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05 février 2007

Charte de l'éducation

Charte de l'éducation

Cet espace provisoirement vierge est à vous, blogueurs réunis : apportez vos suggestions, allez chercher celles qui, chez les autres, vous paraissent convaincantes, et construisons ensemble une charte qui pourra rivaliser avec celles des candidats à l'élection présidentielle — ou leur donner des idées.
Vous pouvez donc, dès à présent, avancer ici les idées les plus audacieuses — ou les plus sensées. Fin février, nous ferons de ces bonnes volontés diverses un vrai programme construit, qui nous donnera l'aune à laquelle juger les (bonnes) intentions des autres…
JP Brighelli

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Commentaires

Ouais! Super, un nouveau desirsdavenir! La démocratie participative, c'est quelque chose quand même.
Alors, moi je réclame la suppression des heures de colle remplacées par des punitions corporelles, l'extermination des mercières et des architectes paysagistes.

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

Bon, je suis allé plus vite que la musique. Je fais un copier/coller de ce que j'ai écrit dans "Sauver les Lettres" :

Bon,essayons d'être positifs...

Je vais me lancer à l'eau, comme JPB nous y invite et écrire mes propositions, au fur et à mesure qu'elles me viennent.

1°) La formation des enseignants du second degré :

Suppression des IUFM - Formation en une seule année en alternance avec un tuteur en collège et en lycée en situation a) d'observation du tuteur b) de responsabilité "encadrée" c) de responsabilité totale - formation essentiellement axée sur la didactique de la discipline - compléments : psychologie de l'enfant et de l'adolescent, notions de psychanalyse - histoire de l'éducation.

Validation de compétence à exclusivement par le corps des inspecteurs généraux de la discipline.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Charte pour l'éducation (suite)

Proposition n°2 :

Les instituteurs et les professeurs du second degré bénéficient d'une complète liberté d'enseignement dans le respect des programmes officiels. En particulier, aucune méthode de lecture (méthode globale par exemple)ou de progression (progression en "séquences" en collège) ne doit leur être imposée.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

et la fermeture immédiate de la chasse dans le département de la Drôme.
Un petit salaire fixe pour les professeurs, 400 à 500 euros par mois, le reste à l'appréciation des communes, départements et régions, en démocratie participative avec l'ensemble de la population, selon les résultats obtenus à des examens de fin d'année anonymes. En échange, liberté pédagogique totale.
En cas d'échecs répétés, interdiction d'exercer.

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

Je vous prie de bien vouloir m'excuser mais je n'avais pas lu l'introduction à ce nouveau fil sur Sauver les lettres.
Ce qui me semble indispensable, en premier lieu, est de faire le ménage des maternelles et primaires. En conséquence de quoi, j'aimerais que les futurs professeurs des écoles soient recrutés au niveau bacalauréat puis solidement formés pendant au bas mot deux ans en toutes matières fondamentales( français, maths, histoire géo, SVT, musique, arts plastiques...) avant d'être formés à toutes les pédagogies possibles pendant les deux années suivantes, dans le cadre de nombreux stages en maternelle et primaire. L'idée de JPB d'une classe prépa pour enseignants de primaire m'avait parue excellente. Je viens donc la souligner ici.
Nous savons tous, sans nous voiler la face qu'une licence de quoique ce soit n'est la preuve de rien. Nous recrutons souvent des ignares. Ce n'est certes pas systématique mais le risque est important.

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

dobolino.

Vos propositions sont excellentes, Je prends la liberté de les "formaliser, si vous en êtes d'accord :

Proposition n° 3:

Recrutement des professeurs de écoles au niveau du baccalauréat - création d'une classe préparatoire en deux ans. pour les futurs enseignants du primaires - formation en Français, Mathématiques, Sciences et Vie de la Terre, Histoire-Géographie, Musique, Arts plastiques - Stages sur le terrain en maternelle et en primaire .

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n°4 :

Recentrage des missions de l'Ecole (école primaire, collège, lycée) sur la transmission des connaissances. Allégement des tâches administratives des chefs d'établissement.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

En ce qui concerne les instits, c'est vrai qu'une licence ne garantit rien. Effectivement une solide formation en deux ou trois ans, en somme révisions et prolongation du secondaire serait sans doute indispensable. Mais surtout de la pratique ! de l'observation dans des classes d'ensignants expérimentés et la réalisation de plusieurs séances dans chaque discipline de chaque cycle devant des gens pouvant apporter des conseils intelligents et pas descendre les débutants sous prétexte que les élèves n'étaient pas en groupe ou que les pauvres chtits malheureux ont eu 5 lignes à écrire !

Ecrit par : Ronin | 05 février 2007

Proposition n°5 :

Revalorisation des enseignements artistiques qui doivent être considérés comme des disciplines à part entière et être dispensés dans des locaux adaptés et "séparés" d'un point de vue architectural, au même titre que les gymnases en Education Physique - Abolition de les appellations discriminantes : "disciplines fondamentales" et "disciplines d'éveil" (arts plastiques et éducation musicale et chant choral)

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

errata : "des appellations" et non "de les appellations" .

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n°6 :

Inspections plus fréquentes, notamment dans le secondaire, mais en revanche abolition des "inspections dites "guillotines" au bénéfice d'inspections d'aide et de conseil.

N.B.: Je suis personnellement favorable au maintien de'un corps d'inspection qui seul peut garantir une certaine liberté pédagogique, à condition bien entendu que l'inspecteur (trice) soit libre de tout préjugé ou entente préalable avec le chef d'établissement et/ou les parents d'élèves.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

En ce qui concerne les instits, c'est vrai qu'une licence ne garantit rien. Effectivement une solide formation en deux ou trois ans, en somme révisions et prolongation du secondaire serait sans doute indispensable. Mais surtout de la pratique ! de l'observation dans des classes d'ensignants expérimentés et la réalisation de plusieurs séances dans chaque discipline de chaque cycle devant des gens pouvant apporter des conseils intelligents et pas descendre les débutants sous prétexte que les élèves n'étaient pas en groupe ou que les pauvres chtits malheureux ont eu 5 lignes à écrire !

Ecrit par : Ronin | 05 février 2007

Oui! Mais d'abord, les fondamentaux (deux ans?) et, ensuite la pratique (deux ans?). Je parle du primaire. Pour le secondaire, ça devient plus compliqué et je ne sais que dire, donc je m'abstiens...

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

Proposition n°7 :

Les outils de la langue : grammaire, vocabulaire, orthographe, seront enseignézs de façon systématique et approfondie dès l'école primaire.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n°8 :

Création d'études en partie dirigées dans tous les établissements scolaires, de l'école primaire au lycée. ces études seront animées par des enseignants volontaires rémunérés et/ou par des étudiants recrutés au niveau de la deuxième année de licence.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

ma foi 2+2 ça peut-être une bonne solution, mais ça veut dire ques les deux premières années doivent être solides. Tout à fait d'accord avec Robin en ce qui concerne les inspecteurs. Ceci étant je pense qu'il serait souhaitable que les inspecteurs reviennent sur le terrain. Dans le primaire il y a des gens qui sont IEN pendant 25 ans et qui donnent de jolis conseils mais qui me semblent absolument incapables de prendre une classe. Un bon moyen serait que l'on ne puisse pas être inspecteur plus de 5 ans par exemple avant de retourner sur le terrain et de reprendre une classe. Ainsi les IEN ne seraient-ils pas coupés du terrain et certains seraient peut-être un peu moins fumeux ou irréalistes dans leurs conseils ou dans leurs exigences.

Ecrit par : Ronin | 05 février 2007

Allégement des tâches administratives des chefs d'établissement.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Je tiens à souligner ce propos fondamental. Nous en avons tous marre d'être dévorés par la paperasserie que l'Etat utilise pour pouvoir, en cas de besoin, faire porter le chapeau aux sous-fifres. Le moindre petit avis de tempête et le serveur vocal de la préfecture prévient tous les maires de façon à ce, qu'ayant appuyé sur la touche dièse, ceux-ci soient les responsables du moindre caillou tombant de la falaise, de la moindre tuile arrachée etc...
Ici, nous dépassons immédiatement le cadre strict de l'enseignement mais c'est un des pourquoi de la paperasserie envahissante, qu'elle soit mise en place pour l'échec scolaire, la délinquance ou la grippe aviaire.

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

Tout à fait d'accord pour des études dirigées, ce qui permettrait une réelle égalité des chances. Mais facile de trouver des étudiants dans une zone urbaine avec une fac à proximité ; beaucoup plus délicat en zone rurale... Qu'en pensez vous ?

Rétablir des programmes décents, basés sur la progressivité des apprentissages, ce que tout enseignant sensé sait nécessaire, LISIBLES et permettants à chaque élève de progresser réellement au lieu de stagner dans des pseudo activités (quel mot galvaudé ) débilisantes.

C'est tout pour le moment.

Ecrit par : D | 05 février 2007

Ah oui et surtout que les formateurs quels qu'ils soient aient au moins un tiers de leur service dans une classe ou des classes. Fini la planque de l'iufm. Là aussi les formateurs n'en seront que meilleurs et plus modestes s'ils doivent eux aussi avoir à gérer des classes, des parents et un inspecteur. Et surtout que l'on arrête de prétendre qu'ils sont unuversitaire. Tout le monde en rigole, désolé les formateurs de l'iufm sont tout sauf des universitaires.

Ecrit par : Ronin | 05 février 2007

Proposition n°8 :

Création d'études en partie dirigées dans tous les établissements scolaires, de l'école primaire au lycée. ces études seront animées par des enseignants volontaires rémunérés et/ou par des étudiants recrutés au niveau de la deuxième année de licence.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Là, (José au secours!), vous oubliez le problème des zones rurales et du ramassage scolaire qui "ramasse" parfois dans le même bus, maternelle, primaire et collège. Certains enfants font une heure d'autocar matin et soir.
D'où, autre proposition: maintenons impérativement les écoles rurales pour qu'aucun petit de quatre ans n'est à parcourir plus de dix à douze KM matin et soir et remettons les internats secondaires au goût du jour, avec personnel de surveillance ad hoc. Certaines régions y arrivent mieux que d'autres et les résultats au bac s'en ressentent.
N.B.: pour le "ramassage" des maternelles de moins de cinq ans, il faut payer un accompagnateur à la charge des communes. Si les communes ne payent pas, pas de ramassage pour les maternelles.

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

Proposition n°9

Mis en place d'un examen d'évaluation en début de 6ème. Cet examen doit permettre de repérer les élèves les plus en difficulté (la proportion de ceux qui ne maîtrisent pas la lecture et l'écriture) afin de leur apporter une aide et un enseignement approprié.

N.B. : cette proposition est fondée sur une douloureuse expérience personnelle d'élèves que je n'ai pas pu aider et que j'ai vu s'aigrir et s'enfoncer d'année en année jusqu'en fin de 3ème, avec moi ou avec d'autres, en gardant leurs handicaps de départ. La soi-disant "pédagogie différenciée" préconisée par Meirieu est impraticable sur le terrain.

Mais ceci suppose évidemment d'en finir avec le dogme de "l'hétérogéneité". Ces classes (pas au niveau de la 6ème, mais de la 4ème) ont existé jusque dans les années 80 et ont disparu au nom d'une conception purement idéologique de l'égalité (2ème septennat de Mitterand, Meirieu rue de Grenelle). Elles étaient en général animés par un instituteur ou un PEGC qui essayait de combler systématiquement les difficultés des élèves.

Je sais que ce n'est pas "politiquement correct", mais je profite de la liberté de parole qui m'est acordée sur ce blog pour dire que je suis favorable à un rétablissement d'une orientation en fin de 5ème.

En revanche, je ne suis pas d'accord avec la proposition de M. Villepin (apprentissage à 14 ans) c'est trop tôt...Pas avant 16 ans et en alternance avec un solide enseignement général.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n°10 (suggérée par dobolino)

Création d'internats, notamment en zône rurale.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

zone sans accent circonflexe !

