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11 novembre 2006

La reine est nue

La reine est nue

Les blogs s’agitent, les médias font chorus. Les uns et les autres renvoient à une vidéo qui montre Ségolène Royal, de passage à Angers en janvier dernier, quand elle en était encore à labourer le PS profond, livrant l’essentiel de sa pensée sur les enseignants.
Sauf erreur ou omission, la première à donner le lien fut « oiselle » — que je salue bien bas —, ex-enseignante qui a bénéficié de toute l’attention des pédagogues, il y a quelques années, jusqu’à la lie et l’hallali (http://www.ublog.com/oiselle/note/13).
Et pour ceux que le téléchargement agace, voici le texte intégral de cette intervention saisissante de la candidate à la candidature :

« Il va falloir être assez révolutionnaires dans les propositions que l'on va faire. Moi, j'ai fait une proposition. Par ailleurs, je ne vais pas encore la crier sur les toits, parce que je ne veux pas me prendre des coups des organisations syndicales enseignantes. Je pense qu'il faut un pacte pendant la préparation du programme du PS avec les organisations syndicales. Il faut un pacte avec elles pour que si on arrive aux responsabilités, on soit immédiatement opérationnel. Et je pense qu'un des nouds de l'échec scolaire se joue au collège. C'est-à-dire que les enfants arrivent en 6ème, 5ème, et là, si ils décrochent, on sait déjà ceux qui n'iront pas jusqu'au
baccalauréat ou ceux qui seront en situation de décrochage scolaire. Moi je pense qu'une révolution c'est de faire les 35 heures au collège, c'est-à-dire que les enseignants restent 35 heures au collège. Et dans ce paquet global, il y a des cours, mais ils ne quittent pas le collège quand ils ont fini leurs cours, parce qu'on est dans un système où, finalement, les parents qui ont les moyens, ou même ceux qui se saignent aux quatre veines lorsque leurs enfants sont en difficulté, qu'est-ce qu'ils font ? Ils donnent des cours de soutien scolaire individualisé à leurs enfants. On est quand même dans un système absurde où aujourd'hui en France on a maintenant des entreprises cotées en bourse de soutien scolaire (Acadomia, etc.) qui donnent droit à des déductions fiscales et ceux qui font cours dans ces entreprises, eux, c'est les profs du secteur public. Comment se fait-il que des enseignants du secteur public ait le temps d'aller faire du soutien individualisé payant et ils n'ont pas le temps de faire du soutien individualisé gratuit. Il y a quand même un. (Rires) Mais je pense que si on ne fait pas un pas, y compris pourquoi pas avec les nouvelles générations d'enseignants si les autres nous disent : « Ben non, droit acquis, on fait nos 17 heures de cours et on s'en va ». »

Ces déclarations d’une syntaxe si spontanée peuvent nous inspirer plusieurs sentiments.
Il y a l’analyse politique, qu’une blogueuse a résumée ici-même le 10 novembre :

« Beaucoup de choses sont dramatiques dans cette histoire de 35 h au collège selon sainte Ségolène. Tout d’abord, la haine envers les enseignants, qui se dégage du discours de cette personne.… Comme Allègre, cette dame carbure à la haine des profs : c’est porteur. De mon temps, on appelait ça du poujadisme. Mais maintenant il paraît que c’est de gôche — pas la mienne en tout cas. Secundo, la parole qu’elle libère : les nostalgiques du “dégraissage du mammouth” reprennent du poil de la bête, au moment même où l’on bourre les classes, où l’on supprime des milliers de postes, et où certains CAPES sont réduits à des peaux de chagrin, voire carrément fermés. Certains de ces propos révèlent une profonde méconnaissance des réalités du terrain. Dans les deux cas, la haine de l’enseignant semble aller de pair avec une véritable haine du savoir : car on n’instruit plus, on éduque— c’est-à-dire qu’on formate. Et pour éduquer ainsi, pas besoin de faire cours : une vague présence suffit. Ce qui m’amène à mon tertio, le projet pédagogique-sic qu’il y a derrière les propos de la dame : 35 h de présence au collège, ce n’est pas pour faire cours (impossible, quand voulez-vous les préparer et corriger les copies ?). Donc, c’est pour encadrer les gamins, “animer” (ça se gâte) ou faire garderie (c'est pire), voire pour jouer un rôle d’animateur social, ce qui est un métier, un vrai métier qui ne s’improvise pas — bref, éduquer à la place des parents, au lieu d’instruire : toujours moins d’école à l’école, avec Ségolène au moins on n’est pas déçu. Il ne faudra pas s’étonner que les voix se portent ailleurs, et il ne faudra pas venir accuser ceux-là de la présence du borgne au deuxième tour : il est grand temps que les socialistes apprennent à ne pas creuser eux-mêmes le lit de l’extrême-droite tout en accusant les autres de le faire. »

Il y a le sarcasme. Une enseignante de la région parisienne m’écrit : « Je me réjouis de bientôt faire 35 heures, enfermée au collège, parce qu'au moins je ne corrigerai plus de copies à 4 ou 5h du matin pour avoir la liberté d'aller voir des expos susceptibles de déboucher sur des projets pédagogiques à 9h. Et je ne corrigerai plus quelque 3500 copies dans l'année ... Ah ! vivement qu'elle soit élue ! »

Puis il y a les petites et moyennes crapules — certains dirigeants de syndicats enseignants, en pleine campagne électorale interne, tentent de se concilier les partisans de Mme Royal (probablement motivés par quelque ambition forcément sublime), et les vrais syndicalistes scandalisés par tant de démagogie. Ainsi Bernard Boisseau (SNES), affirmant hier qu’« il y a des dizaines de milliers d'enseignants qui ont été destinataires de cette vidéo », qu’« on voit bien qu'il s'agit d'une étape dans la campagne interne au PS », et qu’« on n'a pas l'intention de se laisser instrumentaliser par un candidat quel qu'il soit ». À quoi a fait écho hier sur Europe 1 Gérard Aschiéri (Gérard, franchement, tu n’as pas honte, parfois ?), susurrant que le sujet « peut faire l’objet d’une négociation », mais qu’il faut « se donner les moyens d'avoir dans les établissements scolaires des personnels qui améliorent l'encadrement », et « prendre en compte le travail supplémentaire que cela demande » aux enseignants.
J’allais le dire.
Quant à Arnaud Montebourg, à qui tout ce qui pourrait l’éloigner se son strapontin futur de ministrable donne des boutons, il lance, sur la même radio : « Ce sont des méthodes un peu curieuses » (signées DSK ou Fabius, dans son esprit — ou les deux à la fois ?), alors que « sa » candidate pose de façon si pertinente « le problème de la marchandisation des produits éducatifs et de l'éducation », et de « la façon dont se développent les soutiens privés ».
C’est bien connu : les profs sont tellement bien payés (le plus bas salaire de l’OCDE, Italiens exceptés, faut-il le rappeler) qu’ils courent en masse se remplir les poches chez Acadomia : statistiques à l’appui, moins de 0,02 % d’entre eux ont recours à cette manière de boucler les fins de mois — chiffre donné hier par Bernard Boisseau.

Allons, soyons sérieux. Ne voyez-vous pas, les un(e)s et les autres, quel avenir radieux se dessine pour nos enfants — et les vôtres, m’sieurs-dames ? Garderie garantie — mais à la place de Ségolène, toutefois, je me méfierais, il y a tant de pédophiles parmi les enseignants — voir http://desirsdavenir.over-blog.com/article-1870012.html. Pendant 35 heures par semaine, les enseignants s’efforceront d’aider l’enfant à « construire lui-même ses propres savoirs », ce qui améliorera certainement le niveau, qui ne cesse de monter, comme chacun sait. Les parents sont sans doute contents, et je parie que demain, bien des profs trouveront que « c’est normal, après tout, il y a tant d’autres catégories qui travaillent 35 heures, et même plus » — oui, mais elles n’ont pas de cours à préparer, pas de copies à corriger.

Mais suis-je bête ! Qui parle de cours à préparer ? D’abord, on doit dire « séquence » — et ensuite, comme l’explique partout l’ineffable Bégaudeau, le prof n’est en cours que pour apprendre — apprendre de ses élèves qui détiennent le savoir inné et la science infuse. Quant aux devoirs-maison, ils sont illégaux depuis les années 50 dans les petites classes, autant généraliser l’interdiction, et l’étendre aux devoirs en classe — comme ça, on n’aura plus à les corriger, ni à noter. Ni, par voie de conséquence, à sanctionner. Tous bacheliers !
C’est décidé. Au nom du principe de Peter — le plus inapte aux plus hautes fonctions, et chacun à son niveau d’incompétence —, j’incite tous les enseignants inscrits sur les listes électorales du PS à voter Ségolène dès le premier tour — parce qu’enfin, ils ne vont pas élire des gens qui, comme DSK ou Fabius, hésitent devant l’ultime déferlement démagogique.
Déjà, Claude Allègre, avec ses propos sur le « mammouth », avait puissamment contribué à l’élection de Jospin en avril 2002. Cette fois, aucun doute, avec des propositions pareilles, Ségolène Royal est sûre de se faire plébisciter en avril 2007. Dès le premier tour.

Jean-Paul Brighelli

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Pourquoi je voterai Ségolène le 16 novembre

La campagne pour l'investiture socialiste se termine comme elle avait commencé : Ségolène en tête, DSK et Fabius en lutte pour la seconde place d'une éventuelle finale. Elle aura néanmoins permis à la belle du Poitou d'apporter la preuve de la perti...

Trackback par : www.com-vat.com Commentaires | 14 novembre 2006

Commentaires

Ségolène est incompétente

Et cela commence à se voir, elle énerve même ses partisants tant elle dit de betises.
Ce genre de réflexion vient aussi certainement du fond du coeur ( les profs sont des paresseux etc ...)
Ce qu'il faut comme dit Jean c'est exactement le contraire.
rétablir des programmes dignes de ce nom
Supprimer les matières inutiles à ce stade
bref reprendre les fondamentaux.
Cette semaine, j'ai eu un rdv avec la professeur de français de mon fils de 4ème pour faire un point général.
Mon fils n'est pas mauvais mais manque encore de précision dans l'expression écrite.
Je me tate pour lui payer des cours particuliers...
J'en ai parlé avec la prof, elle m'explique que le nombre d'heures de français en quatrième est passé en moins de 10 ans de 6H à 4H...
Comment voulez vous que cela puisse fonctionner et es-ce de la faute des professeurs ou plûtot des anciens ministres notamment une ministre de l'enseignement scolaire dont il vaut mieux avoir oublié le nom...

Ecrit par : Olivier | 11 novembre 2006

Bienvenue dans le monde merveilleux de Ségoléne, amis enseignants je vous souhaitent beaucoup de plaisir lors de votre passage dans l'isoloir seul... face à votre conscience et manifestement sans vos syndicats toujours préts à se coucher devant leurs amis socialistes. Tréve de plaisanterie et arrétons la démagogie Jean-Paul est dans le vrai revenons à un peu plus de pragmatisme et le soi-disant dilletantisme des profs s'effacera. Ils seront à nouveaux les vrais relais des valeurs républicaines en donnant à chacun les savoirs fondamentaux (hé oui cela existe). Moins de démagogie et un peu plus d'action.

Ecrit par : francis | 11 novembre 2006

Il y a aurait tellement à dire sur l'EN que je renonce devant l'ampleur de la tâche. Tout le monde s'accorde à dire que le système EN n'est plus bon (enseignants, syndicats, parents, politique) mais dès qu'on prononce le mot réforme de l'EN alors tout le monde sort son couteau. Il m'arrive de penser que la moindre évocation ou idée enoncées sur l'EN provoquent des réactions irrationnelles, quelquefois dignes de membres d'une secte. Pourquoi?
Pourquoi peut-on dénoncer les dérives d'EDF, de LA POSTE, de la SNCF, mais jamais, sans avoir une levée de bouclier, l'EN?
C'est totalement paradoxal, il n'y a qu'a discuter avec un groupe d'enseignants pour comprendre qu'il sont souvent mal dans leur métier, pas reconnus, qu'ils sont porteurs d'idées de réformes mais dès que quelqu'un hors de l'EN s'aventure à développer une piste de changement, fourches, machettes et autres objets guerriers sortent des salles de profs!

Pour être lapidaire : Si tout va bien, changeons rien!
Si ce n'est pas le cas et ce n'est pas le cas, il y a peut être autre chose à inventer.

Sur le plan politique : C'est sûr que ce nest pas avec Laurent Fabius qu'on pourra espèrer la moindre réforme. Pas fou! Issue du système élitaire, il sait trop ce qu'il lui doit. Pendant ce temps "l'ascenceur social est bloqué au rez de chaussée et sent la pisse" comme dit un rappeur.
Pendant ce temps, nombre de nos enfants vont vendre leur savoir faire à Dublin ou à Londres.
Pendant ce temps, les filiaires professionnelles sont pour les mauvais.
Pendant ce temps, les filiaires technologiques sont pour les moyens.
Pendant ce temps, les filaires littéraires sont pour les bons.
Pendant ce temps, les filiaires scientifiques sont pour les très bons.

