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27 janvier 2007

Harcelement

Harcèlement

Je reçois à l’instant un courriel d’une stagiaire CAPES d’un IUFM voisin.
Je le livre ici brut de décoffrage — avec quelques notes de commentaire…


« Monsieur,

« J’ai obtenu mon CAPES de lettres modernes il y a de cela deux ans (report de stage pour préparer l’agrégation l’an dernier (1)) et j effectue en ce moment mon année de stage IUFM — cauchemardesque.

« J’ai lu votre livre sur l'état actuel de l'école, "la fabrique du crétin "(2), et je pense que nous avons la même conception — démodée, traumatisante, humiliante selon les pédagos des IUFM — de l'éducation.

« Cette année, je me retrouve face à des tuteurs qui n’ont jamais passé de concours (mon tuteur a été maître-auxiliaire et titularisé ensuite avec une simple licence (3)) et qui me serinent à longueur de journée, d’un air revanchard (4), "en khâgne, on ne vous enseigne pas ça ?" Face aussi à une PCP qui avoue ne pas avoir lu Madame Bovary, assiste à mes cours, les critique en soutenant que le roman se termine sur la mort de Charles, et me sacque parce que mes « séquences » ne sont pas parfaitement didactiques…

« J'aurai droit, sous peu, à ce qu'ils appellent une contre-visite, mais je pense ne pas être validée cette année. En effet, la primeur est donnée aux stagiaires qui ont obtenu le CAPES en interne. Et comme par hasard, mon tuteur préparait ces mêmes élèves il y a un an à ce concours : le favoritisme y est explicite, ostensible et incompréhensible à ce stade de la formation. Mon tuteur (5) m’a clairement dit, devant toute la classe, qu’il avait des préjugés à mon égard et que, peut-être, cela avait penché en ma défaveur lors de sa visite (6).

« Je vous passe les heures de cours psychologisantes où chaque stagiaire parle de sa semaine, le tuteur écoutant de-ci de-là, et dispensant des conseils inapplicables, irréalistes et complètement farfelus.Par exemple, j’ai posé le problème réel de l’orthographe et de la grammaire non maîtrisés en classe de seconde (7) et avais mis en place en cours de soutien et de remise à niveau… Le tuteur m’a ordonné (8) d’arrêter immédiatement, et m’a conseillé de faire lire des poèmes d’Apollinaire aux élèves (Calligrammes) afin de leur faire comprendre qu’avec les mots, on peut jongler.

« Je suis affligée par ce système bêtifiant, annihilant tout droit à l’éducation, et donnant un réel pouvoir à des incompétents (9). Ces derniers exercent sur moi une pression constante, procédant d’une fausse sympathie, mêlée d’hypocrisie et de menaces (10). J’en ai réellement assez que l’on me reproche à longueur de journée qui je suis (11), mon parcours scolaire, ma personnalité ; je puis vous assurer que je ne suis pas de nature à me plaindre, j ai toujours été une battante, j’avais d’ailleurs fait ma prépa sans aucun problème et avec plaisir (12), mais je vis très, très mal cette atmosphère , cette mentalité.

« Je pense qu’il faut alerter les pouvoirs publics (13) sur cette dérive qui touche en première ligne des générations entières, et en deuxième ligne, des profs débutants dont l’enthousiasme est vite entamé. C’est effectivement mon cas, ma vocation est sérieusement mise à mal, et je ne sais pas si j’aurai la force morale de refaire une année si je n étais pas validée. »

L***
Notes

(1) Kolossale erreur ! Tout ce qui pourrait être au-dessus de ces gens-là est péché mortel. Ne savez-vous pas, mademoiselle, qu’ils militent ardemment pour que l’agrégation soit supprimée ? Pensez donc ! Les agrégatifs les supportent, mais ne dépendent pas d’eux pour la validation de leur diplôme — qui est validé d’avance. Crime contre la pensée unique et la médiocrité partagée.
Le pouvoir de valider le CAPES dépendait autrefois de l’Inspection générale. Je m’étonne que ce corps prestigieux, si jaloux en général de ses prérogatives, ait laissé tant de petits minables usurper cette fonction quasi régalienne.

(2) J’espère que vous ne l’avez dit à personne. Ils ne vous le pardonneraient pas. C’est comme à la cour de Louis XIV : tout ceux qui ne disent pas du bien de moi, même ceux qui se taisent, en pense forcément du mal.

(3) En quoi ils se modèlent sur leurs aîtres. Demandez donc à Philippe Meirieu quels concours il a passés pour se retrouver prof de fac et gourou en chef… Demandez-vous quelles rancœurs peuvent naître d’un échec à l’ENS et à l’agrégation — qu’il m’a avoués, un jour que nous débattions au Figaro.

(4) C’est vraiment le mot exact. Ils ont perdu la guerre de l’exigence intellectuelle, ils se rattrapent sur le petit terrain de l’hostilité méprisable.

(5) Contrairement à ce qui se passe en général en horticulture, le tuteur d’IUFM est quelqu’un qui vous aide à penser courbe — ou fourbe.

(6) Dans notre grande série « harcèlement », peut-être auriez-vous dû coucher avec lui… Cela se fait, dans le monde des petits chefs…

(7) Quelle idée ! L’orthographe est une valeur bourgeoise, la grammaire ne se conjugue que selon Sainte Charmeux, et votre tuteur est sans doute syndiqué : samedi 20 janvier, les syndicats de gauche ont défilé à Paris en demandant le retrait des ordonnances modifiant les décrets de 1950 (sur les heures sup’, etc.) et instituant la bivalence (bonne idée !), et en même temps en ont profité pour protester contre le volontarisme du cabinet de Robien prétendant réinstituer l’orthographe et la grammaire — je m’étonne d’ailleurs que les banderoles du SNES ne se mettent pas déjà au goût du jour : « A bât la réfaurme de l’Hortograf’ » !

(8) J’adore ces « ordres » qui viennent si intelligemment rectifier le tir. Non seulement ces gens ne sont pas polis, mais ils ont une mentalité de Kapos. À qui écrira un livre sur les IUFM, je propose un titre : la Fabrique des sous-off’ ».

(9) Mademoiselle, ne saviez-vous pas avant d’y entrer que l’Education Nationale, entre les mains de ces gens-là, est devenue une illustration du Principe de Peter — l’accession au plus haut du moins apte ? Ils ont révoqué en doute le darwinisme, et les médiocres se cooptent, s’entre-recrutent et s’épaulent afin de se protéger contre ces présumés grands prédateurs que sont les gens de Savoir.

(10) Redevenons sérieux. Il y a des lois contre ce type d’agissements, des lois contre le harcèlement moral, et il est plus que temps de porter plainte, officiellement, contre les cloportes qui prétendent abuser des jeunes. Donnez tous les pouvoirs à une personne de valeur, il les partagera et les délèguera. Donnez un peu de pouvoir à un minable, il en abusera.

(11) Et j’en sais assez sur vous, mademoiselle, pour ne pas ignorer qu’il y a probablement en sus une nuance raciste dans ce comportement. Fille d’immigré, vous devriez avoir honte d’aimer la culture française, enfin !

(12) Et bonne élève avec ça ! Vous n’avez pas honte ? Vous auriez dû simuler, inclure deux ou trois fautes d’aurtograf dans vos rédactions, parler la langue corrompue de l’IUFM, et avancer masquée. Ne savez-vous pas qu’ils coupent tout ce qui les dépassent ?

(13) Vous voyez : c’est fait.

Jean-Paul Brighelli

Commentaires

Encore un bon paquet d'amalgames... On mélange un cas certainement réel avec un point de vue absolument mensonger comme quoi, de manière implicite, tout ce qui sort des instituts de formation est méprisable. Sans oublier quelques digressions, (que je trouve peu honorables) comme celle dans laquelle il apparaitrait, toujours de manière implicite, que le droit de cuissage y serait quasi-systématique. Allons, Jean-Paul, vous valez mieux que ça. Même si vous aviez confessé un jour ici-même que la mauvaise foi pouvait faire partie intégrante de l'état d'esprit du polémiste. Anti-politiquement correct?

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2007

Un témoignage très intéressant (pourvu qu'il soit vrai bien sur).

Vivement que les parents puissent choisir librement les profs de leurs enfants (privatisation du mammouth) plutôt que de de voir les livrer à un système comme celui là qui marche complètement sur la tête.

Pour vous c'est toujours la faute du libéralisme Mr Brighelli ?

Écrit par : ALbert LI | 27 janvier 2007

On mélange un cas certainement réel avec un point de vue absolument mensonger comme quoi, de manière implicite, tout ce qui sort des instituts de formation est méprisable.

Mais enfin Christophe, vous admettez vous-même que le cas pourrait bien être réel et je suis certain, en ce qui me concerne qu'il l'est bel et bien...

Vous ne trouvez pas qu'il y a de quoi monter au plafond ?

Écrit par : Robin | 27 janvier 2007

J'ai rédigé une note à propos de celle-ci en particulier et du blog en général :

http://lechamplibre.blogs.com/lechamplibre/2007/01/jeanpaul_brighe.html

Écrit par : Albert LI | 27 janvier 2007

« Je pense qu’il faut alerter les pouvoirs publics (13) sur cette dérive qui touche en première ligne des générations entières, et en deuxième ligne, des profs débutants dont l’enthousiasme est vite entamé. C’est effectivement mon cas, ma vocation est sérieusement mise à mal, et je ne sais pas si j’aurai la force morale de refaire une année si je n étais pas validée. »

Que peut-on faire ?

Écrit par : Robin | 27 janvier 2007

>> Que peut-on faire ?

Militer pour les idées libérales.

Quand les profs seront libres d'enseigner comme ils le veulent, quand les parents seront libres de choisir les profs de leurs enfants, c'en sera fini des méthodes pédagogiques absurdes appliquées à grande échelle, des petits chefs, etc...

Vive la liberté.

Écrit par : Albert LI | 27 janvier 2007

Christophe vous êtes très pénible, à vouloir ainsi systématiquement désavouer les témoignages qui ne correspondent pas à votre expérience. Votre IUFM fonctionne très bien : parfait, vous avez, vous et vos collègues, la générosité de ne pas faire subir aux stagiaires ce que les principes qui ont présidé à la naissance de ces instituts rendent pourtant possibles : le petit chef y est à la fois juge et parti. Impossible de libérer sa parole. Les petites personnalités s'y épanouissent : il faut se taire, subir et apprendre à se courber. Cest mon expérience et l'expérience de la très grande majorité de mes amis. Mais n'opposons pas une expérience à une autre, demeurons au niveau des principes. Celui-ci est à poser radicalement : un formateur ne peut pas avoir un niveau disiciplinaire inférieur à celui qu'il est censé former.

Écrit par : Laurent | 27 janvier 2007

"Vivement que les parents puissent choisir librement les profs de leurs enfants (privatisation du mammouth)"

L'immense majorité des professeurs du privé étant payés par l'Etat, par qui seront-ils payés lorsque vous aurez entièrement privatisé l'école publique, M.LI ?

"c'en sera fini des méthodes pédagogiques absurdes appliquées à grande échelle, des petits chefs,..."

On pourra enfin appliquer les méthodes managériales absurdes à grande échelle, avec des cohortes de petits chefs !

Écrit par : Candide | 27 janvier 2007

"Vivement que les parents puissent choisir librement les profs de leurs enfants (privatisation du mammouth)"

L'immense majorité des professeurs du privé étant payés par l'Etat, par qui seront-ils payés lorsque vous aurez entièrement privatisé l'école publique, M.LI ?

"c'en sera fini des méthodes pédagogiques absurdes appliquées à grande échelle, des petits chefs,..."

On pourra enfin appliquer les méthodes managériales absurdes à grande échelle, avec des cohortes de petits chefs !

Écrit par : Candide | 27 janvier 2007

Mais bien sûr, Laurent! Qui est pénible? Relisez la première phrase de mon message! Ai-je, à un seul instant, parlé de perfection? Ai-je dit que le niveau des formateurs devait être moindre que celui des formés?
Robin, il y a de quoi monter au plafond, et relisez également la première phrase de mon message!

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2007

Témoignage intéressant, qui me rappelle ma propre situation lorsque j'étais stagiaire.
JPB, vous êtes optimiste pour les agrégés "validés d'avance" : on m'a menacé toute l'année de ne pas me valider lorsque j'étais stagiaire, on m'a dit que si je ne rendais pas de mémoire je ne serais pas validé, car cela fâcherait l'inspecteur, que si je ne faisais pas les dossiers demandés, ce serait transmis à l'IA-IPR, qui s'en servirait contre moi, et je connais plusieurs agrégés dont le concours n'a pas été validé la première année, voire n'a pas été validé du tout.
A côté de ça, on donne l'agregation "sur liste d'aptitude", une belle supercherie qui ruine le rôle des connaissances.

Écrit par : Jeremy | 27 janvier 2007

Merci, Candide! Mais, vous savez, la mesure n'est pas tellement politiquement correcte ici!

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2007

Jean, uù êtes-vous? Vous nous manquez déjà!

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2007

Que peut-on faire ? -- Militer pour les idées libérales.

Ben voyons. Le renard libre dans le poulailler libre, appliqué à l'école ça ferait du joli. On parle de liberté pédagogique, pas de libéralisme économique ni de privatisation. Mais il y en a qui prennent plaisir à tout mélanger... Quant à la référence au Mammouth, vous arrêtez de nous insulter, s'il vous plaît. Est-ce un hasard si le regrettable Allègre était le héros du "Figaro" et le grand copain de Bernadette Chirac ??? ...

Écrit par : FGuichard | 27 janvier 2007

" Les agrégatifs les supportent, mais ne dépendent pas d’eux pour la validation de leur diplôme — qui est validé d’avance. "

JPB, j'ai pu vérifier par moi-même que cela était faux - et la pression est mise tout entière sur les agrégés l'année de stage (mot de mon proviseur l'année de stage : "c'est toujours avec les agrégés qu'on a des problèmes, les inspecteurs le disent eux-mêmes.") On m'a répété toute l'année que je ne serais peut-être pas validé, et j'ai passé une année affreuse, où l'on m'a même dit, au bout d'un mois (donc d'une vingtaine d'heure de cours) que je devrais démissionner sinon j'allais m'attacher à ce métier à cause des vacances.

Écrit par : Jeremy | 27 janvier 2007

"Par exemple, j’ai posé le problème réel de l’orthographe et de la grammaire non maîtrisés en classe de seconde (7) et avais mis en place en cours de soutien et de remise à niveau… Le tuteur m’a ordonné (8) d’arrêter immédiatement, et m’a conseillé de faire lire des poèmes d’Apollinaire aux élèves (Calligrammes) afin de leur faire comprendre qu’avec les mots, on peut jongler."

Conseillez donc à votre tuteur de relire l'accompagnement aux programmes de français au lycée, qui devrait être sa bible :

" Le programme demande que soient comblées les
lacunes morphosyntaxiques. Les consultations, les
expérimentations et mises en oeuvre de 1999 à 2001
ont confirmé la nécessité de prendre prioritairement
en compte ce domaine." (p.69)

Il me semble que les heures de "module" et autre "aide individualisée" peuvent très bien être consacrées à cette "nécessité". Les Calligrammes attendront !

Écrit par : Candide | 27 janvier 2007

Christophe vous écrivez : "Ai-je, à un seul instant, parlé de perfection? Ai-je dit que le niveau des formateurs devait être moindre que celui des formés?". Etrange formulation : vous n'arrivez pas à énoncer le principe, vous vous contentez de dire que vous ne produisez pas une formule contraire. Question : acceptez-vous le principe énoncé, à savoir un formateur doit avoir un niveau supérieur à celui qu'il forme ? Si vous acceptez ce principe, êtes-vous capable de dire que ce principe n'est pas respecté en IUFM ?

Écrit par : Laurent | 27 janvier 2007

Oups, fausse manoeuvre : je n'avais pas fini...
Moi à qui l'on reproche parfois d'être trop "modérée", je voudrais confirmer le témoignage reproduit par JPB, qui va complètement dans le sens de ce que me racontent mes anciens hypokhâgneux : ils se trouvent bien souvent confrontés dans les IUFM à une espèce d'ostracisme, à une profonde méfiance vis-à-vis de leur culture et de leurs savoirs, bref, à une volonté de leur faire "payer" leur passé d'anciens bons élèves et parfois même de les humilier parce qu'ils sont passés par une "filière d'excellence". Parce qu'ils ne s'en laissent pas conter, on cherche à les brimer. Christophe, vous représentez ce qu'il y a de meilleur dans les IUFM, mais sachez que vous êtes une exception dans un tout petit monde de benets, peut-être plus mesquins que méchants, mais globalement nuisibles et dont le but semble surtout de décourager les vraies vocations...

Écrit par : FGuichard | 27 janvier 2007

Christophe, vous dites:

"Ai-je dit que le niveau des formateurs devait être moindre que celui des formés?"

Le fait est que c'est souvent le cas, et, comme Laurent, je trouve cela inadmissible. Premièrement, ils nous font perdre notre temps, et deuxièmement, sentant confusément qu'il leur manque quelque chose, ils en deviennent insupportables d'autoritarisme déplacé.

Dans l'IUFM où je me trouvais, une majorité des formateurs était désagréable avec la minorité des agrégés (nous étions 4 sur 60). Toutes sortes de procédés étaient employés pour tenter de nous rendre antipathiques aux yeux des certifiés: lourdes allusions aux différences de salaire, de temps de travail, etc. J'abonde dans le sens de Jérémy: la titularisation n'est pas automatique pour les agrégés, et ces sinistres personnages ne manquaient pas une occasion pour nous le rappeler.

Heureusement pour moi, cette période est derrière moi, mais je plains les générations de stagiaires qui vont devoir supporter ce système inique, qui à mon avis a encore une longue vie devant lui.

Écrit par : François | 27 janvier 2007

Bonjour,

Quel témoignage ! Il devrait faire la Une du:" Monde de l'education"

Question naïve : Y'a -t-il un recours administratif ?

Ce midi, je parcourais Valeurs Mutualistes : bulletin de la MGEN que beaucoup connaissent sur ce blog.

Page 18 : Article sur les 60 ans de la MGEN avec colloque à la clé . Devinez qui est sur l'estrade ?
P. MEIRIEU : "professeur des Universités, en sciences de l'éducation "

Tiens je dois plancher devant quelques copains sur une question qui vous intéressera peut être :

"L'ECOLE : SOCLE OU FRAGILITE DE LA REPUBLIQUE ? "

M'inspirant de mon expérience, de mes lectures brighelliennes et peut être de vos réflexions à venir ... je vais bien pouvoir écrire quelques pages d'exposé.

Cordialement

Écrit par : Patrick(instit) | 27 janvier 2007

JPB "bonne idée!" déclarez-vous à propos de la bivalence.
Je perçois ce projet comme une vision purement budgétaire (réduction des services publics : "vive la liberté mais merde à l'équité." cf. Albert LI).
Mais peut être pourrez-vous m'éclairer sur l'attachement de cette mesure aux principes louables (anti-libéraux) qui semblent être les votres...

Écrit par : henry | 27 janvier 2007

"Christophe, vous représentez ce qu'il y a de meilleur dans les IUFM".
Je suppose, Françoise, que vous vouliez dire "ce qu'il y a de plus typiquement IUFM", à commencer par la vénération de Meirieu ( génitif objectif!). Pourquoi alors ne pas supprimer de votre phrase "ce qu'il y a de meilleur dans"? Car cette partie est inutile.

Jeremy, en fin de compte, cette agreg, vous l'avez eue? Si oui, avez-vous pensé à rejoindre la Société des agrégés, laquelle a déjà empêché Meirieu de dénaturer complètement le lycée (c'était en 1998) et est suffisamment écoutée au ministère pour la rigueur de ses analyses ( et pour sa totale indépendance) pour avoir pu, jusqu'à présent, désamorcer en haut lieu toutes les combines de ceux qui ne songent qu'à faire disparaître les concours du CAPES et de l'Agrégation (pour les remplacer par un recrutement IUFM à la tête du client). J'invite d'ailleurs tous les agrégés qui viennent sur ce blog à venir renforcer ses rangs (Tél. 01 46 33 00 79, 25 rue Descartes, 75005 Paris) et à s'ajouter aux 11 000 sociétaires déjà recensés.

Écrit par : Jean | 27 janvier 2007

j'ai remarqué que, parmi les anciens maîtres auxiliaires ou, dans le primaire, parmi les instits recrutés à l'époque où seul le bac suffisait, ceux qui ont râté les concours sont acariâtres, et se croient meilleurs pédagogues (ben voyons!) et (c'est la meilleure) au moins aussi cultivés que ceux qui les ont réussis

C'est abominable de ne pas insister sur l'orthographe et la grammaire , et ça apporte de l'eau au moulin putride des espèces de caissiers qui prônent la suppression de postes de profs

Écrit par : angela | 27 janvier 2007

A propos du mot "mammouth"

J'ai appris au moment où le mot avait été lâché à l'assemblée nationale par le "regretté" Claude Allègre (regretté par une poignée de professeurs masochistes ) que ce mot ne désignait pas l'Education nationale dans son ensemble, mais les fonctonnaires de la rue de Grenelle.

C'est d'ailleurs pour ça qu'il est "tombé"...Mais gardez-le pour vous.

Allègre aurait dû se méfier de la sémantique et des "décrypteurs" !

Curieux pour un "scientifique" qui ramène tout le temps sa science et qui ignore que "La science est un langage bien fait".

Mais comparer les gens de la rue de Grenelle à un mammouth, est-ce vraiment "scientifique" ?

Qui a dit "Kmers rouges" ?

Écrit par : Robin | 27 janvier 2007

Même message à François.
Les "pédagogistes" nous haïssent - ici, c'est vraiment le terme approprié, Tennessee! - parce que nous sommes les empêcheurs de danser en rond.
Oui, Patrick instit, j'ai vu la photo du congrès de la MAIF, avec Meirieu sur l'estrade. Ne trouvez-vous pas qu'il fait très "Mascarille" (des Précieuses ridicules)? A la fois snob et de mauvais goût? Ce personnage se met en scène perpétuellement.
Il ne faut jamais oublier que toutes les persécutions dont sont victimes, dans les IUFM ou dans leurs établissements, nos collègues qui viennent témoigner sur ce blog sont la conséquence des idées absurdes de Meirieu sur la pédagogie.

Écrit par : Jean | 27 janvier 2007

Bonjour les fadas

J'en connais qq zun des témoignages comme celui là ... Les filles étaient au bord de la dépréssion ...
Mon ordonnance c'est :
Tu les envoies se faire .... par un cactus géant, tu n'y vas pas demain, tu vas voir le Doc et tu te fais arrêter 3 jours ...
En générale après ça va bcp mieux ;))))))
Il faut voir les trucs de malades qu'on leur demande de faire ... C'est hallucinant ... Renseignez vous ...
@+
ps: Les trucs de malades ... Il n'y a que les malades qui les apprécient.... vous en voyez ici ? oui ? :o))))))

Écrit par : toto | 27 janvier 2007

Ce témoignage est plus qu'accablant . Il est la concrétisation de la fascisation de la société quej'avais évoqué il y a quelques jours. Fascisation sucrée, rampante, mièvre, hypocrite.....et qui incombe ENTIEREMENT à la gauche.....On tourne en rond, sans doute, on redit peut-être la même chose, la redondance a pignon sur rue, mais ce n'est pas un hasard. Car à lire ce récit, comme tant d'autres, à écouter parler des stagiaires laminés par l'ignominie pédagomaniaque, on éprouve un sentiment de colère, de révolte, et de tristesse infinie.
Car enfin, comment ces gens, ces Meirieu et autres poubelles, ont-ils pu saboter l'EN avec une telle facilité, sans qu'aucune autorité politique ne s'en alarmât à temps??? C'est sans doute parce que les desseins pourris de ces malpropres servaient parfaitement les objectifs du capitalisme: réduire à néant les acquis de la laîcité libératrice, du Front Populaire (on lira à ce propos la très intéressante correspondance de Jean Zay et de Blum...), broyer, et cette fois pour toujours, toute velléïté pour la "racaille" de refaire 1789....donc, conifier les masses. Et pour conifier les masses, mis à part TFI? fort efficace, on commença par briser, humilier les enseignants. Les casser moralement, professionnellement, affectivement....utiliser contre eux un terrorisme langagier éhonté, toute une chiasse éducationnelle dont le contenu n'est pas sans rappeler les délires des SAFER dans les années 60, et dont la forme est EN TOUT POINT semblable aux discours nazis et aux conceptions de ces porcs en matière d'instruction et d'éducation.
La gauche a donc failli trois fois:
-d'abord en enfourchant, j'espère par stupidité, mais je n'en suis pas sûr, le discours pleurnichard et boy-scout des baba-cools
-ensuite en s'enferrant, contre la réalité, dans ce dogme totalitaire dont se nourrissent les IUFM et qui n'a rien à envier aux délires de la contre-réforme au XVIème siècle. La pédagomanie sournoise et infâme n'est iren d'autre que la forme "politiquement correcte" de l'Inquisition.
-enfin, en fermant les yeux et les orifices divers et variés devant le désastre, en produisant, à partir de 1975 une des llangues de bois les plus réussies de l'histoire. Cette langue de bois a permis à la droite, qui ,certes n'en demandait pas tant!!, d'appliquer une vieille vengeance, une antique rancoeur contre les progrès sociaux, les progrès humains, les progrès existentiels....

Au fond, les caciques autoproclamés de la pédagogo ne sont rien d'autre que des vichystes, de misérables petites crapules collaboratrices. Mais cette fois, la collaboration avec l'ultralibéralisme ne se dissolvera pas dans une héroïque conflagration contre la Bête. Nous sommes désormais dans une sorte de démocratie réduite aux acquêts, des droits de l'homme pour huissiers de justice....On reste confondu devant la bêtise sidérale de toute la valetaille promue éducateurs, mais il s'agit d'une bêtise criminelle, d'un attentat contre la dignité de l'Homme. Instiller dans le système éducatif des discours boursouflés de psychologie pour grande surface conduit tout droit à la société Orwellienne. Oh, bien sûr, il se trouver certainement de bonnes âmes hu,hu,hu, mais enfin GOldschmidt, vous dites n'importe quoi, vous nous la jouez Cassandre....pour dire qu'au fond tout ceci n'a guère d'importance, n'est qu'une tempête dans un verre d'eau, pour reprendre l'expression de l'autre cloporte de Neuilly...
Eh bien si. Nous sommes devant la perpétration d'un des plus grands crimes contre l'humanité qui se soit jamais produit, devant un terrifiant holocauste culturel. Et à quelles fins: mais c'est l'évidence même...l' ASSERVISSEMENT PLANETAIRE. La tête sous l'eau à perpète....
La solution: elle existe, superbe, orgueilleuse et magnifique: l'INSOLENCE, la DESOBEISSANCE, en tout lieu, en toute occasion. Le SABOTAGE insidieux et souriant. Car enfin, si nous aimons tant notre métier et si nous vibrons de bonheur devant l'acte de transmettre les Humanités aux enfants des hommes, nous ne craignons pas les représailles. D'ailleurs, quelles représailles??? Des blâmes, mais ce serait un honneur, voyons, d'être blamé par ces dégénérés de l'Administration. La destitution. Mais non. la loi est solide encore, sur le piédestal démocratique que De Gaulle lui construisit. On ne peut révoquer un enseignant que pour des actes d'une extrême gravité. Or, que je sache, ni la dé&sobeïssance à des consignes scélérates, ni l'insolence ou le persiflage systématiques ne sont des délits...
Donc, mes amis, si vraiment nous voulons construire quelque chose, par-delà ces aimables joutes oratoires, nous pouvons facilement le faire. Une sorte de grève du zèle pédagogique. Pour ma part, c'est ce à quoi je m'attelle, non sans succès, depuis bientôt ce quart de siècle illuminés par les enfants. Parler en 3ème, pendant huit, neuf, dix, quinze heures du Front Populaire. Passer Un trimestre sur le nazisme. Parler de géographie, des paysages, des cultures, de la géogrpahie physique , des climats , en évitant DELIBEREMENT les conneries macro-économiques, les flux(on pronoce le x!) dont nos manuels sont pleins.
Et, c'est l'apanages des presques quinquagénaires hors-classe qui n'ont vraiment plus rien à perdre : être insolents, grossiers, effrontés avec le corps des inspecteurs. Avec toute autorité. Parler en 4ème de la Condition ouvrière pendant 2 trimestres. Remplacer l'ignoble et inutile "Education civique" qui n'est rien d'autre qu'un formidable manuel d'asservissement par une approche de la métaphysique, de la philosophie, de l'Humanisme, en quelque sorte.
Etre mal vu, mal noté, sanctionné....le bonheur. Car, à la fin des temps, c'est cela qui aura été le vrai choix humain.

Merci de m'avoir lu. J'ai pour tous les collègues, sauf les pourris des IUFM, la plus grande affection et le plus grand respect pour tout ce qu'ils font et tout ce qu'ils sont.

Et courage à notre collègue. Qu'elle sache que si d'aventure elle avait besoin de quoi que ce soit en matière de soutien, elle me trouvera toujours prêt.

Montaigneàcheval (Jean-Philippe GOLDSCHMIDT)

Écrit par : montaigneàcheval | 27 janvier 2007

...ne se dissoudra pas.....

Écrit par : montaigneàcheval | 27 janvier 2007

simple suggestion : pourquoi la copine en question ne préparerait-elle pas l'agrèg

Écrit par : angela | 27 janvier 2007

bravo MàC!

Écrit par : myriam | 27 janvier 2007

ah? tiens, que voilà une idée qu'elle est fracassante et innovante...seigneur, ils ont un cerveau et ne s'en servent pas.

Écrit par : montaigneàcheval | 27 janvier 2007

Ah ! Montaigne, sacre bleu, Alceste avait tort, il y a encore des hommes, des vrais sr cette fichue planète !

Écrit par : Robin | 27 janvier 2007

Etre mal vu, mal noté, sanctionné....le bonheur. Car, à la fin des temps, c'est cela qui aura été le vrai choix humain.

Montaigneàcheval, vous dites si justement les choses!

Écrit par : buntovchik | 27 janvier 2007

"ils ont un cerveau etc"..

aha

Écrit par : angela | 27 janvier 2007

"ils ont un cerveau etc"..

aha

Écrit par : angela | 27 janvier 2007

"ils ont un cerveau etc"..

aha

Écrit par : angela | 27 janvier 2007

Conférence pédagogique cette semaine :

Le responsable de la formation en 10 minutes de temps avait eu le temps de nous placer :

Quelques grands classiques indémodables :

le conflit socio-cognitif
le contexte de sens
l'intégration de la différenciation
l'analyse des besoins
conscientiser
faire résonnance


Quelques nouveautés remarquables :

Après cet apport très référé nous allons profiter d'un temps de proximité pour stabiliser des questions que nous classerons par familles de sens.

Hélas, quelques grands absents cette année :

Nous n'avons pas retrouvé ces mots qui nous avaient enchantés l'année passée (d'où une nécessaire remise à jour de notre bingo pédago : ça se prépare sérieusement une conf...) :

la résilience
développer le pôle de compétitivité de l'enfant

Écrit par : Coriolan | 27 janvier 2007

Quelle bande de fous, n'est-ce pas, Coriolan!

Écrit par : Jean | 27 janvier 2007

"Etre mal vu, mal noté, sanctionné....le bonheur. Car, à la fin des temps, c'est cela qui aura été le vrai choix humain."

TOTAL DESACCORD : le vrai courage c'est de RESTER ATYPIQUE SANS DEVENIR MARGINAL.

Passer deux trimestres sur la condition ouvrière ou sur l'élevage des courges en Patagonie c'est du relâchement intellectuel ; de la marginalité facile que les élèves payent (eux) au prix fort...

Il faut cogner avec allégresse mais justesse sur les meirieuticiens. Un peu de rigueur SVP !

Écrit par : laya | 27 janvier 2007

Jean, vous êtes décidément incorrigible! Je ne vénère personne, et pas plus Meirieu qu'un autre, (je l'ai dit nombre de fois ici, mais il est vrai que la pédagogie est aussi, et entre autres, l'art de la répétition.) Ne soyez pas vexé que FGuichard me considère comme "ce qu'il y a de mieux dans les IUFM". Comme dit l'autre, je n'ai mérité "ni cet excès d'honneur, ni cette indignité", et beaucoup de collègues travaillent très bien!.
Je voudrais également rappeler une fois de plus, (là aussi, j'ai un peu l'impression de rabâcher), que les cas évoqués sur ce post ne concernent que des PLC, (à commencer par celui exposé par JPB).
J'ai eu quelquefois, dans le cadre des formations autour de la voix, à faire à des groupes composés de professeurs d'école et de professeurs de lycée et collège, (entre parenthèses, les rares formation "en commun" pour ces deux catégories d'enseignants). Les plaintes les plus fréquentes formulées par les stagiaires ne venaient pas des formés vis-à-vis des formateurs, mais... des professeurs d'école vis-à-vis des PLC, certains de ces derniers se considérant comme le dessus du panier, et ayant de ce fait un comportement quelquefois assez désagréable avec leurs collègues du primaire, (je n'ai pas fait de sondage pour étudier si ce comportement venait plus des agrégés stagiaires que des certifiés). De plus, personne ne me contredira si j'affirme que cet ostracisme se retrouve souvent en salle des professeurs, où les agrégés méprisent un peu les certifiés, qui méprisent un peu les auxiliaires.
Ceci-dit, vous dites qu'on voit Meirieu partout... Ne faisant pas partie du fan-club, je ne guette pas ses apparitions, (loin s'en faut), mais j'ai quand même l'impression que, ces derniers temps, on voyait quand même Jean-Paul, sur les media divers, au moins aussi souvent!

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2007

ils sont beaux les antilibéraux.

Écrit par : sachmo | 27 janvier 2007

Les courges en Patagonie.....ça laisse tout chose.....Vraiment. Et pourquoi ce ne serait pas plus interessant à ensigner que la "Géographie mondiale des flux boursiers"???? Simplement, les courges, c'est un légume quasi inconsommable. Mais si vous en faîtes en gratin avec des cardons et du veau fermier, au four epndant deux heures, de sorte que la viande soit presque compotée, que vous rajoutez là-dessus du beurre et du grana padano râpé, eh bien c'est le petit jésus en falzar de velours.

Et , autre précision, manifestement il n'y a pas qu'en
Patagonie qu'on trouve des courges....

Allez, bon appétit. Je vous conseille là dessus un Fitou 2003, râpeux et somptueux....

Écrit par : montaigneàcheval | 27 janvier 2007

"Je ne vénère personne, et pas plus Meirieu qu'un autre".
C'est justement ce qu'on vous reproche, Christophe, de mettre Meirieu sur le même plan que Brighelli - par exemple!
Ce n'est pas moi qui ai dit qu'on voyait Meirieu partout, mais peu importe. Le fait est que ce personnage se fait voir partout - son apparition sur l'estrade de la MAIF était d'ailleurs assez amusante: on aurait dit Mascarille!
Ce qui est dommage, c'est qu'il y ait tellement de gogos qui l'encensent alors qu'il étale partout le même néant, les mêmes poncifs - il s'agit toujours de démolir les enseignants. Pas une de ses "idées" n'est à retenir, elles conduisent toutes dans le mur le malheureux qui aurait la naïveté de les appliquer.
Cela semble vous gêner, Christophe, que Jean-Paul Brighelli apparaisse souvent à la télévision et s'exprime souvent à la radio? Moi, pas du tout. Lui, au moins, il a quelque chose à dire. Ce n'est pas Meirieu!
Quant au "mépris", que vous évoquez, des professeurs entre eux en fonction de leur catégorie, je crois qu'il est devenu très résiduel, pour ne pas dire inexistant. Cela fait donc belle lurette que ce que vous appelez l'"ostracisme" entre les catégories n'existe plus. La seule chose qu'on puisse dire,qui demeure et qui est très humaine, c'est que ceux qui gagnent un peu moins regardent un peu de travers ceux qui gagnent un peu plus. Les agrégés, à ce titre, sont toujours un peu mal vus quelle que soit la sympathie qu'on leur porte sur un plan personnel.
Vous n'avez pas répondu au sujet de Marc Le Bris.

Écrit par : Jean | 27 janvier 2007

En lisant Coriolan, je pense à qqch, j'ai un bêtisier IUFM, il faudrait que je pense à vous en donner des extraits... Un an de bêtisier, tout dans un grand cahier, il y a de quoi se bidonner trois jours, garanti.

Plus sérieusement, je confirme les échos qu'a eu FGuichard :
" ils se trouvent bien souvent confrontés dans les IUFM à une espèce d'ostracisme, à une profonde méfiance vis-à-vis de leur culture et de leurs savoirs, bref, à une volonté de leur faire "payer" leur passé d'anciens bons élèves et parfois même de les humilier parce qu'ils sont passés par une "filière d'excellence." Ca vaut pour les hypokhâgneux comme pour les agrégés, combien de fois entend-on : "vous ne pouvez pas comprendre vos élèves, vous avez toujours été bon élève, vous ne vous adaptez pas à eux."...

Écrit par : Jeremy | 27 janvier 2007

Coriolan désigne bien sûr le pseudo utilisé par l'un des membres de ce blog. Quand je lis Shakespeare je pense à autre chose qu'à mon bêtisier IUFM...

D'autre part, Christophe peut se considérer comme ce que l'IUFM fait de mieux : les autres formateurs d'IUFM ne viennent pas sur ce blog, où il est pourtant bcp question d'eux.

Écrit par : Jeremy | 27 janvier 2007

"le vrai courage c'est de RESTER ATYPIQUE SANS DEVENIR MARGINAL".

Je suis entièrement d'accord avec Laya : appartenir à une petite coterie de rebelles qui ne font pas dans la dentelle n'a rien de bien courageux en soi, et ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de meirieuticien intelligent qu'il ne peut y avoir de brighelliste con.

L'essentiel est de ne "vénérer personne", comme dit justement Christophe Sibille, et de tracer son chemin, en riant de notre misère et en faisant la barbe à tout le monde.

Une question à Jean :

Si parmi vos 11000 sociétaires, vous apprenez que l'un d'eux est à la fois agrégé ET formateur IUFM, lui faites-vous subir le supplice de la roue, ou l'écartèlement en place publique ? Pouvez-vous personnellement le désagréger ?

Écrit par : Candide | 27 janvier 2007

Cher Christophe,

pourriez-vous me dire ce que sont les " formations autour de la voix" que vous dispensez ?

Lors de notre année de stage, à laquelle je n'ai malheureusement pas pu échapper, n'ayant pas obtenu directement un poste en prépa, nous avons eu une pseudo-formation "corps et voix". Une vaste fumisterie animée par une aimable personne qui nous a infligé d'un air pénétré des idées essentielles: "il faut commencer par s'aimer soi-même (sic) pour aimer les autres", "les yeux sont le miroir de l'âme"...Le tout étant ensuite mollement débattu par groupes de 4 ou 5. Je ne raconte pas la suite, c'est d'un ennui abyssal.

C'est typiquement ce genre de formations "transversales" qui nous ont exaspéré et qui n'étaient à nos yeux justifiées que par le fait que ces braves formateurs devaient absolument remplir les trous de leur emploi du temps (un peu comme les militaires qui font tourner les moteurs de leurs camions à l'arrêt pour que les approvisionnements en carburant ne diminuent pas l'année suivante). Je ne nie pas qu'il faut apprendre à gérer son attitude (voix, gestes, rictus...), mais c'est une chose que chaque professeur, s'il est fait pour ce métier, apprend très vite par soi-même dans sa salle de cours. Ce n'est en tous cas certainement pas en quelques séances de deux heures animées par un gentil formateur qui n'a pas trop l'air de savoir ce qu'il fait là que cela s'apprend.

Par ailleurs, vous écrivez:

""De plus, personne ne me contredira si j'affirme que cet ostracisme se retrouve souvent en salle des professeurs, où les agrégés méprisent un peu les certifiés, qui méprisent un peu les auxiliaires.""

C'est un poncif éculé que vous voulez nous faire prendre pour une évidence ! Je n'ai pas du tout constaté ce que vous décrivez. Si j'ai pu observer un schisme, c'est plutôt entre l'équipe de direction et les professeurs.