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Création d'internats mais petites unités impératives. Taille à déterminer en fonction des classes d'âge et autorisation de sortie libre signée par les DEUX parents avant seize ans ( je pense ici à certains internats de LEP où l'équipe directoriale explique aux parents que l'autorisation de sortie est systématique et que les parents n'ont pas leur mot à dire même pour un minot de 15 ans). Sortie non surveillée interdite pour les moins de quinze ans.
Renforcer les bourses d'internat du secondaire.

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

Economies d'énergie obligent: fin des IA ou des Rectorats: un de trop. Coût énorme d'une administration qui distille des textes des recommandations des circulaires imbéciles, de plus en plus déconnectés de la Réalité. La bureaucratie: STOP!

Fin des corps d'inspection: IPR IEN et toute la clique bavarde et prétentieuse. Remplacement par des enseignants ayant 20 ans d'ancienneté minimum: tuteurs formateurs qui gardent obligatoirement un pied dans le réel: 1/2 ou 2/3 temps d'enseignement.

Fin des IUFM : niches de charlatants en sciences de l'éducation et veiller à ne pas laisser l'enseignement de la didactique devenir une scolastique desséchante. Robin: ok?

Création d'internats pour les collèges surtout en ZEP même si elles n'existent plus sous ce nom. Coût élevé mais condition nécessaire si l'on veut voir réussir ceux qui "en veulent".

Apprentissage dès 14 ans pour ceux que le collège emm... et qui emm... les autres. Mais passerelles de retour possible: la maturité ne doit pas être désespérante.

Discipline dans le primaire comme dans le secondaire: aucune raison d'accepter des terreurs, des énervés, des impolis bornés, s'imposer sans sanctions sévères! La "sentimentaldémagogie ": dehors! Qui aime bien châtie bien.

Des programmes ambitieux sans concession au "modernisme progressiste" et à la lâcheté: le + peut le - et non l'inverse. Le goût de l'effort et le mérite doivent être valorisés. On doit viser haut et non pas un minimum culturel fonctionnel:la culture, les humanités, - oui, dominantes, de classe, élitistes et bourges... - ne sont pas un rempart contre la barbarie mais elles peuvent réduire les risques d'y sombrer.

Cesser de d'acheter la paix sociale à n'importe quel prix! Acheter, aujourd'hui= à jeter. Stop le gâchi! Vertébrés ou des limaces? Fin des saloperies de basses et humiliantes concessions injectées par les inspecteurs pour faire grimper le taux de réussite au brevet ou au bac: scandale auquel on s'accoutume. DINGUE!

J'arrête ici pour ce soir
Byyyy!!!

Ecrit par : Léo | 05 février 2007

Rétablissement d'un véritable enseignement des langues dites anciennes : latin et grec - latin à partir de la 5ème, grec de la 4ème - à la place da la simple "initiation" qui existe actuellement - initiation au latin dès la 6ème - initiation au grec en fin de 6ème et en 5ème (les dieux, l'étymologie, la civilisation...)

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n°7 :

Les outils de la langue : grammaire, vocabulaire, orthographe, seront enseignés de façon systématique et approfondie dès l'école primaire.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Ce qui sous-entend qu'ils aient été enfin enseignés aux sinistrés de licence qui s'engagent, faute de mieux, dans la voie de l'enseignement.
D'où, indispensable préliminaire, qu'un enseignant soit recruté, considéré, formé et rémunéré comme un cadre et non comme un employé.
Cadre et enseignant devraient être synonymes. Leur rôle n'est-il pas d'encadrer?

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

Rétablissement d'un véritable enseignement des langues dites anciennes : latin et grec - latin à partir de la 5ème, grec de la 4ème - à la place da la simple "initiation" qui existe actuellement - initiation au latin dès la 6ème - initiation au grec en fin de 6ème et en 5ème (les dieux, l'étymologie, la civilisation...)

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Qui est la suite de:Proposition n°7 :

Les outils de la langue : grammaire, vocabulaire, orthographe, seront enseignés de façon systématique et approfondie dès l'école primaire.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Commençons par la base. L'an prochain ou dans trois ans, entreront en sixième des enfants qui savent à peine lire et écrire.
C'est pourquoi ce programme doit s'inscrire dans la durée et être indépendant des partis de droite et gauche.

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

veiller à ne pas laisser l'enseignement de la didactique devenir une scolastique desséchante. Robin: ok?


Oui, le didactique de la discipline ne doit pas être purement théorique ; il ne s'agit pas non plus de méthodes pédagogiques à proprement parler, mais des méthodes de transmision et d'organisation du cours les plus appropriées à chaque discipline. Par exemple en français : faut-il ou non donner des consignes pour la rédaction et quelles consignes, la répartition et la fréquence du travail à faire à la maison - les méthodes d'apprentissage des leçons - comment enseigner l'orthographe de la façon la plus efficace - les questions qui doivent figurer dans une fiche de lecture - comment corriger un devoir -- comment faire un cours de grammaire - comment lier grammaire, orthographe, expression écrite et lecture expliquée sans retomber dans le saupoudrage de l'enseignement "en séquences"...

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Cadre et enseignant devraient être synonymes. Leur rôle n'est-il pas d'encadrer?

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

Entièrement d'accord. On les prend où les sous vu que notre pays est endetté à hauteur de 2000 milliards d'euros ? oups je vais passer pour un vilain libéral...

Ecrit par : Ronin | 05 février 2007

On les prend où les sous vu que notre pays est endetté à hauteur de 2000 milliards d'euros ? oups je vais passer pour un vilain libéral...

Ecrit par : Ronin | 05 février 2007

Le problème! Si ça ne tenait qu'à moi, je passerais le tunnel pour avoir un avenir mais je suis zinzin. Intéresser les entreprises?
La pâuvritude mentale de nos jeunes successeurs m'afflige et m'angoisse et je taxe volontiers mon C.A. à 1% pour le renouveau de l'enseignement et de la recherche. Ce qui fait, rien que pour moi, qui suis loin d'être à l'ISF, et ne suis qu'une petite brindille, dans les 1500 euro.

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

Chapeau ! mais tout le monde n'en dira pas autant !

Ecrit par : Ronin | 05 février 2007

Charte pour l'éducation proposition n°11 :

Les parents ne pourront pas être délégués dans le conseil de la classe où ils ont leurs enfants.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Créer, dès la seconde ou la première, une matière qui consisterait à apprendre à piloter une entreprise, même micro, de façon à réduire aussi les inégalités des élèves devant les responsabilités de papa-maman.

Même les anti-libéraux devraient être d'accord...

Ecrit par : D'Enguell | 05 février 2007

Le réglement intérieur des établissements scolaires sera élaboré désormais par un collège de magistrats désignés par le président de la République.Il sera le même pour tous les établissements scolaires (un réglement par niveau : primaire, secondaire, lycée) Une échelle de sanctions adaptées et progressives sera clairement indiquée pour chaque manquement (travail d'intérêt collectif, devoir supplémentairen retenue, renvoi temporaire, renvoi définitif)

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Le réglement intérieur des établissements scolaires sera élaboré désormais par un collège de magistrats désignés par le président de la République.

Et non, ce qui est actuellement le cas et ce qui est absolument aberrant, par la " communauté éducative " de chaque établissement (élèves compris !): la Loi doit être la même pour tous, c'est l'un des principes fondamentaux de la Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n° 12 : rétablissement du certificat d'études primaires en fin de CM2

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n°13:

Rétablissement du sérieux et de la valeur réelle des examens (brevet des collèges et baccalauréat). Abolition des " commissions d'harmonisation "

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n°14 :

Une seule chance et pas plus après un renvoi définitif pour motif grave par un conseil de discipline.

"Proposition n°15 :

Fin de l'obligation de scolariser jusqu'à 17 ans, à moins que cette obligation soit votée par l'assemblée nationale.

N.B. : J'ai appris en 96 que les chefs d'établissement avaient "l'obligation morale"de scolariser les élèves jusqu'à 17 ans. Je ne sais pas d'où vient cette obligation et pourquoi elle a été instaurée, mais je suis sûr de mon fait. J'exerçais à l'époque comme principal adjoint faisant fonction dans un collège sensible de la région parisienne. Cette obligation existe-t-elle encore aujourd'hui ? C'est l'exemple type des bons sentiments à la Meirieu, mais ça n'est pas légal au sens républicain du terme.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

ne soit votée (ne explétif)

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition n° 16 :

Création de classes adaptées, "hors collège", pour les éléments dangereux, particulièrement perturbateurs et récidivistes, éventuellement en internat pour les soustraire à l'influence de la rue.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition 17

Construction des collèges sur des critères d'esthétique et de bien être et pas seulement sur des critères d'économie (collèges "boîtes à chaussure")

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition 18 :

Application du principe : chaque professeur a, dans la mesure du possible, sa propre salle de classe (ce sont les élèves qui se déplacent)

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Proposition 19 :

Obligation d'avoir une tenue vestimentaire correcte.

NB : je sais bien qu'il serait irréaliste de demander en France le port d'un uniforme comme c'est le cas en Grande-Bretagne et dans les écoles catholiques aux Etats-Unis, mais ça pourait éviter la dictature des marques et être un élément de valorisation des enfants, notamment dans les établissements sensibles.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Je m'arrête pour laisser s'exprimer les autres.

Bonne nuit à tous !

J'ai pris l'émission sur TF1 avec Nicolas Sarkozy en retard, mais je n'ai rien entendu sur l'éducation.

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

Suppression des objets d'étude en français en classe de Première. Priorité à une approche plus historique/chronologique des grandes oeuvres.

Suppression définitive de l'écriture d'invention à l' EAF, pas plus débile que ce type de sujet: absolument pas formateur; c'est du niveau de la 3ème.

Minorer l'étude du discours, privilégier l'étude de la littérature , y compris de la littérature étrangère.

Ecrit par : Francine | 05 février 2007

- Suppression des "mentions complémentaires" des professeurs de collège et de lycée visant à leur faire enseigner une matière pour laquelle ils ne sont pas compétents, et conduisant donc à faire baisser le niveau de l'enseignement.
- Dans le même ordre d'idée, à l'heure où tout le monde parle de "travailler plus pour gagner plus", ou de faire faire des heures sup aux profs, ne pas augmenter le nombre d'heures d'enseignement au delà de 18 heures par semaine. Sinon, là aussi, ce sera au détriment de la qualité de l'enseignement. Sur ce point-là comme sur le précédent : il faut faire comprendre que l'enseignement n'est pas réductible à la présentation de fichiers Powerpoint devant une assemblée, mais suppose des connaissances, au début et tout au long de la carrière (d'où la nécessité d'un certain loisir).

- Sur la base de la carte scolaire actuelle : faire une nouvelle répartition des moyens clairement en faveur des établissements en difficulté, qui les rendra à nouveau attractifs. Que dans un grand lycée de centre-ville, les classes comptent une quarantaine d'élèves, mais beaucoup moins là où c'est nécessaire. Que ce soit dans les établissements en difficulté qu'il y ait le plus de surveillants, de professeurs, et le plus d'études dirigés : c'est là qu'il est nécessaire d'enlever le plus longtemps possible les élèves à l'environnement extérieur.

Je crois que ces propositions peuvent faire l'objet d'un consensus.

