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21 octobre 2006

Pour solde de tout compte

Pour solde de tout compte

Pardon pour le plaidoyer pro domo qui suit. Mais il est temps, me semble-t-il, à quelques mois des Présidentielles, et au milieu des torrents de boue qui commencent à se déverser, ici comme ailleurs, de remettre les pendules à l’heure. « Une école sous influence » est en librairie, et avant que d’aucuns me fassent un mauvais procès avant même de l’avoir lu, j’en rappellerai ici les grandes lignes.

Philippe de Villiers approuverait, me dit-on, quelques-unes de mes « idées » ; Nicolas Sarkozy serait en phase avec certaines autres. Tant pis, tant mieux. Dois-je protester ? Me couvrir la tête de cendres ? À quoi bon ?
Peut-être ces idées, qui d’ailleurs ne sont pas exclusivement les miennes, correspondent-elles aux soucis contemporains…
C’est Thierry Jonquet, peu suspect de sympathies droitières, qui rappelait brièvement (dans « l’Ecole face à l’obscurantisme religieux », Max Milo Editions) que Villiers a dénoncé, sans être démenti (et le MRAP, qui avait dans un premier temps porté plainte, vient de la retirer) les menées de ces intégristes qui instrumentalisent l’Islam tout entier. Ou que Sarkozy a été à peu près le seul à appeler un chat un chat, et Tariq Ramadan un ennemi des Lumières.
Ni Thierry Jonquet ni moi ne partageons quoi que ce soit avec Villiers ou Sarkozy. Mais le fait est là : si on laisse aujourd’hui à la seule extrême-droite le privilège d’énoncer quelques vérités blessantes, on fait le lit du racisme. Parce qu’à des analyses difficiles mais nécessaires, on substituera un prêt-à-penser passionnel et mortifère.. Si une vraie gauche rappelle que, comme l’aurait dit Hugo sur son lit de mort, « c’est aujourd’hui le combat du Jour et de la Nuit », on a une petite chance de replacer le débat sur le terrain politique et républicain.

J’ai dit « républicain » : ce doit être un gros mot, pour certains de mes détracteurs, particulièrement dans cette gauche loukoum composée de sociaux-démocrates qui ne renieraient pas Tony Blair, et de petits ambitieux qui, faute de talent, comptent sur l’élection d’une personnalité sans envergure pour grignoter un poste ou un autre. Ils n’ont pas eu Jospin en 2002, ils n’ont toujours pas compris pourquoi, leurs appétits frustrés se sont aiguisés — au secours, la gauche la plus bête du monde revient.
Et la droite la moins intelligente (cette fois, ce n’est pas moi, c’et De Gaulle) rivalise en ce moment de propositions démagogiques, en pensant attraper le maximum de mouches. Quid d’un projet politique, d’un côté ou de l’autre ?
Tous mes instincts, tout mon passé, me portent à gauche — mais quelle gauche ? Celle d’une candidate qui soigne son icône faute d’avoir un programme ? Ou d’un capitaliste qui ressemble à s’y méprendre aux bourgeois jadis portraiturés par Ingres, avec les mêmes mœurs et les mêmes amis ?
Le seul discours de gauche, actuellement, est tenu par Fabius — quoi que je pense de son passé, ou de l’authenticité présente de ses positions. Ou de sa capacité à faire passer une autre politique. Je sais simplement qu’il y a autour de lui des hommes et des femmes doués de discernement, et moins corrompus que les autres.
Les sondages lui donnent moins de 10% des voix de gauche. C’est dire l’état dans lequel se trouve le PS. À force de se vouloir attrape-tout, il a rattrapé la droite. Bientôt l'extrême-droite ?
Peut-être faut-il d’ores et déjà se fixer des buts réalistes — demander l’impossible, et préparer 2012, par exemple. Tenter de restaurer la République, fort menacée ces derniers temps. Peut-être faut-il dire (mais je l’expliquais déjà, ici même, dans une note du mois de mai, « le nœud du problème ») qu’il nous faut choisir entre la voie difficile d’un retour aux valeurs républicaines, et les facilités d’une démocratie de plus en plus molle, qui offrira des tribunes à tous ceux qui défendront leurs intérêts, leurs avantages, ou leurs superstitions. Bref, un retour à l’Etat, ou la dilution dans le règne de l’individu.

Et quel individu ?
Un homoncule formaté par une école qui, de plus en plus, évite soigneusement de porter dans le crâne des enfants un quelconque savoir cohérent ? Un gogo à qui l’on a fait croire qu’il pouvait s’exprimer, alors qu’il n’avait rien à dire ?
Et pour cause : on s’est bien gardé de mettre quoi que ce soit, sinon des poncifs dangereux, dans son crâne désespéré.
Désespéré, parce que je crois très fort que tous les enfants ont une immense envie d’apprendre, et que s’il y a eu tant d’écoles dévastées lors des émeutes de novembre 2005, c’était par dépit — parce que les jeunes des cités n’y avaient pas trouvé les nourritures terrestres qu’ils étaient en droit d’en attendre.
La loi Jospin de juillet 1989, en posant le dogme de la « liberté d’expression » des élèves, alors même que l’idéologie pédagogiste contribuait déjà à éviter que ce même élève ait quelque chose de sensé à dire, a accentué la dérive vers les communautarismes les plus divers. Chacun désormais est un oracle. Quand bien même il se contente de répéter, en la déformant, une culture familiale parfois peu inspirée.
Qui ne voit que « respecter » les opinions de chacun, en souhaitant à toute force l’expression prioritaire des « différences », c’est ne voir que ces différences ? Qui ne comprend que faire une distinction entre Noirs, Maghrébins, Chinois, c’est leur renvoyer à la tête la couleur de leur peau ou leurs pratiques cultuelles ? C’est ne les voir que sous leur couleur.
J’ai des élèves de toutes origines. Quasiment tous Français. Et je ne vois, dans l’école de la République, que des Français. Point / barre.
Dialoguant avec Jean Baubérot, spécialiste officiel de la laïcité, le seul à ne pas avoir voté le rapport final de la commission Stasi sur les signes religieux à l’école (voir le Point du 19 octobre), j’ai appris — un peu stupéfait, tout de même — que la République ne respectait pas les femmes, puisqu’elle ne les distinguait pas en tant que femmes. Mais qu’une religion qui les voile, ou qui les engloutit sous une burka, puisqu’elle les reconnaît comme femmes, quand elle ne les lapide pas, les respecte davantage…

Le barbare nouveau est arrivé. Il est, au sens le plus étymologique du terme, celui qui ne parle pas la langue de la Cité — mais qui éructe celle des cités. Ce n’est qu’en acquérant le véhicule linguistique commun au pays dans lequel on vit que l’on peut effectivement tenter d’échapper au ghetto, et à la fatalité sociale — parce qu »’il n’y a pas, dans une nation où l’école joue pleinement son rôle, de fatalité sociale. Le barbare nouveau, qui parle si bien le « djeune », traite ses amis et ses ennemis de « sale feuj », sans sourciller ; forcé »ment, dans une époque de grand désarroi économique et culturel, on en revient aux boucs émissaires traditionnels — les Juifs (Ilan Halimi n’a été enlevé, séquestré, torturé et achevé que parce que dans l’esprit de ses trente tortionnaires — l’équivalent d’une classe entière —, il était riche, puisque juif), et, surtout, les filles (voir ma note « Pitié pour les filles »).
Et je m’étonne un peu que des féministes convaincues, qui brûlaient leurs soutiens-gorge à l’aube des années 1970 parce qu’elles y voyaient un signe d’aliénation, tolèrent tant de voiles sur la tête des jeunes femmes d’aujourd’hui. Le progrès, ces temps-ci, avance à reculons.
Mais sans doute avons-nous l’école que nous méritons, en ce moment. Encore un effort, et nous retournerons à l’âge de pierre.

Si, en écrivant cela, je suis, comme me l’écrivent certains, un affreux, un fasciste, un nazi, et que sais-je encore, c’est que, comme disait Laclos, « les vices se sont changés en mœurs », et qu’il n’y a plus qu’à tirer l’échelle. D’ailleurs, j’abandonnerai ce blog après les élections, parce que j’en ai un peu marre de me faire insulter par des cloportes.
Que faire pour eux — pour remonter, encore une fois, le niveau ?
Recopier ces dernières réplique de l’acte II du Caligula de Camus — un autre affreux, celui-là, qui n’avait pas bien saisi en quoi les exactions des uns et des autres, en Algérie, étaient des œuvres de Justice…
Dialogue entre le jeune Scipion, quelque peu idéaliste, plein d’espoir en la vie, et l’empereur qui regarde déjà vers l’autre versant :

« - Tous les hommes ont une douceur dans la vie. Cela les aide à continuer. C’est vers elle qu’ils se retournent quand ils se sentent trop épuisés.
- C’est vrai, Scipion.
- N’y a-t-il donc rien dans la tienne qui soit semblable, l’approche des larmes, un refuge silencieux ?
- Si, pourtant.
- Et quoi donc ?
- Le mépris. »

Jean-Paul Brighelli

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Commentaires

bravo pour ce texte : il est consternant de voir cette inversion des valeurs : traiter de droitier le vrai républicain, le véritable homme de gauche. Bien sûr, l'impression de découragement est grande, surtout quand c'est la droite qui s'attaque à la pédagogie ambiante, accentuant le risque d'amalgame entre républicain et droitier. Le républicanisme est mal défendu : soit l'on est taxé de réac, soit tout le monde se veut républicain et démocrate (ce qui dès lors n'a plus de sens).
Le découragement est grand ; par contre, vous n'avez pas le droit de céder, pas vous...

Ecrit par : truffe | 21 octobre 2006

bravo pour ce texte : il est consternant de voir cette inversion des valeurs : traiter de droitier le vrai républicain, le véritable homme de gauche. Bien sûr, l'impression de découragement est grande, surtout quand c'est la droite qui s'attaque à la pédagogie ambiante, accentuant le risque d'amalgame entre républicain et droitier. Le républicanisme est mal défendu : soit l'on est taxé de réac, soit tout le monde se veut républicain et démocrate (ce qui dès lors n'a plus de sens).
Le découragement est grand ; par contre, vous n'avez pas le droit de céder, pas vous...

Ecrit par : truffe | 21 octobre 2006

Soit, allons-y pour le mépris... Sage conseil.

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2006

"D’ailleurs, j’abandonnerai ce blog après les élections, parce que j’en ai un peu marre de me faire insulter par des cloportes".

Certainement pas Jean-Paul, ce serait leur donner la victoire sans combattre.
C'est le devoir de ceux qui voient clair d'éclairer les autres.
Et les autres comptent sur toi et sur tous ceux qui te ressemblent.
Tu n'a pas le droit de les laisser tomber.
N'est-ce pas Brassens qui a chanté:
Le premier qui dit la vérité,
il doit être fusillé.
Pour un qui te crache dessus il y en a combien qui t'approuvent ?
Allons courage !
DELAVANT

Ecrit par : DELAVANT | 21 octobre 2006

D'accord sur presque tout dans votre texte (gros bémol sur la priorité donnée aux valeurs républicaines dans l'ensemble du staff fabiusien).
Pour paraphraser les tontons flingueurs, "on agit ou on méprise ?" Les deux mon général ! Deux mots d'ordre : "Pfff" et "taïaut" !!!

Ecrit par : dk | 21 octobre 2006

Bravo pour votre texte !!
Courage, nous n'en sommes qu'au début.

Il faut rétablir en France et vite un patriotisme populaire.

Ecrit par : Olivier | 21 octobre 2006

Une grande partie de la confusion vient du mélange (opéré par tout le monde) entre les deux sens du mots "culture". Pour simplifier :

A) la culture personnelle, c'est-à-dire l'ensemble des méthodes et des savoirs qui permettent d'appréhender le monde, de le comprendre et d'en parler.

B) la culture collective, c'est-à-dire le sens anthropologique. La culture française, culture occidentale, etc.

A force de confondre les deux, on court à la catastrophe. Lorsque JPB parle de "culture", à mon avis, il parle du sens A : ce qui permet de comprendre le monde. Quand l'extrême-droite, par exemple SOS education, parle de "culture", elle parle du sens B, et, en particulier : défense de la culture française, de l'occident, du terroir et toutes ces bêtises.

Ce qui est très inquiétant, c'est que les pédagogistes aussi confondent les deux. Par exemple, ils parlent de la "culture jeune" (sens B), sans se demander si cette culture, d'un point de vue individuel, permet effectivement de comprendre mieux le monde (sens A).

Quand un jeune dit "sale feuj" à tout le monde, cela participe de la culture au sens B : d'un point de vue anthropologique, cela relève d'une forme de comportement social, assimilable, d'une façon neutre et scientifique, à une culture. Mais pour ce jeune, pris individuellement, cela ne constitue pas pour autant une culture (sens A), c'est-à-dire un outil qui lui permet de saisir correctement le monde dans lequel il vit.

