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16 décembre 2006

Vrais et faux pedagogues

Vrais et faux pédagogues


Je n’ai pas la prétention d’avoir la pédagogie innée — ni acquise. Etre pédagogue est un long cheminement, et bien malin qui en voit la fin avant la retraite. Sans doute se dit-on plus tard, beaucoup plus tard : « Tiens, ce cours-là, j’aurais dû le faire comme ci… Tiens, cet élève-ci, j’aurais pu le récupérer comme ça. » « La route est longue qui mène à la pédagogie », note Frank McCourt (Teacher Man, Belfond, 2006).

D’où mon ébahissement quand j’ai appris, vers la fin des années 90, avec le grand déferlement des « sciences de l’éducation », qu’apprendre, cela s’enseignait — et que les « formateurs de formateurs », les « apprenants d’apprenants d’apprenants », savaient, eux, ce qu’était la pédagogie.
Stupéfaction et bientôt colère, quand j’ai réalisé que les Diafoirus qui régentaient les IUFM en connaissaient bien peu, très peu, en fait de pédagogie. Je me serais sans doute incliné devant des maîtres — j’en ai évoqué un, ici même, il y a quelques mois (http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2006/08/index.html), et je pourrais en nommer deux ou trois autres : Robert-Léon Wagner, l’un des meilleurs grammairiens du dernier demi-siècle, ou Roland Barthes — c’était un plaisir absolu que de suivre ses cours sur les figures du discours amoureux — et c’était le discours du Maître lui-même qui était la meilleure démonstration que tout discours parle d’amour — quand bien même il parlerait… de pédagogie, parmi tant d’autres sujets invraisemblables.
Mais cette prétention à régenter l’enseignement, venant de surcroît de gens qui trop souvent ont trouvé dans les « sciences de l’éducation » une porte de sortie et une ligne de fuite devant un métier qui les épouvantait, était — est — insupportable.

J’ai donc appris qu’il existait une « pédagogie par objectifs » (belle trouvaille : quelle pédagogie n’a pas d’objectifs ? C’est un peu comme la stratégie de « l’élève au centre » : où diable voudriez-vous qu’il soit ?), et qu’elle s’opposait à la « pédagogie frontale » — dans la bouche des pédagogistes, qui se sont annexé la gauche et ont contribué à en faire la nouvelle droite, sans doute faut-il entendre « pédagogie frontiste ». Et de me brocarder parce que je suis cité, parfois, chez tel ou tel nationaliste déclaré, ce qui me laisse assez froid, je dois dire : comme dirait les croyants, si l’on ne s’adresse jamais qu’à des gens convaincus, où est le mérite ? Et les pédagogols ont ceci de remarquable, qu’ils ne se lisent jamais qu’entre eux — d’où leurs faibles tirages. Et que les médias les sollicitent peu — d'où leur hargne : se croire propriétaire de la Vérité, et être privé d'image…

Pédagogie, donc… C’est l’art simultané de ne laisser personne en route, tout en permettant à chacun d’aller au plus haut de ses capacités. C’est aussi mettre en scène, et en spectacle, l’objet du cours et l’enseignant lui-même — et l’élève, aussi bien. Pourquoi croyez-vous, vous qui pratiquez d’autres arts ou d’autres professions, que l’on sort d’un cours éreinté, laminé ? Pourquoi croyez-vous que 18 heures de cours (imaginez un acteur qui jouerait neuf fois la même longue pièce chaque semaine) sont effectivement un maximum ?
J’ai dit « art », et je le maintiens. Pour intéresser de bons élèves, il ne faut pas être un génie. Pour aller à la pêche de ce qu’un élève totalement rétif au système a de meilleur en lui, c’est une autre affaire.
Quinze heures pour tout le monde !
Pour ramener au savoir les nouveaux barbares que l’on nous transmet, de classe en classe et d’année en année, on peut passer par l’extérieur (ainsi une enseignante nommée dans une ZEP sauvage, dans un BEP féroce, réacclimata ses élèves à l’effort, au devoir et finalement à la littérature en les faisant trimer, chaque jour, avec l’aval muet de son administration, pour les restos du cœur, pendant deux mois…), ou par l’affrontement direct, le corps à corps — tout est question d’occasion et de caractère. Il n’y a ni recettes, ni règles. "Que le gascon y arrive, si le français n'y peut aller", disait Montaigne.

Marie-Sandrine Sgherri, journaliste spécialisée en questions d’éducation au magazine Le Point, est venue en septembre 2005 suivre un de mes cours au lycée Mermoz, à Montpellier, en Première STG. L’élite — de surcroît une classe « sport-études » plus motivée par le tatami ou le stade que par Corneille (j’avais décidé d’étudier le Cid, et, un peu plus tard, le Comte de Monte-Cristo).
Elle a bien voulu faire un petit compte-rendu privé de cette expérience — et je le livre tel quel, sans y rien retoucher. Je ne dis pas que tous mes cours ressemblent à cela — et l'un des participants de ce blog, invité cette année au lycée Joffre pour suivre un cours sur Proust, a vécu une expérience quelque peu différente, il pourra en témoigner — parce qu'à élèves différents, stratégies différenciées. Je dis simplement que mon boulot est d’enseigner la littérature, et que je fais de mon mieux avec mes moyens.

« Brighelli ne fait pas cours, il donne un « son et lumière ». En 1ère STG, ce jour, une simple question introduit l’étude du Cid : « Que connaissez-vous du XVIIème siècle ? » « Le siècle des Lumières » hasarde un courageux. Alors le spectacle peut commencer. Ce spécialiste de Dumas convoque D’Artagnan et pendant deux heures, sans notes, déroule le Grand Siècle devant ces élèves qui se souviennent à peine qu’ils ont déjà étudié Molière. Les épées se croisent, le sang gicle, les plaies s‘infectent, les têtes volent, arrachées par des boulets, les cœurs battent, les mains se cherchent, des billets s’échangent au nez et la barbe des duègnes. Que retiendront les élèves ? Qui peut le savoir ? À ce genre de cours, on ne prend pas de notes. Brighelli jure qu’il expliquera plus tard. Là il montre, il provoque, il frappe les esprits. « C’est un maître à l’ancienne » se souvient une ancienne élève. De ces profs exigeants qu’on veut impressionner. Certains le détestaient. D’autres cravachaient dur pour qu’il les remarque. » Les 1ère STG sont prévenus : cette année, ils ne leur faudra pas seulement se taire et écouter, mais aussi travailler, et surtout lire. À commencer par les 2000 pages du Comte de Monte Cristo. La nouvelle déclenche des cris de protestations. La moustache inflexible, Brighelli savoure son effet. »

Ils ont étudié le Cid, et lu Dumas - et étudié Dumas — puis Baudelaire. Ils ont fini par « participer » — au fur et à mesure qu’ils accumulaient des connaissances, parce qu’on ne participe pas « en l’air », sans biscuit ni références — quoi qu’en disent les pédagogues qui n’ont rien à apprendre aux gosses qu’on leur confie — et n’en attendent rien, quoi qu’ils disent. Mes élèves n’ont pas eu, au Bac de Français, de notes trop basses à l’écrit (malgré des handicaps accumulés depuis le Primaire), et souvent décroché des félicitations à l’oral. Et nous nous disons encore bonjour quand nous nous croisons, parce qu’ils gardent, je crois, une petite reconnaissance pour l’histrion qui leur a fait partager certains de ses goûts, et leur a transmis ce qu'il pouvait de son savoir.

Jean-Paul Brighelli

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Commentaires

je pense que des gens ont un talent pour la pédagogie et d'autres beaucoup moins .
le "relationel "?

Ecrit par : un chouka | 16 décembre 2006

ΟΙΚΟΥΜΕΝΙΚΗ ΔΙΑΚΗΡΥΞΗ ΓΙΑ ΤΑ ΑΝΘΡΩΠΙΝΑ ΔΙΚΑΙΩΜΑΤΑ
10 ΔΕΚΕΜΒΡΙΟΥ 1948

ΠΡΟΟΙΜΙΟ
Επειδή η αναγνώριση της αξιοπρέπειας, που είναι σύμφυτη σε όλα τα μέλη της ανθρώπινης οικογένειας, καθώς και των ίσων και αναπαλλοτρίωτων δικαιωμάτων τους αποτελεί το θεμέλιο της ελευθερίας, της δικαιοσύνης και της ειρήνης στον κόσμο.

Επειδή η παραγνώριση και η περιφρόνηση των δικαιωμάτων του ανθρώπου οδήγησαν σε πράξεις βαρβαρότητας, που εξεγείρουν την ανθρώπινη συνείδηση, και η προοπτική ενός κόσμου όπου οι άνθρωποι θα είναι ελεύθεροι να μιλούν και να πιστεύουν, λυτρωμένοι από τον τρόμο και την αθλιότητα, έχει διακηρυχθεί ως η πιο υψηλή επιδίωξη του ανθρώπου.

Επειδή έχει ουσιαστική σημασία να προστατεύονται τα ανθρώπινα δικαιώματα από ένα καθεστώς δικαίου, ώστε ο άνθρωπος να μην αναγκάζεται να προσφεύγει, ως έσχατο καταφύγιο, στην εξέγερση κατά της τυραννίας και της καταπίεσης.

Επειδή έχει ουσιαστική σημασία να ενθαρρύνεται η ανάπτυξη φιλικών σχέσεων ανάμεσα στα έθνη.

Επειδή, με τον καταστατικό Χάρτη, οι λαοί των Ηνωμένων Εθνών διακήρυξαν και πάλι την πίστη τους στα θεμελιακά δικαιώματα του ανθρώπου, στην αξιοπρέπεια και την αξία της ανθρώπινης προσωπικότητας, στην ισότητα δικαιωμάτων ανδρών και γυναικών, και διακήρυξαν πως είναι αποφασισμένοι να συντελέσουν στην κοινωνική πρόοδο και να δημιουργήσουν καλύτερες συνθήκες ζωής στα πλαίσια μιας ευρύτερης ελευθερίας.

Επειδή τα κράτη μέλη ανέλαβαν την υποχρέωση να εξασφαλίσουν, σε συνεργασία με τον Οργανισμό των Ηνωμένων Εθνών, τον αποτελεσματικό σεβασμό των δικαιωμάτων του ανθρώπου και των θεμελιακών ελευθεριών σε όλο τον κόσμο.

Επειδή η ταυτότητα αντιλήψεων ως προς τα δικαιώματα και τις ελευθερίες αυτές έχει εξαιρετική σημασία για να εκπληρωθεί πέρα ως πέρα αυτή η υποχρέωση,

Η ΓΕΝΙΚΗ ΣΥΝΕΛΕΥΣΗ

Διακηρύσσει ότι η παρούσα Οικουμενική Διακήρυξη των Δικαιωμάτων του Ανθρώπου αποτελεί το κοινό ιδανικό στο οποίο πρέπει να κατατείνουν όλοι οι λαοί και όλα τα έθνη, έτσι ώστε κάθε άτομο και κάθε όργανο της κοινωνίας, με τη Διακήρυξη αυτή διαρκώς στη σκέψη, να καταβάλλει, με τη διδασκαλία και την παιδεία, κάθε προσπάθεια για να αναπτυχθεί ο σεβασμός των δικαιωμάτων και των ελευθεριών αυτών, και να εξασφαλιστεί προοδευτικά, με εσωτερικά και διεθνή μέσα, η παγκόσμια και αποτελεσματική εφαρμογή τους, τόσο ανάμεσα στους λαούς των ίδιων των κρατών μελών όσο και ανάμεσα στους πληθυσμούς χωρών που βρίσκονται στη δικαιοδοσία τους.

ΑΡΘΡΟ 1
'Ολοι οι άνθρωποι γεννιούνται ελεύθεροι και ίσοι στην αξιοπρέπεια και τα δικαιώματα. Είναι προικισμένοι με λογική και συνείδηση, και οφείλουν να συμπεριφέρονται μεταξύ τους με πνεύμα αδελφοσύνης.

ΑΡΘΡΟ 2
Κάθε άνθρωπος δικαιούται να επικαλείται όλα τα δικαιώματα και όλες τις ελευθερίες που προκηρύσσει η παρούσα Διακήρυξη, χωρίς καμία απολύτως διάκριση, ειδικότερα ως προς τη φυλή, το χρώμα, το φύλο, τη γλώσσα, τις θρησκείες, τις πολιτικές ή οποιεσδήποτε άλλες πεποιθήσεις, την εθνική ή κοινωνική καταγωγή, την περιουσία, τη γέννηση ή οποιαδήποτε άλλη κατάσταση.

Δεν θα μπορεί ακόμα να γίνεται καμία διάκριση εξαιτίας του πολιτικού, νομικού ή διεθνούς καθεστώτος της χώρας από την οποία προέρχεται κανείς, είτε πρόκειται για χώρα ή εδαφική περιοχή ανεξάρτητη, υπό κηδεμονία ή υπεξουσία, ή που βρίσκεται υπό οποιονδήποτε άλλον περιορισμό κυριαρχίας.

ΑΡΘΡΟ 3
Κάθε άτομο έχει δικαίωμα στη ζωή, την ελευθερία και την προσωπική του ασφάλεια.

ΑΡΘΡΟ 4
Κανείς δεν επιτρέπεται να ζει υπό καθεστώς δουλείας, ολικής ή μερικής. Η δουλεία και το δουλεμπόριο υπό οποιαδήποτε μορφή απαγορεύονται.

ΑΡΘΡΟ 5
Κανείς δεν επιτρέπεται να υποβάλλεται σε βασανιστήρια ούτε σε ποινή ή μεταχείριση σκληρή, απάνθρωπη ή ταπεινωτική.

ΑΡΘΡΟ 6
Καθένας, όπου και αν βρίσκεται, έχει δικαίωμα στην αναγνώριση της νομικής του προσωπικότητας.

ΑΡΘΡΟ 7
'Ολοι είναι ίσοι απέναντι στον νόμο και έχουν δικαίωμα σε ίση προστασία του νόμου, χωρίς καμία απολύτως διάκριση. 'Ολοι έχουν δικαίωμα σε ίση προστασία από κάθε διάκριση που θα παραβίαζε την παρούσα Διακήρυξη και από κάθε πρόκληση για μια τέτοια δυσμενή διάκριση.

ΑΡΘΡΟ 8
Καθένας έχει δικαίωμα να ασκεί αποτελεσματικά ένδικα μέσα στα αρμόδια εθνικά δικαστήρια κατά των πράξεων που παραβιάζουν τα θεμελιακά δικαιώματα τα οποία του αναγνωρίζουν το Σύνταγμα και ο νόμος.

ΑΡΘΡΟ 9
Κανείς δεν μπορεί να συλλαμβάνεται, να κρατείται ή να εξορίζεται αυθαίρετα.

