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10 mai 2006

Règlements de comptes

Je viens, aujourd'hui 10 mai, de me faire débarquer du CAPES de Lettres Modernes - pour délit d'opinion.
Le président du jury, Alain Pagès, flanqué du vice-président, l'Inspecteur Général Jean Jordy, m'a interrompu au milieu du classement des copies que nous venions de ramener à Tours, centre de concours. Il y avait apparemment urgence... Il m'a expliqué que depuis septembre dernier, juste après la parution de la Fabrique du crétin, plusieurs membres du jury, particulièrement ceux de l'épreuve de didactique (dite pudiquement "épreuve sur dossier") avaient exprimé leur difficulté à siéger désormais dans un concours qui m'hébergeait. Une pétition a commencé à circuler entre ces honorables enseignants, pour la plupart IPR ou chargés de cours en IUFM. Le mouvement s'est accentué après la parution de A bonne école, où j'ai le malheur d'interroger le bien-fondé de la part de plus en plus grande de la didactique dans les concours de recrutement - cette avancée sournoise de la pensée unique pédagogiste. Désormais, m'a-t-on expliqué, je ne pouvais plus être présent à l'oral - ni à l'écrit, alors même qu'après enquête (!), je donnais toute satisfaction à ce niveau, cette année comme l'année dernière.

Mon cas personnel est peu de chose. Mais il faut être attentif à un point : je suis viré pour délit d'opinion - et c'est tout. Cette fois, c'est moi. La prochaine fois, tel autre membre qui aura eu la naïveté de mettre en avant les savoirs fondamentaux dans la matière que l'on est censé enseigner, et non l'art délicat de l'enseigner conformément à la Vulgate des IUFM, fera les frais de la hargne de ses colistiers. Quand les universitaires ou les profs de prépas seront priés de rester eux-aussi au vestiaire, le ménage sera fait. Et les néo-certifiés seront calibrés au plus juste des ambitions de la sacro-sainte pédagogie...

Bonne chance à tous les résistants du moment. Je ne perds pas courage. Ce n'est qu'un début...

 

JPB

Commentaires

J'ai lu votre livre "La fabrique du crétin" avec un vif intérêt. Vous dites enfin des vérités sur cette école de l'échec, de l'inégalité. Je trouve lamentable que vous soyez virés pour votre opinion. La liberté d'opinion est indiscutable en France, du moins a priori.

Ecrit par : Jérôme Charré | 10 mai 2006

Cela est affligeant.
Comment peut-on répondre à tant d'imbecillité ?
bien cordialement
rudolf

Ecrit par : BKOUCHE | 10 mai 2006

Scandaleux ! Un seul mot : la RAGE !
On se battra avec vous ! Hasta la victoria siempre...

Ecrit par : F GUICHARD | 10 mai 2006

soyez assuré de mon soutien
RR

Ecrit par : Robert REDEKER | 10 mai 2006

Rébellion implique répression.
Voilà ce qui arrive quand on joue avec les ânes.
Et il y en a encore pour se demander pourquoi je reste dans l’anonymat.

Âne peut être, mais (presque) pas fou. ;)

demandez à Sibille, il parait qu'il a ses entrés dans le monde des ânes, peut être il pourra vous aider ? En plus il connait déjà l'expérience du paria.
(je déconne cricri, je sais que vous n'avez pas bcp d'humour, mais tant pis, moi je rigole)

bien amicalement.
toto

Ecrit par : toto | 10 mai 2006

Merci à tous ces premiers soutiens, merci à ceux qui viendront. Quand je pense que les pédagogues voudraient se poser en victimes, accablés par l'influence grandissante de tous ceux qui se battent contre eux - qu'ils disent ! En fait, c'est à de l'épuration qu'ils se livrent, en réinventant le délit d'opinion.
Salut à toutes et à tous...
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 mai 2006

Enfin une bonne nouvelle : Brighelli viré de quelque part ! Bon, il lui reste quand même la rue de Grenelle...

http://journaldecole.canalblog.com

Ecrit par : Lubin | 10 mai 2006

Lamentable, affligeant

Où allons-nous ? Quelle est cette forme que prend notre république, notre démocratie ?


Cu u tempu maturanu i nespuli
Colomba

Ecrit par : Colomba | 10 mai 2006

Je ne suis pas surprise de ce qui vous arrive M Brighelli.

Souvenez-vous : Laurent Lafforgue a gentiment été viré du Haut Conseil de l'Education suite à la parution d'un courrier qui aurait dû rester confidentiel, fin novembre 2005.

Le corporatisme de l'Education Nationale est tellement cimenté, que tous ceux qui essaient de le briser, paient les pots cassés dû à leur honneteté.

A l'époque, j'avais écrit à plusieurs journaux, afin de rendre largement publique cette affaire. Mais sans résultat.

Mais on préfère en général alimenter des potins politiques, faire des sondages sur les présidentiables et ainsi occulter le problème de l'EN qui est un problème majeur dans notre pays.

Vous avez tout mon soutien.

Ecrit par : Carole | 10 mai 2006

J’ai toujours pensé que le jury de l’épreuve professionnelle était là pour sanctionner et éliminer les gens cultivés qui faisaient preuve d’intelligence et pour recruter un maximum de gens dociles. Maintenant je sais que mon intuition était vraie.

Tout mon soutien.

(Jeune certifiée d’origine étrangère un peu scandalisée...)

:o)

Ecrit par : isa | 10 mai 2006

Bonjour,

Je vous soutiens aussi. Cela montre que les défenseurs de l'école républicaine inquiètent le lobby pédagogiste, pour qu'il y ait une réaction aussi disproportionnée. En tout cas, j'ai lu "La fabrique du crétin" juste avant ma rentrée à l'IUFM et je peux garantir que c'est un excellent antidote contre le venin pédagogiste. D'ailleurs, à chaque cours à l'IUFM, Sauver les lettres est visée en permanence : ceux qui critiquent le pédagogisme sont des "consevateurs", des "réacs", des "vieillards cacochymes", des "barbons de comédie", etc. Pour anecdote sur la didactique, une camarade avait fait une simulation d'oral devant la classe pour l'épreuve de didactique; elle avait par naïveté (c'était en début d'année) consacré, à juste titre, sa dernière partie à la critique de la conception officielle de l'enseignement du français sur le dossier qu'elle traitait; elle s'est fait incendier par la pédago qui était en furie. Cela en tout cas a bien fait rire tout le monde et ceux qui ne connaissaient pas la nocivité des pédagos l'ont bien comprise ce jour-là.

Cordialement.

Ecrit par : Romain | 10 mai 2006

Pour les maths en tout cas, personne ne pourrait être viré du jury pour ce genre de raison : il n'y a pas de didactique au concours, ni à l'IUFM (enfin j'exagère : il y a bien eu 3 ou 4 séances de didactique en 2 ans), que des maths.

Ecrit par : morgenes | 10 mai 2006

Cher M. Brighelli
Ce qui vous arrive est scandaleux. Nous sommes avec vous !

Ecrit par : René ANGEL | 10 mai 2006

Juste une petite remarque, il me semble que L'EN est à 90% à gauche.

Bravo pour la liberté d'expression et toutes les fausses images données au titre de la propagande d'une gauche de coeur assoiffée de social et de justice pour tous.

Les associations de la gauche avec l'extrême gauche n'apporteront rien de positif au système. Votre renvoi en est une démonstration.

Nous allons bientôt nous tourner vers une "Ecole Nationale privée" (sans syndicats, néo-pédagogues, sans corporatisme) et là les élèves seront sûrs d'avoir un enseignement et une culture générale de qualité.
Dans le privé, contrairement aux idées recues, il n'y a pas que des catholiques. La tolérance existe.

Comment se fait-il qu'avec une simple pétition, vous puissiez être exclu d'un jury ?

Ecrit par : Carole | 10 mai 2006

vous avez mon soutien total
je rectifie mon url
il y avait une erreur
c'est
http://www.robertredeker.net
courage
rr

Ecrit par : Robert REDEKER | 10 mai 2006

Je ne partage pas vos idées, j'ai déjà eu souvent l'occasion de l'exprimer ici même, en long , en large et en travers, sans jamais être censuré.

Si toutes les informations que vous nous donnez sont exactes et je n'ai aucune raison de penser qu'elles ne le sont pas, je trouve votre mise à l'écart parfaitement scandaleuse.

J'ajoute que ceux qui ont commis cette faute ont porté un bien vilain mauvais coup au camp qu'ils disent soutenir, quand on a des convictions, on n'a pas besoin de recourir à ces méthodes staliniennes d'un autre temps.

Sur le fond, je n'ai pas changé d'avis et je continue à penser que vous êtes dans l'erreur, par contre je ferai tout ce qui est en mon pouvoir (qui n'est malheureusement pas bien grand) pour faire en sorte que l'injustice dont vous êtes victime soit réparée et n'hésiterai pas un instant à signer toute pétition qui n'aurait d'autre intention que de la faire cesser.

Cordialement

Ecrit par : makhno | 10 mai 2006

Comptez vous faire quelque chose pour cette situation ( se battre juridiquement est il possible ?) Votre renvoi à t'il été notifié par écrit ?Cette situation est elle possible juridiquement ?
Car alors battez vous ! (Molinier n'a t'il pas eu lui même gain de cause de s'être battu pour une affaire différente mais importante ?)
On peut toujours faire suivre ce message sur tout le réseau de nos connaissances.

Ecrit par : DG | 10 mai 2006

Juste un petit mot de plus pour vous dire également que je vous soutiens.
Reçue au CAPES de lettres modernes il y a quelques années j'ai changé de voie, ne me sentant pas suffisamment forte pour maîtriser des élèves difficiles et déroutée par le dogme IUFMien omniprésent...Aujourd'hui paradoxalement mon ancien métier me permet au moins d'aider mes propres enfants ; ma méfiance à l'égard des méthodes de l'IUFM m'aura permis cette année de compenser les manques de l'école et d'offrir à mon fils aîné les moyens de réussir son CP (apparemment une mère qui vous fait du BA-ba et des dictées c'est un excellent atout, n'en déplaise aux pédagogues).
Une chose m'étonne cependant ; beaucoup de membres du jury sont des gens intelligents, les didacticiens ne sont pas si nombreux. Votre éviction ne suscite donc aucune réaction de la part des autres membres du jury? Je me souviens de profs de fac excellents qui en faisaient partie, et cela m'étonne qu'aucune voix ne s'élève parmi eux pour vous défendre...

Ecrit par : Courtin | 10 mai 2006

Cher collègue,

Je tiens à vous assurer de mon soutien total face aux pressions dont vous faites actuellement l'objet.
Ces procédés de chantage, d'incitation à la démission, ont des relents qui évoquent irrésistiblement les purges staliniennes, ou les pires turpitudes des khmers rouges.
L'attitude de certains thuriféraires de la didactique, plus prompts à aller pleurer dans le giron du président du jury qu'à faire preuve d'ouverture d'esprit dont on aimerait croire les littéraires plus pourvus que d'autre, est abjecte, et indigne de la corporation.
Je partage bien de vos idées, mais ce n'est pas là l'essentiel. Il est gravissime qu'un jury de concours entende sélectionner ses membres en fonction non de leurs compétences académiques mais en fonction de leur degré d'allégeance à une idéologie intrinsèquement critiquable.
On se demande quel type de professeur il s'agit de recruter, et l'on peut déjà commencer à se faire de sérieuses inquiétudes sur la culture générale, pas seulement littéraire des jeunes professeurs ainsi recrutés et formatés dans la superstition didactique qui pour moi ne diffère guère du trissotinisme.

Philippe JOUSSAIN
Professeur certifié
Bi-admissible à l'agrégation de lettres classiques

Ecrit par : JOUSSAIN Philippe | 10 mai 2006

Je suis de tout coeur avec vous. Il faut vous dire une chose : un système réduit à d'aussi minables expédients est un système en état de mort cérébrale.

Pour citer un aphorisme de René Char : "je sais que la conscience qui se risque n'a rien à redouter de la plane".

Cordialement.

Ecrit par : Pierre-Henri Kalinarczyk | 10 mai 2006

Ces fascistes ont encore frappé. Vous avez mon soutien, mais aussi celui de certains de mes élèves que je vois régulièrement en privé, et à qui j'ai passé votre ouvrage.

Parler de stalinisme n'est pas exagéré : à l'épreuve pédago du CAPES, je m'étais pris 1/20 pour avoir osé dire que l'égalité des chances est un horizon à atteindre mais qu'il est loin d'être réalisé. Ils m'ont répondu "Je suis désolé, Monsieur, en France, que l'on soit dans le midi ou à Paris centre, on a strictement le même enseignement".

J'ai insisté, et ils n'ont pas aimé du tout, il fallait voir leur tête. Après, ils ont même été en parler à un de mes profs d'université, manifestement mécontents que de sa formation sorte un contestataire pareil.

Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 10 mai 2006

Pas de doute, le débat "citoyen" progresse !

"Mon fils, tu n'auras pas de haine au coeur.
—Alors ? Alors ? Mon père ?
— Tu auras la tête lucide
Et les reins solides."
Malik Fall

Ecrit par : Jean-José Mesguen | 10 mai 2006

En rentrant chez moi, je découvre une dizaine de mails sur ce sujet. Il faut bien évidemment organiser une riposte massive.

Mais il faudrait aussi que Jean-Paul Brighelli nous explique (au besoin dans des courriers privés) ce qui s'est réellement passé. Laurent Lafforgue m'avait raconté en détail sa propre "affaire" mais il y a des choses qu'on ne peut pas dire publiquement. Dans le cas de Jean-Paul, c'est différent : il n' pas été nommé en personne par le Président de la République. Être membre d'un jury de CAPES n'est pas un poste politique. Les seuls critères sont la compétence professionnelle et la confiance du Président du Jury : c'est lui qui choisit les membres du jury et ils sont nommés par le Ministère. Je ne connais pas un seul exemple où le Ministère aurait refusé d'entériner une proposition du Président de jury. C'est donc Pagès qui a fait nommer Brighelli. Il a le droit de ne pas le reprendre au jury l'an prochain mais le démissionner en cours de correction n'est même pas légal car le jury a été nommé pour un an. Brighelli peut certes démissionner mais il n'est pas du tout obligé de le faire. Il faudrait même qu'il donne de sérieuses explications pour justifier sa décision : sauf cause majeure, je ne pense pas qu'un membre de jury de concours puisse dire qu'il ne veut plus l'être. Il y a sans doute des menaces à la clé mais on aimerait en connaître la teneur. A sa place - mais sans connaître les dessous de tout ça - je ne démissionnerais pas. Je les obligerais à me virer en plein concours. Et à justifier leur décision. Et comme il n'y a que le Ministre qui puisse virer quelqu'un qu'il a lui-même nommé, ça risque de faire un sacré randam.

A part ça, je connais un peu ledit Pagès, puisqu'il enseigne dans mon ancienne fac, à Reims. C'est un imbécile. Doublement imbécile puisqu'il a fait nommer Brighelli alors que c'est lui-même l'un des rares universitaires vendus corps et âme au pédagogisme. Un Machiavel au petit pied, qui voulait se donner une caution de sérieux en faisant nommer notre ami et qui maintenant souhaite s'en débarrasser. Mais aussi un faible, un trouillard. Je me souviens très bien d'une petite histoire qui eut lieu à Reims peu avant la démission de Claude Allègre. Comme le Président de notre Université était l'ancien Directeur de l'IUFM local, nous connaissions avant tout le monde la tentative, en provenance des IUFM, de quasi-suppression du CAPES. Quand je dis avant tout le monde, c'est une façon de parler car, en réalité, peu de gens ont été au courant. Il y eut donc une AG profs-étudiants (le grand amphi plein à craquer). Plusieurs interventions de collègues indignés. Quand je prends la parole, je n'y vais pas avec le dos de la cuillère sur les IUFM. Devant moi, un type - je ne savais pas encore qui c'était - qui commence à blêmir puis sort en tremblant. Il revient au bout de quelques minutes. C'était la fin de l'AG. Je demande à une collègue : qui c'est ce mec? qu'est-ce qu'il est allé faire? C'est Pagès, me répond-elle. Il est allé téléphoner à l'IUFM pour leur dire que ça chauffait pour eux : apparemment, il avait peur que 400 étudiants, chauffés à blanc, aillent occuper l'IUFM. Et il aurait en effet suffi d'un mot pour que cela ait lieu. Mais c'était le premier jour de l'occupation de la fac et j'avais préféré attendre que la mobilisation prenne corps. On ne pouvait pas se lancer, comme ça, à l'aventure. Quelques jours plus tard, c'était devenu inutile : Allègre avait démissionné.

Toujours égal à lui-même, Pagès a cédé par lâcheté aux pressions des pédagos membres du jury. J'espère qu'un reste de sens de l'honneur - qui n'est pas très répandu dans la gent universitaire - amènera d'autres membres du jury à suivre Brighelli dans sa démission. Et que Robien sera obligé de refuser toutes ces démissions sauf à annuler le CAPES de Lettres 2006. Comme tous les imbéciles, Pagès a soulevé une pierre qui risque de lui tomber sur le coin de la gueule.

Pedro Cordoba
Université de la Sorbonne
Membre du jury de l'agrégation d'espagnol

Ecrit par : Pedro Cordoba | 10 mai 2006

Jean-Paul Brighelli vous avez mon soutien le plus large qui soit : ne lâchez pas l'affaire ! Le bras de fer ne fait que commencer et nos fameux néo pédagogos en herbe ont trouvé un adversaire de taille devant lequel il devient difficile de lutter !

Il est plus facile d'être lâche et d'employer des méthodes abjectes pour certains d'eux...par peur de lancer un pavé dans la mare...et sous peine de devenir dérangeant s'ils dérogent au régime dictatorial instauré par notre cher Philippe Meirieu !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 10 mai 2006

Cher JP, nous avons là une confirmation de ce que la paranoïa des pédagogistes qui se disent "traqués" depuis quelques temps est doublée d'une chasse aux sorcières haineuse et mesquine. (voir la lettre ouverte dans le Monde, en 2002, dégoulinante d'humilité et de servilité, dans laquelle Meirieu suppliait L. Ferry de le maintenir à son poste comme s'il avait jamais été question de l'en chasser; voir également les récents délires d'Ouzoulias dans Libération, etc.)

De toute façon, je crois que c'est mieux ainsi: parmi les membres de la communauté éducative dotés du sens de l'honneur, personne n'approuvera une décision aussi mesquine, qu'il soutienne vos opinions ou non.

Et votre présence, minoritaire dans ce jury, ne faisait vraisemblablement que lui donner une caution morale, laquelle permettait de valider ses décisions en leur donnant une onction en quelque sorte... davantage "oecuménique".

Ce qui est le plus révoltant dans cette affaire, ce n'est pas que l'autorité vous écarte ; c'est que des "collègues" aient demandé votre tête - pour le motif qu'elle dépassait quelque peu, et leur faisait de l'ombre.

Faut-il que ces messieurs soient aux abois, sentent que leurs délires sont de moins en moins de mise parmi les initiés dans un premier temps, dans la population tout entière bientôt, pour qu'ils en viennent à demander la tête d'un collègue, cela non pour incompétence manifeste préjudiciable au service, mais pour délit d'opinion!

A part cela, les contempteurs du pédagogisme et de certaines méthodes d'enseignement se réclament de la "liberté pédagogique" et s'estiment victimes d'ostracisme!

Il est des mises à l'écart qui, sur le plan moral, ont valeur de promotion.

Que le temps que vous gagnerez en ne participant plus à ce jury vous permette de nous écrire un bel et bon troisième livre, de propager les idées fondées sur le bon sens et le réalisme!

Et je gage que d'ici peu de temps, les CAPES de Lettres fonctionneront sur d'autres bases: vérifier de nouveau l'aptitude des aspirants à enseigner effectivement la langue française, pour les bénéfice des élèves qu'on leur confiera. Ce jour là, des gens comme vous réinvestiront les jurys, cela par la grande porte.

RdG

PS: si vous souhaitez que des protestations soient envoyées à qui de droit, ne manquez pas de nous le faire savoir.

Ecrit par : Réac de Gauche | 10 mai 2006

Prévenu par le réseau ARLE, je cours vous témoigner mon soutien. Immigré en Suisse à l'âge de sept ans, voici plus de trois décennies, c'est grâce à des maîtres dévoués, et à une école qui n'était pas encore préparation au néant, que j'ai pu acquérir cette langue française qui est désormais la mienne. C'est la plus sûre des garanties de liberté que j'ai reçues, et j'observe avec horreur comment l'école actuelle s'efforce de transformer mes propres enfants en esclaves de l'ignorance. Me disant: que serais-je devenu si j'avais débarqué une génération plus tard?
Ceci pour dire que le combat d'un Jean-Paul Brighelli, d'un Jacques Michéa ou d'un Jean Romain est l'équivalent moral du témoignage de Soljénitsyne et de Chalamov.

Ecrit par : Slobodan Despot | 10 mai 2006

Je suis d'accord avec tous ceux qui pensent que vous ne devez pas lâcher l'affaire.
De plus, il faut médiatiser. Sur le thème de la chanson de Guy Béart "le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté".
Le ministre devra se positionner. Et l'opinion sera avec vous.
C'est une chance finalement pour vos idées.

Ils sont vraiment bêtes. C'est une perche formidable qui est tendue. Il faut la saisir !

Ecrit par : David | 10 mai 2006

Si vous ne pouvez rien faire pour vous opposer à cette discrimination expéditive et scandaleuse, ne serait-il pas possible de la faire connaître à des gens que vous connaisez un peu, désormais, dans les media et, au besoin, de fulminer une lettre ouverte de protestation : ceci afin que le grand public sache où sévit réellement l'intolérance la plus féroce, celle des imposteurs qui défendent leur fromage ranci et menacé.
Je suis en train de lire "A bonne école"... Je savais que les pédagos pouvaient être hargneux mais n'imaginais pas qu'ils étaient désormais décidés à réprimer si violemment. Un signe d'affolement ? Leur crainte et leur haine vous honorent.
Reconnaissance et sympathie pour votre action.

Ecrit par : JP Leguil | 10 mai 2006

Après Lafforgue, Brighelli...
Dans quel pays vivons -nous ?
Que les pédagos n'aient plus le culot de s'ériger en victimes !
Soyez assuré de mon soutien.

Un réac de droite (bien d'accord sur ce point avec Réac de gauche que je salue au passage pour la pertinence des textes de son site)

Ecrit par : Guillaume | 10 mai 2006

Monsieur Brighelli,
Vous avez tout notre soutien.
Pauvre éducation nationale !!!
Votre combat, notre combat est difficile, merci pour votre engagement.
Sylviane Royer, professeur de technologie
Jacques Royer, professeur d'allemand, retraité

Ecrit par : Sylviane ROYER | 10 mai 2006

Je suis de tout coeur avec vous, mais ce qui vous arrive , à vrai dire, ne me surprend guère.
Continuez votre combat, vous êtes la voix de ceux qui se battent au quotidien pour ce qu'ils croient être la vraie mission de l'école, mais qui ne peuvent pas le dire trop fort en salle des profs, sous peine d'être qualifiés de réactionnaires...

Cordialement,

Sophie, professeur certifiée de Lettres Modernes

Ecrit par : Sophie | 10 mai 2006

bienvenue dans la résistance

Ecrit par : pierrot le zygo | 10 mai 2006

Cher Jean-Paul Brighelli,
Je fais partie de cette espèce en voie disparition : petite fille de vannier ardennais, fille d'ouvrier, pur produit de l'ascenseur social qu'était l'école "avant"... avant Monsieur Meirieu et ses acolithes. Quel mal ils nous ont fait !
Continuez votre combat, c'est le nôtre.
Louise, institutrice retraitée.

Ecrit par : Louise | 10 mai 2006

On se debarrasse avec justice des chiens enrages!

Ecrit par : Caton | 10 mai 2006

Ce qui me sidère, ce sont les quelques messages haineux. Il y en a peu, certes, mais ils sont vraiment du niveau de "Je suis partout". Et ces gens sont au pouvoir dans les institutions... et se disent de gauche !!! Mais c'est effrayant.

Ecrit par : F Guichard | 10 mai 2006

Quelle bande de crétins!
je sais que tu pouvais t'y attendre Jean-Paul mais là ils ne pouvaient pas mieux faire pour te donner encore plus de crédit!
Bientôt ils auront fini de manger leur pain blanc et la traversée du désert c'est ces crétins qui la connaitront , toi tu peux être assuré que tu n'es pas seul!
j'ai la nausée de vivre dans un pays où on en est encore à l'éviction pour délit d'opinion...
aussi insignifiant soit-il je t'assure de mon soutien et j'espère qu'il alimentera une grande vague de protestation...
amitiés
P.M.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 10 mai 2006

Beaucoup vous soutiendront.

J'ai dejà vu la nouvelle sur un autre forum, et ASI est maintenant informé.

Ecrit par : dg | 11 mai 2006

Trouvé sur http://www.af.ca/ottawa/culture/pages/pages.htm

"Zola peut imaginer la souffrance de Dreyfus parce qu'il s'est affranchi d'une haine qui obsède la plupart de ses contemporains, l'antisémitisme. Il est armé idéologiquement. Et il est disponible, prêt à faire face, à agir dans le sens de la droiture et de la "vérité". C'est en ce mois de novembre 1897 qu'il invente la maxime qui guidera le combat dreyfusard : "La vérité est en marche, et rien ne l'arrêtera !" ( Alain Pagès)

Tout rapport avec l’Alain Pagès cité dans l’affaire qui nous occupe est une pure coïncidence.

jjm

Ecrit par : Jean-José Mesguen | 11 mai 2006

Monsieur Brighelli,

Je me bats depuis des années sur l'anéantissement des apprentissages fondamentaux, et à travers cela, de l'injustice que subissent nos enfants, donc :

J'ai envoyé un mail à Valeurs Actuelles + j'ai posté un mail sur l'Express (blog de Christophe Barbier). Ils ne censurent personne en général.

Je pars en voyage 8 jours, mais il faut vraiment que nous soyons tous solidaires envers vous.
Il faut "bombarder" le maximun de blogs, pour parler de ce qui vous arrive, et de Laurent Lafforgue, qui lui en a fait les frais le premier.

Peut-être que les médias vont enfin se décider à parler de ce sujet devenu TABOU pour beaucoup.

Bon courage.

Ecrit par : Carole | 11 mai 2006

Bonsoir,

Je ne vous ai jamais perdu de vue, ni de "lu" même si je vous ai pensé trop occupé pour continuer à vous écrire.
"La fabrique..." a été une révélation pour beaucoup autour de moi lorsque je l'ai fait circuler en septembre . Je fais de même avec "A bonne école" que je viens de terminer.
Pour ma part, je connais toujours les mêmes problèmes administratifs qui ne sont rien confrontés à ce qui vous arrive.
Je demeure bien naïve puisque je pensais que vous étiez désormais suffisamment médiatisé pour que cela vous épargne de devenir "leur" cible.
J'espère sincèrement que vous allez tirer parti de cette désolante aventure pour écrire un troisième tome démontant les rouages du "plus haut".
Le combat ne fait que commencer: il sera long et difficile. Meirieu est un gourou et droite comme gauche ne semblent avoir aucune volonté de changement: De Robien fait du "Public Relation" en communiquant de façon démagogique sur la méthode globale et c'est à Jospin tout de même que nous devons les IUFM.
Qu'attendre de ses successeurs au PS?
Mais viendra un temps où les aveugles devront ouvrir les yeux. Moi, enseignante, je suis obligée de tout faire refaire à mon fils qui, en CM1, n'a pas encore abordé à ce jour la notion de passé composé mais qui remplit quotidiennement fiche sur fiche sur les ours depuis janvier parce que la classe verte a lieu sur leur territoire...
Je suis révoltée par ce qui vous frappe en ce jour.
Tenez bon. Vous êtes très soutenu.

PS: J'ai eu l'adresse de ce blog par une commentatrice du mien.
Meilleurs souvenirs et respect immense.

Ecrit par : aurora | 11 mai 2006

Il faut vraiment être acculé dans ses derniers retranchements pour en arriver à ce genre de pratique. Tout être doté d'un peu d'intelligence sait qu'on n'éteint pas des feux en fabriquant des victimes. Ils donnent le baton pour se faire battre.

J'espère que nous allons tous saisir ce baton, en oubliant un instant les points sur lesquels nous pourrions ne pas être d'accord. C'est le moment de porter l'estocade et nous comptons sur votre réaction, pour vous emboiter le pas.

Aux armes citoyens ! Défendons notre liberté de penser.

Cf l'information relayée sur notre site

Ecrit par : Frédéric | 11 mai 2006

La vieille "réac d'extrême-gauche" que je suis n'est pas étonnée que nous en soyions là.
Je me suis opposée toute ma vie (je suis à la retraite depuis quelque temps, en avance pour raisons familiales) à la dictature des inspecteurs, sans être jamais entendue , y compris pas dans l'immédiat "après-mai 68". Cela m'a seulement valu d'avancer à l'ancienneté toute ma vie, je m'en suis remise, l'estime et l'affection de mes élèves m'étant plus précieuses que l'argent.
J'ai regretté la suppression des Ecoles normales, qui formaient d'excellents instituteurs, comme ceux qui ont formé la fille de petits boulangers ruraux que j'étais et lui ont permis de faire des études supérieures.
Germaniste, je me souviens d'avoir beaucoup critiqué le système allemand , que je connaissais bien et qu'on nous vantait comme novateur etc.- aujourd'hui l'Allemagne est dans les toutes dernières poisitions en mantière de résultats éducatifs.
Mes enfants se sont débrouillés sans moi ou presque mais ils ont eu des enseignants généralement assez âgés- à l'ancienne mode. Et bien sûr ont bénéficié du climat culturel familial.
J'ai terminé ma carrière en ZEP (suite à un déni de justice au moment de ma réintégration après congé sabbatique, sous Allègre) . J'estime que là surtout l'on devrait apprendre aux enfants la rigueur et leur donner le goût d'une culture qui est peut-être dépassée, en tout cas pas remplacée,mais à l'heure actuelle on est face au règne du copinage pédagogistique et les syndicats enseignants ne crient pas très fort. Ma propre expérience et qu'ils sont bien collaborateurs.

Amitiés et bon courage
Michèle, agrégée d'allemand

Ecrit par : MIALANE | 11 mai 2006

Monsieur
Je vous accorde tout mon soutien et surtout je trouve désolant de voir qu'un jury qui doit recruter des enseignants, dont l'un des principes de base est de ne jamais pratiquer une quelconque discrimination, pratique lui-même la discrimination. Quelle légitimité reste-t-il à ce jury ?
J'ai été inspecté hier dans une classe de première STG, en histoire-géographie. J'ai eu droit moi aussi, à mon petit couplet sur l'activité des élèves, l'inefficacité de mon enseignement, l'absurdité de vouloir décortiquer un texte...La seule méthode étant : poser une problématique, donner des documents à des élèves, poser des questions très ouvertes ( les miennes étaient fermées, bétonnées), mélanger le tout et laisser les élèves agir à leur guise. Ils produiront un texte intelligible, libre, synthétique qui aura du SENS, le célèbre sens qui fait la différence entre le bon prof et le mauvais...bien sur je n'étais pas d'accord avec cette façon de voir, en pensant que cette grande liberté ne permettrait pas aux élèves d'acquérir une méthode de travail, et de solides connaissances.
Bien sur j'avais tort, mais c'est bien la règle d'une inspection. Mon inspectrice ne m'a cependant jamais dit comment cela pouvait fonctionner, elle ne m'a jamais décrit le mécanisme de cet apprentissage. Le poblème dans ce diktat, comme dans tous les diktat, c'est celui de la légitimité. Pourquoi cette méthode serait meilleure qu'une autre. Je ne suis, à priori, contre aucune méthode d'enseignement qui permette aux élèves de s'approprier un savoir et surtout d'exercer un jugment critique. Alors justement si l'on veut progresser, pourquoi se replier sur une seule façon de penser ?
Dernier détail, à propos de cette inspection. Mon travail ne se résume pas à la séquence que l'inspectrice a vu hier avec l'une de mes classes. Mon activité est bien sur plus large. J'avais donc pris d'autres séquences de travail, pour en discuter la pertinence, surtout que c'était une recommandation faite par l'inspectrice elle-même. A ma grande surprise, pas une question sur ce que je pouvais faire ailleurs avec ces mêmes élèves ou avec d'autres. Alors voilà, il s'agissait bien d'une inspection pour diffuser la bonne parole pédagogique.
L'inspectrice a bien vu que je contestais sa façon de voir les choses. Il me restait donc une chose qu'elle ne pouvait pas me contester et qu'elle m'a gracieusement accordée : "la liberté pédagogique". J'ai donc le droit de m'enfoncer dans mes erreurs. Cette sanction est quand même agréable : être puni à la liberté, il n'y a pas de quoi se révolter. mais si les IPR avaient plus de pouvoir, certains les utiliseraient c'est évident. Pour nous protéger contre l'arbitraire le salarié n'a rien trouver de mieux que le syndicat. Nos syndicats enseignants ne sont pas parfaits loin de là. Il faut donc les investir massivement ( faire des cours de nécessité syndicale à l'IUFM...beaucoup de jeunes qui sortent de l'IUFM n'ont pas l'air de comprendre la nécessité de l'action collective en société ) pour porter nos revendications pédagogiques, sociales, économiques et bien sur politiques. Puisqu'il n'a pas de changement de société sans projet politique. En l'absence d'un programme politique clair, d'autres acteurs imposent les évolutions sociales. Depuis 20 ans, l'absence d'un vrai projet politique pour la France et l'Europe a permis aux"lobbies" économiques les plus puissants de prendre la place du politique absent.
Encore une fois je vous accorde tout mon soutien, si vous voulez entreprendre une action contre votre expulsion du jury, vous pouvez sans problème le faire, vous trouverez un très large soutien dans les salles de prof, qui en ont marre des donneurs de leçons.
Amiclement.
Marc. Brunet. Professeur d'histoire-géographie au lycée Dauphin de Cavaillon.

Ecrit par : brunet | 11 mai 2006

J'ai suffisamment défendu le point de vue de JF Brighelli, ici et ailleurs, pour ne pas être taxé de "modérantisme coupable".

C'est pourquoi j'appelle nos amis à ne point invoquer les mânes de Solyénitsine ou de Dreyfus, de parler "d'entrer en résistance" (toute gangrenée qu'elle soit, l'éducation nationale n'est pas la barbarie universelle et ses contempteurs ne forment pas "l'armée des ombres") .

Laissons l'outrance à nos "amis et collègues" Ouzoulias, Meirieu et toute la bande, qui se décrivent comme des héros de la liberté en lutte contre l'hydre totalitaire, dès lors que les gens de simple bon sens se refusent à suivre leurs ukases délirants.

Nous serons d'autant plus à l'aise pour les combattre et mettre leurs praatiques au grand jour.

Ecrit par : Réac de Gauche | 11 mai 2006

J'ai presque de la compassion pour vous. Non pas parce que vous vous êtes fait "viré" du jury de capes, mais parce que vous n'avez même plus conscience de vos dérapages verbaux et de la violence avec laquelle vous agressez ceux qui ne partagent pas vos opinions. Ce sont vos enlisements verbaux qui vous discréditent, pas vos opinions.

Ecrit par : colette | 11 mai 2006

Relisez Ouzoulias, ma chère, dans les archives de Libération.

Vous verrez de quel côté sont les "dérapages verbaux".

PS: enseignez vous en ZEP, ou avez vous des gosses en ZEP?

Ecrit par : Réac de Gauche | 11 mai 2006

Salut !

Je viens t'entendre l'info sur RMC !
On va où ?....
Surtout ne pas baisser les bras.

