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10 mai 2006
Règlements de comptes
Je viens, aujourd'hui 10 mai, de me faire débarquer du CAPES de Lettres Modernes - pour délit d'opinion.
Le président du jury, Alain Pagès, flanqué du vice-président, l'Inspecteur Général Jean Jordy, m'a interrompu au milieu du classement des copies que nous venions de ramener à Tours, centre de concours. Il y avait apparemment urgence... Il m'a expliqué que depuis septembre dernier, juste après la parution de la Fabrique du crétin, plusieurs membres du jury, particulièrement ceux de l'épreuve de didactique (dite pudiquement "épreuve sur dossier") avaient exprimé leur difficulté à siéger désormais dans un concours qui m'hébergeait. Une pétition a commencé à circuler entre ces honorables enseignants, pour la plupart IPR ou chargés de cours en IUFM. Le mouvement s'est accentué après la parution de A bonne école, où j'ai le malheur d'interroger le bien-fondé de la part de plus en plus grande de la didactique dans les concours de recrutement - cette avancée sournoise de la pensée unique pédagogiste. Désormais, m'a-t-on expliqué, je ne pouvais plus être présent à l'oral - ni à l'écrit, alors même qu'après enquête (!), je donnais toute satisfaction à ce niveau, cette année comme l'année dernière.
Mon cas personnel est peu de chose. Mais il faut être attentif à un point : je suis viré pour délit d'opinion - et c'est tout. Cette fois, c'est moi. La prochaine fois, tel autre membre qui aura eu la naïveté de mettre en avant les savoirs fondamentaux dans la matière que l'on est censé enseigner, et non l'art délicat de l'enseigner conformément à la Vulgate des IUFM, fera les frais de la hargne de ses colistiers. Quand les universitaires ou les profs de prépas seront priés de rester eux-aussi au vestiaire, le ménage sera fait. Et les néo-certifiés seront calibrés au plus juste des ambitions de la sacro-sainte pédagogie...
Bonne chance à tous les résistants du moment. Je ne perds pas courage. Ce n'est qu'un début...
JPB
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Commentaires
J'ai lu votre livre "La fabrique du crétin" avec un vif intérêt. Vous dites enfin des vérités sur cette école de l'échec, de l'inégalité. Je trouve lamentable que vous soyez virés pour votre opinion. La liberté d'opinion est indiscutable en France, du moins a priori.
Ecrit par : Jérôme Charré | 10 mai 2006
Cela est affligeant.
Comment peut-on répondre à tant d'imbecillité ?
bien cordialement
rudolf
Ecrit par : BKOUCHE | 10 mai 2006
Scandaleux ! Un seul mot : la RAGE !
On se battra avec vous ! Hasta la victoria siempre...
Ecrit par : F GUICHARD | 10 mai 2006
soyez assuré de mon soutien
RR
Ecrit par : Robert REDEKER | 10 mai 2006
Rébellion implique répression.
Voilà ce qui arrive quand on joue avec les ânes.
Et il y en a encore pour se demander pourquoi je reste dans l’anonymat.
Âne peut être, mais (presque) pas fou. ;)
demandez à Sibille, il parait qu'il a ses entrés dans le monde des ânes, peut être il pourra vous aider ? En plus il connait déjà l'expérience du paria.
(je déconne cricri, je sais que vous n'avez pas bcp d'humour, mais tant pis, moi je rigole)
bien amicalement.
toto
Ecrit par : toto | 10 mai 2006
Merci à tous ces premiers soutiens, merci à ceux qui viendront. Quand je pense que les pédagogues voudraient se poser en victimes, accablés par l'influence grandissante de tous ceux qui se battent contre eux - qu'ils disent ! En fait, c'est à de l'épuration qu'ils se livrent, en réinventant le délit d'opinion.
Salut à toutes et à tous...
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 mai 2006
Enfin une bonne nouvelle : Brighelli viré de quelque part ! Bon, il lui reste quand même la rue de Grenelle...
http://journaldecole.canalblog.com
Ecrit par : Lubin | 10 mai 2006
Lamentable, affligeant
Où allons-nous ? Quelle est cette forme que prend notre république, notre démocratie ?
Cu u tempu maturanu i nespuli
Colomba
Ecrit par : Colomba | 10 mai 2006
Je ne suis pas surprise de ce qui vous arrive M Brighelli.
Souvenez-vous : Laurent Lafforgue a gentiment été viré du Haut Conseil de l'Education suite à la parution d'un courrier qui aurait dû rester confidentiel, fin novembre 2005.
Le corporatisme de l'Education Nationale est tellement cimenté, que tous ceux qui essaient de le briser, paient les pots cassés dû à leur honneteté.
A l'époque, j'avais écrit à plusieurs journaux, afin de rendre largement publique cette affaire. Mais sans résultat.
Mais on préfère en général alimenter des potins politiques, faire des sondages sur les présidentiables et ainsi occulter le problème de l'EN qui est un problème majeur dans notre pays.
Vous avez tout mon soutien.
Ecrit par : Carole | 10 mai 2006
J’ai toujours pensé que le jury de l’épreuve professionnelle était là pour sanctionner et éliminer les gens cultivés qui faisaient preuve d’intelligence et pour recruter un maximum de gens dociles. Maintenant je sais que mon intuition était vraie.
Tout mon soutien.
(Jeune certifiée d’origine étrangère un peu scandalisée...)
:o)
Ecrit par : isa | 10 mai 2006
Bonjour,
Je vous soutiens aussi. Cela montre que les défenseurs de l'école républicaine inquiètent le lobby pédagogiste, pour qu'il y ait une réaction aussi disproportionnée. En tout cas, j'ai lu "La fabrique du crétin" juste avant ma rentrée à l'IUFM et je peux garantir que c'est un excellent antidote contre le venin pédagogiste. D'ailleurs, à chaque cours à l'IUFM, Sauver les lettres est visée en permanence : ceux qui critiquent le pédagogisme sont des "consevateurs", des "réacs", des "vieillards cacochymes", des "barbons de comédie", etc. Pour anecdote sur la didactique, une camarade avait fait une simulation d'oral devant la classe pour l'épreuve de didactique; elle avait par naïveté (c'était en début d'année) consacré, à juste titre, sa dernière partie à la critique de la conception officielle de l'enseignement du français sur le dossier qu'elle traitait; elle s'est fait incendier par la pédago qui était en furie. Cela en tout cas a bien fait rire tout le monde et ceux qui ne connaissaient pas la nocivité des pédagos l'ont bien comprise ce jour-là.
Cordialement.
Ecrit par : Romain | 10 mai 2006
Pour les maths en tout cas, personne ne pourrait être viré du jury pour ce genre de raison : il n'y a pas de didactique au concours, ni à l'IUFM (enfin j'exagère : il y a bien eu 3 ou 4 séances de didactique en 2 ans), que des maths.
Ecrit par : morgenes | 10 mai 2006
Cher M. Brighelli
Ce qui vous arrive est scandaleux. Nous sommes avec vous !
Ecrit par : René ANGEL | 10 mai 2006
Juste une petite remarque, il me semble que L'EN est à 90% à gauche.
Bravo pour la liberté d'expression et toutes les fausses images données au titre de la propagande d'une gauche de coeur assoiffée de social et de justice pour tous.
Les associations de la gauche avec l'extrême gauche n'apporteront rien de positif au système. Votre renvoi en est une démonstration.
Nous allons bientôt nous tourner vers une "Ecole Nationale privée" (sans syndicats, néo-pédagogues, sans corporatisme) et là les élèves seront sûrs d'avoir un enseignement et une culture générale de qualité.
Dans le privé, contrairement aux idées recues, il n'y a pas que des catholiques. La tolérance existe.
Comment se fait-il qu'avec une simple pétition, vous puissiez être exclu d'un jury ?
Ecrit par : Carole | 10 mai 2006
vous avez mon soutien total
je rectifie mon url
il y avait une erreur
c'est
http://www.robertredeker.net
courage
rr
Ecrit par : Robert REDEKER | 10 mai 2006
Je ne partage pas vos idées, j'ai déjà eu souvent l'occasion de l'exprimer ici même, en long , en large et en travers, sans jamais être censuré.
Si toutes les informations que vous nous donnez sont exactes et je n'ai aucune raison de penser qu'elles ne le sont pas, je trouve votre mise à l'écart parfaitement scandaleuse.
J'ajoute que ceux qui ont commis cette faute ont porté un bien vilain mauvais coup au camp qu'ils disent soutenir, quand on a des convictions, on n'a pas besoin de recourir à ces méthodes staliniennes d'un autre temps.
Sur le fond, je n'ai pas changé d'avis et je continue à penser que vous êtes dans l'erreur, par contre je ferai tout ce qui est en mon pouvoir (qui n'est malheureusement pas bien grand) pour faire en sorte que l'injustice dont vous êtes victime soit réparée et n'hésiterai pas un instant à signer toute pétition qui n'aurait d'autre intention que de la faire cesser.
Cordialement
Ecrit par : makhno | 10 mai 2006
Comptez vous faire quelque chose pour cette situation ( se battre juridiquement est il possible ?) Votre renvoi à t'il été notifié par écrit ?Cette situation est elle possible juridiquement ?
Car alors battez vous ! (Molinier n'a t'il pas eu lui même gain de cause de s'être battu pour une affaire différente mais importante ?)
On peut toujours faire suivre ce message sur tout le réseau de nos connaissances.
Ecrit par : DG | 10 mai 2006
Juste un petit mot de plus pour vous dire également que je vous soutiens.
Reçue au CAPES de lettres modernes il y a quelques années j'ai changé de voie, ne me sentant pas suffisamment forte pour maîtriser des élèves difficiles et déroutée par le dogme IUFMien omniprésent...Aujourd'hui paradoxalement mon ancien métier me permet au moins d'aider mes propres enfants ; ma méfiance à l'égard des méthodes de l'IUFM m'aura permis cette année de compenser les manques de l'école et d'offrir à mon fils aîné les moyens de réussir son CP (apparemment une mère qui vous fait du BA-ba et des dictées c'est un excellent atout, n'en déplaise aux pédagogues).
Une chose m'étonne cependant ; beaucoup de membres du jury sont des gens intelligents, les didacticiens ne sont pas si nombreux. Votre éviction ne suscite donc aucune réaction de la part des autres membres du jury? Je me souviens de profs de fac excellents qui en faisaient partie, et cela m'étonne qu'aucune voix ne s'élève parmi eux pour vous défendre...
Ecrit par : Courtin | 10 mai 2006
Cher collègue,
Je tiens à vous assurer de mon soutien total face aux pressions dont vous faites actuellement l'objet.
Ces procédés de chantage, d'incitation à la démission, ont des relents qui évoquent irrésistiblement les purges staliniennes, ou les pires turpitudes des khmers rouges.
L'attitude de certains thuriféraires de la didactique, plus prompts à aller pleurer dans le giron du président du jury qu'à faire preuve d'ouverture d'esprit dont on aimerait croire les littéraires plus pourvus que d'autre, est abjecte, et indigne de la corporation.
Je partage bien de vos idées, mais ce n'est pas là l'essentiel. Il est gravissime qu'un jury de concours entende sélectionner ses membres en fonction non de leurs compétences académiques mais en fonction de leur degré d'allégeance à une idéologie intrinsèquement critiquable.
On se demande quel type de professeur il s'agit de recruter, et l'on peut déjà commencer à se faire de sérieuses inquiétudes sur la culture générale, pas seulement littéraire des jeunes professeurs ainsi recrutés et formatés dans la superstition didactique qui pour moi ne diffère guère du trissotinisme.
Philippe JOUSSAIN
Professeur certifié
Bi-admissible à l'agrégation de lettres classiques
Ecrit par : JOUSSAIN Philippe | 10 mai 2006
Je suis de tout coeur avec vous. Il faut vous dire une chose : un système réduit à d'aussi minables expédients est un système en état de mort cérébrale.
Pour citer un aphorisme de René Char : "je sais que la conscience qui se risque n'a rien à redouter de la plane".
Cordialement.
Ecrit par : Pierre-Henri Kalinarczyk | 10 mai 2006
Ces fascistes ont encore frappé. Vous avez mon soutien, mais aussi celui de certains de mes élèves que je vois régulièrement en privé, et à qui j'ai passé votre ouvrage.
Parler de stalinisme n'est pas exagéré : à l'épreuve pédago du CAPES, je m'étais pris 1/20 pour avoir osé dire que l'égalité des chances est un horizon à atteindre mais qu'il est loin d'être réalisé. Ils m'ont répondu "Je suis désolé, Monsieur, en France, que l'on soit dans le midi ou à Paris centre, on a strictement le même enseignement".
