« Pitié pour les filles ! | Page d'accueil | Narcissisme »
28 juillet 2006
Blogosphere
Le Herald Tribune du 28 juillet titre, en première page et sur trois colonnes : "France's mysterous embrace of blogs" (pour les non-anglicistes : "la mystérieuse ruée sur les blogs des Français"). Statistiques à l'appui, le journal américain édité à Neuilly révèle que 60% des internautes français passent sur les blogs, contre 40% pour les Britanniques et un peu plus de 30 pour les Nord-Américains.
Puis le commentateur, Thomas Crampton, analyse l'usage comparé des blogs. Les Américains, par exemple, incorporent volontiers les idées des autres bloggueurs aux leurs, alors que les Français, semble-t-il, ignorent le compromis. Chacun, ici, camperait sur ses positions.
L'analyse s'affine, avec sous-titre plus existentiel : "The big question is why". Un spécialiste français consulté, Loïc Le Meur, affirme que les Français sont champions du monde de l'ego, et adorent se raconter — alors que les Allemands ou les Scandinaves, petits joueurs de la blogosphère, restent sur leur quant-à-soi.
Ce n'est pas faux. Il y a des blogs qui affichent le narcissisme de leurs auteurs avec une innocence…
Mais il y a une autre explication peut-être, et ce blog-ci m'en donne une clé.
"Bonnet d'âne" (une pure provocation, cette appellation !) est visité par une moyenne de 20 000 personnes par mois (un peu plus en mai-juin, mais encore près de 18 000 en ce 28 juillet — alors que nous sommes en vacances, et que les accès à Internet ne sont pas si aisés). Et ce qui s'y exprime, les avis tranchés des uns, les anecdotes des autres, les noms d'oiseaux parfois, des vannes faciles et d'autres qui le sont moins — tout me donne à penser que ce qui se jette ici, c'est essentiellement ce qui ne se dit pas. Les plaisanteries les plus lourdes le révèlent mieux encore que tout le reste : le blog, c'est le retour du refoulé.
Les enseignants qui fréquentent ce blog, et ils sont un certain nombre, notent souvent qu'ils ont déjà seriné telle ou telle opinion à leurs collègues, maintes et maintes fois… Voire ! Peut-être l'ont-ils dit, mais pas avec cette liberté. Par ailleurs, même s'ils l'ont crié, qui les a entendus ? L'Education Nationale, mise en coupe réglée depuis vingt ans par les maîtres du discours pédagogique, est, bien plus que l'armée, la Grande Muette du XXIe siècle.
Et au-delà de l'Education, qui n'est jamais que la vitrine de notre République malade, c'est tout le politiquement correct qui vole en éclats, ici comme ailleurs. C'est d'ailleurs pour cela que je n'exerce moi-même aucune censure sur ceux qui s'expriment ici — parce que ce qui se révèle dans les lignes anonymes ou non des bloggueurs, c'est l'incapacité, de plus en plus grande, de la France "ordinaire", de l'école "ordinaire", à autoriser des opinions différentes. Encore un peu de liberté d'expression à la sauce pédagogique, et nous sommes mûrs pour le néo-fascisme — celui qui met des barreaux dans la tête.
Le blog est le dernier espace de liberté de cette démocratie qui, sous prétexte de laisser à chacun libre cours à ses opinions, condamne tout le monde à adhérer à un sentiment moyen, étété, stérilisé, dont la passion et les paroxysmes sont exclus.
Salut donc à toutes celles, à tous ceux qui passent, ou qui séjournent. Je salue en elles et en eux mes congénères en liberté. "Attaché ? dit le Loup. Vous ne courez donc point où vous voulez ?"
Les loups en laisse de la fausse démocratie qui nous gère surfent aujourd'hui de blog en blog. Qu'ils hurlent — peut-être alors les entendra-t-on.
JP Brighelli
18:05 Lien permanent | Commentaires (508) | Envoyer cette note
Commentaires
On cause dans la salle des profs, avec liberté... Il y a plusieurs camps: ceux qui parlent toujours boulot, ceux qui parlent famille, ou maison à construire, ou à décorer, les autres qui parlent cul, et les autres qui n'ont qu'une envie, c'est de voir leurs copains pour se marrer vraiment...
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2006
Cette folie des blogs à laquelle, je l'avoue, je participe aussi bien en tant que voyeur mais aussi comme acteur n'est elle pas la réhabilitation miraculeuse de l'écrit par rapport à l'oral, la réhabilation de l'argument nuancé par rapport aux " Ouais c'est super !! " , "pfff, c'est nul !! "
En effet, c'est quasiment impossible de lire un blog ou d'en rédiger un si on ne maîtrise pas la langue française et avec le temps, j'ai pu me rendre compte que les fautes d'orthographes ou de grammaires rendaient caduques des arguments pourtant savamment orchestrés.
Oui pour blogger, il faut connaître le français et le bon français parce que la qualité d'écriture de style reste votre signature.
Vive les blogs et vive cette langue française unique dans sa façon sensible de décrire les choses et les évènements.
Maxime
Ecrit par : Olivier | 28 juillet 2006
Je connais des langues bien plus riches et belles que le Français, qui est devenue une langue de concepts avant tout... La chair des choses, le poids du monde, les vrais poètes contemporains se battent avec les mots vidés pour nous en donner quelque chose... Ne la ramenons pas avec notre langue qui devient un patois mondial....
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2006
Cette liberté retrouvée n’est pas à mettre au profit des blogs, mais d’internet tout entier.
Je dirais même que les blogs limitent cette liberté, dans la mesure où ils ne sont pas neutres.
D’ailleurs, je ne pense pas me faire lyncher si j’affirme que la majorité des blogs ne sont que des sites égocentriques dont l'inutilité déconcertante n'est plus à prouvée.
Quoi que vous en pensez, vous n’êtes pas des « bloggers » normaux.
Maintenant, si exposer sa vie médiocre aux yeux de tous, bêtifier à loisir et s’étonner de ne pas recueillir l’once d’attention tant attendue est ce que vous appelez la renaissance de la liberté, soyez en sûr, nous sommes encore plus libre là ou la propagande gauchiste sévie impunément depuis des années sous couvert de tolérance et d’humanisme : à l’école.
Ecrit par : Estil | 28 juillet 2006
Faisons dans le déjà-vu.
« Selon toute vraisemblance, aucun autre régime ne peut donner naissance à la tyrannie que la démocratie ; de la liberté extrême naît la servitude la plus complète et la plus terrible. »
Platon
Cette véritable et tant recherchée démocratie – finalement retrouvée à l’aide d’internet (ou des blogs), ouf – n’est peut être pas tellement mieux que ce qui se fait dans la fausse, si je puis dire.
Ecrit par : Estil | 28 juillet 2006
Appelons un chat un chat (pas un tchat). POURQUOI tant de blogueurs ou blogueuses - dont je suis - pour communiquer même avec mon égo, pour comprendre et cette mini société ajoute beucoup à cette ciompréhension.Au travers des échanges, il y a un vrai besoin créatif, une recherche, une très grande tolérance.
Je ne suis ni enseignante, ni journaliste, ni intellectuelle, mais ici j'ai le droit de m'exprimer sans la peur de l'autre que j'apprends à aimer et à respecter. OUI, cette mini société peutg nous apprendre à transformer si nous arrivons à bien nous en servir
Ecrit par : ginette ayral | 28 juillet 2006
avoir la liberté de s'exprimer est peut-être un phénomène culturel français, après tout Liberté est dans notre devise et cette liberté chèrement acquise flatte l'ego des chauvinistes que nous sommes. Notre mémoire collective n'est-elle pas imprégnée (je devrais peut-être écrire imbibée)de cette soif de liberté dont nous aimons nous "soûler"?
Internet nous ouvre toutes les portes.Pourquoi ne pas saisir l'occasion qui nous est donné de nous exprimer sur tout...et n'importe quoi ?
Que les français soient autant blogueurs est une note positive, au moins ils ont encore quelque chose à dire et à contredire, quand tant d'hommes et de femmes de par le monde sont encore muselés...
voilà , c'était juste un petit post pour assouvir ma curiosité en m'abonnant par ce biais au fil de discussion et suivre les prochaines interventions directement via ma boite mail...
La curiosité n'est-elle pas aussi une des raisons qui nous poussent sur les blogs en plus de nos côtés "gr..des gu..les" ?
Ecrit par : patricia mesnigé | 28 juillet 2006
les blogs , fabuleux moyen de communiquer, chacun est libre, de passer son chemin ou de s'attarder. que demande le peuple!
Ecrit par : pierrot le zygo | 29 juillet 2006
je passe "jetter un oeil" sur les discussions, ET c'est une satisfaction de pouvoir lire ici quelques lignes sur l'enseignement du français en LP,sous la plume de Pendariès, suivies d'une réponse de JPB évoquant un manuel non finalisé chez Foucher. Dommage que ne s'élèvent pas davantage de voix des LP sur ce blog. Il y aurait pourtant de quoi se récrier.
M. B R I G H E L L I , j'espère que vous parlerez du LP dans votre livre à venir. Ca vaut la peine de faire savoir quelle "kultur" on entend donner à l'ouvrier du XXIème siècle.
Dom
Ecrit par : Dom | 29 juillet 2006
J'aimerais beaucoup parler des LEP — à ceci près que je n'en ai vu que deux de près. J'essaie de n'écrire que de ce que je connais bien. En revanche, je propose à tout spécialiste des LEP qui aurait des choses à dire de les exprimer ici — et/ou d'en faire un livre.
Je reçois d'une amie, prof en classes prépas littéraires à Aix-en-Provence, le courrier suivant, que je transmets imp(r)udemment à la communauté, histoire de mettre les pieds dans le plat.
"J'ai l'immense plaisir de vous apprendre que Nadia Z..., dite "la gazelle des quartiers nord (de Marseille) ", que nous avions recrutée en Lettres sup l'an dernier non pas parce qu'elle venait d'un lycée ZEP ou parce qu'à prononcer son nom est difficile, mais parce qu'elle avait un bon dossier, a été reçue à l'IEP d'Aix-en-Pce à la régulière, c'est-à-dire en passant le concours comme les autres.
Moralité sommaire, évidente mais qui mérite d'être rappelée : il suffit d'être bien préparé(e) et de travailler sérieusement pour réussir. Corollaire : pas besoin de discrimination positive pour entrer à Sciences-Po ! Si l'on donnait leur chance, c'est-à-dire un enseignement de qualité, à tous les lycéens de ZEP, il y aurait des dizaines de Nadia Z. Evidemment, M. Richard Descoings, directeur de l'IEP Paris, ne pourrait plus se faire de la mousse et se présenter en défenseur du petit peuple... mais c'est une autre histoire."
Sans commentaire de ma part…
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 juillet 2006
Maintenant, si exposer sa vie médiocre aux yeux de tous, bêtifier à loisir et s’étonner de ne pas recueillir l’once d’attention tant attendue est ce que vous appelez la renaissance de la liberté, soyez en sûr, nous sommes encore plus libre là ou la propagande gauchiste sévie impunément depuis des années sous couvert de tolérance et d’humanisme : à l’école."
Ecrit par : Estil | 28 juillet 2006
Propagande gauchiste à l'école? Damned! Il va falloir que vous m'expliquiez ça, Estil! Cela sonne à peu près aussi juste qu'impliquer que toute la misère du monde, scolaire et autre, soit imputable au seul terrorisme pédagogique! Vous voyez, je suis tellement bridé et surveillé par la dictature qui règne dans les IUFM que je passe pas mal de temps à discuter avec vous, et à apprendre un tas de choses passionnantes, (merci encore à Pendariès pour la défense de Rouquette, que je n'ai pas lu, mais ça ne va assurément pas tarder!) Après tout, on a les libertés qu'on se donne!
A ce propos, justement, écouter ( ou réécouter; ça supporte largement plusieurs sessions!)de toute urgence: les cours de Gilles Deleuze à Paris VIII en 1981, "Spinoza: immortalité et éternité", collection:"à voix haute", éditions Gallimard. Un pur bonheur. Avec, en plus, un verre de Sainte Croix du Mont 1990 de chez Camille Brun à la main, on approche le Nirvana...
Bonne continuation à tous.