Pendant ce temps, en France il y a 5 millions de précaires.

Mais dort Français, l'EN est là et veille sur nos élites.
Mais dort Français, l'EN est là grand miroir de ta société.
Mais dort Français, tes profs, tes instits font un job difficile et si fondamental qu'ils cachent et protègent sans le vouloir les insuffisances du système dans lesquels ils évoluent, l'EN!

Je termine par une proposition simpliste, mais tanpis :

Les instits, les profs tous sans l'EN! Des pédagogues libres, autonomes et responsables débarrassés enfin du Mammouth!

Ecrit par : Marc Ayral | 11 novembre 2006

Pourquoi ne pas proposer aux enseignants des heures de soutien plus largement, contre rémunération bien entendu, puisque finalement c'est bien l'État, par les ristournes fiscales, qui finance le soutien scolaire privé? Ce serait de la logique la plus pure puisque du point de vue de l'État, les enseignants ont été sélectionnés pour leurs compétences dans un domaine précis. De plus, cela bénéficierait à tous, puisqu'actuellement, un foyer non imposable n'a pas droit à un crédit d'impôt sur les cours privés et donc doit les payer en totalité, alors qu'un foyer imposable aura droit à une réduction dont le plafond a été relevé à 10 000 euros! C'est la première injustice. De plus, effectivement, peu d'enseignants contribuent à ces cours privés. L'émission capital je crois nous montrait comment un jeune diplômé d'une école de commerce se chargeait de recruter les "enseignants" de toutes les matières au cours d'un entretien. On pourrait aussi leur confier les jurys de CAPES et d'agreg...
Il est bien entendu que passer 35 heures dans son établissement n'a aucun sens, et c'est ignorer le métier que nous pratiquons, mais il y a dans l'existence des cours privés la preuve de la démission de l'école face à sa mission (volumes horaires en baisse dans les matières fondamentales). Il serait temps de reprendre les choses en main, non?
Nous coulerions une entreprise florissante et empêcherions les étudiants de financer leurs études par de petits boulots. Quelle tristesse...

http://www.ecoledemocratique.org/article.php3?id_article=8

Ecrit par : jean | 11 novembre 2006

Les profs hostiles aux réformes?
Aux réformes stupides, oui! Les enseignants ne demandent qu'à pouvoir faire leur métier. JC.Michéa (L'enseignement de l'ignorance) déclare qu'aujourd'hui au lycée Joffre de Montpellier les élèves de terminale rendent les copies avec 3 semaines de retard et tachées de biscuits apéro. Pour eux il n'y a aucun mal à ça.
Le problème il est là: comment faire cours à des élèves qui sont devenus des clients, des consommateurs d'école? Même enSEGPA, les élèves savent que leur CV ira à la poubelle, pas seulement parce qu'ils font des fautes mais surtout parce qu'ils habitent les quartiers pauvres. Leurs parents sont au chômage, leurs frère avec BAC+3 ou 5 aussi. Pas d'avenir. Comme me disait mon prof de philo jadis, "on vous a laissé un monde de merde. A mon époque, le patron on pouvait le quitter, on traversait la rue et on trouvait un autre boulot."
Le malaise il est d'abord social. De toute façon, même avec 35 heures de présence au collège, les résultats continueront d'être lamentables. Ce sera un échec.
Vu ce que je vois il faut réduire les effectifs et donc multiplier le nombre d'enseignants, envoyer les très nombreux cas difficiles chez des psy parce que le nombre de gosses qui glissent vers les psychoses grandit dangereusement. Autant dire qu'on en prend pas le chemin, ça coûterait cher.
Parce que quand même qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui les parents ne peuvent plus obtenir les notes de leurs enfants (Ils les leur cachent)? J'ai vu hier sur France 2 qu'un proviseur les mettait sur internet pour permettre aux parents de les consulter...Où va-t-on? Si mon gamin refusait de me montrer ses notes je lui pèterais la tronche!
Pourquoi les enfants sont-ils devenus des rois qui dominent leurs parents y compris dans les milieux favorisés? Pourquoi l'autorité a-t-elle foutu le camp? A partir du moment où un gamin envoie bouler ses propres parents sans soucis, comment s'émouvoir qu'il cogne un prof, un flic, tout ce qui l'empêche de faire ce qu'il veut?
Dans ma famille j'ai beaucoup de parents qui ont arrêté l'école à 13 ou 8 ans pour aller bosser afin de manger. Mon oncle qui allait garder les chêvres à 8 ans connaît ses tables de multiplication, écrit bien mieux que beaucoup d'élèves qui ont 13 ans d'école et qui ne savent rien de tout ça et en plus il sait lire. Pas les élèves de 6è!
Comme le dit JPB dans ses bouquins, un certificat d'étude était une vraie formation. On a baissé le niveau pour faire des veaux! Et ça a marché. Et les gauchistes d'antan ont voulu ça. Laissons l'enfant se réaliser. Succès! Ils sont devenus fadas...

Ecrit par : combemale | 11 novembre 2006

Ne cherchons pas d'explication trop sophistiquée. Comme l'a fort bien dit Jean-Paul, les hommes politiques font en ce moment assaut de démagogie, à un point qu'un n'avait, je pense, jamais atteint. Il est clair que les profs sont moins nombreux que les parents, donc flatter les parents contre les profs, c'est faire coup double. Royal fait cela aussi bien que Robien quand il a essayé de monter les parents contre les instituteurs en prétendant que la méthode globale devais disparaître des écoles, (l'imbécile!)
Cela fait plusieurs années que je dis que Royal est une réelle s..., (au vrai sens du mot, pas au sens macho). Je le lui ai même dit en face, (en des termes moins crus) il y a cinq ans. Je le redirai.
Jean-Paul, vous qui faisiez l'article pour "Charlie-hebdo" à propos de l'excellente Caroline Fourest, (sans avoir cité Fiametta Venner!), lisez également les articles d'Anne-Sophie Mercier (à propos de Royal) dans le même organe de presse. Le personnage est décortiqué d'une manière assez jubilatoire, et dramatique à la fois! (tous les numéros depuis 6 semaines.)
Bon week-end (pluvieux) à tous.

Ecrit par : christophe sibille | 11 novembre 2006

Quant à la diminution des horaires de français, c'est clair. Des abrutis dociles, voilà ce qu'on veut. Unami a écrit ceci.

Personnellement, cela fait très longtemps que je me bats contre le travail. Et, récemment, j'ai finalement gagné une belle bataille puisque je suis à la retraite. Mais je ne savais presque plus rêver, lire et faire l'amour. Il a fallu travailler dur pour y parvenir correctement...

Sur un tee-shirt que j'arborais au lycée au cours de mes premières années à St Gaudens, il y avait écrit : "Work is a four letter word", ce qui veut dire "travail est un mot de quatre lettres". A priori, ça ne veut rien dire, mais quand on sait que pour les Anglais, la plupart des "gros mots" sont en quatre lettres (fuck, shit, etc.), l'_expression prend tout son sens. Sous la pression de quelques profs, il m'a été intimé l'ordre de ne plus porter ce tee-shirt au lycée.
Cet extrait tiré d'un mail ne signifie pas que le travail c'est de la merde (Cet homme a travaillé) pour ce que c'est mais qu'il n'est pas tout.
Or les enfants d'aujourd'hui pensent le travail comme une finalité afin de consommer...

Ecrit par : combemale | 11 novembre 2006

JPB, ravi de votre retour, l'ennui pointait son bonnet, à défaut de celui d'âne.

En revanche, Mame Royal n'est certainement pas stupide ou incompétente, alors, quel est le but réel de la manœuvre ?
Adhésion au principe de Peter Pan, garderie jusqu'en fac pour les futurs morlocks par des Peter syndiqués, ou coup de pied dans le chaudron du diable ?

Prendre la barre du Titanic auquel on ne croit plus et le précipiter sur l'iceberg pour donner la victoire à l'adversaire, c'est haute trahison pour les élites, mais quelle rigolade vu du pont.

Petit extraction de "Accessible à certaine mélancolie" dont j'espère que l'auteur (P. Besson) ne me poursuivra pas pour reproduction sur blog :

"Il se souvenait aussi des nationalisations, à propos desquelles il avait interwievé des patrons furieux, et du feuilleton Dallas, à propos duquel il avait interwievé des téléspectateurs furieux, eux aussi. Le journalisme lui avait appris que les gens sont presque tout le temps furieux."

Dernière remarque, site du RFF, créé pour éviter la faillite de la SNCF, et qui gère l'infrastructure : http://www.rff.fr/pages/connaitre/miss_fondamentales.asp?lg=fr

"Répartir les capacités :
L’organisation des circulations ferroviaires, c’est-à-dire la répartition des capacités, relève de la responsabilité de RFF depuis 2003.
Les enjeux sont de trois ordres : améliorer la rentabilité des sillons, satisfaire à la fois la demande des différents types de transport – grandes lignes, régional, fret – et garantir un accès équitable au réseau transeuropéen de fret ferroviaire."

Juste remplacer la vie du rail par celle de l'EN...

Ecrit par : D'Enguell | 11 novembre 2006

Christophe,
Gilles de Robien n'a jamais prétendu qu'il fallait que la méthode globale disparaisse des écoles. Il a simplement dit qu'il était anormal, et donc intolérable, que le B.A. BA continue d'y être interdit. Ce qui, de manière tout à fait inexplicable, a rendu furieux un certain nombre de gens. Et que faites-vous, Christophe, de ces parents désespérés que leur enfant, depuis plusieurs semaines, n'ait à se mettre sous la quenotte que des mots entiers, des phrases à apprendre par coeur et n'en puisse plus, alors qu'ils voudraient , eux, un simple B.A.BA?
Pourquoi tant d'obstination à cracher sur ledit B.A.BA comme si c'était l'horreur? Voilà la question.
Au fait, Christophe, vous ne m'avez pas répondu à propos sur la réflexion de Meirieu.

Le "but réel de la manoeuvre", D'Enguell, c'est l'application du programme du P.S. pour l'éducation,c'est-à-dire la transformation de l'école en garderie. Car les 35 heures de présence dans l'établissement, ça vient directement, sauf erreur, de Meirieu. Madame Royal répète les récommandations des conseillers du PS pour l'éducation.

Elisabeth, il n'y avait évidemment aucune condescendance - pour quelle raison donc? - dans ma réponse, mais un mélange d'ironie et d'amertume devant le fait que des syndicats déjà minoritaires font, en plus, cavalier seul là où il faudrait une action unitaire en face de la forteresse "pédago" SNES-SGEN-UNSA. C'est vous-même qui souligniez le peu de signatures recueillies. Ce n'était donc pas sur le fait d'afficher des informations utiles que je réagissais, mais sur le lancement d'une pétition dont on sait pertinemment qu'elle sera un échec. Mais après tout, si ça les amuse. Et puis les petits ruisseaux peuvent , sait-on jamais, faire les grandes rivières.

Ecrit par : Jean | 11 novembre 2006

La SNCF paye RFF pour pouvoir utiliser le réseau
RFF paye la SNCF pour qu'elle entretienne le réseau

Ecrit par : ubu de bruxelles | 11 novembre 2006

Pas "à propos sur", mais "sur", évidemment! Ah, ce clavier!

Ecrit par : Jean | 11 novembre 2006

Je vous invite à lire les commentaires du big bang blog à ce sujet

http://www.bigbangblog.net/article.php3?id_article=473

Ecrit par : dg | 11 novembre 2006

Les gens sont devenus furieux parce que la construction du code n'a jamais été interdite, contrairement à ce que vous semblez prétendre, et que le travail syllabique est ce qui prend le plus de temps aux instits de CP. Ceux-ci n'aiment tout simplement pas qu'on leur bourre le mou, et qu'un ministre se permette de faire de la désinformation. C'est pourtant simple!
Excellente conférence de Viviane Bouysse, inspectrice générale, à l'IUFM hier. Sur le dossier sensible du moment.