Ecrit par : Pat | 06 février 2007

Le réglement intérieur des établissements scolaires sera élaboré désormais par un collège de magistrats désignés par le président de la République.Il sera le même pour tous les établissements scolaires (un réglement par niveau : primaire, secondaire, lycée) Une échelle de sanctions adaptées et progressives sera clairement indiquée pour chaque manquement (travail d'intérêt collectif, devoir supplémentaire, retenue, renvoi temporaire, renvoi définitif)

Ecrit par : Robin | 05 février 2007

...Ou par l'assemblée nationale après avis du conseil constitutionnel. C'est un point très important. La montée de la violence dans les établissements scolaires ne peut pas être endiguée par un R.I. "bricolé" par une communauté éducative.
Un crime à l'intérieur d'un établissement (cas du petit Karl à Meaux) est un délit de droit commun qui ne relève pas d'un R.I., mais du code pénal...Je suis également favorable à la révision de la Loi (ordonnance ?) de 45 concernant les mineurs.

Les R.I. n'ont aucune valeur juridique (sauf le port ostentatoire de signes religieux et la propagande à l'intérieur des établissements parce que c'est une Loi qui a été votée par l'assemblée nationale).

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Proposition N° 20 :

Suppression de l'administration centrale de la rue de Grenelle, mais maintien d'un ministère "allégée" (validation ntionale des examens et concours, programmes nationaux)

gestion décentralisée

- des lycées au niveau des rectorats/conseils régionaux.

- des collèges et des écoles primaires au niveau des inspections académiques.

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Pas de recrutement de chefs d'établissements (sauf adjoints faisant fonction) hors concours et sans une sérieuse formation en alternance sur une année entière dégagée de tout enseignement. Pas de recrutement en-dessous de la licence au niveau des collèges, au niveau du CAPES ou de l'agrégation en lycée. Pas de recrutement en dehors du corps des enseignants ou des CPE. Revalorisation du statut et du salaire.

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Bonjour à tous,

Quelques réflexions de mère de famille

Créer un véritable corps de surveillants "professionnels", c'est-à-dire des adultes capables de s'imposer et de faire respecter "l'ordre" et non plus des jeunes "de passage" plus ou moins copains avec nos enfants.
Restaurer la souveraineté du conseil de classe et respecter les décisions de l'ensemble des enseignants. Trop d'élèves se retrouvent propulsés dans les classes supérieures alors qu'ils n'y ont pas leur place.
Bonne journée
Anne

Ecrit par : Anne (parente d'élève uniquement) | 06 février 2007

- des collèges et des écoles primaires au niveau des inspections académiques.

...et des conseils généraux (collèges) et des municipalités (écoles)

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Proposition n°22 (si je me souviens bien !)

Suppression de la " note de vie scolaire " en collège ou remplacement de cette note par une note reflétant réellement le comportement de l'élève. Modalités à définir, par exemple moyenne de toutes les notes attribuées par chacun des adultes concernés sur une échelle de 0 à 20. La note devant obligatoirement figurer sur le bulletin.

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

-Retour à la littérature comme réflexion sur l’homme, avec une connaissance étendue de son parcours, de ses doutes, de ses hésitations.

-Retour à l’histoire comme réflexion sur l’homme, avec une connaissance précise de ce qui fut (exit les thèmes vagues où l’enfant complète ses trous par l’exercice de la fantaisie)

-Retour à l' Enseignement de langues étrangères comme enseignement de CULTURE, au moins dans les filières littéraires.

-Enseignement de l’histoire de la philosophie (exit le bla bla proche des cours d’éducation religieuse et où l'on met sur le me^me plan des philosophes ayant vécu dans des époques très éloignées...)

Ecrit par : alice | 06 février 2007

Bonjour,
alors je vais parler par rapport à ce que je connais : mon parcours.
-Heures d'études obligatoires de la primaire au lycée :
tout simplement parce que les mômes qui ont la chance d'avoir des capacités ont la malchance de ne pas apprendre à travailler puisqu'ils n'en ont pas besoin, ce qui se paye un jour ou l'autre.
-Valoriser le "par-coeur", qui permet aux minots d'acquérir simplement de solides fondations.

Ecrit par : DesRapages | 06 février 2007

Proposition n° 23 :

Création systématique dans tous les établissements de classes "d'aide et de soutien" à tous les niveaux (6ème, 5ème, 4ème, 3ème) pour les élèves les plus en difficulté...(en 6ème sur les indications des instituteurs)...Evaluations régulières des élèves et possibilité de passage avec les "rapides" et les "moyens" (pour employer la terminologie de Legrand).

Dans une proposition précédente j'ai évoqué un examen d'évaluation en début de 6ème ; j'ai changé d'avis. Il est plus simple de constituer la classe de soutien sur indication des instituteurs dans le cadre d'une liaison CM2-6ème.

Je me rends compte qu'un tel dispositif est un peu en contradiction avec des orientations précoces (?) en fin de
5ème préconisées plus haut. Bon. A tout prendre, je préfère la solution des classes d'aide et de soutien. Mais gare aux fanatiques de "l'hétérogénéité" !

J'ai vu fonctionner une de ces classes dans un collège sensible en région parisienne (4ème d'aide et de soutien dite 4ème A.S.)...Ca marchait bien (effectifs réduits, professeurs volontaires, programmes adaptés...)

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Qui va faire la synthèse des 47953 propositions (dont au moins la moitié sont largement contradictoires entre elles) ?
On croirait le (faux) débat sur l'école qu'on nous a servi il y a peu. Niveau toujours 0 du débat, je le crains...
Le sérieux n'est pas toujours chez ceux (celles) qu'on croit.

Ecrit par : laya | 06 février 2007

Pour mettre les points sur les "i" des propos précédents, si j'étais à la place de Lionel Jospin j'entretiendrais une rancune tenace contre Claude Allègre, en partie responsable de sa déroute électorale d'avril 2002 (avec Jean-Pierre Chevènement) . Une ou deux centaines de milliers de voix sur un million, ça peut faire la différence. "Ses gamelles" Royal aurait dû en savoir quelque chose avant de suivre les traces nauséabondes du mamouth. " Professeurs, encore un effort pour apprendre à défendre vos intérêts ! "

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Excusez-moi, le "post" précédent était la suite d'une réponse à Jean sur "Sauver les Lettres". Il y a un rapport évident avec nos propositions.

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Les penseurs de gauche nous ont suffisamment seriné que " tout était politique "...Alors retour à l'envoyeur !

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Alors, moi je réclame la suppression des heures de colle remplacées par des punitions corporelles, l'extermination des mercières et des architectes paysagistes.

Ecrit par : dobolino | 05 février 2007

Je suis assez d'accord avec la première proposition de Доболино...j'adore son pseudo qui sonne comme le nom d'une petite gare du sud de la Russie...
Quant à l'extermination...je préfèrerais celle des pédagogistes et autres scientistes de l'éducation qui ont fini par avoir la peau, non de l'ours mais des instituteurs et institutrices.
Je suis pour le rétablissement des châtiments corporels que constitue à mes yeux (de professeur d'éducation physique) la tâche de fixer un enfant à son pupitre pour l'initier à l'art de la calligraphie, un sous-ensemble des arts chorégraphiques. Je ne connais pas d'autre scalpel plus efficace que celui inventé dans et par notre civilisation de l'écriture pour séparer (educare) un enfant de sa parole, de ses fantasmes entretenus par les pédagogues de l'auto-éducation, d'être son propre créateur, son propre législateur!
Tout le monde sait que l'école de France est désormais administrée et gérée pour tenter vainement et à un coût exorbitant de réparer les dégats occasionnés par la désinstitution et la déritualisation des apprentissages.
Il est grand temps de rétablir la République des instituteurs et des professeurs et de chasser des murs de l'école ceux qui en tirent des profits directs symboliques et pécuniers: les parents, les marchands, les psy, les officines parascolaires, les gourous des pseudo sciences pédagogiques etc...
Au fond, ce qui serait le plus efficace consisterait dans le plus simple à réaliser: réhabiliter l'instituteur et le réinscrire dans sa fonction (de castration) d'infliger aux enfants la sanction, la limite, la séparation, en un mot, la justice.

Ecrit par : buntovchik | 06 février 2007

Au fond, ce qui serait le plus efficace consisterait dans le plus simple à réaliser: réhabiliter l'instituteur et le réinscrire dans sa fonction (de castration) d'infliger aux enfants la sanction, la limite, la séparation, en un mot, la justice.

Ecrit par : buntovchik | 06 février 2007

Oui buntovchik, mais les lecteurs pressés qui viennent peut-être lire de temps en temps "les propos réactionnaires et antisociaux" de ce blog" (je les cite) risquent de ne pas goûter le sel de votre pensée. Mais qu'importent ces agueusiques à ceux qui ont des papilles !

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Parmi tous les fonctionnaires les enseignants sont peut être les seuls que l’on peut rémunérer équitablement au mérite.
Leur métier consiste à délivrer du savoir aux élèves, il suffit de mesurer la progression de ce savoir chez chaque élève pour connaître quantitativement le savoir qui a été délivré.
L’erreur consiste en général à regarder le niveau de savoir de chaque élève en valeur absolu indépendamment de chaque enseignant au lieu de regarder la progression du savoir de chaque élève et d’attribuer individuellement cette progression à chaque enseignant.
Pour ce faire il suffit à chaque rentrée de faire un test de chaque élève et de comparer la note obtenue avec la note de début d’année de l’année précédente, la différence positive ou négative étant attribuée au travail de l’enseignant de l’année précédente .
Par exemple l’élève avait en début d’année 'X' une note de 5 et a en début d’année 'X+1' une note de 8 , la différence 8-5 = 3 est attribué au professeur qui a enseigné pendant l’Année 'X' , soit 3 point de plus pour valoriser son salaire.
Cette différence étant convertie en points puis multipliée par le nombre d’élèves , l’enseignant se trouverait ainsi à la tête d’un nombre de points (positifs ou négatifs) qui seraient la base de la valorisation du salaire de l’enseignant.
Ainsi les enseignants auront tout intérêt à rechercher les élèves ayant les niveaux les plus bas car il sera plus facile de les faire progresser que les ceux qui ont déjà des notes élevées.
Les enseignants auront aussi intérêt à avoir des classes nombreuses pour les élèves ayant des niveaux élevés et naturellement des classes moins nombreuses pour ceux qui ont des niveaux bas.
Les chefs d’établissements seront ainsi notés sur la moyenne des points des enseignants de leur établissement.
Il n’y aura plus pour les enseignants des établissements défavorisées dans des zones défavorisées et des établissements favorisés dans les quartiers favorisés , mais des établissements à fort potentiel et des établissements à faible potentiel. Il est plus facile de faire gagner 4 points à un élève qui a 2 de moyenne que 4 points à un élève qui à déjà 16 de moyenne.
Ceci nécessitera un fichier national des élèves et des enseignants du privé et du public..
Il y a bien sur tout un tas de règles à mettre en place :
- Qui donne la note en début d’année ? Un enseignant indépendant de façon anonyme, le professeur recevant les élèves Le choix reste à définir en excluant bien entendu l’enseignant de l’année précédente.
- Comment est noté l’enseignant absent, et l’enseignant remplaçant ?
- Quelle note de référence sera donnée pour les nouvelles matières tout le long du cursus de l’élève. La note moyenne de début d’année de l’élève par exemple peut être la réponse.
- Les enseignants devront homogénéiser leurs échelles de notation. Car ceci ne pénalisera plus uniquement les élèves comme aujourd’hui mais aussi directement les enseignant ;
- Les inspecteurs ne serviront plus à noter les enseignants mais pourront venir aider les enseignants qui auront des résultats difficiles.
- Comment pourra-t-on gérer le fait que les bons et les moins bons enseignants seront publiquement connus. Et donc que tout le monde voudra les bons et éviter les moins bons.

Ecrit par : henri | 06 février 2007

Wouahh ! La belle usine à gaz que voilà !

Ecrit par : yann | 06 février 2007

Désolé, çà n'a rien de personnel .

