« Harcelement | Page d'accueil | Charte de l'éducation »

02 février 2007

Sauver les Lettres

Avec quelques amis, issus de Sauver les Lettres (http://www.sauv.net) et de Reconstruire l’école (http://www.r-lecole.freesurf.fr/), deux de ces organisations qui luttent pour remettre sur pied une école aujourd’hui fichtrement mal en point, j’ai rédigé ce texte de protestation contre l’actuelle mise en extinction de la Série L dans les Lycées — et plus globalement du désarroi dans lequel trente ans de réformes imbéciles ont plongé l’enseignement des Lettres.
C’est en quelque sorte un Manifeste, que j’invite les uns et les autres à faire circuler, à diffuser, à commenter — ou à amender.
JPB


Défense et illustration des études littéraires

Dans son Histoire de la guerre du Péloponnèse, Thucydide raconte le désastre de l’expédition de Sicile, voulue par ce jeune patricien d’Alcibiade — une guerre lointaine qui n’amena guère la démocratie en grande Grèce, et menaça Athènes d’anéantissement.
Peut-être George W. Bush, héritier présomptueux d’une longue ligne de magnats du pétrole — on a les aristocraties que l’on peut — aurait-il dû faire des études littéraires, et réviser ses Humanités avant d’engager les Etats-Unis dans une aventure moyen-orientale dont l’issue est de plus en plus évidente. Et son lointain prédécesseur, Lyndon B. Johnson, autre Texan à petite culture, aurait dû réfléchir à deux fois avant de lancer son pays dans le cauchemar vietnamien.
La littérature mène à tout, à condition de ne pas en sortir. C’est si vrai qu’Alain Viala, après avoir puissamment contribué à détruire l’enseignement des Belles-Lettres en France, est allé les enseigner à Oxford, où se recrutent, depuis des siècles, les dirigeants politiques et économiques du Royaume-Uni. Et il y a gros à parier que les têtes pensantes et gouvernantes réunies ces derniers jours à Davos ont une culture littéraire de tout premier plan : l’entente des maîtres du monde dépend moins de leur commune vision du libéralisme et de la mondialisation que de leur connaissance de Racine, Shakespeare ou Cervantès — et quelques autres.
Mais nous sommes plus intelligents. Par la grâce d’une idéologie pédagogiste qui préfère les « compétences » aux Savoirs, et prétend que tous les textes sont égaux dans le grand capharnaüm des « discours », nous avons massacré les études littéraires en France. Et lorsqu’un candidat dont on sait qu’il est, par ailleurs, grand lecteur, et capable de dire des choses sensées sur Albert Cohen, attaque ces concours de fonctionnaires où quelques dinosaures ont maintenu la Princesse de Clèves au programme, on est en droit de s’inquiéter : la droite serait-elle aussi bête que la gauche — et réciproquement ?

La filière Littéraire se meurt, la filière L est morte… Jadis d'excellence, aujourd'hui méprisée et choisie par défaut, elle est en voie d’extinction. Un rapport de l’Inspection générale (1) explique qu’elle concerne moins de 12% des élèves, et que, comme le dit magnifiquement Anne-Marie Garat (2), elle est aujourd’hui en phase terminale.
Nous voudrions pourtant en proposer ici une brève « défense et illustration », insoucieux, en humanistes que nous sommes, de sembler penser à contre-courant…
La mort annoncée des "L", et ce dès la Première, tient-elle seulement à une fatalité où facteurs culturels, socio-économiques et générationnels, ont créé une synergie infernale par quoi la littérature s'engloutit ?
Comme si le traitement infligé au français depuis le CP pouvait donner aux enfants les moyens et l'envie de se tourner plus tard vers les humanités ! Sans maîtrise de la lecture ni de la grammaire, comment donc accéder aux œuvres littéraires ? Quand lire ou écrire devient une souffrance, voire une torture, on ne doit pas être surpris de voir tous ces élèves, à qui on a si peu et si mal appris, renoncer pour de bon aux livres. Quand les évaluations à l’entrée en Sixième, opérées avec la plus grande mansuétude, constatent officiellement que 17% des élèves ne maîtrisent ni la lecture, ni l’écriture, s’étonnera-t-on qu’ils ne connaissent, parallèlement, ni ce poète qui, demain, dès l’aube… — ni l’agneau qui se désaltérait dans le courant d’une onde pure.
Les disciplines littéraires, dont l'échec programmé — dû au système lui-même — se manifeste avec le plus de cruauté, ne peuvent plus comme naguère servir d'outils de sélection. On sait que le mot est honni, en ces temps d’égalitarisme forcené. Et ce serait peut-être une bonne nouvelle pour les hérauts de la médiocrité, qui ont si fort condamné la Littérature en ce qu’elle véhiculait, paraît-il, toutes les valeurs « bourgeoises », si les mathématiques n'avaient pris le relais : l’élitisme scientifique serait-il plus égalitaire que celui du Français-Latin-Grec ? Les maths sont un langage aussi, et un enfant dont le français est déstructuré a bien du mal à accéder aux abstractions mathématiques. Du reste, les enseignants confirment massivement le constat : les « bons en français » le sont aussi en maths, et Pascal et Laurent Lafforgue, assez bons mathématiciens, ne sont pas de trop mauvais « littéraires »…
Est-ce en formatant de purs (?) techniciens que notre pays trouvera les chercheurs et les cadres dont il a besoin, — non seulement des gens ouverts et empiriques, à l'écoute d'autrui, mais de vrais cadres compétitifs sur le marché de l’emploi ? Qui ne voit que les études littéraires ne servent pas seulement à mettre un peu d'huile humaniste dans les rouages de la World Company, mais sont au cœur de la formation et du recrutement des grandes entreprises ? Les écoles de management ont ouvert depuis peu des concours littéraires, tant l'Entreprise est en recherche de jeunes gens à qui la littérature a pu donner une épaisseur, voire une créativité, que de purs techniciens n'ont pas.
Et qui, accessoirement, savent écrire, et répondre avec d’autres mots, d’autres phrases, que des onomatopées inarticulées, à des patrons souvent plus cultivés qu’on ne le croit.

En 1968, la filière Lettres représentait 50% des élèves. Les révolutionnaires de Mai étaient gavés de Rimbaud, Breton, Char et quelques autres, et leur culture s’étalait sur les murs, à la Sorbonne et ailleurs. Peut-être faut-il chercher en ces temps reculés le désir d’annihiler la littérature — parce que lire, c’est aussi développer une conscience critique dont les maîtres des médias, à TF1 et ailleurs (3), ne veulent guère. La mort de la littérature à l’école trahirait ainsi cette grande peur des bien-disants qui se sont crus très fins en transformant l’école en une manufacture d’ilotes.
Car la souplesse d'une pensée créative rejoint bien souvent la révolte : oui, les littéraires ont mauvais esprit. Habitués à disserter, à brasser les concepts, formés à l'école des Vautrin ou des Rastignac, lecteurs de Voltaire et de Rimbaud, ils sont un poil à gratter irritant, et, parce qu'ils savent ce que parler veut dire, ne s'en laissent pas conter. Cette lucidité inquiéterait-elle les Olympiens qui nous gouvernent, dans ce siècle de faux-semblants ?
La responsabilité des gouvernements, de droite ou de gauche, dans la faillite des "L", doit être soulignée. Giscard d’Estaing, grand amateur de Maupassant, a le premier détruit l’apprentissage des Lettres en instituant le collège unique. Mitterrand, lecteur assidu de Machiavel et du cardinal de Retz, a laissé mettre à mort les Lettres classiques — et définitivement dévaluer le Bac, distribué dorénavant à tous ceux qui ont la patience d’attendre ; il a signé la création des ZEP, dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles n’encouragent guère la lecture des grandes œuvres ; il a approuvé la création des IUFM, où l’on n’enseigne plus guère aux formateurs d’« apprenants » que la littérature était la porte de l’ascenseur social — désormais bloquée. Et Jacques Chirac, qui n’ignore rien de l’art délicat du haï-ku, a maintenu en place les commissions de réflexion sur les programmes qui ont accouché, en 2000, d’une version light — comme le Coca-Cola du même nom — de tout ce qui était jadis littérature, au profit d’une vision techniciste qui envoie tout droit les élèves de la case Lycée à la case Chômage, sans plus avoir le plaisir de lire en faisant la queue à l’ANPE (4).
Ce qui est vrai pour les élèves l’est aussi pour les maîtres. Qu'attendre d'oraux de CAPES de Lettres où le coefficient de la didactique est surévalué (5) ? Qu'attendre des nouveaux professeurs bivalents, si ce n'est une semi- ou simili-valence — toujours assez bonne, diront les cyniques, pour le service réduit du « socle commun » ? Pourquoi dé-disciplinariser ainsi les recrutements ? C'est quand on maîtrise les Lettres que l'on peut trouver les procédures pour les enseigner et les faire aimer, et non l'inverse. La pédagogie, la vraie, tient aussi aux Savoirs. Et l’on n’enseigne bien que ce que l’on goûte le mieux.
L'échec de la filière L, c'est aussi l'échec de l'amour des livres : trop de dérives pseudo-technicistes, d'exercices morcelés, d'approches réductrices, ont réduit la littérature à un objet verbal sans intérêt, qui décourage le professeur et l'élève, et où l'humanité, à tous les sens du mot, ne se retrouve plus.
Qu’en pensent les libraires, qui déplorent chaque année qu’on lise moins — et que les jeunes ne lisent plus ?
Les "L" ne seront sauvés qu'en redevenant littéraires, loin des scories et des épiphénomènes de mode de la « socio », de la « psycho » et de la « com ». Le monde de demain est bien trop inquiétant pour que l'on n’ait pas besoin, dès aujourd'hui et sans attendre, d'enfants qui sauront le penser autrement qu'en graphiques, en pourcentages et en chiffres. Et l’Ecole ne sera sauvée qu’en redonnant aux Belles-Lettres la fonction qui n’a jamais cessé d’être la leur, depuis des siècles — initier à la beauté, à la réflexion et au partage.

À la fin de Drôle de jeu, Roger Vailland cite l’Anabase où Xénophon, chef et narrateur de l’expédition des Dix Mille, évoque la liberté des cités grecques : « Aucun homme, en effet, n’est adoré par vous comme étant votre maître… » Et Marat, le héros du roman, de conclure qu’avec ses amis de la Résistance, ils sont tous « de la race qui dit Non ».
Et c’est bien cela que nous enseigne la littérature : refuser l’inacceptable — et même, en quelque façon, refuser l’inéluctable.


Jean-Paul Brighelli / Pedro Cordoba / Françoise Guichard / Jean-Pierre Leguil / Françoise Puel (6)


Notes

(1) http://media.education.gouv.fr/file/63/8/3638.pdf.

(2) Voir « Etudes littéraires : une mort annoncée », disponible sur http://www.maison-des-ecrivains.asso.fr/derniere.asp?ID=1

(3) On se rappelle le mot de Patrick Le Lay : « Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible. » La littérature rend certainement le cerveau humain moins disponible pour les boissons pétillantes et la télé-réalité.

(4) Du coup, les « bons » élèves tentés par des études longues s’orientent vers la section S — quoi qu’ils pensent des maths, de la physique et de la chimie —, et la série L devient une série « par défaut », rassemblant tous ceux qui ne sont pas assez brillants pour passer en S, ou assez médiocres (au sens aristotélicien du terme) pour aller en ES.
Ce qui contribue, à terme, à naufrager la série S elle aussi, puisqu’on y retrouve des gens parfaitement incapables de suivre des études scientifiques en facs ou en classes préparatoires.
Il faudrait sans doute ressusciter l’ancienne série A 1 — Lettres et Maths, de façon à ouvrir au maximum les débouchés, en offrant aux élèves qui le désirent et en ont la compétence une filière scientifique doublée d’une filière littéraire. Mais l’on va encore crier à l’élitisme…

(5) Le CAPES de Lettres (Modernes ou Classiques) est loin d’être le seul naufragé par excès de pédagogie. Ainsi en langues vivantes les deux épreuves d'oral, entièrement sous la coupe des IUFM depuis quelques années, valent deux fois plus (coeff.6) que les trois épreuves d'écrit (coef. 3). Comme, en plus, on prend beaucoup d'admissibles sous prétexte de donner une chance à chacun, l'écrit est logiquement encore plus dévalorisé.

(6) J’ai classé les signataires par ordre alphabétique, tout simplement. Nous assumons de façon identique, les uns et les autres, le Manifeste ci-dessus.

05:45 Lien permanent | Commentaires (320) | Envoyer cette note

Commentaires

Juste une petite remarque à propos non pas de cet excellent texte -- que j'ai co-écrit et signé !!! -- mais de son titre et du "chapeau". Bien qu'appartenant au collectif "Sauver les lettres", c'est en mon nom propre et en lui seul que je l'ai signé, et non pas mandatée par le bureau de l'association. Même chose pour le titre "Sauver les lettres", qui n'est certes ni un label ni une marque déposée, mais qui peut laisser entendre que ce petit manifeste est une émanation du Collectif. En fait, nous sommes simplement quatre individus, quatre mousquetaires, issus de SLL et/ou de RE, mais nos propos ici n'engagent que nous. Un pour tous, tous pour un, etc.! Et maintenant, attention aux gardes du Cardinal !!!

