21 octobre 2006
Pour solde de tout compte
Pour solde de tout compte
Pardon pour le plaidoyer pro domo qui suit. Mais il est temps, me semble-t-il, à quelques mois des Présidentielles, et au milieu des torrents de boue qui commencent à se déverser, ici comme ailleurs, de remettre les pendules à l’heure. « Une école sous influence » est en librairie, et avant que d’aucuns me fassent un mauvais procès avant même de l’avoir lu, j’en rappellerai ici les grandes lignes.
Philippe de Villiers approuverait, me dit-on, quelques-unes de mes « idées » ; Nicolas Sarkozy serait en phase avec certaines autres. Tant pis, tant mieux. Dois-je protester ? Me couvrir la tête de cendres ? À quoi bon ?
Peut-être ces idées, qui d’ailleurs ne sont pas exclusivement les miennes, correspondent-elles aux soucis contemporains…
C’est Thierry Jonquet, peu suspect de sympathies droitières, qui rappelait brièvement (dans « l’Ecole face à l’obscurantisme religieux », Max Milo Editions) que Villiers a dénoncé, sans être démenti (et le MRAP, qui avait dans un premier temps porté plainte, vient de la retirer) les menées de ces intégristes qui instrumentalisent l’Islam tout entier. Ou que Sarkozy a été à peu près le seul à appeler un chat un chat, et Tariq Ramadan un ennemi des Lumières.
Ni Thierry Jonquet ni moi ne partageons quoi que ce soit avec Villiers ou Sarkozy. Mais le fait est là : si on laisse aujourd’hui à la seule extrême-droite le privilège d’énoncer quelques vérités blessantes, on fait le lit du racisme. Parce qu’à des analyses difficiles mais nécessaires, on substituera un prêt-à-penser passionnel et mortifère.. Si une vraie gauche rappelle que, comme l’aurait dit Hugo sur son lit de mort, « c’est aujourd’hui le combat du Jour et de la Nuit », on a une petite chance de replacer le débat sur le terrain politique et républicain.
J’ai dit « républicain » : ce doit être un gros mot, pour certains de mes détracteurs, particulièrement dans cette gauche loukoum composée de sociaux-démocrates qui ne renieraient pas Tony Blair, et de petits ambitieux qui, faute de talent, comptent sur l’élection d’une personnalité sans envergure pour grignoter un poste ou un autre. Ils n’ont pas eu Jospin en 2002, ils n’ont toujours pas compris pourquoi, leurs appétits frustrés se sont aiguisés — au secours, la gauche la plus bête du monde revient.
Et la droite la moins intelligente (cette fois, ce n’est pas moi, c’et De Gaulle) rivalise en ce moment de propositions démagogiques, en pensant attraper le maximum de mouches. Quid d’un projet politique, d’un côté ou de l’autre ?
Tous mes instincts, tout mon passé, me portent à gauche — mais quelle gauche ? Celle d’une candidate qui soigne son icône faute d’avoir un programme ? Ou d’un capitaliste qui ressemble à s’y méprendre aux bourgeois jadis portraiturés par Ingres, avec les mêmes mœurs et les mêmes amis ?
Le seul discours de gauche, actuellement, est tenu par Fabius — quoi que je pense de son passé, ou de l’authenticité présente de ses positions. Ou de sa capacité à faire passer une autre politique. Je sais simplement qu’il y a autour de lui des hommes et des femmes doués de discernement, et moins corrompus que les autres.
Les sondages lui donnent moins de 10% des voix de gauche. C’est dire l’état dans lequel se trouve le PS. À force de se vouloir attrape-tout, il a rattrapé la droite. Bientôt l'extrême-droite ?
Peut-être faut-il d’ores et déjà se fixer des buts réalistes — demander l’impossible, et préparer 2012, par exemple. Tenter de restaurer la République, fort menacée ces derniers temps. Peut-être faut-il dire (mais je l’expliquais déjà, ici même, dans une note du mois de mai, « le nœud du problème ») qu’il nous faut choisir entre la voie difficile d’un retour aux valeurs républicaines, et les facilités d’une démocratie de plus en plus molle, qui offrira des tribunes à tous ceux qui défendront leurs intérêts, leurs avantages, ou leurs superstitions. Bref, un retour à l’Etat, ou la dilution dans le règne de l’individu.
Et quel individu ?
Un homoncule formaté par une école qui, de plus en plus, évite soigneusement de porter dans le crâne des enfants un quelconque savoir cohérent ? Un gogo à qui l’on a fait croire qu’il pouvait s’exprimer, alors qu’il n’avait rien à dire ?
Et pour cause : on s’est bien gardé de mettre quoi que ce soit, sinon des poncifs dangereux, dans son crâne désespéré.
Désespéré, parce que je crois très fort que tous les enfants ont une immense envie d’apprendre, et que s’il y a eu tant d’écoles dévastées lors des émeutes de novembre 2005, c’était par dépit — parce que les jeunes des cités n’y avaient pas trouvé les nourritures terrestres qu’ils étaient en droit d’en attendre.
La loi Jospin de juillet 1989, en posant le dogme de la « liberté d’expression » des élèves, alors même que l’idéologie pédagogiste contribuait déjà à éviter que ce même élève ait quelque chose de sensé à dire, a accentué la dérive vers les communautarismes les plus divers. Chacun désormais est un oracle. Quand bien même il se contente de répéter, en la déformant, une culture familiale parfois peu inspirée.
Qui ne voit que « respecter » les opinions de chacun, en souhaitant à toute force l’expression prioritaire des « différences », c’est ne voir que ces différences ? Qui ne comprend que faire une distinction entre Noirs, Maghrébins, Chinois, c’est leur renvoyer à la tête la couleur de leur peau ou leurs pratiques cultuelles ? C’est ne les voir que sous leur couleur.
J’ai des élèves de toutes origines. Quasiment tous Français. Et je ne vois, dans l’école de la République, que des Français. Point / barre.
Dialoguant avec Jean Baubérot, spécialiste officiel de la laïcité, le seul à ne pas avoir voté le rapport final de la commission Stasi sur les signes religieux à l’école (voir le Point du 19 octobre), j’ai appris — un peu stupéfait, tout de même — que la République ne respectait pas les femmes, puisqu’elle ne les distinguait pas en tant que femmes. Mais qu’une religion qui les voile, ou qui les engloutit sous une burka, puisqu’elle les reconnaît comme femmes, quand elle ne les lapide pas, les respecte davantage…
Le barbare nouveau est arrivé. Il est, au sens le plus étymologique du terme, celui qui ne parle pas la langue de la Cité — mais qui éructe celle des cités. Ce n’est qu’en acquérant le véhicule linguistique commun au pays dans lequel on vit que l’on peut effectivement tenter d’échapper au ghetto, et à la fatalité sociale — parce qu »’il n’y a pas, dans une nation où l’école joue pleinement son rôle, de fatalité sociale. Le barbare nouveau, qui parle si bien le « djeune », traite ses amis et ses ennemis de « sale feuj », sans sourciller ; forcé »ment, dans une époque de grand désarroi économique et culturel, on en revient aux boucs émissaires traditionnels — les Juifs (Ilan Halimi n’a été enlevé, séquestré, torturé et achevé que parce que dans l’esprit de ses trente tortionnaires — l’équivalent d’une classe entière —, il était riche, puisque juif), et, surtout, les filles (voir ma note « Pitié pour les filles »).
Et je m’étonne un peu que des féministes convaincues, qui brûlaient leurs soutiens-gorge à l’aube des années 1970 parce qu’elles y voyaient un signe d’aliénation, tolèrent tant de voiles sur la tête des jeunes femmes d’aujourd’hui. Le progrès, ces temps-ci, avance à reculons.
Mais sans doute avons-nous l’école que nous méritons, en ce moment. Encore un effort, et nous retournerons à l’âge de pierre.
Si, en écrivant cela, je suis, comme me l’écrivent certains, un affreux, un fasciste, un nazi, et que sais-je encore, c’est que, comme disait Laclos, « les vices se sont changés en mœurs », et qu’il n’y a plus qu’à tirer l’échelle. D’ailleurs, j’abandonnerai ce blog après les élections, parce que j’en ai un peu marre de me faire insulter par des cloportes.
Que faire pour eux — pour remonter, encore une fois, le niveau ?
Recopier ces dernières réplique de l’acte II du Caligula de Camus — un autre affreux, celui-là, qui n’avait pas bien saisi en quoi les exactions des uns et des autres, en Algérie, étaient des œuvres de Justice…
Dialogue entre le jeune Scipion, quelque peu idéaliste, plein d’espoir en la vie, et l’empereur qui regarde déjà vers l’autre versant :
« - Tous les hommes ont une douceur dans la vie. Cela les aide à continuer. C’est vers elle qu’ils se retournent quand ils se sentent trop épuisés.
- C’est vrai, Scipion.
- N’y a-t-il donc rien dans la tienne qui soit semblable, l’approche des larmes, un refuge silencieux ?
- Si, pourtant.
- Et quoi donc ?
- Le mépris. »
Jean-Paul Brighelli





Commentaires
bravo pour ce texte : il est consternant de voir cette inversion des valeurs : traiter de droitier le vrai républicain, le véritable homme de gauche. Bien sûr, l'impression de découragement est grande, surtout quand c'est la droite qui s'attaque à la pédagogie ambiante, accentuant le risque d'amalgame entre républicain et droitier. Le républicanisme est mal défendu : soit l'on est taxé de réac, soit tout le monde se veut républicain et démocrate (ce qui dès lors n'a plus de sens).
Le découragement est grand ; par contre, vous n'avez pas le droit de céder, pas vous...
Ecrit par : truffe | 21 octobre 2006
bravo pour ce texte : il est consternant de voir cette inversion des valeurs : traiter de droitier le vrai républicain, le véritable homme de gauche. Bien sûr, l'impression de découragement est grande, surtout quand c'est la droite qui s'attaque à la pédagogie ambiante, accentuant le risque d'amalgame entre républicain et droitier. Le républicanisme est mal défendu : soit l'on est taxé de réac, soit tout le monde se veut républicain et démocrate (ce qui dès lors n'a plus de sens).
Le découragement est grand ; par contre, vous n'avez pas le droit de céder, pas vous...
Ecrit par : truffe | 21 octobre 2006
Soit, allons-y pour le mépris... Sage conseil.
Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2006
"D’ailleurs, j’abandonnerai ce blog après les élections, parce que j’en ai un peu marre de me faire insulter par des cloportes".
Certainement pas Jean-Paul, ce serait leur donner la victoire sans combattre.
C'est le devoir de ceux qui voient clair d'éclairer les autres.
Et les autres comptent sur toi et sur tous ceux qui te ressemblent.
Tu n'a pas le droit de les laisser tomber.
N'est-ce pas Brassens qui a chanté:
Le premier qui dit la vérité,
il doit être fusillé.
Pour un qui te crache dessus il y en a combien qui t'approuvent ?
Allons courage !
DELAVANT
Ecrit par : DELAVANT | 21 octobre 2006
D'accord sur presque tout dans votre texte (gros bémol sur la priorité donnée aux valeurs républicaines dans l'ensemble du staff fabiusien).
Pour paraphraser les tontons flingueurs, "on agit ou on méprise ?" Les deux mon général ! Deux mots d'ordre : "Pfff" et "taïaut" !!!
Ecrit par : dk | 21 octobre 2006
Bravo pour votre texte !!
Courage, nous n'en sommes qu'au début.
Il faut rétablir en France et vite un patriotisme populaire.
Ecrit par : Olivier | 21 octobre 2006
Une grande partie de la confusion vient du mélange (opéré par tout le monde) entre les deux sens du mots "culture". Pour simplifier :
A) la culture personnelle, c'est-à-dire l'ensemble des méthodes et des savoirs qui permettent d'appréhender le monde, de le comprendre et d'en parler.
B) la culture collective, c'est-à-dire le sens anthropologique. La culture française, culture occidentale, etc.
A force de confondre les deux, on court à la catastrophe. Lorsque JPB parle de "culture", à mon avis, il parle du sens A : ce qui permet de comprendre le monde. Quand l'extrême-droite, par exemple SOS education, parle de "culture", elle parle du sens B, et, en particulier : défense de la culture française, de l'occident, du terroir et toutes ces bêtises.
Ce qui est très inquiétant, c'est que les pédagogistes aussi confondent les deux. Par exemple, ils parlent de la "culture jeune" (sens B), sans se demander si cette culture, d'un point de vue individuel, permet effectivement de comprendre mieux le monde (sens A).
Quand un jeune dit "sale feuj" à tout le monde, cela participe de la culture au sens B : d'un point de vue anthropologique, cela relève d'une forme de comportement social, assimilable, d'une façon neutre et scientifique, à une culture. Mais pour ce jeune, pris individuellement, cela ne constitue pas pour autant une culture (sens A), c'est-à-dire un outil qui lui permet de saisir correctement le monde dans lequel il vit.
Et ça, c'est un piège terrible dans lequel on enferme les gens, puisqu'on en vient à les ranger à priori dans des catégories pré-établies. Quand Frackowiak décrit la visite d'intervenants africains, il fonde son récit sur une représentation culturelle (sens B) -- d'ailleurs étourdissante de naïveté (1). Il n'imagine pas qu'un intellectuel africain puisse aussi être un homme de grande(s) culture(s) (sens A) : Vincent Mudimbe, par exemple, lit couramment une douzaine de langues (dont le grec ancien), et n'a pas besoin de tambouriner un djembé pour être l'un des plus grands penseurs de la planète. Même chose pour Senghor, Césaire, Glissant, Dakeyo, Mabanckou et tant d'autres.
Dit plus simplement, l'extrême-droite et les pédagogistes assimilent tous les deux (2) l'expérience individuelle à l'expérience collective et sociale. Si je suis français, pour l'extrême-droite, je dois défiler sous les oriflammes bleu-blanc-rouge en pleurant d'émotion aux exploits de Charles Martel à Poitiers (pas moi, en tous cas). Si vous êtes Africain, pour Frackowiak, vous devez vous balader en boubou et donner des coups sur un tamtam en prenant l'air inspiré.
Un minimum de formation philosophique, ethnologique, anthropologique devrait empêcher ce genre de confusion. Rien que la lecture d'un livre de vulgarisation, comme "De près de loin", de Claude Lévi-Strauss, devrait y aider.
Que l'extrême-droite ne prenne pas la peine d'acquérir un minimum de méthode, soit, elle est à son niveau, elle est dans son rôle. La stupidité demeure son fond de commerce.
Mais que des professeurs, cadres de l'éducation nationale ou des intellectuels disposant d'influence, comme Frackowiak ou Bégaudeau, soient infichus d'ouvrir un dictionnaire au mot "culture" et finissent par recourir à des clichés aussi minablement éculés que "les noirs ont le rythme dans le sang", c'est la marque d'une régression phénoménale de la vie intellectuelle dans ce pays.
Je parlais des grands intellectuels Noirs : Mudimbe enseigne à Duke, Glissant à New York et Mabanckou à UCLA. La France, elle, encense Bégaudeau, finance Frackowiak et ses tam-tams. Ai-je bien dit : catastrophe ?
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(1) "Dans une école, un beau jour, on rencontre des africains dans les couloirs vêtus de leurs beaux costumes traditionnels. Bientôt, enfermés dans les classes, les élèves entendent les sons caractéristiques des djembés, de la musique, des rythmes… "
Pierre Frackowiak, "De la classe à l'école". Le texte ne date pas de l'exposition coloniale de 1931, mais de 2006.
(2) à des degrés très divers, et pas du tout au même niveau de dangerosité. Encore une fois, je ne les mets pas dans le même panier.
Ecrit par : Pierre-Henri | 21 octobre 2006
"D’ailleurs, j’abandonnerai ce blog après les élections, parce que j’en ai un peu marre de me faire insulter par des cloportes. "
pourquoi pas tout de suite? :)
Ecrit par : la femme chocolat | 21 octobre 2006
Quatre mots et 3 signes de ponctuation sans aucun "gros mot"... Bel effort, la femme chocolat. En progrès, peut mieux faire (mais elle n'est pas obligée).
Ecrit par : catmano | 21 octobre 2006
"N'est-ce pas Brassens qui a chanté:
Le premier qui dit la vérité,
il doit être fusillé."
Ecrit par : DELAVANT | 21 octobre 2006
Non, c'est Guy Béart, le gauchiste bien connu, et ce n'est pas: "il doit être fusillé", mais: "il doit être exécuté". C'est aussi de la culture. Avant de faire la leçon, balayez devant vos portes.
Ecrit par : christophe sibille | 21 octobre 2006
Restez chez vous, sans vous faire pendre, femme chocolat, votre aire de jeu habituelle sent-elle trop mauvais ?
JPB, du nerf, le cloporte se raréfie avec l'hiver, et devient parfois aphone (sans col roulé, le faune prend froid)
Ecrit par : D'Enguell | 21 octobre 2006
la femme chocolat si JPB vous dérange tant que cela vous pouvez toujours zapper son blog....
JPB tu n'es plus tout seul , tes vérités font du bien !Ce blog aura sans doute encore plus de raison d'être après les élections! Plus que jamais nous devons réveiller les consciences républicaines, le Marathon en vaut la chandelle!
je n'ai pas le temps de m'attarder aujourd'hui les we avec 4 gamins sont plutôt chargés...
PS: JPB nous avons ce we un étudiant chinois en MPSI à la maison et il nous a demandé de l'aider pour son cours sur "un amour de Swann"....J'aurai du m'immiscer dans ton cours lundi dernier...
à plus tard
Bonne journée à tous ceux qui viennent régulièrement ici ...en particulier, Catmano, Dobolino (bien que parfois on pourrait vous surnommer Diabolino[ petite boutade en passant] ) Toto , le Hell's... Merci pour ce soleil du sud qui commence à sérieusement nous manquer à Paris...
et bonjour le sieur Sibille voilà longtemps qu'on ne vous avait vu...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 octobre 2006
C'est où qu'on signe pour le maintien du blog après les élections ?
Ecrit par : catmano | 21 octobre 2006
5 mots, ne t'en déplaise :)
les insultes c'est surtout le rayon de toto, dans le genre graveleux, et celui de votre gourou, dans le genre politique.
son dernier opuscule de la pensée villieriste se vend sans doute moins bien que les précédents, alors il se retire indigné.
grand bien nous fasse. adieu brighelli, tu as fait tout le mal que tu as pu à l'école, fils indigne de la laïque ; va donc planter des choux ! l'heure de la retraite a sonné depuis longtemps !
à moins qu'une carrière politique t'ait été promise après les élections.... à l'UMP, comme ton ami Le Bris ?
Ecrit par : la femme chocolat | 21 octobre 2006
"C'est où qu'on signe pour le maintien du blog après les élections ?
Ecrit par : catmano | 21 octobre 2006 "
"La bêtise insiste toujours." Camus, la Peste
Ecrit par : la femme chocolat | 21 octobre 2006
Très bon texte, plein de vérités, et surtout qui revendique enfin une vraie gauche républicaine, laïque, intelligente... Et avec des accents de Desproges dans le phrasé, ne mentez pas JP, on vous a reconnu... En tout cas, merci encore de remuer le gros tas de sable mou...
Ecrit par : Luminoute | 21 octobre 2006
Votre tutoiemement de coco, pubard ou syndicaliste, femme chocolat, fleure le ton policier à l'égard de prévenus...
Qui donc se révèle sous la "casquette" laïque ?
Ecrit par : D'Enguell | 21 octobre 2006
merci pour les insultes, digne de ton gourou :)
toujours le bel et bon argument qui tue, hein? :D
Ecrit par : la femme chocolat | 21 octobre 2006
"D’ailleurs, j’abandonnerai ce blog après les élections, parce que j’en ai un peu marre de me faire insulter par des cloportes".
Oh non ! vous êtes le seul a oser dire haut et clair ce que beaucoup pensent, vous êtes un porte-drapeau. Honte à nous qui ne vous soutenons pas assez pour compenser les insultes des ignares.
Ecrit par : Elisabeth | 21 octobre 2006
JPB. Pardon pour le plaidoyer pro domo qui suit. Mais il est temps, me semble-t-il, à quelques mois des Présidentielles, et au milieu des torrents de boue qui commencent à se déverser, ici comme ailleurs, de remettre les pendules à l’heure.
« Une école sous influence »
Si une vraie gauche rappelle que, comme l’aurait dit Hugo sur son lit de mort, « c’est aujourd’hui le combat du Jour et de la Nuit », on a une petite chance de replacer le débat sur le terrain politique et républicain.
Réponse de Marc :
Tous les citoyens ont envie de remettre leur pendule à l’heure. Personnellement je n’ai pas la prétention de le faire pour les autres. Les idéologies sont toutes chloroformées ou, alambiquées pour ne laisser couler que le marc des connaissances que l’on veut bien nous inculquer. A qui la faute ? A la fausse gauche ?
JPB. Ils n’ont pas eu Jospin en 2002, ils n’ont toujours pas compris pourquoi, leurs appétits frustrés se sont aiguisés — au secours, la gauche la plus bête du monde revient.
Et la droite la moins intelligente (cette fois, ce n’est pas moi, c’et De Gaulle) rivalise en ce moment de propositions démagogiques, en pensant attraper le maximum de mouches. Quid d’un projet politique, d’un côté ou de l’autre ?
Réponse de Marc :
Jospin s’est sabordé tout seul sans l’aide de qui que se soit. Quant aux appétits frustrés, il en est le digne représentant son retour en est cruellement un exemple. Je comprends que pour lui et ses partisans les socialistes sont les plus bêtes du monde.
JPB.Le seul discours de gauche, actuellement, est tenu par Fabius — quoi que je pense de son passé, ou de l’authenticité présente de ses positions. Ou de sa capacité à faire passer une autre politique. Je sais simplement qu’il y a autour de lui des hommes et des femmes doués de discernement, et moins corrompus que les autres.
Réponse de Marc :
Si Fabius se comporte en homme de gauche, c’est qu’il veut ratisser tous ceux qui ont voté NON au référendum sur la constitution européenne, c’est l’unique sens qu’il donne à cette option idéologique.
JPB. Qu’il nous faut choisir entre la voie difficile d’un retour aux valeurs républicaines, et les facilités d’une démocratie de plus en plus molle, qui offrira des tribunes à tous ceux qui défendront leurs intérêts, leurs avantages, ou leurs superstitions. Bref, un retour à l’Etat, ou la dilution dans le règne de l’individu.
Réponse de Marc :
Je pense que ce texte est démagogique, car il ne reflète que les propos intellectuels d’une seule personne, qui place l’individu dans un rôle de figurant. Figurant républicains, figurant dans une société ou seul les élites auraient le droit de d’exister politiquement, auraient le droit de s’exprimer. Ce sont les peuples qui font les révolutions, Ce sont les peuples composés d’individus qui ont crée notre république.
IL faut changer au 21èmes siècles ce type de langage, il est le ferment d’une polémique orchestrée, engagée pour qui ?
JPB.Et je m’étonne un peu que des féministes convaincues, qui brûlaient leurs soutiens-gorge à l’aube des années 1970 parce qu’elles y voyaient un signe d’aliénation, tolèrent tant de voiles sur la tête des jeunes femmes d’aujourd’hui. Le progrès, ces temps-ci, avance à reculons.
Réponse de Marc :
L’état prend des gants pour parler de la loi 1905, je ne pense pas que se soit aux féministes d’en être courroucées. Puisque l’état n’est pas capable de prendre des décisions claires, C’est au peuple composé d’individus qui doit par référendum exprimer ce qu’il veut dans sa république.
JPB.Si, en écrivant cela, je suis, comme me l’écrivent certains, un affreux, un fasciste, un nazi, et que sais-je encore, c’est que, comme disait Laclos, « les vices se sont changés en mœurs », et qu’il n’y a plus qu’à tirer l’échelle. D’ailleurs, j’abandonnerai ce blog après les élections, parce que j’en ai un peu marre de me faire insulter par des cloportes.
Réponse de Marc :
Si on accepte de traduire son idéologie dans un blog, il ne faut pas s’étonner que cela ne face pas plaisir à tout le monde. Maintenant traiter l’individu de Cloporte n’est pas la meilleure façon de faire de la psychologie, cette réponse pourrait être perçue comme celle d’une personne à qui nous aurions titillé son Ego, à une personne qui n’accepte pas la contradiction.
Salutations
Marc.Rode
Ecrit par : Marc.Rode | 21 octobre 2006
"à moins qu'une carrière politique t'ait été promise après les élections.... à l'UMP, comme ton ami Le Bris ?"
Ecrit par : la femme chocolat | 21 octobre 2006
Même si Jean-Paul est parfois un peu, disons, "outrancier", le comparer à Le Bris, qui, lui, est franchement antipathique, et fait d'ailleurs un peu penser physiquement à un homme politique très à droite de la droite, et qui vient à la jubilation quasi-générale de se prendre une baffe juridique conséquente autant que méritée, me paraît ne devoir rendre service à personne. (Pardon pour l'accent circonflexe, mais cette réforme de l'aureteaugraf me déplait souverainement).
Bonjour à vous aussi, Patricia... Malgré nos points de vue radicalement opposés sur beaucoup de choses...
Ecrit par : christophe sibille | 21 octobre 2006
En lisant votre message Monsieur Sibille, je ne peux que me congratuler de ma magnifique prose passée inaperçu sur le sujet précédent.
« Certaines personnes sur ce blog ne sont même pas assez dignes de recevoir du mépris.
La plupart d’entre vous – et spécialement les gôschystes intellectuels humanistes doués d’un sens artistique surdéveloppé, qui bien que prônant une égalité impartiale, sont les premiers à se confiner dans une impossible et inenvisageable supériorité évidente justifiée par toutes sortes de pédanteries sophiste(-iquée)s – seraient bien incapables de penser autrement que par procuration.
Si le mythe de l’intellectuel de gauche est chaque jour démenti, celui de l’imbécile heureux est quant-à lui bien loin de l’être. »
Ecrit par : Estil | 21 octobre 2006
Arrêter ce blog, ce serait vraiment dommage car cela ferait une voix (essentielle) en moins contre la bêtise! La vie ne s'arrêtera pas après les prochaines élections présidentielles. Courage!
Arrêtons les insultes et retournons à nos moutons, pardon nos élèves pour les aider à apprendre plus et mieux.
Ecrit par : gelsomina | 21 octobre 2006
la seule fabrique du crétin, c'est ce blog.
sa fin sera salutaire
Ecrit par : la femme chocolat | 21 octobre 2006
La femme chocolat, vous l'avez trouvée où votre citation, il n'y en a pas encore des papillottes dans les supermarchés ?
Ecrit par : catmano | 21 octobre 2006
" Le Bris, qui, lui, est franchement antipathique, et fait d'ailleurs un peu penser physiquement à un homme politique très à droite de la droite..."
Bon? très intéressant .. c'est vraiment très très très intéressant.
Ecrit par : le chien de nutella | 21 octobre 2006
"le comparer à Le Bris, qui, lui, est franchement antipathique, et fait d'ailleurs un peu penser physiquement à un homme politique très à droite de la droite, "
Sincèrement Cricir tu ne le connais pas, il est trop excelent ce chti gars....
Bon, je vois que vous avez hérité de la cocogroupie de l2d2, bon courage ..... ;))))))) cé pô oune flèche....
à+
Ecrit par : toto | 21 octobre 2006
Je vois que l'atmosphère sur ce blog est électrique.
Un peu de détente.
Aujourd'hui, en mettant un peu d'ordre dans mon ordinateur, j'ai retrouvé une lettre - écrite en juin 2004, après une année scolaire particulièrement éprouvante -, que j'avais envoyé au Ministre de l'éducation nationnale de l'époque, François Fillon. Son cabinet m'avait répondu de façon courtoise et ammusée.
Monsieur le Ministre,
j’étais censé enseigner les rudiments de la physique dans une classe de seconde, classe où un tiers des élèves ne savait pas convertir les centimètres en mètres et ne maîtrisait pas la division - je passe sur la maîtrise de la langue et « l’attitude citoyenne » !
En cette fin d’année, j’aimerais vous faire part de la folie (fruit d’une « injonction paradoxale - double bind - » selon Grégory Bateson, comme par exemple, puisque tout est affaire de pédagogie, faire passer les élèves, en supprimant les redoublements, dans la classe supérieure alors qu’ils ne comprenaient déjà pas grand chose dans le niveau inférieur. Les gourous pédagogistes qui vous conseillent n’ont-ils jamais lu un livre de l’école de Palo Alto dont Grégory Bateson était le mentor ? ) qui est le lot quotidien des élèves et des professeurs.
Tout petit, j’étais fasciné par une émission de télévision qui s’appelait les Shadoks – concentré de folie, révélé sur petit écran en cette folle année 68 de ce déraisonnable XXème siècle. Jamais je n’aurais cru qu’à l’aube du troisième millénaire le quotidien des Shadoks deviendrait le mien.
Pour résumer : la principale occupation des Shadocks était le pompage. Je me souviens de l’antienne que Claude Piéplu, de sa voix inoubliable, répétait : « et ils pompaient… et ils pompaient… et ils pompaient… » Les Shadoks ne se révoltaient pas, pourquoi se révolter d’ailleurs ? Pour les Shadoks, « la plus grave maladie du cerveau, c’était de réfléchir.» Il fallait pomper, encore et toujours. C’était tout.
Et la finalité du pompage, alors ? « Avec un escalier prévu pour la montée on réussit souvent à monter plus bas qu’on ne serait descendu avec un escalier prévu pour la descente », un tel raisonnement n’était pas accessible aux Schadoks, à moins d’être très gravement malades. Les Shadoks pompaient parce qu’il fallait pomper. Point. Pomper était l’horizon des Shadoks.
Aujourd’hui, cette farce bouffonne n’est plus circonscrite au petit rectangle lumineux de mon téléviseur, mais a gagné l’Éducation Nationale !
Les élèves pompent. Je pompe. Tout le monde pompe… Pourquoi ? Personne ne le sait. Réfléchir est devenu une maladie.
Pour se soustraire au pompage – doit-on leur en vouloir ? –, des élèves, chaque jour plus nombreux, ne viennent plus en cours.
Et ce qui me sidère, c’est qu’on nous martèle – serait-ce pour rythmer le pompage ? – que le niveau monte ! Comment est-ce possible ? Alors que tout le monde pompe…
Soyez assuré, Monsieur le Ministre, que l’année prochaine, pour renverser la tendance, mes élèves et moi ferons de notre mieux, et que nous continuerons de pomper… pomper…pomper…
« C’est tout pour aujourd’hui ! »
Bon dimanche.
Philippe
Ecrit par : Delarouzée Philippe | 21 octobre 2006
"classe où un tiers des élèves ne savait pas convertir les centimètres en mètres et ne maîtrisait pas la division -"
Picbille dogmatique de merde + Mal fait ...
LE souci c'est que c'était pô au ministre qu'il fallait l'écrire ta bafouille (en 2004) c'est plutôt aux ânes qui ont conçu Picbille Ribambelle Ratus Justine ETC ETC ETC .....
Merci pour ton témoignage Philippe.
Ecrit par : toto | 21 octobre 2006
bravo JPB,
il y a longtemps que je me pose la même question sur les féministes, un blanc leur disant un mot de travers se fait instatanément traité de macho, mais devant tariq and co on se prosterne?
mabiche
Ecrit par : mabiche | 21 octobre 2006
Bravo pour la teneur du billet.
La "qualité " des injures qui alimentent certains commentaires devrait vous convaincre à elle seule de continuer.
Simplement, un blog est un "espace privé largement ouvert au public". Je vous suggère respectueusement de le débarrasser de ses étrons malodorants, dès lors qu'ils n'apportent rien au débat.
Ecrit par : Réacs de Gauche | 21 octobre 2006
Juste pour vous mettre les boules un chtit peu ...
http://philippe.ruelen.free.fr/
Quand tu vas voir tes parents le weekend tu peux leur dire que tu es "chercheur", c'est BIEN mieux que 'colbeau' à la Sorbonne ou rue Machin....
Ecrit par : toto | 21 octobre 2006
Les fameuses "Philippiques" :o)))))))
C'est pô gagné, mais on va bien les faire 'suer' .
Ecrit par : toto | 21 octobre 2006
"N'est-ce pas Brassens qui a chanté:
Le premier qui dit la vérité,
il doit être fusillé."
Ecrit par : DELAVANT | 21 octobre 2006
Non, c'est Guy Béart, le gauchiste bien connu, et ce n'est pas: "il doit être fusillé", mais: "il doit être exécuté". C'est aussi de la culture. Avant de faire la leçon, balayez devant vos portes.
Ecrit par : christophe sibille | 21 octobre 2006
Réponse à Christophe Sibille:
Merci pour la mise au point. Quant à "il doit être fusillé" ou "il doit êytre éxécuté", où est la différence, puisque le résultat est le même.
Sans rancune.
Ecrit par : DELAVANT | 21 octobre 2006
(surtout quand ils émanent de commentateurs courageusement anonymes)
Ecrit par : Réacs de Gauche | 21 octobre 2006
Confronté à la dureté du combat politique (et antipédagogiste), on peut parfois en avoir ras l'bol et faire le coup du mépris et de l'abandon… Bien entendu c'est la mauvaise solution. Pratiquement tous les commentaires vont dans ce sens… Mais c'est Philippe qui détient la vérité : pas de mépris mais de l'HUMOUR.
Oscar Wilde disait que l'humour était la politesse du désespoir : J.P. que vous soyez dans le plus grand désespoir ou avec seulement quelques aigreurs d'estomac, quelques bonnes louches d'humour et ce blog repartira pour cent ans…
R.F.
Ecrit par : Roger FELTS | 21 octobre 2006
Rions un peu pour détendre l'atmosphère.
Un prof de physique dit à ses élèves:
- L'eau bout à 90 degrés...
Une élève:
- M'sieu, l'eau elle bout à 100 degrés.
Alors le prof:
- Où avais-je la tête ? L'eau bout à 100 degrés. C'est l'angle droit qui bout à 90 degrés.
Si vous connaissez d'autres blagues sur l'Éducation Nationale n'hésitez pas, ça rétablira l'équilibre.
Ecrit par : DELAVANT | 21 octobre 2006
ouuuups attention moi je ne parlais pas de Delarouzée Philippe (excellent post) mais bien de philîppe.Ruelen (chercheur practicien autoproclamé)
Ecrit par : toto | 21 octobre 2006
Bien que je sois d'accord en partie avec vous sur le constat je constate l'inefficacité, depuis déjà plus de vingt ans, des pamphlets nombreux sur l'enseignement .
Les meilleurs deviennent au mieux des succès de librairie, aucun n'a pu enrayer la colonisation du système éducatif par ceux que j'appelle les" termites" fruits des amours incestueuses de l'Éducation Nationale et de la FEN.
Le tour de passe-passe qui a servi d'idéologie à cette colonisation, le "pédagogisme" consiste à confondre systématiquement deux niveaux celui des politiques éducatives où, bien évidemment, le clivage droite/ gauche est pertinent et celui de la pédagogie* où il n'a pas lieu d'être.
"Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, l'important c'est qu'il attrape les souris" disait Deng Siao Ping pour sortir du désastre où le dogmatisme maoïste avait plongé la Chine.
C'est l'imposture qu'a cautionné Lionel Jospin mais les dérives avaient commencé dès 1969. L'absence de réflexion notamment sur l'Enseignement professionnel et l'Enseignement Supérieur ont conduit à la démagogie actuelle et à la spirale infernale que vous décrivez.
* J'emploie ce terme au sens quel ui donnaient Émile Durkheim ou Ferdinand Buisson
Ecrit par : Philinte | 21 octobre 2006
" Le Bris, qui, lui, est franchement antipathique, et fait d'ailleurs un peu penser physiquement à un homme politique très à droite de la droite..." Christophe Sibille
Sieur Sibille vous vous abaissez au délit de faciès ...effectivement nous avons des points de vue radicalement opposés...je ne suis pas sûre de continuer à avoir la courtoisie de vous dire bonjour . Expliquez vous...
auriez vous glissé sur ce chocolat 100% lécithine de soja répandu par la femme chocolat?
"(surtout quand ils émanent de commentateurs courageusement anonymes)"
Réacs de gauche... no comment si ce n'est que l'imagination des anonymes pour trouver un pseudo est à applaudir chez certains ... Sigmund aurait sans doute écrit une interprétation des pseudos à mourir de rire...
Merci Catmano , j'ai bien ri avec votre dernier post boutade!
et j'ai souri aussi, l'allusion aux papillottes m'a renvoyé des images de Noël que mes chères petites têtes,jamais en retard sur le sujet commencent à attendre avec impatience,elles ne sont pas les seules d'ailleurs ;)... images étoilées:)
Bon dimanche.
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 22 octobre 2006
Hello Patricia, bonjour du matin.
Catmano et ses papillottes m'ont renvoyé à ce film plutôt humaniste, "Les aventures de Rabbi Jacob", dans un temps où l'obscurantisme reculait, il me semble.
Néanmoins les Khmers Rouges fourbissaient leurs armes, Khomeiny était encore à Neauphle, et les Jean-Paul potes d'hier n'étaient pas les mêmes qu'aujourd'hui.
Et c'est ce dernier point qui dérange le plus ?
Ecrit par : D'Enguell | 22 octobre 2006
"Ah Monsieur d'Ormesson, vous osiez déclarer
qu'un air de liberté flottait sur Saïgon
avant que cette ville, s'appelle ville Ho-Chi-Minh..."
Jean Ferrat
(interdit d'antenne)
(on se demande toujours pourquoi)
Ecrit par : D'Enguell | 22 octobre 2006
Par souci d'honnêteté intellectuelle je crois qu'il est nécessaire de donner la parole à Jean Bauberot.
On peut ne pas être d'accord sur ses conclusions mais ses arguments méritent d'être entendus.
Laïcité, le grand écart
POINT DE VUE
, par Jean Baubérot
LE MONDE | 03.01.04 | 15h02
Pouvons-nous - en la matière - presque tout concéder aux Alsaciens-Mosellans et pratiquement rien aux musulmans ?
Nous utilisons avec gourmandise l'expression "exception française" et l'appliquons volontiers à la laïcité. Or notre spécificité la plus forte est ailleurs, dans la capacité à maximaliser l'écart entre principe et réalité. Nos principes nous apparaissent tellement universels que nous comprenons mal qu'ils ne constituent pas la référence de nombreux pays ; pourtant, la réalité empirique française n'arrive pas, elle-même, à s'y conformer.
Ce paradoxe m'obsède depuis ma participation à la commission Stasi et mon refus de voter la proposition d'interdire les signes religieux "ostensibles" à l'école publique. Cette abstention ne signifie pas que je me drape dans la posture de l'opposant. Notre rapport constitue, sur beaucoup de points, une avancée importante. Mais Jacques Chirac nous avait demandé une "réflexion sur l'application du principe de laïcité", et, rétrospectivement, je trouve que nous n'avons pas su élucider le rapport entre principe et application. De là une faille qui risque de tout compromettre.
En effet, si la laïcité constitue un "principe universel" (ce dont, en bon Français, je suis persuadé), le centenaire de la loi de 1905 sera le moment privilégié pour tenter d'en convaincre l'opinion publique d'Europe et d'autres pays démocratiques (ou qui aspirent à l'être). Mais ces étranges étrangers ne vont pas juger la laïcité dans l'abstrait ! Puisque la France revendique d'en être la patrie, ils vont jauger sa capacité à résoudre les conflits. Or je crains que le dispositif législatif qui se prépare, et qui entrera précisément en application à la fin de 2004 et en 2005, n'exacerbe les tensions.
Le pire n'est jamais sûr, et il peut encore être évité. A une condition : poursuivre la réflexion en travaillant sur les paradoxes, les impensés du rapport Stasi, afin d'être plus au clair avec nous-mêmes.
Ainsi serons-nous davantage crédibles hors de nos frontières. Et je me situe délibérément dans cette optique internationale même si, comme tout autre citoyen, la situation française en tant que telle m'importe beaucoup. Aujourd'hui, qui peut, en effet, valablement, tracer une frontière entre l'externe et l'interne ? Ne vivons-nous pas, dramatiquement, chez nous, les conséquences de la disparition des espoirs de paix au Proche-Orient ?
La Commission proclame elle-même la nécessité d'éviter "la logique réductrice et stigmatisante de -l'-approche limitée à un seul signe et dans le seul cadre scolaire". Le président Chirac, de son côté, privilégie une approche globale et affirme : "Le peuple français est riche de sa diversité. Une diversité assumée et qui est au cœur de notre identité." Mettons donc, un moment, entre parenthèses notre obsession nationale (depuis 1989 !) : le foulard. Le problème posé semble clair : nous montrer inventifs pour transformer ce pays, qui a vécu des siècles d'uniformité, en nation qui sait réaliser, de façon non communautariste, une réelle diversité. Si, en 2005, il apparaît manifeste que nous progressons dans cette voie, alors la laïcité française sera rayonnante à travers la planète.
Partons-nous de rien ? Certes pas. La deuxième partie du rapport Stasi titre : "La laïcité à la française, un principe juridique appliqué avec empirisme", et justifie ce titre en précisant : "La laïcité n'a pas les mêmes contours à Paris, Strasbourg, Cayenne ou Mayotte." Sauf qu'ensuite - impensé majeur ! - il n'est question que des "contours de la laïcité" à Paris. On ne nous dit rien sur Cayenne et Mayotte et on ne retrouve Strasbourg que... dans la quatrième partie : "La commission estime que la réaffirmation de la laïcité ne conduit pas à remettre en cause le statut particulier de l'Alsace-Moselle." Et elle se contente de proposer un seul petit aménagement, refusant même d'envisager la disparition des crucifix dans les salles de classe de l'école publique de cette partie de la France.
Ce grand écart entre principe et réalité fait courir le risque de la déchirure musculaire. La laïcité est un principe constitutionnel. Mais qu'entend-on par là ? La commission répond : le "régime juridique précis issu de la loi du 9 décembre 1905 (...), principe fondateur". Ailleurs, elle ajoute, à juste titre, les lois scolaires des années 1880. Fort bien, mais aucune de ces lois n'est applicable aux trois départements de l'Est. Alors, j'aimerais que l'on m'explique : soit la République, constitutionnellement "indivisible", admet que des règles constitutionnelles ne s'appliquent pas dans une partie de l'Hexagone, soit la définition de la laïcité constitutionnelle déborde les principes affirmés, mais alors il est facile de démontrer que cette définition ne distingue en rien la France de ses pays voisins. Au contraire, la laïcité française apparaît plus cléricale que, par exemple, la laïcité dont parle la Cour constitutionnelle italienne.
On connaît la réponse habituelle : les Alsaciens-Mosellans n'étaient pas là en 1882 et en 1905. Argument dangereux s'il fait quitter les principes au profit d'un "legs de l'histoire": envisageons ce qu'il donnerait appliqué à une population musulmane qui n'était pas là non plus à la même période. Pourtant, bien qu'étant personnellement favorable à l'application des lois laïques en Alsace-Moselle, j'ai accepté, comme tous les autres, cette partie du texte. Pourquoi cette unanimité ? Parce qu'on applique les principes de façon rigide ou élastique selon que l'on perçoit ou non une menace. Contrairement à ce que l'on croit, notre politique est moins guidée par la raison que par l'émotion et la peur.
Il n'est pas honteux de se sentir menacé, à condition de savoir surmonter une peur mauvaise conseillère. Il y a des limites à la géométrie variable de la diversité ! Pouvons-nous - en matière de laïcité - presque tout concéder aux Alsaciens-Mosellans et pratiquement rien aux musulmans ? Les problèmes actuels nécessitent une réponse stratégique raisonnée. Puisqu'on en accorde beaucoup à l'histoire et que la laïcité ne s'est pas faite en un jour, il faut faire la part du non-négociable (mariages forcés, troubles à l'ordre public...) et de ce qui peut être inscrit dans un processus d'acclimatation mutuelle, en évitant le double écueil de la stigmatisation et de l'angélisme.
Aux débuts de l'école laïque, les femmes se trouvaient dans une position subordonnée ; un long chemin a été parcouru, même si nous ne sommes pas au bout de la route (encore 25 % de différentiel de salaire).
Une scolarité plus longue, un âge de mariage plus tardif, moins d'enfants que la génération précédente, l'entrée dans le marché du travail : tous les indicateurs d'émancipation sont réunis pour les jeunes femmes de conviction ou de culture musulmane. C'est pour cette raison qu'elles font trop souvent face à un machisme exacerbé. Les aider à passer ce cap difficile nécessite de savoir que toutes ne s'émancipent pas de la même manière et que certaines peuvent le faire en portant, sans agressivité, un signe "ostensible", adjectif qui signifie - selon le Petit Robert : "Qui peut être montré publiquement sans inconvénient" !
Jean Baubérot, titulaire de la chaire d'histoire et sociologie de la laïcité à l'Ecole pratique des hautes études (section des sciences religieuses), était membre de la commission Stasi.
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 04.01.04
Ecrit par : Philinte | 22 octobre 2006
"Jean-Paul pote", on ne me l'avait encore jmais fait. Ça va donner des idées à tous ceux qui pensent que je suis un extrémiste d'un bout ou de l'autre — ou du troisième…
À propos de Jean Ferrat : il a envoyé une lettre courroucée au MRAP, dont il fut un membre fondateur, pour leur expliquer qu'il se désolidarisait complètement d'un mouvement où il ne se reconnaît plus…
Il n'est pas le seul.
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 octobre 2006
Sur Jean Baubérot, qui ravit les congrès de l'UOIF chaque fois qu'il s'y exprime, voir son débat avec moi dans le Point de cette semaine.
Pour compléter ce que je disais sur Jean Ferrat, voir
http://www.prochoix.org/cgi/blog/2006/03/14/439-lettre-ouverte-de-jean-ferrat-a-mouloud-aounit
Le site de prochoix est d'ailleurs globalement excellent. Avis à tous les laïcards et libres-penseurs qui se promènent ici.
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 octobre 2006
"Ah Monsieur d'Ormesson, vous osiez déclarer
qu'un air de liberté flottait sur Saïgon
avant que cette ville, s'appelle ville Ho-Chi-Minh..."
Jean Ferrat
(interdit d'antenne)
(on se demande toujours pourquoi)
Ecrit par : D'Enguell | 22 octobre 2006
Jean Ferrat n'est plus interdit d'antenne aujourd'hui; (mais je suppose que vous parliez de la situation à l'époque de cette chanson). Ceci-dit, l'auto censure dont fait preuve actuellement la programmation artistique de certains media est peut-être encore plus inquiétante qu'à l'époque de Peyrefitte, et dénote bien, en tous cas, de l'état d'esprit qui règne aujourd'hui; (l'affaire des caricatures en est une des preuves et, à ce propos, la situation dans l'est de la France en ce qui concerne les crucifix dans les classes et l'éducation religieuse, avec CAPES à la clé, dans l'enseignement républicain, un scandale à dénoncer extrêmement vigoureusement si on veut continuer à être un peu crédible sur le sujet de la laïcité).
Patricia, aviez-vous vu Marc Le Bris à l'émission de Bern, il y a quelques semaines? Je pense que vous ne pourriez pas dire autre chose que ce que j'affirme. Ce type donne réellement froid dans le dos. Au moins, Jean-Paul est intelligent, et il a de l'humour! Je pense très sincérement que ce qui le rapproche de Le Bris est uniquement le combat qu'il mène actuellement. Mais il ne le dira certainement pas!
Ceci-dit, si vous "changez de trottoir en me croisant", j'y survivrai...
Bon week-end à tous.
Ecrit par : christophe sibille | 22 octobre 2006
Toutes mes félicitations pour votre courage à avoir fustigé ces "gros enfoirés" du MRAP.
Maintenant s'ils vous font un procès pour cela, ne craignez rien, ils ont tendance à ne pas aller jusqu'au bout des procédures.
Ecrit par : LeBlogPatriote | 22 octobre 2006
Patricia Mesnigé , à propos du courageux anonymat de certains commentateurs, soit qu'ils ne citent pas leur vrai patronyme, soit qu'ils ne laissent aucune trace permettant de les repérer (courriel, dadresse de site) et à propos des interpétation de certains pseudos qui relèvent de la psychanalyse...
Il y a ci dessus une floppée de commentaires issus d'une certaine dame dont le pseudo rappelle de façon irrésistible la couleur des térons maldodorants que les chiens des rustres déposent sur les trottoirs.
JP, voulez vous combler d'aide cette tête de linotte et les gens de son acabit en lâchant la partie? Contentez vous de parcourir ses "messages" d'un derrière distrait avant de les effacer!
***********
Pour redevenir un peu plus sérieux, je crois que l'ami Roger Felts a tout dit sur le risque de lâcher prise.
En tout cas, cher Jean Paul, je vais faire pour votre récent ouvrage comme pour le premier: c'est ma forme de militantisme; je vais en acheter trois, que j'offrirai à des bibliothèques, cela pour assurer leur lecture par le plus grand nombre.
Et j'invite nos amis à faire de même - peut être pas dans la même proportion, tout est affaire de moyens matériels.
Parfois d'ailleurs, il suffit quand on est membre d'une bibliothèque/médiathèque de renseigner des fiches de voeux pour que les ouvrages que l'on apprécie soient achetés par l'établissement.
Je ne peux qu'espérer qu'une fois que j'aurai acheté le mien, vous me ferez l'honneur de le dédicacer!
**************
A propos de ce que j'ai lu ci-dessus sur l'honnêteté intellectuelle... J'avoue que je suis un peu fatigué d'en faire preuve quand je vois les tombereau d'insultes déversés par le "camp d'en face" et que j'incline de plus en plus non à m'abaisser à ce niveau - je n'en tiens pas pour les lumbagos - mais, a minima, à ignorer ces messieurs dames qui ne trouveront en tout cas plus sur mon espace de quoi exciter leur hargne pathologique. Bref, j'efface.
Entre le respect de la liberté d'expression et le masochisme intellectuel, il y a plus qu'une limite. Je me répète: si tout ce qui relève de l'argument est acceptable - aussi spécieux soit-il et c'est souvent le cas - l'invective comme l'insulte n'ont pas lieu d'être.
Ecrit par : Réacs de Gauche | 22 octobre 2006
JPB, merci pour le lien "prochoix", et merci pour les indices du sujet de votre prochain roman :))))))))))))
Ecrit par : D'Enguell | 22 octobre 2006
L'Islam, la laïcité ?
Je suis plus que pessimiste sur l'avenir et je pense qu'il reste encore une faible chance pour que tout cela ne se termine pas par une guerre civile.
La lacheté constante des hommes politiques en augmente d'ailleurs la future intensité.
Il vaut mieux lutter contre eux lorsqu'ils sont encore faibles plutot que d'attendre qu'ils soient forts.
Ah si nous avions faire la guerre aux nazis en 1936....plutôt qu'adorer la paix...il y aurait eu beaucoup de morts en Europe.
Ecrit par : Olivier | 22 octobre 2006
moins ( mot oublié à la fin )
Ecrit par : Olivier | 22 octobre 2006
Christophe, je reviens juste pour le "froid dans le dos de Le Bris". Il y a au moins deux milliards d'humains qui me feraient beaucoup plus froid dans le dos, si je me référais à la "phrénologie"* pour les appréhender en l'état. (pas policier ;))
Frackowiak a une voix qui se prête bien plus à la "bonté", et il s'est pourtant fourvoyé !
*Encore un truc qui me rappelle les "Sciences de l'Educ".
Ecrit par : D'Enguell | 22 octobre 2006
En lisant les commentaires sur ce blog, c'est vrai que JPB reçoit une volée de bois vert.
Mais comme tous les gauchistes à court d'arguement, on insulte et la pire des insultes est de traiter l'autre "de droite"; le " de droite " doit bien sur être compris comme " très à droite" pour que cela fasse le plus mal possible à une personne qui est certainement quelqu'un de sincèrement à gauche dans les idées ( laïcité, aides aux plus défavorisés etc..)
Maintenant, pouvez vous me dire ce qu'il y a de commun entre Ségolène et Clémenceau ? entre DSK et Jules Ferry ? Franchement, c'est à rire !!
Ecrit par : Olivier | 22 octobre 2006
Je tenais à vous féliciter pour votre intervention à l'émission matinale les 4 vérités. Vous avez eu le courage de dire la vérité concernant le MRAP. Peu de gens osent leur dire leurs 4 vérités! Le MRAP a perdu sa raison d'être; faire la promotion du délit de blasphème sous couvert de lutte antiraciste est scandaleux (à noter l'émergence de ce nouveau concept dit d'"islamophobie").
Quant à la gauche, elle a perdu tous ses repères; elle a complétement sacrifié le combat laïque pour tomber dans un relativisme culturel dont on commence à peine à payer la facture. L'affaire Redeker n'en est qu'un avant goût.
Ecrit par : Anna | 22 octobre 2006
Mort à la gueuse, c'est pour bientôt:
Allez voir là: http://lary-rayte.blogspot.com c'est un ami de Mouloud qui l'écrit.
Avec des révélations sur l'actu .
Lary
Ecrit par : Gérard Kerforn | 22 octobre 2006
Est-ce qu’être de gauche signifie systématiquement manquer de clairvoyance et d’honnêteté ?
Ce sont des hommes et des femmes comme JPB qui remettent les pendules à l’heure en parlant vrais alors que d’autres ne se préoccupent que de leurs indices de popularité dans les sondages.
Merci monsieur Brighelli mais de grace n’arrêtez pas vôtre blog, vos "contradictateurs" n’attendent que ça afin de ne plus avoir à rendre de comptes et terminer leurs travail de bradage de la république et de la démocratie. Merci également pour vôtre intervention dans « Les 4 vérités » le 19 octobre, le pauvre Robert Redeker et de moins en moins abandonné.
Ecrit par : Patrick | 22 octobre 2006
Ce petit mot pour vous exprimer toute ma sympathie pour votre combat noble et juste.
Je viens de commander vos deux derniers livres à l'instant sur amazon,j'ai hâte de les recevoir.
Amitiés belges.
JP
Ecrit par : jp | 22 octobre 2006
Je viens juste de voir la "prestation" de JPB à propos des ces "enfoirés" du MRAP et j'opine plus que jamais du chef!
Pour en revenir à l'affaire Redeker nous avons là un homme menacé de mort à cause d'une tribune écrite dans le Figaro qui, de surcroît, risque un procès ! Le MRAP est une bande de chargognards....
Ecrit par : pantocrator | 22 octobre 2006
"Christophe, je reviens juste pour le "froid dans le dos de Le Bris". Il y a au moins deux milliards d'humains qui me feraient beaucoup plus froid dans le dos, si je me référais à la "phrénologie"* pour les appréhender en l'état. (pas policier ;))
Frackowiak a une voix qui se prête bien plus à la "bonté", et il s'est pourtant fourvoyé !
*Encore un truc qui me rappelle les "Sciences de l'Educ"."
Ecrit par : D'Enguell | 22 octobre 2006
Vous savez, à mes yeux, Le Bris se fourvoie autant que Fracowiack... Auquel je ne trouve pas une "tête" tellement sympathique, et que je n'ai jamais pris pour référence! (Pourquoi les mettez-vous toujours dos à dos en vous adressant à moi? Vous savez, le monde n'est pas blanc ou noir, et on a parfaitement le droit de ne pas être intégriste de quoi que ce soit!)
Cordialement.
Ecrit par : christophe sibille | 22 octobre 2006
A Pierre Henri
Quant à son message du 21 octobre à propos d'un groupe de danseurs africains accueillis dans une école...
Flagrant délit de malhonnêteté intellectuelle et de manipulation de l'opinion des lecteurs de ce blog.
J'évoquais simplement le fait qu'il arrive encore dans des écoles que le maître d'une classe prenne des initiatives intéressantes qu'il pourrait partager avec d'autres classes... Si on travaillait en équipe, si on passait de la classe à l'école...
Extraire quelques phrases de leur contexte pour me faire passer pour un raciste inculte...
Bravo Pierre Henri
Que pense JPB de cette méthode chère à Pierre Henri?
Ecrit par : Pierre FRACKOWIAK | 22 octobre 2006
http://www.dailymotion.com/visited/search/brighelli/video/xivyg_brighelli-attack-long
Ecrit par : Olivier | 22 octobre 2006
Bonjour,
300 000 morts, 3 millions de deplaces, le Darfour c’est l’enfer sur terre, on peut arrêter le conflit.
Notre campagne : Que comptes faire les candidats à la présidentielle pour le Darfour s’ils sont élus ?
