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19 juin 2006
Haro sur le Bac !
Les médias, curieusement, se mobilisent tous en même temps. Journaux, radios et télés s'interrogent sur la nécessité d'un examen si lourd et si peu sélectif, puisqu'au terme de deux ans d'essai, 95% des candidats sont reçus. Le Nouvel Observateur en rajoute une couche. Le Monde sort un dossier qui critique l'épreuve de philosophie (une curiosité française) - tout en insérant trois colonnes sur les "ateliers philo" de l'école primaire, bizarre coïncidence...
Une telle coïncidence ne peut pas être le fruit du hasard. Les journalistes ont certainement reçu de mains délicatement attentionnées un dossier sur l'impossible gestion du Bac, ses particularismes si français et si peu européens, ses "inégalités" si peu "citoyennes"...
Ne nous y trompons pas. Pour Bercy, supprimer le Bac en tant qu'examen terminal est un vieux rêve comptable : rien de plus lourd et de plus dispendieux qu'un examen pour 640 000 candidats. Et Bercy n'a pas d'étiquette politique : quelques énarques ou sous-énarques y décident calmement du droit de vie ou de mort de tout ce qui coûte cher et n'est pas le Clémenceau. La Rue de Grenelle, sensible à tout ce qui remonte des organisations de parents d'élèves, se demande depuis des lustres comment éradiquer un examen qui désorganise durablement la vie scolaire, et fait du troisième trimestre, ponts compris, une peau de chagrin. Certains syndicats - le SGEN, pour ne pas le nommer - militent pour remplacer le Bac par un contrôle continu qui donnera tout pouvoir à ceux qui ne veulent surtout pas traumatiser les élèves - 100% garantis.
Depuis que les ministres successifs ont trouvé que "Monsieur 80%" était un surnom enviable, le Bac était en sursis. Depuis que les programmes ont autorisé les TPE, ces monuments dédiés au copier-coller, la notion même d'examen anonyme était menacée. Les nouveaux pédagogues, tout en protestant en surfaéce, ne sont pas opposés à l'éradication du Bac tel que nous le connaissons, qui reste, il faut l'avouer, quelque peu élitiste. 80% soit - mais avec des smentions qui créent une hiérarchie insupportable alors que tous les élèves ont droit à l'égalité de traitement, corollaire obligé de la sacro-sainte égalité des chances.
Que la suppression du Bac, ou sa caricature en contrôle continu, ouvre la voie à des examens d'entrée en fac (qui existent déjà, sous une forme ou une autre, en BTS, IUT et classes prépas, sans compter nombre de centres universitaires qui s'arrangent depuis des lustres avec la loi), rien de plus évident. Et c'est pour le coup que l'égalitarisme va montrer son vrai visage, celui d'une sélection arbitraire et sauvage. J'imagine que l'on compte déjà réserver quelques facs à ces bacheliers d'un nouveau type - des réserves d'Indiens, au sens propre, les ghettos universitaires continuant les ghettos scolaires...
Une seule solution immédiatement aménageable : cesser de claironner que le niveau monte, que les bacheliers d'aujourd'hui sont supérieurs à ceux d'hier, que les programmes sont conçus au mieux des Lumières... Et repenser tout de suite l'acquisition du savoir, de la Maternelle à la Terminale, afin d'ôter à ceux qui réclament déjà un examen d'entrée en fac (Monsieur Pitte à Paris IV, par exemple) le plus beau de leurs arguments : le décalage effrayant, maintes fois constaté, entre le diplôme et les compétences. Redonnons au "niveau Bac" ses lettres de noblesse, et nous sauverons ce qui peut encore l'être - la démocratie moins la démagogie.
Jean-Paul Brighelli
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Commentaires
Il faut aller plus loin dans l'analyse : la suppression du bac sous le prétexte qu'il ne sanctionne plus rien du tout est l'étape suivante vers la privatisation de l'enseignement supérieur ( la première ayant été le LMD).
Vous citez Jean-Robert Pitte, mais il n'est pas le seul à penser qu'un examen d'entrée à l'Université serait nécessaire et dans ce groupe des présidents d'Université prompts à la sélection, tous ne sont pas d'affreux libéraux. Malheureusement, il faut bien avouer que beaucoup d'étudiants de DEUG (pardon, de licence 1 et 2) n'ont pas leur place dans ces murs au simple titre qu'il ne save ni écrire, ni comprendre.
A ne pas savoir se réformer nous-même (en redonnant au bac ses lettres de noblesse), on fonce vers une vraie réforme libérale bien méchante qui ne laissera de l'EN que des ruines. Et comme dans le même temps nous n'aurons pas eu le courage de revenir sur les petits défauts de la profession, aucun français ne viendra soutenir son école du fait de l'image détestable de privilégié qui nous colle à la peau...
Il reste l'espoir d'un sursaut, mais je suis pessimiste.
Ecrit par : Le Rhéteur | 19 juin 2006
Pour JPB, "revoir l'acquisition du savoir de la Maternelle à la Terminale" : je vous ai envoyé une sorte d'essai sur la Maternelle. L'avez-vous reçu ?
Ecrit par : catmano | 20 juin 2006
Pour Catmano.
Je ne suis pas sûr d'avoir reçu quoi que ce soit : cela fait deux semaines que je ne suis plus chez moi, et je ne relève mon mail que de manière très épisodique. Il vaudrait mieux rentrer en contact avec moi début juillet...
JPB
Ecrit par : brighelli | 20 juin 2006
Malheureusement l'enjeu des prochaines présidentielles est très loin d'être celui de l'éducation... On voit a beaucoup trop court terme dans ce pays au nom de la sacro sainte économie...laissez moi rire ...très jaune... qui paiera la note?
à supprimer toute selection (si il y en a encore une!) on flatte l'orgueil et on sait où cela mène...
Merci pour nos enfants!
Ecrit par : P.M. | 20 juin 2006
Mais justice sera faite! car tous les vieux schnocks,que ces géniaux réformateurs de ces dernières années vont devenir, pisseront dans leur froc quand on les euthanasiera une fois qu'ils deviendront trop encombrants pour la société et ce toujours au nom de la sacro sainte économie...
Ecrit par : P.M. | 20 juin 2006
D'un autre côté je dois quand même avouer que je suis favorable même très favorable à une sélection quant à l'entrée en université.
La sélection y est présente de toute manière mais elle se réalise non pas sur un principe de réussite, au contraire elle se fonde sur l'échec et c'est abominablement honteux et scandaleux...
Oui, scandaleux de laisser miroiter à des jeunes des perspectives professionnelles mirifiques alors qu'ils sont d'avance condamnés à l'échec en raison de leur niveau insuffisant, voire nettement trop bas !
Personnellement je ne trouve pas normal du tout que l'on laisse par exemple accéder des bacheliers pros de boulangerie à une filière de philo alors qu'ils n'y connaissent strictement rien !!!
Leur dire ouvertement qu'ils doivent impérativement s'orienter ailleurs et notamment dans une filière en rapport avec leurs compétences, qualifications et formations est plus judicieux et leur rendra 1000 fois service : ils n'auront pas perdu inutilement leur énergie, leur argent et leur temps !!!
Par ailleurs il serait peut être temps aussi de cesser cette démagogie sans nom consistant à amener 80 % d'une classe d'âge au bac en sachant pertinemment qu'une majorité d'entre eux se casseront la figure dans le supérieur et n'auront décroché au bout du compte aucun diplôme, ni qualification : la seule porte sortie destinée à ces jeunes la précarité et la chômage ou des postes au rabais !
Est cela l'ambition de la France : sacrifier une jeunesse entière au nom d'un égalitarisme imbécile produisant et accentuant un nombre considérable d'inégalités sociales et scolaires ???
Ecrit par : Sandra WAGNER | 20 juin 2006
Non Sandra , ce n'est pas au nom d'un égalitarisme imbécile, cette intention serait louable .Arrêtons de nous voiler la face, c'est tellement pratique d'avoir tous ces chomeurs sur les bancs de la fac...encore quelques uns qui ne viennent pas grossir les statistiques du chômage!
Ecrit par : P.M. | 20 juin 2006
Mais en même temps on supprimait des milliers d'emplois de fonctionnaires, recréant ainsi le chomage qu'on voulait effacer en menant tout le monde à bac +3.
Mais comme chacun sait, un chomeur coute moins cher et travaille plus qu'un fonctionnaire.
Du moment que les actionnaires ont +15% par an, que les parents sont fiers d'avoir des enfants bac+3, qu'ils sont encore plus heureux de voir qu'il y a moins de fonctionnaire (sauf dans leur quartier, où il en faudrait plus bien sûr, pour l'école, la police, les hopitaux, la justice, la poste, la sécu, les maisons de retraite...)
En fait c'est les fonctionnaires du voisin qui coutent cher et sont inutiles.
Les politiques ont beau jeu de profiter de nos contradictions.
Ecrit par : Atréides | 20 juin 2006
comment relever le niveau ???
Hier soir en conseil de classe de 5ème AUCUN redoublant malgré 6 élèves en dessous de 6 de moyenne !!!
raisons toujours mauvaises : trop âgé (a déjà redoublé); le redoublement ne lui servira à rien puisqu'il (elle) ne fait rien ; impossible de le laisser avec des enfants deux ans plus jeunes, il risque de leur taper dessus (!) ; mieux vaut l'envoyer en 4ème puis en 3ème PVP (préparation vie professionnelle si j'ai bien compris) ;
il y a eu des grincements de dents de la part des profs, désespérés de faire passer des enfants avec des 5 ou 6 de moyenne en français ou en maths, mais la CPE a emballé tout ça d'un "de toute façon qu'est ce qu'on peut faire ? les parents ont demandé le passage" ; il n'existe pas de structure d'accueil adaptée pour remettre ces gamins sur les rails ; environ la moitié de ces naufragés a juste besoin d'être suivie, pour combler les lacunes, ce n'est pas un manque d'intelligence mais de cadrage (à la maison et à l'école). Les faire passer dans l'état de leurs connaissances c'est s'assurer qu'ils finiront de couler en 4ème. J'ai aussi entendu une prof qui n'a que des 5ème annoncer qu'elle refusait qu'un zozo particulièrement pénible reste en 5ème ! hop on refile le bébé, chacun son tour de porter la croix !!!!
Par manque de personnel, les profs ne peuvent même pas exercer la moindre autorité ; on renvoie un élève de cours, la vie scolaire le renvoie en classe faute de surveillant pour l'accueillir à l'étude....
Et nous sommes en zone privilégiée...60% de familles aisées ou moyennement aisées.
Collège unique quelle idiotie (je suis TRES polie) ; aucun enfant n'a ce dont il a besoin...
ça m'énerve !!! tiens je sens que ça va saigner au prochain conseil local de parents d'élèves !
Ecrit par : fabienne | 20 juin 2006
Bonjour Monsieur Brighelli,
Je viens de lire l'article de Pierre Frackowiak et votre réaction. Gardez courage ! Vous le savez déjà, un grand nombre de gens vous soutiennent ; mon épouse et moi en faisons partie. La lecture de vos livres, ainsi que ceux que vous et Laurent Lafforgue citez, m'ouvre les yeux sur l'état de délabrement dramatique de l'instruction en France. Je vous remercie donc pour votre prise de position et l'intégrité qu'elle demande. Par ailleurs, le style est parfois décapant, ce qui n'est pas pour me déplaire.
A défaut de vous avoir eu comme professeur, j'aimerais beaucoup vous demander conseil sur des sujets relatifs à l'instruction de mes enfants. Accepteriez-vous de me rencontrer ou bien de me communiquer votre email (le blog ne serait vraiment pas adapté) ?
Cordialement,
Cyrille Destribois
Ecrit par : Cyrille Destribois | 20 juin 2006
"ça m'énerve !!! tiens je sens que ça va saigner au prochain conseil local de parents d'élèves !"
Encore moi le gros GROS lourd/con/âne tout ce que vous voulez.
Prévenez les parents, demandez leur d'acheter Léo&Léa , Ils doivent reformater le cerveau de CES ENFANTS. IL FAUT déjà qu'ils réapprennent à lire correctement, le reste suivra , JE VOUS LE JURE . SVP ce n'est pas trop tard pour EUX.
Ecrit par : toto | 20 juin 2006
Le neveu de Charasse fait condamner l'Etat
A cause d'un 6 en philo au Bac, alors que son professeur avait été absent une partie de l'année, Jérôme Charasse, le neveu de l'ancien ministre, n'avait pas pu intégrer Sciences po. Il a attaqué l'Etat et a eu gain de cause vendredi. Le montant de ses indemnités sera connu lundi. Le ministre de l'Education fait acte de contrition.
Pour la suite,
http://tf1.lci.fr/infos/france/0,,3310187,00.html
Aux "Audieurs ont la parole" sur RTL l'autre jour, le père d'une élève de la même classe que ce "plaignant" a bien confirmé les absences répétées de ce prof mais a précisé que sa fille avait eu, elle, 11/20 et que donc les dites absences n'étaient peut-être pas responsables de la dite note.
