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02 février 2007

Sauver les Lettres

Avec quelques amis, issus de Sauver les Lettres (http://www.sauv.net) et de Reconstruire l’école (http://www.r-lecole.freesurf.fr/), deux de ces organisations qui luttent pour remettre sur pied une école aujourd’hui fichtrement mal en point, j’ai rédigé ce texte de protestation contre l’actuelle mise en extinction de la Série L dans les Lycées — et plus globalement du désarroi dans lequel trente ans de réformes imbéciles ont plongé l’enseignement des Lettres.
C’est en quelque sorte un Manifeste, que j’invite les uns et les autres à faire circuler, à diffuser, à commenter — ou à amender.
JPB


Défense et illustration des études littéraires

Dans son Histoire de la guerre du Péloponnèse, Thucydide raconte le désastre de l’expédition de Sicile, voulue par ce jeune patricien d’Alcibiade — une guerre lointaine qui n’amena guère la démocratie en grande Grèce, et menaça Athènes d’anéantissement.
Peut-être George W. Bush, héritier présomptueux d’une longue ligne de magnats du pétrole — on a les aristocraties que l’on peut — aurait-il dû faire des études littéraires, et réviser ses Humanités avant d’engager les Etats-Unis dans une aventure moyen-orientale dont l’issue est de plus en plus évidente. Et son lointain prédécesseur, Lyndon B. Johnson, autre Texan à petite culture, aurait dû réfléchir à deux fois avant de lancer son pays dans le cauchemar vietnamien.
La littérature mène à tout, à condition de ne pas en sortir. C’est si vrai qu’Alain Viala, après avoir puissamment contribué à détruire l’enseignement des Belles-Lettres en France, est allé les enseigner à Oxford, où se recrutent, depuis des siècles, les dirigeants politiques et économiques du Royaume-Uni. Et il y a gros à parier que les têtes pensantes et gouvernantes réunies ces derniers jours à Davos ont une culture littéraire de tout premier plan : l’entente des maîtres du monde dépend moins de leur commune vision du libéralisme et de la mondialisation que de leur connaissance de Racine, Shakespeare ou Cervantès — et quelques autres.
Mais nous sommes plus intelligents. Par la grâce d’une idéologie pédagogiste qui préfère les « compétences » aux Savoirs, et prétend que tous les textes sont égaux dans le grand capharnaüm des « discours », nous avons massacré les études littéraires en France. Et lorsqu’un candidat dont on sait qu’il est, par ailleurs, grand lecteur, et capable de dire des choses sensées sur Albert Cohen, attaque ces concours de fonctionnaires où quelques dinosaures ont maintenu la Princesse de Clèves au programme, on est en droit de s’inquiéter : la droite serait-elle aussi bête que la gauche — et réciproquement ?

La filière Littéraire se meurt, la filière L est morte… Jadis d'excellence, aujourd'hui méprisée et choisie par défaut, elle est en voie d’extinction. Un rapport de l’Inspection générale (1) explique qu’elle concerne moins de 12% des élèves, et que, comme le dit magnifiquement Anne-Marie Garat (2), elle est aujourd’hui en phase terminale.
Nous voudrions pourtant en proposer ici une brève « défense et illustration », insoucieux, en humanistes que nous sommes, de sembler penser à contre-courant…
La mort annoncée des "L", et ce dès la Première, tient-elle seulement à une fatalité où facteurs culturels, socio-économiques et générationnels, ont créé une synergie infernale par quoi la littérature s'engloutit ?
Comme si le traitement infligé au français depuis le CP pouvait donner aux enfants les moyens et l'envie de se tourner plus tard vers les humanités ! Sans maîtrise de la lecture ni de la grammaire, comment donc accéder aux œuvres littéraires ? Quand lire ou écrire devient une souffrance, voire une torture, on ne doit pas être surpris de voir tous ces élèves, à qui on a si peu et si mal appris, renoncer pour de bon aux livres. Quand les évaluations à l’entrée en Sixième, opérées avec la plus grande mansuétude, constatent officiellement que 17% des élèves ne maîtrisent ni la lecture, ni l’écriture, s’étonnera-t-on qu’ils ne connaissent, parallèlement, ni ce poète qui, demain, dès l’aube… — ni l’agneau qui se désaltérait dans le courant d’une onde pure.
Les disciplines littéraires, dont l'échec programmé — dû au système lui-même — se manifeste avec le plus de cruauté, ne peuvent plus comme naguère servir d'outils de sélection. On sait que le mot est honni, en ces temps d’égalitarisme forcené. Et ce serait peut-être une bonne nouvelle pour les hérauts de la médiocrité, qui ont si fort condamné la Littérature en ce qu’elle véhiculait, paraît-il, toutes les valeurs « bourgeoises », si les mathématiques n'avaient pris le relais : l’élitisme scientifique serait-il plus égalitaire que celui du Français-Latin-Grec ? Les maths sont un langage aussi, et un enfant dont le français est déstructuré a bien du mal à accéder aux abstractions mathématiques. Du reste, les enseignants confirment massivement le constat : les « bons en français » le sont aussi en maths, et Pascal et Laurent Lafforgue, assez bons mathématiciens, ne sont pas de trop mauvais « littéraires »…
Est-ce en formatant de purs (?) techniciens que notre pays trouvera les chercheurs et les cadres dont il a besoin, — non seulement des gens ouverts et empiriques, à l'écoute d'autrui, mais de vrais cadres compétitifs sur le marché de l’emploi ? Qui ne voit que les études littéraires ne servent pas seulement à mettre un peu d'huile humaniste dans les rouages de la World Company, mais sont au cœur de la formation et du recrutement des grandes entreprises ? Les écoles de management ont ouvert depuis peu des concours littéraires, tant l'Entreprise est en recherche de jeunes gens à qui la littérature a pu donner une épaisseur, voire une créativité, que de purs techniciens n'ont pas.
Et qui, accessoirement, savent écrire, et répondre avec d’autres mots, d’autres phrases, que des onomatopées inarticulées, à des patrons souvent plus cultivés qu’on ne le croit.

En 1968, la filière Lettres représentait 50% des élèves. Les révolutionnaires de Mai étaient gavés de Rimbaud, Breton, Char et quelques autres, et leur culture s’étalait sur les murs, à la Sorbonne et ailleurs. Peut-être faut-il chercher en ces temps reculés le désir d’annihiler la littérature — parce que lire, c’est aussi développer une conscience critique dont les maîtres des médias, à TF1 et ailleurs (3), ne veulent guère. La mort de la littérature à l’école trahirait ainsi cette grande peur des bien-disants qui se sont crus très fins en transformant l’école en une manufacture d’ilotes.
Car la souplesse d'une pensée créative rejoint bien souvent la révolte : oui, les littéraires ont mauvais esprit. Habitués à disserter, à brasser les concepts, formés à l'école des Vautrin ou des Rastignac, lecteurs de Voltaire et de Rimbaud, ils sont un poil à gratter irritant, et, parce qu'ils savent ce que parler veut dire, ne s'en laissent pas conter. Cette lucidité inquiéterait-elle les Olympiens qui nous gouvernent, dans ce siècle de faux-semblants ?
La responsabilité des gouvernements, de droite ou de gauche, dans la faillite des "L", doit être soulignée. Giscard d’Estaing, grand amateur de Maupassant, a le premier détruit l’apprentissage des Lettres en instituant le collège unique. Mitterrand, lecteur assidu de Machiavel et du cardinal de Retz, a laissé mettre à mort les Lettres classiques — et définitivement dévaluer le Bac, distribué dorénavant à tous ceux qui ont la patience d’attendre ; il a signé la création des ZEP, dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles n’encouragent guère la lecture des grandes œuvres ; il a approuvé la création des IUFM, où l’on n’enseigne plus guère aux formateurs d’« apprenants » que la littérature était la porte de l’ascenseur social — désormais bloquée. Et Jacques Chirac, qui n’ignore rien de l’art délicat du haï-ku, a maintenu en place les commissions de réflexion sur les programmes qui ont accouché, en 2000, d’une version light — comme le Coca-Cola du même nom — de tout ce qui était jadis littérature, au profit d’une vision techniciste qui envoie tout droit les élèves de la case Lycée à la case Chômage, sans plus avoir le plaisir de lire en faisant la queue à l’ANPE (4).
Ce qui est vrai pour les élèves l’est aussi pour les maîtres. Qu'attendre d'oraux de CAPES de Lettres où le coefficient de la didactique est surévalué (5) ? Qu'attendre des nouveaux professeurs bivalents, si ce n'est une semi- ou simili-valence — toujours assez bonne, diront les cyniques, pour le service réduit du « socle commun » ? Pourquoi dé-disciplinariser ainsi les recrutements ? C'est quand on maîtrise les Lettres que l'on peut trouver les procédures pour les enseigner et les faire aimer, et non l'inverse. La pédagogie, la vraie, tient aussi aux Savoirs. Et l’on n’enseigne bien que ce que l’on goûte le mieux.
L'échec de la filière L, c'est aussi l'échec de l'amour des livres : trop de dérives pseudo-technicistes, d'exercices morcelés, d'approches réductrices, ont réduit la littérature à un objet verbal sans intérêt, qui décourage le professeur et l'élève, et où l'humanité, à tous les sens du mot, ne se retrouve plus.
Qu’en pensent les libraires, qui déplorent chaque année qu’on lise moins — et que les jeunes ne lisent plus ?
Les "L" ne seront sauvés qu'en redevenant littéraires, loin des scories et des épiphénomènes de mode de la « socio », de la « psycho » et de la « com ». Le monde de demain est bien trop inquiétant pour que l'on n’ait pas besoin, dès aujourd'hui et sans attendre, d'enfants qui sauront le penser autrement qu'en graphiques, en pourcentages et en chiffres. Et l’Ecole ne sera sauvée qu’en redonnant aux Belles-Lettres la fonction qui n’a jamais cessé d’être la leur, depuis des siècles — initier à la beauté, à la réflexion et au partage.

À la fin de Drôle de jeu, Roger Vailland cite l’Anabase où Xénophon, chef et narrateur de l’expédition des Dix Mille, évoque la liberté des cités grecques : « Aucun homme, en effet, n’est adoré par vous comme étant votre maître… » Et Marat, le héros du roman, de conclure qu’avec ses amis de la Résistance, ils sont tous « de la race qui dit Non ».
Et c’est bien cela que nous enseigne la littérature : refuser l’inacceptable — et même, en quelque façon, refuser l’inéluctable.


Jean-Paul Brighelli / Pedro Cordoba / Françoise Guichard / Jean-Pierre Leguil / Françoise Puel (6)


Notes

(1) http://media.education.gouv.fr/file/63/8/3638.pdf.

(2) Voir « Etudes littéraires : une mort annoncée », disponible sur http://www.maison-des-ecrivains.asso.fr/derniere.asp?ID=1

(3) On se rappelle le mot de Patrick Le Lay : « Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible. » La littérature rend certainement le cerveau humain moins disponible pour les boissons pétillantes et la télé-réalité.

(4) Du coup, les « bons » élèves tentés par des études longues s’orientent vers la section S — quoi qu’ils pensent des maths, de la physique et de la chimie —, et la série L devient une série « par défaut », rassemblant tous ceux qui ne sont pas assez brillants pour passer en S, ou assez médiocres (au sens aristotélicien du terme) pour aller en ES.
Ce qui contribue, à terme, à naufrager la série S elle aussi, puisqu’on y retrouve des gens parfaitement incapables de suivre des études scientifiques en facs ou en classes préparatoires.
Il faudrait sans doute ressusciter l’ancienne série A 1 — Lettres et Maths, de façon à ouvrir au maximum les débouchés, en offrant aux élèves qui le désirent et en ont la compétence une filière scientifique doublée d’une filière littéraire. Mais l’on va encore crier à l’élitisme…

(5) Le CAPES de Lettres (Modernes ou Classiques) est loin d’être le seul naufragé par excès de pédagogie. Ainsi en langues vivantes les deux épreuves d'oral, entièrement sous la coupe des IUFM depuis quelques années, valent deux fois plus (coeff.6) que les trois épreuves d'écrit (coef. 3). Comme, en plus, on prend beaucoup d'admissibles sous prétexte de donner une chance à chacun, l'écrit est logiquement encore plus dévalorisé.

(6) J’ai classé les signataires par ordre alphabétique, tout simplement. Nous assumons de façon identique, les uns et les autres, le Manifeste ci-dessus.

Commentaires

Juste une petite remarque à propos non pas de cet excellent texte -- que j'ai co-écrit et signé !!! -- mais de son titre et du "chapeau". Bien qu'appartenant au collectif "Sauver les lettres", c'est en mon nom propre et en lui seul que je l'ai signé, et non pas mandatée par le bureau de l'association. Même chose pour le titre "Sauver les lettres", qui n'est certes ni un label ni une marque déposée, mais qui peut laisser entendre que ce petit manifeste est une émanation du Collectif. En fait, nous sommes simplement quatre individus, quatre mousquetaires, issus de SLL et/ou de RE, mais nos propos ici n'engagent que nous. Un pour tous, tous pour un, etc.! Et maintenant, attention aux gardes du Cardinal !!!

Écrit par : Fguichard | 02 février 2007

Tout à fait d’accord avec vous! Moi qui pars à la retraite dans quelques mois après quinze ans de collège et vingt deux de lycée comme professeur de Lettres Classiques, j’ai l’amertume d’avoir assisté malgré moi à l’assassinat de l’enseignement de la grammaire par des imbéciles prétentieux drapés dans les oripeaux de la “modernité” - et que je voyais venir avec leurs gros sabots dès 1970 - , mais j’ai aussi l’espoir que les réactions comme les vôtres, qu’on voit se développer, et qui sont celles du bon sens et de la raison, finiront par éviter le naufrage prévisible mais peut-être pas encore inéluctable de l’enseignement français (mais ailleurs c’est pareil).

Écrit par : outis | 02 février 2007

Pas mal, pas mal... Quoique l'adjonction, à la fin ou au début, d'un "sommaire" qui dégage les lignes de force de ce manifeste ne soit pas inutile... (les "décideurs" à qui il est destiné sont des gens pressés à qui il faut mâcher le travail!)
Et maintenant, si on passait à des propositions concrètes et précises pour une réforme de l'enseignement du français à l'école primaire, au collège et au lycée? Par exemple, la suppression totale des "séquences" parce que c'est le cheval de Troie du pédagogisme, l'étude de l'histoire de la littérature française par siècles, comme avant la réforme (le Moyen Age en 3ème, le XVIème et le XVIIème siècle en seconde...) parce que c'est la seule façon de donner des repères clairs aux élèves, le cours de grammaire structuré ( les natures , les fonctions, l'analyse logique)...?

Écrit par : Jean | 02 février 2007

Où puis-je signer, JPB ??? J'aimerais signer ce manifeste pour exprimer mon indignation quant à la suppression du bac L.

C'est tout simplement scandaleux ! Je m'empresse de le diffuser rapidement autour de moi.

SW

Écrit par : SW | 02 février 2007

Pas sûr que vous avez possibilité de remonter le temps et de revenir à cette époque des Belles Humanités parce que le Monde lui continue ça marche en avant et des enjeux autrement plus lourds que la grammaire ou la belle écriture se profilent à l'horizon, suffit de penser à l'émergence technologique de toute l'Asie...
Vous pensez que les petits chinois vont encore se satisfaire longtemps de nous équiper en vêtements, voitures, et autres frigidaires alors qu'ils sont en passe de nous dominer sur les secteurs clefs de la recherche et de la connaissance.
Quand le robinet à biens manufacturés va se fermer la France risque de mordre très méchamment la poussière, peut-être qu'alors on retrouvera un peu les vertus d'un enseignement à l'ancienne fait de travail, de travail et de travail.
Pour le moment on 'salope' l'enseignement parce qu'on en a le luxe, mais d'avis plus pour longtemps...

Écrit par : dePassage | 02 février 2007

Les Lettres se meurent. En LEP, les Lettres sont mortes, véritablement ; j’ai sur 5 classes 2 ou 3 élèves qui savent trouver et comprendre les sous-entendus d’un texte, quand je les mets sur la voie, parce que leur intelligence est fondée sur l’émotion, mais des émotions que la culture n’encadre pas (j’ai tous les jours le sentiment inquiétant d’évoquer des fantômes, des nuées, des vapeurs, des « choses » inconnues et méprisables surtout, pendant que je tente au mieux de faire cours), et ces élèves qui détonnent (une forme de sensibilité à la vie, peut-être ?) écrivent leurs devoirs sous forme de signes-textos...
Quant à l’Histoire et la Géographie : c’est un alignement de faits et de chiffres incompréhensibles et vides…

Écrit par : Pendariès | 02 février 2007

http://perso.orange.fr/claude.rochet/ecole/docs/Figaro.html

écrit il y a 5 ans et pas une ride alors qu'on aurait pu espérer avoir aujourd'hui à écrire ce texte au passé!
continuons à résister on a toujours rien gagné !

Écrit par : Ami-entends-tu | 02 février 2007

Mr Rochet ne m'en voudra pas ,je l'espère,de faire un copier coller de ce texte qui se passe de tout commentaire:

UN CAS D'ECOLE: 30 ANS DE "REFORME SCOLAIRE " DU GRAND SERVICE PUBLIC "A LA FRANCAISE"


I Enseignement répressif . 1880-1960 .

Un paysan vend un sac de pommes de terre pour 100F. Ses frais de production s'élèvent aux quatre cinquièmes du prix de vente .Quel est son bénéfice ?

II Réforme Edgard Faure. 1968.

Un paysan vend un sac de pommes de terre pour 100 F.Ses frais de production s'élèvent aux quatre cinquièmes du prix de vente, soit 80 F . Quel est son bénéfice ?

III Méthode " moderne ". 1970-1980.

Un agriculteur échange un ensemble P de pommes de terres contre un ensemble M de pièces de monnaie. Le cardinal de l'ensemble M est égal à 10 et chaque élément M vaut 1F. Dessine 100 gros points représentant les éléments de l'ensemble M .L'ensemble F des frais de production comprend 20 gros points de moins que l'ensemble M. Représente l'ensemble F comme sous -ensemble de M et donne la réponse à la question suivante: quel est le cardinal de l'ensemble B des bénéfices? ( A dessiner en rouge ) .

IV Activités d'éveil . IUFM 1980-1990.

Un exploitant agricole vend un sac de pommes de terres pour 100 F. Les frais de production s'élèvent à 80 F et le bénéfice est de 20 F.
DEVOIR : “ souligne les mots "pommes de terre " et discutes-en avec ton voisin” .

V Enseignement” réformé “ à l'aube du XXI° Siècle.

Un péizan capitaliste sanrichi injustement de 20 F sur un sac de patates. Analyz le tekst et recherche les fôtes de contenu de gramère, d'ortograf et de ponctuation et ensuite di se ce que tu pense de sète maniaire de sanrichir en daurmant


Enseignement assisté par ordinateur 2004

Un producteur de l'espace agricole câblé sur ADSL consulte en conversationnel une data bank qui display le day-rate de la patate. Il load son progiciel SAP/R3 de computation fiable et détermine le cash flow sur écran pitch 0,25mm Energy star.
Dessine-moi avec ton mulot le contour 3D du sac de pommes de terre puis logue toi au réseau Arpanot (Deep Blue Potatoes).Via le SDH boucle 4.5, extraire de MIE le graphe des patates.
Devoir : Respecte- t-il la norme ANSI, ISO, ElAN, CCITT, AAL

Enseignement de l'an 2020

Qu'est ce qu'un paysan ?


(Texte inspiré par M.Laval instituteur retraité à Brive, Le Monde Aujourd'hui :16-17 Juin 1985 et actualisé au fil des ans...)

Écrit par : Ami-entends-tu | 02 février 2007

"Ce siècle présent est foutu s'il n'est pas fait contrepoids à sa nuit immense par l'assurance de quelques individus qui tiennent de leur volonté ou de leur vie le privilège de voir et d'éclairer... Je ferai ce que je pourrai pour lui, mais je le crois foutu. Jamais il ne comprendra que l'homme est un cœur, ou rien. C'est-à-dire : courage. Amour". Joë Bousquet

Écrit par : Robin | 02 février 2007

"Ce siècle présent est foutu s'il n'est pas fait contrepoids à sa nuit immense par l'assurance de quelques individus qui tiennent de leur volonté ou de leur vie le privilège de voir et d'éclairer... Je ferai ce que je pourrai pour lui, mais je le crois foutu. Jamais il ne comprendra que l'homme est un cœur, ou rien. C'est-à-dire : courage. Amour". Joë Bousquet

Écrit par : Robin | 02 février 2007

Pas sûr que vous avez possibilité de remonter le temps et de revenir à cette époque des Belles Humanités parce que le Monde lui continue ça marche en avant et des enjeux autrement plus lourds que la grammaire

Voilà une illustration typique du discours mythologique et de facture fasciste de notre occident moderne!
Puisque le Monde marche vers l'avant à quoi bon regarder vers le passé et se nourir de ses enseignements?
Comme si le principe de causalité ( La Raison) n'était pas l'inscription dans la mémoire de chaque passant de la mémoire et du patrimoine textuels de notre civilisation.
Autre mythe fasciste: le mythe du travailleur: arbeit, arbeit ,arbeit conclut dePassage. Bien sûr c'est une évidence, le travail et non la grammaire libèrera notre humanité définitivement!

Écrit par : buntovchik | 02 février 2007

http://www.lefigaro.fr/france/20070202.FIG000000236_offensive_du_creationnisme_islamique_en_france.html

ce n'est pas le bon fil mais ça ne se passe pas de commentaire aussi je me dépêche de cliquer pour envoyer et m'empêcher d'hurler...

Écrit par : Ami-entends-tu | 02 février 2007

et puis non je vais hurler: DÉPÊCHEZ- VOUS D'APPRENDRE À LIRE CORRECTEMENT À NOS ENFANTS!
qu'ils soient capables d'avoir une lecture critique car ce type d'ouvrage ne sera peut-être pas toujours interdit, c'est à craindre et nos enfants risqueraient de se laisser berner!

Écrit par : Ami-entends-tu | 02 février 2007

Vous avez raison de faire une référence à Patrick Le Lay, Jean-Paul! Il est tellement cynique que prof en IUFM doit être son vrai métier, son activité en tant que patron de media décérébrant n'étant certainement qu'une couverture!

Écrit par : Christophe Sibille | 02 février 2007

A quoi sert la littérature ? Je n'ai pas envie aujourd'hui de répondre à cette question autrement que par les mots de René Guy Cadou : "La poésie ne sert à rien, comme la pluie."

...Ou par ceux de Joë Bousquet : "Tout semble perdu, mais il nous reste l'issue de sauver le mal."

La mort ne voulait pas de toi, Joë Bousquet, qui la bravais en bottes rouges, à sept lieues à la ronde. La balle qui traversa ta poitrine avait tracé un sillon fatal au-dessus des blés avant de te clouer pour toujours à ce lit de souffrance où tu n'as fait que changer de champ de bataille.

Tu n'étais jamais seul dans cette chambre aux volets clos avec ton ange contre ta tempe et le sourire de tes amoureuses..."Elles m'ont donné ce qu'elles ne donnent à personne, et j'ai compris qu'il y avait un ciel dans leurs yeux dont leur regard n'était que le crépuscule."

La pluie moirée de la tenture était lourde du poids des mondes. Pour consoler ton corps immobile, fauché dans la fleur de l'âme, les ailes des fées des pays d'oc bleuissaient le silence peuplé de livres. Alors tu rechaussais tes bottes rouges, et tu marchais à l'intérieur de toi-même, dans la forêt endormie de Max Ernst, ton rempart contre le malheur.

Parlerais-je de tes songes de morphine et d'opium, de tes "tisanes de sarments", viatiques de l'explorateur que tu songeais parfois à retourner contre toi-même quand la douleur était trop forte ?

Scaphandrier des profondeurs, tu buvais à la source noire, au seuil de la nuit sacrée de Novalis où nage un poisson d'or et que tout homme aspire à connaître...Allégeance au souverain de la douleur ! Mais tu étais comme tous les hommes, Joë Bousquet, car tout homme est blessé.

Voyageur immobile mais rapide comme l'éclair, ta plume en guise de bourdon, pélerin de la Vierge noire à qui tu rendis ses diamants, l'amour lointain des troubadours ciselait ton profil d'alchimiste. Le plomb de ton malheur pour lequel tu n'avais pas de larmes s'était changé en or et ton front où bleuissaient les myosotis de Montségur abritait l'harmonie des contraires.

La balle qui traversa ta poitrine avait tracé un sillon fatal au-dessus des blés avant de te clouer à la souffrance. Mais ce ne fut que pour triompher du désastre et pour courir, à corps perdu, pieds nus comme un enfant, vers la Beauté."

Oui, la littérature ne sert à rien...Si par "rien", on entend ne pas désespérer de tout.

Écrit par : Robin | 02 février 2007

La série L est à l'agonie? La série S est bien malade! Pour tenter désespérement d'attirer plus de lycéens vers les filières scientifiques, les gouvernements qui se sont succédés depuis 20 ans ont cru qu'il suffisait d'abaisser les exigences dans les disciplines scientifiques de la série S, avec la consigne de laisser passer en première S des élèves qui arrivent péniblement à la moyenne en classe de seconde souvent après un doublement et le passage forcé en terminale après une classe de première calamiteuse.
Nous retrouvons dans nos classes de S des élèves très peu intéressés par les sciences et pour lesquels le passage dans cette série leur paraît, ainsi qu'à leurs parents, le passage obligatoire vers des études de droit ou d'architecture.
Quant au bac S lui-même, que dire de son niveau lorsqu'on peut l'obtenir sans avoir la moyenne dans les trois disciplines scientifiques? Lorsque des exercices de sciences physiques consistent en un QCM sans justification des réponses, voire à compléter des phrases à trou, avec en plus, la liste des mots manquants comme au collège?
Certaines associations de spécialistes en sont à demander sans rire un bac S option sciences!

Écrit par : Archytas | 02 février 2007

A quoi sert la littérature? A VIVRE A VIVRE A VIVRE A VIVRE

Écrit par : Thalie | 02 février 2007

Des cours de culture générale donnés à des ingénieurs d'une grande entreprise : les dirigeants voulaient que ceux-ci soient capables de parler d'autre chose que de foot et de bagnoles...

Écrit par : Lariba | 02 février 2007

Si les élèves ne vont plus en L, ce n'est pas qu'ils n'aiment pas le français, c'est que lire Cervantès et Sénèque dans le texte, sans avoir aucune autre compétence, n'amène à aucun métier (sauf prof de français).
Il faut donc à mon avis introduire en Première L des matières qui sont utilisables dans des métiers auxquels les autres filières ne préparent pas (pourquoi pas du droit?) ou des matières utilisables dans d'autres métiers (plus de langues et de vraies mathématiques).
Lire Malraux et Racine ne doit pas permettre QUE de s'occuper dans les files d'attente de l'ANPE.

Écrit par : Jeremy | 02 février 2007

A lire: un excellent édito de Philippe Val (dans Charlie-Hebdo, 13/12/2006) sur la disparition des filières L. Même constat que celui présenté par les personnalités signataires du dernier post de Jean-Paul, mais analyse radicalement différente des responsabilités...
J'en profite pour rappeler que nous sommes à J-10 du procès du même Charlie-Hebdo contre les associations musulmanes intégristes auquelles Sarko, vers qui plusieurs participants à ce blog parlent apparemment de diriger leur suffrage, a mis le pied à l'étrier.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 février 2007

"DÉPÊCHEZ- VOUS D'APPRENDRE À LIRE CORRECTEMENT À NOS ENFANTS!"

Oxymore ...
ce n'est pas en se dépêchant, que l'on fait du bon boulot (que ce soit en "syllabique" ou en "global" ou en ce que vous voulez)

Hâtez-vous lentement d'apprendre à lire correctement à nos enfants, eut été plus judicieux ;) àmha :)

je déconnions, hein, l'Ami .

ps: Hélène j'ai pas tout suivi du dernier speed, mais ne te laisses pas em......er ;) Tu leur mets un chtit coup de cactus...


Me fait penser que la première fois que j'ai utilisé cette expression (du cactus) sur un foroum (bourso), en 2002 par là, un fouroumeur (qui, lui, avait bien compris, le bonhomme) m'a dit un truc du genre:

"Mince c'est pas juste, c'est toujours les autres, qui ont le droit à des trucs sympathiques"
Je vous explique même pas la journée de folie qu'on a passé ;))))))) Il faudrait chercher dans les archives ... Si elles existent encore...

Écrit par : toto | 02 février 2007

Si les élèves ne vont plus en L, ce n'est pas qu'ils n'aiment pas le français, c'est que lire Cervantès et Sénèque dans le texte, sans avoir aucune autre compétence, n'amène à aucun métier (sauf prof de français).
Il faut donc à mon avis introduire en Première L des matières qui sont utilisables dans des métiers auxquels les autres filières ne préparent pas (pourquoi pas du droit?) ou des matières utilisables dans d'autres métiers (plus de langues et de vraies mathématiques).
Lire Malraux et Racine ne doit pas permettre QUE de s'occuper dans les files d'attente de l'ANPE.

Ecrit par : Jeremy | 02 février 2007

Ce n'est pas l'inculture qui résoudra le problème du chômage, Jérémy.

J'ai peur que vous n'ayiez une vision à très court terme. Je sors d'une réunion de travail et je peux vous assurer qu'une solide culture générale et une bonne maîtrise de la langue française demeurent des atouts professionnels indispensables.

Une des personnes présentes à cette réunion nous a dit qu'elle était obligée de relire les courriers électroniques de sa secrétaire (courriers destinés à être lus par des personnes importantes ; excusez-moi de rester vague) et qu'ils comportaient en moyenne quatre à cinq fautes d'orthographe grammaticale (accords de participes passés, accords sujets/verbes).

Je n'ose même pas imaginer ce que cela donnerait si elle était obligée de rédiger des notes elle-même.

Peut-être la secrétaire en question considérait-elle le français comme une matière secondaire aisément remplaçable par du droit. Je pense qu'elle avait tort et qu'elle risque d'en payer les conséquences.

Écrit par : Robin | 02 février 2007

Mais même en droit, Robien, je vous assure qu'il est absolument indispensable de maîtriser la langue française. Le langage juridique est particulier certes mais si vous maîtriser au préalable le français, vous parvenir à déchiffrer le sens de certaines règles.

Et n'en déplaise à quiconque, en droit vous rédigez des dissertations de niveau élevé et je puis vous certifier que les capacités rédactionnelles sont très valorisées tant elles sont devenues rares dans les amphis...

Écrit par : SW | 02 février 2007

Et même dans les études scientifiques, un bon niveau en français ne gâte rien (sauf peut-être pour les taupins autistes option maths ;o)) ), ne serait-ce que pour comprendre et se faire comprendre.
Et en médecine, des bases de latin et de grec sont bien utiles pour savoir de quoi on parle.

Écrit par : yann | 02 février 2007

Oui, SW, c'est exactement ce que veux dire. On ne peut pas être "bon" en droit (et même en mathématiques !) si on n'est pas "bon" en français. des cours de droit en Première et Terminale L, comme le suggère Jérémy, pourquoi pas, mais pas à la place du français.

Le français, la culture générale permettent de comprendre les "tenants et les aboutissants" des choses, de voir loin, de faire des rapprochements, des comparaisons...

La lecture de Cervantès, puisque Jérémy évoque Cervantès, a un rapport avec le "bon sens" et le "bon sens", excusez-moi d'être terre à terre, est très utile dans les affaires de ce monde, y compris dans la vie professionnelle, beaucoup de "golden boys" l'ont appris à leurs dépens. C'est peut-être ce qui nous manque le plus aujourd'hui. Bizarre d'ailleurs pour une nation qui se réclame de Descartes.

La littérature n'est pas ce que vous croyez parce qu'on vous a fait faire de la stylistique au collège et au lycée sans vous montrer la dimension "existentielle" des oeuvres. C'est très dommage. Mais ça peut se soigner.

Les grands écrivains ne sont pas des stylistes, ce sont des maîtres de vie.

Écrit par : Robin | 02 février 2007

Je rectifie ma faute de frappe :

"mais si vous maîtriseZ au préalable le français, vous parvenir à déchiffrer le sens de certaines règles."

Excusez-moi Robin il me semble que j'ai écorché involontairement votre pseudo.

SW

Écrit par : SW | 02 février 2007

"vous parvenEZ à déchiffrer le sens de certaines règles."

Décidément je vais trop vite...

Écrit par : SW | 02 février 2007

Et même dans les études scientifiques, un bon niveau en français ne gâte rien (sauf peut-être pour les taupins autistes option maths ;o)) ), ne serait-ce que pour comprendre et se faire comprendre.
Et en médecine, des bases de latin et de grec sont bien utiles pour savoir de quoi on parle.

Ecrit par : yann | 02 février 2007

Ou pour être humain, à défaut d'être humaniste.
Ceci dit,dans ma fratrie, le plus cultivé, entre autres en littérature, qui maîtrise le plus de langues étrangères (dont le magyar) est le taupin autiste option maths. Pour qui veut et peut s'en donner la peine, l'Ecole Polytechnique est un cadeau de choix.

Écrit par : dobolino | 02 février 2007

A quoi sert la littérature? A VIVRE A VIVRE A VIVRE A VIVRE

Ecrit par : Thalie | 02 février 2007

Ben oui! C'est tout bonnement ça.

Écrit par : dobolino | 02 février 2007

Bon, tout cela c'est bien joli, et tout le monde est d'accord, mais on fait quoi? C'est dans trois mois qu'il ne faut pas, encore une fois, se tromper, comme en avril 2002
Quel candidat vous paraît le plus réceptif ou le moins hermétiquement fermé à vos inquiétudes?
Qui a le plus de courage, pour défier les conservatismes et convaincre les frileux qu'il ira jusqu'au bout?
Il lui faudra à la fois;
--Ne pas avoir froid aux yeux pour ne pas lâcher devant les corps constitués
--Et poursuivre sans fléchir ce que Robien a commencé.

il ne reste plus grand monde en lice.

Ce qui est très intéressant dans cette montée en puissance, tardive mais mieux vaut tard que jamais, de l'indignation des enseignants de gauche, c'est qu'ils reprennent mot pour mot le discours des "intellectuels de droite" comme disait Allègre, qui visait alors les Jacqueline de Romilly et autres Philippe Nemo.
Pendant un quart de siècle, ils ont laissé faire, et pourquoi? sinon parce que leurs convictions profondes trouvaient quelque résonnance dans les présupposés anti-élitistes, égalitaristes, de cette idéologie pédagogiste qui se faisait fort de démocratiser la société à travers l'école, par la mixité sociale, le collège unique et tout un salmigondis de théories plus fumeuses les unes que les autres, mais qui avaient l'imprimatur de l'intelligentsia de gauche, nourrie d'une bouillie faite à base de flocons de Marx, Piaget, Freud et Lacan.