Et ça, c'est un piège terrible dans lequel on enferme les gens, puisqu'on en vient à les ranger à priori dans des catégories pré-établies. Quand Frackowiak décrit la visite d'intervenants africains, il fonde son récit sur une représentation culturelle (sens B) -- d'ailleurs étourdissante de naïveté (1). Il n'imagine pas qu'un intellectuel africain puisse aussi être un homme de grande(s) culture(s) (sens A) : Vincent Mudimbe, par exemple, lit couramment une douzaine de langues (dont le grec ancien), et n'a pas besoin de tambouriner un djembé pour être l'un des plus grands penseurs de la planète. Même chose pour Senghor, Césaire, Glissant, Dakeyo, Mabanckou et tant d'autres.

Dit plus simplement, l'extrême-droite et les pédagogistes assimilent tous les deux (2) l'expérience individuelle à l'expérience collective et sociale. Si je suis français, pour l'extrême-droite, je dois défiler sous les oriflammes bleu-blanc-rouge en pleurant d'émotion aux exploits de Charles Martel à Poitiers (pas moi, en tous cas). Si vous êtes Africain, pour Frackowiak, vous devez vous balader en boubou et donner des coups sur un tamtam en prenant l'air inspiré.

Un minimum de formation philosophique, ethnologique, anthropologique devrait empêcher ce genre de confusion. Rien que la lecture d'un livre de vulgarisation, comme "De près de loin", de Claude Lévi-Strauss, devrait y aider.

Que l'extrême-droite ne prenne pas la peine d'acquérir un minimum de méthode, soit, elle est à son niveau, elle est dans son rôle. La stupidité demeure son fond de commerce.

Mais que des professeurs, cadres de l'éducation nationale ou des intellectuels disposant d'influence, comme Frackowiak ou Bégaudeau, soient infichus d'ouvrir un dictionnaire au mot "culture" et finissent par recourir à des clichés aussi minablement éculés que "les noirs ont le rythme dans le sang", c'est la marque d'une régression phénoménale de la vie intellectuelle dans ce pays.

Je parlais des grands intellectuels Noirs : Mudimbe enseigne à Duke, Glissant à New York et Mabanckou à UCLA. La France, elle, encense Bégaudeau, finance Frackowiak et ses tam-tams. Ai-je bien dit : catastrophe ?

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(1) "Dans une école, un beau jour, on rencontre des africains dans les couloirs vêtus de leurs beaux costumes traditionnels. Bientôt, enfermés dans les classes, les élèves entendent les sons caractéristiques des djembés, de la musique, des rythmes… "

Pierre Frackowiak, "De la classe à l'école". Le texte ne date pas de l'exposition coloniale de 1931, mais de 2006.

(2) à des degrés très divers, et pas du tout au même niveau de dangerosité. Encore une fois, je ne les mets pas dans le même panier.

Ecrit par : Pierre-Henri | 21 octobre 2006

"D’ailleurs, j’abandonnerai ce blog après les élections, parce que j’en ai un peu marre de me faire insulter par des cloportes. "

pourquoi pas tout de suite? :)

Ecrit par : la femme chocolat | 21 octobre 2006

Quatre mots et 3 signes de ponctuation sans aucun "gros mot"... Bel effort, la femme chocolat. En progrès, peut mieux faire (mais elle n'est pas obligée).

Ecrit par : catmano | 21 octobre 2006

"N'est-ce pas Brassens qui a chanté:
Le premier qui dit la vérité,
il doit être fusillé."

Ecrit par : DELAVANT | 21 octobre 2006

Non, c'est Guy Béart, le gauchiste bien connu, et ce n'est pas: "il doit être fusillé", mais: "il doit être exécuté". C'est aussi de la culture. Avant de faire la leçon, balayez devant vos portes.

Ecrit par : christophe sibille | 21 octobre 2006

Restez chez vous, sans vous faire pendre, femme chocolat, votre aire de jeu habituelle sent-elle trop mauvais ?

JPB, du nerf, le cloporte se raréfie avec l'hiver, et devient parfois aphone (sans col roulé, le faune prend froid)

Ecrit par : D'Enguell | 21 octobre 2006

la femme chocolat si JPB vous dérange tant que cela vous pouvez toujours zapper son blog....

JPB tu n'es plus tout seul , tes vérités font du bien !Ce blog aura sans doute encore plus de raison d'être après les élections! Plus que jamais nous devons réveiller les consciences républicaines, le Marathon en vaut la chandelle!

je n'ai pas le temps de m'attarder aujourd'hui les we avec 4 gamins sont plutôt chargés...

PS: JPB nous avons ce we un étudiant chinois en MPSI à la maison et il nous a demandé de l'aider pour son cours sur "un amour de Swann"....J'aurai du m'immiscer dans ton cours lundi dernier...

à plus tard

Bonne journée à tous ceux qui viennent régulièrement ici ...en particulier, Catmano, Dobolino (bien que parfois on pourrait vous surnommer Diabolino[ petite boutade en passant] ) Toto , le Hell's... Merci pour ce soleil du sud qui commence à sérieusement nous manquer à Paris...
et bonjour le sieur Sibille voilà longtemps qu'on ne vous avait vu...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 octobre 2006

C'est où qu'on signe pour le maintien du blog après les élections ?

Ecrit par : catmano | 21 octobre 2006

5 mots, ne t'en déplaise :)

les insultes c'est surtout le rayon de toto, dans le genre graveleux, et celui de votre gourou, dans le genre politique.
son dernier opuscule de la pensée villieriste se vend sans doute moins bien que les précédents, alors il se retire indigné.
grand bien nous fasse. adieu brighelli, tu as fait tout le mal que tu as pu à l'école, fils indigne de la laïque ; va donc planter des choux ! l'heure de la retraite a sonné depuis longtemps !
à moins qu'une carrière politique t'ait été promise après les élections.... à l'UMP, comme ton ami Le Bris ?

Ecrit par : la femme chocolat | 21 octobre 2006

"C'est où qu'on signe pour le maintien du blog après les élections ?

Ecrit par : catmano | 21 octobre 2006 "


"La bêtise insiste toujours." Camus, la Peste

Ecrit par : la femme chocolat | 21 octobre 2006

Très bon texte, plein de vérités, et surtout qui revendique enfin une vraie gauche républicaine, laïque, intelligente... Et avec des accents de Desproges dans le phrasé, ne mentez pas JP, on vous a reconnu... En tout cas, merci encore de remuer le gros tas de sable mou...

Ecrit par : Luminoute | 21 octobre 2006

Votre tutoiemement de coco, pubard ou syndicaliste, femme chocolat, fleure le ton policier à l'égard de prévenus...

Qui donc se révèle sous la "casquette" laïque ?

Ecrit par : D'Enguell | 21 octobre 2006

merci pour les insultes, digne de ton gourou :)
toujours le bel et bon argument qui tue, hein? :D

Ecrit par : la femme chocolat | 21 octobre 2006

"D’ailleurs, j’abandonnerai ce blog après les élections, parce que j’en ai un peu marre de me faire insulter par des cloportes".
Oh non ! vous êtes le seul a oser dire haut et clair ce que beaucoup pensent, vous êtes un porte-drapeau. Honte à nous qui ne vous soutenons pas assez pour compenser les insultes des ignares.

Ecrit par : Elisabeth | 21 octobre 2006

JPB. Pardon pour le plaidoyer pro domo qui suit. Mais il est temps, me semble-t-il, à quelques mois des Présidentielles, et au milieu des torrents de boue qui commencent à se déverser, ici comme ailleurs, de remettre les pendules à l’heure.
« Une école sous influence »
Si une vraie gauche rappelle que, comme l’aurait dit Hugo sur son lit de mort, « c’est aujourd’hui le combat du Jour et de la Nuit », on a une petite chance de replacer le débat sur le terrain politique et républicain.
Réponse de Marc :
Tous les citoyens ont envie de remettre leur pendule à l’heure. Personnellement je n’ai pas la prétention de le faire pour les autres. Les idéologies sont toutes chloroformées ou, alambiquées pour ne laisser couler que le marc des connaissances que l’on veut bien nous inculquer. A qui la faute ? A la fausse gauche ?
JPB. Ils n’ont pas eu Jospin en 2002, ils n’ont toujours pas compris pourquoi, leurs appétits frustrés se sont aiguisés — au secours, la gauche la plus bête du monde revient.
Et la droite la moins intelligente (cette fois, ce n’est pas moi, c’et De Gaulle) rivalise en ce moment de propositions démagogiques, en pensant attraper le maximum de mouches. Quid d’un projet politique, d’un côté ou de l’autre ?
Réponse de Marc :
Jospin s’est sabordé tout seul sans l’aide de qui que se soit. Quant aux appétits frustrés, il en est le digne représentant son retour en est cruellement un exemple. Je comprends que pour lui et ses partisans les socialistes sont les plus bêtes du monde.
JPB.Le seul discours de gauche, actuellement, est tenu par Fabius — quoi que je pense de son passé, ou de l’authenticité présente de ses positions. Ou de sa capacité à faire passer une autre politique. Je sais simplement qu’il y a autour de lui des hommes et des femmes doués de discernement, et moins corrompus que les autres.
Réponse de Marc :
Si Fabius se comporte en homme de gauche, c’est qu’il veut ratisser tous ceux qui ont voté NON au référendum sur la constitution européenne, c’est l’unique sens qu’il donne à cette option idéologique.
JPB. Qu’il nous faut choisir entre la voie difficile d’un retour aux valeurs républicaines, et les facilités d’une démocratie de plus en plus molle, qui offrira des tribunes à tous ceux qui défendront leurs intérêts, leurs avantages, ou leurs superstitions. Bref, un retour à l’Etat, ou la dilution dans le règne de l’individu.
Réponse de Marc :
Je pense que ce texte est démagogique, car il ne reflète que les propos intellectuels d’une seule personne, qui place l’individu dans un rôle de figurant. Figurant républicains, figurant dans une société ou seul les élites auraient le droit de d’exister politiquement, auraient le droit de s’exprimer. Ce sont les peuples qui font les révolutions, Ce sont les peuples composés d’individus qui ont crée notre république.
IL faut changer au 21èmes siècles ce type de langage, il est le ferment d’une polémique orchestrée, engagée pour qui ?
JPB.Et je m’étonne un peu que des féministes convaincues, qui brûlaient leurs soutiens-gorge à l’aube des années 1970 parce qu’elles y voyaient un signe d’aliénation, tolèrent tant de voiles sur la tête des jeunes femmes d’aujourd’hui. Le progrès, ces temps-ci, avance à reculons.
Réponse de Marc :
L’état prend des gants pour parler de la loi 1905, je ne pense pas que se soit aux féministes d’en être courroucées. Puisque l’état n’est pas capable de prendre des décisions claires, C’est au peuple composé d’individus qui doit par référendum exprimer ce qu’il veut dans sa république.
JPB.Si, en écrivant cela, je suis, comme me l’écrivent certains, un affreux, un fasciste, un nazi, et que sais-je encore, c’est que, comme disait Laclos, « les vices se sont changés en mœurs », et qu’il n’y a plus qu’à tirer l’échelle. D’ailleurs, j’abandonnerai ce blog après les élections, parce que j’en ai un peu marre de me faire insulter par des cloportes.
Réponse de Marc :
Si on accepte de traduire son idéologie dans un blog, il ne faut pas s’étonner que cela ne face pas plaisir à tout le monde. Maintenant traiter l’individu de Cloporte n’est pas la meilleure façon de faire de la psychologie, cette réponse pourrait être perçue comme celle d’une personne à qui nous aurions titillé son Ego, à une personne qui n’accepte pas la contradiction.
Salutations
Marc.Rode

Ecrit par : Marc.Rode | 21 octobre 2006

"à moins qu'une carrière politique t'ait été promise après les élections.... à l'UMP, comme ton ami Le Bris ?"

Ecrit par : la femme chocolat | 21 octobre 2006

Même si Jean-Paul est parfois un peu, disons, "outrancier", le comparer à Le Bris, qui, lui, est franchement antipathique, et fait d'ailleurs un peu penser physiquement à un homme politique très à droite de la droite, et qui vient à la jubilation quasi-générale de se prendre une baffe juridique conséquente autant que méritée, me paraît ne devoir rendre service à personne. (Pardon pour l'accent circonflexe, mais cette réforme de l'aureteaugraf me déplait souverainement).

Bonjour à vous aussi, Patricia... Malgré nos points de vue radicalement opposés sur beaucoup de choses...

Ecrit par : christophe sibille | 21 octobre 2006

En lisant votre message Monsieur Sibille, je ne peux que me congratuler de ma magnifique prose passée inaperçu sur le sujet précédent.