Très cordialement
serge Dad'

Ecrit par : Rockin'Daddy | 11 mai 2006

Bonjour Mr Brighelli,

Je viens seulement de découvrir votre blog grâce à Pedro Cordoba.
J'en profite pour vous remercier de la qualité de vos livres que j'offre à tour de bras...
En ce qui concerne le dernier acte des pédagos, que je trouve infâme mais peu surprenant, pourriez-vous nous dire comment est constitué le jury de CAPES de lettres? Quelle est la proportion de profs de fac, du secondaire, de profs de prépa, d'inspecteurs...?
Dernière chose plus générale: de liste de discussion, en forum et en blog, je ne peux m'empêcher de me poser cette question: quand pourrons-nous enfin nous compter? dans un mouvement massif, par -delà les petits différends mesquins ,et qui permettrait peut-être d'éviter l'invasion généralisée des "rhinocéros"?
Avec tout mon soutien et ma plus sincère admiration,
Elisabeth.

Ecrit par : elisabeth | 11 mai 2006

Venez contribuer au chantier Education sur le tout nouveau site

http://www.wmaker.net/Releverlatete/

Merci d'avance pour vos contributions, M. Brighelli, Redeker, et tous les autres !

Ecrit par : Charles Dexter | 11 mai 2006

Cher confrère,
Consternée mais pas surprise de ce qui vous arrive, j'ajoute ma voix de" certifiée de base"au choeur de ceux qui vous disent:"tenez bon et ne llaissez pas l'éducation (même si elle n'est plus nationale) se discréditer ainsi. Je suis dans ce bateau aussi, ne ne voudrais pas que les marins f... un co-équipier à la mer, pas même si le "Timonier "l'exigeait.
Je ne partage pas toutes vos analyses, mais elles ont un effet extrêmement raffraîchissant et des parents dont j'estime le point de vue m'en ont rapporté des échos favorables.
Votre présence au jury de CAPES de lettres modernes a du sens, j'ai du mal à croire que ce soit des confrères qui aient demandé votre exclusion; même s'il y en a, ils ne sont pas forcément majoritaires, et même s'ils l'étaient, cela ne relèverait que du Ministre.
Alors, surtout, ne démissionnez pas!
"Sans la liberté de blâmer, il n'est pas d'éloge flatteur"(Figaro, le personnage, pas le quotidien qui a retiré cette fière devise de sa manchette.)

Ecrit par : Magali Jequier | 11 mai 2006

Mais non, le Figaro n'a pas retiré cette devise de sa manchette. Elle est toujours là !

Ecrit par : Frédéric | 11 mai 2006

Lu dans une revue aujourd'hui :

La vérité, c'est que la censure signale toujours une faillite de l'esprit. La censure n'est jamais une démonstration de force : elle est toujours un aveu de faiblesse.

Lorsqu'on n'est plus capable de débattre sur les idées, il n'y pas plus qu'à écarter ou supprimer.

Ecrit par : Frédéric | 11 mai 2006

Tout d'abord je vous assure de tout mon soutien . Ensuite je voulais vous faire part du fait que nous sommes en train de monter l'Université Populaire de Montpellier et je souhaite vous convier à une de nos réunions pour se rencontrer, se soutenir et même, ce serait épatant, faire route ensemble .
Merci de me recontacter à

yanhel@laposte.net

Ecrit par : yannick de la Fuente | 11 mai 2006

Je viens d'écouter, ce midi, Jean Paul Brighelli dans les "Grandes Gueules" sur RMC.
Je découvre, et je suis scandalisé qu'il puisse avoir dans le secteur public de tels agissements.
Pour qui se prennent tous ces gens qui instrumentalisent l'Education Nationale ?
Au nom de quoi serait-ils détenteurs de la vérité absolue, au point d'être sourds à des propositions de changements qui sont urgentes et indispensbles.
Lors d'un cours de sociologie,voila trente ans, l'intervenant disait "un point de non retour est atteint, et seule une révolution pourra changer le système".
Je suis triste pour nos enfants...

Ecrit par : Desblogs | 11 mai 2006

J'ai passé le CAPES il y a quelques années, et j'ai été prof de lettres (académie de Créteil) pendant trois ans. J'ai démissionné au bout de trois ans, dégoûtée par les programmes et tout ce que vous dénoncez.
Je suis maintenant sans travail (bac + 5 en lettres, eh oui, c'est difficile...), mais jamais je ne retournerai enseigner.

La bêtise ambiante me fout le moral à zéro.

Je vous remercie donc d'avoir écrit là tout ce que j'avais sur le coeur.
Si vous avez besoin de soutien, si vous avez besoin de montrer à tous ces malhonnêtes que vous n'êtes pas le seul à penser ainsi, faites-nous le savoir. Je vous suis.

ET JE SIGNE, JE SIGNE, JE SIGNE...

Ecrit par : Noëlie | 11 mai 2006

Comme dirait un ministre de ma connaissance, ou un Le Peniste, mais ça doit vous connaître, si on n'aime pas l'Educnat, on la quitte

Ecrit par : mariesimon | 11 mai 2006

N'est-ce pas Jean Cocteau qui a dit : "en France l'égalité consiste à couper les têtes qui dépassent "?
Voilà monsieur, votre tête a trop dépassé. Mais si demain je dois vous porter sur mes épaules pour mieux vous/nous faire entendre, je le ferai.
J'espère que vous êtes bien entouré, que vous tenez le coup.

Ecrit par : Isabelle D. | 11 mai 2006

HONTEUX ! Mais si peu étonnant...
J'étais étonnée par le fait que l'EN n'avait pas encore bronché suite à votre premier ouvrage (qui devrait être dans le paquetage de tout enseignant qui respecte son métier)
Mon opinion sur l'état actuel de l'enseignement en France était déjà très pessimiste et ça ne fait que s'accroître au fur et à mesure que les années passent et que mon fils progresse dans ses années d'études (il n'est pourtant qu'en GS !)
Vous avez écrit noir sur blanc ce que beaucoup pensent depuis des années mais n'osent (et ne peuvent) faire.
Quand on ne rentre pas dans ce moule qu'est le corps enseignant (tel que souhaité par le ministère) on dégage purement et simplement.
Je comprends de plus en plus pourquoi je n'ai pas été titularisée après ma deuxième année d'IUFM.

Vous avez tout mon soutien et j'espère que les choses finiront pas bouger dans le bon sens.

Ecrit par : isabelle, professeur des écoles radiée. | 11 mai 2006

Cher J-P Brighelli,
Je vous ai lu avec la passion de l'ancien prof de lettres que je suis. J'ai connu les premiers pas du système qui vous étouffe aujourd'hui et condamne nos enfants à l'échec social et à l'analphabétisme.
J'anime tous les étés une émission quotidienne sur France Culture où les gens qui, comme vous, sont ostracisés pour avoir dit une vérité sont les bienvenus. Elle s'appelle Contre-Expertise. Quels jours serez-vous à Paris entre la dernière semaine de juillet et la fin août ? On va vous organiser un beau plateau. Nos auditeurs, qu'ils soient enseignants ou parents d'élèves, sont de plus en plus concernés et consternés, ils réclament des débats sur ce thème.
Amicalement.
Brice Couturier

Ecrit par : Brice Couturier | 11 mai 2006

Bonjour,

en parcourant le site de sauver les lettres je suis revenue vers votre blog et découvre avec honte ce qui vous arrive.
Vous avez le soutien d'une demoiselle qui, pour reprendre ce qui a été dit à mon sujet, "a eu la chance de passer sa scolarité dans le privé, et qui de fait a été un peu moins façonnée que les autres".
alors pour que la bonne parole de l'école ne soit réservée uniquement à ceux qui peuvent payer (d'une façon ou d'une autre) de bons enseignants !
vous avez donc mon soutien !

Ecrit par : sophie | 11 mai 2006

Si Noëlie se fait suer dans le 'non travail':
"Je suis maintenant sans travail (bac + 5 en lettres, eh oui, c'est difficile...), mais jamais je ne retournerai enseigner."

Moi je dis, que l'on a besoin de gens comme vous dans l'enseignement, "ceux qui n'ont pas adhéré, qui ont démissionné plutôt que de supporter..., ou qui ont résisté...etc"
Tenez-vous prête à former le corps des réformateurs, ceux qui vont enseigner la méthode qui va du "simple vers le complexe" le monde est en train de changer, et avec "la toile" ça peut aller très très vite.
bien amicalement
toto.
ps: j'avions point vu/lu les soutiens de sibille,s grandserre, merieu,charmeux, goixgoix et Compagnie ? biZarre, ils doivent être aller à la pêche ? moi j'ai pas pu :( je dois apprendre&enseigner à parler,lire,écrire,compter,penser :(
ça fait suer !

Ecrit par : toto | 11 mai 2006

Si ce que vient d'écrire "mariesimon" est à prendre au pied de la lettre, et pas comme j'ose l'espérer "au second degré" (avec ironie), alors-là on a un bel exemple du véritable terrorisme que les pédagos entendent faire régner dans l'EN pour y défendre leur emprise sur la maison. Ce genre de réflexion frise l'ignoble : elle justifierait l'éviction de JPB comme étant un véritable acte de guerre, délibéré ! Les pédagos ne sont pas du tout les anges altruistes qu'ils prétendent être, mais des barbares incultes prêts à tous les mauvais coups pour survivre ...

Ecrit par : JP Leguil | 11 mai 2006

M. Brighelli : ayant lu vos deux livres et les ayant appréciés (en partie seulement, cf le couplet sur Antibi dans le second), j'ai été affligé de lire ce qui vous touche : avoir des idées tranchées n'est pas souhaité dans l'EN où foisonnent les timorés, et les gens-de-peu-de-conviction...

"Merci" à mariesimon d'avoir fait atteindre (ou quasiment) le point Godwin à cette discussion.

Ecrit par : xy | 11 mai 2006

Bonjour,

Je trouve cette forme de sanction très mal venue et de plus très maladroite : l'école souffre d'un déficit d'image que certes vous ne concourriez peut-être pas à l'améliorer (je n'ai jamais "digéré" le titre donné à votre premier livre, peut-être sous pression de l'éditeur d'ailleurs).
Ce déficit d'image ne risque pas de se combler avec cette sanction, fut-elle prise sous la pression de "pétitionnaires" ...

A toute chose malheur est bon : vous n'étiez déjà pas impopulaire, vous pouvez devenir quasi incontournable. La promotion de votre second livre ne peut qu'y gagner et je nous le repproche pas car il est évident que vous n'aviez rien prémédité.
Un grand merci donc à vos "adversaires" pour ce coup de pouce inattendu !

PMF - qui se fait du souci sur l'intelligence des uns et surtout des autres ...

Ecrit par : PeutMieuxFaire | 11 mai 2006

Un bandeau rouge pour le futur (et dernier) livre à paraître en septembre :
"Par l'auteur que l'Education Nationale a viré pour délit d'opinion".
Bonne pub, puisque vraie ...

Ecrit par : JP Leguil | 11 mai 2006

M. Brighelli, j'ai vivement apprécié votre intervention sur RMC ce 11/05 .Le blog est aussi très riche, et votre contestation à faire connaître. Votre éviction du jury pour des motifs trop opaques est scandaleuse.Je vous dis ici ma révolte et mon soutien.Je me situe à gauche, antilibéral et partage votre constat. Vous vous affirmez libéral...je vous préfère lorsque vous dîtes que l'instruction n'est ni de droite ni de gauche;même si je pense que nous devons son universalisation à la gauche. Enseignant non titulaire en anglais, j'ai comme de nombreux collègues d'infortune réussi aux épreuves "universitaires" et régulièrement échoué aux épreuves "professionnelles", ayant ouvertement refusé d'intégrer le vocable et la pensée iufm et mafpen qui font des ravages. Aux orties la grammaire descriptive, vive la grammaire en contexte! Ainsi, le futur en anglais n'existe pas! Tout juste une "intentionalité"! Plus de règles ni d'exceptions, tout dépend du contexte! Quels repères pour les "apprenants"! Ils doivent d'eux-mêmes trouver ce qui sert de règle..."Apprendre à apprendre",c'est le programme pour n'instruire en rien, de manière très pédante et trop bien rétribuée.Non, ce n'est pas de l'esprit de "gens de gauche" que sont sortis ces plans criminels contre le savoir et l'instruction. Ces crânes d'oeuf post soixante-huitards attardés ne proposent d'ailleurs pas l'Instruction (contre l'encyclopédisme) mais la mise au pas des esprits,le formatage, le conditionnement, bref, ce qu'ils nomment "éducation". Destructeurs de l'Instruction Publique du très Républicain Jules Ferry, ils sont davantages les promoteurs d'une "Education Nationale" instituée par Ph. Pétain, le "Nationale" en moins, pour cause de régionalisation/désintégration de la République garante de l'égalité de tous sur le territoire.Enfin un mot pour tous les précaires de ce ministère, condamnés aux taches et traitements les plus ingrats, de la part de cet employeur plus grand pourvoyeur de précaires depuis des lustres, Administration s'abritant derrière un droit public véritable zone de non droit,et l'impuissance résignée des Titulaires ne craignant que d'avoir un jour à subir le même sort... Oui, ce qui se passe sur le plan pédagogique est révoltant, de même que sur le plan du traitement des enseignants qui veulent continuer à exercer efficacement et sans directeurs de conscience, qu'ils soient titulaires, ou non titulaires. Liberté pédagogique! Dignité de traitement des élèves et des enseignants!

Ecrit par : Franck | 11 mai 2006

Comme je le dis souvent à mes élèves, lorsque l'un d'entre eux calomnie un de ses camarades, "la bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe". J'avais beaucoup apprécié votre conférence à Lausanne le 28 janvier 2006. On avait déjà senti que vos propos dérangeaient (et c'est un euphémisme …); mais je pensais qu'entre gentlemen, on se respectait … Je déchante. Courage, le combat n'est pas fini, loin de là, et nous combattons chaque jour aussi ici, en Suisse, où ces idées ont cours également, hélas …
Avec tout mon soutien et mes salutations, chapeau bas pour votre (notre !) combat.

Ecrit par : gervais pradervand | 11 mai 2006

Ce dont vous êtes victime, peut s'appeler de la discrimination...
De nos jours, on peut porter plainte pour bien moins que cela.
Où en est-on de la liberté d'expression ?
Pauvre France !!!

Ecrit par : Claude | 11 mai 2006

Instituteur de 1967 à 2001,tout un ensemble de "forces de gauche" m'a obligé à admirer la méthode globale ou semi globale,m'a obligé à ne plus faire d'histoire,de géographie ou de sciences,mais des disciplines d'éveil,m'a obligé à ne pas apprendre aux élèves à nager mais à être bien dans l'eau,m'a obligé à ne pas apprendre à chanter mais à être heureux de crier,m'a obligé à laisser l'élève écrire un u ou un o comme il le sentait,en dix coups de crayon s'il le pensait bon,à ne plus faire de vocabulaire pour différencier les mots,à compter "moderne",à remplacer Molière par une "bonne" recette de cuisine,etc etc etc etc .
Pendant ces 35 ans ,j'ai résisté comme j'ai pu ,mais j'ai résisté en cachette, et dans la circonscription que j'ai connue,je me sentais bien seul (mais peut-être étions nous nombreux mais ne le savions pas ).
Alors,quand je vous vois faire tomber les Mérieu et toute la clique pédagoche,dans ma retraite,je me sens vengé,et rassuré pour les petits enfants que je n'ai pas encore.

Ils vous chassent,mais ils ont déjà PERDU,les crétins !
Même LANG élu ne les sauverait pas (provocation gratuite )
Que d'années perdues !

Bon courage !

Ecrit par : bernard | 11 mai 2006

et la liberté d'expression , bordel! L' ennui naquit de l'uniformité . Il y a des conservateurs , surtout na pas toucher aux institutions , car on perd ses points de repères .
La béétise est universelle , courage
Dominique le 11/5/06

Ecrit par : Lopez . | 11 mai 2006

Je vous assure également de tout mon soutien, même si je ne peux malheureusement pas faire grand chose, à part résister, comme vous dites, et faire en sorte de diffuser cette information. C'est peut-être du "wishful thinking" mais si vos adversaires en sont réduits à ce type de bassesse, c'est peut-être qu'ils se sentent menacés, donc qu'ils se sentent faibles ? A moins qu'ils ne soient bas par nature, évidemment...

Fabien

Ecrit par : Fabien Besnard | 11 mai 2006

je retire pour Sibille, je viens de lire qu'il est désolé, je compte sur son soutient si un pétition tourne ;)

Ecrit par : toto | 11 mai 2006

Monsieur Brighelli,
Jeune enseignant de Maths (et donc "inculte"), j'ai lu votre ouvrage avec intérêt et souvent, accord. Je découvre votre blog : quel dommage que le problème que vous soulevez soit très souvent occulté par un conflit "gauche/droite" ... Les élèves méritent mieux, c'est un constat qui ne devrait pas dépendre de la préférence politique puisqu'il découle de faits observables objectivement. Prenons nous en main pour que les élèves soient "respectés", non au sens actuel, galvaudé, du mot, mais au sens réel, c'est à dire "enseignés". On ne demande pas aux gens de dire pour qui ils votent, on leur demande (ce qui n'est pas plus facile) de remettre en cause un système éducatif idéologisé : une pleine conscience de ce fait est nécessaire à "notre" crédibilité.
Le véritable respect des élèves, c'est de leur faire partager ce que nous avons reçu et aimé, de l'enseigner.
Vous avez tout mon soutien.

Ecrit par : D | 11 mai 2006

Encore une fois, l'EN nous montre de quelle façon elle traite ses "hérétiques". On a la démonstration de la totale hypocrisie qui règne dans notre métier.
J'ai subi les foudres des responsables de l'IUFM où j'étais pour avoir osé défendre des idées contraires à celles en vigueur. J'ai compris ma douleur ! Sur les forums, je préfère l'anonymat d'un pseudo pour pouvoir rapporter ce qui se passe réellement, sans risque pour ma carrière. Ce n'est pas courageux, mais c'est la seule façon que j'ai trouvée pour pouvoir faire du boulot correct avec les enfants, sans avoir un BIIIIIIIIIP d'inspecteur sur le dos.
Alors, forcément, je ne suis hélas pas étonné par ce qui arrive.

Bon courage, M. Brighelli. Je suis de tout coeur avec vous.

Ecrit par : Sionac'h | 11 mai 2006

Cher monsieur,
un de mes amis m'apprend à l'instant la décision prise à votre endroit.
Je connais votre nom pour avoir lu et apprécié vos ouvrages mais j'ignorais jusqu'à l'instant l'existence de votre blog.
Je profite de sa découverte pour m'adresser directement à vous puisque je ne connais pas votre adresse électronique privée.

J'ai lu la réaction de Pedro Cordoba et il me semble, comme lui, que l'expression d'une solidarité tous azimuts, y compris dans les rangs des membre du jury, serait de nature à mettre dans l'embarras Alain Pagès.
Malheureusement, ma connaissance intime du milieu, je suis aussi professeur, me laisse nourrir assez peu d'espoir sur les chances de manifestation de solidarité effective de la part de ce jury.
Pour autant, il n'est naturellement pas question de laisser faire et de ne pas explorer toutes les voies permettant de rabrouer le ministère.
Vous n'êtes pas le premier, dans cette administration, à payer le prix de l'expression publique de vos désaccords à la politique scolaire des pouvoirs publics. Je crois me souvenir que Robert Redeker avait été privé de jury de baccalauréat pour avoir publié dans Le Monde, il y a quelques années déjà, un fameux article: Qu'est-ce qu'un collé au bac?
Depuis peu, la cadence s'accélère dans une relative indifférence.
Pour autant que je sache, aucun de nos collègues n'a jamais entrepris le moindre recours juridictionnel pour soulever l'illégalité de telles mesures. En tout cas , la jurisprudence est muette .
Aussi, je serais curieux de savoir si la décision vous a été déjà notifiée et d'en connaître la motivation.
Une absence de motivation étant un motif de nullité indubitable comme d'ailleurs une motivation mal fondée.
Il pourrait être intéressant dans cette perspective d'agir vite pour demander au juge d'ordonner par la voie du référé la suspension de la mesure et vous permettre de participer aux travaux du jury d'oral ( cela me semble encore matériellement possible puisque les oraux ne débutent que le 11 juin)
Cher Monsieur, si vous lisez ma réponse, je serais heureux que vous me communiquiez votre adresse électronique pour que nous puissions continuer ce dialogue dans la mesure où le juridisme ne vous effraie pas.

Ecrit par : Emmanuel Handburger | 11 mai 2006

j'oubliais la mienne: emmanuel.handburger@wanadoo.fr

Ecrit par : Emmanuel Handburger | 11 mai 2006

Je constate que certains enseignants ont osé sortir de l'anonymat alors je crois qu'il est temps que ceux qui craignent (à juste titre et je ne les en blame aucunement) de protester à visage découvert devraient trouver un peu de courage pour le faire car ils ne sont plus seuls ... et plus nombreux vous serez à le faire moins vous courirez de risques alors si on veut que cela change , c'est peut-être le moment de le faire...
bon courage à tous ceux qui courbent l'échine et serrent des dents.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 11 mai 2006

Le loup est dans la bergerie...... Les "bien pensants" se sentent en danger... Vite sortons le loup!!!
Mais que ces gens là s'inquiètent car le loup n'est pas seul.. les citoyens ( les parents aussi au passage) sont conscients des dégâts énormes causés par les pédagogistes fumeux.
Alors Mr Brighelli, COURAGE!! ils viennent, en vous virant, de faire la preuve de leur faiblesse et petitesse.
C'est le début de la fin, je le crois !

La résistance est notre combat commun
fraternellement

Ecrit par : muriel maman en lutte | 11 mai 2006

Depuis hier soir les messages affluent. Que cette mobilisation pour soutenir Jean-Paul Brighelli est réconfortante !
Si une action se met en place, voici mon adresse sylviane.royer2@wanadoo.fr
Bon courage Jean-Paul !
Amicalement
Sylviane

Ecrit par : Sylviane Royer | 11 mai 2006

Je trouve cette décision absolument scandaleuse... Elle ne redore le blason ni de l'E.N., ni de Jean Jordy, ni d'Alain Pagès. Entre les grammairiens virés du jury d'agreg de lettres pour avoir signé une pétition, L. Lafforgue viré du HCE, et Brighelli viré du jury de capes de lettres, il est quand même surprenant que les médias ne s'interessent pas davantage à cette vague de radiations étranges... La dictature de l'E.N. a de beaux jours devant elle si les médias ne s'emparent pas au moins un peu de l'affaire.

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2006

Indignation, dégoût, écoeurement: le dictionnaire paraît soudain trop pauvre pour exprimer ce qu'inspire l'éviction de JPB? Si, comme le prétendait Buffon, le style c'est l'homme, M. Pagès ressemble décidément à ce qu'il écrit; et ce n'est pas un éloge.

Ceci posé, je me joins à Pedro Cordoba pour demander un petit supplément d'information sur cette histoire. Il a tout à fait raison du point de vue juridique: une fois nommé régulièrement au jury, on ne peut pas être viré comme une bonniche, surtout avant la fin de la session (sauf faute professionnelle gravissime et avérée); il peut, tout au plus exiger une démission. Mais je rejoins là encore Pedro: ne donnez pas ce plaisir à tous ces fesse-Mathieu . Si vous tenez bon, ils seront obligés de se battre à visage découvert; ce dont ils n'ont ni l'envie, ni sans doute le courage. L'anonymat douillet des commissions est à ces gens ce qu'étaient les pantoufles brodées à M. Prudhomme: un accessoire de confort intellectuel.

Et puis, tant qu'on y est, ne pourrait-on pas en finir avec cette atmosphère de compérage feutré et de tractations inavouables qui semble actuellement présider à la composition des jurys de concours? Ne pourrait-on disposer là dessus de quelques principes clairs et bien établis? Est-il encore acceptable que le recrutement de professeurs (chez qui ces concours ont au moins le mérite , de plus en plus rare, de définir une certaine qualité de savoir) repose en définitive sur le fait du prince, sur l'arbitraire de quelques mandarins ? La nation n'a t elle pas son mot à dire?

Reste ceci: la preuve est faite que l'antipédagogisme est bien , dans les cénacles bien-pensants, une opinion délictueuse et sanctionnable. Ce n'est pas haïr l'enseignement que de ne pas se résigner à ce qu'il est devenu; on peut se laisser aller, quand on en parle. à des mots trop durs; mais cela vaudra toujours mieux, à mon goût, qu'une échine trop souple.

Courage, JPB.

Ecrit par : Jean-François Croz | 11 mai 2006

je viens aussi vous apporter mon soutien.....j'ai entendu la "bien triste nouvelle" sur RMC dans l'émission des Grandes Gueules", j'en étais scandaliséee......mais pas surprise car si vous le permettez, je vais vous conter une petite histoire......je suis une toute jeune enseignante fraîchement débarquée de mon centre de formation (dans le privé). quand j'ai commencé cette formation, je me demandais comment était-ce possible que des enfants arrivent au collège sans savoir ni lire ni écrire?....eh bien je vous assure, après deux ans de formation, j'avais toutes les réponses à mes questions! mais çà vous vous en doutez! toujours est-il, qu'à mon humble niveau j'ai voulu réagir.....mal m'en a pris, je suis devenue très vite "l'élément perturbateur" de la promo.....ce qu'on me reprochait? dire que j'étais pour le redoublement, le Bled, contre la méthode globale et pour la transmission des savoirs de l'enseignant à l'élève: il faut dire que j'avais préalablement effectué des suppléances qui n'avaient fait que confirmer "mes théories éducatives". Mais non, aux dires de mes formateurs (tous de l'enseignement secondaire, comme c'est bizarre..) je ne comprenais rien et forcément leurs rapports quant à mes aptitudes professionnelles étaient plus que défavorables: c'était une évidence, mauvaise enseignante je serai....toutefois, pas totalement dénuée de bon sens, durant mes inspections, j'ai su jouer la carte du politiquement correct......et combien sommes-nous dans ce cas? aujourd'hui, j'ai la chance d'enseigner dans un établisssement qui fait la sourde oreille à tous nos bons pédagogues......ainsi, en grande section, ma classe d'affectation, j'ai initié, tout doucement, les enfants à la lecture en prenant comme support, la tant décriée méthode Bosher......les résultats sont plus que satisfaisants (enfin, de mon point de vue): sur 25 enfants, seulement 2 ne parviennent pas encore à combiner consonne et voyelle et 5 lisent couremment....or, je ne leur accorde à chacun à peine 10 min de lecture par semaine.......je suis peut-être dans l'erreur, mais elle porte des fruits que je savoure jour après jour.....

Ecrit par : marisa | 11 mai 2006

A Monsieur Gilles de Robien, Ministre de l'Education Nationale,

Monsieur, je ne suis pas sûr que vous lisiez régulièrement le blog de Jean-Paul Brighelli. Cependant, je suis persuadé que ce lieu de discussion est consciencieusement épluché par l'un de vos collaborateurs et que l'on vous en réserve les bonnes feuilles. Aussi, je me permets de vous apostropher.

Jean-Paul Brighelli a été incité à démissionner du jury du CAPES de Lettres Modernes. L'expression de la différence est-elle devenue insupportable dans l'administration dont vous avez la direction? Ne pensez-vous pas qu'il serait temps de rappeler à l'ordre certains de vos fonctionnaires?

Je me permets, par ailleurs, de vous soumettre un témoignage, délivré un peu plus haut dans la présente discussion, qui montre encore une fois le sectarisme en vigueur dans certains IUFM et qui demanderait bien, lui-aussi, une réaction ferme du Ministre auprès de l'ensemble de ces établissements. Voici la copie de ce témoignage édifiant:

"Bonjour,
Je vous soutiens aussi. Cela montre que les défenseurs de l'école républicaine inquiètent le lobby pédagogiste, pour qu'il y ait une réaction aussi disproportionnée. En tout cas, j'ai lu "La fabrique du crétin" juste avant ma rentrée à l'IUFM et je peux garantir que c'est un excellent antidote contre le venin pédagogiste. D'ailleurs, à chaque cours à l'IUFM, Sauver les lettres est visée en permanence : ceux qui critiquent le pédagogisme sont des "consevateurs", des "réacs", des "vieillards cacochymes", des "barbons de comédie", etc. Pour anecdote sur la didactique, une camarade avait fait une simulation d'oral devant la classe pour l'épreuve de didactique; elle avait par naïveté (c'était en début d'année) consacré, à juste titre, sa dernière partie à la critique de la conception officielle de l'enseignement du français sur le dossier qu'elle traitait; elle s'est fait incendier par la pédago qui était en furie. Cela en tout cas a bien fait rire tout le monde et ceux qui ne connaissaient pas la nocivité des pédagos l'ont bien comprise ce jour-là.
Cordialement, Romain | 10 mai 2006"

Respectueusement,

Philippe Brinon, citoyen.

Ecrit par : Philippe | 11 mai 2006

Lamentable et pas étonnant de la part d'une Education Nationale de plus en plus débile et qui semble se complaire à creuser sa propre tombe!
Vous avez tout mon soutien.
En Art plastique aussi, c'est la m....

Ecrit par : M.M. | 11 mai 2006

Je viens d'apprendre ce qui vous arrive sur sauv.net, tout en apprenant l'existence de ce blogue.

Malheureusement, je n'y vois que la conséquence logique de ce nous connaissons tous. Je suis prof de maths en lycée depuis une quinzaine d'années et, pour des tas de raisons, j'ai décidé de prendre du large en m'expatriant pour au moins quelques années. Je fuis ce navire qui prend l'eau de partout pour trouver ailleurs des raisons de me sentir utile. Je n'en tire aucune fierté, mais je ne pensais pas que mes dernières journées de cours seraient aussi euphoriques, de la joie de quitter ce métier que j'ai pourtant choisi et exercé avec un certain bonheur, grâce aux élèves et contre l'administration. Et quand j'apprends comment une fois de plus on met au placard les bonnes volontés, quelques semaines après les mésaventures de Laurent Lafforgue, je suis conforté dans ma décision, sans doute lâche, mais que j'assume avec bonheur.

Je ne crois pas avoir été un mauvais prof, mais ma bonne volonté est usée, j'en ai assez de servir la soupe à des incapables qui se glorifient de leurs incompétences. Je vous souhaite bien du courage de continuer à lutter de l'intérieur, il en faut des comme vous, mais vous devez avoir une foi qui me fait désormais défaut.

Avec l'assurance de mon admiration, comparable à la pitié qu'inspirent les Don Quichotte...

Ecrit par : Simon Barbier | 11 mai 2006

Ce genre de censure est vraiment navrant et montre combien les didacticiens sont peu convaincus du bien-fondé de leurs expériences désastreuses. Preuve, s'il en fallait, que la didactique est une idéologie, et nullement un discours rationnel.

Ecrit par : Guillaume | 12 mai 2006

http://img96.imageshack.us/my.php?image=mdr2tm.jpg
Haha, encore un coup de nos fabuleux professeurs pédagogues qui feraient bien mieux de retourner étudier leur matière de prédilection, histoire de faire pour une fois quelque chose d'innovant, devenir qualifié.

PS : Ce n'est pas une blague... (Par ailleurs, excusez moi de mettre ce message en double, je me suis trompé et l'ai tout d'abord envoyé dans un autre sujet.)
Par contre ce qui me rassure, c'est qu'à force de virer le peu de professeurs qualifiés restant, ce que je ne cesse de rabâcher sera enfin prit en considération.

Ecrit par : Estil | 12 mai 2006

M. Brighelli,

On vous a vu ces derniers temps sur différents plateaux de télévision ( avec Laurent Ruquier et Arlette Chabot notamment ) et vous avez également été invité à différentes émissions de radio ( RMC )

Aurez-vous l'occasion de vous exprimer bientôt sur ces événements dans la presse, à la radio et/ou à la télévision? La seule chose qui empêche le système éducatif d'émerger de sa médiocrité est en effet le manque d'information de l'opinion publique.

Une dernière question : quelles sont vos relations ( s'il en existe ) avec Jacques Marseille, qui depuis un certain temps déjà s'inquiète des dérives - économiques - de l'E.N.? Etes-vous en accord ou en désaccord avec la plupart de ses thèses?

Ecrit par : Jérémy | 12 mai 2006

Bonjour,
Vous avez également mon soutien inconditionnel.
C'est en très grande partie grâce à vous que j'enseigne actuellement dans ma classe de CP avec une conscience professionnelle sereine (il m'a fallu des années) .
Vous m'avez ouvert les yeux, je vous en remercie autant au nom de mes élèves que de mes propres enfants et je suis de tout coeur avec vous.
L'espoir qui me porte, moi et beaucoup d'autres, continuez à le faire vivre, nous vous soutiendrons envers et contre tous.
La peur engendre bien des bassesses, mais celles-ci sont le commencement d'une fin annoncée, j'en ai la profonde conviction.
J'ai confiance en vous.
Valérie.
PS : j'ai conscience d'être un chouïa emphatique mais j'm'en fous!

Ecrit par : Valérie Blanc | 12 mai 2006

Soutien à Brighelli !

Pour les autres : hélas ! trois fois hélas !!! il y a aussi de la didactique dans les maths, et c'est catastrophique aussi !

Peut-être un jour, nos académiciens des sciences (les vraies !) oseront aller, à plusieurs, frapper à la porte rue de Grenelles, et dire (enfin !) que tout ça suffit ...

1/ " Didactique = Dictature ",

2/ " sciences de l'éducation = escroquerie intelectuelle + argent gâché par l'Etat + méthodes mafieuses + omerta ".

Qui va enfin le comprendre parmi nos responsables ?
______________________

Mais au fait, comment les hommes (préhistoriques, etc ...) ont pu évoluer sans les "sciences de l'éducation" ?

Ecrit par : Rudyard | 12 mai 2006

Cher Jean-Paul !

Eh oui, tout comme Laurent Lafforgue qui a préfacé ton livre "A Bonne Ecole", tu as été en toute réprimé pour délit d'opinion, comme dans tout totalitarisme, par les Khmers Rouges du "Pédagogisme National", qui se démasquent en montrant qu'ils peuvent violer impunément la légalité républicaine. Ils ont déjà réduit à la ruine culturelle, intellectuelle, mémorielle et morale, à la perte de ses propres racines et de ses raisons de vivre, la quasi-totalité de nos enfants et jeunes. Comme le dit la chanson, "Le coureur a dit la vérité, il doit être exécuté !"... Il était inévitable que tu y passes tôt ou tard... Mais la Résistance doit continuer de s'organiser, doit croître et se multiplier, s'étendre à toutes les écoles, collèges, lycées, universités de France, à tous les jeunes et leurs parents, à tous les citoyens qui voient leur pays réduit à attendre la mort faute d'une génération montante correctement instruite et éduquée, leur patrie privée de tout avenir !
Bien cordialement, amicalement, affectueusement,
Robert Joseph
le "catho" qui soutient joyeusement et sans réserve l'auteur anticlérical de la "Fabrique du Crétin" et d' "A Bonne Ecole", le membre du jury du CAPES de Lettres modernes "viré" (on mettra un crétin idéologue et bien sûr Khmer Rouge à ta place !...)

Vive la Résistance !
Vive la France !
Sauvons l'Education nationale !
A bas les nouveaux tyrans génocides de notre culture, de notre avenir !

Ecrit par : Robert Joseph | 12 mai 2006

ERRATUM
2e ligne :
"Tu as été réprimé pour délit d'opinion"

Ecrit par : Robert Joseph | 12 mai 2006

Je suis candidate pour la première fois au Capes de lettres modernes et la décision qui vient d'être prise me scandalise. J'ai lu La Fabrique du crétin et je me suis sentie soulagée de voir que je n'étais pas la seule à avoir des opinions "rétros". De plus, j'assiste aux cours de l'IUFM depuis le début de l'année dans le cadre de l'épreuve de didactique: à un mois des oraux je ne comprends toujours pas l'intérêt de cette épreuve. Cela ressemble à une vaste mise en scène dans laquelle on attend de nous de "réciter le sacro-saint credo" des enseignants d'IUFM, nombreux parmi les membres du jury. Il est donc fort dommage que l'on évince de la sorte les personnes qui n'entrent pas dans le moule pédagogisant. Qu'attend un jury qui n'amet pas la diversité d'opinion, si ce n'est d'entendre que tel ou tel dossier est pertinent parce que, suivant le credo des IO, il prône l'abolition de la dictée?
Je ne suis pas encore dans le métier et beaucoup de choses m'écoeurent déjà. On demande aux futurs professeurs de gober sans réfléchir tout ce qu'on leur raconte! A l'heure actuelle, je pense me diriger vers l'enseignement spécialisé: peut-être que là je me sentirai utile, peut-être que là j'aurai l'impression de faire avancer les élèves.

