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12 mai 2006

Reddition en rase campagne

Chers tous, l'Inspection générale vient de me téléphoner — longuement. "Tout cela n'était qu'un malentendu, apaisons les esprits." Le président du jury a suivi, par mail : réintégration immédiate.
Ceux qui voulaient ma peau et avaient pétitionné pour mon éviction doivent manger leur chapeau.
C'était une manière de me tester, et surtout de tester mes amis, la presse, et sans doute le ministre, dont les services ont réagi avec une célérité inattendue, en disant le droit — sans commentaires.
Mille mercis à toutes celles et tous ceux qui m'ont soutenu, sur ce blog et ailleurs. Et nous le savons désormais, si nous l'avions oublié : en cas d'attaque, seule une riposte massive peut décourager l'agresseur. Hasta la victoria siempre !
JPB

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Commentaires

Félicitations!!! Tant mieux, l'éducation a besoin de gens comme vous qui secouent tout!

Ecrit par : Adey | 12 mai 2006

Et que dire de ceux qui veulent à tout prix garder le pouvoir du savoir, qui sont contre les wikis et autres partages des connaissances, ne sont-ils pas les mêmes que ceux qui veulent faire la peau à des idées ? ?

Un lien... résistant : http://www.alternatives-images.net/

Ecrit par : Gene | 12 mai 2006

un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'éducation

Ecrit par : pierrot le zygo | 12 mai 2006

Dommage !!!


C'était un beau Casus Belli, et ils s'en sont rendu compte. Ce n'est qu'un minable repli stratégique, se voyant perdu d'avance par le pétard qu'ils avaient allumé.

C'est effectivement une reddition en rase campagne : ils n'avaient pas de ligne Hindenburg où se retrancher, et nous aurions pu les enfoncer dans les deux mois.

Dommage !!

Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 12 mai 2006

C'est une victoire rapide !

Elle laisse présager de bien bonnes choses pour l'avenir...

Par contre, j'ai peur que les relations entre membres de jury ne soient dorénavant un peu... tendues, non?

Ecrit par : Jeremy | 12 mai 2006

Ils ne pouvaient pas faire autrement mais quelles autres couleuvres prépare-t-il dans ce "nid de vipères"?
ils ont vu que tu ne craignais pas leur morsure!
Bon courage à toi et tes proches. et Bonne session de CAPES!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 12 mai 2006

Oui, en fait, c'est maintenant qu'ils vont la monter leur ligne Hindenburg, et après ils seront plus coriaces.

Il aurait fallu en finir tout de suite !

Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 12 mai 2006

Ce piteux épisode dédié à tous ceux qui n'auraient pas encore compris qui est Brighelli : un manipulateur, bien dans l'air du temps, bien en cour chez de Robien, bien en cour à l'UMP, un triste sire.

Et tant pis pour les gamins qui tous les soirs en rentrant chez eux n'en peuvent plus et chialent de cette école qui les désespère. Si tu ne supportes pas les enfants, les élèves, les jeunes, casse toi, Brighelli, on ne te regrettera pas.

http://journaldecole.canalblog.com

Ecrit par : Lubin | 12 mai 2006

Je suis très heureux de ce coup de théatre! Reste à savoir si en 2007 vous serez à nouveau membre du jury du CAPES. Permettez moi d'en douter.
En effet les Kmers rouges qui dirigent l'Education Nationale seront encore là (même si d'ici 2007 nous verrons peut-être défiler quelques têtes de ministres) et avec la bénédiction de la FSU continueront la même politique.
Le mot résistance est beaucoup utilisé mais une résistance efficace suppose de gommer des sensibilités politiques variées pour se centrer sur l'objectif principal.
Pourquoi ne pas créer un syndicat allant dans ce sens?

Ecrit par : JO | 12 mai 2006

Cher Lubin ! On peut compter sur vous pour faire dans la dentelle, n'est-ce pas ?
Allez, je ne vais pas polémiquer. Quant à savoir qui aime vraiment les enfants, de ceux qui se battent pour que les plus déshérités aient accès à la culture, quitte à les faire bosser dur, ou de ceux qui les caressent dans le sens du poil en leur disant "Allons, exprime-toi, même si tu n'as pas les mots, je m'extasierai quand même…", c'est trop facile, non ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2006

une phrase du BLED. CP/CE (dans avant propos):

'Si nous voulons atteindre l'objectif fixé, avec ce que cela implique d'efforts patients , persévérants et ordonnés, il faut procéder du simple vers le complexe;
comme le disaient Edouar et Odette Bled 'hâtons nous lentement !'
Certe cette manière de procéder n'est pas la seule mais dans le cas spécifique de l'orthographe, c'est celle qui - très pragmatiquement- donne les meilleurs résultatspour une majorité d'élèves.'

cela doit être valable aussi pour le reste.
Désolé mais cette fois je vous dirais de vous méfier, ne l'oubliez pas "Rébellion implique répression". Vous avez voulu vous défendre, ils essayeront de vous le faire payer. Ils sont encore très, trop, puissant.
bonne soirée JP

Ecrit par : toto | 12 mai 2006

"Les plus déshérités qui ont accès à la culture", grâce à Brighelli ? Les plus déshérités exclus de l'école à 14 ans grâce à Brighelli sablant le champagne chez de Robien. C'est pas vrai, Brighelli : as-tu déjà vu un élève pleurant à chaudes larmes sur une dictée notée zéro ?

Ecrit par : Lubin | 12 mai 2006

Très ravie de lire que vous avez été réintégré ! Je suis de tout coeur avec vous !

Amicalement vôtre

Ecrit par : Sandra WAGNER | 12 mai 2006

Lubin, vous vous emportez.

Défendez vos idées sur votre blog journaldecole et adoptez un ton moins vindicatif ici...

Par ailleurs, il y a beaucoup d'enfants qui ne pleurent pas après une dictée, même quand ils ont zéro, et il y a beaucoup d'enfants qui pleurent, même éduqués par les néo-pédagogues.

Ecrit par : Jeremy | 12 mai 2006

Je me rappelle quand je rentrai en CM1 : nous devions avoir un vieil instituteur, Monsieur T., genre coups de règles sur les doigts.

Quel soulagement quand à la rentrée on nous annonçait la création d'un second CM1, avec un nouvel instituteur, Monsieur F. Jeune, sympa, passionnant, cultivé.

Eh bien Monsieur F., je le vois toujours, il m'a envoyé hier une carte de Grèce (c'est un fin helléniste), et il fait partie de Sauver les Lettres.

Voilà la vérité. L'amalgame entre le bon sens pédagogique et la vieille brute est encore une preuve de la malhonnêté intellectuelle des pédagos, représentés ici dignement par Lubin. Bécassine ne pleure pas, mes yeux restent impitoyable secs face à vos propos larmoyants.

C'esd comme Mérieu, qui nous chante de mettre nos enfants à l'école public, mais met les siens dans le privé, pour que surtout ils ne subissent pas ses méthodes, destinées à replonger le Peuple dans un nouvel obscurantisme.

Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 12 mai 2006

Ça vous arrangerait, hein, que je trinque avec De Robien ! Pourquoi pas avec Le Pen, pendant que vous y êtes ?

Et ça prêche la bonne parole ! Et ça se dit citoyen ! Et compatissant ! Et ça nous prépare un régime de fer, sous la houlette de la bonne Ségolène !
Incroyable ce que ces pseudo-libertaires peuvent être fascistes, au fond.
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2006

Si une dictée mérite 0/20, on peut toujours mettre 15/20 pour dissimuler le problème sous le tapis. Seulement, dix ans ou vingt ans plus tard, les recruteurs potentiels ne feront pas de sentimentalisme pédagogo devant une lettre de motivation qui mérite 0/20

Ecrit par : fred | 12 mai 2006

"Un ton moins vindicatif" chez Brighelli ? Là, franchement, on rigole... Chez Brighelli, quand on n'est pas d'accord avec le Maître, on est nécessairement un "khmer rouge", un "facho", un "stalinien", un "pétainiste" (cf, la kyrielle de messages qui ont suivi le limogeage-bidon du Maître).

Http://journaldecole.canalblog.com

Ecrit par : Lubin | 12 mai 2006

Pour ce qui est des "arrangements avec Le Pen", ce n'est pas ma faute si la logorrhée brighellienne n'est qu'un copier/coller du programme politique du Front National (consultable sur le site internet dudit parti).

http://journaldecole.canalblog.com

Ecrit par : Lubin | 12 mai 2006

"Incroyable ce que ces pseudo-libertaires peuvent être fascistes, au fond." lol
ce qui me fait rire, c'est de voir tous ces ânes courirent derrière le Gourou Mérieuetc, alors qu'en réalité ils ne désirent qu'une chose lui piquer sa place (c'est déjà fait ?).
Moi aussi j'voulions être Calife à la place du Calife.
Bon courage, bon c'est pas trop dure de leur mettre leur nez dans leur merde, mais le problème c'est qu'ils sont nombreux, et bien placé.
Amitiés
toto

Ecrit par : toto | 12 mai 2006

"ce n'est pas ma faute si la logorrhée brighellienne n'est qu'un copier/coller du programme politique du Front National "

Quand Môssieur Lepen aurra tes idées on dira :
Lubin est un Facho.

Mort de rire t'es trop âne toi.

Ecrit par : toto | 12 mai 2006

Marrant comment Lubin ne parle que de Pétain et de Le Pen, mais jamais de ses pots Mérieu et Jospin qui ont mis leurs gosses à l'école privée.

Il s'enlise dans la malhonnêteté intellectuelle !


Cela ne doit même pas lui être insupportable, tant ses idéaux sont depuis longtemps défraîchis.

Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 12 mai 2006

Lubin, vous perdez votre temps. Vous devriez être en train de lire ou de relire le dernier numéro des cahiers pédagogiques, en train de peaufiner un article sur votre blog, ou en train de surfer avec délectation sur le site www.meirieu.com.
Que n'êtes-vous donc en train de disserter avec vos amis du café pédagogique, ou en train d'aider Bernard Defrance, qui vient de lancer un appel désespéré vers tous ceux qui pourraient l'aider à savoir qui est Thierry Van Humbeeck?

Serait-ce donc plus intéressant ici? :)

Ecrit par : Jérémy | 12 mai 2006

Ils se sont rendus compte de leur bêtise. Le Droit n'était même pas avec eux. En septembre, vous sortirez votre livre sur la laïcité, empreint d'un républicanisme pur, et ils ne pourront pas se permettre de vous débarquer pour 2007.
Il ne faut pas mollir mais le vent est dans notre dos à présent.
Ils ont mangé leur pain blanc.

DD

Ecrit par : David | 12 mai 2006

Au moins, avec le message de David, on sait pour qui vote Brighelli. Enfin, ce n'est qu'une confirmation. L'école et les élèves dans tout cela ? Il s'en fout complètement Brighelli.

Http://journaldecole.canalblog.com

Ecrit par : Lubin | 12 mai 2006

Eh Lubin, tu n'as donc rien à répondre sur ta malhonnêteté intellectuelle ? Tu es gêné aux entournures, c'est ça ?

Ou alors tu as trop bu de ton champagne "sablé" (sic, voir plus haut) ?

Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 12 mai 2006

Belle et bonne nouvelle, n'en déplaise à certains... Champagne !

Ecrit par : FGuichard | 12 mai 2006

Pourquoi Lubin ?
La Laïcité, la République, ce ne sont pas des valeurs partagées par la Gauche et la Droite ?
J'ai la faiblesse de penser qu'à l'origine, c'était plutôt une valeur de Gauche.
Condorcet, Jules Ferry, Clemenceau étaient donc selon vous des tenants de l'ultra-droite ?

Continuez votre démagogie envers les enfants. Pour ma part, j'ai eu quelques profs démagos (très peu, à vrai dire), je ne me souviens pas de leurs cours. J'en ai eu aussi d'excellents et qui furent exigeants avec moi. L'enfant que j'étais a pu les maudir quelques fois. L'adulte que je suis devenu se souvient d'eux et en est reconnaissant.

Ecrit par : David | 12 mai 2006

Pour Lubin :

Mais quand comprendrez-vous que vos catégories de pensée ne sont pas pertinentes concernant l'éminemment politique domaine de l'éducation?
Cessez donc de ramener systématiquement les idées des gens à des partis politiques : vous qui pratiquez les blogs ne vous êtes-vous pas aperçu que cela n'avait véritablement plus de sens? Comprendrez-vous un jour que les positions de Jean-Paul Brighelli sont en tout point semblables à celles de Jaurès, peu suspect de lepénisme?
Vous êtes tellement persuadé de représenter les forces du bien que vous en êtes caricatural ; en vérité vous ne tolérez pas que l'on vous porte la contradiction, cherchant à disqualifier vos adversaires par vos classifications hâtives...

