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02 septembre 2006

Cahiers de doleances

Cahiers de doléances


Les élections sont lancées. Alors, autant suggérer aux candidats futurs d’avancer des idées, plutôt que de rivaliser en tenues de plage plus ou moins seyantes par magazines interposés…

Qu’avons-nous à leur suggérer pour l’Ecole ?
D’abord, qu’ils en parlent. Quand l’ex-futur-ex-candidat Jospin sortit l’année dernière un livre intitulé « Le monde comme je le vois », cet ancien ministre de l’Education ne consacra pas une ligne à l’Ecole. C'était faire preuve de trop d'humilité…
Ensuite, qu’ils prennent la mesure de la catastrophe. Une génération entière, depuis le milieu des années 80, a été sacrifiée sur l’autel des « 80% d’une classe d’âge au Bac » — le même autel où l’on jette en même temps ces 50% d’étudiants qui échouent en première année, toutes options confondues, parce que pour la première fois on les soumet (un peu) à la vérité des prix. Sans parler de ceux qui n’ont pas même un Bac généreusement distribué par des correcteurs blasés ou obéissants — quelle estime d’eux-mêmes ont ces mômes laissés-pour-compte d’un système d’enseignement qui les a flattés dans le sens du poil avant de les larguer en rase campagne ? Il faut fabriquer un système scolaire qui permette à chacun d’aller au plus haut de ses capacités — qu’elles consistent à faire des études supérieures abstraites ou à se spécialiser dans un métier manuel.
Enfin, qu’ils fassent des propositions.
Et s’ils manquent d’idées, ce blog doit être, à mon sens, le laboratoire de l’école de demain.

Je souhaite que tous ceux qui viennent ici, régulièrement ou par hasard, fassent des propositions concrètes — de la Maternelle à l’Université, et peut-être au-delà, car nous sommes entrés dans une ère d’école permanente, comme d’aucuns parlaient autrefois de révolution permanente. Nous irons désormais à l’école tout au long de notre vie. C’est déjà vrai, en principe, pour les enseignants, depuis toujours, puisqu’on ne saurait être un passeur de connaissances sans renouveler, sans cesse, son Savoir. Ce sera vrai désormais pour toutes les catégories professionnelles : nous devons dire à nos élèves qu’ils n’en ont pas fini avec l’école en sortant du lycée ou de la Fac, qu’ils n’en ont pas fini avec la culture — et c’est justement ce goût pour le travail sans fin, pour la remise en cause de chaque jour, que nous devons insuffler dans les classes.
En un mot, le goût de l’effort. Et un sentiment d’incertitude : heureux mes élèves si j’ai réussi à leur faire passer un doute…

Cela suppose, déjà, une refonte complète de la formation des maîtres. Quand j’appelle à un recentrage sur les Savoirs, cela implique aussi une remise en cause permanente de ces savoirs.
Mais on ne peut se remettre en cause si l’on ne sait rien.
Et, par définition, un recentrage sur des fondamentaux — à définir. Bien sûr, il faut Savoir Lire / Ecrire / Calculer / Compter (en abrégé : SLECC…). Mais je prêche depuis toujours pour une connaissance approfondie d’une Histoire enseignée chronologiquement, pour une base artistique / musicale de bonne qualité — nous en sommes loin —, et pour un épanouissement physique qui consiste à nouveau à favoriser la performance — contre soi, parce que le sport est dépassement de soi, et non compétition.
Bref, pour l’enseignement d’une culture.
Et pas forcément de cultures plurielles — une ambition démesurée, et, quand on y pense, une expression vide de sens, qui n’a pour effet que de favoriser le n’importe quoi / n’importe comment. L’école doit être le moteur d’une nouvelle intégration. La « citoyenneté » dont les Pédagogues nous ont rebattu les oreilles depuis quinze ans, et dont les fruits les plus évidents, et les plus étranges, sont la ghettoïsation des quartiers difficiles, les émeutes et la montée des barbaries nouvelles, ne se trouve, au fond, que dans l’apprentissage de la tradition républicaine. On doit pouvoir dire cela sans être, forcément, identifié comme un chevènementiste ou un lepéniste…

Cela ne va pas sans choix économiques drastiques. Le budget de l’Education est important. Mais peut-être est-il mal distribué ? Ne pourrait-on pas transfuser ici des sommes inutilement dispensées là ? Qu’un étudiant d’IUFM coûte près de six fois plus qu’un étudiant « standard » est sans doute excessif — surtout si l’on prend en compte le rapport qualité / prix…
Les enseignants français sont les plus mal payés du monde occidental, Italie exceptée. Le salaire n’est toutefois que l’un des facteurs qui entrent en compte dans l’évaluation d’un métier. Il faut songer à rendre cette fonction à nouveau attractive : dans deux ou trois ans arrivera au collège la génération du boom de l’an 2000, et nous aurons besoin d’enseignants là où actuellement on supprime des postes au nom des « classes creuses », au moment même où les 400 000 survivants de baby-boom prendront leur retraite. Si nous ne voulons pas connaître dans tous les secteurs de l’enseignement la type de catastrophe qui engloutit actuellement le corps médical, il faut inciter sérieusement les jeunes à aller vers l’enseignement — par choix, et non, comme aujourd’hui, par défaut. Et pour cela, redonner ua métier une vraie noblesse.
Il faut lever un nouveau corps de « hussards ».

Ces quelques éléments ne sont que des lanceurs d’idées. À vous désormais d’offrir le meilleur de vous-même — vos suggestions et vos critiques.

Jean-Paul Brighelli

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Commentaires

"ce blog doit être, à mon sens, LE laboratoire de l’école de demain."

Quelle modestie !

Ecrit par : Un prof | 02 septembre 2006

Ce blog est le reflet de ceux qui y passent — ou qui y résident de façon plus ou moins permanente.
Et quand on met bout à bout toutes ces intelligences, quelle que soit la mesure exacte de la mienne ou l'exiguité du cerveau de certains, tout "profs" qu'ils soient, cela donne un réservoir à idées bien supérieur, en qualité comme en quantité, aux "désirs d'avenir" de la Madone des crétins.
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 septembre 2006

Je m'avise que les doléances au niveau français peuvent s'enrichir de doléances au niveau européen. Je vous invite donc à prendre connaissance de la pétition mise en ligne sur
http://www.sauv.net/meurotext.php?lang=FR
et de la signer, si vous l'approuvez.
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 septembre 2006

Bien que professeur de langue étrangère, je suis très sensible à l'éducation artistique. J'ai eu une formation artistique complète et fortement "humaniste" au lycée, qui m'a permis de poursuivre sans problème des études littéraires à l'université , ainsi que d’apprendre en quelques mois le français pour pouvoir passer le concours ici.
Voici un exemple de ce que les élèves d'un lycée artistique italien produisent dans leurs cours. Je précise que ce type d'école existe dans toutes les villes italiennes.

http://www.liceoartisticotreviso.it/displaord.htm

Si, à la fin de son cursus, un élève du Lycée artistique doit être en mesure de reproduire un Della Robbia sans trop de difficulté, l'élève du lycée classique doit avoir atteint le même niveau de compétences en latin et grec.
Mais, le principe le plus important, du moins à mon époque (j’ai eu mon bac en 1993), était que tous les élèves devaient avoir une base culturelle commune : histoire (chronologique), histoire de la littérature (chronologique), chimie ,physique, mathématiques (et cela qu'il s'agisse d'un élève de lycée classique ou d'école professionnelle : si, en troisième année, l'élève littéraire étudie au mois de mars Galilée, son "coetaneo" de l'école de pâtisserie étudie la même chose. Cela se fait en suivant des programmes qui sont restés inchangés depuis la réforme Gentile, et dans lesquels les parents peuvent se reconnaître.
C'est cette école qui me manque. C’est cette école qu’ils sont en train de détruire en Italie , pour suivre le model français. AU SECOURS !

désolée, un moment de nostalgie.

Ecrit par : tata | 02 septembre 2006

quelqu'un sait ce qu'a dit Rocard à l'université d'été de l'UDF, concernant les réformes de l'ecole?

Ecrit par : Pendariès | 02 septembre 2006

Faut-il donc se taire, se soumettre, obéir aux lois de la société de consommation ,se plier au paraître, répéter sottement ce qu'il convient d'affirmer sans l'avoir vérifié et endurer sans cesse des réflexions du genre " vous les profs vous ne produisez pas et on vous paie avec nos impôts" ou encore "prof ça ne paye pas , il faut être vraiment con pour faire un métier pareil et si ça ne paye pas ça ne vaut que ça. Après tout ils ont les vacances." Instiututrice, puis documentaliste et enfin prof j'ai toujours fait de mon mieux travaillant sérieusement sans forcément me prendre excessivement au sérieux. Quand vous vous donnez sans compter parce que croyez à ce que vous faites, vous n'acceptez pas d'être considéré comme un fainéant qui ne sert à rien. J'ai souvent rué dans les brancards et je pourrais me taire vu que je ne suis plus dans l'arène mais c'est plus fort que moi, j'ai envie de la ramener . Il y a des choses qui restent à jamais en travers du gosier. Si les collègues de la relève peuvent s'exprimer pour remplir au mieux leur mission c'est une bonne chose A près tout ce sont eux qui sont au front ,ou au charbon, comme on voudra et qui sont confrontés à des difficultés dont j'ai connus les premices.

A propos du front , j'ai retrouvé au hasard de mes lectures, les propos d'un "hussard" trop tôt disparu.
" La pédagogie que j'ai pratiquée après l'avoir subie est sans doute un fort belle science, mais je n'en connais guère de plus vaine, de plus creuse et de plus inutile. Toutes les méthodes sont, permettez-moi le mot de la f...ichaise; je veux dire qu'avec un élève intelligent, elles sont toutes bonnes et avec un croûton elles sont toutes mauvaises...jusqu'à ce qu'on ait trouvé la bonne.
Le seul résultat auquel on aboutit, c'est de rendre l'enfant hypocrite et dissimulé, ce qui d'ailleurs, ne nous en plaignons point, est une attitude nécessaire et même indispensable à la bonne marche de la vie sociale (...)
Mettre ses mains dans ses poches, porter son chapeau sur l'oreille, siffler comme un merle, imiter le chant du coq, meugler comme un veau, braire comme un âne, tituber comme un poivrot, sacrer comme une douzaine de charretiers en colère, éxécuter des grimaces variées, en imaginer d'inédites, sont menus plaisirs pour NOTRE ENFANT.
De même il sera enchanté d'appeler sa casquette, une bâche, son mouchoir , un tire-jus, et il lui semblera mille fois meilleur et plus beau au lieu de donner à un adversaire une gifle, de lui coller une baffe sur le tournant de la g...
LOUIS PERGAUD ,1882-1915.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 02 septembre 2006

Merci JPB pour ce fil
Ma première doléance porte sur la maternelle:
je propose qu'on repense la question des niveaux et que l'on considère les enfants dans leurs individualités et non pas par classe d'âge...et un P.E par groupe de 10à15 gamins...des classes ouvertes les unes sur les autres où les enfants pourraient naviguer d'un atelier à un autre sans que l'on présume de ses capacités à apprendre où ne pas comprendre...on constaterait surement comme dans une fratrie nombreuse que les plus précoces tireraient les autres vers le haut...mais cela exige bien sûr qu'il y est aussi un encadrement formé en ce sens... il faut déjà jeter aux orties quelques préjugés sur les réelles capacités des enfants de maternelle et accepter qu'un enfant dans 15% des cas est capable d' apprendre à lire dès l'âge de 4 ans /4 ans et demie (enfant qui parle parfaitement , sait tenir un crayon et maitrise les graphismes de base)..accepter de revenir sur les méthodes dont ont a fait table rase et qui ont fait leurs preuves dans le passé.
il faudrait déjà concerter d'anciens instits d'expérience et tous ceux et celles qui aujourd'hui lèvent la voix pour faire un bilan de ce qui est profitable à l'enfant à la fois dans les nouvelles et anciennes méthodes...
ce fil pourrait déjà commencer à servir à cela...
Catmano d'ailleurs est sans doute la plus expérimentée sur ce blog pour y faire des suggestions censées

