix surtout si votre fils est inscrit en parallèle dans un conservatoire , et n'ayez pas la crainte de la marginalisation car les enfants inscrits au cned et suivant des cours en conservatoire sont très nombreux et le forum du cned permet de nombreux contacts.
Je m'excuse auprès de JPB qui n'appréciera peut-être pas ce prosélytisme mais je suis trop en colère de réaliser que ce choix que j'avais fait pour du court terme s'impose à long terme, pour ne pas conseiller les parents qui hésitent.
ça en vaut la peine et j'avoue que d'écouter mes enfants aujourd'hui , de les voir s'épanouir et cultiver leur soif d'apprendre me permet de relativiser et de me dire que ça vaut bien le sacrifice des vacances , d'un appart spacieux et du confort du déplacement en voiture bien que les transports en commun soient bien pénibles parfois...
Jean, j'ai beaucoup apprécié votre post et vous semblez avoir une bonne "expérience" du cned. Fort heureusement notre fille adore le latin en partie grace à nos anciens manuels que nous sommes allés chercher au fond des cartons!
en effet la question de déposer plainte doit se poser car si on craint les sectes, à juste raison, je ne suis pas loin de penser que les pédagos en forment une( ils pompent l'argent publique, lessive le cerveau de nos gamins, etc...)
j'arrête pour ce soir , je suis trop hors débat ces derniers temps.
et comme je suis très fatiguée je poste sans relire j'espère que je n'aurai pas laissé trainer trop de "fôtes"

Écrit par : Patricia Mesnigé | 13 février 2007

Merci Anne-Marie, Catmano, Dobolino, vous lire me remonte le moral car j'étais une maman qui travaillait et il y a des jours où ce choix pèse lourd tant psychologiquement que matériellement mais il s'imposait , je n'aurais pas supporté de passer et gacher mes we à pester en parcourant les cahiers d'école de mes enfants et à fulminer contre les abrutis de pédagos qui ont pondu ces méthodes d'apprentissage "design" inspirées par leur delirium de fumeurs de moquette... j'arrête sinon je vais m'énerver et ce ne serait pas bon pour le niveau du blog... quand au decret visant à encadrer la scolarisation en milieu familial et les petites écoles privées je ne crois pas qu'il ait été adopté mais les craintes du sectaire sont justifiées et je dois reconnaitre que la prévention à ce niveau là est assez bien assurée du moins par l'inspection académique dont nous dépendons et c'est en partie ce genre de tracas que l'inscription au cned nous évite. j'ai entendu Ségolène Royal proposer dans un de ses discours d'aider et favoriser justement la scolarisation à domicile pour ceux qui le souhaite mais je n'ai malheureusement pas noté précisément à quel moment et je n'en retrouve pas trace ...Je ne crois pas avoir rêvé à moins que ce jour là, j'ai mangé quelques champignons toxiques étant donné que je ne fume pas... Pour en revenir au cours dispensés par le cned , Anne Marie, je crois en effet que vous avez raison il faut les éviter en ce qui concerne la préparation iufm mais en primaire géré par Toulouse et en secondaire géré par Rouen , je peux vous assurer que les enfants reçoivent toujours un excellent accueil et des conseils pour leur travail, très avisés. Le grand avantage pour moi réside dans le fait que je peux faire mon tri dans les cours . Ainsi , en GS j'ignore totalement les "séquences" de maitrise de la langue. De nouveau merci Anne -Marie pour la réponse que vous avez faite à Japhet car elle répond je crois à l'angoisse de tous les parents ayant un enfant en maternelle et qui s'interrogent sur l'utilité de certaines activités qui y sont proposées. Monsieur Sibille pour une fois je suis entièrement d'accord avec vous la musique via le cned à éviter! si je pouvais scanner les séquences d'éducation musicale de mes enfants en primaire et de ma fille en secondaire je vous en mettrais volontiers quelques extraits ici, rage et fou rire garantis! excellent exercice pour les zygomatiques! Robin je ne peux que vous encourager à faire ce choix surtout si votre fils est inscrit en parallèle dans un conservatoire , et n'ayez pas la crainte de la marginalisation car les enfants inscrits au cned et suivant des cours en conservatoire sont très nombreux et le forum du cned permet de nombreux contacts. Je m'excuse auprès de JPB qui n'appréciera peut-être pas ce prosélytisme mais je suis trop en colère de réaliser que ce choix que j'avais fait pour du court terme s'impose à long terme, pour ne pas conseiller les parents qui hésitent. ça en vaut la peine et j'avoue que d'écouter mes enfants aujourd'hui , de les voir s'épanouir et cultiver leur soif d'apprendre me permet de relativiser et de me dire que ça vaut bien le sacrifice des vacances , d'un appart spacieux et du confort du déplacement en voiture bien que les transports en commun soient bien pénibles parfois... Jean, j'ai beaucoup apprécié votre post et vous semblez avoir une bonne "expérience" du cned. Fort heureusement notre fille adore le latin en partie grace à nos anciens manuels que nous sommes allés chercher au fond des cartons! en effet la question de déposer plainte doit se poser car si on craint les sectes, à juste raison, je ne suis pas loin de penser que les pédagos en forment une( ils pompent l'argent publique, lessive le cerveau de nos gamins, etc...) j'arrête pour ce soir , je suis trop hors débat ces derniers temps. et comme je suis très fatiguée je poste sans relire j'espère que je n'aurai pas laissé trainer trop de "fôtes"

Écrit par : Patricia Mesnigé | 13 février 2007

veuillez m'excuser pour le double post. Merci.
bonne nuit à tous les noctambules qui sont encore présents sur le blog

Écrit par : Patricia Mesnigé | 13 février 2007

- Développement des matières artistiques, et notamment apprentissage d'un instrument de musique tout au long de la scolarité.

- Développement des projets artistiques réduits à presque rien aujourd'hui. (plus de budget)

- Réaffirmation du rôle central des cours D'EPS en collège et lycée , réactivation de l'UNSS.

- Organisation en fin de troisième d'une orientation positive vers les lycées professionnels (et non pas LEP comme certains le disent encore... tout un symbole) avec des élèves réellement motivés et non pas une orientation par défaut !

- Bivalence des professeurs en lycée et collège (ça marche en LP, je ne vois pas pourquoi cela ne fonctionnerait pas ailleurs).

- Suppression des heures de maths au profit du français et des arts.

- Revalorisation des sections littéraires.

Écrit par : Aliscan | 14 février 2007

à Aliscan :
"- Suppression des heures de maths au profit du français et des arts.
- Revalorisation des sections littéraires."

Pensez vous vraiment que la suppression des heures de maths puissent contribuer à revaloriser les études littéraires et les arts ? C'est curieux cette tendance qu'ont certains enseignants à faire des phrases...

Au final, cette rubrique "charte" est très intéressante sociologiquement, elle montre à quel point l'EN est irréformable : à la fois discontinue en chacun de ses points (extrême diversité de ses membres) et gazeuse (on la laisse se répendre dans tout l'espace qu'on lui offre). Cela porte un nom : un monstre !

Écrit par : laya | 14 février 2007

Mais non, Laya, ce n'est pas un monstre : c'est ce qu'on appelle vulgairement la démocratie.
Et comme en toute démocratie bien organisée, il ne reste qu'à trouver un dernier scripteur (ce qu'on appelle plus communément chef de meute chez les chiens, ou un loup alpha chez Lupus lupus) pour donner un peu de cohérence à l'ensemble. Parce que ce qui caractérise le mieux la démocratie, c'est qu'il faut, à un certain moment, y renoncer.
Regardez ce qui se passait dans la Rome républicaine. En temps de cise, on vous sortait un dictateur du chapeau — parfois pour quelques jours — ou pour quelque temps…
Le tout est de se donner des chefs (ou des cheftaines, je n'ai pas d'a priori) qui aient un minimum de compétence et de tripes. Ce n'est pas gagné, à l'échelon national, par les temps qui courent…
Et je serais intéressé par une analyse qui me prouverait que j'ai tort.
JPB

Écrit par : brighelli | 14 février 2007

Coucou, me revoilà, et St Valentin ayant soufflé vers nos côtes un « Nor’easter » (blizzzzzard, le premier cet hiver) j'ai du sérier mes priorités, c.a.d, calfeutrer l’écurie, rembourrer la litière et remplir la mangeoire. J'ai eu le temps de ruminer à foison. Oui, bon, je sais, dobolino, les ânes ne ruminent pas. Tenaces, ils peuvent néanmoins cogner de leurs petits sabots vengeurs sur un ou deux clous qui doivent être enfoncés.

Tout d'abord, je ne sais pas ce qui motive celui qui a écrit ici que l’AEFE( agence pour l'enseignement français à l'étranger) était supprimée et aussi fermé l'ensemble des établissements scolaires français à l'étranger ; c’est evidemment archi-faux. Notre école sera fermée demain, mais pour cause de tempête de neige.
Cette énormité m'amène à évoquer un autre paquet de mensonges proférés ces derniers jours sur ce blog.

Bonnetd'âne m'a séduite pour deux qualités principales: c'est une vignette formidablement instructive du monde scolaire qui ignore la censure, la seconde de ces vertus rejaillissant sur la première. Nous y exprimons nos différences dans des différends parfois vifs, mais empreints de franchise et avec ce fond de respect mutuel qui naît de tout échange constructif.
Ici, nous cherchons à approfondir l’analyse et à cerner les causes d'une catastrophe pédagogique que nul n'a la malhonnêteté de nier, ni même de chercher à minimiser. On ne badine pas avec l'urgence.


L'IUFM n’était jusqu’ici représenté que par Christophe, dont le désir sincère de comprendre ce -et ceux -qui arrive(nt) dans ses classes est parfois sous la contrainte de sa difficulté à saisir certains commentaires. Cela ne vient pas d’un manque d’intelligence ou de bonne volonté mais de ce qu’il est comme un poisson dans le bocal, et la réalité extérieure lui apparaît déformée, tout autant que l’effet loupe grossit pour nous ce qui est dans l’eau.

L'IUFM est à la fois une des causes de l'accroissement du désastre scolaire et une conséquence de ces théories destructrices des apprentissages, propagées par des activistes dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils furent mal inspirés. (cf l'article de Freinet de 1959).

En raison de la seconde qualité de ce blog, ( pas de censure) on y appelle un chat, un chat (et non un félidé, même en discutant avec des vétérinaires) et un élève nourri au lait pédagogiste, une victime. J'appellerai donc menteur et non pas négationniste (forme édulcorée à la sauce pédagogo) celui qui vient ici même vendre son boniment.

Deux auteurs en mal de lecteurs ont ces trois derniers jours souligné encore l’urgence de mettre un terme à l’horreur pédago-giste ou –gique, qu’importe. Dans un nouveau plaidoyer pro domo, nous est ainsi apparu, après MMabilon, un certain « Gérard Guillot Agrégé de Philosophie Professeur à l’IUFM de Lyon », excusez du peu, et qui éprouve le besoin de répéter qu’il «enseigne dans l’IUFM dirigé par Philippe Meirieu », afin que nul n’en ignore et ...des fois qu’on ne saurait pas où ce dernier poursuit ses noirs desseins. Il essaie de nous faire prendre la fourberie criminelle des apprentis-sorciers de Grenelle pour de la « générosité pédagogique » et a l’outrecuidance de venir ici porter l'anathème contre l’armée de résistants dont notre vaillant cocher, JPB, n’est pas le maillon le plus faible.

Je m’étonne que si peu d'entre nous aient réagi contre l’adipeuse bonne conscience de l’Auteur de "L’autorité en éducation Sortir de la crise", Paris, ESF, 2006 », et sa fuite devant les réalités les plus criantes qui surpassent et de loin le négationnisme bonasse de son collègue Mabilon. Moi aussi je me suis demandée si l’auteur-- évidemment sans e, mais je ne suis pas ici pour faire un cours de grammaire,--- de cette écoeurante entreprise de désinformation était de sa famille. La quatrième de couverture du poulet de Mabilon-Bonfils la dit "chercheure" associée ( sic) à Dijon et chargée de cours à Aix (IEP). Quand on sait que selon cette pédagogiste militante a violence scolaire serait de la pure invention, conconctée par les radios, télés et autres pisse-copies, on frémit d'horreur à ce qu'elle peut raconter à ses étudiants.

Revenons à GG, la bonne âme, ce formateur qui s’indigne vertueusement devant « la mise en cause violente de personnes jugées coupables», entendez condamnées comme dans les procès staliniens, donc sans preuves:les staliniens ici ne sont visiblement pas ceux que croit l'agréGG de l'IUFM,
Il n’y a pas, chez ce preux défenseur de bourreaux une once d’empathie pour leurs malheureuses victimes, car il est bien trop occupé à prêcher pour sa paroisse. Drapé dans son indignité, il récuse les témoignages de ces parents d’enfants bousillés à vie, d’enseignants humiliés, violentés, insultés, et qui sont interdits de BON SENS,( je me répète et tant pis si certains tenants du relativisme, de la litote et du flou sémantique… tiquent). Quel mépris aussi pour tous ces futurs enseignants, victimes de manipulations cyniques, et soumis à des tâches, et à cette rhétorique, abrutissantes, par ceux qui n’ont d’autre but que de s’assurer que les ilotes ainsi formatés formeront à leur tour d’autres ilotes pour faire advenir la société égalitaire idéale, dans une vraie démocratie…"populaire" of course.
La rhétorique de G.G est exemplaire, outre d'une forte atrophie du gin-gin, de la mécanique totalitaire du pédagogisme. Ses défenseurs propagent leurs dogmes absurdes, liberticides et criminogènes en pratiquant le terrorisme intellectuel. Et leurs armes sont:

=>l’anathème, notamment par reductio ad hitlerum : ex :« la France retrouvant ses vieux démons pétainistes ». Les totalitarismes sont toujours frères d’armes par leur matrice intellectuelle commune. Je vous rappelle que Laval, Doriot et Déat, comme une majorité des leurs, étaient des activistes de gauche avant 40 et que l'anti-fascisme n'a pu faire une si belle carrière que parce que plus fort les cocos et leurs compagnons de route agitent cette crécelle et moins on s'intéresse à la centaine de millions de morts que leurs dictatures ont à leur actif.

=>Le mensonge, et sa manifestation militante dans le domaine éducatif, le négationnisme : le niveau monte, la méthode globale est une invention comme l’illettrisme, les violences scolaires et extra-scolaires, etc…,mais aussi la réécriture de l'histoire par cet activisme législatif, victimaire et sanglotant de l'homme blanc, comme dit Pascal Bruckner.
ex: l'esclavagisme subi par les Africains ne fut pas le fait des Musulmans, depuis le 7eme siècle, mais seulement des Européens, et seulement vers l'Amérique et seulement à partir du 16ème siècle... Et c'est pour cela qu'il faut sangloter de honte.

=>L’amalgame ; « Comment se fait-il, J.-C. Brighelli, qu’au cours de ces longues années d’enseignement vous n’ayez pu faire entrer à « Normale Sup’. » Je vous fais grâce du reste.
C'est bien commode de feindre ignorer que nos pédagogistes et leurs théories bidons sont responsables de ce qu’en trente ans on soit passé de 20 à 5% d’élèves des couches populaires dans les CPGE… Les chiffres sont publics. On cause le drame et après on se défausse sur les sauveteurs. Pompiers pyromanes: direction cour d'assises.

=> le procès d’intention et la chasse aux sorcières : Finkielkraut, Brighelli, Le Bris, Lafforgue…, bref, tous les chefs de réseaux de cette magnifique armée des ombres ;


Et voici le pompon de la désinformation, de la mauvaise foi et de la cécité volontaire, pour illustrer ce qui précède : Les gourous de la secte ne peuvent pas être accusés d’avoir tué l’école, voyons, puisque son « déclin » (admirez la litote) est « supposé ». Oui vous avez bien lu. Pas de coupable car pas de cadavre. La débâcle scolaire ? une chimère, un fantasme, une illusion dirait le regretté Furet...
Donc retour à la case départ, à l’invention si notoirement malveillante de la baisse du niveau, de l’utilisation de la globale, de la violence scolaire, de l’illettrisme. La cour est pleine.

Et je me prends à rêver que l'on va bientôt refuser du monde dans les charters de l’île du Diable où irons expier leurs crimes bientôt tous ces fonctionnaires convaincus de forfaiture et tous ces experts ( professions libérales) en charlatanisme et en pseudo-sciences de l'éducation, coupables de haute trahison envers la République.

Plus ces misérables bafouent les valeurs que l’école s'était attachée à véhiculer ( l'effort, le mérite, l'honneur, le travail, la famille, la patrie.....j'attends encore ici le couplet vertueux anti-Pétain) et qu’ils ont démolies une à une dans leur fureur égalitariste, relativiste, et anti-tout ce qui fait la dignité de l'homme, et plus ils clament : « Je suis fidèle aux principes de notre école républicaine », et ils le crient si fort sans doute pour s’en persuader eux-mêmes car pour nous peine perdue.

Tant de lâcheté est un émétique.

Il y a 37 ans, Michel Crozier décrivait "la société bloquée" . Elle l'est toujours autant, avec les mêmes castes, les mêmes mandarins. Elle sera incapable de se lancer dans l'immense chantier qu'exige sa survie tant que les pédagogistes continueront à en serrer les boulons dans les centres d'endoctrinement que sont les IUFM.

En conséquence, la charte de l'éducation sera incantatoire si elle ne débouche pas sur leur mise en accusation et en jugement. Impossible d'éradiquer un mal en laissant sa racine intacte

Écrit par : Cadichon | 14 février 2007

Hé oui... Churchill l'a redit, avec sa formule célèbre; "la démocratie est le pire des système... à l'exception de tous les autres".
Bonne journée à tous.
Robin, j'ai pris quelques risques sur ce blog... Et j'en prends un autre, (assez mesuré cependant!) Je vous laisse ici mon e-mail:
ch.sibille@wanadoo.fr.
(Je l'avais d'ailleurs déjà fait, et n'ai reçu aucun message d'insultes.)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 février 2007

Laya

De quel "monstre" voulez-vous parler ? De notre modeste Charte dans laquelle il me semble que nous sommes arrivés à dégager des points d'accord, mais qui n'est fait, comme dirait le grand Will que de l'étoffe de nos rêves ou de la réalité que nous vivons tous, élèves, parents, personnels et professeurs qui s'est "cristallisée" autour d'un "monstre" dont l'existence est maintenue et réglée par un monstre hélas bien réel, la Loi d'orientation de 89, d'inspiration socialiste et pédagogiste.

Notre Charte a sans doute des défauts, mais il me semble qu'une unamité se fait autour d'un point précis : celui de "donner des contours au monstre" à travers des enseignements et des parcours adaptés à chaque individu.

...Le monstre, c'est ce collège unique, fourre-tout dans lequel tout le monde souffre de faire indistinctement des choses de plus en plus fades et inintéressantes dans un environnement de plus en plus anomique et déprimant.

Écrit par : Robin | 14 février 2007

Jean

Excusez-moi, je n'ai pas eu le temps de vous répondre à propos des généraux. Je pensais évidemment à ceux de la Guerre de 14 qui sablaient (ou "sabraient") le champagne en alimentant la fournaise qu'ils avec une quantité toujours plus grande de chair humaine,

C'est à eux que je compare Monsieur Meirieu, le fossoyeur parfumé de l'éducation nationale et ce Monsieur Guillot "agrégé de philosophie" qui a le culot de venir nous donner des leçons de tolérance avec de grands airs offusqués, en confondant les bourreaux et les victimes...

Au moins si Monsieur Meirieu, comme Georges Clemenceau nous menait vers la victoire...Mais non, c'est vers une débâcle sans nom, une catastrophe nationale que le collège unique et la Loi d'orientation de 89 dont lui et ses amis socialistes sont les instigateurs nous ont menés.

Cadichon a raison de dire que ce sont des incapables et qu'il faudrait les juger et les dégrader pour haute trahison.

Cependant, qu'ils se rassurent, nul ne leur fera cet honneur...Nous leur laisserons même leurs palmes académiques, récompense de leur trahison, , mais qu'ils se mettent bien dans la tête que le vent a tourné et que les "damnés de la terre" ne sont plus disposés à les laisser continuer leur manège.

Le dernière acte a commencé.

Écrit par : Robin | 14 février 2007

Formidable réquisitoire, Cadichon! Et difficile à contester! Bravo! Vous dites du sinistre Guillot exactement tout ce que j'en ai pensé dès la lecture de son texte, il y a quelques semaines sur un autre site. Cet individu est véritablement un "misérable bavard". "Bavard" parce que, comme Meirieu, il étale sa suffisance en un verbe creux qui, derrière le cliquetis de mots, n'a d'autre fin que de parler de lui-même (les quinze mille pages de Meirieu se résument elles aussi à cette seule phrase: "Je suis un grand pédagogue et cela suffit à ma gloire, et la preuve que je le suis, c'est que je le dis."). "Misérable" parce que , comme vous le rappelez magnifiquement, et pour les raisons que vous énumérez, ces gens-là sont des crapules absolues, les crapules les plus graves, celles de la pensée, celles qui ont fait carrière sur la tromperie des humbles.
Vous parlez à très juste titre de la "fourberie criminelle des apprentis-sorciers de Grenelle". Quand on voit comment ils ont ruiné le bac de français et subséquemment les programmes qui doivent y préparer, il n'y a en effet qu'un temre qui convienne, celui de fourberie criminelle".
Je partage votre avis, Cadichon: cette charte restera incantatoire si elle ne débouche pas sur la mise en accusation et en jugement des escrocs de la pensée qui ont mis à bas l'école française pour le plus grand malheur des plus humbles et qui continuent si l'on en croit certains témoignages (notamment avec l'approche globale dès la maternelle puisqu'elle est "interdite" en CP!). Attendons la rédaction finale de la charte. Espérons que Jean-Paul Brighelli, comme il sait admirablement le faire, y mettra la touche qui la transformera en brûlot, faute de quoi nous aurions sans doute perdu notre temps et bien fait rire, du haut de ses sinécures prébendées et inamovibles, le clan d'en face.

Écrit par : Jean | 14 février 2007

(1)

"Quelqu'un ici, l'a dit avant moi. Je ne suis pro, ni de l'une, ni de l'autre. J'ai appris à ma fille à reconnaître les lettres lorsqu'elle avait trois ans et peu après, j'ai enfermé papa et maman dans une boîte métalliqiue dont elle avait épuisé peu à peu les bonbons. On a mis ensuite dans la boître les lettres et les étiquettes papa, maman, puis parapluie, manteau etc... La petite en faisait un jeu et en redemandait et je ne me souciais pas de savoir si c'était globale ou vache mu-mu. Elle savait déchiffrer parfaitement et elle savait lire (comprendre) de petits textes à sa portée fin décembre 1960 (née le 29 décembre 1956) Désolé de vous faire vivre une vie qui n'est pas la vôtre et de vous parler de moi mais comment faire autrement. Je pense que nous nous sommes compris.
"
Je suis sûr que tout les bons on compris ;) .


(2)
"J’invitai Mitou à réfléchir au fond et en la forme, à l’organisation du cycle des conférences et je me mis moi-même à méditer.
Disciplines d’éveil ! Était-ce donc qu’il pouvait exister des disciplines de sommeil ? Impensable, bien sûr ! Première question, qu’est-ce que l’éveil en pédagogie ? Les questions s’enchaînèrent rapidement : éveil de qui ? de quoi ? éveil à quoi ? éveil pourquoi ? éveil comment ? Au fond, l’analyse de tout sujet revient toujours à poser les mêmes questions et les bien poser c’est souvent y répondre. J’étais surtout préoccupé par la nature de l’éveil. Dirai-je que ce problème n’a pas encore cessé de me préoccuper et qu’il fut à l’origine de bien des polémiques et de bien des situations cocasses ?"

J'ai pas le temps de tout lire (hélas donc je vais peut être dire des âneries, as usual...)..

Bonjour Monsieur Maurice :))))))) ,
enchanté, je suis, de vous voir sur ce bloug, j'attendions votre réponse au post de Cat avec impatience ... J'avions bien vu que vous vouliez bien faire ... Et Cat à eu raison de vérifier par un post excelent. Un tien vaut mieux..etc...

Moi ce qui me chagrine, c'est que vous n'avez pas était capable d'analyser 'correctement' ce premier paragraphe (1).... Le problème(2) ne vous aurez pas préocupé plus de 10minutes...

J'essaie de vous lire asap... (et pardon si j'a põ tout lu)
Très amicalement,
L'affreux toto

Écrit par : toto | 14 février 2007

"Rien à redire sur le fond", "une instruction publique rendue à sa pureté originelle", "âme d'enfants": Robin, voilà ce que vous inspirent les propos d'emmh!!?? Emmh est un apprenti totalitaire ou une torpille pédagogiste. Quand je pense aux réactions très vives que suscitent ici, parfois, des propos assez anodins ou si peu excessifs, on peut rester un peu perplexe devant certaines réactions aux propos d'Emmh.
Philippe, un ami qui ne pense pas manquer d'humour.

Écrit par : Philippe | 14 février 2007

Je ne pense pas que les "propositions" de emmh méritent plus que de s'en amuser. Quand je parle de "vérité virginale", c'est du second degré, bien sûr.
Il y a beaucoup à redire sur le fond, effectivement d'inspiration plutôt totalitaire, quant à la forme ... j'hésite encore . Certains passages me font penser, le talent en moins, aux "chroniques du menteur" du regretté Boris Vian.

Écrit par : yann | 14 février 2007

N'insistez pas trop , si je puis me permettre, Robin, sur le fait que le sieur Guillot mentionne son titre d'agrégé, car c'est presque de rigueur quand on se présente, et au moins on est fixé sur le niveau de sa formation. On ne peut pas lui contester, au moins, la qualité de celle-ci, sauf à contester, comme le disait Pedro Cordoba, le principe même de l'élitisme républicain. Ce serait dommage, je trouve, de mettre de l'eau au moulin de ceux qui en veulent aux agrégés en général. Après tout, avec la création de l'agrégation interne, quelqu'un qui ne satisferait pas de son titre déjà hautement qualifiant de "certifié" peut monter, pour peu qu'il fasse quelques sacrifices, au grade supérieur.

emh,
Vous avez des formules qui font mouche, vous appelez un chat un chat (et Meirieu un fripon):
"Il faut faire payer au parti socialiste, le parti de la bêtise, l'acharnement qu'il a mis à détruire l'école française et à Ségolèle Royal en particulier sa frénésie destructrice et sa haine de la connaissance."
"L'oppostion n'est plus en ce début de XXIème siècle entre l'Eglise et l'Etat, mais entre les tenants du pédagogisme et de l'élitisme républicain."