Ecrit par : christophe sibille | 29 juillet 2006
Vous savez Mr Sibille, il suffit de comparer le taux d’enseignants syndiqués avec la moyenne nationale qui est je crois de 7%. Certes, ceci ne prouve en rien qu’ils pratiquent une quelconque propagande, mais rassurez moi, lorsqu’on distribue des tractes et des pétitions anti loi Fillon et anti CPE en pleine classe, lorsqu’on affiche dans cette même classe des tractes politiques fortement orientés et autant représentatif des parties politiques que ne l’était l’URSS, lorsqu’on invite ses élèves à aller manifester en leur affirmant qu’ils ne seront pas mit absent s’ils contribuent à cette lutte contre le gouvernement, lorsqu’on préfère assister à une réunion syndicale plutôt que d’assurer ses cours à la vieille du baccalauréat, lorsqu’on voit qualifier ses idées d’exécrables parce qu’elles ne sont pas en phase avec le dit professeur, lorsqu’on pratique la désinformation alors qu’on est censé apporter tout son contraire, lorsqu’on met à contribution ses élèves pour fabriquer des bannières pour la future manifestation, lorsqu’on se met en grève par « solidarité », n’est-il pas légitime, ne serait-ce que d’esquisser le terme propagande gauchiste ?
Ca fait beaucoup de lorsqu’on, mais je pourrais continuer des heures…
Ecrit par : Estil | 29 juillet 2006
Estil: tous les profs ne sont pas comme ça. Et tous les cerveaux ne sont pas soumis à la pression syndicale. Et tous les profs ne militent pas dans leur classe. Car tous les profs ne sont pas de Gauche (quand la Droite est au pouvoir) et de Droite (quand la Gauche est aux affaires). Tiens, savez-vous, d'après un sondage réalisé pdt les dernières présidentielles, que de plus en plus de profs votent FN? Mais ça, on ne le dit peut-être pas...
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006
Pendariès, le mythe de l’intellectuel indubitablement de gauche parce qu’il se doit d’être altruiste, compréhensif, sensible, émotif, mais surtout humaniste dans l’âme est encore très ancré dans les esprits. Ceci favorise déjà certains « faibles d’esprit » à se sentir de gauche et ainsi pouvoir se rapprocher de l’image qu’ils ont de l’intellectuel. Bref, un effet de mode encore très présent.
« Tiens, savez-vous, d'après un sondage réalisé pdt les dernières présidentielles, que de plus en plus de profs votent FN? Mais ça, on ne le dit peut-être pas... »
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006
Je me réjouirais presque de savoir que de plus en plus de professeurs votent FN et qu’on n’en entende pas parler. Pourquoi ? Car cela veut forcement dire qu’ils ne font pas de propagande et gardent leur orientation politique pour eux.
Après, je crois que l’un des plus gros problèmes est qu’il existe une très grande disparité entre les lycées très cotés et les « normaux ». Je dirais même que ce sont deux mondes qui s’ignorent totalement.
Ecrit par : Estil | 29 juillet 2006
Dans ma ville d'étudiants, Montpellier, quand avant Frêches, la Droite s'était alliée avec le FN pour diriger la Région, il y a eu des manifs. ET Koering, le surintendant de musique de la ville de Montpellier, avait dit alors: "Mozart serait descendu lui-même dans la rue. Mozart était de gauche"... Blop....
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006
Christophe, j'aime beaucoup ce que vous écrivez, mais j'ai peur de devoir vous signaler un défaut : la naïveté. Qu'il y ait beaucoup de modérés dans les IUFM, avec lesquels une discussion serait possible, je n'en doute pas. Mais ceux qui comptent, ceux qui sont en haut de la pyramide, ceux qui publient, ceux qui ont un poids dans l'institution ou dans la vie politique, dans leur majorité, sont des extrémistes.
Il nous est impossible, par exemple, de trouver un terrain d'entente avec Eveline Charmeux, chercheur dans un institut public de recherche (INRP) - ce qui, entre parenthèses, situe le niveau de la recherche française mieux que n'importe quel classement de Shanghai. Lisez cela :
http://www.meirieu.com/FORUM/charmeuxpolitique.pdf
D'après elle, tous ceux qui ont appris à lire avant les années 70-80 du vingtième siècle s'illusionnent : ils ne savent pas réellement lire. Ils sont victimes d'une obscure machination, d'un lavage de cerveau qui leur interdit l'accès à la vérité depuis des millénaires. Au yeux de madame Charmeux, toute l'histoire de l'humanité est une tromperie, un âge obscur de barbarie, hors duquel les pédagogistes nous ont fait sortir pour que nous atteignons enfin la lumière.
J'ai déjà parlé ici des travaux de Pierre Frackowiak, qui n'est pas non plus le premier venu dans la hiérarchie et dispose d'une influence politique considérable :
http://www.meirieu.com/FORUM/frackowiakclasseetecole.pdf
Philippe Meirieu est un auteur beaucoup plus subtil, en tous cas beaucoup plus louvoyant, mais certains passages de "Frankenstein pédagogue" ou de l' "Ecole ou la guerre civile" témoignent également d'une inquiétante volonté de contrôle social.
Nous les appelons "pédagogistes", et finalement nous avons tort. Nous devrions les nommer "pédagocrates". Instruire les élèves, pour eux, n'est qu'un projet secondaire. Ce qu'ils veulent en réalité, c'est transformer la société en manipulant la jeunesse. Oh, avec les meilleures intentions du monde, cela va de soi ! Donnons-leur le pouvoir, et nous aurons une société plus juste, plus fraternelle, plus civique, plus ouverte, plus tolérante, plus égalitaire, une société entièrement élaborée d'après LEURS principes, qui s'imposeront sans discussion parce qu'ils sont, d'une façon absolue et non contestable, du côté du Bien.
Et puis, le grand avantage de l'éducation nationale sur la politique, c'est que les citoyens, si versatiles et si pénibles à convaincre, ne votent pas. Ni les inspecteurs d'académie, ni les recteurs, ni les présidents d'IUFM ne sont soumis au contrôle des urnes. Le pouvoir du ministre est assez fantômatique, et ne pèse pas bien lourd devant celui des syndicats.
D'où, également, cette rhétorique assez étrange, selon laquelle les pédagogistes, nantis de pouvoirs considérables, adoptent constamment la posture du persécuté : ils sont tous contre moi, je sais ce qui est bien pour eux, ils ne m'écoutent pas parce que mes idées sont trop avant-gardistes, ils sont tous réactionnaires, d'ailleurs ce sont tous des xénophobes intolérants (cf. les sujets du bac 2005 : http://www.fondapol.org/presse-tribunes-zero-pour-le-bac.jsp ) et, finalement, je les sauverai malgré eux.
Alors, Christophe, qu'il y ait parmi l'équipage plein de gens charmants, tels que vous, soit. Mais tant que le capitaine et les officiers seront d'aussi dangereux illuminés, ne comptez pas trop sur la politique de la main tendue.
Cela dit, ce n'est pas une excuse (en tous cas pas à mes yeux) pour recourir à l'insulte, à la scatologie, à la diffamation, au déversement de pulsion refoulées... autant de phénomènes que je trouve très regrettables. Si Jean-Paul conçoit son propre blog comme une sorte de canal de décharge, cela ne peut que dégénérer davantage, hélas.
Ecrit par : Pierre-Henri | 29 juillet 2006
Toujours sans aucun lien avec ce qui précède, sauf le fait que visiblement, moi aussi, j'aime me raconter et profiter de l'anonymat pour raconter tout ce que je n'arrive pas à faire entendre dans la pratique quotidienne de ma profession, voici la suite de mes petits trucs :
L’école ouverte à tous les vents :
L’école dont je suis la directrice n’est pas ouverte à tous les vents, nous avons même de la peine à y faire venir de temps en temps un intervenant qui nous permettrait d’enrichir l’ouverture culturelle de nos élèves.
Il y a quelques années, nous « avons perdu » notre professeur de musique (rémunéré intégralement par la coopérative scolaire) car, cette année-là, l’IA a refusé tous les agréments des profs de musique hors Association Départementale subventionnée par le Conseil Général. Le jour de l’inspection en vue de l’agrément, un représentant de la DRAC s’est approché du portail et m’a demandé si c’était bien l’école (tous les enfants étaient dans la cour)... Si j’avais su ce qui allait se passer ensuite, je lui aurais répondu la première phrase qui m’est venue à l’esprit : « Non, ici, Monsieur, c’est Auschwitz, ça ne se voit pas ? ». Les autres (conseiller pédagogique musique, IEN, directeur de l’AD) sont arrivés ne serrant la main à personne, ont assisté impassibles au cours (GS/CP) sans aucune intervention ni en direction du prof, ni en ma direction. Nous avons travaillé ensemble, le professeur et moi, comme nous l’avait suggéré le conseiller pédagogique par téléphone, ils n’ont pas réclamé le projet pédagogique qu’on nous avait demandé de rédiger, ils ont juste demandé au professeur de faire sortir les élèves en fin de séance sans m’adresser la parole. Ils l’ont ensuite gardé pour un entretien auquel je n’ai pas été conviée. Puis la sanction est tombée : « Manque de pratique pédagogique dans un environnement musical mal maîtrisé... ». L’année d’avant, nous avions produit avec lui un spectacle musical (sans subventions ni France 3) dont, de l’avis de tous nos amis musiciens et comédiens présents dans la salle, contrairement au conseiller pédagogique qui avait pourtant promis de venir, le niveau correspondait plutôt à celui d’une Ecole de Musique...
Il y a deux ans nous avons perdu nos intervenants en rugby et la conseillère pédagogique EPS m’a avertie que, de toute façon, elle n’accordait plus aucun agrément pour des interventions en cycle 2 car « le programme ne se prête pas à l’apprentissage d’un sport en particulier ».
De la même façon, nous ne pouvons que très difficilement (covoiturage par des parents d’élèves en dehors des horaires scolaires) programmer quelque sortie que ce soit, les tarifs des cars étant vraiment trop élevés pour notre commune ou notre coopérative scolaire.
Nous pensons pourtant, mes collègues et moi-même, qu’au-delà des « bases » (lire – écrire – compter), des éléments de culture générale exigeante doivent être enseignées dès l’école primaire si nous voulons prémunir nos élèves contre la culture – poubelle à laquelle la télévision leur donne accès.
Quant à nos parents d’élèves, bien dressés par les média, ils sont, pour la plupart, persuadés que l’école est un vaste centre aéré ouvert toute l’année et que, si nous « refusons » les intervenants extérieurs et les sorties (pas forcément culturelles d’ailleurs), c’est que nous leur en voulons personnellement... Il y a même eu une ou deux réunions de rentrée où j’ai eu de la peine à placer mon petit couplet sur la lecture au CP, la seule chose qui les préoccupait étant de savoir où nous emmènerions leurs enfants pour la sortie de fin d’année ; on m’a même suggéré des parcs d’attraction ou, le fin du fin, Eurodisney... J’avais l’air fine avec mes convictions pédagogiques et mes jolis tableaux de compétences...
J’ai eu aussi une mère d’élève qui m’a demandé si je pouvais faire sortir son fils 15 minutes en avance deux soirs par semaine car, sinon, il arrivait en retard à son cours de judo et « pour B, le judo, c’est indispensable.. », et la lecture alors ?
Par ailleurs, je connais des écoles du département, situées dans des communes riches, où les collègues ne savent plus comment faire pour assurer l’enseignement du français et des maths. Entre les demi groupes de langue (en fait, d’anglais), de musique, d’informatique, de sport et les allers et venues dans les couloirs, ils ont de la peine à trouver un moment dans la semaine...
Ecrit par : catmano | 29 juillet 2006
Y a pas que le boulot Catmano dans la vie... Et ce sont celles et ceux qui commentent qui font les blogs....
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006
J'ai lu le truc de Charmeux, cest à vomir...
Ecrit par : catmano | 29 juillet 2006
Je sias qu'il n'y a pas que le boulot, mais comme il y a des gens sur ce blog que mes petits trucs intéressent, je leur raconte mon boulot. J'ai le droit, non?
Ecrit par : catmano | 29 juillet 2006
Et puis, les collègues les plus appréciés, dans les salles des profs sont celles et ceux qui ne parlent pas boulot, ni famille, ni maison...
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006
...ni bagnoles...
Ecrit par : Dom | 29 juillet 2006
Qui vous dit que j'ai envie d'être appréciée des collègues ? Je fais ce que je veux, il y en a bien qui , même lors de vacances lointaines, ont besoin de rester en contact et de dialoguer, parfois de façon peu amène, avec leurs collègues... Je ne les empêche pas, moi.
Ecrit par : catmano | 29 juillet 2006
appréciés dans ma bouche = les moins pénibles, les moins redondants...
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006
oh, non c'est que ça m'amuse d'être sur ce blog. Je crois même que je suis devenu accro... GARGH SAUVEZ-MOI de cette addiction!!!!!!!!
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006
Je ne suis pas en vacances: je bosse ma thèse! Je me suis juste éloigné de la France et de mon quotidien... Histoire d'avoir des choses à raconter aux collègues (pour me faire apprécier....)....
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006
Je ne suis pas en vacances: je bosse ma thèse! Je me suis juste éloigné de la France et de mon quotidien... Histoire d'avoir des choses à raconter aux collègues (pour me faire apprécier....)....