ΑΡΘΡΟ 10
Καθένας έχει δικαίωμα, με πλήρη ισότητα, να εκδικάζεται η υπόθεσή του δίκαια και δημόσια, από δικαστήριο ανεξάρτητο και αμερόληπτο, που θα αποφασίσει είτε για τα δικαιώματα και τις υποχρεώσεις του είτε, σε περίπτωση ποινικής διαδικασίας, για το βάσιμο της κατηγορίας που στρέφεται εναντίον του.

ΑΡΘΡΟ 11
Κάθε κατηγορούμενος για ποινικό αδίκημα πρέπει να θεωρείται αθώος, ωσότου διαπιστωθεί η ενοχή του σύμφωνα με τον νόμο, σε ποινική δίκη, κατά την οποία θα του έχουν εξασφαλιστεί όλες οι απαραίτητες για την υπεράσπισή του εγγυήσεις.
Κανείς δεν θα καταδικάζεται για πράξεις ή παραλείψεις που, κατά τον χρόνο που τελέστηκαν, δεν συνιστούσαν αξιόποινο αδίκημα κατά το εσωτερικό ή το διεθνές δίκαιο. Επίσης, δεν επιβάλλεται ποινή βαρύτερη από εκείνη που ίσχυε κατά τον χρόνο που τελέστηκε η αξιόποινη πράξη.
ΑΡΘΡΟ 12
Κανείς δεν επιτρέπεται να υποστεί αυθαίρετες επεμβάσεις στην ιδιωτική του ζωή, την οικογένεια, την κατοικία ή την αλληλογραφία του, ούτε προσβολές της τιμής και της υπόληψης του. Καθένας έχει το δικαίωμα να τον προστατεύουν οι νόμοι από επεμβάσεις και προσβολές αυτού του είδους.

ΑΡΘΡΟ 13
Καθένας έχει το δικαίωμα να κυκλοφορεί ελεύθερα και να εκλέγει τον τόπο της διαμονής του στο εσωτερικό ενός κράτους.
Καθένας έχει το δικαίωμα να εγκαταλείπει οποιαδήποτε χώρα, ακόμα και τη δική του, και να επιστρέφει σε αυτήν.
ΑΡΘΡΟ 14
Κάθε άτομο που καταδιώκεται έχει το δικαίωμα να ζητά άσυλο και του παρέχεται άσυλο σε άλλες χώρες.
Το δικαίωμα αυτό δεν μπορεί κανείς να το επικαλεστεί, σε περίπτωση δίωξης για πραγματικό αδίκημα του κοινού ποινικού δικαίου ή για ενέργειες αντίθετες προς τους σκοπούς και τις αρχές του ΟΗΕ.
ΑΡΘΡΟ 15
Καθένας έχει το δικαίωμα μιας ιθαγένειας.
Κανείς δεν μπορεί να στερηθεί αυθαίρετα την ιθαγένειά του ούτε το δικαίωμα να αλλάξει ιθαγένεια.
ΑΡΘΡΟ 16
Από τη στιγμή που θα φθάσουν σε ηλικία γάμου, ο άνδρας και η γυναίκα, χωρίς κανένα περιορισμό εξαιτίας της φυλής, της εθνικότητας ή της θρησκείας, έχουν το δικαίωμα να παντρεύονται και να ιδρύουν οικογένεια. Και οι δύο έχουν ίσα δικαιώματα ως προς τον γάμο, κατά τη διάρκεια του γάμου και κατά τη διάλυσή του.
Γάμος δεν μπορεί να συναφθεί παρά μόνο με ελεύθερη και πλήρη συναίνεση των μελλονύμφων.
Η οικογένεια είναι το φυσικό και το βασικό στοιχείο της κοινωνίας και έχει το δικαίωμα προστασίας από την κοινωνία και το κράτος.
ΑΡΘΡΟ 17
Κάθε άτομο, μόνο του ή με άλλους μαζί, έχει το δικαίωμα της ιδιοκτησίας.
Κανείς δεν μπορεί να στερηθεί αυθαίρετα την ιδιοκτησία του.
ΑΡΘΡΟ 18
Κάθε άτομο έχει το δικαίωμα της ελευθερίας της σκέψης, της συνείδησης και της θρησκείας. Στο δικαίωμα αυτό περιλαμβάνεται η ελευθερία για την αλλαγή της θρησκείας ή πεποιθήσεων, όπως και η ελευθερία να εκδηλώνει κανείς τη θρησκεία του ή τις θρησκευτικές του πεποιθήσεις, μόνος ή μαζί με άλλους, δημόσια ή ιδιωτικά, με τη διδασκαλία, την άσκηση, τη λατρεία και με την τέλεση θρησκευτικών τελετών.

ΑΡΘΡΟ 19
Καθένας έχει το δικαίωμα της ελευθερίας της γνώμης και της έκφρασης, που σημαίνει το δικαίωμα να μην υφίσταται δυσμενείς συνέπειες για τις γνώμες του, και το δικαίωμα να αναζητεί, να παίρνει και να διαδίδει πληροφορίες και ιδέες, με οποιοδήποτε μέσο έκφρασης, και από όλο τον κόσμο.

ΑΡΘΡΟ 20
Καθένας έχει το δικαίωμα να συνέρχεται και να συνεταιρίζεται ελεύθερα και για ειρηνικούς σκοπούς.
Κανείς δεν μπορεί να υποχρεωθεί να συμμετέχει σε ορισμένο σωματείο.
ΑΡΘΡΟ 21
Καθένας έχει το δικαίωμα να συμμετέχει στη διακυβέρνηση της χώρας του, άμεσα ή έμμεσα, με αντιπροσώπους ελεύθερα εκλεγμένους.
Καθένας έχει το δικαίωμα να γίνεται δεκτός, υπό ίσους όρους, στις δημόσιες υπηρεσίες της χώρας του.
Η λαϊκή θέληση είναι το θεμέλιο της κρατικής εξουσίας. Η θέληση αυτή πρέπει να εκφράζεται με τίμιες εκλογές, οι οποίες πρέπει να διεξάγονται περιοδικά, με καθολική, ίση και μυστική ψηφοφορία, ή με αντίστοιχη διαδικασία που να εξασφαλίζει την ελευθερία της εκλογής.
ΑΡΘΡΟ 22
Κάθε άτομο, ως μέλος του κοινωνικού συνόλου, έχει δικαίωμα κοινωνικής προστασίας. Η κοινωνία, με την εθνική πρωτοβουλία και τη διεθνή συνεργασία, ανάλογα πάντα με την οργάνωση και τις οικονομικές δυνατότητες κάθε κράτους, έχει χρέος να του εξασφαλίσει την ικανοποίηση των οικονομικών, κοινωνικών και πολιτιστικών δικαιωμάτων που είναι απαραίτητα για την αξιοπρέπεια και την ελεύθερη ανάπτυξη της προσωπικότητάς του.

ΑΡΘΡΟ 23
Καθένας έχει το δικαίωμα να εργάζεται και να επιλέγει ελεύθερα το επάγγελμά του, να έχει δίκαιες και ικανοποιητικές συνθήκες δουλειάς και να προστατεύεται από την ανεργεία.
'Ολοι, χωρίς καμία διάκριση, έχουν το δικαίωμα ίσης αμοιβής για ίση εργασία.
Κάθε εργαζόμενος έχει δικαίωμα δίκαιης και ικανοποιητικής αμοιβής, που να εξασφαλίζει σε αυτόν και την οικογένειά του συνθήκες ζωής άξιες στην ανθρώπινη αξιοπρέπεια. Η αμοιβή της εργασίας, αν υπάρχει, πρέπει να συμπληρώνεται με άλλα μέσα κοινωνικής προστασίας.
Καθένας έχει το δικαίωμα να ιδρύει μαζί με άλλους συνδικάτα και να συμμετέχει σε συνδικάτα για την προάσπιση των συμφερόντων του.
ΑΡΘΡΟ 24
Καθένας έχει το δικαίωμα στην ανάπαυση, σε ελεύθερο χρόνο, και ιδιαίτερα, σε λογικό περιορισμό του χρόνου εργασίας και σε περιοδικές άδειες με πλήρεις αποδοχές.

ΑΡΘΡΟ 25
Καθένας έχει δικαίωμα σε ένα βιοτικό επίπεδο ικανό να εξασφαλίσει στον ίδιο και στην οικογένεια του υγεία και ευημερία, και ειδικότερα τροφή, ρουχισμό, κατοικία, ιατρική περίθαλψη όπως και τις απαραίτητες κοινωνικές υπηρεσίες. 'Εχει ακόμα δικαίωμα σε ασφάλιση για την ανεργία, την αρρώστια, την αναπηρία, τη χηρεία, τη γεροντική ηλικία, όπως και για όλες τις άλλες περιπτώσεις που στερείται τα μέσα της συντήρησής του, εξαιτίας περιστάσεων ανεξαρτήτων της θέλησης του.
Η μητρότητα και η παιδική ηλικία έχουν δικαίωμα ειδικής μέριμνας και περίθαλψης. 'Ολα τα παιδιά, ανεξάρτητα αν είναι νόμιμα ή εξώγαμα, απολαμβάνουν την ίδια κοινωνική προστασία.
ΑΡΘΡΟ 26
Καθένας έχει δικαίωμα στην εκπαίδευση. Η εκπαίδευση πρέπει να παρέχεται δωρεάν, τουλάχιστον στη στοιχειώδη και βασική βαθμίδα της. Η στοιχειώδης εκπαίδευση είναι υποχρεωτική. Η τεχνική και επαγγελματική εκπαίδευση πρέπει να εξασφαλίζεται για όλους. Η πρόσβαση στην ανώτατη παιδεία πρέπει να είναι ανοικτή σε όλους, υπό ίσους όρους, ανάλογα με τις ικανότητες τους.
Η εκπαίδευση πρέπει να αποβλέπει στην πλήρη ανάπτυξη της ανθρώπινης προσωπικότητας και στην ενίσχυση του σεβασμού των ανθρωπίνων δικαιωμάτων και των θεμελιακών ελευθεριών. Πρέπει να προάγει την κατανόηση, την ανεκτικότητα και τη φιλία ανάμεσα σε όλα τα έθνη και σε όλες τις φυλές και τις θρησκευτικές ομάδες, και να ευνοεί την ανάπτυξη των δραστηριοτήτων των Ηνωμένων Εθνών για τη διατήρηση της ειρήνης.
Οι γονείς έχουν, κατά προτεραιότητα, το δικαίωμα να επιλέγουν το είδος της παιδείας που θα δοθεί στα παιδιά τους.
ΑΡΘΡΟ 27
Καθένας έχει το δικαίωμα να συμμετέχει ελεύθερα στην πνευματική ζωή της κοινότητας, να χαίρεται τις καλές τέχνες και να μετέχει στην επιστημονική πρόοδο και στα αγαθά της.
Καθένας έχει το δικαίωμα να προστατεύονται τα ηθικά και υλικά συμφέροντά του που απορρέουν από κάθε είδους επιστημονική, λογοτεχνική ή καλλιτεχνική παραγωγή του.
ΑΡΘΡΟ 28
Καθένας έχει το δικαίωμα να επικρατεί μια κοινωνική και διεθνής τάξη, μέσα στην οποία τα δικαιώματα και οι ελευθερίες που προκηρύσσει η παρούσα Διακήρυξη να μπορούν να πραγματώνονται σε όλη τους την έκταση.

ΑΡΘΡΟ 29
Το άτομο έχει καθήκοντα απέναντι στην κοινότητα, μέσα στα πλαίσια της οποίας και μόνο είναι δυνατή η ελεύθερη και ολοκληρωμένη ανάπτυξη της προσωπικότητάς του.
Στην άσκηση των δικαιωμάτων του και στην απόλαυση των ελευθεριών του κανείς δεν υπόκειται παρά μόνο στους περιορισμούς που ορίζονται από τους νόμους, με αποκλειστικό σκοπό να εξασφαλίζεται η αναγνώριση και ο σεβασμός των δικαιωμάτων και των ελευθεριών των άλλων, και να ικανοποιούνται οι δίκαιες απαιτήσεις της ηθικής, της δημόσιας τάξης και του γενικού καλού, σε μια δημοκρατική κοινωνία.
Τα δικαιώματα αυτά και οι ελευθερίες δεν μπορούν, σε καμία περίπτωση, να ασκούνται αντίθετα προς τους σκοπούς και τις αρχές των Ηνωμένων Εθνών.
ΑΡΘΡΟ 30
Καμιά διάταξη της παρούσας Διακήρυξης δεν μπορεί να ερμηνευθεί ότι παρέχει σε ένα κράτος, σε μια ομάδα ή σε ένα άτομο οποιοδήποτε δικαίωμα να επιδίδεται σε ενέργειες ή να εκτελεί πράξεις που αποβλέπουν στην άρνηση των δικαιωμάτων και των ελευθεριών που εξαγγέλλονται σε αυτήν.

Ecrit par : toto | 16 décembre 2006

DISKLERIADUR HOLLVEDEL GWIRIOU MAB-DEN
Embannet gant ar Broadou-Unanet d'an 10 a viz Kerzu 1948

Rakger
--O vezañ ma'z eo war anaout an dellezegezh enstag ouzh holl izili an denelezh hag o gwirioù par ha diwerzhus eo diazezet ar frankiz, ar reizhded hag ar peoc'h,

_ o vezañ ma'z eo war dizanaout ha dismegañsiñ gwirioù mab-den eo bet ganet an aktoù a varbariezh a sav koustiañs mab-den en o enep, ha ma'z eo bet embannet eo donedigezh ur bed a vo ennañ gant an dud frankiz da gomz ha da grediñ, dieubet ma vint diouzh ar spont hag an dienez, a zo mennad uhelañ mab-den,

--o vezañ ma'z eo ret-holl diwall gwirioù mabden gant reolenn al lezenn evit na vefe ket rediet an dud d'en em sevel ouzh an tirantegezh hag ar gwaskerezh da rekour diwezhañ,

--o vezañ ma'z eo ret-holl kas war-raok an darempredoù a vignoniezh etre ar broadoù,

--o vezañ ma'z eo bet embannet adarre er Garta gant pobloù ar Broadoù-Unanet o feiz e gwirioù diazez mab-den, e dellezegezh ha talvoudegezh mab-den, e parded ar baotred hag ar merc'hed en o gwirioù, ha ma'z eo bet disklêriet ganto e oant mennet da gas war-raok an diorroadur kevredigezhel ha da wellaat an aozioù-buhez en ur frankiz vrasoc'h,

--o vezañ ma'z eo bet gouestlet gant ar Stadoù-Ezel diogeliñ, gant kenlabour Aozadur ar Broadoù-Unanet, an doujañs hollvedel ha gwirion ouzh gwirioù mab-den hag ar frankizioù pennan,

--hago vezañ ma'z eo a bouez bras kengompren ar gwirioù hag ar frankizioù-mañ a-benn seveniñ ar gouestl,

EZ EMBANN
AR VODADEG-VEUR
DISKLERIADUR HOLLVEDEL GWIRIOÙ MABDEN
evel uhelvennad boutin da vezañ diraezet gant an holl bobloù hag an holl vroadoù, d'an holl dud hag ensavadurioù, gant an Disklêriadur-mañ atav en o freder, da lakaat kreskiñ dre ar c'helenn hag an deskadurezh, an doujans ouzh ar gwirioù ha frankizioù-mañ, d'o lakaat da vezañ anavezet ha sevenet tamm-ha-tamm da vat hag e pep lec'h, dre ziarbennoù broadel hag etrevroadel, koulz e-touez pobloù ar Stadoù-Ezel hag e-touez ar re zo war zouaroù dindan o lezennoù.

