« Socle sans statue | Page d'accueil | La loi de Murphy »

03 décembre 2006

Programmes et candidats

Programmes et candidats


« Par égoïsme, méchanceté ou éclectisme, je ne veux jamais être lié à aucun parti politique, quel qu’il soit, à aucune religion, aucune secte, à aucune école ; ne jamais entrer dans aucune association professant certaines doctrines, ne m’incliner devant aucun dogme, devant aucun pince et aucun ;principe, et cela uniquement pour conserver le droit d’en dire du mal. »
(Maupassant, lettre à Catulle Mendès, 1876).


La Droite en général, et Nicolas Sarkozy en particulier, ont bien saisi que l’Education était un thème prioritaire dans cette campagne qui s’ouvre. J’ai peur que cette idée toute simple n’ait pas encore traversé la cervelle étroite de l’Immaculée Conception, ni de ses amis.

Si je compare les dernières moutures de la pensée des uns et des autres, je me retrouve à opposer le discours que l’un a tenu à Angers il y a quelques jours (http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discours/reunion_publique_angers_vendredi_1er_decembre) et le projet élaboré par les autres (http://projet.parti-socialiste.fr/tag/le-texte-du-projet/partie-ii-legalite-reelle/). Et chacun, en se reportant à ces deux déclarations d’intention, pourra déjà se faire une idée du gouffre qui sépare, sur ce sujet, la Droite déclarée de la Gauche prétendue.

(Avant d’aller plus loin, je voudrais baliser mon propos. Jacquou le croquant (celui qui boit de la Corona à l’Elysée, pas le héros imaginé par Eugène Le Roy en 1899, qui fit les beaux jours de la télévision — Stellio Lorenzi, en 1969 — et nous prouva encore une fois que Laurent Boutonnat n’a pas d’autre talent que de réaliser les clips de Mylène Farmer — voir l’adaptation dramatique qu’il tira du roman en 2004), le grand Jacques donc a, paraît-iil, l’habitude de dire que les promesses n’engagent que ceux qui les croient. Ce fut vrai de tout temps — mais cela englobe les promesses de gauche autant que les promesses de droite. Je prends donc avec des pincettes les propos des uns et des autres. Ce qui m’importe, c’est ce qui est à l’œuvre dans ces propositions, en particulier els sous-entendus, les présupposés, les connotations — et, en sous-main, les hommes qui les ont inspirées.)

Le projet socialiste parle de petite enfance — garderie pour tous dès trois ans —, de « pédagogie différenciée » en fonction de la « diversité » des enfants (s’agit-il de diversité de niveau, ou de diversité culturelle ? Qu’est-ce que c’est que cette éducation qui prétend, dès le départ, opérer des distinctions ? Sur quels critères ?), et propose de s’appuyer sur le réseau associatif et la présence prolongée des enseignants dans les établissements (35 heures !) pour combattre la « marchandisation » de l’école — pur produit, pourtant, des programmes au rabais et des pédagogies molles actuellement en usage, et imposés par la Gauche.

Au passage, je note que ces propositions concernent essentiellement les ZEP — fort peu touchées, et pour cause, par ladite marchandisation : ce ne sont pas les parents démunis des Zones d’Exclusion Programmée qui envoient leurs rejetons chez Acadomia —, sur lesquelles on déversera apparemment un flot de subventions. J’aimerais croire que cela suffira — les sommes englouties dans les ZEP depuis leur création n’ont pas franchement porté leurs fruits.
Et puis… Et puis c’est tout. Rien sur la pédagogie, rien sur les programmes, rien sur la dévalorisation des diplômes, rien sur l’orientation désastreuse qui conduit des dizaines de milliers de bacheliers vers des voies sans avenir. Rien non plus sur la formation (est-ce d’ailleurs le mot adéquat ?) des maîtres qui conduit tant d’entre eux à porter un masque durant leurs années d’études, ou à se réfugier derrière des idéologies artificielles, avant de se prendre dans les dents le retour de manivelle du réel, et la pauvreté de leurs savoirs face aux demandes des élèves — qui, insatisfaits, se retournent vers le premier Tariq Ramadan qui passe, qu’il soit musulman ou scientologue.
Rien non plus sur la laïcité, agressée de toutes parts depuis qu’on a donné aux élèves (loi Jospin de 1989) le droit d’exprimer, dans le vocabulaire étroit qui leur est imparti, l’absence d’idées qui caractérise ceux qui n’ont rien appris — et les énormités qui vont avec.
Rien de la colère qui monte des écoles, des collèges, des lycées — et des dizaines de blogs qui, comme celui-ci, ont voulu espérer une réponse de gauche à des errements de gauche.

Et de l’autre côté ?

De nombreux participants de ce blog ont cité des extraits des dernières propositions de Nicolas Sarkozy. Je veux bien croire qu’elles sont millimétrées, et qu’il y a des calculs politiciens derrière chaque phrase (mais j’en crois autant des sourires silencieux de la Sainte Vierge qui, ces jours-ci, baladait ses banalités au Proche-Orient).
Que dit pourtant le petit Nicolas ?
Derrière une rhétorique volontiers répétitive, il dénonce tout ce contre quoi je me bats — et pas mal d’autres avec moi — depuis des années : les examens bradés, les facs opérant de la sélection par l’échec, les grandes écoles bien plus sélectives, socialement parlant, que dans les années 1960.
Et au-delà, le contenu même de l’enseignement — « c’est en choisissant les lectures faciles et les lectures courtes qu’on humilie les enfants des milieux populaires », dit-il non sans pertinence.
L’ensemble de ce discours est un résumé des propositions et des opinions qui courent dans les blogs spécialisés, dans les salles de profs — et dans le public.
Ce qui est drôle — à mes yeux, particulièrement —, c’est qu’apparemment les conseillers qui ont contribué à son discours ont lu de bien beaux ouvrages sur le sujet…
Je regrette que l’émission « À vous de juger » du jeudi 30 novembre, en consacrant trop de temps aux questions de sécurité, ait considérablement mordu sur le temps théoriquement dévolu à l’éducation. J’avais de fort belles questions à poser au candidat sur ses déclarations idiotes sur la Princesse de Clèves — alors même qu’il est capable de parler littérature avec un certain brio. Mais tout cela remonte à février dernier, et s’il est une chose que j’ai comprise de Nicolas Sarkozy, c’est qu’il ne s’accroche pas à des convictions, c’est le moins que l’on puisse dire. Il a une pensée en évolution permanente…
En fait de libéral pur jus, c’est surtout un anti-idéologue. C’est nécessaire quand on est ambitieux.

Je ne me fais guère d’illusions sur ce que serait la gestion de l’Education Nationale d’un gouvernement Sarkozy : la bivalence des enseignants (Robien vient de réinventer les PEGC d’il y a trente ans), des salaires plafonnés (mais ils le sont depuis vilaine lurette), des relations tendues avec les syndicats (je ne parviens pas à m’en émouvoir), et une sélection à tous les étages qui ne se fera pas forcément au mérite. De même, je me suis déjà largement exprimé sur la question de la discrimination positive, qui n’est qu’un pis-aller en attendant que des programmes bien conçus permettent de dégager de vraies élites dans tous les milieux — permettent en fait à chacun de se hisser au plus haut de ses compétences, l’inverse exact du principe de Peter.
Le nivellement pas le bas, ça suffit.

J’ai déjà dit que dans l’hypothèse d’un duel Sarkozy-Royal, je voterais blanc. Je ne déteste pas assez Sarkozy pour donner mon vote à une femme qui n’a pas le commencement d’une idée — sinon celle des Cahiers pédagogiques, qui se sont déclarés à son service, quand on sait lire (http://www.cahiers-pedagogiques.com/). Si la "démocratie participative" consiste à écouter les thuriféraires de la déroute scolaire, nous pouvons craindre le pire. J’ai pourtant entendu Philippe Meirieu, qui a fréquenté l’Immaculée Déception quand il était conseiller d’Allègre, me dire pis que pendre de l’auteur (faut-il dire « auteure » ? Je ne le crois pas) de la « circulaire Royal » (voir http://desirsdavenir.over-blog.com/article-1870012.html, ou http://bernardhanse.canalblog.com/).
Il y a des actes qui dégradent définitivement : personne ne peut plus honnêtement soutenir Georges Frêche, quand on sait ce qu’il pense des harkis et des Noirs, personne ne peut croire que Ségolène Royal n’ait pas les mains tachées de sang de Lady Macbeth.
Alors, bien sûr, celles et ceux qui voteront demain pour la Sainte Vierge sont soit engoncés dans une spirale irrationnelle (on désire la toucher dans ses meetings, comme si elle guérissait les écrouelles), ou aiguillonnés par leurs ambitions et leurs calculs — je ne vois pas d’autre raison d’apporter son vote à Ségolène Royal.
Tant pis pour eux, tant pis pour nous.
Il reste la possibilité qu'une vraie personnalité de gauche se présente, afin de donner une chance à ceu qui y croient encore de s'exprimler autrement que par un vote nul. Le "Che" de Belfort roule des épaules, mais je crois qu'il négocie simplement quelques sièges pour lui et ses amis aux législatives. Jean-Luc Mélenchon, paraît-il, ne décolère pas, ces jours-ci — mais a-t-il l'envergure d'un Oskar Lafontaine ?

À chacun de se déterminer, en fonction de ce qui est proposé. À chacun d'imaginer ce que seront les élections de… 2012. En attendant, à chacun d’imaginer les moyens de faire tenir parole aux candidats, en 2007 : ce sont les luttes quotidiennes qui engagent les femmes et les hommes politiques à tenir leurs promesses, et un bulletin de vote n’a jamais été un blanc-seing.

Jean-Paul Brighelli

PS. Si l’on veut avoir une idée de ce que le communautarisme au sens le plus étroit peut produire dans des cervelles, je conseille de lire l’article paru dans le Monde il y a deux jours (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-840819,0.html?xtor=RSS-3208). Que la défense de la créolité dérape vers une pensée digne du Protocole des Sages de Sion est une illustration répugnante de ce saut dans l’irrationnel qui caractérise la démocratie sans République de ces derniers temps.

11:54 Lien permanent | Commentaires (222) | Envoyer cette note

Commentaires

Bonjour,

En allant fureter sur le blog, de P. Meirieu, je suis tombé sur des propositions qu’il a communiquées aux candidats :

http://www.meirieu.com/MANIFESTESETPROPOSITIONS/propositionsfortes.pdf

Avec de telles propositions, l’école pourra enfin être sur la meilleure orbite possible, à n’en point douter.

Florent

Ecrit par : Florent | 03 décembre 2006

Bonjour Mr Brighelli.

Pourriez vous nous dire ce que vous pensez des propositions de Bayrou et de l'UDF à propos de l'éducation, ici: http://www.udf.org/legislatives_2007/avant_projet.pdf ?

Cordialement,

Pierre

Ecrit par : Pierre Guillery | 03 décembre 2006

Je repose ici les deux questions (avec mes réponses personnelles et discutables au sens étymologique du mot "discutable" ) que je posais à un autre endroit de ce blog "socle sans statue" :

Que s'est-il passé pour que les discours d'un homme apparemment intègre comme Philippe Meirieux paraissent si suspects aujourd'hui aux yeux de beaucoup ?

Ma réponse : L'échec du collège unique et les dégats de La Loi d'orientation de 1989.

Deuxième question : Comment se fait-il que ce soit un homme politique de droite, si suspect au yeux de beaucoup, Nicolas Sarkozy, qui dise ce que l'on aurait bien voulu entendre de la bouche d'un homme (ou d'une femme !) politique de gauche ?

Ma réponse : La responsabilité historique de la Gauche dans la décomposition de l'Ecole de la République

Ecrit par : Robin Guilloux | 03 décembre 2006

Ce n’est ni un excès de démocratie et trop peu de république comme vous le pensez Jean-Paul Brighelli, ni encore les pédagogistes qu’il faut remercier pour avoir amenés l’école et la France dans un tel état de délabrement, mais bel et bien le régime politique en lui-même que l’on appelle démocratie.
Au final, la France n’a que ce qu’elle mérite.
Des candidats qui ne sont pas des plus compétents élus par une partie du peuple qui lui-même est encore plus ignorant que celui (ou celle) qui le représente, des électeurs trop stupides qui se disent humanistes en votant « utile » et en provoquant une stagnation officielle des idées, un confinement dans la médiocrité dénoncé (ou non) par ceux qui l’ont instauré, une égalité des voies et une hypocrisie totale régnant au sein même d’un parti qui se veut unificateur et sociale, etc. ; elle est belle la démocratie.

Vous savez, le vote blanc n’a pas qu’une seule et unique vocation.