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006
"Ne la ramenons pas avec notre langue qui devient un patois mondial...."
1)C'est bien vrai, tu sais(*) la faute à qui ?
bon je vous lis pas là, trop long.. je taquine juste...lol
2)Tu sais(*) comment y remédier..
(*)vous savez
désolé,
le déchiré monomaniaque ;)
Ecrit par : toto | 29 juillet 2006
Je comprends Catmano, je ne juge pas. Mais je comprends qu'un gosse demande à avoir ses séances de judo; et ça peut-être plus important POUR LUI à cet âge-là que les 15 dernières mn d'une journée de classe. Si ca lui permet de ne pas regarder l'école comme une "prison" qui prive de la vie extérieure. Et que, épanoui dehors, il s'épanouisse alors dedans... Non? Ai-je mal dit?
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006
Pendariès,
ce qui m'a le plus intéressé dans ce quevous avez écrit ces jours derniers, c'est lorsque vous avez abordé la situation en LP. On parle trop peu des LP ici et c'est dommage.
Ecrit par : Dom | 29 juillet 2006
J'ai lu tous les commentaires ci-dessus.Trop fort pour moi....
Ecrit par : ginette ayral | 29 juillet 2006
Les LP, les LP, oui leur situation déplorable; mais tout le monde s'en fout, ou presque... On crée des filières quand une nouvelle usine s'installe pour fournir des ouvriers spécialisés, jusqu'à ce que les usines n'embauchent plus. Puis apres, on laisse la filière devenir une impasse. C'est à la demande... Le niveau des secondes est dans son écrasante majorité déplorable (d'où mes regards tournés vers le collège): ils ont souvent la haine de l'école, et certains pensent que le LEP on n'y bosse pas. Vous parlez de syndicats? Je n'ai jamais vu autant de profs en matières pro être autant syndiqués (CGT surtout) et vouloir BLOQUER, oui, des profs... bloquer à des élèves l'accès à l'instruction, à la préparation aux examens, au LEP où je bosse, pendant les manifs anti-cpe.
Et puis, le cas particulier des LEP c'est qu'ils devraient faire apprendre aux élèves un métier: et ce que j'entends souvent de la bouche des ado, c'est: "On n'y apprend rien. On est mieux en stage. Ou chez un patron"...
Et les patrons qui veulent de moins en moins recevoir des stagiaires à cause de leur incompétences, de leur je-m'en-foutisme, de leur impolitesse, de leurs retards, de leurs vols, parfois...
On prend pour des crétins les élèves, qui arrivent fainéants, découragés dans nos classes, dépassés par ce qu'on leur demande quand on leur demande un peu plus que les IO. Ayez la curiosité d'ouvrir des manuels de matières générales, vous en chialerez.
On veut quoi en France? Un monde travailleur qui ne saura qu'une chose: la force?
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006
Je veux dire: ce sont encore les meilleurs éléments qui trinquent (pour les stages, pour le niveau des cours dispensés, etc.)
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006
Il ne faut pas hélas ne regarder que ce qui se passe en collège, l'école élémentaire et aussi l'école maternelle ont leur part de responsabilité dans la "fainéantise et le découragement des élèves de LP". Si vous croyez que c'est facile pour un gamin de 4 ans d'être laissé de côté parce qu'aux dires de son enseignante qui a trop bien lu Charmeux (lisez le lien qu Pierre-Henri nous a donné), il a moins de facilités que les autres à "rentrer dans les apprentissages" et d'arriver au CP déjà complètement démotivé et catalogué "aurait besoin d'un suivi spécialisé"...
Ecrit par : catmano | 29 juillet 2006
Quatre phrases, il m'a suffit de lire quatre phrases, les premières, de madame Chartreux pour trouver un non sens logique. Devant tant de rigueur je me suis trouvé contraint d'arrêter là la lecture assidu pour passer à un survol rapide du texte. Moins de cinq secondes plus tard, j'apprenais qu'enseignant de gauche, enseignant tout court et enseignant républicain sont synonymes! Je n'irai pas plus loin, et il est clair que cette école, je n'en veux pas.
Quand à Mr Frackowiak, vraiment, avec la meilleure volonté du monde je ne peux pas!
François
Ecrit par : François | 29 juillet 2006
j'ai lu charmeux... Je suis de la génération M. Bled...
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006
Tabous......
Des profs qui votent Laguiller,Besancenot,Buffet,PS,Le PEN,Villiers ,ça ne choque pas DU TOUT dans une salle de profs. On s'engueulera mais convivialement.
En revanche,un prof qui vote Sarkozy !
Eh bien,moi,instit de gauche depuis toujours,n'ayant jamais voté à droite de ma vie, j'envisage sérieusement de voter Sarkozy,rien que pour voir ce qui se passera en 5 ans dans l'Education Nationale au niveau des mentalités,des pédagogos,des syndicats,etc toutes ces choses de gauche qui étouffent les esprits à l'insu de leur plein gré bien sûr et de leurs intentions.
Ecrit par : bernard | 29 juillet 2006
Sarko est un joueur de Poker dans la vie... Remember that...
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006
"Je comprends Catmano, je ne juge pas. Mais je comprends qu'un gosse demande à avoir ses séances de judo; et ça peut-être plus important POUR LUI à cet âge-là que les 15 dernières mn d'une journée de classe."
Mon fils fait du Judo. curieusement, plusieurs séances sont possibles chaque semaine, y compris le samedi, et en général à des horaires compatibles avec l'école. Quel est le problème? Celui des parents qui refusent de faire le moindre effort?
Ecrit par : François | 29 juillet 2006
Non, celui des parents qui confondent l'école institution de la République avec l'école-supermarché où le client est roi.
Ecrit par : Pierre-Henri | 29 juillet 2006
Cela dit, je me demande si on peut réellement leur en vouloir. Après tout, l'école-supermarché est inscrite dans la loi : "l'élève au centre du système". Le client est légalement roi.
Ecrit par : Pierre-Henri | 29 juillet 2006
Bernard, j'ai peur que vous soyez optimiste en pensant que peu de profs voteront pour Sarkozy... Mais, ceci-dit, vous mettrez votre bulletin dans l'urne pour le candidat qui vous paraîtra le meilleur!
Pierre-Henri, je ne suis ni Meirieuphile, ni Meirieuphobe, (comme beaucoup de mes collègues), ni Charmeuphile, ni Charmeuphobe. Je me fous un peu de ce qu'ils peuvent écrire, à vrai dire, et cela n'aura pas d'incidence sur ma manière de pratiquer mon métier; c'est le cas d'ailleurs de beaucoup de mes collègues, (vous me croirez ou pas). Encore une fois, personne n'est obligé d'adhérer à un soit-disant dogme pédagogiste, (ou pédagocrate, si vous voulez). Simplement, je n'ai lu nulle part que les personnes susnommées défendaient le principe selon lequel il ne fallait rien apprendre à l'école, comme leurs contempteurs voudraient nous le faire croire. Et, encore une fois, on a les libertés d'enseigner qu'on se donne, et qui ne s'usent que si on ne les utilisent pas.
Ecrit par : christophe sibille | 29 juillet 2006
"Non, celui des parents qui confondent l'école institution de la République avec l'école-supermarché où le client est roi."
Pour moi ça procède du même comportement
"Cela dit, je me demande si on peut réellement leur en vouloir. Après tout, l'école-supermarché est inscrite dans la loi : "l'élève au centre du système". Le client est légalement roi."
Et cela les conforte dans leur comportement (c'est plus facile, et en plus c'est la loi). Mais le seul fait qu'il est des parents qui ne se déchargent pas de leurs responsabilités (j'essaye d'en être) suffit à valider le point, je crois.
Ecrit par : François | 29 juillet 2006
Il est vrai qu'une proportion non négligeable de parents est comme vous, François et, selon mes dernières constatations, ils sont de plus en plus nombreux à demander plutôt au prof de judo de décaler d'un quart d'heure ses horaires pour leur permettre d'assumer leur devoir de fournir à leurs enfants l'instruction à laquelle ils ont droit. Malheureusement, les consommateurs d'école sont encore la majorité. A tel point que je me suis retenue plus d'une fois de ne pas commencer un affichage à destination des parents par la phrase rituelle :"Nous informons notre aimable clientèle..."
Ecrit par : catmano | 29 juillet 2006
Cat continue, moi j'adôôôre tes posts ;)
piteuur as usual ... super .
Ecrit par : toto | 29 juillet 2006
Je viens de découvrir ce blog extraordinaire,ce defouloir juste et digne...Je suis prof de FLE pour certains d'entre vous cela n'évoque rien. Nous sommes considérés par le Ministère des Affaires Etrangères comme des profs "polonais". Nous sommes souvent mal payés sans aucun statut, pas de chômage ni retraite...Mais bac+4 exigé...Une mane pour diffuser la langue et la culture françaises à l'étranger...
Prof (sans frontières)
Ecrit par : Prof (sans frontières) | 29 juillet 2006
Merci Toto.
Ecrit par : catmano | 29 juillet 2006
J'ai quelques potes, plutôt routards dans l'âme, qui ont tenté l'aventure FLE. Quelques temps...
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006
Christophe, seriez-vous en train de dire que les lois (celle de 89), les réglements, les travaux d'IUFM, les recherches, les programmes, l'autorité des rectorats, les évaluations, les inspections d'académie et tout le reste, c'est du pipeau ? Des paroles en l'air, des gribouillis sur du papier, qui ne servent à rien et ne mènent nulle part? Des bouches inutiles qui prospèrent sur le dos de la République ? Alors, en tant que contribuable, laissez-moi vous dire une chose : si ça sert à rien, rendez-nous le pognon, voleurs !
Mais non, j'ai pu y goûter brièvement de l'intérieur, toute cette bureaucratie possède effectivement son utilité. Elle est un formidable instrument de contrôle qui courbe toutes les échines, hormis les plus solides. Le poids de l'idéologie, des textes, des réglements, des formulaires, des évaluations, à l'éducation nationale, écrase tout.
Alors, je vous laisse le choix :
1) les pédagogistes sont d'inutiles moulins à papier, et partant se rendent coupables d'emplois fictifs et de détournement d'argent public (c'est vous qui le dites, pas moi !)
2) ce sont des idéologues qui cherchent le contrôle, et ont entrepris d'étouffer les autres sous les lois, les évaluations et les réglements. Là, c'est plutôt ce que je pense.
Ecrit par : Pierre-Henri | 29 juillet 2006
Amis du FLE, expliquez donc à la communauté qui vous êtes, et ce qu'est le FLE. Et par quel tour de passe-passe un certain nombre d'enseignants dépendent des Affaires étrangères — et y perdent encore, si c'est possible, en considération administrative…
Je vous salue. J'avais un excellent ami, trop tôt décédé, qui enseignant le FLE à l'université de Tours…
In memoriam…
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 juillet 2006
c'est un blog ou une conférence pédagogique ?
Ecrit par : ginette ayral | 29 juillet 2006
Les blogs se multiplient mais combien sont lus, fréquentés par du monde et pas par un ou deux clampins ? Combien ne sont qu’insultes incessantes ?
Alors merci Brighelli d’avoir fait le pari d’un blog ! J’y apprends plein de choses, je m’y défoule parfois moi zaussi.
Je m’en fous si ça fait cire-pompes mais on m’a appris à remercier.
Bon, ça se termine comme du Le Quesnoy dans « La vie est un long fleuve tranquille », tant pire !
Ecrit par : Lariba | 29 juillet 2006
Mais non ! C'est très bien comme ça. Et moi, je suis juste content que vous soyez là — tous (mais si, mais si, Francbourgeois !).
Comment ça, "conférence pédagogique", Ginette ?
Faudra que j'essaie de faire une note sur les langues régionales, pour me faire quelques ennemis de plus, comme dit Cyrano (acte II, toujours, je crois).
Bon, alors, devant les demandes de la foule déchaînée, et au vu des considérations des jours passés sur le grand courage du corps enseignant, voici l'histoire de l'escargot.
Un escargot part un beau matin dans la grande forêt pour profiter de la fraîcheur… Un hérisson qui passe lui lance : "Bonjour, Prof !" "Il me prend pour un autre…", se dit l'escargot interloqué. Mais une pie qui chante lui dit aussi "Bonjour, Prof !"… Puis un sanglier, un écureuil — etc.
Quand enfin un renard lui donne à son tour du "Bonjour, Prof !", l'escarfot s'insurge. "Mais pourquoi m'appelez-vous tous Prof ?"