« Certaines personnes sur ce blog ne sont même pas assez dignes de recevoir du mépris.
La plupart d’entre vous – et spécialement les gôschystes intellectuels humanistes doués d’un sens artistique surdéveloppé, qui bien que prônant une égalité impartiale, sont les premiers à se confiner dans une impossible et inenvisageable supériorité évidente justifiée par toutes sortes de pédanteries sophiste(-iquée)s – seraient bien incapables de penser autrement que par procuration.
Si le mythe de l’intellectuel de gauche est chaque jour démenti, celui de l’imbécile heureux est quant-à lui bien loin de l’être. »

Ecrit par : Estil | 21 octobre 2006

Arrêter ce blog, ce serait vraiment dommage car cela ferait une voix (essentielle) en moins contre la bêtise! La vie ne s'arrêtera pas après les prochaines élections présidentielles. Courage!

Arrêtons les insultes et retournons à nos moutons, pardon nos élèves pour les aider à apprendre plus et mieux.

Ecrit par : gelsomina | 21 octobre 2006

la seule fabrique du crétin, c'est ce blog.
sa fin sera salutaire

Ecrit par : la femme chocolat | 21 octobre 2006

La femme chocolat, vous l'avez trouvée où votre citation, il n'y en a pas encore des papillottes dans les supermarchés ?

Ecrit par : catmano | 21 octobre 2006

" Le Bris, qui, lui, est franchement antipathique, et fait d'ailleurs un peu penser physiquement à un homme politique très à droite de la droite..."

Bon? très intéressant .. c'est vraiment très très très intéressant.

Ecrit par : le chien de nutella | 21 octobre 2006

"le comparer à Le Bris, qui, lui, est franchement antipathique, et fait d'ailleurs un peu penser physiquement à un homme politique très à droite de la droite, "

Sincèrement Cricir tu ne le connais pas, il est trop excelent ce chti gars....

Bon, je vois que vous avez hérité de la cocogroupie de l2d2, bon courage ..... ;))))))) cé pô oune flèche....

à+

Ecrit par : toto | 21 octobre 2006

Je vois que l'atmosphère sur ce blog est électrique.
Un peu de détente.
Aujourd'hui, en mettant un peu d'ordre dans mon ordinateur, j'ai retrouvé une lettre - écrite en juin 2004, après une année scolaire particulièrement éprouvante -, que j'avais envoyé au Ministre de l'éducation nationnale de l'époque, François Fillon. Son cabinet m'avait répondu de façon courtoise et ammusée.



Monsieur le Ministre,


j’étais censé enseigner les rudiments de la physique dans une classe de seconde, classe où un tiers des élèves ne savait pas convertir les centimètres en mètres et ne maîtrisait pas la division - je passe sur la maîtrise de la langue et « l’attitude citoyenne » !

En cette fin d’année, j’aimerais vous faire part de la folie (fruit d’une « injonction paradoxale - double bind - » selon Grégory Bateson, comme par exemple, puisque tout est affaire de pédagogie, faire passer les élèves, en supprimant les redoublements, dans la classe supérieure alors qu’ils ne comprenaient déjà pas grand chose dans le niveau inférieur. Les gourous pédagogistes qui vous conseillent n’ont-ils jamais lu un livre de l’école de Palo Alto dont Grégory Bateson était le mentor ? ) qui est le lot quotidien des élèves et des professeurs.

Tout petit, j’étais fasciné par une émission de télévision qui s’appelait les Shadoks – concentré de folie, révélé sur petit écran en cette folle année 68 de ce déraisonnable XXème siècle. Jamais je n’aurais cru qu’à l’aube du troisième millénaire le quotidien des Shadoks deviendrait le mien.

Pour résumer : la principale occupation des Shadocks était le pompage. Je me souviens de l’antienne que Claude Piéplu, de sa voix inoubliable, répétait : « et ils pompaient… et ils pompaient… et ils pompaient… » Les Shadoks ne se révoltaient pas, pourquoi se révolter d’ailleurs ? Pour les Shadoks, « la plus grave maladie du cerveau, c’était de réfléchir.» Il fallait pomper, encore et toujours. C’était tout.
Et la finalité du pompage, alors ? « Avec un escalier prévu pour la montée on réussit souvent à monter plus bas qu’on ne serait descendu avec un escalier prévu pour la descente », un tel raisonnement n’était pas accessible aux Schadoks, à moins d’être très gravement malades. Les Shadoks pompaient parce qu’il fallait pomper. Point. Pomper était l’horizon des Shadoks.

Aujourd’hui, cette farce bouffonne n’est plus circonscrite au petit rectangle lumineux de mon téléviseur, mais a gagné l’Éducation Nationale !

Les élèves pompent. Je pompe. Tout le monde pompe… Pourquoi ? Personne ne le sait. Réfléchir est devenu une maladie.

Pour se soustraire au pompage – doit-on leur en vouloir ? –, des élèves, chaque jour plus nombreux, ne viennent plus en cours.

Et ce qui me sidère, c’est qu’on nous martèle – serait-ce pour rythmer le pompage ? – que le niveau monte ! Comment est-ce possible ? Alors que tout le monde pompe…

Soyez assuré, Monsieur le Ministre, que l’année prochaine, pour renverser la tendance, mes élèves et moi ferons de notre mieux, et que nous continuerons de pomper… pomper…pomper…

« C’est tout pour aujourd’hui ! »




Bon dimanche.
Philippe

Ecrit par : Delarouzée Philippe | 21 octobre 2006

"classe où un tiers des élèves ne savait pas convertir les centimètres en mètres et ne maîtrisait pas la division -"

Picbille dogmatique de merde + Mal fait ...

LE souci c'est que c'était pô au ministre qu'il fallait l'écrire ta bafouille (en 2004) c'est plutôt aux ânes qui ont conçu Picbille Ribambelle Ratus Justine ETC ETC ETC .....

Merci pour ton témoignage Philippe.

Ecrit par : toto | 21 octobre 2006

bravo JPB,
il y a longtemps que je me pose la même question sur les féministes, un blanc leur disant un mot de travers se fait instatanément traité de macho, mais devant tariq and co on se prosterne?
mabiche

Ecrit par : mabiche | 21 octobre 2006

Bravo pour la teneur du billet.
La "qualité " des injures qui alimentent certains commentaires devrait vous convaincre à elle seule de continuer.
Simplement, un blog est un "espace privé largement ouvert au public". Je vous suggère respectueusement de le débarrasser de ses étrons malodorants, dès lors qu'ils n'apportent rien au débat.

Ecrit par : Réacs de Gauche | 21 octobre 2006

Juste pour vous mettre les boules un chtit peu ...

http://philippe.ruelen.free.fr/

Quand tu vas voir tes parents le weekend tu peux leur dire que tu es "chercheur", c'est BIEN mieux que 'colbeau' à la Sorbonne ou rue Machin....

Ecrit par : toto | 21 octobre 2006

Les fameuses "Philippiques" :o)))))))

C'est pô gagné, mais on va bien les faire 'suer' .

Ecrit par : toto | 21 octobre 2006

"N'est-ce pas Brassens qui a chanté:
Le premier qui dit la vérité,
il doit être fusillé."

Ecrit par : DELAVANT | 21 octobre 2006

Non, c'est Guy Béart, le gauchiste bien connu, et ce n'est pas: "il doit être fusillé", mais: "il doit être exécuté". C'est aussi de la culture. Avant de faire la leçon, balayez devant vos portes.

Ecrit par : christophe sibille | 21 octobre 2006

Réponse à Christophe Sibille:

Merci pour la mise au point. Quant à "il doit être fusillé" ou "il doit êytre éxécuté", où est la différence, puisque le résultat est le même.
Sans rancune.

Ecrit par : DELAVANT | 21 octobre 2006

(surtout quand ils émanent de commentateurs courageusement anonymes)

Ecrit par : Réacs de Gauche | 21 octobre 2006

Confronté à la dureté du combat politique (et antipédagogiste), on peut parfois en avoir ras l'bol et faire le coup du mépris et de l'abandon… Bien entendu c'est la mauvaise solution. Pratiquement tous les commentaires vont dans ce sens… Mais c'est Philippe qui détient la vérité : pas de mépris mais de l'HUMOUR.
Oscar Wilde disait que l'humour était la politesse du désespoir : J.P. que vous soyez dans le plus grand désespoir ou avec seulement quelques aigreurs d'estomac, quelques bonnes louches d'humour et ce blog repartira pour cent ans…
R.F.

Ecrit par : Roger FELTS | 21 octobre 2006

Rions un peu pour détendre l'atmosphère.
Un prof de physique dit à ses élèves:
- L'eau bout à 90 degrés...
Une élève:
- M'sieu, l'eau elle bout à 100 degrés.
Alors le prof:
- Où avais-je la tête ? L'eau bout à 100 degrés. C'est l'angle droit qui bout à 90 degrés.

Si vous connaissez d'autres blagues sur l'Éducation Nationale n'hésitez pas, ça rétablira l'équilibre.

Ecrit par : DELAVANT | 21 octobre 2006

ouuuups attention moi je ne parlais pas de Delarouzée Philippe (excellent post) mais bien de philîppe.Ruelen (chercheur practicien autoproclamé)

Ecrit par : toto | 21 octobre 2006

Bien que je sois d'accord en partie avec vous sur le constat je constate l'inefficacité, depuis déjà plus de vingt ans, des pamphlets nombreux sur l'enseignement .

Les meilleurs deviennent au mieux des succès de librairie, aucun n'a pu enrayer la colonisation du système éducatif par ceux que j'appelle les" termites" fruits des amours incestueuses de l'Éducation Nationale et de la FEN.


Le tour de passe-passe qui a servi d'idéologie à cette colonisation, le "pédagogisme" consiste à confondre systématiquement deux niveaux celui des politiques éducatives où, bien évidemment, le clivage droite/ gauche est pertinent et celui de la pédagogie* où il n'a pas lieu d'être.


"Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, l'important c'est qu'il attrape les souris" disait Deng Siao Ping pour sortir du désastre où le dogmatisme maoïste avait plongé la Chine.




C'est l'imposture qu'a cautionné Lionel Jospin mais les dérives avaient commencé dès 1969. L'absence de réflexion notamment sur l'Enseignement professionnel et l'Enseignement Supérieur ont conduit à la démagogie actuelle et à la spirale infernale que vous décrivez.






* J'emploie ce terme au sens quel ui donnaient Émile Durkheim ou Ferdinand Buisson

Ecrit par : Philinte | 21 octobre 2006

" Le Bris, qui, lui, est franchement antipathique, et fait d'ailleurs un peu penser physiquement à un homme politique très à droite de la droite..." Christophe Sibille

Sieur Sibille vous vous abaissez au délit de faciès ...effectivement nous avons des points de vue radicalement opposés...je ne suis pas sûre de continuer à avoir la courtoisie de vous dire bonjour . Expliquez vous...
auriez vous glissé sur ce chocolat 100% lécithine de soja répandu par la femme chocolat?

"(surtout quand ils émanent de commentateurs courageusement anonymes)"
Réacs de gauche... no comment si ce n'est que l'imagination des anonymes pour trouver un pseudo est à applaudir chez certains ... Sigmund aurait sans doute écrit une interprétation des pseudos à mourir de rire...

Merci Catmano , j'ai bien ri avec votre dernier post boutade!
et j'ai souri aussi, l'allusion aux papillottes m'a renvoyé des images de Noël que mes chères petites têtes,jamais en retard sur le sujet commencent à attendre avec impatience,elles ne sont pas les seules d'ailleurs ;)... images étoilées:)
Bon dimanche.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 22 octobre 2006

Hello Patricia, bonjour du matin.
Catmano et ses papillottes m'ont renvoyé à ce film plutôt humaniste, "Les aventures de Rabbi Jacob", dans un temps où l'obscurantisme reculait, il me semble.

Néanmoins les Khmers Rouges fourbissaient leurs armes, Khomeiny était encore à Neauphle, et les Jean-Paul potes d'hier n'étaient pas les mêmes qu'aujourd'hui.
Et c'est ce dernier point qui dérange le plus ?

Ecrit par : D'Enguell | 22 octobre 2006

"Ah Monsieur d'Ormesson, vous osiez déclarer
qu'un air de liberté flottait sur Saïgon
avant que cette ville, s'appelle ville Ho-Chi-Minh..."
Jean Ferrat
(interdit d'antenne)
(on se demande toujours pourquoi)

Ecrit par : D'Enguell | 22 octobre 2006

Par souci d'honnêteté intellectuelle je crois qu'il est nécessaire de donner la parole à Jean Bauberot.


On peut ne pas être d'accord sur ses conclusions mais ses arguments méritent d'être entendus.