Ecrit par : Fguichard | 02 février 2007

Tout à fait d’accord avec vous! Moi qui pars à la retraite dans quelques mois après quinze ans de collège et vingt deux de lycée comme professeur de Lettres Classiques, j’ai l’amertume d’avoir assisté malgré moi à l’assassinat de l’enseignement de la grammaire par des imbéciles prétentieux drapés dans les oripeaux de la “modernité” - et que je voyais venir avec leurs gros sabots dès 1970 - , mais j’ai aussi l’espoir que les réactions comme les vôtres, qu’on voit se développer, et qui sont celles du bon sens et de la raison, finiront par éviter le naufrage prévisible mais peut-être pas encore inéluctable de l’enseignement français (mais ailleurs c’est pareil).

Ecrit par : outis | 02 février 2007

Pas mal, pas mal... Quoique l'adjonction, à la fin ou au début, d'un "sommaire" qui dégage les lignes de force de ce manifeste ne soit pas inutile... (les "décideurs" à qui il est destiné sont des gens pressés à qui il faut mâcher le travail!)
Et maintenant, si on passait à des propositions concrètes et précises pour une réforme de l'enseignement du français à l'école primaire, au collège et au lycée? Par exemple, la suppression totale des "séquences" parce que c'est le cheval de Troie du pédagogisme, l'étude de l'histoire de la littérature française par siècles, comme avant la réforme (le Moyen Age en 3ème, le XVIème et le XVIIème siècle en seconde...) parce que c'est la seule façon de donner des repères clairs aux élèves, le cours de grammaire structuré ( les natures , les fonctions, l'analyse logique)...?

Ecrit par : Jean | 02 février 2007

Où puis-je signer, JPB ??? J'aimerais signer ce manifeste pour exprimer mon indignation quant à la suppression du bac L.

C'est tout simplement scandaleux ! Je m'empresse de le diffuser rapidement autour de moi.

SW

Ecrit par : SW | 02 février 2007

Pas sûr que vous avez possibilité de remonter le temps et de revenir à cette époque des Belles Humanités parce que le Monde lui continue ça marche en avant et des enjeux autrement plus lourds que la grammaire ou la belle écriture se profilent à l'horizon, suffit de penser à l'émergence technologique de toute l'Asie...
Vous pensez que les petits chinois vont encore se satisfaire longtemps de nous équiper en vêtements, voitures, et autres frigidaires alors qu'ils sont en passe de nous dominer sur les secteurs clefs de la recherche et de la connaissance.
Quand le robinet à biens manufacturés va se fermer la France risque de mordre très méchamment la poussière, peut-être qu'alors on retrouvera un peu les vertus d'un enseignement à l'ancienne fait de travail, de travail et de travail.
Pour le moment on 'salope' l'enseignement parce qu'on en a le luxe, mais d'avis plus pour longtemps...

Ecrit par : dePassage | 02 février 2007

Les Lettres se meurent. En LEP, les Lettres sont mortes, véritablement ; j’ai sur 5 classes 2 ou 3 élèves qui savent trouver et comprendre les sous-entendus d’un texte, quand je les mets sur la voie, parce que leur intelligence est fondée sur l’émotion, mais des émotions que la culture n’encadre pas (j’ai tous les jours le sentiment inquiétant d’évoquer des fantômes, des nuées, des vapeurs, des « choses » inconnues et méprisables surtout, pendant que je tente au mieux de faire cours), et ces élèves qui détonnent (une forme de sensibilité à la vie, peut-être ?) écrivent leurs devoirs sous forme de signes-textos...
Quant à l’Histoire et la Géographie : c’est un alignement de faits et de chiffres incompréhensibles et vides…

Ecrit par : Pendariès | 02 février 2007

http://perso.orange.fr/claude.rochet/ecole/docs/Figaro.html

écrit il y a 5 ans et pas une ride alors qu'on aurait pu espérer avoir aujourd'hui à écrire ce texte au passé!
continuons à résister on a toujours rien gagné !

Ecrit par : Ami-entends-tu | 02 février 2007

Mr Rochet ne m'en voudra pas ,je l'espère,de faire un copier coller de ce texte qui se passe de tout commentaire:

UN CAS D'ECOLE: 30 ANS DE "REFORME SCOLAIRE " DU GRAND SERVICE PUBLIC "A LA FRANCAISE"


I Enseignement répressif . 1880-1960 .

Un paysan vend un sac de pommes de terre pour 100F. Ses frais de production s'élèvent aux quatre cinquièmes du prix de vente .Quel est son bénéfice ?

II Réforme Edgard Faure. 1968.

Un paysan vend un sac de pommes de terre pour 100 F.Ses frais de production s'élèvent aux quatre cinquièmes du prix de vente, soit 80 F . Quel est son bénéfice ?

III Méthode " moderne ". 1970-1980.

Un agriculteur échange un ensemble P de pommes de terres contre un ensemble M de pièces de monnaie. Le cardinal de l'ensemble M est égal à 10 et chaque élément M vaut 1F. Dessine 100 gros points représentant les éléments de l'ensemble M .L'ensemble F des frais de production comprend 20 gros points de moins que l'ensemble M. Représente l'ensemble F comme sous -ensemble de M et donne la réponse à la question suivante: quel est le cardinal de l'ensemble B des bénéfices? ( A dessiner en rouge ) .

IV Activités d'éveil . IUFM 1980-1990.

Un exploitant agricole vend un sac de pommes de terres pour 100 F. Les frais de production s'élèvent à 80 F et le bénéfice est de 20 F.
DEVOIR : “ souligne les mots "pommes de terre " et discutes-en avec ton voisin” .

V Enseignement” réformé “ à l'aube du XXI° Siècle.

Un péizan capitaliste sanrichi injustement de 20 F sur un sac de patates. Analyz le tekst et recherche les fôtes de contenu de gramère, d'ortograf et de ponctuation et ensuite di se ce que tu pense de sète maniaire de sanrichir en daurmant


Enseignement assisté par ordinateur 2004

Un producteur de l'espace agricole câblé sur ADSL consulte en conversationnel une data bank qui display le day-rate de la patate. Il load son progiciel SAP/R3 de computation fiable et détermine le cash flow sur écran pitch 0,25mm Energy star.
Dessine-moi avec ton mulot le contour 3D du sac de pommes de terre puis logue toi au réseau Arpanot (Deep Blue Potatoes).Via le SDH boucle 4.5, extraire de MIE le graphe des patates.
Devoir : Respecte- t-il la norme ANSI, ISO, ElAN, CCITT, AAL

Enseignement de l'an 2020

Qu'est ce qu'un paysan ?


(Texte inspiré par M.Laval instituteur retraité à Brive, Le Monde Aujourd'hui :16-17 Juin 1985 et actualisé au fil des ans...)

Ecrit par : Ami-entends-tu | 02 février 2007

"Ce siècle présent est foutu s'il n'est pas fait contrepoids à sa nuit immense par l'assurance de quelques individus qui tiennent de leur volonté ou de leur vie le privilège de voir et d'éclairer... Je ferai ce que je pourrai pour lui, mais je le crois foutu. Jamais il ne comprendra que l'homme est un cœur, ou rien. C'est-à-dire : courage. Amour". Joë Bousquet

Ecrit par : Robin | 02 février 2007

"Ce siècle présent est foutu s'il n'est pas fait contrepoids à sa nuit immense par l'assurance de quelques individus qui tiennent de leur volonté ou de leur vie le privilège de voir et d'éclairer... Je ferai ce que je pourrai pour lui, mais je le crois foutu. Jamais il ne comprendra que l'homme est un cœur, ou rien. C'est-à-dire : courage. Amour". Joë Bousquet

Ecrit par : Robin | 02 février 2007

Pas sûr que vous avez possibilité de remonter le temps et de revenir à cette époque des Belles Humanités parce que le Monde lui continue ça marche en avant et des enjeux autrement plus lourds que la grammaire

Voilà une illustration typique du discours mythologique et de facture fasciste de notre occident moderne!
Puisque le Monde marche vers l'avant à quoi bon regarder vers le passé et se nourir de ses enseignements?
Comme si le principe de causalité ( La Raison) n'était pas l'inscription dans la mémoire de chaque passant de la mémoire et du patrimoine textuels de notre civilisation.
Autre mythe fasciste: le mythe du travailleur: arbeit, arbeit ,arbeit conclut dePassage. Bien sûr c'est une évidence, le travail et non la grammaire libèrera notre humanité définitivement!

Ecrit par : buntovchik | 02 février 2007

http://www.lefigaro.fr/france/20070202.FIG000000236_offensive_du_creationnisme_islamique_en_france.html

ce n'est pas le bon fil mais ça ne se passe pas de commentaire aussi je me dépêche de cliquer pour envoyer et m'empêcher d'hurler...

Ecrit par : Ami-entends-tu | 02 février 2007

et puis non je vais hurler: DÉPÊCHEZ- VOUS D'APPRENDRE À LIRE CORRECTEMENT À NOS ENFANTS!
qu'ils soient capables d'avoir une lecture critique car ce type d'ouvrage ne sera peut-être pas toujours interdit, c'est à craindre et nos enfants risqueraient de se laisser berner!

Ecrit par : Ami-entends-tu | 02 février 2007

Vous avez raison de faire une référence à Patrick Le Lay, Jean-Paul! Il est tellement cynique que prof en IUFM doit être son vrai métier, son activité en tant que patron de media décérébrant n'étant certainement qu'une couverture!

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 février 2007

A quoi sert la littérature ? Je n'ai pas envie aujourd'hui de répondre à cette question autrement que par les mots de René Guy Cadou : "La poésie ne sert à rien, comme la pluie."

...Ou par ceux de Joë Bousquet : "Tout semble perdu, mais il nous reste l'issue de sauver le mal."

La mort ne voulait pas de toi, Joë Bousquet, qui la bravais en bottes rouges, à sept lieues à la ronde. La balle qui traversa ta poitrine avait tracé un sillon fatal au-dessus des blés avant de te clouer pour toujours à ce lit de souffrance où tu n'as fait que changer de champ de bataille.

Tu n'étais jamais seul dans cette chambre aux volets clos avec ton ange contre ta tempe et le sourire de tes amoureuses..."Elles m'ont donné ce qu'elles ne donnent à personne, et j'ai compris qu'il y avait un ciel dans leurs yeux dont leur regard n'était que le crépuscule."

La pluie moirée de la tenture était lourde du poids des mondes. Pour consoler ton corps immobile, fauché dans la fleur de l'âme, les ailes des fées des pays d'oc bleuissaient le silence peuplé de livres. Alors tu rechaussais tes bottes rouges, et tu marchais à l'intérieur de toi-même, dans la forêt endormie de Max Ernst, ton rempart contre le malheur.

Parlerais-je de tes songes de morphine et d'opium, de tes "tisanes de sarments", viatiques de l'explorateur que tu songeais parfois à retourner contre toi-même quand la douleur était trop forte ?

Scaphandrier des profondeurs, tu buvais à la source noire, au seuil de la nuit sacrée de Novalis où nage un poisson d'or et que tout homme aspire à connaître...Allégeance au souverain de la douleur ! Mais tu étais comme tous les hommes, Joë Bousquet, car tout homme est blessé.

Voyageur immobile mais rapide comme l'éclair, ta plume en guise de bourdon, pélerin de la Vierge noire à qui tu rendis ses diamants, l'amour lointain des troubadours ciselait ton profil d'alchimiste. Le plomb de ton malheur pour lequel tu n'avais pas de larmes s'était changé en or et ton front où bleuissaient les myosotis de Montségur abritait l'harmonie des contraires.

La balle qui traversa ta poitrine avait tracé un sillon fatal au-dessus des blés avant de te clouer à la souffrance. Mais ce ne fut que pour triompher du désastre et pour courir, à corps perdu, pieds nus comme un enfant, vers la Beauté."

Oui, la littérature ne sert à rien...Si par "rien", on entend ne pas désespérer de tout.

Ecrit par : Robin | 02 février 2007

La série L est à l'agonie? La série S est bien malade! Pour tenter désespérement d'attirer plus de lycéens vers les filières scientifiques, les gouvernements qui se sont succédés depuis 20 ans ont cru qu'il suffisait d'abaisser les exigences dans les disciplines scientifiques de la série S, avec la consigne de laisser passer en première S des élèves qui arrivent péniblement à la moyenne en classe de seconde souvent après un doublement et le passage forcé en terminale après une classe de première calamiteuse.
Nous retrouvons dans nos classes de S des élèves très peu intéressés par les sciences et pour lesquels le passage dans cette série leur paraît, ainsi qu'à leurs parents, le passage obligatoire vers des études de droit ou d'architecture.
Quant au bac S lui-même, que dire de son niveau lorsqu'on peut l'obtenir sans avoir la moyenne dans les trois disciplines scientifiques? Lorsque des exercices de sciences physiques consistent en un QCM sans justification des réponses, voire à compléter des phrases à trou, avec en plus, la liste des mots manquants comme au collège?
Certaines associations de spécialistes en sont à demander sans rire un bac S option sciences!