J'ai insisté, et ils n'ont pas aimé du tout, il fallait voir leur tête. Après, ils ont même été en parler à un de mes profs d'université, manifestement mécontents que de sa formation sorte un contestataire pareil.
Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 10 mai 2006
Pas de doute, le débat "citoyen" progresse !
"Mon fils, tu n'auras pas de haine au coeur.
—Alors ? Alors ? Mon père ?
— Tu auras la tête lucide
Et les reins solides."
Malik Fall
Ecrit par : Jean-José Mesguen | 10 mai 2006
En rentrant chez moi, je découvre une dizaine de mails sur ce sujet. Il faut bien évidemment organiser une riposte massive.
Mais il faudrait aussi que Jean-Paul Brighelli nous explique (au besoin dans des courriers privés) ce qui s'est réellement passé. Laurent Lafforgue m'avait raconté en détail sa propre "affaire" mais il y a des choses qu'on ne peut pas dire publiquement. Dans le cas de Jean-Paul, c'est différent : il n' pas été nommé en personne par le Président de la République. Être membre d'un jury de CAPES n'est pas un poste politique. Les seuls critères sont la compétence professionnelle et la confiance du Président du Jury : c'est lui qui choisit les membres du jury et ils sont nommés par le Ministère. Je ne connais pas un seul exemple où le Ministère aurait refusé d'entériner une proposition du Président de jury. C'est donc Pagès qui a fait nommer Brighelli. Il a le droit de ne pas le reprendre au jury l'an prochain mais le démissionner en cours de correction n'est même pas légal car le jury a été nommé pour un an. Brighelli peut certes démissionner mais il n'est pas du tout obligé de le faire. Il faudrait même qu'il donne de sérieuses explications pour justifier sa décision : sauf cause majeure, je ne pense pas qu'un membre de jury de concours puisse dire qu'il ne veut plus l'être. Il y a sans doute des menaces à la clé mais on aimerait en connaître la teneur. A sa place - mais sans connaître les dessous de tout ça - je ne démissionnerais pas. Je les obligerais à me virer en plein concours. Et à justifier leur décision. Et comme il n'y a que le Ministre qui puisse virer quelqu'un qu'il a lui-même nommé, ça risque de faire un sacré randam.
A part ça, je connais un peu ledit Pagès, puisqu'il enseigne dans mon ancienne fac, à Reims. C'est un imbécile. Doublement imbécile puisqu'il a fait nommer Brighelli alors que c'est lui-même l'un des rares universitaires vendus corps et âme au pédagogisme. Un Machiavel au petit pied, qui voulait se donner une caution de sérieux en faisant nommer notre ami et qui maintenant souhaite s'en débarrasser. Mais aussi un faible, un trouillard. Je me souviens très bien d'une petite histoire qui eut lieu à Reims peu avant la démission de Claude Allègre. Comme le Président de notre Université était l'ancien Directeur de l'IUFM local, nous connaissions avant tout le monde la tentative, en provenance des IUFM, de quasi-suppression du CAPES. Quand je dis avant tout le monde, c'est une façon de parler car, en réalité, peu de gens ont été au courant. Il y eut donc une AG profs-étudiants (le grand amphi plein à craquer). Plusieurs interventions de collègues indignés. Quand je prends la parole, je n'y vais pas avec le dos de la cuillère sur les IUFM. Devant moi, un type - je ne savais pas encore qui c'était - qui commence à blêmir puis sort en tremblant. Il revient au bout de quelques minutes. C'était la fin de l'AG. Je demande à une collègue : qui c'est ce mec? qu'est-ce qu'il est allé faire? C'est Pagès, me répond-elle. Il est allé téléphoner à l'IUFM pour leur dire que ça chauffait pour eux : apparemment, il avait peur que 400 étudiants, chauffés à blanc, aillent occuper l'IUFM. Et il aurait en effet suffi d'un mot pour que cela ait lieu. Mais c'était le premier jour de l'occupation de la fac et j'avais préféré attendre que la mobilisation prenne corps. On ne pouvait pas se lancer, comme ça, à l'aventure. Quelques jours plus tard, c'était devenu inutile : Allègre avait démissionné.
Toujours égal à lui-même, Pagès a cédé par lâcheté aux pressions des pédagos membres du jury. J'espère qu'un reste de sens de l'honneur - qui n'est pas très répandu dans la gent universitaire - amènera d'autres membres du jury à suivre Brighelli dans sa démission. Et que Robien sera obligé de refuser toutes ces démissions sauf à annuler le CAPES de Lettres 2006. Comme tous les imbéciles, Pagès a soulevé une pierre qui risque de lui tomber sur le coin de la gueule.
Pedro Cordoba
Université de la Sorbonne
Membre du jury de l'agrégation d'espagnol
Ecrit par : Pedro Cordoba | 10 mai 2006
Jean-Paul Brighelli vous avez mon soutien le plus large qui soit : ne lâchez pas l'affaire ! Le bras de fer ne fait que commencer et nos fameux néo pédagogos en herbe ont trouvé un adversaire de taille devant lequel il devient difficile de lutter !
Il est plus facile d'être lâche et d'employer des méthodes abjectes pour certains d'eux...par peur de lancer un pavé dans la mare...et sous peine de devenir dérangeant s'ils dérogent au régime dictatorial instauré par notre cher Philippe Meirieu !
Ecrit par : Sandra WAGNER | 10 mai 2006
Cher JP, nous avons là une confirmation de ce que la paranoïa des pédagogistes qui se disent "traqués" depuis quelques temps est doublée d'une chasse aux sorcières haineuse et mesquine. (voir la lettre ouverte dans le Monde, en 2002, dégoulinante d'humilité et de servilité, dans laquelle Meirieu suppliait L. Ferry de le maintenir à son poste comme s'il avait jamais été question de l'en chasser; voir également les récents délires d'Ouzoulias dans Libération, etc.)
De toute façon, je crois que c'est mieux ainsi: parmi les membres de la communauté éducative dotés du sens de l'honneur, personne n'approuvera une décision aussi mesquine, qu'il soutienne vos opinions ou non.
Et votre présence, minoritaire dans ce jury, ne faisait vraisemblablement que lui donner une caution morale, laquelle permettait de valider ses décisions en leur donnant une onction en quelque sorte... davantage "oecuménique".
Ce qui est le plus révoltant dans cette affaire, ce n'est pas que l'autorité vous écarte ; c'est que des "collègues" aient demandé votre tête - pour le motif qu'elle dépassait quelque peu, et leur faisait de l'ombre.
Faut-il que ces messieurs soient aux abois, sentent que leurs délires sont de moins en moins de mise parmi les initiés dans un premier temps, dans la population tout entière bientôt, pour qu'ils en viennent à demander la tête d'un collègue, cela non pour incompétence manifeste préjudiciable au service, mais pour délit d'opinion!
A part cela, les contempteurs du pédagogisme et de certaines méthodes d'enseignement se réclament de la "liberté pédagogique" et s'estiment victimes d'ostracisme!
Il est des mises à l'écart qui, sur le plan moral, ont valeur de promotion.
Que le temps que vous gagnerez en ne participant plus à ce jury vous permette de nous écrire un bel et bon troisième livre, de propager les idées fondées sur le bon sens et le réalisme!
Et je gage que d'ici peu de temps, les CAPES de Lettres fonctionneront sur d'autres bases: vérifier de nouveau l'aptitude des aspirants à enseigner effectivement la langue française, pour les bénéfice des élèves qu'on leur confiera. Ce jour là, des gens comme vous réinvestiront les jurys, cela par la grande porte.
RdG
PS: si vous souhaitez que des protestations soient envoyées à qui de droit, ne manquez pas de nous le faire savoir.
Ecrit par : Réac de Gauche | 10 mai 2006
Prévenu par le réseau ARLE, je cours vous témoigner mon soutien. Immigré en Suisse à l'âge de sept ans, voici plus de trois décennies, c'est grâce à des maîtres dévoués, et à une école qui n'était pas encore préparation au néant, que j'ai pu acquérir cette langue française qui est désormais la mienne. C'est la plus sûre des garanties de liberté que j'ai reçues, et j'observe avec horreur comment l'école actuelle s'efforce de transformer mes propres enfants en esclaves de l'ignorance. Me disant: que serais-je devenu si j'avais débarqué une génération plus tard?
Ceci pour dire que le combat d'un Jean-Paul Brighelli, d'un Jacques Michéa ou d'un Jean Romain est l'équivalent moral du témoignage de Soljénitsyne et de Chalamov.
Ecrit par : Slobodan Despot | 10 mai 2006
Je suis d'accord avec tous ceux qui pensent que vous ne devez pas lâcher l'affaire.
De plus, il faut médiatiser. Sur le thème de la chanson de Guy Béart "le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté".
Le ministre devra se positionner. Et l'opinion sera avec vous.
C'est une chance finalement pour vos idées.
Ils sont vraiment bêtes. C'est une perche formidable qui est tendue. Il faut la saisir !
Ecrit par : David | 10 mai 2006
Si vous ne pouvez rien faire pour vous opposer à cette discrimination expéditive et scandaleuse, ne serait-il pas possible de la faire connaître à des gens que vous connaisez un peu, désormais, dans les media et, au besoin, de fulminer une lettre ouverte de protestation : ceci afin que le grand public sache où sévit réellement l'intolérance la plus féroce, celle des imposteurs qui défendent leur fromage ranci et menacé.
Je suis en train de lire "A bonne école"... Je savais que les pédagos pouvaient être hargneux mais n'imaginais pas qu'ils étaient désormais décidés à réprimer si violemment. Un signe d'affolement ? Leur crainte et leur haine vous honorent.
Reconnaissance et sympathie pour votre action.
Ecrit par : JP Leguil | 10 mai 2006
Après Lafforgue, Brighelli...
Dans quel pays vivons -nous ?
Que les pédagos n'aient plus le culot de s'ériger en victimes !
Soyez assuré de mon soutien.
Un réac de droite (bien d'accord sur ce point avec Réac de gauche que je salue au passage pour la pertinence des textes de son site)
Ecrit par : Guillaume | 10 mai 2006
Monsieur Brighelli,
Vous avez tout notre soutien.
Pauvre éducation nationale !!!
Votre combat, notre combat est difficile, merci pour votre engagement.
Sylviane Royer, professeur de technologie
Jacques Royer, professeur d'allemand, retraité
Ecrit par : Sylviane ROYER | 10 mai 2006
Je suis de tout coeur avec vous, mais ce qui vous arrive , à vrai dire, ne me surprend guère.
Continuez votre combat, vous êtes la voix de ceux qui se battent au quotidien pour ce qu'ils croient être la vraie mission de l'école, mais qui ne peuvent pas le dire trop fort en salle des profs, sous peine d'être qualifiés de réactionnaires...
Cordialement,
Sophie, professeur certifiée de Lettres Modernes
Ecrit par : Sophie | 10 mai 2006
bienvenue dans la résistance
Ecrit par : pierrot le zygo | 10 mai 2006
Cher Jean-Paul Brighelli,
Je fais partie de cette espèce en voie disparition : petite fille de vannier ardennais, fille d'ouvrier, pur produit de l'ascenseur social qu'était l'école "avant"... avant Monsieur Meirieu et ses acolithes. Quel mal ils nous ont fait !
Continuez votre combat, c'est le nôtre.
Louise, institutrice retraitée.
Ecrit par : Louise | 10 mai 2006
On se debarrasse avec justice des chiens enrages!
Ecrit par : Caton | 10 mai 2006
Ce qui me sidère, ce sont les quelques messages haineux. Il y en a peu, certes, mais ils sont vraiment du niveau de "Je suis partout". Et ces gens sont au pouvoir dans les institutions... et se disent de gauche !!! Mais c'est effrayant.
Ecrit par : F Guichard | 10 mai 2006
Quelle bande de crétins!
je sais que tu pouvais t'y attendre Jean-Paul mais là ils ne pouvaient pas mieux faire pour te donner encore plus de crédit!
Bientôt ils auront fini de manger leur pain blanc et la traversée du désert c'est ces crétins qui la connaitront , toi tu peux être assuré que tu n'es pas seul!
j'ai la nausée de vivre dans un pays où on en est encore à l'éviction pour délit d'opinion...
aussi insignifiant soit-il je t'assure de mon soutien et j'espère qu'il alimentera une grande vague de protestation...
amitiés
P.M.
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 10 mai 2006
Beaucoup vous soutiendront.
J'ai dejà vu la nouvelle sur un autre forum, et ASI est maintenant informé.