Ecrit par : Estil | 03 décembre 2006

ouh ouh JP B vous vous en ficheriez donc tant de voir le pays encore gouverné par la droite , et quelle droite ,cela dit même si le ps n'est pas réellement de gauche

Ecrit par : marie-madeleine | 03 décembre 2006

Sarko t'as t-il interpelé aprés l'émission de la semaine dernière pour essayer d'en savoir plus?

Ecrit par : pierrot le zygo | 03 décembre 2006

Bijour les fadas,

je viens de vous voir, à l'instant, là ....

j'ai loupé le début ... bien sûr ... chuis tombé dessus par hasard...
Le Meirieu m'a piqué mon post sur son exemple du prof de Judo ... Mais je ne suis :
1) pas sûr d'avoir tout compris, parce qu'on me parlait en même temps... Et donc:
2) pas sûr qu'il ait tout compris à mon post de l'époque...

Le prof de Judo dont je parlais se faisait respecter au moins autant que le prof de primaire de 46 (d'on vous parliez... j'ai pô vu :( )...

Meirieu n'a évidemment pas tort à propos des gamins qui sont dissipés etcetc , LA QUESTION EST :
A-T-IL COMPRIS POURQUOI ... j'en doute ... Il dit qu'ils sont fatigués... Oui mais pas tous ... qu'il se renseigne un peu pourquoi ... Ce que font les parents etc etc TOUS LES PARAMèTRES DOIVENT ÊTRE éTUDIéS CORRECTEMENT avant que d'en tirer des conclusions foireuses .... (tv jeux etc tectecte)
Je dis : "REGARDE CE QUI EST FAIT EN MATERNELLE ... GLOBALVITEVITEMALFAIT ... Interdiction de syllaber (parfois peut être trop souvent) pour les enfants, obligations de lire d'une traite des mots souvent très compliqués (prénoms des collègues etc etc )
Quand on oblige le cerveau à lire deschosescommeça APRèS IL NE FAUT PAS S'éTONNER DE TROUVER DES FAUTES COMME çA :
"PARCEQUE"
"
C'est un exemple bien sûr :) J'en ai d'autres .....

Bon pour l'ex sur le tatami je ne prends pas non plus de royalties...... Merci qui ;)

à+

Ecrit par : toto | 03 décembre 2006

1. Je vois que vous ne savez pas ce que c'est qu'un ministre — surtout un ministre hyper-actif / hyper-hâtif : il est reparti sans se démaquiller entouré d'un cordon de sbires et de CRS… Pour les commentaires, j'attendrai la nouvelle lune…

2. Complètement d'accord avec Robin. Mais j'essaie de trouver des causes pofondes au séisme.

3. Oui, je sais à quoi sert un bulletin blanc… J'ai toujours regretté qu'ils ne soient pas décomptés sérieusement — voilà qui mettrait à mal les illusions des politiciens.

4. Et non, ça ne me gêne pas de mettre un peu de droite au pouvoir, si c'est pour refonder l'école — et refonder, éventuellement, une gauche qui ne soit pas totalement corrompue. Vous imaginez, vous, Julien Dray premier ministre, Montebourg à la Justice, Frackowiack à l'éducation ? Meirieu plénipoteniaire à Bruxelles ? Allons !
D'autant que je crois que les Français ne seront tout de même pas assez bêtes pour donner les pleins pouvoirs à un seul parti. La colalition au pouvoir en Allemagne fait de l'assez bon bolot, en ce moment — poar exemple dans le domaine de l'emploi : un million de chômeurs en moins en quelques mois ! Moins 25% !

5. J'ai lu l'avant-programme (parce qu'on ne êut pas appeler "programme" des considérations aussi générales) de l'UDF. À part une condamnation assez nette des communautarismes, je ne vois rien de précis dans ce qui est dit sur l'Education. J'attendrai donc la prochaine mouture — je la leur rédige, s'ils veulent…
Non, je blague, j'ai peu de loisirs en ce moment.

JPB

Ecrit par : brighelli | 03 décembre 2006

Sainte Ségolène va puiser dans le vivier des granpédagogues ?
Elle leur emprunte déjà des techniques, tellement elle me fait penser à ces formateurs IUFM dont les interventions se réduisent à dire aux stagiaires (après 45 minutes de tour de table pour que tout-le-monde-y-se-présente) : “Dites-moi quelles sont sont vos attentes. De quoi voulez-vous parler ?”, démagogie et incompétence, le vide “citoyen” ! Il ne reste plus qu'à se réunir pour savoir si l'on va se réunir pour être en pleine démocratie participatruc...

Sarko paraît le digne élève et successeur de Chirac pour la démagogie.
Il faut le voir sur le site d'Arrêt sur images : une anthologie des déclarations qu'il a faites sur les hooligans dans le football en tant que ministre de l'Intérieur. On allait voir ce qu'on allait voir ! Des “paroles verbales” répétées presque mot pour mot à des mois de distance... quant aux mesures prises ?

Ecrit par : Lariba | 03 décembre 2006

Sainte Ségolène va puiser dans le vivier des granpédagogues ?
Elle leur emprunte déjà des techniques, tellement elle me fait penser à ces formateurs IUFM dont les interventions se réduisent à dire aux stagiaires (après 45 minutes de tour de table pour que tout-le-monde-y-se-présente) : “Dites-moi quelles sont sont vos attentes. De quoi voulez-vous parler ?”, démagogie et incompétence, le vide “citoyen” ! Il ne reste plus qu'à se réunir pour savoir si l'on va se réunir pour être en pleine démocratie participatruc...

Sarko paraît le digne élève et successeur de Chirac pour la démagogie.
Il faut le voir sur le site d'Arrêt sur images : une anthologie des déclarations qu'il a faites sur les hooligans dans le football en tant que ministre de l'Intérieur. On allait voir ce qu'on allait voir ! Des “paroles verbales” répétées presque mot pour mot à des mois de distance... quant aux mesures prises ?

Ecrit par : Lariba | 03 décembre 2006

JP Brighelli a écrit:
"""4. Et non, ça ne me gêne pas de mettre un peu de droite au pouvoir, si c'est pour refonder l'école — et refonder, éventuellement, une gauche qui ne soit pas totalement corrompue. Vous imaginez, vous, Julien Dray premier ministre, Montebourg à la Justice, Frackowiack à l'éducation ? Meirieu plénipoteniaire à Bruxelles ? Allons !
D'autant que je crois que les Français ne seront tout de même pas assez bêtes pour donner les pleins pouvoirs à un seul parti. La colalition au pouvoir en Allemagne fait de l'assez bon bolot, en ce moment — poar exemple dans le domaine de l'emploi : un million de chômeurs en moins en quelques mois ! Moins 25% !"""

Je disais ça il y a quelques mois sur ce blog,je crois. J'approuve .
Sauf que je ne me contenterai sans doute pas de voter blanc .
Il faut ce qu'il faut et ne pas s'en laver les mains .
Je ne me sens lié à aucun camp ad vitam éternam.

Ecrit par : bernard | 03 décembre 2006

J-P B De toute façon le choix on n'a jamais imaginé qui que ce soit à la tête , ce n'est pas du tout nouveau

Ecrit par : marie-madeleine | 03 décembre 2006

Bonsoir,

Lire comme nous invite JPB, le projet définitif du PS

http://projet.parti-socialiste.fr/tag/le-texte-du-projet/partie-ii-legalite-reelle/

http://projet.parti-socialiste.fr/tag/le-texte-du-projet/partie-ii-legalite-reelle/

peut donner une idée de ce que nous réserve notre "Ste Bernadette du Poitou " mais on est encore à des années lumières de ce qui se disait aux tables rondes à thématique éducation en pré-projet comme à Marseille, il y a quelques mois.

On était quasiment revenu à l'école nouvelle,.... à ce qui pouvait se dire dans les années 70-74.

JPB écrit que l’ensemble du discours d'Angers du petit Nicolas sur l'Education est un résumé des propositions et des opinions qui courent dans les blogs spécialisés, dans les salles de profs — et dans le public.

Oui, et pourtant notre Ste Bernadette n'est-elle à l'écoute du peuple , du public?

J'ai un peu fréquenté le PS et j'ai constaté que le parti est viscéralement traversé par ce pédagogisme, cette véritable idéologie de "L'égalité des chances" et hors des chemins dogmatiquement tracés, point de salut, pas la moindre réflexion raisonnable sur la réalité du terrrain, du désastre.

Elever une seule remarque sur le Collège unique était blasphématoire.

D'ailleurs souvenez-vous un certain Mélenchon ancien ministre de l'enseignement technique qui s'était vite fait remettre à sa place par son ministre de tutelle : Jack

Cordialement

Ecrit par : Patrick (Instit) | 03 décembre 2006

Je suis allé voir le programme socialiste pour l'école...Quel vide ! Je n'ai pas oublié que c'est sous un ministre de l'Education socialiste, M. Claude Allègre, et une secrétaire d'Etat socialiste, Mme. Royale, conseillée par M. Philippe Meirieu, que j'ai fait le plus grand nombre de jours de grève de toute ma carrière... Et je ne faisais pas ça pour le plaisir étant donné la diminution notable de mon petit salaire de certifié au 9ème échelon à la fin du mois. Et il y avait beaucoup de collègues de gauche qui faisaient grève comme moi. J'ai bien aimé cette situation dans laquelle des gens qui n'avaient pas forcément les mêmes idées, se battaient côte à côte pour défendre ce qu'ils avaient en commun : leur dignité.

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2006

J.P.B. je trouve que pour Chevènement vous n'êtes pas juste. Son intention est de peser sur le débat à gauche, c'est à dire, faire en sorte que les références de la gôche boboisante soient de moins en moins crédibles.
Réduire sa candidature à l'obtention de quelques élus, c'est entamer, à tort, l'impact de son discours… Mais qui, à gauche, chez les politiques peut tenir sur l'école un discours, pour l'essentiel, proche du votre, en dehors de CHevènement ? Personne !
Vous ne me ferez pas avaler que les propos de Sarkosy soit autre chose qu'un discours de circonstance destiné à séduire les électeurs et à enfoncer la gôche dans sa merde pédagogiste par réflexe reptilien (si Sarko dit noir, il faut penser blanc).
Pour revenir à Chevènement, l'obtension d'un poste de ministre ou des sièges de députés est en étroit rapport avec son combat républicain quand celui-ci peut se jouer dans les Institutions… Quand il ne peut plus peser, il démissionne, au risque de perdre beaucoup, y compris dans son organisation. C'est, je crois, le seul homme politique de la Cinquième République qui ait renoncé aux ors de la république, non pas parce qu'il avait la justice au cul, mais parce son désaccord avec le Gouvernement devenait trop important.
J.P.B. n'avez-vous pas des difficultés dans un combat commun à intégrer que ce qui unit compte beaucoup plus que ce qui divise ? Vous nous avez fait le coup avec Lafforgue ( à propos où cela en est ? Le silence vaut-il armistice ? ). Ne nous refaites pas le coup avec Chevènement…
Au premier tour, quand sur le plan de l'école, on se situe dans le mouvement critique de gauche du pédagogisme, on ne peut que voter Chevènement.

Salud y fraternidad…
R.F.

Ecrit par : Roger FELTS | 03 décembre 2006

La seule certitude que nous ayons, nous qui défendons "l'école de la transmission des connaissances" (parce que les connaissances, par définition, contrairement à une nouvelle ânerie oraculaire de Meirieu - que Christophe Sibille trouve intelligent, je ne sais pas comment il fait! - ce n'est jamais "fossilisé", c'est vivant puisque c'est de l'ordre de l'esprit ), c'est qu'il faut empêcher à tout prix Madame Royal d'arriver au pouvoir, parce que derrière elle il y a Meirieu et que le pédagogisme est consubstanciel au parti socialiste.

Ecrit par : Jean | 03 décembre 2006

En ce qui me concerne, j'ai beaucoup de respect pour M.Chevènement. Pour être tout à fait honnête, il y une chose que j'ai approuvé dans l'action de Ségolène Royal, avant d'en comprendre la raison profonde, c'était sa lutte contre le bizutage. Quand j'étais interne au lycée Hoche et en hypokhâgne à La Bruyère, dans les années 70, il y avait des pratiques assez déplaisantes et le Proviseur ne faisait rien contre.( Il n'y avait pas de bizutage entre les élèves de Lettres sup., il en avait surtout chez les prépas vétos et HEC.). Je n'admets pas, en ce qui me concerne, que l'on humilie les gens sous prétexte de les intégrer.Le paradoxe,c'est que son alter ego, l'ineffable Claude Allègre, instaurait le bizutage des profs au moment -même où Madame Royal supprimait le bizutage des élèves. On garde des boucs émissaires, mais on en choisit de plus vulnérables. Avec "l'élève au centre du système éducatif", la moitié du chemin était fait, il ne restait plus qu'à donner le coup de grâce. C'est sans doute ce qu'on appelle le "courage politique".