Ecrit par : Archytas | 02 février 2007

A quoi sert la littérature? A VIVRE A VIVRE A VIVRE A VIVRE

Ecrit par : Thalie | 02 février 2007

Des cours de culture générale donnés à des ingénieurs d'une grande entreprise : les dirigeants voulaient que ceux-ci soient capables de parler d'autre chose que de foot et de bagnoles...

Ecrit par : Lariba | 02 février 2007

Si les élèves ne vont plus en L, ce n'est pas qu'ils n'aiment pas le français, c'est que lire Cervantès et Sénèque dans le texte, sans avoir aucune autre compétence, n'amène à aucun métier (sauf prof de français).
Il faut donc à mon avis introduire en Première L des matières qui sont utilisables dans des métiers auxquels les autres filières ne préparent pas (pourquoi pas du droit?) ou des matières utilisables dans d'autres métiers (plus de langues et de vraies mathématiques).
Lire Malraux et Racine ne doit pas permettre QUE de s'occuper dans les files d'attente de l'ANPE.

Ecrit par : Jeremy | 02 février 2007

A lire: un excellent édito de Philippe Val (dans Charlie-Hebdo, 13/12/2006) sur la disparition des filières L. Même constat que celui présenté par les personnalités signataires du dernier post de Jean-Paul, mais analyse radicalement différente des responsabilités...
J'en profite pour rappeler que nous sommes à J-10 du procès du même Charlie-Hebdo contre les associations musulmanes intégristes auquelles Sarko, vers qui plusieurs participants à ce blog parlent apparemment de diriger leur suffrage, a mis le pied à l'étrier.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 février 2007

"DÉPÊCHEZ- VOUS D'APPRENDRE À LIRE CORRECTEMENT À NOS ENFANTS!"

Oxymore ...
ce n'est pas en se dépêchant, que l'on fait du bon boulot (que ce soit en "syllabique" ou en "global" ou en ce que vous voulez)

Hâtez-vous lentement d'apprendre à lire correctement à nos enfants, eut été plus judicieux ;) àmha :)

je déconnions, hein, l'Ami .

ps: Hélène j'ai pas tout suivi du dernier speed, mais ne te laisses pas em......er ;) Tu leur mets un chtit coup de cactus...


Me fait penser que la première fois que j'ai utilisé cette expression (du cactus) sur un foroum (bourso), en 2002 par là, un fouroumeur (qui, lui, avait bien compris, le bonhomme) m'a dit un truc du genre:

"Mince c'est pas juste, c'est toujours les autres, qui ont le droit à des trucs sympathiques"
Je vous explique même pas la journée de folie qu'on a passé ;))))))) Il faudrait chercher dans les archives ... Si elles existent encore...

Ecrit par : toto | 02 février 2007

Si les élèves ne vont plus en L, ce n'est pas qu'ils n'aiment pas le français, c'est que lire Cervantès et Sénèque dans le texte, sans avoir aucune autre compétence, n'amène à aucun métier (sauf prof de français).
Il faut donc à mon avis introduire en Première L des matières qui sont utilisables dans des métiers auxquels les autres filières ne préparent pas (pourquoi pas du droit?) ou des matières utilisables dans d'autres métiers (plus de langues et de vraies mathématiques).
Lire Malraux et Racine ne doit pas permettre QUE de s'occuper dans les files d'attente de l'ANPE.

Ecrit par : Jeremy | 02 février 2007

Ce n'est pas l'inculture qui résoudra le problème du chômage, Jérémy.

J'ai peur que vous n'ayiez une vision à très court terme. Je sors d'une réunion de travail et je peux vous assurer qu'une solide culture générale et une bonne maîtrise de la langue française demeurent des atouts professionnels indispensables.

Une des personnes présentes à cette réunion nous a dit qu'elle était obligée de relire les courriers électroniques de sa secrétaire (courriers destinés à être lus par des personnes importantes ; excusez-moi de rester vague) et qu'ils comportaient en moyenne quatre à cinq fautes d'orthographe grammaticale (accords de participes passés, accords sujets/verbes).

Je n'ose même pas imaginer ce que cela donnerait si elle était obligée de rédiger des notes elle-même.

Peut-être la secrétaire en question considérait-elle le français comme une matière secondaire aisément remplaçable par du droit. Je pense qu'elle avait tort et qu'elle risque d'en payer les conséquences.

Ecrit par : Robin | 02 février 2007

Mais même en droit, Robien, je vous assure qu'il est absolument indispensable de maîtriser la langue française. Le langage juridique est particulier certes mais si vous maîtriser au préalable le français, vous parvenir à déchiffrer le sens de certaines règles.

Et n'en déplaise à quiconque, en droit vous rédigez des dissertations de niveau élevé et je puis vous certifier que les capacités rédactionnelles sont très valorisées tant elles sont devenues rares dans les amphis...

Ecrit par : SW | 02 février 2007

Et même dans les études scientifiques, un bon niveau en français ne gâte rien (sauf peut-être pour les taupins autistes option maths ;o)) ), ne serait-ce que pour comprendre et se faire comprendre.
Et en médecine, des bases de latin et de grec sont bien utiles pour savoir de quoi on parle.

Ecrit par : yann | 02 février 2007

Oui, SW, c'est exactement ce que veux dire. On ne peut pas être "bon" en droit (et même en mathématiques !) si on n'est pas "bon" en français. des cours de droit en Première et Terminale L, comme le suggère Jérémy, pourquoi pas, mais pas à la place du français.

Le français, la culture générale permettent de comprendre les "tenants et les aboutissants" des choses, de voir loin, de faire des rapprochements, des comparaisons...

La lecture de Cervantès, puisque Jérémy évoque Cervantès, a un rapport avec le "bon sens" et le "bon sens", excusez-moi d'être terre à terre, est très utile dans les affaires de ce monde, y compris dans la vie professionnelle, beaucoup de "golden boys" l'ont appris à leurs dépens. C'est peut-être ce qui nous manque le plus aujourd'hui. Bizarre d'ailleurs pour une nation qui se réclame de Descartes.

La littérature n'est pas ce que vous croyez parce qu'on vous a fait faire de la stylistique au collège et au lycée sans vous montrer la dimension "existentielle" des oeuvres. C'est très dommage. Mais ça peut se soigner.

Les grands écrivains ne sont pas des stylistes, ce sont des maîtres de vie.

Ecrit par : Robin | 02 février 2007

Je rectifie ma faute de frappe :

"mais si vous maîtriseZ au préalable le français, vous parvenir à déchiffrer le sens de certaines règles."

Excusez-moi Robin il me semble que j'ai écorché involontairement votre pseudo.

SW

Ecrit par : SW | 02 février 2007

"vous parvenEZ à déchiffrer le sens de certaines règles."

Décidément je vais trop vite...

Ecrit par : SW | 02 février 2007

Et même dans les études scientifiques, un bon niveau en français ne gâte rien (sauf peut-être pour les taupins autistes option maths ;o)) ), ne serait-ce que pour comprendre et se faire comprendre.
Et en médecine, des bases de latin et de grec sont bien utiles pour savoir de quoi on parle.

Ecrit par : yann | 02 février 2007

Ou pour être humain, à défaut d'être humaniste.
Ceci dit,dans ma fratrie, le plus cultivé, entre autres en littérature, qui maîtrise le plus de langues étrangères (dont le magyar) est le taupin autiste option maths. Pour qui veut et peut s'en donner la peine, l'Ecole Polytechnique est un cadeau de choix.

Ecrit par : dobolino | 02 février 2007

A quoi sert la littérature? A VIVRE A VIVRE A VIVRE A VIVRE

Ecrit par : Thalie | 02 février 2007

Ben oui! C'est tout bonnement ça.

Ecrit par : dobolino | 02 février 2007

Bon, tout cela c'est bien joli, et tout le monde est d'accord, mais on fait quoi? C'est dans trois mois qu'il ne faut pas, encore une fois, se tromper, comme en avril 2002
Quel candidat vous paraît le plus réceptif ou le moins hermétiquement fermé à vos inquiétudes?
Qui a le plus de courage, pour défier les conservatismes et convaincre les frileux qu'il ira jusqu'au bout?
Il lui faudra à la fois;
--Ne pas avoir froid aux yeux pour ne pas lâcher devant les corps constitués
--Et poursuivre sans fléchir ce que Robien a commencé.

il ne reste plus grand monde en lice.

Ce qui est très intéressant dans cette montée en puissance, tardive mais mieux vaut tard que jamais, de l'indignation des enseignants de gauche, c'est qu'ils reprennent mot pour mot le discours des "intellectuels de droite" comme disait Allègre, qui visait alors les Jacqueline de Romilly et autres Philippe Nemo.
Pendant un quart de siècle, ils ont laissé faire, et pourquoi? sinon parce que leurs convictions profondes trouvaient quelque résonnance dans les présupposés anti-élitistes, égalitaristes, de cette idéologie pédagogiste qui se faisait fort de démocratiser la société à travers l'école, par la mixité sociale, le collège unique et tout un salmigondis de théories plus fumeuses les unes que les autres, mais qui avaient l'imprimatur de l'intelligentsia de gauche, nourrie d'une bouillie faite à base de flocons de Marx, Piaget, Freud et Lacan.


Toutes ces belles idées avaient une fantastique aura de sérieux puisqu'elles étaient issues des plus hautes instances de l'EN et en plus elles épousaient les idées forces de la gauche. pourquoi les contester ?
Il fallait vraiment avoir la méfiance chevillée au corps par l'anti-communisme primaire, et avoir vécu comme votre serviteur derrière le rideau de fer, pour ne pas tomber dans le panneau! Je ne me considérais pourtant pas de droite pour autant et j'ai mis du temps à comprendre pourquoi tant d'intellectuels français ont traité Soljenytsine de traitre.

Pendant longtemps, les objections ne venant que de la droite les illusionnistes ont cassé l'école avec la bénédiction de tous ceux qui ne pouvaient pas voir qu'ils s'étaient fourvoyés dans des compagnonnages douteux, puisque cela leur avait fait perdre le sens critique. C'est ainsi que se perpétue l'illusion.

Bon, mais maintenant, c'est la fin des illusions, pour paraphraser François Furet, et 9/10 des auteurs les plus acharnés aujourd'hui à crier au feu, ont milité et parfois très activement à gauche ce qui ne fut pas pour rien dans leur vocation sincère d'enseignant.

Ils auraient pu se réveiller plus tôt au lieu de traiter de fascistes ( et certain sur ce blog continuent) tous ceux qui s'insurgeaient devant cette catastrophe si visible, à condition de ne pas avoir la tête dans le sac.

On comprend alors comment, tous les régimes depuis 1958 sont tombés dans le panneau.

L'erreur est humaine, c'est vraiment la persévérance dans cette erreur qu'il faut diaboliser et non, parcequ'ils ne sont pas du même bord, ceux qui s'époumonnent depuis si longtemps à la dénoncer.

Mon père, socialiste, président de l'UNEF de sa fac en 39 et résistant de la 1ere heure (Juin 40) m'a toujours dit que dans son réseau ( Musée de l'Homme, autour de Paul Rivet) la défaite avait réuni comme un seul homme des monarchistes, des Radicaux, des anciens Croix de Feu, et quelques communistes, exclus du parti pour dissidence.
A méditer. On n'a plus le temps de s'invectiver de part et d'autre de quelque hémyclique. On est tous dans le mˆme bain et peu importe qui nous y a mis.
La défaite est à nos portes, il faut résister.

Alain était de gauche, pacifiste, etc...et pourtant il fut un des premier en France à crier au loup...dans le désert!

Quel gâchis!

Ecrit par : Cadichon | 02 février 2007

Enseignement de l'an 2022-2023

Qu'était un professeur??? (Durée 8 heures)

Question d'oral à l'agrégation de pomme de terre


Enseignement de l'an 2099-2100

Qu'était-ce qu'une "pomme de terre???" (Durée 3heures)

Ecrit par : montaigneàcheval | 02 février 2007

"Et maintenant on fait quoi?"
C'est exactement le problème!
Il ne faudrait pas que nous ressemblassions aux Rats de "Conseil tenu par les rats": "Si bien que sans rien faire on se quitta."

Ecrit par : Jean | 02 février 2007

Nicolas Sarkozy propose de payer plus les professeurs qui feront du soutien scolaire.
C'est bien l'aveu que l'école est défaillante.
Si les pédagogistes étaient virés, il n'y aurait plus besoin de soutien scolaire, puisque l'école redeviendrait efficace. Mais Nicolas Sarkozy va-t-il virer la Nomenklatura pédago qui bloque tout retour au bon sens, et fermer les IUFM?

Ecrit par : Jean | 02 février 2007

Lutter jusqu'au bout, oui. Pour rien peut-être, comme escalader une belle paroi, courir 20km, ... pour la beauté du geste.