Mellad unan (1)
Dieub ha par en o dellezegezh hag o gwirioù eo ganet an holl dud. Poell ha skiant zo dezho ha dleout a reont bevañ an eil gant egile en ur spered a genvreudeuriezh.

Mellad daou (2)
Da bep hini eo an holl wirioù ha frankizioù embannet en disklêriadur-mañ, hep ket a ziforc'h, a ouenn, a liv, a reizh, a yezh, a veno politikel pe a veno all, a orin broadel pe gevredigezhel, a leve, a c'hanedigezh pe a natur all.

Ouzhpenn-se ne vo graet diforc'h ebet hervez statud politikel, lezennel pe etrevroadel, arvro pe an dachenn-vro emañ an den dindan he lezenn, pe dizalc'h pe dindan verezeh e ve, diemren pe bevennet hec'h aotrouniezh en ur stumm bennak.

Mellad tri (3)
Gwir a zo gant pep hini d'ar vuhez, d'ar frankiz, ha d'an diogelroez evitañ.

Mellad peuar (4)
Ne vo dalc'het den er sklaverezh nag er sujidigezh; berzet e vo kement stumm a sklaverezh hag a werzhañ-sklaved.

Mellad pemp (5)
Ne vo lakaet den da c'houzañv ar jahinerezh, na doareoù pe kastizoù kriz ha didruez.

Mellad c'hwec'h (6)
Gwir pep hini eo e vefe anavezet e bersonelezh lezennel e pep lec'h.

Mellad seizh (7)
Par eo an holl dirak al lezenn ha gwir o deus da vezañ diwallet ganti. Holl o deus gwir da vezañ diwallet heñvel diouzh kement gwallziforc'h a dorrfe an Disklêriadur-mañ ha diouzh kement tra a zegasfe seurt diforc'hioù.

Mellad eizh (8)
Pep hini en deus gwir da gaout digoll gwirion dirak lezioù-barn broadel kenveliek evit oberoù o dije torret ar gwirioù diazez anavezet dezhañ gant ar Vonreizh pa al lezenn.

Mellad nav (9)
Den ebet ne vo harzet, bac'het pe harluet diouzh c'hoant.

Mellad dek (10)
Ur gwir par da hini ar re all a zo gant pep hini da vezañ klevet dirak an holl ha gant reizhded gant ul lez-varn dizalc'h ha neptu, dezhi da dermenañ e wirioù ha dleadoù hag an tamalloù graet dezhañ.

Mellad unnek (11)
Digablus eo kement den a zo tamallet dezhañ ur felladenn ken na vo prouet eo kablus hervez al lezenn en ur prosez digor d'an holl ma vo bet diogelet dezhañ an holl wareziou ret d'en em zifenn.
Ne vo kondaonet den ebet en abeg da oberoù pe da nannoberoù ha ne oant ket felladennoù hervez ar gwir broadel pe etrevroadel d'ar mare ma oant c'hoarvezet. Den kennebeut ne vo barnet d'ur c'hastiz kreñvoc'h eget an hini a oa hervez al lezenn d'ar mare ma oa bet graet ar felladenn.
Mellad daouzek (12)
Den ebet ne vo emellet diouzh c'hoant en e vuhez prevez, e diegezh, e annez pe e lizhiri, ha ne vo ket stoket ouzh e enor nag ouzh e vrud. Pep hini en deus gwir da gaout gwarez digant al lezenn diouzh emelladennoù ha tagadennoù a seurt-se.

Mellad trizek (13)
Pep den en deus gwir da vont ha dont en e frankiz ha da zibab e annez e diabarzh ur Stad.
Pep den en deus gwir da guitaat ne vern pe vro, da guitaat e vro-eñ zoken ha da zont en-dro dezhi.
Mellad pevarzek (14)
Pep den en deus gwir da glask repu ha da gavout bod e broioù all pa vez heskinerezh.
Ar gwir-mañ n'haller ket daveiñ dezhañ pa vez klask war un den gant gwir abeg evit torfedoù a genwir pe evit oberoù kontrol da balioù ha pennaennoù ar Broadoù-Unanet.
Mellad pemzek (15)
Pep den en deus gwir da gaout ur vroadelezh.
Den ebet ne vo tennet e vroadelezh digantañ nag ar gwir da gemmañ e vroadelezh diouzh c'hoant.
Mellad c'hwezek (16)
Gwir o deus ar wazed hag ar merc'hed adalek an oad da zimeziñ, ne vern o gouenn, o broadelezh, pe o relijion, da zimeziñ ha da sevel tiegezh. Gwirioù par zo dezho e-keñver an dimeziñ, e-pad ar briedelezh hag e-keñver an dibriediñ.
Ne c'hell bezañ dimeziñ ebet hep asant gwir ha dieub an danvez-priedoù.
An tiegezh eo maen diazez naturel ar gevredigezh, ha gwir en deus da gaout gwarez ar gevredigezh hag ar Stad.
Mellad seitek (17)
Pep den en deus gwir da vezañ perc'henn e-unan pe a-gevret gant tud all.
Den ebet ne vo tennet e berc'hentiezh digantañ diouzh c'hoant.
Mellad triwec'h (18)
Pep den en deus gwir da gaout frankiz ar soñj, ar goustiañs hag ar relijion; er gwir-mañ emañ ivez ar frankiz da gemmañ e relijion pe e gredenn, hag ivez ar frankiz da ziskuliañ e relijion pe e gredenn, eunan pe a-stroll, dirak an holl pe en-prevez, dre ar c'helenn, an oberoù, an azeulerezh pe al liderezh.

Mellad naontek (19)
Pep hini en deus gwir d'ar frankiz d'ober e veno ha d'en disklêriañ, da lavarout eo gwir da chom hep bezañ trubuilhet en abeg d'e vennozhioù, gwir da glask, da resev ha da skignañ keleier ha mennozhioù, dre n'eus forzh pe zoare disklêriañ, hep teurel pled ouzh an harzoù.

Mellad ugent (20)
Pep den en deus gwir d'ar frankiz d'en em vodañ ha d'en em gevreañ e peoc'h.
Den ne c'hell bezañ rediet da vezañ ezel eus ur gevredigezh.
Mellad unan warn-ugent (21)
Pep hini en deus gwir da gemer perzh e gouarnerezh e vro, war-eeun pe dre hantererezh dileuridi dibabet hep gwaskerezh.
Pep hini, par d'ar re al, en deus gwir da gaout kargoù publik en e vro.
Youl ar bobl eo diazez aotrouniezh ar galloud publik; disklêriet e vo ar youl-se e dilennadegoù onest ha mareadek gant mouezhierezh an holl, dre baperennoù kuzh pe dre zoareoù mouezhiañ kevatal o tiogeliñ frankiz ar vouezhiadeg.
Mellad daou warn-ugent (22)
Pep den, evel ezel eus ar gevredigezh, en deus gwir d'ar c'hedskor ha da gaout e walc'h eus ar gwirioù armerzhel, kevredigezhel ha sevenadurel en deus ezhomm evit e zellezegezh ha diorroadur dinask e bersonelezh a-drugarez d'ar strivadeg vroadel ha d'ar c'henlabour etrevroadel, en ur zerc'hel kont eus aozadur ha pinvidigezh ar vro.

Mellad tri warn-ugent (23)
Pep den en deus gwir da labourat, da zibab al labour a gar, da gaout aozioù labour reizh ha dereat, ha da vezañ gwarezet diouzh an dilabour.
Pep den en deus gwir, hep gwallziforc'h ebet, da gaout an hevelep gopr evit an hevelep labour.
An neb a labour en deus gwir da vezañ paeet reizh ha mat evit ma c'hellfe, eñ hag e diegezh, bevañ en un doare a zere ouzh dellezegezh mab-den, ha mar deo ret ouzhpenn, da gaout gwarez kevredigezhel dre hentoù all.
Pep den en deus gwir da sevel sindikadoù pe da emezelañ enno evit difenn e lazioù.
Mellad pevar warn-ugent (24)
Pep hini en deus gwir da ziskuizhañ ha da gaout lezir, da gaout un amzer-labour bevennet poellek ha vakañsoù mareadek paeet.

Mellad pemp warn-ugent (25)
Pep den en deus gwir da gaout ul live-bevañ dereat evit e yec'hed, e aezamant ha hini e diegezh da lavarout eo: boued, dilhad, lojeiz, skoazell ar vezegiezh hag ar servijoù kevredigezhel zo ezhomm; gwir en deus ivez d'an diogelroez ma c'hoarvez dezhañ bezañ dilabour, klañv, mac'hagnet, instañvet, kozh, pe koll an tu da gaout peadra da vevañ en desped dezhañ.
Ar mammoù hag ar vugale o deus gwir da gaout harp ha skoazell dreist an holl. An hol vugale, ganet eus tud dimezet pe dizimez, o devo ar emmes gwares kevredigezhel.
Mellad c'hwec'h warn-ugent (26)
Pep den en deus gwir da gaout deskadurezh. Digoust e tle bezañ an deskadurezh, da vihanañ an deskadurezh kentañ ha diazez. Ret ha dleet eo ar gelennadurezh kentañ. D'an holl e tle bezañ kinniget ar gelennadurezh teknikel ha micherel, d'an holl e vo roet tu d'ober studioù uhel hervez o dellid.
Pal an deskadurezh eo diorren personelezh mab-den ha lakaat doujañ muioc'h gwirioù mab-den hag ar frankizioù diazez. Drezi e klaskor kreskiñ ar c'hengompren, an habaskted hag ar vignoniezh etre an holl vroadoù hag an holl strolladoù a ouenn pe a relijion disheñvel, hag ivez kas war-raok obererezh ar Broadoù-Unanet evit derc'hel ar peoc'h.
An tadoù ha mammoù, da gentañ, o deus gwir da zibab an doare deskadurezh a vo roet d'o bugale.
Mellad seizh warn-ugent (27)
Pep hini en deus gwir da gemer perzh evel a gar e buhez sevenadurel ar gumuniezh, da gaout dudi gant an arzoù, da gemer perzh en araokadeg ar skiantoù ha da gaout e lod eus ar madoù degaset ganti.
Pep den en deus gwir da gaout e lazioù speredel ha danvezel deuet diwar an oberennoù skiantel, lennegel pe arzel savet gantañ.
Mellad eizh warn-ugent (28)
Pep hini en deus gwir e renfe un urzh kevredigezhel hag etrevroadel a c'hellfe bezañ peursevenet enni ar gwirioù ha frankizioù embannet en Disklêriadur-mañ.

Mellad nav warn-ugent (29)
Pep den en deus dleadoù e-keñver ar gevredigezh, al lec'h nemetañ ma c'hell peurziorren e bersonelezh en he frankiz.
En e wirioù hagen e frankiz ne c'hell pep hini bezañ bevennet nemet gant al lezenn ha nemet evit diogeliñ ma vo anavezet ha doujet gwirioù ha frankizioù ar re all hag evit klotañ gant ezhommoù reizh ar vuhezegezh, an urzh publik, hag aezamant an holl en ur gevredigezh demokratel.
Ar gwirioù ha frankizioù-mañ ne c'hellor, war zigarez ebet, ober ganto a-enep da balioù ha pennaennoù ar Broadoù-Unanet.
Mellad tregont (30)
Pennad ebet eus an Disklêriadur-mañ ne c'hello bezañ komprenet evel pa rofe gwir d'ur Stad, d'ur strollad pe d'un den, da ober pe klask ober traoù abenn distrujañ ar gwirioù hag ar frankizioù embannet amañ.

Ecrit par : toto | 16 décembre 2006

U DZA'ABAL K'AJÓOLTBIL U NOJ A'ALMAJ T'AANIL U NAJMAL WÍINIKO'OB
[Preamble]
Tumeen u kuxtal wíinik x-ma'a palitzilil, u chíimpolta'al yetel u cha'abal u kuxtal yóok'ol kaab ich jedz óolal, ti' ku taal tu chíimpolta'al u no'oja'anil kuxtal sijnal yetel wíinik bey je'ex xan sijnal u najmalmajil keet kuxtal, mixmáak unaj u lu'sik ti' tuláakal u wíinikil yóok'ol kaabe',

Tumeen yóo'lal ma' ojelta'an ku beetik u mixba'alkuunsa'al u najmalil u kuxtal wíinik, dzo'ok u beetik u yúuchul seen k'aak'as ba'alo'ob tu táan u no'aja'anil u tuukul wíinik; yetel tumeen dzo'ok u ya'ala'al u jach nojochil ba'ax ku dzíiboltik wíinike', u kajtal yóok'ol kaab tu'ux ka'a kuxlak luk'a'an u sajakil yetel x-ma'a óotzilil, ka'a béeyak u ya'alik ba'ax ku tukultik yetel u kili'ichkuunsik je'e máakalmáak Yumtzilil u k'áate',

Tumeen tun le najmal sijnal yetel wíinik jach k'a'abet u bo'oybesa'al tu yáanal jump'éel Noj A'almaj T'aan, u ti'al ma' u beeta'al u líik'il wíinik ba'ate'el tumeen u talamil kuxtal yetel u nuunsa'al,

Tumeen ku tukulta'al xan jach k'a'abet u kaxanta'al bix uchak u bisikuba ma'alob tuláakal u kaajilo'ob yóok'ol kaab,

Tumeen k-k'a'ajsik tuláakal u kaajilo'ob Naciones Unidas, dzo'ok u dzíibtiko'ob u mokt'aanil u chíimpoltiko'ob le Najmal sijnal yetel wíinik, ichil u no'oja'anil yetel u beelal bey wíinike', beytun wa ko'olel wa xiib; yetel tumeen dzo'ok ya'aliko'ob yaan u chúukpajal yóolo'ob u kaxanto'ob u ma'alobtal u kuxtal wíinik yetel u jóok'so'ob ichil óotzilil ka'alikil u chíimpoltiko'ob u kuxtal,

Tumeen le kaajo'ob táaka'an dzo'ok u beetiko'on u Mok T'aanil yetel Organización ti' Naciones Unidas, ti'al u cíimpola'al bey je'e unaj tuláakal yóok'ol kaab le Najmal Sijnal yetel wíiniko', bey je'ex u kuxtal x-ma'a palitzilil, yetel

Tumeen u k'ajóolta'al le Najmal Sijnal yetel wíinik yetel bix uchak u kuxtal x-ma'a palitzilil jach táanil yaan ti'al ka'a béeyak u dzo'okbesa'al le Mok T'aana',

Le NOJ MOLA'AYA' ku ya'alik

LE U NOJ A'ALMAJ T'AANIL le Najmal Sijnal yetel wíinika', jump'éel ba'al jach k'a'abet u yila'al u dzo'okbesa'al tumeen tuláakal u kaajilo'ob yóok'ol kaab, tu'ux ka'a táaakpajak wíinik yetle u mola'ayilo'ob, ti'al u ch'a'ak ti' leti' u noj tuukulil yetel u ka'ansiko'ob u chíimpolta'al u kuxtal wíinik x-ma'a palitzilil yetel xan u beetiko'ob tuláakal ba'ax ka'abéet tu kaajalo'ob yetel tuláakal yóok'ol kaab tu'ux ka'a ila'ak u chíimpolta'al yetel u dzo'okbesa'al ichil le kaajo'ob beetmajil u Mokt'aanilo' yetel xan ichil u méek'tan kaajilo'ob.