Fans, bloggers et artistes doivent se mobiliser !!!
pour comprendre les enjeux du conflit du Darfour et trouver des moyens d'action, un seul site www.sauverledarfour.org
Ecrit par : Desroubis | 22 octobre 2006
Bonjour Monsieur Brighelli
Je tenais à vous féliciter.
Pour votre livre au titre si évocateur.
Pour votre intervention sur France 2 à propos des terroristes gauchistes et/ou islamistes du MRAP qui veulent nous interdire la liberté de pensée.
Bravo et merci.
Avec quelques amis nous combattons, nous aussi, pour les libertés et avons lancé un mouvement : la Révolution bleue (1).
Nos thématiques contre l'Etat qui nous étouffe et nous spolie du fruit de nos efforts, contre l'Etat incapable de rétablir la première des libertés, la sécurité, nous ferait classer par des politologues à l'autre bout de l'échiquier politique.
Vous écririez certainement : "Je n'ai rien à voir avec ces gens là".
Pourtant nous partageons la majorité de vos indignations,
et la même aversion pour l'obscurantisme et le totalitarisme.
Bonne continuation.
Le Révolutionnaire bleu
1. Pour un petit aperçu : http://lerevolutionnairebleu.blogspot.com/
Ecrit par : Le révolutionnaire bleu | 22 octobre 2006
"et on a parfaitement le droit de ne pas être intégriste de quoi que ce soit!)"
Ecrit par : christophe sibille | 22 octobre 2006
A qui le dites-vous !
Je crois n'avoir jamais cité auparavant le monsieur qui est passé par ici, qui repassera par là... Ni Le Bris d'ailleurs.
Et croyez-moi, je ne renvoie jamais personne dos à dos, je serais moi-même un extrêmiste du troisième bout, comme on dit en plaisance. Et en plaisantant .
Cordialement aussi.
Ecrit par : D'Enguell | 22 octobre 2006
Bonjour Monsieur Brighelli,
Pression islamiste, risque de guerre civile, terrorisme intellectuel...
Mes plus sincères remerciements pour votre parler vrais dans l’émission des 4 vérités de France 2.
La finesse de votre analyse et la clarté de votre message n’avaient d’égal que votre courage à aborder des sujets de plus en plus dangereux dans cette société de moins en moins républicaine.
Merci pour ce courage et cette simplicité. Il y a bien longtemps que l’immense majorité de nos politiciens ont abandonné le citoyen pour se perdre constamment dans des contorsions intellectuelles visant à s’attirer la sympathie des minorités agissantes et violentes au détriment d’une grande majorité silencieuse et trop bien élevée. C’est exaspérant et aux antipodes de nos principes démocratiques.
Nous avons besoin, plus que jamais, de personnages comme vous qui se démarquent nettement du « prêt à penser » imposé par les autoproclamés intellectuels avec des méthodes largement inspirées des grands totalitarismes du 20 siècle que sont le nazisme et le communisme.
Vous avez dit avec brio en neuf minutes ce que nombreux français ressentent (pression islamiste, risque de guerre civile, terrorisme intellectuel…) tout y était. Avec un accent tinté de soleil et de « bien vivre », ce qui n’est pas pour me déplaire puisque je suis d’origine languedocienne, mais qui en plus vous démarque clairement des bobos parisiens.
Je vous connaissais avant cette émission, mais là vous avez fait fort ! Je ne vous situe pas bien politiquement, mais ce n’est en réalité, pas essentiel. Comme vous le dites sur votre site « tous mes instincts, tout mon passé me portent à gauche » j’ai portant fini à droite avec un sentiment de trahison et sans grande certitude…
En dehors de ce message et de l’achat de vos livres, je ne vois pas ce que je peu faire de plus pour vous soutenir, je vous dirais simplement que vous entendre fût un vrais soulagement.
Portez vous bien, nous aurons besoin de personnages comme vous dans les années à venir.
Marianne
Ecrit par : Marianne | 22 octobre 2006
Pathétique de prendre un pseudo tel que "Pierre Frackowiak" !
Pourquoi pas "Foucambert" ou "Goigoux" ? Heu, pardon, ça ce sont des injures transversales.
Ecrit par : Lariba | 22 octobre 2006
Monsieur JPB,
Une petite histoire tout d'abord. Le fils d'une de mes collègues, dyslexique, respectueusement ironique, à sang froid, bref, un ado très intelligent; a "subit" cette année un professeur agrégé qui répond présent à des cours qu'il a en charge surtout pour une rente de situation... Je m'explique, en une année scolaire de 3°= deux rédactions, quelques dictées et peu d'exercices. Quand aux cours: 2 chapitres, pardon, séquences bouclées.
Devant cette masse écrasante d'absurdité, ce charmant ado a décidé de le remercier pour ses cours fa-bu-leux en lui offrant un livre: "La fabrique du crétin".
Votre blog fut comme une bouffée d'oxygène pour moi qui m'agace facilement devant le côté technique pédago-linguistico-économico-pseudo littéraire. Moi qui sait mentir sur des cahiers de textes et tente d'apprendre le français à ma classe faite à 80% de non-francophones. Avec mes méthodes à l'ancienne, les seules dont je me souvienne. Et qui marchent avec mon public défavorisé. Je dois être efficace, j'ai peu de temps et trop de classes pour ma matière (français=4h/sem pour 4 classes, soit 100 dictées par semaine ou 150 copies dictées-rédactions toutes les quinzaines).
Les cloportes seront toujours là.
Maupassant et Flaubert sont touours d'actualité pour montrer la médiocrité et cruauté ordinaire.
Tenir le cap se fait aussi dans la tourmente. Si les voix différentes s'éteignent, celles qui pensent au collectif, dans la République laïque telle qu'elle a été rêvée; alors il restera....le FN, une caricature. Ben oui, je suis allée voir leur programme. Pour avoir beaucoup lu Sun Tse et son "art de la guerre", il faut connaître son ennemi.
Dans vos excès monsieur JPB, certains d'entre nous voient où vous voulez en venir. Et, pour être pratiquante depuis 10 ans d'arts martiaux, l'ennemi n'est pas celui qui manie l'hyperbole aussi facilement que vous. Il n'y a que les sots et les enfants pour tomber dans le panneau.
Cependant, si cela est vôtre choix...
Recevez JPB, les sincères salutations d'une modeste professeur remplaçante.
Ecrit par : Ordrade | 22 octobre 2006
A propos de Redeker. Hier, une de mes étudiantes à la fac qui a été une de ses élèves me dit: "J'ai honte de Redeker. Et ce qui lui arrive, il l'a bien cherché. Il a tenté le diable". Et quelques autres d'approuver. Ca a 18 ans, ça va voter LCR, et ça se fera croquer tout cru.
Ecrit par : Pendariès | 22 octobre 2006
Cher Monsieur Frackowiak, n'avez vous pas compris ?
1) j'ai clairement donné les sources de la citation, ne pouvant copier tout le texte, faute de place.
2) je n'ai effectué aucune coupe dans le texte
3) ce n'est pas le fond du texte dont je me moquais (les interventions dans les classes) mais de la forme, c'est à dire la vision que vous donnez de la culture africaine. Un haut responsable de l'éducation nationale, représentant influent d'un parti de gauche (qui plus est) peut-il encore, en 2006, limiter la culture africaine à "des beaux costumes tradionnels", ou aux "sons caractéristiques des djembés, de la musique, des rythmes" ? Si vous aviez lu le livre de Gaston Kelman, par exemple, vous sauriez que les noirs n'ont pas forcément le rythme dans la peau.
4) je ne vous accuse pas de racisme. Si vous l'avez compris ainsi, je vous présente mes excuses. Je parlais de naïveté, de vision folkloriste de l'Afrique, légèrement condescendante, mais condescendante quand même. L'Afrique ne se limite pas à des tam-tams et à de jolis costumes.
Vous voulez que les élèves, en général, connaissent les cultures du monde entier ? J'en serais le premier ravi. Et d'abord pour des raisons professionnelles : je suis francophoniste, spécialiste, entre autres, des poésies africaines et antillaises. Financez des recherches transculturelles, vous me donneriez du travail. Mais combien de bacheliers, par exemple, lisent Césaire, Senghor, Damas, Tchicaya, Pacéré, Paul Dakeyo, Glissant, Rabearivelo et tant d'autres ? Combien disposent d'une maîtrise suffisante de la langue française pour, seulement, être capables de lire ces auteurs ?
Si je veux travailler sur Frédéric Pacéré Titinga ou Paul Dakeyo à Strasbourg, c'est bien simple : je ne peux pas. Aucun livre en bibliothèque universitaire. En revanche, ces mêmes bibliothèques possèdent des douzaines et des douzaines de livres de Philippe Meirieu, parfois en quintuple ou sextuple exemplaires. Les pédagogistes parlent beaucoup, à juste titre, de l'échange entre les cultures... à ceci près que, dans les faits, le dernier choix qu'il reste aux chercheurs s'il veulent avoir les moyens de travailler en France, c'est entre le pédagogisme et le pédagogisme.
Où en sont-ils, d'ailleurs, vos merveilleux IUFM, dans le domaine des études francophones, dans les recherches concernant l'histoire de l'Afrique, des cultures africaines ou afro-américaines, dans l'histoire de l'esclavage et de la colonisation, dans l'étude de la pensée et de l'art africains.... Combien de labos de recherche ? Combien de publications ? Combien de chercheurs de haut niveau dans ces domaines ?
Comme je disais, ces chercheurs, ces labos, ces publications, il faut, hélas, les chercher aux Etats-Unis et au Canada. Pendant que Mudimbe révolutionne les philosophies africaines et occidentales à Stanford, puis Duke, les IUFM s'émerveillent de pacotille. Pendant que Glissant enrichit ses étudiants New-Yorkais de son immense savoir, en France, on paie des gens pour taper sur des tam-tams.
Dit plus simplement : pendant que la France engouffre des sommes colossales pour financer les travaux de fantaisistes dans votre genre, les VRAIS chercheurs, les VRAIS intellectuels, les VRAIS philosophes, les VRAIS connaisseurs des diverses cultures de la planète ont été soit poussés à l'exil, soit réduits à une misère infamante dans les universités françaises.
Ce n'est pas de racisme dont vous vous rendez coupable, mais d'escroquerie intellectuelle. Vous faites passer de vieux clichés pour de la culture ; vous vendez de la verroterie au prix de l'or.
Ecrit par : Pierre-Henri | 22 octobre 2006
"Pathétique de prendre un pseudo tel que "Pierre Frackowiak" !
Pourquoi pas "Foucambert" ou "Goigoux" ? Heu, pardon, ça ce sont des injures transversales."
Ecrit par : Lariba | 22 octobre 2006
Mettre sur le même plan Foucambert et Goigoux prouve que l'esprit d'analyse et la mesure dans les propos ont encore quelques progrès à faire... Manichéisme, quand tu nous tiens!
Ecrit par : christophe sibille | 22 octobre 2006
Sur le sujet initial de ce fil, à savoir la « complicité objective« (vieille lune bien passée de mode depuis les années Mao) avec l‘extrême-droite: beaucoup de bruit pour rien, ou pour pas grand-chose. La question ne se poserait que si Jean-Paul (et les antipédagogistes en général) avaient explicitement appelé à soutenir le FN ou le MPF; ce qui n’est évidemment pas le cas. J’attends avec curiosité qu’on prouve le contraire, avec de vraies preuves et pas des procès d'intentions.
Les offensives de charme, a contrario, de ces partis ultra-conservateurs en direction de l’antipédagogisme prouvent seulement que leurs dirigeants n’ont été jamais capables de concevoir un programme cohérent en matière d’éducation (en dehors de quelques slogans rudimentaires) et qu’ils cherchent à s’assurer à peu de frais une crédibilité là-dessus. Il faut avoir l’esprit sommaire et monomaniaque d’un Lubin (ou la naïveté de Lofi) pour conclure à une identité idéologique. Il me semble au contraire que si ces mêmes dirigeants ultra-conservateurs lisaient soigneusement les analyses et les propositions des antipédagogistes, ils seraient hérissés par la volonté de promouvoir tous les élèves sans considération d’origine, à l’affirmation du rôle de la collectivité dans l’institution de l’enseignement ( et non de son seul contenu) ou encore de l’importance des choses de l’esprit face au culte niais de la technologie ou de la méthode.
A l’inverse, je suis beaucoup moins sûr que Christophe Sibille qu’ils ne seraient pas séduits par le caporalisme obtus d’un Pierre Frackowiak exaspéré par les doutes et les résistances de l’enseignant lambda envers le dogme de la hiérarchie, bien sûr lorsque ses amis la dirigeaient.
Ecrit par : Jean-François Croz | 22 octobre 2006
Merci Jean-François.
Les pédagogistes ne lisent pas non plus les écrits de Jean-Paul ou de Sauver les lettres, bien qu'ils soient pourtant des « littéralistes ». Ils n’en sont pas à une contradiction près. Ils ont simplement des fromages à protéger.
Ils ne répondent jamais sur le fond, c’est impossible. Leur seul argument c’est qu’ils sont dans le camp du Bien ! Quand il se sentent attaqués, ils appellent à se mobiliser contre la droite ou l’extrème-droite. Ils ont tellement peur qu’on s’aperçoive dans le grand public de leur nuisance. Surtout, ils craignent que nommer clairement ce qu'ils font révèle COMBIEN ON A SI PEU BESOIN D’EUX !
Alors ils ont la trouille de se retrouver à la rue à devoir vendre des jouets à ressort ou pire ! à devoir enseigner à temps plein devant des zaprenans « non virtuels ».
Ecrit par : lariba | 22 octobre 2006
Félicitations pour votre prise de position radicale aux "4 vérités". Il y a en France un climat malsain, vérolé de non-dits et la République est clairement en danger. Il appartient à des progressistes comme vous de ne pas laisser l'idée nationale et républicaine (pas incompatibles ces deux-là) dans le camp de Jean-Marie Lepen ; votre combat est celui de tous les français(es). Bravo.
Ecrit par : Ethan Solal | 22 octobre 2006
Jean-François, Lariba, ce que vous dites est exact, toutefois nous ne devons pas minimiser le risque de récupération par l'extrême-droite. Ces derniers sont très habiles dans leur façon de brouiller la différence entre défense de l'éducation nationale et SUPPRESSION de l'éducation nationale (via le chèque-éducation). Ils sont à l'opposé de nous, mais la situation est tellement confuse qu'ils pourraient bien tirer les marrons du feu. Alors gare.
Ecrit par : Pierre-Henri | 22 octobre 2006
Pierre-Henri, je suis tout à fait d'accord avec vous. Mais, encore récemment sur la discussion précédentes de ce blog, j'ai lu au moins deux témoignages de défenseurs apparemment fervents de Jean-Paul appelant de manière à peine voilée à une mort la plus rapide possible de l'éducation nationale. Alors, voez que, là aussi, l'ambiguité demeure.
"Merci Jean-François.
Les pédagogistes ne lisent pas non plus les écrits de Jean-Paul ou de Sauver les lettres, bien qu'ils soient pourtant des « littéralistes ». Ils n’en sont pas à une contradiction près. Ils ont simplement des fromages à protéger.
Ils ne répondent jamais sur le fond, c’est impossible. Leur seul argument c’est qu’ils sont dans le camp du Bien ! Quand il se sentent attaqués, ils appellent à se mobiliser contre la droite ou l’extrème-droite. Ils ont tellement peur qu’on s’aperçoive dans le grand public de leur nuisance. Surtout, ils craignent que nommer clairement ce qu'ils font révèle COMBIEN ON A SI PEU BESOIN D’EUX !
Alors ils ont la trouille de se retrouver à la rue à devoir vendre des jouets à ressort ou pire ! à devoir enseigner à temps plein devant des zaprenans « non virtuels ».
Ecrit par : lariba | 22 octobre 2006 "
Vous qui vous revendiquez apparemment "non intégriste", Lariba, vous serait-il possible d'éviter de cataloguer les gens en "pédagogistes" et "anti-pédagogistes"? Cela me parait un tout petit peu... comment dire, simpliste? Et même, naïf. Et faites-vous, vous-même, autre chose que manier l'anathème, voire l'insulte, en lieu de toute argumentation, empêchant ainsi la discussion d'avancer? Vous savez, la haine est extrêmement mauvaise conseillère!
Merci d'avance.
Ecrit par : christophe sibille | 22 octobre 2006
J'ai écouté grace à internet votre entretien au journal du matin sur France 2. je ne veux absolument vous insulter mais vous remettre en mémoire que le parti dont vous ne voulez pas dire le nom n'a aucune part dans la décrépitude de l'éducation nationale.
Et en disant cela je n'ai même pas l'intention de les défendre , mais simplement envie de redire une vérité. c'est à dire que la fabrique de crétins actuelle est une création totalement de gauche et d'extrême gauche. Alors je trouve rigolo que vous recommandiez à ces gens de réagir pour ne pas laisser la place aux autres très à droite. Et c'est quoi être de gauche ? car pour l'instant pour moi ce ne sont que des mots qui entraînent des maux. Et depuis un peu plus de 200 ans on en a la preuve.
Ecrit par : chauvin | 22 octobre 2006
Je ne vous hais point, m'sieu Sibille.
D'ailleurs je n'habite plus Châteauroux depuis longtemps, vous ne risquez absolument donc rien. Mon réseau sur place a été désactivé !
Oui, j'ai même fréquenté l'avenue eud Tours.
Ecrit par : Lariba | 22 octobre 2006
Bravo
Ecrit par : loli | 22 octobre 2006
S'il vous plaît, M. Brighelli, n'abandonnez pas votre blog "après les élections". Les cloportes auront encore - sinon davantage - besoin de vos lumières et de vos coups de gueule !
Ecrit par : Pierre | 22 octobre 2006
Pierre-Henri, je mesure parfaitement le risque dont vous parlez,surtout à l'approche des élections, et certaines notes m'ont causé des inquiétudes semblables aux vôtres. Toutefois, l'extrême-droite ne récupérera que les dupes consentantes, et ceux qui seront décidés à se laisser récupérer. L'essentiel est que les contributeurs réguliers de ce blog sachent à quoi s'en tenir là-dessus, et prennent leurs responsabilités en temps utile.
Encore faut-il ne pas se laisser emporter par le démon de la rhétorique, et dissiper les malentendus quand il en est encore temps. J'avoue que je n'avais pas remarqué, à la lecture de la note précédente, quels commentaires appelaient à la fin de l'EN.
Ecrit par : Jean-François Croz | 22 octobre 2006
Comme vous, mon cher Brighelli, quoique mon inclination me porte à gauche, je vomis -et pas métaphoriquement- devant le spectacle désespérant qu'offre le PS....
Car enfin, si nous tous, dans nos bahuts, en sommes là où nous en sommes, c'est du fait de ces gens-là, ces petits bourgeois français mal élevés du PS.... J'avais l'été dernier, raconté que mon père a une splendide collection de tracts sgeneux et snessards des années 1965-1975....terrible redite...tout y est déjà. Et ces promus de la République, ceux qu'on surnommait en 1981, le "Gang des R25", nous ont littéralement enduits de merde pendant 40 ans. Seulement, au bout de 40 , à la différence de Moïse, pas de Terre Promise, seulement un bon petit Chemin des Dames sentant la charogne sous le ciel plombé d'une fin Mai 1917. C'est devenu cela l'EN. Un dépotoir. Montfaucon et son équarissage. La pestilence qui se dégage de notre tranchée gangrenée est telle que plus personne n'ose changer quoi que ce soit. Il est révélateur, à ce titre que les frasques de Sa Majesté De Robien ait suscité un assourdissant silence dans les salles des profs. Alors qu'il s'agit d'une injure, d'un crachat, sans équivalent , même depuis Allègre. Un doigt d'honneur bien raide dans le tafanard surchauffé de cette pauvre fille en voie de décomposition qu'est l'EN.
La haine des profs, dans ce pays est inouïe,insensée...Elle n'est pas sans rappeler, mutatis mutandis, l'antisémitisme fin de siècle de l'époque de Dreyfus... Car profs et Juifs ont un point commun : ils sont ceux qui TRANSMETTENT le savoir et l'éthique...C'est largement suffisant pour que la droite mafieuse, l'extrême droite nazie et la gauche qui adore les immigrés mais de loin ou alors comme larbins se soient acharnés pour que nous rendions gorge.
Et comme 90% d'entre nous sont d'effrayantes potiches, lâches , dociles, domptées et incapables ne fût-ce que regimber contre le pédagogisme scientologue, la racaille IUFM, la viande rect(or)ale....
Je propose d'attribuer d'office à nos jeunes collègues la Médaille du Courage pour enfourcher une rosse aussi brinquebalante...
Alors JPB, entièrement d'accord avec vous.
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 22 octobre 2006
Pour JPB. Il est bien difficile de rentrer dans la polémique sans prendre des coups, hélas. Et puis tout le monde croit savoir, alors tout le monde parle.
Il y a des salles de profs où l'on se sent bien isolé, et il arrive souvent qu'en pensant à ce que vous avez fait pour l'école, à ce que vous faites, on se sent le moral un petit peu plus haut placé. Si des personnes de votre stature laissent tomber ce combat pour l'école après les élections, c'est une partie des enseignants dans l'ombre, qui sans baisser les bras , perdra quand même un peu plus courage.
Vous avez toujours laissé les gens s'exprimer dans la plus grande liberté sur ce blog,ce qui est rare et la preuve d'une vraie tolérance de votre part. Les injures qui vous sont faites sont inacceptables.
Vous êtes , JPB, le Cyrano de notre école publique, nous avons tous besoin de ce
"Quelque chose que sans un pli, sans une tache,
(Vous) emportez malgré ( eux)...
Bon courage à vous.
Ecrit par : elisabeth | 22 octobre 2006
Commentaire trouvé sur le "blog" de "vieux duduche" (honnête homme, au demeurant)
Pour savoir qui est vraiment Brighelli, on peut aussi cliquer sur ce lien :
http://www.pourlafrance.fr/actualites_education.php.
Incontestablement, il est à son aise chez de Villiers.
Pour ce qui concerne la complaisance de la plus grosse partie des médias envers les thèses réactionnaires de Brighelli et consorts, il serait peut-être bon de réagir vertement auprès des "journalites" (si l'on peut dire) concernés. Dans le cas de France 2, on peut imaginer une intervention collective auprès de la direction ou du médiateur de la chaîne. Il m'arrive assez fréquemment d'user du procédé : je ne sais pas si c'est efficace mais je peux assurer que les destinataires de mes courriers ont horreur de ça...
Rédigé par: Lubin | le 22 octobre 2006 à 17:35
Ecrit par : galante | 22 octobre 2006
Il n'y a pas que du faux là-dedans... Robien sait parfaitement que les parents sont électeurs plus nombreux que les profs, et qu'ils votent moins souvent à gauche... Il est donc extrêmement rentable de monter les premiers contre les deuxièmes en disant n'importe-quoi de préférence et, en ce moment, de dire que la méthode globale d'apprentissage de la lecture est encore employée en cours préparatoire. Alors, obligatoirement, les parents se disent: "chouette! je peux continuer à planter mon môme devant la télé le matin avant d'aller à l'école et le soir dès qu'il en revient", ou: "chouette! je peux ne lui donner aucun repère et le considérer comme un enfant-roi" ou: "chouette! Je n'ai pas besoin de le faire bosser en revenant de l'école parce que je n'ai pas le temps, ou pas autre chose à faire", ou: "chouette! les trois à la fois!", et bien d'autres choses encore, tant il est vrai qu'une méthode de lecture a une telle importance que toutes les tares, réelles ou présumées, qui menacent nos chères têtes blondes lui sont imputables! Comme tout ce qui ne tournait pas rond dans le milieu du travail était imputable, en son temps, aux trente-cinq heures! Robien disait, dans son allocution de rentrée: "je ferai tout pour que parents et enseignants travaillent ensemble". Ce type est encore pire qu'Allègre en son temps, parce que faux-derche.
Ecrit par : christophe sibille | 22 octobre 2006
Mon dernier message était une réponse à Montaigne à cheval... Quoique j'aimerais qu'il évite de me traiter de racaille!
Ecrit par : christophe sibille | 22 octobre 2006
Un simple merci, monsieur, de la part de ceux qui comme moi enragent devant cette désolation, cet abandon qui rappellent d'autres périodes de défaite.
Alors qu'un peu de courage renverse tant d'obstacles: tel principal qui se fait respecter en faisant respecter les règles, et c'est un collège qui revit.Tel professeur qui refuse la démagogie de la "libre parole" et voilà des classes qui repartent du bon pied.
De cette période d'infini renoncement naitra sans doute une période de troubles où les collaborateurs de la bien-pensance continueront de tenir le haut du pavé, mais fatalement un jour viendra où libérés de cette idéologie de la génuflexion devant la barbarie, votre nom sonnera comme celui d'un précurseur.Un grand merci et surtout ne lachez rien.
Ecrit par : Jean-Michel F. | 22 octobre 2006
Eh Lubin, je ne sais pas si JPB est Villiériste en tous cas, toi tu m'as l'air sacrément faux-derche.....car TU SAVAIS que Brighelli passerait ton truc, non????
Que c'est un des rares blogs libres...va un peu voir le MONOLECTE et tu verras, mon chou, ce qu'est la censure.....
Quant à Christophe Sibille, s'il est IUFM , je suis contrit de l'avoir assimilé à ces fameux Neuf-Troua dont un certain Geroges disait pis que pendre sur "du principe de liberté"....
Ce ne sont pas les HOMMES que je fustige, mais les INSTITUTIONS.....comme vous le savez bien. Et si vous êtes IUFM, ce n'est pas grave, nul n'est parfait....
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 22 octobre 2006
Je rentre à l'instant du cinéma (la Citadelle assiégée, une épopée formicante qui vaut bien l'Iliade — sauf que là, Troie gagne…), et je lis en bloc les interventions des uns et des autres sur la demi-journée.
Chapeau à tout le monde. Je fais ce que je peux, mais le niveau du blog monte sensiblement, grâce à vous tou(e)s, ces jours-ci. Pourvu que ça dure, comme disait Lætizia Ramolino…
Je ne vais pas m'immiscer dans le débat interne entre Pierre-Henri, que je ne connais que par le blog, et Pierre Frackowiack, que je ne connais que par ses déclarations officielles — et quelques confidences d'une amie du PS, il doit deviner laquelle, à présent…
Cependant…
Je reviendrai plus tard sur les deux cultures — parce qu'il y en a bien deux, pas exactement — à mon sens — celles que décrit Pierre-Henri (pardon, mon cher…), mais qu'il faudrait d'abord identifier en termes territoriaux. Il y a une culture familiale (personnelle, locale, régionale, ethnique, religieuse, tout ce que vous voulez), et des cultures nationales (française ou autre). Il est essentiel qu'un enfant ait accès à ces deux cultures, qui peuvent être antagonistes — et qui le sont souvent, à tel point que la culture nationale donne des armes contre l'autre, parfois à tort, quand il s'agit de régions, parfois avec raison, quand il s'agit de superstitions. Mais justement, pour gérer ces antagonismes, les cultures du premier cercle ne peuvent pas être présentes dans l'école, qui est un lieu consacré essentiellement à la culture de circulation — ici, la culture française, en prenant le mot dans son sens le plus large — et j'y incluerai bien volontiers la francophonie.
L'arnaque (pardon, mon cher Frackowiack, vous savez que je parle volontiers comme un charretier — bonne instruction mais mauvaise éducation…) c'est de faire entrer des cultures de niveau local dans l'école. Je ne suis pas — et de loin — le premier à le déplorer : voir l'excellent livre de Gaston Kelman, "Je suis noir et je n'aime pas le manioc" — et, du même, son article de commentaire du rapport Obin dans "l'Ecole face à l'obscurantisme religieux". Il y raconte comment on avait sommé son fils (ou sa fille…) de jouer du tam-tam, "puisqu'il était noir" — ce qui traumatisa sauvagement un enfant qui s'ignorait noir, était né en France, avait une culture essentiellement bourguignonne (vosne-romanée plutôt que vin de palme, ne vous déplaise), et ignorait tout du tam-tam, puisqu'il avait été élevé "à la française". Idem en ce qui concerne l'initiative d'une autre "professeure des écoles" (je n'ai rien oublié, pas même cet accord au féminin si absurde du point de vue de la langue), qui avait fait intervenir un griot — alors qu'une bonne moitié de l'Afrique, raconte Kelman, ignore tout de la culture de ces conteurs populaires.
Il faudrait — rapidement — classer les priorités. Et la priorité, à mon sens, c'est d'apprendre la langue française, qui est complexe. Parce que c'est dans cette langue, à partir de cette langue, que l'on apprendra le reste — y compris la culture du griot. Leopold Mozart n'a pas commencé par le tam-tam (ou le cromorgue, instrument à vent des cultures lorraines et alsaciennes) l'éducation de son fils, ce me semble. Il lui a appris le clavecin, qui était le langage des musiciens de son temps. L'allemand et l'italien — parce que c'était la langue des musiciens de son temps. Le reste est venu après.
Et je ne voudrais pas que l'on tue Mozart aujourd'hui sous des enseignements très périphériques… Mais c'est certainement un raisonnement élitiste…
Mon souci est un souci d'efficacité : un enfant qui s'arrêterait en cours d'étude (il y en a actuellement 160 000 qui sortent du système sans rien) doit au moins savoir parler la langue de son pays — et non apprendre qu'il a bien raison de se moquer des "Céfrans", d'exalter les formes les plus absurdes des religions à la mode, et de se vouloir victime dans son ghetto du 9-3, ou d'ailleurs.
J'ignore tout de votre formation, monsieur Frackowiack. Mais vous avez forcément appris à un moment donné la langue que vous parlez et écrivez passablement — le contenu est une autre histoire. Pourquoi diable suggérer une autre formation — pour quel résultat ? Vous êtes comme moi fils ou petit-fils d'immigré — mais parfaitement français, et vos attaches avec Varsovie ou Cracovie sont aussi lointaines que celles que j'ai avec Florence ou Sienne…
Elles sont culturelles, au sens d'une culture apprise (second cercle), et non passionnelles.
Vous avez bien entendu la possibilité de répondre. Vous savez que j'avais une dent contre vous pour des raisons personnelles — voir votre lettre circulaire aux inspecteurs d'avril-mai dernier. C'est réglé, et vous devez savoir que j'ai pris votre défense contre certaines tentations ministérielles, ici même. Quoi qu'il m'en coûte — je ne suis pas carriériste, et je n'ambitionne pas de finir inspecteur général.
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 octobre 2006
Vous savez, quoiqu'on en dise, (surtout ici), on, en tant que prof d'IUFM, avoir pour objectif, (pardonnez le gros mot) d'apprendre des "contenus" aux étudiants et aux stagiaires, et non uniquement des contenants. Le plus gros, ou un des plus gros , en tous cas) reproche qu'on fasse aux IUFM en ce moment est d'imposer le fait d'apprendre à apprendre aux gens qui y travaillent, et ce de manière quasi stalinienne, (nous sommes les Khmers rouges de la pédagogie, selon l'inénarrable je ne sais même plus qui). Si c'était vrai, je m'en serais fait éjecter depuis longtemps, et d'autres avec moi... Mais qui veut noyer son chien l'accuse de la rage!
Et vous avez échappé de peu à ce que je mette le feu à votre voiture, non mais!
Ecrit par : christophe sibille | 22 octobre 2006
Le dernier message était adressé à Montaignacheval... Mais Jean-Paul est chez lui, et il a parfaitement le droit de s'immiscer...
Ecrit par : christophe sibille | 22 octobre 2006
NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON!!!!
pitié pas ma LOGAN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 22 octobre 2006
Histroire de me faire encore bien voir par les barbus....En corrigeant une copie de Segonde sur la géopolitique des religions, j'ai lu ceci , il y a deux jours, émanant de la copie d'un petit-grand Musulman: "La religion musulmane comporte deux courants principaux, le chiisme et le sushisme, le plus répandu, puisqu'on le retrouve jusqu'en en Indonésie...et j'ai annoté : "Et même jusqu'au Japon...."
Mais des trucs comme ça, c'est merveilleux, comme le salsifisme à la place du sinistre salafisme...C'est le sel de notre métier et c'est pour cela que je l'aime. Et frittes soyent ces langues pédantes....
Le sushisme, religion du Prophète cru en lamelles......
Y avait déjà le mazdéïsme, religion des Piles Wonder....décidément les religions, une inépuisable source de désopilance...
Tiens regardez: Y a pas longtemps Delanoé (celui de l'Arche) a inauguré une place Jean-Paul 2 , près du Square Jean 23 en compagnie de monseigneur ...23. avec la bénédiction de Benoua 16.
Calculer combien de curetons étaient sur la place ce jour-là....
Ca vaut toutes les bourbourettes pédago de mes deux, non???
Non, sincèrement, merci à vous JPB, d'être ce que vous êtes. Nul doute que quelqu'un vous regarde avec plaisir, de là-haut, au Paradis des belles bacchantes: l'ami frédo, Nietzsche, dont on fertia bien de relire deux trucs "le Gai savoir" d'abord, au lieu de se faire tartir avec Heidegger, qu'est à la philo ce que Bergmann est à John Ford, et "Discours sur l'avenir de nos établissements d'enseignement".....
Toi l'Brighelli, quand tu mourras
Quand le croq'mort t'emporteras
Qu'il te conduise à travers ciel
Dans les bras d'Voltaire.....
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 22 octobre 2006
Les parents d'élèves sont ce qu'on les fait. Facile de leur taper sur la gueule, ils appartiennent en grande majorité à la majorité silencieuse.
Quel travail faire faire à un enfant de CP qui n'a qu'à relire un texte global qu'il a déjà mémorisé. Quel travail quand on se fait incendier parce que le gosse a syllabé ou connait par coeur, parce que ça l'amusait, sa table de neuf? Quel travail faire à la maison quand le cours d'anglais des CM consiste à colorier des images?
Par ailleurs, et changeant un tout petit peu de sujet, il m'est arrivé de tenter d'expliquer à certains parents, voisins, amis ou clients, que le but de l'enseignement d'une langue vivante aux collège et lycée n'était pas de pouvoir acheter son pain à Londres ou à Berlin mais de découvrir une autre structure grammaticale de façon approfondie, de découvrir une culture, une histoire, une littérature, de s'ouvrir et que, si toutes ces valeurs étaient bien enseignées, le pas à franchir pour parler couramment la langue serait ensuite facile... Incompréhension totale: pour eux tous, l'école doit être utile et seulement utile. Solutions????????????
Ceci me rappelle un sujet bateau de prépas scientifiques en "français": "La science est-elle vraie ou utile?"
Je trouve que ça manque de profs de langue ici: ils doivent être tellement cassés qu'ils n'ont plus envie de se battre car ils ont été les premiers bastions du savoir à être démolis. Méthode audio-visuelles, disparition de l'enseignement de grammaire, livres inutilisables par les parents un peu rouillés ou non initiés depuis si longtemps(1975?)
Disparition aussi des langues "inutiles": il me semble que l'agreg de russe n'offre pratiquement plus de postes? Bien difficile de saisir l'âme russe et de comprendre l'histoire de ce drôle de pays si le russe n'est plus enseigné parce que inutile.
Un bon titre pour un livre sur l'école: " SVP,Un peu de temps avant de devenir utiles!"
Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2006
Peu importe l'opinion des gens d'arrieres gardes, persistant sur de faux combats du siecle dernier.
Dans bien des domaines ce qui etait une opinion previsiblement nefaste est aujourd'hui une erreur avérée :
Ce fait s'impose, et ceux qui souhaitent persister dans l'erreur finiront de toute facon dans les poubelles de l'histoire.
Que les concons cocos ne soient pas à la hauteur de leur defaite, peu importe, ils sont dans tout les cas deja morts et enterrés.
Seul importe ceux qui ont une exigence de qualité et qui souhaitent relever les defis que cela pose.
Ecrit par : nicolas | 22 octobre 2006
Bravo pour votre sortie :
"Le MRAP gros enfoirés !"
Et soutient complet à Mr Redeker face aux terroristes de la pensée.
Ecrit par : Franck | 22 octobre 2006
Le MRAP, vous ne trouvez pas que ça pue la Sciento à plein nez???? C'est en effet un sacré vide-ordure, une fosse septique.....faussement tiers-mondiste et vraiment antisémite....
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 22 octobre 2006
de la part d'un parent d'élève qui n'a jamais su se taire : les (plutôt vieux) profs de collège commencent à avouer leur désespoir et leur inquiétude face aux élèves complètement déstructurés qu'ils "reçoivent" du primaire ; suffit de les lancer (j'ai eu des entretiens forts intéressants cette semaine avec un prof de maths et un prof de physique d'un disons certain âge)...mais ils ont tellement peur des parents "convertis" par cette grande fédération de gauche qui a si bien assimilé les discours pédagogistes qu'ils n'osent pas le dire !
alors faites comme moi les parents ! assumez d'être d'horribles réactionnaires qui veulent que les profs enseignent et que les parents éduquent et pas que tous "citoyennent" en choeur; assumez de suivre les gamins dans leurs études, de les soutenir et de leur faire bosser les tables de multiplication, les règles de grammaire et d'ortographe et redemandez en en primaire ! infiltrez les conseils locaux de parents pour dire des énormités (voir ci-dessus) pour faire bouger les desiderata de l'intérieur !
la révolution c'est tous les jours...
Ecrit par : fabienne | 22 octobre 2006
Peut être pas raciste.... Mais peut être indigénophile...
J'en lis bcp des profs qui sous le falacieux prétexte que "loche" est un mot compliqué (mdr) il ne faut pas l'apprendre aux enfants ... (ou devrais-je dire "gogol", c'est pas comme ça que vous appelez les mômes entre vous ? je parle des cons qui n'ont pas vu les petits tout petits soucis de lecture qu'ont certains gamins)
Un petit copié/collé pour notre ami Pierre....
1) je suis d'accord il faut maxi 10 élèves par prof:
EMBAUCHEZ DES PROFS SVP (compétent).
Je trouve déguelasse dans quelles conditions les profs sont amenés à travailler, autant par le nombre d'élèves que par les horaires qui parfois sont injustement distribuées, ainsi que pour ceux qui sont sur plusieurs établissements.
Mais tous ça n'est pas dû que au manque de moyen, la pauvreté de ce système fait que les parents n'ont plus confiance dans EN tous ceux un peu lucide quittent le navire , donc fermeture de classe, fermeture de poste, fermeture d'école .
CHANGEZ LE SYSTèME LES PARENTS REVIENDRONT.
2)Si les Alphas existent depuis 200 ans: "Pourquoi les ânes ont-ils arrêté ? "
3)Les profs sont perturbés par les Alphas ?: "J'hallucine ."
4)Retour au b.a Ba leur fait peur ? "J'hallucine"
5) Ce n'est pas en mettant des sons sur des lettres que l'on va apprendre à lire "J...."
6) et LA métaphore 'JE vais prendre un exemple idiot' 'c'est comme si pour apprendre à rouler en vélo on essayer de mettre des mots sur un ballon ou une brouette' quel Âne virez moi ça VITEEEEEEEEE.
j'écoute plus ce C.. IL M'A ENCORE Véner POUR LA JOURNéE
Frako au piquet les mains sur la tête, JE VEUX PLUS T'ENTENDRE "
Voili voilou ....
So Peet, raconte nous la VéRITé, pourquoi tu craches sur les Alphas ET Léo&Léa ?
La vérité VRAI, pas la langue de P...
Ecrit par : toto | 22 octobre 2006
Je réagis à de nombreux articles, un peu en vrac; jeune et fraiche diplômée de l'université, j'enseigne le français à des étrangers et je donne des cours d'alphabétisation à des francophones et non francophones. J'ai préparé le capes de Lettres, mais je n'ai pas souhaité me tourner vers l'enseignement "traditionnel" car je suis trop en désaccord avec l'éducation nationale pour pouvoir y travailler. L''iufm ne nous parle effectivement pas de tous les soucis et les drames que nous vivrons en tant qu'enseignants: on nous apprend à créer des cours pour une classe "idéale"! Ce sont les mots de notre formatrice... Et quand je vois les drames qui se vivent dans des classes; je fais de l'aide aux devoirs dans un quartier dit "difficile" et je vois des jeunes qui auraient besoin d'un coup de pouce; des jeunes volontaires et dynamiques, mais qui galèrent car primo-arrivants; rien n'a été fait pour eux, alors que le casnav est sensé les aider; le PRE? des commissions à n'en plus finir, des dossiers compliqués à remplir...tout traine et prend du temps, et le brevet qui arrive déjà à grand pas...
Je déverse un peu ma colère car je ne sais pas vers qui me tourner pour m'exprimer.. mes chers collègues de promo capes sont tous béats devant les formateurs et ne jurent que par "séquences pédagogiques" et "enseignement spiralaire".
J'ai parfois l'impression d'être le vilain petit canard qui a refusé de se conformer au moule. Je ne regrette pas mon choix, même si je sais que les premières années seront dures ( précarité..) mais je m'acroche à mes convictions!
Ecrit par : larve | 22 octobre 2006
"Et quand je vois les drames qui se vivent dans des classes; je fais de l'aide aux devoirs dans un quartier dit "difficile" et je vois des jeunes qui auraient besoin d'un coup de pouce; des jeunes volontaires et dynamiques, mais qui galèrent car primo-arrivants; rien n'a été fait pour eux, alors que le casnav est sensé les aider; le PRE? des commissions à n'en plus finir, des dossiers compliqués à remplir...tout traine et prend du temps, et le brevet qui arrive déjà à grand pas..."
écrit par Larve qui deviendra papillon.
Il faut vous tourner vers ceux qui préconisent un renforcement de la vie associative dans les quartiers difficiles et non vers ceux qui, par peur de l'islamisme effreiné de ces hordes barbares, ont coupé le robinet des subventions à ces assoc.
Votez Gauche Loukhoum! Un peu de racisme anti-juif, JPB? J'adore: nous sommes tous des juifs allemands (aussi mon génôme et pas le sien) et je me suis régulièrement empoignée avec un type qui prétendait envoyer les abrutis à la mine dès leurs sept ans (c'est un provocateur lui aussi)... N'empêche que si on l'avait écouté en 1971 on ne serait pas là où on est.
Je ne suis pas:
"Chacun désormais est un oracle. Quand bien même il se contente de répéter, en la déformant, une culture familiale parfois peu inspirée."
Je pense juste qu'il y a toujours du yin dans le yang et je ne me suis pas enflammée pour l'expérience Khmers Rouges car, à dix-sept ans, déjà, j'étais raisonnablement social-démocrate et laïque. Je suis un ventre-mou!
Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2006
Jean-Paul, je me suis aperçu que nous ne parlions pas exactement de la même chose quand je vous ai entendu raconter l'histoire de Cavanna, qui changeait de langue automatiquement suivant la situation. Nous ne coupons pas exactement le gâteau au même endroit. De mon côté, j'en étais toujours à mon Lévi-Strauss, et à la différence entre la culture de l' "honnête homme" d'un côté, et la culture au sens anthropologique de l'autre.
Ce que nous disons n'est pas fondamentalement opposé : nous sommes tous formés d'une multitude de cultures différentes, et le drame est que de plus en plus de gens ne trouvent plus l'interrupteur pour passer d'un type de culture à un autre.
Ecrit par : Pierre-Henri | 22 octobre 2006
Je dirais même plus : Et le drame est que de plus en plus de gosses ne savent même pas qu'il existe un interrupteur pour passer d'un type de culture à un autre...
Ecrit par : catmano | 22 octobre 2006
Je veux l' excellence . Je veux remettre en marche l' ascenseur social . Je refuse la discrimination positive ...etc .
C'est du JPB pur, au mot près, mais dans la bouche de Nicolas Sarkosy à Périgueux au mois d' octobre 2006 .Seriez vous son possible prochain ministre de l' Education ?
Ecrit par : PREVEL Thierry | 22 octobre 2006
J'aurais très mal au crâne à la place de m'sieur Brighelli. Coups bas. Procès d'intention. Esprits pervers. Mauvaiseté. Politique. Egos - gonflés à bloc ou froissés, ou tenant d'exister. Guerres picrocholines. Lerné Pricochole (bile amère, si ma cervelle étymologique ne m'abuse pas) contre Grangousier (l'esprit de la Renaissance en devenir). Pour de la fouace. Heureusement que l'incontinent cheval rabelaisien pissa toute son eau. Et que la crue balaya villages et soldats. Gouaillons. Gouaillons. Rions.
Quels labyrinthe, chausse-trappes, grincements de dents, culturite aigüe, bêlements, catapultages de têtes coupées dans le camp adverse (histoire d'y propager la Peste - ah! si au moins elle était artaldienne), mélangisme des idées, attaques et outrages, vacheries, canardages, bombardages, napalmages - vraiment, culture, défense et illustration de celle-ci et éducation nationale: chasses gardées.
A certains moments, j'ai l'impression de lire ici ce qu'illustrent certaines éblouissantes paroies de cathédrales: le jugement des damnés ébouillantés dans les casseroles de l'Enfer. Ca se crispe. C'est crispant. Ca n'avance pas. C'est prendre le fer rouge entre les lèvres. Ou comme Edouard II d'Angleterre. La posture sincère, réfléchie très souvent, de certains artistes, écrivains, intellectuels, qui créent, pensent (ni avec ni contre - mais SINCEREMENT, sans trahir ce qu'ils sont) dans la distance nécessaire qui les sépare, parfois à leur corps défendant, des crieurs professionnels et des loups, me semble être, en toute fin, une bénédiction. Et la tentation du désert, qui paraît animer Jean-Paul Brighelli aujourd'hui, est évidente. Le bon vieux: "Et merde!"
Ecrit par : Pendariès | 23 octobre 2006
N'omettez pas, chers amis anti-pédagogistes, de signer l'Appel pour la refondation de l'école lancé par Laurent Lafforgue.
(sur www.refondation-ecole.net)
Ecrit par : Jean | 23 octobre 2006
Monsieur Briguelli,
je pense comme vous que le combat contre l'obscurantisme et contre surtout, les valeurs discriminatoires et guerrieres, est un combat de la gauche,
Seulement n'etes vous pas frappé par le fait qu'un Louis Chagnon, de la gauche de la gauche, est passé à droite, parce que c'est un histoirien qui s'est documenté sur l'islam et que le seul parti a avoir parlé de "l'islamisation" est celui de de Villiers, qui se reaffirme lui meme, comme rejettant le racisme et fils de Résistant ?
Il y a aussi Corinne Lepage qui est plutot "centriste", ministre sous Juppe, et aujourd'hui tentant de faire une alliance des ecologistes, qui se bat depuis des années contre le voile et plus largement contre l'integrisme islamique, toujours présente pour protester contre les offensives islamistes.
Enfin dans le livre sur l'ecole, participe Chantal Delsol, epou
se de Million, un catholique "personnaliste".
Je crois qu'aujourd'hui il faut bien distinguer, la part de "racisme/xenophobie" de ceux qui aiment le refrain que "les immigres mangent le pain des français - on n'aime pas les youpins et les bougnoules"
et ceux qui, comme Louis Chagnon, denonce la guerre sainte pronée par le fondateur de l'islam, Mahomet,
et ceux encore qui s'alarment d'entendre un Monsieur R et pas mal d'autres, comme le representant d'Education sans frontieres, declarer que la France est une salope et qu'elle ne fait que réparer sa dette envers les colonises en accueillant sans fin les sans papiers de Cachan et d'aillleurs.
Quand on s'alarme que "Cerfran et sale feuj" deviennent des apostrophes banales, POUR QUI VOTER A VOTRE AVIS ?
Pour un PS ou le mari de Martine Aubry , Brochen, defend a Lille les islamistes, ou DSK estime que l'immigration est necessaire a cause de la demographie,
sans se poser le moins du monde la question de savoir pour qui voteront ceux qui dans leur pays d'origine votent islamistes partout ou la democratie commence ( selon le caricaturiste algerien Dilhem, mais je trouve sa remarque juste),
tout simplement parce que dans un pays ou l'islam est la norme supreme il est normal de voter pour ceux qui suivent l'exemple de Mahomet, c'est logique, c'est appliquer le coran, parole de dieu lui meme selon l'islam.
Pour finir, je suis tres alarmee quand j'entends que certaines methodes pedagogiques empechent les enfants de former correctement leur cerveau et leur capacité a developper des raisonnements,
là c'est l'aptitude a " comprendre par soi meme" des Lumieres qui peut etre eteinte, c'est la preparation a etre un " soumis" ( sens du mot musulman) a un dieu ou un autre qui est en cours.
Ecrit par : elisseievna | 23 octobre 2006
ps preicsion : c'est "monsieur R" qui decrit la France en salope, pas le representant de Education sans Frontiere, qui lui estime qu'elle a une dette envers les victimes de la misere qu'elle a cree dans le monde.
Ecrit par : elisseievna | 23 octobre 2006
Ps : dans les echanges ci dessous, vous parlez de vos origines estrangeres :
alors je vais vous dire a ce sujet : je suis dans le meme cas, et "dans le civil", en dehors des loisirs et de la vie personnelle, je suis des plus "assimilees" et tres heureuse de l'etre a la culture française, je me fait un devoir de l'etre, de ne pas afficher d'origine ni de religion,
cela me donne le droit de dire que je ne suis pas du tout choquee par la phrase "love it or live it" reprise par de Villiers, meme s'il l'a reprise de le Pen ( dont je hais le racisme affiché) :
parce qu'on m'a toujours appris que dès qu'on est admis dans un pays on doit etre pret-e a verse son sang pour lui, on doit aimer et garder le pays, sa culture ...
Ce qui me parait des plus choquants, meme si je comprends bien la rancoeur de descendants de colonises, c'est au contraire de venir dans un pays avec cette rancoeur et pour certains cette haine de la France et de son systeme politique.
Les miens ne se seraient jamais permis de le faire, je ne tolere pas qu'on le fasse.
Ecrit par : elisseievna | 23 octobre 2006
Pour toutes les infos sur les islamistes dans le nord, et sur la fatwa prononcee contre Robert Redecker, vous pouvez consulter le blog du tres courageux non musulman Messaoud Bourras :
http://www.messaoud-bouras.com/
Pour une réponse a la critique contre Redecker faite par un des coauteurs de votre livre, Fethi Benslama ( accusant robert Redecker de vouloir culpabiliser les gens d'etre musulman), on peut aussi consulter Pascal Mohamed Hilout dont voici le site :
http://nouvel-islam.org/article.php3?id_article=75
Ecrit par : elisseievna | 23 octobre 2006
Enfoirés ?
Ceux qui menacent quelqu'un comme Redecker de procès, ne sont pas de "simples " enfoires, ce sont des COLLABORATEURS d'une offensive contre la République Française, pour instaurer a sa place une République islamique,
en appliquant le droit islamique qui réprime le blaspheme contre le coran et contre Mahomet.
Ecrit par : elisseievna | 23 octobre 2006
"Je ne vous hais point, m'sieu Sibille.
D'ailleurs je n'habite plus Châteauroux depuis longtemps, vous ne risquez absolument donc rien. Mon réseau sur place a été désactivé !
Oui, j'ai même fréquenté l'avenue eud Tours."
Ecrit par : Lariba | 22 octobre 2006
Là, vous aiguisez ma curiosité... Vous aurais-je eu en cours?
Ecrit par : christophe sibille | 23 octobre 2006
"cela me donne le droit de dire que je ne suis pas du tout choquee par la phrase "love it or live it" reprise par de Villiers, meme s'il l'a reprise de le Pen ( dont je hais le racisme affiché) :
parce qu'on m'a toujours appris que dès qu'on est admis dans un pays on doit etre pret-e a verse son sang pour lui, on doit aimer et garder le pays, sa culture ..."
Ecrit par : elisseievna | 23 octobre 2006
D'accord avec une grande partie de votre diatribe anti-islamiste... Simplement, prenons garde à ne pas stigmatiser l'immigré a priori, en prenant de Villiers, (ouvertement xénophobe) en exemple. Et il y a beaucoup de français "de souche", comme on dit qui, si on appliquait la phrase: "love it or live it", n'auraient plus qu'à quitter le territoire.
Ecrit par : christophe sibille | 23 octobre 2006
Franchement, je me pose la question de savoir si vous êtes malades ou manipulés par des médias avec votre terreur primaire de l'islamisme qui mange les petits enfants? Y'a eu les juifs, y'a eu les bolchéviques le couteau entre les dents et plus tôt la peste noire. Verdun ou le Chemin des Dames tuaient à la minute bien plus que ne sont morts en Irak de soldats américains sur toute la durée du conflit.
Si j'étais citoyen israëlien, je me sentirais mal à l'aise mais franchement, ici, en France, la guérilla certes désagréable d'une poignée de fanatiques n'est nocive que pour nos populations immigrées qui, du fait de votre peur irrationnelle, ne sont plus à l'abri des pogroms que vos discours, que je juge délirants, peuvent provoquer.
Je croyais ce blog traitant des dangers des nouvelles pédagogies qui le sont encore plus pour les jeunes beurs et blacks que pour vos enfants ou les miens... De toute évidence, il se transforme à grande vitesse en tribune libre pour les peureux et les manipulateurs d'opinion. On se croirait sur un blog de bergers manifestant contre la poignée de loups qui ravagent le sud est !
Je conçois le "ras-le-bol" de M. Brighelli. Qu'il veuille revenir à une Ecole Laïque de la République ne sous-entend pas qu'il souscrive à l'expulsion des sans-papiers? Enfin... je crois ou tout au moins j'espère.
Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2006
Cher M. Brighelli,
Bravo pour ce que vous faites.
Je vous écris ce post pour vous faire part de la tenue de la troisième édition de La République des Blogs, Mercredi à Paris, organisée par le blogueur Versac (détails et inscription là : http://www.republiquedesblogs.net/).
Si ça vous dit, ne vous génez pas pour y porter la bonne parole ! :D
Ecrit par : Alceste | 23 octobre 2006
Réponse à Christophe Sibille.
La distinction entre les "pédagogistes" et les anti-pédagogistes" n'est pas "simpliste", elle est "réelle".
Le pédagogiste", c'est celui qui croit qu'en dehors de la "pédagogie par objectifs", c'est-à-dire de la "séquence didactique", il n'y a pas de salut. Au nom de cette conviction, il taxe de conservatisme et d'archaïsme tous ceux qui n'adhèrent pas à ce nouveau dogme.
Par ailleurs, pourquoi tenez-vous tellement à "conspuer" Gilles de Robien? Cela faisait des années que les parents n'en pouvaient plus de voir leurs enfants souffrir sur la méthode semi-globale, qu'ils trouvaient illogique et inefficace. A la maison, la lecture, au lieu d'être un plaisir, était un drame. Ne revenait-il pas au ministre de l'Education de les entendre? C'est ce qu'il a fait, en "ministre", c'est-à-dire en "serviteur" (d'après l'étymologie latine) de ses concitoyens. Il était dans son rôle, rien de plus. François Fillon, déjà, était à deux doigts d'intervenir à ce sujet. Les mises au point de Marc Le Bris dans "Et vos enfants ne sauront pas lire...ni compter" ont certainement rendu cette intervention inévitable. Le départ "global" était devenu une sorte de dogme, qu'il fallait casser afin qu'au moins les instituteurs se sentent véritablement libres de choisir un départ alphabétique traditionnel, ne croyez-vous pas?
Bien à vous.
Ecrit par : Jean | 23 octobre 2006
Dobolino, même si je trouve certaines digressions peu souhaitables sur un blog (est-ce bien, du reste, un hors-sujet? La note de Jean-Paul aborde explicitement la question de l’islamisme, en particulier dans les questions d‘enseignement, et la question est de savoir si cela doit suffire à le taxer de « délire raciste et xénophobe », selon le jugement subtil et argumenté de Lubin), je ne peux vous suivre lorsque vous réduisez l’activité islamiste en France à un épiphénomène insignifiant, et les réactions qu’il suscite à une psychose frileuse.
D’abord, je ne suis pas sûr que ce soit votre intérêt de militante: c’est en niant contre vents et marées les questions de délinquance, qu’il réduisait à un « fantasme in sécuritaire », que le PS a perdu les élections de 2002. On voit trop bien désormais comment il risque de perdre aussi celles de 2007.
Ensuite, j’ai toujours en mémoire, et en travers du gosier, les scènes de joie obscène dans certains quartiers après les attentats du 11 septembre. Je ne crois pas non plus que ce soient des chemises brunes, ni même de simples groupuscules, qui, peu après, criaient « Mort aux Juifs! » dans les rues de Strasbourg et d’ailleurs. Il est prudent d’attendre un peu avant de déclarer, à la suite de certaines associations prétendument vouées à l’antiracisme et la défense de la libre pensée, que affaire Redeker n’est qu’une grossière opération publicitaire, et l’assassinat de Théo Van Gogh une manipulation montée par le Mossad ou la CIA.