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 02 septembre 2006

Merci JPB pour ce fil
Ma première doléance porte sur la maternelle:
je propose qu'on repense la question des niveaux et que l'on considère les enfants dans leurs individualités et non pas par classe d'âge...et un P.E par groupe de 10à15 gamins...des classes ouvertes les unes sur les autres où les enfants pourraient naviguer d'un atelier à un autre sans que l'on présume de ses capacités à apprendre où ne pas comprendre...on constaterait surement comme dans une fratrie nombreuse que les plus précoces tireraient les autres vers le haut...mais cela exige bien sûr qu'il y est aussi un encadrement formé en ce sens... il faut déjà jeter aux orties quelques préjugés sur les réelles capacités des enfants de maternelle et accepter qu'un enfant dans 15% des cas est capable d' apprendre à lire dès l'âge de 4 ans /4 ans et demie (enfant qui parle parfaitement , sait tenir un crayon et maitrise les graphismes de base)..accepter de revenir sur les méthodes dont ont a fait table rase et qui ont fait leurs preuves dans le passé.
il faudrait déjà concerter d'anciens instits d'expérience et tous ceux et celles qui aujourd'hui lèvent la voix pour faire un bilan de ce qui est profitable à l'enfant à la fois dans les nouvelles et anciennes méthodes...
ce fil pourrait déjà commencer à servir à cela...
Catmano d'ailleurs est sans doute la plus expérimentée sur ce blog pour y faire des suggestions censées

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 02 septembre 2006

toutes mes excuses pour le double post...
soyons un peu sérieux et je propose qu'on réserve ce fil uniquement aux doléances ...pour les chamailleries des premiers et milieux de rangs ainsi que celles du fond de classe il y a d'autres fils...bon je retourne retrouver les copains sur "souvenir que me veux-tu" je repasse par ici dés que toutes mes modestes et maigres "idées" s'organisent...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 02 septembre 2006

M. Brighelli évoque dans son billet la formation post-universitaire, sujet vaste et interessant. A l'heure actuelle se dessine en Europe, pour ma profession, l'obligation de suivre des E.P.U. pour tous les praticiens. C'est déjà le cas en Angleterre. Suivre un E.P.U. c'est surtout cracher au bassinet, assister à la formation (rien ne vous empêche d'en profiter pour faire une bonne sieste suivie d'un bon gueuleton= un gaster comme on dit chez nous) de façon à pouvoir présenter un bulletin de présence en bonne et due forme. Bizarrement, tous les livres qu'on lit et toutes les revues auquelles on s'abonne n'apportent pas de points formation. Nous sommes censés avoir un niveau d'études qui nous permet en nous tenant à jour régulièrement d'aborder seuls les nouvelles notions qui, autant en bio qu'en médecine, foisonnent. En fait c'est un nouveau gros gâteau découvert pour faire bouger l'argent.
Exemple chiffré: trois jours de conférence 450 euros + Hôtellerie+ transport + remplaçant 120 à 150 euros nets par jour avec charges sociales de cadre + logement fourni et éventuellement nourriture.
Je suis offensée qu'on mette en doute ma capacité à réaliser seule à l'aide de documents ma formation continue post-universitaire et suis suffisamment lucide, ayant eu l'occasion de me frotter de près à nos éminents conférenciers, pour comprendre que ce soudain souci de notre soi-disant incompétence est sous-tendu par des enjeux essentiellement financiers.
Pas question ici de contrôle continu des connaissances, le présence aux conf suffira...

Ecrit par : dobolino | 02 septembre 2006

Je demande juste qu'on ne lache pas les nouveaux profs dans les pires conditions:

1) seul
2) 40 élèves (maxi 15 pour les nouveaux, 19 pour les meilleurs)
3) 2h de transport (aller)
4) 2 établissements différents (des fois 3)
5) des emplois du temps pourris 1 heure le matin 1 h l'après midi

et bien sûr je veux des méthodes qui vont du simple vers le complexe. Que tout le monde comprend(élèves/parents/enseignants)

à+ asap

Ecrit par : toto | 02 septembre 2006

c'est toujours moi, la nostalgique du système italien. Je me permets de coller isi une traduction du programme de littérature du lycée italien. Il tient en une page, mais - à mon humble avis - il est aussi très efficace ...Et le professeur se sent très libre dans les petites contraintes que voici:

Ginnasio (deux premières années après le collège)
Les deux années de Ginnasio offrent au jeune étudiant la possibilité de s’approprier, à travers la connaissance de meilleurs auteurs, d’un patrimoine qui sera approfondi au Lycée et qui développera chez lui le goût et les compétences d’une expression « ressentie » et « adhérente », en le rendant conscient de son jugement esthétique.
L’enseignant fournira, pour l’italien et le latin, des recherches comparatives sur la syntaxe en poursuivant les réflexions qui ont déjà été abordées dans les classes précédentes. On donnera aussi quelques notions de prosodie et de métrique. Pour ce faire, des passages de différents auteurs italiens et latins seront appris et récités.
Lycée (trois dernières années)
Au lycée, la méthode plus proprement historique que l’on suivra dans l ‘étude des trois littératures (italienne, latine et grecque ) permettra une pénétration critique des civilisations antiques et modernes ainsi que de leurs rapports. L’étude de la littérature sera accompagnée des documents et des passages caractéristiques pour le style de chaque auteur et de chaque époque. Sur la base de ces lectures on parviendra à saisir, au fur et à mesure, les caractères les plus importants pour chaque période et à susciter chez les élèves des formulations (orales et écrites) sur leurs propres sentiments et jugements. On ne négligera pas les remarques grammaticales, syntaxiques et lexicales.

Ecrit par : tata | 02 septembre 2006

ici (mon côté global)

Ecrit par : tata | 02 septembre 2006

PS

Pour ce qui concerne les "tests" OCDE etc ... où les Italiens ne se placent pas aux premiers "postes"... Il faudrait commencer à tenir en compte les paramètres adoptés.
Il paraît évident que, si on demande à un Italien de repérer "les éléments les plus importants d'un texte", il arrivera dernier... Pourquoi? Il se pose peut être trop de problème... Il ne comprendra pas non plus "la question", c'est à dire "ce qu'on lui veut" exactement !
Si on lui demande un thème de latin, ou bien de mette en relation le rôle de l'artiste au moyen âge et à l'époque contemporaine, et ben, désolée, il arrive premier.

J'avais ça sur le coeur depuis quelques années. Je l'ai dit. Merci pour votre site M. Brighelli.

Ecrit par : tata | 02 septembre 2006

Bonjour,
Cela me gêne beaucoup que vous disiez que les jeunes professeurs choisissent ce métier par défaut. Voulez-vous dire qu'ils choisissent ce métier quand ils ne sont pas capables d'en faire un autre?

Ecrit par : Ophelia | 02 septembre 2006

Pas toujours Ophelia, pas toujours. Les jeunes profs sont très très motivés. Mais, trop souvent, ils choisissent ce métier malgré leur ignorance radicale, dont ,bien sûr, ils ignorent la profondeur. Les meilleurs, connaissant les salaires de l'EN, préfèrent aller voir ailleurs... Et c'est humain. Il y a aussi quelques courageux qui entrent tout de même dans la boîte et y résistent malgré la salle des profs : tout mon respect.

Ce n'est pas parce qu' on se débrouille bien en anglais qu'on peut être un bon professeur d'anglais. Il faudrait une bonne connaissance de la civilisation anglaise, de son histoire (ainsi que des autres littératures...). L'épreuve pédagogique du CAPES recrute chaque année un nombre considérable d'ignorants.

Pour moi un professeur de langue est tout d'abord un professeur de lettres : or, je doute que les jeunes profs français aient fait leurs humanités au lycée... Tout ça est très triste, et on ne revient pas en arrière. Quel gâchis!

Ecrit par : tata | 02 septembre 2006

Au détour d'une de vos phrases... Se réclamer "de la tradition républicaine" et "être forcément identifié comme un lepéniste". Pourrait-on réfléchir trente secondes à comment en est-on arrivé là? Comment l'extrême-droite peut-elle se revendiquer républicaine? Et comment peut-on, par là même, implicitement, voire une proximité entre lepénistes et chevènementistes? Quelle est la responsabilité de la "gauche", de l'extrême gauche dans ce non sens? Quand le PS retrouvera t-il le sens de la formule de Jaurès, "le socialisme, c'est la République dans son ultime incarnation"?

Ecrit par : Krysztoff | 02 septembre 2006

Vouloir mettre en œuvre vos idées sans passer par une période de transition qui purgerait tous les enseignants médiocres est illusoire, à moins que vous ne pensiez que ceux-ci puissent former les prochaines générations correctement. A savoir qu’ils ne sont même pas capables de former convenablement l’actuelle.

Commençons donc par ne garder, d’une part, que ceux ayant l’agrégation – pour le lycée du moins. Cette mesure aura au moins le mérite d’assurer un niveau minimum de connaissance.
Ensuite, il faudrait faire du lycée une « mini université ». C'est-à-dire des cours en amphi, et des Travaux Dirigés (en amphi pourquoi pas ?). Il serait aussi bien de supprimer les heures de Travaux Pratiques et de les remplacer par des heures de cours.
La scolarité étant obligatoire jusqu'à 16 ans, le lycée ne garderait donc que les plus motivés.
Après, il est certain qu’il est impératif de trouver une solution alternative à ceux qui n’y réussiront pas pendant cette période de transition.

Après, s’il vous plaît, arrêtez de vouloir enseigner ce que vous appelez des « matières artistiques ». Comme si l’école en avait réellement besoin avec ce qui se passe.

Ecrit par : Estil | 02 septembre 2006

Comment peut-on espérer quelque chose de la droite? Elle s'acharne à tout détruire dans une pure logique comptable. Quant à gauche, les responsables (je dis bien les responsables car le peuple de gauche - le vrai- partage vos idées) sont ceux qui ont mis en place cette politique (Jospin, Allègre, Royal, Lang).
Que faire? A mon avis, essayer de peser le plus possible pour une épuration des cadres de l'éducation nationale, une suppression pure et simple des IUFM (préalable à n'importe quelle réforme sérieuse), une revalorisation du rôle de l'enseignement et de l'instruction, une refonte du rôle des CPE.
Enfin, il nous faudrait un ministre prof, un vrai pas un universitaire, quelqu'un comme vous...
Cordialement

Ecrit par : truffe | 02 septembre 2006

JPB au secours.....J'ai envoyé deux posts sur "Pitié" pour les filles et vrrrrouuut plus rien...ARRRRRGH

Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 02 septembre 2006

"Commençons donc par ne garder, d’une part, que ceux ayant l’agrégation – pour le lycée du moins. Cette mesure aura au moins le mérite d’assurer un niveau minimum de connaissance"


Je connais des professeurs agrégés d'italien qui ont passé leur concours en apprenant par coeur le programme (4 auteurs misérables) et qui ne savent rien en dehors de ce programme (et ne savent pas non plus commander une pizza dans un restaurant de Milan). Ils savent faire "le plan" par contre, là ils sont les meilleurs (il ne faut pas qu'ils décident d'aller vivre dans un autre pays, car on ne prend pas en compte cette "compétence jésuite")

Je connais un critique italien, avec un parcours excellent, qui n'a que le Capes.

Que faire? les premiers au lycée , le deuxième à l'école élémentaire?

Pour ce que concerne les matières artistiques... Je crois que nous en avons besoin (N'est ce pas Sibille?)

Mais il faut que le coloriage soit réservé à l'heure d'art plastique, et qu'on n'en fasse pas en français.

Ecrit par : tata | 02 septembre 2006

Heu… Ministre, je ne suis pas preneur. J'en ai approché quelques-uns, et ce qu'ils doivent avaler de couleuvres, les pauvres… Je préfère la marge.
Si Tata a des connaissances particulières sur l'Italie, qu'elle nous en fasse profiter : le pédagogisme fait fureur avec un temps de retard dans la Péninsule. J'ai vaguement entendu parler d'un best-seller italien récent donnant le point de vue d'un chien sur l'éducation — ou quelque chose comme ça. Après le "Truismes" de la Darrieusecq (c'est ça, un écrivain ?) évoqué par ailleurs…
Estil, on ne peut pas garder juste les agrégés — d'autant que j'en connais pas mal qui sont fort médiocres : après tout, Evelyne Charmeux, qui vient de se faire démolir par Rachel Boutonnet sur France Inter (jeudi dernier, de 12 à 13) sur les questions de lecture, se targue d'être agrégée. Et il est urgent d'avoir des profs en plus, pas en moins.

