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27 juin 2006
Vous avez dit violence ?
CP, ton monde impitoyable : vers la mi-décembre, Alan commença à frapper ses camarades.
Pourquoi avait-il attendu l’hiver ? Quel climat particulier, en dehors de l’ambiance familiale, rarement au beau fixe, avait suscité cette rage ? Peut-être parce qu’au fond, il s’ennuyait. Qu’avait-il fait depuis septembre ? Si peu de choses qu’elles pouvaient se résumer à rien: la « professeure » avait doctement affirmé, conformément à la Vulgate officielle, que « l’apprentissage de la lecture n’est pas uniquement l’affaire du CP, mais de tout le « cycle II », de la grande section de maternelle au CE1 », — une façon commode de repasser le problème de la lecture à sa collègue de l’année suivante, jusqu’à ce que, de démission en démission, 17% des élèves se retrouvent en Sixième sans savoir lire…
Décembre est le mois fatidique où, chaque année, la librairie Belin commence à vendre quelques dizaines de milliers d’exemplaires de la Méthode Boscher, achetée en urgence par tant de parents et de grands-parents alarmés de ce que font en CP leurs enfants ou leurs petits-enfants — ou, plutôt, ce qu’ils n’y font pas.
La « professeure des écoles » avait donc mollement commencé par une méthode tellement globale que Foucambert ne l’aurait pas désavouée. Que son propre ministre ait commandé l’abandon de cette pratique, au moins au départ, ne l’avait guère interpellée : un coup de fil à sa « formatrice IUFM » l’avait rassurée, elle aurait toujours le soutien des jusquauboutistes du pédagogisme, qui affirment du haut de leur incompétence que la syllabique est élitiste (?) pendant que la globale est prolétarienne…
Alan avait, comme les autres, ingurgité les trente ou quarante mots dont le dessin se reconnaissait sous l’image Mais son énergie n’était guère sollicitée — pas de devoirs, pas de leçons, rien à apprendre et rien à faire. Il tourna en rond quelque temps…
Il commença à frapper Arthur, l’un de ses camarades, en pleine classe. « Voyons, Alan, regagne ta place », dit calmement la « professeure des écoles » qui avait parfaitement vu le garçon se lever, franchir deux rangs et cogner très fort, sur la tête, le petit garçon qu’il avait pris en grippe. Cela ne l’avait guère émue : Alan s’exprimait, probablement…
Puis les agressions gagnèrent la cour de récréation, la cantine, les toilettes. Nul recoin de la petite école de campagne n’était à l’abri de cette rage puérile. Arthur n’était pas le seul bénéficiaire de l’attention musclée d’Alan. Mais il y avait droit plus souvent que les autres : on connaît cette fixation des petits durs des préaux, peut-être Arthur réussissait-il mieux qu’Alan, et les enfants déconstruits par l’école des pédagogues prennent volontiers comme boucs émissaires ceux qui les dépassent.
Après tout, il ne pouvait cogner directement sur la maîtresse…
Les parents d’Arthur s’alarmèrent, quand ils virent leur fils revenir avec un œil au beurre noir. Ils demandèrent à discuter avec l’institutrice, qui affirma avec sa morgue habituelle que rien ne s’était passé sous sa juridiction. Les trois mères désœuvrées qui l’épaulaient en toute circonstance, parce qu’elles avaient reconnu en elle le reflet institutionnel de leur incapacité, accoururent aussitôt. « Mais madame, lancèrent-elles avec une belle unanimité à la maman alarmée, il est normal que les enfants se battent… Et le vôtre n’est pas le dernier à s’y risquer… Au fond, il n’a jamais que ce qu’il mérite… »
Les vexations recommencèrent. Alan, de l’hiver à la fin du printemps, se déchaîna… Tant et si bien que les parents d’Arthur finirent par se plaindre à l’administration de l’Education Nationale… Et à envisager sérieusement de l’inscrire dans le privé… Ainsi meurent les écoles rurales, ainsi meurent les ZEP, quand les parents excédés par la violence ambiante franchissent le pas et ôtent leur enfant d’un environnement délétère.
Scandale dans le Landernau. L’institutrice alarma les parents qu’elle manipulait, et leur suggéra les voies de la riposte : se répandre en calomnies, attaquer la mère du petit garçon à tout propos, inventer des épisodes, affirmer haut et fort qu’Alan n’était pas plus violent qu’un autre, et beaucoup moins qu’Arthur…
Rien que de très habituel. Les pleutres attaquent dans le dos, depuis l’âge des cavernes.
Cela marcha un certain temps. Dans une petite école, il suffit que deux ou trois délégués des parents se plient aux suggestions de tel ou telle, pour que tous les autres croient de bonne foi qu’une cinglée proteste à tort et à travers…
La haute administration, prévenue, décida qu’il était urgent d’attendre. Elle savait fort bien, ladite administration, qu’il ne s’agissait pas seulement d’un petit garçon portée à la castagne, mais du résultat connu d’une pédagogie défaillante… Mais d’ici à envoyer un inspecteur s’informer des méthodes pédagogiques d’une « professeure » si conforme aux Instructions Officielles…
L’origine de la violence est bien rarement le « caractère » de l’enfant — n’en déplaise à ceux qui prétendent repérer dès trois ans les futurs délinquants. La première violence, c’est la société qui l’exerce. Elle peut venir des conditions de vie ou d’emploi, dans les zones rurales comme dans les banlieues-ghettos. Mais elle est souvent générée par l’école elle-même.
Car n’est-ce pas une violence que de refuser, à un enfant qui a envie d’apprendre, l’aliment indispensable ? N’est-ce pas une violence que de mal lui apprendre ? N’est-ce pas une violence que de le pousser à l’ennui, comme on vous pousse à l’eau ?
« Pas de redoublements », clament les Pharisiens. Mais n’est-ce pas une pire violence que de laisser passer un enfant qui ne sait pas, dans une classe où il s’apercevra, fatalement, qu’il est le cancre de service ? Car les enfants se classent, spontanément — ils n’ont pas besoin de notes pour savoir qui est en tête de classe. La vraie violence, n’est-ce pas cette manie de propulser en avant des élèves qui n’en ont ni l’envie ni les moyens ? Chaque enfant progresse à son rythme, et je ne suis pas loin d’approuver certains procédés des écoles Montessori — faire passer par matière, et non pas de façon globale : on peut ainsi être en Sixième en maths, et en Quatrième en Français. L’essentiel, c’est que l’on exige, à un certain moment, un niveau d’ensemble cohérent par rapport à un projet scolaire, à un projet de vie.
Les statisticiens nous disent que la violence des jeunes a augmenté de près de 80% en dix ans — particulièrement chez les plus jeunes. Cela coïncide très exactement avec la montée en puissance des pédagogues, depuis que la loi Jospin de 1989 leur a ouvert en grand les portes de l’école, à commencer par celles de la formation des maîtres. Et vous voudriez que je ne trouve pas curieuse cette coïncidence ? Vous voudriez que je ne pense pas que les IUFM, qui formatent les enseignants d’aujourd’hui, ont une part de responsabilité dans la dégradation du climat scolaire — sans parler de celle du niveau ? Vous voudriez que je ne lie pas les événements furieux de novembre 2005 et les programmes imbéciles qui depuis dix ans affament les élèves ?
Dois-je me laisser aller à la nostalgie, comme on me le reproche trop souvent ? J’ai connu une époque où l’on ne se battait pas en classe, ni même à l’école. On s’attendait à la sortie — car les sanctions pleuvaient dès qu’on levait la main — dès que l’on descendait trop vite un escalier, en bousculant les autres.
Mais la notion même de sanction est sans doute anti-citoyenne. Le résultat de cette démission est la montée de l’anti-citoyenneté. On peut dispenser des milliers d’heures d’instruction civique : dans une école vouée au loisir et à la construction par l’élève de ses propres savoirs, quoi que veuille dire cette formule, cela ne sert à rien. Seul le travail, le travail acharné, l’ouvrage remis cent fois sur le métier, donne une morale.
Il n’est pas trop tard pour changer d’orientation — et pour donner au moins aux enfants les nourritures intellectuelles qui alimenteront leur fringale, au lieu de les considérer comme des petits princes et de les excuser lorsqu’ils rançonnent leurs petits camarades, qu’ils leur cassent la figure ou qu’ils les séquestrent dans des caves, à Bagneux ou ailleurs, pour les torturer à leur aise. Il n’est pas trop tard pour comprendre que restaurer les disciplines, c’est restaurer la discipline. La vraie tolérance commence à l’intolérance de la bêtise — à commencer par celle de l’institution.
Jean Paul Brighelli




Commentaires
Monsieur,
Que pensez-vous de l'école à deux ans? Avez-vous une opinion sur ce point? Je cherche à me renseigner sur ce sujet car je suis mère d'un enfant que je vais scolariser en septembre sauf si on me convainc que cela lui sera préjudiciable; salutations .
Ecrit par : moumoune | 27 juin 2006
Je réitère ma question puisqu'on est presque en juillet et que ce blog est consacré aux enfants qui s'ennuient au CP et après. Avez-vous reçu l'essai "Et si l'erreur commençait bien avant six ans ?" que j'ai tenté de vous faire parvenir par l'intermédiaire de votre éditeur ? J'aimerais bien avoir votre avis sur les pistes que je propose. En vous remerciant de bien vouloir nous aider à remuer le cocotier en maternelle et en primaire.
Ecrit par : catmano | 27 juin 2006
Pour Moumoune... L'école à deux ans, pourquoi pas... si c'est réellement une école qui, d'une part, ne se cache pas derrière les excuses de la maîtresse d'Alan et d'Arthur et, d'autre part, connaît les besoins d'un enfant de 2 ans, ses capacités motrices, langagières, relationnelles et bâtit sa pédagogie en fonction de ces besoins.
Ecrit par : catmano | 27 juin 2006
C'est l'Outrau de l'Education Nationale, ce que vous nous apprenez-là ! Mais continuons ainsi : quand les écoles publiques auront découragé tous les élèves, l'Etat aura moins de soucis avec son budget.
Découvrez l'actualité en vers et contre tout sur http://poactu.canalblog.com/
Ecrit par : Philippe Gras | 27 juin 2006
Je suis entièrement d'accord avec vous. Moi-même, bien qu'étant prof dans le public et croyant profondément en cette école bien malmenée actuellement, je choisirai pourtant le privé pour mes enfants...
Ecrit par : Christine | 27 juin 2006
Toutes les réformes régressives ont contribué à mettre en échec des élèves qui n'auraient jamais dû l'être .
Or si la réussite scolaire cadre , structure, renforce un élève , l'échec scolaire le désoriente , le déstabilise , le fragilise .
La transmission des savoirs imposait une discipline : attention, concentration , rythme , contraintes et règles de travail .
Sa suppression a donc entraîné la disparition de l' éducation scolaire qui en découlait naturellement .
D'où les difficultés croissantes de discipline qui nuisent à l'instruction car tout apprentissage requiert :
- l'autorité du maître
- et l'effort de l'élève
dans une ambiance de travail .
M.H.
Ecrit par : M.H. | 27 juin 2006
MAIS... il manque la fin de l'histoire !
Arthur continue-t-il à être violenté par Alan?
A-t-on reconnu la souffrance d'Arthur? Qu'a-t-on fait pour ( ou contre ) le Alan en question?
A ce point de l'histoire, on ne peut pas trancher entre les affirmations de la mère et les allégations du camp adverse ( instit + parents ) .
Qu'est-il donc advenu pour Arthur et Alan?!
Ecrit par : Jérémy | 27 juin 2006
Eh OUI, merci à Jospin........
Ennui, ennui quand tu nous tiens!!!!!
Je n'ai aucune honte à dire que l'école détient le pouvoir en ce qui concerne nos enfants. Pression sur les enfants, sur les parents. Langage utilisé qui ne veut rien dire, hormis noyer le "poisson".
Ils ne sont pas beaux les dessous de l'E.N. Et un grand nombre d'enseignants en jouent.
C'est tellement facile de dire qu'un enfant est incontrôlable, plutôt que de chercher à comprendre pourquoi (c'est à dire, comme le dit JPB, le nourrir intellectuellement).
Les mots à la mode sont : immaturité, hyperactivité, aucune concentration, écrit mal, mal être.....
Il faut tout de même se rendre compte que les enseignants jouent aux apprentis doctors, en conseillant aux parents de consulter un psychologue scolaire (surtout pas extérieur à l'école), orthophoniste, etc, dès qu'il y a un petit soucis avec un enfant. Conseils utiles parfois, mais très souvent disproportionnés.
A QUI LA FAUTE ?????????
Arrêtons de parler constamment des parents.
Un enfant a besoin de limites. Et dans une classe, c'est l'enseignant qui doit les donner.
Sa mission première est d'enseigner, et non pas de faire de la garderie.
EXIGEANCE : respect et apprentissage devraient être étroitement liés.
Catmano dit "et si l'erreur commencait bien avant 6 ans ?"
Evidemment qu'elle commence avant 6 ans.
Il serait grand temps de s'en rendre compte.
Les enfants évoluent dans un monde, où dès le plus jeune âge, les jouets les éveillent.
Quand ils arrivent à l'école, beaucoup d'entre eux, seraient prêts à découvrir les joies de l'apprentissage. Mais la petite section est une garderie, la moyenne section est une classe de sociabilisation avec quelques petits exercices et cette fameuse sieste, la grande section n'a pratiquement aucun lien de préparation avec le CP.
De plus, comme l'école tire vers le bas, les enfants qui ont plus de potentiels que d'autres sont en attentes, donc l'ennui, comme peut-être le petit Alan. Et dès la maternelle, dans son dossier scolaire sera inscrit : enfant à problemes. Devrait être vu par le psy scolaire et derrière va arriver la batterie du RASED.
Quand comprendra-t-on :
que l'école n'est plus en adéquation avec les enfants,
que l'école admet et met en place du soutien pour les plus faibles,
que l'école enseigne aux élèves moyens dans toute leur diversité,
et que l'école met aux oubliettes les meilleurs.
Le tout accomodé d'une sauce d'enseignement allégée.
L'école qui se voulait égale pour tous, a elle-même instauré l'inégalité. Une vraie fabrique d'ignares, qui ne tient rarement compte des particularités de chacun.
Mais heureusement, une minorité d'enseignants commencent à réagir, beaucoup de parents commencent aussi à se préoccuper de se délabrement intellectuel, les médias semblent s'approprier ce sujet qui leur fera vendre du papier.
Cela veut dire, qu'il faut garder espoir.
Ecrit par : Carole | 28 juin 2006
GENERALISATION!
Je vous livre mon expérience:
Dans le collège public ou j' enseigne depuis 23 ans, nous avons "sorti" les élèves violents du système habituel en les confiant à une autre équipe pédagogique volontaire composée de Profs, du CPE, de surveillants. Tout s' est bien passé et petit à petit ces élèves, très difficiles croyez moi, ont réintégré leurs classes sans poser le moindre problème jusqu'a aujourd' hui.
Pour autant, je ne dis pas, moi, que tout se passe ainsi partout! Pourquoi généralisez vous ainsi? A partir d' un fait très regrettable et grave, vous "descendez" toute l' Education Nationale! C' est un procès en sorcellerie digne du Moyen Age. Et c' est toujours la même "technique": vous partez d' un fait et vous en faites un "exemple" général. C' est de la manipulation.
Il existe dans toute l' Education Nationale des équipes pédagogiques formidables qui font un travail extraordinaire sortant des sentiers battus. Ici on n' en parle JAMAIS! Tous les profs sont des "démissionnaires", des profiteurs, des feignants. Mais on se moque de qui?
Plutôt que dénigrer sans cesse, plutôt que démolir l' existant, soyez un peu plus positifs et moins aigris. Arrêtez de vous focaliser sur les IUFM ou sur Meirieu! Construisez avec nous et venez observer les expériences pédagogiques qui fonctionnent. Ce la vous fera le plus grand bien! Vous savez, nous les "anciens" comme les jeunes profs, Meirieu ou les IUFM, mais quelque part ON S EN FOUT!!!!! Mettez vous ça dans la tête une bonne fois.
Votre combat est respectable; hélas il est fondé sur l' erreur.
Chris
Ecrit par : chris | 28 juin 2006
"Vous savez, nous les "anciens" comme les jeunes profs, Meirieu ou les IUFM, mais quelque part ON S EN FOUT!!!!!" Chris dixit.
Mais, vous faites comment pour mener vos "expériences" ? Au petit bonheur, la chance ?
Comme d'habitude, un très bon texte de JPB qui ressemble fort à ce que j'ai vu en maternelle et en primaire pendant mon "stage en immersion" organisé par l'IUFM.
Ecrit par : Le Rhéteur | 28 juin 2006
Mon pauvre Chris,
comme d'habitude vous cherchez les coups. Où avez vous lu que JPB critiquait les enseignants ? Il est , me semblet-il dans ses écrits, le premier a les soutenir, il est d'ailleurs le premier a trouver formidable le travail produit par tous ces profs dans les zones difficiles, et a demander sans cesse qu'on ne les laisse pas, comme trop souvent, sans le moindre soutien ni même une once de reconnaissance des Inspecteurs. J'imagine qu'il fait allusion a quelque histoire qu'on lui aura raconté, ou qu'il aura connu pendant sa carrière. Vous avez raison de dire qu'il y a des tas de moyen a mettre en oeuvre par l'équipe pédagogique (comme vous semblez le faire et avec succès), encore faut-il le vouloir!!! Et comme vous le précisez, la violence n'est pas une fatalité, la preuve !
Leopoldine
Ecrit par : Léopoldine | 28 juin 2006
"Où avez vous lu que JPB critiquait les enseignants ?"
Je persite et signe: Monsieur Brighelli ne supporte pas les professeurs qui appliquent des méthodes qui ne sant pas dans sa "ligne". Je n'ai pas le temps ce soir de vous faire la liste des citations, mais c' un un florilège!
Chris
Ecrit par : chris | 28 juin 2006
Mais c' est un florilège...J' ai écrit un peu vite...
Chris
Ecrit par : chris | 28 juin 2006
Quand comprendra-t-on :
que l'école n'est plus en adéquation avec les enfants,
que l'école admet et met en place du soutien pour les plus faibles, IL NE FAUT PAS?????????
que l'école enseigne aux élèves moyens dans toute leur diversité, OUI ET ALORS????????
et que l'école met aux oubliettes les meilleurs. TOTALEMENT FAUX!!!!!!! Les meilleurs élèves restent et resteront excellents. Mes meilleurs élèves de 3ème ont, à de très rares exceptions, fait de brillantes études. Et c' est tant mieux bien entendu!
Si je vous suis bien, l' Ecole DOIT enseigner aux meilleurs et écarter les plus en difficultés??? Mais je ne trouve de satisfaction dans ce métier qu' à aider les plus faibles! Faire passer un élève de 4 de moyenne en septembre à 11 en fin d' année me fait plus plaisir (et est plus difficile) que de constater qu' un autre est resté à 18 de septembre à juin (ce dont je ne manque jamais de le féliciter!)
Chris
Ecrit par : chris | 28 juin 2006
" Faire passer un élève de 4 de moyenne en septembre à 11 en fin d' année me fait plus plaisir (et est plus difficile) que de constater qu' un autre est resté à 18 de septembre à juin "
C'est lamentable de lire ça. On croirait lire le père Oraison rappelant les paroles de Jésus sur la brebis égarée, la drachme perdue ou le fils prodigue. Il ne s'agirait pas de confondre l'enseignement du français et des maths avec les paraboles de la miséricorde (si vous ne les connaissez pas, reportez vous à Luc, 15, elles vous plairont à coup sûr).
Chris, remettez-vous en question ou assumez vos choix et dites tout de go : un mauvais élève mérite qu'on s'occupe plus de lui qu'un bon, qui peut se débrouiller tout seul ( et qui n'a donc qu'à le faire ) .
Ecrit par : Jérémy | 28 juin 2006
@ Chris. Pour aller dans le sens de Jérémy : Vous assumez comment notre rôle de sélection par la note ? (On v ala faire sous forme de QCM, ce sera plus proche des méthodes de l'IUFM)
a. Vous n'en mettez pas.
b. Vous favorisez les plus mauvais en truquant les résultats.
c. Vous jouez le jeu avec une mauvaise conscience atroce, mais faites votre ciel en faisant le procès de JPB sur son blog.
La forme de discrimination par le niveau que vous faites est atroce. On retournerait votre phrase en inversant ses deux membres que vous hurleriez à l'élitisme ("moi, mon plaisir, c'est faire progresser les bons" à peu de choses près).
A jouer ce petit jeu du nivellement, on a dégouté de la méritocratie toutes les élites (ou presque) qui auraient pu sortir des milieux populaires en ruinant leur confiance en l'école...
Ecrit par : Le Rhéteur | 28 juin 2006
" La forme de discrimination par le niveau que vous faites est atroce. On retournerait votre phrase en inversant ses deux membres que vous hurleriez à l'élitisme. "
Eaxctement. Tout est dit.
Fermez le rideau, la farce est jouée.
Bien, et qu'est-il donc advenu à Alan et Arthur? Le premier continue-t-il de nuire au second?
Ecrit par : Jérémy | 28 juin 2006
Chris,
Vous rendez vous compte de ce que vous écrivez.
Vous aidez les plus faibles (et c'est votre satisfaction personnelle).
MAIS, reconnaissez que ceux, comme vous dites ont 18 de septembre à juin, c'est tellement normal, qu' ils attendent patiemment que les autres tout au long de l'année remontent leur niveau. Donc, oui ils sont aux oubliettes.
Et vous prouvez que je n'ai pas tort, car vous dites :
"Mais je ne trouve satisfaction dans ce métier qu'à aider les plus faibles". Il me semble que vous êtes rémunéré pour faire avancer une classe entière, donc chacun avec ses + et ses - doit être pris en considération.
Alors, qu'il soit mis en place du soutien pour les plus faibles OK.
Mais qu'à l'autre extrémité, de bons élèves se trouvent pénalisés, dû au niveau moyen d'enseignement, je m'insurge.
Attendre provoque l'ennui, alimente la paresse, et le goût de l'effort peut disparaître.
Donc, OUI, l'école nivelle par le bas.
L'injustice est autant au niveau des programmes, qu'elle l'est aussi, au niveau des comportements sélectifs, des professeurs vers les élèves. Les bons élèves sont "bridés".
Et après, on se demande pourquoi les parents sensés changent leurs enfants d'école, pourquoi on ne veut plus de la carte scolaire, avec comme cliché, ces parents ont choisi des écoles d'élites.
Donc, comme le dit Jérémy on pourrait dire discrimination (sémantique très à la mode en ce moment), et j'ajouterais discrimination intellectuelle.
Mais, il est vrai qu'en France, l'argent, l'intelligence et la réussite sont des sujets totalement tabous.
Ecrit par : Carole | 29 juin 2006
Chris, il est tout à votre honneur de passer du temps avec les élèves les plus faibles pour essayer de les remettre à niveau... Mais je rejoins les autres sur le fait que, dans la présentation de vos actions, il semble que les bons soit laissés à leur propre sort, ce qui est dommage pour eux!
Encore une fois, vous semblez déplacer le débat vers une opposition de personnes alors que l'objet de ce blog est une opposition de méthodes de travail, de système éducatif, si vous préférez.
Il y a en effet une généralisation qui est faite et qui est compréhensible:
on parle de la jeunesse de notre pays, c'est à dire la futur force vive de la France, qui s'avère être également nos enfants ou petits-enfants, et le constat général est que de plus en plus d'enfants ne savent toujours pas lire en arrivant au collège et celà ne l'handicape en rien (ou si peu) dans sa progression vers le Bac.
Alors, oui! Il y a bien des enseignants qui font se qu'ils peuvent pour intervenir à leur niveau pour combler certaines carences (à l'image de votre témoignage, le problème est que toutes ses actions sont noyées dans la masse, brassées dans la dégradation générale, et risquent fort de n'avoir qu'une portée temporaire, car les élèves changent d'établissement au cours de leur scolarité, et les équipes pédagogiques et les enseignants aussi. Du coup l'élève qui a des difficulté et qui va être épaulé durant une année, ne le sera plus forcément l'année suivante, et il risque d'êrte de nouveau dépassé.
Il n'est pas l'heure de faire des procès de personnes, nous avons besoin de tous les enseignants, et de leur avis, pour progresser dans l'élaboration d'un système qui puisse permettre de tirer le meilleur de chacun des élèves, sans laisser personne à l'abandon. Et pour l'instant, il nous semble que ce système doit se baser, dès le plus jeune age, sur un retour à des règles imposées et à un apprentissage des fondamentaux viable et sérieux, dont seule l'acquisition sans faille doit permettre la progression scolaire. (et non ce qui se fait aujourd'hui, en baissant les niveaux et en harmonisant les notes pour faire coire que tout va très bien!)
Ecrit par : Yvon GOUGIS | 29 juin 2006
"de plus en plus d'enfants ne savent toujours pas lire en arrivant au collège et celà ne l'handicape en rien (ou si peu) dans sa progression vers le Bac."
Corrections: ne les handicape... ...dans leur progression
"font se qu'ils peuvent" => ce
"(à l'image de votre témoignage" => ...)
"des difficulté" => difficultés
Ecrit par : Yvon GOUGIS | 29 juin 2006
"Chris, il est tout à votre honneur de passer du temps avec les élèves les plus faibles pour essayer de les remettre à niveau... Mais je rejoins les autres sur le fait que, dans la présentation de vos actions, il semble que les bons soit laissés à leur propre sort, ce qui est dommage pour eux!"
Mais ABSOLUMENT PAS! C' est de la paranoïa pure et simple! Mes élèves les plus brillants, et il y en a beaucoup plus qu' on ne veut bien le dire, ne sont pas mis de coté, bien au contraire. Je m' appuie très souvent sur eux pour les pousser dans leurs retranchements; en effet, avec ceux là, on peut, on DOIT, être plus exigeants encore qu' avec "les autres". Ils onr simplement des capacités d' autonomie et très souvent des moyens à la maison beaucoup plus importants que leurs camarades en difficultés. Vous savez tous très bien que 80% des élèves brillants sont issus de milieu socio-culturel "avantagé" (ce n' est pas une critique; c' est un fait).
Mais pour autant, et pour la dernière fois, nous ne les laissons pas de coté! Cette idée est véhiculée depuis quelques années et elle est devenue une contre vérité.
Arretons les généralisations s' appuyant sur un cas par ci par là. Les élèves brillants restent brillants et réussissent leurs études, ce qui est parfaitement normal évidemment!
Chris
Ecrit par : chris | 29 juin 2006
"Et pour l'instant, il nous semble que ce système doit se baser, dès le plus jeune age, sur un retour à des règles imposées et à un apprentissage des fondamentaux viable et sérieux, dont seule l'acquisition sans faille doit permettre la progression scolaire. (et non ce qui se fait aujourd'hui, en baissant les niveaux et en harmonisant les notes pour faire coire que tout va très bien!)"
Là encore c' est une légende qui court dans les salles de profs et dans les jurys d' examens dominés par la très puissante et très influente Société des Agrégés. Cette histoire d' harmonisation des notes est un leurre qui a été lancé par cette Société, véritable Etat dans l' Etat, à des fins partisanes et politiques. Il arrive qu' un jury rétablisse un certain équilibre mais absolument pas au profit d' un mot d' ordre de "tripatouillage" permettant de faire croire que tout va bien!
"Et pour l'instant, il nous semble que ce système doit se baser, dès le plus jeune age, sur un retour à des règles imposées et à un apprentissage des fondamentaux viable et sérieux"
Là dessus, TOUT LE MONDE est d' accord! C' est une porte ouverte! On dirait du Ségolène Royal dans le texte! Ce qui me ravit d 'ailleurs puisque je la soutiens à 100%.
Je sens que je vais encore me faire des amis moi... Rires!
Chris
Ecrit par : chris | 29 juin 2006
" Faire passer un élève de 4 de moyenne en septembre à 11 en fin d' année me fait plus plaisir (et est plus difficile) que de constater qu' un autre est resté à 18 de septembre à juin "
C'est lamentable de lire ça"
Ce type d' attaque ne m' atteint pas, sachez le. D' autant qu' elle est fondée sur l' omission; pourquoi ne pas m' avoir cité entièrement? Je félicite et fais travailler bien plus les bons élèves que les moyens ou faibles, en tout cas autrement.
Je constate qu' ici, travailler autrement et favoriser L' ENSEMBLE de sa classe est très mal vu.
Il faudrait retourner à l' Ecole et apprendre à lire. venez dans ma classe, je vous ferai travailler...dur!
Chris
Ecrit par : chris | 29 juin 2006
Une source serait la bienvenue, ou est-ce une situation théorique inventée ? Le lien entre méthode globale et violence à l'école me paraît quand même peu évident. Là encore une source (étude) serait la bienvenue. Et puis généraliser à partir d'un cas n'est pas d'une grande honnêteté intellectuelle.
Quant à la corrélation violence / émeutes de 2005 / montée en puissance des pédagogues, c'est carrément n'importe quoi.
Ecrit par : Un prof | 29 juin 2006
entendu ce matin de la bouche du ministre dans "les 4 vérités" sur France2:
à partir de la rentrée sera ajouté en classe de 3ème, 3h par semaine de cours d'orientation professionnelle....
quels cours vont devoir être supprimés pour dégager un peu de place dans les emplois du temps?
pas plus de commentaire.............
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 juin 2006
On ne peut que constater à travers les différents commentaires, que chaque enseignant fait sa petite cuisine dans sa classe sans aucun fil conducteur.
A Prof,
Montée en puissance des pédagogues et déclin des fondamentaux sont totalement associés.
La violence scolaire aurait pu être évitée si exigeance, respect et application du réglement intérieur des écoles étaient appliquées. Un enfant qui travaille scolairement a la tête bien occupée, et cela n'a jamais tué personne.
Emeutes de 2005 : si la justice était moins laxiste et plus rapide (sous couvert de l'âge des délinquants), nous n'en serions pas arrivés à ces débordements.
Impunité 0 n'existant pas, ces délinquants sachant qu'ils seront relâchés au terme d'une heure de comparution, la vie est belle.
Alors il est inutile de se rejeter constamment les fautes.
Nous vivons dans un système hypocrite, et qui fait le jeu des politiques. Pendant ce temps tout explose.
Ecrit par : Carole | 29 juin 2006
Si je ne suis pas pour des cours d'orientation à 3 heures par semaine et surtout si cela est encore pris sur les matières d'enseignement, il faut reconnaître à force d'expérience, que la mauvaise information sur l'orientation est une des raisons mineures sans doute mais non négligeables de la panne de l'ascenseur social.
Certains conseillers ( ères) d'orientation font dans les collèges
un travail grand-guignolesque qui n'aide pas franchement les élèves à s'y retrouver. Quant à leur passage dans les classes entières, la dernière fois cela s'est passé pour mes 3èmes sous forme ludique, avec un résultat totalement inefficace. Je vous passe les modalités du jeu... mais j'ai dû refaire une heure d'explications après pour répondre aux questions que se posaient les élèves... Bref, peut-être, n'ai-je pas eu de chance.
Mais il faut constater qu'un des moyens de sélection sauvage actuellement au collège est aussi dû au fait que l'information circule mal, à coup de brochures brillantes en papier glacé émises par le conseil général ou régional mais auxquelles les familles défavorisées ne comprennent pas grand-chose. Et quand elles trouvent qqu'un pour leur expliquer le contenu de la brochure, la personne ne raconte pas forcément que telle option en seconde dans le lycée machin permettra d'être dans une bonne classe, que telle option au contraire vous enverra dans le lycée truc nettement moins coté....Tout ce qui relève du non-dit, que l'on sait quand on est au courant, avec des parents qui peuvent s'informer, osent téléphoner dans les lycées, lire entre les lignes....
Du coup les familles peu informées ont tendance à reproduire des schémas de société obsolètes; le grand frère a fait un BEP, donc la fille qui arrive fera la même chose même si elle peut faire autre chose...
Je pense vraiment qu'il faut s'attaquer à ce problème de l'orientation qui n'est pas correctement faite actuellement, même si , je n'en doute pas, quelques conseillers doivent quand même réussir à faire du bon travail.
Ecrit par : elisabeth. | 29 juin 2006
"Là encore c' est une légende qui court dans les salles de profs et dans les jurys d' examens dominés par la très puissante et très influente Société des Agrégés. Cette histoire d' harmonisation des notes est un leurre qui a été lancé par cette Société, véritable Etat dans l' Etat, à des fins partisanes et politiques"
Pur délire sur la société des agrégés dont je ne fais pas partie. Monsieur Brighelli à ma connaissance n'en fait pas partie.Cette société est si puissante que le statut d'agégé coincé entre l'enseignement secondaire et l'enseignement supérieur se dégrade d'année en année!
Je vous renvoie à ce que j'avais écrit le 2 février dernier en réponse au fatras du proviseur Daniel Rousseau sur :
http://reseaudesbahuts.lautre.net/article.php3?id_article=155
Je ne me se sens pas diffamé,comme ancien et futur membre de jury du bac, par Mr J-P.B. Dans un autre Blog où notre cher proviseur a laissé un message à peu près semblable il dit ne pas aimer certaines expressions françaises telle que "Nivellement par le bas". Il ne doit pas aussi aimer l’expression "juge et parti". IL faut avant tout savoir que la règle est d’arrondir la note au point supérieur : ainsi un petit 9.25 se transforme en 10. Il faut savoir aussi qu’ après l’harmonisation avant correction où on met déjà le maximum de points aux questions les plus faciles il y a une harmonisation après correction pour corriger le tir. Et ce n’est hélas pas fini ! Ce n’est pas pour nous faire gagner du temps qu’on nous demande ensuite de rentrer les notes en machine.(J’en veux pour preuve les rentrées vexatoires,mises en place par Allègre, au 1er septembre même lorsqu’il tombe un vendredi comme cette année). Non c’est tout simplement pour permettre au rectorat de faire ,avant la première délibération du premier jury, une projection des résultats.Il peut alors au besoin faire pression sur les présidents des jurys pour qu’on "remonte"(après consultation du livret scolaire) un candidat avec 9.5 de moyenne pour le déclarer admis et qu’un candidat avec 7.5 de moyenne se retrouve comme par enchantement à 8 pour qu’il soit admissible. Pour m’informer j’ai suivi la formation mis en place pour préparer le concours accessible aux enseignants se destinant à la profession de notre cher proviseur. J’y ai appris des expressions qu’il ne doit peut être pas aimer mais qu’il est obligé d’appliquer telle que "gestion des flux". Il s’agit en effet de se conformer aux directives sur les pourcentages tolérés de redoublement quelles que soient les notes des élèves ! Pour finir je dirai que ce que j’ai le plus apprécié au cours de cette formation c’est la franchise d’un formateur,collègue de notre cher proviseur qui nous conseillé en apparté d’être aux épreuves orales d’aussi mauvaise foi qu’eux. Ainsi cher proviseur je ne dirai pas que vous mentez mais que vous êtes de mauvaise foi. La vérité n’est ni relative ,ni réactionnaire, ni de gauche, ni de droite, ni d’extrême gauche elle se contente d’ETRE. Un prof résistant
Ecrit par : JO | 29 juin 2006
Depuis quelques jours, les milieux pédagogistes tel le Café pédagogiste relaient une information que l'on peut lire dans dernier numéro du Point.
Il s'agit de la plainte déposée par les maisons d'édition Nathan et Bordas contre l'association S.O.S Education. Loin de moi l'idée de défendre cette dernière. Association obscure aux pratiques "commerciales" agressives, elle se contente de reprendre à son compte les critiques récentes émanant d'enseignants voulant encore sauver le système. Malgré l'absence d'enseignant dans l'équipe de salariés, elle a obtenu quelques succès médiatiques que les deux maisons d'éditions tentent aujourd'hui de faire payer.
Non, ce qui est cocasse, c'est de voir avec quelle célérité les pédagos se portent au secours de Bordas et de Nathan.
Eux qui par ailleurs dénoncent démagogiquement l'emprise de l'ultra-libéralisme sur l'éducation nationale (un Nico Hirtt est plus crédible dans ce domaine) semblent oublier quelque peu l'identité du propriétaire de Nathan et Bordas.
Ces deux maisons font partie du groupe Editis, lui-même propriété du groupe Wendel Investissement dont je vous laisse découvrir le portrait du président pour ceux qui ignorent encore tout de la saga des maîtres des forges.
http://www.wendel-investissement.com/edito%20EAS.php
Il est donc cocasse de voir les pédagos soutenir les libéraux mais rappelons nous que l'alliance est déjà ancienne ("Il faut multiplier les Gaby Cohn-Bendit et les Marie-Danièle Pierrelée, et créer 1000 collèges et lycées expérimentaux."
Alain Madelin, Libération du 24-11-2000).
Le grand patronat a déjà pris depuis longtemps la saine habitude de placer sa progéniture dans des établissments privés et protégés des errements pédagogistes de l'extérieur.
Instruire correctement le peuple n'entre pas dans ses considérations du moment qu'il arrive à fourguer sa camelote.
Mais gageons que devant les succès commerciaux de Belin (encore indépendante soi-dit en passant) éditrice des méthodes Boscher et Léo-Léa, Nathan et Bordas se rattraperont bien vite encouragées d'ailleurs par la dernière brochure envoyée aux instituteurs. Les affaires sont quand même les affaires.
Donc le slogan de l'été pour les pédagos sera :
Contre le retour de la tradition !
Le baron avec nous !
Ecrit par : Guillaume | 29 juin 2006
Bonjour M. Brighelli,
Je voulais apporter quelques observations « en vrac » sur mes quatre premières années en tant que professeur des écoles. Après une année de formation à l’IUFM, je suis en train de terminer ma troisième année d’enseignement face à une classe.
- Tout d’abord, à l’IUFM, on m’a longuement expliqué qu’un enfant doit se sentir bien à l’école. Naturellement, personne ne peut être contre cette idée. Toutefois, sous prétexte que l’enfant doit se sentir bien à l’école, un laxisme gangrène beaucoup d’entre elles, dont celles dites en « zones d’éducation prioritaire ». Dans mon école par exemple, on a souvent l’impression que les élèves en franchissent le seuil, comme s’ils entraient dans leur chambre. L’école semble simplement être une pièce supplémentaire de la maison. Une pièce d’ailleurs très « sympa » car il y les copains mais pas les parents… Pour supprimer ce laxisme, il faudrait sans doute que TOUS les enseignants soient prêts à reprendre les élèves et à leur rappeler certaines limites quand ils pénètrent dans l’enceinte scolaire quitte à froisser la susceptibilité de quelques parents. Car devant la porte de l’école ou la grille de la cour, il y la maman qui a laissé entrer son enfant, son enfant qui parle fort et familièrement avec un chewing-gum dans la bouche, une casquette de travers (façon rap) et qui ne répond pas au bonjour de l’enseignant qui surveille l’entrée. Or froisser ces quelques parents, c’est s’assurer à coup sûr des ennuis et des conflits supplémentaires en classe (car ces parents peuvent tenir alors un discours qui dénigre l’enseignant). Quel enseignant est alors prêt à risquer des conflits supplémentaires dans sa classe pour un manque de politesse, un chewing-gum et deux trois grossièretés dites devant lui, et voir ainsi ses conditions de travail se dégrader ? Aujourd’hui très peu. On préfère tolérer l’incorrection et le manque de politesse, en utilisant le prétexte de l’enfant qui doit se sentir bien à l’école plutôt que de se frotter à des problèmes d’éducation qui seraient susceptibles d’engendrer des conflits « enseignant/élève » et « enseignant/parent ».
Ce laxisme touche également les enseignants dans ce qu’ils enseignent. Ainsi, un « grand-gourou » de la formation à l’IUFM que j’ai dû observer durant ma formation a même déclaré les paroles suivantes en parlant d’un de ses élèves de CE1 : « C’est pas grave s’il ne sait pas lire, du moment qu’il se sent bien à l’école ». A quoi sert l’école alors ??? Cet enseignant-formateur est aujourd’hui inspecteur avec les éloges de ces supérieurs.
- Toujours, à l’IUFM, on m’a bien expliqué que je ne devais pas compter sur les parents pour quoi que ce soit. Mes collègues et moi-même le constatons chaque jour. Les trousses sont incomplètes, pour plus de la moitié des élèves. Il manque toujours deux trois stylos bleus, noirs et verts, autant de tubes de colle, de paires de ciseaux, de règles, de gommes, de crayon de papier chaque jour. Il arrive même une fois de temps en temps qu’un élève vienne sans son cartable… Par conséquent, il faut organiser à chaque instant un système de prêt pour que chacun puisse travailler. Un système qui perturbe les cours et qui conduit à la déconcentration permanente de la classe. Beaucoup d’enseignants préviennent les parents par écrit dès que la trousse de leur enfant n’est plus complète, mais le plus souvent hélas (dans mon école en tout cas), des parents ne réagissent pas avant plusieurs semaines, voire jamais. Que faire alors ? Comment faire pression sur ces parents pour qu’ils permettent à leur enfant de travailler dans de bonnes conditions ? Ce n’est quand même pas à l’enseignant d’acheter le matériel de ses élèves quand il fait ses courses ! Certains parents n’hésitent pas à dire au maître qu’ils ont déjà fourni plusieurs stylos bleus et qu’ils n’en fourniront plus ! Plutôt que de sensibiliser leur enfant à la valeur des choses, ils s’en prennent à l’enseignant. Comme c’est l’école qui « s’occupe » des enfants, certains s’imaginent que c’est à elle de gérer l’achat ou le prêt du matériel solaire de base. Il me semble qu’il est encore de la responsabilité des parents usagers d’un service publique gratuit que de faire en sorte que leur enfant soit en capacité de travailler chaque jour. C’est du bon sens ! Avec l’allocation de rentrée scolaire, le minimum serait que le maître n’ait pas à se plaindre de ce type de problème qui empoisonne le quotidien de sa classe. Si j’écrivais un mot dans chaque cahier de liaison à chaque fois qu’il manque un pot de colle, un stylo, une paire de ciseaux, une feuille de classeur, à raison de 10 « oublis » par jours (c’est une moyenne), c’est 1800 pages de cahier que je devrais noircir en une année…. Il est, je crois aussi, de leur responsabilité de s’impliquer un minimum dans le suivi à la maison. On m a souvent dit que beaucoup de familles n’ont pas les compétences pour s’investir dans l’instruction de leur enfant. Possible, mais qu’entend-t-on par « beaucoup » ? S’impliquer, c’est ouvrir les cahiers et consulter le travail de son enfant au moins une fois par semaine. Est-ce que cela demande des compétences particulières que seule une élite de la population française maîtriserait ? La réponse est évidente : c’est NON !! Cela demande juste un peu de temps. En fait, rares sont les parents qui ne sont pas en mesure de signer les cahiers de leur enfant et de le gronder si le travail est mauvais. Pourtant, je dois constater que pour plus d’un tiers de ma classe, les cahiers ne sont pas consultés… De même la plupart d’entre eux devrait être capable de les aider à apprendre leurs leçons. Pourtant, régulièrement « on » me dit le contraire… et « on » voudrait me faire croire que les parents n’auraient pas les compétences nécessaires pour faire réciter une leçon de français (de quelques lignes) à leur enfant ! En réalité, ils en sont capables, mais certains d’entre eux ne veulent pas là encore prendre le temps de le faire. Ils s’en lavent les mains, c’est l’école qui doit s’en occuper (ce que Mérieu et les IUFM rabâchent). Par ailleurs, pour ne pas favoriser les familles qui pourraient s’investir, les programmes interdisent le travail écrit. Ainsi, les familles qui voudraient faire plus pour leur enfant, ne peuvent pas le faire facilement. Et les parents qui n’ont pas l’intention se s’investir outre mesure savent qu’on ne doit pas en donner. Par conséquent, si on en donne, c’est s’assurer là encore un conflit. J’ai déjà eu des parents qui m’ont dit que je n’avais pas à donner du travail écrit (ne serait-ce qu’un verbe à conjuguer ou une opération à effectuer…) à leur enfant… et ils avaient raison légalement, mais était-ce le bon choix pour leur enfant ? Autre argument qu’on me rétorque : celui de dire que les journées d’écoles sont déjà longues et que les enfants sont fatigués. Cet argument me laisse pantois. Si tel est le cas, alors pourquoi le législateur n’a-t-il jamais songé à les diminuer ? A mon avis, si la « fatigue de l’enfant » n’est sans doute pas infondée, elle est surtout un prétexte utilisé par les familles qui ne veulent pas passer du temps à la maison sur le travail scolaire. Un élève attentif ne passe que quelques minutes le soir à réviser. Un élève non attentif peut facilement passer une heure à apprendre sa leçon qu’il n’a pas comprise. Un parent qui se rend compte que son enfant ne comprend rien à ce qu’il doit apprendre, devrait se poser des questions sur la vigilance de celui-ci en classe plutôt que de chercher des excuses pour qu’il n’ait rien à faire le soir et dire que c’est trop long. La loi fait beaucoup pour déresponsabiliser les parents dans la scolarité et la réussite de leur enfant.
En tout cas dans les familles les plus favorisées, on sait donner des devoirs car on en connaît l’utilité.
- Dans le même genre d’idée : grand nombre d’enseignants voient leur moral miné par les incivilités quotidiennes que des p’tits durs de 9-11 ans leur font subir. Dès cet âge, on rencontre des élèves à l’attitude volontairement provocatrice, qui ne supportent pas l’autorité. Certains, même à cet âge, veulent montrer qu’ils peuvent tenir tête à leur maître, même si celui-ci les punit, même si celui-ci rencontre ses parents. Il faut répéter constamment de mettre le chewing-gum à la poubelle. S’ils ne protestent pas pour y aller, deux minutes plus tard, ils en ont un nouveau dans la bouche. Ces mêmes élèves refusent parfois de travailler, surtout si ce travail demande un effort. Dans la cour, ils terrorisent les autres, en les violentant et en affirmant qu’ils ont été provoqués… Mentir est leur arme principale ! Rencontrer les familles ne change rien. Certains parents ont d’ailleurs du mal à nous croire. D’autres croient les mensonges de leur enfant et jugent normal que leur enfant se venge… Ainsi, il ne faut pas s’étonner si l’attitude reste n’évolue pas. Que deviendront ces futurs citoyens ? Chaque jour, on assiste aux mêmes scènes : que se soit en classe, ou en récréation, ils jouent aux petits caïds et terrorisent les plus « faibles ». Ils n’hésitent pas à exprimer leur haine envers la police, ou envers les hommes politiques, quand dans le cadre de la semaine de la citoyenneté, la visite du commissariat de la ville est préparée…. Ils ont 9-11 ans, et semblent hélas être de futurs voyous en puissance. Les enseignants ne parviennent pas à changer leur comportement. Explications et punitions n’y font rien. De leur côté, les familles, ou font la sourde oreille, ou minimisent. Quant à celles qui sont conscientes du problème, elles ne savent plus comment gérer leur fils (c’est plus rarement une fille)…. Mais de toute manière, que leur enfant soit odieux ou non, il doit être accueilli dans l’école tous les jours, il va dans sa classe tous les jours, et gêne au passage ceux qui veulent travailler tous les jours… Et quand les parents en ont assez qu’on leur dise que leur enfant est violent, dangereux ou insolent, ils finissent par s’en prendre à l’école. Petite anecdote qui m’est arrivée récemment. En guise de punition, j’avais privé un élève insupportable de la sortie scolaire qui devait avoir lieu quelques jours plus tard. L’élève en question était prévenu depuis plus d’un mois du risque de voir la sortie supprimée et il n’avait rien fait pour arranger son attitude. Trois jours avant la sortie, à 16H30, la maman était à la porte de l’école et a contesté ma décision. Elle s’est emportée et m’a insulté devant les autres élèves, des parents et mes collègues…
- Autre idée qui contribue aussi à la dégradation de l’image de l’école, celle-ci est inscrite dans les programmes : l’enfant au centre des apprentissages. « L’enfant » doit construire ses savoirs par lui-même grâce au « maître-animateur »… Il ne doit pas être un élève à élever (dans le sens prendre de la hauteur) par le maître, non c’est « un enfant » qui ne demande qu’à s’exprimer et à développer ses capacités par lui-même. Il est le créateur et l’acteur de ses compétences et de ses savoirs… Là aussi, il faut éviter à tout prix que l’école ne soit une violence pour lui (on n’a pas cessé de me le répéter pendant 3 ans, jusqu’à l’overdose !). Par conséquent, il est hors de question de lui inculquer un savoir, qui ne lui plairait pas, ou jugé ennuyeux…car cela EST une violence pour lui. Alors, vous pensez, un cours de grammaire qui nécessite de la réflexion, un effort d’écoute, un effort de compréhension et enfin un effort pour apprendre ne peut être qu’un acte de torture pour « l’enfant »…du moins c’est ce qu’on ressasse à longueur de journée dans les IUFM. Après ce même discours est relayé via les conseillers de l’inspecteur régulièrement dans l’année…
- Autre impression qui nuit elle aussi à l’image de l’école : aujourd’hui l’école doit éviter d’apporter une culture classique ; tout se vaut (la chanson rap = la chanson traditionnelle = musique classique). Ainsi, il est aujourd’hui particulièrement mal vu de faire lire à des élèves de CM2 la Comtesse de Ségur, Dickens, Johana Spyri, Selma Lagerlöf ou Mark Twain : c’est bien évidemment trop vieillot. Non, aujourd’hui il y a nettement plus plaisant : ce sont les livres de jeunesse contemporains de la liste de référence des programmes. Ceux-ci stipulent que les élèves doivent lire 2 classiques pour 8 contemporains. Bien sûr, une fois les 8 contemporains lus, il est hors de question de lire quelques classiques supplémentaires. Le ratio doit être respecté. Une conseillère a su me le rappeler ! De plus, il faut zapper d’un livre à un autre. Pas plus de quinze jours sur une même œuvre ; là encore soi-disant pour éviter l’ennui. Pourtant, mes élèves qui ont lu ces ouvrages d’un autre âge, sur une durée un peu plus longue ont toujours été déçus d’arriver à la fin …
- Petite remarque sur le sport : je n’ai rien contre le sport, mais aujourd’hui, on sacralise cette matière. Les programmes stipulent que les élèves doivent faire 3 heures d’EPS par semaine et 2H00 à 2H30 d’Observation Réfléchie sur la Langue (orthographe, grammaire, conjugaison, vocabulaire). A l’IUFM, mais aussi à l’inspection on m’a clairement expliqué qu’il ne faut en aucun cas priver les enfants ne serait-ce que de 5 minutes d’EPS. Ainsi si un élève a des difficultés en mathématiques, il ne faut surtout pas qu’il fasse plus de mathématiques sur les heures de sport. Non, il doit faire des mathématiques, hors de la classe, dans une classe du RASED, pendant que les autres élèves de sa classe font aussi des mathématiques. Par conséquent celui qui a des difficultés dans cette matière ne fait pas plus de mathématiques. Il fait juste des mathématiques autrement m’a-t-on expliqué. Toutefois, dans la réalité, pendant que l’enseignant du RASED essaie de débloquer la situation, les autres progressent et celui qui a des difficultés est condamné à être en retard sur les autres.
- Que dire de la formation des maîtres ??? Elle est calamiteuse !!! Si M.Tout-le-monde savait comment un professeur des écoles est formé, il serait scandalisé ! Aucun savoir n’y est enseigné (pourtant une remise à niveau dans certaines matières ne serait pas du luxe pour la plupart des jeunes enseignants – j’en aurais bien eu besoin pour ma part). Pratiquement aucun cours n’est fourni, ni progression. On nous dit qu’on ne veut pas nous enfermer dans un cadre, que c’est à nous de construire tout cela. Ainsi, chaque année, des dizaines de milliers de professeurs des écoles font des progressions en organisant les notions les unes par rapport aux autres afin de les enseigner. Dans une entreprise privée, il ne viendrait jamais à l’idée d’un patron de demander à chacun de ses employés de reconstruire les outils de travail de l’entreprise et cela chaque année ! Et bien dans les écoles, c’est ce qu’il faut faire.
- Par ailleurs, dans les entreprises privées, on valorise ceux qui travaillent plus. Or dans les écoles, il n’en est rien. Qu’on ait un simple, un double ou un niveau triple, le salaire est le même. Pourtant le temps de préparation et celui passé à organiser la classe est loin d’être le même…. J’y reviendrai.
- Dans les écoles, j’ai souvent observé du gaspillage d’argent public. Des manuels souvent renouvelés coûtent chers. Des salles informatiques sont flambant neuves (car on fait écrire les élèves sur des ordinateurs en prenant les créneaux de français – c’est coûteux en argent, en créneaux de français et cela n’améliore pas plus l’orthographe des élèves). On fait venir des intervenants pour des spectacles musicaux contemporains, on organise des sorties sportives ; là encore il faut payer l’intervenant, louer un car. Les élèves aiment beaucoup ces activités mais cela ne leur fait pas faire moins de fautes (d’orthographe ou de calcul). Il y aussi les assistantes d’éducation. Elles sont très gentilles, mais si on veut un travail efficace avec elles, il faut avoir préparé leur travail de près. Elles n’ont pas le droit de gérer un groupe d’élèves sans la présence du maître. Autant dire que leur champ d’action est souvent très limité. Elles surveillent, aident aux activités informatiques, aux activités manuelles, mais ont très peu d’utilité pour lutter contre les fautes d’orthographe…
- Ensuite, les conditions de travail de l’enseignant sont franchement mauvaises. Aux yeux des parents, et de M.Tout-le-monde, nous sommes des fonctionnaires nantis qui travaillent 26 heures par semaine avec deux mois de vacances l’été. Or des semaines dépassant les 60 heures sont monnaie courante. En dehors de ces 26 heures de cours, il y des heures de préparation, qui nécessitent pour un débutant : 1) décrypter les programmes (l’IUFM ne le fait pas), 2) se mettre à jour sur le contenu (l’IUFM ne le fait pas), 3) Préparer chaque cours (l’IUFM ne le fait pas) 4) les organiser dans une progression (l’IUFM ne le fait pas). Si on a un double-niveau, ce travail est à multiplier par 2. Et il faut en plus réfléchir à ce que la moitié de la classe peut faire seule, sans qu’elle ne perde son temps pendant que l’autre moitié est avec le maître. Un coloriage est une solution de facilité, mais qui n’apporte pas grand-chose à l’élève. Il y a aussi les temps de correction sans oublier les livrets d’évaluation aux 130 compétences à remplir chaque trimestre (au moins 20 heures de travail, pour chaque fin de trimestre). Au passage L’extrême détail de ces livrets présente certes l’avantage de mettre en avant les réussites de chaque élève, mais met à un même niveau des compétences de difficulté et d’importance différentes (par exemple la compétence de CE2-CM1-CM2 : « l’élève comprend et sait reformuler un texte lu par le maître » est au même niveau que la compétence « l’élève comprend un texte long lu silencieusement » et pourtant la difficulté n’est pas la même et est encore bien différente s’il s’agit d’un texte « facile » ou « difficile »…). Il y a les temps de concertation. Il faut aussi souvent faire le point pour les élèves suivis par le RASED. Cela se fait le plus souvent en dehors du temps de classe. Pour faire appel au RASED il faut aussi remplir de la paperasse. Il faut organiser une ou deux réunions par an pour les parents, accepter des rendez-vous individuels, ceux des parents, médecins scolaires, psychologues scolaires… Il faut préparer le travail des assistantes d’éducation…
- Enfin, quelle image le professeur renvoie-t-il aux élèves et aux parents? Avec 1500€ par mois (avec déjà quelques années d’ancienneté), s’il habite en région parisienne, il se loge dans un petit appartement. Il a une petite voiture. Il achète des habits peu chers et parfois de mauvais goûts qu’il revêt en classe… Il est loin d’incarner la réussite sociale et pourtant paradoxalement, il a réussi scolairement… Alors ce donneur de leçons qu’est le professeur des écoles est plutôt mal placé pour faire la morale aux enfants et expliquer aux parents ce qu’ils devraient faire s’ils veulent que leur progéniture réussisse socialement. Pour un concours de catégorie A de la fonction publique, on est sûrement les moins bien payés, d’autant plus qu’il s’agit d’un salaire de 10 mois répartis sur 12. Un enseignant du primaire n’a aucune prime.
