Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


04 novembre 2006

IUFM mon amour

IUFM mon amour…

La loi Fillon fait obligation aux universités de s'incorporer les Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (à moins que ce soit le contraire, et que l'on ne somme les IUFM de s'intégrer aux Facs…). Quoi qu'il en soit, quelque chose de définitif est sur le point de se passer.
Après avoir longtemps hurlé à l'indépendance, lesdits IUFM mettent la pédale douce sur la protestation. C'est que nombre de bras cassés qui y enseignent voient dans cette intégration une opportunité majeure : se faire valider massivement comme Maîtres de conférence — une situation inespérée pour tous ceux qui n'ont en fait de diplômes qu'une recherche hâtive en "sciences de l'éducation", dont on ne soulignera jamais assez que c'est une contradiction dans les termes…
Les Présidents d'université, qui dans un premier temps ont pensé qu'ils allaient se voir attribuer la manne financière desdits Instituts (un étudiant d'IUFM coûte à la nation plus de 16 000 euros par an, contre un peu plus de 6000 pour un étudiant standard — une occasion en or, se sont dit certains, de mettre leur beurre dans nos épinards) devraient y penser à deux fois : rien ne leur garantit que les titularisations des intervenants en IUFM ne se feraient pas au détriment du quota général de postes attribués à leur université — et dans certains cas, cela gèlerait toute création de poste pour des années…
De nombreuses questions restent en suspens. La formation aujourd'hui dispensée dans les IUFM doit-elle échoir désormais aux universitaires de la Fac de rattachement ? Les universités ont toujours été jalouses, et à bon droit, de la formation CAPES / Agrégation (tant qu'il reste une agrégation, mais les Pédadémagogues y mettront bientôt bon ordre, eux qui ne veulent voir qu'une seule tête et une seule formation…). Récupèreront-elles les heures attribuées aux IUFM à cet effet ? Peut-on raisonnablement, dans cette hypothèse, continuer à supporter, pour les néo-certifiés ou néo-agrégés, la tutelle pédagogique d'instituts qui, au moins pour les premiers, ont la capacité de refuser toute brebis galeuse ? D'ailleurs, est-il bien raisonnable d'obliger les futurs profs à subir, des heures durant, des cours auxquels ils trouvent peu de satisfaction ?
À terme, la formation des "professeurs des écoles" ne pourrait-elle pas être rationalisée — sous la houlette majoritaire ou exclusive d'enseignants du Supérieur maîtres de leurs disciplines respectives, débarrassant enfin la formation du surpoids de la pédagogie triomphante ?
Autant de questions auxquelles je n'ai pas de réponse préconçue — la note ci-dessus étant, comme chacun l'aura remarqué, particulièrement neutre…
À vous, usagers de l'IUFM, de répondre. Nous attendons vos témoignages, vos suggestions, vos remarques. Vos cours sont-ils satisfaisants ? Comment les améliorer — éentuellement ? Les programmes mis en œuvre correspondent-ils aux contraintes de vos futurs métiers ? Futurs instituteurs, presque certifiés et quasi agrégés, quelle évolution pensez-vous souhaitable, pour ces Instituts ?
Toutes les remarques sont bienvenues, dans quelque sens qu'elles aillent. Et je veux bien, si une majorité nette se dessine en faveur des IUFM, remballer mes critiques — mais ai-je vraiment formulé des critiques ?
JPB

Commentaires

On dit aux États-Unis que la rue séparant à New York la célèbre université Columbia de l’IUFM local (fondé à la fin du XIXe) est la « plus large du monde » parce que personne ne l’a jamais traversée, si grand est le gouffre entre les deux mondes.
Allons-nous tomber dans le système américain où un enseignant du primaire et du secondaire est quelqu’un qui a une licence en… sciences de l’éducation. D’où le niveau lamentable de trop de profs !

Depuis 1990, les IUFM étaient censés former des professionnels de la profession. Et pourtant, Meirieu en tête, les pédagogistes se plaignent que les enseignants ne soient pas « formés ». Ou bien nous raconteraient-ils pôs des salades ?

Et dire qu’il y a des collègues, croyant bien dire, qui sortent cette ineptie courante quand ils constatent le bordel ambiant : « on n’est pas formés pour ça ». Mais formés à quoi ? La psychiatrie ? Le qi gong ? La plomberie ? Le karaté ? Le remplissage de fifiches de savoir-faire et savoir-être ?

Écrit par : P. Azimont | 04 novembre 2006

Comme dirait Lariba, vous me faîtes rougir les yeux... ;)

Écrit par : D'Enguell | 04 novembre 2006

Au delà des remarques de bon sens, faites par JP BRIGHELLI, concernant les intentions "inavouables" des responsables des IUFM quant à leur politique d'intégration dans l'Université Voici quelques réflexions d'un instit de base sur ces IUFM... à la lumière d’un parcours professionnel particulier mais qui doit se rencontrer de plus en plus souvent .

Je suis professeur d’école . J’ai fait l’IUFM il y a maintenant une douzaine d’années après avoir travaillé autant de temps en entreprise privée comme cadre pharmaceutique.

J’ai enseigné en ZEP (Reims,Avignon ) et en Zones non prioritaires . J’ai exercé en classe d’Adaptation, comme remplaçant (en début de carrière) .C’est à dire qu’après ma formation j’ai enseigné à tous types d’élèves. Voici pour les présentations

Quelques idées sur des modifications de cet IUFM . Je suis bien présomptueux !

1 RECRUTEMENT
Concernant le recrutement en IUFM des professeurs d'école (niveau licence) je le verrais en 2 temps comme tous les concours .
a) Epreuves d'admissibilité portant uniquement sur des épreuves écrites de Français (culture générale, grammaire orthographe ... si, si... avec notes éliminatoires !! , et Maths. (QCM)
b) Epreuves d'admission orales sur 2 épreuves optionnelles selon le cursus universitaire de l’étudiant (les sciences de l'éducation étant exclues !) avec en plus une épreuve orale de motivation.

Pourquoi actuellement ce concours bâtard actuel où vous êtes à la fois dans et hors de l’IUFM ? Quand on recrute pour une école de Kiné ou d’ingénieur, on ne vous demande pas d’être déjà un peu kiné ou un peu ingénieur. On recrute au départ sur des matières générales. La spécialisation venant ensuite dès l’intégration en école.)

PREMIERE ANNEE IUFM
Validation de la première année d’IUFM d’un certain nombre d’U.V. théoriques de même coefficient portant sur la didactique des matières enseignées en primaire : /Sport / Français/Maths/ Histoire/ Géographie/ SVT etc...

A ces matières classiques : s’y ajouteraient :
* Cours de Psychologie de l’enfant (inexistant actuellement en IUFM) fait par des professionnels de la santé (psychologues, psychiatres ). Cet enseignement est fait en Belgique . En effet devant les situations diverses comme la famille éclatée, enfants de parents divorcés , le deuil etc... avons-nous tous les mêmes outils ?

* Conférences sur la dyslexie par des cliniciens : Connaissances suffisantes de la dyslexie. Actuellement rien en IUFM ! ! Comment détecter cela dès le cours de CP ?

* Conduite de groupes en diverses situations (style stage entreprise) Certains enseignants découvrent un peu tard qu’enseigner , c’est avant tout s’adresser à un groupe, travailler avec et sur une groupe !

* Conférences sur les systèmes d’enseignement européens.

* Passage du brevet de secourisme.


DEUXIEME ANNEE IUFM
.... Essentiellement en école avec une grande partie de l’année scolaire réservée aux classes de CP et CE1 et à l’apprentissage de la lecture. Le jeune prof d’école doit être aguerri et sans crainte. Combien ai-je vu de jeunes paniqués à l’idée de travailler en CP. A cause de quoi ? si ce n’est par reconnaissance implicite d’une formation insuffisante.

Il faut au cours de cette année attacher moins d’importance aux préparations. Ah ces foutues préparations !! Du vrai Stakhanovisme ! On demande aux jeunes prof de faire des fiches de prép dont le contenant devient plus important que le contenu.

Usez homéopathiquement du pédagogisme et de l’évaluation !

VALIDATION DU DIPLOME
Abandon de ce MEMOIRE de deuxième année qui accapare l’étudiant, présentant guère d'intérêt si ce n’est de justifier l'activité professionnelle de ces trop nombreux profs et conseillers pédagogiques qui traînent dans les couloirs d'IUFM !!

Par contre evaluation sur de Nombreuses conduites de classe observées par un jury composé alternativement d'un prof d’IUFM ou Conseiller pédagogique et d'un instit volontaire qui auraient le même poids décisionnel et qui ne se connaîtraient pas pour une meilleure objectivité.

L’absence de compétence évidente en conduite de groupes serait éliminatoire. Combien voit-on d’enseignants submergés par leur classe !


Voici une piste parmi d'autres...

PS
Quand on voit que les organismes de préparation aux concours d'IUFM (écuries ou par correspondance) ont de meilleurs résultats que les Instituts de Formation des Maîtres.... Que les jeunes sortis de ces IUFM vous disent unanimement y perdre leur temps....... On est en droit et en devoir de ses poser quelques questions.

Cordialement

Écrit par : Patrick (instit) | 04 novembre 2006

Réponse à Buntovchik.
Le thème de la "professionnalisation" du métier d'enseignant abordé dans le sujet précédent nous introduit au coeur même de ce sujet-ci.
Vous écrivez à fort juste titre que "les "projets pédagogiques" ont pour but de casser les modes traditionnels (forcément archaïques et obsolètes) d'adresse du message."
Monsieur Frackowiak n'en fait d'ailleurs pas mystère dans "La liberté pédagogique des enseignants, alibi des conservateurs, obstacle à la construction de l'école du 21ème siècle.": selon lui, face à "cette vieille lune" qu'est "la liberté pédagogique", il faut cesser de "reproduire les modèles ancestraux", cesser de pratiquer l'"enseignement essentiellement frontal", il faut "encourager l'innovation", "donner du sens aux activités scolaires", "transformer les pratiques pédagogiques", "mobiliser les élèves", il faut "le travail d'équipe, avec des projets d'établissement qui soient des réalités et non des écrits formels que personne ne prend en compte dans sa pratique quotidienne" [ et pour cause!], il faut "bousculer les conceptions traditionnelles d'organisation de l'Ecole: une heure, une classe, un cours...Chacun dans ses quatre murs, avec son groupe figé à l'année", ce que M. Frackowiak appelle le "professionnalisme" des enseignants, leurs "compétences professionnelles", qu'il oppose aux conceptions des "nostalgiques du passé", des "conservateurs de tous bords".
Ce qui est dommage, vous avez raison, c'est que les "conseillers pédagogiques "qui sont imprégnés de ce genre de théories trouvent parmi nos collègues des oreilles réceptives.

Écrit par : Jean | 04 novembre 2006

Il me semble que dans la bouche des pédagos, le terme de professionnalisme englobe un large choix de sens.
Veuillez me pardonner de faire référence à une situation que j'ai douloureusement vécue. En charge d'un enfant atteint de troubles autistiques avec retard mental, on me demande d'établir un bilan très précis de fin de GS. Au lieu de pratiquer la langue de bois en m'extasiant sur des progrès que je n'avais pas constatés, je remplis la grille d'évaluations proposée. Malheur à moi! Devant le constat désastreux, la mère crise et me promet de me pourrir la vie. L'IEN, donc la pro du pédagogisme, déboule dans ma classe pour me casser.
J'en viens aux résultats et à la terminologie. En plus des propos infâmants sur ma personnalité, je lis sur le rapport que "ma pédagogie n'est pas suffisamment différenciée et ne permet pas à tous les élèves d'atteindre les mêmes objectifs". Je dois donc"établir une grille d'objectifs selon les capacités de chacun". Je dois me "conformer à l'application des programmes 2002 et veiller à la conformité de ma démarche".Et en conclusion, entériné par l'IA, je dois "gagner en professionnalisme dans mes relations avec les élèves et les parents". Encore, j'aurais pu accepter que l'on me conseille plus de diplomatie, mais quel choix avais-je sur cette demande de bilan sinon celui de mentir? Je pense donc que dorénavant, lorsque j'aurai ce type de tâche ingrate à exécuter, je m'ingénierai à être professionnelle en pratiquant la langue de bois et en n'écrivant rien de précis sur tout document proposé...Ce que j'ai déjà commencé à pratiquer sur les papiers de demande d'aide au RASED. Pour en ajouter une couche, six mois plus tard, l'IEN m'a certifié que tout allait bien pour cet élève grâce à une autre collègue, propos qui m'ont été infirmés par une collègue itinérante. Aujourd'hui, pour moi, le professionnalisme consiste à apprendre l'art et la manière de faire semblant.
Ce qui m'est très pénible lors des séances régulières d'intoxication que nous subissons tout au long de l'année, avec, pour 2007, une forte orientation sur l'apprentissage de la lecture. Au moins, on lâche les profs du secondaire après leur parcours du combattant en IUFM. Chez nous, le formatage s'est endurci cette année. Comme par hasard...

Écrit par : Alice | 04 novembre 2006

Au sujet de l'intégration des IUFM dans l'université, la conférence des directeurs d'IUFM a rendu en janvier 2006 un avis intitulé "identification des problèmes relatifs à l'intégration de l'IUFM à l'Université". Pardon pour le charabia administratif, mais je cite de source.

- Ce texte déclare par exemple (point 2) : "Conformément à son statut d'école [...] l'IUFM aura la maîtrise du nombre et de la qualité des étudiants inscrits en première année".

Ces guignols qui hurlent contre la sélection à longueur de publications imposent donc LEUR sélection quand ça les arrange. L'université resterait non-sélective... sauf pour eux. Ces odieux Tartuffes pourront-ils éternellement faire l'exact contraire de ce qu'ils prêchent ?

- Point 4 : "la possibilité de poursuite vers un master recherche sera présentée par l'université dans son offre de formation". Entendez : si le candidat n'est pas accepté par l'IUFM.
C'est-à-dire que :
1) le rôle de l'université se bornerait à valider l'échec des IUFM.
2) des candidats jugés incapables d'enseigner deviendraient titulaire d'une maîtrise d'éducation (!).

- Point 5 (qu'en termes bureaucratiques ces choses-là sont dites...) : "Concernant les différents formateurs constituant l'encadrement pluri-catégoriel, il est recommandé d'envisager la délivrance, par l'université, d'un master professionnel relevant du champ de la formation de formateurs ou l'engagement dans un master recherche au profit des formateurs non enseignants chercheurs afin de mieux adosser progressivement la formation de formateurs à la recherche universitaire".

Traduit en français courant : les formateurs d'IUFM dépourvus de titres universitaires seraient intégrés en tant qu'apprentis chercheurs en maîtrise. Dit plus simplement : l'université employerait comme enseignants-chercheurs des gugusses infichus de chopper une maîtrise (une MAITRISE !). Le niveau monte !

- Il serait trop long de tout citer, mais le document ne parle pas de la formation disciplinaire, si ce n'est une seule fois, un mot perdu dans une longue liste (point 10). Quelle importance si les professeurs de maths ne connaissent pas les maths ? Qui a besoin de mathématiciens en fac de maths, d'ailleurs ? Remplaçons-les par des pédagogues niveau maîtrise, et le tour est joué !

Et bien, me direz-vous, face à des prétentions d'une telle extravagance et d'une telle mauvaise foi, que font les universitaires ? Et oui, que font les chercheurs ?

Leurs valises.

Écrit par : Pierre-Henri | 04 novembre 2006

Alice: Votre exemple est plus que parlant, il est criant et vous le criez. Par cette douloureuse "expérience", vous ètes au coeur du problème comme quoi avec les meilleures intentions du monde, ici le pédagogisme, on peut ètre à coté de la plaque, destructeur. Certes, vous étiez face à une souffrance, celle de la mère et il faut user de beaucoup de diplomatie (et d'empathie?), et arriver malgré tout, à positiver la situation. Le problème dans ce cas est que bien souvent, l'école est le " révélateur" ou " confirmateur" plus que d'une pathologie, de son déni. Le déni, ce n'est pas la négation, car la personne, ici la mère connait la réalité, mais refuse ( et on peut la comprendre) d'investir cette réalité car il y a trop de souffrance derrière. Vous ètes ainsi, devenue, la " mauvaise personne" au mauvais moment. Vous auriez du ètre soutenue, plutot que le contraire. Je trouve votre attitude courageuse et bien mal récompensée. Mais garder courage et croyance en ce que vous faites et ce que vous ètes.

Écrit par : nestor | 04 novembre 2006

Ajout: Et le coup que maintenant tout va bien avec un autre collègue ( sous-entendu: vous ètes une grosse nulle) est le comble de la malhonneteté intellectuelle, pour dire les choses poliment. On a tous vécu ce type de perfidie, honte à ceux qui l'utilisent.

Écrit par : nestor | 04 novembre 2006

La formation des professeurs des écoles exclusivement confiée à des profs issus du supérieur!
Permettez-moi d'être sceptique...
Pensez-vous les profs de lettres (même agrégés) compétents pour, par exemple, former les enseignants du primaire à l'apprentissage de la lecture (pour évoquer un problème d'actualité)? J'en doute fort car j'en fréquente certains qui n'ont pas vraiment conscience des difficultés et obstacles que cela représente.
Certes vouloir réduire le rôle de plus en plus prépondérant que l'on offre à la "pédagogie" au détriment des contenus, me parait louable. Néanmoins un enfant de 7 ans n'est pas comparable à un étudiant de 17 ans et il y aura toujours dans l'enseignement primaire une part importante de "comment faire pour que ça rentre" que semblent parfois ignorer nos collègues du supérieur.
Je suis davantage partisan d'une formation de type compagnonnage avec alternance entre formation théorique et tuilage par les "anciens", ceux-là même qui ont bien sué face à des élèves de CP ou autres niveaux.
Cette image des compagnons, je la reprends pour tempérer un propos de votre livre, JPB, la célèbre fabrique: la pédagogie n'est pas une science, c'est indéniable, mais ce n'est pas non plus un art, plutôt un artisanat. Je ne suis pas un artiste mais un artisan qui chaque jour tente de rectifier le labeur de la veille pour que les désillusions quotidiennes ne me fassent pas sombrer dans la culpabilité dont on sait qu'elle est l'ombre de chaque enseignant.

Écrit par : Denis | 04 novembre 2006

Denis,

Cette idée de compagnonnage avec reconnaissance des anciens ou tuilage, je trouve cela pour ainsi dire " juste et parfait" ... ça me convient bien.

La science a obligation de résultat , l'artisanat lui une obligation d'investissement .

Cordialement

Écrit par : Patrick (instit) | 04 novembre 2006

La formation pour l'enseignement primaire est quelque chose que l'université ne sait pas faire, et qu'elle n'a jamais voulu faire. Elle en sera rendue responsable uniquement par contre-coup en absorbant l'IUFM, parce que ces derniers ont voulu uniformiser les cursus d'enseignement. C'est bien l'IUFM qui a théorisé l'enseignement primaire jusqu'au délire. Vous ne pouvez pas rejeter cela sur le dos de l'université, tout de même.

Écrit par : Pierre-Henri | 04 novembre 2006

Denis,
Cela me passionnerait, tout agrégé que je suis, d'apprendre à lire et à écrire à des élèves de CP. C'est grisant d'assister à l'éveil de la vie intellectuelle chez un enfant. lui faire faire des lignes de A, des lignes de B, puis lui faire combiner les deux lettres. C'est le début de la "science", non?

Écrit par : Jean | 04 novembre 2006

Jean, en disant cela vous devancez ce qui nous pend au bout du nez, et pour ma part, je trouverais cela déplorable, un même type d'enseignant de la maternelle à la terminale. Le rêve des sgenards et des pédagos... Demandez donc votre mutation en primaire, elle vous sera accordée avant qu'elle ne devienne une obligation...
A moins que votre message ne fût ironique, ce que j'ose encore espérer...

Écrit par : elisabeth | 04 novembre 2006

Merci Nestor pour votre soutien. Il se trouve que j'en suis à ma troisième année de psychotiques, alors je commence à prendre un peu de recul. Avec une AVS pour la première fois, depuis une semaine, ce qui change complètement les paramètres. J'ai changé de circonscription. Maintenant, mon pédagogo en chef n'est plus sadique, il est démago. C'est moins hard, mais tout aussi pénible.
J'aimerais bien qu'on disperse quelques psychotiques graves en collège, ça chaufferait l'ambiance et révélerait les qualités d'animateur du prof. J'ai repris confiance, difficilement. Mais l'ensemble de tous ces problèmes fait qu'il y a des moments où j'en ai vraiment ras le bol.
J'espère chaque jour une refonte totale des programmes, une reprise de conscience des pouvoirs publics et un déclin de ces contraintes absurdes et inefficaces. Aurai-je le bonheur d'en profiter avant la retraite? Je n'y crois pas trop.
Les IUFM, qu'on les ferme et que l'on ne remette surtout rien à la place! Il faut laisser le temps agir, afin que les lieux et les esprits soient dégagés de toute trace contaminante.

Écrit par : Alice | 04 novembre 2006

Le HCE (dont se fit virer Lafforgue après la première réunion de travail) a remis au Ministère sont rapport sur l’avenir des IUFM « intégrés à l’Université ». La presse s’en est fait l’écho mais à ma connaissance, le texte lui-même n’est pas encore disponible. Nous l’avons publié in extenso sur le site de Reconstruire l’Ecole :
http://www.r-lecole.freesurf.fr/
(suivre le lien sur la page d’accueil). Un vrai désastre en perspective !

