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09 décembre 2006
La loi de Murphy
La loi de Murphy
Mercredi 6 décembre, Libération, ce moribond qui n'en finit pas de mordre, a publié deux "Rebonds" qui valaient chacun leur pesant de bêtise. Le premier (http://www.liberation.fr/rebonds/221402.FR.php) signé par un certain Romero, ancien enseignant, auteur de "l'Ecole des riches, l'école des pauvres" (Syros, 2001) reprend les propositions de Sainte Ségo : "Bien sûr, écrit cet honnête homme, que les professeurs devraient passer plus de temps dans leur établissement ! Non pas pour y corriger leurs copies, mais pour y travailler ensemble à mettre en œuvre des démarches pédagogiques cohérentes à l'intention des enfants les plus démunis, les plus éperdus…" Pas pour corriger leurs copies, dit-il : j'imagine qu'ils n'en auront plus, bientôt… Ce brave garçon, dont je ne mets pas en doute un seul instant la sincérité — oh, comme je préfère, au fond, le vice intelligent à la vertu stupide ! — se bat pour la démocratisation, et conclut : "Nous avons été nombreux ces dernières années à dire, publiquement et sur tous les tons, que la ghettoïsation conjuguée au communautarisme et travaillée par l'intégrisme religieux conduisait à des catastrophes dont les événements de l'automne 2005, dans certains quartiers, sont un avant-goût."
Et il a raison. Ce qu'il ne voit pas, c'est que cette communautarisation, cette violence, cette ghettoïsation, sont le pur produit de trente ans de pédagogie loukoum et, justement, de "démocratisation", arme de destruction massive de la République. Il a encore l'espoir chevillé au corps que la "pédagogie d'équipe" évitera de transformer le système éducatif en "entreprise productrice de «ressources humaines»" — mais nous y sommes, et sans que Sarkozy y soit pour rien !
Etrange pays où des ambitions de gauche ont réalisé ce que la droite la plus libérale n'avait jamais osé rêver.
Plus grave. Dans le même numéro (Libé se surpasse, ces derniers temps), une seconde tribune (http://www.liberation.fr/rebonds/221404.FR.php) de l'ineffable Jean-Michel Zakhartchouk-tchouk-nougat (voir les insultes du capitaine Haddock, http://jeanpe.free.fr/tintin/dico-insultes-22.html), qui critique, du haut de son savoir considérable, les propositions d'Alain Bentolila et d'Erik Orsenna sur l'apprentissage de la grammaire. Et d'affirmer qu'il s'agit là d'idées simples (donc simplistes — forcément !), et que "l'observation réfléchie de la langue", la fameuse ORL (en clair, la grammaire de texte, étudiée au petit bonheur la chance de ce que l'on met sous les yeux des élèves, par opposition à la grammaire de phrase, qui suppose l'apprentissage systématique du code) est un gage d'égalité…
Et de glisser — là était son vrai sujet, le reste n'était que prétexte indéfendable — sur le soutien aux élèves en difficulté, qu'un candidat propose de rémunérer aux enseignants qui s'y collent, et qu'une autre candidate propose d'imposer à tous ces paresseux qui hantent les couloirs des collèges et des lycées — plus démago que Ségo, tu meurs… Et Zakhartchouk de conclure : "Donner des moyens (qui seront d'ailleurs probablement pris sur des projets culturels ou sur des dispositifs innovants) pour développer des études, sans avoir réfléchi sur leur contenu, en se contentant de jouer sur l'envie de gagner plus, tout cela ne résoudra nullement l'échec scolaire. Mais il est vrai que les jeunes ne seront pas dans la rue, si toutefois ces études sont obligatoires. Comprenons-nous bien : mettre en place un véritable accompagnement scolaire dans et hors de l'école (avec le secteur associatif) est une excellente chose, mais pas dans n'importe quelles conditions et pas à la place d'une réflexion globale sur les manières d'enseigner à tous, pour tous."
Nous y voici : réflexion globale sur la manière d'enseigner et les "dispositifs innovants" (traduisons, pour ceux qui ne parlent pas le Meirieu dans le texte : faire de la pédagogie l'alpha et l'oméga du travail de classe, au détriment des savoirs savants), et proposition de couplage avec les "associations" (lesquelles ? Choisies ou repérées sur quels critères ? Zakhartchouk sait-il combien d'associations sont infiltrées par des sectes, des partis ou des extrémistes de tout poil ?). "Souhaitons, conclut cette éminente éminence, qu'il y ait de vrais débats, à l'occasion des élections présidentielles, où on donnerait la parole non à des idéologues et à des inquisiteurs méprisants, mais à des praticiens et des chercheurs qui savent de quoi ils parlent." Ah, les chercheurs !
J'imagine que l'idéologue méprisant, c'est moi, c'est vous, qui sommes des pragmatiques : tous ceux qui voudraient que les enfants se hissent à leur plus haut point de compétence — l'inverse du Principe de Peter ("tout individu tend vers son plus haut point d'incompétence") dont les IUFM ont fait leur fière devise — en apprenant, en travaillant, en s'efforçant. Est-ce si difficile à comprendre ?
Je quitte à l'instant une ancienne directrice d'école qui utilise une partie de son temps libre à tenter de récupérer les élèves assommés par un système qui ne leur donne rien à faire. Elle a vu, me disait-elle, l'idéologie pédagogiste envahir peu à peu les notes administratives, les programmes, les recommandations — et formater le langage des inspecteurs. Une gangrène, dont nous allons crever — à coup sûr.
Parce que je crois que la Sainte Vierge est dans une spirale ascendante — parce que seul le pire est sûr, dès qu'on entre dans un système irrationnel. Ces gens-là — les Zakhartchouk, les Frackowiack, les Charmeux, les Bégaudeau et autres "chercheurs" pas du tout idéologues — seront au pouvoir dans quelques mois. En attendant, il faut dénoncer, inlassablement, les idéologies mortifères qui sont à l'œuvre derrière ces discours compassés (n'est-ce pas un mot un peu long ? Je m'interroge…) et haineux. Se battre jusqu'au bout : ce blog, je vous le dis, c'est Alamo.
Jean-Paul Brighelli
PS (si je puis dire…) : Je vous demande instamment, à tous, d'aller en masse poster des "observations réfléchies" sur le site de la Sainte Vierge consacré aux questions d'éducation (http://www.desirsdavenir.org/debats/list.php?93). Cela ne servira à rien, parce que tout est déjà décidé par une poignée de "démocrates" tyranniques, mais c'est bien plus beau lorsque c'est inutile, et autant ne pas laisser de champ aux idéologues de la Pensée Unique et des Cahiers pédagogiques réunis.
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Commentaires
Je quitte le bâteau - ne j'aime pas l'apocalypse des saintes vierges (oh quel joli titre pour un roman)! Ne me le piquez pas! Je l'envoie à la SACED!!!!
Ecrit par : Pendariès | 09 décembre 2006
Quitter le bâteau, si il coule? Oui, comme mon grand-père à Dunkerque!!!! L'angoisse que vous me mettez Jean-Paul!
Ecrit par : Pendariès | 09 décembre 2006
PS (si je puis dire…) : Je vous demande instamment, à tous, d'aller en masse poster des "observations réfléchies" sur le site de la Sainte Vierge consacré aux questions d'éducation (http://www.desirsdavenir.org/debats/list.php?93). Cela ne servira à rien, parce que tout est déjà décidé par une poignée de "démocrates" tyranniques, mais c'est bien plus beau lorsque c'est inutile, et autant ne pas laisser de champ aux idéologues de la Pensée Unique et des Cahiers pédagogiques réunis.
J'ai essayé, ça ne sert à rien, mon texte n'a pas été censuré mais publié plus de douze heures après son envoi à la place qu'il devait occuper vu son heure d'expédition donc noyé dans la masse. Nous ne sommes pas assez nombreux à nous sentit concernés et les modérateurs sont très vigilants. Il faudrait s'organiser pour poster toutes les demi-heures un texte, nuit et jour.
J'ai choisi d'œuvrer sur le forum éducation de France2 et au sein de ma section ce qui n'est guère facile car tout propos trop franc se heurte au discours bien en cour
Ecrit par : dobolino | 09 décembre 2006
Je compatis, Dobolino, je compatis…
Le forum de France 2 n'est pas une mauvaise idée. Mais je vais quand même essayer de poster des choses (prises ici, pourquoi pas ?) sur le forum de l'Immaculée Contraception, comme disait Bérurier.
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 décembre 2006
ce blog, je vous le dis, c'est Alamo.
Franchement, j'aurai choisi autre chose:
1° Parce que franchement, la conquête du Texas par Houston et ses sbires imbibés...
2° La bande-annonce sur les Thermopyles me fait penser à l'une des plus belles phrases fondatrices du monde occidental :
"Passant, va dire à Sparte que nous sommes morts ici pour obéir à ses lois"
3° De façon plus égoïste, je pense à ma peau (parce que si un homme revint des Thermopyles, nu ne revint...je peux être celui-là).
Ecrit par : Guillaume | 09 décembre 2006
Dans le même genre que les interventions que vous signalez, un blog qui, lui aussi, vaut le détour (enfin, si l'on peut dire):
http://parouchangerlecole.blog.lemonde.fr
(en espérant que ce blog n'a pas encore été signalé ici et que je ne "pollue" donc pas ce site)
Notons que les auteurs de ce blog sont exactement sur la même longueur d'onde que Ségolène Royal dans sa fameuse vidéo lorsqu'ils présentent le renouvellement des générations de professeurs comme une "chance"...
Ecrit par : Meles | 09 décembre 2006
Une chose qui va faire plaisir aux bloggers d'ici; un article de Cavanna, dans le dernier Charlie-Hebdo, tout à la gloire de la grammaire.
Ecrit par : christophe sibille | 09 décembre 2006
IF...
Même si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot continuer de faire cours
Ou perdre en un seul coup le gain de cent dictées
Sans un geste et sans un soupir
Si tu peux enseigner sans en devenir fou
Et te sentant haï par tous ces pédagogues
Pourtant lutter et te défendre
Si tu peux rester digne sans être démago
Si tu peux rester peuple sans conseiller Royal
Et si tu peux aimer les brigheliens en frères
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi
Ne deviens jamais prof. mon fils !
Ecrit par : Robin | 09 décembre 2006
Christophe, je cite dans mon dernier livre une réflexion (ancienne) de Cavanna, racontant qu'il se disputait avec les siens en italiens, descendait l'escalier et continuait la dispute en français…
Sphère privée, sphère publique… Comme il le raontait dans "Rital", ça ne lui a pas trop mal réussi.
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 décembre 2006
Personne ne vous hait, Robin! Allez en paix...
Vous savez, Jean-Paul, je connais assez bien Cavanna... Et il termine son article en disant: "oui, je sais, je suis un vieux con".
Cordialement, et bon week-end.
Petite question qui n'a rien à voir; connaissez-vous Perico Légasse?
Ecrit par : christophe sibille | 09 décembre 2006
Non — tout ce que jen sais, c'est qu'il est chroniqueur gastronomique — je le fus moi-même un temps, pour Gault&Millau…
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 décembre 2006
Bravo pour cet article !
J'ai trouvé un autre Alamo, également "fort" sympathique...
http://leshussardsnoirs.hautetfort.com/
Ecrit par : Jules | 09 décembre 2006
Je ne savais pas qu'"Alamo" était un fief vendéen... et je doute que les combats de Villiers soient vraiment ceux de JPB...
Ecrit par : Meles | 09 décembre 2006
par curiosité je lis ce blog , m'étais promis de ne pas y mettre mon petit grain de sel mais cette fois "trop c'est trop"!
Notre république a cette "exception française" de, régulièrement, mettre au centre de campagnes politiques les problèmes de l'école.Ce qui, sur le fond, n'est évidemment pas criticable...Quels que soient les opinions et votes:
1/ chaque citoyen(ne) est concerné à toutes sortes de titres, a quelque chose à dire et a ses idées...
2/ plus sérieusement: il n'y a pas d'école, de projet de réforme, de loi...qui ne soit pas aussi et d'abord un projet de "société" même si, à première vue des querelles dignes du Lutrin ( de Boileau!) sur les méthodes dites globales, syllabiques, la dictée ou la grammaire ou le calcul ne semblent pas "politiques"!
3/ ce qui paraît sidérant: ce blog ( articles de J.P.B., commentaires ) a une drôle de conception des responsabilités de tout citoyen(ne), professeur...Admettrait-on d'un élève à qui on apprend l'Histoire, l'instruction civique de réduire les enjeux des élections aux seuls sujets et intérêts de telle catégorie, corporation, communauté, identititarisme ou grands mots -fétiches censés être universels et communs mais auxquels chacun donne tous les sens possibles et les plus opposés!...De juger les programmes des candidats à la seule aune de ce qui fait recette (pour des campagnes fonctionnant au "mediatique, au "communicant", aux électeurs pris comme des cibles des plus consumérites , évaluées par x sondages et audimat...)