Sur les programmes :
bon, en histoire :
Revenir peu ou prou à la bonne vieille chronologie, arrêter de saupoudrer de-ci de-là des notions et des périodes qui n'ont rien à voir entre elles.
Lier, si possible, cet enseignement historique avec celui de l'histoire de la littérature, et pourquoi pas celle des sciences.
(littérature, çà doit être possible de faire les mêmes périodes en même temps, c'est pas çà, la transversalité ? en sciences, c'est peut-être un peu plus dur à mettre en oeuvre, mais les profs de maths, physique, bio peuvent s'en charger, normalement, c'est leur boulot).
S'arrêter, en histoire récente, 30 ans en arrière. Déjà qu'ils ont du mal avec une histoire ancienne forcément simplifiée, ce n'est pas le rôle de l'école d'entrer dans l'analyse de l'histoire immédiate.
Dépolitiser le débat (colonisation, polémiques récentes, etc.). Mais çà, c'est carrément un voeu pieux.

Ecrit par : yann | 06 février 2007

Il y a longtemps, avant que je ne décroche, j'avais proposé lors du grand débat, une modeste proposition pour une réforme de la formation des enseignants, de la Maternelle à l'Université.....


Le travail est resté en chantier je le confesse car mes possibilités physiques sont limitées et mon découragement est grand. Néanmoins, je vous invite à jeter un oeil sur ces propositions qui font la part belle à des enseignant "chenus" et éprouvés qui seront heureux de faire partager leur savoir-faire en lieu et place des escrocs de l'IUFM. Si dans l'IUFM, il y a des gens valables, on les prendra (bien que le mythe de Sodome puisse nous en faire désespérer, et ce n'est pas le cas de l'inénarrable Sibille qui nous en convaincra). Mais un coup de balai s'impose car bien des rentes de situation ont été volées à la communauté nationale. On pourra mettre ces gens au travail devant de "vrais" élèves avec de "vraies" matières même si j'ai peur que ce soit des catastrophes dont une mise à la retraite anticipée (fonction publique oblige) soit le seul parcours pratiquable. Il s'agit de ne plus gaspiller l'argent, de redonner courage aux jeunes enseignants et les bien former. Ce n'est pas compliqué (la pédagogie, c'est quelque chose de très simple, à l'opposé de l'embrouille que nous resservent les charlatans) et à l'école, ça sert à acquérir des connaissances sur lesquelles on pourra bâtir d'autres savoirs, à l'opposé de l'empilement que nous décrivent les ignares, et qui seuls permettent de structurer une personnalité consciente et "bien dans ses bottes".

Pour ce qui est de la licence (indifférenciée), je confirme que son niveau d'appréciation, se situe à celui d'une ancienne propédeutique (qualité perçue comme on dirait en langage industriel). Mais quand même il y a des licences qui sont de vastes fumisteries comme celles en Sciences de l'Education, du niveau de la licence d'Astrologie.

Ecrit par : at | 06 février 2007

j'ai oublié le site:


http://pedagogy.free.fr/Document.htm

Ecrit par : at | 06 février 2007

Sur les maths :

Evidemment, enseigner les bases. Compter, bien sûr, mais vraiment maîtriser les opérations de base, en comprenant leur sens. Etre capable de faire du calcul mental (pas de calculettes avant, disons, la 6eme ou la 5eme, ou mieux encore, avant le lycée (le bac ??)).
Revenir à l’enseignement de la géométrie : nos ancêtres ont basé toutes leurs mathématiques sur la géométrie, parfois de façon très complexe, alors qu’un élève de 6eme reste souvent perplexe devant un triangle rectangle. La géométrie bien comprise doit permettre de visualiser des notions d’algèbre ou d’analyse trop abstraites sans cet outil. J’ai un souvenir ému du grand compas en bois, muni d’une craie, dont se servaient mes instits. M’étonnerai que ce genre d’outils existe encore.
En faire fabriquer en série, un par salle de classe de primaire (et de collège, tiens, du boulot pour les menuisiers).
Revenir aux problèmes de robinet (gag : j’avais écrit « robien ») et de trains qui se croisent. Ce n’est pas du passéisme, mais les gamins sont incapables de faire le lien entre un exercice abstrait et ce qu’il permet de démontrer. Les mathématiques s’expliquent, se racontent, et peuvent devenir passionnantes dans ces conditions.
Intégrer sérieusement l’histoire de la discipline en cours, pas seulement sous la forme d’une page de présentation avec photo couleur et texte en vieux françois, ou sous la forme d’une « activité » (beurkk !). On ne comprend bien une notion que si l’on sait quels types de problèmes elle a historiquement permis de résoudre.
Réintégrer, avec modération et esprit critique, les « maths modernes » dans les programmes de lycée. Ma fille, en maths sup, découvre cette semaine les ensembles finis, que j’ai abordés en 9eme !! (ou en 8eme, je ne sais plus, en 9eme je crois que c’était les bases, avec des cubes en bois. Génial !).
Jeter des ponts entre les maths fondamentales et les maths appliquées à la physique, pour arrêter la guéguerre entre profs à ce sujet. Accessoirement, çà permet de montrer à quoi peuvent servir les maths.
Virer, avec pertes et fracas, les « activités » des programmes : ces constructions débiles censés permettrent aux enfants de redécouvrir les notions fondamentales par eux mêmes. Certains chapitres ne sont d’ailleurs fait que d’activités (probas en terminale, personne n’y comprend rien).

Se référer à plus compétent que moi pour trouver plein de bonnes idées en la matière.

Mais arrêter de renvoyer dos à dos scientifiques et littéraires, on peut passer un concours en faisant l’impasse sur les maths, bien sûr, moi j’avais choisi de ne pas lire les livres au programme de français (choix stratégique permettant de passer en bizuth) ! Mais c’est pas mieux, et je n’en suis pas plus fier que çà.

D’où, dernière proposition pour cette fois : élever une statue à Pic de la Mirandole dans la cour du ministère de l’EN.

Ecrit par : yann | 06 février 2007

En gros, j'approuve la majorité des solutions de bon sens suggérées ici (sauf peut-être l'usine à gaz), mais j'y vois surtout pas mal de propositions d'ordre pratique (internats, transports scolaires, architecture) qui vont demander beaucoup de sous, et un consensus que je partage sur la nécessité d'une formation solide des profs, d'une fermeture des IUFM et de l'extermination des pédagogistes et des mercières, ce qui est une affaire de longue haleine (sauf peut-être pour les mercières, qui sont déjà en voie de disparition, et sont généralement arthritiques et maigrelettes).

Mais quid des programmes ?
C'est sans doute ce point qui est le plus facile à changer rapidement, et compte tenu de l'urgence de la situation, n'est ce pas le premier levier sur lequel il faudra agir ?

Ecrit par : yann | 06 février 2007

Pourquoi revenir au passé?

Ce n'est pas pour faire ancien mais pour pouvoir remettre le train de l'école dans les rails là où il a commencé à dérailler. De là à reprendre une évolution normale vers la modernité et non vers ce cauchemar que nous vivons depuis 30 ans. Et encore heureux qu'il y ait eu des résistants, des enseignants, des parents qui ont refusé le crétinisme des pédagogistes. Un peu d'intelleignec, ça n'a jamais fait de mal!

et quelques lignes à compléter pour l'école que nous souhaiterions

http://pedagogy.free.fr/scolarite.htm

AT

Ecrit par : at | 06 février 2007

En ce qui concerne le coût des internats ou des transports scolaires car c'est l'un ou l'autre, voir où se trouve le meilleur rapport qualité prix. Le transport scolaire coûte très cher aux départements ruraux à habitat dispersé.
Je reviens souligner la nécessité absolue de revoir la formation des enseignants de primaire qui doivent avoir acquis les fondamentaux, en avoir compris l'importance, la hiérarchie et les liens avant d'avoir à apprendre à les enseigner. Donc des vraies prépas.
Par ailleurs, je pense qu'il serait judicieux d'ajouter, entre le CM2 et la sixième, une année supplémentaire pour tous les élèves en difficultés (toute difficulté y compris la lenteur d'exécution des taches par un cerveau brillant), une année spéciale(pas une année sanction et humiliante) que tous ne feraient pas, dans des classes à petits effectifs. Une sorte de classe de fin d'études primaires qui serait là pour compléter les acquits indispensables et aider les plus fragiles à s'organiser.
On pourrait ainsi envisager avec plus de sérénité le collège unique, s'il est trop coûteux de le réformer.

Ecrit par : dobolino | 06 février 2007

J'avais rédigé mon dernier message comme une salve d'honneur, mais ...me revoilà, car je dois remercier Jean-Paul, exprimer ma satisfation et l'assurer que personne ne peut douter de son dévouement, well beyond the call of duty, à la cause de nos enfants.

3 propositions de Cadichon:
Un code de déontologie pédagogique qui donnera un peu plus de réalité à ce devoir de réserve qui figure pourtant dans le code de la fonction publique. (On pourrait d'ailleurs aussi le faire appliquer par les magistrats.)
Il sera à appliquer avec la plus grande rigueur du haut en bas de l'échelle, mais surtout plus on y monte plus les sanctions doivent être lourdes, car proportionnées au pouvoir de nuisance...

Valorisation du taitement des instituteurs puisque ce sont eux qui ont la plus lourde responsabilité, celle d'enseigner les fondamentaux, grâce à eux tout se joue.
Ils devraient gagner autant que le taux horaire des profs de fac!

L'argent est disponible, car on sucre aussi le 80.000 postes inutiles ( syndiqués et assimilés) mais là je rêve en couleurs.


Dissolution immédiate du HCE, des directions des programmes et de la prospective ( sic) et nomination d'une commission d'enquête pour établir les responsabilités du désastre, dont seront exclus syndicalistes, experts en sciences de l'éducation et autres Khmers rouges de Grenelle. Il y a suffisament de JUSTES pour que cette commission rende des conclusions utiles.
et pour finit un coup de pied de l'âne:
Pan dans le mille. Bull's eye. Der Schtachel hat gestochen!
car comme par hasard qui est contre cette idée??? c'est vraiment sans surprise... !!

Comme quoi, les orphelins du Grand soir et de la Cause du peuple tremblent à l'idée que les bonnes (idées) soient mises en oeuvre, car si ça marche, ils ne pourront plus jouer aux révolutionnaires de comptoir ou de salon. Fini le bourrage de crâne, l'endoctrinement: Liberté pédagogique et neutralité des opinions, un véritable enfer pour ces ayatollahs et autres imams qui ont transformé nos classes en madrassas.

Tremblez donc, pauvres encasqués à la LCR et autres groupuscules.
Et si c'est pas du conservatisme, cette persévérance à s'accrocher à ces toiles d'araignées, j'en avale mon bonnet.

L'armée des ombres est en marche, mais va-t'elle rejoindre celle de la Libération ou finir dans un cul de sac?

Ecrit par : Cadichon | 06 février 2007

J'en viens à des propositions qui ne vont pas plaire à tout le monde, mais puisque JPB nous a conviés à exprimer nos rêves les plus fous !

Proposition N° 24 (si mes souvenirs sont bons) :

Libération des après-midi pour des activités artistiques : théâtre, musique, danse...

Eh oui, j'aime bien le système allemand. La qualité, plus que la quantité, l'équilibrage du cerveau droit et du cerveau gauche

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Proposition n° : 26

Des salles de relaxation dans les écoles primaires et les collèges.

Je suis très sérieux.

Ca existait dans l'enseignement public, à Lyon, au collège Clémenceau en 90 et çc marchait bien. Ils arrivent le plus souvent dans un tel état (stress, énervement...), qu'il est prtiquement impossible de faire cours...alors un petit peu de relaxation, ça ne peut faire de mal à personne (aux enseignants non plus !)

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Bonjour,
Je vous lis depuis longtemps. J'ose répondre à votre proposition de propositions.

D'accord pour les internats dans les zones rurales. Il faut miser sur les internats, les ramassages scolaires sont couteux et chronophages (certains élèves passent 2 heures dans le bus par jour, se lèvent très tôt 5h30 arrivent au lycée ou collège à 7h30 et même punition le soir... c'est épuisant).