Christophe,
"Brocarder Ségolène Royal", comme vous le dites, est déjà très bien, mais ce n'est peut-être pas assez fort, quand même! Sommes-nous dans une situation dans laquelle nous pouvons nous permettre, sur ces sujets gravissimes, de plaisanter?
Par ailleurs, en ce qui concerne l'Appel pour la refondation de l'école (www.refondation-ecole.net - ça, c'est pour emh, yann, at et tous ceux qui, peut-être, n'auraient pas encore signé!), dites-moi donc, si vous le voulez bien, quels sont les points précis qui dans ce texte, vous déplaisent tant. Comment se fait-il que vous trouviez des défauts à ce point rédhibitoires à un texte que Pedro Cordoba et Jean-Paul Brighelli ont signé dans les premiers sans la moindre réserve?
Patricia,
Les cours du Cned s'abreuvent directement à la source "pédago", ce qui explique qu'ils soient encore plus rébarbatifs et pédantesques que les cours des professeurs de terrain. Il y a souvent, "sur le terrain", une inertie salvatrice des professeurs qui filtre les consignes absurdes qui dégringolent d'en haut: j'entendais hier en salle des professeurs, et je m'en amusais in petto, un collègue de mathématiques qui disait: "Oh! moi, la pédagogie différenciée", c'est pas mon truc."? Sympa, n'est-ce pas, et rassurant. En français, malheureusement, il est plus difficile d'échapper à l'"énoncé ancré ou pas ancré dans la situation d'énonciation", au "schéma actantiel", à "la grammaire de texte", à la "typologie des discours" et autres cuistreries tout juste propres à brouiller l'esprit des élèves. Si l'on imposait à des adultes de travailler avec les manuels dits "de français" que l'on impose aux élèves, ce serait l'émeute. Les enfants, eux, doivent subir. A moins d'avoir un professeur - il en existe heureusement de plus en plus - qui les préserve de tout ce vain et pauvre charabia qu'est devenu l'enseignement officiel du français.

Écrit par : Jean | 14 février 2007

Jean, je pense avoir dit que c'était moins le contenu du texte en lui-même qui était en cause que l'agressivité sur la forme que préconisent les principaux signataires de l'appel. Regardez simplement la terminologie et le ton guerrier que vous employez assez souvent; quand je dis: "vous", ce n'est pas seulement vous, Jean. Vous faites comme vous voulez, mais je pense que ça nuit à l'efficacité de votre combat. Sincèrement.


"Quand je pense aux réactions très vives que suscitent ici, parfois, des propos assez anodins ou si peu excessifs, on peut rester un peu perplexe devant certaines réactions aux propos d'Emmh.
Philippe, un ami qui ne pense pas manquer d'humour."

Ecrit par : Philippe | 14 février 2007

Oui, merci Philippe. C'est effectivement le moins que l'on puisse dire.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 février 2007

Bonjour,
J'ai aimé la formule :" les crapules de la pensée qui ont fait carrière sur la tromperie des humbles"
On peut tromper les humbles,il est vrai ,avec de belles paroles, du pain , des jeux... L'ennui c'est que les humbles ne sont pas toujours ceux qu'on croit. Certains se rebiffent. On a éxécuté les mutins de la grande boucherie du siècle et ça a continué. On se débarasse toujours des gêneurs qui remettent en question l'ordre établi pour l'avantage des uns et la misère des autres, ces autres qui ont la prétention de vouloir s'instruire et réfléchir. J'aimerais en savoir un peu plus sur le sort de Nivelle qui de toute évidence se souciait fort peu de l'avis de ceux qu'il envoyait à l'abattoir.
Aujourd'hui il n'y a plus d'abattoir comme autrefois. Le massacre s'est faufilé dans les réformes , les circulaires et les discours qui veulent nous faire croire que nous avons été sacrifiés par des maîtres qui n'y connaissaient rien. Mince alors ! Je ne savais pas.
J'ai lu le Bulletin Officiel pendant 17 ans pour informer les collègues de tel ou tel texte susceptible de les intéresser. Cela ne me passionnait pas vraiment. Ma participation à la charte se limite donc à ce que j'ai déjà dit car je n'ai pas d'inspiration et quand on ne sait pas on se tient tranquille.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 14 février 2007

désolé, fatiguéé le matin
tous les bons ont compris..
excellent
préoccupé...

rapide, hein ;)

Écrit par : toto | 14 février 2007

Oui, mais, Christophe, dites-moi donc de manière un peu plus précise quels passages vous gênent dans le texte de l'Appel.
Et puis, je vous rappelle qu'une phrase telle que "Meirieu a fabriqué l'arme et ce sont de seconds couteaux qui s'en servent" - je n'ai pas le temps d'aller vérifier ci-dessus la formulation exacte - est de... Jean-Paul Brighelli. Nous n'attaquons pas, nous. Nous nous contentons de nous défendre. Mais évidemment, cela demande un peu de ... fermeté. C'est tout le problème de la réponse à la violence!

Autre chose qui n'a rien à voir. De plus paisible, en tout cas.
Existe-t-il du matériel pédagogique (CD, DVD,albums avec CD, etc.) qui permettrait à une petite fille de 10 ans qui a déjà un an et demi de piano et qui commence à jouer des morceaux tout simples à deux mains de jouer les chansons (notamment des reprises de "chansons françaises"...) qu'elle écoute à longueur de journée sur ses CD de la Starac? Auriez-vous une ou deux références? Par avance, merci.

Écrit par : Jean | 14 février 2007

"On est toujours démuni lorsqu’on entre dans une carrière. Le jeune instituteur, même s’il a reçu une formation professionnelle approfondie, commence par s’interroger et appelle à la rescousse ses souvenirs d’écolier. Comment donc procédaient ses maîtres ? Dans toute création originale, entre d’abord une bonne part d’imitation et les artistes, par exemple les peintres de renom, ont commencé par copier les grands maîtres. Je fis de même. Je rappelai mes souvenirs et mon expérience passée et décidai de m’en tenir à quelques idées simples."
Mince, si il a reçu une Bonne Formation Professionnelle Approfondie, il n'a pas a douter .... Je ne peux pas croire ça ... Il ne faut pas mettre des débutants (non accompagné par un pro) dans les petites classes ... Des ânes qui syllabent Au ré li en à des gamins qui ne savent même pas lire .....

Vous vous cassez trop la tête, amha ...

Écrit par : toto | 14 février 2007

A moins d'avoir un professeur - il en existe heureusement de plus en plus - qui les préserve de tout ce vain et pauvre charabia qu'est devenu l'enseignement officiel du français.

Ecrit par : Jean | 14 février 2007

Voici, Jean, le début du document introductif que le professeur de français de ma fille (elle est en troisième et actuellement en voyage initiatique en Grèce) a donné à lire aux parents en septembre.
" En cette ère spectaculaire les consignes pédagogico-logistiques qui riment trop souvent avec démagogiques, indiquent que les cours doivent être organisés en une succession de séances qui forment une séquence (drôle de cinéma!) autour d'un thèse imposé, aux objectifs ciblés dans le cadre d'une structure didactique (sic) qui a des relents de plan quinquenal.
Pour notre part on dissipera cet écran de fumée en divisant nos cours de la façon suivante, pour éviter toute confusion:
-Thèmes et textes.
- Etude grammaticale.
- Etude orthographique.
- Etude d'oeuvres complètes.
-Expression écrite.
- Expression orale.
Et le professeur de détailler le programme.

Maintenant, accuser les IUFM et les autorités académiques d'être les responsables de l'effondrement de l'enseignement (et de suggérer de juger et d'exiler les coupables en Sibérie) ne doit pas masquer le phénomène de fond: celui de l'aliénation. Je cite le Marx des manuscrits de 1844: le travail, (l'activité sociale) "produit l'esprit, mais pour l'ouvrier l'imbécillité et le crétinisme".
La question qui devrait se poser à nous est de comprendre pour quelles raisons tant de nos collègues n'osent pas douter des vérités académiques établies et n'osent pas prendre le risque sur leur lieu de travail d'être en cohérence avec leurs représentations de la fonction qu'ils exercent.
La grande majorité des enseignants de mon collège vitupère le pédagogisme, mais seule une petite minorité ose se dresser contre lui.
On est là en présence d'un phénomène massif et curieux d'aliénation et d'asservissement volontaires comparable à celui dont se sont libérés partiellement et en douceur il y a vingt les peuples est-européens. Phénomène de libération (aléatoire) qui doit sans doute beaucoup et paradoxalement à la qualité de l'enseignement dans ces pays. Depuis les choses se sont sérieusement gâtées, notamment en Russie.

Écrit par : buntovchik | 14 février 2007

Buntovchik,
"Il est très bien, ce jeune homme"! (je me permets d'emprunter cette exclamation à Madame Perrichon)
J'imagine que votre fille doit être toute contente d'avoir (enfin) un professeur de français avec qui elle a le sentiment d'apprendre quelque chose de clair et de précis et que cela nourrit probablement certaines de vos conversations à midi.
Quant à nos autres collègues, il y a peut-être aussi le fait que beaucoup se disent qu'avec le salaire "miteux" qui est le leur ils ne vont pas encore se compliquer la vie en investissant la moindre énergie supplémentaire dans une bataille qu'ils pressentent "de Titans". C'est vrai que ce n'est pas chose facile que de venir à bout du bastion "pédago". Marc Fumaroli m'écrivait un jour que pour cela il faudrait être... Hercule! C'était, il est vrai, avant la parution des deux livres archi-culottés (Et vos enfants ne sauront pas lire ni compter, et La Fabrique du Crétin) qui ont porté des attaques décisives et changé la donne. Désolé, Christophe, mais dans le drame culturel qui se joue en ce moment, peut-on échapper aux métaphores guerrières?

Écrit par : Jean | 14 février 2007

"Et je me prends à rêver que l'on va bientôt refuser du monde dans les charters de l’île du Diable où irons expier leurs crimes"

Ecrit par : Cadichon | 14 février 2007

"irons"... Simple faute d'orthographe, ou lapsus révélateur?

Écrit par : Christophe Sibille | 14 février 2007

Jean, je n'utilise pas du tout le matériel pédagogique dont vous parlez! Je suis très braqué, (à tort? Ce sont pour moi des plus grands ennemis des élèves et de leur culture que Meirieu) contre la star-ac, (bien que quelques "reprises" soient quelquefois honorables, mais plus, souvent, dans leurs versions originales). Et, quand une chanson m'intéresse, (pour un élève, ou pour moi), j'en rédige l'adaptation pour piano à deux mains. Mais j'essaie de me renseigner au sujet de ce dont vous me parlez, et je vous tiens au courant de mes "investigations".

Écrit par : Christophe Sibille | 14 février 2007

Je me doutais bien, Christophe, que la Starac n'était pas votre tasse de thé, mais que voulez-vous, si cela peut confirmer l'ardeur d'une petite fille à faire ses exercices de piano... Je précise quand même qu'elle trouve "très jolies" les "Scènes d'enfant" pré-enregistrées sur son Clavinova qu'il lui arrive souvent de mettre d'elle-même.
Peut-être existe-t-il un recueil de "chansons françaises de variété" archi-simplifiées (mais quand même à deux mains). Ce serait l'idéal. Merci à vous.

Écrit par : Jean | 14 février 2007

Aliscan, il faut aller plus loin.
Vous dîtes "la bivalence marche en LP, pourquoi pas en collège et lycée"...
Vous êtes bien trop modéré et manquez de courage politique !
Dites plutôt : "la décavalence marche à l'école primaire, pourquoi pas en collège, lycée, et à l'université".
Ainsi, comme l'élève de "La Leçon" de Ionesco, nous préparerons tous le "doctorat total".
Et ensuite, c'est formidable, nous pourrons tous tout enseigner.
Il y a un livre de Pierre Bayard qui fait un peu de bruit actuellement, et qui s'appelle "Comment parler des livres qu'on n'a pas lus ?". A vous d'écrire : "Comment enseigner ce qu'on n'a jamais appris ?"

Écrit par : Pat | 14 février 2007

Au fait dobolino, votre fils il y a mis un coup de boule à son cpe ? ( ben si vous me dites d'exprimer ma rage...)

Ecrit par : Ronin | 12 février 2007

Mon servile fils ayant suivi vos conseils, nous recevons ce jour du lycée:
J'ai le regret de vous informer que l'élève X a été mis en retenue le mercredi 28/02 de 14H00 à 16H00.
Motif de la punition: se moque d'un professeur.
Tache à faire: dissertation "Qu'est-ce que le respect?"
Pour une fois, les conseilleurs seront les payeurs et mon fils attend de vous, mon cher Ronin, une contribution à ce travail.
A votre plume! Les autres peuvent contribuer si le cœur leur en dit car ce sujet est vaste.

Écrit par : dobolino | 14 février 2007

Peut-être existe-t-il un recueil de "chansons françaises de variété" archi-simplifiées (mais quand même à deux mains). Ce serait l'idéal. Merci à vous.

Ecrit par : Jean | 14 février 2007

Allez chercher sur www.di-arezzo.com Si ça existe, vous trouverez.

Écrit par : dobolino | 14 février 2007

buntovchik

Vous mettez le doigt sur quelque chose de très important et de très mystérieux.

En effet, rien ne les empêchait vraiment de...

Je suis heureux de savoir qu'il y a tout de même des collègues en exercice qui résistent encore...Et même avec panache !

Il faut que je remette la main sur ma progression en Français. Je voudrais la trasmettre aux jeunes collègues : des années de réflexion condensées sur deux pages dans lesquelles je propose des solutions alternatives aux "séquences didactiques", sans retomber pour autant dans un enseignement formaliste de la grammaire.

Écrit par : Robin | 14 février 2007

Anne-Marie,

merci de votre proposition, je suis effectivement intéressé par l'ouvrage en question. Je n'ai pas lu l'ouvrage de Mme Wettstein-Badour mais j'en ai lu des commentaires (sur Sauver les Lettres ? je ne me souviens plus très bien). J'ai lu avec intérêt les ouvrages de Rachel Boutonnet et Jean-Paul Brighelli.
Je ne suis cependant pas inquiet pour mon fils, je le disais dans mon message, les institutrices de maternelle poussent beaucoup les enfants dans son école et il y a appris l'alphabet, il est sensibilisé aux lettres, pas seulement à reconnaître des mots. Si j'ajoute que les institutrices de primaire donnent des devoirs, ne font pas de l'ORL mais de la grammaire, de la conjugaison, que l'institutrice de CP emploie une méthode mixte mais avec une très faible dose de global, on comprendra que les élèves sont jugés comme étant bons en français quand ils arrivent dans les collèges voisins (privé ou public).
Mon adresse électronique est japh59@voila.fr.

Cordialement

Japhet

Écrit par : Japhet | 14 février 2007

Proposition d'une progression en collège

Voici la fiche que je remettais à chaque parent en début d'année (il faut associer les parents, être transparent sur les objectifs et les méthodes et tout expliquer noir sur blanc dans un mini "cahier des charges" où les devoirs et obligations des uns et des autres sont définis avec précision)

objectifs et méthodes du cours de français. Comment aider votre enfant ?

OBJECTIFS : (d'après les instructions officielles de l'époque où Lang était ministre de l'E.N.) : apprendre à s'exprimer oralement et par écrit avec correction et clarté dans la langue d'aujourd'hui, sans ignorer pour autant celle d'hier (c'est moi qui ajoute), maîtriser ce mode d'expression et de communication contemporain qu'est l'image, acquérir des méthodes de travail et une culture personnelle, développer la sensibilité, les capacités de raisonnement et l'esprit critique, préparer l'entrée dans le second cycle.

METHODES :Nous travaillons en général à partir d'un texte dont nous cherchons à comprendre le sens. La grammaire et l'orthographe, ainsi que l'expression écritre se rapportent à une notion contenue dans le texte. Par exemple la notion de "description" est associée à l'étude de l'adjectif qualificatif et de ses règles d'accord, puis les élèves sont invités à rédiger à leur tour un texte descriptif. Par ailleurs, j'accorde une importance particulière à la participation orale sous différentes formes :petits débats, exposés, récitation et j'incite les élèves à participer oralement au cours.

GRAMMAIRE : En liaison avec l'expression écrite et la lecture ; nous étudions par exemple le verbe et la valeur des temps en relation avec la notion de "récit". La grammaire est étudiée à partir de textes et en synergie avec l'expression écrite et orale. Nous faisons des exercices en classe. Ils ont environ 3 exercices à faire chaque semaine à la maison. VOUS POUVEZ LES AIDER EN ENTOURANT OU EN SOULIGNANT LES ERREURS DANS LES EXERCICES.

...La suite au prochain envoi.

Écrit par : Robin | 14 février 2007

Aïe! Que vous arrive-t-il, Robin?
Vous voilà en train de parler comme les "pédagos"!
"Un enseignement formaliste de la grammaire", dites-vous?
Mais c'est quoi, "un enseignement formaliste de la grammaire"?
Cela consisterait par exemple, je suppose, à donner une explication de ce que c'est que le COD sans appuyer cette explication sur un exemple? Cette définition du COD serait donc purement théorique, abstraite, et devrait être apprise par coeur. Point à la ligne. "Enseignement formaliste"!
Mais qui fait cela?
Réponse: personne. Pour la raison très simple, me semble-t-il, que déjà la définition du COD ("Le complément d'objet direct désigne l'objet de l'action du verbe") éclaire déjà pas mal ce que c'est "réellement", et que d'autre part il ne viendrait sûrement à l'esprit d'aucun professeur de ne pas appuyer aussitôt cette définition sur des exemples concrets ("Le chat boit son lait.", "lait" est l'objet de l'action de boire).
Un "enseignement formaliste de la grammaire", c'est donc comme les moulins de Don Quichotte: cela n'existe pas. Et cela fait partie de la panoplie des critique infondées que les "pédagos" adressent à l'enseignement traditionnel pour essayer de l'abattre.
Si vous voulez dire qu'il faut enseigner la grammaire sans respecter une disposition des chapitres que vous qualifiez implicitement de "traditionnelle" par crainte de "lasser les élèves", permettez-moi de n'être pas du tout d'accord. Si l'on veut que les élèves aient en tête des connaissances ordonnées auxquelles ils puissent faire appel quand c'est nécessaire, un véritable "cours de grammaire" me paraît nécessaire, c'est-à-dire des leçons assorties d'exercices d'application. Cela marche très bien, ce ne sont pas des contorsions pédagogiques aléatoires, et nous avons appris comme ça. En clair, on ne peut pas se dispenser, je crois, de passer en revue très méthodiquement, pas à pas, toute la série des "natures de mots", puis celle des "fonctions des mots" (on peut en distinguer 25), de présenter de la même façon l'analyse des "natures" et des "fonctions" des propositions, ou "analyse logique", etc.. Ce n'est pas du "formalisme", c'est de la "méthode".
Je vous avoue que je me méfie comme de la peste du terme "progression", qui a pris une connotation "pédago" très marquée (la première question que pose l'inspecteur: "Pouvez-vous me montrer votre "progression"?).
Là, on est dans le "formalisme" pur: pourvu que la "progression" en mette plein la vue, peu importe que ce soit une forme creuse.
Ma "progression", je ne pourrais de toute façon la définir qu'après coup, et d'ailleurs je ne perds pas mon temps à cet rétrospective. Et c'est un des charmes du métier que, dans l'itinéraire général que l'on s'est tracé ("Enseigner est un devoir de l'Etat..."), on puisse décider au dernier moment des étapes où l'on va déposer son baluchon et du temps que l'on va y passer. Ne me demandez pas ce que je vais lire avec mes élèves de 4ème quand nous aurons fini "Le Malade imaginaire" - que nous expliquons d'ailleurs scène après scène. Je n'en sais rien, ou plus exactement je n'ai pas encore décidé. Cela pourra être le Cid.

Écrit par : Jean | 14 février 2007

"Mais non, Laya, ce n'est pas un monstre : c'est ce qu'on appelle vulgairement la démocratie.
Et comme en toute démocratie bien organisée, il ne reste qu'à trouver un dernier scripteur (ce qu'on appelle plus communément chef de meute chez les chiens, ou un loup alpha chez Lupus lupus) pour donner un peu de cohérence à l'ensemble. Parce que ce qui caractérise le mieux la démocratie, c'est qu'il faut, à un certain moment, y renoncer.
Regardez ce qui se passait dans la Rome républicaine. En temps de crise, on vous sortait un dictateur du chapeau — parfois pour quelques jours — ou pour quelque temps…
Le tout est de se donner des chefs (ou des cheftaines, je n'ai pas d'a priori) qui aient un minimum de compétence et de tripes. Ce n'est pas gagné, à l'échelon national, par les temps qui courent…
Et je serais intéressé par une analyse qui me prouverait que j'ai tort.
JPB"

à JPB
Cher maître,
Merci pour cette vision primale de la démocratie. Vous n'avez évidemment pas tort puisque vous avez raison en quelque sorte par définition. Est-il possible d'être plus cynique encore ?

Écrit par : laya | 14 février 2007

ORTHOGRAPHE/VOCABULAIRE : Plusieurs types d'exercices : 1°) Dictées préparées en classe : je signale et j'explique les difficultés grammaticales et lexicales et j'en profite pour faire du vocabulaire (familles de mots, composition, étymologie...) 2°) Dictées préparées à la maison ou en classe une semaine à l'avance : VOUS POUVEZ LA LEUR FAIRE COPIER (tout ce qui est à l'attention des parents en majuscules et en caractère gras) 3°) Dictées non préparées 4°) Exercices méthodiques d'apprentissage de l'orthographe lexicale, grammaticale et des conjugaisons 5°) Dictées à choix multiples de temps en temps Les règles d'orthographe, ainsi que les conjugaisons DOIVENT ETRE SUES PAR COEUR. Ils doivent corriger leur dictée à l'aide d'une "Fiche méthode". VOUS POUVEZ LES AIDER EN LEUR FAISANT TROUVER LES REGLES GRAMMATICALES QU'ILS N'ONT PAS RESPECTEES. Apprentissage systématique du vocabulaire à travers des exercices variés par oral ou par écrit : synonymes, antonymes, polysémie, sens propre et sens figuré, formation des mots, champs lexicaux, etc.

La suite au prochain post...Rassurez-vous, plus qu'une page et c'est fini !

Écrit par : Robin | 14 février 2007

EXPRESSION ECRITE : Nous travaillons sur des notions précises : le portrait, le dialogue, la description...Je leur dicte des "Fiches méthode". Ils doivent écrire un texte, même très court, à chaque séance. Je leur donne une rédaction toutes les 3 semaines environ. Ils ont 15 jours pour la faire et ils doivent me montrer le brouillon une semaine avant de me rendre leur copie (ça, c'est pour les obliger à faire un brouillon comme Flaubert). Je leur donne des consignes précises et je leur permets très souvent (presque toujours avec les classes faibles, c'est moi qui ajoute le commentaire) de commencer la rédaction en classe en se servant du dictionnaire. Je leur donne aussi des rédactions en classe. SANS CORRIGER, NI, BIEN ENTENDU, REDIGER LE DEVOIR A LEUR PLACE, VOUS POUVEZ LES AIDER EN VERIFIANT QU'ILS ONT FAIT UN BROUILLON, EN VERIFIANT SUR LE BROUILLON, AVEC EUX, QU'ILS ONT BIEN APPLIQUE LES CONSIGNES ET EN SOULIGNANT LES ERREURS ET/OU LES DEFAUTS (orthographe, grammaire, syntaxe, expression)

Écrit par : Robin | 14 février 2007

Si le cynisme consiste à dire la vérité, nous sommes certainement quelques-uns à l'être…
JPB

Écrit par : brighelli | 14 février 2007

LECTURE EXPLIQUEE : Ils doivent répondre à des questions sur un texte court, à la maison. Ce travail doit être fait très soigneusement. Les réponses doivent être entièrement rédigées et ils doivent citer le texte à l'appui. Il m'arrive de ramasser, ponctuellement, des préparations et de les noter.

LECTURE SUIVIE : Nous étudions des oeuvres (romans, pièces de théâtre) intégrales (ça, ça ne plaisait pas aux inspecteurs/trices, mais je tenais bon). Les élèves doivent répondre à la maison à des questions portant sur des parties importantes de l'oeuvre ou sur son intégralité. Quand nous étudions une pièce de théâtre, nous réfléchissons sur les problèmes de mise en scène et de jeu théâtral. Ce travail de lecture suivie peut déboucher sur une rencontre avec un auteur, une projection, une sortie ou la réalisation d'un panneau d'exposition.

POESIE, RECITATION : Les élèves apprennent par coeur une oeuvre poétique étudiée en classe (rythme, images, vocabulaire...)

TRAVAUX EN LIAISON AVEC LE CDI : recherches par demi groupes, réalisations de panneaux, travail sur le dictionnaire (très important !), travail sur un thème, semaine de la presse à l'école...

INITIATION A L'IMAGE : image fixe (photographie, peinture, bande dessinée, affiche publicitaire...) et image mobile (cinéma)

METHODOLOGIE : Je leur donne des conseils sur l'apprentissage des leçons et la participation.

Écrit par : Robin | 14 février 2007

Je termine :

Si vous n'avez pas toujours le temps d'aider votre enfant dans son travail scolaire, inéressez-vous à ce qu'il fait en classe, posez-lui des questions, engagez un dialogue.

Veillez à ce qu'il travaille régulièrement, tous les soirs, dans le calme et le silence.

Le travail est toujours donné une semaine à l'avance (15 jours pour la rédaction); les élèves ont donc la possiblité de s'organiser pour répartir leurs efforts.