Je crois néanmoins qu'il reste un peu d'espoir: beaucoup d'étudiants de ma promotion pensent comme moi.

Ecrit par : Sophie | 12 mai 2006

Oh vous savez, c'est bien beau de penser quelque chose, encore faut-il avoir les qualifications requises pour l'appliquer Madame Sophie.

Ecrit par : Estil | 12 mai 2006

Vous avez tous mon soutien M Brighelli.

Je pense que cela montre à tous à quel point le système est pourri de l'intérieur.Je vous avez déjà dit il y a quelques mois à quel point vous lui étiez dangereux .

Si l'éducation nationale pense pouvoir s'en tirer à si bon compte elle se trompe , je sens autour de moi , chez les pères ou les mères de famille notamment , mais aussi certains jeunes professeurs que je connais ,une adhésion avec votre opinion sur le rôle de l'Ecole et des enseignants .

Continuez.

Ecrit par : sebastien | 12 mai 2006

"http://img96.imageshack.us/my.php?image=mdr2tm.jpg" mort de rire ou de rage, chavions pu?
je retrouve un peu de l'exercice de Sylvain C. J'apprend à appeler au téléphone. à quand au bac ? ben voilà c'est presque fait .

Bijour fouroum,

keep cool Estil svp ;)

Ecrit par : toto | 12 mai 2006

Rien d'étonnant à ce qu'il vous arrive, secrétaire de CPE dans un collège, j'ai été confrontée à des genres de reflexions du genre "on ne vous demande pas de réfléchir" ou quand je m'occupait d'un ado se plaignant d'être importuné par ses camarades " laisse ce petit con , se débrouiller seul, ça ne te regarde pas" et j'ai réussi à me faire virer quand j'ai appelé SOS enfant battu, j'avais eu interdiction de tél mais je l'ai fait quand même "Ca ne me ragardait pas, le baston sur le gosse s'était fait en dehors du collège" malgré tout le gamin a fait 15 jours d'hopital pour soigner les coups reçus par son père "à cause" de mon appel, je ne lui ai pas vraiment sauvé la vie, mais je sais que je l'ai sauvé de son père.
10 ans après, je n'ai toujours aucun regret.
Quand à aujourd'hui j'ai encore mes enfants scolarisés, et d'après ce que je voie et entends rien à changé, les pauvres enseignants n'ont pas leur mot à dire.
Ils sont traités comme du bétail : enseigner, ne pas réfléchir, être impersonnel.
Je suis avec toi aussi pour une reforme de ce système.

Ecrit par : Helen | 12 mai 2006

Cher professeur agrégé,

Vous avez certes de la culture mais d'après vos livres " la fabrique du crétin " et " à bonne école " vous n'avez aucune intelligence.
Êtes-vous sûr de travailler avec des adolescents?
Peut-être êtes-vous un professeur qui n'enseigne que les belles lettres à des lycéens ou peut-être même dans une de ces prépas élitistes à tous les sens du terme puisque les enfants d'ouvriers - dont je fais partie - n'y ont pas leur place.
Qui êtes-vous pour cracher comme vous le faites sur la pratique, la pédagogie et la didactique?
Le fait d'être agrégé donne-t-il le droit de mépriser le travail d'enseignants passionnés qui se sont battus pour transmettre des armes - telles que le français et la culture - aux jeunes collégiens parce qu'ils ont été titularisés?
Vous devez vous réjouir de la mort du CAPES interne.
Car il est INDISCUTABLE que pour transmettre l'amour de la littérature à de jeunes collégiens, il faille non pas développer des pratiques d'écriture et de réécriture mais AVOIR UNE PARFAITE CONNAISSANCE DE L ANCIEN FRANCAIS! Ca doit en imposer plus certainement! Une sorte d'aura d'intelligence doit émaner du professeur du haut de son estrade - un professeur ne doit pas se mêler avec la masse de ses élèves! -.
Bref Monsieur Jean-Paul Brighelli maintenant que vous vous êtes fait " débarqué du capes de lettres modernes" on devrait trouver moins de professeurs jeunes diplômés avec une CULTURE incroyable et MANQUE DE COMPETENCES INADMISSIBLE en termes de connaissance des jeunes, du terrain et surtout du métier !
Je ne salue que votre égo démesuré et incompatible avec la fonction sociale de votre - pourtant- fort beau métier!

Ps : élargissez votre culture et lisez FREINET!

Ecrit par : Julie | 12 mai 2006

Cher professeur Brighelli,
J'ai lu votre excellent livre. Je suis sincèrement désolée de ce qui vous arrive. Ces pédagogistes sont pourris jusqu'à la moelle. Le malheur c'est que les "maîtres" (multinationales, ONU, UE) sont avec eux.
Mes respects,
Simone Bilman

Ecrit par : Simone Bilman | 12 mai 2006

A Julie,

Vous n'avez visiblement pas lu les ouvrages de Jean-Paul Brighelli. Sinon, vous sauriez qu'il a enseigné douze années au lycée des Tarterêts dans une des cités les plus sensibles de France. Et qu'il a dispensé aux élèves de ce lycée le même enseignement élitiste que celui de Louis-le-Grand.

Le mépris, c'est de leur donner de l'enseignement au rabais.
Le mépris est du côté des didacticiens.

Ecrit par : David | 12 mai 2006

courage,
tous le monde sait que l'éducation nationale est aux mains de gens qui pratiquent des méthodes staliniennes.
qui ne pense pas à l'extreme gauche est un ennemi....c'est pitoyable

Ecrit par : azerty57930 | 12 mai 2006

Cher collègue,

Soyez assuré de tout mon soutien. Bon courage, nous sommes avec vous pour défendre l'Ecole républicaine.

Ecrit par : Jean-Philippe Huelin | 12 mai 2006

Azerty, la question n'est pas l'extrême-gauche (je suis d'extrême-gauche et j'y tiens très fort). Le débat entre pédagos et "républicains", pour aller vite, traverse l'ensemble de l'échiquier politique. La question est de savoir si on peut penser les concours de recrutement en termes autres que pédagogistes (istes !), et surtout si on peut l'exprimer librement, chose qui est parfaitement possible au CAPES de Lettres Classiques, où on réussit à cohabiter même si on n'est pas toujours d'accord, mais manifestement pas chez nos amis Modernes...

Ecrit par : FGuichard | 12 mai 2006

Pourtant Monsieur F. Guichard, vous ne pouvez pas nier que l'école publique est infestée de parasites d'extrême gauche syndiqués ou gauchistes, qui en plus d'être totalement incompétents en profitent pour faire leur petite propagande journalière.

En passant de la maternelle jusqu'à la fin du lycée, le jeune étudiant néophyte n'aura été en contacte qu'avec des parties politique de gauche.
Entre professeurs syndiqués faisant de la propagande en cours et affiches s'exclamant d'une soumission totale qui mérite révolte, l'apprenti citoyen n'aura été conditionné que dans une seule et unique vision du monde. Il en vient même à vouloir se révolter de stupidités qui n'existent même pas.
Les syndicats inondent les écoles de fausse informations, ils sont d'ailleurs parfois eux même en contradiction avec ce qu'ils prétendent être !
On pourrait par exemple citer les grèves récurrentes de la RATP qui sont censées être bénéfique pour tous, ou encore les manifestations "anti loi Fillon" de l'année passée qui ont permis d'exposer à un certain nombre de personne l'influence des syndicats sur la jeunesse, aidée par toutes sortes de manipulations.
Je ne parlerai même pas de ce qui s’est passé avec la « crise » du CPE il y’a de ça quelques mois.
Ces mêmes jeunes, ne s'intéressant pas à la politique, sont de toutes les manières conditionnés depuis leur plus jeune âge par des syndicats de gauches qui les noient dans une désinformation extrême (gauche ? Haha…).
Ces même jeunes qui ne prennent pas la peine d'utiliser leur esprit critique, en supposant qu'ils en aient un, et qui deviennent par la suite convaincu que la masse de désinformation qui leur à été inculqué depuis leur plus tendre enfance est vraie.

Alors vous m’excuserez, mais il ne faut surtout pas oublier de prendre en considération le rôle majeur que tiennent les syndicats et les parties d’extrêmes gauches dans la crétinisation de « nos » enfants.

Enfin, je dois admettre que leurs actes ne sont pas en contradiction avec leur pensé, bien au contraire. Il est évident que si tous nos enfants deviennent stupides, ignares, totalement inculte et incompétents, l’égalité absolue ne sera plus une utopie.

Ecrit par : Estil | 12 mai 2006

A Julie ,

Je signale simplement que contrairement à ce qu'elle dit , les enfants d'ouvrier , dont je fais parti aussi tout comme elle, ont encore leur place dans les prepas puisque j'y suis allé il y a quelques années de cela et que je n'etais pas le seul d'ailleurs dans la classe .

En outre , qu' "un professeur ne doit pas se mêler avec la masse de ses élèves!" me parait être le bon sens evident . Alors evidemment ça fait moins "moderne" , c'est peut être moins en phase avec les nouvelles théorie de pédagogie , mais il y aurait peut être moins d'irrespect dans les classes et le niveau global serait peut être un peu meilleur .

Il est vrai que depuis quelques temps , l'on pense que c'est au professeur de s'adapter aux jeunes , il y a même des académiciens pour trouver chatoyant et enrichissant le parler des banlieux .

Moi il me semble qu'en tant qu' "enfant d'ouvrier" , tout comme vous Julie , j'ai bien plus appris auprès des professeurs qu'auprès des jeunes de ma cité .

Ecrit par : sebastien | 12 mai 2006

Chers tous,
merci de votre soutien quasi unanime (disons, pour faire bref, que les voix dissonnantes ont souvent pris à contresens quelques affirmations rapides - je ne serais pas prof si je n'avais pas la passion de transmettre - peut-être de façon trop verticale, parfois).
Je ne désespère pas de faire revenir le président du CAPES sur sa décision : après m'avoir annoncé la fin de nos relations, il a affirmé aujourd'hui à M.C. Bellosta (sous la menace ?) que c'était juste d'oral que j'étais dispensé.
Deux choses, donc.
- J'ai en main une convocation pour l'oral, signée de lui, reçue il y a deux mois. Si j'étais bon pour le service à cette date, pourquoi ne le serais-je plus ? Alors que de son propre aveu, il manque d'interrogateurs, cette année, car plusieurs universitaires ont vu leur programme chamboulé pour cause de grèves anti-CPE et ont renoncé au concours...
- M'exclure de l'oral après avoir fait dès septembre-octobre une enquête (auprès de mes colistiers de l'année dernière) pour savoir si j'étais compétent, c'est me promettre, en fait, une exclusion définitive l'année prochaine - en catimini, loin de vos regards...
On me fait payer A bonne école et la Fabrique du crétin - il me l'a dit expressément. Les membres du jury issus des IUFM se sentent diffamés : que ne sont-ils venus me le dire en face ? D'ailleurs, pourquoi ne pas me communiquer les noms de ces gens si nombreux, à en croire le Président, qui demandent ma tête ?
Et faire payer à quelqu'un un livre, alors que les opinions sont libres, est de fâcheux augure. La prochaine fois, que fera-t-on payer, à tel ou tel ? Faudra-t-il bientôt être impérativement issu d'IUFM pour faire passer des concours de recrutement ?
Mon exclusion ne rime à rien : j'appartiens à des commissions d'explication de texte qui n'ont aucun contact avec les commissions d'épreuve sur dossier (c'est-à-dire de didactique). Mon jugement sur des candidats traitant de Verlaine ou Montaigne gâcherait-il celui des didacticiens évaluant les "séquences pédagogiques" bâties par ces mêmes candidats dans un autre bâtiment ?

Divers ami(e)s qui ont un peu de pouvoir me demandent ce qu'ils peuvent pour moi - jusqu'à me conseiller de recourir à leurs bons et loyaux services au Conseil d'Etat. Pas même : mais que l'on crée une commission d'audit des IUFM, et que l'on veuille bien m'y inclure - ce pourrait être drôle;
Allez, je repars en cours...
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2006

A Julie (bis):

Passons sur votre mépris qui transparaît dès la première ligne (professeur "agrégé", ce qui doit signifier chez vous planqué élitiste fier de lui).
Mais j'en ai vraiment assez de lire plus bas "ces prépas élitistes à tous les sens du terme puisque les enfants d'ouvriers - dont je fais partie - n'y ont pas leur place".
C'est une ineptie et une contre-vérité.

Hormis les classes préparatoires économiques et commerciales, dont les étudiants préparent des concours payants pour entrer dans des écoles (presque toutes) payantes, les classes préparatoires sont dans leur fonctionnement une des formations les plus égalitaire qui soit (si si, je vous jure):
- sélection selon des critères communs à tous les candidats, selon une procédure gratuite.
- possibilité de bourses sur critères sociaux (comme pour les autres étudiants), mais aussi de bourses de mérite de montant bien plus élevé et attribuées en réalité aussi selon des critères sociaux.
- possibilité de logement étudiant bien plus grande que pour une cité U, grâce aux internats présents dans de nombreux établissements (il faut reconnaître que pour les filles le nombre de place est parfois limité, surtout dans les établissements à dominante scientifique).
- possibilité de travailler l'été et pendant les vacances scolaires (sauf en général avant le 20 juillet l'année des concours).
- il y a plus de places offertes aux différents concours (en sciences j'entends) que de candidats.
- les écoles d'ingénieur sont quasiment toutes gratuites ; les payantes sont de niveau et de renommée plutôt faibles en général.
- même en éco il faut nuancer légèrement : Sciences Po et les écoles de commerce ont des mécanismes de redistribution qui permettent aux étudiants de milieux plus populaires de ne payer qu'une partie des frais de scolarité.

Le problème des classes préparatoires n'est donc pas dans son principe même, mais dans son fonctionnement actuel : hyperreprésentation des lycées parisiens dans les admis aux très grandes écoles, sous-représentation des enfants de milieu populaire et hyper-représentation des enfants d'enseignants, de cadres et de professions libérales.
A quoi il faut rajouter un formidable défaut d'information et d'orientation de la part des conseillers et des professeurs de lycée, mais aussi de la part des enseignants de prépa eux-mêmes (tout ceci varie suivant les établissements bien sûr).
Et encore une auto-censure gigantesque de la part des futurs bacheliers de milieu social "moyen" ou rural, renforcée par un discours du genre "Mes chers élèves, vous êtes l'élite de la nation!" (quand on entend ca à 18 ans c'est un peu bizarre), et sous-entendu "Et moi je suis l'élite des professeurs", de la part de certains (pas tous bien sûr) enseignants de prépa.

Donc pour moi : il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain, mais ouvrir véritablement les prépas pour que tous sachent ce qu'on y fait et ne s'autocensurent pas. Ainsi rettrouvera-t-on la mixité sociale qui y fait défaut actuellement (mais qui marchait un peu il y a 20 ans, c'est un comble!).

Pour Estil (et d'autres) :

Nous ne sommes pas ici sur un forum de politique générale. Les vieilles antiennes sur les syndicats corporatistes, les jeunes qui ne veulent plus bosser, les chômeurs tous fainéants et le pays qui fout le camp, gardez-les pour d'autres forums.
Par ailleurs rendez-vous bien compte que vous écrivez sur (et donc cautionnez peut-être un peu) le blog d'une personne d'extrême gauche! Et oui! Comme quoi elle est plus diverse qu'on ne veut bien le dire...

Ecrit par : Pathé Baby | 12 mai 2006

Le ministre semble avoir lu "A bonne école". A la lecture de son discours d'avant-hier, j'ai l'impression qu'il semble avoir pris bonne note de certaines des préconisations de JPB.
Dommage qu'il ait visiblement beaucoup de mal à asseoir son autorité sur son ministère.
L'affaire méthode globale/Frackowiack l'avait déjà démontré.

Le ministre a un deuxième test en imposant JPB dans le jury du CAPES. En aura-t'il à la fois la volonté et la capacité ?

DD

Ecrit par : David | 12 mai 2006

can't help it ! désolé.
David D serait-il le fameux Ckiqui ?
Si oui, je suis sincèrement content de constater que vous avez beaucoup changé (en mieux).+ comment ça se passe avec les alpha ?
Si non désolé pour le dérangement.
Amicalement
toto

"mais que l'on crée une commission d'audit des IUFM, et que l'on veuille bien m'y inclure - ce pourrait être drôle"
drôle oui, mais pas pour tout le monde ;) .
Moi aussi j'aurrions bien aimé y participer. lol

Ecrit par : toto | 12 mai 2006

David D serait-il le fameux Ckiqui ?
@toto


La réponse est non. Le blog de JPB est le seul forum dédié à l'Ecole que je fréquente en y participant.

Ecrit par : David | 12 mai 2006

Je veux vous remercier, et vous encourager dans votre entreprise salutaire.
Si on parvient à mettre sur la place publique la réalité de ce que sont les IUFM, le combat pourra être gagné. Pour l'instant, les gens n'y croient pas, tant c'est ubuesque. Ceci est valable aussi pour le niveau réel des copies de bac. Quiconque a eu un certificat d'études ne pourrait qu'être affligé de l'orthographe ou de la syntaxe de nos bacheliers modernes.
Mais il y a certes une difficulté à percer le mur médiatique, qui ne peut malheureusement se résumer au complot de quelques hommes de pouvoir. Comment des centaines de milliers de collègues peuvent-ils à la fois connaître, forcément connaître, et passer sous silence ou ne pas vouloir voir comme un scandale le niveau exécrable auquel les réformes ont amené leurs élèves? Il y a là une belle somme de lâchetés individuelles,qui ne peut s'excuser, vu notre statut protégé, par la peur de la sanction administrative.
Il reste que cette lâcheté ou cette bêtise est bien flattée par tous les pouvoirs. La quasi-unanimité des partis et des syndicats est complice du pédagogisme, qui sait jouer à merveille des errances libérales-libertaires de notre époque.
Je signale toutefois quelques exceptions, du point de vue politique, le MRC de Chevènement, et du point de vue syndical, FO et le SNALC.

Cordialement,
Julien Fleury,
agrégé de philosophie.

PS: Je me permets de vous indiquer un texte que j'ai écrit sur le sujet, en hommage en particulier à Michéa; je serais très intéressé par vos remarques :
http://www.comite83.org/agora_ecole/?p=17

Ecrit par : Julien Fleury | 12 mai 2006

A julie que je cite:

Êtes-vous sûr de travailler avec des adolescents?
Peut-être êtes-vous un professeur qui n'enseigne que les belles lettres à des lycéens ou peut-être même dans une de ces prépas élitistes à tous les sens du terme puisque les enfants d'ouvriers - dont je fais partie - n'y ont pas leur place.

J'aimerais que cet amalgame surprenant enfant de cité = adolescent = pauvre con qui ne peut rien comprendre aux belles lettres, soit mis de côté.
J'ai fréquenté pendant toute ma scolarité des écoles de cité (dans mon pays on appelle ces cités "villages GESCAL") : et les études littéraires m'ont permis de comprendre beaucoup de choses, mais cela parce que dans mon pays on étudie les auteurs et les mouvements littéraires dans leur suite chronologique (et cette étude est faite sur 5 ans pour la littérature, l'histoire, l'art figuratif, le latin et l’HISTOIRE DE la philosophie). Les professeurs que j'avais en face de moi étaient de gens cultivés, capables d'IMROVISER, oui, le gros mot dans le pays des séquences didactiques! Capables de sentir sur leur peau ce qu'il fallait dire à un élève pour ne pas le blesser ou bien pour le motiver... Oui, la culture ça aide, la culture donne même ce type d'intelligence. Depuis que je suis en France, je suis choquée de voir comment la culture a été remplacée par tout ce bla bla hyper rationnel et vide, choquée de voir comment tout cela sert en réalité à remplacer le manque de savoir chez mes jeunes collègues : plus on est ignorant plus on fait de séquences!
C'est quand j'ai lu La fabrique du crétin que je me suis sentie moins seule.

Un enfant privé du droit fondamental de se construire une culture, n'est pas un enfant respecté.
Il faut ne jamais avoir connu l’amour du savoir pour ne pas être scandalisé par l’état actuel de l’enseignement en France.

Ecrit par : sa | 12 mai 2006

sa :

"je suis choquée de voir comment la culture a été remplacée par tout ce bla bla hyper rationnel et vide, choquée de voir comment tout cela sert en réalité à remplacer le manque de savoir chez mes jeunes collègues : plus on est ignorant plus on fait de séquences!
C'est quand j'ai lu La fabrique du crétin que je me suis sentie moins seule. "

C'est exactement ce sentiment que je ressens , non pas seulement dans le monde de l'enseignement mais dans le monde tout court ...

Ecrit par : sebastien | 12 mai 2006

okidoki thanks

Ecrit par : toto | 12 mai 2006

« Par ailleurs rendez-vous bien compte que vous écrivez sur (et donc cautionnez peut-être un peu) le blog d'une personne d'extrême gauche! Et oui! Comme quoi elle est plus diverse qu'on ne veut bien le dire... »

Oh vous savez, je n’ai jamais affirmé que toute l’extrême gauche soit mauvaise et ne disait que des inepties, bien que je n’en pense pas moins.
J’ai simplement dit qu’il ne fallait surtout pas omettre le rôle important de la propagande gauchiste fait par un nombre conséquent de syndicats ou professeurs censées être apolitique.
Encore une fois, je vous renvoi aux « crises » suscités qui, plus que vous le pensé (ez ?), souvent remonter jusqu’aux classes de sixièmes.

PS : Par ailleurs, je ne fais pas parti de ce genre d’individu qui dénigre les idées d’une personne sous peine qu’elle ait des idées politique totalement stupides, ou différentes des siennes.

Ecrit par : Estil | 12 mai 2006

Monsieur Brighelli,

Je suis de l’avis de Jérémy quand il écrit:
“Aurez-vous l'occasion de vous exprimer bientôt sur ces événements dans la presse, à la radio et/ou à la télévision? La seule chose qui empêche le système éducatif d'émerger de sa médiocrité est en effet le manque d'information de l'opinion publique. “

et je me permets de mettre sur votre blog l’échange de mails que nous avons eu le 23 avril dernier:

(moi)
“Je voulais vous inviter de la part de notre association 1851 (pour la mémoire des résistances républicaines) http://www.1851-2001.fr.st/ à venir faire une conférence sur l'école à Hyères. Nous sommes un certain nombre d'enseignants, actifs ou à la retraite, dans cette association et nous pensons, comme vous, que la résistance de nos jours est le combat pour l'école. Il nous est asez facile d'obtenir une salle. Seriez vous d'accord? Pourriez vous me donner quelques dates pour que nous demandions la salle pour l'un de ces jours là?”

(votre réponse)
“J'ai peur d'être un peu pris avant les grandes vacances. Il me reste tout juste quatre semaines de cours en mai, entrecoupées d'interruptions diverses, pour boucler le programme. Et les derniers soubresauts de l'Education nous ont fait perdre un temps précieux. Début juin, je corrige le concours des Ecoles de chimie, puis je pars un mois à Tours interroger à l'oral du CAPES de Lettres.
Gardez mes coordonnées. L'Education sera encore d'actualité à la rentrée, et j'aurai plaisir à venir sur la Côte d'Azur — d'autant que je n'habite pas très loin — dans la grande banlieue de Montpellier, pour être exact.”

(ma proposition aujourd’hui)
“Si vous ne faites pas passer l’oral du CAPES, peut-être pourriez vous venir en juin faire votre conférence. Qu’en pensez vous?”

Claude Roddier

Ecrit par : Claude Roddier | 12 mai 2006

Monsieur et cher collègue,

Nous tenons à vous faire part de l'indignation qui nous a saisis lors de l'émission "Arrêt sur images".
En effet, les propos de monsieur Nick à votre égard nous ont particulièrement choqués et nous venons vous assurer de notre soutien.
Enseignants nous aussi, nous partageons entièrement votre avis : nous sommes trop nombreux à être restés trop longtemps silencieux et vous êtes loin de faire partie d'une "ultraminorité de deux-cents personnes", encore moins d'une "secte" ; le sectarisme est du côté de nos contradicteurs.
Il est grand temps que des voix s'élèvent pour faire cesser la démolition du système éducatif. Nombre d'entre nous sont excédés par le terrorisme intellectuel et la dictature pédagogique imposés par la hiérarchie.
Nous avons également appris aujourd'hui votre récente éviction du jury du capes, que nous déplorons et dans laquelle nous voyons un nouvel exemple da la persécution exercée contre ceux qui osent défendre la vérité.
Soyez assuré de notre soutien dans vos combats à venir.
Cordialement,
Cécile Guillevic
Jean-Paul Buttigieg
Michel Martinez
Collège Jules-Ferry, Montagnac 34530.

Ecrit par : J P Buttigieg | 12 mai 2006

Oui Sébastien. J’ignore si vous êtes enseignant, mais il est vrai que quand on passe quelques heures par jours dans une salle de profs, on a l’impression désagréable que le monde entier fonctionne sur ce mode horrible selon lequel Dante devient le prétexte "exploitable" de la "séquence – séance –tâche-compétence " …
Et on songe en solitude au beau cours que l’on vient de faire en terminale , où une classe vous regardait émerveillée pendant la lecture de… " Elena vedi, per cui tanto reo tempo si volse, e vedi ‘l grande Achille che con Amore al fine combatteo. "…Pourtant cette classe fascinée par le chant V de l’Enfer existait bien, vous l’avez vue… Il ne faut pas que l’inspecteur le sache, mais elle existe !

Donc courage !

Sa, alias isa (le i n’est pas sorti !)

Ecrit par : isa | 12 mai 2006

Pour repondre a un message le pb n'est pas d'etre de gauche ou de droite car dans ce cas Brighelli fait partie des 90% de gens de gauche dans l'Education NAtionale.
Comme Milner et d'autres : parcours dans l'extreme gauche ... eh oui pour ceux qui l'ignoreraient...

Ecrit par : babouche | 12 mai 2006

Courage, Brighelli, contre-attaquez !

Depuis quand une "pensée unique" régit-elle les concours de l'Éducation nationale ? Ou alors il faut rayer "liberté" sur les en-têtes et frontons de la République.

Il faut lancer cette gravissime affaire du "délit d'opinion" dans les médias, à commencer par Le Monde, Le Figaro, et les chaînes de radio et de télévision qui vous ont accueilli.
Légalement, vous devriez pouvoir porter plainte ou faire appel contre une telle décision.

Gilbert Beaune, agrégé de Lettres Modernes, professeur en première et en CPGE

Ecrit par : Gilbert Beaune | 12 mai 2006

Tout mon soutien. ça fait plus de 20 ans qu'on se bat - voir le livre de Milner De l'Ecole, et j'ai écrit un livre sur Condorcet en 84 parce que j'étais très très en colère contre la politique de Savary : "l'école lieu de vie" centre du dispositif de décervelage qui sous prétexte de "prendre les élèves tels qu'ils sont" ordonne en réalité de les figer dans un destin social. Et ça continue...
Je vais faire une note sur mon blog pour relayer votre article.

Ecrit par : Catherine Kintzler | 12 mai 2006

Pour ne pas avancer masqué, je précise tout de suite que je suis moi-même, depuis plusieurs années, membre du jury du capes de lettres modernes et que j'interroge dans cette fameuse "épreuve sur dossier" dont provient tout le mal. Je suis par ailleurs, tout comme Jean-Paul Brighelli, professeur en classes préparatoires.
En tant que membre d'un jury chargé de recruter des professeurs de français, il me semble évident que mon rôle est de vérifier que les candidats ont acquis les savoirs indispensables, tant sur le plan littéraire que linguistique. Il me semble également évident que cette maîtrise est la condition nécessaire pour devenir un professeur efficace.
Et pourtant, j'interroge depuis huit ans à l'épreuve sur dossier du capes de lettres modernes. Et il n'y a là aucune contradiction.
J'aurais vivement souhaité qu'avant d'écrire A bonne école, Jean-Paul Brighelli fasse l'effort de se rendre, en tant que visiteur, dans une ou plusieurs commissions d'épreuve sur dossier. Il aurait alors pu vérifier qu'il n'y est pas question de didactique désincarnée, mais de réflexion sur des textes littéraires, sur des contenus de savoir. Il aurait pu vérifier aussi que les interrogateurs - enseignants tout comme lui - s'intéressent de près à la maîtrise des contenus d'enseignement ; il aurait pu constater que les notes les plus basses vont aux exposés révélant des ignorances graves ou dénotant l'incapacité à lire pertinemment textes ou documents scolaires. Les prestations les plus faibles sont toujours celles qui ignorent le contenu des textes proposés à l'examen des étudiants.
A ce sujet, Jean-Paul Brighelli aurait pu se donner la peine de consulter les rapports de concours concernant l'épreuve sur dossier; il aurait lu, par exemple, dans le rapport 2001 : "On ne saurait dire à quel point la maîtrise des contenus d'enseignement du collège et du lycée est nécessaire pour affronter cette épreuve [...] Le jury a déploré que des candidats, gênés par une représentation faussée de l'épreuve, se montrent décontenancés par certaines questions d'esthétique ou de poétique." Il aurait lu dans le rapport 2002 à la rubrique "Mettre la didactique au service des disciplines" : "L'épreuve sur dossier exige des candidats une culture générale solide et précise dans le champ de la discipline qu"ils ont choisi d'enseigner". Cette exigence de savoir revient dans tous les rapports des dernières années. C'est pourquoi, contrairement à ce qu'écrit Jean-Paul Brighelli dans A bonne école, les interrogateurs sont très fréquemment conduits à poser aux candidats des questions relevant de savoirs littéraires ou linguistiques, tant il est évident que la didactique est une mise en oeuvre de ces savoirs. Les examinateurs agissent ainsi en se conformant à l'esprit même de l'épreuve. Cela ne leur est en rien interdit et jamais un président de jury n'est intervenu, comme l'écrit J-P Brighelli, pour "morigéner" un interrogateur qui aurait agi en ce sens. Or de telles affirmations figurent, malheureusement, comme des faits avérés dans A bonne école. Mauvaise information ? Calomnie gratuite ? En tout cas, il semble peu supportable qu'un esprit qui se veut "éclairé" déforme ainsi la réalité.
Je n'ai pas demandé, fût-ce officieusement, l'éviction de Jean-Paul Brighelli, mais je trouve déplorable qu'un membre de jury manifeste aussi peu de respect ou de considération pour ses collègues, et pour le travail qu'ils assurent.
On peut évidemment discuter de la nécessité de l'épreuve sur dossier (comme de l'épreuve d'ancien français, comme de l'épreuve d'explication de texte...), mais à condition, au préalable, de savoir en quoi elle consiste réellement, de s'informer sur ses modalités. En aucun cas, le recours aux "on-dit" ou aux anecdotes fausses n'est acceptable.
Au cas où J-P Brighelli reviendrait au jury, je l'invite quand il le souhaite dans ma commission.
P. Sivan
Au

Ecrit par : P. SIVAN | 12 mai 2006

M. Sivan, je vais vous sembler mesquin, mais vous écrivez :

" J'aurais vivement souhaité qu'avant d'écrire A bonne école, Jean-Paul Brighelli FASSE l'effort de se rendre en tant que visiteur, dans une ou plusieurs commissions d'épreuve sur dossier "

N'aurait-il pas mieux valu écrire :
" J'aurais vivement souhaité qu'avant d'écrire A bonne école, Jean-Paul Brighelli FÎT l'effort de se rendre en tant que visiteur, dans une ou plusieurs commissions d'épreuve sur dossier " ?

Pardon pour cette vilenie, mais nous parlons du français après tout...

Ecrit par : Jérémy | 12 mai 2006

Eh bien, j'aurai l'occasion de venir, cher collègue… Me voici réintégré — étais-je vraiment parti ?
Et vous savez bien que les textes qui établissent les modalités de l'épreuve sur dossier ne parlent jamais du sens. Mais insistent sur la sempiternelle construction d ela séquence…
Quant à l'anecdote que vous contestez (vous n'êtes pas le seul) sur l'intervention d'un membre du directoire, la phrase (je veux bien reconnaîutre qu'elle était ambiguë) désignait le jury du PLP2 — sur un témoignge direct d'un membre de notre jury du CAPES, qui m'a rapporté les faits il y a trois mois.
Mais je résisterai à la tentation de mettre son nom en ligne… Même si je suspecte que ses intentions n'étaient pas forcément pures.

Pour écarter toute polémique : il est évident qu'un jury bien composé doit combiner toutes les sensibilités pédagogiques, non ?

Puis-je en attendant vous permettre de vous inviter au débat public que la FNAC de Tours organise autour de mon livre le 15 juin prochain à partir de 18 heures ? Vous et moi serons sortis des interrogations, à cette heure… Et vous pourrez vous exprimer directement, en public.

Je vous sais gré d'ailleurs de prendre la parole ici et de signer. Ceux de vos collègues qui réclamaient ma tête à Alain Pagès n'ont pas eu ce courage, et certains même ont dû me serrer la main comme si de rien n'était. Peut-être que quelques-unes m'ont même donné le baiser de Judas.
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2006

J'écris pour manifester ma sympathie. Celui qui dit la vérité aujourd'hui est le plus souvent exécuté. C'est ce qui se passe aussi dans certains conseils de classe quand on essaie de soulever les véritables problèmes. Parler vrai, souligner les contradictions ubuesques, relève de l'indécence. Alors le système se défend comme il peut face aux innombrables petits faits qui dérangent sa belle ordonnance: il évince , il culpabilise , il ostracise mais il ne pourra jamais décréter à lui seul la disparition de la lucidité ...les faits sont têtus.

Christian

Ecrit par : Christian | 13 mai 2006

Cher collègue,
Il s'agit bien d'un combat idéologique et les "pédagogistes", les Meirieu et leurs affidés ne supportent plus que l'on dénonce leur démagogie et le vide de leurs propos. Vous avez mon soutien entier. Je profite de cette lamentable histoire pour vous dire que vous avez été excellent lors de l'émission "Arrêt sur image" quand le journaliste qui a fait ce reportage, que j'ose taxer de"crapulerie intellectuelle", vous a lancé que vous faisiez partie d'une secte. Nous sommes de plus en plus nombreux à faire partie de la secte de ceux qui ne supportent plus les mensonges de quelques gourous des sciences de l'éducation: ceux qui ont oeuvré à la destruction de l'école depuis trop longtemps.
Bon courage.
Evelyne Tschirhart auteur de "l'école à la dérive"

Ecrit par : Evelyne Tschirhart | 13 mai 2006

Message d’un industriel passant par là

Votre affaire, après celle de Laurent Lafforgue, montre qu’il y a (enfin !) quelques puces sur le mammouth !
Ces méthodes staliniennes me révulsent, mais au-delà de cette réaction épidermique, je me laisserais bien aller à vous dire que vous n’avez que ce que vous méritez (pour ne pas dire bien fait pour votre gueule !)
J’ai dit la même chose au député UMP Vanneste, condamné pour homophobie, grâce à une loi votée par son parti ! Alors, on ne peut que lui dire ‘bien fait’, non ?

Car enfin, depuis les années 70, l’EN a toujours fourni le gros du bataillon du PS et des partis d’extrême gauche (à chacun son dictateur sanguinaire de référence). Qui a mis au pouvoir des Jospin et autres Lang ?
Qui a laissé les syndicats marxistes prendre l’entier contrôle de votre empire et dicter sa pédagogie ( ?) anti-culture et anti-intelligence ?
Ils savent bien vous mobiliser pour défendre vos privilèges !
Je sais que la droite molle, façon UMP/UDF, a du mal à faire mieux, tétanisée par la dictature gauchiste et vos chers syndicats marxistes, mais tout de même, si vous n’étiez pas dans la rue au moindre prétexte (genre CPE), ça bougerait peut-être un peu, non ?

Et tant que vous êtes dans, j’espère, l’ouverture tardive des yeux, pensez aux méthodes de lecture qui fabriquent ces crétins bons électeurs, à l’enseignement de la ‘citoyenneté’ qui inculque à nos enfants l’art de manifester, à l’absence de sélection pourtant indispensable, à tous ces enfants que vous abandonnez à 18 ans, après les avoir emmenés péniblement à un BAC plus insignifiant chaque année (c’est l’Armée qui s’en occupe, maintenant !).