Toutes ces belles idées avaient une fantastique aura de sérieux puisqu'elles étaient issues des plus hautes instances de l'EN et en plus elles épousaient les idées forces de la gauche. pourquoi les contester ?
Il fallait vraiment avoir la méfiance chevillée au corps par l'anti-communisme primaire, et avoir vécu comme votre serviteur derrière le rideau de fer, pour ne pas tomber dans le panneau! Je ne me considérais pourtant pas de droite pour autant et j'ai mis du temps à comprendre pourquoi tant d'intellectuels français ont traité Soljenytsine de traitre.

Pendant longtemps, les objections ne venant que de la droite les illusionnistes ont cassé l'école avec la bénédiction de tous ceux qui ne pouvaient pas voir qu'ils s'étaient fourvoyés dans des compagnonnages douteux, puisque cela leur avait fait perdre le sens critique. C'est ainsi que se perpétue l'illusion.

Bon, mais maintenant, c'est la fin des illusions, pour paraphraser François Furet, et 9/10 des auteurs les plus acharnés aujourd'hui à crier au feu, ont milité et parfois très activement à gauche ce qui ne fut pas pour rien dans leur vocation sincère d'enseignant.

Ils auraient pu se réveiller plus tôt au lieu de traiter de fascistes ( et certain sur ce blog continuent) tous ceux qui s'insurgeaient devant cette catastrophe si visible, à condition de ne pas avoir la tête dans le sac.

On comprend alors comment, tous les régimes depuis 1958 sont tombés dans le panneau.

L'erreur est humaine, c'est vraiment la persévérance dans cette erreur qu'il faut diaboliser et non, parcequ'ils ne sont pas du même bord, ceux qui s'époumonnent depuis si longtemps à la dénoncer.

Mon père, socialiste, président de l'UNEF de sa fac en 39 et résistant de la 1ere heure (Juin 40) m'a toujours dit que dans son réseau ( Musée de l'Homme, autour de Paul Rivet) la défaite avait réuni comme un seul homme des monarchistes, des Radicaux, des anciens Croix de Feu, et quelques communistes, exclus du parti pour dissidence.
A méditer. On n'a plus le temps de s'invectiver de part et d'autre de quelque hémyclique. On est tous dans le mˆme bain et peu importe qui nous y a mis.
La défaite est à nos portes, il faut résister.

Alain était de gauche, pacifiste, etc...et pourtant il fut un des premier en France à crier au loup...dans le désert!

Quel gâchis!

Écrit par : Cadichon | 02 février 2007

Enseignement de l'an 2022-2023

Qu'était un professeur??? (Durée 8 heures)

Question d'oral à l'agrégation de pomme de terre


Enseignement de l'an 2099-2100

Qu'était-ce qu'une "pomme de terre???" (Durée 3heures)

Écrit par : montaigneàcheval | 02 février 2007

"Et maintenant on fait quoi?"
C'est exactement le problème!
Il ne faudrait pas que nous ressemblassions aux Rats de "Conseil tenu par les rats": "Si bien que sans rien faire on se quitta."

Écrit par : Jean | 02 février 2007

Nicolas Sarkozy propose de payer plus les professeurs qui feront du soutien scolaire.
C'est bien l'aveu que l'école est défaillante.
Si les pédagogistes étaient virés, il n'y aurait plus besoin de soutien scolaire, puisque l'école redeviendrait efficace. Mais Nicolas Sarkozy va-t-il virer la Nomenklatura pédago qui bloque tout retour au bon sens, et fermer les IUFM?

Écrit par : Jean | 02 février 2007

Lutter jusqu'au bout, oui. Pour rien peut-être, comme escalader une belle paroi, courir 20km, ... pour la beauté du geste.

Les lettres sont à l'agonie: un monde est en train de disparaître. Il faut peut-être passer par là, par ça: mourir pour renaître, c'est une grande épreuve pour notre culture. Leur culture à eux, les "apprenants", n'est plus la nôtre: ouvrez les yeux!

Démunis de plus en plus, on veut continuer, on fait semblant: lisez toutes les circulaires idiotes émanant de Rectorat et d'I A. Il faut voir!

Le monde dans lequel nous vivons ne donne plus les moyens d'entendre les "lettres". On communique sans "lettres", l'efficacité se fou des "lettres".
Etre une voix qui crie dans le désert moderne post -industriel: c'est beau. Nous sommes les anges d'un ciel coupé de la terre par l'écran de fumée de la pollution des esprits: le monde est une fabrique de crétins!
L'ECRAN est partout, devant moi qui tappe mes lettres: écran de PC, de console, de TV, de portable: des écrans à en devenir fou. Et pendant ce temps le monde meurt. L'opium de la distraction , oui Pascal et il avait des références plus anciennes.., rend l'effort dégoutant. Tout tout de suite, la vitesse, l'instantanéité, pressés, énervés, ....
Lire, le temps de la lecture comme exercice éthique, rien que cela: folie inaudible pour les générations qui viennent.
Culture historique, humaniste: on raconte des histoires d'autrefois, c'est tout.
Tant pis, je continue, je trace un sillon, je laboure et sème.Pour la suite, lisez la parabole...
La Pentecôte des idiots n'a pas fini de remplir les crânes.

Vive le sabre de Didi!

Écrit par : Didiquiatrouvélavoie | 02 février 2007

"Et maintenant on fait quoi?"
C'est exactement le problème!
Il ne faudrait pas que nous ressemblassions aux Rats de "Conseil tenu par les rats": "Si bien que sans rien faire on se quitta."

Ecrit par : Jean | 02 février 2007

Je ne vois vraiment pas ce que vous pouvez faire d'autre que d'aider chaque année quelques élèves réceptifs à sortir la tête du sac. Aucune chance qu'une quelconque équipe gouvernementale ne sorte de la guimauve pédagogiste qui arrange trop bien leurs affaires. D'autant plus que la plupart de vos collègues ont aussi la tête dans le sac. Vous le savez certainement mieux que moi. Si la droite prenait des mesures plus drastiques, ce dont je doute, on aurait une méga-grève. La gauche gouvernementale est engluée pour, au bas mot, encore vingt-cinq ans( retard à l'allumage: ils ne sont pas assez vigilants face à la véracité des constats du FN), alors qu'elle est la seule à pouvoir mener à bien la réforme sans mettre tout le monde dans la rue.
Donc, continuez la lutte quasi-solitaire au quotidien, résistez, venez vous soulager ici et n'attendez pas une solution pour demain. Inscrivez-vous dans la durée. Si je reviens toujours ici, malgré que je ne suis pas toujours au niveau ni toujours d'accord, c'est pour y prendre des arguments que je distille au quotidien dans mon entourage. Dans ma section PS, inutile pour le moment, trop tôt, élitisme!
Allez, courage, le système a été détruit pas à pas depuis cinquante ans, il ne va pas se réparer en deux ans et tant d'autres sujets brûlants (c'est le cas de le dire!) sont à l'ordre du jour.
Pour l'instant, je pique des cours de grammaire sur Sauver les élèves pour aider le professeur de français de ma fille qui n'a pas assez d'heures pour récupérer six ans de démolition. Et je prends sur mon temps de repos pour faire l'heure de grammaire qui lui sortira la tête de l'eau. Un travail de fourmi pour tous ceux qui sont conscients et qui n'oublient pas en même temps d'enseigner l'altruisme, qu'ils soient profs ou parents. Ma fille sera peut-être une caissière de super-marché consciente ou un ingénieur ou un pédiatre ou une mère de famille etc...
En espérant que nous ne sombrions pas dans un régime totalitaire du fait d'une pénurie liée à l'inéluctable (si on ne se bouge pas très vite) réchauffement de la terre.

Écrit par : dobolino | 02 février 2007

Je sais que vous n'aimez pas trop, mais je vous offre un petit texte de mon cher Pierre Magnan qui ne mit jamais les pieds à l'Université. Essayez quand même de le lire...



Janvier 2007 :



Pour une fois mon indignation sera modérée. C'est la transcription d'une préface qui m'a été demandée pour un ouvrage consacré aux lecteurs de livres, espèce en voie de disparition (mais non protégée).

Je réponds :

L'énigme du lecteur ou de la lectrice m'a toujours intrigué. Pour l'auteur c'est un ectoplasme, le type-même de ce qu'on appelle aujourd'hui le virtuel et pourtant, autant que les personnages de nos histoires, il est là, immobile, silencieux, sans chair et sans esprit, devant la table où vous écrivez. Il vous mesure, se moque de vous, vous critique, vous arrête le bras au moindre adjectif superflu, vous toise quand un participe passé des plus traîtres vous fait courir au Robert. C'est un témoin désagréable et nécessaire dont il ne faut pas attendre la moindre indulgence.

Il faut être blindé pour résister au lecteur. Entre celui qui vous lira toujours en goguenardant parce qu'il sait que vous n'avez même pas votre certificat d'études et celui, exagérément laudateur, à qui vous êtes obligé d'objecter : "Mais est-ce que vous avez lu Proust ? Est-ce que vous avez lu Stendhal ?" Il n'y a pourtant pas entre ces deux types de lecteur l'espace d'un papier à cigarette en ce qui concerne l'intelligence.

En vérité, la qualité d'un lecteur dépend de son passé. Quand j'étais en cinquième (J'ai arrêté là mes études) nous étions trente cinq élèves. Il y en avait cinq qui lisaient : un fils de charretier, un fils de garde champêtre, un fils d'électricien (moi) et par hasard un fils de notaire plus un fils de bistrot. Ça n'a pas empêché les trente autres de se faire grands et gros ni d'avoir des opinions politiques.

Nous avions à notre disposition immédiate à peu près deux cents auteurs, aujourd'hui je n'ose chiffrer, disons dix mille pour faire comprendre la proportion.

Le lecteur d'aujourd'hui est aux prises avec une avalanche. Sept cents volumes viennent de sortir dans les mois qui précèdent. Cette saturation empêche de se faire une opinion valable sur l'ensemble. D'autant plus que le lecteur angoissé par la conjoncture (un beau mot pour couvrir les divers naufrages de notre civilisation), se porte de préférence vers les auteurs qui écrivent sur ces angoisses et les partagent.

Giono me disait : "Le lecteur est comme le catoblépas en train de se mordre le pied en criant : "aïe aïe comme ça fait mal ! Aïe aïe comme ça fait de plus en plus mal." Comme si l'angoisse d'être sur la terre n'avait pas toujours été compagne de l'homme malgré les accessoires de plus en plus perfectionnés dont il s'entoure pour se rassurer et comme s'il n'avait pas toujours fallu passer outre. Nous autres à Forcalquier, nous savons tout cela et ça ne nous empêche pas de nous réjouir inconsciemment de la vie.

J'ai ici une lectrice de 13 ans qui aime mes livres et que je mets en garde : "Ne laissez pas les arbres vous cacher la forêt ! Lisez les grandes choses pas les petites ! Les petites vous les lirez après ! Ne commencez pas par la fin ! Lisez Montaigne, la Marquise de Sévigné, le Duc de Saint-Simon, Stendhal, Marcel Proust, Maupassant et Colette. N'allez au-delà que lorsque vous serez sûre de votre compréhension de la langue, grâce à ces auteurs et à quelques autres que vous découvrirez par vous-même. Vous dites que la poussière des siècles les a effacés ? Attendez que ce siècle passe lui aussi sur nos écrivains et vous verrez les dégâts !"

Comment, me direz- vous, vous êtes fou ! Vous conseillez de lire ces morts à une fillette de 13 ans alors qu'il y a tant de vivants à lire avec profit ? Je réponds : les enfants d'aujourd'hui sont beaucoup plus intelligents que ceux d'hier et il serait absurde de les traiter tous comme des lecteurs de livres à baguette magique, ce que font leurs éducateurs.

La connaissance très précise de la langue est l'outil indispensable pour bien saisir la valeur d'un ouvrage. On ne peut pas dire : "C'est bien écrit" ou "C'est mal écrit" ou "C'est bon" ou "C'est mauvais" si l'on n'est pas soi-même certain de d'abord savoir lire. Il y a de médiocres lecteurs comme il y a de médiocres livres.

C'est par la comparaison avec les oeuvres du passé que nous pouvons juger de celles du présent. Elles sont ce que le mètre-étalon en platine du Pavillon de Sèvres est aux mesures universelles. C'est pourquoi j'en conseille la lecture à ma lectrice de 13 ans.

De toute façon et quoi qu'on fasse la lecture est élitiste. On ne lit pas par la volonté ou sur l'incitation d'autrui mais par une révélation venue de l'intérieur de l'être. La lecture est un mystère aussi grand que la création d'œuvres d'art et un auteur quel qu'il soit doit se faire très humble devant ceux qui sont atteints par cette déviation de l'âme.

Écrit par : dobolino | 02 février 2007

Oui, justement, Dobolino!



Lutter jusqu'au bout, oui. Pour rien peut-être, comme escalader une belle paroi, courir 20km, ... pour la beauté du geste.

Les lettres sont à l'agonie: un monde est en train de disparaître. Il faut peut-être passer par là, par ça: mourir pour renaître, c'est une grande épreuve pour notre culture. Leur culture à eux, les "apprenants", n'est plus la nôtre: ouvrez les yeux!

Démunis de plus en plus, on veut continuer, on fait semblant: lisez toutes les circulaires idiotes émanant de Rectorat et d'I A. Il faut voir!

Le monde dans lequel nous vivons ne donne plus les moyens d'entendre les "lettres". On communique sans "lettres", l'efficacité se fou des "lettres".
Etre une voix qui crie dans le désert moderne post -industriel: c'est beau. Nous sommes les anges d'un ciel coupé de la terre par l'écran de fumée de la pollution des esprits: le monde est une fabrique de crétins!
L'ECRAN est partout, devant moi qui tappe mes lettres: écran de PC, de console, de TV, de portable: des écrans à en devenir fou. Et pendant ce temps le monde meurt. L'opium de la distraction , oui Pascal et il avait des références plus anciennes.., rend l'effort dégoutant. Tout tout de suite, la vitesse, l'instantanéité, pressés, énervés, ....
Lire, le temps de la lecture comme exercice éthique, rien que cela: folie inaudible pour les générations qui viennent.
Culture historique, humaniste: on raconte des histoires d'autrefois, c'est tout.
Tant pis, je continue, je trace un sillon, je laboure et sème.Pour la suite, lisez la parabole...
La Pentecôte des idiots n'a pas fini de remplir les crânes.

Vive le sabre de Didi!

Écrit par : Didiquiatrouvélavoie | 02 février 2007

Mon père, socialiste, président de l'UNEF de sa fac en 39 et résistant de la 1ere heure (Juin 40) m'a toujours dit que dans son réseau ( Musée de l'Homme, autour de Paul Rivet) la défaite avait réuni comme un seul homme des monarchistes, des Radicaux, des anciens Croix de Feu, et quelques communistes, exclus du parti pour dissidence.

Mon propre père est décédé il y a deux ans et il m'a dit sur son lit d'hôpital qu'il avait fait passer la ligne de démarcation au président de l'association des étudiants de France...Je savais déjà qu'il avait fait passer des juifs et des officiers belges (il a d'ailleurs été décoré de la croix de guerre belge avec palmes à cause d'un passage particulièrement risqué qui avait failli lui coûter la vie).

J'ai rédigé il y a quelque temps un article sur Alain Fournier et Jacques Rivière et j'ai découvert à cette occasion que le réseau de résistance intégré à celui du musée de l'Homme avait été constitué sous l'Occupation par Henri Gillet, Marcel Abraham, Claude Aveline, Jean Cassou et Jean Paulhan (un grand ami de Joë Bousquet) sous le nom des Amis d'Alain Fournier. Votre père doit certainement connaître ce mouvement.

Écrit par : Robin | 02 février 2007

Voter pour Sarkozy dans le but d'éliminer les conservatismes? C'est original. Et ça serait drôle, si ce n'était pas si grave.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 février 2007

Non, sérieusement, la démolition de l'enseignement des Lettres ne date pas d'hier. J'ai appris à peu près convenablement à lire et écrire, ai fait de l'analyse logique et grammaticale, ai parcouru quatre années de collège à l'ancienne et, plouf, en seconde, fini le Lagarde et Michard, découverte en groupe de quatre des auteurs de gauche des XIX° et XX° siècles. Je suis entrée en seconde en 1973/74, je n'ai lu ni Montaigne, ni Boileau, ni Racine ni Stendhal, ni Flaubert ni etc... Je grognais un peu car j'avais une grande sœur et un grand frère qui avaient eu le droit de "faire Phèdre ou Montaigne" mais bon... De toute façon, il fallait que je fasse C.
Tout ce que je sais en littérature, je l'ai appris de mon époux, paysan de son état, ayant passé un bac C en 1971. J'exagère à peine.
Sans m'appesantir sur le fait que les professeurs de français-latin-grec ont toujours méprisé les "polars matheux" de section C... "les taupes autistes" comme dit si bien mon confrère Yann.
Espérons que cette donne ait changé.

Écrit par : dobolino | 02 février 2007

Excusez-moi Cadichon, l'antépénultième message était pour vous. Ca serait une coïncidence étrange que ce soit à votre père que le mien a fait passer la ligne de démarcation...En 42, je crois, du côté de Lons-le-Saulnier dans le Jura ou à Cosne-sur-Loire dans la Nièvre. Il était aussi à Lyon. Son prénom était Roger.

Écrit par : Robin | 02 février 2007

Nous sommes en 2007! Le Japon s'est lavé de ses crimes, l'Allemagne s'est lavée de ses crimes...
C'est fini, la guerre de quarante! On peut lire aussi les émules de Giono sans risquer de se salir les mains.
Vous écoutez bien avec componction Brassens qui chantait " Vous l'ami des Tommys ,Vous l'ami des Teutons", êtes-vous certains de bien l'avoir saisi, ce Brassens que vous portez aux nues?

Écrit par : dobolino | 02 février 2007

……IL L’A FAIT……C’EST INVRAISEMBLABLE,mais il l’a fait!!!!!!!!!!!! Hosanna!!!!! Hosanna!!!!! In Excelsis Deo!!!!! Chirac a tuer Sarkonabo…..
Chirac est vraiment unique dans l’histoire. Magnifique. Con. Mais magnifique, le Canardeur!!!!!! On l’attendait, certes, mais là; il dépasse les espérance les plus folles….une gaffe majeure, mais très sympathique,la bombe iranienne, psssschiiitt!!!!!!!!!!!
Et puis merde, Chirac est un VRAI homme de gauche…Il a fait gagner Mitterrand…..et flingué Bédabbédbouazellbechieu.
Il flingue Sarkhothy……et fera gagner la Castafiore du Poitou….
Hardi les gars, vire au guindeau,
Good Bye,Farewell, Good Bye Farewell……….
Allez Chirac!!!!! Allez Chiraxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx!!!!!!!!!!

Remarquez, vu la conscience poliyique des profignons, ça passera encore pour de l'injure, alors que je l'aime, moi, Chichi, le Poulidor de l'intellect......Le Richard Virenque de la politique; Con et heureux. Allez, à la vôtre.....

Écrit par : montaigneàcheval | 02 février 2007

……IL L’A FAIT……C’EST INVRAISEMBLABLE,mais il l’a fait!!!!!!!!!!!! Hosanna!!!!! Hosanna!!!!! In Excelsis Deo!!!!! Chirac a tuer Sarkonabo…..
Chirac est vraiment unique dans l’histoire. Magnifique. Con. Mais magnifique, le Canardeur!!!!!! On l’attendait, certes, mais là; il dépasse les espérance les plus folles….une gaffe majeure, mais très sympathique,la bombe iranienne, psssschiiitt!!!!!!!!!!!
Et puis merde, Chirac est un VRAI homme de gauche…Il a fait gagner Mitterrand…..et flingué Bédabbédbouazellbechieu.
Il flingue Sarkhothy……et fera gagner la Castafiore du Poitou….
Hardi les gars, vire au guindeau,
Good Bye,Farewell, Good Bye Farewell……….
Allez Chirac!!!!! Allez Chiraxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx!!!!!!!!!!

Remarquez, vu la conscience poliyique des profignons, ça passera encore pour de l'injure, alors que je l'aime, moi, Chichi, le Poulidor de l'intellect......Le Richard Virenque de la politique; Con et heureux. Allez, à la vôtre.....

Écrit par : montaigneàcheval | 02 février 2007

Bien, de mieux en mieux. Je viens de déconner sur la gaffe de Chi et boum censure. Bande de cons.......

Écrit par : montaigneàcheval | 02 février 2007

AÎE PAS CENSURE.....BRIGHELLI PAS KAGUEBE. GOLDSCHMIDT PARANO, DA!!!!
Ouaip.mais je ne sais pourquoi, je suis tombé sur une interface bizarre, fallait recopier les trucs qu'on vouyait, style EDF CGT UMP RATP......et puis floc plus rien.....
J'en demande bien pardon à M'sieu Briguelly

Écrit par : montaigneàcheval | 02 février 2007

bonsoir,
je suis de temps en temps votre blog. Beaucoup de choses intéressantes sont dites mais j'ai l'impression que c'est un salon où 4 ou 5, toujours les mêmes, apportent leurs voix. Ce qui est dommage c'est de lire leur conversation sympathique mais on se demande si d'autres personnes peuvent entrer.
Continuez.

Écrit par : Jérôme | 02 février 2007

Ouhlala....J'ai des progrès à faire avé le mulot......

Écrit par : montaigneàcheval | 02 février 2007

Bon, tout cela c'est bien joli, et tout le monde est d'accord, mais on fait quoi? C'est dans trois mois qu'il ne faut pas, encore une fois, se tromper, comme en avril 2002
Quel candidat vous paraît le plus réceptif ou le moins hermétiquement fermé à vos inquiétudes?
Qui a le plus de courage, pour défier les conservatismes et convaincre les frileux qu'il ira jusqu'au bout?
Il lui faudra à la fois;
--Ne pas avoir froid aux yeux pour ne pas lâcher devant les corps constitués
--Et poursuivre sans fléchir ce que Robien a commencé.

il ne reste plus grand monde en lice.

Ce qui est très intéressant dans cette montée en puissance, tardive mais mieux vaut tard que jamais, de l'indignation des enseignants de gauche, c'est qu'ils reprennent mot pour mot le discours des "intellectuels de droite" comme disait Allègre, qui visait alors les Jacqueline de Romilly et autres Philippe Nemo.
Cadichon.


Ben moi je suis d'accord avec Cadichon. Effectivement le cheminement de Revel, de Furet mais aussi de Le Roy Ladurie et un bon paquet d'autres.

Face au constat que l'on fait tous, arrêtons les invectives gauche/droite.
Oui nous sommes dans un projet qui est intrinsèquement totalitaire dans son essence mais bien sûr enrobé de tout ce qu'il faut de miel pour que les mouches se pointent. Tiens c'est marrant ça me rappelle "l'opium des intellectuels" de Raymond Aron. Remplacez "communisme" par "pédagogie" et en avant la musique et les forces du bien.
Pour les jeunes de ma génération: Star Wars épisode 2, et oui le gentil empereur républicain est en fait une saloperie.
Bon ok j'abaisse le niveau :)

Écrit par : Ronin | 02 février 2007

bonsoir,
je suis de temps en temps votre blog. Beaucoup de choses intéressantes sont dites mais j'ai l'impression que c'est un salon où 4 ou 5, toujours les mêmes, apportent leurs voix. Ce qui est dommage c'est de lire leur conversation sympathique mais on se demande si d'autres personnes peuvent entrer.
Continuez.

Ecrit par : Jérôme | 02 février 2007
Et pourquoi que vous ne continueriez pas zaussi? Ils seraient cinq au lieu de quatre?

Écrit par : dobolino | 02 février 2007

AÎE PAS CENSURE.....BRIGHELLI PAS KAGUEBE. GOLDSCHMIDT PARANO, DA!!!!
Ouaip.mais je ne sais pourquoi, je suis tombé sur une interface bizarre, fallait recopier les trucs qu'on vouyait, style EDF CGT UMP RATP......et puis floc plus rien.....
J'en demande bien pardon à M'sieu Briguelly

Ecrit par : montaigneàcheval | 02 février 2007

Mâ non, Goldschmidt, pas parano! Je suis en train de lire LeRecours, Pensez aux troitauteurs! Courage!

Écrit par : dobolino | 02 février 2007

J'avoue que moi qui suis "au PS", je compte beaucoup sur le soutien de Chirac! Ici, ça manque de petits smileys pour souligner mon propos, mais ouarf, ouarf! Il a fait fort notre sénile...

Écrit par : dobolino | 02 février 2007

Face au constat que l'on fait tous, arrêtons les invectives gauche/droite.
Oui nous sommes dans un projet qui est intrinsèquement totalitaire dans son essence mais bien sûr enrobé de tout ce qu'il faut de miel pour que les mouches se pointent. Tiens c'est marrant ça me rappelle "l'opium des intellectuels" de Raymond Aron. Remplacez "communisme" par "pédagogie" et en avant la musique et les forces du bien.
Pour les jeunes de ma génération: Star Wars épisode 2, et oui le gentil empereur républicain est en fait une saloperie.
Bon ok j'abaisse le niveau :)

Ecrit par : Ronin | 02 février 2007

Et vous savez très bien quand même que, si Sarkozy passe, ce sera parce qu'il faut fouttre les arabes dehors et pas parce qu'on n'enseigne plus Montaigne à l'école! Passez une heure par jour au Café du Commerce, vous serez édifiés.
Go pour cinq ans de Sarko! Vous pensez bien que ce n'est pas moi, profession libérale, qui vais m'en plaindre! Egoïstement, c'est là que je voterais, et encore, il est soft, je préfère Madelin, le seul qui m'ait fait un cadeau, la vénérée Loi Madelin.

Écrit par : dobolino | 02 février 2007

Dobolino

J'aime bien Brassens, mais je ne l'ai jamais porté aux nues. Je n'aime pas trop la chanson "Mourir pour des idées"...Le pacifisme, ça a des limites. Sinon, rassurez-vous, je ne suis pas nostalgique d'une époque que je n'ai, heureusement, pas connue ; je pense qu'il faut relativiser notre désespérance quand on compare l'époque actuelle à celle de la dernière guerre au cours de laquelle l'humanité a vraiment "touché le fond".

Sinon, je n'éprouve aucune ressentiment envers les Allemands, au contraire. J'aime beaucoup l'Allemagne où je suis allé plusieurs fois et où j'ai des amis et j'ai une grande admiration pour cette culture : Rilke, Träkl et Celan (je sais qu'ils n'étaient pas allemands, sauf Träkl, mais ils écrivaient en allemand, ils étaient de culture allemande, comme Kafka qui n'a jamais voulu écrire en tchèque) sont parmi mes poètes préférés et ne parlons pas des musiciens.

D'ailleurs je n'ai jamais bien compris le ressentiment tenace de Jankélévitch à l'égard de l'Allemagne (nous en avons parlé avec Montaigne l'autre jour).

Je sais que tout cela est bien loin et tant mieux. Je sais bien qu'il faut regarde "en avant"...Essayons de sortir de la paresse d'esprit et de ne pas recommencer les mêmes
erreurs.

Écrit par : Robin | 02 février 2007

Hé bien, quoi, Chirac veut faire trois révolutions pour la planète! Trois petits tours et puis s'en va?
Il voulait juste dire: "l'Iran a le droit de faire la fête"! Faire la bombe, ça veut bien dire faire la fête?
Ségolène Royal hurle au complot médiatique; elle a raison de se plaindre, télés et radios s'obstinent à refuser de lui couper le son quand elle parle.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 février 2007

Je n'ai pas voulu écrire : "Je n'ai jamais compris le ressentiment de Jankélévitch vis-à-vis de l'Allemagne, j'admets qu'il avait des raisons...mais : "que ce ressentiment se soit étendu à la culture allemande dans son ensemble, musique comprise. Nuance !

Écrit par : Robin | 02 février 2007

Ségolène Royal hurle au complot médiatique; elle a raison de se plaindre, télés et radios s'obstinent à refuser de lui couper le son quand elle parle.

Ca christophe, c'est très vache et très drôle.

Écrit par : Robin | 02 février 2007

"Français-Latin-Grec" : pourquoi ces majuscules, puisqu'il n'y en a pas à "mathématiques" ?
De toute manière, on abuse des majuscules, aujourd'hui, comme sous l'Ancien Régime ("Éducation Nationale" au lieu de "Éducation nationale", etc.).
Ce serait bien, aussi, d'insérer un retrait au début de chaque paragraphe. Combattons la présentation anglo-saxonne qui nous est imposée partout - y compris, désormais, dans les manuels scolaires...
Et pour ce qui est du manifeste en lui-même (style et contenu), laissez-moi vous dire que je le juge magnifique et que je souscris sans réserve à chacun de ses arguments.

Écrit par : NoctéMédia | 02 février 2007

Et vous savez très bien quand même que, si Sarkozy passe, ce sera parce qu'il faut fouttre les arabes dehors et pas parce qu'on n'enseigne plus Montaigne à l'école! Passez une heure par jour au Café du Commerce, vous serez édifiés.
Go pour cinq ans de Sarko! Vous pensez bien que ce n'est pas moi, profession libérale, qui vais m'en plaindre! Egoïstement, c'est là que je voterais, et encore, il est soft, je préfère Madelin, le seul qui m'ait fait un cadeau, la vénérée Loi Madelin.

Ecrit par : dobolino | 02 février 2007


Soyons clair, je n'aime pas sarko. C'est l'exemple vivant de la démagogie. Mais soyons honnête, comme vous le dites vous-même dobolino, la gauche a tout faux sur l'école et mettra longtemps avant de s'en rendre compte. Alors oui je me permet de dire que la gauche a tort donc je vote pas pour elle, point. Il faut être logique. On dirait les compagnons de route du communisme qui sont conscients de l'horreur et de l'échec du communisme mais qui ne veulent rien dire pour ne pas faire plaisir à la droite. Ben moi je dis que la gauche et l'extrême-gauche ont tout faux sur l'école depuis 30 ans et tant pis si ça fait pas plaisir aux camarades qui voient un affreux fasciste réactionnaire derrière chaque homme de droite. Et pourtant j'aime pas Sarko.

Mais bon c'est sans doute parceque moi je suis né après l'échec des trucs en "-isme" ou parceque je connais une ou deux bricoles en histoire.
Et puis, pour conclure, je connais beaucoup de sympathisants de droite qui aiment et respectent beaucoup plus l'école que tous les cons que nous connaissons. Il serait peut-être temps de sortir de l'axiome gauche=bien / droite=mal. Moi je crois pas aux simplifications, qui ont parfois fait du tort au monde enseignant, en particulier en ce qui concerne la politique.
LISEZ RAIMOND ARON VIVE LA LIBERTE

Écrit par : Ronin | 02 février 2007

Je sais que tout cela est bien loin et tant mieux. Je sais bien qu'il faut regarde "en avant"...Essayons de sortir de la paresse d'esprit et de ne pas recommencer les mêmes
erreurs.

Ecrit par : Robin | 02 février 2007

Certes, bien loin, mais nous, nous n'en sortons pas, même sur le divan! Nés en 1950 à 1960, nous ramons et n'en sortons pas! Maman, ou Papa, ou, pour les "nantis", les deux... et nos marmots derrière, avec les non-dits de môman ou pôpa ou les deux (le must!). Infernal!
Si tu prends un psy juif, c'est l'enfer à deux, si tu prends un psy pas juif, c'est le négationnisme...
J'ai une copine d'origine arménienne, "rasssurez-vous", c'est pareil!
Les "erreurs", comme vous dites, se reproduisent et se reproduiront, toujours...

Écrit par : dobolino | 02 février 2007

Si tu prends un psy juif, c'est l'enfer à deux, si tu prends un psy pas juif, c'est le négationnisme...
J'ai une copine d'origine arménienne, "rasssurez-vous", c'est pareil!

Oui, c'est parfois lourd à porter, l'hérédité ! Il faut "débrayer" de temps en temps, sinon c'est vrai que c'est l'enfer !

Écrit par : Robin | 02 février 2007

"Mais soyons honnête, comme vous le dites vous-même dobolino, la gauche a tout faux sur l'école et mettra longtemps avant de s'en rendre compte" Ronin.
Tout à fait d'accord, longtemps ils vont mettre... mais, dans l'état actuel de l'enseignement français (voyez vos collègues!), ils sont les seuls à pouvoir mener les réformes. D'autres dossiers nous attendent aussi et Bruno Rebelle est de ma Promo...
Honnêtement et, peut-être, naïvement, je crois que c'est de ce côté qu'il faut se battre. Peut-être me trompe-je???????????
Nul n'est parfait!

Écrit par : dobolino | 02 février 2007

Vous savez comment ça risque de se terminer le nucléaire iranien ?

Par un bombardement israëlien. C'est de plus en plus inéluctable.

Ils l'ont déjà fait ue fois en Irak, vous ne vous souvenez pas ? Mais là ça va faire plus de vagues.

Ca explique peut-être la nervosité de Chrac.

Écrit par : Robin | 02 février 2007

j'ai mis trois s à rassurez! Vous croyez que ça peut avoir une signification? Dites-moi, Docteur!
Aussschwitz?

Écrit par : dobolino | 02 février 2007

ils sont les seuls à pouvoir mener les réformes.
dobolino.

Ah bon pourquoi? ce sont eux qui sont responsables du merdier actuel alors pourquoi vont-ils nous en sortir ?

Écrit par : Ronin | 03 février 2007

Excusez-moi, ça m'a échappé. Ca n'a aucun rapport avec le thème du blog. Mais j'ai l'impression qu'il se prépare des choses graves. Le "dérapage" de Chirac, ça n'est pas normal.

Mais je ne dis pas non plus que le problème des études littéraires, ça n'est pas grave.

Mais peut-être que la lecture et les études littéraires nous permettent de concevoir qu'il puisse se produire des événements graves et nous aident à les affronter...Contrairement à l'opinion courante qui y voit une "fuite devant le réel".

Écrit par : Robin | 03 février 2007

D'autres dossiers nous attendent aussi et Bruno Rebelle est de ma Promo...

je vois pas à quoi il va nous servir mais bon ...