Pour « arranger » la situation voici quelques idées qui méritent, je le pense réflexion :
1- Inciter l’enseignant à venir à l’école dans une tenue correcte, comme le font les cadres d’une entreprise privée qui sont au contact des clients.
2- Inciter l’enseignant à reprendre un élève qui « se laisse aller » dans son comportement. Pour cela il faudrait aussi lui offrir un spectre de punitions un peu plus large (à part le gronder, lui faire copier des lignes, lui faire écrire une lettre, le priver de 5 minutes de récréation, l’enseignant n’a guère d’autres moyens et ces sanctions ne font pas peur aux p’tits durs). Il faudrait aussi éviter d’avoir des parents qui lui mettent des bâtons dans les roues (certains prennent ouvertement ou non la défense de leur enfant en cherchant à l’excuser d’une manière ou d’une autre). Je me souviens d’un élève qui régulièrement faisait des bêtises et qui en plus travaillait peu en classe. Il m’est arrivé de le faire travailler sur un créneau d’arts plastiques, de sport ou de récréation. Sa maman m’a clairement expliqué que cela ne motivait pas son enfant que de le priver de dessin ou de sport ou de récréation et que comme les autres élèves, il avait le droit de faire ces activités inscrites dans les programmes. Légalement, elle avait raison. Mais si son fils fait des bêtises au lieu de travailler en français, quand fera-t-il du français ?
Les recettes miracles n’existent sans doute pas, mais un spectre de punitions plus larges serait autant d’outils supplémentaires pour un enseignant pour se faire respecter (pourquoi ne pas avoir la possibilité de coller un élève qui s’est mal comporté, le soir, ou un mercredi matin, par exemple ?)
3- Inciter les parents à suivre correctement le travail de leur enfant à l’école (l’enseignant ne devrait pas courir après la signature des cahiers, ni courir après un tube de colle). N’est-il pas possible de sanctionner les parents fautifs ? Il existe un carnet de santé pour vérifier que les vaccins de l’enfant sont à jour. Peut-être devrait-on réfléchir à un carnet éducatif qui permettrait de répertorier les manquements parentaux de base. On pourrait peut-être permettre aux enseignants de fournir « le tube de colle » et « la gomme » à cet élève tout en les facturant aux parents… Trop souvent l’enseignant prête grand nombre d’outils d’écolier qui ne lui sont jamais rendus.
4- Payer l’enseignant plus cher pour lui permettre d’incarner une certaine idée de la réussite grâce au travail scolaire. Il se sentira mieux considéré. Quand je pense que le PS souhaite un SMIC à 1500€ brut et qu’il y a 4 ans c’était mon salaire, je suis scandalisé !! Rémunérer un cadre A de la fonction publique au SMIC (ou presque), c’est franchement humiliant (mais cela est le cadet des soucis de nos horribles syndicats). Les efforts doivent être pris en compte et récompensés par des écarts de salaire plus importants.
5- Refonder totalement les missions des IUFM. Ils doivent remettre correctement à niveau les enseignants dans les matières qu’ils vont enseigner. Ils doivent leur fournir des progressions claires pour chaque niveau (du CP au CM2) en terme de notions. Un débutant ne peut s’y retrouver autrement. Ma première année dans mon double-niveau, j’ai dû TOUT faire moi-même, en me débrouillant avec Encarta, Internet, des vieux manuels (achetés à Emmaüs) et tout ce qui me passait sous la main. Le plus souvent j’arrivais à 7H30 à l’école pour ne la quitter que vers 20H30, ne m’accordant que 20 minutes le midi pour manger. Bien sûr je passais mon week-end à bosser (merci les pédagos de l’IUFM et de l’inspection de m’avoir offert la possibilité de construire par moi-même mes outils de travail !!) Ces progressions seraient une bonne base pour commencer dans son métier. Un enseignant, même débutant, qui maîtrise les notions à enseigner et qui sait où il va, est beaucoup plus crédible face aux enfants et aux parents.
6- Valoriser financièrement les postes qui demandent plus de travail.
• Il est évident qu’un double niveau demande plus de travail qu’un simple et cela quel que soit le nombre d’élèves dans la classe.
• Il est tout aussi évident qu’une classe à 15 est plus confortable qu’une classe à 27, pour un même niveau.
• Il est encore évident qu’un enseignant travaille plus en CM2 (plus de préparations, plus de corrections) qu’en petite section (où les enfants dorment tous les après-midi).
Dans ces trois cas, les enseignants gagnent le même salaire… sauf s’ils ont des enfants : dans l’Education Nationale on paie mieux ceux qui font des enfants, peu importe la difficulté du travail. Et pourtant la quantité de travail est bien différente (les formateurs d’IUFM ou les conseillers pédagogiques prétendent parfois que non, mais cela est de la mauvaise foi). Ce n’est donc pas un hasard si les équipes enseignantes changent plus fréquemment chaque année dans les écoles élémentaires où il y a des doubles niveaux (car les ancien(ne)s choisissent en premier et donc systématiquement, le dernier arrivé dans l’école se prend le double-niveau que personne ne veut). Les structures à 6,7,8 ou 9 classes favorisent d’ailleurs la présence de doubles niveaux (une structure à 5 ou 10 classes permet en théorie de mieux les éviter). Il n’y a rien non plus d’étonnant si les enseignants dès qu’ils ont un peu d’ancienneté cherchent à rejoindre une école maternelle…
Une valorisation financière inciterait les enseignants qui ont de l’expérience, à prendre les classes qui demandent le plus de travail et éviterait au « débutant » inexpérimenté sortant de l’IUFM d’en hériter.
7- Comment financer ces hausses de salaire ? En gérant différemment le personnel.
• D’abord en arrêtant de recruter des formateurs d’IUFM incompétents (pour former les professeurs des écoles). Dans mes études, ce fut sans doute la première fois que je rencontrai des professeurs fumistes et peu efficaces. Les stagiaires doivent se mettre autour d’une table pour réinventer la pédagogie, sans supports. Ces formateurs laissent les professeurs des écoles stagiaires construire leurs savoirs, sans jamais rien leur apporter…. Certains d’entre eux sont des professeurs de collèges qui n’ont jamais enseigné à l’école primaire ou qui étaient chahutés.
- J’en ai eu un qui passait une grande partie « des cours » au téléphone portable pour gérer la publication de son futur manuel
- J’en ai eu un autre qui nous envoyait en bibliothèque chercher des livres (albums, BD, romans…) sur un « thème » des programmes, pour ensuite nous faire écrire une affiche autour de notre recherche. Tout ce qu’on faisait était « génial »…mais inopérable dans une situation réelle !
- Un autre nous emmenait en forêt et nous faisait observer son élevage de sauterelles, d’escargots….
- Pour la formation en français, le formateur a réservé la quasi-totalité de ses interventions sur la lecture de jeunesse contemporaine de la petite section au CM2. Il a passé des dizaines d’heures de cours à nous présenter ces livres, ainsi qu’à nous expliquer la méthode de lecture « à albums par hypothèses » (une méthode globale très coûteuse et donc fort lucrative pour les maisons d’éditions qui peuvent refourguer en plus du manuel de lecture une bonne centaine d’albums pour une seule classe de CP, sans compter les multiples cahiers d’exercices qui vont avec). Seule une intervention de sa part fut réservée à l’enseignement de la grammaire, de l’orthographe, de la conjugaison ou de vocabulaire.
Si moi-même j’avais osé passer des heures et des heures au téléphone, au lieu de faire classe, je me serais sûrement fait rappeler à l’ordre immédiatement par mon inspecteur.
Je suis forcé de constater que leur utilité est minime. Ils ne servent pour ainsi dire à rien. De vrais professeurs, qui apportent un vrai savoir peuvent le faire dans un amphithéâtre de 250 professeurs- stagiaires, comme dans les facultés. Il n’y a pas besoin de mettre les stagiaires par 20 et de leur faire écrire des affiches. C’est une belle perte de temps et d’argent. Les formateurs à l’IUFM qui sont inutiles (mais qui nous sont présentés comme des spécialistes et des « pros » de la pédagogie) seraient sûrement plus utiles devant une classe du primaire, à l’année. D’ailleurs puisqu’ils sont si doués que cela pourquoi ne prendraient-ils pas que des élèves en difficulté dans les classes ?
• Ensuite en fermant les RASED et en remettant ces « spécialistes de la difficulté » dans les classes. Leur utilité, telle qu’ils sont utilisés aujourd’hui est contestable. Dans mon école, les élèves qui en fin de CP ne savent pas lire (pas déchiffrer) passent en CE1. En CE1, « les spécialistes de la difficulté » prennent dès septembre ces 7 à 8 élèves dans leur classe, 2 à 3 heures par semaine. Objectif : leur apprendre à lire. Finalement, 5 à 6 de ces élèves ne savent toujours pas correctement déchiffrer et redoublent leur CE1. N’aurait-il pas mieux valu les faire redoubler dès le CP ? Si on ne les ferme pas, il faut que leur suivi permette un passage et non un redoublement et donc s’interroger sur les créneaux que le RASED doit utiliser pour remédier aux difficultés.
• En remettant également dans les classes les conseillèr(e)s pédagogiques des inspections. Si leur travail consiste à aller dans les classes prêcher la bonne parole, à organiser des grand-messes où ils (elles) prêcheront là encore la bonne parole, et à réunir les enseignants pour les faire travailler en groupe sur un livre pendant trois heures sans apporter le moindre élément, ou pour leur expliquer que tous les manuels de mathématiques sont mauvais, c’est un travail coûteux en temps et qui n’apporte pas grand-chose. Par ailleurs, grand nombre de ces conseillers (du moins ceux que j’ai pu rencontrer) « visitent les classes » des professeurs débutants. Généralement, ce travail se limite à critiquer le professeur qui débute sans jamais lui montrer comment il devrait s’y prendre. En quelques « visites » ils parviennent à saper le moral d’un jeune enseignant plein d’énergie. Puisque certains se disent des « pros de la pédagogie », mais pourtant incapables de nous former, on pourrait leur confier les classes les plus délicates à gérer.
• En supprimant une grande partie des postes d’assistant(e)s d’éducation. Leur champ d’action est très limité concernant les savoirs fondamentaux lire-écrire-compter. Dans certaines écoles, elles passent même leur temps assises au fond de la classe (l’enseignante ne sachant pas quoi faire d’elle).
• En utilisant mieux les stagiaires d’IUFM. Ceux-ci pourraient exercer à quart ou à mi-temps dans une ou deux classes à la place de l’enseignant qui effectue la décharge d’un directeur. Cela serait tout aussi formateur pour eux. Les enseignants qui effectuent les décharges des directeurs pourraient être remis dans des classes.
J’ai rarement eu l’occasion de m’exprimer ainsi sur le sujet, mais je commence à en avoir par-dessus la tête d’une l’Education Nationale qui ne sait rien faire de mieux que de formater ses enseignants de façon dogmatique, et qui n’hésite pas à tyranniser ses nouvelles recrues si elles n’emploient pas la « bonne méthode » ou « les évangiles selon Mérieu and co». Je me souviendrai toujours des paroles d’une conseillère qui venait préparer mon inspection : « Tu sais, ces méthodes, tu dois les employer ! Ce n’est pas une mode. Les enfants apprennent ainsi et pas autrement. » Pourtant cette même conseillère qui me faisait « travailler en petits groupes » à l’inspection quelques mois plus tôt, aurait dû constater que je n’apprenais RIEN… pourquoi en serait-il autrement avec des enfants ?
Florent
Un enseignant dégoûté par le système actuel
Ecrit par : Florent | 29 juin 2006
Témoignage d'une ancienne élève et "victime" de JPB.
JPB, il y a environ 15ans j’étais une de vos élèves en première au lycée de Corbeil Essonnes en zone d’éducation prioritaire.
J’ai donc eu l’honneur avec mes collègues de classe de « subir » votre « enseignement » (enseignement par l’humiliation).
Oui c’est vrai, je m’en souviens, et je me souviens même du premier sujet de dissertation en début d’année : « Beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie, commentez…. ». Le jour où vous avez rendu les copies, vous les aviez classées par ordre de note (de la plus mauvaise à la plus bonne) en commentant oralement devant toute la classe les prouesses de chacun…. Et oui ça existait encore des profs comme cela, vous n’aviez pas amené de bonnet d’âne mais presque…
L’humiliation était votre fil conducteur. Nous n’étions que des nuls, des ignorants, nous n’avions pas de « références », nous ne savions pas écrire, lire etc... Bien sûr, face à un agrégé, écrivain, nous n’étions que des sous-m…des.
J’étais plutôt bonne élève (je crois) mais je trouvais vos méthodes injustes et déloyales. Surtout je n'en voyait pas l'intérêt.
Je ne sais pas ce que sont devenus mes collègues de classe, mais en tout cas nous avons tous eu une mauvaise note au bac de Français. Merci Brighelli, le plus beau, le plus fort, le meilleur avec son ego exacerbé… grâce à vous on s’en sortira…, même avec une épine dans le pied et le moral à zéro (ou à moins 10).
Je suis issue d’un milieu modeste, j’ai fait tout mon cursus scolaire à l’école publique, je suis allée à la faculté et je suis maintenant médecin (Brighelli m’avait pourtant dit : « fais pas médecine, c’est nul, les médecins sont des crèves misères », j’ai bien fait de ne pas l’écouter….)
Pour moi l’école publique Française a peut-être des défauts, mais elle a aussi des qualités. Et sa principale qualité, c’est de permettre à des élèves de toutes les catégories sociales de tenter leur chance.
Comme vous le dites vous-même, je suis contente de vous avoir eu comme prof car ainsi, j’ai connu le pire (encore que…, peut-être aurais-je pu m’en passer).
Heureusement, j’ai eu beaucoup d’autres professeurs bien plus brillants que vous, qui n’étaient pas agrégés, et qui avaient la passion de l’enseignement.
J’espère que les professeurs à qui vous enseignez ne pratiquent pas vos méthodes arriérées.
J’espère que vous n’avez pas cassé et découragé trop d’élèves.
Je ne vous admire pas bien au contraire. 15 ans plus tard je dis ce que je pense (il est temps..)
Merci pour votre enseignement crétin. On s'est bien marré....
Ecrit par : Lesigne E | 17 mars 2006
Ecrit par : Frédérique | 29 juin 2006
Jean-Paul Brighelli, A bonne école, Paris, Jean-Claude Gawsewitch éditeur, 2006, 336 p. 19,50 €.
Paraissant à peine six mois après La Fabrique du crétin, best-seller de la rentrée (Jean-Claude Gawsewitch éditeur, 2005), le dernier pamphlet de Jean-Paul Brighelli suscite au premier abord attirance et répulsion.
Répulsion parce que, comme le revendique le bandeau rouge imprimé sur la couverture et comme l’a dit Laurent Ruquier lui-même lors d’un des innombrables passages médias de l’auteur (invité notamment à titre d’expert pour parler des problèmes de la formation des jeunes dans une émission de débat lors de la crise du CPE), ce livre se veut « la suite de La Fabrique du crétin ». Pour ceux qui seraient passés à côté de ce succès de librairie, rappelons brièvement : un libelle de plus dénonçant le naufrage de l’école française (baisse du niveau, perte de repères, recul de l’autorité...) du fait de la mise en œuvre d’un « projet » ourdi par quelque complot de « pédagogues modernes ». Au gré des outrances et des anathèmes distillés dans ces pages, le lecteur ayant fréquenté un tant soit peu les textes des « pédagogistes » mis en accusation est pris de l’envie de raturer, d’annoter, de corriger sans cesse, tant l’ouvrage assène de contre-vérités, tant il recèle d’incompréhensions et de profonde méconnaissance de ce qu’il prétend pourtant traiter.
Tentation parce que, comme le rappelle la quatrième de couverture, « A bonne école est un livre de propositions ». Or la chose est rare dans ce type de littérature qui dénonce continuellement mais ne propose pour ainsi dire jamais, même depuis que les médias et le ministère ont clairement signifié leur soutien à cette mouvance, ce qui met leurs auteurs en position de responsabilité. Cela mérite donc qu’on prenne la peine d’ouvrir le livre.
Mais l’espoir est bien vite déçu : ceux qui voulaient trouver (enfin !) un vrai projet d’école alternatif à celui des « pédagogistes » doivent constater avec dépit que les propositions constructives n’ont guère de place dans les 335 pages de l’ouvrage. Bien plus que des propositions, c’est la position et le développement d’une thèse accusatoire qui occupe l’essentiel de l’essai : l’école est en crise parce qu’il est désormais interdit d’enseigner quoi que ce soit aux élèves, en vertu des « diktats des IUFM », imposés par les « pédagogistes », traités comme d’habitude de « fascistes » et autres « khmers rouges ». A l’appui de ce réquisitoire, comme d’habitude, il n’y a à peu près aucune donnée fiable, l’essentiel de la documentation de l’auteur se résumant à quelques témoignages douteux ou à des extraits de La Ferme aux professeurs, de François Vermorel (Editions de Paris, 2005).
Mais, quelques lignes par chapitre, on trouve tout de même des propositions et des idées positives. Bien sûr, les grands classiques : la méthode syllabique d’apprentissage de la lecture, la « grammaire de phrase », le « rétablissement » du redoublement, la promotion du « par-cœur » ou encore l’usage systématique de la dictée... Bien qu’il s’en défende, ses propositions-phare sont justifiées par des références systématiques au passé, marque d’une nostalgie dont il est décidément bien difficile de se défaire. Mais le plus intéressant concerne ses propositions pour le secondaire. Promotion et officialisation du travail d’équipe, autonomie des établissements pour la mise en œuvre des programmes et l’organisation des classes, pédagogie différenciée : sans qu’il s’en rende toujours compte, l’auteur se fait l’allié des « pédagos » qu’il prétend combattre. A la place du « collège unique » (fort peu défini), il suggère encore une organisation souple des groupes d’élèves qui rappelle fortement les groupes de « niveau-matière », l’idée de Louis Legrand qui avait tant scandalisé en 1983. L’organisation de cours de philosophie en lycée professionnel (p. 282) était pour sa part avancée par le projet Meirieu de 1998...
Brighelli et les pédagogistes, même combat ? Il faut dire qu’il n’en est pas à sa seule contradiction : entre la dénonciation de profs nuls (p. 35) et l’assurance que « les enseignants ont de la valeur (p. 155) ; entre la mise en avant du principe d’éducabilité, qu’il reprend à son compte, et sa volonté de régler les problèmes en excluant les fauteurs de trouble (p. 77) ; entre l’invocation de la responsabilité première des réformes puis sa minimisation pour accuser la télévision (p. 191), il apparaît que le développement de son discours a du mal à préserver sa cohérence dès lors qu’il s’oblige à un minimum d’approfondissement.
C’est sans doute pour cela que l’auteur ne s’expose pas trop et ne prend pas le risque de faire des propositions suffisamment tranchées et motivées. Ses conceptions peuvent s’appuyer sur des convictions qui prennent le contre-pied de principes solidement ancrés, sans qu’il juge utile de s’en justifier outre mesure : c’est le cas de la réduction de la durée de scolarisation en maternelle à une année, ou encore de l’absence de toute référence à l’école obligatoire, remplacée par la promotion d’une distinction entre primaire (chargé d’apprendre des certitudes) et secondaire (chargé d’apprendre des doutes). Le flou des propositions, d’ailleurs, contraste avec la netteté des accusations : après une charge contre les IUFM qui constitue une bonne part du livre, il ne suggère pour ainsi dire rien pour les remplacer, sinon des sortes de classes préparatoires pour instituteurs, où il veut bien, d’ailleurs, qu’on dispense une formation pédagogique pourtant si décriée quelques pages plus tôt. Brighelli n’est « pas hostile à », ne « s’opposerait pas à », prétend occuper le juste milieu en excluant deux termes d’une alternatives sans en proposer une troisième... Bien entendu, lorsqu’il fait malgré tout des propositions précises, il ne s’interroge pas sur leurs limites : l’école d’autrefois, qui lui sert de modèle, essuyait aussi des échecs et ses méthodes (la sacro-sainte méthode syllabique ou l’usage du redoublement, pour ne parler que celles-là) ont pu s’avérer inadaptées à certains publics ou à certaines ambitions... Mais comme preuve du bien-fondé de ses idées, l’agrégé de lettres classiques invoque son vécu personnel et sa propre scolarité : la mauvaise note ou le redoublement, par exemple, n’auraient ainsi jamais traumatisé personne (pp. 60 et 178). Inutile d’ajouter que dans ces conditions, bien des questions sur la crise actuelle de l’école restent sans réponse.
L’ouvrage ne peut en fait conserver son crédit de « livre de propositions » que s’il applique un schéma simple mais efficace : asséner avec aplomb des énormités sur les pédagogistes exacerbe le contraste avec les banalités proposées en réponse, et donne à ces dernières une grande valeur, quand bien même elles enfonceraient des portes ouvertes. Ainsi, si « les pédagogistes sont favorables partout, toujours, à l’expression des communautarismes » (p. 188), on a l’air original et ambitieux lorsqu’on se livre en réponse à une vibrante défense des valeurs de la République. Si les formateurs en IUFM justifient leurs fautes d’orthographe en qualifiant cette dernière de valeur bourgeoise qu’il faut savoir renverser, on passe pour un héros en disant combien la maîtrise du français est importante. Suppression du redoublement, concours de recrutement remplacés par des QCM, interdiction de faire lire des romans en classe de première, rejet des grandes œuvres du patrimoine littéraire et bien sûr, haine du savoir... un portrait aussi apocalyptique des pédagos, que bien peu de lecteurs de Brighelli ont lu, et de l’institution scolaire, dont ils auraient pris la direction, donne à l’auteur, qui croit peut-être lui-même à ces contre-vérités, l’impression que son attachement à la littérature ou à l’autorité est, en soi, un acte de résistance. Dès lors, réclamer qu’on recense les absences des élèves (p. 158) ou qu’on institutionnalise la formation permanente des enseignants (p. 159) aura les faveurs du public mal informé, qui croit que cela ne se fait pas. « Face au laxisme qui règne dans les classes, il faut sonner la fin de la récré » (p. 22). Le « laxisme », la « récré » en question sont postulés, sans autre forme d’étayage argumentaire qu’un discours catastrophiste, qui, visiblement, suffit à convaincre.
En définitive, cet ouvrage du nouveau héraut de l’antipédagogisme, en bornant les propositions censées en constituer la substance à quelques banalités, a surtout une utilité : prouver que les thèses antipédagogistes ne sont que des coquilles vides. Le véritable enjeu de la polémique qu’il relaie n’est pas la défense d’un modèle d’école. Il s’agit, comme le rappelle d’ailleurs le mathématicien Laurent Lafforgue dans la préface, d’une part d’exonérer les enseignants de toute responsabilité dans la crise de l’école en désignant des boucs émissaires (p. 11), et d’autre part d’obtenir le pouvoir pour la minorité d’enseignants et d’intellectuels défendant ces thèses (p. 15). Non pas le pouvoir dans les institutions, qui obligerait à composer avec la complexité du réel et à se remettre en question, mais le pouvoir sur les mentalités, en imposant un sens commun sur l’école, sens commun qui est celui qui fonde la position de ces intellectuels à une heure où ils ont du mal à trouver leur place dans la société en général, et jusque dans leurs classes.
Ecrit par : jules | 29 juin 2006
Eh bien, on n'apprend pas la concision à l'Ecole de la République...
Par contre, on apprend l'humour : " Je félicite et fais travailler bien plus les bons élèves que les moyens ou faibles, en tout cas autrement. " Parce qu'on lui a reproché de dire qu'il préférait aider les mauvais élèves, Chris tombe dans l'excès inverse - c'est ridicule.
Et Chris finit par une petite vilenie fort sympahique " Il faudrait retourner à l' Ecole et apprendre à lire. " De qui se moque-t-on? Enfin, on se paye bien la tête des élèves en leur faisant croire qu'ils passent un bac équitable, qu'ils savent des choses et qu'ils ont un avenir, on peut bien se payer la tête AUSSI des autres gens.
Bravo Frédérique, vous maniez très bien le c/c ! L'étape suivante consiste à appuyer sur les touches du clavier pour faire vos propres mots puis tenter de constituer des phrases personnelles, qui ont un sens.
Pour jules, vous vous entrainez à la rédaction de discours politiques? Donnez donc des conseils à Frédérique pour la rédaction de textes verbeux et délayés, elle a plutôt le défaut inverse.
Ecrit par : Jérémy | 30 juin 2006
"Et Chris finit par une petite vilenie fort sympahique " Il faudrait retourner à l' Ecole et apprendre à lire. " De qui se moque-t-on? Enfin, on se paye bien la tête des élèves en leur faisant croire qu'ils passent un bac équitable, qu'ils savent des choses et qu'ils ont un avenir, on peut bien se payer la tête AUSSI des autres gens.
Bravo Frédérique, vous maniez très bien le c/c ! L'étape suivante consiste à appuyer sur les touches du clavier pour faire vos propres mots puis tenter de constituer des phrases personnelles, qui ont un sens.
Pour jules, vous vous entrainez à la rédaction de discours politiques? Donnez donc des conseils à Frédérique pour la rédaction de textes verbeux et délayés, elle a plutôt le défaut inverse.
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Ce qu 'il y a d' extraordinaire ici c' est l' absence d' argumentaire de fond. Et quand on n' a pas d' arguments, on s' en prend directement aux personnes. C' est dommage...
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"Par contre, on apprend l'humour : " Je félicite et fais travailler bien plus les bons élèves que les moyens ou faibles, en tout cas autrement. " Parce qu'on lui a reproché de dire qu'il préférait aider les mauvais élèves, Chris tombe dans l'excès inverse - c'est ridicule."
Ne transformez pas mes propos. D' abord je ne parle pas, moi, de MAUVAIS élèves, mais d' èlèves MOYENS ou FAIBLES. Nuance! Un élève est une personne; et cette personne n' est pas "mauvaise"...
Quant aux élèves excellents, je suis très heureux de travailler avec eux, ils ne sont jamais délaissés et je fais en sorte, par une pédagogie(ah l' affreux mot ici!!!) différenciée, de les faire progresser AUSSI. Néanmoins, je ne suis rien de plus qu' un prof, avec ses réussites et ses échecs et je ne suis EN AUCUN CAS, un exemple ou un idéologue de la pensée unique. L' apport de JPB est utile au débat. Même dans ses outrances.
C' est tout.
PS: si l' on répondait sur le fond plutôt que sur les personnes, cela serait plus interessant.
JE N' AI RIEN CONTRE LA PERSONNE DE JPB, QUE JE NE CONNAIS PAS. JE ME BATS CONTRE DES IDEES, IDEES QU IL DEFEND AVEC LA MEME PASSION QUE JE METS A LES COMBATTRE ET JE RESPECTE SON COMBAT. D' AILLEURS SI UN JOUR IL ETAIT EMPECHE DE LE MENER, JE SERAIS LE PREMIER A ME LEVER POUR LE DEFENDRE.
Vive la Liberté!
Chris
Ecrit par : chris | 30 juin 2006
Bonjour à toutes et à tous...
Bonjour aussi à Frédérique qui a posté le même message haineux sur ce blog il y a trois ou quatre mois. C'est merveilleux, cette capacité à copier inlassablement les mêmes diatribes (hein, Chris...).
C'est comme Jules qui voudrait faire passer pour sien un commentaire de mon livre paru dans les Cahiers Pédagogiques. Quelle originalité !
Cela dit, s'il m'est arrivé de traumatiser un élève, j'en suis fort marri... Je me rappelle effectivement ce "beau comme la rencontre fortuite sur ne table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie". Une manière d'initier les élèves au surréalisme. J'ai oublié le reste.
Et je ne suis pas exempt de turpitudes. Vous voudriez de surcroît que les profs soient tous des saints ?
Sinon, je suis heureux de constater qu'il y a aussi des gens sérieux qui viennent sur ce blog. Merci à Florent pour sa longue analyse et ses propositions.
Par ailleurs, je ne suis pas membre de la Société des agrégés. Même si je défends l'agrèg bec et ongles, parce que cette volonté d'uniformisdation des enseignants ("tous recrutés et formés à Bac + 4) me paraît dans la droite ligne de cet égalitarisme forcené qui produit en ce moment tant d'inégalités.
Quant à la fin de l'histoire...
Alan a été jugulé - on s'approche de la fin de l'année. Arthur va passer dans le privé - pas tellement pour fuir les coups, mais parce que les conditions de travail de son école tournent au déplorable. D'ailleurs, il n'est pas le seul : aux dernières nouvelles, c'est une vraie hémorragie d'élèves que connaît cette école. Personne ne se demandera pourquoi.
L'inspecteur d'Académie a toutefois répondu aux parents d'Arthur une missive très administrative leur rappelant l'"obligation d'assister aux cours. Le "droit de retrait" ne s'applique qu'aux salariés. On peut donc tout faire aux élèves. Parents, réagissez !
Il eest bien rare que j'en arrive à proférer de telles énormités. Mais la situation générale est si tendue que l'on m'y force : il ne s'agit pas de stigmatiser tel ou tel enseignant - nous faisons ou avons tous fait des erreurs -, mais de faire pression pour que le niveau monte, et que les fondamentaux soient enseignés.
Les fondamentaux, et le reste. Savoir lire, édcrire, compter, ce sont des bases. L'école doit aussi enseigner à partir de ces bases. encore faut-il qu'elles soient acquises.
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 juin 2006
Bonjour forum,
Moi je veux juste dire, que cette histoire est un peu mon histoire:
Au début du cp mon enfant (qui ne savait pas lire) a été pris en 'protection' par le redoublant de la classe, tout ce passait presque bien (dans la cour), a noël je prend les "commandes" et recommence tout à zéro Lecture/écriture/math, aujourd'hui tout va presque bien (dans la classe), mais il n'est plus pote avec le 'redoublant' (qui lui ne sait toujours pas lire 'correctement') il y a même des histoires de bastons.
Dans mon école aussi l'année prochaine il manquera une dizaine d'élèves, qui partent pour le privé...
+témoignage lu sur Lire et écrire en réponse à Florent (son commentaire avait été collé là-bas):
Bon témoignage...
mais:
Sur la question trousse : les parents peuvent dire exactement la même chose. Les enfants partent le matin avec une trousse bien remplie et le soir…plus rien. Idem pour le bonnet , le , pull etc. Que se passe-t-il à l'école ? Pourquoi tout ce matériel disparaît ?
Au bout de quelques semaines les parents se lassent de cette situation et renoncent à sortir le soir après le boulot pour acheter l' énième gomme.
Pour ce qui concerne le tube de colle, un enfant qui suit une instruction normale devrait en utiliser 1. Or, nos enfants passent l'année scolaire à coller, à découper, et à recoller…Ils n'écrivent presque jamais. Personnellement au bout du troisième tube j'ai fait la grève de la colle… Tant pis si je passe pour une mère démissionnaire. "
+ C'est pas parce que tu engueles un élève que tu es un mauvais prof:
ex:
http://www.lire-ecrire.org/index.php?action=forum&subaction=message&id_chambre=1643&id_sujet=16474
regardez comment Andrée écrit bien, lisez pourquoi elle s'est fait "engueler" ;)
a+
Ecrit par : toto | 30 juin 2006
Bonjour à tous,
JPB nous donne à méditer sur l'exemple d'un enfant (Alan) devenant violent en cours d'année dans une classe ou la "professeure" enseigne avec une méthode à départ global.
Ensuite cette maîtresse ne gère le problème ni en interne ni avec la famille et des violences quotiiennent s'installent en classe...
S'en suit des réactions des autres familles qui semblent elles aussi mal gérées...
Un oeil externe aurait tendance à mettre en cause, chez cette maitresse, sa capacité à gèrer une classe, les éventuels conflits internes ainsi que l'aptitude à établir un dialogue constructif avec les familles.
Bien sûr, ici nous croyons lire que la maitresse est aussi fautive. Mais sa faute c'est d'avoir provoqué l'ennui puis la violence de l'élève concerné. De plus cet ennui serait la conséquence (inéluctable probablement) de la méthode d'enseignement.
J'avoue, JPB, que j'ai du mal à vous suivre sur ce terrain. Avec une méthode 100% syllabique : plus d'élève violent ? Vous ne pousseriez pas le bouchon un peu loin ?
Vous développez d'intéressants arguments contre le laxisme, je les partage. Vous pourriez aussi développer d'autres arguments sur la nécessité d'intéresser les enfants à ce qu'on leur enseigne.
Mais, mon Dieu, sortez SVP de la sacro-sainte nostalgie qui semble polluer chacune de vos notes.
Ecrit par : PeutMieuxFaire | 30 juin 2006
Bonjour,
intéresser l’élève n’est pas vraiment le but de l’école. Lorsque l’on a six, dix, voir quinze ans (ça fait tard mais n’est-ce pas la situation actuelle ?), pensez-vous réellement que l’on est capable de comprendre par soit même en quoi le fait d’être cultivé et qualifié est important ? Ce n’est d’ailleurs souvent pas le cas pour la majorité des adultes.
Ce n’est pas à l’école d’intéresser l’élève a ce qu’il y fait, mais à ses parents de bien l’éduquer et de lui faire comprendre toute l’importance qu’elle a dans sa vie future et pour la société.
L’école n’a qu’un seul et unique but : transmettre des connaissances qui sont tout d’abord fondamentales, pour ensuite former des personnes qualifiées – si ce n’est « intelligente » et disposant d’un esprit-critique conséquent – et même ce que l’on appelle des élites.
Il faudrait donc peu être une bonne fois pour toute arrêter de s’intéresser au but de l’école, qui est tout de même évident, et de réfléchir à la façon pour la rendre la plus efficace possible.
Vous en conviendrez, il faudrait avant tout commencer par former des professeurs compétents et maîtrisant la matière qu’ils enseignent, chose qui est loin d’être acquise. Ensuite, il est évident que certaines des méthodes proposées sur ce blog sont essentielles, tel que le par cœur, les dictées, etc.
Quelques banalités qu’il faut tout même rappeler.
Ecrit par : Etile | 30 juin 2006
Bonjour, Toto...
Content de vous revoir parmi nous...
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 juin 2006
bravo Frédérique
"(de la plus mauvaise à la plus bonne)" je crois que vous n'avez pas assisté ou que vous n'étiez pas attentive aux cours sur les superlatifs, je n'irai pas vous consulté.
Ecrit par : mabiche | 30 juin 2006
Pour information : Laurent Lafforgue vient de publier sur son site internet une nouvelle analyse, excellente : "Il faut sauver l'école".
Ecrit par : gilbert beaune | 30 juin 2006
"je n'irai pas vous consulté."
ConsultER, pas consulté!
Mais bon...
Chris
Ecrit par : chris | 30 juin 2006
"C'est comme Jules qui voudrait faire passer pour sien un commentaire de mon livre paru dans les Cahiers Pédagogiques. Quelle originalité !"
Le problème n' est pas là! Répondez y en argumentant
Chris
Ecrit par : chris | 30 juin 2006
ok chris pour "consulter" la prochaine fois je relirai mes envois
Ecrit par : mabiche | 30 juin 2006
Tiens ! on dirait que Chris a abandonné le copier-coller ! Puisque vous commencez à dire des choses intéressantes, pourriez-vous préciser concrètement sur quelles méthodes et pratiques vous vous opposez à M. Brighelli ? Pourriez-vous, par exemple, vous mettre d'accord pour comparer précisément votre travail et vos résultats avec les siens, sur une séance, ou une séquence, pour montrer qui a été le plus efficace ? Ce n'est pas plus facile que de comparer des résultats de baccalauréat, mais ainsi, vous pourriez fournir éléments concrets plutôt que des extrapolations théoriques.
Frédérique, comment avez-vous pu mettre la main sur cette élève ? Expliquez-nous, je veux rire !
Sur le rapprochement entre la violence de certains élèves et l'application de la méthode globale, j'avoue que je n'arrive pas bien à suivre le raisonnement de M. Brighelli. Pourtant, il y a forcément un rapport !
Mon opinion est qu'on ne peut pas attendre des élèves qu'ils "construisent", ni les procédures de la vie en société, ni celles de la lecture/de la grammaire/de l'organisation d'un récit ou d'une argumentation, uniquement à partir de l'observation raisonnée de leur classe, de mots/phrases/textes. En effet, il s'agirait dans les deux cas de comprendre un système complexe sans connaître aucun de ses éléments de base.
Si nous demandons à des enfants de "champollioniser" devant des corpus bizarroïdes, nous favorisons, soit le plus chanceux, soit le plus malin (qui ne sera pas forcément prêt à partager sa découverte), soit le plus tricheur. (Ce dernier soupçon vient d'ailleurs spontanément à l'esprit de beaucoup de pédagogues modernes !)
Si nous leurs demandons de "citoyenniser" dans une classe, d'inventer de bonnes règles de conduite pour pouvoir travailler, nous ne favorisons pas ceux qui respectent les autres et désirent débattre, mais ceux qui braillent le plus fort, ou profitent de la cohue pour régler des comptes ; à la rigueur, ceux qui arrivent à travailler pour eux seuls dans cette pagaïe, et qui en tireront un mépris profond pour le genre humain.
Nous en aurions un exemple rêvé sur nos routes : un ministre a décidé de substituer à un contrôle humain des machines qui sanctionnent automatiquement les excès de vitesse dans les lignes droites. Les automobilistes ont-ils construit de meilleures "règles de conduite" ? Que nenni ; ils pilent devant le radar et accélèrent un peu plus loin.
J'ajoute que, du point de vue "philosophique", la liberté absolue d'un groupe ne produit que la loi du plus fort. Dans ce domaine, 25 enfants dispersés dans une salle de 100 m² ne "construiront" aucun autre savoir social... de même que 10 000 personnes sans travail légal dans une cité de 5 km², avec un commissariat de quartier... ou que le même nombre d'hommes d'affaires sur le marché mondial. Ainsi, Marx a souligné que le libéralisme et l'anarchisme de Proudhon représentaient, tant que la propriété privée existe, les deux aspects de la même idéologie.
Je ne fais pas cette analogie pour le plaisir de l'érudition... L'humanité a eu besoin d'"inventer" le pouvoir pour établir des conventions qui facilitent son existence. Il n'y a jamais eu de progrès par "plus" ou "moins" de pouvoir, mais par l'évolution des formes de ce pouvoir. Or, dans l'éducation, il est tentant de croire améliorer les pratiques seulement en réduisant (ou augmentant) l'autorité du maître. De même, en politique, augmenter ou réduire l'autorité de l'Etat face à la "spontanéité" économique, semble à beaucoup le seul moyen de faire évoluer la société. Dans les deux cas, on suppose que le maître, ou l'Etat, n'ont pour but que de conduire leur troupeau d'élèves, ou de partenaires sociaux, pour les mener où ils veulent aller. Seulement, l'Etat ou le maître peuvent seuls formuler des buts à atteindre dans l'intérêt de tous, et de conventions en accord avec ce but, sans quoi l'économie ou la classe ne font que stagner : cf 1789, par opposition à notre époque.
Or, en politique (tant qu'il existe une "caste" dominante), l'Etat n'est pas capable d'indépendance vis-à-vis des acteurs économiques. Les débats sur le "plus" ou le "moins" d'Etat sont donc plutôt creux, tant qu'il n'y a pas de révolution. Mais dans une classe, le maître est non seulement indépendant de ses élèves, mais il est capable de prévoir leurs besoins d'adultes, contrairement à eux, et supposé vouloir le bien de chacun. En cela, l'école est en avance sur les nations industrialisées, et il est déplorable que le "moins de maître" soit associé à l'idée d'un progrès.
Ecrit par : prof de nouveau chômeur | 30 juin 2006
Je travaille en ZEP à Evry dans une écoles de crétins!
J'ai été dénoncé à l'inspection pour avoir instruit mes élèves de CE2 et notamment pour avoir enseigné la technique opératoire des additions, multiplications et soustractions à virgule...J'ai subi les outrages de mes collègues parce que je refusais systématiquement les projets à rallonge. Alors que ces élèves ont besoin de bases solides qui ne s'acquièrent surtout que par un travail systématique de répétition. La violence dans mon école est une constante. C'est simple, si chaque élève était justement sanctionné, nous passerions notre temps à le faire, ce qu'il faudrait.
Ce soir quelques élèves qui quittent l'école m'ont remercié pour les "avoir fait travailler dur".
Le navire coule à pic!
Ecrit par : Combemale | 30 juin 2006
Bonjour JP,
Moi je suis comme mabiche , j'irai pas consult"é" :)
j'en connais plein des médecins médiocres (si c'est vrai, là aussi il y en a plein), il y en a des excellents aussi, mais il ne sont pas nombreux, hélas.
Cela dit moi aussi certains de mes profs, n'ayant pas VU mon défaut de lecture, mon "traité" de naze. Ce n'est pas pour autant de leur faute, même si j'aurais bien aimé qu'ils décelent mon soucis plutôt que de m'engueler, mais plutôt au mauvais départ "petit poucet". Maintenant JE/on sais/sait d'où proviennent 80% des soucis des gamins...
à vous de jou"é" .
Ecrit par : toto | 30 juin 2006
Je voudrais vous poser une question Monsieur Brighelli,
J'ai écouté mercredi 28 juin l'assemblée nationale sur F3. Un député UMP dit à son interlocuteur de "l'oppposition" que les moyens consacrés à l'Education sont les plus importants jamais investis.
Lorsque vous parlez dans -La fabrique du crétin- qu'il n'y a pas de complot, ne croyez-vous pas néanmoins que ces budgets colossaux et inutiles (Informatique avec l'entretien de la ligne, photocopieuses avec là-aussi un contrat d'entretien etc...) existent pour que les hommes politiques puissent dire un jour (dans pas longtemps) qu'il faut privatiser tout ou partie de l'Education, faute de réussite?
Pire, le complot ne serait-il pas de faire en sorte (puisque la privatisation brutale serait trop chère, dixit l'OCDE pas franchement progressiste...) que la population, de plus en plus dégoûtée par l'école publique, se détourne lentement vers le privé, subventionné comme un moine par l'Etat, afin de réduire les coûts?
Ecrit par : Combemale | 30 juin 2006
"ok chris pour "consulter" la prochaine fois je relirai mes envois"
Avec JPB, vous auriez 0
Avec moi, vous aurez mon indulgence
Mais n' y revenez pas...lol!
Chris
Ecrit par : chris | 30 juin 2006
"Tiens ! on dirait que Chris a abandonné le copier-coller !"
Mais il y a des copier-coller très interessants! Il faut s' informer...et informer
Chris
Ecrit par : chris | 30 juin 2006
"Puisque vous commencez à dire des choses intéressantes, pourriez-vous préciser concrètement sur quelles méthodes et pratiques vous vous opposez à M. Brighelli ? Pourriez-vous, par exemple, vous mettre d'accord pour comparer précisément votre travail et vos résultats avec les siens, sur une séance, ou une séquence, pour montrer qui a été le plus efficace ?"
1- J' attends les résultats au bac français des classes de 1ere de Mr Brighelli sur 4 ans
2- Mes séquences sont très traditionnelles. Je suis prof en Collège (le fameux maillon faible):
- Je fais une dictée par semaine
- Je fais apprendre des règles de grammaire
- Je fais lire mes élèves
- Je fais faire une Rédaction tous les 15 jours
Etc...
MAIS:
- Je travaille sur l' image
- J' utilise les moyens informatiques
- Je punis peu (en 23 ans de carrière: 4 élèves collés!)
- Je fais travailler énormément en classe et en CDI ainsi qu' en salle informatique
- J' organise des sorties PEDAGOGIQUES!
- Peu de devoirs-maisons (Je n'ai pas dit "pas du tout!")
- Je m' interesse à TOUTES les méthodes pédagogiques sans en rejeter à priori aucune
- Je lis Meirieu ET Brighelli, et bien d'autres (Je préfère le 1er mais bon...)
Mes résultats?
Classe de 3ème l' an dernier considérée comme "perdue" en septembre:
1er brevet blanc: 9 réussites sur 25 élèves/Pas terrible!
2ème Brevet blanc: 18 réussites sur 25 élèves/Ah c' est mieux
Brevet: 21 réussites/25. Pour des élèves perdus... (Et ceci grace à mes collègues de Maths et d' histoire géo aussi évidemment)
Ce que je ne supporte pas, c' est le rejet systématique de tout ce qui ne va pas dans le sens de JPB.
Je supporte encore moins le procès fait à la méthode globale puisque celle ci n' a JAMAIS été appliquée! (A 5% d' enseignants près!). Ma compagne est Directrice d' Ecole: elle n' a JAMAIS vu aucune de ses collègues appliquer la méthode globale (Méthode que je réprouve aussi; vous voyez qu' on s' accorde sur certains terrains)
Je ragardais tout à l' heure un livre de photos de R Doisneau sur l' ecole des années 1950. On y voit des enfants espiègles, bagarreurs, distraits, consciencieux, copieurs, mal coiffés, se retournant, bavardant...
C' était mieux avant?...
Chris
Ecrit par : chris | 30 juin 2006
"C' était mieux avant?..."
Avant ils y en avait peut-être moins qui venaient avec des couteaux...
Ecrit par : Un prof (pour longtemps encore?) | 30 juin 2006
Je le redis parce que ça m'ééééééneeeerve cet argument de la méthode globale qui n'a jamais été appliquée!
Oui au sens strict, c'est une vieille méthode de Decroly qui fut très peu appliquée.
Mais dans les écoles chacun sait que dans certaines classes les enfants apprennent avec des méthodes dites mixtes ou actives qui laissent une place extrêmement réduite à la combinatoire. Et ils commencent par apprendre des textes par coeur, de manière globale pourrait-on dire ...
je me demande bien pourquoi dans l'école de mon fils tous les parents supplient le directeur pour avoir la maîtresse qui applique une méthode très axée sur la combinatoire déconseillée par l'EN (car tous les enfants se débrouillent en fin d'année) et fuient l'autre maîtresse et sa méthode active ?
Et pourtant je ne suis pas une fervente de la méthode syllabique pure, je pense que les méthodes mixtes sont parfois très bien. Mais pourquoi laisser souvent une place si réduite à la combinatoire? les enfants défavorisés sont les premiers à en faire les frais.
Et je pense que si certains phénomènes peuvent expliquer la violence de certains enfants ou ados(télé baby-sitter etc), ce refus de les laisser accéder au savoir joue certainement un rôle aussi, comme le dit Brighelli. Un petit garçon très violent a été changé de classe en cours d'année et la méthode plus traditionnelle est mieux passée ( même si il y a eu probablement d'autres facteurs).
Dommage parce que les pédagogues refusent tout ce qui ressemble à du syllabique par une sorte de respect, de vénération du sens du texte (d'où le refus du B-A ba considéré comme trop stupide) ; et paradoxalement ils dénient ainsi l'accès au sens aux plus démunis.
Ecrit par : Florence | 01 juillet 2006
Chris,
Comment pouvez-vous affirmer que la méthode globale n'a jamais été appliquée: mais votre compagne et vous vivez sur une autre planète.
Je peux vous affirmer que la méthode globale est appliquée en se nommant actuellement méthode mixte (méthode globale masquée): parce que en tant qu'enseignant, vous discutez en terrain fermé avec vos pairs. Avez-vous consulté les cahiers des enfants de centaines d'écoles sur le territoire francais, analyser la facon dont on leur enseigne la lecture. C'est une abbération, une collection de petites étiquettes collées accompagnés de petits dessins, une lettre entourée par ci, par là. Des phrases entières collées à apprendre.
J'ai eu cette chance et je continue.
Ex : Etiquette avec le mot chapiteau - A côté dessin d'une toile de tente - quand vous entendez l'enfant vous dire "euh , maison". Il y a de quoi s'arracher les cheveux. Et je pourrais citer des centaines d'exemples aussi absurdes les uns que les autres.
L'écriture est pratiquement inexistante.
Je m'occupe d'une association pour les enfants. J'ai pu constater, les méthodes d'enseignement de la lecture, les anotations EN ROUGE des enseignants, des cahiers remplis d'étiquettes ou les enfants ne connaissent pas la totalité de leur alphabet, consulter les carnets de notes, les moyennes des enfants, et en comparatif les moyennes de classe. Les cahiers sont très souvent remplis de polycopiés, ou bien un peu d'écriture, mais quelle écriture !!!!!
Alors, quand je rencontre des enfants qui vont dans des écoles, ou la syllabique est enseignée, immédiatement, quelle bouffée d'air frais. Enfin, je me dis, il y en aura quelque uns de sauvés.
Franchement, je suis très en colère de ce que vous écrivez.
C'est de la désinformation.
La meilleure facon de connaître ce qui est enseigné aux enfants, c'est de parler avec les parents, regarder les cahiers et décrypter. Vous avez une source d'information incroyable.
Aujourd'hui, je suis à l'étranger. Et c'est pareil dans le lycée Public francais.
Anecdote :
Classe de CM2 : 26 élèves.
Début d'année : 6 élèves sur 26 ont le niveau comme dit le professeur. Problèmes de lecture, d'écriture, de maths....
Fin d'année : tout ce petit monde passe en 6e, avec des lacunes énormes qui durent depuis le CP.
Une maman de nationalité belge, étant sidérée par le niveau, décide de combler les temps d'attente (de cette classe au niveau faible) pour que son fils ne perde pas ses acquis.
Donc, lui fait cours en plus de ses heures scolaires.
En fin d'année, l'enseignant lui dit "Madame vous n'avez qu'à garder votre fils à la maison et lui faire cours", il est en avance sur les autres.
Cet enfant n'est pas en avance, les autres n'ont pas appris correctement, et sont en retard.
Tarif/enf = 5000 euros (Ecole publique francaise).
Chris, si vous vous sentez en adéquation avec vos élèves, arrêtez de vous sentir persécuté sur la facon dont vous enseignez, mais soyez réaliste, il n'y a pas que votre classe, ni l'école de votre épouse.
Honnêtement, sur votre nombre d'années d'enseignement, faites une analyse des lacunes de vos élèves et essayez de comprendre pourquoi.
Autre chose, Merieu, Jospin et les autres, je n'en ai strictement rien à faire.
Je suis exigeante et je veux que tous les enfants aient un enseignement de valeur.
Ce n'est tout de même pas difficile, d'apprendre à un enfant à lire, écrire, faire un calcul mental, savoir ses tables, faire des multiplications, des divisions, des problèmes.
Vous avez pu lire les commentaires "en vrac" de Florent, il a raison, et un blog, n'est pas suffisant pour dire tout ce qui ne va pas. Il n'a que 4 ans d'enseignement, et il est lucide.
Il ne faut pas être passéiste, mais avouez que ses "soi disant-expert" ont plombé l'école, et avec leurs méthodes, ils retirent à une partie de la population le droit à l'instruction.
Autre chose, à travers l'impôt, je me sens actionnaire de l'école. D'ailleurs tous les parents sont actionnaires de l'école.
Et de ce fait, j'exige du résultat.
C'est tout de même anormal, que des parents mettent leurs enfants dans le privé, alors que l'école de la République existe et qu'on ne lui demande aucun objectif.
La langue de bois est terminée, et je pense que dans les années à venir, existera de plus en plus de Privé (mais pas que de religion). Il y a un grand marché à développer, et je crois que certains vont finirent par se l'approprier.
Et s'il y a du résultat, tant mieux!
On dira merci à Jospin et aux autres.
Ecrit par : Carole | 01 juillet 2006
A Florent (votre mail du 29/06)
Je voulais vous conseiller d'envoyer votre constat et vos propositions à ......, mais j'ai constaté que vous l'aviez déjà fait.
Je vous encourage à les contacter autrement, car vos idées sont intéressantes.
Bonne continuation et gardez l'espoir, mais si l'Education Nationale est un chantier pharaonique.
Cordialement.
Ecrit par : Carole | 01 juillet 2006
Chère Carole,
Si vous saviez qui je suis...
Oh oui je connais bien les expériences de milliers de collègues en France! Pas "mieux que personne" mais pas très loin...
Je ne me sens NULLEMENT persécuté! Bien au contraire!!!
J' adore ce métier
J' aime mes élèves
J' apprécie mes collègues
J' ai d' excellentes relations avec ma hiérarchie
Je ne dis pas pour autant que tout va bien! Arretez de caricaturer mes propos
Non Carole: LA METHODE GLOBALE N EST PAS APPLIQUEE!! (Vs parlez de méthode mixte déja...C' est un pas vers la reconnaissance de ce que je dis, preuves NATIONALES à l' appui.)
J' appelle d' ailleurs tous les collègues à venir dire ici qu' ils utilisent la méthode globale contraints et forcés! Ca ne va pas se bousculer au portillon
LA DESINFORMATION est ici souvent par manque de clairvoyance, de recul. J' ai la chance, de par certaines fonctions, d' avoir ce recul. Croyez moi, tout ne va pas bien, mais tout n 'est pas si noir qu' on le dit!
Sur ce, mes élèves (mais oui, ils sont tous présents un 1er juillet!!!!!) m' attendent
Chris
Ecrit par : chris | 01 juillet 2006
Budget et complot.