Artículo 1
Tuláakal wíinik ku síijil jáalk'ab yetel keet u tsiikul yetel Najmal Sijnalil, beytun xan na'ata'an sijnalil yetel no'oja'anil u tuukulo', k'a'abet u bisikuba bey láaktzilil yetel tuláakal u baatzile'.

Artículo 2
Tuláakal wíinike' sijnal yetel le Najmalo'oba' beeyxan yetel u siibalil u kuxtal x-ma'a palitzilil bey je'ex u ch'a'achi'ita'al ti' le A'almaj T'aana', kex tumeen jela'an u ch'i'ibal, u boonlil u yoot'el, xiib wa ko'olel, wa jela'an u t'aan, u kili'ichkuunaj, u tuukul wa u láak' je'e ba'alake', tu'ux u taal, u kaajal wa máax yetel ku much'ikubáa, beyka'aj u ayik'alil, tu'ux síijnal wa je'e ba'alak u láak' ba'alile'.

Yetele', ma'atan u páaykunta'al wíinik chen tumeen jela'an u tuukul, u Najmal Sijnalil wa u A'almaj T'aanil u kaajal, wa u Méek'tan kaajil tu'ux u taal, mix tumeen táanxelil tu'ux yaan u kaajal, wa yaan u jala'acho'ob wa táaka'an ichil u láak' kaaj.

Artículo 3
Tuláakal wíinike' Sijnal u Najmalmajil u kuxtal, ma' u palitzilta'al beeyxan ma' u lo'obol u wíinklal yetel u kaalanta'al u kuxtal.

Artículo 4
Mimáak unaj u palitzilta'al mix u meyajtik u ba'al u láak' máak; palitzilil yetel u ko'onol wíinik ti'al meyaje' ti' u láak' máak x-ma'a bo'olile' wet'a'an.

Artículo 5
Mixmáak ti' unaj u beeta'al loob, mix u nuumsa'al, u k'o'olol, wa u beeta'al u bo'otik u si'ipil bey ba'alche'e mix u t'onkiinta'al.

Artículo 6
Tuláakal máan sijnal u najmalmajil u chíimpolta'al u kuxtal yetel u dzo'zkbesa'al le Najmal Sijnal yanil ti' ku ya'ala'al te'ej Noj A'almaj T'aano'obo'.

Artículo 7
Mixmáak jela'an wa nojba'al tu táan le A'almaj T'aano'bo', beytuno' tuláakal máak uchak u bo'oybesjuba tu yáanal. Tuláakal máak u najmalmaj u tokbesa'al tu táan je'e ba'alak nuumsajil ka'a si'ipik tu táan le Tzol T'aana', wa ti' je'e máaxak ka'a líik'ik yóol u beet le nuumsajo'.

Artículo 8
Tuláakal máak sijnal u najmalmajil u tokbesa'al tu kúuchil ti'ibilkunah tu kaajal, tu'ux ka'a ila'ak u chíimpolta'al le Najmal Sijnal yetelo' yetel u dzo'okbesa'al le ba'ax ku ya'ala'al te'ej A'almaj T'aano'obo'.

Artículo 9
Mixmáak unaj u k'a'alal wa ma'a u káant yetel u k'am u si'ipili', mix u tojolch'inta'al tu kaajal.

Artículo 10
Tuláakal máak u najmalmaj, keet yetel je'e máaxake', u yu'ubal'al u t'aan tumeen tuláakal máak, wa ich ti'ibilile' ma' u makik u xikin máax jo'olbesik ti' ba'ax ku ya'alik, ti'al ka'a je'edzek yetel utz u najmal máak yetel ba'ax k'a'abet u beetik, beeytun xan ti'al u ch'óoch'a'al je'e ba'alak takpoolil yaan tu yóok'ole'.

Artículo 11
Tuláákal máak ku ta'akal u poole' unaj u yáax tukulta'al mina'an u si'ipil ka'alikil ma'a e'esa'ak yetel wa ma' u káant, bey je'ex u ya'ala'al te'ej A'alamaj T'aano'obo', yetel unaj u xa'ak'alta'al u tzikbe'enil tu táan kaaj ti'al yila'al wa yaan u si'ipil yetel xan u yila'al u tokbesa'al tumeen máaxo'ob leti' u meyaj.
Mixmáak unaj u dza'abal u kuuch yetel u k'a'alal tu yóo'lal ba'ax ku beetik, wa ba'a ma'atan u beetik, wa tu k'iinil u beetik wa u p'atik u beetike' ma'a wet'a'an wa dza'an bey yaan u si'ipilil tumeen u A'almaj T'aanil u kaajal wa je'e ba'alak kaajile'.
Artículo 12
Mixmáak yaan u páajtalil ti' u yokbesikuba tu kuxtal mix,áak, yetel u ch'i'ibalo'ob, ichil yotoch wa u wach'ik ju'un ku túuxta'alti', mix u nuumsik u k'aaba' yetel tsikbe'enil. Tuláakal máak sijnal u najmatmajil u bo'oybesa'al tumeen A'almaj T'aan ti'al ma' yokbesikubá mixmáak tu kuxtal yetel ma' u nuumsa'al.

Artículo 13
Tuláakal máak yaanti' u páajtalil u bin je'e tu'uxak u k'áate', beeyxan u jéedzel kajtal je'e tu'uxak kaajil ichil u boj méek'tankaajale'.
Tuláakal máak yaanti' u páajtalil u jóok'ol tu kaajal ti'al u bin je'e ba'alak kaajile', beeyan u suut tu kaajal.
Artículo 14
Wa táan u ch'a'apachta'al wa u máan u chu'ukile', tuláakal máak sijnal u najmatmajil u k'a'amal je'e tu'uxak u láak' kaajile' yetel ma'a u jóok'sa'ali'.
Ba'ale' ma'atan u béeytal u bo'oybesik máak wa tumeen jach tu jaajil yaan u si'ipil tu kaajal, beeyxan wa wet'a'an tumeen u A'almaj T'aan Naciones Unidas.
Artículo 15
Tuláakal máak sijnal u najmatmajil u kajtal ti' jump'éel kaaj.
Ti' mixmáak uchak u luk'sa'al u kaajal, mix u luk'sa'alti' u páajtalil u k'exik u kaajal.
Artículo 16
Xiibo'ob yetel ko'olelo'ob, le ken u chuk u ja'abil u dzo'okol u beelo'obe', u najmatmajo'ob, je'e ba'alak u ch'i'ibalo'obe', je'e tu'uxak u kaajalo'obe', je'e máakalmáak k'ujil ku kili'ichkuunsiko'obe', u dzo'okol u beelo'ob ti'al ka'a yanak u kúuchkabalo'ob; yetel keet u najmalo'ob tu yóo'lal u dzo'okol u beelo'ob, ka'alikil dzoka'an u beelo'ob wa le ken u p'atuba'ob.
Chen yetel ka'a u dzáa u t'aan tu ka'atúulal le máax u k'áat dzo'okol u beelo', uchak u yúuchul le dzo'okol beelo'.
Kúuchkabale' leti' u chuun yetel yáax bix u much'ikuba wíinik kajtal beytuno' k'a'ana'an u kalaanta'al tumeen tuláakal kaaj yetel tumeen jala'acho'ob.
Artículo 17
Tuláakal máak sijnal u najmatmajil u yantal ba'al u ti'alinte, tu juunal wa múuch'kab.
Mixmáak uchak u luk'sik ba'al u ti'al máak.
Artículo 18
Tuláakal máak yaan u páajtalil u tukultik je'e ba'alak u k'áate', je'e bixak u k'áate' yetel u kili'ichkuunsik je'e máakaláak K'ujil u k'áate'; bey xan u k'exik u kili'ichkuunaj wa u tuukul je'e ba'alak k'iin u k'áate', beytun xan u dzáak ojeltbil u kili'ichkuunaj yetel ba'ax ku tukultik, tu juunal wa múuch'kab, beytun tu táan kaaj wa tu juunal, ti'al u kanik, u táakpajal wa u dzo'okbesik.

Artículo 19
Tuláakal máak yaanti' u páajtalil u tukultik yetel u ya'alik le ba'ax u k'áate'; le najmala' ku ya'alik ma' u chi'ichnak-kuunsa'al máak chen tu yóo'lal bix u tuukul, beytun u xak'al kaxantik ba'ax k'a'abet u yojeltik, u k'amik nu'uktaj yetel u dzáak k'ajóoltbil ti' tuláakal yóok'ol kaab yetel je'e ba'alak wa je'e bixak ku páajtale'.

Artículo 20
Tuláakal máak sijnal yetel u páajtalil u much'ikuba yetel u nupikuba yetel je'e máaxak ka'alikil ma'atan u beetik k'aas ti' mixmáak yetele'.
Mixmáak unaj u beeta'al u táakpajal ti' mixba'al yetel u nuch'ikuba yetel mixmáak wa ma' u k'áati'.
Artículo 21
Ti' tuláakal máak yaan u páajtalil u táakpajal ichil u jala'achil u kaajal, wa leti' ka'a u beet u jala'achil wa ka'a táakpajak ti'al páaykunsa'al u jala'chil.
Tuláakal máak sijnal u najmatmajil u táakpajal, bey je'e máaxak, ichil u mayej jala'ach.
U nij jala'achil jump'éel kaaje' u kajnáalilo'ob; beytuno' leti'ob k'a'abet u páaybesik u jala'acho'ob le ken k'uchuk tu k'iinil, tu'ux tuláakal máak unaj u tukultik tu juunal máax u k'áat u dzáa jala'achil.
Artículo 22
Tuláakal máak, tumeen táaka'an ichil jump'éel kaaje', sijnal u najmatmajil u kaalanta'al, yetel u dza'aba'alti', tumeen u kaajal yetel u yáantiaj u láak' kaajo'ob tu yóok'ol kaabe', le ba'ax k'a'abetti' ti'al u kuxtale', ti'al u béeytal u kuxtal ti' jump'éel kkaj yetel u ye'esik u chíikul u kuxtal, bey je'ex ku k'a'abetkuunsik u tsikbe'enil yetel u no'oja'anil u kuxtale'.

Artículo 23
tuláakal máak sijnal u najmatmajil u dza'abal meyajti', u téetik ba'a meyajil u k'áat u beet bey je'e máaxake', ka'a kuxlak yetel u meyajm yetel u kaalaanta'al ma' u luk'sa'al meyajiti'.
Tuláakal máak sijnal u najmatmajil u náajal bey je'ex u náajal je'e máaxak ku beetik jump'éel meyaj bey je'ex le ku beetiko'.
Tuláakal máak ku neyaje' sijnal u najmatmajil u bo'ota'al le beyka'aj ku bo'ota'al u láak' máaxo'ob beetik le mayaj ku beetiko', uchak u náajaltik nonoj u ti'al u kuxtal ma'alob yetel kúuchkabal, ka'a dza'abakti' le beyka'aj k'a'abet ti'al u ma'alob kuxtal bey je'ex k'a'ana'an ti' u tzikbe'enil wíinike', yetel wa ma'atan u náajaltik tu p'iise', unaj u chúukbesa'al ti' tumeen jala'ach.
Ti' tuláakal máak yaan u páajtalil u much'ikubáa wa u táakpajal ichil múuch'kabalo'ob ti'al u tokbesa'al u najmal.
Artículo 24
Tuláakal máak u najmatmajil u cha'abal u je'elel, ma' u meyaj wa jayp'éel k'iin, ma' u máan ti' bulk'iin u meyaj yetel u bo'ota'al u je'elel wa jayp'éel k'iin kex ma'atan u meyaj.

Artículo 25
Tuláakal máak sijnal u najmatmajil u kuxtal ma'alob pa'te' yetel u kúuchkabal, beeyxan ka'an yanak u toj óolal, ka'a kuxlako'ob tu'ux ka'a táanilkuunsa'ak u yantal u janalo'ob, u nook'o'ob, u yotocho'ob, dzáak yetel tuláakal ba'ax k'a'abet ti'al jump'éel ma'alob kuxtal; sijnal xan u najmatmil wa ku p'áatal mina'an meyaj ti', wa ku k'oja'antal, ku yúuchul loob ti', ku kíimil yíicham, ku ch'íijil wa je'e ba'alak láak ka'a luk'esti' kex ma' u káat ba'ax tu'ux ku kaxtik u kuxtale'.
X-yo'om ko'olel yetel mejen paalale' sijnal u najmatmajil u kalaanta'alo'ob ma'alob. Tuláakal mejen paalal síijil ti' ko'olel dzoka'an wa ma' dzoka'an u beele', u najmalamj u kalaanta'al tumeen kaaj yetel u yáanta'al líik'il ma'alob tumeen jala'ach.
Artículo 26
Tuláalak máak sijnal u najmatmajil u kaambal. Le yáax kaambalo'obo' k'ana'an ma' u tojoltik. Le yáax kaambalo'obo' tuláakal máak tzaaj u k'amik. U kaambalil jump'éel meyaje' tuláakal máak xan unaj u k'amik; ba'ale' te'ela' uchak u táakpajal le máax yaan u muuk'ile'.
Le kaambalo' uchak u kaxtik u mu'uk'a'ankuunsik u tsikbe'enil máak yetel u beetik u chíimpolta'al tumeen tuláakal máak le najmal sijnal yetel wíiniko' bey je'ex le a'almaj t'aano'obo'; unaj u yáantaj ti'al u na'atikuba wíinik, u bisikuba ma'alob méek'tan kaajo'ob, kaajo'ob, múuch' kili'ichkuunsajo'ob; yetel unaj u yáantaj ti' u meyaj Naciones Unidas ti'al u kuxtal kaajo'ob yetel jedz óolal.
Táatatzilo'obe' uchak u téetiko'ob ba'ax u k'áato'ob ka u kan u paalo'ob.
Artículo 27
Tuláakal máak sijnal u najmatmajil u táakpajal tu t'aan yóolaj ichil u chíikul u kuxtal u kaajal, u náaysik yóol yetel jadzutz meyajo'ob, u táakpajal yetel u k'amik yutzil le xak'al na'ato'obo'.
Tuláakal máak sijnal u najmatmajil u bo'oybesa'al u no'oja'anil u kuxtal, ba'al u ti'al, u meyaj ti' xak'al na'at, u ik'il dzíib wa je'e ba'alak ka'a u meyajte'.
Artículo 28
Tuláakal máak sijnal u najmatmajil u yantal u nu'ukbesajil tu kaajal wa tuláakal yóok'ol kaab ti'al u dza'abal k'ajóoltbil yetel u dzo'okbesa'al le Nu'uktaj t'aana'.