Laïcité, le grand écart


POINT DE VUE
, par Jean Baubérot
LE MONDE | 03.01.04 | 15h02
Pouvons-nous - en la matière - presque tout concéder aux Alsaciens-Mosellans et pratiquement rien aux musulmans ?

Nous utilisons avec gourmandise l'expression "exception française" et l'appliquons volontiers à la laïcité. Or notre spécificité la plus forte est ailleurs, dans la capacité à maximaliser l'écart entre principe et réalité. Nos principes nous apparaissent tellement universels que nous comprenons mal qu'ils ne constituent pas la référence de nombreux pays ; pourtant, la réalité empirique française n'arrive pas, elle-même, à s'y conformer.

Ce paradoxe m'obsède depuis ma participation à la commission Stasi et mon refus de voter la proposition d'interdire les signes religieux "ostensibles" à l'école publique. Cette abstention ne signifie pas que je me drape dans la posture de l'opposant. Notre rapport constitue, sur beaucoup de points, une avancée importante. Mais Jacques Chirac nous avait demandé une "réflexion sur l'application du principe de laïcité", et, rétrospectivement, je trouve que nous n'avons pas su élucider le rapport entre principe et application. De là une faille qui risque de tout compromettre.

En effet, si la laïcité constitue un "principe universel" (ce dont, en bon Français, je suis persuadé), le centenaire de la loi de 1905 sera le moment privilégié pour tenter d'en convaincre l'opinion publique d'Europe et d'autres pays démocratiques (ou qui aspirent à l'être). Mais ces étranges étrangers ne vont pas juger la laïcité dans l'abstrait ! Puisque la France revendique d'en être la patrie, ils vont jauger sa capacité à résoudre les conflits. Or je crains que le dispositif législatif qui se prépare, et qui entrera précisément en application à la fin de 2004 et en 2005, n'exacerbe les tensions.

Le pire n'est jamais sûr, et il peut encore être évité. A une condition : poursuivre la réflexion en travaillant sur les paradoxes, les impensés du rapport Stasi, afin d'être plus au clair avec nous-mêmes.

Ainsi serons-nous davantage crédibles hors de nos frontières. Et je me situe délibérément dans cette optique internationale même si, comme tout autre citoyen, la situation française en tant que telle m'importe beaucoup. Aujourd'hui, qui peut, en effet, valablement, tracer une frontière entre l'externe et l'interne ? Ne vivons-nous pas, dramatiquement, chez nous, les conséquences de la disparition des espoirs de paix au Proche-Orient ?

La Commission proclame elle-même la nécessité d'éviter "la logique réductrice et stigmatisante de -l'-approche limitée à un seul signe et dans le seul cadre scolaire". Le président Chirac, de son côté, privilégie une approche globale et affirme : "Le peuple français est riche de sa diversité. Une diversité assumée et qui est au cœur de notre identité." Mettons donc, un moment, entre parenthèses notre obsession nationale (depuis 1989 !) : le foulard. Le problème posé semble clair : nous montrer inventifs pour transformer ce pays, qui a vécu des siècles d'uniformité, en nation qui sait réaliser, de façon non communautariste, une réelle diversité. Si, en 2005, il apparaît manifeste que nous progressons dans cette voie, alors la laïcité française sera rayonnante à travers la planète.

Partons-nous de rien ? Certes pas. La deuxième partie du rapport Stasi titre : "La laïcité à la française, un principe juridique appliqué avec empirisme", et justifie ce titre en précisant : "La laïcité n'a pas les mêmes contours à Paris, Strasbourg, Cayenne ou Mayotte." Sauf qu'ensuite - impensé majeur ! - il n'est question que des "contours de la laïcité" à Paris. On ne nous dit rien sur Cayenne et Mayotte et on ne retrouve Strasbourg que... dans la quatrième partie : "La commission estime que la réaffirmation de la laïcité ne conduit pas à remettre en cause le statut particulier de l'Alsace-Moselle." Et elle se contente de proposer un seul petit aménagement, refusant même d'envisager la disparition des crucifix dans les salles de classe de l'école publique de cette partie de la France.

Ce grand écart entre principe et réalité fait courir le risque de la déchirure musculaire. La laïcité est un principe constitutionnel. Mais qu'entend-on par là ? La commission répond : le "régime juridique précis issu de la loi du 9 décembre 1905 (...), principe fondateur". Ailleurs, elle ajoute, à juste titre, les lois scolaires des années 1880. Fort bien, mais aucune de ces lois n'est applicable aux trois départements de l'Est. Alors, j'aimerais que l'on m'explique : soit la République, constitutionnellement "indivisible", admet que des règles constitutionnelles ne s'appliquent pas dans une partie de l'Hexagone, soit la définition de la laïcité constitutionnelle déborde les principes affirmés, mais alors il est facile de démontrer que cette définition ne distingue en rien la France de ses pays voisins. Au contraire, la laïcité française apparaît plus cléricale que, par exemple, la laïcité dont parle la Cour constitutionnelle italienne.

On connaît la réponse habituelle : les Alsaciens-Mosellans n'étaient pas là en 1882 et en 1905. Argument dangereux s'il fait quitter les principes au profit d'un "legs de l'histoire": envisageons ce qu'il donnerait appliqué à une population musulmane qui n'était pas là non plus à la même période. Pourtant, bien qu'étant personnellement favorable à l'application des lois laïques en Alsace-Moselle, j'ai accepté, comme tous les autres, cette partie du texte. Pourquoi cette unanimité ? Parce qu'on applique les principes de façon rigide ou élastique selon que l'on perçoit ou non une menace. Contrairement à ce que l'on croit, notre politique est moins guidée par la raison que par l'émotion et la peur.

Il n'est pas honteux de se sentir menacé, à condition de savoir surmonter une peur mauvaise conseillère. Il y a des limites à la géométrie variable de la diversité ! Pouvons-nous - en matière de laïcité - presque tout concéder aux Alsaciens-Mosellans et pratiquement rien aux musulmans ? Les problèmes actuels nécessitent une réponse stratégique raisonnée. Puisqu'on en accorde beaucoup à l'histoire et que la laïcité ne s'est pas faite en un jour, il faut faire la part du non-négociable (mariages forcés, troubles à l'ordre public...) et de ce qui peut être inscrit dans un processus d'acclimatation mutuelle, en évitant le double écueil de la stigmatisation et de l'angélisme.

Aux débuts de l'école laïque, les femmes se trouvaient dans une position subordonnée ; un long chemin a été parcouru, même si nous ne sommes pas au bout de la route (encore 25 % de différentiel de salaire).

Une scolarité plus longue, un âge de mariage plus tardif, moins d'enfants que la génération précédente, l'entrée dans le marché du travail : tous les indicateurs d'émancipation sont réunis pour les jeunes femmes de conviction ou de culture musulmane. C'est pour cette raison qu'elles font trop souvent face à un machisme exacerbé. Les aider à passer ce cap difficile nécessite de savoir que toutes ne s'émancipent pas de la même manière et que certaines peuvent le faire en portant, sans agressivité, un signe "ostensible", adjectif qui signifie - selon le Petit Robert : "Qui peut être montré publiquement sans inconvénient" !

Jean Baubérot, titulaire de la chaire d'histoire et sociologie de la laïcité à l'Ecole pratique des hautes études (section des sciences religieuses), était membre de la commission Stasi.
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 04.01.04

Ecrit par : Philinte | 22 octobre 2006

"Jean-Paul pote", on ne me l'avait encore jmais fait. Ça va donner des idées à tous ceux qui pensent que je suis un extrémiste d'un bout ou de l'autre — ou du troisième…

À propos de Jean Ferrat : il a envoyé une lettre courroucée au MRAP, dont il fut un membre fondateur, pour leur expliquer qu'il se désolidarisait complètement d'un mouvement où il ne se reconnaît plus…
Il n'est pas le seul.
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 octobre 2006

Sur Jean Baubérot, qui ravit les congrès de l'UOIF chaque fois qu'il s'y exprime, voir son débat avec moi dans le Point de cette semaine.

Pour compléter ce que je disais sur Jean Ferrat, voir
http://www.prochoix.org/cgi/blog/2006/03/14/439-lettre-ouverte-de-jean-ferrat-a-mouloud-aounit
Le site de prochoix est d'ailleurs globalement excellent. Avis à tous les laïcards et libres-penseurs qui se promènent ici.
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 octobre 2006

"Ah Monsieur d'Ormesson, vous osiez déclarer
qu'un air de liberté flottait sur Saïgon
avant que cette ville, s'appelle ville Ho-Chi-Minh..."
Jean Ferrat
(interdit d'antenne)
(on se demande toujours pourquoi)

Ecrit par : D'Enguell | 22 octobre 2006

Jean Ferrat n'est plus interdit d'antenne aujourd'hui; (mais je suppose que vous parliez de la situation à l'époque de cette chanson). Ceci-dit, l'auto censure dont fait preuve actuellement la programmation artistique de certains media est peut-être encore plus inquiétante qu'à l'époque de Peyrefitte, et dénote bien, en tous cas, de l'état d'esprit qui règne aujourd'hui; (l'affaire des caricatures en est une des preuves et, à ce propos, la situation dans l'est de la France en ce qui concerne les crucifix dans les classes et l'éducation religieuse, avec CAPES à la clé, dans l'enseignement républicain, un scandale à dénoncer extrêmement vigoureusement si on veut continuer à être un peu crédible sur le sujet de la laïcité).
Patricia, aviez-vous vu Marc Le Bris à l'émission de Bern, il y a quelques semaines? Je pense que vous ne pourriez pas dire autre chose que ce que j'affirme. Ce type donne réellement froid dans le dos. Au moins, Jean-Paul est intelligent, et il a de l'humour! Je pense très sincérement que ce qui le rapproche de Le Bris est uniquement le combat qu'il mène actuellement. Mais il ne le dira certainement pas!
Ceci-dit, si vous "changez de trottoir en me croisant", j'y survivrai...
Bon week-end à tous.

Ecrit par : christophe sibille | 22 octobre 2006

Toutes mes félicitations pour votre courage à avoir fustigé ces "gros enfoirés" du MRAP.
Maintenant s'ils vous font un procès pour cela, ne craignez rien, ils ont tendance à ne pas aller jusqu'au bout des procédures.

Ecrit par : LeBlogPatriote | 22 octobre 2006

Patricia Mesnigé , à propos du courageux anonymat de certains commentateurs, soit qu'ils ne citent pas leur vrai patronyme, soit qu'ils ne laissent aucune trace permettant de les repérer (courriel, dadresse de site) et à propos des interpétation de certains pseudos qui relèvent de la psychanalyse...

Il y a ci dessus une floppée de commentaires issus d'une certaine dame dont le pseudo rappelle de façon irrésistible la couleur des térons maldodorants que les chiens des rustres déposent sur les trottoirs.

JP, voulez vous combler d'aide cette tête de linotte et les gens de son acabit en lâchant la partie? Contentez vous de parcourir ses "messages" d'un derrière distrait avant de les effacer!

***********

Pour redevenir un peu plus sérieux, je crois que l'ami Roger Felts a tout dit sur le risque de lâcher prise.

En tout cas, cher Jean Paul, je vais faire pour votre récent ouvrage comme pour le premier: c'est ma forme de militantisme; je vais en acheter trois, que j'offrirai à des bibliothèques, cela pour assurer leur lecture par le plus grand nombre.

Et j'invite nos amis à faire de même - peut être pas dans la même proportion, tout est affaire de moyens matériels.

Parfois d'ailleurs, il suffit quand on est membre d'une bibliothèque/médiathèque de renseigner des fiches de voeux pour que les ouvrages que l'on apprécie soient achetés par l'établissement.

Je ne peux qu'espérer qu'une fois que j'aurai acheté le mien, vous me ferez l'honneur de le dédicacer!

**************

A propos de ce que j'ai lu ci-dessus sur l'honnêteté intellectuelle... J'avoue que je suis un peu fatigué d'en faire preuve quand je vois les tombereau d'insultes déversés par le "camp d'en face" et que j'incline de plus en plus non à m'abaisser à ce niveau - je n'en tiens pas pour les lumbagos - mais, a minima, à ignorer ces messieurs dames qui ne trouveront en tout cas plus sur mon espace de quoi exciter leur hargne pathologique. Bref, j'efface.

Entre le respect de la liberté d'expression et le masochisme intellectuel, il y a plus qu'une limite. Je me répète: si tout ce qui relève de l'argument est acceptable - aussi spécieux soit-il et c'est souvent le cas - l'invective comme l'insulte n'ont pas lieu d'être.