Ecrit par : Pathé Baby | 12 mai 2006

""Un ton moins vindicatif" chez Brighelli ? Là, franchement, on rigole... Chez Brighelli, quand on n'est pas d'accord avec le Maître, on est nécessairement un "khmer rouge", un "facho", un "stalinien", un "pétainiste"" par Lubin...
Lubin, si la critique était si dépréciée par Monsieur Brighelli pourquoi a-t-il laissé vos commentaires?

Ecrit par : Adey | 12 mai 2006

Http://journaldecole.canalblog.com

mort de rire, il en prend plein la "tronche" aussi sur son pôve blog, le pôve âne. Soyez compatissant, il ne sait pas lire correctement. La fureur l'aveugle.

pôve petit homme. Je vous plains.
cordialement
toto

Ecrit par : toto | 12 mai 2006

Je ne vois pas de raison de s'enthousiasmer pour soutenir quelqu'un qui veut à la fois participer au jury du CAPES et en conteste une partie des épreuves.
Pas de quoi fanfaronner...

Je ne serais pas étonné de savoir que M. Brighelli compte parmi ses amis et défenseurs, Mme Bellosta...
Allez on roule tous pour Sarko en espérant un petit poste bien planqué...

Ecrit par : Edgar | 12 mai 2006

Je me réjouis toujours lorsque (ce qui est rare) le pot de terre l'emporte contre le pot de fer.

Ecrit par : DELAVANT | 12 mai 2006

Edgar, je ne vois pas ce qu'il y a de contradictoire à évaluer les explications de texte ( et les dissertations, j'imagine ? ) tout en critiquant l'épreuve de didactique.

Quant au soutien de Mme M.-C. Bellosta, c'est un appui dont beaucoup seraient heureux de pouvoir s'enorgeuillir !

Ecrit par : Jérémy | 12 mai 2006

Personnellement je ne me réjouis pas vraiment de cette réintégration. Elle n’est que normale et évidente.
D’ailleurs, je dois même dire qu’elle me fait plus peur qu’autre chose.
Monsieur Brighelli, vous êtes quelqu’un de médiatisé, alors il est évident qu’il est beaucoup plus dur de vous évincer qu’un simple professeur qui aurait osé se « révolter » contre les institutions qui le dirigent, dans le silence le plus total.
Aujourd’hui, ils ont préféré vous réintégrer, non pas parce qu’il s’agit réellement d’un malentendu, mais bel est bien parce que tout ceci aurait pu porter atteinte à leur superbe « image de marque » auprès d’un public confiné dans la désinformation et qui ne s’y retrouve plus.
Vous n’êtes pas dupe, mais alors qu’en n’est-il de tous ces autres ?

Enfin bon, cette réintégration si rapide me rappelle légèrement l’enfant de bas âge, qui après avoir commit une faute qu’il sait grave, s’empresse de s’excuser en espérant ne pas avoir à en assumer les conséquences. Comme on dit, le pardon n’excuse pas la faute.
Il laisse surtout transparaitre un manque énorme de confiance en soi.
(Haha, c’est parti pour les phrases pseudo-psychologiques.)


Allez, c’est la mode de signer :
Estil,
Etudiant en première année de Physique à l’Université Claude Bernard Lyon 1.

Ecrit par : Estil | 12 mai 2006

le problème c'est que le pot de terre n'est pas du tout celui que vous croyez...

Ecrit par : Edgar | 12 mai 2006

Cher Jeremy,

Savez-vous au juste les fonctions de Mme Bellosta ?
A quoi est-elle payée ?

Mais nous ne votons sans doute pas pour les mêmes.

Ecrit par : Edgar | 12 mai 2006

"Pourquoi Brighelli tolère-t-il mes commentaires sur son blog ?" -demande Adey : pour la même raison que dans certains régimes, le guide ("Duce" en italien, "Führer" en allemand), n'est jamais élu à l'unanimité mais à 95% des suffrages. Ca donne l'illusion de la démocratie. Et de toutes façons, dès demain, Brighelli aura devant lui grand ouverts les micros des télés, des radios, les colonnes des journaux (télé Bouygues, presse Dassault, Lagardère etc). Moi qui ne suis qu'un petit prof de collège, c'est sûr que j'ai du mal à m'aligner.

http://journaldecole.canalblog.com

Ecrit par : Lubin | 12 mai 2006

Le pot de fer, c'est la secte qui, Meirieu en tête, change les programmes, impose sa vision didactique de l'enseignement, a mis l'Elève au centre en lieu et place du Savoir. Bref, ceux qui ont le pouvoir dans l'Ecole.
Et cela depuis près de 20 ans.

Le pot de terre, ce sont ceux qui résistent.

Ecrit par : David | 12 mai 2006

Edgar,

Arrêtez de politiser le débat, surtout pour dire des absurdités. Il y a des gens de gauche qui peuvent penser l'éducation différemment de Meirieu, et des gens de droite qui sont favorables à la méthode globale. N'intégrez pas " Sarko " ou quelque autre homme politique à cette affaire.

Quant à Mme M.-C. Bellosta, je connais ses fonctions, je regrette l'une ou l'autre de ses déclarations sur les facultés et sur le classement mondial des facs et grandes écoles ( où les établissements français sont bien sûr très à la traîne ) , mais je connais aussi ses mérites et la qualité de ses ouvrages et enseignements. Etre soutenu par Mme M.-C. Bellosta reste quelque chose de tout à fait valorisant.

Ecrit par : Jeremy | 12 mai 2006

Tiens Lubin n'est pas chez Périssol ce soir ?

A propos de dictée le texte suivant ne fait que confirmer ce que Sauver les Lettres avait déjà mis en évidence dans son opérations dictées.

Compte-rendu de la journée de l'ONL (Observatoire National de la Lecture)
Enseigner la langue : orthographe et grammaire
Paris, BNF, 8 mars

Patrick Picard

Le ministre lit-il les programmes le matin au déjeuner ? Ouvrant, le 8 mars, les travaux de l'Observatoire de Lecture (dont le silence a été assourdissant depuis l'ouverture de la polémique autour de la circulaire ministérielle sur la lecture), il a fait une brève mais fracassante déclaration sur la suite du chantier. "Vos travaux doivent déboucher sur des décisions concrètes dans l'intérêt des élèves". Après avoir une nouvelle fois justifié ses actes sur la lecture, le ministre a visé le thème du jour : "il ne peut y avoir d'expression sans maîtrise préalable des règles d'orthographe". Il est selon lui "illusoire" d'en faire l'économie, "car c'est la formation même de la pensée qui est en jeu". La partie "Observation réfléchie de la Langue" (ORL) des programmes de 2002 est une idée "intéressante", mais il faut absolument l'accompagner d'un "apprentissage systématique, progressif et exhaustif des conjugaisons et des règles de la grammaire".

L'après-midi, devant traiter des difficultés rencontrées sur le terrain, commença par une douche glaciale avec la présentation des résultats d'une étude menée par Danièle Manesse sur 30 000 élèves de 25 secteurs de collèges : en 20 ans, les erreurs que les élèves font face à une dictée " classique " de 83 mots ont considérablement augmenté. Les CM2 qui faisaient 12 fautes en 1987 en font 18 aujourd'hui, les élèves de 3e qui faisaient 8 fautes en font 13 aujourd'hui. Facteur préoccupant, la part des erreurs de conjugaison et d'accords dépasse la moitié, et les élèves de ZEP semblent ne plus progresser en 6e et 5e. Tentant d'interpréter ces résultats, D. Manesse avança plusieurs facteurs : le temps consacré à l'étude de la langue, le discrédit des pratiques de répétition ou de mémoire, la baisse des normes symboliques dans la société en général (au sens énoncé par Erick Prairat), la baisse du rapport au texte écrit, mais aussi la difficulté des nouveaux enseignants à s'emparer des compétences grammaticales, et les injonctions contradictoires de la société à réclamer tout et son contraire à l'Ecole, la chargeant sans cesse de nouvelles missions en la sommant de n'en abandonner aucune…

Ce n'est pas Sauver les lettres qui le dit mais l'ONL, lu sur Café pédago.
J'ai comme l'impression que de plus en plus d'enfants auront les yeux rouges suite à la dictée en appliquant les théories pédagogistes (c'est pourquoi d'ailleurs par bonté d'âme les pédagos sont contre la dictée)

Ecrit par : Guillaume | 12 mai 2006

Je blaguais tout à l'heure en vous proposant de venir à Hyères à la place de Tours mais c'était pour essayer de proposer quelque chose d'un peu concret. Comme beaucoup de ceux qui viennent lire et écrire sur ce blog je suis professeur (à la retraite, en astronomie). Sur les autres blogs consacrés à l'école ce sont aussi le plus souvent des professeurs qui sont là. Jérémy a raison, il faudrait élargir l'audience. Tout le monde n'a pas l'internet. C'est parce que vos livres et vos diverses émissions ont un tel retentissement que vous êtes maintenant visé. Créez un syndicat, des comités, n'importe quoi. Mais pas un autre livre. Si vous écrivez un livre vous continuez à vous battre seul. Dans l'autre cas nous pourrons vous aider plus efficacement qu'en essayant de convaincre Lubin qui de toutes façons ne sera jamais ébranlé dans ses certitudes.

Ecrit par : Claude Roddier | 12 mai 2006

Pour ceux qui voudraient connaître la réalité de cette séance du 8 mars, de la position de l'Observatoire de la lecture et, plus généralement des questions de l'apprentissage de la lecture, il vaut mieux se référer directement au site du Café pédagogique, http://www.cafepedagogique.net. C'est sûr qu'on n'y retrouvera pas les "analyses" - si l'on ose dire - de Le Bris ou de Boutonnet.

http://journaldecole.canalblog.com

Ecrit par : Lubin | 12 mai 2006

Bonne nouvelle effectivement, mais comme le disait un intervenant : "si cela pouvait laisser deviner un basculement ? il faudrait un syndicat allant dans ce sens..."

Et si ce syndicat enseignant dans la veine de Sauver les Lettres et de Reconstruire l'Ecole se créait ? Petit par le nombre au début peut-être mais est-ce vraiment important ? L'intelligence ne serait-elle pas capable de faire éclater le nombre ? Et puis quel nombre d'ailleurs ? Y a-t-il eu une étude sérieuse réalisée sur le nombre d'enseignants soutenant avec conviction les thèses pédagogistes ? Je dis bien "avec conviction" et non pas "mécaniquement". Et si l'intelligence, dont la caractéristique est de concrétiser des idées, dominait l'irréalité du pédagogisme pour finir par la vaincre ? qui résiste au réel ? Même le rêve meurt face à lui. Je pense que nombre des praticiens même zélés du pédagogisme scolaire tomberaient comme des anges déchus de leur nuage pour redevenir des hommes les pieds sur terre, pourvu que ce syndicat pare le sol d'une bonne protection. Que diable, il y a de bon juristes parmis vous, non ?

Jean-Marc (totalement extérieur à l'enseignement et travaillant dans le privé)

Ecrit par : Jean-Marc | 12 mai 2006

Pour ceux qui voudraient connaître la réalité internationale du pédagogisme alllez sur
http://www.radio-canada.ca/radio/emissions/document.asp?docnumero=20405&numero=1662

Ou comment le pédagogisme produit outre-atlantique les mêmes dégâts et amène donc les mêmes critiques et révoltes.
Entendre les mêmes inepties proférées à des milliers de km est simplement terrifiant. Je ne crois pas aux théories du complot mais cela fait peur quand même.

Ecrit par : Guillaume | 13 mai 2006

Je crois que c'est le moyen qu'à trouvé Lubin pour faire remonter la moyenne des commentaires sur son site, qui frise le Zéro. La fièvre qui a secoué Bonnet d'âne en 2 jours ne risque pas de créer chez lui un tsunami...tout au plus une petite vague.

Ecrit par : DG | 13 mai 2006

Deux questions :

- Est-il légitime d’opposer contenus disciplinaires et méthodes didactiques : comment les uns peuvent-ils être transmis sans les autres ?

- M. Brighelli, en voulant à tout prix participer à un concours qu’il s’emploie à discréditer, ne risque-t-il pas de passer pour le Crétin de la Fabrique ?