Ecrit par : christophe sibille | 11 novembre 2006

Le plus drôle : Interrogé vendredi, Laurent Fabius a condamné la diffusion de cette vidéo. «Il ne faut pas taper en-dessous de la ceinture», a-t-il dit sur Europe 1, en précisant ne pas avoir vu les images.

http://www.lefigaro.fr/election-presidentielle-2007/20061110.WWW000000268_les_syndicats_prudents_le_camp_royal_embarrasse.html

Ecrit par : D'Enguell | 11 novembre 2006

Pour Jean : les propos de Cambadélis indiquent que ce n'est pas le programme du PS.
Pour Meirieu, je ne sais pas, par paresse je ne me rends point sur son site. ;)

Ecrit par : D'Enguell | 11 novembre 2006

Quand on lit ce qui précède, globalement, on est atterré par la déliquescence politique qui manifestement frappe notre corporation..Rien......pas un hurlement, pas un coup de gueule contre les infâmes propos de cette Thatcher poitevine. Et le crachat qu'elle nous lancé à la gueule, à la grande satisfaction des journaleux et du public, ce crachat, donc, n'a même pas été rebalancé à son expéditrice.
Moutons, pusillanimes, souffreteux et cacochymes, voilà le piteux spectacle que nous offrons, même devant la plus infâme avanie dont on nous a aspergés...
Ségolène Royal est une dangereuse stakhanoviste, son discours est FONDAMENTALEMENT, un discours de droite ultra-libérale, style Wolkowitch, et il y a pis...derrièrece poujadisme matois, on sent les vieilles racines pétainistes du Parti Socialiste. Souvenez-vous de la gerbe que l'autre Borgia nivernais avait été faire déposer sur la tombe de la Putain....

Le discours des profs qui ne foutent rien est une accroche séduisante pour une présidentielle...mais il faut bien dire que NOUS sommes, nos prédécesseurs surtout, entièrement responsables du sort qui nous échoit. 40 de battage de coulpe sgenarde et snesarde....sur le thème les profs sont des natis, trop payés...des bourgeois.....je tiens à la disposition de l'aimable compagnie quelques tracts sgeneux des années 70...pas piqué des hannetons....
Et la droite n'a plus qu' à se baisser pour ramsser des voix, puisque le PS lui sert de porte-coton, de faf à train.....

Honte à ce pays qui écrase ses professeurs à coups de talon!!!
Honte à ce pays qui, une fois de plus, la dernière, forfait à l'honneur!!!

Et le pire est que cette chienne s'appuie sur "les jeunes professeurs"...dame!! bien formatés IUFM...j'en ai quelques exemplaires à portée de casier, incultes politiquement, ignorant tout ou presque des luttessociales, conformistes, besogneux. Des aigles devenus dindes. Et ceux-là seront prêts à faire 35, 40, 60 heures si on le leur demande. Gratuitement bien sûr....pour ma part, c'est niet....

Comme le chante Brassens

"Chez l'épicier, pas d'argent pas d'épices
Chez la belle Suzon, pas d'argent pas de cuisse"

Quelle ignoble foutrerie....le bénévolat...pendant que le capitalisme est en train de ravager le monde avec une sauvagerie sans égale dans l'histoire......non, à travail supplémentaire, salaire supplémentaire....c'est simple et basique, mais c'est le sens de notre activité. Et qu'on ne vienne pas geindre en parlant de sacerdoce, et autres foutaises. notre métier est un vrai métier, dur, âpre, merveilleux, stupéfiant, attachant. J'ai à maintes reprises, sur ce blog dit ma passion pour les élèves, passion qui ne s'est jamais démentie ni ne se démentira jamais...mais pas question de travailler pour des clous......
Comme d'autre part l'argent est devenue LA SEULE RECONNAISSANCE SOCIALE qui tienne, le bénévolat est une clochardisation sociale.
A la bonne nôtre et un grand bravo pour notre tonus social...vous savez ces grèves suivies par quatre ou cinq connards,dont je suis, et avec fierté, toujours les mêmes qu'on regarde dans les salles des profs avec un air apitoyé et narquois.... du coup, nul doute que la Maréchale sera élue et triomphalement, tant nous sommes des chiens couchants, des larves, des carpettes, effarés par le monde et son train....des dindes, oui, transies et grégaires. Nous méritons vraiment les coups de latte qu'on nous balance. 11 Novembre 2006.....Armistice??? Non, Défaite. Capitulation en rase campagne et sans conditions....

Ecrit par : montaigneàcheval | 11 novembre 2006

montaigneàcheval, bravo! Ségo a toutefois perdu pas mal de voix, je pense, hiersoir...Comme Yoyo lorsqu'il dit sur TF1 "la politique ne peut pas commander à l'économie."
Ah les bons cons du PS et leurs électeurs. Et ah....cette extrème gauche pétocharde incapable de lutter. Ma carte sera tamponnée du 1er parti de France, les votes nul et blancs, comme d'habitude...Après nous le déluge? Non, le déluge et là et moi pauvre PE (beurk!), je vais en chier de bosser avec tous ces foireux jusqu'à ma mort...

Ecrit par : combemale | 11 novembre 2006

Le parti socialiste n'a plus pour base, depuis longtemps, ni l'ouvrier, ni l'instituteur, ni le prof, encore moins le chômeur ou le jeune subissant la précarité.

Non, son fonds de commerce, c'est le fonctionnaire administratif subalterne aigri, celui qui vous claque au nez la porte de la préfecture à 15h25.

Voilà pourquoi la royale excite la jalousie de ces ratés, en proposant d'étendre la pointeuse et les horaires de bureau à la con 8h30-12h30 13h30-17h30.

Ils en sont arrivés là. Quelle chute vertigineuse depuis Jaurès et Pelletan !

Mais il y a autre chose derrière cette proposition : un intellectuel qui travaille chez lui sans surveillance, c'est dangereux. La royale veut donc y remettre bon ordre.

Entre l'enfermement militaire des mineurs et le contrôle social de leurs professeurs, le Monde de Huxley est en marche avec la royale catin.

Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 11 novembre 2006

Christophe,
La "construction du code" ( vous voulez dire la reconnaissance des lettres et des sons"?) intervient, certes, mais trop tard, une fois que l'esprit a été irrémédiablement programmé pour la confusion par l'approche globale de mots entiers. Après on peut toujours s'acharner à faire du "travail syllabique", ça devient une montagne et une belle pagaille dans la tête. Donc, vous avez raison, la "construction du code" n'était pas interdite. Ce qui l'était, c'est un "départ" en lecture par des lettres apprises l'une après l'autre et combinées en syllabes, et la lecture des seuls mots d'abord entièrement déchiffrés au préalable autrement dit le B.A.BA .
Au fait, vous ne m'avez toujours pas donné notre avis sur la réflexion de Meirieu!
D'Enguell, je ne crois pas un mot de ce que dit Cambadélis, tellement l'inspiration strictement "pédago" du progamme du PS me parait évidente. Il sera intéressant, de ce point de vue, de voir quels syndicats protestent "vraiment" contre les propositions de Madame Royal. Les 35 heures de présence, c'est l'école "lieu de vie" telle que la rêve Meirieu.

Ecrit par : Jean | 11 novembre 2006

Pas bravo, combemale.
Arrête de faire ta victime.
Tu es nul et blanc ? Assume et boucle là.
Tu geins ici en attendant que les autres entreprennent le changement pour toi , en méprisant les cons du PS et les pétochards de l’extrême gauche. Soit.
Explique moi : d’où l’attends-tu, l’amélioration ? Si tu ne l’attends pas de la gauche dont tu de distingues, j’ai bien une idée de ceux à qui tu laisses le champ libre…
Ca va être pénible, jusqu’à ta mort ? (Pour nous, à te lire, certainement ; mais heureusement, on est pas obligé)
Quant à toi, si tu trouves que ta mort tarde à venir, tu n’es pas obligé d’attendre.

Ecrit par : Georges | 11 novembre 2006

WOw! Cher Montaigneacheval , comme ça y va! J'ai répondu à Zebulon sur le blog "Un amour d'IUFM" et vous ai dit ,par la même occasion, toute ma complice sympathie.
Oui, nous entrons dans une phase où le langage n'est plus retenu et nous n'avons pas assez de mots griffes, crochets de bouchers, pour écorcher cette caricature de la morale et du respect des enfants de pauvres.
Le supplice de Marsyas elle mériterait, mais qui oserait se présenter sous les traits d'Apollon outragé? (références culturelles pour Grands Initiés de l'ancien temps, pour les has- been que veulent faire définitivement crever les Meirieus's boys and girls et la Gelée Royale )
Il faut mettre les mains dans la m.... ? Bon, on y va.
Si ce blog a quelques échos, s'il est lu par quelques observateurs avec leur stylo pour prendre des notes, qu'ils ne se gênent pas.
Au moins constateront-ils l'illusion d'un corps professoral - corps d'invertébré mais pachydermique - monolithique.
La désunion serait-elle une faiblesse? Le corporatisme, personnellement, j'en ai rien à cirer comme disait Edith. Les collectifs morveux qui nous ont mené là où nous en sommes, je n'en ai jamais été solidaire.
Pourtant, force est de constater que des liens peuvent se nouer via ce blog: il y a des voix qui traversent l'obscurité. C'est pompeux? Tant mieux!
Ici , une fois encore, je rends hommage à J.-P. B. malgré certains points de désaccords.

Que des lecteurs visiteurs viennent sur ce blog et s'expriment. Peu m'importe ,comme certains le soupçonnent, que J.-P. B. en face son miel.
Je veux bien être une petite nabeille et JPB peut bien être la reine de la ruche! ... Franchement ça fait concon, non?

Bref, trêve de plaisanterie, il y a de bonnes raisons de participer aux blogs sans illusion mais si l'homéopathie a des effets réels alors nous avons tout à gagner. Un pari? OUI ,TOURNICOTOUI!

Ecrit par : Baltazar | 11 novembre 2006

Vous avez raison, Jean! Sus à la maternelle! Détournons les regards de nos enfants de la -ptoui- littérature de jeunesse,^flanquons leur une taloche dès qu'ils essaient de lire une étiquette et, si un certain nombre sait déjà lire en arrivant en cours préparatoire grâce à des instituteurs particulièrement performants, passons-les par les armes, pour leur apprendre à désavouer un ministre!

Ecrit par : christophe sibille | 11 novembre 2006

Alt Bazar, affubler une présidentiable du joli substantif adjectivé de chienne, ne fait pas avancer le bouzin, et décédibilise auteurs et exégètes.
Pouvez toujours aller chez Passouline rejoindre MAC, j'aime mieux quand il crache là-bas sur le stalker mordoré, qu'ici lorsqu'il fait le jeu des Grandserre et autres coquins d'esprit.
AMHA.

Ecrit par : D'Enguell | 11 novembre 2006

Décret dit Bilise.

Ecrit par : D'Enguell | 11 novembre 2006

D'Enguell,

Rien compris à ce que vous dites. Mettez de l'eau dans votre vin, il sera plus clair.

Ecrit par : Balt Azar | 11 novembre 2006

M. Marc Ayral, vous dites que nombre de professeurs sont mals dans leur métier et peu reconnus... Croyez-vous que les propos tenus par le candidate à la candidature soient de nature à leur remonter le moral? Les traiter ainsi de fénéants et leur proposer de faire gratuitement de la garderie, c'est ça la reconnaissance? Et on ose dire qu'ils refusent les réformes par corporatisme?

Ecrit par : Julien | 11 novembre 2006

Mourir pour des idées... pour vous Georges...
Imprimer la chanson Mourir pour des idées de Georges Brassens à partir d'une fenêtre en mode texte et sans publicité :-) Envoyer le texte Mourir pour des idées de Georges Brassens à un ami
MP3 Karaoké

Mourir pour des idées, l'idée est excellente
Moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eu
Car tous ceux qui l'avaient, multitude accablante
En hurlant à la mort me sont tombés dessus
Ils ont su me convaincre et ma muse insolente
Abjurant ses erreurs, se rallie à leur foi
Avec un soupçon de réserve toutefois
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente,
D'accord, mais de mort lente

Jugeant qu'il n'y a pas péril en la demeure
Allons vers l'autre monde en flânant en chemin
Car, à forcer l'allure, il arrive qu'on meure
Pour des idées n'ayant plus cours le lendemain
Or, s'il est une chose amère, désolante
En rendant l'âme à Dieu c'est bien de constater
Qu'on a fait fausse route, qu'on s'est trompé d'idée
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

Les saint jean bouche d'or qui prêchent le martyre
Le plus souvent, d'ailleurs, s'attardent ici-bas
Mourir pour des idées, c'est le cas de le dire
C'est leur raison de vivre, ils ne s'en privent pas
Dans presque tous les camps on en voit qui supplantent
Bientôt Mathusalem dans la longévité
J'en conclus qu'ils doivent se dire, en aparté
"Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente"

Des idées réclamant le fameux sacrifice
Les sectes de tout poil en offrent des séquelles
Et la question se pose aux victimes novices
Mourir pour des idées, c'est bien beau mais lesquelles ?
Et comme toutes sont entre elles ressemblantes
Quand il les voit venir, avec leur gros drapeau
Le sage, en hésitant, tourne autour du tombeau
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

Encor s'il suffisait de quelques hécatombes
Pour qu'enfin tout changeât, qu'enfin tout s'arrangeât
Depuis tant de "grands soirs" que tant de têtes tombent
Au paradis sur terre on y serait déjà
Mais l'âge d'or sans cesse est remis aux calendes
Les dieux ont toujours soif, n'en ont jamais assez
Et c'est la mort, la mort toujours recommencée
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

O vous, les boutefeux, ô vous les bons apôtres
Mourez donc les premiers, nous vous cédons le pas
Mais de grâce, morbleu! laissez vivre les autres!
La vie est à peu près leur seul luxe ici bas
Car, enfin, la Camarde est assez vigilante
Elle n'a pas besoin qu'on lui tienne la faux
Plus de danse macabre autour des échafauds!
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

J'ajouterai que je consomme peu et je mange bio,ma voiture a 16 ans etc...Je vous l'accorde cher Georges, je pourrais mourir vite mais non, lisez la chanson. Ca n'est pas moi qui ai voté moins pire. Si chacun se mettait devant son miroir...Limiter sa consommation, voilà l'une des lutte qui donnerait très vite de très bons résultats...si nous étions plus nombreux.