Et ceci dit je doute fort que le pauvre élève Martin (d'un autre établissement), sans nom connu est obtenu lui, une telle conclusion judiciaire... Merci Monsieur de La Fontaine...
Ecrit par : léopoldine | 20 juin 2006
avant de critiquer un jugement qui peut heureusement faire acte sur les absences répétées et inadmissibles de certains enseignants car des tirs au flancs il y en a dans l'EN!!! et ce sont des grands spécialistes de l'école buissonnière...Ne trouvez vous pas étrange que ce soit toujours les mêmes qui soient absents alors que d'autres ne le sont presque jamais? j'en ai connu une et je lui rend hommage qui corrigeait encore les copies de ses élèves sur son lit d'hôpital la veille de son décès...il y en a d'autres que le moindre éternuement conduit chez le médecin pour un arrêt et ceci impunément alors tant mieux qu'un élève Charasse se soit servi de son nom pour mettre en évidence cet état de fait très caractéristique de l'EN!
ET, renseignez vous sur la teneur exacte de ce qui a motivé un tel jugement...L'élève en question avait un excellent livret scolaire et des notes dans toutes les autres matières à l'épreuve du bac lui permettant une mention très bien .l'élève Martin aurait sans doute eu le même jugement mais il n'aurait sans doute pas eu les moyens de se payer les services de l'avocat...car l'injustice est aussi là...
Quand j'étais élève , je me souviens que lorsqu'on nous donnait la liste des professeurs en début d'année nous savions déjà à quels moments nous aurions permanence car les absentéistes étaient de notoriété publiques!
Ecrit par : P.M. | 20 juin 2006
Ouais, ouais on sait les enseignants palme d'or des absentéistes.
SAUF QUE C'EST DE LA DIFFAMATION:
Le taux est 2 fois moindres chez les profs que dans la moyenne nationale.
Alors ? Tous absents et feignants dans le privé ?
Je vais vous dire pourquoi il y a cette impression d'absence importante chez les profs :
quand à la poste sur 11 gars il y en a 1 d'absent, le client voit (d'ailleurs il ne voit pas) la queue s'allonger de 10%
quand 1 enseignant est absent dans une équipe de 11 enseignants, 5 à 18 classes sont immédiatement concernées.
Faut vraiment flinguer ces salauds de profs !
Bon, à la limite on garde les crétins finis qui sont capables de corriger des copies sur leur lit de mort.
Et oh, je vous rappelle qu'un prof touche 1500 euros en début de carrière, le futur smic promis par la gauche, et vous voudriez qu'en plus il baisse son pantalon pour que vous en profitiez encore d'avantage ?
Vous me dégouttez.
Ecrit par : Atréides | 20 juin 2006
a propos de l'absences de certains profs .
L'âne du fouroum dit:
1) au vu de certains emploi du temps, moi je comprend que certains profs s'absentent. Certains ont réellement des emploi du temps de merde (amha). (plutôt que de crever dans leur lit d'hôpital comme des chiens)
2) au vu de l'incompétence de ma prof de CP(/MS/PS/GS)j'aurions préféré qu'elle(s) s'absente(nt) le plus possible....
Ecrit par : toto | 20 juin 2006
Ah oui avant que des bien-pensants viennent dire que l'absentéisme est tabou dans l'EN, qu'ils se posent la question de ce qui est vraiment tabou et surtout un vocabulaire correct: à savoir taux d'absence et non pas taux d'absentéisme.
Le véritable tabou n'est pas le taux d'absence chez les enseignants (1,9 à 2.1% de mémoire) mais les taux d'absences dans les boites privées (par ex. 7% chez Carrefour).
Ca c'est tabou, car cela va à l'encontre des idées reçues sur le fonctionnaire feignasse et le privé vaillant. Ca obligerait à se poser des questions génantes sur les conditions de travail, les accidents de travail, les maladies professionnelles...
Tout un tas de choses qu'il faut taire pour le plus grand bien du MEDEF et des actionnaires.
Vous voulez parler des profs absents ? OK, parlons du reste d'abord, ça représente bien plus en quantité et en intérêt pour la nation.
Et vive les esclavagistes modernes.
Ecrit par : Atréides | 20 juin 2006
Surtout ne touchez pas à nos pôv petits malheureux de profs! à 50 ans ils ne sont pas lourdés parce que trop vieux, eux! vous passez votre temps à toujours renvoyer la balle aux parents (qui sont aussi responsables je vous le concède mais pas tout seuls)sans être capable de vous regarder en face ... et oui les profs le baisse leur pantalon devant leur administrations tellement ils ont les pétoches pôur leurs échelons qu'ils sont pas foutus de dire merdre à ceux qui les formatent!
Ecrit par : P.M. | 20 juin 2006
et le plus gros problème est bien que dans la majorité des cas les profs ignorent tout des conditions de travail de ceux du privé... ils n'y ont jamais (à part quelques exceptions: justement les cinquantenaires lourdés parce que trop vieux)mis les pieds... quand au salaire de misère de 1500 euros laisser moi pleurer, je trouve cela bien cher payé quand on connait le niveau d'incompétences de celui qui sort de l'iufm...à niveau égal , dans le privé si vous décrochez un stage (non rémunéré de surccroît) vous êtes content!
Ecrit par : P.M. | 20 juin 2006
"Je vous rappelle qu'un prof touche 1500 euros en début de carrière, le futur smic promis par la gauche, et vous voudriez qu'en plus il baisse son pantalon pour que vous en profitiez encore d'avantage ?"
Curieuse attitude, pour un professeur et un fonctionnaire.
Un professeur limite le soin qu'il apporte à l'éducation de ses élèves en fonction de son salaire?
Un professeur considère que ne pas être absent pour ses élèves, c'est "baisser son pantalon"? (Sachant qu'ici, il semble qu'il s'agisse d'absences volontaires et non pour cause de force majeure comme la maladie réelle, puisqu'on évoque une possibilité de choix.)
Un fonctionnaire considère que quand il travaille pour ceux au service desquels il se trouve (il faut sans cesse rappeller cette signification de l'expression "service public"), les citoyens "profitent" de lui, c'est à dire l'exploitent?
Voilà une mentalité bien tordue.
N.B.: à quel niveau faudrait-il relever le salaire d'un professeur pour qu'il écrive correctement "davantage"?
Ecrit par : Robert Marchenoir | 20 juin 2006
Chapeau M.Marchenoir, donc vous n'avez pas compris mon message, et ce que vous avez à me reprocher c'est de n'avoir pas écrit davantage correctement ?
Niveau 0 de la réflexion !
Non, je ne considère pas que travailler pour le public c'est baisser son pantalon, par contre devoir venir bosser avec un cancer, et en plus se faire traiter de feignasse par des connards comme vous ça je trouve que c'est baisser son pantalon.
Et puis qui êtes vous pour dire ce qui est une maladie réelle et ce qui n'en est pas une ? Qui mérite d'être absent et qui ne le mérite pas ?
Et j'espère ne trouver aucune faute dans aucun des messages que vous avez pu publier sur internet.
Parce que sinon, vous me ferez le plaisir de présenter ici vos plus plates excuses.
MINABLE
Ecrit par : Atréides | 20 juin 2006
15 secondes, c'est le temps qu'il m'a fallu pour trouver une faute IMMONDE de M.MARCHENOIR :
"C'est ce que je me tue à vous répétér. Le foot, c'est le mal. Le foot rend con et donne des pellicules."
http://www.bonpourtonpoil.ch/wp-stats.php?author=Robert%20Marchenoir
ALLER DES EXCUSES !
Ecrit par : Atréides | 20 juin 2006
Pour Fabienne :
J'aurais presque du mal à cacher mon soulagement si tout cela n'était pas si triste. Votre message traduit TRES EXACTEMENT mon impression lors des derniers conseils de classe. Il est bon de ne pas se savoir seul. Je me permets de renouveler ce que j'avais déjà écrit pour que vous compreniez ma solidarité éplorée lorsque je vous ai lue.
Au terme des derniers conseils de classe, j'ai encore eu l'impression que les jeux sont joués d'avance pour les élèves. Qu'ils travaillent ou pas il passeront de toute façon dans le niveau supérieur (qui au bénéfice de l'âge, qui avec la mention "de justesse").
Quant à ceux pour qui on recommande un doublement (les cas où il serait profitable), ce sont les parents qui décident de toute façon. Le conseil de classe est devenu une chambre d'enregistrement.
Comme l'écrivait JO : "Si vous saviez comment est décidée l'orientation en 1ère puis en terminale de certains élèves vous verriez que le taux de réussite au bac des élèves n'est pas du tout un critère pour évaluer un professeur." Et on peut remonter comme cela jusqu'à la 6e...
A quand un véritable choix dans les structures scolaires pour orienter les élèves selon leurs voeux d'avenir réels ou leurs besoins (notamment pour leur réapprendre à lire) ?
Ecrit par : Laurent | 20 juin 2006
Sur l'affaire du neveu de M. Charasse, il faut pas charrier quand même !
S'il n'a pas été pris sur dossier à cause de sa note de philo (ce qui montre quand même qu'il n' y a pas que des passe-droit dans les écoles d'élite), il lui reste tout de même une possibilité : passer le concours comme tous les autres qui vont le faire, ni plus ni moins intelligents que lui. Et ce sont les meilleurs (principe républicain oblige) seront pris ! De toute façon je ne pense pas que le brave garçon finira sous les ponts.
Ecrit par : Laurent | 20 juin 2006
Heureusement il est des enseignants qui ont la vocation car si enseigner ce n'est pas une vocation qu'est ce que c'est ?
il ne s'agissait pas de vous viser Atréides mais de mettre en évidence le fait que certains méritent d'être reconnus pour leur amour de leur métier et leur engagement et par ailleur soulever un problème: le non remplacement des enseignants en arrêt( et l'enseignant aussi a le droit d'être malade) et le manque de mesures disciplinaires (là je parle en connaissance de cause!)pour les absentéistes professionnels et ne niez pas qu'ils existent... toute la différence avec le privé où on vous attend au carrefour...
nous avons tous le souvenir de certains profs connus pour leurs absences répétées et pour certains pas franchement malades juste un peu fatigués...
ce qui est très rare dans l'EN ce sont les profs qui n'ont pas peur pour leur grade et qui osent dire tout haut ce que beaucoup disent tout bas et pas seulement sur ce sujet...
Quand je parlais de cette enseignante qui aujourd'hui est décédée mais qui a continué juqu'au bout , si elle l'a fait ce n'est pas par obligation mais par amour de son métier et de ses élèves qui croyez moi, savaient et ont été entre autre jusque au bout une des raisons de se battre contre une saloperie de maladie, ils l'ont beaucoup soutenue et un tel exemple d'humanisme de la part de cette femme se salue...elle avait la vocation...
Ecrit par : P.M. | 20 juin 2006
1500neuros par mois avec capes/agrègue c'est pô lourd reconnaissez-le svp.
il y a de quoi être véner non ?
autant se trouver un boulot peinard au smic, non?
enfin ouam ce que j'en dit...
J'aurions préféré une/des bonne/s insti/st payé/es 2000€/2500€/3000€ j'aurrions eu moins de soucis..
ps: elle est belle 'répétér' j'lavions jamais faite celle-là ;)
Ecrit par : toto | 20 juin 2006
Pour info et aussi pour vous faire rire.
Mon arrière grand père gagnait plus de sous que le boulanger de son village quand il était professeur. J'ai dans mon grenier une lettre d'insulte de ce boulanger...
Aujourd'hui mieux vaut être boulanger (amha).
L'amour du boulot oui, de là à en mourir non.
sincèrement désolé pour cette pauvre dame.
Ecrit par : toto | 20 juin 2006
"SAUF QUE C'EST DE LA DIFFAMATION"
donc si c'est de la diffamation c'est une vérité, non établie par un juge. si ce n'est pas la vérité c'est de la calomnie. faudrait savoir?
Ecrit par : mabiche | 20 juin 2006
On en revient toujours aux absentéistes enseignants.
Mais les chiffres sont tétus, il y en a plus ailleurs, alors pourquoi cet acharnement contre les enseignants seulement ?
C'est bon, on a eu droit à Allègre, il a suffisament détruit l'image des enseignants pour 30 ans sans qu'on en rajoute.
Allez plutôt critiquer les golden parachutes.
"Ouais, mais, non, véritable danger là. Par contre, dire à la cantonnade : 'y a des profs qui abusent des arrêts maladie' ça pas de souci, c'est pas un tabou, ça met tout le monde d'accord au repas de famille et le prof du coin n'a qu'à se faire tout petit.
Alors moi j'ose dire tout haut ce qu'il est INTERDIT de dire à la télé : LES PROFESSEURS SONT MOINS ABSENTS QUE PRESQUE TOUTES LES AUTRES PROFESSIONS.