Ecrit par : Passant | 13 mai 2006

Brig, il serait opportun que tu corrigeasses, outre les manquements de mon ami Pierre au sacro-saint imparfait du subjonctif, les insupportables atteintes à l'ortôgraf de moult de tes ardents partisans et défenseurs...
Leur spontanéité naïve est certes charmante, mais cela nettoierait ton blog en surface et permettrait d'en rehausser un peu le niveau...

Ecrit par : Anne | 13 mai 2006

j'ai trouvé le must du must en âneries.

http://sitedethierrylenain.hautetfort.com/files/laplanetedesalphas.pdf

pôvre petit Thomme

Ecrit par : toto | 13 mai 2006

lubin c'est du pipi de chat à côté

pardon môssieur lubin c'était juste pour faire une métaphore lol.

Ecrit par : toto | 13 mai 2006

Je suis 200% d'accord avec Estil,

normalement c'est vous êtes en position de force.
On leur demande quoi en plus ?
un petit coup de propre sur les pompes ?
;)

Ecrit par : toto | 13 mai 2006

Bonjour,
Heureuse de voir que l'on vous a réintégré. Au moins, la diversité des opinions dans le jury du CAPES permet de ne pas verser dans la dictature...

Ecrit par : Ordrade | 13 mai 2006

Le débat se relance…
Je laisse toutes les opinions qui viennent sur ce blog, même les plus irritantes. D'abord, il est bon que chacun connaisse les positions (de force ou de faiblesse) de chacun. Et c'est vrai que le pot de fer, en ce moment, ce n'est pas moi. Ma réintégration a été acquise par une mobilisation exemplaire, et aussi, c'est certain, grâce aux médias. Et il est évident que dans tel ou tel coin perdu de France, un enseignant moins visible que moi doit, à cette même heure, éprouver les retours de bâton des tristes s(b)ires qui se sont faufilés dans tous les postes de direction.
Que je connaisse telle ou telle personne enseignant en ENS est peut-être normal, non ? Que je ne la connaisse pas comme animatrice de telle ou telle Fondation pour la rénovation de ceci ou cela (qui n'est pas sarkozyste, au passage, certains devraient se méfier des étiquettes) est tout aussi sûr.
Enfin, il est un débat auquel personne de sensé n'échappera, ces prochains temps. La distinction droite / gauche, fondée depuis la Révolution, entérinée par la Troisème République et les autres, est en train de s'estomper. Aussi bien sur les valurs fondamentales que sur les choix économiques, des courants de pensée transpolitiques se dessinent. Ce sera coton de se décider pour quel manichéiste voter, la prochaine fois.
Plus qu'un syndicat de plus, j'aimerais arriver à la rédaction d'une charte sur l'école que l'on proposerait aux divers candidats, justement — et d'aucuns y travaillent, mais toutes les idées sont bienvenues, ce site est là pour ça, je le conçois comme un laboratoire plus ue comme un défouloir… Bonne fin de semaine à tous. Je vais cultiver mon jardin.
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 mai 2006

C'est une très bonne nouvelle.
Hélas, le combat de bon nombre de collègues, qui comme vous ne versent pas dans la démagogie, est beaucoup plus difficile.
Je fais partie des petits profs certifiés qui font de la résistance depuis de nombreuses années. Même si je m'en défends, je me suis adapté d'année en année. J'ai du revoir mes exigences à la baisse et je suis obligé de surnoter. Le proviseur de mon Lycée, (Enghien-les-Bains), me reproche actuellement d'être encore trop sévère et écrit dans mon appréciation sur ma feuille de notation administrative: « Une notation plus encourageante, pour les élèves, ne nuirait pas à l'efficacité de son enseignement ».
Apparemment, plusieurs collègues de différentes disciplines sont attaqués sur leur notation.
Peut-on laisser flouer de la sorte notre liberté pédagogique?
Je pense depuis fort longtemps, que pour améliorer le niveau des élèves il est nécessaire de redonner le pouvoir aux enseignants. Je ne parle pas de dictature. Je veux dire supprimer les passages automatiques ou quasi-automatiques de la sixième à la troisième et laisser les équipes pédagogiques décider.
Les élèves ont tellement l'habitude de passer sans founir le moindre effort qu'ils commencent à réagir en Seconde à l'issue du second trimestre.
Comme il faut remplir les classes de Première, bon nombre d'élèves passent avec un niveau insuffisant.
Il est évident que par la suite, si l'on veut obtenir un taux de réussite satisfaisant au baccalauréat, il faut adapter les sujets et surnoter.
Peut-on descendre encore plus bas?
Je pense que l'on doit pouvoir réagir pour stopper la dégradation du système éducatif. Il le faut, pour nos élèves et nos enfants.

Ecrit par : Vidal | 13 mai 2006

S'iouplè Mssieu Brighelli, ou monsieur le futur ministre de l'instruction :)
VOUS POUVEZ ME FAIRE VIRER CE FRACKOWIAK ASAP
Lui il est inspecteur EN. j'halucine, et j'ai pas mangé de champignon.
pays de M.
désolé il me fout les boules

Ecrit par : toto | 13 mai 2006

Frackowiak est l'"éminent spécialiste" des "questions d'éducation" autoproclamé du Parti Socialiste, probablement de la gauche royaliste.

Frackowiak, c'est la vaseline du libéralisme, pour faire passer à sec les "réformes" que les néolibéraux déclarés n'arrivent pas à faire passer à sec.

La plupart des partis de gauche sont noyés par la fange pédagogiste. Au parti Radical de Gauche, la "spécialiste" est Joëlle DUSSEAU, une inspectrice particulièrement sectaire et doctrinaire.

Frackowiak considère que Sauver les Lettres, ce sont les "conservateurs, obstacle à la construction de l'Ecole du 21ème siècle". sic !

Quand on sait ce qu'ils appellent "l'université du XXIe siècle" : 4500 euros de frais d'inscription, on voit où il veut en venir.

Frackowiak, c'est la boîte à ordures.

Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 13 mai 2006

Pour ceux qui voudraient connaître la réalité internationale du pédagogisme alllez sur
http://www.radio-canada.ca/radio/emissions/document.asp?docnumero=20405&numero=1662

Ou comment le pédagogisme produit outre-atlantique les mêmes dégâts et amène donc les mêmes critiques et révoltes.

C'est exact. Depuis plus de 10 ans un québécois s'insurge contre cette dérive.
Voir son site :
http://pages.globetrotter.net/srp/einstf04.htm

Ecrit par : René ANGEL | 13 mai 2006

http://recherche.france2.fr/cgi-bin/findall?C=135&X=2&CAT=&SITERUBRIQUE=ACCUEIL&RUBRIQUE=&NUMCHAINE=2®ION=&ARC=&SEARCHBOX=&SITE=&mode=web&KEYWORDS=alphas


Les Bons pédagogues sont:
Claude Huguenin et le philosophe Olivier Dubois (ALpha)
mesdames Cuche et Sommer (Léo&Léa)
Monsieur et Madame Bled (Bled)
je vais pas tous les citer.

Regardez les vidéos SVP.

Ecrit par : toto | 13 mai 2006

A propos de pédagogisme outre atlantique: aux USA (Maryland) la grande mode ce sont les écoles sans maître. Un personnel technique existe mais n'intervient pas. Les enfants-Roi s'auto-éduquent.
Au fond ne serait-ce pas une bonne solution pour résoudre le faux conflit des anciens et des modernes en pédagogie?
En y regardant bien ne sommes-nous pas en France sur la bonne voie?
Le conflit entre les tenants de la pédagogie moderne (les didacticiens) et les maîtres modelés à l'ancienne n'est-il pas un faux conflit?
Le problème de fond ne tient-il pas dans la croyance naïve des maîtres (et dieu sait s'ils le sont...candides) quant à la teneur de leur fonction?
L'idée que l'enseignement est simple transmission d'un contenu indépendamment des effets symboliques et généalogiques de ces contenus sur les élèves et les maîtres est largement ancrée et encrée dans la tête des candidats naïfs aux concours.
Enfermés dans cette croyance on peut se livrer jusqu' à la fin des temps pédagogiques (des gens sérieux prédisent la fin de l'institution scolaire dans quelques générations) aux vaines polémiques comme en ce lieu.
Le maître n'est pas institué et certifié dans sa fonction (dignitas) essentiellement pour cloner en chaque nouveau arrivant l'élève idéal conçu dans les labo Mérieu et Compagnie ou à l'image de l'élève que nous fûmes il y a trente ans. Il est institué (pour combien de temps encore?) pour séparer chaque prétendant à la vie et à la culture de son sujet, de ses attaches imaginaires et affectives à soi-même.
Cette castration symbolique, ce jeu fictif de couteau séparateur qu'accomplit l'institution scolaire entre autres institutions (l'école a été inventée pour arracher les enfants au pouvoir imaginaire des mères) suppose des dispositifs , des rites, des cérémonies du Sacrifice. Sacrifice du narcissisme, sacrifice de soi, de ses prétentions à incarner l'absolu.

Or tout cela a disparu corps et âme ces 30 dernières années. Les professeurs sont désormais forcés dans leurs établissements à élaborer des "projets" (comme si ces deux termes n'étaient pas contradictoires) pour déconstruire les dispositifs historiques obsolètes qui les mettaient en position et en fonction de dire à chacun la justice, de définir les limites, de faire sentir jusqu'au fond de l'être la profondeur sidérante du vide que nous habitons.
Et attention aux représailles de la part du chef d'Etablissement...de la "communauté éducative" (dans le jargon post-moderne) si l'enseignant refuse d'accomplir cette mission...
Désormais les élèves-roi que convoque l'Obligation scolaire (une notion vidée de son sens) trônent, siégent au Conseil d'Etablissement, donnent leur avis sur les programmes, s'auto-gèrent, s'auto-évaluent...authentiquement...

Pendant ce temps une minorité de fils et de filles de bonnes familles continue comme si de rien n'était à recevoir une relative "bonne éducation", échappe aux effets des réformes. Il suffit de voir l'abîme qui sépare dans un collège ou un lycée centre ville les classes protégées (allemand-musique) des autres classes normales... Et d'imaginer le gouffre entre les collèges-centre et ceux de la périphérie d'une ville...
Conclusion. Prenons garde de poser les bonnes questions de ne pas focaliser toute son énergie sur des querelles byzantines.
Le travail de déconstruction des mécanismes historiques et institutionnels pour rendre la justice et transmettre la Raison aux nouvelles générations n'est pas propre à l'école. Loin s'en faut. Celle-ci hérite, subit, en prend plein la figure et ce n'est pas une contre réforme ou un nouveau gouvernement (Ségolène On a vu...) qui changera quelque chose...Le pire est devant nous...dans le Maryland.

Ecrit par : buntovchik | 13 mai 2006

Si le mamouth a sa caricature,
Mieux vaut ne pas se la représenter :
On vous adresserait une facture
Pour l'avoir vu trop fort manifester.

Découvrez l'actualité en vers et contre tout sur http://poactu.canalblog.com/

Ecrit par : Philippe Gras | 13 mai 2006

Il faut maintenant s'attaquer aux programmes et continuer à faire avancer les choses. L'éviction momentannée de JPB a permis de voir qu'au dela des étiquettes politiques, tous étaient capables de se rassembler pour défendre des causes justes.

La fin des programmes gruyères et superficiels en est une. C'est pourquoi il serait bien que nombreux parmi nous se mobilisent sur le prochain colloque qui se tiendra à l'institut de France, mercredi 17 mai. Thème : la finalité de l'école. 12 Intervenants de tout bord pour expliquer l'état actuel des programmes et du système scolaire, sans concession : Lafforgue, Le Bris, Lurcat, Weiss, etc.

Colloque « La finalité de l'école »
17 mai 2006 – 9 h à 18 h
Institut de France - 10 rue Alfred de Vigny – 75017 Paris
Il faut s'inscrire sur le site lire-ecrire.org. Participation libre.

Tous les renseignements sur le site www.lire-ecrire.org

Ecrit par : Frédéric | 13 mai 2006

En tout cas, bravo à JPB. Cette affaire permis de voir que certaines limites existent encore.

Ecrit par : Frédéric | 13 mai 2006

Bonjour Mr Brighelli,

Je viens d'apprendre ce qui vous est arrivé et je ne suis guère étonnée. Tous ceux qui disent la vérité sont régulièrement écartés des instances, voire censurés. Quand il s'agit de jeunes stagiaires IUFM, on leur fait redoubler leur année de stage afin de les remettre sur le "droit chemin" et lorsqu'ils persistent, on les licencie.

J'ai eu malheureusement à subir deux années de stage et ai été "sauvée" in extemis par une détachée de l'Inspection qui a su évaluer mon travail et non mon aptitude à appliquer les dogmes enseignés à l'IUFM. J'ai eu chaud!