Les lettres sont à l'agonie: un monde est en train de disparaître. Il faut peut-être passer par là, par ça: mourir pour renaître, c'est une grande épreuve pour notre culture. Leur culture à eux, les "apprenants", n'est plus la nôtre: ouvrez les yeux!

Démunis de plus en plus, on veut continuer, on fait semblant: lisez toutes les circulaires idiotes émanant de Rectorat et d'I A. Il faut voir!

Le monde dans lequel nous vivons ne donne plus les moyens d'entendre les "lettres". On communique sans "lettres", l'efficacité se fou des "lettres".
Etre une voix qui crie dans le désert moderne post -industriel: c'est beau. Nous sommes les anges d'un ciel coupé de la terre par l'écran de fumée de la pollution des esprits: le monde est une fabrique de crétins!
L'ECRAN est partout, devant moi qui tappe mes lettres: écran de PC, de console, de TV, de portable: des écrans à en devenir fou. Et pendant ce temps le monde meurt. L'opium de la distraction , oui Pascal et il avait des références plus anciennes.., rend l'effort dégoutant. Tout tout de suite, la vitesse, l'instantanéité, pressés, énervés, ....
Lire, le temps de la lecture comme exercice éthique, rien que cela: folie inaudible pour les générations qui viennent.
Culture historique, humaniste: on raconte des histoires d'autrefois, c'est tout.
Tant pis, je continue, je trace un sillon, je laboure et sème.Pour la suite, lisez la parabole...
La Pentecôte des idiots n'a pas fini de remplir les crânes.

Vive le sabre de Didi!

Ecrit par : Didiquiatrouvélavoie | 02 février 2007

"Et maintenant on fait quoi?"
C'est exactement le problème!
Il ne faudrait pas que nous ressemblassions aux Rats de "Conseil tenu par les rats": "Si bien que sans rien faire on se quitta."

Ecrit par : Jean | 02 février 2007

Je ne vois vraiment pas ce que vous pouvez faire d'autre que d'aider chaque année quelques élèves réceptifs à sortir la tête du sac. Aucune chance qu'une quelconque équipe gouvernementale ne sorte de la guimauve pédagogiste qui arrange trop bien leurs affaires. D'autant plus que la plupart de vos collègues ont aussi la tête dans le sac. Vous le savez certainement mieux que moi. Si la droite prenait des mesures plus drastiques, ce dont je doute, on aurait une méga-grève. La gauche gouvernementale est engluée pour, au bas mot, encore vingt-cinq ans( retard à l'allumage: ils ne sont pas assez vigilants face à la véracité des constats du FN), alors qu'elle est la seule à pouvoir mener à bien la réforme sans mettre tout le monde dans la rue.
Donc, continuez la lutte quasi-solitaire au quotidien, résistez, venez vous soulager ici et n'attendez pas une solution pour demain. Inscrivez-vous dans la durée. Si je reviens toujours ici, malgré que je ne suis pas toujours au niveau ni toujours d'accord, c'est pour y prendre des arguments que je distille au quotidien dans mon entourage. Dans ma section PS, inutile pour le moment, trop tôt, élitisme!
Allez, courage, le système a été détruit pas à pas depuis cinquante ans, il ne va pas se réparer en deux ans et tant d'autres sujets brûlants (c'est le cas de le dire!) sont à l'ordre du jour.
Pour l'instant, je pique des cours de grammaire sur Sauver les élèves pour aider le professeur de français de ma fille qui n'a pas assez d'heures pour récupérer six ans de démolition. Et je prends sur mon temps de repos pour faire l'heure de grammaire qui lui sortira la tête de l'eau. Un travail de fourmi pour tous ceux qui sont conscients et qui n'oublient pas en même temps d'enseigner l'altruisme, qu'ils soient profs ou parents. Ma fille sera peut-être une caissière de super-marché consciente ou un ingénieur ou un pédiatre ou une mère de famille etc...
En espérant que nous ne sombrions pas dans un régime totalitaire du fait d'une pénurie liée à l'inéluctable (si on ne se bouge pas très vite) réchauffement de la terre.

Ecrit par : dobolino | 02 février 2007

Je sais que vous n'aimez pas trop, mais je vous offre un petit texte de mon cher Pierre Magnan qui ne mit jamais les pieds à l'Université. Essayez quand même de le lire...



Janvier 2007 :



Pour une fois mon indignation sera modérée. C'est la transcription d'une préface qui m'a été demandée pour un ouvrage consacré aux lecteurs de livres, espèce en voie de disparition (mais non protégée).

Je réponds :

L'énigme du lecteur ou de la lectrice m'a toujours intrigué. Pour l'auteur c'est un ectoplasme, le type-même de ce qu'on appelle aujourd'hui le virtuel et pourtant, autant que les personnages de nos histoires, il est là, immobile, silencieux, sans chair et sans esprit, devant la table où vous écrivez. Il vous mesure, se moque de vous, vous critique, vous arrête le bras au moindre adjectif superflu, vous toise quand un participe passé des plus traîtres vous fait courir au Robert. C'est un témoin désagréable et nécessaire dont il ne faut pas attendre la moindre indulgence.

Il faut être blindé pour résister au lecteur. Entre celui qui vous lira toujours en goguenardant parce qu'il sait que vous n'avez même pas votre certificat d'études et celui, exagérément laudateur, à qui vous êtes obligé d'objecter : "Mais est-ce que vous avez lu Proust ? Est-ce que vous avez lu Stendhal ?" Il n'y a pourtant pas entre ces deux types de lecteur l'espace d'un papier à cigarette en ce qui concerne l'intelligence.

En vérité, la qualité d'un lecteur dépend de son passé. Quand j'étais en cinquième (J'ai arrêté là mes études) nous étions trente cinq élèves. Il y en avait cinq qui lisaient : un fils de charretier, un fils de garde champêtre, un fils d'électricien (moi) et par hasard un fils de notaire plus un fils de bistrot. Ça n'a pas empêché les trente autres de se faire grands et gros ni d'avoir des opinions politiques.

Nous avions à notre disposition immédiate à peu près deux cents auteurs, aujourd'hui je n'ose chiffrer, disons dix mille pour faire comprendre la proportion.

Le lecteur d'aujourd'hui est aux prises avec une avalanche. Sept cents volumes viennent de sortir dans les mois qui précèdent. Cette saturation empêche de se faire une opinion valable sur l'ensemble. D'autant plus que le lecteur angoissé par la conjoncture (un beau mot pour couvrir les divers naufrages de notre civilisation), se porte de préférence vers les auteurs qui écrivent sur ces angoisses et les partagent.

Giono me disait : "Le lecteur est comme le catoblépas en train de se mordre le pied en criant : "aïe aïe comme ça fait mal ! Aïe aïe comme ça fait de plus en plus mal." Comme si l'angoisse d'être sur la terre n'avait pas toujours été compagne de l'homme malgré les accessoires de plus en plus perfectionnés dont il s'entoure pour se rassurer et comme s'il n'avait pas toujours fallu passer outre. Nous autres à Forcalquier, nous savons tout cela et ça ne nous empêche pas de nous réjouir inconsciemment de la vie.

J'ai ici une lectrice de 13 ans qui aime mes livres et que je mets en garde : "Ne laissez pas les arbres vous cacher la forêt ! Lisez les grandes choses pas les petites ! Les petites vous les lirez après ! Ne commencez pas par la fin ! Lisez Montaigne, la Marquise de Sévigné, le Duc de Saint-Simon, Stendhal, Marcel Proust, Maupassant et Colette. N'allez au-delà que lorsque vous serez sûre de votre compréhension de la langue, grâce à ces auteurs et à quelques autres que vous découvrirez par vous-même. Vous dites que la poussière des siècles les a effacés ? Attendez que ce siècle passe lui aussi sur nos écrivains et vous verrez les dégâts !"

Comment, me direz- vous, vous êtes fou ! Vous conseillez de lire ces morts à une fillette de 13 ans alors qu'il y a tant de vivants à lire avec profit ? Je réponds : les enfants d'aujourd'hui sont beaucoup plus intelligents que ceux d'hier et il serait absurde de les traiter tous comme des lecteurs de livres à baguette magique, ce que font leurs éducateurs.

La connaissance très précise de la langue est l'outil indispensable pour bien saisir la valeur d'un ouvrage. On ne peut pas dire : "C'est bien écrit" ou "C'est mal écrit" ou "C'est bon" ou "C'est mauvais" si l'on n'est pas soi-même certain de d'abord savoir lire. Il y a de médiocres lecteurs comme il y a de médiocres livres.

C'est par la comparaison avec les oeuvres du passé que nous pouvons juger de celles du présent. Elles sont ce que le mètre-étalon en platine du Pavillon de Sèvres est aux mesures universelles. C'est pourquoi j'en conseille la lecture à ma lectrice de 13 ans.

De toute façon et quoi qu'on fasse la lecture est élitiste. On ne lit pas par la volonté ou sur l'incitation d'autrui mais par une révélation venue de l'intérieur de l'être. La lecture est un mystère aussi grand que la création d'œuvres d'art et un auteur quel qu'il soit doit se faire très humble devant ceux qui sont atteints par cette déviation de l'âme.

Ecrit par : dobolino | 02 février 2007

Oui, justement, Dobolino!



Lutter jusqu'au bout, oui. Pour rien peut-être, comme escalader une belle paroi, courir 20km, ... pour la beauté du geste.

Les lettres sont à l'agonie: un monde est en train de disparaître. Il faut peut-être passer par là, par ça: mourir pour renaître, c'est une grande épreuve pour notre culture. Leur culture à eux, les "apprenants", n'est plus la nôtre: ouvrez les yeux!

Démunis de plus en plus, on veut continuer, on fait semblant: lisez toutes les circulaires idiotes émanant de Rectorat et d'I A. Il faut voir!

Le monde dans lequel nous vivons ne donne plus les moyens d'entendre les "lettres". On communique sans "lettres", l'efficacité se fou des "lettres".
Etre une voix qui crie dans le désert moderne post -industriel: c'est beau. Nous sommes les anges d'un ciel coupé de la terre par l'écran de fumée de la pollution des esprits: le monde est une fabrique de crétins!
L'ECRAN est partout, devant moi qui tappe mes lettres: écran de PC, de console, de TV, de portable: des écrans à en devenir fou. Et pendant ce temps le monde meurt. L'opium de la distraction , oui Pascal et il avait des références plus anciennes.., rend l'effort dégoutant. Tout tout de suite, la vitesse, l'instantanéité, pressés, énervés, ....
Lire, le temps de la lecture comme exercice éthique, rien que cela: folie inaudible pour les générations qui viennent.
Culture historique, humaniste: on raconte des histoires d'autrefois, c'est tout.
Tant pis, je continue, je trace un sillon, je laboure et sème.Pour la suite, lisez la parabole...
La Pentecôte des idiots n'a pas fini de remplir les crânes.

Vive le sabre de Didi!

Ecrit par : Didiquiatrouvélavoie | 02 février 2007

Mon père, socialiste, président de l'UNEF de sa fac en 39 et résistant de la 1ere heure (Juin 40) m'a toujours dit que dans son réseau ( Musée de l'Homme, autour de Paul Rivet) la défaite avait réuni comme un seul homme des monarchistes, des Radicaux, des anciens Croix de Feu, et quelques communistes, exclus du parti pour dissidence.

Mon propre père est décédé il y a deux ans et il m'a dit sur son lit d'hôpital qu'il avait fait passer la ligne de démarcation au président de l'association des étudiants de France...Je savais déjà qu'il avait fait passer des juifs et des officiers belges (il a d'ailleurs été décoré de la croix de guerre belge avec palmes à cause d'un passage particulièrement risqué qui avait failli lui coûter la vie).

J'ai rédigé il y a quelque temps un article sur Alain Fournier et Jacques Rivière et j'ai découvert à cette occasion que le réseau de résistance intégré à celui du musée de l'Homme avait été constitué sous l'Occupation par Henri Gillet, Marcel Abraham, Claude Aveline, Jean Cassou et Jean Paulhan (un grand ami de Joë Bousquet) sous le nom des Amis d'Alain Fournier. Votre père doit certainement connaître ce mouvement.

Ecrit par : Robin | 02 février 2007

Voter pour Sarkozy dans le but d'éliminer les conservatismes? C'est original. Et ça serait drôle, si ce n'était pas si grave.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 février 2007

Non, sérieusement, la démolition de l'enseignement des Lettres ne date pas d'hier. J'ai appris à peu près convenablement à lire et écrire, ai fait de l'analyse logique et grammaticale, ai parcouru quatre années de collège à l'ancienne et, plouf, en seconde, fini le Lagarde et Michard, découverte en groupe de quatre des auteurs de gauche des XIX° et XX° siècles. Je suis entrée en seconde en 1973/74, je n'ai lu ni Montaigne, ni Boileau, ni Racine ni Stendhal, ni Flaubert ni etc... Je grognais un peu car j'avais une grande sœur et un grand frère qui avaient eu le droit de "faire Phèdre ou Montaigne" mais bon... De toute façon, il fallait que je fasse C.
Tout ce que je sais en littérature, je l'ai appris de mon époux, paysan de son état, ayant passé un bac C en 1971. J'exagère à peine.
Sans m'appesantir sur le fait que les professeurs de français-latin-grec ont toujours méprisé les "polars matheux" de section C... "les taupes autistes" comme dit si bien mon confrère Yann.
Espérons que cette donne ait changé.