Certains ont du mal à s'organiser : tenue du classeur et du cahier de texte, remise des devoirs en temps et en heure...Merci de les aider en insistant pour qu'ils préparent leurs affaires (livre, claseur) la veille au soir à l'aide de l'emploi du temps. Merci également de vérifier qu'ils ont bien fait le travail demandé en consultant leur cahier de textes et en vérifiant la bonne tenue de ce dernier.

N'hésitez pas à prendre contact avec moi par l'intermédiaire du carnet de correspondance.

Le professeur :

Lu et pris connaissance, les parents :

Écrit par : Robin | 14 février 2007

Jean,

Je me suis mal expliqué en parlant de "formalisme". Je ne pense pas du tout que l'étude de la grammaire soit une activité "formaliste"...

Un jeune collègue sur ce blog se posait la question très légitime de la relation entre la grammaire et l'expression écrite. Nous ne pouvons pas faire l'impasse sur ce problème.

La "pseudo solution" de la progression "en séquence" est de faire un peu de saupoudrage au nom d'une conception philosophiquement erronée de la grammaire comme "outil de langage"..., je propose une étude approfondie et systématique, mais en liaison avec l'expression écrite.

Par exemple l'alternance récit/description va logiquement de pair avec l'emploi, la valeur et la morphologie du passé simple,de l'imparfait, du passé antérieur et du futur dans le passé.

Écrit par : Robin | 14 février 2007

Javais bien comp^is, Robin, et je vous taquinais quelque peu... Histoire de vous obliger, quand même , à clarifier une formulation qui aurait pu faire la joie des "pédagos"...
Cela dit, je ne crois pas, pour ma part, qu'il soit absolument indispensable de relier tout de suite les notions grammaticales expliquées à des textes longs. Je crois à l'efficacité des exercices d'application répétitifs sur des "petites phrases", donc au "cours de grammaire" qui se suffit à lui-même. Mais c'est justement ce choix que nous appelons la "liberté pédagogique" - ce n'est pas du tout comme un faux choix entre une non-méthode de lecture (la semi-globale) et une vraie "méthode de lecture (l'alphabétique")!

Écrit par : Jean | 14 février 2007

Javais bien comp^is, Robin, et je vous taquinais quelque peu... Histoire de vous obliger, quand même , à clarifier une formulation qui aurait pu faire la joie des "pédagos"...
Cela dit, je ne crois pas, pour ma part, qu'il soit absolument indispensable de relier tout de suite les notions grammaticales expliquées à des textes longs. Je crois à l'efficacité des exercices d'application répétitifs sur des "petites phrases", donc au "cours de grammaire" qui se suffit à lui-même. Mais c'est justement ce choix que nous appelons la "liberté pédagogique" - ce n'est pas du tout comme un faux choix entre une non-méthode de lecture (la semi-globale) et une vraie "méthode de lecture (l'alphabétique")!

Écrit par : Jean | 14 février 2007

Concernant cynisme et démocratie, il me semble que les Grecs avaient déjà prévu la possibilité d'être dirigé temporairement par un dictateur. Comme ils ont inventé le système ils avaient prévu la soultion en cas de blogage, vous croyez pas ?

Dobolino, je n'ai pas le temps là tout de suite mais je vous assure que ce soir je vous produis quelque chose. 9a pourrait commencer par :

"Mon bien aimé CPE ayant émis son désarroi envers ma génitrice concernant mon absence d'extériorisation de ma haine de djeun's bien évidemmment inévitable, je me suis senti obligé de montrer ma bonne volonté par un acte de rebéllion. Je propose donc que le doux personnage soit associé à ma punition."

Ou alors qqch sur le thème des réquisitoires de Desproges.

A ce soir donc.

Écrit par : Ronin | 14 février 2007

A propos de la dictature, très franchement pour les grecs, je ne suis pas sûr. Les grecs étaient plutôt du genre à virer les généraux victorieux trop populaires. Quand je dis les grecs, comprendre les athéniens.
Par contre, pour la République romaine, aucun doute. En cas de crise on vote la dictature... mais pour un temps limité. Ca c'est mal terminé.

Écrit par : florian | 14 février 2007

La paille et la poutre:
merci christophe je n'en attendais pas moins de vous

Écrit par : Cadichon | 14 février 2007

"merci christophe "
Attention, t'as oublié la majuscule à son prénom, il va encore nous péter une hémoroïde .....

Écrit par : toto | 14 février 2007

Jean

J'ai toujours admis la légitimité d'une progression cohérente en français et d'une mise en synergie de la lecture, de l'expression écrite et de la grammaire.

En revanche, j'ai farouchement récusé la fameuse "séquence didactique" qui nous a été imposée à partir de 1996 et qui est en somme l'équivalent de la méthode globlale d'apprentissage de la lecture à l'école primaire.

Il s'agissait, vous en vous souvenez, de lire un texte et de faire un peu d'explication, un peu de grammaire, un peu d'expression écrite, un peu d'orthographe dans la même heure.

C'est la séquence didactique, véritable poison pédagogique qui a tué l'enseignement des outils de langage" et qui est, à mon avis la principale responsable des statistiques dont font mine de s'étonner même les amies (je mets un e puisqu'il s'agit d'une dame) de Monsieur Meirieu selon lesquelles un élève de 5ème aurait actuellement le niveau d'un élève de CM2 d'il y a dix ans.

Ils attribuent évidemment cela en bon néo-marxistes à "l'environnement sociologique" alors que ce sont les méthodes d'apprentissage dont ils sont à l'origine qui sont à incriminer.

Je me souviens que cette "séquence didactique" nous avait été imposée comme un dogme, une vérité absolue. J'avais les moyens et l'expérience pour argumenter en face d'un inspecteur, mais je me mets à la place d'un jeune collègue.

Pour poursuivre la réflexion de buntovchik, un certain nombre de collègues suivent le mouvement par lassitude et pour ne pas avoir d'ennuis et aussi, il faut bien le dire parce que la progression en séquences didactiques demande beaucoup moins d'efforts...

Mais les plus jeunes n'ont pas les moyens de s'opposer parce qu'ils n'ont pas réellement d'éléments de comparaison...(ils ont toujours connu ça et ils reproduisent )

C'est la raison pour laquelle, et cela vaut aussi bien pour la méthode globale que pour la progression en collège, il ne faut pas se contenter de demander la liberté pédagogique, il faut demander aussi la possibilité d'avoir plusieurs plats au menu.

Écrit par : robin | 14 février 2007

Pour poursuivre la réflexion de buntovchik, un certain nombre de collègues suivent le mouvement par lassitude et pour ne pas avoir d'ennuis et aussi, il faut bien le dire parce que la progression en séquences didactiques demande beaucoup moins d'efforts...

Ca permet de briller sans trop se fatiguer, de faire des acrobaties intellectuelles, d'impressionner l'inspecteur de passage, mais pas de faire progresser les élèves.

On parle sans cesse de mettre l'élève au centre du système éducatif, mais ce que l'on met au centre, ce n'est pas l'élève, c'est le narcissisme des pédagogues.

Écrit par : Robin | 14 février 2007

Je mets à profit ce "snow day" où les congères me gardent douillettement au chaud, pour répondre à ceux qu'intrige le relativement faible nombre d'enseignants qui ont pris activement le taureau par les cornes pour défier l'entreprise de démolition de l'école.

Cela me prend un peu de temps, aussi, en attendant, voici une de ces blagues qu'adorent raconter sur la France les étrangers, quand ils évoquent son étonnante incapacité à se réformer par la voie des urnes, enfin pour aller dans le bon sens, c'est à dire celui de la croissance et de la prospérité, et non celui du vote avec les pieds, de l'exode des cerveaux et des capitaux.

Parmi les divers facteurs encourageant ce conservatisme (jacobinisme fossilisant) figure la conviction intime qu'ont les Français d'être plus intelligents que tout le monde et que la puissance de la réflexion prime sur celle de l'action. Un autre facteur, intimement lié au précédent: la politisation à outrance du système scolaire. Un syndicat lycéen représente pour les analystes étrangers le pompon de l'absurde et la négation même du syndicalisme, quand à l'activisme idéologique des syndicats d' enseignants et de parents, sa dimension monolitique ( pensée unique) n'a pas non plus d'équivalent.

La Charte sera-t-elle silencieuse sur ce point?

La sagesse de Dieu ( histoire racontée par un ami socialiste espagnol)

Dieu voulut doter chaque pays de deux vertus qui lui permettraient de progresser et de prospérer. Il rendit :

- les Suisses précis et pacifiques
- les Anglais flegmatiques et ironiques
- les Japonais travailleurs et réalistes
- les Italiens joyeux et humanistes
- les Allemands rigoureux et disciplinés.
- Les Espagnols séducteurs et fiers.

Quand vint le tour des Français, il dit : "Ils seront intelligents, honnêtes et socialistes."

L'ange chargé de la distribution des vertus demanda à Dieu :
--Seigneur, tu as dit que tu octroyais deux vertus à chaque nation. Mais les Français en ont trois. Est-ce pour cela qu'ils se placent au dessus des autres ?"

--En vérité, chaque peuple n'a que deux vertus, y compris les Français. Chacun d'eux ne pourra en posséder que deux à la fois. Ce qui veut dire que :
Si un Français est socialiste et intelligent, il ne sera pas honnête;
S'il est socialiste et honnête,il ne sera pas intelligent;
S'il est intelligent et honnête, il ne pourra pas être socialiste."

Je précise que cette histoire demande une lecture strictement hexagonale, puisque le PS se distingue des autres partis socialistes occidentaux, en se situant à l'extrême gauche du spectre. Clinton ici il voterait Sarkozy.

Écrit par : Cadichon | 14 février 2007

-" Bivalence des professeurs en lycée et collège (ça marche en LP, je ne vois pas pourquoi cela ne fonctionnerait pas ailleurs)."

Etant PLP je peux répondre qu'au moins les premières années comme je suis historien de formation le programme de français me paraissait très obscure. (Aucune formation sur le contenu pendant mon année en IUFM).
Je ne dis rien de la législation du travail que l'on enseignait à l'époque et que je découvrais un jour avant mes élèves.
Alors si maintenant la bivalence ne me dérange plus je me pose des questions sur la qualité de mes cours de l'époque(surtout de leur contenu, la pédagogie est venue petit à petit....).

Écrit par : Hervé | 14 février 2007

Je propose la constitution d'un cahier de réformes par disciplines.
Peut être sous forme de Wiki ; qu'en pensez vous ?
Quelqu'un sait-il fabriquer un wiki ?
Cordialement.

Écrit par : D | 14 février 2007

""merci christophe "
Attention, t'as oublié la majuscule à son prénom, il va encore nous péter une hémoroïde ....."

Ecrit par : toto | 14 février 2007

La classe, une fois de plus!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 février 2007

A Laya :

La suppression des heures de math, c'était de l'humour... hélas.

Écrit par : Aliscan | 14 février 2007

Dobolino, il a dit quoi exactement votre fils ?

Écrit par : Ronin | 14 février 2007

Je propose la constitution d'un cahier de réformes par disciplines.
Peut être sous forme de Wiki ; qu'en pensez vous ?
Quelqu'un sait-il fabriquer un wiki ?
Cordialement.

Ecrit par : D | 14 février 2007

D

Je ne pense pas qu'il faille trop entrer dans les détails. Il faut donner les grandes lignes. Si la Charte est trop longue, peu de gens la liront jusqu'au bout et ça fera comme pour le projet de Constitution européenne.

Écrit par : Robin | 14 février 2007

Excusez-moi D, j'ai oublié de vous demander si vous souhaitiez l'intégrer dans la Charte.

Écrit par : Robin | 14 février 2007

Robin,
vous avez raison par rapport à la taille du document à réaliser.
Je ne le conçoit pas avec plus de deux pages.
C'est à cette condition qu'on ne confondra pas nos propositions avec la constitution européenne.

Écrit par : D | 14 février 2007

Dobolino, il a dit quoi exactement votre fils ?

Ecrit par : Ronin | 14 février 2007

Eh bien, voyons voir: d'après ce que j'ai compris, ils ont monté, avec un camarade, une scènette dans un couloir fréquenté (peut-être devant la salle des profs?), mettant en scène le professeur en question, qui répond au doux surnom de testostéron'man, et celui-ci a eu l'immense honneur d'assister à la représentation, en compagnie d'une poignée de lycéens hilares. Je ne sais pourquoi, ce brave homme n'a pas goûté leur talent d'acteurs. Le camarade, petit-fils de metteur en scène, qualifié de "déviant" par celui qui dit mon fils servile, est collé aussi.
Ceci dit, c'est bien fait pour eux. Pas vu, pas pris!

Écrit par : dobolino | 14 février 2007

En plus, l'histoire n'est pas drôle ni instructive, car quand j'ai dit à mon fils que, s'il avait ce professeur l'an prochain (il ne l'a pas cette année), il allait "manger bon" et que c'était bien fait pour lui, le salopiot m'a répondu: "Tu parles, il est prof d'histoire géo et il est tellement nul qu'on ne le donne pas aux L, il ne fait que les ES! Voilà cinq ans qu'il loupe son exam (CAPES?) tous les ans."
Qui a dit aux élèves que ce prof avait échoué aux examens? Pas moi...
Je n'ai su que ma prof de russe de 6° et 5° avait échoué 11 fois à l'agreg et l'avait obtenue à l'usure qu'après être sortie de l'enseignement dépendant de l'Ed. Nat. et mon géniteur était fort bien placé pour en être informé dès mon entrée en sixième. Je précise, pour ceux qui s'offusqueraient de mes propos, qu'elle nous enseignait le russe SANS accentuation, la langue devenant alors imprononçable. La polonaise qui nous a récupérés en quatrième a cru péter les plombs. J'imagine la fête que ce doit être pour un enseignant de russe de se voir attribuer des "russe première langue". La déception a du être à la hauteur inverse du rêve de départ...

Écrit par : dobolino | 14 février 2007

Je mets à profit ce "snow day" où les congères me gardent douillettement au chaud, pour répondre à ceux qu'intrige le relativement faible nombre d'enseignants qui ont pris activement le taureau par les cornes pour défier l'entreprise de démolition de l'école.

Ecrit par : Cadichon | 14 février 2007

La même question que je me pose: pourquoi tout le monde n'est pas devenu hippie en 1972? C'est vrai ça!

Écrit par : dobolino | 14 février 2007

Bien. Le surnom donné s'il n'est pas très gracieux évoque au moins les qualités viriles de l'enseignant :)

Blague à part sa rédaction sur le respect ça lui fera toujours travailler son expression écrite :)

Bon plus sérieusement, si je n'approuve pas en général cette démarche, eu égard à ce que vous a dit le cpe, ne vous sentez vous pas autorisé à exprimer votre mécontentement. En effet, si on reproche à votre fils de pas assez s'exprimer et qu'il le fait par la suite...

Pour ma part je lui ferait faire la colle mais je ne me priverai pas pour faire passer le message au cpe en question.

Bon commençons par dire que le respect peut-être considéré comme la considération ou la déférence envers une autre personne. Je serai tenté de penser qu'il s'agit aussi d'un mélange de politesse et d'égards envers quelqu'un que l'on estime.

Cette mise en bouche effectuée je ferai volontiers un petit détour par "ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas que l'on te fasses".
Pour être bien dans l'air du temps j'élargirai ensuite sur la vie en société et sur les règles minimums à respecter pour pouvoir vivre en bonne intelligence sans se bouffer le foie.
Ensuite un brin de pommade autour du respect dû à ses ainés et aux enseignants qui "savent" ( je sais ça fait beaucoup mais bon, c'est une colle ).
Et puis, si vraiment c'est à cause de moi qu'il a agit ainsi, je n'hésiterai pas à expliquer la situation. Il faut être logique, si un membre de la "communauté éducative" s'est étonné de son abscence de "haine" et bien qu'il dise qu'il en a déduit qu'il avait compris qu'il s'était cru autorisé à faire le con. En espérant que le professeur aille s'expliquer ensuite avec la cpe.

Pour ma part, si c'était mon fils et que l'on me dise ce que l'on vous a dit, j'aurai tiré à boulets rouges dans le brillant personnage.

J'ai peur de ne pa avoir été brillant mais je promet d'essayer d'en rajouter dans les jours à venir. ( c'était plus facile de faire des disserts d'histoire pendant 4 heures :)

Écrit par : Ronin | 14 février 2007

japh, je vous poste cela dès demain.

A ajouter à la charte : revenir à des grammaires où l'on aura supprimé la cuistrerie des neolinguistes, qui ne connaissent même plus la langue.

EX : extraits de la grammaire Bescherelle, nouvelles éditions, "la grammaire pour tous."

2. Le sujet.


Identification du sujet par déplacement.

Si, dans une construction de type sujet-verbe-objet, on inverse la place des mots ou groupes de mots qui sont «à droite» et à «gauche» du verbe, on permute les fonctions sujet et complément d’objet.

-Parfois, en raison du verbe utilisé, le sens de la phrase peut ne pas changer beaucoup :

Vanessa aperçut le chien au détour du chemin.

Le chien aperçut Vanessa au détour du chemin.

-ou aboutir à un non sens:

Pierre a mangé le chocolat.

Le chocolat a mangé Pierre.

-ou bien encore entraîner un changement de sens de certains mots:

La voiture brûle le feu.

Le feu brûle la voiture.

Dominique a fabriqué un avion de ses propres mains.

-La phrase devient «impossible» si l’on déplace le sujet à la droite du verbe:

De ses propres mains a fabriqué Dominique un avion.

Les enfants ont ramassé les champignons.

Les champignons ont ramassé les enfants.


Même si la phrase évoque une réalité peu vraisemblable, le sujet est le mot (ou le groupe de mots) qui se trouve «à gauche» du verbe; ici, les champignons.

Le vent plie l’arbre.

L’arbre plie le vent.
Remarquons que si toutes les phrases ainsi obtenues n’ont pas de sens, elles restent cependant grammaticalement correctes.

Dans ces phrases, on a fait appel à la procédure de permutation.

Il existe d’autres procédures de manipulations, qui sont:

-La réduction.
La phrase obtenue est moins riche en information et son sens d’origine est modifié.

Le paysan monte un sac de blé.
Le paysan monte.

La phrase obtenue n’a plus de sens et n’est plus correcte grammaticalement.

Elsa arrivera par le train de 5 heures.

Arrivera par le train de 5 heures.

Le test de la réduction révèle le caractère obligatoire (essentiel, indispensable) ou le caractère facultatif (non essentiel) d’un mot dans un groupe ou d’un groupe dans une phrase.
On appelle aussi cette manipulation suppression, effacement, ou encore soustraction.

-L’expansion.
Elle consiste à ajouter des mots dans un groupe ou des groupes de mots dans une phrase;
on apporte ainsi des informations supplémentaires.

Le linge sèche.
Le linge mouillé sèche.
Le linge mouillé sèche sur le fil.
Depuis hier, le linge mouillé sèche sur le fil.



3. Le complément d’objet direct. (COD)

Définitions.
Il est parfois nommé complément essentiel d’objet, complément essentiel direct, fonction objet direct, fonction complément d’objet direct. Il peut être aussi classé parmi les compléments du verbe.

Critères d’identification du COD.

Pour identifier les différents éléments de la phrase, les grammaires récentes ont tendance à faire moins appel au sens. Elles proposent des manipulations qui permettent d’identifier le COD en observant son comportement dans la phrase. C’est ce que l’on nomme critères formels. (Voir plus haut les différentes formes de manipulations.)

Place du COD.

La place du COD est généralement après le verbe (à droite du verbe dans la phrase écrite), alors que celle du sujet est généralement avant le verbe (à gauche du verbe dans la phrase écrite). La fonction sujet et la fonction objet dépendent de la place des noms par rapport au verbe.

Dans la phrase classique, le COD se place à droite du verbe.Il faut bien comprendre que lorsque le sujet et le COD de la phrase sont des noms, chaque nom peut être sujet ou COD.

Aucun indicateur ne venant signaler que tel nom est sujet, que tel autre est objet, on voit bien que seule la position avant ou après le verbe est susceptible d’indiquer la fonction sujet ou objet.Dans le cas où ces fonctions sont remplies par des pronoms spécifiques, (l’ pour COD, il pour sujet), le nom COD peut se placer en tête de la phrase.

Luc descend la poubelle
sujet cod

Alors, la poubelle,est-ce qu’il l’ a descendue, Luc?
cod sujet cod sujet


Emploi de pronom COD.

Le COD est un pronom COD, qui a une forme spécifique en fonction de COD et ne peut être que COD.

La montre que m’a donnée Alain est cassée.

La présence de "que" spécifie montre comme complément d’objet;
Alain ne peut être alors que sujet, même s’il est à droite du verbe donner.

COD et sujet.
C’est par leur place par rapport au verbe que l’on peut reconnaître l’une et l’autre fonction.

Le chat mange la souris.
sujet cod

La souris mange le chat.
sujet cod

4. Le complément d’objet indirect. (COI )

Définitions.

Il est parfois nommé :
-complément essentiel indirect,
-complément indirect d’objet du verbe,
-fonction complément indirect de verbe.
Nous utiliserons ici l’abréviation COI.

Pour les grammaires qui utilisent le couple de termes : complément essentiel / complément circonstanciel, le COI fait partie des compléments essentiels. Les compléments essentiels rassemblent tous les compléments qui sont très liés au verbe et ont un caractère indispensable (COD, COI....) Parfois, certains COI sont nommés compléments d’objet second (COS).

Pour les grammaires qui utilisent le couple de termes: complément de verbe / complément de phrase, le COI fait partie des compléments de verbe. On appelle compléments de verbe les compléments intimement liés au verbe, qu’ils soient compléments circonstanciels ou compléments d’objet.

Critères formels de reconnaissance.

On peut identifier le COI sans faire appel au sens, grâce aux critères suivants:
-on peut difficilement déplacer le COI.: ex: A ses parents il pense.
-le plus souvent, on ne peut pas le supprimer sans détruire la phrase où il se trouve.
ex: Ce jeune homme succédera à ses parents; ce jeune homme succédera.
-il ne joue aucun rôle dans la transformation passive:
ex:La maîtresse parle à cet enfant; ne peut donner à la voix passive :
sujet coi
Cet enfant est parlé par la maîtresse.
-on utilise des pronoms spécifiques pour le remplacer.

Dans le cas particulier où le COI est un COS (complément d’objet second), le pronom se construit sans préposition et il est placé avant le verbe.
-il se construit avec une préposition.


5. Complément d’objet second.

Ce COS remplace le complément d’attribution, entre autres, car ce terme risque de prêter à confusion avec le terme attribut du sujet, avec lequel il n’a rien de commun.
Selon les grammaires, on trouve aussi complément d’objet secondaire, complément d’objet indirect second, (COIs) ou encore complément attributif.
Pour les grammaires qui utilisent le classement : complément essentiel/complément circonstanciel, le COS est un complément essentiel (quoiqu’on puisse parfois le supprimer).Il fait partie du groupe verbal.

Pour les grammaires qui utilisent le classement : complément de verbe / complément de phrase, le COS est un complément de verbe, même s’il fait parfois preuve d’une certaine mobilité.

Pour les grammaires qui n’utilisent ni l’un ni l’autre de ces classements, le COS ou le complément d’attribution est un complément du verbe parmi les autres. (COD, COI, CC)

6. Complément du nom.

Le complément du nom ne s’accorde ni en genre ni en nombre avec le nom-noyau,
contrairement à l’adjectif qualificatif.

Ex:Le chien jaune / Les chiens jaunes.
Le chien du voisin / Les chiens du voisin.

Savoureux, non? Vous connaissiez ?

Anne-Marie.

Les cod et sujet ne sont pas placés correctement, à partir d'un texte A4.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 février 2007

Un syndicat lycéen représente pour les analystes étrangers le pompon de l'absurde et la négation même du syndicalisme, quand à l'activisme idéologique des syndicats d' enseignants et de parents, sa dimension monolitique ( pensée unique) n'a pas non plus d'équivalent


Ecrit par : Cadichon | 14 février 2007

Même pour l'abruti moyen français de souche! J'en témoigne... Syndicat lycéen, ça ne veut rien dire. Comme la majorité à dix-huit ans! Monolithique, c'est le mot.
Ce que je trouve dommage, c'est que vous aussi, jusqu'à ce jour où nous tombons d'accord, vous ayez été tellement monolithique sur des sujets qui sont fort à côté ou à l'écart des partis français. Comptez-vous sur Sarko pour interdire les syndicats lycéens?
A ce sujet, avez-vous tous remarqué, comme moi, à quel point les grèves et A.G. estudiantines font penser à la vente des yearlings à Dauville, chaque écurie venant jauger les protagonistes et choisir ses poulains pour les futures courses?

Écrit par : dobolino | 14 février 2007

Pour ma part je lui ferait faire la colle mais je ne me priverai pas pour faire passer le message au cpe en question.

Ecrit par : Ronin | 14 février 2007

Judicieux conseil! Mais moi, je ne suis pas du sérail et, comble de l'horreur, j'exerce une profession libérale dont on exagère outrageusement le niveau d'études. La seule prof lib qui passe par les Grandes Ecoles Nationales, le cauchemar, l'infamie suprême et qui, en plus, aime les bêtes(attention à la connotation BB i.e. FN).
Le message, faites-le passer pour vos mômes, le mien veut son bac L avec quelques honneurs. Si je suis vos conseils, il sera l'an prochain en BEP Gestion-Comptabilité.
De toute façon, il fera sa colle qu'il a cherchée et il sera servile à souhait... en suivant vos conseils.

Écrit par : dobolino | 14 février 2007

Si je suis vos conseils, il sera l'an prochain en BEP Gestion-Comptabilité.

Je comprend vraiment pas.

Écrit par : Ronin | 14 février 2007

Cette mise en bouche effectuée je ferai volontiers un petit détour par "ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas que l'on te fasses".
Ronin
A ce sujet, le CPE m'a expliqué que mon fils est le Schpountz du lycée, qu'il croit faire rire les autres par ses saillies, mais qu'en réalité, les autres rient de lui. La dissertation devient délicate...
D'ailleurs, comme dit mon fils, le texte peut tenir n'importe quel propos vu que personne ne le lira jamais. L'essentiel est de remplir le contrat d'un nombre de lignes!
Voyez-vous un professeur de français de lycée lire une punition donnée à un élève par le proviseur?



Si je suis vos conseils, il sera l'an prochain en BEP Gestion-Comptabilité.