Ecrit par : Robin Guilloux | 04 décembre 2006

"consubstantiel", évidemment.

Ecrit par : Jean | 04 décembre 2006

Programme socialiste ...Suite

Pas une expression un peu savoureuse, pas une métaphore, pas une formule pour toucher l'intelligence ou la sensibilité du lecteur, aucun souffle...Un fourre-tout d'une grisaille inouïe. C'est écrit par qui ce genre de trucs ?

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2006

C'est écrit par un pédago, évidemment!
"Pas une formule pour toucher l'intelligence ou la sensibilité du lecteur, aucun souffle... Une fourre-tout d'une grisaille inouïe". C'est exactement ainsi que l'on peut définir les 15 000 pages de Meirieu. Ou même trois lignes de Meirieu prises au hasard.

Ecrit par : Jean | 04 décembre 2006

Quelqu'un me suggère que le programme en question n'a pas été rédigé par un pédago, mais par un spécialiste des notices de machines à laver. Le pédago n'a fait que le valider.

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2006

A leur corps défendant...

Je ne vois que cette méthode, puisque gradient de paupérisation disciplinaire il y a, et que les plus "atteints" vont voter pour les plus "gentils" avec eux en parole, c'est bien à leur corps défendant que la politique d'Education la plus juste se réalisera.

Contre un "Darwinisme social" qui se profilerait, et à propos duquel, JBP, d'aucuns vous chahutèrent fort malencontreusement, et contre la chute d'une démocratie, Estil, qui titube et doit dessaoûler bon gré mal gré, avant de sombrer dans le vote pour (et je me récuse) la plus incompétente des "Eyeless in Gaza".

Ecrit par : D'Enguell | 04 décembre 2006

BOnjour,

SI VOUS AVEZ UN PEU DE TEMPS: LISEZ CE COMPTE RENDU DES TABLES RONDES EDUCATION DE MARSEILLE , AVANT PROJET PS

JE LAISSE A VOTRE APPRECIATION LE SOIN DE JUGER LA PERTINENCE DES INTERVENANTS.

Certains noms nous sont bien connus !


----------------------------------------------------------
PROJET PS EDUCATION : TABLES RONDES


Atelier 1 : « De la maternelle au baccalauréat, construire une école plus juste », animé par Claude ROIRON, Secrétaire nationale à l’Education

Gérard ASCHIERI, secrétaire général de la FSU – François DUBET, professeur de sociologie à Bordeaux 2, directeur d’études à l’EHESS – Georges DUPON-LAHITTE, président de la FCPE – Eric FAVEY, secrétaire national chargé de l’Education à la Ligue de l’Enseignement – Patrick GONTHIER, secrétaire général de l’UNSA Éducation – Philippe GUITTET, secrétaire général du SN PDEN – Razzye HAMMADI, président du MJS – Sonia HENRICH, inspectrice générale honoraire, ancienne inspectrice d’académie des Bouches-du-Rhône – Yannick TRIGANCE, directeur d’école en ZEP


Jamais la pression sur l’Ecole n’a été aussi forte, car si les Français s’interrogent, ils n’ont jamais reporté sur elle autant d’espoirs. Parallèlement, ceux qui la font vivre au quotidien se sentent souvent mal considérés, seuls et démunis face à ces attentes.
Depuis quatre ans, la droite n’a de cesse de casser l’école publique et laïque en stigmatisant ses carences tout en lui retirant les moyens de fonctionner.
Pourtant l’Ecole ne comporte pas que des échecs, bien au contraire : les réussites existent mais ne sont pas suffisamment partagées. On lui reproche, à juste titre, de ne pas procurer à tous une formation permettant d’accéder à un emploi mais aussi de ne pas assurer une place dans la société à ceux qui, socialement et culturellement, sont les plus défavorisés.

Les socialistes ne peuvent en effet se résigner à ce que 150 000 élèves sortent chaque année du système scolaire en situation d’échec grave. Les politiques de discrimination positive mises en place dès 1981 avec la création des ZEP, enrichies par les gouvernements de gauche successifs, n’ont pas produit les résultats espérés même si elles ont contribué à atténuer les effets de l’aggravation de la situation sociale.

En effet, si l’école est en panne dans les quartiers difficiles, c’est d’abord parce que la mixité sociale n’existe plus et que la misère s’y est installée durablement. Une partie de ce qui détermine alors le succès à l’école se trouve hors de l’école ; or, pour les Socialistes, il n’y a pas de projet pour l’Ecole sans projet pour la société, et réciproquement. Toutefois, ne demandons pas à la seule école publique de résoudre des inégalités que la société ne cesse d’accroître. Pour répondre aux nouveaux défis du monde moderne, pour mieux corriger les injustices qu’il engendre, il s’avère indispensable de redéfinir les missions de l’Ecole et de lui donner les moyens de les mener à bien.
L’Ecole n’a plus seulement comme objectif de dispenser un savoir, elle doit former des citoyens. C’est en ce sens qu’il faut renforcer l’école républicaine, soutenir celles et ceux qui la font vivre, à un moment où la démagogie et le populisme ambiants, alimentés par le gouvernement de droite, n’hésitent pas à les jeter en pâture à l’opinion publique. La droite n’aime pas l’Ecole. La politique de destruction qu’elle mène, comme chaque fois qu’elle revient au pouvoir : suppression drastique de postes, réduction du nombre d’établissements aidés dans le cadre de la politique des ZEP, entrée en apprentissage à 14 ans réservée aux enfants des milieux défavorisés,... conduit à l’installation d’une école à plusieurs vitesses et au démantèlement de l’Education nationale. Le savoir ne peut être réduit à une marchandise réservée à ceux qui ont les moyens – plus de 2 millions d’heures de cours privés chaque année, déductibles d’impôts -.

Le Parti socialiste a toujours placé l’Ecole au coeur de son projet politique. La journée des Etats généraux du 20 mai, consacrée aux problématiques liées à l’Education nationale, l’enseignement supérieur et la recherche, est un moment particulièrement fort de son élaboration.

Pour l’Education nationale, celle-ci s’articulera autour de trois grands axes :
- Le premier axe concerne les missions de l’Ecole et ses liens avec l’ensemble de la société.
Les socialistes veulent inscrire l’Ecole dans un projet de société qui fait de la démocratie et de la lutte contre les inégalités sociales une priorité.
Comment l’Ecole peut-elle corriger les inégalités sociales et culturelles ? Comment peut-elle mieux répondre aux besoins en matière d’éducation et de savoir de ceux qui sont les plus fragiles socialement et les plus démunis culturellement ? Comment considérer l’enfant, l’adolescent, dans sa globalité et non plus seulement comme un élève ? Quel accueil pour la petite enfance? Comment articuler les temps de vie de l’enfant dans une perspective éducative ? Quel rôle pour les associations dans le cadre d’une véritable éducation populaire ? Comment mieux associer les familles à la réussite scolaire de leurs enfants ?

- Le deuxième axe de réflexion concerne l’accès à la qualification professionnelle.
A l’issue de leur scolarité, les jeunes méritent mieux que la précarité. La question de la formation face aux mutations du monde du travail est donc déterminante. C’est pourquoi l’enseignement technique et professionnel est au cœur des préoccupations des socialistes, car c’est là aussi que se situe pour l’Ecole la vraie question de l’égalité sociale.
A quel moment faut-il proposer une orientation aux élèves vers cette voie? Doit-on développer l’apprentissage ? Faire un effort significatif sur l’alternance ? Comment assurer à tous les élèves des lycées technologiques et professionnels, notamment aux filles, une formation leur donnant les meilleures chances de trouver un emploi et d’accéder à une vraie carrière grâce à l’Education et la Formation tout au long de la vie ? Comment mettre en œuvre une véritable formation tout au long de la vie ?

- Le troisième axe porte sur le métier d’enseignant.
Dans un contexte morose où les enseignants sont gravement maltraités par la droite, déconsidérés par le gouvernement et l’opinion publique, et où subsistent encore des malentendus, il appartient au Parti socialiste de réfléchir avec eux aux évolutions et aux améliorations nécessaires pour exercer ce métier exigeant dans les meilleures conditions possibles.
Quelles formations, initiale et continue ? Quel type de recrutement ? Faut-il réfléchir à des formes de prérecrutement ? Faut-il réformer les IUFM ?
Quel encadrement et quel accompagnement tout au long de la carrière ? Comment mieux prendre en charge les enseignants en difficultés ?
Quelles possibilités d’évolution de carrière et d’ouverture professionnelle ?
Quelle culture commune (valeurs, laïcité, déontologie,...) pour tous les professionnels de l’éducation ?

Toutes ces questions seront abordées avec des acteurs de terrain, des syndicalistes, des professionnels de l’Education nationale et des représentants d’associations d’éducation populaire afin de permettre la réussite de tous et d’inscrire l’école dans un véritable projet de société de gauche.


Claude ROIRON
Secrétaire nationale à l’Education

Atelier 2 : « Offrir à tous une qualification durable », animé par Christian MARRE, délégué national à l’Enseignement professionnel

Jean-Christophe ABGRALL, proviseur du lycée professionnel et technologique régional de l’Estaque à Marseille – Daniel ASSOULINE, inspecteur général de l’Education nationale – Jean-Luc CARBUCCIA, secrétaire du comité régional d’entreprise de l’AFPA – Christian FORESTIER, ancien recteur, ancien directeur de cabinet de Jack LANG – Patrick MENNUCCI, vice-président de la région PACA – Un représentant de l’Union patronale des Bouches-du-Rhône – Un représentant de l’UNSEN-CGT

Atelier 3 : « Enseigner aujourd’hui », animé par Philippe DARRIULAT, responsable national aux Etats Généraux du Projet
Jean-Louis AUDUC, directeur-adjoint de l’IUFM de Créteil – Alain BECKER, secrétaire national du SNEP – Nicole BELLOUBET, ancienne rectrice – Jean Luc BÉRILLE, secrétaire général du SE-UNSA – Pierre FRACKOWIACK, inspecteur de l’Education nationale – Barbara LEFEVRE, professeure, auteure des « Territoires perdus de la République » – Gilles MOINDROD, secrétaire général du SNUIPP – Pierre OBIN, inspecteur général de l’Education nationale –Safia OTOKORE, secrétaire nationale adjointe au Sport Frédérique - ROLLET, secrétaire générale du SNES – Jean-Luc VILLENEUVE, secrétaire général du SGEN-CFDT


Atelier 4 : « Recherche et Enseignement supérieur : le choix de la société de la connaissance » animé par Yves DURAND, secrétaire national à l’Enseignement supérieur et à la Recherche

Henri AUDIER, directeur de recherche au CNRS –Yehezkel BEN ARI, chercheur, Institut de neurobiologie de la Méditerranée – André CARTAPANIS, professeur d’économie à l’université d’Aix-Marseille 2, directeur du centre d’économie et de finances international – Alain CLAEYS, député, responsable national à la Recherche – Bruno JULLIARD, président de l’UNEF – José ROSE, directeur scientifique du CEREQ – Hélène ORAIN, responsable nationale à l’Enseignement supérieur – Yannick VALLÉE, premier vice-président de la Conférence des Présidents d’Université – Patrick WEIL, directeur de recherche au CNRS

BONNE LECTURE....

Ecrit par : Patrick (Instit) | 04 décembre 2006

Vous avez certainement raison monsieur Brighelli. La seule différence entre vous et moi c'est que je déteste suffisamment Sarkozy. Avec lui c'est notre statut de fonctionnaire qui s'envolera et c'est tout ce qui nous reste.

Ecrit par : Nuwanda | 04 décembre 2006

"Les enseignants déconsidérés par l'opinion publique"

Ca, c'est ce voudrait faire Ségolène, en bonne disciple du sanglier allègre.

"Comment mieux prendre en charge les enseignants en difficulté ?" ...

Après avoir largement contribué à les casser, merci pour la compassion. Vous fournissez gratuitement le révolver ?

"Comment l'école peut-elle corriger les inégalités sociales et culturelles ?"

Mais c'est vous qui les aggravez en refusant le savoir aux enfants du peuple!

" Les enseignants gravement maltraités par la droite"

On croit rêver ! Claude Allègre, un homme de droite ? Ségolène, sa morgue et ses 35 heures ? Ils se foutent de qui ?

"Ne demandons pas à la seul école publique de compenser les inégalités que la droite ne cesse d'accroître."

