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27 janvier 2007

Harcelement

Harcèlement

Je reçois à l’instant un courriel d’une stagiaire CAPES d’un IUFM voisin.
Je le livre ici brut de décoffrage — avec quelques notes de commentaire…


« Monsieur,

« J’ai obtenu mon CAPES de lettres modernes il y a de cela deux ans (report de stage pour préparer l’agrégation l’an dernier (1)) et j effectue en ce moment mon année de stage IUFM — cauchemardesque.

« J’ai lu votre livre sur l'état actuel de l'école, "la fabrique du crétin "(2), et je pense que nous avons la même conception — démodée, traumatisante, humiliante selon les pédagos des IUFM — de l'éducation.

« Cette année, je me retrouve face à des tuteurs qui n’ont jamais passé de concours (mon tuteur a été maître-auxiliaire et titularisé ensuite avec une simple licence (3)) et qui me serinent à longueur de journée, d’un air revanchard (4), "en khâgne, on ne vous enseigne pas ça ?" Face aussi à une PCP qui avoue ne pas avoir lu Madame Bovary, assiste à mes cours, les critique en soutenant que le roman se termine sur la mort de Charles, et me sacque parce que mes « séquences » ne sont pas parfaitement didactiques…

« J'aurai droit, sous peu, à ce qu'ils appellent une contre-visite, mais je pense ne pas être validée cette année. En effet, la primeur est donnée aux stagiaires qui ont obtenu le CAPES en interne. Et comme par hasard, mon tuteur préparait ces mêmes élèves il y a un an à ce concours : le favoritisme y est explicite, ostensible et incompréhensible à ce stade de la formation. Mon tuteur (5) m’a clairement dit, devant toute la classe, qu’il avait des préjugés à mon égard et que, peut-être, cela avait penché en ma défaveur lors de sa visite (6).

« Je vous passe les heures de cours psychologisantes où chaque stagiaire parle de sa semaine, le tuteur écoutant de-ci de-là, et dispensant des conseils inapplicables, irréalistes et complètement farfelus.Par exemple, j’ai posé le problème réel de l’orthographe et de la grammaire non maîtrisés en classe de seconde (7) et avais mis en place en cours de soutien et de remise à niveau… Le tuteur m’a ordonné (8) d’arrêter immédiatement, et m’a conseillé de faire lire des poèmes d’Apollinaire aux élèves (Calligrammes) afin de leur faire comprendre qu’avec les mots, on peut jongler.

« Je suis affligée par ce système bêtifiant, annihilant tout droit à l’éducation, et donnant un réel pouvoir à des incompétents (9). Ces derniers exercent sur moi une pression constante, procédant d’une fausse sympathie, mêlée d’hypocrisie et de menaces (10). J’en ai réellement assez que l’on me reproche à longueur de journée qui je suis (11), mon parcours scolaire, ma personnalité ; je puis vous assurer que je ne suis pas de nature à me plaindre, j ai toujours été une battante, j’avais d’ailleurs fait ma prépa sans aucun problème et avec plaisir (12), mais je vis très, très mal cette atmosphère , cette mentalité.

« Je pense qu’il faut alerter les pouvoirs publics (13) sur cette dérive qui touche en première ligne des générations entières, et en deuxième ligne, des profs débutants dont l’enthousiasme est vite entamé. C’est effectivement mon cas, ma vocation est sérieusement mise à mal, et je ne sais pas si j’aurai la force morale de refaire une année si je n étais pas validée. »

L***
Notes

(1) Kolossale erreur ! Tout ce qui pourrait être au-dessus de ces gens-là est péché mortel. Ne savez-vous pas, mademoiselle, qu’ils militent ardemment pour que l’agrégation soit supprimée ? Pensez donc ! Les agrégatifs les supportent, mais ne dépendent pas d’eux pour la validation de leur diplôme — qui est validé d’avance. Crime contre la pensée unique et la médiocrité partagée.
Le pouvoir de valider le CAPES dépendait autrefois de l’Inspection générale. Je m’étonne que ce corps prestigieux, si jaloux en général de ses prérogatives, ait laissé tant de petits minables usurper cette fonction quasi régalienne.

(2) J’espère que vous ne l’avez dit à personne. Ils ne vous le pardonneraient pas. C’est comme à la cour de Louis XIV : tout ceux qui ne disent pas du bien de moi, même ceux qui se taisent, en pense forcément du mal.

(3) En quoi ils se modèlent sur leurs aîtres. Demandez donc à Philippe Meirieu quels concours il a passés pour se retrouver prof de fac et gourou en chef… Demandez-vous quelles rancœurs peuvent naître d’un échec à l’ENS et à l’agrégation — qu’il m’a avoués, un jour que nous débattions au Figaro.

(4) C’est vraiment le mot exact. Ils ont perdu la guerre de l’exigence intellectuelle, ils se rattrapent sur le petit terrain de l’hostilité méprisable.

(5) Contrairement à ce qui se passe en général en horticulture, le tuteur d’IUFM est quelqu’un qui vous aide à penser courbe — ou fourbe.

(6) Dans notre grande série « harcèlement », peut-être auriez-vous dû coucher avec lui… Cela se fait, dans le monde des petits chefs…

(7) Quelle idée ! L’orthographe est une valeur bourgeoise, la grammaire ne se conjugue que selon Sainte Charmeux, et votre tuteur est sans doute syndiqué : samedi 20 janvier, les syndicats de gauche ont défilé à Paris en demandant le retrait des ordonnances modifiant les décrets de 1950 (sur les heures sup’, etc.) et instituant la bivalence (bonne idée !), et en même temps en ont profité pour protester contre le volontarisme du cabinet de Robien prétendant réinstituer l’orthographe et la grammaire — je m’étonne d’ailleurs que les banderoles du SNES ne se mettent pas déjà au goût du jour : « A bât la réfaurme de l’Hortograf’ » !

(8) J’adore ces « ordres » qui viennent si intelligemment rectifier le tir. Non seulement ces gens ne sont pas polis, mais ils ont une mentalité de Kapos. À qui écrira un livre sur les IUFM, je propose un titre : la Fabrique des sous-off’ ».

(9) Mademoiselle, ne saviez-vous pas avant d’y entrer que l’Education Nationale, entre les mains de ces gens-là, est devenue une illustration du Principe de Peter — l’accession au plus haut du moins apte ? Ils ont révoqué en doute le darwinisme, et les médiocres se cooptent, s’entre-recrutent et s’épaulent afin de se protéger contre ces présumés grands prédateurs que sont les gens de Savoir.

(10) Redevenons sérieux. Il y a des lois contre ce type d’agissements, des lois contre le harcèlement moral, et il est plus que temps de porter plainte, officiellement, contre les cloportes qui prétendent abuser des jeunes. Donnez tous les pouvoirs à une personne de valeur, il les partagera et les délèguera. Donnez un peu de pouvoir à un minable, il en abusera.

(11) Et j’en sais assez sur vous, mademoiselle, pour ne pas ignorer qu’il y a probablement en sus une nuance raciste dans ce comportement. Fille d’immigré, vous devriez avoir honte d’aimer la culture française, enfin !

(12) Et bonne élève avec ça ! Vous n’avez pas honte ? Vous auriez dû simuler, inclure deux ou trois fautes d’aurtograf dans vos rédactions, parler la langue corrompue de l’IUFM, et avancer masquée. Ne savez-vous pas qu’ils coupent tout ce qui les dépassent ?

(13) Vous voyez : c’est fait.

Jean-Paul Brighelli

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Commentaires

Encore un bon paquet d'amalgames... On mélange un cas certainement réel avec un point de vue absolument mensonger comme quoi, de manière implicite, tout ce qui sort des instituts de formation est méprisable. Sans oublier quelques digressions, (que je trouve peu honorables) comme celle dans laquelle il apparaitrait, toujours de manière implicite, que le droit de cuissage y serait quasi-systématique. Allons, Jean-Paul, vous valez mieux que ça. Même si vous aviez confessé un jour ici-même que la mauvaise foi pouvait faire partie intégrante de l'état d'esprit du polémiste. Anti-politiquement correct?

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2007

Un témoignage très intéressant (pourvu qu'il soit vrai bien sur).

Vivement que les parents puissent choisir librement les profs de leurs enfants (privatisation du mammouth) plutôt que de de voir les livrer à un système comme celui là qui marche complètement sur la tête.

Pour vous c'est toujours la faute du libéralisme Mr Brighelli ?

Ecrit par : ALbert LI | 27 janvier 2007

On mélange un cas certainement réel avec un point de vue absolument mensonger comme quoi, de manière implicite, tout ce qui sort des instituts de formation est méprisable.

Mais enfin Christophe, vous admettez vous-même que le cas pourrait bien être réel et je suis certain, en ce qui me concerne qu'il l'est bel et bien...

Vous ne trouvez pas qu'il y a de quoi monter au plafond ?

Ecrit par : Robin | 27 janvier 2007

J'ai rédigé une note à propos de celle-ci en particulier et du blog en général :

http://lechamplibre.blogs.com/lechamplibre/2007/01/jeanpaul_brighe.html

Ecrit par : Albert LI | 27 janvier 2007

« Je pense qu’il faut alerter les pouvoirs publics (13) sur cette dérive qui touche en première ligne des générations entières, et en deuxième ligne, des profs débutants dont l’enthousiasme est vite entamé. C’est effectivement mon cas, ma vocation est sérieusement mise à mal, et je ne sais pas si j’aurai la force morale de refaire une année si je n étais pas validée. »

Que peut-on faire ?

Ecrit par : Robin | 27 janvier 2007

>> Que peut-on faire ?

Militer pour les idées libérales.

Quand les profs seront libres d'enseigner comme ils le veulent, quand les parents seront libres de choisir les profs de leurs enfants, c'en sera fini des méthodes pédagogiques absurdes appliquées à grande échelle, des petits chefs, etc...

Vive la liberté.

Ecrit par : Albert LI | 27 janvier 2007

Christophe vous êtes très pénible, à vouloir ainsi systématiquement désavouer les témoignages qui ne correspondent pas à votre expérience. Votre IUFM fonctionne très bien : parfait, vous avez, vous et vos collègues, la générosité de ne pas faire subir aux stagiaires ce que les principes qui ont présidé à la naissance de ces instituts rendent pourtant possibles : le petit chef y est à la fois juge et parti. Impossible de libérer sa parole. Les petites personnalités s'y épanouissent : il faut se taire, subir et apprendre à se courber. Cest mon expérience et l'expérience de la très grande majorité de mes amis. Mais n'opposons pas une expérience à une autre, demeurons au niveau des principes. Celui-ci est à poser radicalement : un formateur ne peut pas avoir un niveau disiciplinaire inférieur à celui qu'il est censé former.

Ecrit par : Laurent | 27 janvier 2007

"Vivement que les parents puissent choisir librement les profs de leurs enfants (privatisation du mammouth)"

L'immense majorité des professeurs du privé étant payés par l'Etat, par qui seront-ils payés lorsque vous aurez entièrement privatisé l'école publique, M.LI ?

"c'en sera fini des méthodes pédagogiques absurdes appliquées à grande échelle, des petits chefs,..."

On pourra enfin appliquer les méthodes managériales absurdes à grande échelle, avec des cohortes de petits chefs !

Ecrit par : Candide | 27 janvier 2007

"Vivement que les parents puissent choisir librement les profs de leurs enfants (privatisation du mammouth)"

L'immense majorité des professeurs du privé étant payés par l'Etat, par qui seront-ils payés lorsque vous aurez entièrement privatisé l'école publique, M.LI ?

"c'en sera fini des méthodes pédagogiques absurdes appliquées à grande échelle, des petits chefs,..."

On pourra enfin appliquer les méthodes managériales absurdes à grande échelle, avec des cohortes de petits chefs !

Ecrit par : Candide | 27 janvier 2007

Mais bien sûr, Laurent! Qui est pénible? Relisez la première phrase de mon message! Ai-je, à un seul instant, parlé de perfection? Ai-je dit que le niveau des formateurs devait être moindre que celui des formés?
Robin, il y a de quoi monter au plafond, et relisez également la première phrase de mon message!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2007

Témoignage intéressant, qui me rappelle ma propre situation lorsque j'étais stagiaire.
JPB, vous êtes optimiste pour les agrégés "validés d'avance" : on m'a menacé toute l'année de ne pas me valider lorsque j'étais stagiaire, on m'a dit que si je ne rendais pas de mémoire je ne serais pas validé, car cela fâcherait l'inspecteur, que si je ne faisais pas les dossiers demandés, ce serait transmis à l'IA-IPR, qui s'en servirait contre moi, et je connais plusieurs agrégés dont le concours n'a pas été validé la première année, voire n'a pas été validé du tout.
A côté de ça, on donne l'agregation "sur liste d'aptitude", une belle supercherie qui ruine le rôle des connaissances.