Je comprend vraiment pas.

Ecrit par : Ronin | 14 février 2007
Pour comprendre cette phrase, il faut et il suffit de n'être plus, jamais plus, fonctionnaire de l'Ed Nat. Il n'est nullement nécessaire d'être nécessiteux. Il suffit de "boire la sueur des travailleurs". Cadichon vous expliquera mieux que moi.
Globalement, plus mes enfants sont loin et plus je deviens un citoyen lambda, plus ils ont de chance de réussir. D'ailleurs, le seul à prendre des contacts directs avec le corps enseignant est mon époux, pauvre agriculteur de montagne et élu local. Je suis la Peste Noire, classe prépa et profession libérale. L'horreur à l'état pur, la quintessence de l'ignominie, la négation du marxisme, l'émanation de Vichy, même si l'Ordre des Vétérinaires fut créé en 1947. C'est par là qu'il faut commencer la lutte contre l'élitisme.
Pour vous en donner une illustration, mon fils revint cette année, triomphant, après sa première semaine de cours: "Maman, la prof d'anglais est super, elle a dit qu'elle n'avait rien à faire de la profession de nos parents et que nous n'avions pas à remplir de fiche! Qu'elle nous connaîtrait par nous-même."

Écrit par : dobolino | 14 février 2007

Clinton ici il voterait Sarkozy.

Ecrit par : Cadichon | 14 février 2007
Certes, mais faute de mieux... ou pire, là est le problème. Si nous avons vécu depuis 1945 dans un état hyper-protégé, hyper-étatique, hyper-prise en charge des veaux que nous sommes, la faute à qui? A moi, peut-être ou à DSK qui possède deux des vertus accordées aux Français?

Écrit par : dobolino | 14 février 2007

dobolino je pige mieux. Moi mes petits élèves j me fous bien de savoir si leurs parents sont millionaores ou rmistes, je suis payé pour les faire travailler point barre.
Ceci étant, oui, la plupart des enseignants sont de gauche avec une vision assez binaire de la politique. Fonctionnaires=gauche=bien, privé=droite=mal.
J'arrête pas de le dire depuis que je viens ici.

Ceci étant moi dans mon école il y a pas mal de parents qui sont professions libérales, et eux aussi jugent de la même manière: instit=gauche=povre=con.

Ceci proube bien que le débat sur l'école est trop politisé. Nous sommes pour faire travailler les élèves hors des considérations politiques et religieuses.

Et puis la chasse aux cons est un safari sans fin :)

Écrit par : Ronin | 14 février 2007

ceci étant je suis fatigué et je fais plein de fautes pas belles :)
ceci étant ceci étant........................pas bo

Écrit par : Ronin | 14 février 2007

Nous sommes pour faire travailler les élèves hors des considérations politiques et religieuses.

Et puis la chasse aux cons est un safari sans fin :)

Ecrit par : Ronin | 14 février 2007

Ce qui est bien vrai, mais juste pour les trois clampins qui errent sur ce blog. Si vous voulez mon avis, on n'est pas rendu quelque soit l'élu. La bêtise ne se déboulonne pas comme ça, par le biais d'une élection.
N.B.: mes enfants ont quand même une majorité de professeurs qui remplissent leur rôle sans états d'âme. On ne se souvient toujours que des pires, les autres étant considérés comme "normaux", personne ne songe à leur tresser des couronnes. Mais, n'en est-il pas de même pour l'élève lambda qui bosse et se tait et que personne ne remarque plus que ça.
On ne peut donner la légion d'honneur à tous ceux qui remplissent leur tâche avec conscience et sans a priori, sans désirer bénéficier des feux de la rampe.
Il leur reste la flamme du soldat inconnu qui leur appartient. Elle devrait être chaque année ranimer par un tâcheron sans gloire, fonctionnaire ou petit patron, ouvrier ou profession libérale.
N'oubliez pas qu'il faut diviser pour régner.

Écrit par : dobolino | 14 février 2007

En conséquence de quoi, j'aimerais que les futurs professeurs des écoles soient recrutés "SUR CONCOURS AVEC NUMERUS CLAUSUS CORRESPONDANT AU NOMBRE DE POSTES A POURVOIR à l'horizon de quatre ans" au niveau bacalauréat ... Quatre ans, facile à calculer, les futures victimes sont tous gestationnels ou à peu près nés.
Petit ajout, qui évite à ceux qui n'en peuvent mais, de perdre un temps précieux . Inutile de prendre 25 élèves pour un élu!

Écrit par : dobolino | 14 février 2007

Lariba : magnifique texte de Ph Muray.

Jean : je comprends totalement votre colère.

Patricia Mesnigé : bon courage. Le CNED, pas top, à l'image de notre bon vieux public.
Connaissez-vous les Cours Hattemer. Excellent.
www.hattemer.fr

Une question, aux profs qui hantent ce blog :

Comment des adultes, libres de leurs pensées ont-ils pu accepter de se faire exploiter intellectuellement par les pégagos ? Les restes de 68.......
Et par ce biais, inoculer dans l'esprit "volé" des élèves la déstructuration, la disparition de la rigueur et une instruction primaire plus que moyenne.
OK, il y a la "résistance" qui le paye très cher, mais les autres ?

Si jamais SR est élue, elle continuera à diriger l'école vers un marasme sans retour.
Tous les élèves en uniforme rouge, les profs aussi, les cerveaux vidés, et ils pourront admirer sa photo de Sainte Cruella dans les écoles avec pour texte :
> - Grâce à notre bien-aimée Ségolène, nos enfants grandissent dans la joie et la prospérité.
Ah, quelle était belle la propagande stalinienne.
L'Education Nationale qui crève du marxisme, va pouvoir enfin afficher ses idées au grand jour.

Écrit par : Carole | 15 février 2007

En titre au texte : Petite Mère des Peuples.

Écrit par : Carole | 15 février 2007

Je confirme en tout points ce que dit Carole. Bienvenue au club: les ânes se rencontrent devant la barrière) ou est-ce Carole qui confirme en tout points et par avance ( asinus asinum fricat) mes réponses aux questions qui me sont posées.

1. Je n'ai jamais assisté à une vente de yearlings, sauf par Ripoux interposés, mais salue la justesse de la métaphore. Seulement, je n'ai jamais croisé non plus, dans les cabinets ministériels de la droite, de transfuges recyclés du militantisme lycéen. En revanche, je les ai bien vus, tous, et la France entière avec moi, aller à la soupe dans ceux de la gauche, et dans leurs coûteux et inutiles comités Théodule.
Au point d'en avoir fait le sujet de ma thèse, je m'intéresse depuis cinq ans aux raisons qui ont fait que tant de gens de bonne volonté sont restés si longtemps silencieux, , et Robin nous a déjà donné de pertinents éléments de réponse.

C'est facile de ricaner en demandant "pourquoi tout le monde n'est pas devenu hippie en 1972"? et pourquoi 72 et pas 67 ou...69? Cet amalgame entre les résistants de l'Armée des ombres de l'EN et les toquards enfumés des années 68-75 est pathétique par le contresens qui le soustend.

C'est recyclés ( comme les syndicalistes lycéens) chez les pédagogos qu'on retrouve un paquet de ces post 68-tards au cerveau atrophié par l'acide: chez les bourreaux, pas chez les victimes.

Comment peut-on assimiler aux enseignants ( et parents) qui ont si vaillamment résisté à l'endoctrinement de l'Hydre pédagogiste, un mouvement cul-culturel marginal, dont le moins que l'on puisse en dire est que ses membres n'ont pas particulièrement brillé par le talent, le courage, l'altruisme ou la dignité ?


Puis vient une nouvelle question du même tonneau:

"Si nous avons vécu depuis 1945 dans un état hyper-protégé, hyper-étatique, hyper-prise en charge des veaux que nous sommes, la faute à qui? A moi, peut-être ou à DSK qui possède deux des vertus accordées aux Français?""

Il me faut répondre à la seconde question d’abord, en réfutant l’affirmation qu’elle contient:DSK n'est ni honnête, ni socialiste: c'est, tout comme Fabius qui vient encore de virer sa cuti, un libéral "honteux", un pleutre, donc, qui sait pertinemment quelles sont les politiques économiques dont la France a besoin pour ne pas continuer sur sa pente suicidaire(ce qu’elle fait, oui, depuis 1945). Strauss-Kahn est venu nous expliquer tout ceci à Harvard, du temps de Jospin. Peut-être une des rares fois où il fut franc, mais entre « gens du même monde » enfin le pensait-il, … cela ne sortirait pas du cénacle.
Je suis donc bien placée pour savoir que les convictions socialistes de DSK sont aussi sincères que celles de Mitterrand...Je tire néanmoins mon chapeau au disciple du Florentin pour son plus récent coup de vache ( mais pas le dernier) à la maldonne du PS. En lui filant un projet qu'elle a gobé tout cru, il précipite son cassage de pipe. Qu'est alors son intelligence, (seule qualité qui lui reste, selon la blague postée plus haut) quand elle n'est pas servie par un minimum de probité? Et je ne parle ici que de ses "choix" et convictions politiques, laissant à d’autres le soin de gloser sur son goût prononcé pour les nymphettes. Anne St Clair a en commun avec Danielle Mitterrand des andouillers de 14 points, (tiens, comme Wilson, enfin les 14 points, pas les andouillers). Les deux complaisantes ( bienveillantes...) savent de quel côté la tartine est beurrée. Ici pas d'amalgame, pas de diabolisation, des faits avérés de visu par votre serviteur, rue du Boccador, une des cantines de DSK.

La réponse à la première question, « à qui la faute si les Français sont des veaux, et depuis 45? », fut donnée en 1955 par Raymond Aron dans l'Opium des intellectuels, qui succédait à la prémonitoire "Route de la servitude" de Hayek, en 47 ou 49. En 1970 Crozier en ajouta une louche, dans "La société bloquée, et en 1976 Alain Peyrefitte, dans "Le mal français", tous au hit-parade des libraires cette année, un hasard? sûrement pas. Ezra Suleiman avait lui aussi bien cerné le problème dans ses travaux sur les hauts fonctionnaires et la politique (Politics, Power and Bureaucracy in France, Princeton, 1974). Il y eut aussi, plus proche de nous, Maurice Druon, en 2000, avec "La France aux ordres d'un cadavre", puis Raymond Boudon (2004) qui expliqua d'abord "Pourquoi les intellectuels n'aiment pas le libéralisme", puis, en octobre dernier, enfonça encore le clou, avec son dernier essai :"Renouveler la démocratie: Éloge du sens commun". Il semble utile de préciser une nième fois que sens commun et bon sens sont synonymes. Ce concept est la bête noire du dernier avatar de la chapelle illibérale: l'ineptie relativiste, catalyseur de la pensée de gauche de Marx à ...Bourdieu, Besancenot et Bové.(On a les leaders charismatiques qu'on peut et qu'on mérite).

Tous ces livres expliquent en long et en large pourquoi la France illibérale et égalitariste n’arrêtera son déclin que lorsqu’elle cessera, ce qu’on fait TOUS ses voisins, d’être "un état hyper-protégé, hyper-étatique" La réponse est donc dans la question….

Boudon, lui, pose la bonne question : "Comment sortir du « tout-se-vaut » qui fait le lit du « n'importe-quoi »? et elle ira droit au coeur de tous ceux que désespère la mort programmée de l’enseignement des lettres. Il poursuit: « Comment renouer avec l'idée qu'il existe une rationalité commune à tous, par delà les clivages individuels et culturels? C'est le fondement même de la vraie démocratie. Le relativisme ambiant fournit un terreau favorable à une conception cynique des relations sociales et politiques, à la réapparition des fondamentalismes"

... Et nous voici chez ces barbares, dont parle JPB dans son dernier livre.


Quitte ou double ? Pour revenir en xieme semaine, répondre à la question suivante: Quelle idéologie conduit depuis 1945 la France à brider ses cracks pour faire gagner les toquards?

Des veaux aux toquards, De Gaulle est incontournable.

Écrit par : Cadichon | 15 février 2007

Pas mal, pas mal, Cadichon… Ça valait le coup d'être debout (déjà ? encore ?) à quatre heures du mat'…
JPB

Écrit par : brighelli | 15 février 2007

Le livre des éditions Max Milo, "l'Ecole face à l'obscurantime religieux", paru en septembre dernier, et qui rassemble une vingtaine de réactions — dont, accessoirement, la mienne — au rapport Obin cité intégralement en annexe, est l'objet d'un compte-rendu qui n'est pas inintéressant :
(http://www.communautarisme.net/L-ecole-face-a-l-obscurantisme-religieux-20-personnalites-commentent-un-rapport-choc-de-l-education-nationale_a905.html)
Et le fait que cette note de lecture soit l'œuvre d'Isabelle de Mecquenem, Professeur à l'IUFM de Reims, est significatif : peut-être certains enseignants, dans certains IUFM, sont-ils capables de sortir de leur bulle… Ce n'est pas par hasard que cette universitaire note, l'air de rien, qu'"André Seksig attribue les affrontements communautaires d'aujourd'hui à l'exaltation des différences culturelles qui a prévalu dans les politiques scolaires de la décennie 1980-1990", et que "Paul Thibaud invoque la perte du référent national pour éclairer les revendications d'aujourd'hui. Il durcit le ton pour dénoncer les ravages de l'égalitarisme qui a sonné le glas de l'école républicaine." Autant dire que la "loi Jospin" de 1989 est à mettre aux poubelles d el'Histoire — comme nous le disons à peu près tous ici.
Maintenant, reste à savoir ce qui sera retenu, dans les faits, de ce constat accablant.
JPB
PS. J'ai jeté un coup d'œil rapide sur l'ensemble des contributions de ce site pas mal fréquenté. Il y a des choses vraiment intéressantes.

Écrit par : brighelli | 15 février 2007

Quitte ou double ? Pour revenir en xieme semaine, répondre à la question suivante: Quelle idéologie conduit depuis 1945 la France à brider ses cracks pour faire gagner les toquards?

Des veaux aux toquards, De Gaulle est incontournable.

Ecrit par : Cadichon | 15 février 2007

Incontournable, celui qui fit des prouesses pour faire gober aux français honteux de l'après-guerre qu'ils étaient tous des héros, que la France sortait blanche, propre et puissante de ce marasme. L'Allemagne vaincue se relevait rapidement et démocratiquement et pragmatiquement de ses cendres pendant que nous, convaincus de notre puissance intemporelle, allions faire deux guerres coloniales, véritables fiascos à tout point de vue.
Vénérer De Gaulle pour moi, c'est aussi entretenir la France dans une illusion de grandeur, un mensonge permanent qui nous coûte les yeux de la tête.

Écrit par : dobolino | 15 février 2007

Bonjour,
Miss France s'est rendue à l'Assemblée nationale à l'invitation de Xavier Bertrand, Ministre de la santé, et accompagnée de Madame de Fontenay. Elle a trouvé l'endroit "super beau" rapporte mon quotidien régional.
Ne disposant d'aucune information supplémentaire relative à cet événement je ne formulerai aucun jugement .
Je vais juste aller relire un peu celui qui disait : "un esprit sain dans un corps sain" .

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 15 février 2007

Témoignage.
Quand j'ai débuté comme institutrice de classe unique (1967-68) en ayant bénéficié d'une année de formation comportant cours théoriques et stages pratiques dont un seul de quinze jours dans ce type de classe et c'était mieux que rien, j'ai reçu une fois par trimestre la visite d'un conseiller pédagogique déplorant que ce genre de poste très difficile soit attribué aux normaliens sortants , voire aux auxilliaires titulaires du simple baccalauréat de l'époque. Je signale que l'école jusque là géminée redevenait classe unique à mon arrivée. J'ai donc appris le métier sur le dos de mes élèves, il faut l'admettre. A la visite du troisième trimestre le conseiller satisfait déclara que ça tournait et je lui répondis que je partais pour reprendre des études. Quelle ingratitude n'est-ce pas ? Je précise comme ça que le secrétariat de mairie m'avait été imposé afin qu'il restât atttaché au poste et que j'assurais le ménage et le chauffage de mon école au quotidien. Le percepteur refusa de me rétribuer pour cette tâche pour raison de cumul. Incroyable mais vrai.
Il me fallut essuyer quelques remarques insidieuses ici ou là du genre " Quand on est fille d'un petit paysan et qu'on décroche une place comme ça, on s'y tient, au lieu de voir grand" mais je fus encouragée dans ma décision par quelques personnes avisées dont mon professeur de français au collège ( le Cours complémentaire ayant changé de nom vers 1960 )
Autre aveu. Au CAPES interne à l'écrit et à l'oral en 88 ( je ne parle pas de l'épreuve pratique devant les élèves) il m'a fallu présenter une séquence avec des séances. J'ai joué le jeu, présenté un projet avec des articulations , une progression et défendu mon bout de gras avec conviction tout en sachant très bien que ma belle construction s'adressait à des élèves de papier et que sur le terrain il me faudrait procéder autrement et oublier cette hypocrisie.
J'ai cru fort naïvement que les IUFM allaient dispenser une formation solide et complète car je gardais de mon année de formation à l'EN un bon souvenir mais ce fut une année conduite au pas de charge. Pourtant elle fut déterminante et très riche.
D'autres que moi ont largement exprimé leurs désillusions et je n'y reviens pas.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 15 février 2007

Bonjour Hélène, moi aussi, je faisais le ménage dans ma classe unique à trois élèves en 1979/1980 et 1980/1981... Et le maire s'était aussi entendu dire par le percepteur que c'était du cumul d'emploi, alors les fiches de paie étaient au nom de mon mari, comme au "bon vieux temps"...

Écrit par : catmano | 15 février 2007

Cadichon, questions naïvement posées: si on "dés-étatisait" la France, si on prenait l'option "tout libéralisme" que nous avons quand même commencé à prendre,un peu, on aurait quoi? Une France plus à l'image des Etats-Unis ou de la GB? Une démocratie qui laisse aussi des masses de gens sur les trottoirs? pour le moins autant sans doute?
La France y gagnerait quoi, au juste? Qui gagnerait quoi?

Écrit par : Thalie | 15 février 2007

Thalie, Catmano et Hélène vous racontent comment elles se sont heurtées à l'interdiction de cumul d'emplois, l'une non rémunérée pour ses heures, l'autre ayant la chance d'avoir un mari travailleur indépendant qui avait liberté de travailler autant qu'il lui plaisait. Un embryon de réponse à votre question...

Écrit par : dobolino | 15 février 2007

Bonjour Hélène et Catmano,
Dans ma campagne, en 1972, c'était le chauffage de chaque classe qu'il fallait veiller à entretenir...
Debout à 5 heures du matin pour mettre le mazout dans les poêles et allumer le feu.
Et ne pas oublier de passer régulièrement commande du-dit mazout ...
Tiens, on ne m'a jamais parlé de cumul d'emploi...
C'était tout simplement bénévole !
Et comme j'arrivais de la ville, le choc culturel n'était pas négligeable!

Ah! C'était le "bon vieux temps" !

Écrit par : Maminou | 15 février 2007

Bonjour,

Nos enfants sont scolarise dans une classe mixte CE1/CE2 de 24 enfants, dans une petite ecole rurale. Les enfants sont globalment intelligents et motives, et il n'y a pas de problems sociale ni de pertubations ou de la violence. Meme les enfants les moins en avance sont loins d'etre "en difficultie". On pourrait meme dire qu’il s’agit d’un situation assez idylique cote pedagogique.

Certains enfants, dont les notres, font leurs travail rapidement et doivent attendre les autres pour continuer. Ils s'ennuie souvent pendant 15 minutes. Ils reclamment depuis septembre d'avantage de travail - on leur donne des coloriage magique (quand meme, a neuf ans…). Le professor refuse de donner plus de travail, et les a meme interdit de faire d'autes exercise ou rubriques, ou de lire en attendant les autres.

Mon epouse a demandee au professeur qu'il leur donne d'avantage de travail et qu'il les aide a realiser leur plein potentiel. Reponse : "Je ne suis pas ici pour instruire des enfants comme les votre, qui sont deja en avance et qui sont aides a la maison. Je suis ici pour aider les autres. L'obective est d'avoir une classe homogene et pas de faire avancer les enfants qui sont deja priviligies."

Il a aussi dit qu'en tant que prof il pourrait pas gereer le fait de donner des taches differents a chaque enfant, et il etait hors de question qu'il corrige autant de travail.

Donc, premiere etape - il faut virer de tels profs.

Avec les excuses d'un non-francophone pour ses abus de la langue de Moliere.

Écrit par : nickd | 15 février 2007

Eh bien, des comme ça, Nickd, j'en ai rencontrés à la pelle. Des qui respectent aveuglément le décret de 1955 interdisant les devoirs à la maison, de façon à ne pas sur-favoriser les enfants culturellement intégrés. Le résultat, quarante ans plus tard, c'est le développement tous azimuts de cours particuliers payants, que ne peuvent se payer que le splus riches. Encore une fois, le souci utopique de l'égalitarisme a engendré plus d'inégalités que l'élitisme le plus étroit.
JPB

Écrit par : brighelli | 15 février 2007

Eh bien, des comme ça, Nickd, j'en ai rencontrés à la pelle. Des qui respectent aveuglément le décret de 1955 interdisant les devoirs à la maison, de façon à ne pas sur-favoriser les enfants culturellement intégrés. Le résultat, quarante ans plus tard, c'est le développement tous azimuts de cours particuliers payants, que ne peuvent se payer que le splus riches. Encore une fois, le souci utopique de l'égalitarisme a engendré plus d'inégalités que l'élitisme le plus étroit.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 février 2007

A votre avis, pourquoi? Quand même, depuis le temps qu'on en constate les effets pervers, la prise de conscience aurait du se faire.

Écrit par : dobolino | 15 février 2007

Le prof en question est fraichement sortie de l'IUFM (sa deuxieme annee de travail).

Est-ce qu'on peut faire quelque choses? Nos amis ont dit que c'est pas la peine de parler a l'inspectuer ou de contacter l'academie. La directrice s'en fiche.

Écrit par : nickd | 15 février 2007

Est-ce qu'on peut faire quelque choses? Nos amis ont dit que c'est pas la peine de parler a l'inspectuer ou de contacter l'academie. La directrice s'en fiche.

Ecrit par : nickd | 15 février 2007

A mon avis, non. En revanche, je ne pense pas qu'elle peut interdire à vos enfants de lire un livre qu'ils auraient apporté dans leur cartable en attendant les autres ni de faire les petits jeux éducatifs (mots croisés, par exemple) sur un livret acheté dans le commerce (c'est un peu le principe des coloriages magiques d'ailleurs : un exercice de calcul dont on colorie les cases en fonction des résultats pour obtenir un dessin que l'enseignant corrigera rapidement simplement en le comparant au modèle).
L'inspecteur de circonscription ne tiendra certainement pas compte de votre plainte et, si vous arrivez à le joindre, vous expliquera que l'enseignante s'en tient aux programmes et n'a pas à fournir de travail supplémentaire à des élèves "trop" rapides, du moins je pense. Demandez à M. Mabilon, peut-être.
Quant à la directrice, elle n'a aucun droit de regard sur le travail de ses collègues, n'étant pas leur supérieur hiérarchique. Même si elle déplore cet état de fait, elle ne doit pas vous en parler.

Écrit par : catmano | 15 février 2007

Avez-vous vu le sujet sur les universités au journal de 13 heures aujourd'hui jeudi. C'est effarant, non ?

Les labos de recherche, on se serait cru dans le Tiers-Monde.

Quand je vois ça et que je lis certains témoignages sur ce blog, Je sens "baisser le niveau" de mes préjugés "antilibéraux". Ca va réjouir certaines personnes !

Si l'Etat est incapable de remplir ses missions, qu'il les délègue !
(Bon sang, quand je pense à tous les impôts que l'on paie !)

On en apprend de belles en ce moment sur Chirac grâce au gars "que toutes les belles-mères de France aimeraient avoir pour gendre"...Son admiration pour Mitterrand...C'est vrai qu'il lui doit tout ! ...Et à la Gauche aussi en 2002...Ca explique beaucoup de choses.

Écrit par : Robin | 15 février 2007

ncore une fois, le souci utopique de l'égalitarisme a engendré plus d'inégalités que l'élitisme le plus étroit.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 février 2007

Moi, j'ai connu une collègue agrégée qui avait sa fille dans sa classe. Elle ne faisait jamais faire de dictées et presque pas de grammaire et elle mettait une note d'orthographe sur les rédactions faites à la maison.

C'est elle qui avait fait venir le copain de Meirieu pour le stage d'établissement de trois ans. Inutile non plus de vous dire à quel syndicat et à quel parti politique elle appartenait. Et garce avec ça !

Écrit par : Robin | 15 février 2007

Une classe unique d'une trentaine de gamins, la mairie (pour laquelle on vous dérange à n'importe quelle heure car Monsieur le maire en raison d'une double vie n'était disponible que deux fois dix minutes par semaine dans sa commune), le ménage, le chauffage, repeindre le tableau, préparer jusqu'à minuit et se lever très tôt, utiliser mes disques et mettre de ma poche, ce n'est pas cela qui m'a poussée à partir alors que je progressais et parvenais à dominer la situation dans la plus totale solitude. Je passe sur le seau hygiénique et le minuscule filet d'eau du logement de fonction.Puisque je venais de la campagne , je n'étais pas dépaysée.
Non ce qui ne passait pas ( et qui n'a jamais passé ) c'est que l'on vienne me dire que j'avais la planque et que j'étais bien payée pour le peu que je faisais. A l'époque, la hiérarchie manifestait une certaine compréhension sans forcément résoudre les difficultés.
Aujourd'hui, la hiérarchie elle massacre les bonnes volontés
Ca ne s'est pas arrangé du tout : maintenant c'est la loi de la castagne si on veut bosser normalement pour transmettre des connaissances et faire réfléchir un peu.
Ah, au fait, le décret de 55 sur les devoirs à la maison je suis passée par une belle porte : aucun de mes instituteurs, aucun de mes professeurs ne le connaissait.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 15 février 2007

À Carole,
Si nous passons par le cned malgré tout le mal que j'en pense, c'est d'une part parce que c'est un organisme qui relève du public mais d'autre part et surtout parce que nous n'avons pas les moyens financiers de recourir à d'autres instituts privés beaucoup plus onéreuxet croyez moi on paie déjà très cher ce choix!Surtout qu'avec de bons vieux manuels on arrive parfaitement à leur assurer des cours de qualité
De plus, le choix du cned marginalise beaucoup moins nos enfants. . Je le répète le cned est juste un moyen pour nous de maintenir nos enfants dans un enseignement public tout en fuyant le "présenciel" qui n'est aujourd'hui qu'une garderie abêtissante et, avantage suprême, je n'ai ainsi aucun compte à rendre à l'inspecteur de circonscription.
Mais vous avez raison il existe, pour ceux qui en ont les moyens d'excellents cours privés par correspondance.
En ce qui me concerne je fais avec les moyens du bord et de mon porte monnaie tout en continuant, par nos impôts à contribuer à la scolarité de tous les autres.
j'aurais peut-être du retenir cette dernière remarque mais je viens de voir un reportage sur l'état de l'université qui me fait plus que bondir(et j'aimerais que nos impôts contribuent davantage à l'éducation)! Qu'on arrête d'envoyer autant de gamins vers un bac ,engendrant ainsi non seulement la dévalorisation de cet examen mais bien pire celle des filières universitaires qui ne deviennent plus que des halls-parkings pour de futurs jeunes chomeurs! il est clair qu'avec cette politique qui traite les problèmes à reculons on ne voit pas le précipice.
bonne journée à tous.