Ecrit par : dg | 11 mai 2006
Trouvé sur http://www.af.ca/ottawa/culture/pages/pages.htm
"Zola peut imaginer la souffrance de Dreyfus parce qu'il s'est affranchi d'une haine qui obsède la plupart de ses contemporains, l'antisémitisme. Il est armé idéologiquement. Et il est disponible, prêt à faire face, à agir dans le sens de la droiture et de la "vérité". C'est en ce mois de novembre 1897 qu'il invente la maxime qui guidera le combat dreyfusard : "La vérité est en marche, et rien ne l'arrêtera !" ( Alain Pagès)
Tout rapport avec l’Alain Pagès cité dans l’affaire qui nous occupe est une pure coïncidence.
jjm
Ecrit par : Jean-José Mesguen | 11 mai 2006
Monsieur Brighelli,
Je me bats depuis des années sur l'anéantissement des apprentissages fondamentaux, et à travers cela, de l'injustice que subissent nos enfants, donc :
J'ai envoyé un mail à Valeurs Actuelles + j'ai posté un mail sur l'Express (blog de Christophe Barbier). Ils ne censurent personne en général.
Je pars en voyage 8 jours, mais il faut vraiment que nous soyons tous solidaires envers vous.
Il faut "bombarder" le maximun de blogs, pour parler de ce qui vous arrive, et de Laurent Lafforgue, qui lui en a fait les frais le premier.
Peut-être que les médias vont enfin se décider à parler de ce sujet devenu TABOU pour beaucoup.
Bon courage.
Ecrit par : Carole | 11 mai 2006
Bonsoir,
Je ne vous ai jamais perdu de vue, ni de "lu" même si je vous ai pensé trop occupé pour continuer à vous écrire.
"La fabrique..." a été une révélation pour beaucoup autour de moi lorsque je l'ai fait circuler en septembre . Je fais de même avec "A bonne école" que je viens de terminer.
Pour ma part, je connais toujours les mêmes problèmes administratifs qui ne sont rien confrontés à ce qui vous arrive.
Je demeure bien naïve puisque je pensais que vous étiez désormais suffisamment médiatisé pour que cela vous épargne de devenir "leur" cible.
J'espère sincèrement que vous allez tirer parti de cette désolante aventure pour écrire un troisième tome démontant les rouages du "plus haut".
Le combat ne fait que commencer: il sera long et difficile. Meirieu est un gourou et droite comme gauche ne semblent avoir aucune volonté de changement: De Robien fait du "Public Relation" en communiquant de façon démagogique sur la méthode globale et c'est à Jospin tout de même que nous devons les IUFM.
Qu'attendre de ses successeurs au PS?
Mais viendra un temps où les aveugles devront ouvrir les yeux. Moi, enseignante, je suis obligée de tout faire refaire à mon fils qui, en CM1, n'a pas encore abordé à ce jour la notion de passé composé mais qui remplit quotidiennement fiche sur fiche sur les ours depuis janvier parce que la classe verte a lieu sur leur territoire...
Je suis révoltée par ce qui vous frappe en ce jour.
Tenez bon. Vous êtes très soutenu.
PS: J'ai eu l'adresse de ce blog par une commentatrice du mien.
Meilleurs souvenirs et respect immense.
Ecrit par : aurora | 11 mai 2006
Il faut vraiment être acculé dans ses derniers retranchements pour en arriver à ce genre de pratique. Tout être doté d'un peu d'intelligence sait qu'on n'éteint pas des feux en fabriquant des victimes. Ils donnent le baton pour se faire battre.
J'espère que nous allons tous saisir ce baton, en oubliant un instant les points sur lesquels nous pourrions ne pas être d'accord. C'est le moment de porter l'estocade et nous comptons sur votre réaction, pour vous emboiter le pas.
Aux armes citoyens ! Défendons notre liberté de penser.
Cf l'information relayée sur notre site
Ecrit par : Frédéric | 11 mai 2006
La vieille "réac d'extrême-gauche" que je suis n'est pas étonnée que nous en soyions là.
Je me suis opposée toute ma vie (je suis à la retraite depuis quelque temps, en avance pour raisons familiales) à la dictature des inspecteurs, sans être jamais entendue , y compris pas dans l'immédiat "après-mai 68". Cela m'a seulement valu d'avancer à l'ancienneté toute ma vie, je m'en suis remise, l'estime et l'affection de mes élèves m'étant plus précieuses que l'argent.
J'ai regretté la suppression des Ecoles normales, qui formaient d'excellents instituteurs, comme ceux qui ont formé la fille de petits boulangers ruraux que j'étais et lui ont permis de faire des études supérieures.
Germaniste, je me souviens d'avoir beaucoup critiqué le système allemand , que je connaissais bien et qu'on nous vantait comme novateur etc.- aujourd'hui l'Allemagne est dans les toutes dernières poisitions en mantière de résultats éducatifs.
Mes enfants se sont débrouillés sans moi ou presque mais ils ont eu des enseignants généralement assez âgés- à l'ancienne mode. Et bien sûr ont bénéficié du climat culturel familial.
J'ai terminé ma carrière en ZEP (suite à un déni de justice au moment de ma réintégration après congé sabbatique, sous Allègre) . J'estime que là surtout l'on devrait apprendre aux enfants la rigueur et leur donner le goût d'une culture qui est peut-être dépassée, en tout cas pas remplacée,mais à l'heure actuelle on est face au règne du copinage pédagogistique et les syndicats enseignants ne crient pas très fort. Ma propre expérience et qu'ils sont bien collaborateurs.
Amitiés et bon courage
Michèle, agrégée d'allemand
Ecrit par : MIALANE | 11 mai 2006
Monsieur
Je vous accorde tout mon soutien et surtout je trouve désolant de voir qu'un jury qui doit recruter des enseignants, dont l'un des principes de base est de ne jamais pratiquer une quelconque discrimination, pratique lui-même la discrimination. Quelle légitimité reste-t-il à ce jury ?
J'ai été inspecté hier dans une classe de première STG, en histoire-géographie. J'ai eu droit moi aussi, à mon petit couplet sur l'activité des élèves, l'inefficacité de mon enseignement, l'absurdité de vouloir décortiquer un texte...La seule méthode étant : poser une problématique, donner des documents à des élèves, poser des questions très ouvertes ( les miennes étaient fermées, bétonnées), mélanger le tout et laisser les élèves agir à leur guise. Ils produiront un texte intelligible, libre, synthétique qui aura du SENS, le célèbre sens qui fait la différence entre le bon prof et le mauvais...bien sur je n'étais pas d'accord avec cette façon de voir, en pensant que cette grande liberté ne permettrait pas aux élèves d'acquérir une méthode de travail, et de solides connaissances.
Bien sur j'avais tort, mais c'est bien la règle d'une inspection. Mon inspectrice ne m'a cependant jamais dit comment cela pouvait fonctionner, elle ne m'a jamais décrit le mécanisme de cet apprentissage. Le poblème dans ce diktat, comme dans tous les diktat, c'est celui de la légitimité. Pourquoi cette méthode serait meilleure qu'une autre. Je ne suis, à priori, contre aucune méthode d'enseignement qui permette aux élèves de s'approprier un savoir et surtout d'exercer un jugment critique. Alors justement si l'on veut progresser, pourquoi se replier sur une seule façon de penser ?
Dernier détail, à propos de cette inspection. Mon travail ne se résume pas à la séquence que l'inspectrice a vu hier avec l'une de mes classes. Mon activité est bien sur plus large. J'avais donc pris d'autres séquences de travail, pour en discuter la pertinence, surtout que c'était une recommandation faite par l'inspectrice elle-même. A ma grande surprise, pas une question sur ce que je pouvais faire ailleurs avec ces mêmes élèves ou avec d'autres. Alors voilà, il s'agissait bien d'une inspection pour diffuser la bonne parole pédagogique.
L'inspectrice a bien vu que je contestais sa façon de voir les choses. Il me restait donc une chose qu'elle ne pouvait pas me contester et qu'elle m'a gracieusement accordée : "la liberté pédagogique". J'ai donc le droit de m'enfoncer dans mes erreurs. Cette sanction est quand même agréable : être puni à la liberté, il n'y a pas de quoi se révolter. mais si les IPR avaient plus de pouvoir, certains les utiliseraient c'est évident. Pour nous protéger contre l'arbitraire le salarié n'a rien trouver de mieux que le syndicat. Nos syndicats enseignants ne sont pas parfaits loin de là. Il faut donc les investir massivement ( faire des cours de nécessité syndicale à l'IUFM...beaucoup de jeunes qui sortent de l'IUFM n'ont pas l'air de comprendre la nécessité de l'action collective en société ) pour porter nos revendications pédagogiques, sociales, économiques et bien sur politiques. Puisqu'il n'a pas de changement de société sans projet politique. En l'absence d'un programme politique clair, d'autres acteurs imposent les évolutions sociales. Depuis 20 ans, l'absence d'un vrai projet politique pour la France et l'Europe a permis aux"lobbies" économiques les plus puissants de prendre la place du politique absent.
Encore une fois je vous accorde tout mon soutien, si vous voulez entreprendre une action contre votre expulsion du jury, vous pouvez sans problème le faire, vous trouverez un très large soutien dans les salles de prof, qui en ont marre des donneurs de leçons.
Amiclement.
Marc. Brunet. Professeur d'histoire-géographie au lycée Dauphin de Cavaillon.
Ecrit par : brunet | 11 mai 2006
J'ai suffisamment défendu le point de vue de JF Brighelli, ici et ailleurs, pour ne pas être taxé de "modérantisme coupable".
C'est pourquoi j'appelle nos amis à ne point invoquer les mânes de Solyénitsine ou de Dreyfus, de parler "d'entrer en résistance" (toute gangrenée qu'elle soit, l'éducation nationale n'est pas la barbarie universelle et ses contempteurs ne forment pas "l'armée des ombres") .
Laissons l'outrance à nos "amis et collègues" Ouzoulias, Meirieu et toute la bande, qui se décrivent comme des héros de la liberté en lutte contre l'hydre totalitaire, dès lors que les gens de simple bon sens se refusent à suivre leurs ukases délirants.
Nous serons d'autant plus à l'aise pour les combattre et mettre leurs praatiques au grand jour.
Ecrit par : Réac de Gauche | 11 mai 2006
J'ai presque de la compassion pour vous. Non pas parce que vous vous êtes fait "viré" du jury de capes, mais parce que vous n'avez même plus conscience de vos dérapages verbaux et de la violence avec laquelle vous agressez ceux qui ne partagent pas vos opinions. Ce sont vos enlisements verbaux qui vous discréditent, pas vos opinions.
Ecrit par : colette | 11 mai 2006
Relisez Ouzoulias, ma chère, dans les archives de Libération.
Vous verrez de quel côté sont les "dérapages verbaux".
PS: enseignez vous en ZEP, ou avez vous des gosses en ZEP?
Ecrit par : Réac de Gauche | 11 mai 2006
Salut !
Je viens t'entendre l'info sur RMC !
On va où ?....
Surtout ne pas baisser les bras.
Très cordialement
serge Dad'
Ecrit par : Rockin'Daddy | 11 mai 2006
Bonjour Mr Brighelli,
Je viens seulement de découvrir votre blog grâce à Pedro Cordoba.
J'en profite pour vous remercier de la qualité de vos livres que j'offre à tour de bras...
En ce qui concerne le dernier acte des pédagos, que je trouve infâme mais peu surprenant, pourriez-vous nous dire comment est constitué le jury de CAPES de lettres? Quelle est la proportion de profs de fac, du secondaire, de profs de prépa, d'inspecteurs...?
Dernière chose plus générale: de liste de discussion, en forum et en blog, je ne peux m'empêcher de me poser cette question: quand pourrons-nous enfin nous compter? dans un mouvement massif, par -delà les petits différends mesquins ,et qui permettrait peut-être d'éviter l'invasion généralisée des "rhinocéros"?
Avec tout mon soutien et ma plus sincère admiration,
Elisabeth.
Ecrit par : elisabeth | 11 mai 2006
Venez contribuer au chantier Education sur le tout nouveau site
http://www.wmaker.net/Releverlatete/
Merci d'avance pour vos contributions, M. Brighelli, Redeker, et tous les autres !
Ecrit par : Charles Dexter | 11 mai 2006
Cher confrère,
Consternée mais pas surprise de ce qui vous arrive, j'ajoute ma voix de" certifiée de base"au choeur de ceux qui vous disent:"tenez bon et ne llaissez pas l'éducation (même si elle n'est plus nationale) se discréditer ainsi. Je suis dans ce bateau aussi, ne ne voudrais pas que les marins f... un co-équipier à la mer, pas même si le "Timonier "l'exigeait.