Écrit par : Pedro Cordoba | 04 novembre 2006

Si l'intégration des profs des IUFM se fait sur le dos des jeunes thésards qui vont voir leur possible entrée à la fac remise en cause parce que l'on aura titularisé des profs du secondaire qui ont une recherche minable et totalement magouillée, ce serait franchement immonde.
Il y a des étudiants qui terminent leur thèse, qui ont des articles publiés, qui ont participé à nombre de colloques, qui ont fait la preuve de leur valeur et de leurs qualités. Qu'ils se retouvent coincés parce qu'on titulariserait à la fac des enseignants des IUFM qui se sont trouvé des "planques" et des "fromages" en s'auto-recrutant sur les critères qu'on sait, ce serait d'une injustice et d'une bêtise monstrueuses.
Combien de personnes souhaiterait-on faire basculer ainsi dans le corps des maîtres de conf?
Les profs d'université ne devraient pas avoir à s'occuper de la formation des instituteurs, de celle des profs du secondaire, oui, de celles des instits, non. Mais voilà, maintenant que tout ce petit monde est professeur, des écoles, du secondaire , la suite est claire. Une seule formation, un seul concours de recrutement, un seul et même ( petit) boulot. Merci les pédagos, vous avez bien joué. Et après avoir noyauté le secondaire, dénoncé vos petits camarades qui ne travaillaient pas comme il fallait, pourchassé les sectateurs des savoirs, les bourgeois de la connaissance et les fascistes de la grammaire, vous allez pouvoir vous attaquer à la fac. Ca ne sera pas difficile, les profs vont sûrement encore moins résister.
Si je n'envisageais pas les conséquences de ces prochaines titularisations du point de vue des jeunes thésards et des futurs étudiants qui auront à subir des cours lamentables de la part des ex-IUFM, je me permettrais de ricaner. En effet, la gent universitaire ayant lâchement abandonné ses propres capétiens et agrégatifs en 89 quand Jospin a créé les IUFM, je trouverais assez drôle de voir l'IUFM lui revenir en boomerang en pleine tête. Car nous n'avons aucune illusion à avoir, ce n'est pas la fac qui va absorber les IUFM, mais bien l'inverse. Ce sont des gens organisés, qui ont des appuis, qui sont structurés pour s'étendre et prendre le pouvoir où qu'ils soient. C'est leur seul objectif. En face ils ont des profs qui sont individualistes, sans organisation et qui laisseront aux ex-IUFM les soins de la gestion administrative dont on sait qu'elle est lourde, pas rétribuée, et mangeuse de temps en terme de recherche. Les autres se fichant complètement de la recherche... Dans 10 ans maximum, une dizaine de bonnes facs sur toute la France, et le reste aux mains des pédagos.
Je disais il y a quelque temps que l'on occupait le bon peuple avec des querelles sur l'apprentissage de la lecture, pour cacher le dépeçage du secondaire et de l'université...
En 89, c'est la gauche qui crée les IUFM, en 2006 c'est la droite qui leur offre les facs sur un plateau.
Et dire qu'il y en a qui se posent la question de savoir pour qui voter : ce n'est pas sur les questions d'éducation en tout cas qu'on pourra départager la gauche de la droite...

Écrit par : elisabeth | 04 novembre 2006

C'est bien ce que je pensais. Le programme des futurs IUFM fait frémir. Grosso modo, on reprend les mêmes "référentiels", les mêmes tendances et on en ajoute.
Après les projets d'établissements, avec "l'ouverture sur le monde extérieur",on voit clairement s'amorcer la mise ne oeuvre de la privatisation. Exit l'école de Jules Ferry et vive la mondialisation! Bon courage aux jeunes générations qui n'ayant pas beaucoup appris sur les bancs de l'école vont pouvoir être modelés sur mesure!

Écrit par : Alice | 04 novembre 2006

Elisabeth, je n'ai pas dit que je souhaitais enseigner en CP. Je répondais seulement à Denis, qui avait l'air de dire que "les agrégés" planaient forcément dans les hautes sphères (De minimis non curat praetor!), que je ne voyais pas pourquoi un agrégé ne pourrait pas s'intéresser aussi à l'apprentissage de la lecture en CP. Il ne dirait pas forcément plus de bêtises que Goigoux ou Frackowiak!. Cela dit, je vous accorde que ma remarque était inopportune! Je pense sincèrement qu'amener des élèves à comprendre la combinatoire doit être grisant pour un enseignant, mais à chacun son travail!

Écrit par : Jean | 05 novembre 2006

Voici un début de réponse au rapport du HCE, que je mets aussi sur la liste de discussion de Reconstruire l'Ecole. Je n'aborde pour l'instant qu'un seul point, qui apparaît dans les premières lignes du texte et concerne (ou plutôt ne concerne pas)la "place du concours". Il faudra continuer de façon à élaborer un contre-rapport. Avis aux lecteurs de ce blog : c'est à la fois long et technique. Ceux qui ont déjà une opinion toute faite - favorable ou défavorable - sur les IUFM peuvent se dispenser de la lecture.
-----------------

Le problème est d’emblée mal posé – ce qui laisse peu de chances de le résoudre. Dès l’ouverture, deux phrases bizarrement tournées et au contenu délibérément erroné engagent la réflexion du HCE dans une voie sans issue.

« Le mode de recrutement des enseignants titulaires est le concours, par tradition républicaine d’égalité. La place de ce concours dans le cursus n’ayant pas été modifiée par la loi d’avril 2005, le Haut Conseil de l’Education en a pris acte et a raisonné dans ce cadre. »

Conformément aux usages de la langue française, l’article défini présuppose que l’objet ainsi présenté soit déjà connu. Or on ne sait pas de quel « cursus » il est ici question. S’agit-il du cursus universitaire antérieur à l’entrée en IUFM ? Cette phrase fait alors référence aux titres requis pour pouvoir se présenter aux concours de recrutement : une licence pour le CRPE, les CAPES et les CAPLP, une « maîtrise » pour l’agrégation (alors que la « maîtrise » a disparu et qu’il n’est jamais question de l’agrégation dans ce texte comme si les agrégés, insuffisamment « professionnalisés » selon les critères des IUFM, ne devaient désormais plus être comptés au nombre des professeurs). S’agit-il du cursus des candidats inscrits dans les IUFM ? Cette phrase fait alors référence à la formation en deux ans, postérieure au cursus universitaire proprement dit et délivrée dans les IUFM : la « place du concours » désigne alors le fait que la préparation en est assurée par les IUFM (sauf pour l’agrégation, encore une fois exclue de la réflexion du HCE) et qu’il a donc lieu en fin de première année, au milieu du « cursus ». Le HCE a donc raisonné dans un « cadre » dont il affirme qu’il n’a pas été modifié par la loi d’avril 2005. Mais pourquoi la loi aurait-elle dû traiter de ce point, qui n’apparaît pas dans la loi de juillet 1989 ? Le Conseil constitutionnel a censuré plusieurs articles de cette loi d’avril 2005 au motif qu’ils étaient d’ordre réglementaire et non législatif. On ne voit pas pourquoi le Parlement aurait dû y inclure des questions qui n’ont jamais figuré dans aucun texte de loi. La « place » du concours a été définie par les décrets de 1991 régissant le fonctionnement des IUFM, dont seule la création était prévue dans l’article 17 de la loi de juillet 1989. D’une façon générale, aucun des textes régissant les concours n’est d’ordre législatif, même lorsqu’il s’agit de mettre en place un nouveau concours ou d’en définir les prérequis : c’est ainsi que le CAPES fut créé par un simple décret en 1950. Ce qui, en revanche, est défini par le règlement de la Fonction publique est l’accès aux différents corps de fonctionnaires : la voie normale est toujours réservée aux lauréats d’un concours de recrutement – concours que le HCE réduit à une simple « tradition républicaine d’égalité », qu’il serait sans doute temps de renvoyer au musée des vieilleries au nom de la « modernisation du système » et de l’« ouverture » à une Europe où ces « concours » n’existent pas.

La « place du concours » en fin de première année d’IUFM fut décidée au terme des travaux de la Commission Bancel, deux ans après la loi de juillet 1989. Elle donna lieu à de vigoureuses polémiques entre ceux qui souhaitaient que le concours ait lieu avant l’entrée en IUFM et ceux qui étaient au contraire partisans d’un concours de sortie. En « coupant la poire en deux », la Commission Bancel prit l’énorme responsabilité de mettre en place une institution non-viable. Tous les dysfonctionnements qui affectent, depuis le début, les IUFM (et qui s’aggravent au fil des ans) ont en effet leur origine dans cette « solution de compromis ». On aurait pu s’attendre à ce que le HCE en fasse un objet prioritaire de réflexion. Il n’en a rien été.

La plupart des membres du HCE ignoraient sans doute les faits, d’ordre juridique et historique, que nous venons de rappeler. Mais il est impossible de croire que MM. Forestier et Bouvier aient été soudain frappés d’amnésie. C’est donc de façon délibérée qu’ils ont induit en erreur les autres membres du HCE pour évacuer d’emblée une question particulièrement épineuse pour les IUFM.

Que veulent en effet éviter les IUFM dans le cadre de leur « intégration à l’Université » ? Ils craignent par-dessus tout que la préparation des concours soit confiée aux Universités de rattachement, voyant ainsi leur « cursus » amputé d’un an. Or c’est la seule solution rationnelle aux dysfonctionnements signalés plus haut. A l’heure actuelle, 80% des candidats au professorat des écoles et plus de la moitié des candidats aux différents concours du secondaire ne sont pas admis en « première année » d’IUFM. Autrement dit, ils n’ont pas droit à bénéficier d’une année de préparation aux concours et en sont réduits à les préparer par eux-mêmes, avec des chances très réduites de succès, ou à s’adresser aux différentes entreprises privées qui, profitant du filon, proposent des préparations payantes : c’est ainsi que les IUFM montrent leur attachement à la « tradition républicaine d’égalité ». En outre, un tel dispositif a pour conséquence que la moitié des lauréats du CRPE et 40% des lauréats des concours du secondaire ne sont pas issus des IUFM (1). A quoi sert donc la « première année » d’IUFM ? A quoi bon investir de telles sommes d’argent pour une rentabilité si faible ? Il est indispensable que les décrets d’application de la loi d’avril 2005 mettent un terme à cette situation inadmissible en offrant une préparation égale à l’ensemble des candidats dans le seul cadre possible : l’Université elle-même. C’est la première « recommandation » que nous nous permettons de faire au gouvernement.

NOTES

(1) Comme ces chiffres ne sont guère satisfaisants pour les IUFM, leurs partisans proposent un étrange mode de calcul : ils soutiennent qu’il faut tenir compte des « redoublants », c’est-à-dire, dans leur optique, des seuls lauréats ayant réussi en « candidats libres » mais ayant antérieurement suivi une préparation en IUFM. La part de marché des IUFM s’élèverait ainsi à 80%. Mais outre qu’il est assez indécent de s’attribuer le succès de candidats qu’on a soi-même exclus (puisqu’ils n’ont pas été admis à redoubler en IUFM), on ne voit pas pourquoi il ne faudrait pas alors tenir compte de l’ensemble des redoublants, c'est-à-dire aussi de ceux qui ont présenté deux fois le concours en candidats libres ou qui l’ont présenté dans le cadre des IUFM après un premier échec en tant que candidats libres. On aboutit alors au résultat suivant : 80% des lauréats ont certes fait une « première année » d’IUFM à un moment ou un autre de leur « cursus » mais 50% des lauréats ont présenté le concours en candidats libres, qu’il s’agisse de l’année de leur réussite ou d’une tentative antérieure. Comme dans ces sondages où il est possible de cocher plusieurs cases, le total dépasse les 100%. Il est donc vrai que les IUFM fournissent 80% des lauréats. Mais à condition d’ajouter qu’il s’agit de 80% sur un total de 130%. La part « réelle » des IUFM dans le marché de la réussite s’élèverait donc à 61%. Ce n’est pas beaucoup pour des Instituts qui non seulement coûtent extrêmement cher mais qui bénéficient en outre du monopole de la préparation offerte par l’Etat…

Écrit par : Pedro Cordoba | 05 novembre 2006

Elisabeth, je vous remercie pour l'analyse, que je partage intégralement. Cela dit, aujourd'hui, les universités littéraires sont déjà, de facto, aux mains des pédagogistes. Parce que :

- le budget par étudiant des IUFM est très supérieur.
- la mainmise des pédagos sur le CAPES oblige les universités à s'aligner sur la pensée pédagogique pour survivre.
- dans beaucoup de disciplines, la tradition exige que les futurs enseignants-chercheurs soient agrégés, c'est-à-dire soient validés par l'IUFM.
- les bacheliers (dé)formés suivant les principes pédagogiques ont accès de plein droit à l'université.
- par contrecoup, tous les cursus ont suivi la dégringolade du niveau. La licence n'a déjà plus rien d'universitaire.

Et vous pouvez effectivement ricaner. Un peu de joie mauvaise n'a jamais fait de mal à personne. Les universitaires sont perdus dans leur monde de rêves et de grandeur académique, ils n'ont pas la moindre idée du pouvoir de nuisance que possèdent les pédagogistes. D'expérience, faire comprendre le pédagogisme à un universitaire est presque toujours peine perdue. Après tout, tant pis pour eux. VAE VICTIS.

Comme tous les intellectuels, les universitaires pensent que leur culture les protège, ils croient que le niveau dont disposent (encore) les universités françaises leur subordonnera les pédagogistes. Les naïfs ! Face à un Meirieu, un Frackowiak ou une Charmeux, aucune culture, aucune compétence académique, aucune forme de réalité même n'a de poids.

Déjà, à l'université de Strasbourg, on ne s'incrit plus (c'est d'un vieillot !). On "remplit un contrat pédagogique". Les étudiants sont toujours autant en difficulté, les enseignants toujours aussi dépassés, les bâtiments toujours aussi délabrés, les moyens consacrés à la recherche toujours aussi dérisoires... Mais, "contrat pédagogique", ça en jette, non ?

Écrit par : Pierre-Henri | 05 novembre 2006

Dans le rapport du HCE, on lit que "le mode de recrutement des enseignants titulaires est le concours, par tradition républicaine d'égalité". Or d'une part le concours ne se justifie pas seulement pour une question d'égalité, mais aussi sur des considérations d'impartialité, de neutralté. Et d'autre part on ne peut plus vraiment dire hélas que le recrutement se fait par concours, puisque le "moins" (inspection et influence des séides des IUFM) peut remettre en cause le "plus", à savoir la décision d'un jury national, impartial et compétent (a priori), sans qu'existe par ailleurs un recours juridictionnel adéquat et effectif (celui qui existe devant les juridictions administratives n'est ni adéquat ni effectif). Le concours est donc de facto et de jure devenu une épreuve d'admissibilité et non d'admission, et les propositions des IUFM tendent manifestement à accroître leur empire sur l'admissibilité et sur l'admission.
Par ailleurs, parmi les propositions, je constate que contrairement aux IUFMistes qui n'ont eu aucun égard pour ceux qui avant eux avaient en charge la formation des futurs enseignants, tous leurs adversairs n'envisagent ni leur départ forcé, ni leur reconversion forcée. C'est sans doute là faire preuve d'une grande tolérance, mais peut-on ad vitam eternam n'utiliser que des "armes légères" contre un ennemi qui ne se prive quant à lui d'aucune arme ? En ne réflichissant pas à la remise en cause des personnels des IUFM, alors que lois, décrets et propositions de lois et de décrets ne cessent de mettre en oeuvre ou de prôner la dégradation de la condition des enseignants et leur asservissement (cf. notamment la proposition de réforme du décret de 1950 sur les services dans le second degré), on continue à laisser le front du combat chez nous en laisant l'ennemi intact !

Écrit par : denis roynard | 05 novembre 2006

Je vais tenter d'apporter ma pierre au débat. Certes, en ce lieu où il suffit de dire qu'on a quelque chose à voir avec les IUFM pour être considéré comme une sous-m..., ma tâche risque de ne pas être aisée. Mais je vais essayer quand même, quitte à ce que neuf bloggers sur dix zappent mon message.
Je suis un simple professeur certifié en musique. J'ai enseigné un certain nombre d'années la musique, (et la manière de l'enseigner à nos têtes blondes) aux élèves instituteurs, dans le cadre des écoles normales. Cet enseignement est "généraliste", et demande en même temps un certain nombre de connaissances disciplinaires de la part de celui qui le dispense, (ce qui tombe sous le sens, mais il est de bon ton de le rappeler, à une époque où tous les personnels enseignant en IUFM actuellement sont incultes, du moins aux yeux des bloggers de ce site). J'entends par généraliste qu'il concerne plusieurs pôles d'un apprentissage, (soit, concernant la musique: l'écoute musicale et la manière de l'aborder, les répertoires de chant et le placement de voix, un travail sur instruments à percussion et, évidemment, la pratique du chant choral). Ces notions peuvent difficilement, à mon sens, être apportées à l'instituteur-impétrant par le système du simple compagnonnage, et je vois mal un universitaire, traitant assez souvent de sujets relativement pointus, "s'abaisser" à dispenser cet enseignement. Je dois ajouter que, sur l'ensemble des disciplines enseignées dans la branche "premier degré" des instituts, les profs certifiés et agrégés sont relativement nombreux et que, ma foi, ils ne font pas si mal leur travail, me semble t-il... Mais bon, en prétendant ceci, je vais certainement, encore une fois, recevoir une bordée d'insultes...


"PS
Quand on voit que les organismes de préparation aux concours d'IUFM (écuries ou par correspondance) ont de meilleurs résultats que les Instituts de Formation des Maîtres.... Que les jeunes sortis de ces IUFM vous disent unanimement y perdre leur temps....... On est en droit et en devoir de ses poser quelques questions.

Cordialement"

Ecrit par : Patrick (instit) | 04 novembre 2006
On pêut argumenter, mais de là à dire n'importe quoi... Jetez un oeil aux chiffres que Pedro, qui n'est pas un farouche défenseur des IUFM, loin s'en faut, mais qui me semble avoir un discours qui se tient fort bien, nous propose...

Écrit par : christophe sibille | 05 novembre 2006

Christophe,

Je ne pense pas avoir dit n'importe quoi !

Les organismes privés de préparation aux concours IUFM (pour professeurs d'écoles ) font appel le plus souvent à des formateurs vacataires issus ....des d'IUFM ! ou à des retraités (conseillers pédagogiques, profs etc... ) .

Tout ce petit monde met du beurre dans ses épinards. Qui les critiquerait ? Mais regardons la réalité en face. L'institut IUFM n'a pas la prérogative du succès au concours. C'est un constat tout simplement.

Autre point . Depuis des années que je vois sortir des jeunes diplomés des IUFM et étant curieux de nature , je ne peux m'empêcher de connaitre leur regard sur leur formation. Eh bien c'est unanime. EN IUFM : on perd son temps !

L'enseignement est à côté de la plaque ! Je le constatais dans les années 93 et cela ne s'est pas amélioré. Rien ne vaut le terrrain dans ce métier. Les enseignants qui exercent en IUFM et je parle pour l'enseignement du 1er degré , pour la la majeure partie, cela fait des lustres qu'il n'ont plus mis les pieds en classe. Si ce n'est au fond pour évaluer .

Il faut le dire. Rien ne vaut le compagnonnage , agrémenté d'un parrainage par un ancien comme le proposait Denis , je crois.
Mais tous ces formateurs , conseillers ... qui se la jouent chaque matin autour de la machine à café ... trop peu pour moi. :-)

Cordialement

Écrit par : Patrick (instit) | 05 novembre 2006

Le tout étant de "faire dans la nuance". Soyez tranquille, je questionne aussi les jeunes sortants de l'IUFM sur leur formation, (j'évite de le faire quand ils y sont encore pour ne pas qu'on me sorte l'argument du "chantage à l'évaluation"), et les critiques sont souvent assez vives et... souvent justifiées. Comme de la part de n'importe quel sortant de n'importe quelle formation. Je l'ai fait aussi en mon temps concernant la formation en CPR, que d'aucuns voudraient voir revenir, et qui était, vous pouvez me croire, loin d'être parfaite. Vouloir faire avaler le fait que tout est à jeter dans ces formations, comme vous le faites, (ce que même Pedro, qui a pourtant parfois la dent assez dure, ne fait pas) ne rend service à personne. Et, concernant les pourcentages de réussite, reprenez donc ses chiffres!
Expliquez-moi par ailleurs comment se former en histoire, en technologie, en EPS, en arts plastiques, en musique, par le seul biais du terrain... Relisez d'ailleurs bien, concernant l'alternance d"e formation, le message de Denis, que vous prenez à témoin.
Cordialement.

Écrit par : christophe sibille | 05 novembre 2006

Je réitère mon propos: de la théorie accompagnée de la connaissance "du feu" des anciens...
La théorie est indéniable mais quand on a fait le tour de la question des méthodes d'apprentissages de la lecture on est loin du compte car là, rien ne vaut la pratique pour laquelle, dès lors, l'universitaire ne peut pas grand chose!
Faire lire des lignes de A puis de B pour faire BA (ou AB?) n'a rien de grisant! C'est long, fastidieux, répétitif, ce qui explique que nombre d'enseignants cherchent à faire autre chose (du global?) surtout si rien n'a été fait pour les convaincre du bien fondé de ce qui long et répétitif: Alain je crois, disait qu'enseigner c'est dire, redire et redire encore...
Tout ceci, seuls les enseignants chevronnés le savent et osent le dire, voilà pourquoi ils devraient être partie prenante dans la formation initiale.
Cela étant dit, je suis souvent désappointé voire irrité par le peu d'engagement de nos collègues qui refusent presque systématiquement des stagiaires dans leur classe. Certes, c'est une surcharge de travail mais somme toute bien modeste au regard de ce que cela apporte aux novices qui d'ailleurs conservent toujours un excellent souvenir de ces stages (qui rendent souvent bien fade le retour à l'IUFM).

Écrit par : denis | 05 novembre 2006

Comme dit, la question de l'enseignement primaire à l'université ne devrait même pas se poser. Cela arrive par un enchaînement sans queue ni tête : l'université absorbe l'IUFM qui a lui même absorbé la formation au primaire. Comme le préconise "Reconstruire l'Ecole", la formation des instits devrait se faire dans des petites structures, sur le mode "prépa". On n'apprend pas à gérer des enfants dans un amphi de 600 étudiants, cela me paraît évident.

Christophe, de votre côté, vous devriez comprendre la situation des jeunes chercheurs. Pour avoir une chance (je dis : une chance) d'être qualifié en section 09 (littérature française), il faut :
- une agrégation
- une thèse avec la meilleure mention possible
- une liste importante de publications
- une expérience universitaire, si possible internationale.

Il y chaque année des gens qui sortent de l'ENS et de la Sorbonne, de Yale, de Stanford ou de Cambridge qui se battent pour les quelques rares postes qui restent.

Et à côté de ça, les pédagos arriveraient au même résultat avec un CAPES, une vague possibilité de s'inscrire en master professionnel et quelques beaux discours sur l'éducabilité ?

Les universités françaises ne sont pas prêtes de regagner des places aux classements internationaux.

Écrit par : Pierre-Henri | 05 novembre 2006

Denis, vous dites exactement ce que je dis: "Faire faire des lignes de A et des lignes de B pour faire ensuite BA ou AB, n'est long, fastidieux, répétitif" que pour un certain nombre d'enseignants, et sûrement pas pour les élèves, qui sont tout heureux d'apprendre, à leur rythme, quelque chose de nouveau! Enseigner, c'est accompagner l'élève sur le chemin de la connaissance, comme on tient un enfant par la main, ce n'est pas faire une espèce de show pédagogique qui permet surtout de cultiver son ego ("Ah, cette "séquence", il m'a fallu trois nuits blanches pour la mettre au point! Impossible d'y arriver! Mais ouf! ça y est!".... Là, on peut d'ailleurs craindre le pire pour les élèves!) ! Toute la question est de savoir si faire la classe doit amuser les enseignants ou être utile aux élèves! Vous rappelez à très juste titre la réflexion d'Alain, dont JPB va certainement nous retrouver la référence sur-le-champ ("Propos sur l'éducation"?) On peut être universitaire et avoir compris cela, qui est la base même, le B.A.BA, de la pédagogie. Donc, fort d'une telle autorité, j'ose maintenir, en plein accord avec vous, que faire faire aux élèves des lignes de A et des lignes de B, puis leur faire découvrir l'association de B et de A, en CP, c'est grisant parce que c'est leur premier pas sur le chemin de l'autonomie, comme ça l'est d'expliquer à fond les Femmes savantes en 3ème.