Écrit par : Patricia Mesnigé | 15 février 2007

Robin, je suis sidéré que vous soyez sidéré…
L'admiration de Chirac pour Mitterrand, le fait qu'il s'est installé dans ses meubles (mais pas dans son lit : il est trop grand), et bien d'autres choses, c'était déjà, il y a cinq ans, dans les mémoires du chauffeur du Chi, "Vingt-cinq ans avec lui" (chez Ramsay — signées d'un certain Jean-Claude Laumond). Et les anecotes sur la vie privée aussi — et le reste.
C'est vrai que j'ai de drôles de lectures…
JPB

Écrit par : brighelli | 15 février 2007

De quel décret de 1955, parlez-vous JPB?

Écrit par : Thalie | 15 février 2007

Un décret passé sous Guy Mollet (ce me semble…), et qui interdisait tout devoir écrit à l'école primaire. Il n'a jamais été aboli, et nombre d'instits, particulièrement ceux qui veillent obstinément à l'égalité de tous (c'était l'objet du décret), quitte à fabriquer des inégalités en masse, s'y conforment toujours — avec des nuances, parfois.
Je n'ai pas souvenir d'avoir eu des devoirs écrits durant toute ma scolarité primaire — des leçons, oui, des choses diverses à connaître par cœur, tous les jours — poésies, tables de multiplication et résumés du livre d'Histoire… Nous compensions par une masse importante de devoirs en classe — puisque nous avions un classement mensuel, qui s'appuyait sur une foule de notes.
JPB

Écrit par : brighelli | 15 février 2007

Hors sujet

http://video.google.fr/videoplay?docid=-996055986353195886

Écrit par : xxx | 15 février 2007

L'égalité de tous... Parlons-en.

Dictée donnée par moi à trois élèves de sixième mardi 13 février.

'Tempête en mer.
Toutes les barques sont amarrées, pourquoi ne sortent-elles pas ce matin ? Le ciel a des tons magnifiques, sur un fond gris bleu se détachent d'énormes nuages indigo ou violets frangés d'or qui avancent, courent, se rassemblent puis se disloquent en noirs lambeaux.

Le vent soulève d'énormes tourbillons de sable, celui-ci retombe avec un bruit sec sur le bitume de la digue. Sans doute la tempête est proche et les pêcheurs ne s'en iront pas au large.
Atteindrai-je le phare pour m'abriter ?'

Mea culpa, c'est trop difficile.

J'ai lu très lentement chaque phrase, en précisant : 'Réflechissez-bien au sujet, pour savoir s'il est au singulier ou au pluriel pour accorder le verbe.'

Simon B. 13 ans et demi. A redoublé son CP.

Têmpete en mer.
tout les Barque son amare, pourquoi ne sort'elle pas ? (Je dictais la ponctuation.)

ce matin le ciel a des thon manifique sur un fond gris bleu se detache denorme nuage indigo (explication de la couleur indigo, avec les couleurs du prisme dans un arc-en-ciel) ou viole frenge (explication du mot franges, en montrant le chiffon du tableau, en expliquant un coucher de soleil. A chaque fois je reprends la phrase très lentement depuis le début.) d'or qui avance, coure, se rassemble puis se dislok en noir l'embaux. (explication du mot lambeaux, avec révision du pluriel des mots en al : cheval, journal, et en eau tonneau, ruisseau)
le vent souleve denorm dourbillon de sable se luici redonbe avec un bruit. ' (La cloche sonne et il doit partir.)

Dylan P. 13 ans et demi . 3 ans d'orthophonie.

' tempete en mèr toutes les barque sont amarée, pourkoi ne sort elle pas se matin ? le ciel a des ton manifique, sur un fond gris bleu se détachen dénorme nuages indigo où viole frange d'or qui avance cour , se rasemble puis se disloque en noir l'embaux.
Le vent soulève denorme tourbillon de sable se lui si retombe avec un bruit sec sur le bitume de la digue (j'avais expliqué les mots bitume et digue ) sans doute la tempete est proche est les pêcheur ne seiront pas aux large.
attendraige le phare pour m'abrite ? '

Edouard D. 12 ans . Tête d'ange, je m'aperçois au bout d'un certain temps qu'il entend mal, le fais venir au premier rang, il écrit très lentement et de ce fait ne prend jamais de notes en classe. Petit, il confondait les lettres.

Tempête en mer.

Toute les barques sont amaré, pour quoi ne sorte t'elle pas se matin ? Le ciel a des tons magnifique, sur un font gris bleu qui se détache d'un nuage indigo ou violè franché d'ore qui avancent, cour, se rasamblent puis se disloque en noir lembeau
le vamt soulève d'énorme tourbillon de sable, se luisi (là il était très en retard et j'ai dû continuer.)

sans doute la tempète est proche et le pècheur ne son irons pas au large

ateindrège le fare pour mabrité !

Ces trois enfants ont été déclarés dyslexiques, ont un ou deux ans de retard, ont tous été en orthophonie, auraient besoin de soutien en calcul et en anglais.

Simon B, qui me pose des problèmes de discipline, ainsi que Dylan P., a un cours d'orthophonie tous les samedis matins en calcul pour 'se situer dans l'espace', depuis deux ans.

Etant donné que dans ce pays, l'apprentissage en MS, GS, CP ... se fait par des méthodes mixtes, même dans les écoles privées, (qui sont sous contrat ) il y a gros à parier qu'eux aussi sont des victimes.

Ils lisent en anônnant et en suivant du doigt. Ils ont ouvert de grands yeux quand j'ai parlé de temps des verbes, aucun n'a été capable de réciter une conjugaison correctement, mélangeant allègrement futur et temps du passé (le passé simple leur est inconnu, merci Mr Lang)
Ils n'étaient pas du tout intimidés, je leur avais expliqué que j'étais là bénévolement, que je ne mettais pas de notes, que j'étais là pour les aider. Est-il utile de persévérer ?

Bon courage, Patricia, tu as fait le bon choix.


Petite anecdote :j' écoutais ce matin le président de la "cour européenne des droits de l'homme", Jean-Paul Costa, raconter que la cour avait sorti de prison un pauvre homme enfermé au Kamtchatka pour de nombreuses années, et innocent, grâce à l'aide d'une ONG qui s'était interessée à son triste sort. Il avait en effet peu de chance de s'en sortir seul, portant "le nom improbable de ...Kalachnikov" !

J'ai pensé que ce qui avait été fait pour un seul homme mériterait peut-être d'être tenté pour les millions d'enfants de notre école sacrifiés depuis trente ans : pourquoi pas ne pas porter plainte pour : le manquement au devoir du pays d'instruire ses enfants, et au droit des enfants de recevoir une instruction correcte.
Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 15 février 2007

JPB, j'ai laissé bien reçu votre courriel et je viens d'y répondre.

Écrit par : Robin | 15 février 2007

hors-sujet
désolé . errata

http://video.google.fr/videoplay?docid=-8996055986353195886

Écrit par : xxx | 15 février 2007

Nickd,
Pourquoi vous arrêter à ce petit inspecteur d'académie.
Contactez le chef de cabinet, ou le ministre.
Il faut mieux s'adresser au bon Dieu qu'à ses saints.

Normalement, elle devrait leur proposer des cours différenciers. Cela existe. Lorsque j'étais en France, j'ai eu l'occasion de renconter beaucoup de profs qui procédaient de cette facon. Et pour les enfants, c'est gagnant gagnant.

Laisser un enfant s'ennuyer, c'est l'autoriser progressivement à ne plus avoir envie de travailler et à le démotiver. Votre devoir en tant que parent, est de ne pas accepter ce genre de situation.
C'est un type de ségrégation que je ne tolère pas. Et qui est le résultat du nivellement par le bas de l'EN.
Bon courage.

Écrit par : Carole | 15 février 2007

CHAPITRE 23

L’égalité des chances.


L’égalité des chances des individus est une notion fort controversée. Comme c’est bien souvent le cas, aborder ce problème au cours d’une réflexion collective, sans avoir défini ce dont on parle, c’est courir le risque de débattre en pure perte. Or, vouloir l’égalité des chances pour nos élèves, ce n’est nullement affirmer qu’il existe chez eux une égalité d’aptitudes et que tous sont aptes à suivre le même enseignement, les mêmes programmes, les mêmes processus méthodologiques. Tout système éducatif qui prétend faire suivre les mêmes études à tous ne peut qu’entraîner un nivellement par le bas. C’est contraindre le bolide de formule 1 à rouler à la même vitesse que la 2 CV Citroën, l’inverse étant bien évidemment exclu.
Pour que leurs chances soient égales, il faudrait en tout premier lieu que tous les individus aient le même patrimoine génétique. En ce sens, des clones pourraient peut-être avoir des chances égales mais nous n’en sommes pas là.
Il faudrait ensuite qu’en plus de ce même patrimoine génétique, les individus reçoivent la même empreinte socioculturelle. Et vraisemblablement, ces conditions nécessaires ne seraient-elles pas encore suffisantes.
L’école ne peut en rien modifier le génome des élèves. Elle doit les accueillir tels que dame Nature les a fait naître. L’école de la République n’est pas non plus responsable de l’origine des enfants. Elle accueille ceux des riches comme ceux des pauvres ; ceux des parents cultivés comme ceux des parents analphabètes ; ceux dont la petite enfance a été bercée de contes ayant nourri leur imaginaire comme ceux à qui on a trop peu parlé ; ceux qui ont déjà un riche passé culturel à leur arrivée à l’école et ceux à qui on n’a encore rien appris et parfois pas même à parler. Elle met un point d’honneur à ne pratiquer aucune sélection lors de l’accueil initial des enfants. Cette remarque est importante : on ne peut comparer que ce qui est comparable. On ne saurait établir de classement d’excellence entre un établissement privé élitiste qui sélectionne soigneusement ses élèves à l’entrée et un établissement public d’enseignement de masse qui ne peut pratiquer cette discrimination. Cela vaut d’être dit.
C’est donc à un petit monde hétérogène que l’école de la République doit donner l’égalité des chances ! Parfois, les différences sont telles que certains enseignants voudraient freiner les écoliers brillants, les retarder volontairement pour permettre aux autres de se hisser à leur niveau. Qui ne voit que c’est démarche injuste et folle ?
Les enfants ne se mettent pas tous à marcher au même âge et qu’on le veuille ou non, certains peuvent savoir lire dès quatre ans, sans effort, alors que d’autres ne le pourront qu’à huit, après patience, persévérance et longueur de temps. Je me suis donc toujours insurgé contre les esprits totalitaires qui veulent couler tout le monde dans le même moule, au nom de la sacro-sainte égalité des chances et au mépris de la réalité des faits. Il me semble que ces esprits confondent égalité et justice. D’aucuns voudraient interdire à l’enfant d’entreprendre prématurément les apprentissages fondamentaux même s’il en est capable et s’il y montre de l’appétit. Le bon âge serait celui des règlements et non celui des capacités. Conçoit-on un règlement qui interdirait aux enfants de montrer leurs dents de lait au moment où elle veulent percer ?
C’est peut-être par générosité à l’égard des enfants victimes de handicaps d’origine socioculturelle qu’on jette certains interdits. C’est pour favoriser l’utopique égalité des chances que d’aucuns voudraient refuser aux enfants réellement précoces le droit d’entrée au cours préparatoire dès l’âge de cinq ans. Dans les villages, dans les classes à plusieurs cours, là où ils sont accueillis à cinq, voire à quatre ans, combien de petits Marcel Pagnol ont appris à lire seuls, en écoutant, en observant, en voyant travailler leurs condisciples plus âgés ? Je sais de quoi je parle. A-t-on le droit d’exclure ces enfants-là de l’école ou de les contraindre à l’ennui sous le prétexte qu’ayant un esprit bien plus mûr que le plus grand nombre, ils ont le temps d’attendre ?
Si l’école ne peut rien contre l’inégalité congénitale, elle peut largement, en revanche, contribuer à réduire les carences d’origine socioculturelle. Ces carences, quelles sont-elles ?
Bien souvent, il s’agit d’un retard de langage, soit que les parents n’aient guère parlé à l’enfant pour des raisons diverses, soit qu’ils lui aient parlé en cette langue ridicule qui appelle le lait lolo et meumeu la productrice du lolo. Or un enfant doit savoir parler sa langue maternelle avant d’apprendre à la lire. C’est la condition sine qua non.
Quelquefois, il s’agit d’un retard psychomoteur dont peuvent être victimes les enfants auxquels on n’a point laissé suffisamment d’initiatives, qu’on n’a pas laissé suffisamment se frotter à l’environnement, enfants surprotégés que l’on croit soustraire aux dangers en dressant devant eux une barrière d’interdits. J’ai connu un père de famille, instituteur de surcroît, qui tenait la main de son fils, élève du collège, pour lui faire traverser la rue principale d’un chef-lieu de canton qui n’avait pourtant rien d’une autoroute encombrée. Je lui avais exprimé très franchement mon sentiment. On perd toujours de vue cette vérité première qu’éduquer un enfant, c’est lui apprendre à se passer de l’adulte le plus tôt possible et en tout cas dès qu’il est capable d’autonomie, en le mettant bien sûr en garde contre le danger omniprésent.
On s’extasie toujours devant les enfants prodiges, les Wolfgang Amadeus Mozart. Ce faisant, on oublie généralement que, dès leur naissance, leurs parents leur ont donné le bain culturel qui a favorisé l’éclosion de leurs dons. Tous les enfants doués, plus nombreux peut-être qu’on ne l’imagine, n’ont pas cette chance : pour un petit Wolfgang aux potentialités épanouies grâce à son père Léopold que de petits Mozarts assassinés ! Quels sont les enfants qui, à dispositions sensiblement égales, parviennent le plus rapidement à maîtriser la lecture ? Tous les enseignants constatent que ce sont les enfants auxquels leurs parents ont offert très tôt des livres qui racontent des histoires simples, qui contiennent certes des images que l’on peut faire lire aux enfants, en attirant leur attention sur les détails mais qui contiennent aussi ces petits signes, les mots, qui permettent de se passer de l’adulte dès qu’on sait les lire. Donner très tôt aux enfants ce désir de savoir lire, c’est à coup sûr simplifier la besogne si aride de l’apprentissage.
J’ai donc vivement encouragé la création et souvent plaidé la cause des bibliothèques dans les écoles maternelles et dans les regroupements scolaires de village. Je retrouvais immanquablement les deux catégories de maires déjà évoquées :
- Mais m’sieu l’inspecteur, à la maternelle les p’tiots ne savent pas encore lire ! Pourquoi faudrait-il que la commune dépense des sous pour acheter des livres qui ne serviront à rien ? Nous, vous savez, c’qu’on d’mande à l’école maternelle, c’est d’garder nos gamins pour que les parents puissent aller aux champs.
J’ai parfois entrepris de donner à ceux-là des leçons de pédagogie. Si j’ai obtenu quelques rares succès, j’ai surtout essuyé bon nombre de sourires sceptiques.
Mais je rencontrais aussi de jeunes maires attentifs :
- Comptez sur moi, monsieur l’inspecteur, pour en parler favorablement à mon conseil municipal et pour dégager les crédits nécessaires dans les meilleurs délais.
Les parents que je rencontrais quelquefois, trop peu souvent à mon gré, faute de temps, lorsque j’assistais aux conseils d’école où ils pouvaient faire entendre leur voix, étaient pour moi des alliés potentiels mais surtout des électeurs que les maires écoutaient plus volontiers qu’ils ne m’écoutaient. Œuvre de longue haleine mais œuvre exaltante !
Lutter contre les handicaps d’origine socioculturelle c’est aussi, et peut-être d’abord, mener croisade pour la disparition des taudis scolaires comme ceux que j’ai connus à mon arrivée en Vouzinois, que visitaient les rats et dont les parquets vermoulus, les installations sanitaires repoussantes auraient dû couvrir de honte les édiles. Est-il croyable que certains maires aient pu tolérer que perdurent de telles situations ? Ces édiles existaient. Je les ai rencontrés ! Ils ne savaient que dire : « Mais d’mon temps ! » Quel attrait peut-il y avoir pour un petit enfant, à quitter un nid familial de plus en plus confortable à notre époque, dans la majorité des cas, pour se rendre en ce lieu de laideur, d’inconfort et parfois d’insécurité qu’était encore l’école, il y a peu, dans certains villages ?
L’égalité des chances, c’est donc pour chaque enfant le droit de disposer partout, à la campagne, comme à la ville, de locaux agréables, intelligemment décorés, convenablement chauffés en hiver, suffisamment frais aux beaux jours. Dans le Vouzinois, ma mission consista longtemps à rechercher les solutions susceptibles d’offrir aux enfants dans des délais raisonnables ce cadre de vie auxquels ils avaient droit. La mise en place des regroupements et la création de pôles scolaires y contribua pour une large part. Peu d’écoles rappelaient encore lors de mon départ, en 1994, cette noire misère que j’avais trouvée à mon arrivée en octobre 1968.
Il est vrai que l’école de la République est confrontée parfois à des réalités inéluctables. Elle n’est pas comme l’ébéniste qui peut choisir son bois. J’ai dit qu’elle ne sélectionnait pas ses élèves, ne conservant que l’élite et repoussant le tout venant. C’est là sa grandeur. Mais elle souffre parfois de ses propres carences et, si le bois ne choisit pas son ébéniste, l’élève ne sélectionne pas non plus ceux qui ont la lourde responsabilité de le façonner de leur mieux, en mettant à sa disposition leurs connaissances, l’originalité de leurs violons d’Ingres, leur richesse intérieure et leur talent.
Il ne suffit pas d’affirmer que l’égalité des chances dépend seulement du patrimoine génétique de l’enfant, de l’environnement socioculturel, de la qualité d’accueil offerte à l’école, de la vigilance du législateur. Dans la relation pédagogique, il y a certes l’enfant, il y a sa famille, il y a les édiles responsables mais en dernier ressort, tout se passe dans une classe. Et dans une classe, il y a aussi l’enseignant, celui qui a charge de servir la nourriture intellectuelle, de dispenser le savoir, de développer les savoir-faire et de construire le savoir-être. Qui oserait affirmer que l’égalité des chances est indépendante de la qualité des enseignants ?
Il existe, et c’est regrettable, une inégalité des enseignants que j’ai constatée, étant élève, pour en avoir été souvent la victime tout au long de ma vie de collégien. Cette inégalité, dont on se garde bien de parler dans les sphères du château et surtout dans les organisations syndicales, je l’ai aussi rencontrée trois ou quatre fois au cours de ma carrière d’inspecteur. Il en est de la nourriture de l’esprit comme de la nourriture du corps. Elle peut être servie par des cuisiniers fort divers. Tel élève aura la chance de déguster des plats équilibrés et savoureux, composés et réalisés avec talent par les maîtres-cuisiniers d’établissement à trois ou quatre étoiles. Tel autre aura la malchance de s’asseoir à la table de gargotiers sans formation ou n’ayant reçu qu’une formation de gargotiers.
Quelquefois maladroit dans ses choix comme dans ses orientations ou soumis à de regrettables pressions, le législateur est cependant attentif à la qualité des enseignants. Je puis témoigner de l’effort important entrepris pour améliorer la compétence des maîtres du premier degré puisque j’étais associé à cet effort. Je ne puis rien dire de la formation donnée dans les IUFM ayant quitté trop tôt la vie active pour en juger mais je crains que n’y soufflent les vents contraires du pédagogisme, mon vieil ennemi.
L’instituteur d’autrefois disparaît peu à peu et une nouvelle espèce est en train d’émerger, le professeur des écoles. Qu’est-ce à dire ?
Les syndicats d’enseignants ont toujours revendiqué une revalorisation des traitements et il est vrai que l’enseignant a vu chez nous sa rémunération se détériorer peu à peu. Un ministre éphémère, inventeur du « redéploiement des moyens » et dont la bru était institutrice, s’était ému de cette situation et aurait souhaité y porter remède. Il se heurta au problème insoluble de la grille de rémunération des fonctionnaires en vertu de laquelle toute modification indiciaire intervenant dans une administration est susceptible de rompre des parités et de déclencher des réactions en chaîne dans toutes les autres.
Il existe quatre catégories de fonctionnaires. Les fonctionnaires de catégorie D, les plus modestes, naguère recrutés au niveau du certificat d’études primaires. Pour être titularisé dans un emploi d’ouvrier d’entretien ou de femme de service dans la fonction publique, il fallait posséder ce diplôme. Les fonctionnaires de catégorie C sont recrutés au niveau du brevet, examen subi à l’issue de la classe de troisième et qui s’est appelé successivement brevet élémentaire, puis brevet d’enseignement du premier cycle puis brevet des collèges. Les fonctionnaires de catégorie B sont des cadres moyens. Les instituteurs qui appartiennent à cette catégorie étaient recrutés au niveau du baccalauréat de l’enseignement secondaire. Quant aux fonctionnaires de catégorie A, professeurs et cadres supérieurs, ils sont recrutés au niveau de la licence.
Pour satisfaire à la revendication indiciaire des instituteurs, sans entraîner de réactions en chaîne insupportables pour le budget de la nation, il n’était qu’une seule voie, les faire accéder à la catégorie A et les recruter au niveau de la licence de l’enseignement supérieur. Il n’y aurait plus qu’une seule catégorie de professeurs, les uns professeurs de l’enseignement secondaire et les autres professeurs des écoles, tous formés dans les instituts universitaires de formation des maîtres (I.U.F.M.) où on ne pourrait entrer qu’après avoir satisfait à des tests et sous réserve de posséder une licence, quelle qu’elle soit, y compris une licence n’ayant aucune utilité pour un futur enseignant.
Lorsqu’une catégorie nouvelle se substitue à une autre, il existe une période transitoire, parfois très longue, où coexistent l’ancienne catégorie et la nouvelle. C’est pourquoi, à l’école élémentaire, il existe actuellement et pour un certain temps encore, des instituteurs et des professeurs des écoles.
Les instituteurs, titulaires du seul baccalauréat, sont donc des fonctionnaires de catégorie B, rémunérés selon les indices de la catégorie B, fonctionnaires dit actifs, avec retraite possible à cinquante-cinq ans.
Les professeurs des écoles, titulaires d’une licence, sont pour leur part des fonctionnaires de catégorie A, rémunérés selon les indices de la catégorie A, fonctionnaires dits sédentaires, avec retraite à soixante ans.
Il était prévisible que cette réforme du recrutement allait susciter une certaine zizanie entre fonctionnaires qui assurent la même mission, apprendre à lire, écrire et compter mais appartiennent à deux corps, différemment rémunérés. En pareille situation, l’administration offre à l’ancien corps deux possibilités d’accès au nouveau, l’accès à l’ancienneté des services, réservé à un contingent restreint de fonctionnaires proches de la retraite et l’accès par concours interne, réservé à un autre contingent, formé de maîtres généralement plus jeunes qui ne pourraient accéder au nouveau corps qu’après de longues années. Ils doivent alors satisfaire aux épreuves d’un examen passerelle. Il faudra quelque temps encore avant que ne soit résorbé l’ancien corps des instituteurs et que chacun s’habitue à la nouvelle appellation.
Toute modification dans l’ordre des choses a souvent, pour ne pas dire toujours, des effets pervers dans l’ordre des esprits. Ainsi ai-je entendu des personnalités souvent munies des plus hauts titres de l’université, des personnalités de haut lignage et de beau plumage mais de triste ramage, interroger, faussement naïfs :
- Croyez-vous qu’il faille une licence pour enseigner à l’école maternelle ?
Ma foi, je ne sais si une licence est indispensable pour enseigner à la maternelle mais je suis assuré qu’elle ne peut pas nuire et je sais aussi qu’elle était indispensable pour que les maîtres de l’école maternelle obtiennent une meilleure rémunération. Au nom de quoi estimerait-on qu’un enseignant de maternelle doit être moins rémunéré qu’un autre ? Au nom d’une peau d’âne ? Au nom de la taille des élèves ?
Il est, me semble-t-il, un critère bien plus sérieux. C’est celui de l’égale dignité de toutes les missions d’éducation et donc de tous les enseignants. Allons, messieurs les bons apôtres, en quoi serait-il indigne d’apprendre à parler à un petit enfant, puis de lui apprendre à lire ? En quoi serait-il plus digne de faire une conférence devant plusieurs centaines d’étudiants groupés dans un amphi, sans savoir d’ailleurs comment ils s’appellent et sans se préoccuper bien sûr de l’efficacité de la conférence ? Il est heureux que l’on admette enfin que tous les enseignants, au nom du simple bon sens, doivent être rémunérés aussi par référence aux services qu’ils rendent et non seulement par référence à leurs titres universitaires ou à l’âge de leurs élèves. Et je ne vois pas que l’enseignant s’efforçant de mettre vingt-cinq marmots de cours préparatoire venus de tous les horizons socioculturels en situation de lire rende moins de services à la société qu’un professeur de nos enseignements secondaire ou supérieur s’adressant à une élite ou soi-disant telle.
Il est sans doute heureux que l’évolution des mentalités soit en marche et que, par voie de conséquence, la formation des maîtres évolue. Mais dans quel sens évolue-t-elle ? Cette formation pédagogique des enseignants doit être l’une des préoccupations majeures des responsables du système éducatif car les élèves confiés à des maîtres bien formés et compétents peuvent mettre plus de chances de leur côté que les malheureux écoliers des années soixante, confiés à d’infortunés remplaçants sans formation. Malheureusement j’entrevois des gourous qui m’inquiètent suffisamment pour que je m’interroge : que fait-on à l’IUFM ?
En 1948-1950, la formation professionnelle, à l’école normale d’instituteurs, occupait deux années scolaires, soit six trimestres, et ce n’était pas trop. Chaque trimestre était structuré de manière identique : les quatre premières semaines étaient consacrées à un stage pratique dans une classe, sous la houlette d’un maître dit d’application, maître chevronné et qui se montrait d’une exigence stricte, à tous les égards. La première semaine de stage, nous observions, nous écoutions, nous prenions des notes et nous sollicitions des explications afin de bien connaître la classe. La seconde semaine, nous conduisions chaque jour une leçon, une seule, dans une discipline chaque jour différente. La troisième, nous dirigions intégralement la classe du matin ou celle de l’après-midi et enfin, la quatrième semaine, nous étions responsables à part entière de la conduite de l’enseignement. Nous devions indiquer à nos professeurs, les horaires de nos interventions et ils venaient se rendre compte de la qualité de notre travail afin de le noter. C’était une formation rationnelle, progressive, bien encadrée.
Chacun de ces stages était suivi d’un retour de deux mois à l’école normale, au cours desquels nous recevions une formation théorique inspirée de notre récente expérience. Cette formation comportait des cours et des travaux pratiques de psychologie de l’enfant et de didactique des différentes disciplines. Nous disposions aussi de larges tranches de temps de liberté relative que nous consacrions à la pédagogie générale, à la préparation de divers dossiers destinés à nos classes futures et surtout à notre culture personnelle. Les six stages pratiques nous permettaient de connaître tous les cours y compris l’école de village à classe unique car le stage rural était obligatoire et nul directeur d’école normale n’aurait accepté d’y renoncer. Notre formation était solide, complète, bien adaptée aux exigences de cette époque. De nos jours, les exigences sont incertaines et l’adaptation est bien plus aléatoire. C’est pourquoi la formation est rendue plus difficile.
Une grave erreur a été commise à mon sens. Lorsque les instituteurs ont obtenu le droit de mettre leurs connaissances à jour au cours de stages de recyclage, ce qui est aussi un devoir, le législateur, pour des raisons d’économie budgétaire que chacun peut comprendre, a malencontreusement associé la formation initiale des maîtres à la formation continuée. Tout maître partant en stage de recyclage était remplacé par un élève instituteur en formation professionnelle seul responsable de la classe durant la durée du stage. Il y a cinquante ans l’élève maître n’était pas seul en présence des élèves. Le maître titulaire de la classe était omniprésent et sa tutelle permanente. On a voulu former des apprentis sans maîtres. Je ne crois absolument pas que les trop rapides visites des personnels d’encadrement puissent pallier l’absence d’un regard de chaque instant.
Je ne saurais dire combien de types de formation j’ai connus en un quart de siècle. Le fait est qu’on en a souvent changé. Il y eut plusieurs régimes. Les élèves instituteurs en formation professionnelle (les F.P.) étaient issus, tantôt d’un concours externe, tantôt d’un concours interne, en fonction desquels la formation n’avait pas même durée. Il existait des FP1, des FP2 et même, à une certaine époque, il y eut des FP3. Tout cela était la lointaine conséquence de la période noire du recrutement hâtif des années soixante.
Comme les futurs instituteurs ne sont plus astreints désormais au régime de l’internat, comme les concours d’entrée ne concernent plus des adolescents de seize ans mais des adultes dont certains sont mariés et parfois parents ou sur le point de l’être, on imagine les difficultés d’organisation des stages professionnels. Il faut que l’école d’accueil du stagiaire soit proche de son domicile. Ce critère prévaut malheureusement trop souvent sur l’efficacité de la formation. Des élèves instituteurs ont pu ainsi accomplir plusieurs stages successifs dans des cours similaires et tout ignorer des autres cours. Cela ne me paraît pas acceptable.
Actuellement la formation théorique est confiée à l’université. Les nouveaux enseignants, nommés dans les circonscriptions d’inspection, sont incontestablement plus mûrs que leurs aînés et, désormais licenciés, ont aussi des connaissances plus approfondies mais je ne suis pas certain que les meilleures conditions soient encore réunies pour parvenir à une formation pratique irréprochable. Peut-on tolérer, par exemple, qu’un de ces nouveaux maîtres ait pu me dire, l’année de mon départ à la retraite, que sa formation ne lui avait pas permis de connaître le cours préparatoire, classe qui venait de lui être confiée !
Égalité des chances ? Vœu pieux ! Utopie à la mode dont certains pourtant se font les avocats généreux ! Trop de différences originelles, trop de barrières, trop d’exigences contradictoires, trop d’idées reçues trop farouchement gardées, trop de pesanteurs administratives, trop d’habitudes et de pseudo certitudes enracinées…
Ces difficultés doivent inciter les hauts responsables du système éducatif à prendre des décisions souples. Il faudrait que cessât le centralisme, que l’on tînt compte de toutes les réalités locales et des problèmes, parfois bien différents d’une circonscription territoriale à une autre. Tout texte rigide, à allure d’injonction paradoxale, est un obstacle au progrès.
En conséquence, il ne serait pas indifférent de laisser plus d’initiative, plus de liberté et aussi plus de moyens d’action aux fonctionnaires de terrain proches des réalités. Cela suppose évidemment que s’instaurent des rapports de confiance et que l’octroi d’un espace de liberté d’initiative s’accompagne d’une exigence stricte du sens des responsabilités.
A l’heure actuelle, le moins que l’on puisse dire est que cette indispensable confiance n’existe pas. Les ministres qui se succèdent n’ont guère confiance en leurs enseignants et en leurs cadres, pas plus que cadres et enseignants n’ont confiance en leur ministère. Et les conflits politiques n’arrangent rien. Qui souffre dans tout cela ? Les enfants et c’est impardonnable.
Alors il est bien difficile de faire preuve d’optimisme. L’école de demain se cherche, elle hésite, elle me paraît reculer même si elle avance à tout petits pas en certains domaines. Une chose est sûre dont il faudrait que l’on se persuade pour en tirer toutes les conséquences : l’école de demain, base et reflet de la société de demain ne se fera pas sans les enseignants. Et il serait surprenant qu’elle se fît sans ministres ! Alors que les violons s’accordent : c’est d’enfants qu’il s’agit !