Artículo 29
Tuláakal máak yaan u kuch uchil u kaajal tumeen chen ja'ali ichil u kaajal uchak u béeytal u dzo'okbesik u tsikbe'enile'.
Ikil u dzo'okbesik u najmal yetel u kuxtal ichil le nu'uktajo'oba', tuláakal máake' chen uchak u chíimpoltik yetel ma' u xaak'abtik u xuul u t'aan le A'almaj T'aano'ob tu yóo'lal u láak' máako'obo', yetel u dzo'okbesa'al u no'oja'anil kuxtal, u chíimpolta'al wíinik yetel u keet yantal u toj óolal kaaj.
Le Najmalo'ob yetel u no'oja'anil kuxtala' ma'atan u béeytal u dzo'okbesa'al wa ma'atan u chíimpolta'al u Nu'uktaj yetel u A'almaj T'aan Naciones Unidas.
Artículo 30
Mixbaíal ti' le Nu'uktaj uchak u ch'a'abal tumeen jala'ach, junmúuch' máak wa juntúul máak ti'al u beetik mixba'al ti'al u we'et'el wa ma' u dzo'okbesa'al le Nu'uktajo'ob yetel A'almaj T'aanno'ob ku dza'abal k'ajóoltbil ti' le Nu'uktaja'.

Ecrit par : toto | 16 décembre 2006

FA'IRA'A HA'ATI I TE MAU Tl'AMANARA'A O TE TA'ATA-TUPU
PARAU FA'AARA
I te fa'ari'i i te fa'ati'amā o te ihomana tumu o te mau mero tā'āto'a o te nuna'a ta'ata e i to ratou ato'a ti'amanara'a 'aifaito e te tūtu'u-mana-'ore 'ei papa no te orara'ati'amā, no te orara'a-'aifaro e no te hau i roto i teie nei ao, e ti'a ai,

I te fa'ari'i e no te ha'apa'o'ore, e no te fa'afaufa'a'ore i te mau ti'amanara'a o te ta'ata, i tupu ai te mau peu 'oviri i fa'ati'arepu i te manava o te tā'āto'ara'a o te ao; i te fa'ari'i i te ti'aoroara'ahia 'ei a'e nui no te ta'ata te hitira'a mai o te hō'ē ao iti i reira te mau ta'ata, i ora mai mai roto mai i te taiā e te veve, e 'aparaparau noa ai ma te ti'aturi fa'ahou, e ti'a ai,

I te fa'afaufa'a i te paruru i te ti'amanara'a o te ta'ata ma te hō'ē fa'aterera'a-ture, ia 'ore 'oia te ta'ata ia hepohia, i te hope'a, i te hepo-'orure-hau i te fa'atītīra'a e te fa'afaora'a a te taehae, e tia ai,

I te fa'afaufa'a i te fa'aitoitora'a i te rito o te here i rotopū i te mau va'a'ai'a, e ti'a ai,

I te fa'ari'i, i roto i teie Parau-Fa'aau, e ua ti'aoro fa'ahou te mau nuna'a ta'ata o te mau Va'a'ai'a-'Amuitahia i to ratou ti'aturi pāpū i te mau ti'amanara'a tumu o te ta'ata, i te ihomana e i te faufa'a o te ihota'ata i te 'aifaitora'a o te ti'amanara'a o te mau tane e o te mau vahine. I te fa'ari'i e ua fa'i ato'a i to ratou hina'aro mau i te tauturu i te 'e'era'a o te 'avirira'ata'ata, e i te ha'apunaho i te hō'ē orara'a hau roa a'e i te maita'i na roto ia i te hō'ē ti'amara'a hau a'e, e ti'a ai,

I te fa'ari'i i te 'opuara'a'amui a te mau Hau Mero e a te Fa'anahora'a a te mau Va'a'ai'a-'Amuitahia no te ha'amau pāpū i te fa'atura hā'āti-pāpū-mau i te mau ti'amanara'a o te ta'ata e i te ti'ama tumu, e ti'a ai,

I te fa'ari'i 'ei faufa'a nui no te ha'apāpū i teie parau-fa'aau, te hō'ē rahura'a 'amui i teie mau ti'amanara'a e teie mau ti'amāra'a, e ti'a ai,

Te poro nei te 'Apo'ora'a Rahi i teie Fa'ira'a Hā'āti i te mau Ti'amanara'a o te Ta'ata 'ei moea titaura'a 'amui na te mau nuna'a ta'ata e te mau va'a'ai'a ato'a, ia tutava 'oia te mau ta'ata tupu e te mau mero o te 'avirira'a ta'ata, ma te raupe'a -mana'o noa i teie Fa'ira'a, na roto i te ha'api'ira'a-'ite e te ha'api'ira'a-peu, no te ha'aparare i te fa'aturara'a o teie mau ti'amanara'a, e no te ha'amau pāpū, na roto i te hō'ē mau fa'auera'a ri'iri'i a to na iho va'a'ai'a e a te mau va'a'ai'a tā'āto'a. Te poro nei i te fa'ati'amā ra'a e i te ha'apāpūra'a, mai rotopū i te huira'atira o te mau Hau Mero iho e tae roa atu i te huira'atira o te mau fenua i raro a'e i to ratou mana.

'IRAVA MATAMUA
E fanauhia te tā'āto'ara'a o te ta'ata-tupu ma te ti'amā e te ti'amanara'a 'aifaito. Ua 'ī te mana'o pa'ari e i te manava e ma te 'a'au taea'e 'oia ta ratou ha'a i rotopū ia ratou iho, e ti'a ai;

'IRAVA PITI
E ti'a ta te ta'ata tata'itahi i te fa'ariro 'ei ti'ara'a no na, teie mau ti'amanara'a e te mau ti'amāra'a i ha'apararea i roto i teie Fa'ira'a, ma te hō'ē mā'itira'a'orehia 'oia na ni'a i te taura ta'ata, na ni'a i te rava 'iri, i te tānē e te vahine, i te reo, i te fa'aro'o, te mana'o poritita 'aore ra na ni'a i te tahi atu a mau mana'o no roto mai i te va'a'ai'a 'aore ra i te 'avirira'ata'ata; ma te ma'iti-'ore-ato'a-hia 'oia na ni'a i te faufa'a, i te papafanaura'a 'aore ra na ni'a i te tahi atu a mau huru ti'ara'a.

Teie atu a, 'aore 'e mā'itira'a e ravehia na ni'a i te papara'a poritita, i te manara'a-ture 'aore ra na ni'a i te papara'a i rotopū i te mau va'a'ai'a o te fenua 'aore ra o te hau-fenua o te hō'ē ta'ata a'amau, noa atu teie 'e fenua 'aore 'e hau-fenua mana ta'a'ē, 'e fenua fa'aterehia, i 'o'oti-pito-'ore 'aore ra 'e fenua ti'amāra'a fa'aitihia.

'IRAVA TORU
'E ti'amanara'a to te ta'ata-tupu ato'a i te ora, i te ti'amāra'a e i te orara'a pano'ono'o 'ore.

'IRAVA MAHA
'Eiaha roa te ta'ata ia mau i te fa'aterera'a fa'atītī e i te fa'afaora'a; e 'opani 'eta'eta-roa-hia te fa'aterera'a-fa'atītī e te tapiho'ora'a i te mau tītī

'IRAVA PAE,
'Eiaha roa te ta'ata ia ha'avīhia ma te taparahihia, ia fa'autu'ahia ma te ha'amauiuihia e te fa'afaufa'a'orehia 'aore ra ma te ha'ave'uve'uhia.

'IRAVA ONO
'E ti'amanara'a to te ta'ata tata'itahi i te manara'a o to na ti'ara'a-mana-ture i te mau vāhi ato'a.

'IRAVA HITU
'E ti'ara'a 'aifaito to te tā'āto'ara'a i mua i te ture e 'e ti'amanara'a, ma te mā'iti'orehia, i te hō'ē parurura'a 'aifaito a te ture. 'E ti'amanara'a to te tā'āto'ara'a ia pāruru-'aifaito-hia atu i te mau fa'ata'ara'a e fa'ahapa na i teie Fa'ira'a, e i te mau ha'afifra'a ato'a i teie fa'ata'ara'a.

'IRAVA VA'U
'E ti'amanara'a to te ta'ata ato'a i te hō'ē horora'a ti'a mau i mua i te mau manaha'avara'a a te va'a'ai'a i mana i te pāto'i atu i te mau ha'a e fa'ahapa ra i to na mau ti'amanara'a tumu i ha'amanahia mai e te papature nui 'aore ra e te ture.

'IRAVA IVA
'Eiaha roa te ta'ata ia tape'ahia, ia tamauhia i te 'auri 'aorc ra ia tuvaruhia ma te tumu 'ore.

'IRAVA 'AHURU
'E ti'amanara'a lo te ta'ata ato'a, na roto i te 'aifaito ti'a, i te fa'aro'o auti'a a ra'ahia ta na tumu 'ohipa e te hō'ē tomite ha'avāra'a ti'amā e te ti'a 'aifaito, i mua i te huira'atira. Na teie tomite 'oia e fa'aoti i te ti'amāra'a o to na mau ti'amanara'a e ta na mau fafaura'a 'aore ra i te manara'a o te mau fa'ahapara'a ato'a na ni'a i te tinofa'au tu'ara'a .

'IRAVA 'AHURU-MA-Hō'ē
'E tia ma tei fa'aoti-mana'o-hia no te ta'ata ato'a i parihia i te hō'ē hara hou o ia a fa'ahapa-pāpū-roa-hia ai e te ture na roto i te hō'ē ha'avāra'a i mua i te huira'atira. 'E mau rave'a pāpū te rave-'ato'a-hia no te pāruru ia na.
'Eiaha te ta'ata ia fa'autu'ahia no te mau 'ohipa 'aore ra no te mau ravera'aha'apa'ora'a -'ore i tupu i te tau 'e fa'ahapa-ture-'ore teie mau 'ohipa i roto i te papa-ture o to na va'a'ai'a 'aore ra o te tā'āto'ara'a o te mau va'a'ai'a. 'Eiaha ato'a ia fa'ateiahahia a'e te utu'a, ia vai 'aifaito rā e tei tu'uhia i te tau a ravehia ai teie hara.
'IRAVA 'AHURU-MA-PITI
'Eiaha te orara'a, te feti'i, te 'utuafare o te ta'ata e ta na ato'a mau tuatapapara'aparau-papa'i ia riro 'ei 'imira'a-pe'ape'a- ti'amā -'ore, e 'ei fa'a'inora'a ato'a i to na tiara'amana e i to na ro'o. 'E ti'amanara'a to te ta'ata ato'a i te pārurura'a a te ture i teie atu mau 'imira'a -pe'ape'a 'aore ra i teie mau fa'a'inora'a.

'IRAVA 'AHURU-MA-TORU
'E ti'amanara'a to te ta'ata ato'a i te araterehaere ma te ti'amā e i te 'imi i te hō'ē nohora'a no na i roto i te hō'ē Hau-Fenua.
'E ti'amanara'a to te ta'ata ato'a i te fa'aru'e i te 'ai'a, i to na ato'a iho 'oia, e i te ho'i fa'ahou mai i to na'ai'a.
'IRAVA 'AHURU-MA-MAHA
I mua i te fa'afaora'a, 'e tiamanara'a to te ta'ata ato'a i te 'imi i te pare-ora e i te fa'ari'ihia mai i te tahi 'ē atu mau fenua.
'Eiaha ra teie ti'amanara'a ia tata'uhia no te mau fa'afaora'a i fa'ahapa i te ti'amanara'a 'amui 'aore ra i fa'ahape i te mau fa'aotira'a e te mau fa'ata'ara'a-ture a te mau Va'a'ai'a-'Amuitahia.
'IRAVA 'AHURU-MA-PAE
'E ti'amanara'a to te ta'ata-tupu ato'a i te hō'ē ti'ara'ava'a'ai'a.
'Eiaha roa ia te ta'ata ia fa'a'erehia ma te ti'amā 'ore i to na ti'ara'ava'a'ai'a, e i te ti'amanara'a ato'a no te taui i to na ti'ara'ava'a'ai'a.
'IRAVA 'AHURU-MA-ONO
la tae'ahia te matahiti ti'a, 'e ti'amanara'a to te tānē e to te vahine, ma te hō'ē ha'a- fifi-'ore-hia na ni'a i te taura-ta'ata, na ni'a i te ti'ara'ava'a'ai'a 'aore ra na ni'a i te fa'aro'o, i te fa'aipoipo e i te ha'atumu i te hō'ē'utuafare-feti'i. 'E ti'amanara'a'aifai to raua no te 'ohipa-e-no-te- 'anotau- fa'aipoipora'a e no te 'anotau ta'ara'a ato'a.
E fa'aoti-ti'a-noa-hia te fa'aipoipora'a ma te hina'aro ti'amā mau e te fa'ahepo'orehia o nā ta'ata fa'aipoipo.
'E iho tumu-papa te 'utuafare-feti'i no te 'avirira'ata'ata e no reira 'e ti'amanara'a to na i te pārurura'a a te 'avirira'ata'ata e a te Hau.
'IRAVA 'AHURU-MA-HITU
'E ti'amanara'a to te ta'ata, to tei vai ato'a i roto i te va'amata'eina'a, i te ti'ara'afatu.
'Eiaha roa te ta'ata ia fa'a'erehia ma te ti'amā 'ore i to na ti'ara'afatu.
'IRAVA 'AHURU-MA-VA'U
'E ti'amanara'a to te ta'ata ato'a i te ti'amāra'a o te ferurira'a, o te 'ite e o te fa'aro'o. Teie ti'amanara'a, 'e ti'amāra'a ia no te taui i te fa'aro'o'aore ra i te ti'aturira'a, o ia ana'e iho 'aore ra ma te 'amui, i mua i te huira'atira 'aore ra o ia ana'e iho, na roto i te ha'api'ira'a, i te mau fa'anahonahora'a, i te purera'a e i te fa'aotira'a o te haerera'a'oro'a.

'IRAVA 'AHURU-MA-IVA
'E ti'amanara'a to te ta'ata-tupu ato'a i te ti'amāra'a o te mana'o e o te porora'a-parau; 'e ti'amanara'a ho'i ia i te ha'afifi-ra'a-'ore-hia no to na mau mana'o, 'e ti'amanara'a no te 'imira'a, no te fa'ari'ira'a e no te ha'apararera'a i te mau parau-fa'a'ite e i te mau mana'o, na roto i te mau huru rave'a ato'a, e ma te tāu'a 'ore atu i te mau 'oti'a.