Écrit par : Ronin | 03 février 2007

Ah bon pourquoi? ce sont eux qui sont responsables du merdier actuel alors pourquoi vont-ils nous en sortir ?

Ecrit par : Ronin | 03 février 2007

Ben c'est comme ça, voilà! Le merdier actuel, il commence avant la Cinquième République, il se poursuit sous De Gaulle, sous Pompidou, sous Giscard, il se pérennise sous Mittou etc.. mais les enseignants sont de gauche et les seuls qui peuvent mener les réformes sans les jeter dans la rue en hordes hurlantes qui font louper La Réforme à mon fils, c'est la gauche! Si les français sont cons, ce n'est ni votre faute ni la mienne, mais le fait est que nous sommes français vous et moi! Alors, assumons ou émigrons.

Écrit par : dobolino | 03 février 2007

En fait je crois que nous ne sommes pas sur la même longueur d'onde. D'abord je suis pas d'accord pour dire que la situation actuelle remonte à avant la Ve République. Ensuite je vois pas bien le rapport avec la nationalité. Ceci étant j'assume à 2000 % d'être français mais ça ne veut pas dire que je dois accepter la destruction de l'école. Et si les enseignants sont tout le temps dans la rue mais jamais ou presque pour les bonnes réponses c'est peut-être aussi parceque beaucoup d'entre nous ne voient même pas ce qui se passe ou pire s'en accomode par conformisme/flemme/lacheté etc. Donc pour moi les réformes à faire ne sont ni de gauche ni de droite ni bien ni mal mais dans l'intérêt général et hors des querelles de chapelle. C'est bien parceque des années on se révolte avant de réfléchir et que l'on ne refléchit pas quand on devrait se révolter que l'on est dans la merde.

Écrit par : Ronin | 03 février 2007

depuis des années...

Écrit par : Ronin | 03 février 2007

À toutes et à tous, et à MàC en particulier…

Il arrive effectivement parfois (je n'y suis pour rien, et apparemment l'administration du blog non plus — une interférence douteuse, peut-être…) que l'on vous demande de valider votre message en recopiant dans une case un code quasi-manuscrit et la plupart du temps illisible. Ça m'arrive comme aux autres, et je ne sais pas d'où ça vient — mais ça part en général au bout d'une heure. Il doit y avoir de petits malins qui jouent, de temps en temps avec ce blog. Mais vous savez tous que je n'ai jamais censuré qui que ce soit — même pas les abrutis qui recopiaient inlassablement, il y a quelques mois, le préambule de la Déclaration universelle des droits de l'homme dans toutes les langues peu connues de la planète…

Je reviens brièvement sur une question posée il y a deux ou trois jours sur l'enseignement de la littérature étrangère.
D'abord, les profs de langues devraient avoir le droit — et le devoir — d'expliquer Cervantès, Dante ou Shakespeare. Ils ne l'ont pas, ils sont parfois les premiers à le regretter (j'ai raconté dans À bonne école les difficultés rencontrées auprès de l'Inspection par cette prof d'anglais de la région de Bordeaux qui avait fait étudier Roméo et Juliette à ses élèves de Troisième d'une ZEP déshérités — et avec sucès : rappelez-vous l'Esquive, le film si intéressant de Abdellatif Kechiche sur l'adaptaztion de Marivaux dans une banlieue typique). Ensuite, comment vivre justement sans Dante, Cervantès, etc. ? Il y a des incontournables en France comme à l'étranger, et la constitution d'une culture englobe aussi bien les terroirs français que les terres d'ailleurs. Enfin, il existe des traductions remarquables — parfois supérieures à l'original : Chandler ou Hammett traduits par Vian ou Duhamel, ça vaut son pesant d'asphalte. Ainsi, un titre de Chandler, "Trouble is my business", splendidement traduit par Duhamel sous le titre "les Pépins, c'est mes oignons"…
Parce qu'après tout, pourquoi interdire au lecteur vorace aussi bien le "second rayon" que les "chefs d'œuvre" ? Le goût s'affine en se frottant à des textes divers, exactement comme la peau s'affine en se frottant à d'autres peaux. Et c'est ainsi que l'on finit par décider que l'on n'aime pas Proust ou Joyce (mais au moins, on y a plongé un peu), et que l'on préfère Jim Thompson (une splendeur) ou Dominique Aury — un autre genre de splendeur —, mais en toute connaissance de cause.
On a commencé par interdire pratiquement aux enfants les "grands classiques", et au final, on les a dégoûtés de toute littérature — parce que les obliger à lire cette littérature calibrée pour bibliothèques enfantines et CDI est une horreur.
JPB

Écrit par : brighelli | 03 février 2007

Les codes quasi indéchiffrables à recopier, c'est pour les messages qui dépassent un certain nombre de lignes,tout simplement, à mon humble avis. Quand, en plus, l'ADSL rural s'en mêle, il devient très difficile d'envoyer quoi que ce soit.

Écrit par : catmano | 03 février 2007

Du bon et du moins bon mais incontestablement du mieux comparé à la candidate P.S...

Nicolas Sarkozy s'efforce de séduire les enseignants
par Emmanuel Jarry

MAISON-ALFORT, Val-de-Marine (Reuters) - Nicolas Sarkozy s'est efforcé vendredi soir de séduire les enseignants, électorat traditionnellement acquis à la gauche, qu'il a invités à relancer avec lui "le projet des Lumières".

Professeurs et instituteurs "ne sont pas responsables" de la "faillite" du système éducatif français, a déclaré le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle lors d'une réunion publique à Maison-Alfort (Val-de-Marne), devant environ 2.000 personnes.

"La plupart des enseignants font preuve d'une immense compétence et d'un très grand dévouement dans un système qui décourage toute initiative et tout effort", a-t-il ajouté. "Je n'accepte pas qu'on fasse des enseignants les boucs émissaires d'un désastre dont la politique est seule responsable."

Il a imputé la "faillite" de ce système à l'esprit hérité de la révolte étudiante de mai 1968 qui a conduit, a-t-il dit, à confondre "l'élévation de chacun avec le nivellement de tous".

Le résultat est un système qui ne sélectionne plus par l'excellence mais par la "capacité des parents à compenser la défaillance de l'école" et qui ne "corrige plus les inégalités mais les aggrave", a ajouté Nicolas Sarkozy.

Il a également mis en cause les gouvernements de gauche, en citant Léon Blum : "L'émulation scolaire c'est l'égalité vraie".

"Pourquoi les socialistes ont-ils abandonné Léon Blum", a dit Nicolas Sarkozy, dont le discours était de nouveau truffé de références à des figures historiques de la gauche.

"On a laissé l'école aux gestionnaires, on a laissé la pédagogie aux experts et on a laissé les programmes aux spécialistes", a enfin déploré Nicolas Sarkozy.

"On peut toujours essayer de se rassurer avec quelques statistiques qui montrent que le niveau monte", a-t-il ajouté. "Eh bien ces statistiques valent à peu près la même chose que les statistiques de l'indice des prix qui prétendent démontrer que l'euro n'a pas fait monter les prix. Je les crois aussi inexactes."

Il a proposé aux enseignants de faire avec lui "l'école du XXIe siècle" : "Je veux qu'ils sachent que la révolution de l'école que je souhaite sera d'abord la leur (...) Je vous propose de reprendre le projet des lumières et la France, de nouveau, incarnera aux yeux du monde la foi dans l'avenir."

REVALORISER LES CARRIERES DES ENSEIGNANTS

Il a énuméré les mesures qu'il promet de mettre en oeuvre et qu'il avait pour l'essentiel déjà présentées.

Il s'est notamment engagé à ce que les programmes scolaires et le projet éducatif soient débattus "devant le Parlement et le pays" et s'est de nouveau déclaré en faveur de l'organisation par les établissements scolaires d'études surveillées après les cours pour les enfants dont les parents travaillent.

Il a proposé que les enseignants volontaires pour diriger ces études ou faire du soutien scolaire "reçoivent un surcroît de rémunération". Il a admis que le pouvoir d'achat et les conditions de travail des enseignants s'étaient "dégradés" et s'est engagé à revaloriser leurs carrières et à "multiplier les passerelles" vers les autres administrations publiques.

Il a promis que les gains de productivité réalisés dans l'éducation seraient redistribués aux enseignants "pour moitié" et s'est engagé à ce que ceux-ci soient "mieux formés, mieux accompagnés, mieux soutenus et moins isolés".

Il leur a également promis une "modulation des moyens", en fonction des "handicaps des élèves" et des établissements, et la "liberté pédagogique", envoyant au passage une pierre dans le jardin de l'actuel ministre de l'Education nationale.

"Qui mieux que l'instituteur peut choisir la bonne méthode pour apprendre à lire à l'enfant qui est en face de lui et qu'il apprend tous les jours à connaître ? Certainement pas en tout cas un bureaucrate parisien enfermé dans son bureau," a-t-il dit en se référant au rétablissement de la méthode syllabique imposé par Gilles de Robien à des enseignants réservés.

Mais il a aussi affirmé qu'il souhaitait voir reconnue "l'utilité sociale de l'enseignement privé", sujet sensible.

Il a d'autre part proposé l'instauration d'une allocation familiale "dès le premier enfant", parce que le premier enfant "représente une charge très lourde pour les jeunes couples".

Il a en revanche prôné des sanctions pouvant aller jusqu'à la suspension, la mise sous tutelle ou la suppression des allocations familiales pour "les familles qui ne s'occupent pas de leurs enfants mineurs, qui les laissent traîner dans la rue, qui les laissent commettre des délits, qui ne respectent pas l'obligation de les scolariser".

Écrit par : Guillaume | 03 février 2007

"Qui mieux que l'instituteur peut choisir la bonne méthode pour apprendre à lire à l'enfant qui est en face de lui et qu'il apprend tous les jours à connaître ? Certainement pas en tout cas un bureaucrate parisien enfermé dans son bureau," a-t-il dit en se référant au rétablissement de la méthode syllabique imposé par Gilles de Robien à des enseignants réservés."

Je suis allé voir le texte sur le site de l'ump.
Faux ,il ne se réfère pas au rétablissement de la méthode syllabique.
J'imagine que le buraucrate parisien dont il parle serait plutôt un pédagogiste.
Chacun voit midi à sa porte.
En tout cas magnifique son discours entier.
A lire dans le texte

Écrit par : bernard | 03 février 2007

Du bon et du moins bon mais incontestablement du mieux comparé à la candidate P.S...

Nicolas Sarkozy s'efforce de séduire les enseignants
par Emmanuel Jarry

Tout est dit dans le titre...Nicolas Sarkozy s'efforce de séduire...sous entendu, c'est pas gagné...
Si ce discours de séduction peut effectivement illusionner une partie de l'electorat que constituent le million d'enseignants, il reste qu'on se demande dans quelles caisses de l'Etat, Sarko ira chercher les moyens de sa politique?
A bien lire ses propositions, la plupart d'entre elles inefficaces, existent déja: études surveillées, socle des connaissances, passerelles pour abandonner son poste, modulation des moyens, renforcement de l'enseignement privé...
Dans le domaine de la démagogie on ne peut faire mieux!

Écrit par : buntovchik | 03 février 2007

Non mais vous rigolez????? Ou bien alors c'est que ne comprîtes rien à votre cours d'Histoire de 3ème....La Droite qui nous flatte, mais c'est de la propagande, et de la plus basse espèce encore.
Ces gens nous méprisent, comme le PS. Robien et Allègre même s démagogies poujadistes, flattant le petit commerçant contre les grandes surfaces et le jacky-plombier bosseur contre ce pédé de prof feignant, aprce qu'ils ne savent même pas prononcer fainéants. Et puis feignats, rime riche (comme les ravioli) avec enseignants;
Alors de grâce, ne venez pas jouer à l'oie en gloussant "ça y est!!! ça y est !!!! quelqu'un qui marque du respect pour nous" cot cot coin!!!!coin!!!!coin!!!! .....basse-cour!!!! clapier!!!!!

Votez Horthy si ça vous chante mais ne venez pas nous dorer la pilule,hein Guillaume!!!!!!!

Écrit par : montaigneàcheval | 03 février 2007

Bonjour,
La littérature comme fuite devant le réel ? Il suffit de songer à tous les romans inspirés par la première et la seconde guerre mondiales pour se rendre compte que la littérature au contraire ouvre les yeux et nous aide à démasquer les beaux parleurs. J'ai déjà dit que mon père né en 1895 avait été victime d'un véritable bourrage de crâne pour et qu'il voulait s'engager pour défendre la patrie et rejoindre le grand frère. Il a compris assez vite qu'il s'agissait de défendre des intérêts qui n'étaient pas les siens et qu'on prenait aux "Gens sans importance" (titre d'un film d'Henri Verneuil, ce rescapé d'un autre génocide) ce qu'ils avaient de plus cher, leurs enfants, la jeunesse d'un pays, un fils, un frère, un mari, un père... (En 1916, ma mère , sixième enfant de la nichée, a permis à son père de quitter les tranchées afin qu'il puisse revenir nourrir la famille.) Mon père donc a trouvé dans la littérarature la lucidité et le goût de vivre. Il avait lu presque tous les romans de Victor Hugo qui savait mettre en lumière, disait-il, la grandeur des humbles. De même il me recommandait ceux d'Erich Maria Remarque, en particulier :"Après". pour que je comprenne que les "Pauvres gens", les grands perdants, étaient des deux côtés. Un peu plus tard , je devais être en troisième , nous avons discuté de " L'étincelle de vie" du même auteur puis de " L'île d'espérance". A cette époque je venais de voir "Nuit et brouillard" et je dévorais tous les ouvrages sur le sujet. Il voyait bien que j'avais été fortement choquée par le film et qu'en parlant de livres, l'horreur serait moins lourde à porter, pour lui, comme pour moi.
Je m'aperçois que les deuxderniers titres que je viens de citer "L'étincelle de vie" et "L'île d'espérance" donnent la réponse finalement. La littérature, c'est la vie , bien moche souvent, mais si belle aussi là où on s'y attend le moins. " La vie ce n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit " affirme Rosalie, la servante combative, tenant les rênes du cheval de la voiture et d'une vie nouvelle qui commence. ( Une vie de Maupassant .)
Gisèle Bienne, ex- professeur de lettres, peintre et écrivain parlera de ses livres à la médiathèque de Châlons en champagne : livres pour enfants, livres pour adultes. Le dernier, "Paysages de l'insomnie", évoque les dégâts intérieurs chez un rescapé de la grande guerre. Ce roman a été adapté pour la scène par une troupe d'amateurs . Quelques officiels, dont Monsieur le Maire de Reims et son adjoint aux affaires culturelles étaient présents. La presse locale, sauf erreur de ma part, est restée dicrète pour ne pas dire silencieuse. Les faits divers les plus sordides sont plus rentables. "Tiens bon la rame et tiens bon le vent, hisse et ho..."

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 03 février 2007

"Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute"
C'est sûr, Sarko, lui, a étudié La Fontaine !!!

Écrit par : Ami-entends-tu | 03 février 2007

On peut se répéter l'apophtegme de Saint Pasqua : "Les promesses n'engagent que ceux qui y croient".
On peut — on doit — estimer que les discours d'un candidat ne sont là que pour draguer des voix.
On peut même se dire que ces promesses semblent très sérieusement inspirées par des choses qui se sont trouvées ici sous la plume (ou la souris) des uns et des autres. Ma parole, ils doivent consulter notre blog, à l'UMP.
En attendant, quelles sont les propositions d'en face ? Qui a jusqu'ici pris la peine de vraiment s'adresser aux inquiétudes des enseignants et des parents ?
Je veux bien que nous les renvoyions dos à dos, le petit Nicolas, le Béarnais jésuite et Sainte Royal. Mais au moins, il y a d'un côté des propositions dont on peut discuter (et, au passage, tout n'est pas encore en place dans les établissements, loin de là) — et de l'autre ? Vous voterez sur des promesses de vous entendre — plus tard ?

Je vais tenter d'être clair, dans les semaines à venir.
Mais d'ores et déjà, on est sûr d'une chose : Sarkozy n'est pas étouffé par l'idéologie, contrairement à d'autres. La pédagogie, il s'en tape, et il fera ce qui conviendra à la majorité des parents et des profs (qui, entre parenthèses, est au fond identique). En revanche, il profitera de ce point positif pour faire passer toutes les réformes libérales sur les carrières, les statuts, etc. Il faudra certainement se battre sur plusieurs fronts.
Mais je ne suis pas sûr que la Gauche ne modifie pas sensiblement, elle aussi, les carrières, les statuts, etc.
Il faut savoir où est le moindre mal — c'est à peu près tout ce qu'il nous reste.
J'attends donc les propositions claires de Bayrou et de Royal. Sans préjugés.
Et j'attends aussi que ce blog les commente avec la même alacrité qu'il met à commenter celles de Nicolas S.
JPB

Écrit par : brighelli | 03 février 2007

JP BRIGHELLI a écrit :

"Quand lire ou écrire devient une souffrance, voire une torture, on ne doit pas être surpris de voir tous ces élèves, à qui on a si peu et si mal appris, renoncer pour de bon aux livres."

Je le constate depuis 15 ans.

Depuis 15 ans j'enseigne en CM . Je vis dans une ville à 15 km d'Avignon: 2 écoles primaires, 1 collège .
Depuis 12 ans je n'ai que des CM . Nous recevons les bulletins scolaires de nos anciens élèves. J'ai globalement suivi pres de 300 élèves ainsi. Je me suis forgé une conviction. Tout est dans le suivi des parents et la confiance des enseignants. Combien d'enfants qui promettaient et qui ont déçu. Et d'autres de capacité moindre mais qui ont réussi car les parents avaient à leur égard l'ambition de leur moyen.

" Quand les évaluations à l’entrée en Sixième, opérées avec la plus grande mansuétude, constatent officiellement que 17% des élèves ne maîtrisent ni la lecture, ni l’écriture, s’étonnera-t-on qu’ils ne connaissent, parallèlement, ni ce poète qui, demain, dès l’aube… — ni l’agneau qui se désaltérait dans le courant d’une onde pure. "

Des évaluations, objet chaque année de toutes les polémiques quant à leur contenu, leurs difficultés, leur présentation.... car on ne veut pas réellement clamer ce qu'elles expriment : une baisse continue des performances !

La République offrira une play-station et le dernier album de Besson à tous les élèves de CM2 qui auront brillamment réussi leur examen d'entrée en 6 ème avec 5 de moyenne.

Peit additif au dernier discours de Royal à Grenoble.

Écrit par : Patrick(instit) | 03 février 2007

Je reviens sur le don Quichotte de Cervantès.

Il y a deux lectures possibles de ce roman génial : la romanesque (celle vers laquelle nous oriente l'auteur lui-même) et la romantique (celle de Brel par exemple et de la critique moderne)...L'une et l'autre se tiennent, mais il est évident que la lecture romantique qui donne raison, au fond à don Quichotte de prendre les moulins à vent pour des géants va à l'encontre des intentions de Cervantès.

Elle est aussi très significative d'un état d'esprit. Au fond le chevalier à la triste figure a tendance à "déteindre" sur son entourage (Sancho Pança lui-même commence à croire à ses promesses) et même sur certains de ses lecteurs. Or, si on y réfléchit bien, de quoi est-il question ? D'un homme qui lit des livres et qui en imite un autre (Amadis de Gaule...Pas Charles et avec un seul l si mes souvenirs sont bons) au point de perdre complètement de vue la réalité.

Il y a une scène extrêmement significative dans un autre ouvrage de Cervantès, une nouvelle, dans laquelle des diables jouent au jeu de paume en se renvoyant des livres enflammés qui se mutiplient)...Cette scène n'est-elle pas un magnifique métaphore de ce que l'on appelle aujourd'hui la propagation d'une idéologie (marxisme, nazisme, pédagogisme et tous ces mots en isme)

Lire Cervantès, n'en déplaise aux contempteurs de la littérature inutile et coupée du réel, c'est aussi une leçon de vie, de lucidité et de liberté...

Lire les grands romans de la littérature mondiale et non les sous-produits culturels dont JPB nous a donné un échantillon dans la rubrique "littérature pour la jeunesse", c'est devenir un peu plus libres et souffrir un peu moins bêtement.

Les grands romans nous aident à exister et à penser par nous-mêmes

Écrit par : Robin | 03 février 2007

Aucun problème, JPB. Vous me connaissez, je tire sur tout ce qui bouge, alors, puisque vous le voulez, déballons la camelote pourrie de la gauche. Voici: je suis d'une famille traditionnellement socialiste. Ma grand-mère maternelle fit le coup de force en Juin 1936, grève générale à la CIMA à Courbevoie. Mes parents , agrégés de gauche, votent soce. Moi j'ai voté soce en 1977, 78,81,84,86,88,93,95,99,01,02.......

Comme tous, ici, j'en ai valé des couleuvres de la part de ces malpropres. On n'imagine pas la muflerie perverse de ces chiens socialistes à notre égard. Et dès 1965, mon père, permanent du SGEN, s'en fit virer, pour cause de grande gueule. La perversion FONDAMENTALE de la gauche vis-à-vis de l'enseignement est limpide. Elle assimile la transmission du savoir à un rapport de force, oppresseur/opprimé. Elle applique en cela les délires totalitaires et fascisants de Mai 1968. ("We don't need no education, we don't need no tough control...teachers, let the kids alone) comme le dégueulaient ces connards de Pinks...
L'éducation, l'instruction plutôt, est insupportable pour la gauche française, nimbée dans son auréole petite-bourgeoise catholarde. Le peuple n'a à l'entendre, pas à avoir accès aux Humanités, tant il risque de "violer l'âme des textes". Le populo, bon, on veut bien se battre pour lui, mais ensuite basta. On veut rester entre nus, cons intra-muros, pour parler de la DERNIERE traduction de Pindare en Glagolithique....ma femme de ménage, elle, elle n'a qu'à se contenter d'harlequin.

Réflexes de caste, donc. Souvenons-nous du mot terrible de Sartre à l'adresse de Camus qui venait d'otenir le nobel (qu'il refusa): "Vous n'êtes plus pauvre, maintenant". Ordure!!!!
Et, de Chevènement (le moindre mal) à Allègre, les Ministres de l'Education Nationale de Gauche ont instillé, développé savamment la haine des profs. S'appuaybt sur les pires arguments, les plus poujadistes,les plus populistes, flattant la boulangère, faisant une turlute au plombier, décorant le boucher, ils ont sans relâche, sans faiblir, tué notre prestige. Par hargne. Par cet étonnement aussi, d'être parvenu au pouvoir.
On frémit quand on pense à Jean Zay, un vrai home de gauche lui, respectueux des profs et des instits, sachant intuitivement que c'est d'eux ET D'EUX SEULS que procède l'installation dans les esprits des réflexes démocratiques;
La droite, elle, fait son boulot: chienne de garde du patronat et de l'eglise, elle n'a de cesse de foutre en l'air les acquis sociaux. C'est sa répugnante raison d'être.
Le PS est donc triplement coupable: d'avoir suivi les délires pédago-scientologues de l'extrême-gauche; d'avoir cassé notre prestige.et d'avoir vidé de sa signification démocratique notre enseignement.
Une fois encoree, je suis pour ma prt convaincu que cela prépare au fascisme. Souvenons-nous de la caste intellectuelle berlinoise sous la République de Weimar et de son mépris hautain "für den kleinen Mann"

Coupable l'a gauche l'est à fond, et sans espoir de pardon.
Mais je ne m'empêcherai jamais de taper sur Iznogoud, parce que lui aussi incarne cette dérive péroniste et bonapartiste d'un Gaullisme mal digéré.

Au fond , tous ces malpropres, les Robiens,les Royal, les Sarkozy sont à la démocratie ce qu'André Rieu est au violon.....du fast-food.

Écrit par : montaigneàcheval | 03 février 2007

Cher Montaigneàcheval

Sarko n'est vraiment pas ma tasse de thé et il y aurait sans doute matière à discuter sur Horthy (cet été peut-être).
Mais pour moi, le choix du candidat s'avère moins cornélien que pour vous. Instit de droite ce qui me vaut parfois d'être qualifié d'oxymore, j'aurais été pourtant prêt à voter pour n'importe quel candidat de gauche jurant sur le petit livre rouge qu'il allait supprimer les IUFM, recréer un Ministère de l'Instruction et décréter un moratoire sur la lapidation à coups de tomates des pédagos de l'INRP.
Le moins qu'on puisse dire c'est qu'à gauche rien de nouveau, Ségo avec Fracko, merci bien. Je ne virerai pas ma cuti pour cette fois.

Écrit par : Guillaume | 03 février 2007

J'attends donc les propositions claires de Bayrou et de Royal. Sans préjugés.
Et j'attends aussi que ce blog les commente avec la même alacrité qu'il met à commenter celles de Nicolas S.
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 février 2007

Pour paraphraser un auteur cher à JPB, un certain Donatien Alphonse François de son prénom, camarades blogueurs et blogueuses, encore un petit effort pour vous déprendre de votre mauvaise conscience de gauche ! (ce n'est pas forcément un appel à voter pour Nicolas S.)

Et maintenant, j'attends stoïquement les " retours de bâton".

Écrit par : Robin | 03 février 2007

Merci Guillaume. Je trouve que vous avez du courage. En ce qui me concerne, et toute question de personne mise à part, je pense que c'est actuellement le discours de Nicolas Sarkozy qui est le plus proche de nos propres préoccupations.
Il y a des phrases que j'attends depuis 20 ans et c'est lui qui les a dites, pas la gauche qui a trahi Léon Blum et Jean Zay depuis longtemps...Que voulez-vous que j'y fasse ? Oui, je sais, c'est dur à avaler.

Écrit par : Robin | 03 février 2007

« J’ai changé »
Sarkozy veut séduire les enseignants. A la prochaine manifestation, les CRS seront remplacés par des masseuses thaïlandaises.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 février 2007

Tout ce que je peux vous dire, c'est que S. Royal a prononcé les mots "liberté pédagogique" lors des débats contradictoires entre les trois candidats à la candidature PS et qu'elle fut la seule. C'était dit anodinement et noyé dans le reste mais je l'ai entendu. Après, je ne me berce pas de trop d'illusions...

Écrit par : dobolino | 03 février 2007

Ne jamais oublier que le responsable de la commission éducation du PS, le tristement célèbre Frackowiak, a condamné la "liberté pédagogique" dans un article qui lui a certainement valu les chaleureuses félicitations de Meirieu, Goigoux, Dubet, Charmeux, Bégaudeau et tout ce beau petit monde de poseurs qui s'autocongratulent ("Asinus asinum fricat"!):"La liberté pédagogique, alibi des conservateurs, obstacle à la construction de l'école du XXIème."
Le programme du PS pour l'éducation nationale, c'est la prise en main du système éducatif à tous les niveaux par le pédagogisme le plus doctrinaire et le plus fanatique.
Ceux qui envisagent de voter pour Madame Royal sont donc prévenus et ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas.
Quand nous voyons, par ailleurs, que Gilles de Robien, contre toute attente et au lieu de les fermer, a octroyé aux IUFM tous les pouvoirs en matière de formation des maîtres ( et bientôt de recrutement?), avons-nous d'autre solution que de harceler Nicolas Sarkozy afin qu'il comprenne que l'amélioration du système qu'il prétend opérer est impossible sans la fermeture de ces Instituts?

Écrit par : Jean | 03 février 2007

Sur Brassens :
"Mourir pour des idées, l'idée est excellente", mais, comme le dit le bon maître, on meurt surtout des idées des autres. La réaction d'un pisseur de tubes de variétés, gauchiste bien-pensant (et plein aux as), faisant la fine bouche devant cette chanson et "les deux oncles", tout en faisant mine de révérer Brassens, m'a ulcéré (ne cherchez pas , c'était il y a déjà un bon bout de temps).
Le pacifisme n'a pas de limites, c'est même théoriquement ce qui peut le caractériser. Depuis 4000 ans (au bas mot) que les hommes se foutent sur la gueule, ils n'ont jamais été foutus de réussir une guerre, au sens viannesque du terme : une guerre réussie ne devrait pas laisser de survivants. Au moins d'un côté. Toutes ratées, même celle de 14.
Il est peut-être temps de passer à autre chose, non ?

Merci à JPB d'avoir répondu à ma petite note sur la littérature étrangère, sur un autre post bien ancien. Outre le fait que son étude permettrait à nos enfants de sortir leur nez de leur trou de balle national en découvrant les chefs d'oeuvre de la littérature mondiale (pas question de paulo coelho, entendons nous bien !), elle permettrait également parfois de mieux comprendre l'oeuvre de certains de nos écrivains, qui, eux, ne lisaient pas forcément QUE le Lagarde et Michard.
Pour ma part, je ne serai pas du tout surpris d'apprendre que Céline a lu Ulysse avant de se mettre à écrire (c'est chronologiquement et stylistiquement (je crois) possible, ma question s'adresse aux spécialistes).
Et je comprends mieux pourquoi, sur une époque et sur des thèmes identiques (la guerre de 14, la banlieue), on nous a beaucoup plus rebattu les oreilles (et le reste) avec le dit-Céline qu'avec Blaise Cendrars, qui , à mon avis, était d'une autre qualité. Normal, il était suisse !! Une baguette et un bérêt, çà a tout de suite une autre gueule qu'une fondue !

Sur la Royal, je ne me làche pas encore : j'attends le 12 février et la lecture de son programme pour hurler (de rire ?). Pour l'instant, elle m'agace surtout (et sur tout).

Écrit par : yann | 03 février 2007

"Ulysse" de Joyce, bien sûr, pas celui d'Homère ...

Écrit par : yann | 03 février 2007

Ni "l'Ulysse dans la vallée" de Balzac.


Là, c'est sûr, je suis censuré à vie, avec un bonnet d'âne en prime ;o))))))

Écrit par : yann | 03 février 2007

"Après mai 68, il ne s'est plus agi d'élever le niveau de chacun pour l'approcher le plus possible d'un idéal humain, mais d'abaisser le niveau de l'école pour le mettre à la portée du plus grand nombre. [...]
L'idéologie de 68 a imposé partout le relativisme intellectuel et moral. Désormais tout se valait: plus de hiérarchie des valeurs, plus de hiérarchie des savoirs, plus de hiérarchie des oeuvres. [...]
A la fin, c'est le principe d'autorité qui déserte l'école puisque ce que dit l'enfant devient aussi important que ce que le maître a à dire. [...]
Le résultat, c'est plus d'injustice, plus d'inégalité, moins de promotion sociale. [...]
L'émulation scolaire, disait Blum, c'est l'égalité vraie. Avec l'école qui tourne le dos à l'exigence et à l'excellence, tout se passe ailleurs. C'est l'origine qui prime. L'inégalité sociale n'est plus corrigée par l'école. [...]
La faillite de l'école a mis en faillite notre système d'intégration. [...]
Contre le nivellement par le bas, contre la dévalorisation des diplômes, contre l'inculture, il n'y a pas d'autre choix que l'excellence.[...]
Les maîtres qui ont enseigné à ma génération nous ont fait un cadeau dont alors nous n'imaginions pas le prix en nous faisant réciter les fables de La Fontaine et quelques vers de Verlaine ou de Victor Hugo. [...]
Nous devons reconstruire une école de la transmission. Nous devons reconstruire une école du respect où les élèves se lèvent quand le professeur entre dans la classe. [...]
On trahit l'enfant quand on lui fait croire qu'il peut tout avoir sans effort, que l'effort d'apprendre est inutile, que la vie n'est qu'un jeu. [...]
Je souhaite une école qui place au coeur de ses valeurs l'effort, le travail, le mérite. je souhaite une éducation qui fasse redécouvrir aux enfants le plaisir de la connaissance après le long effort de la pensée, qui leur fasse aimer le savoir comme la récompense de l"effort de l'intelligence."
Nicolas Sarkozy,
extraits du discours de Maisons-Alfort

Écrit par : Jean | 03 février 2007

Comme toutes les paroles de Sarko, celles-ci ne mangent pas de pain..."Asinus asinum credit"?

Écrit par : Christophe Sibille | 03 février 2007

Tout ce que je peux vous dire, c'est que S. Royal a prononcé les mots "liberté pédagogique" lors des débats contradictoires entre les trois candidats à la candidature PS et qu'elle fut la seule. C'était dit anodinement et noyé dans le reste mais je l'ai entendu. Après, je ne me berce pas de trop d'illusions...

Ecrit par : dobolino | 03 février 2007

Je suis certain que vous avez bien entendu l'expression "liberté pédagogique" dans la bouche de Ségolène Royal, mais encore faudrait-il savoir si la candidate aux élections présidentielles est pour ou contre et pour qui.

On serait en droit sur un sujet aussi grave d'entendre des propos sérieux, clairs et distincts et non des borborygmes anodins noyés dans un sourire de première dauphine.

Maintenant, si Frackoviack sert la soupe, on comprend sa "taisitude".

Écrit par : Robin | 03 février 2007

C'est très joli : "les élèves de Troisième d'une ZEP déshérités". Les lapsus tombent si juste parfois…car c'est bigrement exact, ce sont bien eux qui ont été déshérités en "priorité" de leur patrimoine culturel, les élèves des ZEP, ces enfants ghéttoïsés par l’abdication, la veulerie nombriliste de tout un pays. Mais il faudrait aussi admettre par qui et pourquoi, et c’est ici que se rompt ce beau consensus qui s’est enfin fait sur l’ampleur du désastre, aussi tardif que bienvenu, et qui sera cependant sans effet s’il ne se double pas d’un accord sur la nature du mal qui l’a causé.

Il y a eu au départ, oui,oui, dobolino, cela date bien d’avant 58…, un quarteron de bonnes âmes qui ont convaincu tous nos politiques, et même ceux qui étaient encartés de l'autre bord, que les pauvres sont nécessairement idiots et que la culture des riches leur passait loin au-dessus de leur petite cervelle. L’intelligentsia ( mérite-elle seulement ce titre ?) de France et d’une Navarre très étendue a suivi ce Panurge et dans un bel élan généreux qui commença dès 1947, avec la méthode globale, adaptée par le Belge Decroly, d’une invention faite au 18ème siècle, par une autre bonne âme qui croyait que les enfants de pauvres étaient hermétiques au savoir !

Decroly s’occupait d’enfants sourds d'où le problème qu'ont avec la méthode globale les enfants qui ont une approche cognitive auditive. Ceci ne s’est pas de la physique nucléaire,
alors pourquoi tant d’autres bonnes âmes ont-elle gobé ces inepties, sinon par surdité et cécité volontaires? Et quelle était la cause de cette auto-mutilation ? Quitte ou double ?