Ecrit par : Jeremy | 27 janvier 2007

Merci, Candide! Mais, vous savez, la mesure n'est pas tellement politiquement correcte ici!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2007

Jean, uù êtes-vous? Vous nous manquez déjà!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2007

Que peut-on faire ? -- Militer pour les idées libérales.

Ben voyons. Le renard libre dans le poulailler libre, appliqué à l'école ça ferait du joli. On parle de liberté pédagogique, pas de libéralisme économique ni de privatisation. Mais il y en a qui prennent plaisir à tout mélanger... Quant à la référence au Mammouth, vous arrêtez de nous insulter, s'il vous plaît. Est-ce un hasard si le regrettable Allègre était le héros du "Figaro" et le grand copain de Bernadette Chirac ??? ...

Ecrit par : FGuichard | 27 janvier 2007

" Les agrégatifs les supportent, mais ne dépendent pas d’eux pour la validation de leur diplôme — qui est validé d’avance. "

JPB, j'ai pu vérifier par moi-même que cela était faux - et la pression est mise tout entière sur les agrégés l'année de stage (mot de mon proviseur l'année de stage : "c'est toujours avec les agrégés qu'on a des problèmes, les inspecteurs le disent eux-mêmes.") On m'a répété toute l'année que je ne serais peut-être pas validé, et j'ai passé une année affreuse, où l'on m'a même dit, au bout d'un mois (donc d'une vingtaine d'heure de cours) que je devrais démissionner sinon j'allais m'attacher à ce métier à cause des vacances.

Ecrit par : Jeremy | 27 janvier 2007

"Par exemple, j’ai posé le problème réel de l’orthographe et de la grammaire non maîtrisés en classe de seconde (7) et avais mis en place en cours de soutien et de remise à niveau… Le tuteur m’a ordonné (8) d’arrêter immédiatement, et m’a conseillé de faire lire des poèmes d’Apollinaire aux élèves (Calligrammes) afin de leur faire comprendre qu’avec les mots, on peut jongler."

Conseillez donc à votre tuteur de relire l'accompagnement aux programmes de français au lycée, qui devrait être sa bible :

" Le programme demande que soient comblées les
lacunes morphosyntaxiques. Les consultations, les
expérimentations et mises en oeuvre de 1999 à 2001
ont confirmé la nécessité de prendre prioritairement
en compte ce domaine." (p.69)

Il me semble que les heures de "module" et autre "aide individualisée" peuvent très bien être consacrées à cette "nécessité". Les Calligrammes attendront !

Ecrit par : Candide | 27 janvier 2007

Christophe vous écrivez : "Ai-je, à un seul instant, parlé de perfection? Ai-je dit que le niveau des formateurs devait être moindre que celui des formés?". Etrange formulation : vous n'arrivez pas à énoncer le principe, vous vous contentez de dire que vous ne produisez pas une formule contraire. Question : acceptez-vous le principe énoncé, à savoir un formateur doit avoir un niveau supérieur à celui qu'il forme ? Si vous acceptez ce principe, êtes-vous capable de dire que ce principe n'est pas respecté en IUFM ?

Ecrit par : Laurent | 27 janvier 2007

Oups, fausse manoeuvre : je n'avais pas fini...
Moi à qui l'on reproche parfois d'être trop "modérée", je voudrais confirmer le témoignage reproduit par JPB, qui va complètement dans le sens de ce que me racontent mes anciens hypokhâgneux : ils se trouvent bien souvent confrontés dans les IUFM à une espèce d'ostracisme, à une profonde méfiance vis-à-vis de leur culture et de leurs savoirs, bref, à une volonté de leur faire "payer" leur passé d'anciens bons élèves et parfois même de les humilier parce qu'ils sont passés par une "filière d'excellence". Parce qu'ils ne s'en laissent pas conter, on cherche à les brimer. Christophe, vous représentez ce qu'il y a de meilleur dans les IUFM, mais sachez que vous êtes une exception dans un tout petit monde de benets, peut-être plus mesquins que méchants, mais globalement nuisibles et dont le but semble surtout de décourager les vraies vocations...

Ecrit par : FGuichard | 27 janvier 2007

Christophe, vous dites:

"Ai-je dit que le niveau des formateurs devait être moindre que celui des formés?"

Le fait est que c'est souvent le cas, et, comme Laurent, je trouve cela inadmissible. Premièrement, ils nous font perdre notre temps, et deuxièmement, sentant confusément qu'il leur manque quelque chose, ils en deviennent insupportables d'autoritarisme déplacé.

Dans l'IUFM où je me trouvais, une majorité des formateurs était désagréable avec la minorité des agrégés (nous étions 4 sur 60). Toutes sortes de procédés étaient employés pour tenter de nous rendre antipathiques aux yeux des certifiés: lourdes allusions aux différences de salaire, de temps de travail, etc. J'abonde dans le sens de Jérémy: la titularisation n'est pas automatique pour les agrégés, et ces sinistres personnages ne manquaient pas une occasion pour nous le rappeler.

Heureusement pour moi, cette période est derrière moi, mais je plains les générations de stagiaires qui vont devoir supporter ce système inique, qui à mon avis a encore une longue vie devant lui.

Ecrit par : François | 27 janvier 2007

Bonjour,

Quel témoignage ! Il devrait faire la Une du:" Monde de l'education"

Question naïve : Y'a -t-il un recours administratif ?

Ce midi, je parcourais Valeurs Mutualistes : bulletin de la MGEN que beaucoup connaissent sur ce blog.

Page 18 : Article sur les 60 ans de la MGEN avec colloque à la clé . Devinez qui est sur l'estrade ?
P. MEIRIEU : "professeur des Universités, en sciences de l'éducation "

Tiens je dois plancher devant quelques copains sur une question qui vous intéressera peut être :

"L'ECOLE : SOCLE OU FRAGILITE DE LA REPUBLIQUE ? "

M'inspirant de mon expérience, de mes lectures brighelliennes et peut être de vos réflexions à venir ... je vais bien pouvoir écrire quelques pages d'exposé.

Cordialement

Ecrit par : Patrick(instit) | 27 janvier 2007

JPB "bonne idée!" déclarez-vous à propos de la bivalence.
Je perçois ce projet comme une vision purement budgétaire (réduction des services publics : "vive la liberté mais merde à l'équité." cf. Albert LI).
Mais peut être pourrez-vous m'éclairer sur l'attachement de cette mesure aux principes louables (anti-libéraux) qui semblent être les votres...

Ecrit par : henry | 27 janvier 2007

"Christophe, vous représentez ce qu'il y a de meilleur dans les IUFM".
Je suppose, Françoise, que vous vouliez dire "ce qu'il y a de plus typiquement IUFM", à commencer par la vénération de Meirieu ( génitif objectif!). Pourquoi alors ne pas supprimer de votre phrase "ce qu'il y a de meilleur dans"? Car cette partie est inutile.

Jeremy, en fin de compte, cette agreg, vous l'avez eue? Si oui, avez-vous pensé à rejoindre la Société des agrégés, laquelle a déjà empêché Meirieu de dénaturer complètement le lycée (c'était en 1998) et est suffisamment écoutée au ministère pour la rigueur de ses analyses ( et pour sa totale indépendance) pour avoir pu, jusqu'à présent, désamorcer en haut lieu toutes les combines de ceux qui ne songent qu'à faire disparaître les concours du CAPES et de l'Agrégation (pour les remplacer par un recrutement IUFM à la tête du client). J'invite d'ailleurs tous les agrégés qui viennent sur ce blog à venir renforcer ses rangs (Tél. 01 46 33 00 79, 25 rue Descartes, 75005 Paris) et à s'ajouter aux 11 000 sociétaires déjà recensés.

Ecrit par : Jean | 27 janvier 2007

j'ai remarqué que, parmi les anciens maîtres auxiliaires ou, dans le primaire, parmi les instits recrutés à l'époque où seul le bac suffisait, ceux qui ont râté les concours sont acariâtres, et se croient meilleurs pédagogues (ben voyons!) et (c'est la meilleure) au moins aussi cultivés que ceux qui les ont réussis

C'est abominable de ne pas insister sur l'orthographe et la grammaire , et ça apporte de l'eau au moulin putride des espèces de caissiers qui prônent la suppression de postes de profs

Ecrit par : angela | 27 janvier 2007

A propos du mot "mammouth"

J'ai appris au moment où le mot avait été lâché à l'assemblée nationale par le "regretté" Claude Allègre (regretté par une poignée de professeurs masochistes ) que ce mot ne désignait pas l'Education nationale dans son ensemble, mais les fonctonnaires de la rue de Grenelle.

C'est d'ailleurs pour ça qu'il est "tombé"...Mais gardez-le pour vous.

Allègre aurait dû se méfier de la sémantique et des "décrypteurs" !

Curieux pour un "scientifique" qui ramène tout le temps sa science et qui ignore que "La science est un langage bien fait".

Mais comparer les gens de la rue de Grenelle à un mammouth, est-ce vraiment "scientifique" ?

Qui a dit "Kmers rouges" ?

Ecrit par : Robin | 27 janvier 2007

Même message à François.
Les "pédagogistes" nous haïssent - ici, c'est vraiment le terme approprié, Tennessee! - parce que nous sommes les empêcheurs de danser en rond.
Oui, Patrick instit, j'ai vu la photo du congrès de la MAIF, avec Meirieu sur l'estrade. Ne trouvez-vous pas qu'il fait très "Mascarille" (des Précieuses ridicules)? A la fois snob et de mauvais goût? Ce personnage se met en scène perpétuellement.
Il ne faut jamais oublier que toutes les persécutions dont sont victimes, dans les IUFM ou dans leurs établissements, nos collègues qui viennent témoigner sur ce blog sont la conséquence des idées absurdes de Meirieu sur la pédagogie.

Ecrit par : Jean | 27 janvier 2007

Bonjour les fadas

J'en connais qq zun des témoignages comme celui là ... Les filles étaient au bord de la dépréssion ...
Mon ordonnance c'est :
Tu les envoies se faire .... par un cactus géant, tu n'y vas pas demain, tu vas voir le Doc et tu te fais arrêter 3 jours ...
En générale après ça va bcp mieux ;))))))
Il faut voir les trucs de malades qu'on leur demande de faire ... C'est hallucinant ... Renseignez vous ...
@+
ps: Les trucs de malades ... Il n'y a que les malades qui les apprécient.... vous en voyez ici ? oui ? :o))))))

Ecrit par : toto | 27 janvier 2007

Ce témoignage est plus qu'accablant . Il est la concrétisation de la fascisation de la société quej'avais évoqué il y a quelques jours. Fascisation sucrée, rampante, mièvre, hypocrite.....et qui incombe ENTIEREMENT à la gauche.....On tourne en rond, sans doute, on redit peut-être la même chose, la redondance a pignon sur rue, mais ce n'est pas un hasard. Car à lire ce récit, comme tant d'autres, à écouter parler des stagiaires laminés par l'ignominie pédagomaniaque, on éprouve un sentiment de colère, de révolte, et de tristesse infinie.
Car enfin, comment ces gens, ces Meirieu et autres poubelles, ont-ils pu saboter l'EN avec une telle facilité, sans qu'aucune autorité politique ne s'en alarmât à temps??? C'est sans doute parce que les desseins pourris de ces malpropres servaient parfaitement les objectifs du capitalisme: réduire à néant les acquis de la laîcité libératrice, du Front Populaire (on lira à ce propos la très intéressante correspondance de Jean Zay et de Blum...), broyer, et cette fois pour toujours, toute velléïté pour la "racaille" de refaire 1789....donc, conifier les masses. Et pour conifier les masses, mis à part TFI? fort efficace, on commença par briser, humilier les enseignants. Les casser moralement, professionnellement, affectivement....utiliser contre eux un terrorisme langagier éhonté, toute une chiasse éducationnelle dont le contenu n'est pas sans rappeler les délires des SAFER dans les années 60, et dont la forme est EN TOUT POINT semblable aux discours nazis et aux conceptions de ces porcs en matière d'instruction et d'éducation.
La gauche a donc failli trois fois:
-d'abord en enfourchant, j'espère par stupidité, mais je n'en suis pas sûr, le discours pleurnichard et boy-scout des baba-cools
-ensuite en s'enferrant, contre la réalité, dans ce dogme totalitaire dont se nourrissent les IUFM et qui n'a rien à envier aux délires de la contre-réforme au XVIème siècle. La pédagomanie sournoise et infâme n'est iren d'autre que la forme "politiquement correcte" de l'Inquisition.
-enfin, en fermant les yeux et les orifices divers et variés devant le désastre, en produisant, à partir de 1975 une des llangues de bois les plus réussies de l'histoire. Cette langue de bois a permis à la droite, qui ,certes n'en demandait pas tant!!, d'appliquer une vieille vengeance, une antique rancoeur contre les progrès sociaux, les progrès humains, les progrès existentiels....