'IRAVA PITI-'AHURU
'E ti'amanara'a to te ta'ata ato'a i te ti'amāra'a o te 'apo'ora'a e o te tā'ātira'a hau.
'Eiaha roa te ta'ata ia fa'ahepohia no te fa'ao atu i roto i te hō'ē pupu-tā'ātira'a.
'IRAVA PITI-'AHURU-MA-Hō'ē
'E ti'amanara'a to te ta'ata ato'a i te fa'aō ti'a atu, 'aore ra na ni'a atu i te ti'ara'a o te mau mero-mā'iti-ti'amā-hia, i roto i te fa'aterera'a-'ohipa a te Hau o to na fenua.
'E ti'amanara'a to te ta'ata ato'a i te fa'aō atu, na ni'a i te mau ti'ara'a 'aifaito, i roto i te mau toro'a-'ohipa a te Hau o to na fenua.
'O te hina'aro o te huira'atira te papa o te mana o te fa'aterera'a a te Ilau. E ha'apararehia teie hina'aro na roto i te tahi mau mā~'itira'a ti'amā, o tē rave-tamau-hia i te mau area-fa'aau-hia, na roto ia i te hō'ē mā'itira'a hā'āti 'aifaito e i te hō'ē mā'itira'a pūrarohuna 'aore ra na roto ia i te hō'ē fa'anahora'a 'aifaito mai, o te fa'atura i te ti'amāra'a o te mā'itira'a .
'IRAVA PITI-'AHURU-MA-PITI
'E ti'amanara'a to te ta'ata ato'a, na ni'a i to na ti'ara'a -mero-'avirira'ata'ata, i te papaturura'a -'avirira'ata'ata. 'E ti'ara'a to na i te manuiara'a o te mau ti'amanara'a te pae faufa'a, te pae 'avirira'ata'ata e te pae fa'anahora'a-'ohipa-tumu -faufa'a no to na ihomana e no te tupura'a-ti'amā o to na ihota'ata, ma te tūtavara'a-va'a'ai'a 'oia e te ravera'a-'amui a te tā'āto'ara'a o te mau va'a'ai'a, ia au i te fa'anahora'a e te faufa'a a te fenua tata'itahi.

'IRAVA PITI'AHURU-MA-TORU
'E ti'amanara'a to te ta'ata ato'a i te 'ohipa, i te mā'iti-ti'amā i ta n'ohipa na ni'a i t hō'ē fa'anahora'a-ohipa 'aifaito e te aut'a, e i te paruruhia i te o'era'a-'ohipa.
'E ti'amanara'a to te tā'āto'ara'a, ma te hō'ē ma'iti'orera'a, i te hō'ē moni'ohipa 'aifaito ti'a e te hō'ē ha'ara'a 'aifaito.
'E ti'amanara'a to te ta'ata ato'a e rave na i te'ohipa i te hō'ē 'aufaura'a 'aifaito au-ti'a no te papaturu ia na e i to na 'utuafare feti'i te hō'ē orara'a au i te ti'amāra'a o te ta'ata-tupu tei ti'a i te pāturuhia, i te taime-fifi, na te tahi mau rave'a-pārurura'a 'avirira'ata'ata.
'E ti'amanara'a to te ta'ata ato'a i te fa'atupu e te tahi atu i te auparuru-ti'ara'a e i te fa'aō ato'a atu i roto i te mau auparurura'a-ti'ara'a no te pāruru i to na mau-ti'ara'a-faufa'a.
'IRAVA PITI-'AHURU-MA-MAHA
'E ti'amanara'a to te ta'ata ato'a i te fa'aeaeara'a-'ohipa e i te mau fa'a'ana'anatae-ra'a, i te hō'ē ihoa rā ha'apotora'a au-ti'a i te taime-ravera'a-'ohipa e i te 'aufauhia i te mau fa'afa'aeara'a-'ohipa i fa'au-area-hia.

'IRAVA PITI-'AHURU-MA-PAE
'E ti'amanara'a to te ta'ata ato'a i te faito-orara'a nava'i no te papaturu i to na orara'a-tino e to na orara'a-fāna'o e i to to na ato'a'utuafare-feti'i, i te pae ihoa rā o te mā'a, o te 'ahu, o te fare, o te utuutura'a-ma'i e i te pae ato'a o te mau 'atu'atura'a-'avirira'ata'ata i titauhia. 'E ti'amanara'a to na i te tauturuhia i te o'era'a-'ohipa, i te ma'ira'a, te ha'aparuparura'a, te ivira'a, te ruhiruhiara'a 'aore ra i te tahi atu a mau o'era'a-rave'a-'imira'a-maita'i i hina'aro'orehia e ana.
'E ti'amanara'a to te vahine-fanau-tama e to te tamari'i i te hō'ē tauturu e i te hō'ē utuutura'a ta'a'ē. 'E ti'ara'a to te tā'āto'ara'a o te tamari'i, tei fanau-ti'ama-hia 'aore ra tei fanau-ti'amā-'ore-hia, i te hō'ēā tauturura'a-'avirira'ata'ata.
'IRAVA PITI-'AHURU-MA-ONO
'E ti'amanara'a to te ta'ata ato'a i te ha'api'ira'a. 'Ei ha'api'ira'a tāmoni 'ore e ti'a ai no te ha'api'ira'a'ā e no te ha'api'ira'a -tumu ihoa rā. 'E fa'auera'a na te hau te ha'api'ira'a-'ā. Ia ha'apararehia te ha'api'ira'a fa'aravihi e te ha'api'ira'a-toro'a, e ti'a ai. 'E ti'amanara'a, ma te 'aifaito roa, to te tā'āto'ara'a i te ha'api'ira'a tuatoru na roto i to ratou iho itoito.
Ia titau-ti'a te ha'api'ira'a i te pū-hinuhinura'a o te ihota'ata e i te fa'a'eta'eta i te fa'aturara'a i te ti'amanara'a o te ta'ata-tupu, e o te mau ti'amāra'a tumu, e ti'a ai. Ia tauturuhua 'oia i te māramarama, i te maita'i e te here i rotopū i te mau va'a'ai'a pā'āto' e te mau taura-ta'ata 'aore ra i rotopū i te mau pupu -fa'aro'o, ia tauturuhua ato'a i te terera'a o te mau 'ohipa a te mau Va'a'ai'a-Amuitahia no te maupāpūra'a o te hau, e ti'a ai.
3-'E ti'amanara'a matameha'i to te metua, i te mā'iti i te huru ha'api'ira'a e hōro'a na to raua mau tamari'i.
'IRAVA PITI-'AHURU-MA-HITU
E ti'amanara'a to te ta'ata ato'a i te fa'aō atu, ma te ti'amā, i roto i te fa'anahora'a-'ihi-tupu a te va'amata'eina'a, i te fa'afaufa'a atu i te mau tata'ura'a-'una, e i te 'amui ato'a atu i te fa'aritora'a o te pū'ihi e i te mau rahura'a-ora e roa'a mai.
'E ti'amanara'a to te ta'ata tata'itahi i te pāruruhiara'a o te mau faufa'a-ture e te mau faufa'a-tino e vai ra i roto i te mau tata'ura'a-'ihi, te mau tata'ura'a-'aivana'a 'aore ra te mau tata'ura'a-'una ta na iho e fatu na.
'IRAVA PITI-'AHURU-MA-VA'U
'E ti'amanara'a to te ta'ata ato'a i te manara'a, i te pae 'avirira'ata'ata e i te pae va'a'ai'a pā'āto'a, o te hō'ē fa'aterera'a i reira te mau ti'amanara'a e te mau ti'amāra'a i porohia i roto i teie Fa'ira'a e mana rahi roa ai.

'IRAVA PITI-'AHURU-MA-IVA
'E hopoi'a ta te ta'ata tata'itahi e amo na te va'amata'eina'a i reira te tupura'a ti'amā rahi mau o to na ihota'ata e mana ai.
I roto i te fa'a'ohipara'a i to na mau ti'amanara'a e i roto ato'a i te fa'afaufa'ara'a i to na mau ti'amāra'a, 'aita atu 'e 'ōpanira'a ta te ta'ata tata'itahi maori rā o te mau 'ōpanira'a ia i fa'aau-ti'a-hia e te ture no te papaturu i te fa'ari'ira'a e i te fa'aturara'a i te mau ti'amanara'a e te mau ti'amāra'a o te tahi atu, e no te ha'afaufa'a ato'a i te mau titaura'a 'aifaito a te ture-ha'apa'ora'a e a te ture-hau, e a te orara'a-hau maita'i o te tā'āto'ara'a i roto i te hō'ē 'avirira'ata'ata-upo'o-'aifaito.
E'ore teie mau ti'amanara'a e teie mau ti'amāra'a e mana noa a'e i te ravefa'ahapara'a i te mau ture-ha'apa'ora'a a te mau Va'a'ai'a-'Amuitahia.
'IRAVA TORU-'AHURU
'Eiaha roa te hō'ē noa a'e fa'auera'a a teie Fa'ira'a ia 'iritihia 'ei ti'amanara'a a'e no te hō'ē Hau-Fenua, no te hō'ē aupupu-ta'ata 'aore ra no te hō'ē ta'ata hō'ē, no te rave i te hō'ē 'ohipa no te vāvāhi atu i te mau ti'amanara'a e te mau ti'amāra'a i porohia i roto nei.

Ecrit par : toto | 16 décembre 2006

Bonjour!
Bon, merci de livrer tout cela en VF siouplé ;-)
Mais Monsieur Brighelli, ne croyez pas surtout que l'on n'a pas de mérite a enseigner à un "bon élève"... S'il est bon , c'est peut être qu'à un moment nous avons su l'alapaguer???

Ecrit par : nathalie | 16 décembre 2006

Avez-vous remarqué que c'est depuis que M. Brighelli a émis l'idée d'intervenir sur d'autres forums que nous sommes inondés de messages qui devraient nous permettre, ainsi que Champollion le fit, d'accéder à une connaissance des langues étrangères sans avoir à "subir" de cours magistraux pénibles et inutiles.
Allons-y, construisons seuls notre savoir, moi je sais déjà dire article en toutes sortes de langues... et si on me donne une paire de ciseaux et de la colle, je vous reconstitue la suite des nombres en "chépakoi" mais on dirait du tahitien super fastoche... Allez, on se met par groupes d'affinités, on pousse les bureaux et on ne se chamaille pas pour savoir "qui c'est qui coupe et qui c'est qui colle". Ça devrait pouvoir se faire en 4 ou 5 séquences d'une heure si Kevin veut bien s'y mettre...

Ecrit par : catmano | 16 décembre 2006

Cette inondation de spams doit être la vision de la démocratie qu’ont les pédagodémagogues :
eux seuls ont le doit de s'exprimer.

Ecrit par : Lariba | 16 décembre 2006

" Pour intéresser de bons élèves, il ne faut pas être un génie. "

Ce n'est pas vrai : j'ai été bon élève, je n'étais pas intéressé par tout ; et je suis prof, j'ai des bons élèves qui ne sont pas intéressés. C'est le discours des pédagos, ça, de dire qu'il faut faire des efforts pour les mauvais élèves et que les bons suivront tous seuls car ils s'intéresseront tous seuls.

Je suis donc tout à fait d'accord avec Nathalie.

Ecrit par : Jérémy | 16 décembre 2006

* tout seuls

ou : * tous tout seuls

Naturellement !

Ecrit par : Jérémy | 16 décembre 2006

Le billet est assez auto-satisfait mais enfin, puisque c'est la logique du personnage, allons au reste. Et je ne peux que marquer globalement mon accord pour la première partie et le charlatanisme dominant des formateurs de formateurs... qui le sont souvent par défaut.
Assister à un cours estampillé "JPB"? Bah, ce peut être tentant, mais on sait assez que l'introduction de l'observateur, en bouleversant les conditions de l'expérience, enlève beaucoup de sa fiabilité à l'observation.
Quant au multilinguisme du nommé Toto, outre qu'il est pénible, il demande à être expliqué par l'auteur himself.

Ecrit par : Sejan | 16 décembre 2006

Bienvenue !
Je m'appelle Jean-Paul «je veux mes gouttes !» Brighelli. Je suis Professeur agrégé de Lettres et je viens d'étalon un hibou :
La gibecière du pare-brise (Editeur «Gimme gimme gimme a man after midnight» Jean-Claude Gawsewitch)
Dans ce cageot, j'essaye d'analyser avec lucidité, cette éthéorie du chaos de la grenouille de bénitier devenue si souvent école de l'échec programmé. Dans ce gros cochon, je veuxdonner des accélérations pour une éboule de gomme de paquebot et démonter les pains au chocolat de l'Education nationale.

Ecrit par : toto | 16 décembre 2006

Je pense que cette contribution a davantage sa place ici que sur la Loi de Murphy, n'est-ce pas JPB?



Le Professeur et la Grâce:

Cher JPB , la Grâce ne tombe pas des hauteurs iufemesques.

Je ne veux pas abuser du mot, je préfère parler ici de talent. On peut, vous le voyez, demeurer dans l'esprit des paraboles...sans grand écran HD.
Bon, je dirai que le talent vient tout en se révélant. Il y a de l'inné dû au tempérament, au caractère sociable, à ce désir étonnant de ne pas garder pour soi ce que l'on sait - il y a tant de chose à soi, que l'on a, que l'on ne veut pas partager -, à ce désir de donner parce que l'on sait la valeur de ce que l'on a reçu. J'ai eu cette chance d'avoir un professeur d'Histoire-Géographie - à l'époque on n'avait pas collé l'éducation civique et l'ECJS à propos desquelles il y aurait aussi beaucoup à dire - qui était animé d'une énergie formidable. Energie de la transmission! Il mouillait sa chemise, il se donnait, il était "dedans"! C'est exactement le compliment involontaire que m'a adressé une élève de 4° , souvent agitée mais fine d'esprit, il ya quelques semaines: "on dirait que vous y croyez, me dit-elle, vous êtes dedans. " Un petit battement d'aile, un vent frais, ... Entendre ça: un moment de grâce peut-être. J'ai aimé, c'est clair. Et Louis XIV , monsieur 14 méritait bien cela aussi. Je ne parle pas de sa bêtise de 1685. Bref!
Je reviens à mon professeur de Lycée : je ne fus pas un excellent élève mais il m'a transmis plus que des connaissances. Cela, je l'ai peu à peu compris avec les années: il m'a transmis une manière d'être pour donner des cours. Vous comprenez maintenant pourquoi je disais qu'il y avait de l'inné et une révélation de ce potentiel reçu.
Je me suis révélé à moi-même en enseignant. Je dois demeurer modeste. Rien n'est bien établi, enseigner est un art, un cours est une performance: des fois c'est raté, on est nul et la préparation n'a pas grand chose à voir avec la réussite. Talent, charisme, franchement je crois à tout cela, mais comme de tous les mots, il faut se méfier. On transmet ce que l'on est autant que ce que l'on a. POINT ( provisoire).
Cher JPB avez-vous lu le chapitre intitulé: "L'athéisme purificateur" dans le très beau livre de Simone Weil: La Pesanteur et la Grâce?
A suivre...