Ecrit par : combemale | 11 novembre 2006

Cher Georges lisez la chanson de Brassens "Mourir pour des idées".
En attendant la camarde, salutations...

Ecrit par : combemale | 11 novembre 2006

D'Enguell, bonjour et désolé, mais quel qualificatif politiquemlent incorrect voudriez-vous que j'utilise pour dépeindre cette...chose...??? Chienne. Oui Chienne. Car elle donne du grain à moudre à cette nouvelle forme de l'antisméitisme qu'est la haine anti-profs. Je n'exagère pas, car ce qui relie ces deux gangrènes sociales, c'est la haine du "livre". Les Juifs, comme les Profs sont coupables de s'obstiner à transmettre le savoir...
ALors chienne, mille fois chienne. Au demeurant, je me permets de vous rappeler que c'était Tonton lui-même qui avait utilisé ce mot pour qualifier les journaleux responsables du suicide de Béré...
Quant à Stalker, franchement, jamais vu un engin pareil.....
Bien à vous.

Tournicotou!

Ecrit par : montaigneàcheval | 11 novembre 2006

Cambadélis,
Con bas??? Délice!!!
Combat d'hélices?
Combat des Lices?
Combat des lis?
Combat des Lizst?

Tournicotizst!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 11 novembre 2006

Cambadélis,
Con bas??? Délice!!!
Combat d'hélices?
Combat des Lices?
Combat des lis?
Combat des Lizst?

Tournicotizst!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 11 novembre 2006

Parlez-vous du compositeur Franz Liszt, Montaigneacheval? N'oubliez-pas qu'il est mort ultra-croyant! "L'abbé Liszt".

Ecrit par : christophe sibille | 11 novembre 2006

Tiens mais c'est vrai, Christophe, on n'y avait pas pensé, puisqu'ils savent déjà lire en arrivant au CP, à quoi bon nous quereller? Dorénavant, apprentissage de la lecture en grande section de maternelle par des étiquettes! Et au CP, lecture de la littérature de jeunesse! Du Begaudeau!
Vous ne m'avez toujours pas dit ce que vous pensiez de la réflexion de Meirieu, qui, je le rappelle, disait en substance, sur un plateau de télévision, que si les enseignants consacraient autant d'efforts à leurs élèves qu'à leurs propres enfants, le système éducatif n'en serait pas où il en est. C'était déjà les 35 heures au collège, vous ne croyez pas?

Ecrit par : Jean | 11 novembre 2006

Bonjour,
Je trouve étrange cette indignation à propos de la "proposition" de SR sur les 35 heures pour les profs.
Comme me le disent bcp de mes amis enseignants, les profs bossent bcp plus de 35 h par semaine, et à leur place je prends cette proposition pour ce que l'on appelle une avancée sociale. Mais dans ces 35 h, on y met tout : le temps de classe, les préparations, les corrections, le temps de formation, les réunions de concertation, le dialogue avec les parents, la lecture du catalogue camif, les pots de départ, la lecture assidue des blogs, des ouvrages de Brighelli, du BO, du café pédago, la rédaction ds pétitions, etc.
Je suis sûr qu'il y a bcp de profs qui seraient heureux de bloquer tout ça sur 5 journées de 7 heures et pouvoir ne plus y penser le reste du temps.
Et puis ce serait un grand pas en avant.
Après on pourrait exiger que les curés disent la messe 35 h par semaine.
Que les avocats plaident 35 h par semaine.
Que Nathalie Dessay chante 35 h par semaine.
Que PPDA nous bourre le mou 35 h à l'antenne.
Que les pompiers éteignent 35 h de feux par semaine.
Que les contractuelles verbalisent 35 h par semaine au lieu de trainailler entre deux PV.
Que Ségo préside le Poitou Charente 35 h par semaine.
Et puis il faudrait des équipes de citoyens dévoués qui pourraient contrôler tout cela, dans une démarche participative.

Ecrit par : Clifford Simpson | 11 novembre 2006

Très drôle, et je dirais même mieux : very funny !
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 novembre 2006

C'est avec craintes et tremblements que je voudrais vous poser une question - comme je n'arrive pas à trouver de rubrique "me contacter" je passe par le commentaire à cette note - : êtes vous syndiqué ? Si oui, auprès de quelle organisation ? Peut être que cela mériterait une note, d'ailleurs.
Crapaud.

Ecrit par : Croa | 11 novembre 2006

Mais bien sûr, que les enfants savent lire en entrant au CP, grâce aux excellentes méthodes préconisées par les "formateurs" IUFMesques.

"Apprendre à écrire à l'école maternelle"

Ce livre, "apprentissages progressifs de l'écrit à l'école maternelle", PROG.INRP, (Hachette Education )est coordonné par Mireille Brigaudiot, maître de conférences, IUFM de Versailles. L'équipe de rédaction se compose de cette dame, plus Marie-Alix Defrance, de l'IUFM de Versailles, plus 4 autres membres d'IUFM de Picardie, 2 de Lorraine, et un de Bourgogne.

Par ailleurs, ont contribué à la rédaction de ce livre 85 conseillers pédagogiques, PIUFM, IMF, directeurs d'écoles d'application, inspecteurs, professeurs des écoles, et autres.

Il comporte 287 pages.

Il s'agit du parcours d'un enfant qui a posé des problèmes depuis son entrée à l'école à 3 ans.(Non francophone, facilement coléreux et violent, mais il s'est beaucoup amélioré.)
"En fin de grande section, "début juin.
A l'évaluation transversale de fin d'année, on lui demande d'écrire
"le papa de Tom a mangé une tarte". Pendant son écriture, Sam prononce chaque mot, puis "se dicte" les lettres.Voici le résultat de sa relecture en suivant du doigt :
EL PAPA TOM AMAJE UTRT
"Le", je sais. "Papa", je connais, c'est P,A,P,A,"Tom", c'est maman qui m'a montré, " a mangé", j'ai écouté les lettres, une tarte aussi.
Cette procédure est tout à fait étonnante. Tout se passe comme s'il entendait le bruit de chaque lettre en disant son nom"...etc

" La mise en questionnement.
L'essentiel est de comprendre qu'il ne s'agit pas du tout de faire trouver une réponse à un enfant. Au contraire, il s'agit de faire en sorte qu'il se pose lui-même des questions. Le mettre en questionnement, c'est d'abord , et à tout prix, éviter les questions en "pourquoi tu as fait ça?", "pourquoi la
petite fille elle a fait ça?". Les questions qui vont induire du "débroussaillement" cognitif sont celles qui portent sur l'activité du sujet enfant : "est-ce que tu pourrais dire comment tu as fait?", "tu peux nous
expliquer comment tu sais ça?", "et si je te dis ça, est-ce que tu es d'accord?", "comment tu pourrais faire pour...?" On comparera ces deux attitudes en Grande Section."
(......) L'étayage du maître, qui consiste à circonscrire le champ des possibles pour que les enfants ne se perdent pas dans de vaines pistes.

(le 27 novembre) Histoire du cerf et du lapin.
" Ce matin, on va travailler d'une drôle de façon, comme si on était à l'école élémentaire. (...) Vous allez écrire ce que le cerf a écrit , à votre avis. On le dit dans sa tête, on le garde dans sa tête, et après, on
essaie de l'écrire.(....)
Seuls quatre élèves ont pris en compte la situation d'énonciation :
Alice : " NO T érDIOCHASere
"J'ai voulu écrire "interdit (elle montre les cinq premières lettres) au (montre la lettre O) "chasseur" (montre 7 dernières lettres.)"
Paul : "PAEDSEASCSCEAP "
"J'ai essayé d'écrire interdit de chasser les lapins (balaye du doigt)"
Alexandre : "LURTI DUEUAP"
"J'ai écrit : "interdit" (montre LURTI) " de tuer" (montre DU) "les lapins" (montre UAP)
Solène :" ltiEênrnallruirT". leErneeneein."
L'enseignante fait l'hypothèse que c'est la difficulté d'écriture qui a induit des messages inadaptés."

Ou encore :

Où vas-tu, Petite Souris ? Alain Prinsaud, PEMF/ IUFM de Limoges

Apprentissage de la lecture à partir de l’album.
(Pour la grande section de maternelle, 1er trimestre, extraits) Livre du Maître.


Les activités d’appropriation de l’écrit et de ses codes à faire vivre aux enfants de 3 à 5 ans doivent leur permettre de mieux comprendre les textes littéraires auxquels ils seront confrontés plus tard à l’école, mais aussi hors de l’école. C’est pour cela que les nouvelles directives mettent les albums au cœur de l’apprentissage.
(….) Les instructions officielles affirment l’importance des apprentissages menés à la maternelle dans la construction des apprentissages fondamentaux.
(….) Notre ambition est d’ouvrir des champs d’investigations possibles en définissant ce qui peut être travaillé au travers des albums, c’est-à-dire la compréhension du récit et l’acquisition d’une culture littéraire, tout en commençant à faire acquérir des mécanismes de décodage de l’écrit.

Jalons pour un parcours dans le monde de l’écrit.

Des apprentissages progressifs.

Les Nouveaux Programmes de 2002 définissent les spécificités de chacun des trois cycles de l’école primaire tout en encourageant les enseignants à travailler dans la continuité pour la réussite de TOUS les enfants.
(….) « Même si l’apprentissage de la lecture et de l’écriture n’est pas au programme, l’école maternelle doit donner l’occasion à tous les élèves d’une imprégnation orale des mots et des structures de la langue écrite, préalable indispensable à tout acte de lecture.
Cette imprégnation se fait aussi à travers ce qu’on a pris l’habitude d’appeler la « dictée à l’adulte »
(….) « Le cycle des apprentissages fondamentaux est le moment où se construisent ces savoirs élémentaires que sont parler, lire, écrire et compter, le socle de la réussite scolaire. (…) C’est un cheminement complexe qui s’appuie sur le travail fait à l’école maternelle.En même temps que l’élève comprend le principe qui gouverne le fonctionnement du code alphabétique, il commence à pouvoir découper les énoncés qu’il entend, comme les phrases qu’il voit. Parallèlement, il mémorise la structure orthographique d’un nombre de plus en plus important de mots qu’il peut alors reconnaître de manière quasi automatique. Il se libère progressivement du travail du déchiffrage et accède de plus en plus aisément et sans aide à la compréhension de ce qu’il lit ».
« Le cycle des approfondissements transforme ces savoirs en instruments intellectuels qui permettent de s’informer, de construire des connaissances solides, de se cultiver : l’élève n’est plus dépendant de l’accompagnement de l’enseignant. Il acquiert une première autonomie. » (« Qu’apprend-t-on à l’école maternelle ? » p.24).

Les albums : sources d’apprentissage.

(….)Leur lecture s’inscrit dans un contexte de lecture plaisir au travers de laquelle les enfants peuvent se forger des compétences de lecteurs experts et de décodeurs de signes écrits.
(….) Avoir toujours à l’esprit que les albums n’ont pas été écrits pour apprendre à lire ou faire acquérir des notions de grammaire, d’orthographe et de vocabulaire. Ils déclenchent, encouragent ces apprentissages pour accéder au cœur du récit qu’ils mettent en scène.

(….)Dans une dictée collective à l’adulte, restaurer la structure syntaxique d’une phrase non grammaticale, proposer une amélioration de la cohésion du texte (pronominalisation, connexion entre deux phrases, restauration de l’homogénéité temporelle) (CII)

Des apprentissages concomitants.

(….) Il nous appartient de démontrer aux enfants que les récits sont porteurs de sens dans leurs dimensions narratives et idéologiques et que celles-ci se révèlent par l’emploi d’un certain lexique, de certaines formes syntaxiques, de signes extralinguistiques spécifiques et de multiples microstructures.

(…)Approche de la littérature en grande section de maternelle.

(….) La littérature de jeunesse constitue bien aujourd’hui un genre littéraire à part entière.
(….) Elle ne s’accommode pas d’une lecture superficielle, mais implique au contraire une lecture fouillée de laquelle le lecteur sort grandi.

La lecture fusionnelle.

(….)Pourrait être considéré comme texte littéraire tout texte permettant à son lecteur de faire sienne l’histoire, d’imaginer les personnages, de s’identifier à eux, de mesurer le temps, de vivre l’espace de voir les actions se dérouler.