Le courage ce n'est pas de péter dans le sens du vent.
(l'inverse est de la connerie et c'est pas poli en plus)
Maintenant si vous voulez vous acharner sur 0,x% des professeurs...
"certains pas franchement malades juste un peu fatigués..."
Et ça coute combien un type juste un peu fatigué, qui devient ensuite très fatigué, et qui au lieu de manquer 2 jours manque 6 mois ?
Certains ? c'est combien ? C'est qui ? Par rapport au privé ?
Faut étayer plus solidement avant de lacher les fauves sur ces sales fonctionnaires qui font du recel d'abus de biens sociaux.
On les torture avant la fusillade ?
Non, parce que si on veut vraiment causer de trucs tabous, allons-y encore.
Les 3 derniers mois de la vie représentent 80% des dépenses de santé.
Donc si on veut vraiment faire des économies, ce qui permettra de payer autant de profs remplaçants les feignasses que nécessaire, c'est simple: euthanasie à gogo. Plus de traitement palliatifs, une piquouse et au revoir mémé.
Ignoble ? Ben, sachant qu'aujourd'hui des gosses crèvent parce que les hopitaux sont bondés... Il arrive un moment où il faut se poser de telles questions plutôt que de savoir si M.Mumuche est absent 3 jours de trop dans l'année ( coût : 200 euros)
Un autre tabou: le tabac et toutes les victimes de tabagie passive.
L'environnement : des milliards de dépenses chaque année pour réparer les conséquences du réchauffement climatique. Des maladies tropicales de plus en plus fréquentes. La grippe aviaire répandue non pas par les oiseaux migrateurs mais par les moyens de transports humains.
Le nucléaire ? TABOU aussi ! Nos supers ingénieurs qui nous font un A380 qui consomment 20% de kérosène en plus que l'équivalent Boeing ? Tabou. Pas grave, c'est pas des dépenses inutiles ça ! Le Clémenceau ? Tabou !
La vente de biens publics comme EDF ou ASF ? Tabou !
Détails, détails, ce qui est important c'est qu'il y a peut-être 10 000 profs qui ont été absents abusivement cette année.
C'est là qu'est le seul véritable tabou, mais heureusement, il y a de courageux hommes qui viennent ici le dénoncer !
Ecrit par : Atréides | 20 juin 2006
Toto, avant de vous induire en erreur, je vais me corriger moi-même :
le smic à 1500 euros promis par la gauche c'est du brut, les 1500 euros d'un prof certifié débutant c'est en net.
Mabiche : pour moi, diffamer c'est dire des choses non fondées (juge ou pas). Et effectivement dire que des profs sont absentéistes est une diffamation, c'est non fondé.
Dire :'mais j'en ai connu un qui... tout le monde sait que...'
Ben moi je n'en ai pas connu qui..., et je sais pas que.
Les taux d'absentéismes (je dis bien absentéisme) sont inconnus à ce jour.
Et je le répèterai jusqu'à ce que ce soit bien clair pour tout le monde: les professeurs sont moins absents que les autres.
Donc allez chercher des poux à la caissière de franprix avant de venir calomnier ou diffamer comme vous voulez sur les profs.
( et j'ignore totalement les taux d'absence des caissières de franprix, je suppose qu'ils sont un peu plus élevés que la moyenne car, HONTE ! elles font des bébés et partent en congé maternité ! OUH ! C'est pas chez les sénateurs que vous verrez ça.)
Ecrit par : Atréides | 20 juin 2006
moi j'voudrions un maximum de 15 élèves par classe. (même 10 maxi)
moins de fatigue, moins de stress...
Mais j'imagine que cela n'est pas possible ?
Ecrit par : toto | 20 juin 2006
Confidences d'une amie secretaire administrative dans un collège: elle a pour ordre de ne pas transmettre les arrêts de moins de 5 jours(quand on sait que des profs ont leurs cours groupés parfois sur 3 jours...) cela engendrerait trop de tracasseries administratives et 3 jours(puisque les 3 premiers joiurs d'arrêt sont pour votre pomme!) en moins sur 5 ce serait trop lourd à assumer financièrement pour le pôv enseignant...alors les stats sur l'absentéisme des profs vous me permettrez de les mettre en doute...dans le privé on ne vous fait pas ce cadeau...ayez la très mauvaise fois de dire que c'est faux et de mettre en doute la parole d'une personne qui a plus de trente ans de carrière dans l' EN...
Ecrit par : P.M. | 20 juin 2006
moi j'voudrions un maximum de 15 élèves par classe (crèche, maternelle,primaire,collège.) (même 10 maxi)
moins de fatigue, moins de stress...
Mais j'imagine que cela n'est pas possible ?
Ecrit par : toto | 20 juin 2006
ouups disoli
Ecrit par : toto | 20 juin 2006
A chaque fois que j'ai fait un stage à l'IUFM , stage court ou stage long , la pause café du matin qui aurait du durer 10 ou 15 mn durait bien,presque chaque jour, une 1/2 heure voire plus. C'était entre 1970 et 1999.
Quelqu'un peut-il me dire si cette tradition est toujours vivace au 21 ème siècle ?
A cette époque aussi,1 prof sur 2 ,invariablement,les deux premiers jours de stage,demandait aux stagiaires:
- Qu'attendez-nous de moi ? Mettez-vous en tas pour me le dire. Lui ou elle attendait alors sans rien dire,sans rien faire.
On sentait un "stress" dans cet IUFM !!!!!!!!!!!!!!!!
Cette pratique existe-t-elle toujours ?
Je suis d'un mesquin,j'en ai bien conscience .
Ecrit par : bernard | 20 juin 2006
Et bien votre amie secrétaire vous a raconté n'importe quoi:
les 3 premiers jours ne sont pas pour notre pomme. Partant de là, ça relativise fortement tout ce qu'elle peut vous dire.
Donc permettez moi de mettre en doute ce que vous dites.
Renseignez-vous auprès de personnes plus fiables la prochaine fois.
Ecrit par : atréides | 20 juin 2006
Enfin je remarque qu'il faut être de mauvaise foi pour mettre en doute votre prétendue amie secrétaire (référence bien connue d'objectivité et connaissance encyclopédique du monde enseignant bien connu de tous les milieux politiques) mais que c'est normal de douter des chiffres de l'INSEE
Ca me rappelle le pseudo 'complément d'enquête' de Duquesne où on interviewait ds secrétaires du rectorat, gros plan sur les absents du jour : 307 absents pour l'académie de Versailles.
Commentaire presque hystérique de la secrétaire n'en pouvant
plus de pouvoir se venger de ses salauds de profs :' vous avez vu le nombre d'absent, c'est honteux, et les motifs !!'
Pas de bol, on avait eu le temps de les lire : 'Congé maternité, grippe, appendicite...'
Et puis 37000 enseignants, 307 absents... mmh...
On est loin des 7% de chez Carrefour.
Ecrit par : Atréides | 20 juin 2006
Pour info mon mari est enseignant dans son établissement et s'était étonné quand au téléphone alors qu'il prévenait de son absence pour une grippe on lui a répondu que ce n'était pas la peine d'envoyer son arrêt car pour 5 jours il ne serait pas traité...mais au royaume des aveugles les borgnes sont rois...alors vous voyez même de l'intérieur on peut avoir un esprit critique!
mais ne touchons pas à la vache sacrée...quant à la caissière de Franprix, j'espère que vous éviter d'aller y faire vos courses le samedi où le dimanche matin comme ça elle aura peut-être une chance un jour d'avoir un we en famille pour se reposer et ne pas subir la mauvaise humeur des clients qui ne comprennent pas qu'il y ait de telles queues!
Ecrit par : P.M. | 20 juin 2006
Au-delà des chiffres peu signifiants des stats EN sur l'absentéisme (merci PM de le rappeler), il faut tout de même ajouter que nous travaillons 32 semaines par an : il serait tout de même dramatique que nos pourcentages soient supérieurs à ceux des autres salariés qui ont généreusement 5 semaines de congés annuels !
Ecrit par : claude S | 20 juin 2006
et les chiffres vous savez on leur fait dire tout ce qu'on veut un statisticien vous le dirait ! il suffit de considérer les 80% de réussite au bac et ce qu'ils valent vraiment ces fameux 80%!
Ecrit par : P.M. | 20 juin 2006
Tout le monde se tire dans les pattes sans comprendre la situation de l'autre. Remarquez ça arrange bien des gens.
C'est moi le plus malheureux semble être le refrain de l'été. Pas étonnant que la victimisation soit l'idole de l'époque.
Pour les neuneus du privé qui bossent comme des dingues / produisent comme des oufs / sont jamais fatigués / jamais malades : venez donc faire une ou deux heures de cours, préparez-les avant et dites-moi ce que vous en pensez.
Pour l'anecdote, j'ai fait intervenir dans un TD de DEUG un bon ami drogué au boulot (banque américaine bsée à Londres dans la fusion-acquisition) qui s'est toujours gargarisé de travailler plus que moi, le gentil idéaliste ("vient à Londres, je t'avance le million de francs pour le MBA et tu bosses dans ma boite après...") Il a fait deux fois deux heures devant un public qui n'a rien à voir avec une classe de collège de ZEP sur un sujet facile, mais qu'il fallait quand même travailler un peu avant... Je ne l'ai plus jamais entendu critiquer mon boulot...
J'ai travailler moi-même dans le privé (immobilier de satnding, XVIe arr. et Boulogne). Très honnêtement, une journée de dix heures de boulot avec visites, notices d'appartements à rentrer et promesse de vente chez le notaire ne tiennent pas la route deux minutes face à trois heures de cours face à un 5e "relativement" agitée.
Mais, pour se rendre compte de ça, il faut connaître les deux mondes.
Quant aux profs qui se plaignent et sont les martyrs du monde, il faudrait déjà commencer par reconnaître qu'il y a des tire-au-cul dans la profession et que tant qu'on ne pourra pas y faire quelque chose, le public verra toujours le mouton noir avant le troupeau des blancs.
Ensuite, au niveau de la sécurité de l'emploi, notre situation est sans commune mesure avec l'insécurité du privé. Le problème n'est pas de dire qu'il faudrait que ce soit comme dans le privé, mais être capable de reconnaître les souffrances des autres salariés.
Ma remarque vaut pour les thuriféraires de "l'enterprise" : il ne s'agit pas de hurler sur les profs parce qu'on envie leur temps libre et leurs vacances, mais se bouger un peu les fesses pour moins se faire avoir par Carrefour et consort (puisque l'exemple de la grande distribution a été soulevé pour les absences).
En un mot comme en cent : arrêtons la culture de la jérémiade et de la mauvaise foi à l'égard de l'autre. Il ne s'agit pas de proner le consensus pour le consensus, mais de comprendre que cela sert les intérêts d'une fine aristocratie qu'on se tire tous dans les pattes...
Ecrit par : Le Rhéteur | 20 juin 2006
Non, on ne fait pas dire ce qu'on veut aux chiffres.
80% de réussite au bac vous n'en ferez pas 100% ou 50%
Ca veut dire que 80 participants sur 100 qui ont passé les épreuves ont obtenus une note considérée comme suffisante ou remontée jusque là pour obtenir le bout de papier.
Donc justement vous ne pourrez pas faire dire que 80% de réussite au bac signifie que 80% des baccheliers ont un niveau comparable aux 10% qui le réussissait il y a 30 ans.
Quant à claude S qu'il réapprenne aussi à calculer.
5 semaines de congés payés c'est en fait 25 jours de congés payés, non compris jours fériés, dimanches etc..
Vos 20 semaines pour les enseignants _ 52-32_ compte les jours fériés, les dimanches...
On reste au-dessus certes, mais le rapport n'est plus de 1 pour 4 comme vous le suggérez. Sans oublier que depuis 1950 les enseignants n'ont pas vu leur nombre d'heures diminué, contrairement au reste de la population. Que les salaires des enseignants de 1950 prenaient en compte les 3 mois de vacances d'été ( un cadre A de n'importe quelle administration est payé au moins 20% de plus qu'un prof)
Donc, merci, mais les vacances sont largement payées en terme de travail hebdomadaire, de blocage des salaires...
Seuls les imbéciles et incultes racontent n'importe quoi avec les chiffres.
On a pu le voir avec les fameux 3 jours de P.M.
Bref, encore une fois, RENSEIGNEZ-VOUS AVANT D'ECRIRE.
On voit bien où est la mauvaise foi.
Ecrit par : Atréides | 20 juin 2006
ça ne vole pas haut dans ce fil : prenez du recul braves gens et cessez plutôt les taquineries privé-fonction publique... ne vous laissez pas dominer par les idées dominantes. seul le bègue toto suggère une chose sensée.
Ecrit par : Anne | 20 juin 2006
Le Rétheur est plein de bon sens! Mais vous Atréides vous ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez ...