Ecrit par : dobolino | 02 février 2007

Excusez-moi Cadichon, l'antépénultième message était pour vous. Ca serait une coïncidence étrange que ce soit à votre père que le mien a fait passer la ligne de démarcation...En 42, je crois, du côté de Lons-le-Saulnier dans le Jura ou à Cosne-sur-Loire dans la Nièvre. Il était aussi à Lyon. Son prénom était Roger.

Ecrit par : Robin | 02 février 2007

Nous sommes en 2007! Le Japon s'est lavé de ses crimes, l'Allemagne s'est lavée de ses crimes...
C'est fini, la guerre de quarante! On peut lire aussi les émules de Giono sans risquer de se salir les mains.
Vous écoutez bien avec componction Brassens qui chantait " Vous l'ami des Tommys ,Vous l'ami des Teutons", êtes-vous certains de bien l'avoir saisi, ce Brassens que vous portez aux nues?

Ecrit par : dobolino | 02 février 2007

……IL L’A FAIT……C’EST INVRAISEMBLABLE,mais il l’a fait!!!!!!!!!!!! Hosanna!!!!! Hosanna!!!!! In Excelsis Deo!!!!! Chirac a tuer Sarkonabo…..
Chirac est vraiment unique dans l’histoire. Magnifique. Con. Mais magnifique, le Canardeur!!!!!! On l’attendait, certes, mais là; il dépasse les espérance les plus folles….une gaffe majeure, mais très sympathique,la bombe iranienne, psssschiiitt!!!!!!!!!!!
Et puis merde, Chirac est un VRAI homme de gauche…Il a fait gagner Mitterrand…..et flingué Bédabbédbouazellbechieu.
Il flingue Sarkhothy……et fera gagner la Castafiore du Poitou….
Hardi les gars, vire au guindeau,
Good Bye,Farewell, Good Bye Farewell……….
Allez Chirac!!!!! Allez Chiraxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx!!!!!!!!!!

Remarquez, vu la conscience poliyique des profignons, ça passera encore pour de l'injure, alors que je l'aime, moi, Chichi, le Poulidor de l'intellect......Le Richard Virenque de la politique; Con et heureux. Allez, à la vôtre.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 02 février 2007

Bien, de mieux en mieux. Je viens de déconner sur la gaffe de Chi et boum censure. Bande de cons.......

Ecrit par : montaigneàcheval | 02 février 2007

……IL L’A FAIT……C’EST INVRAISEMBLABLE,mais il l’a fait!!!!!!!!!!!! Hosanna!!!!! Hosanna!!!!! In Excelsis Deo!!!!! Chirac a tuer Sarkonabo…..
Chirac est vraiment unique dans l’histoire. Magnifique. Con. Mais magnifique, le Canardeur!!!!!! On l’attendait, certes, mais là; il dépasse les espérance les plus folles….une gaffe majeure, mais très sympathique,la bombe iranienne, psssschiiitt!!!!!!!!!!!
Et puis merde, Chirac est un VRAI homme de gauche…Il a fait gagner Mitterrand…..et flingué Bédabbédbouazellbechieu.
Il flingue Sarkhothy……et fera gagner la Castafiore du Poitou….
Hardi les gars, vire au guindeau,
Good Bye,Farewell, Good Bye Farewell……….
Allez Chirac!!!!! Allez Chiraxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx!!!!!!!!!!

Remarquez, vu la conscience poliyique des profignons, ça passera encore pour de l'injure, alors que je l'aime, moi, Chichi, le Poulidor de l'intellect......Le Richard Virenque de la politique; Con et heureux. Allez, à la vôtre.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 02 février 2007

AÎE PAS CENSURE.....BRIGHELLI PAS KAGUEBE. GOLDSCHMIDT PARANO, DA!!!!
Ouaip.mais je ne sais pourquoi, je suis tombé sur une interface bizarre, fallait recopier les trucs qu'on vouyait, style EDF CGT UMP RATP......et puis floc plus rien.....
J'en demande bien pardon à M'sieu Briguelly

Ecrit par : montaigneàcheval | 02 février 2007

bonsoir,
je suis de temps en temps votre blog. Beaucoup de choses intéressantes sont dites mais j'ai l'impression que c'est un salon où 4 ou 5, toujours les mêmes, apportent leurs voix. Ce qui est dommage c'est de lire leur conversation sympathique mais on se demande si d'autres personnes peuvent entrer.
Continuez.

Ecrit par : Jérôme | 02 février 2007

Ouhlala....J'ai des progrès à faire avé le mulot......

Ecrit par : montaigneàcheval | 02 février 2007

Bon, tout cela c'est bien joli, et tout le monde est d'accord, mais on fait quoi? C'est dans trois mois qu'il ne faut pas, encore une fois, se tromper, comme en avril 2002
Quel candidat vous paraît le plus réceptif ou le moins hermétiquement fermé à vos inquiétudes?
Qui a le plus de courage, pour défier les conservatismes et convaincre les frileux qu'il ira jusqu'au bout?
Il lui faudra à la fois;
--Ne pas avoir froid aux yeux pour ne pas lâcher devant les corps constitués
--Et poursuivre sans fléchir ce que Robien a commencé.

il ne reste plus grand monde en lice.

Ce qui est très intéressant dans cette montée en puissance, tardive mais mieux vaut tard que jamais, de l'indignation des enseignants de gauche, c'est qu'ils reprennent mot pour mot le discours des "intellectuels de droite" comme disait Allègre, qui visait alors les Jacqueline de Romilly et autres Philippe Nemo.
Cadichon.


Ben moi je suis d'accord avec Cadichon. Effectivement le cheminement de Revel, de Furet mais aussi de Le Roy Ladurie et un bon paquet d'autres.

Face au constat que l'on fait tous, arrêtons les invectives gauche/droite.
Oui nous sommes dans un projet qui est intrinsèquement totalitaire dans son essence mais bien sûr enrobé de tout ce qu'il faut de miel pour que les mouches se pointent. Tiens c'est marrant ça me rappelle "l'opium des intellectuels" de Raymond Aron. Remplacez "communisme" par "pédagogie" et en avant la musique et les forces du bien.
Pour les jeunes de ma génération: Star Wars épisode 2, et oui le gentil empereur républicain est en fait une saloperie.
Bon ok j'abaisse le niveau :)

Ecrit par : Ronin | 02 février 2007

bonsoir,
je suis de temps en temps votre blog. Beaucoup de choses intéressantes sont dites mais j'ai l'impression que c'est un salon où 4 ou 5, toujours les mêmes, apportent leurs voix. Ce qui est dommage c'est de lire leur conversation sympathique mais on se demande si d'autres personnes peuvent entrer.
Continuez.

Ecrit par : Jérôme | 02 février 2007
Et pourquoi que vous ne continueriez pas zaussi? Ils seraient cinq au lieu de quatre?

Ecrit par : dobolino | 02 février 2007

AÎE PAS CENSURE.....BRIGHELLI PAS KAGUEBE. GOLDSCHMIDT PARANO, DA!!!!
Ouaip.mais je ne sais pourquoi, je suis tombé sur une interface bizarre, fallait recopier les trucs qu'on vouyait, style EDF CGT UMP RATP......et puis floc plus rien.....
J'en demande bien pardon à M'sieu Briguelly

Ecrit par : montaigneàcheval | 02 février 2007

Mâ non, Goldschmidt, pas parano! Je suis en train de lire LeRecours, Pensez aux troitauteurs! Courage!

Ecrit par : dobolino | 02 février 2007

J'avoue que moi qui suis "au PS", je compte beaucoup sur le soutien de Chirac! Ici, ça manque de petits smileys pour souligner mon propos, mais ouarf, ouarf! Il a fait fort notre sénile...

Ecrit par : dobolino | 02 février 2007

Face au constat que l'on fait tous, arrêtons les invectives gauche/droite.
Oui nous sommes dans un projet qui est intrinsèquement totalitaire dans son essence mais bien sûr enrobé de tout ce qu'il faut de miel pour que les mouches se pointent. Tiens c'est marrant ça me rappelle "l'opium des intellectuels" de Raymond Aron. Remplacez "communisme" par "pédagogie" et en avant la musique et les forces du bien.
Pour les jeunes de ma génération: Star Wars épisode 2, et oui le gentil empereur républicain est en fait une saloperie.
Bon ok j'abaisse le niveau :)

Ecrit par : Ronin | 02 février 2007

Et vous savez très bien quand même que, si Sarkozy passe, ce sera parce qu'il faut fouttre les arabes dehors et pas parce qu'on n'enseigne plus Montaigne à l'école! Passez une heure par jour au Café du Commerce, vous serez édifiés.
Go pour cinq ans de Sarko! Vous pensez bien que ce n'est pas moi, profession libérale, qui vais m'en plaindre! Egoïstement, c'est là que je voterais, et encore, il est soft, je préfère Madelin, le seul qui m'ait fait un cadeau, la vénérée Loi Madelin.

Ecrit par : dobolino | 02 février 2007

Dobolino

J'aime bien Brassens, mais je ne l'ai jamais porté aux nues. Je n'aime pas trop la chanson "Mourir pour des idées"...Le pacifisme, ça a des limites. Sinon, rassurez-vous, je ne suis pas nostalgique d'une époque que je n'ai, heureusement, pas connue ; je pense qu'il faut relativiser notre désespérance quand on compare l'époque actuelle à celle de la dernière guerre au cours de laquelle l'humanité a vraiment "touché le fond".

Sinon, je n'éprouve aucune ressentiment envers les Allemands, au contraire. J'aime beaucoup l'Allemagne où je suis allé plusieurs fois et où j'ai des amis et j'ai une grande admiration pour cette culture : Rilke, Träkl et Celan (je sais qu'ils n'étaient pas allemands, sauf Träkl, mais ils écrivaient en allemand, ils étaient de culture allemande, comme Kafka qui n'a jamais voulu écrire en tchèque) sont parmi mes poètes préférés et ne parlons pas des musiciens.

D'ailleurs je n'ai jamais bien compris le ressentiment tenace de Jankélévitch à l'égard de l'Allemagne (nous en avons parlé avec Montaigne l'autre jour).

Je sais que tout cela est bien loin et tant mieux. Je sais bien qu'il faut regarde "en avant"...Essayons de sortir de la paresse d'esprit et de ne pas recommencer les mêmes
erreurs.

Ecrit par : Robin | 02 février 2007

Hé bien, quoi, Chirac veut faire trois révolutions pour la planète! Trois petits tours et puis s'en va?
Il voulait juste dire: "l'Iran a le droit de faire la fête"! Faire la bombe, ça veut bien dire faire la fête?
Ségolène Royal hurle au complot médiatique; elle a raison de se plaindre, télés et radios s'obstinent à refuser de lui couper le son quand elle parle.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 février 2007

Je n'ai pas voulu écrire : "Je n'ai jamais compris le ressentiment de Jankélévitch vis-à-vis de l'Allemagne, j'admets qu'il avait des raisons...mais : "que ce ressentiment se soit étendu à la culture allemande dans son ensemble, musique comprise. Nuance !

Ecrit par : Robin | 02 février 2007

Ségolène Royal hurle au complot médiatique; elle a raison de se plaindre, télés et radios s'obstinent à refuser de lui couper le son quand elle parle.

Ca christophe, c'est très vache et très drôle.

Ecrit par : Robin | 02 février 2007

"Français-Latin-Grec" : pourquoi ces majuscules, puisqu'il n'y en a pas à "mathématiques" ?
De toute manière, on abuse des majuscules, aujourd'hui, comme sous l'Ancien Régime ("Éducation Nationale" au lieu de "Éducation nationale", etc.).
Ce serait bien, aussi, d'insérer un retrait au début de chaque paragraphe. Combattons la présentation anglo-saxonne qui nous est imposée partout - y compris, désormais, dans les manuels scolaires...
Et pour ce qui est du manifeste en lui-même (style et contenu), laissez-moi vous dire que je le juge magnifique et que je souscris sans réserve à chacun de ses arguments.

Ecrit par : NoctéMédia | 02 février 2007

Et vous savez très bien quand même que, si Sarkozy passe, ce sera parce qu'il faut fouttre les arabes dehors et pas parce qu'on n'enseigne plus Montaigne à l'école! Passez une heure par jour au Café du Commerce, vous serez édifiés.
Go pour cinq ans de Sarko! Vous pensez bien que ce n'est pas moi, profession libérale, qui vais m'en plaindre! Egoïstement, c'est là que je voterais, et encore, il est soft, je préfère Madelin, le seul qui m'ait fait un cadeau, la vénérée Loi Madelin.