Mais finalement, le confort de vos situations permet sans doute de supporter de temps en temps un mauvais coup ! Vous y êtes dans ce système, et je n’en vois pas beaucoup se manifester.

Alors, courage, levez-vous face à votre dictature !

Cordialement.
Alain, 58 ans, élevé à l’ancienne

Ecrit par : Alain, à droite toute! | 13 mai 2006

Qui aura le temps, l'énergie et le talent de répondre aux insanités de l'espèce de primate de la pensée, assez couard pour ne pas indiquer son patronyme, et qui signe "Alain", ce qui fait de la peine ... quand on se rappelle l'écrivain philosophe humaniste qui utilisait ce pseudonyme au début du XXème siècle ?

Ecrit par : JP Leguil | 13 mai 2006

Il n'y a pas de blogs consacrés à la politique ou aux futures présidentielles? Alain a dû se tromper de blog...

Par contre, il a raison sur un point : il y a pas mal d' " intoxiqués " par le système, comme les stagiaires qui trouvent que " l'IUFM, c'est bien " sans pouvoir le justifier davantage, et les titulaires qui sont contents de se faire bien voir en prenant le rôle de tuteur ou de conseiller...

Ecrit par : Jérémy | 13 mai 2006

Juste un mot pour répondre à "Alain" qui, manifestement, ne connaît l'Education Nationale que de façon très extérieure.

L'idéologie "pédagogiste" n'est ni de gauche, ni de droite : sur le terrain, j'observe que des collègues de divers bords politiques la soutiennent ou la combattent. Elle s'est très largement répandue dans l'enseignement catholique sous contrat. D'où vient-elle ? De Piaget ( pour le constructivisme), et des Etats-Unis où elle a ravagé l'enseignement secondaire, mais moins qu'en France désormais : chez nous, ce pédagogisme "états-unien" a été aggravé par notre admirable centralisation qui remonte à la monarchie absolue, celle que Richelieu et Louis XIV ont mise au point (Tocqueville l'a admirablement prouvé).

Vous évoquez Laurent Lafforgue. Si vous ne l'avez pas fait, ne manquez pas de lire son analyse " Défense de l'école et politique" que vous trouverez sur son site internet. Et Lafforgue a également fait une étude sur l'enseignement secondaire russe - d'avant et d'après 1990 ... c'est très éclairant : là-bas, nulle trace de pédagogisme.
Cordialement.

Gilbert Beaune, professeur de lettres

Ecrit par : gilbert-beaune | 13 mai 2006

A Alain,
Merci, vous avez tout vu. Tout est dit.
Pourquoi avons nous attendu si longtemps pour commencer à réagir ?
Louise, institutrice retraitée.

Ecrit par : Louise | 13 mai 2006

Que ce Monsieur "Alain" parle de ce qu'il connaît ou alors qu'il se taise. Cela fait bien longtemps que toute personne un tant soit peu informée sait que la même politique est menée dans l'éducation nationale qu'il s'agisse d'un gouvernement de droite ou de gauche. Les ministres changent mais les mêmes textes restent et souvent les mêmes conseillers. C'est devenu d'une banalité absolue que de dire cela.
Il est parfaitement vrai que la loi d'orientation de 89 a parfaitement contribué a accéléré la décadence mais on aurait justement pu s'attendre à ce qu'un gouvernement de droite n'abonde pas dans le sens des pédagos. Or...Montrez-nous,cher Monsieur, en quoi le socle commun, la réduction drastique des horaires de cours pour les élèves, les IDD, TPE,et autres fadaises initiées ou continuées par votre merveilleux gouvernement de droite, sont différents de la politique menée antérieurement?
Avant d'assener d'aussi piètres arguments, il serait urgent de dépasser cette opposition gauche/droite totalement obsolète en matière d'instruction.
Et si votre droite n'a pas réussi à imposer une vision différente de l'éducation,comme vous semblez le prétendre, quand pourra-t-elle le faire? N'a-t-elle pas actuellement à l'assemblée et au sénat tout pouvoir pour faire passer ce qu'elle veut?
Quant au soi-disant "confort" des professeurs, cela est franchement ridicule...L'actualité est là tous les jours pour nous le rappeler.
Oui, vous avez raison, vous êtes vraiment à l'ancienne;voire même quelque peu ranci...
Elisabeth.

Ecrit par : elisabeth | 13 mai 2006

«Et si votre droite n'a pas réussi à imposer une vision différente de l'éducation,comme vous semblez le prétendre, quand pourra-t-elle le faire?»

Justement, Élisabeth… ce n'est pas "sa" droite ! Il vous aura échappé (mais il est vrai qu' "Alain" n'a pas eu le courage de le préciser, cependant on le lit entre les lignes assez clairement) que la droite dont il se réclame ne se trouve pas au gouvernement, mais bien plus aux extrêmes.

À ce sujet, il va falloir très clairement se méfier de deux choses :

1/ de ceux qui, dans les rangs "pédagogistes" commencent à montrer du doigt les partisans du savoir en remarquant des points communs entre leurs propositions et celles du FN (un certain Lubin semble s'en être fait une spécialité), et en tirent des conclusions pour le moins hâtives et déplacées

2/ de ceux qui, justement dans cette mouvance politique là, vont tenter, comme semble le faire cet "Alain", de récuperer des thèses commes celle de JPB pour légitimer les leurs ; on sait que l'entrisme et l'infiltration sont des spécialités que ces gens-là ont l'habitude de pratiquer

La méfiance s'impose quant au fait de savoir avec qui on dîne, même avec une longue cuiller.

Ecrit par : Argo | 14 mai 2006

Argo,vous avez sûrement raison. C'est vrai que je me suis fait avoir. Mais j'ai souvent la naïveté de penser que ces gens-là sont loin, très loin, surtout du monde de l'éducation. Et j'ai indubitablement tort. Je vous remercie, je ferai dorénavant très, très attention...
Elisabeth.

Ecrit par : elisabeth | 14 mai 2006

Correctif et précisons apportées à mon message :


je suis d'accord avec la dénonciation de la didactique et de la pédagogie. En revanche, je tiens à dire que le président du jury de CAPES est un universitaire de grande envergure, un homme remarquable à tous points de vue, et que les attaques dont il fait l'objet et que je lis ici ou là sont proprement inadmissibles. Il fait justement partie de ceux qui peuvent sauver ce qui encore sauvable.
Il ne faut pas confondre la discussion sur les contenus et les méthodes de l'enseignement, à laquelle l'ouvrage de JP Brighelli apporte une contribution majeure et une affaire sur laquelle in conviendrait d'entendre toutes les parties.

Donc mon soutien ne porte que sur l'essentiel les thèses de La Fabrique des crétins.

Ecrit par : Gérard GENGEMBRE | 14 mai 2006

Bonjour et merci.

Merci d'avoir éclairé mes 30 ans d'ancienneté à l'Education Nationale.
Merci de m'avoir aidé à mettre au clair ce que je percevais confusément de mon métier.
Plus de 10 ans que j'apprends à lire au CP. Quelques années seulement que je commence à avancer avec les yeux un peu mieux ouverts et que j'ai opéré un grand virage pour modifier mes pratiques et tenté de corriger le tir.
Merci d'avoir dit et écrit si précisément ce à quoi j'arrivais laborieusement.

Il en faut qui se dressent et se font tirer dessus pour tous ceux qui restent couchés et se font marcher dessus.

Merci de vous être dressé.
Merci de nous aider à nous dresser.

J'ai honte parfois de ce que l'on m'a fait faire et que j'ai laissé faire. Nous étouffons de silences et de mots vidés de sens.

Avenir à venir...

Jacques

Ecrit par : Jacques Blanc | 14 mai 2006

Merci Jacques pour votre post/témoignage,

On peut rattraper beaucoup de monde/enfants/adultes, j'ai 41 ans je viens de réapprendre à lire.

Aidez les Aidez nous .

Ecrit par : toto | 14 mai 2006

"Et vous savez bien que les textes qui établissent les modalités de l'épreuve sur dossier ne parlent jamais du sens. Mais insistent sur la sempiternelle construction de la séquence…"

Attention, JPB, encore une affirmation gratuite !
Décidément, vous ne voulez pas prendre le temps de vous renseigner avant de dégaîner.

Alors (en bon - ou mauvais... - pédagogue ?) je vous propose de commencer le travail à votre place... Pour ce faire, je vous invite à lire, par exemple, un extrait du dernier rapport, celui de 2005, consacré à l'épreuve sur dossier. En voici un court extrait, qui fait état de l'analyse d'un dossier consacré au traitement, dans deux manuels de lycée, de l'extrait de Germinal où les bourgeois cachés dans une étable regardent passer le flot des mineurs révoltés (Ve partie, chapitre 5) :

"En s’appuyant sur le texte finement étudié (isotopie du sang, emphases, cadences majeures, univers guerrier…) et sur les questions et les activités proposées dans les deux ouvrages scolaires, l’exposé a montré la pertinence et les limites de ces interprétations"

Ce n'est qu'un exemple, mais convenez que le sens des textes y apparaît comme un élément essentiel à la construction d'une problématique pertinente. La citation est brève, par souci de ne pas "coloniser" votre blog, selon l'expression de Mme Bellosta que je remercie de l'intérêt qu'elle porte à mes propos sur le fil de discussion suivant ("Les opinions de Repassant m'intéressent aussi beaucoup."), mais chacun peut aller jeter un oeil à ce rapport :
http://www.education.gouv.fr/siac/siac2/jury/2005/detail/capes_ext_letrmod.htm
et aux autres "textes qui établissent les modalités de l'épreuve sur dossier", pour se rendre compte qu'en la matière, votre affirmation à l'emporte-pièce ne vous vaudrait qu'un joli petit "bonnet d'âne"...
Bonne lecture, cordialement.

Ecrit par : Repassant | 14 mai 2006

Je crois que je vais vous demander un bonnet d'âne aussi, cher Repassant, ou que Brighelli et moi allons porter le même alternativement !
Vous et moi avons bien lu le même rapport de CAPES, mais nous ne sommes pas du tout d’accord sur ce qu’est le sens d’un texte. Et l’intérêt même d'enseigner la littérature.
D’abord, citons en entier le texte du rapport ? Il s’agit du compte-rendu d’un exercice que le rapporteur donne comme modèle d’un travail bien fait. Le voici.

« Un même extrait de Germinal, celui où les bourgeois cachés dans une étable regardent passer le flot des mineurs révoltés (Ve partie, chapitre 5), était proposé dans deux manuels de lycée dont les questionnaires portaient soit sur le registre épique soit sur le passage de l’épique au fantastique dans ce texte de roman.
La problématique choisie a été : “ Comment ces deux manuels exploitent-ils la richesse et la force de ce texte à travers les notions ambiguës de genre et de registre ? ”
La candidate a posé le problème de la caractérisation épique (registre élevé) de cette description d’une masse de prolétaires dévalorisée par le regard des bourgeois et s’est interrogée sur le bien-fondé de l’appellation “ registre fantastique ” pour ce que l’un des deux manuels appelait “ la transformation de la scène en évocation de l’apocalypse ” quand l’on pouvait mettre en doute que le surnaturel apparût dans son étrangeté. En s’appuyant sur le texte finement étudié (isotopie du sang, emphases, cadences majeures, univers guerrier…) et sur les questions et les activités proposées dans les deux ouvrages scolaires, l’exposé a montré la pertinence et les limites de ces interprétations des auteurs des manuels. »

Excusez-moi de vous contredire, mais je trouve que le sens du texte n'est pas une notion présente dans ce compte-rendu. Ce rapport de CAPES est rédigé de façon un peu lourde et confuse, mais on comprend cependant que, pendant cette interrogation, il ne fut jamais question du sens de cette page de Zola.
Il fut question de savoir si le faiseur de manuel X et le faiseur de manuel Y utilisaient à bon escient les notions de « genre » et de « registre » pour aborder ce texte. Et la candidate a sans doute convenablement posé les étiquettes rhétoriques ou stylistiques opportunes à sa démonstration (« isotopie », « emphase », « cadence », sème de la guerre). Mais le sens, on vous parle du sens, M. Repassant !!! Le sens de cette page de Zola ? Le sens littéral de telle ou telle de ses phrases ? Sa paraphrase ? Et ce que cette page signifie par rapport à l’action ? Ce qu’elle exprime comme engagement politique de Zola, comme vision morale ? Ce qu’elle vise comme émotions chez le lecteur ? les clichés idéologiques sur lesquels elle est bâtie ? Les présupposés de sa psychologie des personnages ? Son travail pictural ? (je n'ai pas relu le texte, et je pose toutes sortes de questions possibles au hasard). Je veux parler du sens qui fait qu’un être humain ouvre un livre et lit — et que « Germinal » existe encore.

Nous n’habitons pas la même planète. En tout cas nos lecteurs auront parfaitement compris que dans l’enseignement du français tel qu’il est aujourd’hui conçu et tel qu’il est contrôlé par cette épreuve de CAPES, une page de Zola n’a aucun intérêt en elle-même. Pour ces enseignants-là, un texte d’écrivain n’est qu’un prétexte à illustrer des notions de théorie littéraire.
Et étonnez-vous après ça que les lycéens ne lisent plus ! Si on m’avait embêtée avec des trissotineries pareilles quand j’étais au lycée, je ne serais jamais devenue professeur de français, j’aurais préféré faire des maths ! D’ailleurs, c’est bien ça que les lycéens en pensent : plus personne ne veut devenir prof de français.
Et plus personne n’a l’esprit clair et exact non plus. Il s’agit d’une page de Zola, et on ergote sur son genre ?!!! Mais elle en a un, de genre, et un seul : le roman. Pas l’épopée (Homère), pas le fantastique (Hoffmann). Le roman. C’est bête, ça ne fait pas reluire les cuistres, ça ne permet pas de jouer à couper les cheveux en quatre, mais c’est comme ça.

Ecrit par : bellosta | 15 mai 2006

J'allais le dire. Je crois (cela tient-il à ce que Mme Bellosta et moi avons la même formation ?) qu'il est temps de se demander comment on étudie un texte.
Et il n'y a pas dix mille façons de le faire : j'attaque dans la Fabrique les visions "microscopiques" de ceux qui, aujourd'hui, s'attachent davantage aux figures, aux champs lexicaux, aux a-priori de "genres" (mais quel écrivain majeur suit les genres ? Même Homère ne fait pas toujours dans l'épique — regardez ce passage où Ajax crache de la bouse par la bouche et le nez, Iliade XXIII), plutôt qu'aux conditions de production, à l'insertion dans l'œuvre, au "sens" propre. Bref, à ce qui fait que c'est ce texte-là que l'on a choisi, parmi quelques milliards d'autres…
Si quelqu'un veut donner l'exemple…
Je signale aux futurs candidats au CAPES que les explications de textes strictement techniques sont souvent sabrées, et avec raison. Jetez donc un coup d'œil sur les pages qui précèdent, et celles qui suivent. Sur l'époque. Sur l'auteur. Un texte littéraire n'est pas n'importe quel "discours" qui aurait pu se tenir hier ou avant-hier (et déjà, la distinction entre les deux devrait mettre sur la piste du sens).
J'ai souvenir d'un candidat interrogé l'année dernière sur la mort de Manon. D'abord, il n'avait visiblement pas lu le roman (c'est d'ailleurs cette carence de lectures essentielles qui fait que les candidats se suicident volontiers en évitant l'extrait d'une grande œuvre qu'ils n'ont pas lue, et se précipitent sur le second texte, surtout si c'est un poème — mais à choisir entre les Misérables et un extrait des Tapisseries de notre-Dame…). Ensuite, il n'a pas pris le temps de lire les trois pages qui précédaient (pourquoi diable étaient-ils dans ce "désert" ?). Du coup, nous avons eu droit à un paysage de dunes quasi sahariennes. Quant à comprendre ce que signifiait le mythe de la Louisiane au XVIIIe siècle, surtout par rapport à Paris où se passe l'essentiel du roman, ce sera pour une autre fois.
Et je ne parle même pas du fait que ce récit à la première personne était forcément raconté à quelqu'un — il aurait suffi que le candidat avale les premières pages du roman, pour mettre en scène le récit, et en dégager la charge émotionnelle — et les ruses de Prévost.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 mai 2006

pauvre kon pendant 25 ans vous etes au cned pour la corredtion de copies corr. un second salaire ou les heures suppl. pendant ce temps des jeunes chercheurs qui sauvent des milliers de vie au groenland ne sont pas payés
voir qq ex des heures suppl cned
http://bobi100.skyblog.com
http://agadir33.skyblog.com
certains signet dans dix conseils d'administration 4 millions pour modif d'une constitution

Ecrit par : de la motte fablet | 15 mai 2006

Universelle de Dieu, Faith Action Church (Eglise de la Foi Active), Eglise de l’Unification du Révérend Moon, Eglise des Saints de Dieu, Mission Evangélique de la Dispensation, Eglise de la Sagesse de Dieu en Christ, Mission Evangélique de Réveil de la Sainteté, Eglise Evangélique de Plein Réveil, Eglise de la Puissance du Christ, Réveil de l’Eglise de Pentecôte du Bénin, Eglise Evangélique Luthérienne du Bénin, Eglise Evangélique des Missionnaires, Assemblée des Disciples du Christ, Assemblée des Combattants pour Christ, Eglise Biblique du Saint Esprit, Eglise de Dieu des Sanctifiés dans le Christ Jésus, Eglise du Royaume Spirituel du Christ, Eglise Evangélique Camp de Dieu, Eglise Evangélique des Sourds, Eglise Chrétienne pour la Conquête Mondiale, Le Rocher Brillant de Dieu, Union de la Foi en Dieu, Spiritual Kingdom etc.
comme la FEN aujourd'hui

Ecrit par : de la motte fablet | 15 mai 2006

MERCI ! Ce qui devrait être un mot de soutien (dont vous n'avez plus besoin, votre réintégration au jury du CAPES le montre assez) est bien un remerciement. Vous m'avez "repompée", remotivée en très peu de temps: lecture du "Crétin", émissions de télé, radio (Frequenza Mora), entretien à la librairie Terra Nova à Bastia puis conférence, enfin lecture de "A bonne école"suivie de la consultation de plusieurs sites dont votre Blog ... et le miracle a eu lieu !
28 ans d'enseignement des Lettres Classiques, dont les 4 dernières années -les plus dures- à Bastia (mais tout est plus dur en Corse, comme vous le savez certainement ... insularité, tentation de repli sur soi ...?) et un terrible sentiment d'"usure", de fatigue, d'inutilité, d'incompréhension, d'inefficacité même, enfin le DOUTE sur mes capacités à enseigner (surtout le latin, après une inspection désastreuse dont le récit serait trop long) ...
J'entre donc en résistance, en retrouvant mes convictions (et mes méthodes: APPRENDRE, tout simplement, sans forcément "croiser" ni "séquencer") d'autrefois : MERCI.

Ecrit par : Cathou | 15 mai 2006

Au sujet de l'épreuve sur dossier, je vais donner l'exemple que je connais le mieux, à savoir le mien. Le sujet qu'on m'avait donné était un extrait de manuel en 6ème, dans laquelle on expliquait aux enfants l'analyse morphologique des contes (Propp, Greimas, etc.) Je ne vais pas me plaindre, puisque j'ai monté un gros pipeau pédagogique, asséné d'une voix calme et assurée, qui m'a permis d'obtenir 14 alors que je n'avais pas préparé l'épreuve une seule seconde au cours de l'année.

Ce faisant, j'ai été intellectuellement très malhonnête. J'aurais dû REFUSER de passer cette épreuve, tellement le crétinisme du sujet proposé m'avait sauté aux yeux, et ce pour quatre raisons :

- C'est évident, mais de la sixième aux travaux de Propp, Greimas, Lévi-Strauss, etc. il y a un monde. C'est aussi biscornu que d'enseigner l'addition et la soustraction en partant des équations d'Einstein ou de Stephen Hawking. Les élèves de sixième (de SIXIEME !) ont mieux à faire que d'apprendre ce que sont des protagonistes, des antagonistes et des adjuvants dans la terminologie spécifique de quelques spécialistes universitaires.

- L'analyse structurale est un outil, et pas une fin en soi. Elle aide à mettre les choses en perspective, mais elle n'est pas un but en elle même. Comme dit le proverbe, quand le sage montre une étoile, le fou regarde le doigt.

- l'analyse structurale des mythes et récits est une théorie des grands ensembles. Dans ses "Mythologiques", Lévi-Strauss analyse plus de mille contes avec des centaines de variantes. Prétendre faire la même chose avec un corpus vite lu de 3 histoires est stupide au-delà de toute mesure.

- A mon sens, le principal intérêt de la démarche est beaucoup plus anthropologique que littéraire. L'analyse structurale dégage des grands ensembles, des lignes de forces qui permettent de comprendre l'évolution des mentalités sur la longue durée. Si réellement on veut donner des cours d'anthropologie en.... sixième, alors il faut mettre en place un CAPES d'anthropologie.

Ce que j'essaie de dire, c'est que cette épreuve sur dossier est une bêtise PAR SON EXISTENCE MEME. A partir du moment où vous commencez à répondre aux questions, vous entrez dans le jeu des pédagogistes, vous acceptez leur système de valeur, vous discutez sur un terrain qu'ils ont eux-mêmes choisi. Dans mon exemple, en passant l'examen, j'ai implicitement accepté le fait que, oui, on peut enseigner des théories universitaires de haute volée en 6ème.

Encore une fois, le seul autre choix serait le refus de composer, mais à ce moment là, on ne fait qu'ajouter un nom à la liste des recalés.

Et j'observe la même chose que Marie-Christine Bellosta. Même des étudiants qui lisent beaucoup (il en reste) ne veulent plus faire des études de lettres, pour la simple et bonne raison qu'elles sont devenues mortellement ennuyeuses. Et là, chers collègues, nous ne pouvons nous en prendre qu'à nous-mêmes.

Ecrit par : Pierre-Henri | 15 mai 2006

Sur l'étude des textes :

Nos lycéens vont toujours droit au sens, et, souvent, c'est le sens, rien que le sens qu'ils retiennent des plus admirables oeuvres littéraires.
Habituellement, je dois retenir mes élèves d'aller trop vite au sens : il faut, en effet, de la méthode, des observations attentives et parfois subtiles de la forme, de la syntaxe, du "style", etc. pour parvenir aux profondeurs du texte.

Mais il est heureux que les élèves aient cette soif du sens. Les questions purement techniques les emm...; ils s'enlisent dans les jargons techniques que véhiculent tant les manuels que les programmes, voire les sujets à l'écrit de l'EAF.

Comme Mme Bellosta, quand j'étais lycéen la littérature était pour moi un univers d'intelligence, de beauté et d'humanité : cet univers là a été scandaleusement exclu du "français scolaire " actuel. Je dis bien exclu, même s'il ne peut pas ne pas affleurer ici ou là : ce serait trop gros.
Je vois "mon semblable, mon frère" dans l'élève de première qui se lamente : " J'aime la littérature, la lecture, mais je suis mauvais en français, car je ne sais jamais si le texte est ancré dans l'énonciation" !

Ecrit par : gilbert beaune | 15 mai 2006

« (…) accepté le fait que, oui, on peut enseigner des théories universitaires de haute volée en 6ème. »

C'est peut-être ce genre d'escroqueries qui permet à certains de prétendre que le niveau monte !!?

Tous ces gens qui imposent des programmes aussi ineptes sont des nuisibles et des parasites. À ce niveau-là, ça relève du crime de haute trahison !

Ecrit par : Argo | 15 mai 2006

"Je veux parler du sens qui fait qu’un être humain ouvre un livre et lit — et que « Germinal » existe encore."
Moi aussi, ça tombe bien.
Je me réjouis d'ailleurs que nous puissions enfin parler de choses sérieuses sur ce blog.
JPB nous rappelle que les grands auteurs se permettent de malmener les a-priori des "genres" (pauvre Ajax !). Reconnaissons qu'en ce cas le SENS du texte n'est pas indépendant de cet écart : si ce passage de l'Iliade frappe ses lecteurs, c'est bien qu'un héros épique ne passe pas son temps la tête dans la crotte de vache, non ?
Et pourquoi ne serait-ce pas la même chose pour l'extrait de Germinal, que je n'ai moi-même pas relu je l'avoue.
La "caractérisation épique" de cette masse de prolétaires, cela ne contribue pas peu au SENS de ce passage, si je me souviens bien, et faire comprendre cela à des élèves ne semble ni inutile, ni indigne d'un prof de lycée ?!
Je vous salue bien cordialement, et suis prêt, si nous tombons d'accord sur ce point, à partager votre bonnet d'âne...

Ecrit par : Repassant | 15 mai 2006

J'ai lu "La fabrique du crétin", qui se borne à CONSTATER LA DURE REALITE DES FAITS. Bien entendu, c'est cela même qui a déplu à vos censeurs, idéologues sourcilleux et arc-boutés sur leurs faux principes comme sur leurs vrais privilèges. Il est tout à votre honneur d'avoir été "débarqué" d'un jury du Capes, la vocation principale de ces messieurs-dames étant, à l'évidence, de produire, et reproduire et re-reproduire ad infinitum, ad nauseam, d'autres fabricants de crétins issus de la même fabrique qu'eux. Et on les comprend : pourquoi, en effet, changer une recette qui échoue avec une sûreté aussi confondante, puisque vous avez démontré que cet échec pluri-décennal n'était rien d'autre que le produit d'une VOLONTE farouche de crétiniser ?... Et j'ajouterai, pour ma part, "d'avilir".

Tous mes encouragements bien amicaux !

Ecrit par : François | 15 mai 2006

"la vocation principale de ces messieurs-dames étant, à l'évidence, de produire, et reproduire et re-reproduire ad infinitum, ad nauseam, d'autres fabricants de crétins issus de la même fabrique qu'eux."

presque exact, en fait ils essayent de faire encore plus crétin qu'eux même le sont, le pire c'est qu'ils y arrivent :(

Bon je vous laisse bosser, j'aime bien vous lire en train de travailler à :
"Comment on va faire pour les VIRER tous CES MEDIOCRES"

Amitiés
toto

Ecrit par : toto | 15 mai 2006

Pour Repassant — et les autres.
Que déduire du fait qu'Ajax souffle la crotte de vache par le nez ? Qu'un écrivain de grande taille (Zola aussi bien qu'Homère, ou les Homère) n'est réductible à aucune étiquette.
Qu'un passage de Germinal (pas qu'un, par ailleurs) emprunte à l'esthétique épique suppose de la part de Zola une connaissance approfondie de l'épique (et nos élèves, au fait, que connaissent-ils intimement de l'épopée ?). Une connaissance assez vaste pour faire de l'épique avec du Naturalisme (ou le contraire…). Les écrivains purement épiques, ou qui ont voulu faire dans ce genre, se sont tous violemment plantés (lisez l'ineffable Pucelle de Chapelain, ou la Henriade, ou n'importe quel sous-produit d'un genre qui n'existe à l'état pur que chez les médiocres).
De même le Naturalisme. La dernière page de Germinal sent la rêverie d'opium, ou quasi — cette vision d'une blouse sanglante d'ouvrier dans le ciel d'aurore… Maupassant, que j'ai un peu fréquenté (JP Brighelli, Guy de Maupassant, Ellipses, 1999), est aussi peu "naturaliste" ou "réaliste" que possible — mais il faut connaître ce gros bêta de Champfleury pour apprécier la distorsion du principe, et pas seulement dans le Horla, mais aussi bien dans Bel-Ami (essayez donc le début du chapitre II, avec dédoublement, miroirs, fantômes et compagnie). Bref, la quête du sens passe forcément par un savoir profond : les élèves effectivement se demandent ce que cela veut dire, mais la rhétorique n'est qu'un minuscule aspect de la réponse : les livres sont tous faits de livres, et qui leur a appris tout ce qui précédait ?
Mais suis-je clair ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 mai 2006

Claude



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Posté le: Mar Mai 16, 2006 11:24 am Sujet du message:

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Bonjour à tous,

Le modèle scolaire est à bout de souffle. La faute à qui?

Quelques suggestions qui me viennent à l'esprit pour une solution:

- Réformer l'éducation Nationale en nettoyant sa bureaucratie, en abandonnant le collège unique , vieille utopie marxiste, et en la libérant de l'emprise des syndicats.
- Établir la concurrence entre les écoles (plus de frein au développement des écoles privées) en remettant le primaire sous la coupe des mairies et en assurant l'autonomie des universités.
- Pour stimuler la productivité soumettre une partie du financement des écoles à un chèque d'étude individuel, le budget de chaque établissement dépendant ainsi un peu du nombre d'élèves inscrits.
- Sans engager aucun frais supplémentaire apprendre à lire en imposant la méthode syllabique, seule méthode susceptible de convenir avec les différents dialectes familiaux rencontrés dans une classe
- Rétablir l'émulation par la sélection dès le primaire en ne passant dans la classe suivante qu'après les connaissances du programme précédent vérifiées comme acquises
- Rétablir un enseignement technique véritable, avec de vrais ateliers et des heures de formation.
- Faire passer des examens qui soient des examens et non pas de simples formalités, donnés au mérite et non pas pour répondre à des quotas fixés par les politiques
- Faire une sélection à l'entrée des universités. L'argent dépensé en bourses soupoudrant tous les élèves redistribué aux plus méritants au vu des résultats d'un concours.

Qu'y a t il de coûteux là dedans ? mais ce n'est pas politiquement correct ... ni conforme à l'idéologie marxisante qui nous gouverne.

Ecrit par : christophe sibille | 16 mai 2006

Le message précédent a été proposé par un des intervenants sur le forum d'expression: "sos éducation", message pour lequel je me suis permis de faire un copié-collé. Vous voyez que l'imagination de ceux qui veulent faire progresser nos chères têtes blondes n'a guère de limites!

Ecrit par : christophe sibille | 16 mai 2006

Petite réponse à Elisabeth, Argo, JP leguil, Jérémy et Gilbert Beaune de la part d’Alain, qui est passé sur votre Blog à la suite de l’information concernant Mr Brighelli entendue sur Radio Courtoisie, et merci à cette chère Louise de son approbation. Après, je ne viendrai plus vous ennuyer, promis, je vous laisse entre spécialistes.

Tout d’abord, je souhaite rassurer Elisabeth, elle n’a pas frôlé le diable ! Je ne suis pas un sous-marin du FN ou autre parti, je suis tout simplement de droite car viscéralement anti-communiste et tout ce qui pactise avec, et Argo a raison, la pseudo droite au pouvoir trahit tous les jours mes attentes (qui sont tout simplement au niveau de la morale, de l’honnêteté intellectuelle et tout court, du pragmatisme et du respect des valeurs fondamentales de notre civilisation Chrétienne) et transforme ce pays en dictature soviétique (et j’ai vu quelques messages qui reconnaissent la mainmise des syndicats de gauche, ça vous aurez du mal à démontrer le contraire) mâtinée de république bananière.

C’est vrai que je ne connais votre monstre que de l’extérieur, Dieu merci, mais en bon ingénieur de base, j’ai appris à jauger un système à ses résultats, et je crois que tout a été dit sur ce sujet, et quand je vois que Madame Royal, à ce qu’on m’en a dit, et pour ne citer que l’étoile montante de nos médias éclairés, mets ses enfants dans une école catholique, je me dis qu’il vous faut une sacrée dose d’endoctrinement pour continuer sans broncher !

Alors on peut toujours dire que ce n’est pas un problème gauche-droite, que ça dépasse les clivages politiques, mais tout de même, ça fait des années que je lis ou entends (sur Radio Courtoisie, bien sûr, la seule radio libre de ce pays) des instituteurs, professeurs, agrégés et autres dénoncer les méfaits de la lecture globale pour commencer, des IUFM, des programmes délirants (et le ministre qui veut que chaque élève comprenne l’univers, quand ils ne savent lire que les mots qu’ils ont photographiés !) et toutes les dérives que vous qualifiez de pédagogistes. Pour la gauche, et la droite qui a renié ses convictions, tout va bien, on continue. Et la dernière trouvaille, on confie les « échecs » à l’Armée pour qu’ils s’en débrouillent ! J’aurais honte si le résultat de mon travail quotidien dans mon entreprise devait être confié à une autre société pour qu’elle le finisse ! ça s’appelle une carence, et dans l’industrie ça se traite devant les tribunaux.

"L’école est devenue une fiction: on n’y enseigne plus, on y parque les élèves devant un professeur mal soutenu par sa hiérarchie, devenu impuissant à transmettre des connaissances, victime ou complice de l’imposture du pédagogisme."

"Une civilisation qui laisse ou qui fait mourir son école est une civilisation qui se suicide. C’est depuis les premières années de la Ve république que l’école a fait l’objet d’un processus de démantèlement qui s’est puissamment amplifié à partir de mai 1968. La destruction de l’école s’est faite au nom d’une idéologie égalitariste venue de la gauche, mais que les ministres de l’Éducation nationale gaullistes, pompidoliens, giscardiens ou chiraquiens ont laissé s’imposer ou même ont officiellement consacrée. Si bien qu’à partir de 1981, les ministres socialistes de l’Éducation nationale n’ont eu qu’à amplifier encore davantage les effets de cette idéologie perverse, dont leurs adversaires avaient déjà fait si obligeamment la doctrine officielle de l’Éducation nationale. Et les quelques ministres de l’Éducation nationale non socialistes des deux dernières décennies n’ont pas remis en cause l’égalitarisme scolaire. ‘’

Je cite ce qu’a écrit voici déjà quelques temps un universitaire, animateur d’un libre journal sur Radio Courtoisie. Au passage, c’est sur cette même radio que j’ai également appris, de sa bouche, l’aventure de René Lafforgue, comme quoi, contrairement à ce que la propagande gauchiste veut faire croire (et elle réussit à le faire, ce qui est le plus triste) cette radio n’est pas dévolue au FN.

Pour finir, je souhaite dire à JP Leguil que je conserve l’anonymat (et je ne suis pas le seul, me semble t’il) pour éviter à certaines personnes d’éventuels dommages collatéraux avec la police politique, et que personnellement je n’en ai rien à faire. Préciser également que les primates, dans les temps reculés où il fallait survivre sans l’état providence et la quiétude de la pensée unique, devaient posséder un sacré bon sens, chose qui semble vous faire cruellement défaut aujourd’hui, et que ce qualificatif ne me dérange finalement pas. Quant à Alain, ce n’est que mon prénom, et si j’avais à choisir un pseudo, ce ne serait certes pas celui de cet humaniste dont il convient sans doute de conserver quelques ‘propos’, mais qui en 1940 souhaitait, dans son journal, la victoire totale des Allemands qu’on avait coutume d’appeler Nazis en ce temps là. Alors non, ce n’est pas mon pseudo.

Bon courage à tous. Alain (sans patronyme)

Ecrit par : Alain, à droite toute! | 17 mai 2006

Et bonjour la récup'!!! C'est tellement facile d'accuser la "propagande gauchiste" (et pourquoi pas le complot judéo-maçonnique, tant qu'Alain y est ???), alors que la droite a été aussi coupable, sinon plus, dans la destruction de l'Ecole de la République ? Qui a fait voter la LOLF ? Quelle a été la politique de Luc Ferry ? Etc, etc...

Ecrit par : FGuichard | 17 mai 2006

Je suis en grande partie d'accord avec vos prises de position. Il est effectivement scandaleux de vous évincer pour cause d'opinion.
Ceci étant dit, voulez vous dire à vos lecteurs à combien se monte la rémunération pour participation au jury du CAPES.

Dites aussi comment se comportent les jeunes agrégés qui arrivent en classe préparatoire, leur premier souci est d'avoir des heures sup.
Je regrette tous les jours d'avoir manifesté à l'époque contre Allègre qui voulait en réduire la rémunération car je me suis apercu que sur les grands boulevards à Paris où se déroulait la manif, il n'y avait que des profs de prépa.