Dans moins de 20 ans les profs se mettront à genoux pour implorer les parents qui éduquent pour certains encore leurs enfants de mettre leurs enfants dans le public tellement ces parents en bons consommateurs formatés eux aussi en ont marre de ces profs qui hurlent à la démission de ces parents irresponsables et par ailleurs acceptent tout et n'importe quoi de leurs formateurs pour niveller l'enseignement vers le bas...
on a les enfants qu'on mérite mais on a aussi les élèves qu'on mérite... bonne soirée
Ecrit par : P.M. | 20 juin 2006
Ca tourne à la foire d'empoigne ici...
JPB ne va plus reconnaître son blog - on dirait le village d'Astérix avec son poissonnier, son forgeron, son barbe et son druide ( je laisse à chacun le loisir de s'identifier au personnage dont il pense qu'il lui ressemble le plus ) .
A part ça, on ne parle plus du bac ni de la sélection à l'entrée des facs.
Ecrit par : Jérémy | 20 juin 2006
il y a toujours des gens pour colporter n'importe quelle contre-vérité, comme P. M. avec son définitif : "et les chiffres vous savez on leur fait dire tout ce qu'on veut, un statisticien vous le dirait !"
les chiffres (terme d'ailleurs inapproprié) ne disent JAMAIS rien : ce sont les bouches qui le font.
JPB : revenez, mettez de l'ordre svp
Ecrit par : Anne | 20 juin 2006
Une vraie question est posée avec le jugement rendu en faveur de Jérôme Charasse...on peut se demander qu'elles vont être les conséquences d'un telle jurisprudence sur le bac...
Ecrit par : P.M. | 20 juin 2006
Au sujet de l'affaire Charasse, le droit à l'éducation est inscrit dans la loi. Lorsque les professeurs sont absents, il est possible d'aller en justice. Bien entendu, la justice ne concerne que les riches. Les pauvres, eux, n'ont pas les moyens de se payer l'avocat.
Donc, si la pratique se généralise, ça veut dire qu'on va donner encore plus de moyens aux bons lycées des centre-villes ; moyens pris aux établissements des quartiers pauvres, dont les parents n'ont pas accès à la justice.
Ecrit par : Pierre-Henri | 20 juin 2006
J'espère que, sur ce blog qui parle de l'éducation de nos enfants, la personne qui en traite une autre de « minable » n'appartient pas à l'Éducation nationale.
Dommage que ce débat soit massacré par des propos injurieux. Quelle honte !
Souhaitons que nos enfants n'assistent pas à ces querelles stériles.
Ecrit par : sylvie | 20 juin 2006
Oh, et encore, "minable", c'est de la gnognote. Ca fait au moins trois heures que personne ne s'est traité de "nazi", de "milicien" ou de "khmer rouge" sur ce forum. C'est une soirée calme.
Ecrit par : pierre-Henri | 20 juin 2006
Petite précision : pas besoin d'avocat pour faire un recours au tribunal administratif (c'est même assez facile et les juges sont souvent moins pointilleux lorsqu'un simple particulier s'y essaie). Donc il conviendrait de nuancer un peu les discours définitifs sur la justice réservée aux riches etc.
Le jugement Charrasse n'est pas une première, l'Etat a plusieurs fois été condamné pour ne pas respecter le principe de continuité du service public.
Ecrit par : claude S | 20 juin 2006
P.M., Pierre-Henri, Atréïdes : un troll se cache-t-il parmi vous ? ( j'espère que tout le monde ici connait la définition du troll internaute, sinon à vous de chercher )
Echangez vos mails et réglez ça en privé - la vue du sang pourrait faire se pâmer les âmes sensibles de ce blog.
Ecrit par : Jérémy | 20 juin 2006
Claude S a écrit :
"il faut tout de même ajouter que nous travaillons 32 semaines par an"
Voilà qui en dit long sur l'auteur de cette ligne...
Un professeur qui se prend ses 20 semaines de vacances scolaires est un fumiste. Excusez la crudité de mon propos.
Nous devons - et c'est bien pour cela que nous avons du temps libre professionnel - sans cesse lire et relire pour les littéraires, sans cesse actualiser nos connaissance, sans cesse être à l'affût, être curieux pour les scientifiques.
Avec un autre collègue de SVT, nous étions dispensés, vendredi, de surveillance de bac : nous avons passé 4 jours (de jeudi soir à lundi) à bosser sur une collection d'insectes. Parcours dans toutes les forêts de l'est et du sud-est de la France. Lever à 6h00, coucher à 22h00 avec le Soleil, pour boucler le périple en 4 jours. A nos frais.
Voilà aussi ce que normalement un prof fait de ses vacances, ou des temps morts donnés pendant les examens. Ce n'est pas un boulot de bureaucrate anémique assis 8h00 par jour en respectant un horaire à la con.
J'aurais voulu traîner Ségolène dans la forêt de Haye, sur la côte de Moselle, infestée de tiques, avec ses toilettes de pétasse à 3000 euros et ses fragances coco-channel. On aurait rigolé ! On comprend qu'une mauviette pareille ne conçoit pas autrement la vie que 8h00 de présence par jour dans une le bureau d'un établissement de centre ville.
J'aurais voulu traîner toutes les tapettes en cravate, ces obsédées de la GRH et de la pointeuse, qui ont peur de toucher une larve de coléo, qui ne mettent jamais la main dans la glèbe, pour qui la vie se résume à des pauvres rapports de hiérarchie, de fric, d'assortiment des chemises avec les chaussettes, qui ne regardent jamais un paysage en dehors de leurs autoroutes à péages où tous les culs s'entassent au même endroit et au même moment, pour qui la "nature" ce sont les ignobles tuyas, les infâmes rhododendrons de leurs jardins de beaufs, bourrés d'antilimaces et de roundup pour tuer les plantes locales dont ils ne cherchent même pas à connaître les noms.
On les aurait traînés, ces dégénérés de technocrates, de force dans les forêts RTM alpines, avec 40° d'inclinaison, obligés de revenir en sueur, maculés de terre sur leur costards et leur chemise blanche de bobos édulcorés, se plaignant de la chaleur, exigeant un hôtel de luxe plutôt que notre tente, demandant à se faire payer leur dimanche et les repas, comptant leurs repas au restaurant dans leur temps de travail plutôt que de tater à nos sandwichs.
On leur aurait imposé une marche forcée dans l'Argonne, à se faire bouffer par les tiques, à subir le poids de l'argile qui doublerait l'épaisseur de leurs godasses à 1000 euros.
En fait, je me demande si en URSS ils avaient complètement tort : envoyer tous ces petits roquets étroits en Sibérie se faire sucer par les moustiques, ça les rééduquerait un peu.
Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 20 juin 2006
Totalement d'accord avec Dumouch. Beaucoup de salariés du privé ne comprenne pas (parce qu'ils ne l'ont pas constaté) la quantité de travail que demande une préparation de cours et de se tenir au courant.
Ceci dit, ce qui nous perdra c'est que dans ce job Dumouch est autant valorisé que son collègue fumiste qui fait apprendre du Diam's à ses classes ou organise des vidéoprojections de films anglo-saxons neuneus...
Notre fin viendra de notre incapacité à séparer le bon grain de l'ivraie...
Ecrit par : Le Rhéteur | 20 juin 2006
Sur la bataille privé/public, je serai très clair : les prof qui se plaignent n'ont qu'à aller voir dans cet eldorado du privé. C'est si simple de trouver un boulot après avoir suivi des études qui ne mènent à rien, qu'ils verront quel accueil les attend.
Quant à ceux du privé qui envient ces "salauds de profs", qu'ils essaient d'accepter les bassesses de notre administration, de supporter des classes surchargées, de bosser pendant leurs vacances (certains le font aussi) etc.
Je vous renvoie dos à dos. En ce qui me concerne, j'ai passé une douzaine d'années dans le secteur privé. J'ai quitté mon poste d'ingénieur par dégoût de mon ancien métier et par vocation vers celui d'enseignant.
J'y ai perdu entre 300 et 400€ par mois, ce qui n'est pas négligeable, mais j'y ai gagné la sécurité du travail, ce qui actuellement n'a pas de prix. Et c'est d'ailleurs uniquement grâce à cela que j'ai enfin pu faire construire notre maison, ce qui n'a JAMAIS été possible, malgré un salaire plus élevé, en 12 ans de privé.
Quant aux horaires, s'ils sont lourds dans le privé, j'apprécie la souplesse de mon emploi du temps actuel qui me permet de m'organiser comme je veux. Effectivement, en période scolaire, je bosse comme un malade et TOUS les jours. Mais j'ai les vacances pour me reposer (même si une partie est consacrée aussi à diverses tâches administratives et de préparation).
Globalement, les heures que je fais sont équivalentes entre avant et maintenant, mais réparties d'une façon totalement différente qui ne permet pas la comparaison. Je préfère quoiqu'il en soit ma situation actuelle.
Chacun voit midi à sa porte. Si c'est un salaire élevé qu'on souhaite, alors, il ne faut pas viser l'enseignement, c'est évident. Mais il faut savoir que du jour au lendemain, tout peut prendre fin dans le privé.
En ce qui concerne le salaire, j'entends bon nombre de professeurs qui se plaignent de la faible rémunération en début de carrière. A ceux là, je leur propose d'étudier ce qui se passe en début de carrière à présent à niveau égal d'études (je parle pour un prof des écoles), c'est-à-dire BAC+3. (et que les prof arrêtent de prétendre qu'avec l'IUFM ils peuvent prétendre à un BAC +5 ! L'année de PE1 n'est qu'optionnelle et à partir de PE2, on touche un salaire, on n'est donc plus étudiant). Dans le privé, il est quasiment impossible de trouver un métier qui corresponde à ce niveau d'étude et lorsque c'est le cas, on doit souvent commencer par des boulots de merde, payés un pourcentage du SMIC, sous prétexte qu'un stagiaire ou débutant que l'on forme n'est pas pleinement opérationnel.
J'ai fait mon calcul... Si j'avais commencé après mon BAC +3, directement l'IUFM sur quinze ans, j'aurais gagné autant que dans le privé sur la même période (2 ans de contrat de qualif pour commencer payé 65% du SMIC, puis une lente ascension, avant d'atteindre le statut d'ingénieur, ce que je ne suis pas à la base), mais avec des conditions pas franchement top et l'éternelle épée de Damoclès au-dessus de la tête que constitue la peur du chômage.
J'ai vu des collègues débutants (première année d'enseignement) acheter un appart' ou une maison. Des salariés du privé ont-ils beaucoup d'exemples de jeunes salariés diplomés BAC +3 être capables de trouver une banque qui accepterait de prendre un tel risque pour eux ?
Si c'est le choix d'un métier qui guide votre orientation professionnelle, votre métier est le plus beau du monde, quel qu'il soit.
A l'heure du choix, chacun est libre.
Ecrit par : Sionac'h | 20 juin 2006
Les enseignants ne doivent-ils pas montrer l'exemple, de part l'exposition que confère leur métier (et pas seulement aux élèves, à leurs parents également) ? C'est pour cela qu'un prof doit être encore plus assidu à son travail que n'importe quelle personne travaillant dans le privé ou bien même dans le public. Comment on peut demander à un jeune de ne pas être tire-au-flanc si on n'est pas - quasiment - irréprochable ?
Enfin bon, il est désormais de notoriété publique que les "profs" ont encore de la marge niveau absentéisme, donc on peut dormir sur nos deux oreilles pour un bout de temps.
Ecrit par : Pierrick | 20 juin 2006
On ne peut pas blâmer non plus constamment certains enseignants qui n'ont d'autres choix que de se faire porter pâles.
Je vous donne deux exemples fort similaires.
Dans une école où travaillait ma femme, un enseignant souhaitait obtenir un mi-temps thérapeutique. Le pauvre était quand même en attente d'une greffe de poumons ! Refusé ! Il ne demandait pas à arrêter son travail, simplement la possibilité d'en faire moins !
Dans mon école, une collègue hémiplégique demandait la même chose. Cela lui a été accordé... pour la durée maximale non renouvelable (1 an, je crois).
Elle fait preuve d'un courage admirable qui force l'admiration de tous. A son grand regret, l'obtention de ce mi-temps n'était déjà possible qu'à condition d'avoir été auparavant en arrêt longue maladie, ce qu'elle ne souhaitait pas !
Par ailleurs, on prétend favoriser l'insersion des handicapés, mais quel est ce système de merde qui ne permet à des personnes handicapées, suite à un accident, de travailler dans des conditions favorables à leur épanouissement (un simple mi-temps) que pour une durée déterminée ! Le voeux le plus cher de ma collègue serait pourtant de retrouver l'usage de sa moitié de corps qu'elle ne pourra hélas plus jamais contrôler correctement.
Ecrit par : Sionac'h | 20 juin 2006
Haro sur le Bac !
C'était le titre du jour ;) pas haro sur les fonctionnaires ou haro sur le privé...