Ecrit par : dobolino | 02 février 2007


Soyons clair, je n'aime pas sarko. C'est l'exemple vivant de la démagogie. Mais soyons honnête, comme vous le dites vous-même dobolino, la gauche a tout faux sur l'école et mettra longtemps avant de s'en rendre compte. Alors oui je me permet de dire que la gauche a tort donc je vote pas pour elle, point. Il faut être logique. On dirait les compagnons de route du communisme qui sont conscients de l'horreur et de l'échec du communisme mais qui ne veulent rien dire pour ne pas faire plaisir à la droite. Ben moi je dis que la gauche et l'extrême-gauche ont tout faux sur l'école depuis 30 ans et tant pis si ça fait pas plaisir aux camarades qui voient un affreux fasciste réactionnaire derrière chaque homme de droite. Et pourtant j'aime pas Sarko.

Mais bon c'est sans doute parceque moi je suis né après l'échec des trucs en "-isme" ou parceque je connais une ou deux bricoles en histoire.
Et puis, pour conclure, je connais beaucoup de sympathisants de droite qui aiment et respectent beaucoup plus l'école que tous les cons que nous connaissons. Il serait peut-être temps de sortir de l'axiome gauche=bien / droite=mal. Moi je crois pas aux simplifications, qui ont parfois fait du tort au monde enseignant, en particulier en ce qui concerne la politique.
LISEZ RAIMOND ARON VIVE LA LIBERTE

Ecrit par : Ronin | 02 février 2007

Je sais que tout cela est bien loin et tant mieux. Je sais bien qu'il faut regarde "en avant"...Essayons de sortir de la paresse d'esprit et de ne pas recommencer les mêmes
erreurs.

Ecrit par : Robin | 02 février 2007

Certes, bien loin, mais nous, nous n'en sortons pas, même sur le divan! Nés en 1950 à 1960, nous ramons et n'en sortons pas! Maman, ou Papa, ou, pour les "nantis", les deux... et nos marmots derrière, avec les non-dits de môman ou pôpa ou les deux (le must!). Infernal!
Si tu prends un psy juif, c'est l'enfer à deux, si tu prends un psy pas juif, c'est le négationnisme...
J'ai une copine d'origine arménienne, "rasssurez-vous", c'est pareil!
Les "erreurs", comme vous dites, se reproduisent et se reproduiront, toujours...

Ecrit par : dobolino | 02 février 2007

Si tu prends un psy juif, c'est l'enfer à deux, si tu prends un psy pas juif, c'est le négationnisme...
J'ai une copine d'origine arménienne, "rasssurez-vous", c'est pareil!

Oui, c'est parfois lourd à porter, l'hérédité ! Il faut "débrayer" de temps en temps, sinon c'est vrai que c'est l'enfer !

Ecrit par : Robin | 02 février 2007

"Mais soyons honnête, comme vous le dites vous-même dobolino, la gauche a tout faux sur l'école et mettra longtemps avant de s'en rendre compte" Ronin.
Tout à fait d'accord, longtemps ils vont mettre... mais, dans l'état actuel de l'enseignement français (voyez vos collègues!), ils sont les seuls à pouvoir mener les réformes. D'autres dossiers nous attendent aussi et Bruno Rebelle est de ma Promo...
Honnêtement et, peut-être, naïvement, je crois que c'est de ce côté qu'il faut se battre. Peut-être me trompe-je???????????
Nul n'est parfait!

Ecrit par : dobolino | 02 février 2007

Vous savez comment ça risque de se terminer le nucléaire iranien ?

Par un bombardement israëlien. C'est de plus en plus inéluctable.

Ils l'ont déjà fait ue fois en Irak, vous ne vous souvenez pas ? Mais là ça va faire plus de vagues.

Ca explique peut-être la nervosité de Chrac.

Ecrit par : Robin | 02 février 2007

j'ai mis trois s à rassurez! Vous croyez que ça peut avoir une signification? Dites-moi, Docteur!
Aussschwitz?

Ecrit par : dobolino | 02 février 2007

ils sont les seuls à pouvoir mener les réformes.
dobolino.

Ah bon pourquoi? ce sont eux qui sont responsables du merdier actuel alors pourquoi vont-ils nous en sortir ?

Ecrit par : Ronin | 03 février 2007

Excusez-moi, ça m'a échappé. Ca n'a aucun rapport avec le thème du blog. Mais j'ai l'impression qu'il se prépare des choses graves. Le "dérapage" de Chirac, ça n'est pas normal.

Mais je ne dis pas non plus que le problème des études littéraires, ça n'est pas grave.

Mais peut-être que la lecture et les études littéraires nous permettent de concevoir qu'il puisse se produire des événements graves et nous aident à les affronter...Contrairement à l'opinion courante qui y voit une "fuite devant le réel".

Ecrit par : Robin | 03 février 2007

D'autres dossiers nous attendent aussi et Bruno Rebelle est de ma Promo...

je vois pas à quoi il va nous servir mais bon ...

Ecrit par : Ronin | 03 février 2007

Ah bon pourquoi? ce sont eux qui sont responsables du merdier actuel alors pourquoi vont-ils nous en sortir ?

Ecrit par : Ronin | 03 février 2007

Ben c'est comme ça, voilà! Le merdier actuel, il commence avant la Cinquième République, il se poursuit sous De Gaulle, sous Pompidou, sous Giscard, il se pérennise sous Mittou etc.. mais les enseignants sont de gauche et les seuls qui peuvent mener les réformes sans les jeter dans la rue en hordes hurlantes qui font louper La Réforme à mon fils, c'est la gauche! Si les français sont cons, ce n'est ni votre faute ni la mienne, mais le fait est que nous sommes français vous et moi! Alors, assumons ou émigrons.

Ecrit par : dobolino | 03 février 2007

En fait je crois que nous ne sommes pas sur la même longueur d'onde. D'abord je suis pas d'accord pour dire que la situation actuelle remonte à avant la Ve République. Ensuite je vois pas bien le rapport avec la nationalité. Ceci étant j'assume à 2000 % d'être français mais ça ne veut pas dire que je dois accepter la destruction de l'école. Et si les enseignants sont tout le temps dans la rue mais jamais ou presque pour les bonnes réponses c'est peut-être aussi parceque beaucoup d'entre nous ne voient même pas ce qui se passe ou pire s'en accomode par conformisme/flemme/lacheté etc. Donc pour moi les réformes à faire ne sont ni de gauche ni de droite ni bien ni mal mais dans l'intérêt général et hors des querelles de chapelle. C'est bien parceque des années on se révolte avant de réfléchir et que l'on ne refléchit pas quand on devrait se révolter que l'on est dans la merde.

Ecrit par : Ronin | 03 février 2007

depuis des années...

Ecrit par : Ronin | 03 février 2007

À toutes et à tous, et à MàC en particulier…

Il arrive effectivement parfois (je n'y suis pour rien, et apparemment l'administration du blog non plus — une interférence douteuse, peut-être…) que l'on vous demande de valider votre message en recopiant dans une case un code quasi-manuscrit et la plupart du temps illisible. Ça m'arrive comme aux autres, et je ne sais pas d'où ça vient — mais ça part en général au bout d'une heure. Il doit y avoir de petits malins qui jouent, de temps en temps avec ce blog. Mais vous savez tous que je n'ai jamais censuré qui que ce soit — même pas les abrutis qui recopiaient inlassablement, il y a quelques mois, le préambule de la Déclaration universelle des droits de l'homme dans toutes les langues peu connues de la planète…

Je reviens brièvement sur une question posée il y a deux ou trois jours sur l'enseignement de la littérature étrangère.
D'abord, les profs de langues devraient avoir le droit — et le devoir — d'expliquer Cervantès, Dante ou Shakespeare. Ils ne l'ont pas, ils sont parfois les premiers à le regretter (j'ai raconté dans À bonne école les difficultés rencontrées auprès de l'Inspection par cette prof d'anglais de la région de Bordeaux qui avait fait étudier Roméo et Juliette à ses élèves de Troisième d'une ZEP déshérités — et avec sucès : rappelez-vous l'Esquive, le film si intéressant de Abdellatif Kechiche sur l'adaptaztion de Marivaux dans une banlieue typique). Ensuite, comment vivre justement sans Dante, Cervantès, etc. ? Il y a des incontournables en France comme à l'étranger, et la constitution d'une culture englobe aussi bien les terroirs français que les terres d'ailleurs. Enfin, il existe des traductions remarquables — parfois supérieures à l'original : Chandler ou Hammett traduits par Vian ou Duhamel, ça vaut son pesant d'asphalte. Ainsi, un titre de Chandler, "Trouble is my business", splendidement traduit par Duhamel sous le titre "les Pépins, c'est mes oignons"…
Parce qu'après tout, pourquoi interdire au lecteur vorace aussi bien le "second rayon" que les "chefs d'œuvre" ? Le goût s'affine en se frottant à des textes divers, exactement comme la peau s'affine en se frottant à d'autres peaux. Et c'est ainsi que l'on finit par décider que l'on n'aime pas Proust ou Joyce (mais au moins, on y a plongé un peu), et que l'on préfère Jim Thompson (une splendeur) ou Dominique Aury — un autre genre de splendeur —, mais en toute connaissance de cause.
On a commencé par interdire pratiquement aux enfants les "grands classiques", et au final, on les a dégoûtés de toute littérature — parce que les obliger à lire cette littérature calibrée pour bibliothèques enfantines et CDI est une horreur.
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 février 2007

Les codes quasi indéchiffrables à recopier, c'est pour les messages qui dépassent un certain nombre de lignes,tout simplement, à mon humble avis. Quand, en plus, l'ADSL rural s'en mêle, il devient très difficile d'envoyer quoi que ce soit.

Ecrit par : catmano | 03 février 2007

Du bon et du moins bon mais incontestablement du mieux comparé à la candidate P.S...

Nicolas Sarkozy s'efforce de séduire les enseignants
par Emmanuel Jarry

MAISON-ALFORT, Val-de-Marine (Reuters) - Nicolas Sarkozy s'est efforcé vendredi soir de séduire les enseignants, électorat traditionnellement acquis à la gauche, qu'il a invités à relancer avec lui "le projet des Lumières".

Professeurs et instituteurs "ne sont pas responsables" de la "faillite" du système éducatif français, a déclaré le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle lors d'une réunion publique à Maison-Alfort (Val-de-Marne), devant environ 2.000 personnes.

"La plupart des enseignants font preuve d'une immense compétence et d'un très grand dévouement dans un système qui décourage toute initiative et tout effort", a-t-il ajouté. "Je n'accepte pas qu'on fasse des enseignants les boucs émissaires d'un désastre dont la politique est seule responsable."

Il a imputé la "faillite" de ce système à l'esprit hérité de la révolte étudiante de mai 1968 qui a conduit, a-t-il dit, à confondre "l'élévation de chacun avec le nivellement de tous".

Le résultat est un système qui ne sélectionne plus par l'excellence mais par la "capacité des parents à compenser la défaillance de l'école" et qui ne "corrige plus les inégalités mais les aggrave", a ajouté Nicolas Sarkozy.

Il a également mis en cause les gouvernements de gauche, en citant Léon Blum : "L'émulation scolaire c'est l'égalité vraie".

"Pourquoi les socialistes ont-ils abandonné Léon Blum", a dit Nicolas Sarkozy, dont le discours était de nouveau truffé de références à des figures historiques de la gauche.

"On a laissé l'école aux gestionnaires, on a laissé la pédagogie aux experts et on a laissé les programmes aux spécialistes", a enfin déploré Nicolas Sarkozy.

"On peut toujours essayer de se rassurer avec quelques statistiques qui montrent que le niveau monte", a-t-il ajouté. "Eh bien ces statistiques valent à peu près la même chose que les statistiques de l'indice des prix qui prétendent démontrer que l'euro n'a pas fait monter les prix. Je les crois aussi inexactes."

Il a proposé aux enseignants de faire avec lui "l'école du XXIe siècle" : "Je veux qu'ils sachent que la révolution de l'école que je souhaite sera d'abord la leur (...) Je vous propose de reprendre le projet des lumières et la France, de nouveau, incarnera aux yeux du monde la foi dans l'avenir."

REVALORISER LES CARRIERES DES ENSEIGNANTS

Il a énuméré les mesures qu'il promet de mettre en oeuvre et qu'il avait pour l'essentiel déjà présentées.

Il s'est notamment engagé à ce que les programmes scolaires et le projet éducatif soient débattus "devant le Parlement et le pays" et s'est de nouveau déclaré en faveur de l'organisation par les établissements scolaires d'études surveillées après les cours pour les enfants dont les parents travaillent.

Il a proposé que les enseignants volontaires pour diriger ces études ou faire du soutien scolaire "reçoivent un surcroît de rémunération". Il a admis que le pouvoir d'achat et les conditions de travail des enseignants s'étaient "dégradés" et s'est engagé à revaloriser leurs carrières et à "multiplier les passerelles" vers les autres administrations publiques.

Il a promis que les gains de productivité réalisés dans l'éducation seraient redistribués aux enseignants "pour moitié" et s'est engagé à ce que ceux-ci soient "mieux formés, mieux accompagnés, mieux soutenus et moins isolés".

Il leur a également promis une "modulation des moyens", en fonction des "handicaps des élèves" et des établissements, et la "liberté pédagogique", envoyant au passage une pierre dans le jardin de l'actuel ministre de l'Education nationale.