Il est de fait que le budget de l'EN est le plus important poste de l'Etat. Au vu des résultats, on se dit forcément qu'il y a de la déperdition quelque part. Ou que ce n'est pas uniquement une question d'argent, n'en déplaise à Gérard (Aschieri). Peut-être faudrait-il redistribuer la manne de façon intelligente et non égalitaire. Quand on aura compris que l'égalitarisme engendre chaque jour des inégalités...
Il est évident que la tendance lourde consiste sinon à privatiser du moins à régionaliser tout ce qui peut l'être. Le rêve évident des IUFMistes de base, et de gauche, c'est de régionaliser le CAPES comme l'est le concours d'instits (tous pareils, tous égaux, et supprimons l'agrèg, ce monstre élitiste, etc.). Cela permettrait à toutes sortes de caciques locaux, de petits chefs sans envergure, de profs en rupture de savoir, de pontifier et de terroriser en recrutant localement. On y va à toute allure. Ils le font déjà avec les professeurs des écoles.
Dois-je dire que je suis violemment attaché à des concours nationaux ?
Par ailleurs, il ne faut pas négliger le poids des maisons d'édition (ou de matériel informatique), qui déterminent souvent le contenu des programmes, pour de pures raisons financières. Voyez l'importance démesurée de l'informatique, ces dernières années. A part les fournisseurs de hard et de soft, comme on dit chez ces gens-là, qui y gagne ? Pas les élèves.
Quant au recours au privé, il est presque automatique. Je racontais plus haut l'histoire d'ARrthur. Ses parents sont diablement attachés à l'école laïque, mais l'école laïque a cessé de l'être : elle est de plus en plus le lieu d'exercice d'une secte (j'expliquerai quelque jour - j'y travaille - que ce n'est pas un hasard si ces gens-là ont favorisé en mêmpe temps l'élève au centre et le communautarisme, y compris les aberrations religieuses les plus insensées : loi Jospin en 89, et trois mois plus tard, la première affaire de voile).
Et c'est dans le privé, parfois même le privé dit confessionnel, que l'on trouve encore la compétence, la rigueur, le goût du travail. N'accusez pas la Droite de cette dérive, elle n'y est pour rien : c'est le fait de toutes ces belles âmes de gauche molle qui ont investi l'Education avec un projet totalitaire. La vraie liberté, c'est la liberté d'apprendre. Pas celle de s'épanouir, comme disent les imbéciles, en racontant des carabistouilles. Et franchement, en l'absence de programmes des uns et des autres, j'attends de voir par où passera la liberté, lors des prochaines élections.
Il faut impérativement remettre l'Education sur ses rails, si l'on ne veut pas, justement ouvrir toutes grandes les portes au privé (mais on l'a déjà fait, grâce à des programmes calamiteux : qui profite du pédagogisme, sinon Acadomia et consorts ?). Et le seul moyen, c'est de reconstruire l'école de la République, en sabrant dans la pseudo-démocratie loukoum qui tend à la remplacer.
JPB
Ecrit par : brighelli | 01 juillet 2006
Cher collègue, puisqu’il est question sur ce blog de la suppression inéluctable du baccalauréat, voici un petit billet d’humeur, résultat de la correction de 110 copies de séries technologiques.
Remarques sur les sujets de français au baccalauréat technique, juin 2006 :
Texte A
L'échelonnement des haies
Moutonne à l'infini, mer
Claire dans le brouillard clair
Qui sent bon les jeunes baies.
Des arbres et des moulins
Sont légers sur le vert tendre
Où vient s'ébattre et s'étendre
L'agilité des poulains.
Dans ce vague d'un Dimanche
Voici se jouer aussi
De grandes brebis aussi
Douces que leur laine blanche.
Tout à l'heure déferlait
L'onde, roulée en volutes (1),
De cloches comme des flûtes
Dans le ciel comme du lait.
Stickney, 75
Paul Verlaine, Sagesse, III, 1881.
(1) Volutes : en spirales[1]
On notera que le poème de Verlaine choisi pour le commentaire était d’une banalité insipide : c’est l’époque où Verlaine se tourne résolument vers une simplification du lexique, choisissant à dessein de réhabiliter les termes les plus ordinaires (« clair », « bon », « tendre »). On pourrait même dire, quitte à en choquer certains, qu’il s’agit d’un texte fort quelconque (on appréciera à leur juste valeur l’hermétisme et la modernité de « Voici se jouer aussi », la gratuité des images de la dernière strophe où « une onde de cloche déferle, roulée comme des flûtes ») et dont l’intérêt réel est purement anecdotique : la poésie peut-elle rivaliser avec la peinture ? Peut-être influencé par le japonisme ambiant (c’est entre 1862 et 1889 que les peintres de l’ukiyo-e (Scènes du Monde flottant) sont montrés à Londres et à Paris), l’auteur se borne à mettre en place un tableau impressionniste assez mièvre et peu convaincant, de la campagne anglaise, comme l’indique l’annotation « Stickney, 75 », placée en marge du poème. On peut évidemment songer à certaines aquarelles de Whistler [« Symphony in Grey : Early Morning, Thames », 1871 ; « Nocturne : blue and silver », 1872] qui traduisent la même nitescence maritime que le poème du « pauvre Lélian ».
(Au sujet de Stickney, si comme les élèves vous n’avez pas prêté attention à cette indication, consultez ce lien :
http://maps.google.co.uk/maps?oi=eu_map&q=Stickney&hl=fr
On aperçoit le bocage anglais avec son « échelonnement des haies » et ce vert si particulier, le fameux « vert anglais » que l’on trouve chez les marchands de couleurs.)
Les grands auteurs commettent parfois des oeuvres d’une grande nullité, mais le renom du poète, acquis difficultueusement aux prix d’affres terrifiantes et de dérèglements abyssaux (l’absinthe, hélas !), suffit à conférer un lustre incomparable au moindre pet de ces êtres incommensurables auxquels nous avons élevé des statues laurées (un coin de nappe gribouillé par Picasso dans un restaurant devenant une icône sanctifiée à l’égal des reliques médiévales…).
Avec un texte obscur d’une telle platitude, il était difficile pour une élève de section technologique d’aboutir à quelque chose de roboratif ; en la circonstance, l’appropriation des techniques du commentaire constituait le premier écueil, rarement surmonté par les candidats : ils se sont appliqués, pour les meilleurs, à remplir artificiellement des cases qu’on leur avait appris à mettre en place durant l’année scolaire : par exemple, une introduction (qui souvent s’embourbe dans des considérations burlesques sur la mise au ban de la société de Verlaine à cause de ses relations avec Rimbaud, et leur militantisme courageux pour la cause homo) s’achève par la reprise minimaliste des deux axes souvent amputés de leur signification véritable (« construire le paysage » ne semble pas avoir été perçu comme une prescription indispensable par quasiment tous les candidats [encore ignorent-ils comment « se construit » un paysage, faute d’une éducation picturale et de connaissances concernant le topos ancien du locus amoenus et autres évolutions historiques de la description littéraire jusqu’au temps actuels : symbolique, mimétique, mathésique, dilatoire… ]) – puis deux paragraphes, séparés dans le meilleur des cas, qui tiennent lieu de parties et où se développe la logique charabiesque du « n’importe quoi » (« Verlaine utilise les sensations pour permettre au lecteur de mieux se mettre dans le texte et peut ainsi l’aider à mieux se concentrer sur le texte ») ; ainsi le contenu des copies confine parfois au délire psychologisant et déraille sur la bonne « compréhensibilité » de la Poésie (pour un élève qui ne parvient pas à écrire une ligne sans - au minimum - trois fautes d’orthographe et deux de syntaxe, il est vrai que le gros problème de l’écrivain, pour la génération actuelle, est d’abord de se rendre compréhensible : « le texte est bien, il est pas barbant comme la prose quand il y a des vers.») : la non-maîtrise de l’argumentation venant s’ajouter à l’ignorance des règles de la grammaire de base donne des résultats évidemment désastreux (syntaxe hasardeuse, verbes conjugués à la va-comme-je-te-pousse et incapacité à repérer les antécédents des pronoms relatifs) que le correcteur s’efforce de rattraper au moyen des scores du questionnaire préalable (quand il parvient péniblement à déchiffrer les pattes de mouches grattées au stylo-bille baveur, tant le soin accordé à la présentation matérielle des copies est révélateur des dysfonctionnements profonds des « têtes » actuelles qui ne sont ni bien faites, ni bien pleines… tout sens esthétique de la forme et du contenu ayant sombré définitivement.).
D’autant, répétons-le, qu’il n’y avait quasiment rien à dire en ce qui concerne les deux axes proposés/imposés par le sujet.
Commentaire (14 points)
Vous commenterez le poème de Paul Verlaine « L'échelonnement des haies » (texte A), en vous aidant du parcours de lecture suivant :
● vous analyserez comment le recours aux sensations contribue à construire le paysage ;
● vous étudierez comment le poète parvient à créer une atmosphère en accord avec le titre du recueil dont est extrait le poème.
L’allusion aux sensations a permis aux plus doués ( ?) d’énumérer, très artificiellement, les champs lexicaux de « la visibilité, le touché, l’audora, l’écoute » (textuel !). En revanche, rien de plus incernable que cette allusion à une « Sagesse », sur le sens de laquelle les élèves se font une idée des plus brouillées (« les petits poulains sont sages près de leur maman »), et qu’ils ne peuvent évidemment pas relier à la période de captivité du poète (Verlaine accédant, à cette époque de sa vie, à une religiosité cathartique qui lui permet, en quelque sorte, d’évacuer/occulter son passé morbide et de faire front à ses démons, sans que nécessairement cette « Sagesse » soit immédiatement repérable dans le plus minime des poèmes du recueil ! D’ailleurs quid de cette atmosphère de « sagesse » créée par le poète et comment peut-on la repérer au sein d’une description qui rappelle davantage une toile du Douanier Rousseau [Ah, les petits moutons dans le pré vert !] qu’un temple shinto). Les correcteurs auront ainsi trouvé nombre de relevés convoquant le champ lexical de la « calmeté » pour justifier l’existence de cet axe incongru (la partie attendue se transformant en paragraphe de cinq à six lignes).
Notons, par ailleurs, que, si l’on évoque la méthodologie du commentaire, les élèves sont totalement incapables de fournir la moindre remarque fondée sur les procédés mis en œuvre par le poète (quelques-uns repèrent une comparaison, mais tous ignorent systématiquement les sonorités, les allitérations, la versification ; une copie parle d’enjambement ; quatre ou cinq [sur 110 copies] ont repéré des vers impairs sans toutefois référer cela à une démarche délibérée de la part de Verlaine [« De la musique avant toute chose/ Et pour cela préfère l'Impair/ Plus vague et plus soluble dans l’air, Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.»]) et se contentent de recopier maladroitement de longs passages du texte (Il dit que « Blabla… blabla… ») pour assurer in fine, avec beaucoup d’aplomb, qu’ils ont parfaitement démontré (l’indémontrable) ce qui était demandé dans le libellé (méthode Coué !).
Faut-il leur en vouloir, les pauvres petits, alors qu’ils sont dépourvus (qu’ils ont été délibérément / [socialement] dépourvus ? selon le principe brighélien de la « crétinisation » préméditée) de toute culture et de moyens d’expression, d’échouer face à un texte glissant qui serait déjà un pur casse-tête pour un Agrégatif et que peu d’Universitaires s’aventureraient à expliquer dans les détails en cours de licence. Rappelons au passage que « construire un paysage » est un poncif de didacticien, le poème en prose « Les Ponts » de Rimbaud ayant été maintes fois éculé et constituant une sorte de référent pour les « ingénieurs es cours de français » et autres technocrates de la déconstruction littéraire qui polluent désormais notre paysage éducatif. On pourra se demander si ce sujet iufmesque a été préalablement testé et en quel milieu (tant il semble être en adéquation parfaite avec le public visé…).
La gageure pour les élèves concernés était de produire quelque chose à partir de rien, en se fondant sur des axes faux (imaginez un cuisinier à qui on prescrirait de préparer une choucroute avec comme seuls ingrédients un radis noir et un pot de confiture de framboise : carrément impossible si, de surcroît, le cuisinier est phocomèle !).
Lorsque l’on songe à la bourde administrative monumentale qu’avait constitué le sot sujet d’invention de l’an dernier (« Lily » de Pierre Péret écrivait une lettre à sa famille pour évoquer le racisme et l’intolérance dont elle avait été victime), complètement idéologique, qui dans l’intention de prôner des valeurs politiquement-correctes, avait aboutit à l’effet inverse (« la France est un pays raciste où les cafés sont interdits aux noirs et aux chiens ! » déclarait une des copies les moins véhémentes, pour ne citer que l’une d’entre elles qui ne dénigrait pas l’hypocrisie des soi-disant valeurs républicaines tricolores), on ne pouvait évidemment que s’attendre à un tel retour de balancier : sujet inodore, totalement absurde, conforme au programme, mais infaisable (« Vous voyez bien, il faudrait supprimer le bac… »), car proposé, sans aucun doute, par une instance déconnectée de la réalité des classes concernées (alléluia, le niveau monte et tout le monde lit Proust avant de s’endormir !), qui visait avant tout à ne pas provoquer de vagues en haut lieu et à satisfaire les doléances du corps professoral qui avait jugé que le libellé de 2005 faisait fi du lourd programme imposé et avait des relents de sujet de BEPC.
Au passage, on remarquera qu’au sein de ce corpus, le texte argumentatif de Charles Dantzig, sollicité dans le questionnaire préalable, et donnant une définition tarabiscotée de la nature exacte de la Poésie, n’était pas dépourvu d’arrière-pensées. Outre qu’il présentait cette incongruité : « un mouvement de troupe bien accompli est de la poésie » (« la musique militaire est à la musique ce que la poésie militaire est… »), cet extrait visait avant tout à persuader le public que la Poésie n’entretient aucun lien avec la transcendance, qu’« elle n'a rien à voir avec la Pythie, les mystères d'Eleusis »[2], affirmation prenant délibérément le contre-pied de la célèbre Lettre du Voyant de Rimbaud et se gaussant de la puissance du CARMEN-logos (« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. », Jean 1.1) ainsi châtré de toute fonction performative. Niant toute téléologie selon laquelle l’essence, aurait quelque chance de précéder l’existence (« Loin d'être un fait qui préexisterait à l'homme… »), il s’agissait bien d’un récusation de la conception platonicienne du monde au profit d’une vision bassement matérialiste de garde rouge, le poème devenant à la portée du moindre épicier laborieux capable de faire des heures supplémentaires (« Le poème est l'objet ; la poésie, éventuellement, le résultat. »)[3] Texte dangereux car doctement indiscutable dans sa formulation (c’est le seul texte théorique sur la Poésie qu’auront probablement lu les élèves cette année), il était représentatif de l’actuel « penser correct » qui vise à placer les acteurs sociaux face à la nitidité glacée d’un monde « désenchanté » (Max Weber) dont ils ne seront plus que des rouages robotisés (lobotomisés) tel le « peuple d’en-bas » qui actionne la machine-Moloch de Metropolis : « Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance ! [Lasciate ogne speranza, voi ch'intrate] »[4]. Hélas, pour les machiavéliques concepteurs de sujets, les « pensées de derrière » sont peu accessibles aux actuels candidats pour lesquels, faute de culture suffisante, de tels textes sont de la simple bouillie de chat. L’analphabétisme sert partiellement d’imperméable à l’idéologie. La véritable fracture n’est pas sociale ; c’est, en vérité, celle qui dénature volontairement l’Homme et le ferme définitivement au Cosmos au profit de l’artificiel (de cet artefact de réalité, digne d’un roman de Philip K. Dick, fabriqué de toutes pièces par la volonté marchande) et le soumet à l’esclavage de toutes les addictions de la prétendue modernité (drogues, téléphone portable, bruit lancinant baptisé « musique », vacuité des medias, divertissements grégaires, esthétique trash). Mais en agissant ainsi, les apprentis sorciers n’ont pas compris qu’ils le ramenaient à l’état primitif d’hamadryas belliqueux et territorial, gouverné par ses seuls instincts[5] (le stade oral de la psychanalyse) et sans cesse mû par le désir mimétique (René Girard).
Cette année, l’exercice alternatif était une dissertation que peu d’élèves ont choisi de traiter (environ 14 %) ; l’exercice leur ayant été souvent prohibé par leurs professeurs qui savent pertinemment combien il est suicidaire. Car seule une dialectique serrée et une véritable maîtrise des problématiques ouvertes par « l’objet » au programme peut aboutir à quelque chose de valide ; bref, il faut disposer d’un vocabulaire étendu, savoir écrire et faire preuve d’une certaine logique ! Or, on le voit bien, la plupart des candidats ne parviennent pas à lier correctement deux idées simples… (Je souhaite au passage bien du courage aux professeurs de philosophie qui hériteront de ces élèves l’an prochain.) Les élèves se sont souvent lancés dans l’aventure car rebutés par les autres sujets : on obtient généralement une trentaine de lignes informes et vides que seul l’intitulé permet d’assimiler à une dissertation. D’ailleurs, la méthodologie de l’exercice est parfaitement ignorée des candidats. Le contenu est à faire frémir et je me garde d’en dire davantage sur ce sujet épineux.
Là encore, on se trouvait face à un sujet de CAPES, dont les enjeux dépassaient la compréhension d’élèves qui non seulement lisent peu (cette pratique est devenue un véritable pensum pour une majorité incapable de comprendre le sens des mots, les nuances et les connotations), mais assurément pas de la Poésie, et qui, par conséquent disposaient d’un nombre très limité de références (peu d’entre eux ont d’ailleurs songé à convoquer les quelques textes étudiés durant l’année en vue de l’oral, montrant une incapacité flagrante à établir des liens entre les catégories !).
Dissertation (14 points)
Dans le Dictionnaire égoïste de la littérature française, Charles Dantzig affirme : « La poésie ne se trouve pas que dans les vers ». Vous direz si vous partagez son point de vue dans un développement argumenté, en vous appuyant sur les textes du corpus, sur ceux que vous avez étudiés en classe ou lus personnellement.
Pour les élèves qui souhaitaient se rabattre sur le sujet d’invention (16 % environ), les possibilités n’étaient guère ouvertes puisqu’en gros, on proposait aux candidats une mouture alternative du sujet de dissertation qui, une fois encore, sous couvert d’une prise de position personnelle, exigeait des compétences argumentatives et une culture. On notera que le rédacteur de la question fixait prudemment des bornes, notamment en refusant toute familiarité.
Invention (14 points)
Pour une revue de poésie créée avec des camarades, vous devez écrire un article intitulé : « Je n'aime pas les vers : j'aime la poésie ! ». Rédigez cet article en l'illustrant de citations tirées des textes du corpus et en vous aidant de vos lectures de classe ou personnelles. Vous donnerez à votre prose un ton convaincu, sans aucune familiarité.
C’est avec raison qu’une certaine incompréhension a plané chez les collègues conviés à la réunion préparatoire : les élèves des sections techniques avaient-ils été victime d’une erreur et les sujets des différentes sections avaient-ils été intervertis par mégarde ? Gageons que les consignes de correction délivrées avec une argumentation digne d’un patronage (saint-) sulpicien, catholique romain intégriste (au sujet de l’expression écrite : « on ne peut accabler davantage des élèves qui ont été orientés dans ces sections-là parce qu’ils étaient mauvais… ce serait leur infliger une double sanction… leur faire subir une double peine… ») auront du moins servi à minimiser le désastre en injectant une bonne dose de mauvaise conscience aux correcteurs.
Quoi qu’il en soit, le cru de cette année a montré que la dégradation des esprits se poursuivait, ce que me confirme mon filleul, entré depuis peu dans la carrière, et qui, quant à lui, dans une autre Académie, a hérité d’un paquet de copies de L, de la même eau... Le bateau coule doucement.
Soulignons enfin que, malgré leurs notes en français et en philosophie, les élèves du technique concernés, dont beaucoup ignorent la notion de travail en milieu scolaire et ont forcé le passage en classe supérieure, obtiendront en majorité leur baccalauréat et auront un B.T.S. deux ans après (en Lycée, cela s’entend, puisqu’ils y seront davantage encadrés qu’à l’Université). L’accès au marché de l’emploi leur posant moins de problèmes qu’aux bacheliers d’autres sections générales, par ailleurs…
Et j’en connais même qui, en ce moment, à l’issue de leur cursus, se trouvent aux commandes de centrales nucléaires.
C’est Cicéron, lui-même augure, fonction héréditaire me semble-t-il, qui raconte qu’à Rome deux augures ne pouvaient se croiser dans la rue sans éclater de rire… Je crois que cela est désormais vrai des professeurs de français.
Ulysse Nemo.
Notes
1. On remarquera le caractère ridicule de cette note qui traduit « volutes » par « spirales », et oblitère de la sorte les connotations multiples auxquelles pouvait renvoyer ce terme : on pense bien sûr aux « volutes de fumée » et aux « volutes d’un coquillage » qui s’épanouissent dans l’espace, connotation tridimensionnelle à laquelle ne renvoie évidemment pas la platitude bidimensionnelle de « spirale ». « Volutes », issu du latin VOLVERE, introduit également une idée de mouvement que ne possède pas, à mon avis, « spirales ». Question utile : le tableau « Nuit étoilée à St Rémy» de Van Gogh, exposé en 1889, présente-t-il des « spirales » ou des « volutes » ?
2. La citation complète est « … elle n'a rien à voir avec la Pythie, les mystères d'Eleusis, Dr Imbéné Ravalavanavano amour argent examens ». L’allusion au marabout-charlatan africain (Malgache ?), outre ses relents racistes contre lesquels il conviendrait de réagir, vise évidemment aussi à « trivialiser » (avilir / dénigrer / déprécier) les deux autres références, puisées dans la plus pure tradition humaniste classique et dont Dantzig semble regretter que le cadavre bouge encore. On voit très bien « d’où » parle l’auteur de ce texte.
3. Signalons que ce type de débat a encore agité récemment le monde des mathématiciens : les mathématiques existent-elles indépendamment de l’Homme au sein de la Nature ; ou bien sont-elle une pure invention de l’Homme qu’il superpose au monde qu’il habite.
4. C’est ainsi que de glissement en glissement on aboutit à « Arbeit macht frei ».
5. Voir l’article, page 118 de Science & Vie du mois de Juillet 2006.
Ecrit par : Ulysse | 01 juillet 2006
Cher Ulysse
Vous ne manquerez pas de nous fournir les notes de vos élèves?
Avec votre enseignement, ceux ci ont du être brillantissimes non?
Ou alors quelque chose m'échappe...
Chris
Ecrit par : chris | 01 juillet 2006
Bonjour à tous,
Pour aller dans le sens de ce que dit Chris, (et pour passer un certain temps dans les classes), je peux confirmer que la méthode globale n'est pas employée. Ce que l'on appelle ici, avec un brin de mépris, "méthode mixte" est tout simplement un apprentissage de la lecture dans lequel la combinatoire reste, en temps consacré, la plus importante. Evidemment, et heureusement, ce n'en est pas la seule. Mais ceux qui citent à tout bout de champ Decroly et Foucambert feraient certainement mieux d'aller faire un tour dans les classes.
Par ailleurs, excellente interview de Daniel Pennac sur France-inter, ce matin. Cela fait du bien d'entendre des jugements sensés, mesurés et réfléchis comme le sien, rétablissant les responsabilités là où elles sont vraiment.
Merci de votre témoignage, Chris. Il nous prouve, (quoique puisse en dire une lecture partiale, au vrai sens du mot, de votre propos) qu'on peut s'escrimer à essayer de faire progresser les élèves un peu plus en difficulté sans négliger ceux qui ont moins de mal. C'est la vocation même de l'enseignement, et ceux qui prétendent qu'il est nécessaire de sacrifier les plus en difficulté pour que les autres puissent optimiser leurs résultats sont les vrais crétins.
Ecrit par : christophe sibille | 01 juillet 2006
Au CP, comment appelle-t-on la méthode qui consiste pour les zaprenans à entourer les mots d'un trait ? C'est la méthode hiéroglyphique, idéographique, sino-pharaonique ? Quelqu'un pourrait-il me renseigner ?
Tout petit inconvénient pour les enfants : grue et gare p. ex. ont le même contour mais tant que les "gamins" ne sont pas traumatisés...
Ecrit par : Lariba | 01 juillet 2006
Vous avez dit violence ? C'est vrai qu'avec vos livres, nous sommes à bonne école. Leur lecture est édifiante : ils sont truffés de propos agressifs et violents. Faut-il faire une corrélation avec l'enseignement que vous avez reçu ?
Ecrit par : un parent | 01 juillet 2006
La volonté de remplacer les enseignements explicites par de soi-disant travaux autonomes se retrouve partout. Par exemple, en histoire, les élèves sont constamment
invités à commenter des documents comme s'ils étaient des petits historiens, mais avec la différence qu'ils n'ont aucune connaissance et que ces documents leur sont fournis, si
bien que les conclusions de leurs prétendues réflexions autonomes sont écrites d'avance.
Résultat : aucune chronologie n'est apprise, et il est courant que des bacheliers situent Victor Hugo au XVIe siècle, ou ignorent si Napoléon a vécu après ou avant Louis XIV, comme j'ai eu l'occasion de le constater moi-même chez des “jeunes” considérés comme de bons élèves.
Extrait du texte de Laurent Lafforgue "Les savants et l'école"
Démonstration par un sujet donné en brevet des collèges cette année :
18 points
Document 1 : La guerre vue par les soldats
a. L'assaut
On trébuche, on se retient les uns aux autres dans de grands flots de fumée. On voit, avec de stridents fracas et des cyclones de terre pulvérisée, vers le fond où nous nous précipitons pêle-mêle, s'ouvrir des cratères. (...) Puis on ne sait plus où tombent les décharges. (...) On voit, on sent passer près de la tête des éclats avec leur cri de fer rouge dans l'eau (...).
Henri Barbusse, écrivain et combattant de la Première Guerre Mondiale. Le Feu, Flammarion, 1916.
b.16 Août 1916
Nous avons passé trois jours couchés dans les trous d'obus à voir la mort de près, à l'attendre à chaque instant. Et cela sans la moindre goutte d'eau à boire et dans une horrible puanteur de cadavres. Un obus recouvre les cadavres de terre, un autre les exhume à nouveau. Quand on veut se creuser un abri, on tombe tout de suite sur des morts. Je faisais partie d'un groupe de camarades, et pourtant chacun ne priait que pour soi.
Karl Fritz, caporal dans l'armée allemande, cité dans Paroles de Poilus, Librio 1998.
Document 2 : Appel de René Viviani, président du Conseil, affiché dans tous les départements français en août l914
République Française — Préfecture de la Marne
AUX FEMMES FRANÇAISES
(...) Au nom du gouvernement de la République, au nom de la Nation tout
entière groupée derrière lui, je fais appel à votre vaillance, à celle des enfants que
leur âge seul et non leur courage dérobe au combat.
Je vous demande de maintenir l'activité des campagnes, de terminer les récoltes de
l'année, de préparer celles de l'année prochaine.
Vous ne pouvez pas rendre à la Patrie un plus grand service. Ce n'est pas pour
vous, c'est pour elle que je m'adresse à votre cœur.
Il faut sauvegarder votre subsistance, l'approvisionnement des populations
urbaines et surtout l'approvisionnement de ceux qui défendent à la frontière, avec
l'indépendance du pays, la civilisation et le droit.
Debout donc, femmes françaises, jeunes enfants, filles et fils de la Patrie,
Remplacez sur le champ du travail ceux qui sont sur les champs de bataille,
préparez-vous à leur montrer demain la terre cultivée, les récoltes rentrées, les
champs ensemencés !
Il n'y a pas dans ces heures graves de labeur infime. Tout est grand qui sert le
pays. Debout, à l'action, au labeur ! Il y aura demain de la gloire pour tout le monde.
Vive la République ! Vive la France !
Pour le gouvernement la République :
Le Président du Conseil des Ministres, René Viviani.
Document 3 : Planche de tickets de rationnement de pain (1917)
Chaque ticket donnait droit à 100 grammes de pain par jour.
QUESTIONS (8 points)
Document 1 :
1. Relevez, dans les deux textes, trois éléments qui montrent l'horreur vécue par les hommes du front.
Document 2 :
2. Quelle partie de la population le gouvernement français veut-il mobiliser ?
Pourquoi ? (2 réponses attendues)
Document 3 :
3. Quelle conséquence la guerre fait-elle peser sur la vie quotidienne des civils ?
Paragraphe argumentE (10 points)
A partir des informations extraites des documents et de vos connaissances personnelles, rédigez un paragraphe argumenté d'une vingtaine de lignes montrant que la Première Guerre Mondiale bouleverse la vie des soldats et celle des civils.
En quoi l'élève qui n'a pas travaillé ou n'a pas simplement le niveau (car c'est parfois simplement une question de capacité) est-il défavorisé par rapport à celui qui a travaillé ?
C'est du n'importe quoi ce sujet !
Ecrit par : Guillaume | 01 juillet 2006
Christophe Sibille
Cela fait des mois que nous sommes plusieurs sur Lire-Ecrire à s'être dévoués pour vous faire comprendre ce que recouvrait exactement le terme de méthode globale utilisée actuellement ne serait-ce qu'en maternelle (je l'ai encore constaté de visu avec ma fille en grande section cette année).
Visiblement en pure perte !
Le Bris l'a déjà très bien expliqué ans son livre et dans d'autres interventions, ou Morel (Apprentissage de la lecture : les dégâts du révisionnisme) ou Lurçat ou Westein-Badour, bref vous n'avez que l'embarras du choix pour comprendre de quoi on parle quand on évoque cette méthode globale.
Vous ne faites que reprendre l'antienne bien connue des syndicats et officines pédagogistes sur l'idéovisuelle Decroly-Foucambert ( j'ai quand même vu encore en décembre le cahier d'une élève confiée à nos soins avec des silhouettes de mots d'une débilité sans pareille).
Ecrit par : Guillaume | 01 juillet 2006
Merci JPB,
Je n'accuse pas la droite en particulier. C'est malheureusement la gauche qui a institué cette école égalitariste ave son droit à la différence et le brave Lang qui a favorisé le soutien financier des écoles privées...
Je suis content que vous m'annonciez que nous allons vers une régionalisation tous azimuts. L'espoir disparaît peu à peu. Et ce ne sont pas les PE que je rencontre qui me rassureront...
Ecrit par : Combemale | 01 juillet 2006
A Chris et Christophe Sibille. Comment appelez-vous une méthode du type "Grand large" que Belin nous a envoyée cette année en spécimen ? Est-ce une méthode mixte parce que, dans le cahier d'exercices, certains d'entre eux sont consacrés à la recherche de sons ou à la reconnaissance de lettres ? Est-ce une méthode intégrative (je ne dis pas globale, ça vexe) parce que le premier texte est un "écrit vrai" ? Est-ce une méthode syllabique parce que les auteurs se sont appliqués à présenter l'alphabet en haut de chaque page du cahier d'exercices appellées de "structuration" ?
Pas fous chez Belin, on vend Boscher comme des petits pains dans les rayons des supermarchés pour que les parents apprennent à lire à leurs enfants et on produit un beau manuel de lecture bien IUFM pour que les instits mettent en pratique les théories des chercheurs en sciences de l'éducation...
Ecrit par : catmano | 01 juillet 2006
Mea culpa, je vvpilais écrire "appelées"...
Ecrit par : catmano | 01 juillet 2006
Mea culpa, je vvpilais écrire "appelées"...
Ecrit par : catmano | 01 juillet 2006
Et maintenant je vais faire la sieste avant la fête de l'école, je crois que j'en ai vraiment besoin... Je voulais écrire "Je voulais".
Ecrit par : catmano | 01 juillet 2006
Et maintenant je vais faire la sieste avant la fête de l'école, je crois que j'en ai vraiment besoin... Je voulais écrire "Je voulais".
Ecrit par : catmano | 01 juillet 2006
"En quoi l'élève qui n'a pas travaillé ou n'a pas simplement le niveau (car c'est parfois simplement une question de capacité) est-il défavorisé par rapport à celui qui a travaillé ?
C'est du n'importe quoi ce sujet !"
Les collègues qui ont corrigé ce sujet ont très bien su déceler ceux qui avaient travaillé de ceux qui ne l' ont pas fait.
Chris
Ecrit par : chris | 01 juillet 2006
En réponse à catmano:
PERSONNE n' oblige qui que ce soit à acheter le manuel BELIN!
Chris
Ecrit par : chris | 01 juillet 2006
Merci Christophe
Chris
Ecrit par : Chris | 01 juillet 2006
Cher Christophe,
1- "si vous saviez qui je suis"
Pour moi, un blogueur pro E.N qui hurle quand on met son nez dans le terrain sacré de l' E.N.
2 "Je ne dis pas pour autant que tout va bien"
C'est déjà une reconnaissance de votre part.
3 "non Carole, la Méthode Globale n'est pas appliquée!!.
Navrée, chec Chris : l'E.N. parle de Méthode Mixte, son vrai nom est la Méthode Globale. Et avec le panel de sémantique utilisé, il est évident que nombre de parents croient ce qu'on leur dit. Je pense que la méthode d'enseignement de l'IUFM est tellement amnésiante, que même les nouveaux enseignants en sont convaincus.
4 Quand à ce que vous êtes, un homme, un prof, peut-être faites vous partie d'une de ces commissions d'observation, ou tout simplement membre d'un syndicat.
5 Et moi, je suis avant tout un parent avec ses exigeances.
Ecrit par : Carole | 01 juillet 2006
"je peux confirmer que la méthode globale n'est pas employée."
Bonjour Cricri,
tu peux me décrire la première leçon d'un cour de CP ?
Comment cela ce passe?
ils commencent comment ?
"Les collègues qui ont corrigé ce sujet ont très bien su déceler ceux qui avaient travaillé de ceux qui ne l' ont pas fait.Chris"
Super! ont-ils pu corriger ces enfants (qui n'ont pas travaillé) de façon à ce qu'ils travaillent 'correctement' dorénavant ?
Chris je demande juste, ce n'est pas agressif... pas de missunderstood please. ;)
bon désolé je vous le fais comme ça rapide , j'ai pas trop de temps là.
ps: désolé pour ma faute , mon/m'ont du dernier post
a+
Ecrit par : toto | 01 juillet 2006
J'ai vu à la télé une méthode B A BA très attrayante et très rigoureuse avec laquelle en 1 semaine des enfants qui allaient entrer au CP savaient ce qu'était le décodage ( sous le contôle d'une institutrice et d'un huissier ).
C'était dur pour les gamins mais ils aimaient ça dès le deuxième jour .Ca bossait,c'est sûr,ça ne rêvassait pas à autre chose.
Je me suis pris à rêver à ce que pourraient faire des instituteurs et trices en quelques mois si une syllabique rigoureuse et attrayante était enseignée dans les cp avec les moyens matériels actuels.
Bon autre chose:
je suis allé à la "retraite" d'une ancienne collègue .
30 personnes,27 femmes, 3 hommes (1 instit,1 retraité et le concierge).Mais dans quel monde vivons-nous donc ?
Autre chose encore:
Tous ces instits qui vont faire semblant de travailler toute la semaine prochaine par 30 degrés dans les classes avec quelques élèves de leur effectif à cause de la sainte semaine de 4 jours voulue là encore par les super savants enseignants et parentaux,tous ces instits vont-ils enfin avoir le courage de réclamer au moins le retour à la semaine des 4 jours 1/2 ?
Ecrit par : bernard | 01 juillet 2006
Cher Christophe,
1- "si vous saviez qui je suis"
Pour moi, un blogueur pro E.N qui hurle quand on met son nez dans le terrain sacré de l' E.N.
NON; UN PROF DE COLLEGE QUI N HURLE PAS MAIS GARDE UN TON POSE POUR DIRE QU IL AIME SES ELEVES(TOUS!) ET SON METIER. J AI D AUTRES FONCTIONS MAIS LE DEVOIR DE RESERVE CA EXISTE...
2 "Je ne dis pas pour autant que tout va bien"
C'est déjà une reconnaissance de votre part.
RECONNAISSANCE DE L EVIDENCE VALABLE DEPUIS L ECOLE DE JULES FERRY
3 "non Carole, la Méthode Globale n'est pas appliquée!!.
Navrée, chec Chris : l'E.N. parle de Méthode Mixte, son vrai nom est la Méthode Globale. Et avec le panel de sémantique utilisé, il est évident que nombre de parents croient ce qu'on leur dit. Je pense que la méthode d'enseignement de l'IUFM est tellement amnésiante, que même les nouveaux enseignants en sont convaincus.
NON LA METHODE GLOBALE (OU APPELEE MIXTE) N EST PAS APPLIQUEE SI CE N EST PAR 5 à 7% DES ENSEIGNANTS EN PRIMAIRE
4 Quand à ce que vous êtes, un homme, un prof, peut-être faites vous partie d'une de ces commissions d'observation, ou tout simplement membre d'un syndicat.
NI L UN NI L AUTRE. DOMMAGE HEIN? (ET JE VOUS AFFIRME LA VERITE). JE SUIS TRES LARGEMENT AU DESSUS DE CA.
5 Et moi, je suis avant tout un parent avec ses exigeances.
MAIS VOUS AVEZ RAISON CHER MONSIEUR. FAITES VOTRE METIER DE PARENTS, NOUS FAISONS NOTRE METIER DE PROF.
Chris
Ecrit par : chris | 02 juillet 2006
"Bonjour Cricri,
tu peux me décrire la première leçon d'un cour de CP ?
Comment cela ce passe?
ils commencent comment ?"
Je suis prof en Collège (je l'ai deja dit). Je ne voudrais pas marcher sur les plate-bandes de mes collègues du primaire. Mais comme je suis méthodique, je ne tarderai pas à répondre à ce post.
Là il est 4h45 du matin et je suis un peu fatigué...
Chris
Ecrit par : chris | 02 juillet 2006
"Super! ont-ils pu corriger ces enfants (qui n'ont pas travaillé) de façon à ce qu'ils travaillent 'correctement' dorénavant ?"
En mettant le brevet au mois de janvier on pourrait y parvenir...
De toutes les manières, on ne trouvera AUCUNE méthode qui obligera un enfant qui ne VEUT pas travailler à travailler...
Quoi que... Mais j' y reviendrai...le temps venu
Chris
Ecrit par : chris | 02 juillet 2006
"De toutes les manières, on ne trouvera AUCUNE méthode qui obligera un enfant qui ne VEUT pas travailler à travailler..."
Oui c'est cela, encore la faute a ce crétin de feignant délève de merde qui veut rin foutre (un peu comme ton poto dans l'exemple). merci chris
tu me fais penser au Super MEDECIN qui te dit :
"voilà vous avez la grippe, on ne peut "rin" faire pour vous, vous allez mourir dans 2 jours.
Vous êtes toujours les meilleurs pour le diagnostique:
dyslexie
débile léger
etc
Mais pour le médicament il n'y a plus personne.
Pour info moi j'en ai pleins des médicaments...
bon courage petit homme
ps:1.0 on les a bien eu ;)
Ecrit par : toto | 02 juillet 2006
Pour chris. Bien sûr que personne n'est obligé d'acheter telle ou telle méthode, mais si on la commercialise, cela prouve bien qu'elle doit être utilisée, je fais confiance aux bureaux de marketing, ils ne doivent pas s'amuser à lancer sur le marché un produit qui va faire un flop mémorable. Et puis, j'avais pris cet exemple entre des dizaines d'autres (deux ou trois dans chacune des maisons d'éditions scolaires)... Ces méthodes "mixtes" à départ global, avec parfois un très très long départ global sont bien entendu utilisées et par bien plus de 5 à 7 % des enseignants de CP, sans compter tous ceux qui n'ont pas de manuels par conviction personnelle ("lire avec des albums" et autres) ou par manque de crédits municipaux et dont les élèves bénéficient de photocopies (ou même parfois encore de "polycops") collées à la va comme j'te pousse dans un cahier petit format...
Alors j'attends toujours votre réponse, à c. sibille et à vous, "Grand large" c'est quoi ? Ce n'est pas mixte, parce que ça ne ressemble en rien à "Rémi et Colette", "Daniel et Valérie" et autres "Poucet et l'écureuil" qui eux étaient des méthodes mixtes (ils partaient de courts textes d'une phrase ou deux pour dégager une lettre, un son qui était immédiatement intégrés dans des syllabes, puis des mots nouveaux pour finir la leçon par quelques phrases de synthèse où l'on retrouvait les quelques mots acquis globalement et des mots à déchiffrer). Actuellement, sont mixtes des méthodes comme Gafi ou Ratus, qui partent du même principe, bien que les textes de départ soient, à mon avis, beaucoup trop longs pour servir à quelque chose pour tous les petits "Alan" un peu vifs qui ont la bougeotte et de la peine à se concentrer. Ca plus l'écoeurement de 3 ans de dressage au comportement de lecteur expert avec prises d'indices et appuis ponctuels en maternelle, au détriment d'activités motrices, langagières, mauelles et de découverte du monde , ça a vite fait de les mettre sous Ritaline pour l'ensemble de leur scolarité...
Ecrit par : catmano | 02 juillet 2006
juste un dernier mot :
je ne connais pas UN gamin qui est heureux d'être le dernier de la classe.
et:
je comprend qu'un gamin qui a une méthode de merde avec un prof de merde, et des parents abrutis, ne veuille pas travailler.
tu dois en avoir un paquet toi de gamin comme ça , Môssieur Chris.
Moi j'en connais 2 méthodes(gs/cp) (pas qui "oblige") qui donnent envie aux gamins de bosser.
Alpha L&L essayez , vous verrez.
ps cricri, c'est mon Cristophe Sibille, ce n'est pas toi :)
Ecrit par : toto | 02 juillet 2006
N'attendez aucune réponse de Christophe Sibille ou de Chris qui se gardent bien de répondre quand on leur met des écrits délirants de Charmeux sous les yeux, des preuves flagrantes de l'utilisation persistante de méthodes globales (vous en avez encore montré un exemple) ou des énoncés de brevets des collèges démontrant une fois de plus qu'il n'y a pas qu'au royaume du Danemark que quelque chose est pourri.
Rappel : Ratus et Gafi les plus syllabiques des méthodes mixtes si je puis dire sont passées du stade honni (démolies il y a encore quelques années dans les milieux pédagogistes) au stade béni. Etonnant ?
Ecrit par : Guillaume | 02 juillet 2006
Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. C'est plutôt un bon point, non ? Encore une bonne dizaine d'années, et ils vont peut être se rendre compte que les enfants qui traversent leur CP sans difficulté notable, quel que soit le milieu d'origine, sont ceux à qui les parents, la grande soeur, la cousine ont enseigné les lettres et les syllabes qui leur permettent de se repérer dans les écrits vrais que leur professeur des écoles leur propose afin qu'ils développent des comportements experts et qu'ils tirent du sens du discours... Et que ces enfants-là, évoluant dans un milieu sécurisant, ne développent que très rarement un comportement violent et/ou anticitoyen...
Ecrit par : catmano | 02 juillet 2006
"Pour chris. Bien sûr que personne n'est obligé d'acheter telle ou telle méthode, mais si on la commercialise, cela prouve bien qu'elle doit être utilisée, je fais confiance aux bureaux de marketing, ils ne doivent pas s'amuser à lancer sur le marché un produit qui va faire un flop mémorable"
Mais enfin, il faut arrêter tous ces délires! Tout le monde sait que les manuels sont envoyés en SPECIMENS dans les établissements. les équipes pédagogiques sont LIBRES de choisir ou pas tel ou tel manuel.
Moi je veux bien débattre ici, mais qu' on débatte sur du sérieux.
Chris
Ecrit par : chris | 02 juillet 2006
"je comprend qu'un gamin qui a une méthode de merde avec un prof de merde, et des parents abrutis, ne veuille pas travailler.
tu dois en avoir un paquet toi de gamin comme ça , Môssieur Chris."
Désolé mais je m' interdis de répondre à ce type de propos qui déshonorent leur auteur et ce blog, que j' apprécie par ailleurs. J' espère que même mes contradicteurs seront d' accord avec moi
Chris
Ecrit par : chris | 02 juillet 2006
"N'attendez aucune réponse de Christophe Sibille ou de Chris qui se gardent bien de répondre quand on leur met des écrits délirants de Charmeux sous les yeux, des preuves flagrantes de l'utilisation persistante de méthodes globales (vous en avez encore montré un exemple) ou des énoncés de brevets des collèges démontrant une fois de plus qu'il n'y a pas qu'au royaume du Danemark que quelque chose est pourri."
Oh cher ami, mais la réponse ne va pas tarder. Je vous demande un minimum de patience.
Chris
Ecrit par : chris | 02 juillet 2006
"Pour info moi j'en ai pleins des médicaments..."
C' est cela qui est interessant: Lesquels? Tout le monde ici est à votre écoute
Chris
"Oui c'est cela, encore la faute a ce crétin de feignant délève de merde qui veut rin foutre (un peu comme ton poto dans l'exemple). merci chris"
Ah là je crois que là vous m' avez mal compris... Mais ce n' est pas grave.
Des élèves qui ne VEULENT PAS travailler pour X raisons, cela existe. Ils ne sont pas pour autant, dans mon esprit, des "crétins de feignants d' élèves de merde", termes que je n' emploie ni ne pense jamais
Chris
Ecrit par : chris | 02 juillet 2006
C'est bien ce que je disais. Si ces méthodes, envoyées en spécimens dans toutes les écoles, peuvent être choisies ou pas, cela semble plausible qu'elles soient choisies par certains. Je ne vois pas en quoi, cela tient du délire. Un constat, tout au plus.
Ce n'est pas la peine de s'énerver pour si peu. Débattons, débattons sur les sujets qui peuvent intéresser les participants à ce blog. Il y en bien qui veulent connaître les notes des élèves de JPB au bac de français, pourquoi n'aurais-je pas le droit de vouloir enrichir mes connaissances personnelles sur l'entrée dans le monde de l'écrit de tous les petits apprenants de France et de Navarre. Donc, je réitère ma question et même je l'enrichis, "Grand large", "Coucou Lilou", "Grindelire", c'est quoi comme type de méthodes de lecture ?
Ecrit par : catmano | 02 juillet 2006
Chèr(e) Catmano
Concernant les méthodes de lecture, il faut distinguer:
- les manuels eux mêmes (Par exemple pour opposer presque caricaturalement deux méthodes: Grand Large et Léo et Léa)
- ce qu' en font les enseignants choisissant l' une ou l'autre
Et je laisserai à votre réflexion ces deux témoignages:
1- une élève ayant appris à lire dans Léo et Léa lit un jour en
3ème ou seconde en LISANT même les numérotations des lignes du texte (1/5/10). elle SAVAIT lire mais ne COMPRENAIT rien au texte.
2- un élève ayant appris selon la méthode mixte (et même carrément globale) COMPRENAIT le texte lu MAIS remplaçait de manière réflexe "chaise" par "tabouret" ou "automobile" par "voiture"
Cela indique ce que je me tue à faire comprendre: la méthode, syllabique ou globale, remplit des objectifs mais quelle qu' elle soit, comporte des lacunes et engendre, chez les uns ou chez les autres, des problèmes différents. Toutes les deux en résolvent d' autres, à leur manière...
Cessons donc d' OPPOSER les méthodes (Grand Large/Léo et Léa) mais travaillons plutot sur les objectifs voulus et posons nous cette immense question:
QU EST CE QUE BIEN LIRE?
Chris
Pour rappel: je ne suis en rien un "spécialiste" des méthodes de lecture en CP. Mais je m' interesse à tout. Et ne demande, à 49a, qu' à apprendre.
je n'appartiens à AUCUNE chapelle, ne suis pas Directeur d' IUFM
j' apprécie Meirieu mais n' en suis pas un "adepte" aveuglé
je ne mens jamais mieux qu' au milieu d' élèves, quels qu' ils soient
Ecrit par : chris | 02 juillet 2006
"je ne mens jamais mieux qu' au milieu d' élèves, quels qu' ils soient"
Je ne me SENS jamais mieux...
Chris
Ecrit par : chris | 02 juillet 2006
Pour JPB
Je ne suis pas non plus un "adepte" d' Eveline Charmeux
Chris
Ecrit par : chris | 02 juillet 2006
Sur ce bon appétit, ça creuse la réflexion!
Amitiés (si, si!!!) à toutes et à tous. On peut (on DOIT) débattre sans pour autant se haïr...
Chris
Ecrit par : chris | 02 juillet 2006
Pour Catmano
Excusez mon ton passionné parfois. Il n' était en rien dirigé contre vous
Chris
Ecrit par : chris | 02 juillet 2006
Bon, et bien voilà. C'est bon, j'ai une réponse. Merci. Moi, aussi, j'ai 49 ans et je ne demande qu'à apprendre. Nous voilà déjà deux points communs. Avec celui de se sentir bien au milieu de ses élèves, en voilà trois. Rajoutons une précision à ce troisième point, j'ai besoin, de plus, pour me sentir bien au milieu de mes élèves, qu'ils se sentent bien eux aussi et cela passe selon moi par des méthodes claires où les enfants se repèrent facilement. En témoignage, une petite phrase d'A., 6 ans, quelques jours après la rentrée, à la fin d'un exercice de lecture où je leur faisais lire des syllabes en associant des consonnes (f, s, v, z, j) aux cinq voyelles : "Il est bien ce jeu, maîtresse, en plus, comme ça, on va apprendre à lire..." A rapprocher de la phrase d'une autre A, 6 ans, elle aussi, expliquant à sa mère les fiches d'exercices de "Viens jouer avec moi, Petite Souris" (Lire avec des albums) : "Tu sais, maman, j'y comprends rien à son truc à la maîtresse. Mais comme elle est gentille, il faut pas lui dire..."
Je tiens à préciser qu'il s'agit de la même instit (moi). Les enfants ayant travaillé avec "Lire avec des albums" en GS, je ne voulais pas les déstabiliser; la réflexion de A et l'ennui flagrant des 2 autres qui commençaient à déchiffrer grâce aux bons soins de leur mère ou de leur cousine de 11 ans m'ont convaincue que, vu qu'il n'y avait eu aucune stabilisation en GS, je pouvais me dispenser d'appliquer au pied de la lettre les consignes de la méthode jusqu'alors appliquée. Ils passent tous trois au CE2, ne lisent pas les numéros des pages, je vous tiendrai au courant de leurs résultats aux évaluations nationales de début d'année (au CE1, c'était 100% pour tous les trois). A bientôt.
Ecrit par : catmano | 02 juillet 2006
C'est qui ce Chris qui monopolise le débat ?
E.-P.
Ecrit par : bwggww bw | 02 juillet 2006
Je crois que Chris a dit qui il était, plusieurs fois, même! Et ne "monopolisent les débats", comme vous dites, que ceux qui acceptent d'y participer! Il est vrai que pour une fois que c'est quelqu'un de pondéré, qui manie plus l'argumentaire que l'insulte, cela en dépayse certains! Mais bon!
Au fait, E.P., et vous, qui êtes vous?
P.S.: Je ne connais pas la méthode: "grand large". Je vais me renseigner. Gafi" et "Ratus" peuvent être extrêmement intéressantes! Encore une fois, tout dépend de l'usage qu'on en fait! Et celui-ci, encore une fois, dans la plupart des cas, a une forte tendance à faire passer pas mal de temps à lâ plupart des instits sur la combinatoire. Evidemment, comme ces mêmes instits y ajoutent un travail sur des textes "décrochés", (comme on pourrait le dire dans notre jargon), cela va en faire hurler certains au loup, et "sus au global". Mais laissons-les dire!
Bon appétit à vous, Chris. Et c'est fou le nombre de participants qui ont quarante-neuf ans ici! Bienvenue au club.
Ecrit par : christophe sibille | 02 juillet 2006
Pour information, (j'espère ne pas être hors sujet, mais je trouve cela un peu violent!) J'ai reçu cela aujourd'hui.
Boycottons Magnard!
Les éditions Magnard proposent un nouveau manuel scolaire pro-OGM,
> ou
> la propagande des firmes semencières à lécole
>
> A la rentrée de septembre 2006, un nouveau programme dhistoire-géographie va être mis en uvre en première STG (science et technologie de gestion). Huit éditeurs ont préparé des manuels. Dans chaque lycée, les équipes de professeurs en ont choisi un pour létablissement.
>
> En géographie, le programme porte sur la France et lEurope. Il se décline en trois thèmes généraux : "les territoires européens", "peuplement réseaux et mobilité en France", "dynamiques de localisation des activités en France". Ces thèmes doivent donner lieu à des études de cas, au cours desquelles les élèves doivent étudier et faire la synthèse de plusieurs documents.
>
> Dune façon générale, de nombreux géographes sont très imprégnés de lesprit ultra-libéral de notre temps. Par exemple, ils associent systématiquement les mots progrès, dynamiques, compétitivité, ouverture, marché, etc.
>
> Lesprit critique, la confrontation de points de vue sont plutôt rares, en particulier sur lUnion Européenne ou laménagement du territoire. Les manuels se font les porte-paroles des institutions (UE, Etat, régions). Sur la question du tourisme, plusieurs manuels proposent une page de publicité pour lentreprise ACCOR.
>
> Cette année MAGNARD fait très fort sur les OGM : dans le cadre des "activités" en France, il propose une étude de la filière agro-industrielle du maïs. En pages 210-211, une série de documents portent sur le problème de lirrigation (trop deau pour le maïs) et sur les OGM.
>
> Une photographie montre des faucheurs volontaires de dos, face à des gendarmes et aux équipes de lentreprise Limagrain. Il sagit de laction de Marsat, du 14 août 2004. La légende de la photo est "le collectif de faucheurs volontaires tente de détruire un champ de maïs OGM défendu par des agriculteurs, des chercheurs et les forces de lordre".
>
> Des extraits dun texte de JP Charvet (géographe universitaire de référence sur la question de lalimentation dans le monde) expliquent que les OGM permettront daugmenter les rendements, de coller aux demandes de lindustrie et de "mieux gérer les problèmes denvironnement" (sic) en évoquant pesticides et eau. Ce texte date de 1997 !!!
>
> Toute personne sérieusement informée sait 1° que les OGM naugmentent les rendements que marginalement et à court terme 2° quils nexistent pas dOGM pour résoudre le problème de leau 3° que la pollution aux pesticides augmente avec les OGM 4° et bien sûr que les OGM sont un problème majeur pour lenvironnement (contamination large, incontrôlable et irréversible).