Furet, tu nous manques pour dire encore plus haut et plus fort à tes anciens compagnons de route, et à leurs héritiers -et on ratisse très large car on part du centre de l'hémicycle- qu'ils sont toujours autistes par refus de balayer devant leur porte. Mais tu nous as quittés trop tôt, tu n’as même pas pu préfacer le Livre noir du communisme, et tu n'as fait que dire du bout des lèvres et dans une note en bas de page, ce qu’affirme Ronin qui n’a pas tes pudeurs de jeune fille… Ceci me date car j’en connais peu qui correspondent encore à cette description..


Outre des cas aussi tranchés que Langevin et Wallon, il y a toute la grise piétaille qui a, pendant la durée de la guerre froide, occulté, dans le meilleur des cas et le plus souvent farouchement nié, l’existence de cet arbre généalogique du totalitarisme, dont la racine historique fut la Grande Guerre, suivie de la dissolution des trois grands empires. Le premier enfant est né en 17, puis sont sortis quelques années plus tard les trois fascisme, le noir, le brun et le vert ( Frères musulmans). On oublie trop souvent la présence sur cet arbre d’un autre mouvement car il fut ambivalent, il a permis la décolonisation, mais seulement après avoir contribué, d’où sa place sur cet arbre, à nous conduire vers Muniche et la Deuxième guerre mondiale: le pacifisme, qui n'a jamais été que je sache un mouvement de droite.

À condition de ne pas la lire sous la plume de monsieur Prost, l’histoire de l’éducation du 20ème s. enseigne que les pères fondateurs du mouvement qui s’est appelé dans les pays francophones l’École nouvelle, et qui a essaimé dans le monde occidental, de Genève ( siège de la Société des nations, un hasard?) à New-York et Chicago, en passant pas Londres, étaient tous des pacifistes militants. D'autres, pourtant, comme Alain ne sont pas tombés dans le panneau. Si Jean Zay, en revanche, avait vécu, je crains qu'il n'aît, contrairement à ce qu'il fit en 39-45, hurlé avec les loups car le conformisme avec la pensée de gauche aurait repris le dessus sur le courage intellectuel.

Ronin fait tout naturellement cette filiation entre communisme et pédagogisme. Elle fut d’abord historique, avant de devenir intellectuelle, une évolution tout aussi naturelle dans l’histoire des idées.

Christophe, vous me semblez le seul à ignorer que le conservatisme a changé de camp, depuis 1989.

Robin,
Eh non, mon père était le président de l'UNEF dans une fac de province, et il n'est jamais passé en non-o. Il a voulu en Juin 40 passer en Angleterre et Rivet lui as dit: Tu ne parles pas l'anglais mais couramment l'allemand, c'est ici qu'on a besoin de toi.
Il est rentré chez lui, démobilisé, a repris ses fonctions de juge d'instruction, et a monté un réseau dans l'est de la France, puis quand il a échappé à la Gestapo, prévenu par un gendarme de son réseau, il a pris la direction d'un maquis. Il a rejoint la première armée fin août 40, quand elle est passée sur ses "terres", enfin devant sa forêt où les Allemands n'avaient jamais réussi à le trouver, avec la quinzaine de maquisards qu'il avait avec lui.

Visiblement, nos pères avaient choisi le bon camp sans attendre la fin du pacte germano-soviétque!!!

Contrairement à ce que disent certains, il est bon que cette période héroïque pour une minorité revienne aujourd'hui en mémoire, par une analogie qui saute aux yeux de ceux qui les ont encore ouverts. Ils se désespèrent que l'on ne tire jamais les leçons de l'histoire et savent que ce sont les civilisations entières qui périssent quand on enseigne l'ignorance, .....et pas seulement la société bourgeoise, capitaliste visée par les pédagogistes.
l'Islam nous en donne un exemple flagrant.

Écrit par : Cadichon | 03 février 2007

J'aimerais justement attirer votre attention sur cet article de l'Express :

http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=8794

Écrit par : Sandra WAGNER | 03 février 2007

"Christophe, vous me semblez le seul à ignorer que le conservatisme a changé de camp, depuis 1989."
Ecrit par : Cadichon | 03 février 2007
Evidemment, si vous prenez comme exemple de nouveauté Madelin, qui a honteusement détourné le sens du mot "moderne" pour qualifier une idéologie, (car, quoi qu'on en dise, il s'agit bien de cela) réhabilitant les comportements de l'homme de Cro Magnon, en qualifiant du même coup les acquis sociaux ayant à peine un siècle de "passéistes", (double retournement sémantique, assez habile, puisque beaucoup de moutons suivent cette idée), je revendique pour moi l'étiquette de conservateur.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 février 2007

"Pour ma part, je ne serai pas du tout surpris d'apprendre que Céline a lu Ulysse avant de se mettre à écrire (c'est chronologiquement et stylistiquement (je crois) possible, ma question s'adresse aux spécialistes)." écrit Yann

Louis-Ferdinand lui répond :

" Je crois que je ne dois rien à aucun écrivain. Ce qui m'a influencé, c'est le cinéma. Ah ! ça, le cinéma, je le connais. Le music-hall aussi et puis les journaux, les journaux illustrés principalement. Au fond, mon livre, c'est, en bien des endroits, une sorte de reportage comme on en trouve dans les magazines.

Et même, est-ce bien du reportage ? Les souvenirs des choses que j'ai vues dans ma vie ne comptent pas tant que cela. Ce ne sont que des points de départ, des prétextes qui me fournissent l'occasion de noter mes rêves. Car si la littérature a une excuse (je crois bien d'ailleurs que nous arrivons à la fin de la littérature ; mais après tout, peut-être ai-je tort de vous dire cela ; quand on a eu quelque succès dans un genre, on est toujours tenté de croire que ce genre-là va disparaître parce qu'on voudrait se persuader qu'on a été un des seuls à y réussir) ; si la littérature donc a une
excuse, c'est de raconter nos délires. Le délire, il n'y a que cela et notre grand maître actuellement à tous, c'est Freud. Peut-être, si vous tenez absolument à me trouver d'autres influences plus littéraires, peut-être que vous pourriez indiquer les livres de Barbusse. "

Interview de Louis-Ferdinand Céline avec Charles Chassé, La Dépêche de Brest et de l'Ouest, n°18187, 11 octobre 1933.

Écrit par : Robin | 03 février 2007

Christophe n'aime pas les propos de Sarkozy, ça le dérange que quelqu'un de droite puisse dire des choses sensées, et combien justes! Selon lui, Nicolas Sarkozy ne peut être qu'un bonimenteur... Eh bien pour ma part je préfère mille fois ce boniment-là, qui a tout de même des chances de se traduire dans la réalité, au salmigondis en novlangue dont la gaucjhe nous a assommés depuis si longtemps, avec cette inversion systématique du sens des mots: "l'égalité des chances" étant à comprendre comme "l'égalité des malchances" ou "l'égalité- des-chances-au-profit-des-enfants-de cadres-du-PS-inscrits à l'école alsacienne de Paris"; "l'enfant au centre", c'est-à-dire "plus nulle part", etc.
Tout sonne faux dans le discours de la gauche sur l'école.
D'ailleurs il faut lire l'ensemble du discours de Nicolas Sarkozy, sur le site de l'UMP.
Et ensuite mettre à profit la campagne pour discuter avec lui. C'est le seul qui soit potentiellement de notre côté.
Peut-être Bayrou aussi, dès qu'il se sera exprimé sur la même question.
En face, les traîtres...

Écrit par : Jean | 03 février 2007

Voci une anecdote exemplaire qu'illustre le propos précédent.

Dans un essai sur Max Weber, publié en 1964 avec deux autres sur Leonardo et Descartes, Karl Jaspers raconte une violente dispute qui eut lieu juste après Octobre rouge, dans un café viennois, entre le sociologue allemand et l’économiste Schumpeter qui se réjouissait car la révolution russe allait enfin sortir le socialisme du royaume de la théorie pour le confronter à la réalité et l’on verrait enfin qu’il n’était pas viable.
« Ce à quoi Weber répondit, en témoignant de la plus vive agitation, que le communisme …constituait virtuellement un crime, qu’emprunter cette direction conduirait à une misère humaine sans équivalent et à une véritable catastrophe.
-Cela se passera tout à fait ainsi, répondit Schumpeter, mais quelle parfaite expérience de laboratoire.
-Un laboratoire où s’entasseront des montagnes de cadavres, répondit Weber, fiévreusement.
-On pourrait dire la même chose de n’importe quelle salle de dissection, répliqua Schumpeter ».

Ces deux savants incontestés n’avaient absolument aucune « illusion » sur la nature criminogène du communisme, mais Schumpeter, contrairement à Weber, nourrissait celle que ses échecs et les crimes serviraient de leçon à l’humanité et signeraient son arrêt de mort.
La dispute s’envenima, raconte Jaspers, « jusqu’à ce que Weber se lève brutalement, s’écriant ‘je ne peux en entendre davantage’…Schumpeter, resté sur place remarqua en souriant : ‘Comment un homme peut-il crier su fort dans un café ? ».

C’était Schumpeter qui se trompait car il raisonnait en économiste, persuadé que toute faillite équivaut à une réfutation indéniable. Weber savait bien qu’aucune utopie n’est jamais réfutée par son propre échec. Et s’il vivait encore il verrait se confirmer son pessimisme: le mur de Berlin est tombé, mais l’utopie vit toujours, Castro aussi, et la dynastie est en place.

Quant à la France, en 2002, elle avait encore un premier ministre trotskyste et que nous réserve-t-elle pour 2007, avec un électorat d'ilotes dont on a cultivé l'ignorance pendant un demi-siècle?

Écrit par : Cadichon | 03 février 2007

Ulysse de James Joyce est paru en 1922 (traduction française de Valéry Larbaud)

Louis-Ferdinand Céline a très bien pu lire (ou feuilleter) l'Ulysse de Joyce, mais avec Céline, on ne sait jamais...

Ce qui est certain, en revanche, c'est la référence aux tribulations du personnage d' Homère, aussi bien chez Céline que chez Joyce.

Il est de ces écrivains qui mettent un point d'honneur à faire croire qu'ils ne doivent rien à personne. Ce qui est foncièrement nouveau chez Céline, c'est le style, alors que chez Joyce, pour parler rapidement, c'est plutôt la construction (multiplication des "points de vue")

Écrit par : Robin | 03 février 2007

"Peut-être Bayrou aussi, dès qu'il se sera exprimé sur la même question". écrit par Jean

Mais il s'est exprimé !!! il y a peu lors de son passage à Soir3 et ces propos allait dans le sens de ce que nous réclamons sur ce blog, une école qui retrouve tous ses titres d'excellence mais l'heure était tardive donc le taux d'écoute n'a pas du être trop élevé et comme nous le savons tous les médias avident d'audimat n'accordent leur "prime-time" qu'aux seuls Sarko et Ségo car ce sont bien les médias qui sont manipulés par les candidats les plus fourbes pour s'imposer à nous ...
MàC a raison il y a comme des relents de fascisme dans l'air...Nous ne tirons pas encore assez de leçons de l'histoire...

Quant à se fier aux promesses d'un renard , je m'en garderai bien car Sarko a aussi lu le "roman de renard" et connait toutes les ficelles de la manipulation. il est évident, à l'écouter qu'il a quelques comparses futés qui glanent sur le web et en particulier sur ce blog car il reprend sans même en changer la forme ni le vocabulaire les arguments de JPB et d'autres intervenants habitués.
Il n'est peut-être pas trop tard pour soumettre un pacte sur l'éducation à chacun des candidats...

Écrit par : Ami-entends-tu | 03 février 2007

Robin, ne croyez-vous pas qu'il soit difficile de feuilleter Joyce?
Merci, en tous cas, de nous avoir présenté l'interview de Céline.
Jean , j'ai aussi écrit ici une brève à propos de Ségolène Royal... Ne l'avez-vous point lue?
Cadichon, vous vivez dans un monde binaire! Je ne suis pas plus communiste que vous!

Écrit par : Christophe Sibille | 03 février 2007

Hé bien, si Sarko vient souvent sur ce blog, il va falloir que je me prépare à un redressement fiscal et un fichage aux renseignements généraux! Si ce n'est déjà en route. Tous les opposants, même à petit niveau, ont du souci à se faire, et c'est ça qui fait vraiment peur. Et la vraie différence, peut-être, entre Sarkozy et ce qu'on appelle encore la gauche.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 février 2007

En effet, il semble difficile de feuilleter Joyce.

Merci à Robin pour son point de vue. J'ajouterai juste qu'il me semble qu'il n'y a pas que des points de vue dans Ulysse, mais bien une multiplicité de styles, et beaucoup de nouveauté.

Mais je comprends bien que l'on n'aime pas trop devoir quoi que ce soit à quiconque quand on est pénétré de sa propre valeur.

Nos politiques nous en donnent parfois une illustration éclatante

Écrit par : yann | 03 février 2007

Tous les opposants, même à petit niveau, ont du souci à se faire, et c'est ça qui fait vraiment peur. Et la vraie différence, peut-être, entre Sarkozy et ce qu'on appelle encore la gauche.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 février 2007

Allons, n'exagérons rien. Sarko, ce n'est jamais que l'UMP. Rien à voir avec Pinochet, pas plus que Ségo avec Staline.

Écrit par : dobolino | 03 février 2007

"Hé bien, si Sarko vient souvent sur ce blog, il va falloir que je me prépare à un redressement fiscal et un fichage aux renseignements généraux!"
Non, cher Christophe, tout simplement un retour au source comme enseignant de terrain. Sans haine et sans crainte...

Écrit par : laya | 03 février 2007

Réaction de De Robien très intéressante au discours de Nicolas Sarkozy:(source AFP)

Le ministre de l'Education, Gilles de Robien, déplore les propos "mal inspirés" de Nicolas Sarkozy, candidat UMP à la présidentielle, qui a fustigé la "faillite" de l'école lors d'une réunion publique. Le seul ministre UDF "n'accepte pas qu'on parle de faillite et de désastre quand il s'agit du travail des enseignants: ce sont des propos très mal inspirés, maladroits et injustes vis à vis du travail magnifique fourni par les enseignants".

finalement De Robien va peut-être redevenir Bayroutien?

Écrit par : Merlemocoeur | 03 février 2007

"Hé bien, si Sarko vient souvent sur ce blog, il va falloir que je me prépare à un redressement fiscal et un fichage aux renseignements généraux!"
Non, cher Christophe, tout simplement un retour au source comme enseignant de terrain. Sans haine et sans crainte...

Ecrit par : laya | 03 février 2007

Ou, à l'extrême limite, un licenciement pour suppression de personnel superflu?

Écrit par : dobolino | 03 février 2007

Quelqu'un s'est-il inquiété sur ce blog du nombre d'heures que le MEN pourrait récupérer en rappatriant tous les "pieds-dagogistes" dans la mère-patrie ? On vous a compris !

Écrit par : laya | 03 février 2007

Pour dobolino
"Ou, à l'extrême limite, un licenciement pour suppression de personnel superflu?"

On ne licencie pas des gens qui n'ont pas tous leur maîtrise...

Écrit par : laya | 03 février 2007

Quelqu'un s'est-il inquiété sur ce blog du nombre d'heures que le MEN pourrait récupérer en rappatriant tous les "pieds-dagogistes" dans la mère-patrie ? On vous a compris !

Ecrit par : laya | 03 février 2007

Ah! Mais non! En tant que parent d'élève, je proteste, je n'en veux pas. Laissez-les là où ils sont, par pitié!
J'en profite pour conseiller à Yann, qui aime la littérature étrangère, Récits d'un jeune médecin de Mikhaïl Boulgakov, lecture très jouissive pour un véto de base qui a un faible pour la thérapeutique de la ficelle de lieuse (user des moyens du bord). Les autres, vous pouvez lire aussi mais ça éveillera en vous moins d'échos.

Écrit par : dobolino | 03 février 2007

Bonjour, ceux qui semblent apprécier les positions de F. Bayrou devraient quand même se rappeler qu'il a été ministre de l'éducation de 1993 à 1996 et qu'il n'a fait que poursuivre ce qu'avait fait Jospin avant (loi d'orientation de 1989). Donc méfiance.

Écrit par : scol_11 | 03 février 2007

On ne licencie pas des gens qui n'ont pas tous leur maîtrise...

Ecrit par : laya | 03 février 2007

Pas compris. Pouvez-vous m'expliquer? En général, on licencie plus facilement le personnel non qualifié et c'est moins onéreux.

Écrit par : dobolino | 03 février 2007

"Ah! Mais non! En tant que parent d'élève, je proteste, je n'en veux pas. Laissez-les là où ils sont, par pitié!"
Etant fonctionnaires il faut pourtant les occuper. C'est une question grave à portée nationale.
Evitons de monter une catégorie de Français contre les autres et voyons les choses avec humanité :
Quelles sont leurs compétences ? Comme nous tou(te)s ils (elles) pètent. Un tuyau au bon endroit et on canalise du méthane (20 fois plus destructeur que le dioxyde de carbone !) qui servira à chauffer la communauté tout en préservant la couche d'ozone.
Qu'est ce qu'on dit à laya ?

Écrit par : laya | 03 février 2007

"Pas compris. Pouvez-vous m'expliquer? En général, on licencie plus facilement le personnel non qualifié et c'est moins onéreux."
Ces gens là sont inqualifiables mais pas licenciables !

Écrit par : laya | 03 février 2007

Qu'est ce qu'on dit à laya ?

Ecrit par : laya | 03 février 2007

On dit : "tout faux".
Vous savez, Laya, maintenant qu'on a découvert que les vaches sont polluantes! Le chauffage au méthane contribue au réchauffement de la planète.
On pourrait les envoyer en camps de rééducation, en leur donnant très peu à manger pour lutter contre l'effet de serre? Vous allez me dire que ça en feraient des martyrs.
Non, le mieux, ce sont des sinécures, des boulots comme celui d'Adrien Deume à la SDN dans Belle du Seigneur.
On crée une ONUEd où on les loge, en mettant le siège dans une jolie ville pacifique (Genève?), on les paye cher, on les décore, on les honore , ils font de jolis rapports qu'on s'empresse de jeter à la poubelle. Beaucoup plus élégant et efficace.

Écrit par : dobolino | 03 février 2007

ça en ferAIT des martyrs... évidemment!

Écrit par : dobolino | 03 février 2007

Il s'agit de RECUPERER les déjections pédagogistes et non pas les laisser s'échapper dans l'atmosphère de façon irres-ponsable.
Par ailleurs, contrairement à ce qu'on fait aux vaches, je n'ai jamais dit qu'il fallait leur mettre le tuyau dans le fondement !
Pauvre Albert Cohen, s'il avait su que son Deume deviendrait Meirieu à l'ADEME !

Écrit par : laya | 03 février 2007

Christophe Sibille, si vous saviez qui se cache derrière certains pseudos ici, vous vous méfieriez encore plus!

Écrit par : Ami-entends-tu | 03 février 2007

Par ailleurs, contrairement à ce qu'on fait aux vaches, je n'ai jamais dit qu'il fallait leur mettre le tuyau dans le fondement !

Ecrit par : laya | 03 février 2007

Toto, lui, propose le cactus!
Quant aux vaches, ce sont leurs éructations qui produisent beaucoup de méthane.

Écrit par : dobolino | 03 février 2007

Pauvre Albert Cohen, s'il avait su que son Deume deviendrait Meirieu à l'ADEME !

Ecrit par : laya | 03 février 2007

Je crois qu'Albert Cohen le savait. D'ailleurs, la SDN ne fut-elle pas un terrible échec, largement plus international que les IUFM? Cohen était lucide, non?

Écrit par : dobolino | 03 février 2007

"Quant aux vaches, ce sont leurs éructations qui produisent beaucoup de méthane"

Foin de tout cela ! Du muffle vers l'anus ou de l'anus vers le muffle, je ne sais vraiment pas dans quel sens cela marche !

Ne laissons pas aux pédagogistes le monopole du sens !

Écrit par : laya | 03 février 2007

Foin de tout cela ! Du muffle vers l'anus ou de l'anus vers le muffle, je ne sais vraiment pas dans quel sens cela marche !

Ecrit par : laya | 03 février 2007

Ah, alors là, vous avez tort, c'est passionnant le fonctionnement des estomacs de ruminant. Il fut une époque où ce sujet de Sciences Naturelles était au programme du certificat d'études des garçons d'écoles rurales.

Écrit par : dobolino | 03 février 2007

"Je crois qu'Albert Cohen le savait. D'ailleurs, la SDN ne fut-elle pas un terrible échec, largement plus international que les IUFM? Cohen était lucide, non?"

La SDN d'abord, les IUFM ensuite ! Ouvaton ?

Le Char de l'état navigue sur une volcan !

La lucidité est néanmoins la blessure la plus proche du Soleil !

Écrit par : laya | 03 février 2007

"Ah, alors là, vous avez tort, c'est passionnant le fonctionnement des estomacs de ruminant. Il fut une époque où ce sujet de Sciences Naturelles était au programme du certificat d'études des garçons d'écoles rurales."

C'est vrai. Je me souviens d'avoir vu mon premier véto non pas à l'onu mais le bras pris dans l'anus d'un ruminant jusqu'à la garde ! (et non pas Le Bris comme certains malfaisants le sussurent !)

Écrit par : laya | 03 février 2007

"Vous savez, Laya, maintenant qu'on a découvert que les vaches sont polluantes! Le chauffage au méthane contribue au réchauffement de la planète."

Erreur dobolino. Le méthane en brûlant donne du dioxyde de carbone 20 fois moins destructeur de la couche d'ozone !

Deux poids deux mesures : il y a les gaz à effet de serre et les gaz à effet de Grandserre !

Écrit par : laya | 03 février 2007

En résumé et pour faire court :

la SDN, l'ONU, l'IUFM. C'est bonnet blanc et blanc bonnet.

Nos pédagogistes sont aux ruminants ce que les Meirieu sont aux vétérinaires (proportion aristotélicienne).

Tout n'est pas à jeter chez les pédagogistes, on peut (doit ?) en recycler.

Une angoisse m'étreint : que pense la Maldonne de tout ça ?

Écrit par : laya | 03 février 2007

Pourquoi ce lien entre vétérinaires et pédagogistes me direz vous ?

Pourquoi diable Sarkosy a-t-il lancé son appel aux enseignants depuis Maison-Alfort ?

Je vous le demande ...

Écrit par : laya | 03 février 2007

Rien ne m'étonne plus. Quant les bobos démagos nous expliquent que Sarko a traité de racailles tous les jeunes de banlieue, je comprends l'importance des mots et de la grammaire. Car qui a eu un minimum d'éducation, comprend aisément que dérrière "vous en avez marre de cette racaille", Sarko n'affuble pas du titre de racaille la jeunesse de banlieue toute entière mais uniquement cette vermine de voyous (ceux là mêmes qui ce jour d'octobre 2005 jetaient des cailloux sur un ministre de la République) qui empoisonnent l'existence de nos écoles et de notre société toute entière.....Un exemple à méditer si on veut éviter qu'un jour de vraies émeutes n'éclatent pour rien....

Écrit par : Julien | 03 février 2007

Hé bien, on voit qu'on n'est pas à l'école française, ici! Le niveau monte de seconde en seconde! Franchement, à côté de l'humour dévastateur déployé durant ces derniers messages, l'almanach Vermot, c'est Coluche. A moins que cet étalage de blagues hilarantes soit destiné à dérouter Sarko s'il met le nez ici.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 février 2007

"Non, cher Christophe, tout simplement un retour au source comme enseignant de terrain. Sans haine et sans crainte..."

Ecrit par : laya | 03 février 2007

Vouliez-vous écrire: "à la source", ou "aux sources", laya?

Quelqu'un s'est-il inquiété sur ce blog du nombre d'heures que le MEN pourrait récupérer en rappatriant tous les "pieds-dagogistes" dans la mère-patrie ? On vous a compris !

Ecrit par : laya | 03 février 2007

Vous vous êtes trompé! La bonne orthographe est: " rats pas triés"... A apporter à Dobolino pour qu'elle fasse le tri!

Écrit par : Christophe Sibille | 03 février 2007

Ajouter un peu d'humour quand le terrain devient glissant permet d'oser être un petit peu optimiste parmi tous ces gens désespérés !!!

Un peu d'amour dans un monde de brutes.

Et quand Dobolino aura trié les rats, elle aura le réflexe d'aller les jeter dans un gisement épuisé, mine de rien...

Écrit par : Maminou | 03 février 2007

Ladies and gentlemen, je ne voudrais pas avoir l'air de tancer les uns et les autres, mais le niveau n'a pas monté, depuis hier… Les jeux de mots approximatifs sur les rats plus ou moins triés et les considérations anales sur les vaches, franchement… D'autant que, comme nous le savons depuis Vian, l'humour est la politesse du désespoir…

De plus, croyez-moi, il n'y aura jamais d'épuration où que ce soit, et qul que soit le résultat des élections — sinon envers des personnes très obscures, les troupiers de la lutte. Ce n'est pas le style de la République. Quand quelqu'un est incompétent, ici, on le propulse vers le haut. Je me rappelle un ministre — un ami — me racontant comment il avait débarrassé l'Inspection générale d'une incompétente nuisible en lui donnant la légion d'honneur et en la propulsant dans je ne sais quelle commission bruxelloise.

D'autant que les pédagogues ne sont plus où vous croyez. À lire, dans un prochain Fig-Mag, un débat (enregistré hier) entre Meirieu et Le Bris, où le premier glisse sensiblement sur les positions du second — et avoue encore une fois à mon Breton favori, en coulisses, que ses thuriféraires (je crois que c'est le mot qu'il a utilisé) lui font décidément beaucoup de tort. Le propre d'un vrai idéologue, c'est de se crisper quand il gagne (voir Staline), et de lâcher du lest quand il est menacé (voir Hu Jintao). Evidemment, c'est un raisonnement que ne peuvent comprendre les vrais abrutis, Bush junior, Grandserre, Zakhartchouk, Frackowiack et cons saurs (mince, voilà que je me mets moi aussi au calembour approximatif ! La contagion, sans doute…).
JPB

Écrit par : brighelli | 04 février 2007

Je suis à peu près d'accord avec vous, Jean-Paul, sur le début de votre message. Et reconnais volontiers que le calembour "béruréesque" sur les rats étaient assez, voire très mauvais. Que voulez-vous, l'agacement légitime qu'a suscité chez moi certains propos outranciers, (à mon égard ou non) a provoqué cet écart. Mais, tel un prof "magistral" dans sa classe, et sans avoir l'outrecuidance de vous donner quelque conseil, vous auriez éventuellement pu intervenir un tout petit peu en amont pour éviter certaines dérives. D'autant que les messages postés par certains intervenants, (je pense à Robin, entre autres) tiraient, eux, nettement vers le haut le niveau de ce post, dont le thème est particulièrement intéressant. Et j'ai du mal à comprendre comment Dobolino a pu se laisser entraîner à certaines digressions qui ne sont pas, ce me semble, à son image.
Sur ce, bon dimanche.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 février 2007

Cher Christophe,
Vous avez écrit le 2 février : « A lire: un excellent édito de Philippe Val (dans Charlie-Hebdo, 13/12/2006) sur la disparition des filières L. Même constat que celui présenté par les personnalités signataires du dernier post de Jean-Paul, mais analyse radicalement différente des responsabilités... ».
Je ne lis Charlie que de façon très épisodique et ne vois pas trop en quoi Philippe Val serait qualifié pour traiter de ces choses-là. Mais j’aimerais bien savoir sur qui ou sur quoi il rejette la responsabilité de l’effondrement de l’enseignement littéraire (et scientifique comme le dit à très juste titre Archytas).
Pouvez-vous nous faire un petit résumé de cette analyse que vous trouvez apparemment plus juste que la nôtre ? Merci.

Écrit par : Pedro Cordoba | 04 février 2007

A propos de Philippe Val, son procès en sorcellerie intenté par les barbus mahométans et vaticanesque a lieu le 8, jour de la grève des profs. Pour une fois que nous avons le sens du symbole......
Au passage, et mine de rien, il ne s'agit de rien moins que d'un procès d'inquisition, dans le plus pur style Renaissance.
Allo Sepulveda???
C'est dire l'ampleur gravisime de la regression culturelle et politique que nous connaissons en ce moment et qui se passe avec le sourire béat des boy-scouts.
Interdit de fumer, de se foutre de la gueule des bigots des curaillons et des connards de barbus, de gueuler trop fort, de dire merde, cul et couilles, de dire d'un sourd qu'il est sourd, d'un prof que c'est un prof, d'un élève que c'est un élève....
(notons qu'on n'interdit pas l'alcool ou TF1, armes définitives pour la liquéfaction de l'encéphale global)

Tiens je vais préparer des "ris blancs" de mouton,avec des pleurotes. Les ris blancs, vous le savez ce sont les couilles. Et c'est très bon.

Écrit par : montaigneàcheval | 04 février 2007

Einen schönen und nicht gesegneten Sonntag an allen.......

Écrit par : montaigneàcheval | 04 février 2007

"Je me rappelle un ministre — un ami — me racontant comment il avait débarrassé l'Inspection générale d'une incompétente nuisible en lui donnant la légion d'honneur et en la propulsant dans je ne sais quelle commission bruxelloise."

M'sieur Brighelli, je veux bien être un incompétent, moi! Heu, ha, mais d'après mon chef de bureau et mon inspecteur, c'est à peu près ce que je suis ou pourrait devenir si je n'y prends garde. Donc, faites passer le mot à vos amis haut placés, ils auront aussi peut-être à mon égard quelque mansuétude! Comment ne pas fulminer?!

Écrit par : Pendariès | 04 février 2007

Je viens de parcourir les oeuvres complètes du nommé Frackowiak disponibles sur le Net et j'ai une question tout à fait hors sujet à poser à la "multitude" : est-il possible que ce personnage manifestement "intellectuellement limité" soit un conseiller écouté du PS et de sa candidate comme il le laisse entendre ? J'en serais abasourdi.
Merci.

Écrit par : Victor | 04 février 2007

La commission Education du PS était patronnée jusqu'à ces derniers temps par Claude Roiron, qui a l'extrême tort d'être une fabiusienne — et de mal penser : elle a ainsi participé au fameux "rapport Obin" sur la montée des communautarismes à l'école — lisez donc mon dernier livre, Une écle sous influence.
D'où la montée en puissance de Frackowiack, devenu rapidement le penseur incontournable de la Gauche en matière d'éducation — c'est dire…
JPB

PS. Pendariès, mon post ci-dessus précisait que les obscurs, les sans grade — vous ou moi — étaient tout à fait susceptibles, eux, de s'en prendre plein la tête. Progressez, mon cher, progressez, faites-vous IPR, puis IG, avancez masqué au lieu de perdre votre temps à tenter d'enfoncer du savoir dans le crâne de vos Zépétistes… Moi, c'est fichu, je suis trop vieux, et trop marqué. Bon pour la casse — et ils ne s'en priveront pas, les gueux !

Écrit par : brighelli | 04 février 2007

"Mais, Victor, le semblable attire le semblable", tout simplement! Adage philosophique antique.
"Le vrai idéologue lâche du lest quand il est menacé". C'est donc bien ce que fait Meirieu, Jean-Paul? J'avoue ne pas avoir bien saisi.
Peut-on oublier qu'il a écrit cette phrase que je trouve vraiment ignoble: "En France, on a encore tendance à considérer que la qualité d'un enseignant se mesure au nombre d'élèves qu'il a fait trébucher."?

Écrit par : Jean | 04 février 2007

Meirieu dans "Fenêtres sur cours" du 15 janvier 2007 (au sujet de la direction d'école) :

"Le premier obstacle au travail par cycle, c'est l'indécision et le cafouillage de l'institution. Le deuxième est la représentation très largement dominante un maître/une classe. Beaucoup de gens n'imaginent pas qu'au nom des finalités qui sont les nôtres aujourd'hui, de ce qu'on cherche à faire apprendre aux élèves, de la socialisation qu'on cherche à leur faire vivre, on pourrait inventer d'autres modalités. Il faut aujourd'hui avoir l'audace d'interroger la modalité classe."

"Et puis, la question des apprentissages est centrale. Dès lors que les adultes se parlent, échangent, se complètent, s'enrichissent de leurs compétences réciproques, l'élève a tout à y gagner. Parce qu'il y a une pluralité de regards, d'approches, et parce que chacun des membres de l'équipe devient une équipe à lui tout seul, il pourra bénéficier des apports, de l'éclairagen des outils de chacun."

C'est presque aussi beau que le Meirieutron !

Écrit par : catmano | 04 février 2007

Ah, Sepúlveda ! Belle référence Mac, que vous auriez pu doubler de celle de Bernard Guidoni, l'adversaire de Guillaume d'Occam, prosélyte de la laïcité, celui qui y pense en se rasant... :)

Écrit par : D'Enguell | 04 février 2007

"En France, on a encore tendance à considérer que la qualité d'un enseignant se mesure au nombre d'élèves qu'il a fait trébucher."
En quoi, Jean trouvez-vous cette pensée ignoble?
J'entends bien le sens que son auteur a voulu lui donner. Mais ne peut-on pas lui faire dire le contraire?
Un bon professeur, est-ce obligatoirement celui qui se refuse à entraver le parcours du jeune élève-Roi dans sa course royale?
Désormais, l'école pour des raisons économico-idéologiques refuse de faire trébucher les élèves, suprime les doublements de classe et les épreuves traumatisantes d'examens. Résultats des courses: moins d'âmes vertueuses franchissent le seuil des champs Elysées de la culture.

Écrit par : buntovchik | 04 février 2007

MàC: einen nicht gesegneten Sonntag an allE, ou alors: alleN einen gesegneten Sonntag.
Mit dem Dativ spasst man nicht... (là, normalement, il y a un sz, mais sur un clavier azerty, c'est dur!)