Je ne partage pas toutes vos analyses, mais elles ont un effet extrêmement raffraîchissant et des parents dont j'estime le point de vue m'en ont rapporté des échos favorables.
Votre présence au jury de CAPES de lettres modernes a du sens, j'ai du mal à croire que ce soit des confrères qui aient demandé votre exclusion; même s'il y en a, ils ne sont pas forcément majoritaires, et même s'ils l'étaient, cela ne relèverait que du Ministre.
Alors, surtout, ne démissionnez pas!
"Sans la liberté de blâmer, il n'est pas d'éloge flatteur"(Figaro, le personnage, pas le quotidien qui a retiré cette fière devise de sa manchette.)
Ecrit par : Magali Jequier | 11 mai 2006
Mais non, le Figaro n'a pas retiré cette devise de sa manchette. Elle est toujours là !
Ecrit par : Frédéric | 11 mai 2006
Lu dans une revue aujourd'hui :
La vérité, c'est que la censure signale toujours une faillite de l'esprit. La censure n'est jamais une démonstration de force : elle est toujours un aveu de faiblesse.
Lorsqu'on n'est plus capable de débattre sur les idées, il n'y pas plus qu'à écarter ou supprimer.
Ecrit par : Frédéric | 11 mai 2006
Tout d'abord je vous assure de tout mon soutien . Ensuite je voulais vous faire part du fait que nous sommes en train de monter l'Université Populaire de Montpellier et je souhaite vous convier à une de nos réunions pour se rencontrer, se soutenir et même, ce serait épatant, faire route ensemble .
Merci de me recontacter à
yanhel@laposte.net
Ecrit par : yannick de la Fuente | 11 mai 2006
Je viens d'écouter, ce midi, Jean Paul Brighelli dans les "Grandes Gueules" sur RMC.
Je découvre, et je suis scandalisé qu'il puisse avoir dans le secteur public de tels agissements.
Pour qui se prennent tous ces gens qui instrumentalisent l'Education Nationale ?
Au nom de quoi serait-ils détenteurs de la vérité absolue, au point d'être sourds à des propositions de changements qui sont urgentes et indispensbles.
Lors d'un cours de sociologie,voila trente ans, l'intervenant disait "un point de non retour est atteint, et seule une révolution pourra changer le système".
Je suis triste pour nos enfants...
Ecrit par : Desblogs | 11 mai 2006
J'ai passé le CAPES il y a quelques années, et j'ai été prof de lettres (académie de Créteil) pendant trois ans. J'ai démissionné au bout de trois ans, dégoûtée par les programmes et tout ce que vous dénoncez.
Je suis maintenant sans travail (bac + 5 en lettres, eh oui, c'est difficile...), mais jamais je ne retournerai enseigner.
La bêtise ambiante me fout le moral à zéro.
Je vous remercie donc d'avoir écrit là tout ce que j'avais sur le coeur.
Si vous avez besoin de soutien, si vous avez besoin de montrer à tous ces malhonnêtes que vous n'êtes pas le seul à penser ainsi, faites-nous le savoir. Je vous suis.
ET JE SIGNE, JE SIGNE, JE SIGNE...
Ecrit par : Noëlie | 11 mai 2006
Comme dirait un ministre de ma connaissance, ou un Le Peniste, mais ça doit vous connaître, si on n'aime pas l'Educnat, on la quitte
Ecrit par : mariesimon | 11 mai 2006
N'est-ce pas Jean Cocteau qui a dit : "en France l'égalité consiste à couper les têtes qui dépassent "?
Voilà monsieur, votre tête a trop dépassé. Mais si demain je dois vous porter sur mes épaules pour mieux vous/nous faire entendre, je le ferai.
J'espère que vous êtes bien entouré, que vous tenez le coup.
Ecrit par : Isabelle D. | 11 mai 2006
HONTEUX ! Mais si peu étonnant...
J'étais étonnée par le fait que l'EN n'avait pas encore bronché suite à votre premier ouvrage (qui devrait être dans le paquetage de tout enseignant qui respecte son métier)
Mon opinion sur l'état actuel de l'enseignement en France était déjà très pessimiste et ça ne fait que s'accroître au fur et à mesure que les années passent et que mon fils progresse dans ses années d'études (il n'est pourtant qu'en GS !)
Vous avez écrit noir sur blanc ce que beaucoup pensent depuis des années mais n'osent (et ne peuvent) faire.
Quand on ne rentre pas dans ce moule qu'est le corps enseignant (tel que souhaité par le ministère) on dégage purement et simplement.
Je comprends de plus en plus pourquoi je n'ai pas été titularisée après ma deuxième année d'IUFM.
Vous avez tout mon soutien et j'espère que les choses finiront pas bouger dans le bon sens.
Ecrit par : isabelle, professeur des écoles radiée. | 11 mai 2006
Cher J-P Brighelli,
Je vous ai lu avec la passion de l'ancien prof de lettres que je suis. J'ai connu les premiers pas du système qui vous étouffe aujourd'hui et condamne nos enfants à l'échec social et à l'analphabétisme.
J'anime tous les étés une émission quotidienne sur France Culture où les gens qui, comme vous, sont ostracisés pour avoir dit une vérité sont les bienvenus. Elle s'appelle Contre-Expertise. Quels jours serez-vous à Paris entre la dernière semaine de juillet et la fin août ? On va vous organiser un beau plateau. Nos auditeurs, qu'ils soient enseignants ou parents d'élèves, sont de plus en plus concernés et consternés, ils réclament des débats sur ce thème.
Amicalement.
Brice Couturier
Ecrit par : Brice Couturier | 11 mai 2006
Bonjour,
en parcourant le site de sauver les lettres je suis revenue vers votre blog et découvre avec honte ce qui vous arrive.
Vous avez le soutien d'une demoiselle qui, pour reprendre ce qui a été dit à mon sujet, "a eu la chance de passer sa scolarité dans le privé, et qui de fait a été un peu moins façonnée que les autres".
alors pour que la bonne parole de l'école ne soit réservée uniquement à ceux qui peuvent payer (d'une façon ou d'une autre) de bons enseignants !
vous avez donc mon soutien !
Ecrit par : sophie | 11 mai 2006
Si Noëlie se fait suer dans le 'non travail':
"Je suis maintenant sans travail (bac + 5 en lettres, eh oui, c'est difficile...), mais jamais je ne retournerai enseigner."
Moi je dis, que l'on a besoin de gens comme vous dans l'enseignement, "ceux qui n'ont pas adhéré, qui ont démissionné plutôt que de supporter..., ou qui ont résisté...etc"
Tenez-vous prête à former le corps des réformateurs, ceux qui vont enseigner la méthode qui va du "simple vers le complexe" le monde est en train de changer, et avec "la toile" ça peut aller très très vite.
bien amicalement
toto.
ps: j'avions point vu/lu les soutiens de sibille,s grandserre, merieu,charmeux, goixgoix et Compagnie ? biZarre, ils doivent être aller à la pêche ? moi j'ai pas pu :( je dois apprendre&enseigner à parler,lire,écrire,compter,penser :(
ça fait suer !
Ecrit par : toto | 11 mai 2006
Si ce que vient d'écrire "mariesimon" est à prendre au pied de la lettre, et pas comme j'ose l'espérer "au second degré" (avec ironie), alors-là on a un bel exemple du véritable terrorisme que les pédagos entendent faire régner dans l'EN pour y défendre leur emprise sur la maison. Ce genre de réflexion frise l'ignoble : elle justifierait l'éviction de JPB comme étant un véritable acte de guerre, délibéré ! Les pédagos ne sont pas du tout les anges altruistes qu'ils prétendent être, mais des barbares incultes prêts à tous les mauvais coups pour survivre ...
Ecrit par : JP Leguil | 11 mai 2006
M. Brighelli : ayant lu vos deux livres et les ayant appréciés (en partie seulement, cf le couplet sur Antibi dans le second), j'ai été affligé de lire ce qui vous touche : avoir des idées tranchées n'est pas souhaité dans l'EN où foisonnent les timorés, et les gens-de-peu-de-conviction...
"Merci" à mariesimon d'avoir fait atteindre (ou quasiment) le point Godwin à cette discussion.
Ecrit par : xy | 11 mai 2006
Bonjour,
Je trouve cette forme de sanction très mal venue et de plus très maladroite : l'école souffre d'un déficit d'image que certes vous ne concourriez peut-être pas à l'améliorer (je n'ai jamais "digéré" le titre donné à votre premier livre, peut-être sous pression de l'éditeur d'ailleurs).
Ce déficit d'image ne risque pas de se combler avec cette sanction, fut-elle prise sous la pression de "pétitionnaires" ...
A toute chose malheur est bon : vous n'étiez déjà pas impopulaire, vous pouvez devenir quasi incontournable. La promotion de votre second livre ne peut qu'y gagner et je nous le repproche pas car il est évident que vous n'aviez rien prémédité.
Un grand merci donc à vos "adversaires" pour ce coup de pouce inattendu !
PMF - qui se fait du souci sur l'intelligence des uns et surtout des autres ...
Ecrit par : PeutMieuxFaire | 11 mai 2006
Un bandeau rouge pour le futur (et dernier) livre à paraître en septembre :
"Par l'auteur que l'Education Nationale a viré pour délit d'opinion".
Bonne pub, puisque vraie ...
Ecrit par : JP Leguil | 11 mai 2006
M. Brighelli, j'ai vivement apprécié votre intervention sur RMC ce 11/05 .Le blog est aussi très riche, et votre contestation à faire connaître. Votre éviction du jury pour des motifs trop opaques est scandaleuse.Je vous dis ici ma révolte et mon soutien.Je me situe à gauche, antilibéral et partage votre constat. Vous vous affirmez libéral...je vous préfère lorsque vous dîtes que l'instruction n'est ni de droite ni de gauche;même si je pense que nous devons son universalisation à la gauche. Enseignant non titulaire en anglais, j'ai comme de nombreux collègues d'infortune réussi aux épreuves "universitaires" et régulièrement échoué aux épreuves "professionnelles", ayant ouvertement refusé d'intégrer le vocable et la pensée iufm et mafpen qui font des ravages. Aux orties la grammaire descriptive, vive la grammaire en contexte! Ainsi, le futur en anglais n'existe pas! Tout juste une "intentionalité"! Plus de règles ni d'exceptions, tout dépend du contexte! Quels repères pour les "apprenants"! Ils doivent d'eux-mêmes trouver ce qui sert de règle..."Apprendre à apprendre",c'est le programme pour n'instruire en rien, de manière très pédante et trop bien rétribuée.Non, ce n'est pas de l'esprit de "gens de gauche" que sont sortis ces plans criminels contre le savoir et l'instruction. Ces crânes d'oeuf post soixante-huitards attardés ne proposent d'ailleurs pas l'Instruction (contre l'encyclopédisme) mais la mise au pas des esprits,le formatage, le conditionnement, bref, ce qu'ils nomment "éducation". Destructeurs de l'Instruction Publique du très Républicain Jules Ferry, ils sont davantages les promoteurs d'une "Education Nationale" instituée par Ph. Pétain, le "Nationale" en moins, pour cause de régionalisation/désintégration de la République garante de l'égalité de tous sur le territoire.Enfin un mot pour tous les précaires de ce ministère, condamnés aux taches et traitements les plus ingrats, de la part de cet employeur plus grand pourvoyeur de précaires depuis des lustres, Administration s'abritant derrière un droit public véritable zone de non droit,et l'impuissance résignée des Titulaires ne craignant que d'avoir un jour à subir le même sort... Oui, ce qui se passe sur le plan pédagogique est révoltant, de même que sur le plan du traitement des enseignants qui veulent continuer à exercer efficacement et sans directeurs de conscience, qu'ils soient titulaires, ou non titulaires. Liberté pédagogique! Dignité de traitement des élèves et des enseignants!
Ecrit par : Franck | 11 mai 2006
Comme je le dis souvent à mes élèves, lorsque l'un d'entre eux calomnie un de ses camarades, "la bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe". J'avais beaucoup apprécié votre conférence à Lausanne le 28 janvier 2006. On avait déjà senti que vos propos dérangeaient (et c'est un euphémisme …); mais je pensais qu'entre gentlemen, on se respectait … Je déchante. Courage, le combat n'est pas fini, loin de là, et nous combattons chaque jour aussi ici, en Suisse, où ces idées ont cours également, hélas …
Avec tout mon soutien et mes salutations, chapeau bas pour votre (notre !) combat.
Ecrit par : gervais pradervand | 11 mai 2006
Ce dont vous êtes victime, peut s'appeler de la discrimination...