Mais maintenant, comme bon nombre de ces collègues si discrets qui interviennent sur ce blog, je "rase les murs", surtout en salle des profs. En effet, un prof de langue qui n'organise pas un voyage ou une sortie tous les cinq minutes et qui ne fait pas chanter ses élèves sur le dernier tube de Shakira, c'est suspect!!

Alors, il faut accepter de passer pour un "rat de bibliothèque" ou une ringarde du XIXème. C'est souvent le prix à payer lorsque l'on a choisi, avant tout, de faire vraiment travailler ses élèves plutôt que de se faire bien voir par l'administration.

Merci pour tout ce que vous faites, merci de nous défendre. Je n'ai pas encore lu "A bonne école" mais j'ai hâte de le faire.
Je vous souhaite bon courage pour les oraux du CAPES, vous aurez une grosse responsabilité car il ne faut pas oublier que les certifiés forment le gros des troupes et le blason de ce concours a besoin d'être redoré.

Pour ma part, j'ai eu le CAPES d'Espagnol (avec un rang honorable) avec un 4 en épreuve sur dossier car je n'avais pas compris l'objectif de l'épreuve puisque j'étais "candidat libre", j'étais déjà très mal partie.

Suerte y hasta la victoria siempre!!!
Maria, certifiée d'Espagnol enseignant en lycée

Ecrit par : maria | 13 mai 2006

BRAVO : quel bonheur que cette "réintégration" ....! Heureusement qu ' il existe des justes et des esprits éclairés , dont vs faites partie , Mr Brighelli !

Ecrit par : A.M.Iglésis | 13 mai 2006

Ne seraient-ILS que des tigres de papier ?

Ecrit par : bernard | 13 mai 2006

Je suis content pour vous et pour ceux qui aiment cette école de la République et du savoir !

Ecrit par : Jérôme Charré | 13 mai 2006

A Buntovchik,

Je vous rejoins dans votre conclusion.
En revanche, à propos de la présence des élèves dans les instances suprêmes de l'établissement, j'ai un avis assez différent.
Dans mon collège, j'ai assisté à une scène surréaliste lors d'une remise d'audit. A l'inspectrice qui reprochait à l'établissement son trop fort taux de redoublement, c'est le représentant des élèves qui lui a rétorqué avec bon sens que ce redoublement était une chance pour les élèves et qu'il valait mieux s'en féliciter. Je buvais du petit lait. Mon sourire narquois n'a pu échappé à cette bonne dame....
Les élèves reconnaissent à 10000 kms la démagogie des néo-pédagogos. Ils ont soif de Savoir.
A tout prendre, finalement, les élèves seront de meilleurs alliés que les IPR !

Ecrit par : David | 13 mai 2006

J'enseigne depuis une dizaine d'années en collège (centre ville, donc favorisé). J'assiste d'année en année à une dégringolade du niveau des élèves. Les sixièmes de cette année ont un niveau catastrophique. J'adore mon métier, mais j'en ai de plus en plus marre. Vous pouvez me donner les coordonnées d'associations actives pour que je puisse y participer? Je crois qu'il est temps de se regrouper et de réagir (enseignants comme non-enseignants). On prend vraiment nos enfants pour des cons

Ecrit par : Valérie | 13 mai 2006

"Frackowiak, c'est la boîte à ordures."
Mince j'ai encore pensé trop fort, veuillez m'excuser, j'ai déteins sur lui.

"Frackowiak est l'"éminent spécialiste" des "questions d'éducation" autoproclamé du Parti Socialiste, probablement de la gauche royaliste"
Je plains la Gauche Royaliste.

Mais ils peuvent encore le virer rapidement "eux".
J'attend de la Gauche que cet âne soit évincé.
Bien amicalement
toto


Ps:
"que ce redoublement était une chance"
Sauf si il a le même "effet" prof avec la même méthode :(

Ecrit par : toto | 13 mai 2006

Je trouve admirable cette rhétorique de la (petite?)vertu qui se perd dans ses propres contradictions. On n'a les khmers rouges que l'on mérite... Avouez tout de même que ceux-là ne prônent pas le camp de rééducation par le travail. Merci pour cette grande farce de victime expiatoire, de celui qui s'est opposé au système (rien de tel pour s'assurer un éthos et une crédibilité, bravo! j'admire!) où j'ai pu savourer avec délectation votre inconséquence qui ne laisse malheureusement présager que la vacuité de vos positions qui sont 'pédagogiques' que vous le vouliez ou non. A l'heure où l'enseignement du langage se perd dans un pragmatisme béât, je suis content de savoir que les grands rhétoriqueurs ( qui ont oublié leur éthique au placard) sont revenus. Certains savent tirer leur épingle du jeu par de multiples rotomondades d'Hercule de foire qui joue au résistant, cache-misère de la pauvreté intellectuelle de notre époque.Utilisons les mots tant qu'il en reste... Vous avez raison. Merci M. Brighelli. Après tout, qu'importe la dignité, l'honnêteté et le respect d'autrui face à l'ampleur de la tâche ! Je serai victime ou je ne serai pas! Il faut démontrer, preuves à l'appui, que le ver est dans le fruit, qu'il y a définitivement quelque chose de pourri au royaume. C'est beau... Don Quichotte qui lutte contre les moulins idéologiques à l'heure de leur disparition... La reddition si prompte n'est-elle pas le signe de la fragilité de nos institutions ? Ne jouez-vous pas aux soldats de plomb en faisant croire à la communauté éducative que vous mener la guerre pour le Bien? J'espère ne pas avoir été trop vindicatif. Au jeu du langage, les armes sont, hélas pour moi, peu nombreuses. Vais-je être un méchant fasciste qui se cache sous les oripeaux du libertaire? J'en tremble déjà d'être ainsi dévoilé...
Bon courage.
Mathieu

Ecrit par : Mathieu | 13 mai 2006

Merci Valérie de dire aussi haut et fort ce que beaucoup pensent tout bas et décident de ruminer pour ne pas faire de vagues, merci de vouloir réagir, je ne peux pas faire beaucoup à mon petit niveau de maman , je ne peux qu'apporter mon soutien et ma sympathie à tous ceux qui décident de faire enfin changer cet état de fait et qui ainsi me donne l'espoir que mes petits enfants pourront fréquenter l'école de la république à laquelle j'ai soustrait, contrainte par la médiocrité de l'enseignement qu'elle offre, mes enfants. J'ai bon espoir que mes enfants n'auront pas à faire le choix de rester à la maison pour instruire leurs propres enfants( cela signifie que le changement doit intervenir dans les quinze ans, la marge est-elle suffisante?)...je réagis ici en tant que maman et franchement les parents, même si certains ont contribué aussi à cette "médiocratisation" de l'école( Pauvre petits chéris il ne faut pas les traumatiser et surtout ne pas les assommer de travail....je suis cynique là!) en ont ras le bol aussi de voir que finalement leurs gamins se crétinisent à l'école...
je ne répondrais pas pour JPB mais je peux vous conseiller l'association Sauver les Lettres. www.sauv.net il y a aussi l'association savoir lire écrire compter.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 13 mai 2006

Maman consommatrice qui vitupère contre la "médiocratisation" de l'école publique mais protège ses propres rejetons en les mettant dans le privé peut-elle expliquer comment inverser la vapeur ?
Est-ce en excluant plus tôt les élèves indésirables, ce qui ne coûterait peut-être pas grand chose à l'éducation nationale, ou bien en favorisant la réussite de chaque élève, ce qui semble difficile sans augmenter les moyens alloués à l'école publique ?
Ou bien suffit-il de dire que l'école est un repère de khmers rouges pédagogistes qu'il faut réformer pour qu'ils reviennent dans le droit chemin des "bonnes vieilles méthodes" dont chacun sait qu'elles sont efficaces pour tous puisqu'elle ont marché de mon temps ma brave dame...
Je vais moi aussi cultiver mon jardin

Ecrit par : Contre Panglossa | 13 mai 2006

Contre Paglossa (encore un anonyme!)Sachez que mes enfants ne sont pas dans le privé mais à la maison et ce choix je l'ai fait pour assumer mes convictions et ne pas en plus leur imposer des heures de travail supplémentaires (comme le font beaucoup de parents) le soir pour rattraper les lacunes. Pourquoi donnerai-je mes enfants en pâture à des idéologistes mégalos?
je demande à l'école (primaire) d'être ce qu'elle doit être , juste un lieu on l'on transmet les rudiments de bases à tous sans aucune discrimination...Hors aujourd'hui quel est l'enseignant de français qui ne s'arrache pas les cheveux devant le niveau pitoyable des élèves à l'entrée en 6ème. Ne vous en déplaise j'assume et je paie des impôts pour une école dont je refuse les services qu'elle ne dispense pas!
Vous devriez vous inquiéter du mouvement de "home schooling" qui débarque chez nous!
quand une de mes relations qui a passé le concours d'entrée à l'iufm et l'a réussi pour être professeur des écoles alors qu'elle ne sait même pas effectuer une division à trois chiffres et ne comprend rien aux fractions, croyez vous vraiment que je puisse faire confiance à ces nouveaux enseignants qui débarquent dans nos écoles?...Alors j'assume je n'ai pas eu quatre enfants pour qu'on en fasse des crétins...mais j'espère que l'école de la république retrouvera ses ors , car c'est à elle que je dois ce que je sais aujourd'hui et si j'étais née une centaine d'années plus tôt je n'aurais eu droit qu'aux vastes horizons des champs cultivés mais je n'aurais pas pu cultiver mon jardin...
qu'on apprenne aux enfants à lire écrire et compter est-ce vraiment si compliqué et bien non alors toutes les masturbations intellectuelles autour des pseudos pédagogies franchement je m'en moque pour rester polie...
qu'on retrouve un peu de bon sens et cela aussi s'acquiert en cultivant son jardin n'est-ce pas?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 13 mai 2006

Les pédagogos se sont pris en pleine figure le boomerang qu'ils vous avaient lancé. C'est décidément une annus horribilis pour les mérieuphiles, entre le fiasco de votre éviction du jury du CAPES, la circulaire sur la méthode syllabique, et l'entrée en vigueur, à la rentrée, de la réforme des IUFM les rattachant à l'Université, etc. Il est certain qu'ils doivent attendre ardemment le retour des socialos au pouvoir, ce que j'appelle la "pédagauche", avec peut-être Lang au ministère de l'EN.

Ecrit par : Romain | 13 mai 2006

Voilà une excellente nouvelle pour la liberté de penser et de s'exprimer !
Comme quoi, tout n'est pas perdu.

Ecrit par : jhubert39 | 13 mai 2006

Si la gauche ne fait rien pour virer ces baltringues.
Je ne vote pas l'année prochaine.
Ils peuvent toujours se gratter.

désolé depuis que j'ai lu ce que sous entend FraKo, j'ai les nerfs.

Ecrit par : toto | 13 mai 2006

A Panglossa

Des amis proches sont venus en famille et clandestinement d'une ancienne république soviétique demander et obtenir l'asile politique.
J'ai donné des cours de français aux enfants qui en douze mois ont appris la langue au point de la mieux parler que les français eux-mêmes. L'aînée des filles est en troisième , meilleure élève du collège, 17 de moyenne. Elle parle couramment 4 langues étudie le latin et apprend l'espagnol.
Cependant les parents sont scandalisés par ce qui se passe dans les classes, par le faible niveau des exigences, par l'absence d'instruction systématique, par le laissé aller.
La demoiselle enregistre et me fait écouter sur son portable l'ambiance de la classe.
Depuis trois ans qu'ils sont en France ils ont eu le temps de tomber de haut. Eux qui croyaient que l'école française des lumières était la meilleure du monde...loin devant l'école soviétique.
Résultats: ils ont inscrit leur fille en seconde dans un lycée privé.
Il suffit d'enseigner à des élèves d'une classe musicale ou européenne allemand pour se rendre compte sur le champ du fossé qui sépare ce public (qui vous commande de faire votre travail et de vous en tenir à votre rôle) de la masse des laissés pour compte, les sacrifiés par avance!
J'adhère totalement aux analyses de JPB à ceci près qu'il reste par trop prisonnier de l'illusion pégagogiste. C'est normal quand on est jury au CAPES!
Quand vous enseigner à des élèves éduqués, respectueux, exigeants, performants il n'est nul besoin se recourir à la didactique. Les élèves vous font vite comprendre votre erreur. Avec eux la pédagogie du contrat et de l'auto-socio-construction du savoir vous vous pouvez vous la mettre où vous voulez.
Seulement aujourd'hui l'école ouvre ses portes à des hordes d'enfants élevés dans le culte de leur " moi-je" ou du "si je veux" et de l'affrontement permanent et conflictuel avec les maîtres.
Comment dès lors ne pas aller chercher les rustines dans la boîte de la "psycho-pédagogie" et de la didactique?