Ca, C'est vrai. On peut aussi demander à l'école privée de compenser les inégalités face au savoir, il y en a qui ne s'en privent pas et au point où en sont les choses, qui pourrait les en blâmer ?

Ecrit par : Robin Guilloux | 04 décembre 2006

Robin,
Vous avez encore le coeur à plaisanter, alors que le sujet est épouvantablement dramatique!
Patrick,
Merci de nous avoir fait connaître ce document ! Cest une véritable nausée qui vous saisit quand vous lisez les considérations vaseuses et bouffies de suffisance dont ce ramassis de demi-intelligents se repaît! Ceux qui, après cela, douteraient encore que le PS soit entièrement aux mains des pédagos et que les syndicats soient leurs complices, ont des lunettes, comme on dit, "en bois".

Ecrit par : Jean | 04 décembre 2006

Bien j'ai regardé l'émission "A vous de juger" présentée par Arlette Chabot via le web et je dois dire que sur ce coup là Sarkozy a été nettement plus convaincant et plus brillant que les ténors du PS...

Sur pas mal de points je suis foncièrement d'accord avec Nicolas Sarkozy et je le soutiens à 2000 % mais je ne sais pas, tout me semble tellement beau et brillant que je m'en méfie comme de la peste. J'ai l'impression très nette que cette couche de vernis est plombée par des relents pestilenciels.....

Toutefois je suis tout à fait convaincue que les valeurs du mérite, du travail et de l'effort doivent impérativement reprendre tout leur sens tout comme l'excellence, la culture au sens de l'instruction et le savoir...Pour cela j'abonde totalement avec les propos de Nicolas Sarkozy.

Au PS mis à part la démagogie je ne vois strictement rien sur les problèmes de l'université, rien sur l'échec scolaire provoqué par un égalitarisme forcené et imbécile, rien sur la carte scolaire : bref encore une fois (eh oui une fois de plus) il n'y a que du vide c'est totalement creux. Vous me direz, à l'UDF ce n'est guère mieux...

Bref nous sommes à 6 mois des élections et franchement je ne sais toujours pas pour qui je voterai......

Ecrit par : Sandra WAGNER | 04 décembre 2006

Bonjour,
Il y a quelques jours j'ai reproduit sur "Socle sans statue" le coup de gueule de Manu thiébault, instituteur-directeur d'école retraité qui pensait avoir fait de son mieux et refuse brièvement le mépris infligé aux anciens dépassés et invités à se taire.
Voici un autre coup de gueule reçu le même jour et venant d'un instituteur-directeur d'école en activité.
" J'aime la grammaire. Je l'enseigne depuis 37 ans. J'ai connu presque autant de méthodes que de ministres de l'EN. De l'analyse logique à la grammaire de Robien en passant par la grammaire structurale, on aura tout essayé.
Voilà donc qu'après la la lecture, Monsieur le Ministre invente la leçon de grammaire comme si personne n'y avait pensé avant lui. Le rapport d'Alain Bentolina est intéressant mais l'utilisation qui en est faite par de Robien est purement démagogique. C omme d'habitude son but est uniquement de flatter son électorat le plus réactionnaire.
Plus d'heures de grammaire. D'accord mais comment ? Moins de musique, de sport, de langues vivantes, d'informatique, d'histoire ? Je dis :" ASSEZ? LAISSEZ NOUS TRAVAILLER ! " Pourtant mon attitude n'est pas conservatrice. Comme Alain Bentolina j'ai toujours été favorable à une simplification de la terminologie.
Ainsi , dans la phrase :" Maman promène son bébé" , comment faire comprendre à un enfant de CE2 que le bébé est complémént d'objet direct, objet de l'action dont le sujet est Maman; Mais il n'y a pas d'objet. Maman et le bébé ne sont pas des objets. Il y a sans doute une poussette mais on n'en parle pas. Alors que dire de l'adjectif "épi-tète" ou de" la tribut du sujet". Mais ça je vous parie que ça ne changera pas.
Plus sérieusement, quand j'écoute mes élèves en zone urbaine sensible, ce qui m'inquiète le plus ce ne sont pas leurs difficultés en grammaire,mais plutôt la pauvreté de leur vocabulaire. Pourtant on y travaille, mais que faire contre la télévision et M. Le Lay pour qui :" Il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de détendre pour le préparer entre deux messages. Soyons réalistes : à la base, le métier de TF1 , c'est d'aider Coca-Cola à vendre son produit."
Allez, à part cela, la vie est belle. Monsieur de Robien était ministre des transports avant de venir à l'EN. Dans quelques mois il sera peut-être à l'Agriculture et à la pêche.
A moins que ...

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 décembre 2006

Jean

Mon humour sur l'état de l'Ecole dans ce pays est la politesse du désespoir...Et sur le Parti Socialiste dont mon pauvre grand-père faisait partie. Au moment du congrès de Tours, il était de ceux qui ont refusé la cission avec les "totalitaires" (c'est comme ça qu'il disait) du futur Parti communiste...gazé à Verdun, viré de chez Citroën en 1936 pour faits de grève et menées syndicales et grand "liseur" devant l'Eternel...Des gens comme on n'en fait plus parce qu'il n'y a plus de classe ouvrière. Vous savez ce qu'il lisait en 1939 pendant que Daladier et consors faisaient la paix avec Hitler? Sur les falaises de marbre d'Ernst Junger. Pas mal pour un enfant du Peuple non ? Son instituteur, dans son Limousin natal ne lui avait sûrement pas fait lire des notices de machine à laver. C'est vrai qu'il n'y avait pas encore de machines à laver à cette époque-là...Et c'est vrai aussi qu'il y avait encore des instituteurs. Il habitait rue des Prouvaires à côté des Halles. Maintenant ce sont les bobos qui occupent ces appartements-là après avoir chassé les gens modeste vers les banlieues, des gens qui votent sûrement pour Ségolène Royal et qui se disent de gauche, les belles âmes. Et maintenant, Jean excusez-moi, je n'ai plus le coeur à rire, je l'ai à pleurer.

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2006

Rions un peu: http://news.fr.msn.com/Article.aspx?cp-documentid=1368101

Braquage raté d'un prof d'économie et de deux de ses élèves


Un professeur d'économie et deux de ses élèves ont été interpellés après avoir lamentablement échoué dans le braquage d'une dame qui apportait à la banque 50.000 euros, fruit de la collecte d'un club d'épargne, a-t-on appris dimanche de source judiciaire.
Le professeur, enseignant dans un lycée de Sarrebourg (Moselle), avait confié ses soucis d'argent à ces deux élèves, de jeunes majeurs, qui lui étaient tout dévoués.
L'un d'entre eux, qui s'apprêtait à conduire en voiture à la banque la présidente de l'association du club d'épargne, a proposé à l'enseignant de renflouer ses finances grâce à ces 50.000 euros providentiels. Cet élève est le fils du vice-président de l'association, qui collecte des fonds pour l'achat groupé de cadeaux de Noël.
Jeudi, l'autre élève a fait le guet pour aider son professeur à braquer la dame dans sa voiture, à l'aide d'un pistolet non chargé qui n'avait pas servi depuis 30 ans. Mais il n'a pu arriver à ses fins, car ses lunettes de soleil le gênaient pour agir, a-t-on précisé de source judiciaire.
En outre, l'enseignant a oublié dans la voiture de la présidente son téléphone portable, permettant de retrouver sa trace dès vendredi.
Les trois "pieds-nickelés" ont été placés en garde à vue. Ils ont été convoqués lundi devant le tribunal correctionnel de Metz dans le cadre d'une procédure en comparution immédiate.

Ecrit par : Pendariès | 04 décembre 2006

Rions un peu:

Braquage raté d'un prof d'économie et de deux de ses élèves

Un professeur d'économie et deux de ses élèves ont été interpellés après avoir lamentablement échoué dans le braquage d'une dame qui apportait à la banque 50.000 euros, fruit de la collecte d'un club d'épargne, a-t-on appris dimanche de source judiciaire.
Le professeur, enseignant dans un lycée de Sarrebourg (Moselle), avait confié ses soucis d'argent à ces deux élèves, de jeunes majeurs, qui lui étaient tout dévoués.
L'un d'entre eux, qui s'apprêtait à conduire en voiture à la banque la présidente de l'association du club d'épargne, a proposé à l'enseignant de renflouer ses finances grâce à ces 50.000 euros providentiels. Cet élève est le fils du vice-président de l'association, qui collecte des fonds pour l'achat groupé de cadeaux de Noël.
Jeudi, l'autre élève a fait le guet pour aider son professeur à braquer la dame dans sa voiture, à l'aide d'un pistolet non chargé qui n'avait pas servi depuis 30 ans. Mais il n'a pu arriver à ses fins, car ses lunettes de soleil le gênaient pour agir, a-t-on précisé de source judiciaire.
En outre, l'enseignant a oublié dans la voiture de la présidente son téléphone portable, permettant de retrouver sa trace dès vendredi.
Les trois "pieds-nickelés" ont été placés en garde à vue. Ils ont été convoqués lundi devant le tribunal correctionnel de Metz dans le cadre d'une procédure en comparution immédiate.

Ecrit par : Pendariès | 04 décembre 2006

Amitiés à pendariès qui n'a pas l'air d'avoir le moral. C'est vrai qu'il y a des moments de découragement et de doute difficiles à surmonter. Parfois une éclaircie vous réveille. Voici deux semaines , j'ai revu un ami d'enfance aveugle venu de l'Ardèche pou écouter notre concert MOZART. Marié à une aveugle ils ont eu trois enfants dont deux mal-voyants, kinés comme lui, et ils ont maintenant huit petits enfants; Il a étudié la musique, les lettres avant de se tourner vers la kinésithérapie.Avec sa femme ils lisent beaucoup grâce à un logiciel transformant tout texte imprimé en voix synthétique et ils écoutent beaucoup de musique. L'une des filles- celle qui n'est pas atteinte par le handicap- est chanteuse professionnelle.
Que vient faire cette histoire sur ce blog me dira-t-on à juste titre ? A voir ce que nous ne voyons plus peut-être.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 décembre 2006

Merci Robin, pour votre belle histoire Elle me plait et me touche beaucoup; Bonne soirée à tous.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 décembre 2006

je m'en doutais que c'était un prof d'économie qui avait fait le coup... J'aurais préféré un prof de philo. Pour le reste j'ai tout lu et le type qui dit que les promesses électorales n'engagent que ceux qui les écoutent ce n'est pas Chirac, c'est Pasqua.
Alors, au stade des promesses électorales, je suis toujours au PS et toujours décidée à voter socialiste au premier tour. Je n'ai aucun goût pour l'ultralibéralisme effréné, je tiens à préserver, autant que faire se peut, l'environnement, je tiens aux services publics, je ne veux pas électrocuter les gosses des banlieux ni les éborgner, je tiens à mes fonctionnaires même s'ils sont chiants parfois etc... etc...(social, logement, smic, caf, traitement de l'immigration...)
je ne vais pas voter pour un type ou une femme qui me fera la vague promesse de ne pas souscrire à l'identification par puce électronique de tous les ovins même si je suis contre, à fond contre pour des raisons tenant à l'organisation de mon travail dans le cadre de la prophylaxie de la brucellose: je ne me vois pas passer mon lecteur sur chaque brebis, relever le numéro à 15 chiffres et le chercher dans un listing de 500 numéros aléatoires pour coller l'étiquette sur le tube de sang. Ceux qui ont déjà donné un coup de main pour les prises de sang me comprendront.

Un accessit à ce post:

"A leur corps défendant...

Je ne vois que cette méthode, puisque gradient de paupérisation disciplinaire il y a, et que les plus "atteints" vont voter pour les plus "gentils" avec eux en parole, c'est bien à leur corps défendant que la politique d'Education la plus juste se réalisera.

Contre un "Darwinisme social" qui se profilerait, et à propos duquel, JBP, d'aucuns vous chahutèrent fort malencontreusement, et contre la chute d'une démocratie, Estil, qui titube et doit dessaoûler bon gré mal gré, avant de sombrer dans le vote pour (et je me récuse) la plus incompétente des "Eyeless in Gaza".

Ecrit par : D'Enguell | 04 décembre 2006

je ne titube pas, je ne sombre pas et je sais ce que je fais aussi bien que n'importe qui
depuis que la droite est là, ma taxe professionnelle a baissé d'une substantielle façon, je peux virer ma salariée plus facilement, etc... que des avantages pour moi, tout au moins à court terme

Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2006

"Ce ramassis de demi-intelligents", écrivais-je haut... "Cette faune" conviendrait bien aussi...
Sandra, il y en a au moins une pour qui vous êtes sûre de ne pas voter, c'est Royal (et les extrêmes - je suppose).