De nos jours, on peut porter plainte pour bien moins que cela.
Où en est-on de la liberté d'expression ?
Pauvre France !!!
Ecrit par : Claude | 11 mai 2006
Instituteur de 1967 à 2001,tout un ensemble de "forces de gauche" m'a obligé à admirer la méthode globale ou semi globale,m'a obligé à ne plus faire d'histoire,de géographie ou de sciences,mais des disciplines d'éveil,m'a obligé à ne pas apprendre aux élèves à nager mais à être bien dans l'eau,m'a obligé à ne pas apprendre à chanter mais à être heureux de crier,m'a obligé à laisser l'élève écrire un u ou un o comme il le sentait,en dix coups de crayon s'il le pensait bon,à ne plus faire de vocabulaire pour différencier les mots,à compter "moderne",à remplacer Molière par une "bonne" recette de cuisine,etc etc etc etc .
Pendant ces 35 ans ,j'ai résisté comme j'ai pu ,mais j'ai résisté en cachette, et dans la circonscription que j'ai connue,je me sentais bien seul (mais peut-être étions nous nombreux mais ne le savions pas ).
Alors,quand je vous vois faire tomber les Mérieu et toute la clique pédagoche,dans ma retraite,je me sens vengé,et rassuré pour les petits enfants que je n'ai pas encore.
Ils vous chassent,mais ils ont déjà PERDU,les crétins !
Même LANG élu ne les sauverait pas (provocation gratuite )
Que d'années perdues !
Bon courage !
Ecrit par : bernard | 11 mai 2006
et la liberté d'expression , bordel! L' ennui naquit de l'uniformité . Il y a des conservateurs , surtout na pas toucher aux institutions , car on perd ses points de repères .
La béétise est universelle , courage
Dominique le 11/5/06
Ecrit par : Lopez . | 11 mai 2006
Je vous assure également de tout mon soutien, même si je ne peux malheureusement pas faire grand chose, à part résister, comme vous dites, et faire en sorte de diffuser cette information. C'est peut-être du "wishful thinking" mais si vos adversaires en sont réduits à ce type de bassesse, c'est peut-être qu'ils se sentent menacés, donc qu'ils se sentent faibles ? A moins qu'ils ne soient bas par nature, évidemment...
Fabien
Ecrit par : Fabien Besnard | 11 mai 2006
je retire pour Sibille, je viens de lire qu'il est désolé, je compte sur son soutient si un pétition tourne ;)
Ecrit par : toto | 11 mai 2006
Monsieur Brighelli,
Jeune enseignant de Maths (et donc "inculte"), j'ai lu votre ouvrage avec intérêt et souvent, accord. Je découvre votre blog : quel dommage que le problème que vous soulevez soit très souvent occulté par un conflit "gauche/droite" ... Les élèves méritent mieux, c'est un constat qui ne devrait pas dépendre de la préférence politique puisqu'il découle de faits observables objectivement. Prenons nous en main pour que les élèves soient "respectés", non au sens actuel, galvaudé, du mot, mais au sens réel, c'est à dire "enseignés". On ne demande pas aux gens de dire pour qui ils votent, on leur demande (ce qui n'est pas plus facile) de remettre en cause un système éducatif idéologisé : une pleine conscience de ce fait est nécessaire à "notre" crédibilité.
Le véritable respect des élèves, c'est de leur faire partager ce que nous avons reçu et aimé, de l'enseigner.
Vous avez tout mon soutien.
Ecrit par : D | 11 mai 2006
Encore une fois, l'EN nous montre de quelle façon elle traite ses "hérétiques". On a la démonstration de la totale hypocrisie qui règne dans notre métier.
J'ai subi les foudres des responsables de l'IUFM où j'étais pour avoir osé défendre des idées contraires à celles en vigueur. J'ai compris ma douleur ! Sur les forums, je préfère l'anonymat d'un pseudo pour pouvoir rapporter ce qui se passe réellement, sans risque pour ma carrière. Ce n'est pas courageux, mais c'est la seule façon que j'ai trouvée pour pouvoir faire du boulot correct avec les enfants, sans avoir un BIIIIIIIIIP d'inspecteur sur le dos.
Alors, forcément, je ne suis hélas pas étonné par ce qui arrive.
Bon courage, M. Brighelli. Je suis de tout coeur avec vous.
Ecrit par : Sionac'h | 11 mai 2006
Cher monsieur,
un de mes amis m'apprend à l'instant la décision prise à votre endroit.
Je connais votre nom pour avoir lu et apprécié vos ouvrages mais j'ignorais jusqu'à l'instant l'existence de votre blog.
Je profite de sa découverte pour m'adresser directement à vous puisque je ne connais pas votre adresse électronique privée.
J'ai lu la réaction de Pedro Cordoba et il me semble, comme lui, que l'expression d'une solidarité tous azimuts, y compris dans les rangs des membre du jury, serait de nature à mettre dans l'embarras Alain Pagès.
Malheureusement, ma connaissance intime du milieu, je suis aussi professeur, me laisse nourrir assez peu d'espoir sur les chances de manifestation de solidarité effective de la part de ce jury.
Pour autant, il n'est naturellement pas question de laisser faire et de ne pas explorer toutes les voies permettant de rabrouer le ministère.
Vous n'êtes pas le premier, dans cette administration, à payer le prix de l'expression publique de vos désaccords à la politique scolaire des pouvoirs publics. Je crois me souvenir que Robert Redeker avait été privé de jury de baccalauréat pour avoir publié dans Le Monde, il y a quelques années déjà, un fameux article: Qu'est-ce qu'un collé au bac?
Depuis peu, la cadence s'accélère dans une relative indifférence.
Pour autant que je sache, aucun de nos collègues n'a jamais entrepris le moindre recours juridictionnel pour soulever l'illégalité de telles mesures. En tout cas , la jurisprudence est muette .
Aussi, je serais curieux de savoir si la décision vous a été déjà notifiée et d'en connaître la motivation.
Une absence de motivation étant un motif de nullité indubitable comme d'ailleurs une motivation mal fondée.
Il pourrait être intéressant dans cette perspective d'agir vite pour demander au juge d'ordonner par la voie du référé la suspension de la mesure et vous permettre de participer aux travaux du jury d'oral ( cela me semble encore matériellement possible puisque les oraux ne débutent que le 11 juin)
Cher Monsieur, si vous lisez ma réponse, je serais heureux que vous me communiquiez votre adresse électronique pour que nous puissions continuer ce dialogue dans la mesure où le juridisme ne vous effraie pas.
Ecrit par : Emmanuel Handburger | 11 mai 2006
j'oubliais la mienne: emmanuel.handburger@wanadoo.fr
Ecrit par : Emmanuel Handburger | 11 mai 2006
Je constate que certains enseignants ont osé sortir de l'anonymat alors je crois qu'il est temps que ceux qui craignent (à juste titre et je ne les en blame aucunement) de protester à visage découvert devraient trouver un peu de courage pour le faire car ils ne sont plus seuls ... et plus nombreux vous serez à le faire moins vous courirez de risques alors si on veut que cela change , c'est peut-être le moment de le faire...
bon courage à tous ceux qui courbent l'échine et serrent des dents.
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 11 mai 2006
Le loup est dans la bergerie...... Les "bien pensants" se sentent en danger... Vite sortons le loup!!!
Mais que ces gens là s'inquiètent car le loup n'est pas seul.. les citoyens ( les parents aussi au passage) sont conscients des dégâts énormes causés par les pédagogistes fumeux.
Alors Mr Brighelli, COURAGE!! ils viennent, en vous virant, de faire la preuve de leur faiblesse et petitesse.
C'est le début de la fin, je le crois !
La résistance est notre combat commun
fraternellement
Ecrit par : muriel maman en lutte | 11 mai 2006
Depuis hier soir les messages affluent. Que cette mobilisation pour soutenir Jean-Paul Brighelli est réconfortante !
Si une action se met en place, voici mon adresse sylviane.royer2@wanadoo.fr
Bon courage Jean-Paul !
Amicalement
Sylviane
Ecrit par : Sylviane Royer | 11 mai 2006
Je trouve cette décision absolument scandaleuse... Elle ne redore le blason ni de l'E.N., ni de Jean Jordy, ni d'Alain Pagès. Entre les grammairiens virés du jury d'agreg de lettres pour avoir signé une pétition, L. Lafforgue viré du HCE, et Brighelli viré du jury de capes de lettres, il est quand même surprenant que les médias ne s'interessent pas davantage à cette vague de radiations étranges... La dictature de l'E.N. a de beaux jours devant elle si les médias ne s'emparent pas au moins un peu de l'affaire.
Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2006
Indignation, dégoût, écoeurement: le dictionnaire paraît soudain trop pauvre pour exprimer ce qu'inspire l'éviction de JPB? Si, comme le prétendait Buffon, le style c'est l'homme, M. Pagès ressemble décidément à ce qu'il écrit; et ce n'est pas un éloge.
Ceci posé, je me joins à Pedro Cordoba pour demander un petit supplément d'information sur cette histoire. Il a tout à fait raison du point de vue juridique: une fois nommé régulièrement au jury, on ne peut pas être viré comme une bonniche, surtout avant la fin de la session (sauf faute professionnelle gravissime et avérée); il peut, tout au plus exiger une démission. Mais je rejoins là encore Pedro: ne donnez pas ce plaisir à tous ces fesse-Mathieu . Si vous tenez bon, ils seront obligés de se battre à visage découvert; ce dont ils n'ont ni l'envie, ni sans doute le courage. L'anonymat douillet des commissions est à ces gens ce qu'étaient les pantoufles brodées à M. Prudhomme: un accessoire de confort intellectuel.
Et puis, tant qu'on y est, ne pourrait-on pas en finir avec cette atmosphère de compérage feutré et de tractations inavouables qui semble actuellement présider à la composition des jurys de concours? Ne pourrait-on disposer là dessus de quelques principes clairs et bien établis? Est-il encore acceptable que le recrutement de professeurs (chez qui ces concours ont au moins le mérite , de plus en plus rare, de définir une certaine qualité de savoir) repose en définitive sur le fait du prince, sur l'arbitraire de quelques mandarins ? La nation n'a t elle pas son mot à dire?
Reste ceci: la preuve est faite que l'antipédagogisme est bien , dans les cénacles bien-pensants, une opinion délictueuse et sanctionnable. Ce n'est pas haïr l'enseignement que de ne pas se résigner à ce qu'il est devenu; on peut se laisser aller, quand on en parle. à des mots trop durs; mais cela vaudra toujours mieux, à mon goût, qu'une échine trop souple.
Courage, JPB.
Ecrit par : Jean-François Croz | 11 mai 2006
je viens aussi vous apporter mon soutien.....j'ai entendu la "bien triste nouvelle" sur RMC dans l'émission des Grandes Gueules", j'en étais scandaliséee......mais pas surprise car si vous le permettez, je vais vous conter une petite histoire......je suis une toute jeune enseignante fraîchement débarquée de mon centre de formation (dans le privé). quand j'ai commencé cette formation, je me demandais comment était-ce possible que des enfants arrivent au collège sans savoir ni lire ni écrire?....eh bien je vous assure, après deux ans de formation, j'avais toutes les réponses à mes questions! mais çà vous vous en doutez! toujours est-il, qu'à mon humble niveau j'ai voulu réagir.....mal m'en a pris, je suis devenue très vite "l'élément perturbateur" de la promo.....ce qu'on me reprochait? dire que j'étais pour le redoublement, le Bled, contre la méthode globale et pour la transmission des savoirs de l'enseignant à l'élève: il faut dire que j'avais préalablement effectué des suppléances qui n'avaient fait que confirmer "mes théories éducatives". Mais non, aux dires de mes formateurs (tous de l'enseignement secondaire, comme c'est bizarre..) je ne comprenais rien et forcément leurs rapports quant à mes aptitudes professionnelles étaient plus que défavorables: c'était une évidence, mauvaise enseignante je serai....toutefois, pas totalement dénuée de bon sens, durant mes inspections, j'ai su jouer la carte du politiquement correct......et combien sommes-nous dans ce cas? aujourd'hui, j'ai la chance d'enseigner dans un établisssement qui fait la sourde oreille à tous nos bons pédagogues......ainsi, en grande section, ma classe d'affectation, j'ai initié, tout doucement, les enfants à la lecture en prenant comme support, la tant décriée méthode Bosher......les résultats sont plus que satisfaisants (enfin, de mon point de vue): sur 25 enfants, seulement 2 ne parviennent pas encore à combiner consonne et voyelle et 5 lisent couremment....or, je ne leur accorde à chacun à peine 10 min de lecture par semaine.......je suis peut-être dans l'erreur, mais elle porte des fruits que je savoure jour après jour.....