Ecrit par : buntovchik | 13 mai 2006

"Ceux de vos collègues qui réclamaient ma tête à Alain Pagès n'ont pas eu ce courage, et certains même ont dû me serrer la main comme si de rien n'était. Peut-être que quelques-unes m'ont même donné le baiser de Judas."

Il vous l'ont fait sur les fesses "Le baiser de Judas" ?

dites moi oui :)

Vous vous êtes lavé les mains après ? (lol)

Ecrit par : toto | 13 mai 2006

ils/elles (pardon :)

Ecrit par : toto | 13 mai 2006

Bonjour,

Je n'ai même pas eu le temps de vous adresser un message de soutien...! Viré le 10, réintégré le 12... : le Mammouth a des réactions de léopard... Félicitations pour cette victoire. Et ce M. Pagès, sera-t-il blâmé pour ses tendances inquisitoriales ? Ne pourrait-on désigner un réel défenseur de la littérature à la présidence du jury de Capes de Lettres ?

Salutations fraternelles et solidaires.

Michel Renard, professeur d'Histoire

http://ecoledelaculture.canalblog.com/

Ecrit par : Michel RENARD | 13 mai 2006

Je suis étranger au monde du militantisme et j'en suis bien content vu le nombre de cons qui semble le peupler!!!

Ecrit par : clement | 13 mai 2006

Bonjour, un collègue m'a averti qu'on parlait de moi ici : je viens voir.
Il y a apparemment des gens qui me haïssent sans me connaître. Pourtant je suis "gougueulisable". Ma bio-biblio de prof est sur http://www.lila.ens.fr/enseignants/bellosta.php, ma biblio de directrice de collection parauniversitaire se trouve en "recherchant" mon nom sur http://www.editions-belin.com (y a même des livres qui servent au ... CAPES !), et mes réflexions sur l'institution scolaire et universitaire sont sur le site http://www.fondapol.org. C'est une Fondation politique (comme "Gabriel Péri", "Jean Jaurès" etc). Je laisse Edgar se demander si des gens qui ont des états de service aussi studieux que moi (il y en a d'ailleurs beaucoup dans l'université) ont le goût des "petits postes planqués" !

Je suis une personne de gauche passée à droite parce qu'après avoir bien regardé ce que Jospin-Allègre-Lang-Royal (j'excepte certaines tentatives de Chevènement et Mélenchon) avaient fait de l'instruction publique et de l'ascenseur social, j'ai considéré qu'aujourd'hui, en France, le progrès ne passait plus par la gauche politique. J'estime par exemple que le combat de M. de Robien pour la lecture, que son "socle" bien défini, que l'idée de proposer aux élèves une orientation à partir de 14 ans (une orientation qui leur assure à la fois une formation professionnelle et le "socle"), sont des actions au service du progrès.

J'apporte ces précisions idéologiques parce qu'on me cherche des poux, mais je pense que le ras-le-bol et la volonté de refonder l'école sont transversaux aux habitudes électorales. Quand un pays s'aperçoit qu'il doit se battre pour ce qui lui est cher, les mouvements vont toujours de Maurice Druon à Maurice Thorez, et de Michel Manouchian à Pierre Brossollette, et "Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas" se battent pour la même chose... "Quand les blés sont sous la grêle fou qui fait le délicat / Fou qui songe à ses querelles au coeur du commun combat". Il n'y a que les porteurs de francisque qui ne sont pas les bienvenus.

Je félicite moi aussi M. Brighelli de sa prompte réintégration (même si je trouve que ses formules sont un peu rudes à l'égard de gens qui, dit-il, sont revenus vers lui dans un esprit d'"apaisement"). Franchement, il n'aurait plus manqué que ça, que sous un ministre normal, un collègue soit écarté d'un jury de concours pour son jugement négatif sur une de ses épreuves !

Mon sentiment sur cette "épreuve sur dossier" est aussi très négatif. Je ne connais d'ailleurs personne qui l'approuve dans l'université, où l'on en souhaite en général la disparition.
Ce n'est pas le lieu ici d'en développer une critique exhaustive (on se reportera au numéro du "Débat" consacré à l'enseignement du français). Mais disons en gros :
a) elle exige du candidat une soumission aux actuels programmes des collèges et lycées, lesquels sont désastreux pour le collégien-lycéen et pour la nation, ayant remplacé l'apprentissage méthodique de la langue, la curiosité pour le sens, le plaisir de lire, l'enrichissement personnel et l'accès à la culture par l'acquisition d'un bagage purement formel de notions post-structurales. (Comme disait ma nièce lycéenne "C'est aussi chiant qu'un cours de chimie, et en plus ça sert à rien" — que mes collègues chimistes me pardonnent, mais les matheux et les littéraires comprendront ce qu'elle voulait dire.)
b) Elle exige la soumission du candidat à une sorte de culture propre à l'enseignement secondaire, qui est en disjonction avec la culture au sens large et avec une maîtrise notionelle réelle de la discipline : il faut qu'il emploie certaines notions à côté de leur sens scientifique ("discours"), ou sans définition scientifique ("registe"), ou de manière folklorique ("apologue").
c) Cette épreuve contrevient ainsi au premier devoir d'un concours qui recrute un fonctionnaire pour 40 ans : s'assurer, non pas qu'il maîtrise les savoirs actuellement à la mode chez les apparatchicks de l'institution, mais qu'il possède les savoirs pérennes qui permettent à un professeur d'avoir une position de recul par rapport à sa discipline.
d) Cette épreuve omet de contrôler l'essentiel : que le candidat comprend les textes. Allez lire le rapport sur "l'épreuve sur dossier" de la dernière session du CAPES (http://www.education.gouv.fr/siac/siac2/jury/2005/detail/capes_ext_letrmod.htm), la notion de "sens du texte" n'y apparaît JAMAIS, ce qui est d'ailleurs logique, puisque ce n'est pas ça que le jury cherche à évaluer dans cette épreuve.

Je ne reviendrai plus ici, M. Brighelli, car j'aurais scrupule à coloniser le blog d'autrui. Bon courage à tous. Si vous mettez sur pied un syndicat (merci pour l'idée, Jean-Marc), contactez-moi, j'en serai, car je crois que, dans le domaine de l'école comme dans d'autres, nos malheurs viennent en partie de la faillite de la représentation. Mon ancien condisciple Aschiéri "représente" toujours efficacement les intérêts corporatistes de ses adhérents, mais il ne "représente" plus, selon moi, leur philosophie de l'éducation (c'est-à-dire le sens même de leur choix de consacrer leur vie professionnelle à l'enseignement).

MC Bellosta, maître de conférences de littérature française.

Ecrit par : mc bellosta | 13 mai 2006

Ce que vous dites, mc bellosta, sur l'épreuve de dossier est tout à fait juste. Etant candidat au CAPES, je souscris à votre analyse. Cette épreuve ne sert strictement à rien pour évaluer un candidat et le plus scandaleux est qu'elle a un coefficient trop fort. En Lettres Classiques, elle a un coefficient 4, alors que l'explication de texte a un coefficient 3. C'est un peu comme si un patron embauchait un ouvrier, en prenant en compte, non ses compétences, mais son adhésion au capitalisme. C'est un moyen pour les pédagogos de rendre les candidats dociles. De plus, on demande aux candidats de dégager du dossier qu'il traite la dimension citoyenne de l'enseignement du français. Le pauvre candidat doit se demander en quoi il est citoyen d'étudier l'orthographe, ou encore d'aborder le récit biographique. Il est temps de supprimer cette épreuve inique qui n'est là que pour justifier le gaspillage d'argent public que l'on place dans les IUFM (17000 euros par étudiant).

Ecrit par : Romain | 13 mai 2006

Cher Jean-Paul puisse le mamouth s'honorer d'avoir dans ses rangs beaucoup de gens comme vous et on pourra à nouveau nourrir l'espoir de retrouver une éducation nationale digne de ce nom.
A quand le procès du grand sabordeur de l'éducation nationale, le pédagogiste en chef Mérieu qui a toujours confondu idéologie et pédagogie.
Bien à vous

Ecrit par : PHILIPPE | 13 mai 2006

cher Monsieur,
Je crois réellemernt que plus rien ne peut m'étonner. Et pourtant je m'étonne encore de votre "éviction, aller-retour".Mon très vieux grand'père instituteur né en 1859, hussard de la "Laïque", s'est battu en pleine campagne provençale pour que ses élèves aillent à l'école même à la récolte des olives.. Un de ces petits campagnards devint ministre (c'est peut-être pas ce qu'il a fait de mieux) un autre devint médecin, un 3ème notaire, un autre encore "curé" (quelle école intolérente!) et tous surent lirent écrire et compter en français, : menuisiers, charpentiers, vignerons, et même un peintre !! dont je possède 2 toiles merveilleuses.

J'ai une fille de 42 ans. Mon grand'père, libre penseur, (dans son journal, il écrivait toujours "libre de penser"),doit se reourner dans sa tombe, en sachant que mes deux petits enfants sont élèves d'une école catholique (dans laquelle les jeunes musulmanes peuvent garder leur voile dans la cour, et dans laquelle, mes petits enfants ont appris que si Noël était une fête "commerciale"; aït el Kebir était une fête de foi authentique.)
Au moins apprennnent-ils les règles de grammaire.
Cher Monsieur, croyez à toute mon admiration

J'ai

Ecrit par : Adrienne SENAS | 13 mai 2006

" Dans le domaine de l'école comme dans d'autres, nos malheurs viennent en partie de la faillite de la représentation. "

Cette phrase de Mme MC Bellosta résume à elle seule l'un des grands problèmes de l'E.N. actuellement.

Personnellement, la naissance de ce nouveau syndicat me réjouirait moi aussi.

Ecrit par : Jérémy | 13 mai 2006

Bravo pour votre courage! J'ai fait connaître vos publications aux étudiants en IUFM: ils sont d'accord avec ce que vous écrivez et en ont ras la casquette de devoir perdre leur temps dans ces usines à gaz de l'Education Nationale. A quand un livre sur la capitulation du système devant l'absentéisme chronique de certains élèves? Sur 24 élèves en BEP, je n'en ai que 15 qui viennent aux cours... mais ce sont rarement les mêmes d'une semaine à l'autre. On ne peut rien faire avec eux à part leur faire faire des colliers de nouilles. Les meilleurs élèves - et les professeurs - perdent leur temps. Mais peu importe: la Direction dit qu'il fait faire avec ce qu'on a... Le toutes façons, vu le niveau des épreuves de BEP, même les champions de l'absentéisme auront leur diplôme.

Ecrit par : denis crouan | 13 mai 2006

Lisez cette excellente diatribe d'Antonin Roussel:

http://pedagogo.free.fr/Antonin-Roussel.pdf

No comment!

Ecrit par : Romain | 13 mai 2006

Soutien total contre les didactiteurs et les pédagogos, ces crétinisateurs dont on mesure la nocivité quand on accueille des étudiants issus de nos lycées quand ils ont le malheur d'avoir subi l'enseignement de professeurs formatés par les IUFM et qui n'ont pas su se libérer de ce carcan intellectuel.

Bravo et amitiés

Ecrit par : Gérard GENGEMBRE | 13 mai 2006

Bravo pour ce blog et votre bouquin. Et bravo pour votre esprit de résistance.

Je suis instituteur et directeur d'une toute petite école de deux classes , et je me sens parfois bien seul avec mes méthodes dites "archaïques" (apprentissage des tables, des règles de français, calcul mental, refus de mettre l'enfant au coeur de l'école....). Mais les résultats suivent, alors..... Autant continuer.

Il y a encore des enseignants résistans en France. Continuons le combat contre la pensée et l'éducation unique.

Ecrit par : david martin | 13 mai 2006

Bonjour.
Suivant les conseils de Mme Bellosta, je suis allé lire le dernier rapport du jury du capes.
A côté d'un exercice traditionnel d'explication de texte, qui évalue essentiellement les compétences littéraires d'un candidat, ne semble-t-il pas judicieux de demander à un candidat à qui on va confier des classes de collège ou de lycée à la rentrée suivante de démontrer :
- “ qu’il connaît les contenus d’enseignement et les programmes de la discipline au collège et au
lycée ”,
- “ qu’il a réfléchi aux finalités et à l’évolution de la discipline ainsi que sur les relations de celle-ci aux
autres disciplines ”,
- “ qu’il a des aptitudes à l’expression orale, à l’analyse, à la synthèse et à la communication ”,
- “ qu’il peut faire état de connaissances élémentaires sur l’organisation d’un établissement scolaire du
2nd degré ” ?