Écrit par : François | 27 janvier 2007

Je voudrais savoir ce que recherchent certains d'entre nous en se montrant haineux envers Ch Sibille, qui essaie d'argumenter et, pour autant que je le sache, ne s'est jamais montré insultant, lui. Si la jeune femme dont le témoignage est cité par JPB était tombée sur un formateur comme lui, je pense qu'elle n'en serait pas à ce point de tristesse et de découragement. Je réserve mon mépris -- et ceux qui me connaissent savent que c'est un sport que je pratique assez bien -- à ceux qui le méritent, càd aux imbéciles et aux méchants. Ch Sibille ne me paraît pas relever de ces catégories-là. En revanche, où il se trompe, c'est quand il semble penser qu'il y a encore des choses à sauver dans les IUFM. Pour ma part, je ne le crois pas. Mais des gens bien, ponctuellement, oui. Même que j'en connais, à l'IUFM de Nantes, par exemple. Et je les salue, si par hasard elles me lisent !

Écrit par : FGuichard | 27 janvier 2007

Un poncif éculé? C'est presque une contrepèterie, ça!
François, (et Jean), c'est une situation que j'ai moi-même vécue, et qui m'est régulièrement retransmise par plusieurs collègues de lycées et collèges. Deux d'entre eux, (certifiés), réellement ulcérés par cet état d'esprit, (dans la salle des professeurs de leur lycée, un côté, agrémenté de quelques jolis fauteuils, était reservé aux agrégés, le milieu, avec des fauteuils un peu moins charmants, aux certifiés, et l'autre côté, avec des chaises, aux auxiliaires) ont décidé un beau soir d'aller mettre un peu "la pagaille", et ont inversé la disposition initialement inamovible. Sacrilège, crime de lèse-majesté, et, croyez-moi, cela n'a pas fait rire tout le monde! Certains étaient même complètement perdus.

François, pour répondre à vos questions, et loin de porter quelque jugement sur la pratique d'un collègue que je ne connais pas, je peux vous persuader que les formations voix que j'anime n'ont rien à voir avec le descriptif que vous nous faites. Elles comportent beaucoup d'exercices pratiques, et sont, apparemment, très bien perçues par les stagiaires, qui ont pris acte en cours d'année d'une évolution dans leur manière d'être en face de la classe. Nul ne nie que l'autorité s'acquière avec la pratique, mais je peux vous certifier qu'en ce qui me concerne, la pratique du théâtre, (et, surtout, de la scène en général) m'a fait gagner beaucoup de temps, d'autant que je ne suis pas doué d'une autorité naturelle performante. J'essaie tout simplement, à mon niveau, de "réinvestir ce capital autorité" que j'ai pu acquérir grâce au chant et à l'improvisation théâtrale, (improvisation qui n'a rien à voir avec les séances de jeux de rôles quelquefois complaisamment relatées par les pourfendeurs des instituts).

Montaigneàcheval, de chez quel viticulteur vient votre Fitou? Et, hélas, on ne trouve pas de cardons par chez moi... J'en suis fou!

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2007

FGuichard, il y a évidemment beaucoup de choses à sauver, en tous cas dans les formations PE, où je suis très loin d'être un cas isolé.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2007

Jean, que me demandiez-vous au sujet de Marc Le Bris? J'ai dû zapper un de vos messages...

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2007

Je remets sur "Harcèlement", à l'intention de Montaigne, la citation du grand Charles.

" Soyons fermes, purs et fidèles ; au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n'ont pas cédé."

Charles de Gaulle

Ecrit par : Robin | 27 janvier 2007

Écrit par : Robin | 27 janvier 2007

L'iufm est la quintescence de cet environnement hostile à toute discussion argumentée, et à la vérité puisque son délire relativiste conteste l'existence du concept. Cela engendre l’autocensure et ce témoignage vient illustrer le propos précédent sur le Politiquement Correct, écran de fumée, sabir de lâches, discours d'assistés, qui est surtout une minable escroquerie intellectuelle. Parler PC c'est s'acheter une bonne conscience à vil prix, comme nous le rappelle le ton roboratif de Jacqueline de Romilly, qui appelle un chat un chat et les démolisseurs de l'école les responsables de la barbarierenaissante. Du coup j’ai ressorti son livre ( L'enseignement en détresse) écrit en 1984 qui est à mettre sous le nez de tous ceux qui ne regardent pas plus loin que le bout du leur, quand ils prétendent que la destruction des apprentissages est le fait de la droite, et n'a commencé qu'en 2002, ou sous des ministres de droite. Si l'on considère que René Haby était de doite on a besoin d'une lobotomie. Le pays où Hilary Clinton voterait Sarkozy, et où l'on prend Blair pour un socialiste, ne sait pas ce qu'est la droite, car elle ne connait qu'un camaïeu de gauches ...et à droite, elle n'a que Le Pen et Villiers.

Tous les autres seraient Démocrates aux US, Nicole Bacharan s'échine pourtant à l'expliquer, mais il n'y a pire sourd...

Tout comme Milner (De l’école, paru en 89) Romilly avait identifié les VRAIS coupables. Mais comme ils sont portés par l' IDÉOLOGIE à laquelle adhèrent l'intellectuel et l'enseignant de gauche, qui sont des pléonasmes, leurs critiques, comme celles de la génération suivante, ( Boutonnet, Le Bris, and co) furent et sont encore, diabolisées par reductio ad hitlerum, cette Kalashnikov du terrorisme intellectuel.

Dire que les locuteurs du PC sont des lopettes est une évidence biblique, mais ce qui est grave c’est qu’ils se « reproduisent » comme des lapins, et qu’ils ont fait la France à leur image de cons pontifiants.
Ils ont réussi leur coup ( voir plus bas) et 2007 semble vouloir «reproduire » 2002, car que ce soit Sarko/ Le Pen ou Sarko/Bayrou, ce sera le même déni de la démocratie, une farce dont on ne peut pas se rendre compte qu’elle a tourné à la tragédie quand la population est rendue sciemment inculte et moutonnière dans sa quasitotalité, qu'elle sait pas s’imposer la rigueur du discours critique.

[Et avec le PS qui s'incarne dans une Madonne bidon en chatentaises on en a une belle illustration. Avec son ignarditude abyssale et sa naïvité du même tonneau, elle ne savait pas que le Premier Ministre du Québec actuel, (et élu seulement depuis ...trois ans) n'était pas séparatiste! Elle est tombée, "Droit debout" dans le canular, l'icône que mérite sa piétaille.]

Or, un échange robuste d’idées, fondé sur une connaissance des divers courants de pensée, est aux antipodes de la pensée unique IUFMesque, et elle est une condition essentielle pour que l’école ne forme pas des ilotes, je laisse le qualificatif de crétin à JPB, bien que dans son livre, il ne visait pas nos élèves-martyrs et cobayes, mais les cinglés qui ont orchestré ce désastre. Il a fait une critique constructive car en matière d'éducation comme en économie, la bonne politique n'est ni de doite ni de gauche, c'est celle qui donne les résultats escomptés. Le constat demeure accablant et l'erreur initiale de casting qui l'attribuait à une conspiration libérale/libertaire et plombait ainsi l'identification du remède, resssemble aujourd'hui à une erreur de jeunessse dans l'analyse de la catastrophe, à un examen limité à la pointe de l'iceberg.

Nous avons ainsi une école qui forme à la culture de la haine, du soupçon et du ressentiment, dans son délire relativiste, et on vient me dire que je vois l'idéologie partout alors qu'il est notoire, car ils l'ont écrit avec un luxe de détails impressionnant, que le but poursuvi par les prophètes de la secte pédagogiste ( et Bourdieu est du nombre) était de faire par l'école la révolution prolétarienne. Il leur était devenu évident dès 1946 qu'elle ne viendrait ni des urnes ni de la rue. ( Le passé d'une illusion de Furet, Le livre noir du communisme, Le communisme un passion française, Druon et sa France aux ordres d'un cadavre, et tant d'autres encore qui documentent ce fait désormais établi.

Les outils d’analyse ( et l’analyse logique elle même) ne sont plus enseignés dans une école où l’on n’apprend plus à réfléchir mais à ergoter, à revendiquer, à se tordre les mains (quand on ne les tend pas, car on attend tout l'État) dans ce gémissement que Pascal Bruckner appelait « Le Sanglot de l’homme blanc ». La mission de l’école est de former la raison et de promouvoir l’égalité, mais pas comme une idéologie, car on tombe dans l’égalitarisme, liberticide et inégalitaire par essence, elle est de former au respect mutuel, qui emporte la reconnaissance de la diversité mais là aussi, pas comme un dogme, n'en déplaise à ceux ( et je ne dis pas ceux et celles, puisque le masculin, en français, englobe dans ce cas aussi le féminin, mais cela non plus n’est plus enseigné) qui m’accusent de voir l’idéologie partout.

Toute mesure coercitive en matière d’éducation aboutit à des résultats contraires à ceux prétendument recherchés. Je dis prétendument puisque qu’il y a une malhonnêteté intellectuelle à prétendre ignorer qu’aucune mesure liberticide ne peut promouvoir la liberté d’expression.

Le PC est un sous-idiome qui ne peut se faire l’allié de la vérité. Il viole la liberté d’expression et tant que sa racine idéologique ne sera pas identifiée, sa dénonciation demeurera incantatoire et tout remède voué à l’échec pour erreur de diagnostic.

Un exemple de l’ineptie de cette posture nous est donné par l’infatuation pour la "diversité", qui donne bonne conscience à vil prix et conduit à l'échec, ce qui n’est plus un secret pour personne, sauf en France, où même Sarko parle encore de discrimination positive, alors que les inventeurs américains de cette politique eux-mêmes ont reconnu, il y plus de 10 ans, que leurs efforts dans ce domaine ne furent couronnés de succès que s'ils respectaient les libertés, donc que lorsqu’ils émanaient du choix délibéré des citoyens. L'échec est assuré s'ils sont imposés par le haut. ( Voir entre autres P. H. Schuck, Diversity in America : Keeping Government at a Safe Distance », Harvard Univ. Press, 2003). Charles Glenn, Directeur de la School of Education de Boston University, et accessoirement mon directeur de thèse, initia et organisa, il y a trente ans, à Boston, plein d’espoir et de fougue, le « Bus-ing » c’est à dire l’envoi forcé par autobus scolaire d’élèves des quartiers pauvres dans des écoles de quartiers riches et vice versa. Cette politique fut un échec cuisant et n’a fait que renforcer les inégalités. Mais la France autiste persévèrera dans l’erreur avec Meireu et Frackoviak, car ils resteront, et continueront leurs basses oeuvres, quel que soit l'occupant de l'Élysée, et cette évidence répond à la question de MàC, mais encore faut-il accepter de la voir.

Écrit par : Tatie Danièle | 27 janvier 2007

Des témoignages de ce type sont nombreux. Tout le monde le sait. Ce n'est pas une découverte.Les agrégés ne sont plus à l'abri, je confirme.
Il s'agit vraiment de terrorisme intellectuel. Et on ferme les yeux là -dessus comme on a fermé les yeux sur d'autres "lavages de cerveaux" sous des régimes totalitaires.

Écrit par : Thalie | 27 janvier 2007

"Car enfin, comment ces gens, ces Meirieu et autres poubelles, ont-ils pu saboter l'EN avec une telle facilité, sans qu'aucune autorité politique ne s'en alarmât à temps??? C'est sans doute parce que les desseins pourris de ces malpropres servaient parfaitement les objectifs du capitalisme""
écrit MàC, qui a pris ce titre à Jean Lacouture mais dont les propos sur l'éducation feraient s'étrangler ce grand penseur de la liberté d'esprit, qui avait la tête rudement mieux faite et allait méditant "le cul sur la selle", à "la conquête de la volonté et de l'esprit"
Comment peut-on écrire encore que l'abrutissement orchestré par le mammouth sert les pbjectifs du capitalisme? En ignorant, mais alors là sciemment, que la prospérité des nations leur est venue du capitalisme et que la démocratie est née de la rencontre entre capitalisme et innovation.

On ne peut écrire cela qu'en France, ( ou en Corée du Nord et à Cuba) où l'innovation en berne est liée à cette friche des esprits qui descend de l'IUFM au CP, et où l'on croit encore dur comme fer, et comme Hollande and co, que c'est en appauvrissant les riches qu'on enrichit les pauvres.

Il est temps de lire le bon Étienne et son discours sur la servitude volontaire, accessible sur l'Internet in extenso.

Écrit par : Tatie Danièle | 27 janvier 2007

En ignorant, mais alors là sciemment, que la prospérité des nations leur est venue du capitalisme et que la démocratie est née de la rencontre entre capitalisme et innovation.

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Faut arréter un peu avec le capitalisme, la plupart des économistes qui s'en réclament n'ont pas évolué d'un iota depuis Riccardo.
Le capitalisme est l'idéologie qui a fait et qui continue à faire le plus de morts sur Terre.

Ouvrez un peu les yeux, même des types aussi bornés qu'Elie Cohen commencent enfin à se rendre compte que le capitalisme et la loi du marché posent problème et qu'il faut réintroduire une régulation étatique.

Le jour où vous n'aurez plus d'arbre, plus d'air, plus d'eau vous comprendrez peut-être enfin que les billets ne se bouffent pas.

Ecoutez plutôt des gens comme Bernard Marris plutôt que de répéter ad nauseam les mêmes inepties qu'on nous sert depuis un siècle et demi.

Écrit par : fred | 27 janvier 2007

Je viens de dénicher un article sur le retour de la grammaire à l'école :

http://fr.news.yahoo.com/20122006/326/la-grammaire-l-ecole-un-desastre.html

Bonne lecture

Écrit par : SW | 27 janvier 2007

Merci, fred, pour la référence à mon ami Bernard Maris, qui me donne l'occasion d'un enchaînement assez facile, mais je comptais de toutes façons laisser ce message; à lire cette semaine dans Carlie-Hebdo, en double page centrale, les entretiens avec Clément Rosset, un philosophe "post-Spinoziste"? (Je ne sais pas si la formule existe, et Robin, à qui je pense particulièrement en postant ce message, confirmera ou infirmera). Cet homme, dont je ne connaissais pas l'existence, (honte sur moi) est vraiment très réjouissant. Comme doit l'être la philosophie.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2007

Tatie Danièle,

vous passez votre temps à nous expliquer que la France est la risée du monde entier parce qu'elle persiste à ne pas s'abandonner corps et âme au néo-libéralisme, et simultanément vous accusez la population française d'être "moutonnière dans sa quasitotalité".

Préconisez-vous, au fond, d'abandonner une moutonnitude pour une autre ?

Et puisqu'on parle de Maris, je ne résiste pas au plaisir de vous livrer un extrait d'un de ses ouvrages, que vous n'avez peut-être pas dans votre bibliothèque :

"L'humanité peut-elle se passer de gratuité ? Non. Tout ce qui a un prix n'a pas de valeur. Et tout ce qui a de la valeur n'a pas de prix : le sourire d'un ami, la main tendue, une petite fille qui s'accroche à sa mère, un matin radieux, le sentiment d'éternité qui nous étreint, fugace, une musique, le repas partagé, bref, la vie.
Or l'utopie du marché est la mercantilisation de la vie et, partant, le refus du gratuit. Le refus de ce qui peut être partagé sans nuire à autrui : l'air (encore ; l'eau, c'est fini), le coucher du soleil, la beauté d'un immeuble, l'Iliade, Verlaine. Que je puisse jouir d'un poème de Verlaine sans en priver autrui est intolérable au marché. Une sorte de crime, qu'il me fera payer tôt ou tard. Par exemple en m'obligeant à monnayer le temps que je pourrais passer à lire ce poème et en m'interdisant la lecture gratuite que je pourrais en faire à autrui."

Écrit par : Candide | 27 janvier 2007

"la démocratie est née de la rencontre entre capitalisme et innovation" dit Danièle. C'est ce qui est écrit dans les livres d'histoire aux USA, juste après le chapitre qui explique comment Dieu a créé le monde en une semaine. Cela va plus vite que d'apprendre l'histoire.
Ce dont crève l'EN c'est justement de la convergence d'intérêts entre les libéraux, les socialos et les pédagos: pas de culture pour tous, c'est trop cher et pas rentable, pas de culture, c'est bourgeois et pas égalitaire.
Entre le stalinisme des uns et le libéralisme effréné des autres, il y a sûrement des solutions intelligentes à trouver.

Écrit par : Thalie | 27 janvier 2007

Pour notre stagiare agrégative.
A qui doit on la kyrielle de pédagogues titularisés sans jamais être passés sous les fourches caudines d'un concours? Cherchez bien. Ce sont les mêmes qui nous emm.... en ce moment. Eh bien il faut leur tenir tête car justement ils n'ont rien dedans et il faut les remettre à leur juste place. J'ai passé le capes et eu comme tuteur une certifiée, on échangeait beaucoup. Puis j'ai été nommé dans un établissement ou PEGC étaient légion. Ils sont mêmes devenus certifié HC car ultra syndiqués. Ils ont l'expérience, certains sont très bons mais comme tout échantillon de population, il y en a de moins bien, dommage ou heureusement qu'une majorité soit en iufm où au moins ils ne massacrent des générations d'élèves dont ils ne faut jamais oublier que ce sont de futurs citoyens.
Un conseil pour notre stagiaire jusqu'au sésame de titularisation, profil bas, béni oui oui et après libre choix de sa pédagogie. un inspecteur digne nom ne peut pas être hermétique à ce qui aboutit contrairement à un vieux crouton d'iufm qui ne sait plus ce qu'est un élève.
Accrochez vous et courage.

Écrit par : ECK | 27 janvier 2007

Il y a quand même deux trois choses au sujet desquelles j'aimerais qu'on m'éclaire;
-Le mot: "idéologie" serait-il synonyme d'insulte?
-Le libéralisme, dont les chantres traitent souvent les anti-libéraux d'idéologues, ne seraient-ils pas eux-mêmes des idéologues parmi les plus durs?
-Le mot: "moderne", dont l'ex-leader politique libéral bien connu Alain Madelin, (ancien nervi d'extrême droite) se réclamait, s'applique parfaitement à une doctrine que ne renierait pas l'homme de Cro-Magnon; n'y aurait-il pas là un (deuxième) léger détournement sémantique, Danièle?

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2007

Pour répondre à Thalie parce que je vous suis totalement :

Si les néo-libéraux mettent leur nez à l'école, j'ai bien peur qu'elle ne devienne donc à un moment donné un moyen en vue d'une fin, un objet de consommation, un pot de yaourt.

Ce qui me choque c'est que certains jeunes n'étudient non plus dans l'objectif de s'ouvrir au monde, de développer ses connaissances et intrinsèquement son esprit critique mais uniquement et seulement dans le but d'acquérir un maximum de diplômes pour répondre aux besoins des entreprises.

Or promettre la lune à un jeune c'est pernicieux : lui clamer que plus il accumulera les parchemins plus il aura à coup sûr un emploi, c'est faux. Le diplôme doit pouvoir déboucher sur un emploi mais avant tout il sert à valider un socle de connaissances qui donnera l'opportunité au jeune en question de rebondir et de s'adapter. Nul ne peut obliger la collectivité à concocter un emploi sur mesure uniquement en fonction de ses diplômes ou des désiratas de l'employeur.

Beaucoup de juristes, par exemple, ne sont pas forcément avocats ou juges mais travaillent dans le commerce, la banque, les assurances, l'immobilier, les ressources humaines ou la gestion, le marketing, etc...La spécialisation peut donc se faire après en entreprise....Le tout c'est d'acquérir un maximum de savoirs généraux et polyvalents...

Je ne pense pas que la solution soit de forcément supprimer des filières au détriment ou au profit d'une autre, car nous avons, comme dirait l'adage, besoin de tout pour faire un monde. En gros, des psys il en faut comme des philosophes ou des historiens ou autres, ce qui compte c'est la capacité de recul et d'analyse. Après pourquoi ne pas dans certains cursus adopter un numérus clausus qui limiterait, si je puis dire, la casse ??? Nous en avons besoin mais avec parcimonie et non pas des centaines de milliers....

On ne peut pas seulement fonder une société sur "l'utile", faute de quoi nous perdons de vue toute analyse et nous avons besoin de chercheurs et savants de haut niveau ou grands penseurs reconnus, c'est même primordial...Tout le monde n'est pas Georges Charpak mais faut-il supprimer pour autant toutes les branches de physique nucléaire ou de bioéthique???

Certainement pas, faute de quoi notre civilisation est vouée au déclin....Ces maîtres de la pensée ont permis à la civilisation de marcher dans le bon sens et de nous élever....

Écrit par : SW | 27 janvier 2007

"c'est en appauvrissant les riches qu'on enrichit les pauvres"

Faudrait peut-être pas inverser les rôles,
en 1960 un grand patron gagnait en moyenne 60 fois le salaire d'un ouvrier

en 2006 on est passé à plus de 250 fois.

Les riches n'ont jamais été aussi riches et les pauvres aussi pauvres. Folie des grandeurs ?

Entre les hedge funds et les fonds d'investissement c'est près de 1000 milliards de dollars qui ne servent qu'à spéculer, qu'à licencier, qu'à délocaliser, qu'à revenir un siècle en arrière dans les conditions de travail.

Les investissements à moyen et long terme ont été tués par le "capitalisme triomphant" des cours de la Bourse.
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"On ne peut pas seulement fonder une société sur "l'utile""

Et pourtant on est de plus en plus dans une société qui ne cherche qu'à perfectionner la bougie au lieu de réver d'électricité.

"Tout le monde n'est pas Georges Charpak"

Heureusement ! Ce n'est qu'un technicien, pas un penseur, et il est bien obtus et vendu d'ailleurs. Revoir son intervention face à Rivasi dans Bouillon de culture pour comprendre combien ce genre de "scientifique" fait du tort à l'humanité juste, encore une fois, pour une histoire de gros sous et de place dans un labo bien payé par les lobbies.

Écrit par : fred | 27 janvier 2007

"La démocratie est née de la rencontre entre capitalisme et innovation" dit Danièle. C'est ce qui est écrit dans les livres d'histoire aux USA, juste après le chapitre qui explique comment Dieu a créé le monde en une semaine. Cela va plus vite que d'apprendre l'histoire"'

Se peut-il vraiment que des lecteurs de ce blog ( en majorité des enseignants) avalent ça? Les bras m'en tombent, disait la Venus de Milo... pourtant cette affirmation est le Nième exemple du naufrage de l'éducation et ses ravages sont vraiment irréparables puisque les naufragés n'ont pas conscience qu'ils coulent.

Confondre un fait établi, une observation vérifiée depuis deux siècles dans le monde entier (et que Tocqueville fit en 1830, après un voyage de trois mois) et une croyance religieuse, n'est pas seulement un amalgame absurde, c'est un triple aveu d'ignorance, mais dans un pays où l'enseignement et pas seulement celui de l'économie, est sinistré, c'est devenu une constante:
- ignorance des racines socio-économiques de la démocratie moderne,
-ignorance de l'aspect très marginal de la théorie créationniste, qui fait surtout du bruit en France, mais dont le nombre d'adeptes est, toutes proportions gardées, inférieur à celui des gogos qui avalent des canulars comme l'Horreur économique ou la négation de la destruction du Pentagone le 11 septembre,
-ignorance de la nature de la laïcité aux EU, qui est un des piliers de leur démocratie, et qui tient beaucoup mieux le coup qu'en France, où elle est incapable d'endiguer l'invasion de l'Islam radical. En 2025, la population française sera composée de plus d'un quart de musulmans et l'exode qu'elle connait aujourd'hui sera de la petite bière, tandis que la démocratie américaine avec autant de musulmans restera debout.


À ceux qui veulent comprendre et agir en conséquence au lieu de faire l'autruche, deux ouvrages: l'impérissable Opium des intellectuels de Aron qui n'a pas pris une ride et de
Raymond Boudon: "Pourquoi les intellectuels ont peur du libéralisme?".

Écrit par : VdeM | 28 janvier 2007

Merci, fred, pour la référence à mon ami Bernard Maris, qui me donne l'occasion d'un enchaînement assez facile, mais je comptais de toutes façons laisser ce message; à lire cette semaine dans Carlie-Hebdo, en double page centrale, les entretiens avec Clément Rosset, un philosophe "post-Spinoziste"? (Je ne sais pas si la formule existe, et Robin, à qui je pense particulièrement en postant ce message, confirmera ou infirmera). Cet homme, dont je ne connaissais pas l'existence, (honte sur moi) est vraiment très réjouissant. Comme doit l'être la philosophie.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2007

J'ai lu il y a longtemps de Clément Rosset " La Philosophie tragique ", mais j'avoue ne pas très bien me souvenir de quoi il était question, surtout de la pensée de Nietzsche, il me semble...

En tout cas pas de Spinoza, même dans le chapitre intitulé "l'idée de bonheur" qui est pourtant un concept spinozien.

En échange, dans le chapitre suivant, "L'idée du malheur", il est question de Jean-Jacques Rousseau et de Beethoven, ce qui devrait vous intéresser en tant que musicien. J'en extrais cette citation dont je laisse la responsabilité à l'auteur : " De cette négation, en droit, des données tragiques et, en particuculier, de la solitude de l'ego, dérivent toutes les autres caractéristiques de la musique de Beethoven, caractéristiques, je le répète, aussi vraies chez Beethoven que chez Rousseau : impudeur, exhibitionnisme, collectivisme,en un mot, cette intolérable absence de "moi" au sens privé du terme, qui signifie pour nous tous non seulement une bassesse de la part de Beethoven, mais, ce qui est beaucoup plus grave encore, une odieuse ingérence dans notre propre moi."

Hum, j'ai du mal à voir de la " bassesse " chez Beethoven, mais les philosophes ont souvent tendance à changer subrepticement le sens des mots.

Je vais lire l'article que vous évoquez.

Écrit par : Robin | 28 janvier 2007

" spinoziste" plutôt que " spinozien " !

Il n'y a pas de philosophie moins " tragique " que celle de Spinoza, ill me semble.

Écrit par : Robin | 28 janvier 2007

Ce témoignage ne me surprend pas du tout. Je suis PE et c'était la même chose pour nous. La critique "vous avez trop de savoirs savants" moi je l'ai entendue dans la bouche d'une inspectrice du primaire...

En tant que PE je trouve normal qu'un agrégé qui en sait plus que moi et qui a passé un concours plus difficile gagne plus.

En ce qui concerne Mr Sibille, il est vrai que ce n'est pas en l'insultant que l'on fera avancer le débat. Ceci étant, je confirme qu'au niveau du primaire toute cette dictature pédagogique est omniprésente. Je rappelle que les maîtres-formateurs du primaire qui nous servent d'exemples ont réussi le CAFIPMEF et donc sont sélectionnés, eux, sur leur adhésion au constructivisme et à la loi d'orientation de Jospin de 89, en conséquence, même si des jeunes PE comme moi cherchent un autre exemple, il n'y en a pas, pendant la formation en tout cas.

Un dernier exemple, on m'a également reproché au cours de la préparation d'une séance d'Histoire sur Louis XIV de vouloir passer trop de connaissances, d'être pointilleux. L'IMF m'a dit:"de toute façon en Histoire tout change tout le temps, il y a régulièrement de nouvelles découvertes, pas la peine d'ennuyer les élèves avec des connaissances figées." Loin de moi l'idée de nier qu'en Histoire les connaissances sont mises à jour régulièrement, ceci étant il y a un certain nombre de faits avérés. Je n'ai pas pu m'empêcher de lui dire qu'à ce compte là on découvrirai bientôt qu'en fait Hitler était un mec sympa et inoffensif. Elle n'a pas compris et m'a pris pour un dingue.

Enfin, si l'on n'a pas les problêmes de violence et de discipline en primaire que l'on trouve dans le secondaire, il y en a. Hors à chaque fois que l'on essayait d'en parler aux formateurs c'était silence ou c'était notre faute parceque notre séance n'était pas assez intéressante. Ou bien sûr parceque les élèves n'étaient pas assez actifs.

Pardon pour vous Mr Sibille et pour mes professeurs de mathématiques et d'anglais, mais tous les autres étaient des incompétents, ne se remettant jamais en cause, cassant du stagiaire. Et surtout ceux qui avaient le tort de l'ouvrir étaient immédiatement dans la ligne de mire des formateurs. Pour ma part j'ai reconnu ma formation en lisant l'ouvrage de Rachel Boutonnet. Heureusement en quelque sorte car j'ai été convaincu que nous n'étions pas fou mais qu'il y avait bien un problème à l'ioufm.
Au fait, lors du pot de départ, je vous raconte pas ce que ce sont pris les formateurs dans la tronche, une fois la menace de non-titularisation inopérante.

Écrit par : Ronin | 28 janvier 2007

amin-ahsan-islahi.com

Écrit par : major tom | 28 janvier 2007

Ronin, si vous aviez des "comptes à régler" avec vos formateurs, il aurait été plus constructif de discuter avec eux au début de l'année, quand vous vous êtes rendu compte que certaines choses n'allaient pas. La plupart d'entre eux, pour peu qu'on s'adresse à eux avec courtoisie, sont capables de vous entendre, et de tenir compte de ce qui leur est dit. Par contre, la fin de votre message, "je vous raconte pas ce que se sont pris les formateurs dans la tronche, une fois la menace de non-titularisation inopérante" dénote un état d'esprit assez curieux, venant de la part d'adultes présumés.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2007

"La prospérité des nations leur est venue du capitalisme et que la démocratie est née de la rencontre entre capitalisme et innovation".
Une blague russe à propos de capitalisme et d'innovation technologique : Poutine et Bush bavardent à un banquet du G8.
-Bush: j'adore ces pays qui nous apprécient de leur vendre nos produits de pacotille et qui nous débarassent de nos déchets.
- Poutine: moi, j'adore ceux qui ne nous aiment pas, mais qui achètent nos armes et notre pétrole.

Écrit par : buntovchik | 28 janvier 2007

Je réagis à un propos de fred:

""
"Tout le monde n'est pas Georges Charpak"

Heureusement ! Ce n'est qu'un technicien, pas un penseur, et il est bien obtus et vendu d'ailleurs.""

Les scientifiques ne sont, selon vous, pas des penseurs ? Savez-vous au moins toutes les connaissances et les reflexions qui sous-tendent les travaux qui lui ont valu le prix Nobel ? Commencez donc par m'expliquer le modèle standard de la physique des particules. Si vous me répondez que votre affirmation ne concerne pas les physiciens dans leur ensemble, mais seulement certains dont M Charpak, vous êtes dans l'erreur, car il est un des très bons physiciens français.

Écrit par : François | 28 janvier 2007

La colère de Fred contre G. Charpak, qui est, que je sache , un homme honorable, un ancien déporté, et un vrai savant -- je ne pense pas que l'on donne les prix Nobel à la tête du Client....--, tient peut-être à ce que ce grand homme, étourdiment ou sans y voir malice, s'est naguère illustré aux côtés du regrettable Allègre dans l'opération "il faut faire le bonheur des enseignants malgré eux", et surtout qu'il cautionne depuis des années la "main à la pâte", qui consiste, sous couvert d'initier les enfants à l'expérimentation scientifique dans le but de créer des vocations de chercheur, à leur faire perdre un temps fou à bricoler et "pastrouiller", comme on dit chez moi, plutôt que de faire cours et d'enseigner quelque chose aux chères têtes blondes. Pour le reste, G. Charpak défend le nucléaire, évidemment, puisque c'est sa recherche. Mais on ne peut pas dire que ce soit un "technicien", au sens un peu dépréciatif que l'on donne à ce terme, càd de celui qui applique des règles et des procédures sans avoir rien inventé par soi.
Pour en revenir au cas des stagiaires IUFM, je conseille pour ma part à mes anciens étudiants néo-certifiés de faire le dos rond, de jouer "Lorenzaccio" et d'attendre leur validation, non pour en mettre plein la tête à leurs formateurs ensuite, -- puisque cela ne sert à rien quand on a face à soi des gens persuadés de détenir la vérité avec un grand V -- , mais pour se trouver à peu près maîtres à bord devant leurs classes l'année suivante. Je suppose que la jeune femme qui témoigne n'a pas eu cette habileté, geste montaigneàchevaleresque qui l'honore, certes, mais qui la met aussi en difficulté pour sa validation. Quant à tenter l'agreg' dans la foulée... Vous avez vu le nombre de postes cette année ? Cela devient quasi impossible, même pour les élèves des deux ENS. En effet, grâce aux ministres libéraux qui ont décidé de ne plus remplacer qu'un départ en retraite sur deux, y compris dans l'Ed Nat, les recrutements aux concours sont taris pour un bon moment. Mais pardon, Tatie Danièle et quelques autres, ce n'est pas de l'idéologie, c'est de la bonne gestion. Ce qu'il y a d'épatant avec les gens de droite, c'est que ce ne sont jamais eux les idéologues et les doctrinaires. Quelle hypocrisie ! Je préfère en rire, mais mon rire est un peu nerveux :-(

Écrit par : FGuichard | 28 janvier 2007

ECK dit :

" Un conseil pour notre stagiaire jusqu'au sésame de titularisation, profil bas, béni oui oui et après libre choix de sa pédagogie. un inspecteur digne nom ne peut pas être hermétique à ce qui aboutit contrairement à un vieux crouton d'iufm qui ne sait plus ce qu'est un élève.
Accrochez vous et courage."

Je partage cet avis . Patience puis une fois dans sa classe.... Surtout que dans le secondaire.. vous êtes inspectés tous les 10 ans à ce qu'on dit :-) ça donne de la marge !

Et puis l' armée des ombres ne cesse de grandir . Ces stagiaires IUFM qui ne cessent de ronger leur frein se manifesteront bien un jour ! Ne serait-ce que par leur autonomie pédagogique .

Pour Ronin :

la culpabilisation de la "séquence " non parfaite pour justifier le chahut au fond de la classe ... c'était déjà l'argument phare de la quasi totalité de mes formateurs en IUFM.

C'est ma faute , ma très grande faute !!!

Beaucoup trop de formateurs en IUFM sont comparables à des eunnuques .... Ils savent comment ça se fait mais ils ne savent plus le faire :-) D'ailleurs l'ont-ils su au moins un jour ?

Bon dimanche

Cordialement

Écrit par : Patrick(instit) | 28 janvier 2007

Cher Ronin

"une fois la menace de non-titularisation inopérante"

Comme vous avez bien raison ! L'ouvrir avant équivaut à prendre illico le chemin de l'ANPE, j'en sais quelque chose puisqu'on m'a très clairement fait comprendre qu'il valait mieux pour moi rentrer dans le droit chemin sous peine d'être viré.
J'ai fait semblant une année durant. D'autres non et curieusement malgré des compétences bien supérieures aux miennes n'ont pas eu leur concours. Apprendre à fermer sa gueule est la première compétence de savoir-être qu'on apprend dans ces lieux.

Écrit par : Guillaume | 28 janvier 2007

Beaucoup trop de formateurs en IUFM sont comparables à des eunnuques...

Il paraitrait qu'ils entreposent leurs bijoux de famille dans une cave de l'INRP...

Écrit par : Guillaume | 28 janvier 2007

"Les scientifiques ne sont, selon vous, pas des penseurs ?"

Sans vouloir répondre pour Fred, peut-être faut-il distinguer le savant hyper-spécialisé dans un domaine de connaissance, du "penseur", polycompétent, capable d'appréhender le monde dans sa complexité et d'en proposer une vision.

Écrit par : Candide | 28 janvier 2007

Hé bien, voilà quatre messages qui font avancer le débat à pas de géant!

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2007

Je parlais, évidemment, de la fin de celui de Patrick et de ceux de Guillaume.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2007

Les scientifiques ne sont, selon vous, pas des penseurs ?

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Je vous rappelle une phrase de Hilbert à propos d'un de ses élèves qui avait décidé d'abandonner les maths pour la poésie:

"J'ai toujours su qu'il manquait d'imagination pour faire des mathématiques"

Donc, non, je ne parlais pas de l'ensemble des scientifiques, je parlais de Charpak. Je parle bien de SON intervention, de CE GENRE de "scientifique", avec des guillemets, justement pour bien le différencier des autres.

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Savez-vous au moins toutes les connaissances et les reflexions qui sous-tendent les travaux qui lui ont valu le prix Nobel ? Commencez donc par m'expliquer le modèle standard de la physique des particules.


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1) Et alors ? Ce n'est pas parce qu'on peut réciter l'encyclopédie qu'on est aussi intelligent que Diderot !

2) Vous confondez technicien ( ce qu'est Charpak ) et scientifique ( ce qu'est par ex. un P.G. de Gennes pour citer un autre prix Nobel de physique ). Ok, la chambre à bulles est une formidable invention qui mérite le Nobel. Ok, mais c'est de la pure technique, même si ça se passe à très haut niveau.
Et qu'est ce qu'on a à foutre qu'il ait été déporté ? Alors si Meirieu avait été déporté, tout d'un coup les sciences de l'éducation deviendrait le nec plus ultra ?


3) Ca n'empèche pas Charpak d'être un gros con vendu au lobby nucléaire. Quand on affirme que Tchernobyl ce n'est pas grave parce qu'il y a aussi de la radioactivité naturelle, on est un sinistre criminel, c'est tout. Quand on interrompt à l'antenne le raisonnement de son interlocutrice en faisant marcher à plein volume un compteur Geiger on est un imbécile, prix Nobel ou pas, déportation ou pas.

Allez, je lui reconnais quand même une qualité morale, avoir écrit "devenez sorcier, devenez savant".

Écrit par : fred | 28 janvier 2007

Si le second de mes messages devait évidemment être pris au second degré voire comme une mauvaise blague de potache, le premier était sérieux car je garde un souvenir particulièrement amer et rancunier de ce passage parmi les dingues que vous défendez bec et ongles tout en prétendant le contraire. Vous considérez ces témoignages comme des points de détail de l'histoire des IUFM, parfait, je connais déjà vos idées sur les témoignage d'une Rachel Boutonnet ou d'un Vermorel. Ils ne sont pas seuls visiblement.

Maintenant, pour quelqu'un qui devait s'en aller de Bonnet d'âne je vous lis au contraire très souvent sur ce forum. Je sais, contrairement à d'autres se berçant encore de quelque illusion à votre sujet, pour vous avoir cotoyé pendant des mois sur Lire-Ecrire.org à quoi m'en tenir.

Evitez donc dans la mesure du possible de m'adresser la parole, vos allusions nauséabondes me restent encore en travers de la gorge.
Je vous l'ai dit : je suis rancunier (je considère même cela comme une qualité c'est vous dire).

Écrit par : Guillaume | 28 janvier 2007

Et qu'est ce qu'on a à foutre qu'il ait été déporté ?

Fred, c'est positivement ABJECT.....et tellement tendance "branchouille mes couilles"..... Sur le fond, c'est absolument exact, ce que vous écrivez, ce n'est parce que quelqu'un a été déporté, ou torturé, ou que sais-je qu'il an le droit de dire des conneries, comme celle de Charpak.....j'ai suffisamment, dans ma smala, d'anciens déportés absolument cons; d'ailleurs, comment pourrait-il en être autrement???? une victime du nazisme a bien le droit d'être con,non. Ou bien alors, nous sommes dans la perversion/ cela supposerait que pour les Juifs, être déporté est la condition sinéquanon de leur "humanité" et de leur transfiguration????? monstrueux, ignoble,criminel, infâme.......
Donc, même si nous convergeons (quel beau mot con-verge!!!) vous ne trouvez pas que votre formule, très montaignàchevalesque, parce que moi aussi, j'écris souvent pl)us vite que je ne pense, et de grosses conneries, que votre formule, donc est absolument scandaleuse, frontiste? révisionniste??
Et tout cela parce que nous sommes en train de flinguer, et avec quel bonheur , les iufm......c'est trop d'honneur que de faire à ces malpropres que d'être des salauds. Ils ne nous méritent pas...

Sans rancune aucune......mais enfin, "la vérité sert l'honneur "

Écrit par : montaigneàcheval | 28 janvier 2007

Salutations,

je vous fais part d'une expérience personnelle, qui ne vaut que pour moi, et qui est donc non-représentative de l'état présent selon Christophe Sybille (cela dit, il y a beaucoup de témoignages qui vont dans le même sens).

L'année dernière, j'étais PLC2 dans un IUFM. Je ne connaissais pas encore le fonctionnement très « particulier » de cette institution. Un jour, j'ai dit que je voulais apprendre la conjugaison et les valeurs du passé simple et de l'imparfait à mes élèves. Mon formateur m'a regardé bizarrement et a fait comprendre à toute la classe que j'avais dit une absurdité et que j'étais dangereux pour mes élèves.