Ecrit par : marisa | 11 mai 2006
A Monsieur Gilles de Robien, Ministre de l'Education Nationale,
Monsieur, je ne suis pas sûr que vous lisiez régulièrement le blog de Jean-Paul Brighelli. Cependant, je suis persuadé que ce lieu de discussion est consciencieusement épluché par l'un de vos collaborateurs et que l'on vous en réserve les bonnes feuilles. Aussi, je me permets de vous apostropher.
Jean-Paul Brighelli a été incité à démissionner du jury du CAPES de Lettres Modernes. L'expression de la différence est-elle devenue insupportable dans l'administration dont vous avez la direction? Ne pensez-vous pas qu'il serait temps de rappeler à l'ordre certains de vos fonctionnaires?
Je me permets, par ailleurs, de vous soumettre un témoignage, délivré un peu plus haut dans la présente discussion, qui montre encore une fois le sectarisme en vigueur dans certains IUFM et qui demanderait bien, lui-aussi, une réaction ferme du Ministre auprès de l'ensemble de ces établissements. Voici la copie de ce témoignage édifiant:
"Bonjour,
Je vous soutiens aussi. Cela montre que les défenseurs de l'école républicaine inquiètent le lobby pédagogiste, pour qu'il y ait une réaction aussi disproportionnée. En tout cas, j'ai lu "La fabrique du crétin" juste avant ma rentrée à l'IUFM et je peux garantir que c'est un excellent antidote contre le venin pédagogiste. D'ailleurs, à chaque cours à l'IUFM, Sauver les lettres est visée en permanence : ceux qui critiquent le pédagogisme sont des "consevateurs", des "réacs", des "vieillards cacochymes", des "barbons de comédie", etc. Pour anecdote sur la didactique, une camarade avait fait une simulation d'oral devant la classe pour l'épreuve de didactique; elle avait par naïveté (c'était en début d'année) consacré, à juste titre, sa dernière partie à la critique de la conception officielle de l'enseignement du français sur le dossier qu'elle traitait; elle s'est fait incendier par la pédago qui était en furie. Cela en tout cas a bien fait rire tout le monde et ceux qui ne connaissaient pas la nocivité des pédagos l'ont bien comprise ce jour-là.
Cordialement, Romain | 10 mai 2006"
Respectueusement,
Philippe Brinon, citoyen.
Ecrit par : Philippe | 11 mai 2006
Lamentable et pas étonnant de la part d'une Education Nationale de plus en plus débile et qui semble se complaire à creuser sa propre tombe!
Vous avez tout mon soutien.
En Art plastique aussi, c'est la m....
Ecrit par : M.M. | 11 mai 2006
Je viens d'apprendre ce qui vous arrive sur sauv.net, tout en apprenant l'existence de ce blogue.
Malheureusement, je n'y vois que la conséquence logique de ce nous connaissons tous. Je suis prof de maths en lycée depuis une quinzaine d'années et, pour des tas de raisons, j'ai décidé de prendre du large en m'expatriant pour au moins quelques années. Je fuis ce navire qui prend l'eau de partout pour trouver ailleurs des raisons de me sentir utile. Je n'en tire aucune fierté, mais je ne pensais pas que mes dernières journées de cours seraient aussi euphoriques, de la joie de quitter ce métier que j'ai pourtant choisi et exercé avec un certain bonheur, grâce aux élèves et contre l'administration. Et quand j'apprends comment une fois de plus on met au placard les bonnes volontés, quelques semaines après les mésaventures de Laurent Lafforgue, je suis conforté dans ma décision, sans doute lâche, mais que j'assume avec bonheur.
Je ne crois pas avoir été un mauvais prof, mais ma bonne volonté est usée, j'en ai assez de servir la soupe à des incapables qui se glorifient de leurs incompétences. Je vous souhaite bien du courage de continuer à lutter de l'intérieur, il en faut des comme vous, mais vous devez avoir une foi qui me fait désormais défaut.
Avec l'assurance de mon admiration, comparable à la pitié qu'inspirent les Don Quichotte...
Ecrit par : Simon Barbier | 11 mai 2006
Ce genre de censure est vraiment navrant et montre combien les didacticiens sont peu convaincus du bien-fondé de leurs expériences désastreuses. Preuve, s'il en fallait, que la didactique est une idéologie, et nullement un discours rationnel.
Ecrit par : Guillaume | 12 mai 2006
http://img96.imageshack.us/my.php?image=mdr2tm.jpg
Haha, encore un coup de nos fabuleux professeurs pédagogues qui feraient bien mieux de retourner étudier leur matière de prédilection, histoire de faire pour une fois quelque chose d'innovant, devenir qualifié.
PS : Ce n'est pas une blague... (Par ailleurs, excusez moi de mettre ce message en double, je me suis trompé et l'ai tout d'abord envoyé dans un autre sujet.)
Par contre ce qui me rassure, c'est qu'à force de virer le peu de professeurs qualifiés restant, ce que je ne cesse de rabâcher sera enfin prit en considération.
Ecrit par : Estil | 12 mai 2006
M. Brighelli,
On vous a vu ces derniers temps sur différents plateaux de télévision ( avec Laurent Ruquier et Arlette Chabot notamment ) et vous avez également été invité à différentes émissions de radio ( RMC )
Aurez-vous l'occasion de vous exprimer bientôt sur ces événements dans la presse, à la radio et/ou à la télévision? La seule chose qui empêche le système éducatif d'émerger de sa médiocrité est en effet le manque d'information de l'opinion publique.
Une dernière question : quelles sont vos relations ( s'il en existe ) avec Jacques Marseille, qui depuis un certain temps déjà s'inquiète des dérives - économiques - de l'E.N.? Etes-vous en accord ou en désaccord avec la plupart de ses thèses?
Ecrit par : Jérémy | 12 mai 2006
Bonjour,
Vous avez également mon soutien inconditionnel.
C'est en très grande partie grâce à vous que j'enseigne actuellement dans ma classe de CP avec une conscience professionnelle sereine (il m'a fallu des années) .
Vous m'avez ouvert les yeux, je vous en remercie autant au nom de mes élèves que de mes propres enfants et je suis de tout coeur avec vous.
L'espoir qui me porte, moi et beaucoup d'autres, continuez à le faire vivre, nous vous soutiendrons envers et contre tous.
La peur engendre bien des bassesses, mais celles-ci sont le commencement d'une fin annoncée, j'en ai la profonde conviction.
J'ai confiance en vous.
Valérie.
PS : j'ai conscience d'être un chouïa emphatique mais j'm'en fous!
Ecrit par : Valérie Blanc | 12 mai 2006
Soutien à Brighelli !
Pour les autres : hélas ! trois fois hélas !!! il y a aussi de la didactique dans les maths, et c'est catastrophique aussi !
Peut-être un jour, nos académiciens des sciences (les vraies !) oseront aller, à plusieurs, frapper à la porte rue de Grenelles, et dire (enfin !) que tout ça suffit ...
1/ " Didactique = Dictature ",
2/ " sciences de l'éducation = escroquerie intelectuelle + argent gâché par l'Etat + méthodes mafieuses + omerta ".
Qui va enfin le comprendre parmi nos responsables ?
______________________
Mais au fait, comment les hommes (préhistoriques, etc ...) ont pu évoluer sans les "sciences de l'éducation" ?
Ecrit par : Rudyard | 12 mai 2006
Cher Jean-Paul !
Eh oui, tout comme Laurent Lafforgue qui a préfacé ton livre "A Bonne Ecole", tu as été en toute réprimé pour délit d'opinion, comme dans tout totalitarisme, par les Khmers Rouges du "Pédagogisme National", qui se démasquent en montrant qu'ils peuvent violer impunément la légalité républicaine. Ils ont déjà réduit à la ruine culturelle, intellectuelle, mémorielle et morale, à la perte de ses propres racines et de ses raisons de vivre, la quasi-totalité de nos enfants et jeunes. Comme le dit la chanson, "Le coureur a dit la vérité, il doit être exécuté !"... Il était inévitable que tu y passes tôt ou tard... Mais la Résistance doit continuer de s'organiser, doit croître et se multiplier, s'étendre à toutes les écoles, collèges, lycées, universités de France, à tous les jeunes et leurs parents, à tous les citoyens qui voient leur pays réduit à attendre la mort faute d'une génération montante correctement instruite et éduquée, leur patrie privée de tout avenir !
Bien cordialement, amicalement, affectueusement,
Robert Joseph
le "catho" qui soutient joyeusement et sans réserve l'auteur anticlérical de la "Fabrique du Crétin" et d' "A Bonne Ecole", le membre du jury du CAPES de Lettres modernes "viré" (on mettra un crétin idéologue et bien sûr Khmer Rouge à ta place !...)
Vive la Résistance !
Vive la France !
Sauvons l'Education nationale !
A bas les nouveaux tyrans génocides de notre culture, de notre avenir !
Ecrit par : Robert Joseph | 12 mai 2006
ERRATUM
2e ligne :
"Tu as été réprimé pour délit d'opinion"
Ecrit par : Robert Joseph | 12 mai 2006
Je suis candidate pour la première fois au Capes de lettres modernes et la décision qui vient d'être prise me scandalise. J'ai lu La Fabrique du crétin et je me suis sentie soulagée de voir que je n'étais pas la seule à avoir des opinions "rétros". De plus, j'assiste aux cours de l'IUFM depuis le début de l'année dans le cadre de l'épreuve de didactique: à un mois des oraux je ne comprends toujours pas l'intérêt de cette épreuve. Cela ressemble à une vaste mise en scène dans laquelle on attend de nous de "réciter le sacro-saint credo" des enseignants d'IUFM, nombreux parmi les membres du jury. Il est donc fort dommage que l'on évince de la sorte les personnes qui n'entrent pas dans le moule pédagogisant. Qu'attend un jury qui n'amet pas la diversité d'opinion, si ce n'est d'entendre que tel ou tel dossier est pertinent parce que, suivant le credo des IO, il prône l'abolition de la dictée?
Je ne suis pas encore dans le métier et beaucoup de choses m'écoeurent déjà. On demande aux futurs professeurs de gober sans réfléchir tout ce qu'on leur raconte! A l'heure actuelle, je pense me diriger vers l'enseignement spécialisé: peut-être que là je me sentirai utile, peut-être que là j'aurai l'impression de faire avancer les élèves.
Je crois néanmoins qu'il reste un peu d'espoir: beaucoup d'étudiants de ma promotion pensent comme moi.
Ecrit par : Sophie | 12 mai 2006
Oh vous savez, c'est bien beau de penser quelque chose, encore faut-il avoir les qualifications requises pour l'appliquer Madame Sophie.
Ecrit par : Estil | 12 mai 2006
Vous avez tous mon soutien M Brighelli.
Je pense que cela montre à tous à quel point le système est pourri de l'intérieur.Je vous avez déjà dit il y a quelques mois à quel point vous lui étiez dangereux .
Si l'éducation nationale pense pouvoir s'en tirer à si bon compte elle se trompe , je sens autour de moi , chez les pères ou les mères de famille notamment , mais aussi certains jeunes professeurs que je connais ,une adhésion avec votre opinion sur le rôle de l'Ecole et des enseignants .
Continuez.
Ecrit par : sebastien | 12 mai 2006
"http://img96.imageshack.us/my.php?image=mdr2tm.jpg" mort de rire ou de rage, chavions pu?
je retrouve un peu de l'exercice de Sylvain C. J'apprend à appeler au téléphone. à quand au bac ? ben voilà c'est presque fait .
Bijour fouroum,
keep cool Estil svp ;)
Ecrit par : toto | 12 mai 2006
Rien d'étonnant à ce qu'il vous arrive, secrétaire de CPE dans un collège, j'ai été confrontée à des genres de reflexions du genre "on ne vous demande pas de réfléchir" ou quand je m'occupait d'un ado se plaignant d'être importuné par ses camarades " laisse ce petit con , se débrouiller seul, ça ne te regarde pas" et j'ai réussi à me faire virer quand j'ai appelé SOS enfant battu, j'avais eu interdiction de tél mais je l'ai fait quand même "Ca ne me ragardait pas, le baston sur le gosse s'était fait en dehors du collège" malgré tout le gamin a fait 15 jours d'hopital pour soigner les coups reçus par son père "à cause" de mon appel, je ne lui ai pas vraiment sauvé la vie, mais je sais que je l'ai sauvé de son père.
10 ans après, je n'ai toujours aucun regret.