Quant à Christophe, qui s'est fendu d'un hommage, du reste amplement mérité, à JPB pour son "Cher Roger", le voici mûr pour signer l'Appel pour la refondation de l'école - ou je n'y comprends plus rien!

Écrit par : Jean | 05 novembre 2006

Vae Victis, Pierre-Henri ? Ce n'est pas vraiment cela que je souhaite pour mon université, ni pour aucune des autres, d'ailleurs. En tout début de maîtrise (enfin, master 1, maintenant), j'aimerais y rester longtemps, très longtemps, jusqu'à ma retraite... Je voudrais y enseigner, mais les places sont déjà chères et le seront encore plus si ce système de titularisation des profs d'iufm se met en place. Je croise les doigts, très fort, pour que ce ne soit pas le cas... Sans trop d'espoir, hélas. Je suis à peine entrée dans le vrai système de la fac, le do-it-yourself, comme on le dit maintenant du tricot ou de la couture, et j'aime ça, même les côtés pénibles du début du travail. Je finirai probablement par rentrer dans le rang, passer le CAPES et me résigner au collège... Tant pis. En fait, vous aviez raison : malheur aux vaincus, si mes notions de latin sont encore valables.

Écrit par : Claire | 05 novembre 2006

"Quant à Christophe, qui s'est fendu d'un hommage, du reste amplement mérité, à JPB pour son "Cher Roger", le voici mûr pour signer l'Appel pour la refondation de l'école - ou je n'y comprends plus rien!"

Ecrit par : Jean | 05 novembre 2006

Je partage certaines des idées de Jean-Paul, et il le sait très bien. Là où je ne suis pas d'accord, c'est sur le procès d'intention fait à toute une partie des formateurs d'enseignants, (essentiellement d'enseignants du premier degré, d'ailleurs) dont je fais partie soit, en gros:
-Vivre sur le dos du "mammouth" en proposant des cours ineptes, dénués de tout contenu scientifique, et inutiles.
-Pratiquer sur les stagiaires une dictature de l'évaluation qui viserait à ne titulariser que ceux adhérant à une soit-disant "idéologie pédagogiste de khmers rouges".
Pierre-Henri, je ne nie pas que la situation de la recherche soit peu enviable dans notre pays. Mais je ne pense pas voler la place de qui que ce soit, concernant les cas de figure que vous mentionnez, pour apprendre la musique, ainsi que la manière de l'enseigner, à de futurs instituteurs. Et prétendre, à ce sujet, être une exception, serait pure forfaiture de ma part.
Jean, je ne vous ai pas vu, dans votre présentation d'une formation idéale, mentionner les disciplines artistiques. Est-ce idéologique de votre part, ou est-ce un simple oubli? Ce n'est, en tous cas, ni la position de Jean-Paul, (que j'approuve évidemment aussi pour cela), ni celle de Pedro.
Cordialement.

Écrit par : christophe sibille | 05 novembre 2006

Quelques remarques sur les précédents courriers :

1. Sur la question des taux de réussite : Christophe et Pierre-Henri ont tous les deux raison et les arguments ne sont contradictoires qu’en apparence. Les IUFM ont des taux de réussite très supérieurs à ceux des candidats libres pour la simple raison qu’ils sélectionnent leurs candidats et qu’il vaut mieux une préparation que pas de préparation du tout. Mais parmi les candidats libres qui réussissent beaucoup suivent des formations payantes et les boîtes concernées se vantent dans leur publicité de taux de réussite bien supérieurs à ceux des IUFM. Il est difficile de savoir s’il s’agit d’un argument de vente ou si cela correspond à une réalité. Je penche pour la seconde hypothèse. Les enseignants sont souvent des formateurs des IUFM ou des maîtres expérimentés : il n’y a donc pas de différence fondamentale au niveau des contenus mais les conditions de travail sont meilleures (petits groupes d’étudiants très motivés, professeurs jugés « au résultat »). Tout le monde est libre de mettre du beurre dans ses épinards mais je trouve assez indécent de se faire payer par des étudiants qu’on a soi-même exclus d’une formation gratuite qu’on assure parallèlement ; des candidats qu’on contribue en outre à « faire réussir » au dépens de son employeur principal. Les statistiques du Ministère ne permettent pas de savoir combien de candidats ni de lauréats suivent ces formations privées. Mais étant donné les prix pratiqués (entre 3000 et 3600 euros) il est évident que les effectifs ne peuvent pas être très nombreux par rapport au nombre total de candidats. Il est donc logique que malgré des taux de réussite élevés, ils soient relativement peu représentés dans les statistiques globales. C’est le même mécanisme qui explique que, malgré des taux de réussite trois ou quatre fois supérieurs, les IUFM n’emportent que la moitié des parts de marché : leurs candidats ne représentent que 20% de l’ensemble des candidats.

2. Corollaire au point précédent : il est assez inutile de vanter la qualité de la préparation en IUFM du concours de professeur des écoles si on ne s’adresse qu’à 20% des candidats. C’est là une conception étrangement « élitiste » du métier et le souci de l’Etat en intégrant les IUFM dans l’Université doit être de délivrer la même formation à tous les candidats qui ont les titres requis pour présenter le concours. On ne voit pas pourquoi l’Université serait obligée d’accueillir 40% de bacheliers analphabètes et devrait ensuite virer 80% des licenciés. Seule l’université est en mesure de fournir une préparation à l’ensemble des candidats qui le souhaitent. Il est vrai que les enseignants-chercheurs de l’Université ne sont pas forcément passionnés par les méthodes de lecture ou la géométrie élémentaire et qu’ils ne sont pas non plus forcément qualifiés pour ce type d’enseignement. Mais dire que l’année de préparation revient aux universités signifie simplement que cette dernière met en place les structures d’accueil nécessaires – ce que les IUFM n’ont jamais fait et ne peuvent pas faire. A charge ensuite pour l’université d’engager sur des postes de titulaire ou de vacataire les personnels les plus aptes à accomplir ce travail. Aucune raison majeure ne s’oppose à ce qu’un certifié de musique en poste en IUFM et dont les qualités sont reconnues puisse obtenir un poste de CRPE à l’Université.

3. Je réponds ainsi à l’inquiétude manifestée par Elisabeth et par Pierre-Henri. Il est hors de question que les formateurs actuellement en poste dans les IUFM puissent être titularisés comme Maîtres de conférences dans l’Université. Aucune procédure légale ne permettrait une telle opération. Un agrégé peut être PRAG, un certifié peut être CRPE mais pour avoir un poste d’enseignant-chercheur, il faut avoir soutenu une thèse, être qualifié par le CNU, être élu par une Commission de spécialistes et cette élection doit être validée par le CA de l’Université. L’intégration des IUFM dans l’Université ne changera rien à cela. Bien au contraire, ce sont les Commissions de spécialistes de l’Université qui auront à se prononcer sur les postes d’enseignants-chercheurs attribués aux IUFM. Tout ce qu’on peut craindre – surtout en cas de victoire de la gauche, hélas – c’est que les créations de postes soient proportionnellement plus nombreuses en IUFM qu’à l’Université. Le problème auquel sont confrontés les jeunes docteurs a une autre origine : il n’y a pas de postes à l’Université parce que les effectifs baissent fortement en sciences et, depuis quelques années, aussi en Lettres. Seules des disciplines déjà inutilement pléthoriques (psycho, STAPS) tirent leur épingle du jeu. Ce phénomène est d’autant plus grave qu’une réorganisation rationnelle des cursus universitaires impliquerait de rejeter 30 ou 40% des étudiants inscrits en première année, ce qui n’améliorerait certes pas le ratio nb de professeurs / nb d’étudiants. On peut cependant imaginer dans le cadre du LMD des rééquilibrages que je ne puis développer ici. Mais je suis peu optimiste compte tenu de la stratégie de l’autruche que les universitaires ont décidé d’adopter face au naufrage.

4. Quant à ceux qui disent qu’il faut purement et simplement fermer les IUFM et opérer une « reconversion forcée » de leurs enseignants, je me demande quelle stratégie ils préconisent pour arriver à un tel résultat. Les partisans de cette solution (parmi lesquels je pourrais me compter) sont très peu nombreux, très peu organisés et totalement dépourvus de la moindre influence politique. Les IUFM sont, au contraire, particulièrement rompus aux stratégies de lobbying et spécialistes des coups tordus. C’est ainsi qu’au moment de la préparation de la loi Fillon, ils réussirent à caser Mark Sherringham, vice président de la CDIUFM, au cabinet pour « veiller au grain ». Puis ils firent déposer amendement sur amendement par des députés et des sénateurs de gauche, incapables de comprendre les implications des textes qu’on leur avait fournis tout prêts. Ils ont enfin réussi à noyauter le HCE et à lui faire adopter un texte qui n’a ni queue ni tête (j’en développerai une prochaine fois d’autres points). Face à cette puissante machine de guerre, la suppression de la première année d’IUFM serait déjà une victoire considérable. Les dysfonctionnements du système actuel sont si nombreux et si graves que je ne désespère pas de pouvoir convaincre un jour les responsables du Ministère de réfléchir à une solution alternative.

Écrit par : Pedro Cordoba | 05 novembre 2006

< Quant à ceux qui disent qu’il faut purement et simplement fermer les IUFM et opérer une « reconversion forcée » de leurs enseignants, je me demande quelle stratégie ils préconisent pour arriver à un tel résultat. Les partisans de cette solution (parmi lesquels je pourrais me compter) sont très peu nombreux, très peu organisés et totalement dépourvus de la moindre influence politique.>

Dommage!
On pourrait déjà reconvertir tous ceux qui n'ont pas les dilômes adéquats pour l'enseignement supérieur. Dans l'IUFM de mon secteur, on finirait par arriver à la moitié.
Maintenant , je ne puis penser que seul un pouvoir politique extrémiste oserait le faire, car ce n'est pas ce que je souhaite pour notre pays. Même si le choix me semble impossible.

Écrit par : Alice | 05 novembre 2006

Un petit mot à Claire. J’ai éprouvé une grande joie à vous lire. Les étudiantes comme vous sont trop rares, hélas. Ne rentrez pas dans le rang, svp. Et un conseil si vous le permettez : ne passez jamais le CAPES. Ce concours n’est plus ce qu’il était et ne vaut pas une heure de peine. Visez d’emblée l’agreg. Et/ou faites une thèse. Si vous n’avez pas tout de suite un poste en France, c’est pas très grave. Vous êtes jeune, vous avez la vie devant vous. Nous ne réussirons pas de sitôt à changer l’enseignement secondaire. Si vous aimez la recherche et que vous êtes certifiée en collège, vous le regretterez jusqu’au jour où vous choisirez enfin de démissionner. Et si c’est pour démissionner, à quoi bon consacrer un an à cette foutaise ? C’est ce que je dis à mes meilleurs étudiants : ne passez pas le CAPES. Le monde aujourd’hui est un mouchoir de poche. Si vous n’obtenez pas un poste en France, partez. C’est pour moi très dur de dire cela puisque, fils d’ouvrier immigré, je dois tout à l’ancienne école républicaine. Mais vous n’êtes pas responsable de l’effondrement du système scolaire français et ce n’est pas à vous de payer les pots cassés. Si la France est incapable de retenir ses meilleurs étudiants, tant pis pour elle.

Écrit par : Pedro Cordoba | 05 novembre 2006

Pedro, il n'y a plus depuis quelques années déjà de distinguo entre postes de PRCE et postes de PRAG. Ils sont tous intitulés postes du secondaire, ce qui a permis quelques entourloupes que vous devinerez facilement.
En ce qui concerne les hypothétiques intégrations d'ex-iufm dans le corps des maîtres de conf:
1) Rien n'est plus facile que de faire une thèse bidon, surtout en sciences de l'éduc et même ailleurs, j'ai vu une collègue faire la sienne en lettres en 2 ans. Et soutenir avec les félicitations et tout et tout...Et avec dans le jury pas que des inconnus sur la place.
2) Le CNU, on sait bien que c'est avant tout une affaire de syndicats, et que les syndicats se noyautent aisément.
3) Quant aux commissions de spécialistes, ce n'est pas à vous que je vais apprendre comment elles sont formées dans certaines universités... A mon avis, le danger est réel. J'espère que c'est vous qui aurez raison.
Je salue au passage, puisque l'occasion m'est donnée, votre courage, et votre ténacité à défendre dans ce milieu, une cause qui ne préoccupe pas grand-monde.

Écrit par : elisabeth | 05 novembre 2006

Christophe : effectivement, vous ne volez la place de personne, et vous n'êtes pas responsable de la situation de la recherche fondamentale en France. La question de l'enseignement primaire est toujours quelque chose de spécifique, qu'il est impossible de placer dans les cases universitaires.

Néanmoins, les pédagogistes (parmi lesquels je ne vous range pas) n'ont eu de cesse de combattre l'université, jugée trop élitiste et bourgeoise. Ils ont réussi : l'université n'existe plus. Je ne leur en veux pas tant que ça, ils ont bien joué leur coup. A la limite, j'en veux plus à l'université d'avoir été si naïve, si complexée et si vulnérable face des gens qu'elle aurait dû balayer sans leur accorder le moindre regard. Peut-être qu'un système universitaire qui finit par nommer Philippe Meirieu professeur ou qui accorde un doctorat "Très honorable" à Elizabeth Teissier ne mérite pas tellement mieux que de finir en cendres.

Au sujet des postes, je deviens sans doute paranoïaque. Cependant, connaissant les pédagogistes, je doute qu'ils se contentent d'un statut de CRPE ou de vacataire. Ils voudront entrer par la grande porte.

Ensuite, tout se jouera suivant la répartition. Un certifié coûte beaucoup moins cher, fait beaucoup plus d'heures et, étant donné le niveau de la licence, est parfaitement capable de s'occuper des cours. Il ne faut pas sortir de HEC pour comprendre que l'université ne risque pas de recruter des chercheurs avant longtemps. L'intégration des IUFM, à mon sens, entérine définitivement la transformation des universités en lycées.

En ce qui concerne le nombre de postes pour les littéraires, il est dû à la gestion purement quantitative des effectifs. Plus il y a d'étudiants, plus il y a de postes. Ce n'est logique qu'en apparence : on se retrouve avec une pléthore de chercheurs en sociologie, psychologie, STAPS, etc... et on manque de monde dans d'autres disciplines. Il faudrait trouver un moyen de découpler, au moins partiellement, les effectifs enseignants des effectifs étudiants.

Mon "vae victis" était une provocation. Je ne souhaite pas la mort de l'université française. Cependant, il suffit de lire quelques classements internationaux

http://ed.sjtu.edu.cn/rank/2006/ARWU2006_Top100.htm
http://www.msnbc.msn.com/id/14321230/
http://www.webometrics.info/Top_100_by_Country.html

pour voir où on en est. Les meilleures universités américaines, elles, sont VRAIMENT élitistes. Le jour où on aura besoin de quelque chose, comme un vaccin, un médicament, une invention quelconque, Oncle Sam mettra son épée dans la balance et s'exclamera : VAE VICTIS !

Plus probablement, il dira : "F..k the losers!".

Écrit par : Pierre-Henri | 05 novembre 2006

A Elisabeth. Merci pour votre message. J’ignorais que les intitulés PRCE et PRAG avaient disparu et je me demande d’ailleurs comment une telle chose est possible, ne serait-ce qu’en termes de rémunérations et de service : combien d’heures sont censés faire ces titulaires de « postes du secondaire » ? Nous n’en avons pas dans mon UFR à la Sorbonne d’où mon décalage par rapport à cette nouveauté. Pour le reste, vous avez raison mais ce sont des cas minoritaires. Il y a toujours eu des thèses bidon et des jurys de complaisance mais pour avoir un poste dans ces conditions il faut de très sérieux appuis politiques – ce qui n’est pas à la portée de tout le monde et limite donc la casse. Pour ce qui est de la reconversion des formateurs IUFM en mcf, je n’y crois pas du tout. Il faudrait d’abord que ces postes soient créés et tous les docteurs pourraient se présenter. Et je ne vois pas en ces temps de restrictions budgétaires comment un gouvernement, quelle que soit sa couleur politique, pourrait choisir une solution qui impliquerait de multiplier par deux le nombre des enseignants. De ce côté-là je suis donc assez tranquille.
A Pierre-Henri que je viens de lire et toujours sur la question des postes. Les formateurs des IUFM n’ont pas à entrer dans l’Université par la grande porte (ni par la petite). Ils resteront là où ils sont.

Écrit par : Pedro Cordoba | 05 novembre 2006

Concernant le "recyclage" comme enseignants-chercheurs de "formateurs" d'IUFM :
Je crois savoir qu'aux USA, il y a des MDC et même des professeurs d'université dans les "disciplines" les plus farfelues qui soient, notamment dans tout ce qui touche aux différentes "communautés" (et aux différents critères de séparation en communautés). Si la "recherche" continue à évoluer comme elle a commencé à le faire en intégrant les sciences de l'éducation, nous aurons bientôt des chaires de "créationisme" en France.

Il faut faire le tri dans les disciplines de recherche, car voilà les "universitaires" en sciences de l'éducation qui entendent s'appuyer sur leur "qualité" de chercheurs pour en imposer sur l'enseignement de toutes les disciplines dans les premier et second degré. Ainsi, le discours des "universitaires" opérant une césure nette entre eux et les PRAG donne de l'eau au moulin des IUFMIstes, car il se fonde sur des considérations formelles (la qualité de chercheur, de doctteur) et non de fond (la maîtrise d'une discipline et la capacité de comprendre voire de discuter et critiquer une approche ou un résultat asscoié à un travail "de recherche"). Voilà à quoi aboutit le fait de ne mettre en avant que la "recherche"...

Écrit par : denis roynard | 05 novembre 2006

Permettez –moi de jouer un peu dans la cour des petits…. et d’évoquer une situation personnelle à laquelle je fus confronté en début de carrière après ma sortie de l’IUFM de Reims.

Une situation révélatrice des insuffisances de l’institution Après un an comme remplaçant , essentiellement passé dans une classe que je qualifierais de « dortoir ». Dortoir pour décrire plutôt la situation dans laquelle sommeille notre institution pour résoudre ce problème de classe difficile.

Je fus donc affecté dans cette petite cage aux fauves après dépression ou « décrochages » successifs de 2 collègues. Me voilà donc avec 16 enfants de 8 à 11 ans, ne sachant pratiquement pas lire .
En fait d’un niveau allant de début CP à début CE2 pour les 3 meilleurs d’entre eux. Je n’avais bien évidemment aucune formation pour ce type de public. Merci l'IUFM . Tu te débrouilles tout seul
Ces enfants, originaires du quart-monde, baignant quotidiennement dans une misère affective, sociale, morale n’avaient qu’une référence : la violence, rapport de force permanent et tous ces débordements verbaux etc…

L’année fut dure mais enrichissante : approche de la misère sociale et apprentissage de la gestion d’une petite meute.

L’objectif pour moi dans les premiers mois fut d’instituer un climat relativement serein,de respect et d’autorité retrouvée. Le jeu d’échecs fut un des moyens appropriés .Apprentissage de règles, concentration, valorisation de sa performance dans un cadre défini, attention, acceptation de perdre. Au bout d’un certain temps je pus obtenir des élèves de tenir une partie en anticipant 1 ou 2 coups, de ne pas trop râler sans se balancer l’échiquier au visage au moindre désaccord !

Puis alors commença mon travail d’instit : essayer de reprendre les fondamentaux. Bien difficiles cela, pas de miracle. J’ai pu en diriger certains vers la lecture. Redonner un peu de sens au calcul et à la lecture de textes les intéressant. Mais d’autres avaient largement décroché. L’essentiel pour moi était qu’il ne perturbe pas la classe comme aux premiers jours.

Combien de classes de ce type. Après qu’on ne s’étonne pas d’avoir près de 150000 enfants illettrés. Une dernière remarque pour ces mômes. Alors que je faisais sport dans la cour , des employés municipaux sont venus dans un premier temps "perturber" ma séance en travaillant sur un changement de porte(menuiserie , soudure) . Que sais-je ? J’ai vu pour la première fois, collectivement toute cette classe « rebus » s’asseoir dans le silence et regarder les ouvriers travailler, engager une conversation en toute tranquillité. De ce jour je reste persuadé que pour ce type d’enfants en réelle détresse : l’outil, sa manipulation, le travail manuel peuvent être le moyen de valorisation, de remédiation . Qu’on les fasse travailler dans de petits centres d’activités manuelles et on rattrapera les fondamentaux plus tard quand nécessité fera loi.
Au lieu de les voir se bouffer, ruminer, se consumer pendant des années dans des activités qui n’ont plus de sens pour eux.

Puis l’année suivante Je fus affecté dans une classe de CP (mon choix ) dans un quartier de Reims appelé les Epinettes où la population fut d’abord Harki dans les années soixante puis maghrébine dans sa grande majorité. Dans ma classe que 23 têtes brunes et une tête blonde.
J’étais le 3ème CP. Mes deux collègues étaient proches de la retraite et travaillaient t avec la méthode syllabique. Moi je sortais de l’IUFM où on ne jurait que par la semi-globale. Que faire ? Il faut travailler à l’ancienne me disaient-ils ! « Dans ces familles, tu sais, ne compte pas sur l’apprentissage d’un capital mot journalier : ils n’apprendront rien » ! Dilemme pour moi. A l’IUFM rien de syllabique. Je prends contact avec mon inspecteur qui me dit de faire ce que je sentais !

Je suis donc parti sur du semi global. Mon capital mot était relativement appris dans les premières semaines puis découvrant les sons, nous sommes passés progressivement au décodage, au déchiffrage des mots préalablement appris par cœur. J’ai constaté que les enfants après Noël lisaient de mieux en mieux..

J’avais même un garçon sénégalais qui en décembre lisait à peu près correctement.
Petite anecdote ! Ce garçon, alors que nous travaillions avec le compas reconnut dans sur mon cahier une rosace. Il s’exclama « Maitre je connais cette figure, c’est une rosace ! Ah ! bon et comment sais –tu cela. Bien voyons, l’an dernier à la cathédrale de Reims en sortie avec la maitresse de la maternelle !!!