Arrêter de se disperser sur de l'annexe et de l'inconséquent comme l'ECJS et les TPE.

Se débarrasser de la religion du tout informatique et du tout internet (marre de faire la chasse aux copies copier/coller). Les TICE sont un obstacle à l'éducation. L'écran est un voile, un leurre, une illusion. Qu'on me mette tout le bazar à la poubelle.

Enseigner le grec ou le latin dès la 6eme.

Se méfier des CIO et des COPsy.

Arrêter d'envoyer en TL des élèves qui ne savent pas lire et en TS des élèves qui détestent les maths et la physique.

Arrêter de faire croire aux élèves qu'ils sont bons en langues parce qu'ils savent chanter une chanson d'un groupe à la mode.

Arrêter de faire croire aux élèves que ce sont des artistes conceptuels parce qu'ils savent jeter des choses sur du papier .

Arrêter de ne pas les faire redoubler en classe de première.

Mettre de la philosophie en seconde (comme l'économie) et en commencer l'enseignement pour les L dès la première.

Organiser un cursus plus long pour ceux qui en ont besoin.

Organiser du soutien pour les uns mais aussi de l'approfondissement pour les autres.

Se réserver le droit de mettre en place des passages "pour voir" avec possibilité de retour à la classe inférieur. Un passage avec "doit faire ses preuves" si on veut.

Fermer les IUFM et proposer un autre système de formation.

Permettre aux profs de changer d'air de temps en temps.

Arrêter de nommer les jeunes profs à 500 km de chez eux dans des lycées ou des collèges difficiles.

Ne pas permettre aux agrégés de passer leur carrière en 6eme et en 5eme. L'excellence c'est très bien et elle doit être justement payée (donc plus que les autres) mais l'excellence doit être utilisée et utile. (je fais le pari que les agrégés sont plus savants) .

Ecrit par : florian | 06 février 2007

Mettre de la philosophie en seconde (comme l'économie) et en commencer l'enseignement pour les L dès la première.

Approuvé !

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Se méfier des CIO et des COPsy.

Double approbation (et je sais à quoi je pense)

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Se méfier des CIO et des COPsy.

Double approbation (et je sais à quoi je pense)

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Il y en a qui ont l'art de "penser faux" et de mettre à côté de la plaque. Le problème, ce sont les dégâts, parfois irréparables sur l'avenir de l'enfant.

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Arrêter de nommer les jeunes profs à 500 km de chez eux dans des lycées ou des collèges difficiles.

Comme ça m'est arrivé après le CAPES et le CPR, obligés de prendre un poste double dans la région parisienne avec ma femme à cause du principe " pas de nomination dans l'académie où on a passé le concours ". Merci les gars ! On ne s'en est jamais vraiment remis. Mais qu'est-ce que ça peut leur f...rue de Grenelle ?

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

à Cadichon :

quand j'entend les mots "code de déontologie", je sors mon revolver.
J'exerce une profession soumise à un de ces codes, avec l'Ordre qui va avec (créé par Pétain), et je peux vous dire que personne, à part quelques oiseaux rares (j'essaye d'en faire partie, mais c'est parfois à vous en dégouter), ne respecte les dispositions humanistes, respectueuses, du dit-code, et que, par contre, tous le monde pinaille volontiers sur les aspects réglementaires et contraignants. Le code ? A la poubelle !

à Robin :
Oui au système allemand. Et ils ont deux ans de plus pour aller au bac. Les écoliers allemands sont beaucoup plus cools que les nôtres, et souvent plus épanouis.

Oui aussi aux salles de relaxation. En primaire, on nous faisait dormir sous, ou sur les tables. Valait mieux sous, moi quand j'étais dessus, je me cassais la gueule !

OUI, OUI, OUI, TROIS FOIS OUI à la suppression des TPE, TICE, TIPE, et autres bétises sans intêret et dévoreuses de temps et d'énergie. Demandez aux gamins ce qu'ils en pensent (ceux que je connais risquent toutefois d'être impolis).

Ecrit par : yann | 06 février 2007

Bravo, Yann, un code de déonto n'est d'aucun usage positif pour les libéraux. C'est inspiré du vrai corporatisme qui n'est plus de saison.
Je m'étonne qu'un libéral comme Cadichon propose ce carcan à ceux qui ont la chance d'y avoir échappé.
On va lui en envoyer copie avec surlignés en jaune les articles dont on use et abuse et en vert ceux qui ne sont jamais appliqués.
Si on veut remettre au goût du jour les codes de déontologie, il faut revenir à 750 000 000 d'habitants sur terre et réinstituer les cours de morale à l'école primaire.
Le problème, c'est que faire des cadavres? Les brûler aggraverait le réchauffement de la planète.
Ceci dit, je serai a priori favorable au système allemand à condition de savoir QUI va payer les activités de l'après-midi?
Si elles sont à la charge des communes, on creusera encore les inégalités. Si elles sont à la charge des parents, encore pire. Les ruraux risquent d'être fort défavorisés car comment amener au fin fond d'une vallée alpine ou dans le Cantal profond des intervenants de qualité en musique ou arts plastiques ou sports. Médiathèque à 70 km. Piscine couverte à 80 km etc...
Non, le système français d'accueil scolaire, en l'état actuel, me parait plus égalitaire.
Ce que je relèverai de cette proposition de système allemand, c'est "moins de pression, plus de temps". Diminuer le niveau d'angoisse et le sentiment d'échec et de médiocrité souvent injustifiés. Se dire que Rome ne s'est pas faite en un jour et ne pas limiter, pour des raisons budgétaires, la possibilité de parcours plus lents ou différents.

Ecrit par : dobolino | 06 février 2007

Vous n'avez pas l'air très drôles les éducateurs... Lisez le Pilier au lieu de parler pour ne rien dire.

Ecrit par : Le Pilier | 06 février 2007

Je voudrais apporter ma modeste contribution à la charte, s'il n'est pas trop tard!
-Que les professeurs des écoles bénéficient d'une vraie formation sur deux ans, (formation complète dans les disciplines enseignées à l'école primaire). Il me semble qu'en cela, je rejoigne une proposition faite en début de post.

-Que ce ridicule "stage en responsabilité filé", contre lequel ils rouspètent dans leur immense majorité, (à juste titre), et qui n'a été installé là que pour pallier la grève administrative des directeurs d'école et pour éviter de créer des postes d'enseignants, soit remplacé par quelque chose d'un peu mieux organisé, et pensé dans un vrai but de formation.

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

Je l'ai remis là où il doit être, c'est mon côté maniaco-dépressif.
N.B.:Cadichon, un code de déontologie est incompatible avec la liberté de marché et de concurrence. C'est une mesure de protection et de fermeture des frontières. Il faut choisir entre l'ultra-libéralisme et le gaullisme (ou le pétainisme, mais est-ce bien différent?).
Ne cognez pas trop fort, je suis vieille et fragile! Comme une mercière...

Ecrit par : dobolino | 06 février 2007

Je voudrais apporter ma modeste contribution à la charte, s'il n'est pas trop tard!

-Que les professeurs des écoles bénéficient d'une vraie formation sur deux ans, (formation complète dans les disciplines enseignées à l'école primaire). Il me semble qu'en cela, je rejoigne une proposition faite en début de post.

-Que ce ridicule "stage en responsabilité filé", contre lequel ils rouspètent dans leur immense majorité, (à juste titre), et qui n'a été installé là que pour pallier la grève administrative des directeurs d'école et pour éviter de créer des postes d'enseignants, soit remplacé par quelque chose d'un peu mieux organisé, et pensé dans un vrai but de formation.

-Obliger les IUFM à prendre en compte qu'il soit légitime qu'un prof (d'IUFM) souhaite intervenir dans les classes concernées par l'enseignement qu'il dispense. (On glorifie la modélisation, allons jusqu'au bout. D'ailleurs, c'était pratique courante du temps des écoles normales.)

-Mais ne pas revenir aux CPR, qui étaient une vaste escroquerie! (J'en ai "bénéficié" moi-même, je sais de quoi je parle).

-Enfin, un peu plus anecdotique: greffer un cerveau à "at".

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

A l'école et au lycée de l'éducation physique. Le sport = ministère de la jeunesse et du sport.
Marre aussi de voir les élèves ici ou là parce qu'il y a "compet", course d'orientation et tout le bazar !
Marre de les voir en vadrouille à tout bout de champs (donc pas en cours) et comme la vadrouille est épuisante (transport, etc.) ils n'ont pas le temps de bosser (et sur ce coup là je les comprends).
Donc : en finir avec la religion des voyages et des sorties. Dans mon lycée c'est une semaine en Espagne, une semaine en Italie, une semaine en Angleterre, plus l'Allemagne, le cinéma, le mémorial de Caen, le Futuroscope, la ski, et j'en passe. Le lycée est une agence de voyage !!! Les voyages forment la jeunesse ? Vous avez déjà demandé à des élèves ce qu'ils en retiennent à part la beuverie ?
Les élèves en cours. Les voyages pendant les vacances. Ce n'est pas du ressort de l'Education Nationale mais de ministère de la Culture ou de la Jeunesse et des sports. Comme dit l'autre : "chacun sa spé". La confusion engendre le désordre.

Ecrit par : florian | 06 février 2007

Et surtout arrêter avec toute la paperasse et le blabla. Je viens de passer deux heures en conseil des maîtres à essayer de définir ce que l'on devait mettre dans les "bulletins de période" et ce qui allait dans les "livrets scolaires" en fonction des programmes. Résultat on a pas avancé d'un poil, j'ai pas pu aller à l'entraînement, et de toute façon ces foutus compétences de fin de cycle c'est du baratin. Les parents n'y comprennent rien, les enfants non plus, et ceux d'entre nous qui sont honnêtes non plus.
Bref, y en a marre de passer ces soirées en réunion pour couper les cheveux en quatre sans avancer d'un iota.
Dans le privé un supérieur qui fait perdre deux heures à ses subalternes sans faire avancer le travail d'un pouce normalement on le vire pour incompétence. Mais nous on n'a que ça à foutre...

Ecrit par : Ronin | 06 février 2007

Quelques propositions en désordre (dont certaines ont déjà été faites, d'ailleurs).
1) Fermeture immédiate des IUFM, limogeage de Meirieu. Aucune restauration du système éducatif n'est envisageable sans la fermeture préalable des IUFM.
Leur remplacement par une structure légère dirigée par des IPR et des IEN et destinée uniquement à gérer les stages en établissement sur le modèle des anciens CPR.
2) Option latin en 6ème et grec en 4ème dans tous les collèges.
3) Effacement de la "séquence didactique" de tous les programmes et de toutes les formations pédagogiques en tant qu'elle est contraire à la pédagogie et le dernier oripeau de l'ère Meirieu.
4) Refonte des programmes de français de l'école, du collège, du lycée. Abolition des "objets d'étude", des classifications en "genres", en "registres", réhabilitation de l'histoire littéraire et des manuels tels que le Lagarde et Michard.
5) Création d'une distribution des prix de fin d'année pour récompenser les meilleurs élèves dans les différentes disciplines.
6) Le brevet des collèges nécessaire pour entrer en seconde. Les sujets de brevet choisis nationalement et portant sur un programme précis, celui des classes de 4ème et de 3ème, notamment en grammaire, en orthographe et en conjugaison.
7) Création d'un certificat d'études élémentaires en fin de 5ème destiné aux élèves se dirigeant ensuite vers l'apprentissage.
8) Rétablissement de la grammaire dans l'enseignement des langues vivantes. Moins d'oral et plus d'écrit.
9) Suppression de l'accès au grade de certifié et d'agrégé au "tour extérieur" ( c'est-à-dire sans passer le concours).
10) Vingt ans d'expérience réussie de l'enseignement obligatoires pour accéder au corps des Inspecteurs généraux et des IEN. Suppression du "tour extérieur".
11) Rétablissement du taux des heures supplémentaires tel qu'il était avant qu'Allègre l'abaisse de 17,6%.
12) Suppression du "conseil pédagogique" instauré par la loi Fillon, instance inutile qui n'amènera rien d'autre que la guerre dans les salles des professeurs.