>
> JP Charvet est un géographe qui nanalyse pas les phénomènes géographiques sous langle des enjeux géopolitiques et sociaux, et qui nenvisage que les "progrès" technologiques pour répondre au problème de la faim dans le monde. Jen veux pour preuve sa conférence inaugurale au festival international de géographie de St Dié des Vosges en 2004. Les travaux de Sylvie Brunel, par exemple, illustrent dautres approches de ces questions.
>
> Notons que les autres éditeurs nabordent pas le thème des OGM.
>
> Jean-Yves Bou, enseignant histoire-géographie, lycée de Millau
>
> Face à cette propagande manifeste et intolérable des éditions MAGNARD, je vous invite à envoyer un message à chacune des trois adresses suivantes :
> sce.enseignants@magnard.fr
> c.uhel@magnard.fr
> f.dally@magnard.fr
>
> Ce message peut-être le suivant :
> -----------------------------------------------
> madame, monsieur,
>
> nous avons pris connaissance du contenu scandaleusement partisan, et scientifiquement faux, du manuel dhistoire-géographie de première STG des éditions Magnard. En effet, vous ne présentez les OGM que sous laspect de leurs soit-disant avantages, sans esprit critique ni débat.
>
> Nous vous demandons solennellement de retirer le texte 14 p 210 pour le remplacer par un texte qui présente le débat, ou de laccompagner dun texte qui propose des arguments anti-ogm.
>
> vous trouverez facilement de tels documents sur le site : www.monde-solidaire.org/spip/rubriq... ou sur les sites de greenpeace, infogm.
> -----------------------------------------------
> Voici les pages en question :
>
> JPEG - 80.5 ko
>
Ecrit par : christophe sibille | 02 juillet 2006
en réponse à christophe sibille je ne suis pas étonné du tout des agissements de magnard, dans les domaines : histoire- géographie .
POur chris franchement en survolant les 96 messages de ce debat je suis estomaqué par sa capacité à ne pas répondre à des questions claires : qui est-il ?( pour la plus simple) Visiblement le vengeur masqué ! un condensé de superman, albatros ulysse 31, et même Candy pour le côté idéaliste (tout va bien le niveau monte). Nous avons un prof qui refuse d'admettre les évidences : les méthodes globales sont toujours enseignées.
Ce n'est pas en répondant : c'est faux , qu'il nous convaincra : les cahiers d'écoliers par milliers le montrent.
Je m'attends à une très longue diatribe en réponse mais franchement je m'en fous !
Ecrit par : philR | 02 juillet 2006
Il faut bien équilibrer la propagande gauchiste des profs, non?
Ecrit par : Un prof (pour longtemps encore?) | 02 juillet 2006
"POur chris franchement en survolant les 96 messages de ce debat je suis estomaqué par sa capacité à ne pas répondre à des questions claires : qui est-il ?( pour la plus simple) Visiblement le vengeur masqué ! un condensé de superman, albatros ulysse 31, et même Candy pour le côté idéaliste (tout va bien le niveau monte). Nous avons un prof qui refuse d'admettre les évidences : les méthodes globales sont toujours enseignées.
Ce n'est pas en répondant : c'est faux , qu'il nous convaincra : les cahiers d'écoliers par milliers le montrent.
Je m'attends à une très longue diatribe en réponse mais franchement je m'en fous !"
Vous savez lire?
1- Je suis professeur de français en Collège
2- Les méthodes globales (ou mixtes mais vous les confondez) sont EFFECTIVEMENT enseignées, je l' ai dit, par à peu près 5 à 7% de professeurs d' école
3- J' ai dit et écrit que "tout n' allait pas bien". Quant au niveau qui monte ou qui baisse, tout dépend ce que l' on appelle "niveau", de quels élèves on parle, quelle époque on compare, etc...
4- Des milliers de cahiers????? Vous les avez EVIDEMMENT étudiés?
Voila pour ma courte diatribe dont vous vous foutez.
Je suis surpris du ton employé ici à l' encontre de ceux qui s' opposent au discours majoritaire de ce blog:
- mépris
- moquerie
- injure
C' est navrant!
Chris ou Candy, je m' en fous...aussi
Ecrit par : chris | 02 juillet 2006
"POur chris franchement en survolant les 96 messages de ce debat je suis estomaqué par sa capacité à ne pas répondre à des questions claires"
J' en connais un autre qui ne répond pas clairement à des questions claires
Chris
Ecrit par : chris | 02 juillet 2006
"Il faut bien équilibrer la propagande gauchiste des profs, non?"
Pfffffffffffffffffffffffff!!!! C' est dramatique! Que voulez vous répondre à ça?
Chris
Ecrit par : chris | 02 juillet 2006
"C'est qui ce Chris qui monopolise le débat ?
E.-P."
J' ai DEJA répondu!!!!!!!!!!!!
Vous avez appris à lire avec quelle méthode vous?
Chris
Ecrit par : chris | 02 juillet 2006
Chère catmano
Merci de votre réponse claire, argumentée et intelligente!
Ca change de l' invective et de l' injure!
Je partage votre analyse et l' approuve! Vous réussisez avec la méthode choisie PAR VOUS. L essentiel est là.
Mais si demain un collègue réussit par une autre méthode, n' accusons pas ce collègue mais félicitons le pour les résultats obtenus
Chris
Ecrit par : chris | 02 juillet 2006
http://www.cafepedagogique.net/videos/syllabique2.wmv
Pour alimenter le débat.
Chris
Ecrit par : chris | 02 juillet 2006
"Le poumon, vous dis-je"
Ecrit par : cflc | 02 juillet 2006
- Voilà un médecin qui paraît fort habile.
- Oui, mais il va un peu bien vite.
( même pièce, même scène )
Ecrit par : Jérémy | 02 juillet 2006
De la propagande IUFM.
Toujours la même contradiction : l'affirmation que la globale n'existe pas (car vieille méthode de Decroly etc) ; et en même temps le dénigrement de la syllabique stupide (l'image de la méthode Boscher, la voix enfantine récitant P et A pa...) ; mais on pourrait également montrer des enfants annoner leur texte par coeur en début d'année comme des perroquets... La caricature est facile mais ne reflète pas toujours la réalité.
En tout cas même si la voix clame haut et fort que la globale n'existe pas, le but est quand même de promouvoir des méthodes à départ global et de dénigrer la syllabique.
Et on apprend encore une fois que les vieux ne savaient pas lire (ils ne comprenaient pas) tandis que nos enfants comprennent. Merveilleux, en tout cas je sais que quand j'étais professeur en collège un certain nombre de mes élèves de 6ème ne savaient pas lire et perturbaient énormément mon cours. Mais bon on me dira que c'est simplement que plus d'élèves passent en 6ème. Le niveau monte, c'est vrai...
Ecrit par : Florence | 02 juillet 2006
"De la propagande IUFM."
Amusant! J' étais persuadé de lire au moins une fois cet "argument"... Dès qu' on propose quelque chose qui ne va pas dans le "bon sens" de ce blog, c' est EVIDEMMENT de la propagande...
"en tout cas je sais que quand j'étais professeur en collège un certain nombre de mes élèves de 6ème ne savaient pas lire et perturbaient énormément mon cours."
Ah bon? Mais alors "syllabique" ou" semi globale" voire même "globale", mêmes résultats?
Le débat serait il donc ailleurs?
Chris
Ecrit par : chris | 02 juillet 2006
pour Jérémy:
J' adore Molière (les fins de ses pièces sont ratées mais bon...les classiques ont eux aussi leurs faiblesses)
Sinon je voulais ALIMENTER le débat, rien de plus.
Chris
Ecrit par : chris | 02 juillet 2006
Suis-je vraiment hors sujet ?
Cela s’est passé au cours d’un dîner-débat, dans les années 70. L’invité d’honneur, ministre de l’EN de son état, commençait à répondre aux questions polies qui lui étaient adressées, lorsqu’ est arrivé le moment de parler de l’enseignement supérieur.
S’ensuivit, à titre de réponse, une citation d’Edgar Faure, ministre de l’après mai 68, qui lui aurait donné ce conseil : « Tu sais, j’ai fait ce qu’il fallait pour calmer le jeu. Pour ce qui est de l’avenir, l’Université est foutue, il te faut miser sur les grandes écoles »
Je ne suis pas journaliste, je ne garantis pas l’exactitude des mots : ce que je garantis, c’est le souvenir très précis de l’ impression que j’en ai retirée. Aussi, est-ce sans surprise que j’observe, 30 ans plus tard, que le budget d’un étudiant universitaire, en France, a été réduit à une peau de chagrin.
Gauche et droite confondus, en dépit des discours officiels.
Et bien, si rien n’est fait, je pense que le secteur Privé sera bientôt au secteur Public ce que les grandes écoles sont à l’université. Et c’est un « Parent » resté fidèle au Public qui vous le dit, qu’on ne se trompe pas !
Permettez moi donc, en toute sympathie, mais avec le zeste de provocation qui me paraît nécessaire, de vous confier que ce blog, certes passionnant et passionné, fait penser à un film, Titanic.
Et, sans me méprendre sur ce qu’une analogie peut avoir de réducteur, je continuerai en disant que les passagers de première classe auront droit aux canots de sauvetage (le privé). Quant aux autres, passagers des « classes inférieures », ou vous, l’équipage …
J’avais espéré que ce blog serait un point de rencontre tourné vers l’action. Car l’objectif d’un système de formation républicain reste un bel objectif.
Or le salut ne peut venir que de l’équipage. Non par principe, mais parce que une telle machine ne peut pas se réformer de l’extérieur. Alors, je compte sur une prise de conscience, non seulement du danger que courent nos enfants, mais du risque que vous prenez, vous-mêmes.
A lire ce blog, je ne crois pas que ce soit le cas :
Pourquoi tant de messages sur la méthode, messages tellement idéologiques, même s’ils sont de bonne foi : est il donc impossible de prendre une approche pragmatique ? Que sais-je ? Disons autonomie des équipes locales, mesure du résultat et décisions en retour, avec resserrements des choix autorisés. Et on boucle . (Ajoutez primes ou sanctions selon votre humeur)
Pourquoi tant de messages sur les salaires : une société sait payer ceux qui lui paraissent indispensables. Mais, vous demandez vous si vos syndicats ont la meilleure approche en favorisant le nombre des personnels, et en pesant si fortement sur les modes de rémunération…
Donc, il y a beaucoup de travail : contrairement à ce qui a été dit dans un post précédent, il me semble qu’il n’y a pas consensus, y compris entre vous, sur l’objectif de l’éducation nationale. Ce devrait être un premier chantier.
Le premier.
Chantier difficile, puisque conditionné à un consensus sur ce qu’est une société républicaine, son mode de fonctionnement économique, politique, ses valeurs, ses interdits, son organisation, ses hiérarchies … Je ne vois pas qu’il existe quoi que ce soit d’approchant.
Il suppose un autre consensus, sur ce qu’est un enfant, un élève, un étudiant. Je ne le vois pas davantage.
Si l’on admet que ce consensus existait du temps de la « gloire de mon père », ne pensez vous pas que ce sont les fondements mêmes du consensus social sur l’école qui sont ébranlés ? Et je ne trouve pas paradoxal que ceux là mêmes qui véhiculent un message déconstructeur sont au fond les meilleurs vecteurs de la remise en cause de l’utilité de l’école. Sciant la branche sur laquelle ils sont assis, ils assassinent le respect auquel ils devraient avoir droit de la part de la société, et font en réalité le lit d’une école fragmentée, aux objectifs multiples ou contradictoires. Succès garanti pour les approches communautaristes ou privées. Tout cela sous couvert d’une approche universelle et intelligente, puisqu’ intellectuelle.
Et pour terminer sur ce qui, au fond, est le sujet de ce fil, il en découlerait une position partagée sur le degré de tolérance qu’il faut, ou non, accepter de la part des enfants sur le sujet de la violence.
Ecrit par : Michel | 03 juillet 2006
Me voici de retour au bercail, après trois semaines d'interrogation aux oraux du Capes durant lesquelles j'ai appris, entre autres énormités, que Louis XIV avait construit l'Arc de Triomphe, et y avait fait sculpter la Marseillaise par Rude…
Je caricature, bien sûr. Il y avait d'excellents candidats, dans toutes les commissions. Mais je peux affirmer, et sans crainte d'être démenti, qu'un très grand nombre de candidats passaient ce concours parmi d'autres, qui n'avaient pas forcément à voir avec l'enseignement, que la vocation était leur dernier souci, et qu'en tout, 30 à 40% des admis (liste aujourd'hui) n'ont avec la littérature ou le Français, qu'ils vont enseigner, que des liens très distants et distendus.
J'en viens au message de Michel, qui se distingue merveilleusement de tout ce qui précède (et qui est un peu de l'enculage de mouches, excusez-moi), parce qu'il pose de vraies bonnes questions.
Nous avons l'école que nous méritons, en ce moment. Mais ce qu'il faut voir, c'est qu'on nous l'a fabriquée. Si, comme le dit l'intéressant document si aimablement fourni par Chris, on lit moins dans les ZEP qu'ailleurs, ce n'est pas à cause de je ne sais quel problème de société (même si je ne sous-estime pas les effets directs et indirects du chômage et des conditions de vie précaires). C'est parce que certains ont décidé d'"écouter" ces gosses et ces populations, de "tenir compte de leur différence" (je trouve ça monstrueux : ça me rappelle ces gens qui en parlant avec u handicapé portent sur lui, en même temps, en permanence, un regard afffligé), au lieu de leur asséner (et je pèse soigneusement mes termes) le même discours unificateur qu'ailleurs. C'est tout le sujet du troisième (et dernier, promis) livre sur les aventures du Crétin que je suis en train d'écrire. Sous prétexte de (fausse) démocratie, on a bazardé la République. À ceux qui en doutent, je rappelle que la première affaire de voile a immédiatement suivi la loi Jospin de 89 sur l'école : les extrémistes de tout poil ont compris qu'on leur ouvrait la porte, et c'est tout le sens de cette expression idiote, "l'élève au centre du système" (où diable voulez-vous qu'il fût ?). On a valorisé les différences, au lieu de continuer à se servir de l'école comme principe unificateur. On a exalté les cultures autres (relisez donc Marx : il n'y a pas d'autre culture que la culture dominante, das quelque système que ce soit : la marge même en fait partie), on a encouragé le communautarisme qui n'est qu'une forme hypocrite du tribalisme.
D'où le succès du privé, qui, même confessionnel, n'a pas renoncé, dans l'ensemble, à une vision unificatrice de la culture. D'où cette stat parue samedi dans le Figaro (il faut tout lire, et pas uniquement la Grande Pravda et la Petite Pravda — je veux dire le Monde et Libé) suivant laquelle 80% des Français sont prêts à accepter une sélection à l'entrée en Fac — parce que tout le monde voit bien que les systèmes qui marchent (cf. ce que disent fort intelligemment Michel et Edgar des grandes écoles — mais on pourrait rajouter les IUT ou les BTS) sont des formations contraignantes, qui sélectionnent férocement.
"À bas la sélection !" était un mot d'ordre de 68 — je le rappelle à tous les empafés qui s'en réclament et qui n'y étaient pas —, parce qu'effectivement, les facs étaient alors quasi strictement bourgeoises (ce qui signifie aussi qu'un certain nombre de prolos en sortaient, et en sortaient bien). Aujourd'hui, nous en sommes (les mêmes !) à réclamer de la sélection, parce que nous sommes allés au bout du bout de la gabegie.
Je ferai une note prochainement sur le sujet, promis.
JPB
PS. Quant aux stats sur qui lit et qui ne lit pas, par tranches d'âge… Elles ont paru dans la presse (le Canard enchaîné, qui est un relais efficace des Cahiers pédagogiques, en gloussa de satisfaction). Mais on n'y dit pas ce que les gens lisent. On n'y dit pas non plus comment ils écrivent — à une époque où, de plus en plus, apprentissage de la lecture et de l'écriture sont dissociés, ce qui est évidemment une stupidité sans nom.
Ecrit par : brighelli | 03 juillet 2006
"Permettez moi donc, en toute sympathie, mais avec le zeste de provocation qui me paraît nécessaire, de vous confier que ce blog, certes passionnant et passionné, fait penser à un film, Titanic.
Et, sans me méprendre sur ce qu’une analogie peut avoir de réducteur, je continuerai en disant que les passagers de première classe auront droit aux canots de sauvetage (le privé). Quant aux autres, passagers des « classes inférieures », ou vous, l’équipage …"
Cher Michel
Votre analyse me semble après une lecture un peu rapide ce matin farppée au coin du bon sens.
Je ne reviendrai que sur le passage cité en référence. Vous dites très justement que seuls les passagers de 1ère classe auront droit au canot de sauvetage (pour reprendre votre métaphore). Peut être mais sachez que des milliers de professeurs se battent au quotidien pour que les passagers des 2ème et 3ème classe bénéficient aussi de ces canots de sauvetage.
Parfois j' ai l' impression ici, mais j' espère me tromper, que ces passagers là, ceux des "classes inférieures", sont considérés commes des intrus dont il faudrait se décharger au plus vite en les passant pae dessus bord. Eh oui! Rendez vous compte! Ils empêchent les 1ère classes d' accéder aux canots en les ralentissant! Alors fermons les grilles du pont supérieur et laissons les se soigner...
Titanic? Vous avez dit Titanic? POUR QUI?
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"Si, comme le dit l'intéressant document si aimablement fourni par Chris, "
Merci cher Collègue mais je préfèrerais un commentaire de fond.
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
Le canard enchaîné un relais efficace des cahiers pédagogiques? Alors là, vous m'en bouchez un coin, si j'ose m'exprimer ainsi en ce qui concerne cet organe de presse! Là, ça frise la théorie du complot!
En tous cas, je suis heureux de vous voir prendre acte du fait que toutes ces discussions sur les méthodes de lecture sont de la "sodomisation de coléoptères", comme vous dites! Je pense exactement la même chose.
Au fait... Je crois qu"empaffé" prend deux "f". N'est-ce pas une règle de grammaire? En tous cas, je n'ai jamais vu ce participe dans la liste des exceptions...
Par ailleurs, il ne s'agit pas de valoriser les différences, mais d'en tenir compte. Cela n'empêche pas d'être "unificateur", et vous le savez très bien!
Cordialement.
Ecrit par : christophe sibille | 03 juillet 2006
"on a encouragé le communautarisme qui n'est qu'une forme hypocrite du tribalisme. "
Rien que ça? Brrrrrrrrrrrr ça fait froid dans le dos!
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
Bonjour cher Sibille!
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
C' est bon parfois d' enculer les mouches, non?
Mais on peut lancer d' autres débats si vous voulez:
Le redoublement tiens! Il y a un milliard de mouches à sodomiser. Qui commence?
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"apprentissage de la lecture et de l'écriture sont dissociés, ce qui est évidemment une stupidité sans nom."
Et une contre-vérité de plus, une!
Il y en aura d' autres, soyons en certains!
Youpiiiii!
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"Là, ça frise la théorie du complot!"
Cher Sibille, ça me rappelle quelque chose, mais quoi?
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
http://www.cafepedagogique.net/videos/syllabique2.wmv
Pour (ré)alimenter le débat
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
Pour Chris :
Quand j'enseignais en collège j'avais eu l'occasion de discuter avec des parents d'élèves en difficulté et il semble que ceux qui avaient connu une méthode à départ global avaient plus de problèmes. Même si le fond du problème était surtout dû à l'absence d'exigences en primaire(il y a des méthodes mixtes que je trouve très bien). Et ce n'était pas une ZEP.
"De la propagande IUFM" oui...Petite anecdote :
en reconversion, un seul module de ma formation est assuré par une prof d'IUFM. Me rappelant mon échec cuisant au CERPE pour cause de non-adhésion au dogme IUFMesque (alors que j'avais eu aisément mon CAPES et été admissible à l'agreg) je me suis bien appliquée, dans ma copie, à faire l'éloge de l'élève au centre, j'ai critiqué le redoublement (inutile voyons), j'ai jargonné joyeusement. J'ai eu 20. Au moins j'aurai progressé dans l'art de la prostitution, mais quand je vois qu'une amie qui n'a pas dû oser proférer de telles énormités repasse en septembre à cause de ça...
Enfin désormais j'en ai fini avec l'IUFM, et cet été je vais pouvoir faire travailler mes enfants comme je l'entends. Il faut dire que j'en avais assez de corriger les fautes d'orthographe de la maîtresse dans le cahier de mon fils.
Ecrit par : Florence | 03 juillet 2006
chris à écrit: "Peut être mais sachez que des milliers de professeurs se battent au quotidien pour que les passagers des 2ème et 3ème classe bénéficient aussi de ces canots de sauvetage."
Les canots de sauvetage, pour rester sur l'analogie avec le Titanic, étant en nombre trop limité pour accueillir tous les passagers et l'équipage du navire, ce combat est déséspéré!
Plutôt que de lire entre les ligne qu'il convient dans une volonté égalitaire de s'assurer que les noyés sont "équitablement" répartis entre les classes sociales, j'aurai préféré comprendre qu'il valait mieux faire en sorte que le bateau ne coula point.
Prévenir plutôt que guérir en quelque sorte.
bien cordialement,
François
Ecrit par : François | 03 juillet 2006
"Plutôt que de lire entre les ligne qu'il convient dans une volonté égalitaire de s'assurer que les noyés sont "équitablement" répartis entre les classes sociales, j'aurai préféré comprendre qu'il valait mieux faire en sorte que le bateau ne coula point.
Prévenir plutôt que guérir en quelque sorte.
bien cordialement,
François"
Evitez ce "clown de la langue française" qu' est l' imparfait du subjonctif s' il vous plait. ou alors, sur un blog ou on défend la "bonne orthographe", apprenez le...
Quant au bateau je suppose que pour lui éviter qu' il coule, il vaut mieux ne pas trop se charger des "poids inutiles"...
N' est ce pas?
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
Chère Florence
J'ai des dizaines de cas d' étudiants IUFM qui ont discuté ce que vous appelez le dogme et qui ont été très largement reçus.
J' en ai un peu assez de généraliser à partir d' un cas, fut il sincère comme le votre et je ne le mets pas en cause. Si tel a été le cas, c' est évidemment idiot!
Le redoublement est utile bien entendu à condition qu' on soit CERTAIN qu' il serve à aider l' élève. Si c' est une sanction de plus, l' élève en question en général:
- soit s' écroule encore plus et là on le fait passer, forcément
- soit s' en fiche totalement
Bénéfice?????
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
Je vais encore une fois défendre le subjonctif — je l'ai fait déjà sur le site de NousVousIls contre l'inénarrable Charmeux. Non seulement c'est un mode inévitable dans bien des constructions, mais l'accord de François, à l'orthographe près, était impeccable — irréel du passé : le bateau a bien coulé. Je rentre du CAPES, où une bonne moitié des questions de grammaire (3 points faciles à décrocher à l'oral d'explication de texte) portait sur cette question — parce que si Chris ne l'emploie pas, sauf après "après que", les écrivains s'y résignent d'autant plus failement que l'imparfait du subjonctif a des valeurs purement rhétoriques (ironiques, par exemple) particulièrement précieuses.
Je salue Florence, au passage. Elle a bien fait de simuler, ça fait toujours plaisir à l'examinateur non-expert. Lorenzaccio pas mort… Pour ne pas avoir dissimulé ce que je pensais, je me suis attiré les foudres de ces gens qui n'ont que "compréhension" et "respect" à la bouche. Il y a ainsi un inspecteur généal dont la tension monte chaque fois qu'il entend mon nom, et en théorie comme en pratique, je réside dans son aire d'influence.
Mais je ne suis pas de ceux dont le ventre s'use à force de marcher, comme disait Cyrano-Rostand.
Quant à la question lecture / écriture… Mon fils était en CP, cette année. Et je parle en connaissance de cause : ça, c'est du vécu, cher Chris Sibille, pas de la théorie. De même pour la dissociation inexplicable, totalement injustifiée, des quatre opérations de base. Ou le refus de leur faire apprendre les tables de multiplication par cœur — ou quoi que ce soit, d'ailleurs. Et comme Florence, j'ai passé deux mois à corriger l'orthographe de la "professeure des écoles", avant de tirer l'échelle.
À plus… Bonnes vacances à ceux qui partent… et à ceux qui restent.
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 juillet 2006
chris à écrit: "Evitez ce "clown de la langue française" qu' est l' imparfait du subjonctif s' il vous plait. ou alors, sur un blog ou on défend la "bonne orthographe", apprenez le..."
Si seule la forme vous pose problème... J'ai rarement l'occasion de mettre en pratique une bonne partie de la langue que j'ai apprise, alors tant mieux si ça vous amuse.
chris à écrit: "Quant au bateau je suppose que pour lui éviter qu' il coule, il vaut mieux ne pas trop se charger des "poids inutiles"..."
Pour mémoire, et pour rester encore sur l'analogie première, le Titanic n'a pas sombré par excès de "poids inutiles" que je sache...
brighelli a écrit: "mais l'accord de François, à l'orthographe près, ..."
Merci de la correction (c'était "coulât", bien sûr). Il faudra que je fasse plus attention à l'avenir. Il est amusant d'ailleurs que chris n'ai pas relevé cette bourde impardonnable malgré un attachement marqué pour la forme...
Pour revenir comme Jean-Paul sur la question de lecture / écriture, je précise que j'ai une fille en CE1 et un fils en GS et que j'ai pu moi aussi être témoin d'un grand nombre des dérives indiquées ici et là. A ma grande satisfaction, ma fille lit déjà sans problème des livres d'un niveau raisonnable (Harry Potter et la comtesse de Ségur entre autres, en attendant qu'elle s'intéresse à des auteurs plus classique) et mon fils saura lire j'espère d'ici la fin des vacances, par contre ça me fait mal au ventre d'avoir à m'impliquer autant dans ces apprentissages!
Ecrit par : François | 03 juillet 2006
chris a écrit: "Le redoublement est utile bien entendu à condition qu' on soit CERTAIN qu' il serve à aider l' élève. Si c' est une sanction de plus, l' élève en question en général:
- soit s' écroule encore plus et là on le fait passer, forcément
- soit s' en fiche totalement
Bénéfice?????"
J'ai envie de vous retourner la question: quel est le bénéfice, pour l'élève, l'enseignant et le système éducatif à faire passer dans la classe supérieure un élève qui n'en a pas le niveau? S'attend-on à ce qu'il rattrape son niveau "automagiquement"? Et quel sera l'effet sur le moral de l'élève pour qui le redoublement est considéré utile de voir des élèves moins bons passer là ou lui redouble?
Décidément, il y a bien des choses qui m'échappent.
Ecrit par : François | 03 juillet 2006
Ca marche de tancer les élèves,de les mettre devant leurs insuffisances,etc etc.. Regardez l'Equipe de France de football.
Tout le monde lui a dit ses quatre vérités et maintenant elle travaille bien.
Ecrit par : bernard | 03 juillet 2006
Chris, moi je dis que le conditionnel deuxième forme est un bouffon! ça faisait un moment que j'avais envie de le dire!
Tout mon soutien à JPB
Ecrit par : cloclo | 03 juillet 2006
Mon imparfait du subjonctif préféré se trouve sous la plume de René Char :
"Les passants que nous sommes n'ont jamais exigé que le repos leur vînt avant l'épuisement".
Il peut encore rendre des services, le clown de la langue française.
Ecrit par : Pierre-Henri | 03 juillet 2006
Cher François, sache qu'il y a ce qu'on appelle les redoublements par défaut, autrement dit pour les élèves n'ayant pas le niveau mais qui ne travaillent pas (et quand je dis qu'ils ne travaillent pas, ce n'est pas un euphémisme) et pour ceux qui sont déjà très âgés (ex: 13 ou 14 ans en sixième), même s'ils n'ont pas le niveau, on ne peut pas les garder éternellement, cela n'aurait pas de sens
Ecrit par : Christine | 03 juillet 2006
"Merci de la correction (c'était "coulât", bien sûr). Il faudra que je fasse plus attention à l'avenir. Il est amusant d'ailleurs que chris n'ai pas relevé cette bourde impardonnable malgré un attachement marqué pour la forme..."
Mais si j'ai perdu mon temps à le relever!
Et vous en faites bien d'autres des fautes! Méthode globale de lecture peut être?
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"Cher François, sache qu'il y a ce qu'on appelle les redoublements par défaut, autrement dit pour les élèves n'ayant pas le niveau mais qui ne travaillent pas (et quand je dis qu'ils ne travaillent pas, ce n'est pas un euphémisme) et pour ceux qui sont déjà très âgés (ex: 13 ou 14 ans en sixième), même s'ils n'ont pas le niveau, on ne peut pas les garder éternellement, cela n'aurait pas de sens
Ecrit par : Christine | 03 juillet 2006 "
Ah ça rassure de constater qu' il y a quelques personnes de bon sens ici
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"Il peut encore rendre des services, le clown de la langue française."
Lesquels?
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"Si seule la forme vous pose problème... J'ai rarement l'occasion de mettre en pratique une bonne partie de la langue que j'ai apprise, alors tant mieux si ça vous amuse."
Vous plaisantez ou quoi????
Je n' arrête pas d' essayer de revenir ici sur le fond en permanence!
Et puis il faut être un minimum en conformité avec l' esprit général qui règne ici: on ne peut pas reprocher à nos élèves leur orthographe et en faire nous mêmes à la pelle!
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"Je vais encore une fois défendre le subjonctif — je l'ai fait déjà sur le site de NousVousIls contre l'inénarrable Charmeux. Non seulement c'est un mode inévitable dans bien des constructions, mais l'accord de François, à l'orthographe près, était impeccable — irréel du passé : le bateau a bien coulé."
Mon cher JPB,
Mais il n' y a pas de mode inévitable!!!!!!!!!!!!! Il n' y a que les modes que vous adorez employer, les rendant inévitables aux lecteurs et alourdissant atrocement votre prose.
Irréel du passé. Certes. Oui le bateau a bien coulé et la totalité des travailleurs irlandais à fond de cale est morte noyée...On leur avait fermé les grilles de la montée vers le pont supérieur...
Il faut bien sélectionner n' est ce pas?
A+
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"Et vous en faites bien d'autres des fautes! Méthode globale de lecture peut être?"
et vous ?
quel méthode avez-vous eu ? vous vous en souvenez ?
Ecrit par : toto | 03 juillet 2006
"Je vais encore une fois défendre le subjonctif — je l'ai fait déjà sur le site de NousVousIls contre l'inénarrable Charmeux"
Si vous croyez qu' elle vous lit encore mon pauvre JPB, mais vous rêvez cher ami!
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"quel méthode avez-vous eu ? vous vous en souvenez ?"
Quelle méthode? Mais oui!
La méthode syllabique que je défends quand elle fonctionne et si une autre avait fonctionné, je la défendrais aussi.
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
Voila donc quelle méthode j' ai eue
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
L'imparfait du subjonctif
Chanson Plus bifluoree
http://www.languefrancaise.net/forum/viewtopic.php?id=1685
Ecrit par : bernard | 03 juillet 2006
Chris. Juste pour vous dire que l'imparfait du subjonctif est indispensable aux élèves qui étudient l'espagnol ou l'italien langue étrangère. Le fait qu'il ne le connaissent pas en français rend la tâche très difficile, voire impossible. Leur expression en italien reste toujours approximative à cause de cette lacune.
Ecrit par : isa | 03 juillet 2006
Je viens de lire que les Corses manient couramment l'imparfait du subjonctif .
Ecrit par : bernard | 03 juillet 2006
Je viens de lire que les Corses manient couramment l'imparfait du subjonctif .
Ecrit par : bernard | 03 juillet 2006
Pour Christine:
Qui a dit qu'il fallait garder les élèves indéfiniment? D'abord la scolarité n'est obligatoire que jusqu'à 16 ans, et ensuite quel est le bénéfice à les faire passer dans la classe supérieure (puisque chris se pose la question du bénéfice qu'il y a à les faire redoubler, on peut bien lui poser la question inverse, question à laquelle il a opportumément oublié de répondre)?
Ca me fait penser à Buffet Froid de Bertrand Blier (de mémoire):
- Alors Commissaire, vous avez arrêté beaucoup d'assassins aujourd'hui ?
- Oh ben non, surtout pas !
- Pourquoi ?
- Parce qu'en prison, ils contamineraient les innocents !
Pour chris:
Je ne vois pas ce que vos attaque personelle à mon égard ont à voir avec mon intervention, si ce n'est qu'elles mettent en avant une méthode consistant à dénigrer le messager plutôt que le message. A moins que vous ne pensiez que défendre une méthode implique nécessairement d'en avoir profité, ou que croire à l'importance d'un Français sans faute implique être soi même irréprochable?
Encore une fois vous vous arrêtez à la forme et vous laissez aller à une attaque contre la personne plutôt que contre le discours. Je ne suis pas impressioné, comme diraient nos amis anglais...
J'avais commencé à répondre point par point à vos questions à mon encontre, mais ce serait donner trop d'importance à vos critiques déplorables.
Ma femme étant professeur en collège, j'ai eu amplement l'occasion de comparer mon niveau de Français au leur, et je suis inquiet pour mes enfants...
Ecrit par : François | 03 juillet 2006
...de comparer mon niveau de Français à celui de ses élèves...
Ecrit par : François | 03 juillet 2006
(et qui est un peu de l'enculage de mouches, excusez-moi),
"sodomisation de coléoptères",
les mouches sont des diptères Christophe Sibille
Ecrit par : mabiche | 03 juillet 2006
Je rappelle à tout le monde que les éditions Hachette, entérinant la baisse de niveau qui rend le passé simple aussi impénétrable aux enfants que le subjonctif l'est aux Pédarogues (un mot-valise emprunté à Finkielkraut, pour l'occasion), retraduisent Enid Blyton (le Club des Cinq) au présent de l'indicatif — et, j'espère, tout en verbes du 1er groupe…
Pour ce qui est du subjonctif et des débats que j'ai pu avoir avec la Charmeux, voir
http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/pour_vous/humeur/envie_de_le_dire/
Cela dit, le subjonctif est maîtrisé par la communauté française hors France — l'Afrique comme le Québec. Mais nous sommes tellement plus intelligents que nous nous passerons binetôt, nous aussi, de tout ce qui n'est pas l'indicatif présent. Tête des anciens colonisés qui parlent déjà un français beaucoup plus pur que le nôtre — ce qui, comme le remarquait plus haut Isa, les rend plus aptes à apprendre d'autres langues étrangères. Les enseignants d'anglais ou d'espagnol déplorent tous les jours le très faible niveau des élèves en grammaire : demandez-vous donc à qui la faute, si les petits Français semblent si peu doués en langues…
Il y a des peuplades, en Océanie, qui ne disposent que d'un temps, et d'un groupe. Un linguiste (Bateson, je crois) raconte que l'officier américain chargé, en 44-45, d'y faire régner l'ordre, vit un jour arriver un indigène essoufflé qui lui lança : "Untel tue sa femme". Il y alla, et découvrit que le meurtre avait eu lieu une dizaine d'années avant — et que l'affaire était close. Mais avec l'indicatif présent perpétuel, allez savoir…
Avec la fin programmée de la grammaire de phrase, c'est la langue tout entière que l'on assassine. Mais comme dirait Chris, "qui parle de tuer grand-père ni grand-mère" ?
JPB, en pleine forme après trois semaines hors blog, ou peu s'en faut.
Ecrit par : brighelli | 03 juillet 2006
"Pour ce qui est du subjonctif et des débats que j'ai pu avoir avec la Charmeux"
Quelle classe LE Brighelli!
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"Chris. Juste pour vous dire que l'imparfait du subjonctif est indispensable aux élèves qui étudient l'espagnol ou l'italien langue étrangère. Le fait qu'il ne le connaissent pas en français rend la tâche très difficile, voire impossible. Leur expression en italien reste toujours approximative à cause de cette lacune.
Ecrit par : isa | 03 juillet 2006 "
Ah mais je n'ai jamais dit qu' il ne servait à rien! Je m'en prends simplement aux pédants qui l' utilisent à tort et à travers même et surtout quand il est évitable.
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
http://www.languefrancaise.net/forum/viewtopic.php?id=1685
Excellent! Et très amusant!
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"Mais comme dirait Chris, "qui parle de tuer grand-père ni grand-mère" ?"
Je vous en supplie, ne parlez pas à ma place. Vous allez ENCORE vous tromper!
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"Je ne vois pas ce que vos attaque personelle à mon égard ont à voir avec mon intervention, si ce n'est qu'elles mettent en avant une méthode consistant à dénigrer le messager plutôt que le message"
Acceptez mes excuses si je vous ai blessé, mais ici attaquer l' auteur plutôt que ses propos est quasiment une règle. Ce doit être contagieux...
Encore une fois, je vous prie de m'en excuser
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
Lire un argument d'autorité sous la plume d'Eveline Charmeux était un bon moment de franche rigolade. Rien que pour ça, la querelle valait le coup.
Ecrit par : Pierre-Henri | 03 juillet 2006
"(puisque chris se pose la question du bénéfice qu'il y a à les faire redoubler, on peut bien lui poser la question inverse, question à laquelle il a opportumément oublié de répondre)? "
Christine a répondu à ma place...
C' est tout
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"Je viens de lire que les Corses manient couramment l'imparfait du subjonctif .
Ecrit par : bernard | 03 juillet 2006 "
Géniaaaaaaaaaaaaal!!! On est content pour eux...
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"Lire un argument d'autorité sous la plume d'Eveline Charmeux était un bon moment de franche rigolade. Rien que pour ça, la querelle valait le coup.
Ecrit par : Pierre-Henri | 03 juillet 2006"
Querelle???????? "On ne querelle qu'avec les gens d' importance..."
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
Bon si on en revenait à notre débat Syllabique/Mixte/Globale?
http://www.cafepedagogique.net/videos/syllabique2.wmv
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
Complainte amoureuse
Oui dès l'instant que je vous vis
Beauté féroce, vous me plûtes
De l'amour qu'en vos yeux je pris
Sur-le-champ vous vous aperçûtes
Ah ! Fallait-il que vous me plussiez
Qu'ingénument je vous le dise
Qu'avec orgueil vous vous tussiez
Fallait-il que je vous aimasse
Que vous me désespérassiez
Et qu'enfin je m'opiniâtrasse
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m'assassinassiez ?
..et le bonjour d'Alphonse Allais...
Chris
C' est pour rire évidemment! On ne rigole pas beaucoup ici quand même. Heureusement que je mets un peu d' ambiance!
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
Petit jeu
j' ai glissé une faute dans ce texte
ou est elle????
Le 1er qui trouve gagne un carambar
Chris
PS: n' allez pas chercher le texte original sur Internet! Jouez le jeu!
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
Mais peut être n' y en a t il pas?
Alors?...
Chris
Ecrit par : Chris | 03 juillet 2006
""C'est qui ce Chris qui monopolise le débat ?
E.-P."
J' ai DEJA répondu!!!!!!!!!!!!
Vous avez appris à lire avec quelle méthode vous?
Chris"
Gna gna gna !
Vous répondez par l'insulte.
Sachez que je vis ailleurs qu'ici !
E. P.
Ecrit par : E P | 03 juillet 2006
Il est content....
E P
Ecrit par : E P | 03 juillet 2006
"Bon si on en revenait à notre débat Syllabique/Mixte/Globale?"
Vous voulez dire je présume : synthétique / analytique ?
Expimez-vous clairement svp.
EP
Ecrit par : E P | 03 juillet 2006
Chris, veuillez regrouper vos interventions dans un message unique. Cela rendrait plus facile l'utilisation du menu en haut à droite. C'est trois fois rien, mais cela serait agréable. Merci.
Ecrit par : Pierre-Henri | 03 juillet 2006
Complainte amoureuse
..et le bonjour d'Alphonse Allais...
Chris
Mais si on rigole, plusieurs de mes élèves de CM2 ont choisi ce texte de poèsie cette année et j'ai moi-même sur mes étagères le crâne de Chris enfant.
Ecrit par : Guillaume | 03 juillet 2006
"Chris, veuillez regrouper vos interventions dans un message unique. Cela rendrait plus facile l'utilisation du menu en haut à droite. C'est trois fois rien, mais cela serait agréable. Merci."
Je vais essayer de vous donner satisfaction mais ma passion (parfois exacerbée je vous l' accorde) me fait réagir message par message.
Et comme je je "détonne" un peu ici, il y en a beaucoup! J' ai même parfois l' impression de voler la vedette à notre ami JPB
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"Mais si on rigole, plusieurs de mes élèves de CM2 ont choisi ce texte de poèsie cette année et j'ai moi-même sur mes étagères le crâne de Chris enfant.
Ecrit par : Guillaume | 03 juillet 2006 "
BRAVO!!!!!!!!!!!!
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"Vous voulez dire je présume : synthétique / analytique ?
Expimez-vous clairement svp."
Et bien vous l'avez fait à ma place, comme ça c' est fait. Ca me repose
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"ou est elle????"
"où est elle????"
pas que dans le texte ;)
tu as le nom de ta méthode syllabique stp.
Ecrit par : toto | 03 juillet 2006
"Gna gna gna !
Vous répondez par l'insulte.
Sachez que je vis ailleurs qu'ici !
E. P.
Ecrit par : E P | 03 juillet 2006 "
Par l' insulte??????
Ou lisez vous une seule insulte?
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
Complainte amoureuse
Oui dès l'instant que je vous vis
Beauté féroce, vous me plûtes
De l'amour qu'en vos yeux je pris
Sur-le-champ vous vous aperçûtes
Ah ! Fallait-il que vous me plussiez
Qu'ingénument je vous le dise
Qu'avec orgueil vous vous tussiez
Fallait-il que je vous aimasse
Que vous me désespérassiez
Et qu'enfin je m'opiniâtrasse
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m'assassinassiez ?
..et le bonjour d'Alphonse Allais...
Je ne m'en lasse pas de ces subjonctifs!!!!
C' est beau comme du Pascal Obispo!!!!!
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"ou est elle????"
"où est elle????"
pas que dans le texte ;)
tu as le nom de ta méthode syllabique stp.
Ecrit par : toto | 03 juillet 2006
Je ne comprends rien à ce post mon cher Toto
La chaleur sans doute...
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
Global, syllabique ou autres, les modes d'apprentissage de la lecture ont fait la paix.
La guerre des méthodes est finie
Par Roland GOIGOUX -
Roland Goigoux professeur des universités à Clermont-Ferrand
Près de 750 000 enfants de 6 ans entrent aujourd'hui pour la première fois à l'école élémentaire pour y apprendre à lire. Faute d'une communication claire et précise de la part de l'Education nationale, les parents d'élèves redoutent souvent d'être les victimes des querelles entre les partisans de méthodes concurrentes: la globale, la syllabique et la mixte. La rentrée scolaire doit être l'occasion de leur expliquer que ces trois méthodes ont quasi disparu des classes et que la réalité pédagogique est très différente des caricatures véhiculées par ceux qui veulent faire croire que l'école primaire a failli à ses missions.
On trouve aujourd'hui moins de 10 % d'instituteurs qui utilisent des méthodes syllabique, globale ou mixte. Rappelons que cette dernière, majoritaire dans les années 60, n'était qu'une simple juxtaposition des deux précédentes (une brève phase de mémorisation de mots suivie d'une longue étude syllabique) ; elle a quasiment disparu sous cette forme et c'est une erreur de conserver le nom de «mixte» pour désigner tout ce qui n'est ni syllabique ni global.
L'immense majorité des 35 000 instituteurs chargés de l'apprentissage initial de la lecture utilisent d'autres méthodes, forgées progressivement dans les pays francophones au cours des trente dernières années. Ces nouvelles méthodes, qui sont cohérentes avec les principaux résultats des recherches scientifiques récentes, prennent appui sur des albums de littérature de jeunesse ou, le plus souvent, sur des manuels que les éditeurs diffusent sous des noms de marque : Abracadalire, Crocolivre, Gafi, Ribambelle, etc. Si elles ont fait la preuve de leur efficacité, elles présentent cependant un défaut majeur, celui de n'avoir pas de nom, pas même un qualificatif qui permettrait de les regrouper et de les distinguer des trois précédentes.
Pour palier ce manque, nous proposons de qualifier ces méthodes d'«intégratives», parce qu'elles visent à développer simultanément, et en interaction, toutes les compétences requises pour lire et écrire. Les méthodes intégratives se distinguent donc à la fois des méthodes syllabique et mixte, qui se consacrent exclusivement au déchiffrage des mots (B + A = BA) et de la méthode globale qui retarde ou rend aléatoire l'étude des relations entre lettres et sons (voire l'interdit pour les méthodes idéovisuelles des années 80 dorénavant prohibées par les programmes scolaires).
Si les méthodes intégratives ont progressivement supplanté les approches syllabique et mixte, c'est parce que celles-ci délaissaient des pans entiers de l'apprentissage : les activités d'écriture y étaient rares, l'étude de phrases complexes et de textes cohérents renvoyée au cours élémentaire, et l'accès à la littérature de jeunesse réservée aux meilleurs lecteurs, ceux qui avaient terminé leurs exercices avant les autres. Bref, elles reposaient sur une conception étapiste de l'enseignement de la lecture : les élèves devaient apprendre à identifier les mots écrits avant d'être mis face à des problèmes de compréhension de textes, maîtriser les mécanismes de base avant d'accéder à la culture écrite, apprendre à lire avant d'apprendre à écrire, etc.
Depuis une vingtaine d'années, les recherches scientifiques permettent d'attester au contraire que les progrès réalisés dans un domaine favorisent les autres apprentissages. C'est pourquoi les programmes scolaires recommandent de développer dès l'école maternelle les compétences qui sous-tendent la compréhension, sans attendre que les processus d'identification des mots soient installés. Ils invitent aussi les maîtres du cours préparatoire à poursuivre cet enseignement en s'ajustant au développement intellectuel et affectif des élèves plutôt qu'à leur savoir-déchiffrer. La lecture à haute voix réalisée par l'enseignant permet en effet l'accès à des récits culturellement et linguistiquement riches, qui dépassent les capacités de lecture autonome des élèves. On sait que ce travail, s'il est régulier et systématique, participe activement à l'accroissement du vocabulaire des élèves et à leur familiarisation avec la langue écrite, si différente du langage oral de certains d'entre eux : la qualité de la compréhension ultérieure des textes en dépend.
S'il est indispensable, bien entendu, d'apprendre aux jeunes élèves à déchiffrer, il est aujourd'hui acquis que ce savoir-faire est insuffisant. Les méthodes de lecture ont dû évoluer parce que les exigences de la scolarité primaire se sont accrues et qu'on ne se contente plus, comme il y a trente ans, de former une minorité de bons lecteurs, seuls capables de suivre une scolarité longue. Les résultats des évaluations nationales et internationales montrent que l'école française y réussit relativement bien.
À l'entrée au collège aujourd'hui, les deux tiers des élèves, ceux qui décrocheront le baccalauréat huit ans plus tard, sont d'excellents lecteurs qui accèdent à une compréhension fine des textes, sachant lire l'implicite entre les lignes ; c'est un progrès significatif, même s'il reste insuffisant, que l'on doit à la rénovation de l'enseignement de la lecture, de la maternelle au cm 2.
Les méthodes intégratives constituent un vaste ensemble regroupant de nombreuses variantes selon les dosages qu'opèrent les instituteurs entre les différentes composantes de l'apprentissage. Les pratiques pédagogiques, comme toutes les pratiques sociales historiquement situées, sont le fruit de métissages, et les enseignants, bricoleurs éclectiques, n'hésitent pas à emprunter aux différentes méthodes ce qui leur semble le plus pertinent, sans grand souci de filiation théorique. C'est pourquoi leurs pratiques réelles ne peuvent et ne doivent pas être confondues avec les manuels qu'ils déclarent utiliser. L'efficacité de leur enseignement dépend plus des multiples choix microscopiques qu'ils opèrent quotidiennement en classe et de l'attention qu'ils portent aux élèves que de la sélection de ce manuel !
On trouve d'un côté les maîtres qui privilégient l'apprentissage des correspondances entre lettres et sons, sans négliger cependant le développement des autres compétences (on parle alors d'approches phoniques) et, de l'autre, ceux qui valorisent la mise en oeuvre simultanée de multiples opérations intellectuelles (approches interactives). Pour identifier les mots écrits par exemple, ces enseignants incitent leurs élèves à combiner des procédures de déchiffrage et des procédures de reconnaissance visuelle (mots ou parties de mots très familiers), tout en prenant appui sur le contexte dans lequel le mot est inséré.
L'activité de lecture requiert une pluralité de savoir-faire, de connaissances et d'habiletés intellectuelles : son apprentissage implique donc qu'elles soient toutes enseignées et exercées en classe afin de lutter contre l'échec précoce et cumulatif des élèves qui sont les moins sollicités et les moins instruits hors de l'école. Le système scolaire ne peut accepter de sous-traiter aux familles une part de l'enseignement qui lui incombe s'il veut assurer le rôle compensatoire des inégalités sociales assigné par la loi.
Ceux qui réclament aujourd'hui le retour des méthodes syllabiques, avec des arguments idéologiques touchant au sens de l'effort et à la nécessaire austérité des apprentissages, n'ont souvent affaire qu'à des élèves issus de milieux sociaux favorisés : ils veulent réduire l'enseignement de la lecture au seul déchiffrage car ils savent que les familles de ces élèves peuvent transmettre elles-mêmes toutes les autres connaissances.
Si certains parents de milieux populaires se joignent parfois à eux, c'est pour de tout autres raisons : ils ont du mal à comprendre les méthodes utilisées avec leurs enfants et ne savent pas comment aider ceux-ci efficacement.
Dans les deux cas, un effort accru de communication entre l'école et la famille est indispensable. Il doit s'accompagner d'un discours clair et honnête sur les erreurs ou les outrances qui ont parfois accompagné la mise au point des méthodes intégratives. Par exemple, lorsque la valorisation d'activités de découverte d'ouvrages de littérature de jeunesse - par ailleurs passionnantes et indispensables - s'accompagnait d'une diminution excessive des exercices visant l'acquisition et l'automatisation du déchiffrage. L'augmentation significative du recours aux orthophonistes était l'un des révélateurs de cette insuffisance.
La guerre des méthodes a fait long feu. Certes, des réglages et des améliorations restent nécessaires (notamment dans la formation initiale des maîtres), mais il est incontestable que les principaux équilibres ont été trouvés. Les maîtres s'accordent sur les grandes orientations, les recherches scientifiques confortent leurs savoirs d'expérience et permettent de nouveaux progrès, les directives ministérielles sont plus précises que par le passé et les manuels scolaires d'une qualité croissante.
Il est donc urgent de consacrer les efforts et l'intelligence de tous à la résolution des problèmes qui demeurent sans réponse : comment mieux prendre en charge les 4 % d'élèves en grande difficulté qui, selon les données ministérielles d'octobre 2004, terminent leur scolarité primaire sans savoir lire ? Comment améliorer les performances de ceux (12 %) dont les compétences en lecture sont insuffisantes à la sortie de l'école élémentaire pour leur permettre d'envisager des études secondaires avec confiance ?
De toute évidence, le cours préparatoire ne détient qu'une partie des solutions. Il n'est qu'une étape dans un apprentissage long et complexe qui implique tous les autres segments de la scolarité, en amont et en aval.
Cité par Chris
Toujours pour éclairer et alimenter le débat et, s' il vous plait, ne venez pas me dire une foir de plus qu' il s' agit de "propagande"! Merci d' avance
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
Un de mes collègues s'est trouvé confronté au blocage en lecture de sa fille. Elle est pourtant dans une école tranquille et d'intelligence normale. C'est lui qui l'a aidé à apprendre à lire. IL est instit, c'est normal me direz-vous! Sauf que cette petite fille est dans une classe qui utilise une méthode syllabique et que mon collègue qui travaille auprès d'enfants en grandes difficultés (tant scolaires que comportementales) utilise la méthode naturelle de lecture. C'est à dire qu'il lui a offert des situations réelles de lecture-écriture, en particulier la création d'une bande dessinée.
Si une seule méthode existait, cela se saurait et il y a belle lurette que tous les enfants de france apprendraient sans souci. Chaque enfant est unique et il aura son propre chemin d'accès au savoir, faire l'apologie d'une méthode, c'est refuser à certains enfants d'entrer dans un savoir. Permettez-moi cette image: un fleuve est composé de tous les ruisseaux qui ont contribué à le former et il n'y en a pas deux pareils.
Enseignante moi-même auprès d'enfants en difficulté, je préfère la méthode naturelle mais je ne jetterai pas la methode syllabique aux orties car, pour certains enfants, elle permet un déblocage. Quoiqu'il en soit, la lecture ne se résume pas à une technique (c'est ce que représente pour moi la méthode syllabique type Boscher). On lit pour savoir et on écrit pour faire savoir.
Quand au laxisme, au manque discipline, au manque de morale laïque, ils existent ailleurs qu'à l'école. Ce sont des manifestations de notre société actuelle. Beaucoup d'adultes fonctionnent avec le "pas vus, pas pris" et la pose de radar automatique fût douloureuse pour certains automobilistes. Et que dire de nos politiques qui nous prouvent chaque jour leur mépris des lois de la république. Que les adultes (tous, pas seulement les parents) donnent l'exemple et se montrent plus respectueux des règles qu'ils veulent voir respecter des jeunes. Mes enfants me font souvent la réflexion de l'irrespect de certains adultes: pas de réponses à leur bonjour, pas de merci ou de sourire quand ils apportent une petite aide (tenir la porte), se faire gratter dans une file d'attente. L'exigence, ce n'est pas "fais comme ça et tais toi", c'est "fait comme ça parce que et si ça ne te convient on en parle et si nécessaire on change la règle".
Une collègue citée par Chris
Bonne réflexion à tous
Je vais manger!
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
La méthode globale marche aussi pour le golf, nous raconte un spécialiste.
« Que pouvez-vous nous dire sur votre méthode d’enseignement pour les débutants en golf ?
Notre approche d’enseignement du golf est plus une philosophie qu’une méthode. Le golf pour nous, est une expérience irréductible mieux apprise en jouant, alors nous inscrivons nos débutants tout de suite dans les tournois car c’est cela le golf authentique. Notre rôle est celui de motivateur/facilitateur, nous autorisons nos élèves à grandir dans le golf. Nous n’enseignons pas de techniques, bien entendu ; même si certains élèves réclament de l’aide pour leur swing, nous leur expliquons que le swing n’est qu’une sous-compétence du golf.
Nous apprécions donc de voir nos apprenants pratiquer leur propre swing construit par eux-mêmes pendant le tournoi évidemment ; les principes du swing sont en fait construits par l’apprenant qui est extrêmement motivé pendant un tournoi mais qui crève d’ennui et qui se décourage lors d’entraînements programmés artificiellement. Alors nous considérons que le swing évoluera naturellement, que les corrections sont inutiles et que cela pourrait même briser la confiance dont les apprenants ont besoin. Étant donné que jouer au golf est aussi naturel que d’apprendre à parler, nous permettons qu’il se développe plutôt que de le forcer, de même que la parole se développe naturellement.