Au fond, les caciques autoproclamés de la pédagogo ne sont rien d'autre que des vichystes, de misérables petites crapules collaboratrices. Mais cette fois, la collaboration avec l'ultralibéralisme ne se dissolvera pas dans une héroïque conflagration contre la Bête. Nous sommes désormais dans une sorte de démocratie réduite aux acquêts, des droits de l'homme pour huissiers de justice....On reste confondu devant la bêtise sidérale de toute la valetaille promue éducateurs, mais il s'agit d'une bêtise criminelle, d'un attentat contre la dignité de l'Homme. Instiller dans le système éducatif des discours boursouflés de psychologie pour grande surface conduit tout droit à la société Orwellienne. Oh, bien sûr, il se trouver certainement de bonnes âmes hu,hu,hu, mais enfin GOldschmidt, vous dites n'importe quoi, vous nous la jouez Cassandre....pour dire qu'au fond tout ceci n'a guère d'importance, n'est qu'une tempête dans un verre d'eau, pour reprendre l'expression de l'autre cloporte de Neuilly...
Eh bien si. Nous sommes devant la perpétration d'un des plus grands crimes contre l'humanité qui se soit jamais produit, devant un terrifiant holocauste culturel. Et à quelles fins: mais c'est l'évidence même...l' ASSERVISSEMENT PLANETAIRE. La tête sous l'eau à perpète....
La solution: elle existe, superbe, orgueilleuse et magnifique: l'INSOLENCE, la DESOBEISSANCE, en tout lieu, en toute occasion. Le SABOTAGE insidieux et souriant. Car enfin, si nous aimons tant notre métier et si nous vibrons de bonheur devant l'acte de transmettre les Humanités aux enfants des hommes, nous ne craignons pas les représailles. D'ailleurs, quelles représailles??? Des blâmes, mais ce serait un honneur, voyons, d'être blamé par ces dégénérés de l'Administration. La destitution. Mais non. la loi est solide encore, sur le piédestal démocratique que De Gaulle lui construisit. On ne peut révoquer un enseignant que pour des actes d'une extrême gravité. Or, que je sache, ni la dé&sobeïssance à des consignes scélérates, ni l'insolence ou le persiflage systématiques ne sont des délits...
Donc, mes amis, si vraiment nous voulons construire quelque chose, par-delà ces aimables joutes oratoires, nous pouvons facilement le faire. Une sorte de grève du zèle pédagogique. Pour ma part, c'est ce à quoi je m'attelle, non sans succès, depuis bientôt ce quart de siècle illuminés par les enfants. Parler en 3ème, pendant huit, neuf, dix, quinze heures du Front Populaire. Passer Un trimestre sur le nazisme. Parler de géographie, des paysages, des cultures, de la géogrpahie physique , des climats , en évitant DELIBEREMENT les conneries macro-économiques, les flux(on pronoce le x!) dont nos manuels sont pleins.
Et, c'est l'apanages des presques quinquagénaires hors-classe qui n'ont vraiment plus rien à perdre : être insolents, grossiers, effrontés avec le corps des inspecteurs. Avec toute autorité. Parler en 4ème de la Condition ouvrière pendant 2 trimestres. Remplacer l'ignoble et inutile "Education civique" qui n'est rien d'autre qu'un formidable manuel d'asservissement par une approche de la métaphysique, de la philosophie, de l'Humanisme, en quelque sorte.
Etre mal vu, mal noté, sanctionné....le bonheur. Car, à la fin des temps, c'est cela qui aura été le vrai choix humain.

Merci de m'avoir lu. J'ai pour tous les collègues, sauf les pourris des IUFM, la plus grande affection et le plus grand respect pour tout ce qu'ils font et tout ce qu'ils sont.

Et courage à notre collègue. Qu'elle sache que si d'aventure elle avait besoin de quoi que ce soit en matière de soutien, elle me trouvera toujours prêt.

Montaigneàcheval (Jean-Philippe GOLDSCHMIDT)

Ecrit par : montaigneàcheval | 27 janvier 2007

...ne se dissoudra pas.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 27 janvier 2007

simple suggestion : pourquoi la copine en question ne préparerait-elle pas l'agrèg

Ecrit par : angela | 27 janvier 2007

bravo MàC!

Ecrit par : myriam | 27 janvier 2007

ah? tiens, que voilà une idée qu'elle est fracassante et innovante...seigneur, ils ont un cerveau et ne s'en servent pas.

Ecrit par : montaigneàcheval | 27 janvier 2007

Ah ! Montaigne, sacre bleu, Alceste avait tort, il y a encore des hommes, des vrais sr cette fichue planète !

Ecrit par : Robin | 27 janvier 2007

"ils ont un cerveau etc"..

aha

Ecrit par : angela | 27 janvier 2007

"ils ont un cerveau etc"..

aha

Ecrit par : angela | 27 janvier 2007

"ils ont un cerveau etc"..

aha

Ecrit par : angela | 27 janvier 2007

Conférence pédagogique cette semaine :

Le responsable de la formation en 10 minutes de temps avait eu le temps de nous placer :

Quelques grands classiques indémodables :

le conflit socio-cognitif
le contexte de sens
l'intégration de la différenciation
l'analyse des besoins
conscientiser
faire résonnance


Quelques nouveautés remarquables :

Après cet apport très référé nous allons profiter d'un temps de proximité pour stabiliser des questions que nous classerons par familles de sens.

Hélas, quelques grands absents cette année :

Nous n'avons pas retrouvé ces mots qui nous avaient enchantés l'année passée (d'où une nécessaire remise à jour de notre bingo pédago : ça se prépare sérieusement une conf...) :

la résilience
développer le pôle de compétitivité de l'enfant

Ecrit par : Coriolan | 27 janvier 2007

Quelle bande de fous, n'est-ce pas, Coriolan!

Ecrit par : Jean | 27 janvier 2007

Etre mal vu, mal noté, sanctionné....le bonheur. Car, à la fin des temps, c'est cela qui aura été le vrai choix humain.

Montaigneàcheval, vous dites si justement les choses!

Ecrit par : buntovchik | 27 janvier 2007

"Etre mal vu, mal noté, sanctionné....le bonheur. Car, à la fin des temps, c'est cela qui aura été le vrai choix humain."

TOTAL DESACCORD : le vrai courage c'est de RESTER ATYPIQUE SANS DEVENIR MARGINAL.

Passer deux trimestres sur la condition ouvrière ou sur l'élevage des courges en Patagonie c'est du relâchement intellectuel ; de la marginalité facile que les élèves payent (eux) au prix fort...

Il faut cogner avec allégresse mais justesse sur les meirieuticiens. Un peu de rigueur SVP !

Ecrit par : laya | 27 janvier 2007

Jean, vous êtes décidément incorrigible! Je ne vénère personne, et pas plus Meirieu qu'un autre, (je l'ai dit nombre de fois ici, mais il est vrai que la pédagogie est aussi, et entre autres, l'art de la répétition.) Ne soyez pas vexé que FGuichard me considère comme "ce qu'il y a de mieux dans les IUFM". Comme dit l'autre, je n'ai mérité "ni cet excès d'honneur, ni cette indignité", et beaucoup de collègues travaillent très bien!.
Je voudrais également rappeler une fois de plus, (là aussi, j'ai un peu l'impression de rabâcher), que les cas évoqués sur ce post ne concernent que des PLC, (à commencer par celui exposé par JPB).
J'ai eu quelquefois, dans le cadre des formations autour de la voix, à faire à des groupes composés de professeurs d'école et de professeurs de lycée et collège, (entre parenthèses, les rares formation "en commun" pour ces deux catégories d'enseignants). Les plaintes les plus fréquentes formulées par les stagiaires ne venaient pas des formés vis-à-vis des formateurs, mais... des professeurs d'école vis-à-vis des PLC, certains de ces derniers se considérant comme le dessus du panier, et ayant de ce fait un comportement quelquefois assez désagréable avec leurs collègues du primaire, (je n'ai pas fait de sondage pour étudier si ce comportement venait plus des agrégés stagiaires que des certifiés). De plus, personne ne me contredira si j'affirme que cet ostracisme se retrouve souvent en salle des professeurs, où les agrégés méprisent un peu les certifiés, qui méprisent un peu les auxiliaires.
Ceci-dit, vous dites qu'on voit Meirieu partout... Ne faisant pas partie du fan-club, je ne guette pas ses apparitions, (loin s'en faut), mais j'ai quand même l'impression que, ces derniers temps, on voyait quand même Jean-Paul, sur les media divers, au moins aussi souvent!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2007

ils sont beaux les antilibéraux.

Ecrit par : sachmo | 27 janvier 2007

Les courges en Patagonie.....ça laisse tout chose.....Vraiment. Et pourquoi ce ne serait pas plus interessant à ensigner que la "Géographie mondiale des flux boursiers"???? Simplement, les courges, c'est un légume quasi inconsommable. Mais si vous en faîtes en gratin avec des cardons et du veau fermier, au four epndant deux heures, de sorte que la viande soit presque compotée, que vous rajoutez là-dessus du beurre et du grana padano râpé, eh bien c'est le petit jésus en falzar de velours.

Et , autre précision, manifestement il n'y a pas qu'en
Patagonie qu'on trouve des courges....

Allez, bon appétit. Je vous conseille là dessus un Fitou 2003, râpeux et somptueux....

Ecrit par : montaigneàcheval | 27 janvier 2007

"Je ne vénère personne, et pas plus Meirieu qu'un autre".
C'est justement ce qu'on vous reproche, Christophe, de mettre Meirieu sur le même plan que Brighelli - par exemple!
Ce n'est pas moi qui ai dit qu'on voyait Meirieu partout, mais peu importe. Le fait est que ce personnage se fait voir partout - son apparition sur l'estrade de la MAIF était d'ailleurs assez amusante: on aurait dit Mascarille!
Ce qui est dommage, c'est qu'il y ait tellement de gogos qui l'encensent alors qu'il étale partout le même néant, les mêmes poncifs - il s'agit toujours de démolir les enseignants. Pas une de ses "idées" n'est à retenir, elles conduisent toutes dans le mur le malheureux qui aurait la naïveté de les appliquer.
Cela semble vous gêner, Christophe, que Jean-Paul Brighelli apparaisse souvent à la télévision et s'exprime souvent à la radio? Moi, pas du tout. Lui, au moins, il a quelque chose à dire. Ce n'est pas Meirieu!
Quant au "mépris", que vous évoquez, des professeurs entre eux en fonction de leur catégorie, je crois qu'il est devenu très résiduel, pour ne pas dire inexistant. Cela fait donc belle lurette que ce que vous appelez l'"ostracisme" entre les catégories n'existe plus. La seule chose qu'on puisse dire,qui demeure et qui est très humaine, c'est que ceux qui gagnent un peu moins regardent un peu de travers ceux qui gagnent un peu plus. Les agrégés, à ce titre, sont toujours un peu mal vus quelle que soit la sympathie qu'on leur porte sur un plan personnel.
Vous n'avez pas répondu au sujet de Marc Le Bris.

Ecrit par : Jean | 27 janvier 2007

En lisant Coriolan, je pense à qqch, j'ai un bêtisier IUFM, il faudrait que je pense à vous en donner des extraits... Un an de bêtisier, tout dans un grand cahier, il y a de quoi se bidonner trois jours, garanti.

Plus sérieusement, je confirme les échos qu'a eu FGuichard :
" ils se trouvent bien souvent confrontés dans les IUFM à une espèce d'ostracisme, à une profonde méfiance vis-à-vis de leur culture et de leurs savoirs, bref, à une volonté de leur faire "payer" leur passé d'anciens bons élèves et parfois même de les humilier parce qu'ils sont passés par une "filière d'excellence." Ca vaut pour les hypokhâgneux comme pour les agrégés, combien de fois entend-on : "vous ne pouvez pas comprendre vos élèves, vous avez toujours été bon élève, vous ne vous adaptez pas à eux."...

Ecrit par : Jeremy | 27 janvier 2007

Coriolan désigne bien sûr le pseudo utilisé par l'un des membres de ce blog. Quand je lis Shakespeare je pense à autre chose qu'à mon bêtisier IUFM...

D'autre part, Christophe peut se considérer comme ce que l'IUFM fait de mieux : les autres formateurs d'IUFM ne viennent pas sur ce blog, où il est pourtant bcp question d'eux.

Ecrit par : Jeremy | 27 janvier 2007

"le vrai courage c'est de RESTER ATYPIQUE SANS DEVENIR MARGINAL".

Je suis entièrement d'accord avec Laya : appartenir à une petite coterie de rebelles qui ne font pas dans la dentelle n'a rien de bien courageux en soi, et ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de meirieuticien intelligent qu'il ne peut y avoir de brighelliste con.

L'essentiel est de ne "vénérer personne", comme dit justement Christophe Sibille, et de tracer son chemin, en riant de notre misère et en faisant la barbe à tout le monde.