Quand à aujourd'hui j'ai encore mes enfants scolarisés, et d'après ce que je voie et entends rien à changé, les pauvres enseignants n'ont pas leur mot à dire.
Ils sont traités comme du bétail : enseigner, ne pas réfléchir, être impersonnel.
Je suis avec toi aussi pour une reforme de ce système.
Ecrit par : Helen | 12 mai 2006
Cher professeur agrégé,
Vous avez certes de la culture mais d'après vos livres " la fabrique du crétin " et " à bonne école " vous n'avez aucune intelligence.
Êtes-vous sûr de travailler avec des adolescents?
Peut-être êtes-vous un professeur qui n'enseigne que les belles lettres à des lycéens ou peut-être même dans une de ces prépas élitistes à tous les sens du terme puisque les enfants d'ouvriers - dont je fais partie - n'y ont pas leur place.
Qui êtes-vous pour cracher comme vous le faites sur la pratique, la pédagogie et la didactique?
Le fait d'être agrégé donne-t-il le droit de mépriser le travail d'enseignants passionnés qui se sont battus pour transmettre des armes - telles que le français et la culture - aux jeunes collégiens parce qu'ils ont été titularisés?
Vous devez vous réjouir de la mort du CAPES interne.
Car il est INDISCUTABLE que pour transmettre l'amour de la littérature à de jeunes collégiens, il faille non pas développer des pratiques d'écriture et de réécriture mais AVOIR UNE PARFAITE CONNAISSANCE DE L ANCIEN FRANCAIS! Ca doit en imposer plus certainement! Une sorte d'aura d'intelligence doit émaner du professeur du haut de son estrade - un professeur ne doit pas se mêler avec la masse de ses élèves! -.
Bref Monsieur Jean-Paul Brighelli maintenant que vous vous êtes fait " débarqué du capes de lettres modernes" on devrait trouver moins de professeurs jeunes diplômés avec une CULTURE incroyable et MANQUE DE COMPETENCES INADMISSIBLE en termes de connaissance des jeunes, du terrain et surtout du métier !
Je ne salue que votre égo démesuré et incompatible avec la fonction sociale de votre - pourtant- fort beau métier!
Ps : élargissez votre culture et lisez FREINET!
Ecrit par : Julie | 12 mai 2006
Cher professeur Brighelli,
J'ai lu votre excellent livre. Je suis sincèrement désolée de ce qui vous arrive. Ces pédagogistes sont pourris jusqu'à la moelle. Le malheur c'est que les "maîtres" (multinationales, ONU, UE) sont avec eux.
Mes respects,
Simone Bilman
Ecrit par : Simone Bilman | 12 mai 2006
A Julie,
Vous n'avez visiblement pas lu les ouvrages de Jean-Paul Brighelli. Sinon, vous sauriez qu'il a enseigné douze années au lycée des Tarterêts dans une des cités les plus sensibles de France. Et qu'il a dispensé aux élèves de ce lycée le même enseignement élitiste que celui de Louis-le-Grand.
Le mépris, c'est de leur donner de l'enseignement au rabais.
Le mépris est du côté des didacticiens.
Ecrit par : David | 12 mai 2006
courage,
tous le monde sait que l'éducation nationale est aux mains de gens qui pratiquent des méthodes staliniennes.
qui ne pense pas à l'extreme gauche est un ennemi....c'est pitoyable
Ecrit par : azerty57930 | 12 mai 2006
Cher collègue,
Soyez assuré de tout mon soutien. Bon courage, nous sommes avec vous pour défendre l'Ecole républicaine.
Ecrit par : Jean-Philippe Huelin | 12 mai 2006
Azerty, la question n'est pas l'extrême-gauche (je suis d'extrême-gauche et j'y tiens très fort). Le débat entre pédagos et "républicains", pour aller vite, traverse l'ensemble de l'échiquier politique. La question est de savoir si on peut penser les concours de recrutement en termes autres que pédagogistes (istes !), et surtout si on peut l'exprimer librement, chose qui est parfaitement possible au CAPES de Lettres Classiques, où on réussit à cohabiter même si on n'est pas toujours d'accord, mais manifestement pas chez nos amis Modernes...
Ecrit par : FGuichard | 12 mai 2006
Pourtant Monsieur F. Guichard, vous ne pouvez pas nier que l'école publique est infestée de parasites d'extrême gauche syndiqués ou gauchistes, qui en plus d'être totalement incompétents en profitent pour faire leur petite propagande journalière.
En passant de la maternelle jusqu'à la fin du lycée, le jeune étudiant néophyte n'aura été en contacte qu'avec des parties politique de gauche.
Entre professeurs syndiqués faisant de la propagande en cours et affiches s'exclamant d'une soumission totale qui mérite révolte, l'apprenti citoyen n'aura été conditionné que dans une seule et unique vision du monde. Il en vient même à vouloir se révolter de stupidités qui n'existent même pas.
Les syndicats inondent les écoles de fausse informations, ils sont d'ailleurs parfois eux même en contradiction avec ce qu'ils prétendent être !
On pourrait par exemple citer les grèves récurrentes de la RATP qui sont censées être bénéfique pour tous, ou encore les manifestations "anti loi Fillon" de l'année passée qui ont permis d'exposer à un certain nombre de personne l'influence des syndicats sur la jeunesse, aidée par toutes sortes de manipulations.
Je ne parlerai même pas de ce qui s’est passé avec la « crise » du CPE il y’a de ça quelques mois.
Ces mêmes jeunes, ne s'intéressant pas à la politique, sont de toutes les manières conditionnés depuis leur plus jeune âge par des syndicats de gauches qui les noient dans une désinformation extrême (gauche ? Haha…).
Ces même jeunes qui ne prennent pas la peine d'utiliser leur esprit critique, en supposant qu'ils en aient un, et qui deviennent par la suite convaincu que la masse de désinformation qui leur à été inculqué depuis leur plus tendre enfance est vraie.
Alors vous m’excuserez, mais il ne faut surtout pas oublier de prendre en considération le rôle majeur que tiennent les syndicats et les parties d’extrêmes gauches dans la crétinisation de « nos » enfants.
Enfin, je dois admettre que leurs actes ne sont pas en contradiction avec leur pensé, bien au contraire. Il est évident que si tous nos enfants deviennent stupides, ignares, totalement inculte et incompétents, l’égalité absolue ne sera plus une utopie.
Ecrit par : Estil | 12 mai 2006
A Julie ,
Je signale simplement que contrairement à ce qu'elle dit , les enfants d'ouvrier , dont je fais parti aussi tout comme elle, ont encore leur place dans les prepas puisque j'y suis allé il y a quelques années de cela et que je n'etais pas le seul d'ailleurs dans la classe .
En outre , qu' "un professeur ne doit pas se mêler avec la masse de ses élèves!" me parait être le bon sens evident . Alors evidemment ça fait moins "moderne" , c'est peut être moins en phase avec les nouvelles théorie de pédagogie , mais il y aurait peut être moins d'irrespect dans les classes et le niveau global serait peut être un peu meilleur .
Il est vrai que depuis quelques temps , l'on pense que c'est au professeur de s'adapter aux jeunes , il y a même des académiciens pour trouver chatoyant et enrichissant le parler des banlieux .
Moi il me semble qu'en tant qu' "enfant d'ouvrier" , tout comme vous Julie , j'ai bien plus appris auprès des professeurs qu'auprès des jeunes de ma cité .
Ecrit par : sebastien | 12 mai 2006
Chers tous,
merci de votre soutien quasi unanime (disons, pour faire bref, que les voix dissonnantes ont souvent pris à contresens quelques affirmations rapides - je ne serais pas prof si je n'avais pas la passion de transmettre - peut-être de façon trop verticale, parfois).
Je ne désespère pas de faire revenir le président du CAPES sur sa décision : après m'avoir annoncé la fin de nos relations, il a affirmé aujourd'hui à M.C. Bellosta (sous la menace ?) que c'était juste d'oral que j'étais dispensé.
Deux choses, donc.
- J'ai en main une convocation pour l'oral, signée de lui, reçue il y a deux mois. Si j'étais bon pour le service à cette date, pourquoi ne le serais-je plus ? Alors que de son propre aveu, il manque d'interrogateurs, cette année, car plusieurs universitaires ont vu leur programme chamboulé pour cause de grèves anti-CPE et ont renoncé au concours...
- M'exclure de l'oral après avoir fait dès septembre-octobre une enquête (auprès de mes colistiers de l'année dernière) pour savoir si j'étais compétent, c'est me promettre, en fait, une exclusion définitive l'année prochaine - en catimini, loin de vos regards...
On me fait payer A bonne école et la Fabrique du crétin - il me l'a dit expressément. Les membres du jury issus des IUFM se sentent diffamés : que ne sont-ils venus me le dire en face ? D'ailleurs, pourquoi ne pas me communiquer les noms de ces gens si nombreux, à en croire le Président, qui demandent ma tête ?
Et faire payer à quelqu'un un livre, alors que les opinions sont libres, est de fâcheux augure. La prochaine fois, que fera-t-on payer, à tel ou tel ? Faudra-t-il bientôt être impérativement issu d'IUFM pour faire passer des concours de recrutement ?
Mon exclusion ne rime à rien : j'appartiens à des commissions d'explication de texte qui n'ont aucun contact avec les commissions d'épreuve sur dossier (c'est-à-dire de didactique). Mon jugement sur des candidats traitant de Verlaine ou Montaigne gâcherait-il celui des didacticiens évaluant les "séquences pédagogiques" bâties par ces mêmes candidats dans un autre bâtiment ?
Divers ami(e)s qui ont un peu de pouvoir me demandent ce qu'ils peuvent pour moi - jusqu'à me conseiller de recourir à leurs bons et loyaux services au Conseil d'Etat. Pas même : mais que l'on crée une commission d'audit des IUFM, et que l'on veuille bien m'y inclure - ce pourrait être drôle;
Allez, je repars en cours...
JPB
Ecrit par : brighelli | 12 mai 2006
A Julie (bis):
Passons sur votre mépris qui transparaît dès la première ligne (professeur "agrégé", ce qui doit signifier chez vous planqué élitiste fier de lui).
Mais j'en ai vraiment assez de lire plus bas "ces prépas élitistes à tous les sens du terme puisque les enfants d'ouvriers - dont je fais partie - n'y ont pas leur place".
C'est une ineptie et une contre-vérité.
Hormis les classes préparatoires économiques et commerciales, dont les étudiants préparent des concours payants pour entrer dans des écoles (presque toutes) payantes, les classes préparatoires sont dans leur fonctionnement une des formations les plus égalitaire qui soit (si si, je vous jure):
- sélection selon des critères communs à tous les candidats, selon une procédure gratuite.
- possibilité de bourses sur critères sociaux (comme pour les autres étudiants), mais aussi de bourses de mérite de montant bien plus élevé et attribuées en réalité aussi selon des critères sociaux.
- possibilité de logement étudiant bien plus grande que pour une cité U, grâce aux internats présents dans de nombreux établissements (il faut reconnaître que pour les filles le nombre de place est parfois limité, surtout dans les établissements à dominante scientifique).
- possibilité de travailler l'été et pendant les vacances scolaires (sauf en général avant le 20 juillet l'année des concours).
- il y a plus de places offertes aux différents concours (en sciences j'entends) que de candidats.
- les écoles d'ingénieur sont quasiment toutes gratuites ; les payantes sont de niveau et de renommée plutôt faibles en général.
- même en éco il faut nuancer légèrement : Sciences Po et les écoles de commerce ont des mécanismes de redistribution qui permettent aux étudiants de milieux plus populaires de ne payer qu'une partie des frais de scolarité.
Le problème des classes préparatoires n'est donc pas dans son principe même, mais dans son fonctionnement actuel : hyperreprésentation des lycées parisiens dans les admis aux très grandes écoles, sous-représentation des enfants de milieu populaire et hyper-représentation des enfants d'enseignants, de cadres et de professions libérales.
A quoi il faut rajouter un formidable défaut d'information et d'orientation de la part des conseillers et des professeurs de lycée, mais aussi de la part des enseignants de prépa eux-mêmes (tout ceci varie suivant les établissements bien sûr).
Et encore une auto-censure gigantesque de la part des futurs bacheliers de milieu social "moyen" ou rural, renforcée par un discours du genre "Mes chers élèves, vous êtes l'élite de la nation!" (quand on entend ca à 18 ans c'est un peu bizarre), et sous-entendu "Et moi je suis l'élite des professeurs", de la part de certains (pas tous bien sûr) enseignants de prépa.