Et que penser du fait que sur ce blog à partir de quelques mots de tels ou tels candidats qui déchainent x blogs et medias, on juge les uns et les autres en faisant tout le déni de ce qui est une offense permanente à des citoyen(ne)s encore attachés aux acquis et à quels prix des luttes de tant de philosophes, écrivains...,citoyens...pour les droits de l'homme, de la femme, des enfants ( universels) , les services publics dont ceux de l'école..., un peu moins d'inégalités, de misères...
3/ Les dieux sont-ils tombés sur la t^te, J.P.B.? C'est vrai que ça sent le marxisme le plus primaire ou la sociologie , l'Histoire ou la pédagogie des plus infâmes que de penser que ce n'est pas telle ou telle méthode d'apprentissage dans la fabrique du crétin qui a mené des enfants, jeunes ( en tout cas ceux et celles qui ne font pas partie de minorité de privilégiés) à de telles "crises" mais une société qui de plus en plus aggrave les inégalités sur des valeurs totalement opposées à celles de l'humanisme...
4/ Et puis ça suffit: professeur, ouf, retraitée , syndicaliste , mère et grand'mère et essayant de faire mon boulot correctement avec une centaine de lycéens , bien des collègues, parents et "chefs" de nos hiérarchies ( en 40 ans où diable on a eu des jeunes différents, une société qui bougeait dans un monde qui bougeait) je ne comprenais pas toujours et comprends de moins en moins ( ça doit être l'effet de l'âge!):personne n'a jamais obligé , vu nos statuts,toute la palette de syndicats et associations, qui que ce soit , en tout cas les titulaires, à obéir aux ordres des "chefs" quand étaient contre notre conscience de pédagogues ( quitte à avoir des petits ennuis, ne pas faire x carrières...!). Les lois qui ont été votées, les réformes entreprises et bien, nous avions les moyens ( certes limités) de les discuter, combattre ou mettre en oeuvre en tant que citoyens, syndicalistes, associatifs...
Et puis, je sais bien que c'est à la mode: mais c'est vraiment ubuesque que les mêmes blogueurs, intellectuels mediatiques dénoncent la "démocratie" au nom de la république. Démocratie d'opinion ( j'ai lu Tocqueville autrefois avant que ça ne devienne une bible) mais alors pourquoi rentrer dans le jeu des plus dangereux des démagogues et des recettes de propagandes de notre ère dite de l'info et de la communication...
Je crains ( sans évidemment savoir ce que je pourrais bien voter ) que dans je ne sais combien d'années nos enfants, petits-enfants, élèves..se demandent comme nous nous sommes demandé sur des périodes des plus infâmes de notre histoire comment nous avons pu, braves citoyen(ne)s modestes ou stars intellocrates, avec les meilleures intentions du monde ou cynismes (in)conscients donner le pouvoir à...
Pourquoi sur ce blog on ne lit pas quelques appels à au moins consulter quelques sites sur x lois des plus liberticides, sur quelques pratiques dignes de Vichy...concernant de près, hélas, des élèves qui sont ceux de l'école républicaine???
Ecrit par : marianne, avec ironie | 09 décembre 2006
Cher Jean Paul
Je viens de parcourir "Désir d'avenir"
et suis tombé sur cette intervention concernant l'exemplarité de l'enseignant
Il est d'une Sophie (malheureuse ou sage que sais-je ?). Elle écrivait à Ségolène sa copine :
boissiere sophie Ecrivait:
----------
> certes l'éducation nationale n'est plus
> l'instruction nationale mais en effet les adultes
> en générale y compris et surtout les
> fonctionnaires de l'education nationale doivent
> être des exemples, des références et ne pas
> craindre de s'imposer comme les garants d'une
> "morale républicaine"
...... Et Ségolène de répondre dans l'immédiateté . C'est une vraie Madonne, celle-là, car répondre à une internaute lambda, fut- elle une fille de la Sagesse c'est bien de l'ordre du miracle . Des milliers de messages et Ste Madonne nous distille sa réponse aussitôt . Je la croyais par monts et par vau..... bref on va faire comme si....
"Votre remarque, Sophie, est frappée au coin du bon sens mais vous avez 1000 fois raison de rappeler cette évidence. Et ce rappel est d'autant plus urgent qu'il s'adresse à TOUS les fonctionnaires, pas seulement les fonctionnaires de l'EN. Ces personnages, censés représenter la nation devraient être exemplaires en tout, c'est-à-dire bannir de leur comportement toute acte ou attitude criminels, délictueux voire même ambigus, tels que :
- absentéisme abusif, désinvolture, manque de courtoisie;
- fraude, travail au noir, concussion, prévarication;
- corruption, subornation, mensonge, faux témoignage;
- persécution, pédophilie, non assistance à personne en danger;
- désobéissance, sédition, conjuration;
- népotisme, favoritisme, arbitraire, discrimination;
- voire, tout simplement, l'absence de dévouement à la cause publique.
Voilà quelques idées nouvelles (qui ont certes quelques relents de IIIe République, mais qu'importe) propres à agrémenter utilement la campagne électorale." dixit le site de Désirs davenir
**************************
Jaurès, Blum, revenez...... Ils sont devenus fous !!!! OUI votre Blog , c'est fort Alamo . On crèvera tous ici , mais debouts !
Cordialement
Ecrit par : Patrick (Instit) | 09 décembre 2006
personne n'a jamais obligé , vu nos statuts,toute la palette de syndicats et associations, qui que ce soit , en tout cas les titulaires, à obéir aux ordres des "chefs" quand étaient contre notre conscience de pédagogues ( quitte à avoir des petits ennuis, ne pas faire x carrières...!). Les lois qui ont été votées, les réforme
Avez-vous essayé, chère Madame, d'enseigner le français au collège autrement qu' "en séquence" ? Mais sans doute avez-vous avez pris votre retraite avant 1996 ? Ou bien n'êtes vous pas professeur de français en collège. Oui, je sais que je ne suis pas seul au monde et ca ne concerne pas les plombiers zingueurs...Oui, tout va si vite...On arrête pas le progrès ! Y'a plus de jeunesse, allez ! Vous avez tort de vous inquiéter de tous ces changements.... Il y a des choses qui ne changent pas.Les berlinois ont cassé leur mur, mais chez nous, à l'éducation nationale, il y a encore des commissaires du peuple.
Ecrit par : Robin | 09 décembre 2006
Le commentaire de "Marianne" est sérieux, et je vais tenter d'y répondre — sérieusement.
Vous parlez des "lois liberticides" : mais ne savez-vous pas, puisque vous avez lu Tocqueville, que toute loi est par définition liberticide — parce que l'Etat n'aime pas la liberté, ni l'individu, relisez Hobbes ou Machiavel. Ou Rousseau, à qui l'on fait dire tant de belles bêtises, et qui a pourtant été très clair sur ce que signifient les mots "contrat social".
Ce blog est essentiellement consacré à des questions d'éducation — mais je n'ai jamais empêché personne, que je sache, d'y exprimer son avis sur des sujets connexes, annexes, ou parfois franchement étrangers. Il est donc normal que nous braquions le projecteur sur ce sujet — j'imagine qu'il y a des blogs consacrés à la justice, aux prisons, aux banlieues, qui drainent d'autres personnes (ou les mêmes), et se concentrent sur leurs thèmes.
Alors, bien sûr, nous sommes conscients, les uns et les autres, qu'il n'y a pas que l'Ecole. S'expriment d'ailleurs ici des opinions de toutes tendances — et le plus drôle, c'est que des gens d'extrême-droite y côtoient des gens d'extrême-gauche — et toute la gamme intercalaire —, en parvenant à s'entendre au moins sur le diagnostic : l'école se meurt, l'école est morte…
Etrange, ne trouvez-vous pas, cette unanimité (ou presque) sur le constat. Pour un peu, je penserais que c'est un certain type de société, plébiscité pr la droite et la gauche, qui se trouve au fond contesté ici (tiens, à propos, la Sainte Vierge vient d'annoncer qu'elle œuvrera à valider une constitution européenne — tout en affirmant qu'il ne fallait pas remettre le destin économique de l'Europe entre les mains d'une banque centrale, alors même que le dernier projet de constitution était essentiellement économique intégré : bref, elle est souverainiste pour gagner des voix, et européenne pour gagner des suffrages…).
Dans l'idéal, ce blog (comme tant d'autres) peut être vu comme une forme de lobbying : en exprimant des avis divers et souvent concordants, il est possible de faire pression sur les programmes, sur les candidats, et sur le pouvoir en place (qui nous lit, sachez-le, et qui en a tenu compte, souvent). Je n'ai pas d'autre prétention — pour changer le monde, c'est ailleurs, ou plus tard, ou trop tard.
Par ailleurs, je parle de ce que je connais. Et la liste de mes spécialités n'est pas très longue, je n'ai pas de prétention à l'universalité. L'Ecole, la littérature (il y a souvent, donnés par les uns ou les autres, des conseils d electure absolument judicieux), — et quelques sujets plus scabreux qui choqueraient les chastes oreilles de l'Immaculée Contradiction, à lire son programme, tel que nous l'assène Patrick ci-dessus.
Et, dernier point, Robin a raison de dire qu'il y a des "commissaires du peuple" qui surveillent ce qui se passe dans les écoles, les collèges et les lycées. Sans compter que le statut mouvant des enseignants les fragilise particulièrement, en ce moment. Il y a bien des moyens de faire pression sur un jeune collègue qui n'est pas titulaire de son poste, qui se sent "lonesome et far away from home", au gré de mutations pour lesquelles le bon vouloir (syndical ou administratif) pèse de plus en plus lourd. Le conformisme, quand il n'est pas inné, s'achète sans difficulté, dans ce milieu.
Bonne soirée à tous…
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 décembre 2006
Mince, je vais encore me faire mal voir :
1°) Par Marianne dont j'auraus dû comprendre les intentions ironiques.(Tous mes regrets !)
2°) Par les plombiers zingueurs. (Dieu m'en préserve!)
3°) Par les collègues qui nagent avec délices dans les séquences. (pas de danger!)
4°) Par les commissaires du Peuple.(c'est déjà fait)
JPB l'a pourtant bien dit : "on est à Alamo, ici, pas dans une séance à l'IUFM sur le gestion de l'hétérogénéité.
J'ai dit "Alamo" Christophe, pas "Parano" !
Ecrit par : Robin | 09 décembre 2006
Et je me vais aussi me faire mal voir par les Berlinois (pas berlinois)...C'est un nom propre !...("on n'arrête pas"... j'aurais dû)
Ecrit par : Robin | 09 décembre 2006
"on est à Alamo, ici, pas dans une séance à l'IUFM sur le gestion de l'hétérogénéité.
J'ai dit "Alamo" Christophe, pas "Parano" !
Ecrit par : Robin | 09 décembre 2006
On est à Parano? Qu'est-ce que ça veut donc dire, Robin?
Ecrit par : christophe sibille | 09 décembre 2006
Et maintenant me voilà mal avec la sainte axe !
Ecrit par : Robin | 09 décembre 2006
Je compatis, Dobolino, je compatis…
Le forum de France 2 n'est pas une mauvaise idée. Mais je vais quand même essayer de poster des choses (prises ici, pourquoi pas ?) sur le forum de l'Immaculée Contraception, comme disait Bérurier.
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 décembre 2006
Vous qui avez un solide argumentaire frotté aux débats avec nos opposants, si vous en aviez le loisir, il serait fort utile que vous investissiez sous un pseudo ou en nom propre ce forum car il me semble très fréquenté et il est bon aussi dans notre pays révolutionnaire de réveiller la base avant qu'elle ne se jette dans les bras du Borgne qui n'y va pas de main morte. Un de ses discours est cité sur ce forum par un tenant des Sciences de l'Education qui pense ainsi faire peur à ceux qui seraient mécontents de la globale ou de l'acculturation générale et cet imbécile n'a même pas réalisé qu'il lui faisait son lit. Dans ce discours, vous êtes, entre autres, cité. Comme si vous le souteniez...
Vous savez comme ce facho a le nez fin et repère les humeurs du peuple avant tous les autres!
Ecrit par : dobolino | 09 décembre 2006
Cyrano :
Que dites-vous?...C'est inutile? Je le sais!
Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès!
Non! non! c'est bien plus beau lorsque c'est inutile!
-Qu'est-ce que c'est que tous ceux -là? -Vous êtes mille?
Ah! Je vous reconnais, tous mes vieux ennemis!
Le Mensonge ?
(Il frappe de son épée le vide.)
Tiens, tiens - Ha! Ha! les Compromis, les Préjugés, les Lâchetés!