L’héritage de Voltaire m’importe autant que celui de Jules Ferry.
Ecrit par : Jean-François Croz | 23 octobre 2006
Je ne sais si quelqu’un a déjà fait la remarque
"love it or live it"
ne serait-ce pas plutôt : "love it or leave it"
mabiche
Ecrit par : mabiche | 23 octobre 2006
C'est que "Diabolino" n'ostracise jamais.
Mettre au ban, en banlieue, serait double peine, puisqu'ostraciser c'est (en -488) : "une institution qui permet de bannir pendant dix ans un citoyen, sans que celui-ci perde ses biens. C'est un mécanisme d'auto-défense populaire, un simple vote de défiance. L'ostracisme fut surtout utilisé comme arme politique dans les rivalités entre hétairies"
Wiki
Et si vous le voulez bien, je reviens sur le problème des cohabitations.
Quel que soit le sens qu'on porte sur le mot culture -et ils sont importants-, c'est la pierre d'achoppement de toute cohabitation. La religion n'est qu'une expression de la singularité culturelle, dont s'emparent les plus effrayés, le "socle commun" qu'on lui oppose n'est qu'une fumisterie.
Ecrit par : D'Enguell | 23 octobre 2006
Sur le féminisme, je me suis toujours demandé comment des êtres humains, au nom de la tolérance, pouvaient faire preuve d'intolérance, avec leurs discours amalgamés, généralisés, absurdes, voulant parler au nom de tout un tas de personnes ne se sentant pas concernées, jugeant divers comportements, etc.
Ce gerne de mauvaise foi, d'hypocrisie latente, car je ne crois pas qu'une telle contradiction échappe réellement à ces émettrices, tout comme chaque intégriste, quelle que soit la cause.
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A propos d'Ilan, personnellement je ne crois pas que le crime commis par les barbarres soit antisémite.
Je trouve cette vision là trop simpliste, ou trop compliquée.
La volonté première est avant tout liée à la cupidité.
Le choix de la victime est basé sur des croyances, certes, mais en vue de satisfaire la cupidité.
Je ne crois pas que les barbares s'intéressent suffisamment au Monde pour être ant iquoique ce soit, sinon leur propre petitesse.
C'est comme si parce qu'ils avaient plutôt eu l'idée de s'attaquer à un guichetier de banque on les avait qualifiés d'anti-banquistes.
Leur amalgamme s'arrête bien à des préjugés, connus de tous, heureusement pas partagés.
D'ailleurs (et là ça risque d'être mal pris, je n'espère pas mais bon), je me demande pourquoi le terme "anti-sémite" existe, mais pas d'équivalent pour les arabes, les noirs, les français (je me déjà fais insulter de "sale français"), les asiatiques (en France on distingue mal un japonais d'un thaïlandais, par exemple), etc. En tout cas je ne connais pas les équivalents.
Enfin c'est juste une question qui m'est venue, parce qu'en fait je m'en fou un peu beaucoup, le racisme n'est pour moi qu'une forme de mauvaise foi parmi d'autres.
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Quant à l'islam intégriste en France, je crois qu'il faudrait résoudre cette problématique: La tolérane, jusqu'à quel point ?
Une réponse vite fait : euh eh bien il faut savoir arrêter de tolérer quant la problématique même se pose, non ?
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Pédagogie pédagogie....
Hier soir j'a idécouvert une méthode d'apprentissage de la langue française qui semble efficace, et qui est, cela est important, éprouvée depuis de longues années.
C'était en regardant le reportage sur la légion étrangère........
Succès garanti. Bien sûr, je ne crois pas qque la grammaire et l'orthographe y soient soigneusement étudiés, mais selon certaines recherhces le cerveau à cette capacité de trouver tout seul les règles propres à une langue dans une efficacité de 80% environ.
Autrement dit, un complément de leçons grammaticales, conjugales, etc, après coup, pourrait sembler bénéfique, après coup.
Mais de toute manière quelque soit la méthode, si la mise en forme n'est pas acceptable pour l'enfant, l'aprenant, quelle que soit cette forme, le résultat ne sera pas au rendez-vous.
Je me demande toujours comment faire accepter l'enseignement à un enfant. Les leviers sont pourtant connus, ils jouent sur une envie, qui se présente sous différentes formes.
Alors pourquoi l'envie n'existe plus ?
De mon temps, l'envie pouvait être à court terme, à long terme, ou simplement lié au milieu de vie, question de culture(B) familliale, parfois agrémeentée avec suffisamment de maturité de la culture(A).
Souvent aujourd'hui il manque les deux. Au moins l'un de ces points d'appui sur lequel activer le levier est nécessaire pourtant, et c'est, je crois, ce qu'il faut apporter.
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En ce qui concerne la fermeture du blog, je suis contre.
Je pense qu'à peu près tout participant ici connait le principe de "Troll", dans le cas contraire faites des recherches.
Donner de l'importance à des gens qui avouent d'une certaine manière n'avoir rien à faire dans un espace et pourtant y rester est tout aussi absurde que le comportement même de ce genre de bestiole.
Ecrit par : Passage, Et ? | 23 octobre 2006
"Love it or leave it", évidemment... "Love it or live it" est un contresens flagrant, et je suis navré d'avoir repris cette fôte.
Je remercie: "passage et" de son message pour faire une réponse en même temps à Jean: ce qu'on peut reprocher surtout à de Robien, c'est surtout de dire... n'importe quoi! Imposer la méthode syllabique pure, (j'insiste sur l'adjectif) au nom de la liberté pédagogique est à la fois un scandale et une escroquerie, alors que des études sont en train de sortir prouvant de plus en plus que la méthode n'est pas le plus important de l'histoire. Not'bon ministre a été obligé, aujourd'hui même, de se rendre précipitamment en Belgique, à Gand exactement) pour essayer d'y pêcher quelques arguments venant étayer ses récentes déclarations... Et, connaissant la mauvaise foi du bonhomme, nul doute qu'en tordant l'argumentation dans tous les sens, il finira par avoir raison!
Concernant: "pédagogistes" et "anti-pédagogistes", je n'ai pas dit qu'il n'y avait pas lieu d'employer ces termes. Ou alors, je me suis mal fait comprendre... Simplement, il existe une solution qui consiste à tenir compte de ce qu'à vévu l'enfant sans pour autant en faire un, pardonnez-moi l'expression, "apprenant roi... Une sorte de juste milieu, en somme? J'ai remarqué que la vraie solution était rarement dans les extrêmes...
Bien à vous.
Ecrit par : christophe sibille | 23 octobre 2006
Cent fois d'accord avec ce que vous écrivez, monsieur Brighelli.
Faudrait que les gauchistes comprennent qu'on n'est pas forcément facho ou même de droite si on n'aime pas l'islam. Ca peut aussi être parce qu'on est un laïcard de gauche.
Quand seul Fabius défend la laïcité, quand on voit que le candidat probable du PS est une femme qui dit qu'elle "ne laissera pas insulter Dieu", c'est désolant :(
Ecrit par : VinZ | 23 octobre 2006
Je me fais le Jean-Baptiste de Pantocrator: il va revenir!!!
Ecrit par : Pendariès | 23 octobre 2006
"Quand seul Fabius défend la laïcité, quand on voit que le candidat probable du PS est une femme qui dit qu'elle "ne laissera pas insulter Dieu"
Fabius ne sera certainement pas le candidat PS malheureusement parce qu'il me semble être le plus apte
Ce sera Ségolène qui n'a pas d'idées sauf celle de plaire au peuple...( ça promet avec le versatile peuple français ).
Elle aura, je pense, fort à faire avec un autre candidat qui va aussi de présenter : JP Chevenement et qui va, à mon avis, récolter assez facilement le vote socialiste traditionnel.
C'est vrai que les bobos ne vont pas voter pour lui mais pour qui votent ils en fait ???
Mais il a un discours laïque cohérent depuis très longtemps.
Ecrit par : Olivier | 23 octobre 2006
Bonjour à tous,
Je pense qu'il n'y aucune raison de s'inquièter sur l'éventuel arrêt du blog dans un avenir proche.
Lorsque JPB parle d'abandonner son blog après les élections, il faut bien sur comprendre "les élections de 2012".
Nous avons donc encore quelques temps à débloguer ensemble...
A bientôt.
Ecrit par : utile baron | 23 octobre 2006
Des fois que ça en intéresserait quelques uns.
Moi je n'ai que le CEP (d'origine controlée à l'ancienne), mais ce sont des choses que je comprends, car c'est dit simplement et non pas à coups de citations pour montrer qu'on a lu un tel ou un tel.
Bonne lecture.
PS: Inutile de vous dire ce que j'en fais tous les matins de votre méthode globale, tout juste bonne à fabriquer des illettrés, pendant que les parents qui le peuvent, enseignent à lire à leur enfants à la maison, avec la bonne vieille méthode syllabique.
Trois réformes urgentes pour sauver l'école
par Laurent Lafforgue et Marc Le Bris
[Respectivement : Mathématicien, médaille Fields 2002 et ex-membre du Haut Conseil de l'éducation (HCE) ; Instituteur et directeur d'école. Auteur de Et vos enfants ne sauront pas lire... ni compter ! (Stock). Coresponsable du réseau Savoir lire écrire compter calculer (Slecc) de classes primaires « pilotes »].
Publié dans Le Figaro le 23 octobre 2006
L 'école de notre pays transmet de moins en moins bien les connaissances. Les personnes les plus diverses dressent ce constat : des militants d'extrême gauche et des conservateurs, des croyants et des libres penseurs, des professeurs et des parents d'élèves, des gens connus et de simples citoyens.
À la fin du CM 2, le quart des élèves ne savent pas lire couramment. La majorité d'entre eux ne maîtrisent pas l'orthographe, la grammaire, les conjugaisons, la rédaction, le calcul, la règle de trois ou les rudiments d'histoire, de géographie et de sciences. On entre au collège sans que ces bases soient acquises. Pour ne donner qu'un exemple, l'évaluation nationale d'entrée en 6e de 2005 a révélé que 60 % des élèves échouent à diviser mentalement 60 par 4.
Passé un certain âge, les lacunes accumulées ne sont plus rattrapables. Des professeurs constatent que les collégiens manquent de mémoire : on ne l'a pas exercée. La majorité des étudiants ne peuvent suivre un enseignement supérieur digne de ce nom. Certaines filières sont réduites à donner des dictées. Des facultés de sciences proposent des examens de type QCM : des questions auxquelles on ne répond que par oui ou non. En mathématiques, des professeurs des écoles d'ingénieurs s'inquiètent publiquement de la chute du niveau de leurs étudiants. Un grand nombre d'entre eux n'ont plus de compréhension réelle des cours, même après les fameuses classes préparatoires. Ils n'ont retenu que des procédures toutes faites.
Toutes les disciplines sont touchées, mais le plus grave est la ruine du français. Des professeurs de toutes matières ne peuvent plus enseigner quand leurs élèves - y compris parmi les Français « de souche » et dans les milieux favorisés - ne maîtrisent pas la langue écrite et même orale. La grammaire est le premier apprentissage du raisonnement. Savoir élaborer sa pensée en rédigeant de manière argumentée est indispensable à tout genre d'études et dans bien des métiers.
Aujourd'hui, tous les maillons du système éducatif sont malades. Mais le plus important est l'école primaire. Elle devrait donner aux enfants les savoirs élémentaires, mais aussi les habitudes de discipline, de travail, de sérieux, d'attention, de contrôle de soi que demandent l'étude et la vie en groupe. C'est une éducation différente de celle de la famille. Si ces savoirs et ces habitudes ne sont pas installés à la fin du primaire, ils ne le seront jamais. Au collège se révèlent toutes les carences, et la violence éclate.
Beaucoup d'enfants suivent des cours de soutien payants pour pallier les déficiences de l'école. Ceux des familles défavorisées ou non francophones subissent plus que les autres les conséquences de sa destruction. On les prive de la principale voie d'ascension sociale qu'ait connue la France, comme la maîtrise de la langue, des savoirs de base et de la culture. Sans les mots, la pensée reste infirme, les esprits prisonniers ne peuvent s'exprimer que dans une violence muette et aveugle, telle celle des émeutes de l'an dernier.
Notre système éducatif se délite depuis les années 1960, et cela va en s'accélérant. Les dernières générations de maîtres ont subi un enseignement dégradé. On leur impose dans les IUFM une prétendue formation qui n'est pas seulement inutile mais nuisible.
Mais attention ! N'accusons pas les professeurs et les instituteurs ! Comme les élèves, ils sont victimes de la destruction de l'école, résultat de la politique menée depuis des décennies, sous tous les gouvernements, par la plus grande partie de la hiérarchie de l'Éducation nationale inspirée par quelques idéologues. C'est pourquoi nous lançons un appel pour la refondation de l'école et, singulièrement, de l'école primaire.
Nous dénonçons une situation grave dont les conséquences s'observent déjà. Il en va de l'avenir intellectuel, culturel, scientifique, technique, économique, social et politique de la France, voire de sa survie.
Nous préconisons trois axes d'action :
Premièrement, récrire les programmes et les manuels. La plupart de ceux actuellement en vigueur sont désastreux. Les programmes doivent être rédigés en termes simples et concis de telle sorte qu'à la fin de chaque année les élèves eux-mêmes puissent lire et comprendre ceux qui les concernent. Ils doivent bénéficier d'horaires revenus, dans les disciplines fondamentales, à leurs niveaux d'il y a quarante ans : par exemple, en CP, quinze heures de français, au lieu de neuf actuellement. Programmes et manuels doivent posséder une forte structure interne à chaque matière, une cohérence d'une matière à l'autre, et une progressivité régulière d'année en année. Particulièrement à l'école primaire, ils doivent privilégier l'apprentissage des éléments, et aller toujours du simple vers le plus élaboré.
Deuxièmement, récuser la doctrine de « l'élève qui construit lui-même ses savoirs » et redonner leur place à des enseignements explicites, structurés et progressifs. Mais, sans dogmatisme aucun : les instituteurs et les professeurs doivent pouvoir procéder suivant leur expérience. Le plus important est la qualité de leur formation. Celle-ci doit être très riche et exigeante sur le plan des connaissances disciplinaires - un bon professeur est avant tout un professeur qui maîtrise sa discipline à un niveau plus élevé que celui où il doit l'enseigner - et comporter, d'autre part, une formation pédagogique concrète, reçue principalement sur le terrain auprès de professeurs chevronnés restés fidèles à l'instruction. Il faut en finir avec l'enseignement fumeux des prétendues « sciences de l'éducation ».
Troisièmement, rétablir partout un bon niveau d'exigence, et donc de travail. Les maîtres doivent pouvoir décider du passage d'un élève dans la classe supérieure en fonction de son intérêt bien compris et sans subir de pression. Un élève ne doit pas passer en CE 1 avant de savoir lire et écrire, car cela s'enseigne seulement en CP. S'il ne sait pas lire, il faut qu'il redouble, sans quoi il n'apprendra jamais. De même, un élève ne doit pas entrer au collège avant de maîtriser les savoirs fondamentaux indispensables à la poursuite des études. C'est pourquoi nous préconisons à la fin de l'école primaire un contrôle des connaissances - avec dictée, questions de grammaire, petite rédaction, petit problème et questions d'arithmétique - et la création d'un cours de rattrapage pour les élèves qui échoueraient.
Ecrit par : UN PRIMAIRE | 23 octobre 2006
Certains ici s'étonnent de la recrudescence de messages à caractère villiériste voire frontiste, rien de bien surprenant lorsque vous apprendrez que le lien vidéo de la sortie de JPB contre le MRAP circule sur tout un tas de sites émargeant chez le Borgne ou le Vicomte...
Méfiance donc, ces crétins se font les alliés objectifs des contempteurs de Brighelli qui, par une habile "reductio ad hitlerum", peuvent désormais proclamer: "Vous voyez, je vous l'avais bien dit que c'était un affreux facho ce bonhomme"!
Ecrit par : pantocrator | 23 octobre 2006
"D’abord, je ne suis pas sûr que ce soit votre intérêt de militante: c’est en niant contre vents et marées les questions de délinquance, qu’il réduisait à un « fantasme in sécuritaire », que le PS a perdu les élections de 2002. On voit trop bien désormais comment il risque de perdre aussi celles de 2007"
1) mon militantisme est essentiellement cantonal rural: Xième redite
2) militer sur la peur ancestrale de l'étranger en cas de crise n'est pas ma tasse de thé: je ne vais pas renier mes valeurs morales pour une élection au suffrage universel ou alors il me faut remettre en question la validité de ce type de suffrage
3) je ne nie pas la montée d'un inquiétant islamisme au Moyen et Proche Orient et je suis de tout cœur avec ceux qu'ils écrasent, mais avant qu'ils prennent le pouvoir chez nous, il faudrait nous convaincre du bien-fondé de leurs thèses. Quel rapport avec la petite ou moyenne délinquance d'ados laissés pour compte? N'avez-vous jamais été adolescents ou étiez-vous alors chez les scouts Saint-Georges? Moi, j'habitais à Massy, 91, et nous n'étions pas des petits anges. Catmano et moi, avons fait des bêtises qui, si nous étions des beurettes modernes et nous faisions prendre, feraient la une des journaux que vous lisez. Et, à nous voir, jeunes gens tous apparemment sortis de saint Jean de Pasteur ou de Janson de Sailly, vous auriez eu très peur. Pour se protéger, il fallait avoir l'uniforme ad hoc, je devrais dire cr'ad hoc. Dans le RER, on se posait un C... par terre en fumant un clope, l'oeil aussi hagard que méprisant. Quand nos profs nous sortaient à Paris, après avoir volé à la tire sur les étalages, nous larguions les profs et le troupeau et, à Châtelet ou Montparnasse, on semait la troupe bêlante des moutons de Panurge. Nos profs riaient plutôt de notre débrouillardise de poulbots. A Massy-Verrières, on avait 1/2 heure d'avance et pas de billet: on sautait la barrière. Je ne vous dis pas tout et, à sa décharge, Catmano n'a pas commis le dixième de mes errances... Chance, je suis née blonde aux yeux clairs, en 1959, et lorsque la chiraquie a investi la mairie de Paris, je m'étais calmée parce que je voulais faire véto, ce qui était jouable pour une banlieusarde à parents divorcés... à cette époque reculée. J'avoue avoir souffert à LLK: je me croyais au zoo et à l'ENV presque aussi. Salut les bourgeois!
4) je trouve, comme vous le dit si bien D'Enguell, qu'il est scandaleux d'ostraciser des populations entières de France, déjà mises au ban, sous le motif qu'ils sont de la même race qu'une poignée d'insupportables fanatiques: c'est les pousser dans leurs bras. Vous vous jetez bien vous, intellectuels éduqués par Montaigne, Montesquieu et Voltaire, dans ceux de l'Agité du bocage et du Borgne (au royaume des aveugles, les borgnes sont rois!)
Il n'y a pas en ce moment UN œuf du serpent, comme pour mon arrière grand-mère juive en 1930 en Allemagne mais bien deux œufs de serpent dont le plus nocif pour ma Douce France et ma très chère Europe n'est point celui qu'on me fait voir ici.
N'est-il pas déjà presque interdit à un jeune beur parisien de souiller de ses fesses un banc de l'avenue de la Grande Armée ou d'entrer dans certains squares? Y'a pas encore de panneaux mais...
Vous souvenez vous cette chanson:
"Fallait déjà se lever tôt pour trouver un brind'herbe
J'ai filé la trace aux oiseaux
J'les ai suivi et c'est superbe
Y'en avait au quartier latin"
ou de celle-ci
"Comme un arbre dans la ville..."
C'est sûr qu'à Notre Dame de Sion ou au Couvent des Oiseaux, vous ne deviez pas vous sentir concernés. Excusez moi, Messieurs, chez les Jèzes ou les Frères Maristes qui vous éduquèrent!
Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2006
petit problème. Un grand professeur écrit:
"Ou d’un capitaliste qui ressemble à s’y méprendre aux bourgeois jadis portraiturés par Ingres, avec les mêmes mœurs et les mêmes amis ?"
puis s'offusque que ses petits élèves traduisent:
"forcément, dans une époque de grand désarroi économique et culturel, on en revient aux boucs émissaires traditionnels — les Juifs (Ilan Halimi n’a été enlevé, séquestré, torturé et achevé que parce que dans l’esprit de ses trente tortionnaires — l’équivalent d’une classe entière —, il était riche, puisque juif), "
Signé: Un ventre mou en colère...
Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2006
bravo pour vos prises de position courageuses concernant l'école mais aussi ces canailles du MRAP.c'est juste du courage et ça manque de nos jours.
Ecrit par : vae victis | 23 octobre 2006
Je ne saisis pas la remarque du "ventre mou en colère". Mon allusion à Ingres évoquait le "Portrait de monsieur Bertin", auquel je trouve une ressemblance (dans l'attitude, la pose, etc.) avec DSK. Y aurais-je mis autre chose par inadvertance ?
Dobolino, vous avez raison, et vous avez tort.
Bien sûr que nous fûmes des voyous — vous, je ne sais pas, mais moi, j'étais typiquement l'un de ces "blousons noirs" des années 60, type James Dean (la Fureur de vivre) ou Marlon Brando (l'Equipée sauvage), la beauté du diable et les Harley en moins. La testostérone adolescente n'a pas d'âge.
Mais ce qui se passe en ce moment est d'une autre échelle. C'est non seulement une violence de classe (et je vous accorde bien volontiers qu'elle traduit, comme ses devancières, le rapport des "classes laborieuses / classes dangereuses" — d'autant plus dangereuses qu'elles n'ont guère l'occasion d'être laborieuses), mais une violence quasi ethnique (Blancs contre moins-blancs) et religieuse (Islam contre tout le monde, comme au bon vieux temps de la bataille de Lépante en 1571 ou de celle devant les murs de Vienne en 1529 puis 1683). Nous n'avions dans les années 60-70 aucune intention prosélyte. C'est le cas aujourd'hui. La violence n'est pas seulement dans le spectaculaire, mais elle est aussi chez ces petits garçons qui à l'école communale refusent de prendre la main des petites filles — une espèce quelque peu inférieure, mais rassurez-vous, Tariq Ramadan — contre lequel je débats jeudi prochain (passage sur la Cinq samedi et dimanche) — a proposé un moratoire sur la lapidation — il est bien bon —, elle est dans l'obligation de ramadan imposée à des gosses, dans ces filles qui se voilent "au cas où", ou ces autres qui sont violentées — ou pire : rappelez-vous Sohane Benziane — parce que vierge ou pute, il faut choisir — eh bien non, Ni Putes Ni Soumises. Est-ce vraiment à un homme de dire ces choses-là ?
Quant à la repentance, telle que je la vois s'exprimer ici et là… Ne voyez-vous pas que c'est un chantage odieux, permanent — et que moi Corse je devrais à ce compte demander que l'on se repente des dizaines de milliers d'insulaires assassinés par les armées de Marbeuf puis de Napoléon ?
Sans compter les militants assassinés par les Services secrets dans les années 80-2000 ?
Tenez, faites-moi plaisir. Jetez un coup d'œil sur les deux livres d'Oriana Fallaci, la Rage et l'Orgueil, et la Force de la raison. Jetez un coup d'œil sur le site de "prochoix" que je signalais hier ou avant-hier.
Et comprenez que si nous laissons cette réflexion à l'extrême-droite, elle ne prendra même pas la peine de réfléchir, elle en fera un argument passionnel — et cela s'appelle le racisme. Je suis suffisamment désolé que la Gauche mitterrandienne ait quasiment inventé le Front National pour des raisons électorales dans les années 80. Il est plus que temps de récupérer les enfants perdus de la République, qui faute d'un discours clair à gauche, ont basculé dans les extrêmes. Le Midi que j'habite (qui n'est pas le même que le vôtre) était rouge dans les années 70 — il y a eu alors à Narbonne ou à Béziers des manifs aui ont fait des morts. Désormais, mes voisins, ex-communistes, votent FN à 40% — et j'attends avec une certaine appréhension les prochaines élections. Il est impensable qu'on ait à ce point laissé tomber le peuple, et qu'on l'ait remplacé par des bobos qui soignent leurs privilèges — et dont je ne suis pas, ni vous non plus, que diable !
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 octobre 2006
merci monsieur d'avoir traité de "gros enfoiré " le MRAP , officine islamo gauchiste et anti française qui n'a pour mission, par l'intermédiaire de son pdt mouloud aounit, que de détruire les valeurs de la FRANCE
merci et bravo pour votre courage et bonne chance pour le procés à venir que ces enflures anti démocratiques ne manqueront pas de vous intenter.
Ecrit par : brako | 23 octobre 2006
Réponse à Un Primaire.
Merci d'avoir signalé ce texte important de Marc Le Bris et de Laurent Lafforgue paru dans le Figaro d'aujourd'hui.
Vous avez sûrement déjà signé et fait connaître autour de vous le plus largement possible l' Appel pour la refondation de l'école.
Sinon, je me permets d'insister.
Cet appel devrait être signé par tous ceux qui estiment qu'une révision des méthodes et des programmes à l'école, mais aussi au collège et au lycée, est devenue urgente.
Il fait fonction de référendum national sur les méthodes pédagogiques.
Ecrit par : Jean | 23 octobre 2006
Cela fait cinq ans que nous disons "ni integrisme ni racisme"
" ni voilée ni exhibée"
voir ici : www.c-e-r-f.org "face aux obscurantismes"
Ecrit par : elisseievna | 23 octobre 2006
Cela fait cinq ans que nous expliquons le systeme totalitaire islamiste et la manipulation des jeunes esprits ( a travers livres d'enfants et associations), et que a part des gens comme des feministes 'ligue du droit des femmes" ou "l'alliance des femmes" ou "ruptures" ou des verts comme "LEA", ou "Respublica", toutes tres limitees il faut le reconnaitre, nous ne trouvons a gauche que ... la question salope en chef : T'es juive ?
Ecrit par : elisseievna | 23 octobre 2006
"Je ne saisis pas la remarque du "ventre mou en colère". Mon allusion à Ingres évoquait le "Portrait de monsieur Bertin", auquel je trouve une ressemblance (dans l'attitude, la pose, etc.) avec DSK. Y aurais-je mis autre chose par inadvertance ?" JPB
Le ventre mou en colère plaisantait à moitié, libre penseur, l'autre moitié (beaucoup de morts à Auschwitz) réagissait viscéralement, la peur au ventre. DSK a un défaut, il est juif et je ne désire pas qu'il soit désigné comme candidat du PS, entre autres à cause des horreurs que pourraient débiter ses adversaires pendant la campagne électorale. J'en frémis d'avance. Je ne doute pas qu'il saurait être dédaigneux, comme ces croyants islamistes qui, aujourd'hui à Belfort, sortant de la Mosquée pour la fin du Ramadan, ont découvert une tête de porc sur le parvis.
Pour le reste, avec VOUS, je suis bien d'accord sur tout et particulièrement sur une remise à niveau de l'instruction et de l'éducation de nos petits banlieusards, d'accord pour une police de proximité renforcée, d'accord avec Ségo au sujet de l'encadrement militaire des paumés violents qui se cherchent un père autoritaire et qui seraient ravis d'être drivés par des "hommes qui en ont dans la culotte" et qui respectent la République (pourquoi pas un corps spécial de la Légion?). Avec Vous, je suis tout à fait en phase sauf sur la gauche fabiusienne car malheureusement la France est en Europe et dans le monde... Mais pas avec ceux qui récupèrent vos propos.
Quant à une jeunesse ne faisant pas de prosélytisme, effectivement, les blousons noirs, mes ainés, n'étaient guère nocifs sur ce plan(ils craignaient quand même, j'en avais peur à 4 ans) mais les maoïstes et autres trotskystes de la génération qui nous sépare ou englobe vous et moi, qui ont largement endoctriné la mienne, ont fait un joli boulot de 1968 à 1978 et jusqu'à nos jours. Cette jeunesse (moins dangereuse que les petits islamistes?) a mis à mort notre système d'enseignement, a créé les sciences de l'éducation, a sabordé les programmes sous l'oeil impavide de MM Pompidou et Giscard...
Vous le savez mieux que moi et vous ne le dites peut-être pas assez clairement. Mon père et certains de ses collègues furent conseillers honoraires du ministre Fontanet pour une réforme de l'Université. Au bout d'un an de réunions studieuses ( il était jeune, plus que vous et moi!), ils ont rendu une copie qui resta dans les tiroirs... Peut-être y traine-t-elle toujours et peut-être la lirions nous avec des sanglots... Furor teutonicus a alors craqué et ne s'est plus guère mêlé que de littérature allemande médiévale où il avait une paix royale, étant quasi seul. Honnêtement, Paris X était-elle un havre de paix il y a 35 ans? J'ai vu mon père revenir de l'Université la gueule en sang. Y'avait un souk sensu stricto dans les couloirs du rez de chaussée et les agitateurs empêchaient les cours d'avoir lieu, menaçaient ceux qui voulaient s'y rendre etc... Sur l'autre rive, il y avait Assas qui n'était guère fréquentable non plus et qui a produit d'autres élites qui manipulent aussi salement l'opinion publique.
Donc avec vous, je suis d'accord mais pas avec ceux qui vous récupèrent,nés d'Assas, pour un discours très basique. Vos paroles vous entraînent vers des terres bien dangereuses et je le déplore.
Je persiste à venir pour dire qu'on peut être un socialo ventre mou, soutenant sur d'autres discours Ségolène ou DSK, ayant voté oui à l'Europe des deux mains et pensant pour l'école comme vous et les vieux ruraux de ma section pensent tout pareil.
J'aurais néanmoins une tendance naturelle à être moins extrémiste sur le sujet de l'école et à ménager quelques idées meirieusiennes mais il n'en est peut-être plus temps? Y'a pas de doute, faut foncer parce que il n'y a presque plus de meubles à sauver et que pour reconstruire il faudra 20 ans minimum à condition de s'y mettre demain.
Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2006
http://www.dailymotion.com/swf/3cmUuDj0M9lyo3Hfi
Les 4 vérités de Jean Paul Brighelli
La vidéo qui circulait sur le net a été, semble t il, censuré par France Television....
Ecrit par : Olivier | 23 octobre 2006
"Je suis suffisamment désolé que la Gauche mitterrandienne ait quasiment inventé le Front National pour des raisons électorales dans les années 80" JPB
Et vous trouvez que son fils spirituel(en quelque sorte le neveu de Bousquet) qui pousse le ridicule jusqu'au chapeau et à l'écharpe rouge soit le seul digne de représenter le PS? Allons, restez sérieux!
Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2006
Pour ceux qui pensent que la recherche va leur donner raison - même si je n'accorde que peut de crédit à "l'homme neuronal", et beaucoup à la liberté pédagogique...
Portrait
Stanislas Dehaene, des maths plein la tête
LE MONDE | 05.05.06 | 15h39 • Mis à jour le 05.05.06 | 15h40
Benjamin de l'Académie des sciences, professeur au Collège de France et patron d'un laboratoire de 35 personnes : à 40 ans, Stanislas Dehaene n'a pas perdu son temps. En psychologie expérimentale, c'est sans précédent. Seuls des mathématiciens ont été plus précoces - chez eux, l'équivalent du Nobel n'est pas remis après cet âge limite. Justement, Stanislas Dehaene a d'abord été mathématicien. Cette discipline est restée au coeur de sa recherche, montrant que les nombres font partie des catégories mentales présentes dès la naissance qui organisent notre perception du monde. Au même titre que l'espace et le temps. "C'est une idée kantienne. Le sens des nombres est un paramètre aussi simple à extraire que celui des couleurs", avance-t-il.[...]
Voyant en celui-ci un organe plastique, son équipe travaille à la mise au point de logiciels ludiques visant à améliorer l'appréhension des nombres par des enfants menacés de "dyscalculie". Passionné de pédagogie, père de trois garçons - "des matheux" -, il donne raison au ministre de l'éducation Gilles de Robien d'avoir banni la méthode globale des salles de classe. "La lecture globale est une illusion : le cerveau décompose le mot et le recompose. Et ça, il faut l'apprendre." [...]
Monsieur Dehaene est un brillant chercheur et s’il n'est pas parti aux Etats Unis c’est qu’on lui a promis une unité de recherche dernier cri sur le cerveau au sein du CEA.
Pour le débat du moment qui agite le blog :
j'ai grandi dans une cité d'urgence de la banlieue parisienne, et à l'époque on ne faisait pas grand cas de la religion en général et de l'islam en particulier. Le quartier était peuplé de gens venus de toute la planète mais on partageait le même respect de l'autre et les gens s'invitaient pour partager un repas sans arrière pensée.
Ca ressemblait au quartier métissé que les Bobos appellent de leur voeux. La multitude qu'ils appellent ça. Ah les cons ! Tous mes rêves ont été balayés avec la montée en puissance de ces irresponsables.
Aujourd'hui je ne reconnais plus le quartier où j'ai grandi. Les barbus sont légions et les apparitions spectrales de type "Belphégor" me font froid dans le dos. Les fromages qui restent - céfrans par opposition à beurs - ont les yeux rivés sur leurs pompes et quand ils sont entre eux, ils ne cachent pas leur ressentiment et laissent éclater leur haine raciste.
Hier, j'ai rompus le jeune avec des amis marocains pour le dernier soir du ramadan. Au détour d'une conversation ceux-ci me confessaient qu'ils ne se sentaient plus en sécurité en France et qu'ils craignaient des bouffées de violence entre communautés, comme il en arrive souvent en Angleterre ou aux USA.
L'atmosphère est irrespirable Dobolino. Très.
Philippe.
Ecrit par : Philippe Delarouzée | 23 octobre 2006
Dobolino,
1. La judaïté de DSK m'avait échappé — parce qu'il me semble tout à fait laïque, et aussi juif que je suis catholique. Le problème n'est presque jamais la culture dans laquelle on est élevé (et je ne sais même pas s'il a été élevé dans cette culture-là, au sens religieux du terme : tous mes amis juifs sont athées, et ont jeté les rites et les superstitions par dessus les moulins), mais celle que l'on prétend asséner aux autres.
D'ailleurs, à bien y réfléchir, le concept (archaïque) de "race élue" (élue par qui, au fait ?) est en contradction avec l'idée même de prosélytisme, non ?
2. Je ne connais pas personnellement Fabius, et j'ai — je le dis dans ma note — pas mal de préventions personnelles — entre autres, vous avez raison, il a un conseiller en communication qui doit en être un vrai, et de qualité… Je dis simplement qu'au niveau du discours (et il est possible que ce soit un discours de récupération du vote négatif au dernier référendum), il est le seul qui prenne en compte la notion de gauche, et de peuple, ou plutôt de prolétariat. D'ailleurs, je ne connais même pas exactement son projet sur l'Education, à venir apparemment. C'est vous dire à quel point je ne suis pas tenté par les cercles politiques, même si j'en fréquente…
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 octobre 2006
"Diablo", et si JPB agitait un écran de fumée rouge pour que les taureaux (ou les bœufs) se jettent dessus et dépensent sans compter leur hargne salivaire.
Il y a toujours un mérite à agiter la vase dans le flacon, l'étude de la turbidité évite de goûter les urines du malade.
Ecrit par : D'Enguell | 23 octobre 2006
Une sorte de "Morituri te salutant" en quelques sorte ;)
Ecrit par : D'Enguell | 23 octobre 2006
JPB
J’ai lu Oriana Fallaci, les deux livres cités, je les ai fait lire, j'en ai offert et finalement mis dans la nature avec bookcrossing, je ne puis les relire car il me font froid dans le dos de penser à quelle sauce nous seront dévorés par les funestes barbus du type que vous allez rencontrer jeudi.
Comme vous dites il propose un moratoire sur la lapidation il est très fort dans le choix de la terminologie, moratoire implique une suspension temporaire, le temps que nous autres occidentaux ayons compris les bienfaits de la lapidation, après quoi elle sera remise en vigueur, allons-nous réagir, où êtes vous les féministes??!
Attention il est très fin et je tairais les autres qualificatifs, nous (la Suisse) lui avons payé une excellente éducation et instruction et comme disait Staline nous lui avons donné la corde qui servira à nous pendre.
Je n'ai pas besoin de vous souhaiter bon courage car je sais que vous en avez beaucoup.
mabiche
Ecrit par : mabiche | 23 octobre 2006
Un petit peu de Variété pour vous détendre :
"L'hypocrisie est une nécessité des époques où il faut de la simplicité dans les apparences, où la complexité humaine n'est pas admise, où la jalousie du pouvoir ou bien la stupidité de l'opinion impose un modèle aux personnes. Le modèle est promptement pris pour masque.
Il n'y a d'hypocrise que dans les moments où l'état des choses exige fortement que tous les citoyens soient conformes à un type simple et facile à définir, donc à manier."
Ecrit par : elisabeth | 23 octobre 2006
Allons, D'Enguell, tout le monde n'a pas votre machiavélisme. Moi qui vous parle, je goûte puis je saigne et purge...
"L'atmosphère est irrespirable Dobolino. Très.
Philippe.
Ecrit par : Philippe Delarouzée | 23 octobre 2006"
Je le sais hélas ... Quand je vais chez mon père, on ne peut pas laisser la bagnole dans la rue et les fenêtres du rez de chaussée sont blindées: on n'a pas le droit d'ouvrir la fenêtre. ( Banlieu nord)
et ne croyez vous pas que Ségolène, dite sans programme (y'a quand même celui du PS, édifiant d'ailleurs comme tous les programmes, et puis, comme disait notre cher Pasqua, les promesses électorales n'engagent que ceux qui y croient) a fait un tabac en proposant de faire gérer les insupportables par l'armée et n'a pas drainé plus de voix que Sarkozy avec son Kärscher? je ne sais plus comment s'écrit ce nom déposé...
Je crains juste que poser une tête de porc devant une mosquée ne soit pas la réponse adaptée. Qui a commencé? 1945-1950: la Palestine, Israël, je n'étais pas née et depuis ça dure. Qui entretient ce conflit? Quels sont les intérêts en jeu? Je ne suis pas formée à en juger! Je sais gérer la leishmaniose canine, j'ai ma petite idée sur la puissance des labos pharmaceutiques internationaux mais faire une nouvelle croisade n'est pas mon trip: j'ai un fils de quinze ans!
Et si j'étais ces petits gars des banlieues, sans culture autre que celles des imams, puisque l'école a démissionné, j'aurais une drôle de haine.
Ma mère faisant une colère dans l'autobus en 1935, une femme a dit:"ces gosses d'étrangers, ça a du venin dans le ventre" mais l'école de la république l'a accueillie puis cachée au cours complémentaire de Nyons jusqu'en 1944 puis l'a menée à l'ENS de Fontenay...
Le père d'Emmanuel Levinas, voyant l'affaire Dreyfus, dit à son fils: "un pays où la moitié de la population est capable de se déchirer avec l'autre pour un juif, c'est là qu'il nous faut aller vivre". Ils sont venus et tant d'autres... Notre école les intégra. Sommes-nous devenus des incapables? Frackowiack, c'est pas français, ça? Comment ils ont fait, ses parents? C'étaient des nobles comme ceux de Sarko ou de Poniatowski?
L'Islam s'est développé chez nous dans une population sans espoirs, lucide, enfermée dans des ghettos, qui n'est là que pour ne pas crever de faim chez elle, sans espoir de s'en sortir un jour à part quelques exemples exorbitants triés sur le volet.
On n'empechera jamais les affamés de venir là où il y a à manger.
Et puis, quand même, plusieurs fois par semaine, l'épouse de mon père prend des omnibus qui partent de la gare du nord pour desservir Villepinte, Sarcelles, Saint Denis etc... Depuis des années qu'elle fait ce trajet aller-retour pour se rendre à Paris et en revenir, elle n'a jamais été agressée... Aurait-elle de la chance? Les seuls retards de train sur cette ligne que j'ai eu pour ma part à déplorer(nombreux) étaient dus à des suicides sur la voie... Ils sont chiants, ces pauvres, à se suicider, que du coup tu rates les jeux de vingt-heures!
Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2006
Le féminisme, Mabiche, est un mouvement de vieillardes! Les Salopes les plus jeunes dépassent la cinquantaine. J'ai eu l'occasion de bosser avec une gonzesse née en 1970: elle ne savait même pas que, quand elle était née, l'avortement était encore interdit en France et elle croyait que le rôle naturel de la femme était de pêcher un homme. Le seul espoir, c'est les beurettes, les maliennes et tout ça... Trop de confort nuit à la mobilisation!
Une bonne guerre... Je crois que je deviens irrémédiablement vieille. Merci, Elisabeth pour cette bouffée d'oxygène destructeur. Faut bien se marrer un peu.
Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2006
"D'ailleurs, à bien y réfléchir, le concept (archaïque) de "race élue" (élue par qui, au fait ?) est en contradction avec l'idée même de prosélytisme, non ?"
JPB
Chouette sujet de dissert, vous allez la refiler à un prof de philo ou vous la gardez pour vos prépas?
Moi qui ne disserte plus depuis une éternité, mais suis, certes, atteinte de logorrhée, je ne me sens pas de taille comme ça sur le champ.
Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2006
Ecrit par : Olivier | 23 octobre 2006
"Les 4 vérités de Jean Paul Brighelli
La vidéo qui circulait sur le net a été, semble t il, censuré par France Television...."
La vidéo est toujours visible sur le site de France2 à cette adresse:
les-4-verites.france2.fr/?date=2006/10/19&id_article=553
Ecrit par : Patrick | 23 octobre 2006
Je n’ai pas grand-chose à ajouter aux mises au point de Jean-Paul à l’intention de Dobolino.
Ceci pourtant: je ne crois pas avoir dit que les musulmans étaient collectivement comptables de la montée de l’intégrisme et qu‘il fallait le leur faire sentir. Je trouve au contraire que les musulmans de Belfort ont été remarquables de dignité et qu’ils pourraient en remontrer à bien d’autres. Je dis simplement que cet intégrisme existe en France, qu’il y prend des formes inquiétantes, en particulier contre les valeurs que tous les enseignants, pédagos compris, veulent défendre à l‘école; et enfin qu’on ne gagne rien à se boucher les yeux et les oreilles. On laisse alors l’extrême droite, la vraie (dont je croyais avoir dit plus haut ce que je pensais) se poser en ultime rempart des libertés publiques, ce qui est quand même un comble. Je n’ose pas demander ce que vous pensez du travail de Christian Jelen, trop tôt disparu.
Autant dire que je n’ai pas compris grand-chose à ce jet continu de généralités aussi désobligeantes que gratuites sur l‘adolescence : la mienne, passée en petit pays rural, puis dans la banlieue de Lyon, du côté des Minguettes, n‘a rien à voir avec les pitreries bécébégistes dont vous gratifiez vos contradicteurs; on y écoutait Maxime Le Forestier, ne vous déplaise, encore qu’il ait bien vieilli et que Brassens soit allé nettement plus loin dans son genre; j’ignore absolument ce qu’on peut enseigner chez les bons pères, n‘y ayant jamais mis les pieds; j’étais mal habillé et je fraudais dans les bus, mais je ne me sentais pas moins ado que si j’avais violé des filles, dealé du crack, ou racketté de plus faibles ou plus craintifs. En fait, je n’ai jamais pris de plaisir à la souffrance ou à l’humiliation d’autrui, parce qu’on peut très bien être jeune sans ça . C’est même ce que j’enseigne à mes élèves. En revanche, il y a une certaine grossièreté dont on peut faire l’économie quand on a grandi quelque peu . Le droit de réponse est évidemment élémentaire sur un blog, mais une réponse exige que l’on garde la tête froide et la maîtrise de ses nerfs. Procéder par l’interpellation globale et injurieuse , et non par l’analyse et la discussion des faits ne risque pas d’améliorer une situation que vous dénoncez.
Ecrit par : Jean-François Croz | 23 octobre 2006
Monsieur Brighelli: quelle est cette émission de la 5????? Votre livre n'est pas annoncé dans la grasse, pardon, grosse librairie de Narbonne.
Ecrit par : Pendariès | 23 octobre 2006
" l’interpellation globale et injurieuse " où ça?
"on y écoutait Maxime Le Forestier, ne vous déplaise" ne me déplait nullement!!
Franchement, je ne comprends pas le sens de votre diatribe, Jean François. Qu'ai-je dit qui puisse à ce point vous faire monter sur vos grands chevaux?????????????????
Quant à Brassens, mille pieds au dessus de Leforestier, je suis tombée dedans à la naissance et votre niveau de lecture...
Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2006
"La lecture globale est une illusion : le cerveau décompose le mot et le recompose. Et ça, il faut l'apprendre."
Philippe, citant le Monde à propos de S. Dehaene.
Tiens, tiens... Se pourrait-il que l'on s'oriente (en masse) vers la compréhension d'un mécanisme de lecture adaptative, un peu comme ce qui se promène à quatre pattes au début, à deux pattes au milieu et à trois vers la fin...
Ecrit par : D'Enguell | 23 octobre 2006
Bonsoir,
Une certaine amertume dans ce dernier message de notre collègue Jean-Paul ...
Je ne hurlerai pas avec les loups, j'attends de lire son dernier opus. Simplement à la lecture, un peu rapide, de ces quelques lignes et, poursuivant en parallèle ma lecture du dernier livre d'Edouard Glissant (Une nouvelle région du monde - Esthétique I ) et celle de Raphaël Confiant ( Aimé Césaire - Une traversée paradoxale du siècle) m'apparaissent de plus en plus évidentes plusieurs absences. D'abord, l'absence de l'autre. Pas au sens sartrien, bien sûr que non, il est là, bien présent, ni au sens chrétien, humaniste plutôt, il est omniprésent, non, l'autre, simplement l'autre, l'autre tel que Glissant le dit dans des propos qu'il qualifie lui-même de "oiseux et pédants et farauds", mais d'une "complexité bariolée" inévitable : "Le différent n'est pas cela qui diffère, ou qui a différé, mais ce qui, surajouté à l'autre, ou proposé à l'autre, et venu du même, constitue un autre de l'autre ou une variété du même, et qui n'est plus ni l'autre ni le même, sans cesser pourtant d'être l'autre, et par conséquent, et pour soi, le même." Je ne mets nullement en doute la sincérité, le républicanisme ou l'antiracisme de notre collègue, là n'est pas la question. Mais il y a dans tout cela comme "une sagesse accablée", que traduit bien cette citation de Camus à la fin de son message, de cette "sagesse" si facilement récupérable par "des gens biens, des gens sérieux, des gens soignés, des roublards, des petits salauds, des gens moraux, des gens nationaux, tout ce qui est pour la Famille et pour le Travail et pour que les pauvres restent à leur place de pauvres, ceux qui sont pour les traditions, les situations, les décorations, dames en visite, jeunes gens qui arriveront, ceux qui disent que c'est la faute des maîtres d'école, ceux qui disent que c'est la faute des congés payés." Comme le disait Georges Hyvernaud dans "La peau et les os", dans son chapitre "Leur cher Péguy", un homme de "gauche" aussi celui-là, un qui parle beaucoup de socialisme, cette" tendre rêverie sur le passé." Et c'est bien aussi l'absence de ce présent broyeur de vies (1) - et les rouages profonds de cette socièté, qui, in fine, décident de tout, semblent être considérés comme immuables - et d'un futur, pire encore, inscrit ailleurs que sur les Tables de toutes nos Républiques, qui produit ce superbe "plantage" d'une pensée : j'aime à la croire généreuse mais, absorbée par d'autres, elle pourrait bien devenir très vite une arme de plus, s'il en était encore besoin, de destruction du peu de libertés qu'il nous reste encore ... L'absence enfin de cette possibilité d'une ouverture sur "une autre Relation" et sur "une nouvelle région du monde", telles que les balbutient quelques-uns, trop peu nombreux encore, au devant-jour de la possibilité, rêvées par trop de désespérances accumulées, par trop de chaînes et de fers et de soumissions et d'humiliations additionnés, d'une nouvelle ère ...
Bien à vous,
Françoise
Publié sur la liste de discussion Les MotsTocsin
( http://motstocsin.autonomie.org/ )
(1) "Dans les quartiers réservés des grandes et des petites villes de ces mondes opulents, les communautés d'immigrants ou s'ignorent ou s'affrontent, venues des régions déshéritées de la Terre, et leurs différences sont d'autant plus sensibles et irrémédiables qu'elles s'opposent entre elles sur un terrain bien incertain, celui de la communauté d'accueil, dominante. Elles ont d'abord éprouvé la mer, les déserts, les frontières glacées, les barrières, et parfois même électrifiées, les centres de contrôle, elles ont laissé leurs peaux et leurs os dans les barbelés, dans les eaux chaudes où dérivent par force les boat people, maintenant elles s'évertuent, si c'est là le mot, à ramasser trois pounds ou cinq euros à la journée, les pays riches en ont pratiqué la traite et les refouleront dès le moment où ils n'en auront plus besoin, et pourquoi ces tableaux méphitiques, dans d'autres campagnes isolées et boueuses ou poussiéreuses, au loin, des groupes à l'abandon fouillent pour un petit-peu d'eau, dans les ruelles des bidonvilles les enfants de dix ans tuent à la chaîne, et pourquoi ces tableaux de soufre et de pourriture ?" ( Edouard Glissant - Une nouvelle région du monde - Esthétique I)
Ecrit par : Françoise | 24 octobre 2006
"Le droit de réponse est évidemment élémentaire sur un blog, mais une réponse exige que l’on garde la tête froide et la maîtrise de ses nerfs. Procéder par l’interpellation globale et injurieuse , et non par l’analyse et la discussion des faits ne risque pas d’améliorer une situation que vous dénoncez."
Ecrit par : Jean-François Croz | 23 octobre 2006
Au delà de ce que vous dites, Jean-François, qui me semble fondamental, la haine, même masquée, même policée, a toujours été et sera toujours plutôt un moteur qu'un frein.
Et merci à Françoise pour son post. Ca fait du bien de lire ça au réveil! (Mais non, mon réveil-matin n'a pas d'oreilles!)
Ecrit par : christophe sibille | 24 octobre 2006
Je profite du message de Françoise pour signaler le numéro d’août-septembre de la revue CRITIQUE, qu’on doit encore trouver dans les librairies : « Aux quatre vents de la Caraïbe » (au passage je fais un peu de pub puisque je suis au comité de rédaction). Tiré de la quatrième de couverture : « On l’oublie souvent en France : cet espace caraïbe est une mosaïque de peuples, d’histoires, de langues – et de littératures. Le roman, l’essai, la poésie s’écrivent là-bas en français, mais aussi en anglais, en espagnol, en néerlandais et, bien sûr, en créole. ». Au sommaire une dizaine d’études et quatre inédits de : Maryse Condé, Rita Indiana Hernandez, Ellen Ombre et David Dabydeen.
Mais j’étais venu sur le blog de JPB que je fréquente trop peu par manque de temps pour autre chose, en rapport avec les mesures Robien et les tentatives de récupération de l’extrême-droite. Reconstruire l’Ecole, Sauver les Lettres et Sauver les maths ont décidé de faire un communiqué de presse commun pour dire :
- qu’il faut d’abord redéfinir l’ensemble des programmes et des contenus d’enseignement
- que dans le cadre de ces nouveaux programmes, la liberté pédagogique des profs doit être totale (mais éclairée) : nous avons trop souffert nous-mêmes de l’autoritarisme de nombreux inspecteurs pour admettre que d’autres dogmes pédagogiques soient imposés aux professeurs en substitution des anciens.
- Que nous ne tolérons pas que notre combat soit dévoyé par de sombres officines comme SOS Education. (Cela inclut évidemment, sur d’autres sujets abordés dans ce fil, Villiers ou Le Pen).
Je vous envoie le texte de suite.
Pedro Cordoba, président de Reconstruire l’Ecole http://www.r-lecole.freesurf.fr/
Ecrit par : Pedro Cordoba | 24 octobre 2006
COMMUNIQUE
Les associations signataires de ce communiqué commun mènent depuis de longues années une lutte sans concessions pour un enseignement de qualité dans une école ouverte à tous. A l'heure où nos idées commencent à percer dans l'opinion, nous aimerions éviter que des mesures maladroites, émanant d'un ministère plus ou moins bien intentionné, aboutissent à des résultats contre-productifs. Nous ne tolérerons pas que notre combat soit dévoyé par le groupuscule malfaisant qui se cache sous l'étiquette de SOS-Education.
Nous rappelons d'abord qu'il convient de distinguer entre programmes et méthodes pédagogiques. Au-delà des querelles sur la lecture, nous préconisons une refonte totale des programmes depuis le primaire jusqu'au lycée, pour aboutir à des contenus d'enseignement riches, progressifs et cohérents, dans toutes les disciplines et sur l'ensemble de la scolarité. Un tel objectif suppose que soient fournies aux élèves les bases indispensables en français et en mathématiques. Nous exigeons d'abord le retour à un apprentissage systématique de la grammaire et de l'orthographe et l'abandon des « séquences » où tout se mélange et dont rien ne survit. Nous exigeons aussi que la littérature fasse l'objet d'un enseignement spécifique, fondé sur l'étude approfondie des œuvres au lieu de les subordonner à un inventaire techniciste de catégories prédéfinies. En mathématiques, l'école primaire doit apporter les bases du calcul et de la géométrie plane et la rigueur des démonstrations doit être réintroduite dès le collège. De plus, des filières clairement définies doivent être rétablies à partir de la seconde et les différents baccalauréats généraux donner à leurs lauréats les connaissances nécessaires pour accéder à l'enseignement supérieur. La terminale S ne doit plus être le refuge des meilleurs élèves, qu'ils se destinent ou non à des études scientifiques : les lettres, les mathématiques, les sciences expérimentales et les sciences sociales sont d'égale dignité et méritent le même traitement dans le cadre de baccalauréats profondément rénovés.
Dans le cadre de ces nouveaux programmes, la liberté pédagogique des professeurs doit être totale : ni le ministère, ni l'inspection n'ont à dicter leur loi en la matière, pas plus que les nouveaux « conseils pédagogiques ». Cela étant, cette liberté ne peut s'exercer dans le vide : nous exigeons que les différentes méthodes d'apprentissage soient enseignées dans les IUFM d'une façon claire et non biaisée et que les manuels correspondants se trouvent dans tous les centres de documentation. Chaque professeur se déterminera ensuite, librement, en fonction des connaissances à transmettre, de sa propre expérience et de la réalité de ses classes. C'est sur la seule base des résultats obtenus que son travail devra être évalué par l'inspection.
Pour terminer, nous dénonçons avec la plus grande vigueur les méthodes et les objectifs de SOS-Education. Cette association a engrangé des moyens financiers considérables en copiant la recette d' « Avenir de la Culture », émanation française d'une secte internationale de catholiques intégristes, « Tradition-Famille-Propriété », qui fut mise au ban par l'épiscopat pour avoir voulu assassiner le pape Jean-Paul II, trop « laxiste » à son goût. Les 64000 adhérents dont se prévaut SOS-Education sont, pour la plupart, les victimes d'une opération de publipostage massif et ciblé : les premiers « dons » ont été recueillis auprès de grands-mères inquiètes de l'ignorance et de la « dépravation sexuelle » de la jeunesse. Une telle façon de procéder, bien décrite dans un rapport de l’Assemblée nationale à propos d’ « Avenir de la culture », a vocation à multiplier géométriquement le produit des dons et permet à l’association de toucher un nombre toujours plus grand de parents. Sur la base d’affirmations tronquées ou mensongères, SOS-Éducation les invite alors à participer à de faux « référendums », lance des campagnes d'intimidation contre diverses maisons d'édition, exerce des pressions incessantes et de toutes natures auprès des pouvoirs publics, des élus, des responsables politiques, des journalistes et des familles conformément, là aussi, aux techniques déjà bien rodées d’ « Avenir de la Culture ». Se contentant de voler sur nos propres sites Internet des informations et des analyses qu'ils sont bien incapables de produire eux-mêmes et qu'ils déforment pour les adapter à leur mauvaise cause, les dirigeants de SOS-Education ambitionnent aujourd'hui de passer pour le fer de lance d’un renouveau de l’école tout en engageant, sous le prétexte de réaliser un sondage sur les manuels de lecture, une véritable campagne d'appel à la délation des instituteurs « non-conformes ».