En hist-géo, des sujets 2006 invitant à la paraphrase ou au délayage car certains sont infaisables pour des gens de 18 ans. Un grand classique, c'est ce qu'on appelle de la démagogie. Ou du "prépostérisme" : faire d'abord ce que ne peut faire qu'après (ou du complexe vers le mur, merci Toto) zèle ostentatoire de certains collègues et inspecteurs à présenter des sujets dignes du 3e cycle pour faire les beaux... mais à corriger avec indulgence, of course.
En tout cas, j'ai demandé à ne pas corriger le bac cette année, sans y croire une seconde, et j'ai eu satisfaction... Trouille de bureaucrates se méfiant de telles demandes : et si le correcteur mettait les notes correspondant au niveau des copies pour démontrer son manque d'enthousiasme envers les consignes officielles ;)
Un autre bac est-il possible ?
Ecrit par : Lariba | 21 juin 2006
Stop, stop, stop.
Franchement ce blog devient un lieu d'échange de querelles intestines.
Moi je procède de cette facon, moi la littérature...(référence),
peu de maths, peu de parents (je pense qu'ils sont comme moi, ils en ont assez), la gauche, la droite, le public, le privé, imbéciles, incultes...
L'enseignement est un sujet primordial et on en arrive à tout et n'importe quoi.
Il y a beaucoup de témoignages intéressants, mais beaucoup de dérives.
On est tous là, car l'Education Nationale n'est plus ce qu'elle était.
Il me semble que le sujet du blog est le Bac.
Et surtout d'élaborer un échange constructif concernant l'école (fondamentaux, enfants, collégiens, lycéens et étudiants).
Mais rien, que des critiques et de la nostalgie.
Points importants :
1 - La transmission des fondamentaux de la maternelle au bac
2 - Le Bac
3 - L'orientation
4 - L'université
5 - L'IUFM
6 - Fonction et salaire des enseignants
7 - L'autorité et le respect
Je comprends la colère de Rodolphe Dumouch, mais cher Monsieur, il faut vous rassurer, beaucoup de parents d'élèves savent très souvent qui est un bon professeur et qui ne l'est pas. Le constat est rapide.
Vous n'éviterez pas l'amalgame, et c'est vraiment dommage pour ceux qui comme vous, s'investissent totalement dans leur mission d'enseignement. Mais ne faites pas comme eux, ne faites pas d'amalgame en ce qui concerne le privé.
Il y a des bons et des mauvais partout.
C'est vraiment pour cela qu'il faudrait une évaluation des enseignants, et pas avec un petit inspecteur d'académie, qui se prend pour Dieu et qui n'a pas l'envie ou le temps d'analyser correctement le parcours et l'investissement personnel de chacun.
De plus, une grille des salaires, avec primes associées, pour celui qui tire réellement ses élèves vers le haut et qui obtient des résultats. Avec une reconnaissance de chaque matière enseignée.
Une gestion du personnel comme dans le privé. Et que vous aimiez les DRH ou pas, c'est tout de même un filtre.
Car le constat aujourd'hui est : l'Education Nationale n'a plus d'objectifs.
Hormis, niveller par le bas, conduire des enfants au Bac, pour les parquer ensuite (pour certains) en fac, où après 1 ou 2 an l'écrémage naturel se fait tout doucement.
Quelle société privée travaille sans objectifs et sans résultats, je n'en connait pas. Autrement c'est la faillite.
Il est donc inévitable, que la colère gronde du côté des parents. Les 3/4 ne connaissent pas les programmes, où ce qu'ils sont malheureusement devenus.
Que veulent les parents : du résultat:
S'il n'y en a pas, c'est tout simplement la faute de l'école, parce que "on avait confiance".
Alors, à tous ceux qui sont conscients que l'école sera bientôt en voie de disparition, ou à tous ceux qui prendront le risque d'y laisser leurs enfants : EXPLIQUONS sans animosité.
1 OUI il y a des enseignants qui sont professionnels
2 OUI il y a des enseignants qui sont incompétents
3 La différence des programmes
4 Ce que l'on enseigne à l'IUFM et qui rend ignare nos enfants
5 Expliquons pourquoi le Privé a plus de succès que le public
6 Expliquons ce qu'était l'école de la République et qui ne l'est plus aujourd'hui.
De plus, il n'y a pas que SAUVER les lettres, il faut sauver les maths, l'histoire-géo, les sciences..... et surtout SAUVER les enfants pour l'avenir de notre pays.
A travers tout cela, SAUVER l'Ecole.
Je ne fais pas de morale, je veux simplement dire qu'en cas de conflits graves, il y a souvent une union qui fait que l'on peut mettre de côté toutes ses convictions personnelles et avancer ensemble.
Ce blog va finir par être un défouloir et seulement une prise de température pour un futur livre de JPH.
Ecrit par : Carole | 21 juin 2006
Pour ceux qui qui s'étonneraient de ma colère hier, je vous propose de lire les textes suivants je me suis contenté de remplacé prof ou fonctionnaire par arabe, absentéiste et autres joyeusetés anti-profs par d'autres préjugés anti-arabes.
J'espère que vous serez choqués comme j'ai pu l'être, et que vous n'oublierez pas qui a écrit les messages originaux:
avant de critiquer un jugement qui peut heureusement faire acte sur les vols répétés et inadmissibles de certains Arabes car des délinquants il y en a dans le peuple arabe!!! et ce sont des grands spécialistes du vol à l'étalage...Ne trouvez vous pas étrange que ce soit toujours les mêmes qui soient voleurs alors que d'autres ne le sont presque jamais? j'en ai connu une et je lui rend hommage qui faisait encore du couscous pour ses voisins sur son lit d'hôpital la veille de son décès...il y en a d'autres que le moindre portable conduit à voler et ceci impunément alors tant mieux qu'un jeune blanc se soit servi de son nom pour mettre en évidence cet état de fait très caractéristique du peuple arabe! [...]Quand j'étais jeune , je me souviens que lorsqu'on nous donnait la liste des arabes du coin en début d'année nous savions déjà à quels moments nous aurions des vols car les voleurs étaient de notoriété publiques!
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et le plus gros problème est bien que dans la majorité des cas les Arabess ignorent tout des conditions de travail de ceux de race blanche... ils n'y ont jamais (à part quelques exceptions: justement les cinquantenaires lourdés parce que trop vieux)mis les pieds... quand aux allocations de misère de 1500 euros laisser moi pleurer, je trouve cela bien cher payé quand on connait le niveau d'incompétences de celui qui sort de sa banlieue...à niveau égal , dans la race blanche si vous décrochez un stage (non rémunéré de surccroît) vous êtes content!
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Confidences d'une amie secretaire administrative dans une prison: elle a pour ordre de ne pas transmettre les arrêts de moins de 5 jours(quand on sait que des arabes ont leurs travail de balayeur groupés parfois sur 3 jours...) cela engendrerait trop de tracasseries administratives et 3 jours(puisque les 3 premiers joiurs d'arrêt sont pour votre pomme!) en moins sur 5 ce serait trop lourd à assumer moralement pour le pôv reubeu...alors les stats sur les vols des arabes vous me permettrez de les mettre en doute...dans la race blanche on ne vous fait pas ce cadeau...ayez la très mauvaise fois de dire que c'est faux et de mettre en doute la parole d'une personne qui a plus de trente ans de carrière dans l'administration pénitentiaire...
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Au-delà des chiffres peu signifiants des stats des vols du peuple arabe (merci PM de le rappeler), il faut tout de même ajouter que les Arabes font 3,2 gosses : il serait tout de même dramatique que leurs pourcentages soient inférieurs à ceux des autres races qui ont généreusement 1,7 gosses !
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Les Arabes ne doivent-ils pas montrer l'exemple, de part l'exposition que confère leur couleur de peau (et pas seulement aux enfants, à leurs voisins également) ? C'est pour cela qu'un Arabe doit être encore plus assidu à son travail que n'importe quelle personne travaillant de race blanche ou bien même de race jaune. Comment on peut demander à un jeune de banlieue de ne pas être tire-au-flanc si on n'est pas - quasiment - irréprochable ?
Enfin bon, il est désormais de notoriété publique que les "reubeus" ont encore de la marge niveau vol, donc on peut dormir sur nos deux oreilles pour un bout de temps.
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J'aurais pu faire la même chose avec juif, catholique, américain, belge, homme politique etc... Mais chaque époque à ses tabous et tolère mieux certaines discriminations, certains préjugés, et trouve certains propos innacceptables tout en acceptant les mêmes, juste en changeant la victime... C'est peut-être ça la discrimination positive pour certains ?
Ecrit par : Atréides | 21 juin 2006
Ah oui pour les mal-comprenants volontaires:
je ne traite pas les auteurs des messages originaux que j'ai modifiés (si peu) de racistes ou de lepenistes, je veux juste montrer l'effet que produisent leurs textes quand on fait partie du groupe concerné par des attaques de préjugés débiles.
Ecrit par : Atréides | 21 juin 2006
Les préjugés sont présents des 2 côtés Atréides.
J'en entends tous les jours de la part de mes collègues sur les salariés du privé. Ma belle-mère, ancienne directrice de primaire, comparait sa (triste !?) situation à celle de son frère, directeur technique d'une petite usine, en oubliant au passage que la situation de la plus grande partie des salariés du privé, n'a rien de comparable avec celle d'un directeur d'usine !
Récemment, à propos de la journée de solidarité, une collègue affirmait texto : "de toute façon, dans le privé, ils prennent TOUS, une journée de RTT", prenant exemple sur son mari, directeur d'une agence bancaire !
J'ai cru bon de lui expliquer la réalité des RTT, qui sont très variables d'une société à l'autre et qui, en tout état de cause, ont malheureusement peu amélioré la situation des salariés. Un copain me disait que sa hantise était qu'on l'oblige à prendre des RTT, car cela signifiait pour lui que tout le boulot devait être fini avant qu'il parte l'obligeant ainsi à augmenter fortement la cadence avant d'avoir un repos théoriquement prévu pour compenser la charge de travail habituelle.
C'est par méconnaissance pure et dure des avantages et inconvénients de chaque corps de métiers que de tels discours DE PART ET D'AUTRE sont tenus. C'est sans solution, autre que de recruter des fonctionnaires ayant un passé professionnel dans le privé ou favoriser le brassage des origines, ce dont ne sont pas favorables les IUFM, au passage. Je le tiens de Le Bris lui-même qui ne fut guère étonné des problèmes que j'ai rencontrés à l'IUFM face à certains inspecteurs qu'il connaît trop bien, et je l'ai aussi entendu de la part de formateur favorables à la création d'une filière spéciale pour le recrutement des professeurs, qui empêcherait toute reconversion telle que la mienne.
Evoluer en vase clos est dangereux. C'est un peu comme si les citoyens renonçaient à s'intéresser à la défense de leur pays et choississaient de la confier à des militaires de métier ! (on me signale à l'instant dans l'oreillette, qu'un certain président de la république aurait commis cette erreur (de plus) ! ^^)
Ecrit par : Sionac'h | 21 juin 2006
Sauf que je ne vois pas bien où j'ai exprimé des préjugés à l'encontre des personnes travaillant dans le privé.
Pour l'armée de métier, je ne suis pas d'accord avec vous.
On n'est plus au temps des bayonnettes.
L'armée a bien profité lors des années 80-90 des jeunes diplomés (je pense notamment en informatique) non pas pour défendre le pays mais pour faire les boulots qu'il aurait fallu payer bonbon sinon ( programmation, bases de données...)
Je ne crois pas qu'on ait envoyé beaucoup d'appelés sur le terrain pendant la guerre du golfe.
Et puis en cas d'attaque sur notre territoire, franchement je doute que les ex-appelés puissent aider à quoi que ce soit contre une invasion moderne.
Il faut rappeler aussi l'injustice qu'était ce service de 10 mois, où seulement 25% d'une classe d'age devait se rendre.
Bon, plutôt que d'éliminer totalement, on aurait pu faire passer à 100% le nombre de personnes devant y aller.
Ca pose d'autres soucis.
J'ai du mal à voir le problème de confier les taches spécialisés à des spécialistes (sous contrôle du vote populaire).
On aurait peut-être dû demander à Mozart de faire 10 ans de ping-pong avant de se lancer dans la musique ? Comme certains demandent qu'un professeur soit d'abord passé par le privé avant d'enseigner ? Souvent sous-entendu que les professeurs ne savent pas ce que c'est de travailler ni la vraie vie. Puisque chacun le sait, professeur n'est pas un vrai travail et ne permet pas de voir la vraie vie réelle.
Ben moi je demande qu'avant d'être parents les couples doivent d'abord faire 10 mois en tant qu'aides éducateurs dans des maternelles, écoles primaires, collèges. Avec examen et diplôme autorisant à procréer à la fin. (couple payé comme était payé le service national)
Ce jour-là, j'accepterai volontiers que l'on demande aux professeurs d'élargir leur horizon professionnel avant et après leur carrière d'enseignant. Allez, bingo, je suis même prêt à ce que les professeurs montrent l'exemple les premiers et que si on évalue au bout de quelques années que c'est effectivement un plus pour les élèves on applique ma proposition pour les parents.