(Il frappe)
Que je pactise ?
Jamais, jamais! - Ah ! te voilà, toi, la Sottise!
- Je sais bien qu'à la fin vous me mettrez à bas;
N'importe : je me bats! Je me bats ! Je me bats !
Oui, vous m'arrachez tout, le laurier et la rose!
Arrachez ! Il y a malgré tout quelque chose
Que j'emporte, et ce soir, quand j'entrerai chez Dieu,
Mon salut balaiera largement le seuil bleu,
quelque chose que sans un pli, sans une tâche, J'emporte malgré vous,
et c'est...
Roxane :
C'est ?
Cyrano :
Mon panache.
Ecrit par : Robin | 09 décembre 2006
"Votre remarque, Sophie, est frappée au coin du bon sens mais vous avez 1000 fois raison de rappeler cette évidence. Et ce rappel est d'autant plus urgent qu'il s'adresse à TOUS les fonctionnaires, pas seulement les fonctionnaires de l'EN. Ces personnages, censés représenter la nation devraient être exemplaires en tout, c'est-à-dire bannir de leur comportement toute acte ou attitude criminels, délictueux voire même ambigus, tels que :
- absentéisme abusif, désinvolture, manque de courtoisie;
- fraude, travail au noir, concussion, prévarication;
- corruption, subornation, mensonge, faux témoignage;
- persécution, pédophilie, non assistance à personne en danger;
- désobéissance, sédition, conjuration;
- népotisme, favoritisme, arbitraire, discrimination;
- voire, tout simplement, l'absence de dévouement à la cause publique.
Voilà quelques idées nouvelles (qui ont certes quelques relents de IIIe République, mais qu'importe) propres à agrémenter utilement la campagne électorale." dixit le site de Désirs davenir
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Jaurès, Blum, revenez...... Ils sont devenus fous !!!! OUI votre Blog , c'est fort Alamo . On crèvera tous ici , mais debouts !
Cordialement
Ecrit par : Patrick (Instit) | 09 décembre 2006
Voyons, Patrick, reconnaissez qu'il y a en vos rangs tout cela et qu'un ménage s'impose! Je suis lasse de cet esprit de corps. Oui, il y a chez vous des absentéistes chroniques, des abrutis et des ordures. Vous le savez et, si on les montre du doigt, vous hurlez au scandale, forts de vos syndicats... Comment voulez-vous que le bon peuple salarié du privé ne se mette pas en rogne, lui qui a une marge de manœuvre si étroite?
Nul ne vous nie le fait d'être vous-même un fonctionnaire zélé, alors ne niez pas la présence de plus en plus marquée de brebis galeuses parmi vous pour cause de crise de l'emploi.
Ecrit par : dobolino | 09 décembre 2006
absentéisme abusif, désinvolture, manque de courtoisie;
- fraude, travail au noir, concussion, prévarication;
- corruption, subornation, mensonge, faux témoignage;
- persécution, pédophilie, non assistance à personne en danger;
- désobéissance, sédition, conjuration;
- népotisme, favoritisme, arbitraire, discrimination;
- voire, tout simplement, l'absence de dévouement à la cause publique.
Maintenant les procès de Moscou. Quand on lit ce qu'on lit, il y a des moments où on rêverait d'être esquimau. Mais il paraît que là-bas aussi il y a des écoles. Et vous savez comment les esquimaux les surnomment leurs écoles : "les ogresses !"
Ecrit par : Robin | 09 décembre 2006
Au risque de lasser, je rappelle ce que j'ai écrit l'autre jour : pendant que Ségolène Royal, secrétaire d'Etat à l'Education prenait des mesures justifiées contre le bizutage des élèves, son alter ego le ministre d'Etat Claude Allègre appelait au bizutage des professeurs. On ne fait que changer de boucs émissaires, mais on en choisit de plus fragiles. La Loi d'Orientation de 89 ayant fait la moitié du travail avec son élève au centre du système, il ne restait qu'à porter le coup de grâce. On appelle cela, sans doute le "courage politique"
P.S. :Il y a des brebis galeuses dans toutes les professions. Je rappelle la définition que Spinoza donnait de l'antisémitisme (et du racisme en général), dans le Traité Théologico-politique : la généralisation abusive d'un cas particulier.
Vous savez que le but final des procès staliniens n'était pas d'accuser des gens innocents, mais de faire en sorte que les gens s'accusent eux-mêmes de crimes qu'ils n'avaient pas commis. Ca commence à venir dans les salles des profs ; il y a une manière de baisser la tête et de partir sans demander son reste qui ne trompe pas...Le silence des agneaux, c'est tous les jours. La violence, le mépris, les insultes, l'inhumanité...Si vous voulez savoir ce qu'est l'enfer sur la terre, venez dans certains collèges.
Méfiez-vous de la sainte Vierge, pas celle de Fatima, l'autre.Je la sens un peu garce sur les bords.
Ecrit par : Robin | 09 décembre 2006
"Voyons, Patrick, reconnaissez qu'il y a en vos rangs tout cela et qu'un ménage s'impose! "
Et le monde de l'entreprise où on se hait cordialement ....
"Je suis lasse de cet esprit de corps. "
Quel esprit de corps C'est une illusion , de plus en plus une illusion, moi qui ai connu l'entreprise et l'E.N.
"Oui, il y a chez vous des absentéistes chroniques, des abrutis et des ordures. Vous le savez et, si on les montre du doigt, vous hurlez au scandale, forts de vos syndicats... "
Vous me semblez perdre pied. Ressaisissez-vous ! :-)
"Comment voulez-vous que le bon peuple salarié du privé ne se mette pas en rogne, lui qui a une marge de manœuvre si étroite ? "
Je vous reconnais cette marge étroite ... mais nous sommes je suppose aussi du bon peuple.
"Nul ne vous nie le fait d'être vous-même un fonctionnaire zélé, alors ne niez pas la présence de plus en plus marquée de brebis galeuses parmi vous pour cause de crise de l'emploi. "
J'ai très peu de présence dans ce métier? Seulement 12 ans ans mais je n'ai guère rencontré de brebis galeuses.
Satistiquement , on en trouve sans doute autant que dans l'encadrement en entreprise, les patrons de médecine, les supporters , les généreux donateurs du téléthon ou les francs-maçons !
Ce qui est choquant dans cette prise de parole de Ségolène ou du sacristain qui écrit en son nom c'est la teneur de la réponse.
Dobolino, j'ai travaillé 15 ans en entreprise comme cadre avant d'être enseignant. Le monde ne se partage pas en noir et blanc. A vouloir trop jouer l'ange , on devient la bête.
Reprenez chaque reproche du site de Ségo : c'est délirant , ce n'est même plus démagogique?. C'est de l'ordre d'une diatribe digne d'un commissiare du peuple comme dit Robin.
J'ai dit
Cordialement
Ecrit par : Patrick (Instit) | 09 décembre 2006
Qui aura le courage de réveiller nos responsables politiques et leur montrer que:
1 - Didactique = Dictature
2 - Iufm = catastrophe (en particulier financière ...)
3 - Pédagogiste = bouffons ...
Quel média aura un minimum de courage pour regarder ces dossiers honnêtement ?
Ecrit par : Aramis | 09 décembre 2006
Aramis ? A la bonne heure ! Un mousquetaire de plus !
Ecrit par : Robin | 09 décembre 2006
JPB, pourriez-vous nous expliquer ce qu'est exactement "la Loi de Murphy"
Ecrit par : Robin | 10 décembre 2006
Robin,
"Sans une tache"!
Ecrit par : Jean | 10 décembre 2006
Jean
Je tâcherai de faire attention ! Ca fait tache.
Ecrit par : Robin | 10 décembre 2006
Parfaitement d'accord Aramis.
Seuls les MEDIAS (et pas seulement le web) permettront une prise de conscience du PEUPLE, qui VOTE, de la réalité de l'enseignement en France.
NOUS VOULONS LE MEILLEUR POUR NOS ENFANTS, PAS UNE EDUCATION IDEOLOGISEE. NOUS VOULONS QUE L'ECOLE JOUE SON RÔLE, QUI N'EST PAS NECESSAIREMENT UN RÔLE EGALITAIRE : NOUS VOULONS LE MEILLEUR POUR CHACUN, ET PAS LE PIRE POUR TOUS.
Ecrit par : D | 10 décembre 2006
La loi de Murphy ?
Surveillez bien vos tartines beurrées au petit déjeuner !
Ecrit par : Lariba | 10 décembre 2006
à D,
Le peuple est bien conscient que l'école est à la dérive. Les quelque dix parents de mes élèves de 4ème que j'ai reçus depuis le début de l'année m'ont tous tenu le même discours. Ils sont tous mis en cause la pédagogie imbécile de la lecture au CP, ils ont tous déploré qu'en 6ème et en 5ème leurs enfants n'aient rien appris (il faut dire que les professeurs de français faisaient tout bien et tout sagement tout comme qu'est-ce qu'y faut les "séquences" et les "débats" et les "types de discours" et je t'en rajoute une couche de foutaises de même farine). Ils m'ont tous dit que c'était la première fois que leurs enfants "apprenaient enfin quelque chose en français", notamment "ce qu'"ils auraient déjà dû savoir depuis longtemps". Je cloisonne , je recloisonne, je surcloisonne a gogo, je distingue l'orthographe, la grammaire (les natures et les fonctions des mots m'occupent une partie de l'année, s'il vous plaît!)), la conjugaison, la rédaction, l'explication de textes (s'il faut passer trois heures sur l'Ours et les deux Compagnons afin que la fable soit expliquée en détail et donc qu'il en reste quelque chose dans l'esprit des élèves, eh bien nous passons trois heures sur l'Ours et les deux Compagnons - et comme le, texte est génial, ce n'est pas ennuyeux. Je ne me risquerais pas à faire la même chose sur un texte de Bégaudeau!). C'est bien simple: vous voulez, chers collègues de français, retrouver du plaisir à enseigner et voir en face de vous des élèves revivre comme des fleurs qui manquaient d'eau? Faites exactement, sur tous les points, le contraire des consignes officielles et, par ce simple fait, votre présence devant de jeunes esprits qui n'ont qu'une envie, c'est d'apprendre quelque chose (car, comme le dit Aristote, "Tout homme désire par nature savoir.") reprendra d'elle-même un sens. Cela se fera sans les grandes incantations des pédagogistes sur le sens, d'autant plus creuses et vaines qu'ils ont vidé l'enseignement de toute substance - on pourrait d'ailleurs intituler l'oeuvre de Meirieu "Vingt ans de méditation sur le vide."
Il faudrait trouver des journalistes qui lancent l'Appel pour la refondation de l'école (www.refondation-ecole.net). Car c'est vrai que le web ne suffit pas. La preuve, ce sont les ridicules 6400 signatures recueillies pas l'Appel sur la toile alors qu'il y aurait potentiellement des millions de signataires (tous les, parents qui sont écoeurés de l'école qui décérèbre leurs enfants).
Ecrit par : Jean | 10 décembre 2006
Jean, vous êtes un modèle, une fois de plus, que dis-je, LE modèle... Mais, bon sang, comment se fait-il que cet appel n'ait pas recueilli plus de signatures? Je cherche vainement une réponse... Encore un complot des "pédagogistes", qui ont sans doute envoûté la pétition avec la même conviction qu'ils ont décérébré l'école. "On" vous en veut. Je compatis. Sincèrement.
Ecrit par : christophe sibille | 10 décembre 2006
Grève générale le Lundi 18 décembre: Ne laissez pas passer la réécriture des décrets de 50. Après il sera trop tard et avant une élection, on peut obtenir que le pire ne s'installe pas.
Ecrit par : Thalie | 10 décembre 2006
Madame ROYAL
Votre souhait comme tous les candidats est de Refonder l'Ecole ! J'ajouterai et tout particulièrement l'Ecole primaire car cette cause est devenue nationale.
Comme (ancien minsitre délégué à l'enseignement scolaire ) vous le savez, Les performances de l’école s'effondrent.
Tous les tests le prouvent tant sur le plan national qu’européen. 25 à 30% des élèves ne maîtrisent pas les bases de la lecture, de l'écriture et du calcul en entrant en 6ème. …Et ils passent ! Politique de l’autruche....
Quelles en sont les causes ?
Depuis trente ans, les programmes de l'Ecole primaire se sont beaucoup appauvris sur l'essentiel, tout en affichant des ambitions démesurées sur l'accessoire. Le nombre d'heures consacrées aux apprentissages fondamentaux s'est littéralement effondré (de 15 à 9 par semaine en français au CP, par exemple). On a dramatiquement baissé le niveau des exigences.
Aussi Il faut réaffirmer que la mission première de l'Ecole primaire est l'instruction, la transmission des connaissances et l'apprentissage du raisonnement.