Écrit par : Maurice Mabilon | 15 février 2007

Anne-Marie, vous y allez un peu fort, pour des 6èmes actuels.
Si on arrive à avoir cela correctement écrit en 3ème, c'est le bonheur! Mais malheureusement, je retrouve la même chose que vous tous les jours et bien pis encore!


JPB, il serait intéressant de voir quand cette "interdiction des devoirs" en primaire, plus ou moins respectée, a été fortement "réactivée". Car elle était plus ou moins en sommeil, "jadis"!

Écrit par : Thalie | 15 février 2007

Moije suis ben d'accord avec Cadichon. Rencontre aujourd'hui avec un autre jeune collègue qui pense la même chose que nous et qui est à FO. Lui ait donné la référence du livre de Rachel Boutonnet et de la Fabrique du crétin ( dont il avait entendu parler ) ce qui confirme que dans ce combat nous sommes nombreux, de gauche comme de droite.

Le décret de 55 on est nombreux à le contourner sauf en présence de l'Inspector ( le cerveau et la puissance de Terminator ).

Si nous nous sommes laissés marcher sur la gueule c'est que ce fut lent, pernicieux, enrobé d'un message généreux, tout comme le communisme à ses débuts. On pourrait reprendre l'ouvrage de Raymond Aron, "L'opium des intellectuels" et juste changer le titre "L'opium des enseignants".

Heureusement que ce blog existe ça permet quand même de souffler et de se sentir moins seul, c'est déjà beaucoup.

Écrit par : Ronin | 15 février 2007

'Tempête en mer.
Toutes les barques sont amarrées, pourquoi ne sortent-elles pas ce matin ? Le ciel a des tons magnifiques, sur un fond gris bleu se détachent d'énormes nuages indigo ou violets frangés d'or qui avancent, courent, se rassemblent puis se disloquent en noirs lambeaux.

Le vent soulève d'énormes tourbillons de sable, celui-ci retombe avec un bruit sec sur le bitume de la digue. Sans doute la tempête est proche et les pêcheurs ne s'en iront pas au large.
Atteindrai-je le phare pour m'abriter ?'
Belle dictée! Merci et courage, Anne-Marie! Ma fille, à la sortie du CM2, écrivait ainsi. Avec de vrais cours de français depuis quatre trimestres, elle s'est nettement améliorée. Je lui dicte votre texte ce week-end et vous le recopierai. Vous verrez qu'on peut progresser mieux avec de bons professeurs qu'avec des orthophonistes qui soignent une pseudo dyslexie liée à un mauvaise apprentissage de la lecture probablement mais surtout à un manque absolu de travail pendant cinq ans de primaire.

Écrit par : dobolino | 15 février 2007

Dobolino, quand je dis que cette dictée est un peu raide pour des 6èmes actuels, il faut préciser que j'enseigne dans un collège pour moitié ZEP avec des parents qui ne parlent pas tous français et qui ne peuvent pas aider leurs enfants le soir à la maison et ergoter sur le niveau des dictées que donnent les professeurs de français en général. Personne n'a jamais douté de l'excellent niveau de votre fille en CM2, en 6ème, en 5ème et patati et patata...Ah le roman familial dobolinesque, sujet d'intérêt national!

Écrit par : Thalie | 15 février 2007

Un Leitmotiv sur ce blog : comment des théories aussi manifestement fausses et pernicieuses, et qui ont engendré des méthodes aussi clairement ineptes et dévastatrices, ont-elles pu tenir en échec, et pendant si longtemps, le bon sens élémentaire de tout un pays? J’ai dit bon sens ? Pan sur le bec ! Mais pourtant parlons-en car il était le seul rempart contre la cuistrerie.
Je persiste donc, et j’ose parler d’un concept frappé d’anathème, dévoyé, ringardisé. A la trappe le sens commun? Mais par qui, et pourquoi donc demande un Candide ? Mais enfin par ceux qui ont adhéré comme un seul homme à l’Idéologie Négative par excellence, pour dresser sans entraves des autels dans toutes les sciences dites humaines à la matrice diabolique de tous les –ismes, (du marxisme-léninisne au déconstructionnisme postmoderniste en passant par le structuralo-constructivisme. Par sa dimension aussi totalisante que totalitaire, ce croisement ce ragout de Marx et de Freud, à la sauce nietzschéenne, ratiboise tout au ras des pâquerettes, pas de jaloux, plus que des honteux, coupables d’être ou d'avoir plus que le voisin. Une forcenée de la taille unique. Je ne veut voir qu’une tête !Tous égaux. Donc plus rien n’est objectivement beau, grand, vrai, ni laid, petit et moche non plus. Le mensonge ? question d’interprétation quand toute vérité est subjective, illusion, quand toute valeur est arbitraire, ou procède d’un réflexe de caste. Le bistouri relativiste a même égalisé la Seine Inférieure, les Basses Pyrénées et les Côtes du Nord. Tant pis si la mer est toujours aussi froide à Trégastel, et si son niveau n’a bougé ni à Hendaye, ni à Dieppe. 2+2ne font plus 4 dans la semaine des quatre jeudis. Et le bon sens n’est lui aussi qu’une chimère, une arrogance que la dictature du politiquement correct, ce nihilisme à la petite semaine, ce trou noir de la pensée, remet vertement à sa place. Au piquet !
car c'est une dictature qui a décérébré nos enfants en leur chantant des berceuses qui ont endormi tout un peuple.
Le relativisme est resté tapi dans l'ombre pendant un siècle puis il s'est abattu comme une nuée de sauterelles sur les élites intellectuelles occidentales, et ce nouvel horizon indépassable de l'humanité s'est substitué à ses divers avatars, que le bon sens et le choc de la réalité avaient jetés au pourissoir de l'Histoire.

Écrit par : Cadichon | 16 février 2007

Vite, un médecin!

Écrit par : Christophe Sibille | 16 février 2007

Le relativisme est resté tapi dans l'ombre pendant un siècle puis il s'est abattu comme une nuée de sauterelles sur les élites intellectuelles occidentales, Ecrit par : Cadichon | 16 février 2007
Heureusement ce relativisme, cet égalitarisme, ce négativisme, ce nihilisme a épargné, sans vouloir faire d'élitisme, quelques uns de nos brillantissimes intellectuels occidentaux. (Excuses pour ce pléonasme). Il reste à savoir de quelle matrice symbolique est sorti le libéralisme et sa philosophie du bon-sens-communisme!

Écrit par : buntovchik | 16 février 2007

"Les ministres n'ont guère confiance en leurs enseignants et en leurs cadres", écrit M.Mabilon.
En leurs cadres, sûrement pas, en effet! Parce que , comme le disait Marc Le Bris récemment, depuis le deuxième bureau en-dessous du ministre jusqu'au petit chefaillon IEN local qui persécute ses instituteurs, c'est une véritable Nomenklatura socio-constructiviste qui tient l'Eduaction nationale! On a bien vu ce que donnait la recommandation de Gilles de Robien de renoncer à la méthode semi-globale: la Nomenklatura a dit "Niet!"! Du coup, une partie des enseignants a tenu tête au ministre (en continuant à remplir les cabinets des orthophonistes en toute bonne conscience, comme les fonctionnaires soviétiques qui récoltaient du coton sur la mer d'Aral...).
Autre chose: la Madone du Poitou a promis, des trémolos dans la voix et sernent à l'appui - on va l'appeler "Madame-Je-Fais-Serment" ou "Madame Trémolo"! - de mettre tout l'argent d'un porte-avion nucléaire dans l'Education nationale. La Nomenklatura socio-constructiviste s'en pourlèche les babines. Que de stages-bidon grassement rémunérés en vue! Que de frais de bouche et de déplacement! Que de primes de ceci, de primes de cela! Que de belles moquettes neuves dans les IUFM! Les seuls qui ne verront pas la couleur d'un seul kopek, ce sont ceux qui font le travail réel, les professeurs, pendant que la Nomenklatura se pavane!
"Je veux pour tous les enfants ce que j'ai voulu pour mes enfants", a-t-elle dit, le trémolo dans la voix - encore! Il va falloir agrandir l'Ecole Alsacienne de Paris!

Écrit par : Jean | 16 février 2007

Heureusement que ce blog existe ça permet quand même de souffler et de se sentir moins seul, c'est déjà beaucoup.

Ecrit par : Ronin | 15 février 2007

C'est là une manière de dire que notre organisation sociale sortie de la confrontation idéologique des blocs (on sait qu'on lui doit cette fabuleuse invention de l'internet) continue son travail de déconstruction des anciennes ritualités: dont celle du système généalogique: famille, école, patrie.
Songeons aux multiples mesures décrétées ces trente dernières années pour défaire toutes ces institutions devenues ringardes.
La dernière en date , la possibilité donnée à deux femmes de former un couple parental! (argument du juge: elles jouent bien leur rôle de mère, comme au théâtre)
Le lien social, la filiation, la fabrique des fils, le tissage du texte social s'effectuent désormais dans l'atelier privatisé de la blogosphère. Les barrières symboliques entre les sexes, entre vie privée/vie publique, entre les mots et les choses ne tiennent plus qu'à un fil...en tout cas dans l'esprit de pas mal de gens!
Aux anciennes liturgies et modes cultuels de ligature à l'Autre (les religions du Livre cherchant à se faire pardonner d'être encore là) se substituent de nouvelles, inouies, jamais vues.
C'est à cette nouvelle donne médiologique , ces nouvelles manières pour les nouvelles générations d'entrer dans le théâtre de la vie que l'école est confrontée.
Certains pédagogues au mépris de la division sacrée privé/public ne communiquent-ils pas directement et hors de l'institution avec leurs élèves ou étudiants d'ordinateur à ordinateur.
Incontestablement nous ne sommes qu'au tout début d'une profonde révolution technologique et anthopologique. La fonction tenue jusqu'ici par l'instituteur et le professeur a déjà profondément évolué. Il n'est nul besoin d'être prophète ou professeur pour prédire que le pire est à craindre.

Écrit par : buntovchik | 16 février 2007

"Il est bien difficile de faire preuve d'optimisme.", écrit encore M.Mabilon.
Pas d'accord! Pour la raison toute simple qu'il suffit de se retrouver en face d'élèves, dans un établissement dirigé par un type intelligent -si, ça existe! - , de fermer la porte de la classe sur soi, d'oublier que M.Meirieu, M.Viala, M.Dubet, M.Bégaudeau, M.Goigoux et toute cette clique de bavards cuistroïdes existent, ce qui se fait d'ailleurs à l'instant même où la porte se ferme, il suffit de voir à quel point les élèves vous sont reconnaissants de leur expliquer toutes ces connaissances "que les "grands" possèdent déjà" pour retrouver sur-le-champ son optimisme, si tant ait qu'on l'ait un moment égaré. C'est pour cette raison-là que nous combattons tous ces tristes sires qui, n'enseignant pas eux-mêmes, ont décrété ce qu'enseigner devait être ou ne pas être.
C'est elle qui nous donne cette énergie et cette détermination qui vous étonnent. Nous ne sommes pas pessimistes, cher collègue, sinon nous laisserions tout filer. Et vous voyez bien que ce n'est pas le cas, c'est le moins qu'on puisse dire. L'existence d'un blog comme celui-ci ne sera pas sans conséquence, j'en suis sûr, pour la résistance de nos collègues aux stupidités que jusqu'ici ils croyaient devoir se plier: peut-être qu'ils sont déjà nombreux, par exemple, à avoir jeté par-dessus bord les "séquences" ("Ouf! une connerie de moins à se taper."). Les latinistes ont peut-être déjà envoyé aux orties (en grec "eis korakas!") tous les manuels récents, repris les vieux livres, et vu leurs élèves revivre comme la fleur longtemps privée d'eau...
Ne diluez pas les responsablités, cher collègue. Une vague injonction à la "confiance" adressé à "tous" ne suffit pas. Car les responsables de la situation actuelle sont connus, ils sont parfaitement identifiables: ils portent même un nom , un seul nom: "Meirieu".

Écrit par : Jean | 16 février 2007

stupidités auxquelles...

Écrit par : Jean | 16 février 2007

A Jean,

J'aurais dû préciser que j'ai pris ma retraite en 1994 et que mon livre a été publié en 1999. A cette époque, j'étais vraiment pessimiste. Si les choses peuvent changer, je serai le premier à m'en réjouir.

Le Pédagosaure.

Écrit par : Maurice Mabilon | 16 février 2007

Excusez-moi, cher collègue, mais Meirieu et sa clique sévissaient déjà en 1999!

Écrit par : Jean | 16 février 2007

Je me souviens avoir lu dans le dernier petit livre de Goigoux, dont de substanciels extraits étaient donnés en prime quand on achetait le "Monde de l'éducation" (en particulier une critique aussi imbécile que celle de Charmeux sur "Lire avec Léo et Léa") que le travail à la maison était possible. Je l'ai donné à madame Sommer et ne puis donc citer le texte exact. Et je ne tiens pas à le racheter.

Quelqu'un a peut-être le petit livret en question, et pourrait rechercher la phrase exacte.

Ce que je peux dire, c'est que beaucoup de bons instits donnent du travail à la maison, les enfants en retirent un grand profit...et c'est du temps et de l'argent gagné pour les parents qui n'ont pas à courir pour mettre leur rejeton à Acadomia ou aute officine.

Anne-Marie.

Je ne vois pas pourquoi on critique les exemples donnés par Dobolino : utiliser sa propre expérience, c'est un cheminement scientifique. Tous ceux qui ont eu une formation scientifique ont l'habitude de faire des observations et d'en tirer des conclusions.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 16 février 2007

D'autant que connaissant personnellement la fille de dobolino, j'ai compris tout de suite qu'elle voulait dire que celle-ci, lorsqu'elle était au CM2, aurait fait autant de fautes à la dictée sus-citée que les trois élèves de l'exemple.

Depuis, la gamine, les parents, une institutrice à la retraite travaillent pour essayer de récupérer le retard acquis...
Je ne me rappelle pas avoir eu besoin d'autant travailler pour "suivre" à l'école (et au collège).

De même que JPB, je n'ai jamais eu de devoirs en primaire, quelques leçons en effet (une récitation par semaine ou par quinzaine et un résumé d'histoire ou de géographie ou de "leçons de chose"et sans doute des tables de multiplication et conjugaisons à apprendre par coeur ainsi qu'une lecture à lire tous les soirs,et c'est tout). Le travail scolaire se faisait en classe, je me souviens de séries d'exercices de grammaire ou de conjugaison, d'opérations qui remplissaient des pages de cahiers, de nombreux problèmes de calcul, de dictées hebdomadaires jamais préparées et corrigées dans la foulée (les institutrices envoyaient une élève derrière le tableau et nous corrigions ensemble notre dictée et celle de la camarade).

Au collège, c'était un peu le même principe en 6° auquel s'ajoutait des cours magistraux plus longs et des heures de TP en demi-groupes en français, mathématiques et première langue, le plus souvent consacrés aux mêmes séries d'exercices.
A la maison, leçons à apprendre et quelques exercices (1 ou 2, pas plus) de révision de ce qui avait été longuement contrôlé pendant les TP.

Conclusion : si l'on rétablit des horaires de français et de mathématiques décents, il n'y aura sans doute plus autant besoin que les parents "s'investissent" dans le travail à la maison et "investissent" dans les cours de soutien.

Écrit par : catmano | 16 février 2007

Catmano, comme d'habitude, vous parlez d'or. C'est vous qui devriez tenir ce blog…
JPB

Écrit par : brighelli | 16 février 2007

"Même pas cap'", comme nous disions dans nos cours de récré...

Écrit par : catmano | 16 février 2007

A Jean,

En 99, je n'étais plus en activité depuis 5 ans et j'ai dit sur ce blog que je n'avais jamais lu ni Meirieu ni aucun des pédagogistes que vous étrillez (à juste titre) Les pédagogistes, il me suffisait de les rencontrer sur le terrain de ma modeste circonscription rurale, de les flairer et de les contrer lorsqu'ils venaient semer l'ivraie.

A Jérémy,

Vous m'apprenez l'existence d'une homonymie. Je suis issu d'une vieille lignée de modestes vignerons champenois qui tentaient de survivre au début du 20e siècle. Rien à voir avec les vignerons d'aujourd'hui. Pas de Bonfils dans ma belle-famille. Je dois tout à l'école républicaine, je me suis efforcé de la servir en faisant fi des querelles d'école mais j'ai vu rouge quand mon ballon de football est devenu un référent bondissant!

Le Pédagosaure.

Écrit par : Maurice Mabilon | 16 février 2007

Conclusion : si l'on rétablit des horaires de français et de mathématiques décents, il n'y aura sans doute plus autant besoin que les parents "s'investissent" dans le travail à la maison et "investissent" dans les cours de soutien.

Ecrit par : catmano | 16 février 2007

Oui, mais cela ne résoudra aucun des problèmes de fond!
catmano et Dobolino, Jean-paul et moi avons des enfants quelque peu éduqués. Mais il nous arrive en collège une génération d'enfants complétement déréférés, qu'on éparpille dans les classes, histoire de les égailler ou de les mettre en charpie.
Les principales mesures prises ces dernières années l'ont été pour contrer ou faire face à ce phénomène de décivilisation. Et au bout du compte une aggravation du phénomène. On peut peut-être renoncer à construire un second porte-avion, cela ne changera rien à cette logique.

Écrit par : buntovchik | 16 février 2007

Catmano, cochon qui s'en dédit : j'ai annoncé que j'arrêtais ce blog après les élections — parce qu'enfin, si je peux contribuer un tout petit peu à renvoyer la Madone à Lourdes… Alors, si le cœur vous en dit…
JPB, dead serious…

Écrit par : brighelli | 16 février 2007

M'enfin, j'en suis totalement incapable. Je suis un humble artisan, moi.
Je sais, pour le pratiquer quotidiennement dans ma petite école "rurbaine" (il paraît que cela se dit comme ça, lorsqu'une zone rurale abrite une population qui ne se consacre pas uniquement à l'agriculture), que l'on peut éduquer des enfants totalement "déréférés" si l'on s'y prend suffisamment tôt et dans une structure qui mérite son nom de structure, d'où mon combat pour l'Ecole Maternelle (ou préélémentaire, si la référence à la maternité vous gêne...) .
Nous avons bien un ou deux échecs par ci, par là, surtout quand les familles n'arrivent pas à comprendre que nous essayons d'agir pour le bien de leurs gosses et non pour leur mettre le nez dans leurs contradictions, mais même ces gamins-là arrivent en 6° avec quelques petites chances de suivre en classe.
C'est tout ce que je sais faire et c'est déjà pas mal, je trouve. Je n'ai strictement aucune compétence pour "manager" un groupe d'adultes tous bien plus instruits que moi. Et puis franchement, je n'en ai aucune envie. Actuellement je bosse sur un "manuel" de mathématiques pour mes CE1 de l'année prochaine, après il faudra que je m'attaque à la grammaire et au manuel CP de mathématiques. J'ai mis au point ces deux dernières années pas mal de petits trucs en découverte du monde qui couvrent à peu près les 3 années que les élèves passent dans ma classe. J'aurais aussi certainement à prévoir autre chose en lecture pour les CE1. Vous voyez qu'il y a de quoi m'occuper sainement à faire ce dont je suis capable.
Mon "grand oeuvre" (le bouquin sur la maternelle) est toujours dans son enveloppe, prêt à être envoyé à un éditeur, et cela fait six mois que je me contorsionne les méninges pour essayer de pondre cette fameuse lettre de présentation qu'il me semble logique d'écrire. Mais ça ne vient toujours pas.
Alors, franchement, vous m'imaginez répondant à Machin ou à Truc lorsqu'ils écrivent des trucs qui me hérissent le poil ? Je soutiens et je maintiens : "Même pas cap' !"