Écrit par : Meles | 04 février 2007

Cher Pedro, bonjour,
Pour commencer, je n’ai pas dit que l’analyse de Philippe Val était plus légitime que la vôtre ; j’ai simplement dit que les conclusions qu’il tirait de ce constat, bien réel, étaient fort différentes des vôtres. Ce n’est pas la même chose.
Qu’est-ce qui donne la légitimité à quiconque d’émettre un avis sur cette question ? Vaste débat, pour paraphraser qui vous savez. Il se trouve simplement que Val est d’un côté extrêmement féru et connaisseur en matière de littérature, (et de philosophie) et, d’un autre, comme vous le savez, un observateur de la chose publique assez fin. Sa non appartenance à un corps enseignant quelconque lui permet en outre d’analyser le problème avec une plus grande distance. Il n’a aucun compte personnel à régler avec les IUFM, ce qui permet en l’occurrence de placer les vraies responsabilités là où elles sont,(très en amont) et ne pas, tel Ernest-Antoine Seillières hurlait aux 35 heures dès qu’il constatait un obstacle, hurler à l’IUFM dès qu’on constate un dysfonctionnement relevant de l’enseignement. En gros, ces responsables seraient l’obsession du pragmatisme, et le désir qu’a la religion, (qu’ont toutes les religions) d’étouffer dans l’œuf toute capacité à éveiller notre sens critique et notre capacité à évoluer, ce que font de manière évidente toutes les « humanités ». Et qui, en ce moment, à la fois est obsédé par le pragmatisme et a pactisé avec le diable en manifestant son désir de (toiletter, beurk) la loi de 1905 sur la laïcité ? Je ne vous ferai pas l’injure de vous donner la réponse. Quand je pense que certains peuvent croire sérieusement à sa sincérité… Sarko et Chirac, il y a finalement très peu de différences. Et tant pis pour mon contrôle fiscal. J’aurais dû faire comme beaucoup ici, et prendre un pseudo. Quoique, avec les R.G. …
(J’en profite pour mentionner spécialement le dernier message de Montaigneàcheval, concernant le rappel du procès des caricatures. Montaigneàcheval que je salue… Que boit-il avec ses rognons blancs ?)

Par ailleurs, Jean-Paul et puisque vous mentionniez le fait que Meirieu désavouait de manière de plus en plus visible certains de ses « sbires », (cet aveu infirmant "ipso facto" la » théorie du complot pédagogiste, », pouvez-vous éventuellement faire de même, et de manière explicite, concernant certaines intervenants sur votre blog, qui me paraissent ne pas lui faire honneur.

Pour terminer, Pedro, vous vous souvenez sans doute cette longue discussion que nous avions eue, devant une bière, en face de la Sorbonne, il y a deux ans ? Je vous avais, (entre autres sujets de conversation), parlé assez longuement de la manière dont mes collègues et moi-même pratiquaient notre enseignement en face des P.E. L’IUFM, c’est cela aussi. Et en plus grande proportion que certains ici peuvent l’imaginer. Concernant la pratique du théâtre, vous m’aviez même dit : « c’est génial ». Et je crois que c’est un de vos chevaux de bataille concernant la formation des enseignants.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 février 2007

"Ladies and gentlemen, je ne voudrais pas avoir l'air de tancer les uns et les autres, mais le niveau n'a pas monté, depuis hier…" JPB
Alors là, c'est dégueu! J'essaye de relever le débat en parlant de Belle du Seigneur et voilà. Enfin, le travail d'Adrien Deume à la SDN, ne le souhaitez-vous pas de tout cœur à la clique des Sciences de l'éducation?
Par ailleurs, je vous assure que les vaches polluent. On a découvert ça et on envisage de les délocaliser pour préserver notre espace vital.
En plus, on ne dit pas rat, on dit NAC
A ma décharge, j'ai du hier euthanasier une jument de dix ans qui s'était fracturé le boulet et, s'il y a une chose que j'exècre dans mon boulot, c'est euthanasier les chevaux. Donc, j'aurais pu me défouler pire que ça. Mais, car il y a un mais, j'essaye de ne pas prendre ce blog pour ma cour de récréation. J'ai dit "j'essaye", ce qui ne veut pas dire que j'arrive à transformer tous mes essais.

Écrit par : dobolino | 04 février 2007

Pourquoi diable Sarkosy a-t-il lancé son appel aux enseignants depuis Maison-Alfort ?

Je vous le demande ...

Ecrit par : laya | 03 février 2007

Je ne sais! Tout ce que je peux vous dire, c'est que cette vieille école (1765) occupe des terrains alléchants et que l'Etat Français commence à sérieusement piaffer. Il y a beau temps(1977) que l'Ecole de Lyon est à la campagne, loin des Campus, tenue dans un isolement universitaire délétère. Fabrique d'ânons bien-pensants.L'idée de construire Normale Sup à côté a été néanmoins abandonnée à l'aube des années 1980. Enfermer des vétos dans le désert est moins dangereux... D'autres populations étudiantes sont plus nerveuses. Cf Nanterre 1967/68: une mauvaise gare, un bidonville, trois grosses barres de Cité U, pas un troquet, pas un ciné et... Boum!

Écrit par : chut! | 04 février 2007

De plus, croyez-moi, il n'y aura jamais d'épuration où que ce soit, et qul que soit le résultat des élections — sinon envers des personnes très obscures, les troupiers de la lutte. Ce n'est pas le style de la République. Quand quelqu'un est incompétent, ici, on le propulse vers le haut. Je me rappelle un ministre — un ami — me racontant comment il avait débarrassé l'Inspection générale d'une incompétente nuisible en lui donnant la légion d'honneur et en la propulsant dans je ne sais quelle commission bruxelloise. JPB
Eh ben, alors! Nous sommes donc d'accord! Pourquoi me tancez-vous? C'est cent fois plus efficace et sans vague. Créons un Prix Nobel des Sciences de l'Education.

Écrit par : dobolino | 04 février 2007

"Tout ce que je peux vous dire, c'est que S. Royal a prononcé les mots "liberté pédagogique" lors des débats contradictoires entre les trois candidats à la candidature PS et qu'elle fut la seule. C'était dit anodinement et noyé dans le reste mais je l'ai entendu. Après, je ne me berce pas de trop d'illusions..."

Ecrit par : dobolino | 03 février 2007

Quelle liberté pédagogique ?
Pas loin de 100 % des enfants de GS apprennent du global (les prénoms de la classe et les jours de la semaine), et en CP plus de 90 % des instits font des méthodes "intégratives" qui en laissent combien sur le carreau? Quant à ceux des ZEP, nés dans le ruisseau, ils sont sûrs d'y rester.

Sans compter le terrorisme intellectuel que font régner les inspecteurs dont Fracko est un des pires exemples. ( Pour moi, c'est la bêtise au front de taureau.) Avec souvent la lâche complicité des directeurs.
Souvenez-vous de l'affaire Guigui.

Et les 95 % des "Apprenants" de l'IUFM qui se nomment si justement "l'armée des ombres" qui sont lessivés puis formatés par tous les Meirieu et sbires associés?

La mise en "lévitation" selon le principe de Peter des présidents et formateurs des IUFM n'est pas une fin en soi : il faudrait nommer "officier" de la légion d'honneur (l'hémorroïde) Meirieu, et vraiment, c'est trop ! A hurler !

Pour Dobolino.
Tchékov a écrit aussi de très beaux récits sur sa courte expérience de son premier métier, la médecine et la chirurgie.

Quant à la récupération des flatulences desdits membres, trop cruel, et pas rentable. Je suis contre par humanité et calcul.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 février 2007

Et j'ai du mal à comprendre comment Dobolino a pu se laisser entraîner à certaines digressions qui ne sont pas, ce me semble, à son image.
Sur ce, bon dimanche.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 février 2007
Christophe, non seulement je n'ai pas d'image, car en bonne primitive, j'ai horreur qu'on capture mon âme dans un cliché, mais je ne suis en aucun cas responsable des rats triés et rats pas triés. J'étais au lit avec le bouquin de Goldschmidt, Le Recours, et n'ai pu suivre les débordements. Quant au cactus, il est de Toto, participant éminent de ce blog, que je me contentais de citer. Les rats, je les soigne, qu'ils soient ou non à la CMU. Et, si d'aventure, Meirieu m'amène son rat à soigner, j'y mettrais toute ma conscience professionnelle.

Écrit par : dobolino | 04 février 2007

A ceux qui pensent que Meirieu est en train de "s'amender", je ne peux que recommander l'édifiante lecture du forum de son site www.meirieu.com

Certes il y est précisé que "les contributions n'engagent que leurs auteurs", mais s'il les publie sur son site, c'est qu'il les juge suffisamment proches de ses idées...

Écrit par : scol_11 | 04 février 2007

Libreté, j'écris ton nom...

J'ai deux systèmes sur mon ordinnateur : Windows et Linux (Ubuntu) Linux, je le reconnaîs, c'est plus difficile et moins "convivial", mais au moins je ne reçois pas à tout bout de champ des messages d'alerte pour violation de la confidentialité, surtout depuis que je participe à ce blog...

...(plus de 17000 !...Il y a des gens qui n'ont vraiment que ça à faire !) ou d'infection par des virus...Avec des offres de logiciels de remédiation (pour parler la novlangue des IUFM) à des prix astronomiques (un pour la confidentialité, un pour les virus)

...J'ai été fasciné par l'accueil reçu par Monsieur Bill Gates sur TF1 par Poivre d'Arvor et les étudiants de HEC. Ce pays envieux et "antilibéral" ne s'en couche pas moins avec complaisance devant les milliardaires.

A une question de Poivre sur les dangers de la toute puissance de Windows, Bill a répondu que pas du tout, qu'il n'y avait aucun problème, que le système d'exploitation n'était pas en cause, qu'Internet rendait les gens plus libres etc. Et évidemment Poivre se l'est tenu pour dit.

En réalité, je m'aperçois que Windows, c'est pain béni pour les espions de tous acabits (RG et autres) et qu'Ubuntu a l'air moins vulnérable.

Mais je ne suis pas un spécialiste. Quelqu'un pourrait-il éclairer ma lanterne ? En tout cas, faites gaffe à ce que vous écrivez. Je peux vous conformer que nous sommes espionnés...Et essayez de "migrer" sur Linux !

Quant à l'optimisme de certains concernant la survie automatique des libertés publiques dans ce pays, permettez-moi d'être sceptique. Mais là, c'est mon hérédité "passéiste" qui parle.

Dormez, dormez, braves gens, Windows et les RG veillent sur vous !

Écrit par : Robin | 04 février 2007

PS (si je puis dire)

Je n'ai jamais de message (on dit pop ups, non ?) de violation de confidentialité par des espions quand je suis sur Linux et je n'ai pas besoin "d'antivirus".

Écrit par : Robin | 04 février 2007

Tout ce que je peux vous dire, c'est que S. Royal a prononcé les mots "liberté pédagogique" lors des débats contradictoires entre les trois candidats à la candidature PS

Ecrit par : dobolino | 03 février 2007

Quelle liberté pédagogique ?

Sans compter le terrorisme intellectuel que font régner les inspecteurs dont Fracko est un des pires exemples.
Et les 95 % des "Apprenants" de l'IUFM qui se nomment si justement "l'armée des ombres" qui sont lessivés puis formatés par tous les Meirieu et sbires associés?


Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 février 2007

Quelle liberté pédagogique? Je n'en sais rien mais je sais que nous avons un candidat PS assez atypique qui, en province, met les éléphants locaux sur le même banc que les militants de base et se moque un peu de leurs grands discours. De toute façon, un candidat suffisamment importunant pour que tous ses "camarades" haut-placés, qu'elle refuse de placer, fassent tout pour qu'elle perde. C'est bien parti pour. Si en plus, elle se met à dos le PS éducation, elle n'a aucune chance.
C'est tout ce que je peux dire et je n'ai que peu d'espoirs... Une vague lueur, c'est tout. Ce sont d'autres sujets qui motivent mon choix de vote. Ou d'autres sujets éducatifs: petites unités, certitude qu'il y aura moins de postes supprimés qu'avec la droite, certitude de moins de tendance à la privatisation de l'enseignement, certitude d'une volonté de plus de maintien du service public.

Écrit par : dobolino | 04 février 2007

Vous connaissez sans doute tous Natacha Polony.

"Philippe Meirieu, Frankenstein de l'horreur scolaire."
(Pour ceux qui s'inquiètent de voir que l'on donne trop d'importance à Philippe Meirieu,) cet extrait, à lui consacré, de "Nos enfants gâchés", écrit par Natacha Polony, agrégée de lettres modernes.

"Philippe Meirieu, grand gourou des sciences de l’éducation, qui hante depuis vingt ans les couloirs de la rue de Grenelle, et fut conseiller de Claude Allègre, est en France le plus fameux des Frankenstein de l’horreur scolaire.

Il est l’un de ceux qui expliquaient dans les années 80 que les enfants de milieu défavorisé ne pouvaient apprendre à lire sur des textes classiques, trop éloignés de leur environnement intellectuel et culturel.
Il suggérait les manuels d’utilisation d’appareils électroménagers.
Or, Philippe Meirieu écrivait dans « Frankenstein pédagogue », (1996) avec le lyrisme béat qui le caractérise, qu’il faut « saluer celui qui nous arrive, d’où qu’il vienne, comme un sauveur possible, une sorte de Noël au quotidien, le signe que tout peut encore advenir et le meilleur se réaliser enfin. (…)
Qui n’est pas capable de s’émerveiller devant un nouveau-né condamne le monde à la reproduction et englue tout rapport éducatif dans un mimétisme mortifère. »

De telles théories ont des conséquences incalculables sur la conception même du rôle d’enseignant. Il n’est tout simplement plus là pour transmettre.

(…) La haine du passé est donc à l’œuvre dans l’école plus encore qu’ailleurs – ou du moins dans les instances de l’Education nationale qui fixent le dogme, excommunient les hérétiques, et s’emploient avec une constance religieuse à réduire peu à peu les exigences scolaires au nom de la confusion entre égalité des chances et égalité de résultats.

Puisque, comme le déclarait un inspecteur de l’Education nationale, « le savoir, ce n’est pas comme le sida, ça ne se transmet pas », le rôle des enseignants est de "laisser les élèves puiser en eux le savoir qui s’y trouve certainement enfoui, telle une pépite ». (Je pense reconnaître au passage la logorrhée de Fracko.)

J'ai entendu ce matin que Tapie avait "menti de bonne foi !"
Je ne pense pas qu'on puisse endire autant de Meirieu !
Anne-Marie.

J'ai un très beau texte de Fracko, que je rechercherai.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 février 2007

Pour Dobolino.
Tchékov a écrit aussi de très beaux récits sur sa courte expérience de son premier métier, la médecine et la chirurgie.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 février 2007
Avez-vous des précisions à m'apporter? Merci.

Écrit par : dobolino | 04 février 2007

"Liberté" pas "Libreté"...Ce n'est pas un néologisme, c'est une faute de frapitude !

Écrit par : Robin | 04 février 2007

"confirmer"...pas "conformer"

Merdeetzut !

Écrit par : Robin | 04 février 2007

" Sarko s'est de nouveau déclaré en faveur de l'organisation par les établissements scolaires d'études surveillées après les cours pour les enfants dont les parents travaillent."
Ah, ouais! Et le ramassage scolaire? Il l'organise comment? Les parents viendront individuellement chercher leurs enfants après le boulot? Ou alors, deux services de ramassage à la charge des départements qui sont priés de ne pas augmenter les impots locaux... Sans tenir compte, évidemment, du problème du carburant des véhicules.

Écrit par : dobolino | 04 février 2007

"Liberté" pas "Libreté"...Ce n'est pas un néologisme, c'est une faute de frapitude !

Ecrit par : Robin | 04 février 2007

Frappitude?

Écrit par : aol | 04 février 2007

Il y a longtemps que mon opinion sur "Ségolène" est faite : rappelons-nous de son passage avec Allègre au ministère de l'EN ! C'est à elle qu'on doit une circulaire scélérate interdisant aux professeurs toute véritable sanction (interdit de mettre un zéro !).

De plus, tous les ultra-pédagos la soutiennent : voir par exemple ces blogs http://educpol.over-blog.com/ ou http://profencampagne.over-blog.com/

Quant à sa déclaration sur la "liberté pédagogique" elle est plus que suspecte ! Peut être les "enseignangnants-gentils-animateurs" coincés 35h par semaine dans les établissements auront-ils la "liberté" de choisir entre un IDD, un TPE, une séquence interdisciplinaire ? Merci encore Ségo !

Peut-on attendre mieux de l'autre camp ? J'en doute.

Écrit par : scol_11 | 04 février 2007

"'hémorroïde) Meirieu,"

"Quant à la récupération des flatulences desdits membres, trop cruel, et pas rentable. Je suis contre par humanité et calcul.

Anne-Marie."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 février 2007

Jean-Paul? Etes-vous dans les parages?

Écrit par : Christophe Sibille | 04 février 2007

Merci scol pour ce joli lien où je lis :

Education et Politique

"Il ne suffit pas de voter à gauche pour être un enseignant de gauche

Vendredi 02 Février 2007
Éducation nationale: quels objectifs?
Suzanne Citron a réalisé cette synthèse (pressée ?) des débats participatifs sur le site Désirs d'Avenir au sujet de l'éducation et des objectifs à lui assigner.

Malgré ses ratés, le collège a permis l’accès à une quotidienneté partagée et, dans une certaine mesure, une culture commune. “Il faut conforter la démocratisation amorcée“ (Lofi). Mais le collège doit cesser d'être une gare de triage entre "bons" et“mauvais“ élèves.

Non, il ne suffit pas de voter à gauche pour être un enseignant de gauche, il faut aussi :

1°) faire accéder à une "quotidienneté de la "misère intellectuelle partagée".

2°) A une inculture commune

3°) Conforter la décomposition de la démocratie et de l'école de la République.

4°) Et ne plus faire aucune différence entre les bons et les mauvais élèves.

Bienvenu dans le train train aux voyageurs de la gare de triage de la "démocratie participative" ...C'est Ségo qui conduit et Frako qui fait le chef de gare !

Écrit par : Robin | 04 février 2007

Trouvé sur le blog ségoléniste de "profs en campagne" :

Dimanche 04 Février 2007

Une idée force par jour...

• Passer de la « logique : une classe, un enseignant, une discipline, un cours... » à la « logique : un groupe d'élèves confiés à un groupe d'adultes complémentaires chargés de les faire travailler et réussir en mettant en oeuvre ensemble les moyens les plus appropriés » . Il s'agit de permettre aux enseignants, cadres éducatifs et personnels scolaires de mutualiser leurs approches et compétences, de faire acte de créativité au service de la réussite de tous. C'est dans cette perspective que doit être repensé le service enseignant, en respectant les spécificités de ce métier (qui requiert un temps consacré à la culture personnelle) (sic) et en favorisant la diversification des modalités d'enseignement, de la taille des groupes aux supports pédagogiques et à la nature des activités proposées. Pour favoriser cette dynamique, il conviendra de définir des « unités d'enseignement » à taille humaine (de 60 à 100 élèves) qui seront confiées à des équipes d'enseignants qui y auront l'essentiel de leur service.

Passer de 25 élèves à 60 ou 100, sûr que c'est plus "à taille humaine". Et dire qu'ils en ont une comme ça tous les jours d'idée-force ! On attend avec impatience la prochaine.

Écrit par : Robin | 04 février 2007

Tout ceci reprend l'idéologie du monstrueux rapport Legrand sur les collèges, sorti dans les années 1980.

Écrit par : scol_11 | 04 février 2007

Bonjour,
Je tiens à corriger le lapsus de ma citation :" Tiens bon la barre et tiens bon le vent ,hisse et ho ..." J'ai écrit rame car je pensais à la galère de Bardamu dans le "Voyage au bout de la nuit de Céline" cette galère où nous sommes embarqués et qui dérive depuis tant d'années qu'aujourdh'ui nos jeunes ont bien du mal à conduire leur barque ... Comme le dit Cadichon, bien avant 58 on estimait que les enfants des pauvres étaient nécessairement idiots et que la culture des riches passait loin au-dessus de leur petite cervelle. C'est oublier un peu vite que les pauvres sont capables de déployer des trésors d'imagination et de calculer au plus juste pour s'en sortir . S'adapter aux difficultés, affronter les privations après tout, c'est pas si bête.
Hier je suis allée écouter Gisèle Bienne et Geneviève Vilain à la médiathèque de Châlons en Champagne. L'une est écrivain pour adultes et enfants mais aussi pour les adultes qui ont gardé en eux une part d'enfance. L'autre est devenue professeur d'Arts plastiques et artiste peintre après avoir fréquenté ( en même temps que moi )l'Ecole normale d'institutrices du département et enseigné en primaire pour se faire un peu d'argent et reprendre des études. Gisèle Bienne a pu entrer en sixième, vers 57 parce qu'elle n'était pas l'aînée d'une modeste famille de sept enfants, précisant qu'à cette époque l'entrée en sixième se méritait. Geneviève Vilain est entrée à l'Ecole normale en classe de seconde en 62 parce qu'à cette époque c'était le seul moyen de faire des études solides débouchant sur un emploi sans rien coûter à ses parents et non seulement nous ne voulions pas leur coûter cher mais nous voulions les aider. Je me permets de citer ici le roman de Jules Leroux " Léon Chatry instituteur"
Bref, les pauvres, ils savent se débrouiller, s'instuire et réfléchir. Ils ont souvent leur dignité. Quant à leur sensibilité, bien souvent elle est dissimulée car il y a des choses qui ne s'affichent pas et d'autres dont on ne parle pas. Tels sont les pauvres de mon enfance et je leur dois beaucoup.
A propos des écoles Decroly et Montessori, Elise Freinet précise qu'elles étaent implantées en milieu bourgeois et de ce fait ne couraient aucun risque de la part des gouvernements qui les cautionnaient . (L'itinéraire de Célestin Freinet par Elise Freinet chez payot, pdb, 1977, pp 85-86 )
On comprend les difficultés rencontrés non seulement par Freinet, mais par tous ceux qui veulent instruire sérieusement les défavorisés. Si mes souvenirs sont bons, Claude Duneton , dans les années 80 je crois ( à vérifier) a témoigné : "Je suis comme une truie qui doute", " A hurler le soir au fond des collèges.
Toto, pour comprendre certaines de mes allusions, il vous suffit de taper mon nom et mon prénom sur alapage. J'ai témoigné moi aussi mais les interventions de ce blog ne sont pas là pour flatter notre ego mais pour soutenir la cause défendue par JPB et je signale au passage que c'est un inspecteur primaire en retraite ayant exercé 12 ans comme instituteur puis 26 ans comme IDEN dans les Ardennes qui m'a fait découvrir " La fabrique du crétin"

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 février 2007

"Malgré ses ratés, le collège a permis l'accès à une quotidienneté partagée."

J'ai l'intention d'encadrer cette phrase et de la mettre au-dessus de ma cheminée pour remplacer les antidépresseurs.

Merci Madame Citron, rédactrice de la synthèse sur le site participatif de "Désirs d'avenir" !

...Pour moi et pour le trou de la sécurité sociale !

Rédiger une synthèse à partir de rien, il faut vraiment avoir quelque chose dans le citron !

Écrit par : Robin | 04 février 2007

...Je prendrai juste un peu de citrate de bétaïne pour faire passer la légère "acidité" de la dite "quotidienneté partagée"

...On n'a pas fini de rire...(jaune citron)

Écrit par : Robin | 04 février 2007

Buntovchik,
Bravo pour votre ironie!
Plus sérieusement, je trouve cette phrase de Meirieu parfaitement ignoble parce qu'elle vise uniquement à briser les reins des professeurs qui transmettent des connaissances. Les quinze mille pages de baratin merdique, disons-le , écrites par Meirieu ne visent d'ailleurs qu'à cela: "casser du prof". Pour ce demi-intelligent mais vrai fanatique - je suis désolé, Jean-Paul, mais Meirieu, vraiment, ça ne passe pas! - transmettre des connaissances, dont je vous rappelle qu'il les trouve "fossilisées", c'est mettre les élèves en échec. Je trouve qu'une telle affirmation est absolument scandaleuse et irresponsable, surtout venant de la part d'un individu qui s'est arrogé, à force de démagogie et de courbettes aux puissants, et grâce au PS, le pouvoir exclusif de décréter, via les IUFM, le juste et le faux en matière de pédagogie dans ce pays. Car c'est au contraire uniquement en leur transmettant des connaissances structurées et méthodiques que nous empêchons nos élèves de trébucher. Et c'est grâce aux professeurs qui transmettent encore des connaissances à leurs élèves, c'est-à-dire qui font le contraire de ce que veut Meirieu, que le système éducatif tient encore un peu debout.
Quant à ceux qui s'obstinent, en parfaits zélateurs du gourou, à vouloir "casser la logique une classe, un professeur, un cours", ce qu'ils proposent à la place, c'est tout simplement de la folie. Manifestement, tout bon sens a déserté les rangs des pédagogistes.
En signant l'arrêté sur le cahier des charges de la formation des maîtres qui renforce de manière exorbitante les pouvoirs des IUFM, Gilles de Robien avait-il conscience qu'il oeuvrait contre ses décisions précédentes sur le français et le calcul?
L'occasion serait belle, en or même, pour Nicolas Sarkozy, de prendre sur ces questions une position et un engagement clairs et de bon sens et de donner de la sincérité de cet engagement des gages tels qu'ils rallient les Français de bonne volonté. On n'en est pas là, encore, mais il est quand même difficile de dire d'un bloc que son discours de Maisons-Alfort n'était que de l'opportunisme et que rien n'y était sincère. On peut d'ailleurs y reconnaître , je crois, la collaboration de Xavier Darcos, l'agrégé des Lettres qui fut ministre adjoint de Ferry. Ce qui est sûr, c'est qu'on attend des engagements précis - la fermeture des IUFM, par exemple!

Écrit par : Jean | 04 février 2007

Je suis donc allé voir sur les deux sites "ségolénistes" que l'on nous signalait, http://educpol.over-blog.com/ ou http://profencampagne.over-blog.com/
Le premier est sans grand intérêt, à part une petite tendance à l'invective. Le second est beaucoup plus professionnel — il affiche même une débauche de moyens qui me semble tout à fait hors de portée d'un quidam qui n'en ferait qu'un outil accessoire… Il est orchestré par un certain "Chris", qui, il y a quelques mois, sous le même pseudo courageusement anonyme, venait régulièrement (en fait, huit à dix fois par jour) ici même insulter les uns et les autres. Les connexions suggérées, la qualité iconographique, en font un outil professionnel évident — chacun sait que les états-majors de campagne ont créé des blogs "libres" où le quidam est prié de se laisser appâter — et dévorer.

Alors, qu'on se le dise. Ségolène au pouvoir, ce sont ces types dans ses soutes. Et au pouvoir.
JPB
PS : désolé, Dobolino, vous c'est un cheval, moi c'est mon bouvier bernois qui depuis deux ou trois jours accumule les séquences épileptiques, et ça m'énerve parce que ça commence à sentir la fin. Et j'ai horreur de l'inéluctable. J'aurais dû m'offrir uniquement des perroquets, des carpes (1) et des tortues, je n'arrive pas à me faire à la mort de ce que j'aime.
(1) Avez-vous lu ce très curieux roman de Huxley, "Jouvence", où un aristocrate anglais du XVIIIe survit quelques siècles en se nourrissant uniquement d'intestins de carpe — un rapport obscur à leur flore intestinale…

Écrit par : brighelli | 04 février 2007

"Malgré ses ratés, le collège a permis l'accès à une quotidienneté partagée."

Encore toutes mes félicitations à Madame Suzanne Citron qui a définitivement surpassé avec cette phrase tous les humoristes présents, passés et à venir.

Elle doit communiquer par guéridon avec Coluche pour faire ses synthèses pour "Désir d'avenir" Madame Suzanne Citron.

Écrit par : Robin | 04 février 2007

C'est bien "quotidienneté" qu'elle a écrit, pas "citoyenneté". D'habitude c'est "citoyenneté"; Il doit y avoir un virus dans le "meirieutron".

Écrit par : Robin | 04 février 2007

"Malgré ses ratés, le collège a permis l'accès à une quotidienneté partagée.".......

Vous voyez la parenté scélérérate et évidente de ce jargon pourri avec ce que dit Klemperer. Maintenant, s'il y en a encroe qui ont des doutes, qu'ils s'imbibent comme génoise, non de bon rhum, mais de glaires meirieusiens.
C'est cela la faillite infantile de la gauche. On admire Jünger, ses bottes de cuir, sa belle mine à faire bander Leni Riefenstahl. On balance Camus, Alain dans les poubelles de la philo pour leur préférer Heidegger qu'aucun frankaoui n'a compris....parce que, meudèmes zé messssieurs, notre gogoche ADORE les nazis. C'est sexuel. C'est du ressort de la psychanalyse. La clé de cette fascination meirieutique pour la LINGUA TERTII IMPERII est à rechercher chez Jean Genêt, qui, au-delà de sa pédophilie métaphysique, impulsa une sorte d'antisémitisme de salon.

A propos, Meles, Sie haben völlig Recht. Den Dativ braucht ein bisschen Respekt. Übrigens, diese verdammte Tastatur enthält den esszett nicht mehr....europäische Bürokratie??? Oder geheime Attacke von Meirieu.....

Écrit par : montaigneàcheval | 04 février 2007

Der Dativ.....ooooouups

Écrit par : montaigneàcheval | 04 février 2007

Der Dativ ist dem Genitiv sein Tod! ;-)

Écrit par : Meles | 04 février 2007

Carte postale du camarade Georges Marchais au camarade Henri Krasuki, postée de Bucarest, le 23 mars 1981 :

"Cher camarade, malgré quelques ratés négligeables que les adversaires du progrès social montent en épingle...que c'en est un scandââââle !...je constate tous les jours avec satisfaction que le glorieux système communiste a permis au plus grand nombre l'accès à une quotidienneté partagée."

Écrit par : Robin | 04 février 2007

"Toto, pour comprendre certaines de mes allusions, il vous suffit de taper mon nom et mon prénom sur alapage."

Bonsoir Hélène,

j'ai pas du tout lu Freinet, je n'y connaissais rien de rien il y a un an, mais je comprends de quoi tu parles.
j'ai "vu" la différence entre un bon Freinet et un mauvais Freinet.
Je comprends que les profs soient attirés par cette pédagogie, que je trouve très bien, le souci c'est que beaucoup n'ont rien compris à ce qu'ils font, de plus ils mélangent Freinet avec des mauvaises méthodes (ribambelle,... ) les parents sont complètement déroutés énervés angoissés. Bcp de gamins reste sur le carreau pour des problèmes d'idéologies , faire "gauche" , faire "droite" , ça me saoule un chouïe...
Mais, bon, je pense que les choses ont énormément évolué depuis un an ... Je pense que les gens comprennent de mieux en mieux ... On va dans le bon sens...
On verra ... J'attends des news d'ici peu qui pourraient clouer le bec à certains...
Patience patience :o)))))))))

Écrit par : toto | 04 février 2007

Interview de Natacha Polony, lauréate de la septième bourse Cioran :

Dans votre précédent essai, Nos enfants gâchés : petit traité sur la fracture générationnelle, vous dénoncez la « rupture de la transmission culturelle et le discours jeuniste ambiant ». Pouvez-vous expliquer votre point de vue ?

Ce livre naît d’une expérience en tant que prof, en tant que journaliste sur l’éducation et aussi d’une sorte de tristesse. C’est le constat que tout ce qui faisait les références culturelles, les grands récits, les grands mythes qui construisent la civilisation dans laquelle nous vivons est en train de s’effacer parce que les générations précédentes ne les ont pas transmis aux jeunes. De même que de nos jours on cultive les tomates hors sol, là on cultive les jeunes hors sol, coupés de toutes racines. Or on ne peut pas vivre, au sens de vivre décemment, humainement sans racines, sans souvenir de ce que l’on est, sans l’idée qu’il y a des êtres humains avant nous qui ont pensé, qui ont écrit, qui ont construit. Il est vrai que tout cela se manifeste en particulier dans l’éducation nationale qui aurait dû être le dernier rempart et qui, au contraire, a décidé d’ouvrir les bras à la modernité. Mais c’est un phénomène général dans une société de consommation et de spectacle qui a besoin de ces esprits sans mémoire pour pouvoir mieux vendre sa soupe, pour pouvoir mieux continuer à faire marcher la machine et entretenir les gens dans l’illusion que l’empire va durer mille ans. Donc on construit une sorte de présent immédiat coupé de toute référence, de toute mémoire, et la langue de ce point de vue-là joue un rôle très important puisqu’elle est aussi une forme de mémoire. J’y pense parce que Cioran est quelqu’un qui était attaché à un français très spécial, un français du XVIIe et du XVIIIe siècles. Il a choisi de s’approprier cette langue-là en abandonnant sa langue maternelle. Pourquoi ? Parce que, justement, ce français classique est une richesse et parce que c’est une façon de dire le monde et donc de le comprendre qui est essentielle. Or aujourd’hui évidemment, la plupart des enfants sont totalement privés de cette possibilité-là, leur langue est extrêmement réduite et donc c’est toute leur pensée, toute leur vision du monde qui est réduite. Donc c’est une perte de liberté terrible. "

Écrit par : Robin | 04 février 2007

Désolée pour votre Bouvier Bernois, JPB. Peut-être y-a-t-il moyen d'encore bloquer les crises? En tous les cas, bon courage...

Écrit par : dobolino | 04 février 2007

"De même que de nos jours on cultive les tomates hors sol, là on cultive les jeunes hors sol, coupés de toutes racines"
C'est bien ce que je disais! Voir du côté de Bové s'il ne pourrait y avoir là une surprenante alliance! Je sais, je rêve un peu mais lui aussi affirme qu'il n'est pas un individu hors-sol. Alors, y-a-t-il un professeur de lettres moustachu et aimant la terre qui perdrait un moment pour aller lui parler et prendre son avis? Probablement en pure perte...

Écrit par : dobolino | 04 février 2007

"'hémorroïde) Meirieu,"

"Quant à la récupération des flatulences desdits membres, trop cruel, et pas rentable. Je suis contre par humanité et calcul. (Sibille)

Hémorroïde est un terme familier pour la rosette de la légion d'honneur. Elle se transforme en "hémorroïde sur canapé" quand on passe d'officier à commandeur.

Quant au reste de ma phrase, vous n'avez pas lu le blog, ce n'est pas moi qui ai parlé de la destruction de la couche d'ozone par les vaches, et accéssoirement par les gens de l'IUFM. Avec des fantasmes de récupération. (Dobolino, c'est 600 litres pour un bovidé. Pour un humain, même à l'IUFM, cela ne doit pas exéder 6-8 litres. Pas récupérable, vous dis-je.)

(Excusez-moi, j'arrête quelques minutes pour éponger mes larmes...de rire.)

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 février 2007

JPB Je ne me suis jamais complètement remis de la mort des deux chien d'une intelligence et d'une noblesse magnifiques que j'ai perdus et avec lesquels j'avais un lien très fort : un berger belge et une chienne groenendal. Je comprends très bien votre peine.