Pour le traduire dans les faits, il faut :
EN PRIORITÉ, CONCEVOIR DE NOUVEAUX PROGRAMMES
pour l'Ecole primaire : courts, explicites, compréhensibles par tous .
A papillonner dans diverses activités supposées (dans l'absolu) enrichissantes, on fabrique des élèves zappeurs, devenus incapable d'attention soutenue. Seuls les enfants de milieux favorisés, culturellement s’en sortent.
Je le constate chaque année. Il faut revenir à à l'essentiel.
RENDRE AU MAÎTRE SA LIBERTÉ PÉDAGOGIQUE.
Les enseignants doivent pouvoir procéder comme ils l'entendent, selon les particularités de leurs classes et les leçons de leur expérience. : Les modes pédagogiques changent au gré des pédagogues en vogue au sein du ministère de l'E .N.
Ce qui est valable un jour ne l'est plus le lendemain….
Rappelez –vous les énièmes réformes sur les maths modernes, le « par cœur », l'apprentissage de la grammaire, de l'orthographe, la place de la dictée ...etc.
Les inspecteurs doivent noter les enseignants uniquement sur leurs résultats c'est à dire être témoin de la progressivité au cours d'une année et non pas sur leur adhésion aux dogmes de l'IUFM ou à quelques pédagogues en vogue.
RÉTABLIR UN BON NIVEAU D'EXIGENCE,
En respectant le principe selon lequel un élève passe en classe supérieure seulement s'il est en état de suivre le cours avec profit . Plus de commission d’appel. (perte de temps, dévalorisation du regard professionnel). Si désaccord parental : l'élève passe un examen de passage.
CITOYENS : Si vous partagez ce constat parcourez le site de l' APPEL POUR UNE VERITABLE REFONDATION DE L'ECOLE ( sur Google)
POUR QUE VIVE L'ECOLE DE LA REPUBLIQUE
Patrick(instit)
Jean,
Je m'amuse en désespoir de cause à balancer quelques parcelles de pétition de ci de là, remodelées selon les destinataires !
Précaution : ne pas mettre de lien
bon dimanche
Ecrit par : Patrick (Instit) | 10 décembre 2006
Christophe, je vous ai défendu l'autre jour par un excès de générosité que je regrette en lisant votre commentaire. A moins qu'ine faille vous lire au deuxième degré. Mais j'ai beau avoir le sens de l'humour, je ne saisis pas. Est-ce que vous vous avez mis les pieds un jour dans un salle de classe ? Quelle matière enseignez-vous ? Pourquoi en rajoutez-vous en mettant de l'ironie sur de la souffrance ? Jean a entièrement raison sur l'enseignement en séquences. Je n'ai pas le temps de développer maintenant. J'y reviendrai.
Ecrit par : Robin | 10 décembre 2006
qu'il ne faille...une salle de classe
Ecrit par : Robin | 10 décembre 2006
Robin, vous qui faites souvent référence à Spinoza, (et à juste titre), relisez donc le message de Marianne, un peu plus haut! Contrairement à beaucoup de messages postés par Jean, elle ne se cantonne pas, comme la haine dont certains, (et parfois vous font preuve ici) à susciter des réactions du premier genre, selon le grand Baruk. La haine sait-elle faire autre chose?
J'enseigne la musique, et je l'ai enseignée, avant d'avoir un poste en école normale, puis en IUFM, au collège anciennement: "le village", à Evry, ville nouvelle. (qui n'avait d'ailleurs de village que le nom). Je sais à peu près, donc, de quoi il retourne. Les profs de musique sont vraisemblablement, en collège, ceux pour qui la situation est la plus compliquée. Je me suis d'ailleurs merveilleusement planté, à l'époque, grâce à l'a(bsence totale de) formation dispensée dans le cadre des Centres pédagogiques Régionaux.
Que la formation IUFM, (surtout d'ailleurs concernant les PLC, mais également les PE) soit à revoir assez sérieusement, nul ne le conteste. Et surtout pas moi. Mais les messages de haine commencent vraiment à me courir, pour parler vulgairement. La haine ne peut engendrer que des réactions relevant du premier genre, et j'aimerais que vous mettiez systématiquement cela en application également dans vos messages.
Ceci-dit, je vous remercie d'avoir pris ma défense. Il faut dire que les commentaires de Guillaume et de je-n'ai-pas-retenu-le-nom-de-l'autre étaient particulièrement nullards.
Bonne journée à vous.
Ecrit par : christophe sibille | 10 décembre 2006
Sibille, tout le monde se fout de votre susceptibilité mal placée!
Essayez plutot de faire avancer le débat et travaillez votre style, vous êtes tellement pénible à lire!
Ecrit par : roland | 10 décembre 2006
Méfiez-vous de la sainte Vierge, pas celle de Fatima, l'autre.Je la sens un peu garce sur les bords.
Ecrit par : Robin | 09 décembre 2006
Certes mais c'est aussi valable pour Meirieu, Charmeux ou autres...
Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2006
"Sibille, tout le monde se fout de votre susceptibilité mal placée!
Essayez plutot de faire avancer le débat et travaillez votre style, vous êtes tellement pénible à lire!"
Ecrit par : roland | 10 décembre 2006
Mais ne me lisez-donc pas, cher ami... Peu m'importe... Et, d'ailleurs, calmez-vous donc! On dirait que ce n'est pas moi le plus susceptible... C'était donc vous, l'autre? Vous avez changé de pseudo pour écrire ce message inoubliable, et qui, lui, fait sérieusement avancer le débat...
Jean-Paul, qui donc a dit: "protégez-moi de mes amis, mes ennemis, je m'en charge"? La mémoire me fait défaut.
Ecrit par : christophe sibille | 10 décembre 2006
Il faudrait trouver des journalistes qui lancent l'Appel pour la refondation de l'école (www.refondation-ecole.net). Car c'est vrai que le web ne suffit pas. La preuve, ce sont les ridicules 6400 signatures recueillies pas l'Appel sur la toile alors qu'il y aurait potentiellement des millions de signataires (tous les, parents qui sont écoeurés de l'école qui décérèbre leurs enfants).
Ecrit par : Jean | 10 décembre 2006
Ecrivez à François Cavanna: avez-vous lu son texte sur la grammaire dans Charlie Hebdo de cette semaine. Il est savoureux!
En plus, Charlie Hebdo est un petit journal où le débat pourrait s'ouvrir comme ce fut le cas lors du referendum sur le traité de constitution européenne ouù les différents journalistes s'empoignaien avec intelligence d'un article à l'autre. Là, pas de consensus mou...
Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2006
Patrick, j'ai lu votre réponse et ne nie pas que vous ayez un peu raison aussi. Mais, il est plus facile de mettre au placard ou de virer, même avec "un golden parachute", pour l'empêcher de nuire, un employé du privé. Je vais sur le forum de France 2 et m'y heurte à certains de vos collègues qui ne sont pas capables d'aligner trois mots, qui censurent tout ce qu'ils ne comprennent pas, qui nous insultent, qui disent nos propos vides de sens car ils sont incapables de les lire. Des gens qui préconisent le retour au langage oral (oralité... quand ce n'est pas analité), qui proposent la suppression pure et simple du passé simple et du futur de l'indicatif jugés périmés, qui nient le nom de grand auteur à Proust ou Stendhal et qui lui préfèrent Harry Potter. J'en passe et des meilleures, leur ignorance n'ayant d'égale que leur endoctrinement. Ces gens là enseignent, ont une classe et seront toujours là dans vingt ans. Impossible de les virer ou de les mettre sur la touche. C'est ça qui m'exaspère.
Je suis prête à payer des impots supplémentaires pour leur offrir une prime de départ couvrant trente années de salaire mais, par pitié, faites le ménage! Ils sont irrécupérables, même avec des stages intensifs car ils sont incapables d'avoir le niveau requis pour enseigner les bases réclamées par l'Appel pour la Refondation de l'Ecole.
Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2006
Christophe,
Il n'y a aucune haine dans ce qui s'écrit sur ce blog pour mettre en évidence la malfaisance des pédagogistes et pour porposer des solutions alternatives.
Mais je croyais que vous nous aviez fait des adieux solennels!
A Patrick,
Vous ne croyez quand même pas une seule seconde que Madame Royal va accorder une once d'attention à votre gentille supplique alors que les projets de destruction finale de tout ce qui marchait encore à peu près dans l'Education nationale - grâce à des professeurs qui "résistaient" et continuaient à transmettre des connaissances - sont déjà dans les cartons, et seront mis en oeuvre aussitôt les élections remportées si par malheur Madame Royal était élue. Si nous voulons éviter que la chape de plomb de la dictature du pédagogisme s'abatte pour de bon et pour le compte sur l'ensemble du système, il n'y a qu'une issue, c'est d'empêcher Madame Royal d'arriver à ses fins.
A Dobolino,
Merci pour l'idée. Je vais la transmettre à Laurent Lafforgue. Cela fera une rencontre inédite! Mais après tout, il n'y a pas de raison que les hommes de bonne volonté ne puissent s'accorder sur certains idéaux.
Ecrit par : Jean | 10 décembre 2006
"la chape de plomb de la dictature du pédagogisme"
Ecrit par : Jean | 10 décembre 2006
Pas de haine, disiez-vous?
Ecrit par : christophe sibille | 10 décembre 2006
Je trouve curieux que le message posté par Marianne, (un peu plus haut, ici) ne vous interpelle pas plus. Non plus que le fait que » l’appel », relayé par Jean-Paul, dont on ne peut pas dire qu’il ne soit pas médiatisé en ce moment, ne suscite pas plus d’enthousiasme à être signé. Il ne vous vient jamais à l’idée que vous pourriez ne pas être totalement dans le vrai, et voir la situation de manière un peu partiale ? Comme je l’ai souvent dit ici, (mais cela ne fait vraisemblablement pas non plus partie de ce qu’on peut appeler des « messages constructifs »), je vais très souvent dans les classes. Je vois ce qui s’y passe. J’y vois des stagiaires dont la plupart savent pas mal de choses, et ont envie de les apprendre à leurs élèves. Dans tous les domaines. Je n’y vois pas des gens « obsédés » par les sciences de l’éducation, même si je pense qu’il y a des améliorations à apporter quand à l’importance accordée à certaines formes à donner à l’évaluation et à des exigences, (frisant même parfois le grotesque à mes yeux) concernant le formalisme des préparations. Ce sont des faits, de toute évidence améliorables. Je ne suis, par ailleurs, pas contre ce qu’on appelle parfois pompeusement « la pédagogie frontale ». Mais pas exclusivement. Ce sont les pratiques de la plupart des instits que j’ai vu travailler.
Concernant le problème des inspections, et sans mettre en doute la parole de certains concernant des réactions négatives de l’inspecteur (ou de l’inspectrice), n’y a-t-il pas quelquefois une certaine arrogance dans l’attitude et des certitudes chez certains de ceux qui se plaignent ? Ces personnes sont souvent susceptibles. J’ai des convictions concernant ma manière d’enseigner. Etayées par des années de pratique. Et je les ferai valoir extrêmement fermement en cas « d’accroche » avec un inspecteur. Mais je ne commencerai certes pas par brandir le fait d’appartenir à telle ou telle association plutôt partisane à ses yeux, comme je l’ai vu faire ici avec une certaine fierté par une intervenante dans un des derniers blogs d’ici. Pas au début de l’entretien, en tous cas. Cela ne mène pas à grand-chose, sinon à se donner raison a priori en donnant des justificatifs à l’institution pour vous « saquer ». Et, sauf cas assez rare, (suffisamment pour ne pas donner lieu à un amalgame « anti-Spinoziste », comme dirait très justement Robin), un cours extrêmement magistral mais très convainquant ne donnera pas lieu à une inspection catastrophique sous prétexte de ne pas obéir à des prétendues « doctrines pédagogistes staliniennes ».
Dobolino, j’avais signalé un peu plus haut l’article de Cavanna dans « Charlie-Hebdo ». Excellent journal effectivement, comme je l’ai mentionné plusieurs fois en ces lieux. Cité également par Jean-Paul, à propos de la non moins excellente Caroline Fourest, qui y signe des articles extrêmement bien sentis sur la religion.
Bonne fin de week-end à tous.
Ecrit par : christophe sibille | 10 décembre 2006
"la chape de plomb de la dictature du pédagogisme"
Ecrit par : Jean | 10 décembre 2006
Pas de haine, disiez-vous?
Ecrit par : christophe sibille | 10 décembre 2006
La contrainte et l'injonction à suivre les programmes 2002, la manipulation subie par les débutants ( ...et les anciens), afin d'entrer dans la conformité constructiviste, vous nommez cela comment, vous, Christophe? Vous préférez "comportement stalinien"? C'est plus proche des idées des syndicats qui vont de pair avec les pédagos?