Une question à Jean :

Si parmi vos 11000 sociétaires, vous apprenez que l'un d'eux est à la fois agrégé ET formateur IUFM, lui faites-vous subir le supplice de la roue, ou l'écartèlement en place publique ? Pouvez-vous personnellement le désagréger ?

Ecrit par : Candide | 27 janvier 2007

Cher Christophe,

pourriez-vous me dire ce que sont les " formations autour de la voix" que vous dispensez ?

Lors de notre année de stage, à laquelle je n'ai malheureusement pas pu échapper, n'ayant pas obtenu directement un poste en prépa, nous avons eu une pseudo-formation "corps et voix". Une vaste fumisterie animée par une aimable personne qui nous a infligé d'un air pénétré des idées essentielles: "il faut commencer par s'aimer soi-même (sic) pour aimer les autres", "les yeux sont le miroir de l'âme"...Le tout étant ensuite mollement débattu par groupes de 4 ou 5. Je ne raconte pas la suite, c'est d'un ennui abyssal.

C'est typiquement ce genre de formations "transversales" qui nous ont exaspéré et qui n'étaient à nos yeux justifiées que par le fait que ces braves formateurs devaient absolument remplir les trous de leur emploi du temps (un peu comme les militaires qui font tourner les moteurs de leurs camions à l'arrêt pour que les approvisionnements en carburant ne diminuent pas l'année suivante). Je ne nie pas qu'il faut apprendre à gérer son attitude (voix, gestes, rictus...), mais c'est une chose que chaque professeur, s'il est fait pour ce métier, apprend très vite par soi-même dans sa salle de cours. Ce n'est en tous cas certainement pas en quelques séances de deux heures animées par un gentil formateur qui n'a pas trop l'air de savoir ce qu'il fait là que cela s'apprend.

Par ailleurs, vous écrivez:

""De plus, personne ne me contredira si j'affirme que cet ostracisme se retrouve souvent en salle des professeurs, où les agrégés méprisent un peu les certifiés, qui méprisent un peu les auxiliaires.""

C'est un poncif éculé que vous voulez nous faire prendre pour une évidence ! Je n'ai pas du tout constaté ce que vous décrivez. Si j'ai pu observer un schisme, c'est plutôt entre l'équipe de direction et les professeurs.

Ecrit par : François | 27 janvier 2007

Je voudrais savoir ce que recherchent certains d'entre nous en se montrant haineux envers Ch Sibille, qui essaie d'argumenter et, pour autant que je le sache, ne s'est jamais montré insultant, lui. Si la jeune femme dont le témoignage est cité par JPB était tombée sur un formateur comme lui, je pense qu'elle n'en serait pas à ce point de tristesse et de découragement. Je réserve mon mépris -- et ceux qui me connaissent savent que c'est un sport que je pratique assez bien -- à ceux qui le méritent, càd aux imbéciles et aux méchants. Ch Sibille ne me paraît pas relever de ces catégories-là. En revanche, où il se trompe, c'est quand il semble penser qu'il y a encore des choses à sauver dans les IUFM. Pour ma part, je ne le crois pas. Mais des gens bien, ponctuellement, oui. Même que j'en connais, à l'IUFM de Nantes, par exemple. Et je les salue, si par hasard elles me lisent !

Ecrit par : FGuichard | 27 janvier 2007

Un poncif éculé? C'est presque une contrepèterie, ça!
François, (et Jean), c'est une situation que j'ai moi-même vécue, et qui m'est régulièrement retransmise par plusieurs collègues de lycées et collèges. Deux d'entre eux, (certifiés), réellement ulcérés par cet état d'esprit, (dans la salle des professeurs de leur lycée, un côté, agrémenté de quelques jolis fauteuils, était reservé aux agrégés, le milieu, avec des fauteuils un peu moins charmants, aux certifiés, et l'autre côté, avec des chaises, aux auxiliaires) ont décidé un beau soir d'aller mettre un peu "la pagaille", et ont inversé la disposition initialement inamovible. Sacrilège, crime de lèse-majesté, et, croyez-moi, cela n'a pas fait rire tout le monde! Certains étaient même complètement perdus.

François, pour répondre à vos questions, et loin de porter quelque jugement sur la pratique d'un collègue que je ne connais pas, je peux vous persuader que les formations voix que j'anime n'ont rien à voir avec le descriptif que vous nous faites. Elles comportent beaucoup d'exercices pratiques, et sont, apparemment, très bien perçues par les stagiaires, qui ont pris acte en cours d'année d'une évolution dans leur manière d'être en face de la classe. Nul ne nie que l'autorité s'acquière avec la pratique, mais je peux vous certifier qu'en ce qui me concerne, la pratique du théâtre, (et, surtout, de la scène en général) m'a fait gagner beaucoup de temps, d'autant que je ne suis pas doué d'une autorité naturelle performante. J'essaie tout simplement, à mon niveau, de "réinvestir ce capital autorité" que j'ai pu acquérir grâce au chant et à l'improvisation théâtrale, (improvisation qui n'a rien à voir avec les séances de jeux de rôles quelquefois complaisamment relatées par les pourfendeurs des instituts).

Montaigneàcheval, de chez quel viticulteur vient votre Fitou? Et, hélas, on ne trouve pas de cardons par chez moi... J'en suis fou!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2007

FGuichard, il y a évidemment beaucoup de choses à sauver, en tous cas dans les formations PE, où je suis très loin d'être un cas isolé.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2007

Jean, que me demandiez-vous au sujet de Marc Le Bris? J'ai dû zapper un de vos messages...

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2007

Je remets sur "Harcèlement", à l'intention de Montaigne, la citation du grand Charles.

" Soyons fermes, purs et fidèles ; au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n'ont pas cédé."

Charles de Gaulle

Ecrit par : Robin | 27 janvier 2007

Ecrit par : Robin | 27 janvier 2007

L'iufm est la quintescence de cet environnement hostile à toute discussion argumentée, et à la vérité puisque son délire relativiste conteste l'existence du concept. Cela engendre l’autocensure et ce témoignage vient illustrer le propos précédent sur le Politiquement Correct, écran de fumée, sabir de lâches, discours d'assistés, qui est surtout une minable escroquerie intellectuelle. Parler PC c'est s'acheter une bonne conscience à vil prix, comme nous le rappelle le ton roboratif de Jacqueline de Romilly, qui appelle un chat un chat et les démolisseurs de l'école les responsables de la barbarierenaissante. Du coup j’ai ressorti son livre ( L'enseignement en détresse) écrit en 1984 qui est à mettre sous le nez de tous ceux qui ne regardent pas plus loin que le bout du leur, quand ils prétendent que la destruction des apprentissages est le fait de la droite, et n'a commencé qu'en 2002, ou sous des ministres de droite. Si l'on considère que René Haby était de doite on a besoin d'une lobotomie. Le pays où Hilary Clinton voterait Sarkozy, et où l'on prend Blair pour un socialiste, ne sait pas ce qu'est la droite, car elle ne connait qu'un camaïeu de gauches ...et à droite, elle n'a que Le Pen et Villiers.

Tous les autres seraient Démocrates aux US, Nicole Bacharan s'échine pourtant à l'expliquer, mais il n'y a pire sourd...

Tout comme Milner (De l’école, paru en 89) Romilly avait identifié les VRAIS coupables. Mais comme ils sont portés par l' IDÉOLOGIE à laquelle adhèrent l'intellectuel et l'enseignant de gauche, qui sont des pléonasmes, leurs critiques, comme celles de la génération suivante, ( Boutonnet, Le Bris, and co) furent et sont encore, diabolisées par reductio ad hitlerum, cette Kalashnikov du terrorisme intellectuel.

Dire que les locuteurs du PC sont des lopettes est une évidence biblique, mais ce qui est grave c’est qu’ils se « reproduisent » comme des lapins, et qu’ils ont fait la France à leur image de cons pontifiants.
Ils ont réussi leur coup ( voir plus bas) et 2007 semble vouloir «reproduire » 2002, car que ce soit Sarko/ Le Pen ou Sarko/Bayrou, ce sera le même déni de la démocratie, une farce dont on ne peut pas se rendre compte qu’elle a tourné à la tragédie quand la population est rendue sciemment inculte et moutonnière dans sa quasitotalité, qu'elle sait pas s’imposer la rigueur du discours critique.

[Et avec le PS qui s'incarne dans une Madonne bidon en chatentaises on en a une belle illustration. Avec son ignarditude abyssale et sa naïvité du même tonneau, elle ne savait pas que le Premier Ministre du Québec actuel, (et élu seulement depuis ...trois ans) n'était pas séparatiste! Elle est tombée, "Droit debout" dans le canular, l'icône que mérite sa piétaille.]

Or, un échange robuste d’idées, fondé sur une connaissance des divers courants de pensée, est aux antipodes de la pensée unique IUFMesque, et elle est une condition essentielle pour que l’école ne forme pas des ilotes, je laisse le qualificatif de crétin à JPB, bien que dans son livre, il ne visait pas nos élèves-martyrs et cobayes, mais les cinglés qui ont orchestré ce désastre. Il a fait une critique constructive car en matière d'éducation comme en économie, la bonne politique n'est ni de doite ni de gauche, c'est celle qui donne les résultats escomptés. Le constat demeure accablant et l'erreur initiale de casting qui l'attribuait à une conspiration libérale/libertaire et plombait ainsi l'identification du remède, resssemble aujourd'hui à une erreur de jeunessse dans l'analyse de la catastrophe, à un examen limité à la pointe de l'iceberg.

Nous avons ainsi une école qui forme à la culture de la haine, du soupçon et du ressentiment, dans son délire relativiste, et on vient me dire que je vois l'idéologie partout alors qu'il est notoire, car ils l'ont écrit avec un luxe de détails impressionnant, que le but poursuvi par les prophètes de la secte pédagogiste ( et Bourdieu est du nombre) était de faire par l'école la révolution prolétarienne. Il leur était devenu évident dès 1946 qu'elle ne viendrait ni des urnes ni de la rue. ( Le passé d'une illusion de Furet, Le livre noir du communisme, Le communisme un passion française, Druon et sa France aux ordres d'un cadavre, et tant d'autres encore qui documentent ce fait désormais établi.

Les outils d’analyse ( et l’analyse logique elle même) ne sont plus enseignés dans une école où l’on n’apprend plus à réfléchir mais à ergoter, à revendiquer, à se tordre les mains (quand on ne les tend pas, car on attend tout l'État) dans ce gémissement que Pascal Bruckner appelait « Le Sanglot de l’homme blanc ». La mission de l’école est de former la raison et de promouvoir l’égalité, mais pas comme une idéologie, car on tombe dans l’égalitarisme, liberticide et inégalitaire par essence, elle est de former au respect mutuel, qui emporte la reconnaissance de la diversité mais là aussi, pas comme un dogme, n'en déplaise à ceux ( et je ne dis pas ceux et celles, puisque le masculin, en français, englobe dans ce cas aussi le féminin, mais cela non plus n’est plus enseigné) qui m’accusent de voir l’idéologie partout.

Toute mesure coercitive en matière d’éducation aboutit à des résultats contraires à ceux prétendument recherchés. Je dis prétendument puisque qu’il y a une malhonnêteté intellectuelle à prétendre ignorer qu’aucune mesure liberticide ne peut promouvoir la liberté d’expression.

Le PC est un sous-idiome qui ne peut se faire l’allié de la vérité. Il viole la liberté d’expression et tant que sa racine idéologique ne sera pas identifiée, sa dénonciation demeurera incantatoire et tout remède voué à l’échec pour erreur de diagnostic.

Un exemple de l’ineptie de cette posture nous est donné par l’infatuation pour la "diversité", qui donne bonne conscience à vil prix et conduit à l'échec, ce qui n’est plus un secret pour personne, sauf en France, où même Sarko parle encore de discrimination positive, alors que les inventeurs américains de cette politique eux-mêmes ont reconnu, il y plus de 10 ans, que leurs efforts dans ce domaine ne furent couronnés de succès que s'ils respectaient les libertés, donc que lorsqu’ils émanaient du choix délibéré des citoyens. L'échec est assuré s'ils sont imposés par le haut. ( Voir entre autres P. H. Schuck, Diversity in America : Keeping Government at a Safe Distance », Harvard Univ. Press, 2003). Charles Glenn, Directeur de la School of Education de Boston University, et accessoirement mon directeur de thèse, initia et organisa, il y a trente ans, à Boston, plein d’espoir et de fougue, le « Bus-ing » c’est à dire l’envoi forcé par autobus scolaire d’élèves des quartiers pauvres dans des écoles de quartiers riches et vice versa. Cette politique fut un échec cuisant et n’a fait que renforcer les inégalités. Mais la France autiste persévèrera dans l’erreur avec Meireu et Frackoviak, car ils resteront, et continueront leurs basses oeuvres, quel que soit l'occupant de l'Élysée, et cette évidence répond à la question de MàC, mais encore faut-il accepter de la voir.