Ophélia ("sur l'onde triste et noire… la blanche Ophelia flotte comme un grand lis…") je conçois ce que peut avoir de choquant mon propos de "prof par défaut", alors, je précise. Correcteur au CAPES, j'ai pu observer, en discutant le bout de gras avec les candidats (après les épreuves !), que nombre d'entre eux (pas tous) passaient ce concours parmi d'autres concours de la fonction publique, aussi bien professeur des écoles que cadre de la Poste ou de la Police — tout ce qui était ouvert au titulaire d'une icence. C'est en ce sens que j'ai écrit "par défaut". Personnellement, j'"ai passé deux jours à réfléchir sur mon avenir après avoir passé le Bac (Prof ? Psychiatre ? Cuisinier ? Maquereau ?), et je n'ai guère eu d'hésitation — je crois que c'est l'un des métiers qu'il faut faire par vocation, sinon on court à la catastrophe.
Maintenant, savoir si, malgré cela, on est un bon prof est encore une autre histoire. Mais il faut susciter les vocations — la revalorisation indiciaire du métier n'a aucune raison d'empêcher la passion, bien au contraire.
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 septembre 2006

Mais non Montaigne à cheval vos posts y sont bien ..
ainsi que le palindrome en lettres de feux ...renvoi à G.Debord...
beaucoup de bugs sur le blog en ce moment JPB!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 02 septembre 2006

"Commençons donc par ne garder, d’une part, que ceux ayant l’agrégation – pour le lycée du moins. Cette mesure aura au moins le mérite d’assurer un niveau minimum de connaissance".

Lors de mon année d'IUFM, les 3 seuls qui n'ont pas été validés étaient des agrégés. Excellents en maths, incapables d'enseigner que ce soit en collège ou en lycée.

Ecrit par : Un prof | 02 septembre 2006

J'avais oublié de répondre à l'excellente question de Krysztoff (avez-vous lu l'extraordinaire trilogie d'Agota Krysztof, les uns et les autres — le Grand cahier, la Preuve et le troisième mensonge ?).
Un rappel / exemple historique. Après 1870, Jeanne d'Arc a été revendiquée par le républicanisme le plus pur — la tradition qui enfanta Jaurès. Cela allait bien avec la république revancharde. Ce n'est qu'après 1940 qu'elle a été annexée par le pétainisme, comme si ça allait bien avec la république défaitiste — et, depuis, par le Borgne du Finistère. Aujourd'hui, si un homme de gauche faisait référence à la donzelle de Domrémy, qu'est-ce qu'il n'entendrait pas ! Eh bien, il en est de même pour l'idée républicaine. Depuis que la gauche fait dans la démocratie tous azimuts, l'égalité des chances et les cultures plurielles (voir ma note d'il y a deux mois sur "le Nœud du problème"), elle a laissé la République à ceux qui d'ordinaire vilipendaient la Gueuse. C'est ce qui arrive quand on fait une campagne sans penser à s'adresser au peuple (je vous rappelle que c'est ce que Mauroy a reproché à Jospin), et que l'on croit que le pays se résume au Paris bobo et au Lubéron. Bientôt, on passera pour un facho quand on se dira républicain.
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 septembre 2006

Je rappelle à "Un prof" que les agrégés, s'ils vont bien à l'IUFM, n'ont rien à en attendre, ni à en craindre, puisqu'ils sont pré-validés par le concours. En quoi je m'insurge contre le fait que les IUFM soient devenus les fourches caudines sous lesquelles doivent absolument passer les futurs certifiés — voir la Ferme des professeurs, de Vermorel. Je plaide dans À bonne école pour un retour — amlélioré — à l'ancien système, où une inspection décidait de la validation du Capes, après un stage in situ auprès de profs en exercice — rien ne vaut le terrain, non ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 septembre 2006

Un point encore.
Maurice Maschino, qui avait ouvert le bal en 1984 avec "Voulez-vous vraiment des enfants idiots ?" prépare chez mon éditeur et ami un livre sur la lâcheté dans l'Education nationale. Si vous avez des témoignages susceptibles de l'intéresser, envoyez-les lui, de ma part, à
Maurice.Maschino@wanadoo.fr
Merci pour lui…
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 septembre 2006

Cher monsieur Brighelli,
Après quelques années (7 ) passées dans le système scolaire français en tant qu’enseignante, et compte tenu de mon expérience d’élève en Italie, ainsi que de l’expérience de mes collègues et amis qui se trouvent encore là bas( en essayant de vivre avec leur salaire misérable), j’affirme ce qui suit sans plus aucun complexe (car j’en ai vraiment marre marre marre) :

A l’heure actuelle, et avant que les réformes merieuennes ne sonnent le glas de NOTRE instruction, l’élève moyen italien connaît 10 FOIS (je répète : 10 FOIS ) plus de choses qu’un élève moyen français. Il est 10 FOIS (je répète : 10 FOIS) plus calme, docile, mature et bien élevé que son collègue français (je vois mal un gars qui sort de sa version de grec poignarder son prof en lui disant "comment que tu me causes ! ")

Jusqu’ici : on s’en fout, ce n’est pas le problème. Napoléon nous avait fait cadeau de ce Lycée et nous l’avons préservé pour vous …

Où est donc le problème ? l’enseignement italien (basé sur les humanités) a tellement été dénigré ces derniers temps au niveau international, que l’on s’apprête désormais à tout changer pour s’aligner aux performances européennes. A savoir :
repérer les éléments d’un schéma en deux minutes trente secondes, plutôt que savoir faire une version de latin (cette dernière compétence, ainsi que l’examen du niveau culturel des élèves, a-t-elle jamais été prise en compte dans les enquêtes OCDE qui placent la Finlande en tête de QUOI ?…Les Finlandais connaissent leurs humanités mieux que les Italiens ? J’en veut la preuve ! Bordel !)
Un exemple plus concret : dans le système français on apprend une chose qui fait partie de VOTRE tradition et qui ne se pratique pas ailleurs : " faire le plan " (désolée, je simplifie). Il est clair que cette compétence ne sera pas prise en compte lors d’un examen international. Doit-on pour autant renoncer en France à la pratique de la dissertation pour s’homologuer aux exigences internationales? Je dis non !
C’est de la supercherie, et nous sommes en train de nous laisser avoir…Cela répond à un projet européen bien défini, et je vous assure que la culture dans ce projet n’est pas le premier souci).

Mes collègues italiens ne savent plus à quel saint se vouer. Si, jusqu’à il y a cinq ans, tout se faisait dans la tradition et dans le bon sens, le constructivisme envahit désormais le terrain de l’école et l’on se voit obligé de mettre une mauvaise note à une très bonne composition parce qu’il fallait que le " texte soit descriptif " et " non descriptif et argumentatif " …enfin un truc sûrement copié chez les français, mais dont nous n’ en avons rien à foutre, car – dieu merci – en France il y a une façon de raisonner et en Italie une autre. La France a une histoire, la Finlande une autre.

Je connais des européens de tous les Pays : chacun a sa spécialité culturelle. En Italie nous avons cru pendant deux siècle que la connaissance de la littérature et de l’histoire faisait l’homme. Nous appelions le Bac "esame di maturità". Nous nous sommes sûrement trompés. Mais si les reformes en cours remplaceront par du Merieu à la sauce italienne cet enseignement dans lequel des générations entières se sont reconnues (mon père me disait : " tu es en deuxième année de Lycée, c’est l’année de Machiavelli "), nous pourrons dire que le dernier bastion de culture aura été emporté d’assaut.

Désolée pour mon français, j’ai écrit un peu vite.
Je vous laisse avec l’excipit d’un livre de Papini :o(, qui ne manque pas de rappeler votre livre :

L’anima umana innanzi tutto. E’ la cosa più preziosa che ognuno di noi possegga. La vogliamo salvare almeno quando sta mettendo le ali. Daremo pensioni vitalizie a tutti i maestri, istitutori, prefetti, presidi, professori, liberi docenti purché lascino andare i giovani fuor dalle loro fabbriche privilegiate di cretini di stato.

Ecrit par : tata | 02 septembre 2006

Jean-Paul, expliquez-moi ça; vous plaidez d'un côté pour une "formation d'excellence", validant d'une manière extrêmement sélective l'acquisition de connaissances par les futurs enseignants du premier degré et, par ailleurs, vous dites: "rien ne vaut le terrain" pour former les enseignants. Mon (petit) cerveau a du mal à comprendre ce grand écart!
Charmeux démolie par Boutonnet? Ce genre d'assertion porte un nom; prendre ses désirs pour des réalités.
Par ailleurs, je ne suis pas un fana de la censure, mais Pierre-Henri a raison; par moments, je ne comprends pas non plus (je ne me permettrai aucun conseil, ceci-dit) pourquoi vous ne modérez pas votre blog; des interventions du style de celle de:"Estil" n'ont, à mon avis, pas grand-chose à y faire.
Pour finir, est-ce qu'on peut tenter, (je vais m'y efforcer également) de s'attacher plus au mot: "propositions" qu'au mot: "doléances"? Des doléances, on en a eu pas mal sur vos derniers thèmes de fils proposés!
Bon week-end à tous!

Ecrit par : christophe sibille | 02 septembre 2006

Ps

je lirai "La scuola raccontata al mio cane" et je vous en ferai en compte rendu (ainsi qu'une traduction des partie les plus intéressantes).

Ecrit par : tata | 02 septembre 2006

"Lors de mon année d'IUFM, les 3 seuls qui n'ont pas été validés étaient des agrégés. Excellents en maths, incapables d'enseigner que ce soit en collège ou en lycée."

Ecrit par : Un prof | 02 septembre 2006

Ne dîtes pas ça ici, malheureux! On va encore dire que les IUFM éjectent par principe ceux qui en savent plus!
Blague à part, je trouve votre remarque particulièrement pertinente!

Ecrit par : christophe sibille | 02 septembre 2006

Christophe (dieu que j'ai l'impression de me répéter), c'est une question de condition nécessaire mais non suffisante. Pour faire un mur, vous avez besoin de briques ET de ciment. Pour faire un bon prof, vous avez besoin de connaissances disciplinaires ET de compétences de terrain. Pour être un bon chercheur, vous avez besoin de maîtriser les savoirs académiques ET de faire preuve d'originalité. Est-ce si compliqué à comprendre ?

Ecrit par : Pierre-Henri | 02 septembre 2006

Allez, je joue aussi, à mon "petit niveau" :

ECOLE PRIMAIRE

Doléance n° 1 : DES PROGRAMMES PAR ANNEE SCOLAIRE, EXHAUSTIFS.

a) par année scolaire : plus de « rien en grammaire jusqu’à la fin du CE1 » puis des manuels de CE2 abordant dans l’année tout le programme du cycle des approfondissements sans tenir compte du fait que les élèves ont trois ans devant eux pour assimiler ce programme (même chose dans les autres matières bien sûr).

b) exhaustifs : plus de « les verbes les plus fréquents », « certains homophones », etc., une liste des connaissances clairement évaluables sans risques d’ « appréciations personnelles » différentes d’un enseignant à l’autre, du style : « commence à se sentir responsable » ou « s’intéresse aux traces du passé »...

Ecrit par : catmano | 02 septembre 2006

Voici une première traduction (très approximative) de l'incipit du livre sur l'école de Paola Mastracola, "lécole racontée à mon chien" qui me paraît très intéressant :

Il est difficile aujourd’hui d’être un professeur de lettres. Quand je le dis à mon entourage, les gens me regardent perplexes. A mon avis, ceux qui se trouvent « dehors » ne peuvent pas savoir comment vont les choses. Alors, j’ai eu envie de le raconter, puisque le sort de l’école importe à tout le monde, il est évident … J’ai choisi mon chien (…) Qui en connaît moins que lui ? Mon chien est attentif et empathique : je crois qu’il ressent mes pensées, surtout celles qui font du bruit ; et mes pensées sur l’école font beaucoup de bruit à l’intérieur de moi.
J’ai essayé de lui expliquer ce que sont « les projets », les « récupération », les « parcours », les « crédits », les « objectifs » , le « POF » et tous ces mots qui , jusqu’à hier faisaient partie d’autres mondes (de l’architecture, du diving, de la topographie, de l’art militaire) et qui – tout d’un coup- ont été renversés sur l’école comme un fleuve en crue. Je me suis demandé : où sont passés donc l’étude, la lecture, le thème, la concentration, le temps, la logique, les apostrophes et l’ennui ? Pourquoi dans l’ère de l’Autonomie, nous avons l’impression d’avoir complètement perdu notre autonomie ? Pourquoi devons nous apprendre à enseigner et enseigner à apprendre et plus personne ne se soucie « de quoi ? »

Ecrit par : tata | 02 septembre 2006

"sans être considéré comme un chevènementiste ou un lepéniste"


pourquoi? parce qu'être considéré comme tel rend nulle et non avenue toute proposition, même bonne?