Pour Dobolino, je tiens à dire que les syndicats soi-disant très puissants de l'EN, ne représentent en tout à peu près qu'un quart des enseignants électeurs. Je trouve aussi qu'il y a de plus en plus de fumistes chez nos collègues. Tout particulièrement ceux qui sont partis du privé pour se trouver une planque dans la fonction publique. Ensuite, il y a une part d'engourdis par le formatage. Mais si l'on excepte les râleurs militants anti-pédagos, il reste encore une bonne masse silencieuse qui persite et signe dans la discrétion. Je dois reconnaître que la plupart seront bientôt à la retraite, et que je m'inquiète pour l'avenir si personne ne se résoud à faire le ménage.
Ecrit par : Alice | 10 décembre 2006
P-S: Quand vous parlez de susceptibilité, j'aimerais vous voir après une démolition intégrale de votre travail, face à quelqu'un qui ne vous laisse pas ouvrir la bouche et vous envoie ensuite son sous-fifre de conseiller pédagogique afin de vous en remettre une couche. Puis recevoir cinq mois après, six pages infamantes, au ton méprisant et faisant preuve d'une subjectivité douteuse. Et si j'étais la seule à avoir vécu la situation... Quand je ne peux plus dialoguer, je me révolte contre l'abus de pouvoir. Christophe, appelez cela comme bon vous chante, mais vos conseils de discussion ne sont praticables qu'avec des personnes fonctionnant dans l'échange. Or, il n'en reste quasiment plus dans les chefaillons de l'EN.
Ecrit par : Alice | 10 décembre 2006
"Mais si l'on excepte les râleurs militants anti-pédagos,"
Ecrit par : Alice | 10 décembre 2006
"Christophe, appelez cela comme bon vous chante, mais vos conseils de discussion ne sont praticables qu'avec des personnes fonctionnant dans l'échange.Or, il n'en reste quasiment plus dans les chefaillons de l'EN."
Ecrit par : Alice | 10 décembre 2006
Je crois que vous abondez dans mon sens, à votre corps défendant. Je suis certain qu'il est toujours possible de discuter avec des militants anti-pédagos, (toute discussion restant basée sur l'écoute de l'autre et le compromis, mot qui ne veut pas dire compromission). Sauf votre respect, avec des "râleurs", (mot que je pense négatif et, en tous cas, "anti-Spinoziste"), je pense que c'est nettement plus compliqué.
Ecrit par : christophe sibille | 10 décembre 2006
Christophe,
Il n'y a aucune "haine". C' est une constatation "objective": les pédagogistes ne tolèrent pas d'autre vérité que la leur, et lorsqu'elle est démentie par les faits, ils nient les faits. Ce que M.Frackowiak pense de la liberté pédagogique a édifié, ou plutôt terrifié, tout le monde. C'est un avant-goût de ce qui nous attend si d'aventure Madame Royal était élue!
D'ailleurs je ne sais pas si vous vous en êtes rendu compte, mais vous-même n'arrêtez pas de porter des jugements de valeur sur les personnes: un tel est un "nullard", une autre est "excellente", un autre est "rempli de haine" . Intéressez-vous donc un peu aux faits, et aux arguments! Vous voyez ce qui se passe dans les classes, dites-vous? Alors comment se fait-il que tous les parents que je rencontre me tiennent le même discours sur les carences de l'enseignement reçu par leur enfant à l'école primaire et en 6ème-5ème de collège, où les méthodes pédagogistes sont appliquées tête baissée et sans aucun souci des conséquences sur les élèves? Il faut arrêter de vous voiler la face.
Ecrit par : Jean | 10 décembre 2006
Quand Alice parlait des "râleurs militants anti-pédago", ce n'était pas une critique, mais un éloge, car elle voulait dire qu'il y a encore, émergeant de la masse docile de tous nos collègues, quelques individualités qui ont un peu de carcatère et de convictions et qui ne mettent pas leur drapeau dans leur poche. "Râleurs" signifiait simplement "qui protestent ". Associé à "militants", cela fait un peu pléonasme, car c'est strictement la même chose. Du coup , vos considérations, Christophe, sur cette formulation d'Alice sont complètement à côté du sujet. Mais au moins plus personne ne peut ignorer que vous avez lu Spinoza!
Ecrit par : Jean | 10 décembre 2006
Non, Jean, je suis désolé, mais: "râleur" et "militant" ne veulent absolument pas dire la même chose! (cf Spinoza, justement). Et, si je parle du même Spinoza, c'est pour rebondir sur plusieurs messages de Robin. Quand à: "nullard", il n'y a pas d'autre mot pour qualifier le message auquel je fais allusion, (qui n'était pas de vous, mais que vous avez certainement lu).
Ecrit par : christophe sibille | 10 décembre 2006
"Râleur' et "militant" se recouvrent : le "militant", c'est-à-dire celui qui a embrassé une cause, "râle", c'est-à-dire fait connaître à qui de droit, sur un ton appuyé, les reproches qu'il adresse à ce "qui de droit". Les "militants anti-pédago" ont une conviction qui les pouse à "râler", c'est-à-dire à dénoncer les tares du système qu'ils critiquent et voudraient modifier. Le terme de "râleur" n'est en rien, ici, négatif. Rien à voir avec le scout qui râle tout le temps parce que la potée est trop salée ou pas assez, ou parce qu'il pleut, ou parce qu'il fait trop froid, ou trop chaud. Dans un contexte de conflit de doctrines, donc au nom de la raison,"militant" et "râleur" développent la même idée. L'expression est donc bien pléonastique, et sous la plume d'Alice, "râleur" n'était en aucun cas à prendre en mauvaise part, ce que vous avez fait par un détournement de sens parce que vous n'avez pas senti la valeur métaphorique du terme.
Ecrit par : Jean | 10 décembre 2006
Pour Jean et les autres Brighelliens
tous chez Moati !
http://forums.france5.fr/ripostes/Speciale-Presidentielle/UNE-REFORME-L-ECOLE-PRIMAIRE-Socle-Republique-sujet-73-1.htm
Ecrit par : Patrick | 10 décembre 2006
Bravo Patrick!!! J'adhère.....
Revenir aux bases et l'école relèvera la tête!
Ecrit par : Kana | 10 décembre 2006
Tiens, juste en passant, jeudi dernier, lors d'un stage sur la mise en oeuvre de la désormais sacro sainte "démarche d'investigation" en 5° qui est à la science ce que la méthode globale est à la lecture ou l'ORL à la grammaire, j'ai appris un nouveau mot :
"opérationnalistation des connaissances"
Kesaco? Si j'ai bien compris, cela veut dire "exercice d'application" en langage IUFM...
Pour compléter, il se passe quelque chose en sciences en ce moment. Après la main à la pâte pour le primaire, voici qu'arrive dans les nouveaux programme la démarche d'investigation où, comme d'habitude, l'élève doit être au coeur de la construction de son savoir scientifique en ce prennat pour un grand savant qui va découvrir que l'eau bout à 100°C... La notion de plaisir est partie prenante de l'ensemble, cela va sans dire!!! Dans le B.O. du 25 aout 2005, i est précisé la démarche à suivre pour l'enseignant .
Pas moins de 7 points, je vous les cite, rien que les noms font rire...
1) Choix d'une situation-problème par le professeur.
2) Appropriation du problème par les élèves.
3) Formulation de conjectures, d'hypothèse explicatives et de protocoles possibles.
4) Investigation ou résolution du problème conduite par les élèves.
5)Echange argumenté autour des propositions élabotées.
6) Acquisition et structuration des connaissances.
7)Opérationnalisation des connaissances.
J'imagine déjà ma prochaine inspection :
"Mr, vous n'avez pas assez passé de temps sur la formulation de conjectures avec vous élèves.
- Vous avez peut être raison Mr l'inspecteure."
Ecrit par : Sylvain | 10 décembre 2006
Sylvain
La main a la pâte est une approche de la science motivante . C'est un fait. Je pratique de temps en temps quand le thème m'inspire, que la place et les moyens techniques me le permettent.
Mais comme toujours il ne faut devenir plus pâtissier que Charpak!
Tiens si en école primaire on pouvait avoir une salle de travaux pratiques avec paillasse , évier...
La remarque que je ferai est celle-ci : malheureusement ce sont toujours les mêmes élèves motivés par la démarche expérimentale.
Et on privilégie bien évidemment l'oralité , les échanges qui ne sont pas faciles dans certaines classes.
Puis en finalité quand tout ce petit monde a discuté , joué à l'apprenti pâtissier...résultats des courses, retour sur investissement ... ce sont toujours les mêmes qui apprendront leur leçon (Opérationnalisation des connaissances ).
La main à la pâte était enseignée en IUFM en 93 . Je vois que cela vient en secondaire.
Secondarisation de l'école primaire....
primarisation du collège ....
un exemple : Cas du français :
Etude typologique de texte en lecture et expression écrite en primaire
Dictée et analyse grammaticale en collège
Bon je vais chez Moati
On marche un peu beaucoup sur les oeufs
Ecrit par : Patrick | 10 décembre 2006
CENSURE sur le site de DESIRDAVENIR ??????????
J'avais mis ce matin une contribution sur le débat de l'école :
http://www.desirsdavenir.org/debats/read.php?93,45175,82031#msg-82031
or en fin de texte j'avais écrit au dessus de "Pour que Vive l'école de la république" ceci et sans lien URL :
L'APPEL POUR UNE REFONDATION DE L'ECOLE
écrit en caractères script majuscules comme ci dessus . Il a été gommé de mon mail !
Bizarre, bizarre comme c'est étrange !
Ecrit par : Patrick | 10 décembre 2006
Râler = récriminer, maugréer. (Dixit mon dico).
Ecrit par : christophe sibille | 10 décembre 2006
"Pour Jean et les autres Brighelliens
tous chez Moati !"
Ecrit par : Patrick | 10 décembre 2006
C'est un gag? C'est Sarko, chez Moati! Ca va plaire à Jean-Paul!
Ecrit par : christophe sibille | 10 décembre 2006
Excusez-moi, j'ai passé ma journée à me débattre avec des problèmes de plomberie. J'en retiens trois enseignements : il y a encore des gens qui connaissent leur métier et qui le font correctement 2°) Le plombier (français, pas polonais) qui est venu d'urgence (un dimanche!) ayant largement passé la cinquantaine, je ne pense pas qu'il ait été formé avec des "situations problèmes", formulations de conjectures" et autres merveilles, mais ca ne l'a pas empêché de trouver immédiatement l'origine de la fuite 3°) Etant donné le montant de la facture que j'ai eue à régler, je pense sincérement qu'au lieu d'avoir fait huit ans d'études et de me coltiner les fauves du collège unique et les élucubrations des pédagogues, pour un salaire de misère, j'aurais mieux fait passer un CAP de plomberie...Oui je sais les charges des artisans...
Je reprends ce que je disais ce matin sur les séquences. Elles nous ont bel et bien été imposées en 1996 si ma mémoire est bonne. Leur mise en pratique est incompatible avec un apprentissage sérieux de l'orthographe, du vocabulaire et de la grammaire et une approche approfondie d'un texte. La plupart des collègues sont d'accord là-dessus, mais personne n'ose procéder autrement par peur de se faire taper sur les doigts par les inspecteurs...C'est OBLIGATOIRE ! Le principe de la séquence est de survoler un texte en extrayant une ou deux idées, d'étudier superficiellement une notion de grammaire, quelques mots de vocabulaire et de faire un peu d'orthographe (pas de dictée, évidemment, elles ne sont pas formellement interdites, mais elles sont inconciliables avec les séquences). Cette méthode, mise en oeuvre, mettons en 4ème avec de bons élèves qui auraient suivi jusqu'en cinquième un entraînement systématique en grammaire, en orthographe et en vocabulaire et qui liraient un livre par semaine pourrait peut-être fonctionner sans trop de dommages. Malheureusement, l'apprentissage en séquence a été instauré depuis l'école primaire et les élèves qui entrent en 6ème n'ont eu aucun entraînement systématique...Ils ont fait un peu de tout, mais de façon très superficielle et ils ont des bases extrêmement fragiles...sans parler des problèmes de maîtrise de la lecture à cause de la méthode globale.
Il y a d'ailleurs une relation entre les séquences et la méthode globale. La méthode globale vient d'une méthode américaine de lecture rapide destinée aux adultes (hommes politiques, journalistes, décideurs...) qui ont besoin d'extraire d'un texte des informations dans un temps réduit. Elle n'est en aucun cas appropriée pour des enfants qui apprennent à lire. De même, alors qu'il faudrait jeter des bases solides pour étudier de façon approfondie des textes littéraires en seconde, on traite les élèves de 6ème comme s'ils étaient déjà au lycée. Il n'est pas étonnant qu'à présent ce sont les professeurs de lycées qui s'arrachent les cheveux devant des élèves qui non seulement sont incapables de comprendre un texte littéraire, mais rendent de dissertations bourrées de fautes de syntaxe et d'orthographe. Il paraît même que maintenant, c'est à l'université que les problèmes se posent!