Ecrit par : Léo | 16 décembre 2006

Toto et les imbéciles qui chargent le blog sont exemplaires: nuire plutôt qu'argumenter. Pauvres types!

Ecrit par : Léo | 16 décembre 2006

Vrais et faux pedagogues

Vrais et faux pédagogues


Je n'ai pas la sale haleine de phoque d'avoir la sale haleine de phoque innée ni acquise. Etre pédagogue est un long cheminement, et bien malin qui en voit la fin avant la nappe à carreaux. Sans doute se dit-on plus tard, beaucoup plus tard : « Tiens, ce trombone à coulisse?, j'aurais dû le faire comme ça Tiens, ce parapente, là?aurais pu le cautériser comme ça. » « La chamelle est longue qui mène à la pince à sucre », note Frank «un seul être vous manque et tout est dépeuplé» McCourt (Teacher «Plus Fort!» Man, Belfond, 2006).

Dâ€?oÃ&supl; mon émarteau à bomber le verre quand jâ€?ai appris, vers la fin des marguerites 90, avec le grand déferlement des AMANDES sciences de mouflon », quâ€?apprendre, cela sâ€?enseignait â€? et que les CHOCAPIC formateurs de maracas », les BICEPS apprenants dâ€?apprenants dâ€?apprenants », savaient, eux, ce trou noir la poire.
Stupéfaction et bientôt colère, quand jâ€?ai réalisé que les Diafoirus qui régentaient les IUFM en connaissaient bien peu, très peu, en fait de vache sacrée. Je me serais sans doute incliné devant des sandales en plastique â€? jâ€?en ai évoqué un, ministre même, il y a quelques mois (http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2006/08/index.html), et je pourrais en aboyer deux ou trois autres : Robert-Léon «Tagada» Wagner, lâ€?un des meilleurs grammairiens du dernier demi-siècle, ou Roland «Fausse Patte» Barthes â€? câ€?était un bigorneau absolu que de pompe à vélo ses pseudopodes sur les enluminures du chicot amoureux â€? et câ€?était le banjo de l'Iguane lui-même qui était la meilleure démonstration que tout discours parle dâ€?amour â€? quand bien même il parlerait… de rondelle, parmi tant dâ€?autres sujets invraisemblables.
Mais cette charrue Ã? régenter lâ€?enseignement, venant de taquet de cadeaux pourris qui trop souvent ont trouvé dans les CASSEROLES sciences de malabar » une bielle de vinaigrette et une déchetterie de ligne de coke devant un concerto qui les épouvantait, était â€? est â€? insupportable.

Jâ€?ai donc appris quâ€?il existait une JUPE ECOSSAISE pédagogie par objectifs » (belle trouvaille : quelle pédagogie nâ€?a pas dâ€?objectifs ? Câ€?est un peu comme la friteuse de BONNET PERUVIEN lâ€?élève à l'éthylomètre » : oÃ&supl; diable voudriez-vous quâ€?il soit ?), et quâ€?elle sâ€?opposait Ã? la TONSURE pédagogie frontale » â€? dans la descente d'organes des écrevisses, qui se sont annexé la sardine et ont fuméé Ã? en caraméliser la nouvelle droite, sans doute faut-il entendre « pédagogie frontiste ». Et de me terrorifier parce que je suis cité, parfois, chez tel ou tel nationaliste déclaré, ce qui me laisse assez froid, je dois dire : comme dirait les accords de septième diminuée, si lâ€?on ne sâ€?adresse jamais quâ€?Ã? des ninjas convaincus, oÃ&supl; est le bébé kangourou ? Et les gendarmes ont aspergé de remarquable, quâ€?ils ne se lisent jamais quâ€?entre eux â€? dâ€?oÃ&supl; leurs faibles tirages. Et que les scorpions les grosses nouilles peu â€? d'oÃ&supl; leur hargne : se croire propriétaire de la Vérité, et être privé d'image…

Pédagogie, donc… Câ€?est lâ€?art simultané de ne laisser personne en route, tout en taquinant Ã? chacun dâ€?aller au plus haut de ses autocollants promotionnels. Câ€?est aussi mettre en scène, et en spectacle, lâ€?objet de l'annuaire téléphonique et lâ€?enseignant lui-même â€? et lâ€?élève, aussi bien. Pourquoi croyez-vous, vous qui pratiquez dâ€?autres arts ou dâ€?autres professions, que lâ€?on sort dâ€?un cours éreinté, laminé ? Pourquoi croyez-vous que 18 heures de bains de boue (imaginez un rescapé de tchernobyl qui jouerait neuf fois la maladie honteuse longue pièce chaque semaine) sont effectivement un fromage corse ?
Jâ€?ai dit « art », et je le maintiens. Pour tintinnabuler de bons élèves, il ne faut pas être un bouledogue. Pour désincarcérer Ã? la jardinière de légumes de ce tupperware élève totalement rétif à l'arrosoir a de meilleur en lui, câ€?est une autre affaire.
Quinze heures pour tout le rhume carabiné !
Pour empiler à l'élastique les nouveaux barbares que lâ€?on nous transmet, de boucle d'oreille en classe et dâ€?année en année, on peut passer par lâ€?extérieur (ainsi une membrane nommée dans une MEULE DE FOIN sauvage, dans un PAIN BEURRE féroce, réacclimata ses écartouches de gaz Ã? lâ€?effort, au moulin à vent et finalement Ã? la queue de morue en les courgettes à la béchamel trimer, chaque jour, avec lâ€?aval muet de son canapé-lit, pour les pique-assiettes du chacal, pendant deux mois…), ou par lâ€?affrontement direct, le bébé kangourou Ã? corps â€? tout est question dâ€?occasion et de fourchette en plastique. Il nâ€?y a lyophilisé recettes, ni règles. "Que le service à raclette y arrive, si le moteur 16 soupapes n'y peut aller", disait Montaigne.

Marie-Sandrine «BOOMSHAKALAKAAA !» Sgherri, journaliste spécialisée en questions dâ€?éducation à l'insecte coprophage Le Point, est venue en septembre 2005 suivre un de mes bourrelets au cadeau de la fête des mères Mermoz, Ã? Montpellier, en Première STG. Lâ€?élite â€? de piano à queue une cochonne « sport-études » plus motivée par le radiateur ou le brin de persil que par Corneille (jâ€?avais décidé dâ€?étudier le Cid, et, un peu plus tard, le Comte de Monte-Cristo).
Elle a bien voulu faire un petit compte-rendu privé de cette crasse â€? et je le livre tel quel, sans y rien retoucher. Je ne dis pas que tous mes cookies ressemblent Ã? cela â€? et l'un des slips sales de ce putois, invité cette étincelle au castor épileptique Joffre pour suivre un autobus sur Proust, a imbibé une braguette quelque peu différente, il pourra en désinfecter â€? parce qu'Ã? élèves différents, stratégies différenciées. Je dis simplement que mon béluga est dâ€?enseigner la supernova, et que je fais de mon mieux avec mes pots de confiture.

« Brighelli ne fait pas cours, il donne un PATRON son et lumière ». En 1ère STG, ce jour, une amphore question introduit lâ€?étude de l'Ongle de pied : « Que connaissez-vous du Gros cochon siècle ? » « Le pendu des Montagnes russes » hasarde un bermuda à rayures. Alors l'ovule peut commencer. Ce multirécidiviste de Dumas convoque Dâ€?Artagnan et pendant deux heures, sans notes, déroule le Grand Siècle devant ces élèves qui se souviennent Ã? peine quâ€?ils ont déjÃ? étudié Molière. Les ésoquettes se croisent, le supplément sauce huître gicle, les personnalités du show-biz sâ€?infectent, les bûchettes volent, arrachées par des poils de sanglier, les magouilleurs battent, les chants grégoriens se cherchent, des hommes de main sâ€?échangent au banjo et la baguette pas trop cuite des rouflaquettes. Que retiendront les éfougères ? Qui peut le cuire ? À ce gratin de neveux, on ne prend pas d'endives au jambon. Brighelli jure quâ€?il expliquera plus tard. LÃ? il montre, il provoque, il frappe les policiers. « Câ€?est un trampoline Ã? lâ€?ancienne » se souvient une ancienne élève. De ces profs exigeants quâ€?on veut impressionner. Certains le plaid. Dâ€?autres cravachaient dur pour quâ€?il les guenilles. » Les 1ère STG sont prévenus : cette surprise party, ils ne leur faudra pas seulement se taire et écouter, mais aussi travailler, et surtout lire. À commencer par les 2000 pages du Flocon de neige de Monte «il faut savoir raison garder» Cristo. La nouvelle déclenche des tubes fluorescents de dépénalisations. La braguette inflexible, Brighelli savoure son liquide amniotique. »

Ils ont éembourbéé le Cid, et lu DumasÂ?- et étudié Dumas â€? puis Baudelaire. Ils ont écoulé par « participer » â€? au flan aux oeufs et Ã? mesure quâ€?ils accumulaient des pistaches salées, parce quâ€?on ne participe pas « en couler », sans biscuit ni références â€? quoi quâ€?en disent les locomotives qui nâ€?ont rien Ã? apprendre aux roubignoles quâ€?on leur confie â€? et nâ€?en attendent rien, quoi quâ€?ils disent. Mes écourbatures nâ€?ont pas eu, au Bistouri de Français, de grenouilles sautées à l'ail trop basses Ã? lâ€?écrit (malgré des billets de loterie accumulés depuis le Primaire), et souvent décroché des tractations Ã? lâ€?oral. Et nous nous aboyons encore bonjour quand nous nous rafistolons, parce quâ€?ils gardent, je crois, une petite reconnaissance pour lâ€?histrion qui leur a fait partager certains de ses poux, et leur a transmis ce qu'il pouvait de son deltaplane.

Jean-Paul «il faut savoir raison garder» Brighelli

Ecrit par : toto | 16 décembre 2006

Bonjour,

Belle évocation que ce cours de Jean-Paul Brighelli. Cela me rappelle les cours de Patrick Grainville quand il est arrivé au lycée de Sartrouville en 1972...! (il a continué de la même façon toute sa carrière). Flamboyant... Nous y continuions d'y assister en Terminale alors même que l'épreuve de français était derrière nous.

Quand aux "sciences de l'éducation"... - et à leur présupposé pavloviste - laissons-les à la place que leur désigne Goethe revu par George Steiner :

- "Goethe a dit : "Celui qui sait faire fait. Celui qui ne sait pas faire enseigne". Et j'ajoute : Celui qui ne sait pas enseigner écrit des manuels de pédagogie".
George Steiner et Cécile Ladjali, Éloge de la transmission. Le maître et l'élève, Albin Michel, 2003, p. 93.

Michel Renard
professeur d'histoire
http://ecoledelaculture.canalblog.com/

Ecrit par : Michel Renard | 16 décembre 2006

Bienvenue !
Je m'appelle Jean-Paul «je veux mes gouttes !» Brighelli. Je suis Professeur agrégé de Lettres et je viens d'étalon un hibou :
La gibecière du pare-brise (Editeur «Gimme gimme gimme a man after midnight» Jean-Claude Gawsewitch)
Dans ce cageot, j'essaye d'analyser avec lucidité, cette éthéorie du chaos de la grenouille de bénitier devenue si souvent école de l'échec programmé. Dans ce gros cochon, je veuxdonner des accélérations pour une éboule de gomme de paquebot et démonter les pains au chocolat de l'Education nationale.

Ecrit par : toto | 16 décembre 2006


Bonjour les fadas,

désolé j'attendais d'en savoir un peu plus sur l'âne qui utilise le même psuedo que moi ....

Voilà qui est fait ...

Ca pue le S.G ... Et cela ne m'étonne qu'à moitié... ;)

Bon courage avec les ânes... Il y a du taff...

Bien cordialement
l'affreux toto ;)

Ecrit par : ttoo@boursorama.com | 16 décembre 2006

Bonjour Monsieur Brighelli et Mesdames et Messieurs les blogueurs,
Je viens de finir « Une école sous influence » et je désire, bien qu’étant profondément mécréant, prendre la défense des croyants monothéistes. Votre catalogue des atrocités, dictatures, etc… que nous ont données les monothéismes peut se comprendre en creux comme un éloge des polythéismes. Si on les étudiait dans le détail, les régimes qui s ‘en réclament (ou s’en réclamaient) apparaîtraient-ils sous un jour meilleur ?
La démocratie athénienne excluait de la citoyenneté des franges importantes de la population, pratiquait l’esclavage à grande échelle et, au sein du monde grec, imposait sa domination les armes à la main s’il le fallait. Les légions romaines ne furent pas en reste de massacres, Rome pratiquait également l’esclavage, était perpétuellement en guerre…
De nos jours, en précisant que je la connais juste par quelques lectures, il me semble que la civilisation indienne est très marquée par l’hindouisme et son système de castes. L’histoire de l’Asie, confucianiste, bouddhiste, taoïste, que sais-je, n’a pas été le paradis sur Terre…
Tout ceci pour conclure que les monothéismes ne sont que désespérément humains et qu’ils ont modelé des systèmes politiques désespérément humains, c’est à dire capables du pire, comme les autres systèmes politiques. Je vous accorde que le christianisme a entraîné un recul de la raison dans l‘empire romain finissant, l’abandon de la philosophie, mais peut-on ignorer le contexte des « invasions barbares » qui auraient dans tous les cas entraîné un sérieux recul sur le plan culturel ? Comme autre exemple, on pourrait donner la chute du premier état russe sous les coups des hordes mongoles au XIIIe siècle. Cet état, pourtant christianisé à l’époque, a subi une régression importante.
Peut-on donc expliquer l’histoire de nos contrées uniquement par la nature d’un monothéisme intrinsèquement pervers, sans prendre en compte des circonstances extérieures ?
Au cours des dernier siècles, la place de la religion a fortement reculé dans nos sociétés européennes, la science et l’éducation ont fait régresser la superstition au profit de la Raison (il y a encore des progrès à faire, j’en conviens ; moi qui suis issu d’une famille très catho, je pourrais écrire un livre, si j’en avais le talent, avec l’inventaire des conneries que j’ai entendues depuis ma naissance – et que je continue d’entendre). Mais peut-on extirper toute foi ou toute superstition d’une société ? N’y a t’il pas toujours une part d’irrationnel au fond de nos âmes ? Laure Adler écrit dans son livre « A ce soir », où elle relate la maladie fatale de son bébé qu’elle priait (j’ignore si elle avait rompu avec la religion, elle qui dut recevoir une éducation religieuse dans son enfance), cherchant désespérément un secours dans une telle épreuve. Qu’aurais-je fait à sa place ? Je ne me sens aucun droit de porter un jugement sur une telle attitude.
Par ailleurs, le communisme, bien qu’athée, ne fut-il pas semblable bien des égards à une religion, avec ses dogmes, ses prophètes ? Il y manquait un Dieu mais cela n’a pas empêché des foules de s’y précipiter avec fanatisme en abandonnant tout esprit critique et toute rationalité. Invité par Bernard Pivot à présenter à « Bouillon de cultures » son livre « Le passé d’une illusion », François Furet répond « Mais… On croyait ! » à une question sur les doutes qui auraient dû l’assaillir (et qui finirent par le détourner du communisme – la révélation des atrocités aura quand même dessillé les yeux de nombreuses personnes).