Ecrit par : massol | 17 mai 2006

On ne doit pas avoir fait les mêmes manifs: j'y ai surtout vu des instits, des profs de ZEP, des étudiants et des lycéens. Quant aux jeunes agrégés, dans le contexte de recrutement actuel, avant de décrocher un service complet en prépa, ils ont le temps de perdre pas mal de leur jeunesse, et la plupart des illusions qui allaient avec.

Ecrit par : Jean-François Croz | 17 mai 2006

Il m'amuse beaucoup, FGuichard. Nier que l'essentiel du marasme actuel soit imputable à la gauche et à elle seule relève d'un curieux aveuglement. Oh, bien sûr, la fausse droite porte sa part de responsabilité, qu'Alain (salut, Alain !) a du reste fort bien cernée, mais sa veulerie s'explique aussi par ce sinistro-tropisme envahissant dû au terrorisme intellectuel qui sévit depuis la Libération, c'est-à-dire depuis que la gauche a réussi à imposer l'équation droite = nazisme, servilement accréditée, reproduite et amplifiée par des médias qu'elle n'a eu de cesse de noyauter (question : dans l'expression "national-socialisme", quel est le plus important des deux mots ?).

C'est bel et bien à cause d'utopies de gauche, d'énormités de gauche, de niaiseries de gauche que l'éduc nat est en train de se planter aussi majestueusement. La sur-représentation grotesque de la gauche dans le corps enseignant en porte témoignage, qui débouche sur l'endoctrinement et même l'embrigadement des élèves, lancés dans la rue par leurs maîtres au nom de telle ou telle vache sacrée de cette même gauche.

Ecrit par : François | 17 mai 2006

Bonjour et bravo
je viens d'être recalé moi aussi, gentiment, en tant que maitre formateur: j'ai compris que je n'étais pas dans la procèdure attendue...
bref tenons bons! nous sommes plus nombreux qu'on ne croit à se révolter!nous avons tous es raisons!
faisons entendre notre voix face à ces super pedagogues .... qui ont le pouvoir de la démarche et de maintinir une chappe de plomb sur les enseignants.
Triste réalité d'un manque d'ouverrture d'esprit ...

Ecrit par : recalé | 18 mai 2006

Contrairement à ce que beaucoup d'intervenants "de droite" affirment ici, il y a belle lurette que le corps enseignant (très segmenté) n'est plus globalement " de gauche"... A la suite des invectives de Claude Allègre (si populaire à droite, toujours invité à la télé), les enseignants se sont très vite dépolitisés. Leur désenchantement a fait des ravages le 21 avril 2002 ! La plupart d'entre eux (les jeunes en particulier, non syndiqués) ne pensent qu'à travers la vulgate des IUFM, dont le vocabulaire est très imprégnée du jargon néo-libéral à la mode, et dont les origines remontent aussi en grande partie à l'enseignement privé catho, quand ce ce n'est pas aux principes destructeurs de l'école publique américaine (comme l'a très bien vu Laurent Lafforgue) : il n'y a pas que la France à être touchée par cette panne générale et tragique de la transmission des savoirs et des humanités ; la planète entière en est ravagée. La politique a déserté depuis longtemps les salles de profs ! Rassurez-vous gens "de droite", il n'y est plus question que d'utilité, de flexibilité... L'école publique "gauchiste" que vous dénoncez remonte à plus de quinze ans ! Ségolène Royale (populaire à droite, comme par hasard) n'a rien à envier à François Fillon et elle ne jure que par Tony Blair (la gauche dont la droite a toujours rêvé). Depuis 2002 combien de classes de latin, de grec ancien, de russe ou d'italien, fermées par des ministres "de droite" ?! Beaucoup ... Le PS et l'UMP sont d'accord pour la même école : éduquer les enfants que les parents ne maîtrisent plus, et adapter l'école aux desiderata du monde économique. La Droite n'en a rien à fiche de Sophocle ou de Virgile, de Rabelais ou de Balzac ; comme la Gauche PS d'ailleurs. Même point de vue pour l'Histoire, les Maths ou les sciences exactes (les seules vraies sciences ...). La Droite et la Gauche sont UNANIMES : une école publique "minimaliste" et docile face aux désirs de l'économie, Moloch ultime du "dernier homme" de Nietzche ou de Camus. Les vaticinants de droite qui se défoulent sur cette liste peuvent être rassurés : les profs, en majorité, ont abdiqué et sont prêts à vous SERVIR !

Ecrit par : JP Leguil | 18 mai 2006

La dernière phrase de JP Leguil me comble de joie : merci !

Un "vaticinant de droite" et adorateur du "Moloch ultime"


:o)))

Ecrit par : François | 18 mai 2006

"les livres sont tous faits de livres, et qui leur a appris tout ce qui précédait ?
Mais suis-je clair ?
JPB"

oui.
j'adore votre post.
Moi mon pb c'est que même si j'en ai (mal)lu beaucoup, je dois tous les relire "correctement" :(
juste pour info, attention aux canulars de ceux que vous dérangez, et qui ne vont pas se géner pour se faire passer pour d'autres. etc etc

bien cordialement

Ecrit par : toto | 18 mai 2006

à François,

J'appartiens à la minorité qui demeure décidé à vous combattre par tous les moyens, même légaux ! :-))

JPL

Ecrit par : JP Leguil | 18 mai 2006

pardon : décidéE !!

Ecrit par : JP Leguil | 18 mai 2006

"Nier que l'essentiel du marasme actuel soit imputable à la gauche et à elle seule relève d'un curieux aveuglement."

là tu abusions un chouilla, même si la gauche à une lourde part de responsabilité, la droite à laissé faire trop longtemps. Elle a aussi sa part dans le marasme actuel.
Et c'est pour cela que tout ceux de bonne volonté de tous les partis etcetc (genre appel de coluche, mais pour l'instruction), levez-vous pour faire que cela change.

on parle des enfants ? les enfants ne font pas de politique .

Ecrit par : toto | 18 mai 2006

Je rentrions d'Corse, où j'étions parti porter la bonne parole, et j'tombions sur les bafouilles des uns et des autres…
J'décidions de tenter de répondre…

À qui me demande ce que gagne un membre de jury de CAPES, aucune raison de ne pas le dire : 4000 € nets, que vous pouvez diviser par 25 jours d'oraux à 8 heures par jour, plus 170 copies, à raison de 4 de l'heure — bref, en gros, du 20 € de l'heure. Est-ce trop ? Mes baby-sitters en gagnent douze…
Ajouterai-je que l'on est de sa poche au niveau bouffe et hébergement, dès que l'on tente de dépasser le niveau cité-U et cantine ? Avec l'indemnité journalière forfaitaire, on ne meurt pas de faim, mais on ne risque pas de grossir, ni de forcer sur le Gamay de Tourine.
Je balance ça parce que j'en ai par dessus la tête d'être dans un pays où parler argent est obscène, et en gagner un peu est prohibé. Faut-il absolument être gueux ? Quelques collègues de lycée me reprochent à mi-mots de gagner probablement quelques sous de plus avec mes livres : sans doute ignorent-ils les règles de paiement de l'édition, et la ponction qu'opère l'Etat dans ce genre de revenus.

Heu… FGuichard, comme vous dites, ne concluerait pas suffisamment sur la responsabilité de la gauche dans le marasme actuel ? Je ne voudrais pas parler pour lui / elle, mais je crois que toout procède d'un malentendu. Par les temps qui courent, je ne crois pas qu'il / elle vire Royaliste…
À vrai dire, je me demande parfois si les gens de gauche sincères ne devraient pas faire une croix sur ces élections-ci et préparer sérieusement 2012, avec une refondation réelle de la gauche, à l'italienne. Une machine à avoir des idées — ça nous changerait.
Mais il faudra lui en donner.

Quant aux responsabilités du marasme…
La droite et la gauche sont converties depuis vilaine lurette au libéralime — les uns avec autorité, les autres avec honte. Blairisme ! C'est comme "royalisme", ça sonne mal, en France.
Le plus sidérant, c'est effectivement d'avoir pris l'école, et les gosses, comme otages d'un projet idéologique fou — sauf à supposer, et je n'en suis pas très loin, qu'à droite comme à gauche ce sont des staliniens reconvertis qui sont aux commandes. Ou des trotskystes impénitents, ce qui, curieusement, revient au même.
Toto a raison, il faut absolument tenter d'arracher l'école à la déraison politique. Ça va être coton…

JPB

Ecrit par : brighelli | 18 mai 2006

Pourquoi devoir justifier son salaire!

dans notre pays écrire est considéré comme un loisir... quant à corriger les épreuves de concours et bien il est tout naturel que les enseignants soient bénévoles pour le faire, n'est-ce pas! puisqu'ils perçoivent déjà un salaire pour les cours qu'ils dispensent.... je suis très cynique là!
je suis choquée Jean-Paul que vous vous sentiez obligé de justifier vos revenus !
tout travail mérite salaire !
je précise pour ceux que ce commentaire défriserait: je ne suis pas enseignante! je réagis au dernier commentaire de JPB car comme lui j'en ai par dessus la tête qu'on ramène toujours tout à une question d'argent gagné et difficilement considéré comme étant mérité...
excusez-moi pour cet aparté au débat,mais que JPB ait du écrire ce commentaire sur la rémunération d'un membre du jury du capes m'a profondément agacée

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 18 mai 2006

"Alain" et "François" pensent sans doute que le métier d'enseignant étant un noble métier (à part "mac" ou trafiquant d'armes et de drogue, quels sont les métiers ignobles ?), les profs devraient se contenter d'une plus maigre pitance. Ils travaillent pour le plaisir : quelle chance ! Et quand on pense qu'il faut aussi payer les infirmières et les artistes... C'est un monde !
Les misérables actionnaires, qui doivent périodiquement procéder à des licenciements boursiers (ça leur brise le coeur mais 15 %, mon bon Monsieur, ça ne va plus ...), ont bien raison de se plaindre de tous ces parasites de fonctionnaires à cause de qui il leur faut payer des impôts (la plupart des propagandistes politiques du libéralisme sont de ... hauts fonctionnaires, bizarre).
Les profs de gauche, un scandale ? Mais comment se fait-il que tous les notaires soient de droite, alors qu'ils sont officiers ministériels et que, comme pour les pharmaciens, leur job est protégé ? Pourquoi pas des notaires et des pharmaciens de gauche ? Qu'on se rassure : je connais des profs qui (hélas) votent Le Pen. Tout espoir n'est pas perdu.

Ecrit par : JP Leguil | 18 mai 2006

Tenter d'arracher l'école à la déraison politique...Tout est dit dans le recours à ce verbe.
Tenter, essayer... ne veut-il pas dire que la cause est perdue avant même de commencer la refonte ou la refondation?

Autre réflexion. La désinstitution de l'école n'accompagne-t'elle pas celle de l'Etat dont la fonction première est d'inscrire et de garantir la raison en chacun par le procès éducatif et de justice généalogique.
L'école on l'oublie un peu vite est une transposition de la fonction attribuée jadis et avant leur disparition aux pères.
L'école est avant tout un outil dont s'équipe une société sous l'égide du garant de la raison (l'Etat) pour arracher les individus à leur sujet, à leur déraison native.
Le dogme actuel qui fait de l'enseignement un simple brouettage de savoirs et connaissances de l'ex-père diplomé de l'IUFM à la petite tête blonde du si-je-veux empêche de saisir cette fonction princeps tenue ex-officio par le maître du savoir.

On peut voir les réformes successives depuis 40 ans comme autant de tentatives réussies pour privatiser la référence.
Le slogan "mettre l'élève au centre" décrit ce transfert. Chacun est sommé d'être un mini Etat (le mot est de Wim Wenders) libre, autonome et centralisé cherchant désespéremment la raison au fond de soi...le maître s'étant absenté. (d'où le chahut dans la classe)

Une telle politique ne peut conduire qu'au désastre. Un désastre conçu, décidé, programmé en des instances féodales extra nationales mais exécuté docilement avec l'aval des syndicats collaborateurs par nos administrateurs.

Ecrit par : buntovchik | 18 mai 2006

Buntovchik, c'est du Pierre Legendre tout craché, les "mutins de Panurge" pédagogos risquent de n'y rien comprendre...

Ecrit par : Philippe | 19 mai 2006

A philippe.

Rendons à César ce qui appartient à César. Vous comprendrez mieux dès lors le pessimisme qu'on ne peut que ressentir du haut des cimes glacées de ce raisonnement.

Ecrit par : buntovchik | 19 mai 2006

"Mes baby-sitters en gagnent douze…
Ajouterai-je que l'on est de sa poche au niveau bouffe et hébergement, dès que l'on tente de dépasser le niveau cité-U et cantine ? Avec l'indemnité journalière forfaitaire, on ne meurt pas de faim, mais on ne risque pas de grossir, ni de forcer sur le Gamay de Tourine."

Ya bon Gamay de tourine ? :(
Je ne fonctionne qu'au st estèphe,julien, c'est parce que je gagne bien ma vie, je suis mac, dealer, esclavagiste. Attention je déconne :)

Buntovchik ! tu sais quoi, j'avions compris ce que vous écrivez. :) bon j'avions dû le lire 2 fois :( soit sympa avec moi, de temps en temps écris simple. Là aussi je déconne :) .

Svp continuez de réfléchir comme vous le faite, c'est tip top.
Merci

Ecrit par : toto | 19 mai 2006

Rien de plus cocasse que ces histoires d'argent dans l'éducation nationale.
On ne parle pas d'argent dans la salle des profs, c'est inconvenant. Il n'est jamais question de salaire en dehors des réunions syndicales ou rarement et toujours de manière générale.Remarquez que le prof ne doit en aucun cas exhiber sa feuille de salaire en public sous peine d'apparaître quasiment nu aux yeux de ses collègues. D'ailleurs il faut le voir ouvrir son casier presqu'en catimini, retirer discrètement la feuille toujours pliée et soigneusement agrafée afin que nul ne puisse surprendre la somme que gagne son collègue. D'aucuns poussent le vice jusqu'à tenter de voir le salaire qui leur a été versé sans déplier totalement la feuille; ce qui les oblige à mult contorsions cervicales qui pourraient bien leur nuire au bout de plusieurs années de carrière...
J'ai aussi fait l'essai d'approcher des collègues au moment où ils ouvraient leur sacro-saint papier( il est quelques audacieux tout de même qui,foin de toute pudeur,déchirent la partie supérieure du précieux pli confidentiel) et à chaque fois, le même geste de repli( le collègue glisse alors le bulletin sous d'autres feuilles ou le tient serré contre lui) et le même regard courroucé m'ont montré à quel point, j'étais indécente.
Tout cela est bien à l'image de l'éducation nationale où l'hypocrisie règne en maître à tous les niveaux. Ce qui est le plus drôle c'est que le même prof qui prend bien soin de cacher à ses pairs son salaire donne sans trop de difficulté l'échelon auquel il a accédé...
Quant à ses affreux comme, comme,tiens ,comme Brighelli par exemple qui cachetonnent en étant au jury de capes et en écrivant en plus, c'est à cause de profs comme ça qu'on nous rajoute des heures supplémentaires...
La même personne qui criait cela dans la salle des profs récemment, se gardait bien de dire qu'elle venait d'aménager son garage en studio pour le louer à un assez joli prix...
Mais bien sûr, mort au capital...etc, etc...
Elisabeth.

Ecrit par : elisabeth | 19 mai 2006

mort de rire, merci elisabeth.

Ecrit par : toto | 19 mai 2006

Dans ma salle de profs, ... les profs ouvrent et décortiquent, (en l'annotant parfois au stylo!), sans se gêner, leur feuille de paie. Récemment à la cantonnade l'un a lancé : "c'est quoi la RPC" ? On lui a gentiment expliqué que c'était pour la retraite. Un musicien, un médecin hospitalier exercent des métiers qui valent largement le nôtre : ont-ils honte d'être payés ? La droite à une vieille nostalgie : la Taille, la Gabelle et les Corvées rétablies (le bon vieux temps), et Joseph Haydn passant par la porte de service. Un rêve d'actionnaires : les salariés occidentaux remplacés par des enfants esclaves pakistanais ou indonésiens ...

Ecrit par : JP Leguil | 19 mai 2006

En réponse à JP Leguil, je voudrais faire deux remarques :

1. D'abord, en citant ceci, de Brighelli lui-même, oui, Môssieu :

"Le plus sidérant, c'est effectivement d'avoir pris l'école, et les gosses, comme otages d'un projet idéologique fou — sauf à supposer, et je n'en suis pas très loin, qu'à droite comme à gauche ce sont des staliniens reconvertis qui sont aux commandes. Ou des trotskystes impénitents, ce qui, curieusement, revient au même."

Ce n'est donc pas forcément mon droitisme tout à fait assumé - Brighelli étant plutôt de gauche - qui me fait écrire que ce sont surtout des valeurs, ou plutôt des anti-valeurs de gauche qui conduisent l'Educ Nat à l'abîme depuis des lustres, y compris avec la complicité active de gens "de droite" tétanisés par la trouille de n'avoir pas l'air assez à gauche. J'observe, en passant, que ce sont toujours des gens de gauche honnêtes et intelligents - comme Stéphane Courtois, avec son Livre noir du Communisme, ou Jean-Paul Brighelli, avec La Fabrique du Crétin - qui font montre de courage en réagissant DE L'INTERIEUR aux énormités issues de leur famille de pensée initiale ; pour cela, je leur tire mon chapeau, car il faut en avoir une fort belle paire pour s'exposer ainsi à devenir tricard chez soi.

2. Pour "Alain", je ne sais pas, mais de mon côté (vous pouvez ôter les guillemets à mon prénom), je ne pense pas une seconde que les profs soient trop payés. Au contraire, je serais d'avis qu'on les paye davantage afin de les motiver davantage à bien faire ce qui - dans des conditions normales - devrait être le plus beau des métiers, alors que cela devient de plus en plus mission impossible, voire dangereuse. Seuls peuvent se permettre de cracher sur l'argent ceux qui en ont beaucoup...

Précision importante : je ne suis pas prof !

Ecrit par : François | 19 mai 2006

à François (sans guillemets ! ) :
Votre réponse est intéressante mais le pédagogisme (en majorité de gauche aujourd'hui, c'est vrai, hélas) a aussi des origines de droite (privé catho et USA). Philippe Meirieu écrit dans "La Vie" (ex "catholique illustrée"). André Santini (homme de droite à l'humour corrosif) dit très bien que les idées de Ségolène Royale sont à égale distance de Blair et de Pétain. La famille de cette dernière (père, frère) est d'ailleurs proche du FN. La PEEP (de droite) est comme la FCPE (de gauche) pour la priorité de l'éducation sur l'instruction. C'est cela le facteur discriminant puisque, comme beaucoup ici je suppose, nous pensons que ce fut l'erreur (pas involontaire forcément, d'ailleurs) fatale. Brighelli rappelle les idées de Condorcet et on est tous d'accord là-dessus.
Stéphane Courtois "homme de gauche", c'est un peu drôle... mais merci pour les profs à payer plus ! ;-))

Ecrit par : JP Leguil | 19 mai 2006

Cher JP Leguil,

A propos de Pétain, il n'avait pas que des défauts, en tout cas si j'en juge d'après son slogan "Travail, famille, patrie". On a ringardisé le travail, la famille et la patrie, qui sont aujourd'hui dans le trente-sixième dessous, et où sommes-nous, à présent ?...

Tiens, comme j'ai décidé de vous gâcher complètement votre week-end, je vous livre ici une citation de Jean Jaurès, icône de la gauche s'il en fut, histoire de vous faire réfléchir à la relativité des icônes, quelles qu'elles soient :

« Il n'y a de classe dirigeante que courageuse. À toute époque, les classes dirigeantes se sont constituées par le courage, par l'acceptation consciente du risque. Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer. Est respecté celui qui, volontairement, accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux. Est un chef celui qui procure aux autres la sécurité en prenant pour soi les dangers. Le courage, pour l'entrepreneur, c'est l'esprit de l'entreprise et le refus de recourir à l'État ; pour le technicien, c'est le refus de transiger sur la qualité ; pour le directeur du personnel ou le directeur d'usine, c'est la défense de la maison ; c'est, dans la maison, la défense de l'autorité et, avec elle, celle de la discipline et de l'ordre. Dans la moyenne entreprise, il y a beaucoup de patrons qui sont eux-mêmes leur caissier, leur comptable, leur dessinateur, leur contremaître, et ils ont, avec la fatigue du corps, le souci de l'esprit, que les ouvriers n'ont que par intervalles. Ils vivent dans un monde de lutte où la solidarité est inconnue, ils ne sont pas à l'abri d'une faillite qui peut détruire en un jour la fortune et le crédit d'un industriel. Entre tous les producteurs, c'est la lutte sans merci ; pour se disputer la clientèle, ils abaissent jusqu'à la dernière limite, dans les années de crise, le prix de revient des marchandises, ils descendent même au-dessous des prix de revient, ils sont obligés d'accorder des délais de paiement démesurés qui sont, pour leurs acheteurs, une marge ouverte à la faillite, et s'il leur survient le moindre revers, le banquier aux aguets veut être payé dans les vingt-quatre heures. Lorsque les ouvriers accusent les patrons d'être des jouisseurs qui veulent gagner beaucoup d'argent pour s'amuser, ils ne comprennent pas bien l'âme patronale. Sans doute, il y a des patrons qui s'amusent, mais ce qu'ils veulent avant tout, quand ils sont vraiment des patrons, c'est gagner la bataille. Il y en a beaucoup qui, en grossissant leur fortune, ne se donneront pas une jouissance de plus : en tout cas, ce n'est point surtout à cela qu'ils songent. Ils sont heureux, quand ils font un bel inventaire, de se dire que leur peine ardente n'est pas perdue, qu'il y a un résultat positif, palpable, que de tous les hasards, il est sorti quelque chose, et que leur puissance d'action s'est accrue. Non, en vérité, le patronat tel que la société le fait, n'est pas une condition enviable. Et ce n'est pas avec les sentiments de colère ou de convoitise que les hommes devraient se regarder les uns les autres, mais avec une sorte de pitié réciproque qui serait peut-être le prélude de la justice ».

Jean Jaurès - La dépêche de Toulouse, 28 mai 1890

Et cette citation est vérifiable, bien entendu... Allez, une dernière question : selon vous, que dirait Jaurés aujourd'hui des manifestations téléguidées et incantatoires contre le CPE, ses pompes et ses oeuvres ?

Ecrit par : François | 19 mai 2006

Jaurès n'aurait plus écrit tout à fait le même texte vingt ans après, vers 1910... Vu son évolution politique, du centre vers la gauche.
De toute façon, aujourd'hui, ce sont les actionnaires des multinationales et des fonds de pension qui dirigent le monde. C'est une "phase terminale" qui enverra la planète et les hommes dans le mur. Le vieux barbu (Karl) n'en serait pas trop étonné...
Les discussions politiques n'opposent pas des idées plus ou moins justes, mais des intérêts de classes. Celles qui dominent se proclament "anidéologiques" et pensent que leur intérêt particulier coïncide avec l'intérêt général. En politique personne n'a raison : chacun a ses raisons.
Nous voilà loin de l'enseignement, qui est le thème de ce blog !

Ecrit par : JP Leguil | 20 mai 2006

L'analyse de Jaurès est devenue obsolète.Le capitalisme a bien évolué.
Les directeurs d'entreprise n'ont aujourd'hui plus beaucoup de marge d'action.Ils sont sous la tutelle des actionnaires,sont devenus les intendants de leurs domaines, soumis aux règles de la "corporate governance", contrôlés par un conseil d'administrateurs indépendants, gardés de près par un président non-exécutif... Leur cage est dorée certes mais c'est tout de même une cage.
Jean Peyrelevade dans son petit bouquin "Le capitalisme total" explique fort bien tout cela. Son analyse est claire même si les conclusions qu'il tire sont discutables.
Elisabeth.

Ecrit par : elisabeth | 20 mai 2006

L'analyse de Jaurès est devenue obsolète.Le capitalisme a bien évolué.
Les directeurs d'entreprise n'ont aujourd'hui plus beaucoup de marge d'action.Ils sont sous la tutelle des actionnaires,sont devenus les intendants de leurs domaines, soumis aux règles de la "corporate governance", contrôlés par un conseil d'administrateurs indépendants, gardés de près par un président non-exécutif... Leur cage est dorée certes mais c'est tout de même une cage.
Jean Peyrelevade dans son petit bouquin "Le capitalisme total" explique fort bien tout cela. Son analyse est claire même si les conclusions qu'il tire sont discutables.
Elisabeth.

Ecrit par : elisabeth | 20 mai 2006

Ma citation de Jaurés - homme honnête et respectable jusqu'à la fin de sa vie (son assassinat fut une honte et un désastre) - visait surtout à titiller quelque peu les personnes pour qui tout à l'air simple. Dans l'ensemble, je suis d'accord avec ce qu'ont écrit les deux intervenants précédents. En fait, j'appartiens à une droite qui renvoie dos à dos le totalitarisme socialiste et le totalitarisme capitaliste, largement complices dans les faits (et aujourd'hui en Chine, plus que jamais partout ailleurs !) ; la preuve : ce sont des banques new-yorkaises qui ont financé le communisme naissant, comme elles devaient du reste financer ensuite le nazisme naissant. L'argent n'a pas d'odeur, et la loi du profit prime toutes les autres, nous sommes bien d'accord là-dessus.

Ecrit par : François | 20 mai 2006

à François, sur ses propos précédents :
Seriez-vous de la "Nouvelle Droite" ?!
Simple curiosité ...

Ecrit par : JP Leguil | 20 mai 2006

Bonsoir à tous, (ou bonjour avec le décallage horaire!)

Petite pensée et grand soutien de Martinique, où l'on trouve celà aussi scandaleux que tous ceux qui ont déjà répondu sur ce blog!

Néanmoins, Jean-Paul, votre affaire ne ne surprend guére! Dans la fonction "publique" également, j'ai déjà pu constater les travers et la "grandeur" de petites gens qui s'imaginent être important sous prétexte qu'on leur confie la moindre responsabilité, et la parcelle de simili-pouvoir qui va avec.

Rappelez-vous, je suis le milli-taire (l'untité d'intelligence la plus petite....)!

Il est clair que les gens qui posent les doigts là où ça fait mal, on n'aime pas vraiment, ni dans l'armée (pour moi), ni dans l'administration (pour vous)! Ne nous devons-nous pas d'adhérer au système qui nous emploie sans avoir à juger de sa véracité comme de bons et loyaux fonctionnaires!!!

Mais encore une fois, la politque fait intrusion et pourrit les choses de l'interieur: Pour bien se faire voir, il faut aller dans le bon sens... de la politque!!!! ça permet d'avoir plus de chance d'être pistonné et d'avoir encore plus de pouvoir sur ses collègues, et pour y parvenir je les pense capables d'enfoncer jusqu'à père, mère et enfants sans problèmes de conscience.... Désolé, quel imbécile je fais: CONSCIENCE, c'est un mot qui n'existe pas dans le "Petit Politicard Illustré", vraiment navré....

Je pense que des gens progressistes avec des idées pour le bien de la population courent inexorablement vers leur perte car opposés en tout point à la déchéance que nous proposent nos politiciens. Néanmoins, je continue de courir dans l'espoir... alors courons tous ensemble l'union fait la force et nos petits enfants nous remercierons surement.

Et dites vous bien que chaque politicard (ou chaque chef) à besoin des petits soldats dans chaque branche, pour exercer son morceau de pouvoir et faire executer ses ordres, aussi débiles soient-ils!!

Il vous reste la fierté d'avoir été évincé par ces petits soldats, et de vous battre pour défendre vos idées, ce qui, à mes yeux, force davantage le respect.

Avec tout mon soutien
Cordialement,
Yvon

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 21 mai 2006

Parenthèse culturelle:

Comme je pense que la politique est responsable, en majeure partie, de la déficience, culturelle et intellectuelle, chronique et persistante de notre pays, je profite de l'occasion pour inviter toutes les personnes volontaires à faire un tour à l'adresse suivante:

http://vivelademocratie.midiblogs.com/

afin d'y laisser leur avis et leurs idées pour faire changer les choses. Alors, si comme moi, vous vous sentez légèrement Réac, un soupçon dérangeant, et surtout complètement révolté de tout ce qui se passe dans les hautes sphéres de notre belle France, merci de ne pas hésiter.

J'apprécierai d'avoir également votre avis, Jean-Paul, puisqu'il semble qu'on est quelques points de vue convergeants sur certaines choses.

Rassurez-vous, je ne fait pas de politique à étiquette, mais je cherche à faire évoluer un système qui m'agace à vouloir rendre une majorité de gens complètement illettrés pour asseoir davantage son ignominie

Merci d'avance
Cordialement

Yvon

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 21 mai 2006

Vous aurez tous corrigés seuls... ...Semble qu'on aie quelques...

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 21 mai 2006

Pour Alain, françois, JP Leguil, Elisabeth et les autres...

Vous vous chamaillez joyeusement sur le "à qui la faute?", mais il me semble que vous ne voyez pourtant pas le principal!

Le clivage politique est là pour satisfaire le désir de différence des "Gueux":
Aujourd'hui, en politique, les castes franc-maçonnes ont mis la main sur tous les hommes politiques susceptibles de gouverner. Hors, ce sont ces mêmes castes controlent l'économie mondiale. Qu'attendez-vous de cette situation?

Les hommes politiques, malgré les étiquettes qui veulent bien se coller dans le dos, et malgré leurs débats grotesques organisés par des médias corrompus, ont tous le même objectif: satisfaire leur caste franc-maçonne car ils leur sont redevable d'un trafic d'influence qui leur ont permis d'arriver à la position d'hommes forts éligibles.

Alors, pour donner le change aux personnes Lambda, ont fait croire à des animosités, des grandes différences de programmes politiques (pour peu que leur intelligeance leur permette de proposer des programmes différents pour les mêmes objectifs, ce qui devient de plus en plus difficile, même pour eux!!!), mais hors caméras, on s'organise des petits gueuletons privés durant lesquels on converse gentiment sur les différences de mise en oeuvre pour parvenir au même résultat!

"- Toi tu as ton étiquette libérale, donc tu te dois de favoriser les chefs d'entreprises et le capital, alors que moi, socialiste, je vais faire semblant d'aider la populace!".

Mais, au final, dites-vous bien que l'objectif ne change pas et que, quoi qu'il arrive et quelque soit le bord, nous serons toujours les victimes de la... (passez-moi le terme, mais il est approprié...) ... Sodomisation qu'ils nous prévoient.

Comme le dit la maxime: "l'habit ne fait pas le moine", et eux, l'habit, ils s'en tapent joyeusement en se moquant de nous, ils en changent... ... comme de chemise! Il leur sert à se caméléoniser! (Désolé, messieurs les professeurs de Lettres, pour cet abus de language).

Alors, finalement, responsables de gauche? de droite? Bonnets blancs et blancs bonnets, Ils sont tous responsables de vouloir couler la France pour nous ramener au stade des chinois ou des taïwanais, nous faire angoniser dans la misère pour que le français moyen accepte de nouveau de travailler 10h par jour, tous les jours, pour un salaire de misère, voire un bol de riz produit par les chinois!

La seule que je pense ne pas être franc-maçonne, chez nos politiques de longue date, c'est Arlette, et la pauvre, c'est peut-être la raison pour laquelle elle n'a jamais dépassé 5%.

Pour les autres, ce sont tous des Mickeys en puissance: Ramasser notre pognon en travaillant dans un grand parc d'attraction (la France) et en se foutant ouvertement de nous!

Coté divertissement, celà dit, ils sont doués car regardez le temps qu'ils ont réussi à nous faire passer en discussion de différences idéologiques, alors qu'ils ont tous le même objectif d'arrivée.

Leur Art consiste à faire croire que les tous fonctionnaires et assimilés sont des nantis, pour ajouter une discorde supplémentaire au sein de la population part rapport au privé.

Petite mise au point, Comme JPB, je n'ai rien à cacher:
Militaire / 12 ans d'ancienneté / Niveau d'emploi: Cadre à Cadre supérieur / nombre d'heures hebdo sur site professionnel (à la louche!) 72h
(précision: Finesse de l'intitulé du contrat, on sert la nation donc nous ne sommes pas employé par, mais bien au service de, ce qui nous rend corvéable à merci. Nous sommes payés à la journée et non à l'heure, et puisque nous sommes payés les 30 jours du mois, nous pouvons être utilisé les 30 jours, ce qui revient à dire que l'on peut s'estimer heureux de ne faire que 72 heures en moyenne)
Le tout pour un salaire de... ... ... 1700 Euros, alors que l'Etat ne respecte même plus ses militaires, et n'a plus aucune reconnaissance pour eux!!
Qui à dit que l'on était des Nantis?!?!

Comment voulez-vous, avec un exemple pareil, que l'Etat soit le soutien économique du Pays et de sa population ? La seule chose qui nous guette, c'est qu'il réussisse à faire la même chose dans le privé, l'esclavage économique à la botte des grandes multinationales dont nos politiques sont actionnaires indirectes!!

Bonne méditation,
Cordialement

Yvon

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 21 mai 2006

Cher Jean Paul,

Je crois que vous devriez faire un peu le ménage dans les commentaires de soutien, ou au moins y adjoindre des réserves: le "complot maçonnique", par exemple, cela fait beaucoup et peut se retourner contre votre cause - qui est aussi celle de l'immense majorité de ceux qui vous soutiennent.

Ecrit par : Réac de Gauche | 21 mai 2006

Bien d'accord avec le message précédent. Le complot judéo-maçonnique...On sait qui le voit partout et pour tout.
Elisabeth.

Ecrit par : elisabeth | 21 mai 2006

Le drame d'internet : n'importe qui a la parole.

Ecrit par : Pierre-Henri | 21 mai 2006

Depuis quelque temps, avec le renvoi dos à dos de tous les idéaux politiques et la théorie du complot (judeo-maçonnique ? ), on sent pointer une certaine neo-paleo-droite, très active sur le net ....

Ecrit par : JP Leguil | 21 mai 2006

N'extrapolons pas: la note qui m'a fait réagir ne parlait "que" de complot maçonnique.

Le "judéo" était peut-être implicite, mais ce n'est pas formellement établi... et nos "amis" d'en face excellent dans l'art d'exploiter des petites failles dans les ripostes qu'on leur oppose.

Ecrit par : Réac de Gauche | 21 mai 2006

Exact. Comme vous le disiez il y a quelques jours, il faudrait réussir à garder fermement le cap de notre côté, en dépit des nombreuses provocations.

Ecrit par : Pierre-Henri | 21 mai 2006

Chers Lecteurs,

Je tiens à vous apporter, une précision:

Je ne parle aucunement d'un complot, mais fais seulement un constat sur une situation donnée, auquel je n'ai trouvé qu'une explication logique et je l'ai développée.

Pour ma part, je me sent beaucoup plus de gauche que de nulle part ailleurs, mais comme beaucoup de gens, je suis désabusé par le comportement politique, de quelque bord qu'il soit, où nous paraissons toujours être les oubliés d'un système, qui se veut ruiné, nous demande toujours plus, mais permet à ses paires de vivre dans l'opulence.

Maintenant, si j'ai pu faire du tord à qui que ce soit en émettant une opinion personnelle, Mais sans y impliquer personne (je signe toujours mes propos pour ne laisser à personne d'autre, une responsabilité qui ne lui incombe pas!), je m'en excuse platement, car ce n'était pas là mon intention.

Quant à la qualité de mon soutien, je le pense aussi noble que le votre. Je suis révolté contre l'injustice en général, et le fait d'écarter quelqu'un pour un ouvrage (ou les idées qu'il contient), plutot que pour ses compétences professionnelles est pour moi une injustice notoire. Le fait que JPB aie conscience des problèmes, et assume ses idées ouvertement, la où ses collègues préfèrent courber l'échine et faire l'autruche n'a absolument pas à le pénaliser professionellement.

Il ne faut pas oublier, que pour faire avancer un système déjà établi, il faut faire des propositions et argumenter, sinon, rien ne change, et il faut aussi des gens pour porter ces propositions. JPB est à la fois proposeur et porteur de ses idées. Je salue et respecte profondemment cet homme pour son courage et sa volonté.