Ecrit par : Réacs de Gauche | 22 octobre 2006

JPB, merci pour le lien "prochoix", et merci pour les indices du sujet de votre prochain roman :))))))))))))

Ecrit par : D'Enguell | 22 octobre 2006

L'Islam, la laïcité ?
Je suis plus que pessimiste sur l'avenir et je pense qu'il reste encore une faible chance pour que tout cela ne se termine pas par une guerre civile.
La lacheté constante des hommes politiques en augmente d'ailleurs la future intensité.
Il vaut mieux lutter contre eux lorsqu'ils sont encore faibles plutot que d'attendre qu'ils soient forts.
Ah si nous avions faire la guerre aux nazis en 1936....plutôt qu'adorer la paix...il y aurait eu beaucoup de morts en Europe.

Ecrit par : Olivier | 22 octobre 2006

moins ( mot oublié à la fin )

Ecrit par : Olivier | 22 octobre 2006

Christophe, je reviens juste pour le "froid dans le dos de Le Bris". Il y a au moins deux milliards d'humains qui me feraient beaucoup plus froid dans le dos, si je me référais à la "phrénologie"* pour les appréhender en l'état. (pas policier ;))

Frackowiak a une voix qui se prête bien plus à la "bonté", et il s'est pourtant fourvoyé !

*Encore un truc qui me rappelle les "Sciences de l'Educ".

Ecrit par : D'Enguell | 22 octobre 2006

En lisant les commentaires sur ce blog, c'est vrai que JPB reçoit une volée de bois vert.
Mais comme tous les gauchistes à court d'arguement, on insulte et la pire des insultes est de traiter l'autre "de droite"; le " de droite " doit bien sur être compris comme " très à droite" pour que cela fasse le plus mal possible à une personne qui est certainement quelqu'un de sincèrement à gauche dans les idées ( laïcité, aides aux plus défavorisés etc..)

Maintenant, pouvez vous me dire ce qu'il y a de commun entre Ségolène et Clémenceau ? entre DSK et Jules Ferry ? Franchement, c'est à rire !!

Ecrit par : Olivier | 22 octobre 2006

Je tenais à vous féliciter pour votre intervention à l'émission matinale les 4 vérités. Vous avez eu le courage de dire la vérité concernant le MRAP. Peu de gens osent leur dire leurs 4 vérités! Le MRAP a perdu sa raison d'être; faire la promotion du délit de blasphème sous couvert de lutte antiraciste est scandaleux (à noter l'émergence de ce nouveau concept dit d'"islamophobie").

Quant à la gauche, elle a perdu tous ses repères; elle a complétement sacrifié le combat laïque pour tomber dans un relativisme culturel dont on commence à peine à payer la facture. L'affaire Redeker n'en est qu'un avant goût.

Ecrit par : Anna | 22 octobre 2006

Mort à la gueuse, c'est pour bientôt:
Allez voir là: http://lary-rayte.blogspot.com c'est un ami de Mouloud qui l'écrit.
Avec des révélations sur l'actu .
Lary

Ecrit par : Gérard Kerforn | 22 octobre 2006

Est-ce qu’être de gauche signifie systématiquement manquer de clairvoyance et d’honnêteté ?
Ce sont des hommes et des femmes comme JPB qui remettent les pendules à l’heure en parlant vrais alors que d’autres ne se préoccupent que de leurs indices de popularité dans les sondages.
Merci monsieur Brighelli mais de grace n’arrêtez pas vôtre blog, vos "contradictateurs" n’attendent que ça afin de ne plus avoir à rendre de comptes et terminer leurs travail de bradage de la république et de la démocratie. Merci également pour vôtre intervention dans « Les 4 vérités » le 19 octobre, le pauvre Robert Redeker et de moins en moins abandonné.

Ecrit par : Patrick | 22 octobre 2006

Ce petit mot pour vous exprimer toute ma sympathie pour votre combat noble et juste.
Je viens de commander vos deux derniers livres à l'instant sur amazon,j'ai hâte de les recevoir.
Amitiés belges.

JP

Ecrit par : jp | 22 octobre 2006

Je viens juste de voir la "prestation" de JPB à propos des ces "enfoirés" du MRAP et j'opine plus que jamais du chef!
Pour en revenir à l'affaire Redeker nous avons là un homme menacé de mort à cause d'une tribune écrite dans le Figaro qui, de surcroît, risque un procès ! Le MRAP est une bande de chargognards....

Ecrit par : pantocrator | 22 octobre 2006

"Christophe, je reviens juste pour le "froid dans le dos de Le Bris". Il y a au moins deux milliards d'humains qui me feraient beaucoup plus froid dans le dos, si je me référais à la "phrénologie"* pour les appréhender en l'état. (pas policier ;))

Frackowiak a une voix qui se prête bien plus à la "bonté", et il s'est pourtant fourvoyé !

*Encore un truc qui me rappelle les "Sciences de l'Educ"."

Ecrit par : D'Enguell | 22 octobre 2006

Vous savez, à mes yeux, Le Bris se fourvoie autant que Fracowiack... Auquel je ne trouve pas une "tête" tellement sympathique, et que je n'ai jamais pris pour référence! (Pourquoi les mettez-vous toujours dos à dos en vous adressant à moi? Vous savez, le monde n'est pas blanc ou noir, et on a parfaitement le droit de ne pas être intégriste de quoi que ce soit!)
Cordialement.

Ecrit par : christophe sibille | 22 octobre 2006

A Pierre Henri
Quant à son message du 21 octobre à propos d'un groupe de danseurs africains accueillis dans une école...
Flagrant délit de malhonnêteté intellectuelle et de manipulation de l'opinion des lecteurs de ce blog.
J'évoquais simplement le fait qu'il arrive encore dans des écoles que le maître d'une classe prenne des initiatives intéressantes qu'il pourrait partager avec d'autres classes... Si on travaillait en équipe, si on passait de la classe à l'école...
Extraire quelques phrases de leur contexte pour me faire passer pour un raciste inculte...
Bravo Pierre Henri
Que pense JPB de cette méthode chère à Pierre Henri?

Ecrit par : Pierre FRACKOWIAK | 22 octobre 2006

http://www.dailymotion.com/visited/search/brighelli/video/xivyg_brighelli-attack-long

Ecrit par : Olivier | 22 octobre 2006

Bonjour,

300 000 morts, 3 millions de deplaces, le Darfour c’est l’enfer sur terre, on peut arrêter le conflit.
Notre campagne : Que comptes faire les candidats à la présidentielle pour le Darfour s’ils sont élus ?

Fans, bloggers et artistes doivent se mobiliser !!!

pour comprendre les enjeux du conflit du Darfour et trouver des moyens d'action, un seul site www.sauverledarfour.org

Ecrit par : Desroubis | 22 octobre 2006

Bonjour Monsieur Brighelli

Je tenais à vous féliciter.
Pour votre livre au titre si évocateur.
Pour votre intervention sur France 2 à propos des terroristes gauchistes et/ou islamistes du MRAP qui veulent nous interdire la liberté de pensée.

Bravo et merci.

Avec quelques amis nous combattons, nous aussi, pour les libertés et avons lancé un mouvement : la Révolution bleue (1).
Nos thématiques contre l'Etat qui nous étouffe et nous spolie du fruit de nos efforts, contre l'Etat incapable de rétablir la première des libertés, la sécurité, nous ferait classer par des politologues à l'autre bout de l'échiquier politique.
Vous écririez certainement : "Je n'ai rien à voir avec ces gens là".

Pourtant nous partageons la majorité de vos indignations,
et la même aversion pour l'obscurantisme et le totalitarisme.

Bonne continuation.

Le Révolutionnaire bleu

1. Pour un petit aperçu : http://lerevolutionnairebleu.blogspot.com/

Ecrit par : Le révolutionnaire bleu | 22 octobre 2006

"et on a parfaitement le droit de ne pas être intégriste de quoi que ce soit!)"
Ecrit par : christophe sibille | 22 octobre 2006

A qui le dites-vous !
Je crois n'avoir jamais cité auparavant le monsieur qui est passé par ici, qui repassera par là... Ni Le Bris d'ailleurs.

Et croyez-moi, je ne renvoie jamais personne dos à dos, je serais moi-même un extrêmiste du troisième bout, comme on dit en plaisance. Et en plaisantant .
Cordialement aussi.

Ecrit par : D'Enguell | 22 octobre 2006

Bonjour Monsieur Brighelli,

Pression islamiste, risque de guerre civile, terrorisme intellectuel...

Mes plus sincères remerciements pour votre parler vrais dans l’émission des 4 vérités de France 2.
La finesse de votre analyse et la clarté de votre message n’avaient d’égal que votre courage à aborder des sujets de plus en plus dangereux dans cette société de moins en moins républicaine.
Merci pour ce courage et cette simplicité. Il y a bien longtemps que l’immense majorité de nos politiciens ont abandonné le citoyen pour se perdre constamment dans des contorsions intellectuelles visant à s’attirer la sympathie des minorités agissantes et violentes au détriment d’une grande majorité silencieuse et trop bien élevée. C’est exaspérant et aux antipodes de nos principes démocratiques.

Nous avons besoin, plus que jamais, de personnages comme vous qui se démarquent nettement du « prêt à penser » imposé par les autoproclamés intellectuels avec des méthodes largement inspirées des grands totalitarismes du 20 siècle que sont le nazisme et le communisme.

Vous avez dit avec brio en neuf minutes ce que nombreux français ressentent (pression islamiste, risque de guerre civile, terrorisme intellectuel…) tout y était. Avec un accent tinté de soleil et de « bien vivre », ce qui n’est pas pour me déplaire puisque je suis d’origine languedocienne, mais qui en plus vous démarque clairement des bobos parisiens.

Je vous connaissais avant cette émission, mais là vous avez fait fort ! Je ne vous situe pas bien politiquement, mais ce n’est en réalité, pas essentiel. Comme vous le dites sur votre site « tous mes instincts, tout mon passé me portent à gauche » j’ai portant fini à droite avec un sentiment de trahison et sans grande certitude…

En dehors de ce message et de l’achat de vos livres, je ne vois pas ce que je peu faire de plus pour vous soutenir, je vous dirais simplement que vous entendre fût un vrais soulagement.

Portez vous bien, nous aurons besoin de personnages comme vous dans les années à venir.

Marianne

Ecrit par : Marianne | 22 octobre 2006

Pathétique de prendre un pseudo tel que "Pierre Frackowiak" !
Pourquoi pas "Foucambert" ou "Goigoux" ? Heu, pardon, ça ce sont des injures transversales.

Ecrit par : Lariba | 22 octobre 2006

Monsieur JPB,

Une petite histoire tout d'abord. Le fils d'une de mes collègues, dyslexique, respectueusement ironique, à sang froid, bref, un ado très intelligent; a "subit" cette année un professeur agrégé qui répond présent à des cours qu'il a en charge surtout pour une rente de situation... Je m'explique, en une année scolaire de 3°= deux rédactions, quelques dictées et peu d'exercices. Quand aux cours: 2 chapitres, pardon, séquences bouclées.
Devant cette masse écrasante d'absurdité, ce charmant ado a décidé de le remercier pour ses cours fa-bu-leux en lui offrant un livre: "La fabrique du crétin".



Votre blog fut comme une bouffée d'oxygène pour moi qui m'agace facilement devant le côté technique pédago-linguistico-économico-pseudo littéraire. Moi qui sait mentir sur des cahiers de textes et tente d'apprendre le français à ma classe faite à 80% de non-francophones. Avec mes méthodes à l'ancienne, les seules dont je me souvienne. Et qui marchent avec mon public défavorisé. Je dois être efficace, j'ai peu de temps et trop de classes pour ma matière (français=4h/sem pour 4 classes, soit 100 dictées par semaine ou 150 copies dictées-rédactions toutes les quinzaines).

Les cloportes seront toujours là.
Maupassant et Flaubert sont touours d'actualité pour montrer la médiocrité et cruauté ordinaire.
Tenir le cap se fait aussi dans la tourmente. Si les voix différentes s'éteignent, celles qui pensent au collectif, dans la République laïque telle qu'elle a été rêvée; alors il restera....le FN, une caricature. Ben oui, je suis allée voir leur programme. Pour avoir beaucoup lu Sun Tse et son "art de la guerre", il faut connaître son ennemi.
Dans vos excès monsieur JPB, certains d'entre nous voient où vous voulez en venir. Et, pour être pratiquante depuis 10 ans d'arts martiaux, l'ennemi n'est pas celui qui manie l'hyperbole aussi facilement que vous. Il n'y a que les sots et les enfants pour tomber dans le panneau.
Cependant, si cela est vôtre choix...

Recevez JPB, les sincères salutations d'une modeste professeur remplaçante.

Ecrit par : Ordrade | 22 octobre 2006

A propos de Redeker. Hier, une de mes étudiantes à la fac qui a été une de ses élèves me dit: "J'ai honte de Redeker. Et ce qui lui arrive, il l'a bien cherché. Il a tenté le diable". Et quelques autres d'approuver. Ca a 18 ans, ça va voter LCR, et ça se fera croquer tout cru.