Le fond et la forme du récit.

(….) Chaque auteur a son propre style. Les marques énonciatives, les substituts, les connecteurs, les champs sémantiques, la syntaxe et le lexique employés permettent de le caractériser et parfois de classer l’album parmi les œuvres littéraires. Si le récit dans ses formes narratives est linguistiquement limpide, et ses valeurs idéologiques savamment distillées au travers du texte par le biais des phrases et des mots, alors il appartient au genre littéraire.

La dimension socioculturelle.

(….) L’intention est également socioculturelle. L’école a en effet pour mission d’estomper les différences sociales. Il nous appartient de montrer aux enfants que l’accès aux livres, donc à l’écrit, n’est pas réservé à un nombre restreint de personnes. (…) L’album est en effet source d’échanges. Il incite les interactions, il provoque les discussions : il sociabilise.

(…) Un exemple de lecture littéraire.

L’expérimentation dont il va être question dans les pages suivantes s’inscrit dans un projet pédagogique s’appuyant sur la lecture-découverte de l’album : « Où vas-tu, Petite Souris ? »
Ce projet a été vécu par des enfants dont l’école se situe dans une Zone urbaine sensible, donc dans un quartier où, plus encore qu’ailleurs, il convient d’encourager le goût de lire et la curiosité culturelle tout en déployant les premiers éléments techniques de l’acte de lire.
(….) Grâce à l’album, la classe devient un lieu d’écoute, de tolérance. La classe n’est plus le lieu où une seule vérité prévaut sur une autre, mais où plusieurs subjectivités s’interpénètrent, s’enrichissent dans des débats respectueux, des interprétations divergentes. La pédagogie de la littérature démocratise donc l’enseignement.

(….) Le contenu des apprentissages.

Au terme du projet, chaque enfant aura vécu l’approche littéraire de l’album selon le contexte défini précédemment. Il aura ainsi abordé le récit dans sa dimension narrative en emboîtant les épisodes successifs. Il aura exploré les personnages en général et la notion de héros en particulier pour réfléchir à la dimension idéologique de cette histoire.
Il aura également fréquenté un corpus de mots dont certains seront mémorisés. Nous avons sélectionné quelques mots d’usage fréquent dans le récit et utilisés naturellement par les enfants. Ils en connaissent donc le sens. Inscrits sur de grandes étiquettes, ils constitueront le corpus de référence de la classe. Il semble important de préciser qu’à cette époque de l’année, c’est l’écriture en capitales d’imprimerie qui doit être privilégiée.

Les outils de référence.

Ce sont :
- Les textes reproduits sur des affiches grand format et portant la trace de la réflexion collective : mots encadrés, ponctuation entourée, mots connus entourés d’un point rouge au dessous. Ils sont fixés avec des pinces à linge sur une corde parcourant la classe à hauteur d’adulte. Ils seront décrochés en fonction des besoins et à la demande des enfants.
- Les étiquettes mots qui sont affichées à un endroit accessible aux enfants.
- (….) Le cahier des écrits fréquentés par les enfants dans lequel sont collés les textes lus accompagnés du corpus de mots. Cet outil quitte régulièrement la classe pour la maison afin que les enfants aient le plaisir d’en faire une relecture en famille (seuls ou avec l’aide d’un adulte). Les parents seront informés en début d’année que la grande section n’est pas un cours préparatoire. Elle prépare les enfants aux activités qui y seront menées mais ne vise pas l’autonomie en lecture.

(….)
Séance 3

Compétences.
- Emettre des hypothèses de sens à partir d’une prise d’indices sur les illustrations.
- Emettre des hypothèses de sens à partir d’une prise d’indice textuels.
- Mettre en correspondance les illustrations et le texte.
- Analyser l’implicite.
- Identifier à l’oral la répétition de la structure syntaxique.
- Identifier à l’écrit les mots connus.
- Faire correspondre la chaîne orale et la chaîne écrite.
- Identifier, nommer et connaître la fonction des signes de ponctuation (point, point d’interrogation)


(Exemples de mots à « lire ») (en capitales d’imprimerie, sur des mots étiquettes)
Colorie le titre de l’album, chaque fois que tu le vois.
Où vas-tu, petite souris ?
Tu vas où, petite souris ?
Petite souris, où tu vas ?
Où tu vas, petite souris ?
Petite souris, tu vas où ?
Où vas-tu, petite souris ?
Où iras-tu, petite souris ?
Où allais-tu, petite souris ?
Où vas-tu, petite sœur ?
Où vas-tu, petite souris ?

(Liste de mots et phrases.) « Travailler sur la reconnaissance automatique des mots à mémoriser »

Je cherche toujours.
Ma mère me manque.
L’as-tu trouvée ?

J’explore.
Mon père me manque.
L’as-tu trouvé ?

(En vrac) Je poursuis mes recherches, la nuit tombe, que vas-tu faire ?, je trouverai un nouveau père, je trouverai une nouvelle sœur, le plus loin possible de chez moi, fleur de lupin, sept souris dans le noir, l’automne de l’ours brun, le congrès des sorcières , etc.…etc.…

« Colorie le mot vedette chaque fois que tu le vois »
(Tous ces mots sont en majuscules, mais avec des polices de caractères différentes)

Père. (Liste des mots où trouver père) Papa, Père, près, Père, Paire, Papa, Père, Pire, Poire, Mère.
Mère. (Liste des mots où trouver mère) Mère, Mercredi, Merle, Père, Mère, Mare, Merci, Mamie, Maman, Mer
Sœur. (Liste des mots où trouver sœur) Seul, Sœur, Sorcière, Sol, Souris, Cœur, Peur, Souris, Soeurette, Chœur, Sœur, Souris.

(Dépôt légal Octobre2003)

Cordialement.
A.M.Valette.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 novembre 2006

J'ai un trou de mémoire: comment s'appelait ce prof de gym jeté en prison après dénonciation calomnieuse d'un élève, et qui s'est suicidé? Ségolène avait alors estimé que ce suicide était la meilleure preuve de sa culpabilité.
Qui se souvient?

Ecrit par : Jean-François Croz | 11 novembre 2006

N'importe qui d'autre aurait été renvoyé devant la justice pour des propos de ce genre, qui relèvent de l'appel au lynchage. Elle, non. Entre l'affaire du sang contaminé (pour Fabius), et le scandale de la MNEF (pour DSK), le PS devrait organiser ses primaires à Fresne ou à Fleury-Mérogis.

Ecrit par : Jean-François Croz | 11 novembre 2006

Je trouve ça moche, je trouve ça laid, que quels que soient les torts de Ségolène et sa possible incompétence (mais où la "compétence" des autres", et que feraient-ils de mieux, puisque vous-memes dites que qui que ce soit ne fera pas autre chose que d'appliquer en la matière le programme du PS?), que des profs, sensés enseigner et appliquer dans leurs classes la parité entre les sexes, se laissent aller à la traiter de "chienne", et de "salope" à mots couverts.

Ce doit etre bien vrai, qu'une maitrise, comme le Bac, d'aujourd'hui, n'a plus la meme valeur qu'il y a 25 ans.

D'une manière ou d'une autre, il faudra bien que les écoles deviennent des garderies éducatives, puisque, avec 17% d'analphabètes, et d'élèves qui DE TOUTES FAçONS, n'ont pas le niveau pour suivre et sont à la dérive, il ne sera guère possible qu'il en soit autrement.

Et je ne suis pas meme une fan de Ségolène, elle ne m'enthousiasme pas particulièrement, mais les autres non plus.

Ecrit par : Lorycalque | 11 novembre 2006

Une autre chose remarquable: le concert des belles âmes qui s'étonnent que cette vidéo serve soudain d'argument dans le débat; qui crient à la manipulation et au coup bas; qui s'indignent que les chuchotements entre militants de bonne compagnie soient entendus (et compris) de la populace, qui risque d'en tirer les conclusions qui s'imposent.

En d'autre termes, Ségolène a bien raison de dénigrer les profs, mais il ne faut surtout pas que ça se sache. Pas de vagues! Ne désespérons pas Billancourt! Enseignants idiots, votez utile!

J'ai encore la mémoire qui flanche: dans quelle pièce de Molière le personnage principal déclare-t-il:

"Et le mal n'est jamais que dans l'éclat qu'on fait;
Le scandale du monde est ce qui fait l'offense,
Et ce n'est point pécher que pécher en silence." ?

Ecrit par : Jean-François Croz | 11 novembre 2006

"mais si l'homéopathie a des effets réels alors nous avons tout à gagner" Baltazar
Excusez moi de me mêler de vos oignons, mais le principe de l'homéopathie c'est: "les semblables soignent les semblables" et, là, ce sont NOS oignons de petits bourgeois nantis à profession médicale...
L'homéopathie c'est soigner à dose infinitésimale avec un toxique qui à dose pondérale provoquerait les symptomes observés. On ne peut pas, dans le cas présent, employé ce terme pour votre action.
Ceci dit, vous me paraissez tous bien nerveux et je ne peux, hélas, m'empêcher de penser au vieux dicton:"y'a que la vérité qui blesse" aussi vicieux certes que le "y'a pas de fumée sans feu" et le "la vérité sort de la bouche des enfants", un peu gênants certes pour les accusations de pédophilie qui vous amusent tant quand elles touchent des religieux.
Loin... oh si loin de vous( et de vos trente cinq heures!) et satisfaite, à l'heure actuelle, des profs de mes enfants j'ai un peu tendance à penser que vous faites une montagne d'une taupinière? Nous proposerez-vous encore trois mois de grève, comme lorsque mon fils alors en cinquième a ainsi fait un grand saut par-dessus La Réforme, de Philippe le Bel à Louis XIV? Pas contents les parents de l'élève qui avait la chance d'avoir des parents qui avaient entendu parler de Luther et Calvin. Pour les autres... est-cevotre problème?? et je crains de comprendre...
Heureusement que D'Enguell que vous ne pourriez accuser sans ridicule d'être passé "à l'ennemi" vous écrit des paroles sensées et vous incite à mettre un peu d'eau dans votre vin. Il a raison, c'est vous qui allez vous trouer l'estomac avec votre picrate.
"Que les pompiers éteignent 35 h de feux par semaine". Des fois, c'est 35 heures en deux jours.
M'enfin, calmez-vous, on va finir par croire qu'elle a raison de vous traiter de glandus!
Vous ne croyez pas que le post d'Anne-Marie Valette donne de vous une meilleure image, plus en accord avec ce que des parents désemparés peuvent chercher ici, des parents qu'il vous faut convaincre. Vous savez bien quand-même que les autres ne sont pas mieux que Ségolène ou ralliez-vous définitivement la bannière blanche et bleu: le choua chouan?

Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2006

J'ai oublié de dire à Montaigneàcheval et Baltazar que jeudi 16/11, je vote comme beaucoup d'autres pauvres fûmelles et que je n'ai ni couilles, ni roubignoles, ni roupettes ni... cacahuètes comme disait une de mes clientes rougissante, éleveuse de chiens et élevée à Notre Dame de Sion... Lorycalque n'a point tort et vos convulsions fébriles me donnent l'envie d'un bon clystère, à vous appliqué, à l'endroit ad hoc.

Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2006

Sans doute, Dobolino, mais, tant qu'à citer des proverbes, dictons et aphorismes:
"Qui ne dit mot consent".