- Ben quoi ? s'étonne le Renard. Tu rampes, tu baves, et t'as pas de couilles…
Essayez-la dans vos salles de profs, je vous garantis le succès, particulièrement auprès de vos responsables syndicaux…
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 juillet 2006
J'espère ne pas vous avoir "faché " conférence pédagogique n'était qu'une boutade et c'est parceque je n'arrivais pas tout à fait à suivre ce déchainemnt intellectuel
Je ne connaissais pas l'histoire de l'escargot bête et méchante
Ecrit par : ginette ayral | 29 juillet 2006
Bonjour JPB,
J’apprécie beaucoup ce blog, et un merci particulier de m'avoir fait découvrir le livre de Michel Onfray "Traité d'athéologie" excellent, certains commentaires des détracteurs sur Amazon ne sont pas piqués des vers. Le prochain sur le sujet sera "Ecce Homo" de Nietzsche.
Allez-vous indiquer l'agenda de vos apparitions dans les FNAC?
Mabiche
Ecrit par : mabiche | 29 juillet 2006
Cela n'a pas grand-chose à voir, mais on vient d'apprendre la mort de Pierre Vidal-Naquet, grand historien, esprit libre, professeur profondément humain, honnête homme... Un modèle d'intellectuel dans la cité, sans aucune vanité médiatique. Bref, le contraire de BHL...
Je suis chagrin...
Ecrit par : angel | 29 juillet 2006
Bonjour,
Loic Le Meur, par l'intermédiaire de son blog et le relais des commentaires, est arrivé à créer des communautés de blogs -professionnels (!)- aussi, à l'étranger.
Le slogan de son blog est : les médias traditionnels diffusent des messages, les blogs démarrent les discussions.
Le vôtre en est l'exemple...
Mais je suis déçue parce que les commentaires reçus à votre note "blogosphère" y répondent que très peu.
Concernant l'Education Nationale (grande muette du XX1ème siècle), à l'heure -et à la vitesse- où les entreprises et (les facultés!!!) mettent en place des structures d'apprentissage à distance (e-learning) avec parcours pédagogique scénarisé dans lesquels les blogs sont inscrits, "l'école" risque de bien changer dans les années qui viennent.
Qu'en pensez-vous ?
Ensuite,
je vous cite :
Le blog est le dernier espace de liberté de cette démocratie qui, sous prétexte de laisser à chacun libre cours à ses opinions, condamne tout le monde à adhérer à un sentiment moyen, étété, stérilisé, dont la passion et les paroxysmes sont exclus...
...
Et ce qui s'y exprime, les avis tranchés des uns, les anecdotes des autres, les noms d'oiseaux parfois, des vannes faciles et d'autres qui le sont moins — tout me donne à penser que ce qui se jette ici, c'est essentiellement ce qui ne se dit pas.
...(fin des citations)
Qui ne se dit pas... où ?
Qu'on refuse d'entendre ou dont on interprète le sens ?
Pourquoi faut-il hurler ?
Pourquoi faut-il la guerre ?
Le blog, l'internet, les podcasts, les vidéocast ne sont-ils pas justement des moyens de dire simplement, de montrer, d'adhérer ou d'être contre, et de se rencontrer, de se mobiliser, de faire ?....
Ecrit par : Gene | 29 juillet 2006
Merci pour l'histoire de l'escargot, je la servirai au dessert,avec un malin plaisir , au prochain repas de famille où il ne manque jamais un ou deux enseignants...pour l'ambiance elle est géniale! surtout pour aider à la digestion...
Ecrit par : patricia mesnigé | 29 juillet 2006
Toto, pourquoi chercher à remédier au fait que les langues lentement se contruisent pour lentement disparaître et donner naissance à autre chose? Si tel est le cours normal de la vie des langues?... On croit que l'éternité est pour tout de suite ou quoi?... Que ma lointaine descendance ne parle pas mon dialecte d'Europe, est-ce que je dois m'en soucier? Tant qu'il y aura des créateurs pour donner de beaux textes. Une dizaine et plus de langues, dialectes, idiomes disparaissent chaque mois de la surface du globe. Hé vi c'est comme les zanimos.
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006
Angel a raison : Pierre Vidal-Naquet était un vrai intellectuel — quelqu'un qui se bat pour des idées, et pas pour son image. Lire et relire Mythe et tragédie en Grèce ancienne — écrit avec Jean-Pierre Vernant, le meilleur spécialiste es mythologie (voir, de lui, L'Individu, la mort, l'amour).
Que lisez-vous en ce moment, les uns et les autres ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 juillet 2006
Témoignage sur l'enseignement du FLE. C'est pas l'ego, ce sont mes yeux et mes oreilles!
Centre Culturel Français de Riga, début du mois. Je profite de la médiathèque du magnifique lieu pour étudier pépère (la France aime en mettre du pognon dans la rénovation des bâtiments je vous assure... Ca en jette! Ah la façade, pour les Français. Jetez un coup d'oeil sur le site: http://www.ccf.lv/fr/). Une des profs de FLE reçoit à quelques mètres de moi plusieurs étudiant(e)s qui souhaitent prendre des cours à la rentrée. Cela se passe sous la forme d'un questionnaire oral. C'est un détail: la totalité de l'entretien, du côté français, se déroula en phrases interrogatives peu normées : Dans la vie, tu aimes quoi, tu fais quoi? Le Français t'intéresse en quoi? Tu habites où?, etc. D'accord, le Français est une langue vivante... Ca m'écorchait un peu les zoreyes. Surtout quand je devinais le désintérêt total du prof pour celle et celui qui venaient pour apprendre notre langue ou améliorer son niveau. Et ils sont peu nombreux...
Quand même pas d'aveuglement, celles et ceux qui étudient FLE à la fac, c'est avant tout pour le voyage (qui est toujours formateur...). Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont elles et eux. Je les enviais pour leur intrépidité, moi qui m'embourgeoisais dans la voie classique... Maintenant (et ce n'est pas une revanche, c'est un constat), j'ai un poste, je peux avancer dans mes recherches universitaires, sans crainte de manger mes lacets à la fin de chaque mois, et mes copines et copains FLE de fac, après quelques expériences à l'étranger, placent des boîtes de conserve dans des hypermarchés, sont au RMI, font du social, aides dans les établissement scolaires, etc. Le temps a passé entre leur retour (souvent forcé) en France, leur espoir de trouver un boulot dans leur filière et leur travail d'aujourd'hui. Et quand on vieillit, la reconversion...
Ecrit par : Pendariès | 30 juillet 2006
Pierre-Henri, vous avez vraiment une "grille de lecture", comme on aime à le dire parfois dans l'institution, un peu particulière! Comme je l'ai dit dans plusieurs posts, (et également dans ce message), on a les libertés qu'on se donne! Il existe une manière de voir les choses, (notamment "l'élève au centre du système qui, si on lui garde son vrai sens, vise simplement à tenir compte de la personnalité et du vécu de chaque élève. Certains, ici, (et Jean-Paul en tête) se précipitent sur une interprétation de cette phrase qui sous entend que l'enfant doive construire seul ses savoirs, et que cela fait partie de, (ou implique) un abaissement du niveau. Libre à eux. Libre à eux aussi d'interpréter cette phrase, tout en gardant une optique visée essentiellement sur l'instruction, en tenant compte des individus qu'il a en face de lui et en étant à l'écoute permanente de ce qui se passe dans la classe tout en faisant cours. C'est plus difficile que d'arriver et de faire son cours magistral, cela me paraît réalisable, c'est en tous cas l'objectif que j'essaie d'atteindre.
Concernant le point de vue qui dise que les formateurs en IUFM sont des prébendiers assis sur leur privilège, je pouffe, excusez-moi! A voir le nombre restreint de postulants quand un poste se libère, cela ne doit pas être vu comme si avantageux que cela...
Pour l'histoire de l'escargot, il faut remplacer: "prof" par "chef". Mais, au fait, Jean-Paul, ne seriez-vous pas prof, vous aussi? Vous placeriez-vous donc, en toute discrétion, hors de la mêlée?
Ecrit par : christophe sibille | 30 juillet 2006
1) le FLE est un bon complément sur un CV international. Les universités étrangères qui recrutent des spécialistes de littérature française sont rares (surtout les grosses boîtes, dans lesquelles il faut des recommendations de deux prix Nobel et du Pape pour avoir le droit d'essuyer ses pieds sur le paillasson). En revanche, dans les universités de 2ème, 3ème rang, on demande aux candidats d'être capables d'enseigner à la fois en langue et en littérature, ce qui donne un certain prix au parcours FLE. Le FLE est un bonus appréciable, à lui seul, il n'a que peu de valeur.
2) au sujet de l'internet scolaire, je ne sais pas trop. En ce qui concerne l'internet universitaire, la France est tombé au fin fond des classements mondiaux :
http://www.webometrics.info/top3000.asp.htm
(il faut descendre beaucoup pour trouver la première université française.... elle est 369 ème mondiale)
http://www.webometrics.info/Distribution_by_Country.asp.htm
Avec une politique ambitieuse (une "grande réforme pour l'excellence dans l'innovation universitaire de progrès ?"), nous parviendrons peut-être à rattraper le Mexique, Taïwan ou la République Tchèque d'ici 2038.
Internet aujourd'hui, c'est comme les chars et les avions en 1939. Nous n'en avons pas besoin parce que nous sommes les plus forts et que notre coeur est pur.
Ecrit par : Pierre-Henri | 30 juillet 2006
"Toto, pourquoi chercher à remédier au fait que les langues lentement se contruisent pour lentement disparaître et donner naissance à autre chose? "
Pourquoi ?
Désolé mon Penda je crois que l'on ne parle pas la même langue...
Tu dis:
""Ne la ramenons pas avec notre langue qui devient un patois mondial...."
Mais tu ne comprends pas "pourquoi" on en est "là".
Tu es bien mignon d'étaler ton savoir sur ce blog... ;)
Relis un peu de koikonkôse moi et Cat et Pat et Piteuuuur et Prof et JPG et Anne-Marie et "caetera" :o))))))
Relis "correctement" ;) on se plaint des mêmes choses que toi, on a peut être pas les mêmes solutions que "toi" ;)
Ecrit par : toto | 30 juillet 2006
Christophe, nous aurons du mal à trouver un accord. Je suis un affreux légaliste. Je pense que si on met en place une hiérarchie, des programmes et des critères d'évaluation, la moindre des choses est de s'y tenir. Si toute cette super-structure ne sert à rien, il y aurait là plusieurs millions d'économie à faire.
Et puis, j'ai du mal à vous croire. Imaginons que je sois certifié-stagiaire à l'IUFM. J'ai vraiment le droit de dire que les programmes sont faux d'un point de vue disciplinaire, que les méthodes de l'IUFM sont nocives, que la plupart des formateurs sont des illuminés dépourvus de la moindre rigueur intellectuelle, que les sciences de l'éducation sont une fumisterie, que le seul moyen d'enseigner quelque chose à un élève est de lui dire explicitement (dans un ordre logique et chronologique), que je refuse l'autorité des inspecteurs d'académie, que je ne reconnais pas leurs rapports et que je ne me soumettrai pas à leurs évaluations... puis-je dire tout cela et être validé quand même ? Vous croyez réellement la chose possible ?
Ecrit par : Pierre-Henri | 30 juillet 2006
Il y a une petite chose qui m'a bien fait rire, c'est de vous voir découvrir Charmeuse, Frakaka et compagnie :o)
"j'ai lu charmeux... Je suis de la génération M. Bled..."
Là j'ai bien rigolé.
Tu as quel âge svp. Cela m'étonnerai que tu sois de la génération Bled ;), peut être as-tu juste eu les bons profs ?
Bon et pour faire "plaisir"...
20.000 lecteurs par mois c'est "rin" du tout, cela fait à peine 700 par jour la dessus tu retires ceux qui "tip" plusieurs fois par jours tu atteins poussivement 500.
Bon c'est un début ;)
Ecrit par : toto | 30 juillet 2006
Vous vous plaignez des profs ronchons (surtout contre les parents, contre les élèves, contre leur ministère, etc. etc.)????? Je ne ramène aucun savoir, et si donner des exemples (littéraires ou autres), c'est être prétentieux... Ben alors, c'est que la haine pour le savoir et le goût des bonnes et belles choses est en twouatoto.
Le point c'est que moi je m'en fous si ca prend l'eau. Je veux dire en toute fin, si "ça" (mettez-y tout ce que vous y voulez) disparaît, c'est juste du darwinisme, l'épuisement de vieilles lunes... Et alors?... Vous vous faites des oursins dans la tête pour quelque chose que vous ne verrez même pas... Je fais partie de celles et ceux qui croient aux bouleversements, aus "changements de siècle"... Pour autre chose. Ca s'appelle l'espoir, ou le phénix, titotoéconsort...