Pour l'instant, aucune proposition ne me vient à l'esprit, mais dans l'esprit de tous les élèves et de tous les professeurs, en lieu et place du fameux 80%, il faudrait que se diffuse ce message-ci : QUOI QU'ON FASSE POUR AMELIORER L'ECOLE, SEULE UNE MINORITE OBTIENDRA UN TRAVAIL CONFORME A SES DESIRS.


pour donner un exemple, mettez les 20 meilleures équipes de foot du monde dans un championnat, il y aura toujours un dernier, pourtant très talentueux.


un travail conforme à ses désirs est un travail et/ou bien payé/prestigieux/qu'on aime passionnement. Les éleves doivent savoir qu'ils n'en auront pas tous.
Il faut donc centrer l'école non sur la "réussite de tous", mais sur l'ELEVATION DU NIVEAU, apte à en faire des honnêtes hommes (au sens 17e du mot)

Ecrit par : lingane | 02 septembre 2006

C'est comme pour le violon français: dans les conservatoires, les profs veulent "créer" des concertistes. Que tous leurs élèves deviennent solistes. Dès lors, le son du violon français est le même d'un archet à l'autre. Et les orchestres pâtissent du manque de violonistes voués à un ensemble.

Ecrit par : Pendariès | 02 septembre 2006

J'ai reçu la lettre de G. de Robien chez moi, c'est gentil ça!

Ecrit par : Pendariès | 02 septembre 2006

Mes interventions n’ont rien à faire ici car j’essaye tant bien que mal de trouver des solutions sous un point de vue différent du votre ?
Sachez Christophe Sibille que l’école ne peut pas passer instantanément d’un lieu ou la propagande gôschîste et le confinement – pour ne pas dire complaisance – dans la médiocrité règne à une place de savoir et de formation d’excellence.

Enfin soit, si vous pensez que les mal formés d’aujourd’hui seront aptes à éduquer ceux de demain, et ceci beaucoup mieux qu’ils ne l’ont été eux même, comprenez simplement que le savoir se transmet et qu’en l’absence de savoir, la transmission en est bien évidement impossible.

Ecrit par : Estil | 02 septembre 2006

Merci Patricia Mesnigé...Mais effectivement, ça bugue dur, Arthur....C'est sans doute le virus Robienus Picardensis qui frappe céans.....

Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 02 septembre 2006

Vous discutez beaucoup sur comment former un bon prof. Dans l'école où j'ai fait mes études supérieures nos profs étaient produit par l'école elle-même: diplomés, ils choisissaient de devenir assistants dans une chaire puis suivaient le cursus classique: maître-assistant agreg etc... Tous les concours sont internes aux écoles vétérinaires et ne jugent que le niveau de savoir, la plupart de ceux d'entre nous qui choisissent cette voie ont pour principale motivation la recherche et, exceptionellement l'enseignement. Il se trouve que j'ai eu là-bas un échantillonnage de bons et mauvais profs comme partout... Ces gens là ne parlent jamais de pédagogie: ils font des cours et des T.P.. Certains sont des génies de l'enseignement, d'autres ont des vertus dormitives qui seraient exploitables en chirurgie. J'en ai eu un qui a même réussi à endormir le chien dont il nous expliquait le cas!
Aussi suis-je convaincue que si l'expérience améliore le rendu d'un enseignant, la pédagogie, elle, est intrinsèque et ne peut guère s'apprendre. Toutefois un type qui provoque l'endormissement des examinateurs lors des épreuves orales devrait être immédiatement convié à changer d'objectifs professionnels car il sera inéluctablement nul de la maternelle aux cours d'agrégation quelque soit la qualité et le niveau de ses connaissances...
Comme doléance, qui ne me concerne plus car mes enfants ont quitté le primaire, je propose de supprimer ces énormes cahiers illisibles où les instits consignent sous forme de feu rouge,vert orange les progrès de nos petiots dans tous les domaines. Je ne me rappelle plus le nom de cette monstruosité mais je demande le retour au bulletin mensuel clair et lisible tel qu'il existait quand j'étais écolière avec une appréciation globale et une moyenne générale lisible. Le document actuel est illisible: plusieurs pages de tableaux à double entrée et c'est en plus de la poudre aux yeux à laquelle les jeunes iuefemisés croient mordicus. Débile et destructeur quand on cherche à la décrypter, ce que je déconseille vivement aux parents. On y prend un coup de sang tellement les appréciations relèvent du subjectif et non de l'objectif.

Ecrit par : dobolino | 02 septembre 2006

Débile et destructeur quand on cherche à la décrypter, ce que je déconseille vivement aux parents. On y prend un coup de sang tellement les appréciations relèvent du subjectif et non de l'objectif.

100% avec vous dobolino. En lisant le "livret des compétences " de mon fils, j'avais l'impression de lire un rapport médical : On ne m'informait pas du travail de mon garçon, mais plutôt de son état néorologique (d'une façon dilétantesque et subjective bien sûr)... J'y ai même perdu deux trois larmes, en me disant que j'avais mis au monde un débil leger...

Ecrit par : tata | 02 septembre 2006

:o( je crois que j'ai fait un de mes italianismes.
je voulais dire "de dilettante" avec mon "dilétantesque"

Ecrit par : tata | 02 septembre 2006

C'est ça le nom de cette monstruosité: le livret de compétences.!!! Rempli par un imcompétent ça donne des idées de meurtre. Quant aux gens simples, ça doit vachement les impressionner:"Tu te rends compte tout ce qu'ils font à l'école, c'est beaucoup plus compliqué que quand j'y allais!" De même les parents croient que le niveau en maths a progressé(2 ans de retard sur trente ans) et ne se sont pas rendu compte qu'il n'y a plus de vrais cours de physique chimie avant le bac

Ecrit par : dobolino | 02 septembre 2006

à propos du fameux livret de compétences, j'avions fait un chtit fil sur Lire & écrire ;)

"Domaine de la matière, des objets et des techniques de l'information et de la communication " :

http://www.lire-ecrire.org/index.php?action=forum&subaction=message&id_chambre=1643&id_sujet=18444

si tu veux rire ;)

Ecrit par : toto | 02 septembre 2006

Je sais, je suis un peu lourde. mais pour ceux qui comprennent un peu l'italien (tous les français en somme)voici un article intéressant:

http://www.gildacentrostudi.it/11mastracola.htm

Una scuola senza lettere

Ecrit par : tata | 02 septembre 2006

Brighelli, votre boîte à outil, svp...J'ai envoyé une réponse à Peio sur "Pitié pour les filles...."
CA MARCHE PAS..............................................OUIN!!!OUIN!!!!

SEREZ-vous le DEUS EX MACHINA DE CE SATANE LOGICIEL....a moins que l'autre cinglé robotisé du "Noeud du problème " se mette à frapper icelui blog...dans ce cas rideau....

Bien à vous..

Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 02 septembre 2006

Bien que pour l'essentiel et même dans le détail, je sois un chaud partisan des analyses brighelliennes, j'ai trouvé très dissonant le propos qui suit :
“ On doit pouvoir dire cela sans être, forcément, identifié comme un chevènementiste ou un lepéniste…"
Mettre sur le même plan Chevènement et Le Pen, c'est pousser le bouchon un peu loin. C'est user de l'arme de confusion et du mélange des genres comme savent si bien le faire les pédagogistes contre ceux qui s'opposent à eux. Ils le font couramment avec un certain Brighelli… Personnellement en lisant cette note, à aucun moment je n'ai pensé à Le Pen mais avant même d'arriver à la "dissonance" je me suis dit "voilà qui est proche des propositions du M.R.C. sur l'école“… Et je n'ai pas trouvé cette identification particulièrement choquante ou dévalorisante.
L'image que les médias et la classe politique ont donné des positions chevènementistes en le ringardisant et en le "droitisant" témoigne de l'apreté du combat que mènent les tenants de la mondialisation libérale pour affaiblir tout ceux qui leur résistent.
Dans le combat pour défendre l'école, les chevènementistes sont au premier rang. Ce sont des alliés… Le Pen est un adversaire… Même si sur tel ou tel point, la forme de son discours peut faire illusion et permet aux pédagogistes de s'en servir comme d'un repoussoir écran.

Salut et fraternité
R.F.

Ecrit par : Roger FELTS | 03 septembre 2006

Christophe (dieu que j'ai l'impression de me répéter), c'est une question de condition nécessaire mais non suffisante. Pour faire un mur, vous avez besoin de briques ET de ciment. Pour faire un bon prof, vous avez besoin de connaissances disciplinaires ET de compétences de terrain. Pour être un bon chercheur, vous avez besoin de maîtriser les savoirs académiques ET de faire preuve d'originalité. Est-ce si compliqué à comprendre ?

Ecrit par : Pierre-Henri | 02 septembre 2006
Pierre-Henri, où avez-vous lu que je prétendais le contraire? Simplement, on ne sait pas enseigner, a priori, directement après avoir passé le concours, et je crois que nous ne sommes fondamentalement pas d'accord sur la, ou les éventuelles manières d'acquérir ces compétences de terrain. Quand j'ai passé mon CAPES, je pense que je possédais certaines connaissances dans mon domaine. Pas au niveau d'Estil, certainement, qui nous parle tellement de l'excellence que je suppose qu'il se considère comme faisant partie de la crème, mais bon. Je ne savais assurément pas enseigner, et ce n'est pas la misérable année que j'ai passé en CPR qui m'a vraiment fait évoluer. Si j'ai (peu ou prou) progressé en ce domaine, c'est par la pratique du théâtre, et plus largement de la scène, un certain travail sur moi, quelques lectures en sciences de l'éducation, (assez peu), un travail sur moi-même, et la pratique, évidemment. Il est entendu que nous ne possédons pas tous naturellement la même "autorité naturelle", compétence dont le fait d'en disposer reste d'ailleurs assez mal défini; (je veux bien me lancer dans une définition plus précise de la manière dont s'acquiert cette compétence dans la prime jeunesse, car c'est bien de cela qu'il s'agit, avec qui veut. Tout en convenant évidemment que le préalable est une maîtrise la plus complète possible du contenu à enseigner; c'est d'ailleurs le premier sens du mot autorité, et là, je vous rejoins évidemment!). C'est pour toutes ces raisons que je pense qu'il est indispensable, au cours de sa formation, pour tous les enseignants, de pratiquer le théâtre, (entre autres).

Mes interventions n’ont rien à faire ici car j’essaye tant bien que mal de trouver des solutions sous un point de vue différent du votre ?
Sachez Christophe Sibille que l’école ne peut pas passer instantanément d’un lieu ou la propagande gôschîste et le confinement – pour ne pas dire complaisance – dans la médiocrité règne à une place de savoir et de formation d’excellence.

Enfin soit, si vous pensez que les mal formés d’aujourd’hui seront aptes à éduquer ceux de demain, et ceci beaucoup mieux qu’ils ne l’ont été eux même, comprenez simplement que le savoir se transmet et qu’en l’absence de savoir, la transmission en est bien évidement impossible.

Ecrit par : Estil | 02 septembre 2006

Si je ne discutais ici qu'avec des gens qui ont un point de vue différent du mien, je monologuerais! Simplement, quand vous parlez d'un enseignement d'où l'éducation artistique serait exclue, cela nous préparerait un monde dans lequel il ne ferait pas très bon vivre! Laisser aux enfants comme seuls repères artistiques la star-ac et les images de pub nous préparerait à la plus parfaite des barbaries.
Par ailleurs, puisque vous prônez l'excellence, on écrit: "eux-mêmes". Deux fautes dans le même mot, c'est du lours! Pourtant, ce sont plus facilement les gens de droite, en général, qui se réclament d'une orthographe parfaite.
Bonne journée à tous.

Ecrit par : christophe sibille | 03 septembre 2006

du lourd, au temps pour moi.

Ecrit par : christophe sibille | 03 septembre 2006

Arrêtez avec cette histoire de l'orthographe parfaite sur la droite, de la liberté créative sur la gauche, etc, please !!!
C’est une forme de discipline, à laquelle on veut bien se conformer, et qu’on peut travailler, comme un instrument (et c’est aussi une sacrée discipline, hein Christophe). L’improvisation y est délicate, de même que versifier, j’allais dire persifler, en latin...
Certains sont nuls en presque tout, de très rares bons partout, et alors...
Tout le monde a besoin de travailler, peu en ont envie. Et à l’école, si l’envie est là, tant mieux, pour les autres, tant pis. Car la maîtrise d’une discipline, c’est acquérir un peu de liberté en plus, et à vil prix si on se réfère à l’immobilier...

Ecrit par : D'Enguell | 03 septembre 2006

"Bientôt, on passera pour un facho quand on se dira républicain."
Vous laissez transparaître par cette petite phrase certainement ce qui vous fait le plus de mal dans les attaques que vous recevez !!
J'avoue que je vous comprends.

Maintenant, concernant l'école ?
Je ne suis pas du tout enseignant mais je travaille en entreprise comme cadre sup.
Je vous assure que l'on a besoin de personnes maîtrisant correctement le français ET aussi l'anglais.