Moment magique pour moi. Le peuple Peul ! fier intelligent. Bon revenons à nos moutons.

C'est-à-dire que je n’ai pas d’a priori entre telle et telle méthode. La méthode ne me paraît pas essentielle. Je vais en choquer certains sans doute. Car la méthode semi globale bien exécutée se nourrit inévitablement et très très rapidement de l’apport du décodage intellectualisé.
Ce qui me semble essentiel par contre quelque soit la méthode employée c’est la nécessité impérieuse de faire beaucoup écrire l’enfant pour que le mot prenne véritablement sens au-delà de l’oralité.

Cette expérience pour moi de l’apprentissage de la lecture dans un quartier à faible niveau culturel fut importante.

L’année se termina avec des résultats très satisfaisants en lecture. Avais –je la chance d’être dans un quartier certes déjà désœuvrée socialement mais où la cellule familiale était réelle, structurante sans doute !
Par contre je reste convaincu que si un enfant est respecté dans son cadre familial , est nourrit correctement, est aimé ! et dort tout son saoul alors pas de problème d’apprentissage de la lecture quelque soit la méthode bien exécutée.

Mais si on apprend à lire, on désapprend aussi et très rapidement . Et là commencent les ennuis . Je vous renvoie à une réflexion personnelle http://parolesdinstit.blog.lemonde.fr/2006/11/01/je-ne-sais-ni-lire-ni-ecrire/

En effet c'est à mon avis après le CP que le bât blesse .(Forte baisse de l’exigence, usage trop timide du livre de classe au détriment de la photocopie, directives contradictoires du mammouth, passage systématique en classe supérieure, intégration de matières sans intérêt au détriment du français, éclatement d’un emploi du temps hebdomadaire pour des enfants zappeurs dans l’âme, perte de l’autorité du maitre, dénigrement de la mémorisation (par cœur)et des exercices structuraux …etc

Bon j’arrête là ! Cordialement et à bientôt

Écrit par : Patrick (instit) | 05 novembre 2006

Pour Claire :

Bien que je ne connaisse pas le système universitaire que Pedro, je peux au moins apporter mon témoignage. Peut-être vous aidera-t-il. Le CAPES, disons-le franchement, ne vaut strictement rien dans un cursus universitaire. Les profs racontent le contraire uniquement pour attirer des étudiants d'un niveau potable. En lettres modernes, le taux de réussite est aux alentours de 20-30 %, ce qui est vraiment énorme à niveau licence.

Je l'ai passé en 2001, très facilement, alors que j'avais déjà quelques titres de gloire à mon actif. Le premier exercice que l'institution m'a mis dans les mains était l'évaluation d'entrée en seconde. C'était ces fameux machins avec des dizaines d'items incompréhensibles à remplir dans des cases. Des heures et des heures de boulot sans queue ni tête, un pur abrutissement. Je cite une petite partie, le sujet d'invention :

"Année 2832, sur la planère Boolkyès, la musique est inconnue. Zicmu, le grand voyageur interstellaire boolkyésien, revient d'un voyage d'exploration sur la planète terre. Il y a découvert avec émerveillement la musique sous toutes ses formes, avec tous ses pouvoirs. Dans son vaisseau spatial, il répète le discours qu'il va prononcer aux Boolkyésiens pour les convaincre d'écouter et pratiquer la musique".

Ceci est une exercice de SECONDE, donné à des élèves dont certains faisaient deux têtes de plus que moi. J'ai été choqué, profondément, par ce qu'on m'obligeait à faire. Je l'ai vécu comme une humiliation personnelle de l'institution à mon égard. Pire que ça : je voyais autour de moi les autres stagiaires prendre ce pitoyable exercice au sérieux, le théoriser, se demander comment faire passer des messages "citoyens" à travers lui. J'avais l'impression d'être piégé dans la quatrième dimension.

Avec beaucoup de diplomatie, j'ai tenté d'émettre quelques doutes. Réponse : "c'est un très bon exercice". Aucune contestation autorisée. On vous répète, lorsque vous arrivez, que vous êtes un fonctionnaire payé pour obéir, un point c'est tout. Si ce n'est déjà fait, lisez le livre de François Vermorel, "la Ferme aux professeurs". Il en rajoute, mais ce qu'il dit sonne juste. Cette folie, je l'ai vécue aussi.

Ce que j'essaie de dire : ne croyez pas un seul instant que vous allez faire de la littérature avec le CAPES en poche. Les contenus disciplinaires ont totalement disparu. Tout le monde fait de la psycho, de la pédagogie, de la citoyenneté, de l'animation de classe (souvent du flicage, en réalité), du travail de garderie... mais la littérature ? Morte, finie, enterrée. Lisez les programmes du secondaire, et demandez-vous si vous avez envie de passer ne serait-ce qu'un an dans cette infecte mélasse.

Tentez un double cursus FLE et partez le plus loin possible, sans vous retourner. La culture française est toujours mieux appréciée à l'étranger qu'en France. Cela risque de ne pas durer, alors autant en profiter.

Écrit par : Pierre-Henri | 05 novembre 2006

"intégration de matières sans intérêt au détriment du français"

Ecrit par : Patrick (instit) | 05 novembre 2006

Vous est-il possible de préciser?

Écrit par : christophe sibille | 05 novembre 2006

Je précise pour Christophe :"intégration de matières sans intérêt au détriment du français

Je suis actuellement instit en CM1 M2 . Chaque semaine une heure d'anglais fait par une intervenante . C' est je vous le dis pour moi de la "foutaise"
Je m'explique.
Les amis du collège enseignant cette langue me le confirment : aucun gain véritable lors de la rentrée en 6 ème.
On croit améliorer ce déficit de connaissance en langue étrangère, caractéristique des Français, en l'introduisant en primaire. C'est absurde dans la mesure où déjà les resultats ne sont pas obtenus en secondaire . Comment se fait-il qu'après 7 ans d'apprentissage d'une langue étrangère en secondaire, à raison de nombreuses heures hebdomadaires nos bacheliers ne la parlent pas couramment.
C 'est là le noeud du problème et pas dans les heures distribuées pour bonne conscience en primaire. Je ne sais pas si ce chiffre est exact : j'avais lu dans une revue enseignante que si on cumulait le temps de réelle prise de parole pour une langue vivante au cours du secondaire, eh bien ce temps n'exédait pas 30 mn !
Que le primaire soit réservé au Français et à fortiori quand ce n'est pas la langue parlée à la maison.

Autre point : 1 heure par semaine d'informatique. Je sais que tout enfant en quelques heures en compagnie de copains apprendra à pianoter avec aisance sur AZERTY .Pour quoi instaurer ce brevet Bi2 ! A quioi ce la rime-t-il ? Eh qu'on me parle pas de fracture numérique ! La fracture est ailleurs . Dans cette dispersion du savoir véritable.

bien cordialement

Écrit par : Patrick (instit) | 05 novembre 2006

Premièrement, j'aimerais qu'on réussisse à définir ce que vous appelez le "savoir véritable". J'en ai une idée, mais qui peu laisser une certaine marge d'interprétation.
Deuxièmement, pour rendre certains enseignements efficaces, en donner le goût me parait assez important. Sans en attendre systématiquement des "évaluables à court terme". Je dis bien: "systématiquement. Pour que mes propos ne soient pas déformés. Ceci étant dit, je vous remercie de m'avoir répondu.
Cordialement.

Écrit par : christophe sibille | 05 novembre 2006

Christophe, puisque vous m'y obligez, je précise que j'ai fait six ans d'orgue au conservatoire de Strasbourg et une maîtrise d'histoire de la musique... Ce n'est donc pas moi qui écarterais l'initiation aux arts de la formation de base.
Mais rappelez-moi, s'il vous plaît, dans quel message j'ai présenté la "formation idéale".
Par ailleurs, je ne crois pas que sur ce blog on condamne en bloc, comme vous semblez le penser, les formateurs des IUFM, puisque nombre d'entre eux sont compétents, c'est évident, dans leur discipline. Ce qui est unanimement condamné, c'est l'idéologie délétère, létale, comme dirait Jean-Paul, qui a présidé à la création de ces instituts et qui continue à les animer. Je suppose que plus d'un formateur se sent mal à l'aise à être tiraillé ainsi entre ce que lui dicte sa conscience de "pédagogue" et le bric-à-brac d'idées fausses et farfelues que représente cette idéologie que nous appelons "pédagogiste" ("l'élève construit lui-même son savoir", "le professeur n'est pas là pour transmettre des connaissances", etc).
Vous n'avez pas répondu sur votre adhésion à l'Appel.
Cordialement.

Écrit par : Jean | 06 novembre 2006

Ah! Christophe, je vois que vous êtes toujours un peu parano! Pourquoi avez-vous toujours cette sensation que l'on a l'intention de détourner vos propos (ou de mal les interpreter?)? Par ailleurs, vous pouvez adhérer à l'Appel, comme vous le propose Jean, vous ne risquez rien... Regardez, j'y ai adhéré, comme beaucoup ici, et nous sommes tous encore vivants!!! ;-))))))

"500 bloggers dites-vous, 501 avec Yvon Gougis, le djinn de Fort-de-France ;) ? "

Ecrit par : D'Enguell | 01 novembre 2006

Merci, D'enguell, de penser à moi, j'en suis touché...
...Mais, selon les croyances muslmannes, je serai très curieux de savoir à quel Djinn vous m'identifiez? S'agit-il du Djinn bienfaisant ou du démon?

Écrit par : Yvon GOUGIS | 06 novembre 2006

Pour Yvon GOUGIS : c'est la structure du poème en semi-sinusoïdale que j'ai rapprochée de vos (nos) interventions.

A l'intérieur de la basilique Sainte Pédagogie, les occupants n'ont qu'un seul souhait :
Tout fuit,
Tout passe;
L'espace
Efface
Le bruit.

Pour eux, nous serons toujours des malfaisants.

Écrit par : D'Enguell | 06 novembre 2006

"Je suppose que plus d'un formateur se sent mal à l'aise à être tiraillé ainsi entre ce que lui dicte sa conscience de "pédagogue" et le bric-à-brac d'idées fausses et farfelues que représente cette idéologie que nous appelons "pédagogiste" ("l'élève construit lui-même son savoir", "le professeur n'est pas là pour transmettre des connaissances", etc)."
Ecrit par : Jean | 06 novembre 2006

C'est vous qui parlez d'idéologie! Je me tue à vous dire que l'IUFM est composé aussi de gens maîtrisant leur discipline, et multipolaire! Et qui est parano, lorsque il parle de "khmers rouges de la pédagogie" qui vise à "détruire notre système scolaire"? Et qui dit: "pour eux, nous serons toujours des malfaisants"? Pas moi! Et, pour vous donner ces deux citations, il m'a suffi de lire les deux messages qui succédaient au dernier que j'avais posté.
Je ne signerai pas l'appel parce que je ne me rangerai derrièrez aucune bannière. Pas plus que je ne me rangerai derrière celle des pédagogistes.
L'élève ne construit pas son savoir, mais il participe à cette construction. Le professeur n'est pas là que pour donner des connaissances.
Pour ce qui concerne la formation idéale, mille excuses, Jean je vous ai confondu avec Patrick.

Écrit par : christophe sibille | 06 novembre 2006

Oui, cher Christophe, je parle d'"idéologie", parce que c'est l'expression employée par tout le monde ici pour désigner les théories présentées comme la Vérité absolue en matière de pédagogie par Meirieu, Goigoux, Grandserre, Frackowiak et (illustre) compagnie.
Relisez donc l'article de Frackowiak: rien n'y est justifié, tout tombe du ciel, c'est la pétition de principe faite homme ("C'est vrai parce que c'est vrai!"). Le simple fait de rejeter en bloc, comme le font ces esprits qui se croient grands parce qu'ils ont une cour d'admirateurs naïfs ou carriéristes, la pédagogie qu'ils dénigrent sous le qualificatif de "traditionnelle", qu'il taxent en bloc d'archaïsme, de conservatisme, de nostalgie du passé, qu'ils accusent de "reproduire les modèles ancestraux", c'est d'emblée une position qui n'est pas tenable au regard des faits, c'est déjà une insulte à la vérité.
Si vous ne vous réclamez pas du pédagogisme, comme vous le dites, vous sursauterez à chaque mot à la lecture des Recommandations du HCE pour la formation des maîtres, tellement elles sont de la plus pure veine idéologique.

Ce qui caractérise l'idéologie, c'est qu'elle a un caractère totalitaire, ce qui rend ses adeptes bouffis d'autosatisfaction. Quand Grandserre expose, avec un plaisir évident à se mettre en valeur - un manque de pudeur, je trouve - , l'extraordinaire succès pédagogique de sa lecture de Maupassant ("et comment les élèves - de CE2, ou de CM1, je ne sais plus - se portaient spontanément vers le savoir, comment ils en redemandaient, comment, à leur seule initiative, on avait pu greffer là-dessus plein de pistes de grammaire, de vocabulaire, de civilisation, d'histoire, etc..". Bref la "séquence" dans toute sa gloire!) pour illustrer le dogme de la construction du savoir par les élèves, on est admiratif devant un tel happening de trois jours sur Maupassant, et on s'en réjouit sincèrement pour lui et pour ses élèves. L'ennui, c'est qu'à la fin, le même Grandserre, qui devrait, vu l'euphorie qui le submerge et l'immense bonheur qui a été le sien, ne nourrir à l'égard de l'humanité toute entière que des sentiments d'affection et d'indulgence profondes, l'ennui, donc, c'est que ledit Grandserre ne peut s'empêcher d'expimer à la fin de son compte-rendu un sentiment de grande amertume en évoquant ces pauvres cloches (il ne le dit pas comme ça mais l'idée y est), ces rétrogrades qui ne procèdent pas comme lui. C'est là, dans cette amertume, cher Christophe, dont on a vraiment l'impression qu'elle lui gâche le plaisir, que réapparaît l'idéologie, car on peut très bien réussir aussi une excellente séance sur Maupassant, en faisant ce dont il se moque, c'est-à-dire une explication plus traditionnelle. C'est une question d'art , au sens de l'"artisanat". Mais le pédagogiste détient la Vérité, à la différence du pédagogue, qui la cherche.

Pour la lecture, c'est la même chose: pesonne ne dit qu'il faille exclure l'analyse de mots entiers etc., ce que nous voulons seulement , c'est que cesse l'ostracisme "idéologique" contre le B.A.BA.

Vious n'avez pas besoin de "vous tuer à me dire que l'IUFM est composé aussi de gens maîtrisant leur discipline", puisque c'est exactement ce que j'ai écrit. M'auriez-vous mal lu?

Quant au "ludique", (dans le post qui se trouve sur l'autre sujet), pourquoi en faites-vous, obstinément, la panacée, le passage obligé? Pourquoi voulez-vous nous faire croire que l'élève a besoin d'un colifichet pour trouver du plaisir à s'instruire, et qu'il ne s'amuse pas tout autant dans un travail qui lui est d'emblée présenté comme sérieux, comme un effort?

Enfin, l'Appel pour la refondation de l'école...
Allez donc voir le texte avant de décréter qu'il s'agit d'une "bannière" de plus parmi d'autres, et si vous l'approuvez, ce qui ne peut manquer d'arriver puisque vous êtes attiré spontanément par les positions "équilibrées", signez-le, à l'instar de Jean-Paul et de Pedro auxquels vous vouez une admiration justifiée.

Bien à vous.

Écrit par : Jean | 06 novembre 2006

Un article sur la Sorbonne :

http://forums.telerama.fr/forums/M0610161224130.html

Écrit par : Pierre-Henri | 06 novembre 2006

Cher Jean,
Je partage certaines idées que peuvent exposer Pedro et Jean-Paul... De là à prétendre que je leur voue une "admiration justifiée", il y a un pas, que vous semblez franchir avec une aisance que je vous envie. Admiration que je ne voue particulièrement ni à Grandserre, ni à Fracowiack, d'ailleurs.
Concernant le problème spécifique de la lecture, je vous suggère un texte écrit par Freinet sur la méthode globale en 1959, trouvé sur internet. Je n'ai pas réussi à copier le lien ici, mais il est assez édifiant.
Bon appétit à vous, et bonne journée.

Écrit par : christophe sibille | 06 novembre 2006

Au sujet de l'article de Télérama, je suis content d'apprendre que la Sorbonne, elle aussi, éprouve de grandes difficultés pour l'approvisionnement en papier des WC. En tant que provincial, on se sent moins isolé.

A quand un observatoire, un haut conseil ou une commission qui se pencherait enfin sur ce problème essentiel pour le prestige de la pensée française ? Il est urgent d'édicter une loi et de mettre en place un grand plan d'urgence nationale, que l'on baptiserait, par exemple : "Projet PQ 2012 d'excellence innovante".

Dans ses voeux de janvier 2006, le ministre François Goulard l'a bien dit : "Nous avons aussi une volonté très ferme de donner aux carrières scientifiques, aux carrières des chercheurs, des enseignants-chercheurs davantage d’attractivité et c’est là une partie essentielle qui se joue."

Pour les voeux de 2007, je lui conseille d'ajouter : "Nous devons également dire qu'il est impératif d'emporter un rouleau de PQ dans son sac quand on se rend dans une université française ou dans une bibliothèque universitaire. Afin d'éviter les accidents et d'améliorer l'attractivité de notre recherche, il est important de transmettre ce message non seulement aux chercheurs et aux étudiants français, mais aussi aux visiteurs étrangers qui viennent pour des colloques."

Qui lui écrit ses discours, bon sang ? S'il cherche un collaborateur, je suis partant.

Écrit par : Pierre-Henri | 06 novembre 2006

Bonjour à tous

Un peu d'humour en ce lundi de rentrée !


Pour vous réconcilier avec les méthodes de lecture !

Écrit par : Patrick (instit) | 06 novembre 2006

L'IUFM et la musique, ou l'enseignement de la musique mis à mal.

Lors du colloque organisé par G.Sibieude,'la finalité de l'école', rapport accablant dont j'ai tiré cet extrait.

Où les formateurs IUFM pourraient-ils utiliser leur jargon si on supprime ceux-ci ?
Lu sous la plume de Pierre Farago, professeur au conservatoire de musique et de danse de Paris, qui a dû subir 3 ou 4 sessions préparatoires au concours du Certificat d'Aptitude aux fonctions de professeur de conservatoire, dont une journée entière sous la houlette d'un spécialiste des 'Sciences de l'éducation' .(en 1994).
'Le 'formateur en sciences de l'éducation ' a commencé son exposé en nous distribuant de grandes nappes de restaurant en papier, sur lesquelles nous étions censés, par groupes de 4 ou 5 personnes, écrire ce que nous évoquaient les termes qu'il nous proposait; par exemple : travail, conservatoire, discipline, etc...Ayant fait une synthèse habilement orientée des différentes réponses, il conclut, je cite : ' qu'à partir de la somme des ignorances individuelles, on obtenait assurément un savoir collectif ', qu'il nous exposa. (....) Quant à la langue employée, elle elle n'était pas sans nous poser quelques problèmes, je cite : 'décontextualiser les évaluations cetificatives à références critériées en les plaçant dans un référentiel distancié que l'on doit recontextualiser dans un cadre fonctionnel intégratif, etc...'.
(....) Depuis ce temps, les choses ont bien changé. Les concours ont progressivement disparu, au profit de formations très lourdes s'étendant sur deux ou trois ans Deux types de structures ont été mis en place pour les dispenser : d'une part les CEFEDEM (équivalents des IUFM, centres préparant à l'obtention du DE, diplôme d'état équivalent du CAPES.) ; d'autre part les CNSMD (conservatoire national supérieur de musique et de danse) où un département est intégralement consacré à la 'formation' des futurs titulaires du CA.
Le 'spécialiste' autoproclamé en pédagogie et en 'sciences de l'éducation' auquel j'avais eu affaire il y a plus de dix ans, ainsi que ses collègues, sont à l'heure actuelle profondément implantés dans ces structures , avec la complicité active des directeurs et la bénédiction du ministère de tutelle. Leur matière représente un des volants horaires les plus lourds au sein de ces formations.
(....) Les notions d'effort, de travail, d'exigence, de référence constante à une norme très élaborée et contraignante, notions indissociables de la pratique d'un instrument de musique classique à un niveau professionnel, sont systématiquement battue en brèche dans leur discours '

Je dédie ce texte spécialement, bien sûr, à Christophe Sibille.
Bien cordialement.
Anne-Marie Valette.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 novembre 2006

A propos de PQ, comme disait Bocuse, si colloque n'effraie toques...
Navré.

Écrit par : D'Enguell | 06 novembre 2006

Pierre-Henri, je me demande s'il est de bon conseil de dire à Claire d'aller voir du côté du FLE; je suis allée y voir, c'est infâme, vraiment. Je suis allée voir des cours de niveau master 1; franchement c'est ahurissant, il faudrait que je vous retrouve des intitulés de cours très éloquents en eux-mêmes.
J'ai par ailleurs ouï dire que les profs de FLE à l'étranger n'étaient pas fort bien payés. Mais cela je ne l'affirme pas, n'ayant plus mes sources exactes.
J'espère que Pedro vous aura rassuré pour les postes, en ce qui me concerne, il n'y a aucun enjeu personnel, mais pour vous, je crois savoir que c'est plus urgent. Bon courage pour votre recherche en tout cas.

Écrit par : elisabeth | 06 novembre 2006

Elisabeth : le FLE vaut surtout pour les offres d'emploi qui lui sont réservées. Seules les meilleures universités internationales recrutent des purs spécialistes de la littérature. Pour les universités de second rang, il faut être capable d'enseigner à la fois la langue et la culture. S'il est vrai que les boulots ne sont pas bien payés, cela reste toujours mieux que de glander au RMI à bac +10 (ce qui n'est pas passionnant non plus, je vous assure). En plus, quelques destinations exotiques font toujours un bel effet sur un CV, en tout cas dans le système anglo saxon.

En ce qui me concerne, rassurez-vous, je ne me noie pas dans mon fiel parce que quelques personnes sont rémunérées pour dire que le savoir naît de la mise en commun des ignorances. J'aurais pu faire carrière à l'IUFM, mais j'ai choisi de démissionner. C'est un choix dont j'accepte les conséquences. De plus, je n'ai pas à me plaindre de mon sort : d'un point de vue académique, je suis allé aussi haut que je le pouvais. De toutes façons, ma situation est semblable à celle de tous les meilleurs diplômés de ce pays. Je suis loin d'être un cas isolé.

Pour le reste, si la France croit qu'elle peut se passer des humanités (de TOUTES les humanités), elle sombrera dans la barbarie. Tant pis pour elle.