Ecrit par : pendariès | 30 juillet 2006
Pierre-Henri, je crois qu'ils ne sont jamais venus à l'IUFM écouter vraiment les stagiaires... Qu'est-ce qu'on s'en foutait, généralement, des cours dispensés là-bas. On s'y emmerdait, on se racontait des blagues, on dessinait des trucs "cochon" sur nos feuilles, on chambrait les intervenants - ça ils s'en souviennent - mais peut-être était-ce parce que nous étions des PLP2 et pas des curés et des bonnes soeurs des CAPES2, etc. C'était pour nous une obligation que d'y être là dans ces salles (avec le sentiment d'avoir 30 mn sur 3 heures de blabla vraiment instructives vis à vis de nos attentes de jeunes futurs psychotiques... C'est-à-dire: comment "tenir" une classe. La pédagogie. Pouet pouet. Personne dans ma promo ne se leurrait. On aimait bien aller boire des coups entre nous, à la pause midi, et le soir. Ces journées IUFM nous permettaient de nous retrouver et de dire pis que pendre de nos "vieux" collègues ahahahaha. Salauds de jeunes!). C'est tout. C'est couillon de voir l'Enfer autour de soi, alors que c'est juste tiède.
Ecrit par : pendariès | 30 juillet 2006
je crois qu'il est mauvais dans sa tête à toto.... mais c'est pô grave. Les hémoroïdes c'est lui qui les a...
Ecrit par : pendariès | 30 juillet 2006
Encore une fois, ça fait cher la déconne. Quel scandale budgétaire ! En tant que fonctionnaires, vous devriez faire montre d'un minimum de responsabilité vis-à-vis des fonds publics reçus.
Ecrit par : Pierre-Henri | 30 juillet 2006
La déconne ?
Complicité d'abus de biens sociaux plutôt ! Sans déconner !
Ecrit par : bernard | 30 juillet 2006
Le fondapol vient de sortir un dossier sur les diplômes. Qu'on soit d'accord ou non avec leurs orientations politiques (de droite), ils sont souvent bien renseignés. Petit extrait :
----------------------------------------------
Le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche publie le coût de tous ses « apprenants » (cf. p. 43, Tableau 39) sauf un : l’étudiant d’IUFM. Aucune trace publique non plus du budget global
des IUFM. Mais en épluchant les rapports du Comité national d’évaluation consacrés à ces établissements, on peut calculer que, pour une année où tel IUFM encadrait 3 334 stagiaires, il a dépensé 5 528 041 €, soit 16 551 € par stagiaire, salaire des fonctionnaires-stagiaires non compris, donc environ 10 000 € de plus qu'un étudiant « ordinaire ».
Coûter plus cher que les CPGE, avec des volumes d’enseignement inférieurs et des enseignants qui sont loin d’être tous aussi qualifiés, comment cela se peut-il ? Le gaspillage vient des excès de train de vie, du luxe des équipements, de l’organisation d’enseignements inutiles et de leur paiement surévalué, du coût administratif d’équipes de direction pléthoriques, du fonctionnement d’un parc mobilier dispersé et de grosses dépenses de frais de déplacement (ainsi l'IUFM déja cité dépensa-t-il en 2002, 211 217 € soit 3,5 % de son budget, à déplacer ses stagiaires et ses « formateurs »).
----------------------------------------------
Mais comment, mais comment, mais comment, les IUFM ne publient pas leurs comptes ? Ces petits cachottiers ont-ils quelque chose à cacher ? Coûter 3 fois plus cher que l'université, sans apparaître dans les classements mondiaux (Shanghai, Times Higher Education), avec une production scientifique quasi nulle ... brillant résultat, dites-moi, pour des "Instituts Universitaires". Avec les mains crispées sur un tel magot, pas étonnant que les pédagogistes soient si tendus quand on remet leur travail en cause. Il serait peut-être temps de sortir les calculettes.
Ecrit par : Pierre-Henri | 30 juillet 2006
"Ben alors, c'est que la haine pour le savoir et le goût des bonnes et belles choses est en twouatoto." je taquinais ;))))))
"Et alors?... " disparais :))))))) je taquine
"Je fais partie de celles et ceux qui croient aux bouleversements, aus "changements de siècle"... " ptdr...
Bpn je lis pas toute ta prose, je ne crois pas que tu apportes grand chose au chmilbic... Merci de ton passage... bonne continuation ;)
Ecrit par : toto | 30 juillet 2006
"du luxe des équipements,"
Vous avez vu pendant les grèves du CPE, comment certains profs se sauvaient avec leur matos sous les bras (écran plan 19/17 pouces...)
Et "genre" ils se plaignaient d'avoir "perdu" des mois de "boulot" (ptdr) parce que les ânes leur avaient "casé" les pc...
Même pas capable de faire une "sauvegarde" "correctement"... des ânes :))))) ... je déconne... un peu ....
Ecrit par : toto | 30 juillet 2006
Les stats disent que :
- un élève de CPGE coûte en moyenne 13 000€ par an.
- un étudiant de fac 6 à 7000.
- Un étudiant d'IUFM, hors rémunération, près de 17000 (je confirmle les chiffres cités par Pierre-Henri).
SUr cette somme, ce qui coûte le plus cher, ce sont les allocations versées aux intervenants extérieurs. Plusieurs de ceux qui fréquentent ce blog ont témoigné avoir été contactés, et payés, pour faire un cours devant un amphi vide, faute d'information. C'est comme dans l'armée, où l'on fait tourner les moteurs des camions, dans la cour des casernes, de façon à épuiser l'allocation-essence, pour pouvoir réclamer le même budget transport l'année suivante. Le système s'épuise à s'auto-justifier.
J'ai suggéré moi-même à un ami, au ministère (où je n'ai pas mes entrées, comme d'aucuns voudraient le faire croire, sinon je ne serais pas en butte à l'hostilité de l'Inspection générale), de faire un audit général des IUFM en couplant une inspection pédagogique et une inspection des Finances. On en aurait le cœur net…
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 juillet 2006
J’ai suivi le conseil de Pierre-Henri et j’ai été voir sur Meirieux.com les textes de Charmeux et de Frackowiak…
Pour ce dernier, j’ai eu beaucoup de mérite à aller jusqu’au terme de son long texte indigeste. Je le résume en huit mots : de la cucuterie angélique à la cruauté vivisectionniste, de l’utopie Pot-Potienne à l’impuissance programmée.
Charmeux fait plus court. Tant mieux, on s’énerve pendant moins longtemps… Son texte est éclairant quant à la manière dont les pédagocrates comptent traverser et si possible surmonter la période difficile qui est la leur en ce moment.
En effet :
- Trente ans de pouvoir pédagogiste permet des bilans. Comme Marchais vis-à-vis de l’URSS, nous dirons qu’il est globalement négatif ou comme les pédagogos : le niveau du désastre monte. Et cela est de mieux en mieux perçu, y compris dans les falsifications : tout le monde rigole sur le chiffre des succès au baccalauréat.
- Des textes de plus en plus nombreux et pertinents font l’analyse critique de ces « trente piteuses » et ont de plus en plus d’audience. Il faut pointer que la majorité de ces textes critiques sont écrits par des gens de gauche.
- Enfin le pouvoir, de droite, remet en cause le pédagogisme et va user de son autorité pour éliminer certains aspects des “réformes passées”… Il va probablement mêler des mesures techniquement fondées à d’autres mesures valorisant l’idéologie libérale.
Ce dernier point est l’axe sur lequel les pédagocrates vont fonder leur stratégie. Ils vont mener un combat exclusivement idéologique, gauche contre droite… et n’ayant pas peur d’être caricatural, cela ira jusqu’aux valeurs citoyenne contre le lepenisme. Vous commencez par le b et a : ba et vous ne serez capable que de comprendre “Mein Kampf” (Je caricature à peine).
Les pédagogistes comptent beaucoup sur les conditionnements. En ranimant la flamme du combat gauche contre droite à propos de l’école, ils comptent sur les bons vieux réflexes du corp enseignant “traditionnellement” à gauche pour rameuter les troupes sous leur drapeau. C’est là leur point fort.
Leurs points faibles, c’est que si les enseignants, comme tout le monde, sont soumis à des conditionnements, ils ont aussi des yeux pour voir que le drapeau est en lambeau et un cortex pour penser. Les discours des pédagos ne font plus illusions, leurs thèses, sous les feux de la critiques, s’effilochent et se désintègrent.
L’enjeu est là : soit on reste au niveau des schémas et des oppositions caricaturales et les pédagocrates pourront penser avoir gagné… Provisoirement. Soit on entre dans le vif du sujet de l’école et des savoirs, le débat se poursuit, s’élargit et s’approfondit… Et les pédagocrates seront emportés par le vent de l’histoire. C’est tout le mal que je leur souhaite…
Ecrit par : Roger FELTS | 30 juillet 2006
Pierre-Henri, ce n'est que la saine réaction des stagiaires devant l'abysse des cours de formation et de pédagodie dispensés par l'iufm de Montpellier, et d'ailleurs (comme on en discute parfois avec mes jeunes amis profs). On se fout de nous, alors on s'en tape d'eux. Nous nous ne demandions qu'à être bien aidés. Pas à passer des heures sur des dossiers, des séquences, à bavasser, à chouiner, à prendre des vessies pour les lanternes, etc... etc. Et voir en face, quelques fois, l'absolu je-m'en-foutisme de plusieurs formateurs. Alors c'est pas parce que c'est cher qu'on doit sourire et se taire poliment. C'est l'Etat qui fout mal son fric.
Ecrit par : pendariès | 30 juillet 2006
"L’enjeu est là : soit on reste au niveau des schémas et des oppositions caricaturales et les pédagocrates pourront penser avoir gagné… Provisoirement. Soit on entre dans le vif du sujet de l’école et des savoirs, le débat se poursuit, s’élargit et s’approfondit… Et les pédagocrates seront emportés par le vent de l’histoire. C’est tout le mal que je leur souhaite…"
L'histoire les jugera sévérement -certainement- mais pour le moment, je ne vois encore aucune lueur d'un coté ou de l'autre qui permette de penser que les choses pourraient s'améliorer.
L'école, pour le moment, est absente de la campagne électorale et sans un mouvement important, il me semble impossible qu'un quelconque gouvernement commence une réforme.
Ecrit par : Olivier | 30 juillet 2006
Lu, dans le train me ramenant d'une randonnée dans un parc national près de Riga: "La manière dont on imagine est souvent plus instructive que ce qu'on imagine" (G. Bachelard, La Psychanalyse du feu).
Alors, ce monde (de l'éducation, et cette société), dans lequel nous vivons, vous l'imaginez comment, hein?...
Pour votre blog, Jean-paul, il serait intéressant de connaître l'âge de vos connectés, leur profession, leurs attentes quant à ce site, etc.
Ecrit par : pendariès | 30 juillet 2006
Et une autre de Desproges, comme ça, pour le plaisir, "quand il faisait la différence entre le névrosé et le psychotique: le psychotique, disait-il en substance, croit fermement que 2 + 2 font 5, et rien ni personne ne pourra le persuader du contraire. Le névrosé, lui, sait pertinemment que 2 + 2 font 4... et c'est précisément ça qui le rend malade".
cf (oui je cite ma référence, en honnête universitaire que je suis...): http://www.mad-movies.com/fiche.php?id=460 (un de mes sites favoris, avec celui de france-inter... heu? non. ouahaouha)
Ecrit par : pendariès | 30 juillet 2006
Et bien voici un petit témoignage qui n'est pas sans rapport avec ce qui se réfléchit parfois sur ce blog.
Cela se passe dans un petit atelier parisien où une dizaine de personnes exercent une profession manuelle. Un jour d'été vit arriver à l'atelier, un jeune à peine né à la majorité, pour un mois de travail rémunéré.
Des jeunes gens, stagiaires, embauchés en CDD ou contrat de qualification, cet atelier en vit passer quelques uns. Mais celui ci fera date dans ma mémoire. Parachuté par son oncle, un bon client de l'entreprise -on se rend service commercialement dans le monde du travail-
ce "Gamin" comme j'aime à l'appeler dans mes pensées, que mes collègues de travail nomment de la même manière quand nous gouaillons à ce sujet, n'est pas un méchant jeune homme, mais un fabuleux ramier, comme jamais encore je n'en avais vu.
Qui de se prélasser sur une chaise après dix minutes d'un "pénible" nettoyage au coton d'une pièce "allu", comme on dit chez nous.
Qui , sans ordre de travail, car on ne peut toujours s'occuper de lui à la minute , de s'intaller dans le bureau, seul lieu où les assises sont rembourrées, pour lire sans passion un ouvrage obligatoire pour sa prochaine année de bac littéraire.
Qui encore, lorsqu'aucun des trois employeurs n'est plus à son poste à 16h00 pour des raisons extérieures , le voit décider de son propre chef partir une demi heure plus tard, comme si cela était normal. Les horaires étant de 9h à 18h, et moi le voyant souvent arriver passé 10 h .