A moins que parent ne soit pas une activité sérieuse méritant formation et préparation ? Mais ça, c'est pas moi qui le dirait.
Ecrit par : Atréides | 21 juin 2006
Je ne vous ai pas accusé d'avoir des préjugés.
En ce qui concerne l'armée, le SN était mal fichu et nécessitait une réforme, mais pas sa suppression.
Je suis anti militariste, mais officier de réserve, considérant qu'il n'est pas sain dans une démocratie de laisser les militaires entre eux. Il est certain que les appelés étaient mal payés pour ce qu'ils faisaient, mais pour pas mal d'entre eux, c'était néanmoins la seule fois où ils étaient confronté à un semblant d'autorité avant d'entrer dans la vie active et pour pas mal d'entre eux, l'armée leur permettait d'avoir une formation dans quelque chose (et qu'on arrête de dire : ah oui ? Quoi ? Déboucher les chiottes !?). Le simple fait de former des chauffeurs poids lourds a permis à pas mal de jeunes d'avoir un permis très onéreux.
Ecrit par : Sionac'h | 21 juin 2006
Bonjour,
Supprimer le bac? que nenni, déjà que le brevet ne vaut plus grand chose.
L'évaluation de l'orthographe au brevet, ha bon?
Dans certains cas, on découpe la phrase non en propositions ,mais en....(zut, je ne sais plus le mot exact, mon esprit fait de la résistance). Bref, par "morceaux" diront nous où on peut enlever dans cette portion, que 0,25 pt maximum. En tout cas, c'est ce qui se pratique dans mon académie.
La rédaction? Pas d'argumentation dans le but de présenter en paragraphes ses idées sur un sujet général où on raisonne en terme de cause et conséquence, puisque, dans le fond, il auront à rédiger une lettre, une suite de texte, un dialogue à peine argumentatif et encore...
L'analyse de texte? bof, on vérifie surtout qu'ils aient bien ingurgité un peu de linguistique, un peu de grammaire (seul moment où ils en font à bonne dose après avoir été affamés), soupoudré d'un peu de vocabulaire s'il reste de la place..... Surtout asserter une analyse déjà mâchée, donnée par le question. Alors expliquer une tournure de phrase problématique en s'aidant systématiquement du contexte pour donner sa réponse.....Savoir la repérer et trouver le mots pour les commenter. Ce qu'on faisait en 4° 3° il y a pfff...(souvenez-vous: "rempacez par un mot du même sens ou une expression de sens équivalent"...qu'a voulu dire l'auteur par....?") nous permettait d'arriver sereins au lycée.
En seconde, ils font des hypothèses de lecture à partir d'indices du texte. Vous allez rire (jaune), je ne comprends pas comment expliquer quelque chose qu'ils n'ont jamais fait: l'attention aux mots.
Résultat, je récolte des remarques de la part des profs de maths:"ils ne savent pas lire les consignes".
Alors j'ai sorti l'artillerie lourde, l'explication de texte.....THE explication sans aucune question, ni aucun vocabulaire (déïctiques, situation d'énonciation...) et ....horreur et damnation, que saint Patrick me patafiole, non seulement ils ne comprennent pas, mais une lecture fine, sur une phrase, avec un bon gros raisonnement absude qu'il faut décortiquer, plus aucun mot ne franchit leurs lèvres. Dieu sait que j'avais amené le sujet et les éléments culturel qu'il fallait pour cela....encéphalogramme plat. A quoi me raccrocher? le résumé de texte ayant disparu, l'attention aux mots et tournure de phrases, je peux toujours rêver. En attendant, je bricole, je bricole....
Alors, il serait temps que le bac ait une véritable valeur et pour cela, arrêtons de croire que 80% y arriveront. Mieux vaut un bon BEP qu'un mauvais bac, car en ce moment, il est bien mauvais. Et des possibilités de passer le bac avec des passerelles (Oui, mr JPB, je suis d'accord avec vous).
Le bac est aussi une sorte "d'épreuve du feu", il faut à des élèves mobiliser des opérations complexes, affonter des épreuves avec lesquelles ils seront seuls avec leurs doutes et leurs faiblesses....Il y a bien un moment ou un autre où on doit éprouver la dureté de son cuir (intellectuel).
Supprimer le bac? en l'état actuel des choses, ce serait bien malheureusement logique mais on ne supprimera pas cette escalade vers la veulerie et démagogie présentes dans les programmes. Ras-le-pompom des eunuques au pouvoir.... Dans mon envolée polémique, je détourne Montesquieu: "Le bac serait trop cher, si on continuait à le faire passer".....
Bonne journée à tous, je pars mâcher mes idées noires et faire de la mécanique: je vais bricoler un projet pour motiver les élèves qui, logiquement, prendront à coeur l'analyse d'un texte...oups, je m'égare, je vais monter une séquence.
Ecrit par : Ordrade | 21 juin 2006
Rectificatif:
"En seconde, ils font des hypothèses de lecture à partir d'indices du texte. Vous allez rire (jaune), je ne comprends pas comment je dois expliquer quelque chose qu'ils n'ont presque jamais pratiqué: l'attention aux mots."
Ecrit par : Ordrade | 21 juin 2006
Pour Sionac'h : "Je ne vous ai pas accusé d'avoir des préjugés."
Ok, veuillez me pardonner pour cette méprise.
Ecrit par : Atréides | 21 juin 2006
Carole:
"Il y a beaucoup de témoignages intéressants, mais beaucoup de dérives.
On est tous là, car l'Education Nationale n'est plus ce qu'elle était.
Il me semble que le sujet du blog est le Bac.
Et surtout d'élaborer un échange constructif concernant l'école (fondamentaux, enfants, collégiens, lycéens et étudiants).
Mais rien, que des critiques et de la nostalgie."
En relisant vôtre envoi et le mien, je ne peux que vous donner raison et prendre conscience de ma "nostalgie". Il y a des choses qui ont marché et donné le choix à tous, même les scientifiques, au bac de français..... Je ne tente pas de justifier ma nostalgie, seulement filtrer pour garder ce qui a marché, pour ma matière. Les autres, je ne sais pas....Quand aux autres niveaux, je fais de la fouille archéologique ;-) dans les vieilles instructions officielles et mes anciens profs/instits qui ont connu l'instruction publique....Comme on ne peut retourner non plus en arrière, j'ai la vague ambition que cette tradition qu'il m'ont transmise se donne au mieux maintenant, avec des éléments modernes et prendre le meilleur de la pédagoqie (je ne suis pas totalement contre...il y a des choses intéressantes, mais noyées dans l'excès)....Affaire à suivre.
Cordialement.
Ecrit par : Ordrade | 21 juin 2006
Eh bien, comme dit Jérémy, ça tourne à la foire d'empoigne sur ce fil. Et comme Sionac'h, je renvoie aussi les belligérants dos à dos.
Comme je redouble le stage IUFM, je ne vais pas expliquer en détail mon passé, car mon IPR chéri-adoré pourrait me reconnaître. En gros, avec 2 diplômes de niveau bac + 5, je n'ai connu en 12 ans que 15 mois d'emploi à temps plein dans le privé et 3 ans dans le public (hors enseignement), soit en gros 8 années financées par le chômage, le RMI et des activités d'enseignement certes passionnantes, mais dont le seul effet utile était de diminuer les allocations sociales du montant des honoraires ainsi perçus au-delà d'une grasse franchise de ... 500 francs par mois. Je passe rapidement sur les amabilités implicites proférées par l'IPR susdit eu égard à ce glorieux passé quant à mon aptitude à enseigner. Il est vrai que, demeuré que je suis, j'ai du mal à comprendre qu'enseigner aujourd'hui veut tout dire, sauf transmettre des connaissances.
Bref, il y a bien des avantages et des inconvénients dans les deux secteurs. Mais sans doute ai-je commis encore une grave erreur en obtenant l'agrégation sans être au préalable passé par les fourches caudines de l'IUFM, comme on me l'a bien fait sentir cette année.
Ecrit par : jojolapin | 21 juin 2006
Qu'on arrête donc de tirer sur les profs ! Comme partout, comme dans tous les métiers, il y a des gens qui font bien leur travail et d'autres pas, qui viennent même gravement malades parce qu'ils aiment leur métier ou qui s'arrêtent au moindre rhume : il y a des abus partout.
Si on nous envie nos périodes de congé et notre durée maximale de service (18h/semaine sans les heures sup, et ce 36 semaines/an), ce n'est que la partie émergée de l'iceberg : peu de gens voudraient se coltiner des "chérubins" peu civilisés comme certains le sont, avec une autorité de moins en moins affirmée dans tous les domaines, depuis la simple gestion de vie de classe jusqu'au conseils de classe, et des programmes absurdes, avec une volonté d'ambition mais en négligeant les bases (je suis prof de physique-chimie : en terminale, on leur fait établir des équations différentielles du second degré, mais comme ça ne se fait plus en maths, on en est réduit à leur balancer la solution-type qu'ils appliquent sans comprendre, et on pourrait faire la même remarque dans toutes les matières à tous les niveaux).
Alors moi je dis OUI à une réforme profonde de l'éducation nationale, à tous les niveaux, de la maternelle à l'IUFM, mais pas pour faire pire : l'école est là pour transmettre des savoirs, le bac, comme le brevet des collèges, doit sanctionner un niveau de connaissances et non pas être un exercice de style, et qu'on permette enfin aux profs de faire leur métier correctement et sereinement.
C'est à ce prix qu'on peut espérer sortir l'éducation nationale du marécage où elle s'enfonce un peu plus chaque année.
Ecrit par : julie | 21 juin 2006
bonsoir,
je suis un membre actif de cette jeunesse décérébrée ayant eu un bac au rabais (définition reposant sur vos discours stérils...). et voyant que chacun dans ce blog fait part à l'assemblée de son petit constat affligeant sur l'éducation, je vais faire de-même :
1- je pense que le problème d'éducation dans les petites classes est dû aux parents. je m'explique, lorsque le dialogue d'un gamin de 2 ans se résume à des onomatopées, c'est que les parents ont un léger problème de communication (à moins que se ne soit l'expression d'un manque cruel d'instruction...). de nos jours les parents préfèrent laisser leur rôle aux mains de "play station 2" et consort, ce qui, il faut bien l'avouer est moins fatiguant. mais à ce moment là, ne vous étonnez pas que les profs ne puissent pas tenir leur rôle car, pendant qu'ils perdent 2 heures à expliquer à nos chères têtes blondes qu'il ne faut pas colorier sa voisine en vert, même si le contrevenant en culotte courte est persuadé que cela lui irait mieux au teint, le dit prof ne peut apprendre à la classe de petits sauvages dont il a hérité, des valeurs un peu plus constructives...
2-il ne me semble pas judicieux de critiquer le travail des élèves car en lapidant le bac de la sorte vous critiquez tous les élèves, même ceux qui travaillent. vos propos sont insultants pour les jeunes qui veulent se donner la peine, ce n'est pas comme cela que vous allez les motiver et leur rebellion me semble humaine voire logique(il n'y a qu'à voir vos réactions lorsque l'on ose critiquer ces pauvres profs qui travaillent trop et gagnent si peu !)
3-vous critiquez les études supérieures, qui n'aboutissent à rien, mais vous êtes incapables d'épauler vos élèves prometteurs. je développe : j'ai eu un bac S spé physiques-chimie avec mention bien (18/20 en spé). de ce fait j'étais acceptée en école d'ingénieur spécialisé en chimie. lorsque mon père m'a coupé les vivres, aucun prof ne m'a conseillé et la seule réponse que j'ai eu est : dommage... je trouve cela révoltant.
donc certes, je vous le concède, l'éducation nationales part en sucette mais vous, les représentants de cette éducation, vous êtes devenus des bureaucrates sans âme préoccupé uniquement par leur petit confort personnel.
après cela, vous pouvez vous déchaîner sur la jeunesse !
Ecrit par : jeune branleuse | 21 juin 2006
Pour Christophe
CQFD, Christophe, j'espère que vous avez pris bonne note du témoignage de "Jeune branleuse"...
Si vous l'aviez manqué sur la note précédente, je vous fais un copier-coller de mon post:
" Quand je faisais allusion à des approfondissements, ce n'est pas tant entre terminale C et teminale S qui sont des réformes très "récentes" (5 à 10 ans environ, me semble-t-il), mais je considérais la période des 30 dernières années (seulement, ne connaissant pas extactement les contenus des années 70/80, ni ceux d'aujourd'hui, je ne peux l'affirmer!)
j'en profite pour préciser que, si ma remarque s'avérait exacte, le système actuel est même inégalitaire pour les meilleurs, car la dévaluation générale du BAC engendrée par les objectifs statistiques de réussite fait perdre tout le bénéfice du travail fourni par ces bons élèves en les rabaissant injustement et en les fondants dans une masse incipide de favorisés sur l'autel de l'apparence.