Ensuite, en cours d'année, je me suis fait « visiter ». Plusieurs fois. Et à chaque fois, j'avais droit à des gentils conseils, comme « s'il y a du désordre dans votre classe, c'est de votre faute », « vous n'êtes pas assez présent dans la classe », « vous ne souriez pas assez », ...

Je suis le premier à reconnaître que je n'étais pas le meilleur des professeurs, que j'avais des progrès à faire. Mais ce n'était pas en me maintenant la tête sous l'eau que j'allais progresser.

Puis sont venus les insinuations, plus ou moins directes : « êtes-vous sûrs que vous êtes faits pour ce métier ? », « pourquoi ne pas explorer une autre voie ? », « Vous devriez penser à partir ! »

Après cela, j'ai été visité par une autre personne assez importante dans la hiérarchie. Mon cours n'a pas été bon. J'étais mal, je ne savais plus que croire, que faire. Et cette personne, voyant mon état lamentable, en a profité pour me donner le coup de grâce : selon elle, j'ai « des méthodes dignes d'Hitler et de Staline », et, attention !, « les dictateurs ne meurent pas dans leur lit ! ». De plus, mes savoirs sont « nuls », ...

J'ai été effondré et j'ai fini l'année dans un état peu enviable.

Puis j'ai redoublé. J'ai changé d'IUFM et de secteur. Cependant, j'ai appris, grâce à ma nouvelle tutrice qui est bien gentille, que la personne qui m'avait traitée d'Hitler et de Staline, l'a contactée par mail, officiellement pour voir à quel point j'ai progressé, officieusement pour dire ceci : « Rencontre-t-il, selon vous, des difficultés de gestion de classe, de relation avec les élèves et/ou de contenus d'enseignement ? Vous paraît-il en progrès ou bien encore fragile, comme certains le pensent ? »

Ma tutrice a bien remarqué que j'avais des difficultés, mais jamais elle n'aurait pensé que j'étais psychologiquement fragile, comme certains le pensent (notez cette manière de dire une chose sans en avoir l'air). Maintenant, ma tutrice peut avoir un doute. De plus, je sais que d'autres personnes qui se sont acharnées sur moi l'année dernière, ont pris contact avec ma tutrice, pour lui faire part de leurs inquiétudes et de leur préoccupation sur mes compétences.

Tout ce que je demande, c'est qu'on me laisse enseigner avec ma classe que j'apprécie.

C'est tout.

Écrit par : Dilettante | 28 janvier 2007

Beaucoup trop de formateurs en IUFM sont comparables à des eunnuques...

Il paraitrait qu'ils entreposent leurs bijoux de famille dans une cave de l'INRP...

Ecrit par : Guillaume | 28 janvier 2007

Excellent, Guillaume, à se plier!!!! Et je vous en veux que ce ne soit pas moi qui ait trouvé ça. SUIS JALOUX, na!!!!!!

Écrit par : montaigneàcheval | 28 janvier 2007

Fred,
Je réponds point par pojnt:

1) Vous êtes de mauvaise foi, non ? Savez-vous qu'apprendre par coeur ne sert strictement à rien en physique? Donc quand je parle de connaissances, je parle de théories _comprises_.
2) Vous faites erreur: c'est la chambre à fils qu'il a mise au point, pas la chambre à bulles. Je pense que vous savez que ces détecteurs n'ont pas grand chose de comparable. Ensuite, vous avez le front de prétendre que je confonds technicien et scientifique ! Mais renseignez-vous, c'est un physicien de haut niveau. Pour avoir cotoyé Charpak au CERN, je puis vous assurer que c'est un physicien, qui a une compréhension très profonde de la physique.
Vous dites que ce qu'il a fait est de la pure technique. Je ne comprends pas cette affirmation:
a) Si vous prétendez que ce qu'il a fait est d'un haut niveau de technicité, c'est bien vrai, mais toute la pysique actuelle est d'un haut niveau technique (techniques mathématiques entre autres). Les articles de de Gennes sont aussi très techniques, cad qu'ils sont illisibles pour qui n'a pas le bagage scientifique suffisant. Le temps ou la physique était une leçon de choses est révolu depuis longtemps.
b) Si vous entendez par la qu'il n'a fait que de la technologie, quelle grossière erreur !


3) Ces propos diffamatoires n'engagent que vous.

Écrit par : François | 28 janvier 2007

"J'étais mal, je ne savais plus que croire, que faire."

Comme je vous comprends aussi, on ne dit jamais clairement les choses à l'IUFM, je n'ai ainsi jamais entendu le mot de constructivisme dans mon centre de formation alors qu'on était en plein dedans. C'est le règne du flou, de l'à-peu-près...
Ce qui est surtout déstabilisant c'est qu'on en sait pas vraiment ce qu'on attend de nous, sur quoi on est jugé (les formateurs, eux le savent c'est l'adhésion à leur idéologie mais contrairement à une Rachel il m'a fallu quelques années pour le réaliser).
Et quand un formateur particulièrement nul (le plus mauvais enseignant rencontré de toute ma scolarité) vous met un 5 parce que vous pensiez bien faire en vous embarquant dans un truc ambitieux qui foire évidemment, vous êtes partagé entre l'incrédulité et la colère (mais surtout durant la formation cette dernière est très mauvaise conseillère).

Écrit par : Guillaume | 28 janvier 2007

Oui, Guillaume, je reconnais avoir été assez masochiste pour être resté des mois sur le forum:"lire et écrire", où il suffit de se présenter comme professeur d'IUFM pour se faire traiter de débile mental. Mais, comme vous avez pu le remarquer, cela m'a passé! Après m'être fait éjecter par Gilbert Sibieude, pour comportement non politiquement correct. C'est un peu comme si les oeufs pondaient des poules. Enfin, il vaut mieux rire de choses comme celles-là.
Oui, je suis revenu ici, parce qu'il y existe, contrairement à lire-écrire, des personnes dont la haine n'est pas le seul moteur. Mais je pense que, étant donné que vous revoilà, je vais peut-être changer d'avis! (Vous étiez d'ailleurs une des raisons pour laquelle je m'étais éclipsé, et votre présence plus rare une de celles pour laquelle j'ai tenté de revenir parler ici).

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2007

C'est vrai, François (êtes-vous le papa de Léo, François Boué???, dans ce cas, amitiés des Goldschmidt, sinon, amitiés quand même) un savant comme Charpak ou comme De Gennes, ou d'autres ont bien le droit de dire des conneries. Il est d'ailleurs de notoriété publique qu'un artiste de haut vol, et je range dans cette catégorie les susnommés, raconte souvent des billevesées dans des domaines qui ne sont pas les leurs. Mais il faut dire que c'est piégeux: pourquoi interroger un savant atomiste sur la dernière traduction de Pindare en kazakh??? pour le déstabiliser parce que la hargne des ignorants que nous sommes a besoin de cette médiocre compensation de faire trébucher les étoiles. Crapauds, tétards que nous sommes, nous sommes des Coffinhal en puissance, vous savez ce juge du tribunal révolutionnaire qui, en 1794, expédia l'immense Lavoisier à la guillotine avec cette apostrophe restée famuse dans les annales de la connerie humaine "La République n'a pas besoin de savants"!!!!!

Donc Coffinhals nous sommes, Coffinhals nous resterons. Pour ma part, total respect pour Charpak, De Gennes et les autres. Qui ont bien de l'honneur et du mérite de rester dans ce pays d'arriérés.

Écrit par : montaigneàcheval | 28 janvier 2007

Merci à Dilettante pour son témoignage — qui en appelle d'autres…

Je reviens un instant sur "l'attitude Lorenzaccio", que je préconise moi-même, tout comme FG, dans les IUFM et lors des stages concoctés par les pédagogues professionnels.
Bien sûr que le camouflage est le meilleur moyen de rester en vie. Mais mesure-t-on exactement ce que cela signifie, de tenir ces propos ? En clair, nous sommes dans une situation de guerre, où nous, résistants, devons parfois plier l'échine devant les occupants — afin de les renvoyer un jour à leurs pénates et à leurs illusions…
Dans une république qui fonctionnait encore raisonnablement bien il y a vingt ans, quelle aberration ! Les idéologues des sciences de l'Education ont créé une situation de guerre — et ils prétendent établir le Reich de mille ans de la pédagogie.

Un petit point encore sur le libéralisme…
Je pense vraiment que ce qui caractérise la Droite en ce moment en France (le cas américain est autrement complexe), c'est qu'elle ne se réclame plus d'aucune idéologie — sinon le pragmatisme. À remarquer que la gauche jospinienne, en refusant de parler au peuple et en avouant que son projet n'était pas socialiste, affichait la même méfiance vis-à-vis des certitudes — et c'est peut-être ce qui a fait perdre Jospin en 2002 : plutôt que d'avoir un pragmatisme irrésolu de gauche, les gens ont encore préféré le modèle pragmatique courant — celui d'une Droite qui perd de moins en moins de temps à asséner ses idées, et qui préfère gagner de l'argent, tout simplement — ce qui n'est pas en soi haïssable, surtout quand on n'en a pas…
Ceux-là, au moins, on les connaît, on sait à quoi s'attendre, on peut même prévoir les ripostes — c'est le jeu normal de la négociation.
Mais la gauche ségoléniste a renoué avec ses positions idéologiques (quelqu'un a-t-il pensé à analyser la fréquence et le sens exact du mot "juste" dans la bouche de la Sainte Vierge — un mot difficile à avaler), avec ses oukases et ses diktats, et c'est autrement difficile à concevoir : ce n'est plus un président qu'on va élire, c'est un maître que l'on risque de se donner.
Et vous me connaissez : ni Dieu, ni maître…
JPB

Écrit par : brighelli | 28 janvier 2007

Pour Christophe Sibille (sans la moindre acrimonie à son endroit, nonobstant mes sorties contre les IUFM!!!!) c'était du Fitou, Domaine des Cases. A la vôtre.

Écrit par : montaigneàcheval | 28 janvier 2007

Je vous remercie, Montaigneàcheval! Et, ne vous inquiétez pas pour moi, contrairement à certains, je sais relativiser! Avec ce que je me prends dans la tronche presque chaque fois que je mets "les pieds" ici, ça serait quand-même le comble.
Jean-Paul, le problème de Royal n'est pas l'idéologie, et vous le savez aussi bien que moi. Et le côté catastrophique de tout ce qu'elle peut dire vient surtout de ce qu'elle ne sait pas quoi dire! Dès qu'elle a "l'opportunité" de s'éloigner un peu de ses fiches, c'est quasiment Mister Bean!

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2007

Et encore Mister Bean a l'humour d'un Lewis Carroll, des Monty Python...la Royal, qui pédale dans le couscous du même nom, a autant d'humour qu'un Commissaire aux Comptes chargé du dossier des PME en Pays de Coglès!!!!!! C'est le genre de cerveau vide, absolument vide, les antipodes, justement de Charpak!!!! Une tête venteuse, comme le disait si bien Rabelais, mon camarade!!!
Elle n'a rien à dire, rien à proposer, rien à battre. Elle est, reprenant Alphonse Boudard, le contenu d'une rame de métro. Rien de plus. Elle aurait pu être n'importe quoi. Elle n'es même pas détestable. C'est un ectoplasme, une sorte d'aspirateur à idées, une moulinette, un preeuuuuduit médiatique. Comparant la Royal à Bachelet ou même à Merkel, on reste stupéfait par ce qu'on appelle en allemand, ein bestimmer Mangel an Format. Un manque patent de format, de vision, d'ampleur, de projet, de perspective.
Donc Ségolène Royal, est à la présidentielle ce que TF1 est à ARTE.
Pour le reste, sachez, cher Christophe Sibille que je vous respecte pour votre courage et je m'honore de ne jamais vous avoir mis en cause. Vous êtes de ces gens indispensables, de ces rocs que les brisants n'abattent pas. Continuez à défendre votre vision des choses, au demeurant très lucide.

Ce que je fustige, ce ne sont pas les hommes, même pas dans le cas de la Royal, ce sont les système qui avilissent les hommes. Mais vous l'aviez compris.

JPB, votre dernier mot.....on ne saurait mieux dire.

Écrit par : montaigneàcheval | 28 janvier 2007

Un cheveu sur la soupe, pour ceux qui, tout en étant enseignants, auraient le sens de l'humour. J'ai eu l'impression d'en croiser ici quelques uns...
http://dansmonjardin.free.fr

Écrit par : dobolino | 28 janvier 2007

C'est bien un oxymore, ce que je viens d'écrire?

Écrit par : dobolino | 28 janvier 2007

"Un manque patent de format, de vision, d'ampleur, de projet, de perspective."

Là, MàC, vous êtes injuste : vous oubliez son révolutionnaire livret d'accueil en 6ème, sur papier glacé, qui bouleversa définitivement l'enseignement au collège !

Écrit par : Candide | 28 janvier 2007

Jean-Paul, le problème de Royal n'est pas l'idéologie, et vous le savez aussi bien que moi.

Non le problème de Royal ça n'est même pas même Holand mais, le fait, qu'elle est de droite, maladroite et à droite du pragmatique Sarkozi, qui, lui, il y a deux jours s'est déclaré à saint Quentin héritier de Jaurès et de Blum.
Comment les électeurs peuvent-ils s'y retrouver?

Écrit par : buntovchik | 28 janvier 2007

Et je pense également aux PLC2 qui ont entre 30 et 40 ans. Il y en a un petit nombre. Ils ont beaucoup de mal à adopter l'attitude Lorenzaccio, et surtout, ils ne comprennent pas comment on est arrivé là.

Cela donne parfois de belles frictions en cours avec certains formateurs.

Écrit par : Dilettante | 28 janvier 2007

Pour ceux qui ne seraient pas au courant, "l'ordre juste" a été pompé dans les discours de Benoît XVI !

Le PS trouve son inspiration au Vatican plutôt que chez Jaurès, ce qui ne surprendra pas ceux qui savent que ce parti est noyauté depuis des années par les "cathos sociaux" (oxymore ?), parti gris qui avance masqué. Meirieu et le Café pédagogique sont de cette mouvance, de là leurs idées très scouts de France : "communauté éducative", "vivre ensemble", "confession" des stagiaires, la hiérarchie camouflée sous le "citoyennisme" poisseux, etc.

Comme le disait Castoriadis : "Il y a là une conspiration, non pas au sens policier, mais au sens étymologique : tout cela "respire ensemble", souffle dans la même direction, d’une société dans laquelle toute critique perd son efficacité".

Extrait édifiant du programme des scouts et guides de France :
"la coéducation est un concept plus récent qui remet en cause la transmission traditionnelle du savoir et des valeurs par les aînés. A l’autorité, elle préfère l’expérience collective, l'autonomie et l’émulation par le groupe pour arriver au même résultat.

Ainsi il n’y a plus de maîtres qui encadrent des jeunes et enseignent un savoir mais au contraire une dynamique de groupe qui permet à chacun de faire l’apprentissage de la société par auto-gestion et la redécouverte des savoirs en fonction des projets qui émergent de ce groupe

La coéducation valorise la spontanéité, la créativité, l’autonomie, l’individualisme. Elle rejette l’autorité, les normes, qui sont apparentés au « dressage », à la notion de " violence symbolique institutionnelle ". Elle ne valorise pas non plus outre mesure la performance, et donc le principe de classement et de notation, puisque l’important n’est pas de réussir mais de se réaliser."
Amen !
Rajoutez une dose de management, et hop !

Écrit par : Lariba | 28 janvier 2007

la démocratie est née de la rencontre entre capitalisme et innovation" dit Danièle. C'est ce qui est écrit dans les livres d'histoire aux USA, juste après le chapitre qui explique comment Dieu a créé le monde en une semaine. Cela va plus vite que d'apprendre l'histoire.
Ce dont crève l'EN c'est justement de la convergence d'intérêts entre les libéraux, les socialos et les pédagos: pas de culture pour tous, c'est trop cher et pas rentable, pas de culture, c'est bourgeois et pas égalitaire.
Entre le stalinisme des uns et le libéralisme effréné des autres, il y a sûrement des solutions intelligentes à trouver.

Ecrit par : Thalie | 27 janvier 2007

Bravo, Thalie! Mais laissons Danièle manger en paix ses surgelés, remplir sa piscine et arroser sa pelouse...
Plus vite nous arriverons au point de non-retour où il faudra revoir notre copie de fond en comble. Le vin est tiré, il faut le boire. Buvez Danièle! A votre santé! J'espère pour vous que votre cinquantaine est bien sonnée, sinon, la chute sera rude.

Écrit par : dobolino | 28 janvier 2007

Meirieu et le Café pédagogique sont de cette mouvance, de là leurs idées très scouts de France : "communauté éducative", "vivre ensemble", "confession" des stagiaires, la hiérarchie camouflée sous le "citoyennisme" poisseux, etc.



Ecrit par : Lariba | 28 janvier 2007

Pas obligatoirement catho, ça peut aussi être communiste? Enfin, n'importe quoi qui embrigade ses ouailles.

Écrit par : dobolino | 28 janvier 2007

Un cheveu sur la soupe, pour ceux qui, tout en étant enseignants, auraient le sens de l'humour. J'ai eu l'impression d'en croiser ici quelques uns...
http://dansmonjardin.free.fr

Ecrit par : dobolino | 28 janvier 2007

C'est bien un oxymore, ce que je viens d'écrire?

Ecrit par : dobolino | 28 janvier 2007

Plutôt une "alliance de mots", je crois...La forme syntaxique de l'oxymore, c'est nom + épithète ("Cette obscure clarté qui tombe des étoiles", Pierre Corneille)

C'est une figure du baroque...Mais après Corneille, il faut être de moins en moins en moins obscur et de plus en plus clair...

C'est le contraire de l'évolution du système éducatif français. C'est pourquoi l'humour des profs, en fait "d'oxymore", c'est plutôt la politesse du désespoir.

Écrit par : Robin | 28 janvier 2007

Le PS trouve son inspiration au Vatican plutôt que chez Jaurès, ce qui ne surprendra pas ceux qui savent que ce parti est noyauté depuis des années par les "cathos sociaux" (oxymore ?)

Non, hélàs.

Écrit par : Robin | 28 janvier 2007

De retour sur ce blog laissé de côté depuis un bon moment, je retrouve la bande des fidèles.... Rien contre, mais le renouveau charismatique est plutôt limité! Il y a un moment où il faut lâcher et ne pas tomber dans l'addiction....
Bref, un petit retour pour proposer - un rêve!- que l'on cesse de recruter des IPR des IEN et des IGEN inutiles, coûteux et consternants.
Que cette élite enseigne en ZEP, de préférence,pour faire l'éclatante démonstration de son savoir faire et que la masse des pauvres idiots qui se battent, souvent en donnant beaucoup et du meilleur, sans effets encourageants, puisse se prosterner et demander l'initiation béatifiante.
En attendant, on crève ! Le niveau de ma zep tombe, le primaire rame et obéit aux ordres d'une espèce d'IEN complètement nul qui semble débarquer de la Lune. C'est grave, des mômes qui relèvent de SEGPA ou de structures capables de prendre en charge leur problèmes comporte....mentaux sont en 6° et flinguent les cours. Il faut une sacré dose de self contrôle pour ne pas devenir un ogre. je ne plaisante pas! C'est à pleurer! Pendant ce temps les IPR envoient des circulaires ou des infos disciplinaires ronflantes à hurler de rire pour ne pas dire de colère.
Pourquoi je demeure dans cette niche éprouvante? Parce que je veux que des gens comme moi se battent sans s'occuper de la connerie officielle, "gauchosyndicalopédagogiste" et donnent une image virile - j'intègre les collègues femmes!- vertébrée et juste de l'enseignant digne de ce nom.
Je n'ai plus d'illusions et la culpabilité relative aux ordres d'en haut: je m'en fou! Je suis libre. Rien à cirer d'une inspection pour avancer d'un an ma progression vers l'échelon supérieur. Quelle bande de larves tous ces collègues qui pissent dans leur slip pour ça! Tant que cela marchera il n'y aura rien à espérer de décisif.

Écrit par : Solitaire | 28 janvier 2007

Bravo,Solitaire.....VOUS NE L'ETES PAS.....

Magnifique "ces collègues qui pissent dans leur slip"....on ne saurait dire mieux devant ce tas de larves cauteleuses et terrifiées. Mais les inspecteurs, moi, je me les embourbe à sec, l'éloge de mes élèves me suffisant largement comme Légion d'Honneur....comme pavois de ma vie.
Terrifiante, en effet, la lâcheté, l'infantilisme d'une salle ds profs....et quand, dans un collège "Ambition Cornet de frites" comme le mien, les IPR viennent prêcher comme jadis les jésuites pédophiles triquaient les Indiens, rarissimes sont les gueulards, les assoiffés, les assoiffés du Grand Café..... Un ramassis de pleutres souffreteuses et cachectiques de l'ambition (pas cornet de frites) mais l'ambition personnelle....
Oui, monsieur l'Inspecteur, non, monsieur l'Inspecteur. Vous voulez un café, monsieur l'Inspecteur? Tutafé, monsieur l'Inspecteur....et les protals alors Louis de Funès sans l'humour, hmmmmmmmmmmm, mossieu l'Inspecteur hmmmmmmmmmm mais bien sûr hmmmmmmmmm...à vomir. Car si les IPR étaient pour la préseravation de l'enseignement, ça eût payé.....

Écrit par : montaigneàcheval | 28 janvier 2007

d'autant plus que ce n'est pas un pauvre echelon qui nous amenera vers la fortune, hélas!!

Écrit par : libellule | 28 janvier 2007

Ahça, ça se déguste ! La connerie officielle, "gauchosyndicalopédagogiste", il faut l'afficher, de peur que l'on croie que ce ne soit qu'un "sentiment", un ectoplasme, une silhouette diffuse de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours...

J'ai un peu peur que vos "cas" suivent jusqu'en troisième, flinguent les cours et la scolarité de leurs condisciples, mais ça ne doit pas être très grave, l'important c'est qu'ils se tiennent chaud, que la socialisation infuse ses effets bénéfiques.

Bon courage, encore 5 mois !

Écrit par : D'Enguell | 28 janvier 2007

Extrait édifiant du programme des scouts et guides de France :
"la coéducation est un concept plus récent qui remet en cause la transmission traditionnelle du savoir et des valeurs par les aînés. A l’autorité, elle préfère l’expérience collective, l'autonomie et l’émulation par le groupe pour arriver au même résultat.

J'imagine tout de même (ou j'espère) que lorsqu'il s'agit de gréer ou de barrer un dériveur ou de descendre une falaise en rappel, on évite de trop "remettre en quetion la transmission traditionnelle des savoirs".

Écrit par : Robin | 28 janvier 2007

D'Enguell (salut !), la socialisation peut prendre plusieurs formes, on ne précise jamais trop chez les pédagogos, on serait au courant. Celle qui a lieu dans certains collèges, c'est une socialisation plutôt... archaïque càd la loi du plus fort, l'obéissance aux caïds, aux grandes gueules qui pourrissent d'abord la vie de leurs camarades.

Cette socialisation avait peut-être une utilité dans la société archaïque mais il paraît que nous sommes dans une démocratie où tout le monde il est citoyen, autonome et libre, qu'y disent...

Pourquoi les sanctionner alors qu'ils prennent finalement au sérieux les mots d'ordre officiels de "rebellitude" contre ces salauds d'enseignants, véritables forces d'occupation qui veulent du mal à ces pauvres jeunes...

Écrit par : Lariba | 28 janvier 2007

Je n'ai plus d'illusions et la culpabilité relative aux ordres d'en haut: je m'en fou! Je suis libre. Rien à cirer d'une inspection pour avancer d'un an ma progression vers l'échelon supérieur. Quelle bande de larves tous ces collègues qui pissent dans leur slip pour ça! Tant que cela marchera il n'y aura rien à espérer de décisif.

Ecrit par : Solitaire | 28 janvier 2007

Bravo Solitaire . Je viens de parcourir le livre de Robert Redecker ; on en apprend aussi beaucoup, là encore, sur le " courage " des collègues et de la hiérarchie.

Écrit par : Robin | 28 janvier 2007

D'Enguell (salut !), la socialisation peut prendre plusieurs formes, on ne précise jamais trop chez les pédagogos, on serait au courant. Celle qui a lieu dans certains collèges, c'est une socialisation plutôt... archaïque càd la loi du plus fort, l'obéissance aux caïds, aux grandes gueules qui pourrissent d'abord la vie de leurs camarades.

Lisez " Le dernier Homme " de Primo Lévy pour voir à qui était confiée la "socialisation des camps".

Écrit par : Robin | 28 janvier 2007

Mais je pense que, étant donné que vous revoilà, je vais peut-être changer d'avis! (Vous étiez d'ailleurs une des raisons pour laquelle je m'étais éclipsé, et votre présence plus rare une de celles pour laquelle j'ai tenté de revenir parler ici).

Si ma seule présence suffit à vous faire partir...j'essaierai, promis, de venir plus souvent.

Écrit par : Guillaume | 28 janvier 2007

Finalement, Guillaume, bis repetita ne placent... Ne vous forcez pas! Il y a beaucoup de personnes avec qui j'apprécie de discuter, qui ont des points de vue honorables et argumentés et je crois que vous vous surestimeriez en pensant que votre seule présence pourrait, cette fois, m'empêcher de venir échanger avec eux.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2007

Lariba (salut à vous aussi), sur ce point nous sommes entièrement d'accord.
"Ecoles, "lieux de fureur de vie", nous ne vous méritons pas, nous assènent les pédagos !
A ne pas confondre avec "lie de fureur de vieux"...

Robin, je ne lis en ce moment que des écrivains qui se sont soustrait à la vie en pleine crise de lucidité, j'ai trop peur de deviner de qui parlait Primo Lévy...

Écrit par : D'Enguell | 28 janvier 2007

Robin, je ne lis en ce moment que des écrivains qui se sont soustrait à la vie en pleine crise de lucidité, j'ai trop peur de deviner de qui parlait Primo Lévy...

Ecrit par : D'Enguell | 28 janvier 2007

Primo Lévy explique dans le Dernier Homme (c'était peut-être lui le "dernier homme", que l'encadrement du camp était confié aux prisonniers "de droit commun" qui bénéficiaient d'un traitement de faveur.

On peut encore écrire de la poésie après Auschwitz, Paul Celan l'a prouvé, mais comment peut-on encore être "rousseauïste" et rédiger par exemple, pour mettre les points sur les I, un texte de Loi comme celui de juillet 89 qui aboutit effectivement, on le voit maintenant, à donner le pouvoir à la pègre dans les établissements scolaires ?

Et n'allez pas me faire croire que la nature humaine a changé (je ne parle pas de vous d'Enguell). Je sais bien qu'elle n'a pas changé ; il n'y a qu'à voir le regard de certains élèves, ça fait froid dans le dos.

La raison profonde qui a été avancée du suicide de Primo Lévy...et je la crois vraie, n'était pas le poids obsédant de ses souvenir, mais celui, insupportable de leur négation.

Je m'arrête là.

Écrit par : Robin | 28 janvier 2007

Primo Levi (ce n'est pas un "y") a écrit des poèmes poignants, comme "si c'est un homme":

Vous qui vivez en toute quiétude
Bien au chaud dans vos maisons
Vous qui trouvez le soir en rentrant
La table mise et des visages amis
Considérez si c'est un homme
Que celui qui peine dans la boue,
Qui ne connait pas de repos,
Qui se bat pour un quignon de pain,
Qui meurt pour un oui pour un non.
Considérez si c'est une femme
Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
Et jusqu'à la force de se souvenir,
Les yeux vides et le sein froid
Comme une grenouille en hiver.
N'oubliez pas que cela fut,
Non, ne l'oubliez pas:
Gravez ces mots dans votre coeur.
Pensez-y chez vous, dans la rue,
En vous couchant, en vous levant;
Répétez-les à vos enfants.
Ou que votre maison s'écroule;
Que la maladie vous accable,
Que vos enfants se détournent de vous.

PRIMO LEVI

Écrit par : François | 28 janvier 2007

Puisque ce blog s'intitule : "Bonnet d'âne", chacun se doit de lire ce qui suit...

mince, où est l'âne ?


Doux et tendre, serein et courtois, organisé et montrant avec ses congénères un sens certain de la convivialité, l'âne est aussi intelligent. L'histoire du bonnet d'âne a toujours été prise à l'envers. En réalité, le bonnet d'âne était mis sur la tête des cancres pour leur faire passer l'intelligence de l'âne !

"J'estime l'âne bien plus intelligent que le cheval, car il a plus de personnalité. Ce n'est pas un animal de cirque, c'est au propriétaire de le comprendre" indique Daniel Laguna, éleveur d'une trentaine d'ânes et qui tente de recréer des variétés qui existaient autrefois. Même constat pour Béatrice Michel et Hanno Wurbel, deux ethnologues suisses ayant baigné plusieurs années dans l'univers asin : "L'âne est moins soumis que le cheval. Sa structure sociale lui permet de s'adapter à tous types de situations", déclarent-ils dans un communiqué.

Les témoignages ne manquent pas. En fait, il apparaît que l'âne semble têtu parce qu'il n'avance plus ou lent parce qu'il est hésitant, son comportement traduit en réalité prudence, attention et circonspection. Eh bien oui! Avant de se lancer en terrain inconnu douteux, l'âne réfléchit, flaire, tâte du sabot, évalue la faisabilité et la sécurité du parcours. Intelligence, prudence et personnalité font de l'âne un insoumis. Il n'obéit jamais, et même "a horreur des despotes", comme le dit Pascal Fontenelle, éleveur et organisateur de randonnées. Il fait ce qu'on lui demande parce qu'il le veut bien, pour le plaisir de partager, parce que vous êtes devenu pour lui un membre de sa "famille", de son troupeau. Mais il intervient toujours dans ce que vous lui demandez, parce qu'il s'intéresse à ce qu'il fait, qu'il est attentif et prudent, pour lui-même et aussi (surtout ?) pour vous.

Il est tellement attentif à vous que n'importe quel âne qui part seul en promenade avec moins de 5-6 personnes s'arrête systématiquement dès que l'une des personnes est éloignée du groupe. Il attend qu'elle se soit suffisamment rapprochée pour redémarrer. Il s'arrête également si un bout de son paquetage tombe. Quand on pense qu'un cheval ne s'arrête pas toujours quand il perd son cavalier !

Une étude scientifique réalisée en 1982 par le professeur Béat Schantz, durant plus d'une année, confirme que les ânes aiment vivre en société, se rencontrer et sont très conviviaux entre eux et avec l'homme. Cette étude montre également qu'ils usent de subterfuges pour atteindre leur objectif. Devant une difficulté, leur réflexion les amène souvent à contourner le problème. Un âne prendra le temps, mais trouvera à la longue le moyen de s'échapper de son enclos ou de son écurie pour aller retrouver la ou les ânesses dont il est violemment amoureux.

Mais on peut faire l'éloge du comportement de l'âne, ce "bon à tout faire" depuis plus de trois mille ans, simplement au vu de sa gentillesse et de sa patience. Ce trait de caractère lui permet d'être utilise, aujourd'hui, auprès des enfants, notamment handicapés. Quelle que soit la nature du handicap, il est toujours possible de trouver une activité adaptée. Même si l'on fait monter des enfants sur le dos des ânes, il n'est pas question de parler d'équitation, ni de sport. En conséquence, les activités avec ânes ne sous-entendent aucune compétition, ce qui est particulièrement apprécié par les enfants handicapés. Il devient un confident après des jeunes autistes et autres enfants "à problème" et leur permet de trouver un peu de bonheur au contact de sa douceur. L'âne bête et méchant ? Moi, connais pas ! "

Trouvé sur : Les Asineries du Net

Écrit par : Maminou | 28 janvier 2007

Primo Levi ; Excusez-moi pour la faute d'orthographe.

Pour en remettre une couche, je considère en particulier que le lynchage du petit Karl, dont personne ne parle plus, dans l'enceinte même de son collège à Meaux (c'est un nouveau cran dans l'escalade de la violence qui a été franchi) comme un événement extrêmement grave et significatif et non comme un regrettable incident ou un épiphénomène sans précédent et sans lendemain.

Écrit par : Robin | 28 janvier 2007

Salut Montaigneàcheval D'Enguell Robin JPB....
Pire que moi Montaigneàcheval! Mais ça fait du bien. De Funès , excellente référence!
Les tarés qui bousillent les cours en 6° existent aussi dans les autres niveaux. Ce qui est très intéressant à constater, c'est l'absence de sensibilité aux reproches, avertissements, admonestations, engueulades et punitions infligés; un terrible déficit émotionnel, une sorte d'ahurissement antalgique, une couenne tellement épaisse autour du coeur qu'ils ne sont bons qu'à reproduire les mêmes conneries d'un cours à l'autre. Et ce dès la 6°. Mais quand on discute avec des collègues du primaire on est vite fixé.
Les IPR, IEN et autres pucerons de l'EN sont totalement dans le déni ou aveuglés ou cyniques tels des clébards bons à piquer. Les moins cons sont impuissants: comme les ministres et ceux qui aspirent au poste. On ne sait pas quoi faire: le drame est là!La métaphore animale est excessive et dangereuse, j'en suis conscient, mais ces gens ,qui ne m'ont pas fait de mal, représentent un des visages de la bureaucratie sclérosante et normative que je ne supporte plus.
On ne sait pas quoi faire, j'insiste sur ce point essentiel. C'est la raison pour laquelle on invente, on innove des pratiques pédagaga, on bricole on tice on réuni on concerte - de la concertation en boîte, du vent, assis pendant une ou deux heures et des petites équipes de réflexion pour fragmenter le tollé général ou les énervements possibles...
Quand on ne sait plus quoi faire on se jette dans les bras de ceux qui n'attendent que ça pour Sauver: les prétentieux diplômés en sciences de l'éduc, des "trouduc", oui! Le grand ménage dans l'EN devrait passer sur toute cette volaille - eh oui, encore la métaphore animale...- si la grippe aviaire... STOP!
Je sais que je ne suis pas seul mais nous ne sommes pas nombreux ou pas assez et la solitude ne me pèse pas tant que ça.

Écrit par : Solitaire | 28 janvier 2007

Il y a beaucoup de personnes avec qui j'apprécie de discuter

A ce que j'ai pu lire ces derniers mois, il y en a aussi bien d'autres avec qui vous vous fâchez mais ce n'est pas grave : un coup de sang, une bouderie et le Sibille nouveau nous revient tout guilleret.

Écrit par : Guillaume | 28 janvier 2007

Merci, fred, pour la référence à mon ami Bernard Maris", ecrit Christophe Sibille:

==>>Asinus asinum fricat

Écrit par : Micheau Eyquem | 28 janvier 2007

vous ne trouvez pas que votre formule, très montaignàchevalesque, parce que moi aussi, j'écris souvent pl)us vite que je ne pense, et de grosses conneries, que votre formule, donc est absolument scandaleuse, frontiste? révisionniste??
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Franchement, non.
Qu'il ait été déporté ou nazi, chrétien ou musulman ou athée ou membre des scouts de 8ans à 9ans trois mois et 2 jours, ça n'a rien à voir ici. A moins qu'on me prouve que c'est parce qu'il a été déporté qu'il à le droit de s'autoriser un comportement abject avec ses contradicteurs


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Vous êtes de mauvaise foi, non ?
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Non, je montre que vos "arguments" sont ridicules, comme celui sur la somme de connaissances. Vous confondez nécessaire et suffisant.
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3) Ces propos diffamatoires n'engagent que vous.

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Où ça de la diffamation ? Evidemment si vous fermez les yeux sur toutes les saloperies qu'il a pû faire et dire, et les raisons purement économiques qui l'y ont poussé...
Vous n'avez pas vu l'émission avec Rivasi ? Et bien renseignez-vous avant de prendre la défense de cet individu et de crier à la diffamation.

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Je pense que vous savez que ces détecteurs n'ont pas grand chose de comparable
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D'accord, d'un côté on a un boulier et de l'autre un CRAY, et alors ?
Pour rester dans l'analogie informatique, Von Neumann ou Turing sont plutôt des scientifiques et Steve Jobs est un technicien, quelles que soient les difficultés théoriques ou pratiques rencontrées par l'un ou l'autre, la quantité de maths comprise auparavant par l'un ou par l'autre.

pour prendre un dernier exemple : Feynman, avant et après Los Alamos était un scientifique, mais pendant le projet Manhattan c'était ses qualités de technicien qui étaient employées par les militaires.

Écrit par : fred | 28 janvier 2007

Asinus asinum fricat
---

Tiens, un mouton latiniste et bien mal renseigné.

Sachez cher monsieur, que je ne partage pas toutes les opinions de Christophe Sibille, notamment concernant les IUFM. Mais malgré cela, nous sommes capables d'avoir des opinions convergentes sur d'autres sujets. Et alors ? Ca ne fait pas de nous deux des ânes, mais bien au contraire des êtres humains doués de réflexion, monsieur le mouton.

Je pense aussi que plusieurs personnes partageant ses vues sur les IUFM, ne partagent pas les siennes sur l'état économique du monde. Direz-vous donc que tous les formateurs IUFM, à l'exclusion de M.Sibille, fricotent avec M.Brighelli ?
Alors votre citation latine serait-elle la révélation de votre niveau zéro de réflexion ?

Je profite d'ailleurs de ce message pour remercier Christophe de m'avoir élégamment corrigé sur l'écriture du nom de M.Maris, sans en faire étalage.

Écrit par : fred | 28 janvier 2007

Christophe, c'est un roc, c'est un pic, non, c'est une péninsule.
Je retrouve ce message dans ma bibliothèque. (Datant du 7/2/20 )

"Encore une fois, le seul représentant de la 'globale', comme vous dites, ayant eu pignon sur rue, a été Foucambert, et il n'a pas eu droit de cité longtemps!
Je n'ai jamais rencontré aucun inspecteur pénalisant des jeunes instituteurs parce qu'ils prônaient, peu ou prou, la méthode syllabique! "
(Ce message s'adressait à Frédéric Prat, et non à "l'histérique "que je suis. Il est vrai que je lui distillais la lettre de Pedro Cordoba à Gérard Gonfroy, et que cela l'énervait passablement.Gérard Gonfroy étant président des IUFM du Limousin.)
Je précise que Christophe s'est limé les dents depuis qu'il est dans le blog de J-P; il était beaucoup moins amène sur Lire-ecrire, et Guillaume et moi avons ramassé quelques horions.

Prétendre comme je l'ai entendu des dizaines de fois que la méthode globale n'a jamais été enseignée depuis Foucambert relève d'une entière mauvaise foi, ou d'une méconnaissance totale de ce qui se passe dans le primaire.

Quant au comportement des "formateurs", je confirme le témoignage de tous ceux qui en ont souffert.

Alain Prinsaud, concepteur de certains géniaux "albums pour l'apprentissage de la lecture" qui ont envoyé dans le mur tant d'enfants, était très redouté lors des examens de validation du concours : certains recalés ne savaient pas pourquoi ils l'étaient.

Encore un mot sur les IUFM: ma fille était très satisfaite de son mémoire, et à ma stupéfaction, elle y a glissé quelques erreurs, pour avoir quelque chose à dire lors de son "autocritique". Je lui avais conseillé de demander à ses mentors s'ils avaient vu le film "Z".

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 28 janvier 2007

"penseur", polycompétent, capable d'appréhender le monde dans sa complexité et d'en proposer une vision????


Autrement dit un spécialiste en tout qui soit évidemment aussi adepte de la transversalité


DES NOMS! DES NOMS!
mais de "penseurs" qui pensent en France car tous ceux qu'on cite ici enseignent aux EU ou ailleurs, au moins un semestre par an, pour ne pas souffrir d'obésité intellectuelle.



nom de nom....I

Écrit par : tatie danièle | 28 janvier 2007

De rien, Fred! En plus, qui dit que les noms propres n'ont pas d'orthographe?
Guillaume, je reste en général courtois avec ceux qui le sont avec moi. C'est aussi simple que ça! Je ne souhaite à personne d'aller sur "lire-écrire" s'il n'a pas, au poil de c... près, les opinions de Mr Sibieude.
Par ailleurs, je n'ai rien compris au message de Micheau Eyquem... S'il peut éclairer ma lanterne?
Ceci-dit, vous qui m'accusiez de me parjurer quand j'avais dit que je ne viendrais plus ici, vous même avez dit que vous ne lisiez plus mes contributions... Et en voilà deux auxquelles vous répondez. Ceci-dit, je suis extrêmement flatté!

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2007

Fred, ne vous emballez pas ! Je citais C.Sibillle répondant à votre post, mais l'adage latin ne vous était pas destiné, il ne visait que la relation amicale de ce duo d'économistes distingués: B.Maris-C.Sibille.