Ecrit par : Jean | 04 décembre 2006

Réponse rapide à Nuwanda.

Je ne suis pas même sûr que la droite ne préfère pas garder un corps de fonctionnaires (réduit en nombre — ce qui sera difficile à réaliser pour les profs, parce qu'il y a un baby-boom depuis 98) dépendant de l'Etat (le côté jacobin de la droite), alors que la gauche, qui détient 20 régions sur 22, aura la tentation de régionaliser les fonctionnaires (c'est déjà fait pour les personnels TOS des lycées et collèges), afin de donner encore plus de pouvoir à tous ces caciques locaux sur lesquels elle s'appuie. Et fonctionnaire local, avec des concours de recrutement locaux sur des concours locaux, je ne suis pas sûr que la qualité sera au rendez-vous…
C'est si vrai que la droite (Robien) commence à envisager de ne plus recruter les professeurs des écoles au niveau région, mais au niveau national, en culbutant ce qui est en place — et qui manque de souplesse, vu le nombre de candidats ici et le nombre d'élèves là.

Pour Roger Felts…
Bien sûr que j'ai de la sympathie pour les positions du "Che" ! Mais nous aurons le choix, de toute manière, au premier tour. Ma question porte sur le second tour. J'ai parié sur un Ségo / Le Pen, loi de Murphy oblige. Mais on peut aussi s'attendre à un Ségo / Sarko. So ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 décembre 2006

Merci Hélène pour votre petit mot de sympathie

Au sujet des propos de cet instituteur que vous rapportez, je suis content d'apprendre qu'il y a encore des gens qui font leur travail consciencieusement.

A propos de la grammaire, on ne peut pas comprendre sans recourir au grec et au latin. Oui, je sais "Permettez qu'au nom du grec on vous embrasse." Mais Molière, élève de Gassendi, lui-même disciple d'Epicure et de Démocrite savait faire la distinction entre un cuistre et un vrai savant comme Gassendi (le mousquetaire qui ferraille vaillamment avec Descartes dans les Médiations Métaphysiques à propos de l'existence de l'âme)

Epithète : qui se tient à côté de ( plutôt antéposé dans la langue médiévale (le blanc destrier) postposé par la suite ... "Un homme grand"/"Un grand homme (altération qualitative)...oui d'accord, mais pourquoi un ancien moulin cesse-t-il d'être un moulin (altération ontologique)?

Attribut : qui qualifie un verbe par l'intermédiaire d'un verbe d'état. Attribut s'oppose à "essence" dans le vocabuliare scolastique. Pourquoi ne pas faire un cours d'instruction civique à partir de là ? "J'aime pas les racistes" "Faut pas être raciste" Bon d'accord, mais pourquoi ? Parce que la grammaire nous l'interdit !: l'attribut n'est pas l'essence (noir, blanc, jaune, ce sont des attributs) Cet homme est noir, juif, musulman...que sais-je...le fait d'être noir, juif, musulman etc. ne lui enlève pas son essence d'homme.

Aristote était bien embêté pour justifier l'esclavage...A cause de la grammaire grecque..."Cet homme est un esclave" oui, mais "cet esclave est un homme". Socrate discute avec Théetète, un esclave, parce que dans sa grammaire, c'est un homme. Aristote (Politique, I) : "Si les machines tournaient toutes seules, il n'y aurait pas besoin d'esclaves." Ce n'est pas une justification "ontologique" de l'esclavage. Je sais bien que ça n'a rien changé sur le moment, mais c'est là-dessus que les anti esclavagistes se baseront pour leur argumentation (cf. la controverse de Valladolid)

Ernst Cassirer a montré que les catégories de la pensée grecque recouvraient celles de la grammaire..."upokaimenon" : littéralement : ce qui se tient au-dessous de devient la substance des scolastique (on trouve le mot chez Spinoza pour désigner Dieu) et le "subjectum" chez Descartes...Notre sujet !

Je suis d'accord pour le complément d'objet. Il y a une contradiction si c'est un être humain (ou même un être vivant). Peut-être les écologistes (encore un mot grec) pourraient-ils nous en trouver un autre.

"L'important, disait Platon est de savoir pourquoi ils font ce qu'ils font" Je cite Platon pour me raccrocher aux branches et justifier ce discours sur un blog consacré aux programmes des candidats aux présidentielles...La cause finale (causa finalis) Lisez-les programmes. Et posez-vous la question : "En vue de quoi écrivent-ils ce qu'ils écrivent." (et pas "qu'est-ce qu'ils disent")...C'est très éclairant. On appelle aussi ça des présupposés.

Je termine. Changer, abolir...Oui peut-être, mais réfléchissons avant (comme disait J.K. Chesterton il ne faut pas détruire même une simple haie sans se demander par quoi on va la remplacer). Si on ne peut pas remplacer "sujet" "épithète", "attribut", complément d'objet" par quelque chose de plus profond, de plus essentiel, n'y touchons pas, mais essayons de comprendre (et de faire comprendre) pourquoi on emploie ces mots-là et pas d'autres.

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2006

"je peux virer ma salariée plus facilement,"
Dobolinette, il faut penser absurde ...
Tu peux aussi (de par ce fait) embaucher plus facilement.... ;)

Merci Robin pour tes posts ... super tip top

Ecrit par : toto | 04 décembre 2006

Bravo pour votre courage ! Et la lucidité dont vous faîtes preuve dans vos écrits.

Un sujet peu abordé aujourd'hui : être autodidacte, ou tout au moins savoir sortir d'un système à un moment donné pour réussir autrement. Il ne s'agit pas d'abandonner ses études (au contraire, suivies par correspondance : les cours sont très souvent de qualité, j'en témoigne), tout en ayant des activités diverses à côté (formations, associations, politique éventuellement). Quels bénéfices ? L'apprentissage de l'organisation, la gestion de l'autonomie personnelle, l'autoévaluation, et une meilleure culture générale (puisqu'il n'est pas question de rester enfermé chez soi). Or, aujourd'hui, les candidats libres sont très mal vus par le "système" ; il me semble pourtant que, à condition d'être motivés et un minimum sérieux, de nombreux élèves pourraient réussir par ce biais en secondaire alors qu'ils échouent via le régime classique (terme préféré à "normal"). Qu'en pensez-vous ? Nous pourrions résumer ce débat par l'expression d'école à la carte, pourquoi pas.

Bien à vous,

Alexandre-Guillaume Tollinchi
Conseiller National des Jeunes UMP
Auteur de "Lettre aux volontaires", 2006.

Ecrit par : Alexandre-Guillaume Tollinchi (UMP) | 04 décembre 2006

Je ne suis pas même sûr que la droite ne préfère pas garder un corps de fonctionnaires (réduit en nombre — ce qui sera difficile à réaliser pour les profs, parce qu'il y a un baby-boom depuis 98) dépendant de l'Etat (le côté jacobin de la droite), alors que la gauche, qui détient 20 régions sur 22, aura la tentation de régionaliser les fonctionnaires (c'est déjà fait pour les personnels TOS des lycées et collèges), afin de donner encore plus de pouvoir à tous ces caciques locaux sur lesquels elle s'appuie. Et fonctionnaire local, avec des concours de recrutement locaux sur des concours locaux, je ne suis pas sûr que la qualité sera au rendez-vous…


Ma question porte sur le second tour. J'ai parié sur un Ségo / Le Pen, loi de Murphy oblige. Mais on peut aussi s'attendre à un Ségo / Sarko. So ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 décembre 2006

Pour le premier paragraphe, n'avez-vous pas la vague impression de "charrier dans les bégonias"? Qui a dévolu aux régions les personnels TOS et autres charges assez lourdes? Bien que ce ne soit pas le fait des socialos mais de la droite, je ne suis pas opposée à cette orientation, à la condition de "peréquationner " les régions. D'ailleurs, on rapproche ainsi employeur et employé, ce qui n'est pas un mal... Pour les enseignants, qui gèrent un programme scolaire national, il n'est pas question que je sache de les "régionnaliser" plus qu'ils ne le sont. Le programme du parti socialiste n'en parle pas.

Pour votre deuxième paragraphe, si c'est votre pronostic, alors, votez où vous voulez, drapez-vous dans votre dignité blessée, peu importe, les jeux seraient faits!
A votre honneur, tout ceci prouve à vos détracteurs que vous ne jouez pas le jeu de l'ambition politique et, pour ceci, chapeau bas!
PS: faites quand même gaffe à Sarko, je le sens très rusé... Ne vous faites pas "embringué"... Ce serait un beau gâchis.

Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2006

je peux virer ma salariée plus facilement,"
Dobolinette, il faut penser absurde ...
Tu peux aussi (de par ce fait) embaucher plus facilement.... ;)

Merci Robin pour tes posts ... super tip top

Ecrit par : toto | 04 décembre 2006

ouais, mais j'ai un défaut inexpugnable et délétère: j'entretiens avec mes salariés des rapports affectifs. Je suis économiquement très conne...

Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2006

Je me suis laissé un peu entraîner par l'enthousiasme en suggérant le remplacement l'expression "complément d'objet" par autre chose. Vérification faite dans le Gaffiot, objet vient de objectus, participe passé de objicio (jeci, jectum, jecere) qui veut dire "placer devant", opposer et n'a donc pas en latin le sens restreint d'objet inanimé qu'il a en français dans la langue courante.

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2006

"PS: faites quand même gaffe à Sarko, je le sens très rusé... "
Pas autant que le 'Chi' qui va surement lui 'Chi' dans les bottes :o)))))

désolé, promis jeuleufeurais pu......

"Je suis économiquement très conne..."
Tu as eu quoi comme méthode de lecture au CP
wwwwwww@@@@@@rrrrrrrfffffffffff ...disoli Jipibi ji vi au coincoin vitevitevite

Ecrit par : toto | 04 décembre 2006

û

Ecrit par : toto | 04 décembre 2006

Merci Hélène Charpentier pour votre message. Oui un moment de désarroi.

Ecrit par : Pendariès | 04 décembre 2006

Nuwada a dit qu'avec Ségolène on garderait notre statut. C'est faux, c'est la loi Jospin de 89 qui l'a entamé et c'est de Robien qui fini le travail en ce moment. Allez voir le projet de décret tout frais, qui passera en janvier si les profs ne se remuent pas.

http://www.fo-snfolc.fr/IMG/pdf/Projet_Decret_ORS_Pers_2nd.pdf

Ecrit par : Thalie | 04 décembre 2006

Je partage votre analyse ocncernant Soeur Sourire et le petit Nicolas (pour qui je n'ai pas le moindre début de sympathie, et qui ne m'inspire aucune confiance).

Mais pourquoi donc vous arrêter à ces deux-là ? Parce que les médias nous serinent depuis des mois qu'ils seront au second tour ? Pour ma part, j'en doute. Et je tiens suffisamment à la démocratie pour ne pas m'intéresser aux propositions des autres candidats.

Sur Chevènement : en matière d'éducation, il ne s'est guère montré brillant aux affaires. Comme pour Sarkozy, attention au double discours.

Pour ma part, j'attends les propositions de Bayrou (rien à espérer des candidats des verts ou de la gauche altermondialiste, malheureusement).

Ecrit par : Julie | 04 décembre 2006

Quelques lectures intéressantes pour des questions qui seront au coeur des débats des prochains mois.


Sur la durée du travail
http://travail-chomage.site.voila.fr/emploi/duree_travail.htm


Sur la manipulation des chiffres du chômage à l'étranger
http://travail-chomage.site.voila.fr/danois/dk_merite.htm


Sur les gains de productivité et le chômage
http://travail-chomage.site.voila.fr/produc/gain_productiv.htm


Comme l'on voit en comparant avec d'autres pays, la situation en France n'est pas pire qu'ailleurs.

Ecrit par : Cécile | 04 décembre 2006

Voili voilou un témoignage d'une de mes collegues...