Écrit par : Pierre-Henri | 06 novembre 2006

"Je dédie ce texte spécialement, bien sûr, à Christophe Sibille.
Bien cordialement.
Anne-Marie Valette."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 06 novembre 2006

C'est aimable à vous. Mais pourquoi donc?

Écrit par : christophe sibille | 06 novembre 2006

Suite P.Q, devinette: savez-vous pourquoi du temps du chancelier Kolh, il n'y avait ni toilettes, ni P.Q?....... Parceque le chancelier Kolh chie que dans les prés. Désolé je n'ai pas pu me retenir. Caramba, je suis grillé!

Écrit par : nestor | 06 novembre 2006

Pour Nestor et les russisants.
у "Нового русского" спросили:
- У вас трехэтажный дом, гараж на две машмины, бассейн, ванна с гидромассажем, даже унитаз золотой, а вместо туалетной бумаги--газеты, Почему?
- может быть ностальгия...
Traduction
On demande à un Nouveau Russe:
- vous avez une maison à deux étages, un garage pour deux voitures, une piscine, un jacuzzi et même des toilettes en or! mais en guise de PQ des journaux, pourquoi?
- peut-être la nostalgie!
Shame on us!

Écrit par : buntovchik | 06 novembre 2006

Au Ministère de l'Agriculture, les Ecoles manquent aussi de PQ, si ça peut vous rassurer sur le budget de l'EN. J'ai passé tous mes exams oraux de première année avec plus un seul rouleau de PQ dans les chiottes de l'ENV Lyon ( dramatique quand on vient d'étudier les effets de l'adrénaline et de la nor-adrénaline sur le transit intestinal). Il parait que nous en avions trop usé en cours d'année et nous étions réduit à la portion congrue...
Nous l'avions résumé ainsi: "En quelque sorte, nous ne couvrons plus nos besoins".

Écrit par : dobolino | 06 novembre 2006

la "Pravda" comme PQ...tout un poème!

Merci Buntovchik très amusant!

l'humour est vrai-ment universel!

Écrit par : Patricia Mesnigé | 06 novembre 2006

Je suis à l'IUFM en PE2, on y apprend rien et on s'y ennuie. On se forme en définitive, comme on peut, par soi-même.

Écrit par : circus | 06 novembre 2006

Tout de même, Christophe, vous avez écrit à propos de "Cher Roger": "Beau texte, Jean-Paul."
Si ce n'est pas de l'admiration, qu'est-ce que c'est?
"Justifiée" signifie simplement que nous trouvons tous que vous avez raison d'admirer ce texte.

Par ailleurs, vous avez écrit plus haut: "L'élève ne construit pas son savoir, mais il participe à cette construction." Vous ne trouvez pas que la métaphore de la "construction", appliquée à des démarches de l'esprit , métaphore favorite des pédagos, est obscure?
La preuve, essayez donc de vous représenter concrètement ce que cela peut bien signifier.
Si vous voulez dire que l'élève assimile ou fait siennes les connaissances par les seules forces de son propre esprit, c'est un truisme, qui se cache derrière l'apparente technicité d'un terme. Autant alors se passer de la métaphore et aller directement à l'idée. ce sera plus clair.
Il est des cas où la métaphore se rebelle à toute clarification, comme pour le "socle commun", que l'on essaie de clarifier par d'autres images: le socle devient un "tremplin", le "ciment" de la nation. O divine surprise, le "socle" a lui-même des "piliers"! La seule ressource, c'est de renoncer à la métaphore.

Vous dites aussi que le professeur n'est pas là que pour donner des connaissances". Alors là, première nouvelle! Pour quoi d'autre, s'il vous plaît? Etant entendu que "connaissances "est à prendre au sens large de "tout ce qui demande à être appris".

Enfin, vous n'avez pas répondu aux autres points que j'abordais dans mon texte du 6 novembre.

Cordialement.

Écrit par : Jean | 07 novembre 2006

J'ai passé un an à l'IUFM de Versailles il y a une douzaine d'années pour valider mon agreg de maths. Consternant ! J'y aurais vraiment perdu mon temps si je ne m'étais pas organisé pour faire autre chose pendant les heures de présence obligatoire. Le plus atterrant est qu'il y avait peu de chahuts pendant ces heures ineptes. Finalement, on doit avoir ce qu'on mérite.

J'ai demandé une disponibilité cette année. Je suis parti sous d'autres cieux pour faire des choses utiles et ne plus jamais revenir dans cet univers décati et déprimant. Mes condoléances à ceux qui n'ont pas la volonté d'en sortir.

Écrit par : séraphin | 07 novembre 2006

Circus nous dit le 6 novrembre dans un commentaire :

"Je suis à l'IUFM en PE2, on y apprend rien et on s'y ennuie. On se forme en définitive, comme on peut, par soi-même."

Il y a 14 ans , je pensais la même chose. J'ai écrit un peu sur ce blog ce que je pensais des IUFM.

Je me rends compte que l'IUFM a au moins encore un avantage c'est qu'il remet au goût du jour l'autodidacte !

Il serait très intéressant d'avoir moultes témoignages de PE 2 sur ce blog. Peut être Circus pourrait-il se transformer en porte -voix et inviter ses amis de promo à donner leur impression de formation !

Une question à Circus : parle-ton des ouvrages de JPB autour de la machine à café ?
Cordialement

Écrit par : Patrick (instit) | 07 novembre 2006

"Pour la lecture, c'est la même chose: pesonne ne dit qu'il faille exclure l'analyse de mots entiers etc., ce que nous voulons seulement , c'est que cesse l'ostracisme "idéologique" contre le B.A.BA."

Ecrit par : Jean | 06 novembre 2006

Effectivement, j'avais oublié de réagir à cette phrase, et je réponds par une citation: "l'analyse de l'activité professionnelle des instituteurs de cours préparatoire révèle que, de septembre à mars, ceux-ci passent le plus clair de leur temps à apprendre aux élèves à mettre en relation des graphèmes et des phonèmes, en lecture comme en écriture. Et c'est très bien comme ça".
Où y voyez-vous un ostracisme idéologique vis-à-vis du "b-a ba", comme vous dites? Ces lignes ont été écrites par Roland Goigoux, professeur à l'IUFM d'Auvergne.

"Vous ne trouvez pas que la métaphore de la "construction", appliquée à des démarches de l'esprit , métaphore favorite des pédagos, est obscure?

Ecrit par : Jean | 07 novembre 2006

Non, pas du tout. Pourquoi?

"Vous dites aussi que le professeur n'est pas là que pour donner des connaissances". Alors là, première nouvelle! Pour quoi d'autre, s'il vous plaît? Etant entendu que "connaissances "est à prendre au sens large de "tout ce qui demande à être appris"."

Ecrit par : Jean | 07 novembre 2006

Vous n'apprenez rien vous-même quand vous faites cours? Je n'aimerais pas être à votre place! Je trouve, personnellement, cela assez prétentieux! Moi, j'en apprends tous les jours... Réellement.
Cordialement.

Écrit par : christophe sibille | 07 novembre 2006

JPB, vous me tendez une sacrée perche....vous connaissez mon dégoût viscéral pour cette Scientologie Pédago que sont les IUFM, repère de malfaisants et de gangsters de toute obédience... Déconstruire l'enseignement, c'est, chacun le sait, le bur unique de ces officines aux odeurs douteuses.
MORT AUX IUFM
MORT AUX FASCISTES SUCRES DE LA PEDAGOMANIE!!!
bon, je file en cours, faire l'invers de ce que préconisent ces connards......

Écrit par : montaigneàcheval | 07 novembre 2006

Christophe, quand je fais un cours de latin, ce ne sont pas les élèves qui m'apprennent le latin, c'est moi qui le leur apprends, quand je leur fais un cours de grammaire , ce n'est pas eux qui m'apprennnent la grammaire, c'est moi qui la leur apprends. N'inversons pas les rôles.
Le professeur doit instruire les élèves qui lui sont confiés. C'est sa "fonction". C' est en ce sens qu'il est fonctionnaire de l'Etat. Donc, au sens le plus strict, il n'est là "que" pour transmettre des connaissances.
S'il avait un BAFA, il ferait autre chose, des centres aérés, des colonies de vacances, etc. , mais il est "professeur", ce n'est pas pareil!
N'allez pas nous faire du Bégaudeau, maintenant, ce pédagogiste notoire qui déclare que quand il voit "tout" ce que ses élèves ont à lui apprendre, il s'en veut de continuer à les raser avec des "vieilleries" comme le passé simple.
Maintenant, qu'est-ce que mes élèves m'apprennent? Qu'ils ne savent pas grand-chose parce qu'on ne leur a pas appris grand-chose (évidemment, "le professeur n'est pas là pour transmettre des connaissances!"), qu'ils sont tout aussi curieux d'esprit que nous l'étions (ça, Aristote le disait déjà, il y a 2500 ans:"Tout homme désire mais par nature savoir."), qu'ils adorent l'effort individuel, la sanction individuelle de l'effort, l'émulation (Meirieu va s'étrangler...), qu'il aiment l'excellence, qu'ils détestent les "séquences", qu'ils aiment les cours qui leur apprennent quelque chose de précis plutôt que les séances de happening pédago où on "discute", qu'ils vomissent la méthode semi-globale de lecture, qu'ils haïssent le travail en équipe et qu'ils ne sont jamais plus heureux que lorsqu'ils sont penchés, avec application, sur leur propre copie dans le silence de la classe, qu'ils aiment s'appliquer et prendre leur travail scolaire très au sérieux. Ils m'apprennnent aussi qu'ils peuvent mal se conduire, tricher, ou au contraire chercher à rendre service, qu'ils ont eux aussi leurs joies et leurs peines, etc. En cela, comme dirait La Bruyère, "ils sont déjà des hommes". Cela vous va?

Mais pourquoi, cher Christophe, tombez-vous aussi facilement dans l'invective? Je suis "prétentieux", dites-vous? Vous qui sans cesse vous targuez d'être "nuancé", d'être "modéré"? Là, franchement , vous m'avez surpris.
Vous êtes satisfait d'être à votre place? Permettez-moi de m'en montrer très heureux pour vous et de vous en féliciter très chaleureusement. Mais, de grâce, ne nous décevez pas, ne tombez pas dans le péché mignon des pédagogistes, l'autosatisfaction bouffie!

Sur l'ostracisme "idéologique" du B.A.BA, enfin: évidemment, on étudie les relations entre les graphèmes et les phonèmes (en langage de tout le monde: "entre les lettres et les sons"!), mais trop tard, une fois que l'esprit a d'abord été dérouté par les mots entiers contre lesquels il se heurtait comme une mouche contre une vitre et programmé en quelque sorte pour la confusion. C'est l'obsession de commencer par une approche globale des mots qui est "idéologique".

Cordialement.

Écrit par : Jean | 07 novembre 2006

Merci de lire, ci-dessus: "Tout homme désire par nature savoir." Il y avait un "mais" en trop. Faute de frappe.

Bravo, Montaigneàcheval! Je fais comme vous, exactement le contraire de ce que recommandent les pédagogistes. Je recloisonne, je surcloisonne: un jour "grammaire", un jour "dictée", un jour "explication de texte", un jour "rédaction"...! Au surplus, ma grammaire, c'est celle des natures et des fonctions, parce que c'est celle qui leur est utile et en français et en allemand (quand ils m'arrivent en 3ème, je m'aperçois qu'ils sont incapables de traduire "le livre de l'élève", parce qu'ils ignorent et le complément du nom et le génitif). Et je n'enseigne pas en "séquences".

Écrit par : Jean | 07 novembre 2006

Christophe, vous dites un peu plus haut :

" je réponds par une citation: "l'analyse de l'activité professionnelle des instituteurs de cours préparatoire révèle que, de septembre à mars, ceux-ci passent le plus clair de leur temps à apprendre aux élèves à mettre en relation des graphèmes et des phonèmes, en lecture comme en écriture. Et c'est très bien comme ça".
Ces lignes ont peut-être été écrites par Goigoux, mais je pense que ce texte reflète mieux sa pensée.

" Une intéressante citation de Roland Goigoux, maître de conférence à l’IUFM de Clermont-Ferrand, mérite d’être mentionnée : « Nous montrons, par exemple, l’intérêt de prendre appui sur les textes mémorisés par cœur (comptines, titres d’ouvrages, extraits de récits, etc.) afin d’étudier l’organisation de la langue écrite. Débarrassés du souci de comprendre le message écrit, puisque celui-ci est connu, les enfants peuvent se consacrer à l’étude du code écrit. C’est une véritable aventure « à la Champollion » qu’ils entreprennent, lorsqu’ils sont placés, comme le déchiffreur des hiéroglyphes, devant un message aux règles internes obscures mais dont la signification est claire. Comme Champollion, ils connaissent la signification du message, et cherchent, avec l’aide de la maîtresse et du groupe, à déduire le fonctionnement du système linguistique écrit. Tout au long de l’année, de texte en texte, l’exploration se poursuit, instituant la classe comme une communauté de chercheurs. C’est ainsi que les enfants conservent des phases initiales de l’apprentissage une idée de conquête, d’appropriation de secrets, qui conforte leur confiance en eux-mêmes et qui crée, dès le début, une connivence avec le langage écrit. »

Goigoux, avant d'énoncer de telles absurdités, aurait pu se renseigner sur le génie exceptionnel qu'était Champollion.
De plus, ce qui est scandaleux, c'est que ce texte avait été donné au concours des IUFM en 2002, ce qui prouve une fois de plus la main-mise totale des pédagogistes de la pire espèce sur la formation des futurs enseignants.

Pour moi, c'est le summum de la c. pédagogique. Ce qui me fait approuver à 100 % le message de montaigneàcheval.

Anne-Marie Valette.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 novembre 2006

"JPB, vous me tendez une sacrée perche....vous connaissez mon dégoût viscéral pour cette Scientologie Pédago que sont les IUFM, repère de malfaisants et de gangsters de toute obédience... Déconstruire l'enseignement, c'est, chacun le sait, le bur unique de ces officines aux odeurs douteuses.
MORT AUX IUFM
MORT AUX FASCISTES SUCRES DE LA PEDAGOMANIE!!!
bon, je file en cours, faire l'invers de ce que préconisent ces connards......"

Ecrit par : montaigneàcheval | 07 novembre 2006

Et c'est moi qui profère des insultes, et qui manque de modération... Allons, allons!

Écrit par : christophe sibille | 07 novembre 2006

Jean dit : "N'allez pas nous faire du Bégaudeau, maintenant, ce pédagogiste notoire qui déclare que quand il voit "tout" ce que ses élèves ont à lui apprendre, il s'en veut de continuer à les raser avec des "vieilleries" comme le passé simple."

C'est le cher Jack Lang qui avait proféré que le passé simple était désuet, ne servait à rien, pouvait ne pas être enseigné dans le primaire. Résultat : au collège, il est considéré comme su, et donc jamais appris. Or, les enfants très jeunes font un excellent usage du passé simple : ma petite-fille en CE2 a inventé ainsi que les élèves de sa classe de charmantes petites histoires, réunies dans un livret, que j'ai eu le plaisir de lire. Le passé simple, incontournable dans un récit, y est employé larga manu. Je lui ai demandé quel temps c'était (elle est en CM1), elle a été incapable de me le dire. Pourquoi ne pas l'apprendre?
Il est probable que Brigaudeau, comme de nombreux professeurs à l'heure actuelle, en savent à peine plus que leurs élèves...vu le peu de choses censées qu'ils apprennent dans les IUFM.
Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 novembre 2006

à Patrick (instit) :
à l'iufm, il vaut mieux ne pas critiquer ouvertement les thèses des pédagogistes, et même autour de la machine à café il n'est pas conseillé d'évoquer les ouvrages de JPB.
Le discours des pédago est à mon sens loin d'être remis en cause par les stagiaires PE2 en général, par contre il me semble que la vacuité des cours, l'absence de contenu, le manque cruel de préparation aux réalités de la pratique du métier d'instituteur est un constat largement partagé.

Écrit par : circus | 07 novembre 2006

Christophe, puisque vous n'appartenez pas, selon vos propres déclarations, à la secte pédagogiste, qu'est-ce que cela peut bien vous faire que Montaigneàcheval les insulte? Vous n'êtes pas concerné!
Mais vous ne pouvez pas dire non plus qu'il ait tort quand il dit que les IUFM sont des "repaires de malfaisants et de gangsters de toute obédience", étant donné que si l'on y trouve quelques formateurs comme vous qui se défendent d'adhérer aux dogmes pédago (encore que vos déclarations sur le primat du ludique, votre défense de Goigoux, vos si violentes attaques contre de Robien au sujet de la méthode de lecture, votre conviction que Meirieu est intelligent m'inquiètent quelque peu), il s'y rencontre aussi en masse des "minables sous-diplômés", comme dirait JPB, voués corps et âme à la propagation de l'idéologie fondatrice de ces instituts. Car les IUFM sont, dans leur conception même, des foyers de diffusion du pédagogisme le plus sectaire . Pedro Cordoba vient d'ailleurs de nous rappeler, vous l'avez lu, qu'ils avaient réussi à noyauter le HCE et inspiré cette usine à gaz pédago que sont les Recomandations pour la formation des maîtres. Les fomateurs raisonnables tels que vous qui peuvent y exercer sont forcément éclaboussés par le discrédit complet qui affecte l'ensemble de cette institution.

Je n'ai pas dit que vous vous profériez des insultes. Je vous ai simplement fait remarquer qu'en me disant directement, dans le cadre du dialogue que vous aviez avec moi, que j'étais "prétentieux", vous abandonniez le terrain des arguments pour passer aux invectives, ce qui n'est pas tout à fait pareil. Mais l'invective marque un début d'agacement qui peut très bien, en effet, s'amplifier et aboutir à des insultes. C'est pour cela que je vous ai rappelé vos principes de "modération".

Écrit par : Jean | 07 novembre 2006

alors, JP? tu as toujours en travers du gosier le refus de ta candidature de prof à l'iufm de montpellier?

ils sont trop verts dit-il, et bons pour des goujats

Écrit par : la femme chocolat | 07 novembre 2006

A Christophe sibille: Je suis un blogueur occasionnel, mais je trouve ce blog intéressant et les interventions, des uns et des autres, de qualité. Je le consulte régulièrement et je remercie Jean- paul Brighelli de son existence en tant que père fondateur. Je m'adresse à vous car je trouve votre positionnement dynamique et courageux. Vous ètes sur la ligne de partage, ligne qui me plait bien. La colère est mauvaise conseillère et renforce paradoxakement l'adversaire. Vous avez les reins solides, le rable épais, la répartie vive, je me range humblement derrière votre bannière.

Écrit par : nestor | 07 novembre 2006

ils sont trop verts dit-il, et bons pour des goujats

Ecrit par : la femme chocolat | 07 novembre 2006

T'as oublié la fin: "fit-il pas mieux que de se plaindre?"

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2006

Pour Nestor : Christophe Sibille est professeur de musique (et praticien) en IUFM. Il n'enseigne peu ou prou les situations-problèmes et autres billevesées qui renvoie les fondamentaux de mathématiques et langue française aux galères, juste punition pour les néo-pédago.

Et au delà de la ligne de partage des eaux, on retombe forcément sur quelque bagnère.
Et se ranger derrière ceux qui ont les reins solides, c'est friser le coming out. :))

Écrit par : D'Enguell | 07 novembre 2006

qui renvoient. fondamental !

Écrit par : D'Enguell | 07 novembre 2006

D'Enguell, en ce qui concerne le style vous demeurez le meilleur; mais malheureusement il n'y a pas de bannière dans ce domaine là. Me reste, toujours le plaisir de vous lire. A quand vos " bienveillantes"?

Écrit par : nestor | 07 novembre 2006

Bonsoir à tous,

EN papillonnant sur ce blog , j'ai parfois l'impression d'observer une partie de billards... La partie se fait à 3 ou 4 bandes, il suffit de regarder les pseudos en commentaires. Mais bon c'est ainsi. On apprend aussi.

Peut être JPB prendre -t-il l'initiative d'une nouvelle Note pour créer une partie diiférente ?

Jean Paul Brighelli , J'ai commencé votre deuxième livre : " une école sous influence" . Ce début de lecture me renvoie à 2 articles d'un site que je consulte très souvent :

La mort d’Ilan Halimi

http://www.primo-europe.org/recherche.php?numdoc=Ch-783185438

ainsi que :

Climat de violence au sein de l'Education Nationale

http://www.primo-europe.org/recherche.php?numdoc=Ed-877944684
Vous y consulterez des articles très intéressants

Sinon dans une autre registre j'ai découvert que Brighelli, le spadassin était avide de gloire ?

http://vieuxduduche.blog.lemonde.fr/2006/10/20/2006_10_polony_briguel

Mr Brighelli, je vous découvre depuis peu mais je constate que vous dérangez!

Sinon pour répondre à Circus , cet apprès midi, je discutais avec une PE 1 actuelle de mon école qui dans le passé a travaillé avec des élèves et qui n'est pas novice dans la conduite de classe . Elle fait le même constat que vous: On n'apprend pas grand chose en IUFM . La théorie , ah! ça ils sont forts mais question terrain pour beaucoup : c'est irréaliste . Cepandant malgré ce constat d'inefficacité, la remise en cause n'est pas là; Tout le monde boit à la source Meyrieu, Charmeux etc.. faute de diversité pédagogique , en sachant que celle ci n'épanchera pas leurs interrogations leur soif de savoir concret .

Écrit par : Patrick (instit) | 07 novembre 2006

Eh......Sibille, tu crois pas que tu pousses un peu pépère dans les artichauts???? Alors comme ça, selon toi, faudrait rester poli, lisse, diplomate aves ces enfoirés d'IUFM...mais, ma pauvre pomme, les IUFM, c'est un ramassis d'indigents de l'intellect, de Marquis de Sourcesure, et qui nous conduits dans l'abîme plein de merde où nous tzntons de surnager présentement. Etre poli sied aux gens de bien...or les IUFMistes sont des malfrats, des culs-terreux de l'enseignements. Tout bien pesé ils me font penser aux "zingénieurs" des SAFER des années 60-70 qui prenaient les paysans pour des brelles et les obligèrent à couper leur haies, à transformer les bocages immémoriaux en openfields...à 500 mètres de la mer...résultat une salinité en augmentation et des conseils généraux obligés de pleurnicer à Bruxelles pour...une aide à la reconstruction des aies vives du Grand Ouest....
Alors non seulement je ne retire pas une injure vis-à-vis de ces étrons, Meirieu en tête, mais je persiste et signe. L'es IUFM sont à l'enseignement ce que les hémorroïdes sont au cavalier, les furoncles à François Ier et la démocratie à Pétain....si tu en veux encore une tartine, t'as qu'à sonner , ma poule, toujours prêt, je suis pour écraser de mon talon es enfoirés incultes et prétentiards.
Si ça ne tenait quà moi je traduirais tous ces malfaisants devant le Tribunal de la Haye pour crime de haute trahison de la cause des élèves.
J'ai cinquante balais l'an prochain et j'en aurai vu des malfaisants. Or doncques, je continuerai à distiller mon venin où je le peux contre CES FOSSOYEURS DE L'ESPRIT...