Le golf étant une occupation naturelle, il n’est absolument pas besoin de montrer comment on tient le club ou même par quel bout le tenir. Graduellement, en jouant dans des tournois qui ont du sens, les efforts du novice le rapprocheront de plus en plus de Tiger Woods. Si pour quelque raison le développement est lent (probablement à cause d’un enseignement précédent mal mené), nous faisons entrer l’élève dans des tournois plus relevés : davantage d’immersion dans le vrai golf est la vraie réponse. L’amélioration au golf dépend largement de l’établissement par l’apprenant d’un système d’auto-régulation et d’auto-développement et non de ce qu’un instructeur pourrait faire.
Nous nous assurons que nos élèves ne s’entraînent pas à travailler la frappe par en dessous ou la sortie de bunker car cela équivaut à fractionner ce beau jeu. De même, nous considérons que travailler les coups longs ou courts c’est purement des pièges abrutissants qui ne sont utilisés que par des instructeurs dépassés et ignorants qui ne connaissent pas la littérature de la recherche récente.
Le golf avec du sens tel est notre mantra parce que le golf est une activité très personnelle. Ce n’est qu’en considérant l’expérience golfique d’une perspective développementalisto-constructivisto-relativiste qu’on pourra bouger de cette notion de buts prescrite d’en haut. Nous croyons que les joueurs peuvent progresser bien au-delà du modèle étroit de « mettre la balle dans le trou en un minimum de coups » qui prévaut dans certains cénacles arc-boutés sur leurs privilèges. Nos joueurs sont encouragés à obtenir la satisfaction de leurs propres besoins qui peuvent être sensiblement différents de ceux qui pratiquent encore la pédagogie frontale ou des traditionalistes autoproclamés.
Nous enseignons aussi une stratégie révolutionnaire où nous encourageons les apprenants à se libérer de la tyrannie de la balle. La balle n’est pertinente que marginalement dans le jeu et elle est trop souvent trop mise en avant. Ce n’est, après tout, qu’un seul indice du sens le plus profond de l’interaction dans l’expérience golfique. Les élèves sont souvent perturbés quand nous leur disons de faire aussi peu attention que possible à la balle. Un petit coup d’œil est bien suffisant quand ils traversent le parcours (pour s’assurer que leur première impression était bonne et que la balle n’est pas une bouse). Frapper toute balle qui correspond à la définition d’une balle (et il n’y a pas besoin que ce soit la votre) est en fait une action qui est un indicateur véritable de votre degré de compréhension qui se développe pour ce jeu excitant.
Quel succès avons-nous avec notre philosophie moderne, centrée sur le golfeur ? Nous avons de nombreuses anecdotes d’enseignants convaincus qui trouvent notre approche tellement valorisante ; ils n’ont aucun problème à convaincre leurs élèves ; ils voient le sourire sur leurs visages ; ils sont passionnés de faire partie de cette importante redéfinition du jeu.
Les scores, demandez-vous ? Malheureusement cette question est très révélatrice de votre échec à rester en contact avec la recherche moderne. Vous êtes toujours dominés par des modèles du golf réductionnistes et archaïques. On ne peut avoir des scores fiables et valides sans interférer avec le processus golfique. Les scores ne reflètent pas tout ce qui est mis en œuvre dans le golf ; ils ne peuvent capturer que l’élément le plus minuscule du jeu. Les scores risquent d’être utilisés pour comparer les golfeurs entre eux, ce qui une intrusion déraisonnable dans la trajectoire développementale innée de chaque chercheur de l’excellence dans le golf.
Nous prévoyons que notre philosophie va transformer le monde du golf. Elle est neuve, innovante, flexible, tout le monde gagne. Et nous ne nous arrêterons pas là : nous avons déjà des plans pour l’entraînement des nageurs débutants en utilisant notre technique de l’immersion. Nos limites c’est le ciel ! Tiens et si on se servait de notre approche pour enseigner le saut en parachute ? »
Ecrit par : Lariba | 03 juillet 2006
Le point de vue de Goigoux est effectivement particulièrement impartial (là j'éclate de mon rire intérieur).
Plus personne n'utilise la globale, la syllabique ou la mixte.
Oui on peut dire cela. Si on accepte leur stricte définition de la globale (que je trouve contestable mais je ne vais pas me répéter).
Car la majorité des instits formatés par l'IUFM utilisent des méthodes "actives" ; moi active, excusez-moi mais ça me fait penser aux stratéges marketing des publicitaires quand ils vendent une lessive. La même lessive mais avec un nouveau nom ou un slogan qui fait tilt. La nouvelle méthode est active, l'enfant est acteur quelle idée géniale ! ça me fait penser aux pépites de chocolat que j'achète pour mettre dans les cookies. Avant sur l'emballage il y avait écrit "pépites de chocolat" ; maintenant il y a écrit "pépites créatives", ce qui flatte bien évidemment mon ego de cuisinière génialement innovante...
Bref la méthode "active" _pour ce que j'en ai vu cette année (avec mon fils mais aussi en 4 mois de stage en ZEP)_ ce sont des enfants qui récitent par coeur au moins jusqu'à Noël. Combinatoire réduite à la portion congrue. Très peu de vrais devoirs et d'écriture. Des exercices débiles avec des mots à colorier pour que même les faibles aient TB. Des manuels destructurants mais censés être en lien avec le vécu de l'enfant(fêtes, saisons), le motiver... J'ai aussi retrouvé l'obsession des différents types de textes mis sur le même plan (qu'est-ce que ça a pu m'ennuyer en collège...)
Voilà.
Bref toujours poudre aux yeux, marketing, et vive les parents derrière. Je précise que je n'ai rien contre les textes, que dès que mon fils s'est dépatouillé correctement je ne lui ai plus proposé que des textes intéressants, que j'ai aimés enfant ou que je trouve attractifs...Mais combien sont massacrés, broyés quand les parents font confiance ou sont aveugles ! et ça, c'est révoltant.
Ecrit par : Florence | 03 juillet 2006
Oui Bernard. Nous vous avons cédé la Corse un Jour pour remonter le niveau... heureusement qu'ils sont là, les Corses...N'écoutez pas Chris, il est jaloux.
Chris, j'espérais que vous changeassiez d'avis avec mon argumentation...Pensez-vous donc que l'étude de l'imparfait du subjonctif devrait être plus systématique en France?
(conseil de femme : laissez tomber Charmeux, elle est sourde comme un pot)
Ecrit par : isa | 03 juillet 2006
Non ! pitié! pas le texte de Goiguoxg! on le connaît par coeur!
Ecrit par : isa | 03 juillet 2006
"Non ! pitié! pas le texte de Goiguoxg! on le connaît par coeur!"
Vous peut être...
Mais peu importe...ARGUMENTEZ SUR LE FOND!!!!
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
quel fond?
Ecrit par : isa | 03 juillet 2006
quel fond?
Ecrit par : isa | 03 juillet 2006
"Oui Bernard. Nous vous avons cédé la Corse un Jour pour remonter le niveau... heureusement qu'ils sont là, les Corses...N'écoutez pas Chris, il est jaloux.
Chris, j'espérais que vous changeassiez d'avis avec mon argumentation...Pensez-vous donc que l'étude de l'imparfait du subjonctif devrait être plus systématique en France?
(conseil de femme : laissez tomber Charmeux, elle est sourde comme un pot)
Ecrit par : isa | 03 juillet 2006 "
Jaloux??????? de quoi? de qui?
Charmeux? Mais je me fiche éperdument de Charmeux moi. Elle est assez grande pour répondre toute seule.
L' imparfait du subjonctif? Oui il sonne bien au cours des repas entre amis "lettrés"...
Chris
Bon mais à part ça j' aimerais des arguments contradictoires. Et à part quelques piques par ci par là, je ne lis rien d' interessant, mis à part quelques exemples personnels qui reviennent en leitmotiv et qui deviennent des généralités aux yeux de leurs auteurs. "Mon fils...Ma fille...". C' est bon, on a compris. Est ce que je vous parle de mes enfants moi?
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
je viens de relire le texte de Goigoux et je vois qu'il parle de méthodes intégratives, interactives etc. Moi j'ai mis actives parce que c'est ce qu'on m'a appris cette année avec la prof d'IUFM (que les nouvelles méthodes étaient actives)...Mais bon ça ne change pas grand chose. Tous ces termes dont se sert Goigoux, ça me rappelle vraiment le jargon des médecins de Molière.
Heureusement qu'il y a la littérature pour respirer un peu.
Ecrit par : Florence | 03 juillet 2006
Quant à l' histoire du golf, j' ai un peu zappé là
Mais je vais le relire...
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"Heureusement qu'il y a la littérature pour respirer un peu."
Certes mais dans une classe de CM2 ou de collège en milieu dit "difficile", il va falloir être très ACTIVE ma chère Florence!!!
Croyez moi!
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"Tous ces termes dont se sert Goigoux, ça me rappelle vraiment le jargon des médecins de Molière. "
Mais vous en êtes encore là???????????? A attaquer le jargon???
Mettez le de coté le jargon, prenez votre classe à bras le corps, asseyez vous sur vos principes une bonne fois et essayez déja de les faire taire!
Ce ne sera déja pas mal!
Bon courage!
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
Ce que le petit Corse apprend, le petit continental doit pouvoir l'apprendre aussi.
Moi, fils de paysans peu instruits,j'ai pu,alors !
Corsu Français
Ci vulìa chè tù partissi ! [11] Il fallait que tu partisses !
Era megliu chè no' fughjìssimu ! Il valait mieux que nous fuissions !
Mi dispiacìa chè vo' fùssite malatu. [11] Ca me peinait que vous fussiez malade.
Ci vulerìa chè tù partissi ! Il faudrait que tu partisses !
Sarìa megliu chè tù partissi ! Il vaudrait mieux que tu partisses !
Sè tù partissi sùbitu, ghjungjaristi per fà cena ! [11] 1 Si tu partais de suite, tu arriverais pour dîner !
Avissi puru a salute ! [11] Si je pouvais avoir la santé !
Fuss'ella puru ! [11] Si cela pouvait être !
Mi pare ch'ellu cumincessi per trenta ! [1] 2 Il me semble qu'il commence par trente !
Ci vurrìa ch'o scrivissi à u me zìu, ch'ellu mi mandassi un strattu di nàscita ! [1]
Il faudrait que j'écrive à mon oncle, qu'il m'envoie un extrait de naissance.
S'o pudissi esse addimessu, sarìa un bell'affare ! [1] 1
Si je pouvais être admis, ce serait une bonne chose !
S'ella bastassi u Dirittu pùbblicu ! [1] 1
Si le droit public suffisait !
1 Avec si, le corse emploie l'imparfait du subjonctif là où le français emploie l'imparfait de l'indicatif.
2 proposition subordonnée introduite par un verbe qui comporte une idée de doute ou d'incertitude.
Pour la globale,à la rentrée 2006 ,une chose est sûre,si le ministre ne change pas,ceux qui refusent cette méthode pourront le faire sans ennui de carrière.
Allez y les jeunes,c'est permis !
Pourvu que ça doure après 2007 !
Ecrit par : bernard | 03 juillet 2006
Je parle de mon fils, c'est vrai mais autour de moi beaucoup de parents font le même constat ; par ailleurs cette année j'ai fait 4 mois de stage en GS et 4 mois en CP ; dans une vie antérieure j'ai été professeur de collège (en 6ème, 5ème, 4ème et 3ème) ; et je garde encore un souvenir cauchemardesque de l'IUFM après l'obtention du CAPES. Par exemple ce formateur demandant combien d'entre nous avaient choisi de faire ce métier par amour pour leur matière et qui voyant le nombre de mains levées s'était exclamé "Mes pauvres! comme vous allez souffrir..." La cuistrerie et la bêtise de la plupart d'entre eux... Une femme inculte qui n'avait que l'énonciation à la bouche mais qui n'aimait pas les textes littéraires... et ce sont eux qui font les programmes et qui écrivent de jolis articles dans le Monde de l'éducation.
Et cet univers kafkaïen, excusez-moi mais je ne crois pas qu'il n'ait existé que dans mon académie.
Ecrit par : Florence | 03 juillet 2006
Merci bernard! je me suis régalée!
Ecrit par : isa | 03 juillet 2006
Bonjour Florence,
connaissez-vous le site lire-écrire?
http://www.lire-ecrire.org/index.php
Ecrit par : isa | 03 juillet 2006
Chris,
pourriez-vous regrouper ENCORE un peu plus vos messages, et ne pas en écrire trois d'affilée ? Vous écrirez exactement la même chose qu'avant, mais vous grouperez juste vos trois messages en un seul. Ce sera plus pratique pour tout le monde, pour vous qui écrivez, pour ceux qui vous lisent, et pour mes yeux.
Merci !
Ecrit par : Jérémy | 03 juillet 2006
"Ce que le petit Corse apprend, le petit continental doit pouvoir l'apprendre aussi.
Moi, fils de paysans peu instruits,j'ai pu,alors !"
Et bien je vous en félicite!
Forza Corsica!!!!!!!!!!!!!!
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
" Le niveau baisse " - le couplet n'est pas nouveau, mais il ne fait pas l'unanimité. En 1989, les sociologues Christian Baudelot et Roger Establet s'étaient déjà penchés sur la question et y avaient répondu avec un livre au titre sans ambiguïté : Le niveau monte ! Ils remarquaient notamment que la moyenne aux tests des " trois jours " du service militaire était passée de 10, en 1967, à 13,5, en 1982. Ils soulignaient aussi que les problèmes sur lesquels planchent les élèves de terminale S auraient été réservés aux étudiants de Polytechnique quarante ans auparavant. En 1995, des chercheurs de l'Education nationale ont à leur tour pris le niveau par les cornes et fait repasser à des élèves les épreuves de français et de maths du " certif " de 1920. Leur conclusion : " Au total, les résultats des élèves sont aujourd'hui meilleurs en rédaction ; ils sont à peu près équivalents dans les questions de dictée portant sur l'intelligence du texte (vocabulaire et compréhension), et en calcul, dans trois des opérations de base (addition, soustraction et division de nombres entiers) ; ils sont en baisse, légère, en multiplication, et marquée en orthographe, analyse grammaticale, conjugaison et dans la résolution du type de problèmes posés dans les années 20. "
Isa
Ecrit par : Isa | 03 juillet 2006
A vous lire, et je m'adresse aux enseignants fraichement nommés, le système est pourri, atroce, nul.
Votre formation a été déplorable.
Mais dites moi, qu' et ce qui vous empêche d' aller vous inscrire dans le privé. L' enseignement privé qui fait tout mieux que personne?
Voire même dans une entreprise; on essaiera de vous y trouver un emploi à la hauteur de vos hautes compétences. Ah sans les vacances, c' est certain, mais mieux payé.
Il est vrai que c' est ce système "pourri" qui vous paye...avec nos impots à tous...
C' était juste un peu de poivre dans la marmite...
J' adore!
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"Pourvu que ça doure après 2007 !
Ecrit par : bernard | 03 juillet 2006"
Ah ben non...Il faudra vous faire une raison!
Ca ne durera pas
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"et je garde encore un souvenir cauchemardesque de l'IUFM après l'obtention du CAPES. Par exemple ce formateur demandant combien d'entre nous avaient choisi de faire ce métier par amour pour leur matière et qui voyant le nombre de mains levées s'était exclamé "Mes pauvres! comme vous allez souffrir..." La cuistrerie et la bêtise de la plupart d'entre eux... Une femme inculte qui n'avait que l'énonciation à la bouche mais qui n'aimait pas les textes littéraires... et ce sont eux qui font les programmes et qui écrivent de jolis articles dans le Monde de l'éducation.
Et cet univers kafkaïen, excusez-moi mais je ne crois pas qu'il n'ait existé que dans mon académie.
Ecrit par : Florence | 03 juillet 2006 "
J' avais une stagiaire (absolument délicieuse d' ailleurs mais c' est autre chose) cette année avec moi.
la 1ère chose que je lui ai dite c' est:"Restez libre d' esprit. Soyez curieuse de tout. N' écoutez aucun donneur de leçon, moi le 1er!"
Chère Florence PERSONNE ne vous oblige à lire Le Monde de l' Education. Faites votre opinion par vous même et cessez d'attendre les leçons d' un quelconque gourou, fut ce l'auteur de ce blog...
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
Quand un petit apprend le "eh" et le "et" , est-ce pour la vie qu'il saura différencier ?
Comment l'ai-je appris moi-même , quelqu'un m'a t-il fait faire des exercices ?
Sur le Bled ?
Eh bien je ne vous félicite pas pour votre "et bien ,je vous félicite !"
Ecrit par : bernard | 03 juillet 2006
Quand un petit apprend le "eh" et le "et" , est-ce pour la vie qu'il saura différencier ?
Comment l'ai-je appris moi-même , quelqu'un m'a t-il fait faire des exercices ?
Sur le Bled ?
Eh bien je ne vous félicite pas pour votre "et bien ,je vous félicite !"
Ecrit par : bernard | 03 juillet 2006
tiens il y a une autre Isa!
peut-être faudrait-il trouver un autre pseudo?
Autrement ça pourrait devenir compliqué pour les réponses etc..
Ecrit par : isa | 03 juillet 2006
Au sujet de ce que dit Isa, contre expertise disponible sur
http://www.sauv.net/dep96.php#notes
Il faut bien comprendre que cette étude (1920-1995) s'est faite en retirant de la comparaison ce qui n'est plus au programme aujourd'hui. Dit autrement, on a comparé les élèves de 1920 à ceux de 1995, MAIS UNIQUEMENT SUR LES POINTS CONNUS PAR CEUX DE 1995.
Suivant cette logique, j'en suis venu, en ce qui me concerne, à la conclusion que j'étais un aussi bon footballeur que Zidane. Ben oui : si je me compare à Zidane uniquement sur ce que MOI je sais faire, je le vaux parfaitement. Je ne sais pas tirer, ni dribbler, ni faire des têtes, ni faire des passes, ni lire le jeu, ni contrôler, ni courir.... il serait donc injuste de me comparer à lui sur ces points. En revanche, un truc que je sais faire, c'est mettre mes chaussures et nouer mes lacets. Et là, je suis au moins aussi bon que lui. Donc, je suis aussi bon footballeur que Zidane. CQFD.
Ecrit par : Pierre-Henri | 03 juillet 2006
L'autre isa, alors. Homonymie, dédoublement de la personnalité ? Tout cela devient compliqué.
Ecrit par : Pierre-Henri | 03 juillet 2006
"""""Ah ben non...Il faudra vous faire une raison!
Ca ne durera pas
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006 """""
Vous voulez dire que vous êtes sûr que Ségolène remettra Mérieu sur son piedestal si ...?
Horreur,malheur !
Ecrit par : bernard | 03 juillet 2006
Je voulais remercier Isa n°2 de m'avoir appris qu'aujourd'hui on enseignait les distributions en terminale, que donc les élèves de terminale d'aujourd'hui maitrise sur le bout des doigts tout ce qui concerne la théorie de la mesure, les intégrales de Riemann, de Lebesgue, qu'ils connaissent les anneaux, les groupes, les corps, savent résoudre des équations aux dérivées partielles, connaissent les fonctions holomorphes, savent calculer le déterminant d'une matrice carrée de taille quelconque, qu'ils savent ce qu'est une variété topologique, ce qu'est la géométrie projective, savent appliquer les théorèmes des géométries non-euclidiennes.
En physique, voyons, les élèves d'aujourd'hui savent effectuer une transformation de Lorentz, peuvent en remontrer à Newton sur sa propre mécanique, sont capables de calculer les différences de périhélie entre la version newtonienne et einsteinienne du mouvement de Mercure.
Non, ils ne savent rien faire de cela ?
Mais que savent-ils donc faire qu'un polytechnicien de 1960 ne savait pas faire ?
Merci d'arréter de répandre des mensonges sur les contenus des programmes et des problèmes d'aujourd'hui et d'hier surtout entre deux niveaux aussi incomparables que celui de l'X,fut-il même de 1900 et celui d'une terminale, fut-elle C et de 1980. On ne peut même pas comparer une terminale C post 1980 et une math sup quelconque du 20° siècle.
Faut-il rire aussi de la comparaison des capacités de rédaction comparées entre 1920 et nos jours, sachant que le seul paramètre pris en compte par DEP95 fut le nombre de lignes écrites, pas même le nombre de mots n encore moins la pertinence et la correction du propos ?
Ecrit par : X men | 03 juillet 2006
Mais je ne lis plus le Monde de l'éducation. L'IUFM je l'ai subie un an, il faut dire qu'il y avait le chantage à la titularisation etc.
J'aime bien les idées de Brighelli mais je me retrouve mieux dans la vision plus défaitiste d'un Pierre Mérot dans Mammifères (dans le style "Rions du désastre...) ou d'un Pierre Jourde dans Festins secrets, cette description cauchemardesque, aux limites du fantastique, d'une débâcle grotesque.
Brighelli appelle au combat, et bien sûr il a raison mais je ne me trouve pas de taille et en ce sens je me sens un peu en porte à faux avec son discours (même si je trouve ses analyses très justes). Je pense qu'il faut beaucoup de charisme et de courage pour oser être un bon professeur aujourd'hui car il faut pouvoir résister à toutes sortes de pressions ( les élèves, les parents, l'IUFM, l'administration...)
Je ne suis pas arrivée à l'IUFM avec des a priori particuliers, je croyais justement qu'on pouvait énoncer une opinion un peu différente de façon courtoise mais j'ai vite compris que c'était très mal vu. D'une certaine façon cela a aussi été positif parce que je commençais à saturer des études, des concours et d'une certaine façon la période IUFM m'a remis les idées en place ; quand on a fait 4 h de transport dans la journée uniquement pour aller signer la feuille de présence (parce que les contenus des cours sont absolument ineptes) alors on se rend compte à quel point préparer les concours à la Sorbonne était un luxe merveilleux.
Après ma démission et avant de rebondir, j'ai découvert un certain nombre d'ouvrages(le Mara Goyet, L'enseignement mis à mort etc), d'émissions ou l'association Sauver les lettres et cela m'a mis du baume au coeur, je me suis sentie moins seule(car il y a eu une période où je me suis sentie très seule). Parmi ces livres, ces personnalités j'ai mes favoris, et ceux vis-à-vis desquels j'ai quelques réticences.
Je ne sais pas si vous avez eu une stagiaire en tant que tuteur (?) _déjà les rapports avec le tuteur sont souvent plus concrets, moins tendus qu'avec l'IUFM, plus dans le réel. Et si vous la laissiez penser par elle-même tant mieux. Cela dit tout au long du fil j'ai eu l'impression que vos opinions n'avaient pas bougé d'un iota, vous citiez aussi beaucoup de "gourous" du pédagogisme et je pourrais moi aussi vous renvoyer la balle en vous demandant si vous avez vraiment essayé de penser par vous-même.
Mes études de lettres ne m'auront pas conduit là où elles auraient dû me mener (l'enseignement) mais je pense que justement elles m'ont apporté un certain esprit critique ( je remercie particulièrement Rabelais et ses moutons de Panurge, Molière, La Fontaine -la fable du chien et du loup_Voltaire et même Céline pour sa rage...), la possibilité de remettre en cause ce qu'on essayait de me mettre de force dans le crâne, la possibilité d'une échappatoire, fût-elle illusoire.
Ecrit par : Florence | 03 juillet 2006
Le message précédent était bien évidemment une réponse à Chris.
Ecrit par : Florence | 03 juillet 2006
"Je pense qu'il faut beaucoup de charisme et de courage pour oser être un bon professeur aujourd'hui car il faut pouvoir résister à toutes sortes de pressions ( les élèves, les parents, l'IUFM, l'administration...) "
Chère Florence
C' est un prof "hors classe" et de 23 ans de "boutique" qui vous parle. Je ne partage pas toutes vos idées mais je partage la même passion qui transparait dans vos écrits.
Les pressions dites vous? Mais vous avez le DEVOIR de vous en détacher! Une fois la porte fermée derrière vous et avec vos élèves, vous êtes "le Maitre". Bien entendu si vous êtes "carriériste", alors cédez aux pressions. Mais si vous êtes PROF, alors cédez à vos passions et n'ayez qu' un objectif en tête: celui de partir chaque matin heureuse d'aller ENSEIGNER! C'est notre plus extraordinaire privilège! En arrivant au Paradis, je demanderai à St Pierre s'il y a des écoles! S'il me répond non, je refuse d' entrer!
Et surtout n'écoutez aucun gourou, refermez leurs livres, ouvrez vos yeux et vos oreilles, soyez vous même. Le métier ne s'apprend pas ici. Il s'apprend au contact des élèves, dans la classe et hors la classe. Chacun d' entre eux est un livre ouvert. Sachez en tourner les pages et y déceler les lueurs d' epoir qui brillent en Pierre, Stéphanie, Ahmed, Boubacar, Kevin, Alex, Maeva, Christophe, Alisson....
Et au Diable les querelles de méthode, masturbation intellectuelle débile qui fait gagner de l'argent à des écrivaillons de 3ème zone!
VIVE L ECOLE QUI FABRIQUE DES ETRES HUMAINS!
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
Je n'avais pas lui que vous aviez démissionné; toujours ma fichue passion qui m'emporte!
Ah quelle tristesse! Je suis certain que vous auriez fait une excellente enseignante...
Avec toute mon amitié malgré nos différences
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"Vous voulez dire que vous êtes sûr que Ségolène remettra Mérieu sur son piedestal si ...?
Horreur,malheur !
Ecrit par : bernard | 03 juillet 2006 "
Il ne me semble pas que Meirieu en soit descendu
Ségolène? Que vient elle faire là?
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
Je découvre que je n'ai pas lu tous les messages de Chris. Il m'explique que la littérature n'existe pas en primaire et qu'il faut avant tout faire taire les enfants.
1)J'ai raté le CRPE (je ne serai donc pas professeur des écoles et heureusement finalement (à ce que j'ai vu cette année l'emprise iufmesque est pire qu'en collège-je ne croyais même pas que c'était possible). Je n'aurai donc pas à les "tenir", ce n'est pas mon problème.
2) Mes stages en école se font dans le cadre d'une formation indépendante de l'EN, Dieu merci l'an prochain les stages ne seront plus en école, et l'unique module IUFM est validé, ouf.
3) Pourquoi les enfants n'auraient-ils pas droit à la littérature dès le primaire? Cette année j'ai fait lire à mon fils plein de textes variés ; il adore les Fables de La Fontaine par exemple, ou les contes de Grimm, ou des extraits de l'Odyssée adaptée aux enfants. Et il ne savait pas lire avant d'entrer en CP. Alors je ne vois pas pourquoi TOUS les enfants n'auraient pas droit à ça, et devraient se contenter de textes insipides. Je pense qu'avoir accès à ces textes tôt, justement, c'est une vraie chance pour l'avenir, l'accès à autre chose que la pensée unique véhiculée par les médias.
Ecrit par : Florence | 03 juillet 2006
"Au sujet de ce que dit Isa, contre expertise disponible sur
http://www.sauv.net/dep96.php#notes
Il faut bien comprendre que cette étude (1920-1995) s'est faite en retirant de la comparaison ce qui n'est plus au programme aujourd'hui. Dit autrement, on a comparé les élèves de 1920 à ceux de 1995, MAIS UNIQUEMENT SUR LES POINTS CONNUS PAR CEUX DE 1995."
OUi bien sur!!!
Quand une étude vous gène, on cherche un contre pied...
Et pourtant...
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
Votre vision de l'enseignement, Chris, ça me fait penser à Bégaudeau. Et ce n'est pas la mienne. Je n'ai même pas réussi à finir le livre. Non, je n'étais pas faite pour ce métier.
Ecrit par : Florence | 03 juillet 2006
"Je découvre que je n'ai pas lu tous les messages de Chris. Il m'explique que la littérature n'existe pas en primaire et qu'il faut avant tout faire taire les enfants. "
Je n'ai JAMAIS dit ça!!!!!
Mais des enseignants se trouvent dans des situations ou la Littérature n' a AUCUNE utilité. Tout le monde n' est pas prof au Lycée Joffre de Montpellier...
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"Votre vision de l'enseignement, Chris, ça me fait penser à Bégaudeau. Et ce n'est pas la mienne. Je n'ai même pas réussi à finir le livre. Non, je n'étais pas faite pour ce métier.
Ecrit par : Florence | 03 juillet 2006 "
Je ne sais même pas qui est ce Bégaudeau. Mais cessez donc de ne parler que de références! Et l'expérience alors????
Je me fiche des théoriciens, Brighelli en tête (avec tout le respect que je dois à l' Etre)
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
"3) Pourquoi les enfants n'auraient-ils pas droit à la littérature dès le primaire? Cette année j'ai fait lire à mon fils plein de textes variés ; il adore les Fables de La Fontaine par exemple, ou les contes de Grimm, ou des extraits de l'Odyssée adaptée aux enfants. Et il ne savait pas lire avant d'entrer en CP. Alors je ne vois pas pourquoi TOUS les enfants n'auraient pas droit à ça, et devraient se contenter de textes insipides. Je pense qu'avoir accès à ces textes tôt, justement, c'est une vraie chance pour l'avenir, l'accès à autre chose que la pensée unique véhiculée par les médias."
Mais je vous approuve à 200%!!!!!
NEANMOINS que dois je faire devant des élèves placés en foyer depuis l' age de 4 ans, d'autres scarifiés par leurs parents, d'autres qui ne rentrent chez eux que pour rentrer le troupeau(mais si ça existe!), d'autres tiraillés entre un pere chomeur/buveur et une mère quasiment absente?????? Pour ceux là, la LITTERATURE n' est pas d'un grand secours, même si EVIDEMMENT ils y ont droit!!!!
On ne nait pas "fils de profs"! (cela n' a rien de péjoratif)
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
" A vous lire, et je m'adresse aux enseignants fraichement nommés, le système est pourri, atroce, nul.
Votre formation a été déplorable.
Mais dites moi, qu' et ce qui vous empêche d' aller vous inscrire dans le privé. L' enseignement privé qui fait tout mieux que personne? "
Chris, renseignez-vous, les profs d'enseignement privé vont aussi à l'IUFM et sont soumis aux memes aneries que les profs du public !
Ecrit par : Jérémy | 03 juillet 2006
"Chris, renseignez-vous, les profs d'enseignement privé vont aussi à l'IUFM et sont soumis aux memes aneries que les profs du public !"
Renseignez vous aussi...
Vous allez être surpris de ce que sont REELLEMENT les enseignants du privé
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
1) Et si on s'y mettait dès le primaire, à la littérature? C'est vrai les pédagogues parlent toujours du "sens", mais alors pourquoi ne pas donner des textes plus riches? (quitte à passer plus de temps dessus). Je me rappelle un texte qui m'avait particulièrement choqué "Lundi mort de rire". Le héros, Mini-Loup, fait peur à un âne et il est "mort de rire"...je pense que parmi les enfants qui travaillaient sur ce texte la plupart méritaient mieux. il y a des fables courtes, des poèmes de Desnos ou de Maurice Carême, on peut aussi leur lire à voix haute de vrais livres au lieu de les cantonner à des albums.
2) Je sais bien qu'avec certains élèves(surtout à partir du collège), la littérature n'a aucune utilité mais moi dans ce cas j'ai l'impression de faire garderie et je préfère laisser la place à des personnes qui auront plus le profil "animateur".
Ecrit par : Florence | 03 juillet 2006
"2) Je sais bien qu'avec certains élèves(surtout à partir du collège), la littérature n'a aucune utilité mais moi dans ce cas j'ai l'impression de faire garderie et je préfère laisser la place à des personnes qui auront plus le profil "animateur"."
Entièrement ok avec votre point 1
Pour l'autre, on peut "détourner" la Littérature pour y amener ces élèves là. Ah c' est autre chose que d' enseigner à Henri IV, c'est certain. Mais cela n' a rien d' un travail d' animation. Cela se rapproche même beaucoup plus des missions de nos "Hussards noirs de la République" qui amenaient le savoir aux petits paysans des campagnes
Chère Florence, je vous souhaite une bonne nuit. Il y a un temps pour tout...
A bientôt j'espère. En tout cas, j'apprécie votre ton mesuré qui me change de l'invective. Il faut dire que sur un tel blog, je tensd les perches pour me faire battre mais j' aime le combat!
Chris
Ecrit par : chris | 03 juillet 2006
BEGAUDEAU (j'espère que je n'écorche pas son nom)
Désolée je pensais que vous connaissiez.
François Bégaudeau a écrit un livre qui s'appelle Entre les murs ; il y relate son expérience en ZEP. C'est un livre assez récent, qui a obtenu un prix (France Culture? Télérama je ne sais plus). Dans une interview à Télérama il me semble qu'il insistait sur le fait qu'il en avait assez des nombreux romans de profs qui faisaient une description catastrophique de l'EN (suivez mon regard!)et qu'il avait voulu montrer l'autre côté. France Cul et Télérama étaient dithyrambiques, ils ont trouvé ça génial donc je l'ai lu pour me faire mon idée et-bon, je partais quand même avec des a priori plutôt négatifs, je l'avoue. Bref je n'ai pas aimé même si ce qu'on peut lui accorder c'est qu'il ne donne pas une vision rose des choses, et que pourtant il aime ce qu'il fait.
Mais
1) je trouve que sa prose est extrêmement pauvre tout de même. C'est très pénible à lire, très ennuyeux.
2) je ne vois pas l'intérêt de ce qu'il décrit être le métier de professeur aujourd'hui. Et d'une certaine façon je trouve qu'il met bien en évidence le fait que l'EN ne veut plus de professeurs mais autre chose, il faudrait presque trouver un autre mot. Quelque chose à mi-chemin entre tuteur? médiateur? animateur?
Ecrit par : Florence | 03 juillet 2006
Et j'ajoute que Bégaudeau n'est pas du tout un théoricien, il devrait vous plaire. Bonne nuit !
Ecrit par : Florence | 03 juillet 2006
Pour Chris,
Sur la généralisation des expériences personnelles : concernant les pratiques abusives dans les IUFM, ou les difficultés que les parents observent chez leurs enfants... A partir de combien de témoignages une justification n'est-elle plus abusive ?
A ce propos, ce que Florence raconte de l'IUFM ressemble beaucoup à ce que j'y ai vu (et je ne crois pas que nous ayons fréquenté le/les mêmes instituts). Comme je l'écrivais à Christophe Sibille sur un autre fil, il y a là un véritable problème : le type d'enseignement qui y est dispensé aux stagiaires est fortement idéologique, et formuler une objection, c'est risquer fortement l'exclusion. Vous soulignez que l'indépendance d'esprit est essentielle chez un professeur ; pour ma part, j'ai observé qu'elle était suicidaire chez le stagiaire IUFM, à moins de rester silencieuse !
J'ai même constaté que beaucoup de formateurs, souvent, en cas d'objection devant une méthode, ou de désaccord sur un principe, mettent en doute le degré de motivation du stagiaire . Vous savez, ces jeunes qui veulent être fonctionnaires... D'où un ridicule poussé dans la sélection, car le véritable carriériste, lui, n'affichera jamais aucun désaccord, réfléchira le moins possible à ce qu'on lui raconte, et sera titularisé sans encombre.
... là aussi, c'est de violence (parfois involontaire) qu'il s'agit !
Au sujet du redoublement : tout ce que j'en ai entendu dire en formation (à plusieurs reprises, dans deux académies différentes), c'est que dans 50% des cas, il était inefficace : par conséquent, il ne fallait pas l'appliquer. Allez raisonner avec cela !
Concernant le texte cité sur Isa sur la baisse de niveau, je remarque quand même les derniers mots :
"Les résultats (...) sont en baisse, légère, en multiplication, et marquée en orthographe, analyse grammaticale, conjugaison et dans la résolution du type de problèmes posés dans les années 20. "
Il y a donc, même si l'article est un peu trop "optimiste" par ailleurs, un gros souci ! A mon sens, il s'agit là d'outils essentiels et proprement scolaires : quand ils ne sont pas maîtrisés à l'entrée en 6e, il est très difficile de les acquérir. Pourtant, leur utilité ne fait pour moi aucun doute.
Pour la personne qui déplorait le caractère idéologique de beaucoup d'interventions... Cette réflexion est déjà idéologique ! Plus sérieusement, l'idéologie a déjà envahi le débat au niveau officiel : les critères de "politiquement correct" se sont substitués à celui de l'efficacité ou de l'utilité. Gourous et gourelles ont ainsi pris un temps d' "avance" théorique sur les praticiens, et pour enseigner avec un peu de discernement, il est important à mon sens de rattraper ce retard. Même s'il est urgent d'essayer de réparer les dégâts (on me paie pour cela en cours particuliers), je ne vois pas comment le faire sans réfléchir à ce que sont les élèves, les disciplines, ce que le professeur doit apporter à la nation, etc.
Ecrit par : prof chômeur | 04 juillet 2006
A nouveau pour Chris : je ne vois personne pour qui la littérature ne soit d'AUCUNE utilité.
J'ai rencontré des élèves "scarifiés" comme vous dites... Eh bien, ils n'ont pas que l'intelligence en commun avec les autres.
La littérature a le privilège de mettre en jeu aussi bien des raisonnements que des sentiments : un autre a vécu comme moi dans la colère, ou la crainte, ou la souffrance, ou la solitude... il a su exprimer ce même état d'âme que je connais, donc je ne suis pas seul. Il a su produire quelque chose de beau à partir de cette matière première, il a su humaniser ce qui se traduit "normalement" par des cris, ou la prostration, et j'ai su voir cette beauté : donc je ne suis pas une bête.
Un de mes plus grands plaisirs a été de voir deux élèves de 6e, placés en foyer, dans un des bassins ruraux les plus paumés de Lorraine, décortiquer les allitérations, le vocabulaire de _Chanson d'Automne_, et se mettre d'eux-mêmes à composer en alexandrins, en utilisant l'arsenal de prosodie qu'ils y avaient vu. Je ne leur ai pas caché que ce qu'ils faisaient n'était pas du Verlaine, mais ils étaient beaucoup plus impliqués que dans un "S+7" ou une réécriture gratuite, et ils ne l'auraient pas fait s'ils ne l'avaient pas trouvé utile.
Je crois qu'au contraire beaucoup de "fils de profs" sont trop anesthésiés pour profiter ainsi de la littérature.
Ecrit par : prof chômeur | 04 juillet 2006
Allons bon, il se fait tard !
Bien sûr, il s'agissait d'octosyllabes !
Ecrit par : prof chômeur | 04 juillet 2006
Scrogneugneu :
Les sanglots longs
Des violons : deux tétramètres
De l'automne : trimètre
Histoire de me racheter :
"Qu'ingénument je vous le disse".
Ecrit par : prof chômeur | 04 juillet 2006
Décidément, Florence a tout pour (me) plaire. Elle connaît Jourde (Festins secrets est très bien — je le cite à la fin de À bonne école —, même si je pense qu'il y a dans ce roman deux livres en un — et il faut absolument lire la Littérature sans estomac, qui ramène certaines micro-pointures de notre temps médiatique à ce qu'elles sont vraiment — les chiures de mouches de la littérature contemporaine — je vais y revenir — fin parenthèse), Elle n'aime pas Bégaudeau (me revoici comme promis dans les chiures — Bégaudeau, la voix de son maître, l'homme qui pense qu'un gosse de ZEP du XIXe arrondissement de Paris ânonnant le français est en train de réinventer la langue), et elle voudrait que les enfants lisent, lisent, lisent…
Détour par l'autobiographie (si je n'avais pas une légère tendance au narcissisme, je n'écrirais pas). J'étais un lecteur féroce. Vers huit ans, Cyrano de Bergerac et les Trois mousquetaires — à l'arrivée, un livre sur Dumas, chez Gallimard, il y a… quelques années. Hugo, beaucoup — des passages entiers appris par cœur, on aime le clinquant, vers huit ans. La Fontaine, bien sûr ("Attaché ? dit le loup…"). Mais aussi le Club des Cinq — bref, tout ce qui me tombait sous la main. Et la Nouvelle Justine vers dix ans — j'étais peut-être un peu trop précoce…. Pendant ce temps, j'habitais dans les pires HLM de Marseille, et nos divertissements ordinaires étaient le combat de groupe à la chaîne de vélo. Mes adversaires d'aujourd'hui ne me trouvent pas toujours très poli, ni policé. Ils n'ont pas tort.
Un enfant, quel qu'il soit, peut trouver dans la littérature un aliment d'évasion — elle n'a jamais prétendu être autre chose. Bien plus que dans la télé — demandez-leur donc ce qu'ils ont retenu du téléfilm de la veille… Voir les premiers chapitres des Mots — même si tous les gosses ne sont pas des petits Jean-Paul (Sartre) enfermés dans une bibliothèque.
À ce propos, qui a mesuré l'influence de Michel Zévaco (z'avez pas lu les Pardaillan ? Une merveille…) sur le futur lutteur des causes perdues que fut Sartre — jusqu'au bout ? Ce fut un privilège de le rencontrer, dans les années Libé — je veux dire quand Libération était un journal de gauche.
Il ne faut jamais baisser la garde, Florence. "Je sais bien qu'à la fin vous me mettrez à bas / Qu'importe : je me bats, je me bats, je me bats…" (Rostand). "Et s'il n'en reste qu'un…" (Hugo). Il n'y a pas à sortir de là.
À force de ne plus enseigner la (vraie) littérature aux petits, on a dégradé le modèle héroïque (l'édulcoration des programmes d'Histoire va dans le même sens). La génération du baby-boom est peut-être l'une des dernières à vivre sur ce modèle : ça lui a permis de prendre le pouvoir, et de s'y installer. Mon grand homme ? Ambrose Bierce : à 72 ans, il est remonté sur son cheval et il est parti faire la révolution avec Pancho Villa (lire sur le sujet le magnifique roman de Fuentes, le Vieux gringo). Et il y a disparu.
Tout cela pour dire que les gesticulations stériles de tel ou tel m'impressionnent modérément. Et qu'il ne faut jamais anbandonner — parce qu'abandonner, Florence, c'est laisser un(e) minable à votre place. et qu'iul y en a déjà pléthore.
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 juillet 2006
"Elle n'aime pas Bégaudeau (me revoici comme promis dans les chiures — Bégaudeau, la voix de son maître, l'homme qui pense qu'un gosse de ZEP du XIXe arrondissement de Paris ânonnant le français est en train de réinventer la langue), et elle voudrait que les enfants lisent, lisent, lisent…"
Moi aussi cher JPB, mais pour des raisons toutes différentes des votres, Florence me plait.
Mais mon propos n' est pas là. Vous serez d' accord avec moi pour admettre que les mots sont porteurs de sens? Non?
Alors juste une remarque qui n' est pas portée à votre encontre mais que vous favorisez en quelque sorte:
Pourquoi parle t on toujours des ENFANTS du XVIème et des GOSSES de ZEP? Il y a là en fait tout le débat qui nous oppose, contenu dans ces deux petits mots:
LES ENFANTS ET LES GOSSES (que j' apprécie ensemble évidemment. Je ne sais pas s'il en est de même pour tous ici...)
Bonjour à tous...il fait très beau...
Chris
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
"Tout cela pour dire que les gesticulations stériles de tel ou tel m'impressionnent modérément. Et qu'il ne faut jamais anbandonner — parce qu'abandonner, Florence, c'est laisser un(e) minable à votre place. et qu'iul y en a déjà pléthore.
JPB"
Tout à fait d' accord avec vous cher JPB!
Chris
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
"Et j'ajoute que Bégaudeau n'est pas du tout un théoricien, il devrait vous plaire. Bonne nuit !
Ecrit par : Florence | 03 juillet 2006"
NON! Je ne lis plus depuis fort longtemps les élucubrations de tous ces masturbateurs. J' en ai eu assez un jour d' être spectateur. Je suis devenu acteur et c' est beaucoup plus jouissif, pour rester dans une métaphore filée matinale.
Espérant ne pas choquer les internautes pudiques...
C' est bien gentil de lire, d' écrire, de faire des citations longues comme le bras, mais il arrive un moment où il faut AGIR. Alors les "écrivains", écrivez si vous le souhaitez mais faites nous part AUSSI de vos expériences...TOUTES!
Chris
Chris
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
"Comme je l'écrivais à Christophe Sibille sur un autre fil, il y a là un véritable problème : le type d'enseignement qui y est dispensé aux stagiaires est fortement idéologique, et formuler une objection, c'est risquer fortement l'exclusion."
Ecrit par : prof chômeur | 04 juillet 2006
Je connais BEAUCOUP d' élèves stagiaires qui ont formulé bien plus que des objections et qui n' ont jamais été menacés de la moindre exclusion...
Idéologie dites vous? Je suis quasiment d' accord avec vous sur ce point MAIS je crains que beaucoup ici souhaitent tout simplement remplacer une "idéologie" par une autre qui n' acceptera pas plus la contradiction. Il suffit de voir comment "ma" contradiction est ici commentée parfois, je dis bien "parfois" car je respecte, une fois encore, la TOTALITE des intervenants, y compris JPB évidemment.
Chris
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
De piédestal en piédestal.......
Cette nouvelle d'un Mérieu acceptant sa "défaite" à l'IUFM de Lyon m'avait réjoui .
D'où l 'allusion à la "future" Ségolène.
Peut-être a-t-il regagné du terrain depuis.
Philippe Meirieu, directeur de l'IUFM de Lyon
LE MONDE | 27.03.06 | 15h00 • Mis à jour le 27.03.06 | 15h00
-Vous incarnez le courant des pédagogues, face aux tenants d'une conception traditionnelle de l'éducation. Pourquoi n'avez-vous pas postulé à un nouveau mandat à la direction de l'Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de Lyon ?
- Dans la conjoncture actuelle, je ne souhaitais pas être nommé par le ministre de l'éducation nationale, Gilles de Robien. Je me sens trop en désaccord avec les décisions prises, ces dernières années, dans le domaine éducatif, pour assumer ces responsabilités. Et je tiens à ma liberté de parole.
etc etc etc etc
Ecrit par : bernard | 04 juillet 2006
Pour chris:
J'ai été plus irrité que blessé par ces attaques, principalement parce qu'elles procèdent d'une méthode de débat que j'abhorre pour l'avoir rencontrée depuis plus de 10 ans que je fréquente différents groupes de discussion. Ceci dit, il n'était pas besoin de me présenter vos excuses, même si je les accepte de bonne grâce. Je suis tout à fait conscient de mes lacunes, ayant suivi la filière scientifique à la fin des annèes 70, j'étais dès le départ moyennement intéressé par la littérature et réfractaire à la grammaire. J'essaye cependant quand j'écrit de faire attention à la forme (que j'ai acquise je crois en lisant et écoutant beaucoup sans ce formalisme qui me permettrait d'éviter beaucoupp de fautes).
Concernant cette histoire de bénéfice ou pas du redoublement, j'ai relu la réponse de christine et il semblerait que je ne l'ai pas comprise. Faut-il comprendre que les moins bons, ceux qui refusent de travailler, continuent à redoubler? Si c'est le cas, alors je vous pr"sente à mon tour mes excuses pour mon commentaire déplacé.
Ecrit par : François | 04 juillet 2006
Lorsque la créativité sémantique tient lieu d'argumentation (G.WETTSTEIN-BADOUR)
La guerre des méthodes a fait long feu car, selon l'auteur (R.GOIGOUX ndlr), moins de 10% des 35000 enseignants de CP utilisent encore des méthodes syllabiques, mixtes ou globales qui sont toutes en voie de disparition.
Comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, 90% donc, tout aussi ignorants, utilisent d'autres méthodes comme celles citées par l'auteur : Abracadalire, Crocolivre, Gafi, Ribambelle, etc dont il estime le plus sérieusement du monde que « si elles ont fait la preuve de leur efficacité, elles présentent cependant un défaut majeur, celui de n'avoir pas de nom, pas même un qualificatif qui permettrait de les regrouper et de les distinguer des trois précédentes »
C'est pour combler ce qu'il considère comme une grave lacune que notre universitaire créatif propose de leur attribuer enfin le nom qu'elles méritent à ses yeux. ! C'est ainsi que le 2 septembre 2005 marquera dans l'histoire des pédagogies la naissance des « méthodes intégratives » qui sont d'ailleurs, nous affirme l'auteur, les seules qui existent depuis de nombreuses années alors que les autres ont pratiquement disparu du paysage !
Et voilà !, il suffisait d'un zeste de créativité sémantique pour que les Abracadalire, Crocolivre, Gafi, Ribambelle…etc…, puissent poursuivre sans obstacle leur brillante carrière !
Mais brillante pour qui ? Pas pour les élèves en tous cas si l'on regarde année après année les résultats en début de classe de 6 ème des évaluations faites par le ministère
Voici ceux de la rentrée 2004 (ils sont publics et peuvent être consultés sur le site web du ministère) :
-item « maîtriser les outils de la langue pour lire » : 42,5 % n'ont pas acquis cette compétence
-item « maîtriser les outils de la langue pour écrire » : 53% n'y parviennent pas
-item « produire un texte » : 39,5% en sont incapables !
Serait il possible, vu leur ancienneté, que les méthodes « intégratives » chères à notre grand maître aient quelques responsabilités dans les performances désastreuses des élèves de 6 ème affichées par l'administration dont il est un membre éminent ?.
A vrai dire, il reste à notre magicien un petit effort à faire pour évacuer cette question iconoclaste ; il lui suffit de « casser le thermomètre » des évaluations ou d'en créer un autre plus complaisant permettant de valoriser comme il sied aux yeux de l'opinion sa « révolution culturelle ».
Je ne serais pas étonnée que ce soit l'un de ses prochains chantiers !
Lettre à R.GOIGOUX (Frédéric PRAT)
Vous affirmez que certains parents des milieux populaires veulent des méthodes syllabiques pour leurs enfants parce qu'ils ne comprennent rien aux méthodes de lecture. Il y a là un mépris inacceptable envers ces parents que je connais bien et qui ne sont pas tels que vous les imaginez depuis votre centre universitaire. Si aujourd'hui les parents réclament la syllabique à cor et à cris, frustrés car obligés de faire profil bas, c'est parce qu'ils savent que ça marche mieux que toutes les autres sauces cuites et recuites que l'on ne cesse d'inventer.
Abracadalire, Crocolivre, Gafi, Ribambelle représentent tout ce que les parents ne veulent plus voir dans les mains de leurs enfants. Ils veulent du Boscher ou du Leo Lea, et lorsque les instituteurs ne les leur donnent pas, les parents les achètent eux-mêmes.
On peut supposer que vous croyez au bienfait de rassurer les parents en affirmant que tous les problèmes sont réglés. Cela peut avoir un effet bénéfique mais si c'est construit sur le mensonge, ça ne peut pas tenir longtemps.
Voici un extrait éclairant des propos de Jean Hébrard, inspecteur général de l'Education Nationale pour l'enseignement primaire et expert en lecture, prononcées lors d'une journée d'étude de l'ONL (Observatoire National de la Lecture ), en janvier 2004 suite aux inspections partielles des CP :
« Un autre problème concerne le déchiffrage. Pourquoi les maîtres ont-ils tant de mal ? Les inspecteurs généraux visitent en ce moment des CP pour des leçons de lecture : on ne montre pas le déchiffrage. Pourquoi ? Parce que cela ne serait pas intéressant intellectuellement. Cela nécessite de la répétition. IUFM et équipes de circonscription doivent renverser la tendance. Il faut rendre intéressante l'identification des mots. »
En un an, tous les problèmes pointés par Jean Hébrard seraient donc, d'après vous, résolus. Chapeau, l'Education Nationale. On n'était pas habitué à une telle réactivité !
Monsieur Goigoux, cessez de nous mentir. En agissant ainsi, vous enfoncez les enfants des milieux défavorisés, vous leur interdisez d'avoir un jour accès à une lecture de qualité, vous faites le jeu des enfants favorisés dont les parents sont suffisamment informés pour ne pas se laisser berner par vos propos.
Ecrit par : isa | 04 juillet 2006
"-Vous incarnez le courant des pédagogues, face aux tenants d'une conception traditionnelle de l'éducation. Pourquoi n'avez-vous pas postulé à un nouveau mandat à la direction de l'Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de Lyon ?
- Dans la conjoncture actuelle, je ne souhaitais pas être nommé par le ministre de l'éducation nationale, Gilles de Robien. Je me sens trop en désaccord avec les décisions prises, ces dernières années, dans le domaine éducatif, pour assumer ces responsabilités. Et je tiens à ma liberté de parole."
Il s' agit de la défaite de de Robien, pas de celle de Meirieu
Chris
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
"Si aujourd'hui les parents réclament la syllabique à cor et à cris, frustrés car obligés de faire profil bas, c'est parce qu'ils savent que ça marche mieux que toutes les autres sauces cuites et recuites que l'on ne cesse d'inventer."
Personne ne conteste que cela ne fonctionne pas!
Mais il faudrait répondre d' abord à cette question fondamentale:
Qu' est ce que BIEN LIRE?
Chris
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
Tiens un autre sujet qui risque aussi de faire couler des tonnes de propositions...
devoirs à la maison (en primaire c' est "interdit" mais tout le monde en donne!) à l' école et au collège
POUR OU CONTRE?
Chris
On n'oublie pas les autres débats pour autant!
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
Et si arthur etait violent? et si les parents d'arthur ne l'obligeait pas à insulter sa maitresse? et si arthur (eleve de cp) ne pelleotait pas ses copines? et si la soeur d'arthur arretait d'oublier sa cullotte pour aller a l'ecole? et si tous les parents d'eleve et la mairie n'etaient pas manipulé? et si un auteur en manque de publicité (methode le pen) cherchait le scandale pour s'auto proclamer? en resumé, si les parents d'arthur au lieu de faire de faux procés a l'école étaient capable de s'occuper correctement de leur rejetons sans se reposer sur l'education nationnale? peut être que dans le privé les instituteurs ont le temps de faire le travail des parents, qui sait?
vais je être publier?
mystère de la censure, n'est ce pas jean paul?
aln
Ecrit par : alan | 04 juillet 2006
Attention, license!
Alan, c'est toi qui t'ennuyait en cours et frappait tes petits camarades pour tromper ton ennui. Ce sont tes parents qui devraient s'occuper correctement de toi, et à défaut, oui, l'école. Parce que sache que si il te prenait l'idée saugrenue de t'attaquer aux miens, et que ton institutrice ne puisse te contenir, je n'hésiterais pas, moi, à venir te chauffer les oreilles si tes parents s'avisaient de me renvoyer moi aussi dans les cordes!