SOS-Education n'entend nullement remettre l'Ecole publique sur les rails. En créant la confusion dans l'esprit des parents, en les dressant contre les professeurs, elle orchestre, en réalité, sa destruction dans le seul but d'imposer sa propre « solution » : le démantèlement de l'Education nationale au profit d'écoles privées financées par le « chèque éducation ». SOS-Éducation s'inscrit ainsi dans cette nébuleuse d'associations rassemblées autour d’une prétendue « Révolution bleue » pour construire en France un pôle d'extrême-droite ultralibérale. Rien ne saurait être plus éloigné de notre propre conception d'une Ecole de qualité, publique, laïque et gratuite.
RECONSTRUIRE L’ECOLE, SAUVER LES LETTRES, SAUVER LES MATHS
Ecrit par : Pedro Cordoba | 24 octobre 2006
Voici un texte auquel je pense depuis un petit moment...
Vues sur la tolérance
Signes de vie: la cruauté, le fanatisme, l'intolérance; signe de décadence: l'aménité, la compréhension, l'indulgence... Tant qu'une institution s'appuie sur des instincts forts, elle n'admet ni ennemis, ni hérétiques: elle les massacre, les brûle ou les enferme. Bûchers, échafauds, prisons! ce n'est pas la méchanceté qui les inventa, c'est la conviction, n'importe quelle conviction totale. Une croyance s'instaure-t-elle? tôt ou tard la police en garantira la "vérité". Jésus - du moment qu'il voulut triompher parmi les hommes - eût dû prévoir Torquemada, - conséquence inéluctable du christianisme "traduit dans l'histoire" (1). Et si l'Agneau n'a pas prévu le tortionnaire de la croix, son futur défenseur, il mérite alors son sobriquet. Par l'Inquiition, l'Eglise prouva qu'elle disposait encore d'une grande vitalité; de même les rois par leur bon plaisir. Toutes les autorités ont leur Bastille: plus une institution est puissante, moins elle est humaine. L'énergie d'une époque se mesure aux êtres qui y souffrent, et c'est par les victimes qu'elle sucite, qu'une croyance religieuse ou politique s'affirme, la bestialité étant le caractère primordial de toute réussite dans le temps. Des têtes tombent là où une idée l'emporte; elle ne peut l'emporter qu'aux dépends des autres idées et des têtes qui les conçurent ou les défendirent.
L'Histoire confirme le scepticisme; cependant elle n'"est" (1) et ne "vit" (1) qu'en le piétinant; aucun événement ne surgit du doute, mais toutes les considérations sur les événements y conduisent et le justifient. C'est dire que la tolérance - bien suprême de la terre - en est en même temps le mal. Admettre tous les points de vue, les croyances les plus disparates, les opinions les plus ocntradictoires, présuppose un état général de lassitude et de stérilité. On en arrive à ce miracle: les adversaires coexistent, - mais précisément parce qu'ils ne peuvent plus l'être; les doctrines opposées se reconnaissent des mérites les unes aux autres parce qu'aucune n'a de vigueur pour s'affirmer. Une religion s'éteint lorsqu'elle tolère des vérités qui l'excluent; et il est bien mort le dieu au nom duquel on ne tue plus. Un absolu s'évanouit: une vague lueur de paradis terrestre se dessine..., lueur fugitive, car l'intolérance constitue la loi des choses humaines. Les collectivités ne s'affirment que sous les tyrannies, et se désagrègent dans un régime de clémence; - alors, dans un sursaut d'énergie, elles se mettent à étrangler leurs libertés, et à adorer leurs geôliers roturiers ou couronnés.
Les époques d'effroi prédominent sur celles de calme; l'homme s'irrite beaucoup plus de l'absence que de la profusion d'événements; aussi l'Histoire est-elle le produit sanglant de son refus de l'ennui.
E.-M. CIORAN, Précis de décomposition, in OEuvres, coll. Quarto, Gallimard, Paris, 1997, p.728-729.
(Première édition en 1949)
(1) En italiques dans le texte.
Ecrit par : Pendariès | 24 octobre 2006
Vous n'avez pas des pensées bien gaies ce matin , Pendariès. Ce qui serait intéressant, à présent, ce serait de nous faire un commentaire suivi d'une synthèse sur ce texte. J'en suis moi-même bien incapable... Au pire, j'ai du Doléthal pour tout le monde, petite piqure rose qui soulage vite de ces vertiges matinaux, Cioran, SOS Education etc...
Merci Françoise
Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2006
Merci, Pedro, et bonjour à vous. Il fallait que ces choses-là soient dites!
Ecrit par : christophe sibille | 24 octobre 2006
Cioran et Bakounine, pour remacher (ou ruminer) le mépris ?
Le scepticisme comme forme ultime de la lucidité...
Brett Sinclair et Daniel Wilde, The Persuaders
Ecrit par : D'Enguell | 24 octobre 2006
Par pitié n'abandonnez pas votre blog! Pour une fois que je peux lire des vérités, voire que je ne suis pas seule à penser que notre république et en danger et que la part belle sera faite aux extrême si les autres pantins démagogiques ne bougent pas leur popotins!!....ni de droite ni de gauche j'aimerai voir arriver l'homme de la situation qui saura remettre sur les railles de la logique notre pauvre pays qui se meurt...Vous vous présentez quand????
Ecrit par : ninon | 24 octobre 2006
Si je me suis énervé sans raison contre Dobolino, j’en exprime évidemment des regrets. Pour autant, votre message d’hier soir reprenant des propos que j’avais tenus , il était inévitable que je prenne aussi pour moi ce qui concernait le reproche de complaisance envers l’extrême droite, reproche traditionnellement adressé à quiconque refuse de légitimer la violence d‘un groupe, qu’elle soit religieuse ou générationnelle; et d’autre part, le reproche d’avoir eu une jeunesse conformiste. Comment en être aussi certaine? Quand bien même cette accusation concernerait d’autres que moi, rien dans la lecture de ce blog ne permet une interpolation si visiblement forcée.
Pour Le Forestier, ma phrase était sans doute mal fichue. Je voulais dire que j’ai parfaitement identifié « comme un arbre dans la ville » et « entre 14 et 40 ans », pour avoir chanté l’une et l’autre à tue-tête, malgré mon éducation prétendument bourgeoise. Mais il est venu un moment où Le Forestier, à force de se complaire dans une vision adolescente du monde comme il va, semblait vieillir beaucoup plus vite et plus mal que Brassens, qui était beaucoup plus lucide, distancié et souriant (connaissez-vous cette chanson extraordinaire , « le boulevard du temps qui passe » ?) mais surtout beaucoup plus poète, en admettant que Maxime eût toujours écrit ses textes lui-même. Et bien que l’un soit mort et l’autre vivant , l’œuvre de Brassens est pour moi un vade-mecum; celle de Le Forestier, une galerie de musée.
Pour le reste, j’espère que vous voudrez bien considérer avec moi que l’incident est clos.
Ce qui me permet d’approuver pleinement Christophe Sibille dans son intervention sur la haine. Comme il l’a dit plus haut, la haine est mauvaise conseillère. On pourrait ajouter avec Baudelaire qu’elle est « le tonneau des pâles Danaïdes/ Par où fuiraient mille ans de sueur et d’effort » et que, contrairement à l’ivresse, « La haine est réduite à ce sort misérable/ De ne jamais pouvoir s’endormir sous la table ». En clair, elle vous dévore une énergie qui aurait été mieux employée ailleurs. Je propose également ce jugement de Gabriel Chevalier “À donner des coups, on en reçoit. Le polémiste est bientôt saoul de coups, comme un boxeur sur le ring en présence d’un public qu’exalte la vue du premier sang. La surenchère de violence est entamée. La fureur du combat et l’orgueil de ne pas flancher entraînent l’homme dans un infernal crescendo…C’est la fatalité du polémiste d’ameuter les passions et d’attiser la haine. Celle ci n’a qu’un réflexe: quand elle vous tient, elle tue.”
Encore faut-il s’entendre sur les mots: il me semble trop facile de taxer de haine toute réaction d’agacement que le démon de la rhétorique pimente de quelques rosseries. A ce compte, personne ici n’échapperait à cette accusation capitale, et celui qui n’a jamais péché jettera la première pierre. En revanche, le terme s’applique à un certain nombre de textes où la détestation commune élimine complètement le désir de comprendre; c‘est encore plus ennuyeux lorsque l‘auteur occupe une responsabilité dans l‘organe où il s‘exprime. C’est en ce sens que je trouve haineux le blog de Lubin (où il expliquait que la haine lui semblait préférable à une certaine indifférence molle et complaisante), ou les interventions de Frackowiak ou de Tévanian.
Enfin, un grand bravo et merci à Pedro Cordoba: le texte qu’il propose serait un excellent critère pour déterminer ce sur quoi nous nous accordons ici , et les dérives que nous refusons.
Ecrit par : Jean-François Croz | 24 octobre 2006
P.S. Gabriel ChevaLLier (auteur, entre autres, de "Clochemerle").
Ecrit par : Jean-François Croz | 24 octobre 2006
Monsieur Brighelli
Je vous ai vu le 19 Octobre à l'émission des 4 Vérités.
Bravo pour votre courage. Ne vous laissez pas abattre.
Nous avons besoin de courage à gauche....
Le démagogie c'est tellement plus facile....
Dommage que votre blog soit utilisé par des personnes qui viennent y exposer leur règlement de compte.
Ecrit par : Chevalier Pierre | 24 octobre 2006
Je remercie Pedro Cordoba, bien aimé président, pour le communiqué. Je n'avais aucun doute qu'il arriverait un jour, mais ces choses-là devaient être dites de la façon la plus claire possible. Il est important que nous gardions le sens des proportions vis-à-vis de nos adversaires : mieux vaut attraper la grippe que la peste, même si, à tout prendre, mieux vaut ne pas être malade du tout.
En ce qui me concerne, et qui m'a sans doute poussé à surréagir face à Pierre Frackowiak, ce n'est pas que les pédagogistes parlent d'échange culturel mais que, sous leur plume, ils en restent au simple slogan. Leur conception de la culture est plane, transparente, sans saveur ni profondeur, continuellement auto-référencielle. Lisons Philippe Meirieu, et nous assistons aux débats de Philippe Meirieu avec Philippe Meirieu, autour des propositions faites par Philippe Meirieu pour améliorer les idées de Philippe Meirieu. D'ailleurs, dans ses travaux, Philippe Meirieu cite beaucoup les travaux de Philippe Meirieu.
L'essentiel de la pensée pédagogiste fonctionne suivant des schémas circulaires : on professionnalise la profession, on apprend à apprendre, on conceptualise des notions, on forme des formateurs... C'est de la fausse culture, de la pensée de pacotille. Il faudrait relire ce que Jourde dit de Philippe Sollers et qui, en réalité, pourrait s'appliquer à beaucoup de choses dans la vie intellectuelle contemporaine, pédagogistes y compris.
Et puisque nous parlions de Glissant, il y a chez lui cette idée formidable de l' "opacité" : ce qui m'enrichit dans la culture, ce n'est pas ce qui m'est transparent mais, au contraire, ce dans quoi j'ai du mal à pénétrer. Laurent Lafforgue ne dit pas autre chose, quand il parle du bénéfice intellectuel qu'il tire de la distance entre les auteurs du passé et son expérience de chercheur contemporain.
J'extrapole peut-être mais, pour un jeune élève de 2006, gavé d'images immédiates, plongé dans un monde de vitesse, de médias, de "transparence" (parce qu'on sait immédiatement ce qui se passe à l'autre bout de la planète) y a-t-il quelque chose de plus "opaque" qu'une version latine, que des exercices de grammaire, que l'histoire ancienne, que la littérature classique, que des tables de multiplication ?
Enseignez Diam's ou Hervé Villard à un élève, et vous le plongez dans son propre lui-même, dans l'univers où il se trouve déjà, dans sa propre "transparence". Enseignez-lui Louise Labé, et il aborde un univers étranger, une terre inconnue, dont les références lui échappent. Contrairement à ce que pense Alain Viala, la véritable étrangeté, le monde vierge, en 2006, c'est bien la culture classique. Et pour les élèves soumis à l'influence des fondamentalistes (qu'il ne faut pas confondre avec l'Islam en général), la véritable différence serait de leur enseigner Voltaire ou Darwin.
Je dis cela pour Françoise, qui a parfaitement raison, mais qui voit les choses d'après SA perspective. Au contraire, du point de vue de l'élève, qu'est ce qui est vraiment "autre" ? Le rap, par exemple, est peut-être "autre" dans l'idée de quelques pédagogues soixantenaires ayant fait, eux, des études classiques... mais pour l'élève, il ne présente aucune altérité, juste une plongée dans un quotidien toujours identique.
Le constructivisme, par définition, consiste à enseigner aux élèves ce qu'ils savent déjà. Il s'agit, à tous points de vue, d'une idéologie de la "transparence universelle", pour reprendre les mots de Glissant. Il est impératif de revenir à l' "opacité", c'est-à-dire enseigner aux élèves ce qu'ils ignorent.
Et pour finir, je vais donner deux citations :
"Je crois que l'acceptation à ne pas régenter serait, à l'heure actuelle, la plus belle preuve de non-barbarie dans le monde" (Edouard Glissant, "le chaos-monde, l'oral et l'écrit")
"La liberté pédagogique s'oppose à la notion de professionnalisme, de compétence professionnelle. Elle s'oppose à la notion de responsabilité."
(Pierre Frackowiak, "La liberté pédagogique, alibi des conservateurs").
Ecrit par : Pierre-Henri | 24 octobre 2006
Pierre-Henri, ne pensez-vous pas que l'on apprendra mieux aux élèves ce qu'ils ignorent si l'on prend en compte ce qu'ils savent déjà?
Bonne journée à tous.
Ecrit par : christophe sibille | 24 octobre 2006
"Pour le reste, j’espère que vous voudrez bien considérer avec moi que l’incident est clos."
Bien évidemment Jean-François, j'avais juste rebondi sur vos propos sans vous viser, ni vous ni personne: juste pour dire que je trouvais surprenant d'amalgamer toutes les bêtises plus ou moins graves d'ado de banlieue à des manifestations d'islamisme. Je doute qu'il y est ici, et pour cause, beaucoup de bourgeois encroûtés dans leur confort séculaire et cherchant à le préserver. Ils n'auraient guère intérêt à brutalement vouloir instruire le peuple alors qu'ils sont organisés depuis près de cinquante ans pour lui bloquer dprogressivement tout accès à la culture. Leur seul motif valable serait (est?) de nous englober aux yeux de l'opinion publique dans la mouvance SOS Education.
J'ai utilisé volontairement des mots un peu percutants mais je n'étais pas animée par quelque haine que ce soit. Je voulais juste réveiller un peu...
N.B: je n'ai bien sûr pas d'estime particulière pour Leforestier mais, à quatorze ans, ses chansons(les deux premiers disques) m'ont plu car elles parlaient de ma vie. Brassens, qu'il tenait en haute estime, l'avait d'ailleurs très gentiment accueilli.
Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2006
Merci, Dobolino, pour cette mise au point. J'ai toujours du plaisir à écouter Le Forestier, mais c'est sans doute un effet de la nostagie dont on nous fait si souvent grief.
Maintenant que je suis réveillé, il faut bien que j'aille au travail.
A plus tard.
Ecrit par : Jean-François Croz | 24 octobre 2006
"Pierre-Henri, ne pensez-vous pas que l'on apprendra mieux aux élèves ce qu'ils ignorent si l'on prend en compte ce qu'ils savent déjà?
Bonne journée à tous."
Ecrit par : christophe sibille | 24 octobre 2006
Je ne peux m'empêcher cette pique sieur Sibille... Mais prendre en compte ce qu'ils savent déjà, le tour de la question sera très vite fait!
et ne croyez vous pas que dans ce que l'on croit savoir on ignore encore beaucoup?
nonobstant cette remarque sarcastique et quelques soient nos divergences, je vous remercie de venir sur ce blog et d'avoir une attitude toujours courtoise...vous êtes une exception qui confirme la régle et je crois qu'il est important de souligner qu'au moins vous avez le courage de vos convictions et opinions mêmes si elles ne font pas l'unanimité...
je continue à tous vous lire mais j'ai peu de temps en ce moment pour intervenir comme je le souhaiterai
Merci à Pedro Cordoba c'est toujours un plaisir de vous lire!
Bonjour Dobolino et Catmano.
Bonne journée à vous tous
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 24 octobre 2006
Monsieur Brighelli
Je vous ai vu le 19 Octobre à l'émission des 4 Vérités.
Bravo pour votre courage. Ne vous laissez pas abattre.
Nous avons besoin de courage à gauche....
Le démagogie c'est tellement plus facile....
Dommage que votre blog soit utilisé par des personnes qui viennent y exposer leur règlement de compte.
Ecrit par : Chevalier Pierre | 24 octobre 2006
Ah, les méchants bloggeurs!!! Pas bo!!!! Devront se ressaisir au 2ème trimestre!!!!
Mais, pépère, le débat, la controverse, c'est le sel de la vie....et je suis sûr que JPB en est ravi...Si tu veux un blog propre sous lui, un peu scientologue et avec la raie bien au mileu va voir "LE MONOLECTE"...là, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil......
Ce qu'il ya de dé génial en France, c'est ce constipage général des "intellectuels", qui rient à peu près autant que Sainte Thérèse, celle qui rit quand on la ...oui, bon,
Mais nom d'une andouillette de Troyes, moutarde de meaux, relisez LE GAI SAVOIR de NIETZSCHE.......Plongez-vous dans les arcanes de la 3ème République et vous verrez si les débats n'étaient pas plus couillus que nos fades ragougnasses d'à présent........
"Et l'on fut indigné en vertu de cette haine que provoque l'avènement d'une idée parce que c'est une idée et qui fait que ses ennemeis sont toujorus au-dessous d'elle quelque médiocre qu'elle puisse être"......FLAUBERT
On ne saurait mieux dire.....
Et puis merde, la démocratie, c'est comme le lapin Duracell, il dure, il dure, il dure, mais faut quand même un jour lui recharger ses piles......
BOn, je file ne cours sur la géographie médicale du Tiers-Monde....vaste programme comme disait le Général Tarin-Quart- de-Brie......
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 24 octobre 2006
Christophe, pourquoi ne pas faire DIRECTEMENT les choses, au lieu de se perdre, continuellement, en prolégomènes vaseux, théories préliminaires, interrogations pédagogistes, développements psychologiques, sociaux ou culturels, interminables réflexions sur ce qu'il faudrait envisager, concevoir, comprendre, laisser entendre, conceptualiser, professionnaliser, former chez les formateurs, voire chez les formateurs de formateurs ?
Puisque nous étions dans les pensées africaines et afro-américaines, encore une citation. Celle, très célèbre, de Wole Soyinka : "A tiger does not shout its tigritude. It acts."
Ecrit par : Pierre-Henri | 24 octobre 2006
"Christophe, pourquoi ne pas faire DIRECTEMENT les choses, au lieu de se perdre, continuellement, en prolégomènes vaseux, théories préliminaires, interrogations pédagogistes, développements psychologiques, sociaux ou culturels, interminables réflexions sur ce qu'il faudrait envisager, concevoir, comprendre, laisser entendre, conceptualiser, professionnaliser, former chez les formateurs, voire chez les formateurs de formateurs ?"
Ecrit par : Pierre-Henri | 24 octobre 2006
Je n'avais pas l'impression d'avoir dit tout ça! Vous me flattez, très cher!
Ecrit par : christophe sibille | 24 octobre 2006
"Christophe, pourquoi ne pas faire DIRECTEMENT les choses, au lieu de se perdre, continuellement, en prolégomènes vaseux, théories préliminaires, interrogations pédagogistes, développements psychologiques, sociaux ou culturels, interminables réflexions sur ce qu'il faudrait envisager, concevoir, comprendre, laisser entendre, conceptualiser, professionnaliser, former chez les formateurs, voire chez les formateurs de formateurs ?"
Ecrit par : Pierre-Henri | 24 octobre 2006
Je n'avais pas l'impression d'avoir dit tout ça! Vous me flattez, très cher!
Ecrit par : christophe sibille | 24 octobre 2006
'Wole Soyinka : "A tiger does not shout its tigritude. It acts."
Zyva il a copié Hobbes ;)
Ecrit par : toto | 24 octobre 2006
MONTAIGNACHEVAL, votre langage châtié (voir couillu?) me remplit d'aise. Je viens de me faire ramasser par une modératrice sur un forum dédié aux EIP parce que je dis des grots mots... Je me demande un peu si ce n'est pas plutôt parce que j'y ai semé un peu des thèses éducatives développées ici?
Je vous trouve durs avec Christophe, il vient ici, lit vos idées, défend les siennes et on ne peut pas dire qu'il use de la langue de bois. Je le ressens comme une sorte de modérateur lorsque la critique frappe en dessous de la ceinture. Faut quand même pas jeter le bébé avec l'eau du bain! Les uns et les autres, dont je ne m'exclue pas, ont parfois tendance à être ici un peu manichéens.
Par ailleurs j'aimerais faire écho à la citation de Caligula par JPB avec cette phrase tirée d'un dialogue d'Audiard: "J'parle pas aux cons, ça pourrait les instruire..."
Honnêtement, suis-je grossière en citant cette phrase et en êtes-vous choqués?
Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2006
je suis l'humble maman d'une petite fille qui est entrée au CP cette année... Elle était pleine de bonne volonté, et désireuse d'apprendre enfin à lire.. et moi, j'attendais avec appréhension de savoir à quelle méthode l'éducation nationale allait cuisiner ma chère tête brune... Ayant été rassurée par Monsieur le Ministre juste avant la rentrée par toutes ses grandes déclarations, je poussais un grand ouf de soulagement!! ma fille aurait droit à l'apprentissage classique de la lecture.. c'est à dire le b-a ba...
Quelle ne fut pas ma déception quand le soir de la rentrée je vis son livre de lecture... daté de 2000 et dès la 1ere page, les phrases entières... que ma fille me débite franco, sans trop savoir ce qu'elle dit vraiment...
Depuis la rentrée, quand j'interroge les autres parents, ils disent que cette méthode n'est pas mal du tout, vu que leurs enfants "on l'air de savoir a peu près lire"... horreur!!!
je me rappelle à ce moment que mon institutrice de CP s'était fait "virer" de l'école car elle nous avait appris à lire avec la méthode syllabique alors que c'était la 1ere année où la méthode globale s'était mise en place...
depuis la rentrée, j'ai pris les choses en main.. tous les we, au lieu de réviser les leçons sur le livre de lecture, nous prenons ma fille et moi un de ses livres de contes et nous lisons... je lui fait découper les mots en syllabes et elle est heureuse quand elle arrive à lire un mot "'qu'elle n'a pas appris en classe" dixit ma fille.
Je suis stupéfaite de voir des mots dans le cahier de liaison du genre : leçon à réviser : réviser les révisions de la semaine dernière!!!
Peu de place à l'écrit non plus (j'ai acheté un cahier pour lui faire faire des pages d'écritures et des mini dictée) par contre, l'intitutrice leur fait faire du ... jardinage (peut être apprend on à lire et à écrire dans les feuilles de choux ?)
merci de votre écoute (meme si mon couriel n'a que peu de rapport avec ce qui se dit ici)
Ecrit par : emma | 24 octobre 2006
Bonjour,
Ayant pris connaissance du débat entre JPB et JB ( Jean Baubérot), dans Le POINT du 19 octobre dernier, mon attention a été retenue par cette phrase:" Moi, je ne travaille pas sur des souvenirs, mais sur des analyses, des enquêtes" Je n'ai rien contre les analyses et les enquêtes mais je voudrais dire comme ça que les souvenirs, ils nous instruisent, nous touchent et nous font réfléchir tout autant , même s'ils sont revus et corrigés, voire fictifs. Je pense par exemple à l'Histoire d'un paysan d'Erckmann et Chatrian . Les souvenirs de Rousseau, Chateaubriand, Maurice Genevoix, Stephan Zweig, Primo Levi , Germaine Tillion, Albert Camus ,Emilie Carles Henri Verneuil ou Cavanna... ne peuvent laisser indifférents. Ils vous ébranlent et vous voulez en savoir plus pour comprendre. Les souvenirs, ce sont des histoires et les histoires elles nous aident à vivre et à réagir dans les pires moments. Les souvenirs ne seraient-ils pas à l'origine de ce blog ? Bonne soirée.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 24 octobre 2006
""J'parle pas aux cons, ça pourrait les instruire..."
C'est pas plutôt :
""Ch'parle pô aux cons, ça les instruits..." ?
Emma, Attention on apprend pas à lire 'correctement' dans des livres tirés au hasard ... (même si c'est mieux que rien)
Il faut faire attention à la progression ... (idem pour l'écriture ET les dictées, jamais lire/écrire des mots dont on a pas étudié tous les sons auparavant, ce n'est que mon humble avis de parents.....)
Vous pouvez essayer L&L (désolé les autres...) 18€ Na la fnac.
Ecrit par : toto | 24 octobre 2006
Dobolino, non seulement les gros mots sont des mots et en tant que tels DOIVENT être utilisés, mais votre mésaventure m'est aussi arrivée, vous le pensez bien , une fois sur le site d'Assouline parce que j'avais écrasé Louis Skorecki comme une merde et fustigé ,de belle fesse, la Mère Adler pour sa façon un peu particulière de "gérre" France-Culture, et , dame, ça na 'avait pas plus aux "femmes de ménages du blog" comme je les appelle...
Pls récemment, je me suis fait ivrer du "MONOLECTE" un site hallucinant, géré par de petits pusillanimes qui zont peur du gendarme. Bon, évidemment, je faisais éléphant dans un magasin de porcelaine, alors bonsoir tout le monde.
Mais ,chère Dobolino, ne trouvez pas inouï, cette érosion feutrée, sucrée et hypocrites des libertés fondamentales de notre République. Je soupçonne fort que les ravages de la pourriture Scientologue-Scatologue sont infiniment plus graves dans notre société et parmi nos collègues aussi, que ce que nous imaginons...Les CDIstes, notemment, me semblent de plus en plus de sacrés cocos.....
Mais, vous avez ma sympathie chaleureuse et je vais aller me faire un plaisir de me faire étriller sur le site en question....
Dans les "Châtiments" Hugo en met plein la tronceh à Napoléon le Petit, avec quelle violence, quelle sainte colère...Observez, ma chère, la teneur des débats à l'Assemblée au cours des sessions de la IIIème république. La violence acerbe d'un Clémenceau....La sauvagerie d'un Guesde.....Aucun, vous m'entendez, aucun de ces géants de la liberté, ne serait accepté sur la plupart des blogs couillemolle, pardonnez ma trivialité......c'est pour cela, nous avons la chance qu'i lexiste des refuges-ultimes, je le crains- comme le blog de JPB.......alors gaudeamus igitur dum liberi sumus.....
Pour terminer, vous imaginez sur un blog, cette apostrophe de Clémenceau en 1894 , répondant à un député soporifique qui commence à parler en disant "Messieurs, vous êtes déçus..." et Clémenceau ,hurlant "MERCI POUR LA CEDILLE!!!!"
Vous imaginez, Dobolino, l'effet d'une pareille sortie dans nos sites scientologisés et jevellisés de bienséeance préfasciste????
Bien à vous
Montaignedont larosse ne sera jamaiscagneuse......
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 24 octobre 2006
toto a écrit:
"Vous pouvez essayer L&L (désolé les autres...) 18€ Na la fnac."
Essayé et approuvé cet été par un petit dur de 6 ans ayant subi un lavage de cerveau en Grande Section. Le déconditionnement a pris plus de 2 mois, mais maintenant en CP, il a commencé à se lancer seul sur des petits livres cette semaine. Papa et maman sont très fier de lui.
Ecrit par : François | 24 octobre 2006
Pendariès, quoi que disent les vétérinaires optimistes, je trouve le texte de Cioran très beau. Moi qui fréquente assidûment l'édition Quarto, je me flagellerais presque de n'y avoir pas pensé.
Et combien conforme à mon état d'esprit du moment…
(Au passage, ce que j'ai dit à mes maths sup lorsque vous vîntes, c'était : "Un ami qui n'a que de vons élèves a tenu à voir comment je m'en sors avec la bande de cancres que vous êtes" — je fais assez volontiers dans l'antiphrase euphémistique…)
Emma, vous vous excusez d'écrire des choses qui vous paraissent "avoir peu de rapport avec ce qui se dit ici" : au contraire, vous êtes en plein cœur du débat. Et plus nous aurons de témoignages des méfaits des IUFM sur le cerveau des "professeurs des écoles", plus nous aurons de témoignages sur les inconvénients de l'ignorance, mieux nous pourrons alimenter le débat, et affûter précisément des arguments que le ministre assène sans arrière-garde…
Bon courage, donc…
Pedro, toujours impeccable… Mais mon cher, vous devriez préciser quelles corrections vous a imposées SLL…
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 octobre 2006
Emma, tant que votre fille est contente d'apprendre il n'y a pas de réel problème.
Il paraît que j'ai appris à lire avant le CP sur des boîtes de conserves, je devais vouloir savoir comment ça se disait ce qui devait passer par mon estomac, et de mon souvenir, c'est qu'arrivé au cp il ne me restait plus qu'à apprendre l'alphabet.
Par contre mon petit frère lui n'a pas voulu se prendre la tête, et il a pris le rythme scolaire.
Finalement tous les deux savons lire et comprendre....
Comme quoi, la méthode n'est pas si importante que ça.
Nous sommes des machines à apprendre, qu'importe le moyen, tant qu'il y a substance.
Ecrit par : Re : Passage | 24 octobre 2006
Pas de polémique !
C’est ce qu’on entend sans arrêt, à la télé, à la mairie de votre commune ou au boulot.
C’est le temps des robinets d’eau tiède et du consensus obligatoire, de l’euphémisme (l’autre nom du mensonge !) et surtout, surtout ! pas de gros mots sauf… dans la bouche des enfants, eux y zont le droit de « s’exprimer ».
Rappelons qu’il n’y a que dans une démocratie qu’on polémique !
Dans les pays où on ne polémique pas, on ferme sa gueule ou bien on est flingué !
Merdre de merdre !
Vive la polémique ! Assez d’assemblées paroissiales et de chœurs de scouts cathos-de-gauche. La République française n’est pas l’église de Saint-Louis-de-la-Guillotière !
Imaginez le monde rempli de curés faux culs« sympas » comme dans La vie est un long fleuve tranquille, ça donne envie d’envahir la Pologne !
Ecrit par : Lariba | 24 octobre 2006
"Pour terminer, vous imaginez sur un blog, cette apostrophe de Clémenceau en 1894 , répondant à un député soporifique qui commence à parler en disant "Messieurs, vous êtes déçus..." et Clémenceau ,hurlant "MERCI POUR LA CEDILLE!!!!"
Vous imaginez, Dobolino, l'effet d'une pareille sortie dans nos sites scientologisés et jevellisés de bienséeance préfasciste????"
Montaignacheval, je me l'imagine très bien... Ils ne comprendraient pas car je doute qu'ils sachent ce qu'est une cédille et que leur esprit disponible pour les pubs coca-cola est la vivacité suffisante.
Venez semer le souk, je vais me marrer et vous soutiendrai sans grots mots(ils suppriment les posts): www.enfant-precoce.com Allez sur l'école sous catégorie l'éducation nationale, que devient-elle? On trouve là des adeptes de Meirieu et des parents très interrogatifs. J'ai pour eux adopté profil bas.
JPB le texte de Cioran est très beau mais, moi qui tente désespérément d'utiliser l'optimisme selon la méthode Coué, je supporte mal d'être sciée à la base dès potron-minet par un texte aussi réaliste. Vous allez finir par me renvoyer sur le divan! A moins que je ne m'installe dans une borie du plateau d'Albion avec les œuvres complètes de Giono et mon chat.
Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2006
Cioran, en bon facho, ne pouvait être que pessimiste.
Ecrit par : Lariba | 24 octobre 2006
Monsieur,
je suis enseignante d'espagnol en collège à Lyon. Je viens de lire La Fabrique du Crétin.
Bien que je n'ai que 5 d'expérience, CHAQUE MOT DE CE LIVRE EST CE QUE JE DEFENDS DEPUIS QUE J'AI COMMENCE MA CARRIERE.
J'avais l'impression de m'entendre.
Je ne suis pas en collège ZEP pourtant nous avons nos problèmes.J'ai porté 3 plaintes en 5 ans et une main-courante.Notre population est tout à fait diversifiée et parfois quand je regarde mes classes bigarrées, je suis émue de voir tous ces êtres ensemble unis dans un même labeur, et recevant la même instruction.
Je suis dans un établissement qui fut très bon, et qui hélas est devenu médiocre.
Je suis confrontée à la mauvaise éducation de mes élèves, à l'absence totale de travail, et au "tout social" "tout loisir" "tout peace and love" qui imprègnent aujourd'hui les "actions"dans l'Education Nationale avec la bénédiction de certains enseignants.
Si je vous disais quel moyen a été trouvé pour "tenir" nos élèves analphabètes jusqu'à la fin de l'année, vous auriez une attaque je crois.
Je suis aussi confrontée au milieu enseignant. Et ça aussi, ce n'est pas triste.
L'école publique est une épave.
J'enseigne à l'ancienne. Aucun écart ni familiarité ne sont tolérés. Mon but ultime: le travail. Je leur fais faire des choses qui sont au-dessus de leur niveau. Ma plus belle récompense a été ce message d'une mère d'élève de la part de son fils, passé en seconde:"Madame, il m'a dit de vous dire que s'ily avait une prof valable dans ce collège, c'était vous."
J'en aurais pleuré.
Je suis en souffrance et d'autres collègues le sont aussi. J'ai reçu votre livre par une enseignante de français. Nous le transmettons dès que nous le pouvons.
J'ai signé aussi la pétition de Lafforgue pour la refondation de l'école.
Je rêve d'un contre-pouvoir aux syndicats et aux politiques. J'essaie de dire autour de moi "il faut nous unir" mais personne ne le fait. Je voudrais faire quelque chose . . .
J'estime ne pas avoir assez d'expérience et de bases pour écrire un livre. Et puis cela ne servirait à rien puisque vous avez tout dit.
J'ai lu que vous alliez arrêter votre blog après les élections. Je me demande comment nous feront, nous, ceux qui ne vont pas aux émissions, pour faire entendre notre voix.
Tout ce que vous dites sur le voile, sur les manuels etc . . . est tellement vrai.
J'aimerais faire quelque chose, m'unir à des gens qui non seulement pensent comme moi mais qui ont le cran de faire quelque chose. Parce que vous savez, depuis que j'ai commencé, j'ai rencontré beaucoup de pleurnichards et peu de braves.
Vous ne vous rendez pas compte de ce que ce livre représente pour certains d'entre nous.Et vous désengagez comme ça dans quelques mois, c'est dur à accepter.
J'espère ne pas vous avoir ennuyé.
Recevez, Monsieur, mes salutations respecteuses.
Magali Guérin
Ecrit par : Guérin | 24 octobre 2006
que leur esprit disponible pour les pubs coca-cola est la vivacité suffisante.
Horreur, il fallait lire "ait". Eh merde de putain de bordel de dieu! ( ça vous ennuie pas si ça me soulage?) J'aime notre langue fleurie mais je crains atrocement les fautes que je fais, grammaire ou orthographe. Complètement réactionnaire, la pauvre conne qu'a rien compris
Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2006
Au contraire, Emma, votre courriel est en plein dans ce qui se dit ici. Votre témoignage est essentiel: si vous n'aviez pas pris les choses en main, votre fille aurait été une victime de plus du "pédagogisme"( après des centaines de milliers d'autres). Mais combien de parents ont déjà protesté en pure perte avant vous! C'est d'aileurs parce que la coupe était pleine que Gilles de Robien a pris une décision qui écornait sensiblement la domination jusque-là exclusive des "pédagos" sur le système éducatif: il a prescrit par une circulaire et par un arrêté que le début en lecture serait désormais le B.A.BA. Rien de bien méchant au fond. Du bon sens. Mais du jamais vu! Quelle audace! Ils n'en sont pas encore revenus! J'en suis désolé pour Christophe, mais il fallait le faire!
Si vous souhaitez contribuer à la restauration du système éducatif, et hâter l'instauration de méthodes de lecture raisonnables, vous pouvez signer l'APPEL POUR LA REFONDATION DE L'ECOLE lancé par un grand mathématicien français, Laurent Lafforgue, que vous trouverez sur www.refondation-école.net. Ce sera une façon efficace de nous aider, nous autres professeurs attachés à une école dont la vocation doit être de dispenser à tous les élèves de ce pays l'instruction la plus solide possible. Merci à vous, d'avance.
A JPB: oui, ce serait très intéressant en effet de savoir quelles corrections ont été imposées à Pedro par SLL !
Ecrit par : Jean | 24 octobre 2006
M'enfin, JPB, qu'est-ce que je lirai tous les jours sur ma machine si votre blog ne blogue plus? Naguère, "Sauvez les Lettres" se fendait d'un bulletin hebdomadaire que je dévorais de bon appétit, mais ce site étant moins loquace, j'ai grand plaisir à rencontrer quotidiennement les fidèles musclés et les occasionnels qui s'expriment à l'auberge du "Bonnet d'âne". Ne songez donc pas à la retraite quand les choses commencent à bouger. Dans mon collège, j'ai peu à peu converti nombre de collègues, de parents et même d'élèves, très soulagés d'apprendre d'où viennent leurs difficultés :d'une superbe école primaire d'application qui handicape lourdement des gamins intelligents et sans problèmes socio-psy à l'aide de méthodes cool et sympa à la pointe du progrès pédagogique; au hasard Rémi 14 ans (père antiquaire, mère cadre de banque):"matière aimer : ostéopate car j'aimerais s'oigner les gens par les os, comisère priseure car j'aimerais apprendre les arts, cuisigner car j'aime faire de jolie plat et avoca car j'aime d'éfendre les gens". N'est-ce pas pitié de voir où l'école a mené un garçon vif et sympathique qui intervient avec pertinence à l'oral mais risque d'être à vie un handicapé de l'écrit? Alors je rame à coup de tableaux, de formules à retenir, de dictées, de classeurs bien rangés, de poésies par coeur pour rattraper les années gaspillées par les Folamour pédagogues.
Ah oui, signez tous la pétition www.refondation-ecole.net , c'est assez de gâchis et on n'a pas trop de la grosse voix brighellienne pour le crier haut et fort.
Ecrit par : Cunégonde | 24 octobre 2006
Cioran, en bon facho, ne pouvait être que pessimiste.
Ecrit par : Lariba | 24 octobre 2006
Et ban la vieille étiquette... Toute en finesse! Vu le nombre de pessimistes (non, ils diraient: lucides!) ici, ça en fait des amateurs de godillots, non? Et les Russes disent: "Un pessimiste est un optimiste qui a compris". Cela serait si simple si l'âme et la conscience d'un homme ressemblaient jusqu'à sa mort de ce dernier à un bloc de marbre non travaillé. Cioran facho... Ce que vous dénonciez à l'encontre de m'sieur Brighelli, voilà-t-y pas que vous vous en servez avec la massue de votre sentence de tribunal populaire : Strauss et son analyse de la "reduction ad hitlerum": Cioran facho... Non c'est bien plus beau: Cioran nihiliste. Ironiste. Libérateur. Sans concessions. Je l'aime!
M'sieur Brighelli, à quand un resto, un verre sur Montpellier ou ailleurs?
Ecrit par : Pendariès | 24 octobre 2006
Pour tous ceux qui pensent que l'apprentissage de la lecture ne se résume pas à une histoire de méthode, et que Robien n'est rien de plus qu'un démagogue, un article très réconfortant à la page huit du Canard enchaîné de mercredi dernier. (Son titre: "Robien b.a. bâcle la réforme de la lecture". ) De plus en plus de chercheurs, (hors sciences de l'éducation) sont de plus en plus sceptiques sur le côté:"panacée" que not' bon ministre voit en la méthode syllabique pure. Et, cerise sur le gâteau, un dernier paragraphe sur la campagne sympathique de SOS éducation, appelant les parents à dénoncer les instits terroristes qui se refusent à enseigner selon la méthode officielle. A lire, donc. Et merci une fois de plus au volatile.
Bonne journée à tous.
Ecrit par : christophe sibille | 25 octobre 2006
DE QUELLES FEMINISTES PARLEZ VOUS ...
au CERF nous avons soutenu une loi contre les signes religieux sexistes :
http://www.c-e-r-f.org/voile/voilelaicardes.htm
et nous avons donné les arguments pour la soutenir :
http://www.c-e-r-f.org voir "face aux obscurantismes"
Nous nous sommes fait traiter de "feministe a visage inhumain" par le Tevanian et Tissot (site "les mots sont importants")
D'autres feministes ont aussi denoncé le voile :
http://www.c-e-r-f.org/voile/voileasso.feministes.htm
"Et je m’étonne un peu que des féministes convaincues, qui brûlaient leurs soutiens-gorge à l’aube des années 1970 parce qu’elles y voyaient un signe d’aliénation, tolèrent tant de voiles sur la tête des jeunes femmes d’aujourd’hui. Le progrès, ces temps-ci, avance à reculons."
Ecrit par : elisseievna | 25 octobre 2006
chère magali
sachez que certains parents, de plus en plus nombreux ont conscience de ce que vous faites.
L'autre soir, notre brillante collégienne se plaignait de ses profs de 3ème qui sont tous "fous" parce qu'ils ont un niveau d'exigence qui nous ravit ; argument qui l'a "cassééééée" : "si les profs sont si exigeants c'est parce qu'ils ont du respect pour vous, ils savent que vous en êtes capables, ils veulent vous faire donner le meilleur de vous, ils vous VEULENT DU BIEN"
Ceci dit nous aussi quand nous étions collégiens, on traitait les profs sévères et exigeants de tous les noms, mais nos parents avaient recours à ce langage musclé que, je l'avoue nous avions oublié avant de prendre conscience du désastre, jamais trop tard pour bien faire...le contre pouvoir que vous appelez de vos voeux viendra peut-être du côté des parents...
Ecrit par : fabienne | 25 octobre 2006
« L’enquête menée par Alexandra Laignel-Lavastine sur le passé antérieur à 1945 de Cioran et Eliade offre un tableau accablant de leurs prises de position et engagements politiques. L’itinéraire idéologique d’Emil Cioran commence avec son ralliement à la cause fasciste, vue comme une “barbarie féconde et créatrice”. La hantise de la marginalité et l’identification obsessionnelle à la Roumanie, la haine à l’égard du passé et de l’archaïsme roumains, le pessimisme culturel, la fascination exercée par le nazisme et l’admiration pour Hitler nourrissent son argumentaire antidémocratique.
Proche de la Garde de fer, Cioran partage son antisémitisme féroce, son culte du chef et de la violence, son mépris du régime parlementaire. Il se considère lui-même comme adepte d’un antisémitisme militant (réfléchi et intégré dans une idéologie plus large), à la différence de l’antisémitisme sentimental. Cioran développe les idées selon lesquelles les Juifs manquent de sens historique et sont incapables de s’accomplir sur le plan politique. Le Juif est l’étranger, l’envahisseur, le déraciné, l’inassimilable par excellence, l’ennemi absolu qui ne se sent jamais mieux que “dans l’atmosphère pestilentielle de la démocratie” et dont l’élimination constitue “un acte de purification”. »
Ecrit par : Lariba | 25 octobre 2006
Bonjour les fadas,
pour :Cunégonde | 24 octobre 2006
Désolé, mais tu te fais (peut être) 'suer' pour pas grand chose....
Il faut d'abord lui faire L&L, de manière à ce qu'il corrige ce tout chtit défaut de vision qu'il a 'gagné' en GS .....
A 14 ans c'est super rapide, donc attention ne va pas trop vite, fais le rigoureusement (tu as un exemple très très bien fait de leçon L&L sur le fourm France2 ,sur le fil Alpha fait par le Gulu vers les pages 100 ??? j'ai oublié :( désolé ... )
Après/ou en même temps tu pourras lui faire Orsenna "La grammaire est une chanson douce" ....
JPB ou le Hell's ou un bon/excellent
doit-on dire le "e" muet à la fin du mot "une" ET POURQUOI?
;)
Ps: P.F Spice de c.... m....
Ecrit par : toto | 25 octobre 2006
Bonjour, Pendariés....
une petite remarque sur Cioran......moi je l'aime pas....et pour cause, vu mon patronyme...a-t-on vu plus antisémite que cet animal??? qu'il soit de droite ne me dérabnge aucunement. Péguy l'était, et le Colonel de la Rocque, et De Gaulle...et aucun d'eux n'était soupçonnable du moindre antisémitisme.......mais Cioran.....ça vient d'ailleur confirmer ce que je vous disais un jour, je ne sais plus quand, sur le poids que fait peser l'orthodoxie hystériquement antisémite, sur le Roumanie....
Regardez Celan....il a écrit en Allemand et dans sa correspondance, il dit son effarement devant cet antisémitisme fou des Roumains, de même d'ialleurs que leur haine des Tziganes........merci les popes et n'en déplaise à Pantocrator......
Bien à vous.
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 25 octobre 2006
Nous sommes nombreux, chère Magali, à partager vos sentiments.
Vous souhaitez, écrivez-vous, '"faire quelque chose"? je crois que la meilleure des choses à faire, dans l'immédiat, c'est de signer - vous l'avez fait - et de faire signer le plus largement possible l'Appel pour la refondation de l'école (www.refondation-ecole.net ). C'est l'action "unitaire" que vous appelez de vos voeux.
Et allez voir sur le site de Sauver les Lettres (www.sauv.net), et à partir de là promenez-vous sur les "liens" (Reconstruire l'Ecole, etc) Allez voir aussi le site de Laurent Lafforgue (www.ihes.fr/%7Elafforgue). Vous vous sentirez moins seule.
Quant à Christophe Sibille, je lui rappelle une fois de plus que Gilles de Robien n'a rien fait d'autre que d'intervenir, comme c'était son devoir de ministre de l'Education, dans une situation où une idéologie "pédagogiste" avait confisqué la pédagogie de la lecture et interdisait tout débat sur ce sujet. Avec des résultats au demeurant très moyens, puisque les parents étaient obligés de refaire eux-mêmes à la maison tout ce qui avait été raté en classe (100 000 méthodes alphabétiques achetées chaque année...). Mais il y avait le "dogme", en dehors duquel pas de salut: la méthode semi-globale. Souvenez-vous, Christophe, que Marc Le Bris avait vu sa progression de carrière stoppée parce qu'il osait tenir tête aux idéologues. Et combien d'instituteurs ont eu des ennuis pour la même raison! Monsieur Frackowiack, qui inspectait les instituteurs, affirmait lui-même que la "liberté pédagogique" n'était pas tolérable! Vous voyez l'ambiance!
Or qu'a dit Gilles de Robien? Que le départ en lecture serait désormais le B.A.BA. C'est pourtant une évidence. Pas de quoi fouetter un chat. Du simple bon sens. Y a-t-il là matière à ameuter la terre entière en criant au "démagogue"? D'autant que le texte même de l'arrêté du 24 mars est tout à fait modéré et laisse aux instituteurs une réelle liberté d'action. Il n'ya pas là non plus, ce me semble, de quoi avoir le moral en berne et avoir besoin, pour reprendre vos termes, de " réconfort". Au contraire, vous devriez vous réjouir que Rachel Boutonnet ne soit plus obligée, désormais, de dissimuler, le jour de l'inspection, les cahiers de ses élèves.
Enfin, pourquoi voulez-vous que tous ceux qui approuvent la mesure prise par Gilles de Robien soient des sympathisants de SOS-Education? Raisonner comme cela, c'est ce qu'on appelle la méthode de l'amalgame. Qu'il y en ait quelques uns, c'est possible et c'est leur problème. Mais la plupart sont simplement des "esprits libres", et qui entendent le rester.
Bien à vous.
Ecrit par : Jean | 25 octobre 2006
Christophe, comme beaucoup de monde, je suis un lecteur régulier du canard depuis quasiment ma tendre enfance. Depuis quelques temps, je commence à douter de lui. Sur les questions que je connais un peu (surtout l'université) il est complètement à côté de la plaque.
Ainsi, un article du 11 octobre consacré à l'université proposait : "Pourquoi ne pas prévoir plutôt [...] des remises à niveau en première année et des licences moins spécialisées, voir pluridisciplinaire ?" Or :
- Les cursus pluri-disciplinaires existent déjà, on appelle ça le "lycée". Pourquoi l'université devrait-elle faire le boulot du secondaire, alors que -- fait unique au monde -- elle est bien moins dotée financièrement ?
- En fait, cela fait longtemps que les filières supérieures sont "secondarisées", et qu'elles offrent des cursus pluri-disciplinaires, des cours de culture générale, des leçons de grammaire (dictées en BTS et IUT), des formations en méthodologie, qui relèveraient normalement du lycée -- voire du collège. Le "Canard Enchaîné" devrait réaliser que nous ne sommes plus en 1954 : le mandarin d'université, imbu de ses immenses connaissances, qui impose une lourde culture livresque, cela fait longtemps qu'il n'y en a plus. Les profs de fac font comme tout le monde : ils rament.
Visiblement, le journaliste ne connaît rien à la situation actuelle de l'université, et a rédigé son article d'après de vieux souvenir de son propre passage à la fac, forcément "élitiste", forcément "bourgeoise", forcément vouée à la reproduction sociale des "héritiers".
Je l'invite (et vous tous) à consulter le site suivant, qui date du CPE. Le CPE lui-même n'est pas la question, je donne le lien pour qu'on voit où on en est globalement, à titre d'exemple :
http://marcbloch2006.skyblog.com/
Regardez les photos, lisez les commentaires. Vous verrez ce que nous appelons "niveau universitaire" dans la France de 2006. Voilà ce que le Canard Enchaîné juge encore beaucoup trop élitiste. Si tous les autres articles sont du même niveau que ceux consacrés à l'université, je commence à sérieusement douter du volatile.
Ecrit par : Pierre-Henri | 25 octobre 2006
Alors je rame à coup de tableaux, de formules à retenir, de dictées, de classeurs bien rangés, de poésies par coeur pour rattraper les années gaspillées par les Folamour pédagogues.
Ah oui, signez tous la pétition www.refondation-ecole.net , c'est assez de gâchis et on n'a pas trop de la grosse voix brighellienne pour le crier haut et fort.
Ecrit par : Cunégonde | 24 octobre 2006
En tant que parent d'élève, j'ai rencontré pas mal de profs qui se battent dans leurs classes comme vous et font ma fois du joli boulot. Ma fille (en 5°) globalisée et nulle en orthographe-grammaire malgré la qualité de ses productions écrites vient de faire en 1/2 trimestre des progrès fulgurants simplement parce que ses prof de Français et d'Histoire Géo corrigent toutes les fautes et otent des points
Ecrit par : dobolino | 25 octobre 2006
Suite à un bug, je finis ici. Donc ces enseignants font au quotidien un travail de titan et je leur en suis très reconnaissante.
Mais, je déplore que vous ne vous regroupiez pas, vous qui êtes conscients, dans un groupe de pression plus militant, plus rentre-dedans. Beaucoup d'entre vous ne sont-ils pas trop dégoûtés? Ou, les horizons politiques très divers dont vous venez vous entravent-ils pour une action commune?
Ecrit par : dobolino | 25 octobre 2006
Mais Dobolino, c'est aussi ce que je fais....depuis cinq lustres, déjà..Et c'est, en effet, LA SEULE GARANTIE DE PROGRES POUR LES MOMES.......loin des délires IUFM et autre billevesées.
En plus, ça n'empêche pas, de temps en temps d'être un peu coulant.....quand un Môme t'écrit sushisme pour chiisme, par exemple....
Ma fille, comme la vôtre est une bille en ortho. Elle est en 3 ème et à son premier Devoir d'Histoire, ma collègue lui a foutu -12 à sa synthèse....douze fautes d'ortho sur 20 lignes....Eh bien , maintenanit, elle en veut. Quand elle bosse, elle vérifie rageusement dans son Bescherelle, ou , miracle!!!!!, elle me consulte.......
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 25 octobre 2006
Je viens de lire la fin, Dobolino...vous vaez, les profs....pour ce qui est du rentre-dedans, et de la vivacité politique, on ne peut pas malheureusement les louer.....
C'est du mou, du chétif, du chacun pour soi. Je me souviens d'une collègue d'Histoire, l'an dernier, une chevronnée, attention, pas une ch'tiote....effondrée en larmes dans sa salle....et vous croyez qu'n de ces cloportes de profs aurait été s'enquérir de son chagrin??? macache!!!!!! J'y suis allé (oh, c'est pas que je me prenne pour Zorro, mais je ne supporte pas le chagrin des autres) et elle ma dit qu'ele avait "honte de descendre en salle des profs avec les yeux rouges (sic!!!!!!!!!!) C'est dire l'étendue du désastre humain......Et attention ;,c'était une femme de cinquante ans, agrégée d'histoire, solide et tout...mais ces rats bien nourris par la république étant d'un égoïsme, Dobolino, d'un égoïsme!!!!!!
lui inspiraient une révulsion insurmontable.......
Et peut-être est-ce là le malheur de notre "Institution". La nullité humaine de 80% d'entre nous.....Dans une salle des profs, on ne parle jamais:
-politique
-amour
-sexe( grands dieux!!!!)
on parle de fifiches pédagogo, des résultatrs de Cédric Aconcagua de 4ème 5, de la fiche de suivi de Paul Parthno-Génèse de 3eme 1......
on fait ses p'tites photocopipies dans son coin. On bouffe sa barqueétte microondableé Fleury-Michon....
Nous sommes une brouette d'eunuques du plaisir...alors une action comme celle que vous appelez de vos voeux!!!!, ma chère, tendre illuse!!! les carottes sont cuites.
Et je vais vous avouer : si je reste dans ce métier , c'est UNIQUEMENT pour la lumineuse présence des enfants ...et de quelques rares collègues, précieux comme des perles....
Foutue usine à gaz.....
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 25 octobre 2006
Cher JPB, si vous me premettez d'être un peu trivial:
vous êtes bien con d'arrêter. Continuez, bon dieu...on a besoin de vous.........
Sans charre, quand on parcourt la blogosphère, à part vous et Assouline, et encore, on voit vraiment pas d'espace de liberté.
Allez, quoi!!! un bon geste!!!!!
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 25 octobre 2006
MONTAIGNACHEVAL, je vous invite à partager la pause avec moi dans un congrès véto, nous pleurerons ensemble et vous verrez que c'est un fait de société. Chez nous, en prime, vous aurez les propos des chefs de très petites entreprises et ça, faut avoir les nerfs solides! Le CIDUNATI à côté c'est soft. Mon usine à gaz n'est guère plus jolie et heureusement qu'il y a des chiens qui ont un regard en or. Quant à ma liberté elle est encore plus relative que la votre car l'Ordre nous tient en laisse et, ce que la loi française autorise, n'est pas pour nous.
Bon, pour Cioran, c'est comme Céline, ils ont beau écrire comme des dieux, leurs prises de position me restent en travers du gosier. Je préfère relire Proust. C'est mon côté juiverie internationale.
Ecrit par : dobolino | 25 octobre 2006
"Cher JPB, si vous me premettez d'être un peu trivial:
vous êtes bien con d'arrêter. Continuez, bon dieu...on a besoin de vous........." Montaignavélo!
Pour être trivial, vous êtes trivial. Je propose que nous signions tous deux une pétition demandant à Brighelli d'avouer haut et clair qu'il préfère Voltaire à Cioran sous peine d'exclusion définitive? Souscrivez-vous? Et poliment SVP... Votre grossièreté me choque!
Ecrit par : dobolino | 25 octobre 2006
Arrête, Jean-Philippe, tu vas me faire rougir les yeux !
C’est vrai qu’une salle des profs, c’est un des endroits où on peut se sentir encore plus seul qu’au milieu de nulle part.
On est souvent environné de zombis, de gens qui-n’ont-jamais-de-problèmes (!), ou encore mieux de pédagogos à fiches qui eux, aiment tellement les gosses qu’ils se refusent à enseigner, vous débinent et rampent devant les chefs.
Quant aux gros mots, si on devait répéter aux parents tout ce que les chers petits racontent...
Ecrit par : lariba | 25 octobre 2006
Ce qui est proprement médiéval, c'est que dire "con" puisse encore choquer...On se croirait dans la bourgeoisie roubaisienne en 1948...nouilles à l'eau et monsieur l'Abbé........
Et puis, tiens, merde, je suis comme ça....une langue est faite pour s'en servir.
Et moi Dobolino, je retourne vers Camus, pl)utôt que vers Proust.....
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 25 octobre 2006
Allez, courage, on a tous une galère maos bon, on a aussi l'eau courante potable et l'électricité.
Pour passer à un sujet plus important pour moi à cette heure, comment cuisinez-vous et accomodez-vous le boudin noir?