Alors voilà , mon sang ne fit qu'un tour . Simple travailleuse, j'ai poussé une colère. Pour rendre service . Pour ne pas laisser faire. Pour lui expliquer que les gens ici travaillent pour gagner leur vie et que d'autre jeunes gens qui n'ont pas sa chance voudraient bien gagner ce qu'il gagnera en restant sans rien faire et sans intérêt pour ce qui se passe humainement autour de lui.
Comment est il possible d'en arriver à une situation telle pour un seul gamin ? Comment peut il poursuivre des études littéraires sans montrer aucun intérêt à voir ce qui se joue autour de lui et pour lui ? N'apprend t'on dans la littérature qu'il existe un monde de travailleurs, qui après de pénibles journées de labeur sortaient se vitrioler l'estomac ?
Gamin qui lorsqu'il entreprend une initiative personnelle la voit sans effet et sans rapport avec la réalité. Il s'avance à dire savoir par lui même, mais il se plante royalement...car il lui faut juste apprendre d'un adulte à regarder ce qu'il faut faire. Recevoir le savoir faire par l'observation et l'exercice.
Certaines "bonnes âmes" compréhensives diraient que c'est l'éducation familliale et qu'on n'y peut pas grand chose, une exception .
Je leur donne tort. C'est la faute de tous. La faute des parents, des enseignants, des employeurs. De ceux qui se taisent et ne donnent jamais à la parole le sens necessaire pour montrer que construire une vie ne se fait pas sans rien faire soi même pour y parvenir.
Parce que je me suis rappelée d'où je viens, et qu'alors pour construire une place dans le monde professionnel , on m'a bien expliquée que cela coutaît du travail à l'école, mais aussi des efforts tout court en tout lieu, pour vivre.
Il est des personnes qui ont des facilités, ayant eu à baigner dans un milieu favorable à leur culture, et d'autres pour qui les efforts et l'intérêt d'apprendre viennent à compenser ce qui n'est pas un acquis famillial. Cela fait sens.
Mais aujourd'hui, si même les gosses qui viennent de milieux favorisés n'ont plus la tête à réfléchir, cela ne va plus.
Alors devant ce gamin, j'ai pris la parole, que d'aucun, même ceux qui gèrent une entreprise , n'ont prise.
Et croyez moi le gamin, il n'a pas fui. Il a trimé. Il voulait montrer ce qu'il pouvait. Avec nous, comme nous . Ce n'est pas son milieu, ce n'est certainement pas ce à quoi il aspire. Il ne sais pas à quoi il aspire d'ailleurs . Il est parachuté dans sa propre vie. Mais il a tenu le coup.
Je ne lui ai pas laissé d'autre choix que d'en venir à voir que les hommes travaillent pour pouvoir vivre et mes collègues ont suivi pour l'encadrer . Et moi de penser que cette société française peut ne pas marcher par arrangement et copinage interessés qui font des jeunes personnes les objets d'enjeux qui les dépassent . Cela quand les gens qui savent ce que cela coûte de vivre prennent la parole.
Et si j'ai une leçon pour moi à tirer de tout ça, c'est que c'est une responsabilité de ne pas se taire et dire les choses publiquement que tout le mondre voudrait vite oublier et voir disparaître de leurs yeux .
Alors oui, c'est vrai M brighelli, il ne faut pas vous taire. Des gamins comme cela, mes collègues disent et ressentent en voir de plus en plus autour d'eux. Des gamins livrés à eux mêmes, au centre de rien du tout et surtout pas de l'attention et de la vigilance des adultes.
Ecrit par : dg | 30 juillet 2006
Grande liberté de discussion sur le blog de JPB que je remercie au passage. Et on peut aimer être sur ce blog pour discuter, sans SE raconter ou en se racontant à minima. Il est des listes de discussion qui sont tenues par des petits( -es)tyrans( -nes????) qui laissent peu de latitude aux gens malgré des apparences "libertaires".
Témoignage pour le département de FLE de l'université de ma bonne ville, en fait pour une partie du département de FLE , celle qui s'occupe de recevoir les étudiants étrangers. Gros fromage pour deux maitres de conf., deux ou trois certifiés et agrégés à temps complet et titulaires des postes. Et tout le reste, c'est-à- dire l'essentiel des cours qui sont donnés aux étudiants étrangers est assuré par des chargés de cours du secondaire qui font tourner la machine pour pas très cher, si peu cher que la directrice est obligée de faire de grandes campagnes publicitaires dans les bahuts pour trouver des volontaires.J'ai pu voir d'un peu près des cours du master de FLE. Je vous donne de mémoire l'un des titres des cours du CNED: "Interaction didactique en situation pédagogique", avec un contenu aussi vide et creux que le titre. Cela n'empêche pas, ceci dit ,que les cours aux étudiants étrangers soient intéressants au dire des chargés de cours qui semblent ne pas recourir ici plus qu'ailleurs à la didactique-tique-tique.
Pour Pendariès( j'aimais bien Pendachose...) je n'ai jamais compris sur quoi les gens se fondaient pour établir abruptement un jugement de valeur sur une langue. Je parle des langues bien sûr, pas des dialectes, qui ont leur charme certes, quand ils sont pris pour ce qu'ils sont et seulement ce qu'ils sont.
Ecrit par : elisabeth. | 30 juillet 2006
Cher dg, j'aimerais être sûr qu'un lavage de tête énergique suffit effectivement à (res)susciter le meilleur d'une génération élevée hors de tout respect du travail — et qui, bizarrement, réclame d'autant plus pour elle du travail, et du respect.
J'exagère, bien sûr. Prof en BTS, je sais que la plupart de mes étudiants travaillent pendant l'été, et travaillent dur. Mais justement, les sections de BTS ont écrémé leur recrutement.
Ne pensez-vous pas qu'il y a un phénomène générationnel ? Et ce, de deux manières.
Les parents des "jeunes" d'aujourd'hui (ceux qui sont en fin d'adolescence — et même parfois de plus jeunes) appartiennent peu ou prou à la génération du baby-boom, qui n'a jamais cessé de se battre, et de travailler. Du coup, il y en a (et pas mal…) qui ont voulu éviter à leurs enfants d'entrer trop tôt dans un monde compétitif. Si bien qu'ils n'y entrent plus.
Et les enseignants (qui appartiennent massivement encore à la même génération, je ne sais qui posait une question sur l'âge moyen des visiteurs de ce blog, mais je sais bien, moi, l'âge moyen de ceux qui m'écrivent après avoir lu mes livres) ont adopté le même raisonnement, puissamment aidés en cela par des programmes qui ont ôté toute peine, et privilégié le ludique.
Vous, les baby-boomers, je vous le dis tout net : nos enfants nous voient bosser sans cesse, et en même temps, n'y ont guère été incités. Et ils arrivent à 24-25 ans, et découvrent soudain que le monde du travail est impitoyable — si impitoyable que les baby-boomers aux commandes ne sont aucunement disposés à leur laisser la place.
Et je crois que c'est à l'école primaire que ça se joue — et que ça se perd, ou se gagne. Un gosse qui n'est pas sans cesse sollicité au travail — un gosse qui, à la question : "Qu'as-tu fait à l'école aujourd'hui ?" répond "Rien", ou ne répond pas — ne peut acquérir les réflexes qui l'amèneront à travailler.
Un mien voisin, vétérinaire de son état, a commencé par mettre ses enfants à l'école publique. Effaré d ce qu'ils y désapprenaient, il les a inscrits dans le privé. Et, pour compléter, leur fait suivre, à partir de la Sixième, les cours du CNED. Sans compter le piano et l'équitation. "Fils de bourgeois", aurait dit Brel. Peut-être. Ils sont aujourd'hui en classes préparatoires.
Il faudrait reprendre Bourdieu. La "culture" que transmet la bourgeoisie, c'est prioritairement la culture du travail.
Si j'en veux tant aux Nouveaux Pédagogues (c'est comme le Beaujolais Nouveau : ça a la couleur du vin, ça en a l'odeur, mais ce n'est pas du vin), c'est qu'ils ont traité tous les enfants comme s'ils étaient nés avec une cuiller en argent dans la bouche — alors que les plus favorisés, justement, sont ceux qui apprennent le plus tôt à travailler. C'est comme ça que l'égalité des chances, cet éternel ronron des pseudo-démocrates qui nous gouvernent, a engendré plus d'inégalités que jamais n'en créa la lutte des classes.
Mais j'oubliais que d'après la gaucche, PCF en tête, il n'y a plus de lutte des classes. C'est même avec ce beau raisonnement que les prolos passent de moins en moins dans la classe supérieure…(1)
JPB
(1) Allusion à un jeu de mots d'une chanson d'Evariste, en juin 68. Mais qui se rappelle Evariste ? Tenez, ça me fait mal au cœur de me rappeler ce à quoi nous croyions en 68 — et ce que nous en avons fait.
Ecrit par : brighelli | 31 juillet 2006
Il ne me semble pas, Jean-Paul, que les slogans de mai 68 aient été prioritairement axés sur une valeur sacrée que pourrait avoir le travail! Et, même en admettant que le travail soit une des premières valeurs à défendre, s'il n'y a pas de sot métier, on pourrait rajouter à la phrase: il n'y a pas de sot métier choisi.
Pierre-Henri a écrit: Et puis, j'ai du mal à vous croire. Imaginons que je sois certifié-stagiaire à l'IUFM. J'ai vraiment le droit de dire que les programmes sont faux d'un point de vue disciplinaire, que les méthodes de l'IUFM sont nocives, que la plupart des formateurs sont des illuminés dépourvus de la moindre rigueur intellectuelle, que les sciences de l'éducation sont une fumisterie, que le seul moyen d'enseigner quelque chose à un élève est de lui dire explicitement (dans un ordre logique et chronologique), que je refuse l'autorité des inspecteurs d'académie, que je ne reconnais pas leurs rapports et que je ne me soumettrai pas à leurs évaluations... puis-je dire tout cela et être validé quand même ? Vous croyez réellement la chose possible ?
Ecrit par : Pierre-Henri | 30 juillet 2006
Si vous le dites comme-ça, même sans être en butte à un chantage à l'évaluation, vous risquez effectivement quelques moments déagréable. J'avoue que, si un étudiant ou un stagiaire me disait que mes cours sont nuls et que je me f... de la gueule du monde, je réagirai un peu négativement, avant de savoir quel est son problème. Par contre, il m'est arrivé un certain nombre de fois d'avoir un dialogue sur ce que certains considéraient comme un dysfonctionnement, ou plutôt sur certains éléments à infléchir, (difficultés de certains chants, ou écoutes peut-être un peu longue, dans le domaine de la musique) et d'en tenir compte. Encore une fois, le dialogue est plus constructif que l'insulte. Sans parler de quelques têtes de c...(assez rares, je dois le dire) qui arrivent quelquefois, avant la première minute de cours, avec l'idée que, de toutes façons, on ne leur apprendra rien de bon.
Ecrit par : christophe sibille | 31 juillet 2006
EVARISTE
Je me souviens d'avoir entendu la chanson d'Evariste dans le documentaire d'Hamon et Rotman 'Génération', qui date de 1988. 1° C'est pas ma génération, donc difficile d'être nostalogique 2°ça me semble du gauchisme ASSEZ BALLOT.... 3° Pour l'écouter malgré tout : http://www.chambre-claire.com/PAROLES/la-revolution-evariste.htm
M. Brighelli, après avoir dit que vous vous amusiez bien en 68, vous voici moins riant, qui dites maintenant que ça vous fait mal au cœur de me rappeler ce à quoi vous croyiez en 68 — et ce que nous en avons fait... Que faisiez-vous en ce temps que les moins de 50 ans ne peuvent prétendre connaître? Vousen êtes généralement resté aux allusions ET il me semble que vous en avez trop dit ou pas assez. Je pense que vous aurez l'honnêteté que n'a pas eu un certain Jospin, qui, interroger sur sa maladie politique infantile,le trotskysme en l'occurence, s'en est sorti par un courageux "c'est pas moi c'est mon frère".
Ecrit par : Dom | 31 juillet 2006
Je suis "interpellée",comme on dit, par le commentaire de dj.Pou moi l'EDUCATION est la priorité des priorités, pas seulement pour quelques uns.En 68, on a beaucoup dit, pas assez fait et " chassez le naturel..."
Je n'ai pas assez de possibilités pour ml'exprimer longuement, mais je ressens tout ce qui est dit ici, d'une façon très forte.
Ecrit par : ginette ayral | 31 juillet 2006
Pour Elizabeth:
L'Occitan est une langue (avec ses variations particulière); et sans l'Occitan, point de fin'amor (Troubadours... Ah Guilhem IX, Raimbaut d'Orange, dont le château familial est prêt de Montpellier...)[1], donc, pour la faire courte hein, point d'amour à l'occidentale. Les jugements, seul le temps qui passe peut les faire. D'où, JPB, que restera-t-il de Rouquette, de Voltaire, de Stendhal et de votre combat, ainsi que de tant d'autres dans les 20 ans. Et pourquoi 20 ans, au fait? Allez, pour le fun, la citation cliché du jour :"J'avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie" (Paul Nizan).