Et si tu poses le problème de la censure après avoir parcouru ce blog, c'est sans doute que tu serais le premier à censurer ceux qui t'importunent. Tu ferais mieux de faire tes devoirs...
Ecrit par : François | 04 juillet 2006
"Personne ne conteste que cela ne fonctionne pas!"
Monsieur Chris ( Jesus sans sa croix, martyre sans douleur ) est le premier à reprocher aux autres leurs incorrections orthographiques.
("je n'irai pas vous consulté."
ConsultER, pas consulté!
Mais bon...
Chris)
On aimerait aussi qu'il lise les reproches qui lui sont faits, notamment concernant la multiplication de ces messages à la suite les uns des autres.
Son déni permanent des réalités au prétexte d'une vague étude mal faite est aussi navrant.
Quant à ses tentatives de rentrer dans les bonnes grâces de chacun et de paraître homme de dialogue, que c'est risible en comparaison de ses propos, de ses invectives !
N'oublions pas ses propres mots :'Rassurez vous cher Monsieur [JPB], je ne suis pas un de vos collègues', et maintenant ce triste sire se fait passer pour enseignant.
Je demanderai aussi à ce monsieur 'grand donneur de leçons devant l' Eternel' de s'appliquer ses propres règles à lui-même.
Maintenant, je lui laisse place pour se victimiser une fois de plus, appeler à grands cris 'un vrai débat' qui sera nourri sans doute de remarques aussi constructrives et qui ne sont pas du tout des invectives telles que :
"Voire même dans une entreprise; on essaiera de vous y trouver un emploi à la hauteur de vos hautes compétences. Ah sans les vacances, c' est certain, mais mieux payé."
"Ses pourcentages de réussite au BAC!!!! Ca doit être du 120% non????" ( plus de 4 fois...)
"Ce blog fait pitié! Mais il inquiète aussi..."
"Non... on nous aurait menti????? hi hi hi..."
"Je suis enseignant, Docteur d' Etat; je fais aimer Villon (encore!), Voltaire, Montesquieu, Camus, Céline, Gide, Proust, Herredia, Rimbaud, Verlaine, Montaigne, Valéry, Sartre, Descartes, Malraux, Sarraute, Butor, Aragon, Supervielle" ---> en collège, Bravo !!!
"A part toute cette masturbation pseudo intellectuelle, j' attends toujours l' essentiel:"
"Ne nous jugeons donc pas. " "Votre combat est respectable; hélas il est fondé sur l' erreur."
"Ce la vous fera le plus grand bien!"
"Mettez vous ça dans la tête une bonne fois. "
"C' est de la paranoïa pure et simple!"
"Il faudrait retourner à l' Ecole et apprendre à lire. venez dans ma classe, je vous ferai travailler...dur!"
"Bravo Frédérique, vous maniez très bien le c/c ! L'étape suivante consiste à appuyer sur les touches du clavier pour faire vos propres mots puis tenter de constituer des phrases personnelles, qui ont un sens."
Mais quand on lui reproche d'en faire :"Mais il y a des copier-coller très interessants! Il faut s' informer...et informer
"
"Donnez donc des conseils à Frédérique pour la rédaction de textes verbeux et délayés, elle a plutôt le défaut inverse."
"Ce qu 'il y a d' extraordinaire ici c' est l' absence d' argumentaire de fond. Et quand on n' a pas d' arguments, on s' en prend directement aux personnes. C' est dommage..." ---> l'hôpital qui se fout de la charité
"Avec JPB, vous auriez 0
Avec moi, vous aurez mon indulgence" ---> mais monsieur se plaint qu'on lui prête des propos qui ne sont pas les siens
"Non Carole: LA METHODE GLOBALE N EST PAS APPLIQUEE!!"
"e supporte encore moins le procès fait à la méthode globale puisque celle ci n' a JAMAIS été appliquée! (A 5% d' enseignants près!)"
Mais pourtant : "2- un élève ayant appris selon la méthode mixte (et même carrément globale) COMPRENAIT le texte lu MAIS remplaçait de manière réflexe "chaise" par "tabouret" ou "automobile" par "voiture""
(on appréciera aussi la fiabilité et la précision du 5% près, et le fait que ce soit négligeable pour ce monsieur)
A François :
"Faut-il comprendre que les moins bons, ceux qui refusent de travailler, continuent à redoubler?"
Certainement pas en collège où ils sont les premiers que l'on fait passer et bien vite encore.
Ecrit par : X men | 04 juillet 2006
que la reponse et l'amalgame sont vite fait! françois ne serait -il pas jpb?
Ecrit par : alan | 04 juillet 2006
Et dire que le sujet s'avérait intéressant à commenter.
JPB partait d'un exemple intéressant (même et surtout parce que banal). Il en tire des conclusions que personnellement j'estime hâtives et contestables. Il aurait été plus intéressant d'échanger des arguments sur le sujet sans trop dévier du thème : la violence à l'école. Non ?
Il arrive aussi de rencontrer (au café du commerce) des personnes qui s'insultent et ne savent plus pourquoi ils le font. C'est guère différent ici. Bonne continuation à ceux qui veulent continuer et bonnes vacances aux autres ...
Ecrit par : PeutMieuxFaire | 04 juillet 2006
Pour alan:
quel amalgame? Relisez vous! A moins que vous ne vous appeliez aussi nestor... Vous avez sans doute essayé d'être amusant? Et j'ai fait de même...
Pour X Men:
C'était bien ce qu'il me semblait avoir retiré des conversations avec ma femme, entre autres choses... J'attendrai donc que christine ou chris précisent leur pensée.
Ecrit par : François | 04 juillet 2006
Et dire que le sujet s'avérait intéressant à commenter.
JPB partait d'un exemple intéressant (même et surtout parce que banal).
ce n'est pas un exemple, mais une réalité juste travesti par l'auteur. Que francois ne se trompe pas de cible car c'est peut être lui le papa d'arthur? celui qui sait ci bien prendre des nom d'emprun pour écrire. celui qui fait courir des bruits et "qui veut la peau de la nouvelle institutrice".
enfin, je souhaite bien du courage aux futurs enseignants d'arthur (qui comme la raconté jpb se trouvera dans le privé) car si il n'y avait une chose qui ai de la valeur dans l'éducation nationale, c'est l'indépendance des enseignants vis à vis de l'argent ou de la (pseudo) notoriété des parents. c'est ce que le papa d'arthur reproche avant tout:que l'on ne lui baise pas les pieds!
Ecrit par : alan | 04 juillet 2006
Pour alan:
Décidemment, vous devez confondre avec quelqu'un d'autre. Moi c'est François. Et je ne me trompe pas de cible. La responsabilité du comportement d'un enfant à l'école est d'abord chez les parents qui l'ont éduqué puis chez l'enseignant, et certainement chez les parents des petits camarades brimés ou humiliés comme vous semblez vouloir le faire penser. Je ne pense pas autre chose, et si un de mes enfants se comportait comme le petit Alan à l'école, c'est d'abord à moi qu'il aurait à en répondre!
Il va falloir cesser de parler par énigme. On (je) ne comprend pas du tout ce que vous essayez de dire. Allez, ayez le courage de vous exprimer clairement!
Ecrit par : François | 04 juillet 2006
Alan, tu ne risques pas la censure, mais une bonne fessée.
Maintenant que tu ne peux plus embêter Alan, tu dis : "ce n'est pas moi"... A ton âge, tu n'as pas honte ? Alors, la maîtresse a menti, M. Brighelli aussi ?
Rappelle-toi que le Père Noël et moi, nous voyons tout, et nous avons la mémoire l o n g u e ...
Ecrit par : Père Fouettard | 04 juillet 2006
"(on appréciera aussi la fiabilité et la précision du 5% près, et le fait que ce soit négligeable pour ce monsieur)"
Ecrit par : X men | 04 juillet 2006
Ou avez vous lu que je considérais ce 5% comme négligeable
Vous pensez à ma place en me faisant dire ce que vous souhaitez entendre...
C' est grave docteur?
Chris
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
"Son déni permanent des réalités au prétexte d'une vague étude mal faite est aussi navrant.
Quant à ses tentatives de rentrer dans les bonnes grâces de chacun et de paraître homme de dialogue, que c'est risible en comparaison de ses propos, de ses invectives !"
Mais cher ami, vous êtes tout à fait représentatif du ton dominant employé ici
A cours d'arguments on s' en prend aux personnes qui OSENT (crime de lèse-majesté!) s' opposer aux idées de Monsieur Brighelli. Monsieur Brighelli est en fait le nouveau Meirieu. Intouchable...en tout cas ici.
Ah vous préfèreriez certainement tourner en rond dans votre petit bocal...
Quant à rentrer dans vos bonnes graces, mais si vous saviez à quel point je m' en contrefiche car le débat est ailleurs. Interessez vous au fond plutôt qu' aux personnes
Enfin les réalités, je ne les dénie pas. Je les vis...
Respectueusement que vous me croyiez ou pas)
Chris
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
"Je suis enseignant, Docteur d' Etat; je fais aimer Villon (encore!), Voltaire, Montesquieu, Camus, Céline, Gide, Proust, Herredia, Rimbaud, Verlaine, Montaigne, Valéry, Sartre, Descartes, Malraux, Sarraute, Butor, Aragon, Supervielle" ---> en collège, Bravo !!!"
Ecrit par : X men | 04 juillet 2006
Merci cela me va droit au coeur
Chris
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
"Ecrit par : X men | 04 juillet 2006 "
En tout cas vous m'avez lu et c'était le but. Après que vous approuviez ou pas, ça c' est votre problème.
C' est bien!
Chris
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
"N'oublions pas ses propres mots :'Rassurez vous cher Monsieur [JPB], je ne suis pas un de vos collègues', et maintenant ce triste sire se fait passer pour enseignant."
x-men
Pour la 100ème fois, je suis prof de français en collège
Que cela vous gène ou pas.
Mais je ne suis pas un collègue de Mr Brighelli dont je respecte, moi, le combat sans adhérer à ses idées.
Chris
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
"Maintenant, je lui laisse place pour se victimiser une fois de plus, appeler à grands cris 'un vrai débat' qui sera nourri sans doute de remarques aussi constructrives et qui ne sont pas du tout des invectives telles que :
"Voire même dans une entreprise; on essaiera de vous y trouver un emploi à la hauteur de vos hautes compétences. Ah sans les vacances, c' est certain, mais mieux payé."
"Ses pourcentages de réussite au BAC!!!! Ca doit être du 120% non????" ( plus de 4 fois...)
"Ce blog fait pitié! Mais il inquiète aussi..."
"Non... on nous aurait menti????? hi hi hi...""
X men
Ah c'est cela qui vous gène? Eh oui, l' ironie ça démange un peu parfois. Mais qu' est ce qu'on rigole non?
Essayons de prendre du recul...
Vous parlez de "victimisation"? Ah bon! Si vous voulez...
Chris
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
Mais il faudrait répondre d' abord à cette question fondamentale:
Qu' est ce que BIEN LIRE?
Chris
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
Tiens un autre sujet qui risque aussi de faire couler des tonnes de propositions...
devoirs à la maison (en primaire c' est "interdit" mais tout le monde en donne!) à l' école et au collège
POUR OU CONTRE?
Chris
J'aimerais qu'on en revienne à de vrais débats parceque répondre à x men, c' est interessant mais bon...
Une question x men: m' autorisez vous à continuer:
1- en employant le ton qui est le mien
2- en défendant mes idées
3- en attaquant celles de mes contradicteurs
Bref m'autorisez vous à m'exprimer?
Il va sans dire que si c' est non, je continuerai quand même...
Chris
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
"---> en collège, Bravo !!!"
Ecrit par : X men | 04 juillet 2006
Merci cela me va droit au coeur
Chris
"
là tu as mis ton sens, à mon avis il se moquait de toi :)
donc moi je reprend ma question puisque tu n'avais pas compris.
Quel est le nom de la méthode de lecture CP avec laquelle tu as appris à lire? tu te souviens ?
Ecrit par : toto | 04 juillet 2006
"Quel est le nom de la méthode de lecture CP avec laquelle tu as appris à lire? tu te souviens ?"
J'ai déja répondu
C' était une méthode style Léo et Léa. J' ai 48a, je ne me souviens plus du nom exact, pardonnez moi
Et je n'ai RIEN contre la méthode Léo et Léa...
Chris
Quant à ma réponse a x men qui se fichait de moi, oui j' avais compris...et cela me passe largement au dessus
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
Comment se fait-il, qu'on n'ait jamais pu faire entrer plus de 5% des élèves issus de milieux dits « défavorisés » à Normale sup'?
Juste une question...
Chris
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
Salut à tous…
D'abord, une révélation qui n'en est pas une : je signe toujours mes mails de mes initiales. Je n'ai pas recours aux subterfuges de certains… D'ailleurs, je suyis assez repérable, stylistiquement. De même que je suis capable de repérer, à certains enchaînements de mots, de qui viennent certains commentaires…
Cela dit, ce blog commence à débloguer sévère. Nous sommes en train de dépasser le niveau acceptable d'invectives et de sous-entendus répugnants. La polémique oui, la rumeur de chiottes non.
Tout le monde connaît le mot de De Gaulle. À un manifestant qui hurlait devant lui : "Mort aux cons !", le Général glissa, assez fort pour être entendu de tous : "Vaste programme…"
Par ailleurs, il serait bon, comme le suggérait je ne sais plus qui, que nous tentions de contrôler notre orthographe, que nous soyons enseignants ou non. Une faute de frappe de temps en temps, je ne dis pas, ça m'arrive comme aux autres. Mais le style SMS involontaire, c'est un peu trop pour moi.
Il est d'ailleurs remarquable que les plus insultants soient aussi ceux qui contrôlent le moins leur orthographe. S'il fallait une preuve du fait que certains apprentissages fondamentaux sont ipso facto des leçons de citoyenneté, comme on aime à dire… Et que la non-maîtrise des fondamentaux mène tout droit à la barbarie…
La question des méthodes de lecture est difficilement séparable de la politique des maisons d'édition. Ce sont elles, bien plus que les pédagogues de terrain, qui décident de ce qui sera pratiqué. C'est si vrai que nombre d'instits se fabriquent un manuel de bric et de broc en photocopiant une page ici, une autre là. C'est louable (et ça demande un travail considérable), mais l'inconvénient, c'est que l'enfant cesse d'avoir en main un livre de référence : c'est particulièrement important pour ceux qui n'ont pas l'habitude de manier des livres, ceux pour qui l'école doit être le premier contact avec l'objet-livre.
Alors, plutôt que de nous prendre aux cheveux sur la valeur de telle ou telle méthode, pourquoi ne pas en écrire une, M'sieurs-dames ? Les manuels de littérature que je faisais dans les années 80, nous les appelions "à géométrie variable", parce qu'un système d'index permettait à chaque enseignant, à chaque lecteur, de se refaire un livre dans un autre ordre. Pourquoi ne pas trouver un système qui permette à un instit de CP, qui seul peut évaluer les besoins des élèves réels qu'il a en face de lui (et non les besoins théoriques d'élèves fictifs), de mettre un peu plus de ceci ou un peu moins de cela — ou l'inverse ?
Encore faudrait-il qu'il soit formé (et on en revient à cette question fondamentale de la préparation au métier) à toutes les options. Et que l'on cesse d'asséner une vérité unique — d'un côté comme de l'autre. Il y a des gosses (à ce propos, je crois bien que j'utilise les deux termes de "gosse" et d'"enfant" de façon arbitraire, juste pour éviter des répétitions) qui apprendront vite et bien avec de la syllabique, et deviendront rapidement des lecteurs compétents (c'est-à-dire des gens qui lisent, forcément, de façon globale — parce qu'il ne faut pas confondre l'apprentissage et la compétence), et d'autres qui se trouveront bien d'un départ plus global. À ce propos, qui nous racontait il y a quelques jours que les Finlandais — nos "modèles" — apprennent à lire en globale quasi pure — mais aussi que c'est une langue sans difficultés particulières, où tout se prononce, et où la notion même de dictée est quelque peu aberrante ? Quant aux Japonais ou aux Coréens qui ont des sytèmes d'écriture non alphabétiques, ils apprennent comment ? Je me tue à proclamer que chaque pays doit s'inventr ses propres méthodes, conformément à son génie national, à sa culture — et, forcément, à sa langue.
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 juillet 2006
« (on parle alors d'approches phoniques) »
Signé chris.
Voici un site qui vous intéressera certainement et peut être d'autres enseignants aussi.
http:/www.marvacollins.com/
Ecrit par : mabiche | 04 juillet 2006
Chris, j'ai l'impression de me répéter, mais il n'y a pas d'être humain, ni d'Etat, ni de mouvement, sans idéologie. Et tant mieux ! Dans un débat, lier explicitement différentes valeurs entre elles et avec la réalité, est sûrement plus intéressant qu'inventer son opinion selon l'opportunité.
Vu d'un autre angle, histoire d'embêter le monde : "Sans idéologie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire." (Lénine).
Quant aux problèmes de liberté d'expression dans l'IUFM, j'ai déjà expliqué sur un autre fil comment personnellement, en stage, avoir fait remarquer (en toute innocence) que mes élèves de 6e ne maîtrisaient pas et ne reconnaissaient pas le conditionnel présent a suffi pour que je sois traité à la fois comme un vil réactionnaire, et un "candidat" peu motivé. J'ai eu droit sur le champ à un sermon au sujet du président-Chirac-qui-venait-de-sauver-la-démocratie, et deux mois plus tard à une visite du formateur le plus "vache" de l'IUFM.
De même, dès le début de l'année de stage, les deux promotions dont j'ai fait partie se sont vu rappeler ceci : "Si vous voulez transmettre des connaissances, vous n'avez pas choisi le bon métier." Peut-on parler d'ouverture d'esprit ?
Mais je vous concède que parfois, il n'y a pas de sanctions, ni de menaces. Le tout, c'est qu'on ne sait jamais d'avance si la conversation se terminera par "Quand vous serez professeur, vous ferez ce que vous voudrez" ou par "Quand vous penserez autrement, vous serez prêt à enseigner".
Sur le débat "public-privé"... Si nous ne faisons que comparer une gamelle à l'autre, de quoi aurons-nous l'air ? Je soutiens qu'un bon professeur se demande d'abord à quoi tous ses élèves ont droit.
(Par exemple, à savoir bien lire, c'est-à-dire à distinguer le mot "charrette" du mot "voiture", ou une hypothèse d'une affirmation, ou une fiction d'une réalité, ou une argumentation par le pathos d'une démonstation par les faits, ou un texte littéraire d'un article de Voili.)
Pour les bons professeurs, être payés par l'Etat est une motivation et une liberté de plus ; pour les mauvais, il y aura toujours une excuse pour ne rien faire : "Moi, dans ma classe, personne ne paie d'impôts."
M. Brighelli, comme Florence, j'ai laissé la place aux nullards. Mais maintenant, qu'est-ce que je peux faire ? Vraiment, rien ?
Ecrit par : prof chômeur | 04 juillet 2006
Cher JPB
Je suis d'accord avec vous! Ce blog débloque(gue?) "grave"!!!!
Je voudrais, et je souhaite que vous m' y aidiez, recentrer les débats sur les questions de fond que j'ai posées (entre 1000 réponses à mes contradicteurs)
1- Qu' est ce que BIEN LIRE?
2- Devoir maison: pour ou contre
3- Redoublement? Quel redoublement?
4- 5% d' élèves issus de milieux "défavorisés" à Normal sup': pourquoi?
5- Méthodes de lecture
Voila ce dont j'aimerais débattre entre autres...
Chris
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
Allez, essayons...
1- Qu' est ce que BIEN LIRE?
Ma fille de 8 ans a lu tous les Harry Potter en moins de deux mois. Je considère qu'elle lit bien. Elle savait lire sans oraliser avant de rentrer au CP (Méthode Boscher et un intérêt pour la lecture aidant)
2- Devoir maison: pour ou contre
Pour, évidemment. Je n'ai personnellement pas souvenir qu'apprendre mes leçons ait été si pénible...
3- Redoublement? Quel redoublement?
- Passage dans l'année suivante seulement pour ceux qui ont le niveau
- Redoublement s'il a une chance d'être positif
- Réorientation dans les autres cas (que ce soit vers un apprentissage, une filière renforcée ou autre selon le cas et l'âge)
4- 5% d' élèves issus de milieux "défavorisés" à Normal sup': pourquoi?
Sans doute parce qu'il n'ont pas le niveau suffisant pour etre reçu au concours pour ceux qui y échouent, et défaut d'orientation pour ceux qui avaient le niveau et n'ont pas présentés le concours (par exemple par manque de bourses au mérite). En bref, je n'en sait rien, mais ce peut être tout aussi bien le fait d'un complot visant à spolier la classe ouvrière (pas la peine de relever SVP).
5- Méthodes de lecture
Préférence syllabique, manifestement. Ceci dit et pour rester ouvert une évaluation objective du niveau des élèves et un intéressement positif (avancement, salaire...) des instituteurs à leurs résultats assurerait un tri très rapide des méthodes qui fonctionnent!
Surement très rétrograde, mais qu'importe le moyen, tant que l'objectif d'un enseignement de qualité est atteint (et les quelques exemples glanés autour de moi - en primaire et niveau brevet particulièrement - ne sont pas rassurant).
Ecrit par : François | 04 juillet 2006
Pour Prof chômeur : et l'enseignement privé ? Pourquoi vous en priver ? (humour un peu facile, mais le calembour est la fiente de l'esprit qui vole, disait Hugo).
Sur l'ENS : 5% d'enfants d'employés / ouvriers / petits agriculteurs dans les années 50 à 80. Et 0,5% aujourd'hui.
Sur le premier chiffre : pas mal de choses peuvent s'expliquer par le manque d'ambition… des parents. On sait (voir Camus, Senghor, Césaire, etc.) que les instituteurs et les profs poussaient les bons élèves, sans distinction de classe. Mais je peux vous raconter la seule fois où j'ai douté du métier.
J'étais au Collège du Neubourg, dans l'Eure. Un endroit oublié des dieux et des hommes où les panneaux routiers indiquent "attention, betteraves". Les plus grands abattoirs de France — visités par classes entières…
Conseil de fin troisième — à une époque où on entrait dans des Secondes A ou S, et non indifférenciées comme aujourd'hui. La préhistoire. Une élève particulièrement douée — en tout. Je lance, l'air de rien : "Patricia peut entrer dans la section de son choix". Une phrase anodine, qui amène pourtant des soupirs autour de la table. Les autres profs, qui connaissaient le bourg mieux que moi, m'expliquent alors que les parents de Patricia sont ferblantiers sur les marchés, et retirent systématiquement leurs enfants de l'école, l'année de leurs seize ans.
J'ai remué ciel et terre — je suis allé les voir sur le marché, parce qu'ils ignoraient superbement toute invitation à rencontrer un prof. Des gens frustes, agressifs, haïssant par principe l'école qu'ils n'avaient pas connue. Impossible de les faire changer d'avis.
La gamine, rencontrée par hasard des années plus tard, avait repris des études, après un mariage raté et un gosse précoce. Elle doit être infirmière, à l'heure qu'il est. Elle aurait pu être major d'un internat de médecine.
Voilà pour les 5%.
Par ailleurs, que représente quantitativement l'élite d'une classe sociale ? Beaucoup plus de 5% ?
Quant aux 0,5%, ne vous posent-ils pas un problème ? Qu'est-ce qu'un système égalitariste qui fait moins bien, en performance, qu'un système élitiste ? Et le fait que près de 50% des élèves de prépas soient enfants d'enseignants, cela ne pose-t-il pas une question douloureuse sur le fait que nous sommes les mieux à même de profiter à fond du système ? En clair, moins de places aujourd'hui pour les fils et filles de personne, mais des perspectives plus glorieuses encore pour les enfants de profs — et de pédagogues. Alors, que les hypocrites lèvent la main les premiers. Combien de petits combinards, qu'ils soient ou non spécialistes des sciences de l'éducation, se débrouillent avec la carte scolaire, les sections recherchées, l'allemand première langue, le grec en Quatrième, les cours particuliers, les écoles privées et tutti quanti, afin de garantir une bonne formation à leurs enfants ? Je ne le leur reproche pas, d'ailleurs, c'est naturel. Mais pourquoi vouloir un autre traitement pour les autres — ceux qui ne sont pas leurs enfants ?
Et qu'n n'aille pas prétendre que les enfants de bourgeois ou d'enseignants sont plus intelligents. Ils sont juste mieux renseignés. Le système est si pervers qu'il assure un avenir de cadres à des enfants qui n'ont aucune raison de prétendre à l'élite — sinon le fait d'être au cœur du système. C'est le gag de Djamel Debbouze : "J'aurais bien fait médecine, la conseillère d'orientation m'a suggéré BEP Méca."
Quant à BIEN LIRE, c'est aimer lire : devenir lecteur autonome et spontané d'œuvres complexes. Il en est de même (pour moi) pour ECRIRE : ce n'est pas graver sa copie au stylo Bic, c'est aimer écrire (et j'espère bien avoir donné l'amour des livres à quelques élèves, — parce qu'on ne les sauve pas tous : d'aillurs, plusieurs ont abandonné leurs formations initiales pour se faire enseignants — est-ce vraiment un succès ?).
Et à ce compte, bien peu d'enseignants savent écrire. J'ai proposé il y a quelques années à un IPR de Montpellier (bonjour, J.A.) de monter un stage afin d'apprendre à mes collègues de Lettres à écrire — dans la perspective du "sujet d'invention" : car comment former des élèves, et juger leurs écrits, si l'on ne sait pas soi-même ? Et pour avoir dirigé maintes collections plus ou moins para-scolaires (la dernière en date : Classiques & contemporains, chez Magnard), et embauché maint enseignant pour y ércire, et avoir dû corriger la syntaxe et le style desdits, je sais ce qu'il en est des talents d'écriture de l'enseignant moyen…
Mis il n'y avait pas de sous, paraît-il, pour une telle formation. À noter que ledit IPR, qui me connaît et sait ce que j'ai écrit en dehors de pamphlets qu'il réprouve, forcément, n'a jamais mis ma compétence en doute… Merci à lui.
Quant aux devoirs à la maison, bien sûr que je suis pour — inutile de les accabler, mais ne serait-ce que pour faire participer (un peu) les parents… Ou pour faire (lectures, et fiches de lectures) des choses qui n'ont pas leur place, faute de temps et d'espace, en classe.
Les élèves des classes de maternelle indiennes étudient, à cinq ans, l'anglais, le dialecte local (variable selon les régions), les maths, la musique et le dessin. Et ils ont des devoirs tous les soirs. Et ils paient, pour ça, environ 15% par enfant du revenu mensuel des parents.
Mais nous sommes plus malins…
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 juillet 2006
Merci François d'avoir répondu!
Je vais manger et vous répondrai dès que possible
Je ne suis pas en totale contradiction avec vous...Comme quoi...
Mais il faut creuser un peu comme dirait le mineur
Chris
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
Quant à JPB, merci aussi pour votre réponse
Là aussi j' y répondrai
Et évidemment nous ne sommes d' accord sur...rien!
Chris
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
Chris, sur l'enseignement privé, vous confondez les nouveaux titulaires et les anciens professeurs. Si vous voulez m'apprendre comment sont recrutés les professeurs du privé à l'année et /ou comment sont formés ceux qui passent par les mains de l'ARPEC, vous n'avez pas fini de me faire rire.
Donc, pour votre gouverne personnelle, sachez que les professeurs qui entrent dans l'enseignement privé sont passés par l'IUFM ( eh oui ) .
Ecrit par : Jérémy | 04 juillet 2006
"Chris, sur l'enseignement privé, vous confondez les nouveaux titulaires et les anciens professeurs. Si vous voulez m'apprendre comment sont recrutés les professeurs du privé à l'année et /ou comment sont formés ceux qui passent par les mains de l'ARPEC, vous n'avez pas fini de me faire rire.
Donc, pour votre gouverne personnelle, sachez que les professeurs qui entrent dans l'enseignement privé sont passés par l'IUFM ( eh oui ) .
Ecrit par : Jérémy | 04 juillet 2006 "
Et bien si je vous fais rire, c' est deja ça.
Témoignage: l' an dernier une de mes nièces a été admise dans un établissement privé sous contrat comme professeur "titulaire" avec...la licence et seulement la licence.
Sans l'ombre d' un problème
Risible non?
Chris
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
"Les élèves des classes de maternelle indiennes étudient, à cinq ans, l'anglais, le dialecte local (variable selon les régions), les maths, la musique et le dessin. Et ils ont des devoirs tous les soirs. Et ils paient, pour ça, environ 15% par enfant du revenu mensuel des parents.
Mais nous sommes plus malins…" (JPB)
Enfin un prof français qui se demande comment les pays pauvres s'y prennent pour éduquer leurs enfants!
Je me souviens d'un reportage à France-Info, dans l'émission d'Emmanuel Davidenkoff, sur une école en Egypte. Il interviewait un prof français en poste là-bas. Qui expliquait, en gros, que les classes faisaient 40 à 50 élèves et que ça ne posait aucun problème, que les profs faisaient de la transmission du savoir bien traditionnelle, et que ça marchait très bien.
Or Emmanuel Davidenkoff, sur son blog, prenait plutôt (je dis bien plutôt, car c'était plus nuancé que cela) le parti des pédagogistes.
J'ai donc reproduit sur son blog quelques extraits de sa propre émission, en demandant au nom de quoi ce qui était bon pour les petits Egyptiens ne serait pas bon pour les petits Français...
Ca a laissé l'auditoire perplexe, pour dire le moins. Ces gens-là ne sont pas comme nous, vous comprenez. Ils n'ont pas tout à fait les mêmes gènes. Pour tout vous dire, ils sont un peu bronzés, hein...
J'ai toujours pensé que pour remettre les pendules à l'heure sur la pédagogie, il ne serait pas inutile d'aller voir comment font les pays où les enfants marchent deux heures tous les jours pour aller à l'école . Je suis sûr qu'on aurait des surprises.
Ecrit par : Robert Marchenoir | 04 juillet 2006
A propos de redoublement
OUI JE SAIS C EST DOC COPIER/COLER
Mais il alimente le débat...
I. Éléments de contexte ; domaines de recherche
En France, le redoublement constitue une pratique qui diminue au fil des années, notamment en
liaison avec la politique des cycles. Par exemple, en fin d’école, le taux de retard s’élevait à 37,3% en
1980 contre 19,5% en 2000 (DEP, 2003). Malgré cette baisse, la pratique du redoublement reste
massive et fait régulièrement débat.
Une revue de questions très sommaire pourrait rapporter les éléments suivants :
Concernant l’efficacité de cette mesure, en France, dès 1983, Seibel et Levasseur montrent que le
redoublement en CP ne favorise pas les acquisitions de l’élève qui progresse moins que son analogue
faible mais non-redoublant. Plus tard, Grisay (1993) parvient au même constat concernant des
collégiens. Cette mesure est présentée comme inefficace d’un point de vue pédagogique : un
redoublant progresse durant sa seconde année, toutefois, il progresse moins qu’un élève ayant les
mêmes caractéristiques et qui passe dans la classe supérieure. Les recherches internationales
amènent les mêmes types de conclusions (Crahay, 1996). Lorsque l’efficacité du redoublement est
appréhendée sous l’angle du devenir des élèves, Caille (2004) montre que la précocité du
redoublement est associée à de faibles chances de réussite ultérieure. Du point de vue de l’équité,
Paul (1996) rapporte que le processus de décision de redoublement est empreint de subjectivité.
Cette décision laisse place à une part d’arbitraire très importante à la fois au niveau de l’élève, de sa
famille, de son établissement, de sa classe, etc. La disparité des pratiques de redoublement semble
signer une absence réelle d’équité. Au niveau international, la pratique du redoublement est très
hétérogène. Les pays du Nord de l’Europe (Scandinavie, Danemark, Royaume-Uni, etc.) pratiquent le
passage automatique avec un suivi en cas de difficulté, tandis que les pays situés plus au Sud
(Allemagne, Belgique, Italie, etc.) pratiquent le redoublement au moins en fin de cycle. Les nombreux
pays n’usant pas du redoublement ne limitent pas pour autant les performances de leurs élèves.
Si de nombreuses études ont plaidé en faveur de l’abandon du redoublement, ces constats restent-ils
aujourd’hui valides pour notre système éducatif ?
C’est l’objectif de cette étude qui se propose de dresser un état des lieux sur la question du
redoublement en s’efforçant de l’analyser sous de multiples facettes. Elle se concentre sur l’école et le
collège et n’aborde pas la scolarité post-obligatoire, notamment le lycée.
Basé sur des méthodologies variées, ce travail utilise des données actuelles et repose sur un
ensemble d’évaluations standardisées (école, collège, international, panel). Il analyse la question du
redoublement selon différents angles –l’équité, l’efficacité, l’impact sur la motivation des élèves et le
caractère stigmatisant de cette pratique– et à différents niveaux –celui de l’élève et celui du système.
10
II. Le redoublement est inéquitable
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
II. Le redoublement est inéquitable
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
.
http://www.education.gouv.fr/stateval/dossiers/listedossiers2005c.html
Pour lire tout le dossier
Chris
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
Je n'ai jamais appris la langue IUFM ou ses dialectes dérivés, Chris,parlez-nous en français,en anglais à la rigueur !
Ecrit par : bernard | 04 juillet 2006
Personnellement, j'ai redoublé. Je n'ai jamais eu l'impression d'être "stigmatisé" pour autant.
Et quand bien même je l'aurais été.
Bien sûr qu'il faut stigmatiser les élèves, et les gens en général. Il faut stigmatiser les mauvais, les paresseux, les violents, les menteurs, les lâches, les racailles, les criminels...
Et louer les bons, les travailleurs, les courageux, les honnêtes, les pacifiques, etc.
Cela s'appelle le sens moral, tout simplement.
Mais ça fait longtemps que la société contemporaine ne met plus le sens moral au centre de ses préoccupations, bien au contraire.
Avoir du sens moral, aujourd'hui, c'est être montré du doigt. Pas étonnant qu'une expression aussi idiote que "stigmatiser", employée à propos de tout et de rien, ait pu entrer comme dans du beurre dans le langage courant, sans susciter le moindre éclat de rire ni la moindre indignation.
Ecrit par : Robert Marchenoir | 04 juillet 2006
"Je n'ai jamais appris la langue IUFM ou ses dialectes dérivés, Chris,parlez-nous en français,en anglais à la rigueur !
Ecrit par : bernard | 04 juillet 2006 "
Répondez aux arguments par des arguments s' il vous plait.
Euh, pourquoi "en anglais"?
Chris
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
" Il faut stigmatiser les mauvais, les paresseux, les violents, les menteurs, les lâches, les racailles, les criminels..."
Ecrit par : Robert Marchenoir | 04 juillet 2006
Mais monsieur , nous parlons d' enfants là!
Que viennent faire là dedans les "racailles" et les "criminels"?
JPB approuve t il ce type de propos????????
C' est une honte! Digne d' une autre époque!
Je croyais débattre. Mais je ne renoncerai JAMAIS!
Chris
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
"Mais ça fait longtemps que la société contemporaine ne met plus le sens moral au centre de ses préoccupations, bien au contraire.
Avoir du sens moral, aujourd'hui, c'est être montré du doigt. Pas étonnant qu'une expression aussi idiote que "stigmatiser", employée à propos de tout et de rien, ait pu entrer comme dans du beurre dans le langage courant, sans susciter le moindre éclat de rire ni la moindre indignation."
"Marche noir"
Signé Sarkozy, voire même pire!!!!!!
Non?
Chris
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
"Quant à BIEN LIRE, c'est aimer lire"
JPB
Juste une remarque rapide, parceque je suis un peu énervé là:
Vous connaissez beaucoup de gens qui pensent que bien lire c'est détester lire?
Epargnons nous ce type d' évidence
Merci
Chris
Ecrit par : chris | 04 juillet 2006
"Quant aux devoirs à la maison, bien sûr que je suis pour — inutile de les accabler, mais ne serait-ce que pour faire participer (un peu) les parents… Ou pour faire (lectures, et fiches de lectures) des choses qui n'ont pas leur place, faute de temps et d'espace, en classe."
JPB
Donc soyons concrets:
1- Une classe hétérogène de 4ème (ou autre)
2- Un devoir maison
3- Le bon élève en général obtient une bonne note, obtenue grace à son travail et à l'aide de ses parents; l' élève moyen, une moyenne et le "crétin" une note très basse car quand il rentre à la maison papa est au boulot, maman aussi (quand il y a des parents!)
Le devoir maison ne fait que renforcer les écarts entre les élèves sans apporter autre chose que les constats établis en classe. Ne serait il pas préférable de donner les moyens aux enseignants et aux élèves de travailler beaucoup plus en classe et à l'intérieur des murs, quitte même à augmenter les heures de présence des profs dans les établissements.
Le devoir aurait toujours sa place mais chaque élève le traiterait avec les mêmes moyens pour tous. Cela n' handicaperait en rien les bons élèves mais permettrait aux plus en difficulté de progresser.
Dans une de mes classes cette année, seuls 6 élèves sur 25 disposaient :
- d' un ordinateur
- d' une bibliothèque digne de ce nom
- d' un bureau pour travailler
Ces 6 élèves étaient mes "têtes de classe" évidemment. Ils ont réussi TOUS leurs devoirs maisons, ce dont je les félicite.
Mais les autres ont ramé et a l' heure qu' il est ils ont atteint la cote opposée
Mais bon, j' entends déja les réponses: je fais du social, du misérabilisme...
Chris
Ecrit par : chris | 05 juillet 2006
Chris, sur l'enseignement privé ( eh oui, encore ) sachez qu'il y a bon nombre d'étudiants recalés au Capes qui viennent grossir les rangs, licence en poche, de l'enseignement privé. Mais de là à les déclarer " titulaires " comme ceux du public, attention, les statuts sont différents.
Les professeurs du privé recrutés par voie de concours, eux, passent par l'IUFM et l'ARPEC ( il doit bien y en avoir quelques uns qui sont recrutés par concours, dans le privé, non? Demandez donc à votre nièce. )
Ecrit par : Jérémy | 05 juillet 2006
1. Je faisais mes devoirs sur un coin de table de cuisine, au milieu des épluchures. Ça ne m'a jamais gêné, que je sache. Il y a des milliers de "pauvres" qui cernent parfaitement ce que sont les obligations scolaires de leurs enfants, et qui font taire les plus petits pendant que les grands travaillent — ou le contraire. Pourquoi ne pas responsabiliser un peu les parents ? Pourquoi serions-nous responsables de tout ? Par ailleurs, il y a des devoirs qui sont beaucoup trop longs ou trop complexes (pourquoi des petits n'auraient-ils pas droit à la complexité ?) pour les faire systématiquement à l'école. Une dissertation (ou même une rédaction), ça peut prendre des heures (j'ai eu en Cinquième des élèves qui, ingénieusement incité(e)s, racontaient des histoires passionnantes sur des pages et des pages).
Quant à l'allongement des heures de présence des profs, je sais que c'est l'une des propositions de Ségolène, qui voudrait nous transformer en gentils animateurs. Mais je le dis tout net : au bout de cinq heures de cours, je suis scié. Aphone, parfois. Et je ne crois pas être le seul. Que l'on embauche des répétiteurs, comme on disait, à la bonne heure — pourvu que ce ne soient pas des "grands frères" venus là avec un agenda précis — voir le rapport Obin. Mais des enfants qui passent déjà, demi-pension comprise, huit ou neuf heures dans un établissement ont-ils encore envie d'y rester ? Je serais personnellement favorable à un arrêt des cours vers 15 heures - avec un recentrage sur les matières fondamentales… Et à une extension considérable des heures de sport. Meirieu aussi, que je sache, nous nous le sommes dit plusieurs fois.
Par ailleurs, je serais bien incapable de travailler vers 17 heures — question de rythmes biologiques. Combien d'ados ne se réveillent vraiment qu'après 7 heures du soir ? Il y a une jouissance particulière à travailler la nuit. À quatroze ou quinze ans, je bossais déjà vers quatre heures du mat'. La plupar de mes élèves, c'est après dix heures qu'ils donnent le maximum. Pourquoi vouloir aligner tout le monde sur un modèle unique, comme la pensée du même nom ?
Pour ce qui est des redoublements, j'ai vécu trop de conseils de classe où l'on négociait le redoublement de l'un en échange du passage de tel autre. Avec des arguments du style "il est trop vieux pour redoubler", et "elle est trop jeune pour passer". Rien de bien séieux. Montessori ou pas, je suis favorable à un système qui permettrait de passer par matière. Pourvu qu'à certains paliers (le CM2 ou la Troisième, par exemple), des objectifs clairs soient exigés, et atteints. Que nul n'entre en Sixième s'il ne sait pas lire et écrire. Que nul n'entre en Seconde s'il ne maîtrise pas les équations du second degré (entre autres) et la grammaire française. Le plus simple serait de (re)créer des examens qui ressemblent à quelque chose — que le Brevet vaille certificat d'entrée en Seconde, et puisse acquérir du coup une valeur marchande réelle pour ceux qui arrêtent l'école à seize ans. Si les tests effectués à l'entrée en Sixième étaient des examens, combien les réussiraient ? Guère plus de 60%.
Quant à la question des classes-tampons en Sixième, c'est déjà une réalité de terrain, j'en parle dans À bonne école. Simplement, la DGH des établissements (pour les non-initiés au jargon, le volant d'heures — et de crédits — dont dispose l'établissement, hoirs contraintes fixes — actuellement autour de 10-15%) devrait être plus large — beaucoup plus large — pour améliorer entre autres ces initiatives de terrain. Parce que ce n'est qu'au plan local que l'on connaît exactement les besoins. Plus ça va, plus je suis opposé à ces réglementations qui tombent de la rue de Grenelle ou de l'Inspection générale. Le ministère doit tracer des lignes larges — et laisser les modalités aux enseignants en fontion des situations réelles.
Et pour ce qui est de la lecture, ne jouons pas sur les mots. Aimer lire, c'est prendre spontanément un livre plutôt qu'une console de jeux ou la télé-commande. La lecture est de l'immersion — voir la manière dont le petit Jacques Vingtras / Jules Vallès s'engloutit dans Robinson Crusoe au début de l'Enfant.
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 juillet 2006
J'ai su LIRE en deux mois ,septembre,octobre.
Ce que la maîtresse du CP m'expliquait en novembre ,décembre etc, je le comprenais en quelques minutes chaque jour .
Chaque enfant est capable d'en faire autant pourvu qu'on emploie avec lui la bonne méthode, alphabétique comme notre langue,systématique.Ce nest pas beaucoup plus compliqué que d'apprendre à marcher .
Depuis cette fin octobre là,je lis et je lis et je lis encore. On me faisait faire en parallèle des exercices de Français. Est-ce que je sais bien lire? Est-ce que je lis mieux que certains ?
Quelle question idiote ! Qu'est-ce qu'on s'en tape,Chris !
Mon dernier livre MAO 700 pages très hard,vous devriez le lire .
Pourquoi lâche t-on des enfants dans la scolarité sans leur avoir appris à lire,voilà la question.
Test en janvier au CP,test en juin.
Obligation de résultats en janvier,sinon on s'en occupe vraiment,au corps à corps avec l'enfant . Interdiction à une débutante iufm de faire un cp, qu'elle vive une école un an ou deux auparavant .
Une fois instit,je ne cédai jamais aux ordres des pontifiants qui "m'ordonnaient" d'EXPLOITER un livre avec mes èlèves.
J'ai fait lire et lire encore. Pontifiants pédagogos ,tueurs de livres !
En 2006,à l'arrivée,je vois que j'avais raison .
Ecrit par : bernard | 05 juillet 2006
"Une fois instit,je ne cédai jamais aux ordres des pontifiants qui "m'ordonnaient" d'EXPLOITER un livre avec mes èlèves.
J'ai fait lire et lire encore. Pontifiants pédagogos ,tueurs de livres !
En 2006,à l'arrivée,je vois que j'avais raison ."
ENFIN!!!!!!! UN AVEU DE BON SENS!!!!!!
Je croyais, à lire les uns et les autres, que tous les enseignants étaient OBLIGES, sous peine de sanctions abominables, de suivre à la lettre les directives ministérielles, rectorales, académiques, "inspectorales" (allez un petit néologisme), directoriales, etc...
Vous n' avez pas suivi les "pontifiants". Parfait, parfait...
(Pardonnez mon indiscrétion mais quel age avez vous? Car vous vous souvenez de ce que vous disait votre instit de CP????? Quelle mémoire! Enfin tant mieux hein...Cela n' a rien à voir avec le débat...)
Chris
Je vais revenir bientôt sur ces problèmes de lecture. Je suis en plein déménagement!
Ecrit par : chris | 05 juillet 2006
"Quelle question idiote ! Qu'est-ce qu'on s'en tape,Chris !"
Ecrit par : bernard | 05 juillet 2006
Mais je ne vous oblige, ni à me lire, ni à me répondre...
Chris
Ecrit par : chris | 05 juillet 2006
Merci, Monsieur Brighelli pour votre parole. Elle redonne espoir et fougue au professeur de lettres que je suis.
Ecrit par : Chloé | 05 juillet 2006
"Chris, sur l'enseignement privé ( eh oui, encore ) sachez qu'il y a bon nombre d'étudiants recalés au Capes qui viennent grossir les rangs, licence en poche, de l'enseignement privé. Mais de là à les déclarer " titulaires " comme ceux du public, attention, les statuts sont différents."
Jérémy | 05 juillet 2006
Certes mais ils ENSEIGNENT! Ceci dit il y a des licenciés plus capables que bien des agrégés... Quand on voit le niveau de certains agrégés ayant dépassé la cinquantaine pourtant! C' est à pleurer!
Il n' y a pas que les jeunes certifiés ou agrégés à être parfois en dessous de tout! Croyez moi...
J' ai 48 ans (déja dit). J' ai eu de très nombreux profs merveilleux et tout autant qui étaient des nullités affligeantes. Est ce que pour autant je généralise en disant que cette époque passée était "idéale" ou, à l' inverse, "extarordinaire"? Non évidemment!
Chris
Ecrit par : chris | 05 juillet 2006
L'aveu, l'aveu, quel vocabulaire,ça me rappelle certaines lectures !
Je n'ai jamais cédé aux Pontifiants, mais ma note et les sous qui en découlent en ont souffert pendant de trop nombreuses années ,sauf vers la fin,allez comprendre pourquoi ILS changèrent vers la fin.
Il faut tout vous expliquer ,Chris,vous ne sauriez pas lire entre les lignes,ni lire l'humour ( l'anglais ) ?
Ne sauriez- vous pas aussi bien lire que vous ne le laissez entendre, dans la problématique( de diversion )que vous voulez imposer au blog !
Quant à mon âge ,si vous savez bien lire ,à 5 ans près,allons disons 10 , vous le connaissez.
Mais pourquoi avez-vous besoin de mon âge,mystère !
Ecrit par : bernard | 05 juillet 2006
Quelques commentaires supplémentaires:
- Vous n'êtes pas en désaccord complet avec moi, mais total avec JPB et franchement j'ai du mal à comprendre. Je me trouve moi en accord avec l'essentiel de ses réponses à vos questions ou tout du moins celles pour lesquelles je me sens capable de juger.
- sur le recrutement du privé, il me semble que vous faites, encore, ce que vous reprochez aux autres: une généralité à partir d'un cas particulier (votre nièce), alors il faudrait savoir. Vous m'excuserez d'ailleurs de parler de ma fille souvent, on n'a que l'expérience que l'on a.
- concernant votre réaction aux propos de Robert Marchenoir, vous devriez retenir le filtre présent sur vos lunettes. Robert à écrit "les élèves, _et les gens_", et il va sans dire, mais disons le quand même, que je n'ai aucunement imaginé que ces termes qui vous ont tant déplus s'appliquaient aux élèves. Par contre, je ne doute pas qu'il les ai écrit pour vous provoquer (que celui qui n'a jamais péché...) avec succès d'ailleurs et votre réaction me paraît totalement hors de proportion. La meilleure attitude dans ces cas là et l'indifférence, croyez moi.
- sur les devoirs à la maison: le bon élève rendra un bon devoir, bien sûr, mais pas parce que ses parents l'ont aidé, mais parce que c'est un bon élève. A moins que vous ne supposiez que le bon élève ne se trouve que dans les milieux favorisés, ce que je me refuse à admettre! Les autres élèves rendront un devoir qui dépendra peut-être bien du degré d'implication des parents. Aussi, excluez vous du champs des devoirs à la maison l'apprentissage des leçons?
Ma fille par exemple, n'a pas un bureau digne de ce nom, fait ses devoirs dans le salon et n'utilise l'ordinateur que pour jouer, trop souvent à mon goût, et enfin notre bilbliothèque est rempli de tous les livres en anglais que j'ai ingurgités depuis 25 ans, ainsi que de BDs et de quelques "Pléïade". Ce n'est pas ce que j'appelerais une bonne bibliothèque et certaiment rien à côté des milliers de livres présents chez mes parents.
- enfin sur le redoublement, quelque chose m'intrigue. Il est encore assez courant de faire "sauter" une classe à un élève brillant (trois dans la GS de ma fille sont passés directement en CE1 il y a 2 ans). Ceci sous tend que certains élèves sont plus mûrs, mais implique aussi nécessairement que certains puissent être moins mûrs pour l'école et donc justifierai, sinon le redoublement, au moins de décaler leur entrée au CP, non? Ou bien doit on supprimer totalement les sauts de classe? Quelle est la doctrine sur ce sujet?
Ecrit par : François | 05 juillet 2006
"20,18Une élève de terminale scientifique au lycée Vaugelas de Chambéry, Marianne Tenand, 17 ans, a réussi l’exploit d’obtenir lundi son baccalauréat avec une note supérieure
à 20 sur 20 grâce aux matières optionnelles, ce qui lui a valu la une du Dauphiné libéré."
Voilivoilà ce que je disais p/r aux chtits nenfants correctement instruit, si il faut en plus leur donner des sous ça va nous coûter un paquet de brousouf.
Keep cool stp Chris avec tout tes posts.
1) tu te fatigues
2) tu nous fatigues
fais un chtit effort pour regrouper le tout stp.
moi je suis d'accord avec toi sur le redoublement, si le gamin est 'correctement' instruit, ce n'est pas possible qu'il redouble. (amha)
Je suis d'accord avec toi sur le matériel, les enfants ont besoins d'un espace correctement 'pensé' (bureau,chaise, etc) pour travailler 'correctement'.
regarde Andrée Nicolas: 13/02/2006 18:26:49
" ma table était trop petite pour mes grandes jambes."
ex:http://www.lire-ecrire.org/index.php?action=forum&subaction=message&id_chambre=1643&id_sujet=16474&PHPSESSID=9af7eeb6a8e3feb04ada6e446b1c7897
juste une question, tu réponds avec tes réponses pour les autres, tranquille, zen...
tu te souviens des personnages qu'ils y avaient dans ton bouquin de lecture de cp qui ressemble à léo&léa ?
peux-tu demander à tes parents si ils se souviennent ?
JPB Je suis d'accord avec toute ton analyse.
juste ça.
"Je faisais mes devoirs sur un coin de table de cuisine, au milieu des épluchures. Ça ne m'a jamais gêné, que je sache."
Tu aurais sans doute été mieux si tu avais été correctement installé ;)
et ça
"Que nul n'entre en Sixième s'il ne sait pas lire et écrire. Que nul n'entre en Seconde s'il ne maîtrise pas les équations du second degré (entre autres) et la grammaire française."
Je suis d'accord aussi avec ça, mais cela ne devrait jamais arriver. (amha) ou il faut s'inquiéter de ce qui s'est passé dans la classe.
donc 1)plus de prof 2)un meilleur environnement de travail 3)moins d'heure d'instruction (juste le matin(*)), plus de sport ou de musique (l'après midi) ;)
(*) pour info apprendre à lire correctement à 1 gamin cela ne prend pas plus de 80 heures échelonné sur 6 mois
bonne journée à tous
Ecrit par : toto | 05 juillet 2006
Puisque l'on me demande des précisions, les voici. Elles sont vérifiables à l'école du petit arthur. Demandez au courageux jpb de vous en donner les noms véritables.
Comme toute ressemblance entre l’histoire des petits Arthur et Alan et des personnages réels est loin d’être fortuite, qu’il me soit ici permis de donner ma version.
Le petit Arthur et sa sœur sont scolarisés dans cette petite commune depuis un certain temps. Dés les premières années de maternelle, le petit Arthur fait partit de ces enfants violents qui embêtent leurs camarades. Ses parents, a tour de rôle, ont essayer de faire parti des délégués des parents d’élèves mais devant leur manque de civisme (tentative de faire passer leurs idées personnelles au nom du groupe), il se sont sentit isolés et ne se sont plus représentés. Aux élections suivantes, ils ont, avec courage et sans signature, insulté sur le bulletin de vote des candidats aux élections.
Cette année marque l’entrée de leur enfant au CP avec une institutrice sortant de l’IUFM et la sorti d’un livre provocateur sur l’école. Le papa d’Arthur a bien sur sauté sur l’occasion d’une petite faute sur une note de la maîtresse pour faire sa publicité. N’écoutant que son courage, il envoya sa femme à la réunion parent-professeur pour exposer ses idées. Les parents présents ont unanimement condamné cette attitude. Le papa a bien essayer de rallier quelque personne à sa cause à la sorti de l’école sans trop de succès. Les délégués de parents ont proposés de voter une motion de soutient à l’institutrice lors du conseil d’école mais celle ci à refusé disant qu’elle ne voulait pas polémiquer. L’année à passer, on avait l’impression que l’effet pub du livre s’atténuait. En fait, le papa d’Arthur devait faire face à d’autre fronts, ses collègues le lâchaient aussi. Vint cet épisode où Arthur ne vint plus en classe. La rumeur étant bien orchestrée, nous apprîmes que le petit Arthur avait « été tabassé par le petit Alan » !!! Voyant que l’académie soutient l’institutrice, la maman d’Arthur insulte celle-ci dans sa classe, le papa, lui, disparaît de la scène pour mieux tirer les ficelles. Lors d’une réunion préparatoire entre délégués et parent d’élèves, un ami du papa d’Arthur soulève le problème « d’insécurité à l’école ». Une maman, appelons la caroline, qui a souvent accompagné les institutrices lors de différentes sorties, remet ce papa en classe en rappelant la violence et les problèmes de comportement du petit Arthur. Lors de la fête de l’école, la maman d’Arthur (venue toute seule) prend à parti caroline, crie, est à deux doigts de la frapper, puis se rends à l’évidence et fond en larme et s’excuse. Les parents d’élèves se mobilisent alors, offre un pot d’adieu et de soutient à l’institutrice au cours duquel, le maire et une grande parti du conseil municipal, sont venu la soutenir. Un album souvenir est même crée à l’insu de la maîtresse et le petit Arthur y a fait un joli dessin pour la remercier. L’histoire pourrait s’arrêter là, si l’enquête en cours après la plainte du papa d’Arthur à l’inspection, est en train de démontrer que la bagarre entre Arthur et Alan s’est déroulée pendant le temps de la cantine et donc pas sous la responsabilité de l’institutrice. Vous remarquerez que j’ai peu parler d’Alan, car c’est un enfants perturbé et violent comme beaucoup d’autres mais ses parents n’insultent pas les instituteurs ou leurs enfants à la sortie de l’école. Ils ne se disent pas érudits mais essayent de régler les problèmes que leur pose leur enfant. Ils ne rejettent pas la faute sur d’autres.