Ecrit par : Jean | 06 février 2007

je vote pour florian!

Ecrit par : dobolino | 06 février 2007

Mais ne pas revenir aux CPR, qui étaient une vaste escroquerie! (J'en ai "bénéficié" moi-même, je sais de quoi je parle). dit Christophe


Je n'ai pas eu le sentiment que les CPR étaient une " vaste escroquerie".

En échange, ce que j'ai ressenti comme une "escroquerie" ça a été de m'obliger à quitter Lyon où j'étais installé pour la région parisienne parce que "par principe on n'est pas nommé dans l'académie où on a passé le concours." Les fonctionnaire de la rue de Grenelle ont beaucoup de principes, dommage qu'ils ne se les appliquent pas à eux-mêmes.

Philippe Meirieu a bien de la chance de n'avoir réussi ni le CAPES, ni l'agrégation : ça lui a permis, à lui, au moins de rester à Lyon.

J'étais MA2 dans le privé avant de passer le CAPES et j'ai fini par regretter de l'avoir passé.

Manque de chance, quelque temps après il créaient le CAPES spécifique pour l'enseignement privé.Mais c'était trop tard. Il aurait fallu démissionner et perdre le bénéfice du concours que j'avais passé et obtenu pour passer l'autre, avec les aléas.... C'était au-dessus de mes forces.

Enfin, je ne veux embêter personne avec ça...Chacun ses malheurs, mais je vous assure que l'E.N. s'y entend pour empoisonner la vie des gens...Enfin ça, là je ne vous apprend rien.

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

D'accord avec vous Jean pour tout une série de choses, et surtout pour cette plaisanterie de mauvais goût qu'est le Conseil pédagogique. La guerre est ouverte entre le Conseil d'administration et le Conseil pédagogique, la méfiance, le soupçon et tout ça pour... rien.

Ecrit par : florian | 06 février 2007

"-Enfin, un peu plus anecdotique: greffer un cerveau à "at".

Je ne pense pas que ce type d'insultes fassent avancer les choses.

Pour le reste je trouve ce site très intéressant.

Alice B.

Ecrit par : alice | 06 février 2007

OUI, OUI, OUI, TROIS FOIS OUI à la suppression des TPE, TICE, TIPE, et autres bétises sans intêret et dévoreuses de temps et d'énergie. Demandez aux gamins ce qu'ils en pensent (ceux que je connais risquent toutefois d'être impolis).

Ecrit par : yann | 06 février 2007

Yann, t'es mon pote! Pour faire une thèse, il faut avoir attacher les bœufs devant la charrue. Comment faire la synthèse de copiés-collés dont on ne saisit même pas le sens?

Ecrit par : dobolino | 06 février 2007

J'oubliais un point essentiel:
suppression des "projets d'établissement", source de paperasserie inutile, de perte de temps, de réunions dont tout le monde se contrefiche, attendant uniquement qu'elles se terminent pendant que le chef d'établissment soliloque et fait semblant de croire aux bétises qu'il débite.
Il n'y a en effet qu'un seul et unique "projet d'établissement", qui est le même pour tous les établissements de France et de Navarre: enseigner les disciplines prévues par la loi.

Ecrit par : Jean | 06 février 2007

9) Suppression de l'accès au grade de certifié et d'agrégé au "tour extérieur" ( c'est-à-dire sans passer le concours).

Je ne savais même pas que c'était possible, Florian, c'est proprement scandaleux.

Je suis d'accord sur tout, sauf sur la didactique, mais ce n'est peut-être qu'une question de vocabulaire.

Je suis contre la didactique générale à la Meirieu mais pour l'acquisition de méthodes spécifiques à l'enseignement d'une discipline et que seul un enseignant chevronné peut transmettre à un enseignant débutant (un peu comme dans le compagnonnage)

...Ce que j'ai appris avec mes deux tuteurs en collège (certifiée) et en lycée (agrégée) pendant mon année de CPR.

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

9) Suppression de l'accès au grade de certifié et d'agrégé au "tour extérieur" ( c'est-à-dire sans passer le concours).
C'est Jean qui écrivait.

Mais je suis d'accord aussi bien entendu. Quand on sait la difficulté de ces concours, les donner, pour quelque raison que ce soit, est injurieux pour ceux qui ont passé l'épreuve. (avec succès ou échec)

Ecrit par : florian | 06 février 2007

Oui, Robin, il est possible de commencer sa carrière comme instituteur et de la finir comme Inspecteur général sans avoir jamais passé aucun concours, par le simple jeu des nominations par promotion interne, dites aussi "au tour extérieur" (très extérieur en effet!). La Société des agrégés ne cesse de dénoncer ces nominations abusives au tour extérieur, qui se justifient d'autant moins qu'il existe pour les professeurs en exercice un CAPES et une agrégation "internes", qui sont tout à fait abordables lorsque l'on a un service complet d'enseignement.
A propos de nominations "au tour extérieur", il se raconte au 25 rue Descartes (siège de la Société des agrégés) qu'autrefois les favoris du prince étaient nommés "agrégés", mais qu'avec la dévalorisation spectaculaire des traitements des agrégés (et des autres, d'ailleurs), être nommé "agrégé" n'ayant plus aucun prestige, ils sont nommés maintenant "Inspecteur général"!

Ecrit par : Jean | 06 février 2007

Le compagnonnage est obsolète. Mettez-vous-le dans la tête. C'est ainsi... Je ne sais pas pourquoi mais demandez à Cadichon qui saura. Un truc qui a un rapport avec la libre concurrence.

Ecrit par : dobolino | 06 février 2007

A propos de nominations "au tour extérieur", il se raconte au 25 rue Descartes (siège de la Société des agrégés) qu'autrefois les favoris du prince étaient nommés "agrégés", mais qu'avec la dévalorisation spectaculaire des traitements des agrégés (et des autres, d'ailleurs), être nommé "agrégé" n'ayant plus aucun prestige, ils sont nommés maintenant "Inspecteur général"!

Ecrit par : Jean | 06 février 2007

Jean, vous me donnez l'envie de relire Les Ames Mortes de Gogol...

Ecrit par : dobolino | 06 février 2007

Proposition 1 Charte INSTITUTEUR
Suppression du terme de Professeur d'Ecole pour celui d'instituteur

Proposition 2 Charte INSTITUTEUR
Suppression des cycles à l'école primaire

.... et qui ont toujours été un canard à 3 pattes alors que toute l'organistation administrative et quotidienne tourne qu'on le veuille ou non sur le modèle classe.

Proposition 3 Charte INSTITUTEUR

Classes préparatoires en 2 ans au concours d'instit.
Même coefficient pour toutes les matières (maths , Français, SVT etc...) et note éliminatoire à 5/20

Proposition 4 Charte INSTITUTEUR
Encadrement de jeunes pendant les vacances scolaires. Se frotter à la jeunesse.

" Point positif dans CV :
Avoir si possible des connaissances en cynophilie . ça aide !

http://rhodesian84.free.fr/

Connaître la notion de dominance et dominés
Connaître et avoir travaillé sur une meute les rudiments d'apprentissage !

La suite ...

Ecrit par : patrick(instit) | 06 février 2007

ean, vous me donnez l'envie de relire Les Ames Mortes de Gogol...

Ecrit par : dobolino | 06 février 2007

Vous n'avez pas besoin de relire Les Ames morte, dobolino, vous en avez compris l'essence : une radiographie de l'imposture.

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Vous n'avez pas besoin de relire Les Ames morte, dobolino, vous en avez compris l'essence : une radiographie de l'imposture.

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Alors, je relirai L'Imposteur de Bernanos... je pourrais aussi livrer à mes enfants L'Imposteur et Les Ames Mortes, les laissant ensuite sans armes face au nouveau monde?
Dois-je taire mon savoir, bien piètre, pour faire d'eux les nouveaux citoyens? Cette culture que nous véhiculons a-t-elle place?

Ecrit par : dobolino | 06 février 2007

Oh! L'Imposture de Bernanos...

Ecrit par : dobolino | 06 février 2007

Comment dobolino ? vous avez des connaissances ? des savoirs ? et en plus vous voulez les transmettre, mais vous faites partie de l'élite, vous êtes tournée vers le passé, vous êtes de droite !!!

Ecrit par : Ronin | 06 février 2007

Proposition 3 Charte INSTITUTEUR

Classes préparatoires en 2 ans au concours d'instit.
Même coefficient pour toutes les matières (maths , Français, SVT etc...) et note éliminatoire à 5/20

Philo aussi dans les matières étudiées, SVP (Sciences, Langage notamment)

Ecrit par : dobolino | 06 février 2007

"-Enfin, un peu plus anecdotique: greffer un cerveau à "at".

Je ne pense pas que ce type d'insultes fassent avancer les choses.

Pour le reste je trouve ce site très intéressant.

Alice B.

Ecrit par : alice | 06 février 2007

Ce n'est pas une insulte, Alice! Un simple constat!

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

Enfin, un peu plus anecdotique: greffer un cerveau à "at".

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

C'est curieux!!!!!!!!!

J'ai une question, et suivant votre réponse on pourra l'intégrer dans la charte. En poste depuis 2 ans dans un lycée professionnel, suite à un conflit avec un élève et ses parents, je viens de me rendre compte que cet élève n'était pas à son coup d'essai. Or l'administration m'autorise à consulter son dossier , mais en aucun cas le sortir du bureau afin d'en faire des photocopies pour une éventuelle défense.
Je débute et ne connais pas les textes. Quelqu'un peut-il m'éclairer ?
Merci
Anne sophie

Ecrit par : anne Sophie | 06 février 2007

1. Toute première mesure : remplacer "ministère de l'éducation nationale" par "ministère de l'instruction publique".
2. Corollaire : en finir avec tous les gadgets du type IDD, TPE, ECJS et autre temps perdu.
3. Travailler la littérature dans la chronologie et en finir avec les genréregistres.
Parenthèse : arrêter de fantasmer sur le Lag-Mich, par pitié, siouplaît... Si c'est votre référence avec un grand R, on n'ira pas loin. Je sais que je ne vais pas me faire que des copains en écrivant cela, mais tant pis. Mon objectif n'est pas d'être populaire, pas plus sur ce blog qu'ailleurs du reste... Le Darcos-Tartayre et je ne sais plus qui (Boissinot ????) était largement supérieur, sans parler du Biet-Rispail-Brighelli, la modestie du maître des lieux dût-elle en souffrir.
4. Rétablir à l'école une laïcité intransigeante.
5. Abrogation du CAPES de religion.
6. Exterminer les toreros, les astrologues et les prédicateurs de tout poil bien avant les mercières.
N.B. : Demain, procès de Ph. Val et de "Charlie-Hebdo".
Soutenons-les !

Ecrit par : FGuichard | 06 février 2007

Et enfin, supprimer l'appellation de "CDI" pour en revenir au noble mot de "bibliothèque".

Ecrit par : FGuichard | 06 février 2007

J'ai une question, et suivant votre réponse on pourra l'intégrer dans la charte. En poste depuis 2 ans dans un lycée professionnel, suite à un conflit avec un élève et ses parents, je viens de me rendre compte que cet élève n'était pas à son coup d'essai. Or l'administration m'autorise à consulter son dossier , mais en aucun cas le sortir du bureau afin d'en faire des photocopies pour une éventuelle défense.
Je débute et ne connais pas les textes. Quelqu'un peut-il m'éclairer ?
Merci
Anne sophie

Ecrit par : anne Sophie | 06 février 2007

Anne-Sophie. Je pense que la Loi vous autorise à photocopier telle ou telle pièce du dossier, mais le mieux serait de consulter le responsable syndical de votre académie pour confirmation et éventuellement de vous faire accompagner par un délégué syndical. Je vous encourage vivement à vous syndiquer. C'est indispensable par les temps qui courent, surtout si vous êtes dans une situation conflictuelle.