Pourquoi plus Pendachose? Parce que ca fait pas plaisir à Elisabeth la bonne âme râleuse... exorciste victorieuse des forces ténébreuses qui envahissent notre monde. Et Pendariès, c'est le nom d'un admirable personnage romanesque. Alors: je respecte ce que j'admire.
Pendariès
[1] Pour les poseurs du coin: la seule langue estrangère que Dante a utilisé dans toute sa Divine Comédie, pour quelques vers dans son Enfer, c'est l'Occitan. Quand Arnaut Daniel s'adresse à lui. Mais qui c'est Arnaut Daniel?????????? Mais tout ça, hein, c'est teeeeeeeeellement folklorique.... et si ancien........................
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
J’ai essayé de lire le Frackowiak, c’est dur dur ! Et c’est un plagiaire ! je crois qu’il a parfois pompé sur le Meirieutron pour trouver l’inspiration ;))
Comparons :
1) Face aux menaces lourdes de développement du libéralisme au niveau du système éducatif, il est vital pour l'École de la République de travailler sur des idées, en ne craignant pas l'utopie nécessaire à la mobilisation des intelligences.
2) Face à la nécessité de l’innovation à l’aube du IIIe millénaire, il est vital dans le souci des nouveaux publics, d'élargir l’horizon de tous les partenaires éducatifs à une mise en œuvre se référant à des mutations obligées s’adaptant à la demande des jeunes et de leurs familles.
Lequel est le vrai extrait ? Copieur !
Ecrit par : Lariba | 31 juillet 2006
Que je suis bien heureux de ne pas connaître et lire tous ces plumitifs-là.... Non vraiment, le seul lieu d'expérience(s) demeure la salle de classe.
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
"Non vraiment, le seul lieu d'expérience(s) demeure la salle de classe."
heu, t'es mignon, tu fais pas tes expériences avec nos mômes stp...
t'as ka en faire des mômes si tu veux faire des "expériences".
chuis mort de rire Lariba, merci :))))))
"J’ai essayé de lire le Frackowiak, c’est dur dur !"
T'es malade fô pô le lire celui là, il te retourne le cerveau en moins de 2...
Et encore tu ne l'a pas "vu" à la télé... :(Non seulement tu ne le comprends pas, mais en plus il peut se reconvertir dans le cinéma d'horreurs qd il veut lui.
Ecrit par : toto | 31 juillet 2006
Toto vous êtes un idiot: le prof n'est pas le centre du monde dans une salle (je crois que vous en êtes resté au bon vieux maître qui ne sait que bêtifier sur une chose: son supposé savoir...); les élèves y font aussi les expériences. Je parle de vie (merci la littérature, merci la philo, etc.), vous annonez sur la technique. Je le répète, vous êtes un puissant crétin.
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
Et un crétin sans style. Ce qui est plus ennuyeux et grave. Faut juste lire ce que vous mâchouillez sur le site pour s'en rendre compte. Toto... toto toto toto toto toto toto toto toto toto
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
"Je le répète, vous êtes un puissant crétin."
Merci infiniment venant de toi je le prend comme un compliment :o))))
Ecrit par : toto | 31 juillet 2006
Vous voyez, toto, depuis le temps que je serine que la méthode n'a aucune importance! Ce qui compte, c'est la personne, la personnalité et le talent de l'enseignant! Je me contrefiche tellement du manuel, personnellement, que, n'ayant rien d'autre sous la main, j'ai même pris sur moi, et fait travailler ma fille sur la méthode Boscher, qu'elle avait dans ses bagages!
Ecrit par : christophe sibille | 31 juillet 2006
Toto, bien sûr, la méthode employée a une importance, la "personnalité et le talent de l'enseigant" aussi (et là, la balle est dans le camp des formateurs), le troisième facteur à prendre en considération est le temps passé par jour aux activités de lecture / écriture, réelles et non pas supposées parce que certains enfants répondent et que quelques uns écoutent et regardent le tableau (où l'on retrouve le critère "personnalité et talent de l'enseignant").
Ce temps est de plus en plus réduit dans les programmes officiels (au CP : 17 h30 / semaine en 1923, 15 h 30 en 1938, 15 h de 1945 à 1969, puis 10 h à partir de 1969 et de 8 à 10 h dans les programmes de 1977 à 2002).
Mais, d'accord avec toi, quand il reste moins de 10 h / semaine pour toutes les activités liées au français, autant faire efficace pour la partie "technique de la lecture", il existe des méthodes syllabiques sans sy lla bi sa tion, ni petites lettres grises à la fin des mots qui apprennent aux enfants à ne pas tenir compte des accords grammaticaux...
Ecrit par : catmano | 31 juillet 2006
Qu'une chose soit claire Catmano: je suis d'accord avec vous pour le primaire (pas sur tout; mes heures de récré, entre copains et copines, ont été très formatrices).
Je parle plutôt de ce temps merveilleux et terrible quand les gosses ont grandi, quand ils ont leurs rêves d'adolescent à concrétiser, quand ils devinent qu'ils leur échapperont peut-être... Là, la littérature, les Arts, le génie propre de l'enseignant, dans sa façon d'habiter le monde, ont plus qu'à jouer que la méthode. Ce que je disais à propos des deux catégories d'enseignants. Sans juger l'une ou l'autre. Mais les deux sont nécessaires. Et c'est si rare de rencontrer un personnage capable de nouer les deux dans sa pratique professionnelle, ou, tout simplement humaine. Se sentir plus humain que prof, non?
Toto, c'est une réponse bâteau votre "venant de toi, je le prends comme un compliment"... Comme quoi, oui, toujours attaché à ce qu'on connaît et peu à ce qu'on peut inventer... Le style, jeune homme, le style!
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
http://poesie.webnet.fr/auteurs/liste.html
Un lien à mettre dans vos raccourcis.
Quand tout s'emmêle et que le moral vous lâche.
Prenez une poésie et respirez vers le large.
Ecrit par : Olivier | 31 juillet 2006
Ce n'est pas le temps de récré qui a le plus varié, du moins je ne crois pas. Actuellement on est à 15 minutes par demi-journée en primaire, jusqu'en 1989 je crois, les petites classes du primaire bénéficiaient de deux fois 10 minutes par demi-journée.
En primaire aussi, "la littérature, les Arts, le génie propre de l'enseignant, dans sa façon d'habiter le monde, ont plus qu'à jouer que la méthode", ou au moins autant, je vous l'assure... Et c'est bien pour cela que je demande aux formateurs de jouer leur rôle de transmission de tout cela, au moins la littérature et les Arts, pour le génie, "à l'impossible, nul n'est tenu".
Ecrit par : catmano | 31 juillet 2006
" j'ai même pris sur moi, et fait travailler ma fille sur la méthode Boscher, qu'elle avait dans ses bagages!"
Facho...lol
Attention Cricri, c'est pas terrible terrible la Boscher... et c'est super dur pour les chtits nenfants...
Prend L&L fais moi confiance... ya pas mieux pour les enfants de 6 ans et plus
je suis bien d'accord avec toi Cat sur les trois points.
Mince, où j'ai dit que la méthode n'avait pas d'importance?
Si je l'ai écrit désolé, ce n'est pas ce que je voulais dire .
Penda, bisou, je t'aime bien je te taquine :o)))))))
Je sais que je n'ai pas de style syntaxe grammaire vocabulaire orthographe :o)))) mais tu vois maintenant je m'en moque un peu (et de moi et de mon style) peux tu en faire autant pour toi ? j'avions des doutes ;)
Ecrit par : toto | 31 juillet 2006
Toto. Non, je ne disais pas que tu avais dit que ... Je confirmais : "la méthode, comme et autant que le reste a son importance". Parce que Christophe Sibille t'avait répondu que... (voir plus haut).
Ecrit par : catmano | 31 juillet 2006
JPB lui au moins il en a de l'humour :o)))))))
JPG aussi ;)
Cat aussi
Pat aussi
Lariba aussi
Prof aussi
etc etc
toi ? bof ! même avec tes chtites balgounettes...
tu m'as un peu cassé les roustons avec ta roupette occitane :)))))) franchement il y a plus urgent comme souci que de lire Roupette, non ?
Ecrit par : toto | 31 juillet 2006
okidoki Cat
pour cricri je sais de koikikôse , c'est parce que j'avions écrit que c'est le résultat qui compte... Ce qui est vrai... ET/MAIS le résultat tu ne l'as pas avec les méthodes Glob/mixt...
ouf j'avions eu peur ....
Ecrit par : toto | 31 juillet 2006
Tu veux une petite anecdote sur les méthodes "intégratives" (faut pas dire globales, ça vexe) ? La voilà (elle est longue, toutes mes excuses à ceux que mes histoires ennuient) :
ADOPTER UNE COMPORTEMENT DE LECTEUR EXPERT DES LA MATERNELLE
Appelons-le Raoul, appelons-la Véronique. Cinq ans et demi à la rentrée de septembre en GS. Milieu convenable, il paraît que c’est important. Scolarisation en maternelle tous deux à deux ans et demi, ils avaient acquis la propreté diurne. Intégration réussie, les deux maîtresses de maternelle en sont très contentes, Raoul est un peu maladroit, un peu brouillon mais il participe énormément.
Tous deux ont fait un vrai cycle 1 programme 2002 : lecture sur les prénoms et sur des albums avec fiches d’exploitation, construction des savoirs à leur rythme, et, pour eux, le rythme est bon : ils « sont entrés de plain pied dans les apprentissages ».
Septembre 2005, ils arrivent dans ma classe. Ils savent reconnaître les prénoms des élèves de la classe, depuis l’âge de deux ans et demi, ils en ont « bouffé » à toutes les sauces : coloriage, découpage, collages de gommettes sur le tracé des lettres, copie en majuscules d’imprimerie, entourer la première lettre, etc. Ils savent aussi théoriquement reconnaître les jours de la semaine, trois années de maternelle à coller chaque jour au tableau la date de la veille, la date du jour, la date du lendemain, cela devrait normalement laisser des traces... Et pourtant...
Et pourtant, quand Raoul distribue les cahiers le matin, il vient me voir très ennuyé :
« Dis, maîtresse , je n’en ai pas, moi de cahier comme ça..., en me montrant un fichier de maths CE2.
- Non, tu n’en as pas.
- Oui mais...
- Oui mais quoi ?
- Il y a écrit mon nom dessus...
- Non, Raoul, il y a un R, comme au début de Raoul, mais regarde bien, après ça change, tu vois, R, e, n, é, il est à René ce cahier... ».
Et pourtant, quelque temps plus tard, lors de la lecture magistrale d’un album dont l’héroïne s’appelle Rafara, Raoul récidive : « C’est Raoul, il y a écrit Raoul ! ».
Et pourtant, quand Véronique voit écrit dans une note aux parents : « Vendredi 18 septembre, nous irons ... », elle parade : « Ca parle de moi, il y a écrit Véronique... ».
Bien sûr, je « travaille la notion » ; au tableau, je leur écris des prénoms, des noms de lieu commençant par un R ou un V majuscule ; ils participent avec les CP aux exercices de conscience phonémique, rien n’y fait... Dans un texte, Raoul croit reconnaître « Khadîdja – ma – mère » alors qu’il y a écrit « kora », Véronique continue à voir son prénom chaque fois qu’un V majuscule apparaît dans un texte... Les autres GS, dont certains décrits par leurs anciennes maîtresses comme beaucoup moins performants dans leur entrée dans les apprentissages, se récrient : « Mais non, regarde, il y a un « a » après le V, ça ne peut pas faire Vééééronique, ça fait VVVaaa... ».
Ce sont les seuls aussi à continuer à écrire leur prénom en majuscules, tous les autres sont passés très fiers à l’écriture cursive.
Trop performants en cycle 1, ils se retrouvent en difficulté en cycle 2... J’ai beau m’escrimer à multiplier les exercices de préparation au déchiffrage, les entraîner à ne plus se fier à la première lettre pour reconnaître un mot, le vieux travers, bien installé par trois ans de « lecture par hypothèses », subsiste et resurgit périodiquement...