Ecrit par : Robin | 10 décembre 2006
Patrick,
Cela vous étonne?
Christophe,
"Râler" signifie au sens propre "pousser un râle", donc c'est un sens physique. Par métaphore, cela signifie "récriminer", "maugréer". Mais "récriminer" signifie au sens étymologique "porter des accusations", ce qui nous oriente déjà vers le sens que lui donnait Alice dans son texte. "Maugréer" a le sens d'"exprimer sa mauvaise humeur": et qui dit "humeur" dit "absence de justification rationnelle". C'est le sens que l'on donne habituellement à "râleur", c'est-à-dire "celui qui a toujours à protester, que ce soit justifié ou pas". Si l'on emploie métaphoriquement cette première métaphore, on redouble donc la métaphore et on obtient le sens qu'a le terme dans le post d'Alice, c'est-à-dire celui de "protestataire sur la base d'arguments". On peut aussi considérer que le terme de "râleur" est celui qu'applique l'administration à ces individus dont elle ne comprend pas les motivations et dont elle n'écoute même pas les arguments puisqu'elle est entièrement acquise aux pédagos et que toute protestation ne peut lui apparaître que comme simple désir irrationnel de créer du désordre.
Ecrit par : Jean | 10 décembre 2006
Chevènement vient d'annoncer son ralliement à Madame Royal.
Pauvre Chevènement! Il est tombé bien bas! Quelle dégringolade pitoyable!
Ecrit par : Jean | 10 décembre 2006
Mais enfin, Robin, arrêtez de râler!
Ecrit par : Jean | 10 décembre 2006
Pour Mr Christophe,
Eh oui, y a Sarko chez Moati, c'est ce que j'appelle la Démocratie. Je vous lis depuis quelque temps, et je suis outrée par vos propos haineux. Je ne suis que parent d'élève et je suis ravie que vous n'enseigniez que la musique. Et une deuxième chose, je crois que malheureusement ce sont des gens comme vous qui avez mis Sarko en scène. Et bravo à Jean, parce que des enseignants comme lui eh bien malheureusement il n'y en a plus beaucoup.
A plus
Ecrit par : aNNE | 10 décembre 2006
C'est vrai Anne que Sibille a déjà oeuvré un peu partout sur les Forum depuis celui de la commission Thélot. Tout le temps il a fini par sortir des rails et devenir exécrable. Nous croyions que la musique adoucissait les moeurs, mais je me demande si la musique est bien son pain quotidien tant il était haineux vis à vis des "patrons". Sibille se moque bien de ce qui peut se passer dans le secteur privé, lui, sa paie tombe comme un métronome à la fin du mois. Et de plus il n'a pas affaire aux élèves ordinaires, mais à des étudiants triés, les instits en stage contraint en IUFM (Orléans-Tours) qu'il a nécessairement à sa botte.
De plus, je suis à 100% d'accord avec tout ce que dis Jean, mais qu'il ne désespère pas, Ségolène qui ne cesse de dire qu'elle n'est pas la seule à penser ainsi....confirmant son suivisme, me semble bien légère comme future présidente et en tous cas pour nous, ce serait une catastrophe presque pire que le Pen qui sur le plan de l'Education Nationale, même s'il récupère des principes de bon sens, en tous cas n'en rajoute pas dans le sens des IUFM et des TRES nombreux idéologues et profiteurs qui gravitent dans la sphère pédagogiste.
Pour ce qui est de l'avenir, je suis néanmoins pessimiste car le mal est fait et il est immense. Nous sommes dans un pays qui a perdu sa compétitivité scolaire et partant sa compétitivité économique, mais ça, on ne peut le dire.
Ecrit par : at | 10 décembre 2006
J'avais écrit ici même il y a huit ou dix jours que la candidature de Chevènement n'avait guère de chance d'être autre chose qu'un chantage aux postes de députés pour la prochine législative. Eh bien, le "Che" vient d'annoncer son ralliement à la Sainte Immaculée — il doit avoir ses circonscriptions. Je suis, au fond, désolé de ne pas m'être trompé — mais seul le pire est sûr, comme aurait dit… %urphy (voir plus haut !).
Sur la question des méthodes de lecture : à l'origine de la méthode globale, il y a Decroly — puis Freinet. Mais l'un inventait pour les sourds, et l'autre était… Freinet, pour lequel j'ai un grand respect, comme pour tous les défricheurs — qui malheureusement ont tous eu des disciples… Et ce sont ces disciples (Foucambert, par exemple, qui avec Charmeux se ause du rapport de Bentolila sur la grammaire) qui ont imposé, en s'appuyant effectivement sur les études américaines des années 50-60, les méthodes globales ou semi-globales actuellement en cours.
Quand je pense que les Américains en sont revenus, depuis une bonne quinzaine d'années… Mais nous sommes plus intelligents, en France, nous savons nous obstiner.
JPB
PS. J'ai écouté l'émission de Moati — en zappant un peu, je l'avoue. Et face à un tir de barrage, le candidat quasi unique de la droite ne s'en est pas si mal tiré — il a de la ressource rhétorique, ce garçon. J'ai capté pour finir l'annonce de l'émission de la semaine prochaine — avec la Sainte Madone herself. Gageons que Moati, qui a pour elle les yeux de Rodrigue, ne manquera pas d'inviter des tmoins aussi agressifs que ceux d'aujourd'hui. Tiens, je vais essayer de m'y faire convoquer.
Ecrit par : brighelli | 10 décembre 2006
"Pour ce qui est de l'avenir, je suis néanmoins pessimiste car le mal est fait et il est immense. Nous sommes dans un pays qui a perdu sa compétitivité scolaire et partant sa compétitivité économique, mais ça, on ne peut le dire."
Mais si, vous pouvez le dire — la preuve…
Vous pouvez même développer.
Mais franchement, pas d'attaques (inutiles, stériles, etc.) entre blogueurs. Nous sommes ici pour défendre des idées — ou alors, que chacun signe de son nom : et justement, ce n'est pas le propos d'un blog.
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 décembre 2006
Freinet utilisait une méthode globale, il est vrai mais utilisait l'imprimerie dès l'école maternelle (GS), donc les enfants travaillaient avec des lettres qu'ils manipulaient eux-mêmes sur des textes qui venaient d'un vécu commun corrigé ou aiguillé par l'enseignant. Donc, rien à voir avec certaines méthodes actuelles plus inspirées de Foucambert et de Charmeux que de Freinet.
Et puis, comme vous le dites, Freinet, c'était Freinet, et ça, ce n'est pas donné à tout le monde.
Ecrit par : catmano | 10 décembre 2006
J'avais apprécie chez Chevènement, dans les années 80 son "retour aux fondamentaux" quand il était ministre de l'Education de François Mitterand. Cet homme jadis brillant n'est plus qu'un vieux clown un pathétique. Comme disait le général de Gaulle "la vieillesse est un grand naufrage."
Ecrit par : Robin | 10 décembre 2006
Chevènement vient d'annoncer son ralliement à Madame Royal.
Pauvre Chevènement! Il est tombé bien bas! Quelle dégringolade pitoyable!
Ecrit par : Jean | 10 décembre 2006
CONTRE dix circonscriptions! Une dégringolade bien payante...
Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2006
"Avoir un ventre usé par la marche? une peau
Qui plus vite, à l'endroit des genoux, devient sale ?
Exécuter des tours de souplesse dorsale?...
Non, merci."
Ecrit par : Robin | 10 décembre 2006
De toute façon, faut pas se manger le foie avec Ségo-Sarko... Le 31/12/2006, Rusé Renard nous présentera ses vœux à 20 H00 et nous annoncera sa candidature à la présidentielle.
Et ça repartira pour cinq ans...
Vous vous imaginez tout de même pas qu'il envisage une retraite dans les bras de sa princesse Bernie? Vous feriez quoi à sa place? Je le comprends moi, ce petit vieux, il n'a plus que ça et il ne le lachera pas.
Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2006
Chevènement se rallie à la Madone ... je ne vois qu'une explication (en dehors de la combinazione pour la dépuation )
Notre miraculé de la République qui a appproché les portes de St Pierre suite à son coma a sans doute voulu renouer avec son expérience extatique en se ralliant à la Ste Vierge.
Ecrit par : Patrick | 10 décembre 2006
Je trouve la polémique que vous entretenez à plaisir tout à fait vaine : elle n'ouvre aucune perspective et vous vous laissez aller à de procédés très bas. Est-ce que vous apprécieriez que l'on joue avec votre nom ?
J'aimais mieux quand vous occupiez de littérature ( les " Biet-Brighelli-Raspail" présentenet un choix de textes intéressant : un bon travail d'équipe).
Que vous est-il arrivé pour que vous deveniez si agressif ?
Le passage par Normal Sup n'est -hélas- pas un vaccin contre la médiocrité.
Il ne suffit pas d'être savant pour être digne. A vous lire ( La Fabrique du crétin m'est tombé des mains : répétitons, incohérences, faiblesse de l'argumentation) on n'a guère envie du contre modèle que vous représentez.
Reprenez la lecture de Montaigne, de Pascal, de Montesquieu.
Retrouvez le souffle des grands, la vertu d'humilité et les valeurs de notre république : liberté, égalité, fraternité. Elles sont pour tous.
Ecrit par : Martin | 10 décembre 2006
"ce serait une catastrophe presque pire que le Pen" at (10/12)
At, vous jugez Christophe exécrable, je n'ai pas d'avis sur le sujet. En revanche vous ne mesurez pas bien ce qu'il en coûterait à l'Ecole avec Le Pen comme exécrable président. C'est bien d'avoir l'esprit critique, mais faudrait voir à ne pas perdre l'esprit.
Philippe
Ecrit par : Philippe | 10 décembre 2006
C'est pitoyable ...
les jeux de mots sur les noms des personnes sont aujourd'hui tellement connotés qu'ils déconsidèrent ceux qui les utilisent (souvenons nous de Durafour...crématoire). JP Brighelli se prétend un redoutable polémiste mais ce billet montre bien que la vision qu'il a de la polémique est de l'ordre de la cour de récré... Pitoyable disais-je...
Quant au fond, c'est-à-dire le "rebonds" de JM Zakhartchouk, n'y lire qu'une critique de la réforme de la grammaire alors que ce n'est qu'un point annexe de son texte témoigne d'une lecture excessivement rapide (avec quelle méthode ?). Ce que dit ce texte c'est essentiellement, en prenant l'exemple du soutien, qu'on ne peut songer résoudre des problèmes complexes avec des réponses simplistes.
Malheureusement, c'est ce que ne cesse de faire M.Brighelli... : évoquer le "bon sens" et apporter des prétendues réponses aux problèmes de l'école. Ca s'appelle de la démagogie...
Ecrit par : Bataille perdue | 10 décembre 2006
Bataille perdue va sur le site de France 2 ou chez la vierge marie mais fous-nous la paix...
Ecrit par : combemale | 10 décembre 2006
@combemale
On aime être entre soi ?
on ne supporte pas la contradiction ?
Ecrit par : bataille perdue | 10 décembre 2006
Vous avez bien choisi votre pseudonyme bataille perdue. Le pédagogisme, c'est le Waterloo de l'Ecole de la République.
Ecrit par : Robin | 10 décembre 2006
@Robin
Je savais bien en intervenant sur ce blog que la bataille était perdue d'avance. D'où ce pseudo.
Je constate que les réactions à mon message confirment mon pronostic...
Ecrit par : bataille perdue | 10 décembre 2006
Les batailles perdues d'avance, bataille perdue, sont celles que l'on n'a pas voulu livrer.
EN GARDE ! ! !
Ecrit par : Robin | 10 décembre 2006
Bonjour,
Je n'ai pas encore lu "Une école sous influence, ou Tartuffe-roi", mais j'avais écrit en 2004, un témoignage et quelques réflexions sur cette question (avant le rapport Obin) :
- la récusation communautariste de la laïcité et de la culture scolaire au collège
Je les republie sur mon blog :
http://ecoledelaculture.canalblog.com/
Avec vous tous pour une résistance républicaine contre l'obscurantisme (pédagogique, religieux, politique...).