Ecrit par : dobolino | 25 octobre 2006
Enfin, pourquoi voulez-vous que tous ceux qui approuvent la mesure prise par Gilles de Robien soient des sympathisants de SOS-Education? Raisonner comme cela, c'est ce qu'on appelle la méthode de l'amalgame. Qu'il y en ait quelques uns, c'est possible et c'est leur problème. Mais la plupart sont simplement des "esprits libres", et qui entendent le rester.
Bien à vous."
Ecrit par : Jean | 25 octobre 2006
Où avez-vous lu cela dans mon message? Je n'aime pas SOS éducation pour de multiples raisons, qui semblent être partagées par beaucoup de bloggers ici, (quoique la prise de position de certains d'entre eux vis-à-vis de cette association fascisante semble assez récente...(Tiens, d'ailleurs, on ne voit plus Guillaume, Sionac'h, et toto rest un peu silencieux sur le sujet?) Et, par ailleurs, je maintiens que la position, les assertions et les propositions du ministre sont d'une honnêteté plus que douteuse. Ce sont deux problématiques différentes.
Bon après midi à tous.
Ecrit par : christophe sibille | 25 octobre 2006
Pour Pierre-Henri: Je vous suggère malgré tout de lire l'article dont j'ai parlé un peu plus haut... ...
Ecrit par : christophe sibille | 25 octobre 2006
Non, j'aime bien Camus aussi puis surtout Thomas Mann. Mon adolescence boutonneuse fit ses délices de Hermann Hesse... Pour Prout c'était juste une question de qualité d'écriture et de maîtrise de la langue.
J'ai essayé de poster su Principe de Liberté et pas moyen: hier soir, en écoutant Ségop qui marchait sur la pointe des pieds, devant convaincre les militants PS avant de pouvoir se proposer aux sympathisants, mon attention fut éveillée lorsqu'elle parla, au sujet du collège, de petites unités où le chef d'établissement, connaissant tous les élèves, regroupait autour de lui une équipe pédagogique soudée vers un même projet. Les questions du journaliste furent déjouées mais son propos ne sous-entendait-il pas la liberté pédagogique de l'équipe. Ne vous énervez surtout pas et, si vous avez entendu ces exposés, répondez à tête froide...
Je me pose juste des questions.
Ecrit par : dobolino | 25 octobre 2006
"et toto rest un peu silencieux sur le sujet?)"
Toto, il est comme moi, il apprend, il découvre et il progresse
Ecrit par : dobolino | 25 octobre 2006
Christophe, comme dit, j'adore le Canard. Que lui et Charlie soient les deux derniers médias indépendants dans ce pays en dit long sur l'état de notre démocratie. Toutefois, ce n'est pas une raison pour se repaître d'approximations et de clichés. J'ai déjà dit ce que je pensais des manoeuvres politiciennes de Robien, qui m'indiffèrent au plus au point. Toutefois, dans l'article que vous citez :
- "coups de sabre donnés aux lycées et aux collèges 11 000 profs en moins". C'est idiot : le secondaire traverse une crise de recrutement sans précédent et, pour cause de pénurie, la compétence minimale des candidats n'est plus assurée dans nombre de disciplines. Vous pouvez mettre 50 000 postes en plus au concours, ou même 200 000, si personne ne veut les occuper, ça ne change rien.
- "la méthode globale n'est plus enseignée depuis trente ans". Lisez Charmeux, lisez Frackowiak, lisez Goigoux. La méthode globale est la seule imposée depuis trente ans, même si elle change de nom quasiment à chaque rentrée.
- "de multiples études et rapports" qui "prennent un malin plaisir à contredire le ministre". Depuis quand le Canard Enchaîné se contente-t-il de citer les rapports officiels ? L'a-t-il fait pour le Rainbow Warrior ? Les avions renifleurs ? Les diamants de Giscard ? Les innombrables affaires politico-financières qu'il dénonce depuis 1916 ? "De multiples études et rapports" disent qu'il n'y a pas d'affaire des frégates taïwanaises. Donc, il n'y a pas d'affaire. CQFD.
- une "foule de chercheurs, d'universitaires et d'inspecteurs de l'éducation nationale". Même remarque. Le Canard se contente-t-il d'interroger les généraux pour savoir ce qui se passe dans l'armée ? Ne lui est-il pas venu à l'esprit que ces "experts" sont tous juges et parties, et qu'il se prononcent pour la survie d'un système qu'ils ont eux-mêmes mis en place ? Autant demander aux renards de se prononcer sur la suppression du poulailler.
- Effectivement, les pédagogistes ont des "théories trop compliquées sur cette question si simple". Pourquoi dire cela sur le ton de l'ironie ? Que le Canard lise les centaines de pages de programmes, les théories de sciences de l'éducation, toutes plus fumeuses les unes que les autres, rédigées dans un charabia honteux, et qu'il nous dise ce qu'il en pense.
- Finalement, l'amalgame fait entre SOS Education et les mouvements anti-pédagogistes est indigne d'un journal qui sert de contre-poison au bourrage de crâne depuis l'époque des tranchées.
Pendant la Grande Guerre, on disait qu'il y avait plus de vérité dans les blancs du Canard que dans les articles des autres journaux. Sur la question de l'éducation, il relaie l'avis des hiérarques et des mandarins ; il photocopie des communiqués d'Etat-Major.
Ecrit par : Pierre-Henri | 25 octobre 2006
(quoique la prise de position de certains d'entre eux vis-à-vis de cette association fascisante semble assez récente...(Tiens, d'ailleurs, on ne voit plus Guillaume, Sionac'h, et toto rest un peu silencieux sur le sujet?)
Il me semblait que nous avions convenu pour cette rentrée d'avoir des relations plus policées. Je tourne le dos quelques instants et voilà que je vous surprends dans vos sempiternelles petites piques malsaines.
Vous ne me décevez pas, je vous cotoie depuis un moment sur Lire-Ecrire notamment, je commence à connaître le bonhomme (coulant avec plus fort que soi comme Brighelli, le Corse est coriace, mesquin avec Boutonnet, les absentes ont toujours tort).
Pour en revenir à SOS Education où je n'ai jamais mis les pieds ni de près, ni de loin, contrairement à vous qui fréquentiez leur forum, je suis en plein accord avec la position du président de l'association Reconstruire l'Ecole dont je suis membre. Il me semble d'ailleurs vous avoir déjà dit que je considérais cette association comme une pompe à fric.
Que nous ayons parfois des positions communes est bien évident mais enfin ce n'est parce que Le Pen dit que la mer est bleue que je vais prétendre le lendemain qu'elle est est rose.
Alors ne recommencez pas trop souvent vos amalgames douteux, c'est indigne de la qualité d'honnête contradicteur dont vous vous prévalez à tort et à travers.
Ecrit par : Guillaume | 25 octobre 2006
Pour MONTAIGNEACHEVAL et dobolino,
oui, la pâte humaine des profs est grumeleuse et croupie, quelquefois. Mais pas PLUS qu'ailleurs. Le comportement humain en milieu professionnel, quel qu'il soit, est généralement vil.
C'est peut-être cela qui est le plus difficile à admettre, c'est qu'être enseignant aujour'hui n'a plus rien d'exceptionnel. C'est un boulot comme un autre (écoutez les frais et fraîches sortis de l'IUFM...)
a bientôt.
Ecrit par : utile baron | 25 octobre 2006
"...(Tiens, d'ailleurs, on ne voit plus Guillaume, Sionac'h, et toto rest un peu silencieux sur le sujet?)"
TROU DU Q ,
ta façon d'écrire me fait gerber....
Tu es une super merde Cricri.....
Une grosse Une puante .....
le tout bien enrobé dans un bas de soie ...... pas très propre ...
DONC:
Pour CRICRI LE GROS PUANT ....
S.O.S EDUCATION SONT DES CONS SANS FIN. TOUT COMME CHRISTOPHE Sibille
Ecrit par : toto | 25 octobre 2006
oui Utile Baron, j'aime bien votre notion de grumellité (néologisme affreux, m'enfin!!!).....Seulement, voilà, les profs ne sont PAS une profession comme les autres. On leur confie des mômes....pas des bricks de lait ou des pneus....et s'ils ne sont pas capables d'avoir un tantinet de chaleur humaine avec leur "public" c'est à se la mordre.....
Car enfin ,un boulanger tout loisir de dire pis que pendre de ses croissants, un plombier de ses robinets...les choses dans leur royale indifférence, ne leur en voudront pas....mais à qui faire croire qu'un prof peut être différent à la ville et à la scène?????
Quant au fait que notre boulot n'a plus rien d'exceptionnel, vous me permettrze de m'inscrire en faux contre une telle affirmation. Le métier reste exceptionnel, ce sont les acteurs qui sont devenus des cloportes.....
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 25 octobre 2006
Toto, quelle finesse...on se croirait dans une cour d'un Collège de ZEP........Ouaicheuuuu ziva, jvainikétarasse......même moi, je suis à un niveau un peu moins tarte, c'est dire....
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 25 octobre 2006
Puisque Toto fait des citations imagées sur l'Empire (du mal), on aurait pu tout aussi bien dire :
"Tout à coup une porte s'ouvre : entre silencieusement le vice appuyé sur le bras du crime, M. de Sibille marchant soutenu par M. Grandserre."
Ecrit par : Guillaume | 25 octobre 2006
Cioran est antisémite et alors? Ca empêche de le lire???
Ecrit par : Pendariès | 25 octobre 2006
"même moi, je suis à un niveau un peu moins tarte, c'est dire...."
Désolé je suis obligé de mettre à son niveau sinon il ne comprend pas :(
Ecrit par : toto | 25 octobre 2006
Il y a d'affreux jojos dans ma bibliothèque: vous auriez honte pour moi - mais ça délasse le venin. Il faut du contre-poison (que j'ai aussi en ma possession). Et Cioran apparaît à mes yeux comme poison et contre-poison métaphysiques.
Ecrit par : Pendariès | 25 octobre 2006
Réponse à Christophe Sibille.
Ce qui vous a mis dedans, si je puis dire, c'est votre "cerise sur le gâteau". Vous preniez un plaisir tellement jubilatoire à à évoquer la dénonciation de la campagne de SOS-Education par le Canard Enchaîné, vous donniez une telle importance à cette campagne que l'on pouvait penser que vous en faisiez le symbole même du soutien à Gilles de Robien, et que donc, pour vous, tous ceux qui soutenaient la mesure prise par le ministre étaient forcément des sympathisants de SOS-Education. Il y avait donc bien de l'amalgame dans l'air. Certes, vous ne "dites" pas les choses, vous vous contentez de les insinuer. Un peu comme ceux qui soulignent, en toute innocence bien sûr, des "rapprochements" entre JPB et Philippe de Villiers.
Et vous en avez d'ailleurs remis une couche, en me répondant, avec votre allusion au "silence soudain" de Guillaume et de Toto. Nos amis, apparemment, n'ont pas apprécié.
Pour détendre l'atmosphère, je vous livre cette définition du "pédagogiste":
"Le "pédagogiste", c'est celui qui croit que Meirieu est un pédagogue".
Bien à vous.
Ecrit par : Jean | 25 octobre 2006
antisémite et alors????????? dit Pendariès......
Ben mon colon!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
En fait, je crois que JPBa raison de fermer la boutique.....ça pue la bourgeoisie rance......
Salut.
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 25 octobre 2006
je souscris, MONTAIGNEACHEVAL, le métier reste exceptionnel mais ses desservants souvent décevants ont été la cause principale de mon départ du paquebot EN il y a de cela quelques années.
Pour autant, beaucoup d'autres professions devraient exiger aussi de la chaleur humaine, de l'empathie et de la culture humaniste mais s'en passent également en fait fort bien.
D'où mon relativisme...
Ecrit par : utile baron | 25 octobre 2006
"antisémite et alors????????? dit Pendariès......" Du calme, mon ami!
Je suis un bourgeois rance maintenant? hé ben... Cioran je ne le fréquente pas personnellement, il est mort. Je parle de livres, moi, de style. Son nihilisme me plaît, c'est mon droit, non? Voulez-vous faire haro sur le moi social dissocié du moi de l'écrivain?... Maintenant il y a du délit de lectures... Je suis déçu là Montaigneàcheval. Je ne fais pas l'apologie de l'antisémitisme en lisant Cioran et même si c'était Mein Kampf, ce n'est pas pour cela que je deviendrai ce sur quoi vous crachez... Gardez raison.
Ecrit par : Pendariès | 25 octobre 2006
Hi Thôt, le e ne peut pas être muet, à la fin de Une.
On dit un beau brin de fille, pas une belle brune. C'est d'ailleurs pour cela que les blondes en prennent plein la figure... Jalousie, que de crimes on commet en ton nom...
Imagine qu'en plus l'on se prenne à ajouter des e muets à tout bout de champ : "la branche de sapine est parsemée de... guirlandes de Noël" ! Boa constrictor sangsue, cela ne veut rien dire !
Montaigne, pas d'accord avec le costume de prof identique à la ville et à la scène. Les curés OK, les artistes ou assimilés à la limite, mais le coup de la start-up en tongues et chemisette, niet. A la rigueur, c'est le cas de le dire, en fac, mais pas à l'école. Amha
Ecrit par : D'Enguell | 25 octobre 2006
Penda, c'est le blog de Passou, il y en a de sévères là-bas. ;)
Ecrit par : D'Enguell | 25 octobre 2006
Sur la dissociation de l'ouvrage et de l'auteur, je suis d'accord avec PandaRiaitss (ou PandaRie ?).
Sinon une chose qu'à l'air intéressante : http://www.polemia.com/contenu.php?cat_id=36&iddoc=1342
Enfin pour le e muet, ça dépend des coins non ?
Ecrit par : PASsiSAGE | 25 octobre 2006
Bien d'accord avec Montaigne-sur-roncin quand il décrit une salle des profs; j'ai dernièrement parlé de la réécriture du décret de 50 qui est en cours et qui stipule qu'il n'y aura plus de poste à proprement parler, que ns serons tenus d'accepter ss sourciller des bouts de postes sur 3 établissements, et dans des communes différentes, l'enseignement de 2 disciplines... D'aucuns me diront que c'est déjà le cas pour des tzr, mais en le répandant comme norme obligée, ils sont tranquilles , on ne pourra plus râler... Et bien mes chers collègues continuaient de parler de PPRE, de la pluie qui a inondé des caves, et des chaussures de l'adjointe...
On a vraiment fait rentrer un tas de cons dans le secondaire et comme tout le monde le sait, et qu'on ne peut le nier, on aligne maintenant tout le monde sur cette médiocrité.
Je n'ai jamais vu un corps de métier se faire tondre la laine sur le dos aussi facilement que le corps des profs;
Autre chose qui m'épate c'est la satisfaction affichée des profs qui enseignent "traditionnellement" pour faire vite. Ce que je fais aussi et depuis toujours, mais c'est loin d'être satisfaisant. Que les parents se le disent, cela ne SUFFIT pas. On ne fait que colmater des brèches. Alors quand verra-t-on les parents soutenir ouvertement et publiquement les profs qui demandent plus d'heures, plus d'heures et encore plus d'heures pour les élèves?
La semi-béatitude qui règne sous prétexte que ce ministre a "rétabli" la méthode syllabique m'agace passablement. C'est bien, soit. Mais pendant que tout le monde s'occupe de cela et ça occupe visiblement, il continue de défoncer le reste du système scolaire, en toute tranquillité. Les parents, les instits et les profs ont leur hochet, ils s'écharpent sur la lecture. Mais quand on sait que les élèves , même ceux qui ont appris ou vont apprendre avec la bonne méthode de lecture, vont se retrouver face à des enseignants qui donnent 1 ou 2 rédactions par an, pratiquement pas de dictée, que de la lecture de litt. de jeunesse( et plus ça ira, plus on ne trouvera que ça comme enseignants; qu'ils auront un prof de latin qui ne pratique qu'une grammaire évasive, et qui se vautrera dans le bla-bla civilisationnel au point que pratiquement tous les élèves de 3èmes sont incapables de traduire seuls quques lignes simples de latin; qu'ils auront 3 heures de langue par semaine au collège, et 2 heures au lycée et je ne parle pas des maths, il y en a qui font cela mieux que moi. Alors, ils auront appris à lire correctement certes, bon et alors? Les parents qui "font l'école " à la maison, vous croyez que vous arriverez à tout faire encore, dans toutes les matières, at home?
Je pense que la focalisation sur ces méthodes de lecture finit par arranger bigrement le ministère en lui laissant les mains libres pour la curée finale. La méthode syllabique, oui bien sûr, mais APRES?
Ecrit par : elisabeth.botte | 25 octobre 2006
Au risque de me prendre l' "appréciation" : "hors-sujet" : En réponse à Emma qui se pose des questions sur la méthode de lecture employée par l’enseignante de son enfant, un « petit » historique des trente dernières années.
Lorsque je suis entrée à l’éducation nationale, en 1975, les formateurs nous parlaient des deux méthodes employées à l’époque dans les classes : les méthodes mixtes et la méthode naturelle de lecture initiée par le mouvement Freinet (ICEM)... Ils évoquaient aussi des méthodes qui avaient eu cours dans les siècles ou les décennies passés (méthode synthétique, dite aussi syllabique et méthode globale, inspirée par un médecin belge, nommé Decroly).
Les méthodes mixtes en vogue à l’époque (« Rémi et Colette » chez Magnard, « Daniel et Valérie » chez Nathan, « Poucet et l’écureuil », chez MDI, « Mico, mon petit ours » chez Istra) étaient déjà un peu « ringardisées » mais avaient encore très majoritairement (surtout Daniel et Valérie) les faveurs des instituteurs de l’époque. Ces méthodes se caractérisaient toutes par un très court départ global : les prénoms des héros de la méthode, papa, maman, quelques verbes conjugués au présent à la troisième personne du singulier très courants (joue, dîne, a, est, donne,...), accompagnés dès la première leçon d’une analyse d’au moins un mot en syllabes et de l’ « apprentissage » d’une voyelle (i, o le plus souvent). Cette structure se poursuivait tout au long des deux livrets composant la méthode, conçus selon les auteurs pour chacun des deux premiers trimestres du CP, passant en revue toutes les lettres puis tous les "sons" l’un après l’autre et réinvestissant ces acquis d’une leçon à l’autre, le troisième trimestre étant consacré à ce que l’on appelait alors la « lecture courante ». De nombreux « premiers livres de lecture courante » étaient édités pour cette dernière partie de l’année de CP (Le château de Pompon, Les premières histoires de Daniel et Valérie, Le livre des bêtes, etc.). Ces livres de lecture courante amenaient peu à peu les enfants à lire des textes longs (le plus souvent, des contes traditionnels) et reprenaient un à un, sous forme d’apprentissage de l’orthographe lexicale, ce que l’on appelait encore les « sons » de la langue française écrite.
La méthode naturelle de Célestin Freinet, que l’on nous conseillait car plus créative et moins réductrice, partait de textes rédigés en classe à partir des séances d’ « élocution ». L’instituteur faisait parler les enfants sur un sujet les concernant puis dégageait avec eux une phrase simple qu’il écrivait au tableau. Les enfants la recopiaient à la main et à l’aide de caractères d’imprimerie (imprimerie Freinet ou machine à écrire) puis ils l’illustraient. Cette phrase était affichée en classe et, le plus souvent, reprise le lendemain pour une analyse en mots. Ces mots étaient réutilisés pour la lecture d’autres phrases (un petit exemple, peut être, car ce n’est pas très clair... Premier jour, Phrase 1 : « Aujourd’hui, c’est la rentrée. On est au CP. » Deuxième jour : Aujourd’hui, on est au CP. C’est la rentrée. Aujourd’hui, Untel est au CP. Etc.) Tous les deux ou trois jours, une nouvelle phrase était rédigée, petit à petit l’enseignant demandait aux enfants de repérer les mots déjà connus sur les textes précédents, il continuait à utiliser ce « stock de mots » dans des exercices de réinvestissement. Vers la fin du mois de septembre, les enfants disposaient d’un « capital de mots » appris globalement (environ une cinquantaine au maximum), l’enseignant commençait la découverte des lettres en suivant grosso modo la progression des livrets des méthodes mixtes en établissant des listes de mots contenant la même lettre ou le même graphème et en sollicitant la découverte du phonème. De la même façon qu’il avait poussé les élèves à retenir les mots acquis globalement, l’enseignant construisait alors des listes de mots nouveaux composés des phonèmes étudiés et les faisait déchiffrer à ses élèves. Dès le deuxième trimestre, les textes rédigés étaient souvent l’adaptation d’un texte d’enfant, et on y ajoutait des lectures de livres de la littérature enfantine adaptés aux capacités de déchiffrage de lecteurs débutants.
On nous présentait les deux autres méthodes (synthétique et globale) comme des outils obsolètes ayant montré leurs limites : la méthode syllabique n’était plus utilisée depuis une vingtaine d’années au moins, elle était ardue car le début de l’année n’encourageait pas les enfants faibles à s’intéresser à l’écrit puisque les phrases produites à l’aide des quelques lettres connues ne présentaient que très peu d’intérêt ( nini a nui à noé ; toto a bu le lolo ; mimi a bu...). Quant à la méthode du docteur Decroly, inventée pour des enfants sourds et donc dans l’impossibilité physique de découvrir par eux-mêmes la correspondance graphèmes/phonèmes, elle ne présentait pas les critères de rapidité nécessaires au « bouclage » de l’apprentissage de la lecture au cours de l’année de CP et était donc fortement déconseillée.
On commençait aussi à dire qu’il fallait interdire aux parents d’apprendre les lettres à leurs enfants car cela perturbait le travail de découverte mis en place à partir du stock de mots appris globalement.
Les maisons d’édition scolaire ont alors réactualisé leurs méthodes de lecture, puisque Rémi, Colette, Valérie et tous leurs copains n’étaient plus en odeur de sainteté laïque dans les inspections académiques et ont surfé sur la vague des livres de langues du secondaire en adaptant leurs ouvrages à la mode de l’alphabet phonétique (« Lecture en fête » chez Hachette ; « Au fil des mots » chez Nathan). On n’apprenait plus d’abord les sons à une lettre, puis ceux à deux lettres, puis à trois ; on rallongeait un peu la période globale, le stock de mots à connaître était un peu plus important de façon à pouvoir, après les vacances de Toussaint proposer des tableaux du style [o] = o, au, eau (et même pour certains ot, op, aud, etc.). La période de déchiffrage de mots nouveaux grâce aux acquis a encore reculé et s’est mise à débuter courant décembre ou début janvier... On a aussi commencé à entendre parler d’illettrisme et du danger du redoublement du CP...
Dès les années 80, le discours s’est accentué : l’important, c’était le sens. Les adultes bons lecteurs ne déchiffrant pas, il était dangereux d’apprendre aux enfants à ânonner, les plus faibles risquant de rester à ce stade... C’était l’époque Foucambert, Charmeux... On nous a réunis pour nous expliquer tout un fatras de trucs plus ou moins « élucubrants » du style « apprendre à lire à un enfant avec Rémi et Colette, c’est le rendre raciste », « alphabétisé ne veut pas dire lecturisé », « les vrais lecteurs traitent les mots comme des idéogrammes et n’utilisent pas les lettres », « l’apprentissage des lettres pénalise l’enfant pour l’acquisition de l’orthographe », etc.
Les maisons d’éditions étaient bien ennuyées, surtout qu’étaient privilégiés les « écrits fonctionnels » (recettes de cuisine, publicités, catalogues, annuaires, notices de montage) supposés être plus motivants pour les bambins de 6 ans que les aventures de Julien, Sophie, Pierre, Magali et les autres...
On entendait de plus en plus parler d’illettrisme, d’échec en lecture et des solutions à apporter... Nos formateurs nous parlaient du conflit socio cognitif qui permet aux enfants de confronter leurs représentations et de construire leur savoir-lire dans une situation interactive, du danger d’apprendre qui déstabilise d’autant plus l’enfant s’il appartient à une catégorie sociale défavorisée. On les a écoutés ou lus nous expliquer que l’apprentissage de la lecture devait s’étaler sur trois ans voire même sur douze, voire même qu’en fait on apprenait à lire toute sa vie. Nos ministres les uns après les autres ont fait concocter des « plans nationaux contre l’illettrisme ».
Les maisons d’édition sont enfin retombées sur leurs pattes quand l’un de ces grands messieurs a décrété que l’échec en lecture venait d’un défaut de fréquentation du « Livre » (ah non, pas la Bible, ni le Coran..., l’objet tout simplement, le truc avec des morceaux de papiers rangés les uns derrière les autres recouverts de gribouillis noirs). Si les enfants de prolo (ça ne s’appelait plus comme ça, mais je suis vieille alors je parle comme autrefois) n’apprenaient pas à lire (« pas », pas « plus », il était admis que les enfants de prolo, depuis 1881, n’avaient jamais appris à lire ), c’est parce qu’ils ne fréquentaient pas assez précocement l’Objet – Livre, donc BCD à tous les étages, « apprentissage de la lecture à partir de l’album » dès la petite section de maternelle (Ecole des Loisirs, 25 albums pour équiper une classe pour chacune des 5 périodes de l’année scolaire, pas ou très peu de conscience phonémique, beaucoup de travail sur le type d’écrit, la fréquentation aléatoire d’un « fait grammatical »,etc. J’abrège mais je peux fournir plus de renseignements...), fréquentation obligatoire des « écrits vrais » dès le berceau (« On sait que les bébés se délectent de la musicalité d’un texte. L’opacité du sens ne freine en rien la jubilation de l’écoute. Car le plaisir est le premier sens à trouver dans la lecture. » M. Bonnafé, psychiatre et co-fondatrice d’ACCES – actions culturelles contre les exclusions et les ségrégations dans « Picoti » n° 171). De nouvelles méthodes de lecture ont vu le jour (Ribambelle, Abracadalire, Coucou Lilou, Grindelire...) qui proposaient environ 5 albums à étudier en classe (à multiplier par le nombre d’élèves de la classe) associés à deux cahiers d’activités, un ou deux livres du maître, deux livrets d’entraînement à la lecture et parfois même, un ou deux livres de fiches photocopiables (une vraie rente !). Quelques enseignants et parents commençaient à trouver que faire à ce point disparaître aux oubliettes le « code » devenait franchement débile, pour eux on édita Gafi ou Ratus qui associaient à des textes un peu longs (toujours cette quête du sens et de l’écrit vrai) un apprentissage systématique du code grapho-phonétique.
Ceci nous mène à aujourd’hui ou plutôt à avant-hier quand Môssieur le Ministre a soulevé le tollé...
Encore beaucoup de choses à dire (mes pratiques personnelles, la « lecture » en maternelle et ses conséquences, la formation des enseignants sur l’apprentissage de la lecture)... Je continue plus tard.
Ecrit par : catmano | 25 octobre 2006
Vous êtes juge et partie, Pierre-Henri. Un peu facile de dénoncer un media dès qu'il dit quelque chose qui vous déplaît.
J'ai effectivement pris beaucoup de plaisir à voir le canard dénoncer SOS éducation. J'en ai pris beaucoup à enfin lire également que la méthode globale n'existe plus, ce que tous les instituteurs savent pertinemment. Par contre, je n'ai jamais pensé ni écrit que tous les "anti-pédagogistes", -(qu'on puisse se définir avant tout comme "anti" me paraît un peu suspect, mais passons; c'est un autre débat) - étaient assimilables à l'association SOS éducation.
Je me suis, par contre, un peu emmêlé les pinceaux entre: "lire et écrire" et "SOS éducation". Il faut dire que le ton employé par certains des habitués de: "lire et écrire" n'est pas toujours très défendable, (toto nous le confirme une fois de plus).
Bonne fin de journée à tous, et bonnes vacances.
Ecrit par : christophe sibille | 25 octobre 2006
"Je me suis, par contre, un peu emmêlé les pinceaux entre: "lire et écrire" et "SOS éducation". "
N'essayez pas de vous en tirer avec ce genre de pirouette. Guillaume, Sionac'h, et toto ont été clairement assimilés à des fachos. Vous pratiquez l'amalgame de manière éhontée. Vous nous refaites le coup de la sainte nitouche comme sur lire-écrire.
"Il faut dire que le ton employé par certains des habitués de: "lire et écrire" n'est pas toujours très défendable."
Il est en fait très défendable quand on voit de quelles méthodes vous usez de façon toute hypocrite.
"J'en ai pris beaucoup à enfin lire également que la méthode globale n'existe plus, ce que tous les instituteurs savent pertinemment"
Combien d'enfants arrivent à lire grâce à de tels soutiens scolaires ou à un suivi othophonique (où l'on se contente bien souvent de reprendre une vieille syllabique pour faire ce qui n'a pas été appris en classe) ?
Cela me fait penser aux parents que j'ai reçus la semaine dernière. Ils ont un fils qui écrit "curient" à la place de "curieux" ou "voidre" à la place de "moindre" dans la dictée de ce matin. (Mes CM1 ont appris avec une méthode mixte, bonjour les dégâts ! C'est du même tonneau)
Les parents m'ont raconté qu'ils étaient allés voir un orthophoniste au bout de six mois de C.P devant les difficultés observées. Que leur a-t-il dit ? Tout simplement que leur enfant n'avait pas appris à lire et l'orthophoniste de le reprendre avec...une méthode Boscher. Bref, six mois perdus, de mauvaises habitudes prises et d'inévitables et tenaces lacunes. L'orthophoniste ne chômait pas du reste puisqu'il leur a dit qu'il avait ..80 gamins dans la même situation.
Mais ils rentrent sans doute dans les statistiques à la fin de l'année, comme notre petit voisin dont la mère faisait du Léo-Léa à la maison.
Mais à part cela la méthode globale n'existe plus...
Ecrit par : Guillaume | 25 octobre 2006
Bonjour à tous,
Brillantissime Catmano , voilà qui remettra les point sur les i de certains! Merci, surtout que ce soir, j'ai envie de pleurer après une séance GS avec mon fils. Séance dans laquelle il lui est demandé, d'entourer, dans un petit texte de trois phrases simples, les mots listés dans l'énoncé (si c'est pas de la globale Sieur Sibille je me fait nonne...enfin ,juste quelques minutes car à vrai dire je ne voudrais pas rancir dans un couvent)
« les vrais lecteurs traitent les mots comme des idéogrammes et n’utilisent pas les lettres » propos rapportés par Catmano:
j'ai demandé l'avis de mes deux aînées qui apprennent le chinois . Elles ont trouvé que ceux qui disaient cela avaient du oublier comment ils avaient appris à lire! et que, en tant qu'enfants , elles n'ont pas l'esprit aussi compliqué car ayant appris à lire avec une méthode syllabique, elles trouvent que c'est quand même plus simple que d'apprendre des centaines d'idéogrammes (elles savent de quoi elles parlent).Surtout qu'un mot ne peut pas être un idéogramme dans lequel on retrouve des clés qui permettent de les déchiffrer. Je viens aussi d'interroger l'étudiant chinois dont nous sommes la famille d'accueil ,durant le we et les vacances scolaires, sur ce qu'il pensait de la difficulté à apprendre à lire et écrire le français. Il m'a expliqué qu'apprendre à lire était le plus facile car il y avait un alphabet en français (en Chine l'apprentissage de la lecture et l'écriture de la langue s'étale, à juste raison, sur plusieurs années)... Par ailleurs , c'est un peu hors sujet mais cela re-posera la question de l'apprentissage des langues dans notre beau pays, il nous a expliqué qu'il avait appris le français à raison d'un stage de 500h à l'université, réparties sur 5 mois! Il parle un français remarquable et suit les cours de MPSI d' une prépa classée dans le top five...Il arrive à suivre les cours portant sur "un amour de Swann"(même s'il dit qu' ils ont été un peu adapté pour les locuteurs chinois)!!! 500h de grammaire , d'orthographe , liste de vocabulaire à apprendre par cœur (là j'oublie pas le e dans l'o) et de prononciation! les spécialistes du FLE apprécieront, je pense, ce que cela représente.
Ah non Montaigne à cheval, il faut pas que JPB ferme le blog!Mais je comprends qu'aujourd'hui vous écumiez plus que votre monture et que ce ne soit pas Rossinante que vous montiez car franchement certains propos méritent qu'on s'emballe tout en gardant pieds à l'étrier mais pour mieux étriller l'adversaire! joutons de verve !
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 25 octobre 2006
Catmano, toujours aussi impeccable dans ce style inimitale qui brasse l'autobiographie et l'érudition la plus stricte. Bravo.
Guillaume, il en est de la méthode globale comme du meilleur des mondes de Pangloss. Tout va pour le mieux — sauf que tout va mal. Qui écrira enfin Candide chez les Pédagogues ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 octobre 2006
Allez, Guillaume! Ne nous la jouez pas mauvais perdant! Je ne joue pas les Sainte-Nitouche. Je reconnais simplement mes torts quand j'en ai. Et si vous acceptez la façon dont toto s'exprime, grand bien vous face. Moi, non. Et je ne suis apparemment pas le seul.
Ecrit par : christophe sibille | 25 octobre 2006
Petite parenthèse d'instit.
grand bien vous face (de...?)
Grand bien vous fasse
Ensuite..
Si le langage de Toto est cru, c'est qu'il est un parent d'élève, il parle avec ses tripes. Cela n'excuse pas tout mais permet de comprendre la colère.
Vous n'avez rien reconnu du tout comme d'habitude. Vous avez fait un amalgame, vous ne voulez pas le reconnaître prétextant une confusion (c'est pas la première fois, la dernière c'était entre Lire-Ecrire et Fondapol, votre ficelle est usée).
Et maintenant, ce serait à moi de présenter des excuses pour les propos de Toto.
Je ne vous ai pas attaqué une seule fois depuis nous avions convenu de rester courtois et je lis cela en venant par hasard sur bonnet d'âne. Franchement...
Ecrit par : Guillaume | 25 octobre 2006
Quelqu'un a-t-il lu Hélène Bessette? Je viens de voir un article sur elle. Je ne connaissais pas du tout. C'est bien?
Ecrit par : elisabeth | 25 octobre 2006
JPB,
Ce serait navrant que vous arrêtiez ce blog.
Il est vrai que lorsque je lis certains commentaires je n'ai pas envie de poster. Parfois, ce blog dérape.
Il est dommage d'étaler ses connaissances littéraires, sa petite liste d'écrivains, Merieu and co, cela fait sourire, alors que le problème essentiel est l'instruction qui n'est plus transmise.
Alors chacun se devant de respecter toutes les différences de pensées, il me semble que l'on devrait plus parler de l'élève et de la fraude incroyable dont il est victime, car si l'on se retouve ici, c'est surtout pour un point commun : l'instruction.
Quelques exemples, école publique francaise à l'étranger.
Dernièrement une maman me posait la question suivante :
Est-ce normal qu'à lécole Publique Francaise, l'on fasse des dictées phonétiques ? "la méson"....... GRRRRRRR
La numération est apprise de la facon suivante :
Hyéroglyphes égyptiens. Donc l'enfant doit dessiner tous les symboles, puis les transcrire en chiffres, et ensuite faire des opérations avec ces symboles.
Pourquoi faire simple, lorsque l'on peut faire compliquer.
Dans la classe de mon fils :
Cours de musique : 3 paragraphes :
1 en anglais (constatez ci-dessous l'écrit!!!!)
1 en espagnol (sans fautes)
1 en francais (avec des fautes, je ne l'écris pas, cela serait trop long)
Celui en anglais :
PLIZ TEIK KER OV THA TRIZ
PLIZ TEIK KER OV THA MAUNTENZ AND THA BIZ
DON'T THROW TRASH EVRIWER
BICOZ THA WORLD IZ AWURS FOR AS TH SHER
WI WANT TO CLAIM THE MAUNTENZ
AND PLEI IN THA FORESTS
SWIM IN THA RIVERS
AND PLEI IN THI OSHANS
AS CHILDREN OV THA WORLD WI SEI
PLIZ TEIK KER OV THA WORLD TUDEI
Ce qui donne après traduction de ma part :
PLEASE TAKE CARE OF THE TREES
PLEASE TAKE CARE OF THE MOUNTAINS AND THE BEES
DON'T THROW TRASH EVERYWHERE
BECAUSE THE WORLD IS OURS FOR AS TO SHARE
WE WANT TO CLAIM THE MOUNTAINS
AND PLAY IN THE FORESTS
SWIM IN THE RIVERS AND PLAY IN THE OCEANS
AS CHILDREN OF THE WORLD WE SAY
PLEASE TAKE CARE OF THAT WORLD TODAY
Après une colère justifiée auprès de l'école, on m'a tout simplement demandé ma traduction. On peut vraiment se poser la question : Mais à quoi servent-ils ces enseignants ?
Non seulement, les cours de francais sont d'une légéreté inouie et remplis de fautes d'orthographe, mais en plus, on se permet de faire de même avec les autres langues.
Dans cet établissement, la lecture globale est toujours au RDV.
Evaluations de CE2 et 6e catastrophiques.
La directrice du primaire vient d'annoncer que les devoirs (lecture, poésies..) sont interdits à la maison.
Comment vont faire les enfants en passant en 6e ?
Jamais de lecons auparavent!
Alors, les professeurs s'étonnent ensuite que beaucoup de parents prennent le relai et enseignent à leur place.
Mais, on n'a pas le choix. Chaque après-midi, je fais apprendre à mon fils, ce que l'on enseigne plus. Et après on pourra dire que l'école prône l'égalité. L'inégalité, c'est elle qui la construit, en posant un bonnet d'âne invisible sur la tête de chaque petit innocent qui entre dans ces murs.
L'agonie de l'école francaise n'est pas qu'un problème national, il est igual à l'internationale.
Pour ce qui est de SOS Education. Je ne suis pas d'accord avec ce que beaucoup en pense ici.
Cette association a au moins le mérite d'exister et d'alerter.
C'est souvent les petites rivières qui font de grands fleuves.
Gilles de Robien a jeté un tout petit galet dans la mare avec la lecture, mais je souhaite de tout coeur, qu'il exige fermement et clairement, que l'instruction soit totalement revue et appliquée. Et qu'il vire tous ces manipulateurs de la pensée unique.
Et je suis d'accord avec MONTAIGNEACHEVAL; en ce qui concerne les cloportes et ce métier exceptionnel qu'est enseigner. Ce monsieur au moins ne fait pas d'amalgame.
Cordialement.
Ecrit par : Carole | 25 octobre 2006
c'est pas la première fois
ce n'est pas la première fois
Ecrit par : Guillaume | 25 octobre 2006
Où avez-vous vu que je vous demandais des excuses sur les propos de toto? Auriez-vous vous-même appris à lire avec la méthode globale? (la vraie, l'idéovisuelle?)
Vous n'avez quasiment jamais pu être courtois, en tous cas avec quelqu'un qui ne défend pas votre thèse. On a vraiment l'impression qu'être agressif verbalement est indépendant de votre volonté. Mais ce n'est pas très grave.
Ecrit par : christophe sibille | 25 octobre 2006
Entendons-nous sur les termes, Christophe.
Ce qui n'est existe plus, c'est la méthode globale pure. Mais ce qui existe toujours, pour le plus grand désespoir des parents - j'en ai eu encore quatre témoignages la semaine dernière en recevant des parents d'élèves qui m'en ont parlé d'eux-mêmes sans que je les amène sur le sujet parce que , visiblement, c'était un souci pour eux, c'est le "départ" global en lecture, départ qui peut d'ailleurs se prolonger jusqu'en décembre et au-delà. Vous savez très bien que si l'enfant continuait à nager en lecture au bout de quelques mois, on recommandait jusqu'ici aux parents de "consulter", et que ce qui n'était qu'un problème de méthode pédagogique devenait ainsi un problème "médical". C'est ce désarroi des parents qui a amené Marc Le Bris à écrire le livre que vous savez. Vous pensez que Marc Le Bris a rêvé?
A propos d'"anti-pédagos": personne ne "se définit avant tout comme "anti". "Anti" signifie simplement qu'effectivement nous sommes opposés aux méthodes des "pédagogistes" (en gros celles qu'affectionnent les disciples de Meirieu). Nous ne voulons plus que les élèves fassent les frais d'une obstination idéologique à démarrer la lecture par un départ global, nous ne voulons plus non plus de la "séquence didactique", parce que nous considérons que c'est un obstacle à l'acquisition des connaissances.
Mais vous avez raison, Elisabeth. Il se passe des choses bien plus graves que les problèmes de méthode de lecture. Les rapports d'audit sur les collèges et sur le lycée publiés par Bercy la semaine dernière laissent entrevoir ce qui risque d'arriver si par exemple l'Appel pour la refondation de l'école, dernière action "unitaire" avant les élections, ne marque pas clairement, par une adhésion massive, notre volonté de préserver la spécificité résolument "culturelle" de notre système éducatif. Par exemple, l'"assouplissement de la grille hebdomadaire des disciplines"...
La Société des agrégés, que vous connaissez bien, a réagi immédiatement par une lettre ouverte à Gilles de Robien.
Ecrit par : Jean | 25 octobre 2006
Carole, les métiers exceptionnels ne sont pas traités comme cela. Le métier d'enseignant est en train de devenir un petit boulot banal, indifférencié,mal payé, et qui ne recrutera que les pires des étudiants. L'élite estudiantine actuelle, où croyez-vous qu'elle parte? Pas dans l'enseignement... Et on la comprend...
Alors, qu'on arrête de nous bassiner avec ça. Le plus beau métier du monde, avant, oui, sans doute...
Ecrit par : elisabeth | 25 octobre 2006
Merci, JPB. Ca fait toujours plaisir de lire un petit compliment de la part de l'initiateur de ce blog. La suite (la "lecture" en maternelle) dès que j'ai une grosse demi-heure... Merci à Patricia aussi.
Ecrit par : catmano | 25 octobre 2006
Désolée Elisabeth,
je pense qu'il existe encore des enseignants exceptionnels.
Ce sont les chercheurs et pédagogues "que de nom" qui on rendu ce métier minable. Ils ont réussi avec leurs méthodes douteuses à anesthésier le cerveau des insti. d'IUFM. Avec la complicité des syndicats (bien au chaud), il n'y a qu'à discuter avec des enseignants qui ont la Carte SNES, c'est pitoyable.
J'ai eu des enseignants exceptionnels, et les plus rigoureux, sont encore dans ma mémoire.
Je ne fais pas partie de cette corporation étriquée d'esprit, pas tous, je le précise, mais il faut reconnaître que tous ne sont pas à jeter en pature.
Vivant à l'étranger, je peux vous affirmer que l'élite etudiante, n'a pas attendu ces dernières années, pour aller voir ce qui se passe ailleurs.
Et que nous parents, n'avons pas attendons que l'E.N. les oreinte. C'est nous qui avons orienter nos enfants. Il ne faut pas rêver!
Ecrit par : Carole | 25 octobre 2006
Mais Carole, je n'ai jamais dit qu'il n'y avait pas d'enseignants exceptionnels. J'ai répondu au fait que vous disiez que le métier d'enseigner, je vous cite, était exceptionnel. Il y a quand même une nuance. Admettez-le.
Pour Jean, qui semble me connaître mieux que je ne le connais, je n'ai jamais dit qu'il y avait plus grave que la méthode de lecture mais ce que je voulais dire, c'est qu'il ne fallait pas que le "combat" pour la méthode de lecture, qui est justifié et fondamental, ne cache les autres à mener.
On s'occupe du primaire et c'est par là qu'il faut commencer, bien sûr, mais après on passe à la fac directement, et entre les deux, pour l'instant ,on en entend parler uniquement pour les faits divers... Mais le ministère s'en occupe, lui...
Ecrit par : elisabeth | 25 octobre 2006
Dans les milieux d'enseignants conscients, ça fait des années qu'on déconseille aux enfants cette voie... Si vous saviez comment Catmano a du se battre pour être instit... Quant à mon jeune frère qui eut aimé être professeur de Francais-Latin-Grec, il a fait polytechnique.
Merci pour ton super post Cat, ça m'a rappellé ce que tu me racontais quand on gardait tes chèvres sur Colombier ou au col de Brusse... Nostalgie!
Ecrit par : dobolino | 25 octobre 2006
Guillaume, si vous avez deux sous de jugeote ou, plus exactement, ne soyons pas injuste, si votre haine viscérale pour ceux qui n'embrassent pas votre vérité ne vous aveugle pas à ce point, expliquez-moi donc quel intérêt aurais-je eu à commettre volontairement cette confusion? Je n'ai pas cherché, par ailleurs, à l'excuser. Je l'ai simplement expliquée. Le ton haineux et insultant qui règne sur beaucoup de messages postés par ses thuriféraires, ainsi que la censure qu'y exerce Gilbert Sibieude s'apparentent à une certaine forme de totalitarisme, et je pèse mes mots. Mais si vous avez une autre explication, je suis preneur!
Ecrit par : christophe sibille | 25 octobre 2006
Elisabeth,
Nous sommes bien d'accord!
Alors, dans cette avalanches de déconvenues, acceptez que nous nous repaissions un instant de cette "semi-béatitude". Car tout de même, avoir eu la peau d'une méthode de lecture imbécile , ce n'est pas rien (merci à Marc et à Rachel!). Mais je crois aussi qu'il ne faut pas laisser se développer la contre-offensive des "globalistes" sans réagir, et qu'il faut continuer à consacrer à cette question un peu de temps.
A propos du latin, ce que vous dites est très juste. Là aussi, les "séquences" ont fait leur oeuvre. J'ai repris pour ma part en 4ème le vieux Gérald Bloch Classe de 6ème de.... 1962!
Limpide et progressif. Un vrai plaisir pour les élèves. De la "pédagogie", quoi!
Ecrit par : Jean | 25 octobre 2006
"antisémite et alors????????? dit Pendariès......" Du calme, mon ami!
Je suis un bourgeois rance maintenant? hé ben... Cioran je ne le fréquente pas personnellement, il est mort. Je parle de livres, moi, de style. Son nihilisme me plaît, c'est mon droit, non? Voulez-vous faire haro sur le moi social dissocié du moi de l'écrivain?... Maintenant il y a du délit de lectures... Je suis déçu là Montaigneàcheval. Je ne fais pas l'apologie de l'antisémitisme en lisant Cioran et même si c'était Mein Kampf, ce n'est pas pour cela que je deviendrai ce sur quoi vous crachez... Gardez raison.
Ecrit par : Pendariès | 25 octobre 2006
Vous commencez à me plaire, Pendariès, vous me faites penser à Chérubin:
"Non so più cosa son' cosa faccio !"
Comme disait la mémé de ma copine quand nous étions gamines, "il faut bien que jeunesse se passe!"
Ecrit par : dobolino | 25 octobre 2006
Je cite MONTAIGNEACHEVAL : une petite remarque sur Cioran......moi je l'aime pas....et pour cause, vu mon patronyme...a-t-on vu plus antisémite que cet animal??? qu'il soit de droite ne me dérabnge aucunement. Péguy l'était....
Que la Droite ait voulu récupéré Peguy ne fait aucun doute mais affirmer péremptoirement comme vous le faites que Péguy était de droite est une contre-vérité.
Il n"était ni de droite ni de gauche et réciproquement!
Ecrit par : merlemoqueur | 25 octobre 2006
Mais je crois aussi qu'il ne faut pas laisser se développer la contre-offensive des "globalistes" sans réagir, et qu'il faut continuer à consacrer à cette question un peu de temps.
Ecrit par : Jean | 25 octobre 2006
Sincères remerciements pour les guillemets.
Ecrit par : christophe sibille | 25 octobre 2006
Bon, il faut que j'intervienne là, on me sonne, on me précipite, on me diligente pour défendre ce malheureux Emil Cioranescu qui fleurerait bon la bourgeoisie rance, l'antisémitisme, le fascisme et pourquoi pas le sloggy douteux de ma formatrice IUFM tant que nous y sommes hein?
Bon avant tout les bourgeois c'est vous c'est nous ok?
J'ai toujours detesté l'emploi du terme "bourgeois" à des fins péjoratives, ça ne veut rien dire et cela sent le réchauffé à plein nez, quitte à paraphraser je ne sais plus qui nous sommes tous les bourgeois de quelqu'un à commencer par mon voisin qui s'est fait construire une piscine le salaud! Ordure bourgeoise qui passe Noël en famille et part au ski en février, heureusement que les redresseurs de torts de ce salon auront ta peau!
Y'a qu'en France à ma connaissance où le mot bourgeois est aussi dégueulassement connoté, je n'ai pas souvenir d'avoir entendu ce genre d'insulte en Angleterre, en Roumanie, Hongrie ou en Thaïlande tiens...
A quoi aspirons-nous? A un minimum de confort, une voiture qui démarre tous les matins (he oui je ne suis pas un bobo parisien moi, je ne fais pas du roller avec Delanoe), une télé, peut-être un écran plat et un I-pode et des vacances ensoleillées... Tout ce que je viens d'énumérer ne fait-il pas déjà partie d'un certain état d'esprit "bourgeois"? Les élèves de LEP que j'ai en face de moi n'ont rien de tout cela, je me rappelle d'un père de famille venu me voir lors d'une réunion parents-prof à vélo car on lui avait saisi sa bagnole! Pour nos élèves les bourgeois c'est nous, bourgeois nous le sommes par notre petit confort de vie mais aussi par notre culture que certains ici ressortent à loisir et en VO s'il vous plaît! Ici y'a des profs qui causent italien, d'autres anglais ou roumain et ça cite des écrivains abonnés aux étals des bouquinistes et ça parle philosophie kighize et ça pérore et.... Bourgeois va!
Je me répète nous sommes des bourgeois, même moi dans mon appartement pourave devant mes sites de cul je suis un bourgeois! De part ma culture, de part mon éducation, mes aspirartions et ma façon de parler, tout me différencie de mes élèves et de leurs parents!
Bon bien-sûr vous votez à gauche, certains ici-même se posent la question du choix cornelien entre Fabius ou DSK, d'autres militent à ATTAC où entre bourgeois ils vont refaire la vie des sans-terre et des parias mmmm j'aime!
Je vais être très clair, si je ne fréquente pas assidûment ce forum c'est à cause d'un certain malaise ressenti à la lecture de nombreux commentaires où vous étalez copieusement votre culture mais aussi votre pédigrée et vos origines.
Un tel a fait l'ENS, un autre a eu un papa conseiller ministeriel, une autre a lu Hesse a 14 ans et j'en passe sans parler de votre histoire faite de persécutions, d'holocauste ou de républicains espagnols...
Je suis quoi moi ici? Un fils de fonctionnaires des PTT 100% haram, 100% pur porc, croisement d'Aveyronnais matois et de Picards confit dans le vin....
A 16 ans je regardais encore le club Dorothée en me tirlipotant devant les vieilles revues de cul de mon père dénichées grâce à une clef magique, je n'avais guère lu que les bouquins imposés par nos professeurs et je me rappelle avoir été bien incapable de terminer la Mare au diable de la vache Sand...
Ma culture je l'ai acquise après, tout seul comme un grand et je n'en rougis point aujourd'hui.
L'un de mes premiers émois littéraires ce fut justement le père Cioran qui me le provoqua, je ne parlais pas encore roumain mais la vision de son pays natal me donna fort envie de le découvrir plus avant.
La lecture de Cioran c'est un peu comme un gâteau au moka, au début c'est fin, précieux, raffiné mais au bout de deux, trois parts on se sent lourd, le foie travaille et il nous fait vider tout un flacon d'hepatoum pour que ça puisse passer....
J'étais sûr ici qu'on me ressortirait le brillant bouquin de la mère Lavastine, j'en avais déjà parlé ici et je vous en avais même conseillé la lecture (mais comme vous êtes des bourgeois de la culture vous l'aviez déjà lu évidemment).
Son problème à maman Lavastine c'est qu'elle adopte le travers de nombre d'intellos français à savoir la traque aux fachos.... Le grand spécialiste en la matière c'est Didier Daeninkx dit Dédé la fiche mais il y'en a d'autres. P.S par exemple, courageux littérateur spécialiste de Casanova, des partouzes, de la philosophie kristevienne et du fume-cigarette est un professionnel de la traque aux fachos pour mieux les réhabiliter ensuite (cf son célèbre papier dans le JDD sur Paul Morand). Je me rappelle d'un article sur Bernanos qui portait le titre suivant: "peut-on lire la grande peur des bien-pensants"?
Pourquoi? Parce que Bernanos a dit qu'Hitler avait deshonoré l'antisemitisme? Parce qu'il ne désavoua jamais tonton Drumont et sa "France juive"? Mais je vous emmerde je lis ce que je veux!
Bernanos, comme Cioran, est au contraire un splendide exemple de donquichottisme, seul contre tous il étripe les fachos comme les cocos, stigmatise l'anti-France tout en étrillant l'Action française. Cioran est de la trempe d'un Bernanos ou d'un Bloy, il excellait dans l'imprécation, l'essai et la saillie pessimiste et ses errements ne doivent en rien en faire un auteur maudit! Par pitié ne me le mettez pas au même niveau que Rebatet ou Brasillach (excellents d'ailleurs) hou la j'avoue que j'ai lu Brasillach, je sens que je vais devoir passer sous les fourches caudines des grands inquisiteurs.
La bourgeoisie rance ne lit pas Cioran, elle lit "le voyage d'Ulysse" et couine, à l'unisson de la gauche rose-verte-brune: "tiens encore un youpin à la télé, ils sont vraiment forts ces juifs"!
PS: FAITES UN GESTE POUR MARC EDOUARD NABE, LISEZ SES BOUQUINS C EST TOUJOURS MIEUX QUE LA MERE ANGOT ( à laquelle me fait de plus en plus penser Catmano hur hur hur)
Ca alors , je parle de Juifs et aussitôt après j'y associe le nom de Nabe.... Etrange... Pauvre Nabe!
Ecrit par : pantocrator | 25 octobre 2006
Bon, il faut que j'intervienne là, on me sonne, on me précipite, on me diligente pour défendre ce malheureux Emil Cioranescu qui fleurerait bon la bourgeoisie rance, l'antisémitisme, le fascisme et pourquoi pas le sloggy douteux de ma formatrice IUFM tant que nous y sommes hein?
Bon avant tout les bourgeois c'est vous c'est nous ok?
J'ai toujours detesté l'emploi du terme "bourgeois" à des fins péjoratives, ça ne veut rien dire et cela sent le réchauffé à plein nez, quitte à paraphraser je ne sais plus qui nous sommes tous les bourgeois de quelqu'un à commencer par mon voisin qui s'est fait construire une piscine le salaud! Ordure bourgeoise qui passe Noël en famille et part au ski en février, heureusement que les redresseurs de torts de ce salon auront ta peau!
Y'a qu'en France à ma connaissance où le mot bourgeois est aussi dégueulassement connoté, je n'ai pas souvenir d'avoir entendu ce genre d'insulte en Angleterre, en Roumanie, Hongrie ou en Thaïlande tiens...
A quoi aspirons-nous? A un minimum de confort, une voiture qui démarre tous les matins (he oui je ne suis pas un bobo parisien moi, je ne fais pas du roller avec Delanoe), une télé, peut-être un écran plat et un I-pode et des vacances ensoleillées... Tout ce que je viens d'énumérer ne fait-il pas déjà partie d'un certain état d'esprit "bourgeois"? Les élèves de LEP que j'ai en face de moi n'ont rien de tout cela, je me rappelle d'un père de famille venu me voir lors d'une réunion parents-prof à vélo car on lui avait saisi sa bagnole! Pour nos élèves les bourgeois c'est nous, bourgeois nous le sommes par notre petit confort de vie mais aussi par notre culture que certains ici ressortent à loisir et en VO s'il vous plaît! Ici y'a des profs qui causent italien, d'autres anglais ou roumain et ça cite des écrivains abonnés aux étals des bouquinistes et ça parle philosophie kighize et ça pérore et.... Bourgeois va!
Je me répète nous sommes des bourgeois, même moi dans mon appartement pourave devant mes sites de cul je suis un bourgeois! De part ma culture, de part mon éducation, mes aspirartions et ma façon de parler, tout me différencie de mes élèves et de leurs parents!
Bon bien-sûr vous votez à gauche, certains ici-même se posent la question du choix cornelien entre Fabius ou DSK, d'autres militent à ATTAC où entre bourgeois ils vont refaire la vie des sans-terre et des parias mmmm j'aime!
Je vais être très clair, si je ne fréquente pas assidûment ce forum c'est à cause d'un certain malaise ressenti à la lecture de nombreux commentaires où vous étalez copieusement votre culture mais aussi votre pédigrée et vos origines.