Écrit par : Micheau Eyquem | 28 janvier 2007

Anne-Marie, la première chose sur laquelle je suis tombé à lire et écrire, c'est un post initié par vous, et intitulé: "ces débiles mentaux: les formateurs d'IUFM." Sans commentaire. En d'autres termes, il est tout à fait possible d'émettre des critiques sur certains formateurs sans en insulter la totalité.
Pour ce qui est de Foucambert, je maintiens! Mais vous confondez, encore une fois, global et mixte. Je ne vais pas revenir là-dessus. Et, par ailleurs, mon message n'était nullement insultant, à ce que je sache!

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2007

Fred, vous écrivez:

"pour prendre un dernier exemple : Feynman, avant et après Los Alamos était un scientifique, mais pendant le projet Manhattan c'était ses qualités de technicien qui étaient employées par les militaires."

Absolument pas, avant et après Los Alamos, il a fait de la physique fondamentale, et pendant, de la physique appliquée: il est resté physicien de bout en bout. Charpak, que vous l'appréciez ou non, est un physicien, pas un technicien.

Je connais ses travaux, pas sa personne, quelles saloperies a-t-il faites ? Vous semblez le haïr.

ps: êtes-vous scientifique de formation ou non ? Si oui, je vous enverrais volontiers quelques-uns de ses articles pour que vous puissiez juger de ses travaux (qui ne se limitent pas à la mise au point d'un détecteur) par vous-même.

Écrit par : François | 28 janvier 2007

Micheau Eyquem, je n'ai toujours pas compris votre message! Je ne connais pas grand-chose en économie.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2007

Encore une chose, fred: Micheau Eyquem ne traitait personne d'âne, cette expression s'utilise quand deux personnes se couvrent d'éloges. Personne ne vous a agressé, alors n'insultez pas les autres.

Écrit par : François | 28 janvier 2007

Bonsoir,

Dernièrement J.P. Brighelli avait écrit une note:
"ELOGE DE LA SELECTION"

Je vois que Primo Levi est cité sur ce blog. Permettez-moi de vous proposer une de ces réflexions :

"S’il est juste de s’élever contre une sélection scolaire imposée, fondée sur la fortune,l’état social et contre un système scolaire basé exclusivement sur la sélection, celà me paraît une erreur de réclamer une école qui n’habitue pas à être jugé. Ce serait peut être une institution de charité ou d’assistance, mais seulement à court terme : Je ne crois pas qu’il en sortirait des citoyens véritablement libres et responsables "

Si vous souhaitez mettre un commentaire sur mon blog :

" Y-a-t-il une ORL dans votre bled "

Faites-vous plaisir !

Cordialement

Écrit par : Patrick(instit) | 28 janvier 2007

Excusez-moi, François, mais l'expression: "asinus asinum fricat" n'est pas très valorisante pour les personnes vers lesquelles elle est dirigée... ... Si?

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2007

Ronin, si vous aviez des "comptes à régler" avec vos formateurs, il aurait été plus constructif de discuter avec eux au début de l'année, quand vous vous êtes rendu compte que certaines choses n'allaient pas.

Christophe Sibille.


Alors là Mr Sibille NON !
Je crois que nous ne parlons pas de la même chose. Je crois avoir déjà raconté que j'ai manqué avoir été viré pour avoir ouvert ma grande gueule, sans violence envers les formateurs mais envers les contenus ou plutôt l'absence de contenus, la non-réponse systématique, la remise en cause des stagiaires y compris sur des critères tels que la tenue ou la coupe de cheveux. En discutez ? mais qui signe les bulletins de visite? et si je met dans la case observation ce qui se passe vous croyez que je ne vais pas me faire descendre ?
Je suis désolé mais vous êtes soit naïf soit de mauvaise foi envers vos collègues. TOUTE ma promotion a fini par comprendre qu'il fallait fermer sa gueule et attendre la validation c'est d'ailleurs ce que nous conseillaient les jeunes qui étaient sur le terrain. Je suis d'accord avec vous le procédé du pot de fin d'année n'était pas très joli mais c'était le seul moyen pour l'ouvrir sans se faire virer.

Enfin, concernant certains formateurs posant problème, secret de polichinelle puisque la secrétaire pédagogique, grâce lui soit rendue, savait très bien panacher les gens qui venaient en visite pour éviter que nous ayons deux fois de suite le même genre de dingue.

L'inspectrice qui m'a vu en suivi m'a dit elle même que j'avais été victime d'une injustice, j'ai rêvé peut-être ?

Pourquoi ne pas témoigner mais parceque ce que l'on fait subir aux stagiaires c'est le procès d'intention, les procès de Moscou de 1936 et je pèse mes mots.

Allez vous étonner que tout le monde file dans le privé. Et moi je comprend que les parents et les contibuables aient envie de tout privatiser. Je ne dis pas que c'est la solution mais quand on voit cela on a envie de tout détruire.

Je crois que certains de ces talibans de la pédagogie ne méritent qu'un bon coup de boule. Eh oui, dans certaines classes des instits élus syndicaux se permettent de foutre les inspecteurs à la porte, mais à eux on ne leur dit rien.

Alors voilà moi je suis un jeune PE, je ferai la pute lors des inspections car j'ai grand plaisir à jouer les Tartuffe avec ces gens-là, mais je les emmerde. Pour info c'est mon professeur de maths à l'iufm qui m'a parlé de Rachel Boutonnet.
Pour info, dans ma promo tout le monde a fini par vomir l'iufm, les gens de droite, de gauche, les hommes, les femmes, les célibataires, les parents...et personne n'avait envie de mettre ses enfants dans l'école d'application d'à côté. C'est dire.

NOUS SOMMES DANS LA DICTATURE DE LA PENSEE UNIQUE ET Y A PAS EU BESOIN DU LIBERALISME POUR CELA.

Écrit par : Ronin | 28 janvier 2007

Retour sur IUFM

Il y a plein de gens bien dans les iufm: lieu de notabilité, de pouvoir, de retrait à l'écart des élèves de collège et lycée, de reconnaissance d'un IPR, de confort hebdomadaire etc...
J'ai connu une prof de lettres classique devenue en quelques mois prof de didactique en iufmisterie après la réussite à l'agreg : elle s'est dit - dans sa tête- que la timbale serait d'avoir non seulement moins d'heures de français mais d'avoir moins d'heures face à la masse de bouriques du collège qu'elle devait, malgré elle , ensemencer. Madame ne veut que des classes de latin: le français, quelle plaie! elle est généreuse mais le vulgaire l'ennuie. Donc IUFM: plancha de salut!
Sans illusions elle a pris la forme du moule et hop! discours- baratin très savant et structuré, éblouissant pour les béotiens. Bravo...
Plein de gens bien, je vous dit.

Écrit par : solitaire | 28 janvier 2007

Christophe, vous dites:

""Excusez-moi, François, mais l'expression: "asinus asinum fricat" n'est pas très valorisante pour les personnes vers lesquelles elle est dirigée... ... Si?""

Je pense que Micheau Eyquem voulait juste faire un brin d'humour, cela ne vous dépréciait en rien. Ce n'était ni valorisant, ni dévalorisant.
Par ailleurs, j'en profite pour vous dire que j'apprécie la pondération dont vous faites preuve en toutes circonstances, chapeau !

Écrit par : François | 28 janvier 2007

Si vous souhaitez mettre un commentaire sur mon blog :

" Y-a-t-il une ORL dans votre bled "

Faites-vous plaisir !

Cordialement

Ecrit par : Patrick(instit) | 28 janvier 2007

C'est fait !

Écrit par : Robin | 28 janvier 2007

Excusez-moi, François, mais il y a quelquefois de quoi devenir un peu parano, sur ce blog!

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2007

Montaigne

Etes-vous apparenté à Victor Goldschmidt, grand spécialiste de Platon ?

Écrit par : Robin | 28 janvier 2007

Il est temps en effet, pour vous, Christophe de devenir parano. Car je vais finir par croire que vous ressemblez vraiment à tous ces planqués de l'IUFM, petites personnes minables, sans grand mérite, dispensant leurs conseils stupides à des stagiaires qui les surpassent infiniment.

Écrit par : Laurent | 29 janvier 2007

Merci François d'être venu à ma rescousse, et je viens faire amende honorable. Nouveau-venu, j'ai grandement sous-estimé l'in-culture générale des formateurs IUFM. Je suis d'une époque bénie où ces institutions criminogènes n'existaient pas encore et où l'on pouvait citer les pages roses du Larousse sans craindre d'être mal compris d'un enseignant ou assimilé.

Je n'avais eu jusqu'ici qu'une connaissance de seconde main de leurs insuffisances et si je constatais leurs ravages, je n'avais jamais lu leur prose en direct. Ces lacunes sont devenues tangibles en ce Dimanche où j'ai pris le temps de parcourir les commentaires sur les notes de JPB antérieures à celle-ci sur le harcèlement.

J'ai ainsi beaucoup appris de certains enseignants blogeurs/blageurs, que je salue et remercie. Ils se reconnaîtront si leur modestie le leur permet. J'ai surtout compris qu'il faut se mettre au niveau de ces victimes du système qui ne se reconnaissent pas comme telles. Comment le pourraient-ils, ces pauvres poissons dans le bocal? Ils méritent toute notre compassion et non pas d'être fustigés, car s'ils sont aussi prompts à la riposte c'est qu'ils sont sur la défensive. Contresens et amalgames puisent leur fulgurance dans un mélange détonnant de complexe d'infériorité et de disonnance cognitive.

Je suis néanmoins resté parfois cloué sur mon siège, saisi d'effroi... et je sors bien pessimiste de cette longue soirée de lecture tant il est évident que le piège de l'Émile a remarquablement fonctionné. L'enseignement de l'ignorance, celle-là même qui fut idéalisée par Jean-Jacques, est devenu une réalité.

Lichtenberg ( 1742-1799) l'annonçait quand il écrivait: "Aujourd'hui on célèbre partout le savoir. Qui sait si un jour on ne crera pas des universitees pour rétablir l'ancienne ignorance?"

Eh bien c'est fait. Avec les i-U-fm, nous y sommes et leur déménagement vers l'Université ne fera qu'accentuer le désastre, car cela ressemble fichtrement à un avancement, si l'on ne dératise pas complètement l'institution. Elle risque même d'inoculer la peste à l'ensemble de l'Université française que son centralisme rend alors tellement vulnérable.

Y'a vraiment de quoi frémir d'horreur! La désertification de la planète va aller de pair avec la mise en friche des cerveaux, car si la France semble la plus mal lotie, le tableau n'est pas beaucoup plus rassurant ailleurs.

Écrit par : Micheau Eyquem | 29 janvier 2007

Bonjour à tous et à chacun ( ça fait très Clara Candiani...),
Sans rapport avec les IUFM, ou plutôt si, un vrai (défendons la culture contre le parti libéral-libertaire ! ) pouvez-vous relayer cette info concernant le statut des intermittents du spectacle ? Et éventuellement signer la pétition ?

http://www.synptac-cgt.com/~fnsac/petitions/2007-janvier/
Objet : Dernieres nouvelles Assedic Spectacle
Il n'y a toujours pas de date annoncée pour la réunion des partenaires sociaux exigée pour mettre le protocole du 18 avril dans la forme juridique qui lui permettrait d'être soumis à l'agrément du gouvernement.
Une application au mois de février semble désormais inenvisageable.
Mais en seulement quelques jours, le MEDEF et la CFDT, co-gérants de l'UNEDIC, pourraient convoquer cette réunion, et deux semaines après, le Comité supérieur de l'emploi se réunirait pour peser les objections qui auraient été déposées afin de donner son avis au ministre du Travail.
La Fédération du Spectacle CGT lance une pétition contre l'agrément éventuel de ce texte, qui excluera à terme des dizaines de milliers de professionnels de toute indemnisation de leur chômage. Elle est disponible à cette adresse:
http://www.synptac-cgt.com/~fnsac/petitions/2007-janvier/
Il faut la signer et la faire signer massivement ; ça peut jouer en cette saison pré-électorale!
La Fédération a aussi envoyé une demande de rendez vous à Jean Louis Borloo, que vous pourrez lire ici:
http://www.fnsac-cgt.com/actualite/2007/JL%20BORLOO.pdf

Écrit par : FGuichard | 29 janvier 2007

Elle risque même d'inoculer la peste à l'ensemble de l'Université française que son centralisme rend alors tellement vulnérable.

Philippe Meirieu n'a jamais réussi à décrocher l'agrégation, ni le CAPES, alors il est devenu "pédagogue" pour apprendre à ceux qui avaient réussi ces concours comment ils devaient enseigner. Frédéric Nietzsche a expliqué dans La Généalogie de la morale les ruses de la volonté de puissance et il a introduit en philosophie et en psychologie le concept de "ressentiment" : désir de vengeance mêlé de haine impuissante.

Tous les témoignages sur ce blog d'élèves des IUFM montrent qu'il a fait des émules.

Il m'a fallu du temps pour comprendre, parce que ces gens-là s'avancent masqués, mais quand on a compris, c'est comme avec certains prédateurs dans la nature, il est souvent trop tard.

Vous avez raison de dire que leur prochain "but" est l'université. Quel triomphe s'ils pervenaient à s'y établir !

Écrit par : Robin Guilloux | 29 janvier 2007

Nicolas Sarkozy veut supprimer, a-t-il dit, les "organismes inutiles".
Je mets immédiatement un message sur son mail pour lui suggérer de supprimer les IUFM, avec copie au député UMP de ma circonscription.
Je suggère à tous, ici, de faire pareil.

Écrit par : Jean | 29 janvier 2007

Malheureusement, Robin, la "haine" des cuistres et des demi-savants bouffis d'autosatisfation des IUFM à l'égard des vrais professeurs n'est pas "impuissante"!
Au fait, l'adage antique "Asinus asinum fricat" ( "L'âne frotte l'âne") s'applique merveilleusement bien au milieu "pédagogiste". Allez donc sur le site de Meirieu - véritable encyclopédie de la bêtise, du vide et du fanatisme réunis - et voyez-y Meirieu encensant Bégaudeau et réciproquement!

Écrit par : Jean | 29 janvier 2007

Lichtenberg ( 1742-1799) l'annonçait quand il écrivait : "Aujourd'hui on célèbre partout le savoir. Qui sait si un jour on ne créera pas des universités pour rétablir l'ancienne ignorance?"

C'est fait dans les IUFM. Pourtant, avec tout l'argent qu'ils reçoivent, ils ne devraient pas avoir besoin d'éteindre sans arrêt les Lumières.

Écrit par : Robin Guilloux | 29 janvier 2007

Je vous envie (peut-être) d'être autant pétri de certitudes et de croyances, Laurent! Mais comment pouvez-vous vous permettre de présumer de ce qui se passe dans "mes" cours?

Écrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2007

Encore 41 signatures, à 11h20 ce jour, et le cap des 7000 appels à la refondation de l'école sera franchi...
Où sont les 62.993.000 autres voix ?
http://www.refondation-ecole.net/signataires.php

Écrit par : D'Enguell | 29 janvier 2007

Bien, bien, Robin Guilloux, pour ce jeu de mots!

Quant à la déception de D'Enguell, que dire, sinon que je la partage?
Manifestement, la plupart de nos collègues se sont montrés très tièdes, alors que les "pédagogistes" sont en train de leur casser leur jouet sous leurs yeux.

Marc Le Bris m'a dit il y a quelques jours, qu'en lançant l'Appel pour la refondation de l'école (www.refondation-ecole.net), Laurent Lafforgue et lui s'imaginaient qu'ils auraient le soutien au moins d'une partie de la gauche ( à commencer par FO...). On a vu!
Est-ce tellement une surprise?

Écrit par : Jean | 29 janvier 2007

Nouveau-venu, j'ai grandement sous-estimé l'in-culture générale des formateurs IUFM. Je suis d'une époque bénie où ces institutions criminogènes n'existaient pas encore et où l'on pouvait citer les pages roses du Larousse sans craindre d'être mal compris d'un enseignant ou assimilé.
---

1) Je ne suis pas formateur IUFM
2) Vous feriez bien de revoir votre in-culture latine. Vous avez fort mal à propos, quoi qu'en dise François utilisé l'expression "Asinus...". Vu que ni Maris, ni moi-même n'avons couvert de louanges Christophe, pas plus que lui n'a couvert d'éloges Maris ou moi même.

Bref vous avez perdu l'occasion de vous taire, à moins bien sûr que vous vouliez montrer que la mise en friche des cerveaux n'avait commencé par le votre. Auquel cas, mille excuses, vous avez fort bien réussi.

Écrit par : fred | 29 janvier 2007

Jean, je vais pouvoir répondre à deux questions; une que vous m'avez posée, (sur Marc Le Bris), et une que vous vous posez. Je tenterai de répondre aux deux simultanément.
Concernant l'appel pour la refondation, vous vous posez la question de son échec relatif avec pour présupposé que les "non-signataires" ont obligatoirement tort, et qu'aucun tort n'est donc de votre côté; vous êtes vous posé celle de savoir ce que beaucoup de gens, (enseignants et non enseignants) pensaient de ceux qui le portent en oriflamme? Boutonnet, Le Bris (et Jean-Paul, dans une moindre mesure) sont perçus comme des personnages antipathiques, pleins de morgue, et sûrs de détenir la vérité. Ils sont parfaitement insupportables aux yeux, (et aux oreilles) de beaucoup de personnes auprès desquelles (une partie, au moins, du fond de) votre appel pourrait être recevable. Peut-être qu'un peu de modestie, (qui n'empêche en aucune manière toute conviction) rendrait vraiment service à votre cause?
Je ne connais pas personnellement Marc Le Bris, (il est peut-être charmant dans le privé), mais je le trouve foncièrement antipathique dès qu'il est sur un plateau de télé, ou à la radio.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2007

J'ai fait apparaître sans le faire vraiment exprès mon nom de famille ; je ne suis pas particulièrement parano., mais j'ai appris à me méfier. Mais c'est vrai que je n'ai plus grand chose à perdre...Encore un an de plus aujourd'hui..."Vieil homme recru d'épreuves, etc.)

Christophe, je ne doute pas de votre honnêteté et je vous ai toujours respecté sur ce blog.

J'ai connu des gens à la voix suave et à l'air sympathique qui se sont révélés par la suite être de parfaits pervers et inversement, des gens qui dissimulaient de grandes qualités humaines sous une apparence peu avenante.

La question n'est pas de savoir si Marc Le Bris, Rachel Boutonnet, Jean-Paul Brighelli ou Laurent Lafforgue sont ou ne sont pas "sympathiques", la question est de savoir s'ils ont raison ou non.

Philippe Meirieu a une apparence "sympathique", je ne le nie pas, mais je suis intimement persuadé qu'il y a davantage d'erreurs que de vérités dans son "corpus"...Hannah Arendt, dans La crise de la culture, parle d'un inextricable mélange de vérites et d'erreurs chez les pédagogues.

Ce ne sont ni les erreurs ni les vérités qui sont dangereuses, c'est le mélange.

...Et ce mélange a des conséquences extrêmement peu "sympathiques".

Écrit par : Robin | 29 janvier 2007

Marc Le Bris m'a dit il y a quelques jours, qu'en lançant l'Appel pour la refondation de l'école (www.refondation-ecole.net), Laurent Lafforgue et lui s'imaginaient qu'ils auraient le soutien au moins d'une partie de la gauche ( à commencer par FO...). On a vu!
Est-ce tellement une surprise?

Ecrit par : Jean | 29 janvier 2007

Est-ce qu'ils ont pensé à en parler à José Bové? Il a peut-être la nostalgie du Certif...
Bon faut que je poste ma deuxième feuille de signatures manuscrites, même si il en manque deux pour remplir la feuille. J'aurais fait ce que je pouvais.

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2007

"La question n'est pas de savoir si Marc Le Bris, Rachel Boutonnet, Jean-Paul Brighelli ou Laurent Lafforgue sont ou ne sont pas "sympathiques", la question est de savoir s'ils ont raison ou non", écrit Robin.
NON, hélas, mille fois non. La question de fond est de savoir s'ils "passent bien" ou pas dans les médias ; et Marc Le Bris ne "passe" pas, il fait "riquiqui", étriqué, petit, avec peu de charisme. Peu importe qu'il ait raison, -- et Dieu (?) sait s'il a raison -- s'il n'est pas perçu comme quelqu'un qu'on a envie d'écouter... C'est terrible mais c'est ainsi, et notre objectif c'est d'être efficace. Il est plus qu'important d'être sympathique et d'avoir du charme, dans le monde où nous vivons, -- qu'on le déplore ou pas, c'est une autre question. Si Le Pen avait la tête de Brad Pitt, il serait élu depuis belle lurette. C'est absolument immoral mais c'est comme ça.
Dans un sens plus positif, je vous rappelle que jadis l'adorable Jankelevitch a vendu des dizaines de milliers d'exemplaires de "Le je ne sais quoi et le presque rien" suite à une prestation délicieuse chez Pivot, à laquelle peu de gens comprirent grand-chose ; mais le vieux philosophe avait mis ce soir-là la France entière dans sa poche, à force de charme, de sourire, et de grande mèche blanche sur un regard bleu enfantin. Ceux qui ont fait l'emplette du livre ne l'ont sans doute guère lu, mais en l'achetant ils ont dit "merci" à son auteur, pour le moment de grâce qu'il leur avait donné tout ce soir-là à Apostrophes.
D'où l'intérêt, pour un professeur, de s'habiller correctement voire coquettement, de présenter bien, (comme disait ma grand-mère, et elle avait raison), de sourire quand il le faut, de travailler sa voix (rien de pire que quelqu'un qui ânonne ou qui crie), d'être une présence, de se tenir dans sa clase avec son corps, de s'imposer physiquement s'il le faut, etc. C'est un métier de comédien AUSSI, qu'on le veuille ou non.

Écrit par : Fguichard | 29 janvier 2007

Je vous demandais, Christophe, si, étant donné votre engagement en faveur de la liberté pédagogique, vous seriez prêt à soutenir Marc Le Bris, dont la progression de carrière a été bloquée par représailles, d'après ce qu'il nous dit, par son inspecteur primaire local à partir du moment où il a renoncé aux méthodes imposées par l'IUFM.

Écrit par : Jean | 29 janvier 2007

Et c'est ainsi que les portes de la politique s'ouvrent tout naturellement devant la grâce et le sourire des reines de beauté.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 29 janvier 2007

Dobolino, il vous faudrait revoir la distinction entre le conditionnel et le futur car vous vouliez sans doute écrire:
"J'aurai fait ce que je pouvais".
Mais en fait, comme plus personne ne la fait à l'oral, cette distinction, et puisque visiblement on ne l'enseigne plus, pourquoi donc la faire par écrit?
Peut-être par amour indécrottable de notre langue, sinon par respect pour le lecteur.

Écrit par : tatie Danièle | 29 janvier 2007

Jean, pardonnez-moi, mais vous "faites l'âne pour avoir du son". Je n'ai pas dit qu'il fallait absolument se rendre sympathique à tout prix! Encore une fois, vous déformez mes propos, (j'ai l'habitude, en ces lieux, hélas). Je pense simplement qu'on a quelquefois l'impression que Le Bris essaie d'être le plus antipathique possible, (en ce sens, je ne partage pas tout à fait l'analyse de FGuichard à son sujet), et qu'il se dit que ça servira la cause qu'il défend! Encore une fois, il est question ici de mesure. Et j'aimerais savoir si le même Marc Le Bris a accueilli son inspecteur, en faisant valoir ses convictions de manière extrêmement ferme, ce qui serait extrêmement louable, mais sans l'agresser a priori en lui laissant entendre que: "de toutes façons, c'est moi qui ai raison, et tu n'es qu'une pauvre tache", ce que personne ne peut accepter, rapport hiérarchique ou non. On a vraiment ici l'impression que c'est l'état d'esprit de quelques-uns des intervenants d'ici; (et, entre parenthèses, de presque tous ceux de: "lire-écrire".) Ceci étant dit loin de toute parano.

Écrit par : christophe sibille | 29 janvier 2007

FGuichard, Le Pen a bien adouci son image... On va voir combien de gogos vont marcher à son nouveau look.

Écrit par : christophe sibille | 29 janvier 2007

à ma future consoeur, Hélène Charpentier, j'adresse ce message:
Il serait trop facile de conseiller telle ou telle stratégie de résistance passive, quoique la formule "Lorenzaccio" me plaise bien. Je suis consternée de voir que ceux qui devraient vous encourager règlent à travers vous je ne sais quels comptes.
Hélène, vos élèves auront bien de la chance d'acquérir, avec vous, si les petits poissons ne vous mangent pas, de quoi progresser dans ces modestes micro-savoirs, l'apprentissage de la langue et l'admiration dans la fréquentation d'auteurs. Ils auront besoin de vous, c'est pour eux que vous travaillez, et "Honni soit qui mal y pensent."

Pour le reste, courage !

Écrit par : magali | 29 janvier 2007

Je connais un peu Marc Le Bris, qui passe d'ailleurs régulièrement sur le blog…
En fait, je crois que c'est un garçon timide, qui, comme beaucoup de vrais timides lorsqu'ils sont sollicités, s'est fabriqué une personnalité quelque peu abrupte, pour camoufler son (relatif) embarras. Nulle trace de morgue chez lui — il en est même très loin — et dans des rapports décontractés, il peut se montrer drôle et communicatif.
Regardez Juppé, dont on ne peut nier, qu'on l'aime ou non, qu'il est fort intelligent — et convaincu. Mais il est d'une timidité maladive, qui le fait se braquer dès qu'il y a une caméra ou un micro — alors qu'il est infiniment affable et courtois — sans parler du fait qu'il est d'une culture rare) — en petit comité.
Et les gens qui, ici, me connaissent, savent que je ne suis pas exactement l'image que je donne — pas plus en privé qu'en cours (hein, Pendariès !). Je ne vais tout de même pas refaire ici un cours complet de Société du spectacle, non ? Bref, la moindre des choses serait de se méfier de l'apparence. Comme disait l'autre (puisque nous sommes en veine de citations classiques, ces derniers temps) : "Mundus universus exercet histrionam" — je crois que c'est de Pétrone… Et Montaigne : "La plupart de nos vacations sont farcesques…"
15h42 : l'heure d'égrener des lieux communs !
JPB

Écrit par : brighelli | 29 janvier 2007

Vous devez confondre avec quelqu'un d'autre, Christophe!
Je me suis contenté de vous demander, moi, si vous défendriez Marc Le Bris, à qui son inspecteur local cherche des noises parce qu'il a renoncé aux méthodes estampillées "IUFM", donc dans ce cas très précis et très concret où la liberté pédagogique est réellement interdite. Pourriez-vous me répondre d'une façon claire?

Écrit par : Jean | 29 janvier 2007

« « Boutonnet, Le Bris (et Jean-Paul, dans une moindre mesure) sont perçus comme des personnages antipathiques, pleins de morgue, et sûrs de détenir la vérité » écrit Christophe Sibille
Ah oui ? Par qui ? Par ceux que leur détermination et leur courage dérange, comme CS. S’ils leur «sont [si] parfaitement insupportables» c’est qu’il leur met le nez dans leur caca. Il n’y a que la vérité qui blesse et, en tous cas, ils ne recherchent pas la sympathie de leurs centaines de milliers de lecteurs qui se retrouvent dans leur courageux combat, car ils ne sont pas dans un reality show.

Le Bris est quelqu'un de modeste ( comme la petite Rachel) et qui n'est pas à l'aise devant les feux de la rampe, il n'a pas le bagout du bonimenteur, ni surtout l'assurance de Jean Paul Brighelli que j'ai vu chez Françoise Laborde au lendemain de l'affaire Redecker faire une prestation dont Le Bris serait incapable, même s'il pense exactement la même chose. Il est plus à l'aise avec ses élèves et c'est bien cela qui importe. Son discours est naturellement odieux, bien qu'il soit criant de vérité, à ceux dont il stigmatise les errances et qui se sont caparaçonnés dans leurs certitudes.



Et alors le pompon c’est : “””Laurent! Mais comment pouvez-vous vous permettre de présumer de ce qui se passe dans "mes" cours?"

Décidément le lobotomiseur Iufumiste nous prend tous pour des demeurés, ou alors il est schyzophrène. Pas besoin d’être madame Soleil pour imaginer ce qui se passe dans les cours de quiconque est tellement inféodé au système qu’il est incapable d’accepter que Le Bris, Boutonnet, Jean-Paul et tant d’autres ne disent rien d’autre la VERITE d’une situation aussi réelle que catastrophique, ce que corrobore ici la totalité des blogeurs, CS étant l'exception qui confirme la règle.

Mais il y a bien eu des intellectuels français pour continuer à nier l'existence du goulag et du laogaï, un demi-siècle après que la preuve de leur existence fut connue...de tous ceux qui avaient un minimum d'honnêteté pour remettre en cause leurs certitudes. Pour les autres, c'était simplement la confirmation de la dimension criminelle de toute dictature.

Écrit par : tatie Danièle | 29 janvier 2007

Dobolino, il vous faudrait revoir la distinction entre le conditionnel et le futur car vous vouliez sans doute écrire:
"J'aurai fait ce que je pouvais".
Mais en fait, comme plus personne ne la fait à l'oral, cette distinction, et puisque visiblement on ne l'enseigne plus, pourquoi donc la faire par écrit?
Peut-être par amour indécrottable de notre langue, sinon par respect pour le lecteur.

Ecrit par : tatie Danièle | 29 janvier 2007

Je me demande si l'idée qui vous est venue de faire ce commentaire est vraiment une bonne idée!

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2007

Ceci dit, je présente à tous mes plus humbles excuses pour cette impardonnable faute. Il paraît effectivement ridicule qu'une ignorante de mon espèce, qui a pourtant eu droit à une école de qualité, puisse avoir et l'impudence de faire signer l'Appel et celle de venir troubler votre onde si pure.

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2007

Pan sur le bec, j'aurais ( conditionnel) dû écrire "qu'ils leur mettent" , et qu'est-ce qu'on va me mettre...
Voila, CQFD, je ne me suis pas relue cette fois-ci, et surtout je n'ai pas cliqué sur Aperçu avant d'Envoyer. Il faut savoir se hâter lentement.

Écrit par : tatie Danièle | 29 janvier 2007

On écrit: "Schizophrène", tatie Danièle, méfiez-vous! Mais il est vrai que cela ne fait pas de différence de prononciation! Dobolino a raison, vous avez eu légèrement tort de lui faire cette remarque concernant son orthographe.
Jean, je vous ai déjà répondu sur ce plan. L'immense majorité des signataires est composée de défenseurs de la méthode syllabique intégriste, à l'exclusion de toutes les autres, donc des ennemis de la liberté pédagogique; (l'association: "sos éducation", qui l'a, également, signée dans son immense majorité, appelle même à la délation des instituteurs ou PE qui s'en écartent d'un millimètre). Vous voudriez que je signe ça? Je ne suis pas "schyzophrène", comme dirait l'inénarrable Tatie Danièle.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2007

Vous qui semblez avoir l'esprit scientifique, Tatie Danièle, reconnaissez que la totalité des blogueurs d'ici représente une faible partie de la population de notre pays!

Écrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2007

Dans un sens plus positif, je vous rappelle que jadis l'adorable Jankelevitch a vendu des dizaines de milliers d'exemplaires de "Le je ne sais quoi et le presque rien" suite à une prestation délicieuse chez Pivot, à laquelle peu de gens comprirent grand-chose ; mais le vieux philosophe avait mis ce soir-là la France entière dans sa poche, à force de charme, de sourire, et de grande mèche blanche sur un regard bleu enfantin.

"Infandum regina renovare dolorem..." (Virgile)

Ah ! FGuichard "adorable " est le mot pour caractériser Vladimir Jankélévitch. Un musicien hors pair et un penseur "musical"... Sa mèche légendaire et son "charme slave" qui passait si bien la rampe aussi bien à l'amphi Richelieu que chez Pivot.

Je le revois encore disant d'un air malicieux à Elisabeth de Fontenay : "Vous qui êtes dix fois plus intelligente que moi." Lui, il n'était pas intelligent, il était génial.

Et quelle modestie, quelle fraîcheur d'âme...L'humilité des grands.

Je suis sûr qu'il serait à nos côtés actuellement, et même "en avant", comme il l'avait été dans le combat pour la défense de l'enseignement de la philosophie dans les années 80.

Écrit par : Robin | 29 janvier 2007

Vous qui semblez avoir l'esprit scientifique, Tatie Danièle, reconnaissez que la totalité des blogueurs d'ici représente une faible partie de la population de notre pays!

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2007

Les marins de l'ile d'Ouessant en juin 40 aussi, Christophe. Les grandes choses, dans l'Histoire, pour le meilleur et pour le pire, ont toujours été faites par des gens qui étaient minoritaires au départ..

Écrit par : Robin | 29 janvier 2007

J'aime beaucoup Wladimir Jankélévitch... Son livre consacré à la musique de Ravel est d'ailleurs exceptionnel... Mais il n'a jamais réussi à aimer la musique allemande.
Dont acte, Jean-Paul, (au sujet de Marc Le Bris). Et il existe, à l'inverse, beaucoup de personnalités, (notamment du show-bizz) qui paraissent sympathiques à la télévision et qui sont pourtant parfaitement odieuses.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2007

Une remarque à propos des projets de N. Sarkozy: il veut supprimer les "organismes inutiles" rapporte-t-on. Bien! Mais est-ce crédible? En finir avec les IUFM et le corps des Inspecteurs, quelle rupture! Rêvons...
maintenant, je vous propose un résumé de ma journée en ZEP: rien n'est inventé.
8 h: 3° endormie, nous sommes en salle de réveil BIP BIP BIP les coeurs battent , ça va . Leçon sur procès de Nuremberg, notions sur crime contre l'huma. , génocide,... Imprescriptibilité (OUARGLLLL!!!! ce mot...), prolongement avec la CPI. En somme Histoire + Educ civique. Classe sage molle, il n'y a que moi que cela intéresse vachement. Je suis plein d'énergie, je donne: retour= des regards émergent de la brume. Sonnerie. On se remet le bonnet sur la tête ou la capuche ou les deux.
( Soit dit en passant, normalement je devrais être bien plus en avance sur le programme . Qui pense cela ? Les Grands initiés de la pédagogie, la secte des super anciens profs qui ont vite fait le tour de la question pour apporter leurs réponses éblouissantes aux pauvres zinzins "face" aux élèves. )

9h: 4°, réveillés, certains un peu agités mais je les aime pour leur dynamisme parfois échevelé.Je contrôle. L'Europe :espace d'attraction pour les émigrés. Transparent, manuel ,exercices sur cahier - exercice formatif, pas de note, juste pour le plaisir des yeux- et discussion, comprendre un phénomène si important, ça ouvre les yeux. Va bene! Sonnerie.

6°: dégivrage loin d'être effectué pour un bon nombre. carnets à vérifier. Obtenir le silence. J'ai la méthode. De plus en plus résistants à l'autorité, ils sont comme imbibés d'antibiotiques: efficacité amoindrie. Effrayant. Lenteur de certains à pleurer. Lire ce qu'ils recopient. SOS! Hétérogénéité : pire? tu crèves de rage. Il faut être patient mais MERDE il y a des limites!!!!! Calme calme, sourire, ironie et compliments pour ceux qui font des efforts. Mais qui se cache pour papotter? Qu'est-ce qu'il y a dans la trousse qui occupe l'attention: un tamagochi! Prise en flagrant délit! et l'autre qui la ramène et l'enchaînement... et le cours dont on perd le fil. Au bout d'1/2 heures ça se défait et il faut garder la main...de fer, d'acier ( stalinien) dans le gant de velour (rapé, élimé, mais encore doux parfois). Progression lente. Soupir. Sonnerie!

4°: collègues qui en ont marre de ceux là. Eux, elles, les chiants qui ne fichent rien. Je les tiens mais c'est une dépense d'énergie, de vigilance vite fatigante. Il y a des jours avec et sans. Les collègues qui n'en peuvent plus et moi, des fois, qui n'ai rien à redire, un petit coin de satisfaction en passant. C'est fragile. Toujours les mêmes remarques et menaces: retourne-toi, stop le baratin, ouvre ton livre à la bonne page, arrête de ricaner, oui, je sais que c'est pas de ta faute......Même cours que la première 4°. Afrique: deux qui la ramènent: le Sénégal! la Côte d'Ivoire! C'est nul ton pays!
STOP! Trop c'est trop! Je demande les carnets: apportés correctement, autrement ils volent sur l'envoyeur indocile qui me le balance sur le bureau.
Les autres qui se marrent. Eh bien puisque c'est comme cela, je vais leur donner une leçon à ces morveux. Ils n'en ont rien à cirer de la note de vie scolaire. Connerie qui remonte d'un demi à un point la moyenne générale, qui rarement la fait descendre. Ils sont prévenus : pas de cadeaux! Je suis donc un méchant! Oui, parce que je suis juste. Comprennent pas que l'on puisse paraître méchant parce que l'on est juste. Pas grave.
Alors je leur ai expliqué qu'ils étaient indignes de tout ce qu'on leur donne: établissement, matériel, cartes neuves, manuels neufs, professeurs payés pour leur donner des connaissances et des méthodes, perles perdues parce que données à des Croncrons! rappel à l'ambition ,à la fierté de réussir , de ne pas rester fidèles à l'image merdique d'élèves de zep, avoir envie d'en sortir, que nous sommes là pour eux et tout et tout: la douche froide, le museau dans leur caca. Il faut être vertébré avec ces gosses: dur et juste. BING!
Pas contents du tout! M'en fou: ils ont reçu ce qu'ils méritaient: je suis très gentil avec des polis , très pénibles avec les crétins: eux changeront pas moi! etc....
Il faut avoir la foi du char... de l'enseignant pour dire et faire cela, prendre encore des carnets pour des attitudes stupides. Et le cours? FOUTU! Tant pis. Un inspecteur dans ce cirque: certains mêmes pas cap de tenir le choc. D'anciens bordélisés, ce n'est pas un mythe. Mais ne généralisons pas.
Bons pour trois jours d'arrêts aux frais solidaires de la MGEN. Ben oui, être professeur, aujourd'hui, ça esquinte .VOUI, forcément, un peu...Et Fillon qui s'interroge sur la pénibilité: quel CON!

Vous en avez assez? Je ne vous raconte pas la suite de 13h à 15h. C'est de la même eau puante. Mon état? Incroyable: je suis immunisé, conscient du malheur rencontré, mais je suis un battant, je veux qu'ils s'en sortent ces petits cons!
Alors les IUFM et la clique des baveux pédagogiques, vous savez...

Écrit par : Solitaire | 29 janvier 2007

Robin, permettez-moi de prétendre que la comparaison avec les marins d'Ouessant me semble relativement hâtive... et hasardeuse.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2007

Sibille et Robin,
Si l'on métaphorise avec les résistants, on va tomber bien bas en dénonçant des "collabos". Où sont les vilaines filles pour qu'on les tonde?. Pitié! pas ça! 2007: année de l'épuration pendant que l'on y est. C'est vrai que si l'on se laisse aller, et ça m'arrive, on baratine vite dans ce registre.

Écrit par : Solitaire | 29 janvier 2007

Oui, d'accord Christophe, j'ai dit "toutes proportions gardées".

Mais en fait, je pense que nous ne sommes pas si minoritaires que cela. Branchez votre crémier(ère )e ou votre boulanger (ère) sur l'école et vous verrez ce qu'ils (elles) pensent à peu de choses près la même chose que nous. C'est une question de bon sens.

Si vous vous méfiez de l'héroïsme ("Soyons fermes, purs et fidèles ; au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n'ont pas cédé." ), il y a une autre citation du général de Gaulle qui pourrait convenir à la situation présente : " Tout peut un jour arriver, même qu'un acte conforme à l'honneur et à l'honnêteté apparaisse, en fin de compte comme un bon placement politique."

Oui Jankélévitch n'aimait pas la musique allemande. Il pensait comme Woody Alen que la musique de Wagner donnait envie d'envahir la Pologne...Et il n'avait pas tort. Mais c'est dommage pour Brahms et pour Shumann.

Blague à part, je n'ai pas besoin de vous rappeler, je pense, ses origines juives et ses états de service dans la Résitance.

Il nous expliquait de fort belles choses sur la musique française et le snobisme " anti Massenet ". C'est lui qui m'a fait apprécier la Médiation de Thaïs.