Je ne pardonnerai jamais à Descartes d'avoir dit que les animaux n'étaient que des "machines".

Écrit par : Robin | 04 février 2007

de deux chiens avec un s

Écrit par : Robin | 04 février 2007

Je ne pardonnerai jamais à Descartes d'avoir dit que les animaux n'étaient que des "machines".

Ecrit par : Robin | 04 février 2007
Il faut replacer Descartes dans son contexte et son époque. Les femmes n'étaient guère mieux loties...
"Un chien, ça souffre pas", je l'ai entendu il n'y a pas vingt ans de la bouche d'un homme qui est venu avant hier faire opérer son chien parce qu'il souffrait trop. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Ce n'est pas à un professeur que j'expliquerai qu'il faut être patient, méthodique, persuasif et jamais arrogant ou méprisant.

Écrit par : dobolino | 04 février 2007

C'est bien, Anne-Marie, vous avez des joies simples.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 février 2007

Mais enfin, Anne-Marie, relisez aussi, ce n'est pas moi qui ai proposé de récupérer les gaz d'échappement de Meirieu pour chauffer les batiments scolaires!
Ceci dit, je reconnais que j'aurais pu l'écrire.
Va falloir réfléchir à la gestion de son équilibre alimentaire. Quoique... les légumes secs sont pleins de protéines et on les propose pour les populations dénutries.

Écrit par : dobolino | 04 février 2007

Vous avez raison dobolino, les gens ne savent plus lire (les blogs pas plus que les blagues).

Écrit par : laya | 04 février 2007

Jean Genêt, qui, au-delà de sa pédophilie métaphysique, impulsa une sorte d'antisémitisme de salon.

Vous connaissez sans doute ce texte abject de Jean Genet où il fait la description ennamourée du commandant du camp de Drancy...

Et Céline que Jünger désigne sous un pseudonyme transparent dans son Journal et qu n'avait même pas le courage de ses actes (je dis bien "actes" et pas "idées") comme Drieu la Rochelle.

...Quant à Heidegger, je ne sais pas ce qui a retenu Jaspers de lui cracher à la figure. Peut-être avait-il trouvé un endroit encore plus sale.

...Pauvre Celan, avec ses illusions sur le penseur de Todtnauberg...Vous connaissez sans doute son admirable poème qui évoque sa rencontre ( manquée) avec Heidegger.

"

Écrit par : Robin | 04 février 2007

Robin, il y a une chose qui m'ennuie. Quel différence faites-vous entre un berger belge et un Groenendael?
Le Groupe des chiens de Berger Belge se décline en quatre races: Malinois, Tervueren, Groenendael et Laekenois.
Ce sont des chiens en or sauf le Malinois moderne qui a trop été sélectionné "au mordant" et n'est pas toujours très fiable.

Écrit par : dobolino | 04 février 2007

Laya, j'ai lu le blog ce matin, et comme c'est un sujet qui touche d'assez près Dobolino, je me suis trompée, excusez-moi.

Mon pauvre Christophe, je crois que nous vous faisons perdre même le sens de l'humour.

Dobolino, Tchékhov a écrit plusieurs nouvelles sur son expérience de médecin, je ne les ai pas lues, mais j'en ai entendu parler par un ami lors d'une conférence sur les grands hommes médecins qui avaient peu ou pas exercé la médecine. (Il y en a une dans la Pléiade : "La chirurgie".

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 février 2007

Revenons au débat principal:
Alors que faire pour changer les choses ? Les scientifiques travaillent sur la question. Certains suggèrent de réduire le cheptel de bovins (mangeons du poulet, des fruits et légumes, c’est bon pour la santé), d’autres de modifier l’alimentation du bétail pour limiter la production de méthane (plus de granulés secs et moins de fourrage !), des idées ont également été avancées comme équiper les vaches d’un oesophage catalytique ou remplacer les chars à bœufs encore en service par des Prius 4x4x, …

Après, n'allez pas dire que je ne fais pas progresser le débat. En plus, sans blague, je me fais un sang d'encre pour le chien de Brighelli. Un peu, je le sais, comme vous vous sentez motivé et prêts à monter au créneau à n'importe quelle heure pour aider chaque enfant en échec scolaire dont on évoquerait ici les souffrances.

Écrit par : dobolino | 04 février 2007

Robin, je vois que vous citâtes Lofi, son blog est pourtant moult partisan...

MàC, le esszet c'est "alt" + "0223"

Helo Dobolino, c'est Bové qui vous piqua, ou l'envie de l'inverse vous prend-elle parfois ? :)

Écrit par : D'Enguell | 04 février 2007

Enfer ! Hello...

Écrit par : D'Enguell | 04 février 2007

Voici le poème Todtnauberg, dans la traduction de Bertrand Badiou et Jean-Claude Rambach:


Arnica, délice-des-yeux,

la gorgée à la fontaine

avec le

nom

dé en étoile dessus




dans la

Hutte




elle, dans le livre

- de qui a-t-il recueilli le

nom

avant le mien ? -

elle, écrite dans ce livre,

la ligne d´un

espoir, aujourd´hui,

en un mot

d´un pensant,

à venir

au coeur,




humus forestier, non aplani,

des orchis et des orchis, isolés,




des choses crues, plus tard, en route,

distinctement




celui qui nous conduit, l´homme

qui les entend aussi,




à moitié

parcourus, les sentiers

de gourdins dans la haute fagne,


des choses humides,

beaucoup.

Écrit par : Robin | 04 février 2007

Celan / Heidegger

La revue Spuren de la Deutsche Schillergesellschaft située à Marbach am Neckar vient de faire paraître un numéro consacré à la rencontre de Paul Celan et Martin Heidegger à Todtnauberg, avec quelques photographies du lieu et des deux hommes, et un texte d´Axel Gellhaus.

Plusieurs approches et interprétations ont été faites de cette rencontre, de Gadamer - selon lequel Celan avait simplement voulu faire un pélerinage auprès du plus grand penseur vivant - à Bollack - qui percevait dans l´acte du poète une volonté de voir Heidegger rendre des comptes. Dans La poésie comme expérience, Philippe Lacoue-Labarthe écrit:

C'est là qu'est la faute irréparable de Heidegger: non dans les proclamations de 1933-1934 (on peut tout à fait les comprendre, sans du reste les approuver), mais dans le silence sur l'extermination. Le premier, il aurait dû dire quelque chose. Et j'ai eu tort de penser un instant qu'il suffisait de demander pardon. Cela est strictement impardonnable. Tel est ce qu'il fallait dire. La pensée en tout cas est toujours en risque de ne pouvoir se remettre d'un tel silence.

Écrit par : Robin | 04 février 2007

Robin, il y a une chose qui m'ennuie. Quel différence faites-vous entre un berger belge et un Groenendael?
Le Groupe des chiens de Berger Belge se décline en quatre races: Malinois, Tervueren, Groenendael et Laekenois.
Ce sont des chiens en or sauf le Malinois moderne qui a trop été sélectionné "au mordant" et n'est pas toujours très fiable.

Ecrit par : dobolino | 04 février 2007

Le premier chien , Yanou ressemblait à un berger allemand, mais son dos n'étais pas noir, mais beige. Quant à ma chienne Rita, elle était noir à poils longs alors que Yanou avait le poil ras...Je crois que Yanou était un berger alsacien. Voilà ça me revient.

Écrit par : Robin | 04 février 2007

Helo Dobolino, c'est Bové qui vous piqua, ou l'envie de l'inverse vous prend-elle parfois ? :)

Ecrit par : D'Enguell | 04 février 2007

En réponse, je vous mettrai la note de mon professeur de latin de Terminale sur mon livret de bac, la seule que j'ai retenue: "Elève d'un intelligence vive et pénétrante (si si, c'est moi!) parfois trop assurée dans le critique et trop timorée dans l'affirmation d'une solution". A part l'intelligence qui a un peu baissé (le travail à la chaïne), c'est tout moi.
J'ai beau cherché des solutions, je n'en trouve pas. Alors, je butine à gauche et au centre, un peu à droite mais pas trop.

Écrit par : dobolino | 04 février 2007

Le premier chien , Yanou ressemblait à un berger allemand, mais son dos n'étais pas noir, mais beige. Quant à ma chienne Rita, elle était noir à poils longs alors que Yanou avait le poil ras...Je crois que Yanou était un berger alsacien. Voilà ça me revient.

Ecrit par : Robin | 04 février 2007

Des chouettes bâtards, mes préférés. Un bon regard franc, la queue joyeuse et une simplicité à vous faire fondre de bonheur. Y'en a plein les SPA qui vous attendent, Robin.

Écrit par : dobolino | 04 février 2007

"Mon pauvre Christophe, je crois que nous vous faisons perdre même le sens de l'humour."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 février 2007

Mais non, ma petite Anne-Marie, ne vous inquiétez pas! Votre sollicitude me touche, mais, même si je perds parfois mon sens de l'humour en ces lieux, il revient très vite!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 février 2007

Le curé de Camaret a les couilles qui pendent, et quand il s'asseoit dessus, elles lui rentrent dans le cul, et il bande.

Variante : les filles de Camaret. Voir Wikipedia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Camaret

Enseignants, vous serez bientôt largués. Les mômes accéderont à la culture grâce à Wikipedia, seuls, sans vous !!!

Écrit par : Le curé de Camaret | 04 février 2007

Des chouettes bâtards, mes préférés. Un bon regard franc, la queue joyeuse et une simplicité à vous faire fondre de bonheur. Y'en a plein les SPA qui vous attendent, Robin.

Ecrit par : dobolino | 04 février 2007

Malheureusement Dobolino, je vis actuellement en appartement. Les chiens en appartement, je suis contre. Je suis très faible en ce qui concerne les animaux et je me suis fait refiler un lapin nain angora qui me bouffe les boiseries et qui fait faire de la dépression à notre chatte qui est très exclusive. Que dois-je faire docteur ?

Écrit par : Robin | 04 février 2007

Bonjour,

Faisant appel à mes souvenirs de jeunesse, je voudrais faire quelques observations sur la déliquescence de la filière L.
Quand j'étais au collège et au lycée (j'ai 40 ans), on ne jurait déjà que par les maths et le bac C. Hors du bac C (ou E), point de salut (de débouchés plutôt). Il fallait être bon en maths ! Pourquoi cette dictature des maths ?
Dans le système français, les études techniques et scientifiques comportent une grosse dose de maths, bien plus que dans n'importe quel autre pays, à l'exception de la Russie, me semble-t'il. Si vous vouliez suivre la voie royale (par royale, j'entends la voie chaudement recommandée par le système, et les profs y prenaient leur part), il fallait bac C (ou E), classe prépa puis école d'ingénieurs. Effectivement, pour suivre en maths sup - maths spé, même un bac D (équivalent du S option SVT de nos jours) ne suffisait pas. Je ne parle pas des B (équivalant à ES) et A1. Pourtant, le contenu des programmes de maths de ces bacs était loin d'être faible. Le bac D vous permettait de faire médecine, véto, agro, exceptionnellement taupe.
Mais pourquoi les mathématiques ont-elles acquis un tel poids ? Ayant fait des études scientifiques (CPGE puis école d'ingénieurs), j'ai eu comme camarades après la prépa des gens passés par des IUT ou des BTS. Ceux-ci avaient fait beaucoup moins de maths que les gens passés par les prépas, ils sont devenus de tout aussi bons ingénieurs.
La dose de maths que l'on ingurgite en France pour devenir ingénieur est la même, au début du moins, que celle qu'ingurgitent les "purs matheux" (futurs profs de maths
ou futurs chercheurs). C'est complètement inutile et ça a puissamment contribué à créer un mythe : "hors des maths, point de salut". Cela a joué un grand rôle dans la déliquescence des bacs littéraires.
Les maths étaient également nécessaires pour faire prépa HEC, voire sciences éco à la fac (je me souviens que les bacs B galéraient bien plus que les C en sciences éco à cause du programme de maths de la filière). Dans ce domaine, cette dictature est encore plus illogique que pour les études d'ingénieurs. A-t'on besoin d'être matheux pour faire un bon gestionnaire ou un bon commercial ?
Quand j'étais au lycée ne partaient en A que les littéraires convaincus, décidés à faire des études de lettres, langues, histoire-géo. L'orientation par défaut allait déjà bon train.
Une véto fréquente ce blog, peut-être y a t'il des médecins. Les maths leur sont elles utiles dans leur pratique ?
Quelqu'un a-t'il des éléments pour expliquer cette invasion des maths dans l'Education Nantionale, invasion en partie responsable de l'abandon des lettres et par contrecoup désastreuse pour le système dans son entier ?
C'est un matheux, ayant profité du système et de la voie royale, qui pose la question. Matheux mais gros lecteur et qui peut témoigner qu'une bonne culture générale et une bonne maîtrise de la langue ne nuit pas dans une entreprise.

Japhet

Écrit par : Alain Picavet | 04 février 2007

je me suis fait refiler un lapin nain angora qui me bouffe les boiseries et qui fait faire de la dépression à notre chatte qui est très exclusive. Que dois-je faire docteur ?

Ecrit par : Robin | 04 février 2007

Feliway N.D. pour le chat et Felifriend N.D. pour le lapin! Et une cage pour le lapin. Le mien avait coupé les fils du téléphone. D'ici à ce qu'il vous bouffe votre connexion internet; il n'y a qu'un pas!

Écrit par : dobolino | 04 février 2007

"Le bac D vous permettait de faire médecine, véto, agro, exceptionnellement taupe"
N'importe quoi, ni Agro ni Véto n'étaient accessibles aux bacs D. Aucune chance d'être admis en prépa, le programme de physique-chimie était trop lourd pour les sections D. Quelques cas exceptionnels peut-être, des gros bûcheurs passés par les prépas privées (Sainte Barbe, Cours Pascal)
Les maths me sont utiles en ce sens qu'elles ont aiguisé au maximum mon esprit analytique et logique, toute une rigueur de raisonnement et de progression méthodique que je ne regrette vraiment pas. Ceci dit, la version latine est aussi très efficace. Et la culture littéraire et historique a aussi d'énormes avantages.

Écrit par : dobolino | 04 février 2007

Feliway N.D. pour le chat et Felifriend N.D. pour le lapin! Et une cage pour le lapin. Le mien avait coupé les fils du téléphone. D'ici à ce qu'il vous bouffe votre connexion internet; il n'y a qu'un pas!

Ecrit par : dobolino | 04 février 2007

Je pense le donner à un collègue qui a une maison avec un jardin et des clapiers. Le chat a tendance à perdre ses poils et ça lui fait de grandes plaques blanches ; c'est dommage car elle a un beau pelage noir.

La jeune fille qui remplace 2 jours sur 5 son vétérinaire habituel (un vieux de la vieille) a prescrit un "antidépresseur" (je ne savais pas que ça existait pour les chats !)...Otez-moi d'un doute, dobolino, vous n'avez pas l'équivalent des "pédagogistes" chez les vétos. ?

Elle attribue sa "pelade" à la présence du lapin (jalousie ?) Mais si c'était autre chose, par exemple des puces.

Mais non dobolino, je n'essaye pas de vous soutirer une consultation gratuite !

Mais j'ai confiance en votre jugement, vous donnez le sentiment de "tenir la route" .

"Apprenez que tout flatteur..." (encore une histoire de bêtes !)

Écrit par : Robin | 04 février 2007

Pardonnez mon ignorance. C'est quoi Feliway N.D. ( Notre-Dame ?) et Felifriend N.D. ?

Oui le lapin a une cage.

Écrit par : Robin | 04 février 2007

Ce blog est épatant, on y apprend beaucoup de choses, on y trouve de bonnes occasions de réfléchir, de rire.

Mais là, une question me taraude:

Comment a-t-on pu glisser de "Sauver les lettres" à
"sauvez mon chat" ???

Écrit par : Maminou | 04 février 2007

Bon, Dobo, faudrait un tout petit peu arrêter !
Un bac D de 80 vous permettait effectivement de faire à peu près tout, sauf sup et spé...
Nous savons tous que Ségo se prend les pieds dans la carpette, mais faut pas nous faire un pastis pour autant !
Je sais que vous êtes bonne joueuse...

Écrit par : D'Enguell | 05 février 2007

Pour comprendre quelle perversion a fusillé l’enseignement des lettres il faut remonter à la Nouvelle critique, (née dans les années 30) qui innova en la matière mais en continuant à prendre pour acquis un paradigme humaniste dont les quatre composantes étaient : l’auteur, le monde qui l’entoure, son lectorat, et les prérequis internes à l’oeuvre elle même. On avait renouvelé les méthodes de classement, d’analyse, et d’évaluation des œuvres littéraires dans une action qui se limitait surtout à la recherche universitaire. La littérature et son étude continuaient donc à se situer dans l’humain. L’oeuvre littéraire restait le produit d’un humain, qui poursuit des buts humains, s’adressant à des lecteurs tout aussi humains, dans un environnement façonné par l’homme.
Tout cela changea, vers la fin des années soixante, avec l’arrivée du « démon de la théorie » , connu dans le monde entier, sauf semble-t-il dans leur pays d’origine, sous le nom de postmodernisme, ou (post)- structuralisme, le suffixe spécifiant la dimension activ-iste,
Au départ il y eut le dé-constructionnisme de Jacques Derrida, la théorie qui lie pouvoir/connaissance de Michel Foucault, la théorie freudienne revisitée par Jacques-Marie Lacan, et un outsider, quatrième mousquetaire, la théorie idéologique néo-marxiste de Louis Althusser. Je simplifie ici à l’extrême mais l’essentiel est là et tous nos pédagogistes ont sucé de ces quatre mamelles un lait qui ne pouvait d’ailleurs manquer d’aigreur en raison des dissensions entre les diverses chapelles. Ces querelles de divas mises à part, et il faut le souligner pour les absoudre par avance, nos mousquetaires, aucun d’eux ne prétendait imposer une révolution copernicienne à la littérature, bien au contraire, et ils n’avaient formulé leurs théories respectives que dans le but d’ offrir chacun sa « grande idée » pour révolutionner notre compréhension des toutes les activités et productions humaines, dont la littérature ne représentait qu’une infime partie.
La substantifique moelle de leurs théories fut hélas mortifère pour cette dernière, qui s’est trouvée abstraite, et dans tous les sens du terme, du monde humain pour être relocalisée dans le monde sans humains, déshumanisé, celui des jeux de langages, des forces en action à l’intérieur d’un discours en devenir. Langage et discours, alpha et oméga de cette nouvelle approche allaient servir d’autres desseins bien moins innocents entre la mains d’une armée de spécialistes en sciences de l’éducation qui tombèrent sur les œuvres de nos mousquetaires comme la vérole sur le bas clergé breton, pour servir de noirs desseins, et vous connaissez la suite.

Écrit par : Cadichon | 05 février 2007

"les" mains... et des redites, il faut vraiment se relire....

Écrit par : Cadichon | 05 février 2007

Comment a-t-on pu glisser de "Sauver les lettres" à
"sauvez mon chat" ???

Ecrit par : Maminou | 04 février 2007

A cause du chien de JPB Maminou...

Il faut être plus attentive en classe !...Je sais que ce n'est pas évident : En fait de "progression didactique", c'est plutôt le "coq à l'âne".

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Moi, mon chat, je l'ai appellé Boufchidor. Ce qui évoque la Trinité ou le schéma trifonctionnel de la vie primitive. Il est vieux, con, mièvre, mais je comprends JPB? on s'attache à ces vieilles carnes.
Le prochain, je l'appellerai Meirieu. Quoique non, ce serait trop humiliant pour un mammifère. Si j'élève un jour un cafard, alors là je dis pas....

Écrit par : montaigneàcheval | 05 février 2007

En 1996, j'avais un chat ; il était gros, désagréable, méchant ; c'était le chat le plus stupide de l'ouest. Mon fils (15 ans à l'époque) l'avait baptisé Allègre, ce qui lui allait effectivement fort bien.

Écrit par : FGuichard | 05 février 2007

En 1996, j'avais un chat ; il était gros, désagréable, méchant ; c'était le chat le plus stupide de l'ouest. Mon fils (15 ans à l'époque) l'avait baptisé Allègre, ce qui lui allait effectivement fort bien.

Ecrit par : FGuichard | 05 février 2007

"Gros, désagréable et méchant"...C'est tout à fait ça. Dommage qu'il n'appartienne pas à une espèce disparue, comme les mammouths. Chat serait mieux pour tout le monde.

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Le Chat qui ne ressemblait à rien

Le chat qui ne ressemble à rien
Aujourd'hui ne va pas très bien.

Il va visiter le Docteur
Qui lui ausculte le coeur.

Votre coeur ne va pas bien
Il ne ressemble à rien,

Il n'a pas son pareil
De Paris à Créteil.

Il va visiter sa demoiselle
Qui lui regarde la cervelle.

Votre cervelle ne va pas bien
Elle ne ressemble à rien,

Elle n'a pas son contraire
A la surface de la terre.

Voilà pourquoi le chat qui ne ressemble à rien
Est triste aujourd'hui et ne va pas bien.

Robert DESNOS

Écrit par : Maminou | 05 février 2007

La nôtre sent quand on est triste et quand on a du chagrin...C'est-à-dire le plus souvent quand on rentre du collège.

on dirait qu'elle comprend et qu'elle cherche à nous consoler...

...de la "quotidienneté partagée".

Plus je connais les hommes et plus j'apprécie mon chat.

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Voilà pourquoi le chat qui ne ressemble à rien
Est triste aujourd'hui et ne va pas bien.

Robert DESNOS

Ecrit par : Maminou | 05 février 2007

Merci pour ce joli poème de Robert Desnos, Maminou.

Nous n'avons pas notre pareil dans notre beau pays pour accueillir les étrangers et pour faire en sorte "qu'ils se sentent bien".

Robert Desnos pourrait en témoigner, s'il était encore de ce monde. Ces lieux de vie de la "quotidienneté partagée" que sont les collèges aujourd'hui n'ont pas non plus leur pareil pour aider les adultes et les enfants qui ne ressemblent pas à tout le monde à "aller bien".

...Alors, il leur reste leur chat, à condition d'en avoir un qui ne ressemble pas à Claude Allègre, comme celui de FGuichard.

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Je ne fréquente le collège que par "gamins" interposés en tentant, avec plus ou moins de succès, de leur tenir la tête hors de l'eau grâce à du soutien scolaire.

J'en déduis que les professeurs sont admirables, et que l'ambition qu'ils ont de faire progresser leurs élèves transpire de partout:

je pense à un professeur d'allemand qui fait noter la correction d'un devoir et qui corrige la correction,

au prof d'histoire qui fait faire une correction après un contrôle et qui note (beaucoup plus sévèrement, il va sans dire) la correction pour permettre à l'enfant de parfaire ses connaissance sur le sujet.... et de gagner quelques points s'il s'en donne la peine...

et je plains les professeurs de français de devoir essayer de combler les lacunes en orthographe de gamins qui n'ont aucune base dans ce domaine.

Pour faire ce métier tant critiqué, il faut avoir la foi...
La foi "pédagogique"?
La foi érépublicaine"?
La foi en l'homme?

Pourquoi pas "la foi qui déplace les montagnes?

Ou un chat qui vous accueille...

Écrit par : Maminou | 05 février 2007

Autre animal à ajouter au bestiaire, le perroquet (psitaccus, en latin).
En 2000, les experts dirigés par Alain Viala, ayant décrété que les candidats au bac de français ne faisaient que répéter les explications de texte faites en classe et apprises par coeur (ce qu'ils dénonçaient comme du "psitaccisme"), les ont présumés capables de traiter de tous les problèmes littéraires que posent "le théâtre", "la poésie", "le roman", "le biographique" (sic!), "l'argumentation et l'apologue", autrement dit ils les ont pris pour des candidats au CAPES. On admirera leur réalisme et leur bon sens!
Résultat: les élèves ne répètent plus, certes, les "explications de texte faites en classe", mais carrément les "cours sur ces questions littéraires générales" que leur ont fait "magistralement ", à un rythme démentiel, les professeurs coincés par les "programmes", auxquels ils ne comprennent goutte et qui les barbent. Un renforcement exponentiel du "psittacisme" honni! Le plaisir des textes, dans tout ça, a disparu. Voilà ce qui s'appelle de la "pédagogie"!

Écrit par : Jean | 05 février 2007

que leur ont faits.

Écrit par : Jean | 05 février 2007

Mais non dobolino, je n'essaye pas de vous soutirer une consultation gratuite !

Mais j'ai confiance en votre jugement, vous donnez le sentiment de "tenir la route" .

"Apprenez que tout flatteur..." (encore une histoire de bêtes !)

Ecrit par : Robin | 04 février 2007

De toute façon, je n'ai pas l'autorisation ordinale de donner une consultation sans voir l'animal etc... Effectivement, néanmoins, le diagnostic de ma consœur est plausible.
D'Enguell je maintiens mes propos sur la section D. Les classes préparatoires Véto et Agro ne prenaient que très rarement des Terminales D et leur dossier devait être en béton.

Écrit par : dobolino | 05 février 2007

Résultat: les élèves ne répètent plus, certes, les "explications de texte faites en classe", mais carrément les "cours sur ces questions littéraires générales" que leur ont fait "magistralement ", à un rythme démentiel, les professeurs coincés par les "programmes", auxquels ils ne comprennent goutte et qui les barbent.

Il va visiter sa demoiselle
Qui lui regarde la cervelle.

Votre cervelle ne va pas bien
Elle ne ressemble à rien,

Voilà pourquoi le chat qui ne ressemble à rien
Est triste aujourd'hui et ne va pas bien.

Robert DESNOS

Les chats et les perroquets seraient moins malades s'il n'y avait plus le mammouth.

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Pour appuyer mes dires, je précise que la totalité de ma prépa avait un bac C de même que mes camarades de promo à l'école. Deux avaient en plus, l'un un bac A et l'autre un bac D'. Ils avaient refait une deuxième terminale en C.

Écrit par : dobolino | 05 février 2007

Damned !
Je quitte ce blog samedi en bavassant littérature, je profite de mon dimanche, je commence ma semaine pépère en écouillant 1 ou 2 chats, plus quelques autre bricoles ( à propos, il faudra que j’essaye avec des pleurotes, mais il va falloir que je groupe les rendez vous, sinon çà va faire un peu nouvelle cuisine ), je reviens, et voilà qu’on parle boutique !
Mon chat, mon chien, et flûte, moi qui pensais parler d’autre chose !
( Au fait, attention, Dobolino, aux consultations à distance sur internet, l’Ordre nous surveille !! )

Le bac D :
D’accord avec Dobolino (pur réflexe corporatiste, me direz-vous), je n’ai pas souvenir d’un condisciple de prépa qui soit passé par ce bac. Très intéressant, polyvalent , mais trop limité en sciences « dures ». Et très peu aussi plus tard à l’école. Ce bac ne permettait de faire véto qu’en théorie.

Je sais bien qu’on parle ici de sauver les lettres, et c’est effectivement essentiel, mais ne commençons pas à taper sur les maths (voir http://membres.lycos.fr/sauvezlesmaths/). Pourquoi les maths ? Pour sélectionner avec une matière toute en chiffres ? Pas seulement. Pour qui s’est donné la peine de faire des maths hors de toute obligation, pas pour passer un concours, et dans un esprit « humaniste », c’est à dire en s’intéressant à autre chose, littérature, biologie, macramé, que sais-je ( c’est en ce sens que je parlait d’autisme un peu plus haut au sujet des taupins ), les maths sont un art de vivre, un art tout court et un univers d’émotions et de plaisir. Ouaip !
J’en vois au fond qui rigolent. Le problème est dans la manière de transmettre cette conviction à des enfants à qui on a répété « regarde ton père ( ta mère, ton cousin, ton chien ), il était nul en maths, et pourtant il a réussi ». Je ne sais pas comment faire, peut-être faut-il quelques années de maturation pour y arriver, alors il faudrait passer le bac à 30 ans ( ne riez pas, je rêve parfois que je retourne en terminale, et j’aime çà !!!).
C’est peut-être l’intérêt principal des études véto, celui de nous ouvrir l’esprit vers des tas de choses pas forcément utiles immédiatement (ah , le discours bateau des ingénieurs qui rabâchent eux aussi « les maths, çà ne me sert plus à rien ». Mais si, çà sert à faire fonctionner ton cerveau, ingénieux ingénieur ). Et je vous prie de m’excuser, en mon nom et celui de ma consoeur, si le corollaire des dites études est un humour pas toujours très délicat !

Écrit par : yann | 05 février 2007

Bon, Dobolino a déjà rerépondu plus vite que moi sur le bac D.
Plus rien à dire.
Doit avoir une formation complémentaire (pourquoi complémentaire ? tout sert dans la vie) de dactylo.
Ou un lundi particulièrement calme !

Tiens , un chien qui vient avaler une balle de tennis. Cà peut parfois être très con ces animaux :o))

Écrit par : yann | 05 février 2007

qui vient D'avaler

pan sur la truffe

Écrit par : yann | 05 février 2007

Effectivement, néanmoins, le diagnostic de ma consœur est plausible.

Oui dobolino, je le crois aussi. Je confie le lapin cet après-midi à mon collègue ; il a un petit-fils qui sera ravi. Le lapin sera beaucoup plus heureux à la campagne et notre chat aussi.

Je ne sais pas pourquoi, mais je ne peux pas m'empêcher de faire le rapprochement entre mes petits ennuis domestiques et le collège unique.

Je préfère garder mon chat en vie et en bonne santé plutôt que chercher à le "socialiser" en le faisant accéder à une "quotidienneté partagée". Il faut savoir mettre en fin aux expériences douteuses.

Quel affreux réactionnaire je fais !

Écrit par : Robin | 05 février 2007

J'en profite pour conseiller à Yann, qui aime la littérature étrangère, Récits d'un jeune médecin de Mikhaïl Boulgakov, lecture très jouissive pour un véto de base qui a un faible pour la thérapeutique de la ficelle de lieuse (user des moyens du bord). Les autres, vous pouvez lire aussi mais ça éveillera en vous moins d'échos.

Ecrit par : dobolino | 03 février 2007

Eh oui, Boulgakov ! Il fait partie de mon panthéon personnel, avec quelques autres noms en -ov, -ine et -ski. "Le maître et Marguerite" est un chef d'oeuvre indépassable, je le met dans la caisse de livres pour l'île déserte.

A propos d'-ine, profitez-en pour (re)lire Zamiatine, "Nous autres", et voir ce qui nous attend ( et constater qu'en matière d' "influence littéraire", Orwell a su aller au fond des choses !).
A noter que ce livre fit il n'y a guère partie de la liste de livres préconisés à mes filles par le prof de français, hors programme, si j'ai bien compris.
Mais, mea culpa, mea maxima culpa, il faut dire à leur charge qu'elle fréquentent, j'ose à peine le dire ici, le privé (2 minutes à pied, contre une demi heure en bagnole pour le seul lycée de la ville, et encore une castagne en réunion la semaine dernière dans le collège qu'elles auraient dû fréquenter).

Écrit par : yann | 05 février 2007

JPB sur RMC dans quelques instants. 13h45.

Écrit par : Pat | 05 février 2007

Doit avoir une formation complémentaire (pourquoi complémentaire ? tout sert dans la vie) de dactylo.
Ou un lundi particulièrement calme !

Tiens , un chien qui vient avaler une balle de tennis. Cà peut parfois être très con ces animaux :o))

Ecrit par : yann | 05 février 2007

J'aime bien écrire et c'était dimanche, donc j'ai eu un dimanche extrêmement calme. Le lundi après-midi s'annonce mortellement ennuyeux mais la matinée fut kilométrique.
C'est vrai que nous avons parfois un humour gras(ou grave?)

Écrit par : dobolino | 05 février 2007

Résultat: les élèves ne répètent plus, certes, les "explications de texte faites en classe", mais carrément les "cours sur ces questions littéraires générales" que leur ont fait "magistralement ", à un rythme démentiel, les professeurs coincés par les "programmes", auxquels ils ne comprennent goutte et qui les barbent.

témoigne Jean...

Conversation (imaginaire) mais vraisemblable :

" - On a "vu" Madame Bovary...On a "fait" les champs sémantiques et lexicaux, le point de vue narratif, le schéma narratif et actanciel, la focalisation, l'onomastique, les implicites, les effets de réel, l'approche socio-culturelle et psychanalytique, les figures, les types de discours, la fonction de régie, les stratégies narratives et on va aborder la polyphonie dialogique et l'intertextualité.

- Ah ouais ? C'est quoi la "polyphonie dialogique" ?

- Je m'en souviens plus !

- Et Madame Bovary, de quoi ça parle ?

- J'sais pas !"

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Merci pour l'illustration, Robin, c'est exactement ça. A l'oral, les élèves sont la plupart du temps incapables de répondre à une question simple de l'exanimateur sur le sens du texte! Et comme ils n'ont rien compris non plus aux acrobaties intellectuelles auxquelles leur professeur se livre devant eux, qui les dépassent largement et les font même sincèrement gerber - et à leur âge ils ont bien raison! - comme le schéma actantiel, la focalisation ou la popyphonie dialogique, on voit quel peut être l'acquis d'une semblable année de première! Proche de zéro!

Écrit par : Jean | 05 février 2007

de l'exanimateur...
Involontaire!
Ce soir, Nicolas Sarkozy sur TF1.
Il veut restaurer "l'école de la transmission du savoir", a-t-il dit à Maisons-Alfort? Louable projet, qui vaut toujours mieux que les solutions vaseuses des socialos ( "augmenter la mixité sociale pour résoudre le problème du collège", disent ces doux rêveurs, alors que le bon sens commande tout simplement de recommencer à transmettre des connaissances et de rétablir la discipline dans ces collèges comme dans tous les autres)!
Mais comme la restauration de l'école sera rigoureusement impossible tant que les "pédagogistes" n'auront pas été virés des instances de décision et d'encadrement de l'Education nationale et donc que les IUFM n'auront pas été fermés, c'est son engagement à fermer les IUFM qui sera le seul gage crédible de la sincérité de Nicolas Sarkozy! Ce qu'il va dire sur ce sujet est donc, d'avance, extrêmement intéressant. S'il ne prend pas l'engagement de fermer ces officines et de virer du système ces gens-là, toutes les admirables considérations qu'il a développées à Maisons-Alfort ne seront que du vent et de l'opportunisme. Encore quelques heures et nous seront fixés!

Écrit par : Jean | 05 février 2007

exanimateur !

Génial , le lapsus. Ou bien est-ce la nouvelle dénomination officielle ?