Cordialement
Yvon

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 21 mai 2006

Avisss à la population, comme aurait dit le tambour de Knock : j'ai choisi, dès le départ de ce blog, de ne filtrer aucune des opinions qui s'y côtoient — quoi qu'il m'en coûte (et en plus, à chacun de vos messages, je suis gentiment prévenu que je suis responsable de tout ce qui s'écrit ici…).

Donc, le complot maçonnique…
Si la Franc-maçonnerie, que je connais un peu…, avait le quart du début de la puissance que vous lui prêtez, nous n'en serions pas là. Par exemple, j'ai participé à des réunions infestée de leaders du Grand Orient à propos de la laïcité — les menaces que fait peser le communautarisme amené par la gauche et approuvé par la droite (une certaine gauche, une certaine droite) inquiètent profondément les "Frères". Ainsi, ils ont pesé à leur manière dans le vote de la loi sur le voile islamique — et avec succès, dans ce cas. Mais leur intervention s'est noyée dans une foule de pressions, et croyez-moi, ils ne tirent aucune ficelle : leur particularité vient de ce qu'ils rassemblent des bonnes volontés de droite et de gauche — ce qui les amène à soutenir plutôt la gauche du PS, sans se couper de la gauche de l'UMP. Au fond, c'est une attitude simplement réaliste — j'allais dire pragmatique, mais c'est un mot que je me réserve.
Si complot il faut chercher, c'est plutôt des dogmatiques de tout poil qu'on le trouvera — suivez mon regard…
Dans tous les cas, il est hors de question que je censure qui que ce soit ici — même Lubin : je m'intéresse aussi, en classe, aux élèves irrécupérables.
JPB
PS. C'est vrai que le second degré se perd un peu en ce moment. Et en vérité je vous le dis, vous n'avez encore rien vu : d'ici les élections (dans un an ! on n'a pas fini d'en baver, du premier degré), ça se durcira encore.

Ecrit par : brighelli | 21 mai 2006

[Dans tous les cas, il est hors de question que je censure qui que ce soit ici ]

Choix respectable, même s'il est risqué.

Cela dit, la mise au point que vous avez faite lève ce que d'aucuns (pas moi!) auraient pu considérer comme une ambiguïté.

Ecrit par : Réac de Gauche | 21 mai 2006

Merci,JPB, pour cet éclairage, qui me permettra de corriger la réponse à laquelle j'étais arrivé par déduction personnelle et j'apprécie (encore une fois!) votre franchise.

Par ailleurs, je ne cherche pas, ici, le débat politique (j'ai crée un blog pour, sur lequel je vous invite si vous le souhaité, Réac de Gauche!) mais bien l'association de personnalités fortes pour faire avancer des propositions sur une évolution positive de l'EN

Cordialement
Yvon

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 21 mai 2006

Réponse à JP Leguil :

Je vomis la nouvelle droite et la cueillette du gui... Mais je ne déteste personne d'une manière générale, et surtout pas en fonction d'étiquettes : j'attends de connaître.

Ecrit par : François | 22 mai 2006

En effet, il semble plus judicieux de connaître pour juger!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 22 mai 2006

Cher collègue,
Je n'ai pour ma part au début jamais pensé que vous puissiez être responsable des propos que je pouvais tenir sur ce blog et n'ai en aucune façon cherché à vous rappeler que vous étiez responsable de tout ce qui se disait ici. Renseignements pris, comme j'étais peu au fait de la légalité dans ce genre de choses,on m'a expliqué comment cela fonctionnait et j'ai du même coup abondé dans le sens de "réac de gauche" qui me semblait intervenir en toute amitié. Mais peut-être me suis-je trompée.Décidément la communication sur le net permet vraiment tous les quipropos possibles!
En tous cas, soyez assuré de mes meilleures intentions,
Elisabeth.

Ecrit par : elisabeth | 22 mai 2006

je confirme être intervenu en toute amitié !

Ecrit par : Réac de Gauche | 22 mai 2006

"Dans tous les cas, il est hors de question que je censure qui que ce soit ici — même Lubin : je m'intéresse aussi, en classe, aux élèves irrécupérables.
JPB"

Bravo JP.
La participation d'ânes comme Lubin est primordiale, pour que tout le monde se rende bien compte des dégats que peuvent causer une méthode d'apprentissage de la lecture, plutôt qu'une autre.
Entre celui qui va mettre SON sens (et donc qui risque de ne pas comprendre les différents degrés (premier second etcetc),
ET celui qui va faire l'effort de comprendre le sens de celui qui écrit.
Amitiés
Hardi les gars :
"La route est droite mais la pente est forte" ;)

Ecrit par : toto | 23 mai 2006

Je ne souscris pas a l'explication sur la franc maconnerie, ni de l'un ni de l'autre. Mais je tiens a preciser que qualifier une explication de "theorie du complot" est tendancieux, surtout si c'est pour la disqualifier.

Qu'est ce qu'un complot ? Retournez a vos dictionnaires.

Par ailleurs, toute l'histoire du monde est faite de complots et de strategie politique. Ne pas etres d'accord avec les objectifs politiques de la franc maconnerie et la maniere dont leur strategie est mise en oeuvre ne fais pas d'un individu un malade paranoiaque voyant des complots partout. Ca sent l'inquisition et l'accusation d'infidele, de sorcier ou d'heretique.

Il serait temps que les esprits honettes s'afrranchissent de ces astuces rethoriques d'un autre age.

Il est parfaitement normal, vu la pregnance d'une societe, qui fut secrete, sur les institutions que les citoyens s'en inquietent, demandent des comptes, voire se meprenne sur leur but, et on ne fais rien pour les informer utilement a ce sujet.

Ecrit par : in edit | 23 mai 2006

Je n'aurais rien pu dire d'autre ni de mieux à ce sujet que l'intervenant précédent.

Ecrit par : François | 23 mai 2006

Et moi je n'aurai rien à ajouter de plus que cela: des actes d'une telle vilennie ont été commis au nom de ces "légitimes interrogations" - et cela dans un passé récent - qu'il est bon d'employer à leur égard un minimum de précautions oratoires.

Ecrit par : Réac de Gauche | 23 mai 2006

Ce que je préfère chez "in edit", c'est son orthographe, qui accompagne assez bien la profondeur des idées...

Ecrit par : JP Leguil | 23 mai 2006

D'accord pour les precautions oratoires, ce n'est pas incompatible avec ce que je dis.

Monsieur Leguil, si j'etais un refugie politique etranger qui faisait un effort pour m'exprimer dans votre langue, de quoi auriez vous l'air avec votre remarque polemique ?
Vous moquez vous aussi des handicapes dont l'elocution est difficile ? Pesez vous les idees a l'effet qu'elles font dans un pretoire ? Ne trouvez vous profond que ce qui perce vos tympans ?
Ou bien n'avez vous tout simplement rien a me repondre ?

Ecrit par : in edit | 23 mai 2006

Pourquoi les francs-maçons*, et de quelle obédience, comploteraient-ils contre la culture humaniste et sa transmission ? Ça leur rapporterait quoi ?
L'entropie générale n'a pas besoin que l'on complote : c'est un phénomène naturel. Il suffit de se laisser aller.

(*Je n'en connais aucun.)

Ecrit par : JP Leguil | 24 mai 2006

Il n'y a pas besoin des francs maçons quant à la perte des valeurs, pas besoin de causes extérieures.

Ecrit par : Amaury Watremez | 24 mai 2006

Des Francs-Maçons j'en connais beaucoup (à commencer par moi): s'ils avaient le dixième du pouvoir ou simplement de l'influence que certains ici leur prêtent, ils danseraient de joie et cesseraient peut-être de s'interroger comme ils le font depuis pas mal de temps, sur leur rôle dans la cité...

Ecrit par : denis | 24 mai 2006

SLIS : théorie et pratique !

Mon Lycée a un réseau desservi par un serveur SLIS. Tout le monde sait que le SLIS permet de protéger le réseau scolaire contre tout contenu dangereux de l'Internet : pornographie, terrorisme, sectes, et autres crimes contre l'humanité.
Aussi ai-je été très surpris de constater qu'au Lycée, il est IMPOSSIBLE de consulter le Blog de Jean-Paul (bonnetdane.midiblogs.com), et même IMPOSSIBLE d'arriver à la page de www.france5.fr où il est question de notre ami JPB...
J'ai posé la question sur le forum fr.edu.divers, et ne voilà-t-il pas qu'un intervenant du forum me dit que dans son Etablissement desservi aussi par un SLIS, il est IMPOSSIBLE de se connecter à tout site parlant de l'enseignement dit libre (ou confessionnel ?). Alors, on peut se demander si, au
lieu d'être une juste protection pour nos élèves, ce genre d'outil n'est pas devenu un nouvel instrument de censure, de restriction des libertés ? Déjà ce qui est arrivé à M. Laurent Lafforgue et à notre membre de CAPES "viré" pour délit d'opinion, ce n'est pas joli joli, dans notre belle République, dans notre Démocratie...
Attention ! Que tous et toutes redoublent de vigilance ! Vive la Résistance !
R. J.

Ecrit par : Robert Joseph | 24 mai 2006

C'est la meilleure ! BNous voici assimilés à du matériel pornographique…
Au fond, c'est un peu de cela qu'il s'agit. À terme, tout ce qui ne sera pas conforme à la Vulgate officielle sera jeté aux oubliettes. Nous rentrons dans le Moyen Age à une allure vertigineuse. Malraux n'a pas dit "le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas", mais la phrase au fond annonçait exactement ça : le retour de l'inquisition.
Je vais quand même avertir le Midi-Libre, qui gère le blog. Ça leur fera plaisir d'apprendre qu'ils sont à l'index.
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 mai 2006

C'est pas les Torquemada qui manquent...

Ecrit par : Guillaume | 25 mai 2006

A propos de France 5 connaissiez-vous leur partenaire ?
http://education.france5.fr/mde/

Ecrit par : Guillaume | 25 mai 2006

Je l'ai effectivement découvert la semaine dernière. Du coup, il y a deux ou trois choses qui s'éclairent mieux…
Quand je pense que ces gens s'indignent chaque fois que la télévision "publique" nous donne la parole, à nous autres résistants. C'est Goebbels renouvelé. J'espère que personne n'a plus de doute sur qui est totalitaire, en c emoment.
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 mai 2006

Pauvres petits pédagogistes, opprimés par le pouvoir en place. Meirieu, Hamon, Zakhartchouk, Charmeux, Ouzoulias et les autres, qui se battent sans aucun accès aux médias, sans moyens, sans argent... On ne les voit nulle part, on ne les entend nulle part, on ne les publie nulle part...

Eux, quasiment absents de la toile : les Cahiers pédagiques, le Café pédagogique et tant d'autres, qui fonctionnent sans le moindre centime d'argent public, probablement financés, dans la plus grande misère, grâce à la vente de gâteaux au porte à porte. Et que dire de www.meirieu.com ? Ce modeste monument virtuel, dressé au nom de l'humilité et de la simplicité d'un professeur, si proche de la base enseignante, si éloigné des contingences matérielles qu'il se contente, encore aujourd'hui, j'en suis sûr, de sa rémunération statutaire.

Eux, les pédagogues, seuls, avec presque rien, contre l'infâme hydre totalitaire que nous représentons. Seuls face à notre immense pouvoir médiatique. Seuls face aux millions que les mégacorporations ultra-libérales versent régulièrement sur les comptes de "sauver les lettres" et "reconstruire l'école" aux îles Caymans.

Donnons, donnons, mes amis, au Pédagothon.

Dix-neuf millions d'euros, pour vous, pour moi, cela ne représente rien. Pour eux, c'est le budget de l'INRP.

Aidons-les à vivre !

Ecrit par : Pierre-Henri | 25 mai 2006

Fendant !
Fendant parce que vrai, ô combien !
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 mai 2006

19 millions d'euros pour l'INRP ! Avec cette somme que d'abonnements et d'usuels on pourrait payer aux misérables bibliothèques universitaires, qui font de nous la risée des étudiants qui viennent des pays développés.
Une vertige me saisit : combien d'euros siphonnés au détriment des universités par ces (grossièretés "ad libitum" -étrons et têtes de morts, etc - ... !) d'IUFM ?
"Varus rends-moi mes légions" pleurait Octave Auguste : "Meirieu rends-nous notre argent, c'est nos impôts que tu as dilapidés dans les forêts de la Barbarie", gémiront bientôt les Français.

Ecrit par : JP leguil | 26 mai 2006

Le budget global de l'ensemble des IUFM s'élève à 100 millions. A cela, il faut encore ajouter le centre national de documentation pédagogique, et ceux des centres régionaux de documentation pédagogique. Plus les chercheurs en section 70 à l'université, plus les IREM (pour les maths), plus les medias soutenus à bout de bras par le contribuable (les cahiers, le café, l'école des lettres...), plus quelques organisations internationales (car on EXPORTE aussi cette cochonnerie !)....

Je ne suis donc pas le seul à avoir le rouge au front quand un étudiant nord-américain compare nos universités à des "décharges publiques" (sic). On a plus d'universités, nos chercheurs foutent le camp, on ne peut plus rien faire faute de moyens mais, mais, mais, on a la pé-da-go-gie.

La pédagogie, c'est à dire l'art d'habiller le vide. A prix d'or.

Finalement, on a les intellectuels qu'on mérite. Michel Serres enseigne à Stanford, mais nous, on a gardé Philippe Meirieu !

Ecrit par : Pierre-Henri | 26 mai 2006

à Pierre-Henri
Il faudrait quand même nuancer le propos, faire la différence entre la pédagogie et le "pédagogisme".
La pédagogie n'est pas au départ un courant de pensée mais un ensemble de méthodes et d'attitudes qui permettent à l'enseignant de "faire passer" les savoirs car s'il suffisait de parler ou d'ouvrir le livre pour que les têtes se remplissent nous le saurions depuis déjà fort longtemps...
L'excés en tout est nuisible!

Ecrit par : denis | 26 mai 2006

Sans doute, mais à partir du moment où on en fait une discipline universitaire à part entière (une sorte de méta-discipline), on entre dans un cercle vicieux : former les formateurs, professionnaliser la profession, apprendre à apprendre.... tout cela relève de la pensée circulaire et n'a pas sa place dans une institution universitaire.

Nous n'avons pas besoin d' "Instituts" pour réfléchir sur la réflexion, éduquer l'éducabilité ou théoriser la théorie, nous avons besoin de spécialistes qui connaissent leur discipline.

Comme le disait JP Leguil, nous n'avons pas besoin de "centres de documentation pédagogique", nous avons besoin de bibliothèques.

Nous n'avons pas besoin de pédagogues, nous avons besoin d'historiens, de philosophes, de littéraires, de médecins, de scientifiques et d'ingénieurs capable de comprendre le monde, et de le faire évoluer. S'ils sont pédagogues en plus, tant mieux, mais la pédagogie pour la pédagogie, c'est la logique du vide.

Ce monstre qui se dévore lui-même, ces "chercheurs" qui s'étudient entre-eux, ces publications sur des publications et ces thèses sur d'autres thèses, tout cela ressort d'un néant intellectuel qui est en train d'engloutir l'enseignement supérieur français.

Ce ne sont pas les pédagogues qui trouvent des remèdes contre le cancer, et ce ne sont pas eux qui étudient la bio-diversité ou le climat. Ce ne sont pas eux qui luttent contre la grippe aviaire ou contre les maladies qui touchent nos départements d'outre-mer. Ce ne sont pas eux qui participent au rayonnement de la culture française, qui font des fouilles archéologiques ou partent à la découverte de notre histoire. Rien de tout cela : il se contentent d'encaisser du pognon en échange d'un peu de charabia.

Les chercheurs (les vrais), qui partent à l'étranger en si grand nombre, ne le font pas pour se remplir les poches ni par haine de la France. Ils le font pour trouver un minimum de reconnaissance, parce que notre pays finance les travaux inutiles de parfaits crétins par milliers, et laisse sur le carreau d'excellents spécialistes dans toutes les disciplines.

Les budgets de l'INRP, des IUFM et du reste, avant toute autre chose, constituent un gigantesque scandale intellectuel, une arnaque hors de toute proportion, dont la France va payer la facture dans les décennies à venir.


PS : je n'ai aucune raison de cacher qu'il s'agit là d'un plaidoyer pro domo.

Ecrit par : Pierre-Henri | 26 mai 2006

Attention Pierre-Henri la colère est mauvaise conseillère!
Vous n'avez pas tort lorsque vous évoquez une recherche pédagogique nombriliste.
Mais ce ne sont pas les historiens qui soignent la grippe aviaire ni les médecins qui oeuvrent à la biodiversité: à chacun son métier...
Moi en tant qu'enseignant, je me considère comme un pédagogue sans pour autant être sous perfusion de pédagogie. Aussi, je ne peux que réagir lorsque vous écrivez " la pédagogie c'est l'art d'habiller le vide": certes l'aphorisme est joli mais il est faux car il ne correspond pas à ce que souhaite même JP B (ou bien je ne vous ai pas compris)!
Je préfèrerai:" même habillé de pédagogie, le vide reste le vide" car comprenons-nous bien, ce n'est pas la pédagogie qui est en cause mais l'usage (immodéré ou inadéquat) que l'on en fait.

Ecrit par : denis | 26 mai 2006

Le "pro domo" n'a rien de répréhensible. Les statistiques les plus officielles, françaises et étrangères, disent que la France est un des pays développés qui consacre le moins d'argent public à chaque étudiant. On a fait des universités des réserves où parquer des centaines de milliers de jeunes afin qu'ils ne gonflent pas les chiffres du chômage. On se fiche de leur orientation (plus de sociologues en herbe que dans tout le reste de l'Europe réunie), on y laisse entrer des élèves détruits par les réformes crétinisantes du second degré, on les prive de crédits (confisqués, pompés par les mafias parapédago, comme le résume bien Pierre-Henri) ... et périodiquement on retrouve ces jeunes, égarés et abandonnés, dans la rue. De ce côté-là Gauche et Droite, même combat !

Ecrit par : JP leguil | 26 mai 2006

Oh, une bonne colère est souvent salvatrice aussi.

Vous êtes enseignant et vous connaissez votre discipline, c'est suffisant et c'est déjà pas mal. La pédagogie naît de la discipline elle-même, elle lui est intrinsèquement liée. La pédagogie des mathématiques, ce sont les mathématiques qui en sont la méthode. Et c'est pareil pour toutes les matières. Créer une discipline ex-nihilo en la nommant "pédagogie", c'est une imposture intellectuelle.

Puisque nous sommes en période de Mondial, je devrais créer une discipline qui s'appellerait la "footballogie". Je n'ai jamais tapé dans un ballon, mais j'irais voir les joueurs en leur expliquant comment ils doivent réfléchir à leur métier, comment professionnaliser leur expérience ; je me pencherais sur la question de savoir si les lignes blanches ne sont pas trop aggressives, si la pelouse doit plutôt être coupée suivant des motifs carrés ou circulaires ; je ferais une thèse de doctorat sur les "acquis footbalistiques de la praxis thématisée innovante en milieu sociétal intégratif"...

Qu'en dites vous ? Je deviendrais incontournable dans le monde du ballon rond, j'imposerais mon point de vue même à Zidane, et si quelqu'un ose parler de mon incompétence, je hurlerais au fascisme. A moi la fortune !

Si le budget de la France était excédentaire, si nos universités et notre recherche étaient les meilleures du monde, si nous n'avions aucun problème de recrutement pour les emplois qualifiés, tous les pédagogues de ce pays pourraient bien être multi-millionnaires, je n'en aurais rien à cirer. Mais nous sommes dans une situation où nous devons faire des choix, et ceux que nous faisons aujourd'hui sont les pires possibles.

19 millions pour l'INRP, mais les allocataires de recherche, cette année, étaient encore sous-smicards. 100 millions pour les IUFM, mais la première université française pointe à la 46ème place mondiale, derrière une bonne demi-douzaine d'universités californiennes. Croyez bien que je ne me laisse pas la colère me pourrir la vie, mais il y a un moment où il faut savoir dire stop à l'arnaque.

Ecrit par : Pierre-Henri | 26 mai 2006

Deux fautes : "ce sont les mathématiques qui en DONNENT la méthode"

et "Je ne laisse pas la colère me pourrir la vie" (mais ma dactylographie en souffre ! )

Ecrit par : Pierre-Henri | 26 mai 2006

"acquis footbalistiques de la praxis thématisée innovante en milieu sociétal intégratif"...

Mais c'est exactement comme ça qu'on cause à l'oral de l'agrégation d'EPS*, paraît-il !!! ;-))

* = sports (pour les "ignorants" ...)

Ecrit par : JP leguil | 26 mai 2006

C'est plus cohérent en effet après rectificatif pour les maths.

Mon point de vue très nuancé est sans doute lié au fait que j'enseigne en primaire où la notion de discipline (de matière) si elle existe ne tend à s'affirmer qu'au fil des niveaux scolaires.
Il ne suffit pas de connaître les maths du CE2 pour savoir les enseigner à des enfants de 8-9 ans sans quoi n'importe qui (ou presque) pourrait enseigner...
A plus forte raison avec l'apprentissage de la lecture dont on se rend bien compte qu'il est très lié à l'enseignant et ses pratiques pédagogiques (méthode, manuel, fréquence, place de l'écrit,etc).

Ecrit par : denis | 26 mai 2006

Effectivement, vous avez raison, je pensais surtout au secondaire et au supérieur. Le primaire possède ses propres spécificités, et je ne suis absolument pas compétent pour en juger.

Ecrit par : Pierre+Henri | 26 mai 2006

JPLeguil a écrit :

"Pourquoi les francs-maçons, et de quelle obédience, comploteraient-ils contre la culture humaniste et sa transmission ? Ça leur rapporterait quoi ?

En réponse, je me contenterai de citer les deux mots d'ordre favoris des frères trois points :

ORDO AB CHAO
SOLVE ET COAGULA

Pour les non-latinistes et les mal-comprenants, je traduis :

L'ordre ("le nôtre") doit naître du chaos ("celui que nous organisons").

Dissoudre ("ce qui ne nous plaît pas") pour recomposer ("selon notre ordre à nous").

Tant pis si je m'attire, en le rappelant, les foudres de ceux qui apprécient la franc-maçonnerie et (ou) en font une vache sacrée au motif que tout ce qui l'attaque leur rappelle - paraît-il - la bêtauventreutoujourfécond et les zeureuléplussombreudeunotristoire, ces deux repoussoirs increvables du bien-penser actuel.

Les deux mots d'ordre ci-dessus sont à l'oeuvre depuis très longtemps au vu de tous, mais l'éléphant assis dans le salon est trop gros pour qu'on ait le droit de remarquer sa présence, et il n'y a plus d'enfant pour dire que le roi est nu.

Il ne fait pas l'ombre d'un doute qu'une bonne partie de ceux qui détruisent SCIEMMENT et avec succès l'Education nationale sont des gens très "grand-orientés", dont les semblables font la pluie et le beau temps en Hexagonie depuis la Libération au moins. Ils ne sont peut-être pas les seuls naufrageurs, mais ils sont de loin les plus puissants.

Ecrit par : François | 26 mai 2006

Personnellement, je préfère le latin façon Jean Yanne :

Tu quoque imbecilum
Nimportnauaque racontavi stoppare
Ipse blogitum pollues
Et por favor el campo futare.

Ecrit par : Pierre-Henri | 26 mai 2006

François
Le titre de ce forum est "règlement de comptes", vous avez donc le droit de régler ceux-ci avec qui vous voulez...
Néanmoins dans le cadre de ce qui ici nous intéresse (l'Ecole), vous vous trompez complètement de cible.
Fantasme quand tu nous tiens!!
(a moins que le Da Vinci Code ne fasse effet par ricochet)

Ecrit par : denis | 26 mai 2006

A propos de l'impossibilité d'accéder à votre blog dans lcet établissement de votre académie, il faudrait effectivement enquêter afin de savoir si seul bonnetdane est visé ou si l'ensemble des blogs du midi-libre fait l'objet de cette censure.
Dans mon établissement la personne-ressource informatique qui n'est autre que le professeur de technologie a demandé le filtrage des blogs hébergés par Skyrock car beaucoup d'élèves consultaient leurs blogs pendant les cours dispensés en salle multimédia au lieu de faire le travail demandé.
Peut-être est-ce la raison de cette "censure"...

Mais je suis peut-être trop naïf...

Ecrit par : David | 26 mai 2006

J'étais sûr de mon petit effet en m'en prenant aux tabliers en peau de cochon et à leur vaste confrérie, l'une des icônes bicentenaires de la gauche coupeuse de têtes, qui est (forcément) quasi monopoliste sur ce blog...

Et je renvoie Denis et Pierre-Henri à ceci : "Asinus Asinum fricat".

A présent, je vous laisse délirer entre instits plus ou moins montés en graine. VOUS PRÉFÉREZ IGNORER LA CAUSE RÉELLE DE TOUS VOS MAUX : GRAND BIEN VOUS FASSE. TOUT CE QUI VOUS ARRIVE, Y COMPRIS LES RÂCLÉES QUE VOUS RECEVEZ À L'OCCASION DE VOS PETITS AMIS "ZISSUS DE L'IMMIGRATION", VOUS L'AVEZ MÉRITÉ AU CENTUPLE, ENFANTS ET PETITS-ENFANTS DE MAI 68, ET CE N'EST PAS FINI. VOS ARRIÈRES0-GRANDS-PÈRES, LES "HUSSARDS NOIRS DE LA RÉPUBLIQUE", POURTANT DÉJÀ BIEN À L'OUEST, AURAIENT HONTE DE VOUS.

Ecrit par : François | 26 mai 2006

à
François,

Avant de fréquenter les listes de discussion et les blogs sur le net :
-ne pas trop boire
-ne pas trop fumer d'herbe
-éviter de respirer de la colle
-éviter les psychotropes en général
-aller consulter un bon psy pour nettoyer sa cervelle de vieux fantasmes rebattus, qui furent dangereux, et qui ne sont plus que ridicules.
- ne pas vociférer les motifs de son départ, parce que tout le monde s'en moque ...

Ecrit par : JP leguil | 26 mai 2006

Chers amis,

A quoi bon développer des discours de politique politicienne, il me semble que l'on est tous, pour ce qu'il a provoqué de réformes dans la vie sociale du pays, des enfants de Mai 68, quelque soit notre bord ou nos appartenances politiques!

Par ailleurs, je vous ferais remarquer que, durant les 30 dernières années, ni la gauche, ni la droite ne peut s'enorgueillir d'avoir apporter un renfort culturel et instructif dans l'évolution de l'E.N.! :-(

Essayons d'y travailler sérieusement dans l'intérêt de nos têtes blondes:
Quelques soient vos appartenances, je suis convaincu que vous êtes tous capables d'apporter un soutien constructif et des propositions cohérentes pour "sauver" notre descendance de l'inculture chronique et persistante que lui réserve notre pays.

Cordialement
Yvon

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 27 mai 2006

Hola Juan-Paulo
Pienso que usted tiene razón a propósito de los alumnos actualmente in Francia:
Nuestros niños no tienen las mismas posibilidades(suerte)
Leí su libro y espero que un día usted podrá dedicármelo

Yo le sostiene en su combate.

Hasta luego...

Ecrit par : Najet ZAMMOU | 01 juin 2006

Buenas tardes Najet,

¿De donde esta escribiendo ?

Ecrit par : Carole | 02 juin 2006

Bonjour,

Votre photo et un lien vers votre blog figurent en bonne place sur le site de Radio courtoisie, antenne relais de l'extreme droite : l'assumez-vous ?
http://radio-courtoisie.over-blog.com/archive-05-11-2006.html


JFC

Ecrit par : Carémel | 02 juin 2006

Chère Carole,

Décidément, vous portez de belles oeillères ! Secouez un peu le joug de l'idéologie et de la "pensée" automatique, du "politiquement correct" ! Jean-Paul est bien un homme de gauche, et le problème de l'éducation nationale qu'il a eu le courage de soulever n'est ni de droite ni de gauche, ni particulier aux croyants, ni aux athées... Au contraire, les défenseurs de l'école de la République s'unissent dans la Résistance, faisant abstraction de leur couleur politique ou philosophique et spirituelle, et c'est tout à leur honneur de choisir de défendre l'école et l'instruction de la jeunesse, et l'avenir de notre pays !

Votre "argument" est nul et non avenu, il ne marche plus, maintenant qu'un très grand nombre de gens de tous milieux, enseignants, parents, jeunes et autres citoyens ont vu le vrai problème !

Vous accusez en somme Jean-Paul Brighelli de complicité avec l'extrême-droite (accusation risible, dérisoire) en somme parce qu'avec d'autres, il s'attaque aux "Khmers Rouges" qui saccagent l'Education nationale, ruinent notre jeunesse et notre avenir ?!

Robert Joseph

Ecrit par : Robert Joseph | 02 juin 2006

ERRATUM
.....Au contraire, les défenseurs de l'école de la République s'unissent dans la Résistance, et c'est tout à leur honneur de choisir de défendre l'école et l'instruction de la jeunesse, et l'avenir de notre pays, avec le courage de faire abstraction de leur couleur politique ou philosophique et spirituelle !

Vous accusez Jean-Paul Brighelli de complicité avec l'extrême-droite (accusation risible, dérisoire) en somme parce qu'avec d'autres, il s'attaque aux "Khmers Rouges" qui saccagent l'Education nationale, ruinent notre jeunesse et notre avenir ?!

Robert Joseph

Ecrit par : Robert Joseph | 02 juin 2006

A Robert Joseph,

RECTIFICATIF SUR LA PERSONNE :

Quand on lit un post, on le lit attentivement et on regarde correctement le nom du signataire.

Je pense que vous avez confondu mon dernier post écrit en espagnol et celui du dessous écrit par un certain Carémel.
Increible.

L'agressivité et l'impulsivité sont mauvaises conseillères, surtout lorsque l'on se trompe de personne.

Par contre, puisque cela se présente : je peux vous dire que je sais depuis longtemps que JPB est de gauche, quant à moi je suis de droite. Ou est le problème ?

Nous avons pratiquement les mêmes idées en ce qui concerne l'éducation (pas totalement, mais presque).
Donc l'appartenance politique ne compte pas. Elle n'a d'ailleurs aucune importance à mes yeux, surtout lorsqu'il s'agit de défendre les enfants à travers l'inégalité d'apprentissage qu'ils subissent à l'école.

Cordialement.

Ecrit par : Carole | 03 juin 2006

L'homme "de gauche" (que je pense être) constate, non sans amertume, que Laurent Lafforgue est "de droite" et que Ségolène Royal, comme Allègre, Jospin et Meirieu sont "de gauche" . Alors vraiment, la question n'est plus là ...
Condorcet voulait "instruire" et le Duce, comme tous les dictateurs (Caudillo ou Führer) voulait "éduquer".
N'est-ce pas là la vraie différence ?

Ecrit par : JP Leguil | 03 juin 2006

Un mot à propos de Radio-Courtoisie.
J'ai constamment décliné les invitations que m'a lancées cette radio frontiste. Que certains, parmi des amis proches, y soient allé m'a désolé. Que, du coup, au nom de je ne sais quelles idées communes (le Front a clairement inscrit dans son programme, par exemple, le retour au syllabique — je rappelle à tous les lecteurs ici présents que je me prononce dans À bonne école pour une complète liberté des instituteurs, en fonction de leurs publics, à condition qu'ils connaissent au moins les diverses méthodes disponibles, et ne se croient pas obligés de recourir systématiquement au modèle unique des IUFM et des inspecteurs), Radio Courtoisie s'est annexé ma gueule pour faire sa publicité. Si quelqu'un peut m'expliquer les recours que j'ai pour les obliger à décrocher mon portrait, si je puis dire… Mais je ne vais certainement pas perdre du temps et de l'énergie à les traîner en justice.
Soyoins clairs encore une fois. La distinction droite / gauche n'est-elle pas d eplus en plus flou ? Que des "royalistes" voient leur candidate se prononcer, en bonne fille de militaire qu'elle est, pour le recours aux armées pour éduquer les rebelles me paraît, au fond, assez farce. Certains, du coup, se sentent soudain cocus. Ils devraient avoir l'habitude, la gauche a constamment trahi, depuis vingt ans, ses bonnes intentions annoncées.
Ce qui comptera, dans l'année électorale à venir (et qui a déjà commencé, n'est-ce pas), ce sont les programmes. Je ne m'attends, en ce qui concerne l'éducation, à rien de faramineux, ni des uns, ni des autres. Je voterai pour le moins pire, ou j'irai à la pêche. Et puis nous tenterons de préparer 2012 sur des bases autres.
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 juin 2006

JPB, ce serait à confirmer par un avocat, mais il me semble que vous pouvez faire valoir l'utilisation du droit d'image, si une photo de vous a été utilisée de façon publique, à votre insu: ils doivent être condamnable dans le cas d'une utilisation de votre "image" sans accord de votre part (c'est pour cette raison que les visages de certains figurants sont "floutés" dans certaines émissions, les personnes ont refuser l'utilisation de leur image).

Par ailleurs, pour rentrer dans le débat politque de la situaton, il doit y avoir possibilité d'invoquer une utilisation politisée de cette image, pouvant nuire à votre réputation, entourage par un caractère "diffamatoire", ou une récupération et une utilisation politicienne, contre votre gré, de VOTRE oeuvre littéraire (sous-entendu, votre propriété intellectuelle!).

Encore une fois, je ne suis pas juriste, et il serait bon de vous faire confirmer ces informations par un avocat! D'autant que ce type de média a souvent un contrat permanent avec un cabinet d'avocats pour palier aux attaques les moins bien préparées

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 03 juin 2006

Comment ça, vous irez à la pêche pour les élections???

Attention, JPB, je vais vous dire la même chose qu'à certains jeunes qui m'ont tenus le même discours:

"Ne serait-il pas plus efficace que tous les abstentionnistes du 1er tour aillent voter Blanc au lieu d'aller à la pêche?

Quand on arrive à 30% d'abstention dans une démocratie, c'est que le pays va mal, mais que les gens s'en foutent, puisqu'ils ne daignent même plus aller voter!

Alors que 30% de Blancs ou Nuls, celà veut dire que les gens respectent encore la démocratie (et y tiennent!) dans laquelle ils vivent, prennent le droit qu'ils ont de s'exprimer pour dire Haut et Fort que la politique menée ne leur convient pas.

A mon avis:
- 30% d'abstention ne signifie rien d'autre que 30% de gens ne s'intéressent plus à la politique de leur pays.
- 30% de Blancs ou Nuls représenterait le premier parti de France aujourd'hui (les mécontents), et obligerait les politiques à se remettre en question"

N'etes-vous pas d'accord sur le fond???

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 03 juin 2006

Si seulement les votes blancs étaient pris en compte !
En Russie, dans les élections municipales, il y a toujours la possibilité, paraît-il, de glisser dans l'urne un bulletin portant la mention "aucun de ceux-là". C'est ainsi que cela fait deux ans qu'un village des environs de Moscou n'a plus de municipalité.
Un rêve, non ? Vous imaginez, une présidentielle où le "aucun de ceux-là" serait majoritaire ? Ce coup au narcissisme que se prendraient les candidat(e)s !
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 juin 2006

Franchement j'ai écouté avec attention les propositions de Ségolène Royale sur l'émission "Les 4 vérités" : je suis effarée devant tant de démagogie, de farce !

Bayrou pour s'octroyer quelques voix se considère subitement comme un semi-socialiste, et certains plutôt certaines imitent le sarkozisme !

A quand le "ségolisme" comme dirait un journaliste de l'Est Républicain ????

Franchement je ne sais décidément pas ce que je ferai en 2007.....Dans tous les cas Ségolène et sa troupe sont rayés de ma carte....Tous comme ceux de droite d'ailleurs....Que me restera-t-il ??

Pas grand chose me direz-vous : terriblement pathétique et révélateur......

Ecrit par : Sandra WAGNER | 03 juin 2006

Juste pour info je rajoute le dernier édito de Denis Jeambar, président de la publication de l'Express et rédacteur en chef :

http://www.lexpress.fr/idees/tribunes/dossier/edito/dossier.asp

Je n'ai pas vécu à l'époque de De Gaulle, je ne suis donc pas en mesure de juger, quant à Jacques Chirac je le rejoins sur toute la ligne......