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

1. Toute première mesure : remplacer "ministère de l'éducation nationale" par "ministère de l'instruction publique".
2. Corollaire : en finir avec tous les gadgets du type IDD, TPE, ECJS et autre temps perdu.
3. Travailler la littérature dans la chronologie et en finir avec les genréregistres.

FGuichard l'a dit et c'est très juste. Je rajoute :

- Supprimer l'agrégation sur liste d'aptitude (une honte, ce truc-là)
- Augmenter les salaires (pour l'instant les plus bas de la fonction publique, à qualification égale ou supérieure !!!)
- Supprimer les IUFM qui ne servent à rien et faire un stage à responsabilité progressive, comme l'a dit Robin, avec plusieurs tuteurs, qui comprendrait dans l'ordre : observation, responsabilité encadrée, responsabilité totale.
- Faire une sélection à la fin de la troisième ET/OU à la fin de la seconde, pour trier les élèves qui peuvent passer dans la classe supérieure
- Réserver le lycée aux agrégés, le collège aux certifiés
- Permettre à ceux qui le VEULENT d'apprendre des métiers manuels dès la cinquième ou la quatrième, tout en leur apprenant, dans la voie professionnelle, les fondamentaux de la culture gé.
- Supprimer TPE et IDD.
- En revenir à un taux normal de réussite au bac, selon les compétences des candidats.
- Rétablir la sélection à l'entrée de la fac, dans toutes les matières, pour que les élèves choisissent en fonction de leurs CAPACITES.
La contrepartie au rétablissement de la sélection, c'est de prévoir ce que feront ceux qui n'auront pas été "sélectionnés" : possibilité de retenter et/ou de prendre d'autres voies.

Ecrit par : Jeremy | 06 février 2007

- Permettre à ceux qui le VEULENT d'apprendre des métiers manuels dès la cinquième ou la quatrième, tout en leur apprenant, dans la voie professionnelle, les fondamentaux de la culture gé.

Oui, je suis hésitant moi-même sur l'orientation "forcée" à la fin de la 5ème. "Pour ceux qui le veulent" : l'expression me paraît juste.

Je complète :

Proposition n° 27 (?) :

revalorisation des filères professionnelles - rétablissement des 4èmes et des 3èmes technologiques qui doivent être rattachés aux Lycées professionnels.

N.B.: Si on rétablit des orientations en fin de 5ème, il faudra aussi recréer des classes préparatoires au CAP (4ème et 3ème préparatoires).

Je crois qu'elles ont été supprimées. Les élèves préparent désormais des CAP et des BEP après la 3ème.

Je ne suis pas certain qu'ils y aient gagné. Je me souviens du remplacement malencontreux du CAP ETC (employés techniques de collectivité) par un BEP bioservice
qui a laissé beaucoup d'élèves sur le carreau.

J'ai eu l'occasion d'en parler avec des gens du ministère, c'était en 96, qui m'ont avoué "qu'ils avaient fait une erreur d'appréciation" (sic! )

La suppression des 4èmes CPPN, des 4ème et 3ème technos, des classes d'aide et de soutien, des orientations après la 5ème...Tout cela, vous l'avez compris, va dans le sens de la mise en place du collège unique "total".

Je rappelle que René Haby avait prévu en 1975 des dédoublements systématiques
et qu'il n'y avait pas à proprement parler de "collège unique" du temps de Giscard. Le collège unique tel que nous le connaissons aujourd'hui s'est mis en place progressivement, j'allais dire insidieusement, surtout àpartir du 2ème septennat de Mitterrand : suppression des 4 ème CPPN dans les années 90, Loi d'orientation de 89, fin des orientations en fin de 5ème dans les années 90, suppression des 3ème et 4ème technos à partir de 96.

Il y a une logique effrayante dans l'application de principes égalitaristes irréalistes, déraisonnables et mortifères qui fait penser à l'idéologie de l'Union soviétique :

Ecrit par : Robin | 06 février 2007

Et pourquoi pas un costume pour que les élèves ne transforment plus les cours en défilé de mode et en réunion Nike, Puma, Tachinni, N'dia, etc. etc.? De toute façon ils sont déjà uniformes.

Et pourquoi pas une interdiction absolue de ces téléphones portables qui nous pourrissent la vie ? Genre, à la consigne. J'ai des élèves qui ne notent plus, ils prennent en photo le tableau...

Etre autorisé à se débarrasser des inopportuns en cours (quand il faut)

Rétablir les devoirs à la maison à l'école primaire (ma fille a passé son CM2 sans avoir à ouvrir un cahier ou un livre. La doctrine du professeur des écoles : ils travaillent déjà 6 heures par jour, c'est bien assez. Pour certains oui, et en l'occurrence pour les enfants de profs. pour les autres...).

Persuader les parents qu'on ne veut qu'une chose, la même qu'eux : que leurs enfants réussissent. Nous ne sommes pas leurs ennemis (pas leurs amis non plus).

Persuader les élèves qu'on n'est pas là pour les aimer.

Se débarrasser des heures de CDI en 6eme. Les élèves qui ne lisent pas passent une heure par semaine à apprendre ce qu'est un ISBN, une cote, une quatrième de couv, un éditeur, un prix. Bref comment faire passer l'annexe devant l'essentiel ?

D'une manière générale, l'école n'est pas un divertissement.

Un stage de réadaptation pour tous les malheureux qui ont été intoxiqués par l'IUFM.

Ecrit par : florian | 07 février 2007

Je ne pense pas qu'il soit possible actuellement de "revenir en arrière". Il est beaucoup plus simple de supprimer une formation que de la mettre en place...Et une fois qu'on l'a supprimé, il est presque impossible de la rétablir...Meirieu le savait bien (Staline aussi quand il a déporté les paysans libres)

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Excusez-moi, ça commence à me prendre la tête comme disent les élèves et tout ce gâchis me donne la nausée. Je m'arrête un peu.

"Donnons les prodiges à l'oubli secourable." (René Char)

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Je trouve que Robin a une patience et un courage extraordinaires. On va l'appeler l'abbé Sieyès de l'éducation. Robin, sérieusement, je vous trouve enthousiaste et efficace dans votre travail de synthèse. Prenez du repos pour ce soir et continuez ensuite un si beau travail de glanage et de mise en forme, Brighelli pourra franchement vous remercier !
D'ailleurs, il faudra faire un résumé pour qu'on puisse compléter ce qui manque plus facilement.

Ecrit par : Jeremy | 07 février 2007

Je cite: "Réserver le lycée aux agrégés, le collège aux certifiés"

et je pose la question: pourquoi?

Ecrit par : VB | 07 février 2007

Parce qu'il ne sert à rien de faire deux concours différents pour recruter deux salariés qui ont EXACTEMENT les mêmes fonctions. Et parce que des agrégés TZR qui enseignent "j'ai - tu as - il a" en sixième, j'en connais autant que des certifiés qui enseignent Diderot en Terminale Littéraire.
Je pars du postulat qu'un agrégé a plus de connaissances qu'un certifié, et qu'il doit donc enseigner à un niveau plus haut que les certifiés.
Je rappelle enfin qu'un agrégé est favorisé dans le barême actuel uniquement s'il demande un lycée, et que les Instructions Officielles indiquent que les agrégés doivent être affectés prioritairement sur des lycées.
Quod erat Demonstrandum.

Ecrit par : Jeremy | 07 février 2007

Pas mieux que Jérémy sur la question des agrégés. Merci.

Ecrit par : florian | 07 février 2007

les résultats du système de bipolarisation de la vie politique française dénoncé par François Bayrou se mesurent à l'humiliation française dans les classements économiques internationaux -taux de chômage double à celui de pays voisins, pouvoir d'achat inférieur à celui de l'Irlande, rayonnement universitaire médiocre- à la quantité de médicaments psychotropes avalés par les français, à la profondeur du sentiment de déclin national voire de société décadente
les résultats de ce système en matière d'écologie, d'éducation, de politique internationale sont déplorés par Corinne Lepage, Jean Paul Brighelli, Bernard Kouchner: Corinne Lepage observe que la présence des Verts au gouvernement entre 1997 et 2002 ainsi que l'opportuniste conversion écologique de Jacques Chirac depuis 2002 n'ont pas apporté la nécessaire révolution écologique qui rachètera l'humanité de son actuel statut d'espèce nuisible; Jean Paul Brighelli observe qu'une forme de démagogie éducative infantilisante a fait abandonner à l'école républicaine son rôle de transmission des savoirs et de formation de l'esprit critique; Bernard Kouchner observe que la diplomatie de la nation des Lumières, mielleuse avec les dictatures, est fielleuse avec les démocraties -quand Jacques Chirac critique la tenue d'élections libres à Taïwan pour faire plaisir à la dictature chinoise, il y a de quoi avoir honte d'être français

il n'y a pas de fatalité à ce que les héritiers d'un système qui en continueraient la dégénérescence gagnent les élections présidentielles: le nombre de voix au premier tour des élections présidentielles obtenues par le PS et le RPR a été divisé par 2 entre 1988 et 2002 et 1995 et 2002 respectivement
les media n'assument pas le rôle de quatrième pouvoir séparé du pouvoir politique: les seuls sondages de second tour qu'ils commandent opposent PS et UMP, le choix des électeurs est prédéterminé comme dans une mauvaise émission de téléréalité

l'opposition gauche/droite n'a plus de sens face aux problèmes d'un monde post-moderne dont la complexité invalide les représentations simplistes, binaires, linéaires ou idéologiques, et appelle des solutions pragmatiques; le succès de l'abbé Pierre est celui d'un pragmatisme qui a rejeté les idéologies religieuses-réactionnaires ou parareligieuses-marxistes; une personnalité politique providentielle aux super-pouvoirs quasi-religieux ne peut représenter ou détenir seule des visions que nul autre n'aurait, la Sainte Mère la Vertu infantilisante représentant le PS et le prophète arriviste à l'attitude non présidentielle représentant l'UMP jouent un théâtre d'apparences fait de discours formalistes d'agitation politico-médiatique
la France, nation de l'esprit critique des Lumières où l'enseignement des mathématiques et de la philosophie a le plus d'importance au monde, à très juste titre, doit rejeter ces illusions dangereuses
l'altermondialisme participe aussi d'illusions idéologiques parareligieuses en ce que les exigences d'efficience sont rejetées comme du libéralisme honni, le vote Le Pen aboutit à la perennité du système, garantissant au PS et à l'UMP un duopole

il est temps de réaliser le libéralisme politique des Lumières en donnant à chaque citoyen plus de liberté et de responsabilité par une éducation de qualité -incompatible avec un pédagogisme formaliste- ce que ne permet ni le système déresponsabilisant et infantilisant d'une gauche idéologique qui a trahi le peuple ni le système individualiste d'une droite occupée à servir les intérêts particuliers
le système universitaire américain présumé libéral en fait ne l'est pas en accordant un très grand nombre de places dans ses universités les plus prestigieuses aux enfants d'anciens élèves, de professeurs ou de riches donateurs, la concurrence y est faussée; qu'il s'agisse de fat cats au talent moyen se cooptant dans les conseils d'administration pour se distribuer de grasses primes ou du CE d'EDF où seraient détournés des fonds, la réalité anthropologique est la même, un groupe humain se sert de biens sociaux à son profit aux dépens de l'intérêt général
les français n'aiment pas le libéralisme, et pour cause, le pseudo-libéralisme qui leur est présenté n'est pas le libéralisme mais la défense des intérêts d'une minorité