Un tel a fait l'ENS, un autre a eu un papa conseiller ministeriel, une autre a lu Hesse a 14 ans et j'en passe sans parler de votre histoire faite de persécutions, d'holocauste ou de républicains espagnols...
Je suis quoi moi ici? Un fils de fonctionnaires des PTT 100% haram, 100% pur porc, croisement d'Aveyronnais matois et de Picards confit dans le vin....
A 16 ans je regardais encore le club Dorothée en me tirlipotant devant les vieilles revues de cul de mon père dénichées grâce à une clef magique, je n'avais guère lu que les bouquins imposés par nos professeurs et je me rappelle avoir été bien incapable de terminer la Mare au diable de la vache Sand...
Ma culture je l'ai acquise après, tout seul comme un grand et je n'en rougis point aujourd'hui.
L'un de mes premiers émois littéraires ce fut justement le père Cioran qui me le provoqua, je ne parlais pas encore roumain mais la vision de son pays natal me donna fort envie de le découvrir plus avant.
La lecture de Cioran c'est un peu comme un gâteau au moka, au début c'est fin, précieux, raffiné mais au bout de deux, trois parts on se sent lourd, le foie travaille et il nous fait vider tout un flacon d'hepatoum pour que ça puisse passer....
J'étais sûr ici qu'on me ressortirait le brillant bouquin de la mère Lavastine, j'en avais déjà parlé ici et je vous en avais même conseillé la lecture (mais comme vous êtes des bourgeois de la culture vous l'aviez déjà lu évidemment).
Son problème à maman Lavastine c'est qu'elle adopte le travers de nombre d'intellos français à savoir la traque aux fachos.... Le grand spécialiste en la matière c'est Didier Daeninkx dit Dédé la fiche mais il y'en a d'autres. P.S par exemple, courageux littérateur spécialiste de Casanova, des partouzes, de la philosophie kristevienne et du fume-cigarette est un professionnel de la traque aux fachos pour mieux les réhabiliter ensuite (cf son célèbre papier dans le JDD sur Paul Morand). Je me rappelle d'un article sur Bernanos qui portait le titre suivant: "peut-on lire la grande peur des bien-pensants"?
Pourquoi? Parce que Bernanos a dit qu'Hitler avait deshonoré l'antisemitisme? Parce qu'il ne désavoua jamais tonton Drumont et sa "France juive"? Mais je vous emmerde je lis ce que je veux!
Bernanos, comme Cioran, est au contraire un splendide exemple de donquichottisme, seul contre tous il étripe les fachos comme les cocos, stigmatise l'anti-France tout en étrillant l'Action française. Cioran est de la trempe d'un Bernanos ou d'un Bloy, il excellait dans l'imprécation, l'essai et la saillie pessimiste et ses errements ne doivent en rien en faire un auteur maudit! Par pitié ne me le mettez pas au même niveau que Rebatet ou Brasillach (excellents d'ailleurs) hou la j'avoue que j'ai lu Brasillach, je sens que je vais devoir passer sous les fourches caudines des grands inquisiteurs.
La bourgeoisie rance ne lit pas Cioran, elle lit "le voyage d'Ulysse" et couine, à l'unisson de la gauche rose-verte-brune: "tiens encore un youpin à la télé, ils sont vraiment forts ces juifs"!
PS: FAITES UN GESTE POUR MARC EDOUARD NABE, LISEZ SES BOUQUINS C EST TOUJOURS MIEUX QUE LA MERE ANGOT ( à laquelle me fait de plus en plus penser Catmano hur hur hur)
Ca alors , je parle de Juifs et aussitôt après j'y associe le nom de Nabe.... Etrange... Pauvre Nabe!
Ecrit par : pantocrator | 25 octobre 2006
Bon j'avais posté un commentaire assez long et offensif quant à "l'affaire Cioran" mais je ne peux pas l'envoyer, on me demande tout un tas de codes et j'en passe! Incompréhensible.
Ha Dobolino cite en italien, elle connait l'opéra, parle plusieurs langues, a une riche histoire et un beau pédigrée...; la bourgeoise de l'histoire c'est elle...
Je suis vener et faut pas me chercher bande de bourgeois!
Ecrit par : pantocrator | 25 octobre 2006
Tiens le commentaire est là, joie!!! Ivresse!!!
Salut les bourgeois cultureux, marre de vos citations et de votre éruditon classieuse! De toute façon l'OL a foutu une tannée à l'OM ça me suffit pour le restant du mois, bye bye les bourges, Catmano quelle culture, tu me ferais presque me dentir tout petit, pareil pour Montaigne, je vous jure qu'à force de fréquenter ce blog je finis par me sentir nul devant tant d'érudition.... Je vous ferais bien un petit topo sur la Roumanie de l'entre-deux guerres mais comme vous êtes sûrement incollables sur la question je préfère me taire, je me sentirais ridicule sinon.
Je vous aime...
PS: n'arrêtez pas ce blog même si des séides frontistes le noyautent depuis que la saillie MRAPophobe de JPB circule sur leurs sites. Mouloud Aounit en est réduit à porter plainte contre la terre entière grenouilles et perroquets compris...
PS2: JE REPETE FAITES UN BON GESTE, MARC EDOUARD NABE A FAIM ET FROID. L HIVER ARRIVE ET LES HUISSIERS AUSSI, ACHETEZ DONC SON DERNIER OPUS CE SERA TOUJOURS CA DE MOINS POUR YANN MOIX!
Ecrit par : pantocrator | 25 octobre 2006
"ainsi que la censure qu'y exerce Gilbert Sibieude s'apparentent à une certaine forme de totalitarisme, et je pèse mes mots"
Arrêtez un peu, vous en devenez grotesque. Vous avez pu débattre pendant des semaines, que dire des mois, avec votre compère Grandserre sur Lire-Ecrire en toute liberté comme vous pouvez d'ailleurs le faire sur Bonnet d'Ane (eh! oui dans notre camp, on ne craint pas de débattre et de laisser la parole à l'adversaire), par contre jamais un seul de nos messages n'a été diffusé sur le forum du café pédago (sauf Brighelli une fois...) et ne parlons pas du site de Meirieu...
Si Gilbert Sibieude en a restreint l'accès parfois, c'est dû au fait que certains dépassaient parfois les bornes et qu'après tout vous offrir une tribune de plus alors que vous avez déjà des sites largement subventionnés, c'est bien assez.
"On a vraiment l'impression qu'être agressif verbalement est indépendant de votre volonté. Mais ce n'est pas très grave."
Ce qui est grave c'est de faire des allusions nauséabondes comme vos amis qui ne cessent de crier "haro sur le facho" pour seul argument.
"si votre haine viscérale pour ceux qui n'embrassent pas votre vérité"
Quant à ma prétendue haine viscérale, elle m'a poussé à rejoindre des personnes de bord politique complétement opposé au mien . Une fois de plus, vous êtes un peu ridicule...
Vous essayez de noyer le poisson mais je n'ai pas rêvé : vous m'avez catalogué dans les fachos de manière allusive. Vous vous sentez péteux croyant que je n'interviendrai pas et mordez maintenant tel un roquet. Pitoyable.
"Je n'aime pas SOS éducation pour de multiples raisons, qui semblent être partagées par beaucoup de bloggers ici, (quoique la prise de position de certains d'entre eux vis-à-vis de cette association fascisante semble assez récente...(Tiens, d'ailleurs, on ne voit plus Guillaume, Sionac'h, et toto rest un peu silencieux sur le sujet?) "
Ne me donnez pas de leçons de courtoisie, vous n'êtes qu'un minable hypocrite.
Ecrit par : Guillaume | 25 octobre 2006
C'est qui le Gilbert en question? Un pote à vous?
Ecrit par : pantocrator | 26 octobre 2006
Allez faire un tour sur lire et écrire, si vous en avez le courage et le temps, Pentocrator.
Ecrit par : christophe sibille | 26 octobre 2006
Je le conseille d'ailleurs à tous. S'ils ont le goût pour les diatribes du genre de celles qui précèdent; on ne censure pas, mais on restreint"... Minable. C'est l'argument de tous les censuers. "Mon compère", que je ne connais pas, "mes amis" qui crient haro sur le facho. Mais de qui parlez-vous?
Je suggère sincèrement aux bloggers ne connaissant pas le site: "lire et écrire" de s'y rendre, afin de se rendre compte eux-mêmes de ce qui y est admis et de ce qui y est censuré. Les messages de toto, "tout est mieux avec léo et léa" y ponctuent régulièrement un argumentaire circulaire, argumentaire parfumé d'insultes. Je ne l'ai hélas pas gardé, (si javais su), mais le message que Sibieude m'avait envoyé pour "restreindre" mes interventions sur son site était un petit chef-d'oeuvre de tartufferie, de fauculterie. La gerbe.
Ecrit par : christophe sibille | 26 octobre 2006
Je suis un peu en colère. Mais bonnes vacances aux autres.
"les censeurs". Mille excuses.
Ecrit par : christophe sibille | 26 octobre 2006
Je pense que si ce blog était transformé en forum, il aurait un succès considérable, incroyable même !!
Avouons que la lecture des débats sur un blog n'est pas aisée alors qu'un forum permet de trier et de débattre par thème.
Celui qui initierait ce forum pourrait même en vivre...
Ecrit par : Olivier | 26 octobre 2006
"Je suis un peu en colère"
C'est vous qui êtes en colère ?!?!?!?
Vous faites à mon endroit des allusions douteuses et vous vous offusquez de ma réaction. Vous n'assumez pas ? Très bien mais ayez au moins la décence de ne pas en rajouter.
Ecrit par : Guillaume | 26 octobre 2006
Bon, je m'étrais dit, je me natchave, je m'esbigne, je me casse, et puis j'ai lu le "post" de Pantocrator. Alors là......J'ai senti mes roubignolles se transformer en raisins de Corinthe.
Ce type est proprement terrifiant. Il nous balance ce qui en cure psychanalytique lui aurait coûté des milliers d'Euros, et nous parle su sloggy douteux de sa formatrice IUFM.........pauvre pomme, mais si je crache sur les IUFM, c'est seulement pour des raisons POLITIQUES ou ETHIQUES, pas pour sentir les culottes des formatrices (bonjour le fantasme terrifiant de connerie!!!)Ce n'est pas aux pauvresbougres et bougresses prises dans cette secte que j'en veux. Plus loin il nous dit qu'il se paluchaiot à 16 ans. Et alors???
Qu'il considère La mère Sand comme une vache???? Et alors???
En fait, tout cela n'est qu'un leurre grossier. Pantocrator veut nous faire avaler la pilule de Cioran. Point. Mais ce qu'il oublie, ce brave pope-corne, c'est que Cioran s'inscrit dans la mouvance du mouvement fasciste rouamin des années 30 ,autour du conducator Antonescu.....l'un des pires nazis avec le Slovaque Tiso. Et le tout, comme en France, dans les années 40 avec la bénédiction de l' Eglise, des Eglises......
Et, oui, l'antisémitisme est consubstantiel des sociétés balkaniques, orthodoxes ou catholiques. L'origine est d'ailleurs limpide, de cet antisétisme viscéral: cela vient du sandjak, de l'administration ottomane.
Quant au fait que la bourgeoisie soit une invention française, c'est une évidence...un truisme, disait le verrat, et on verra ce qu'on verra!!!....lire les innombrables essais sur la bourgeoisie française....
Et pour finir, que Pantocrator ait lu Brasillach, Barrès, on en a rien à battre. Moi j'ai lu Placid et Muzo...et alors.....
Cioran est une saloperie antisémite, à rangfer dans al poubelle où on a déjà écrasé Rebatet, Drieu, Heidegger, Béraud pour lui faire de la place.On pourrait d'ailleurs y ajouter Ionesco, qu'était pas très net non plus. je parle de lui pas de son sloggy!!!!
Braves gens, Littell n'aura pas le Goncourt, tant mieux.Ce serait un déshonneur que de récolter ce petit hochet digne de l'inspection Générale. Mais il ne l'aura pas parce que à entendre Pendariès, (ce qui m'étonne franchement) ou Pantocrator(ce qui n'e m'étonne nullement) on en a marre d'entendre parler de la Shoah...L'antisémitisme n'a pas l'air de rendre , à en croire ces messieurs, la lecture d'une oeuvre rédhibitoire......
Enfin bref, on est en pleine installation de Duchamp. en plien surréalisme. On se croirait dans une pièce de Durif ou de Salacrou, même , tiens......Un sloggy-blog...c'est nouveau, ça vient de sortir. Pour un crépuscule, JPB, tu parles d'un crépuscule!!!!!!
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 26 octobre 2006
"sur son site"
Comme vous dites : il le paie avec ses sous contrairement à vos amis qui financent les leurs avec l'argent du contribuable.
Café pédago ou les Cahiers pédagos, c'est un peu avec mon argent qu'il existe mais vos amis en ferment bien soigneusement l'accès.
Vous n'êtes pas du bon côté de la barrière pour parler de censure.
Ecrit par : Guillaume | 26 octobre 2006
Bonjour,
Merci à Romain Poubeau pour sa lettre parue sur "Principe de liberté" le 21 octobre et dont l'humour et la sagacitévous revigorent. A RELIRE absolument. Encore merci.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 26 octobre 2006
éMais il ne l'aura pas parce que à entendre Pendariès, (ce qui m'étonne franchement) ou Pantocrator(ce qui n'e m'étonne nullement) on en a marre d'entendre parler de la Shoah...L'antisémitisme n'a pas l'air de rendre , à en croire ces messieurs, la lecture d'une oeuvre rédhibitoire......"
Montaigneàcheval, là vous vous trompez. Vous avez retenu le plus facile. Ni moi, ni mon pote Panto on en a marre d'entendre parler de la Shoah. La Shoah, on l'enseigne lui et moi tous les ans en classe! Nous sommes les premiers à hurler contre l'antisémitisme, mais aussi contre la Shoah Biznes. Et si vous n'appréciez pas l'humour de mon camarade, c'est que vous n'aimez pas ce qui décape (et s'attaque à tout, se fout des valeurs installées). Oui, nous ne faisons pas partie des générations qui ont dû choisir leur camp dans les années 60-70. L'idéologie, on s'en balance. Nous en sommes bien heureux. Ca nous permet de ne pas avoir des oeillères et d'avoir, par réflexe, à partager avec l'index ce qui est bien de ce qui est mal (allez savoir sur quels critères de bien-penser?); et surtout de rire de tout. Et d'être pipi caca. Il n'y a pas de mauvais livres, il n'y a que des styles médiocres (Wilde disait cela). Rire ne veut pas dire laisser passer: nous avons nos horreurs. Et nous les soulignons sur ce blog ou dans la vraie vie. Panto casse le rythme ici ronronnant du "BON", "PAS BON", du "HA NON FAUT PAS", "AH CA IL FAUT"; c'est mon ami pour cela: il m'a fait me marrer d'un bout à l'autre de son post. Tant pis pour les grincheux: ce sont les vacances et il ne fait pas beau, certes.
Et non: "L'antisémitisme n'a pas l'air de rendre , à en croire ces messieurs, la lecture d'une oeuvre rédhibitoire". Si on commence à jeter les auteurs racistes, mysogines, mysandres, homophobes, tabaccophobes, pédophiles, amateurs d'armes à feu (W. S. Burrough, la Beat Generation quand même!!!!), scatophobes, scatophiles, etc., les bibliothèques seraient bien vides. Nous ne restreignons pas nos lectures. Et vous n'y pourrez rien. Lire un auteur n'est pas prendre partie pour ses idées. Lire est un plaisir: pourquoi lire ce qui ne nous remue pas? Car c'est aussi un plaisir masochiste, quelques fois. Le retour en arrière que vous êtes en train de nous faire Montaigneàcheval, 100 ans! Je ne le comprends pas venant d'un homme aussi cultivé que vous. Répondez vous avec les tripes d'un historien ou avec celles d'un littéraire? En tant que prof de Français en LEP, et j'espère que prof de fac à plein temps bientôt, jamais je ne m'empêcherai d'étudier un livre à cause de son auteur (je préfère le vice au bons sentiments dictés par on ne sait quelle autorité). Et au contraire, j'y prends un malin plaisir (histoire de voir les réactions en face; et j'avoue que pour le moment, elles ne viennent pas, ou très peu: à cause de ce que Cioran, dans le texte que j'ai posté "Vues sur la tolérance", a bien magistralement analysé: plus rien ne fait trembler puisque tout le monde a le droit de s'exprimer. "Il pense ça, c'est son droit"; voici ce qui devrait vous foutre vraiment en colère: le monde émollient dans lequel nous vivons: "Définition : Emollient - Un émollient est une substance qui relâche et ramollit la peau ou les muqueuses, surtout en cas d'inflammation": attention on va l'avoir dans le c... sous peu. Ils sont là les étudiants, les fruits de l'E.N.). Que Panta et Penda passent pour des réacs, lui et moi s'en fout complètement. Ca fait un lustre que nous connaissons la mentalité des profs. Dès notre stage, avec les "houlala, ce n'est pas bien". MERDRE! Instruire n'est pas se lancer dans les autodafées. Je ne me couperai jamais la main droite parce qu'elle tourne les pages.
Quant à celles et ceux qui pensent que ce débat entre Montaigneàcheval et moi, ce n'est que pour se la ramener, et que cela n'a rien à voir avec l'E.N., ils se trompent carrément. Je l'ai dit pendant les vacances d'été: l'enseignement ne s'arrête pas au primaire ou au collège. Il y a la pratique du doute chère à sieur Brighelli. Focalisez! Focalisez! On aura des gens qui sauront lire, écrire, comptez; mais la culture, la curiosité la plus ouverte, le scepticisme, ça... ça ça fait peur: le scepticisme va avec l'individualisme. Donc avec l'absence d'idéologie. Désolé fils de Mao.
Panto, tu es mon ami.
L'ambiance du blog, avec les élections, se politise, ça va anathémiser/atomiser sans discernement de plus en plus, je n'aime pas ça. Je vais faire comme toi, Panto, je crois que je vais moins venir.
Ecrit par : Pendariès | 26 octobre 2006
A propos du site Lire-écrire; ceux qui l’auront visité y auront vu, s’ils sont de bonne foi, tout autre chose qu’un clone de SOS-éducation. On y trouve des témoignages d’enseignants et de parents, des suggestions, et des analyses, comme partout ailleurs. Comme ailleurs on y trouve du débat, et même de la polémique. Frackowiak lui-même y était intervenu assez longtemps et y avait donné des preuves singulières de cet esprit d’ouverture, de tolérance et d’humanisme dont ses défenseurs le disent si abondamment pourvu.
Deux choses cependant: ce site, consacré aux questions d’apprentissages à l’école primaire, semble parfois considérer qu’elles sont l’alpha et l’oméga, non seulement de l’éducation, mais aussi de tout l’équilibre social du pays. Il a, malgré la présence d’une rubrique « autres questions », des difficultés patentes à s’ouvrir à d’autres problématiques. Les résultats sont là: celui qui n’est pas instituteur ,ou spécialiste de ces questions de lecture et d’écriture, finit par se sentir importun, prend son chapeau, part et ne revient plus.
L’autre remarque découle un peu de la première: les critiques à l’endroit du ministre y sont mal accueillies, si courtoises et limitées soient -elles. Gilbert Sibieude rappelle volontiers par mail que De Robien est le seul ministre à avoir traité correctement la question; c’est à ses yeux l’essentiel, et tout propos qui pourrait l’affaiblir est à la fois nocif et accessoire. C’est en somme la position symétrique de celle de responsables politiques (PS, Verts, MRG) ou syndicaux, à l’époque où l’autoritarisme dogmatique et obtus d’Allègre était critiqué dans son propre camp: « Allègre travaille pour la bonne cause, donc toute critique ou réserve vaut soutien à la droite . Silence dans les rangs, et en avant marche!». Bref, on ne nous propose pas un changement de produit, mais un simple changement de fournisseur. C’est là ce qui me gêne le plus.
Ecrit par : Jean-François Croz | 26 octobre 2006
Ambiance du blog: moi, je viens!
La "Fabrique du crétin" trouve l'une de ses racines dans le travail des inspecteurs du primaire et du secondaire. Je ne parlerai que du secondaire. A quoi sert une inspection? A rien ou presque. C'est une farce. On paie" l'élite de la didactique et de la pédagogie " pour faire une visite de 55 minutes et distribuer quelques bons ou mauvais points en fonction de critères dénués le plus souvent de rapport avec le réel de la classe. Observation du professeur qui en général laisse son naturel en salle des profs - il y en plein qui ont la frousse de l'inspection , des fois que la note ne fasse pas grimper au grand choix vers l'échelon supérieur!- , lecture du cahier de texte pour voir si la progression est adaptée au programme, entretien avec le professeur pour le sermonner ou lui passer un peu de pommade avec sentences pédagogiques variées. ( Oui, je caricature un peu). Une collègue m'a rapporté avoir rencontré un nouvel IPR de sa discipline, jeune! - en voilà un qui a tout compris, son excellence et son expérience devant les élèves réels sont désormais au service de chers collègues...- qui lui tenait le dsicours suivant: il faut laisser les élèves découvrir par eux-mêmes... Et en ZEP, de surcroît! C'est dingue d'entendre ça! Voilà encore le genre de critère à l'aune duquel on peut être jugé. Pitié!
Que l'on fasse l'économie des inspecteurs, y compris généraux avec leurs salaires injustifiés, et que l'on puise chez les professeurs expérimentés, au moins 20 ans d'activité, pour avoir la fonction, à mi-temps, de conseillers pédagogiques. Un pied dans le réel de la classe est nécessaire pour éviter les dérives idéologiques et idéalistes.
Ces professeurs pourraient , surtout à l'approche de la retraite, se libérer un peu de la pression des élèves. Les fins de carrières sont dures et l'allongement de la durée du travail ne va rien arranger. Il vaut mieux continuer d'enseigner et partager son expérience plutôt que de sombrer dans la prise d'anxiolytiques ou dans la dépression. Et que dire du cirque infernal que subissent ceux qui n'ont plus l'énergie pour tenir des gamins cruels?
A suivre....
Ecrit par : Maxime | 26 octobre 2006
La suite promise hier :
Ces méthodes de lecture, je les ai toutes employées, à part peut-être la méthode purement idéo visuelle de Foucambert ; ce n’est pas que je ne voulais pas, la « conférence pédagogique » avait été très persuasive, mais je n’y arrivais pas... Il y avait toujours un « petit imbécile » pour dire : « Ah, ça, c’est facile, un P et un A, ça fait PA, un P et un I, ça fait PI, et ILL, ça fait comme dans Camille, alors avec le ON, ça fait PAPILLON ! », ce pauvre malheureux, en 6 mois de CP, foutait en l’air toutes les belles théories qu’il aurait dû découvrir au CE2 avant même d’avoir stocker le nombre réglementaire d’idéogrammes !!! Et moi, en très mauvaise accompagnatrice des apprentissages, je ne pouvais m’empêcher de me dire, et de dire à mes autres élèves que c’était ce sale gosse qui était dans le vrai et qu’il fallait absolument que les autres l’imitent (ah, ce dirigisme de l’enseignant incapable de s’effacer devant la liberté de l’enfant et d’attendre qu’il crée lui-même ses procédures de recherche !).
Seize ans de méthode naturelle, petits textes collectifs, découverte du code à partir du début octobre, cahier de textes libres dès la Toussaint, les plus rapides recevaient leur « livre de lecture courante » fin janvier, les plus lents après les vacances de printemps... Il faut dire qu’ils arrivaient au CP sachant déjà écrire en lettres cursives dans un cahier à lignes et qu’ils étaient parfaitement conscients du fait qu’ils venaient là pour « apprendre à lire ». Ils étaient aussi capables d’écouter une consigne (même un peu longue), un conte, un texte documentaire et d’en « tirer du sens »...
Suivis de deux ans de « Foucambert », rattrapé de justesse pour certains quand je me rendais compte que nous étions déjà en décembre et qu’ils n’avaient toujours rien compris, « floppé » lamentablement pour deux ou trois, les plus fragiles, les moins encadrés à la maison et ce vieux fond de républicanisme qui me taraudait, « tous les hommes sont égaux, nom de ... ! D’accord, ils n’ont pas les mêmes chances au départ, mais quand même, l’école, à quoi sert-elle, si elle ne réduit pas ces inégalités ? ».
Alors virage à 180°, cette petite E, qui avait déjà des difficultés à « suivre » en maternelle, qui mélangeait tout et ne comprenait rien en classe et qui a finalement appris à lire avec Mme X, ancienne instit à la retraite qui a utilisé la méthode Boscher, quelle énigme ! Comment serait-ce possible, n’y aurait-il pas eu autre chose, un déblocage psychologique par exemple ?
Et si... si c’était la méthode, je ne m’y sens pas à l’aise, je n’arrive pas à ne pas tenir compte du code, je n’arrive pas à les intéresser à ces écrits vrais, nous passons plus de temps à exécuter le gâteau ou l’objet à construire qu’à lire la recette ou la notice, les pages d’annuaire ou de dictionnaires les emm..., les œuvres de la littérature de jeunesse qu’on nous conseille les ennuient, trois à cinq semaines sur le même livre que je leur aurais lu en quatre ou cinq séances d’un quart d’heure les démotivent... Et puis, cette année-là (1993), ils sont arrivés en ne sachant pas tenir un crayon, je me suis fait reprocher par l’IEN qu’ils n’écrivaient pas encore dans les lignes au début novembre, ils n’avaient aucune idée de ce qu’ils venaient faire au CP alors tant pis, fichu pour fichu, syllabique en plus ! Pas à la place, en plus. Ils savaient tous déchiffrer en juin, même JA, petit milieu, petits moyens...
L’année d’après, même topo, niveau d’entrée au CP très disparate (certains comptant jusqu’à 100, sachant lire l’heure sur l’horloge à aiguilles, connaissant l’alphabet, écrivant avec facilité en cursive et d’autres tout juste capable de dénombrer jusqu’à trois, d’écrire leur prénom en majuscules d’imprimerie, parfois même balançant ces lettres au petit bonheur la chance, de gauche à droite puis de droite à gauche quand ils arrivaient au bord de la page...). Tout le monde y arrive, 100 % de « lecturisés » en fin d’année...
Je n’avais pas encore tout vu, hélas ! Deux années de passage en maternelle/CP (on nous avait fermé une classe), les CP et dès que possible, des textes collectifs écrits par les CP pour tout le monde, des lectures de petits livres pour enfants, à nouveau des lecteurs dès la fin de la Grande Section, les autres déjà prêts au déchiffrage... Trois années de GS/CP/CE1, toujours pas de problèmes, à part deux ou trois « importés » qui atterrissaient chez nous en début de CP, ne sachant pas tenir un crayon, n’ayant aucune idée de ce qu’ils venaient faire en élémentaire...
Les effectifs augmentant, je perds les GS (2001), rentrée 2002, 9 CP, trois très dégourdis mais ne sachant pas écrire, trois moyens et trois très faibles... Les trois dégourdis caracolent en tête, les trois moyens suivent vaille que vaille, je m’épuise à capter l’attention, à faire parler, à intéresser les trois très faibles ; les deux rentrées suivantes, même chose. Grâce à Borel Maisonny, tout le monde déchiffre en fin d’année, en trois ans je n’en envoie que trois chez un orthophoniste, mais je finis l’année sur les rotules à force de courses à travers la classe pour faire suivre Untel sur son livre pendant que Machin lit, à surjouer les livres que je leur lis pour éviter que Bidule s’endorme dès la première phrase, à inventer des ruses de sioux et à retrouver des jeux de nourrice pour leur apprendre à tenir assis sur leurs chaises plus de 45 secondes, à prendre la parole seulement quand on la leur donne, à écouter ce que disent leurs camarades ou l’adulte qu’ils ont en face d’eux, à se déplacer dans la classe sans tout renverser, à marcher en rang, à dessiner sur la feuille sans transformer la table en œuvre d’art contemporain, à fournir un effort quel qu’il soit dans toutes les matières (de la lecture à l’EPS, des mathématiques à la musique ou aux arts visuels)...
Rentrée 2005, je récupère à nouveau les GS, toujours autant de soucis avec les règles de vie scolaire (écoute, attention, sens de l’effort) avec mes treize « nouveaux » (9 GS + 4 CP), mais bizarrement à nouveau à la fin de l’année, neuf enfants de GS sachant écrire en cursive dans les lignes du cahier dont cinq lecteurs et quatre déchiffreurs.
Vacances de Toussaint 2006, huit GS qui commencent tout juste à écouter, à observer, à chercher à « s’appliquer », à tenir en place... dont deux qui cherchent à déchiffrer spontanément, cinq qui reconnaissent des lettres et qui arrivent à les associer si on le leur demande et un qui se contente de dire le « bruit » des voyelles et de deux ou trois consonnes... Et si ce n’était pas les enfants qui ont changé mais ce qu’on leur fait faire en maternelle qui les a fait changer ?
Ecrit par : catmano | 26 octobre 2006
Il y a deux jours, je me suis aperçu que je serai encore devant des élèves à 69 ans (42 ans de cotisation). J'ai ri.
Ecrit par : Pendariès | 26 octobre 2006
Je répète, dissocier ouvrage et auteur est utile.
Puisqu'on parle de nazisme, ce qui montre que cette discussion a atteint un certain point critique, j'imagine que si d'avantage de personnes à une époque avaient lu "Mein Kampf", l'auteur aurait peut-être eu une carrière complètement différente, non ?
En quoi savoir ce que pensent d'autres est méprisant ?
C'est la volonté de ne pas se remettre en question ?
En quoi le fait qu'un facho dise "le ciel est bleu" est différent du fait qu'Hugo dise "le ciel est bleu" ?
Je crois voir ce phénomène bizarre de "la pensée unique", qui ne veut tout et rien dire.
J'ai toujours eu l'impression que la certitude de ses certitudes est une forme camouflée de fainéantise.
Quel est l'intérêt de ne s'intéresser qu'à ce qui confirme ce que l'on croit vrai ?
Enfin bon, peut-être que finalement je me plante complètement, et au contraire je ne devrais pas chercher à remettre en question mes remises en question :p
Ecrit par : Pastaga | 26 octobre 2006
Leur but, ce n'est pas de nous faire travailler jusqu'à 69 ans, c'est de nous faire partir avec une pension moins importante... Rappelez-moi, c'est bien Dutreil qui a dit que les retraités de la Fonction Publique était un poids mort trop important pour le budget de l'Etat ?
Ecrit par : catmano | 26 octobre 2006
Au sujet de méthodes d'apprentissage, je me souviens avoir eu une institutrice qui nous faisait chercher les définitions des nouveaux mots dans un dictionnaire pour enfant.
Ce devait être en ce1, ou cm1, vers le milieu des années 80.
Ce que j'en avais retenu c'est la volonté de pouvoir expliquer tous les mots que j'utilisais.
Après réflexion, je n'y vois que des avantages : la lecture du dictionnaire permet de voir un langage explicite et correct, le fait d'associer des mots entre eux, de voir les nuances entre deux mots qui se ressemblent, voir une analyse montrant, que c'est un nom commun, masculin, ou un verbe, etc
Est-ce que ça existe toujours cette façon d'apprendre ?
Ecrit par : PastagaBis | 26 octobre 2006
Ben moi Pendariès, c 'est 68 ans. Je n'ai pas ri.
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 26 octobre 2006
"Ha Dobolino cite en italien, elle connait l'opéra, parle plusieurs langues, a une riche histoire et un beau pédigrée...; la bourgeoise de l'histoire c'est elle"
On a le droit d'aimer l'opéra mais si vous aviez fréquenté la vraie moyenne bourgeoisie, vous sauriez sur quels critères elle se définit. J'ai fréquenté cette catégorie sociale et "le charme discret de la bourgeoisie" ça ne s'invente pas. Comme disait la mama de Scarlett à Butler: une mule même harnachée en pur sang reste une mule. Mon père se vante d'avoir accédé à la bourgeoisie(un peu provoc) mais il lui en manque tous les attributs: nous pourrions les uns et les autres plus facilement nous intégrer à la jet-set qu'à la bourgeoisie. C'est un monde totalement à part que j'ai cotoyé et qui a ses critères, ses réflexes enracinés. Compliment ou insulte, peu importe, je n'ai jamais pu rester avec ce monde bien longtemps: j'étais pour eux une bâtarde, une anesse et ils ne comprennent pas plus mon langage que je ne comprends le leur. Je me sens beaucoup plus à l'aise avec des ouvriers ou des paysans dont je suis issue en totalité à 3 générations de distance. Pour un bourgeois, j'ai volé une place à leur progéniture, je suis une usurpatrice et leur fréquentation m'a coûté très cher: j'y ai perdu 30000 euros minimum, peut-être le double car on ne m'a pas appris suffisamment à compter, à préserver mes avoirs et à ester en justice pour sauver mon bien. Pour eux, je suis de la merde et ils me l'ont fait avaler avec une violence dont jamais je ne me remettrai. Un bourgeois ne parle pas comme nous: allez au Rotary ou au Lion's club si vous désirez les étudier mais soyez d'avance certains que ni vous tous ni moi-même ne serons intégrés... Essayez et donnez-moi des nouvelles.
On ne devient pas bourgeois grâce à un PEA ou un salon en cuir.
Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2006
Les recherches de mots dans le dictionnaire, dans ma classe, ça existe toujours, oui... Et même dans le "gros dictionnaire" pour les mots rares (l'autre jour "villanelle"), mais là, c'est moi qui m'y colle... Les petits adorent : "Hein, maîtresse, il y a tous les mots dans celui-là ? Il y en a beaucoup des mots en français, hein ? Quand on sera adultes, on les connaîtra tous ! Tu as vu, tu ne t'étais pas trompée, tu savais ce que c'était une villanelle, alors nous aussi, on les connaîtra tous. Il faut bien apprendre à l'école, après on connaît tous les mots."
Ecrit par : catmano | 26 octobre 2006
" et je pèse mes mots. Mais si vous avez une autre explication, je suis preneur!"
Sur lire et écrire on bosse ...
On n'est pas là pour se faire insulter par des nains de jardins de ton espèce..
Pèse tes mots, ils ne valent pas grand chose.
Ecrit par : toto | 26 octobre 2006
C'est qui la mère Angot à qui on me compare ? Moi, je n'en connais qu'une, celle de la comptine : "La mère Angot est en colère, elle a mangé trop d'pommes de terre, le père Angot trop d'haricots, viv'la mère Angot !", à mon avis, ce n'est pas celle-là...
Ecrit par : catmano | 26 octobre 2006
"Et si ce n’était pas les enfants qui ont changé mais ce qu’on leur fait faire en maternelle qui les a fait changer ?"
Catmano le 26 octobre 2006...
Bonjour chère Catmano
Toujours aussi agréable de vous lire...
Il me semble qu'un enfant reste un enfant (on a beaucoup tendance à l'oublier ne pensez-vous pas?)ensuite tout dépend de l'environnement familial et scolaire dans lequel il s'épanouit ...mais le monde dans lequel ils évoluent, bouge et change de plus en plus vite et en petits êtres intelligents qu'ils sont ils s'adaptent et beaucoup plus vite que nous...
À vous lire j'ai bien envie de déménager vers le sud...je viendrai ainsi renforcer les effectifs de votre écoles de 3 petites têtes blondes dont une qui aurait, je crois, le bonheur de vous avoir pour institutrice
"la misère est moins pénible au soleil" dit une Patricia un peu déprimée aujourd'hui...
je viens de commencer à lire le Tome 3 de notre hôte et wouah! j'ai froid dans le dos et surtout il me fait pleurer de rage contenue. Merci JPB, On n'a vraiment pas le "droit" de se taire du moins si jamais on devait avoir un droit absolu c'est bien celui là!
je vais jouer les Toto avec L&L (;)))coucou Toto) et me répèter, le livre des Livres: le dictionnaire! dans toutes les langues il est une invitation au voyage...rien de tels que les mots pour le rêve surtout quand par synesthésie ils font de vos rêveries une presque palpable réalité...
bonjour aux autres amis du blog
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 26 octobre 2006
A Catmano, sur Christine Angot.
C'est la même dont un critique disait: "Au 19ème siècle, les bourgeoises désoeuvrées prenaient des amants; aujourd'hui elles écrivent des romans. Les bonnes moeurs y ont sûrement gagné davantage que la littérature".
Ecrit par : Jean-François Croz | 26 octobre 2006
c'est peut-être à la mère Angot de l'opérette "La fille de la mère Angot" qu'il est fait allusion Catmano.
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 26 octobre 2006
mon post à croiser celui de Jean François Croz ...excusez moi
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 26 octobre 2006
a croisé ..grrrrrr honte sur moi! j'ai effacé et réécris sans relire!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 26 octobre 2006
Catmano, ce que vous écrivez m’intéresse comme beaucoup d’autres.
Y aurait-il un moyen d’avoir la « version complète » ou du moins une version longue ? Allez-vous vous faire éditer ? J’ai essayé le copier-coller mais c’est duraille de s’y atteler.
Vous cau countinua !
Ecrit par : Lariba | 26 octobre 2006
Plutôt décapante la diatribe de Pantocrator, cela remet les points sur les i.
De Cioran il m'est difficile de parler, je ne connais pas assez. Lectures trop lointaines . Bonne occasion de m'y remettre. Par contre, je trouve dommage la position, très bonne pensée unique de gôche, de Montaigneacheval qui consiste à refuser de lire tous les auteurs qui ont eu à un moment donné des liens directs ou indirects avec des régimes politiques tyranniques. Rejeter Heidegger dans son intégralité me paraît un contre sens absolu, à ce moment-là, on doit jeter au feu une bonne partie de la litt allemande. Et puis aussi René Char, le traître qui fricotait avec lui, et je vois que Ionesco aussi fait partie des indésirables qu'il faut mettre au pilon. Faites-nous donc la liste des auteurs autorisés et politiquement corrects,Montaigneacheval; vous ne faites pas honneur à votre pseudo, pauvre Montaigne...
Le paragraphe sur les bourgeois de ce blog qui se la jouent "populo" m'a pour ma part toujours fait beaucoup sourire, surtout qd ils entreprennent de réécrire leur enfance... ça aussi c'est très de gôche, il vont bientôt tous être nés ds des cités pourries, pourries mais alors pourries!
Mais pour ça pas besoin de s'énerver, on a vite fait de voir venir...
Par contre, là où je ne suis pas d'accord c'est sur le chapitre "culture". Oui, certains se font mousser sur ce blog, mais c'est inévitable mais d'autres parlent de choses qu'ils connaissent et c'est plutôt intéressant. Vous reprochez, Pantocrator, à Montachev ( c'est plus court) de limiter nos lectures au nom de critères idéologiques dsicutables, ne le faites pas non plus pour les références qui sont données sur le blog. Il n'y a plus bp d'endroits où l'on peut parler de culture, alors...
Ecrit par : elisabeth | 26 octobre 2006
"Sur lire et écrire on bosse ...
Pèse tes mots, ils ne valent pas grand chose."
Ecrit par : toto | 26 octobre 2006
Je ne copie-colle pas le reste du message. Marre des insultes. Ceci dit, vous avez raison de bosser, toto! Mais je crains que, pour faire de vous un être à peu près civilisé, la tâche ne soit insurmontable!
Je ne sais plus qui remarquait, en s'en étonnant, que Jean-Paul ne censure pas son forum. C'est une simple question d'intelligence, et ce qui fait qu'ici, les échanges sont souvent passionnants, et je suis enchanté d'y apprendre beaucoup de choses de la part de certains intervenants extrêmement cultivés, même si je ne partage pas leur avis. La censure exercée par Sibieude fait que tous les contradicteurs un peu convaincus sont jetés dehors, (avec des arguments particulièrement honteux) et que le consensus qui y règne de ce fait le rend ennuyeux à mourir!
D'ailleurs, Jean-François, on dirait qu'il y a un certain temps que vous n'y avez pas mis les pieds! Je vous recommande le forum de toto intitulé: "doléances". Un grand moment de "boulot".
Ecrit par : christophe sibille | 26 octobre 2006
Merci, Lariba, Jean-François et Patricia... Je préfère en rester à la mienne de mère Angot, celle qui a mangé trop de pommes de terre. Il me semble avoir déjà dit plus haut que je n'obligeais personne à me lire, alors s'il vous plaît, M. Pantocrator, sautez mes posts, leur niveau vous atterrera toujours, je suis une monomaniaque des premiers apprentissages scolaires...
Pour Lariba, il y a en effet une version longue sur la maternelle... J'avais enfin réussi à rassembler tout mon courage pour l'envoyer à des éditeurs lorsque mon imprimante me lâcha soudain... Je devrais la récupérer à mon retour de vacances et après, promis, je tente... Veiran ben...
Ecrit par : catmano | 26 octobre 2006
Beaucoup de parents apprécieraient la version longue Catmano, n'en doutez pas!(avis au éditeurs!)
Vous devriez tranférer vos textes sur une clé usb et les faire imprimer dans un "photocopie service", votre imprimante serait préservée et c'est plus économique que les cartouches d'encre...
Bonnes vacances.
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 26 octobre 2006
transférer vous m'avez corrigée bien sûr....je suis incorrigible!:);) et toujours fachée avec les claviers
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 26 octobre 2006
De la lave en fusion de Pente au cratère, Etna blog plutôt qu'ethnographe (relire le papier de P.Besson à la manière de "Christine Angot dans le Point, Catmano, je vous soutiens) à la censure hémiplégique de Montachev (quel plaisir, elisabeth, de nous voir adjoindre une tête de plus au Politburo que vous élisez), ça frise le plissement hercynien.
Ça se durcit, ça se vitrifie, ça sent l'isotope instable, l'ozone en couche-culotte trouée, le grand maëlstrom thermodynamique, l'élection qui se vautre dans le lisier, avant la plus complète déréliction.
Au concile d'Ephèse, l'on vota la mort du nestorianisme.
Quelle manque de clairvoyance... ;)
Ecrit par : D'Enguell | 26 octobre 2006
Sorry, "quel".
Ecrit par : D'Enguell | 26 octobre 2006
Cher vous tous, cher Montaigne mon chou....
Si seulement j'avais la chance de te connaître ailleurs que sur ce blog il y'a longtemps que je t'aurais souffleté de mon gant et donné rendez-vous au pré aux clercs pour explication entre gens de bonne compagnie.
Avant ma saillie d'hier soir j'avais écrit en tout et pour tout moins d'une dizaine de messages sur ce site ce qui suffit largement à mon détracteur pour me juger et me massacrer à coup de reductio ad hitlerum.
"Mais il ne l'aura pas parce que à entendre Pendariès, (ce qui m'étonne franchement) ou Pantocrator(ce qui n'e m'étonne nullement) on en a marre d'entendre parler de la Shoah".
Première phrase terrifiante et infamante que j'espère écrite sous le coup de l'exaspération ou de zamal réunionnaise.... Bref cela ne t'étonne nullement que je puisse en avoir marre d'entendre parler de la Shoah? D'où sors-tu cette sentence ô oracle ratiocineur? Moins de dix commentaires ici et déjà des relents d'antisémitisme pèsent sur ma tête?
Certes tu ne l'as pas dit clairement mais tu le suggères, l'antisémitisme comme repoussoir ultime pour discréditer son adversaire c'est éventé coco, laisse ça à Omar et Fred et viens en aux faits... Je défends Cioran donc j'en ai assez d'entendre parler de la Shoah... merci Torquemada!
Ce qui est le plus insupportable je crois c'est devoir encaisser ces sinistres allégations alors qu'il y a deux mois de cela j'écrivais ici même un article où j'évoquais longuement les pogroms antisémites de Iasi orchestrés par les autorités roumaines en 1941. Tu as une mémoire très sélective l'ami ce qui me fait dire que tu as écrit ton commentaire haineux dans un état second voisin de l'ivresse.
"Pantocrator veut nous faire avaler la pilule de Cioran. Point. Mais ce qu'il oublie, ce brave pope-corne, c'est que Cioran s'inscrit dans la mouvance du mouvement fasciste rouamin des années 30 ,autour du conducator Antonescu.....l'un des pires nazis avec le Slovaque Tiso."
Ce que j'oublie dis-tu? C'est vrai que je ne connais pas du tout du tout du tout l'histoire roumaine de l'entre-deux guerres, dire que j'ai été fouiller dans les archives d'Etat à Bucarest justement sur cette époque pour m'entendre dire ça!
TU détiens le savoir Montaigne, pas moi c'est évident. Evidemment que Cioran participe du fascisme à travers sa fascination pour Nae Ionescu, sa contribution à des revues ouvertement fascistes et legionnaires comme "vremea" ou "cuvântul" et son opuscule délirant"schimbarea la fatà a României" (la transfiguration de la Roumanie, disponible en roumain seulement, tiens pourquoi? Là c'est une question intéressante, parce que les ayants droit de Cioran ne veulent pas compromettre sa mémoire de gentil rêveur?).
Subodorer que je ne connais pas ou que je connais mal l'histoire de ce pays que je considère comme ma deuxième patrie n'est pas un procédé très honnête l'ami. Le fait d'aimer la Roumanie, sa langue, sa culture et ses hommes de lettres ne fait pas de moi un fanatique à oeillères et je te raconterai plus tard une anecdote à ce sujet si tu as le courage de me lire jusqu'au bout.
Dans la galerie d'affreux jojos que tu nous donnes tu oublies le régime des Croix Fléchées de Ferenc Szàlazi en Hongrie qui fit déporter entre 70 000 et 100 000 Juifs en quelques mois sous la houlette du sinistre Gabor Vajna l'agent de Himler à Budapest.
Permets-moi maintenant de te raconter cette anecdote dont je t'avais parlée plus haut. J'étais invité à passer Noël à Vatra Dornei, charmante station de ski moldave, quand mes hotes me présentèrent à leur voisin à l'occasion de la nuit du réveillon. Il habitait en face d'un petit cimetierre juif abandonné, un endroit très romantique, empreint de nostalgie, d'émotion et de drames, croulant sous les pins enneigés. Dès mon entrée dans le séjour je remarque un grand portrait mural et je tombe en arrêt devant "e càpitanu'" me dit fièrement le maître céans, bref c'était Codreanu en grand uniforme de la légion... Aussitôt, sans même s'être presenté, il commence une longue tirade contre les Juifs, les Hongrois, les Etats-Unis et le "complot international anti-roumain"... Il avait visiblement quelques verres dans le pif mais je sentais bien qu'il était sincère et sérieux le bougre! hé bien tu me croiras si tu veux mais j'en ai chialé comme un gosse, j'ai fait un foin pas possible à mes amis me perdant en "pourquoi" "pourquoi?" inutiles car incompréhensibles de la part d'un peuple qui vient d'élire le maréchal Antonescu comme sixième personnage le plus populaire du pays devant Nadia Comàneci!
"Ce type est proprement terrifiant. Il nous balance ce qui en cure psychanalytique lui aurait coûté des milliers d'Euros, et nous parle su sloggy douteux de sa formatrice IUFM.........pauvre pomme, mais si je crache sur les IUFM, c'est seulement pour des raisons POLITIQUES ou ETHIQUES, pas pour sentir les culottes des formatrices (bonjour le fantasme terrifiant de connerie!!!)"
Là je ne comprends pas cette logorhée.... En quoi suis-je terrifiant parce que je déconne sur les culottes de ma formatrice qui ont laissé un souvenir amusé à nombre de mes camarades d'IUFM? Il n'y avait aucune allusion à un de tes articles, rien de personnel là-dedans, je ne saisis pas , pourrais-tu être plus précis?
Je me rappelle seulement de cette dame patronesse toute empreinte de vulgate pédagogisante, de cette mamie gâteau qui nous parlait de ses filles et de ses élèves en une confusion étrange. Quand elle entrait dans la salle nous nous amusions tous de ses pantalons trop serrés qui soulignaient un sloggy énorme et tendu, bref des blagues de potaches quoi... Elle nous avait fait lire le "Merle bleu" et aimait Josyane Savignaud, elle pleurait de vraies larmes quand nous remettions en cause son "enseignement" et semblait découvrir le monde quand nous lui apprenions que nos élèves de Perpignan ou Céret allaient faire le plein d'ecsta en Espagne...
Bref je ne vois pas trop l'objet de ton courroux là-dedans, je me fous gentiment de la gueule d'une formatrice IUFM pas méchante mais un brin sectaire voilà tout.
Le bourgeois rance c'est toi l'ami, qui ne supportes pas que l'on déconne de temps en temps sur des sujets que tu considères sérieux, je crois que ta judeité te travaille un peu trop en ce moment, tu vas nous faire toi aussi le coup de la victimisation? C'est pour ça que tu balances l'anathème sur ma pauvre pomme?
J'ai retenu de toi une phrase proprement terrifiante à mes yeux prise dans un précédent article: "La haine des profs, dans ce pays est inouïe,insensée...Elle n'est pas sans rappeler, mutatis mutandis, l'antisémitisme fin de siècle de l'époque de Dreyfus... Car profs et Juifs ont un point commun : ils sont ceux qui TRANSMETTENT le savoir et l'éthique."
Calmos, en tant qu'enseignant je ne suis le Juif de personne et je ne m'en porte pas plus mal. Je ne revendique rien quant à ma condition et c'est peut-être pourquoi je ne me sens pas à ma place dans ce métier.
Cette phrase de Montaigne me rappelle une AG enfumée dans un amphi de la fac de lettres à Montpellier. Un "leader" étudiant passablement gauchiste avait proposé une motion qui comparait la fac à un camp de concentration...Croyez-le si vous voulez mais cette motion fut adoptée!
Eriger les profs en victimes, en nouveaux Juifs est aussi stupide que ça, arrêtez de tout ramener aux seuls Juifs et à leurs souffrances dans votre désir "victimogène". C'est fou ce que le mot Juif sert à fabriquer de la victime, du paria, du damné, en voilà un terme qui a connu et connaîtra une belle fortune! Accolez "Juif" derrière chaque délire victimaire et la cause est entendue! De toute façon utiliser l'affaire Dreyfus ou la Shoah pour faire mousser les enseignants me hérisse le poil et me secoue l'aorte pouah!
Et puis tiens tant qu'on y est, le petit couplet sur les Juifs qui transmettent l'ethique et le savoir c'est dans Cioran aussi, merde alors, quel Protée ce Cioranescu! Personnellement je n'apprécie pas trop ce genre d'argument qui fait trop judéocentriste à mon goût et je suis surpris que personne n'ait encore réagi ici.
Non les profs ne sont pas les Juifs d'aujourd'hui, qu'est ce que c'est que ce désir de victimisation, de martyrologie debectante, l'écrasante majorité des profs vit bien et les critiques entendues ça et là sont parfois justifiées. Les enseignants récoltent ce qu'ils ont semé à savoir trente années de détestation de la France et de l'Occident, de remise en question de la politesse la plus élémentaire au nom de leurs idéaux de gauche; trente années de démagogie et de fausse coolitude à stigmatiser la demission des parents et leurs intrusions de plus en plus fréquentes dans leurs méthodes d'enseignement! Ensuite ces mêmes profs viennent se plaindre que leurs élèves marchent sur la tête tout en continuant à lire Libé qui leur répète que non tout va bien et que la violence est un fantasme de vieux réac pétainiste...
Normal que certains parents se méfient de nous quand on peut entendre des enseignants répéter à leurs élèves de troisième que les patrons sont des voleurs ou faire de la propagande ouverte contre la constitution européenne!
Je me rappelle d'une prof d'histoire, quand j'avais 15 ans, me soutenant mordicus que les pays de l'Est de l'Europe étaient d'authentiques démocraties sans parler des frappadingues qui croyaient en un débarquement imminent des extra-terrestres et d'une prof franquiste! Que dire de l'armada de vieilles filles rances que je fréquente chaque jour dans mon lycée, fagotées comme des clochardes et couinant d'indignation au moindre juron, que dire de ces "mal caifadas" comme on dit en Languedoc pour qui le fascisme commence avec François Hollande!
Le lecteur de Jules Isaac que je suis en a assez de ce concours victimaire permanent où participent tous les minoritaires de ce beau pays de France! N' y faites pas rentrer les profs je vous prie, nous ne sommes pas de nouveaux Juifs et personnellement je ne me sens pas du tout descendant d'esclave ou Arménien. Laissez les vraies victimes où elles sont, les grandes douleurs sont souvent muettes alors ne troublez pas le silence de cette cohorte de damnés ça fait tâche et très vilain!
Le coup du "je n'aime pas Cioran parce que je suis Juif" sonne faux, aussi faux qu'un Steiner renonçant à l'allemand, aussi faux que tous ces Roumains de la diaspora qui se forcèrent à oublier leur propre langue même pour dire merde ou "va chier"!
J'appréciais vos commentaires Montaigne, des commentaires brillants et pugnaces doublés d'une erudition rare et accessible. La réponse que vous me fîtes tantôt avait cependant la finesse d'un Panzer couplée à la grâce de Golgot 36 (mais si celui en forme de vrille, il avait même failli tuer Venusia alors qu'elle allait rejoindre le professeur Procyon!)
Oui j'ai lu et je continuerai à lire Drieu, Eliade, Cioran, Rebatet, Celine, Brasillach, Bernanos! Quant à Barres je l'ai dévoré à 20 ans, vous feriez bien d'en lire si ce n'est déjà fait, le "prince de la jeunesse" que le tout jeune Proust rêvait d'imiter n'a rien à voir avec la vieille ganache ultra-nationaliste de ses vieux jours!
A charge de revanche Montaigne, quand je lis ce genre de posts j'apprécie de plus en plus Soral!!!!!
PS: Petite reflexion sur les t-shirts de certains élèves représentant le drapeau algérien ou marocain...Et si je me balade avec un t-shirt "I love Israël" je risque quoi? Pourquoi le keffieh parlestinien a-t-il droit de cité dans les établissements? Un porteur de kippa qui se balade tranquillement dans les rues des Tarterets en ressortira-t-il indemne?
J'ai parfois envie d'essayer tiens!
Ecrit par : pantocrator | 26 octobre 2006
Pas du tout D'Enguell, si j'avais voulu "faire" politburo, j'aurais plutôt choisi Montachéiev, ou Montachovsky, quelque chose comme ça, mais, je n'y pensais plus, décidément, cela vous a tant marqué? Que voulez-vous, quand on me dit de me taire autoritairement, sans bonne raison et sans argument, j'ai plutôt envie de faire le contraire, pas vous?
D'ailleurs, j'y pense, on pourrait aussi virer de la liste des auteurs autorisés des écrivains comme Sartre et tutti quanti, après tout, il a aussi soutenu la tyrannie...il a même mis un peu de temps à se rendre compte... Oui, il ne va plus rester grand-monde...
Ecrit par : elisabeth | 26 octobre 2006
Tiens j'ai fait une faute à cimetière.... Bah que voilà un vilain mot, il ne mérite pas d'être bien écrit...
Ecrit par : pantocrator | 26 octobre 2006
Ma pauvre Patricia, y'en pas de ça, dans nos montagnes... Déjà que la clé USB, faudrait aller jusqu'en Avignon pour se l'acheter, alors des photocopies services, les chèvres, elles en usent guère, peuchère...
Ecrit par : catmano | 26 octobre 2006
Pour Sartre, vous me l'ôtez de la bouche, mais c'est la seule chose que vous me retirerez.
Je ne suis pas marqué, je vous ai retenue, c'est une forme de politesse, en conviendrez-vous ?
Cat, dartyfnactoto.com, vous n'avez plus besoin de bouger, livrable en 24h. Y a moins cher, mais c'est moins sûr.
Panto, j'adhère, avez-vous lu l'édito de Imbert sur le "repliement français" ?
Ecrit par : D'Enguell | 26 octobre 2006
"relire le papier de P.Besson à la manière de "Christine Angot dans le Point, Catmano, je vous soutiens) "
Vous l'avez dans vos liens? Si vous pouvez vous payer le luxe de le "relire" dites-vous bien que certains ne l'ont pas encore lu.
Sinon beaucoup à dire sur Angot, personnellement c'est la seule femme que je rêverais de frapper tant elle m'énerve, j'adorerais la faire pleurer en public j'avoue. Catmano je vous rassure quand je vous comparais à cette sorcière j'exagérais, je n'ai nulle envie d'attenter à votre intégrité physique et je lirai toujours vos commentaires avec grand plaisir à défaut de les sauter....hur hur....
Ecrit par : pantocrator | 26 octobre 2006
Panto, grandiose! Elisabeth, bien lancé!
M'sieur Brighelli: je devine de plus en plus tous les scuds que vous devez recevoir dans les dents; et comprends votre ras-le-bol.