L'impact psychologique sur ces élèves est d'ailleurs important puisqu'ils ont l'impression d'être visée intellectuellement quand ils entendent que le BAC a été dévalorisé, alors que nous savons tous qu'ils auraient eu le BAC de toute façon, et que ce n'est en rien leurs compétences propres qui sont remises en cause.
Ce qui m'amène à un paradoxe des IUFMs:
Abat l'humiliation des élèves! Il faut évité de les rabaisser, des les humilier, nous rabachent les nouveaux pédagogues!?!?!?
Mais finalement, ça s'appelle comment, cette noyade du mérite, pour les bons élèves??? De l'humiliation aussi, à mon avis! "
Et après, vous direz que les IUFMs ne veulent pas humilier les élèves, et que toutes les réformes vont dans ce sens...
Désolé!!!...
Pour Atréides et P.M.
Je rejoins d'autres participants pour renvoyer dos à dos le public et le privé:
Les 2 ne sont en rien comparables... Je pense que le professeur de ZEP n'a rien à envier au smicard à la chaine dans une usine quelconque: 8 heures de chaine doivent fatiguer autant que 3 à 5 heures d'élèves "agités"!! Quant au salaire, je pense que le SMICard de l'usine tourne à +/- 1100€ avec le risque du chômage. Pour ma part, il sont aussi méritant l'un que l'autre, et ils apportent tous 2, à leur niveau, quelque chose à notre société!
Quant aux enseignants, les horaires "en classes" ne veulent absolument rien dire, un enseignant devant théoriquement préparer ses cours, corriger les copies de ses élèves, se maintenir à niveau et proposer des "supports" de cours par un investissement personnel, ce qui suppose de travailler aussi hors des classes, et bien souvent au domicile également.
Alors, à quoi bon s'auto-fustiger les uns les autres, alors que l'un dans l'autre, les situations sont tellement incomparables et paradoxalement si similaires (39 en usine, en manutention ou en bureau par semaine pour le privé, ou 10, 15, voire 18 heures de cours par semaine + tout le travail à domicile et l'investissement personnel pour l'enseignant: c'est du kif à l'arrivée!!!)
Et pendant ce temps, les "spectateurs" ont l'impression que ce pugilat, à la fois puéril et stérile, n'est qu'une preuve supplémentaire que votre priorité n'est pas l'E.N. et nos chérubins, mais vos propres querelles de clocher (alors que ce n'est pas le cas, pour avoir lu vos interventions sur les autres notes de ce blog!). Alors reprenez-vous, de grâce, et avançons sur le sujet qui nous intéresse vraiment ici!!!
Et n'hésitez pas à prendre un peu de recul pour réagir plus modéremment aux éventuelles attaques: La colère n'est jamais bonne conseillère, et vous risquez de desservir la cause pour laquelle vous vous battez (avec JPB, et nous!). Il n'y a qu'à voir l'intervention de cette demoiselle que j'ai déjà citée à Christophe...
Bien amicalement.
Ecrit par : Yvon GOUGIS | 22 juin 2006
Quant aux salaires, rien de transcendant ni chez les uns, ni chez les autres... Mais c'est malheureusement la France qui veut ça et aucun travailleur plublic ou privé n'en est responsable (il ne faut pas regarder dans l'assiette du voisin parce qu'il a 20g de viande en plus, alors que l'on a 50g de légumes en plus dans la sienne, celà ne rime à rien... Au pire, si l'un et l'autre sont d'accord, il suffit d'échanger, et non se battre pour une différence si anodine!)
Si vous voulez gagner du pognon, allez plutôt voir à l'étranger... vous aurez plus de chance de mieux gagner votre vie! Néanmoins, vous aurez peut-être aussi beaucoup moins d'avantages sociaux (même s'ils se réduisent comme peau de chagrin chez nous...). Je pense que Sandra WAGNER, si elle a eu son emploi en Suisse, pourra nous renseigner exactement sur la question, lors de sa prochaine intervention!
Pour l'affaire Charasse, je trouve cette condamnation dommage, et elle n'a de sens que par l'importance du nom de la "pauvre victime":
Si tous les élèves de cette classe avaient une des notes inférieures à 8, il aurait été naturel de considérer l'absence du professeur comme facteur initial de cette déroute générale. Mais dans ce cas précis, certains élèves ont réussi à obtenir la moyenne, ce qui sous-entend que l'objectif était possible avec un peu de travail personnel, et là, on n'est plus dans la responsabilité du professeur, mais dans la fainéantise de l'élève, principal responsable de son propre échec, même si l'absence de son professeur a pu être un facteur aggravant!
Il est ensuite facile, parce que l'on a un NOM et les appuis et connaissances qui vont bien, de se placer en victime devant un tribunal.
Et je trouve tout aussi pitoyable que la justice cautionne ce genre d'action en acceptant de donner raison à l'élève, de créer une jurisprudence qui pourrait devenir une plaie ouverte pour l'Education Nationale!!
On sait tous qu'il y a des abus partout, tant dans le privé que dans le plublic, en matière de santé et d'arrêts, mais ce n'était pas la bonne solution de mettre le doigt dessus avec une décision de justice de la sorte, le seul risque de cette jurisprudence est tout simplement la gangrène de l'institution par des actions diverses et variées qui vont plomber les finances de l'E.N (qui n'avait pas besoin de celà, vu le budget!!!), dès qu'un gamin n'aura pas la note qu'il souhaitait.
Ecrit par : Yvon GOUGIS | 22 juin 2006
je vais tenter d'avoir un discours constructif.
pour ma part la solution la plus viable en ce qui concerne la scolarisation est de refondre entièrement le système en ne considérant que les élèves.
il faudrait établir un avancement au mérite pour chaque élève grâce à des bourses quelques soit la situation familiale de l'élève (que ses parents soit au smic ou à l'élysée!).
en effet, de cette façon les élèves serait responsabilisés car ils tiendraient vraiment les rênes de leur avenir.
ainsi l'environnement social ne serait plus une barrière.cela éviterait également de dépenser des fortunes pour de sinistres crétins tenus à bout de bras par leurs parents dans des études supérieures. par ce biais l'éducation nationale ferait des économies non négligeables et cela rétablirait réellement l'égalité des chances ; contrairement à cette mascarade de "discrimination positive" où des idiots rentrant dans les "clous" des assistantes sociales se retrouvent parachutés dans des écoles où le nombre de place est limitée et donc qui empêche des éléments prometteurs de s'inscrire!...
en ce qui concerne le bac 4 solutions :
1- bac en évaluation continu : cela me paraît impossible car il y aurait autant de bac et de niveau que d'établissement (je ne pense pas que le bac passé ainsi dans une zep aura le même statut que celui passé dans un grand lycée parisien..)
2- bac en évaluation semi-continu sur le modèle du brevet des collèges : cela aurait l'avantage de limiter l'absentéisme de certains élèves en marge de l'éducation, mais à ce moment là quelles seraient les épreuves écrites, c-a-d quelles seraient les matières "royales"
3- revalorisation du bac actuel
4- abandon du concept même de bac mais quel serait le sésame pour les études supérieures ?
Ecrit par : jeune branleuse | 22 juin 2006
Pour "Jeune branleuse" - une occupation qui en vaut bien d'autres...
Ce que vous dites du fait que l'on mélange dans les commentaires les jeunes qui travaillent effectivement et les autres tient à ce que les structures actuelles ne favorisent en rien l'évaluation du vrai travail. Plus rien n'encourage aujourd'hui un "bon" élève à le rester, puisqu'il arrivera quand même - sinon la perspective d'une entrée en classes prépas, ou quelqu'autre formation "d'élite" - et combien de jeunes arrivent à bosser aujourd'hui sur une simple "perspective" ?
Je crois fermement par ailleurs que l'on va vers une distribution du Bac sur le modèle BEPC, parce que l'on glisse vers une régionalisation des examens. Et vous avez raison : chaque établissement aura à coeur d'avoir les meilleurs résultats, en truandant ses moyennes. Du coup, on s'achemine vers des concours d'entrée dans toutes les formationssupérieures.
Et on donnera le Bac en panachant les matières "nobles", comme vous dites, avec toutes sortes d'options qui permettront à tout un chacun de s'y retrouver.
Je propose par ailleurs dans A bonne école un système de bourses au mérite, afin de distinguer les élèves vraiment capables - à tous niveaux.
Mais il paraît que ce n'est pas démocratique...
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 juin 2006
"1- je pense que le problème d'éducation dans les petites classes est dû aux parents"
que fais-tu des enfants qui ont des parents qui ne parlent pas français...
"je vais tenter d'avoir un discours constructif." mdr
Je ne lis pas le reste de ta "prose" de branleuse, tu me fais gerber.
Asterix tu es bien trop doux (tout à ton honneur) avec cette naine du clito.
Ecrit par : toto | 22 juin 2006
Pour Jeremy.
Je vous approuve, mais c'est pas un "barbe", c'est un "barde".
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 juin 2006
Pour jeune branleuse.
Mademoiselle,
vous avez raison les parents trouvent facile de tout laisser "pisser" avec les enfants et effectivement les instits ne sont pas là pour recoller les bouts en classe. Mais au départ ce sont ces parents qui ont pleurniché pour que l'EN fasse ce travail, elle doit maintenant faire un "citoyen", lui torcher le nez, lui apprendre a être propre, a savoir chez qui pleurer quand enfant pas content etc... Et oui vous avez raison quand vous dite que ce n'est pas aux profs, instits etc, de faire du social. Car c'est comme cela que l'on dit. Alors de quoi vous plaigniez-vous ? Pourquoi vos profs de terminale auraient-ils dû gérer a votre place vos problèmes avec Papa ??? Vous étiez une grande fille, vous pouviez trouver un service social quelconque qui vous aurait indiqué comment demander une bourse, l'administration de votre lycée pouvait même vous renseigner. Alors pourquoi ne pas avoir fait de démarches par vous même ? Tout ce que vos profs pouvaient faire c'est constater votre discours, ils n'allaient quand même pas vous subventionner ! Il est un peu facile de toujours s'en prendre aux autres quand on ne veut pas faire soi même. En attendant j'espère que vous suivez les études que vous voulez.
Léopoldine
Ecrit par : leopoldine | 22 juin 2006
Je constate que beaucoup d'intervenants de ce blog, font part de leur témoignage perso, s'envoient des noms délicats au visage etc. Cela est dès plus enrichissant, certes, mais pas très constructif. Ne serait-il pas temps pour nous tous, de prouver aux cornichons des IUFM et aux différents partis Politique que nous existons et que nous ne sommes pas les adeptes d'une secte, qui parlons dans notre coin. Mais que tous , représentons une vraie force qui réclame un vrai changement ? Peut-être est-ce autour de cette idée que nous devrions tous réfléchir ? Le constat est fait, réagissons !
Léopoldine
Ecrit par : leopoldine | 22 juin 2006
Pour faire l'union entre vous, du moins je l'espère, je vous envoie ce texte d'un des pires gourous de l'EN, puisqu'il fait la pluie et le beau temps depuis des décades, je veux parler de l'inoxydable, indéboulonnable, inéfable, sirupeux Meirieu. Choisissez vos ennemis, au lieu de vous envoyer des noms d'oiseaux.
Cordialement.
Anne-Marie Valette.
Petit problème pour matheux.
'Le niveau général ne cesse de monter, et en même temps, le niveau que les professeurs constatent dans leurs classes ne cesse de baisser!C'est pourtant une évidence arithmétique indiscutable! Prenons, pour nous en convaincre, un exemple arbitraire parmi d'autres. En 1960, moins de 10% de la tranche d'âge des jeunes de 15-16 ans sont en classe de Seconde de Lycée.Ce sont pour la plupart des jeunes issus des classes moyennes et supérieures. Bien entourés, bien dirigés, ces élèves ont un bon niveau en orthographe, savent rédiger un texte correctement, et obtiennent une moyenne de 12/20 en dissertation de français...Quarante- cinq ans plus tard, plus de 70 % de la même tranche d'âge est en Seconde : issus de milieux sociaux et culturels bien plus diversifiés, sans doute plus inégalement suivis par leurs familles et moins systématiquement stimulés par leur environnement, ils n'obtiennent, sur la même dissertation, qu'une moyenne de 8/20...Le niveau des jeunes Français a-t-il vraiment baissé?
Petit calcul . En 1960, un élève de Seconde a, en moyenne, 12/20 à sa dissertation; donnons aux autres une note forfaitaire, pour le papier et le temps passé, de 2/20 : la moyenne de la tranche d'âge est de 3/20. Aujourd'hui, avec les mêmes modes de calcul, la moyenne de la
même tranche d'âge sur le même exercice est de 6,2/20 : elle a plus que doublé! Hausse spectaculaire du niveau général, tandis que le professeur de seconde voit, lui, les résultats de sa classe baisser de 4 points! Dans le
même temps, le nombre d'élèves ayant 12 et plus a augmenté, mais ces élèves sont proportionnellement moins nombreux que jadis!