le principe polleur/payeur participe d'un libéralisme politique plus efficace à protéger l'environnement qu'un système collectiviste déresponsabilisant: dans certaines communes d'Alsace où les citoyens paient une taxe d'ordures ménagères calculée au pro rata du poids de déchets non recyclables qu'ils donnent à collecter, la quantité de déchets a diminué drastiquement
personne, pas même le médiatique Nicolas Hulot qui sert d'alibi culturel à une chaîne de télévision crétinisante, ne constate qu'il est illusoire de résoudre les plus sérieux problèmes écologiques sans maîtriser la démographie: si l'impact sur l'environnement de l'activité humaine dans une région est divisé par deux par personne, l'efficience environnementale au sens du développement durable augmente mais si la population double cela ne change rien; la démographie doit s'adapter au niveau de développement durable
lorsque l'écologie scientifique est en contradiction avec l'idéologie d'extrême gauche, les Verts choisissent l'extrême gauche et non l'écologie, ainsi la régularisation des immigrés clandestins en France qu'ils proposent déresponsabiliserait certains pays en développement de leur démographie excessive laquelle contribue fortement à la prédation environnementale
les pays développés doivent adopter une fiscalité écologique responsabilisant le consumateur et aider massivement les pays du sud à l'éducation au développement durable pour expliquer que la maîtrise de la démographie, avec des infrastructures adéquates, résoudra les problèmes d'extrême pauvreté, de flux migratoires déstabilisant des régions entières, et d'environnement

le vote UDF est le seul vote utile aux français pour s'affranchir d'un système politico-médiatique qui a échoué et construire un nouveau système efficace et juste de convergence des intérêts plutôt que d'affrontements stériles, une sociale démocratie moderne dont le PS ne veut pas et où les idées de Corinne Lepage, Jean Paul Brighelli, Bernard Kouchner, pourraient être appliquées

aux personnalités citées d'expliquer leurs choix
à l'UDF: il faut créer un site internet spécifique présentant efficacement les principaux arguments de l'UDF comme offre politique alternative et crédible sous une forme ludique et simple avec la possibilité pour tout internaute de faire connaître l'adresse du site à d'autres personnes

Ecrit par : surf | 07 février 2007

Pour avoir enseigné en collège comme en lycée depuis l'obtention de mon CAPES, je préfère largement le premier au second. Et je connais des agrégés qui ont le même sentiment que moi.
Mes années étudiantes m'ont aussi permis de rencontrer bon nombre de gens qui, tout certifiés qu'ils sont, ont une culture générale et des connaissances de très loin supérieures à d'autres qui ont obtenu, eux, l'agrégation.
J'ai aussi connu des établissements scolaires où il y avait deux salles des professeurs, une pour les certifiés et une pour les agrégés. Un ami, professeur d'histoire nouvellement arrivé dans l'établissement et peu au fait de cette réalité singulière, avait été très surpris de voir que son grade ne lui permettait visiblement pas de passer la porte qu'il venait d'ouvrir. Il s'était fâché avec les personnes qui l'avaient, poliment j'imagine, débouté, en demandant alors où se situait la troisième salle, celle pour les professeurs de confession hébraïque...
Ce petit détour pour dire que je vois toujours d'un oeil étonné cette distinction entre deux corps qui font, finalement le même métier. Non que je souhaite la suppression de l'un au profit de l'autre (ma femme, agrégée, me tuerait sur le champ), mais ce discours braque toujours. Or, nous parlons ici de reconstruire l'école. Et ceux qui vont le faire, ce sont les professeurs. Alors en remettre une louche sur ce sujet au combien sensible, cela me semble contreproductif.

Mon discours n'est pas celui d'un aigri qui aurait raté l'agrégation: je ne l'ai pas passée...

P.S.: Votre latin ne m'impressionne pas: je suis professeur de lettres classiques.

Philikô

Ecrit par : VB | 07 février 2007

Sur le nombre des propositions:
Il n'a rien d'effrayant car la plupart ont un dénominateur commun, et c’est même réconfortant: elles commencent par la lettre R, comme dans Retour en arrière, et énumèrent ce qu’il aurait fallu conserver. Mais nos apprentis-sorciers se sont crus plus malins qu’une Hannah Arendt, qui les avait pourtant avertis, en1953, que l'éducation était « conservatrice », par essence. Elle dénonçait alors le tropisme de l'innovation auquel, depuis trente ans, la Progressive Education élevait des autels en Amérique, avec les désastres que l’on sait, puisqu’on a simplement copié sur eux.

Revenir à l'Instruction publique, par exemple, une bonne idée, mais aussi un retour... à 1932, quand le ministre du moment, et sénateur socialiste du Lot, Anatole de Monzie, (1876-1947) l'a baptisée Éducation nationale. Il avait copié sur Mussolini qui avait fait la même substitution, mais l'Italie eut à cœur, elle, de rétablir immédiatement l’instruction publique, après la guerre. Fascisme et National SOCIALISME sont des amalgames plus historiquement corrects que De Gaulle /Pétain(voir plus bas)

La plupart des propositions entrent aussi dans la rubrique: liberté pédagogique. Mais là, cela se gâte, car elle va de pair avec la liberté de choix des parents, donc avec le pluralisme et, pour que le tableau soit cohérent, avec l'autonomie qui elle va de pair avec une véritable décentralisation. Et comme d'habitude, on ignorera tout ce qui n'a pas cessé de fonctionner ailleurs, ou que l’on a fini par rétablir après avoir commis les mêmes erreurs et pour les mêmes raisons: outre les US, en Suisse, en Allemagne, en Angleterre, au Québec...…

Un constat : l’ école crève d’avoir été politisée à mort, d’avoir ouvert ses portes à des théoriciens ineptes (psychologues, sociologues, linguistes, sémiologues, tous autoproclamés experts en sciences de l'éducation) qui la firent s’ouvrir sur la société et à toutes ses dérives et dysfonctionnements, au bourrage de crâne, et à l’idéologie, et dont pourtant personne n’ose plus contester la responsabilité dans la catastrophe nationale.
Un objectif : DÉPOLITISER l'école.
Dépolitiser l’école c’est faire respecter la neutralité axiomatique, terme wébérien qui veut dire exactement la même chose que le devoir de réserve, mais en plus chic.

Pour ce faire, et pour tous ceux qui s'asseyent sur le devoir de réserve que le code de la fonction publique impose pourtant aux enseignants comme aux autres, et pour ceux à qui un « code de déontologie » ( pourtant des mots bien anodins) donne de l'urticaire, qui confondent De Gaulle et Pétain (peut-on dire qu’ils souffrent de dys-historie?), et à qui la reductio ad hitlerum sert d'outil d'analyse unidimentionnel, je reformule ma proposition, car j’ai cru comprendre que nous débattions ici pour faire des propositions concrètes.

Voici une version « Instruction publique » , que j’ai adaptée quasiment verbatim et avec quelques caviardages, du serment d’Hippocrate tel qu’il fut réactualisé et publié dans le Bulletin de l'Ordre des Médecins (Avril 1996, n°4). On pourrait le baptiser en l’honneur du théoricien de l’Instruction publique, qui formula en 1791 le principe de la laïcité scolaire, afin de protéger l’école contre tout endoctrinement, y compris par le catéchisme séculier, républicain. Il postulait aussi que pour être être émancipateur le savoir devait être transmis en toute liberté: un homme inféodé à une croyance ne peut former à la liberté. Et il disait surtout que la République enseignante devait se garder de fragiliser son école car elle n'y survivrait pas....


Jules Ferry ne l'a pas suivi sur ce point qui fut la porte ouverte aux abus qui ont suivi. En 1880, dans un régime encore vagissant et dans un pays humilié et amputé, il lui fallait avant tout créer une culture républicaine. Pour ce faire, il se crut obligé d’ imposer le catéchisme éponyme. La laïcité scolaire, c'est à dire la neutralisation de toutes les opinions, est restée lettre morte.

Proposition de serment

« Au moment d'être admis(e) à enseigner, je promets et je jure d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité. Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir l’instruction dans tous ses éléments, individuels et sociaux. Je respecterai tous les élèves, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. Je ne tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences. Même sous la contrainte, JE NE FERAI PAS USAGE DE MES CONNAISSANCES CONTRE LES LOIS DE L'HUMANITE. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. Je préserverai l'indépendance nécessaire à l'accomplissement de ma mission. Je n'entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés. Que les hommes et mes collègues m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j'y manque ».

A méditer : “Le moyen d’avoir raison dans l’avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé”.
(Ernest Renan, Qu'est-ce qu'une nation ?).

Finir sur une touche plus légère:

"""Dobolino, …au sud de la Russie""",
cela m'évoque : "la petite ville de Tienvlapopol, dans le district de Ragoutvo" . Cadichon se devait de mentionner l'impérissable "A la manière de" ...la comtesse de Ségur.

Ecrit par : Cadichon | 07 février 2007

surf Merci pour ce texte "de haut vol".

Ma propre réflexion m'amène moi aussi actuellement du côté de François Bayrou et les apparitions récentes de N.Sarkozy n'ont rien fait pour me retenir (le passage du charme à l'intimidation (cf le témoignage de JF Kahn sur la façon dont il traite les journalistes) et la personnalisation du discours politique ("moi j'ai réussi grâce à mon talent, à mes mérites, alors tout le monde peut en faire autant, il n'y a qu'à...."), compensation narcissique d'un rapport défectueux au Père. J'ai appris à mes dépens à connaître ce genre de personnes. Il me fait penser à l'agent immobilier qui m'a vendu mon appartement (deux pages de vices cachés).

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

il est certain que la bipolarisation de la vie politique française a un rapport avec le collège unique : "Laissez-nous la culture et l'éducation, ne cesse de dire la gauche à la droite depuis Giscard et gardez l'économie." Le collège unique et les pédagogues résultent de ce marchandage. Au fond, l'éducation dans ce pays depuis la réforme Haby est le bouc émissaire de l'équilibre social, de même qu'à l'intérieur de l'école, les enseignants et les élèves les plus vulnérables.

Cadichon a raison de remarquer que le fond du problème réside dans cette absence de "neutralité axiomatique", pour parler comme Max Weber, ou de politisation de l'éducation.

Je suis donc daccord pour formuler une proposition à ce sujet, Etant donné son importance, elle devrait figurer en tête,

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

d'accord avec une apostrophe

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Je m'aperçois que je n'ai peut-être pas été assez explicite: on raconte, et on s'en amuse, au 25 rue Descartes que les favoris du prince, qui étaient autrefois nommés "agrégés", sont aujourd'hui nommés "inspecteur général" (ça rapporte plus!) par simple nomination, sans avoir eu à passer aucun concours...

Ecrit par : Jean | 07 février 2007

Jérémy, l'abbé Sieyès vous bénit !

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Une belle phrase de l'abbé Sieyès :

"Ils veulent être libres et ne savent pas être justes."

J'espère cependant, pour mon humble part, " dissiper le nuage métaphysique qui rendait parfois sa pensée obscure " et être un peu plus courageux que cette taupe très intelligente en ne me ralliant pas, par exemple, à un émule de Napoléon Bonaparte.

Ecrit par : Robin | 07 février 2007

Je continue :

Proposition 5 Charte INSTITUTEUR
Suppression du décloisonnement qui éparpille l’enfant déjà trop zappeur !Un maître , une classe !

Proposition 6 Charte INSTITUTEUR
Suppression de la sensibilisation à une langue étrangère

..qui n’apporte rien. Remplacement par français (bibliothèque ). Revoir l'enseignement des langues vivantes en secondaire.

Proposition 7 Charte INSTITUTEUR
Suppression de l’informatique. Remplacement par français (lecture en bibliothèque )

Proposition 8 Charte INSTITUTEUR
Le maître seul décisionnaire du passage de l’élève. Aucun recours des parents si ce n’est