Ecrit par : Jean-François Croz | 11 novembre 2006

Lorycalque,
Relisez le post de Jean-François Croz juste au-dessus du vôtre et vous comprendrez. Ce n'est pas du sexisme, comme vous le croyez, mais une indignation qu'il est devenu impossible de contenir tellement ce qui se passe est révoltant.
Quand vous dites que d'une manière ou d'une autre il faudra bien que les écoles deviennent des garderies éducatives, je ne suis pas d'accord avec vous. Et cela pour une raison très simple: nous sommes nombreux à constater tous les jours dans nos classes que les élèves sont aussi demandeurs que nous l'étions de connaissances solides, méthodiquement acquises, qu'ils aiment les "cours" magistraux, c'est-à-dire ceux où le professeur leur apporte quelque chose, qu'ils détestent les séquences et les séances où on "discute". Bref, qu'ils sont heureux d'apprendre. Comme le dit Aristote, "Tous les hommes désirent par nature savoir." Cela n'a pas changé depuis 2500 ans! C'est pour cela qu'il est toujours possible d'inverser la tendance: il suffit pour cela de recommencer à instruire, en commençant par apprendre à lire et à écrire correctement, c'est-à-dire avec le B.A.BA..
Mais les évidences que je viens de vous rappeler, les pédagogistes les refusent, pour des raisons d'ailleurs un peu mystérieuses. Leur prétexte, c'est le bonheur de l'élève! On a vu à quel beau bonheur leurs théories conduisaient!
Ce sont les pédagogistes dictent au PS sa politique éducative. Madame Royal ne fait que répéter la doctrine du PS. Laurent Fabius ne faisait pas autre chose dans un texte pompeux et creux paru il y a quelques semaines ("En 2007, la gauche a rendez-vous avec l'école.").
Madame Royal ne vous enthousiasme pas, dites-vous? "Les autres non plus"? Cela dépend quels autres. En votant PS, c'est clair, vous donnerez votre voix à un démolisseur de l'école. C'est la seule certitude à propos des prochaines élections. Avec pour corollaire une cruelle incertitude...Entre la peste et le choléra...
Mais parmi "les autres", il y a aussi nous, c'est-à-dire tous ceux qui refusent d'abdiquer devant la bêtise épatée et arrogante, qui prétend, en plus, au titre de "profesionnalisme"
( relisez, pour avoir un échantillon réellement effrayant de ce "professionnalisme pédago" qui ruine l'école, le post d'Anne-Marie Valette ci-dessus!)
La pédagogie, c'est la passion d'expliquer. En trois mots, tout est dit. Il suffit de le faire, et l'école reprend son sens.
Laissez les 15 000 pages de Meirieu aux libraires! Vous perdriez votre temps!
Et rejoignez tous ceux qui entendent bien faire en sorte que l'école soit rendue à sa vocation propre. En ce moment, elle a beaucoup d'ennemis (les pédagos, l'Europe...). Mais le bonheur et la fierté d'un élève de 4ème qui récite "L'Ours et les deux Compagnons" et la satisfaction toute intérieure de celui qui a compris que le complément du nom s'exprime en allemand par le génitif valent bien qu'on bataille un petit peu, non?
En un mot, signez et faites signer le plus largement possible l'Appel pour la refondation de l'école, sur www.refondation-ecole.net . Vous y verrez que ne sommes pas si seuls que ça à y croire encore.
Cordialement à vous.

Ecrit par : Jean | 11 novembre 2006

Jean-François,
C'est dans Tartuffe. Mais vous le saviez. Tiens, c'est le titre du livre de JPB.
Molière est vraiment plus que jamais d'actualité!
"Mais j'aimerais mieux être au rang des ignorants
Que de me voir savant comme certaines gens."
(Clitandre à Trissotin, dans Les Femmes savantes)
"Avec une robe et un bonnet [de pédagogiste], tout galimatias devient savant, et toute sottise devient raison."
(Béralde à Argan, dans le Malade imaginaire)
Ce deux citations s'appliquent merveilleusement bien, ne trouvez-vous pas, au document hallucinant qui'Anne-Marie a reproduit ci-dessus! Finalement, il n'y a en effet que les pédagogistes à se croire savants. Une science que nous sommes ravis de leur laisser sur les bras.

Ecrit par : Jean | 11 novembre 2006

Dans le même temps où les médecins voyaient leur revenu par consultation passer de 18 à 21 euros, mon salaire était passé de 1450 euros par mois à 1550. En toute égalité il aurait dû passer à presque 1700.

Hier ma femme et moi, tous les deux malades, sommes allés voir un médecin, nos deux cas furent expédiés en 10 minutes en tout.
42 euros en 10 minutes. Et le médecin de se plaindre d'avoir trop de monde ( 40 personnes à faire passer en 5 heures)
Nous on s'est retrouvé avec un médicament non adapté à la femme enceinte...
Les soirs de réunion parents prof, je dois voir aussi 40 parents d'élèves en 5h.
La différence c'est que si je prends mon salaire qui revient à 20 euros de l'heure , je reçois moins de 2,5 euros par 'consultation'.

2,5 euros d'un côté, 21 euros de l'autre. Qui a le droit de se plaindre hmmm ?

Alors je crois que du coup on a le droit d'insulter copieusement les enculés qui défendent même du bout des lèvres les propos de Royal. Je crois aussi qu'on a le droit de se sentir humiliés, exploités par les donneurs de leçons qui nous expliquent qu'il faut pas qu'on se plaigne, que ce n'est vraiement qu'un 'détail'.

Aujourd'hui, après lecture de plusieurs blogs, de réactions de parents d'élèves et d'élèves, j'ai vraiment la haine contre tous ces cons qui nous jugent et voudraient nous dire comment faire notre métier.

Moi je le dis, mais bien d'autres profs le feront payer aux élèves.

Vous avez pas fini de banquer pour payer des cours de maths à vos gosses, et c'est bien fait pour votre gueule.

Ecrit par : raslebol | 11 novembre 2006

Quand je dis que mon salaire revient à 20 euros de l'heure, c'est 20 euros de l'heure de cours.

Parce que si vous comptez ne serait ce que 35h par semaine, on n'arrive qu'à 11 euros de l'heure travaillée.

Donc il faudrait plutôt comparer 21 euros pour la consultation du médecin contre 1 euros 37 pour la 'consultation' du prof.

Si la France considère qu'un prof VAUT 15 fois moins qu'un médecin, il faut aussi qu'elle accepte des profs qui entre quantité et qualité fournissent un travail de valeur 15 fois moindre.

Ecrit par : raslebol | 11 novembre 2006

@ Jean: le post de A.M. Valette m'a paru trop fumeux pour le lire autrement qu'en diagonale. Je ne suis pas enseignante et je ne lirais pas davantage Meirieu (et encore moins 15 000 pages de sa littérature), qui pour ce que j'ai pu en lire dans la presse ou sur les blogs n'est pas très convainquant.

J'ai lu le post de J.F. Croz au dessus du mien, mais il y a tellement de gens qui devraient etre à l'ombre! A commencer par Chirac. Franchement, l'histoire de la MNEF à coté de Clearstream, c'est du pipi de chat. Quant à Fabius, c'est lui qui le premier a parlé de l'affaire du sang quand il en a eu connaissance. On ne peut lui imputer une complicité là-dedans. Tout est relatif, en politique.

La passion d'expliquer, c'est bien beau, mais ça ne suffit pas à venir à bout de problèmes qui m'apparaissent immenses, surtout quand je lis les blogs de profs de ZEP où il semble que le chaos, et un chaos dangereux, règne dans les classes avec des élèves mal élevés, ou plutot pas élevés du tout, parfois violents, où etre prof est un risque.

Ecrit par : Lorycalque | 11 novembre 2006

une autre vidéo (2005 avant référendum) de Mme Royal sur la privatisation des cantines scolaires (elle va être obligé de les privatiser vu que ces cons de français ont pas fait ce qu'elle a dit de faire) :

http://www.dailymotion.com/jules-ferry-2/video/xmof2_segogo-leurope-et-les-cantines

Ecrit par : raslebol | 11 novembre 2006

Fabius ?
Le mec du Plan Informatique Pour Tous ?

Ecrit par : georges | 11 novembre 2006

Maintenant que Ségolène vient de marquer plusieurs buts contre son camp et qu'il lui sera bien difficile de se relever
Quelle suite ?
Pensez vous que Chevénement puisse porter les couleurs de la gauche république laïque ?

NB : Je sais mais je l'aime plutot bien, celui là, je dois dire !!

Ecrit par : Olivier | 11 novembre 2006

Maintenant que Ségolène vient de marquer plusieurs buts contre son camp et qu'il lui sera bien difficile de se relever
Quelle suite ?

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c'est simple, au prochain sondage elle récupère 5 points de plus grâce à ses propos anti-profs.

Lu dans le Parisien : un sociologue nous explique que déjà de nombreux jeunes enseignants font clandestinement (sic) des heures de présence supplémentaires dans les établissements.

Et oui clandestinement, ils pourraient être très mal vus par 2 collègues un peu grognon en salle des profs.

Il faut féliciter ses jeunes enseignants. Une médaille Mme Royal s'il vous plait pour ses résistants au patriotisme vibrant.

La relève est assurée, parents d'élèves réjouissez-vous, Royal ou pas en 2007, les larbins nouveaux sont déjà là en avance. N'oubliez pas de vous essuyer les pieds sur le paillasson en sortant, ah non mince ça c'était un prof.

Ecrit par : raslebol | 11 novembre 2006

"C"es résistants, 'c'es jeunes enseignants.
Ils ne sont pas encore totalement propriété de Mme Royal

Ecrit par : raslebol | 11 novembre 2006

« Nous on veut pas faire garderie pendant 35 heures ! »

Vous faites quoi, les profs, depuis environ une vingtaine d'années, dans les collèges uniques ? De l'enseignement ? Ca se saurait.

Ne venez pas vous plaindre maintenant, c'est trop tard.
Personnellement, passer toute ma semaine au bahut, ça ne me gêne pas : c’est déjà le cas.
Mes ‘chers collègues’ pleurnichards devront se démerder pour aller glander et trouver une oreille compatissante ailleurs que dans mon C.D.I.

Ecrit par : georges | 12 novembre 2006

Lorycalque,

Il faut appeler un chat un chat Les problèmes des ZEP ont été largement aggravés par les doctrines pédagogistes , alors que l'école aurait dû représenter pour ces élèves l'espoir d'une compensation au malheur social. Si vous flanquez la méthode semi-globale de lecture à des élèves de CP de ZEP, vous fabriquez autant de milliers d'illettrés et de futurs révoltés. Si en CP vous les asseyez autour de tables au lieu de la disposition scolaire traditionnelle, vous créez artificiellement le désordre et vous leur donnez le sentiment que l'école est un joyeux bazar. En réalité, les enfants sont demandeurs d'ordre, de discipline, d'émulation, de sérieux, de silence en classe. Et vous pouvez donner ces habitudes dès l'école maternelle aux jeunes enfants. Encore faut-il le vouloir. Le respect de l'école, cela s'inculque au début du parcours. Surtout que la plupart des parents en ZEP comme ailleurs, attendent cela de l'école, qu'elle se fasse respecter.
Les pédagogistes font exactement le contraire.

Sur le fait que beaucoup d'hommes politiques auraient des comptes à rendre, vous enfoncez des portes ouvertes. J.F.Croz n'évoquait certains actes et propos de Madame Royal que parce que c'est elle qui s'illustre en ce moment. Vous paraissez abattue que je vous ai appris que voter PS bientôt c'est voter pour un destructeur de l'école puisque c'est la doctrine même du PS qui orchestrera cette destruction! C'est pourtant la vérité. Il vaut mieux, pour les élèves, notamment ceux des ZEP, la voir en face!

Faites quand même l'effort de lire en détail le post d'Anne-Marie. la nausée que vous éprouverez à cette lecture vous donnera une idée très précise et très concrète de ce qu'éprouvent les professeurs stagiaires qui sont obligés de subir des séances entières de ce style proprement à gerber, et pendant toute une année. Anne-Marie reproduit des extraits d'ouvrages pédagogistes, que ces stagiaires , au surplus , n'ont pas le droit de critiquer sinon c'est le refus de les titulariser. Si par hasard, en tant que parent ou simplement en tant que non-enseignant , vous n'aviez pas compris ce que c'est que les pédagogistes, eh bien là vous avez de quoi vous en faire une idée et de comprendre pourquoi c'est une telle pagaille dans les classes. Croyez-vous que les enseignants à qui on aura infusé de pareilles inepties n'arriveront pas devant leur classe l'esprit complètement brouillé, incapables de voir ce qu'il faudrait faire "effectivement" pour être utiles à leurs élèves?

La pédagogie, c'est la passion d'expliquer. Ce n'est pas autre chose. Mais cela implique que l'école elle-même se présente comme une "école" et non comme une garderie.

Ecrit par : Jean | 12 novembre 2006

J'ai un trou de mémoire: comment s'appelait ce prof de gym jeté en prison après dénonciation calomnieuse d'un élève, et qui s'est suicidé? Ségolène avait alors estimé que ce suicide était la meilleure preuve de sa culpabilité.
Qui se souvient?

Ecrit par : Jean-François Croz | 11 novembre 2006

---------> Les comportements étranges de la royale sont là:
http://desirsdavenir.over-blog.com/article-1870012.html

Ecrit par : Ordrade | 12 novembre 2006

Pour Anne-Marie Valette:

La première fois que j'ai lu les programmes, j'en ai eu mal à la tête. Je ne comprenais rien et encore moins ce qu'il fallait faire. En relisant votre post, je me suis souvenue de l'état de mon cerveau progressivement embrumé et surexcité par la lecture.
Ces programmes doivent être l'équivalent du bromure.

Ecrit par : Ordrade | 12 novembre 2006

La comparaison avec les médecins ne tient pas. Mon mari (généraliste) travaille plus de 2500 heures par an, tandis qu'en comptant 40h par semaine (18 h de cours + 22h de préparation et de corrections) j'arrive péniblement à 1350 heures annuelles.
Nous défendre, ok, dire n'importe quoi : stop.