Ecrit par : Tatie Danièle | 27 janvier 2007

Des témoignages de ce type sont nombreux. Tout le monde le sait. Ce n'est pas une découverte.Les agrégés ne sont plus à l'abri, je confirme.
Il s'agit vraiment de terrorisme intellectuel. Et on ferme les yeux là -dessus comme on a fermé les yeux sur d'autres "lavages de cerveaux" sous des régimes totalitaires.

Ecrit par : Thalie | 27 janvier 2007

"Car enfin, comment ces gens, ces Meirieu et autres poubelles, ont-ils pu saboter l'EN avec une telle facilité, sans qu'aucune autorité politique ne s'en alarmât à temps??? C'est sans doute parce que les desseins pourris de ces malpropres servaient parfaitement les objectifs du capitalisme""
écrit MàC, qui a pris ce titre à Jean Lacouture mais dont les propos sur l'éducation feraient s'étrangler ce grand penseur de la liberté d'esprit, qui avait la tête rudement mieux faite et allait méditant "le cul sur la selle", à "la conquête de la volonté et de l'esprit"
Comment peut-on écrire encore que l'abrutissement orchestré par le mammouth sert les pbjectifs du capitalisme? En ignorant, mais alors là sciemment, que la prospérité des nations leur est venue du capitalisme et que la démocratie est née de la rencontre entre capitalisme et innovation.

On ne peut écrire cela qu'en France, ( ou en Corée du Nord et à Cuba) où l'innovation en berne est liée à cette friche des esprits qui descend de l'IUFM au CP, et où l'on croit encore dur comme fer, et comme Hollande and co, que c'est en appauvrissant les riches qu'on enrichit les pauvres.

Il est temps de lire le bon Étienne et son discours sur la servitude volontaire, accessible sur l'Internet in extenso.

Ecrit par : Tatie Danièle | 27 janvier 2007

En ignorant, mais alors là sciemment, que la prospérité des nations leur est venue du capitalisme et que la démocratie est née de la rencontre entre capitalisme et innovation.

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Faut arréter un peu avec le capitalisme, la plupart des économistes qui s'en réclament n'ont pas évolué d'un iota depuis Riccardo.
Le capitalisme est l'idéologie qui a fait et qui continue à faire le plus de morts sur Terre.

Ouvrez un peu les yeux, même des types aussi bornés qu'Elie Cohen commencent enfin à se rendre compte que le capitalisme et la loi du marché posent problème et qu'il faut réintroduire une régulation étatique.

Le jour où vous n'aurez plus d'arbre, plus d'air, plus d'eau vous comprendrez peut-être enfin que les billets ne se bouffent pas.

Ecoutez plutôt des gens comme Bernard Marris plutôt que de répéter ad nauseam les mêmes inepties qu'on nous sert depuis un siècle et demi.

Ecrit par : fred | 27 janvier 2007

Je viens de dénicher un article sur le retour de la grammaire à l'école :

http://fr.news.yahoo.com/20122006/326/la-grammaire-l-ecole-un-desastre.html

Bonne lecture

Ecrit par : SW | 27 janvier 2007

Merci, fred, pour la référence à mon ami Bernard Maris, qui me donne l'occasion d'un enchaînement assez facile, mais je comptais de toutes façons laisser ce message; à lire cette semaine dans Carlie-Hebdo, en double page centrale, les entretiens avec Clément Rosset, un philosophe "post-Spinoziste"? (Je ne sais pas si la formule existe, et Robin, à qui je pense particulièrement en postant ce message, confirmera ou infirmera). Cet homme, dont je ne connaissais pas l'existence, (honte sur moi) est vraiment très réjouissant. Comme doit l'être la philosophie.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2007

Tatie Danièle,

vous passez votre temps à nous expliquer que la France est la risée du monde entier parce qu'elle persiste à ne pas s'abandonner corps et âme au néo-libéralisme, et simultanément vous accusez la population française d'être "moutonnière dans sa quasitotalité".

Préconisez-vous, au fond, d'abandonner une moutonnitude pour une autre ?

Et puisqu'on parle de Maris, je ne résiste pas au plaisir de vous livrer un extrait d'un de ses ouvrages, que vous n'avez peut-être pas dans votre bibliothèque :

"L'humanité peut-elle se passer de gratuité ? Non. Tout ce qui a un prix n'a pas de valeur. Et tout ce qui a de la valeur n'a pas de prix : le sourire d'un ami, la main tendue, une petite fille qui s'accroche à sa mère, un matin radieux, le sentiment d'éternité qui nous étreint, fugace, une musique, le repas partagé, bref, la vie.
Or l'utopie du marché est la mercantilisation de la vie et, partant, le refus du gratuit. Le refus de ce qui peut être partagé sans nuire à autrui : l'air (encore ; l'eau, c'est fini), le coucher du soleil, la beauté d'un immeuble, l'Iliade, Verlaine. Que je puisse jouir d'un poème de Verlaine sans en priver autrui est intolérable au marché. Une sorte de crime, qu'il me fera payer tôt ou tard. Par exemple en m'obligeant à monnayer le temps que je pourrais passer à lire ce poème et en m'interdisant la lecture gratuite que je pourrais en faire à autrui."

Ecrit par : Candide | 27 janvier 2007

"la démocratie est née de la rencontre entre capitalisme et innovation" dit Danièle. C'est ce qui est écrit dans les livres d'histoire aux USA, juste après le chapitre qui explique comment Dieu a créé le monde en une semaine. Cela va plus vite que d'apprendre l'histoire.
Ce dont crève l'EN c'est justement de la convergence d'intérêts entre les libéraux, les socialos et les pédagos: pas de culture pour tous, c'est trop cher et pas rentable, pas de culture, c'est bourgeois et pas égalitaire.
Entre le stalinisme des uns et le libéralisme effréné des autres, il y a sûrement des solutions intelligentes à trouver.

Ecrit par : Thalie | 27 janvier 2007

Pour notre stagiare agrégative.
A qui doit on la kyrielle de pédagogues titularisés sans jamais être passés sous les fourches caudines d'un concours? Cherchez bien. Ce sont les mêmes qui nous emm.... en ce moment. Eh bien il faut leur tenir tête car justement ils n'ont rien dedans et il faut les remettre à leur juste place. J'ai passé le capes et eu comme tuteur une certifiée, on échangeait beaucoup. Puis j'ai été nommé dans un établissement ou PEGC étaient légion. Ils sont mêmes devenus certifié HC car ultra syndiqués. Ils ont l'expérience, certains sont très bons mais comme tout échantillon de population, il y en a de moins bien, dommage ou heureusement qu'une majorité soit en iufm où au moins ils ne massacrent des générations d'élèves dont ils ne faut jamais oublier que ce sont de futurs citoyens.
Un conseil pour notre stagiaire jusqu'au sésame de titularisation, profil bas, béni oui oui et après libre choix de sa pédagogie. un inspecteur digne nom ne peut pas être hermétique à ce qui aboutit contrairement à un vieux crouton d'iufm qui ne sait plus ce qu'est un élève.
Accrochez vous et courage.

Ecrit par : ECK | 27 janvier 2007

Il y a quand même deux trois choses au sujet desquelles j'aimerais qu'on m'éclaire;
-Le mot: "idéologie" serait-il synonyme d'insulte?
-Le libéralisme, dont les chantres traitent souvent les anti-libéraux d'idéologues, ne seraient-ils pas eux-mêmes des idéologues parmi les plus durs?
-Le mot: "moderne", dont l'ex-leader politique libéral bien connu Alain Madelin, (ancien nervi d'extrême droite) se réclamait, s'applique parfaitement à une doctrine que ne renierait pas l'homme de Cro-Magnon; n'y aurait-il pas là un (deuxième) léger détournement sémantique, Danièle?

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2007

Pour répondre à Thalie parce que je vous suis totalement :

Si les néo-libéraux mettent leur nez à l'école, j'ai bien peur qu'elle ne devienne donc à un moment donné un moyen en vue d'une fin, un objet de consommation, un pot de yaourt.

Ce qui me choque c'est que certains jeunes n'étudient non plus dans l'objectif de s'ouvrir au monde, de développer ses connaissances et intrinsèquement son esprit critique mais uniquement et seulement dans le but d'acquérir un maximum de diplômes pour répondre aux besoins des entreprises.

Or promettre la lune à un jeune c'est pernicieux : lui clamer que plus il accumulera les parchemins plus il aura à coup sûr un emploi, c'est faux. Le diplôme doit pouvoir déboucher sur un emploi mais avant tout il sert à valider un socle de connaissances qui donnera l'opportunité au jeune en question de rebondir et de s'adapter. Nul ne peut obliger la collectivité à concocter un emploi sur mesure uniquement en fonction de ses diplômes ou des désiratas de l'employeur.

Beaucoup de juristes, par exemple, ne sont pas forcément avocats ou juges mais travaillent dans le commerce, la banque, les assurances, l'immobilier, les ressources humaines ou la gestion, le marketing, etc...La spécialisation peut donc se faire après en entreprise....Le tout c'est d'acquérir un maximum de savoirs généraux et polyvalents...

Je ne pense pas que la solution soit de forcément supprimer des filières au détriment ou au profit d'une autre, car nous avons, comme dirait l'adage, besoin de tout pour faire un monde. En gros, des psys il en faut comme des philosophes ou des historiens ou autres, ce qui compte c'est la capacité de recul et d'analyse. Après pourquoi ne pas dans certains cursus adopter un numérus clausus qui limiterait, si je puis dire, la casse ??? Nous en avons besoin mais avec parcimonie et non pas des centaines de milliers....

On ne peut pas seulement fonder une société sur "l'utile", faute de quoi nous perdons de vue toute analyse et nous avons besoin de chercheurs et savants de haut niveau ou grands penseurs reconnus, c'est même primordial...Tout le monde n'est pas Georges Charpak mais faut-il supprimer pour autant toutes les branches de physique nucléaire ou de bioéthique???

Certainement pas, faute de quoi notre civilisation est vouée au déclin....Ces maîtres de la pensée ont permis à la civilisation de marcher dans le bon sens et de nous élever....

Ecrit par : SW | 27 janvier 2007

"c'est en appauvrissant les riches qu'on enrichit les pauvres"

Faudrait peut-être pas inverser les rôles,
en 1960 un grand patron gagnait en moyenne 60 fois le salaire d'un ouvrier

en 2006 on est passé à plus de 250 fois.

Les riches n'ont jamais été aussi riches et les pauvres aussi pauvres. Folie des grandeurs ?

Entre les hedge funds et les fonds d'investissement c'est près de 1000 milliards de dollars qui ne servent qu'à spéculer, qu'à licencier, qu'à délocaliser, qu'à revenir un siècle en arrière dans les conditions de travail.

Les investissements à moyen et long terme ont été tués par le "capitalisme triomphant" des cours de la Bourse.
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"On ne peut pas seulement fonder une société sur "l'utile""

Et pourtant on est de plus en plus dans une société qui ne cherche qu'à perfectionner la bougie au lieu de réver d'électricité.

"Tout le monde n'est pas Georges Charpak"

Heureusement ! Ce n'est qu'un technicien, pas un penseur, et il est bien obtus et vendu d'ailleurs. Revoir son intervention face à Rivasi dans Bouillon de culture pour comprendre combien ce genre de "scientifique" fait du tort à l'humanité juste, encore une fois, pour une histoire de gros sous et de place dans un labo bien payé par les lobbies.

Ecrit par : fred | 27 janvier 2007

"La démocratie est née de la rencontre entre capitalisme et innovation" dit Danièle. C'est ce qui est écrit dans les livres d'histoire aux USA, juste après le chapitre qui explique comment Dieu a créé le monde en une semaine. Cela va plus vite que d'apprendre l'histoire"'

Se peut-il vraiment que des lecteurs de ce blog ( en majorité des enseignants) avalent ça? Les bras m'en tombent, disait la Venus de Milo... pourtant cette affirmation est le Nième exemple du naufrage de l'éducation et ses ravages sont vraiment irréparables puisque les naufragés n'ont pas conscience qu'ils coulent.

Confondre un fait établi, une observation vérifiée depuis deux siècles dans le monde entier (et que Tocqueville fit en 1830, après un voyage de trois mois) et une croyance religieuse, n'est pas seulement un amalgame absurde, c'est un triple aveu d'ignorance, mais dans un pays où l'enseignement et pas seulement celui de l'économie, est sinistré, c'est devenu une constante:
- ignorance des racines socio-économiques de la démocratie moderne,
-ignorance de l'aspect très marginal de la théorie créationniste, qui fait surtout du bruit en France, mais dont le nombre d'adeptes est, toutes proportions gardées, inférieur à celui des gogos qui avalent des canulars comme l'Horreur économique ou la négation de la destruction du Pentagone le 11 septembre,
-ignorance de la nature de la laïcité aux EU, qui est un des piliers de leur démocratie, et qui tient beaucoup mieux le coup qu'en France, où elle est incapable d'endiguer l'invasion de l'Islam radical. En 2025, la population française sera composée de plus d'un quart de musulmans et l'exode qu'elle connait aujourd'hui sera de la petite bière, tandis que la démocratie américaine avec autant de musulmans restera debout.