Ecrit par : Sandra WAGNER | 03 juin 2006

Les blancs/nuls sont pris en compte, mais non rapportés en taux car négligeables! J'ai la faiblesse de penser, qu'avec un taux si élevé de votes blancs/nuls, ils seraient dans l'obligation d'en parler, comme ils le font avec l'abstentionnisme!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 03 juin 2006

A Carole.
Désolé si je me suis trompé de personne, veuillez m'excuser. J'ai pourtant fait attention, mais quelque chose m'a échappé.
A propos de Radio Courtoisie, je ne savais pas qu'elle était "frontiste" (instrument du FN ?) pour reprendre le mot de Jean-Paul. Je ne l'ai jamais écoutée, et le récent forum qui lui est consacré est vide.
Une précision : je ne vis pas dans l'Hexagone.
Une question à ceux qui "savent" : pourquoi ai-je lu sur un message du blog que "Laurent Lafforgue (était) de droite" ? Où L.L. a-t-il déclaré une telle appartenance ? Je sais qu'il est catholique (voir son texte "Défense de l'école et politique", où il déclarait "Je ne dirai pas quelles sont mes opinions politiques, en supposant que j'en ai de bien arrêtées", après avoir pointé "un slogan constamment brandi par ceux qui s'efforçaient de déconsidérer ma position à propos de l'école a consisté à la qualifier de "réactionnaire", "ultra-conservatrice" ou "ultra-libérale""). J'ai l'impression que le simple aveu de catholicisme suffit pour se faire traiter de réactionnaire, fasciste, droitier ou d'intégriste !

Robert Joseph

Ecrit par : Robert Joseph | 03 juin 2006

Honnêtement, Laurent L***, que je connais un peu, est un garçon trop intelligent pour avoir des opinions politiques monocolores. À vrai dire, j'ai dans l'idée que le seul parti auquel il est prêt à adhérer, c'est celui des partisans de Laurent Lafforgue — un parti fréquenté exclusivement par Laurent Lafforgue : la solitude — de pensée et d'action — est sans doute la rançon du génie (si qui que ce soit conteste une telle appellation, il faudra qu'il fasse ses preuves en maths avant). Je ne suis même pas sûr qu'il vote. La seule comparaison qui me vient à l'esprit, qui pourrait donner une idée de ce qu'il est, c'est Pascal — qui, au XVIIe, était sans conteste dans l'opposition. C'est dire que son catholicisme, qui tient peut-être davantage du mysticisme, n'est jamais que la complémentaire antithétique de son rationalisme scientifique. Tenter d'identifier la pensée de Lafforgue, qui ne se réfère jamais qu'à ce que pense Laforgue, à tel ou tel courant, est encore plus réducteur que pour un individu ordinaire — combien de gens, qui fréquentent ce blog, sont de gauche, et ne voteront pas à gauche, et combien sont de droite, tout en méprisant assez les gens de droite ? Il est plus que temps d'en finir avec les clivages hérités des années 30 à 70.
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 juin 2006

"Laurent Lafforgue : la solitude — de pensée et d'action — est sans doute la rançon du génie (si qui que ce soit conteste une telle appellation, il faudra qu'il fasse ses preuves en maths avant)"

Bon voyons comparons :

G.D. amnistié par J.C.
L.L. démissionné sous J.C.

l'un a gagné une médaille dans un truc qui se passe que tous les 4 ans et concerne les meilleurs mondiaux du domaine.
L'autre aussi.

Le 3° devrait peut -être faire ses preuves et pas qu'en math !

Allez expliquer aux gamins de s'inscrire en fac de sciences plutôt qu'en STAPS après ça !

Ecrit par : Atréides | 03 juin 2006

Lafforgue a bien dit que son parti était celui des professeurs, de ceux qui veulent instruire, enseigner. Rien de plus clair.
Quant à son catholicisme "mystique", d'après ce que j'en aperçois, il sort tout droit de l'Évangile. Le Christ se retirait au désert ou en montagne pour prier, le Christ proclamait les Béatitudes, le Christ disait "heureux les pauvres", "heureux ceux qui souffrent " ... etc.
Tout christianisme un peu fervent passe pour du "mysticisme" avec tous les excès et les irréalismes que l'on attache souvent à ce terme. Le problème, c'est qu'il a peu de catholiques "mystiques", i.e. véritablement ancrés dans l'Evangile.

Ecrit par : gilbert beaune | 03 juin 2006

Laurent Lafforgue n'a pas hésité à suivre ses convictions et à entrer dans un débat où il n'avait que des coups à prendre. Avant toute chose, il faudrait saluer son courage. La plupart des universitaires (il y a des exceptions) se contentent de réciter le mantra de l'Ednat : "pas de vagues, pas de vagues, pas de vagues..."

Quant aux attaques à son encontre, venant de la gauche caviar, elles sont sidérantes de crétinisme (nous devrions être habitués). Le catholicisme est-il devenu illégal en France ? En plus, il reste avant tout un chercheur d'exception, qui a fait le choix de rester en France. Là aussi, des grands chercheurs qui restent sur le sol national, il y en a de moins en moins, et ça mérite un minimum de respect.

Bon sang de bonsoir, des prix Nobel et des médaillés Fields, on en a quand même pas treize à la douzaine dans ce pays, si en plus on se met à mépriser ceux qui nous restent... Je commence à me dire que c'est la France dans son entier qui devient une "fabrique de crétins", et pas seulement l'Education nationale.

Ecrit par : Pierre-Henri | 04 juin 2006

Cher ami, je crois que votre dernière phrase met le doigt sur quelque chose de réellement douloureux — et là, il y a un vrai livre à écrire, qui partirait du constat que je fais par ailleurs : nous avons en ce moment l'école que nous méritons.
Bon dimanche…
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 juin 2006

***
ORTHOGRAPHE VOCABULAIRE GRAMMAIRE CONJUGAISON

***
Il est certains points que j’aimerais que vous développiez davantage, soit sur ce « blog », soit dans votre prochain livre : la question l’enseignement systématique des mécanismes de la langue, la remise à niveau des élèves du secondaire en orthographe, en vocabulaire, en grammaire et en conjugaison. Quelles méthodes, quels manuels
(qu’il soi(en)t épuisé(s), disponible(s)ou à créer) préconiseriez vous ? Le chapitre « orthographe » de la Fabrique du crétin n’épuise pas cette vaste question qui ne saurait se résumer à la réhabilitation de la dictée. Il me semble que ces questions intéressent autant les parents d’élèves que les professeurs qui vous lisent !

Si on vous l’a dit ou écrit dix mille fois, hé bien ce sera la dix mille et unième : Merci pour vos livres.

Dom.
***

Ecrit par : Dom | 04 juin 2006

Bonjour,

Si vous désirez que ces connards vous fasent disparaître, vous pouvez tenter d'écrire un courrier au MEDIATEUR DU NET (http://mediateurdunet.fr), dans lequel vous expliquerez ce que vous voulez, et pourquoi. Vous donnerez une copie de ce courrier au responsable du blog de COURTOISIE. Il est très probable qu'il obéira.

Cordialement,

JE

Ecrit par : Julien ESQUIE | 04 juin 2006

1. Merci pour le conseil ci-dessus. J'y vais voir…
2. En théorie (j'ai bien dit : en théorie) il n'y a plus rien à faire pour un jeune lycéen qui ignore l'orthographe, la grammaire, la syntaxe, etc. Rien de sérieux n'est prévu dans les programmes (c'est pourquoi je propose dans À bonne école de dédoubler l'enseignement du Français au lycée en cours de littérature et cours de langue — jusqu'en Terminale).
Mais pratiquement, bien des choses sont possibles. D'abord, faire bosser le chérubin qur l'un ou l'autre des ouvrages disponibles (le BLED, certes, mais essayez le Français / Collège, par Macel Jullian, coll. "La petite encyclopédie", Editions d ela Cité. Il y trouvera un vademecum de tout ce qu'il est supposé savoir (les mêmes existent pour les Maths, l'Anglais, l'Histoire, la Géographie, et la même collection se poursuit pour le lycée — j'y ai un peu mis la main, dans le temps, même si le Français / Lycée est signé par un autre — qui a écrit exactement huit pages dudit…).
Ensuite, parlez-en à son prof, pour voir… Vous pourriez tomber sur un enseignant conscient du problème, et désireux de tenter de le résoudre…
Et si le bambin est vraiment nul en orthographe, essayez de le faire lire : il semblerait que ça s'arrange, avec le temps et une imprégnation permanente.
Pas d'autre recette dans la manche : on ne répare pas aisément des années d'incurie.
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 juin 2006

A dom, 4 juin 2006
Instit en GS, CP, CE1, CE2 (20 élèves en tout), j'ai trouvé dans un vide-grenier un "livre unique de français" publié en 1930. Chaque jour, je prends 15 à 20 minutes pour des exercices collectifs au tableau (oraux en GS et en début d'année au CP, sur l'ardoise ou le cahier de brouillon au CE1, CE2 et au CP, depuis qu'ils savent "tout lire"). Ca marche... Les enfants du XXI° siècle n'ont pas moins de neurones que leurs ancêtres d'il y a 70 ans. Ils savent tous conjuguer un verbe du 1° ou 2° groupe aux temps suivants : Indicatif présent, imparfait, futur simple, passé composé avec avoir (sans accord avec un COD antéposé) et Impératif présent ; ils reconnaissent dans une phrase le verbe conjugué, son sujet, son complément d'objet direct et les compléments circonstanciels de temps, de lieu et de manière. Ils connaissent et appliquent dans un exercice les accords sujet-verbe et les accords déterminant-adjectif-nom, la plupart des CE pensent à les appliquer lors d'une dictée, certains y arrivent aussi dans un écrit individuel (solution de problème, expression écrite, phrase réponse à une question de compréhension en lecture). Ils reconnaissent tous le verbe, le nom commun, le nom propre (même les GS), la plupart reconnaissent de plus l'adjectif qualificatif, l'article, l'adjectif possessif, l'adjectif démonstratif, l'adjectif numéral et le pronom lorsqu'il est sujet, quelques CE reconnaissent aussi un pronom complément (le, la, lui), certains adverbes et les prépositions... Sinon, il y aussi la solution du BLED (Hachette, je crois), de ORTH (Guion chez Hatier), Bescherelle (chez Hatier aussi, je pense), tout en pensant à commencer par les bases et à aller jusqu'au bout : "Ce que tu sais faire dans les exercices du livre, ce sont comme les gammes du musicien, il te reste ensuite à utiliser ces connaissances quand tu écris un texte que je te dicte et aussi (plus difficile) dans un texte que tu écris toi-même". Ce travail doit être presque quotidien et partir du très simple et du très répétitif si l'enfant est très faible et ne pas négliger un retour à la lecture si l'on se rend compte qu'aux difficultés d'orthographe grammaticale s'ajoutent des difficultés dans la traduction des sons en lettres ( gammes de syllabes avec IEN si l'enfant écrit CHEIN au lieu de CHIEN à lire puis à écrire sous la dictée, pseudo mots (suites de syllabes - 2 puis 3 puis 4 - ne voulant rien dire pour fixer la traduction alphabétique des sons du français sans se reposer sur une mémoire globale défaillante chez certains enfants ayant commencé l'apprentissage de la lecture par des listes de mots à apprendre par coeur). J'espère que ces quelques conseils un peu en vrac vous aideront.

Ecrit par : C. BONNET-HUBY | 04 juin 2006

" Radio Courtoisie s'est annexé ma gueule pour faire sa publicité. Si quelqu'un peut m'expliquer les recours que j'ai pour les obliger à décrocher mon portrait, si je puis dire… Mais je ne vais certainement pas perdre du temps et de l'énergie à les traîner en justice.

Cela va mieux en le disant...

Et cette radio, "la plus libre de toutes" comme disent certains sur votre blog est tout de même la façade "courtoise" - avec alibi culturel - du pire ennemi de l'instruction et de l'école publique, entre autres; pour le reste, chacun connaît! Renseignez-vous sur ce Pichon et quelques autres collaborateurs de cette radio, vous serez vite édifié! Et le grand discours sur les clivages dépassés entre la gauche et la droite, dans ce cas de figure, ne tiennent pas une seule seconde. Ils s'arrêtent pas très loin de sinistres barbelés de très triste mémoire (Ce Bruno Gollnisch qui ouvre la page où vous figurez vient d'être condamné pour avoir tenu certains propos faciles à deviner) . Et malheureusement leurs vomissures éclaboussent bien des franges de notre classe politique - ou sont remâchées, redigérées et déféquées par elles : quelle indigne, obsène et infecte besogne! - comme on peut le constater chaque jour un peu plus!

Vous devriez facilement pouvoir faire enlever votre portrait (http://www.droitsurinternet.ca/section_18.html ) la loi, est de votre côté. Michel Delord y est arrivé. Par contre, ce qui reste sur ces ondes nauséabondes, outre les liens de nombreux sites qui ne devraient pas avoir grand-chose à voir avec ces personnages et ces idées à vomir, c'est son intervention! Malheureusement, contrairement à vous, si l'on en croit les vives discussions qui ont eu lieu et qui se poursuivent en plusieurs endroits sur la toile (notamment sur cette liste de discussion où l'on parle aussi beaucoup de vous* : http://motstocsin.autonomie.org/ , de l'école, de sa place dans la société et de bien d'autres choses), Michel Delord et quelques-uns de ses amis - du GRIP notamment - ne semblent pas regretter de s'être frottés à ces cuirasses de Rhinocéros... Quitte à se voir pousser çà et là quelques cornes... Cette persistance à vouloir défendre l'indéfendable pose évidemment problème. Tous les lieux se valent-il pour développer des idées qui peuvent être justes? Et ces même idées ne se pervertissent pas d'elle-même dans la promiscuité de certains personnages et la pestilence de certains lieux? Comme le faisait remarquer un colistier de la liste citée plus haut, Voltaire eut bien du mal à se dépêtrer de ses relations avec le roi de Prusse et l'on pourrait parler aussi de Diderot qui s'est lui aussi laissé prendre au mirage du "despotisme éclairé" , "le plébéien courtisan de la tsarine" Catherine II (comme le note ce bon vieux Lagarde et Michard) ça la foutait plutôt mal, passez-moi l'expression...

Les "Lumières" ont fort à perdre à tenter de faire pousser leurs bonnes graines à l'ombre de ces sombres et envahissants ronciers!

Bien à vous,
Hervé

* Un colistier vient justement de vous citer. Cette mise au point n'était pas inutile, d'autant que certaines autres de vos paroles en ont interpellé plus d'un, notamment celle ou vous faisiez allusion à une nécessaire sélection en vous appuyant - bien imprudemment et un peu vite selon beaucoup - sur Darwin et Nietzsche, ce dernier, vous ne l'ignorez pas pouvant être mis à toutes les sauces et souvent pas vraiment ragoûtantes. Nous aurions bien besion de vos lumlières parfois sur bien des points de vos analyses et de vos propositions qui peuvent encore paraître obscurs...

Ecrit par : Hervé | 04 juin 2006

Pour C.BONNET-HUBY
Faire apprendre par coeur des listes de mots au CP est une hérésie. Par contre, faire mémoriser progressivement des mots isolés, déjà connus des enfants, dès la PS de maternelle, au moment propice des premiers apprentissages, est bénéfique.
Au CP apprendre à lire est une obligation, en PS c'est jeu. Toute la différence est là.
Si l'on se décidait enfin à faire débuter l'apprentissage de la lecture avant la GS on aurait probablement moins d'élèves en difficulté en orthographe à l'école élémentaire.
Voir : http://perso.wanadoo.fr/range/lire-en-maternelle.htm

Ecrit par : René | 04 juin 2006

Je vous informe de la tenue d'une réunion publique

Chers amis,
pour les habitants de la région parisienne, je vous signale une conférence
organisée par Utopia (qui serait un sous-groupe du PS) :

Mardi 6 juin 2006 - 19h
Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications
46 rue Barrault
Paris (13e) - Métro : Corvisart (ligne 6)

Quelles réformes pour l'enseignement primaire ?

Laurent Lafforgue
Professeur à l'Institut des Hautes Etudes Scientifiques
Médaille Fields de Mathématiques
Démissionnaire du Haut Conseil de l?Education

Marc Le Bris
Instituteur, initiateur du projet SLECC (Savoir Lire Écrire Compter Calculer)
et membre du GRIP (Groupe de Réflexion Interdisciplinaire sur les Programmes)

Discutants
Marie Duru-Bellat
Sociologue et Professeur en Sciences de l'éducation, Université de Bourgogne

Philippe Niemec
Secrétaire National du Secteur Education (SE UNSA)
On peut s'inscrire à :
http://www.tsi.enst.fr/~bloch/cgi/utopia.html
(Cette adresse fonctionne depuis peu de temps)

Ecrit par : Guillaume | 04 juin 2006

Pour René, je n'ai jamais dit que je faisais apprendre des listes de mots au CP. J'ai conseillé à quelqu'un qui avait de la peine à remédier aux difficultés orthographiques d'un ou plusieurs élèves de collège de vérifier si ceux-ci avaient bénéficié de l'hérésie dont vous parlez, au CP, ou peut-être pire en PS puisqu'il est maintenant à la mode de considérer des enfants à l'âge de l'apprentissage de la langue orale comme des lecteurs experts... en approximation "lecturale" ou orthographique et en gibier d'orthophoniste.

Ecrit par : C. BONNET HUBY | 04 juin 2006

Deux fautes : "ce sont les mathématiques qui en DONNENT la méthode" dit Pierre Henri.

Ne serai ce pas plutot : la Mathematique ?

Pourquoi mettre au pluriel ? On dit bien la physique, la Chimie......

Si une bonne ame avait une explication a me donner...a votre bon coeur .... !

Ecrit par : gintonic | 05 juin 2006

À Gintonic :
Selon le Robert historique de la langue française, "le singulier, plus fréquent jusqu'au XVIe siècle, est devenu relativement rare au XVIIe siècle au profit du pluriel 'mathématiques' (1555), dû à un emploi scolastique du mot latin regroupant aussi la musique et l'astronomie, sans être délaissé en philosophie des sciences (Descartes, d'Alembert, Condorcet) Depuis Auguste Comte, l'emploi de 'la mathématique' au singulier, correspond à l'intention de marquer l'idée d'unification et de systématisation des connaissances mathématiques."
Cordialement.

Ecrit par : gilbert beaune | 05 juin 2006

On dit bien aussi 'les sciences physiques' non ?
Opinion purement personnelle:

je dis plutôt 'les mathématiques'.
Parce que je n'ai pas l'impression de faire la même chose, de raisonner tout à fait pareil, de faire fonctionner mon cerveau de façon identique quand je fais de la géométrie, de l'algèbre ou de l'analyse.

C'est peut-être dû à mon niveau insuffisant dans ses branches qui se rejoignent et s'entrecroisent (géométrie algébrique, géométrie différentielle,algèbre linéaire, que sais-je encore ?)

Alors plutôt que de parler 'des branches de la mathématique' je parle 'des mathématiques'.

Abus de langage donc sans doute.

Si je me risquais à vouloir donner ma définition, je dirais que la mathématique c'est la science du raisonnement, les mathématiques sont les raisonnements qu'en tire les mathématiciens.

Bref, pas clair ce que je dis.

Ecrit par : Atréides | 05 juin 2006

A J.-P. BRIGHELLI et C. HUBY-BONNET
ENCORE AU SUJET DE L’ETUDE SYSTEMATIQUE DE LA LANGUE.

Il me semble qu’il y aurait beaucoup à redire tant sur BLED (Hachette) que sur ORTH (Hatier). La présentation des règles dans le Bled me semble souvent abrupte, propre à décourager, ce qui le rend particulièrement impropre à un usage autonome. ORTH tente une simplification, souvent abusive. Voyez par exemple la double page sur « SS ou S ? » où n’est donné que le cas le plus général (je fais référence l’ORTH destiné à l’enseignement professionnel, mais les éditions par niveaux destinées au collège vont-elles plus loin ?). Le moderne ilote -me dira-t-on, n’a sans doute que faire, ni besoin de savoir, et encore moins de comprendre POURQUOI asepsie et parasol ne prennent qu’un « S »…
Par une application répétitive, BLED et ORTH peuvent aider certains à l’acquisition de mécanismes. Néanmoins ces ouvrages ont quelque chose du remède de bonne femme, ou du don du rebouteux, car ils font trop peu appel à l’intelligence, dans un domaine où c’est pourtant possible.
Le système graphique de notre langue est loin d’être si incohérent qu’on ne veut bien le dire : Des ouvrages comme ceux de Vladimir GAK, Nina CATACH, René THIMMONIER, qui se sont essayé chacun à leur façon d' en éclaircir les mécanismes ont démontré que notre orthographe, bien que souvent déroutante a sa cohrence propre. Lorsqu’on pose à de « grands « élèves » la question du POURQUOI, on met le doigt sur ce qui peut leur rendre l’étude des mécanismes de la langue intéressante. Et il faut qu’elle soit intéressante cette étude, pour porter ses fruits, si vous entendez dédoubler langue et littérature au lycée ! Il faut savoir ce qu’on mettrait dans ces heures. Pour la partie littérature, ça tombe sous le sens. Pour la langue c’est moins évident, et il est souhaitable que ce ne soit PAS N'IMPORTE QUOI.
Il me paraît déplorable qu’actuellement aucun ouvrage de René THIMMONIER, qui me paraît le plus clair, LE PLUS LISIBLE le plus accessible au grand public des trois spécialistes cités précédemment, ne soit disponible en librairie, ne serait- ce que dans une quelconque collection parascolaire. (Si vous connaissez mieux, faites-le moi savoir. Je ne voudrais pas manquer l'occasion d'apprendre quelque chose que j'ignore encore.) Il me semble pourtant d’ouvrages dans cette veine dont nous aurions besoin. Avant, on disait que l’orthographe était en crise. (Au fond, les éditeurs s’en fichent... à moins qu'il ne s'agisse un énième bouquin de la série « les Dicos d’or », parrainée par Pivot… alors qu’un BON manuel unique concentrant tout suffirait, mais rapporterai évidemment moins.)
Dom.

Ecrit par : Dom | 05 juin 2006

Y aurait-il à l'heure actuelle un grand concours national intitulé "Qui trouvera le plus vieil ouvrage de français?"...
1930 record à battre! Et qui plus est du tout en un!
De plus il semblerait, ô miracle, que ça marche!
Ce ne sont plus des livres de français mais d'authentiques grimoires que vous nous retrouvez là...
Méfiez-vous des procès en sorcellerie à venir!

Plus raisonnablement, il ne me semble pas indispensable de partir en quête DU LIVRE QUI...
Le problème est davantage une question de méthodologie alliée à une sensibilisation des enseignants (donc des élèves).

La méthodologie c'est essentiellement la fréquence.
L'orthographe est qu'on le veuille ou non, devenue secondaire dans notre société. Difficile d'expliquer pourquoi mais il semble que, hormis dans le monde enseignant, on excuse plus volontiers les erreurs orthographiques.
Il est de plus en plus fréquent de trouver des courriers émanants d'entreprises et comportant eux aussi des "fautes".
Voyez ce blog parfois truffé de fautes écrites par des personnes qui habituellement n'en font sans doute pas mais on tolère car "c'est écrit petit", "vite", "tardivement" et que surtout ça semble éphémère...
La fréquence des séances d'orthographe est donc à l'aune de cet état de fait: on en fait moins qu'avant parce qu'il y a beaucoup d'autres domaines à étudier et qu'en plus "on s'en fout de plus en plus"!
Si l'on souhaite améliorer un domaine, pas de mystère, il faut augmenter la quantité: ce qui est vrai en musique, en sport et partout ailleurs n'est pas différent dans l'enseignement.
Si je veux que mes élèves soient bons en géométrie il suffit réellement que j'en fasse plus! Et si par ailleurs je fais mieux, le "plus et mieux" devient la voie royale...
C'est donc un choix, et difficile à faire face à la multitude des domaines à aborder!
Rien à l'heure actuelle ne nous incite à ce choix. C'est un constat, pas forcément une déploration...
Je culpabilise moi-même de n'en point faire assez avec mes élèves surtout qu'ils ne sont pas très brillants, mais pas non plus tous très bons lecteurs, quant aux maths, etc...
Bref, tout ceci pour vous dire mon pessimisme fort quant à l'avenir des compétences orthographiques de notre jeunesse.

Un dernière remarque pour JPB.
De formation très scientifique, j'ai travaillé 9 ans dans le privé avant de devenir vers les 30 ans, enseignant.
Je pouvais sans vergogne faire des dizaines de fautes sur une page d'écriture libre ou de cours de fac. Je ne me relisais pas, j'hésitais sur une multitude de mots, d'accords...
Il a bien fallu que je m'y mette sauf à risquer le déshonneur (un instit ça ne fait pas de faute)! Eh bien j'y arrive à peu près comme quoi rien n'est irréversible...

Ecrit par : denis | 05 juin 2006

Lectures pour l'orthographe, par l'imprégnation, c'est évident. C'est pour ça que les filles sont, en moyenne, meilleures en français que les garçons : elles lisent plus... Mais depuis vingt ans on a fait entrer dans les CDI les BD (avec les mangas !) et Internet (merci Claude Allègre !). Résultat : on repousse les livres dans un coin : ils gênent. Comme le classique, le jazz et le blues à la FNAC : ils gênent, alors on réduit la surface. Les écoles, les collèges, les lycées et les universités devraient êtres des monastères mérovingiens, des conservatoires de la galaxie Gutenberg. On en a fait des supermarchés de l'image.

Ecrit par : JP Leguil | 05 juin 2006

Salutations

Je suis stagiaire PLC2 en Lettres Modernes. J'ai eu vent d'un acharnement moral et psychologique d'une violence effarante sur un stagiaire IUFM de la part de l'IUFM justement.

Voici son témoignage

http://capesentrouble.forumactif.com/viewtopic.forum?t=10511

Je ne sais pas si ce témoignage est vrai, s'il est exagéré ou non. Cependant, en voyant ce qui est arrivé à Mr Brighelli à cause de ses opinions ou à Mr Vermorel, l'auteur de La Ferme aux professeurs, je me dis qu'un tel acharnement de l'IUFM est possible, malheureusement.

Si c'est le cas, alors il faut faire un maximum de publicité autour de cette affaire, car l'exemple de Mr Brighelli le montre bien, l'institution craint comme la peste la publicité sur ses actes plus que douteux.

Merci de m'avoir accordé un peu de votre temps.

Ecrit par : Dilettante | 07 juin 2006

Apparemment non lisible si l'on n'est pas inscrit, avec code, etc. À vous de vir si c'est diffusable.
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 juin 2006

Salutations

Veuillez m'excuser : j'ai tellement l'habitude de ce forum que j'avais oublié qu'il fallait une inscription.
Je vous donne l'adresse d'un autre forum où se trouve ce témoignage et dont l'entrée est totalement libre.

http://forum.quick-web.com/forum_lecture.php?r=54578&id=54578&login=neoprofs2&page=1

D'ailleurs, si vous voulez bouger ce message, le mettre dans un message plus récent, faites comme vous le souhaitez. Ce message est destiné à être lu par le plus grand nombre.

Merci d'avance.

Ecrit par : Dilettante | 07 juin 2006

Je rebondis ici sur les propos tenus par Denis, le 07 06. Selon lui, il n’est pas indispensable, en matière d’orthographe, de partir en quête « DU LIVRE QUI », et Denis de railler le collègue qui a osé dire qu’il utilise à l’occasion un livre unique de français des années 30.

Si l’enjeu était de trouver la plus ancienne grammaire, nous n’en aurions pas fini à si bon compte. Derrière le livre unique de 1930 se profileraient la "Grammaire du certificat d’études" de Claude AUGER, et la série des "Grammaires lexicographiques" de Pierre LAROUSSE, toutes deux excellents manuels pour leur époque. (Vieilles lunes, certes, MAIS quel progrès par rapport à NOEL et CHAPSAL, par rapport à LHOMOND. Pauvres élèves du XIXème siècle ! )

PLUS SERIEUSEMENT : Nous ne trouverons sûrement pas de solutions aux questions pressantes de la dysorthographie dans d’antiques grimoires aux terminologies grammaticales inactuelles, MAIS c’est un fait qu’un collègue a été tenté d’utiliser un ouvrage vieux de plus de soixante dix ans. Je demande : POURQUOI ?

C’est un le fait que je déplore l’absence en librairie d’ouvrages essentiels pour l’intelligibilité de notre système orthographique (je faisais référence à René THIMONNIER, dont je pense avoir encore beaucoup à apprendre). Je demande : POURQUOI ? Croyez vous que si je trouvais mon compte au rayon orthographe de la FNAC la plus proche, je perdrais mon temps à chercher des ouvrages plus anciens ? Ce n'est pas toujours dans les vieilles casseroles qu'on faisait la meilleure soupe. Ce qui compte c'est les ingrédients.

BREF cela n’est pas très rassurant et j’y vois la marque de la négligence des éditeurs dans le domaine de l’orthographe et de la grammaire, et peut être aussi celle des spécialistes de la langue, trop occupés dans des coLLoques, avec deux grands "LL" ... allez savoir.

Les éditeurs me paraissent plus soucieux de continuer à nous fourguer leurs deux ou trois valeurs sûres... et rentables. Bled, Orth sont contestables, et il y aurait la place pour des innovations SERIEUSES. Ne sait-on pas que dans le domaine du livre, l’édition scolaire est un secteur très rentable ? C’est facile avec un marché « captif ». Il ne faudrait tout de même pas "changer une équipe qui gagne". (Sur ces questions de l’édition scolaire, M. BRIGHELLI, qui connaît se domaine aurait sans doute son mot à dire...)

ENFIN QUEL DON D' OBSERVATION…sur ce blog on voit parfois des fautes! Cherchez bien dans ce texte, vous en trouverez, tout comme dans les précédents, qui n’en manquaient pas. Comptez-les si ça vous amuse. Je me dis qu’un tout petit progrès aura été fait lorsque les élèves sauront de nouveau écrire aussi mal que moi, et lorsqu’ils se paieront le luxe de ne faire que les fautes que je m’accorde.

Dom

Ecrit par : Dom | 08 juin 2006

Ma raillerie était somme toute modeste mais pas innocente...
Je suis surpris parfois par cette recherche de ce que j'appelais en effet de vieux grimoires (Boscher ou autres)alors qu'il est tout à fait possible de faire tout le français avec "la courte-échelle", "la balle aux mots",etc... indépendament des DEFAUTS qu'ils comportent. POURQUOI?
Parce que c'est, in fine, l'enseignant qui fabrique sa pédagogie. Le manuel n'est alors qu'un support assorti d'exercices d'application.
Sur un autre site, un collègue partisan de "Léo et Léa" pour l'apprentissage de la lecture, affirmait n'avoir aucune difficulté à faire cette méthode avec Ratus: je pense que c'est aussi dans les compétences des enseignants que de savoir "détourner" des ouvrages pédagogiques pour les ramener à ses propres pratiques.
Et combien de collègue voyons-nous en constante recherche de ce Graal moderne que serait le "bouquin de maths" absolu... le livre de français définitif...
L'effort mis en oeuvre dans cette recherche me semble bien vain.

Je ne m'amuse pas à chercher des fautes dans ce blog, je les vois c'est tout et je constate que ce que l'on ne supporterait pas dans un courrier, on le tolère ici: c'est donc bien déjà une forme d'abandon qui peut-être, en annonce d'autres...

Ecrit par : denis | 09 juin 2006

Je pense, Denis, que vous vous égarez légèrement:

Les fautes que l'on "tolère" ici, ne sont pas tant des fautes que des erreurs de frappe, et le cadre, dans lequel sont écrits les commentaires, est petit et ne permet un confort de relecture suffisant pour du "sans faute"!

Et je pense que la majorité des auteurs de post[s] s'aperçoivent de leurs fautes lors d'une relecture ultérieure. Dès lors, à quoi bon corriger, 10 post[s] plus tard, si l'idée principale a été comprise et que d'autres ont déjà répondu, la correction arrive alors "sans queue, ni tête" et sature donc le blog "inutilement". Je vous rappelle que JPB ne censure pas et que tous les commentaires restent! Donc si l'on corrigeait chaque faute, il n'y aurait pas 400 commentaires, mais 800 au moins... ce qui grossirait considérablement le blog pour des post[s] qui ne touchent que la forme et non le fond.

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 11 juin 2006

Les fautes de frappe sont bien sûr la principale raison des fautes commises néanmoins il existe une fonction "aperçu" que l'on se doit d'utiliser avant tout envoie; c'est comme pour mes élèves quand j'exige un brouillon avant de passer au "propre".
Vous savez, je ne suis pas un accro de l'orthographe mais certains sur ce blog (1 ou 2) qui vocifèrent contre la perte d'une certaine rigueur dans l'enseignement n'ont eux même de rigueur que le slogan.
Quand je parle avec mes enfants de leur langage SMS ils me rétorquent les mêmes arguments: écran petit et l'important "c'est qu'on se comprenne" (le fond plus que la forme).
Restons-en là si vous le voulez bien car ce n'est pas, en effet, le plus important!

PS: si vous trouviez des fautes d'orthographe dans mes textes sachez que je les assume et les reconnaitrais comme de vrais fautes de ma part (j'en fais, je le reconnais mais je me soigne).

Ecrit par : denis | 11 juin 2006

Je soutiens la plupard des propos que Jean Paul BRIGHELLI avance sur l'école. M. BRIGHELLI, dont on ne peut pas dire qu'il manque d'expérience de terrain (contrairement à ses nombreux détracteurs qui n'ont pas ou plus de classe...), a raison sur bien des points. Alors la diabolisation va bon train pour le discréditer et en premier lieu, elle émane de ceux qui sentent le vent tourner après 20 ans de dépotisme et j'ose le mot - de fascisme - comme en témoigne l'éviction de M. BRIGHELLI au jury du Capes de Lettres Modernes.
J'ai reçu cette semaine un mail d'un conseiller pédagogique de ma circonscription qui faisait suivre les recommandations d'un inspecteur proposant de boycotter les entretiens Nathan cette année au prétexte que M. BRIGHELLI y sera... Ne devrait-on pas adopter la même posture avec les "formateurs", PIUMF, conseillers pédagogiques, etc ? Boycottons leurs "formations" merdiques.

Ecrit par : Laurent | 13 juin 2006

Boycottons leurs "formations" merdiques.

Oui Laurent, c'est facile à dire... mais quand il y a la titularisation en jeu...Il faudrait peut-être que les futurs certifiés commencent par boycotter la formation "PLC1", c'est-à-dire la première année 'IUFm (celle qui précède le concours)… elle ne sert strictement à rien. Nous savons très bien que l'on peut faire tous les efforts possibles pour apprendre les fadaises pédagogiques demandées au concours, à l'épreuve sur dossier on recrute un type humain bien précis: un être docile, humble en apparence et qui adore se faire piétiner par ceux qui se trouvent en peu plus haut que lui.

Ecrit par : isa | 13 juin 2006

Comme tous les services "tout puissant", les IUFMs qui sont apparemment les décisionnaires de titularisation, ont un pouvoir de pression suffisament conséquent pour faire douter les postulants et instaurer une adhérence tacite à leurs opinions, par la "peur" (ou la carotte, c'est comme on veut!)

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 13 juin 2006

Pour P. Sivan,

J'ai été longuement réprimandé à l'épreuve de didactique du CAPES en 2001 pour avoir mentionné qu'une des deux illustrations d'une fable de La Fontaine (La Mort et le bûcheron), ne présentant pas la mort, était à mon sens moins appropriée que l'autre pour un manuel scolaire. Pour le membre du jury, elle présentait un intérêt extrême, car elle permettait à l'élève, à partir de cette absence, de "construire le sens" de la fable. Cinq bonnes minutes de perdues sur mon explication. Ainsi, je n'ai pas eu spécialement l'impression que l'ouverture d'esprit présidait à cette épreuve.