Donc pour moi : il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain, mais ouvrir véritablement les prépas pour que tous sachent ce qu'on y fait et ne s'autocensurent pas. Ainsi rettrouvera-t-on la mixité sociale qui y fait défaut actuellement (mais qui marchait un peu il y a 20 ans, c'est un comble!).
Pour Estil (et d'autres) :
Nous ne sommes pas ici sur un forum de politique générale. Les vieilles antiennes sur les syndicats corporatistes, les jeunes qui ne veulent plus bosser, les chômeurs tous fainéants et le pays qui fout le camp, gardez-les pour d'autres forums.
Par ailleurs rendez-vous bien compte que vous écrivez sur (et donc cautionnez peut-être un peu) le blog d'une personne d'extrême gauche! Et oui! Comme quoi elle est plus diverse qu'on ne veut bien le dire...
Ecrit par : Pathé Baby | 12 mai 2006
Le ministre semble avoir lu "A bonne école". A la lecture de son discours d'avant-hier, j'ai l'impression qu'il semble avoir pris bonne note de certaines des préconisations de JPB.
Dommage qu'il ait visiblement beaucoup de mal à asseoir son autorité sur son ministère.
L'affaire méthode globale/Frackowiack l'avait déjà démontré.
Le ministre a un deuxième test en imposant JPB dans le jury du CAPES. En aura-t'il à la fois la volonté et la capacité ?
DD
Ecrit par : David | 12 mai 2006
can't help it ! désolé.
David D serait-il le fameux Ckiqui ?
Si oui, je suis sincèrement content de constater que vous avez beaucoup changé (en mieux).+ comment ça se passe avec les alpha ?
Si non désolé pour le dérangement.
Amicalement
toto
"mais que l'on crée une commission d'audit des IUFM, et que l'on veuille bien m'y inclure - ce pourrait être drôle"
drôle oui, mais pas pour tout le monde ;) .
Moi aussi j'aurrions bien aimé y participer. lol
Ecrit par : toto | 12 mai 2006
David D serait-il le fameux Ckiqui ?
@toto
La réponse est non. Le blog de JPB est le seul forum dédié à l'Ecole que je fréquente en y participant.
Ecrit par : David | 12 mai 2006
Je veux vous remercier, et vous encourager dans votre entreprise salutaire.
Si on parvient à mettre sur la place publique la réalité de ce que sont les IUFM, le combat pourra être gagné. Pour l'instant, les gens n'y croient pas, tant c'est ubuesque. Ceci est valable aussi pour le niveau réel des copies de bac. Quiconque a eu un certificat d'études ne pourrait qu'être affligé de l'orthographe ou de la syntaxe de nos bacheliers modernes.
Mais il y a certes une difficulté à percer le mur médiatique, qui ne peut malheureusement se résumer au complot de quelques hommes de pouvoir. Comment des centaines de milliers de collègues peuvent-ils à la fois connaître, forcément connaître, et passer sous silence ou ne pas vouloir voir comme un scandale le niveau exécrable auquel les réformes ont amené leurs élèves? Il y a là une belle somme de lâchetés individuelles,qui ne peut s'excuser, vu notre statut protégé, par la peur de la sanction administrative.
Il reste que cette lâcheté ou cette bêtise est bien flattée par tous les pouvoirs. La quasi-unanimité des partis et des syndicats est complice du pédagogisme, qui sait jouer à merveille des errances libérales-libertaires de notre époque.
Je signale toutefois quelques exceptions, du point de vue politique, le MRC de Chevènement, et du point de vue syndical, FO et le SNALC.
Cordialement,
Julien Fleury,
agrégé de philosophie.
PS: Je me permets de vous indiquer un texte que j'ai écrit sur le sujet, en hommage en particulier à Michéa; je serais très intéressé par vos remarques :
http://www.comite83.org/agora_ecole/?p=17
Ecrit par : Julien Fleury | 12 mai 2006
A julie que je cite:
Êtes-vous sûr de travailler avec des adolescents?
Peut-être êtes-vous un professeur qui n'enseigne que les belles lettres à des lycéens ou peut-être même dans une de ces prépas élitistes à tous les sens du terme puisque les enfants d'ouvriers - dont je fais partie - n'y ont pas leur place.
J'aimerais que cet amalgame surprenant enfant de cité = adolescent = pauvre con qui ne peut rien comprendre aux belles lettres, soit mis de côté.
J'ai fréquenté pendant toute ma scolarité des écoles de cité (dans mon pays on appelle ces cités "villages GESCAL") : et les études littéraires m'ont permis de comprendre beaucoup de choses, mais cela parce que dans mon pays on étudie les auteurs et les mouvements littéraires dans leur suite chronologique (et cette étude est faite sur 5 ans pour la littérature, l'histoire, l'art figuratif, le latin et l’HISTOIRE DE la philosophie). Les professeurs que j'avais en face de moi étaient de gens cultivés, capables d'IMROVISER, oui, le gros mot dans le pays des séquences didactiques! Capables de sentir sur leur peau ce qu'il fallait dire à un élève pour ne pas le blesser ou bien pour le motiver... Oui, la culture ça aide, la culture donne même ce type d'intelligence. Depuis que je suis en France, je suis choquée de voir comment la culture a été remplacée par tout ce bla bla hyper rationnel et vide, choquée de voir comment tout cela sert en réalité à remplacer le manque de savoir chez mes jeunes collègues : plus on est ignorant plus on fait de séquences!
C'est quand j'ai lu La fabrique du crétin que je me suis sentie moins seule.
Un enfant privé du droit fondamental de se construire une culture, n'est pas un enfant respecté.
Il faut ne jamais avoir connu l’amour du savoir pour ne pas être scandalisé par l’état actuel de l’enseignement en France.
Ecrit par : sa | 12 mai 2006
sa :
"je suis choquée de voir comment la culture a été remplacée par tout ce bla bla hyper rationnel et vide, choquée de voir comment tout cela sert en réalité à remplacer le manque de savoir chez mes jeunes collègues : plus on est ignorant plus on fait de séquences!
C'est quand j'ai lu La fabrique du crétin que je me suis sentie moins seule. "
C'est exactement ce sentiment que je ressens , non pas seulement dans le monde de l'enseignement mais dans le monde tout court ...
Ecrit par : sebastien | 12 mai 2006
okidoki thanks
Ecrit par : toto | 12 mai 2006
« Par ailleurs rendez-vous bien compte que vous écrivez sur (et donc cautionnez peut-être un peu) le blog d'une personne d'extrême gauche! Et oui! Comme quoi elle est plus diverse qu'on ne veut bien le dire... »
Oh vous savez, je n’ai jamais affirmé que toute l’extrême gauche soit mauvaise et ne disait que des inepties, bien que je n’en pense pas moins.
J’ai simplement dit qu’il ne fallait surtout pas omettre le rôle important de la propagande gauchiste fait par un nombre conséquent de syndicats ou professeurs censées être apolitique.
Encore une fois, je vous renvoi aux « crises » suscités qui, plus que vous le pensé (ez ?), souvent remonter jusqu’aux classes de sixièmes.
PS : Par ailleurs, je ne fais pas parti de ce genre d’individu qui dénigre les idées d’une personne sous peine qu’elle ait des idées politique totalement stupides, ou différentes des siennes.
Ecrit par : Estil | 12 mai 2006
Monsieur Brighelli,
Je suis de l’avis de Jérémy quand il écrit:
“Aurez-vous l'occasion de vous exprimer bientôt sur ces événements dans la presse, à la radio et/ou à la télévision? La seule chose qui empêche le système éducatif d'émerger de sa médiocrité est en effet le manque d'information de l'opinion publique. “
et je me permets de mettre sur votre blog l’échange de mails que nous avons eu le 23 avril dernier:
(moi)
“Je voulais vous inviter de la part de notre association 1851 (pour la mémoire des résistances républicaines) http://www.1851-2001.fr.st/ à venir faire une conférence sur l'école à Hyères. Nous sommes un certain nombre d'enseignants, actifs ou à la retraite, dans cette association et nous pensons, comme vous, que la résistance de nos jours est le combat pour l'école. Il nous est asez facile d'obtenir une salle. Seriez vous d'accord? Pourriez vous me donner quelques dates pour que nous demandions la salle pour l'un de ces jours là?”
(votre réponse)
“J'ai peur d'être un peu pris avant les grandes vacances. Il me reste tout juste quatre semaines de cours en mai, entrecoupées d'interruptions diverses, pour boucler le programme. Et les derniers soubresauts de l'Education nous ont fait perdre un temps précieux. Début juin, je corrige le concours des Ecoles de chimie, puis je pars un mois à Tours interroger à l'oral du CAPES de Lettres.
Gardez mes coordonnées. L'Education sera encore d'actualité à la rentrée, et j'aurai plaisir à venir sur la Côte d'Azur — d'autant que je n'habite pas très loin — dans la grande banlieue de Montpellier, pour être exact.”
(ma proposition aujourd’hui)
“Si vous ne faites pas passer l’oral du CAPES, peut-être pourriez vous venir en juin faire votre conférence. Qu’en pensez vous?”
Claude Roddier
Ecrit par : Claude Roddier | 12 mai 2006
Monsieur et cher collègue,
Nous tenons à vous faire part de l'indignation qui nous a saisis lors de l'émission "Arrêt sur images".
En effet, les propos de monsieur Nick à votre égard nous ont particulièrement choqués et nous venons vous assurer de notre soutien.
Enseignants nous aussi, nous partageons entièrement votre avis : nous sommes trop nombreux à être restés trop longtemps silencieux et vous êtes loin de faire partie d'une "ultraminorité de deux-cents personnes", encore moins d'une "secte" ; le sectarisme est du côté de nos contradicteurs.
Il est grand temps que des voix s'élèvent pour faire cesser la démolition du système éducatif. Nombre d'entre nous sont excédés par le terrorisme intellectuel et la dictature pédagogique imposés par la hiérarchie.
Nous avons également appris aujourd'hui votre récente éviction du jury du capes, que nous déplorons et dans laquelle nous voyons un nouvel exemple da la persécution exercée contre ceux qui osent défendre la vérité.
Soyez assuré de notre soutien dans vos combats à venir.
Cordialement,
Cécile Guillevic
Jean-Paul Buttigieg
Michel Martinez
Collège Jules-Ferry, Montagnac 34530.
Ecrit par : J P Buttigieg | 12 mai 2006
Oui Sébastien. J’ignore si vous êtes enseignant, mais il est vrai que quand on passe quelques heures par jours dans une salle de profs, on a l’impression désagréable que le monde entier fonctionne sur ce mode horrible selon lequel Dante devient le prétexte "exploitable" de la "séquence – séance –tâche-compétence " …
Et on songe en solitude au beau cours que l’on vient de faire en terminale , où une classe vous regardait émerveillée pendant la lecture de… " Elena vedi, per cui tanto reo tempo si volse, e vedi ‘l grande Achille che con Amore al fine combatteo. "…Pourtant cette classe fascinée par le chant V de l’Enfer existait bien, vous l’avez vue… Il ne faut pas que l’inspecteur le sache, mais elle existe !
Donc courage !
Sa, alias isa (le i n’est pas sorti !)
Ecrit par : isa | 12 mai 2006
Pour repondre a un message le pb n'est pas d'etre de gauche ou de droite car dans ce cas Brighelli fait partie des 90% de gens de gauche dans l'Education NAtionale.
Comme Milner et d'autres : parcours dans l'extreme gauche ... eh oui pour ceux qui l'ignoreraient...
Ecrit par : babouche | 12 mai 2006
Courage, Brighelli, contre-attaquez !
Depuis quand une "pensée unique" régit-elle les concours de l'Éducation nationale ? Ou alors il faut rayer "liberté" sur les en-têtes et frontons de la République.
Il faut lancer cette gravissime affaire du "délit d'opinion" dans les médias, à commencer par Le Monde, Le Figaro, et les chaînes de radio et de télévision qui vous ont accueilli.
Légalement, vous devriez pouvoir porter plainte ou faire appel contre une telle décision.
Gilbert Beaune, agrégé de Lettres Modernes, professeur en première et en CPGE
Ecrit par : Gilbert Beaune | 12 mai 2006
Tout mon soutien. ça fait plus de 20 ans qu'on se bat - voir le livre de Milner De l'Ecole, et j'ai écrit un livre sur Condorcet en 84 parce que j'étais très très en colère contre la politique de Savary : "l'école lieu de vie" centre du dispositif de décervelage qui sous prétexte de "prendre les élèves tels qu'ils sont" ordonne en réalité de les figer dans un destin social. Et ça continue...
Je vais faire une note sur mon blog pour relayer votre article.