"Qui mieux que l'instituteur peut choisir la bonne méthode pour apprendre à lire à l'enfant qui est en face de lui et qu'il apprend tous les jours à connaître ? Certainement pas en tout cas un bureaucrate parisien enfermé dans son bureau," a-t-il dit en se référant au rétablissement de la méthode syllabique imposé par Gilles de Robien à des enseignants réservés.

Mais il a aussi affirmé qu'il souhaitait voir reconnue "l'utilité sociale de l'enseignement privé", sujet sensible.

Il a d'autre part proposé l'instauration d'une allocation familiale "dès le premier enfant", parce que le premier enfant "représente une charge très lourde pour les jeunes couples".

Il a en revanche prôné des sanctions pouvant aller jusqu'à la suspension, la mise sous tutelle ou la suppression des allocations familiales pour "les familles qui ne s'occupent pas de leurs enfants mineurs, qui les laissent traîner dans la rue, qui les laissent commettre des délits, qui ne respectent pas l'obligation de les scolariser".

Ecrit par : Guillaume | 03 février 2007

"Qui mieux que l'instituteur peut choisir la bonne méthode pour apprendre à lire à l'enfant qui est en face de lui et qu'il apprend tous les jours à connaître ? Certainement pas en tout cas un bureaucrate parisien enfermé dans son bureau," a-t-il dit en se référant au rétablissement de la méthode syllabique imposé par Gilles de Robien à des enseignants réservés."

Je suis allé voir le texte sur le site de l'ump.
Faux ,il ne se réfère pas au rétablissement de la méthode syllabique.
J'imagine que le buraucrate parisien dont il parle serait plutôt un pédagogiste.
Chacun voit midi à sa porte.
En tout cas magnifique son discours entier.
A lire dans le texte

Ecrit par : bernard | 03 février 2007

Du bon et du moins bon mais incontestablement du mieux comparé à la candidate P.S...

Nicolas Sarkozy s'efforce de séduire les enseignants
par Emmanuel Jarry

Tout est dit dans le titre...Nicolas Sarkozy s'efforce de séduire...sous entendu, c'est pas gagné...
Si ce discours de séduction peut effectivement illusionner une partie de l'electorat que constituent le million d'enseignants, il reste qu'on se demande dans quelles caisses de l'Etat, Sarko ira chercher les moyens de sa politique?
A bien lire ses propositions, la plupart d'entre elles inefficaces, existent déja: études surveillées, socle des connaissances, passerelles pour abandonner son poste, modulation des moyens, renforcement de l'enseignement privé...
Dans le domaine de la démagogie on ne peut faire mieux!

Ecrit par : buntovchik | 03 février 2007

Non mais vous rigolez????? Ou bien alors c'est que ne comprîtes rien à votre cours d'Histoire de 3ème....La Droite qui nous flatte, mais c'est de la propagande, et de la plus basse espèce encore.
Ces gens nous méprisent, comme le PS. Robien et Allègre même s démagogies poujadistes, flattant le petit commerçant contre les grandes surfaces et le jacky-plombier bosseur contre ce pédé de prof feignant, aprce qu'ils ne savent même pas prononcer fainéants. Et puis feignats, rime riche (comme les ravioli) avec enseignants;
Alors de grâce, ne venez pas jouer à l'oie en gloussant "ça y est!!! ça y est !!!! quelqu'un qui marque du respect pour nous" cot cot coin!!!!coin!!!!coin!!!! .....basse-cour!!!! clapier!!!!!

Votez Horthy si ça vous chante mais ne venez pas nous dorer la pilule,hein Guillaume!!!!!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 03 février 2007

Bonjour,
La littérature comme fuite devant le réel ? Il suffit de songer à tous les romans inspirés par la première et la seconde guerre mondiales pour se rendre compte que la littérature au contraire ouvre les yeux et nous aide à démasquer les beaux parleurs. J'ai déjà dit que mon père né en 1895 avait été victime d'un véritable bourrage de crâne pour et qu'il voulait s'engager pour défendre la patrie et rejoindre le grand frère. Il a compris assez vite qu'il s'agissait de défendre des intérêts qui n'étaient pas les siens et qu'on prenait aux "Gens sans importance" (titre d'un film d'Henri Verneuil, ce rescapé d'un autre génocide) ce qu'ils avaient de plus cher, leurs enfants, la jeunesse d'un pays, un fils, un frère, un mari, un père... (En 1916, ma mère , sixième enfant de la nichée, a permis à son père de quitter les tranchées afin qu'il puisse revenir nourrir la famille.) Mon père donc a trouvé dans la littérarature la lucidité et le goût de vivre. Il avait lu presque tous les romans de Victor Hugo qui savait mettre en lumière, disait-il, la grandeur des humbles. De même il me recommandait ceux d'Erich Maria Remarque, en particulier :"Après". pour que je comprenne que les "Pauvres gens", les grands perdants, étaient des deux côtés. Un peu plus tard , je devais être en troisième , nous avons discuté de " L'étincelle de vie" du même auteur puis de " L'île d'espérance". A cette époque je venais de voir "Nuit et brouillard" et je dévorais tous les ouvrages sur le sujet. Il voyait bien que j'avais été fortement choquée par le film et qu'en parlant de livres, l'horreur serait moins lourde à porter, pour lui, comme pour moi.
Je m'aperçois que les deuxderniers titres que je viens de citer "L'étincelle de vie" et "L'île d'espérance" donnent la réponse finalement. La littérature, c'est la vie , bien moche souvent, mais si belle aussi là où on s'y attend le moins. " La vie ce n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit " affirme Rosalie, la servante combative, tenant les rênes du cheval de la voiture et d'une vie nouvelle qui commence. ( Une vie de Maupassant .)
Gisèle Bienne, ex- professeur de lettres, peintre et écrivain parlera de ses livres à la médiathèque de Châlons en champagne : livres pour enfants, livres pour adultes. Le dernier, "Paysages de l'insomnie", évoque les dégâts intérieurs chez un rescapé de la grande guerre. Ce roman a été adapté pour la scène par une troupe d'amateurs . Quelques officiels, dont Monsieur le Maire de Reims et son adjoint aux affaires culturelles étaient présents. La presse locale, sauf erreur de ma part, est restée dicrète pour ne pas dire silencieuse. Les faits divers les plus sordides sont plus rentables. "Tiens bon la rame et tiens bon le vent, hisse et ho..."

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 03 février 2007

"Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute"
C'est sûr, Sarko, lui, a étudié La Fontaine !!!

Ecrit par : Ami-entends-tu | 03 février 2007

On peut se répéter l'apophtegme de Saint Pasqua : "Les promesses n'engagent que ceux qui y croient".
On peut — on doit — estimer que les discours d'un candidat ne sont là que pour draguer des voix.
On peut même se dire que ces promesses semblent très sérieusement inspirées par des choses qui se sont trouvées ici sous la plume (ou la souris) des uns et des autres. Ma parole, ils doivent consulter notre blog, à l'UMP.
En attendant, quelles sont les propositions d'en face ? Qui a jusqu'ici pris la peine de vraiment s'adresser aux inquiétudes des enseignants et des parents ?
Je veux bien que nous les renvoyions dos à dos, le petit Nicolas, le Béarnais jésuite et Sainte Royal. Mais au moins, il y a d'un côté des propositions dont on peut discuter (et, au passage, tout n'est pas encore en place dans les établissements, loin de là) — et de l'autre ? Vous voterez sur des promesses de vous entendre — plus tard ?

Je vais tenter d'être clair, dans les semaines à venir.
Mais d'ores et déjà, on est sûr d'une chose : Sarkozy n'est pas étouffé par l'idéologie, contrairement à d'autres. La pédagogie, il s'en tape, et il fera ce qui conviendra à la majorité des parents et des profs (qui, entre parenthèses, est au fond identique). En revanche, il profitera de ce point positif pour faire passer toutes les réformes libérales sur les carrières, les statuts, etc. Il faudra certainement se battre sur plusieurs fronts.
Mais je ne suis pas sûr que la Gauche ne modifie pas sensiblement, elle aussi, les carrières, les statuts, etc.
Il faut savoir où est le moindre mal — c'est à peu près tout ce qu'il nous reste.
J'attends donc les propositions claires de Bayrou et de Royal. Sans préjugés.
Et j'attends aussi que ce blog les commente avec la même alacrité qu'il met à commenter celles de Nicolas S.
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 février 2007

JP BRIGHELLI a écrit :

"Quand lire ou écrire devient une souffrance, voire une torture, on ne doit pas être surpris de voir tous ces élèves, à qui on a si peu et si mal appris, renoncer pour de bon aux livres."

Je le constate depuis 15 ans.

Depuis 15 ans j'enseigne en CM . Je vis dans une ville à 15 km d'Avignon: 2 écoles primaires, 1 collège .
Depuis 12 ans je n'ai que des CM . Nous recevons les bulletins scolaires de nos anciens élèves. J'ai globalement suivi pres de 300 élèves ainsi. Je me suis forgé une conviction. Tout est dans le suivi des parents et la confiance des enseignants. Combien d'enfants qui promettaient et qui ont déçu. Et d'autres de capacité moindre mais qui ont réussi car les parents avaient à leur égard l'ambition de leur moyen.

" Quand les évaluations à l’entrée en Sixième, opérées avec la plus grande mansuétude, constatent officiellement que 17% des élèves ne maîtrisent ni la lecture, ni l’écriture, s’étonnera-t-on qu’ils ne connaissent, parallèlement, ni ce poète qui, demain, dès l’aube… — ni l’agneau qui se désaltérait dans le courant d’une onde pure. "

Des évaluations, objet chaque année de toutes les polémiques quant à leur contenu, leurs difficultés, leur présentation.... car on ne veut pas réellement clamer ce qu'elles expriment : une baisse continue des performances !

La République offrira une play-station et le dernier album de Besson à tous les élèves de CM2 qui auront brillamment réussi leur examen d'entrée en 6 ème avec 5 de moyenne.

Peit additif au dernier discours de Royal à Grenoble.

Ecrit par : Patrick(instit) | 03 février 2007

Je reviens sur le don Quichotte de Cervantès.

Il y a deux lectures possibles de ce roman génial : la romanesque (celle vers laquelle nous oriente l'auteur lui-même) et la romantique (celle de Brel par exemple et de la critique moderne)...L'une et l'autre se tiennent, mais il est évident que la lecture romantique qui donne raison, au fond à don Quichotte de prendre les moulins à vent pour des géants va à l'encontre des intentions de Cervantès.

Elle est aussi très significative d'un état d'esprit. Au fond le chevalier à la triste figure a tendance à "déteindre" sur son entourage (Sancho Pança lui-même commence à croire à ses promesses) et même sur certains de ses lecteurs. Or, si on y réfléchit bien, de quoi est-il question ? D'un homme qui lit des livres et qui en imite un autre (Amadis de Gaule...Pas Charles et avec un seul l si mes souvenirs sont bons) au point de perdre complètement de vue la réalité.

Il y a une scène extrêmement significative dans un autre ouvrage de Cervantès, une nouvelle, dans laquelle des diables jouent au jeu de paume en se renvoyant des livres enflammés qui se mutiplient)...Cette scène n'est-elle pas un magnifique métaphore de ce que l'on appelle aujourd'hui la propagation d'une idéologie (marxisme, nazisme, pédagogisme et tous ces mots en isme)

Lire Cervantès, n'en déplaise aux contempteurs de la littérature inutile et coupée du réel, c'est aussi une leçon de vie, de lucidité et de liberté...

Lire les grands romans de la littérature mondiale et non les sous-produits culturels dont JPB nous a donné un échantillon dans la rubrique "littérature pour la jeunesse", c'est devenir un peu plus libres et souffrir un peu moins bêtement.

Les grands romans nous aident à exister et à penser par nous-mêmes

Ecrit par : Robin | 03 février 2007

Aucun problème, JPB. Vous me connaissez, je tire sur tout ce qui bouge, alors, puisque vous le voulez, déballons la camelote pourrie de la gauche. Voici: je suis d'une famille traditionnellement socialiste. Ma grand-mère maternelle fit le coup de force en Juin 1936, grève générale à la CIMA à Courbevoie. Mes parents , agrégés de gauche, votent soce. Moi j'ai voté soce en 1977, 78,81,84,86,88,93,95,99,01,02.......

Comme tous, ici, j'en ai valé des couleuvres de la part de ces malpropres. On n'imagine pas la muflerie perverse de ces chiens socialistes à notre égard. Et dès 1965, mon père, permanent du SGEN, s'en fit virer, pour cause de grande gueule. La perversion FONDAMENTALE de la gauche vis-à-vis de l'enseignement est limpide. Elle assimile la transmission du savoir à un rapport de force, oppresseur/opprimé. Elle applique en cela les délires totalitaires et fascisants de Mai 1968. ("We don't need no education, we don't need no tough control...teachers, let the kids alone) comme le dégueulaient ces connards de Pinks...
L'éducation, l'instruction plutôt, est insupportable pour la gauche française, nimbée dans son auréole petite-bourgeoise catholarde. Le peuple n'a à l'entendre, pas à avoir accès aux Humanités, tant il risque de "violer l'âme des textes". Le populo, bon, on veut bien se battre pour lui, mais ensuite basta. On veut rester entre nus, cons intra-muros, pour parler de la DERNIERE traduction de Pindare en Glagolithique....ma femme de ménage, elle, elle n'a qu'à se contenter d'harlequin.