Peut-être la formation pratique des futurs enseigants devrait-elle au contraire être plus développée dès leur(s) année(s) de préparation au concours, par des stages sur le terrain et une initiation aux meilleures méthodes permettant d'assurer la transmission des savoirs aux élèves.
Ainsi éviterait-on peut-être les terribles échecs de professeurs stagiaires qui, faute d'une préparation suffisante, se voient contraints d'abandonner leur poste lors de leur année de stage, parce qu'ils ont été bercés de douces illusions lors de leur préparation aux concours surtout axée sur des savoirs universitaires, ce qui est essentiel, mais qui les a maintenus à distance du terrain.
Puisse Mme Bellosta, qui appelle de ses voeux un large consensus pour la cause de l'instruction publique, être d'accord avec cette modeste remarque/proposition.
Cordialement,

Ecrit par : Repassant | 13 mai 2006

On revient à une situation de droit (je n'ai pas dit celle dont je rêve) : un jury d'examen hétérogène, recruté sur des critères autres que ceux d'une doctrine officielle. Petite éclaircie, ça fait du bien de temps en temps.

Quelques mots à l'intention de ceux qui (de divers bords) ne viennent sur le blog de JPB que pour déverser leurs préjugés.
Il y a des collègues qui partagent une grande part des combats de JPB non seulement dans le secondaire mais aussi le primaire, dans des jurys de concours et même certains iufm, et —horresco referens— dans les syn-di-cats ! Sur la liste "Lettres" du SNES les empoignades sont rudes, au point qu'il est extrêmement difficile pour les représentants syndicaux d'adopter une position officielle sur les actuels programmes et leur légère modification (à mon grand regret les tenants d'un enseignement rigoureux de l'histoire littéraire y interviennent trop peu, mais nous négligeons quelquefois certains terrains).

Il y a par exemple aussi à la revue l'Ecole des Lettres des rédacteurs très critiques envers la doctrine officielle de l'inspection, que l'on connaît comme militants du snes.

Et l'auteur de ces lignes est commissaire paritaire national élu sur une liste dudit syndicat, qui s'occupe en effet d'abord des intérêts non pas "corporatistes" mais (bassement ?) matériels des collègues : c'est moins "noble" qu'un débat sur le schéma narratif, mais un jeune certifié qui débute à 1,08 fois le smic, c'est une question sur laquelle M. de Robien ne fera pas d'effets de tribune à l'Assemblée, demandez-vous pourquoi. Et si un certain nombre de collègues se voient retarder leur progression de carrière pour refus de participer à des projets vaseux, ou de remplacer leurs collègues malades à l'heure où habituellement on corrige les copies, etc., qui est-ce qui les défend ? Justement nous !

Or à l'heure actuelle les nouvelles dispositions sur la fin de carrière (hors classe) caporalisent plus que jamais le métier, en donnant un poids décisif, qu'il n'avait pas jusqu'à il y a deux ans, à l'"avis du recteur", qui reprend celui de la hiérarchie pédagogique et administrative. C'est moins specaculaire qu'un discours de Meirieu mais beaucoup plus efficace : si l'on n'a pas travaillé pour les iufm ou les inspecteurs comme "tuteur" ou "conseiller pédagogique" (et qui choisisssent-ils de préférence ?), on risque fort de finir sa carrière avec un traitement (et on aura une pension de retraite) nettement inférieur à celui d'un professeur "méritant" (i-e désigné comme tel par l'inspecteur régional et/ou le chef d'établissement). C'est très souvent sur ce type de questions, qu'il est de bon ton de dédaigner comme "corporatistes", que se joue le destin de telle ou telle évolution pédagogique, et c'est justement sur ce terrain que la liberté pédagogique est de plus en plus menacée. Savez-vous au nom de quelle idéologie : "pour récompenser le mérite, contre l'égalitarisme dans la fonction publique !"

C'est pourquoi tant qu'un nombre important de collègues (il y en a à Sauver les Lettres !) continueront à agir ET dans le cadre des associations pédagogiques ou disciplinaires ET sur le terrain syndical, il y a de l'avenir pour la résistance au "socle commun" défini comme une somme de "compétences" qui n'ont plus rien à voir avec la maîtrise progressive et raisonnée des savoirs, conformément aux orientations "européennes" de Lisbonne cosignées par Jospin et Chirac, n'en déplaise à Mme Bellosta.

Jean-José Mesguen
professeur de Lettres Modernes au lycée Paul Eluard (Saint-Denis 93)

Ecrit par : Jean-José Mesguen | 13 mai 2006

JBP : "C'était une manière de me tester, et surtout de tester mes amis, la presse, et sans doute le ministre, dont les services ont réagi avec une célérité inattendue, en disant le droit — sans commentaires."

"Célérité inattendue "? C'est une plaisanterie ?
Le "droit" a bon dos.

Ecrit par : sim | 13 mai 2006

" ... un jeune certifié qui débute à 1,08 fois le smic ... "

Pour M. Jean-José Mesguen : pourquoi le SNES ne demande-t-il pas une revalorisation des salaires en début de carrière pour les certifiés et les agrégés ?

Je n'ai pas lu cette exigence dans les derniers tracts du SNES !

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2006

Marie-Christine Bellosta est une collègue et une amie bien que la « politique » nous sépare. Elle ne va probablement pas répondre à Repassant puisqu’elle ne faisait qu’un petit tour sur ce blog. Mais comme je partage entièrement son point de vue sur l’épreuve dite « préprofessionnelle » des CAPES, je vais essayer de le faire à sa place. Le problème est cependant extrêmement complexe et ma réponse va prendre l’allure d’un feuilleton (sur le mode : à suivre au prochain épisode).
Première remarque : les quatre points que vous citez ne concernent pas seulement le CAPES de Lettres modernes mais l’ensemble des concours du secondaire (sauf l’agrégation, on peut se demander pourquoi : les agrégés stagiaires ne seront-ils pas confrontés aux problèmes que vous signalez ?). Il faut donc voir comment ces objectifs se « déclinent » (pardon pour cet emprunt au langage pédagogico-managérial) dans les épreuves concrètes de chaque concours et comment ces dernières permettent, ou pas, d’évaluer ce type de « compétences » (pardon pour etc.). On verra ça une autre fois.

Deuxième remarque : vous dites qu’il faudrait développer cette formation « pratique » dès l’année de préparation au concours. Vous voulez dire en fait : pendant l’année de préparation à la partie théorique ces concours. Car vous n’ignorez sans doute pas que cette première étape est suivie d’une année de préparation à la partie pratique (justement) desdits concours. Laissons pour l’instant de côté la question de savoir si cette deuxième année est bien conçue ou pas. Votre thèse – qui est aussi celle des IUFM – consiste à mélanger les deux années et à vouloir évaluer par avance les « compétences » (toujours les compétences…) professionnelles de candidats qui n’ont encore jamais été en situation d’enseignement. Entreprise particulièrement ardue, surtout si l’on tient compte des modalités concrètes de l’épreuve en question. Mais laissons encore ce point pour un prochain épisode. Je vous demande seulement pour l’instant de relire le message envoyé par Maria, jeune certifiée d’espagnol. Elle a eu un 4/20 à cette épreuve. Pourquoi ? Parce qu’elle ne savait pas en quoi elle consistait. Et pourquoi ne le savait-elle pas ? Parce qu’elle avait présenté le concours en candidate libre. Savez-vous combien il y a de candidats libres aux concours ? Près de la moitié aux Capes et plus de 80% au concours de professeurs des écoles. Et pourquoi sont-ils si nombreux ? Parce que les IUFM ont établi ILLEGALEMENT un numerus clausus dans les préparations. C’est ce qu’ils appellent pudiquement la « régulation des flux ». L’ont-ils fait par pure méchanceté ou par simple incohérence, eux qui ne jurent que par « la réussite de tous » et qui s’empressent donc, dès qu’ils sont au pouvoir, d’exclure non pas même des candidats mais des candidats à la candidature ? Il y a un peu de ça : s’ils acceptaient tout le monde, leur taux de réussite plongerait et ces fougueux partisans de la non sélection chez les autres sont très attentifs aux vertus de la sélection quand il s’agit de la rentabilité de leurs propres bouibouis. Mais ce n’est pas la seule raison. Il est tout simplement impossible de trouver assez d’établissements scolaires, de classes et de conseillers pédagogiques pour accueillir l’ensemble des candidats. Il y a donc des candidats plus égaux que les autres dans le très orwellien système qui est né de la mise en place des IUFM et de ce micmac de « théorie » et de « pratique » qu’est devenue la partie théorique des concours. Il y a d’une part ceux qui ont été acceptés en IUFM et, de l’autre, ceux qui ont vu se fermer les portes de la préparation et qui sont donc des « moins égaux ». Cette infraction au principe d’égalité devant les concours mériterait à elle seule la fermeture des IUFM. Et la suppression de l’épreuve pré-professionnelle.
(La suite au prochain épisode)

Ecrit par : Pedro Cordoba | 13 mai 2006

1. Mme Bellosta n'a jamais mis les pieds dans une classe de Lycée... ou alors il y a vraiment très longtemps. Je ne vois pas très bien pourquoi la didactique serait méprisable... Même à l'ENS on en fait !
2. Mme Bellosta est tellement modeste qu'elle ne dit pas qu'elle est intervenue directement auprès de M. de Robien pour que Brighelli soit immediatement réintégré chez ces amis du jury du CAPES (qu'il méprise ouvertement).
3. Mme Bellosta est en effet à l'ENS, nos impôts servent d'ailleurs à financer ces heures de réflexion sur le programme d'Education de l'UMP...
4. Trop modeste, Mme Bellosta ne dit pas non plus qu'elle est à l'origine de la circulaire de Robien sur la lecture qui favorise la méthode de Boscher, méthode éditée par Belin. Belin chez qui, comme elle le rappelle, elle dirige une édition para universitaire.

Ecrit par : Edgar | 13 mai 2006

J'ajoute que le simple fait d'avoir assisté aux préparations dispensées par les IUFM, et d'avoir eu le Capes cette année-là, permet d'obtenir d'office un bonus de 40 points pour les mutations concernant l'année de stage en responsabilité.

Ce bonus est EXACTEMENT le même que celui accordé aux lauréats de l'agrégation.

Autrement dit, un candidat arrivé 700ème au CAPES de lettres modernes sera traité EN PRIORITE par rapport à un candidat arrivé 90ème à l'agrégation de lettres modernes. Et ce, car il aura assisté aux cours de l'IUFM. ( les candidats libres au CAPES n'ont droit à rien ! )

N'y-a-il pas matière à s'émouvoir ?

Ecrit par : Jérémy | 13 mai 2006

Edgar, vous faites une fixation. Ce n'est pas bon pour la clarté de vos propos. Et vos allégations sont n'apportent pas grand chose aux réflexions sur l'éducation.

Ecrit par : Jérémy | 13 mai 2006

Ballon se dit référentiel bondissant,comment se dit Boomerang dans la langue Pédangogo ?

Ecrit par : bernard | 13 mai 2006

A l'Agrégation le bonus est de 50 pts non 40...

Ecrit par : Edgar | 13 mai 2006

Que de commentaires depuis hier soir!
Anne pourquoi ricanes-tu des fautes d'orthographe de certains intervenants soutenant J-P B?
Après tout ce sont tes amis dans les hautes sphères de l'EN qui en sont responsables ! Avec évidemment la multitude de L..bins qui se sont évertués et s'appliquent toujours à mettre en pratique leurs théories fumeuses.