Reste évidemment la seule vraie question : comment faire pour que l'accès aux études s'accompagne d'une hausse correspondante du niveau des élèves qui y accèdent? Comment transformer 'la démocratisation de l'accès' en 'démocratisation de la réussite'? C'est évidemment affaire de pédagogie.'
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 juin 2006
"Qu'on arrête donc de tirer sur les profs ! " d'accord
"Qu'on arrête donc de tirer sur les parents/grandparents ! " aussi
"Qu'on arrête donc de tirer sur les enfants ! " svp
Ecrit par : toto | 22 juin 2006
Puis-je tirer sur les méthodes et leur con.cepteurs ?
petit poucet
ribampôbelle
Ratus
justine&compagnie...
et toutes les saloperies de merde de méthodes qui vont du complexe vers moi/lemur.
Ecrit par : toto | 22 juin 2006
"Je propose par ailleurs dans A bonne école un système de bourses au mérite, afin de distinguer les élèves vraiment capables - à tous niveaux.
Mais il paraît que ce n'est pas démocratique..."
it's a good idea, but:
avec les bonnes méthodes ils vont tous avoir 20/20, ça va nous coûter un paquet de brousoufs :)
Ecrit par : toto | 22 juin 2006
Yvon, merci de penser à moi (rires) je vais donc me faire le plaisir d'y apporter mon petit témoignage de mes entretiens suisses :
En fait j'en ai plusieurs, répartis sur l'ensemble de la semaine, 5 en entreprises et 5 en cabinets de recrutement. Salaire moyen entre 3500 et 4000 euros net mais en sachant que le coût de la vie à Genève est plus élevé qu'à Paris d'autant plus que les prestations sociales (maladie, maternité, prévoyance) vous les assumez personnellement en souscrivant des contrats d'assurance au sein de compagnies privées. (environ 200 à 300 euros si vous cumulez le tout). Mes entretiens sur Genève se sont très bien déroulés et d'ailleurs une compagnie d'assurance justement est prête à m'embaucher. La seule chose qui me dérange c'est que c'est un poste d'employée basique avec peu de perspectives.....Sinon chez Bouygues Contruction, poste eminemment intéressant et j'espère sincèrement que cet entretien-là aboutira en ma faveur (en attente donc...)
Quant à la fameuse multinationale automobile suisse, je chantais au début des louanges eh bien j'ai très rapidement déchantée lorsque je suis arrivée sur place.
En effet, je devais d'abord me rendre en cabinet de recrutement à Besançon. Au total 5 heures de route j'étais arrivée 2 jours avant puisque je menais ces fameux autres entretiens sur Genève, et Bâle, ville située en Suisse Allémanique.
Lorsque je suis donc arrivée au cabinet de recrutement, il y avait déjà des problèmes de compréhension au niveau du planning de la journée : pour le cabinet je devais partir en Suisse le matin alors c'était prévu pour l'après-midi. Conclusion, pas de consultant pour me recevoir, j'ai poirotté jusqu'à 14 heures pour espérer un entretien et parallèlement à cela j'ai subi une batterie de test, même d'astrologie et de graphologie parce que soit disant l'entreprise suisse ne veut surtout pas prendre de risques....
Pour le cabinet, cette société helvète est son plus gros client depuis des années donc à mon avis si on peut faire monter l'addition au niveau de la facture et surtout grossir le chiffre d'affaires on ne se gêne pas !
Par la suite vers 15 heures je suis donc partie sur la Suisse rencontrer le DRH de cette fameuse entreprise : j'ai roulé 3 heures à travers le Jura Suisse, petites routes de campagne sous un soleil de plomb...Pour finalement tenez vous bien 5 minutes de visite même pas !!! Monsieur le DRH devait aller chercher sa fille à l'école, il est parti et moi je pouvais retourner à l'hôtel !
Je veux bien admettre que je suis arrivée plus tard que prévu compte tenu de l'incompréhension en terme de timing mais dans l'absolu je n'en suis pas responsable et en sus j'admet difficilement ce type de comportement surtout lorsqu'une société m'appelle 15 jours avant pour fixer un rdv !
J'ai donc touché l'indemnité pour le déplacement mais je suis partie furieuse et simplement écoeurée !
Il me semble qu'en terme de savoir-vivre, en Suisse comme en France ou ailleurs, certaines entreprises ont encore beaucoup de choses à apprendre....
Ecrit par : Sandra WAGNER | 22 juin 2006
Excusez-moi, Léopoldine, mais vous reprochez aux gens de s'envoyer des "noms délicats au visage"... Et vous parlez vous-même de "cornichons". Quoique j'apprécie beaucoup ce légume, je n'ai pas l'impression qu'employé comme qualificatif pour désigner des gens, il soit un exemple de délicatesse...
Toto, vous avez prouvé une fois de plus, dans votre commentaire odieux contre "jeune branleuse", que vous étiez vraiment quelqu'un d'infect. Mais vous êtes coutumier de l'insulte qui remplace l'argumentation. (Quand elle parle de la responsabilité des parents concernant beaucoup de dysfonctionnement éducatifs avant l'entrée à l'école, et de la playstation et autres débilités, je trouve que c'est relativement bien vu. Les enseignants ont assez de mal à essayer d'instruire les élèves sans avoir à pallier cette absence d'éducation fréquente à la maison). Alors, essayez de lui répondre en faisant valoir vos arguments, si vous en avez! Je pense que lui faire valoir les mérites de "léo et léa" sera un peu court!
Ecrit par : christophe sibille | 22 juin 2006
cricri nain d'la couille !
Ecrit par : toto | 22 juin 2006
ouam j'en connais un qui a joué à la playstation durant son enfance. today il est ingénieur ET hyper compétant + hypra sympathique , c'est pas ton cas "spice de counnasse".
Ecrit par : toto | 22 juin 2006
"Alors, essayez de lui répondre en faisant valoir vos arguments, "
je n'argumente pas avec les nains de jardin MOI,pas de temps à perdre. Je les insulte ça me fait du bien.
Ecrit par : toto | 22 juin 2006
Vous avez raison, toto. C'est cela qui va vraiment faire avancer les choses!
Ecrit par : christophe sibille | 22 juin 2006
reprocher aux parents de se décharger sur l'école pour fabriquer des citoyens ??? c'est la meilleure !
depuis trente ans que font les projets de tous poils sinon promettre de l'éducation à la citoyenneté, au vivre-ensemble, au je-prends-en-compte-la-parole-de-l'autre et autres fariboles du même tonneau !!
les parents en oublient l'essentiel : ils ont un rôle éducatif alors que celui de l'école DOIT redevenir instructif ; si les enfants étaient occupés à apprendre, ils auraient moins de temps pour faire les "guignols" comme dirait l'instit de mon fils...
heu toto, "l'injure ne déshonore que son auteur", ça m'ennuie pour toi...;-) d'autant que la jeune branleuse n'était pas si vindicative...
Ecrit par : fabienne | 22 juin 2006
"Vous avez raison, toto. C'est cela qui va vraiment faire avancer les choses!"
parce que argumenter avec toi cela fait avancer les chose ...
MORT DE RIRE, JE SUIS.
"d'autant que la jeune branleuse n'était pas si vindicative..."
Je me sentions insulté moi ! j'ai dû metttre mon sens j'imagine, mon côté parano.
cricri tu le sais toi, que j'ai besoin de me défouler de temps en temps ;). can't help it
Ecrit par : toto | 22 juin 2006
Comme Villepin, toto? Mais lui s'est excusé!
Et pourquoi croyez-vous que les enseignants soient obligés d'éduquer? Atréides proposait, sous forme de boutade, une formation pour les futurs parents... Message extrêmement drôle, par ailleurs. Pourquoi pas? C'est beaucoup plus facile pour nos hommes politiques, (voir Allègre, ou Royal, ou Robien) de mépriser les enseignants pour caresser les parents dans le sens du poil, et ainsi faire d'une pierre deux coups; (cela déculpabilise ces parents de leurs défaillances éducatives, et ils représentent plus d'électeurs). Et, pendant ce temps, pendant qu'ils s'étripent, parents et enseignants ne s'interrogent pas sur les vrais dysfonctionnements de l'éducation nationale, (et là, force est de reconnaître que toto a raison! Vu le fardeau éducatif qu'ont déjà emmagasiné certains gamins en arrivant en petite section de maternelle, des classes à au maximum quinze seraient bienvenues, car les élèves ne sont effectivement pas, en tout état de cause, les mêmes qu'il y a trente ans). Mais il faudrait trouver des ressources pour ça, et les gros industriels, les stars de l'audiovisuel ou les milliardaires du ballon rond, (entre autres; et ce sont sont les modèles de nos ados d'aujourd'hui... Une raison de plus pour ces derniers de ne pas être extrêmement motivés par l'instruction) ne sont pas prêts à voir leurs revenus baisser... Facile, après, de taxer les enseignants de feignants de privilégiés!
Ecrit par : christophe sibille | 22 juin 2006
"Comme Villepin, toto? Mais lui s'est excusé!" ils font 'suer' avec leur "politiquement correct" moi je l'aurions traité de "loukoum" ;)
"Atréides proposait, sous forme de boutade, une formation pour les futurs parents... Message extrêmement drôle, par ailleurs. Pourquoi pas?"
vi tout est important parent/grandsparents/instits/méthodes.
"C'est beaucoup plus facile pour nos hommes politiques, (voir Allègre, ou Royal, ou Robien) de mépriser les enseignants pour caresser les parents dans le sens du poil, et ainsi faire d'une pierre deux coups;"
bcp de démagogie chez certains politique :( .
Je me souviens (à peu près)du programme de Taubira,pour les crèches/maternelles, moi j'avions voté pour elle au premier tour.
"Mais il faudrait trouver des ressources pour ça, et les gros industriels, les stars de l'audiovisuel ou les milliardaires du ballon rond, (entre autres; et ce sont sont les modèles de nos ados d'aujourd'hui... Une raison de plus pour ces derniers de ne pas être extrêmement motivés par l'instruction) ne sont pas prêts à voir leurs revenus baisser..."
Pas besoin d'aller si loin, au pied de leur immeuble tu as le dealer en chef, lui il se fait un paquet de brouzoufs, qui roule en Ferrari. (je déconnions à peine)
"Facile, après, de taxer les enseignants de feignants de privilégiés!" moi je ne le dirai jamais ça. Je sais qu'ils bossent comme des malades.
d'ailleur ils se font suer pour rien avec ribampôbelle, alors qu'avec Léo&Léa et planèteAlpha tout serait tellement plus simple...
Merci encore cricri de ne pas trop m'en vouloir. Tu le sais, moi je viens à peine de me retirer ma camisole de force 'petit poucet' je te jure que ça me fait mal au cul d'être passé à côté du français/lecture/écriture pendant toutes ces années. Et j'ai failli ne pas "voir" ce que l'on faisait à mon enfant.
Bon courage à toi et à ta fille pour l'année prochaine, j'espère que d'ici là Ribampôbelle sera MORTE ET ENTERRée.
Ecrit par : toto | 22 juin 2006
A tous :
"cornichon", ça peut passer, c'est alimentaire. "Spice de counasse", malgré le second degré, la référence, etc., et le côté épicé de "spice", c'est déjà un peu plus limite - et les allusions douces au clito de Jeune branleuse sont au-delà du delà, hein, Toto.
On va se calmer, les uns et les autres. C'est déjà assez difficile pour moi, exilé à Tours en plein CAPES, d'intervenir sur ce blog, et je ne tiens pas à devoir le faire pour y tirer les oreilles. Je laisse l'insulte aux maniaques qui régulièrement m'invitent à publier mes stats (?). Ce n'est pas que je verse dans l'oecuménisme, mais nous pourrions nous contenter d'apporter des témoignages et / ou des propositions sans pour autant nous flinguer. Même si je conçois tout à fait que ça défoule, mais je serais alors plutôt partisan d'un rétablissement du duel...
Mais peut-être avons-nous tous besoin de vacances ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 juin 2006
"Mais peut-être avons-nous tous besoin de vacances ?"
c'est clair, j'arrête.
disoli :( j'va au coin les mains sur la tête pour mini une semaine .
A ciao
Ecrit par : toto | 22 juin 2006
Toto, concernant les chefs-dealers, je ne peux(et ne veux) vous contredire! Ils ont parfaitement assimilé leurs leçons d'ultra-libéralisme.
Ecrit par : christophe sibille | 22 juin 2006
Je vous conseille la lecture du Charlie-hebdo de cette semaine! La couverture va certainement vous plaire.
Ecrit par : christophe sibille | 22 juin 2006
bonjour à tous.
lors de mon interventi