Écrit par : catmano | 16 février 2007

Anne Marie, Dobolino,
Il me semble normal d'utiliser sa propre expérience et de mettre en relief les problèmes que notre enseignement engendre dans nos familles.

Quand je considère l'inquiétude qui est la mienne pour l'avenir des gamins auxquels je consacre des heures et des heures de soutien scolaire, je comprends l'angoisse des parents.

Mes propres enfants ont pu réussir tous les concours qu'ils ont passés et ont pu choisir le métier qu'ils avaient envie d'exercer et j'en suis heureuse...

Qu'en sera-t-il des petits enfants?
Si seulement cette charte pour l'éducation pouvait prendre effet rapidement, je n'aurais plus à m'inquiéter comme le fait Dobolino ... à qui je "tiens les pouces"...

Écrit par : Maminou | 16 février 2007

Personne n'a jamais douté de l'excellent niveau de votre fille en CM2, en 6ème, en 5ème et patati et patata...Ah le roman familial dobolinesque, sujet d'intérêt national!

Ecrit par : Thalie | 15 février 2007
Votre réaction épidermique m'étonne. Ma fille est entrée en sixième à la limite de l'illettrisme comme pas mal de ses camarades et je constate avec satisfaction l'excellent travail de ses profs pour LES redresser, pas elle seulement. Maintenant, si vous estimez que les parents d'élève n'ont pas le droit d'exprimer leurs idées à partir de ce qu'ils constatent, je vais me rebiffer et rejoindre définitivement l'autre camp et crier haut et fort qu'à quelques rares exceptions près, si nos enfants sont aussi médiocres, c'est parce que les enseignants sont des fainéants, des nantis, des incultes imbus de leur supériorité car ils n'ont jamais mis un pied dans le réel, restant planqués à l'école par peur des réalités, et qu'il serait temps qu'on leur flanque un bon coup de pied au cul et qu'on les mettent de force au travail 11 mois par an comme tout le monde.

Écrit par : dobolino | 16 février 2007

Depuis, la gamine, les parents, une institutrice à la retraite travaillent pour essayer de récupérer le retard acquis...
Je ne me rappelle pas avoir eu besoin d'autant travailler pour "suivre" à l'école (et au collège).

Ecrit par : catmano | 16 février 2007

ET des professeurs de français, d'histoire géo, de mathématique qui font un travail énorme de fourmi au quotidien, corrigent toutes les fautes même quand ce n'est pas le propos de l'exercice etc... et c'était ce que je voulais souligner. Leur travail porte ses fruits même si ils ne font pas du 100%. Qu'ils ne se découragent pas! Merci.

Écrit par : dobolino | 16 février 2007

Dobolino, sphère privée/ sphère publique, c'est tout. Et ne faites pas mine de n'avoir pas compris.
Ce qui est drôle, c'est de vous voir étaler votre véritable opinion sur les professeurs: nantis, fainéants... Bref, populiste/socialiste.
Mais bon, on ne va pas s'attarder... Cela n'en vaut pas la peine.

Écrit par : Thalie | 16 février 2007

Je me souviens avoir lu dans le dernier petit livre de Goigoux(…) que le travail à la maison était possible. (...)Quelqu'un a peut-être le petit livret en question, et pourrait rechercher la phrase exacte. Eccrit par Anne-Marie Valette

J'ai sous les yeux l'opus(ridi)cule de Goigoux et Cèbe que je viens de relire pour trouver la phrase. (Un vrai lavement) Voici tout le paragraphe en question car il est exemplaire de tout ce que nous dénonçons ici. Merci le copier/collé mais comme d’aucuns nous infligent des chapitres entiers, je vous livre (rassurez-vous, c’est beaucoup plus court) cet échantillon de guimauve sentencieuse, de vérités premières, de la culture du soupçon qu’ils ont eux-mêmes inoculée au monde scolaire, et surtout de ce monstrueux culot qui prend à la gorge dès la deuxième phrase, mais qui contribue à leur succès. Leur mauvaise foi explose dans la mention (exclamative, excusez du peu) d’une prétendue « idée reçue» qui est en réalité le dogme que véhiculent les chars d’assaut de leur obédience et dont ils nous bombardent sans relâche depuis plus de trente ans.

"Les devoirs à la maison.
En règle générale, les parents sont très demandeurs et apprécient ce petit rituel quotidien. Contrairement à une idée reçue cela n’est pas l’apanage des familles de milieux favorisés! C’est au contraire quand l’école ne donne aucune information sur le déroulement de l’apprentissage, quand elle ne confie aucune tâche aux parents, que naît l’inquiétude voir la défiance vis-à-vis de l’école. Certains ont l’impression d’être dépossédés d’une partie importante de la vie de leur enfant ; ils redoutent que, sans leur aide, il n’y arrive pas. Ils en viennent à penser que si l’école ne leur montre rien, si elle ne leur donne rien à faire, c’est qu’elle a quelque chose à cacher ! Et ils s’empressent d’aller acheter au supermarché voisin le manuel de lecture de leur enfance (1) .
Chacun trouve donc son compte dans ce travail journalier :
-les enfants, qui consolident leurs apprentissages et profitent d’un moment privilégié où ils profitent (sic) de la présence exclusive d’un adulte ;
-les parents, qui observent chaque jour les progrès réalisés et peuvent offrir leur aide ;
-les enseignants, qui trouvent là des partenaires précieux, surtout si les familles s’autorisent ( re-sic !)à leur faire part des réussites et des difficultés rencontrées.
Les devoirs à la maison ne se substituent pas à l’enseignement dispensé en classe. Les maîtres ne demandent pas aux parents de faire faire des exercices supplémentaires ou d’anticiper sur les leçons suivantes : ils attendent seulement qu’ils participent à l’aventure. Soutiennent leur enfant et l’aident à s’exercer dans de bonnes conditions. En général, ils proposent seulement des tâches de révision, proches de celles utilisées en classe, et qui ne demandent pas de compétences didactiques particulières. Que ce soit avec un éducateur dans le cadre de l’atelier d’aide aux devoirs ou avec un parent au domicile familial, l’enfant bénéfice d’un tête à tête d’une quinzaine de minutes, difficile à organiser en classe, à cause du nombre d’élèves présents : le but est de l’aider, pas de l’évaluer. »
(1) S’il est en vente chez Mammouth c’est qu’il est sur la liste des best-sellers, donc qu’il y a un sacré manque. Et chez ces champions de la démagogie, du populisme le plus abject, on ne parle pas de librairie, lieu qui leur semble fréquenté seulement par les « familles favorisées » …

La suite explique comment aider l’enfant à relire en accentuant les vertus du « par cœur », de l’erreur volontaire et tous les poncifs de la globale. « S’il a un peu de mal, l’aider beaucoup…et s’il refuse, l’aider encore plus. »

Écrit par : Cadichon | 16 février 2007

Bref, populiste/socialiste.

Ecrit par : Thalie | 16 février 2007

Ah!!! C'était ça... Ben, c'est pas jojo. L'agression était dirigée contre mes options politiques. Alors, là, effectivement je n'ai rien à ajouter.

Écrit par : dobolino | 16 février 2007

"si je peux contribuer un tout petit peu à renvoyer la Madone à Lourdes… Alors, si le cœur vous en dit…
JPB, dead serious…"

Ecrit par : brighelli | 16 février 2007

Apparemment, Jean-Paul, c'est déjà pratiquement fait!

Écrit par : Christophe Sibille | 16 février 2007

Etant donnee la presence d'autant d'experts sur l'education nationale, je me permets une question hors sujet...

Les enseignants, sont ils tenus de l'obligation de secret? Peuvent-ils repeter a un parent les remarques faites par un autre parent lors d'un entretien qui implique l'enfant du premier? Surtout dnas une maniere qui ne laisse aucune doute sur l'auteur des remarques.

Merci d'avance pour vos commentaires - ce sujet nous fache en ce moment.

M. Brighelli - votre livre est superb. Merci pour vos efforts.

nick

Écrit par : nickd | 16 février 2007

"ET des professeurs de français, d'histoire géo, de mathématique qui font un travail énorme de fourmi au quotidien, corrigent toutes les fautes même quand ce n'est pas le propos de l'exercice etc... et c'était ce que je voulais souligner. Leur travail porte ses fruits même si ils ne font pas du 100%. Qu'ils ne se découragent pas! Merci."

Merci d'avoir remonté ce fil,

je te l'ai dit Dobolinette, L&L + du temps pour remettre l'écrit en place, écrit et lecture son complément ET différent.
Patience...Bon j'ai l'ôt qui casse les bonbons

Écrit par : toto | 16 février 2007

Je ne crois pas qu'il y ait une "obligation de réserve", sinon sur des données médicales, que nous avons parfois à connaître — et ça ne regarde personne que tel enfant soit atteint d'une maladie orpheline… Mais j'ai eu un jour à le dire (en gros, et sans entrer dans les détails) parce que des parens me harcelaient sur le traitement "différent" que j'appliquais à tel bambin par rapport au leur…
Et il est difficile de savoir qui parle — les gosses eux-mêmes aiment souvent gloser sur leur propre cas. Et plus on descend dans la taille des établissements et des villes ou villages, plus rapidement les rumeurs se répandent, sans que ce soit forcément l'enseignant qui soit à l'origine.
En revanche, il arrive souvent que l'on compare des résultats scolaires — "votre fils se plante peut-être, mais la petite X, sa voisine, réussit brillamment" —, en particulier face à des parents qui vous agressent sur le thème "ce que vous faites est trop difficile"…
En fait, je comprends bien les angoisses des parents, mais je me suis toujours demandé — depuis un peu plus de trente ans — si cela excusait l'intrusion des uns ou des autres dans le champ pédagogique… Un parent se ferait expliquer la décision d'un médecin, mais ne la contesterait pas. Pourquoi ne pas nous considérer comme des spécialistes ?

Sur la Madone à Dunkerque, j'ai eu l'occasion de m'exprimer hier sur Radio-Classique… Déshabiller Paul pour habiller Jacques, ça, c'est de la politique ! Quant à l'idée de s'en remettre à une force armée européenne, bravo ! Je me vois très bien compter sur les Polonais, qui sont actuellement de purs vassaux des Américains, pour défendre l'Europe…
Pour ce qui est des "propositions", il n'y en a pas. Des choses mille fois ressassées sur l'égalité des chances, "de Frédéric à Malika" et "des Mionguettes à la Sorbonne", l'affirmlation suspecte qu'il faut que l'inspection laisse la bride sur le cou aux enseignants désireux de se lancer dans des "expérimentations pédagogiques", rien sur la carte scolaire (elle avait rencontré Aschieri la veille, il avait dû lui déconseiller de parler de ce qui peut fâcher), rien sur le niveau des élèves et la meilleure façon de le remonter. Des propositions quantitatives, non chiffrées comme d'habitude (le conseiller expert du PS a rendu son tablier, ce n'est pas demain que nous aurons une évaluation), rien sur les programmes. Un discours pour rien.
Quant à l'opportunité d'annoncer la non-construction d'un porte-avions à Dunkerque, port militaire, c'est très fin. Et que pense la CGT des docks de ces centaines de milliers d'heures de travail perdues par la construction navale ?
Et il paraît qu'Eric Orsenna (http://passouline.blog.lemonde.fr/2007/02/13/jeanne-darc-contre-napoleon-le-petit/) met la main à ses discours — l'homme même qui a écrit la Grammaire est une chanson douce… Bravo !
JPB

Écrit par : brighelli | 17 février 2007

Bravo Mr Brighelli pour vos interventions, et votre analyse qui nous éclairent.
Pourquoi ne vous voit-on pas davantage sur les médias ?
Peut-être le 19 chez PPDA face à S. Royal
Merci
Marie

Écrit par : Marie | 17 février 2007

Monsieur J-P Brighelli, je vous trouve très injuste quand vous dites que le nouvel ordre éducatif juste ne comprend aucune nouvelle "proposition".
Vous avez péché et en cela vous êtes condamnable en oubliant la proposition:
83- Introduire un enseignement sur l’outre-mer dans les programmes scolaires, notamment sur l’histoire de l’esclavage.
Je pense qu'il fallait rétablir la vérité historique!

Écrit par : buntovchik | 17 février 2007

L'incapacité de la France à se réformer sans rupture tragique est dans sa conscience collective. Extrait d'un livre à paraïtre:
"Jamais, dans son histoire, la France n’a su guider son destin par étapes successives, évoluer en épousant l’air du temps. La rupture lui est consubstantielle. « Je connais le mal de mon royaume », confiait en 1599 Henri IV au Parlement de Paris. Il l’exhortait à enregistrer ce tout premier pas vers la tolérance, son Édit de Nantes, qui n’avait pu se faire qu’après le carnage fratricide de la St Barthélemy. Sa révocation causa une saignée dont le pays ne devait jamais se remettre et une Fronde qui inspira à Louis XIV un absolutisme né de son obsession du « plus jamais cela ». Au siècle suivant, une nouvelle rupture sanglante aurait pu faire prendre à la France le tournant de la modernité par l’ouverture au libéralisme d’un Benjamin Constant mais elle choisit le populisme d’un Bonaparte, qui lui donna des instituions essentielles, le code civil, le franc, l’université ou les grandes écoles, certes, mais en la figeant dans un protectionnisme dirigiste qui retarda sa révolution industrielle d’un demi-siècle supplémentaire. Ce fut le second Napoléon, dit le petit ou le crétin, qui provoquera, par un autre coup d’état, une autre rupture, celle qui devait enfin l'ouvrir au libre-échange. Quand à la République, elle mit aussi un siècle à naître, après une autre rupture tragique : l’amputation de l’Alsace et de la Moselle.
La Fontaine raillait la « sotte vanité qui nous est particulière », et Renan « le besoin de pérorer, la tendance à tout faire dégénérer en déclamation [que]l’Université entretient par son obstination à n’estimer que le style et le talent », mais c'est une véritable pathologie atavique qui fait de la France un pays impossible à réformer. François Villon disait déjà :« je suis Français, dont ce me pèse », et Charles De Gaulle, cinq siècles plus tard, résumait ainsi cette fatalité:« Les Français, disait-il à son ministre Alain Peyrefitte, sont atteints d’un mal profond. Ils ne veulent pas comprendre que l’époque exige d’eux un effort gigantesque d’adaptation. Ils s’arc-boutent tant qu’ils peuvent pour faire obstacle aux changements qu’elle entraîne.[…] Ils ne se conduisent pas en adultes. »
Alain Peyrefitte Le mal français. 1976], 2006, 13, 92.

Écrit par : Cadichon | 17 février 2007

...Sa révocation ( de l'Edit de Nantes?) causa une saignée dont le pays ne devait jamais se remettre et une Fronde (?) qui inspira à Louis XIV un absolutisme né de son obsession du « plus jamais cela »....
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Écrit par : quelqu'un qui ne sait rien | 17 février 2007

CHAPITRE 25

Le mal français


L’animation pédagogique m’occupait beaucoup. J’y trouvais un plaisir sans cesse renouvelé. J’aimais à retrouver les maîtres qui avaient fini par former des équipes soudées, amicales et chaleureuses dans chaque canton ou secteur de collège. Ce travail d’animation, d’innovation, de rénovation ne touchait toutefois que les maîtres de l’école primaire. Or, il y avait, en amont, l’école maternelle et le collège, en aval.
Au cours de leur scolarité, tous les enfants sont contraints de s'adapter aux changements d'établissement et aux bouleversements qui en résultent.
Le bambin connaît une première rupture lorsqu’il quitte une famille dont il est le centre pour l’école maternelle où il n’est plus qu’un individu parmi d’autres. Un jour, il faudra quitter cette maternelle, son environnement protecteur, une maîtresse que l’on aimait bien, vivre une seconde rupture pour entrer à l’école primaire. L’entourage familial, parfois avec maladresse, a souvent évoqué cette rupture et les exigences nouvelles qui en résulteront :
- Tu vas voir, quand tu seras à la « grande école » !
Plus tard encore, l'élève d'école primaire parvenu dans sa onzième année affronte une troisième rupture, celle de l'entrée au collège, établissement aux nombreux professeurs spécialisés et aux disciplines d'enseignement nouvelles.
Pour l'enfant, il s'agit chaque fois d'affronter l'inconnu.
Ces avatars de la scolarité ne sont pas innocents. Il en résulte souvent des chocs affectifs et des difficultés d'adaptation génératrices de fâcheux handicaps. L'entrée en cours préparatoire à l'école primaire et l'entrée en classe de sixième des collèges sont notamment deux moments particulièrement difficiles de la vie scolaire. Leur importance n'a échappé ni au législateur ni aux professionnels de l'éducation. Des textes publiés dans le bulletin officiel ont rappelé périodiquement la nécessité de promouvoir la liaison entre l’école maternelle et le cours préparatoire d’une part et la liaison entre le cours moyen deuxième année et la classe de sixième des collèges d’autre part. Le rôle des inspecteurs de l'éducation nationale y était évoqué clairement quant aux objectifs mais les textes demeuraient vagues dès qu’il s’agissait des modalités et des moyens à mettre en œuvre. Je finis par comprendre par expérience les raisons de ce flou.
J’avais longuement réfléchi au problème des liaisons. Si la nécessité en était ainsi impérativement rappelée, c'est que les structures de notre système éducatif ne permettaient pas qu'elles se réalisent naturellement et de façon harmonieuse.
Quelle était la situation ?
Au premier niveau, les écoles maternelles fonctionnaient avec leurs élèves, leurs enseignantes et leurs inspectrices. La maternelle était en quelque sorte l'affaire des femmes. Les institutrices se spécialisaient très tôt, dès la sortie de l’école normale, c’est-à-dire dès le début de la carrière et le plus souvent pour toute sa durée. Les inspectrices étaient recrutées par un concours spécial, le certificat d'aptitude à l'inspection des écoles maternelles (C.A.I.E.M) et dans les départements leurs circonscriptions se distinguaient nettement des autres. Outre qu’elles ne comportaient que des écoles maternelles, elles s'étendaient parfois sur le territoire départemental tout entier.
La "petite école" marquait encore sa spécificité par l'association générale des institutrices d'école maternelle (A.G.I.E.M) Régnaient sur cette citadelle, véritable institution nationale généralement considérée comme le "fleuron de l'école française", quelques figures des plus éminentes. Il s’agissait des inspectrices générales des écoles maternelles, des femmes encore, bien souvent admirables, des femmes toutes puissantes et fort jalouses de leurs prérogatives. Leur notoriété s’étendait souvent au-delà des frontières nationales. J’ai évoqué trois d’entre elles, madame G. et mesdemoiselles A. et F. dans un précédent chapitre. Il y avait ainsi, dans nos écoles maternelles, un esprit maison, fort sympathique au demeurant, marqué de sérieux et d'efficacité mais qui, figé dans les pratiques éducatives d’un univers clos, laissait peu d'espace pour la liaison prônée par les textes.
Au second niveau, l'école primaire n'était pas moins fermée sur elle-même, avec ses élèves, ses propres enseignants et ses propres inspecteurs. Souvent les instituteurs s'y « spécialisaient » à leur tour et s'octroyaient le statut officieux de maître de cours préparatoire, de cours élémentaire première année ou de cours moyen seconde année. Cette pratique courante parfaitement légale et légitime est contraire, toutefois, à l’esprit de l’école primaire qui a toujours revendiqué la polyvalence de ses maîtres, aussi bien pour ce qui concerne l’âge des enfants que pour ce qui concerne les disciplines enseignées.
Dans les écoles importantes, pour peu que les enseignants ne sollicitent pas leur mutation, les mêmes classes peuvent être tenues, des décennies durant, par les mêmes personnes avec les conséquences bénéfiques ou maléfiques pour l’élève que cela peut comporter. Les familles s'y habituent et si d'aventure il arrive que s'opèrent des changements internes, qu’un maître enseignant précédemment dans une classe de "grands" prenne la responsabilité d'une classe d'enfants plus jeunes, il devient suspect à leurs yeux. Ne l'a-t-on pas rétrogradé ? A l'inverse, tel qui enseigne tout à coup dans une classe d'enfants plus âgés est réputé bon enseignant. Il a sans doute bénéficié d'une promotion et il jouit d'un préjugé favorable immédiat de la part de l'opinion. On retrouve là le problème de la dignité de l’enseignant qui est, dans la mentalité française, proportionnelle à la taille de ses élèves.
Généralement chacun demeure chez soi, dans son cocon soyeux tissé durant des lustres. Le rôle d’un enseignant n’étant point de regarder chez le voisin, tout se passe comme s’il existait d’épaisses et hautes murailles entre deux classes consécutives. Chacune est comme une forteresse appliquée à se défendre. Pour l’élève, c’est à mes yeux, un grave dommage.
Au troisième niveau se situait le collège, un établissement aux multiples avatars, qui fut collège d'enseignement général en milieu rural, parfois collège d'enseignement secondaire en milieu urbain puis collège unique. On y trouvait des enseignants aux titres et aux statuts fort divers, quelques rares professeurs agrégés, des certifiés, des professeurs d’enseignement général de collège, dits P.E.G.C. et des instituteurs. L’inspection générale jugeait le travail des agrégés. L’inspection pédagogique régionale, récemment créée, était en charge, sous l’autorité de l’inspection générale, des professeurs certifiés. Quant aux P.E.G.C. et aux instituteurs, ils étaient notés par les inspecteurs de circonscription, les I.D.E.N, corps auquel j’avais l’honneur d’appartenir. Encore le même I.D.E.N ne pouvait-il inspecter que certains P.E.G.C. ceux qui entraient dans la spécialité qu’il avait choisie lors des épreuves de son concours de recrutement.
Troisième niveau, troisième citadelle, avec des murailles plus épaisses encore, avec des aires et des issues jalousement gardées. Comme il allait être difficile de réaliser la liaison entre l’école et le collège, puisque la liaison à l’intérieur de l’école et à l’intérieur du collège ne l'était pas !
Il me semblait donc que ces problèmes de liaison ne se situaient pas seulement aux deux niveaux signalés par les textes mais à tous les niveaux. Le système éducatif français était cloisonné de partout. Dans ces conditions, la fonction des inspecteurs pédagogiques régionaux était sensiblement différente de la nôtre. Notre corps d’inspection était formé de pédagogues généralistes, responsables de l'enseignement primaire donné dans une circonscription territoriale et d’abord soucieux de vérifier le niveau des élèves. Les inspecteurs pédagogiques régionaux étaient des spécialistes, responsables de la bonne santé de leur discipline et du respect des programmes. Un collège pouvait ainsi voir défiler de nombreux inspecteurs pédagogiques régionaux, chacun d’eux n'étant concerné que par une parcelle de l'enseignement donné dans ce collège, celle de sa spécialité. Qui, dans ces conditions, pouvait avoir une vision globale de la qualité de l'enseignement donné dans l'établissement ?
Il me parut bien vite impossible de mettre en œuvre la liaison sans abattre les cloisons, bouleverser les habitudes et œuvrer bien au-delà des instructions officielles qui ne parlaient de liaison qu'à deux niveaux, alors que pour le bien du système éducatif il la fallait vraisemblablement réaliser à tous les niveaux. La lutte à entreprendre était la lutte pour la continuité de l’enseignement de A à Z. Dans l'idéal, évidemment le plus utopique, cette continuité devrait s’étendre de la section des petits de l'école maternelle jusqu'au doctorat de troisième cycle de l'université ! Du travail en perspective pour Sisyphe !
Entre les trois citadelles donc, point ou infiniment peu de contacts professionnels. Mais que de reproches échangés de l'une à l'autre !
Pour certains maîtres de l’école primaire, si les enfants éprouvaient des difficultés dans les apprentissages fondamentaux de la lecture, de l'écriture et du calcul, c'est que l'école maternelle ne les avait pas préparés à ces apprentissages. Or, que je sache, la fréquentation de la maternelle, pour infiniment souhaitable qu’elle soit, n’a jamais été une obligation légale.
Pour certains professeurs de collège, si les élèves de sixième ne se montraient pas aptes à pénétrer d’emblée la langue du dix-septième siècle, c'est que l'école primaire ne leur avait pas appris à lire. L’amont, toujours l’amont ! Le grand responsable de l’échec scolaire c’est l’amont, tout comme l’enfer, selon Sartre, c’est les autres !
Tenir pareils propos c'était oublier que notre système éducatif fonctionnait toujours avec les structures, les enseignants et bien souvent les programmes formés ou conçus pour l’enseignement des meilleurs de nos élèves, alors que la prolongation de la scolarité et l’entrée de tous au collège en avaient fait un enseignement de masse avec le risque d’un nivellement par le bas et donc d’un appauvrissement de l’enseignement.
Un humoriste pourrait ainsi remonter avec le sourire, de l’aval vers l’amont, un cursus complet d'études. Qui donc est responsable d’un échec aux examens de troisième cycle de l’Université ?
Bien que la tâche s'annonçât difficile, il me semblait essentiel de m'y atteler. Ce serait œuvre de longue haleine, ce qui n'était point pour me déplaire, convaincu comme je l'étais depuis toujours que le temps ne respecte jamais ce qu’il n’a pas aidé à construire. N'est-ce pas antiques pyramides d'Égypte toujours debout après quarante-six siècles ? N'est-ce pas modernes H.L.M dégradées après deux ou trois décennies ? N’est-ce pas, collèges Pailleron ?
Quels que soient les obstacles, humains ou institutionnels, l'œuvre d'éducation doit donc miser sur une indispensable continuité pour s'avérer efficace. Les efforts d'adaptation qu'elle exige des enfants ne sont d'ailleurs pas dépourvus de vertus. L'enfant a besoin de repères et doit se familiariser tôt avec des activités qu'il abordera plus tard, quand le moment sera venu. A cet égard, les classes à plusieurs sections offrent de précieux avantages. Dans la circonscription de Vouziers, essentiellement rurale, les problèmes de liaison entre maternelle et école primaire se réglaient tout naturellement dans les nombreuses classes qui recevaient simultanément des enfants âgés de quatre à sept ans. A ce niveau de la liaison, il n'y avait donc pas grand péril en la demeure.
En revanche, les problèmes de liaison entre l’école primaire et le collège me semblaient, dans leur urgence, particulièrement aigus et préoccupants. En premier lieu, il était clair que l'école ignorait tout des objectifs, des contenus d'enseignement et des méthodes du collège et que le collège se trouvait dans la même situation d'ignorance à l'égard de l'école. Si l'on pouvait obtenir qu’à son niveau, chacun prît connaissance des exigences officielles pour les autres niveaux, on aurait accompli un grand pas en avant.
Il ne fallait guère compter pour cela, malheureusement, que sur la curiosité, sur l’initiative personnelle et sur la conscience professionnelle de chacun car rien n'était prévu officiellement pour que puissent se rencontrer des enseignants de niveaux différents. En second lieu, force était de constater que les I.D.E.N n'avaient point autorité sur tous les personnels des collèges et qu'à l'inverse, les I.P.R. n'avaient point autorité sur les personnels des écoles. Les liaisons ne pouvaient donc résulter que de la rencontre des seules bonnes volontés et de contacts fortuits et ponctuels.
Au cours de l'année scolaire 1979-1980, j'avais programmé des séances d'animation pédagogique, dans le but de rénover l'enseignement de l'histoire naturelle et plus particulièrement de la biologie. Jusqu'alors on s'était tenu à l'école primaire à un enseignement descriptif, fondé sur la monographie. Selon qu'il s'agissait de biologie animale ou de botanique, on comptait les pattes ou les pétales et les vieux manuels de leçons de choses, négligeant le concept de fruit, pourtant essentiel, apprenaient aux enfants qu'avec pommes, cerises et framboises, on fabriquait des confitures !
Les conférences pédagogiques de 1968, en introduisant la notion de disciplines d'éveil, avaient invité à repenser l'enseignement scientifique mais avait aussi créé une manière de salmigondis pédagogique où histoire, sciences et géographie cohabitaient en une association bien téméraire. Je résolus de mettre à profit ces séances d'animation pédagogique pour tenter une expérience de liaison entre le cours moyen de l'école primaire et la classe de sixième des collèges. Mon commensal et ami Bernard Destombe, professeur certifié d'histoire naturelle, était lui aussi bien conscient des problèmes que rencontrait notre système éducatif. Son service hebdomadaire comprenait cette année-là quelques heures dans des classes de sixième et il y trouvait beaucoup de plaisir. Je bondis sur l’occasion ainsi offerte, lui soumis mon projet et sollicitai sa collaboration. Il me donna son accord immédiat et enthousiaste.
Est-il besoin d’insister sur le fait que notre projet était le fruit d’une collaboration ponctuelle, fortuite, non officielle et où l’amitié avait large part ? Assurément car c’est grâce à ce contexte si particulier que notre tentative de liaison fut possible.
Il n'était évidemment pas question d'inviter dans la classe de Bernard Destombe plusieurs dizaines d'instituteurs de cours moyen, mais il était possible d'y introduire plusieurs caméras vidéo et de réaliser un montage audiovisuel qui serait ensuite présenté aux instituteurs. Nous convînmes qu'il m'accompagnerait, le moment venu, dans mes tournées d'animation et qu'il répondrait aux questions des instituteurs lorsqu'ils auraient assisté à la projection.
Je disposais d'une équipe de circonscription formée aux techniques de prises de vue et apte à réaliser un tel montage. Tout paraissait facile. J'étais moi-même si enthousiaste que j'oubliai ce que d’aucuns auraient jugé essentiel, à savoir que mon équipe et moi, nous étions des intrus au collège. Bernard Destombe, plus avisé et sans doute plus attentif au protocole hiérarchique que je ne l’étais moi-même, n’oublia pas d’informer, non seulement son chef d'établissement, mais aussi son inspecteur pédagogique régional. L'enregistrement de la séquence de biologie eut lieu en janvier 1980 et le montage fut terminé en mars. Au cours des séances d'animation, programmées d'avril à juin, les instituteurs purent se rendre compte de ce que faisaient leurs élèves lorsqu'ils abordaient la sixième de collège et je leur demandai d'infléchir leur enseignement en fonction de ce qu'ils avaient vu et des explications qui leur avaient été données dans la mesure de leur possibilité.
A quelque temps de là, Bernard Destombe m'informa que l'inspection générale lui demandait de rendre compte de notre intrusion et de la justifier. Que s'était-il donc passé ? Les inspecteurs pédagogiques régionaux, nouveaux venus, inspectaient alors sous l'étroite tutelle de l'inspection générale et l'inspecteur pédagogique régional dont dépendait Bernard Destombe, c'était d'ailleurs une inspectrice, avait cru bon de se mettre à l'abri. Que serait-il advenu au cas bien aléatoire où un inspecteur général se fût présenté dans l’établissement le jour de l'enregistrement ? Nous n’étions nullement assurés de susciter spontanément son intérêt et sa sympathie. Nous n’étions pas « chez nous » ! Dans l'expectative, l'inspecteur pédagogique régional avait sorti le parapluie pour se préserver d'une éventuelle averse administrative.
Un peu désemparé et conscient après coup de mon inconcevable audace, je réfléchis à la situation. Ma hiérarchie et celle de l'I.P.R étaient des hiérarchies parallèles qui ne pouvaient se rencontrer qu'au niveau de passerelles. Avant d'agir, j'aurais dû établir un projet écrit et détaillé, précisant mes références aux textes, mes objectifs, les moyens que je comptais mettre en œuvre pour atteindre ces objectifs et adresser ce projet à mon supérieur hiérarchique immédiat, l'inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l'éducation nationale. Il m’en aurait coûté une journée de travail supplémentaire à sécréter de la paperasse. De quoi encombrer les armoires aux oublis : tout ce qui me révulse.
Que se serait-il passé en effet ?
L’inspecteur d’académie, ayant sans aucun doute bien d'autres chats à fouetter dans l'immédiat, aurait gardé mon projet sous le manteau. Au pire, il l'aurait jugé dérangeant et je n'en aurais plus entendu parler. Au mieux, il l'aurait transmis avec un avis aléatoire à son collègue I.P.R. Le projet écrit aurait ainsi entrepris, à ses risques et périls, un voyagé interdépartemental de l’inspection académique des Ardennes au rectorat de l’Académie de Reims.
L’inspecteur pédagogique régional ayant ses propres occupations aurait peut-être trouvé incongrue cette prétention d'un petit I.D.E.N. à faire bouger le système éducatif en piétinant des plates-bandes qui n'étaient point les siennes. Au pire, il aurait enfoui le projet dans son armoire pour l’éternité. Au mieux, il l’aurait transmis à son tour à son inspecteur général et le projet serait arrivé un beau jour au ministère, rue de Grenelle, à Paris, au siège social de l’inspection générale. Un destin national pour un projet de sous-préfecture ridée ! On pouvait gager que rien ne se serait passé et que, confronté aux errements administratifs et aux pesanteurs inhérentes à notre système éducatif, notre projet eût été enterré. Les textes préconisent et encouragent mais le terrain résiste et les prérogatives font obstacle. Alors les pratiques se perpétuent, maintiennent chacun à sa place, brident toute initiative et découragent les bonnes volontés. Une fois de plus, le rocher de Sisyphe retombe dans la vallée.
Bel exemple de ce mal français qui perdure, bien qu'Alain Peyrefitte, à qui j'emprunte le titre de ce chapitre, l’ait si remarquablement dénoncé, il y a un quart de siècle !
En la circonstance, je constatais avec amertume le bien-fondé mais aussi l’injustice des critiques de l'opinion à l'égard des fonctionnaires. Bien qu'ils soient faits pour fonctionner, comme aimait à le rappeler monsieur Renversez, mon dernier inspecteur d’académie, le système est si pesant et si contraignant qu’il les détourne souvent d’entreprendre et les maintient dans l’immobilisme. Ils ne peuvent prendre d'initiative pour répondre aux instructions des textes sans courir le risque de reproches et parfois même de représailles. Les injonctions paradoxales de l’administration créent une sorte de terrorisme intellectuel feutré contre lequel le fonctionnaire se protège en ne faisant rien.
Cette affaire rocambolesque eut une suite fort divertissante. Je fus invité à comparaître devant l'inspecteur pédagogique régional. Cette dame n'étant point mon supérieur hiérarchique, j'aurais pu lui répondre par une fin de non recevoir mais comme cette invitation à comparaître n'était nullement comminatoire, je résolus de ne pas me dérober. Le jour venu, je réunis mes documents, les textes officiels relatifs à la liaison CM2-6ème, mon planning d'animation pédagogique, mon programme de concepts scientifiques, mon programme de moyens, tout ce qui me parut propice à la défense de ma cause et je comparus.
L'entretien fut fort courtois. Je me référai aux instructions du bulletin officiel que visiblement cette dame ignorait, représentai qu'en raison des cloisonnements institutionnels il fallait bien ouvrir des brèches pour satisfaire aux textes. Je reconnus volontiers qu’en la circonstance j’avais commis une effraction et piétiné les plates-bandes du jardin d’autrui. J'ajoutai que je me sentais disposé à persévérer et à détruire les obstacles pour pouvoir faire passer certains textes dans la réalité mais que j’étais résolu à claquer la porte au cas où je devrais perdre mon temps à décrire des projets, à solliciter des autorisations, à rédiger des justificatifs circonstanciés que personne ne lirait, à ménager des susceptibilités et à ferrailler contre des prérogatives.
Cette dame paraissait fort surprise de voir un inspecteur primaire, qualificatif que je revendique toujours aussi pleinement, oui madame, s'intéresser à la biologie. Je lui expliquai que nous autres, I.D.E.N. étions des spécialistes de généralités, si je puis m’exprimer ainsi, et que nous devions être capables, à notre niveau, de donner des conseils et de prêcher d'exemple aussi bien en français qu'en mathématiques, en biologie qu’en histoire, en dessin qu’en musique.
Au terme de notre entretien, nous convînmes d’établir ensemble un programme d’actions de liaison entre l’école et le collège et de travailler de concert. Après quoi cette dame sollicita sa mutation et disparut.
Je ne l'ai jamais revue.
Peu à peu j’ai renoncé à me mêler de liaison entre CM2 et sixième et à apprivoiser ce serpent de mer.