Écrit par : Robin | 29 janvier 2007

Résistance avec un s

Écrit par : Robin | 29 janvier 2007

Pan sur le bec, j'aurais ( conditionnel) dû écrire "qu'ils leur mettent" , et qu'est-ce qu'on va me mettre...
Voila, CQFD, je ne me suis pas relue cette fois-ci, et surtout je n'ai pas cliqué sur Aperçu avant d'Envoyer. Il faut savoir se hâter lentement.

Ecrit par : tatie Danièle | 29 janvier 2007

Ben non, vous voyez, on ne vous met rien du tout parce que les fautes sur clavier d'ordi sont cent fois plus facile à commettre qu'avec "un scripteur traçant" et que la relecture est plus pénible. D'ailleurs le maître de ce blog est le plus grand producteur de fautes de frappe. Il frôle la dyslexie. la plupart du temps, il y a toutes les lettres mais il est souvent nécessaire de les remettre dans le bon ordre! Pour ma part, je ne fais jamais d'aperçu préalable. Trop pressée. En général, c'est Catmano qui me corrige, mais par téléphone ou mail, enfin discrètement, quand je lui fais trop honte.

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2007

Christophe n'a toujours pas répondu à ma question de savoir s'il est prêt à soutenir, au nom de la liberté pédagogique qu'il prétend défendre, Marc Le Bris, auquel son inspecteur a bloqué son avancement pour cause de dissidence idéologique!
On peut se demander s'il lit les posts avant d'y répondre.

Quant sa réponse à Jean-Paul, mis à part le coup de brosse à reluire et la contorsion pour se rattraper sans perdre la face, on aimerait bien savoir qui sont ces gens du show bizz qui n'ont l'air sympathiques qu'en apparence et qui, en réalité, sont odieux!

Écrit par : Jean | 29 janvier 2007

Pas de retour? pardon, mais je ne veux pas laisser engloutir ce propos dans les petits échanges qui l'on suivi. Oui, je m'impose: c'est le jour.


Une remarque à propos des projets de N. Sarkozy: il veut supprimer les "organismes inutiles" rapporte-t-on. Bien! Mais est-ce crédible? En finir avec les IUFM et le corps des Inspecteurs, quelle rupture! Rêvons...
maintenant, je vous propose un résumé de ma journée en ZEP: rien n'est inventé.
8 h: 3° endormie, nous sommes en salle de réveil BIP BIP BIP les coeurs battent , ça va . Leçon sur procès de Nuremberg, notions sur crime contre l'huma. , génocide,... Imprescriptibilité (OUARGLLLL!!!! ce mot...), prolongement avec la CPI. En somme Histoire + Educ civique. Classe sage molle, il n'y a que moi que cela intéresse vachement. Je suis plein d'énergie, je donne: retour= des regards émergent de la brume. Sonnerie. On se remet le bonnet sur la tête ou la capuche ou les deux.
( Soit dit en passant, normalement je devrais être bien plus en avance sur le programme . Qui pense cela ? Les Grands initiés de la pédagogie, la secte des super anciens profs qui ont vite fait le tour de la question pour apporter leurs réponses éblouissantes aux pauvres zinzins "face" aux élèves. )

9h: 4°, réveillés, certains un peu agités mais je les aime pour leur dynamisme parfois échevelé.Je contrôle. L'Europe :espace d'attraction pour les émigrés. Transparent, manuel ,exercices sur cahier - exercice formatif, pas de note, juste pour le plaisir des yeux- et discussion, comprendre un phénomène si important, ça ouvre les yeux. Va bene! Sonnerie.

10 h -6°: dégivrage loin d'être effectué pour un bon nombre. carnets à vérifier. Obtenir le silence. J'ai la méthode. De plus en plus résistants à l'autorité, ils sont comme imbibés d'antibiotiques: efficacité amoindrie. Effrayant. Lenteur de certains à pleurer. Lire ce qu'ils recopient. SOS! Hétérogénéité : pire? tu crèves de rage. Il faut être patient mais MERDE il y a des limites!!!!! Calme calme, sourire, ironie et compliments pour ceux qui font des efforts. Mais qui se cache pour papotter? Qu'est-ce qu'il y a dans la trousse qui occupe l'attention: un tamagochi! Prise en flagrant délit! et l'autre qui la ramène et l'enchaînement... et le cours dont on perd le fil. Au bout d'1/2 heures ça se défait et il faut garder la main...de fer, d'acier ( stalinien) dans le gant de velour (rapé, élimé, mais encore doux parfois). Progression lente. Soupir. Sonnerie!

11h -4°: collègues qui en ont marre de ceux là. Eux, elles, les chiants qui ne fichent rien. Je les tiens mais c'est une dépense d'énergie, de vigilance vite fatigante. Il y a des jours avec et sans. Les collègues qui n'en peuvent plus et moi, des fois, qui n'ai rien à redire, un petit coin de satisfaction en passant. C'est fragile. Toujours les mêmes remarques et menaces: retourne-toi, stop le baratin, ouvre ton livre à la bonne page, arrête de ricaner, oui, je sais que c'est pas de ta faute......Même cours que la première 4°. Afrique: deux qui la ramènent: le Sénégal! la Côte d'Ivoire! C'est nul ton pays!
STOP! Trop c'est trop! Je demande les carnets: apportés correctement, autrement ils volent sur l'envoyeur indocile qui me le balance sur le bureau.
Les autres qui se marrent. Eh bien puisque c'est comme cela, je vais leur donner une leçon à ces morveux. Ils n'en ont rien à cirer de la note de vie scolaire. Connerie qui remonte d'un demi à un point la moyenne générale, qui rarement la fait descendre. Ils sont prévenus : pas de cadeaux! Je suis donc un méchant! Oui, parce que je suis juste. Comprennent pas que l'on puisse paraître méchant parce que l'on est juste. Pas grave.
Alors je leur ai expliqué qu'ils étaient indignes de tout ce qu'on leur donne: établissement, matériel, cartes neuves, manuels neufs, professeurs payés pour leur donner des connaissances et des méthodes, perles perdues parce que données à des Croncrons! rappel à l'ambition ,à la fierté de réussir , de ne pas rester fidèles à l'image merdique d'élèves de zep, avoir envie d'en sortir, que nous sommes là pour eux et tout et tout: la douche froide, le museau dans leur caca. Il faut être vertébré avec ces gosses: dur et juste. BING!
Pas contents du tout! M'en fou: ils ont reçu ce qu'ils méritaient: je suis très gentil avec des polis , très pénibles avec les crétins: eux changeront pas moi! etc....
Il faut avoir la foi du char... de l'enseignant pour dire et faire cela, prendre encore des carnets pour des attitudes stupides. Et le cours? FOUTU! Tant pis. Un inspecteur dans ce cirque: certains mêmes pas cap de tenir le choc. D'anciens bordélisés, ce n'est pas un mythe. Mais ne généralisons pas.
Bons pour trois jours d'arrêts aux frais solidaires de la MGEN. Ben oui, être professeur, aujourd'hui, ça esquinte .VOUI, forcément, un peu...Et Fillon qui s'interroge sur la pénibilité: quel CON!

Vous en avez assez? Je ne vous raconte pas la suite de 13h à 15h. C'est de la même eau puante. Mon état? Incroyable: je suis immunisé, conscient du malheur rencontré, mais je suis un battant, je veux qu'ils s'en sortent ces petits cons!
Alors les IUFM et la clique des baveux pédagogiques, vous savez...

Écrit par : Solitaire | 29 janvier 2007

M'sieur Brighelli m'est apparu, quand j'ai fait sa connaissance à Joffre, comme un gars plutôt sympa; physiquement, certes, il en impose, cependant du physique qui en est vraiment responsable? Mais c'est débonnairement qu'il sait capter l'espace. Il remue ses élèves, les titille, mais vu comme c'est plus que facile de les rendre nerveux ou outrés de nos jours (ah non, tu rentres dans mon espace vital!), il n'y a rien de méchant; et c'est fait avec tant de talent!
Moi, je languis d'avoir du temps pour faire un resto avec vous Jean-Paul, ça me sortira de la médiocrité dans laquelle je végette: on pourra causer écriture!

Écrit par : Pendariès | 29 janvier 2007

Dobolino, amende honorable : je fais beaucoup de fautes de frappe (avec la touche Espace en particulier), parce que j'étais gaucher à l'origine, et que j'ai appris à écrire en CP avec une main attachée derrière le dos — si vous croyez que c'est facile, tiens ! Et avec l'âge, le cerveau gauche reprend inéluctablement ses droits…
Et puis je tape de plus en plus vite… La vie est si courte…
JPB

Écrit par : brighelli | 29 janvier 2007

Pour Robin, non, je ne crois pas que ce Goldschmidt là fasse partie de ma smala. Par contre Georges-Arthur, oui. C'est mon pôpa...
Quant à Jankelevitch, qui fut un ami proche de cestuy papa, sa haine de tout ce qui est allemand fut presque risible. Un jour mon père me raconta que Jankelevitch lui dit "Mais quoi, Georges-Arthur, ça ne vous gène pas de parler cochon, de traduire le cochon en français..moi, je ne sais plus un mot de cochon. Mon père vida son verre et partit.

En effet, même les grands hommes peuvent être cons, y a pas que Meirieu...si,si, croyez m-en....Et puis merci pour Hanna Arendt, Walter Benjamin, Thomas, Heinrich et Golo Mann, Heinrich Böll, Reiner Maria Rilke, un grand merci d'avoir été des anti-nazis, mais vous ne reviendrez pas en cinquième semaine de notre grand jeu Jean-qui-lèche-les-vitres!!!!!!

Rhalala, quel insolent, quel iconoclaste, quel grossier puant personnage cet usurpateur du grand Michel.....

Écrit par : montaigneàcheval | 29 janvier 2007

Guillaume découvre (28 janvier) qu’ «apprendre à fermer sa gueule est la première compétence de savoir-être qu'on apprend dans ces lieux [les IUFM]. » On ne peut s’en étonner quand on a lu dans le rapport de Peretti (1982) cet emprunt à Bloch-Lainé : « l’aptitude au travail en groupe… revient aussi à maîtriser des tendances réactionnelles ou oppositionnelles. » (p. 290). C'est juste dit de façon plus académique !

Robin Guilloux écrit : « Vous avez raison de dire que leur prochain "but" est l'université. Quel triomphe s'ils parvenaient à s'y établir ! ». Cela aussi est dans le rapport de Peretti, page 167 et 168 : les universitaires sont « un public difficile » que l’on aura du mal à rééduquer. Les CIES n’y ont pas franchement réussi. On a même pu croire un instant que l’université reprendrait en main les IUFM, avant de déchanter avec le nouveau “cahier des charges”.

Jean écrit enfin « Je mets immédiatement un message sur son mail pour suggérer [à M. Sarközy] de supprimer les IUFM, avec copie au député UMP de ma circonscription. Je suggère à tous, ici, de faire pareil». J’ai bien peur que ce soit vain. J’ai bien entendu les candidats du RPR promettre la suppression des IUFM avant les élections de 1993, mais rien n’a suivi (le Figaro du 6 avril 1993 y a vu un reniement), et aux échéances suivantes la promesse n’a été reprise que par le FN, et ensuite par le plus mal placé des candidats trotskistes, M. Gluckstein.

Écrit par : Claude Roche | 29 janvier 2007

M'enfin!!!!! Claude Roche, pourquoi diable voudriez-vous que la droite supprime ce qu'elle n'aurait jamais osée concevoir même en rève......

Écrit par : montaigneàcheval | 29 janvier 2007

osé sans e, comme boucherie Sanzot....oeuf corse.....

Écrit par : montaigneàcheval | 29 janvier 2007

Dobolino, amende honorable : je fais beaucoup de fautes de frappe (avec la touche Espace en particulier), parce que j'étais gaucher à l'origine, et que j'ai appris à écrire en CP avec une main attachée derrière le dos — si vous croyez que c'est facile, tiens ! Et avec l'âge, le cerveau gauche reprend inéluctablement ses droits…
Et puis je tape de plus en plus vite… La vie est si courte…
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 janvier 2007

Ne le dites pas trop fort, on va vous traiter de masochiste qui veut retourner aux vieilles methodes à cause de fantasmes non consommés avec sa maîtresse de CP. Inutile de nous raconter ces fantasmes, nous avons tous deviné!

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2007

Mais si, Jean, je vous ai répondu! C'est vous qui lisez en diagonale. Et, là, je ne pense pas que ce soit la méthode globale qui soit à incriminer.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2007

Quant à Jankelevitch, qui fut un ami proche de cestuy papa, sa haine de tout ce qui est allemand fut presque risible.

Oui, c'était presque maladif chez lui. Mais il avait des excuses.

Montaigne,

J'ai découvert, il n'y a pas longtemps le roman en partie autobiographique de votre père, La traversée des fleuves qui m'a profondément bouleversé. Jamais je n'avais été aussi ému par un roman depuis la lecture des Désarrois de l'élève Töerless de Robert Musil.

Si vous avez l'occasion, dites-lui qu'il a un admirateur sur ce blog. Votre père est un très grand écrivain et une personne d'une qualité rare, mais je pense que vous le savez.

Excusez-moi pour ces compliments maladroits mais sincères. C'est vraiment une coïncidence étrange.

Écrit par : Robin | 29 janvier 2007

Un petit lien pour Danièle qui semble devenir schizophrène à force d'avoir un pied sur chaque continent, pour lui permettre de mieux appréhender la spécificité française:

http://www.assistant-français.fr/forum/showthread.php?tid=61
Mon oncle a ramené du Brésil des petits dessins animés sur les spécificités des Etats-Unis... Pas très élogieux et franchement marrant aussi!
Pour Solitaire, j'avais bien lu votre journée, je suis sûre que tout le monde avait fait de même. Mais que vous dire? Courage? Bravo? Je ne sais...

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2007

Il ne manque que le titre de ce roman ....

Vous en avez trop dit, ou pas assez...

S'il vous plait...

Écrit par : Maminou | 29 janvier 2007

Non, je ne pratique pas le harcèlement mais votre "club" bien ceinturé est étouffant. On cause entre GM. Je suis revenu faire un tour, je ne suis pas en manque.
Je m'interroge sur l'état d'insensibilité des élèves et sur le sens de ce métier que nous pratiquons à titre de gagne pain avec l'unique trésor en partage: une grande disponibilité - menacée- qui permet de faire le vide, de pratiquer le retrait vital et bien d'autres choses enviables par les embourbés du salariat plus ou moins bien rémunérés.
Si j'ai donné un échantillon de ma journée ce n'est pas pour fanfaronner mais pour donner un témoignage concret, du réel devant lequel, avec lequel on (je me ) se coltine.
Je ne suis pas dépendant de mon métier pour m'épanouir et cela aussi rend possible une liberté que certains envient. Anonymat oblige, avec quelques bribes de soi éparpillées, je passe un peu de temps avec vous et ceux qui seulement lisent, et c'est confortable de pouvoir profiter de cette possibilité. De cette dernière je ne suis pas davantage dépendant.
Cest bien de tenir des mois durant pour entretenir la braise des paroles qui apaisent ou qui s'enflamment, mais franchement, au bout du compte, je ne perçois là qu'un moyen d'évacuer bien limité. Il y a d'autres voies pour respirer chers collègues!

Dans la proximité et la sympathie, je dé-blogue une fois de plus: j 'ai du temps pour tailler d'autres pierres plus édifiantes, pas de temps à perdre. Vita brevis ars longa, mon cher JPB ( si si "cher" relativement mais vraiment).
Salut!

Écrit par : Solitaire | 29 janvier 2007

Ce qui est étrange également, c'est que nous ayions parlé auparavant de Jankélévitch et de son rejet de la culture allemande. Au même "traumatisme", il réagi à l'inverse de votre père qui, lui a choisi "l'appropriation", comme Paul Celan.

Écrit par : Robin | 29 janvier 2007

Je ne sais toujours pas si Christophe trouve normal que Marc Le Bris soit bloqué dans son avancement parce qu'il n'applique plus les méthodes "pédagogistes", ce qui est la raison que donne Marc Le Bris.
Mais, Christophe, on n'y avait pas songé: peut-être que Marc Le Bris affabule! ! Peut-être se fait-il passer pour une victime alors que c'est lui qui persécute son inspecteur! De même, c'est peut-être la terrificque Françoise Candelier qui persécute l'irénique Frackowiak et non pas l'inverse! Vous avez sans doute raison: il faut toujours aborder les problèmes dans un esprit de "modération"! Meirieu aussi intelligent que Brighelli!

Écrit par : Jean | 29 janvier 2007

Le rejet de Jankélévitch est ce qui demeure à mes yeux une question difficile en regard de son immense culture. J'y vois une posture figée, du moins dans les écrits, qui est pénible si l'on connait un peu la culture germanique.
Eh oui, je suis intervenu après avoir dit au revoir. Bon, c'est fini.

Presque.
De toute façon j'ai du pain sur la planche et des dates à tenir.

Écrit par : Solitaire | 29 janvier 2007

Quelqu'un approuvera-t-il que Marc Le Bris soit comparé à Papon (dont les trains arrivaient à l'heure), puis à Eichmann , ( description par un survivant des camps de concentration :
"des chambres à gaz construites par des ingénieurs instruits, des enfants empoisonnés par des médecins éduqués, des nourrissons tués par des infirmières qualifiées et entraînées, des femmes et des bébés exécutés et brûlés par des diplômés de collèges et d'universités "), par un de nos plus brillants et distingués pédagogistes (voir "Les hussards bleus"), Sylvain Grandserre.

Je continue la citation :
"Aidez nos élèves à devenir des êtres humains. Vos efforts ne doivent jamais produire des monstres éduqués, des psychopathes qualifiés, des Eichmann instruits."

Je pense que quand je qualifie ces gens-là (Meirieu et ses sbires) de malades mentaux, mes propos n'ont rien d'outrancier.

Anne-Marie Valette.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 29 janvier 2007

Qui a dit : "Les réfractaires à la Bêtise se comptent sur les doigts d'une main. La vocation n'est plus la motivation première de la majorité des enseignants, et on compte dans leurs rangs pas mal de collabos qui pactisent avec la crétinisation ambiante.

Ce que je dis de la méthode globale ( ou semi-globale, CELA REVIENT AU MËME ) est connu depuis fort longtemps. Persister dans l'erreur ne peut donc qu'être le fruit d'un calcul délibéré. "

Ce n'est ni Jean, ni moi, c'est Jean-Paul dans la Fabrique, (p. 148)

Celui qui se sent morveux qu'il se mouche.

Anne-Marie Valette.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 29 janvier 2007

Vous savez que c'est dur pour un "militant" socialiste d'entendre, de la bouche de Marine Le Pen, ce que l'on dirait soi-même et de voir Julien Dray lui réciter en réponse le catéchisme socialo-culcul? Faut être lucide et s'inscrire dans le long terme... Il est 22H00 et j'écoute France 3!

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2007

Pour Maminou:
Le Recours, de Georges-Arthur Goldschmidt, Éditions Verdier, 128 pages, 13 euros. On pourra lire, en complément linguistique et culturel : Kerndeutsch, les mots allemands intraduisibles classés et commentés, de Paul Laveau, Éditions Ellipses, 432 pages, 29,50 euros.

MàC,si je ne me suis pas trompée, je crois que votre papa va me plaire, je vais le lire et regretter que mon grand père Siegmund ne l'ait pas rencontré.

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2007

Dobolino
Je viens de commander "La traversée des fleuves" de ce Monsieur Goldschmidt... qui m'intrigue...

Vous comprenez pourquoi !!!

Écrit par : Maminou | 29 janvier 2007

Vous savez que c'est dur pour un "militant" socialiste d'entendre, de la bouche de Marine Le Pen, ce que l'on dirait soi-même et de voir Julien Dray lui réciter en réponse le catéchisme socialo-culcul? Faut être lucide et s'inscrire dans le long terme... Il est 22H00 et j'écoute France 3!

Ecrit par : dobolino | 29 janvier 2007

Oui, Dobolino, mais quand elle a dit à 23 heures 15 à Rachid (maths sup. math spé., master d'économie, 3 ans chez IBM), qu'il devait changer de prénom s'il voulait retrouver du travail ; là j'ai du mal à suivre.

Écrit par : Robin | 29 janvier 2007

Oui, Dobolino, mais quand elle a dit à 23 heures 15 à Rachid (maths sup. math spé., master d'économie, 3 ans chez IBM), qu'il devait changer de prénom s'il voulait retrouver du travail ; là j'ai du mal à suivre.

Ecrit par : Robin | 29 janvier 2007

Je revenais justement pour vous dire qu'à 23H30, je suis à nouveau socialiste sans hésitation. elle a suffisamment éructé pour me convaincre du bien-fondé de mes choix et Devedjian, bon...

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2007

Dobolino
Je viens de commander "La traversée des fleuves" de ce Monsieur Goldschmidt... qui m'intrigue...

Vous comprenez pourquoi !!!

Ecrit par : Maminou | 29 janvier 2007
Moi, je viens de commander Le Recours.

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2007

Une remarque à propos des projets de N. Sarkozy: il veut supprimer les "organismes inutiles" rapporte-t-on. Bien! Mais est-ce crédible? En finir avec les IUFM et le corps des Inspecteurs, quelle rupture! Rêvons...

J'ai bien peur qu'il ne supprime les organismes les moins
" résistants". Notre fils aîné, qui était dans la facture d'orgue, s'est retrouvé au chômage après que Monsieur Raffarin a supprimé une commission qu'il considérait comme "inutile". Je me méfie de ce genre de déclaration à l'emporte pièce.

Écrit par : Robin | 29 janvier 2007

Lu dans Le Monde à l'instant:

"Les troubles du sommeil seraient favorisés par les nouvelles habitudes de vie et auraient de nombreuses conséquences au quotidien : accidents de la route ou du travail, absentéisme et difficultés scolaires. Le programme prévoit d'ailleurs une large place pour les troubles des enfants et des adolescents, qui seront combattus par des formations spécifiques au sein des IUFM (Instituts universitaires de formation des maîtres)."

Aaaaaaaaah, ben voilà! Les IUFM sont pas foutus de former des profs qui apprennent aux enfants à lire, à écrire et à compter, donc maintenant ils vont former des profs qui apprennent aux élèves à dormir!

Remarquez, vu ce que certains enseignent, on se demande si les élèves ne gagneront pas au change...

Écrit par : Robert Marchenoir | 30 janvier 2007

Bravo, Anne-Marie, quelle classe! "Qui se sent morveux, qu'il se mouche". Mais je ne vois pas le rapport! A moins que vous cherchiez à singer Scapin? (Ou Maître Jacques, je ne sais plus).

Écrit par : Christophe Sibille | 30 janvier 2007

Tatie Danièle nous donne des leçons d'orthographe, sur un autre post, et se targue avec satisfaction d'avoir accompli sa mission en relevant les erreurs commises par la plupart des participants à ce blog avant de s'éclipser... Quand on écrit "schyzophrénie" et qu'on ne s'en excuse même pas... Serait-elle formatrice en IUFM, pour enseigner ce qu'elle ne sait pas?

Écrit par : Christophe Sibille | 30 janvier 2007

Lu dans un courrier officiel académique : programme de travail des corps d'inspection 2006-2007

"Conformément aux évolutions souhaitées dans le projet académique, les inspecteurs sont chargés de convaincre les enseignants de la nécessité absolue d'une implication forte pour développer des stratégies pédagogiques innovantes adaptées afin de permettre des études toujours plus ambiteuses pour leurs élèves. Ils sont chargés de travailler sur les politiques d'orientation conduites par les établissements en particulier au niveau du passage 3°/2°, sur les premières d'adaptation et l'accueil de bacheliers professionnels en sections de techniciens supérieurs. Les indicateurs académiques de performances, introduits par la L.O.L.F. comme par exemple les taux de passage en classe supérieure, sont des supports de travail. Ils permettent d'aider les enseignants à comprendre en quoi leurs pratiques peuvent concourir à améliorer l'efficacité et l'efficience du système éducatif."


Que voulez-vous qu'ils pondent d'autre? C'est le baratin officiel depuis 30 ans, gouvernements de gauche de droite, c'est toujours pareil. Cette bureaucratie sous perf depuis le MEN est assurée de sa pérenité . Seul un ministre sans espoir de longue carrière pourait oser faire éclater cette ruche monstrueuse. Ils sont imperméables à la réalité: c'est elle qui doit être conforme à leur volonté. Et les profs doivent être :
"convaincus ...absolue..implication ...stratégies...innovantes.....toujours plus ambitieuses."

Je suis en Corée du Nord: oui, c'est ça, au pays de la sclérose béate et mortifère! Un inspecteur est un missionnaire de convictions: qui reposent sur quoi?
Un témoin de Jéhova qui sonne chez vous et vous ennuie au moment où vous êtes en train de lire ou de cuisinner ou de...ce que vous voulez.
DRING!!!!!! "Oui!
-Connaissez-vous la Bible? Le Boen?
-Oui, mais je n'ai pas de temps à perdre avec vos salades, au revoir!
-Dring!!! On a été coupé! je voulais vous parler de la Sagesse de l'évolution du monde souhaitées dans le projet divin et de l'épître de Lolf qui dit...
-MERDE! t'as compris?
Imaginez la version avec la descente d'un agent du KGB, un petit Beria ou une copine de Dzerjinski!

Implication forte: on ne fait que ça et pour rien ou presque. Culture du résultat: si tu réussis pas c'est que t'es nul! Nous devons transformer les abrutis qui déboulent en futurs chefs, cadres, responsables sup.... Nous devons enchanter de plats délicats des estomacs atrophiés et des langues sans papilles.
Innover pour que les programmes officiels fassent pas chier!

On ne changera pas les élèves, non! on changera les profs! Des idiots avec des enfants normaux dont les parents envisagent de préparer la fuite pour qu'ils ne deviennent pas à leur tour des larves , il faut faire des BONS élèves. Si tu réussis pas t'es nul!
Bon pour la Kolyma? Le Colimateur académique?
Nous sommes responsables! si ça ne marche pas , c'est de notre faute.
CULPABILISATION: voilà la méthode ! Tu ne sais pas transmuter les Cacouacs en génies? Tu es une "merdité"! Oui, Monsieur Camarade Inspecteur Envoyé .... Prosternation, front au sol et toc!et toc! et toc! larmes de contrition.
Bon, vous irez en stage de rééducation au camp IUFM!
NON!!!! PAS EN IUFM!!!! PITIE!!!! Je préfère une SEGPA: je vous promets de tout faire pour qu'un élève devienne, grâce à la lumière divinoacadémique, un futur grand inspecteur! Je vous jure, pitié!
FIN

Écrit par : Didiquiatrouvélavoie | 30 janvier 2007

Didi ; je voudrais être aussi intelligent et aussi courageux que le juvénile reporter belge...Et avoir sa chance ! Mais hélàs....

...Pour trouver le sérum de guérison contre la folie pédagogique et l'ignorance nationale et vous être ainsi de quelque utilité...

En attendant, laissez-moi vous tirer mon chapeau pour le maniement du sabre !

Écrit par : Robin | 30 janvier 2007

Christophe, depuis quelques jours, vous êtes à la fois plus et moins attachant. Ne reprochez pas à une constitutionnaliste aussi maladroite et affûtée que Juppé les remontrances que vous nous avez infligées longtemps.
Pour ce qui est du jazz et du classique, je vous lis néanmoins volontiers. Pour les attaques contre Le Bris, vous hoquetez sur un rythme lent qui me rappelle la vieille barcasse d'African Queen. Allons, vous n'êtes pas si vieux :)

Écrit par : D'Enguell | 30 janvier 2007

Robin,
nous avons perdu beaucoup de nos illusions , vous aussi: donc, nous avons déjà quelques chances d'avancer librement sur la Voie de la paix sans culpabilité...
Vive le sabre! Et souvenez-vous du titre de Matzneff.

DIDI toujours lecteur de Vladimir J.... et de Gustaw Herling et de Bashô et de bien d'autres qui soufllent un vent libérateur.

A ce soir, je vais respirer l'iode et courir le long de la côte.

Écrit par : Didiquiatrouvélavoie | 30 janvier 2007

A ce soir, je vais respirer l'iode et courir le long de la côte.

Etes-vous en Bretagne ?

Écrit par : Robin | 30 janvier 2007

Contre les pédagogos, une solution :

http://leshussardsnoirs.hautetfort.com

Écrit par : Le Hussard | 30 janvier 2007

Décidément, Nicolas Sarkozy a eu une formule prodigieusement heureuse, et qui pourrait bien donner une inflexion sympathique à la campagne présidentielle: "supprimer les organismes inutiles"...! Si seulement il pensait aux IUFM! Peu probable, évidemment, car comme l'écrivait quelqu'un sur ce blog, la droite est peut-être trop heureuse d'avoir hérité les IUFM de la gauche sans avoir eu à se fatiguer pour les inventer! C'est vrai que ceux qui se sont félicités des décisions de Gilles de Robien sur la lecture, la grammaire et le calcul s'étonnent à juste titre qu'il ait renforcé le pouvoir absolu des IUFM sur la formation d maîtres et donc sur le système éducatif: le "cahier des charges des IUFM" établit en effet une dictature des "sciences de l'éducation" pire que jamais. Allez donc voir le texte!
"Supprimer les organismes inutiles"...! Le premier d'entre eux, c'est l'IUFM, de toute évidence, car les innombrables excellents professeurs que compte encore l'Education nationale font dans leurs classes le contraire de ce que recommande cette officine malfaisante. L'IUFM ne sert à rien.
Si Nicolas Sarkozy n'y pense pas, peut-être que François Bayrou, qui monte en puissance, va nous l'annoncer dans quelques jours. Ce sera aussitôt, pour cet agrégé de Lettres classiques et ancien professeur de lycée, quelques centaines de milliers de voix de plus dans son escarcelle - au bas mot, probablement davantage. Non?

Écrit par : Jean | 30 janvier 2007

C'est le baratin officiel depuis 30 ans, gouvernements de gauche de droite...
Didiquiatrouvélavoie et la voix! C'est pas seulement du baratin. C'est aussi une pratique quotidienne d'avilisement et d'asservissement. L'enseignant pédagogue retrouve son statut premier d'esclave.

Voyez cette circulaire adressée par un Principal à ses employés:
A l'occasion de la nottion administrative et de l'accès à la hors-classe, M.*** et moi-même vous rencontrerons pour un temps d'échanges.
Le point sera fait sur votre implication dans le projet d'établissement, seront abordés différents points qui vous intéressent particulièrement et vos besoins de formation en relation avec les objectifs de l'établissement.
Pour des raisons pratiques, seront privilégiés les collègues arrivés cette année et ceux aux échelons 10 et 11 de leur corps.
Merci de prendre RDV. La campagne de notation se termine le 21-02.

Écrit par : buntovchik | 30 janvier 2007

Ce sera aussitôt, pour cet agrégé de Lettres classiques et ancien professeur de lycée, quelques centaines de milliers de voix de plus dans son escarcelle - au bas mot, probablement davantage. Non?

Je trouve François Bayrou trop prudent sur certains sujets et trop gentil quand il faudrait montrer les dents. C'est très chevaleresque de ne pas changer de dircab quand on prend ses fonctions de ministre de l'E.N., mais politiquement ça ne tient pas debout.

Je ne suis pas certain qu'il ait pris la mesure de la situation (mais il n'est pas le seul). Il faut avoir enseigné et souffert "with blood and tears" en collège pour comprendre.

Il ne faut pas oublier cependant que le ministre actuel appartient au même courant de pensée et a permis de faire avancer les choses en ce qui concerne le contenu des enseignements en français et en mathématiques.

Franchement, je ne comprends pas ce qui était reproché à l'ancien système des CPR, sinon de former des gens rapidement opérationnels...Mais les "doctrinaires" veillaient.

J'étais à Lyon dans les années 90, l'année qui a suivi la mise en place de la Loi d'orientation et déjà l'étoile de Meirieu montait à l'horizon malade de l'école ; plusieurs collègues plus jeunes voulaient me traîner à ses conférences et en parlaient comme d'une sorte de gourou...Mais il m'a suffi de jeter un coup d'oeil à ses écrits pour comprendre sa "Weltanshuung" comme disent les allemands. Je n'ai aucune attirance pour les sectes.

Peu de gens comprennent le fond du problème. On a pris Laurent Lafforgue pour Raimu, alors qu'il ne disait que la stricte vérité. La plupart des gens sont persuadés qu'il n'y plus de souci à se faire depuis la chute du mur de Berlin...Dormez, dormez braves gens !

Écrit par : Robin | 30 janvier 2007

D'Enguell, vous n'avez apparemment pas lu les messages de Tatie Danielle, (je pense que c'est à elle que vous faites allusion). Si c'est le cas, je vous suggère d'y (re)jeter un coup d'oeil. Je n'ai jamais infligé de remontrances à qui ne manifestait pas d'agressivité ici.
Par ailleurs, pour ce qui est de "faire vieux"... N'inversez donc pas les rôles!

Écrit par : Christophe Sibille | 30 janvier 2007

heureux celui ou celle qui a encore un idéal et qui croit à celui-ci. Qui de nous ne s'est pas brulé les ailes.
Nonbreux témoignages de jeunes profs ou intistes relatent des histoires comme celle de cette stagiaire. la seule question est de savoir si vraiment le mamouth veut cette reforme ou s'il préfere rester sur et avec un systeme depassé et d'un autre temps. priviléges?peur du changement?confort???

Écrit par : matoul | 30 janvier 2007

Ce témoignage me rappelle une nouvelle fantastique :
Une association d'handicapés légers avait finalement pris le pouvoir. Et leurs mesures consistaient à obliger les beautés au port de masque proportionnellement hideux, des poids pour alourdir le pas des gens graciles, des sonotones bipant régulièrement aux oreilles des personnes sachant construire des pensées cohérentes, etc etc etc.
Bie nsûr on trouve un héros, le méchant.
Mais c'est frappant comme la description de cet IUFM me replonge dans le souvenir de cette lecture, dont malheureusement je ne me rappelle ni le recueil, ni l'auteur.

Bon Courage aux esprits éclairés et Honnêtes.

Écrit par : DesParages | 30 janvier 2007

C'est tout à fait ça, Robin!
La prose de Meirieu est malsaine, exactement comme la littérature des sectes, et elle met aussi mal à l'aise qu'elle, tellement on a l'impression que ça sonne faux.
Il m'a suffi, à moi aussi, d'en lire quelques lignes - c'était en salle des professeurs, en 1986 - pour comprendre à quel esprit faux et à quel habile démagogue j'avais affaire.
Pour qui possède un minimum de clairvoyance, Meirieu n'ouvre pas la bouche et n'écrit pas une ligne sans accroître son discrédit. C'est un personnage qui s'est entièrement construit sur le verbe creux mais racoleur et qui excelle à se poser en victime dès qu'il est réellement bousculé. Alors que son fonds de commerce, c'est le dénigrement des "vrais professeurs"!

Écrit par : Jean | 30 janvier 2007

"Désolation dans l'enseignement !

Dans un article du Nouvel Observateur (11 janvier 2007), Marc Fumaroli, chargé de présider une commission sur le minimum de "culture humaniste " souhaitable à l'école ou au collège fait une analyse que j'ai faite depuis longtemps.
Il constate que "plusieurs générations de jeunes français ont été privés du plaisir de l'analyse des textes...", il note que "...les grands textes, poèmes et prose, ont été rendus insipides par une prétendue science transcendante qui les met sur le même plan que des comptes de blanchiseuse..". Il dénonce les programmes actuels écrits dans un "jargon " illisible, l'influence du structuralisme, de la sociologie marxiste... et de leurs promoteurs qui ont "colonisé les instances de décision pédagogique...".
Que de temps perdu et de générations sacrifiées. Mais à quant le grand ménage pour écarter tous ceux qui contribuent à "massacrer" les générations d'enfants" qui se succèdent dans l'école?

C'est un scandale immense, ce maintien d'un système et de tous ceux qui refusent aux plus démunis des élèves d'accéder à l'excellence et à la richesse de notre patrimoine culturel ...
Scandale cette réalité qui prive les plus démunis de développer leurs talents et leurs capacités.

Scandale, car nous leur fermons l'accès au bonheur et aux richesses crées par tous ceux qui nous ont précédé. Ce barrage commence par l'utilisation de méthodes de lecture qui leur interdisent l'accès aux beaux textes et à la compréhension du monde.

Jusqu'à quand devront-ils en pâtir?

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 30 janvier 2007

Eh bien voilà, Christophe, vous nous dévoilez un des ficelles de la réussite moderne de "l'Education" : la crise de jeunisme indispensable -le port du catogan en est un corollaire- pour prétendre à l'enseignement (intersubjectif entre pairs sans aucune interaction extra-galactique d'un membre d'une classe d'âge apparemment supérieure qui pourrait avoir des vues légèrement divergentes sur ce qu'est acquérir un savoir en milieu hostile -c'est à dire non-ludique- et le conserver.

Les Conservateurs n'ont heureusement pas l'audace de leurs confrères Travaillistes, qui nous modernisent le vieux concept de Britishness, pour ne pas avoir à donner l'impression de reculer dans leur bravitude à convaincre le monde de leurs certitudes.

DesParages, excellente nouvelle : Le titre n'en est-il pas "les paroles de l'Ankkar" ? :)

Écrit par : D'Enguell | 30 janvier 2007

Navré, lire Angkar !

Écrit par : D'Enguell | 30 janvier 2007

Si vous saviez, D'Enguell... Qu'est-ce qu'on peut faire comme erreurs sur les gens quand les échanges ne sont qu'épistolaires! Preuve est faite une fois de plus. Mais, sur ce "coup", vous même -et le style de votre message- m'amusez beaucoup.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 janvier 2007

Le gentil Bayrou n'a rien fait quand il était ministre de l'EN.
Il ne semble pas informé du scandale des IUFM.
Il faudrait relire ses 100 et quelques propositions pour l'école que tout le monde a oublié.
Je ne crois pas qu'il changera quelque chose au système totalitaire de la secte.

Écrit par : Adrien Fleuret | 30 janvier 2007

Toto, j'avais répondu par avance :
http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/entre_nous/les_forums/&action=view_sujet&type=forum&id_mess=710

Con se le dise, comme écrivait jadis San-Antonio… Si on essaie de me mordre, je mords plus fort.
JPB

Écrit par : brighelli | 30 janvier 2007

Suite de citations extraites d'un programme de travail des corps d'inspection 2006-2007 et renvoi des citations précédentes:
"Les inspecteurs ont à faire connaître et à valoriser les démarches pédagogiques qui aident l'élève à mieux réusssir et à mieux s'orienter dans un souci d'harmonisation des pratiques d'établissements (...) L'actualisation des sites disciplinaires et pluridsciplinaires du serveur WEB de l'académie aident à la diffusion des "bonnes pratiques" et à prolonger la réflexion des professeurs autour de certaines recommandations pédagogiques."
Sont qualifiées d'innovantes les démarches suivantes: PPRE, PPCP, TPE, ECJS! C'est beau, non?

Vous savez, il y a des professeurs qui ont déjà expérimenté beaucoup de choses, des supports, des démarches etc... Et alors?
"Harmoniser les pratiques d'établissements": bienvenue au Royaume de la Grande Harmonie. Tous égaux! Le grand Guide suprême nous motre la Voie, lui aussi, pour que l'armée des enseignants qualibrés et formatés réalise le même enseignement pour tous.
Quoi de neuf? Il faut manger ou prendre une décoction de "versets" du saint BOEN ou d'une circulaire pour être désenvoûté et , enfin, savoir apprendre, même à ceux qui ne sont pas adaptés à l'enseignement. Le Proformaté s'adapte au client qui roupille car c'est de sa faute, il s'adapte à celui qui ne comprend pas une consigne simple car c'est de sa faute....
Un échantillon? 4 traits noirs séparés par un trait rouge au milieu, tracés sur le tableau... les 6° aux 2/3 paumés qui font n'importe quoi, qui tracent tout en rouge, qui ne sautent pas 3 lignes entre les traits, qui transforment les mots écrits etc...
REMISE EN QUESTION! pourquoi pas "mise à la question" de l'en - saigneur qui brime les bigorneaux échoués dans sa classe?
Bref, on est en 2007 et il n'y a pas de lumière à l'horizon.
La lumière demeure dans les ténèbres, quelques voies crient dans le désert... Bon. Le temps du combat est loin de finir.

FORCE COURAGE AUDACE EQUILIBRE: les Sources à l'écart de ce champ énergivore.