Ecrit par : Pendariès | 22 octobre 2006

Cher Monsieur Frackowiak, n'avez vous pas compris ?

1) j'ai clairement donné les sources de la citation, ne pouvant copier tout le texte, faute de place.

2) je n'ai effectué aucune coupe dans le texte

3) ce n'est pas le fond du texte dont je me moquais (les interventions dans les classes) mais de la forme, c'est à dire la vision que vous donnez de la culture africaine. Un haut responsable de l'éducation nationale, représentant influent d'un parti de gauche (qui plus est) peut-il encore, en 2006, limiter la culture africaine à "des beaux costumes tradionnels", ou aux "sons caractéristiques des djembés, de la musique, des rythmes" ? Si vous aviez lu le livre de Gaston Kelman, par exemple, vous sauriez que les noirs n'ont pas forcément le rythme dans la peau.

4) je ne vous accuse pas de racisme. Si vous l'avez compris ainsi, je vous présente mes excuses. Je parlais de naïveté, de vision folkloriste de l'Afrique, légèrement condescendante, mais condescendante quand même. L'Afrique ne se limite pas à des tam-tams et à de jolis costumes.

Vous voulez que les élèves, en général, connaissent les cultures du monde entier ? J'en serais le premier ravi. Et d'abord pour des raisons professionnelles : je suis francophoniste, spécialiste, entre autres, des poésies africaines et antillaises. Financez des recherches transculturelles, vous me donneriez du travail. Mais combien de bacheliers, par exemple, lisent Césaire, Senghor, Damas, Tchicaya, Pacéré, Paul Dakeyo, Glissant, Rabearivelo et tant d'autres ? Combien disposent d'une maîtrise suffisante de la langue française pour, seulement, être capables de lire ces auteurs ?

Si je veux travailler sur Frédéric Pacéré Titinga ou Paul Dakeyo à Strasbourg, c'est bien simple : je ne peux pas. Aucun livre en bibliothèque universitaire. En revanche, ces mêmes bibliothèques possèdent des douzaines et des douzaines de livres de Philippe Meirieu, parfois en quintuple ou sextuple exemplaires. Les pédagogistes parlent beaucoup, à juste titre, de l'échange entre les cultures... à ceci près que, dans les faits, le dernier choix qu'il reste aux chercheurs s'il veulent avoir les moyens de travailler en France, c'est entre le pédagogisme et le pédagogisme.

Où en sont-ils, d'ailleurs, vos merveilleux IUFM, dans le domaine des études francophones, dans les recherches concernant l'histoire de l'Afrique, des cultures africaines ou afro-américaines, dans l'histoire de l'esclavage et de la colonisation, dans l'étude de la pensée et de l'art africains.... Combien de labos de recherche ? Combien de publications ? Combien de chercheurs de haut niveau dans ces domaines ?

Comme je disais, ces chercheurs, ces labos, ces publications, il faut, hélas, les chercher aux Etats-Unis et au Canada. Pendant que Mudimbe révolutionne les philosophies africaines et occidentales à Stanford, puis Duke, les IUFM s'émerveillent de pacotille. Pendant que Glissant enrichit ses étudiants New-Yorkais de son immense savoir, en France, on paie des gens pour taper sur des tam-tams.

Dit plus simplement : pendant que la France engouffre des sommes colossales pour financer les travaux de fantaisistes dans votre genre, les VRAIS chercheurs, les VRAIS intellectuels, les VRAIS philosophes, les VRAIS connaisseurs des diverses cultures de la planète ont été soit poussés à l'exil, soit réduits à une misère infamante dans les universités françaises.

Ce n'est pas de racisme dont vous vous rendez coupable, mais d'escroquerie intellectuelle. Vous faites passer de vieux clichés pour de la culture ; vous vendez de la verroterie au prix de l'or.

Ecrit par : Pierre-Henri | 22 octobre 2006

"Pathétique de prendre un pseudo tel que "Pierre Frackowiak" !
Pourquoi pas "Foucambert" ou "Goigoux" ? Heu, pardon, ça ce sont des injures transversales."

Ecrit par : Lariba | 22 octobre 2006

Mettre sur le même plan Foucambert et Goigoux prouve que l'esprit d'analyse et la mesure dans les propos ont encore quelques progrès à faire... Manichéisme, quand tu nous tiens!

Ecrit par : christophe sibille | 22 octobre 2006

Sur le sujet initial de ce fil, à savoir la « complicité objective« (vieille lune bien passée de mode depuis les années Mao) avec l‘extrême-droite: beaucoup de bruit pour rien, ou pour pas grand-chose. La question ne se poserait que si Jean-Paul (et les antipédagogistes en général) avaient explicitement appelé à soutenir le FN ou le MPF; ce qui n’est évidemment pas le cas. J’attends avec curiosité qu’on prouve le contraire, avec de vraies preuves et pas des procès d'intentions.

Les offensives de charme, a contrario, de ces partis ultra-conservateurs en direction de l’antipédagogisme prouvent seulement que leurs dirigeants n’ont été jamais capables de concevoir un programme cohérent en matière d’éducation (en dehors de quelques slogans rudimentaires) et qu’ils cherchent à s’assurer à peu de frais une crédibilité là-dessus. Il faut avoir l’esprit sommaire et monomaniaque d’un Lubin (ou la naïveté de Lofi) pour conclure à une identité idéologique. Il me semble au contraire que si ces mêmes dirigeants ultra-conservateurs lisaient soigneusement les analyses et les propositions des antipédagogistes, ils seraient hérissés par la volonté de promouvoir tous les élèves sans considération d’origine, à l’affirmation du rôle de la collectivité dans l’institution de l’enseignement ( et non de son seul contenu) ou encore de l’importance des choses de l’esprit face au culte niais de la technologie ou de la méthode.

A l’inverse, je suis beaucoup moins sûr que Christophe Sibille qu’ils ne seraient pas séduits par le caporalisme obtus d’un Pierre Frackowiak exaspéré par les doutes et les résistances de l’enseignant lambda envers le dogme de la hiérarchie, bien sûr lorsque ses amis la dirigeaient.

Ecrit par : Jean-François Croz | 22 octobre 2006

Merci Jean-François.
Les pédagogistes ne lisent pas non plus les écrits de Jean-Paul ou de Sauver les lettres, bien qu'ils soient pourtant des « littéralistes ». Ils n’en sont pas à une contradiction près. Ils ont simplement des fromages à protéger.

Ils ne répondent jamais sur le fond, c’est impossible. Leur seul argument c’est qu’ils sont dans le camp du Bien ! Quand il se sentent attaqués, ils appellent à se mobiliser contre la droite ou l’extrème-droite. Ils ont tellement peur qu’on s’aperçoive dans le grand public de leur nuisance. Surtout, ils craignent que nommer clairement ce qu'ils font révèle COMBIEN ON A SI PEU BESOIN D’EUX !
Alors ils ont la trouille de se retrouver à la rue à devoir vendre des jouets à ressort ou pire ! à devoir enseigner à temps plein devant des zaprenans « non virtuels ».

Ecrit par : lariba | 22 octobre 2006

Félicitations pour votre prise de position radicale aux "4 vérités". Il y a en France un climat malsain, vérolé de non-dits et la République est clairement en danger. Il appartient à des progressistes comme vous de ne pas laisser l'idée nationale et républicaine (pas incompatibles ces deux-là) dans le camp de Jean-Marie Lepen ; votre combat est celui de tous les français(es). Bravo.

Ecrit par : Ethan Solal | 22 octobre 2006

Jean-François, Lariba, ce que vous dites est exact, toutefois nous ne devons pas minimiser le risque de récupération par l'extrême-droite. Ces derniers sont très habiles dans leur façon de brouiller la différence entre défense de l'éducation nationale et SUPPRESSION de l'éducation nationale (via le chèque-éducation). Ils sont à l'opposé de nous, mais la situation est tellement confuse qu'ils pourraient bien tirer les marrons du feu. Alors gare.

Ecrit par : Pierre-Henri | 22 octobre 2006

Pierre-Henri, je suis tout à fait d'accord avec vous. Mais, encore récemment sur la discussion précédentes de ce blog, j'ai lu au moins deux témoignages de défenseurs apparemment fervents de Jean-Paul appelant de manière à peine voilée à une mort la plus rapide possible de l'éducation nationale. Alors, voez que, là aussi, l'ambiguité demeure.

"Merci Jean-François.
Les pédagogistes ne lisent pas non plus les écrits de Jean-Paul ou de Sauver les lettres, bien qu'ils soient pourtant des « littéralistes ». Ils n’en sont pas à une contradiction près. Ils ont simplement des fromages à protéger.

Ils ne répondent jamais sur le fond, c’est impossible. Leur seul argument c’est qu’ils sont dans le camp du Bien ! Quand il se sentent attaqués, ils appellent à se mobiliser contre la droite ou l’extrème-droite. Ils ont tellement peur qu’on s’aperçoive dans le grand public de leur nuisance. Surtout, ils craignent que nommer clairement ce qu'ils font révèle COMBIEN ON A SI PEU BESOIN D’EUX !
Alors ils ont la trouille de se retrouver à la rue à devoir vendre des jouets à ressort ou pire ! à devoir enseigner à temps plein devant des zaprenans « non virtuels ».

Ecrit par : lariba | 22 octobre 2006 "
Vous qui vous revendiquez apparemment "non intégriste", Lariba, vous serait-il possible d'éviter de cataloguer les gens en "pédagogistes" et "anti-pédagogistes"? Cela me parait un tout petit peu... comment dire, simpliste? Et même, naïf. Et faites-vous, vous-même, autre chose que manier l'anathème, voire l'insulte, en lieu de toute argumentation, empêchant ainsi la discussion d'avancer? Vous savez, la haine est extrêmement mauvaise conseillère!
Merci d'avance.

Ecrit par : christophe sibille | 22 octobre 2006

J'ai écouté grace à internet votre entretien au journal du matin sur France 2. je ne veux absolument vous insulter mais vous remettre en mémoire que le parti dont vous ne voulez pas dire le nom n'a aucune part dans la décrépitude de l'éducation nationale.
Et en disant cela je n'ai même pas l'intention de les défendre , mais simplement envie de redire une vérité. c'est à dire que la fabrique de crétins actuelle est une création totalement de gauche et d'extrême gauche. Alors je trouve rigolo que vous recommandiez à ces gens de réagir pour ne pas laisser la place aux autres très à droite. Et c'est quoi être de gauche ? car pour l'instant pour moi ce ne sont que des mots qui entraînent des maux. Et depuis un peu plus de 200 ans on en a la preuve.

Ecrit par : chauvin | 22 octobre 2006

Je ne vous hais point, m'sieu Sibille.
D'ailleurs je n'habite plus Châteauroux depuis longtemps, vous ne risquez absolument donc rien. Mon réseau sur place a été désactivé !
Oui, j'ai même fréquenté l'avenue eud Tours.

Ecrit par : Lariba | 22 octobre 2006

Bravo

Ecrit par : loli | 22 octobre 2006

S'il vous plaît, M. Brighelli, n'abandonnez pas votre blog "après les élections". Les cloportes auront encore - sinon davantage - besoin de vos lumières et de vos coups de gueule !

Ecrit par : Pierre | 22 octobre 2006

Pierre-Henri, je mesure parfaitement le risque dont vous parlez,surtout à l'approche des élections, et certaines notes m'ont causé des inquiétudes semblables aux vôtres. Toutefois, l'extrême-droite ne récupérera que les dupes consentantes, et ceux qui seront décidés à se laisser récupérer. L'essentiel est que les contributeurs réguliers de ce blog sachent à quoi s'en tenir là-dessus, et prennent leurs responsabilités en temps utile.

Encore faut-il ne pas se laisser emporter par le démon de la rhétorique, et dissiper les malentendus quand il en est encore temps. J'avoue que je n'avais pas remarqué, à la lecture de la note précédente, quels commentaires appelaient à la fin de l'EN.

Ecrit par : Jean-François Croz | 22 octobre 2006

Comme vous, mon cher Brighelli, quoique mon inclination me porte à gauche, je vomis -et pas métaphoriquement- devant le spectacle désespérant qu'offre le PS....