La rédaction d'une chartre sur l'école que propose J-P B s'impose.Elle pourrait être commune à une double structure :une syndicale et une associative.
Mais concrètement comment faire pour que les choses bougent?
Espèrer que les hommes politiques réagissent dans le bon sens ?
Je n'y crois pas. Ce serait pour eux reconnaître la responsabilité d'un tel désastre.
Quant aux syndicats majoritaires ils sont tout autant responsables de la situation et incapables par exemple de mener une grève avec pour seul mot d'ordre "la suppression des passages automatiques".
(Avec l'application servile des pourcentages de passage dans mon lycée, comme dans l'établissement de Vidal, mon chef d'établissement a la mauvaise foi de s'étonner des notes de nos élèves qu'il va se procurer discipline par discipline au rectorat) Pauvre proviseur qui pour être bien vu du recteur obéit servilement aux pourcentages de passage et veut en même temps un bon pourcentage au bac.
Le témoignage de David dans son collège montre qu'on peut associer les élèves et surtout les parents à de pareilles revendications.
Le Syndicat dont je rêvais hier soir s'intéresserait uniquement à ce type de revendications.
Laissons à la FSU la défense du point d'indice,ils savent très bien le faire! Pour le reste ils sont complices.
J'en veux pour preuve les interventions dans les médias de Mr Aschieri qui n'a de cesse de défendre le système.
L'heure est trop grave pour prendre conscience qu'il nous faut,de tous horizons, nous unir pour cette noble cause.
You may say I'm a dreamer but iI'm not the only one.

Ecrit par : JO | 13 mai 2006

Edgar, si vos méchancetés à l'égard de Mme MC Bellosta sont aussi éronnées que les indications que vous donnez au sujet de l'agrégation, il faut vite consulter, au choix, des documents fiables ou un médecin compétent.

Ecrit par : Jérémy | 13 mai 2006

Je suis d'accord avec JO, selon lequel M. Aschieri " n'a de cesse de défendre le système " ...

Ecrit par : Jérémy | 13 mai 2006

Pour Edgar:

Bonification spécifique attribuée aux lauréats de l'agrégation : 40 points

Situation familiale :
- 60 points pour rapprochement de conjoints
- 50 points par enfant à charge

Elèves 1ère année d'IUFM 2005-2006 : 40 points

Ecrit par : Jérémy | 13 mai 2006

Jérémy, je m'incline sur les points de l'agrégation... Il y en a effet quelque chose qui cloche...

Pourquoi M. Brighelli ne raconte-t-il pas qu'il a lui-même candidaté il n'y a pas si longtemps pour obtenir un poste dans un IUFM ?
Chacun aimerait savoir les raisons de cette candidature, mais heureusement pour lui, rejetée (l'honneur est sauf...).

Ecrit par : Edgar | 13 mai 2006

Alors, "Edgar", Clearstream vous donne des idées de corbeau ? Vous diffamez ensemble une personne, un établissement d'enseignement supérieur, un parti politique et une maison d'édition. Ca fait beaucoup. Et vous avez l'air de croire à l'anonymat informatique. Vous ne doutez vraiment de rien.

Ecrit par : Van Ruymbecke | 14 mai 2006

• Absent quelques jours de ce blog, je découvre tout à la fois l'éviction et… la réintégration de JPB du jury de CAPES. Tout a été dit dans les nombreux commentaires, je ne m'étendrai pas, si ce n'est pour dire que rien de tout cela ne me surprend vraiment : les Robespierre au petit pied de l'Éducation Nationale pratiquent l'autoritarisme et les méthodes répressives avec la rage des médiocres et le manque de retenue qui, à de rares exceptions près, a toujours caractérisé ceux qui se sont fait une place dans le système en combattant le système - ce sont souvent les pires.

Cette péripétie, comme d'autres, montre qu' "ils" sentent bien que leur pré carré branle du manche, et leur confort et leurs certitudes avec. Bon nombre d'entre eux ont sincèrement mené bataille, en leur temps, contre les scléroses d'un enseignement empoussiéré. Comme toujours, ceux qui se sont partagés les postes de pouvoir après la victoire sont ceux qui ont su parler, flatter, jouer des coudes, à grand renfort de bla-bla idéologique. Aujourd'hui, ils ont vieilli et sont désormais en retard d'une guerre ; mais il ne s'en sont pas encore rendu compte. Ils n'ont pas compris que ce qu'ils prennent pour de la réaction ou de la nostalgie est au contraire ce qui permettra de repartir de l'avant.

Ce qui m'amène tout naturellement à mon deuxième sujet.

• Toto nous envoie lire la réaction de P. Frackowiak (Makhno l'a-t-il lue ?) à l'opération "Planète des Alphas", ainsi que son opinion sur cette méthode. J'ai lu il y a peu une critique de la même eau, signée E. Charmeux, sur la méthode "Léo et Léa". Il y a dans ces deux textes, signés l'un comme l'autre par des tenants forcenés du pédagogisme actuel beaucoup de points communs, j'en distinguerai trois.

— l'usage de la caricature. À aucun moment ils ne font mention des constats, des réflexions et des principes qui ont présidé à l'élaboration de ces méthodes. À les lire, les auteurs de celles-ci n'auraient suivi que leurs propres délires, ou leur propre nostalgie d'un enseignement ancien, n'auraient jamais réfléchi sur les méthodes actuelles et leurs résultats. De ces méthodes, ils ne montrent que des éléments d'apparence, les séparant systématiquement de leur raison d'être ce qu'ils sont, les réduisant à des objets sans fondement dont on ne pourrait que se moquer. C'est intellectuellement malhonnête, et profondément.

— la certitude d'être moderne. Enfermés, comme je l'évoquais plus haut, dans leur vieux combat contre des archaïsmes disparus, ils tirent à boulets rouges sur le b-a-ba, dans la mesure où cela évoque pour eux le vieux système qu'ils ont combattu, combat au cours duquel ils se sont distribués leurs positions et leurs places. Échappant à toute dialectique, ils se croient l'ultime maillon d'un progrès, n'imaginant pas un instant que la réflexion ait pu continuer après eux et en dehors d'eux, et encore moins qu'elle ait pu remettre en cause leurs géniales découvertes, forcément définitives. les "Bourgeois" de Brel sont décidément indémodables.

J'étais intervenu il y a quelques jours dans le sujet "méthodes de lectures" pour parler de cette opération Alpha - dont le côté "marketing" me gêne certes un peu, mais nul n'est parfait - et surtout pour conseiller la lecture, sur le site des auteurs de cette méthode, de leurs commentaires sur les dernières recherches effectuées sur les méthodes de lectures. On y trouve en effet un texte fort bien documenté, qui montre très clairement que ce sont des recherches RÉCENTES qui remettent drastiquement en cause le global, et non un simple accès de nostalgie réactionnaire à la "c'était-mieux-avant".

— la défense du "sens". Ces deux critiques reprochent l'un et l'autre à la méthode qui encourt leur foudre de faire bien peu de cas au sens, ce "sens" sacro-saint dont les pédagogistes ne cessent de se gargariser. Sur ce point, ils ont raison : l'objectif de ces méthodes n'est pas, dans l'immédiat du moins, de "dégager du sens", mais bel et bien de donner aux enfants les outils qui leur permettront ensuite d'y accéder ! Ont-ils lu, et si possible autrement que d'un derrière distrait, ce rapport statistique belge (je n'ai pas le lien sous la main, mais on le trouve sur "écoledémocratique") qui montre qu'une méthode centrée sur le décodage obtient de meilleurs résultats qu'une méthode centrée sur le sens, et ceci non seulement sur un test d'aptitude au décodage (ce qui serait la moindre des choses) mais AUSSI sur un test de compréhension du sens ? Se sont-ils seulement posé la question de savoir comment un enfant peut réellement accéder au sens de ce qu'il lit dès lors que son activité de lecture est sans cesse freinée, alourdie, par des difficultés liées au décodage ? Cette obsession qu'ont les pédagogistes de "donner du sens" sans jamais donner les outils pour y accéder - comme on donnerait à un affamé du poisson tout en se gardant bien de lui apprendre à pêcher - est bel et bien une de leurs plus effroyables fumisteries !

• Mon troisième sujet sera plus court. C'est une réaction au commentaire David sur la présence d'élèves dans les conseils d'établissement. Je le rejoins tout à fait, les élèves ne sont pas dupes, et savent mieux que quiconque la folie que constitue le refus de redoublement ; ils savent bien ce que c'est que de boire la tasse une ou plusieurs années durant en traînant des manques qui ne sont jamais comblés, parce qu'on ne se donne pas le temps de le faire. Dans mes classes (en École municipale de musique) il m'arrive parfois de demander à un élève "tangent" aux évaluations s'il préfère redoubler ou passer : nombreux sont alors ceux qui demandent à redoubler. (Ils n'ont cependant pas toujours raison, à moi alors de faire la part d'un manque de confiance éventuel ou, parfois, de la perspective de se la couler douce l'année suivante…)
Avez-vous remarqué, également, que les adversaires du redoublement réclament aussi - et parfois dans la même phrase, je l'ai lu ! - que l'on respecte mieux le rythme d'apprentissage de l'élève. Il y a là pourtant une contradiction qui saute aux yeux : peut-il y avoir meilleure manière de ne pas respecter le rythme de l'élève que celle qui consiste à l'embarquer de force dans une fuite en avant ? Décidément, ces gens ne sont pas sérieux !

David a raison aussi lorsqu'il dit que les élèves reconnaissent la démagogie, ont soif de savoir, et seront de meilleurs alliés que les IPR, et ça commence même très tôt. Dans l'une des vidéos sur l'expérience des Alphas, que Toto nous conseille de regarder, une petite fille (5 ans) dit ceci :

"La dame, elle nous fait des choses difficiles parce qu'on est grands"

Tout est dit.

Ecrit par : Argo | 14 mai 2006

je ne suis ni prof, ni etudiant, mais force est de constater que le systeme educatif est a la derive depuis 30 ans.
Au vue des commentaires de Lubin, je comprend un peu mieux pourquoi ! Pour ce qui est des pseudo commisission de lecture etc.. on en connait les resultats !
La France est a la rammase et son systeme educatif y est pour quelque chose...dont acte.
Quand un eleve de 1ere me dit que Louis XVI est le fils de Louis XIV ou que la Coree est dans l'Europe...je me marre (jaune) ou plutot devrai je dire cela me consterne.
Alors oui , Lubin , vous etes un Kmer Rouge, ne vous en deplaise, car la theorie d'ecervellage de nos ''petites tetes blondes'' que vous et vos amis defendent depuis plus de 30 ans, on en a le resultat aujourd'hui: un pays qui prend l'eau de partout, des fillieres bouchees avec toujours autant de candidats etc......
Il faut ouvrir les yeux, la France n'a plus les moyens des glorieuses annees d'apres guerre.....et puis j'en ai marre que mes amis Chinois nous traitent de dernier pays communiste d'Europe !!!

Nico

PS: un petit boulot pour Van Ruymbecke....post envoye d'un cybercafe de shenzhen (Chine) comme tu ne crois pas a l'anonymat informatique, je te laisse un mois pour retrouver mon adresse IP !!! :-))

Ecrit par : nico | 14 mai 2006

Le message d'Argo est un summum concernant la malhonnêteté intellectuelle et l'exagération à ceux qu'il appelle: "les pédagogistes"; (première exagération, mais apparemment bien partagée par la majeure partie des personnes écrivant ici. Encore une fois, et je le répète avec force, le décodage est la partie essentielle de l'apprentissage de la lecture dans la plupart des CP. Par ailleurs, une autre exagération consiste à dire que Meirieu et les autres insistent sur le fait que la manière d'apprendre prime absolument sur ce qu'il y a à apprendre; (les contenus). Je défie quiconque de trouver une telle affirmation dans les propos de quelque "pédagogiste" que ce soit. Qu'on ne soit pas d'accord avec certaines interprétations de discours théoriques par des disciples trop zélés s'est vu avec toutes les théories dans l'histoire de l'humanité. Mais il serait bon de lire les choses telles qu'elles sont, et ne pas les interpréter au delà de ce qu'elles disent réellement.
Je dois préciser que je suis convaincu par l'importance de la transmission des savoirs. Logiquement.

Ecrit par : christophe sibille | 14 mai 2006

On n'exagère rien du tout !
Vous voulez que je vous commente le rapport d'audit qu'on a eu dans notre établissement ?
Je l'ai déjà évoqué plus haut à propos des redoublements mais en substance, il nous était reproché de trop stresser nos élèves. Evidemment ce n'était pas le stress qui nous était reproché mais une trop forte exigence au niveau du travail et cela ils ne pouvaient pas se permettre de l'écrire. Tous les établissements de mon académie ont eu droit à ce genre de discours. Croyez-vous que ce soit innocent ?
Il n'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Ecrit par : David | 14 mai 2006

C'est bien cette réintégration, mais au fait, cela ne vous gêne pas de participer à ce système ? Même avec vos opinions, vous cautionnez ce système en participant à un jury de capes. Ce serait un sécré problème de conscience pour moi, qui partage l'essentiel de vos idées (que j'applique en résistant comme professeur agrégé de maths dans un lycée).