Écrit par : montaigneàcheval | 08 novembre 2006

Pour Anne Marie Valette

Couple imparfait/ passé simple : un petit bonheur en Français !
Quand en CM , nous travaillons sur ce temps, les élèves sont toujours étonnés de m'entendre dire :" Mais le passé simple , vous le connaissez depuis la grande section ! "

Demandez à un enfant de CE qui n'a pas vu ce nouveau temps d'écrire un petit conte , il l' utilisera . Bien sûr : il vous écrira des tournures de ce type .... " il metta son armure , il coura vite dans la forêt...

Mais l'essentiel est là . Pétri (plus ou moins d'histoires lues ou écoutées ) l'enfant naturellement, sans connaissance préalable, utilise un semblant de passé simple.
A la maîtresse ou au maïtre de CM de conforter cet "acquis" par une connaissance objective, des exercices structuraux , de courtes expressions écrites justifiant son usage, y mêlant actions passées rapides et longues .

Et du PAR COEUR ! ... Comme les tables de mulltiplication.

Et OUi le par coeur ! J'ai pratiqué judo, aïkido dans ma jeunesse.:-) Avant de placer une technique dans un combat de façon spontanée ou réfléchie (+/-) il faut en faire des randori (exercices où on répète des dizaines de fois la même technique )
Il en est de même en classe. Tout ce courant pédagogique actuel voudrait nous faire croire que c'est globalement par la seule utilisation d'une technique qu'on se l'approprierait ispso facto. C'est une grave erreur à mon humble avis.

Cordialement

Écrit par : Patrick (instit) | 08 novembre 2006

"Pour Nestor : Christophe Sibille est professeur de musique (et praticien) en IUFM. Il n'enseigne peu ou prou les situations-problèmes et autres billevesées qui renvoie les fondamentaux de mathématiques et langue française aux galères, juste punition pour les néo-pédago.

Et au delà de la ligne de partage des eaux, on retombe forcément sur quelque bagnère.
Et se ranger derrière ceux qui ont les reins solides, c'est friser le coming out. :))"

Ecrit par : D'Enguell | 07 novembre 2006

Sauf votre respect, je n'ai rien compris à ce message. Peut-être la faute de grammaire de la première partie et la faute d'orthographe de la deuxième en sont-elles la cause?
Cordialement.
Montaignacheval, qui vous a fait tant de mal pour parler ainsi?

Écrit par : christophe sibille | 08 novembre 2006

Bonjour Christophe, vous ne réussirez pas à m'agacer ;)
Je crois avoir corrigé la faute de grammaire, dans le message contigu, et pour l'orthographe de bagnère, pensez à Bigorre, par exemple, où l'on se doit de prendre un bain.
Comme dit montaigne, de sourcesûre, voire d'eau vive.
Cordialement

Écrit par : D'Enguell | 08 novembre 2006

"Christophe Sibille est professeur de musique (et praticien) en IUFM. Il n'enseigne peu ou prou les situations-problèmes..."

Ecrit par : D'Enguell | 07 novembre 2006

Mille excuse, je ne cherche pas à vous agacer. (Beaucoup d'intervenants ici sont d'ailleurs assez "grands" pour s'agacer tous seuls). Je n'ai simplement pas compris: "il n'enseigne". Pouvez-vous m'expliquer cette négation, ou la corriger? Mille mercis.
Cordialement.

Écrit par : christophe sibille | 08 novembre 2006

Montaigneacheval de bientôt 50 balais, il y a des jours où j'aime bien,bien, bien, beaucoup ce que vous dites.
Sur les ziufm surtout et sur les belles haies du grand ouest aussi que l'on coupa et recoupa , le "remembrement", un mot qui me terrorisait quand j'étais môme.Forcément on m'expliquait que s'il n'y avait plus de petits chemins creux pour faire courir mon chien, ou pour ramasser des châtaignes, c'était à cause de cela.

Écrit par : elisabeth | 08 novembre 2006

Christophe,
C'est l'"autosatisfaction bouffie "qui vous a gêné?
J'aurais pu le répéter, mais à quoi bon puisque la réponse de Sylvain Grandserre en était l'illustration vivante.
Mais qu'est-ce qu'ils ont donc à s'imaginer qu'ils ont la pédagogie infuse?
Un peu de modestie, que diable!

Écrit par : Jean | 08 novembre 2006

"Christophe,
C'est l'"autosatisfaction bouffie "qui vous a gêné?
J'aurais pu le répéter, mais à quoi bon puisque la réponse de Sylvain Grandserre en était l'illustration vivante.
Mais qu'est-ce qu'ils ont donc à s'imaginer qu'ils ont la pédagogie infuse?
Un peu de modestie, que diable!"

Ecrit par : Jean | 08 novembre 2006
Mais de quoi diable parlez-vous? Et qui imagine avoir la pédagogie infuse, sinon ceux qui refusent a priori le fait qu'elle puisse s'apprendre? Allons, allons...Un peu de modestie vous-même, cher Jean!

Écrit par : christophe sibille | 08 novembre 2006

Je suis une Pe1 dans un petit IUFM où les formateurs que j'ai en face de moi chaque jour sont plutôt compétents. La logique aujourd'hui de ce concours -pour ce que j'en sais- c'est qu'en première année on ne voit pas de pratique, de terrain - à part les stages de pratique accompagnée qui sont plus là pour nous faire saliver qu'autre chose!. Non, et on nous le répète assez : il ne faut pas nous projeter à l'année suivante c'est à dire en tant que PE2. Non, seul le concours compte.
Mais cela fait tout de même froid dans le dos à lire vos remarques : dans quoi je m'embarque? mais l'envie ça motive et l'espoir aussi.
J'ajoute que ce qui me dérange dans le fait d'intégrer les iufm aux universités c'est le cours seront dispensés dans des amphis de 300. Aujord'hui nous sommes des groupes d'une vingtaine de personnes. Donc si plus de candidats, un durcissement du concours.
Les choses n'ont pas l'air d'aller en s'arrangeant.
Au fait, note au premier commantaire de Denis je crois : le brevet de secourisme est obligatoire maintenant pour s'inscrire au concours.
De plus, l'épreuve de course : 1500 m à courir en 8 minutes pour les femmes pour avoir 10 sur 20 et 5 minutes pour les hommes et cela quelque soit votre âge et votre corpulence? Vous appelez ça l'égalité des chances???

Écrit par : lie | 08 novembre 2006

"De plus, l'épreuve de course : 1500 m à courir en 8 minutes pour les femmes pour avoir 10 sur 20 et 5 minutes pour les hommes et cela quelque soit votre âge et votre corpulence? Vous appelez ça l'égalité des chances???"
écrit par lie le 08 novembre 2006

Dîtes moi 10/20 pour de telles performances c'est de l'incitation au dopage pour espérer une note au dessus de 15 ;))):)))
Ils carburent à quoi les futurs PE avant l'épreuve?
Ils se lisent quelques pages de Meirieu pour prendre leurs jambes à leur cou?
Je suis curieuse de connaître les statistiques de réussite à cette épreuve et la moyenne des notes!
je vais très vite conseiller aux recruteurs de notre équipe nationale d'athlétisme d'aller appâter quelques lièvres dans les IUFM! il est vrai que pour tenir une classe de plus de trente gamins il faut une résistance de coureur de demi-fond si on ne veut pas sombrer au fond du fond mais là on le touche!
Excusez-moi,c'était juste Patricia un peu sarcastique ce soir mais toujours souriante:)

Écrit par : Patricia Mesnigé | 08 novembre 2006

j'oubliais de préciser que mon commentaire s'appliquait aux performances demandées aux hommes car 3 mn d'écart sur 1500 m entre un homme et une femme c'est faire de la discrimination sexiste et du favoritisme à l'egard de la gente féminine... Ou alors j'en conclus malicieusement que les hommes candidats PE ne doivent franchement pas être canons et que les femmes n'ont pas envie de leur courir après d'où cette différence dans les performances qui ont poussé les examinateurs à leur accorder un peu plus d'indulgence....
3'20" au km pour les hommes pour une note de 10 les futurs PE hommes sont tous Kenyans!
j'avais vraiment envie de rire ce soir!

Écrit par : Patricia Mesnigé | 08 novembre 2006

CQFD.....Tout ce qui précède est une illustration tellement éclatant de mon ire...Il y a quelques années, les stagiaires IUFM de Montpellier ou de Grenoble, qui avaint quelque chose où je pense, eux, et n'étaient pas des larves dociles comme les petits jeunes futurs profignrards, s'étaient rebellés, tout bonnement contre tout ce folklore psycho-pédago de mes deux, visant , en fait, à HUMILIER individuellement, à casser des âmes, à heurter des sensibilités, à produire donc des pédagogos dociles. Ils racontaient , notamment - au demeurant je me tape le benouasèze par terre si ce mot prend un a ou un e- comment on les faisait dévaler les escaliers en hurlant, meugler dans des pièces obscures xétéra...dans le but "de consolider les dispositions mentales des impétrants à la fonction professorale (rigoureusement sic!!!)
Alors ces gens, Meirieu d'abord, mais aussi Defrance, le si mal nommé, qui s'était fait connaître -et que j'ai connu- ce con, au Lycée Moissan àmeaux, en faisant un cours de philo à poil, exhibant ainsi tout le velu de ses moltogommes......et aussi tous les valets qui "kollaborent à cette machine à décerveler" chère à Jarry, ces pères et mères Ubu sinistres, ces petits Roussanov de la pédagogie sont , oui, je le répète des délinquants majeurs....à traiter comme tel. Maintenant, n'ayant rien à cacher, je suis prêt à revendiquer IN NOMINE ce que je dis là.
Mais braves gens, heureusement, le terrain vient tout guérir, plutôt souffrir en classe que de subir les stages, telle est la devise des profs...D'autant qu'en classe, moi, je m'y sens bien. Et ça fait ma 23ème rentrée où je me sens bien. Ce que j'aime, le matin, c'est voir le soleil monter au -dessus de la colline de Belleville, le ciel rose, l'odeur du café, puis ouvrir mon casier, et , sans même les lire, VIRER A LA POUBELLE TOUT PAPIER ADMINISTRATIF.....quelle jouissance. L'indéboulonnabilité de notre sacerdoce (ou de cartilage, au choix) nous donne en théorie une force prodigieuse, mais que bien d'entre nous, limaces pusillanimes, brebis apeurées n'osent pas utiliser, le POUVOIR DE DIRE MERDE....
Puis, ensuite, le cours, avec la grosse rumeur de la ville en arrière-plan......sublime, forcément sublime;

Instrument
Unique pour
Former des
Malcomprenants

Ah oui, au fait ,les Ethiopiens courent plus vite que les Kényans...Rhalalala, Mâme Michu, i zont ça dans l'corps, les nègues, hein, la course...y son fait pour ça....

Si Flaubert avait parchavé son dictionnaire des idées reçues
peut-ête eût-il écrit
Coureur à pied : Les Noirs sont doués....

Je préfére , pour ma part me rallier à la BAGNERE de Luchon qu'à celle de ROBIEN

Écrit par : montaigneàcheval | 09 novembre 2006

Tiens, Jarry aussi a déblatéré contre les IUFM? Il ne manquait plus que lui! Vous me la baillez belle, Montaigneàcheval!
Je ne comprends pas pourquoi vous éprouvez une telle haine contre not'bon ministre! Lui aussi hait profondément les instituts universitaires de formation des maîtres. Cela devrait vous le faire apprécier, non?

Écrit par : christophe sibille | 09 novembre 2006

Content de voir oser venir s'exprimer ici des étudiants, (peut-être bientôt des stagiaires?) aux yeux de qui la formation dans les IUFM n'est pas à jeter complètement aux orties. Et il faut réellement un certain courage, tant le manichéisme de certains des habitués de ce blog peut être rude! Merci, lie.

Concernant l'épreuve d'EPS, (au delà des barèmes), on peut surtout s'étonner du choix qu'ont les candidats entre les seules disciplines: "danse" ou "course de fond". Et j'aimerais bien voir à quoi ressemblent les crânes d'oeuf du ministère ayant pondu les contenus de cette nouvelle épreuve, (qui date de l'année dernière). Je les imagine volontiers faire des pointes ou chausser des pointes pour donner l'exemple, au sortir du repas bien arrosé au cours duquel a dû leur venir cette idée lumineuse.

Écrit par : christophe sibille | 09 novembre 2006

Sibille, vous êtes sibyllin.......Ne faites donc pas le Jésuite en preant la posture "comment, Mais les IUFM sont de gauche, puisque Robien les déteste". Mais, mon cher, vous semblez oublier que tout le fatras pédagogo des trente dernières années et INDIFFEREMMENT pondu par la gauche ou la droite. Donc, je pense , sauf votre respect, que vous vous trompez lourdement. Ce n'est pas en fustigeant les Instituts Universelles de Fourrage des Malpropres qu'on est de droite. Au contraire, mon bon, si vous saviez....si vous saviez.....

Mais Robien ou Allègre, Chevènement ou Fillon, (auquel vous observerez, j'ai mis ses deux l) même nullité, même mépris universel des enseignants et des élèves. D'ailleurs, nonobstant le fait que Monseigneur de Picardie déteste les IUFM, il se garde bien de les supprimer, ce qui prouve bien que ces boîtes à décerveler sont bien utile au capitalisme pour produire des abrutis....
Quant au reste, je vous remercie humblement de la leçon d'histoire littéraire que vous m'avez administrée. Je ne savais pas que Jarry avait vécu longtemps avant les IUFm (l'heureux homme) , mais je note, votre éminence, je note...

Allez, sans rancune et bÂV

Écrit par : montaigneàcheval | 09 novembre 2006

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-info/chroniques/infoeduc/

(Clicquer sur "le rapport de l'inspection")

Écrit par : D'Enguell | 09 novembre 2006

Montaigneàcheval, que votre haine pour les IUFM ne vous fasse pas perdre votre humour! Et je sais que vous en avez! Je ne présume absolument pas de vos opinions politiques. Si vous saviez!
D'Enguell, merci pour le lien! Très intéressant, à plus d'un titre.

Écrit par : christophe sibille | 09 novembre 2006

Serviteur ! Je ne désinforme pas, moi...

Écrit par : D'Enguell | 09 novembre 2006

bonjour,
Pour simple info :
Gilles de Robien est attendu aujourd'hui à l'IUFM du Mans. Au menu observation des ateliers de travail et discussion avec les futurs professeurs et leurs formateurs.
Le ministre devrait dévoiler les étapes de sa réforme de la formation des maîtres et de l'intégration des IUFM dans les universités.
Si je parviens à avoir des infos supplémentaires des scoops, je vous en fais part.
A bientôt.

Écrit par : utile baron | 09 novembre 2006

J'ai l'impression que not'bon ministre va apprendre des choses... Il faut dire qu'il part quasiment de zéro!

Écrit par : christophe sibille | 09 novembre 2006

Comme tout bon élève, Christophe. Il ne faut pas se préoccuper des conceptions initiales des zapprenants.

Écrit par : D'Enguell | 09 novembre 2006

Ennuyeux quand il s'agit de notre chef, quand même, vous en conviendrez? Remarquez, on a bien eu Monory, dans le passé.

Écrit par : christophe sibille | 09 novembre 2006

Monory, c'était-z-y pas le garageo de la Vienne .....le Raffarien du pneu????
Rassurez-vous Christophe Sibille, je n'ai absoument pas perdu mon sens de l'humour, mais vous savez, comme tous les êtres un peu frustes, un seul chiffon rouge agité devant mes yeux et ....hop.....

Écrit par : montaigneàcheval | 09 novembre 2006

Pour MONTAIGNE A CHEVAL

vous dites "Monory, c'était-z-y pas le garageo de la Vienne .....le Raffarien du pneu????"


Non , je dirais tout simplement un AUTODIDACTE

Cordialement

Écrit par : Patrick (instit) | 09 novembre 2006

Vidéo très instructive !!

http://www.dailymotion.com/search/royal/video/xm3xp_profs-segolene-en-off

Écrit par : Clé | 09 novembre 2006

Merci Clé, j'espère que TOUS les collègues vont la voir cette vidéo. Je savais que cette ... avait déjà tout cela dans son caddie mais de la voir et de l'entendre. J'espère qu'ils ne seront pas trop nombreux les profs qui iront voter pour elle, car il y en aura d'assez c... pour le faire.
Tiens, c'est Montaigneacheval qui a raison, je suis moi-même stupide de vouloir prendre des précautions oratoires avec des gens comme cela.

Écrit par : elisabeth | 09 novembre 2006

Le Monde avait déjà dévoilé ses intentions en février 2006!
Et puis nous la connaissons bien...Elle a sévi 3 ans au MEN!

Écrit par : Clé | 09 novembre 2006

Et alors, en quoi le fait d'être une automobile-tic-tac rendrait particulièrement sympathique. Monory était peut-être un automobile-tic-tac, mais c'était un foutu con....
Moi, tiens, j'avais un grand-oncle, un certain Raymond, con comme un régiment, une cohorte, un escadron, que dis-je une armée de valises à roulettes, qui était aussi automobile-tic-tac...de robinettier, il était devenu petit kapo de PME....eh bien, cette burne à moufle, CHAQUE fois qu'il voyait ma mère, sa nièce, donc, aussi longtemps que je m'en souvienne, il lui disait à CHAQUE FOIS, A CHAQUE FOIS: "ALors Lucienne, les profs???toujours en vacanc es???hmmmmmm???"

Oh, combien de fois ai-je essayé de savoir ce que représentaient 15 ans de taule.....et combien ai-je voulu l'althusseriser...Alors être automobile tic-tac, ce n'est VRAIMENT pas un critère...être fils d'agrégé non plus d'ailleurs....

Écrit par : montaigneàcheval | 09 novembre 2006

Pedro, Pierre-henri, je viens de penser à vous en regardant tout-à-l'heure la Stampa. Un article dit que les facs italiennes sont sur le point de fermer leurs portes faute d'argent...Histoire de vous dire que vous n'êtes pas complètement seuls!

Écrit par : elisabeth | 09 novembre 2006

Bin oui, l'Italie aussi souffre...mais là c'est de Berlusconnerie, ou de son héritage......Question: y a-t-il des IUFM en Italie??Je n'arrive ps à y croire,......des chiottes sales?????dans le pays de Dante, de Monteverdi, de Ciceron?????
Ils auraient un Merioso, un Defransso??????

Écrit par : montaigneàcheval | 09 novembre 2006

Montaigneacheval, je vous fais la bise ( en tout bien tout honneur, vous savez mon côté "collet monté", etc...).
La "chose" PS aurait bien tort de se priver de ces annonces, les profs voient les textes du décret de 50 partir en fumée et que font-ils? Ds mon bahut, j'ai 6 signatures sur la pétition dénonçant la remise en cause de nos statuts. Je l'ai accrochée avant les vacances...
La tactique actuelle de tous les candidats est de déculpabiliser tout le monde en rejetant tous les problèmes de la société sur l'école, et donc sur les baudets que ns sommes. Et ainsi, point de responsabilité parentale, point de responsabilité d'aucune sorte, il suffira de mettre les profs à 35 heures et la France repartira, bien sûr.

Écrit par : elisabeth | 09 novembre 2006

Ce n'est plus sur les enseignants qu'on rejette la faute, vous avez deux métros de retard!
C'est sur les neurotransmetteurs, la preuve, ça se voit à l'IRM: pleins de nouveaux arguments pour les eugénistes de tout poil, parents, gouvernants et enseignants dédouanés de toutez responsabilité.
A quand l'IRM obligatoire avant entretien d'embauche?
Qui est suffisamment doué pour nous écrire à partir de ce thème un nouveau Orwell? un nouveau Huxley?
Il devient inutile de remettre cent fois sur le métier son ouvrage... Si on a pas le neurotransmetteur ad hoc, c'est fichu.

Écrit par : dobolino | 09 novembre 2006

Comme du côté de "Cher Roger...", c'est intéressant ici.

A propos de Ségolène on sait de quoi elle est capable, il a même été question ici de sa bouffonnerie au MEN avec la circulaire du BOEN précisant que les professeurs devaient éviter les termes humiliants dans les bulletins trimestriels... Exemple : "terne", oui terne est humiliant!
Et là , elle a tout compris cette bourique: c'est au collège, une fois de plus , de faire les frais de la débandade de l'enseignement primaire. Si l'on ne parvient pas à remédier ah! les remédiations!...- aux difficultés c'est que nous sommes des incompétents et des grosse larves paresseuses. Elle a vu ça dans son fief ou du temps où elle hantait le MEN?
Qui sont les C... qui lui conseillent ce genre de réflexion?

Envie de carnage ,des fois, de passage au napalm, de sulfateuse et , stop! il faut raison garder.
Ce qui est grave, c'est cette entreprise qui vise à humilier les enseignants, à user leur fierté, leur estime de soi - je pense aussi à une partie d'entre eux qui sont d'entrée de jeu des avachis et des aigris gauchosconcons - avec des textes creux, du jus de crânes éventés, et ça marche!
Allez, je m'arrache! j'ai les idées sombres: il y a des professeurs qui rêvent d'avoir des postes qui leur permettraient, à leur tour, de faire ce sale boulots: petits fonctionnaires aux ordres pourvu que le salaire tombe!

Écrit par : Baltazar | 09 novembre 2006

"Et là , elle a tout compris cette bourique: c'est au collège, une fois de plus , de faire les frais de la débandade de l'enseignement primaire"
Elle a compris, comme tous les autres, ni plus ni moins, ce qu'il fallait dire pour se faire élire par la majorité silencieuse. Remettez en question le suffrage universel, à tout le moins...
Vous croyez donc que les autres corps de métier sont ravis, à titre personnel, par ce que proposent les uns ou les autres?
N.B.: J'aurais écrit bourrique avec deux r? Mais, peut-être que là, vu qu'elle n'a pas de couilles, ça se justifie? Y'en a au moins un qui a l'air de se préoccuper de ce genre d'attributs comme preuve d'efficacité, ici!

Écrit par : zebulon | 09 novembre 2006

Merci Zébulon pour la remarque : le blog fait écrire un peu vite. Un r en moins pour celle qui n'en manque pas, c'était révélateur!....
Le suffrage universel permet ,en effet, de faire élire des monstres ou des incompétents , ce qui est un peu moins grave. C'est un risque. Long débat...Tournicota! n'est-ce pas Zébulon? Tournicoton!