Ecrit par : Véro | 12 novembre 2006

Les questions de Jean-François Croz sont résolues (franchement, relisezTartuffe, tout y est — et jetez un coup d'œil sur l'excellent livre de Marie-Monique Robin, déjà moultes fois recommandé ici)…

C'est vrai que comparer les salaires des uns et des autres est stérile. D'autant que tout dépend des pratiques, et qu'il est des toubibs — j'en connais — qui sont très loin de gagner leur vie décemment — et qui ne font pas de l'abattage de clientèle, si je puis dire.
Il vaudrait mieux s'interroger sur ce qui a produit, en une trentaine d'années, une telle perte conjointe de salaire et de prestige dans la fonction enseignante. D'aucuns vont même jusqu'à dire que la féminisation accélérée du corps enseignant fut le révélateur de cette perte de substance — le salaire de l'enseignante devenant ainsi un "salaire d'appoint", un ajout mineur au salaire "sérieux" du conjoint…

Sur ce plan, il serait vain d'attendre une revalorisation salariale quelconque de la droite ou de la gauche : l'Etat n'a plus d'argent (je signale aux non-enseignants de cette liste que partout les rectorats jonglent avec les salaires, en versant le plus tard possible les heures sup', voire en omettant de verser les salaires pendant plusieurs mois après une mutation ou une première nomination — et ne remboursent pas les agios que vous fait payer votre banquier pendant ce temps…). Et il a d'autres priorités.

Tous les candidats à la candidature ont des "affaires" aux fesses — et dois-je avouer que ce n'est pas vraiment mon souci ? En disant cela, je fais un gros effort, parce que j'ai trois ans durant "accompagné" un ami intime contaminé pendant l'ère Fabius — mais je n'irai pas jusqu'à dire que le premier ministre d'alors était responsable de ce qui se passait aux plus bs échelons du ministère de la Santé. Franchement, je voterais pour un(e) candidat(e) compromis jusqu'aux oreilles, si en même temps j'étais sûr de sa compétence. J'ai une grande admiration par exemple pour Mazarin, sans doute l'un des premiers ministres les plus corrompus que la France ait jamais eu — mais qui a remporté la guerre de Trente ans, et définitivement écrasé l'Autriche-Espagne, ce qui avait du sens, en 1650-60. J'ai une grande admiration pour Elisabeth I, qui ne fut pas une tendre — mais qui a mis l'Angleterre sur orbite moderne, pendant que le "bon" Sully repliait la France sur son pré carré…
Donc, chère Dobolino, ce n'est pas une question de couilles (si on les appelle "testicules", c'est parce qu'elles sont des "petites têtes" — par opposition à la grande (1)), mais de cervelle. J'espère simplement que lorsque vous choisirez votre candidat la semaine prochaine, ce sera votre critère.

Merci à Anne-Marie d'avoir pris le temps de nous éclairer sur ce qu'est la lecture version officielle…

Bon dimanche (venté, ici) à toutes et à tous…
JPB

(1) Mais bon, je connais cette histoire drôle (vraiment !) qui explique que l'homme a deux cerveaux — un petit et un gland.
Pure médisance…

Ecrit par : brighelli | 12 novembre 2006

Dobolino, si vous relisez ma diatribe contre Madame Purulence, vous observerez que j'avais émis un regret, JUSTEMENT, c'était d'être obligé de m'en prendre à une femme ,ce que je déteste...Aussi rassurez-vous, salope conviendrait tout aussi bien à un porteur de motlogommes velues qu'à une ravissante créature. Quand à chienne, le masculin sied tout aussi bien.
Mais je ne retire pas un mot à ce que j'ai écrit et encroe dirtes-vous bien que je fus modéré. imaginez si ces propos eussent été tenus pare un homme....
Lorymachin...n'importe quoi...c'est une position de scientologue, votre discours...oude socialeux, ce qui revient au même. En tous cas

Je trouve ça moche, je trouve ça laid, que quels que soient les torts de Ségolène et sa possible incompétence (mais où la "compétence" des autres", et que feraient-ils de mieux, puisque vous-memes dites que qui que ce soit ne fera pas autre chose que d'appliquer en la matière le programme du PS?), que des profs, sensés enseigner et appliquer dans leurs classes la parité entre les sexes, se laissent aller à la traiter de "chienne", et de "salope" à mots couverts.


c'est tellement niais qu'on se dit qu'il y encore des miles à ramer jusqu'à prvenir aux rivages de l'intelligence. Pauvre pomme, je suis né en 1957 et à la fin des années 70, j'"étais un battant acharné pour l'égalité hommes-femmes. J'en ai-t-y reçu des tombereaux d'injures. Ma mère, pas Noël, était une copine d'Huguette Bouchardeau (.....un jour la p'tite huguette....)alors tes préchi-précha geignards, remballe-les et ressors-les quand ton idole féminine nous aura foutu le groin dans le bren...
Au demeurant, égalité homme femme, c'est valable dans els DEUX sens...une femme peut être une conne comme un type peut être un connard..xétéra...Enfin bref, alles-y donc vous faire sodomiser le taille-crayon par les malfrats du PS, mais ne venez pas ensuite vous plaindre....
Plus haut un internaute a écrit qu'en fait ce que cette salope a en vue, comme l'autre économiste ultralibéral, le DSK et cette petite fiotte protestante de Fabius, DE VERROUILLER ET SURVEILLER LE TRAVAIL DES INTELLECTUELS, arc ce qui terrifie le PS (Parti Scientologue) c'est la LIBERTE DE PENSER... remarquez bien que le terme d'intellectuel , vu certains posts, me semble ici foncièrement inadéquat...Au fond, et c'est bien là le malheur, ils n'auront pas grand chose à surveiller, vu que les discussions entre les profs, à part de très belles exceptions, c'est fifiches et boubouffe....affligeant...

Alors, Malcolmlorycalquemoilapucequej'aioùjepense, nous sommes Dimanche. Vous allez relire les Femmes Savantes...ça vous filera un bon coup de jus de neurones....

Ecrit par : montaigneàcheval | 12 novembre 2006

Tournicotone!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 12 novembre 2006

Nous défendre, ok, dire n'importe quoi : stop.

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2500 heures par an ?
Ok, admettons ne serait-ce que 4 patients par heure :

4*21*2500 = 210 000 euros par an

c'est plus de 10 fois le salaire d'un prof.

Alors venez pas me faire la morale.

Si votre mari avait la décence de ne faire que 1600 heures par an, il y aurai plus de places pour les jeunes médecins, mais bon qui a voulu un numerus clausus ?

Pas moi.

Alors les égoistes qui font plein d'heures sup, qui ne se déplacent plus à domicile, et qui vous éjecte de leur cabinet en moins de 10 minutes, je crois qu'ils pourraient avoir la décence de ne pas venir me dire que je ne fais que 1350 heures par an.

Moi désolé je compte : 47*35 = 1645 heures par an, et je ne vole le boulot de personne avec des heures sup.

Ecrit par : raslebol | 12 novembre 2006

moi aussi, CHEVENEMENT me plaît bien...à suivre

Ecrit par : montaigneàcheval | 12 novembre 2006

Comme si l’incompétence de S.Royal apparaissait au grand jour par cette vidéo.
Je crois qu’elle ne fait que renforcer un point de vue déjà bien affirmé.

La cause de la perte de prestige des enseignants ? Leur incompétence.

Ecrit par : Estil | 12 novembre 2006

La cause de la perte de prestige des enseignants ? Leur incompétence.
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Et leur volonté toujours plus affirmée de ne surtout pas en avoir.
Ah on nous critique ? Ben c'est bien, continuez. Vous auriez pas des orties à nous louer ?

D'un autre côté, l'incompétence est sacrément bien partagé dans le reste de la société.

Faut voir dans le BTP, la banque, la vente... Le privé se tient une sacrée couche aussi. Pas pour rien qu'ils n'ont plus le droit de grève et peuven perdre de plus en plus facilement leur emploi. Encore plus cons que les profs ! C'est dire !

Ah ça les incompétents ça manque pas.

Ecrit par : raslebol | 12 novembre 2006

partagéE, peuvenT

Et me dites pas que j'exagère, y a pas de fumée sans feu, et y a que la vérité qui blesse.

N'est ce pas Dobolino ?

Ecrit par : raslebol | 12 novembre 2006

A raslebol,
je pense que vous devez revoir vos calculs : "4*21*2500 = 210 000 euros par an".
Comme si les 21 euros d'une consultation était du salaire net pour le médecin ! rappel : un médecin doit payer son local professionel, son électricité, son téléphone, son matériel, les frais divers (standard, femme de ménage, etc), son assurance professionnelle, etc...
Pour vous donner une idée, le salaire net de mon mari est de 61500 euros par an (avant impôt !).
Avec 1 week-end sur 2 de garde + les appels la nuit +les rares congés annulés pour assurer le remplacement de collègues, etc. etc. je crois qu'il y a mieux comme égoïsme...

Quant à faire de la place aux jeunes médecins, aucun d'entre eux ne veut venir à la campagne car trop de contraintes !

vous dites : "Moi désolé je compte : 47*35 = 1645 heures par an" Vous travaillez réellement 47 h par semaine ?

Ecrit par : Véro | 12 novembre 2006

Oui, Raslebol, nous sommes au fond une corporation ni plus ni moins abrutie que ces nullards d'ostréïculteurs du Bassin d'Arcachon, les pâtissiers, les garagistes, les horticulteurs, les inspecteurs d'académie, les socialistes, les cristallographes, les parapentistes, les accordéonistes, les gynécologues, les croque-morts, les croque-monsieur, les croque-madame, les alpinistes, les ravaleurs de personnes du troisème âge, les généticiens, les génétichiens, les généauxentournures, les généraux, les généreux, les générateurs, les génépis.....
Seulement, come nous avons à éveiller l'esprit critique des gosses, notre horizon devrait être BRILLANTISSIME.....et qu'est-ce que je rigole quand je vois tous ces collègues qui, comme Sainte-Thérèse, rient quand on les...., sérieux, pontifiants, nuls, incapables de parler d'autre chose que de leur lisérable épicerie qui n'est même pas une supérette....des dindes, vous-dis-je, même pas des pintades, parce que la pintade, au moins, c'est savoureux, avec des mousserons....des dindes, alors que nous devrions être des AIGLES....alors ça glougloute, cancanne, cacabe, mais c'est d'une sinistre incompétence. Allez, je me tire, je vais aller ramsser des girolles et des petits violets, et ce soir, toc, roti de veau avec gratin de cardon, le reste d'hier et risotto......Et au dessert la bombez glacée dans le benouasèze de Ségo....

tiens, il me revient en mémoire, la fameuse chanson "Le père Duchesne"

Ecrit par : montaigneàcheval | 12 novembre 2006

"Si tu veux être heureux,
nom de Dieu,
Fous le feu au ministère"

Ecrit par : Jean-François Croz | 12 novembre 2006

Ce n'est pas leur "incompétence", Estil, qui perd les enseignants, c'est leur naïveté.
La plupart ont donné tête baissée dans tous les gadgets pédagogistes. Voyez comme ils enseignent tous, bien docilement, en séquences, comme ils préfèrent la situation d'énonciation aux natures et aux fonctions, comme ils s'éclatent et font gerber leurs élèves sur le schéma actantiel au lieu d'expliquer le texte simplement et modestement, voyez comme ils se sont approprié la scolastique insupportable des genres et des registres, comme ils n'ont pas le moindre sursaut de dégoût et de révolte devant les écoeurantes recommandations pour la lecture que les pédagos leur infligent (cf. le post d'Anne-Marie, ci-dessus).
Comment voulez-vous que les parents, quand ils découvrent de telles inepties dans les cahiers de leurs enfants, aient encore la moindre estime pour ce corps enseignant-là?

P.S. Proposition d'"action": afficher dans les salles des Professeurs toutes les déclarations de Madame Royal.

Ecrit par : Jean | 12 novembre 2006

Raslebol des comparaisons simplistes qui n'élèvent pas le débat :-(

Médecin moi-même, j'ai de nombreux amis enseignants : ils ne me sont jamais apparus comme des privilégiés, je connais leurs difficultés et j'ai toujours respecté leur travail.

Comme le rappelle Véro, lorsque vous donnez 21 euros à un médecin, son "salaire" (avant impôt sur le revenu) ne représente qu'à peu près la moitié de cette somme, car il doit payer là-dessus ses charges sociales, les frais de son cabinet (local, matériel, informatique, véhicule,...), ses assurances, sa taxe professionnelle etc.

De plus, si certains cas "simples" (pathologies bénignes, renouvellements d'ordonnances, vaccinations...) peuvent être "expédiés" en cinq minutes, beaucoup de patients nous arrivent avec des dossiers épais comme des dictionnaires, des liasses de paperasses à remplir, consultent pour plusieurs pathologies à la fois, des problèmes psychologiques (pas mal d'enseignants sont dans ce cas...) et ne peuvent pas être pris en charge en moins de trois quarts d'heure... Or à la fin de la consultation, pour le médecin généraliste, c'est toujours 21 euros. Ce tarif n'est donc qu'une moyenne "forfaitaire", d'ailleurs notoirement sous-évaluée par rapport à ce qu'elle est à l'étranger. Si votre état de santé ne nécessite pas plus de cinq minutes de consultation, sachez que tous n'ont pas votre chance et que les médecins doivent les soigner aussi pour le même prix !