À ceux qui veulent comprendre et agir en conséquence au lieu de faire l'autruche, deux ouvrages: l'impérissable Opium des intellectuels de Aron qui n'a pas pris une ride et de
Raymond Boudon: "Pourquoi les intellectuels ont peur du libéralisme?".

Ecrit par : VdeM | 28 janvier 2007

Merci, fred, pour la référence à mon ami Bernard Maris, qui me donne l'occasion d'un enchaînement assez facile, mais je comptais de toutes façons laisser ce message; à lire cette semaine dans Carlie-Hebdo, en double page centrale, les entretiens avec Clément Rosset, un philosophe "post-Spinoziste"? (Je ne sais pas si la formule existe, et Robin, à qui je pense particulièrement en postant ce message, confirmera ou infirmera). Cet homme, dont je ne connaissais pas l'existence, (honte sur moi) est vraiment très réjouissant. Comme doit l'être la philosophie.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2007

J'ai lu il y a longtemps de Clément Rosset " La Philosophie tragique ", mais j'avoue ne pas très bien me souvenir de quoi il était question, surtout de la pensée de Nietzsche, il me semble...

En tout cas pas de Spinoza, même dans le chapitre intitulé "l'idée de bonheur" qui est pourtant un concept spinozien.

En échange, dans le chapitre suivant, "L'idée du malheur", il est question de Jean-Jacques Rousseau et de Beethoven, ce qui devrait vous intéresser en tant que musicien. J'en extrais cette citation dont je laisse la responsabilité à l'auteur : " De cette négation, en droit, des données tragiques et, en particuculier, de la solitude de l'ego, dérivent toutes les autres caractéristiques de la musique de Beethoven, caractéristiques, je le répète, aussi vraies chez Beethoven que chez Rousseau : impudeur, exhibitionnisme, collectivisme,en un mot, cette intolérable absence de "moi" au sens privé du terme, qui signifie pour nous tous non seulement une bassesse de la part de Beethoven, mais, ce qui est beaucoup plus grave encore, une odieuse ingérence dans notre propre moi."

Hum, j'ai du mal à voir de la " bassesse " chez Beethoven, mais les philosophes ont souvent tendance à changer subrepticement le sens des mots.

Je vais lire l'article que vous évoquez.

Ecrit par : Robin | 28 janvier 2007

" spinoziste" plutôt que " spinozien " !

Il n'y a pas de philosophie moins " tragique " que celle de Spinoza, ill me semble.

Ecrit par : Robin | 28 janvier 2007

Ce témoignage ne me surprend pas du tout. Je suis PE et c'était la même chose pour nous. La critique "vous avez trop de savoirs savants" moi je l'ai entendue dans la bouche d'une inspectrice du primaire...

En tant que PE je trouve normal qu'un agrégé qui en sait plus que moi et qui a passé un concours plus difficile gagne plus.

En ce qui concerne Mr Sibille, il est vrai que ce n'est pas en l'insultant que l'on fera avancer le débat. Ceci étant, je confirme qu'au niveau du primaire toute cette dictature pédagogique est omniprésente. Je rappelle que les maîtres-formateurs du primaire qui nous servent d'exemples ont réussi le CAFIPMEF et donc sont sélectionnés, eux, sur leur adhésion au constructivisme et à la loi d'orientation de Jospin de 89, en conséquence, même si des jeunes PE comme moi cherchent un autre exemple, il n'y en a pas, pendant la formation en tout cas.

Un dernier exemple, on m'a également reproché au cours de la préparation d'une séance d'Histoire sur Louis XIV de vouloir passer trop de connaissances, d'être pointilleux. L'IMF m'a dit:"de toute façon en Histoire tout change tout le temps, il y a régulièrement de nouvelles découvertes, pas la peine d'ennuyer les élèves avec des connaissances figées." Loin de moi l'idée de nier qu'en Histoire les connaissances sont mises à jour régulièrement, ceci étant il y a un certain nombre de faits avérés. Je n'ai pas pu m'empêcher de lui dire qu'à ce compte là on découvrirai bientôt qu'en fait Hitler était un mec sympa et inoffensif. Elle n'a pas compris et m'a pris pour un dingue.

Enfin, si l'on n'a pas les problêmes de violence et de discipline en primaire que l'on trouve dans le secondaire, il y en a. Hors à chaque fois que l'on essayait d'en parler aux formateurs c'était silence ou c'était notre faute parceque notre séance n'était pas assez intéressante. Ou bien sûr parceque les élèves n'étaient pas assez actifs.

Pardon pour vous Mr Sibille et pour mes professeurs de mathématiques et d'anglais, mais tous les autres étaient des incompétents, ne se remettant jamais en cause, cassant du stagiaire. Et surtout ceux qui avaient le tort de l'ouvrir étaient immédiatement dans la ligne de mire des formateurs. Pour ma part j'ai reconnu ma formation en lisant l'ouvrage de Rachel Boutonnet. Heureusement en quelque sorte car j'ai été convaincu que nous n'étions pas fou mais qu'il y avait bien un problème à l'ioufm.
Au fait, lors du pot de départ, je vous raconte pas ce que ce sont pris les formateurs dans la tronche, une fois la menace de non-titularisation inopérante.

Ecrit par : Ronin | 28 janvier 2007

amin-ahsan-islahi.com

Ecrit par : major tom | 28 janvier 2007

Ronin, si vous aviez des "comptes à régler" avec vos formateurs, il aurait été plus constructif de discuter avec eux au début de l'année, quand vous vous êtes rendu compte que certaines choses n'allaient pas. La plupart d'entre eux, pour peu qu'on s'adresse à eux avec courtoisie, sont capables de vous entendre, et de tenir compte de ce qui leur est dit. Par contre, la fin de votre message, "je vous raconte pas ce que se sont pris les formateurs dans la tronche, une fois la menace de non-titularisation inopérante" dénote un état d'esprit assez curieux, venant de la part d'adultes présumés.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2007

"La prospérité des nations leur est venue du capitalisme et que la démocratie est née de la rencontre entre capitalisme et innovation".
Une blague russe à propos de capitalisme et d'innovation technologique : Poutine et Bush bavardent à un banquet du G8.
-Bush: j'adore ces pays qui nous apprécient de leur vendre nos produits de pacotille et qui nous débarassent de nos déchets.
- Poutine: moi, j'adore ceux qui ne nous aiment pas, mais qui achètent nos armes et notre pétrole.

Ecrit par : buntovchik | 28 janvier 2007

Je réagis à un propos de fred:

""
"Tout le monde n'est pas Georges Charpak"

Heureusement ! Ce n'est qu'un technicien, pas un penseur, et il est bien obtus et vendu d'ailleurs.""

Les scientifiques ne sont, selon vous, pas des penseurs ? Savez-vous au moins toutes les connaissances et les reflexions qui sous-tendent les travaux qui lui ont valu le prix Nobel ? Commencez donc par m'expliquer le modèle standard de la physique des particules. Si vous me répondez que votre affirmation ne concerne pas les physiciens dans leur ensemble, mais seulement certains dont M Charpak, vous êtes dans l'erreur, car il est un des très bons physiciens français.

Ecrit par : François | 28 janvier 2007

La colère de Fred contre G. Charpak, qui est, que je sache , un homme honorable, un ancien déporté, et un vrai savant -- je ne pense pas que l'on donne les prix Nobel à la tête du Client....--, tient peut-être à ce que ce grand homme, étourdiment ou sans y voir malice, s'est naguère illustré aux côtés du regrettable Allègre dans l'opération "il faut faire le bonheur des enseignants malgré eux", et surtout qu'il cautionne depuis des années la "main à la pâte", qui consiste, sous couvert d'initier les enfants à l'expérimentation scientifique dans le but de créer des vocations de chercheur, à leur faire perdre un temps fou à bricoler et "pastrouiller", comme on dit chez moi, plutôt que de faire cours et d'enseigner quelque chose aux chères têtes blondes. Pour le reste, G. Charpak défend le nucléaire, évidemment, puisque c'est sa recherche. Mais on ne peut pas dire que ce soit un "technicien", au sens un peu dépréciatif que l'on donne à ce terme, càd de celui qui applique des règles et des procédures sans avoir rien inventé par soi.
Pour en revenir au cas des stagiaires IUFM, je conseille pour ma part à mes anciens étudiants néo-certifiés de faire le dos rond, de jouer "Lorenzaccio" et d'attendre leur validation, non pour en mettre plein la tête à leurs formateurs ensuite, -- puisque cela ne sert à rien quand on a face à soi des gens persuadés de détenir la vérité avec un grand V -- , mais pour se trouver à peu près maîtres à bord devant leurs classes l'année suivante. Je suppose que la jeune femme qui témoigne n'a pas eu cette habileté, geste montaigneàchevaleresque qui l'honore, certes, mais qui la met aussi en difficulté pour sa validation. Quant à tenter l'agreg' dans la foulée... Vous avez vu le nombre de postes cette année ? Cela devient quasi impossible, même pour les élèves des deux ENS. En effet, grâce aux ministres libéraux qui ont décidé de ne plus remplacer qu'un départ en retraite sur deux, y compris dans l'Ed Nat, les recrutements aux concours sont taris pour un bon moment. Mais pardon, Tatie Danièle et quelques autres, ce n'est pas de l'idéologie, c'est de la bonne gestion. Ce qu'il y a d'épatant avec les gens de droite, c'est que ce ne sont jamais eux les idéologues et les doctrinaires. Quelle hypocrisie ! Je préfère en rire, mais mon rire est un peu nerveux :-(

Ecrit par : FGuichard | 28 janvier 2007

ECK dit :

" Un conseil pour notre stagiaire jusqu'au sésame de titularisation, profil bas, béni oui oui et après libre choix de sa pédagogie. un inspecteur digne nom ne peut pas être hermétique à ce qui aboutit contrairement à un vieux crouton d'iufm qui ne sait plus ce qu'est un élève.
Accrochez vous et courage."

Je partage cet avis . Patience puis une fois dans sa classe.... Surtout que dans le secondaire.. vous êtes inspectés tous les 10 ans à ce qu'on dit :-) ça donne de la marge !

Et puis l' armée des ombres ne cesse de grandir . Ces stagiaires IUFM qui ne cessent de ronger leur frein se manifesteront bien un jour ! Ne serait-ce que par leur autonomie pédagogique .

Pour Ronin :

la culpabilisation de la "séquence " non parfaite pour justifier le chahut au fond de la classe ... c'était déjà l'argument phare de la quasi totalité de mes formateurs en IUFM.

C'est ma faute , ma très grande faute !!!

Beaucoup trop de formateurs en IUFM sont comparables à des eunnuques .... Ils savent comment ça se fait mais ils ne savent plus le faire :-) D'ailleurs l'ont-ils su au moins un jour ?

Bon dimanche

Cordialement

Ecrit par : Patrick(instit) | 28 janvier 2007

Cher Ronin

"une fois la menace de non-titularisation inopérante"

Comme vous avez bien raison ! L'ouvrir avant équivaut à prendre illico le chemin de l'ANPE, j'en sais quelque chose puisqu'on m'a très clairement fait comprendre qu'il valait mieux pour moi rentrer dans le droit chemin sous peine d'être viré.
J'ai fait semblant une année durant. D'autres non et curieusement malgré des compétences bien supérieures aux miennes n'ont pas eu leur concours. Apprendre à fermer sa gueule est la première compétence de savoir-être qu'on apprend dans ces lieux.

Ecrit par : Guillaume | 28 janvier 2007

Beaucoup trop de formateurs en IUFM sont comparables à des eunnuques...

Il paraitrait qu'ils entreposent leurs bijoux de famille dans une cave de l'INRP...

Ecrit par : Guillaume | 28 janvier 2007

"Les scientifiques ne sont, selon vous, pas des penseurs ?"

Sans vouloir répondre pour Fred, peut-être faut-il distinguer le savant hyper-spécialisé dans un domaine de connaissance, du "penseur", polycompétent, capable d'appréhender le monde dans sa complexité et d'en proposer une vision.

Ecrit par : Candide | 28 janvier 2007

Hé bien, voilà quatre messages qui font avancer le débat à pas de géant!

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2007

Je parlais, évidemment, de la fin de celui de Patrick et de ceux de Guillaume.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2007

Les scientifiques ne sont, selon vous, pas des penseurs ?

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Je vous rappelle une phrase de Hilbert à propos d'un de ses élèves qui avait décidé d'abandonner les maths pour la poésie:

"J'ai toujours su qu'il manquait d'imagination pour faire des mathématiques"

Donc, non, je ne parlais pas de l'ensemble des scientifiques, je parlais de Charpak. Je parle bien de SON intervention, de CE GENRE de "scientifique", avec des guillemets, justement pour bien le différencier des autres.