Écrit par : Baltazar | 10 novembre 2006

Oh oui, Balthazar, Tournicotar....

Écrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2006

"Le suffrage universel permet ,en effet, de faire élire des monstres ou des incompétents" :
au moins ça nous laisse le choix démocratique!en cas de dictature, on a souvent un monstre incompétent et pas le choix.

Écrit par : dobolino | 10 novembre 2006

Pas le choix, Tournicochoix

Écrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2006

Le choix cauchois?

Écrit par : dobolino | 10 novembre 2006

BZZZZOING! b'jour Montaigneacheval, Tournicotal

Sur le blog "Cher Roger..." Elizabeth a raison, la majorité des professeurs est contente et accepte les con....pédagogiques et les circulaires et les injonctions des inspecteurs. Triste troupeau: au fond, on en revient toujours à la même conclusion démocratique , la majorité est souveraine: on a les maîtes que l'on mérite. Il y en a qui approuvent la Note de vie scolaire: c'est à pleurer.

Au Mans, Robien à l'IUFM: il va faire des rillettes avec les formateurs? Tournicoteur

Écrit par : Baltazar | 10 novembre 2006

Comme vous avez raison, Baltazar sans hache...Fantastique le degré d'infantilisation des ces profounets qui commentent et approuvent l'incommentable: la note de vie scolaire...Mais, moi, mon bon, je propose d'instaurer une Note de Mort Scolaire, qui sanctionnerait tout élève de ZEP tuant moins de dix professeurs en un an....
Et Triste Troupeau, j'aime

Triste Troupeau
Tristes Tropiques
Là où ça m'pique
C'est sous la peau
Triste topique......

Tournicotique.......

Écrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2006

Tout à fait d’accord : c’est fou le nombre de collègues qui acceptent toute directive ou tout changement de programmes, etc. sans réfléchir.
Alors ? Connerie pure, infantilisme, obéissance automatique à la Führerprinzip ? Y a de quoi se poser des questions.
Henri Gunsberg a écrit des choses intéressantes sur les amis que Ségolène peut trouver chez nos bien-aimés collègues :

« Entendons-nous bien, si j’ai dit que certains enseignants de l’École nouvelle prennent souvent leur dévouement exceptionnel et de tous les instants pour une méthode, cela ne veut pas dire que ces enseignants-là sont nombreux ; ils sont la fierté et le drapeau de l’École nouvelle, mais ils ne sont guère qu’une poignée ; les autres semblent surtout fort satisfaits d’eux-mêmes, de leur ouverture d’esprit et de leur modernisme qui cloue le bec à leurs collègues – car dans ce pays vieillot qu’est la France, pays du petit bistrot et du bas de laine, l’accusation de ne pas être moderne vous fait perdre votre sang-froid. Si certains vantent tant les avantages de la décentralisation et de la cogestion, c’est qu’ils comptent bien se glisser dans les mécanismes et retirer la récompense de tant de mérite. Et si l’enseignant traditionnel a été tellement brocardé pour sa vanité et sa suffisance par les tenants de l’école nouvelle, permettez que je retourne les traits : le professeur qui souhaite si ardemment la création d’un nouveau type d’établissement, de nouveaux rapports et une nouvelle sorte d’enseignement, souhaite trop souvent institutionnaliser sa propre vanité ou satisfaire quelque ambition. Il est facile, lorsqu’on est convaincu de sa supériorité sur ses collègues, de rechercher le jugement permanent des usagers du lycée – jugement qui, croit-on, sera valorisant ; il est tentant, lorsqu’on s’imagine plus habile que les autres, de pousser à une décentralisation qui assure de nouvelles fonctions, de nouveaux titres, de nouvelles satisfactions matérielles ou d’amour-propre. Les professeurs qui sont animés de tels sentiments ne sont pas les plus nombreux, mais leur nombre n’est pas négligeable et ils ont été à la pointe du combat pour la “modernisation de l’enseignement du second degré”, ils ont assez souvent joué, avec d’autres, un rôle essentiel. Sous une apparente humilité et une feinte modestie, ils sacrifieraient volontiers tous leurs collègues à leur appétit d’hommages et de puissance. Plus que les autres, ils sont capables d’un militantisme sans défaillance pour arriver à leurs fins – souvent dérisoires comparées aux buts généraux proclamés à haute voix. Ils ne sont pas la grande foule, soit, mais ils sont efficaces par leur lent travail de fourmi, leur entêtement à s’insinuer partout où l’on se réunit et où l’on jase sur l’enseignement et par leur volonté de rechercher toujours la désignation comme représentant de quoi que ce soit. Ils ne constituent pas la majorité, soit, mais enfin M. Beau-Nombril et Mme Dents-Longues sont devenus des personnages marquants du mouvement pour la rénovation de l’enseignement secondaire. Ce seront eux qui, demain, avec l’appui de naïfs enseignants, de l’administration centrale, des autorités locales, et finalement de la nation entière, exigeront de leurs collègues un assujettissement total qui liquidera l’indépendance d’esprit et l’indépendance tout court. »

Rédigé en 1970 dans “Le Lycée unidimensionnel” cité chez Roger Felts !

Écrit par : Lariba | 10 novembre 2006

Oui, Baltazar sans hache de guerre parce que c'est plus simple mon cher Montaigneacheval sans accent sur le à dada!
Qu'est-ce quon se poile! Tenez, un échantillon de l'esprit de dérision du XVIII°s. , avec le Marquis de Bièvre:
Quelle est la philosophie des puces? La philosophie d'Epicure!
Mais, me demanderez-vous, et la philo. des poux?
Voyons!... celle d'Epictète!
C'était notre séquence piquante sans piment d'Espelette.
BONSOiRRRRR! et à demain si vous le voulez bien!

Écrit par : Baltazar | 10 novembre 2006

Merci Lariba, pour votre clarté , comme toujours. mais dites-moi, mon cher, je viens de teomber sur I-Télé, sur une vidéo de Madame la Baronne De Royal crachant un venin éhonté contre les profs, au motif que cette enflure trouverait indécent que, je cite " les professeurs aillent arrondir leurs fins de mois en donnant des cours particuliers privés en refusant de faire de la REMEDIATION BENEVOLE dans leurs établissements" et elle termine en grinçant "oh, bien sûr, c'est facile de faire ses 17 heures et de se casser"....
Même Poujade n'aurait pas osé. Mais qu'est -ce c'est jouissif....car elle a tombé le masque, cette grue...Dommage que je sois obligé de fustiger une dame, car j'ai une passion immodérée et anïve pour la gent féminine.....Mais là....Saloperie de bourgeoise de gauche mal élevée et qui oublie seulement que ce pauvre De Launay, ci-devant gouverneur de la Bastille en 1789 avait perdu sa tête poudrée de frais pour moin,s que ça......car on n'insulte pas sans conséquence "le peuple"...oh, je sais, certains vont me seriner que nous sommes des privilégiés gngngngngngagnagnagna...eh bien, vous savez tous, sans doute que , en 1970, le traitement d'un certifié en milieu de carrière équivalait à celui d'un commandant ou d'un sous-préfet...en 2000? un profignard est au niveau d'un sergent - major....Belle promotion sociale. Décidément, la gauche pourrissante ne nous aura RIEN épargné.....RIEN......
Ces gueux nous haïssent, parce que nous élevons la populace au rang des branchouilles oberkampfouilles. Fi!!!!!
Quant à la droite poubelle, les sani-broyeurs du capitalisme le plus brutal, né des décombres d'Auschwitz, imaginez s'il se frotte les mains....
Et DSK...alors, gêné aux entournures, le gredin...matois, faisant la chattemitte en duplex...mais non, mais oui, enfin non, DE TOUTES FACONS JE N'AI PAS ENCORE VU LA VIDEO...superbe cet ENCORE....
Raclures, vous nous détestez, mais si vous saviez notre sentiment sans vaseline à votre égard.....C'est NIETZSCHE qui dans "L'Avenir de nos Etablissements d'Enseignement" écrivait " il est quand même étonnant et pour le moins terrible de voir l'ETAT DE SERVITUDE dans lequel on maintient le corps enseignant d'Allemagne. Tout porte à préparer une guerre future par la renonciation aux principes élémentaires de liberté qui construsient l'enseignement et en les remplacement par la docilité"......
Mais c'est vrai, qui se souvien du Vérolé sublime de Sils-Maria...
Certainement pas les rats, les cloportes que je vois s'affairer autour de moi, indiffeérents aux avanies qu'on leur assène, pusillanimes, le dos courbé.....Nous sommes des paysans vendéens devant le Marquis de la Rochejacquelein....nous sommes morts...

Tournicotorts.....

Écrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2006

Désir d'avenir... oui, mais en chanson ! Où donc s'en aller, là-bas fuir...
A voir : http://www.dailymotion.com/video/xlt8y_sego-clip

Écrit par : Laurent | 10 novembre 2006

Cher Montaigneacheval,
Je ne suis pas encore sous la couette et je ne résiste pas au plaisir -petit,petit hédonisme - de dire combien je partage votre indignation "chouanesque" -on peut se permettre des néologismes - face à la poule, sans majuscule, bien moins grande qu'une grue mais qui se pose des échasses , des prothèses, pour se grandir vu qu'elle a le cou trop court -sauf pour la guillotine - . On se mordille pour l'héritage gaullienà l'UMP. Que dire des héritiers de Jean Zay et...de Blum? C'est elle qui mérite d' être tirée comme une volaille, et en face.... sans métaphore freudienne sur le coup à tirer. Beurk!
Les mois à venir vont être durs.
Cher Montaigneacheval il faut penser à se retirer dans votre librairie pour vous ressourcer. Pensez à laisser la cavale à l'écurie!

Moi aussi j'ai ma thébaïde et mes memento mori: c'est salutaire! N'est-ce pas J.-P. B.?... A cheval lui aussi. Cabaliste, va!

Bonne nuit les petits! le marchand de sable est passé.

Écrit par : Baltazar | 10 novembre 2006

Raclures, vous nous détestez, mais si vous saviez notre sentiment sans vaseline à votre égard.....
--------

montaignacheval, il n'y a pas que les politicons qui vous déteste, une bonne frange de la population hait les profs pour tout ce qu'ils représentent, à savoir un miroir tendu devant leurs incapacités et celles de leur géniteurs.

Il suffit d'aller lire les réactions à la vidéo de ségo sur le web de la part d'un paquet d'empaffés qui n'en peuvent plus de piaffer contre les profs.

Là où je suis mais alors HEUREUX, c'est que tous ces imbéciles ont et auront de plus en plus non seulement les dirigeants qu'ils méritent, mais aussi les profs qui vont avec pour leurs enfants.

Et ça va leur couter cher en cours particuliers à tous ces cons!

Écrit par : surtoutplusetreprof | 10 novembre 2006

"Dommage que je sois obligé de fustiger une dame, car j'ai une passion immodérée et anïve pour la gent féminine" Montaigneàcheval.
La passion "anïve" que vous avez pour la gent féminine, je crains pour vous que, entre autres, Ségolène s'en passe volontiers et toutes les autres femelles non voilées (à votre grand désarroi?)... Votre esprit de corps est ridicule: vous fustigez vos confrères que vous reconnaissez vous-même (exagérant comme d'habitude et avec la grossièreté qui vous est familière) à 90 pour cent comme fainéants, stupides, bêtement disciplinés et quand un politique en fait la remarque, vous vous drapez dans votre dignité blessée?
Résolument, le 16/11, je vote pour elle grâce à vos bons soins et sans regrets! Vous aurez au moins servi à quelque chose d'autre qu'à desservir ce blog avec votre aggressivité et votre superbe de mâle dominant. Vous auriez vingt ans,on vous absoudrait mais aux cinquante que vous avouez, je vous plains sincèrement... Montaigne? Etes vous sûr? Alceste n'irait-il pas mieux à vos diatribes suant la haine et la frustration?
Avez-vous vu, les uns et les autres qu'"on" vous proposait un petit bout de discours tronqué datant de janvier 2006. Si on prend une phrase de Brighelli et qu'on la monte en épingle, extraite de son contexte, ne grimperez-vous pas au plafond en criant au crime de lèse-majesté?
Allons-y:
Citation; J.P. Brighelli chapitre IV "De l'inconvénient d'être mort." in A Bonne Ecole dans l'édition J-Cl Gawsewitch page 66
"A ceci près que Bourdieu, fils de petit employé, petit-fils de paysans, a sauté d'une classe l'autre via l'ENS de la rue d'ULM, comme tant d'autres- y compris l'auteur de ces lignes."
Je ne savais pas que lorsqu'on sortait de la fort honorable ENS Saint-Cloud, il était nécessaire de faire croire qu'on sortait d'Ulm pour être audible? Et on se désole après que l'un ou l'autre se targue de titres qu'il n'a point honorablement acquis?
Là, vous êtes passés outre? Moi, oui et je soutiens son discours mais j'ai eu à cette lecture un frémissement de doute sans pour autant lacher prise. Alors, il n'est pas difficile de pardonner à l'autre quand on a pardonné à l'un.

Écrit par : zebulon | 10 novembre 2006

Merci Laurent pour le lien...J'ai explosé de rire... par contre je trouve dommage qu'ils n'aient pas pensé pour la video à nous casser dans un coin un barde propre et gentil sur lui qui gratte un peu de guitare......dans le genre remake d'une fameuse scène de "la vie est un long fleuve tranquille"...

ils auraient pu la jouer ambiance taverne de l'oktoberfest tout de même et nous voilà dans une ambiance buvette d'aumonerie......

ce serait quand même un comble qu'une "Royal" soit la première femme présidente de la République Française....
je veux bien devenir homme pour le coup et perdre de ma naïve féminité...

bonne nuit à tous...

Écrit par : Patricia Mesnigé | 10 novembre 2006

Zaboulon....personnage de la Torah....je me fous comme de l'al-coran que vos me plaigniez ou me fustigiez...vraiment rien à foutre....simplement, comme le disait Trotsky, qui devait être vachement fatigué ce jour-là:"les faits sont tétus"....j'ai tapé "anives" et voulais dire naïves et quand je vois le sinistre contenu de ma salle des profs, je me dis que j'ai des raisons de considérer les élites de la République (ahahaaha) comme des cloportes. Conscience du fait politique: le zéro absolu....ça parle de fifiches de mes deux et c'est trop lâche pour avoir les testicules - je modère mon vocabulaire puisque ça vous choque-pour avoir une opinion, qu'elle fût politique ou autre. Nous sommes des graees larves, entrons nos notes sur des logiciels conçus par des culs à patte, et sommes incapables de nous rebeller.....les profs d'OAXACA par contre, eux, ils affronte la Poliçççççççççççççççççççççççççççççia Merrrikana et résistent contee le capitalisme sans être pour autant des thuriféraires de Castro......alors je vous emmerde, vos cours de morale à 2 euros, allez donc les dispenser où il sied.....au ministère par exemple.
La mère Royal, au fond, qund je lis ce blog, je me dis qu'elle n'a pas tord.....avec ce ramassis de torgadus auxquels la République a confié ses gosses.....LAMENTABLE...de quoi se pendre de désespoir......
Un conseil, si vous me le permettez: vous avez l'étoffe d'un IPR......
TournicotIPR

Écrit par : montaigneàcheval | 11 novembre 2006

Et "ma grossiereté habituelle", j'ose à peine vous dire ce qu'elle vous dit.............quant à mon demi-siècle, je pense à Erik Satie et le paraphrasant je vos dis "j'ai 50 ans et qu'est-ce que j'ai lu comme conneries"...Merci et bonchouar....sans rancune et bien à vous....

Tournicotou

Écrit par : montaigneàcheval | 11 novembre 2006

J'ai fait des tas de faute d'orthographe....mais c'est normal, chuis prof en ZEP...on n'est pas très malins, savez-vous..............

Tournicotou

Écrit par : montaigneàcheval | 11 novembre 2006

Zebulon, idiot ce ton, cette manière de faire la leçon, de placer le débat au niveau des personnes ; ce qui se joue est autre : cette mégère, cette poupée ifop représente un danger que vous semblez méconnaître. La pire des choses qui pouvaient arriver à l'EN : cela pue le bon sentiment, la fraternité, le dévouement catholique ; l'enseignant bientôt deviendra curé, scout, niais ; elle va couler illico les disciplines, mais de l'intérieur, un truc efficace et discret - décentralisation et moraline - à coup de management et de socialisme christique. Nous animerons dans la joie et la bonne humeur. Il faudra en effet apprendre à jouer de la guitare. Changer, dit-elle, la société par l'école : commençons donc par les enfants, fraîcheur et innocence, demain le jour du renouveau. Mort radicale de l'enseignement ; chez Tony Blair voilà qui est déjà fait : le socialisme pragmatique chrétien est arrivé. Au nom des pauvres et des déshérités. Amen.

Écrit par : Laurent | 11 novembre 2006

Bonkour à tous,
On tape toujours sur l'âne qui tire déclare un proverbe. De nombreux exemples passés et présent illustrent cette affirmatio. Je viens justement de relire "Léon Chatry, institituteur" de Jules Leroux, roman largement autobiographique de Jules Leroux, un instituteur ardennais qui conquit Normale-Sup par un travail acharné, et endura, à l'instar de Pergaud , Freinet et d'autres, tous les harcèlèments imaginables, avant d'aller se faire déchiqueter au champ d'honneur de la "Grande Guerre" comme elle est appelée. Moi je dis l'abattoir ou la Grande Boucherie car mon département, la Marne est plein de cimetières et je ne m'y fais toujours pas.
On continue donc à taper sur l'âne qui tire mais sur le blog de Bonnet d'âne on rue dans les brancards , et l'âne, si on prend la peine de s'informer n'est pas celui qu'on croit. D'ailleurs , n'est-il pas le cheval du pauvre?
Merci à vous, Asthina, merci à tous les autres. Je suis occupée par mes recherches sur François Boyer, les répétitions du Requiem de Mozart et des nouveaux chants de Noël ,et les obligations familiales, mais je prends le temps de vous lire. Bonne journée.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 11 novembre 2006

Je corrige : présents, affirmation, harcèlements

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 11 novembre 2006

Zebulon aime sa Margotte Royale et vote pour elle tournicotelle! Petit cerveau tournicoteur, ami de Polux, va faire un tour de manège enchanté. Quel âge as-tu? Quelle expérience de l'EN as-tu? Quelle connaissance des bienfaits de la politique socialiste as-tu dans le MEN?
Zebulon, il est encore temps de consulter un ophtalmo pour te prescrire des lunettes ou des lentilles afin de voir plus clair. Tu seras remboursé par la MGEN.

Mon cher MONTAIGNEACHEVAL, salut! nous sommes proches de la cinquantaine et plein d'énergie, bien plus que certains nouveaux qui trainent leur désarroi après avoir rêvé de gagner la timbale ou qui sont de bons petits soldats formatés dans un IUFM. Je pète le feu et j'ai encore une braise sous la cendre: elle chauffe et rayonne du feu sacré... Trompettes! Tambours!
Et nous sommes endeignants en ZEP. Je ne demande pas encore de mutation ou de transmutation : je veux toujours tenter de transformer le plomb en or en ZEP!

Zebulon est un soldat de plomb et il vote pour une pintade qui a du plomb dans l'aile.

Le manège enchanté est une farce: c'est l'illusion universelle dont Platon ... les mystiques ,les philosophes et poètes, jusqu'au XVII° au moins, nous ont entretenus.

Dasvidania tournicotia!

Écrit par : Baltazar | 11 novembre 2006

Avez-vous oublié, Zébulon comment Ségolène voit chez tout enseignant un pédophile qui sommeille ? Ne savez-vous point comment ses instructions pour la protection de l’enfance ont généré des dérives sans commune mesure ?
Après la publication très rapidement faite de ce texte, connaissez-vous les effets pervers qui ont suivi ?

http://calin.epplug.org/textoff/violences_sexuelles_1997.html

Sur simple dénonciation d’un supérieur hiérarchique au procureur, des mesures disciplinaires et pénales ont été prises à l’encontre d’enseignants innocents.
Sur des rumeurs et des pulsions de vengeance, des collègues ont été démis de leur fonction et emprisonnés sans enquête de justice. Savez-vous combien de professeurs ont eu leur vie ravagée par cette circulaire ? Combien se sont suicidés ?
Avez-vous lu « L’école du soupçon » de Marie-Monique Robin (Ed. La Découverte) qui dénonce ces excès ?
Je pense encore aux condamnations pour « défaut de surveillance » lors d’accidents graves s’étant produits lors de sorties scolaires.
J’espère que vous ne mettez jamais la main sur l’épaule de vos élèves, car vous pourriez être dénoncé.
C’est sûr qu’avec une personne de cette trempe, les enseignants devraient se sentir rassurés en ce qui concerne le respect et la considération que La Royale leur porte !

Écrit par : Alice | 11 novembre 2006

Pardon! pardon! "nous sommes enSeignants" en ZEP. Se relire, je le radote tous les jours dans les oreilles de mes chers petits.

A propos de soupçon, c'est l'évolution de notre société qui est beaucoup plus sécuritaire qu'on ne le dit et cela sans que Sarko y soit pour quelque chose.

Les relations humaines se distancient, elles se dépersonnalisent et s'asceptisent. Ségo est une hygièniste! Il y en a d'autres.
Petite anecdote: hier à la Fnac une mère dit à son bout de chou adorable qui traine derrière elle:"tu n'es qu'un ventre sur pattes!"
Imaginez l'indignation de Ség! Vite! la police doit arrêter cette marâtre! Entre les pattes d'éducateurs Sociaux Rouges - éducatueurs! -, elle sera heureuse la petite.

Écrit par : Baltazar | 11 novembre 2006

Ne cherchons pas d'explication trop sophistiquée. Comme l'a fort bien dit Jean-Paul, les hommes politiques font en ce moment assaut de démagogie, à un point qu'un n'avait, je pense, jamais atteint. Il est clair que les profs sont moins nombreux que les parents, donc flatter les parents contre les profs, c'est faire coup double. Royal fait cela aussi bien que Robien quand il a essayé de monter les parents contre les instituteurs en prétendant que la méthode globale devais disparaître des écoles, (l'imbécile!)
Cela fait plusieurs années que je dis que Royal est une réelle s..., (au vrai sens du mot, pas au sens macho). Je le lui ai même dit en face, (en des termes moins crus) il y a cinq ans. A propos d'un instit qu'elle avait tenté de faire emprisonner pour pédophilie, à la suite d'une simple maladresse commise pendant un stage. Il est vrai que c'était en période électorale!
Jean-Paul, vous qui faisiez l'article pour "Charlie-hebdo" à propos de l'excellente Caroline Fourest, (sans avoir cité Fiametta Venner!), lisez également les articles d'Anne-Sophie Mercier (à propos de Royal) dans le même organe de presse. Le personnage est décortiqué d'une manière assez jubilatoire, et dramatique à la fois! (tous les numéros depuis 6 semaines.)
Bon week-end (pluvieux) à tous.