Je conseille aussi à tous une base solide de culture générale parce qu'elle fait à terme la différence dans une entreprise : vous savez, il est toujours avantageux dans une discussion de pouvoir rebondir en précisant un détail de sciences, de géographie, d'histoire ou de littérature (surtout si les autres ne savent pas) parce que vous prendrez, de fait, un ascendant sur les autres.
Par contre, si vous n'avez rien à dire sur rien, pourquoi vous ferait on confiance ?

La sélection, c'est pendant toute la vie, c'est cela aussi que l'on oublie.
Amitiés
Olivier

Ecrit par : Olivier | 03 septembre 2006

A la suite de ce que vient d'écrire Olivier, "ma" deuxième doléance :

Doléance n° 2 : EXAMEN D’ENTREE EN FORMATION INITIALE DES INSTITUTEURS BASE SUR LES CONNAISSANCES DE BASE

Portant sur les programmes de l’école primaire (revus et corrigés): orthographe, grammaire, compréhension de texte, « culture littéraire » (vous sauriez mieux que moi définir le corpus) ; quatre opérations « à la main », règle de trois, vocabulaire de géométrie, problèmes d’arithmétique ; Histoire (au moins France et Europe), chronologie ; Géographie physique et humaine (au moins France et Europe) ; biologie, technologie, physique, chimie ; une langue étrangère au moins.

Ecrit par : catmano | 03 septembre 2006

Christophe, dans ce cas nous sommes d'accord. Vous ne ne pouvez nier, cependant, que le discours ressassé par les pédagogistes est : les connaissances académiques sont bourgeoises et élitistes, disposer d'une culture embrouille la tête et empêche de réfléchir, savoir des choses relève du psittacisme, toute forme de rigueur intellectuelle tient du nazisme pur et simple, etc.

J'aimerais exagérer, mais tous ceux qui connaissent la situation de l'éducation nationale savent que ces idéologies y sont majoritaires. Le système pédagogique actuel repose entièrement sur le mythe de l'imbécile heureux.

Alors si le théâtre, le kung fu, la peinture avec les doigts, la recherche du cri primal, le feng shui, l'astrologie ou tout le reste peuvent aider les enseignants, allons-y. Apparemment, la France possède des milliards de budgets excédentaires qu'elle peut employer à sa guise, en toute liberté. N'empêche : un professeur d'histoire doit d'abord connaître l'histoire, un professeur de maths doit d'abord connaître les maths, un professeur de biologie doit d'abord connaître la biologie, un professeur de français doit d'abord connaître le français.

Et j'ai le regret de vous annoncer que les flux actuels de recrutement ne garantissent plus cela. Simple question d'offre et de demande. A la session 2005, le taux de réussite au CAPES lettres modernes était de 34%*. Quand on connaît le niveau licence, je peux vous dire que le chiffre fait froid dans le dos**.

Dit autrement, les pédagogistes ont perdu le combat. Pas parce que nous sommes un lobby surpuissant, non. Les pédagos ont perdu leur combat faute de combattants. C'est aussi simple que ça.

Donc, ma doléance tient en peu de mots : réhabiliter les savoirs disciplinaires. Un bon professeur, c'est d'abord quelqu'un qui sait des choses que les autres ignorent. Il faut valoriser la culture encyclopédique, valoriser les savoirs savants. Les professeurs doivent regagner leur fierté, leur orgueil, en lieu et place de cette auto-flagellation permanente qui m'exaspère (oh, mon dieu, tout est de ma faute, j'impose des savoirs à ces pauvres élèves, ils sont indisciplinés parce que je n'arrive pas à les motiver, etc...).

Se respecter soi-même, c'est la seule façon d'être respectés des élèves, de leurs parents et de créer des vocations.

D'un autre côté, un professeur qui se conduit comme un animateur de club Mickey sera traité comme un animateur de club Mickey. Bien fait pour lui. VAE VICTIS.

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* Avec une barre d'admissibilité à 6.25, et une barre d'admission à 8.21 . C'est franchement pas lourd. De plus, le taux de réussite concerne les présents au concours. Plus de 1200 inscrits (sur 5200) ne sont pas venus, preuve que l'Ednat ne déplace plus les foules.

** Ce qui ne signifie pas que TOUS les admis soient mauvais, simplement que le concours lui-même est en train de perdre sa signification.

Ecrit par : Pierre-Henri | 03 septembre 2006

Aidez-moi, Pierre-Henri, vous qui êtes bien plus cultivé que moi dont les connaissances se bornent à quelques vagues souvenirs de mon programme de 6° ravivés par la lecture du cdictionnaire. Dans la mythologie antique, il y avait bien neuf muses présidant aux arts libéraux ? Lesquelles négligera-t-on dans les futurs programmes, celle de l'histoire ou celle de l'éloquence et de la poésie héroïque ? Celle de la musique, de la danse ou celle de la tragédie ? Il en reste encore quatre, sont-ce celles-là que nous devrons ignorer ?
Revenons aux savoirs disciplinaires, entièrement d'accord avec vous. Mais cela nécessite-t-il d'oublier Bach, Mozart, Da Vinci et les autres dont les savoirs dans leurs disciplines étaient sans doute encyclopédiques.

Ecrit par : catmano | 03 septembre 2006

Patricia Mesnigé a écrit :
"Ma première doléance porte sur la maternelle:
je propose qu'on repense la question des niveaux et que l'on considère les enfants dans leurs individualités et non pas par classe d'âge...et un P.E par groupe de 10à15 gamins...des classes ouvertes les unes sur les autres où les enfants pourraient naviguer d'un atelier à un autre sans que l'on présume de ses capacités à apprendre où ne pas comprendre..."

Je comprends que vous dites que les difficultés actuelles tiennent au fait qu'on n'est pas allé assez loin dans la désorganisation de l'école....
Permettez-moi d'adopter le point de vue inverse.
• Un professeur n'est pas forcément utile pour des enfants d'âge préscolaire. Je pense à la Finlande par exemple.
• Il y a mieux à investir que sur la baisse des effectifs, évidemment nécessaire dans votre optique.
• Tout ce qui se prétend ouverture se traduit souvent par une fermeture de la culture effective et de la formation réelle des jeunes.

Ecrit par : JPG | 03 septembre 2006

"J'ai reçu la lettre de G. de Robien chez moi, c'est gentil ça!"

C'est pour la rentrée, le point G de Robien.

Ecrit par : JPG | 03 septembre 2006

Ben moi je l'ai pas reçue....la missive de la Craie Picarde...bien m'en fit......et je n'en voudrais même pas pour me torcher, atendu que c'est sur papier couché 120 gr....Faut dire que je suis désormais l'heureux acteur d'un des 4 Collèges EPI de Paris.
EPI...Etablissement Poubelle 1....Pauvre Georges Rouault, il doit se retourner dans sa tombe!!!!
Les EP1 2 et 3......c'est une trouvaille...c'est le dépotoir du MEDEF, le sanibroyeur de l'UMP et la fosse septique des IUFM....

Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 03 septembre 2006

Pourquoi, nous, en primaire, on ne l'a pas eue la lettre du ministre ?

Ecrit par : catmano | 03 septembre 2006

"Christophe, dans ce cas nous sommes d'accord. Vous ne ne pouvez nier, cependant, que le discours ressassé par les pédagogistes est : les connaissances académiques sont bourgeoises et élitistes, disposer d'une culture embrouille la tête et empêche de réfléchir, savoir des choses relève du psittacisme, toute forme de rigueur intellectuelle tient du nazisme pur et simple, etc. "
Ecrit par : Pierre-Henri | 03 septembre 2006

Pouvez-vous me dire où vous avez lu cela, et où vous avez entendu prononcer ces paroles?

Arrêtez avec cette histoire de l'orthographe parfaite sur la droite, de la liberté créative sur la gauche, etc, please !!!
C’est une forme de discipline, à laquelle on veut bien se conformer, et qu’on peut travailler, comme un instrument (et c’est aussi une sacrée discipline, hein Christophe). L’improvisation y est délicate, de même que versifier, j’allais dire persifler, en latin...
Certains sont nuls en presque tout, de très rares bons partout, et alors...
Tout le monde a besoin de travailler, peu en ont envie. Et à l’école, si l’envie est là, tant mieux, pour les autres, tant pis. Car la maîtrise d’une discipline, c’est acquérir un peu de liberté en plus, et à vil prix si on se réfère à l’immobilier...

Ecrit par : D'Enguell | 03 septembre 2006

C'était une simple remarque à Estil, qui se réclame de l'excellence en faisant deux fautes dans le même mot! Personnellement, les erreurs d'orthographe me gênent moyennement.

Ecrit par : christophe sibille | 03 septembre 2006

Je n’appartiens pas à l’excellence que je prône, pas encore du moins. Si vous voulez tout savoir, je n’ai que 19 ans et je ne suis qu’un pauvre petit étudiant qui rentre en L2 de Physique à Lyon1, même pas en classe préparatoire – c’est dire.
Que mes fautes d’orthographe vous gènes est totalement légitime, mais n’oubliez pas de vous interroger sur la cause de celles-ci.

Tout ceci pour vous faire comprendre qu’il n’est pas nécessaire d’enseigner ou d’appartenir à une quelconque excellence pour être conscient de la situation actuelle de l’école. La vivre est amplement suffisant.

Maintenant, si vous pensez qu’il est possible de transformer intégralement l’école d’aujourd’hui sans passer par une période de transition, proposez nous donc des solutions ou argumentez votre idée.
A moins que l’école soit en parfaite santé. Voyons, 90% de réussite au bac S, ce n’est pas rien me direz-vous.

Ecrit par : Estil | 03 septembre 2006

Catmano, je n'oublie pas les arts (ce qui serait me tirer une balle dans le pied, d'ailleurs). L'histoire de l'art fait partie des savoirs disciplinaires, où voulez-vous en venir ?

Christophe, votre mauvaise foi m'épuise, et j'avais d'ailleurs tenté d'aller au devant quand j'ai évoqué "ceux qui connaissent la situation de l'éducation nationale". Je n'ai pas le temps de faire un exposé de 250 pages, exposé que vous rejetterez, de toutes manières, avec votre aplomb habituel. Je vous encourage à lire TOUTE la littérature pédagogiste des origines à nos jours, ainsi que les programmes dans TOUTES les disciplines et à TOUS les niveaux, et vous y trouverez, partout, un mépris sous-jacent pour les savoirs disciplinaires et la culture en général.

En fait, je le précise pour ceux qui n'ont pas encore compris, Christophe Sibille emploie à longueur d'interventions le plus vieux truc de la rhétorique, à savoir l'impossibilité de prouver une évidence. Prouvez-moi que l'eau est mouillée. Prouvez-moi que le ciel est bleu. Impossible. Attrape-gogo qui devait déjà faire ses preuves sous Hérode, et que les manipulateurs de tout poil affectionnent encore. Prouvez-moi que Dieu n'a pas créé le monde en 7 jours il y a 6000 ans. Prouvez-moi que vous n'êtes pas de mauvaise humeur parce que vous êtes scorpion. Prouvez-moi que Raël n'est pas un clone du Christ. Prouvez-moi que le niveau scolaire baisse. Prouvez-moi qu'Eveline Charmeux n'a pas inventé la lecture.

Et la plupart du temps, ça marche, les gens s'y laissent prendre. Essayez chez vous, effet garanti. Tiens, je devrais écrire un livre : "Devenir gourou ou pédagogue en 20 leçons". Je serais peut-être recensé aux Cahiers Pédagos, qui sait ?

Ecrit par : Pierre-Henri | 03 septembre 2006

Excusez-moi Pierre-Henri, c'est votre allusion au théâtre, au kung fu, à la peinture avec les doigts qui m'a fait confondre. C'est Estil qui a suggéré de supprimer les matières artistiques, et non vous. Je suis désolée. La prochaine fois, je relirai tout avant de me lancer bêtement.

Ecrit par : catmano | 03 septembre 2006

"En fait, je le précise pour ceux qui n'ont pas encore compris, Christophe Sibille emploie à longueur d'interventions le plus vieux truc de la rhétorique, à savoir l'impossibilité de prouver une évidence. Prouvez-moi que l'eau est mouillée. Prouvez-moi que le ciel est bleu. Impossible. Attrape-gogo qui devait déjà faire ses preuves sous Hérode, et que les manipulateurs de tout poil affectionnent encore. Prouvez-moi que Dieu n'a pas créé le monde en 7 jours il y a 6000 ans. Prouvez-moi que vous n'êtes pas de mauvaise humeur parce que vous êtes scorpion. Prouvez-moi que Raël n'est pas un clone du Christ. Prouvez-moi que le niveau scolaire baisse. Prouvez-moi qu'Eveline Charmeux n'a pas inventé la lecture.