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Savez-vous au moins toutes les connaissances et les reflexions qui sous-tendent les travaux qui lui ont valu le prix Nobel ? Commencez donc par m'expliquer le modèle standard de la physique des particules.


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1) Et alors ? Ce n'est pas parce qu'on peut réciter l'encyclopédie qu'on est aussi intelligent que Diderot !

2) Vous confondez technicien ( ce qu'est Charpak ) et scientifique ( ce qu'est par ex. un P.G. de Gennes pour citer un autre prix Nobel de physique ). Ok, la chambre à bulles est une formidable invention qui mérite le Nobel. Ok, mais c'est de la pure technique, même si ça se passe à très haut niveau.
Et qu'est ce qu'on a à foutre qu'il ait été déporté ? Alors si Meirieu avait été déporté, tout d'un coup les sciences de l'éducation deviendrait le nec plus ultra ?


3) Ca n'empèche pas Charpak d'être un gros con vendu au lobby nucléaire. Quand on affirme que Tchernobyl ce n'est pas grave parce qu'il y a aussi de la radioactivité naturelle, on est un sinistre criminel, c'est tout. Quand on interrompt à l'antenne le raisonnement de son interlocutrice en faisant marcher à plein volume un compteur Geiger on est un imbécile, prix Nobel ou pas, déportation ou pas.

Allez, je lui reconnais quand même une qualité morale, avoir écrit "devenez sorcier, devenez savant".

Ecrit par : fred | 28 janvier 2007

Si le second de mes messages devait évidemment être pris au second degré voire comme une mauvaise blague de potache, le premier était sérieux car je garde un souvenir particulièrement amer et rancunier de ce passage parmi les dingues que vous défendez bec et ongles tout en prétendant le contraire. Vous considérez ces témoignages comme des points de détail de l'histoire des IUFM, parfait, je connais déjà vos idées sur les témoignage d'une Rachel Boutonnet ou d'un Vermorel. Ils ne sont pas seuls visiblement.

Maintenant, pour quelqu'un qui devait s'en aller de Bonnet d'âne je vous lis au contraire très souvent sur ce forum. Je sais, contrairement à d'autres se berçant encore de quelque illusion à votre sujet, pour vous avoir cotoyé pendant des mois sur Lire-Ecrire.org à quoi m'en tenir.

Evitez donc dans la mesure du possible de m'adresser la parole, vos allusions nauséabondes me restent encore en travers de la gorge.
Je vous l'ai dit : je suis rancunier (je considère même cela comme une qualité c'est vous dire).

Ecrit par : Guillaume | 28 janvier 2007

Et qu'est ce qu'on a à foutre qu'il ait été déporté ?

Fred, c'est positivement ABJECT.....et tellement tendance "branchouille mes couilles"..... Sur le fond, c'est absolument exact, ce que vous écrivez, ce n'est parce que quelqu'un a été déporté, ou torturé, ou que sais-je qu'il an le droit de dire des conneries, comme celle de Charpak.....j'ai suffisamment, dans ma smala, d'anciens déportés absolument cons; d'ailleurs, comment pourrait-il en être autrement???? une victime du nazisme a bien le droit d'être con,non. Ou bien alors, nous sommes dans la perversion/ cela supposerait que pour les Juifs, être déporté est la condition sinéquanon de leur "humanité" et de leur transfiguration????? monstrueux, ignoble,criminel, infâme.......
Donc, même si nous convergeons (quel beau mot con-verge!!!) vous ne trouvez pas que votre formule, très montaignàchevalesque, parce que moi aussi, j'écris souvent pl)us vite que je ne pense, et de grosses conneries, que votre formule, donc est absolument scandaleuse, frontiste? révisionniste??
Et tout cela parce que nous sommes en train de flinguer, et avec quel bonheur , les iufm......c'est trop d'honneur que de faire à ces malpropres que d'être des salauds. Ils ne nous méritent pas...

Sans rancune aucune......mais enfin, "la vérité sert l'honneur "

Ecrit par : montaigneàcheval | 28 janvier 2007

Beaucoup trop de formateurs en IUFM sont comparables à des eunnuques...

Il paraitrait qu'ils entreposent leurs bijoux de famille dans une cave de l'INRP...

Ecrit par : Guillaume | 28 janvier 2007

Excellent, Guillaume, à se plier!!!! Et je vous en veux que ce ne soit pas moi qui ait trouvé ça. SUIS JALOUX, na!!!!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 28 janvier 2007

Salutations,

je vous fais part d'une expérience personnelle, qui ne vaut que pour moi, et qui est donc non-représentative de l'état présent selon Christophe Sybille (cela dit, il y a beaucoup de témoignages qui vont dans le même sens).

L'année dernière, j'étais PLC2 dans un IUFM. Je ne connaissais pas encore le fonctionnement très « particulier » de cette institution. Un jour, j'ai dit que je voulais apprendre la conjugaison et les valeurs du passé simple et de l'imparfait à mes élèves. Mon formateur m'a regardé bizarrement et a fait comprendre à toute la classe que j'avais dit une absurdité et que j'étais dangereux pour mes élèves.

Ensuite, en cours d'année, je me suis fait « visiter ». Plusieurs fois. Et à chaque fois, j'avais droit à des gentils conseils, comme « s'il y a du désordre dans votre classe, c'est de votre faute », « vous n'êtes pas assez présent dans la classe », « vous ne souriez pas assez », ...

Je suis le premier à reconnaître que je n'étais pas le meilleur des professeurs, que j'avais des progrès à faire. Mais ce n'était pas en me maintenant la tête sous l'eau que j'allais progresser.

Puis sont venus les insinuations, plus ou moins directes : « êtes-vous sûrs que vous êtes faits pour ce métier ? », « pourquoi ne pas explorer une autre voie ? », « Vous devriez penser à partir ! »

Après cela, j'ai été visité par une autre personne assez importante dans la hiérarchie. Mon cours n'a pas été bon. J'étais mal, je ne savais plus que croire, que faire. Et cette personne, voyant mon état lamentable, en a profité pour me donner le coup de grâce : selon elle, j'ai « des méthodes dignes d'Hitler et de Staline », et, attention !, « les dictateurs ne meurent pas dans leur lit ! ». De plus, mes savoirs sont « nuls », ...

J'ai été effondré et j'ai fini l'année dans un état peu enviable.

Puis j'ai redoublé. J'ai changé d'IUFM et de secteur. Cependant, j'ai appris, grâce à ma nouvelle tutrice qui est bien gentille, que la personne qui m'avait traitée d'Hitler et de Staline, l'a contactée par mail, officiellement pour voir à quel point j'ai progressé, officieusement pour dire ceci : « Rencontre-t-il, selon vous, des difficultés de gestion de classe, de relation avec les élèves et/ou de contenus d'enseignement ? Vous paraît-il en progrès ou bien encore fragile, comme certains le pensent ? »

Ma tutrice a bien remarqué que j'avais des difficultés, mais jamais elle n'aurait pensé que j'étais psychologiquement fragile, comme certains le pensent (notez cette manière de dire une chose sans en avoir l'air). Maintenant, ma tutrice peut avoir un doute. De plus, je sais que d'autres personnes qui se sont acharnées sur moi l'année dernière, ont pris contact avec ma tutrice, pour lui faire part de leurs inquiétudes et de leur préoccupation sur mes compétences.

Tout ce que je demande, c'est qu'on me laisse enseigner avec ma classe que j'apprécie.

C'est tout.

Ecrit par : Dilettante | 28 janvier 2007

Fred,
Je réponds point par pojnt:

1) Vous êtes de mauvaise foi, non ? Savez-vous qu'apprendre par coeur ne sert strictement à rien en physique? Donc quand je parle de connaissances, je parle de théories _comprises_.
2) Vous faites erreur: c'est la chambre à fils qu'il a mise au point, pas la chambre à bulles. Je pense que vous savez que ces détecteurs n'ont pas grand chose de comparable. Ensuite, vous avez le front de prétendre que je confonds technicien et scientifique ! Mais renseignez-vous, c'est un physicien de haut niveau. Pour avoir cotoyé Charpak au CERN, je puis vous assurer que c'est un physicien, qui a une compréhension très profonde de la physique.
Vous dites que ce qu'il a fait est de la pure technique. Je ne comprends pas cette affirmation:
a) Si vous prétendez que ce qu'il a fait est d'un haut niveau de technicité, c'est bien vrai, mais toute la pysique actuelle est d'un haut niveau technique (techniques mathématiques entre autres). Les articles de de Gennes sont aussi très techniques, cad qu'ils sont illisibles pour qui n'a pas le bagage scientifique suffisant. Le temps ou la physique était une leçon de choses est révolu depuis longtemps.
b) Si vous entendez par la qu'il n'a fait que de la technologie, quelle grossière erreur !


3) Ces propos diffamatoires n'engagent que vous.

Ecrit par : François | 28 janvier 2007

"J'étais mal, je ne savais plus que croire, que faire."

Comme je vous comprends aussi, on ne dit jamais clairement les choses à l'IUFM, je n'ai ainsi jamais entendu le mot de constructivisme dans mon centre de formation alors qu'on était en plein dedans. C'est le règne du flou, de l'à-peu-près...
Ce qui est surtout déstabilisant c'est qu'on en sait pas vraiment ce qu'on attend de nous, sur quoi on est jugé (les formateurs, eux le savent c'est l'adhésion à leur idéologie mais contrairement à une Rachel il m'a fallu quelques années pour le réaliser).
Et quand un formateur particulièrement nul (le plus mauvais enseignant rencontré de toute ma scolarité) vous met un 5 parce que vous pensiez bien faire en vous embarquant dans un truc ambitieux qui foire évidemment, vous êtes partagé entre l'incrédulité et la colère (mais surtout durant la formation cette dernière est très mauvaise conseillère).

Ecrit par : Guillaume | 28 janvier 2007

Oui, Guillaume, je reconnais avoir été assez masochiste pour être resté des mois sur le forum:"lire et écrire", où il suffit de se présenter comme professeur d'IUFM pour se faire traiter de débile mental. Mais, comme vous avez pu le remarquer, cela m'a passé! Après m'être fait éjecter par Gilbert Sibieude, pour comportement non politiquement correct. C'est un peu comme si les oeufs pondaient des poules. Enfin, il vaut mieux rire de choses comme celles-là.
Oui, je suis revenu ici, parce qu'il y existe, contrairement à lire-écrire, des personnes dont la haine n'est pas le seul moteur. Mais je pense que, étant donné que vous revoilà, je vais peut-être changer d'avis! (Vous étiez d'ailleurs une des raisons pour laquelle je m'étais éclipsé, et votre présence plus rare une de celles pour laquelle j'ai tenté de revenir parler ici).

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2007

C'est vrai, François (êtes-vous le papa de Léo, François Boué???, dans ce cas, amitiés des Goldschmidt, sinon, amitiés quand même) un savant comme Charpak ou comme De Gennes, ou d'autres ont bien le droit de dire des conneries. Il est d'ailleurs de notoriété publique qu'un artiste de haut vol, et je range dans cette catégorie les susnommés, raconte souvent des billevesées dans des domaines qui ne sont pas les leurs. Mais il faut dire que c'est piégeux: pourquoi interroger un savant atomiste sur la dernière traduction de Pindare en kazakh??? pour le déstabiliser parce que la hargne des ignorants que nous sommes a besoin de cette médiocre compensation de faire trébucher les étoiles. Crapauds, tétards que nous sommes, nous sommes des Coffinhal en puissance, vous savez ce juge du tribunal révolutionnaire qui, en 1794, expédia l'immense Lavoisier à la guillotine avec cette apostrophe restée famuse dans les annales de la connerie humaine "La République n'a pas besoin de savants"!!!!!

Donc Coffinhals nous sommes, Coffinhals nous resterons. Pour ma part, total respect pour Charpak, De Gennes et les autres. Qui ont bien de l'honneur et du mérite de rester dans ce pays d'arriérés.

Ecrit par : montaigneàcheval | 28 janvier 2007

Merci à Dilettante pour son témoignage — qui en appelle d'autres…

Je reviens un instant sur "l'attitude Lorenzaccio", que je préconise moi-même, tout comme FG, dans les IUFM et lors des stages concoctés par les pédagogues professionnels.
Bien sûr que le camouflage est le meilleur moyen de rester en vie. Mais mesure-t-on exactement ce que cela signifie, de tenir ces propos ? En clair, nous sommes dans une situation de guerre, où nous, résistants, devons parfois plier l'échine devant les occupants — afin de les renvoyer un jour à leurs pénates et à leurs illusions…
Dans une république qui fonctionnait encore raisonnablement bien il y a vingt ans, quelle aberration ! Les idéologues des sciences de l'Education ont créé une situation de guerre — et ils prétendent établir le Reich de mille ans de la pédagogie.