Le Pédagosaure

Écrit par : Maurice Mabilon | 17 février 2007

...Sa révocation ( de l'Edit de Nantes?) causa une saignée dont le pays ne devait jamais se remettre et une Fronde (?) qui inspira à Louis XIV un absolutisme né de son obsession du « plus jamais cela »....
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Ecrit par : quelqu'un qui ne sait rien | 17 février 2007

Il faut reconnaître que cette phrase est sybilline, Cadichon!
La Fronde:1648-1652
Révocation de l'Edit de Nantes: 1685
Louis XIV: né en 1638, roi de France de 1643 à 1715.
Votre texte est néanmoins intéressant à lire et, j'en suis d'accord avec vous et De Gaulle, les Français sont trop campés sur leurs positions, entêtés à refuser d'évoluer. Mais, je ne comprends pas comment on peut être ultra-libérale et gaulliste. Ce n'est pas possible, il me semble. Pourquoi De Gaulle s'est-il fait déboulonner?
Un avis:
" Un dernier élément mérite d'être évoqué même si, sur le moment, il ne s'est pas manifesté ouvertement et reste, aujourd'hui encore, conjecturel. Peu avant sa mort, Alain Peyrefitte a rappelé que la grande idée du Général de Gaulle était d'imposer l'association capital-travail qui aurait eu pour conséquence d'associer les employés et ouvriers ainsi que les cadres, tant subalternes que supérieurs, à la gestion des entreprises. On retrouvait ici le vieux rêve des cadres de l'Armée qui, dès avant 1914, et sous l'influence de Charles Maurras, n'avaient aucune confiance dans le capitalisme et la haute finance et cherchaient à promouvoir une unité totale entre dirigeants et exécutants, image de l'unité organique que devait constituer pour eux la Nation. Or, dans la France de la seconde moitié du XX° siècle (comme avant), ni les dirigeants et patrons, se comportant la plupart du temps comme si leur pouvoir leur venait de Dieu en personne, ni les syndicats qui étaient certes prêts à prendre leur part, même modeste, des profits, mais n'étaient guère tentés à la perspective de partager les responsabilités en cas de crise, ne voulaient entendre parler de cette réforme, révolutionnaire pour les uns, réactionnaire pour les autres, chacun utilisant en l'occurrence son habituel vocabulaire, celui des slogans passe-partout.
Partant de cette constatation, on peut formuler raisonnablement l'hypothèse que voici: l'agitation estudiantine à laquelle participaient des groupes dont l'activité subversive ne pouvait avoir échappé aux services de renseignements ni, par conséquent, aux hautes sphères dirigeantes, aurait fourni l'occasion rêvée de déclencher un séisme à la fois important, mais limité, bien propre à débarrasser la grande bourgeoisie d'affaires et industriellle d'un personnage qui, une fois la guerre d'Algérie terminée, n'était plus indispensable, voire pouvait devenir dangereux avec ses grands projets remettant en cause son pouvoir ( Robespierre est, selon toute vraisemblance, tombé au moment où il s'apprêtait à s'attaquer aux financiers et spéculateurs qui grugeaient l'état; de même, le coup d'état du 18 Brumaire a eu pour conséquence de repousser sine die la constitution d'une commission d'enquête du Directoire qui devait sanctionner les fournisseurs de l'armée et les financiers qui entretenaient avec ces derniers des rapports étroits).
Les évènements de 1968 ressembleraient dans ce cas à ceux qui en Italie, ont vu la Loge P2 se servir des Brigades Rouges pour déstabiliser le régime démocratique dans lequel le parti communiste, encore très puissant dans les années 1970, aurait pu devenir parti de gouvernement."
Peut-on être pour l'ultra-libéralisme et pour De Gaulle?

Écrit par : dobolino | 17 février 2007

Bonjour vous toutes et tous,

Je vous ecris d'un bar de San Francisco. Quand je rentre en France je vous fais un petit topo sur les cours que j'ai suivis a Berkeley et Stanford, et sur comment Derria est vu maintenant par les professeurs avec qui j'ai parle.

Écrit par : Pendaries | 17 février 2007

Qui est Derria?

Écrit par : Christophe Sibille | 17 février 2007

Beria ou Derrida?

Écrit par : dobolino | 17 février 2007

Vive la formation permanente: Copier/coller un texte pris sur PDF, mais en deux fois car en une cela ne "collait" pas, j'aurais dû me méfier et non filer sans demander mon reste, donc sans relire, et voici ma punition: j'ai laissé passer une belle ineptie. Il me semble cependant qu'à moins d'être ignares, ou malveillants, ce qui n'est pas leur cas, loin s'en faut, mes lecteurs auront vu d'eux-mêmes que la phrase n'avait plus ni queue ni tête.
Pour les happy few qui n’ont pas voulu donner à Cadichon le bénéfice du doute, trop heureux de cette verge tendue pour le fouetter, la phrase amputée qui soulignait le lien entre l'Édit de Nantes et la Fronde aurait dû se lire: " Sa révocation causa une saignée dont le pays ne devait jamais se remettre et ELLE MIT FIN À UN COMPROMIS, SITUATION PEU COURANTE EN FRANCE, AU MÉPRIS DU SOUTIEN DES PROTESTANTS À LA COURONNE, NOTAMMENT PENDANT une Fronde qui inspira à Louis XIV un absolutisme né de son obsession du « plus jamais cela ».

Je vous l'accorde, côté style on peut mieux faire mais c'est une traduction: traduttore, tradittore. Ici c'est la technique qui a trahi Cadichon.

Une visite au château de St Germain, avec un guide pas top débile, confirmera tous ces dires aux sceptiques.

La bourde méritait sans conteste d'être relevée, et je me félicite de cette lecture attentive, mais ce qui m'inquiète c'est qu'en agitant son carton rouge mon charmant redresseur de torts, qui s'est courageusement réfugié dans l'anonymat, semble avoir réfuté également le premier membre de la phrase. C'est nettement plus alarmant.


Sans remonter à des analyses, anciennes mais toujours pertinentes bien qu'oubliées, je convoque à ma recousse Le Roy Ladurie, qui remit les pendules de l'histoire à l'heure, avec ses statistiques, il y a 25 ou 30 ans?, et rappela les effets tragiques et irrémédiables de cette Révocation. Est-il vraiment besoin ici de rappeler que nos Huguenots sont allés faire la fortune des ennemis de la France, et notamment celle de la Prusse, et que Berlin fut construite sur les marais asséchés par des ingénieurs nantais? Sedan fit dès lors figure de vengeance du serpent à plumes, une revanche cuisante, mais il y en eut d'autres, avant, comme la perte de la Nouvelle France, « grâce » aux fournisseurs aux armées d'un état absolutiste, corrompu jusqu'à l'os. L’absolutisme est ici le revers de cet exemple de tolérance, unique pour l’époque, que l’Édit de Nantes avait donné au monde, mais dans une France qui n’était visiblement pas prête à l’accepter. Encore une occasion ratée de se moderniser.

L'humiliation de Sedan nous a donné la République... "enseignante" de Ferry, et a souligné ( un siècle tout de même après Condorcet) l'extrême urgence d'instruire le peuple. Un mal pour un bien: de désastres en ruptures, c'est le lot de la France.

L'exode des cerveaux affecta, puisqu'il semble nécessaire de le rappeler, une France devenue "moderne" à peine 40 ans plus tôt: 1648- Traité de Westphalie- naissance de l'état-nation. Sa version contemporaine ( fuite tout aussi exemplaire de cerveaux, mais aussi de capitaux) saigne à nouveau la France à blanc, mais cette fois-ci les forces vives qui votent avec leurs pieds ont été éduquées aux frais de toute la collectivité.

Une étude chiffrée, comme celles de Le Roy-Ladurie, justement, permettrait de comparer ces deux évènements et mon intuition me dicte que la France, encore bloquée dans une cinquantaine d'années, dans son conservatisme atavique, confirmera cette similitude, enfin si la planète terre est toujours habitée, habitable, et non immergée ou nucléarisée par les fadas.


Ignorer les effets, immédiats et à long terme, de la Révocation de l'Édit de Nantes est certes regrettable, mais nier ce qui est avéré depuis trois siècles me rappelle désagréablement la cécité volontaire devant le soit-disant "mystère" et la "curieuse" résilience des foutaises pédagogistes.

Le négationnisme étant désormais correctionnalisé, il faudrait une loi Gayssot-Taubira contre tous les Hamon, Lahire, et autres Pangloss qui réfutent outre la débâcle scolaire, les effets de la Révocation sur le destin et le déclin de la France.


Décidément, ce Mal français est bien comme la canicule: il n'affecte que l'hexagone, dont les frontières sont si étanches, je vous le rappelle, qu'elles arrêtèrent aussi le nuage de Tchernobyl, en sens inverse.

Le texte cité plus haut affirme que quelqu'officine clandestine fomenta la chienlit de mai 68. C'est de la même farine que la prose de Meyssan, de Forrester, de Garaudy, ou de tous ceux qui prétendent que le 11 septembre est l’œuvre du Mossad ou de la CIA, ou qui-sais-je encore?, dans le but de justifier une intervention en Irak..., laquelle avait (c'est quand même gênant) déjà été minutieusement préparée par Clinton, dès 1997, mais tuée dans l'oeuf par la pantalonnade Lewinski. J’oubliais aussi tous ceux, à moins que ce soient les mêmes, qui continuent à voir avant tout dans cette guerre une opération orchestrée par les lobbies pétroliers, tout en refusant commodément de savoir que la France était mouillée jusqu’au cou, avec le fils de Kofi Anan, dans le scandale du pétrole contre nourriture, lui aussi bien antérieur à 2001.

Restons sérieux

Pendaries parlait de Jacques Derrida, déconstructionniste repenti sentant sa fin prochaine, mais auquel les French Studies Departments élèvent encore des autels, en vrais musées Grévin de la pensée unique, aux côtés de Lacan, Foucault, et autres Sartre, Althusser et Blanchot. Il faut cependant reconnaître que contrairement à la France, dans d'autres départements, nettement moins poussiéreux, on vante surtout les mérites de Tocqueville, Aron ou Camus.


Les expats français que j'ai eu l'occasion de rencontrer, mi-janvier en Californie ( UCLA, Stanford et Berkeley) respirent d'aise devant le dynamisme, l'autonomie et le pluralisme qui caractérisent la vie universitaire et eux non plus ne savent pas, pour leur plus grand bonheur, qui fut Jacques Derrida, ci-devant pied-noir, comme Camus.

Écrit par : Cadichon | 18 février 2007

Pour les happy few qui n’ont pas voulu donner à Cadichon le bénéfice du doute, trop heureux de cette verge tendue pour le fouetter, la phrase amputée qui soulignait le lien entre l'Édit de Nantes et la Fronde aurait dû se lire: " Sa révocation causa une saignée dont le pays ne devait jamais se remettre et ELLE MIT FIN À UN COMPROMIS, SITUATION PEU COURANTE EN FRANCE, AU MÉPRIS DU SOUTIEN DES PROTESTANTS À LA COURONNE, NOTAMMENT PENDANT une Fronde qui inspira à Louis XIV un absolutisme né de son obsession du « plus jamais cela ».
Cadichon
Ah! Mais non, ce n'est pas vrai, j'avais bien vu que c'était une citation! C'est de Peyrefitte que je m'inquiétais, pas de vous... Ma boussole fut un peu désorientée car, malgré des options diverses, je gardais toute estime à M. Alain Peyrefitte.
Comme ça, ça va mieux!

Écrit par : dobolino | 18 février 2007

Décidément, ce Mal français est bien comme la canicule: il n'affecte que l'hexagone, dont les frontières sont si étanches, je vous le rappelle, qu'elles arrêtèrent aussi le nuage de Tchernobyl, en sens inverse.

Cadichon
sauf dans le département où je vis! L'excellence de notre laboratoire départemental vétérinaire a prouvé la gravité de la contamination qui s'arrêtait bizarrement aux frontières de notre département! Faut dire qu'avec le nombre de centrales nucléaires que nous hébergeons, nous avons un laboratoire redoutablement efficient et... socialo!
Ceci dit, vous auriez vu la tronche des agneaux monstrueux que j'ai sorti les deux années suivantes (merde! sphère privée..) qui furent d'ailleurs les deux années où les forces miltaires nucléaires du plateau d'Albion et du Mont Ventoux furent déplacées. De là à penser que l'occasion fait le larron?

Écrit par : dobolino | 18 février 2007

Il est certain que la fuite des cerveaux provoquée par la révocation de l'Edit de Nantes fut préjudiciable aux intérêts français. Mais bon sang, quel dommage qu'on ne se soit pas comparé à Cambridge ou Oxford à cette époque, on avait sans doute le meilleur 8 huit en pointe avec barreur du monde.

Écrit par : Guillaume | 18 février 2007

Le texte cité plus haut affirme que quelqu'officine clandestine fomenta la chienlit de mai 68 Cadichon
non, non, n 'affirme pas mais se pose la question à laquelle vous vous dérobez avec élégance!
L'auteur de ce questionnement était professeur à Nanterres en mai 1968 et serait probablement plus en accord avec vous qu'avec moi...
Je vous re-cite le début:
"Un dernier élément mérite d'être évoqué même si, sur le moment, il ne s'est pas manifesté ouvertement et reste, aujourd'hui encore, conjecturel. Peu avant sa mort, Alain Peyrefitte a rappelé que la grande idée du Général de Gaulle était d'imposer l'association capital-travail qui aurait eu pour conséquence d'associer les employés et ouvriers ainsi que les cadres, tant subalternes que supérieurs, à la gestion des entreprises. On retrouvait ici le vieux rêve des cadres de l'Armée qui, dès avant 1914, et sous l'influence de Charles Maurras, n'avaient aucune confiance dans le capitalisme et la haute finance et cherchaient à promouvoir une unité totale entre dirigeants et exécutants, image de l'unité organique que devait constituer pour eux la Nation."
RESTE, aujourd'hui encore, CONJECTUREL.
Ce n'est pas l'écrit d'un endoctrineur mais d'un qui s'interroge et qui ne s'est jamais contenté de réponses lénifiantes.

Écrit par : dobolino | 18 février 2007

Je n'ai aucune vocation à être chef de quoi que ce soit. Après tout, mon métier consiste à fabriquer des individus capables de s'auto-gérer…
Mon modèle mythique, c'est l'armée mexicaine : tous colonels ! C'est garant de joyeuses ripailles, force tequila et révolutionnaires généreuses (voir cet extraordinaire portrait de zapatiste à forte poitrine, dans les Professionnels, un western inoubliable de Richard Brooks — avec Burt Lancaster, Lee Marvin et tant d'autres — même si je ne suis pas du tout un adepte forcené du standard Jayne Mansfield).

Dobolino, les liens du sang m'avaient échappé… Quelle famille !
JPB

Écrit par : brighelli | 18 février 2007

Dobolino, les liens du sang m'avaient échappé… Quelle famille !
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 février 2007

C'est pas de notre faute, c'est atavique! Du genre Pierre Dac, "pour tout ce qui est contre et contre tout ce qui est pour..."
Ce doit être dans les gènes, les baffes n'y faisant rien, ni la lecture de Sartre, ni celle des mémoires du Général de Gaulle.

Écrit par : dobolino | 18 février 2007

J'mexcuse de vous d'mander pardon...

mais vous ne pourriez pas tous vous exprimer sur le même fil, ça éviterait un va et vient.... épuisant... ????

Écrit par : Maminou | 18 février 2007

J'mexcuse de vous d'mander pardon...

mais vous ne pourriez pas tous vous exprimer sur le même fil, ça éviterait un va et vient.... épuisant... ????

Ecrit par : Maminou | 18 février 2007

C'est à dire que ça dépend du sujet!
A ce propos, comme vous m'avez l'air bien mous ce soir, je vous conseille un petit jeu brésilien:
http://www.charges.uol.com.br/game_ver.php?game_pk=25

J'espère que le lien fonctionnera car c'est un jeu très amusant qui nécessite et choix politique et habileté.

Écrit par : dobolino | 18 février 2007

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