Car enfin, si nous tous, dans nos bahuts, en sommes là où nous en sommes, c'est du fait de ces gens-là, ces petits bourgeois français mal élevés du PS.... J'avais l'été dernier, raconté que mon père a une splendide collection de tracts sgeneux et snessards des années 1965-1975....terrible redite...tout y est déjà. Et ces promus de la République, ceux qu'on surnommait en 1981, le "Gang des R25", nous ont littéralement enduits de merde pendant 40 ans. Seulement, au bout de 40 , à la différence de Moïse, pas de Terre Promise, seulement un bon petit Chemin des Dames sentant la charogne sous le ciel plombé d'une fin Mai 1917. C'est devenu cela l'EN. Un dépotoir. Montfaucon et son équarissage. La pestilence qui se dégage de notre tranchée gangrenée est telle que plus personne n'ose changer quoi que ce soit. Il est révélateur, à ce titre que les frasques de Sa Majesté De Robien ait suscité un assourdissant silence dans les salles des profs. Alors qu'il s'agit d'une injure, d'un crachat, sans équivalent , même depuis Allègre. Un doigt d'honneur bien raide dans le tafanard surchauffé de cette pauvre fille en voie de décomposition qu'est l'EN.
La haine des profs, dans ce pays est inouïe,insensée...Elle n'est pas sans rappeler, mutatis mutandis, l'antisémitisme fin de siècle de l'époque de Dreyfus... Car profs et Juifs ont un point commun : ils sont ceux qui TRANSMETTENT le savoir et l'éthique...C'est largement suffisant pour que la droite mafieuse, l'extrême droite nazie et la gauche qui adore les immigrés mais de loin ou alors comme larbins se soient acharnés pour que nous rendions gorge.
Et comme 90% d'entre nous sont d'effrayantes potiches, lâches , dociles, domptées et incapables ne fût-ce que regimber contre le pédagogisme scientologue, la racaille IUFM, la viande rect(or)ale....
Je propose d'attribuer d'office à nos jeunes collègues la Médaille du Courage pour enfourcher une rosse aussi brinquebalante...
Alors JPB, entièrement d'accord avec vous.

Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 22 octobre 2006

Pour JPB. Il est bien difficile de rentrer dans la polémique sans prendre des coups, hélas. Et puis tout le monde croit savoir, alors tout le monde parle.
Il y a des salles de profs où l'on se sent bien isolé, et il arrive souvent qu'en pensant à ce que vous avez fait pour l'école, à ce que vous faites, on se sent le moral un petit peu plus haut placé. Si des personnes de votre stature laissent tomber ce combat pour l'école après les élections, c'est une partie des enseignants dans l'ombre, qui sans baisser les bras , perdra quand même un peu plus courage.
Vous avez toujours laissé les gens s'exprimer dans la plus grande liberté sur ce blog,ce qui est rare et la preuve d'une vraie tolérance de votre part. Les injures qui vous sont faites sont inacceptables.
Vous êtes , JPB, le Cyrano de notre école publique, nous avons tous besoin de ce
"Quelque chose que sans un pli, sans une tache,
(Vous) emportez malgré ( eux)...
Bon courage à vous.

Ecrit par : elisabeth | 22 octobre 2006

Commentaire trouvé sur le "blog" de "vieux duduche" (honnête homme, au demeurant)



Pour savoir qui est vraiment Brighelli, on peut aussi cliquer sur ce lien :
http://www.pourlafrance.fr/actualites_education.php.
Incontestablement, il est à son aise chez de Villiers.
Pour ce qui concerne la complaisance de la plus grosse partie des médias envers les thèses réactionnaires de Brighelli et consorts, il serait peut-être bon de réagir vertement auprès des "journalites" (si l'on peut dire) concernés. Dans le cas de France 2, on peut imaginer une intervention collective auprès de la direction ou du médiateur de la chaîne. Il m'arrive assez fréquemment d'user du procédé : je ne sais pas si c'est efficace mais je peux assurer que les destinataires de mes courriers ont horreur de ça...

Rédigé par: Lubin | le 22 octobre 2006 à 17:35

Ecrit par : galante | 22 octobre 2006

Il n'y a pas que du faux là-dedans... Robien sait parfaitement que les parents sont électeurs plus nombreux que les profs, et qu'ils votent moins souvent à gauche... Il est donc extrêmement rentable de monter les premiers contre les deuxièmes en disant n'importe-quoi de préférence et, en ce moment, de dire que la méthode globale d'apprentissage de la lecture est encore employée en cours préparatoire. Alors, obligatoirement, les parents se disent: "chouette! je peux continuer à planter mon môme devant la télé le matin avant d'aller à l'école et le soir dès qu'il en revient", ou: "chouette! je peux ne lui donner aucun repère et le considérer comme un enfant-roi" ou: "chouette! Je n'ai pas besoin de le faire bosser en revenant de l'école parce que je n'ai pas le temps, ou pas autre chose à faire", ou: "chouette! les trois à la fois!", et bien d'autres choses encore, tant il est vrai qu'une méthode de lecture a une telle importance que toutes les tares, réelles ou présumées, qui menacent nos chères têtes blondes lui sont imputables! Comme tout ce qui ne tournait pas rond dans le milieu du travail était imputable, en son temps, aux trente-cinq heures! Robien disait, dans son allocution de rentrée: "je ferai tout pour que parents et enseignants travaillent ensemble". Ce type est encore pire qu'Allègre en son temps, parce que faux-derche.

Ecrit par : christophe sibille | 22 octobre 2006

Mon dernier message était une réponse à Montaigne à cheval... Quoique j'aimerais qu'il évite de me traiter de racaille!

Ecrit par : christophe sibille | 22 octobre 2006

Un simple merci, monsieur, de la part de ceux qui comme moi enragent devant cette désolation, cet abandon qui rappellent d'autres périodes de défaite.
Alors qu'un peu de courage renverse tant d'obstacles: tel principal qui se fait respecter en faisant respecter les règles, et c'est un collège qui revit.Tel professeur qui refuse la démagogie de la "libre parole" et voilà des classes qui repartent du bon pied.
De cette période d'infini renoncement naitra sans doute une période de troubles où les collaborateurs de la bien-pensance continueront de tenir le haut du pavé, mais fatalement un jour viendra où libérés de cette idéologie de la génuflexion devant la barbarie, votre nom sonnera comme celui d'un précurseur.Un grand merci et surtout ne lachez rien.

Ecrit par : Jean-Michel F. | 22 octobre 2006

Eh Lubin, je ne sais pas si JPB est Villiériste en tous cas, toi tu m'as l'air sacrément faux-derche.....car TU SAVAIS que Brighelli passerait ton truc, non????
Que c'est un des rares blogs libres...va un peu voir le MONOLECTE et tu verras, mon chou, ce qu'est la censure.....

Quant à Christophe Sibille, s'il est IUFM , je suis contrit de l'avoir assimilé à ces fameux Neuf-Troua dont un certain Geroges disait pis que pendre sur "du principe de liberté"....
Ce ne sont pas les HOMMES que je fustige, mais les INSTITUTIONS.....comme vous le savez bien. Et si vous êtes IUFM, ce n'est pas grave, nul n'est parfait....

Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 22 octobre 2006

Je rentre à l'instant du cinéma (la Citadelle assiégée, une épopée formicante qui vaut bien l'Iliade — sauf que là, Troie gagne…), et je lis en bloc les interventions des uns et des autres sur la demi-journée.
Chapeau à tout le monde. Je fais ce que je peux, mais le niveau du blog monte sensiblement, grâce à vous tou(e)s, ces jours-ci. Pourvu que ça dure, comme disait Lætizia Ramolino…

Je ne vais pas m'immiscer dans le débat interne entre Pierre-Henri, que je ne connais que par le blog, et Pierre Frackowiack, que je ne connais que par ses déclarations officielles — et quelques confidences d'une amie du PS, il doit deviner laquelle, à présent…
Cependant…
Je reviendrai plus tard sur les deux cultures — parce qu'il y en a bien deux, pas exactement — à mon sens — celles que décrit Pierre-Henri (pardon, mon cher…), mais qu'il faudrait d'abord identifier en termes territoriaux. Il y a une culture familiale (personnelle, locale, régionale, ethnique, religieuse, tout ce que vous voulez), et des cultures nationales (française ou autre). Il est essentiel qu'un enfant ait accès à ces deux cultures, qui peuvent être antagonistes — et qui le sont souvent, à tel point que la culture nationale donne des armes contre l'autre, parfois à tort, quand il s'agit de régions, parfois avec raison, quand il s'agit de superstitions. Mais justement, pour gérer ces antagonismes, les cultures du premier cercle ne peuvent pas être présentes dans l'école, qui est un lieu consacré essentiellement à la culture de circulation — ici, la culture française, en prenant le mot dans son sens le plus large — et j'y incluerai bien volontiers la francophonie.

L'arnaque (pardon, mon cher Frackowiack, vous savez que je parle volontiers comme un charretier — bonne instruction mais mauvaise éducation…) c'est de faire entrer des cultures de niveau local dans l'école. Je ne suis pas — et de loin — le premier à le déplorer : voir l'excellent livre de Gaston Kelman, "Je suis noir et je n'aime pas le manioc" — et, du même, son article de commentaire du rapport Obin dans "l'Ecole face à l'obscurantisme religieux". Il y raconte comment on avait sommé son fils (ou sa fille…) de jouer du tam-tam, "puisqu'il était noir" — ce qui traumatisa sauvagement un enfant qui s'ignorait noir, était né en France, avait une culture essentiellement bourguignonne (vosne-romanée plutôt que vin de palme, ne vous déplaise), et ignorait tout du tam-tam, puisqu'il avait été élevé "à la française". Idem en ce qui concerne l'initiative d'une autre "professeure des écoles" (je n'ai rien oublié, pas même cet accord au féminin si absurde du point de vue de la langue), qui avait fait intervenir un griot — alors qu'une bonne moitié de l'Afrique, raconte Kelman, ignore tout de la culture de ces conteurs populaires.
Il faudrait — rapidement — classer les priorités. Et la priorité, à mon sens, c'est d'apprendre la langue française, qui est complexe. Parce que c'est dans cette langue, à partir de cette langue, que l'on apprendra le reste — y compris la culture du griot. Leopold Mozart n'a pas commencé par le tam-tam (ou le cromorgue, instrument à vent des cultures lorraines et alsaciennes) l'éducation de son fils, ce me semble. Il lui a appris le clavecin, qui était le langage des musiciens de son temps. L'allemand et l'italien — parce que c'était la langue des musiciens de son temps. Le reste est venu après.
Et je ne voudrais pas que l'on tue Mozart aujourd'hui sous des enseignements très périphériques… Mais c'est certainement un raisonnement élitiste…
Mon souci est un souci d'efficacité : un enfant qui s'arrêterait en cours d'étude (il y en a actuellement 160 000 qui sortent du système sans rien) doit au moins savoir parler la langue de son pays — et non apprendre qu'il a bien raison de se moquer des "Céfrans", d'exalter les formes les plus absurdes des religions à la mode, et de se vouloir victime dans son ghetto du 9-3, ou d'ailleurs.
J'ignore tout de votre formation, monsieur Frackowiack. Mais vous avez forcément appris à un moment donné la langue que vous parlez et écrivez passablement — le contenu est une autre histoire. Pourquoi diable suggérer une autre formation — pour quel résultat ? Vous êtes comme moi fils ou petit-fils d'immigré — mais parfaitement français, et vos attaches avec Varsovie ou Cracovie sont aussi lointaines que celles que j'ai avec Florence ou Sienne…
Elles sont culturelles, au sens d'une culture apprise (second cercle), et non passionnelles.

Vous avez bien entendu la possibilité de répondre. Vous savez que j'avais une dent contre vous pour des raisons personnelles — voir votre lettre circulaire aux inspecteurs d'avril-mai dernier. C'est réglé, et vous devez savoir que j'ai pris votre défense contre certaines tentations ministérielles, ici même. Quoi qu'il m'en coûte — je ne suis pas carriériste, et je n'ambitionne pas de finir inspecteur général.
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 octobre 2006

Vous savez, quoiqu'on en dise, (surtout ici), on, en tant que prof d'IUFM, avoir pour objectif, (pardonnez le gros mot) d'apprendre des "contenus" aux étudiants et aux stagiaires, et non uniquement des contenants. Le plus gros, ou un des plus gros , en tous cas) reproche qu'on fasse aux IUFM en ce moment est d'imposer le fait d'apprendre à apprendre aux gens qui y travaillent, et ce de manière quasi stalinienne, (nous sommes les Khmers rouges de la pédagogie, selon l'inénarrable je ne sais même plus qui). Si c'était vrai, je m'en serais fait éjecter depuis longtemps, et d'autres avec moi... Mais qui veut noyer son chien l'accuse de la rage!

Et vous avez échappé de peu à ce que je mette le feu à votre voiture, non mais!

Ecrit par : christophe sibille | 22 octobre 2006

Le dernier message était adressé à Montaignacheval... Mais Jean-Paul est chez lui, et il a parfaitement le droit de s'immiscer...