Il est à noter, et c’est là l’essentiel, que tous les enfants de cette classe ont adorés leur maîtresse, qu’il y avait une grande différence de niveau au début de ce CP (enfants qui ne connaissaient pas les lettres, d’autres qui lisaient couramment) et que cette maîtresse, sortie de l’école, parachutée au dernier moment, a su tous les intéresser et les faire progresser. Qu’elle soit ici remercié et félicité.
P.S. : Il y a sûrement de nombreuses fautes d’orthographes et de grammaires, mais je les assume pleinement. J’ai appris avec la méthode syllabique, à une époque où les math modernes étaient plus important que l’orthographe considérée, à l’époque, comme « la science des ânes ». Cela ne m’empêche. ni de m’exprimer ni d’avoir du bon sens. Car c’est aussi une lacune de ces profs français bien pensant qui ne donnent droit à expression que leurs pairs. C’est ainsi que l’on enseigne les langues en France : on note sur la justesse, de ce fait les enfants n’osent par parler, et les Français sont les plus nuls en langue. Heureusement, certains professeurs préférant l’action à la polémique ont su dépasser ce stade.
Ecrit par : alan | 05 juillet 2006
"tu te souviens des personnages qu'ils y avaient dans ton bouquin de lecture de cp qui ressemble à léo&léa ?
peux-tu demander à tes parents si ils se souviennent ?"
Ecrit par : toto | 05 juillet 2006
C' est quoi ces questions??
Réponse: Mon père est décédé le 4 septembre 2005; ma mère le 10 janvier 2006
Je vais avoir un peu de mal à leur demander...
Chris
Ecrit par : chris | 05 juillet 2006
"Quant à mon âge ,si vous savez bien lire ,à 5 ans près,allons disons 10 , vous le connaissez.
Mais pourquoi avez-vous besoin de mon âge,mystère !"
Il faut tout vous expliquer ,Bernard,vous ne sauriez pas lire entre les lignes,ni lire l'humour?
Chris
Vous parlez de "diversion"? Quelle diversion?
Ecrit par : chris | 05 juillet 2006
""Marche noir" Signé Sarkozy, voire même pire!!!!!! Non?" (Chris)
Non, Chris, c'est signé Marchenoir, tout simplement.
Votre naïveté et votre paresse intellectuelle sont telles que vous ne vous vous rendez même pas compte à quel point votre réponse démontre le bien-fondé de ma position.
Pour commencer, je m'appelle Marchenoir, et non Marche noir. La dernière fois qu'on a tenté de me clouer le bec en se moquant de mon nom, ça devait être dans une cour de récréation. Vous n'avez visiblement pas dépassé ce stade.
Votre sortie sur Sarkozy vous trahit: vous tentez de démontrer l'immoralité de ma position en la décrétant de droite. Vous vous conformez en cela à une posture qui perdure depuis un bon demi-siècle en France: seule la gauche détient la supériorité morale, et elle la détient par définition et de droit divin. Nul besoin d'argumenter, de discuter, de raisonner. C'est bon parce que c'est de gauche. Inversement, si c'est de droite, c'est mauvais.
Il suffit donc, aux yeux de gens comme vous, de décréter quelqu'un sarkozyste pour s'éviter la peine de réfuter ses propos. Comme c'est commode! Comme c'est reposant! Vous remarquerez que ce genre d'attitude vient, souvent, de gens qui se flattent d'être des intellectuels, voire des professeurs. Je frémis en pensant au genre de rigueur intellectuelle que vous enseignez à vos élèves.
A cette lâcheté de l' "intellectuel de gauche" de base (avec beaucoup de guillemets) s'ajoute une attitude jamais démentie de flic, une mentalité de dénonciateur.
Ce qui ne les empêche pas de voir des pétainistes à tous les coins de rue, de hurler à la résurgence de Vichy à chaque fois qu'on les dérange, de se réclamer de la Résistance les pieds solidement carrés dans leurs pantoufles.
"Sarkozy, voire même pire."
(Pour votre gouverne, après "voire", "même" est redondant.)
Vous dénoncez, vous accusez, et vous n'avez même pas le courage d'assumer votre petite délation mesquine.
Je le ferai donc à votre place: "pire", c'est Le Pen. Mais on ne peut même pas prononcer Son Nom, n'est-ce pas? Vous ne vous rendez même pas compte que des millions de gens s'apprêtent à voter pour lui pour l'unique raison que des gens comme vous se refusent à prononcer son nom. Vous ne vous rendez même pas compte que la seule personne dont il est interdit d'écrire le nom, dans certaines religions, c'est Dieu. Vous divinisez Le Pen. Etonnez-vous de son score après cela.
Les implications de ce que vous dites sont effrayantes. Je rappelle que l'essentiel de mon post consistait à dire qu'il fallait avoir le courage de distinguer entre l'honnêteté et la malhonnêteté, le travail et la paresse, la délinquance et le respect de la loi, la bienveillance et la méchanceté, etc.
Et vous, vous dites: ce sont des valeurs d'extrême-droite.
En définissant ainsi, par opposition, les valeurs de la gauche, vous pervertissez profondément sa raison d'être, qui est de défendre l'intérêt public au nom d'une certaine idée de la vie en commun. Elle consiste, pour chacun, à surmonter ses intérêts égoïstes immédiats, au profit de la collectivité, dans la conviction que cela est bénéfique, in fine, à chaque individu.
Cela s'appelle une morale, tout simplement.
En refusant par principe et par avance toute morale, en refusant de voir que ce qui est en jeu, c'est de discuter le contenu de cette morale et non l'existence d'une morale elle-même, la gauche précipite la désagrégation sociale.
Tout en s'attribuant -- c'est le paradoxe -- un brevet automatique de supériorité morale, tout comme les nobles d'Ancien régime s'estimaient, par nature, supérieurs aux autres.
Vous savez ce qui est arrivé aux nobles d'Ancien régime, Chris. A un moment, le peuple en a eu marre de les voir se pavaner ainsi. Il en a eu marre de les voir se nourrir sur la bête tout en prétendant que c'était pour le bien de tous.
Et puisque vous avez la curiosité de vous intéresser à la couleur de mon bulletin de vote, non, je ne vote pas Le Pen. Les positions de Le Pen sont à peu près aussi idiotes que les vôtres. Il a à peu près la même consistance politique et intellectuelle que vous.
Et, oui, je voterai sans doute Sarkozy. C'est loin d'être un génie intellectuel et politique, mais il surmonte de la tête et des épaules -- hélas pour l'état de la société française -- la totalité des candidats sérieux aux présidentielles.
Et votre façon d'expédier en deux mots 50% de la population française dans les poubelles de l'histoire (puisque c'est ce que représente, en gros, Sarkozy -- mon propos n'est pas de me livrer ici à une fine étude électorale) est significative d'une attitude parfaitement anti-démocratique.
Ecrit par : Robert Marchenoir | 05 juillet 2006
"C' est quoi ces questions??"
toi aussi tu poses des questions, non ?
donc désolé pour toi, mes sincères condoléances.
mais j'en reviens à ma question. te souviens-tu des personnages de ta méthode de lecture en CP?
Ecrit par : toto | 05 juillet 2006
"mais j'en reviens à ma question. te souviens-tu des personnages de ta méthode de lecture en CP?
Ecrit par : toto | 05 juillet 2006 "
Non
Chris
Ecrit par : chris | 05 juillet 2006
Bonjour Alan,
ton post est très intéressant. Ton point de vue aussi.
mais j'aimerai dire un petit mot (mon cas aussi, ressemble étrangement, à celui de jpb), donc, essayez juste un petit peu de vous mettre à notre place, et de comprendre notre point de vue.
Moi aussi j'ai envoyé ma femme, pensant qu'entre femme cela serait plus facile de dialoguer ...
Elle est rentré en pleurant :(
Moi aussi j'y suis allé (un peu énervé, mais calme), voir la dirlo , j'en suis sorti très très énervé (aucun dialogue, mon enfant syllabait mais ne comprennait rien d'après elle, je vous rassure il va très bien, lit et comprend parfaitement, et ce grâce à L&L)
la prof de jpb est, vous dite, ?fraichement? sortie iufm :( la pauvre, laché dans la fosse aux lions sans grande expérience.
mais aussi, les pauvres enfants , les pauvres parents...
non?
Ecrit par : toto | 05 juillet 2006
"Votre sortie sur Sarkozy vous trahit: vous tentez de démontrer l'immoralité de ma position en la décrétant de droite. Vous vous conformez en cela à une posture qui perdure depuis un bon demi-siècle en France"
"Et, oui, je voterai sans doute Sarkozy."
Marchenoir
eh bien vous voyez...
Mais c' est votre droit.
Le reste je n' y répondrai même pas. Sans interet car tout est caricaturé, agressif, outancier et surtout, FAUX!
Je ne répondrai plus à vos interventions
Au revoir
Chris
Ecrit par : chris | 05 juillet 2006
"- sur les devoirs à la maison: le bon élève rendra un bon devoir, bien sûr, mais pas parce que ses parents l'ont aidé, mais parce que c'est un bon élève. A moins que vous ne supposiez que le bon élève ne se trouve que dans les milieux favorisés, ce que je me refuse à admettre!"
Ecrit par : François | 05 juillet 2006
Tout d'abord j'apprécie toujours autant votre ton mesuré et votre réflexion, même si je suis en désaccord sur ce point entre autres.
Dans toutes mes classes depuis 23 ans de métier, 80% des excellents élèves étaient issus de milieux socio-professionnels "favorisés" (ce qui n' a rien d' anormal ni de critiquable; c' est un fait vécu).
Les statistiques officielles vont dans le même sens.
Je le regrette, croyez le bien.
Chris
Ecrit par : chris | 05 juillet 2006
Bon je vois que le fil s'est beaucoup allongé...
Je n'ai pas le courage de répondre à tout ce que Chris a écrit depuis mais une chose m'étonne : pourquoi lire Bégaudeau serait-il de la masturbation intellectuelle? Je proposais juste de lire un livre...C'est bien d'être curieux et de lire non ? Des classiques qu'on n'avait jamais ouverts par manque de temps, des nouveautés dont on a entendu parler au Masque et la plume, ou par un ami... Vous êtes quand même prof de français non? en plus franchement autant j'ai été hermétique à l'attendrissement de Bégaudeau devant les piercings au nombril et le langage brut de ses élèves, autant je pense que vous y seriez sensible.
Pour JPB merci pour vos encouragements et désolée encore d'avoir déserté. Je ne pense pas revenir sur ma décision mais sait-on jamais (parfois il me prend des envies de retenter l'agreg mais je ne pense pas que ce soit très réaliste car 1) je n'ai pas le niveau et 2) j'ai l'impression que les choses ont plutôt empiré depuis mon départ de l'EN).
Pour prof chômeur, je sais combien il est dur de se reconvertir (je repars de zéro et j'ai dû réussir un concours assez ardu) ; et puis le regard des autres est difficile à assumer au début. Mais je pense qu'on est beaucoup plus nombreux que ce qu'on pourrait croire à avoir jeté l'éponge, et il existe vraiment des moyens de rebondir, même si ce n'est pas évident.
Ecrit par : Florence | 05 juillet 2006
Que ce soit le tunnel de pubs pendant les mi-temps des matchs de coupe du monde ou celui des interventions de Chris qui se croit obligé de répondre à tout le monde, on n'en voit pas le bout depuis quinze jours.
Ecrit par : Guillaume | 05 juillet 2006
François soulève un problème intéressant. Parmi les pédagogues qui viennent en amateurs ou en professionnels sur ce blog, qui est favorable à la possibilité de faire sauter des classes à un élève qui montrerait des capacités particulières ? Un cas de figure plus fréquent qu'on ne croit (sans même parler de surdoués, un terme qui me défrise un peu), et qui pose régulièrement bien des problèmes aux enseignants…
Et si oui, comme dirait François, n'est-ce pas la preuve que si on peut accélérer pour certains, on doit décélérer pour d'autres ? En d'autres termes, que le redoublement peut être utile à ceux qui ont besoin de reprendre leur souffle, ou leur élan ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 juillet 2006
Pour Alan,
ça ne marche pas comme cela. JPB à écrit une note sur son blog dont rien n'indique qu'il s'agisse d'une histoire vécue. Aussi bien ce n'est qu'une parabole, et j'attendrai de lui confirmation de son caractère véridique avant d'aller plus loin. Vous arrivez, avec ce pseudo, alan, et nous assénez que non seulement l'histoire vraie, mais qu'en plus elle est complètement pervertie dans le compte rendu qu'en fait l'auteur (inversion complète des rôles).
Autant vous dire que je trouve absolument incroyable la coïncidence par laquelle vous êtes ici présent (songez-y, tout le monde ne fréquente pas tous les blogs, loin de là et vous, vous connaissez JPB, vous connaissez son blog, vous fréquentez la bonne école et vous détenez la vérité? Dans le monde Internet il est d'usage d'écrire "trop gros! passeras pas!").
La preuve de ce que vous affirmez (que la note de JPB est basée sur un fait réel _et_ que ce fait est déformé) est à votre charge. Il est trop facile de jeter des faits invérifiables de manière anonyme sur Internet. Je ne suis pas dupe.
Pour chris,
Je reste sur ce que j'ai dit sur les devoirs. Je pense qu'il est important que l'élève ait à produire par lui même, sans l'assistance du professeur. Et le bon élève, d'ou qu'il vienne, aura des résultats si tant est qu'on le laisse travailler, ou du moins je le crois.
Il est une évidence qu'il y a des inégalité, mais je ne pense pas qu'on les supprimera par l'éliminatio des devoirs à la maison, bien au contraire.
Enfin, quand aux statistiques, voyez ce qu'en pensait Winston Churchill:
"Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées"
ou aussi http://www2.unil.ch/penombre/31/17.htm
Ecrit par : François | 05 juillet 2006
Vous n'avez qu'a verifié. Je pense qu'il est assez facile de savoir dans quel village habite jpb. de plus, lors de la sortie de son livre, lors d'une de ses interview, il citait cette école et l'institutrice en exemple. Pour la coïncidence comme dit françois, il n'y a a bien sur pas, puisque c'est suite aux problèmes posés par jpb dans cette école que j'ai découvert ce blog et ce récit.
Je peux vous assurer que ce n'est pas une parabole. JPB aura-t-il le courage de confirmer?
Ecrit par : alan | 05 juillet 2006
C'est tout le problème avec la diffamation. Si on répond, on entre dans le jeu, et on atteste de la vérité des mensonges.
Restons-en donc aux paraboles, qui sont des histoires à portée générale et non des règlements de comptes, et laissons les corbeaux baver de haine. Pour tous les intervenants de ce blog, l'histoire personnelle, qui affleure ici et là, n'a jamais que valeur d'exemple. La polémique peut être rude, elle n'est parfois guère policée, mais elle reste en deçà du judiciaire. Sinon, sur le web comme ailleurs, il y a des instances spécialisées. Et l'administrateur du blog (ce n'est pas moi, figurez-vous), qui détient les coordonnées télématiques des envois, est responsable de ce qui s'écrit ici et a positivement horreur de la médisance.
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 juillet 2006
Redoublement et "saut de classe"... Le jour où chaque parent et chaque enseignant sera assez mûr pour réaliser que si certains enfants marchent seuls à 9 mois alors que d'autres attendent d'avoir 15 à 18 mois sans que cela n'entrave ni les chances des uns ni celles des autres de détenir un jour le record du monde du 100 m, alors il pourra en être de même pour les savoirs scolaires.
Dans les classes où j'ai enseigné (maternelle et primaire, souvent à plusieurs niveaux), j'ai toujours essayé de donner "un an d'avance" aux enfants qui s'ennuyaient dans la section qui correspondait à leur âge à partir de novembre, décembre ou janvier, tout en signalant aux parents que leur enfant ne pourrait vraiment prendre cette année d'avance que s'il se trouvait parmi les "plus à l'aise" de sa nouvelle section (en 20 ans sur la même commune rurale, école de 35 à 60 élèves, 6 cas qui ont pour le moment tous gardé leur année d'avance).
De même, lorsqu'un enfant "ramait" depuis le début du deuxième trimestre et que, malgré les efforts conjugués de l'école et des parents, nous n'arrivions pas à le remettre à flot, j'ai toujours proposé la possibilité d'un redoublement, quelle que soit la section (une fois CP, mais le plus souvent CE1 ou CM1). Ces redoublements ont toujours été considérés par les familles comme une chance et ont jusqu'à ce jour permis aux élèves concernés de repartir sur des bases saines (8 élèves en 20 ans, l'une a continué à avoir de grosses difficultés scolaires, les 7 autres ont repris une scolarité normale, l'un est en terminale S cette année, d'autres ont choisi la voie du Bac Pro ; nous venons de recevoir le bulletin du 3° trimestre de 6° d'une autre qui a eu les félicitations du conseil de classe, les deux que nous avons encore en primaire vont bien merci).
N'étant pas chercheur en sciences de l'éducation, je vous fournis des "petites données bien primaires", excusez-moi, ce sont les seules que j'ai...
Ecrit par : catmano | 05 juillet 2006
C'est splendide, Catmano : avec quelques autres données "primaires", nous en aurons assez pour faire une statistique. Et pour écrire un article savant, que personne ne pourra contester.
Le plus remarquable, c'est la collaboration des parents. Ça doit en faire, des heures de discussion. Dire que des entreprises recrutent — fort cher — des spécialistes de la Com', comme ils disent, bardés de diplômes clinquants… Ils devraient recruter des instits chevronnés, tiens…
Et peut-être pas des profs, qui ont rarement l'occasion de pratiquer une réelle politique de proximité.
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 juillet 2006
je m'attendais à cette réponse, la bave du crapeau n'atteint pas la noire colombe...
comme dirait j brel, salut à toi dame bétise, toi dont le régne est méconnu...etc
ensuite, laisson le temps au temps, j'espére simplement avoir fait un trou dans les oeilléres de certain, pour les autre, au plaisir de ne plus vous revoir, surtout si les enfants partent dans le privé. Les sujets lancé ici pouraient être interressant, c'est le fond qui n'y est pas. (tien, exactement comme les propos de mr le pen)
tchao et bavez bien!
Ecrit par : alan | 05 juillet 2006
A Robert Marchenoir,
Je vous trouve vraiment très aimable de répondre à Chris.
Celui-ci étant à cours d'arguments, il ne peut, j'imagine, vous répondre avec du bon sens.
N'insistez pas, vous perdez votre temps.
Il essaie parfois de relativiser, mais le naturel revient au galop.
A JP Brighelli,
Capacités particulières . "Surdoués, un terme qui me défrise un peu et qui pose régulièrement bien des problèmes aux enseignants".
Dans le systéme scolaire, il y a les excellents, les bons, les moyens et les faibles. Alors, je vous en prie, pas d'exclusion (j'espère que cela n'est pas votre cas) avec le mot "surdoués" et "défrise", de plus que le mot "surdoué" n'est pas utilisé à l'E.N., ou que du bout des lèvres, c'est intellectuellement incorrect. Des mesures ont été prises au Sénat, mais tellement difficiles à mettre en application sur le terrain.
Expliquez-vous JPB, SVP.
Si ces enfants posent problèmes aux enseignants, c'est qu'ils méconnaissent totalement le sujet. Vu la formation des IUFMs, il faut avouer que les enfants intellectuellemt précoces sont absolument inexistant du panorama de l'E.N.
Quand les parents ont le bonheur de détecter rapidement le niveau intellectuelle de leur enfant, et que l'école est ouverte, alors il n'y a aucun soucis.
Mais, si par malheur, l'école est totalement fermée, ces enfants sont ciblés, avec des exigeances bien particulières de résultat de la part des enseignants,
C'est souvent un sujet tabou, et qui peuvent conduire à de véritables drames.
Mais on ne parle jamais de ceux qui réussissent, et c'est regrettable.
Connaissant bien ce sujet, je vous ferai une petite remarque.
Bon nombre d'enseignants font sauter facilement une classe à leur enfant. Eux, ils connaissent très bien le système. Et pas besoin de précocité intellectuelle reconnue dans ce cas.
Autre sujet :
Redoublement : avant de savoir si cela est utile ou pas.
N'oublions pas de regarder la moyenne de la classe.
Dernièrement : Moyenne de la classe : 10,2 , enfant redoublant 8,9 ????
Quel niveau de classe va-t-il retrouver l'année suivante ?????
A savoir que certains élèves passent dans la classe supérieure avec 9,1 de moyenne...........
Et lorsque que l'on observe le niveau matière par matière, encore une fois, ce n'est pas un enfant de temps à autre que l'on devrait faire redoubler, mais au moins les 3/4 d'une classe.
Encore une fois, tout dépend de l'école et de l'enseignement d'exigeance qui y est dispensé.
Cordialement.
Ecrit par : Carole | 06 juillet 2006
Chris a dit : " Il n' y a pas que les jeunes certifiés ou agrégés à être parfois en dessous de tout! Croyez moi... "
De sa part, c'est pousser trop avant la charité chrétienne.
Ecrit par : Jérémy | 06 juillet 2006
Je sais ce qu'est un don, j'en ai rencontré parfois. Mais un sur-don ? Je crois que "doué" me suffit. Mozart avait un don, pas un sur-don. C'était bien assez pour rendre Salieri fou de jalousie. Et nous donc !
Ce que je sais, pour l'avoir observé, c'est qu'un enfant intellectuellement précoce (neuf fois sur dix, ils le sont dans une matière principalement, ce qui rend la chose assez malaisée à gérer pour une école pluri-disciplinaire telle que le nôtre) est bousillé par le système. J'ai sous les yeux le cas d'un enfant — le fils d'une amie — qu'un instituteur récalcitrant à l'idée même de don a envoyé en psychiatrie pour de nombreuses années — il en a pratiquement fait un autiste.
Il existe des écoles réservées aux enfants précoces (peu), et elles sont toutes privées. Ce n'est pas la plus grande gloire du système.
Mais c'est dans le même esprit (d'économie, en fait) que l'on tente à toute force d'intégrer les handicapés, quel que soit le handicap, à l'école ordinaire : pour quelques-uns à qui ça peut faire du bien (et il faudrait le déterminer à la carte), combien sont bousillés — ne serait-ce que parce que les enseignants sont très loin d'être formés à gérer ces situations ? Une instit de Provins, Brigitte Guigui, est en ce moment en butte à l'inspection (qui veut la muter d'office, après lui avoir infligé un blâme — principe de la double peine cher à Bush et à quelques autres) pour avoir signalé qu'elle avait des problèmes en CP avec un sourd. Elle n'avait qu'à se débrouiller ! Au passage, il semblerait bien qu'on profite de ce prétexte lamentable pour lui faire payer son choix d'une méthode syllabique d'apprentissage…
Enfin, il y a très peu, je pense, de gosses réellement doués. Une mode actuelle tend à identifier tout gamin un peu différent comme un précoce que l'on ignore. Ça fait peut-être plaisir aux parents, mais il est souvent inutile de brandir ce prétexte pour expliquer les échecs de son bambin.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 juillet 2006
Bonjour M Brighelli,
Jeme doute qu'il n'est pas simple derépondre à lacuriosité et aux sollicitations de tousvos lecteurs. Je me permets pourtant de revenir sur une question posée le 17 juin, dans un autre fil de discussion. Cela concernait la"Petite fabrique de littérature". Je demandais si vousvous souveniez l'usage vous escomptiez lui assigner lors de sa toute première édition. Et surtout, en préconiseriez-vous un usage à des fins scolaire aujourd'hui ?
Dom
Ecrit par : Dom | 17 juin 2006
Ecrit par : Dom | 06 juillet 2006
Chris a dit : " Il n' y a pas que les jeunes certifiés ou agrégés à être parfois en dessous de tout! Croyez moi... "
De sa part, c'est pousser trop avant la charité chrétienne.
Ecrit par : Jérémy | 06 juillet 2006
Je ne suis pas chrétien...
Chris
Ecrit par : chris | 06 juillet 2006
cher M.Brighelli
un petit mot sur la "mode" des enfants intellectuellement précoces (et non les élèves brillants nuance importante) ; parler de mode pour ces enfants me parait aussi heu rapide que de parler de mode pour des enfants qui auraient 20 cm de taille de plus que les autres ; la précocité intellectuelle est un fait qui se mesure ; c'est surtout malheureusement pour ces enfants un mode de pensée totalement différent de la moyenne ; je dis malheureusement parce que l'école d'aujourd'hui n'admet plus les têtes qui dépassent.
Le saut de classe permet à certains de ne pas s'ennuyer, et encore...
Je connais le sujet, j'ai un lot à la maison ; chacun a géré comme il a pu :
ma fille en se donnant du travail supplémentaire (elle faisait 4 pages de "production d'écrit" pendant que ses collègues en écrivaient une demi page) ;
mon fils en sombrant dans la dépression, puis la révolte, puis la tentation du suicide (à 8 ANS !!!) avant qu'enfin nous réalisions qu'il n'était ni mal élevé, ni capricieux mais qu'il se mourrait d'ennui...heureusement l'éducation reçue à la maison a fait qu'il explosait en privé (dur pour les parents !) mais qu'il avait assez intégré de règles de vie en société pour se contraindre à rester tranquille en classe ; le revers de la médaille c'est que les institutrices successives n'ont rien vu jusqu'à ce qu'il arrête complètement de travailler.
Dans le contexte actuel, les sauts de classe sont de plus en plus rares alors que les programmes sont de plus en plus indigents ; comment s'étonner alors que ces enfants deviennent plus visibles puisqu'ils ne disposent en classe que très rarement d'une nourriture intellectuelle suffisante ?
Je suis née en 1963 et dans ma classe il y a toujours eu un ou deux enfants en avance (en plus de moi) sans que ça n'interpelle ni les profs ni les autres enfants. Que s'est-il passé ????
La situation extrême de ces enfants ne fait que pointer les insuffisances générales du système de façon plus accrue.
La politique des cycles qui devrait permettre de raccourcir le temps des études (ou le rallonger) n'est que très rarement appliquée et bien souvent en cas de danger ou d'urgence (soit pour l'enfant soit pour son environnement pour cause de révolte violente) ; de toute façon le saut de classe n'est pas toujours une réponse pour ces enfants, qui ont surtout besoin de COMPLEXITE.
Mon fils entre en 4ème l'année prochaine, il fêtera ses 12 ans le 15 décembre (il a sauté le CM1) et il continue de s'ennuyer, les programmes ne sont ni suffisamment approfondis ni suffisamment exigeants pour combler ses besoins ; son voeu le plus cher serait de "sauter" encore pour en finir avec l'école....
ma fille entre en 3ème, elle a toujours refusé de sauter une classe bien que de début d'année (elle aura 15 ans en février), de peur de passer pour différente aux yeux de ses camarades et de ses profs...elle s'efforce de passer inaperçue en étant bonne élève sans se faire traiter d'intello (injure suprême au collège), moyennant d'énormes efforts d'adaptation pour se mettre au niveau et faire partie d'un groupe de copains, au prix d'une mutilation intellectuelle très douloureuse ; une de mes amies mesurait 1,82 m en 5ème (je vous parle des années 70), elle se tenait courbée pour essayer que "ça se voit moins", voilà c'est ce que fait ma fille avec son cerveau...
mon dernier qui est lui aussi de février a su lire en MS, merci à ses frère et soeur, il s'est caché jusqu'en CP car la directrice de l'école maternelle lui avait dit que la maternelle ce n'est pas fait pour apprendre à lire...lui aussi fait d'énormes efforts pour avoir l'air comme tout le monde ; moyennant quoi il a de multiples tics, il s'endort à minuit les veilles d'école et se plaint que ses devoirs à la maison sont trop faciles...
Le vrai scandale dans tout cela c'est l'inanité de l'Institution ; plusieurs professeurs m'ont carrément conseillé d'aller dans le privé ; quand nous avons découvert la précocité de notre fille, sa maitresse m'a dit "l'école ne pourra rien pour elle" ; personnellement je ne connais que mes propres enfants (désolé Chris c'est un exemple personnel) je n'avais donc pas réalisé que l'école ne pouvait rien proposer, "contaminée" que j'étais par ma vision du service public et de l'obligation du professeur face à ses élèves.
(j'ai des instits et des profs dans la famille depuis 5 générations).
Finalement c'est d'avoir eu ces problèmes qui m'a fait réaliser où en est l'école d'aujourd'hui, qui m'a fait me pencher sur les programmes, qui m'a ouvert les yeux sur le fait que les parents du public ne peuvent que compter sur la chance pour que leurs enfants reçoivent une instruction solide, surtout s'ils ne sont pas du sérail (mon sérail à moi date un peu malheureusement).
Si je lis bien tous ces posts l'école ne peut rien pour les enfants qui ont des difficultés d'apprentissage, ni pour les enfants qui vont plus vite (700 000 enfants en tout d'après l'EN)...mais alors cette école publique ne s'adresse pas à tout le monde ? où est l'égalité républicaine ?
Je confirme aussi que les seules actions existantes sont le fait d'acteurs locaux, de plus en plus prisonniers de la DGH, là je vous rejoins complètement cette portion congrue est une aberration.
Vive les vacances !
PS à force d'habitude merci de m'épargner les habituelles "vous avez de la chance, vos enfants s'en tireront toujours" ou bien "encore une qui prend ses enfants pour des génies" on a déjà donné...
merci à tous
Ecrit par : fabienne | 06 juillet 2006
Ecrit par : Carole | 06 juillet 2006
Chère Carole
Qui êtes vous pour juger à partir de simples phrases? Je vous juge moi? C' est fou cette facilité à s' en prendre aux gens plutôt qu' à leurs écrits (et je parle pour d' autres aussi)
Pour le moment je lis, j' observe et je travaille...
Oui je travaille...
Je répondrai quand l' envie m' en prendra. Pour le moment, en me répétant, j' observe.
Amitiés
Chris
PS: Une remarque: je suis à peu près le seul contradicteur ici pour le moment. Je remercie d' ailleurs JPB de ne pas filtrer les messages comme sur d' autres blogs...
Mais cela me semble étrange quand même. Car soit:
- les thèses de JPB n' ont QUE des "supporters" (pour rester dans l' ambiance actuelle outrageusement footballistique) et cela me semble illusoire (y compris à JPB j' en suis certain)
- personne (d' autres que ses supporters) ne s' interesse à ses propositions
Chris
Ecrit par : chris | 06 juillet 2006
" (désolé Chris c'est un exemple personnel)"
Ecrit par : fabienne | 06 juillet 2006
Je vous en prie...Ca ne me pose plus aucun problème
D'a utant que je suis d' accord avec votre opinion à quasiment 100%...concernant les élèves précoces.
Chris
Ecrit par : chris | 06 juillet 2006
"Au passage, il semblerait bien qu'on profite de ce prétexte lamentable pour lui faire payer son choix d'une méthode syllabique d'apprentissage…"
JPB
Il semblerait ou vous êtes certain? Si c' est le cas c' est absurde, mais est ce le cas?
Chris
Ecrit par : chris | 06 juillet 2006
Je ne peux qu'approuver votre dénonciation et espérer que l'Education nationale se reprenne et se concentre sur ses missions. Elle gagnerait du respect, et de l'autorité.
Il y a deux ans, lorsque dans une école maternelle mosellane, je crois, trois enfants avaient tabassé une petite camarade, j'avais été surpris par la réactivité des pédo-psychiatres pour dédouaner le monde des adultes.
Au lendemain de l'agression, ils affirmèrent - il y avait un climat assez violent dans des manifestations - SNCM - ou le discours syndical - que la violence du monde adulte n'imprègnait pas des enfants de cinq ans.
Cela ne pouvait affecter un enfant qu'à compter de sept ans.
Ce discours sur l'étanchéité supposée de la classe enfantine m'a semblé étonnant, car il semblait nous exonérer des excès d'une démocratie de combat de classes et d'intérêts, qui se prive de moins en moins du recours à l'intimidation, à la désobéissance civile et à l'outrance.
J'ai, pour ma part, le sentiment que cette démocratie fournit un exemple désolant pour les écoliers et futurs collégiens et lycéens.
Leur aptitude à défiler chaque année montre que cette leçon tacite sur la citoyenneté est bien assimilée, même si l'émulation est mal contrôlée.
La République est dépossédée de son école.
Ecrit par : daniel ciccia | 06 juillet 2006
A propos des devoirs maisons (en college)
Quel est l' objectif des devoirs/maison?
- Renforcement des acquis
- Approfondissement personnel
- Initiation au travail et à la recherche en autonomie
(Entre autres...)
Essayons d' être concrets. Les classes de collège sont, en grande majorité, hétérogènes.
- hétérogènes "intellectuellement"
- hétérogènes socialement
Cette hétérogéneité, à moins d' exclure les élèves en difficulté dès la fin du CM2, est un fait que personne ne conteste je pense.
Prenons le cas d' une rédaction (peu importe le sujet):
Il est tout à fait exact qu' un élève travaillant "au milieu des épluchures" pour reprendre JPB pourra fort bien s' en tirer avec une excellente note; l' élève socio-culturellement "défavorisé" n' est évidemment pas condamné à la mauvaise note perpétuelle. Heureusement!
Mais en général et sur une année, dans un collège (sans parler de tous les collèges de France), l' élève diposant des meilleurs atouts environnementaux(Ordinateur/Bibliothèque chez lui ou à proximité/Parents présents) est à 90% un élève socio-culturellement "favorisé" (ce qui n' est en rien une critique négative; je me limite aux constats); et il n' existe pas non plus une fatalité consistant à faire croire que l' élève socio-culturellement défavorisé puisse être TOUJOURS le cancre de service.
J' ai personnellement constaté néanmoins que des devoirs/maisons étaient très souvent systématiquement moyens ou très faibles pour les élèves en difficultés lorsqu' ils étaient donnés de manière classique (à la maison donc) et systématiquement excellents pour les bons élèves(toujours à la maison).
De même, j' ai constaté que pour le même type de devoir (j' ai pris ici l' exemple de la rédaction), l' écart de note entre les meilleurs et les moins bons se réduisait significativement lorsque le devoir était fait en classe avec liberté laissée aux élèves(comme à la maison) d' utiliser les mêmes outils de recherche pour tous(pas comme à la maison)
Je ne suis en aucun cas favorable à la suppression des devoirs, bien au contraire. Mais je pense qu' il serait souhaitable d' offrir à tous des moyens identiques de possibilité de réussir. Et je m' empresse de dire que les meilleurs restent évidemment les meilleurs; ils ne sont en rien handicapés. Les plus en difficulté, eux, progressent. Oh certes pas de manière spectaculaire mais leur satisfaction de passer de 4/20 à 10 ou 11/20 fait plaisir à voir
Chris
Ecrit par : chris | 06 juillet 2006
Monsieur Brighelli,
Avec tout le respect que je vous dois (sans ironie de ma part), les posts et propos partent en sucette.
Votre longue absence a déchaîné les commentaires qui, au fur et à mesure, se sont éloigné du sujet initial.
Il serait temps de faire le ménage...
Ce blog, qui pouvait être une bouffée d'oxygème et de réflexion pour certains d'entre nous, tourne en logorrhée.
Ce blog ressemble à un forum: quel chaos...
Yvon, Pierre-Henri sont partis (des regards extérieurs à niveaux différents)...Carole, Françoise, Isa (1,2,3?) ,prof chômeur appraissent en filigrane, alors qu'ils s'en tenaient au sujet...
Ecrit par : Ordrade | 06 juillet 2006
Votre longue absence a déchaîné les commentaires qui, au fur et à mesure, se sont éloignéS du sujet initial.
Ecrit par : Ordrade | 06 juillet 2006
Merci à Fabienne de nous rappeler l'existence des cycles d'apprentissage à l'école primaire, et de remarquer à juste titre qu'on n'en tient pas assez compte!
Concernant les redoublements, (un des thèmes abordés ici récemment autant qu'abondamment), je vais me permettre d'évoquer mon cas personnel. Je suis entré en 6è en 1966, avec un an d'avance, et après une scolarité primaire qui, sans être brillantissime, s'est déroulée sans trop d'embûches, (premier de classe en CM1, et troisième en CM2). Manque de maturité, mais résultats acceptables jusqu'en 4è ou, là, on m'a fait redoubler, (j'étais dans la moyenne, mais "trop jeune pour passer en classe supérieure, où j'aurais très visiblement suivi, pour peu qu'on ait pu me faire comprendre, en étant un peu à l'écoute, (et, vraisemblablement, en me secouant un peu, mais de manière plus maline que cela a été fait) de l'intérêt que pouvait représenter le travail. Résultat: une seconde quatrième guère meilleure que la première, et un nouveau redoublement en seconde, (scientifique, alors que j'étais beaucoup plus intéressé par un second cycle littéraire, et que mes possibilités semblaient plus me diriger vers ce type d'études, ce que les résultats au bac ont confirmé). Tout cela pour dire deux choses: quoique relativement efficaces sur le plan de l'autorité, (ce qui était énrmément moins difficile qu'aujourd'hui vu que les parents, globalement, prenaient quasiment le parti de l'institution contre leurs enfants), les deux tiers des profs que j'ai pu avoir au collège et au lycée étaient assez mauvais, le reste médiocre, et deux ou trois réellement bon, (notamment un professeur de français, en première, qui nous faisait jouer Molière, Sartre et Tchékov en cours; j'ai découvert avec lui le plaisir d'avoir quelqu'un réellement à l'écoute, qui ne nous disait ni ne nous faisait comprendre que nous étions mauvais, ne nous brimant pas. Les résultats au bac de français ont été bons dans l'ensemble pour quasiment toute la classe, bien que certains parents aient poussé des hauts cris quand à son "laxisme". Ah! Au fait, Jean-Paul, il était également agrégé!)
Pourquoi ce long message, peut-être un peu "nombriliste"? Tout d'abord, pour dire que, si je suis prof, c'est vraisemblablement pour lui ressembler et, vis-à-vis des autres évoqués plus haut, pour essayer d'être le prof que j'aurais voulu avoir, en étant à l'écoute des personnes à qui j'ai le bonheur d'enseigner. Tous ces mauvais profs qui ont jalonné ma scolarité, (pourtant des "traditionnels", Jean-Paul! L'iufm n'existait pas encore!) m'auront au moins donné l'envie de ne pas leur ressembler.
Ah, au fait, Jean-Paul: la soit-disant jalousie de Salieri pour Mozart est un artifice romanesque pour étayer certains propos de Milosz Forman qui, par ailleurs, au delà de cet effet "Da Vinci code" avant la lettre, a fait un film que je trouve à bien des égards magnifique.
Cordialement.
Ecrit par : christophe sibille | 06 juillet 2006
"Je sais ce qu'est un don"
super post JP , je suis 100% d'accord avec votre analyse.
sauf ça:
"Enfin, il y a très peu, je pense, de gosses réellement doués. "
Pour moi ils le sont tous réellement doués ;) (même chris, seulement à force de leur mettre des bâtons dans les trouX...).
Ecrit par : toto | 06 juillet 2006
"énormément", "quasiment systématiquement", "réellement bons"... Vivent les vacances, et mes excuses!
Ecrit par : christophe sibille | 06 juillet 2006
"Pour moi ils le sont tous réellement doués ;) (même chris, seulement à force de leur mettre des bâtons dans les trouX...).
Ecrit par : toto | 06 juillet 2006 "
J'ose espérer qu' il s'agit d' une faute de frappe...
Chris
Ecrit par : chris | 06 juillet 2006
"(pourtant des "traditionnels", Jean-Paul! L'iufm n'existait pas encore!) "
non mais la méthode qui va du complexe vers le mur oui, et depuis longtemps.
en 4ème tu t'es fait planté par les maths(géométrie) ?
"Tous ces mauvais profs " je suis content de t'entendre dire/reconnaître qu'il y a des mauvais/mal formés profs. ;)
Ecrit par : toto | 06 juillet 2006
"J'ose espérer qu' il s'agit d' une faute de frappe..."
pas du touX, je croyais que tu avais de l'humour ?
Ecrit par : toto | 06 juillet 2006
"pas du touX, je croyais que tu avais de l'humour ?
Ecrit par : toto | 06 juillet 2006"
C' est tout ce que je voulais savoir...
Chris
Ecrit par : chris | 06 juillet 2006
A part tout ça, j' ai quand même pris la peine d' ecrire un post CONCRET sur les devoirs maisons et c' est ce débat là qui m' interesse
Peu de réactions...
Chris
Ecrit par : chris | 06 juillet 2006
bon alors une réponse lapidaire :
pour les devoirs maison
contre le fait de ne plus les noter (c'est interdit depuis le 2ème trimestre de cette année).
Ecrit par : fabienne | 06 juillet 2006
Moi non plus je ne suis pas contre les devoirs à la maison,
encore faut-il qu'ils soient adaptés au niveau de l'élève, sinon c'est encore les parents qui vont les faire :( .
ex: quand tu dois écrire "anticonstitutionnellement" alors que tu ne sais même pas dessiner les lettres ? je ne vois pas l'intérêt ? autant ne rien donner ...
Ecrit par : toto | 06 juillet 2006
Chère Fabienne et Cher Toto
Je parlais des Devoirs/Maisons en collège
Donc j' attends les réactions approbatrices ou pas des internautes
Merci
Chris
Ecrit par : chris | 06 juillet 2006
bon alors une réponse lapidaire :
pour les devoirs maison
Chère Fabienne
Je ne vous demande pas seulement d' être pour. Je vous demande aussi de me donner vos arguments et de commenter les miens au besoin
Merci
Chris
Ecrit par : chris | 06 juillet 2006
oups désolé , quand j'étions fatigué la global (petit poucet) reprend le dessus, et je me remets à lire en diagonale :(
mais "globalement" je dirai la même chose.
Devoirs oui, mais adaptés au niveau de chacun, sinon comme d'hab les forts vont s'ennuyer (5minutes pour un bon devoir), alors que les faibles vont "ramer"(5 heures pour un mauvais résultat). Personne ne gagne.
ce n'est que mon humble avis ;)
Ecrit par : toto | 06 juillet 2006
mais "globalement" je dirai la même chose.
Devoirs oui, mais adaptés au niveau de chacun, sinon comme d'hab les forts vont s'ennuyer (5minutes pour un bon devoir), alors que les faibles vont "ramer"(5 heures pour un mauvais résultat). Personne ne gagne.
ce n'est que mon humble avis ;)
Ecrit par : toto | 06 juillet 2006
Certes mais avec ce système, on fait en permanence dans le "moyen". Aucune place pour la difficulté ni pour la facilité?
Or notre fonction est bien de faire progresser l' ensemble: les "forts" doivent le rester ou l' être plus encore; les "faibles" doivent progresser.
Le "devoir/En classe" (je veux dire dans l' établissement) n' est il pas la meilleure manière d 'emmener TOUTE une classe vers un progrès commun?
Le devoir/maison, soit. Mais c' est souvent une course à deux vitesses: les uns roulent en Ferrari, les autres en 2CV. Et la Fable de La Fontaine s' applique rarement dans la réalité.
Chris
Ecrit par : chris | 06 juillet 2006
Bien évidemment, pour que les "Devoirs/En classe" puissent trouver toute leur efficacité, il faudrait permettre aux élèves d' effectuer leurs recherches librement à l' intérieur des murs du Collège.
Il faudrait qu' ils aient la possibilité de rencontrer leurs enseignants en dehors des heures de cours, dans le bureau du professeur par exemple. Mais les collèges ne disposent pas de bureaux individuels équipés où l' on pourrait recevoir tranquillement nos élèves, ainsi que les parents quand ceux ci le souhaitent
Il faut aussi que l' enseignant reste à l' intérieur des murs plus longtemps qu' il ne le fait aujourd' hui, pour accomplir un suivi presque "individualisé" (je dis "presque" car l' idéal n' existe pas)
Il faudrait pour cela étaler l' année dans le temps et réduire par exemple les vacances d' été d' un mois. Sommes nous nombreux à accepter la perte de certains avantages pour consacrer plus d' heures à nos élèves?
Pour moi le Collège est fait pour travailler en commun avec les élèves et l' équipe pédagogique, à condition d' en avoir et d' en prendre le temps. La maison est faite pour autre chose. Aujourd' hui, qu' on le regrette ou pas, l' "espace/maison" n' est plus, en tout cas pour les collégiens, un "espace/travail". Soit parceque les conditions ne s' y prêtent pas; soit parceque les sollicitations extérieures sont 100 fois supérieures à celles que nous avons pu connaitre dans les années 60.
Améliorons donc de manière spectaculaire les conditions de travail en collège (je parle de ce que je connais le mieux) pour les élèves, les enseignants et les parents. Si ce "trinome" peut se retrouver autour d' un même objectif (la progression et l' interet de l' élève) et dans de bonnes conditions de travail, alors nous aurons fait un grand pas vers une Education bien loin des querelles de clans, bien loin des critiques des IUFM, bien loin des chapelles qui, si elles alimentent les commentaires, n' améliorent en rien le système qu' elles souhaitent réformer, chacune à leur manière.
Tout cela pour dire qu' une simple réflexion à propos du devoir/maison nous amène à un élargissement et à des propositions concrètes, propositions que l' on est évidemment en droit d' amender, d' en dénier la valeur ou d' approuver.
Chris
Ecrit par : chris | 06 juillet 2006
Pour les devoirs à la maison, également dans le primaire. Mais, avant tout, pour une coopération réelle entre parents et enseignants, (que j'ai essayé, au maximum de mes moyens, de présenter aux stagiaires PE2 pendant toute l'année, dans le cadre des analyses de pratiques professionnelles, comme indispensables.) Rien ne pourra réellement se faire si parents et enseignants n'essaient pas de se comprendre pour travailler dans le même sens. Il n'y a aucune raison ni aucun intérêt à se considérer comme des ennemis.
Ecrit par : christophe sibille | 06 juillet 2006
Oui Cris, tout à fait d'accord avec votre dernière intervention, il faut travailler dans ce sens.
Mais avec JPB, nous sommes loin de tout cela. Mission impossible pour les gens qui pensent comme lui.
Il faut faire plus de social, la solidarité fait partie de nos valeurs.
Les élites de Brighelli en sont bien loin.
Ecrit par : francbourgeois | 06 juillet 2006
Oui Cris, tout à fait d'accord avec votre dernière intervention, il faut travailler dans ce sens.
Mais avec JPB, nous sommes loin de tout cela. Mission impossible pour les gens qui pensent comme lui.
Il faut faire plus de social, la solidarité fait partie de nos valeurs.
Les élites de Brighelli en sont bien loin.
Ecrit par : francbourgeois | 06 juillet 2006
Oui Cris, tout à fait d'accord avec votre dernière intervention, il faut travailler dans ce sens.
Mais avec JPB, nous sommes loin de tout cela. Mission impossible pour les gens qui pensent comme lui.
Il faut faire plus de social, la solidarité fait partie de nos valeurs.
Les élites de Brighelli en sont bien loin.
Ecrit par : francbourgeois | 06 juillet 2006
Chris, vous qui déploriez d'être sans amis dans ce blog, Francbourgeois et Christophe Sibille arrivent à point pour vous tenir compagnie !
(d'où je déduis que, finalement, l'on peut être en désaccord avec M. Brighelli et s'intéresser à ce blog).
Il me semble que sur les devoirs-maison, nous nous accordons tous sur certains points : il est nécessaire que les élèves en fassent, mais il faut aussi que le professeur s'assure que leurs chances soient égales.
Par contre, je ne suis pas d'accord avec les personnes qui amalgament l'élève bon en classe avec l'élève riche. Je viens de donner des cours particuliers à un jeune qui préparait l'EAF. Son beau-père avait une voiture de sport, mais à dix jours de l'épreuve, il ne maîtrisait pas les notions fondamentales du programme, et n'avait relu que cinq textes au programme.
L'idée d'un travail accompagné par des répétiteurs est excellente : c'était l'un des rôles attribués aux surveillants. Seulement, le statut qui remplace le leur est loin d'être aussi attractif pour une personne qui poursuit des études universitaires.
Je propose d'augmenter le nombre d'heures d'étude ET de créer un statut matériellement intéressant pour les étudiants se destinant à enseigner, afin qu'ils puissent jouer ce rôle de répétiteurs. Dans ce domaine, l'argument de la "gamelle" n'est pas indifférent ! (A titre de comparaison, sous l'ancien statut de SE, je touchais 900 euros pour 28 heures ; le statut d'Assistant d'éducation pédagogique qu'on m'a proposé à la rentrée était d'environ 300 euros pour 17 heures, non extensibles).
"on note sur la justesse, de ce fait les enfants n’osent par parler" : J'ai pu constater que quand les règles sont connues, les hésitations sont moindres que quand l'élèves ne les connaît pas. Ne pas noter sur la justesse, c'est ne pas s'assurer que ces règles sont maîtrisées, donc laisser les élèves "inventer" leur langue chaque fois qu'ils s'en servent. C'est donc creuser l'écart entre les uns et les autres.
Pour les personnes qui s'inquiètent de ma reconversion (merci Florence et JPB), je fais ce que je peux. J'hésite énormément à aller enseigner dans le privé (même si en somme, les cours particuliers m'en rapprochent de plus en plus) : d'abord, parce que les élèves "riches" m'intéressent moins que les "pauvres", ensuite parce que l'enseignement confessionnel me déplaît. On verra bien !
Ecrit par : prof chômeur | 06 juillet 2006
"(d'où je déduis que, finalement, l'on peut être en désaccord avec M. Brighelli et s'intéresser à ce blog)."
Ecrit par : prof chômeur | 06 juillet 2006
Je ne m' interesse qu' à la Pédagogie avec un grand P, et sur d' autres blogs aussi. Ce mot pour moi n'a rien de négatif, bien au contraire. Je suis un Enseignant ET un Pédagogue.
En tout cas, j' essaye...
J' ai effectivement quelques "amis" ici. Il y en a beaucoup d' autres ailleurs vous savez. En tout cas, je n'ai pas d' ennemis car je considère le débat comme une nécessité, non comme un combat agressif ou aigri.
Chris
Ecrit par : chris | 06 juillet 2006
"Par contre, je ne suis pas d'accord avec les personnes qui amalgament l'élève bon en classe avec l'élève riche."
Ecrit par : prof chômeur | 06 juillet 2006
Entièrement OK avec vous! Je n' ai jamais fait cet amalgame. En revanche l' élève "riche" est POTENTIELLEMENT souvent "avantagé". Mais il n' y est pour rien et ne doit pas porter cet "avantage" comme un fardeau, ce qui serait absurde
Chris
Ecrit par : chris | 06 juillet 2006
L'idée d'un travail accompagné par des répétiteurs est excellente
Ecrit par : prof chômeur | 06 juillet 2006
Là je ne ne suis pas d'accord. Pour moi, seuls l' Enseignant qui connait parfaitement l' élève peut et doit l' accompagner. mais cela demande des réformes organisationnelles très importantes.
Je suis heureux de constater qu' on peut enfin débattre sans haine ni invective. C' est un vrai plaisir.
On peut même être d' accord!
Chris
Ecrit par : chris | 06 juillet 2006
"seuls l' enseignant"
Le "s" est en trop évidemment!
Je sais l' importance de l' orthographe, moi le Pédagogue...
(A lire avec le sourire)
Chris
Ecrit par : chris | 06 juillet 2006
L' élève en échec.
Quelles solutions?
C' est la suite logique du "devoir/maison". Car tout devoir amène une évaluation, une note.
Que faire d' un élève de 6ème en échec toute l' année. je parle d' un "que faire" PENDANT l' année?
Et au delà, que faire de l' élève redoublant toujours en échec en 6ème?
C' est une question. Je n'ai pas de solutions toutes faites. Ca se saurait...
L' échec...C' est interessant l' échec je crois. Car c' est sa disparition progressive qui satisfait l' enseignant, bien plus que tout autre chose
Chris
Ecrit par : chris | 06 juillet 2006
Ne parlons pas de richesse, en effet le fils d'un dealer de drogue peut à ce moment être considéré comme un fils de riche, mais en réalité c'est toujours un enfant en difficulté.
Parlons d'un milieu favorisé ou non.
Il est clair qu'un fils d'ouvrier dont les parents n'ont malheureusement pas eu la possiblité de faire des études aura plus de difficultés en comparaison avec un enfant issu d'un milieu favorisé.
Regardez les gens qui réussisent à L'ENA, Médecine norm.sup... sont issus de classes favorisées.
L'ascenseur social ne marche pas en France en ce moment.
Ecrit par : francbourgeois | 06 juillet 2006
Oh oui ! vivement le collège lieu de vie innovant et citoyen ! Et ça n'est pas cher !
Les enseignants devront même y dormir : un simple sac de couchage suffit. Les plus méritants auront le droit de voir leurs familles le week-end. De toute façon, avec la technique moderne, le bracelet électronique permettra de contrôler efficacement et à moindre coût si Untel fait ses courses à Auchan au lieu de préparer le prochain débat citoyen.
Accueil et accompagnement remplaceront l'inique pratique frontale : les enseignants respecteront la constructon du savoir par les apprenants. Ceux-ci pourront à tout moment observer le suivi de leurs reproches concernant les équipes enseignantes et leurs membres grâce à leur Haut Conseil de Vie Collégienne associé à la gestion avec le principal.
Un lieu de recueillement citoyen, sera installé dans le gymnase, le fait religieux y sera enseigné. Chaque jour la communauté éducative s'y réunira pour une séance d'autocritique, les enseignants étant enfin responsables devant les jeunes, là aussi le mérite sera récompensé. Les plus impliqués aideront leurs malheureux collègues égarés.
Des cantiques citoyens seront enfin entonnés en chœur, je propose d'après Robert Wainer :"Voltaire sait argumenter, Rousseau parler de lui, Montesquieu écrire des lettres ; il faut aimer son prochain, même s'il paraît différent."