Et voici le gros morceau envoyé ce matin, déjà haut ce soir...


Lu dans un courrier officiel académique : programme de travail des corps d'inspection 2006-2007

"Conformément aux évolutions souhaitées dans le projet académique, les inspecteurs sont chargés de convaincre les enseignants de la nécessité absolue d'une implication forte pour développer des stratégies pédagogiques innovantes adaptées afin de permettre des études toujours plus ambiteuses pour leurs élèves. Ils sont chargés de travailler sur les politiques d'orientation conduites par les établissements en particulier au niveau du passage 3°/2°, sur les premières d'adaptation et l'accueil de bacheliers professionnels en sections de techniciens supérieurs. Les indicateurs académiques de performances, introduits par la L.O.L.F. comme par exemple les taux de passage en classe supérieure, sont des supports de travail. Ils permettent d'aider les enseignants à comprendre en quoi leurs pratiques peuvent concourir à améliorer l'efficacité et l'efficience du système éducatif."


Que voulez-vous qu'ils pondent d'autre? C'est le baratin officiel depuis 30 ans, gouvernements de gauche de droite, c'est toujours pareil. Cette bureaucratie sous perf depuis le MEN est assurée de sa pérenité . Seul un ministre sans espoir de longue carrière pourait oser faire éclater cette ruche monstrueuse. Ils sont imperméables à la réalité: c'est elle qui doit être conforme à leur volonté. Et les profs doivent être :
"convaincus ...absolue..implication ...stratégies...innovantes.....toujours plus ambitieuses."

Je suis en Corée du Nord: oui, c'est ça, au pays de la sclérose béate et mortifère! Un inspecteur est un missionnaire de convictions: qui reposent sur quoi?
Un témoin de Jéhova qui sonne chez vous et vous ennuie au moment où vous êtes en train de lire ou de cuisinner ou de...ce que vous voulez.
DRING!!!!!! "Oui!
-Connaissez-vous la Bible? Le Boen?
-Oui, mais je n'ai pas de temps à perdre avec vos salades, au revoir!
-Dring!!! On a été coupé! je voulais vous parler de la Sagesse de l'évolution du monde souhaitées dans le projet divin et de l'épître de Lolf qui dit...
-MERDE! t'as compris?
Imaginez la version avec la descente d'un agent du KGB, un petit Beria ou une copine de Dzerjinski!

Implication forte: on ne fait que ça et pour rien ou presque. Culture du résultat: si tu réussis pas c'est que t'es nul! Nous devons transformer les abrutis qui déboulent en futurs chefs, cadres, responsables sup.... Nous devons enchanter de plats délicats des estomacs atrophiés et des langues sans papilles.
Innover pour que les programmes officiels fassent pas chier!

On ne changera pas les élèves, non! on changera les profs! Des idiots avec des enfants normaux dont les parents envisagent de préparer la fuite pour qu'ils ne deviennent pas à leur tour des larves , il faut faire des BONS élèves. Si tu réussis pas t'es nul!
Bon pour la Kolyma? Le Colimateur académique?
Nous sommes responsables! si ça ne marche pas , c'est de notre faute.
CULPABILISATION: voilà la méthode ! Tu ne sais pas transmuter les Cacouacs en génies? Tu es une "merdité"! Oui, Monsieur Camarade Inspecteur Envoyé .... Prosternation, front au sol et toc!et toc! et toc! larmes de contrition.
Bon, vous irez en stage de rééducation au camp IUFM!
NON!!!! PAS EN IUFM!!!! PITIE!!!! Je préfère une SEGPA: je vous promets de tout faire pour qu'un élève devienne, grâce à la lumière divinoacadémique, un futur grand inspecteur! Je vous jure, pitié!
FIN

Écrit par : Didiquiatrouvélavoie | 30 janvier 2007

Anne-Marie

C'est vous, je crois qui parliez d'Antoine de la Garanderie. Que pensez-vous de ses notions d' "évocations mentales" et des ses profils pédagogiques (visuels, auditifs, verbo-moteurs) ?

Écrit par : Robin | 30 janvier 2007

Toto, j'avais répondu par avance :
http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/entre_nous/les_forums/&action=view_sujet&type=forum&id_mess=710

Con se le dise, comme écrivait jadis San-Antonio… Si on essaie de me mordre, je mords plus fort.
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 janvier 2007

Bien envoyé

Écrit par : Robin | 30 janvier 2007

Le gentil Bayrou n'a rien fait quand il était ministre de l'EN.
Il ne semble pas informé du scandale des IUFM.
Il faudrait relire ses 100 et quelques propositions pour l'école que tout le monde a oublié.
Je ne crois pas qu'il changera quelque chose au système totalitaire de la secte.

Ecrit par : Adrien Fleuret | 30 janvier 2007

Sa Décennie des malappris", ça n'était pas mal comme analyse."malappris", c'est plus gentil que "crétin", mais ça n'en est pas loin.

Bayrou est quelqu'un d'assez humain qui a bien perçu l'inhumanité du système (quand il dit par exemple que les gens se parlent de moins en moins dans les salles de profs). Mais c'est vrai qu'il ne semble pas percevoir entièrement la logique du système dans toute son absurde et perverse cohérence.

Il aurait fallu qu'il soit confronté à quelques situations ubuesques sur le terrain en tant que simple adjudant, ou dans un grade intermédiaire (commandant ou capitaine). Les Poilus en savaient plus long que leurs généraux. Le problème, c'est qu'on ne demande jamais l'avis des Poilus.

Écrit par : Robin | 30 janvier 2007

C'est tellement difficile, Christophe, de me répondre:
"Oui, puisque je défends la liberté pédagogique des professeurs, je trouve inadmissible que l'IEN de la circonscription de Marc Le Bris l'ait sanctionné et continue de le sanctionner dans sa progression de carrière parce qu'il n'applique plus les méthodes pédagogiques imposées par l'IUFM et alors que tous ses élèves ont de très bons résultats." ?

Écrit par : Jean | 30 janvier 2007

Bayrou et l'EN, moi, je ne sais pas trop... Ce que je sais, c'est que quand il était ministre de l'EN, il a fallu retenir mon vieux papa qui voulait aller le pendre par les oreilles, ce qui n'était pas autorisé, même à un titulaire de chaire à Paris IV.
Ceci dit, vu qu'il a été ministre de l'EN de 1993 à 1997, à vous enseignants, il est plus facile qu'à moi de juger s'il fut bénéfique ou néfaste ou atone...

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2007

Les indicateurs académiques de performances, introduits par la L.O.L.F. comme par exemple les taux de passage en classe supérieure, sont des supports de travail.

Didi, la L.O.L.F c'est quoi ?

Écrit par : Robin | 30 janvier 2007

loi organique financière quelque chose

Écrit par : Ronin | 30 janvier 2007

moyen en théorie de mieux contrôler les dépenses.

Écrit par : Ronin | 30 janvier 2007

Plutôt d'accord avec la dernière note de Robin. Avec ce bémol que si le bouquin de Bayrou était bon dans l'analyse (de mémoire, il y a un morceau d'anthologie sur l'inspection individuelle), il était très faible dans la proposition.
Et son passage au ministère n'a pas laissé grand souvenir d'efficacité (ce qui confirme ce qui précède)...
Une enseignante interviewée récemment dans le Monde a eu ce jugement définitif : Il a le charisme d'une table basse ... J'ajoute qu'elle compte, pour d'autres raisons, voter pour lui ...
J'ai trouvé l'image très juste. C'est vrai qu'il est un peu difficile à vendre. Dommage peut-être....

Écrit par : sejan | 30 janvier 2007

Ceci dit, vu qu'il a été ministre de l'EN de 1993 à 1997, à vous enseignants, il est plus facile qu'à moi de juger s'il fut bénéfique ou néfaste ou atone...

Il a un bon diagnostic, mais pour ce qui est de guérir la maladie...

Pourquoi n'a-t-il pas fait en 93 ce qu'a fait de Robien en 2006 ; on aurait pu gagner 10 ans et s'attaquer à des choses plus sérieuses comme au collège unique et à la Loi d'orientation de 89, cette utopie gravée dans le marbre et devenue cauchemar.

Écrit par : Robin | 30 janvier 2007

Jean, si vous faites les questions et les réponses... C'est très bien! Pourquoi diable réclamer des signatures, alors?
Ma réponse, à moi, est parfaitement claire. Je signerai un appel qui soit vraiment pour LA liberté pédagogique.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 janvier 2007

Bayrou:

Pourquoi n'a-t-il pas fait en 93 ce qu'a fait de Robien en 2006 ; on aurait pu gagner 10 ans et s'attaquer à des choses plus sérieuses comme au collège unique et à la Loi d'orientation de 89, cette utopie gravée dans le marbre et devenue cauchemar.

Ecrit par : Robin | 30 janvier 2007

Eh bien, voilà le problème! D'autant plus que, si vous en avez la curiosité, allez vous renseigner sur le cursus scolaire de sa progéniture. Le moins bon, ou la moins bonne (?), je ne sais, est à l'école véto. Ce qui prouve qu'il sait ce qui fait un bon élève. Ses enfants ont tous fait une prépa...
Je me demande si il ne faudrait pas se trouver un président de la république dont le gosse est au chomage et junkie?

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2007

on peut bloger des heures, à l'heure qu'il est les enfants n'ont pas la même chance de réuissite en passant par l'école de la république car on ne leur donne pas le même enseignement.Simplement certains profs et instites devraient plus s'interesser à ceux qui sont dans la merde scolaire, que de s'occuper de sa petite vie de fonctionnaire en mal de reconnaissance sociale je l'ai subi, je l'ai vu et je le vois encore et qu'on ne me dit pas que c'est pas vrai. on peut pas reformer une institution si des cons sapent d'entrée toutes idées nouvelles.

Écrit par : David | 30 janvier 2007

Dire que la seule, lundi soir, à avoir exprimé des idées justes sur l'éducation était Marine Le Pen... Julien Dray s'est enfoncé dans la défense du pédagogisme, et Devedjian ne jurait que par les trois tiers de mixité sociale... Un parti raciste et homophobe qui est LE SEUL à dire ce que tout le monde pense en matière d'éducation, on est quand meme mal partis avec cette campagne...

Écrit par : Jeremy | 31 janvier 2007

Dire que la seule, lundi soir, à avoir exprimé des idées justes sur l'éducation était Marine Le Pen...
Ben oui ;-( Mais examinons la question sur le fond. Ce type de récupération montre parfaitement la capacité des fachos à rebondir sur des themes porteurs (cf. dans un autre ordre d'idées Philippe de Villiers, un des plus virulents sur la circulaire Bolkenstein ou la maree noire de l'Erika, quand Dominique Voynet était en vacances dans les îles), et a contrario l'incapacite des socialos a voir la realite en face et a sortir de leurs schemas mentaux dogmatiques. Il faut dire que si c'est M. Frackowiack qui redige les fiches-education de J Dray ou S Royal, il ne faut pas s'attendre à grand-chose. Répétons que l'Instruction est une valeur de gauche, et que de ce point de vue aussi, dans une longue liste de capitulations, la gauche a trahi. Ce n'est pas pour autant que je donnerai ma voix à Sarkozy ou à Le Pen, ça va de soi.

Écrit par : FGuichard | 31 janvier 2007

Autre forme de harcèlement, celui que subissent les enseignants de lycée face aux avatars qui nous dégoulinent dessus. Exemple le Brevet Informatique et Internet (B2i), version très soft (?) de l'éducation de l'air du temps. Voir http://d.krauss.free.fr/editos/b2i.html

Écrit par : DK | 31 janvier 2007

Et ce qui est attristant, c'est le vide total du programme de Bayrou au sujet de l'éducation. Pourtant je croyais qu'il avait écrit "la décennie des malappris" avait été ministre de l'EN et ancien prof de français (sans doute peu de temps il y a longtemps).

Ainsi, effectivement Marine Lepen a été autrement convainquante que la kyrielle de directeur d'école alternative ou représentants politiques, incapables d'entrer dans le sujet sans nous déverser l'éternelle langue de bois(cf dray, Lagarde ou Devedjian). Autrement, pour ce qui est de l'émission de France 3, sans un sujet fort, ça ne vaut pas grand'chose, surtout quand on choisit des Français moyens représentatifs, qui sont tous immigrés ou issus de l'immigration. A la fin, c'est pénible et contre productif.

Mais n'est-ce pas la capacité (je dirai la qualité) pour le parti lepéniste de poser les bonnes questions (même s'il ne donne pas les bonnes réponses) alors que partout ailleurs, on se heurte au déni de ces questions....et cela perdure au fil des élections. On comprendra bien pourquoi ce parti extrême sinon extrêmiste recrute dans tous les secteurs de population (y compris chez les immigrés). le déni de vérité conduit au désir de tout casser.

Pour ce qui est de bayrou, s'il ne fait pas de gros efforts, il pourra dire adieu à ses espoirs de frémissement

Écrit par : at | 31 janvier 2007

bonjour,

B2i : ah! qu'on aime ça au rectorat ! Il faut absolument une évaluation en fin de primaire, évaluer les centaines d'items pour prouver son aptitude à manipuler AZERTY .
Etre "opérationnels" pour le collège comme dirait la Madonne.

Tu parles ...et pendant ce temps là ..pas de Français.

1993 : étudiant à l'IUFM , stage en école. Premières réunions avec nouveaux et futurs collègues. Thème : débattre des 150 questions du ministre Bayrou sur l'éducation. Mobilisation générale. Pour quoi , quels résultats ? En primaire je ne me souviens pas. En lycée , multiplication d'options sans intérêt ...Les proviseurs ne s'y retrouvaient plus.

Non son passage long au ministère (2 fois de suite ) n'a pas laissé de grands souvenirs.

La décennie des malappris .... Toujours la même chose. Comme Luc Ferry . On sort un livre avant ou après....
Il faudrait, il aurait fallu...etc.

mais quand agiront-ils ?

Le programme Bayrou en matière Education , j'attends mais suis septique à la lumière de ses longues années passées à l'EN.

Cordialement

Écrit par : Patrick(instit) | 31 janvier 2007

Julien Dray, toujours si maladroit d'être si mal à gauche, toujours un peu perdu dans ses pensées, tirant de sa gibecière d'ancien trotskyste, avec un air de désolation presque touchant de vieux haillons mélancoliques.

Écrit par : Robin | 31 janvier 2007

"Ma réponse, à moi, est parfaitement claire..."
Votre réponse, Christophe, est au contraire parfaitement obscure. Il ne s'agit pas ici de l'Appel, mais du cas précis de Marc Le Bris.
Je répète donc ma question: estimez-vous inadmissible que Marc Le Bris ait été bloqué dans sa progression de carrière par son IEN local parce qu'il n'applique plus les consignes de l'IUFM?"
J'attends, si vous le voulez bien, une réponse claire et sans ambiguïté.

Écrit par : Jean | 31 janvier 2007

On comprendra bien pourquoi ce parti extrême sinon extrêmiste recrute dans tous les secteurs de population (y compris chez les immigrés). le déni de vérité conduit au désir de tout casser.

J'ai trouvé que le principal du collège alternatif "panaché" n'avait pas l'air très clair. Il a passé son temps à epliquer que tout allait bien.

Je suis d'accord, tous ces gens qui vous expliquent que tout va très bien quand on va de plus en plus mal, ça donne envie de tout casser et de voter aux extrêmes.

Écrit par : Robin | 31 janvier 2007

Autrement, pour ce qui est de l'émission de France 3, sans un sujet fort, ça ne vaut pas grand'chose, surtout quand on choisit des Français moyens représentatifs, qui sont tous immigrés ou issus de l'immigration. A la fin, c'est pénible et contre productif.

La majorité était manifestement sous représentée. Ce n'est pas normal. Un quart d'heure sur le problème de ce couple de femmes homosexuelles dont l'une avait eu un enfant par insémination artificielle ; est-ce vraiment une question centrale ? On se croirait dans " C'est mon choix ". Je n'ai rien compris à ce qu'elles voulaient au juste...Quant à l'enfant, personne ne semble se demander comment il va s'y retrouver...Oui, je sais, je suis un vieux réac. Moi non plus, je n'arrive plus à m'y retrouver. La lassitude me gagne.

Écrit par : Robin | 31 janvier 2007

Tiens, parlons d'un sujet purement technique qui devrait mettre tout le monde d'accord : la carte scolaire.

???????????

J'ai dit une co...nne..rie ?

Il paraît que c'est une spécificité bien française, comme le camembert. Comment ça se passe dans les autres pays ?

Écrit par : Robin | 31 janvier 2007

Jean, tout instituteur qui fait que les enfants bénéficient d'une instruction la plus complète dans leur classe, et y soient le mieux possible, doit être valorisé par son inspection. Et ceci, quels que soit le choix des méthodes qu'il décide d'employer. Encore une fois, pas de question "idéologique", mais question d'enseignants, qui sont aussi des êtres humains. Il y a autant de pratiques pédagogiques qu'il y a d'enseignants.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2007

Robin, voici la réponse. La LOL F, c'est:


La loi organique relative aux lois de finances du premier août 2001
- la LOLF - réforme en profondeur la gestion de l'État. Elle met en place une gestion plus démocratique et plus performante, au bénéfice de tous : citoyens, usagers du service public, contribuables et agents de l'État.

Elle est entrée en vigueur par étapes et s'applique à toute l'administration au premier janvier 2006.

Eblouissant, non?


Une question à JP B:

Avez-vous des retours furieux, menaçants, consternés, ou pire, de la part de Ministres , de leurs conseillers, de Rectorats ou d'IA, à propos de tout ce qui se dit ici?

Écrit par : DIdiquiatrouvélavoie | 31 janvier 2007

Devons-nous comprendre, Christophe, que vous donnez raison à Marc Le Bris contre son IEN?

Écrit par : Jean | 31 janvier 2007

Robin, je n'ai pas tenu jusqu'au problème des femmes homos, j'ai arrêté le téléviseur quand Lagarde a fait semblant de vouloir partir et a voulu crier plus fort que Marine Le Pen, qui devrait surveiller sa tension et le volume de sa voix.
Je suis vraiment stupéfait que seul le F.N. reprenne à son compte les idées de bon sens en matière d'éducation, et si ce parti ne trainait pas derrière lui la réputation de racisme et d'homophobie qui le caractérise, il y aurait toutes les raisons de lui donner sa voix pour ses propositions en matière d'éducation. Je suis très perplexe.

Écrit par : Jeremy | 31 janvier 2007

A propos de l'émission de FR3, le principal du collège "panaché" était bien un digne représentant du pédagogisme cul-cul.
Pourtant très content de lui, sa prestation filmée accumulait plusieurs fautes grossières :
- 1) Il serinait à un élève que dans son collège on n'acceptait pas les comportements irrespectueux des autres ( en l'occurence injures à caractère raciste, ce qui n'est pas rien ) mais dans la même phrase faisait remarquer au dit élève que c'était déja la troisième fois qu'il était convoqué pour les mêmes faits.
L'Education Nationale est pleine de ces pères fouettards qui, comme certains parents, ne savent pas compter jusqu'à trois.
" Je vais compter jusqu'à trois et si tu n'as pas obei avant tu auras une paire de claques. Attention : un...deux...deux et demi...deux trois quarts etc...
On voyait bien que l'élève concerné avait compris le système.
- 2) Ayant convoqué un conseil de discipline, qui peut prononcer une exclusion de l'établissement, il recherchait une solution alternative ( toujours la peur de sanctionner), ce qui peut être louable.
MAIS, ayant bricolé une solution discutable, on en concluait qu'il n'y aurait pas d'exclusion !
Le conseil de discipline est composé de différents membres, représentants les élèves, les parents, les personnels, les collectivités locales et l'administration de l'établissement.
Apparemment le Principal avait déja pris SA décision, en court-circuitant complétement le Conseil ce qui d'un point de vue juridique et républicain s'apparente à la loi du bon plaisir.
Bel exemple pour inciter au respect de la loi républicaine.
- 3) Enfin la solution alternative à une sanction légale était l'appel à la bonne volonté d'une association dont on aurait voulu être sûr qu'elle n'était pas le cheval de Troie d'un groupe releigieux, sectaire ou politique.
Personne n'a relevé ces manquements pourtant ce monsieur très content de lui, n'est pas forcément un modèle à suivre.

Écrit par : Adrien Fleuret | 31 janvier 2007

Je suis vraiment stupéfait que seul le F.N. reprenne à son compte les idées de bon sens en matière d'éducation, et si ce parti ne trainait pas derrière lui la réputation de racisme et d'homophobie qui le caractérise, il y aurait toutes les raisons de lui donner sa voix pour ses propositions en matière d'éducation. Je suis très perplexe.

Ecrit par : Jeremy | 31 janvier 2007

Moi aussi , Jeremy, je suis très perplexe...Et je vous assure que ce n'est pas ma " tasse de thé "... Mais bon sang de bon soir, pourquoi la gauche (avec des gens trop nombreux à citer, Jean-Pierre Chevènement étant le dernier en date avec son ralliement à sainte Ignorantine) et le centre droit (avec Giscard et Haby) ont-ils trahi comme ils l'ont fait l'école de la République, au point de légitimer sur cette question les prises de position de l'extrême droite ? Je vous avoue qu'il s'agit pour moi d'un mystère insondable.




On voyait bien que l'élève concerné avait compris le système

Eh ! Oui, bien sûr qu'ils ont compris le système.

Écrit par : Robin | 31 janvier 2007

Ce soir, vous ne faites RIEN.C'est un ordre. Pas de petites fifiches, pas de prépârâtions de coucours. Vous allez sur ARTE et vous regardez l'emission sur VIKTOR KLEMPERER.......bon sang de bois!!!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 31 janvier 2007

Écrit par : montaigneàcheval | 31 janvier 2007

Quand est diffusée cette émission, Montaigneàcheval?
Jean, ma réponse est claire. Je me suis prononcé sur des principes qui sont, pour moi, totalement intangibles. Le dossier d'erwan a été présenté, ce me semble, en détails en ces lieux par "elgrieco". Je ne connais pas bien les tenants et aboutissants de celui de Marc Le Bris. Et la seule chose que je connaisse de lui consiste en un discours auquel je ne peux adhérer, ni dans le fond, ni dans la forme. Mais j'ai assez souvent défendu des stagiaires PE dont la pratique, bien que me semblant efficace, ne correspondait pas à ce que vous présumez être "une idéologie totalitaire des IUFM". Sans que l'institution m'en veuille, a priori.
Contrairement à vous, je ne suis pas certain de détenir la vérité absolue.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2007

""Supprimer les organismes inutiles"...! Le premier d'entre eux, c'est l'IUFM, de toute évidence, car les innombrables excellents professeurs que compte encore l'Education nationale font dans leurs classes le contraire de ce que recommande cette officine malfaisante. L'IUFM ne sert à rien.
Si Nicolas Sarkozy n'y pense pas, peut-être que François Bayrou, qui monte en puissance, va nous l'annoncer dans quelques jours. Ce sera aussitôt, pour cet agrégé de Lettres classiques et ancien professeur de lycée, quelques centaines de milliers de voix de plus dans son escarcelle - "

Jean, j'ai entendu que Bayrou était à la politique ce que Darty était au petit électroménager.

C'est vachard, mais, au fait, rappelez-moi ce qu'il a fait quand il était ministre de l'éducation nationale.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 31 janvier 2007

Je n'avais pas encore lu le blog, c'est chose faite, et j'ai eu la réponse à ma question concernant Bayrou.

Pour Robin : je ne sais qui est la Guaranderie.

Sur Marc Le Bris :

Être mal noté par son inspecteur, c'est une chose. Mais être mis dans le même sac que Papon et Eichmann parce qu'on a eu un mot jugé malheureux par certains, à savoir se dire "technicien" quand on apprend à ses élèves à calculer et compter, par ce triste personnage qu'est Sylvain Grandserre, je trouve que cela relève de la plainte pour diffamation.

Je serais d'accord pour monter une expédition punitive pour lui couper son catogan, et ensuite le plâtrer et l'abandonner dans les bois de Gournay-en Bray, petite ville chère à mon coeur que sa présence déshonore.

"Eh bien voilà, Christophe, vous nous dévoilez une des ficelles de la réussite moderne de "l'Education" : la crise de jeunisme indispensable -le port du catogan en est un corollaire-"

Je n'ai pas très bien compris cette phrase : Christophe porte-t-il un catogan???

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 31 janvier 2007

Pour Christophe : l'émission est diffusée ce soir.

Écrit par : SW | 31 janvier 2007

Pour Robin : je ne sais qui est la Guaranderie.

Excusez-moi Anne-Marie, je croyais que c'était vous qui aviez évoqué La Garanderie ; j'avais une collègue de maths qui ne jurait que par ses évocations mentales et ses profils...Alors je m'y étais intéressé moi aussi.

Vous voyez que je ne suis pas sectaire et que je ne mets pas tous les "pédagogues" dans le même sac. La méthodologie, si en vogue dans les années 90, ça avait du bon aussi, surtout pour les 6ème (apprendre à faire son cartable, à apprendre ses leçons, à s'organiser...)

Ca avait du bon aussi pour les gens qui rédigeaient les manuels et pour les éditeurs !

...Les élèves se moquaient gentiment de nous : "Il faut é-vo-quer dans votre tête ce que je dis ! "...Les "profils" (auditif, visuel, verbo-moteur), ça peut aider aussi pour l'apprentissage des leçons.

Qu'est-ce qu'on aura pu bêtifier quand même.

Écrit par : Robin | 31 janvier 2007

Message à "Montaigneàcheval": moi je dirais et écrirais "dissoudra" plutôt que "dissolvera", non?
Mais pour le reste, il a raison, à mes yeux avertis...

Écrit par : outis | 31 janvier 2007

Robin, c’est vrai que La Garanderie ou d’autres, nous sommes nombreux à les avoir lus.

Au début de ma carrière, j’empruntais même les Cahiers pédagogiques et des livres d’auteurs qu’on présentait comme “innovants” ou “importants”, je faisais confiance aux formateurs comme je l’avais fait pour mes profs de fac. J’ai vite appris ! Ce qui m’a fait vite tiquer c’est que pour l’essentiel dans ces écrits, c’est le vide côté “professionnel”, “pratique”. Que dirait-on de manuels de médecine uniquement remplis de longues pages verbeuses sur l’amour de l’humanité et la sainteté ostentatoires des auteurs ?

Mais comme disait Sunzi : il faut connaître son ennemi pour le combattre efficacement !

Écrit par : Lariba | 31 janvier 2007

Ce soir, vous ne faites RIEN.C'est un ordre. Pas de petites fifiches, pas de prépârâtions de coucours. Vous allez sur ARTE et vous regardez l'emission sur VIKTOR KLEMPERER.......bon sang de bois!!!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 31 janvier 2007

Merci pour le tuyau. Nous avons pas mal parlé de lui sur lui sur ce blog et sur la "novlangue" du IIIème Reich...Les démocraties aussi ont, hélàs, leur " novlangue ".

Écrit par : Robin | 31 janvier 2007

Votez tous Ségolène !

Elle a dit : "Nou kay cassé ca !" (On va tout casser ! en créole.)
Peut-être s'est-t-elle rendu compte de la nocivité de Frackowiak et va-t-elle "casser" les IUFM ?
On peut toujours rêver.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 31 janvier 2007

Mais comme disait Sunzi : il faut connaître son ennemi pour le combattre efficacement !

Ecrit par : Lariba | 31 janvier 2007

Oui, un stage d'établissement sur trois ans avec un proche de Meirieu, ça n'est pas rien. Et vous ne pouvez pas imaginer la bonne volonté dont j'ai fait preuve (en "docimologie" par exemple jusqu'à mettre 15 notes (3 critères différents multipliés par 5 domaines de compétence). Je pourais faire une formation sur la " pédagogie par objectifs "J...J'ai un faible pour l'auto-dérision et je racontais ça à des amis non enseignants l'autre jour ; ils étaient morts de rire.

Vous avez lu la bande dessinée d'Astérix "La maison qui rend fou" ? J'aime bien la façon dont Astérix s'y prend pour casser la "statégie' administrative...C'est pareil avec les paranoïaques ; il ne faut surtout pas leur dire qu'il n'y a personne sous le lit...Il faut aller y regarder avec eux !

Écrit par : Robin | 31 janvier 2007

Ce que je dis là est aussi pour les jeunes collègues en IUFM...Rajoutez-en, faites en des tonnes...Et n'oubliez-pas le "meirieutron" !

Écrit par : Robin | 31 janvier 2007

Et vous ne pouvez pas imaginer la bonne volonté dont j'ai fait preuve (en "docimologie" par exemple jusqu'à mettre 15 notes (3 critères différents multipliés par 5 domaines de compétence).

Rassurez-vous ça n'a pas duré longtemps. On m'a gentiment demandé de ne pas faire trop de zèle à cause du logiciel de traitement des notes qui était sur le bord de l'explosion.

Écrit par : Robin | 31 janvier 2007

"J'attends, si vous le voulez bien, une réponse claire et sans ambiguïté."

Mauvaise pioche...
Same Player Shoot Again.
;)

Écrit par : toto | 31 janvier 2007

Votez tous Ségolène !

Elle a dit : "Nou kay cassé ca !" (On va tout casser ! en créole.)
Peut-être s'est-t-elle rendu compte de la nocivité de Frackowiak et va-t-elle "casser" les IUFM ?
On peut toujours rêver.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 31 janvier 2007

Moin sé en fanm doubout! Nou kay cassè ça ! - Je suis une femme debout ! Nous allons changer ça !

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2007

Précurseur de Ségolène, Chateaubriand créa pour parler de sa découverte de l'Amérique le mot "vastitude".

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2007

Et dire que Jack Lang n'a meme pas cité Chato pour défendre Ségo !

Écrit par : Jérémy | 31 janvier 2007

Précurseur de Ségolène, Chateaubriand créa pour parler de sa découverte de l'Amérique le mot "vastitude".

Ecrit par : dobolino | 31 janvier 2007

Jacques Lang a commencé la lecture des Mémoires d'Outre-tombe sur les conseils de François Mitterrand et s'est arrêté au premier passé simple...Dommage pour Ségo.

Écrit par : Robin | 31 janvier 2007

Rappelons à nos jeunes collègues apprenants formateurs d'apprenants en IUFM qu'il existe un auxiliaire de faisabilité de leurs rapports de stages. Cet outil a été élaboré par un groupe de pilotage transdisciplinaire sous la guidance démocratique du camarade Pierre Azimon de l'unité de coopération égalitaire "Sauver les Lettres" de Bagnières de Bigorre. Il permet de finaliser la théorisation des expérimentations dans les différentes sous-unités de formation.

Voici un exemple de module paradigmatique :

Fidèles aux objectifs fondamentaux et interpellés par la capacité de faisabilité dans la logique obligée des handicaps socioculturels, nous nous sommes équipés d’outils diversifiés et on doit intérioriser la position de tout acteur des guidances pour les jeunes acteurs-auteurs de leur propre formation.

Bon courage camarades apprenants formateurs d'apprenants et salutations coopératives !

Écrit par : Robin | 31 janvier 2007

Bonsoir,
Je précise à Magali que je n'enseigne plus depuis six ans. J'ai quitté l'enseignement en 2000 à l' âge de 54 ans , renonçant au dernier échelon de ma catégorie pour des raisons privées que je ne souhaite à personne mais que j'ai toujours assumées. Que l'on règle ses comptes à travers ma personne me laisse plutôt indifférente. Après tout j'ai toujours fait de mon mieux et j'ai toujours eu le souci de respecter les autres. L'humiliation que j'ai vécue pour diverses raisons : un air un peu godiche , une petite taille , des cheveux rouquins, des fringues rafistolées habilement dissimulées par une blouse, l 'indifférence à l'égard de la mode, l'amour du calme, des livres et du chant. L'humiliation je n'ai jamais voulu la rendre en retour pour me venger. Simplement, j'ai quelquefois remis certaines personnes à leur place quand on se mettait le doigt dans l'oeil jusqu'au coude à mon sujet.
Je vis dans une région prospère où les trente glorieuses ont tourné la tête aux gens, où il s'agit de montrer aux autres que l'on a de l'argent même si on devient esclave du paraître. Dans ce contexte la richesse culturelle,la sincérité des sentiments et la rigueur d'une pensée personnelle ne pèsent pas lourd dans la balance. J'ai donc tendance à rester sur ma planète ce qui ne m'empêche pas de dire bonjour à tous ceux que je rencontre, d'aimer mes proches, de ne pas tirer une gueule d'enterrement et d'aimer les bonnes histoires.
J'ai aimé mon CDI et mes élèves, passionnément. J'ai surmonté de gros problèmes de santé, ce qui arrive à beaucoup de gens , et j'en ai tiré les leçons qui s'imposaient : savoir se battre, savourer ce qu'il y a d'essentiel dans la vie et faire ce qu'on aime et tant pis si ce n'est pas dans l'air du temps.
L'année où je suis partie on m'a confiée une stagiaire qui refusait les paroles creuses de l'IUFM, affrontait une classe de garçons qui méprisaient le français, encouragés en cela par certains collègues chargés des disciplines au coefficient plus important, et essuyait les rappels à l'ordre d'un adjoint de direction dont je crois savoir qu'il n'avait jamais mis les pieds dans la cage aux fauves. Je lui ai remonté le moral de mon mieux et j'ai admiré sa capacité à reprendre le dessus. Elle m'a rendu espoir à moi aussi car je quittais un navire en perdition où elle avait le courage de monter malgré les coups reçus avec la ferme intention de garder le cap.
Assez pour ce soir, je radote un peu. A mitiés.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 31 janvier 2007

Hélène, sans vouloir vous flatter, et n'en déplaise à votre modestie, permettez-moi de vous dire que sans vous connaître et au travers de tout ce que vous écrivez, on imagine la personne exceptionnelle que vous devez être et on ne peut qu' envier les privilégiés qui ont l'honneur de compter parmi vos proches et vos amis.

Écrit par : Robin | 31 janvier 2007

MA QUÊTE DU SENS…

http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2007/01/31/ma-quete-du-sens/

Écrit par : Roger FELTS | 31 janvier 2007

" Bref, un petit retour pour proposer - un rêve!- que l'on cesse de recruter des IPR des IEN et des IGEN inutiles, coûteux et consternants. " disait un visiteur, plus haut.

La proposition en a déjà été faite, très sérieusement et très courageusement, par Thomas Clerc, professeur à l'Université de Paris X-Nanterre.

Pourquoi Thomas Clerc est-il le seul à proposer une telle économie ? A quoi servent encore les inspecteurs ? Pourquoi personne n'ose s'attaquer à cette partie de la profession, qui ne sert à rien, et qui est le relais des pédagogistes ?

Je sais bien qu'il y a de très bons inspecteurs, j'en ai rencontré, mais ils ne servent à rien, même pas à façonner le site internet de l'Inspection Académique : il y a des profs recrutés expres pour ça !

Alors quand les inspecteurs seront-ils dans la ligne de mire de ceux qui critiquent les dépenses inutiles et de ceux qui critiquent les pédagogistes ?

Écrit par : Jeremy | 31 janvier 2007

"Je n'ai pas très bien compris cette phrase : Christophe porte-t-il un catogan???"
Lui, je ne sais pas... Il jouait du piano debout... C'est peut-être un détail pour vous... Mais pour moi ça veut dire beaucoup... ;)

"... par ce triste personnage qu'est Sylvain Grandserre, je trouve que cela relève de la plainte pour diffamation. Je serais d'accord pour monter une expédition punitive pour lui couper son catogan, ..."
Grandserre ondoierait-t-il sous un catogan, à la manière de ces hussards qui trottent sous le schako et qui lui inspirent une peur bleue ??? :)

N'était-ce pas Lariba qui proposait aussi une statuette à catogan, cet été, contre un chèque adressé en Corse...

Écrit par : D'Enguell | 31 janvier 2007

Ceux qui s'etonnent d'entendre, dans la bouche de Narine Le Pen, des propos senses en matiere educative ignorent que depuis plus de 20 ans les seules voix qui se sont elevees pour denoncer la mainmise des demolisseurs de l'ecole sur la direction des programmes de l'EN, et de maniere generale sur tout ce qui a contribue a casser les apprentissages et la sante des profs..., les seuls qui proposent les solutions eprouvees partout ailleurs (comme la suppression de la carte scolaire) cad des gens comme Alain Madelin, Philippe Nemo, J.de Romilly, J. Milner,que les sudits ont immediatement traites de fascistes. Il leur fallait les diaboliser et c'etait facile puisque ce discours venait de gens classes, parfois bien a tort d'ailleursm, a droite. Il fallait reduire au silence la voix du bon sens, si dangereuse car elle risquait de retirer leur fonds de commerce a tous ces specialistes es-sciences de l'education qui ne vendaient que du vent et ne pouvainet pas risdquer que soit devoile le pot au roses, leur ignoble escroquerie.

Que Jospin, Dray et tant d'autres soient encore Trotskystes en 2007 ne defrise personne. 50 ans d'abjectes compromissions n'ont pas empeche Mitterrand de faire deux mandats, et on peut allonger la liste jusqu'a plus soif. Mais les memes qui sont si indulgents envers ceux qui ont deshonore les fonctions de president et de premier ministre, fustigent encore, quarante apres, un Madelin, pour avoir figure sur les listings du Mouvement Occident, alors que c'eatit le cas de tous les etudiants en droit de l'epoque qui n'avaient d'autre choix, (votre serviteur y compris, qui a resiste contre les Nazis et Vichy dans l'uterus maternel) que de s'inscrire a la Corpo s'ils refusaient de se faire embrigader a l'Unef avec les compagnons de route du PCF.

Robin, pose les bonnes questions et Jean, et bien d'autres encore sentent intuitivement que les solutions ne viendront pas de la doxa de gauche. Marine Le Pen n'a rien invente: elle s'est contentee de reprendre les bonnes idees des gens cites plus haut, dont les livres ont tous plus de vingt ans.
Il suffit de les lire pour comprendre que ..."les missiles sont a l'est et les pacifistes a l'ouest"

La carte scolaire par exemple, un echec connu depuis des decennies dans tous les pays qui l'ont appliquee sous une forme ou une autre, mais pour qui croit dur comme fer dans le dogme de l'egalite a coup de trique et au pas de charge, aucun echec, le plus cuisant soit-il, n'est jamais considere comme la preuve que le postulat de depart est faux.

La foi du charbonnier deplace des montagne, mais elle a aussi demoli l'ecole que rien ne pourra la reconstruire tant que les victimes n'uniront pas, ne se rebelleront pas,

et la pas de risque, la Nomenklatura surveille son bifteck et les syndicalistes font des Kapos incomparables, de vrais "droits communs" dans cet immense camp de concentration soft qu'est devenue l'EN .

Écrit par : Cadichon | 01 février 2007

Ce qui ne règle pas la question des inspecteurs, sur laquelle personne n'a jamais pris position, et qu'il faudra pourtant bien aborder un jour (le salaire d'un inspecteur équivaut à combien de fois la dépense mensuelle pour un étudiant de Master 2?)

Écrit par : Jeremy | 01 février 2007

Hélène,

Votre propos est apaisant et revigorant car riche de sincérité, de vérité. On ne se vit pas que dans le paraître.

Écrit par : Patrick(instit) | 01 février 2007

http://abardel.free.fr/glossaire_stylistique/oxymore.htm

Je signale un article intéressant sur internet à propos de Tzvetan Todorov, de Rimbaud et d'une figure de style souvent évoquée sur ce blog, l'oxymore.

Todorov décèle dans ce goût de Rimbaud pour les figures rhétoriques d'opposition, une remise en cause de la fonction référentielle du langage, mais l'auteur de l'article montre qu'en réalité, dans leur contexte, la plupart de ces figures de rhétorique revêtent une signification satisfaisante.

Écrit par : Robin | 01 février 2007

Jacques Lang a commencé la lecture des Mémoires d'Outre-tombe sur les conseils de François Mitterrand et s'est arrêté au premier passé simple...Dommage pour Ségo.

Ecrit par : Robin | 31 janvier 2007

C'est méchant mais ça me botte! Je la reservirai en réunion de section.
Entendu ce matin la revue de presse de France-Inter. La journaliste dit: " José Bové annonce qu'il n'est pas un individu hors-sol. Je ne sais pas trop ce que ça veut dire mais bon,il l'a dit...". J'ai beaucoup apprécié le jeu de mot de Bové et la façon dont, en parlant ainsi, la journaliste a souligné la "fracture sociale" entre ceux qui produisent et ceux qui mangent. Un bon fou rire matinal.