Michel Renard
Ecrit par : Michel Renard | 10 décembre 2006
"Mais franchement, pas d'attaques (inutiles, stériles, etc.) entre blogueurs. "
Ecrit par : brighelli | 10 décembre 2006
Merci, Jean-Paul. Je n'avais pas eu l'impression d'être haineux avec qui que ce soit ici. Il serait de bon ton de calmer un peu, et nommément qui plus est, certains de vos amis ici présents. Par ailleurs, j'ai eu la faiblesse de penser que les arguments retournés à Sarko par certains de ses contradicteurs, (notamment Filoche, en ce qui concerne l'argent du travail et celui du capital) aurait pu trouver grâce aux yeux du vrai homme de gauche que vous me sembliez être. Ne vous ralliez donc pas à Sarko en application du principe fallacieux qui consiste à penser que: "les ennemis de mes ennemis sont mes amis". Je déteste Royal autant que vous pouvez le faire, et cela ne me fait pas apprécier Sarko pour autant.
Bonne soirée... Et consolez-vous avec une bonne bouteille dont votre cave a vraisemblablement le secret.
Ecrit par : christophe sibille | 10 décembre 2006
@Robin
Pour livrer les batailles, il faut que les terrains ne soient pas minés d'avance...
Des injonctions comme la votre peuvent sembler avoir du panache, mais elles ne sont que le symptome d'une position confortable celle de la certitude qui refuse le doute et la discussion...
Par ailleurs, je ne concois pas le réel débat comme une joute où tous les coups sont permis.
Ecrit par : bataille perdue | 10 décembre 2006
Vous ne vous étranglez jamais en éructant votre haine ?
Je suis allé voir le site des Cahiers pédagogiques, ce n'est pas si mal, et eux au moins proposent des choses au lieu d'être toujours contre. D'où vous vient votre haine ? Ils ont refusé un de vos article ?
Ecrit par : evariste | 10 décembre 2006
face aux puissants , brighelli ou autre Cordoba, notre hyène haineuse et donneuse de leçons se transforme en un petit agneau fayot...risible sibille! et tellement previsible.
Ecrit par : frederic | 10 décembre 2006
Bonsoir,
2 mots :
1) Pour dire qu'il y a aussi des lecteurs (souvent muets) qui trouvent Christophe Sibille courageux de persévérer ici dans un milieu qui lui est généralement hostile et l'encouragent à continuer.
En se lançant uniquement des invectives ou des injures il n'y a plus débat, mais sans contradicateur aussi ... Il est possible de respecter ceux qui pensent autrement et il faut savoir admettre qu'on ne va pas convaincre tout le monde, même avec de bons arguments ... A moins d'être un excellent pédagogue !!! :-)
2) Ceux qui souhaitent sincérement une victoire de la gauche se réjouissent du retrait (prévisible) de Jean-Pierre Chevénement.
Lui reprocher, ce soir, d'avoir négocié quelques siéges potentiels de députés, c'est aussi lui reprocher de ne pas souhaiter la disparition de son mouvement.
Ecrit par : PeutMieuxFaire | 10 décembre 2006
"face aux puissants , brighelli ou autre Cordoba, notre hyène haineuse et donneuse de leçons se transforme en un petit agneau fayot...risible sibille! et tellement previsible."
Ecrit par : frederic | 10 décembre 2006
Puissants? Puissants de quoi? Je me demande vraiment qui est risible, avec des messages aussi ridicules. J'ai eu des échanges extrêmement courtois, bien qu'extrêmement contradictoires également, par mail, avec Jean-Paul Brighelli. Et j'en ai eu, de la même manière, autour d'un verre, avec Pedro Cordoba, ne vous en déplaise. Il est peu probable que j'aie le même type d'échanges avec vous. Pas parce que vous êtes "impuissant". Parce que vous n'êtes pas très fin. Et eux, certes, le sont.
Continuez vos insultes, si tel est votre mode de fonctionnement. Mais, par pitié, évitez le possessif!
Ecrit par : christophe sibille | 10 décembre 2006
Et merci, au passage, à: "PeutMieuxFaire".
Ecrit par : christophe sibille | 10 décembre 2006
Quand on ne dit pas comme Christophe Sibille et ses collègues pédagos, qui n'empressent d'ailleurs de pointer leur nez et leur malhonnêteté intellectuelle sur ce blog (il n'y a pas que Meirieu à avoir l'esprit faux, apparemment), on est "haineux". Curieuse conception de la discussion, qui devrait être, normalement, vouée honnêtement à la recherche de la vérité! Les pédagogistes sont les premiers à hurler à la haine. Vieille tactique! La "haine dont ils sont victimes" est une vieille ficelle de la rhétorique "pédago". Voyez comment Meirieu prend immédiatement la posture de la victime lorsqu'il est en difficulté.
Par quelque bout qu'on prenne la chose, il est devenu impossible, me semble-t-il, si l'on souhaite sauver l'école, de souhaiter la victoire de la gauche, puisque une telle victoire signifierait la dictature pédagogiste la plus orwellienne et la réduction immédiate et quasi-policière des quelques poches d'air respirable qui subsistaient encore.
Ecrit par : Jean | 11 décembre 2006
Si les pédagogues s'étaient contentés de suivre les traces de Célestin Freinet, d'ouvrir des écoles pour y expérimenter leurs théories et d'écrire des livres, je n'aurais rien contre les pégagogues.
Le problème c'est que les pédagogues se moquent bien des enfants, de l'école et de Célestin Freinet. Ils aiment briller à peu de frais, ils aiment qu'on les admire, et, par-dessus tout, ils aiment le pouvoir.
Et leur pouvoir, voilà des années que nous le subissons, nous les professeurs de base, les enfants que nous essayons d'instruire contre vents et marées et leurs parents qui ne comprennent plus rien à ce qui se passe...Ne retournez pas les rôles, Messieurs les bons apôtres.
- Qui a inventé et fait appliquer dans toutes les écoles de France et de Navarre la désastreuse méthode globale, avec les ravages que l'on sait et que vous êtes les seuls à ne pas reconnaître ?
- Qui est à l'origine du collège unique de la Loi d'Orientation de 89 ?
- Qui oblige les professeurs des écoles et les professeurs de Lettres à enseigner en séquences, qui les empêche de faire leur métier en transmettant aux élèves des connaissances littéraires sérieuses, de faire du vocabulaire, de l'orthographe et de la grammaire de façon approfondie ?
-Qui conseille les princes (et les princesses) de la gauche bien pensante, les Claude Allègre et les Ségolène Royal ?
Je n'ai pas encore lu sur ce blog un seul argument des pédagogues pour défendre une de leurs idées. Répondez à Jean-Paul Brighelli, répondez à Jean avec la même dignité mesurée. Défendez les séquences, la méthode globales, la politique de Claude Allègre, les propos de Ségolène Royal sur les professeurs. Un peu de courage, que diable ! Nous vous écoutons.
Ecrit par : Robin | 11 décembre 2006
...Et qui exerce une mainmise abusive sur la formation des futurs professeurs dans les IUFM ?
Ecrit par : Robin | 11 décembre 2006
Ils vont vous répondre par des copiés-collés de Meirieu ou de Charmeux, vous expliquer que la méthode globale n'a jamais existé, qu'ils utilisent des méthodes intégratives en vous citant Goigoux. Allez voir sur le forum de France 2, c'est comme cela qu'ils procèdent.
Et ils refuseront de parler de la formation des maîtres parce qu'ils savent bien que là est le problème.
Ecrit par : catmano | 11 décembre 2006
C'est un fait et j'en fais également mon Mea Culpa, il n'est pas "constructif" de diaboliser les pédagogistes. Mais quand même, voir tout le monde qui émarge dans la Nov'langue et les idées farfelues de la pédagogie du 30° siècle, cela ne laisse pas indifférent. Quand on comptabilise le nombre de ces inutiles, voire néfastes (car dans les IUFM il y a bien des gens normaux, minoritaires certes), on comprend que la création des IUFM fut une aubaine pour tous ceux qui n'avaient pas pu arriver par leurs qualités disciplinaires, non seulement ils se sont retrouvés à l'égal des grands Universitaires, mais en plus, ils ont eu le pouvoir. C'est ainsi que Meirieu, modeste instituteur, tituliare d'une licence de Philosophie est devenu le grand chercheur que l'on connaît (d'ailleurs, bien malin sera celui qui parmi les lecteurs-scripteurs de ce blog serait capable de connaître exactement son option tant il entrecroise les points de vue, pour toujours se tirer gagnant du genre "je vous l'avais bien dit"....en cela il est le plus fin).
Lorsque j'écrivais que le pédagogisme est la Dictature du Prolétariat Intellectuel, c'est bien dans le sens où il a disqualifié ce qui aurait du être une fierté, l'excellence. Certes, dans l'Evangile, le Christ valorise les pauvres, les petits.....mais jamais il n'a stigmatisé le savoir des Docteurs de la Loi, simplement leur a reproché de fermer les portes que leur connaissance ouvrait. L'idéologie communiste a récupéré un discours qui voulait ne voir le bon que dans le médiocre et le mal dans l'excellence. On connaît le résultat!
Pour tous ces anciens instituteurs qui ont quitté leur beau métier tels que Goigoux, l'ascension dans le vide pédagogiste s'est effectivement accompagné d'une quasi violence à l'égard des disciplines, c'est à dire de la connaissance en mettant au-dessus de tout, un magma composé de Didactique et de Sciences de l'Education dont on serait ici bien en peine de donner une définition claire.
Le problème c'est que cette orientation a été enfourchée par des plus gros calibres y compris des Universitaires qui ont touvé dans les recherches pédagogiques une autre facilité que dans les recherches disciplinaires, sans compter qu'en ce domaine rien n'est vérifiable (ce qui signifie bien qu'il ne s'agit pas de Science). Si, maintenant on en vérifie les résultats: une catastrophe pour des générations qui se répercute peu à peu dans dans la société: faiblesse du niveau, absence d'innovation, masse d'inemployables.....
Loin de corriger le tir, la gauche en rajoute avec Ségolène dont on a des échos dont la douce bien pensance nous prédit des réveils de barbares. Pour moi qui ai longtemps et aveuglément voté à gauche, je n'ai qu'un regret c'est de n'avoir pas su distinguer la part d'idéologie sous-tendant des partis qui, loin de rétablir un équilibre n'ont fait qu'accentuer la misère en dévalorisant totalement le mérite. Au sein de l'EN, il y a longtemps que le mérite n'est plus en vogue, il suffit de connaître le fonctionnement des Syndicats et des commissions de spécialité au sein desquelles justement l'appartenance à un syndicat a valeur d'autorité.
Lorsque je dis que sur le plan économique, nous sommes en voie de déconfiture, c'est que notre compétitivité est fortement entamée. pour avoir fait l'expérience de la création d'entreprise, je puis témoigner que celui qui tente l'aventure (sauf pour les chômeurs déjà bien fragilisés), on est contraint de payer forfaitairement et sans rapport aux gains, des sommes bien au-dessus de ceux-ci pour l'URSSAF, les caisses de Retraite, les Assurances et divers organisme dont on découvre soudain l'existence et qui eux sont bien réels même s'ils sont parasites. S'il n'y a pas d'entreprises, il n'y a pas d'emploi et donc pas d'entrées fiscales et c'est ainsi que tout le système étatique se trouve en faillite. Actuellement nous vivons à crédit et pour payer qui?
Nous pourrions disserter longuement sur la faiblesse du niveau actuel dans les Grandes Ecoles qui font que certains étudiants, sans aucune gêne s'exprimant ouvertement disent "c'est trop dur, trop difficile", là où autrefois ont l'aurait fermé honteux de ne pas comprendre jusqu'à ce qu'à force de travail, ce soit absorbé. Pour ce qui est des pédagogistes, à la limite, ce ne sont que les profiteurs d'un système qui leur a donné l'existence. Les vrais coupables sont ceux qui nous dirigent depuis si longtemps et ont par malgouvernance (mais ce n'est pas le seul secteur où ils devraient rendre des comptes) laissé s'installer cette "Horreur Pédagogiste" que défendent si bien les grands médias. Jamais de critique, jamais dévaluation, c'est ainsi que les Sciences Politiques qui sont censées avoir formé tout ce personnel semblent ressembler autant à une Science qu'un slogan publicitaire ressemble à la Littérature.
AT
Ecrit par : at | 11 décembre 2006
"Quand on ne dit pas comme Christophe Sibille et ses collègues pédagos, qui n'empressent d'ailleurs de pointer leur nez et leur malhonnêteté intellectuelle sur ce blog (il n'y a pas que Meirieu à avoir l'esprit faux, apparemment), on est "haineux".
Ecrit par : Jean | 11 décembre 2006
"répondez à Jean avec la même dignité mesurée".
Ecrit par : Robin | 11 décembre 2006
Je laisse juge le lecteur, au vu de la citation ci-dessus, du bien fondé de ce que Robin appelle: "la dignité mesurée" de Jean.
Par ailleurs, ne retournez pas la situation, Jean. Quand on ne dit pas comme vous, on se fait vertement envoyer promener sans ménagement.