Bonjour à tous.
Regardez ce film bien attentivement:
http://wwwyoutube.com/watch?v=kpoyX_uFsf0

Malgré la promesse que je viens de me faire de rester très calme devant mon clavier, je ne peux qu'hurler: c'est tout simplement risible à quel point Madame Royal, qui a ses enfants à (...) (lycée Privé), parle de ce qu'elle ne connaît pas.
De quelles 35 heures parle-t-elle? Cela m'étonnerait qu'elle soit véritablement venue suivre des profs une journée ou deux (je ne parle pas d'une semaine), à temps plein, sur leur lieu de travail puis chez eux. Cela m'étonnerait également qu'elle ait honnêtement imaginé compter le total des heures consacrées au rdv de parents, préparations de cours, correction de copies mais aussi rdv informels avec des élèves. (ce qu'elle qualifie de "gratuit"). Bien entendu, elle parle de 17 heures, horaire qui ne correspond à rien puisque les agrégés enseignent 15 heures et les certifiés 18 heures par semaine. Quant à moi, j'envisage très sérieusement de me mettre aux 35 heures effectives, et tant pis pour les retards de livraison de copies, les rdv ajournés et les délais de 2 mois pour avoir des explications supplémentaires sur des travaux rendus.
A aucun moment elle ne se demande pourquoi les professeurs "du service public" donnent tous des cours en plus dans des entreprises privées de soutien. Ne serais-je qu'une vile enseignante, animée par mon seul désir de profit et de rentabilité? Prof sans vergogne, ne pensant qu'à capitaliser mes rémunérations secondaires, à boursicoter sur le dos de mes ignares d'élèves?
Mme Royal ne parle pas non plus des difficultés matérielles propres à l'accueil d'autant de monde en même temps. Peut-être compte-t-elle acheter un PC à chacun? Construire des annexes aux salles de classe, permettant des entretiens individualisés avec des petits groupes d'élèves? Dédoubler toutes les classes pour en finir avec des effectifs décourageants pour les élèves?
Comment ose-t-elle demander à ceux qui se font menacer et qui vont au lycée la peur au ventre de rester en ces lieux, sur un ton offusqué laissant entendre que finalement, ce sont eux les responsables de l'échec scolaire?


Oui 35 h de présence effective, cela existe ailleurs, mais dans des conditions de confort trop ambitieuses pour notre France de 2006.
Les profs ne peuvent être la première ressource bénévole du pays.

Pour conclure, entendre qu'une possible future candidate du PS prépare ses réformes en douce, pour ne surtout rien avoir à faire avec les syndicats ne vous laisse-t-il pas rêveur?
Mme Royal prépare les plus grandes grèves qui n'aient jamais existé à l'Education Nationale, et là, je pense que le privé en sera.

Ecrit par : nathalie | 04 décembre 2006

Chers Brighelliens
Pour ceux que cela intéresse: liquidation progressive de la section L dans un rapport de l'EN, avec des arguments inadmissibles, fallacieux et sophistiques.
http://media. education. gouv.fr/file/ 63/8/3638. pdf
Après avoir lu cela, il est clair qu'il faudra voter en 2007
pour ceux qui ont su quelque peu entendre les analyses brighelliennes.
Au fond, le but est simple: sacrifier la littérature, la philosophie et une certaine vision de la culture.

Attention au bulletin de vote car c'est l'ultime recours!!!!!
BG

Ecrit par : Guitton | 04 décembre 2006

"Sacrifier la littérature et la philosophie à une certaine vision de la culture" Ils ont déjà cherché à nous faire le coup dans les années 80 en voulant supprimer l'enseignement de la philosophie. Seulement en face, il y avait Vladimir Jankélévitch, ses élèves et ses anciens élèves (dont j'avais l'honneur de faire partie) et les étudiants de la Sorbonne ne jetaient pas encore leurs livres sur les CRS. On peut toujours s'attendre à des miracles, mais combien sommes nous à comprendre ce qui est en jeu. Souvenez-vous de la remarque de Staline : "Le pape ? Combien de divisions ?" remplacez le mot pape par "culture", "humanisme", "esprit critique". Celui de Goering est plus connu : "Quand j'entends le mot culture, je sors mon révolver" Remplacez le mot révolver par "consensus", "CAC 40", "rentabilité".

J'ai fait une faute d'orthographe inexcusable en sciant le "s" "scission" (la scission entre la SFIO et les fondateurs du PCF au congrès de Tours). Ca (je n'arrive pas à faire les cédilles) n'aurait pas plu à mon grand-père, ni à son instituteur. Et pan sur le bec, comme dirait le canard enchainé...C'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute d'orthographe...

Ecrit par : Robin | 05 décembre 2006

Cher Guitton
C'est tous les enseignements et l'école elle-même comme barrage contre la liquidation totale de notre type d'humanité qu'on s'apprête à liquider d'une manière où d'une autre et quelle que soit la couleur du futur régime de liquidation.
Nous autres profs et instits nourris jadis à la mamelle des humanités continuerons encore longtemps à regarder notre maison natale avec un regard d'enfant quand celle-ci n'est déjà plus qu'un vestige, une carcasse abandonnée au bord du chemin de l'histoire.
Personnellement j'aurai vécu dans mon collège de province cette mutation, cet avènement comme dit Nietzche de l'homme théorique qui "comprend ce qui est essentiellement poétique, le mythe, à peu près comme un sourd comprend la musique". Désormais nos chefs experts en management gèrent les affaires du collège de derrière leurs ordinateurs et ne connaissent des élèves que leur numéro d'inscription académique ou leur "profil d'élève" tracé sur les écrans, fiché dans la mémoire dure et obscure de l'engin. (Ma première principale partie à la retraite en 1979 connaissait le nom des mille élèves du collège).
Arrive droit sur nous le tsunami des nouvelles technologies qui va détruire les anciennes formes institutionnelles d'accès des nouvelles générations à la raison, à la faculté de sentir esthétiquement et de penser le monde. C'est à dire de s'en mettre à l'écart pour se le représenter symboliquement et en interpréter les phénomènes.
Nous tardons à comprendre ce qui va disparaître ainsi dans notre système scolaire. Nous ne comprenons pas ce qu'induit pour notre type d'humanité la fascination des politiques et "décideurs" pour les sciences et technologies du mesurable, du calculable, du fichage, de la technocratisation des phénomènes et des rapports humains.
Dans ces conditions nouvelles de disparition programmée des montages historiques de la pensée (la justice elle même qui est science des cas est appelée à fonctionner automatiquement autant dire de façon expéditive par le biais de la notion sarkosienne de "peines planchers") la fonction du maître d'école et de professeur va muter en profondeur. Les projets politiques pour l'école du XXI ème sont dans les cartons et attendent leur exécution.
A quoi pourra bien servir le futur professeur de lettres classiques et modernes dans cette nouvelle école gérée comme une entreprise privée de distribution de compétences professionnelles?
Le bulletin de vote, comme ultime recours? Contre quoi, contre qui? On ne peut rien contre un tel tsunami. Sauf à se désespérer ou à se précipiter tout droit dans l'abîme.

Ecrit par : buntovchik | 05 décembre 2006

Cette habitude des intellectuels français de s'envoyer les Juifs que leurs parents n'ont pas sauvés à la figure. Je lis avec effarement cette phrase de Philippe Meirieu adressée à Alain Finkelkraut : "De quelle couleur sera l'étoile que vous couserez sur la veste des pédagogues ?" Un peu de pudeur, Monsieur Mérieux, personne ne songe à vous faire l'honneur, à vous et vos amis, de remplacer vos palmes académiques par l'étoile de Janusz Korciack.

Ecrit par : Robin | 05 décembre 2006

buntovchik, j'en ai les larmes aux yeux.

Ecrit par : Robin | 05 décembre 2006

Pour conclure, entendre qu'une possible future candidate du PS prépare ses réformes en douce, pour ne surtout rien avoir à faire avec les syndicats ne vous laisse-t-il pas rêveur?
Mme Royal prépare les plus grandes grèves qui n'aient jamais existé à l'Education Nationale, et là, je pense que le privé en sera.

Ecrit par : nathalie | 04 décembre 2006

versus:

"Je ne me fais guère d’illusions sur ce que serait la gestion de l’Education Nationale d’un gouvernement Sarkozy : la bivalence des enseignants (Robien vient de réinventer les PEGC d’il y a trente ans), des salaires plafonnés (mais ils le sont depuis vilaine lurette), des relations tendues avec les syndicats (je ne parviens pas à m’en émouvoir), et une sélection à tous les étages qui ne se fera pas forcément au mérite. " jean paul Brighelli

Je suis un peu désorientée sur le jugement que vous portez sur vos syndicats... Les gouvernants doivent-ils tenir compte de leurs avis ou pas????????????

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2006

Bonjour à tous,
JPB sur la droite jacobine (résiduellement) et la gauche décentralisatrice, j'avoue ne pas vous suivre et penser l'inverse de vous. Ces cinq dernières années ont été marquées par une décentralisation (vers les collectivités locales) et une déconcentration (rectorat) à outrance et comme vous le signalez vous-même, c'est de robien qui revient sur le recrutement territorialisé des enseignants.
Taper sur la gauche, cà défoule et je ne m'en prive pas moi-même mais elle a assez de ses propres tares sans lui filer en douce celles du camp d'en face...
A bientôt.

Ecrit par : utile baron | 05 décembre 2006

Le bulletin de vote, comme ultime recours? Contre quoi, contre qui? On ne peut rien contre un tel tsunami. Sauf à se désespérer ou à se précipiter tout droit dans l'abîme.

Ecrit par : buntovchik | 05 décembre 2006

Merci de rappeler cette évidence

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2006

Merci Cécile pour les liens sur les sites consacrés à l' économie. Je remarque en passant l'utilité d'une bonne formation générale pour assimiler des connaissances dans un domaine qui n'est pas votre spécialité : 1°) Savoir où chercher les connaissances 2°) aller à l'essentiel sans se perdre dans les détails, distinguer l'idée générale des cas particuliers 3) repérer les articulations d'un discours 4°) Faire preuve d'esprit critique. Les formations étroitement spécialisées et précoces que certains voudraient substituer à des études générales sérieuses (en Histoire-Géographie, en Littérature, en Philosophie, en Langues vivantes, en Musique...) ne favorisent pas cette démarche.

Ecrit par : Robin | 05 décembre 2006

à Dobolino
J'ai pensé à vous l'autre jour en lisant Палата №6 d'Anton Tchekov et à propos de jouissance de la pensée...
"Et voilà, de même qu'en prison des gens unis par une infortune analogue se sentent soulagés d'être réunis, de même, dans la vie, le piège passe inaperçu quand les gens portés à l'analyse et aux généralisations se réunissent et passent leur temps à échanger de fières et libres idées. C'est en ce sens que l'esprit est une irremplaçable jouissance". ( В этом смысле ум есть наслаждение незаменимое)

Ecrit par : buntovchik | 05 décembre 2006

Pour Alexandre Guillaume Tollinchi et les autres si vous le souhaitez :

Bonjour,

Je me permets de vous écrire suite au message que vous avez rédigé sur le blog de Jean-Paul Brighelli. Vous parliez notamment de la formation par correspondance, je peux largement en témoigner puisque j’ai repris deux fois des études et je poursuis sur ma lancée en 2007 avec Paris1 Panthéon Sorbonne en droit à distance au CAVEJ.

En fait, j’ai démarré un cursus estudiantin une première fois depuis la seconde jusqu’au baccalauréat Sciences Economiques et Sociales puisque l’éco c’est l’une de mes grandes passions comme la philo, l’histoire, le droit, la politique, etc..J’ai déjà été en classe de seconde dans un lycée public mais à l’époque (15 ans) je n’étais pas ce que l’on appelle communément un « foudre de guerre » et je me suis donc laissée orienter vers une voie professionnelle courte type BEP. Je dois avouer que j’ai payé cher mon manque de maturité car je n’avais pas compris et saisi à quel point il est vital d’étudier et d’acquérir une formation en vue d’exercer un métier avec lequel nous nous sentons totalement en phase. Entre temps et après l’obtention du BEP, j’avais planché sur des concours pour m’engager dans l’armée de terre dans le cadre d’un service national. Je les avais réussis et j’ai donc été incorporé dès juin 95 au sein d’un régiment de transmissions. J’ai au total effectué 6 mois de service national. Je ne l’ai pas réalisé jusqu’au bout dans le sens où j’ai eu entre temps l’opportunité de reprendre des études dans un établissement privé en seconde justement et ce donc jusqu’au bac comme je l’ai évoqué ci-dessus. En effet je connaissais le personnel de cette école dans le sens où j’y ai suivi ma scolarité au sein de leur collège.

Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de chance. Je dois une fière chandelle à mes parents et surtout aux enseignants de cet établissement puisqu’ils m’ont apporté un soutien indéfectible et ne m’ont surtout jamais laissé au bord du chemin jusqu’à l’ultime échéance : le bac. Par ailleurs à plusieurs reprises ils n’ont pas hésité non plus à me secouer violemment quand ce fut nécessaire, histoire de me replacer dans les startings blocks lorsqu’ils sentaient que je relâchais mes efforts. Reprendre des études ce n’est pas simple. C’est même au contraire difficile car cela suppose une remise en cause considérable, parfois douloureuse et beaucoup de modestie. Dans tous les cas pour ma part, j’ai mis du temps à admettre que je m’étais trompée mais surtout que j’en étais entièrement responsable…Au moment du bac je ne l’avais compris que partiellement…

Par la suite, j’avais eu l’opportunité de préparer un BTS en alternance dans le secteur commercial. Finalement la vente ce n’était pas pour moi et en plus l’entreprise qui m’avait embauchée n’avait pas joué le jeu jusqu’au bout. L’enthousiasme des débuts s’était rapidement transformé en une démotivation telle que j’avais fini par cesser ma formation. Je pris la décision de me lancer sur le marché du travail et donc d’acquérir par le biais de l’intérim de l’expérience professionnelle. Au bout de 5 ans d’activité je repris une seconde fois des études mais cette fois par l’intermédiaire du Centre National d’Enseignement à Distance de Lyon. J’avais préparé le BTS Assistant de direction en vue de valider mon expérience et mon savoir-faire. Il se trouve que j’ai travaillé dans d’excellentes sociétés au sein desquelles j’ai eu la chance de rencontrer et de côtoyer des personnes brillantes et remarquables. Toutefois j’ai aussi vécu de mauvais épisodes puisque j’ai du me rendre au Prud’hommes pour défendre mes droits. J’ai aussi connu avec l’intérim la précarité puisque j’ai uniquement travaillé durant cette période sous contrats temporaires ou à durée déterminée. D’où la nécessité donc de reprendre un cursus afin de « booster » ma carrière professionnelle.

Ceci dit je ne regrette rien, absolument rien et en plus si tout était à refaire je le referais volontiers et plutôt deux fois qu’une !!! Ces expériences ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui : j’en suis ressortie plus mûre, plus forte et grandie. J’ai même, si je puis dire, été obligée de passer par là pour « piger les choses ». Cette période a été aussi très formatrice puisque malgré le contexte de forte précarité je suis parvenue à accumuler des compétences professionnelles facilement monnayables sur le marché du travail. Grâce à elles, je suis même désormais en CDI. (Je viens de signer mon premier contrat stable à 31 ans en septembre 2006 dans un pôle de compétitivité). Par ailleurs, toute la rancœur, l’amertume ou la colère et la frustration que j’ai pu ressentir à certains moments je l’ai transformé en une force, une détermination, une rage de vaincre et une énergie incroyable avec la volonté chevillée au corps de devoir s’en sortir coûte que coûte. En outre en parallèle de ma formation au CNED je travaillais au sein de Smart France dans le secteur automobile. Et là encore j’ai bénéficié d’un soutien hors pair de la part de collègues et managers. Je n’ai qu’une chose à dire : chapeau bas et 1000 fois merci !

Au final j’ai été major de promo sur l’ensemble de ces 2 années de formation par correspondance et j’ai littéralement « cartonné » à l’examen. Bref j’ai peut-être beaucoup ramé mais en attendant j’ai réussi à montrer qu’il était possible de s’en sortir autrement. Le système comporte des brèches qui vous donnent la possibilité de rattraper le temps perdu et de bien clamer haut et fort que les dés ne sont pas jetés définitivement. Ce qui me dérange, c’est que ces passerelles sont inconnues pour la majeure partie du public, le manque d’information est réel et criant… La possibilité de poursuivre par le CNED je l’ai su par pur hasard en lisant un guide sur les formations…

Reprendre une 3ème fois des études à distance constitue pour moi un nouveau défi mais il est certain dans tous les sens du terme que non seulement je me sens fin prête à le relever mais qui plus est à réussir haut la main…2007 la fac de droit m’attend au tournant. Plusieurs raisons m’y poussent : comme je l’ai précisé au début le droit tout comme l’économie c’est une passion inébranlable, matière que j’ai découvert en BTS. Ensuite mon soucis c’est d’accéder au savoir et à la connaissance, développer davantage l’esprit critique, la rigueur quand bien même l’université connaît de grosses difficultés. La fac reste à mes yeux le temple sacré du savoir. Et enfin nombreuses personnes, du moins entourage personnel, collègues et managers sont unanimement convaincues de mon potentiel, lequel leur semble largement supérieur aux exigences requises par le BTS. Il est donc grand temps de montrer ce que j’ai dans les tripes et d’atteindre cette fois mes fameuses limites. De toutes les façons, aller au bout de soi-même est une compétition qui ne finit jamais !

La seule chose que je peux affirmer c’est que je n’ai pas dit mon dernier mot….Je compte travailler les week-ends en complément de mon emploi principal car je financerai la formation à titre personnel et individuel. Cette formation a un coût que je ne peux assumer avec mes revenus actuels, d’où le besoin de trouver un job à temps partiel ailleurs en supplément sur Metz puisque j’habite Metz.

Pour ce qui est de mon témoignage, si vous avez des questions ou si vous souhaitez en discuter plus amplement et notamment débattre sur la formation par correspondance, n’hésitez pas à me solliciter, je répondrai à vos questions avec plaisir !

Cordialement

Sandra WAGNER

mailto:wagner.sandra@gmail.com

Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 décembre 2006

Pour Alexandre Guillaume Tollinchi :

Bonjour,

Je me permets de vous écrire suite au message que vous avez rédigé sur le blog de Jean-Paul Brighelli. Vous parliez notamment de la formation par correspondance, je peux largement en témoigner puisque j’ai repris deux fois des études et je poursuis sur ma lancée en 2007 avec Paris1 Panthéon Sorbonne en droit à distance au CAVEJ.

En fait, j’ai démarré un cursus estudiantin une première fois depuis la seconde jusqu’au baccalauréat Sciences Economiques et Sociales puisque l’éco c’est l’une de mes grandes passions comme la philo, l’histoire, le droit, la politique, etc..J’ai déjà été en classe de seconde dans un lycée public mais à l’époque (15 ans) je n’étais pas ce que l’on appelle communément un « foudre de guerre » et je me suis donc laissée orienter vers une voie professionnelle courte type BEP. Je dois avouer que j’ai payé cher mon manque de maturité car je n’avais pas compris et saisi à quel point il est vital d’étudier et d’acquérir une formation en vue d’exercer un métier avec lequel nous nous sentons totalement en phase. Entre temps et après l’obtention du BEP, j’avais planché sur des concours pour m’engager dans l’armée de terre dans le cadre d’un service national. Je les avais réussis et j’ai donc été incorporé dès juin 95 au sein d’un régiment de transmissions. J’ai au total effectué 6 mois de service national. Je ne l’ai pas réalisé jusqu’au bout dans le sens où j’ai eu entre temps l’opportunité de reprendre des études dans un établissement privé en seconde justement et ce donc jusqu’au bac comme je l’ai évoqué ci-dessus. En effet je connaissais le personnel de cette école dans le sens où j’y ai suivi ma scolarité au sein de leur collège.

Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de chance. Je dois une fière chandelle à mes parents et surtout aux enseignants de cet établissement puisqu’ils m’ont apporté un soutien indéfectible et ne m’ont surtout jamais laissé au bord du chemin jusqu’à l’ultime échéance : le bac. Par ailleurs à plusieurs reprises ils n’ont pas hésité non plus à me secouer violemment quand ce fut nécessaire, histoire de me replacer dans les startings blocks lorsqu’ils sentaient que je relâchais mes efforts. Reprendre des études ce n’est pas simple. C’est même au contraire difficile car cela suppose une remise en cause considérable, parfois douloureuse et beaucoup de modestie. Dans tous les cas pour ma part, j’ai mis du temps à admettre que je m’étais trompée mais surtout que j’en étais entièrement responsable…Au moment du bac je ne l’avais compris que partiellement…

Par la suite, j’avais eu l’opportunité de préparer un BTS en alternance dans le secteur commercial. Finalement la vente ce n’était pas pour moi et en plus l’entreprise qui m’avait embauchée n’avait pas joué le jeu jusqu’au bout. L’enthousiasme des débuts s’était rapidement transformé en une démotivation telle que j’avais fini par cesser ma formation. Je pris la décision de me lancer sur le marché du travail et donc d’acquérir par le biais de l’intérim de l’expérience professionnelle. Au bout de 5 ans d’activité je repris une seconde fois des études mais cette fois par l’intermédiaire du Centre National d’Enseignement à Distance de Lyon. J’avais préparé le BTS Assistant de direction en vue de valider mon expérience et mon savoir-faire. Il se trouve que j’ai travaillé dans d’excellentes sociétés au sein desquelles j’ai eu la chance de rencontrer et de côtoyer des personnes brillantes et remarquables. Toutefois j’ai aussi vécu de mauvais épisodes puisque j’ai du me rendre au Prud’hommes pour défendre mes droits. J’ai aussi connu avec l’intérim la précarité puisque j’ai uniquement travaillé durant cette période sous contrats temporaires ou à durée déterminée. D’où la nécessité donc de reprendre un cursus afin de « booster » ma carrière professionnelle.

Ceci dit je ne regrette rien, absolument rien et en plus si tout était à refaire je le referais volontiers et plutôt deux fois qu’une !!! Ces expériences ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui : j’en suis ressortie plus mûre, plus forte et grandie. J’ai même, si je puis dire, été obligée de passer par là pour « piger les choses ». Cette période a été aussi très formatrice puisque malgré le contexte de forte précarité je suis parvenue à accumuler des compétences professionnelles facilement monnayables sur le marché du travail. Grâce à elles, je suis même désormais en CDI. (Je viens de signer mon premier contrat stable à 31 ans en septembre 2006 dans un pôle de compétitivité). Par ailleurs, toute la rancœur, l’amertume ou la colère et la frustration que j’ai pu ressentir à certains moments je l’ai transformé en une force, une détermination, une rage de vaincre et une énergie incroyable avec la volonté chevillée au corps de devoir s’en sortir coûte que coûte. En outre en parallèle de ma formation au CNED je travaillais au sein de Smart France dans le secteur automobile. Et là encore j’ai bénéficié d’un soutien hors pair de la part de collègues et managers. Je n’ai qu’une chose à dire : chapeau bas et 1000 fois merci !

Au final j’ai été major de promo sur l’ensemble de ces 2 années de formation par correspondance et j’ai littéralement « cartonné » à l’examen. Bref j’ai peut-être beaucoup ramé mais en attendant j’ai réussi à montrer qu’il était possible de s’en sortir autrement. Le système comporte des brèches qui vous donnent la possibilité de rattraper le temps perdu et de bien clamer haut et fort que les dés ne sont pas jetés définitivement. Ce qui me dérange, c’est que ces passerelles sont inconnues pour la majeure partie du public, le manque d’information est réel et criant… La possibilité de poursuivre par le CNED je l’ai su par pur hasard en lisant un guide sur les formations…

Reprendre une 3ème fois des études à distance constitue pour moi un nouveau défi mais il est certain dans tous les sens du terme que non seulement je me sens fin prête à le relever mais qui plus est à réussir haut la main…2007 la fac de droit m’attend au tournant. Plusieurs raisons m’y poussent : comme je l’ai précisé au début le droit tout comme l’économie c’est une passion inébranlable, matière que j’ai découvert en BTS. Ensuite mon soucis c’est d’accéder au savoir et à la connaissance, développer davantage l’esprit critique, la rigueur quand bien même l’université connaît de grosses difficultés. La fac reste à mes yeux le temple sacré du savoir. Et enfin nombreuses personnes, du moins entourage personnel, collègues et managers sont unanimement convaincues de mon potentiel, lequel leur semble largement supérieur aux exigences requises par le BTS. Il est donc grand temps de montrer ce que j’ai dans les tripes et d’atteindre cette fois mes fameuses limites. De toutes les façons, aller au bout de soi-même est une compétition qui ne finit jamais !

La seule chose que je peux affirmer c’est que je n’ai pas dit mon dernier mot….Je compte travailler les week-ends en complément de mon emploi principal car je financerai la formation à titre personnel et individuel. Cette formation a un coût que je ne peux assumer avec mes revenus actuels, d’où le besoin de trouver un job à temps partiel ailleurs en supplément sur Metz puisque j’habite Metz.

Pour ce qui est de mon témoignage, si vous avez des questions ou si vous souhaitez en discuter plus amplement n’hésitez pas à me solliciter, je répondrai à vos questions avec plaisir !