Jusqu’au jour où, un peu excédée par les réponses de ma collègue de maternelle que j’informe de temps en temps des déboires de Raoul et Véronique (« Ne t’inquiète pas, ça va venir tout seul, ce sont des gamins intelligents, il y a un bon milieu, et puis de toute façon, on ne peut pas demander aux enfants d’aller tous au même rythme ; ce sont les autres qui sont en avance... »), je décide de passer aux grands remèdes et après la nième erreur de Raoul ou de Véronique, je lance au groupe des GS : « Je vais vous confier un grand secret. Vous savez, les petits jeux que vous faisiez en maternelle sur les livres ou sur vos prénoms, ce n’était pas pour vous apprendre à lire. Un enfant de quatre ans est trop petit pour apprendre à lire, alors on lui fait faire des petits jeux pour l’amuser, pour l’occuper mais on ne lui apprend pas à lire. Pour lire, il faut regarder toutes les lettres et dire leur bruit ; ça, à quatre ans, on ne peut pas le faire, mais, à cinq ans ou presque six ans, on y arrive et quand on sait associer toutes les lettres, on sait lire. C’est ce que font ceux d’entre vous qui y arrivent déjà un peu, c’est ce que font les grands de CP, CE1, CE2, et quand Raoul et Véronique le feront aussi, ils y arriveront aussi bien que vous. Il faut juste qu’ils oublient les petits jeux que vous faisiez en maternelle. »
Tout de suite, Véronique a essayé, Raoul qui était le leader du groupe de MS a eu plus de peine à se défaire de la méthode qu’il avait si bien appliquée pendant trois ans à la grande satisfaction de sa maîtresse de maternelle...
Ecrit par : catmano | 31 juillet 2006
Catmano, je suis certain qu'il se passe des choses "étranges" dans le primaire. Et dans les autres niveaux. Mais pour ma part, je ne veux pas désespérer, sinon, je plie bagage et je m'en vais ailleurs (professionnellement parlant). Et, pardon pour l'orgueil, quelques fois, rares, mais elles sont présentes, je me sens "utiles", en adéquation avec ce que j'imagine et crois de l'enseignement, dans ces moments où les élèves, pas tous, bien sûr, quelques-uns, et moi, après l'étude d'un texte, ou quand apparaît une réflexion originale, construite, étayée, de la part de l'un d'entre eux, il y a connection avec ce que nous nommons un instant de poésie, et la satisfaction du boulot bien fait.
Quand ils quittent le LEP, ils ont leur vie, - et je ne sais pas ce qu'ils en font de ce qu'ils ont entendu, expérimenté (oui, le raaport aux textes, aux arts peut être une expérience, Toto). Je ne sais pas s'ils oublient, ou si ça travaille quelque part.
N'avons-nous jamais vécu cela nous-mêmes, même sérieux et attentifs?... L'oubli qui n'en est pas un.
Nous ne sauverons pas ce qui ne veut pas être sauver. Et je trouve que ce vocable sent trop son christique. Nous ne sommes que des enseignants - et ailleurs aussi se tiennent d'autres sources de savoirs et de compréhension du monde. Nos élèves ne sont pas idiots. N'ayons pas peur (ha non, maintenant ça devient du Jean-Paul II!!!!!!) si nous sommes en compétition avec tout un tas d'autres choses. Donnons ce que nous croyons juste. Cela ne nous concerne que personnellement. Et je ne crois pas à la massue "pédagogiste", elle ne rentre que de temps en temps dans ma classe, pour une heure, et pour une heure de décorticage. That's all folks, comme on dit chez Tex Avery!
Toto. Le style, ce n'est pas (que) la grammaire, l'othographe, le vocabulaire, c'est le panache, ce qui distingue: lis donc buckowsky, son PULP est drôlissime, et vulgaire, et pornographique, mais tellement libre. Le style, pour moi, c'est comme un joli coup de fleuret... "La cible, c'est la voie".... Ce qui compte, c'est qu'à la fin, on touche (puisque Cyrano revient souvent ici...).
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
J'ai l'humour froid. C'est-à-dire celui fait sérieux. Vous savez l'humour des suisses, qui, après avoir lancé une blague, n'en rit pas. En France, c'est le contraire. On rit de sa blague à gorge déployée, histoire de montrer que c'est drôle et qu'il faut rire... Il ne manque plus que le coup de coude, ou la tape dans le dos...
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
ha merde, je n'ai pas résolu mon problème des participes passés en "é" et des infinitifs (et ça remonte au primaire ça...). Ca vient tout seul...
Et "utiles" sans "s"... Je suis certes gémeaux, moi être bien structuré: et être seul dans mon corps.
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
"Prend L&L fais moi confiance... ya pas mieux pour les enfants de 6 ans et plus"
Et n'oublies pas, ils ne font rien en écriture (sauf si tu as bcp de chance, m'enfin c'est toi/vous qui le dit que tout va bien "rassurez-vous" etc etc ;) ). Donc là Boscher écriture c'est tip top ;o) spice de facho :o))))))
ps penses aussi aux maths à l'histoire/géo aux langues (vivantes, mortes occitan ;) ) et surtout surtout à la musique LOL ... bon t'es comme moi ... encore 15 ans.... si tout va bien...
Si tu as l'occaz tu lui fais regarder/écouter les Alphas ;) c'est tiptop les alphas ;)
attention qd même sinon tu risques d'avoir un Penda plus tard, ils sont un peu lourdingues les pendas cette saison :o)))))))))))))
Ecrit par : toto | 31 juillet 2006
Attention aux amalgames, Pendariès! Les suisses qui rient de leur blague, cela existe, et les français pince-sans-rire aussi!
Bonne semaine à tous, je vous libère de ma présence pour retourner en Ardèche faire de la peinture sur chèvre, manger de l'Artizou et prendre la fraîcheur.
Ecrit par : christophe sibille | 31 juillet 2006
Est-ce que je me fais bien entendre quand je dis juste: les enfants ne sont pas perdus, l'apprentissage c'est durant toute une vie, et je crois qu'on rencontre des personnes, des livres, etc. qui nous "corrigent", je veux dire: nous donnent le bon usage...?
Je comprends que cela soit douloureux de voir, peut-être, se fâner, parfois, très tôt des esprits. Mais nous, les enseignants, ne sommes pas les garants de leur vie ou de la société.
Jean-Pierre Brighelli, je ne crois pas qu'une société régresse, une société, une civilisation meurent, elle ne régresse pas, elle passe à autre chose. Point. Elles se transforment. En réaction, peut-être, aux temps précédents. Sinon, j'aurais été obligé de me taper un mec de 40 balais pour me former avant mon éphébie! Non, je rigole, en Grèce, rien n'obligeait à coucher avec un directeur de conscience plus âgé... C'était très réglementé, paraît-il, la pédérastie. Alors aller se faire empapouater chez les Grecs, c'est une vue de l'esprit déformé(e).
Cela serait très intéressant que vous, JPB, exposiez un peu plus votre réflexion, puisque vous liez société, civilisation et école (comme "miroir exacerbé" du monde. J'étais dans la salle Rabelais, ce jour-là... Je suis resté sur ma faim, n'y entendant pas un échange, une progression dans l'idée, mais écoutant deux camps lancer à tour de rôle leurs façons de voir respectives. Et moi je fais ci, et moi je fais ça (je caricature). Un peu autiste cette heure passée. Mais c'est peut-être le jeu de cette guéguerre: "Sauvez les lettres" VS pédago... Ne nous adressons pas la parole vraiment de peur de nous écharper en public. Ou que le ton monte. Les regards ne se sont jamais croisés. On se regarde, l'autre baisse la tête ou contemple son micro. Mince, j'étais venu pour ça (le sang que vous aimez bien, avez-vous dit...)!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Toto: ça être de l'humour froid...).
Êtes-vous pessimiste sur notre société (mais d'un pessimisme noir de chez noir)? Mais pourquoi avoir peur de l'inéluctable et du logique (la disparition de ce qui existe)? La société, la civilisation sont des organismes vivants...
Alors JPB, une note bientôt????????
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
"J'ai l'humour froid. C'est-à-dire celui fait sérieux"
On n'avait pas remarqué... merci pour l'info... pète un coup ça ira mieux après
"lis donc buckowsky" l'alcoolo :) je l'avions vu a popostrohe mdr il a failli gerber sur Pivette :)
tu n'as pas encore compris mon loulou... je ne sais lire "correctement" que depuis février/mars, alors bucko c'est pas pour tout de suite... cela ne me servirait pas à grand chose ET MERDE MOI j'EN AI DU "panache" + que toi :o)))))
empapaouteur de mouche :o)))) tu vois :o)))) "ça c'est Panache" ;) hé man je d"connions ....
Ecrit par : toto | 31 juillet 2006
"Ardèche faire de la peinture sur chèvre" laisse tranquille les chèvres toi , l'empapaouteur de chèvre ;)
Ecrit par : toto | 31 juillet 2006
Christophe Sibille, je sais... Je pratique comme le Maître de ces bois virtuels la mauvaise foi... C'est tentant et plus drôle. Ca active...
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
Je pète tous les jours, et même en dormant. Signe d'une forme digestive excellente. Si je me prenais au sérieux, je ne viendrai pas sur le blog: c'est un moment de détente pour moi... que je prends au sérieux (les moments de détente doivent toujours être pris au sérieux! la forme, non...).
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
viendraiS
ha écrire trop vite.... pour saluer sonpotototo ca n'est guère bon pour le bon françois...
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
PROUT (pas PROUST, PROUT!!!!) ceci est mon argument ultime et décisif (Toto, si tu te souvenais, tu verrais que j'en ai parlé des pets, des vents et des vesses. Il y a quelque chose d'agréable et de régressif à laisser sereinement passer l'air entre ses fesses. Et c'est dommage que tu t'arrêtes aux clichés sur Buck! Je t'assure, c'est tordant, et grave. Il y parle de la mort, dans Pulp...).
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
"si tu te souvenais" j'ai un vague souvenir, mon pb cerveau hs ;)
je te crois Penda no soucaï, je sais que c'est drôle, je pense ?à tort? qu'il faut savoir lire correctement, pour "voir" les sens "cachés" ??? l'année prochaine maybe...
Moi mon livre préféré (je me lache) c'est :
Pourquoi j'ai mangé mon père ;)
bonne soirée à toussssssssssssss
Ecrit par : toto | 31 juillet 2006
" Si j'en veux tant aux Nouveaux Pédagogues (...), c'est qu'ils ont traité tous les enfants comme s'ils étaient nés avec une cuiller en argent dans la bouche — alors que les plus favorisés, justement, sont ceux qui apprennent le plus tôt à travailler. "
JPB, vous permettrez que je cite dorénavant cette phrase quand j'aurai à parler d'éducation, et j'y rajouterai quelques considérations et souvenirs personnels.
Ecrit par : Jérémy | 31 juillet 2006
quelle couleur les chèvres? en rouge ça serait tip top tendance , y a déjà eu les moutons en bleus alors....
c'est très pédagogique n'est-ce pas ces expériences de changement de couleurs dans la nature?
"Pendamachinchosetrucbidulechouette" pour les participe en é
deux livres encore mieux que bled: les Grezes..langue française CM et CE génial comme lecture en Ardèche...
Bon excusez-moi c'était juste pour rire froidement...
coucou Toto, super je vois que vous êtes rentré très en forme de vacances ! clin d'oeil...
Ecrit par : patricia mesnigé | 31 juillet 2006
Patricia, j'ai ri! hihihihihihihiihhiihhihihihihihihihihihihihi.
Mon problème des participes, c'est que ma main va plus vite que ma tête (et je ne relis pas, je ne suis pas là pour composer). C'est comme l'éjaculation précoce, on voudrait retenir, mais malgré tous les efforts du monde, ça part quand même. Ha, la grammaire, c'est pourtant une des choses au monde qui fait débander le plus rapidement.
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
Jean-Paul Brighelli, j'adore votre blog! Sincèrement, les gens s'envoient des piques, ca se rabibochent, ca se met en meute, ca se fait des blagues, ca s'anathèmise, etc. J'aime bien le bazar, mais je ne démordrai pas de l'idée que les "IL FAUT" d'où qu'il vienne son insupportables. Enseigner c'est être vivant et être pédé comme un foc : c'est-à-dire, être la petite voile qui reçoit le vent par l'arrière....: avancer! L'aventure, grands dieux muets derrière les nuées!!!!
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
Vos chamailleries sont d’un pathétique…
Ecrit par : Estil | 31 juillet 2006
Merci Catmano pour vos posts, c'est ce que vous décrivez qui justement a fait naître ma révolte. Oui il se passe des choses étranges ds le primaire. Lire c'est pas deviner, "baigner dans la lecture" qu'ils disent.... a force d'y baigner mon gamin il me l'ont dyslexifier. Si on lui avait appris à lire plutôt que "lui faire adopter un comportement de lecteur"!!!! beaucoup de bla bla bla à l'EN. Ils ont perdu le nord ces gens, c'est grave.
Bonne continuation à mon blog favori et merci à tous de faire avancer le schmilblik.
Ecrit par : muriel maman en lutte | 31 juillet 2006
Les chamailleries, c'est ce qui permet de ne pas s'encroûter dans un blog qui pourrait vite devenir lourd et