Un petit point encore sur le libéralisme…
Je pense vraiment que ce qui caractérise la Droite en ce moment en France (le cas américain est autrement complexe), c'est qu'elle ne se réclame plus d'aucune idéologie — sinon le pragmatisme. À remarquer que la gauche jospinienne, en refusant de parler au peuple et en avouant que son projet n'était pas socialiste, affichait la même méfiance vis-à-vis des certitudes — et c'est peut-être ce qui a fait perdre Jospin en 2002 : plutôt que d'avoir un pragmatisme irrésolu de gauche, les gens ont encore préféré le modèle pragmatique courant — celui d'une Droite qui perd de moins en moins de temps à asséner ses idées, et qui préfère gagner de l'argent, tout simplement — ce qui n'est pas en soi haïssable, surtout quand on n'en a pas…
Ceux-là, au moins, on les connaît, on sait à quoi s'attendre, on peut même prévoir les ripostes — c'est le jeu normal de la négociation.
Mais la gauche ségoléniste a renoué avec ses positions idéologiques (quelqu'un a-t-il pensé à analyser la fréquence et le sens exact du mot "juste" dans la bouche de la Sainte Vierge — un mot difficile à avaler), avec ses oukases et ses diktats, et c'est autrement difficile à concevoir : ce n'est plus un président qu'on va élire, c'est un maître que l'on risque de se donner.
Et vous me connaissez : ni Dieu, ni maître…
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 janvier 2007

Pour Christophe Sibille (sans la moindre acrimonie à son endroit, nonobstant mes sorties contre les IUFM!!!!) c'était du Fitou, Domaine des Cases. A la vôtre.

Ecrit par : montaigneàcheval | 28 janvier 2007

Je vous remercie, Montaigneàcheval! Et, ne vous inquiétez pas pour moi, contrairement à certains, je sais relativiser! Avec ce que je me prends dans la tronche presque chaque fois que je mets "les pieds" ici, ça serait quand-même le comble.
Jean-Paul, le problème de Royal n'est pas l'idéologie, et vous le savez aussi bien que moi. Et le côté catastrophique de tout ce qu'elle peut dire vient surtout de ce qu'elle ne sait pas quoi dire! Dès qu'elle a "l'opportunité" de s'éloigner un peu de ses fiches, c'est quasiment Mister Bean!

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2007

Et encore Mister Bean a l'humour d'un Lewis Carroll, des Monty Python...la Royal, qui pédale dans le couscous du même nom, a autant d'humour qu'un Commissaire aux Comptes chargé du dossier des PME en Pays de Coglès!!!!!! C'est le genre de cerveau vide, absolument vide, les antipodes, justement de Charpak!!!! Une tête venteuse, comme le disait si bien Rabelais, mon camarade!!!
Elle n'a rien à dire, rien à proposer, rien à battre. Elle est, reprenant Alphonse Boudard, le contenu d'une rame de métro. Rien de plus. Elle aurait pu être n'importe quoi. Elle n'es même pas détestable. C'est un ectoplasme, une sorte d'aspirateur à idées, une moulinette, un preeuuuuduit médiatique. Comparant la Royal à Bachelet ou même à Merkel, on reste stupéfait par ce qu'on appelle en allemand, ein bestimmer Mangel an Format. Un manque patent de format, de vision, d'ampleur, de projet, de perspective.
Donc Ségolène Royal, est à la présidentielle ce que TF1 est à ARTE.
Pour le reste, sachez, cher Christophe Sibille que je vous respecte pour votre courage et je m'honore de ne jamais vous avoir mis en cause. Vous êtes de ces gens indispensables, de ces rocs que les brisants n'abattent pas. Continuez à défendre votre vision des choses, au demeurant très lucide.

Ce que je fustige, ce ne sont pas les hommes, même pas dans le cas de la Royal, ce sont les système qui avilissent les hommes. Mais vous l'aviez compris.

JPB, votre dernier mot.....on ne saurait mieux dire.

Ecrit par : montaigneàcheval | 28 janvier 2007

Un cheveu sur la soupe, pour ceux qui, tout en étant enseignants, auraient le sens de l'humour. J'ai eu l'impression d'en croiser ici quelques uns...
http://dansmonjardin.free.fr

Ecrit par : dobolino | 28 janvier 2007

C'est bien un oxymore, ce que je viens d'écrire?

Ecrit par : dobolino | 28 janvier 2007

"Un manque patent de format, de vision, d'ampleur, de projet, de perspective."

Là, MàC, vous êtes injuste : vous oubliez son révolutionnaire livret d'accueil en 6ème, sur papier glacé, qui bouleversa définitivement l'enseignement au collège !

Ecrit par : Candide | 28 janvier 2007

Jean-Paul, le problème de Royal n'est pas l'idéologie, et vous le savez aussi bien que moi.

Non le problème de Royal ça n'est même pas même Holand mais, le fait, qu'elle est de droite, maladroite et à droite du pragmatique Sarkozi, qui, lui, il y a deux jours s'est déclaré à saint Quentin héritier de Jaurès et de Blum.
Comment les électeurs peuvent-ils s'y retrouver?

Ecrit par : buntovchik | 28 janvier 2007

Et je pense également aux PLC2 qui ont entre 30 et 40 ans. Il y en a un petit nombre. Ils ont beaucoup de mal à adopter l'attitude Lorenzaccio, et surtout, ils ne comprennent pas comment on est arrivé là.

Cela donne parfois de belles frictions en cours avec certains formateurs.

Ecrit par : Dilettante | 28 janvier 2007

Pour ceux qui ne seraient pas au courant, "l'ordre juste" a été pompé dans les discours de Benoît XVI !

Le PS trouve son inspiration au Vatican plutôt que chez Jaurès, ce qui ne surprendra pas ceux qui savent que ce parti est noyauté depuis des années par les "cathos sociaux" (oxymore ?), parti gris qui avance masqué. Meirieu et le Café pédagogique sont de cette mouvance, de là leurs idées très scouts de France : "communauté éducative", "vivre ensemble", "confession" des stagiaires, la hiérarchie camouflée sous le "citoyennisme" poisseux, etc.

Comme le disait Castoriadis : "Il y a là une conspiration, non pas au sens policier, mais au sens étymologique : tout cela "respire ensemble", souffle dans la même direction, d’une société dans laquelle toute critique perd son efficacité".

Extrait édifiant du programme des scouts et guides de France :
"la coéducation est un concept plus récent qui remet en cause la transmission traditionnelle du savoir et des valeurs par les aînés. A l’autorité, elle préfère l’expérience collective, l'autonomie et l’émulation par le groupe pour arriver au même résultat.

Ainsi il n’y a plus de maîtres qui encadrent des jeunes et enseignent un savoir mais au contraire une dynamique de groupe qui permet à chacun de faire l’apprentissage de la société par auto-gestion et la redécouverte des savoirs en fonction des projets qui émergent de ce groupe

La coéducation valorise la spontanéité, la créativité, l’autonomie, l’individualisme. Elle rejette l’autorité, les normes, qui sont apparentés au « dressage », à la notion de " violence symbolique institutionnelle ". Elle ne valorise pas non plus outre mesure la performance, et donc le principe de classement et de notation, puisque l’important n’est pas de réussir mais de se réaliser."
Amen !
Rajoutez une dose de management, et hop !

Ecrit par : Lariba | 28 janvier 2007

la démocratie est née de la rencontre entre capitalisme et innovation" dit Danièle. C'est ce qui est écrit dans les livres d'histoire aux USA, juste après le chapitre qui explique comment Dieu a créé le monde en une semaine. Cela va plus vite que d'apprendre l'histoire.
Ce dont crève l'EN c'est justement de la convergence d'intérêts entre les libéraux, les socialos et les pédagos: pas de culture pour tous, c'est trop cher et pas rentable, pas de culture, c'est bourgeois et pas égalitaire.
Entre le stalinisme des uns et le libéralisme effréné des autres, il y a sûrement des solutions intelligentes à trouver.

Ecrit par : Thalie | 27 janvier 2007

Bravo, Thalie! Mais laissons Danièle manger en paix ses surgelés, remplir sa piscine et arroser sa pelouse...
Plus vite nous arriverons au point de non-retour où il faudra revoir notre copie de fond en comble. Le vin est tiré, il faut le boire. Buvez Danièle! A votre santé! J'espère pour vous que votre cinquantaine est bien sonnée, sinon, la chute sera rude.

Ecrit par : dobolino | 28 janvier 2007

Meirieu et le Café pédagogique sont de cette mouvance, de là leurs idées très scouts de France : "communauté éducative", "vivre ensemble", "confession" des stagiaires, la hiérarchie camouflée sous le "citoyennisme" poisseux, etc.



Ecrit par : Lariba | 28 janvier 2007

Pas obligatoirement catho, ça peut aussi être communiste? Enfin, n'importe quoi qui embrigade ses ouailles.

Ecrit par : dobolino | 28 janvier 2007

Un cheveu sur la soupe, pour ceux qui, tout en étant enseignants, auraient le sens de l'humour. J'ai eu l'impression d'en croiser ici quelques uns...
http://dansmonjardin.free.fr

Ecrit par : dobolino | 28 janvier 2007

C'est bien un oxymore, ce que je viens d'écrire?

Ecrit par : dobolino | 28 janvier 2007

Plutôt une "alliance de mots", je crois...La forme syntaxique de l'oxymore, c'est nom + épithète ("Cette obscure clarté qui tombe des étoiles", Pierre Corneille)

C'est une figure du baroque...Mais après Corneille, il faut être de moins en moins en moins obscur et de plus en plus clair...

C'est le contraire de l'évolution du système éducatif français. C'est pourquoi l'humour des profs, en fait "d'oxymore", c'est plutôt la politesse du désespoir.

Ecrit par : Robin | 28 janvier 2007

Le PS trouve son inspiration au Vatican plutôt que chez Jaurès, ce qui ne surprendra pas ceux qui savent que ce parti est noyauté depuis des années par les "cathos sociaux" (oxymore ?)

Non, hélàs.

Ecrit par : Robin | 28 janvier 2007

De retour sur ce blog laissé de côté depuis un bon moment, je retrouve la bande des fidèles.... Rien contre, mais le renouveau charismatique est plutôt limité! Il y a un moment où il faut lâcher et ne pas tomber dans l'addiction....
Bref, un petit retour pour proposer - un rêve!- que l'on cesse de recruter des IPR des IEN et des IGEN inutiles, coûteux et consternants.
Que cette élite enseigne en ZEP, de préférence,pour faire l'éclatante démonstration de son savoir faire et que la masse des pauvres idiots qui se battent, souvent en donnant beaucoup et du meilleur, sans effets encourageants, puisse se prosterner et demander l'initiation béatifiante.
En attendant, on crève ! Le niveau de ma zep tombe, le primaire rame et obéit aux ordres d'une espèce d'IEN complètement nul qui semble débarquer de la Lune. C'est grave, des mômes qui relèvent de SEGPA ou de structures capables de prendre en charge leur problèmes comporte....mentaux sont en 6° et flinguent les cours. Il faut une sacré dose de self contrôle pour ne pas devenir un ogre. je ne plaisante pas! C'est à pleurer! Pendant ce temps les IPR envoient des circulaires ou des infos disciplinaires ronflantes à hurler de rire pour ne pas dire de colère.
Pourquoi je demeure dans cette niche éprouvante? Parce que je veux que des gens comme moi se battent sans s'occuper de la connerie officielle, "gauchosyndicalopédagogiste" et donnent une image virile - j'intègre les collègues femmes!- vertébrée et juste de l'enseignant digne de ce nom.
Je n'ai plus d'illusions et la culpabilité relative aux ordres d'en haut: je m'en fou! Je suis libre. Rien à cirer d'une inspection pour avancer d'un an ma progression vers l'échelon supérieur. Quelle bande de larves tous ces collègues qui pissent dans leur slip pour ça! Tant que cela marchera il n'y aura rien à espérer de décisif.

Ecrit par : Solitaire | 28 janvier 2007

Bravo,Solitaire.....VOUS NE L'ETES PAS.....

Magnifique "ces collègues qui pissent dans leur slip"....on ne saurait dire mieux devant ce tas de larves cauteleuses et terrifiées. Mais les inspecteurs, moi, je me les embourbe à sec, l'éloge de mes élèves me suffisant largement comme Légion d'Honneur....comme pavois de ma vie.
Terrifiante, en effet, la lâcheté, l'infantilisme d'une salle ds profs....et quand, dans un collège "Ambition Cornet de frites" comme le mien, les IPR viennent prêcher comme jadis les jésuites pédophiles triquaient les Indiens, rarissimes sont les gueulards, les assoiffés, les assoiffés du Grand Café..... Un ramassis de pleutres souffreteuses et cachectiques de l'ambition (pas cornet de frites) mais l'ambition personnelle....
Oui, monsieur l'Inspecteur, non, monsieur l