Cordialement

Sandra WAGNER
mailto:wagner.sandra@gmail.com

Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 décembre 2006

je crois qu'il y a eu un bug.....désolée...le message apparaît deux fois !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 décembre 2006

cela fait bien longtemps que je disais a cèrtains collègues que le mieux maitenant, c'etait d'élever des chèvres et vendre son fromage et ses légumes .
la gaule devient comme ces vastes zones abandonées en semi ruine des indusries passées aux usa.
les immeubles a l'abandon, les locaeaux livrés a la pègre qui brasse le fric a la pèlle , net d'impot .
ici, elles sont vit rasées et occupées par divèrses nouveautés gazonées.
une couche de peinture efface les souvenirs douloureux .
mais au fond, il n'y a plus rien a voir ici,ce n'est plus là que ça se passe.
invèstir dans le savoir ne vaut plus le coup, sauf bien sur pour les "élites friquées."
non,l'éducation, a mon avis, ne présente plus d'intéret dans cette région, et cela devrait vous sauter a la figure , comme autant de postes de chomeurs en pérpèctive .
enfin, c'est mon avis de prolo.

Ecrit par : un chouka | 05 décembre 2006

" Les échecs, quels qu'ils soient ne doivent jamais remettre en cause la volonté de les dépasser, car c'est le sens même de la vie." Célestin freinet.
J'avais noté cette phrase dans mon calepin il y a quelques années.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 05 décembre 2006

Les échecs sont formateurs lorsque l'on sait soi même en tirer les enseignements pour aller de l'avant.

On ne peut pas rester sur un échec. Il est vrai que si l'on parvient à les dépasser, on ne peut douter de l'intérêt de son parcours dans le sens où l'on développe des capacités à rebondir plutôt surprenantes...

Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 décembre 2006

quelle honte ! J'ai oublié la majuscule à Freinet.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 05 décembre 2006

Propos tenus ce matin par une collègue PE 2 qui a travaillé 27 ans dans le privé: "J'ai regardé hier soir une émission sur la 4 dans laquelle il y avait P.Mérieu. Se trouvait en face de lui une espèce de facho, enfin, de réac, qui était franchement antipathique, Jean-Paul Brighelli...qui c'est celui-là?". J'ai tenté de lui faire un résumé de la situation et des méfaits des pédago- constructivistes en rabâchant comment Mérieu, conseiller d'Allègre et les socialos avaient abouti aux déliquescences actuelles. Après avoir consciencieusement écouté mon discours elle a conclu par: "Oui, peut-être, mais il n'empêche que Mérieu est vachement plus sympa et ouvert que Brighelli."
Je pense après ce dialogue, ainsi qu'après de nombreux autres que j'ai tenté d'avoir, que les enseignants débutants formatés, même s'ils n'adhèrent pas totalement, ont besoin d'entendre des opposants au pédagogisme aussi "diplomates"(ou hypocrites si vous préférez) que les démagos au pouvoir. Je le déplore, mais je suis bien obligée de constater que le verbe haut et le radicalisme ne recrutent plus. D'autant plus que l'on pourrait se poser des questions troublantes sur vos prises de position actuelles, Jean-Paul. Si, encore , l'on observe de près ceux qui écrivent sur votre blog, enseignants du privé comme bobos bavards et autres familles bien nanties, mis à part un ou deux, l'on se demande quelle est l'orientation de cette résistance que je sens tout de même pas si loin d'une droite libérale. Nous avons vu tous ces partis à l'oeuvre et je comprends mal que l'on puisse faire confiance à l'UMP plus qu'au PS. La démagogie de Sarko ne peut pas être plus crédible que les prises de position de Ségolène. Si l'on part du principe qu'un changement demeure le moindre mal, il faudrait pour celà que nous puissions avoir une notion d'un programme élaboré. Hors, chacun vend sa sauce soi-disant moins empoisonnée que celle de l'adversaire. Selon mon ressenti actuel, un enseignant impliqué dans son travail et dans la réussite de la majorité de ses élèves ne peut décemment voter pour l'un ou l'autre des deux challengers médiatisés actuels. Ce sont des clowns qui se foutent comme de l'an quarante de faire évoluer l'instruction. Seul leur ego compte pour eux.
Je reste convaincue que le besoin de pouvoir est à priori pathologique. Il suffit de penser à certains hommes comme Léon Schwarzenberg pour comprendre.

Ecrit par : Alice | 05 décembre 2006

30 ans de casse de l'école ont amené, via la dictature du prolétariat intellectuel à un afaissement complet du niveau moyen de la France. Nous n'en sommes plus à dire qu'en France si on n'a pas de pétrole, on a des idées. C'est totalement faux. Nous sommes en route vers la paupérisation généralisée. Tout mettre sur le dos de Meirieu, ce serait lui faire trop d'honneur et l'immortaliser comme ceux qu'il cite à tout bout de champ dans ses conversations télévisuelles.

A force d'angélisme, nous avons laissé à nos enfants un avenir dont ils n'auront nul désir. Les slogans crétins que nous bassinent en boucle les grand médias nous rappellent qu'à défaut d'idées, il suffit au bon peuple de lui jeter ces os à ronger comme ce fut le cas de la force tranquille.

Les Français sont-ils des veaux? Pourquoi ne se révoltent-ils pas? Mais on ne leur donne jamais la parole et quand par malheur un ou une de ces animateurs vedettes invitent des personnes réelles qui vivent la dure réalité du quotidien, ils s'exposent à des réponses musclées qui si elles ne sont pas toujours bien formatées ont le mérite de la vérité.

Pour ce qui est de la destruction du système éducatif Français, j'en ai été témoin, venant du primaire, le mal a gangrené le secondaire et le supérieur. Et maintenant qu'est-ce qu'on fait?

Ecrit par : at | 05 décembre 2006

Un poème pour chouka, le "prolo" :

Les rails rouillés, le talus, le remblai semé d'herbes folles, les grandes ciguës, les coquelicots...Le désert n'est pas aussi poignant que ces espaces dont l'homme s'est retiré pour choisir un meilleur projet.

Les pauvres vies prétendûment inutiles sont comme ces trains qui ne partiront plus.

Et nous, les voyageurs, qui regardons de loin les wagons abandonnées aux coquelicots, si bêtement fiers de monter dans les trains qui marchent, que savons-nous de ce qui semble inutile ? Que savons-nous de celle qui nous attend sous les herbes folles ?

Ecrit par : Robin | 05 décembre 2006

Je ne me suis pas vu dans l'émission de Pujadas — mais ce matin, un collègue est venu me serrer la main en rigolant et en me disant combien il m'avcait senti rongeant mon frein, dans cette émission, presque prêt à me montrer conciliant — et Meirieu d'ailleurs s'est accordé avec moi à plusieurs reprises… Comme quoi, on paraît excessif pour l'un, et trop policé pour un autre.
Je vais vous dire — et profitez bien, parce que nous sommes dans les derniers mois du blog : j'ai peur que nous soyons dans une période à épiderme ultra-sensible. On ne peut pas dire les choses que l'on pense, comme on les pense. On est prié de mettre de l'eau dans son vin, sans cesse, pour ne pas heurter tel ou tel. On croit avoir tout dit quand on a affirmé que "la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres" — dessinez un peu cette phrase, un jour, et vpus verrez que ça ne laisse aucun espace de liberté à personne… Bref, on appelle facho qui qui a le verbe un peu haut — et le culot de dire que certains instits formés en IUFM, que certains certifiés recrutés ces derniers temps, ne sont pas bien maîtres des savoirs requis — mais alors, qu'est-ce qu'ils sont bons en pédagogie, on le voit dès qu'on les nomme en ZEP, d'ailleurs, doués comme ils sont en pédagogie, on ne devrait les nommer qu'en ZEP…

Je préfère ne pas imaginer ce que ces bonnes âmes penseraient à lire certains textes de Voltaire (les Lettres sur la Nouvelle Héloïse, par exemple, où il montre Rousseau tendant le derrière pour prendre des coups d'archet…) ou Henri Rochefort, le plus grand polémiste du XIXe siècle. Ou tant d'autres — ou le Canard avant qu'il soit "enchaîné".

À part ça, j'ai déjà dit qu'en cas de duel Sarko / Ségo, je voterais blanc. Qu'est-ce qu'il vous faut de plus ? Que je prenne l'hostie à la chapelle de la Sainte Vierge ? (1) Ou que je lui fasse feuille de rose ? (2)
JPB
(1° Un coup de chapeau à qui connaît le sens — sans parler de l'origine — de cette expression…
(2) Celle-là est trop connue — sans même renvoyer à cette pièce de théâtre de Maupassant, jouée par lui devant un Flaubert hilare, et intitulée "À la feuille de rose, maison turque"…

Ecrit par : brighelli | 05 décembre 2006

A Buntovchik

Une amie de Tchekov raconte dans ses mémoires que tandis qu'elle voyageait à ses côtés en troïka, par une beau soir d'hiver, il s'était mis à parler, qu'elle en gardait un souvenir profond, précieux et inoubliable, mais qu'elle était incapable de se souvenir de ce qu'il lui avait dit.

L'Evangile ne rapporte pas non plus ce que le Christ a dit aux pélerins d'Emaüs pour que leur coeur soit si " brûlant tandis qu'il leur parlait en chemin".

...Une parole pour le coeur profond qui ne laisserait pas la moindre sur la neige.

Ecrit par : Robin | 05 décembre 2006

Pour les puristes : Il faut une majuscule à Mémoires

Ecrit par : Robin | 05 décembre 2006

Lire : "qui ne laisserait pas la moindre trace sur la neige"

Ecrit par : Robin | 05 décembre 2006

Pour Alice , Hélène et les autres Brighelliens...

Comme nous en sommes au jeu des citations, j'en garde une en mémoire qui me sert en quelque sorte de boussole morale et elle est de LEON SCHWARZENBERG :

" Il faut être très prudent avec les paris que l'on fait avec soi-même"

Sinon j'ai regardé aussi l'émission avec Mr Poujadas . Mr Meirieu s'est permis une comparaison avec le Judo . Allons'y !

Un tatami n'est pas comparable à une classe.

1°Le prof de judo se fera respecter car l'exclusion du tatami pour indiscipline est monnaie courante. En est-il de même en classe ?

2° Un parent acceptera que le prof de judo sermone son môme mais pas question que l'instit ou le prof en fasse de même!

3° Parlons pédagogie : Les randori , vous connaissez , ces exercices, ces techniques répétées des centaines, voire des milliers de fois pour saisir la technique ....pas question de découverte! Tu apprends et tu t'en imprègnes par répétition. Le par-coeur en somme mis à l'épreuve du geste!

4° Si le club se respecte . Ta ceinture, il faut la mériter ! Et pas question de te pavaner sur un tatami avec une couleur de ceinture usurpée.

Bref ! La comparaison ave le judo n'était pas judicieuse.

C'est vrai que les étudiants restent tout de même formatés par l'enseignement en IUFM malgré leur passé , leur recrutement. Il leur faudra un peu de terrain pour relativiser cet "enseignement" ........

J'ai parcouru le dernier JDI (journal des instituteurs) revue pédagogique très en mode chez les instits et étudiants .... Fiches toutes prêtes !

Eh! bien ce mois-ci un dossier complet sur l'ORL ( non! pas le toubib) mais l'observation réfléchie de la Langue . Propos séduisant de Me Charmeux.... On ne doit parler que de celà dans les IUFM en ce moment.

OUI mais les résultats ? Le retour sur investissement ... comme on me disait en entreprise . Niet !

Bon je vous laisse .....

Jean Paul Brighelli , comme pour Alain Finkielkraut , Cela fait du bien de vous lire, de vous entendre quand ce monde chloroformé par la pensée unique vous anesthésie petit à petit

Cordialement

Ecrit par : Patrick (Instit) | 05 décembre 2006

.< On ne peut pas dire les choses que l'on pense, comme on les pense. On est prié de mettre de l'eau dans son vin, sans cesse, pour ne pas heurter tel ou tel.> JP.B

Ah, mais sur ce thème, je souffre autant que vous. Cela fait 15 ans que certains coincés me répètent de mettre de l'eau dans mon vin, mais je n'aime que les produits purs: l'eau ou le vin.
C'est pourquoi je me demande comment il faudrait parler si l'on est allergique à la langue de bois. JF.Kahn est pourtant quelqu'un qui a mis le doigt sur ce noeud gordien, mais qui l'écoute et surtout qui l'entend? Comme les pouvoirs politiques attendent toujours la cata, attendrons-nous encore longtemps que Le Pen parvienne à la tête du pays afin de réagir? Car, si seuls les enseignants récriminaient, l'on pourrait croire que c'est une question intellectuelle, mais quand j'entends le peuple gémir autour de moi, je me demande si dans ce merveilleux pays dont nous avons hérité, nous n'aurions pas besoin de bientôt réagir autrement que par des mots...

Ecrit par : Alice | 05 décembre 2006

Patrick, bien entendu quand je parlais d'exceptions sur ce blog de "purs" laïques et républicains, je pensais à