Ecrit par : Pendariès | 26 octobre 2006
Excusez moi Catmano , et merci pour cet éclat de rire que votre post a suscité chez moi surtout quand je lis d'autres posts qui me font beaucoup moins rire. heureusement que certains font preuve de beaucoup d'esprit sinon ce blog serait triste et insipide;)
j'espère que votre imprimante sera très vite en état de fonctionner:)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 26 octobre 2006
Pas de lien, juste la certitude qu'il est dans le numéro papier sur le classement des collèges violents (femme avec queue de cheval de dos sur la couv, un teasing pour laisser penser qu'elle se ronge les ongles de terreur).
Panto, ne rêvez même pas frapper les femmes, même Angot, please, je ne vous censure pas, mais pas ça !
Ecrit par : D'Enguell | 26 octobre 2006
Sibille
Toto et moi (heureusement pour vous que Sionach ne traînait pas dans le coin), nous vous avons surpris le doigt dans le pot de confiture, vous continuez de nier l'évidence tel l'enfant pas fier de lui et essayez de détourner l'attention.
Il vous faut grandir aussi.
Au fait, pour mémoire...
Je ne sais si je suis coupable de quoi que ce soit mais essayons de prendre de bonnes résolutions pour l'année à venir et de moins nous écharper. Je ne promets pas que je tiendrais toute l'année mais allez savoir.
Merci quand même pour la référence.
Ecrit par : Guillaume | 26 août 2006
De ruen. Je prends acte. A bientôt pour de prochaines aventure; (édition à venir, "si tout va bien", chez Retz.)
Ecrit par : christophe sibille | 26 août 2006
"Je n'aime pas SOS éducation pour de multiples raisons, qui semblent être partagées par beaucoup de bloggers ici, (quoique la prise de position de certains d'entre eux vis-à-vis de cette association fascisante semble assez récente...(Tiens, d'ailleurs, on ne voit plus Guillaume, Sionac'h, et toto rest un peu silencieux sur le sujet?) "
Ecrit par : christophe sibille | 25 octobre 2006
Vous, vous n'avez pas tenu deux mois...Mais continuez donc à vous ériger en haute autorité morale. C'est amusant.
Ecrit par : Guillaume | 26 octobre 2006
Lire et écrire est un très bon site. Sa raison d'être est d'aider les enfants en difficulté. Bien évidemment, les propos du style : "syllabique=proto-nazi" ne sont pas les bienvenus. Ils sont tolérés jusqu'un certain point et pendant un certain temps (quelques mois pour monsieur sibille ... ): quand le débat se transforme en stérile querelle droite/gauche "Mr. S." coupe.
Ecrit par : tata | 26 octobre 2006
D'ailleurs, Jean-François, on dirait qu'il y a un certain temps que vous n'y avez pas mis les pieds! Je vous recommande le forum de toto intitulé: "doléances". Un grand moment de "boulot".
sibille.
Certo che, sai cosa ti dico? Sei proprio stronzo e saccente Sibille! (ah che bella la libertà di espressione! nella mia lingua poi mi sento volare nel dirti queste due parole: stronzo e saccente, come stronza e saccente è la vostra scuola e il vostro IUFM madre e padre di tutte le inuguaglianze).
Ecrit par : tata | 26 octobre 2006
Bonjour toto, bonjour tata, bonjour à tous
allons un bon mouvement...qui se dévoue pour titi et tutu ?
Montaigneacheval et pentocrator..au moins une fois ?
Ecrit par : utile baron | 26 octobre 2006
Lecture en maternelle (après, c'est fini, promis):
Et si ce n’était pas les enfants qui ont changé mais ce qu’on leur fait faire en maternelle qui les a fait changer ?
Si, déjà, avant même l’entrée au CP, les méthodes employées, les activités proposées ne permettaient pas aux enfants de « devenir des élèves » ? Si on avait complètement oublié ce que pouvait être un enfant de trois ou quatre ans (je n’ose même pas parler des deux ans, il n’y a plus que dans nos petites communes rurales qu’on peut encore les accueillir) et mis délibérément la charrue avant les bœufs ou même, pire, si on avait laissé la charrue trôner seule, au milieu de son champ, dans l’indifférence générale...
Quelques petits exemples, pris au hasard, dans la classe voisine de la mienne (non, je n’ai pas espionné, ma collègue m’a fièrement exposé son travail) :
- X, 3 ans, reste dans la classe pendant la récréation, sous la surveillance de l’ATSEM, il n’a pas fini de coller ses petites gommettes sur les lettres majuscules de son prénom... Pas de chance, X est très méticuleux, il veut que les petites gommettes se chevauchent bien comme il faut, et en plus, ses abrutis de parents n’ont rien trouvé de mieux à faire que de l’affubler d’un prénom de 7 lettres ! Y et Z ont des prénoms courts, ils t’ont « patassé » un truc à la six quatre deux, vite fait, mal fait, la maîtresse n’y a vu que du bleu : « Oh ! Y et Z ont encore de la peine à se concentrer longtemps sur une tâche, en plus, ils ont des difficultés psychomotrices, pour eux, c’est difficile de poser la gommette au bon endroit... ». Pendant que X finit son travail (aidé ou plutôt assisté par l’ATSEM qui trouve la « punition » un peu dure et colle 8 gommettes pendant qu’il en pose une), Y et Z cultivent leur motricité fine dans le bac à sable, faisant preuve de capacités de concentration peu communes pour remplir la benne du camion sans verser un seul grain à côté...
- Novembre/décembre 200... : La maîtresse a décidé d’étudier « La petite chenille qui faisait des trous », voilà un ouvrage de la littérature jeunesse bien adapté à des tout-petits, en plus elle a trouvé un bouquin où toutes les séances d’activités sont prêtes, ça va les passionner... Il faut entourer le mot CHENILLE, écrire les mots CHENILLE, POMME, FRAISE, etc. en majuscules bâton, coller les fruits au-dessus de leur nom, remettre en ordre les étapes de la métamorphose du papillon, reconstituer le puzzle de la couverture et entourer le titre, le nom de l’auteur, de l’illustrateur et de l’éditeur (très important pour des bambins de quatre ans le nom de l’éditeur, ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien...). Sauf qu’à part quelques grandes sections, plus personne (si toutefois quelqu’un le savait au printemps) ne se rappelle ce qu’est une chenille, ni un papillon... Et puis, en décembre, ce qui préoccupe les tout-petits, c’est Noël, pas les chenilles... Alors vite, vite, on comate, le pouce dans la bouche, pendant qu’elle lit et relit le bouquin, on lui bâcle son machin et on sort en récré... Au printemps suivant, quand les petits ont commencé à se passionner pour les insectes de la cour, elle en était à autre chose, « la petite chenille qui faisait des trous » était bien rangée dans le placard...
- Le petit déjeuner de Léa : fiches toutes prêtes pour les MS... On reconnaît les mots JUS, LAIT, CEREALES, NUTELLA, PAIN, CONFITURE, on les colle sous les illustrations, on les copie en majuscules bâton, on range les lettres données en désordre, l’ATSEM, débordée par tous ces petits bouts de papier mal découpés que les gamins perdent, collent à l’envers, demande à la maîtresse : « Tu crois vraiment qu’ils vont les retenir, ça ne fait pas un peu beaucoup six mots à la fois ? » Ebahie, elle entend la réponse : « Ah mais non, ce n’est pas du tout pour qu’ils les retiennent, c’est juste pour leur donner le sens de l’écrit... » (eh ben, colle pèpère, dépêche-toi, j’ai mon ménage à finir, de toute façon ta maîtresse m’a expliqué que ça ne te servirait à rien...). Quant à moi, de très mauvaise foi, je me contente de demander à ma collègue si elle est sponsorisée par Ferrero...
- J’ai gardé le meilleur pour la fin : étude comparative de différentes éditions du conte « Le petit chaperon rouge » en Moyenne Section, on achète six ouvrages différents et on compare... l’éditeur (très important l’éditeur, ne me demandez pas pourquoi...), les illustrations, la typographie ; on travaille à la manière de ... ; on copie LE PETIT CHAPERON ROUGE en majuscules bâton, on recommence pendant la récré si c’est mal fait, on couvre une feuille de traces d’éponge rouges et noires... Encore une fois, je crois déceler un objectif pédagogique (mathématiques, topologie : « Je représente le chemin du loup et celui du petit chaperon rouge à travers la forêt. »), je demande aux enfants, ils ne savent pas pourquoi ils ont fait ça, « C’est des traces avec l’éponge », ils ne savent pas pourquoi ils ont utilisé du noir et du rouge, « C’est la maîtresse, elle nous a donné du noir et du rouge. », ils ne savent même pas lequel est le leur... Tout ce que je sais, c’est que le 4 septembre 2006, quand je leur ai demandé de venir s’asseoir sur les bancs pour écouter une histoire, deux d’entre eux m’ont dit : « Ah non ! Pas une histoire, nous on n’aime pas ça, les histoires... » (Ça y est, ils aiment les histoires, mais qu’est-ce que j’ai sué, en ce mois de septembre estival, pour leur faire découvrir le plaisir des contes...)
Ecrit par : catmano | 26 octobre 2006
Heu comment dire Monsieur le baron... Montaigne et moi l'avons déjà fait....ha que ce fut intense!
Ecrit par : pantocrator | 26 octobre 2006
Bonsoir Catmano, vous ne dites rien sur Cioran, vous tolérez donc que l'on me fasse limite passer pour une ordure antisémite sur ce site?
Ecrit par : pantocrator | 26 octobre 2006
Hello tata, stronzo et stronza, je me demande si ce ne serait pas des insultes. (Mon italien me défaille aussi :) )
Pourriez traduire, où ne traversez-vous le blog qu'afin de pourfendre vos adversaires d'univers parallèles, à la manière de d'Artagnan, d'auberges espagnoles en salle d'armes ?
« C’est la maîtresse, elle nous a donné du noir et du rouge. »
Cat, Stendhal en maternelle, c'est du Meirieu pur jus :)
Ecrit par : D'Enguell | 26 octobre 2006
Moi avoir jamais lu Cioran, moi pas pouvoir me prononcer. Mais moi avoir difficultés à supporter antisémites alors moi décider continuer à lire bouquins, écouter musique et regarder films moi aimer. Moi pauvre petite instit rurale, moi pas bien connaître grande littérature et encore moins littérature à la mode. Moi me contenter de lire quoi intellectuels penser et essayer de comprendre quoi eux dire... Après moi me forger opinion comme moi être capable, mais moi avoir beaucoup de difficultés à disserter sur bouquins alors moi m'abstenir...
Ecrit par : catmano | 26 octobre 2006
Tu as des difficultés à supporter les écrivains antisémites? Il ne va plus en rester beaucoup alors! A commencer par Zola!
Dommage d'être si obtus!
Ecrit par : pantocrator | 26 octobre 2006
En ce qui concerne la voyelle "e", une bonne occasion de relire l'ami Perec.Deux livres: La disparition ,un livre sans la voyelle "e" et les revenantes ou la seule voyelle employée est le "e".
Ecrit par : nestor | 26 octobre 2006
En ce qui concerne la voyelle "e", une bonne occasion de relire l'ami Perec.Deux livres: La disparition ,un livre sans la voyelle "e" et les revenantes ou la seule voyelle employée est le "e".
Ecrit par : nestor | 26 octobre 2006
Sorry, ce n'est pas les "revenantes" ,mais les "revenentes",logique.
Ecrit par : nestor | 26 octobre 2006
Oui, ce sont des insultes! Mais, en italien, (la plus belle langue du monde), ça passe nettement mieux à l'oral.
Sur "lire écrire", quand on n'est pas le petit doigt sur la couture du pantalon vis-à-vis de l'idéologie purement syllabique ambiante, et prêt à se laisser traiter de: "débile mental", (hein, Anne-Marie Valette?), ou de: "connard" et autres joyeusetés, (hein, toto?), quand on ose essayer d'argumenter et de contredire, de manière plutôt "soft", en tous cas avant d'être ulcéré par le ton sur lequel on vous répond, ce que j'ai fait, je vous prie de me croire, on se fait virer. Point barre. Ou on part, écoeuré, comme cela a été le cas de beuacoup.
Mais je maintiens ce que j'ai dit! Si les bloggers d'ici veulent aller prendre un peu l'air de ce site et se faire une idée par eux-mêmes, je les y encourage! Ceci-dit, l'excès nuit à la santé! Et, si je les ai confondu avec sos éducation, c'est que je n'ai pas senti de différence sensible, sinon sur le fond de l'expression, du moins sur la forme! En tous cas, j'imagine difficilement Montaignacheval, Pentocrator, Jean-Paul ou Pendariès y tenir plus de dix minutes, malgré la communauté de vues qu'ils peuvent avoir concernant les méthodes de lecture! Ce site est surtout d'un ennui! C'est, finalement, le plus difficilement pardonnable. En plus, il y a l'ineffable stronza tata!
Ecrit par : christophe sibille | 26 octobre 2006
bonjour d'enguell
mais non, pas d'insulte. Juste une manière de déposer un peu de sublime dans toute cette histoire, comme disait votre cher Hugo. Je préfère le sublime "stronzo" aux insultes hypocrites voilés de courtoisie.
Ecrit par : tata | 26 octobre 2006
Replaçons les choses dans le contexte de l'époque, s'il vous plaît. Au fait, "J'accuse", c'est qui déjà ? Et sur quel sujet ? Oh, et puis merde, j'abandonne, j'ai déjà essayé de croiser le fer à ce sujet cet été, il est des choses que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître... A moins qu'il ne s'agisse pas d'âge comme disait Brassens.
Ecrit par : catmano | 26 octobre 2006
sibille, je suis flatée. :o)
Ecrit par : tata | 26 octobre 2006
mais je doute fort que vous connaissiez la valeur pleine de ce mot doux
Ecrit par : tata | 26 octobre 2006
mais je doute fort que vous connaissiez la valeur pleine de ce mot doux
Ecrit par : tata | 26 octobre 2006
Pardon Catmano d'avoir moins de 40 ans, j'en suis plutôt fier de mon âge tiens et de mon physique aussi!
J'avoue avoir un peu de mal avec les gens qui me balancent leur passé à la figure pour ensuite venir me dire ce que je dois ou ne dois pas lire.
Ne pas lire Cioran parce que ce type s'est fourvoyé dans les années trente reviendrait alors à voter Giscard en 81 pour éviter l'arrivée d'un dangereux antisémiste socialiste au pouvoir?
Ecrit par : pantocrator | 26 octobre 2006
et puis, comment puis-je être stronza et innefable en même temps?
Ecrit par : tata | 26 octobre 2006
Et puis arrêtez de citer cette vieille ganache de Brassens à tout bout de champ, mes profs m'en ont fait bouffer pendant toute ma scolarité!
Brassens dans la bouche d'un prof ça fait tellement réchauffé, si vous saviez comme les élèves s'en foutent de Brassens, y'a Tribal King de nos jours attention!!!!
Brassens me saoûle si vous saviez! Quand on est prof il FAUT aimer Brassens, Noir désir et Ferré. A titre personnel je place le génial Sétois très haut mais j'en entends tellement parler que je vais finir par me rabattre sur Daniel Guichard!
Aujourd'hui tout le monde reprend Brasses! Son beauf, ses amis, Renaud le facho, le cousin du neveu de la concierge de son voisin du dessus, même Maxime Leforestier reprend Brasses c'est dire!
Si vous saviez comme j'en ai soupé des reprises de Brassens dans des MJC cradingues clafies de gens de gôche en petit pull!
Voilà pourquoi j'aime le METAL maintenant, c'est malin hein!
Napalm death et Anal Cunt ( c'est du grindcore, vous pouvez pas connaître vous avez plus de 40 ans hur hur hur) ça déchire sa race autrement plus que "dum dum dum dum ma pipe est cassée, j'ai trop fumé, dum dum dum"!!!!
PS, je suis hilare en écrivant ce post!
PS 2: "Qu'est ce que vous nagez bien chef!"
Ecrit par : pantocrator | 26 octobre 2006
Je me suis un peu chamaillée avec Pierre Magnan parce qu'il ne peut pas lire Stendhal à cause de Napoléon I°... La fille de Jean Giono avait fini la route à pied jusqu'au Contadour pour des raisons autres mais aussi à cause de Stendhal. C'est le sel de la vie ça. Le tout c'est de progresser même si des fois ça heurte dans ce qu'on a de plus cher. Quand je dis que je ne peux pas lire Céline malgré ses grandes qualités littéraires, je n'irais pas mettre à l'index ses livres et ne juge pas ceux qui les lisent comme antisémites dont mon époux... Pour Cioran idem, d'ailleurs le seul passionné de Cioran que je connaisse et que j'aime beaucoup est un anar nihiliste éleveur de chèvres.
Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2006
Bon je ne lis plus cet âne qui se permet d'insulter les fouroumeurs ET après s'étonne des réponses (comme à son habitude de petit trou du q) ... Ce sera sa punition .
Le Hell's je sais comment tu fais pour te souvenir de tout ... toi tu dois avoir du temps j'imagine...
J'aimerais savoir comment tu as appris à lire, tu me l'as peut être déjà dit, mais l'alcool et la fatigue de mes 'combats' contre les "moulins à vents" (nauséabonds) ne m'aide pas niveau mémoire.
Donc tu me fais un topo de tout, frères soeurs parents méthode profs etc etc etc affreuxtoto07@yahoo.fr s'teu plait
:)))))))))
Bon j'déconne mais j'aimerais bien savoir... t'imagines pô.
PT1 DE GOMMETTES
PT1 DE PRéNOM A RALONGE
PT1 DE MOT A ENTOURER
PT1 DE 4ème DE COUVERTURE
Merci CAT pour ton post .
Vont-ils COMPRENDRE ?
Ps: Perso je te comprends JPB certains sont trop cons pour que l'on puisse continuer de déconner tranquille ...OU ALORS tu fais comme Sibieude TU LES VIRE CHEZ LE CPE :o))))))))
Ecrit par : toto | 26 octobre 2006
Ma chère Dobolino je n'élève pas de chèvres mais j'en aime le fromage.
Cioran se déguste à la petite cuillère, c'est à dire moins d'une dizaine de pages par jour sinon on risque de mettre l'express de Brive en retard avec son cadavre avachi sur la voie.
Une citation de Cioran qui m'avait marqué: " si le dégoût de l'humanité conférait à loa sainteté il y'a longtemps que je serais canonisé"...
Moi ça m'a fait marrer, surtout que le gars Cioran était réputé pour être un boute en train rigolard loin du pessimiste qu'il se plaisait à esquisser à travers ses oeuvres.
J'ai eu la chance de visiter sa maison natale dans un gros village transylvain Ràsinari, son neveu tient un gîte rural et se marre lui aussi comme un bossu en vous servant un petit vin maison qui a tôt fait de vous faire rouler sous la table. Il y'a des vaches dans le cimetiere et de vieilles Dacia partout. Une simple plaque commémore sa naissance et c'est tout, rien d'autre qu'un vieux tramway ahanant et des oies sur la chaussée.
En me promenant dans le cimetiere où Cioran allait se balader jeune lors de ses nuits d'insomnie (c'est à dire quasiment tout le temps) j'étais bien, je pensais au génial Roumain qui avait fait du pessimisme son fonds de commerce en épousant fidèlement le fatalisme de ses compatriotes.
Il n'a rien inventé le père Cioran, son cynisme rigolard et finaud se retrouve à chaque coin de rue là-bas.
"Cioran est une fripouille" m'avait dit un jour un bibliothécaire, " il nous a tout piqué pour se la jouer écrivain tourmenté chez-vous!", c'était en avril dernier et j'avais beaucoup ri...
Ecrit par : pantocrator | 26 octobre 2006
Je n'ai toujours pas la traduction, italianophiles (elisabeth maybe), que veut dire stronzo ? Stronza, j'induirai.
Moi j'aimais bien Nicolas Peyrac, "Aragon n'était pas un minet..."
Ecrit par : D'Enguell | 26 octobre 2006
Et ma voyelle "e" , dans tout ce charivari, elle intéresse personne? C'est bien la peine que Nestor se décarcasse, je rentre dans ma coquille oulipotienne.
Ecrit par : nestor | 26 octobre 2006
Hé hé hé, Nicolas Peyrac!!! "Destination Zagreb via Venise" sans pédale wah wah svp!
Moi mon trip c'est Funkadelic, bref Parliament si vous préferez, de la bonne vraie funk music des 70's
Ecrit par : pantocrator | 26 octobre 2006
Fallait le dire, nestor, que l'ouvroir vous abritait.
Le nestorianisme, ce n'était pas pour vous, votre coquille de bernard-l'hermite vous aurait protégé de l'extinction,
La disparition, bel exercice, l'autre ne connais pas, mais merci, sincèrement pour l'information.
Je vous conseille Martin Amis, "l'information", autre style, mais abondance d'échange de procédés ne nuit pas.
Ecrit par : D'Enguell | 26 octobre 2006
A ceux que les allusions à Brassens (qui a fait l’objet de 3 messages sur ce blog) exaspèrent, on conseillera plutôt Guy Béart dans
« Parlez-moi d'moi
Y a qu'ça qui m'intéresse
Parlez-moi d'moi
Y a qu'ça qui m'donne d'l'émoi
De mes amours mes humeurs mes tendresses
De mes retours mes fureurs mes faiblesses
Parlez-moi d'moi
Parfois avec rudesse
Mais parlez-moi, parlez-moi d'moi
Vous me dites-ci
Vous me dites-ça
Comment vous avez vaincu vos orages
Vos petits soucis
Et vos gros tracas
Mais si vous voulez m'toucher davantage
{au Refrain}
Comme c'est touchant ce que vous vivez
Mon Dieu vous racontez bien vos angoisses
Ce que les méchants vous ont fait baver
Entre nous tous vos problèmes m'agacent
{au Refrain}
Je voudrais un peu parler un instant
Jamais vous ne me laissez en placer une
Lorsqu'enfin je peux déserrer les dents
J'ai l'impression de l'ouvrir pour des prunes
V'la qu'j'en ai assez de tous ces laius
Il est grand temps maintenant de nous taire
De nous embrasser
De secouer nos puces
C'est comme ça qu'vous comprendrez mon mystère
Parlez-moi d'moi
Y a qu'ça qui m'intéresse
Parlez-moi d'moi
Y a qu'ça qui m'donne d'l'émoi
Et plus vous pleurerez sur mes détresses
Plus voyez vous ça nous mettra en joie »
Ecrit par : Jean-François Croz | 26 octobre 2006
Oh, utile baron , vous me plagiez là!!! (c'est une boutade)j'avais déjà demandé "à quand titi et tutu?" et bientôt toutou?
On s'y perd! qui est qui? Pendariès=Pantocrator; Montaigneàcheval vous aussi alors(si j'en crois utile baron)? et tata ?dédoublement de personnalité?
... la saga du pseudo!
on va quand même pas retomber dans la paranoïa! je préfère en rire!
Super Catmano vous nous gâtez aujourd'hui!
Dobolino j'ai répondu à votre question en direct.
La journée finit vraiment mieux qu'elle n'avait commencé...:)
cet après midi, à Paris, avait un parfum de sud enivrant, des plus agréables en cette saison de chrysanthèmes ! ;)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 26 octobre 2006
Non je ne suis pas Pendaries désolé.
C'est incroyable ça, je n'ai pas le droit d'avoir d'amis sur ce forum?
Ecrit par : pantocrator | 26 octobre 2006
ineffable, tata, ineffable...
J'ai vécu cinq ans avec une de vos collègues. J'ai l'honneur de parler quelques mots de cette langue, qui est ma préférée.
Pantocrator, je vous conseille le groupe: "tower of power". C'est le groupe de soul music le plus phénoménal que j'ai pu entendre à ce jour. Vous m'en direz des nouvelles.
Ecrit par : christophe sibille | 26 octobre 2006
Je note, merci beaucoup, je vais me précipiter chez mon disquaire....Bref à la FNAC quoi!
Ecrit par : pantocrator | 26 octobre 2006
Bonsoir JPB,
Comment fut le débat contre le Tariq?
Quand passera-t-il à la télé?
mabiche
Ecrit par : mabiche | 26 octobre 2006
"J'accuse", c'est le gros titre de l'article d'Emile Zola prenant parti pour Dreyfuss dans la fameuse affaire du même nom, et qui fit la une de l'Aurore, en 1898.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 octobre 2006
Cher C. Sibille, merci de vos amabilités. Je vouss signale que vous êtes beaucoup plus soft sur le blog de JP, et que jamais vous n'y déverseriez les insultes que vous m'avez réservées sur le forum de G.Sibieude. Je vous signale que la plupart du temps, je faisais des copier-coller de personnes infiniment plus compétentes que moi, et que cela avait le don de vous exaspérer, car il est difficile de répondre à des arguments aussi frappants. Désolée.
Par ailleurs, je trouve le blog de JP très ludique et j'y viens pour rigoler un bon coup à la fin d'une journée fatigante. Ne venez pas me gâcher mon plaisir en distillant une petite dose léthale de votre venin.
Merci d'avance.
Anne-Marie.
PS. Avez-vous lu les livres de JPB, vous y verriez que les IUFM ...hem...
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 octobre 2006
Non sans blagues? Mais Zola a eu une vie avant son fameux "j'accuse" non?
Ecrit par : pantocrator | 26 octobre 2006
Moi j'aimais bien Nicolas Peyrac, "Aragon n'était pas un minet..."
Ecrit par : D'Enguell | 26 octobre 2006
Connaissez-vous celle-là:
Jean-Paul Sartre sort du lit d'Elsa Triolet et dit: "C'est pas que je me fais chier mais il se fait tard"
Plus tard, Elsa Triolet sort du lit d'Aragon et dit:" C'est pas qu'il se fait tard mais je me fais chier"
Dites, les profs de Français, c'est normal d'étudier les contes de Perrault en seconde? La prof de mon fils a l'air plutôt top et bosseuse: plusieurs dissert et explications de texte dejà contre deux sur l'année dernière. Mon fils est ravi mais il avait l'air un peu déçu par ce choix: il doit lire ces textes pendant les vacances. Quels conseils de lecture?
Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2006
C'est de Desproges non?
Ecrit par : pantocrator | 26 octobre 2006
Retour sur quelques réflexions et observations sur quelques bêtises lues ici même:
Pourquoi avons nous affaire à des gamins de plus en plus démunis? Voyez nombre de parents et leur niveau culturel. La culture de ceux qui comme moi sont proches de la cinquantaine est en voie de raréfaction sinon de perdition. Cela a bien été décrit et dénoncé par quelques bonnes plumes. On ne voit pas de solutions et ce n'est pas le ministre actuel qui donne les signaux d'une "rupture" susceptible de donner un peu d'espoir aux "réacs " ... qui ne condescendent pas à baisser encore et encore le niveau des références culturelles. Ces références longtemps partagées par des personnes - je tiens à ce terme plutôt qu'individus- de catégories socioculturelles variées ont été mises sur la touche par les égalitaristes confits de bonnes intentions. Ce sont les mêmes moralisateurs qui ne comprennent pas grand chose aux Moralistes: l'oeuvre de Cioran vaut mieux que les jugement idiots distillés ici avec pour "grande" référence le bouquin de Laignel-Lavastine!
La baisse du niveau que certains nient a toute les chances d'être occultée: lors d'une réunion entre profs de collège et profs du primaire il a été évoqué la fin des évalutions à l'entrée en 6°: on casse le thermomètre et il n'ya plus de réchauffement de la planète Educnat.
Dans la même veine: l'an passé il y a eut trop de conseils de discipline dans le département. Alors alors? L'inspection d'Académie a recommandé aux chefs d'établissement une baisse car ça ne sert à rien et l'on ne fait que déplacer le problème. Je trouve ça très bien de déplacer les "problèmes". Si ils ne sont pas contents les "problèmes" et les parents des "problèmes" ils doivent prendre des précautions.
J'imagine que le ministre la ramènera pour vanter les mérites de la note de vie scolaire - les élèves, pardon les "problèmes" n'en ont rien à cirer, rien je vous assure, depuis la rentrée rien n'a changé - en faisant observer qu'il y a moins de conseils de disciplines. Et hop! le tour sera joué. Ce Robien! La note de vie scolaire c'est le retour de la morale! Bravo!
Envie de vomir quelques fois...
Pour en revenir à Cioran et à Eliade dans le colimateur de ceux qui ne les ont pas lus ou si peu (l'auteur de ces lignes les a lus et médités): je n'ai pas envie de blablater sur ce blog pendant des heures. Je recommande l'article de la revue Eléments - oui, je sais, certains vont hurler et ils ont tort! - paru en juillet 2003 ( n° 103, pages 40-47) signé J.-C. Maurin. Plus récente et remarquable, l'étude de M. Ruggeri , professeur au Lycée Evariste-Galois de Noisy-le-Grand parue dans la revue XVII° siècle, Avril 2006, n° 231 sous le titre: Cioran ou la Leçon de Ténèbres des moralistes français.
A suivre.
Ecrit par : Maxime | 26 octobre 2006
Certes, c'est de Desproges comme cette petite phraseque je reproduis plus ou moins exactement: " ce gosse était intelligent, la preuve il avait réussi à apprendre à lire malgré les techniques en vigueur à l'éducation nationale.."
Je venais juste vous écrire un petit bout d'une chanson de Ramon Pipin et Brantalou dans le disque No Sex du groupe Odeurs (1980):
Titre: Je m'aime
Je m'fous des autres, y'm'servent à rien,
j'ai pas d'parents, j'ai pas d'copains
Pas d'poissons rouges, pas d'chats pas d'chiens
Y'a que quand je suis seul que je suis bien.
J'ai l'type athlétique env'loppé,
C'est juste le genre de mec qui m'plait
Comment penser un seul instant
Que quelqu'un puisse m'aimer autant
Refrain (chanté à la Johnny):
Oh oui! je m'aime
Avec passion, avec ivresse
Avec furie et volupté
...
Faudra quand même que j'me surveille
J'entends d'jà plus rien d'une oreille
Bon, là, j'ai pas tout le texte... Ce n'est pas du Cioran mais c'était franchement bon et tous leurs autres textes aussi: pleine déca-danse et après on s'étonne. On peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre avec le sourire de la crémière et le tout gratuitement mais je me plais toujours à écouter Ramon Pipin's Odeurs
Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2006
Catmano? Catmano???
Et si on parlait de Brassens... "l'âge ne fait rien à l'affaire, quand on est con on est con" c'est ça?
Comme c'est mesquin de citer Papy Brossard pour se défendre....
Cukierman sors de ce corps!!!!!
Ecrit par : pantocrator | 26 octobre 2006
A mon humble avis, Brassens si on le forçait à venir lire tout ce que nous écrivons les uns et les autres ( faudrait le forcer bien sûr) il se fendrait la poire!
" vous l'ami des Tommys, vous l'ami des Teutons"
Aucun d'entre nous n'est digne de son agnosticisme porté à sa quintessence. Regardons nous en face!
Celui qui se réclame de Brassens n'est pas ici. Il n'est nulle part où on s'écharpe pour des idées. A-t-il raison ou tort? En tout cas, il balance entre deux âges et nous emmerde tous.
Un vrai anar mais, à ce compte là, il faudrait que notre jolie planète compte 750 millions d'habitants.
Brassens n'a jamais tenté de faire quelque prosélytisme que ce soit et, pour lui, nous sommes tous des CONS, Moi première. Il aurait appelé tous nos ergotages de la sodomisation de diptères.
Au fait, je me suis faite éjectée du forum enfants-précoces parce que j'ai tenté de leur expliquer que leurs soi-disants EIP étaient en fait des momes seulement intelligents, en premier lieu mal élevés à la maison ( et je suis bien placée pour en juger) puis ensuite achevés à l'école( hélas encore bien placée!).
Ils m'ont dit que j'étais une propagandiste de Brighelli, ostracisée, montrée du doigt .... Je me suis tirée lachement.
" Je suis mou, j'en suis fier
Faible, dégonflé mais sincère"
Aussi Ramon Pipin's Odeurs
In fine, je préfère les insultes délétères que je me goinfre ici. Merci à Pentocrator et Pendariès.
Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2006
De rien de rien, je reviens à peine et déjà la gloire!
Ecrit par : pantocrator | 26 octobre 2006
Moi avoir jamais lu Cioran, moi pas pouvoir me prononcer. Mais moi avoir difficultés à supporter antisémites alors moi décider continuer à lire bouquins, écouter musique et regarder films moi aimer. Moi pauvre petite instit rurale, moi pas bien connaître grande littérature et encore moins littérature à la mode. Moi me contenter de lire quoi intellectuels penser et essayer de comprendre quoi eux dire... Après moi me forger opinion comme moi être capable, mais moi avoir beaucoup de difficultés à disserter sur bouquins alors moi m'abstenir...
Ecrit par : catmano | 26 octobre 2006
MOI adorer toi langage! Toi moins con que la moyenne! Toi, y'en avoir beaucoup d'avenir! Toi pas être cultivée mais toi y'en a être pas con! Moi y'en a être d'accord avec toi! Nous très nulles mais au moins on sait comment ça se produit le lait de chèvre! En cas de guerre, en cas de crise ou de victoire de la gauche, nous y'en avoir toujours à manger...
Surtout que nous vivons l'une et l'autre avec des paysans qui ont des "terres" et nous y'en à être moins cons que la moyenne: on aura toujours à bouffer même si ils sont complètement incultes selon les critères des "autres".
Vous aimez le fromage de chèvre? Grand bien vous fasse! Nous sommes limitées intellectuellement, bourgeoises si ça vous chante, mais nous savons le faire et bénéficions des structures ad hoc. Pardon, j'étale ma culture de sous-caca.
Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2006
"Le vilain petit zoziau
Perché sur la branbranche
Il a fait son caca
Sur mon duffle-coatcoat
Maintenant j'ai une grosse
Tatache sur ma manmanche
Le cieciel il est bleu
Blanblanche est sa crocrotte"
Dobolino, quel revival que Pipin's Odeurs. Sans la musique, nous ne sommes rien. (Et encore, je vous zappe la fin de la chanson)
C'est certain qu'avec de telles références sur un blog EIP, la déjection, pardon, l'éjection est latente.
Pour les contes de Perrault ("Mon ami le roi", dit le marquis de Carabas ;), l'étude commençant en GS, le lexique finalisé doit bien se maîtriser en seconde. C'EST NORMAL !
Panto, prof franquiste comme penda, copains comme cochons depuis tant et tant... En quoi Catmano, déjà la cible de Penda cet été -un peu vulgairement si j'osais le rappeler-, vous dérange-t-elle ? Je ne viens pas que pour elle (sa parano ne le supporterait pas :))) ), mais ses feuilles sont très intéressantes, non ?
PS pour Thôt, je suis un garçon, je préfère les filles, mais je veux bien t'écrire quand même lorsque je me serais inventé un parcours sans faute (lecture tout seul vers 6-7 mois, dans une grotte sans eau courante, quelques ours pyrénéens me disputant mes lapins morts et froids attrapés au collet catalan... ;) ).
Non, j'étais un affreux bourgeois désargenté baignant dans l'anticommunisme primaire (et salvateur).
Et comme dit J.F. Croz, vive Guy Béart :)
Je vais voir pour affreux toto ;)
Ecrit par : D'Enguell | 26 octobre 2006
"Mais ,chère Dobolino, ne trouvez pas inouï, cette érosion feutrée, sucrée et hypocrite des libertés fondamentales de notre République" Montaignacheval
Le mot "sucrée" me fait d'un coup flasher: dans Le Hussard sur le Toit" , Giono parle de l'odeur sucrée du choléra...
Je ne suis qu'un petit sous-scientifique mais je me pose des questions, certes parfois un peu limitées... Là, quand même, y'a un truc qui me disturbe.
Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2006
Jer suis ravie, D'Enguell, que vous connaissâssiez (je sais, c'est pas français), Odeurs et j'offre ceci à tous les profs de ZEP:
Refrain:
Jeunes, beaux et sains
Grâce à tes plantes!
Notre mère nature veille au grain,
Foin des chimies polluantes!
Devenez sains!
J'ai les vingt minutes d'interclasse
Pour rendre hommage à la Thaïlande
Un coquet joint de Bouddha grass
Et le surgé devient limande!
(Refrain)
En philo, les feuilles de coca
Stimulent l'esprit analytique
Je ne dors plus à Spinoza
Waou, y'a du swing en dialectique!!!
Pour la physio, j'ai un cactus,
Le plus pur peyotl mexicain!
Y'a des glaïeuls dans les sinus,
Un tapir dans les intestins!
(Refrain)
Mon crâne bascule,
Le soir, parfois,
Ma mère me tend des amphétamines
En fait elle ne comprend pas
L'écologie"
Eh oui! 1980... et nous allons en nous frappant le cœur!
Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2006
Que vous connussiez Castaneda et sa petite fumée, j'aurais admis. Cela aurait été une raison valable pour que vous pourchassassent les gars d'Assas. (Triple Godwin).
Cruise at speed of life, nous chantait l'ex-mari de la chanteuse des Pretenders. Les amphet, c'est comme prendre le TGV en marche en marchant moins vite.
Ça fatigue autant, mais on a plus de souvenirs. (indice N°2 pour Thôt) :)))))))))))
Ecrit par : D'Enguell | 27 octobre 2006
Bonjour,
les commentaires dans l'article du 9 octobre "du principe de liberté", étant clos, je me permets d'apporter ici une réponse à un commentaire, écrit par : toto le 16 octobre 2006. Celui-ci, évoquant la condamnation d'un IEN pour agressions sexuelles, se demande si cela est vrai. Oui, malheureusement. Le texte recopié est le copié collé d'une dépêche AFP du 27 septembre 2005 19h23.
On trouve que cela est ancien, réchauffé. Certes, mais pour une condamnation combien de silences ?
Alors qu'un IEN risque une sanction pour des prises de positions, que l'on partage ou pas. Alors qu'un proviseur a été sanctionné, il est homosexuel. Alors qu'on ne parle déjà plus de cette enseignante agressée à Etampes. Il est vrai que dans ce cas "aucune faute n'a été commise". Que se passe-t-il dans la grande maison ?
Visitez ce lien :
http://www.casepassecommeca.com/article.php3?id_article=58#forum71
Dans certains commentaires, sur ce site, on a pu lire le manque de courage de certains, la puanteur des tranchées de l'EN. La lecture du lien proposé ne conforte-elle pas ces commentaires ?
Oui l'EN est bien malade. Ne serait-ce pas le miroir d'une société malade ?
Merci de votre lecture.
PS : certains liens contenus dans la page proposée ne sont peut être plus actifs. Je peux donner tous renseignements en ma possession à celles et ceux qui en exprimeront le souhait.
Ecrit par : Victano | 27 octobre 2006
Allons bon à peine suis-je revenu que déjà j'en vexe deux qui me piquent un fard comme des gaminettes. :-)
Bon les filles on arrête de bouder et on mécoute deux secondes? C'est que ça se fâche vite ces bestioles-là!
Parce que j'ai le malheur de défendre un auteur qui m'est cher (et que je prends aussi à la légère Cioran étant un grand déconneur devant l'éternel) je me fais quasiment traiter d'antisémite par Montaignacheval. Ca plus le couplet sur la bourgeosie rance ça fait un peu beaucoup non? Il m'eut été agréable que vous me défendassiez mesdames au lieu de rester dans votre mutisme et d'en rajouter une couche dans la victimisation Catmano.
Je me suis défendu tout simplement contre cet empressement à faire de moi un hydre negationniste, n'aurais-je pas du?
Par contre que l'on vous traite VOUS de bourgeoises et vous vous enflammez mesdames. Vous des bourgeoises que nenni allons! Cornegidouille on vote à gauche ici Monsieur, alors les bourgeois vous irez les pêcher ailleurs!
Hélas hélas, je ne parlais pas de l'etat d'esprit bourgeois mais d'un certain confort matériel et de votre culture qui, face à mes élèves de BEP fait très "bourge" que vous le vouliez ou non.
Chaque année j'explique à mes classes d'où vient le mot "bourgeois", je leur dessine un plan de ville médiévale au tableau et je leur parle du bourg, de la cité, bref Pirenne et Hers en deux lignes quoi...
Pour mes petits maghrébins les bourgeois ce sont les européens, les français, au moins ça a le mérite d'être clair!
Pour d'autres ce sont ceux qui possèdent une piscine, une belle voiture ou partent en voyage.
Culturellement aussi nous sommes des bourgeois, l'opéra, la musique classique mais aussi Brel ou Brassens leur aparaissent bien abscons, " c'est un truc de bourges ça Monsieur" m'avait sorti un gamin de LEP au sujet du Grand Jacques par exemple...
Voilà pourquoi tant de profs ont voulu se la jouer cool et branchouilles et s'extasiant devant Diam's (big-up big-up big-up, à toutes mes soeurs, big-up big-up big-up big-up à toutes celles qui se sentent seules, la vie est courte et tu le sais pas le temps de prendre de pause yeah!)...
Le prof de base a beau s'habiller chez Emmaus et rouler en 4L savane il restera toujours aux yeux de nombre d'élèves un bourgeois sauf bien-sûr s'il a affaire à des cailleras spécialisées dans le bizz de shit et de portables volés, dans ce cas-là c'est l'enseignant qui passe pour un clodo évidemment!
Bref, tout ça pour vous dire combien je me sentais gêné ici parfois. Au lieu de me mettre à l'aise voilà que vous m'enfoncez, rien de plus terrible pour des gens de gauche que de se faire traiter de bourges encore pire que Mohamed quand on le prend par erreur pour un Feuj c'est dire!
Vous parlez bien, vous traquez la faute d'orthographe, on retrouve de l'ENS et même des familiers de la phénomenologie, bref du beau monde avec de temps en temps les saillies d'un poivrot (Toto que j'aime beaucoup, y'a du Blondin chez ce gars et je suis sincère) pour animer le tout.
Et moi et moi et moi au milieu qui me fait rembarrer parce que j'aime Cioran je réagis, je dégaine, je dézingue c'est peut-être maladroit et outrancier, ça fait des dommages collateraux (vous mes deux tourterelles d'amour) mais ça sort!
La reductio a hitlerum de l'ami Montaigne m'a profondément déplu, c'est un procédé indigne d'un brave gars comme lui et je suis sûr que ce n'est qu'un accès de prurit, ça passera, nous nous reparlerons comme avant, je n'aspire qu'à cela.
Brassens ma saoûle de plus en plus qu'y puis-je, j'en ai assez de le voir brandi comme étendard sacré de toutes les causes, de toutes les colères, foutez-lui la paix à ce mort et cessez de l'adapter à votre sauce du moment.... Brassens disait, Brassens chantait, shut-up Brassens! T'es mort! Tu croyais pas en Dieu c'est pas toi qu'il va ressusciter en premier non mais qu'est ce que tu croyais, bouffeur de tielles va! Héraultais! Sale 34!!!!
Que vous le vouliez ou non, et je suis désolé de vous ressortir le QSJ consacré à Pierre Bourdieu, vous reproduisez des schémas, des comportements que votre culture, votre milieu ont largement determinés. Certes vous ne faites pas partie d'une bourgeoisie d'affaires, certes vous n'avez rien de rance et vous ne fricotez pas avec les deux-cents familles mais culturellement on peut je pense vous taxer de bourgeois...
De là à vous vexer comme vous le faites il y'a un océan pardieu! Acceptez donc votre condition! Vous êtes bourgeois dans le sens où vous faites partie d'une élite intellectuelle, vous dominez en quelque sorte votre sujet et votre progeniture aura l'insigne honneur de partir avantagée dans la course scolaire.
J'ai enseigné une année dans un collège de centre ville, bizarrement les bons élèves, les doués, les cultivés, les vifs du bulbe étaient tous des enfants de médecins, d'architectes ou de cadres de la fonction publique...Bref tous des fils de petits bourgeois à piscine qui amenaient leurs gosses à Rome et Delphes et leur payaient des séjours linguistiques à Londres. Etrangement ces mêmes rejetons de bourgeois étaient tous latinistes et, malgré leur jeune âge, professaient tous des idées politiques d'extrême gauche faciles.
La cité scolaire abritait aussi un lycée, on pouvait y voir à la sortie de splendides specimen de fils de bourges à dread-locks tapant sur des djembes dans une communion africaniste touchante même s'ils se méfiaient comme de la peste des maghrébins leur tournant autour! J'y ai vu les plus beaux specimen de nanas en tablier et chaussettes orange de toute mon existence sans parler du sac à main façon besace de chasse kaki... très seyant!
Tout ce petit monde attendait papa maman et se retrouvait au cinéma d'art et essai de Valence afin de voir le dernier Ken Loach qui allait les conforter dans leurs petites convictions altermondialistes si confortables....
ERK! Dire que j'ai echappé à ça! Papa adore Johnny et les marches militaires et maman est fan de Sardou, en plus ils étaient admirateurs de Georges marchais et me traînaient à toutes les fêtes du parti. Mon oncle était un commercial encarté au FN (paix à ton âme tonton, t'aimais pas les carraques et tu lisais de vieux Konsalik mais ça ne m'empêchait pas de t'adorer) et tout le reste de ma famille est dans le lait de brebis du côté de Roquefort c'est dire si la traite ça me connait ma Dobolinette!
Papa, maman,tonton et tatie encore une fois merci!!!!
Allez salut les filles, daignez accepter qu'un modeste contributeur vous parle de sa petite expérience, n'y voyez pas d'injure si je vous salue par ce tonitruant "bonne nuit mes bourgeoises" je vous aime toutes les deux!!!
Big kiss à vous deux wesh wesh!
Ecrit par : pantocrator | 27 octobre 2006
Au fait, à tous mes condisciples de ce forum que leur judéité travaille un peu d'humour Kazakh ne peut pas faire de mal
http://www.dailymotion.com/group/14816/video/xjonp_scene-coupee-le-chiot
Ecrit par : pantocrator | 27 octobre 2006
Moi ça me fait rire!!! Ne ratez pas le film le 15 novembre! Le Kazakh fait dans le scato aussi!
http://www.dailymotion.com/group/14816/video/xhvqc_scene-coupee-police
Ecrit par : pantocrator | 27 octobre 2006
Nuit. Ouhouh, y encore quelqu'un????
Bon. Pantocrator et Pendariès font la gueule, parce que je suis un gros vilain ennemi de Cioran.
JPB, il doit dormir, comme les gens normaux....
Catmano, Dobolino et les autres Lariba aussi, sans doute.
Alors que la main de la Lune vous soit propice.
que les flatulences de De Robien ne vous procurent oncques embarras gastriques et déduit de ventre...
qu'on prépare pour vous, pour l'aube, gras chapons, bonnes poelées de cèpes et sanciaux.
qu'on aille tirer le vin mascarat de chinon des barrriques...
qu'on fasse cuire le pain doré d'epeautre...
qu'on aille traire pour vous le lait mousseux et tiède
qu'on décocte pour vous ycelle boisson nouvelle venue des terres de l'Amérique, et qu'on nomme caffé...
que Ségolène vous lâche la grappe
que Sarkozy aussi
que Optic deumiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiilllle
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 27 octobre 2006
Ouh ouh, y a plus personne????
Bon:
Pendariès et Pantocrator boudent parce que j'ai été un vilain et que Cioran est le plus grand ami des Juifs de l'Histoire...
Lesautres, JPB en tête doivent faire comme les gens normaux, dormir....
BOn , eh bien que la main de la Lune vous soit propice
que les couilles d'Antonescu ne vous procurent point de démangeaisons
que les varices de De Robien n'explosent pas avent que nous soyons aux abris
que de gras chapons vous soient servis demain pour votre déjeuner
que 600 Milliards d'Euros soient affectés à l'Ecole
que les profs achètent une dose d'humour de temps en temps
que les sloggys des formatrices IUFM se parent des couleurs de l'arc-en-ciel (ah Pantocrator...mort de rire, je suis...merci....)
que la Turquie rende la consommation de döner kebab laïque et obligatoire
que Brighelli continue
que je retrouve mon stylo MontBLanc qui vient de rouler sous ce p....de piano
que je m'achète des croissants dans une heure
que Michèle Alliot-Marie m'envoie des missiles
que Ségolène fasse du couscous...royal
que Sarkozy regagne la poubelle dont il n'aurait jamais dû sortir
que les chesses d'eau chassent du Vosne-Romanée
que les pavés de paris soient des bites pour que Delanoë marche à croupetons
que j'arrête de dire des conneries
que Optique DeuxMiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiille
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 27 octobre 2006
Quelques réflexions matudinales pour essayer de calmer les esprits là ou ce blog vire parfois au loft (mais n'est-ce pas notre part d'humanité révélée?). Il est dans l'air du temps que la réflexion "en générale" (rita) semble pencher vers l'efficacité et la dénonciation des "faux-semblants".Laissant de coté, le domaine de la politique qui est un terrain miné.Deux poles aimantés mais ne s'aimant pas se disputent l'attraction du balancier de la réflexion et je ne peux m'empécher d'établir un parallèle entre "pédagogiste" "anti-pédagogiste" d'une part et "psychanalyse" "cognitivo-comportementalisme" d'autre part.Le chant des partisans est stéréophonique avec peut-etre un baffle plus fort que l'autre( le droit?), c'est ce que j'appelle "l'air du temps".Et cette réalité me questionne: le désir d'humanisme, la "soif d'idéale" ne sont-ils pas en rélité une quète égoiste, de satisfaction intellectuelle personnelle non ancrées dans la réalité de l'Autre?La véritable Altérité n'est-elle pas dans la question:" est-ce que je donne à ce jeune dont j'ai momentanément la charge, le Maximum d'atouts, de chances pour son devenir?" C'est moins bandant intellectuellement parlant, mais c'est bigrement Responsable. Et je partage humblement avec Hannah Arendt que " l'autorité est dans la responsabilité". Ce questionnement me taraude parfois (cela ne m'empèche pas de dormir, quoi que!). Tout en relativisant et en sachant que si l'efficacité, la certitude sont des concepts du domaine de la science, la Vérité est un concept philosophique beaucoup moins confortable car se situant dans une quète existentielle perpétuelle qui en mème temps nous fait avancer de génération en génération. Je ne veux pas fuir le domaine essentiel de la "responsabilité" mais en bon philosophe-paysan, je terminerai par une aporie, je n'ai pas de réponse, alors je vous lis tous avec intérèt et plaisir ( important le plaisir).
Ecrit par : nestor | 27 octobre 2006
"Culturellement aussi nous sommes des bourgeois, l'opéra, la musique classique mais aussi Brel ou Brassens leur aparaissent bien abscons, " c'est un truc de bourges ça Monsieur" m'avait sorti un gamin de LEP au sujet du Grand Jacques par exemple..."
Pantocrator, mes efforts épistolaires, dirigés un peu réductivement vers la maternelle et le début de l'élémentaire, visent à ce que, d'ici une dizaine d'années, vos élèves aient les bases nécessaires pour ne plus trouver tout ce petit monde abscons. A mes collègues de CM et à mesdames et messieurs les professeurs de collège de prendre la suite... Une "primaire" et fière de l'être. Sur ce, je ne boude pas, je pars en vacances.
Ecrit par : catmano | 27 octobre 2006
Panto, "Les deux anglaises et le l'Incontinent", magnifique remake que vous nous avez joué là.
C'est un roman sur Isère accouplé à bourre de péage, c'est une ode limite saphique, "je te pince" pour montrer que moi aussi je suis un écorché... ;)
A+
Ecrit par : D'Enguell | 27 octobre 2006
"Panto, prof franquiste comme penda, copains comme cochons depuis tant et tant... "
D'Enguell: mon grand-père espagnol a 16 ans a pris les armes contre Franco (CNT-AIT) et n'a plus jamais vécu dans son pays ensuite, et deux de mes grands-oncles espagnols sont morts contre les fascistes. Dont un dans un camp en Allemagne. Alors la culture franquiste dans la famille...
Monsieur Brighelli, ca y est, oui, je comprends que vos alliés vous entraînent dans la boue que vous lancent vos adversaires.
Ecrit par : Pendariès | 27 octobre 2006
Je ne pleure pas sur le destin familial: sinon je ne serais pas né (mon grand-père n'aurait jamais connu les Pyrénées, camp de la Tour de Caroll, n'aurait pas rencontré ma grand-mère, ne m'aurait pas donné mon penchant anar et nihiliste, etc.). Encore une fois on est descendu dans l'infection, et non le rentre-dedans correct ou rigolard, ou potache, rabelaisien (on ne supporte pas ça ici!). Bref vive le politiquement-correct des salles de profs et de classe (mais du côté du tableau, bien entendu. De l'autre: c'est la remise en question permanente, même sans intelligence ou point de repère: c'est le coup de poing ou l'indifférence.).
Mon pauvre Panto (qui n'est pas moi. On ne connait et on se marre de tout ensemble depuis 10 ans environ.), allez on se voit ce we sur montpellier pour boire un coup?
Ecrit par : Pendariès | 27 octobre 2006
Tiens, je suis tellement franquiste, d'Enguell, que hier j'étais au concert de Yann Tiersen à Montpellier. Pour le frisson gôchiste. Sacré vous.
Ecrit par : Pendariès | 27 octobre 2006
AFFLIGEANT!!! CE blog est une arène - un bac à sable- où l'on joue au crétin.
Pas encourageant!
Les Pendariès les Pantocrator les Montaigneacheval et autres Dobolino: cervelles plates! Expression empruntée à R. Daumal. Vous connaissez?
Ecrit par : Maxime | 27 octobre 2006
Pendariès, il fallait lire : prof franquiste que vous avez euE, femme, si je m'en souviens, comme Panto l'avoua hier.
C'est infernal, de penser avec votre famille, esprit des Lumières. Zut! Crotte ! Flûte et Diaule !
Sincèrement
Ecrit par : D'Enguell | 27 octobre 2006
Quelle déception Penda
. Vous ne vous rappelez pas ce que vous écrivâtes cet été.
JPB écrit plus, et parfois il s'en souvient mieux ;)
Ecrit par : D'Enguell | 27 octobre 2006
"Le roman du jeune homme myope".
Conseil amical.
Salut Maxime. Quel cirque.
Ecrit par : D'Enguell | 27 octobre 2006
Je ne peux intervenir que de façon très épisodique dans ce blog. Mais je voulais remercier catmano pour son exposé lumineux sur la lecture.
J’ai rassemblé vos trois interventions dans un document unique pour pouvoir le relire plus attentivement. Quelques questions :
- Qui est le Monsieur qui s’en prenait à un « défaut de fréquentation de l’Objet-Livre » ?
- Dans le même paragraphe vous parlez de « fréquentation aléatoire d’un fait grammatical » puis vous ajoutez : « j’abrège mais je peux fournir plus de renseignements ». Je suis preneur de ces suppléments.
- Vous annonciez une réflexion à propos de la « formation des enseignants sur les méthodes de lecture ». Elle n’est pas venue. Dommage…
Après les questions, une remarque :
Il me semble, à vous lire, que ni les méthodes mixtes en usage dans les années 70 (Daniel et Valérie) ni même la méthode naturelle de Freinet n’avaient à cette époque produit les catastrophes qu’on voit aujourd’hui. Cela relativise beaucoup les querelles abstraites sur la « seule méthode scientifiquement vraie ». Cela invite en revanche à réfléchir sur les vraies raisons de ladite catastrophe. Je relève dans vos messages deux points qui me semblent essentiels :
- ce qui se passe en amont, ie en maternelle. C’est sans doute pas là qu’il faut commencer et pas, comme le fait Robien, par l’imposition d’une méthode unique en CP.
- les effets cataclysmiques de cette idéologie gluante du « sens » qui, apparemment, n’était pas revendiquée autrefois par les freinétistes et qui exerce ses ravages bien au-delà de l’apprentissage de la lecture. Elle est responsable du non enseignement de la grammaire, du non enseignement des mathématiques, du non enseignement de la littérature, du non enseignement de l’histoire et de la géographie (analyse de documents sans connaissances préalables solides) etc. Cela commence en maternelle et va jusqu’en terminale. L’université a pour l’instant échappé au « sens » - le problème étant que cette « primauté du sens » dans la scolarité antérieure de nos étudiants fait que 40% d’entre eux sont totalement incapables de comprendre le « sens littéral » d’une page écrite dans un français normal et qu’ils s’épuisent en vain pour repérer des ancrages énonciatifs, des registres et autres balivernes dans un texte dont ils saisissent dans le meilleur des cas de quoi ça cause globalement : toute question un peu précise, dans le cadre d’une simple paraphrase, se heurte à un mur d’incompréhension sinon d’incrédulité : mais pourquoi il nous demande des trucs pareils le prof ?, me semble-t-il lire dans des yeux ébahis et sur des lèvres réduites à une silencieuse impuissance.