Et la plupart du temps, ça marche, les gens s'y laissent prendre. Essayez chez vous, effet garanti. Tiens, je devrais écrire un livre : "Devenir gourou ou pédagogue en 20 leçons". Je serais peut-être recensé aux Cahiers Pédagos, qui sait ?"

Ecrit par : Pierre-Henri | 03 septembre 2006

Allons, Pierre-Henri, on se calme! Vous me surestimez! J'ai parfaitement lu les textes officiels, (encore une fois, je connais mieux ceux qui concernent le premier degré). Expliquez-moi pourquoi, avec les mêmes textes, les pratiques sont si différentes en fonction des instits? Expliquez-moi pourquoi, sans faire de bruit, certains font un travail absolument génial, sans être aucunement enquiquiné par leur inspecteur, et en se moquant comme d'une guigne des mots: "syllabique" ou "global", pendant que d'autres: "Jérémies" se plaignent de ne pas pouvoir appliquer une bête méthode au pied de la lettre et hurlent au complot, envahissant les media pour ça? Les pauvres, on les martyrise! Encore une fois, là aussi, on a les libertés qu'on se donne.
Jene vous demande pas de me prouver quoi que ce soit. Reprenez les textes du premier degré, et lisez-les entre les lignes. Un texte est fait pour ça. Les documents d'accompagnement, (je parle ici de la musique) donnent des pistes assez précises, en ce qui concerne le répertoire d'écoute. Insuffisantes, évidemment. Mais on a aussi le droit de chercher par soi-même, non?
Je n'ai pas lu le quart de ce que vous appelez: "les doctrines pédagogiques". En ce qui concerne ce sujet, on a aussi les libertés qu'on se donne. Non pas parce que je les trouve "terroristes" en quoi que ce soit, mais parce que c'est ennuyeux à lire, tout simplement! Voilà qui va vous faire plaisir, non?
Estil, ce ne sont pas vos fautes d'orthographe qui me gênent, mais, juxtaposées aux certitudes que vous montrez, (je ne parle pas de convictions), elles me posent effectivement problème.

Ecrit par : christophe sibille | 03 septembre 2006

Parce que les textes ne veulent strictement rien dire. En tout cas, les programmes de français au lycée sont dénués de la moindre signification. Donc, tout est ouvert aux interprétations personnelles, aux pouvoirs locaux de tel ou tel mandarin, à la pression plus ou moins forte exercée sur les stagiaires. Finalement, c'est une grande loterie, on tombe bien ou mal, et chacun pour sa peau. Comme je l'ai déjà dit, je trouve tout de même sidérant qu'on mette en place une structure administrative d'une telle pesanteur, tout en disant : "on fait ce qu'on veut". Ce discours anti-institutionnel au sein d'une institution me paraît presque schizophrénique, contre-productif et, en tous cas, ruineux pour les finances publiques.

Vous parliez de liberté, je voulais aussi vous faire comprendre que la "liberté" que s'accordent de plus en plus de certifiés, ou de candidats potentiels, c'est celle de prendre la poudre d'escampette. Le primaire est épargné pour le moment, grâce à un phénomène de vases communiquants, mais la pénurie finira par le toucher aussi. Et ça, c'est facile à prouver, il suffit de compter le nombre de jambes et de diviser par deux. Nulle subjectivité à mettre en cause. Même dans une situation de chômage de masse telle que la vit la France aujourd'hui, l'Education nationale ne parvient plus à recruter correctement. C'est la preuve irréfutable et parfaitement objective qu'il y a quelque chose de pourri au royaume de l'Ednat, et qu'il faut revoir dans son intégralité le fonctionnement du système (et augmenter les salaires de façon sensible, cela va de soi).

La seule liberté, c'est celle du choix. L'aveuglement idéologique de l'Education nationale, son masochisme quasiment maladif, l'opacité de son système de promotion interne font fuir les candidats. Votre paradis est probablement merveilleux, sauf que de moins en moins de personnes envisagent d'y mettre les pieds. Quand vous n'aurez plus, à l'IUFM, que trois pelés et deux tondus suffisamment inconscients ou désespérés pour être professeurs, que vaudra votre liberté ?

Ecrit par : Pierre-Henri | 03 septembre 2006

"On a les libertés qu'on se donne". Mon bon Sibille, vous me la baillez belle!
Certes des rapports d'inspection destructeurs, une carrière à l"ancienneté et pour finir une place parmi les 9 parias sur 1600 promouvables à la hors-classe qui récoltent un "défavorable" de l'IPR, tout ça, on peut s'asseoir dessus.

Depuis plus de 10 ans, on me traite d'élitiste parce que je propage la culture bourgeoise, c'est à dire, figurez-vous, l'orthographe, Molière, Voltaire ou Flaubert (en collège, vous n'y pensez pas!); on me saque parce que je fais écouter Don Giovanni en même temps qu'on lit Dom Juan.
Et je ne les frappe pas, les apprenants! Ils suivent très bien les rêveries people de la pauvre Emma Bovary et les déductions holmesiennes de Zadig. Mais quoi, je ne devrais pas leur donner un travail écrit sur les textes avant le cours: "ça nuit à la spontanéité de l'enfant", dixit l'inspectrice.

Et m...Il faut avoir du sang basque et breton pour encaisser le mépris répété de son employeur alors que les élèves conservent jusqu'au bac mes petits topos et tableaux qui leur clarifient les idées et qu'ils reviennent m'en remercier. Ne parlons pas de l'argent, quelques milliers d'euros perdus parce que je refuse la séquence didactique bidon et les ubuesques programmes de latin.
Vous ne connaissez que des enseignants qui paissent en liberté, moi j'ai les inspecteurs aux trousses, mais m'en fiche, je cours plus vite qu'eux.
Tout de même le vent tourne nettement depuis un an: merci, merci Brighelli, le Bris, Boutonnet et autres gens de bon sens .

Ecrit par : Cunégonde | 03 septembre 2006

Christophe, puisque vous lisez les docs d'accompagnement, pouvez-vous parler de ceux d'histoire-géo du cycle 3 ? On y considère comme primordiales des choses que même un agrégé d'histoire ne sait pas ( j'ai testé, et d'ailleurs moi aussi j'ignorais, avant de lire ces documents, toutes les réponses aux questions que j'ai posées )

Donc en doléance, je demanderais qu'on apprenne d'abord l'essentiel aux élèves avant de leur apprendre le superflu.

Ecrit par : Jérémy | 03 septembre 2006

Cunégonde, rassurez-vous, nous sommes quelques-uns à échapper à la hors-classe, aux classes prépas et autres merveilles de l'Education Nationale. C'est le prix à payer pour ne pas avoir "les genoux usés par la marche", comme dit Cyrano.
À propos de "fuite"… Il y a bien trop peu de candidats au CAPES, dans certaines disciplines au moins, pour que le recrutement final ne soit pas très contestable — je confirme les chiffres cités plus haut pour les Lettres modernes. Mais comment faire autrement ? Si le Primaire, comme dit Pierre-Henri, échappe encore au mouvement de désaffection, ce n'est pas parce que les impétrants préfèrent les petits que les grands, c'est à cause du mode géographique de recrutement : l'assurance d'être dans sa région (c'est précieux, en ces temps de grande frilosité), contre l'assurance d'être nommé à Pétaouchnok (je me demande brutalement si ça s'écrit ainsi…). Avec des temps de transport invraisemblables, pendant des années (moi-même, sept ans dans un collège de Normandie planté au milieu des betteraves, deux heures et demie aller, deux heures et demie retour par jour ouvrable — z'aviez qu'à y habiter, me glissent les philistins).
Et le problème est très difficilement soluble — sauf dans l'alcool. À moins de régionaliser le CAPES, et d'en confier l'organisation, localement, aux IUFM… Hein, voilà une suggestion qu'elle est bonne (mince, voici que je plagie la syntaxe rêvée de François Bégaudeau)…
Je plaisante, mis on y va tout droit. La première expérimentation, ce sera la régionalisation absolue des Universités. Je ne comprends pas comment le gouvernement actuel n'y a pas pensé : on forcerait ainsi les régions (majoritairement à gauche) à suggérer aux Facs de s'auto-financer en montant vertigineusement les droits d'inscription… Et c'est contre la Gauche que les étudiants proteseraient — en vain. D'ailleurs, protesteraient-ils ? Après les dernières régionales, la gauche a augmenté les impôts locaux de façon exorbitante (120% en Languedoc, merci Georges Frèche !), et c'est passé comme une lettre à la poste, puisque c'étaient les "gentils" qui nous baisaient à sec (je prie les dames de m'excuser, j'ai parfois des manières de sous-Dard, comme disait San-Antonio…).
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 septembre 2006

Les régions sont majoritairement à gauche...c'est même le seul contre-pouvoir face au Régent Hortarkozy...et la démocratie a besoin de balancement, non???
Quant à se faire baiser à sec, la gauche y a, certes, généreusement pourvu, oubliant la vaseline au passage, mais la droite (gaxottienne...) ce n'est pas non plus le Kamasutra. ce serait plutôt : mets pas ton doigt, y a quelqu'un...puisqu'on est dans Dard...
L'UMP possède tous les rouages du pouvoir et je dois dire que nous n'avons guère la reconnaissance du ventre. Car, cher JPB, au-delà des considérations "épicières" et des chiffraisons sommaires de tel ou tel bilan que nous prétendrions tirer, pour moi, consommateur du fait politique, et rien d'autre, la gauche, c'est l'abolition de la peine de mort....Et c'est, à mon sen, CELA et rien d'autre qui fait la différence..Surtout quand on se targue d'enseigner l'Education Civique...

Maintenant que dire...On inaugure une Place Jean-Paul II, en face du Square Jean XXIII, et c'est Monseigneur VINGT-TROIS qui est aux leviers....
Voilà des maths amusantes pour les ch'tiots de cp
Jen-Paul II + Jean XXIII + Monseigneur Vingttrois (23 quoi, on se le demande...peut-être le très cultivé Pendariès aura-t-il la réponse), on additionne et ça fait 48..la Révolution...chouette...merci les curetons.....Et c'est aussi le QI moyen d'un militant du FN.....génial...
Qu'est-ce c'est laïque!!! Qu'aurait-on entendu si on avait inauguré une avenue du Grand Rabbin Sitruk (encore de l'arithmétique) ou une Esplanade Dalil BOubakeur... et là la Sarkozaille ne dit rien. Silence radio à l'UMP. la Galouzette non plus...quels grand républicains, bien laïques.....

Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 03 septembre 2006

Bon JPB, y avait ou pas du champ' et des p'tits fours, chez Bern, avant et/ou après le débat...? Vous aviez la cambre d'hôtel payée? "L'arène de l'info", c'est très campy le titre de l'émission... Je crois qu'il y a plusieurs débats aussi durant la même soirée. Ca va tronçonner sec dans le montage alors. Ah, et j'ai vu dans le programme de la semaine qui vient que nous allons avoir droit à deux spectacles de Bigard, le même soir, sur DEUX chaînes différentes. A part ça, la France, elle va bien.

Ecrit par : Pendariès | 03 septembre 2006

Cher Monsieur Brighelli,
j'abonde dans le sens de Roger Felts, je ne saurais mieux dire. Il me serait agréable que vous vous expliquiez là-dessus.

Ecrit par : Fabien Besnard | 03 septembre 2006

Pour ceux qui aurait manqué les beaux discours!!!