L'échec scolaire enfin rangé aux rangs des archaïsmes, enfin des mesures de justice sociale !
Amen !
Ecrit par : Lariba | 06 juillet 2006
Lariba,
Tu préfèrerais que l'enseignement soit réservé à quelques élites pour éviter que le bas peuple ne pense.
Si l'injustice sociale est ton fonds de commerce, la justice sociale est la le mien.
Amen
Ecrit par : francbourgeois | 06 juillet 2006
Lariba,
Tu préfèrerais que l'enseignement soit réservé à quelques élites pour éviter que le bas peuple ne pense.
Si l'injustice sociale est ton fonds de commerce, la justice sociale est mon objectif.
Amen
Ecrit par : francbourgeois | 06 juillet 2006
Ecrit par : Lariba | 06 juillet 2006
Cher(e) Lariba
Je respecte votre point de vue, mais je le trouve caricatural. A aucun moment je n' ai proposé d' "internats pour enseignants"... C' est vous qui en parlez; pas moi.
En revanche , j' aurais aimé lire vos contre-propositions qui, j' en suis persuadé, apporteront beaucoup à nos discussions.
Donc le les espère avec impatience...
"L'échec scolaire enfin rangé aux rangs des archaïsmes"...dites vous?
J' ai justement proposé un sujet sur ce thème esentiel de l' échec scolaire, qu' il ne suffit pas de dénoncer. Il faut le vaincre et pour cela y réfléchir ensemble.
Chris
Ecrit par : chris | 06 juillet 2006
"Donc le les espère avec impatience..."
Il fallait lire: "Donc je les espère"
Vous aviez corrigé de vous même
Chris
Ecrit par : chris | 06 juillet 2006
Non, Lariba a raison de forcer le trait ainsi.
Ce que préconise Chris, c'est à dire le fait que les profs vont passer de plus en plus de temps dans les établissements pour des réunions, du soutien, et être prétendument plus proches des élèves, tout cela est en train de se mettre en place. Mais va produire des conséquences encore plus désastreuses.
1) Qui va encore vouloir être enseignant dans le secondaire dans ces conditions? Déjà le CAPES est de plus en plus fui au profit du CRPE car plus personne ne veut subir les ados alors que le salaire et le statut sont de plus en plus semblables_alors si le temps de présence s'allonge... je connaissais déjà autour de moi pas mal de personnes brillantes qui se destinaient à l'enseignement secondaire après une khâgne et qui ont finalement préféré soit passer le CRPE soit opter pour d'autres cursus type sciences po par peur de ce que devient le métier (la baisse draconienne de postes à l'agreg n'est pas non plus très incitative) ; mais là les plus brillants vont définitivement se diriger vers d'autres voies. Par ailleurs je ne vois pas comment un professeur qui passe son temps au collège ou au lycée pourra préparer des cours de qualité.
2) Le système scolaire va ressembler de plus en plus à une garderie géante, j'imagine qu'on va de plus en plus favoriser les Capes avec option ou double mention pour faciliter remplacements, flexibilité etc au détriment de la qualité. Qui s'en sortira dans ces conditions? les plus favorisés dont les parents ont les moyens de rattraper les lacunes à la maison ou de payer un enseignement privé de qualité (même si ce n'est pas évident à trouver, il y a bon et mauvais privé)...
et après on s'étonnera que les élites s'autoreproduisent de plus en plus...
Ecrit par : Florence | 06 juillet 2006
"l'inique pratique frontale "
Lariba
Très interessante remarque Lariba!! Il faudra également quand nous en aurons fini (mais c 'est illusoire) avec nos sujets actuels, parler du cours "frontal". Il y a tellement à dire sur ce thème!
Mais vous pouvez anticiper.
Chris
Ecrit par : chris | 06 juillet 2006
"Ce que préconise Chris, c'est à dire le fait que les profs vont passer de plus en plus de temps dans les établissements pour des réunions, du soutien, et être prétendument plus proches des élèves, tout cela est en train de se mettre en place. Mais va produire des conséquences encore plus désastreuses."
Je ne préconise rein. Je ne fais que lancer un débat. Il est très interessant d' observer les réactions...
Pourquoi "prétendument" proches de sélèves? Vous n ' êtes pas "proches de vos élèves vous?
Vous dites que tout cela se met en place? Tout??? Ah bon! Mais dans quel collège, dites moi vite que j' aille étudier cela sur place...
"plus personne ne veut subir les ados" dites vous! Je connais des centaines (je dis bien des centaines) d' enseignants qui ne SUBISSENT pas les ados, même si je n' évacue pas que cela existe. Ceux là, je les plains amèrement.
Vous savez il existe encore , et parmi les jeunes profs, des gens qui ne vivent pas leur métier comme vous le décrivez, peut être à partir d' expériences vécues.
Enfin je n' ai jamais demandé que les enseignants passent plus de temps au collège pour des réunions ou du soutien(autant de choses que je trouve très souvent ennuyeuses et inutiles), mais bien pour accompagner leurs élèves, au sens latin et romain du "Pédagogue" qui accompagnait, par la main, son élève vers son lieu d' apprentissage des connaissances.
Nous ne sommes en rien aussi éloignés que cela l' un de l'autre vous savez. En tout cas, je ne me sens pas en désaccord fondamental avec vous...sauf si vous caricaturez(à lire avec le sourire évidemment)
Chris
Ecrit par : chris | 06 juillet 2006
Savez vous qu' au Lycée Henri IV (que je connais un petit peu...), avec des élèves pour la plupart excellentissimes (pardonnez ce superlatif outrancier), les professeurs disposent de bureaux particuliers et accompagnent, justement, leurs élèves individuellement.
Ce qui est possible à Henri IV ne pourrait il pas l' être ailleurs? Et si non, pour quelles raisons? Sur quelles critères?
Chris
Ecrit par : chris | 06 juillet 2006
Quels critères
Je fatigue et mon orthographe en souffre
Chris
Ecrit par : chris | 06 juillet 2006
La plupart des enseignants, y compris ici, considère que la connaissance de l' élève est un élément majeur de la réussite
Qu' en pensez vous Lariba, Florence...?
Chris
Ecrit par : chris | 06 juillet 2006
Je pense qu'un prof n'a pas à être proche de ses élèves. Il doit plutôt être distant et penser à les tirer vers le haut.
Ségolène Royal, mais la droite aussi pour des raisons économiques, et pour satisfaire l'électeur persuadé que le prof est payé à ne rien faire ont fait pas mal de propositions dans ce sens. Je me rappelle aussi une émission l'an passé sur France 2 ou 3 où tout le monde parvenait à cette conclusion (que l'avenir était là, dans une augmentation du temps de présence des professeurs).
Sur le forum néoprofs, j'ai vu qu'actuellement un certain nombre de professeurs s'organisent pour contrer les chiffres du ministère et recenser toutes les incivilités dont ils ont pu être victimes. Personnellement je me rappelle que dans mon collège les incivilités étaient monnaie courante ; il y avait peut-être 8-10 profs charismatiques et respectés, le reste...comme le dit Mara Goyet, il n'y a rien de plus instructif que d'écouter aux portes pour se décomplexer... Mais c'est une réalité triste et qui pourrait sans doute s'améliorer si l'administration faisait son travail et si elle faisait comprendre aux parents que l'enfant roi doit abandonner sa couronne à l'entrée de l'établissement.
Ecrit par : Florence | 06 juillet 2006
Lariba,
Contrairement à ce que tu dis, l'éducation nationale ne manque pas de mains quand nous regardons le nombre de postes au CAPES comparé au nombre candidats.
La montée du chômage a fait venir des candidats qui se présentent pour des raisons alimentaires.
Il faut modifier radicalement le métier de professeur pour que l'enseignant soit plus motivé et plus proche de ses élèves.
Cette sélection naturelle se fera, seuls des professeurs motivés par la recherche de l'intérêt des élèves et la passion d'enseigner resteront en poste.
Je suis certain qu'il n'en manquera pas, ceux qui veulent faire sc Po doivent le faire, l'objectif est totalement différent.
Je crois que vous n'avez pas encore compris le rôle d'un professeur. Un professeur doit être animé par une passion d'enseigner et mettre de côté sa volonté de devenir une élite sociale intouchable. J'ai remarqué bien souvent que les meilleurs professeurs ne sont pas toujours les meilleurs étudiants dans leur matière. Ils connaissent bien leur matière mais sont surtout animés par la fibre de bien enseigner.
Les grosses têtes ont leur place ailleurs.
Ecrit par : francbourgeois | 06 juillet 2006
A Henri IV je pense que ce qui fait la différence c'est surtout le fait que les élèves sont triés sur le volet ; je ne vois pas trop comment on pourrait généraliser à partir de là.
La connaissance de l'élève ça ne me paraît pas stupide en soi mais illusoire. Comment ne pas s'en tenir à la caricature avec au minimum 120 élèves par an? Mes meilleurs profs ont été ceux qui aujourd'hui seraient honnis par le système : méthode frontale, sévérité ; aimant parler, manier le langage et donnant envie de se jeter à bras le corps dans le travail. Je n'ai jamais aimé ceux qui faisaient semblant de nous connaître individuellement parce que du coup ils avaient tendance à nous enfermer dans des cases. J'aimais les professeurs qui m'arrachaient à moi-même et à mes petits problèmes pour me projeter dans un autre monde.
Sinon je fais du frontal avec mon fils à la maison, parce que je trouve que les méthodes où ils doivent tout découvrir seuls ce n'est guère efficace ; qu'on observe un peu je veux bien mais comment se fait-il que je sois obligée de synthétiser, de mettre un nom sur tout? La maîtresse corrige si l'enfant oublie un "s" de pluriel mais apparemment il n'y a jamais eu d'explication à ce sujet en classe. Du coup le mien prend de l'avance sur les autres, bon ça flatte mon ego de mère mais je ne vois pas très bien pourquoi on ne permettrait pas aux autres d'avancer un peu plus vite aussi, et puis ce ne devrait pas être à moi de faire tout ça.
Ecrit par : Florence | 06 juillet 2006
J'arrive tard, et je ne peux que (me) féliciter de la bonne tenue des débats dans la journée…
Dans l'ordre : Florence, je compatis. Quand je disais qu'il y avait une mode des surdoués, je faisais allusion à ces multiples instituts escrocs qui veulent faire croire que tout enfant est exceptionnel. Alors qu'il en est des intellectuellement précoces comme des intellectuellement faibles : ils sont rares. Heureusement. Malheureusement.
Chris, et les autres, le temps de présence des enseignants est une chose fort complexe que nous ne débrouillerons pas en deux jours. Si, par exemple, on arrêtait les cours des matières fondamentales en début d'après-midi, et que l'on réserve la tranche 2-5 à des matières d'éveil, sport compris, qui ferait rester ou revenir les enseignants de Français ou de Maths pour faire des études à 17 heures ? Quand on sait que nombre de profs travaillent à des kilomètres de leur domicile…
Durant mes sept ans de collège, je me tapais 5 heures de transport par jour ouvrable, entre l'aller et le retour (Paris-Le Neubourg : métro / train / voiture). Mon envie de rester après 17 heures était fort modérée — assister à un simple conseil de classe demandait une organisation exemplaire, vu qu'il n'y avait plus de trains Evreux-Paris après 20 heures… Quant à imposer l'obligation de résidence, autant suggérer à tous les étudiants qui ont encore la vocation de dégager vite fait ailleurs (combien préfèrent tenter le concours d'instit plutôt que celui de prof à cause de la question des mutations ?). Rien que sur Paris, on peut être nommé à Saint-Germain-en-Laye sans avoir les moyens de se loger ailleurs que dans la banlieue de Marne-la-Vallée. Deux heures aller, deux heures retour. Ça, c'est du concret.
Quant à l'inénarrable Francbourgeois… Prenez donc exemple sur Chris, il a mis de l'eau dans ses invectives (sauf prurit passager). Vous savez bien que je défends l'accès du peuple à la culture et aux postes les plus qualifiés — je suis à mon sens l'un des rares à le faire officiellement, et à mes risques et périls, parce que les caciques de l'Education ne me le pardonnent pas : l'égalitarisme forcené des dernières années a produit plus d'inégalités que jamais l'élitisme n'engendra d'exclusion. Bien sûr que je suis pour un retour raisonné à la méritocratie ! À quoi serviraient autrement les rélexions des uns et des autres sur les enfants intellectuellement précoces ? Ils ne sont pas socialement uniformes, que je sache. Et les simples élèves brillants, ou la racialle des "bons" élèves, ne sont pas non plus socialement uniformes. Un fils de nanti a le droit de se planter comme un autre, et un fils d'exclu doit avoir le droit de réussir, surtout s'il en a les capacités.
Dans cette optique, j'ai demandé instamment des modifications ou assouplissements de la sacro-sainte carte scolaire. Pas en fonction des accointances des parents, ce serait trop simple et d'ailleurs c'est déjà le cas, mais en fonction des résultats. Les profs seuls en seraient responsables. L'idée vous semble si mauvaise que ça ? Connaissez-vous quelque chose de plus démocratique que la sélection au mérite et le "à chacun selon son travail" ?
JPB, qui va se coucher pour le coup. Salut à toutes et à tous.…
Ecrit par : brighelli | 06 juillet 2006
Et pendant ce temps l'élite aura des grosses têtes qui feront vraiment travailler leurs enfants...
Quand j'étais ado, c'est vrai que j'ai eu une prof agrégée qui se moquait du monde. On trouvera toujours des gens qui avaient le niveau et à qui il manquera ce quelque chose qui fait qu'on va transmettre le savoir.
Mais du coup, on a développé l'idée que finalement le savoir était secondaire, peu important... Or même si le savoir ne suffit pas il demeure essentiel, et je ne pense pas qu'on puisse enseigner correctement une matière qu'on ne maîtrise pas. D'ailleurs les "élites" ne s'y trompent pas, les enseignants se débrouillent souvent pour mettre leur progéniture avec l'enseignant le plus exigeant et le plus calé dans sa matière.
Ecrit par : Florence | 06 juillet 2006
Oups ce n'est pas moi qui ai un enfant surdoué, pas besoin de compatir. Je pense que j'ai un enfant normal, qui commence à se détacher du lot parce que je le fais travailler à la maison mais je pense que beaucoup de ses petits copains pourraient avoir les mêmes résultats si on ne leur faisait pas colorier des petits trains à l'école et si on leutr avait fait faire un peu plus de combinatoire.
Ecrit par : Florence | 06 juillet 2006
Je viens de me relire, désolée pour les répétitions et les fautes de frappe, je vais faire comme les autres et aller me coucher cela vaudra mieux.
Ecrit par : Florence | 06 juillet 2006
A Henri IV je pense que ce qui fait la différence c'est surtout le fait que les élèves sont triés sur le volet ; je ne vois pas trop comment on pourrait généraliser à partir de là.
Ah d' accord...Mais la question n' était pas là. Ma question était précise:
Pourquoi ne pas donner la possibilité à tous d' etre ACCOMPAGNES? Le fait d' être trié donnerait donc le droit de bénéficier d' un meilleur traitement? C' est bien ainsi que je dois comprendre?
Chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
"Durant mes sept ans de collège, je me tapais 5 heures de transport par jour ouvrable, entre l'aller et le retour (Paris-Le Neubourg : métro / train / voiture). Mon envie de rester après 17 heures était fort modérée — assister à un simple conseil de classe demandait une organisation exemplaire, vu qu'il n'y avait plus de trains Evreux-Paris après 20 heures… Quant à imposer l'obligation de résidence, autant suggérer à tous les étudiants qui ont encore la vocation de dégager vite fait ailleurs (combien préfèrent tenter le concours d'instit plutôt que celui de prof à cause de la question des mutations ?). Rien que sur Paris, on peut être nommé à Saint-Germain-en-Laye sans avoir les moyens de se loger ailleurs que dans la banlieue de Marne-la-Vallée. Deux heures aller, deux heures retour. Ça, c'est du concret."
JPB
Tout cela est exact mais ce sont des problèmes, disons, de logistique très simpes à régler.
Le problème est ailleurs. Si la majorité des enseignants manifestait l' ENVIE d' être proches de leurs élèves, quels qu' ils soient, alors ces petits soucis matériels trouveraient leurs solutions par des décisions qui seront prises un jour, de toutes façons.
Chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
"Chris, et les autres, le temps de présence des enseignants est une chose fort complexe que nous ne débrouillerons pas en deux jours. Si, par exemple, on arrêtait les cours des matières fondamentales en début d'après-midi, et que l'on réserve la tranche 2-5 à des matières d'éveil, sport compris, qui ferait rester ou revenir les enseignants de Français ou de Maths pour faire des études à 17 heures ? "
JPB
J' ose espérerer que vous avez dépassé le stade de ce genre de propositions "bateaux". Il n' est pas question dans mon esprit d' arreter les cours des matières fondamentales à 14h.
Je demande que l' on me donne un avis sur quelque chose de précis:
- la présence des enseignants dans l' établissement pour ACCOMPAGNER les élèves ET les parents désireux de dialoguer
- l' accomplissement du travail dans l' établissement avec les mêmes outils pour tous.
Mettons de coté les problèmes matériels pour le moment
Chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
"Mes meilleurs profs ont été ceux qui aujourd'hui seraient honnis par le système : méthode frontale, sévérité ; aimant parler, manier le langage et donnant envie de se jeter à bras le corps dans le travail."
Florence
Mes meilleurs profs ont été exactement à l' inverse des votres. Comme quoi... Et le résultat n' a pas été trop mauvais, j' espère...
Les élèves, les parents et les enseignants d' AUJOURD' HUI, qu' on le regrette ou pas, ONT CHANGE. Vous ne pouvez pas calquer vos souvenirs des années X sur les générations de 2006.
Si vous le faites, si vous l' imposez de manière autoritaire, vous avez une explosion sociale dans l' année qui suit. A moins d' ELIMINER les catégories d' élèves qui vous "gènent"...
Mais vous ne le voulez pas, n' est ce pas?
Chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
"l'enseignant le plus exigeant et le plus calé dans sa matière."
Florence
On peut être exigeant ET Pédagogue. On peut être "calé" et à l' écoute. On peut être agrégé sans faire du frontal. On peut être aussi agrégé et négliger TOTALEMENT le travail de préparation au commentaire de texte en 1ère...
TOUT est possible.
Chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
"Quant à l'inénarrable Francbourgeois… Prenez donc exemple sur Chris, il a mis de l'eau dans ses invectives (sauf prurit passager)."
JPB
Quel taquin ce JPB! Méfiez vous néanmoins du prurit au risque d' en être à nouveau vous même atteint.
Mais je préfère le débat de fond. Je le trouve même en ce moment de plus en plus, comment dirais-je... interessant...très interessant!
Chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
"Connaissez-vous quelque chose de plus démocratique que la sélection au mérite et le "à chacun selon son travail" ?"
JPB
A condition que les règles soient identiques pour tous...
Elles ne le sont pas mais pourraient l' être.
le souhaitez vous?
Chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
"La connaissance de l'élève ça ne me paraît pas stupide en soi "
Florence
C' est juste. Vous venez de donner raison à Philippe Meirieu. La phrase est de lui.
Dommage que vous croyiez cela "illusoire". Les illusions sont faites pour être battues en brêche ou alors autant baisser les bras tout de suite.
Chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
"Ségolène Royal, mais la droite aussi pour des raisons économiques, et pour satisfaire l'électeur persuadé que le prof est payé à ne rien faire ont fait pas mal de propositions dans ce sens."
Florence
Pardonnez moi (et ce n' est pas agressif), mais vous n' avez rien compris à Ségolène Royal.
Chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
"Quant à l'inénarrable Francbourgeois… "
JPB
Pourquoi ce gout immodéré de la provocation?
On peut ne pas être d' accord, non? Je ne connais pas ce Monsieur ou cette Dame mais le respect réclamé à nos élèves ne doit il pas commencer par nous mêmes, entre adultes responsables?
Si des élèves venaient lire nos débats, ils seraient parfois assez surpris du ton employé parfois.
Un peu d' eau dans votre vin mon cher JPB...
Chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
"J'arrive tard, et je ne peux que (me) féliciter de la bonne tenue des débats dans la journée…"
JPB
Et moi on ne me félicite pas? Bon alors je ME félicite de la bonne tenue des débats dans la journée.
Chris
A demain pour parler du cours frontal. Passionnant!
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
A JPB
Vous écrivez "que les EIP, 9 fois sur 10, le sont dans une matière principalement".
Vous ne connaissez pas bien le sujet, si l'on parle de "doué"..
Par ailleurs, vous avez raison quand vous utilisez le mot "précoce". ce mot est ambigu, car il indique que les enfants sont un peu en avance et que les autres ne tarderont pas à les rattraper. Ce qui n'a totalement rien à voir avec un enfant "doué". Mais lorsqu'un sujet est tabou pour les bonnes âmes, il le reste.
Et puis, il y a un préjugé profondément ancré dans les esprits est que : l'intelligence doit briller comme un diamant, et si l'on ne voit rien, c'est qu'il n'y a rien a voir.
L'intelligence est bien plus complexe que cela.
La nature humaine est ainsi faite car elle a beaucoup de mal a accepter la supériorité, ainsi la justice et l'équité peuvent-elles continuer à régner !
Vous assurez qu'il existe des écoles réservées aux EIP.(peu)
Détrompez-vous, il y a des privés et également des publics.
Ex : Henry IV, il y a des "surdoués" qui ont fait et qui font encore des parcours merveilleux. En aparté, il n'ont pas une étiquette collée sur le front. Et il n'y a pas que cet établissement, il y a d'autres publics.
Le mot "surdoué" serait totalement approprié, mais pour l'intégration sociale, cela serait choquant.
Vous dites "une mode actuelle tend à identifier un gamin un peu différent.........". Ce n'est pas une mode, mais il y a un tel combat depuis des années, que les politiques ont bien été obligés de s'y intéresser. Quant à Mozart, il a provoqué l'admiration, mais aussi l'interrogation.
Vous savez, cher JPB, on a beaucoup écrit en France sur les "surdoués" depuis Platon et son Conseil (les enfants d'Or).
Les études ont commencé en 1869, et les tests de Q.I. comme le WISC III sont utilisés dans le monde entier. Et dans beaucoup de pays, le surdouement n'est pas tabou.
Simplement, il est bien expliqué et reconnu (Russie, Israel, US et j'en passe).
Mais en France, l'école étant inadaptée, c'est une véritable entrave pour l'évolution intellectuelle de ces enfants.
Autre chose sur la "mode", et vous cher JPB, ne faites-vous pas partie d'une mode de révolte contre le système en écrivant des bouquins ? Il y a seulement cinq ans, on ne voyait pas beaucoup d'écrits sur le déclin de l'E.N.
Je ne veux pas vous attaquer dans vos actions actuelles, elles sont courageuses, mais lorsque l'on juge légèrement le profil de ces enfants, j'avoue que je ne l'accepte pas.
Cordialement
Ecrit par : Carole | 07 juillet 2006
Chris,
J'ai l'impression que la modération est de retour.
Ce n'était pas le cas il y a quelques jours avec vos échanges musclés à l'encontre de Robert Marchenoir.
C'est appréciable.
Devoirs à la maison, c'est indispensable.
Mais, le plus pénible, ce ne sont pas les devoirs.
Ce sont les cours à approfondir à la maison, quand l'école fait de l'enseignement light.
Surtout, lorsque l'enfant fait ses devoirs, et que l'enseignant ne fait aucune correction, car d'autres enfants ne font pas leurs devoirs.
Ou bien, lorsque l'enfant prépare un contrôle, mais comme d'autres enfants n'ont pas préparé leur contrôle, on le fait trois semaines plus tard.
Comment peut-on être exigeant avec des élèves par la suite?
Et tout ce petit monde (souvent 5 ou 8 élèves) qui n'a pas travaillé, passe dans la classe supérieure, et l'année suivante beaucoup d'élèves stagneront à cause des lacunes de certains.
Oups, réduire les vacances d'été d'un mois, vous voulez une révolution chez vos pairs!
Les vacances d'été sont sur juillet et août, mais vous savez sûrement que beaucoup d'écoles arrêtent les cours vers le début du mois de Juin. Donc, les enfants ont trois mois de vacances en été. Triste constat.
Horaires du primaire :
Semaine continue du lundi au vendredi : 8h à 13h15
Activités sportives ou ludiques l'après-midi, dans l'école.
Et pour les enfants ayant des lacunes, cours de rattrapage l'après-midi.
Collège et lycée :
Pas d'heures de permanence, mais cours du lundi au jeudi jusque 16h ou 17h et le vendredi matin uniquement.
C'est tout à fait possible.
Ecrit par : Carole | 07 juillet 2006
Fabienne,
Le saut de classe existe. Et si l'on vous parle de maturité, il faudrait m'expliquer sur quoi se fonde l'école pour évaluer la maturité.
Il existe des enseignants curieux de comprendre cette complexité, et qui sont les premiers heureux de voir un enfant progresser.
Quant à ceux qui ne sont pas convaincus, il y a des recours.
Devoirs à la maison notés : un de mes enfants en 4e, a eu la chance, d'avoir un jeune professeur de maths extraordinaire cette année. Contrôle continu toute l'année, et devoirs à la maison notés. Du respect, de l'ordre, de l'exigeance et beaucoup de travail. C'est tellement rare qu'il faut le souligner. Mais vous voyez, cela ne doit pas être interdit, ou bien ce jeune professeur a passé outre.
Ecrit par : Carole | 07 juillet 2006
A Prof Chômeur,
Votre reconversion ?
Pourquoi dites-vous "que les élèves "riches" m'intéressent moins que les "pauvres".
Un enfant est un enfant quel que soit son milieu, ne partez pas avec des idées préconcues, ce n'est normalement pas le rôle d'un enseignant.
Enseignement privé : vous trouverez sûrement plus de tolérance que dans le public.
Je vais en faire hurler plus d'un.
Ne vous trompez pas, vous aimez enseigner, alors votre premier résultat, sera celui de vos élèves quelque soit leur milieu social.
Les éléments que vous donnez ne sont pas un critère de choix.
Ecrit par : Carole | 07 juillet 2006
"Chris,
J'ai l'impression que la modération est de retour.
Ce n'était pas le cas il y a quelques jours avec vos échanges musclés à l'encontre de Robert Marchenoir.
C'est appréciable."
Carole
Ne me parlez pas de lui; je vais me remettre TRES en colère!
Méfiez vous TOUJOURS de l' eau qui dort...
Chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
AUtant pour moi, Carole. Mais faites-nous donc un topo complet sur les enfants intellectuellement précoces. J'avoue que je ne connais de tests de QI que ceux pratiqués jadis par les psychopotres industriels, quinr mesuraient souvent (voir les travaux de l'école de Chicago sur le sujet) que l'idée que se faisait le testeur de l'intelligence (mathématique et scripturale — alors qu'il y en a bien d'autres — il y a des gens qui ont une intelligence de la main qui me laisse pantois).
Sur la mode des pamphlets contre l'école, vous vous trompez (chacun ses spécialités, n'est-ce pas…). Ça a commencé au moins avec "Voulez-vous vraiment des enfants idiots ?" de Maschino (1983, je cois). Et Milner, "De l'école" (un texte fondateur) en 84. Je ne vais pas vous égréner la liste (vous la trouverez, compilée par Agnès Joste, dans un n° de la revue le Débat daté de juin-Juillet 2005), mais il y a eu au moins un texte important sonnant le tocsin chaque année depuis vingt ans. L'accélération est géométrique depuis sept-huit ans — depuis le remarquale "Enseignement de l'ignorance" de Michéa en 99. Je n'ose imaginer ce que ce sera à la rentrée prochaine, un exemple de réussite éditoriale (la Fabrique du crétin) amenant forcément les éditeurs à exploiter le filon.
Je parlais de la rareté des écoles spécialisées à partir de mon expérience proche. Sur le Languedoc-Roussilon, il semble bien qu'il y en ait en tout et pour tout deux. Le Sud doit être moins intelligent que le Nord. On m'a parlé d'un bahut important du côté de Nice. Une école anglaise, fort réputée, dont j'ai oublié le nom — et fort chère. Quoi d'autre ? Y a-t-il un site où les adresses seraient regroupées ? Et sinon, pourquoi ne pas les donner, puisque vous paraissez en connaître un bout là-dessus ? Enfin, je me méfie d'un certain nombre d'institutions (j'en ai vu une à Tours il y a dix jours) qui surfent sur des caractérisations bien floues pour proposer aux parents fortunés des structures soi-disant adaptées à leurs merveilleux bambins.
Quant à la tolérance dans le public ou le privé, je ferai une note sur le sujet dans un avenir très prochain. Pour le moment, qu'il me suffise de dire que le rapport sur les questions religieuses à l'école, patronné en 2004 par Jean-Pierre Obin, va enfin sortir en librairie — j'y ai modestement participé — et que c'est de la dynamite. Il déflore partiellement ce que je suis en train d'écrire, mais je ne m'en plaindrai pas, il faut taper vite et fort.
JPB
Ecrit par : brighelli | 07 juillet 2006
"Devoirs à la maison, c'est indispensable.
Mais, le plus pénible, ce ne sont pas les devoirs.
Ce sont les cours à approfondir à la maison, quand l'école fait de l'enseignement light.
Surtout, lorsque l'enfant fait ses devoirs, et que l'enseignant ne fait aucune correction, car d'autres enfants ne font pas leurs devoirs.
Ou bien, lorsque l'enfant prépare un contrôle, mais comme d'autres enfants n'ont pas préparé leur contrôle, on le fait trois semaines plus tard.
Comment peut-on être exigeant avec des élèves par la suite?"
Carole
Et bien chère Carole, tout ce joyeux foutoir (qui n' est pas la marque de la MAJORITE enseignante, ou alors qu' on me le prouve par les résultats d' une étude approfondie et neutre...je peux attendre!) trouverait sa solution si TOUT pouvait se dérouler à l' intérieur des murs du collège (je ne parle que du collège). Un professeur qui ne fiche rien chez lui, ça se voit BEAUCOUP MOINS qu' un enseignant qui n' en fiche pas une dans son établissement. En responsabilisant:
élèves
parents
enseignants
surveillants
administration
Je vous prie de croire que l' ambiance des établissements sera studieuse ET conviviale. OUI, conviviale car un Collège est AUSSI un lieu de VIE. (J' ai placé "conviviale" APRES "studieuse"...)
Chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
"Sur la mode des pamphlets contre l'école, vous vous trompez (chacun ses spécialités, n'est-ce pas…). Ça a commencé au moins avec "Voulez-vous vraiment des enfants idiots ?" de Maschino (1983, je cois). Et Milner, "De l'école" (un texte fondateur) en 84."
JPB
Allons, mais relisez Cicéron! Ses pamphlets étaient autrement plus sévères (déja!!!!) qu' aujourd' hui. Les "pamphlétaires" du XXI ème siècle sont des pisse-vinaigre à coté! J' espère qu' on vous lira dans 2000 ans, c' est tout le mal que je vous souhaite en tout cas.
L' Ecole est régulièrement démolie depuis plus de 20 siècles vous savez. On s' habitue à la longue...
Sauf votre respect...
chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
Horaires du primaire :
Semaine continue du lundi au vendredi : 8h à 13h15
Activités sportives ou ludiques l'après-midi, dans l'école.
Et pour les enfants ayant des lacunes, cours de rattrapage l'après-midi.
Collège et lycée :
Pas d'heures de permanence, mais cours du lundi au jeudi jusque 16h ou 17h et le vendredi matin uniquement.
C'est tout à fait possible.
Ecrit par : Carole | 07 juillet 2006
Chère Carole
Ces propositions ont 25 ans d' age. Elles ont été expérimentées en France dans un très petit nombre d' établissement, mises en application, sous une autre forme d' ailleurs, à l' étranger: aucun résultat significatif.
Mes propositions sont tout autre. Relisez moi bien et souvenez vous en...
Chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
"Devoirs à la maison, c'est indispensable."
Non, évidemment non!
Dans le système actuel, ils sont l' une des causes du creusement des écarts au détriment des "fils du Peuple" si chers à notre ami JPB
Le devoir/maison est l' un des freins essentiels à l' ascenseur social.
Si, si...
A bientôt; j' ai une réunion TRES importante dans une demi heure. Le Monde se construit partout...Il ne se détruit pas...
A+
Chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
J'ai vu plus haut que vous parliez de candidats au CAPES qui se rabattent sur le Pr des écoles pour des raisons géographiques.
Moi je vois le contraire,par exemple des candidats au concours de prof des écoles de Montpellier se présenter sur l'Essonne ou le 77 pour avoir plus de chances de réussite. Et une migration des candidats du pro des écoles s'orienter vers le CAPES qui devient plus facile dans certaines matières.
C'est le phénoméne inverse de ce qui a été indiqué ci dessus.
Ecrit par : francbourgeois | 07 juillet 2006
Ségolène n'est plus pour la présence des enseignants dans l'établissement? elle a tellement semblé virer de bord ces derniers temps qu'on ne sait plus ce qu'elle et Hollande pensent de l'école. Si vous pouvez m'éclairer sur ses positions Chris, n'hésitez pas.
Sinon l'école "lieu de vie", et bien ça me fait vraiment penser à garderie...Que les élèves, les profs aient changé je veux bien, mais à quoi va servir cette institution ubuesque à part parquer les élèves en attendant le chômage?
Cela dit je ne suis pas d'accord avec Carole quand elle disait, bien plus haut dans le fil, que les élèves n'avaient pas changé. Beaucoup (pas tous heureusement) sont très sensibles à la démagogie. Je pense qu'elle n'imagine pas ce qu'est le public des banlieues. Et les enfants aujourd'hui ingurgitent beaucoup trop de télé, de jeux vidéo. Beaucoup ont des difficultés de concentration énormes. Mais contrairement à Chris je pense que la solution serait d'éjecter les élèves qui posent le plus de problèmes et de faire comprendre aux autres que l'école est un autre monde, clos, avec ses règles propres.
Pour Carole et Fabienne, je comprends que Brighelli ait parlé de mode à propos des surdoués ; pour quelques rares cas (personnellement je n'en ai jamais rencontré) combien de parents vous accusent des pires maux parce que vous avez manqué la précocité de leur chérubin...
Sinon je comprends que prof chômeur préfère les élèves défavorisés et se méfie du privé. Mes enfants ont fréquenté une petite maternelle privée et j'ai pu constater que
1) l'accent était aussi mis avant tout sur la reconnaissance de mots, d'étiquettes ; apparemment même formatage IUFM.
2) pas mal de parents étaient assez "puants" (passez-moi l'expression), persuadés que leur enfant était une petite merveille d'intelligence et de savoir-vivre (ce qui était parfois loin d'être le cas) ; et le privé favorise une attitude de consommateur vis-à-vis de l'école qui ne me paraît pas très saine...
Maintenant il y a privé et privé, et si le public maintient sa politique désastreuse le privé va finir par en faire ses choux gras.
Ecrit par : Florence | 07 juillet 2006
Mais une chose est certaine, Francbourgeois : le CRPE est désormais plus difficile à obtenir que le CAPES (et je suis bien placée pour le savoir). Et j'ai lu les chiffres quelque part. Cela prouve bien qu'il y a quelque chose de pourri au royaume de l'EN.
Comment se fait-il que justement les plus faibles se rabattent sur les Capes, parce qu'il y a plus de chance de l'avoir?
Ecrit par : Florence | 07 juillet 2006
Aux remarques de JPB sur les difficultés (voire les impossibilités) pratiques de plus en plus fréquentes et graves du travail de professeur (logement, transport, conditions de travail) Chris nous répond que ce sont des problèmes de logistique très simples à régler, des petits soucis matériels qui se solutionneront "de toutes façons" pour peu que les enseignants aient envie d'être proches de leurs élèves.
A tous mes ex-collègues néotitulaires, nouvellement mutés, TZR confirmés, bipostés, vous savez donc parfaitement maintenant ce qui vous manque : l'envie d'être proche de vos élèves.
Ce n'est même pas risible....
Ecrit par : arriveetardive | 07 juillet 2006
Chris, vous stigmatisez le goût de la provocation de JPB, vous dites que si des élèves venaient sur le blog ils seraient surpris du ton. Mais il me semble que dans vos dernières interventions vous poussez un peu loin le bouchon.
Exemple
"
A Henri IV je pense que ce qui fait la différence c'est surtout le fait que les élèves sont triés sur le volet ; je ne vois pas trop comment on pourrait généraliser à partir de là.
Ah d' accord...Mais la question n' était pas là. Ma question était précise:
Pourquoi ne pas donner la possibilité à tous d' etre ACCOMPAGNES? Le fait d' être trié donnerait donc le droit de bénéficier d' un meilleur traitement? C' est bien ainsi que je dois comprendre?
Chris"
Je n'ai jamais insinué que les élèves de Henri IV méritaient un traitement de faveur. Je trouve que c'est de la malhonnêteté intellectuelle que détourner ainsi ma pensée, commme le fait de répéter sans cesse "je veux un vrai débat", "allons aux questions de fond" etc comme si vous étiez le seul à rechercher un vrai débat alors que vous même campez sur vos positions et rejetez sans distinction tous les arguments qui pourraient être un tant soit peu dérangeants. Je trouve que ça devient vraiment LOURD.
Ecrit par : Florence | 07 juillet 2006
Dire que les devoirs à la maison sont l'une des causes du creusement des écarts me paraît exagéré, ( là, vous me pardonnerez de parler plus au nom du primaire, qui me semble un peu évacué ces derniers temps). En effet, avec une réelle collaboration, (dont on ne semble plus beaucoup parler non plus), indispensable entre parents et enseignants, cette pratique peut, au contraire, avoir des résultats tout à fait positifs.
Concernant la réunion parents-enseignant(e) de début d'année préconisée lors des séances d'analyse de pratiques avec les PE2, j'ai oublié de dire que je conseillais à ces derniers de lui adjoindre une dimension conviviale qui ne pourrait qu'avoir des effets positifs, notamment concernant les rapports à venir entre l'enseignant et les parents, mais également entre parents, (j'ai vu beaucoup de tensions nuisibles aux apprentissages venir de rivalités entre parents, venant la plupart du temps du fait qu'ils ne se connaissaient pas).
Concernant le fait qu'un bon prof doive être frontal ou non, doive tutoyer ses élèves ou non, etc, il semble qu'il n'y ait pas de règle, et les propos des différents intervenants semblent le prouver. Untel a eu un excellent prof plutôt "frontal", (tiens, le jargon des IUFM déteint ici?), un autre pratiquant beaucoup l'interactivité, tous les cas de figure pouvant exister. J'ai, personnellement, eu un maximum de profs pratiquant une pédagogie frontale à 100% qui masquait leur manque total de charisme et leur culture générale (voire spécifique) finalement assez faiblarde, et un prof de français agrégé, (en classe de première) dont les connaissances et la culture lui permettaient d'avoir une autorité quasi absolue en ayant un comportement quasi "copain"; (le cercle des poëtes disparus moins le côté gourou, qui met extrêmement mal à l'aise dans ce film).
Jean-Paul, vous avez écrit: "racialle" au lieu de "racaille", (je présume). Est-ce un lapsus calami?
Bonne journée à tous.
P.S.: Je ne vois pas en quoi le fait de ne pas être d'accord avec Jean-Paul Brighelli impliquerait qu'on ne s'intéresse pas à ce blog? On s'instruit toujours plus à discuter avec des gens dont on ne partage pas les idées, et, par ailleurs, vous avez une drôle de conception du débat, prof chômeur!
Bonne journée à tous.
Ecrit par : christophe sibille | 07 juillet 2006
Non, je ne crois pas que ce soit un lapsus : quand je tape (forcément, avec les doigts des deux mains), il m'arrive d'inverser des lettres — parce que j'ai appris à écrire avec la main gauche attachée par derrière aux barreaux de la chaise, pour m'obliger à redevenir droitier, et c'était fichtrement pas pratique… Vous voyez, la nostalgie n'est pas vraiment mon rayon. Alors quand la gauche est libre de faire ce qu'elle veut, elle est souvent en décalage : le a se tape à gauche, et le i à droite…
Ecrit par : brighelli | 07 juillet 2006
Pour JP Brighelli. Je vous ai envoyé par l'intermédiaire de votre éditeur un "essai" sur la maternelle intitulé "Et si l'erreur commençait bien avant six ans ?" car il me semblait répondre à (en accord ou en contradiction) à votre chapitre de "A bonne école" consacré à ce niveau de la scolarité française. Vous m'aviez demandé dans un message précédent de vous en reparler début juillet. Dont acte. L'avez-vous reçu ?
Ecrit par : catmano | 07 juillet 2006
Lorsque j'entends cela :
"Je pense qu'un prof n'a pas à être proche de ses élèves. Il doit plutôt être distant et penser à les tirer vers le haut"
Je pense que le professeur en question devrait être tiré vers la sortie.
Il n'a rien compris et il est certain qu'il n'a faire dans ce métier.
Ecrit par : francbourgeois | 07 juillet 2006
" En effet, avec une réelle collaboration, (dont on ne semble plus beaucoup parler non plus), indispensable entre parents et enseignants, cette pratique peut, au contraire, avoir des résultats tout à fait positifs."
Tout à fait d' accord! Mais cette collaboration ne peut se faire, si on la veut efficace POUR TOUS, à l' intérieur des murs des établissements.
Je suis en Collège rural. (Autre distinction à faire entre les collèges ruraux et urbains tiens en passant). Comment voulez vous établir des collaborations efficaces avec des parents accaparés par les travaux de la ferme, endettés jusqu' au cou, dont l' Ecole n' est en rien la priorité?
La collaboration s' établit très bien avec les parents des "bons" élèves la plupart du temps. Lors des réunions parents-profs, je ne vois quasiment JAMAIS les parents des enfants en difficulté.
Il faut créer, et y mettre des moyens, une véritable ECOLE DES PARENTS, ouvrir les portes du "sanctuaire", permettre le dialogue. Il faut rendre à l' Ecole son pouvoir de faire travailler TOUS les élèves ENSEMBLE:
- avec les enseignants
- avec les parents
- avec le personnel d' encadrement et administratif
Chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
Florence dit :
Mais une chose est certaine, Francbourgeois : le CRPE est désormais plus difficile à obtenir que le CAPES (et je suis bien placée pour le savoir). Et j'ai lu les chiffres quelque part. Cela prouve bien qu'il y a quelque chose de pourri au royaume de l'EN.
Comment se fait-il que justement les plus faibles se rabattent sur les Capes, parce qu'il y a plus de chance de l'avoir?
Réponse : Avant le concours de PE était celui d'instituteur à l'école normale.
Recrutement au bac puis au DEUG.
Maintenant la profession a été revalorisée et la licence est obligatoire. Le salaire est le même que celui des prof. du second degré.
Le fait que toutes les licences sont acceptées crée une concurrence plus forte pour des postes d'enseignement de catégorie A.
Voilà l'explication de la difficulté de réussir le PE.
Le CAPES n'a pas baissé de niveau, et le niveau varie en fonction du nombre de poste proposés et des matières.
Avec le gouvernement de droite nous avons un manque très important de postes proposés, il suffit de voir les courbes. Conséquence, le concours du CAPES va devenir plus difficile.
Exemple en staps les candidats au CAPES d'EPS manifestent parce que le gouvernement veut faire des économies en diminuant le nombre de postes, considérant avec mépris le rôle des professeurs d'EPS.
Actuellement, réussir le CAPEPS est un pari impossible.
Ecrit par : francbourgeois | 07 juillet 2006
“soit parce que les sollicitations extérieures sont 100 fois supérieures à celles que nous avons pu connaitre dans les années 60.”
Chris
“Et les enfants aujourd'hui ingurgitent beaucoup trop de télé, de jeux vidéo. Beaucoup ont des difficultés de concentration énormes. Mais contrairement à Chris je pense que la solution serait d'éjecter les élèves qui posent le plus de problèmes et de faire comprendre aux autres que l'école est un autre monde, clos, avec ses règles propres..”
Florence
“La nature humaine est ainsi faite car elle a beaucoup de mal a accepter la supériorité, ainsi la justice et l'équité peuvent-elles continuer à régner”
Carole
Merci Florence pour votre précision, merci Lariba pour votre humour - la référence golfique était désopilante - merci Carole pour votre pragmatisme désabusé.
Cher Chris, je me rappelle, à vous lire, l’une des plus lapidaires “déclarations” de Ph. Meirieu concernant la malséance de demander ou de s’attendre, de la part d’un adulte, à ce qu’un ado utilise le mot “merci”. Quand Florence déclare que plus personne ne veut s’occuper d’ados (autres que les siens, quoique), pourquoi le nier en partie ?
Lorsque l’on prend le bus (payant), service public ou à peu près, il est d’usage de dire “merci, au revoir” avant que l’on descende. Serait-ce compliqué d’inciter les collégiens à faire de même après un cours -pas une animation socio-con...- ?
Seriez-vous du genre à cautionner “Panem et circenses” pour le bas-peuple opprimé ? JPB dénonce les groupes industriels (Bouygues-TF1 ?) comme participant à la déstructuration du savoir, puis de l’esprit critique des élèves. Entre ses lignes, je lis que vous en êtes le relais, sans doute involontaire.
R . Marchenoir vous a répondu par un avertissement quant à l’aveuglement de certains : prenez-le comme tel, pas comme un attaque personnelle.
Il y a 50 ans, les bons à l’école dénigraient les mauvais, la torture du bonnet d’âne reflétait l’inadmissible rouleau compresseur élitiste (et colonialiste) de la société française, considérez-vous l’inverse comme un juste retour de balancier, une contre-normalité, une revanche des “communautés socio-politiques aux pratiques culturelles autres” sur la morale et le civisme dominants d’alors ? Quand les blancs et les juifs de collège de banlieue sont empêchés de se rendre aux toilettes, leur capacité d’attention surbaissée doit-elle inférer un enseignement adéquat, ou faut-il supprimer la cause de leur inattention ?
Si traiter un ado en adulte ne lui nuit pas, pourquoi voulez-vous faire du “good name” de professeur un accompagnateur de cas sociaux ? Est-ce un statut, cas social ? N’en sommes-nous pas tous ?
Oui pour les devoirs à la maison EN PLUS de ceux faits en classe !
Oui aux leçons apprises et sues, aux subjonctifs en primaire, aux racines gréco-latines connues et expliquant 90% des mots français, aux langues étrangères structurant les pensées, oui au respect du savoir, de la discipline, aux heures de sommeil respectées, aux professeurs pétillants d’intelligence !
Auriez-vous souhaité qu’on supprimât le Français pour se mettre au finnois ?
Totale égalité des chances en ce cas ?
Le rapport Obin, sur internet depuis un bon bout de temps, va sûrement faire un carton : qu'en pensez-vous ?
Ecrit par : D'Enguell | 07 juillet 2006
"Je n'ai jamais insinué que les élèves de Henri IV méritaient un traitement de faveur. Je trouve que c'est de la malhonnêteté intellectuelle que détourner ainsi ma pensée, commme le fait de répéter sans cesse "je veux un vrai débat", "allons aux questions de fond" etc comme si vous étiez le seul à rechercher un vrai débat alors que vous même campez sur vos positions et rejetez sans distinction tous les arguments qui pourraient être un tant soit peu dérangeants. Je trouve que ça devient vraiment LOURD.
Ecrit par : Florence | 07 juillet 2006 "
Concernant le détournement de pensée, j' ai été, ici même, A BONNE ECOLE chère Florence. Ne reprenons pas le ton de l' invective. On va facher JPB!
Oui je veux un VRAI débat. J' ai d'ailleurs à plusieurs reprises affirmé ici que nous n' étions pas si éloignés que cela les uns des autres. Cela vous gènerait il? Souhaitez vous un blog sans aucune contradiction? Avouez que ce serait d' un ennui...
Et, oui, je souhaite obtenir des avis sur des sujets fondamentaux et concrets:
- l' élève redoublant en 6ème et toujours en échec: qu' en fait on?
- les devoirs/maison (là le débat est parfait)
- le cours frontal ou pas/Intérêts et inconvénients
- les IUFM: seules causes de tous les maux?
Et bien d'autres thèmes...
Aucun argument ne me dérange. Je semble en revanche déranger beaucoup. Mais cela ne me gène pas.
Chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
"Seriez-vous du genre à cautionner “Panem et circenses” pour le bas-peuple opprimé ? JPB dénonce les groupes industriels (Bouygues-TF1 ?) comme participant à la déstructuration du savoir, puis de l’esprit critique des élèves. Entre ses lignes, je lis que vous en êtes le relais, sans doute involontaire. "
Ecrit par : D'Enguell | 07 juillet 2006
Je ne regarde JAMAIS TF1, cette boite à cons pourrie!
Les élèves en revanche la regardent beaucoup.
Chris
"Mais contrairement à Chris je pense que la solution serait d'éjecter les élèves qui posent le plus de problèmes
Florence"
Les éjecter...Ou ça? Vous les refilez à qui?
Chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
"R . Marchenoir vous a répondu par un avertissement quant à l’aveuglement de certains : prenez-le comme tel, pas comme un attaque personnelle."
Ecrit par : D'Enguell | 07 juillet 2006
Mouais...mais ça n' a plus d' importance...je n'ai plus envie de personnaliser les débats. Restons sur le fond, faisons des propositions, construisons!
Chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
"Quand les blancs et les juifs de collège de banlieue sont empêchés de se rendre aux toilettes, leur capacité d’attention surbaissée doit-elle inférer un enseignement adéquat, ou faut-il supprimer la cause de leur inattention ?"
Ecrit par : D'Enguell | 07 juillet 2006
Ouaouh!!!!! C' est pire que du jargon IUFM! Au secours JPB!
Chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
"Si traiter un ado en adulte ne lui nuit pas, pourquoi voulez-vous faire du “good name” de professeur un accompagnateur de cas sociaux ? Est-ce un statut, cas social ? N’en sommes-nous pas tous ?"
Un "cas social" à l' extérieur de l' Ecole reste un "cas social" à l' intérieur. Je n' ai JAMAIS parlé de transformer le Professeur en Educateur social. Je parle de travail et de Pédagogie en disant "accompagnement"
C' est tout
Chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
"Oui pour les devoirs à la maison EN PLUS de ceux faits en classe !
Oui aux leçons apprises et sues, aux subjonctifs en primaire, aux racines gréco-latines connues et expliquant 90% des mots français, aux langues étrangères structurant les pensées, oui au respect du savoir, de la discipline, aux heures de sommeil respectées, aux professeurs pétillants d’intelligence !"
Ecrit par : D'Enguell | 07 juillet 2006
Pourquoi pas? Je n' y vois pas d' inconvénients. Mais les leçons sues et le subjonctif en primaire, les devoirs EN PLUS, ne doivent pas être des outils de sélection sociale mais bien des moyens offerts A TOUS d'acquérir une culture générale convenable. C' est bien ainsi que vous le voyez?
Parceque mes élèves "cas sociaux" sans parents et placés en foyer (j' en avais encore 7 sur deux classes de 4ème), et qui en rentrant "chez eux" n' ont AUCUNE aide, j' attends qu' on me dise comment ils vont, à moins d' être très doués, pouvoir rivaliser avec les autres. Et même sans parler de rivalités, comment ils vont surpasser les difficultés sans pouvoir dire:
"Papa, tu viens m' aider? Je n'ai pas compris l' exercice!"
Ce ne sont pas leurs référents(on appelle ainsi les responsables de ces enfants placés) qui vont beaucoup se bouger, croyez moi...
Chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
Oui les éjecter. parce qu'il suffit de quelques élèves pour empêcher les autres de travailler. Et que cela signifie souvent que le cours ne va pas avoir lieu correctement, ou dans le bruit, ou sera ralenti.
En apparence vous semblez plus généreux, mais le fait de laisser en place des élèves qui nuisent aux autres fait couler des élèves méritants qui auraient pu s'en sortir. Il y a d'ailleurs beaucoup d'élèves qui ne comprennent pas pourquoi le système n'est pas plus sévère, pourquoi le système tolère ainsi les gêneurs.
Pour Francbourgeois : vous devez donc vous réjouir car j'ai quitté l'EN et je pense que les profs vont de plus en plus être recrutés et formés selon vos voeux. Tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.
Ecrit par : Florence | 07 juillet 2006
"mais le fait de laisser en place des élèves qui nuisent aux autres fait couler des élèves méritants qui auraient pu s'en sortir"
Florence
Mais chère Florence, je ne vous demande pas s'il faut les "éjecter". J' avais compris, ça...
Je vous demande OU les éjecter? OU CA? On en fait quoi après? On les refile à qui?
Les éjecter, soit. Mais vous déplacez le problème OU??
Merci
Chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
Le rapport a t il été publié de manière OFFICIELLE?
Merci de me répondre si vous le savez
Chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
Je parlais du Rapport OBIN
Chris
Ecrit par : chris | 07 juillet 2006
Je pense que savoir où ne doit pas être le problème de l'EN. Ne faites pas semblant de ne pas comprendre mon point de vue, moi je comprends le vôtre. A mon avis il y a un malentendu sur la fonction de l'école : pour moi l'instruction est primordiale, pour les pédagogues c'est l'éducation.
De toute façon les garder déplace simplement le problème quelques années plus tard (car à 16 ans ils sont finalement éjectés aussi, n'ont pas plus de débouchés, et ils ont toujours eu l'illusion qu'ils pouvaient être au-dessus des lois). Idem pour ceux qui se hissent péniblement jusqu'en fac et se retrouvent surdiplômés avec des diplômes qui ne valent plus rien. Les professeurs des écoles sont recrutés désormais au niveau licence simplement parce que le DEUG ne garantit plus un niveau suffisant.
Ecrit par : Florence | 07 juillet 2006
C'est à l'école d'apprendre aux enfants et aux ados à dire merci? J'espère que ceux qui affirment cela ne sont pas ceux qui prétendent que l'école passe trop de temps à éduquer, et pas assez à instruire?
Chris, je travaille aussi beaucoup avec ce que l'on appelle des "zones rurales". Je ne dis pas qu'il est facile d'impliquer tous les parents dans un bon fonctionnement de l'école. Je dis que c'est la seule planche de salut, ce qui n'est pas exactement la même chose!
Amicalement.
Ecrit par : christophe sibille | 07 juillet 2006
“Les signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires”
carep2.scola.ac-paris.fr/article.php3?id_article=196
Ecrit par : D'Enguell | 07 juillet 2006
Chris, je travaille aussi beaucoup avec ce que l'on appelle des "zones rurales". Je ne dis pas