Merci encore pour vos messages.
Pedro Cordoba
Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 octobre 2006
D'Enguell, la syntaxe portait à interprétation... Avec l'incise. J'aurais pu faire attention au singulier, mais ma cervelle m'a fait croire qu'il y a eu une faute de frappe. La famille c'est important non? On est le fruit de son milieu. De toute façon, oui, ce n'est qu'un bac à sable. Et un jour ou l'autre tel Prospero nous jetterons notre baguette. Et comme l'a écrit JPB: le combat pedago-antipedago est un microcombat. Qu'en restera-t-il? Ecrira-t-on son histoire à la façon des Anciens contre les Modernes? S'en souviendra-t-on? Bref, je suis fatigué; et j'ai ma thèse pour me "reposer" durant toutes ces vacances...
Ecrit par : Pendariès | 27 octobre 2006
Je pense pas AVEC ma famille, je pense aussi CONTRE ma famille. Tout dépend des jours, des situations, etc. Ahhh j'ai l'oeil droit qui palpite!
Ecrit par : Pendariès | 27 octobre 2006
Je ne nie pas être une nantie, une privilégiée. Mes enfants le sont aussi pour la simple et bonne raison que mes parents et leur père ont pris l'ascenseur qui s'offrait à eux. Ils bénéficient, si ce n'est de beaucoup d'argent, d'un environnement culturel familial riche encore que nous vivions loin des villes. Si mon fils de quinze ans avait Pantocrator ou Pendariès comme profs, ils s'éclateraient ensemble car je retrouve idans leurs propos, cent fois mieux maîtrisé, ce qu'il balbutie à peine.
Je trouve regrettable qu'on galvaude des mots comme bourgeois, réactionnaire ou fasciste pour en faire de très banales insultes...
Ce dont je rêve c'est qu'à nouveau des forces vives issues du peuple puissent comme les familles de mes enfants ont pu le faire au XX° siècle venir renouveler l'intelligentsia.
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2006
Y aplus personne??
Y font grève???
Y boudent???
Ouh ouh.....tiens , mais ça sonne creux...comme un cerveau de fromateur IUFM....Mais mais mais sauvez moi, je suis tombé dans la splanète ZORGLIUFM.....et son blob poisseux...je ne m'en sortirais jamais....rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 27 octobre 2006
marche pu?
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 27 octobre 2006
marche pu du tout
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 27 octobre 2006
marche vraiment pu
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 27 octobre 2006
Bonjour JPB,
Allons, allons, ne vous découragez pas, ne nous découragez pas!
Bref, ne nous décourageons pas !
Il nous reste à vous , à nous encore 3 bonnes semaines avant le 1er tour pour convaincre les militants de leur responsabilité historique face au choix qu'ils feront en novembre prochain.Au sein du Ps les lignes ne sont pas figées et l'élection n'est pas pliée.
Toutes et tous les militant(e)s de RAG 34 s'emploient au sein des sections héraultaises pour dire le pourquoi de notre choix et notre soutien à la candidature de Laurent Fabius.
Ce serait une erreur terrible si vous deviez par dépit ou découragement voter pour Sarkozy au premier tourcomme vous me l'avez récemment déclaré.
En ligne sur notre blog le cour entretien de Dominique Rousseau Maître de conférences (Droit constitutionnel) et politologue à Montpellier I
à propos des jurys populaires.
http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2006/10/25/a-propos-des-jurys-populaires-on-ne-nait-pas-citoyen-on-le-d.html
(copiez le lien dans votre navigateur)
Bien à vous.
Lolo34 (admin de RAG34)
Ecrit par : Rassembler à Gauche 34 (Hérault) | 27 octobre 2006
Fini????
A pu???
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 27 octobre 2006
Nous sommes d'accord Dobolino, il est affligeant de galvauder des mots lourds de sens comme "bourgeois" ou "fasciste", sans parler de la Shoah bien-sûr!
Alors pourquoi Maontaigneacheval les balance-t-il avec une telle facilité? Pourquoi joue-t-il ainsi avec le feu de ces mots-là?
Quant au "prof franquiste" j'avais compris avant toi Pendariès, D'enguell faisait juste réference à cette professeur d'espagnol que nous avons eue au collège.
Ha d'Enguell on lit "le roman de l'adolescent myope" d'Eliade?
Hé hé hé c'est un roman initiatique sur la jeunesse boutonneuse d'un adolescent mystique et ascétique qui tient la main de jeunes filles en fleur en rêvant de gloire et de mariage... Dans la deuxième partie on peut y deviner la figure de Nae Ionescu qui inspira toute cette génération authentiquement antisémite.
Au fait Montaigne si j'étais vraiment tracassier j'exigerais des excuses...Quant à Maxime, qu'il s'en retourne tel Lucrece sur son petit nuage contempler les bassesses et les travers de ce monde puisqu'il n'en fait partie apparemment... Qui es-tu Maxime, un éon? Un gaz?
Ecrit par : pantocrator | 27 octobre 2006
Non, le mot "républicain" n'est pas un gros mot, et le croire relève du barbarie dont vous parlez si bien. Il n'est pas que les crânes qui soient évidés, il ya aussi les mots...
Les insultes et procès d'intention dont vous faites l'objet sont autant de signes que vous avez touché un point très très sensible.
Je n'ai pas d'illusion, votre combat ne trouvera pas l'écho politique qu'il mérite. Mais décrire le mal, c'est déjà le circonscrire, le rendre moins confus, et donc moins terrifiant.
N'abandonnez pas, s'il vous plait.
Une citation du barde pour vos contempteurs, de la bouche de Desdémone :
"I understand a fury in your words, but not your words."
Cheers
Ecrit par : Petiteprof | 27 octobre 2006
lllllll
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 27 octobre 2006
ca marck pas
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 27 octobre 2006
Panto, tu sais fort bien que je suis nul! J'ai pas eu l'agreg!
Ecrit par : Pendariès | 27 octobre 2006
Actes sud, bonne maison, Eliade, Berberova... Auster, mais pas protestant !
Incise mérite incisive, canin de Dobo coup de canine, un argonaute un coup de néon, pas bien grave.
Un autre des bons maux de Desdémone, c'est de tourner autour d'Uranus.
Ecrit par : D'Enguell | 27 octobre 2006
Montaigne, passez sur Firefox de Mozilla, vous surferez à votre aise, mieux que sur cette vieille rosse, d'Eplorer
Ecrit par : D'Enguell | 27 octobre 2006
L'EON à PANTOCRATOR (c'est un dialogue de haute sphère):
Qui de nous deux plane le plus? Je ne pense pas avoir écrit des propos gazeux sur l'inutilité des IPR, sur la note de Vie scolaire etc... Professeur incarné je suis, aimant encore son travail même si il y a des jours où je pratiquerais la xeniteia, le retrait lointain et si possible à l'écart des bipèdes qui se prétendent Hommes.
Aucune envie de changer les gens: assez de régimes orientés vers l'Homme nouveau!
Croire que le candidat socialiste pourrait améliorer les choses, c'est de la foutaise!
La Ségolène a laissé quelques traces de son ineptie ravageuse dans le BOEN: c'est elle qui recommanda aux profs de ne pas employer des termes humiliants dans les bulletins trimestriels tels que :" terne". Voilà, "terne " est humiliant! Quelle gourde ! et les conseillers qui sévissent au Ministère quels....!
Et après ça certains s'étonnent que l'on se délecte avec Emile Cioran? Mais oui, on peut rire avec lui: un rire panique et c'est bon pour le moral et l'éthique. Et toc!
Quant à son antisémitisme, j'ai aussi donné quelques pistes de lectures pour ne pas se complaire dans le procès truqué.
BYYYYY!!!!!!
Ecrit par : Maxime | 27 octobre 2006
Pas rosse déplorée, rosse d'Explorer.
"Surfer la nuit" chez Actes Sud, plutôt nul. Comme quoi.
Ecrit par : D'Enguell | 27 octobre 2006
Le clavier en panne de Montaigneacheval ou c'est sa verve qui l'a laissé tomber?
Le défaut d'Actes Sud c'est le papier qui me fait le même effet qu'un ongle grinçant sur un tableau noir. De toute façon, en ce moment je préfère la lecture d' Histologie Moléculaire qui revisite la poussiéreuse Histo par le biais de la bio moléculaire: je ne comprends pas tout mais c'est top. Au quotidien, ça ne me sert pas à grand chose pour couper les roubignoles des matous mais c'est du plaisir. Pour ceux qui aiment la bio et qui ne l'auraient pas lu. Il date quand même de 1999 mais bon, même s'il n'intègre pas les derniers progrès...
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2006
Juste un mot à l'adresse de Dobolino:
Rien d'autre à écrire que des nouilleries? Vade retro Parasite de Blog!
Ecrit par : Maxime | 27 octobre 2006
Yeah Maxime ça c'est envoyé, sans rancune mec!
Ecrit par : pantocrator | 27 octobre 2006
Je parlais de ton avant-dernier article Max, pas de ta charge contre Dobolinette...
Dobolino, t'as MSN?
Ecrit par : pantocrator | 27 octobre 2006
C'est bien Pantocrator, il ne faut pas garder de rancune.
.Je veux juste nourrir les discussions et l'humour n'est pas exclu. La provoc. est aussi un moyen, certes limité, de stimuler la réflexion.
Salut Hagios Pantocrator!
Ecrit par : Maxime | 27 octobre 2006
je n'ai pas msn et je reçois assez de baches ici, inutile de me tailler une veste en privé. La bio moléculaire, comme nouillerie, vous repasserez! Le bouqin que je signale est un monument destiné aux profs de bio (lycée et collège), aux étudiants en bio, médecine, véto, pharma. C'est une vision nouvelle des structures cellulaires, fascinante et écrite pour une fois par des français ce qui est exceptinnellement rare. Il peut donner à ses plus jeunes lecteurs le goût à devenir chercheurs... Il doit bien y avoir de temps en temps quelques non-littéraires qui passent ici. Edité chez Masson.
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2006
Hé Dobolino, personnellement je ne t'en veux pas tu sais. Assez d'esprit de persécution veux-tu?
T'as MSN? Une cam peut-être?
Ecrit par : pantocrator | 27 octobre 2006
Au fait, s'est on demandé ce que serait la situation avec une majorité d'enseignants de droite plutôt que de gauche?
Après tout, les problèmes de l'EN et les tares ne sont - ils pas pour une grande partie le produit d'idéologies marquées à gauche? L'évolution de la société est une chose mais ceux qui depuis des années nous pondent la plupart des directives sont de gauche. Non, je ne suis pas manichéen, je pose la question au risque de passer pour désagréable....
En réalité, nous nous retrouverons nombreux -trop peut-être, il faut clarifier - en proclamant que ce qui compte c'est l'esprit républicain et que droite ou gauche importent finalement peu. Soit. Nous avons une ambition républicaine, mais on pouvait être Croix de Feu et républicain... Je ne crois pas que des trotskystes soient des républicains, ce sont des ennemis masqués, maquillés avec de la poudre antistalinienne, comme si Lénine et Djerzinski avaient été des bienfaiteurs!
Moins de culture, donc moins de peine à l'acquérir et à la consolider - nous, les profs, c'est notre rôle de donner ce qu'il ya de meilleur - c'est ouvrir la porte à la dictature: celle de la connerie médiatique, celle de l'hyperconsommation et du désir sans cesse aiguillonné avec l'alibi de la consommation au service de la croissance - et le développement durable ?... -, celle du tout tout de suite vendu par de puissants magiciens, etc. Quant aux Kim, Fidel, Vladimir, ... on sait aussi ce qu'est la dictature contemporaine. La culture est l'enjeu majeur de notre débat: qui veut transmettre quelque chose digne de ce nom?
Maintenant, je passe à un autre sujet de débat qui me tient à coeur:
Au départ, il y a la transmission par la famille. Je passe, provisoirement, cet aspect pour me concentrer sur l'école primaire. Que mes collègues du primaire ne se sentent pas tous agressés; il ya ceux qui sont des alliés objectifs du merdier actuel et ceux qui le sont par passivité. Quant à ceux qui remuent, il y en a ici, je suis en totale sympathie avec eux.
Donc: d'une école à l'autre les exigences ne sont pas du tout les mêmes. Dans les ZEP on cultive souvent l'àquoibonisme en regard du contexte dans lequel grandissent les mômes ou bien on oeuvre avec l'arsenal démago pleurnichard. Ce qui excuse un peu cette situation, c'est le manque de discipline:à l'école on ne punit pas comme au collège, on ne fait pas de conseils de discipline - on dialogue: c'est bien quand il y a quelqu'un en face -, on ne donne pas des retenues... -Robien, de droite à ce qu'il paraît, pourrait donner quelques signes dans ce sens, non?- Traumatisant! En revanche quand ils arrivent au collège, les pauvres petits découvrent un autre monde. Le Goulag. Enfin presque, parce que les collègues invertébrés sont aussi assez nombreux dans le secondaire.
Pas de devoirs à la maison: on se réfugie derrière les textes. Il y en a des bons fonctionnaires qui respectent à la lettre les textes! Et d'autres qui s'en moquent. Dans le privé on donne souvent des devoirs. Les petits loups n'en meurent pas et les parents sont très contents. Bien sûr il y des dérives: des profs qui se croient dans des écoles japonaises et qui placent la barre très haut. Dans ce monde impitoyable!!!!
Bon, résumons: plus de discipline dans le primaire et plus de travail structurant et nourrissant les cervelles plates pour qu'elles se musclent , c'est méchant? Non, c'est une ambition digne de la République et de citoyens réels, pas des consommateurs affolés par les promos.
Ecrit par : Maxime | 27 octobre 2006
sibille trouvé faute, sibille content.
bien sûr , ineffable. Les italiens se trompent rarement sur les doubles consonnes (question d'oreille). Mais le clavier et la vitesse jouent parfois de mauvais tours.
je vous baise les pieds et je vous demande aussi quelques cours d'italien, je suis sûre que vous auriez des leçons à me donner même dans cette langue.
Ecrit par : tata | 27 octobre 2006
Oui Maxime, on l'a déjà dit, mais c'est comme la douche du matin, faut que ça revienne, sinon on finit par sentir.
Pedro Cordoba parlait du dévoiement du mot "sens"...
Quel parti et quels gens de bien se sont emparés des expressions "faire sens" , "Il faut qu'il y ait sens", "Avant de faire débat, nous devons faire sens" ?
Dobo, la bio mol j'adore toujours, j'en ai même tâté rue d'Ulm...
Ephrussi en était le précurseur, et les éructant modernes devraient se rappeler que leurs télomères (telles filles) ne naissent pas égaux en droit, eux. Ah, l'apoptose, quel délice...
Ecrit par : D'Enguell | 27 octobre 2006
D'Enguell, s'il te plait, explique-moi, j'ai pas compris: tu veux dire que je radotte?
Personnellement j'ai en horreur ceux qui puent. Sauf Socrate et son allure de Silène, il pourrait puer, je me mettrais illico à son école. Avec lui pas de Fabrique de crétins!
Ecrit par : Maxime | 27 octobre 2006
Pantocrator, je n'ai pas msn. Je ne suis pas très au point en messagerie mais j'ai cru comprendre que ça servait à diaolguer en direct? Comme ma profession m'amène à ne pas savoir ce que je ferai dans la minute suivante, ça ne m'est pas très utile. Mon msn à moi, c'est le bistro d'en face. Mon mode de communication favori est la lettre manuscrite... peut-être la proximité de Grignan. Pierre Magnan m'a dit que j'étais un Céline femme et le compliment m'a malgré tout flattée. Comme c'est le plus agé de mes amoureux, je ne sais pas si c'était de la vile flatterie... J'aime lire ses romans même si ce n'est pas de la haute littérature ce que lui même ne prétend pas d'ailleurs. Il est décapant et assez provocateur. A part ça, il est pour l'apprentissage à douze ans( voir son texte sur le sujet sur son site: lemda) sous prétexte que ça ne l'a pas empêché d'évoluer. Il oublie que tous les apprentis n'ont pas eu Giono pour maître. Et ne relancez pas l'abominable débat en traitant Giono de collabo, merci!
pour D'Enguell, une question que je me pose: quand a-t-on commencé à parler d'apoptose?
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2006
D'Enguell à écrit:
"Quel parti et quels gens de bien se sont emparés des expressions "faire sens" , "Il faut qu'il y ait sens", "Avant de faire débat, nous devons faire sens" ?"
It makes sense. No?
Auraient-ils traduit leurs thèses pédagogistes directement de l'anglais?
;-)
Ecrit par : François | 27 octobre 2006
touyour kc
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 27 octobre 2006
Le blog est mou.
Pardon pour "radote" avec 2 t, on peut bégayer avec un clavier.
Montaigneacheval: ça ne va pas? A l'air mal. Va pas bien du tout? KC vraiment? Quel verbe! quelle éloquence!
Ecrit par : Maxime | 27 octobre 2006
Ce blog est utile: après un fouinage sur internet je viens de découvrir Max Rouquette. Dommage de pas savoir lire l'occitan: je me suis commandé une traduc de Verd Paradis:ça va le faire ou c'est mal traduit?( NB pas pour se faire des copains, juste une question, pas du fayotage)
L'ordi de Montaigneacheval est en phase finale de rage ou de botulisme? paralysie ou encéphalite, à mon avis
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2006
Lu sur la toile :
C'est à NOS enfants qu'on cause ....
Posté le 27-10-2006 à 15:04:40
Le 27-10-2006 à 12:10:03, lutece21 a écrit :
« Les porcs, venez manger ! »
Cela se passe à la cantine d'une école de l'agglomération de Lyon.
Lorsque le menu prévoit de la viande de porc, les enfants ont deux options : la viande dite « sans porc » est prévue en remplacement. Les élèves sont alors appelés ainsi :
- « Les sans-porc , venez manger ! »
Pour ceux qui mangent sans distinction le menu élaboré par la Ville de Lyon , les élèves sont ainsi appelés :
- « Les porcs , venez manger ! »
Cette phrase étant dite avec « un rire à peine caché ». Les personnels parlent arabe aux enfants de confession musulmane , et entre eux. (Lettre des parents.)
Les élèves « sans porc » sont servis en priorité. Il n'est pas rare de voir à la récréation de la cantine des enfants de confession musulmane traiter les.. autres de « porcs », de « rhallam » ( ce qui signifie « impur »).
Les bagarres ont été fréquentes, avec des enfants blessés. Toute l'année. L'enfant n'a pas pu en parler tout de suite, elle était menacée de représailles.
Aussi ce couple de parents excédé a fini par porter plainte : leur fille était injuriée, traitée de « sale p*** » et menacée, quand elle est arrivée à l'école avec une jupe, et quand elle a déclaré ne pas croire en Dieu.
« La pratique d'une viande en remplacement de la viande de porc nous semble de nature à créer les conditions d'une irruption du religieux dans les affaires scolaires. En effet , il suffit maintenant d'avoir un prénom dont les origines pourraient évoquer la possibilité d'une confession musulmane pour que les autres enfants comme le personnel de cantine s'emploie à assigner une place à l'enfant : es-tu musulman ou peux-tu manger du porc ?
Cette pratique ne conduit en réalité qu'à renforcer le communautarisme... Alors que l'école est un lieu commun... Sinon, nous aurons au sein de l'école des tables de juifs, de chrétiens, de musulmans, etc.
Or, c'est justement dans sa mission (de l'école) de préserver la liberté de conscience des enfants que l'école échoue quand elle admet de telles pratiques à la cantine. »
Ces phrases, je les ai tirées de la longue lettre adressée aux élus, aux partis politiques, à la FCPE, à la PEEP etc. et à l'UFAL du Rhône.
Ces parents , profondément laïques, ont crié leur colère et porté plainte auprès du Procureur de la République de Lyon.
Nous les soutiendrons et nous les aiderons
Ecrit par : Guillaume | 27 octobre 2006
Dobolino, Vert paradis I de Max Rouquette est un recueil de nouvelles. Ça se passe en Languedoc. C’est bien traduit en français mêm si je préfère l’original en lengo nostro.
Présentation par Ph. Gardy :
« Cette propension naturelle à ouvrir grandes les portes du réel jusqu’aux abîmes qui les habitent, apparaît dès les premiers récits - récits d’enfance - de Verd Paradís. “ Secret de l’herbe ”, “ Plume qui vole ”, “ La mort de Costesoulane ” ou la “ Bonté de la nuit ”, pour ne citer que quelques titres parmi les plus justement connus, sont des narrations au premier abord très ordinaires : jeux d’enfants les soirs d’été ; évocation des saisons et des jours dans la campagne languedocienne ; accident de chasse à l’affût ; chronique, il est vrai plus complexe parce que tissée d’anecdotes ou d’instants de vie croisés, d’une nuit estivale dans le village natal. Et cependant rien n’est vraiment ordinaire dans ces fragments de prose simplement racontés, probablement parce que chaque élément du paysage, chaque geste, chaque événement nous fait communiquer, par l’intermédiaire du mot ou de la séquence de mots qui le désigne, avec l’immensité universelle, à la fois gouffre insondable de mort et splendide écrin de beauté. »
Ecrit par : Lariba | 27 octobre 2006
Dobolino, Vert paradis I de Max Rouquette est un recueil de nouvelles. Ça se passe en Languedoc. C’est bien traduit en français mêm si je préfère l’original en lengo nostro.
Présentation par Ph. Gardy :
« Cette propension naturelle à ouvrir grandes les portes du réel jusqu’aux abîmes qui les habitent, apparaît dès les premiers récits - récits d’enfance - de Verd Paradís. “ Secret de l’herbe ”, “ Plume qui vole ”, “ La mort de Costesoulane ” ou la “ Bonté de la nuit ”, pour ne citer que quelques titres parmi les plus justement connus, sont des narrations au premier abord très ordinaires : jeux d’enfants les soirs d’été ; évocation des saisons et des jours dans la campagne languedocienne ; accident de chasse à l’affût ; chronique, il est vrai plus complexe parce que tissée d’anecdotes ou d’instants de vie croisés, d’une nuit estivale dans le village natal. Et cependant rien n’est vraiment ordinaire dans ces fragments de prose simplement racontés, probablement parce que chaque élément du paysage, chaque geste, chaque événement nous fait communiquer, par l’intermédiaire du mot ou de la séquence de mots qui le désigne, avec l’immensité universelle, à la fois gouffre insondable de mort et splendide écrin de beauté. »
Ecrit par : Lariba | 27 octobre 2006
Dobolino, vous me faites un plaisir énorme. J'ai bien fait mon boulot! ;-) Max Rouquette ayant été mécontent de la traduction de Alem Surre-Garcia, il décida de se traduire lui-même pour le plus grand bonheur de la littérature et de la langue françaises. Aujourd'hui une réédition étant en route de tout le cycle, vous ne trouverez les textes qu'une fois par an, pour les versions française - sinon cherchez avec l'édition "Presses du Languedoc - Max Chaleil". Je vous conseille sa "Médée", chez Espace-34; et ces deux romans: "La quête de Pendariès" et "Tout le sable de la mer", Ed. du Trabucaïre. Bonnes lectures. Dites-moi ce que vous en pensez. Je file dans mes Cévennes jusqu'au we prochain. Portez-vous bien ici.
Ecrit par : Pendariès | 27 octobre 2006
Monsieur Gardy c'est un de mes directeurs de recherche.
Ecrit par : Pendariès | 27 octobre 2006
quelle est l'émission avec JPB et Ramadan? à quelle heure? quand?
Ecrit par : Pendariès | 27 octobre 2006
1) Lu sur le forum de lire-écrire (dans la rubrique "Le véritable combat", expédié par frdrich59),
un compte-rendu dithyrambique, par un IEN entièrement "sciences de l'éduc", du livre de Laure Dumont.
Quel dommage que frdrich59 , qui est de toute évidence un maître passionné par son métier, se croie obligé d'enfouir le pédagogue sympathique qu'il est sous la casaque sectaire d'un pédagogiste, qui l'est beaucoup moins!
Car le pédagogisme est à la pédagogie ce que le sectarisme est à l'ouverture d'esprit.
2) "Avec une robe et un bonnet [de pédagogiste], tout galimatias devient savant, et toute sottise devient raison."
"Mais j'aimerais mieux être au rang des ignorants
Que de me voir savant comme certaines gens."
A propos de méthodes de lecture, est-ce que l'"ignorance" de Gilles de Robien ne vaut pas mille fois mieux que toute la "science" de M.Goigoux?
Bien vu, Monsieur de Molière!
3) Elisabeth, vous ne m'avez pas dit si vous pensiez comme moi que la "séquence didactique" avait fait le plus grand mal aux langues anciennes.
4) De toute façon, après la méthode globale de lecture, il faudra avoir la peau de la "séquence"! C'est urgentissime!
5) N'oubliez pas de signer l'Appel pour la refondation de l'école! (www.refondation-ecole.net). C'est une de ses revendications.
Ecrit par : Jean | 27 octobre 2006
Blablabla.
Si tout a été dit, à quoi bon continuer sur ce blog?
Pourtant je veux revenir à ce constat si déprimant de notre décalage avec des générations incultes. Pas besoin de culture pour vous proposer de choisir entre " manche courte" ou "manche longue" n'est-ce pas?... Alors si on ne veut pas de ces barbares abrutis en France comment s'y prend-on? Les parents de ces petits ignares sont des démunis de la culture qui fut bon gré mal gré partagée par une grande partie de la population. Aujourd'hui on confondrait Alain Delon avec Alain de loin...
Tenez, je vous propose une autre piste d'approche:
des amis antiquaires - c'est pour les bourges, hein?- constatent que le XVIII° ne se vend plus comme il y a encore 10 ans. Les gens veulent du 50-60. Très bien, il y a de très bonnes choses dans les années 50 et même 70. Mais tout ce qui fonde la capacité à comprendre la culture héritière des siècles XVI°-XVIII° où est-elle passée? A la trape! A cause de quels mao trotsko coco socialo ( Pardon J.-P. B. que je respecte) syndicalo bien nichés dans l'E.N . ? et, finalement, de la loi du marché qui marche en écrasant tout.
Que voulez-vous faire avec les enfants de ceux qui n'ont que Casimir, Starky et ... , Jacques Martin , Guy Lux , la fête de la musique - du bastringue, oui - Colaro show et le bêbête show pour références? Oui, je pousse le bouchon , mais on voit ce que je veux dire.
Alors? que fait-on avec ces mômes?
En plus ils ont l'habitude d'appeler leur profs du primaire par leur prénom, de se ballader dans la classe sans demander la permission, d'appeler les assistants d'éducation - ça c'est une perle! c'est comme les caissières que l'on appelle des hôtesses de caisse. Maintenant!- par leur prénom. Pas partout? Je l'espère mais j'en vois les effets. On essaie de les retenir avec des leurres modernes: ça s'appelle des TICE. Attention! super génial! les élèves ont les antennes dressées! ils sont passionnés! ils réussissent! Super! Ouaiouai! Yo!
Nous avons un immense chantier à assumer. Le plus fort , le plus beau, c'est que nous sommes nombreux à vouloir nous y coltiner. Il n'y a , au fond, qu'une bande de cons planqués dans Le Ministère et dans certains syndicats ( marre de voir systématiquement, automatiquement , la gueule du SNES sur les chaînes publiques ) pour nous en dégoûter peu à peu, lentement mais sûrement. Enfin, non, pas si sûr.
Merdre!
Ecrit par : Maxime | 27 octobre 2006
Bonsoir, je suis enseignante en maternelle et je vous lis assez souvent sans pour autant intervenir.
Mais ce soir je me jette à l'eau!
j'ai adoré le livre de JPB, il m'a permis de comprendre ce qui se passait dans l'EN ... je ressentais un malaise et semblait être la seule à le percevoir... depuis je suis en révolte contre ce système qui génère des cohortes de jeunes inaptes et cette administration qui ne gère rien ou des absurdités administratives... Ce qui me met à mal avec mon inspecteur!
Maxime semble remonter contre le primaire... et il a sans doute raison mais je crois qu'aucun niveau ne vaut mieux que les autres! le collège comme le lycée sont concernés! ces jeunes arrivent sur le marché du travail et savez vous comment sont appréciés nos purs produits dans les entreprises? quels sont les constats que les chefs d'entreprises font? lCes super méthodes pédagogiques génèrent des jeunes qui parlent beaucoup et qui sont très sur de leur propos... Ils n'écoutent pas les consignes de leurs responsables, refusent d'appliquer les consignes ou recommandations qu'on leur donne. Ils n'ont pas le sens de la hiérarchie et du respect du supérieur...
C'est un schéma grossier qui revient auprès de plusieurs chefs d'entreprises PME PMI.
L'éducation Nationale sait elle celà?
Ecrit par : lucie | 27 octobre 2006
Oui Lucie tout cela est connu. Ces jeunes gens veulent qu'on les respecte. Ils ont raison mais ils n'ont pas idée de ce qu' eux-mêmes doivent en matière de respect. Allez voir comment sont payées et traitées des petites "responsables de magasins" et vous comprendrez: la docilité à coup de trique, ce n'est pas à l'école qu'on l'apprend -Dieu merci!- mais à la sortie. La hiérachie est un gros mot: combien de profs sont disposés à expliquer la raison suffisante de celle-ci? Il ne faut pas faire de complexe mais il faut être à la hauteur. Tout est là : autorité et compétence.
Non je ne suis pas remonté (é et non pas "er" chère collègue ! c'est assez pénible de lire ça jusqu'au Lycée! Alors une prof des écoles, ça craint un peu non?) contre le primaire mais contre une manière de le rendre inopérant, tant au ministère que parmi certains "instits" relais de la niaiserie officielle. Et là, ce sont les Missionnaires Inpecteurs que j'ai dans la ligne de mire. Je l'ai dit ici, il faut dissoudre ce corps parasite; cette niche de prêcheurs qui répondent à je ne sais quelle vocation.
Enfin, on ne forme pas spécialement des employés de PME PMI, on essaie de donner des bases qui servent à la construction de personnes capables de se tenir debout dans la société, que celle-ci nous plaise ou non.
Ecrit par : Maxime | 28 octobre 2006
Je suis globalement d'accord avec toi Maxime mais il faudrait modérer ton emportement contre le Collaro show.
Je dois beaucoup à Stéphane Collaro notamment mes premiers émois sexuels et mes premiers gros fous rires, le concepteur d'une emission comme "Mondo Dingo" ne peut être foncièrement mauvais et je regrette infiniment la mise au placard de ce grand monsieur de l'humour.
Que voulez-vous, moi aussi je suis un lecteur de Max Rouquette (je suis dans sa poèsie là, lo maucor de l'unicorn) mais je sais aussi garder de vraies valeurs dont les Musclés, Jean Roucas et Cococoboy font partie.
Ecrit par : pantocrator | 28 octobre 2006
re-bonne nuit. Vue trouble masi
urgent (crois-je )vu la brièveté du futur avant la présidentielle et ce que noud pouvons y faire civisque.
voici:
veuillez m'excuser . J'étaos en train de vous rédiger un long message en relation avec quasi communion d'idée perspective et urgence ... mais un malaise soudaon ma fizt déraper sur le clavier .
..et tout a disparu sans qie je sache si le message est parti vers vous.
Comme il implique du civisme urgent...et qie la maladie me décourage de recommencer s'il est bien parti ... nonobstant
qu''il soit tronqué...
auriez-vouis je vous prie l'obligeance de me dire si vou l'avez reçu ?
( même expéditeur : Hj Le M , m^me @ :
pensonzi@numericable.fr
merci :0) . je retourne à mon grabat ( ou 2 b? ) de douleurs nocturnes...
Ecrit par : Hj Le M | 28 octobre 2006
quelle est l'émission avec JPB et Ramadan? à quelle heure? quand?
Ecrit par : Pendariès
JPB a écrit dans un post qu'il : débattrai jeudi et que l'émission doit être diffusée sur la cinq samedi et dimanche,
Il semble que c’est aujourd'hui à 1900 h
mabiche
Ecrit par : mabiche | 28 octobre 2006
Cher collègue
Je suis un pur produit des années 68! maths modernes et orthographe en berne... j'ai appris l'orthographe grace à une prof de français mademoiselle Gobain, à qui je rend hommage, (grâce à elle et sa méthode du répertoire et mots à apprendre à écrire, dans la classe de 3 ème du CEG de la commune nous avons tous fait d'énormes progrès!)
Merci de votre remarque sur mon erreur que je ne nie pas , l'erreur est humaine, je serai plus vigilante à l'avenir...
Je suis plus mesurée que vous quant aux PME PMI.
J'ai par alliance, un regard sur ces deux mondes qui s'ignorent et qui pourtant devraient communiquer davantage.
Les PME PMI ne sont pas tous des lieux de perdition. L'autorité et la hierarchie sont nécessaires au fonctionnement de toute organisation ou structure... même s'il y a débat, il faut bien prendre une décision... et c'est le responsable qui le fait... Connaissez vous le quotidien d'un chef d'entreprise? Ayez la curiosité qui vous permettra de parler en connaissance de cause... Demandez un stage d'1 mois dans une PME PMI et suivez le responsable... A chaque fois qu'un enseignant parle de l'entreprise on se croit au 19 ème et on y voit Zola!!!!
Mais vous avez dit le mot magique: compétence ! c'est justement le problème majeur! nous ne formons pas nos élèves à la compétence : ils se croient les meilleurs, c'est ce qu'on leur a toujours dit... dès la maternelle on nous demande d'évaluer mais on ne peut plus mettre de points rouges pour signifier qu'une compétence n'est pas acquise!!! Alors pourquoi évaluer? si l'évaluation est fausse???
On pourrait penser que la maternelle soit épargnée.... même pas...
Ecrit par : lucie | 28 octobre 2006
Jean, non, je ne vous ai rien dit sur la séquence parce que j'en ai déjà parlé en détail ici et que bien sûr, cela me paraît une évidence. Le problème est que peu de gens se penchent sur le problème, je l'ai déjà dit . On ne parle du collège que pour des faits de violence qui font la une des médias et pas pour les énièmes réformes qui sont en train de se mettre en place et sur lesquelles il sera très difficile de revenir ensuite. Changer de méthode de lecture n'est pas chose aisée, nous le voyons bien, et il faut tenir la barre,mais cela semble matériellement possible. Je doute que nous puissions revenir sur ce qui se met en place dans le secondaire depuis déjà qques années et qui empêchera bientôt quiconque de pouvoir transmettre la culture et le sens de la réflexion à ses élèves.
Mais enfin... Je ne perds pas totalement courage, ayant pris ma "dope" hebdomadaire de Fink., et sur la galanterie... Ouf! quelle respiration!
Ecrit par : elisabeth | 28 octobre 2006
Lucie, je me suis mal fait comprendre: je n'ai rien contre les PME PMI ce sont elles qui font tourner l'économie, qui embauchent, etc. Il n'empêche que l'exemple du commerce que j'ai donné est exact et vérifiable: on ne veut plus payer les employés, il faut que sa tourne tout seul ou presque. Le pressage de citron sans perspectives de carrière - regardez la moyenne d'âge! vous vous y voyez vous à 40-50 ans dans une boutique de fringue dans un centre commercial? avec un salaire minable?- est hélas fréquent.
Maintenant sur la question des évaluations: qui interdit de mettre un point rouge pour signifier la compétence non acquise? Je l'ai évoqué dans un précédent passage sur ce Blog, même au collège il serait question, carrément, de cesser d'évaluer à l'entrée en 6°! Les magiciens sont doués pour faire disparaître ce qui est indécent et donner l'illusion que tout ne va pas si mal. Circulez y a rien à voir! Que disent les syndicats à ce sujet? Ils veulent des moyens...
Nous les professeurs, nous sommes les Caryatides d'un temple vermoulu!
On pleurniche, chacun dans son coin, très individualiste, on se dit qu'après tout on s'en fou, que le salaire tombe régulièrement, que les vacances sont garanties, pas besoin de négocier avec les collègues et le patron pour avoir 1 semaine ou 15 jours et de supporter la gueule de ceux qui voulaient le même créneau, ... On se fait à tout. Les élèves sont mithridatisés et les punitions - la Nonote de Vie Scolaire!- les laisse de marbre; les profs sont eux aussi mithridatisés après toutes les réformes les directives les circulaires toujours meilleures que les précédentes.
Autre sujet poil à gratter:
Pourquoi une partie des profs cultive -t- elle la dégaine mal fagotée, style jeune sur les bords et vaguement crade, ou carrément "prolo" ? Je provoque ? Non! Je connais le cas d'une jeune collègue qui à son arrivée dans un lycée parisien s'est fait reprendre sur ses tenues jugées trop chics trop bourgeoises, bref il fallait qu'elle se fasse à la grisaille qui domine les caboches du bahut. Faire épanoui: quelle horreur! Faut savoir qu'on est des petits malheureux, hein? Faut le montrer.
L'habit fait le moine: l'image compte et ce que l'on véhicule par l'apparence est très important! les élèves sont trop obsédés par les marques mais ils savent aussi apprécier que l'adulte en face d'eux donne des signes d'équilibre, de maturité, de rigueur, de goût, d'harmonie. On n'a pas à être leur miroir.
Certains collègues véhiculent leur mal être et leur aigreur : c'est bon pour les élèves ça? Finalement un uniforme dans les établissement ce ne serait pas si mal? Non, pas un uniforme de l'armée.
Je ne pense pas que cela relève d'un regard par le petit bout de la lorgnette. Il faut voir les choses dans leur globalité.
Les Caryatides doivent garder la tête haute.
Ecrit par : Maxime | 28 octobre 2006
Mais oui cher Pantocrator, le Collaro show et les bêbêtes j'ai aimé moi aussi. Les Musclés et Dorothée.... la nostalgie me tire presque des larmes. Homo ludens toujours! Le sens de la dérision pour résister aux cols raides et aux pas cadencés: je suis pour. Mais y a des limites nom de D....!
Ecrit par : Maxime | 28 octobre 2006
Je vous d'accord ... J'ai passé 2 fois le CAFIPEMF pour être maitre formateur: on m'a mis sur la touche 2 fois sur des appréciations très subjectives et donc très contestables... mon mémoire sur l'apprentissage de l'écriture n'était pas dans le ton... on a concédé que j'avais des convictions.... mais les contraintes... l'IA adjoint n'aime pas celà. Le second mémoire sur le graphisme idem
Si vous discutez individuellement avec les enseignants , on est d'accord, mais il existe une omerta terrible qui fait avancer le troupeau ... surtout que dès qu'on parle rigueur, exigeance... on se fait traiter de facho ... le choix est limité...
les bobos sont devenuspires que la droite d'il y a 30 ans!!!
allez voir les sites forum d'instits! comme dirlo.org... dès qu'on avance une idée différente, on se fait allumer, jeter, moquer, insulter!!!
Quelle manque d'ouverture ...
Ecrit par : lucie | 28 octobre 2006
Sans flagornerie excessive ,je trouve que le bougre d'Enguell a un sacré coup de plume et je suis bougrement intrigué par son talent épistolaire. Mais je commets peut-ètre un délit de non-initié?
Ecrit par : nestor | 28 octobre 2006
Oui, Maxime, un peu de "tenue", je suis assez d'accord, il y a des collègues qui me font honte ( je sais, ce n'est pas pc de dire cela et je sais que cela ne va pas plaire) mais il y en a à qui l'on a envie de dire d'aller au moins se laver, par respect pour leurs élèves et pour leurs collègues et...pour eux-mêmes. Certes, on va encore me reprocher mon côté "collet monté"mais peu me chaut ...
Un peu de tenue ,de politesse, de douceur aussi et de finesse dans ce monde de brutes...
Ecrit par : elisabeth | 28 octobre 2006
Ah? je n'avais pas compris que Nestor était un pseudo de D'Enguell...
Ecrit par : elisabeth | 28 octobre 2006
Bonjour JPB, bonjour à toutes et tous !
Laurent Fabius : En 2007, la gauche a un rendez-vous décisif avec l’école et les enseignants.
Bâtir l’Ecole de l’égalité réelle
L’école est le socle du pacte républicain. Quand elle est déstabilisée, c’est toute la société qui vacille. Oui, en 2007, la gauche a un rendez-vous décisif avec l’école et les enseignants. Nous devrons aider davantage les enfants qui en ont le plus besoin, notamment en augmentant les moyens accordés aux ZEP, et proposer un droit au soutien scolaire après la classe à tous les enfants. Pour casser les ghettos scolaires, il faut améliorer la carte scolaire, et non la supprimer. Nous garantirons aux meilleurs élèves de tous les lycées un accès aux formations en classes préparatoires. Enfin, nous ouvrirons une négociation avec les enseignants sur les conditions difficiles de leur métier. Pour le supérieur, nous devrons accroître massivement les moyens consacrés aux Universités. Pour lutter contre l’échec en premier cycle, nous améliorerons le soutien des étudiants./..
Lire la suite :
http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2006/10/28/laurent-fabius-en-2007-la-gauche-a-un-rendez-vous-decisif-av.html
Et aussi "on ne naît pas citoyen on le devient"
http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2006/10/25/a-propos-des-jurys-populaires-on-ne-nait-pas-citoyen-on-le-d.html
Bien à vous cordialement.
RAG 34.Les lolo's 34.
Ecrit par : Rassembler à Gauche 34 (Hérault) | 28 octobre 2006
Merci, Elisabeth, pour votre réponse. Mais pourriez-vous me rappeler la date de votre post sur les "séquences"? Cela m'intéresserait.
Ce qui se met en place, et que vous dénoncez, n'est rien d'autre que l'alignement des systèmes éducatifs des pays membres sur ce ''qu'exige l'"Europe de la connaissance" (expression très orwellienne, n'est-ce pas?). Le dernier rapport d'audit sur les lycées et les collèges le montre bien, puisqu'il s'agit surtout d'en finir une bonne fois avec l'"archaïque" "grille hebdomadaire des disciplines". Car les "disciplines", c'est la "culture", et la "culture", ce n'est pas forcément utile pour que l'Europe (300 000 000 d'habitants) devienne la première puissance économique mondiale, ce qui est l'objectif avoué...
Masi, comme l'a écrit, je crois, JPB en propre personne, la France peut très bien appartenir à l'Europe tout en conservant la spécificité traditionnelle de son système éducatif, c'est-à-dire, justement, cette visée éminemment "culturelle" qui lui a valu,dans le passé et encore aujourd'hui, l'admiration du monde entier. Savez-vous que, selon Madame Zehringer, présidente de la Société des agrégés, pendant que le lobby IUFM ne cesse de réclamer, et on sait bien pourquoi, la suppression de l'agrégation, des intellectuels du monde entier nous conjurent de conserver notre système français des grands concours.
Ce qu'il faut opposer à le volonté de l'Europe de tout laminer, c'est notre ferme résolution de conserver notre spécificité française, et la façon la plus concrète, c'est de signer (l'avez-vous fait?) et de faire signer le plus largement possible l'Appel pour la refondation de l'école lancé par Laurent Lafforgue (www.refondation-ecole.net ). En effet, l'Appel demande que les élèves reçoivent, dès le CP, des bases de "culture" solides, et que les compléments qui seront donnés au collège et au lycée soient solides aussi (pas en "séquences", lesquelles, comme l'a écrit très justement Pedro sur ce blog, ne laissent aucune trace dans les esprits sinon de la confusion). En réalité, cet Appel, s'il est signé massivement, et il devrait l'être car la première étape - sa diffusion sur internet - est encourageante (on approche des 5000 signatures), et la deuxième devrait être sa diffusion auprès du grand public, fera fonction de référendum sur la spécificité éducative française. Un peu comme les "votations" en Suisse.
C'est pour cela que je crois que cette campagne est très importante et qu'il faut la soutenir.
A propos de latin et de grec, j'ai commis la deuxième partie du Rapport sur l'enseignement des lettres au collège publié par L'Association des Professeurs de Lettres en 2005, deuxième partie qui est consacrée aux langues anciennes. Peut-être cela vous intéressera-t-il, ou un autre lecteur de ce blog (sur www.aplettres.org ).
Ecrit par : Jean | 28 octobre 2006
Ne soyez pas jalouse Elisabeth, malgré vos airs "collet monté indéniable" ,je vous trouve d'une très bonne tenue.
Ecrit par : nestor | 28 octobre 2006
Pour la culture européenne il y a quelque chose à faire! L'"Europe de la Connaissance" ça ne veut rien dire. Connaître la richesse des cultures qui constituent notre bien commun est encore du domaine du voeu pieux. Nationalisme culturel pas mort. Et surtout en France! On n'est pas la patrie des droits de l'homoncule pour rien!
La spécificité française doit être défendue mais à condition de ne pas être aveugle aux autres. Unité dans la diversité et diversité dans l'unité.
L'Agreg en péril? Il faut la défendre, oui. Ce qui me gêne c'est le statut des agrégés au lycée et au collège: pourquoi moins d'heures et un salaire plus élevé? Rien contre le salaire plus élevé mais horaires: privilège sans fondement. La recherche , c'est pour ceux qui sont à l'Université, non?
Fabius dans tout ça? Envolées de la vraie gauche.... Non merci.
Ecrit par : Maxime | 28 octobre 2006
Ah, nestor, flagorner, mot d'origine obscure, flatter + corner, Flag + Horn, drapeau des princes d'Ambre, licorne au vent ou pavillon de galion doublonnant et doublant le Cap mythique...
Bougre je ne suis, ni initié (elisabeth, d'Enguell pas pareil que nestor, nous eûmes même des mots à propos de Fernandel et de l'art ;)) ).
Merci en tout cas, je laisse la plume aux vrais talents et je garde mon masque ;)
Maxime, le statut des agrégés, salaires et horaires, privilèges sans fondement ?
Et l'ambassadeur vs le troisième secrétaire, sans fondement ?
Anarchiste ! Besancenot !
Ecrit par : D'Enguell | 28 octobre 2006
Réponse à Rassembler à Gauche 34 .
L'ennui, c'est que quand la gauche a rendez-vous avec l'école, il faut craindre le pire!
La loi d'orientation de 1989, l'"élève au centre", la dictature des "sciences de l'éducation", les IUFM, l'interdiction de la grammaire comme symbole d'oppression bourgeoise, la proscription de la dictée, c'est la gauche, je dirai "hélas!". Et je n'aurai pas la cruauté de rappeler de que pense M.Frackowiak, cadre du PS, de la liberté pédagogique!
"Quand l'école est déstabilisée...": certes, elle l'est, mais par la faute de qui?
"Aider davantage les enfants qui en ont le plus besoin...": très bien; mais si on faisait plutôt en sorte, en révisant les méthodes et les programmes, que tous les enfants puissent suivre dès le départ?
"Augmenter les moyens...": est-ce un problème de "moyens", ou un problème de "méthodes"?
"Soutien scolaire après la classe...": pourquoi pas, mais si c'est pour s'acharner à faire apprendre par coeur au bambin de CP des phrases entières alors qu'il ne connaît pas ses lettres...
"La carte scolaire...": si l'enseignement est d'égale qualité partout, pourquoi la contourner?
"Aux meilleurs élèves un accès en classes préparatoires...": pourquoi le "garantir"? Ne devrait-il pas aller de soi? (voir le point précédent).
"Négogiation avec les enseignants sur les conditions difficiles de leur métier...": sans doute pour diminuer de 17% le taux de rémunération des heures supplémentaires, comme l'a fait un certain ministre de gauche!
"Pour lutter contre l'échec en premier cycle, nous améliorerons le soutien des étudiants...": c'est très aimable, mais un peu tardif, car les lacunes des étudiants remontent au collège et au lycée, et même à l'école primaire pour les bases de l'orthographe et de la lecture!
Bref, la seule chose que Laurent Fabius oublie de mettre à son programme, et c'est pourtant l'essentiel, c'est une refondation de l'école sur des bases pédagogiques solides.
Ecrit par : Jean | 28 octobre 2006
Mon testament de blogueuse
Je suis a priori séduite par le combat que vous menez ici. Mais, peu à peu, de semaines en semaines, il me plonge dans le désespoir le plus sombre car il y a trop loin de la coupe aux lèvres. Ce n'est pas un combat d'arrière-garde mené par des réactionnaires, ce n'est pas non plus un combat d'avant-garde, c'est un combat "à côté de la plaque".
Fréquentant de près de nombreux parents, j'en découvre une majorité écrasante qui préfèrent la médicalisation des troubles liés à une mauvaise éducation chez des psy-divers à l'effort de les éduquer, car c'est un gros travail (repas équilibrés à heures fixes, télé limitée, sorties du dimanche, éviter le divorce, éducation au contrôle des sphincters,...). Serge Rufo vous l'expliquerait mieux que moi et, évidemment, il n'est guère apprécié. Y'a même un politique présidentiable qui a mis dans son programme la réintroduction des légumes dans l'alimentation...
A l'école, dès la maternelle, les enseignants, au même titre que les parents et les dédouanant ainsi, et eux avec, font gérer les troubles qu'ils aggravent par des orthophonistes, des graphomotriciens, des ostéopathes, des psychomotriciens et re- des psys. Fleurissent les diverses pathologies TDAH, dyslexie, autres psychoses et névroses... toutes soutenues par de savants neuro-psychiatres qui , par diverses techniques d'imagerie, montrent, chez les enfants atteints, la réalité des troubles au niveau des différentes zones de l'encéphale. Je ne suis pas très formée en neurologie mais je crois avoir appris que le SNC est éminemment plastique et que les réseaux neuronaux ne s'établissent et ne s'entretiennent que si on les y incite. En outre, nous sommes encore bien loin de maîtriser la connaissance des neurotransmetteurs et on en connait que quelques uns.
Parents et enseignants sont ravis puisque tous les travaux des scientifiques viennent les déresponsabiliser et les dispenser de tout effort.
Ce qui est "amusant", c'est que nous sommes en médecine vétérinaire confrontés de plus en plus aux mêmes problèmes avec les chiens: hypersensibilité-hyperactivité, syndrome de privation, aggressivité etc ... Toutes ces nouvelles maladies fleurissent et un marché médicamenteux prolifère ainsi qu'une manne de cycles de formation au métier de vétérinaire comportementaliste. Aucun d'entre nous (enfin presque...) n'ose plus dire aux gens de ne pas adopter un chien s'ils ne sont pas capables de l'éduquer. Quant à l'euthanasie comme solution radicale, elle n'est plus de saison tant que le chien n'a pas mangé en entier au moins trois bébés et deux grands-mères.
Les enfants comme les chiens n'ont plus le droit de divaguer, de jouer dans les terrains vagues et de faire les poubelles ( ah! les belles heures que j'ai passé à fouiner dans les dépots d'ordures ménégères pour me constituer une dinette pour ma cabane). On les confine dans des appartements et on ne les sort que pour aller pisser sur la pelouse devant l'immeuble, tenus en laisse de préférence. La loi y oblige déjà les chiens et il semblerait qu'elle ne tardera pas à y contraindre aussi les enfants...
Vous espérez faire faire leurs Humanités à ces pauvres prisonniers du confort et du petit écran, de la laisse en cuir, de la castration préventive, mis en fourrière ou sous neuroleptiques à la moindre incartade, sortis quand leurs maîtres sont libres vers des centres surveillés d'agility, judo ou poterie selon l'espèce à laquelle ils appartiennnent!
Enfin, combien y-a-t-il, dans un échantillon représentatif de la population, comme on dit,de personnes prêtes à s'interesser aux humanités. Combien y en avait-il il y a cinquante ans? Si on part d'un contre-sens, on ne peut aboutir. Les pédagogues sont aussi dans un contresens puisqu'ils interdisent l'accès aux humanités à des cerveaux qui, malgré tous leurs handicaps de départ, seraient prêts à s'y ouvrir puis à nous faire tous profiter de leur jeune énergie et de leurs idées nouvelles.
Je crois que je vais retourner cultiver mon jardin secret. Venir ici me fait plus de mal que de bien. Les plus proches d'une solution doivent être Pantocrator et Pendariès: comme je le disais précedemment, ils me paraissent adaptés à mon fils de quinze ans. Des profs qui, pour lui, pourraient être des maîtres à penser (même si ça dérange mon petit confort) et des guides. Mais j'ai cru comprendre que Pendariès voulait fuir le secondaire. Pourquoi pas? Faut voir si l'Université le décevra moins. Il sera au moins (enseignant-)chercheur. En tout cas, il a raison en citant Cioran car l'avenir ne peut naître que des peuples opprimés et souffrants. Je ne sais pas si c'est ce qu'il voulait dire mais c'est ce que j'ai compris.
Je finirai par cet extrait d'une lettre dont Pierre Magnan vient de me gratifier:
"Moi, ma chère, je ne m'obstine pas, je ne me suis jamais obstiné avec des gens qui n'ont pas mes références. Je fais silence, je dévie, je parle de l'OM. Sans doute est-ce le privilège de l'âge. Devant ce genre de personnes, Giono mettait un doigt en travers de ses lèvres et me disait:"chut! celui-là, il est mort depuis dix ans mais il ne le sait pas.""
Sage conseil: les progrès de la science et la hausse du niveau de vie nous mènent droit dans le mur. Je me demande comment, "intelligents" comme nous sommes, nous avons encore la bêtise et la cruauté de faire des enfants. C'est de l'égoïsme pur et simple. Du suicide collectif.
Salut les gars! J'ai trop mal.
Je retourne à ma petite échoppe, à mon petit établi. On a les chefs-d'oeuvre qu'on peut.
Ecrit par : dobolino | 28 octobre 2006
D'accord avec Jean à propos de "Rassembler à gauche". La gauche au pouvoir on sait ce que ça donne! A droite ce n'est pas mieux vu que l'administration et la plupart des personnels de l'EN sont de gauche. Robien, c'est une politique de droite?
Ras le bol de ce débat gauche droite: on partage des valeurs républicaines oui ou non?
Que les profs soient dignes et le montrent, désobéir à la médiocratie est un devoir.
Non D'Enguell je ne dis pas que le statut des agrégés que je respecte tant qu'ils ne se comportent pas des outres gonflées de suffisance est un privilège, je dis que je ne vois pas pourquoi quand on est agrégé en collège ou lycée - ce n'est pas l'université ! - on bosse moins. Je n'ai rien contre le salaire, il est normal de rémunérer l'excellence considérée selon certains paramètres.
Au fond, une des clés de la réussite des élèves repose sur la qualité personnelle des professeurs et ça ne s'apprend pas, surtout dans les IUFM. Je crois à l'alchimie du charisme , de la compétence, de l'énergie qui passe au travers du don de connaissances, à la passion pour ce travail extraordinaire. Un professeur doit être digne d'admiration. Pour cela il faut être structuré, vertébré, vertical et riche de culture, bref il faut la FOI!
Face à mes pinguoins de ZEP je me bats tous les jours pour ne pas laisser tomber la nuit. Il faut semer mais avant il faut labourer. Trop de collègues veulent seulement semer. Là est l'erreur. Etre professeur, c'est être fort et aimer donner de soi.
Ecrit par : Maxime | 28 octobre 2006
К Доболино
Было бы очень жаль больше не видеть Вас на этом блоге. Потому что я, лично, очень ценю ваши статьи и в особенности последную. Я полностью согласен с вами...мы живем очень странное время, но что поделаешь?
Пажалуйста, не уходите. Оставьте с нами и продолжайте вырозить ваши мысли здесь. Не прощайте!
Ecrit par : buntovchik | 28 octobre 2006
Je confirme: Nestor différent de d'Enguell, mais Nestor très jaloux du coup de plume de d'Enguell.Point final à mon allégeance, point trop n'en faut.
Ecrit par : nestor | 28 octobre 2006
Je vous remercie, Jean, pour vos renseignements. En ce qui concerne les références aux posts que vous me demandez, je suis dans l'incapacité de vous les donner, le disque dur de mon portable ayant fâcheusement rendu l'âme, il y a quinze jours, emportant avec lui beaucoup trop de choses à mon goût...
Petite dernière chose, G.Z. n'est plus présidente...
Ecrit par : elisabeth | 28 octobre 2006
Доболино, je vous soutiens aussi. (enfin j'espère que c'en était un).
Allégez, nestor, allégez,
en Mongol fier (Kubilaï) je ne peux que m'élever.
Mais balancer du leste,
juste avant samedi soir,
c'est risquer pour la France
baisse de natalité. ;)
Ecrit par : D'Enguell | 28 octobre 2006
Vus avez raison, Elisabeth, Madame Zehringer n'est plus présidente de la Société des agrégés depuis juin dernier. Je le savais et j'aurais dû le préciser. Son successeur, Jean-Michel Léost, est agrégé de Lettres classiques.
Puisque nous parlons d'elle, précisons que la Société des agrégés soutient résolume