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3224,36-809069@51-801093,0.html

plagiat de notre cher JPB ou aurait-il revêtu à nouveau son "costume" de nègre...

et pour la réplique:

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3224,36-809076@51-749161,0.html

....... no more comment...


sinon plus spécialement pour JPB, compte tenu des quelques confidences qu'il nous a faites sur son prochain livre: un article très intéressant dans libé du 1er septembre, page 4:
" Dans le privé, malgré leurs idéaux" et en particulier le témoignage d'Omar...
malheureusement je n'ai pas pu le retrouver sur le site de libé si jamais toto passe par là...
le dimanche difficile d'aller sur le web quand on a une famille nombreuse! j'ai de la lecture ce soir...grisaille ici j'irai bien respirer l'air des collines provençales chères à beaucoup d'entre vous ...
bonne soirée

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 03 septembre 2006

Je me suis sans doute mal exprimé. Ou plutôt, mon message était plein de connotations personnelles qui, au fond, ne regardaient personne.
Je subis depuis six mois deux sortes d'attaques. D'un côté, la gauche jospinienne me traite de lepéniste — Meirieu le premier, qui m'avait accusé en direct à Lyon, début décembre, de revendiquer le retour à la méthode alphabétique "comme le Front National". D'un autre côté, l'extrême-gauche — j'y avais quelques amis — me jette à la tête l'accusation de suivre les conceptions du "Che" de Belfort, péché suprême pour des croyants de l'internationalisme prolétarien…
La vie de polémiste n'est pas simple…
Le livre que je finis est d'ailleurs très proche des déclarations de Chevènement sur l'unité culturelle de la France — entre autres. Donc, aucun ostracisme de ma part sur un homme qui a fait des bourdes quand il était au ministère (la plus considérable étant d'avoir laissé dire que son "80% au niveau du Bac" signifiait "80% au Bac" — voir ce qui en a suivi pour ledit Bac…), mais qui a une ligne politique cohérente, surtout quand on la compare à celle de ses ex-amis — entre autres sur l'Europe. Voir globalement ci-dessus ma note intitulée "le Nœud du problème", qui, j'espère, pose la question du débat république / démocratie de façon cohérente.

Montaigne, c'est Delanoë qui a eu l'idée de rebaptiser la place Notre-Dame. Ça lui vaudra sans doute des indulgences, et la certitude d'être étranglé avant qu'on lui fasse subir le supplice de Saint-Laurent (pour ceux qui ne saisiraient pas l'allusion, voir Maurice Lever, les Bûchers de Sodome, Fayard, 1985). Ces gens du PS me font positivement gerber.
JPB
PS. Pendariès, il y avait tout ce qu'il fallait chez Bern — et un nombre saisissant d'inutiles dévoués aux moindres désirs des invités, sauf ceux qui auraient pu être drôles. Cela dit, je paye mon hôtel et mon train moi-même.

Ecrit par : brighelli | 03 septembre 2006

Que ce soit ce pitre mou de Delanoé - et, comme vous, nous en avons déj débattu, les sosses me font gerber à pleins baquets, il n'en reste pas moins que cette recléricalisation rampante de la société, en parfaite harmonie avec ce qui se passe en Pologne n'est pas spécialement une tendance progrsessiste.
Pour le reste, rassurez-vous, votre position est requinquante...vous êtes digne desLumières. Laissez donc pisser le mérinos...
BIen à vous...

Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 03 septembre 2006

Patricia, c'est vrai que je devrais demander des droits. À force de fréquenter votre député versaillaise parce qu'elle est charmante, voilà ce qui arrive…
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 septembre 2006

Patricia, ils ne marchent plus vos liens vers les articles du Monde... A pat ça, l'air des collines provençales était un peu chaud pour la balade sauf au sommet du Ventoux.

Ecrit par : catmano | 03 septembre 2006

Je m’excuse, je suis longue à la détente.

Pour Tata : Les certifiés et agrégés ignorants ne sont pas seuls responsables de cet état. Je crois en revanche qu’il est de la responsabilité des jurys de ne pas donner de titre à ceux qui ne devraient pas raisonnablement devenir professeurs en l’état, et de leur donner les conditions d’accès à des connaissances plus universelles.

Pour Monsieur Brighelli : Je suis d’accord que le métier d’enseignant plus que celui de conseiller fiscal requiert une vocation. Et loin de moi l’idée de vous contredire sur la question de la revalorisation du point d’indice. Ce que je ne comprends pas, c’est votre désarroi à voir nombre de candidats au CAPES (et probablement à l’agrégation) envisager d’autres possibilités de carrière. Il me semble que c’est là un effet structurel des concours de recrutement. Le concours dont vous nous parlez laissent par principe sur le carreau des cohortes d’étudiants qui ont pourtant déjà engagé (et dieu sait qu’on les a laissé faire) quatre années d’études pendant lesquelles ils n’ont pas touché de rémunération pour la plupart. Que voulez-vous qu’ils fassent ? Qu’ils viennent docilement à l’abattoir ? Croyez-vous que les recalés aux concours disparaissent dans la nature après avoir échoué ? Je crois bien avoir lu sous votre plume qu’il ne se présentait pas assez de candidats aux concours de recrutement des enseignants. J’ai donc, sur ce point du mal à vous suivre.

Je suis agrégée d’anglais et je n’ai pas encore trente ans. Je fais partie de la génération d’élèves ayant été nourris au lait du pédagogisme, et je mesure chaque jour mes lacunes. Je fais également partie de la génération qui a du choisir une orientation professionnelle aux heures les plus noires du chômage de masse (qui, faut-il le rappeler, touchait déjà alors plus durement et plus arbitrairement les femmes). Qui n’a pas passé son bac lorsque les journaux télévisés proposaient régulièrement des reportages consacrés à l’usage de la graphologie dans les cabinets de recrutement ne sait pas ce que je veux dire. Je ne crois pas que vous mesuriez l’angoisse qui habite les candidats aux concours, surtout les plus sérieux. Les diplômes en sciences humaines n’ayant de valeur sur le marché du travail que pour ceux qui disposent de réseaux. Pour les autres, et ce quel que soit leur désir d’enseigner, le concours se présente comme un grand coup de poker, où il y a autant à perdre qu’à gagner.

Enfin, je voudrais (vraiment) que quelqu’un me dise dans quel trou de souris s’est faufilée l’élite qui selon vous se détourne des concours. Car enfin, pour autant que je sache, une fois qu’on est engagé sur la voie des parcours académiques, il n’y a pas beaucoup d’issues. Il y a bien des gens bien informés qui bifurquent vers sciences po, ou, depuis la création des DESS, trouvent à bon compte un moyen de donner un peu de valeur à nos pauvres diplômes. Mais pour être honnête, ceux qui dans mon entourage ont choisi ces options avaient soit préalablement échoué au concours, ou alors avaient peur d’y échouer. Et parfois, plus rarement, ils n’avaient pas envie d’enseigner, ce qui je crois ne donne pas d’indication sur leur valeur académique.
Où donc alors se cache votre élite ? Dans le corps des médecins, celui des avocats, des cadres commerciaux, ou enfin des jardiniers paysagistes ? Des journalistes ?? Je suis toute prête à croire que les normaliens, dont je ne suis pas, se détournent volontiers de l’enseignement. J’espère que vous m’accorderez que c’est là une définition un peu restreinte de l’élite. Quant aux autres, je vous demande de croire que lorsqu’ils n’ont pas les moyens de survivre de stages en stages non rémunérés pendant deux ans, ils sont heureux de transmettre ce qu’ils ont appris. Et il vaut mieux, car ils n’ont, à vrai dire, pas beaucoup d’autres solutions. Non pas parce qu’ils ne sont pas capables de faire autre chose, mais plutôt à mon sens parce que le système est tout entier organisé pour qu’il en soit autrement.

Je voulais vous dire enfin que je souffre bien plus du sentiment de déclassement qui affecte mon statut que de ma rémunération. C’est un sentiment insidieux, profondément délétère, et je crois largement partagé. Je ne chercherai pas ici à énumérer toutes les causes du problème, je voulais juste vous dire qu’une des données en est la croyance fébrile de mes aînés en une élite fantasmée, exilée loin de la fonction publique. Je peux me tromper, il va de soi, mais sans vouloir vous faire de peine, je pense que c’est en partie inexact… it’s as good as it gets, in other words.

PS : J’ai bien pensé à devenir médecin, mais je n’aime pas la vue du sang. Et pis maquereau, j’avais pas l’équipement…

Ecrit par : ophelia | 03 septembre 2006

Article de Libé : Dans le privé, malgré leurs idéaux
http://www.liberation.fr/actualite/societe/201702.FR.php

Ecrit par : Peio | 03 septembre 2006

Revenant aux cahiers de doléances, je propose ceci:
"dans l'ensemble, tout enfant "en trop", se sentant intrus, est contraint à l'offrande pour se faire accepter et réalimenter sa vie affective. Mais il ne peut se défendre qu'avec ce qu'il a acquis avant l'épreuve. Son âge, son sexe et son petit passé lui ont donné un capital avec lequel il se protège au moment de l'agression." B. Cyrulnik
Je cite cette phrase parce que les intrus sont légion à l'école. Celà s'appelle échec scolaire.
J'aimerais que soit banie du corps enseignant l'abominable phrase comme quoi tout se joue avant 6 ans, même si elle est tout à fait reposante pour un enseignant, a fortiori si on supprime ainsi que celà se dessine les classes maternelles(entendu sur France Inter samedi 8H45 à 9H00 une dénommée Claire Brisset je crois).
J'aimerais qu'on adopte le notion de résilience et l'idée qu'un enfant qui rampe peut à 10,14 ou 16 ans rencontrer un bon tuteur qui permette à son feuillage de s'étaler et s'épanouir.
Que ce tuteur, il peut le trouver à l'école et que les enseignants sont censés accepter de jouer le rôle de tuteur, voire le rechercher et l'offrir.
A l'école, il y a trop de résignation et d'acceptation de l'échec comme une fatalité venant du "avant 6 ans". La psychanalyse a fait son temps et la résilience a fait ses preuves depuis que l'être humain existe. A 15 ans, rien n'est perdu et les voies de garage ne devraient pas exister.
Il est vrai néanmoins que ce tuteur pourra être extra-scolaire: maître d'apprentissage, sous officier, entraîneur sportif etc.. mais les enseignants sont aux premières loges de l'action et j'ai été souvent choquée par leur désintérêt face aux appels du pied d'enfants prêts à s'appuyer sur eux pour grimper le long du mur et de leur petit côté "je fais mes heures et je me tire" alors qu'ils sont là pour en tirer un max du fossé. J'espère que j'ai réussi à exprimer ce que je pense...

Ecrit par : dobolino | 03 septembre 2006

Pierre-Henri, là, vous faites plus qu'interpréter ce que je dis! Je ne vois pas en quoi on fait preuve d'anticonstitutionnalité en lisant les textes entre les lignes! Je vous accorde que tout cela soit assez pesant, et coûte vraisemblablement assez cher, (je n'ai aucune tendresse pour les pesanteurs administratives en général), mais je ne vois pas l'idéologie là-dedans! Par ailleurs, encore une fois, je ne trouve pas, loin s'en faut, que l'éducation nationale soit un paradis! Je suis simplement convaincu que les raisons sont aussi ailleurs que là où on nous les présente uniquement ici. C'est tout.
Cunégonde, est-il possible d'en savoir un peu plus sur les tracasseries que vous a fait subir votre IPR? Ceci-dit, il y a des abrutis, (et des jaloux, vraisemblablement, si votre travail est perçu comme trop bon par quelqu'un qui serait vraisemblablement incapable de l'accomplir) partout.
Jean-Paul, quand on polémique, surtout quelquefois de manière comme vous de manière disons, pudiquement, assez "énergique", il est logique de recevoir des réponses qui le sont aussi! Pour employer une métaphore sportive, plus la montée au filet tente de déborder l'adversaire, plus on ouvre les angles pour le passing-shot! En bref, et sans vouloir vous offenser, en quels termes avez-vous affirmé à Meirieu que vous étiez pour le retour au tout alphabétique?

Ecrit par : christophe sibille | 03 septembre 2006

en effet Catmano dés que j'ai 5 minutes je les retrouve...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 03 septembre 2006

attention JPB avec de telles allusions , Nico pourraient vous coller un procès type de ceux que la presse people se prend dans les dents à chaque parution...

by the way :même si je ne partage pas ses valeurs, vous pourriez pas glisser un petit mot à l'oreille de Val. pour ma petite famille futurs SDF dans 5 mois , on sait jamais....
mais j'arrête vous avez raison on est sur un cahiers de doléances ici et les connotations perso n'ont rien à faire ici...

catmano le monde change toutes les 15 mn ses pages alors vous pouvez aller directement sur le site et y lire le discours de Sarko et la réplique de Ségo...

je ne sais plus si c'est Montaigneà cheval mais la magyarophile et phone que je suis a apprécié le Sarkozhorty et le Hortarkozy... that's all folk....

oh Bonjour D'Enguell je viens de voir que vous étiez passé par la classe.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 03 septembre 2006

Ophélie, j'ai, en novembre, été interviewé par un journaliste de Télérama — un ancien condisciple de l'ENS, deux ans après moi, et pas con du tout. Qui m'a confié que de sa promo, un seul (sur 50…) était resté dans l'enseignement. Sur ma génération, la mode était déjà de passer l'ENA après l'ENS — et je dois avoir quelques anciens potes préfets ou ambassadeurs, sans le savoir.
J'ai eu, il y a un an ou deux, en prépas scientifiques, un élève fort capable qui désire (toujours, apparemment) se faire prof de physique. C'est une exception. Les autres, tous les autres, émargeront dans le privé industriel.
Et je ne parle pas de ceux, assez nombreux aussi, qui restent en fac et font de la recherche, ou passent une thèse hâtive, pour échapper au second degré. J'en ai eu la tentation moi-même, un ou deux soirs de découragement — et j'ai d'ailleurs donné des cours pendant une bonne dizaine d'années à Paris-III.
Voilà où passe l'élite. Il en est de même en médecine : savez-vous qu'il n'y aura plus de généralistes dans dix ans ? Ils se veulent tous spécialistes (si possibles des spécialités sans risque vital, style ophtalmo ou dermato), pour échapper à la médecine de quartier — ou de campagne.