Juste un mot et je me sauve, j'ai passé un an à l'iufm pour valider mon agreg et je n'ai qu'une chose à en dire : j'ai perdu mon temps, il y a pas mal d'économie à faire en supprimant ces inutilités, mais c'est une autre histoire...

Ecrit par : Zéro | 14 mai 2006

Pedro Cordoba écrit:

Je vous demande seulement pour l’instant de relire le message envoyé par Maria, jeune certifiée d’espagnol. Elle a eu un 4/20 à cette épreuve. Pourquoi ? Parce qu’elle ne savait pas en quoi elle consistait. Et pourquoi ne le savait-elle pas ? Parce qu’elle avait présenté le concours en candidate libre.

Il faut aussi tenir compte du fait que nombreux candidats au CAPES de langue sont d'origine étrangère et, bien qu' âgés de 24-25 ans, ont connu un système scolaire complètement différent : ils se retrouvent donc comme catapultés sur la planète Mars lors de l'épreuve professionnelle. Si "chez eux" un bon professeur est quelqu'un de culturellement solide et qui sait capter l'attention de ses élèves en leur transmettant son savoir, le candidat au CAPES d’italien, ou d’espagnol, découvre à l'épreuve "sur dossier" qu'un bon professeur fait des "grilles de compréhension" et adopte une progression "en spirale".
Il découvre aussi que connaître parfaitement la langue " cible" et la culture de son pays, ainsi que celles de son pays d’accueil, est un grave handicap ou bien une faute à expier avec une, voire deux années d’IUFM (car, contrairement à son jeune collègue français – qui, au cours de ses études, a abordé 10 auteurs en tout, dont 4 pour le concours, et qui maîtrise fort mal l’accent tonique – lui, l’étranger, doit se rendre compte qu’il ne sait pas à quel point la pédagogie des langues a évoluée en France !)

Lors de cette épreuve, il faut donc parler deux langues étrangères en même temps (le français et le Iufmais)... C'est dur!
J'ai eu 2 sur 20 à cette épreuve et 18 à l'épreuve "académique" (j’ai eu la chance de tomber sur un dossier avec des textes d’Eco et Pirandello, et non pas sur celui avec la photo de Berlusconi sur le Parmesan )... Depuis je fais un peu de résistance dans mes classes ( par exemple je me refuse de réduire la culture italienne à une mozzarella Santa Lucia !)

amicalement

Ecrit par : isa | 14 mai 2006

Au sujet de la méthode des "alphas", Frackowiak (merci toto de nous avoir donné le point de vue de ce crétin sur cette méthode, qui montre à lui seul la stupidité des pédagogos) s'étranglerait s'il lisait le début de l' "Institution oratoire" de Quintilien où ce dernier défend le principe d'une méthode syllabique avec l'usage de figurines. Ce qui prouve que cette méthode est "ultra-réactionnaire" pour les IEN pour s'inspirer d'une méthode qui date d'il y a 2000 ans.

Ecrit par : Romain | 14 mai 2006

La moindre des choses quand on présente un concours est de se tenir au courant concernant la nature des épreuves, mais là n'est pas le problème...
Le gros problème de la formation des enseignants, (et là, je parle de celle des enseignants du premier degré, que je connais un peu mieux), c'est effectivement que les horaires de formation diminuent de manière drastique. Pas au profit de la pédagogie, mais au profit de la pratique pure sur le terrain qui, petit à petit, et uniquement pour des raisons bassement économiques, introduit un système de compagnonnage. De ce côté là, je suis d'accord, il y a un vrai travail de reconstruction concernant la formation des enseignants. Mais, tant qu'on présumera que ce sont les "pédagogistes" qui participent à ce phénomène, on ira dans le mur! Les horaires en formation générale n'ont pas augmenté, et la part concédée à la pédagogie théorique non plus. Mais l'augmentation du temps de stage des professeurs d'école permet de limiter le recrutement, tout bénef pour l'état. Où est la préoccupation d'avoir des enseignants du premier degré polyvalents et bien formés dans tous les domaines disciplinaires, (ce dont, d'ailleurs, Monsieur Brighelli me semble partisan) dans tout cela? Economie, quand tu nous tiens!

Ecrit par : christophe sibille | 14 mai 2006

Nulle "fixation" d'Edgar, sauf pour les aveugles, et les borgnes à la rigueur (les rois, vous connaissez ?) Les "naïfs" courent donc ce site ? je n'y crois guère...
Bellosta est bien à l'origine (elle et sa bande) de la circulaire de Robien-l'inculte, et responsable directe de la réintégration de Brigue dans un lieu qu'il honnit et déshonore de sa présence et cherche à occuper pour son cv et ses fins de mois.
Les fonctions de la dame (directrice de collection) chez Belin, qui publie des manuels issus de la pire réaction (notamment Léo et Léa "recommandé " par le Robien pour redresser par la "bonne" lecture les petits-zenfants-des-cités) sont de notoriété publique.
Sauver les lettres dont elle est la caution "scientifique" fait antichambre chez le ministre et tout le monde le sait.
L'alliance objective Brighelli-UMP est incontestable.
Ce site qui se prétend "apolitique", voire "de gauche" et "scientifique" (pauvre ENS !) n'est que l'instrument de diffusion de la plus vile démagogie et des propos les plus délirants et les plus abjects de la droite la plus bête et la plus réactionnaire. Chacun le sait.
La déliquescence de cet endroit n'a d'égale que celle de la chiraquie mourrissante...

Ecrit par : Anne | 14 mai 2006

"Encore une fois, et je le répète avec force, le décodage est la partie essentielle de l'apprentissage de la lecture dans la plupart des CP"
"La plupart" MORT DE RIRE ! Combien môssieur Sibille.
Dans Ma maternelle "La" professeusssseu disait à son élève, qui "syllabait":
"Arrête tout de suite ce que tu fais/apprends avec ta maman"

"Décodage" cela veut dire quoi dans VOTRE sens ?

Edgar s'égare. Tant mieux si JPB veut aller dans les IUFM. Il relèvera le niveau .

Ecrit par : toto | 14 mai 2006

Bravo !
Les parents et toutes personnes de bon sens vous soutiennent. Il faut du courage pour affronter le mammouth.

Ecrit par : bernard | 14 mai 2006

Anne:

Ce site qui se prétend "apolitique", voire "de gauche" et "scientifique" (pauvre ENS !) n'est que l'instrument de diffusion de la plus vile démagogie et des propos les plus délirants et les plus abjects de la droite la plus bête et la plus réactionnaire. Chacun le sait.

Désolée, je ne le savais pas. Les "tout le monde sait", et les "chacun le sait"... ne sont pas des arguments.

Pour ma part, je suis aussi mère d'un pauvre petit garçon de six ans qui subit à l'école la méthode phonétique à départ global (que quelqu'un appelle ici alphabétique : une grande escroquerie car dire à un enfant j'entends "y" je vois "u" ne veut pas dire p u = pu). Mon petit était fatigué, découragé par cette école super-moderne, il allait tout droit vers le mur avec une dizaine de ses camarades ("ils rament parce qu'ils sont de la fin de l'année" ...je cite là la maîtresse!)

Avec cette méthode que vous citez, Léo et Léa, mon petit "dyslexique" a appris à lire en 15 jours (ce qui veut dire que, même si il était du mois d'octobre, et ben ...il pouvait y arriver avec une méthode sérieuse et il n’était pas condamné à la dyslexie).

PS: Pour ma part, je n'ai jamais pensé que les "pédagos" utilisaient cette méthode pour parvenir à leur régime politique. Il faudrait mettre de côté ces arguments et ces accusations.

Ecrit par : isa | 14 mai 2006

Juste une suggestion : il me semble qu'une majorité des enseignants se rejoignent au sujet d'un renouvellement urgent de notre système éducatif. Les hystériques du genre de Anne qui visiblement sont plus attachés à défendre leurs idées que l'avenir des enfants sont, à mon avis, très minoritaires. Ils jouent à souhait les amalgames car ils n'ont plus d'autres arguments à avancer.

Alors, il serait urgent de créer un site totalement indépendant, le plus apolitique possible, qui permettrait de se compter. Les politiques bougent lorsqu'ils voient que l'opinion est prête. S'ils peuvent constater que la majorité des enseignants souhaitent une évolution, ils se sentiront pousser des ailes.

Il faudrait que quelqu'un, pourquoi pas JPD, propose un texte simple qui précise les attentes : recentrage sur les fondamentaux (lire, ecrire, compter), augmentation des heures qui leur sont consacrés, restructuration des programmes, suppression des iufm, etc.

Et il faudrait que quiconque, quelles que soient ses idées politiques, ait l'envie de signer ce texte. Il faut donc que le site n'ait aucune couleur politique : j'insiste.

J'insiste car il y a en ce moment des associations qui veulent toutes la même chose quant aux quelques principes évoqués ci-dessus mais qui se tirent dans les pattes à la première occasion pour des divergences idéologiques. Si notre priorité est l'avenir des jeunes et de notre pays, il serait temps d'enterrer la hache de guerre, de cesser de se diaboliser les uns les autres.

Je vais très loin : j'aimerai que MC Bellosta, JPD, les adhérents de Sos education, ceux de Sauver les lettres, les syndicalistes du snes, les parents de la fcpe, les formateurs d'iufm (ils ne sont pas tous bornés), les pédagogo (certains écrivent ici qu'ils sont attachés à la transmission des connaissances), les afficionados du FN, les libres penseurs, les catho, les amis de Ségolène, etc. puissent se sentir libre de signer ce texte sans avoir l'impression de vendre leur âme au diable.

On sent dans ce forum de JPD des sensibilités très très différentes mais qui se rejoignent sur l'essentiel. Il est temps de se compter au delà des querelles mesquines.

Sur le plan technique, je peux apporter mon concours. J'attends des réactions à cette proposition.

Frédéric

Ecrit par : Frédéric | 14 mai 2006

Je trouve la proposition de Frédéric très intéressante.
Il faut agir!
Une génération sans culture risque de nos proposer les pires barbaries. Il faut tirer la sonnette d’alarme et agir au plus vite, quitte à ouvrir un site cassandre.fr !

Ecrit par : isa | 14 mai 2006

Tiens, isa, vous faites des copiés-collés des messages que vous postez sur: "fondapol"?
Toto, depuis que j'exerce en iufm, (et même avant, du temps des écoles normales), j'ai dû aller voir des stagiaires en CP, ou intervenir avec des élèves de CP sur environ soixante-dix classes de ce niveau. Ce n'est peut-être pas assez pour établir une statistique définitive, mais pouvez-vous, tout simplement, en dire autant!
Et, par pitié, appliquez-vous un peu pour écrire. Depuis le temps que vous êtes plongé dans la syllabique pure, vous n'avez pourtant fait aucun progrès, illustrant ainsi le fait que la méthode que vous défendez bec et ongles n'est pas une panacée!
Frédéric, il me semble que l'idée de recentrer uniquement sur les fondamentaux soit éminemment politique. Eliminer certaines disciplines ferait des élèves des futurs incultes, auxquels il manquerait tout un pan de ce qu'on pourrait appeler "l'intelligence sensible". Il me semble d'ailleurs que ni Jean-Paul, ni Pedro y soient favorables!

Ecrit par : christophe sibille | 14 mai 2006

J'ai dit "rencentrer sur les fondamentaux" ou "supprimer les iufm" comme j'aurais pu dire n'importe quoi d'autre. Je ne suis pas le spécialiste ici.

Je dis juste : on exprime quelques idées simples sur lesquelles on pense que tout le monde puisse se rejoindre. Et on y va.

A ceux qui ont le plus grande vision d'ensemble de nous dire ce qu'il faudrait y mettre.

Frédéric

Ecrit par : Frédéric | 14 mai 2006

Christophe Sibille:

Eliminer certaines disciplines ferait des élèves des futurs incultes, auxquels il manquerait tout un pan de ce qu'on pourrait appeler "l'intelligence sensible". Il me semble d'ailleurs que ni Jean-Paul, ni Pedro y soient favorables!


Qui a parlé d'éliminer certaines disciplines? Centrer sur les fondamentaux ne veut pas dire éliminer la musique des cours. Au contraire, j'aimerais que nos enfants puissent faire toutes ces activités sans louper pour autant la première marche.

Non, je ne fais pas des "copier coller", même si je dis toujours les mêmes choses (un peu comme vous, nous sommes humains, n'est-ce pas?).

Les fautes d'orthographe : il ne faut pas en rire.
J'ai vu un homme de qurante ans (un toto?), qui avait appris à lire avec Petit Poucet, pleurer dans u