Je déplore également qu'aucun de ceux que vous appelez "les pédagogistes" ne pointe son nez en ces lieux. Il y a deux réponses possibles à cela;
-"A leurs yeux, ce blog est négligeable. Ils n'en connaissent peut-être même pas l'existence". Je ne pense pas que ce soit la bonne.
-Plus vraisemblable: quand on voit la teneur et le ton des réponses qui sont faites à certaines personnes que d'aucuns ici considèrent comme "des modérés", j'ose à peine imaginer la volée de bois vert que susciterait la moindre apparition ici de quelqu'un comme Goigoux, (par exemple).
Ecrit par : christophe sibille | 11 décembre 2006
mais justement, Sibille, vous faites partie de ces fameux pédagogistes
Ecrit par : at | 11 décembre 2006
Je vais vous faire un aveu. Je n'ai pas beaucoup lu Mérieu, mais connais très bien les idées et les méthodes des pédagogues. Pendant trois ans, dans les années 90...C'était la mode de la "méthodologie", ceux qui ont enseigné à ce moment-là s'en souviennent, j'ai participé volontairement, avec les tiers environ de mes collègues à un "stage d'Etablissement" avec quelqu'un, un proche de Mérieu, co-signataire d'un ouvrage de méthodologie intitulé "Energie 6-5-4-3" . Ce n'est pas parce que je ne connais pas les idées des pédagogiste que je prends mes distances avec eux, mais au contraire parce que je les connais très bien : méthodologie, pédagogie par objectifs, profils pédagogiques, travail en groupes, docimologie etc. J'ai même été chargé de faire le compte-rendu des séances à plusieurs reprises. Je ne dis pas qu'il n'y avait rien d'intéressant dans tout cela, mais entre la théorie et la pratique, nous nous apercevions tous qu'il y avait un abîme que seul le bons sens pôuvait et devait combler. Aui bout de trois ans, je me suis aperçu 1°) que les collègues qui n'vaient pas suivi le stage obtenaient des résultats aussi bons, sinon meilleurs que les nôtres 2°) J'en suis revenu aux bonnes vieilles méthodes, tout en tenant compte de certains éléments intéressants (docimologie, profils pédagogiques, travail en groupes à petites doses). Le problème est venu en 1996, lorsque on nous a imposé la progression en séquences. Ce qui ne va pas avec les pédagogiste, c'est cette manie de vouloir imposer de façon dogmatique une façon de faire.
Ecrit par : Robin | 11 décembre 2006
Mais pas du tout, mon cher Sibille, vous ne vous faites pas envoyer sans ménagement! Ne jouez pas éternellement à la victime, comme Meirieu! La différence entre nous et vous et vos pareils, c'est que nous, nous argumentons, et lorsque les arguments vous déplaisent ou vous mettent en difficulté, vous criez à la haine. Robin a raison, on aimerait bien entendre dans votre bouche autre chose que des anathèmes ou des cris d'orfraie. Répondez sur les points que nous soulevons. Au lieu de ricaner lorsque certains, et nous sommes nombreux, posent sur ce blog de vraies questions (parce qu'elles engagent l'instruction des enfants) répondez avec précision. Défendez la méthode semi-globale de lecture, que vos amis continuent d'imposer aux instituteurs et aux enfants pour la plus grande consternation des parents, défendez la séquence, invention qui a ruiné l'enseignement du français. Jusqu'à présent, vos interventions, si je les résume, se limitent à trois points: vous paraissez très content de vous; les IUFM sont une très bonne chose, à quelques détails près; vous avez une cave à vins. Sortis de là, on n'a pas grand-chose à se mettre sous la dent. A propos de Goigoux: s'il apparaissait sur ce blog, nous essaierions d'avoir avec lui un dialogue argumenté fondé sur la seule raison. Le problème, c'est que la discussion s'arrête dès le moment où on vous oppose des "vérités" arbitraires, qui ne sont fondées ni sur des faits ni sur des arguments. C'est ce que font les pédagogistes, et c'est pour cela qu'une discussion honnête est impossible avec eux. Sur leur absence de ce blog: je crois plutôt que c'est parce qu'ils sont allergiques à toute remise en cause de leurs dogmes et qu'ils n'ont pas la culture de la discussion argumentée!
Ecrit par : Jean | 11 décembre 2006
Robin,
Meirieu, c'est comme le Journal de Trévoux et la maladie du Jésuite Berthier. Il suffit d'en avoir lu trois lignes pour se sentir mal, et si l'on persévère, on ne sait définitivement plus enseigner!
Ecrit par : Jean | 11 décembre 2006
Excusez-moi pour les fautes de frappe, je ne suis pas bien dans mon assiette ce matin.
Une petite anecdote : Vous savez que l'un des dadas des pédagogues est le caractère arbitraire de toute notation et de l'impossibilité de faire des moyennes. A l'époque, il n'y avait pas encore les séquences et comme je m'étais laissé séduire par toutes ces belles idées, j'en étais arrivé à mettre au point un système de notation à douze notes sans moyenne ! Je m'explique : une note pour la "réflexion", une note pour la "mémorisation", une note pour "l'application" multipliées par
les quatre types d'exercices : orthographe, grammaire/vocabulaire (normalement j'aurais dû disjoindre, mais alors ca faisait 15 notes différentes) C'est y pas faire preuve de bonne volonté ca ? J'ai évidemment arrêté pour revenir à des pratiques plus raisonnables. Vous savez d'où ca vient cette idée qu'on ne peut pas faire de moyennes et qu'on ne peut noter que des objectifs...des américains évidemment, en particulier de Skinner et des behaviouristes, ardents défenseurs de la culture, comme chacun sait. Très interessants à étudier les présupposés idéologiques des pédagogues.
Ecrit par : Robin | 11 décembre 2006
Toujours à propos des séquences :
L'idée de donner des consignes écrites très précises pour l'expression écrite et de relier l'expression écrite et la lecture expliquée est une simple question de bon sens. Mais je ne vois pas pourquoi ca empêcherait de faire de l'orthographe et de la grammaire de façon approfondie. Avec les séquences, le texte devient bien souvent un "prétexte" pour faire un peu d'orthographe, un peu de grammaire, un peu de vocabulaire. Résulat : on ne fait rien sérieusement. J'aimerais bien discuter (courtoisement) avec un partisan de l'enseignement en séquences en primaire et au collège pour savoir comment il s'y prend.
Ecrit par : Robin | 11 décembre 2006
Je ne savais pas qu'"Alamo" était un fief vendéen... et je doute que les combats de Villiers soient vraiment ceux de JPB...
Il est par contre certain que c'est un fief texan et il y a encore moins de doute que les combats de Bush ne soient pas ceux de JPB. Les livres de ce dernier donnent des idées à droite, faut-il s'en offusquer ?
Quant à parler de récupération politique, ceux d'en face s'en chargent déjà avec joie.
Et De Robien pourrait-il trouver grâce à vos yeux avec pareil texte (désolé pour la longueur mais un discours intelligent de ministre de l'E.N on n'en voit pas souvent passer) :
Discours prononcé à l'ESEN lors de la remise du rapport Bentolila :
Mesdames et Messieurs,
Permettez-moi de saluer la présence du professeur Bentolila, du professeur Desmarchelier, de l'écrivain et académicien Erik Orsenna, mais également du professeur Pierre Brunel. Merci également aux membres de l'Inspection générale d'avoir répondu à mon invitation.
Cette semaine est une semaine décidément très riche pour l'Éducation nationale !
Avant-hier, j'ai présenté les grandes orientations du cahier des charges de la formation des maîtres.
Aujourd'hui, je vais vous indiquer les grandes orientations que je veux retenir du rapport qui m'a été remis par le professeur Bentolila, rapport élaboré avec la collaboration d'Erik Orsenna et du professeur Desmarchelier.
Je voudrais commencer par adresser tous mes remerciements aux trois auteurs pour leur remarquable travail. C'est un rapport concis, qui va droit au but, un rapport qui sait ce qu'il veut dire, et qui le dit avec clarté et force !
De ce rapport, je retiens d'abord trois choses :
une volonté ;
un constat ;
enfin, des propositions de rénovation.
une volonté
Une volonté tout d'abord : donner à l'enseignement de la grammaire la place qu'il mérite.
La grammaire, dont Erik Orsenna disait qu'elle est "une chanson douce", est souvent associée à quelque chose de rébarbatif. On pense à un simple étiquetage de mots : adjectif, verbes, pronoms, articles, etc. Comme si la grammaire ne servait qu'à découper la langue, à rompre son unité.
Ce n'est pas du tout l'objet de l'enseignement de la grammaire !
La connaissance des règles de grammaire n'est pas une servitude : c'est un instrument de maîtrise de la langue. C'est donc un instrument de liberté !
Pour reprendre la terminologie du socle commun des connaissances, je dirais volontiers que la grammaire n'est pas seulement une connaissance : savoir que tel mot est un verbe ou un sujet ; la grammaire est un savoir vivant, qui nous donne aussi une compétence : savoir nous servir de notre langue, en respectant ses règles.
L'ordre juste : c'est l'ordre des mots, celui qu'enseigne la grammaire ! Un ordre qu'elle nous apprend à utiliser à notre profit, pour nous exprimer mieux, et plus efficacement.
Mais évidemment, il faut acquérir cette compétence méthodiquement. Car il en va aussi de notre capacité à raisonner !
N'oublions pas qu'il y a aussi un lien très étroit entre la grammaire et la logique. Former les élèves à manipuler ces petits mots que sont "donc", "or", "par conséquent", c'est leur donner les outils de base du raisonnement scientifique.
Enfin, il me semble que la grammaire ne permet pas seulement de structurer ce qu'on dit, mais aussi ce qu'on est. Analyser grammaticalement une phrase aussi simple que "je vous parle" me permet de me situer comme sujet d'une action, dans un rapport avec d'autres personnes. Bref, la grammaire, c'est la charpente de notre langue mais aussi celle de notre personne dans son rapport aux autres. La grammaire crée le lien social !
Un constat
Le second point que je retiens de ce rapport, c'est son constat : l'Éducation nationale ne dispose pas aujourd'hui des bons moyens pour enseigner la grammaire aux enfants.
Ce n'est pas parce qu'elle ne l'a pas voulu !
Car les bonnes intentions sont évidentes ! Mais, j'ai la conviction qu'avec de bonnes intentions, on a affaibli l'enseignement de la grammaire.
On a voulu rendre l'enseignement de la grammaire plus ludique car on craignait que les élèves ne trouvent rébarbatif l'enseignement de la grammaire.
En réalité, il s'est passé tout l'inverse de ce que l'on souhaitait :
on a surtout rendu l'enseignement de la grammaire plus technique, plus compliqué. Il est devenu terriblement jargonnant, et finalement ennuyeux.
En supprimant les leçons de grammaire, on a vidé cet enseignement de toute sa rigueur, on a rendu difficile voire impossible une acquisition logique et progressive des règles. En un mot, on a perdu en rigueur et donc en efficacité. On a rendu impossible l'acquisition des automatismes qui font l'agilité intellectuelle.Voilà comment avec des objectifs forts, on a suscité une pratique faible et décourageante ! C'est là le résultat d'une idéologie qui prétend qu'on apprend sans effort, qui donne dans la facilité, qui trompe !
Un enseignement déstructurant, des programmes et des manuels jargonnants, qui passent à côté de leur objectif, voilà le constat que je retiens de votre rapport.
Et qui en a souffert le plus ? Les élèves les plus fragiles, les moins aidés ! A l'inverse, quand on renforce l'apprentissage des savoirs fondamentaux, on renforce l'égalité des chances !
Des propositions de rénovation
Enfin, troisième point, j'en retiens un certain nombre de recommandations. C'est sur elles évidemment que je voudrais insister.
Première recommandation : programmer des leçons spécifiques de grammaire.
Aujourd'hui, l'enseignement de la grammaire est un apprentissage occasionnel. Il se fait un peu "au petit bonheur" : quand on travaille un texte, alors, au détour d'une phrase, le maître explique par exemple la fonction du sujet, ou celle du verbe. C'est ce qu'on appelle, dans le jargon de certains pédagogistes, l'"observation réfléchie de la langue".
Mais le problème, c'est que la grammaire a sa logique propre, qui n'est pas forcément celle de l'étude des textes.
Voilà pourquoi l'apprentissage de la grammaire doit obligatoirement avoir trois caractéristiques.
Il doit être :
spécifique,
systématique,
progressif.
Et ainsi, permettre l'accès au sens !
Spécifique : cela signifie concrètement la pratique d'exercices séparés, destinés à structurer les apprentissages.
Il doit être systématique : cela veut dire qu'il faut étudier les grandes lois de la grammaire.
Il doit être progressif : cela signifie qu'il faut partir du plus simple pour aller au plus complexe, dans un ordre logique et programmé de classe en classe.
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