Écrit par : yann | 05 février 2007

La popyphonie dialogique existe vraiment, Jean, ou c'est une faute de frappe?

Écrit par : dobolino | 05 février 2007

Ne serait-ce pas plutôt "pipophonie" ?

Écrit par : yann | 05 février 2007

Il faut fermer les IUFM et rétablir en l'étoffant et en l'améliorant, mais sans Méirieu et ses émules, sous un nom ou sous un autre, le système de formation qui existait avant (les CPR) qui mettait les futurs enseignants en contact direct avec le terrain sans chercher à les infantiliser et à les "formater".

Écrit par : Robin | 05 février 2007

" - On a "vu" Madame Bovary...On a "fait" les champs sémantiques et lexicaux, le point de vue narratif, le schéma narratif et actanciel, la focalisation, l'onomastique, les implicites, les effets de réel, l'approche socio-culturelle et psychanalytique, les figures, les types de discours, la fonction de régie, les stratégies narratives et on va aborder la polyphonie dialogique et l'intertextualité"
Mais si seulement c'était ça, mes pauvres amis, on arriverait peut-être à quelque chose !! Je persiste à penser que ces outils de la "nouvelle critique" (schématisons) sont efficaces si on sait les utiliser, et je me prononce avec le maximum de fermeté contre la réhabilitation du Lag- Mich, complètement neuneugnangnan -- et je suis polie. Ce qu'on leur fait faire, à ces pauvres lycéens, c'est de l'idéologie citoyennisante, genre "l'auteur nous fait passer un message", et "l'auteur dit que", càd de la paraphrase même pas élégante. Et rassurez-vous, si j'ose dire, ce n'est pas pour autant qu'ils savent ce que le roman raconte, puisque la plupart du temps ils ne l'ont pas lu, se contentant du résumé du" Profil". Il ne s'agit plus de dérives technicistes ni d'éléments d'analyse trop compliqués, mais de verbiage creux autour du texte, dans lequel on n'entre jamais. Je préférerais qu'on leur donne de vraies notions de narratologie et de stylistique, qu'ils soient capables d'utiliser efficacement. Mais nous sommes très loin du compte ! L'objectif, c'est de réduire tout texte à de la "com", ce qui, ipso facto, tue la littérature : quod erat demonstrandum.

Écrit par : FGuichard | 05 février 2007

bonjour,
Il est difficile d'appliquer les techniques Freinet à la lettre mais on peut en avoir compris l'esprit et c'est l'essentiel. Freinet voulait aider les enfants défavorisés de la France rurale de son époque. J'ai eu la chance de fréquenter une école primaire très modeste où les deux instituteurs qui se sont succédés organisaient des spectacles pour avoir un peu d'argent destiné à l'achat de livres, d'une imprimerie et bricoles diverses. La majorité élue au conseil employait les crédits destinés à l'école à réparer le toit du lavoir municipal par exemple. Les esprits forts et contestataires (dont mon père ) étaient considérés comme des originaux remettant en cause un ordre établi où chacun devait rester à sa place. Un pauvre instruit, capable de s'exprimer et de comprendre, et puis quoi encore !
le film "l'Ecole buissonnière" de Jean-Paul Le Chanois (DVD chez Doriane Films) retrace de façon romancée l'itinéraire de Célestin Freinet et souligne cet aspect du combat de celui que l'on a récupéré et trahi.
Mes deux instituteurs s'inspiraient, je dis bien s'inspiraient, de Freinet dans la mesure où nous étions heureux et fiers d'apprendre, d'être nous-mêmes, curieux , motivés...A partir de là l'effort venait tout seul.
Aujourd'hui les gamins défavorisés ne sont plus les petits paysans pauvres d'autrefois et la société de consommation a compliqué les choses sans compter le harcèlement de la hiérarchie ou des parents. Et pourtant je crois savoir qu'il existe encore des gens passionnés, de la maternelle au lycée, qui résistent et se donnent sans compter pour faire comprendre à leurs élèves que l'effort est nécessaire et apporte une satisfaction qui n' a pas de prix. L'une de mes collègues retraitée et représentant une respectable association, a été chargée en décembre dernier de remettre des livres de prix , en fait de modestes brochures, à une classe ayant gagné à un concours sur l'Europe. A l'heure d'internet et des portables elle se sentait ridicule d'avoir à formuler un discours d'usage destiné à féliciter les élèves et leur professeur et à distribuer ensuite les dites brochures. A sa grande surprise, au cours du vin d'honneur les collégiens sont allés la voir et lui ont demandé une dédicace.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 05 février 2007

J'ai aussi une lapine angora qui me ronge les fils. Pour éviter cele, je les ai tous mis en hauteur (internet, audio, vidéo, edf, etc...) cloués au mur ou sur un meuble.

Par contre, pour elle les lettres sont sauvées, car elle ne lit pas, elle dévore les bouquins, et même la nuit.
Cultivée ma lapine !!

Ecrit par : dobolino | 04 février 2007

Malheureusement Dobolino, je vis actuellement en appartement. Les chiens en appartement, je suis contre. Je suis très faible en ce qui concerne les animaux et je me suis fait refiler un lapin nain angora qui me bouffe les boiseries et qui fait faire de la dépression à notre chatte qui est très exclusive. Que dois-je faire docteur ?

Ecrit par : Robin | 04 février 2007

Écrit par : Fred et sa lapine Zoé | 05 février 2007

Il ne s'agit plus de dérives technicistes ni d'éléments d'analyse trop compliqués, mais de verbiage creux autour du texte, dans lequel on n'entre jamais...

FGuichard, Cadichon (tati-danièle) va vous tomber dessus à son réveil!
Qui a dit: "La mort du Père enlèvera à la littérature beaucoup de ses plaisirs. S'il n'y a plus de Père, à quoi bon raconter des histoires? Tout récit ne se ramène-t-il pas à l'Oedipe? Raconter, n'est ce pas toujours chercher son origine, dire ses démêlés avec la Loi, entrer dans la dialectique de l'attendrissement et de la haine? Aujourd'hui on balance d'un même coup l'Oedipe et le récit: on n'aime plus, on ne craint plus, on ne raconte plus".
Un indice: écrit vers 1973.
Un seul commentaire: la mort du Père a ouvert la voie aux ex-perts de la communication ou de la transmission du savoir "objectif" jetable, renouvelable et interchangeable!

Écrit par : buntovchik | 05 février 2007

Boufchidor, il me semble que c'est un chat qui apparaît dans la BD dont le personnage est un certain Lulu.
Quand je pense qu'il faut sauver les lettres,que faisons-nous ? Bah, nous sauvons l'humour et ce n'est pas si mal.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 05 février 2007

Le Lagarde et Michard avait au moins l'avantage, FGuichard, de mettre à la disposition des lycéens, en quelques volumes assez bien faits, les textes majeurs de notre patrimoine littéraire assortis des repères chronologiques nécessaires. C'était une anthologie qui pouvait donner une culture littéraire de base. Je préfère mille fois les Lagarde et Michard aux manuels actuels de première (800 pages de bavardage souvent indigeste autour de textes souvent de second intérêt retenus uniquement pour remplir les cases des objets d'étude, des genres, des registres, etc.). Ils étaient tout de même plus à la portée des élèves, moins confus, moins touffus, moins décourageants, moins abstracteurs de quintessence, en un mot, plus "pédagogiques".

Écrit par : Jean | 05 février 2007

Narratologie et stylistique...contre Lagarde et Michard nianniant, Peste ou choléra? Mais qui donc a réduit la littérature à de la com, en se gargarisant de textualité parce que ça fait savant, et que ca transforme les élèves en robots lobotomisés? Ce ne sont pas les seconds, que je sache...

Jean me semble le seul à mettre le doigt où ça fait mal.
Alors Yaka, faukon et quoi d'autre? Qu'attendre de sauver les lettres puisque madame Guichard vole encore au secours de ceux qui ont détruit l'école en confondant savoir et information, culture et communication, l'art d'enseigner et le pédagogisme et quoi d'autre encore?


Une charte de l'éducation à signer par les principaux candidats serait un excellent début, mais que font les Le Bris, Lafforgue et notre Brighelli national de leur aura médiatique? Quand j'ai su que celui-ci planchait sur une note j'ai espéré qu'il allait nous annoncer la mise en opération de son excellente idée.

L' appel à sauver les lettres, ô combien motivé, nécessaire et cent fois justifié, met tout le monde d'accord, et manifeste une belle indignation, mais sans actions ni propositions concrètes, elle reste incantatoire. La suppression des IUFM est une nécessité parmi tant d’autres, mais la question qui fâche c'est qui aura le courage politique d'accompagner cette suppression d'une mise à la retraite immédiate de la tête d'épingle néanmoins appelée Mammouth, (dans le sens que lui donne Allègre = Nomenklatura des Khmers Rouges grenellois) en raison de sa capacité de nuisance et de résistance?
Ségoviak et Frakolène?
Qui osera se mettre les syndicats à dos en sachant qu'ils lanceront courageusement comme d'habitude leurs boucliers humains, le bon peuple, dans la rue?
Bayrou?

Si s'arc-bouter sur ses positions ce n'est pas du conservatisme, c'est quoi?
Il y de la démence chez ces gens-là et nous en sommes à la seconde génération de fadas. Je ne dis pas la deuxième car je suis incorrigiblement optimiste et espère encore qu'il n'y en aura pas de troisème. Ils entubent depuis la Libération tous les gouvernements, enseignants et parents, et les syndicats tiennent l'entonnoir, car la chienlit, ou la simple menace d’icelle, est leur fonds de commerce à tous.

Ces cornacs de l'Éducation nationale sont bien plus dangereux que le mien, ma gringalette Tati ( sic) Danielle (re-sic) que d’aucuns poursuivent (et puisqu’il est question plus haut de chiens et de chevaux, je reste dans le ton) de leur vindicte pavlovienne et de leurs cris d’orfraie. Nous les ânes, avons nul besoin de ces œillères qui équipent les chevaux de retour du conservatisme le plus convenu. Elles leur gardent le regard figé dans une seule direction, celle d'un anti-libéralisme aussi viscéral qu'atavique, qui leur obstrue la vue mais humecte leurs babines, dès que retentit la clochette « libérale... » : Elle annonce la curée.

Pathétique pathologie, unique au monde par sa persistance, mais résultante d'un endoctrinement bien orchestré.


Pourtant, devant l’ampleur de la catastrophe, quel danger à changer de cheval ? Qui pourrait faire pire ? S'ils n'étaient pas en majorité écrasante de gauche, tous ces courageux résistants (que j’appelais «l’ armée des ombres » dans un de mes tout premiers commentaires) il y a longtemps qu'ils auraient quitté le relatif (in-)confort d’une clandestinité tout aussi relative, avec les brimades et tracasseries administratives qui sont semble-t-il déjà leur lot, pour aller vaillament regarder si l’herbe ne serait pas plus verte ailleurs que sur cette route qui poudroie à force d’être désertifiée.

Et par qui le fut elle ? Retour à la case départ. Par les tenants de la doxa qui a si bien conditionné le monde enseignant, électorat captif de la gauche, qu'il a longtemps gobé sans rechigner les grosses ficelles qu’on lui versait dans la mangeoire, à savoir que la grande coupable de tous les maux de la France, du chômage à l'insécurité, c'était l’infâme, la bourgeoise, la sectaire, l’oppressive, la sélectionneuse, l’élitiste, la méritocrate, l'inégalitaire école de Jules Ferry, inféodée au capitalisme, dont Bourdieu et Meirieu ont scientifiquement prouvé qu’elle ne fut jamais un ascenseur social que pour les ….déjà nantis.

Et dans la liste n'oublions pas Lagarde et Michard...

« La fabrique » faisait fausse route en dénonçant un complot libéral/libertaire contre l’école, mais donnait la mesure du succès de cet endoctrinement. JPB en est progressivement revenu, un cheminement normal pour quiconque étudie à fond la question et cherche en toute honnêteté comment on a pu en arriver là. C'est ce que montrent ses deux livres suivants. La réalité est lourde à assumer quand elle remet en cause tant de certitudes et un beau rêve.

Pour sauver les lettres (mais aussi les maths, l’histoire, et avant cela tous les apprentissages fondamentaux), il faut mettre ses illusions au temps passé, comme Furet, sinon impossible de s'en donner les moyens. On ne peut qu'applaudir la vertueuse indignation des profs de gauche, même s'ils ne disent rien d'autre aujourd'hui que ce que disent depuis si longtemps les profs de droite, et tous ceux qui sont de nulle part, car la question transcende les clivages politiques. Tous fachos! leur disait-on, dès qu’ils osaient la moindre critique sur cette secte qui avait emberlificoté tout le monde et n'a pu perdurer qu'avec la passive complicité de l'ensemble du monde scolaire et politique.

Si les écoles privées craquent aux coutures ce n'est quand même pas la faute de Lagarde et Michard...

Cela ne suffit pas d’avoir fait une partie du chemin en se résignant enfin à un constat devenu trop criant, et il aura fallu vingt-cinq ans pour ce début, puisqu'à partir de 81 c'était silence radio assuré, les équipes de démolition tenaient toutes les rênes.

Au moins, on ne se voile plus la face, mais on continue à se tordre les mains de désespoir quand le plus dur reste à faire: un aggiornamento, seul moyen d'aller de l'avant. Sinon , on reste debout devant le mur des lamentations avec cette incapacité à reconnaître ses erreurs, une attitude qui n'est pourtant pas socialiste pour deux sous, puisque Jack Lang est allé hier faire de la frappitude de poitrine en prêchant la victimitude en Algérie. Il a vraiment l'ingratitude chevillée au corps. Cracher ainsi sur cette France qui le nourrit au caviar depuis quarante ans! Comme il avait grandi dans un hotel particulier XVIIIème s. à Nancy, sa généreuse patrie lui a même offert une belle adresse place des Vosges, construite au XVIIème, ...seulement....aurait ajouté le regretté Jacques Baudoin. Jack fut alors il est vrai brimé par son ami François qui lui interdit d'acher tout l'immeuble avec les fonds spéciaux.

Sortir de ce chaos, par le haut et non par le bas dans 5, 10 ou 15 ans , quand la France sera vraiment à terre, c'est le legs le plus substantiel que nous pouvons encore laisser à nos enfants. Sinon, on finira par regretter ...Le Pen!

Il y a vraiment de quoi braire d'effroi et hennir d'horreur.

Écrit par : Cadichon | 05 février 2007

"...sa généreuse patrie lui a même offert une belle adresse place des Vosges, construite au XVIIème,..."

Une belle adresse et surtout une belle surface, mais plafonds bas, malheureusement.

Écrit par : D'Enguell | 05 février 2007

Non d'un petit bonhomme, Cadichon, même sans fers sous vos sabots, vous étincelez. C'est Bonaparte au Pont d'Arcole, la liberté en plus ! ça démange de vous suivre, quitte à périr sous les balles.

Écrit par : Robin | 05 février 2007

"...sa généreuse patrie lui a même offert une belle adresse place des Vosges, construite au XVIIème,..."

Une belle adresse et surtout une belle surface, mais plafonds bas, malheureusement.

Ecrit par : D'Enguell | 05 février 2007

"Le pauvre homme."

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Cadichon, je ne suis pas le héraut indispensable. Vous pouvez, les uns et les autres, exister sans moi. Faites des propositions de charte, nous les finaliserons dans le mois à venir. Je m'en vais vous ouvrir une note vide, que nous remplirons au fur et à mesure des suggestions rédigées. Mais SVP, consacrons la note et ce qui suit uniquement à l'élaboration de la charte — et laissons nos petites histoires sur d'autres espaces du blog…
JPB

Écrit par : brighelli | 05 février 2007

"Une belle indignation, mais sans action ni propositions concrètes".
C'est exactement, Cadichon, l'impression, du reste assez désagréable, que m'avait faite le texte qui ouvre ce blog, "Sauver les Lettres".
D'ailleurs, est-il vraiment nécessaire de "sauver les lettres"? Quand on voit ce qui est étalé dans les rayons de librairie des hypermarchés, où l'on trouve sans difficulté La Fontaine et Rousseau, Voltaire et La Rochefoucauld, on peut se poser la question. Car ça se vend, c'est que ça s'achète...
Le problème n'est-il pas plutôt de recommencer à expliquer ces grandes oeuvres en classe et, pour cela, de refondre les programmes? Par quoi allons-nous remplacer les programmes Viala de 2000?

Écrit par : Jean | 05 février 2007

"...sa généreuse patrie lui a même offert une belle adresse place des Vosges, construite au XVIIème,..."

Une belle adresse et surtout une belle surface, mais plafonds bas, malheureusement.

Ecrit par : D'Enguell | 05 février 2007

Jack Lang voulait proscrire l'usage du passé simple et du futur " parce qu'on ne les emploie plus à l'oral "

S'il n'aime pas le passé simple, c'est parce qu'il a un passé compliqué...Mais son futur n'en est pas moins incertain.

Écrit par : Robin | 05 février 2007

C’est peut-être l’intérêt principal des études véto, celui de nous ouvrir l’esprit vers des tas de choses pas forcément utiles immédiatement (ah , le discours bateau des ingénieurs qui rabâchent eux aussi « les maths, çà ne me sert plus à rien ». Mais si, çà sert à faire fonctionner ton cerveau, ingénieux ingénieur ). Et je vous prie de m’excuser, en mon nom et celui de ma consoeur, si le corollaire des dites études est un humour pas toujours très délicat !

Ecrit par : yann | 05 février 2007


Docteur Yann, vous êtes hors-sujet. Je laisse les professeurs de lettres vous mettre votre note.
Il ne s'agit pas de nier ce que peuvent apporter les maths, directement (au poste où je suis, elles me servent encore) ou indirectement pour former les esprits. Il s'agit de dénoncer le fait de s'en servir comme outil de sélection hors de toute mesure, poussant tous les élèves vers les bacs scientifiques et les conduisant à négliger le français (il a été dit et redit sur ce blog ce que la littérature peut apporter...). Je maintiens qu'il y a trop de maths dans les cursus menant aux écoles d'ingénieurs en France. La preuve en est que des gens y réussissent fort bien en suivant un autre chemin pour y rentrer (DUT pour entrer en 1ère année, maîtrise pour entrer an 2e année) tout en ayant un niveau en maths inférieur à ceux passés par les prépas.
Je suis d'accord sur le fait qu'il fallait un dossier en béton pour être admis en prépa véto ou agro avec un bac D (j'en ai cotoyé 3 ou 4, j'ignore s'ils ont réussi). J'ai cotoyé un taupin qui avait un bac D et qui s'est fort bien débrouillé, malgré un fort désavantage initial en algèbre linéaire.
Même si les bacheliers C réussissaient bien mieux, je connais nombre de personnes ayant réussi en médecine avec un bac D. Est-ce le fait de passer des humains aux animaux qui nécessitait d'introduire une bonne dose de maths dans la méthode de sélection pour les écoles vétérinaires ?
Enfin, concernant les maths en prépa, il serait judicieux (peut-être cela a-t'il été fait ces dernières années) d'introduire de l'algèbre tensorielle dans les cursus car les applications sont légion par la suite (mécanique des milieux continus, des fluides, physique quantique).

Japhet

Écrit par : Japhet | 05 février 2007

A ma connaissance, point d'algèbre tensorielle en prépa. Mais là, nous sommes encore plus hors-sujet.
A moins que vous ne fîtes de l'humour ...

Il fut un temps (lointain) où la sélection se faisait sur le latin et le grec. Est-ce plus malin que les maths ? Plus "égalitaire" ?
Là où il y a sélection aujourd'hui (prépas, mais aussi BTS, IUT, pas la fac ), la sélection se fait sur dossier scolaire, et sur l'ensemble du dossier.
Je connais une jeune fille qui est en sup dans une des meilleures prépas de France, avec un dossier en béton... sauf en maths, où elle est juste correcte. D'accord, elle rame encore, mais pas dans toutes les matières, et elle a de bonnes chances devant elle.
L'attrait de la filière S vient peut-être du fait que la "méthode scientifique" est plus apte à permettre l'adaptation aux étudiants que la "méthode littéraire". Ils s'adaptent partout, même là où il n'y a pas de maths.
Pourquoi ? je n'ai pas la réponse, mais peut-être que la prétention des "sciences humaines" (molles) à adopter les méthodes des "sciences dures" (voir les "sciences de léducation", honnies, trois fois honnies ) permet aux S de se couler plus facilement dans le moule.

Écrit par : yann | 05 février 2007

Deux choses, Cadichon, à la suite de ce que vous venez de dire:
1) Bien sûr que le " moins pire" serait la droite, pour les élèves, pour les professeurs aussi. Pour les élèves, le retour à un minimum de bon sens: lecture, grammaire, calcul. Même si en termes d'horaires de cours /élèves, la droite perpétue l'horreur jospinienne. Pour les professeurs, j'aime mieux voir les collègues qui souhaitent gagner plus, le faire en faisant des heures sup. que de voir cela imposé à tous les professeurs au nom d'une idéologie dégoulinante de faux bons sentiments. Et qui nous condamne aux travaux forcés.
2) Comme vous, j'ai appelé de mes voeux et très directement JPB à user de son aura médiatique en proposant "une plate-forme" qui aurait pu être soumise très officiellement aux candidats. Mais je n'ai même pas eu l'once d'une réponse.
La responsabilité de personnes comme Le Bris, JPB, et tous les défenseurs médiatiques de notre cause est grande. Je regrette qu'ils n'aient pas mené le combat jusqu'au bout. Ils eussent été suivis. D'autres que vous et moi leur ont demandé de le faire. Beaucoup comptaient sur eux comme porte-parole officiel pour cette élection présidentielle .
Dans cette société sur-médiatisée, seules les voix déjà médiatisées avaient une chance de nous représenter. Leur absence de propositions officielles pour le primaire et le secondaire, présentées aux candidats comme "une plate-forme "qui aurait pu être signée par le grand public et les candidats, est, à mon humble avis, grave. Mais nul n'est tenu d'aller jusqu'au bout de ses combats...

Écrit par : Thalie | 05 février 2007

"Je connais nombre de personnes ayant réussi en médecine avec un bac D", écrit Japhet.
Eh bien moi qui ai passé le Bac A en 1970, j'ai hésité quelques jours entre médecine et Lettres — et j'ai un sacré paquet de copains issus du même Bac qui ont réussi médecine, et sont aujourd'hui des toubibs cinquantenaires de valeur. Alors, qu'est-ce qui s'est passé ? La science médicale a-t-elle tant évolué qu'il faille aujourd'hui un Bac S pour être généraliste ?
Simpolement on a inventé cet animal mythique, le "numerus clausus". Et pour le justifier, on a fait des maths et des sciences exactes le couperet des études de médecine — avec le succès que l'on sait au niveau de la communication… Est-ce que Jacques Chauviré (médecin et écrivain, et, croyez-moi, un très grand écrivain) avait fait des études scientifiques ? Est-ce que Starobinski, initialement médecin, n'avait pas entretenu ses capacités littéraires — et il a drôlement bien fait ?
Toute la question n'est pas de savoir s'il est ou non utile de faire des maths — bien sûr que oui ! —, mais s'il était intelligent d'en faire le sine qua non des études — bien sûr que non ! Et je connais nombre de profs de maths qui aiment leur matière, et ne sont pas plus fiers d'être devenus les juges ultimes des aptitudes — y compris celles qui ne sont pas de leur ressort.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 février 2007

"Mais nul n'est tenu d'aller jusqu'au bout de ses combats...", écrit Thalie.

Serait-ce un reproche ?
vez-vous la moindre idée de ce que cela représente, de se taper trois ou quatre mille kilomètres par semaine pour aller s'exprimer sur les plateaux de télé, rradio, journaux, etc. ? Croyez-vous que je tienne tant que ça à mon "aura" médiatique ? J'adore faire cours, et je suis épuisé. J'adore lire, et je n'ai plus le temps. J'adore écrire, et voilà deux ans que je n'écris qu'autour de l'enseignement. J'ai bousillé ma vie de famille — et avec deux enfants petits, ça me coûte — et ma vie affective — simplement parce que je ne suis plus là…
Broutilles !

Allez, je repartirai peut-être en croisade bientôt… Mais s'il vous plaît, pas de reproches. Personne, sur ce blog, ne connaît vraiment la charge invraisemblable de fatigue que représente une interview — alors, trois ou quatre par semaines pendant des mois…
JPB

Écrit par : brighelli | 05 février 2007

Une dernière réflexion avant de plier la boutique : le problème de la filière L, c'est bien la filière S, n'est-il pas ?

Je ne pense pas que parler des maths soit vraiment hors sujet. Bien au contraire. Les lettres n'ont pas besoin d'être sauvées, la Poste fonctionne à peu près (ouais, bon je sais ...), Jean a raison, les classiques se vendent puisqu'on les trouvent dans les hypermarchés, il sort un nombre hallucinant de livres tous les jours (je n'ai pas parlé de qualité), ce sont les programmes qu'ils faut sauver, mais pas égoïstement, entre littérateurs, mais dans une réflexion globale, science et littérature (et histoire, et géo, et arts, et coetara ) main dans la main, pas l'une contre l'autre.

"science sans conscience, etc.".

Il faut que les L arrêtent d'y aller parce qu'ils sont définitivement perdus pour les maths, par défaut.
Repenser l'enseignement des sciences fait partie du problème. Et de la solution.
(voir mon opinion plus haut sur l'intêret "artistique" des maths)

Écrit par : yann | 05 février 2007

Désolée, au moment où je poste, je vois que quelque chose s'amorce! Encore faut-il que ce soit autre chose qu'un ramassis de "désirs" incontrôlés mis bout à bout et non structurés. Cela ne ferait que desservir notre cause et ne pourrait en aucun cas être signé et soutenu par le grand public. Ce serait un "coup de blog" démagogique et inefficace.
Une dernière chose, quand même, nous n'avons pas tous les "entrées" médiatiques des Brighelli et consorts et actuellement, il n'y a que comme cela que cela marche.

Écrit par : Thalie | 05 février 2007

Bon,essayons d'être positifs...

Je vais me lancer à l'eau, comme JPB nous y invite et écrire mes propositions, au fur et à mesure qu'elles me viennent.Je ne parlerai que de ce que je connais.

1°) La formation des enseignants du second degré :

Suppression des IUFM - Formation en une seule année en alternance avec un tuteur en collège et en lycée en situation a) d'observation du tuteur b) de responsabilité "encadrée" c) de responsabilité totale - formation essentiellement axée sur la didactique de la discipline - compléments : psychologie de l'enfant et de l'adolescent, notions de psychanalyse - histoire de l'éducation.

Validation de compétence à exclusivement par le corps des inspecteurs généraux de la discipline.

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Charte pour l'éducation (suite)

Proposition n°2 :

Les instituteurs et les professeurs du second degré bénéficient d'une complète liberté d'enseignement dans le respect des programmes officiels. En particulier, aucune méthode de lecture (méthode globale par exemple)ou de progression (progression en "séquences" en collège) ne doit leur être imposée.

Écrit par : Robin | 05 février 2007

Yann,

concernant la sélection, ce n'était peut-être pas mieux avant mais ce n'était peut-être pas pire. Simplement il faudrait que ce soit plus équilibré et éviter de faire des maths un couperet quand ce n'est pas nécessaire. Si je prends l'exemple des sciences éco, je crois savoir que la théorie fait abondamment appel aux maths, au point qu'il était déjà recommandé "de mon temps" d'avoir un bac C ou D pour suivre ce cursus. Pour autant, la filère AES, ouverte aux non-matheux, a permis à des gens tout à fait valables d'acquérir de solides compétences en économie et gestion.
En Belgique, il existe le cursus des "ingénieurs industriels" et des "ingénieurs civils", en Allemagne les "Fachhochschulen" et les "technische Hochschulen" (que les germanistes m'excusent s'il y a des fautes, je n'ai plus pratiqué l'Allemand ni mis les pieds en Allemagne depuis dix ans). Ces cursus ne sont pas tout à fait du même niveau mais il n'y a pas comme en France cette notion de voie royale, cette ambiance de "hors les maths, point de salut".
Le système m'a valorisé, moi qui étais matheux mais j'étais déjà choqué au lycée de voir des copains ne travailler qu'en maths-physique (certains avaient 18 en matières scientifiques et 5 dans les autres matières - j'exagère à peine).
C'est bien évidemment l'utilisation qu'on en fait qui pose problème, pas la matière en elle-même. Et le contrecoup a été d'écarter les élèves "bons en tout" des filières littéraires.

Je pense sincèrement que ces déséquilibres dans la manière de sélectionner sont un des graves problèmes de notre sytème d'enseignement.

Japhet

Écrit par : Japhet | 05 février 2007

Charte pour l'éducation (suite)

Proposition n°3

Organisation d'un Tribunal Pénal Pédagogique pour juger les malfrats qui ont mené l'Education Nationale au point de pourriture, de déliquescence télomératique où elle en est aujourd'hui.

A la suite de la création du susdit Tribunal. application d'une nouvelle notion : CRIME CONTRE L'ELEVITUDE......sanctionnée par 10 ans de service obligatoire en Collège Ambition Cornet de Frites......

Augmentation de 47.6 % du traitement de base d'un certifié.

Crucifixion publique de Meirieu et d'Aschieri

Revente du bois des deux crois aux écolos de service, pour l'édification d'une Ecole Spéciale pour Enfants de Profs Pédagos Perturbés (ESEPPP) gérées par le Ministère de la Défense Contre les IUFM.....

Écrit par : montaigneàcheval | 05 février 2007

Est-ce le fait de passer des humains aux animaux qui nécessitait d'introduire une bonne dose de maths dans la méthode de sélection pour les écoles vétérinaires ?

Japhet

Ecrit par : Japhet | 05 février 2007

Alors, ça, c'est un mystère... J'ai intégré en bizuth avec 0 à l'écrit et 0 à l'oral en math au concours. J'avais fait l'impasse sur les maths et j'ai concentré mes efforts sur le reste, biologie, français et physique chimie, réservant les maths pour mon année de carré. J'ai été admise 204° sur 400 environ. A mon époque, les maths étaient inutiles au concours sauf dans le cadre d'application de la physique-chimie. Le programme de maths des vétos était dérisoire, stat et proba plus quelques intégrales doubles qui ne tombaient jamais en sujet.
La maîtrise du français écrit et oral avait par contre une importance considérable puisque, outre la dissertation française, il fallait rédiger une vraie dissert de bio végétale et une de bio animale à l'écrit. La maîtrise du français était indispensable lors des épreuves orales.

Écrit par : dobolino | 05 février 2007

Bande de rigolos, les futurs "intellos" ce sont les chiens

http://fr.wikipedia.org/wiki/Demain_les_chiens

Écrit par : CHIEN | 05 février 2007

Nicola Sarkozy, hier soir, n'a pas pipé mot de l'Education nationale, à part une allusion tout à fait générale au "mérite" et une proposition d'études surveillées le soir pour les enfants qui n'ont pas à la maison de soutien familial, ce qui n'est pas en soi une mauvaise idée.
Mais comme le choix des intervenants avait sans doute été fait par TF1, et que TF1 fait partie des médias présentés comme complices du lobby pédago bien-pensant par quelqu'un sur ce blog, on peut se demander s'il n'y avait pas une volonté de la part de cette chaîne d'occulter complètement ce thème pour ne pas risquer une mise en cause des pédagos qui aurait fait désordre. Simple hypothèse.
Quoi qu'il en soit, l'absence totale de l'Education nationale dans le débat d'hier soir après le discours-fleuve de Maisons-Alfort sur le même sujet avait, je trouve, quelque chose de surréaliste. Un silence assourdissant, en quelque sorte.

Écrit par : Jean | 06 février 2007

"Il faudrait sans doute ressusciter l’ancienne série A 1 — Lettres et Maths,…"
Très bon choix la série A 1 ! Que de souvenirs ! 1984, Lycée La bruyère de Versailles, "La dispute", "les liaisons dangereuses", la littérature du XVIII. Une grande asperge un peu gauche ! Vous souvenez-vous ?

Écrit par : Isabelle BAC | 06 février 2007

Quoi qu'il en soit, l'absence totale de l'Education nationale dans le débat d'hier soir après le discours-fleuve de Maisons-Alfort sur le même sujet avait, je trouve, quelque chose de surréaliste. Un silence assourdissant, en quelque sorte.

Ecrit par : Jean | 06 février 2007

Oui Jean, j'ai écrit à François Bayrou et j'attends sa réponse. Il serait temps que les hommes politiques se rendent compte que cette élection n'est pas une élection comme les autres.

La précédente a été "confisquée" mais personne n'a envie que cette mascarade se reproduise. Ce serait une catastrophe pour le pays qui est déjà bien mal en point (dette publique, déficit du commerce extérieur, système fiscal dissuasif, fuite des cerveaux à l'étranger, insuffisance du nombre de PME-PMI, non au référendum sur le projet de constitution européenne, situation de l'école...)

Jamais une élection présidentielle depuis 1958 n'a revêtu un tels enjeu. Nous examinons et nous examinerons leurs propos et leurs projets aux rayons X . Qu'ils se le tiennent pour dit !

Écrit par : Robin | 06 février 2007

A quelqu'un qui s'étonnait sur ce blog que des personnalités aussi médiatiques que Laurent Lafforgue et Marc Le Bris "ne fassent rien", on peut peut-être répondre que quand on voit comment les gens, notamment les professeurs qui clament par ailleurs leur vertueuse indignation, se sont tellement décarcassés pour faire signer l'Appel pour la refondation de l'école lancé par Marc Le Bris et Laurent Lafforgue qu'après trois lois de campagne, cet appel n'a recueilli que 7561 signatures sur internet (peut-être quelques unes de plus sur papier), ce qui est ridicule, on peut comprendre que les susdits aient le sentiment de n'être suivis par personne et en tirent les conclusions qui s'imposent. C'était pourtant l'occasion en or de manifester son engagement et d'agir! Au, lieu de cela, cela a été à qui se défilerait: Sauver les lettres a fait la dégoûtée, FO a trahi tout de suite, de nombreux membres du Snalc n'ont pas suivi l'exemple de leur bureau national, item à Reconstruire l'école, à l'Association des Professeurs de Lettres, à la Société des agrégés. Sollicitée par Laurent Lafforgue, Défense de la Langue Française, qui aurait pourtant "dû" signer, ce qui aurait entraîné des milliers de signatures, a préféré se cantonner dans ses gesticulations mondaines et pédantes, l'Institut de France, maintes fois sollicité, a fait obstinément la sourde oreille... Bref, sur un texte qui allait de soi tellement la cause était juste et qui pour cette raison avait été signé aussitôt et sans hésiter par Jean-Paul Brighelli, Pedro Cordoba et Alain Finkielkraut, on a vu un "remake" du Conseil tenu par les Rats, de La Fontaine.