Écrit par : dobolino | 01 février 2007

Je suis affligée par ce système bêtifiant, annihilant tout droit à l’éducation, et donnant un réel pouvoir à des incompétents (9). Ces derniers exercent sur moi une pression constante, procédant d’une fausse sympathie, mêlée d’hypocrisie et de menaces (10).

Merci d'abord à MàC de nous avoir signalé le film remarquable diffusé par ARTE et consacré à Viktor Klemperer.
Bien entendu le cadre de ce blog ne permet guère d'échanger les idées , les pensées que la vision de cette oeuvre cinématographique ne peut manquer d'inspirer en chacun de nous.
Précisément, le film ne montre-t'il pas l'étroite relation entre le rétrécissement (et sa calcification) de la pensée dans le corps d'une société et la démétaphorisation concomittante de la première institution: la langue?
Le film retrace la progression de la folie qui gagne l'Etat nazi des premières semaines de 1933 jusqu'a son suicide en 1945. Il nous montre la logique de ce processus implacable: l'Etat tout à fait légalement légifère et édicte des lois (façonne une langue, un vocabulaire) , se tient donc à lui-même un discours de facture finalement psychotique. L'Etat perd progressivement sa faculté de dissocier les mots des choses, il perd la raison: la justice se rend à la fin de la guerre non plus en référence au droit mais directement au nom de la volonté du Fuehrer incarnation de l'absolu.
La langue de Goethe elle même devient un cadavre vivant et aspire à survivre coûte que coûte dans un autre idiome: épisode du sigle LSR abri anti aérien devenu "apprenez vite le russe".

Est-il osé et scandaleux de rapprocher cette logique à l'oeuvre et décrite admirablement par le film de celle qui travaille au coeur de nos Etats occidentaux?
Ne vivons-nous pas nous aussi sous un mode qui nous échappe encore une sorte de démétaphorisation de nos institutions? Il suffit de lire les circulaires dont nos gestionnaires nous abreuvent quotidiennement, formulées non plus dans des mots mais dans des sigles illisibles pour se poser sérieusement ce genre de questions.

Écrit par : buntovchik | 01 février 2007

Hier soir, après l’émission sur Klemperer, il y avait une rediffusion sur la chaîne HIstoire de la série de Guido Knopp ,”Hitlers Helfer”, “Les adjoints d’Hitler” ou “Les complices d’Hitler”. L’émission d’hier soir portait sur Eichmann. Air archi-connu, dira-t-on. N’empêche. On reste pantois devant un tel océean de médiocrité crasse.
Un personnage falot, petit, malingre, laid, avec cette voix typiquement allemande nasillarde et militaire, schnick-schnack-Stimme. Le con. Et on voit comment ce type n’a mis dans la monstrueuse mission qui fut la sienne, absolument pas la moindre haine anitsémite. Comme le disait un de ses collaborateurs (c’est le cas de le dire!!!) “on lui aurait ordonné d’extermeiné les roux, les noms commençant par K ou les amateurs de pendules, il l’eût fait. Ce qui est terrible chez Eichmann, c’est cette perpétuelle angoisse de déplaire aux supérieurs, de faire du zèle. Lorsqu’il fut chargé d’organiser, à partir de Mai 1942 les convois de la Reichsbahn vers Auschwitz, il s’acquitta si bien de sa tâche organisationnelle que l’état-major de la Wehrmacht mit Hitler en garde sur le point capital, que l’organisation d’Eichmann prônant la priorité absolue des ocnvois de déportés sur les trains logistiques risquait de coûter cher au Reich. Ce qui arriva.
Eichmann est le prototype du fonctionnaire servile. Il était à ce point parfait pour organiser ce qui eût sali les mains de heydrich et d’Himmler, qu’on jugea qu’il était parfait en subalterne. Ce qui fut pour lui une sorte d’accomplissement monstrueux. En 1961, dans sa cage anti-balle de son procès en Israël, on voit ce petit huissier de justice se lever quand on le lui dit, se rasseoir, docile, empressé, ne comprenant même pas que ce sont les frères de tous ceux qu’il a fait assassiner qui le jugent.
Cette indifférence cartonneuse, ce goût de coton dans la bouche qui sourd du nazisme est ce qui fait, comme le rappelait magnifiquement l’émission su Klemperer, l’UNICITE historiquer du nazisme, quoi qu’on en dise.
Au passage, je vois bien Eichmann nommé directeur d'un IUFM. C'est tout à fait le profil recherché: administrateur hors-pair, sans états-d-âmes, virtuose de la novlangue fasciste, docile, obséquieux.

Écrit par : montaigneàcheval | 01 février 2007

Dobolino parle de France-Inter... J'enchaîne; "radio-com" avec, ce matin, François Dubet, interviewé auparavant par Nicolas Demorand; affaire à suivre.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2007

Cadichon, êtes-vous ce qu'on appelle: "un troll"?

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2007

Allons allons, Montaigneàcheval! N'avez-vous pas l'impression que votre haine vous noie un peu?

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2007

OUI, il en reste encore en stock malgré l'énorme demande, et à prix CASSÉS !

La figurine Pédago existe en deux versions :
Le Reimieu : version masculine (avec ou sans catogan, à préciser), hauteur 15 cm, choisir un nom à inscrire sur le tee-shirt (avec faute obligatoire). Ancien Prix 12 €, nouveau prix 0,12 €.
L’Urluberlat : version féminine. Avec lunettes géantes style années 1970. Crie « transversalitude » quand on lui tape sur la tête. Ancien Prix 15 €, nouveau prix 0,15 €.
Les frais de port sont à la charge du rectorat de votre académie.

NOUVEAU : la gamme 2007 avec les versions NAINS DE JARDIN, décoratifs et dissuasifs.

Commandes et demandes de catalogues :
IUFM de Lyon,
5 rue Anselme
69317 LYON Cedex 04

Écrit par : Lariba | 01 février 2007

Oui, d'accord avec tout ce que vous dites, Montaigneàcheval,comme souventes fois. Moi qui regarde fort peu la tv, j'ai été sensible à la qualité de cette émission et en tant que littéraire, sensible au fait que dans ces régimes totalitaires il ne reste plus aux littéraires qu'à étudier la langue des bourreaux, quand on leur a enlevé l'une de leurs raisons de vivre.
Juste une réserve sur l'unicité, j'espère que vous avez raison, que vous aurez toujours raison.

Écrit par : Thalie | 01 février 2007

Au passage, je vois bien Eichmann nommé directeur d'un IUFM. C'est tout à fait le profil recherché: administrateur hors-pair, sans états-d-âmes, virtuose de la novlangue fasciste, docile, obséquieux.

Ecrit par : montaigneàcheval | 01 février 2007

Eichmann n'est pas seulement un individu, c'est un "profil psychologique". On trouve beaucoup de gens de ce type dans les administrations, notamment à l'éducation nationale. Leur idéal de vie : " être lisse", "ne pas faire de vagues", "faire fonctionner le système", "se positionner du bon côté"...

Chaque fois que le bon sens, la vérité ou la justice sont remises en cause à un échelon ou à un autre d'une organisation, on peut être certain qu'ils prendront systématiquement fait et cause en défaveur des victimes...Ils sont ainsi faits.

Écrit par : Robin | 01 février 2007

Un petit mot encore, ce n'est ni la colère, ni la passion qui sont les plus à craindre, mais cette espèce de froideur calculatrice qui est le forme la plus monstrueusement médiocre (oxymore ?) de la volonté de puissance. Elle désarçonnait même le marquis de Sade qui l'évoque à mots couverts dans son pamphlet "Français encore un effort pour devenir vraiment Républicains."

Écrit par : Robin | 01 février 2007

Bienvenue à Cadichon . Après montaineàcheval la caravane va pouvoir rejoindre Pendariès dans les Cévennes.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 01 février 2007

Bienvenue à Cadichon . Après montaineàcheval la caravane va pouvoir rejoindre Pendariès dans les Cévennes.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 01 février 2007

Fine allusion à Stevenson...Non ?

Écrit par : Robin | 01 février 2007

OUVEAU : la gamme 2007 avec les versions NAINS DE JARDIN, décoratifs et dissuasifs.

Commandes et demandes de catalogues :
IUFM de Lyon,
5 rue Anselme
69317 LYON Cedex 04

Ecrit par : Lariba | 01 février 2007

Lariba, je ne devrais pas lire ce blog quand m'arrive une communication téléphonique émanant de gens sérieux surtout quand c'est vous qui intervenez !

Vous m'avez pris par surprise et j'en ris encore...

Quel talent !

Écrit par : Robin | 01 février 2007

Buntovchik, on est en droit de se poser ces questions , effectivement, de se dire que le" politiquement correct" qui nous arrive tout droit des USA, poussé à bout, et remixé à notre sauce stalino-française pourrait nous mener vers "ça" ou quelque chose d'approchant.

Écrit par : Thalie | 01 février 2007

Attaques sur le physique, comparaison des directeurs d'IUFM avec les dignitaires nazis, glorification du front national... Ce n'est pas à l'école que le niveau baisse le plus, dirait-on.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2007

Lariba, comment fait-on des commandes groupées,hmmmm???
Christophe Sibille, je vous ai dit, il y a quelque jour que j'admirais votre ténacité courageuse, mais faudrait pas pousser mémée dans la boîte à gants...Vous vous plantez, mon cher, Eichmann n'était justement pas un dignitaire (Hitler refusa toujours de le rencontrer, ce dont il ne se remit jamais..) mais un bon second couteau. D'où le parallèle avec les IUFM. Un splendide repère de seconds choix.
Et dites-moi.....si d'aventure notre pays se fascisait, ce qui n'est malhaureusement pas à exculre, si le Ministère recevait des consignes scélérates à relayer dans les établissements, style liste de "pas propres" de Goldschmidts et autres métèques, croyez-vous mon cher qu'il ne se trouverait que des Pierre Brossolette à l'EN??? Qu'il n'y aurait pas quelques bon petits Eichmanns dévoués???
Vous savez très bien que si.
Dernier point. Je ne "hais" pas les IUFM. La haine est un sentiment noble qu'on réserve à ce qui est noble.
Irrépressible dégoût et incoercible envie de vomir, plutpt.

Écrit par : montaigneàcheval | 01 février 2007

Thalie, si vous avez regarder ce film Viktor Klemperer parle lui aussi si je ne m'abuse "d'américanisation de la langue allemande" dès le début du III Reich. Et de souligner que cette "américanisation" s'inscrit elle même dans un usage massif d'une propagande publicitaire et politique grandiloquente, grande consommatrice d'esthétique et de messages mensongers.
Sait-on ici en France que nombre d'américains dans les années 30 étaient favorables aux thèses nazies, un fait rappelé récemment par Philippe Roth. Si Charles Lindbergh s'était présenté à la présidence il aurait eu des chances d'être élu.
Notre Etat républicain français est-il en mesure, prend-il les mesures qui s'imposent pour protéger le bien collectif plus précieux, la langue française?
Ce matin mon Principal m'a dit ouvertement que trop d'heures étaient consommées par les professeurs de latin et de grec ce qui lui interdit de mettre en place des "projets pédagogiques". Le vers est dans et s'y reproduit et nous laissons faire...comme disait un romancier de langue allemande assassiné par les nazis.

Écrit par : buntovchik | 01 février 2007

Réponse emberlificotée, Christophe, et pas claire du tout.
Vous défendez un principe, dites-vous, mais lorsque le principe est à défendre sur un cas particulier, vous le faites à la tête du client: Erwan oui, Marc Le Bris non.
Or comment pouvez-vous prétendre ignorer le dossier Le Bris? Vous savez parfaitement comment il enseigne et vous savez pertinemment aussi qu'il a été bloqué dans son avancement par son petit cheffaillon local . Il l'a assez dit sur les médias pour que seuls ceux dont les oreilles ont des murs n'aient pas entendu! Du reste, si vraiment vous voulez ne vous appuyer que ce que sur ce que vous aurez vu de vos propres yeux, à ce compte-là vous n'en savez pas plus sur Erwan que sur Marc Le Bris. C'est donc bien en vertu d'un préjugé que vous vous prononcez clairement en faveur de Erwan et que vous refusez de le faire en faveur de Le Bris. Evidemment, Erwan, adepte de Freinet, est de la bonne teinture pédagogique à vos yeux! Peu importe, pour vous, que Marc Le Bris se soit expliqué lui-même sur la cause du blocage de sa carrière. A la limite, vous considérez qu'il affabule...
Je ne vois pas très bien ce qu'apporte dans le débat la remarque, que vous vous croyez obligé d'ajouter à la fin, que je m'imagine avoir la vérité absolue. Il eût été plus "mesuré" d'écrire: "Il me semble vous vous imaginez, contrairement à moi, avoir la vérité absolue"! Mais peut-être que toutes ces attaques contre les IUFM, qui n'en laissent pas un seul pan de mur entire, vous énervent.

Écrit par : Jean | 01 février 2007

Excusez-moi, Jean, mais la dernière phrase de votre message me semble un peu énigmatique!

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2007

Oui, bien sûr... si vous avez regardé le film!

Écrit par : buntovchik | 01 février 2007

Pour parler plus sérieusement, et à l'intention de Catmano, mais aussi de Patrick et de Ronin, un excellent DVD intitulé: "le jeu vocal, chant spontané", édité par le ministère de l'éducation nationale-enseignement supérieur recherche. Des travaux où la pédagogie active et la science consommée des professeurs dont les interventions sont filmées proposent un moment de pur bonheur.
Jean, ne me reprochez pas une attitude vous vous rendez coupable vous-même! Vous, quels que soient vos principes, vous défendez Marc Le Bris et vous ne défendrez pas Erwan. Et pourtant vous n'arrêtez pas de seriner que vous êtes un ardent défenseur de la liberté pédagogique, et vilipendez les inspecteurs qui martyrisent les enseignants au nom de leurs pratiques.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2007

"La pédagogie active": pléonasme! C'est quoi la "pédagogie passive"?
"Vous n'arrêtez pas de seriner": autre pléonasme, et expression peu amène! Décidément, ça vous énerve, toutes ces critiques contre l'IUFM!

Écrit par : Jean | 01 février 2007

Est-il osé et scandaleux de rapprocher cette logique à l'oeuvre et décrite admirablement par le film de celle qui travaille au coeur de nos Etats occidentaux?

Non, on ne joue pas impunément avec le "Logos"...

Intuition qu'un même projet est à l'oeuvre dans la novlangue du Troisième Reich et dans toutes les tentatives d'asservir la langue (c'est-dire l'espit d'un peuple) à une idéologie.

La réflexion de Victor Klemperer est toujours d'actualité.

J'ai été très ému par le passage du film sur Arte où une vieille femme juive vient trouver Klemperer pour le supplier d'enregistrer le dernier événement de la chronique de l'inhumanité quotidienne ( la diminution de la ration de pommes de terres équivalait à une condamnation à mort), comme s'il était le seul et unique témoin, "le dernier écrivain du monde", le seul et unique enfant de "Mnémosumé" encore vivant...J'ai pensé à Kafka et à Borgès.

Très intéressant l'utilisation des euphémimes : "crise" à la place de défaite..."Le fürher saura, une fois de plus surmonter la crise !" "Si Napoléon avait eu Goebbels, on ne saurait pas qu'il a perdu la bataille de Waterloo."

Ca ne vous rappelle rien ? "incivilités" pour crachats, insultes graves, voies de fait..." "incident" à la place d'agression grave ou même de meurtre.

On ne prend pas les mêmes, mais on recommence !

Écrit par : Robin | 01 février 2007

LQR
La propagande du quotidien
Éric Hazan

De modernité à gouvernance en passant par transparence, réforme, crise, croissance ou diversité : la Lingua Quintae Respublicae (LQR) travaille chaque jour dans les journaux, les supermarchés, les transports en commun, les « 20 heures » des grandes chaînes, à la domestication des esprits. Comme par imprégnation lente, la langue du néolibéralisme s’installe : plus elle est parlée, et plus ce qu’elle promeut se produit dans la réalité. Créée et diffusée par les publicitaires et les économistes, reprise par les politiciens, la LQR est devenue l’une des armes les plus efficaces du maintien de l’ordre.
Ce livre décode les tours et les détours de cette langue omniprésente, décrypte ses euphémismes, ses façons d’essorer les mots jusqu’à ce qu’ils en perdent leur sens, son exploitation des « valeurs universelles » et de la « lutte antiterroriste ». Désormais, il n’y a plus de pauvres mais des gens de condition modeste, plus d’exploités mais des exclus, plus de classes mais des couches sociales. C’est ainsi que la LQR substitue aux mots de l’émancipation et de la subversion ceux de la conformité et de la soumission.

Écrit par : Robin | 01 février 2007

Je signale pour ceux d'entre vous qui habitent à Aix-en-Pce ou à proximité, ce soir à 19h30, 30 bd Zola (ex-route des Alpes), une conférence débat organisée par la Libre Pensée, sur le thème ô combien épineux "éducation nationale ou instruction publique". J'y serai pour défendre l'instruction publique, ça va de soi.
P.S. qui n'a rien à voir, quoique... Je pense que la liberté pédagogique ne se partage pas, et qu'il faut défendre à la fois Marc Le Bris et Erwan -- tout en sachant que ce que l'on reproche à Erwan, bien plus que sa pédagogie Freinet, c'est de militer à RESF (réseau d'aide aux enfants de sans-papiers). Avoir des indignations sélectives ne me paraît pas très cohérent. Les seules limites à la liberté pédagogique, c'est le programme de l'examen ou du concours : à partir du moment où l'élève est correctement préparé, il faut faire confiance au professeur ou à l'instit. Est-ce si difficile à concevoir ?

Écrit par : FGuichard | 01 février 2007

"J'ai inventé, me semble-t-il, une nouvelle façon de parler. Je m'éloigne de plus en plus du matériel et je passe directement au niveau de la typification et de la conception du monde. Ma façon de penser, de parler et d'écrire gagne en souplesse et en typicité. Je ne vois plus rien en termes individuels, uniquement en termes typiques.

Joseph Goebbels, Journal à la date du 17 décembre 1926

Écrit par : Robin | 01 février 2007

P.S. qui n'a rien à voir, quoique... Je pense que la liberté pédagogique ne se partage pas, et qu'il faut défendre à la fois Marc Le Bris et Erwan -- tout en sachant que ce que l'on reproche à Erwan, bien plus que sa pédagogie Freinet, c'est de militer à RESF (réseau d'aide aux enfants de sans-papiers). Avoir des indignations sélectives ne me paraît pas très cohérent.

Je suis d'accord FGuichard. Les enfants des sans papiers, ce n'est pas une question d'idéologie, c'est une question de coeur. La galerie de peinture à côté de chez moi a organisé une vente d'oeuvres au profit de deux associations qui oeuvrent en leur faveur et j'en ai rendu compte dans un article.

Il y a eu des remous ici autour de plusieurs tentatives d'expulsion d'enfants scolarisés. Personne ne peut avoir la conscience tranquille face à ça. Moi pas, en tout cas.

Écrit par : Robin | 01 février 2007

(...)"La nature, plus infaillible que la politique, nous enseigne d'aller au-devant du mal qui nous menace; il devient incurable pendant que la prudence délibère sur les remèdes."(...)
Jean-François Paul de Gondi, cardinal de Retz

résistez, continuez de résister!

signez l'appel pour la refondation de l'école www.refondation-ecole.net

Écrit par : Ami-entends-tu? | 01 février 2007

Je me permets de rappeler qu'en fait, la musique est évidemment très secondaire dans le programme de formation de la si bien nommée "Armée des Ombres" que sont les malheureux "apprenants" de ces instituts dévoyés.

La musique sert surtout dans le primaire à apprendre des comptines aux gamins. Ayant participé pendant 5 ans à cette formation, comme choriste à l'IUFM de Limoges, je puis témoigner que c'était extrêmement divertissant. Les anciennes choristes de J.M. Hasler étudiaient en plus des chants superbes,(à la suite d'un cours de formation, évidemment) comme "les petits chants faciles " de Francis Poulenc, et nous donnions en fin d'année quelques concerts, où seules quelques jeunes élèves participaient, car c'était trop difficile.

De nombreux élèves suivaient ce cours, le préférant à celui d'anglais qui était au choix, bien conscients que ce n'est pas avec le petit nombre d'heures au programme qu'on pouvait former un enseignant d'anglais de qualité. Alors, la musique...

La musique en IUFM est à la musique ce que la musique militaire est à la musique.

Désolée, je n'aurais jamais dit cela pour Jean-Michel, qui était d'ailleurs très conscient de ce qu'étaient les IUFM.
Je lui avais montré les cours du CNED de Toulouse, (IUFM de Toulouse dominé par cette...Eveline Charmeux) de ma fille, qui l'ont conduite à un début de dépression, puis à un échec au concours ) et il faisait de temps en temps allusion au "Volapuk" des IUFM.

(Il s'agit d'un musicien hors pair, excellent claveciniste, et d'une culture encyclopédique.)

J'ai vu le superbe documentaire hier, et suis d'autant plus écoeurée par les allusions de ce paltoquet de Grandserre vis-à-vis de MarcLe Bris.
Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 01 février 2007

au sujet de la situation des enseignants PEGC exposée précédemment j'ai obtenu une réponse des services du ministère qui confirme que la bivalence pour De Robien n'a pas pour intérêt de créer un corps de professeurs mieux formés et mieux payés dans un système gagnant-gagnant qui permettrait bien sûr de réaliser des économies de gestion des personnels mais une catégorie de professeurs corvéables à merci comme les PEGC

attention cependant: il vaut mieux un bivalent compétent qu'un monovalent incompétent!

Écrit par : S Durand | 01 février 2007

Merci Robin, pour la référence du bouquin d'Hazan.
Pour poursuivre avec une légère variante , j'ai été touchée en lisant le dernier livre de Todorov dont on a dit pis que pendre ici et ailleurs, de lire que son choix premier de la linguistique était uniquement dû au fait que c'était pour lui le seul moyen d'échapper aux tenailles de l'idéologie du parti bulgare comme pas mal de formalistes russes avant lui, qui n'avaient eu que cette voie pour ne pas vendre leur âme au parti. Cela remet les choses en place, me semble-t-il et après en France, sa rencontre avec Genette a fait le reste. Voilà, pour l'affreux Todorov "dévoreur de sens" qui ne manque pas de rappeler qu'en 69 lors d'un colloque à Cerisy, il défendait le sens des oeuvres...
Nourrie au formalisme et au structuralisme, j'ai toujours pensé que les outils qu'ils nous offraient étaient de beaux outils à condition qu'ils ne devinssent pas des fins en soi. Malheureusement, j'ai constaté pendant des années que nombre de collègues et universitaires, se sont jetés là-dessus jusqu'à en faire une doxa. Un "politiquement correct" de plus...

Écrit par : Thalie | 01 février 2007

"le seul moyen d'échapper aux tenailles de l'idéologie du parti bulgare comme pas mal de formalistes russes avant lui, qui n'avaient eu que cette voie pour ne pas vendre leur âme au parti".
On peut toutefois évoquer dans le cas russe la persistance jusque dans les années 1934-35 et en dépit de la forte opposition de la critique stalinienne d'une littérature féconde, voire même très critique du régime.
Tout le monde pense bien sûr à des auteurs comme Mikhael Boulgakov (persécuté, mais admiré par Staline), Ossip Mandelstam, Babel, Kolstov (il se rangera du côté du Parti) et beaucoup d'autres. Citons aussi le cas à part d'Ilf et Pétrov qui dans leurs récits assez peu connus chez nous mais pourtant remarquables et très largement diffusés en URSS raillaient la novlangue soviétique.
On sait la définition de l'écrivain qu'en a donné Staline: "un ingénieur de l'âme".
Dans quelle mesure cette définition, cette obsession de la rationnalisation, de la maîtrise et du contrôle du psychisme humain ne sont pas au principe des "sciences pédagogiques"?

Écrit par : buntovchik | 01 février 2007

Pour une fois, Anne-Marie, je suis d'accord avec vous... vingt-huit heures en tout et pour tout nous sont royalement accordées pour former des PE2, à la fois en musique et à la pratique musicale en classe; c'est dérisoire.
Jean, je suis d'accord avec vous aussi. La pédagogie devrait toujours être active... Malheureusement, ce n'est pas le cas.
Par ailleurs, si vous voulez qu'on fasse ensemble un concours de "non aménité", je ne pense pas être gagnant!

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2007

Décidément, Christophe, vous ne pouvez pas vous empêcher d'être aigrelet à l'égard de ceux qui ne partagent pas votre dévotion pour l'IUFM! C'est plus fort que vous!
Vous dites que la pédagogie devrait toujours être active. Je tiens, pour ma part, qu'il n'y a de vraie pédagogie qu'active.
La pédagogie étant étymologiquement, comme vous le savez, le fait de "conduire" les "enfants" vers l'âge adulte par l'instruction qu'on leur donne, ne consiste-t-elle pas en la passion d'expliquer et donc n' implique-t-elle pas la vérification, au fur et à mesure, que les explications sont bien passées. Alors peut-elle être autre chose qu'active - du point de vue de l'élève, évidemment?
Quand un enfant de CP doit apprendre par coeur des graphismes dont on lui que ce sont des "mots" , mais auxquels il ne comprend rien parce qu'il ne connaît pas encore les lettres qui les composent, et que ce pseudo-apprentissage est un vrai drame à la maison, on peut appeler cela en effet de la "pédagogie passive". Mais est-ce de la pédagogie?
Même chose quand l'élève de première gratte à longueur d'heure sans y comprendre goutte les élucubrations, hermétiques à ses yeux, de son professeur de français bien obligé, le pauvre, d'enseigner - enfin d'essayer d'enseigner! - les "genres", les "registres", les "objets d'étude", toutes ces choses bizarres et d'un ennui absolu (et parfaitement dissuasives pour tout élève qui aurait pu, sans cet arsenal pédant et vain, aimer le français) inventées par les "experts" chargés de faire les programmes du nouveau bac de français, quand le cours de français, disais-je, est donc devenu exclusivement magistral par la (mauvaise)grâce et le génie (hélas!) inventif d'une poignée de didacticiens qui prétendaient, précisément mettre fin au bachotage, quand, terminé-je, on demande au lycéen de posséder déjà la culture littéraire d'un candidat au CAPES de Lettres.
La question est bien de savoir si les "pédagogistes" qui ont inspiré aussi bien la méthode globale que les programmes de français de première (inspirés par le même démon de faire les synthèses avant les analyses) sont des "pédagogues".

Écrit par : Jean | 01 février 2007

Dans quelle mesure cette définition, cette obsession de la rationnalisation, de la maîtrise et du contrôle du psychisme humain ne sont pas au principe des "sciences pédagogiques"?

Ecrit par : buntovchik | 01 février 2007

J'admire votre connaissance de la littérature russe buntovchik qui s'est appelée, hélàs, aussi "soviétique"...Votre suggestion est très intéressante. Je pense, moi aussi, que "les sciences de l'éducation" relèvent d'une conception totalitaire, mais plutôt de type communiste. Il y a la même reconstruction du langage, mais pas de notion de "rééducation" chez les nationaux-socialistes. Peut-être parce que la référence aux Lumières et à la Révolution française était encore présente, même de façon dévoyée, dans le communisme russe.

Écrit par : Robin | 01 février 2007

"On demande au lycéen de posséder déjà la culture littéraire d'un candidat au CAPES de Lettres".
Vous plaisantez ? Mais ce serait trop beau !!! Au moins, si tel était le cas, il y aurait des ambitions dans ce programme !! Le lycéen ne sait en général rien sur la littérature, parce qu'il n'en a jamais vraiment fait -- juste de l'instrumentalisation réductrice et de la "com". Résultat : "l'auteur dit que", "l'auteur nous fait passer un message", "la thèse du poème est que"... Grrrr.

Écrit par : FGuichard | 01 février 2007

Peut-être que vous le connaissez déjà, mais voilà j'ai été très touchée par ceci:


TZVETAN TODOROV : Le « péril » dont je parle provient de plusieurs sources mais qui sont toutes reliées à une certaine conception de la littérature. La première se trouve dans l’enseignement scolaire, qui a subi une mutation au lendemain de 1968, à laquelle j’ai participé activement. Nous voulions équilibrer les approches externes, biographiques et anecdotiques, par une analyse plus attentive des œuvres elles-mêmes. Mais on est allé trop loin, et le résultat est qu’on enseigne aujourd’hui les outils de l’analyse plutôt que les œuvres mêmes. On retrouve cette même conception ascétique dans une bonne partie de la critique journalistique et même chez nombre d’écrivains, qui sont comme paralysés par leur désir de se mettre en conformité avec les théories qu’ils croient être à la mode.

Simplicio : Le professeur de français que je suis réfute le constat que vous faites sur l’enseignement. Nous sommes forcés au pragmatisme, notamment dans les collèges difficiles, et prenons de fait des latitudes par rapport aux instructions officielles qui inciteraient selon vous au formalisme, ce que d’ailleurs je ne crois pas : se demander si Kafka est du registre comique ou tragique est une question qui nous emmène très loin, sur le sens et pas seulement sur la forme. Par ailleurs, il faut rendre justice à l’esprit de cette réforme et de ce virage post-68 : il s’agissait d’adapter l’enseignement à sa démocratisation. Passer par des procédures d’analyse formelle permet de créer une connexion, y compris avec ceux à qui a priori un texte n’évoque rien. Prenons l’exemple du schéma actanciel, schéma formaliste qui analyse la structure des pièces de théâtre en dégageant sujet, objet, finalités, opposant, adjuvant : il permet à chacun de rentrer dans la pièce, là où peut-être la langue les rebutait, où l’histoire ne leur évoquait rien.

T.T. : Il est normal que les praticiens de cet enseignement le défendent. Je me place plutôt au point de vue des élèves. La filière littéraire n’attire plus personne au lycée, avec une telle conception de la littérature les élèves ne comprennent pas à quoi elle sert. Je trouve désolant de penser que, pour les accrocher, on doive leur parler d’adjuvants et d’opposants ! Il faudrait plutôt leur montrer que les grands textes du passé parlent d’eux, qu’ils donnent sens à leur vie intérieure et les aident à mieux vivre. La question du sens rejoint celle de l’engagement en littérature que vous abordez et défendez, François Bégaudeau, dans votre texte du collectif « Devenirs du roman ».

Simplicio : Ce livre collectif réunit de nombreuses hypothèses, et ce que l’on voulait manifester avant tout est cette hétérogénéité. Il est très compliqué d’embrasser la pratique romanesque contemporaine sous deux ou trois étiquettes, et je ne crois pas que la littérature française actuelle souffre d’un déficit de réel. Ce que je voulais souligner dans mon propre texte est sa frilosité face au mot « engagement ». Les romanciers français craignent légitimement d’être subordonnés à une intention militante, mais il faut rappeler ce que disait parfaitement Sartre : engagé, on l’est de fait. Et c’est là que je me séparerai de

Tzvetan Todorov : je crois que tous les romans actuels nous disent quelque chose du monde à leur manière. Ce dont il a du mal à faire le deuil c’est peut-être une littérature qui aurait pour projet de rendre compte du monde dans son ensemble. Cette ambition a-t-elle disparu du roman actuel ainsi que l’indique Tzvetan Todorov ?

S : Je crois que le roman actuel souligne l’idée qu’un seul monde, cela n’existe pas ! Il aborde les choses sous des angles plus mineurs, ce que j’ai fait avec Entre les murs : plutôt que d’élaborer de grandes théories sur l’école, j’ai choisi de me placer dans une salle de classe pour regarder ce qui s’y passe. À chacun d’en déduire ce qu’il veut sur l’état de la société. Mais loin de moi la prétention d’expliquer le monde.

T.T. : L’engagement, au sens de Sartre, est toujours présent, on ne peut donc se le donner comme but. L’engagement au sens courant d’embrigadement au service d’une cause est contraire à l’esprit même du roman, qui n’est pas un genre didactique. On peut en revanche rêver que les auteurs se sentent responsables, c’est-à-dire qu’ils assument la continuité entre le monde dans lequel ils vivent et le monde qu’ils créent. Moi et les autres, réel et imaginaire forment un monde commun. Cela ne veut pas du tout dire monde unique. Mais je remarque que cette exigence est faiblement représentée dans le roman contemporain.

S. : Là où il y a entre nous un point de désaccord fondamental, c’est dans l’attelage que vous créez dans votre livre entre nihilisme (« le monde est abominable »), solipsisme (« le moi est infiniment intéressant ») et formalisme (« la forme avant le fond »), à qui vous attribuez l’appauvrissement de la littérature. Or je crois que ces trois tendances sont très largement antagoniques.

T.T. : Ce n’est pas moi qui fais cet attelage, c’est notre époque. Les trois tendances que j’évoque ne coïncident pas entre elles, mais se complètent : on fait comme si, pour sortir du formalisme, on n’avait le choix qu’entre nihilisme et solipsisme. En apparence ces deux derniers choix s’opposent, en réalité ils partent d’un fonds commun. L’auteur nihiliste ne participe pas du monde qu’il décrit, puisqu’il est capable de le voir du dehors. Le solipsiste s’en tient à sa seule expérience personnelle. Or la littérature peut infiniment plus, il n’y a aucune raison de la réduire à ces seules tendances. Mon petit livre est un plaidoyer pour la cause de la littérature, un rappel de ce qu’elle est une chose merveilleuse qui peut nous aider à vivre.S : Je pense qu’il sera plutôt perçu comme un cri d’alarme, alors que notre stratégie, du côté d’Inculte, est plutôt d’accompagner l’effort littéraire. Façon de dire que la littérature est vivace, d’apporter la preuve en acte qu’elle dure, qu’elle continue à travailler.

T.T. : Je ne cherche pas à donner des conseils aux écrivains, je sais bien qu’ils écrivent comme ils peuvent ! Mais je constate que leur monde est parfois extrêmement pauvre et monotone, réduit à une seule expérience, alors qu’il peut être infiniment riche, complexe, multiple. La littérature française contemporaine semble avoir un problème de ce côté-là, comme en témoigne le faible intérêt qu’elle suscite à l’étranger, à peu d’exceptions près. Je vois l’une des grandes causes de cet appauvrissement dans la conception même de la littérature : l’enseignement comme la presse littéraire sont dominés par les tendances dont je parle.F.B. : Au prix d’un exposé dont je veux souligner la clarté, vous faites l’historique de l’évolution qui a conduit à ce repli de l’art sur lui-même, dont ces trois tendances seraient les enfants. Cela, je ne peux pas l’entendre ! Je prendrai pour cela un exemple : Houellebecq. Cet auteur, qui se situe plutôt du côté des nihilistes, s’est toujours targué d’être en rupture totale avec la tradition formaliste, a toujours dit que le style ne l’intéressait pas, ce qui se vérifie assez bien dans ses livres. En aucun cas on ne peut mettre la tradition, l’école nihiliste dans cette filiation-là.

T.T. : Comme je l’ai dit, l’école nihiliste n’est pas l’enfant de l’art pour l’art, elle est plutôt l’enfant de la réaction contre lui.

F.B. : Oui mais vous mettez sur le même plan ces troistendances,celui d’une égale négation du réel, ou forclusion de l’art sur lui-même.

T.T. : Elle participe en tout cas d’un refus du monde commun.

F.B. : Si le monde commun n’existe pas, il n’existe pas ! On ne peut pas décréter que l’écrivain doit s’emparer d’un monde dont il pense lui-même qu’il n’existe pas. Beckett constate que le monde commun n’existe plus et fait le théâtre et le roman qu’il fait. Kafka n’aurait pas non plus été très d’accord pour dire qu’il y avait un monde commun. Précisément ses romans sont la trace que quelque chose est en train de se perdre qui ne serait d’ailleurs pas tant le monde commun en tant que tel que l’idée qu’il puisse y en avoir un. Quand Christine Angot raconte son histoire d’amour, ne nous épargnant aucun détail ni atermoiement, il n’est à aucun moment question d’un monde commun. Mais c’est son monde à elle et elle fait bien de le restituer ! Et cela fait autant document qu’un roman qui rendrait compte d’un espace plus vaste. On peut ne pas aimer lire ce genre de livres, mais on ne peut pas leur dénier la catégorie de réalité.

T.T. : Mais est-ce la seule chose que nous puissions demander à une expérience, qu’elle soit réelle ? Quant au refus du monde commun, je ne vous suis pas : si tel est le cas, on n’écrit pas de livres, on se réfugie dans le silence.

F.B. : On peut certes mettre en avant des thèmes universaux qui créent des réflexes d’identification, mais je ne suis pas sûr que ce soit par là qu’un livre nous dépasse ou nous transforme. Je dirais plutôt qu’il nous « confirme » dans ce que nous sommes. Là où je reste assez soucieux de forme, c’est nourri de la conviction que, dans un livre, ce sont sa forme, sa langue, sa musique qui sont les véritables vecteurs de transformation du lecteur, beaucoup plus que la thématique et le sens, qui finalement ne produisent qu’un statu quo. Tzvetan Todorov souligne dans son livre le rôle de la littérature et insiste sur la notion de plaisir, qui ne semble pas être une des préoccupations premières du livre collectif. T.T. : La lecture doit être associée au plaisir, on n’y amènera personne par la contrainte. Elle peut l’être parce qu’il y a une joie à suivre une histoire, à imaginer des êtres autres que soi, à saisir le sens et à découvrir la beauté.F.B. : Nous n’abordons que peu cette notion dans le livre collectif parce que tout simplement la cause est entendue. Un prof de français ne rêve que d’une chose : que les élèves prennent du plaisir à lire les textes qu’il leur propose, or on se retrouve avec 80 % d’élèves pour qui a priori ce plaisir ne va pas de soi. Le décret du plaisir peut même être d’une grande violence, et créer de la discrimination en mettant certains élèves au ban de cette communauté littéraire. À partir de là, nous avons à inventer des approches pour aller à ce plaisir, et l’étude formaliste en est une parmi mille autres.Recueilli par Sabine AUDRERIE

Écrit par : tata | 01 février 2007

"le génie (hélas!) inventif d'une poignée de didacticiens qui prétendaient, précisément mettre fin au bachotage" Jean
Ayant un fils en classe de seconde, je m'élève contre ce débile bachotage! Un exemple: mon fils fait, il y a dix jours, un DS de maths portant sur le cours d'Algèbre. Pour faire "plus vraie épreuve", le DS sera corrigé par un autre prof que le sien. Je n'ai pas compris l'utilité de cet exercice. Il me semble qu'un élève doit être corrigé par son professeur qui, jugeant des lacunes de sa classe, tentera de remédier à cet état. Au début du deuxième trimestre de seconde, il n'y a pas mieux à faire que préparer le bac?
N.B. Pour les esprits chagrins, je précise que mon fils est, pour cette épreuve, deuxième de sa classe et qu'il ne s'agit pas d'une rancœur de parent d'élève véxé qu'on ne reconnaisse pas la haute valeur de son lardon, qui, soit dit en passant, ne met pas la gomme en maths.
80% d'une classe d'âge au bac, ça se paye aussi en bachotage.

Écrit par : dobolino | 01 février 2007

Il y a d'ailleurs une filiation historique avec le pédagogue soviétique Anton Semenovitch Makarenko (1888-1939)

..."dont la démarche s'inscrit dans le mouvement d'éducation nouvelle favorable à la pratique de travaux manuels et à la liaison entre l'école et la vie; elle inspirera différents courants de pensée pédagogique, notamment en France, le mouvement Freinet."

Écrit par : Robin | 01 février 2007

Là où je reste assez soucieux de forme, c’est nourri de la conviction que, dans un livre, ce sont sa forme, sa langue, sa musique qui sont les véritables vecteurs de transformation du lecteur, beaucoup plus que la thématique et le sens, qui finalement ne produisent qu’un statu quo.

Cette phrase résume à elle seule la différence qui existe entre un esprit médiocre qui ne se trompe jamais (Bégaudeau) et une intelligence supérieure qui s'est trompée et qui s'est reprise (Todorov).

Il est évident que ce n'est ni la musique, ni la langue, ni la forme qui sont des vecteurs de transformation, mais bien le sens et la thématique.

Je me souviens que nous avions essayé de comprendre avec des élèves de Première, il y a pas mal d'années de cela, le comportement énigmatique d'Alceste vis-à-vis de Célimène dans le Misanthrope et pourquoi Alceste était éperdûment amoureux de Célimène alors que sa raison et sa morale la condamnaient.