Ecrit par : christophe sibille | 11 novembre 2006

Écrit par : christophe sibille | 11 novembre 2006

Trouvé sur les dépêches de l'AFP:

Vidéo piratée : "méthode inqualifiable" et "coup bas" (porte-parole Royal)


Les trois porte-parole de Ségolène Royal ont qualifié samedi la diffusion sur internet d'une séquence piratée de la candidate PS, de "méthode inqualifiable" et de "coup bas".

Dans un communiqué, Jean-Louis Bianco, Arnaud Montebourg et Gilles Savary ont dénoncé "la méthode inqualifiable consistant à utiliser des propos extraits d'une vidéo improvisée et tronçonnée, datant de près d'un an et concernant en une réunion de travail interne".

Cette réunion consistait "en une discussion à bâtons rompus, avec des enseignants et des chefs d'établissement, à la recherche de solutions contre la marchandisation du soutien scolaire", ont-ils souligné.

Ségolène Royal a "affirmé dans sa pré-campagne que l'éducation sera au premier rang de ses priorités. C'est sans doute pour cela que l'on tente de porter le discrédit sur sa détermination. Mais les militants socialistes ne seront pas dupes de ce +coup bas+", selon les porte-parole de la présidente de la région Poitou-Charentes.

"Chacun sait bien que si la gauche revient aux responsabilités, elle mènera une politique aux antipodes de celle de la droite. Les enseignants seront mieux épaulés, mieux accompagnés, mieux respectés, dans le combat commun pour la réussite scolaire", écrivent encore les deux députés et le député européen.

J'aime beaucoup le "chacun sait bien" apporté comme preuve du soutien que nous pouvons attendre de Ségolène.

Comme quoi, il faut différencier la politique "interne" et la politique "externe"! Bon moyen de nous inspirer confiance!

Écrit par : Alice | 11 novembre 2006

"Mieux épaulés, mieux accompagnés, mieux respectés"!
Mais on n'a aucune envie, Cher Monsieur, d'être "épaulés'", encore moins "accompagnés" (comprendre "fliqués" -vive le "conseil pédagogique"!) par ces gens-là. Surtout pas par ces gens-là! Parce que leur "aide", ce sera l'ingurgitation forcée des 15 000 pages de Meirieu, pour y apprendre ce que c'est qu'une non-école et comment il faut (ne pas) y enseigner!
Quant à être "respectés" par eux, parlons-en! N'est-ce pas Allègre qui a diminué de 17% le taux de rémunération des heures supplémentaires et traité les professeurs d'absentéistes impénitents?
Cela, oui vraiment, "chacun le sait bien"!
Le "combat (pas commun du tout, jamais, au grand jamais!) contre la réussite scolaire"!
"Une politique aux antipodes de la droite"? Voire! En tout cas pour le même objectif: l'"Europe de la connaissance" (antiphrase orwellienne - comprendre: "de l'ignorance généralisée").
Quant à Madame Royal, ils essaient tous de rattraper la sauce. C'est l'affolement! Le problème, c'est que ce qu'elle a dit, elle l'a dit!

Écrit par : Jean | 11 novembre 2006

Le ressentiment anti-enseignant c'est porteur et ça ne coûte rien comme arguments comme tout boniment démagogique.
Ségolène & Co espèrent qu'il se trouvera assez de gens souffrant de ce ressentiment. Ils vont penser "Enfin, on va faire bosser ces branleurs !"

Qui n'a jamais entendu de la part de beaufs de droite comme de gôche : "Alors, toujours en vacances ?". On n'entend jamais balancer au notaire ou au toubib : "Alors toujours plein aux as ?" Comme quoi, le temps fait plus de jaloux que l'argent !
De plus, pour ces punaises, les enseignants ne bossent pas quand ils font cours, ils ne font qu'emmerder les élèves et tout le monde étant ancien élève ça fait des clients potentiels, coco ! Tout le monde a un avis sous prétexte d'avoir posé son cul sur une chaise dans une salle de classe, ça fait encore plus de monde que de sélectionneurs du Café du commerce, hips !

Et quand ce n'est pas certains collègues qui n'en ratent pas une pour battre leur coulpe. Influence catho et propagande SGEN : l'enseignant est toujours coupable de quelque chose, sauf ceux qui y ont reçu la révélation ! "L'enfant ne ment pas", dixit Ségolène... On va nous "accompagner" ! Vocabulaire hospitalier employé comme euphémisme pour "fliquer". Toujours le contrôle.
J.-C. Milner avait tort en disant que le SGEN était le seul syndicat qui militait pour l'abaissement moral et matériel de ses membres : le SNES est sur les rangs ! Comme quoi, la France a un gros problème avec ses syndicats, voir le récent livre d'E. Seznec.

Aurons-nous un gransociologue pour faire l'étude de ce racisme particulier ? On rêve de voir Dubet et Urluberlat sur le coup, commande d'État, bien sûr ;-)

Écrit par : Lariba | 11 novembre 2006

J'approche la cinquantaine, je ne sais toujours pas pour qui voter... Il n'empêche que des collègues qui vont (largement) arrondir leurs fins de mois chez Acadomia and Co, il y en a un paquet! Et demandez-leur de faire un peu de soutien (qui n'est pourtant pas bénévole), ils n'ont pas le temps les pauvres...
Pourquoi les défendre, ils font le lit d'une future privatisation de l'EN...
Quand je relis "la fabrique du crétin" je n'ai pas l'impression que JPB les porte dans son coeur: alors double langage de certains sur ce blog ou aveuglement de ceux devant qui on agite trop de chiffons rouges (comme la jupe de Ségolène)!

Écrit par : denis | 14 novembre 2006

Ce n'est qu'un petit bout de lorgnette, mais en matière de crétinerie....

http://bboeton.wordpress.com/2006/11/14/education-attention-aux-sectes/

Cordialement

Écrit par : L'Abrincate | 15 novembre 2006

Bonsoir,


toute petite étude de texte partielle:
quand vous dites, Monsieur le professeur, je cite: "D'ailleurs, est-il bien raisonnable d'obliger les futurs profs à subir, des heures durant, des cours auxquels ils trouvent peu de satisfaction", ne seriez-vous pas en train de faire du "pédagogisme" en négatif?
Avant de crier au loup dès qu'un professeur dit, simplement, que pour qu'il y ait savoir et acquisition durable et pérène de ce savoir, il faut qu'il y ait d'abord et avant tout intérêt de la part de l'élève, c'est assez proche de ce que vous dites dans la citation.
L'intérêt n'est pas incompatible avec le goût du travail et de l'effort, et tout comme il est illusoire de penser que l'élève doit être à tout prix conforté dans ses représentations, il est à mon avis tout aussi illusoire de revendiquer cette éternelle "baisse du niveau" et fabrique du crétin,,d'autant plus que vous êtes, en tant que professeur, le premier à les fabriquer, ses crétins, si vous passez votre temps à le dire haut et fort plutôt que de vraiment leur permettre d'apprendre à réfléchir et à penser.

pour ma part, la formation IUFM s'est révélée émancipatrice et totalement en phase avec toutes les richesses du métier ainsi que ses limites et ses possibilités. C'était l'IUFM de Créteil, en formation Arts Plastiques, et toute l'équipe de formateurs était loint d'être constituée par des "bras cassés" car ils ont su simplement et efficacement ne pas nous infantiliser.
Donc OUI aux IUFM avec de bons FORMATEURS, ce qui suppose des moyens pour une chose essentielle: la formation des formateurs et non le recrutement de tous ceux qui veulent fuir les salles de classe du secondaire.

à bon entendeur.

Écrit par : vincent servoz | 15 novembre 2006

Merci à Vincent pour son message. Peut-être va t-on pouvoir commencer à voir s'exprimer la majorité silencieuse?

Écrit par : christophe sibille | 16 novembre 2006

"On n'entend jamais balancer au notaire ou au toubib : "Alors toujours plein aux as ?" Comme quoi, le temps fait plus de jaloux que l'argent ! "
Lariba
Bien sûr que si! C'est quasi quotidien et comme les professions libérales doivent se vendre, il est indispensable d'arborer lors de ce type de provoc un sourire de bourgeois satisfait et nanti même si on se demande comment on va régler les factures, car, comme dit la sagesse populaire:"Vaut mieux faire envie que pitié!". Un professionnel qui crie misère n'inspire pas la confiance. Il est indispensable d'arborer tout signe extérieur de richesse possible. Ma voiture a onze ans et 350000 km mais je fais en sorte que tous pensent que c'est le fait d'un choix dissident ou d'une radinerie et non un manque de moyens. Si je ne prends pas de vacances, c'est par passion du travail!

Écrit par : dobolino | 16 novembre 2006

Merci à Vincent pour son message. Peut-être va t-on pouvoir commencer à voir s'exprimer la majorité silencieuse?
Ecrit par : christophe sibille | 16 novembre 2006

Oh! Sieur Sibille,ne vous vient-il pas à l'idée que ce puisse être une minorité silencieuse?
comme cirsconstance atténuante on peut néanmoins vous accorder que vous devez vous sentir bien seul sur ce blog parfois;):)
Excusez moi, je n'ai pas pu m'empêcher cette petite pique espiègle de bon matin...
bonne journée

Écrit par : Patricia Mesnigé | 16 novembre 2006

Tu filtres ?

Écrit par : toto | 16 novembre 2006

Cela vient effectivement moins à mon idée qu'à la vôtre, Patricia! Mais vous êtes excusée!

Écrit par : christophe sibille | 16 novembre 2006

Je prépare le capes de lettres modernes. Naïve, je me suis inscrite à l'iufm. Quand on m'a parlé des "savoirs savants", ça m'a fait tousser, quand on m'a dit que la BD créée à partir du Roman de Renard était aussi littéraire que le texte lui-même, j'ai eu comme des démangeaisons. Quand on m'a donné comme référence une grammaire dans laquelle on peut trouver la phrase suivante : "En matière d'expression écrite, l'action de l'école se situe entre le pôle-source de la reprise conformes des éléments de discours déjà-là et le pôle-cible des créations originales réussies", ça m'a fait pleurer les yeux.
Pour des raisons de santé, je ne vais plus à l'iufm, et pour des raisons sanitaires qui concernent toute la nation, il me semble que la fermeture de ces établissements pathogènes est une urgence absolue.

Écrit par : ariane | 16 novembre 2006

Vincent a écrit:
"Pour ma part, la formation IUFM s'est révélée émancipatrice".
On aimerait bien partager cet enthousiasme!
Malheureusement, on lui a appris à l'IUFM que "pour qu'il y ait savoir et acquisition durable et pérène (pérenne?) de ce savoir, il faut qu'il y ait d'abord et avant tout intérêt de la part de l'élève", ce qui est évidemment complètement faux. Car la pédagogie, ce n'est pas faire faire aux élèves ce qui les intéresse, mais réussir à les intéresser à ce qu'on leur fait faire. Nuance! Quand vous dites à vos élèves, Vincent, que vous allez expliquer en classe les Femmes savantes, vous n'allez pas d'abord leur demander si ça les intéresse, ce serait absurde. Il n'y connaissent rien et vous répondront évidemment qu'ils préfèrent du Bégaudeau - non, je plaisante! L'intérêt pour les Femmes savantes naîtra chez les élèves de l'explication même des Femmes savantes. Et puis quand bien même l'intérêt pour les Femmes savantes ne serait pas né chez tous les élèves l'année où vous en aurez fait l'explication, comme la portée d'un chef-d'oeuvre est universelle et intemporelle, rien ne vous dit que ce que vous avez semé ne germera pas dans vingt ans et que les vers que vous aurez fait apprendre par coeur à vos élèves en dépit de leur pente naturelle et des conseils de l'IUFM ne leur reviendront pas en mémoire au moment le plus inattendu, en écho à leur expérience de la vie. Nous-mêmes éprouvons une véritable jubilation à citer , en pensant à ces Trissotins modernes que sont les pédagogistes, ces vers des Femmes savantes:
"Mais j'aimerais mieux être au rang des ignorants
Que de me voir savant comme certaines gens."( Clitandre désignant Trissotin).
Vous mettre dans la tête, comme l'a fait l'IUFM, que l'intérêt éprouvé par l'élève doit être déterminant dans le choix de ce que vous lui faites faire en classe, ce n'est pas, Cher Vincent, de l'émancipation, c'est du corsetage idéologique , ce n'est pas de la formation, c'est du formatage. L'IUFM vous a, tout simplement, menti, sur ce point comme sur maints autres, tout en prétendant vous servir la Vérité avec un grand V.
D'ailleurs, aujourd'hui, qui, en dehors des IUFM eux-mêmes, accorde encore le moindre crédit aux IUFM, même si l'on peut y rencontrer, de manière isolée, quelques professeurs de bon sens dont on se demande ce qu'ils sont allés faire dans cette galère et comment ils s'accommodent de l'ahurrissante idéologie dominante de ces instituts?
Une question essentielle, Vincent, à laquelle vous n'aviez pas pensé: qui formera les formateurs de formateurs de formateurs, et les formateurs de formateurs de formateurs de formateurs?

Écrit par : Jean | 16 novembre 2006

On pourrait aussi fermer les établissements ET créer un pôle d'expats, qui expliquerait le déjà-là du pôle-source à l'université de sexologie de Bénarès.
On n'en entendrait plus jamais parler...

Écrit par : D'Enguell | 16 novembre 2006

P.S. Le post d'Ariane illustre on ne peut mieux ce que je viens d'écrire!
Ariane, votre bon sens est tonique. Avez-vous signé et fait signé à vos collègues l'Appel pour la refondation de l'école (sur www.refondation-ecole.net )?
N'hésitez pas à envoyer à Laurent Lafforgue tous les témoignages de ce genre que vous pourriez avoir, les vôtres et ceux de vos collègues. Il est preneur! (laurent@ihes.fr)
La grammaire selon l'IUFM, ce n'est même pas Trissotin, qui n'est qu'un insupportable pédant, c'est Diafoirus, qui ajoute à la pédanterie la bêtise crasse! Trissotin plus Diafoirus! Voirement, on est bien engendrés!

Écrit par : Jean | 16 novembre 2006

"fait signer", évidemment! Ah, ce clavier!

Écrit par : Jean | 16 novembre 2006

Bravo Monsieur !

Cela fait des années que je dis ce que vous dites sur les IUFM en me faisant traiter de vieux con retardataire y compris pour la globale, les maths modernes, la table de multiplication, le français et l'orthographe.

Ouf ! Enfin quelqu'un d'intelligent.

Amicalement.



G.FAVIER

Écrit par : FAVIER Gabriel | 16 novembre 2006

"Avant de crier au loup dès qu'un professeur dit, simplement, que pour qu'il y ait savoir et acquisition durable et pérène de ce savoir, il faut qu'il y ait d'abord et avant tout intérêt de la part de l'élève, c'est assez proche de ce que vous dites dans la citation."

Ecrit par : vincent servoz | 15 novembre 2006

"Car la pédagogie, ce n'est pas faire faire aux élèves ce qui les intéresse, mais réussir à les intéresser à ce qu'on leur fait faire. Nuance! Quand vous dites à vos élèves, Vincent, que vous allez expliquer en classe les Femmes savantes, vous n'allez pas d'abord leur demander si ça les intéresse, ce serait absurde."

Ecrit par : Jean | 16 novembre 2006
Excusez-moi, Jean, mais je n'ai pas vu où Vincent prétendait qu'il fallait d'abord demander à l'élève ce qui l'intéressait avant de lui proposer. Cela me semble friser le procès d'intention!

Écrit par : christophe sibille | 16 novembre 2006

« Emancipatrice » pour qui, les profs ou les élèves ?
Emancipatrice, de quoi et de qui ? Sommes –nous en classe pour nous libérer ? Nous libérer de la culture classique ? Ou nous libérer des théories constructivistes ?
Je reconnais que le peu de bons formateurs que j’ai rencontrés étaient plutôt spécialisés dans les domaines de l’art. Or, ces disciplines seraient de plus en plus amoindries afin de se concentrer sur « un socle commun ». L’an dernier, l’on m’a dit à l’IUFM, que les stages de formation continue en arts plastiques pour les PE seraient supprimés à partir de 2007-08. Tant mieux pour ceux qui en ont profité, maintenant il ne restera pour nos élèves de milieu défavorisé que la télé !
Sur le terrain, je constate qu’en maternelle les activités en arts plastiques sont très parcimonieusement pratiquées par les jeunes formatés. Voire, elles deviennent un prétexte et servent de décor aux apprentissages plus nobles que sont la lecture (globale) et les mathématiques.
Or, si l’on tient compte du développement de l’enfant et de ses compétences, ces disciplines sont essentielles à leur maturation. Car, en maternelle, le jeu et la créativité sont les médiateurs de la connaissance.
Alors que l’on peut déplorer des activités d’animation pure en secondaire, on retrouve en maternelle une absence de vecteurs conduisant aux apprentissages. Il demeure des étapes à franchir que je trouve de plus en plus éludées dans les pratiques des jeunes PE. Toute activité ayant obligation d’être « productive », le domaine des arts devient un prétexte à tout et n’importe quoi. Et je ne parle pas de l’initiation aux oeuvres de peintres ou de musiciens qui disparaît alors qu’elles demeurent pourtant les fondements de la culture. Si vous pouviez voir comme les élèves sont heureux d’apprendre ce que je leur transmets alors qu’ils s’ennuient ferme (grande question chez les pédagos) à ingurgiter un lexique de mots dont seule la première lettre leur évoque une notion péniblement discernée.
Alors, zut, où se cachent les nouvelles instructions pour développer la culture dans les écoles de France ?

Écrit par : Alice Vanzetti | 16 novembre 2006

Donc, Alice.

Écrit par : Alice | 16 novembre 2006

je vous aime bien JPB.

Écrit par : lenat | 16 novembre 2006

Tout à fait d'accord avec vous, Alice Vanzetti.

Écrit par : catmano | 16 novembre 2006

Alice,
Vous dites "IUFM" la fermeture de ces établissements pathogènes est une urgence absolue".
J'ajoute : également une urgence de santé publique.

Processus utilisé dans les IUFM :
Lavage de cerveau des futurs enseignants avec pour objectif la conversion de la pensée en masse et la soumission intellectuelle.
Ces futurs enseignants lavent à leur tour le cerveau de leurs élèves.
Et ces élèves provoquent des conflits au sein de leurs familles et endettent leurs parents avec soutien, psycho, ortho, grapho...

IUFM
Institut d'Utilisation de Formatage de la Matière.

Moyen : Sémantique usuelle mixée avec du vocabulaire incompréhensible pour le pauvre quidam, afin que leur supercherie soit présentée comme une amélioration des apprentissages.

Finalité : Tous les accros, béats d'admiration sont incapables, pour beaucoup de détecter cette fraude organisée, et ces accros se chargent de transmettre leurs convictions en toute impunité et sans contrôle.

Un peuple sans instruction et qui ne pense pas est un peuple soumis et maléable à souhait.

Écrit par : Carole | 16 novembre 2006

Bien sûr, bien sûr... Complotisme pas mort?

IUFM
Institut d'Utilisation de Formatage de la Matière.
Ecrit par : Carole | 16 novembre 2006

Ce que vous dites n'a aucun sens, par quelque bout qu'on prenne cette expression, et dans quelque sens qu'on la lise.

Écrit par : christophe sibille | 17 novembre 2006

Christophe Sibille,

Institut, vous savez ce que cela veut dire.

Utilisation, je le pense également.

Formatage : formater, formateur, formation, formalité, formel.
Modèle de pensée imposé (sans esprit critique, pensée unique, abandon du pouvoir aux autres....)
L'IUFM est une superstructure qui alénie la liberté de pensée individuelle.
Ex : On parle de repentance sur la colonisation. Cela me fait sourire.
Car les chercheurs ont colonisé l'esprit des enseignants, et à travers eux les enfants (futurs adultes).
Et sous le contrôle total de la Gauche.

Matière : Dualisme entre philisophie et physique.
Physique, je ne vais pas vous faire un cours.
Philosophie : Matière mentale: En logique, associé à l'esprit du latin spiritus "souffle" qui anime la matière. L'esprit c'est le principe rationnel qui gouverne le monde (conscience des actes, témoin de notre indépendance...).
Matière maléable : ex : en politique, elle est utilisée pour "jouer un rôle qui compter". Stratégie axée sur une politique précise.
N'est-ce pas le cas des IUFM ?

Écrit par : Carole | 17 novembre 2006

En politique "un rôle qui compte".

Écrit par : Carole | 17 novembre 2006

Alors, zut, où se cachent les nouvelles instructions pour développer la culture dans les écoles de France ?

Ecrit par : Alice Vanzetti | 16 novembre 2006

maintenant nicolas et bart/ vous dormez au fond de nos cœurs/ vous étiez tous seuls dans la mort/ mais ENSEMBLE nous vaincrons/
Ensemble, c'est au-dessus des partis, des parties et des croyances
Excusez, je ne faisais que passer mais Vanzetti m'a sauté aux yeux comme un coup de pied au derrière...

Écrit par : dobolino | 17 novembre 2006

Carole, votre définition des IUFM est tout à fait représentative des lieux. Je ne suis pas étonnée que leurs acteurs fassent semblant de ne pas comprendre les allussions ciblées que vous marquez sensiblement.
Ce qui m'épate plus que tout, c'est la technique IUFuMiste qui tient à considérer la possibilité et l'assurance soi disant données aux élèves d'être et de demeurer libres dans la construction de leurs savoirs, alors que ces mêmes "cadres" ne supportent pas une seconde la liberté de penser et d'enseigner chez les profs. Mon père disait toujours en parlant des curés: "Leur règle et leur loi, c'est: fais ce que je te dis, ne fais pas ce que je fais!" Je retrouve les mêmes comportements chez les spécialistes du formatage. A chacun sa croyance, à chacun son credo , mais qu'on n''impose pas aux païens de ne pas croire. Si cela dérange que JP.B fasse allusion avec virulence à l'opium du peuple, cela pourrait offusquer autant que l'on ait à subir l'opium que nous souffle dans les narines et dans l'esprit les constructivistes. Toutes ces manipulations étant toujours pratiquées dans l'idée d'un bienfait pour l'humanité. Bonjour!

Écrit par : Alice | 17 novembre 2006

Les commentaires sont fermés.