Écrit par : Jean | 06 février 2007

Bonjour,
J'avoue avoir été un peu surprise de constater que l'invitation de JPB à réfléchir et à formuler des propositions dans le contexte de l'actualité politique ait été suivie de remarques sur les flatulences, les chats et les lapins.
Robin, vos propositions ressemblent à ce que j'ai expériementé à l'EN en 66-67 et en CPR en 88-89 Mais il faut adapter car beaucoup de choses ont changé : données sociales, économiques, politiques,idéologiques. Je ne maîtrise pas vraiment en profondeur tous ces changements et je me sens un peu larguée. Malgré tout, un principe demeure : ne pas prendre les enfants du peuple pour des demeurés, bon prétexte pour les laisser croupir et mieux s'en servir. Au contraire il est indispensable de leur transmettre des connaissances élémentaire solides, leur apprendre à observer , s'exprimer et réfléchir afin qu'ils se construisent et construisent leur vie, même si ce n'est pas toujours facile. Notre mission est de construire des êtres humains dignes de ce nom. C'est tout ce que j'ai à dire. Dois-je le formuler sur la charte?
Rien d'étonnant à ce que JPB exprime son besoin de souffler . On tape toujours sur l'âne qui tire dit un proverbe.
Je vais aller consulter les propositions sur la charte en auditrice libre.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 06 février 2007

Mon message s'est effacé, apparemment.

Oui, Jean, j'ai écrit à François Bayrou et j'attends sa réponse.

Jamais une élection électorale, depuis 1958, n'avait revêtu un tel enjeu.

Les hommes et les femmes politiques ne semblent pas vraiment s'en rendre compte...

Nous n'avons pas l'intention de nous faire avoir comme en avril 2002 avec la "carte forcée" Chirac.

Nous examinerons les propos et les programmes "à la loupe"...Qu'ils se tiennent pour dit !

Écrit par : Robin | 06 février 2007

Notre mission est de construire des êtres humains dignes de ce nom. C'est tout ce que j'ai à dire. Dois-je le formuler sur la charte ?

Oui Hélène, dans le préambule. Moi ausi, je suis un peu "largué" par rapport au contexte actuel : Bac 69 (il fallait avoir 12 de moyenne pour l'avoir du premier coup et "ils" nous attendaient au tournant ; vous imaginez pourquoi ) + Lettres sup. La Bruyère et Henri IV + CPR à Lyon en 90).

Vous savez ce que disait Jean Cocteau : "Le drame de la vieillesse, ce n'est pas qu'on vieillit, c'est qu'on reste jeune."

Écrit par : Robin | 06 février 2007

Il n'y a plus besoin d'avoir douze de moyenne générale pour avoir le bac sans oral?
Par pitié, messieurs-mesdames les professeurs, ne le dites pas à mon fils! Fainéant comme il est... Enfin, disons partisan de l'effort minimum.

Écrit par : dobolino | 06 février 2007

Isabelle B. ! S'il y a bien quelqu'un que j'aurais envie de revoir, c'est vous… Envoyez-moi donc vos coordonnées via
jcg.editeur@wanadoo.fr
Et à la prochaine — si vous n'y voyez pas d'inconvénients : après tout, c'était un autre siècle…
JPB

Écrit par : brighelli | 06 février 2007

Je voudrais apporter ma modeste contribution à la charte, s'il n'est pas trop tard!
-Que les professeurs des écoles bénéficient d'une vraie formation sur deux ans, (formation complète dans les disciplines enseignées à l'école primaire). Il me semble qu'en cela, je rejoigne une proposition faite en début de post.

-Que ce ridicule "stage en responsabilité filé", contre lequel ils rouspètent dans leur immense majorité, (à juste titre), et qui n'a été installé là que pour pallier la grève administrative des directeurs d'école et pour éviter de créer des postes d'enseignants, soit remplacé par quelque chose d'un peu mieux organisé, et pensé dans un vrai but de formation.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2007

M'sieur Brighelli, vous reprendrez souffle et vos marques, - et plus tard, il y aura le roman dont vous avez parlé durant une de vos interviewes. Quant aux "gueux", ils feront des papiers de scrogneugneux de bureau.

Écrit par : Pendariès | 07 février 2007

JESUS TODAY




Quand Jésus vit la foule, il gravit la montagne. Il s’assit et ses disciples s’approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait :

Bienheureux les pauvres par l’esprit : le Royaume des Cieux est à eux !
Bienheureux, les doux : ils obtiendront la terre en héritage !
Bienheureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !
Bienheureux ceux qui ont faim et soif de justice : ils seront rassasiés !
Bienheureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !
Bienheureux les cœurs purs : ils verront Dieu !
Bienheureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu !
Bienheureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des Cieux est à eux !

Alors, Simon Pierre dit : « est-ce qu’on doit apprendre tout ça ? »
Et André dit : « est-ce qu’il fallait l’écrire ? »
Et Philippe dit : « j’ai pas de feuille ! »
Et Jean dit : « les autres disciples n’ont pas eu à l’apprendre, eux ! »
Et Thomas commença à faire des exercices de mathématiques.
Et Barthélémy dit : « est-ce qu’on l’aura en devoir ? »
Et Jacques dit : « est-ce qu’on sera interrogé sur tout ? »
Et l’autre Jacques dit : « ça sera noté ? »
Et Matthieu quitta la montagne sans attendre et dit : « je peux aller aux toilettes ? »
Et Simon le zélote dit : « quand est-ce qu’on mange ? »
Et Jude dit enfin : « vous avez dit quoi après « pauvres » ? »

Alors un Grand Prêtre du Temple s’approcha de Jésus et dit :
« Quelle était ta problématique ?
Quels étaient tes objectifs de savoir-faire ?
Pourquoi ne pas avoir mis les disciples en activité de groupe ?
Pourquoi cette pédagogie frontale ? »

Alors Jésus s’assit et pleura.

Écrit par : outis (transmis par) | 07 février 2007

Tiens, pas mal du tout......pour une fois qu'on rigole un peu, ici. je vais l'imprimer et le coller sur le panneau d'affichage de ma salle des profs. Parie qu'il y en a que ça va offusquer.

Et Jésus rencontra Mahomet et lui dit
"Dis-donc, c'est quoi ce plan, avec le procès de Charlie, hmmm?"
"Non, passque si moi, je me mettais en tête d'encombrer les tribunaux de tous ces pégreleux qui se foutent de ma gueule depuis 2000 ans, faudrait recruter sec..."

Mahomet répondit, en soupirant:
"Bon, dis voir, si les hommes sont devenus si cons, c'est quand même un peu de notre faute,non?"

Et il fit de grands moulinets avec ses bras.
Il poursuivit:
"Je leur avais bien dit que le Coran, faut avoir le niveau Terminale pour comprendre. Eh bien, ils ont tous redoublé,tellement y sont cons. Que veux-tu que j'y fasse???

Jésus ajouta, acerbe " Et qu'est ce que tu crois???? On leur a pondu DEUX Bibles, mon con, DEUX....en deux langues..... l'aurait peut-être fallu la faire en bande dessinée.
Si tu veux mon avis, la prochaine fois , on ira vendre des chichis dans les calanques....

Écrit par : montaigneàcheval | 07 février 2007

Une contribution a l'interet de la litterature dans le monde professionnel:

Une filiere qui a toujours bien marche, peut-etre pour les mauvaises raisons, est celle des etudes de commerce. Au programme des prepas: culture generale, philosophie politique, histoire et geographie economique, un peu de maths et d'economie, enormement de "colles" a l'oral, ou le niveau de connaissances est aussi important que l'aisance a les restituer dans une argumentation convaincante.

Cette filiere permet avant tout d'acquerir les references et les attitudes propres aux "heritiers" de Bourdieu, ainsi un eleve "moyen" decouvrira-t-il les textes religieux qui fondent notre morale, proscrits dans l'enseignement secondaire, multipliera par dix sa frequentation des musees et theatres, et bannira de son vocabulaire les "j'pens'que", les "par rapport a" ou les "c'est vraiment vrai" sous les regards severes d'agreges, pour certains doubles d'enarques ou de docteurs.

Si l'on choisissait une approche reductrice, on pourrait envisager la litterature comme une strategie de survie dans le "monde des affaires". Non pas les ignares en soient exclus, mais il est plus facile de creer des affinites entre les etres en discutant de la recherche de Proust que du dernier but de Cisse, moins immediates certes mais plus durables car de matiere plus riche.

Rappelons-nous aussi que la majorite des metiers dits "en entreprise", contrairement au professorat, sont incroyablement "faciles" a exercer, c'est a dire ne requierent aucune capacite theorique que ce soit, ou qui coute peu a acquerir (voila un argument a opposer a tous ceux qui fustigent les planques de l'education nationale). Restent la connaissances des hommes, la capacite a inspirer ses troupes, a memoriser, a nuancer, a saisir les sous-entendus, a constuire des liens avec des clients dont votre gagne-pain depend.

L'Ecole Polytechnique ne s'y est pas trompee, qui propose des cours de grec et latin en grand debutant a des taupins qui se sont lances a corps perdus dans les integrales triples pour passer la barre du concours.

L'on pourrait opposer a ce discours bien-pensant que les anglo-saxons semblent bien s'en sortir malgre leur inculture legendaire et leur sacralisation des hobbies, que nous nommons en les remettant a leur place "passe-temps"...

Pour finir bien sur la litterature va au-dela d'un simple outil professionel, c'est d'ailleurs l'une des rares activites qui se poursuit pour elle-meme, non comme un moyen mais comme une fin.

Écrit par : Candide | 07 février 2007

au sujet des elections, mon premier mouvement est de voter Ségolène Royal.
Mais elle est très proche de Meirieux ?
Les chevènementistes pourraient-ils la calmer, ainsi qu' une mobilisation des intelligences de ce pays ?
J'exclue le fachistoÏde bushiste Sarkozy qui reçoit Tom Cruise et veut sortir les abominables Témoins de Jéhovah de la liste des sectes.
Reste Bayrou qui a su s'engager auprès de Philippe Val sur la question de la résistance à l'islamisme sans rien demander en échange (ce qui peut se révéler être la meilleure façon de recevoir), qui a eu le courage de prendre la défense des psychanalistes face aux diafoirus du cognitivisme comportementalisme qui me semble du même tonneau que le constructivisme de votre ami Meirieu . En tout cas ils semblent s'entendre comme des larrons en foire.
Et que pensez-vous du rapport de l'Inserm sur les troubles de l'apprentissage ? (que l'on peut trouver sur le site "Oedipe")
Il faudra bien que tous ceux qui s'opposent à la réduction de l'être humain à objet d'étude et de dressage pour comportementalistes ou neurobiologistes fous au service de l'ultralibéralisme essaient de se rapprocher. Au moins l'amour du verbe et celui du Sujet ( non pas celui du roi, mais celui du signifiant avec sa face objet et sujet) pourraient-ils constituer des passerelles.
Il faudrait que je vois de plus prêt les positions de Bayrou sur l'enseignement mais ça me ferait mal de voter à droite, même pour sauver les meubles des dernières lueurs d'humanité de ce pays.

Écrit par : prisedetête | 08 février 2007

Ca y est, j'ai tout lu.

J'ai beaucoup apprécié l'intervention de FGuichard

Écrit par : prisedetête | 08 février 2007

Qu’entends-je qu’ouïe-je qu’acoustiquège JMLP soutient Charlie Hebdo …
Les cerveaux malades pourraient dire alors, Charlie = FN et du même coup Cibile = FN, non ?

Les même cerveaux malades qui disent Syllabique = FN

;)
S.G C.S = Ass hole ça c'est sûr !

Écrit par : toto | 08 février 2007

Je vais essayer de reprendre certains articles de la Loi d'orientation de 89 qui paraissent poser problème...

Le droit à l'éducation est garanti à chacun de lui permettre de développer sa personnalité, d'élever son niveau de formation initiale et continue, de s'insérer dans la vie sociale et professionnelle, d'exercer sa citoyenneté.

"est garanti à chacun de lui permettre". Il y a une faute de syntaxe qui ne permet pas de comprendre le sens de la phrase.
"pour lui pêrmettre" ?

Écrit par : Robin | 08 février 2007

Les écoles, les collèges, les lycées et les établissements d'enseignement supérieur sont chargés de transmettre et de faire acquérir connaissances et méthodes de travail. Ils contribuent à favoriser l'égalité entre les hommes et les femmes. Ils dispensent une formation adaptée dans ses contenus et ses méthodes aux évolutions économiques, technologiques, sociales et culturelles du pays et de son environnement européen et international

Il y a un problème. L'enseignement doit-il nécessairement s'adapter aux évolututions de la société ? C'est au nom de ce principe que l'enseignement du grec et du latin a presque disparu et que la section L a été mise à mal. Beaucoup de discussions sur ce blog ont tourné autour de l'acquisition d'une solide culture générale et d'une formation "humaniste" plutôt que de savoirs "utilitaires" et "spécialisés", qui deviennent rapidement obsolètes, puisque la société évolue toujours plus vite que le système éducatif.

Écrit par : Robin | 08 février 2007

Dans chaque école, collège ou lycée, la communauté éducative rassemble les élèves et tous ceux qui, dans l'établissement scolaire ou en relation avec lui, participent à la formation des élèves.


Cette assertion ne définit pas le terme de "communauté éducative". Qui en fait partie ? Les parents? Le personnel ATOS ? Le mot "formation" est trop vague. Cette phrase ouvre la porte à toutes les dérives, en particulier le droit pour les parents de s'immiscer dans les pratiques pédagogiques des professeurs. Il faut clarifier ou supprimer.

Écrit par : Robin | 08 février 2007

Des activités périscolaires prolongeant le service public, de l'éducation peuvent être organisées avec le concours notamment des administrations, des collectivités territoriales, des associations et des fondations, sans toutefois se substituer aux activités d'enseignement et de formation fixés par l'Etat.

Encore heureux ! Mais il est significatif que le "législateur" ait éprouvé le besoin de le préciser. Formulation trop vague. On connaît les dérives depuis 89 !

Écrit par : Robin | 08 février 2007

Art 3. - La Nation se fixe comme objectif de conduire d'ici dix ans l'ensemble d'une classe d'âge au minimum au niveau du certificat d'aptitude professionnelle ou du brevet d'études professionnelles et 80 % au niveau du baccalauréat.

On sait que cet objectif a été atteint au prix d'une dévalorisation du baccalauréat. Est-ce bien "moral" de tromper ainsi les élèves et leurs familles ?

JPB a beaucoup insisté sur cette question, en particulier sur le rôle des "commissions d'harmonisation" qui servent en réalité à "harmoniser le niveau réel avec les statistiques attendues".

Écrit par : Robin | 08 février 2007

Tout élève qui, à l'issue de la scolarité obligatoire, n'a pas atteint un niveau de formation reconnu doit pouvoir poursuivre des études afin d’atteindre un tel niveau. L'Etat prévoira les moyens nécessaires, dans l’exercice de ses compétences, à la prolongation de scolarité qui en découlera

Jusqu'à quel âge ?

Écrit par : Robin | 08 février 2007

La scolarité de l'école maternelle à la fin de l'école élémentaire comporte trois cycles.

Les collèges dispensent un enseignement réparti en trois cycles.

A revoir (cf remarques de Patrick sur l'organisation de l'école primaire en "cycle")

Écrit par : Robin | 08 février 2007

Pour assurer l'égalité et la réussite des élèves, l'enseignement est adapté à leur diversité par une continuité éducative au cours de chaque cycle et tout au long de la scolarité.

Très vague, on peut comprendre tout et son contraire, c'est de la "bouillie pour les chats"...Afin de permettre la fameuse "pédagogie par objectifs" chère à Philippe Meirieu pour "s'adapter à la diversité des élèves".

Vous connaissez tous les conséquences du dogme de "l'hétérogénéité", pierre angulaire du "collège unique".

...La création de "classes d'aide et de soutien" dès la 6ème
préconisée dans la charte rompt avec ce dogme et nécessite une révision de cet article.

Écrit par : Robin | 08 février 2007

qu'est-ce qui vous prend, Toto , qui a parlé du soutien de Le Pen à Charlie ?
Ou alors c'est nouveau de ce matin ou j'ai mal lu le fil ?

Dommage que beaucoup d'interventions sur ce blog par ailleurs fort instructif soient emplies de confusions, Lacan et les pédagogues, Lacan ou JMLP. Les constuctivistes ont de beaux jours devant eux...les champs sémantiques et la réduction lexicale et j'en passe.
C'est un peu du même tonneau qu'un Jean Marie Lustiger désignant les lumières comme l'origine du nazisme, ou la cause.
Bah, puisqi'il y en a ici qui sont contents ou presque, quand même, de voter pour le petit Nicolas.
L'un cite "les gains de productivité réalisés par les enseignants" comme s'il s'était agi d'une revendication de toujours et comme si cela tombait sous le sens alors que c'est tout de même une énormité.

Certes il faudrait laisser aux élèves le temps de l'émotion sur un texte mais pourquoi cracher sur les approches structuralistes, par exemple, à condition qu'elles soient faites à un bon moment ? Peut-être cela devrait-il être remis à un âge plus tardif ?

Bon, j'arrête là pour ce matin.

Ah, une chose quand même.
Il est vrai que le débat participatif au sujet de l'éducation sur Désirs d'avenir est assez navrant.
Mais s'il y a des gens encore un peu à gauche ici, n'auraient-ils pas pu l'alimenter au lieu de tout rejeter en bloc de cette démarche ? Certes un prof (oui, je dis prof, je ne vais pas faire du Renaud Camus non plus !) doit exercer une autorité juste et être respecté. Mais hors des heures de cours, il redevient un citoyen comme les autres.
Et n'est-il pas envisageable sous un angle autre que la simple démagogie, que si un élève doive être enseigné par un professeur, qu'un-e présdent-e puisse être enseigné-e par les citoyens ? (non, pas lapidé-e !)
Pour ma part j'ai participé à cette campagne ; je garde ma liberté jusqu'au bout

Écrit par : prisedetête | 08 février 2007

"c'est nouveau de ce matin "
vu à la tv :)

Écrit par : toto | 08 février 2007

Ce n'est quand même pas parce que la grosse merde brune instrumentalise un procès en inquisition, pour en rajouter une louche dans sa haine raciste, que "Charlie" est un thuriféraire du Lepenisme!!!!!!
D'ailleurs, cette histoire est bougrement inquiétante: un procès en sorcellerie, en 2007, dans une des plus solides démocrties du monde, voilà qui fait froid dans le dos. Et si jamais, ce qu'à Allah ne plaise, "Charlie" était condamné, alors la porte, déjà plus qu'entrebâillée, s'ouvrirait alors toute grande aux rats religieux et obscurantistes, aux talibans de toute espèce. On en frémit par avance.
Enfin, pourquoi n'aurait-on pas le droit de blasphémer, dans la mesure où la foi, au lieu de se cantonner à la sphère de l'intime, où elle est inattaquable, gueule, s'affiche, s'exhibe comme une pute, faitr du rentre-moi-dedans, de la retape à qui mieux-mieux. C'est donc la réponse du berger à la bergère.

Écrit par : montaigneàcheval | 08 février 2007

Et n'est-il pas envisageable sous un angle autre que la simple démagogie, que si un élève doive être enseigné par un professeur, qu'un-e présdent-e puisse être enseigné-e par les citoyens ? (non, pas lapidé-e !)
Pour ma part j'ai participé à cette campagne ; je garde ma liberté jusqu'au bout

Ecrit par : prisedetête | 08 février 2007

Nous n'avons aucune chance d'être écoutés...Trop dérangeants. La "garde rapprochée" de S.R. est essentiellement composée de gens acquis aux idées pédagogistes...Et Chevènement est rentré dans le rang. Moi aussi j'ai été de gauche.

Écrit par : Robin | 08 février 2007

Reste Bayrou qui a su s'engager auprès de Philippe Val sur la question de la résistance à l'islamisme sans rien demander en échange
Il faudrait que je vois de plus prêt les positions de Bayrou sur l'enseignement mais ça me ferait mal de voter à droite, même pour sauver les meubles des dernières lueurs d'humanité de ce pays.

Ecrit par : prisedetête | 08 février 2007

1) Il a eu dans Charlie une double page plutôt positive. Il a eu raison de ne rien demander, ç'aurait été grossier et maladroit.
2) Droite-gauche... Clivage obsolète typiquement français. En opposition totale avec le discours de Bayrou, ce me semble?

Écrit par : dobolino | 08 février 2007

...ou plutôt (commentaire à "prisedetête" du 08/02) "...il faudrait que je voie de plus près..."

Écrit par : outis | 09 février 2007

Allez, j'ai une bonne envie de faire râler qui aura bien envie de râler: demain, je pars 15 jours à San Francisco: visite de ville, la Napa Valley et ses vins (Mondovino!), et Berkeley et Standford (mais cela semble deux fortins; mes courriels en tant que doctorant n'ont pas eu de réponses... M'en fiche: je fonce!). Disputez bien ici!

Écrit par : Pendariès | 09 février 2007

Bonjour à tous!

Je viens de terminer la lecture d'une nouvelle (poviest) de Mikhaïl Chichkine, auteur russe complètement inconnu en France, la Russie continuant de jouer son rôle d'épouvantail...
J'en donne le tout début dans une traduction maison approximative. Qu'on me pardonne d'avance!
Уроки Каллиграфии: Leçons de calligraphie. (1980)

"La majuscule, Sophia Palovna, est le commencement de toutes les choses, aussi, nous débuterons par elle.; si vous êtes d'accord, c'est comme le premier souffle, le cri primal!. Un instant plus tôt, il n'y avait rien, mais alors rien du tout, le vide absolu, qui aurait pu s'éterniser encore cent ans ou mille. Mais voici la plume, soumise à une volonté supérieure à elle et qu'elle ne maîtrise pas, trace la majuscule et ne peut plus s'arrêter.
Ce mouvement initial de la plume est dirigée vers le point, et c'est par conséquent le signe de l'espérance mais tout autant, celui de l'absurdité de tout ce qui figure dans ce monde. La première lettre tel un embryon, est le dépositaire de l'entière existence jusqu'a sa conclusion: son esprit, son rythme, sa puissance, sa représentation".
Et la nouvelle se poursuit ainsi sur 20 pages que Chichkine conclut ainsi: " jamais il n'y a eu d'histoire, aussi longue et complexe fût-elle qui n'ait été terminée par la plume. Quand il ne doit plus y avoir autre chose qu'un point final".
Un texte extraordinaire. J'en recommande la lecture.

Écrit par : buntovchik | 11 février 2007

Veuillez m'excuser pour les fautes d'orthographe.
J'ai rédigé ces posts assez tardivement dans la nuit. La relecture sur ordinateur n'est jammais très facile et je pense que j'aurais pu en éviter quelques unes.
Ou que "j'eusse pu". C'est correct ça ?
J'ai pris goût à l'usage des passés du subjonctif et du passé antérieur à la lecture de la belle littératue du 18èm siècle et de l'excellent Jean Claude Milner dans "De l'école". Cela dit je me sens très peu assurée quant à leur bon usage, notamment en ce qui concerne le présence ou non des accents circonflexes que j'ai tendance à distribuer généreusement. Je ne résiste pas toujours à la tentation, quoique je n'aie pas pour autant l'impression de pécher.
Merci de votre hospitalité

Écrit par : prisedetête | 11 février 2007

Je voulais dire la tentation de me risquer à ces dangereux accords de temps et de modes.

Écrit par : prisedetête | 11 février 2007

J'ai trouvé un forum intéressant où il semblerait qu'il y aît
des petits jeunes qui ne s'en laissent pas compter par Evelyne Charmeu.
Forum france 2 éducation
Sur google, on tombe très rapidement dessus en tapant par exemple bentolila evelyne charmeu
En plus c'est assez récent.

Écrit par : prisedetête | 12 février 2007

Bonjour à tous. Nuit blanche passée à relire La Bruyère. A mettre entre toutes les mains, surtout celles des IUFM. Sublimissime livre;
Tiens à propos de très beau livre, lisez, si ce n'est djà fait le Prix Fémina (ce qui prouve que ces vieilles carnes ont parfois un éclair de discernement) "L'HISTOIRE DE CHICAGO MAY" de Nuala O'Faolain (Irlandaise, comme son blaze l'indique).
Histoire vraie d'une femme étonnate et rongée par l'alcool, la solitude et la nostaligie de son enfance. Sur fond de Mafia, en 1929.
Hitoire simple, mais belle. Et quelle traduction, ma doué.....

Écrit par : montaigneàcheval | 12 février 2007

D'Enguell

Je suis allé faire un tour sur le forum de France 2, où vous ferraillez avec un constance admirable et un sens réjouissant, encore qu'injustement apprécié de la provocation. On y parle du "gang Brighelli" (sic) . Je trouve le site du "gang" plus amusant et plus convivial, ne serait-ce que dans sa présentation. De quoi ces gens ont-ils peur pour y faire veiller aussi sourcilleusement "Anastasie" (comme disait le Canard du temps du général)sur les contributions ?

Écrit par : Robin | 12 février 2007

Histoire vraie d'une femme étonnate et rongée par l'alcool

MàC, vous m'étonnâtes! Mais merci pour le conseil de lecture.
Dans le même registre et les amâteurs de littérature anglo-américaine je signale l'ouvrâge de David Lodge: "Dans les coulisses du roman". Une foule de renseignements sur Henry James (mon écrivain fétiche), H.G. Wells, Gorge Elot, Vladimir Nabokov (!!!) etc...

Écrit par : buntovchik | 12 février 2007

Eh bien comme je vois que certains d'entre nous s'échangent des références littéraires j'en conseille une également :

"Les 5 mémoires de l'instruction publique" de Condorcet puis pour changer de registre et rire un peu je me replonge dans mon enfance en lisant le "Roman de Renart".

Écrit par : Sandra WAGNER | 12 février 2007

Du coup, je signale aux internautes intéressé(e)s que les Cinq mémoires de Condorcet sont téléchargeables sur
http://classiques.uqac.ca/classiques/condorcet/cinq_memoires_instruction/cinq_memoires.html
JPB

Écrit par : brighelli | 12 février 2007

Voilà ce qui se passe lorsque l'on veut à tout prix détruire les Lettres :

http://dl.free.fr/EdaPbZGx/IMG.pdf

Surprenant....

Écrit par : Sandra WAGNER | 12 février 2007

Pour ceux qui seraient tentés d'aller voir du côté de Bayrou, lisez la lettre d'André Vaschalde, IPR de sciences physiques, qui dès 1995 s'opposait à "la main à la pâte" , tarte à la crème du constructivisme, (dans les forums du Débat national sur l'avenir de l'école) :M.Bayrou avait sollicité l'avis des IPR de physique, mais n'a jamais répondu à cette lettre.

Il suffit de chercher André Vaschalde sur google.

Anne-Marie Valette.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 12 février 2007

"Ce n'est quand même pas parce que la grosse merde brune instrumentalise un procès en inquisition, pour en rajouter une louche dans sa haine raciste, que "Charlie" est un thuriféraire du Lepenisme!!!!!!"

C'était une private joke, pour les zânes (C.S et S.G et Compagine) qui disent syllabique = FN sous le falacieux prétexte que FN = syllabique ....

c what i mean ?

Écrit par : toto | 12 février 2007

m'sieu!!! moi m'sieu......j'ai trouvé....

Écrit par : montaigneàcheval | 12 février 2007

Et voilà aussi ce qui va disparaître...Il n'y a pas si longtemps, on pouvait émouvoir des élèves avec la beauté de ces "adieux d'Hector et Andromaque"...en grec. Bientôt, même en français, ce sera du chinois.

Ὣς ἄρα φωνήσας ἀπέβη κορυθαίολος Ἕκτωρ·
αἶψα δ᾽ ἔπειθ᾽ ἵκανε δόμους εὖ ναιετάοντας, 370
οὐδ᾽ εὗρ᾽ Ἀνδρομάχην λευκώλενον ἐν μεγάροισιν,
ἀλλ᾽ ἥ γε ξὺν παιδὶ καὶ ἀμφιπόλῳ ἐϋπέπλῳ
πύργῳ ἐφεστήκει γοόωσά τε μυρομένη τε.
Ἕκτωρ δ᾽ ὡς οὐκ ἔνδον ἀμύμονα τέτμεν ἄκοιτιν
ἔστη ἐπ᾽ οὐδὸν ἰών, μετὰ δὲ δμῳῇσιν ἔειπεν· 375
εἰ δ᾽ ἄγε μοι δμῳαὶ νημερτέα μυθήσασθε·
πῇ ἔβη Ἀνδρομάχη λευκώλενος ἐκ μεγάροιο;
ἠέ πῃ ἐς γαλόων ἢ εἰνατέρων ἐϋπέπλων
ἢ ἐς Ἀθηναίης ἐξοίχεται, ἔνθά περ ἄλλαι
Τρῳαὶ ἐϋπλόκαμοι δεινὴν θεὸν ἱλάσκονται; 380
τὸν δ᾽ αὖτ᾽ ὀτρηρὴ ταμίη πρὸς μῦθον ἔειπεν·
Ἕκτορ ἐπεὶ μάλ᾽ ἄνωγας ἀληθέα μυθήσασθαι,
οὔτέ πῃ ἐς γαλόων οὔτ᾽ εἰνατέρων ἐϋπέπλων
οὔτ᾽ ἐς Ἀθηναίης ἐξοίχεται, ἔνθά περ ἄλλαι
Τρῳαὶ ἐϋπλόκαμοι δεινὴν θεὸν ἱλάσκονται, 385
ἀλλ᾽ ἐπὶ πύργον ἔβη μέγαν Ἰλίου, οὕνεκ᾽ ἄκουσε
τείρεσθαι Τρῶας, μέγα δὲ κράτος εἶναι Ἀχαιῶν.
Ἣ μὲν δὴ πρὸς τεῖχος ἐπειγομένη ἀφικάνει
μαινομένῃ ἐϊκυῖα· φέρει δ᾽ ἅμα παῖδα τιθήνη.
Ἦ ῥα γυνὴ ταμίη, ὃ δ᾽ ἀπέσσυτο δώματος Ἕκτωρ 390
τὴν αὐτὴν ὁδὸν αὖτις ἐϋκτιμένας κατ᾽ ἀγυιάς.
Εὖτε πύλας ἵκανε διερχόμενος μέγα ἄστυ
Σκαιάς, τῇ ἄρ᾽ ἔμελλε διεξίμεναι πεδίον δέ,
ἔνθ᾽ ἄλοχος πολύδωρος ἐναντίη ἦλθε θέουσα
Ἀνδρομάχη θυγάτηρ μεγαλήτορος Ἠετίωνος 395
Ἠετίων ὃς ἔναιεν ὑπὸ Πλάκῳ ὑληέσσῃ
Θήβῃ Ὑποπλακίῃ Κιλίκεσσ᾽ ἄνδρεσσιν ἀνάσσων·
τοῦ περ δὴ θυγάτηρ ἔχεθ᾽ Ἕκτορι χαλκοκορυστῇ.
Ἥ οἱ ἔπειτ᾽ ἤντησ᾽, ἅμα δ᾽ ἀμφίπολος κίεν αὐτῇ
παῖδ᾽ ἐπὶ κόλπῳ ἔχουσ᾽ ἀταλάφρονα νήπιον αὔτως 400
Ἑκτορίδην ἀγαπητὸν ἀλίγκιον ἀστέρι καλῷ,
τόν ῥ᾽ Ἕκτωρ καλέεσκε Σκαμάνδριον, αὐτὰρ οἱ ἄλλοι
Ἀστυάνακτ᾽· οἶος γὰρ ἐρύετο Ἴλιον Ἕκτωρ.
Ἤτοι ὃ μὲν μείδησεν ἰδὼν ἐς παῖδα σιωπῇ·

Écrit par : outis | 12 février 2007

Merci à Sandra...Je crois que je vais utiliser pour mes PCSI/PSI cet article qui les fera réfléchir...Quand je pense que les pôvres doivent crapahuter, programme oblige, dans la syntaxe proustienne...

Écrit par : outis | 13 février 2007

Si je faisais un vrai site Brighelli au lieu de me contenter d'un blog "qui n'est même pas mon genre", comme dirait Swann (help, ceux qui savent construire ce genre de choses…), je proposerais à Outis, en ligne, deux ou trois choses que j'ai écrites cette année sur Proust et sur Malebranche — en attendant le Quichotte…
Mais pour le moment, s'il veut faire avec moi des échanges pédagogiques signifiants, il devra passer par mon éditeur :
jcg.editeur@wanadoo.fr
qui transmettra…
JPB

Écrit par : brighelli | 13 février 2007

OUtis.... Outis....

Je constate qu'il fréquente les bons blogs ce monsieur. !

Heureux de vous voir partager nos échanges

Écrit par : patrick(instit) | 13 février 2007

Et moi heureux de voir des instituteurs de qualité comme vous, Patrick: car votre blog est en effet un bon blog, et qui me redonne un peu d'espoir pour...mes petits-enfants!

Écrit par : outis | 13 février 2007

C'est quoi le texte grec avec les petits carré blancs ? Un exercice où il faut trouver les lettres manquantes ?

Écrit par : prisedetête | 13 février 2007

C'est quoi le texte grec avec les petits carré blancs ? Un exercice où il faut trouver les lettres manquantes ?

Écrit par : prisedetête | 13 février 2007

C'est quoi le texte grec avec les petits carré blancs ? Un exercice où il faut trouver les lettres manquantes ?

Écrit par : prisedetête | 13 février 2007

Tiens, ça, c'est vrai! Quand je lis chez moi ce texte grec, que j'ai placé là, hier, parfaitement accentué et muni de ses esprits, il est intégralement reproduit; et quand je le vois, comme cet après-midi, au lycée, il y a des petits carrés à la place des lettres qui portent esprits et/ou accents...Παράξενο...Et pourtant dans les deux cas le codage est en Unicode UTF-8...Mais je m'éloigne du sujet du blog... Merci en tout cas à JPB pour son message du 13.

Écrit par : outis | 13 février 2007

Upolaboi oun an tis umôn issos,all'ô Sokratès, to son ti esti pragma, potei ai diabolaï son allôn guégonassin....

Écrit par : montaigneàbourrin | 14 février 2007

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