Ecrit par : christophe sibille | 22 octobre 2006

NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON!!!!
pitié pas ma LOGAN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 22 octobre 2006

Histroire de me faire encore bien voir par les barbus....En corrigeant une copie de Segonde sur la géopolitique des religions, j'ai lu ceci , il y a deux jours, émanant de la copie d'un petit-grand Musulman: "La religion musulmane comporte deux courants principaux, le chiisme et le sushisme, le plus répandu, puisqu'on le retrouve jusqu'en en Indonésie...et j'ai annoté : "Et même jusqu'au Japon...."
Mais des trucs comme ça, c'est merveilleux, comme le salsifisme à la place du sinistre salafisme...C'est le sel de notre métier et c'est pour cela que je l'aime. Et frittes soyent ces langues pédantes....
Le sushisme, religion du Prophète cru en lamelles......
Y avait déjà le mazdéïsme, religion des Piles Wonder....décidément les religions, une inépuisable source de désopilance...
Tiens regardez: Y a pas longtemps Delanoé (celui de l'Arche) a inauguré une place Jean-Paul 2 , près du Square Jean 23 en compagnie de monseigneur ...23. avec la bénédiction de Benoua 16.
Calculer combien de curetons étaient sur la place ce jour-là....
Ca vaut toutes les bourbourettes pédago de mes deux, non???
Non, sincèrement, merci à vous JPB, d'être ce que vous êtes. Nul doute que quelqu'un vous regarde avec plaisir, de là-haut, au Paradis des belles bacchantes: l'ami frédo, Nietzsche, dont on fertia bien de relire deux trucs "le Gai savoir" d'abord, au lieu de se faire tartir avec Heidegger, qu'est à la philo ce que Bergmann est à John Ford, et "Discours sur l'avenir de nos établissements d'enseignement".....
Toi l'Brighelli, quand tu mourras
Quand le croq'mort t'emporteras
Qu'il te conduise à travers ciel
Dans les bras d'Voltaire.....

Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 22 octobre 2006

Les parents d'élèves sont ce qu'on les fait. Facile de leur taper sur la gueule, ils appartiennent en grande majorité à la majorité silencieuse.
Quel travail faire faire à un enfant de CP qui n'a qu'à relire un texte global qu'il a déjà mémorisé. Quel travail quand on se fait incendier parce que le gosse a syllabé ou connait par coeur, parce que ça l'amusait, sa table de neuf? Quel travail faire à la maison quand le cours d'anglais des CM consiste à colorier des images?
Par ailleurs, et changeant un tout petit peu de sujet, il m'est arrivé de tenter d'expliquer à certains parents, voisins, amis ou clients, que le but de l'enseignement d'une langue vivante aux collège et lycée n'était pas de pouvoir acheter son pain à Londres ou à Berlin mais de découvrir une autre structure grammaticale de façon approfondie, de découvrir une culture, une histoire, une littérature, de s'ouvrir et que, si toutes ces valeurs étaient bien enseignées, le pas à franchir pour parler couramment la langue serait ensuite facile... Incompréhension totale: pour eux tous, l'école doit être utile et seulement utile. Solutions????????????
Ceci me rappelle un sujet bateau de prépas scientifiques en "français": "La science est-elle vraie ou utile?"
Je trouve que ça manque de profs de langue ici: ils doivent être tellement cassés qu'ils n'ont plus envie de se battre car ils ont été les premiers bastions du savoir à être démolis. Méthode audio-visuelles, disparition de l'enseignement de grammaire, livres inutilisables par les parents un peu rouillés ou non initiés depuis si longtemps(1975?)
Disparition aussi des langues "inutiles": il me semble que l'agreg de russe n'offre pratiquement plus de postes? Bien difficile de saisir l'âme russe et de comprendre l'histoire de ce drôle de pays si le russe n'est plus enseigné parce que inutile.
Un bon titre pour un livre sur l'école: " SVP,Un peu de temps avant de devenir utiles!"

Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2006

Peu importe l'opinion des gens d'arrieres gardes, persistant sur de faux combats du siecle dernier.

Dans bien des domaines ce qui etait une opinion previsiblement nefaste est aujourd'hui une erreur avérée :
Ce fait s'impose, et ceux qui souhaitent persister dans l'erreur finiront de toute facon dans les poubelles de l'histoire.
Que les concons cocos ne soient pas à la hauteur de leur defaite, peu importe, ils sont dans tout les cas deja morts et enterrés.


Seul importe ceux qui ont une exigence de qualité et qui souhaitent relever les defis que cela pose.

Ecrit par : nicolas | 22 octobre 2006

Bravo pour votre sortie :
"Le MRAP gros enfoirés !"

Et soutient complet à Mr Redeker face aux terroristes de la pensée.

Ecrit par : Franck | 22 octobre 2006

Le MRAP, vous ne trouvez pas que ça pue la Sciento à plein nez???? C'est en effet un sacré vide-ordure, une fosse septique.....faussement tiers-mondiste et vraiment antisémite....

Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 22 octobre 2006

de la part d'un parent d'élève qui n'a jamais su se taire : les (plutôt vieux) profs de collège commencent à avouer leur désespoir et leur inquiétude face aux élèves complètement déstructurés qu'ils "reçoivent" du primaire ; suffit de les lancer (j'ai eu des entretiens forts intéressants cette semaine avec un prof de maths et un prof de physique d'un disons certain âge)...mais ils ont tellement peur des parents "convertis" par cette grande fédération de gauche qui a si bien assimilé les discours pédagogistes qu'ils n'osent pas le dire !
alors faites comme moi les parents ! assumez d'être d'horribles réactionnaires qui veulent que les profs enseignent et que les parents éduquent et pas que tous "citoyennent" en choeur; assumez de suivre les gamins dans leurs études, de les soutenir et de leur faire bosser les tables de multiplication, les règles de grammaire et d'ortographe et redemandez en en primaire ! infiltrez les conseils locaux de parents pour dire des énormités (voir ci-dessus) pour faire bouger les desiderata de l'intérieur !
la révolution c'est tous les jours...

Ecrit par : fabienne | 22 octobre 2006

Peut être pas raciste.... Mais peut être indigénophile...
J'en lis bcp des profs qui sous le falacieux prétexte que "loche" est un mot compliqué (mdr) il ne faut pas l'apprendre aux enfants ... (ou devrais-je dire "gogol", c'est pas comme ça que vous appelez les mômes entre vous ? je parle des cons qui n'ont pas vu les petits tout petits soucis de lecture qu'ont certains gamins)

Un petit copié/collé pour notre ami Pierre....

1) je suis d'accord il faut maxi 10 élèves par prof:
EMBAUCHEZ DES PROFS SVP (compétent).
Je trouve déguelasse dans quelles conditions les profs sont amenés à travailler, autant par le nombre d'élèves que par les horaires qui parfois sont injustement distribuées, ainsi que pour ceux qui sont sur plusieurs établissements.
Mais tous ça n'est pas dû que au manque de moyen, la pauvreté de ce système fait que les parents n'ont plus confiance dans EN tous ceux un peu lucide quittent le navire , donc fermeture de classe, fermeture de poste, fermeture d'école .
CHANGEZ LE SYSTèME LES PARENTS REVIENDRONT.

2)Si les Alphas existent depuis 200 ans: "Pourquoi les ânes ont-ils arrêté ? "

3)Les profs sont perturbés par les Alphas ?: "J'hallucine ."

4)Retour au b.a Ba leur fait peur ? "J'hallucine"

5) Ce n'est pas en mettant des sons sur des lettres que l'on va apprendre à lire "J...."

6) et LA métaphore 'JE vais prendre un exemple idiot' 'c'est comme si pour apprendre à rouler en vélo on essayer de mettre des mots sur un ballon ou une brouette' quel Âne virez moi ça VITEEEEEEEEE.

j'écoute plus ce C.. IL M'A ENCORE Véner POUR LA JOURNéE

Frako au piquet les mains sur la tête, JE VEUX PLUS T'ENTENDRE "

Voili voilou ....
So Peet, raconte nous la VéRITé, pourquoi tu craches sur les Alphas ET Léo&Léa ?
La vérité VRAI, pas la langue de P...

Ecrit par : toto | 22 octobre 2006

Je réagis à de nombreux articles, un peu en vrac; jeune et fraiche diplômée de l'université, j'enseigne le français à des étrangers et je donne des cours d'alphabétisation à des francophones et non francophones. J'ai préparé le capes de Lettres, mais je n'ai pas souhaité me tourner vers l'enseignement "traditionnel" car je suis trop en désaccord avec l'éducation nationale pour pouvoir y travailler. L''iufm ne nous parle effectivement pas de tous les soucis et les drames que nous vivrons en tant qu'enseignants: on nous apprend à créer des cours pour une classe "idéale"! Ce sont les mots de notre formatrice... Et quand je vois les drames qui se vivent dans des classes; je fais de l'aide aux devoirs dans un quartier dit "difficile" et je vois des jeunes qui auraient besoin d'un coup de pouce; des jeunes volontaires et dynamiques, mais qui galèrent car primo-arrivants; rien n'a été fait pour eux, alors que le casnav est sensé les aider; le PRE? des commissions à n'en plus finir, des dossiers compliqués à remplir...tout traine et prend du temps, et le brevet qui arrive déjà à grand pas...
Je déverse un peu ma colère car je ne sais pas vers qui me tourner pour m'exprimer.. mes chers collègues de promo capes sont tous béats devant les formateurs et ne jurent que par "séquences pédagogiques" et "enseignement spiralaire".
J'ai parfois l'impression d'être le vilain petit canard qui a refusé de se conformer au moule. Je ne regrette pas mon choix, même si je sais que les premières années seront dures ( précarité..) mais je m'acroche à mes convictions!

Ecrit par : larve | 22 octobre 2006

"Et quand je vois les drames qui se vivent dans des classes; je fais de l'aide aux devoirs dans un quartier dit "difficile" et je vois des jeunes qui auraient besoin d'un coup de pouce; des jeunes volontaires et dynamiques, mais qui galèrent car primo-arrivants; rien n'a été fait pour eux, alors que le casnav est sensé les aider; le PRE? des commissions à n'en plus finir, des dossiers compliqués à remplir...tout traine et prend du temps, et le brevet qui arrive déjà à grand pas..."
écrit par Larve qui deviendra papillon.

Il faut vous tourner vers ceux qui préconisent un renforcement de la vie associative dans les quartiers difficiles et non vers ceux qui, par peur de l'islamisme effreiné de ces hordes barbares, ont coupé le robinet des subventions à ces assoc.
Votez Gauche Loukhoum! Un peu de racisme anti-juif, JPB? J'adore: nous sommes tous des juifs allemands (aussi mon génôme et pas le sien) et je me suis régulièrement empoignée avec un type qui prétendait envoyer les abrutis à la mine dès leurs sept ans (c'est un provocateur lui aussi)... N'empêche que si on l'avait écouté en 1971 on ne serait pas là où on est.
Je ne suis pas:
"Chacun désormais est un oracle. Quand bien même il se contente de répéter, en la déformant, une culture familiale parfois peu inspirée."
Je pense juste qu'il y a toujours du yin dans le yang et je ne me suis pas enflammée pour l'expérience Khmers Rouges car, à dix-sept ans, déjà, j'étais raisonnablement social-démocrate et laïque. Je suis un ventre-mou!

Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2006

Jean-Paul, je me suis aperçu que nous ne parlions pas exactement de la même chose quand je vous ai entendu raconter l'histoire de Cavanna, qui changeait de langue automatiquement suivant la situation. Nous ne coupons pas exactement le gâteau au même endroit. De mon côté, j'en étais toujours à mon Lévi-Strauss, et à la différence entre la culture de l' "honnête homme" d'un côté, et la culture au sens anthropologique de l'autre.

Ce que nous disons n'est pas fondamentalement opposé : nous sommes tous formés d'une multitude de cultures différentes, et le drame est que de plus en plus de gens ne trouvent plus l'interrupteur pour passer d'un type de culture à un autre.

Ecrit par : Pierre-Henri | 22 octobre 2006

Je dirais même plus : Et le drame est que de plus en plus de gosses ne savent même pas qu'il existe un interrupteur pour passer d'un type de culture à un autre...

Ecrit par : catmano | 22 octobre 2006

Je veux l' excellence . Je veux remettre en marche l' ascenseur social . Je refuse la discrimination positive ...etc .
C'est du JPB pur, au mot près, mais dans la bouche de Nicolas Sarkosy à Périgueux au mois d' octobre 2006 .Seriez vous son possible prochain ministre de l' Education ?

Ecrit par : PREVEL Thierry | 22 octobre 2006

J'aurais très mal au crâne à la place de m'sieur Brighelli. Coups bas. Procès d'intention. Esprits pervers. Mauvaiseté. Politique. Egos - gonflés à bloc ou froissés, ou tenant d'exister. Guerres picrocholines. Lerné Pricochole (bile amère, si ma cervelle étymologique ne m'abuse pa