Réflexes de caste, donc. Souvenons-nous du mot terrible de Sartre à l'adresse de Camus qui venait d'otenir le nobel (qu'il refusa): "Vous n'êtes plus pauvre, maintenant". Ordure!!!!
Et, de Chevènement (le moindre mal) à Allègre, les Ministres de l'Education Nationale de Gauche ont instillé, développé savamment la haine des profs. S'appuaybt sur les pires arguments, les plus poujadistes,les plus populistes, flattant la boulangère, faisant une turlute au plombier, décorant le boucher, ils ont sans relâche, sans faiblir, tué notre prestige. Par hargne. Par cet étonnement aussi, d'être parvenu au pouvoir.
On frémit quand on pense à Jean Zay, un vrai home de gauche lui, respectueux des profs et des instits, sachant intuitivement que c'est d'eux ET D'EUX SEULS que procède l'installation dans les esprits des réflexes démocratiques;
La droite, elle, fait son boulot: chienne de garde du patronat et de l'eglise, elle n'a de cesse de foutre en l'air les acquis sociaux. C'est sa répugnante raison d'être.
Le PS est donc triplement coupable: d'avoir suivi les délires pédago-scientologues de l'extrême-gauche; d'avoir cassé notre prestige.et d'avoir vidé de sa signification démocratique notre enseignement.
Une fois encoree, je suis pour ma prt convaincu que cela prépare au fascisme. Souvenons-nous de la caste intellectuelle berlinoise sous la République de Weimar et de son mépris hautain "für den kleinen Mann"

Coupable l'a gauche l'est à fond, et sans espoir de pardon.
Mais je ne m'empêcherai jamais de taper sur Iznogoud, parce que lui aussi incarne cette dérive péroniste et bonapartiste d'un Gaullisme mal digéré.

Au fond , tous ces malpropres, les Robiens,les Royal, les Sarkozy sont à la démocratie ce qu'André Rieu est au violon.....du fast-food.

Ecrit par : montaigneàcheval | 03 février 2007

Cher Montaigneàcheval

Sarko n'est vraiment pas ma tasse de thé et il y aurait sans doute matière à discuter sur Horthy (cet été peut-être).
Mais pour moi, le choix du candidat s'avère moins cornélien que pour vous. Instit de droite ce qui me vaut parfois d'être qualifié d'oxymore, j'aurais été pourtant prêt à voter pour n'importe quel candidat de gauche jurant sur le petit livre rouge qu'il allait supprimer les IUFM, recréer un Ministère de l'Instruction et décréter un moratoire sur la lapidation à coups de tomates des pédagos de l'INRP.
Le moins qu'on puisse dire c'est qu'à gauche rien de nouveau, Ségo avec Fracko, merci bien. Je ne virerai pas ma cuti pour cette fois.

Ecrit par : Guillaume | 03 février 2007

J'attends donc les propositions claires de Bayrou et de Royal. Sans préjugés.
Et j'attends aussi que ce blog les commente avec la même alacrité qu'il met à commenter celles de Nicolas S.
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 février 2007

Pour paraphraser un auteur cher à JPB, un certain Donatien Alphonse François de son prénom, camarades blogueurs et blogueuses, encore un petit effort pour vous déprendre de votre mauvaise conscience de gauche ! (ce n'est pas forcément un appel à voter pour Nicolas S.)

Et maintenant, j'attends stoïquement les " retours de bâton".

Ecrit par : Robin | 03 février 2007

Merci Guillaume. Je trouve que vous avez du courage. En ce qui me concerne, et toute question de personne mise à part, je pense que c'est actuellement le discours de Nicolas Sarkozy qui est le plus proche de nos propres préoccupations.
Il y a des phrases que j'attends depuis 20 ans et c'est lui qui les a dites, pas la gauche qui a trahi Léon Blum et Jean Zay depuis longtemps...Que voulez-vous que j'y fasse ? Oui, je sais, c'est dur à avaler.

Ecrit par : Robin | 03 février 2007

« J’ai changé »
Sarkozy veut séduire les enseignants. A la prochaine manifestation, les CRS seront remplacés par des masseuses thaïlandaises.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 février 2007

Tout ce que je peux vous dire, c'est que S. Royal a prononcé les mots "liberté pédagogique" lors des débats contradictoires entre les trois candidats à la candidature PS et qu'elle fut la seule. C'était dit anodinement et noyé dans le reste mais je l'ai entendu. Après, je ne me berce pas de trop d'illusions...

Ecrit par : dobolino | 03 février 2007

Ne jamais oublier que le responsable de la commission éducation du PS, le tristement célèbre Frackowiak, a condamné la "liberté pédagogique" dans un article qui lui a certainement valu les chaleureuses félicitations de Meirieu, Goigoux, Dubet, Charmeux, Bégaudeau et tout ce beau petit monde de poseurs qui s'autocongratulent ("Asinus asinum fricat"!):"La liberté pédagogique, alibi des conservateurs, obstacle à la construction de l'école du XXIème."
Le programme du PS pour l'éducation nationale, c'est la prise en main du système éducatif à tous les niveaux par le pédagogisme le plus doctrinaire et le plus fanatique.
Ceux qui envisagent de voter pour Madame Royal sont donc prévenus et ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas.
Quand nous voyons, par ailleurs, que Gilles de Robien, contre toute attente et au lieu de les fermer, a octroyé aux IUFM tous les pouvoirs en matière de formation des maîtres ( et bientôt de recrutement?), avons-nous d'autre solution que de harceler Nicolas Sarkozy afin qu'il comprenne que l'amélioration du système qu'il prétend opérer est impossible sans la fermeture de ces Instituts?

Ecrit par : Jean | 03 février 2007

Sur Brassens :
"Mourir pour des idées, l'idée est excellente", mais, comme le dit le bon maître, on meurt surtout des idées des autres. La réaction d'un pisseur de tubes de variétés, gauchiste bien-pensant (et plein aux as), faisant la fine bouche devant cette chanson et "les deux oncles", tout en faisant mine de révérer Brassens, m'a ulcéré (ne cherchez pas , c'était il y a déjà un bon bout de temps).
Le pacifisme n'a pas de limites, c'est même théoriquement ce qui peut le caractériser. Depuis 4000 ans (au bas mot) que les hommes se foutent sur la gueule, ils n'ont jamais été foutus de réussir une guerre, au sens viannesque du terme : une guerre réussie ne devrait pas laisser de survivants. Au moins d'un côté. Toutes ratées, même celle de 14.
Il est peut-être temps de passer à autre chose, non ?

Merci à JPB d'avoir répondu à ma petite note sur la littérature étrangère, sur un autre post bien ancien. Outre le fait que son étude permettrait à nos enfants de sortir leur nez de leur trou de balle national en découvrant les chefs d'oeuvre de la littérature mondiale (pas question de paulo coelho, entendons nous bien !), elle permettrait également parfois de mieux comprendre l'oeuvre de certains de nos écrivains, qui, eux, ne lisaient pas forcément QUE le Lagarde et Michard.
Pour ma part, je ne serai pas du tout surpris d'apprendre que Céline a lu Ulysse avant de se mettre à écrire (c'est chronologiquement et stylistiquement (je crois) possible, ma question s'adresse aux spécialistes).
Et je comprends mieux pourquoi, sur une époque et sur des thèmes identiques (la guerre de 14, la banlieue), on nous a beaucoup plus rebattu les oreilles (et le reste) avec le dit-Céline qu'avec Blaise Cendrars, qui , à mon avis, était d'une autre qualité. Normal, il était suisse !! Une baguette et un bérêt, çà a tout de suite une autre gueule qu'une fondue !

Sur la Royal, je ne me làche pas encore : j'attends le 12 février et la lecture de son programme pour hurler (de rire ?). Pour l'instant, elle m'agace surtout (et sur tout).

Ecrit par : yann | 03 février 2007

"Ulysse" de Joyce, bien sûr, pas celui d'Homère ...

Ecrit par : yann | 03 février 2007

Ni "l'Ulysse dans la vallée" de Balzac.


Là, c'est sûr, je suis censuré à vie, avec un bonnet d'âne en prime ;o))))))

Ecrit par : yann | 03 février 2007

"Après mai 68, il ne s'est plus agi d'élever le niveau de chacun pour l'approcher le plus possible d'un idéal humain, mais d'abaisser le niveau de l'école pour le mettre à la portée du plus grand nombre. [...]
L'idéologie de 68 a imposé partout le relativisme intellectuel et moral. Désormais tout se valait: plus de hiérarchie des valeurs, plus de hiérarchie des savoirs, plus de hiérarchie des oeuvres. [...]
A la fin, c'est le principe d'autorité qui déserte l'école puisque ce que dit l'enfant devient aussi important que ce que le maître a à dire. [...]
Le résultat, c'est plus d'injustice, plus d'inégalité, moins de promotion sociale. [...]
L'émulation scolaire, disait Blum, c'est l'égalité vraie. Avec l'école qui tourne le dos à l'exigence et à l'excellence, tout se passe ailleurs. C'est l'origine qui prime. L'inégalité sociale n'est plus corrigée par l'école. [...]
La faillite de l'école a mis en faillite notre système d'intégration. [...]
Contre le nivellement par le bas, contre la dévalorisation des diplômes, contre l'inculture, il n'y a pas d'autre choix que l'excellence.[...]
Les maîtres qui ont enseigné à ma génération nous ont fait un cadeau dont alors nous n'imaginions pas le prix en nous faisant réciter les fables de La Fontaine et quelques vers de Verlaine ou de Victor Hugo. [...]
Nous devons reconstruire une école de la transmission. Nous devons reconstruire une école du respect où les élèves se lèvent quand le professeur entre dans la classe. [...]
On trahit l'enfant quand on lui fait croire qu'il peut tout avoir sans effort, que l'effort d'apprendre est inutile, que la vie n'est qu'un jeu. [...]
Je souhaite une école qui place au coeur de ses valeurs l'effort, le travail, le mérite. je souhaite une éducation qui fasse redécouvrir aux enfants le plaisir de la connaissance après le long effort de la pensée, qui leur fasse aimer le savoir comme la récompense de l"effort de l'intelligence."
Nicolas Sarkozy,
extraits du discours de Maisons-Alfort

Ecrit par : Jean | 03 février 2007

Comme toutes les paroles de Sarko, celles-ci ne mangent pas de pain..."Asinus asinum credit"?

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 février 2007

Tout ce que je peux vous dire, c'est que S. Royal a prononcé les mots "liberté pédagogique" lors des débats contradictoires entre les trois candidats à la candidature PS et qu'elle fut la seule. C'était dit anodinement et noyé dans le reste mais je l'ai entendu. Après, je ne me berce pas de trop d'illusions...

Ecrit par : dobolino | 03 février 2007

Je suis certain que vous avez bien entendu l'expression "liberté pédagogique" dans la bouche de Ségolène Royal, mais encore faudrait-il savoir si la candidate aux élections présidentielles est pour ou contre et pour qui.

On serait en droit sur un sujet aussi grave d'entendre des propos sérieux, clairs et distincts et non des borborygmes anodins noyés dans un sourire de première dauphine.

Maintenant, si Frackoviack sert la soupe, on comprend sa "taisitude".

Ecrit par : Robin | 03 février 2007

C'est très joli : "les élèves de Troisième d'une ZEP déshérités". Les lapsus tombent si juste parfois…car c'est bigrement exact, ce sont bien eux qui ont été déshérités en "priorité" de leur patrimoine culturel, les élèves des ZEP, ces enfants ghéttoïsés par l’abdication, la veulerie nombriliste de tout un pays. Mais il faudrait aussi admettre par qui et pourquoi, et c’est ici que se rompt ce beau consensus qui s’est enfin fait sur l’ampleur du désastre, aussi tardif que bienvenu, et qui sera cependant sans effet s’il ne se double pas d’un accord sur la nature du mal qui l’a causé.

Il y a eu au départ, oui,oui, dobolino, cela date bien d’avant 58…, un quarteron de bonnes âmes qui ont convaincu tous nos politiques, et même ceux qui étaient encartés de l'autre bord, que les pauvres sont nécessairement idiots et que la culture des riches leur passait loin au-dessus de leur petite cervelle. L’intelligentsia ( mérite-elle seulement ce titre ?) de France et d’une Navarre très étendue a suivi ce Panurge et dans un bel élan généreux qui commença dès 1947, avec la méthode globale, adaptée par le Belge Decroly, d’une invention faite au 18ème siècle, par une autre bonne âme qui croyait que les enfants de pauvres étaient hermétiques au savoir !

Decroly s’occupait d’enfants sourds d'où le problème qu'ont avec la méthode globale les enfants qui ont une approche cognit