Savez-vous que les médecins cotisent pour des avantages sociaux dont ils ne bénéficient pas eux-mêmes (notamment en matière d'accidents du travail, de maternité, d'invalidité etc.), sans parler de retraite ou de congés payés ? Et s'ils vous prescrivent parfois des arrêts de travail (trop, nous dit-on !), ils ont les plus grandes difficultés à s'en accorder eux-mêmes lorsqu'ils sont malades.

Les médecins français, tout particulièrement les généralistes, subissent au moins autant que les enseignants le mépris et l'incompréhension des politiques et, parfois aussi malheureusement, du public.

Méfions-nous donc de ces oppositions primaires (enseignants contre médecins, libéraux contre fonctionnaires etc.) qui vont à l'encontre des intérêts des uns et des autres et dont certains politiques font leur miel.

Ecrit par : Pierre | 12 novembre 2006

« Et je pense qu'un des noeuds de l'échec scolaire se joue au collège. C'est-à-dire que les enfants arrivent en 6ème, 5ème, et là, si ils décrochent, on sait déjà ceux qui n'iront pas jusqu'au
baccalauréat ou ceux qui seront en situation de décrochage scolaire. » (SR)
Les nœuds de l’échec scolaire, c’est peut-être au collège...
Mais la cause des noeuds, elle est très antérieure.
Quand on a fabriqué une ficelle tellement mal ficelée, pleine d’aspérités, de raccrochages, de petits bouts qui se détricotent, et qu’on l’a laissée complètement embrouillée pendant cinq ans dans le fond d’une boîte en se contentant de farfouiller dans ce tas de ficelle de temps en temps : une petite évaluation GS/CP qui ne veut rien dire (il faut vraiment que je l’apporte à la maison et que je vous en copie des extraits, ça vaut largement les extraits cités par A. M. Valette), une évaluation CE1 avec Partie A, facile, et Partie B, encore plus simple pour essayer de récupérer le maximum de « non -lecteurs » qui n’auront pas à bénéficier de PPRE (ne parlons pas de redoublement du CP, ils sont déjà passés au CE1, ça les traumatiserait et ça traumatiserait encore plus leurs parents qui ont lu ou entendu quelque part que les statistiques prouvaient que les enfants qui avaient redoublé le CP avaient un moins bon pronostic de réussite que les autres et que, donc, il était très dangereux de faire redoubler le CP – ça s’appelle comment déjà en philo ce genre de raisonnement à l’envers ?) et enfin une évaluation CE2, simplifiée chaque année afin de prouver que le niveau monte, où tous les textes (lecture, consignes) ou presque (seul le dernier paragraphe d’un texte est en lecture autonome et débouche sur une seule question de compréhension) sont préalablement lus à voix haute par l’enseignant pour éviter de traumatiser les « faibles lecteurs », quand cette ficelle, à l’issue de ses cinq ans de stockage dans des conditions dont le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles ne sont certainement pas conformes aux normes HACCP (Haute Attention Certifiée Conforme aux Progrès), est envoyée dans les collèges par une commission qui n’attend même pas la procédure d’appel des parents pour refuser le redoublement, il ne faut pas s’attendre à ce qu’elle fasse autre chose que des nœuds.
Si l’on voulait vraiment résoudre l’échec scolaire, m’est avis qu’on s’y prendrait autrement. Et je suis sûre qu’il y des tas de gens (Jean ?) qui ont des tas d’idées pour y arriver facilement... Quelques pistes pour un gouvernement de gauche qui aurait peut-être la chance, au regard de sa couleur politique, de ne pas se faire traiter de fasciste :
- Quelques communications télévisées sur le développement du nourrisson, du bébé, du petit enfant qui y perdrait son statut de personne pensante, mais qui y gagnerait l’attention, les soins, la sécurité dont il a besoin pour se développer harmonieusement (savez-vous que nos élèves de maternelle arrivent le matin à l’école soit avec une à deux heures de télé dans le cerveau, soit encore tout chauds de leur lit sans même un biberon de lait dans le ventre, que quelques uns sont nourris aux biscuits soufflés d’apéritif parce que ça au moins, ils le mangent sans rechigner, que certaines jeunes mamans ne donnent pas la main à leur bambin de trois ans et le laissent filer devant elles et traverser la rue seul ?). Delarue et Super Nanny, au boulot !
- Une ou deux conférences pédagogiques obligatoires (par an, aussi longtemps qu’il sera nécessaire) pour toutes les instits (pardon, PE) de maternelle où ce développement du tout-petit serait repris et commenté, où des pistes de travail seraient clairement exposées, où l’on pourrait diffuser des vidéos montrant aux maîtresses comment on accueille, parle, communique, intéresse lorsque l’on a affaire à des moins de cinq ans tout-venant (cette année, notre petit D, 2 ans 1 jour à son premier jour d’école, est régulièrement hélé par sa maîtresse d’un bout à l’autre de la cour, de la classe, du couloir, de la salle de motricité, et celle-ci ne comprend pas pourquoi il ne répond pas à ses sollicitations, son hypothèse la plus plausible est que, son papa étant africain et sa maman maghrébine, cela doit venir du « milieu ». Alors elle le « colle à l’ATSEM » et il vaque librement à la suite de celle-ci dans les locaux scolaires... Et elle a le culot de dire qu’elle n’est pas raciste !).
- La suppression des évaluations GS/CP dans leur forme actuelle et une réflexion approfondie sur le rôle et les missions de la grande section en matière de « découverte de la langue écrite et des rudiments du calcul » (voir le post d’A. M. Valette). Là, c’est sûr, il y a des tas de gens qui peuvent les aider à teinter cette réflexion de bon sens.
- Une mention obligatoire de la méthode de lecture employée au CP (ah la la, là, ça va vraiment être très difficile de ne pas se faire traiter de fasciste) pour les évaluations de CE1 décalées en fin d’année de CP avec statistiques nationales (anonymes bien sûr, pas de classement des établissements scolaires ou des instits de CP). On pourrait alors peut-être « engager la réflexion » des enseignants sur les méthodes « qui marchent » et les préparer à un changement d’opinion sur le redoublement du CP...
- Des programmes réalistes et progressifs rédigés par année scolaire pour l’ensemble de l’école élémentaire (plus de « pas de conjugaison jusqu’à la fin du CE1 puis une seule leçon d’Observation Réfléchie de la Langue au CE2 portant sur le présent des verbes des 1° et 2° groupes et des verbes être, avoir, aller, faire, dire, prendre, vouloir, pouvoir, venir... » qui oblige l’enseignant à ne rien exiger d’eux, même pas la consultation autonome de la table de conjugaison, puisqu’il sait avant même d’avoir donner les exercices que les plus faibles sont immanquablement incapables de synthétiser cela tout seuls.)
- Et enfin, pourquoi pas, un examen d’entrée en 6° portant sur les fondamentaux avec, si l’on ne veut toujours pas donner une année de plus à ceux qui en ont besoin (c’est vrai que 8000 €, soit presque deux jours de « frais de bouche » à la Mairie de Paris, ça fait réfléchir), la création dans chaque collège qui en ont besoin de 6° lentes à très faibles effectifs où les enfants en grande difficulté scolaire pourraient recevoir l’attention et le soutien dont ils ont besoin (mais il ne faudrait pas que les professeurs qui prennent ces classes en charge les « collent à l’ATSEM » sous prétexte qu’ils ne sont pas conformes à leurs « représentations mentales initiales » du gamin de 11 ans rentrant au collège...).
A la relecture, je vois un défaut fondamental à ces quelques petites idées : on ne pourra tirer de conclusions que dans une dizaine d’années minimum, soit deux mandatures, alors à tout prendre, autant continuer à casser le thermomètre, ça au moins, c’est rapide, pas cher et après tout, après nous le déluge.

Ecrit par : catmano | 12 novembre 2006

Raslebol des comparaisons simplistes qui n'élèvent pas le débat :-(
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C'est bien vous commencez à comprendre ce que subissent vraiment les enseignants tous les jours.
Et sans le salaire que vous vous tapez.
La comparaison est simpliste ? Rappelez moi votre salaire ?
Pour moi c'est très facile à vérifier : prof non principal échelon 4, sans heure sup. Somme déclarée (avant abattements) aux impôts cette année : 20500 euros. Somme à laquelle il faut enlever tous les prélèvements qui donnent lieu malgré tout à imposition. Somme réellement reçue : 19000 euros.

La comparaison dans un monde capitaliste s'arrête là. Tu es ce que tu vaux pour les autres.
Je vaux 11 euros 50 de l'heure. Et vous ?

Et moi aussi il arrive que je passe 45 minutes avec certains élèves et parents le soir après 19h alors que j'ai terminé mes cours à 16h, et qu'il faut donc attendre dans une salle des profs non chauffée pendant 3h. Et 1 fois sur 2 j'ai droit à un lapin.

Alors je vais pas vous plaindre et je ne vais pas m'interdire de vous critiquer, vu que les services rendus aujourd'hui par les médecins sont loin d'être ceux qu'ils rendaient il y a 20 ans.

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vous dites : "Moi désolé je compte : 47*35 = 1645 heures par an" Vous travaillez réellement 47 h par semaine ?
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Non mais je travaille comme les autres français qui piquent pas des boulots aux autres avec leurs heures sup et leur '2500' heures par an, soit pour moi : 47 semaines à 35 heures.
(52 semaines dans une année - 5 semaines de congés payés)

Le tout pour 65% du salaire d'un cadre A d'une autre administration qui fait aussi 35h par semaine.

Ah oui j'oubliais, je ne suis pas censé bossé pendant mes longues vacances hein ?

Au passage je rappelle que contrairement à la majorité des salariés du privé, le temps de travail des profs n'a pas bougé officiellement depuis 1950, époque à laquelle le nombre d'heures de cours des enseignants était calculés sur la base de 40 heures par semaine et non pas 35.

J'aurai dû faire médecine, c'est vrai.
Mais depuis cette année, je trouve vachement plus drôle de faire payer des cours particuliers à leurs gosses.

L'année prochaine je pense même que je ne vivrai plus que de ça. Merci Jospin, Allègre, Royal,Fillon et Robien, c'est grâce à vous que je vais pouvoir me contenter de 18h de cours par semaine avec un seul élève à chaque fois, et en plus je pourrais me faire non plus 11 euros de l'heure mais au moins 25 ! Ce qui me fera 1800 euros par mois au lieu de moins de 1600. Pas de souci de légalité, je déclarerai les sommes reçues.

J'ai déjà une belle liste d'attente, je ne suis pas prêt de connaitre le chômage. Alors SVP votez Royal ou Sarkozy, ça me convient très bien !

Ecrit par : raslebol | 12 novembre 2006

D'accord avec Raslebol et Montaigneacheval, pas de leçon à recevoir de ces connards de parents qui ricanent de voir qu'on imposerait 35 h par semaine aux profs en bons populistes qu'ils sont tous. Ah! ces salauds de profs qui ne glandent rien! C'est bien, votez pour cela, réjouissez-vous, et vous verrez ce qu'on en fera de vos gosses quand le métier de prof sera devenu définitivement un petit boulot, avec un recrutement minable de sous-profs incultes et formatés à la bonne pensance. Vous vous en foutez? Vous avez du fric? Vous paierez des cours à Acadomia? Mais allez y voir à Acadomia. Il y a fort peu de vrais profs. Ce sont la plupart du temps des étudiants qui évitent ainsi des petits boulots plus fatigants. On y est payé comme des employés de maison. Le prof qui veut arrondir ses fins de mois ne va pas là bien sûr.
Cela me rappelle ce que m'a dit un jour un médecin qui n'était pas en mesure de me dire si mon gamin avait ou non une crise d'appendicite et qui me dit d'aller passer ma nuit aux urgences en ne sachant pas très bien si cela valait la peine ou non. Je lui demande ce qu'il ferait à ma place. Il me répond:
" Mais, moi, Madame, je suis en mesure de surveiller mon gamin et de l'emmener aux urgences si cela est nécessaire".
Et bien , Dobolino, qui êtes in fine une populo de base, nous aussi nous avons les moyens de nous occuper de nos propres gosses et de laisser tomber les gosses des parents qui nous emmerdent et qui rêvent de laminer les profs. Parce que vous pouvez nous enlever notre liberté d'enseigner, réduire notre temps personnel pour travailler correctement, mais c'est contre vous et vos gosses que vous agissez. Nous, il nous restera toujours notre culture, notre insatiable goût de lire, de savoir, de découvrir d'autres pensées, d'autres textes, d'autres écrivains, d'autres écritures, d'autres mots et ça, Dobolino, c'est de la joie et du bonheur à l'infini et infiniment répét