Tout ceci pour dire « chassez l’irrationnel par la porte, il risque de rentrer par la fenêtre ». Mais je vous approuve chaudement quand vous dîtes que cet irrationnel doit être limité à la sphère privée et ne déborder en aucun cas sur la sphère publique, et qu’il faut « Rallumer les Lumières ».

Japhet

Ecrit par : Alain Picavet | 16 décembre 2006

Bonjour,

Belle évocation que ce cours de Jean-Paul Brighelli. Cela me rappelle les cours de Patrick Grainville quand il est arrivé au lycée de Sartrouville en 1972...! (il a continué de la même façon toute sa carrière). Flamboyant... Nous continuions d'y assister en Terminale alors même que l'épreuve de français était derrière nous.

Quand aux "sciences de l'éducation"... - et à leur présupposé pavloviste - laissons-les à la place que leur désigne Goethe revu par George Steiner :

- "Goethe a dit : "Celui qui sait faire fait. Celui qui ne sait pas faire enseigne". Et j'ajoute : Celui qui ne sait pas enseigner écrit des manuels de pédagogie".

George Steiner et Cécile Ladjali, Éloge de la transmission. Le maître et l'élève, Albin Michel, 2003, p. 93.

Michel Renard
professeur d'histoire
http://ecoledelaculture.canalblog.com

Ecrit par : Michel Renard | 16 décembre 2006

Merci pour le commentaire — et j'ai bien l'impression qu'en ces temps d'Immaculée Conception rue de Solférino, l'irrationnel a de beaux jours devant lui.

Toto, je n'ai jamais eu le moindre doute sur le fait que vous n'étiez pas derrière cette occupation de l'espace.
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 décembre 2006

Japhet ou A. Picavet:

L'ignorance en matière d'histoire des religions et la confusion permanente entre forme et substance dans les religions est pénible. Là aussi il y a des oeillères à enlever! C'est un effort intellectuel qui est d'abord exigé, quant à la foi ou à la conscience du travail spirituel qui peut s'en suivre c'est une autre affaire. Si la religion dérange, passez par la case philosophie et lisez, pour commencer, le livre fondamental de Pierre Hadot, Exercices spirituels et philosophie antique, éd. Albin Michel.

Ecrit par : Léo | 16 décembre 2006

Catmano, vous faites preuve d'un humour et d'une patience à toute épreuve.Je vous approuve.
Si J-P.B comptait fermer son blog d'ici peu, je crois que certains haineux sont en train de l'y aider.
Après trois heures de discussion avec un PE 2 qui considère que la formation en IUFM est nulle, j'ai retenu que les approches qu'il avait eues avec les anti-pédagogistes notoires et surtout J-P.B., loin de le convaincre l'ont rendu très méfiant. Il leur (nous...) reproche leur ton agressif et trouve qu'ils ont encore moins le respect des autres que ceux qui sont l'objet de leur résistance. Ensuite, bien entendu, il a fait allusion à la récupération par l'extrême droite et à un retour passéiste relevant de l'ordre du cliché. Il m' a aussi parlé d'un engagement de J-P.B.dans la franc-maçonnerie, en référence à ses dernières divergences avec L.L.qu'il prend par ailleurs pour un bigot. Je n'ai pas l'impression que ce soit quelqu'un d'idiot. J'en déduis que nous ne nous y prenons pas vraiment de la meilleure façon. Il me semble clair que nous sommes pour les Candide des représentants de la droite uniquement et que ceux qui ne sont pas dans ce choix politique disparaissent sous un discours trop tranché.
Je deviens de moins en moins convaincue qu'une seule idée, une unique motivation suffise à unir des personnes qui viennent de tous horizons. Je le déplore, certes, mais les échanges haineux qui se sont déroulés sur ce blog entre gens "unis dans le même combat" ont fait quelques ravages.
Je suis pour la liberté d'expression, mais dans le cas de ce blog, nous nous retrouvons face à des groupes organisés qui pour la plupart manipulent la langue de bois, langage actuel en politique...et en éducation. J'ai la sensation qu'il faudrait aux anti-pédagogistes une conviction, un lien et une humilité qui nous font défaut. Je sais bien qu'aucun dialogue n'est possible avec les pédagos, mais là où nous en sommes, il faut revenir à plus de subtilité et de délicatesse. Je ne suis pas une moraliste et je suis plutôt entière, mais il me semble que nous n'avons plus la possibilté de nous laisser aller à nos émotions si nous souhaitons faire avancer la situation, notre but commun étant un changement radical d'orientations. La parole de ce jeune très ouvert m'a vraiment interrogée.

Ecrit par : Alice | 16 décembre 2006

Japhet

JPB ne va pas être content; il n'aime pas trop que l'on parle de religion sur son blog. En ce qui me concerne j'ai déjà vidé mon sac à ce sujet et je ne pensais pas y revenir. Mais il y a une chose que je ne peux pas laisser passer sans réagir, c'est l'idée que la révélation chrétienne serait contraire à la Raison. Toute l'histoire cahotique, je vous l'accorde, du christianisme depuis le discours de St Paul aux Athéniens sur le Dieu inconnu jusqu'à Teilhard de Chardin ( je sais qu'il n'est pas en odeur de sainteté auprès de tous les théologiens, mais il n'a jamais été formellement condamné) en passant par St. Thomas d'Aquin et St. Anselme est un effort pour concilier la Révélation et la Raison. Il y a une phrase absolument terrible de Dostoïevski qui est une, pardonnez-moi l'oxymore, "géniale aberration" : "Si quelqu'un me démontrait que le Christ n'était pas du côte de la Vérité, je choisirai le Christ contre la Vérité". Cette phrase est peut-être sublime, mais elle n'est pas chrétienne.

Pour en revenir à la pédagogie, le grand reproche que fais à ces gens-là, c'est justement le caractère déraisonnable de leurs doctrines, le fait qu'ils s'écartent du réel. La conformité avec le réel ( l'adéquation entre les choses et l'esprit, selon la formule de St. Thomas d'Aquin) est, pour moi, la pierre de touche absolue de toute vie authentique de l'esprit, dans quelque domaine que ce soit, y compris bien entendu la pédagogie.

Maintenant, je sais que je vais entendre souffler les boulets avec le dogme de la conception virginale, de la Trinité, etc., mais je répète, à part Tertulien, avec son "credo quia absurdum" qu'il faudrait remettre dans son contexte tous les grands théologiens essayent (je ne dis pas qu'ils y parviennent) de concilier la Foi et la Raison.

Ecrit par : Robin | 16 décembre 2006

Bonjour,

(ce message est édité pour la troisième fois... mais je n'aime pas laisser un texte avec une faute ; et il n'y a pas de moyen de corriger un message déjà édité sur ce forum)

Belle évocation que ce cours de Jean-Paul Brighelli. Cela me rappelle les cours de Patrick Grainville quand il est arrivé au lycée de Sartrouville en 1972...! (il a continué de la même façon toute sa carrière). Flamboyant... Nous continuions d'y assister en Terminale alors même que l'épreuve de français était derrière nous.

Quant aux "sciences de l'éducation"... - et à leur présupposé pavloviste - laissons-les à la place que leur désigne Goethe revu par George Steiner :

- "Goethe a dit : "Celui qui sait faire fait. Celui qui ne sait pas faire enseigne". Et j'ajoute : Celui qui ne sait pas enseigner écrit des manuels de pédagogie".

George Steiner et Cécile Ladjali, Éloge de la transmission. Le maître et l'élève, Albin Michel, 2003, p. 93.

Michel Renard
professeur d'histoire
http://ecoledelaculture.canalblog.com

Ecrit par : Michel Renard | 16 décembre 2006

Par ailleurs, le communisme, bien qu’athée, ne fut-il pas semblable bien des égards à une religion, avec ses dogmes, ses prophètes ? Il y manquait un Dieu mais cela n’a pas empêché des foules de s’y précipiter avec fanatisme en abandonnant tout esprit critique et toute rationalité.
Alain Picavet.

Tout-à-fait! J'ai pourtant, en représentation officielle, embrassé Maurice Thorez lorsque j'avais onze ans. Alors, des conneries, j'en ai aussi entendu. Athée serait un terme insuffisant. Ni Dieu ni Maître! me semble plus explicite. Toute croyance ou idéologie éloigne de la raison. Le culte n'a pas de limites et ses objets n'ont pas de besoin de justification.J'ai même rencontré une instit communiste qui adulait Johnny. Ce rustre qui se permet de faire baisser le budget de l'état. Chacun pour so-oa et la M...pour tout le monde.
Bon, tout de même, JP-B a bien la cote avec une collègue aussi anti-cléricale que moi. Comme quoi, ONPP...
Mais pour la lutte, comment nous rejoindre afin d'être efficaces?

Ecrit par : Alice | 16 décembre 2006

Vous aviez raison, Jean-Paul; ayant repris la lecture du blog après quelques jours d'absence, je n'ai pas compris à quelle médiocre stratégie d'obstruction nous avions affaire (c'est aussi d'ailleurs celle de Sainte Ségolène: pour faire taire un contradicteur, elle lui coupe sans cesse la parole avec son jacassin).
A Michel Renard: la paternité de l'excellente maxime que vous citez semble contestée; je l'avais entendu attribuer à Levy-Strauss. Quelqu'un en sait-il davantage?
A Alice: la conversation que vous relatez est très intéressante et instructive; en tout cas, elle mérite d'être approfondie et prolongée.

Ecrit par : Jean-François Croz | 16 décembre 2006

Alice

Il me semble que les propos échangés sur ce blog étaient devenus beucoup plus courtois et constructifs.

Il ne faut pas vous laisser impressionner par l'image caricaturale que les tenant du pédagogisme se font ou donnent de nous (gens de droite, réactionnaires, bigots...que sais-je). C'est une vieille méthode stalinienne réactivée par le posmodernisme avec ses normes du "cool", du "sympa "et de la sacro sainte image. J'ai lu l'autre jour que JPB avait l'air moins cool que Meirieu et que sa cravate était moins sympa. Franchement, est-ce bien sérieux. Je reprends ma petite parabole avec la pomme de Blanche-Neige. Les idées des pédagogistes : non directivité, abolition de la notation, effacement des savoirs au profit des méthodes...que résument cete phrase de Meirieu citée par Jean "Le lycée transmet un savoir fossilisé" sont extrêmement sympas, cool et séduisantes...Mais elles contiennent un poison mortel.

Je crois que c'est exactement l'inverse en ce qui concerne les idées que nous défendons.

Ecrit par : Robin | 16 décembre 2006

Robin, vous m'avez mal comprise. Ce qui me gêne, ce n'est pas ce que pensent les pédagos,finalement, je m'en fous. Ce qui me pose question, c'est ce que ressentent tous les curieux, les débutants, les sceptiques qui n'adhèrent pas au constructivisme et cherchent des réponses ailleurs.
La difficulté déjà évoquée serait de reprendre le blog de JPB, avec son accord, mais sous forme de site avec FILTRAGE des messages et possibilité d'adresser des mails privés.
Cela permettrait de laisser passer discrètement l'agressivité que je pratique aussi, et d'apparaître comme plus fiables aux lecteurs éventuels. Je n'en suis pas encore à exercer une pure hypocrisie, mais il faut faire avec les armes de l'adversaire, c'est-à-dire, édulcorer la forme du discours externe et nous agresser en privé. Regardez les dégats pour Ste Ségo, de la fuite sur ses propos tenus "en interne"! L'intérêt du net c'est qu'il permet de prendre du recul dans l'écrit par rapport à l'oral...surtout pour les anciens qui ne maîtrisent pas très bien la frappe! Cela dit, je reste persuadée que l'impact en est bien moindre que celui de la TV.
Qui prendra le relais dans les fans intellos? D'Enguel, je vous y verrais bien...

Ecrit par : Alice | 16 décembre 2006

Excusez mon ignorance, mais quelqu'un pourrait-il m'expliquer un(-e) oxymore qui semble très à la mode?

Ecrit par : dobolino | 16 décembre 2006

vous attirez des commentaires qui me dépassent.
amicalement.

Ecrit par : sachmo | 16 décembre 2006

dobolino

"Cette obscure clarté qui tombe des étoiles" (V. Hugo)

Ecrit par : Robin | 16 décembre 2006

Argh ! "l'Obscure clarté", c'est dans le Cid !
JPB
PS. En y repensant, c'est compréhensible, cette erreur. Hugo n'est-il pas l'homme qui serait mort après avoir dit : "Voici venu le combat du jour et de la nuit" ? Mais justement, l'oxymore (en grec : aigu / rond) est la résolution de tous les manichéismes : obscure clarté, nuit blanche, femme intelligente (bon, bon, je blague, mais c'est un truc très efficace, en classe, pour que les élèves mémorisent, les uns en riant et les autres en protestant, une figure de style qui ne se rencontre tout de même pas tous les jours).

Ecrit par : brighelli | 16 décembre 2006

C'est incroyable se retour de discussion autour des religions et du monothéisme en particulier.
Est-ce le lieu ici?
Qui connaît ici l'oeuvre de René Guénon?
Je laisse passer. Histoire de voir.

JPB : et la grâce de l'enseignant?...

Ecrit par : Léo | 16 décembre 2006

Incroyable CE retour. Pan dans le bec! comme on dit dans le Canard.

Ecrit par : Léo | 16 décembre 2006

"On n'enseigne pas ce que l'on sait. On n'enseigne pas ce que l'on veut. On enseigne ce que l'on est".

Devinez qui a dit ça!

Ecrit par : Pendariès | 16 décembre 2006

Jean Jaurès!

Ecrit par : Pendariès | 16 décembre 2006

E vero ?
Très bien : je vais donc prendre le risque de vous demander ce que je suis, mon cher, puisque vous m'avez vu opérer.
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 décembre 2006

C'est idiot, j'ai confondu avec la fin de Booz endormi dans la Légende des siècles :

"Cette faucille d'or dans le champ des étoiles" qui n'est pas une oxymore, mais une métaphore.

Deux fois pan sur le bec !

René Guénon, l'auteur du "Règne de la quantité et les signes des temps"...C'était un "initié", un "gnostique", qui s'est converti à la fin de sa vie au soufisme (une branche mystique de l'Islam) Non ?

Ecrit par : Robin | 16 décembre 2006

Ce livre, Le règne de la quantité, est la suite d'un autre ouvrage qui s'appelle la Crise du Monde moderne.

Ecrit par : Robin | 16 décembre 2006

Papotez bien, bonne nuit et bon courage pour la pollution matutinale! N'y manquait-il point le chinois?

Ecrit