Aucune étude stylistique ne peut donner le commencement d'une réponse à cette question qui est le vrai sujet de la pièce et l'éventuel "vecteur de transformation du lecteur" pour reprendre l'expression de Bégaudeau.

Écrit par : Robin | 01 février 2007

...Mais l'approche stylistique reste utile (par exemple la double énonciation théâtrale") à condition de bien montrer en quoi la forme est au service du sens et de ne pas servir mécaniquement des théories aux élèves.

Écrit par : Robin | 01 février 2007

Je me souviens que l'analyse nous avait mené à la théorie du narcissisme chez Freud et à ce texte célèbre où il parle des enfants, des animaux sauvages et des "femmes fatales"...à "l'Ange bleu" et au personnage de Carmen...C'est-à-dire à faire des rapprochements...et non à différencier à l'infini, comme le souhaiterait Bégaudeau et les adeptes de la théorie du primat de la dimension stylistique.

Écrit par : Robin | 01 février 2007

C'est tout à fait ridicule et inutile, Dobolino, je suis entièrement de votre avis, de singer le bac dès la classe de seconde, c'est du temps perdu pour les explications, pour le cours et les exercices. Mais je voulais dire que pour le bac de français, qui se déroule en fin de première, les experts du groupe Viala (maintes fois évoqué, ledit Viala, par Jean-Paul Brighelli) voulaient - ils le disaient - mettre fin au "bachotage", c'est-à-dire, dans leur esprit, au fait que les élèves apprenaient par coeur les explications de textes qu'ils avaient faites en classe et les éléments d'histoire littéraire qui allaient avec. Ils ont donc pensé (!) qu'il valait mieux que l'élève sache parler "en général" du "théâtre", de la "poésie", de la "biographie" (pardon! "du biographique" - Trissotin n'est pas loin!) étiquetés "objets d'étude", de tous les problèmes qu'ils posent, et qu'il soit capable d'appuyer sa réflexion sur ces problèmes sur un large éventail de textes de différentes époques se rapportant à ces thèmes.
C'est donc extrêmement ambitieux, puisque cela revient à supposer que les élèves auront acquis, durant leurs années de collège et en seconde, la solide culture littéraire qui seule pourrait leur permettre de réaliser les objectifs prévus pour ce nouveau bac. Et surtout c'est une vue de l'esprit, car les élèves en sont absolument incapables puisqu'ils n'ont en général pas lu et encore moins expliqué grand-chose au collège et en seconde. Et puis c'est largement au-dessus de leur maturité, car à cet âge on se fiche complètement de savoir tout dire sur "le biographique", le "théâtre", ou "la poésie"; on préfère lire des textes précis pour le simple plaisir de les lire. Les objectifs de ce nouveau bac de français façon Viala, s'apparentent à ceux du CAPES de Lettres, avec sa "dissertation littéraire générale". C'est pour cela que je disais, FGuichard, qu'on prenait les élèves de première pour des candidats au CAPES. Et comme ce n'est pas en première que l'on va rattraper tout ce qui n'a pas été fait auparavant, les professeurs, qui sont obligés de tenir le programme (les "objets d'études"), n'ont que la ressource de faire des cours encore plus magistraux qu'avant, de crainte qu'une question ne tombe au bac sur un point qui n'aurait pas été vu et qu'on le leur reproche. Il est absolument impossible pour un élève d'aujourd'hui d'assimiler en une année de première la masse de références littéraires qu'il lui faudrait pour pouvoir traiter reéllement les question posées au bac. Et il est pour ainsi dire impossible au professeur de préparer ses élèves à des épreuves ainsi conçues. Le "psittacisme", que les réformateurs épinglaient comme leur bête noire dans le bac de français d'avant, est bien pire aujourd'hui, avec cette différence que maintenant il consiste à répéter des connaissances confuses. Cette nouvelle formule du bac de français a été dénoncée, dès sa mise en place il y a sept ans, par Sauver les Lettres, par l'Association des Professeurs de Lettres, et par d'autres, comme le triomphe du formalisme creux qui prend les oeuvres comme des prétextes à acrobaties intellectuelles plutôt que pour leur valeur intrinsèque et réellement formatrice.

Écrit par : Jean | 01 février 2007

Le but final du pédagogue moderne est de changer le citoyen et donc l'Homme par l'Ecole. Plus de différences, plus d'inégalités, plus d'injustices. Bien. Est-il utile de rappeler que "Egalité" dans la devise de la République veut dire égalité des droits et non des réussites qui nécessitent bien sûr du travail et qui dépend des capacités de chacun ?

Bref, pour faire le lien avec ce qui a déjà été dit précedemment sur ce blog sur le plan Langevin et tout ce qui s'en suit voir l'ouvrage de l'historien Marc Lazar, "Le communisme une passion française".

Le pédagogol moderne prétend bien lui aussi changer l'homme pour en faire un idéal plus "citoyen", plus "égal". Bref, sous une autre forme, le même projet que Mussolini puis Staline après lui.

Écrit par : Ronin | 01 février 2007

“Changer la société pour changer l'école
changer l'école pour changer la société.”

C'est la devise des Cahiers pédagogiques... Ils veulent faire l'homme nouveau à partir de nos enfants, ça fait froid dans le dos ! Alors, l'orthographe ou l'histoire, keski z'en ont à foutre... Leur projet est autrement mégalo et totalitaire !

Écrit par : Lariba | 01 février 2007

F.B. : On peut certes mettre en avant des thèmes universaux qui créent des réflexes d’identification, mais je ne suis pas sûr que ce soit par là qu’un livre nous dépasse ou nous transforme. Je dirais plutôt qu’il nous « confirme » dans ce que nous sommes

Mais comment peut-on dire des choses pareilles après avoir lu par exemple un peu sérieusement Don Quichotte ou les Frères Karamazov ?...A moins de ne pas prendre la littérature au sérieux...Mais pourquoi déplorer dans ce cas le manque d'appétit des élèves ?

Les grands romans (je persiste à dire qu'il y en a de plus grands que d'autres et même chez un même auteur ) établissent un processus d'identification avec un ou des personnages qui se transforment et qui ne sont pas confirmés dans ce qu'ils sont au départ.

Le roman se dirige vers une plus grande lucidité face à la vie et à ses propres désirs : vers le moment où le chevalier à la triste figure se déprend de ses chimères, celui où Julien Sorel se déprend de ses conceptions "napoléoniennes", celui ou le narrateur de la recherche se déprend de son snobisme, etc.

Comment peut-on ignorer cela et prétendre enseigner la littérature à des adolescents ?

Écrit par : Robin | 01 février 2007

Pour Christophe Sibille : "glorification du F.N.", vous abusez ! Il n'empêche que la seule à reprendre lclairement es idées anti-pédagogistes est Marine Le Pen, et que ni le PS ni l'UMP n'en parlent. J'ai personnellement au moins une bonne raison de voter pour chaque parti. J'ai aussi plein de raisons pour ne pas voter pour eux. Ca ne m'empeche pas de voir le positif et le négatif de chaque proramme (et pas que les chemisiers, les lunettes ou les talonettes).
Pour FGuichard : les manuels scolaires de Première donnent à foison des extraits d'oeuvres mineures à gogo, des brouillons de poèmes, des extraits d'oeuvres qu'un agrégé des lettres n'a pas forcément lues... Comme on met tout et n'importe quoi dans les boîtes à étiquette "objet d'étude", la théorie voudrait que les élèves connaissent des problèmes aussi divers que l'inspiration poétique, le décor au théâtre, le mensonge dans l'autobio, la constrution du dialogue philosophique, les relations poésie/peinture, etc.
Pour tout le monde : tiens, ça n'a intéressé PERSONNE, l'idée de supprimer le corps coûteux des inspecteurs...
Pour tout le monde bis : Devinez qui a dit : " For the first time, teachers will be learning from each other". Il s'agit de Bill Gates. Brighelli, vous aviez bien vu le primat croissant des patrons sur l'éducation...

Écrit par : Jeremy | 01 février 2007

moi je suis d'accord pour supprimer les ien...il en a même était question pendant un temps.

Écrit par : Ronin | 01 février 2007

Ronin, le jour où l'on supprimera les inspecteurs, ce seront vos propres collègues, votre directeur et surtout les parents qui vous jugeront, qui nous jugeront...et là...!!!

Écrit par : Thalie | 01 février 2007

soit dit en passant les parents nous jugent déjà et nous lorsque l'on était élèves on jugeait bien sûr nos professeurs !

Écrit par : Ronin | 01 février 2007

Tout ce beau monde juge déjà !
Et combien d'inspecteurs reçoivent des lettres de parents qui leur écrivent CONTRE un professeur, ou de coups de fil de proviseurs contre un enseignant ?

Écrit par : Jeremy | 01 février 2007

ben oui !

Écrit par : Ronin | 01 février 2007

Merci de m'accueillir dans la caravane,
"la pente est dure....."' mais j’ai le sabot plus léger car j'ai changé d'ordinateur pour écrire, non pas avé l' assent, mais avec des accents.
En me relisant, je félicite ceux qui ont fait l'effort de me déchiffrer, et j'ai trouvé cocasse que Madelin and Co soient devenus ainsi "classes" et non pas seulement "classés fascistes".
Et pardon pour les coquilles qui elles sont bien de mon fait.

Lire ma prose sans accent pose des difficultés insurmontables aux victims de la méthode non analytique et certains ici s’interrogent à propos d'Antoine de la Garanderie, peu connu car à l'index aux IUFM et à l'EN. Cet iconoclaste a compris tout seul ce que les neurologues savent depuis qu'ils mesurent les effets destructeurs de l'introduction en 1947 de la méthode globale en France, grâce à MM Freinet, Piaget, Fourcambert et tutti quanti mais aussi à une école de pensée similaire, soviétique et non russe, comme quelqu'un le faisait justement remarquer. Ensuite il y eut la grammaire fonctionnelle, les maths modernes, ( années 60), et la lecture rapide et silencieuse ( années 80), pour ne citer que les plus visibles.

La Garanderie est un "mauvais élève", pardon un apprenant mis en grande difficulté par le système et qui est parti de son cas personnel, et de la certitude d’avoir une intelligence au moins égale à la moyenne, pour se sortir de la spirale infernale du "je n'veux voir qu'une tête". Il a démontré la responsabilité, dans les troubles des apprentissages fondamentaux, de ce système Taille Unique, qui coupe tout ce qui dépasse, enfonce les enfants dans des niches comme des pigeons et où la notion de surdoué, notamment, est un tabou car elle infirme le credo égalitariste de la « science de l’éducation ». C'est au nom de ce scientisme, car il s'agit d'une nouvelle religion sectaire, et non d'une science, qu'on a imposé aux enseignants, au fil des ans et dans toutes les matières, les pires imbécillités enrobées dans le mielleux discours puerocentré et la démagogie démocratisante.

Contrairement à Claude Hagège, Elisabeth Wettstein-Badour, Dehane-Lambert, et à une armada de scientifiques (www.ehess.fr/centres.Iscp, ou encore www.nih.nchid, site du National institute of child health and human development) qui ont depuis plus de 30 ans falsifié les théories « pédagogistes » par le haut, la Garanderie, lui. s’est formé sur le tas. Il était atteint, je crois, de surdité partielle ou de quelque autre handicap qui le rendait inapte à certain type d'apprentissage ( la globale) et a cherché à compenser par lui-même cet enseignement traumatisant. En autodidacte et par tâtonnements, son cas personnel l’a conduit aux mêmes conclusions que les scientifiques : c’est par une autre pédagogie qui respecte le cerveau de l'enfant, et non par la psychiatrie, l’orthophonie, le Rétinol ou le Prozac, qu’on corrige les troubles d’apprentissage.
Au début des années 80, il a identifié des "profils pédagogiques", en partant d'une évidence: la diversité des enfants, niée par les scientistes constructivistes. Pour schématiser, chaque enfant apprend d'une certaine façon, il a une approche cognitive, un mode sensoriel propre et La Garanderie a distingué catégories d’accès à la connaissance. L’une donne la prééminence à la vue, l’autre à l’ouie et la troisième est une combinaison des deux avec en plus la motricité ( écriture). Un enfant visuel accède à la connaissance par la lecture, l’analyse verbale, son raisonnement naturel est analogique, déductif, il aime partir de la règle ; l’auditif n’a, au départ, pas d'accès aux informations sensorielles complexes sans la parole, et le kynesthésique joue avec les deux et les module suivant la nature de l’activité, mais il y ajoute le geste, c’est-à-dire l’écriture, quand l'un des trois manque il est tout aussi pénalisé.
Jusque vers 1960, la méthode d’apprentissage analytique (B. A. BA), qui passe donc par les voies auditives, était la règle et donnait plus de fil à retordre à ceux qui étaient surtout visuels. On orientait alors, dès la 6eme, les auditifs vers la voie royale des lettres classiques ( latin-grec, plus une langue, puis deux) et les visuels vers les sections « modernes », scientifiques ou techniques. Ce système avait ses faiblesses, trop dirigiste il ne manquait pas de conduire à des orientations erronées, mais il ne fonctionnait pas si mal dans son ensemble puisque cela permettait à une majorité de visuels de s’épanouir dans leur domaine de prédilection ( sciences, maths et technique), sans pour autant condamner les auditifs à l'autisme forcé.

Avec la méthode synthétique et visuelle (globale ou assimilée) se sont les auditifs cette fois qui se sont retrouvés « en grande difficulté », mais leur situation était infiniment plus tragique que celle des visuels de jadis. Eux qui sont faits pour la parole, pour LES Lettres, ( langues et littérature) abordent LA lettre sur un mode silencieux qui ne leur convient pas et s’ils ne peuvent pas compenser par un appui extérieur ( parents qui viennent à la rescousse avec Boscher ou autre et en douce) ils se retrouvent en échec scolaire dès le CP-CE1 au lieu d'apprendre les fondamentaux comme les autres pendant tout le primaire.

D’où la soudaine épidémie de dyslexies, dysorthographies, dyscalculies, dyspraxies, dysphasies, troubles somatiques, déficits d’attention et autres TOCs, anorexies, boulimies, dépressions, schizophrénies, et, dans le meilleur des cas, l’orientation vers des sections d’enseignement spécialisé en crêpes bretonnes et/ou pliages.

Le point de départ de tous ces maux : une dyspepsie cérébrale, ( difficulté à digérer), indigestion dont souffre tout cerveau surchargé au départ de données qu'il n'est pas équipé à assimiler correctement.
Les neurologues ont observé (mais on ne les écoute pas puisque le résultat de leur recherche est contraire au credo) un surdéveloppement du cerveau intuitif ou inconscient, ( partie droite) qui cesse cependant d’être étrange pour quiconque sait qu' à chaque fonction du cerveau conscient ( partie gauche) en correspond une autre du cerveau intuitif et le tableau suivant est limpide pour comprendre pourquoi
« votre fille est muette », dyslexique, etc...


Gauche Droit

Élément Global
Écriture alphabétique Écriture idéo-visuelle
Temporel Spatial
Analyse Analogie
Liens logiques Listes, catégories,
Sens, Intuition du sens
Découverte Reconnaissance
Part du réel Part de la règle,
Je : On :
Identité propre conformité/groupe
Verbal Visuel = non verbal
Autonomie Dépendance


L'accès aux fonctions du cerveau droit est inné, mais c'est par l'éducation que peu à peu nous pouvons nous ouvrir à celles de notre cerveau gauche. Une atrophie de ce dernier, sa mise en friche, avec l'hypertrophie du cerveau droit, entraîne l'infantilisme, elle bloque la marche vers la maturité. Élever l'enfant vers celle-ci est la tâche qui incombe en premier aux instituteurs.

Le soir de son élection c'est au sien que Pompidou a téléphoné, mais c'était à une époque où un petits-fils de paysan pouvait devenir président, dans une école que la secte pédagogiste n'avait pas encore investie.

Écrit par : Cadichon | 01 février 2007

Jean, cessez donc de ne lire qu'une partie de mes messages! Vous savez très bien que je n'ai aucune dévotion pour l'IUFM. J'ai même quelques griefs contre. Mais c'est plus fort que vous, vous ne pouvez fonctionner qu'avec l'idée que tout est blanc ou noir.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2007

J'ai vu un jour une orthophoniste.
Mon problème ne relevait en fait pas d'elle, elle me l'a dit assez vite, mais nous avons parlé pendant trois bons quarts d'heure (plus, même). Elle ne m'a pas fait payer la consultation. Mais elle m'a parlé de la Garanderie. C'était passionnant.
Bon, c'était la minute "vie personnelle", mais Cadichon je vous remercie car j'avais oublié cet épisode, et surtout je vais me replonger dans les oeuvres de la Garanderie.

Écrit par : Jeremy | 01 février 2007

Merci Cadichon pour cette analyse qui démontre, s'il en était besoin, l'intelligence des ânes que le fameux bonnet, loin d'être un symbole de bêtise, cherchait à communiquer aux élèves.

J'ignorais qu'Antoine de la Garanderie n'était pas en odeur de sainteté chez les pédagogues (cette chapelle a donc aussi ses saints, comme elle a ses intégristes).

En tout cas, grâce à une collègue de maths qui me l'avait fait connaître je m'étais appuyé sur ses analyses pour aider les élèves dans leurs apprentissages (je leur faisais repérer s'ils étaient plutôt "visuels", plutôt auditifs" ou plutôt "verbo-moteurs")...

Il y avait aussi cette idée d'évocation, en d'autres termes la mise en évidence du processus d'intériorisation et d'appropriation des connaisances par l'association d' images mentales (verbales, auditives...)

Écrit par : Robin | 01 février 2007

...Des idées géniales et efficaces, mais trop simples pour nos pédagogues qui ne sont pas des "ânes", mais des "triples buses".

Écrit par : Robin | 01 février 2007

Il y a longtemps que je n'avais pas visité ce blog.

Le témoignage de L... ressemble tristement à ce que j'ai connu. J'ai partagé avec un agrégé redoublant le privilège du premier remontage de bretelles. Depuis, je n'adresse plus la parole aux agrégés. Trop dangereux !

Je confirme que dans les deux IUFM que j'ai fréquentés, "l'ettre lêtré" s'expose à tous les coups bas possibles.

Je voudrais revenir sur la question des candidats libres. J'ai aussi constaté que les formateurs n'hésitaient pas les saquer.

D'ailleurs, ces "derniers arrivés" sont défavorisés avant même la rentrée, puisqu'en pratique, au moment des affectations (pour les PCL), ils sont les seuls à ne pas être affectés automatiquement dans leur académie d'origine. Les étudiants d'IUFM, eux, ont une "prime" au barême qui les dispense de voyager. C'est parfaitement réglementaire.

Dans mon cas, les conséquences ont été picaresques ! J'ai appris à trois jours de la rentrée scolaire que je devais aller à 800 km de chez moi. Je n'ai su que 24 heures plus tard dans quel établissement (après avoir formulé des "voeux" sur le site internet de l'IUFM)... c'est-à-dire, au milieu des vaches. De plus, il existait deux instituts sur l'académie, distants de quelque 50 km, et à peu près à la même distance du collège. J'ai essayé de me renseigner pour savoir auquel je serais affecté, donc où je devrais me loger. La réponse la plus claire a été que je n'avais pas le droit de le savoir et que la commission trancherait la semaine suivante.

C'est donc après la prérentrée du collège, après avoir constaté l'inexistence des transports en commun, que j'ai eu le privilège d'apprendre dans quel IUFM je serais for(t)m(al trait)é, et que j'ai pu programmer mon déménagement la semaine suivante.

Ma tutrice s'est empressée d'avertir mes formateurs que je n'avais pas pris contact avec elle au plus tôt : ni l'une, ni les autres n'ont admis que j'avais un déménagement à faire.

Quant à la bienveillance et à la sympathie de tous les jours, je n'oublierai pas les réflexions du premier formateur qui a visité ma classe (arrivé vingt minutes en retard, cela ne l'a pas empêché de me descendre en flammes) : "Vous venez du Sud ? Maintenant, il faut apprendre à travailler."

J'ai observé les mêmes attitudes avec tous les autres candidats libres. Nous étions également suspects de ne pas être faits pour "le système", de ne pas être "dans l'esprit" du programme (parce que la lettre... j'avoue que je ne perçois pas la visée perlocutoire des formes de discours argumento-explicatives).

J'ai ensuite pu remarquer, de retour dans mon académie, que les mêmes brimades attendaient "nos" candidats libres. Toutes les occasions étaient bonnes pour les affecter à des établissements de la lointaine campagne, pour leur signifier qu'ils avaient des lacunes didactiques à combler, et pour leur rappeler, en général, qu'ils n'étaient pas chez eux. ("Ah bon, vous venez du 93, et vous avez réussi le concours ?"). Parfois, on entendait, en désespoir de cause : "Mais au moins, vous avez de la famille dans l'éducation ?"

L'esprit communautaire est donc de rigueur ; dans ce contexte, il n'est pas non plus étonnant d'entendre les mêmes pédagorets soutenir que les enfants étrangers (tous plus ou moins barbares) apprennent forcément moins bien le français que les indigènes... et que vouloir leur transmettre "notre" savoir revient à les traumatiser.

Le chauvinisme, l'esprit du petit chez soi, est roi à l'IUFM. Il est encouragé par la régionalisation, par cette formation "à cheval" sur le concours, par le recrutement par cooptation des formateurs, par le sectarisme des "sciences" de l'éducation (4 universités !), et par le réglement même. Et les préjugés s'autoalimentent et s'entre-vérifient, jusqu'à la nausée.

Je suis entièrement d'accord avec Montaignacheval pour dire que ces gens sont vichystes.

Écrit par : Prof chômeur | 02 février 2007

Toto, excellente idée, le cactus (oui, je retarde).

"Nul ne nie que l'autorité s'acquière avec la pratique (blablabla) la pratique du théâtre, (blabla) je ne suis pas doué d'une autorité naturelle performante."

Sibille, vous n'êtes jamais si drôle que quand vous êtes sérieux. On a envie de vous parler comme à un étudiant d'IUFM : alors, c'est quoi, pour vous, l'autorité ? C'est naturel, ou pas ? Alors, vous pensez que c'est naturel, mais que cela peut s'acquérir ? Par quel moyen ? Par le théâtre ? Parce qu'au théâtre, il faut de l'autorité ? Mais qui détient l'autorité au théâtre ? L'auteur ? L'acteur ? L'actant ? La laitière ?

... Au moins, on rigole. Par contre, votre pitoyable défense de l'IUFM me fait rire jaune. On ne peut pas à la fois dire qu'il n'y a pas d'abus, que s'il y en a ce sont ceux d'une minorité, qu'on est de la minorité à ne pas en commettre, et justifier le système en disant qu'il encourage les excès, mais sans les rendre obligatoires. Dire une chose et son contraire, pour un spinoziste, est une aberration. Et puis il y a là un petit arrière-goût de collaboration, vous ne trouvez pas ?

Écrit par : Prof chômeur | 02 février 2007

Aider chaque enfant à développer harmonieusement les deux hémisphères de son cerveau, à effectuer cette compensation entre forces et faiblesses... quel beau métier! on se prend à rêver puis on redescend sur terre.
Et le scandale de l'Éducation Nationale illumine l'urgence d'une entière liberté pédagogique. Qu'on laisse les vrais enseignants faire leur métier.
Séparer le bon grain de l'ivraie, payer au mérite ceux qui se défoncent et envoyer tous ceux qui sont là par défaut où ils ne bousilleront pas les enfants.Responsabiliser le corps enseignant, instaurer un avancement au mérite, un système de notation et pas celui des inspecteurs, toutes ces pratiques sont courantes dans les pays qui ont sans surprise le système éducatif le plus performant. Ils ont évidemment aussi des syndicats moins braillards et qui ne tiennent pas le pays en otage.

Vue de l'esprit, voeu pieux quand le dogme dominant c'est le relativisme, auquel ce Todorov mentionné ici a sacrifié, avec ses copains structuralistes, constructivistes, égalitaristes, anti-élitistes, anti-capitalistes, et toute la litanie des anti. En voilà un homme courageux, qui cherche dans sa bulgaritude des excuses à sa faute de discernement et il peut écrire des pages émouvantes sur Germaine Tillon, il n'en a pas la trempe!

L'avenir des enfants restera bouché tant que n'aura pas eu lieu une refonte complète du système et notamment la suppression des IUFM et la mise à la retraite anticipée des caciques du ministère, inféodés au pédagogisme.

Que tous ceux qui se demandent comment on a pu en arriver là regardent la carrière de ces gens-là: les régimes passent, eux ils restent, et l'école trépasse. Laurent Lafforgue a bien vu comment cette catastrophe a pu perdurer. Prenez le dernier en date des villages Potemkine, le HCE, et admirez le parcours et des Racine, Viala, Bentolilla, Dubet. Componction de chanoine et brosse à reluire. Ils sont indéboulonnables.

Luc Ferry, en passant de la Direction des Programmes au marocain ministériel a changé quoi de plus qu'Allègre, bien parti mais noyé au milieu du gué par son ami Lionel? Tous sous la coupe de la clique en place.
Ces trois-là ont fait beaucoup moins pour tenter de stopper la tragédie que l'outsider, ce Robien, qui n'est même pas UMP...Et pourquoi pas lui comme candidat UDF à la place de Bayrou?

En faisant le contraire de ce que l'on fait depuis plus de trente ans, on ne peut pas faire pire, car, comme on dit en Italie, quand c'était pire c'était mieux...

Pas si bête alors l'âne qui recule, ou qui "avance par en arrière" comme disent les conducteurs de bus montréalais.

Écrit par : Cadichon | 02 février 2007

Je me souviens que nous avions essayé de comprendre avec des élèves de Première, il y a pas mal d'années de cela, le comportement énigmatique d'Alceste vis-à-vis de Célimène dans le Misanthrope et pourquoi Alceste était éperdûment amoureux de Célimène alors que sa raison et sa morale la condamnaient.

Ecrit par : Robin | 01 février 2007

Alors çà, c'est le genre de truc que Philinte ne comprendra jamais et qu'Alceste aura déjà vécu au moins une fois à quinze ans! Alceste se prendra les pieds dans le tapis toute sa vie. Terrible. L'expliquer à Philinte peut le rendre plus tolérant vis à vis d'Alceste, quant à rendre Alceste tolérant...

Écrit par : dobolino | 02 février 2007

Le chauvinisme, l'esprit du petit chez soi, est roi à l'IUFM. Il est encouragé par la régionalisation, par cette formation "à cheval" sur le concours, par le recrutement par cooptation des formateurs, par le sectarisme des "sciences" de l'éducation (4 universités !), et par le réglement même. Et les préjugés s'autoalimentent et s'entre-vérifient, jusqu'à la nausée.

On n'a pas fini de souffrir des effets pervers de la décentralisation...

"Ch'tit monde ch'tites gens "...comme on dit par chez nous.

Écrit par : Robin | 02 février 2007

L'éducation en Belgique n'est pas triste non plus ! Pas d'IUFM, c'est vrai. Mais nous, on n'a pas besoin de ça pour dire des âneries !
Je vous invite à consulter quelques réflexions sur mon blog : http://leblogdunenseignantdissident.blogspot.com

Écrit par : BenDem | 02 février 2007

Cadichon, vous avez dit que "Allègre était bien parti"? Vous pourriez vous expliquer?

Écrit par : Thalie | 02 février 2007

Ronin, je n'entendais pas juger au sens léger. Juger, ce qui nous pend au bout du nez c'est notre poste qui saute parce qu'on n'a déplu aux parents, regardez en Allemagne.

Écrit par : Thalie | 02 février 2007

Tout ce beau monde juge déjà !
Et combien d'inspecteurs reçoivent des lettres de parents qui leur écrivent CONTRE un professeur, ou de coups de fil de proviseurs contre un enseignant ?

Ecrit par : Jeremy | 01 février 2007

Dans mon lycée, c'est une pratique courante ; le hic, c'est que les chefs de bureau acquiescent à la bonne volonté de quelques parents voulant mettre de l’ordre juste (c’est-à-dire qui n’aille pas à l’encontre de leurs principes individuels) dans le système d’enseignement (pardon : dans la mise au pas de tel ou tel enseignant « rebelle » [la rébellion chez les professeurs ? Il y a de grandes gueules, certes, mais qui s’ouvrent sur quoi ?], c’est-à-dire « brouillon » : je veux dire : dont la pensée est vivante en classe, employant une réflexion espérant communiquer avec son public et le faire réagir, se positionner, qui, savante mais abordable, se construit au moment du cours ; je me suis rendu compte que les psychorigides, qui ne changent jamais leur formule, sont fort appréciés dans mon bahut ; on me les a même proposé en exemples) : ce ne sont jamais des attaques frontales, l’idée instillée dans les mots prononcés est insidieuse, elle apparaît, pour qui la décode, par petites touches impressionnistes ; oui, c’est cela : donner l’impression que vous êtes nuls, à côté de la plaque, pas compétents (enfin, qui décide cela ? L’INSPECTEUR ; l’administration ne pouvant le faire à sa place… parce qu’elle n’est pas… compétente en la matière, dixit mon chef de bureau). Alors que reste-t-il à faire : déserter ? Faire le dos rond ? Mon entourage me parle de la chance que j’ai d’avoir du temps libre pour faire ce que je veux (pour le moment ma thèse en l’occurrence, qui n’avance pas parce que je suis assez con pour me laisser démoraliser par une ambiance et des remarques de petits gris, alors que les spécialistes universitaires touchant à ma recherche m’encouragent et me félicitent pour mon travail ; mon monde intellectuel et émotionnel est scindé en deux), des vacances que nous avons, nous, les enseignants. Devenir rentier de ces mois-là ? heu… Je ne vois presque que cela dans ma salle des professeurs. Que peut-il y avoir d’autre, sinon la montée d’une démotivation générale (pas de perspective de carrière, presque tout le monde passera à l’ancienneté ; des coups à se prendre de-ci de-là…) ? Les livres ne servent plus au repos : c’est un retrait.

Écrit par : Pendariès | 02 février 2007

A tous vous lire, je comprend mieux les dérives de notre système scolaire en perdition depuis des années et pour lequel tous nos chers gouvernants sont prêts à modifier, améliorer,...et j'en passe. Que sont-ils capable de faire si ce n'est effectivement pleurer sur toutes leurs réformes qui nous ont amené aujourd'hui à la "fabrique de crétin". Pas étonnant que cette sociéte n'avance pas, on compte sur les doigts de la main les "vrais" enseignants qui ont la foi de leur métier mais pour lesquel on met des batons dans les roues.
A part les vacances, quelles sont les "vraies" volontées au jour d'aujourd'hui à vouloir s'investir dans l'élaboration de projets pour sortir tous ces enfants liés à des handicaps de plus en plus croissant à cause des méthodologies d'enseignement vouées à l'échec. Ne nous étonnons pas de tous ces malades de la dite "science" du savoir, eux même sont embrigués dans leur "moi je sais tout" et en fait ne sait rien si ce n'est joué au petit cheffaillon muni de son petit pouvoir sur plus petit que soi à détruire et humilier.
Ecole public ou privé, aucune ne vaut plus que l'autre étant donné que les professeurs des écoles privées sont issus du Ministère de l'Education Nationale et à ce titre sont payés par lui, donc pourquoi donner un droit de résultat auprès de l'enseignement des enfants. Les dérives, ils les appliquent de la même manière que dans le public, il n'y a rien de pire qu'un prof frustré pour pouvoir se venger sur ses élèves.
Dénoncer toutes les mauvaises pratiques de l'enseignement ne suffit plus, tant que nos gouvernants ne cesseront pas de servir leurs intérêts. Il n'y a rien de pire que de tromper les parents pour leur faire croire que l'école privée est à même de donner une meilleure instruction que le public.
Comme l'on dit certaines personnes, le mammouth n'est pas prêt de maigrir.

Écrit par : Lolo | 02 février 2007

Tiens, Prof chômeur, vous aussi, vous lisez en diagonale?

Écrit par : Christophe Sibille | 02 février 2007

parce qu'on a déplu... pardon, faute de frappe.

Écrit par : Thalie | 02 février 2007

"Je voudrais revenir sur la question des candidats libres. J'ai aussi constaté que les formateurs n'hésitaient pas les saquer. "

Ils n'ont pas accepté de se faire racketter... C'est combien l'inscription ? Cela donne le droit à combien de points ? ;)

Yo Prof, ça ou ka fé timal ? ;)

Écrit par : toto | 02 février 2007

Je vous envie, prof chômeur, de vivre dans un monde en noir et blanc... Qui n'était certainement pas celui dont nous parle Spinoza... Vous savez, je ne suis pas responsable de vos malheurs!

Écrit par : Christophe Sibille | 02 février 2007

Pour Thalie:
Allègre était bien parti puisqu'il a voulu casser le mammouth, ( voir plus bas sur ce mot) mais Jospin ne l'a pas laissé faire. Dans un livre d'entretiens avec Laurent Joffrin, "Toute vérité est bonne à dire" paru en 2000, il explique que Jospin l'a viré car ses réformes étaient dangereuses pour un PS fragilisé ( quelle prémonition deux ans avant la débacle !!) et qui "craignait des représailles électorales bref, que le rapport de forces était défavorable. Il faut analyser le rapport de forces et se caler sur la résultante.... Il est bien ( en cela) l'héritier de François Mitterrand".
Un peu plus loin Allègre explique; " Ce n'est pas la colère des enseignants contre tel ou tel projet qui m'a fait tomber, (qui a conduit Lionel à me sacrifier, disait il plus haut), c'est un complot, une cabale préparée patiemment, souterrainement, par les forces conservatrices du monde enseignant contre la personne du ministre."

Après cela, le pauvre Allègre se fiche le doigt dans l'oeil, puisqu'il répond à Joffrin qui lui demande:
L. J.: Quelles sont ces forces conservatrices?
C.A.: Le SNES, qui a su trouver l'appoint d'un certain nombre d'enseignants et d'intellectuels attachés aux méthodes pédagoques les plus traditionnelles et à un enseignement élitiste qui n'existe plus. Le SNES qui n'a pas hésité à s'allier au syndicat de droite le plus extrême, le SNALC".

Il ajoute : "Un an après ma nomination, je le sais, Monique Vuaillat, la secrétaire génerale su SNES, a dit a François Bayrou:'J'aurai sa peau'."

Inutile de continuer, je voulais juste dire qu'Allègre avait tenté de mettre un coup de pied dans la fourmillière, le premier. je ne parlais pas du bien-fondé de ses réformes, jamais de la vie et merci de me donner l'occasion de le préciser, on écrit toujours de façon trop lapidaire sur ces blogs.
Allègre disait que l'EN était un dinosaure, car ce reptile de l'ère secondaire, qui avait une toute petite tête, avait disparu parce qu'il n'avait pas évolué.
Le mammouth c'était cette tête, "l'administration de la rue de Grenelle et non l'ensemble de l'EN", et tous ses prédécesseurs, Bayrou en tête, s'étaient couchés devant.

Il faut dire que depuis la disparition de l'Armée Rouge, l'EN est encore le plus gros bloc de fonctionnaires du monde occidental, et les mauvaises langues disent qu'elle a plus d'un trait commun avec la soviétique défunte. On la compare à un Jurassic Park, ce n'est quand même pas totalement faux mais justement tant que les enseignants continueront à accepter cet état de fait, pourquoi cela changerait-il?

Ce monolithe m'amène à la remarque de
Robin
"On n'a pas fini de souffrir des effets pervers de la décentralisation""...dites vous, mais quelle décentralisation?
Celle qui a mis la gestion des cantines, le recritement des techniciens de surface et le choix de la couleur des murs des salles de classes au niveau départemental?

Une vraie décentralisation ce serait l'autonomie régionale des établissements d'enseignement, donc la fin de la Nomenklatura, et elle n'aura lieu que quand les poules auront des dents.



Je viens de lire la dernière note de JPB, sur les Lettres en danger de mort, mais que faut-il donc pour faire bouger ce grand corps? C'est sa toute petite tête d' épingle qui le terrorise à ce point là? Une action concertée, et surtout pas avec les syndicats, pourrait n'en faire qu'une bouchée.

Écrit par : Cadichon | 02 février 2007

Le mammouth c'était cette tête, "l'administration de la rue de Grenelle et non l'ensemble de l'EN".

Exact !

Écrit par : Robin | 02 février 2007

Cadichon (alias Tati Danielle) la mission n'était pas finalement accomplie? Il reste des âmes naïves à convertir au libéralisme?

Écrit par : buntovchik | 02 février 2007

Assez cocasse le lamento sur le pôv' Allègre. J'ai bien ri. Pas vraiment la peine d'y répondre.

Écrit par : Thalie | 02 février 2007

j'ai passé et eté recalée à l'examen de CAFIPEMF ,;
dans le cadre de cet examen, j'ai suivi une formation d'une semaine:
nous avons assisté à la séance d'un T1 un jeune prof des écoles dans une classe de CP!
Notre premier étonnement : des fautes de syntaxe chez ce jeune, de conjugaison, de construction de phrases!!!
nous livrons notre étonnement au directeur d'IUFM, qui assure l'analyse de la séance de ce jeune!
réactions: il rit! ne vous inquiétez pas c'est une bonne recrue! ça va passer!!

merci pour les enfants de CP qui sont dans sa classe!
Je suis fière de dire que recalée, je n'appartiens pas à cet entre soi de pédagogues bons tons.

Écrit par : pirouette | 03 février 2007

merci pour les enfants de CP qui sont dans sa classe!
Je suis fière de dire que recalée, je n'appartiens pas à cet entre soi de pédagogues bons tons.

Ecrit par : pirouette | 03 février 2007

Je confirme Pirouette...Certains professeurs des écoles actuellement en début de carrière et qui sortent du système éducatif actuel font d'énormes fautes d'orthographe au tableau, fautes que les élèves recopient dans leurs cahiers.

Ceci m'a été confirmé récemment par un IPR (arts plastiques) de mes amis, qui n'est pas du tout d'accord avec cette "pédagogie de bon ton".

Écrit par : Robin | 04 février 2007

sur le harcélement, que j'ai connu moi aussi dans un établissement public durant des années, j'en suis sortie licenciée, mais démolie ...........
Par militantisme, j'ai ouvert un forum et un site (à mettre à jour) où interviennent quelques personnes qui osent en parler, dans le privé comme dans le public et où j'essaie à mon echelle d'aider... en recherches et soutiens, entraides, ecoute !
si cela vous interesse voici l'adresse
http://www.ledefouloir.zoule.net/forum/index.php
je vous laisse libre choix d'intervenir
j'ai eu l'adresse de ce blog par une personne qui en a pris connaissance, elle meme dans l'education nationale
je sais à quel point le harelement est destructeur et difficile à vivre, ... et d'en sortir, et surtout de savoir agir ! les lois sont encore insuffisantes, meme si l'on parle des discriminations en tout genre... il y a encore du chemin à parcourir pour faciliter dans le publique l'accès au recours aux lois existantes...

Bien à vous

Écrit par : lucie | 04 février 2007

Cadichon (alias Tati Danielle) la mission n'était pas finalement accomplie? Il reste des âmes naïves à convertir au libéralisme?

Ecrit par : buntovchik | 02 février 2007

Ah, ça, j'avais pas osé le mettre mais j'y pensais très fort.
Danièle d'ailleurs: j'ai remarqué que les Danielle n'aimaient pas être écrites Danièle et vice versa, ce que je conçois.

Écrit par : dobolino | 04 février 2007

confirme Pirouette...Certains professeurs des écoles actuellement en début de carrière et qui sortent du système éducatif actuel font d'énormes fautes d'orthographe au tableau, fautes que les élèves recopient dans leurs cahiers.


Ecrit par : Robin | 04 février 2007

Je l'ai vu dans les cahiers de ma fille, mais la meilleure, c'est ma sœur qui me l'a racontée:
Ses élèves, sortis de CE1, entrent en CE2 avec une nouvelle maîtresse. Ils écrivent "nous avons chaud" et la maîtresse corrige "nous avons chauds". Vous savez bien que l'attribut du sujet s'accorde!

Écrit par : dobolino | 04 février 2007

"Ne savez-vous pas qu’ils coupent tout ce qui les dépassent ?

Jean-Paul Brighelli"

La preuve que les pédagogistes sont tous puissants, c'est qu'ils sont capables de faire commettre des fautes à JPB himself : "tout ce qui les dépasse". Elève Brighelli, à recopier cent fois !

Bon, ok, je sors...

(Quant à la pédacatastrofe, je préfère ne pas partir là-dessus, je n'ai pas assez de mouchoirs en réserve.)

Écrit par : PMB | 04 février 2007

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