Sibille, j'avais évoqué facce à Meirieu la possibilité d'apprendre à lire en méthode alphabétique. Sans malice, et sans référence aux projets du ministre, que j'ignorais alors (c'était tout début décembre). Mais le simple mot d'"alphabétique" le faisait sortir de ses gonds, à l'époque.
Si vous l'avez écouté lors de notre dernier débat sur France Inter, si vous avez jeté un coup d'œil sur son dernier livre, vous verrez combien il a évolué, ce garçon, en quelques mois. Comme dit Luc Cédelle (le Monde de l'éduc de ce mois) : "Meirieu développe certains arguments jusqu'alors brandis par ceux qui le détestent, les insultes en moins". Les insultes, je pense que c'est moi. Mais pour le reste…
JPB, un peu dépressif ce soir — entre chien et loup.

Ecrit par : brighelli | 03 septembre 2006

J-P Brighelli souhaite redonner aux élèves le goût de l’effort.
Moi pas.
Pour une même tâche à accomplir, j’ai plus de reconnaissance pour l’élève qui arrive au même résultat que les autres, en fournissant moins d’effort. C’est une preuve d’intelligence qu’il faut valoriser, que cette aptitude soit acquise dans un environnement familial plus adéquat à tel enseignement, ou innée, attestant d’une plus grande vivacité d’esprit. Que ce soit pour déplacer une palette de parpaings ou résumer un texte.
Je pense qu’il faut en revanche redonner la satisfaction du TRAVAIL BIEN FAIT. Que le RESULTAT soit obtenu avec ou sans effort, il doit être le plus irréprochable possible. C’est à cette condition que le travail est gratifiant et que l’élève sait se situer par rapport à un objectif clairement annoncé.
Les pédagogistes accordent toujours plus de place, dans l’évaluation, à la façon dont le travail a été réalisé, aux progrès effectués par l’élève entre le début et la fin du projet ou de l’année. Pour avoir participé à l’évaluation d’Itinéraires De Découverte en collège et de Travaux Personnels (très mal) Encadrés en lycée, j’ai vu cette reconnaissance de “l’effort” récompenser plus que de raison des exposés laborieux au contenu minable au regard des connaissances exigibles dans telle ou telle section.
La question est donc bien de savoir ce que l’on peut exiger comme résultat d’un élève, pour lui donner une
note correcte ou pour l’autoriser à passer dans la classe supérieure. Tout est donc bien dans les programmes, hautement critiquables, et critiqués, me semble-t-il, dans au moins deux livres qui paraissent ces jours-ci...
Cf. lien ci-dessous

Merci de votre attention.

Ecrit par : S. Artioli | 03 septembre 2006

Mais l'effort n'a pas pour objectif d'être récompensé en soi et pour soi. C'est un effort d'enfant de démocrate à faire pour que vive entre autres sa République d'adulte.
Pensez à la guerre économique aux frontières, ou à la guerre civile qui se profile, l'effort d'avant-guerre doit donc être produit par tous, tous n'en récolteront pas les fruits !

Ecrit par : D'Enguell | 04 septembre 2006

Hello Patricia, la Provence fut chaude, quand Sarkholkoze y vint ce midi, mais j'ai bien peur que MontaigneAC, sans avoir lu '"Les bienveillantes" de l'ami Littel, tape un peu trop fort sur les calottins et sous la calotte crânienne des FN -et peuchère, il y en a par ici, et pas tous avec 48 de QI - pour ne pas les exciter comme des frelons.
Pour l'instant, ils votent encore...

Ecrit par : D'Enguell | 04 septembre 2006

Cher(e)s enseignant(e)s,

"Une rentrée nervou's breakdown ?"

Après un dimanche partagé entre le tract et des neurones encore un peu en vrac car à peine redescendus d'une fraiche estive où l'herbe était plus verte...

Loin de Sarkozy et de son aéropage en paillettes (Johnny et Doc Gynéco,etc),loin de notre Ségolène préférée (un "gendarme" dans toutes les classes),les lolo's 34 vous offrent ce moment d'humour et de détente après votre première journée de rentrée.

28 septembre 1982: Luis Rego dans l'émission Tribunal des flagrants délires animée par Claude Villers dans le rôle procureur de la République. -

"Journée d'un fasciste" Le Pen était ce jour là, l'invité de l'émission. Un sketch d'anthologie qui ne vieillit pas. Un pur moment d'intense jubilation.. A écouter ou à réécouter ABSOLUMMENT !
http://www.dailymotion.com/rag34/video/xcvgl_flagrantsdeliresluisrego

Laïcité : Lire notre note.
http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2006/09/03/le-pen-mise-sur-les-musulmans-un-article-du-blog-vigilance-l.html

Loin des chaises vides, nous vous souhaitons une excellente rentrée et une année scolaire pleine de courage et de réussite.

Bien cordialement.

Rassembler à Gauche 34. Les lolo's 34.

Ecrit par : Les lolo's 34 | 04 septembre 2006

Oui, on a parlé il n'y a pas longtemps sur ces forums des "islamo-gauchistes". Une preuve de plus que les extrêmes se touchent. Mais en jouissent-ils?
Jean-Paul, il n'y avait aucune malice dans ma question! Je n'avais simplement pas entendu l'émission que vous aviez faite avec Meirieu et comme je sais que, (indépendamment du fond), il vous arrive d'être assez "tonique" sur la forme, je me demandais si, quelquefois, ce n'est pas cet aspect des choses qui indisposait vos adversaires!

"by the way :même si je ne partage pas ses valeurs, vous pourriez pas glisser un petit mot à l'oreille de Val. pour ma petite famille futurs SDF dans 5 mois , on sait jamais...."

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 03 septembre 2006

C'est de Philippe Val que vous parlez, Patricia?

Ecrit par : christophe sibille | 04 septembre 2006

bonjour à tous
non sieur Sibille Val. pour Valérie...
une député d'IdF...

Merci à Cat et D'Enguell pour le soleil provençal envoyé hier et qui ne perce pas ce matin dans la grisaille parisienne malgré une température qui s'annonce clémente pour la journée...
bon je retourne dans ma petite classe

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 04 septembre 2006

Concernant le nombre d'impétrants pour les concours de Lettres, par exemple: les filières Lettres Modernes se vides à Paul-Valéry, Montpellier. Mais le nombre d'étudiants semble stable (autour des 18 000). Où vont-ils alors depuis quelques années? Dans tous ces attrape-couillons de Médiation Culturelle et consort. C'est le grand vent! Ah travailler auprès des musées, des services culturels, des groupes de musique, des mairies, des artistes, des entreprises. Manque de pot, le pot est bouché. Comme un pot de confiture, ou une boîte de conserve.
Concernant le nombre d'impétrants pour les concours de Lettres, par exemple: les filières Lettres Modernes se vident à Paul-Valéry, Montpellier. Mais le nombre d'étudiants semble stable (autour des 18 000). Où vont-ils alors depuis quelques années? Dans tous ces attrape-couillons de Médiation Culturelle et consort. C'est le grand vent! Ah travailler auprès des musées, des services culturels, des groupes de musique, des mairies, des artistes, des entreprises qui financent des fondations, etc. Manque de pot, le pot est bouché.
Les sections Arts du spectacle (cinéma, musique, théâtre) ne désemplissent pas. Au contraire. Tant mieux, les postes, là, se créent et me font espérer ne pas avancer dans ma thèse pour rien : j’ai eu de judicieux conseils de la part des universitaires : évitez le XIXième et le XXième siècles en Lettres Modernes (les docteurs y sont, plus qu’ailleurs, sur le carreau), pensez à la littérature médiévale (la grammaire de l’ancien Français ?? Non merci), étudiez la littérature dramatique (good ! good !) (le doctorat pour la gloire seule ne m'avait effleuré l'esprit que fort peu de temps, vu l'argent que je dépense, le temps que j'y mets et que je dois dénicher après mon boulot d'enseignant – je ne veux pas être, malgré tout un mauvais prof : prendre le blé et voilà –, les angoisses qui me bousculent, les divers trajets, l'investissement dans l'école doctorale, le fric dans les photocopies quand je furète dans les bibliothèques, etc.). Enfin, pour tout vous dire, le jeu universitaire fait que je peux tout aussi bien tirer à blanc : bosser pour niente. Il me restera mon poste de prof (heu... non ; je prévois déjà de me faufiler ailleurs si je n'entre pas à la fac: vous voyez, il y en a qui ne restent pas dans l'EN. J’ai l’impression d’avoir été trahi par elle…).

Je crois que nous sommes beaucoup à avoir passé le concours pour se sentir, ensuite, trahi par notre boulot.

Ecrit par : Pendariès | 04 septembre 2006

Le premier paragraphe est à sauter. Le second en corrige la faute"se vides" / "se vident".

Ecrit par : Pendariès | 04 septembre 2006

JPB, dire qu'il y en a qui demandent à être payés en tant qu'invités sur les plateaux de télévision. Faites-vous passer vos billets de train et vos nuits à l'hôtel en frais réels??? ;-)

Ecrit par : Pendariès | 04 septembre 2006

J'espère que vous gardez le moral, monsieur Brighelli. Un normalien à Télérama, ça ne peut pas faire de mal à télérama. Quant à ceux qui ont rejoint la haute administration ou l'enseignement supérieur (qui reste de l'enseignement), je trouve ça dans l'ordre des choses. Ne se peut-il pas que, toute considération pécunière mise à part, ceux qui se sont enfuis n'aient pas eu l'envie d'enseigner?
Je voulais juste dire que le soupçon de médiocrité qui pèse sur les profs est injuste. J'aimerais pour ma part que des études un peu sérieuses soient faites en france sur le profil scolaire des uns et des autres. J'aimerais aussi qu'on arrête de croire que les littéraires le sont toujours pas défaut, parce que mauvais scientifiques, ou à défaut qu'on arrête d'oeuvrer dans ce sens. J'aimerais aussi parfois, qu'on ose dire que bon nombre de médecins, si respectables et précieux soient-ils, n'étaient pas admis à entrer en classe préparatoire.
J'aimerais tout simplement que les diplômes aient une lisibilité, à commencer par le baccalauréat, que je voudrais généraliste pour le plus grand nombre pour qu'enfin, la valeur des uns et des autres puisse être appréciée. Sans cela, nous sommes condamnés à arborer la cote symbolique qu'un corps social nous assigne. Et il est, dans le corps social, des gens qui ont tout intérêt à introduire quelques distortions dans ce jeu...

Ecrit par : Ophelia | 04 septembre 2006

Cher JPB,
merci pour votre éclaircissement concernant Chevènement.
Puisque vous avez demandé que chacun donne ici ses propositions, voici les miennes. Pour ne pas créer un sous-fil de discussion qui rendrait le tout illisible, j'invite ceux qui voudraient les commenter à le faire sur mon blog. Ces propositions sont issues d'une réflexion sur l'enseignement des sciences (en particulier des mathématiques), mais comme vous pourrez le voir elles sont tout-à-fait générales.

1) insister davantage sur la grammaire à l’école primaire et au collège.

Cela peut paraître surprenant, mais c’est pour moi la priorité pour le développement de la pensée logique. Par ailleurs la compréhension des énoncés (des problèmes, définitions, théorèmes) dépend crucialement d’une bonne capacité d’analyse grammaticale. Les professeurs de sciences sont souvent dépourvus devant des élèves qui ne comprennent pas la différence entre une hypothèse, une conclusion, une preuve.



2) Le contenu de l’enseignement doit être confié à une commission indépendante constituée pour un tiers de membres de l’Académie (désignés par elle), pour un tiers de représentants du parlement, et pour un tiers de représentants élus des enseignants. Ses débats seraient publics.

On notera l’absence des « scientifiques » de l’éducation (à moins qu’ils ne soient par ailleurs enseignants, députés ou académiciens). Ils se consoleront en remarquant que la composition de cette commission reflète le fameux triangle didactique ! Il ne s’agit pas de créer une commission consultative de plus. Premiè