Le même jour, en bavardant, j'ai été surpris par la désinvolture de la tenue et du langage d'un interlocuteur que je ne connaissais pas. A ma grande surprise, cette personne me demanda si j'étais examinateur, et dans quelle commission. Après l'avoir détrompé, je me suis rendu compte alors que ce monsieur était membre du jury, alors même que, vu le relâchement de son expression, je m'imaginais parler à un candidat "mal parti". (Et le tutoiement s'est interrompu, ainsi que la discussion.) Plus tard, lors des multiples visites de l'IUFM dont j'ai fait l'objet, les formateurs m'ont systématiquement reproché l'emploi des pronoms "ça" et "on". Il me semble donc que sur les questions de registre de langue, les "juges" sont fort mal choisis.

J'ai réussi la même épreuve en 2002, avec une bonne note (15/20), alors que je m'étais borné dans mon analyse à citer le plus souvent possible les expressions des programmes d'accompagnement... en particulier ce qui avait trait à la citoyenneté et à la construction des séquences. Le support était la Petite épitre au roi de Marot, que je n'ai même pas lue en entier.

Par conséquent, je tiens que l'orthodoxie est visée en priorité par les examinateurs, et strictement sanctionnée. Enfin, si ce qu'en dit M. Brighelli sur les examinateurs du CAPES est faux, pourquoi ceux-ci en seraient-ils outragés au point de vouloir l'évincer - par des moyens officieux - de leurs rangs ?

Il est facile de tirer sur les ambulances. Je ne raterai pas la vôtre.




M. Brighelli,

Valorisez les candidats les plus stupides et les plus incultes. Je ne souhaite à personne de "sain" une année de stage en responsabilité.





Pour les Alain, de droite,

Vous êtes un con.
Ce n'est pas la première fois que des personnes de gauche défendent la république et prennent des coups pour cela. C'est-à-dire, à la place des "républicains" et des "démocrates".
Que la direction des partis de gauche soit assez dégénérée pour avoir mené une politique ultra-réactionnaire dans l'enseignement ne vous autorise pas à mépriser les républicains de gauche.
Votre droite est assez stupide pour mener en matière d'éducation exactement la même politique que la gauche, maintenir les mêmes experts, laisser se produire les mêmes abus napoléoniens.
Vous me faites penser aux collabos qui soulignaient que si la France était occupée, c'était la faute à Blum et aux social-démocrates.

Vous êtes de plus assez crétin pour croire qu'on est forcément plus bête que vous (ce qui n'est pas concevable) parce qu'on n'a pas la même étiquette politique.

Que vous vous présentiez comme un industriel me fait mieux comprendre la débilité de la politique industrielle française. Quant au CPE, le risque d'être viré de son emploi sans motif n'est pas une motivation pour bien travailler. Vous le savez bien, vous dont la classe dégénérée et débile ne survit que grâce aux subventions de l'Etat.

Et puis retournez voter De Villiers, vous ne m'amusez plus.

Voir ma remarque sur les ambulances.

Ecrit par : prof chômeur | 13 juin 2006

Pour François, si vous repassez par ici

Je ne suis pas un adepte de la franc-maçonnerie. Pourtant, nous lui devons ceci :

LIBERTE EGALITE FRATERNITE

Que je ne souillerai pas de parenthèses (et qui ne figure plus sur les pièces de monnaie). Libre à vous de considérer cette devise comme une utopie.

Quant à ORDO AB CHAO, je pense au serment du jeu de paume : donner une constitution à la France, mot d'ordre qui a déclenché la révolution.

Je pense que cela méritait que l'on coupât quelques têtes. D'autant plus que l'Ancien Régime ne s'en est jamais privé.

A propos de Jaurès, son assassin a été acquitté.

Ecrit par : prof chômeur | 14 juin 2006

Prof,

L'IUFM fait tout pour broyer ses ennemis potentiels, en particulier lorsqu'il sent qu'ils sont à l'intérieur.
J'ai fini mon année vraiment écoeuré au plus haut point de ce métier et, cerise sur le gâteau, pour bien nous faire comprendre que nous devions être deparfaits petits moutons, le dernier jour, notre grand patron, l'IA lors de son discours devant les p'tits rampants qu'il avait face à lui, a été sans équivoque à l'égard de ces professeurs qui venaient de sortir des livres lamentables (Marc le Bris venait de sortir son EXCELLENT bouquin, JPB, je vais acheter le votre prochainement) et, qui, selon ses propres termes : "feraient mieux de démissionner, si réellement ils pensent ce qu'ils osent écrire".

Christophe,

Je ne remets pas en cause votre opinion, et contrairement à Charmeux, je n'irai pas vous dire : "je ne peux pas croire que vous pensiez cela".
Cela dit, vous me paraissez sacrément Candide !
Par ailleurs, je vois mal comment, d'après les propos que vous tenez, somme toute nettement en faveur des IUFM et de leur formation, vous pourriez être sanctionné. Au contraire, si je me place du point de vue adverse, je vous donnerais une médaille !

Ecrit par : Sionac'h | 14 juin 2006

Je viens aujourd'hui 12 juin 2006 de me faire débarquer par le jury du capes de Lettres modernes... certaines indélicatesses m'ont laissé entendre que la délibération de vos pairs ne se fit pas dans la plus parfaite régularité... les victimes innocentes sacrifiées sur l'autel de la honte te saluent ! que la malédiction s'abatte sur les bourreaux iniques !

C.Farenc

Ecrit par : farenc catherine | 16 juin 2006

> Votre photo et un lien vers votre blog figurent en bonne place sur le site de Radio courtoisie,
> antenne relais de l'extreme droite : l'assumez-vous ?
> http://radio-courtoisie.over-blog.com/archive-05-11-2006.html

1) Ce n'est PAS le site de Radio Courtoisie, mais un site indépendant.

2) Cette radio est le relai de TOUTES les droites.

3) France Télévision relai de l'extrême droite ?
http://les-4-verites.france2.fr/?date=2006/06/15&id_article=458


> Radio Courtoisie s'est annexé ma gueule pour faire sa publicité

Modeste l'artiste :)


> Ce Bruno Gollnisch qui ouvre la page où vous figurez vient d'être condamné pour avoir tenu certains propos faciles à deviner

Bruno Gollnisch a reçu un NON-LIEU par la justice mais a été néanmoins condamné par l'instance administratrive du "Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche", ce qui en dit long sur l'etat de stalinification du mammouth.

Lire :
http://www.gollnisch.com/textes/kafka_fda_2006_06.php
http://www.gollnisch.com/textes/2006_06_13_lettre_ouverte.php

Ecrit par : Blogmestre Radio Courtoisie | 17 juin 2006

l'ignorance programmée n'est pas un hasard: un esprit flou ne comprends plus rien et les déjà ignares seront les citoyens ideaux que l'aristocratie technocratique pourra "enfumer" à loisir

renseignez vous et vous constaterez que les enfants de nos gouvernants (elus ,technocrates,enarques,PDG duCAC 40 etc..)
suivent dans des écoles choisies primaires,colleges ,lycees l'enseignement classique qui était accessible autrefois au moindre enfant de paysan auvergnat

nous sommes au mieux en 1789 et bientot dans le monde d'Orwell ( la novlangue)

depechez vous ,la lucidité deviendra bientot un délit

Ecrit par : delouvrier serge | 28 juin 2006

etes vous parent avec monsieur brighelli professeur de lettres au lycee diderot a marseille dans les années 1968 ???????

Ecrit par : claire | 29 juin 2006

brighelli=sarkhosy=j'avance masqué=démagogie=cupidité+bétise pour attrapes-nigauds pas si nigauds que ça mais qui n'ont pas le courage d'assumer leurs idées d'extrème-droite.

Ecrit par : nestor | 30 juin 2006

"Le degré zéro de l'écriture" dont rêvait encore Roland Barthes avant d'être écrasé par une camionnette sur un boulevard parisien, il y a plus de 25 ans, ... Nestor, le 30 juin 2006, a tenté de s'en approcher. Encore un effort : c'est un peu fruste.

Ecrit par : JP Leguil | 30 juin 2006

le degré zéro de l'écriture est queue de pie à coté du degré zéro des faux-culs que vous ètes.Heureusement pour moi ,je ne capte pas "radio courtoisie", c'est effectivement un degré de pensée qui ne m'est pas accessible.Plus sérieusement, je ne vous reproche pas d'avoir vos idées "Réacs",il faut de tout pour faire un monde,mais lachez-vous, assumez-vous ,pour la clarté du débat car comme disait Blaise Cendrars; 3le pire des péchés capitaux est la confusion de l'esprit." Alors affichez la couleur.

Ecrit par : nestor | 30 juin 2006

En voulant à tout prix que nous soyons "fachos" vous prenez vos désirs pour des réalités : ça vous arrangerait tellement que les partisans de la primauté de l'instruction (héritage Condorcet) le fussent et que ceux du tout éducatif (apport Meirieu) fussent de gentils progressistes ! Mais vous savez très bien que la séparation n'est pas celle-là et que les "pédagos" et les ultra-libéraux ont noué une alliance pour dévaster l'école française, et en faire une terre brûlée dont les cendres n'abusent plus personne.
OCDE + Bruxelles = INRP + IUFMs. Leurs intérêts ont fini par converger.

Ecrit par : JP Leguil | 30 juin 2006

Il faudra qu'on m'explique, une fois pour toutes, en quoi vouloir travailler du plus simple au plus compliqué (suivant un ordre logique/chronologique) fait de de nous des gens de droite... et à plus forte raison d'extrême-droite. J'ai beau mobiliser l'ensemble de mes connaissances politiques, j'ai du mal à trouver le lien.

Ecrit par : Pierre-Henri | 30 juin 2006

"Plus sérieusement, je ne vous reproche pas d'avoir vos idées "Réacs",il faut de tout pour faire un monde,mais lachez-vous, assumez-vous"

Et vous nestor, battez vous toujours vos femmes?

Ecrit par : François | 30 juin 2006

réponse à FRançois;"Non, Jean-marie"

NB; j'essaye de me placer à votre degré d'intimité,le procédé vaut signature.

Ecrit par : nestor | 30 juin 2006

"NB; j'essaye de me placer à votre degré d'intimité,le procédé vaut signature."

Là, nestor, vous avez réussi à me faire rire... Mais c'est _votre_ signature!

Vous n'aimez donc pas vous voir appliquer vos propres méthodes. Merci, c'est tout ce que je voulai montrer.

Toutes mes excuses aux autres participants.

Ecrit par : François | 30 juin 2006

Je vous laisse le dernier mot ,cela vous permettera de sauver la face et je clos donc mon intervention intrusive, manifestement je n'étais pas invité et pour tout vous dire je crains votre familiarité.

Ecrit par : nestor | 30 juin 2006

Vous débarquer d'un jury du CAPES me semble une très sage décision.
Heureusement qu'il y a encore des gens qui garde la tête froide et comprennent vos propos honteux.
Goldnish du frond national à Lyon a eu des problèmes du même type en fac de droit. Il véhicule le même langage que vous
Il faut militer contre votre conception de la société.
Dans ce blog tout le monde ne peut être d'accord avec vous et votre pensée unique.

Ecrit par : francbourgeois | 06 juillet 2006

Vous rendez-vous compte que vous accusez indirectement l'auteur de "La Fabrique du Crétin" de nier l'existence des chambres à gaz? Vous êtes pas un peu marteau, non ? La diffamation est un délit.
Que d'insanités, liberté, anonymat et pseudonymes, on commet en votre nom ! Il est vrai que la lâcheté n'est pas réprimée par la loi ...
Le vieux principe de Godwin : quand on est à court d'arguments, on fait invariablement appel à la seconde guerre mondiale. Finalement, vous êtes surtout dérisoire.

Ecrit par : JP leguil | 06 juillet 2006

Pour JP leguil:
Il ne faut pas répondre à ce genre de personnes qui arrivent tout d'un coup, issues de nul part et commencent à répandre leur lisier sur toutes les discussions dans le seul but de les perturber. C'est leur faire trop d'honneur!

Ecrit par : François | 06 juillet 2006

à François,

C'est vrai, vous avez raison.
Il vaut mieux économiser son énergie.
Cordialement,

JPL

Ecrit par : JP leguil | 06 juillet 2006

JP leguil
Les propos de Monsieur JPB sont totalement réactionnaires, je ne l'ai jamais accusé des mêmes fautes, ni parlé de la deuxième guerre mondiale, vous allez vite dans les raccourcis Monsieur Leguil.
Votre message sur la diffamation vous rend ridicule à souhait, il dénote d’une mentalité de mystificateur qui veut toujours avoir raison.
Etre enseignant, c’est avoir d’abord l’esprit ouvert plutôt que de s’enfermer dans une pensée réactionnaire comme le fait l’extrême droite que JPB représente dans ses propos.

Ecrit par : francbourgeois | 06 juillet 2006

Quelque soit le forum ou le blog on rencontre fatalement ce genre de pédago d'arrière-garde dont l'ultime argument est d'invoquer une soi-disant connivence des défenseurs de l'instruction publique avec les idées du front National.
C'est à la fois pitoyable et révélateur du désarroi de ces personnes dont le sol se dérobe chaque jour un peu plus sous leurs pieds.

Ecrit par : Guillaume | 06 juillet 2006

Cette discussion est sans fin et sans issue.La seule chose que j'ai de mandé dans ce blog est que les gens qui y participent se prononcent sans ambiguité contre les théories d'extrème-droite car la discussion n'est pas pédagogique mais idéologique. Ilfaut d'abord déblayer le terrain car sur le plan pédagogique il y a effectivement beaucoup à dire.Et manifestement plutot que de répondre à une question simple qui demande une réponse encore plus simple, les interlocuteurs préfèrent 3botter en touche". C'est un préalable non négociable, après on peut discuter sur le fond.

Ecrit par : nestor | 06 juillet 2006

bonjour monsieur brughelli,
je tiens à vous adresser tout mon soutien et j'en appelle au votre: je suis à nouveau victime d'une note éliminatoire à l'épreuve orale d'entretien préprofessionnelle et ce malgré de très bons résultats à l'écrit-pardonnez ce manque d'humilité mais il est ainsi-. Est-ce mon diplôme de docteur en sciences qui pose problème? devrai-je éternellement traîner ce boulet à mes pieds? je rêvais d'enseigner mais bercée par un discours social et familial qui consiste à encenser les diplômes et à en faire des critères indispensables de réussite j'ai fait de longues études. Premier couaque: impossibilité totale de trouver un emploi, 4 ans de petits boulots avant de prendre mon courage à deux mains. Mais voilà, l'éducation nationale ne veut pas de moi: "surcompétente(????)"- comme on me l'a si souvent signalé - je n'ai pas droit aux vacations. Qu'à cela ne tienne je prépare le CRPE en candidat libre. Deuxième couaque: je suis éliminée deux années de suite à la même épreuve. Que dois je en conclure? Une tare qui m'habite et qui est passée inaperçue tout ce temps mais qui se réveille subitement sur la même épreuve orale? ou bien une peur des grands diplômés qui en savent trop pour rentrer dans le moule si serré du "béni oui oui" si cher à l'éducation nationale? Cette mère ingrate qui élève ses petits au plus haut niveau, les berce doucement d'illusions et qui n'hésite pas à les renier dès les prémices de sevrage? fut-il un temps où seuls les meilleurs des élèves accédaient à l'école normale.... ne devrait on pas se poser la question de la pertinence des recrutements? je ne dis pas qu'un grand diplômé sera un bon pédagogue de manière sûre - c'est évident - mais le contraire est tout aussi absurde. Prévenons les jeunes qui croient aveuglément que leurs diplômes leur ouvriront des portes: plus ils en auront, plus elles se fermeront...

Ecrit par : Monthieu celine | 10 juillet 2006

L'éducation nationale n'est pas la mère ingrate qui devrait élever ses petits pour en faire que des prof.
Sa mission de service public est bien plus large, et il est normal que des personnes soient recrutées en fonction d'une régle de recrutement. ( ce que l'on peu regréter c'est le peu de postes au concours )

Il est clair que le niveau diplôme en soit ne doit pas être le seul moyen devenir enseignant. Il y a d'autres critères et il semble que vous ne répondez pas à ces critères.
Je suis certain que votre niveau de formation vous permettra d'exercer avec succès un autre metier avec votre doctora es sciences. ( privé ou public )
E.N. a besoin de pédagogues d'un bon niveau. A un certain moment, un niveau de diplôme très élevé n'est pas nécessaire pour enseigner dans le secondaire.
Visez le supérieur...

Ecrit par : francbourgeois | 28 juillet 2006

bonjour ce sra curieux quand meme que segolene devienne president de la republique de la france pas que c est une fille mais sakozy cartonne tellement plus et pour nous africains et congolais surtout avons deja choisi nicolas qui a une forte ressemblance avec notre futur president-suivez mon regard-et puis comme elle n est pas juive et franc maconne ni ump comme aura t elle la majorite au parlement

Ecrit par : +243810677080 | 12 septembre 2006

est ce que les zairois peuvent ecrire aussi

Ecrit par : +243810677080 | 12 septembre 2006

"ce sra curieux quand meme que segolene devienne president de la republique de la france "

on peut essayer de lui greffer le neurone de Sarko ?

Mais on fait quoi avec le Sarko après ???

On lui met un tailleur, on lui donne un sac à main , et on le laisse aller faire du shooping ?

Intéressant comme post, numéro 243810677080 merci d'être passé.

un chtit coucou à nestor, mon zavis qu'il partage son neurone avec Ségo.... il est sympa le nestor, humble et tout et tout :o)))))))))))))

Ecrit par : toto | 12 septembre 2006

"et puis comme elle n est pas juive et franc maconne ni ump comme aura t elle la majorite au parlement": à vomir.

Ecrit par : Pendariès | 12 septembre 2006

A chier, même, mais ces provo ne valent pas le papier pour essuyer...

Ecrit par : D'Enguell | 12 septembre 2006

J'ai parlé à un certain nombre d'amis, sans succès jusqu'ici, de la nécessité d'une candidature "à la Coluche" aux élections présidentielles de 2007, afin d'avoir une vraie tribune où parler devant la population tout entière des graves problèmes de l'Education Nationale.
Si, au lieu de se servir ainsi soi-même, on compte sur les politiciens (et politiciennes, qui ne sont pas si différentes) candidats, partisans, idéologues de différentes sortes et/ou ambitieux insatiables, on pourrait très probablement le regretter !
Souvenez-vous de Coluche... Salut à toi, Michel !
"En France, il y a X millions de gens qui ne mangent pas à leur faim. Quand on demande aux politiciens, ils répondent : "J'sais pas." Nous, on le sait, et on le fait !"

R.J.

Ecrit par : Robert Joseph | 12 septembre 2006

Erratum

"...Quand on demande aux politiciens ce qu'on pourrait faire, ils répondent : "J'sais pas." Nous, on le sait, et on le fait !"

(Restaurants du Coeur)

Ecrit par : Robert Joseph | 12 septembre 2006

""...Quand on demande aux politiciens ce qu'on pourrait faire, ils répondent : "J'sais pas." Nous, on le sait, et on le fait !"

N'aurait-il pas mieux valu leur apprendre à pêcher ?

Ecrit par : toto | 12 septembre 2006

C'est quoi cette horreur, ce propos tendancieux sur les juifs et les francs maçons? C'est ignoble! D'ailleurs qu'est-ce qui permet d'affirmer que Ségolène n'est pas franc maçon. En général, l'attaque sur elle, c'est qu'elle n'en a pas... Apparemment c'est ce que dit Toto. Pour toi, une femme ça ne peut faire que du shopping? Une raison de plus pour moi de la désigner comme candidate en novembre!

Ecrit par : dobolino | 12 septembre 2006

Ce que "n'a" sûrement pas Ségolène, ce sont tout simplement des IDÉES, de gauche en particulier. Elle a "l'énergie (le look, la com ...) du vide" mais à la différence de la physique, son vide à elle, ne crée que des thèmes "élémentaires", qui plaisent tant à la droite ; d'où sa popularité... Pour elle l'enseignement, ce n'est pas l'instruction publique mais "l'éducation à la citoyenneté", c'est à dire RIEN. Elle est le PPCM de la politique. La baudruche pubeuse et creuse intégrale. Avec un autoritarisme qui la met plus proche de Mme Thachter que de Marie Curie ou de Rosa Luxembourg. Une vraie tuile pour le féminisme en politique ! Elle est à Angela Merkel (qui n'est pas "de gauche" ... ) ce que Mireille Mathieu est à Edith Piaf.

Ecrit par : JP Leguil | 12 septembre 2006

réponse à toto;décidément ce blog devient de + en+ un marécage nauséabond ou les phrases veulent dire tout et leur contraire.Et de re- citer Blaise Cendrars: " le pire des péchés capitaux est la confusion de l'esprit".Confusion chérie par les extrémistes.

Ecrit par : nestor | 12 septembre 2006

le problème est de savoir si vous préférez Sarkozy...Soyons honnêtes: connaissez vous un seul présidentiable français qui s'interesse à l'enseignement sérieusementet qui épouse les idées développées ici(le grand Jack?)? Je dis "présidentiable" et un président ne gouverne pas seul, il est entouré d'une équipe et des inamovibles cadres de l'état, à ne surtout pas négliger. On ne peut désigner comme candidat quelqu'un qui a peu de chances d'être élu. Enfin il y a en France d'autres débats que celui de l'école: les énergies, la politique européenne et internationale, la décentralisation, les soins médicaux,etc...

Ecrit par : dobolino | 12 septembre 2006

En juillet, cher nestor, vous vouliez un démenti non négociable sur les théories d'extrême-droite qui envahissent les "blogs" d'Education...
Bon Dieu, lever le rideau sur l'extrême dérive de l'extrême gauche vous fait donc si peur ?
Tout et son contraire, mais avec vos c....ies, les pauvres ne se cultivent même plus, tout et son contraire...
Préalable non négociable : les hommes sont égaux en droit, et ceux qui le sont un peu plus, apprennent aux autres à être plus sage !

Ecrit par : D'Enguell | 12 septembre 2006

qué conneries?

Ecrit par : nestor | 12 septembre 2006

On est tous égaux, et les bonnes pensées citoyennes faut les répandre, ou alors l'extrême droite elle reviendra, père Fouettard

Ecrit par : D'Enguell | 12 septembre 2006

OK pour les "bonnes pensées citoyennes".Me serai-je tromper sur votre compte?

Ecrit par : nestor | 12 septembre 2006

N'y comptez pas... L'étiquettage forcené coule la pub et le marketing par phénomène NO-NO, sauf pour les cibles faciles, et pas éduquées, justement.

Ecrit par : D'Enguell | 12 septembre 2006

Cet inspecteur est dangereux :

His figure was pleasing and majestic; but when he was angry one of his eyes
became so terrible that no person could bear to behold it, and the wretch
upon whom it was fixed instantly fell backward, and sometimes expired.

http://www.gutenberg.org/files/2060/2060.txt

Ecrit par : André | 12 septembre 2006

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Sorry, we are overloaded. Please try again later. Slack times are: 18.00 PM to 8.00 AM EST.

Pour "André"

Ecrit par : JP Leguil | 12 septembre 2006

?????????????D'enguell, ne pensez-vous pas que la supériorité de l'art moderne repose sur son retranchement dans le domaine de l'irréalité lui permettant ainsi d'envahir la sphère libidinale du subconscient?

Ecrit par : nestor | 12 septembre 2006

Se retrancher n'est point envahir, mon cher.
C'est le contraire que vous prônez ?

Ecrit par : D'Enguell | 12 septembre 2006

Attention d'enguell ,vous répondez sérieusement à ce qui était un gag.Votre suffisance aurait-elle été prise en défaut?

Ecrit par : nestor | 12 septembre 2006

Merci de me prévenir, e pericoloso, mais avec vous, pas besoin d'Achtung Minen, le pétard est mouillé.
Et ma condition est souvent suffisante mais jamais nécessaire, comme auraient pu l'être en revanche les purges anti-trotskystes .

Ecrit par : D'Enguell | 12 septembre 2006

Je vous laisse le dernier mot ,cela vous permettera de sauver la face et je clos donc mon intervention intrusive, manifestement je n'étais pas invité et pour tout vous dire je crains votre familiarité.

Ecrit par : nestor | 30 juin 2006

Vous voyez je vous épargne...

Ecrit par : D'Enguell | 12 septembre 2006

Le niveau de la syntaxe des dernières interventions reflète assez bien l'état présent de la langue française.

Ecrit par : JP Leguil | 12 septembre 2006

J'estime qu'une pédagogie des langues fondée surtout sur l'oral est d'une incommensurable connerie pour ces raisons :

1) l'assimilation par le bébé et le jeune enfant de la langue maternelle est une expérience unique, et non reproductible par la suite, parce que son cerveau est alors vierge de toute structure linguistique et grammaticale. Gravage indélébile.

Bémol toutefois : il est possible d'acquérir 2 ou même 3 langues à condition que ce soit en même temps. Exemple : un Français et une Allemande font l'amour à Londres, unissent leurs destins, restent en GB, fondent une famille et les enfants reçoivent donc 3 langues : anglais, français, allemand, si chacun des 2 parents parle aux enfants dans sa langue maternelle. Dans ce cas : triple gravage.

2) Mais l'Education nationale ne pourra jamais reproduire ce bain linguistique intense.
De plus la grammaire et les structures de la langue maternelle perturberont toujours celles de la langue étrangère. SAUF si le professeur dispose du temps nécessaire pour insister lourdement sur les différences syntaxiques entre les 2 langues. Cet enseignement grammatical devra être dispensé en français. Quand les inspecteurs veulent bannir tout mot de langue maternelle, ils feraient mieux de ... (censure : je chuchote une obscénité ! ).

3) Faites le calcul, un élève ne recevra que 800 heures de cours d'anglais en 7 ans. Si une classe moyenne compte 30 élèves, cela veut dire que chaque élève ne pourra communiquer que 27 heures avec le professeur durant ces 7 années.
Un enfant de 2 ans dont la mère ne travaille pas, peut lui utiliser un capital de 27 heures en 3 jours pour assimiler sa langue maternelle.
Donc 3 jours contre 7 ans.

4) Etant donné qu'il est absolument illusoire de vouloir reproduire les conditions initiales, je pense qu'apprendre des milliers de mots par coeur pendant les 7 ans de cours n'est pas aussi bête que les nouveaux pédagogues voudraient le faire croire.

Cependant certains peuvent prendre conscience de leurs erreurs !!! Il ne faut pas désespérer de l'humanité !!!
The INSPECTOR of SCHOOLS :
"I started from my sleep with horror; a
cold dew covered my forehead, my teeth chattered, and every limb became
convulsed; when, by the dim and yellow light of the moon, as it forced
its way through the window shutters, I beheld the wretch--the
miserable monster whom I had created, the PEDAGOGY that I had created."
MARY SHELLEY, Frankenstein
http://www.gutenberg.org/dirs/etext93/frank15.txt


Une amie enseignante (prof d'anglais, ancienne copine de fac) qui lit ce blog, mais n'ose pas trop se mouiller, m'a fait cette suggestion :
pourquoi les enseignants ne serviraient-ils pas du blog pour exprimer leur révolte contre le système, les inspecteurs, etc ???
Elle a toujours la haine parce qu'il y a x années elle s'était fait descendre par un inspecteur qui n'admettait pas que la grammaire soit expliquée. Il voulait que les élèves devinent eux-mêmes la règle à partir d'exercices. Il était interdit de formuler le fonctionnement de la grammaire anglaise, de l'expliquer !!!

LA CONSÉQUENCE

après 7 ans d'anglais les élèves parlent-ils au moins cette horreur, le globish ? Pas sûr !!!

http://www.jpn-globish.com/

le par coeur permettrait aux élèves d'acquérir au moins 10.000 mots au cours des 7 années.
Je me souviens d'un manuel scolaire d'espagnol publié aux éditions Ophrys. En fait c'était un livre de vocabulaire, les mots étant classés par thèmes : la maison, les animaux, etc. Je vais le rechercher dans mes armoires.
On devrait réutiliser ces livres. Dire aux élèves de les garder.
Et leur conseiller aussi de réviser tout au long de leur vie, si besoin est (ou envie). Ce seraient des souvenirs ; et si l'Europe se construit vraiment un jour, cela leur serait aussi bien utile.

10.000 mots, c'est mieux que le globish : comparez avec les performances des CHIENS : un berger allemand retient environ 500 mots, un golden retriever environ 1.200.
De combien de mots un élève de terminale dispose-t-il ?
Autant qu'un golden retriever ???

Ecrit par : André | 12 septembre 2006

Cet INSPECTEUR est dangereux :

His figure was pleasing and majestic; but when he was angry one of his eyes
became so terrible that no person could bear to behold it, and the wretch
upon whom it was fixed instantly fell backward, and sometimes expired.

http://www.gutenberg.org/files/2060/2060.txt

Ecrit par : André | 12 septembre 2006

Bonjour Fourum

"Apparemment c'est ce que dit Toto. Pour toi, une femme ça ne peut faire que du shopping?"

c'était pour tester les réactions ;)
Pour Ségolène, si elle nous dit ce qu'elle pense de FraKK(ps) je suis prêt à voir, en fonction de sa réponse. Si voter pour elle c'est laisser en place les fadas de Merdieu FraKK Charmeux, Goixgoix, ratmus et consor, ils peuvent toujours se gratter pour avoir ma voix.


"réponse à toto;décidément ce blog devient de + en+ un marécage nauséabond ou les phrases veulent dire tout et leur contraire."
Bien vue :o))))

"j'ai de mandé dans ce blog est que les gens qui y participent se prononcent sans ambiguité contre les théories d'extrème-droite car la discussion n'est pas pédagogique mais idéologique."
Quand est-il des théories fumeuses d'extrème gauche ?


"qué conneries?"
"OK pour les "bonnes pensées citoyennes".Me serai-je tromper sur votre compte?"
:o)))) pb de lecture ?
"e pericoloso"
:o)))) fatigué? (tu t'es fait avoir, j'lai vu tout de suite k'il déconnait. Bien vu nestor :)




Terrible (effrayant) ton post André, virez moi cet inspecteur, ou REFORMATEZ LE CORRECTEMENT.

Ecrit par : toto | 13 septembre 2006

Rendons à César ce qui appartient à César, la phrase:"Ne pensez-vous pas...............la sphère libidinale du subconscient" est tirée d'un livre qui s'intitule:The frenchman des editions Taschen.Le principe étant qu'à des questions posées par un photographe américain, Fernandel réponde par des mimiques faciales. En voilà un vrai livre pédagogique. Ceci pour essayer de glisser un léger sourire dans ce blog de brutes.Vous ètes tous intelligents et pertinents mais il faudrait aérer de temps en temps la maison,on étouffe,pitié pour la France de demain et bon vent.

Ecrit par : nestor | 13 septembre 2006

Matthew Gregory Lewis wrote about the ABOMINABLE INSPECTOR and PEDAGOGUE in 1796!!!!!!
It was written before he turned 20, in the space of 10 weeks!!!!!!

The story concerns Ambrosio - a well-respected, but ABOMINABLE INSPECTOR - and his violent downfall. He is undone by carnal lust for his pupil Matilda, and once satisfied by her, he is overcome with desire for the innocent Antonia, whom he later rapes and kills. In the middle of telling this story, however, Lewis frequently makes further digressions, which serve to heighten the Gothic atmosphere of the tale while doing little to move along the main plot.
A lengthy story about a "Bleeding Nun" is told, and many incidental verses are introduced.
A second romance, between Lorenzo and Antonia, also gives way to a tale of Lorenzo's sister being buried alive by hypocritical teachers, both male and female, who used to blow the INSPECTOR's prick.
Eventually, the story catches back up with Ambrosio the ABOMINABLE INSPECTOR, and in several pages of impassioned prose, Ambrosio the ABOMINABLE INSPECTOR is delivered into the hands of the Inquisition; he escapes by selling his soul to the devil for his deliverance from the death sentence which awaits him. The story ends with the devil preventing Ambrosio's attempted final repentance, and the sinful INSPECTOR's prolonged torturous death.

Ecrit par : André | 13 septembre 2006

The INSPECTOR is remembered for being one of the more lurid and "transgressive" of the Gothic novels. Featuring demonic pacts, rape, incest, and such props as the Wandering Jew, ruined castles, and the Spanish Inquisition, The INSPECTOR serves more or less as a compendium of Gothic taste. Ambrosio, the hypocrite foiled by his own lust, and his sexual misconduct inside the walls of convents monasteries and SCHOOLS, is a vividly portrayed villain, as well as an embodiment of much of the traditional English mistrust of PEDAGOGISM, with its intrusive confessional, its political authoritarianism, and its cloistered lifestyles. The American fictitious anti-PEDAGOGUE libel, The Awful Disclosures of Maria the INSPECTOR, borrowed much from the plot of this novel.

Ecrit par : André | 13 septembre 2006

Des fois, on peut effectivement étouffer. Dans ce cas, une marche dans la montagne jusqu'à la Trappe où habite Lou Luneau qui fait de la chouette peinture à mon goût et qui ne se préoccupe guère d'enseignement. Ecrivez Lou Luneau sur votre moteur de recherche ou www.louluneau.com
Ce gars démarre très vite et très fort et il est encore abordable. On aime ou on aime pas...

Ecrit par : dobolino | 13 septembre 2006

Merci à vous dobolino, j'ai été sur le site de louluneau: j'aime.Et en plus, c'est un voisin,il me suffit de traverser le rhone.

Ecrit par : nestor | 13 septembre 2006

Salut à tous,
J'ai 110 ans. Je suis né en 1896. J'ai quitté l'école à 12 ans en 1908 pour aller travailler aux champs car mes parents étaient agriculteurs. Petite anecdote : ensuite j'ai été dans les tranchées.
Contrairement à mon petit-fils André qui a laissé des messages sur ce blog, je n'ai jamais lu un seul livre de ma vie. Jamais.
Je me suis contenté de lire le journal 15 mn par jour, et ce pendant toute ma vie. Et cela a été suffisant pour maintenir mon niveau en français : je n'ai jamais de faute d'orthographe, ni de grammaire quand, par exemple, il me fallait rédiger une lettre à un ami.
Donc la conclusion que j'en tire, c'est que les études que j'ai faites (jusqu'à l'âge de 12 ans) étaient excellentes, les instituteurs excellents et les méthodes pédagogiques excellentes (exercices de grammaire, dictée, recours au par coeur). C'était un acquis ... définitif.
Je suis sidéré de constater qu'aujourd'hui beaucoup de bacheliers font des fautes d'orthographe.
Henri

PS.
Bon, je l'avoue, j'ai menti sur un seul point : je suis mort (en 1972). Mais croyez-moi : il y a vraiment une vie après la mort. Voir :
http://www.usfipes.org/
Ceci dit, si je vis dans un monde parallèle, j'ai toujours de sérieux doutes quant à l'existence d'un Dieu créateur. Je ne l'ai toujours pas rencontré. Le fait qu'il y ait une vie après la mort ne prouve absolument pas l'existence de Dieu !!!
Qu'en pensent les agrégés de philosophie qui fréquentent ce blog ???

Ecrit par : Henri, 110 ans (né en 1896) | 15 septembre 2006

J'ai 11O ans, et ce que vient d'écrire Ashton sur Blogosphere me révulse. Je risque de vomir mon 4 heures !!!
Allez voir, vous serez scandalisés.

Ecrit par : Henri (110 ans) | 15 septembre 2006

LECTURE

J'ai 110 ans, (76 passés sur terre et 34 dans l'outre-monde). Je vous recommande Joris-Karl Huysmans, surtout :
(Là-Bas, 1891) : Durtal exprime aussi l'évolution que connaît Huysmans ; cette étape satanique, où se mêlent occultisme et sensualité ...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Joris-Karl_Huysmans

En fait, puisque je suis mort depuis 1972, je puis vous assurer que contrairement à ce que croyait Huysmans, le diable (avec un grand D et une longue queue) n'existe pas. Cependant les esprits malveillants et maléfiques du bas astral, eux, existent bel et bien !!!

Vous pouvez télécharger la traduction de Là-bas en anglais, mais non la version originale française :

http://www.gutenberg.org/files/14323/14323-8.txt

En voici un extrait :

CHAPTER I
"You believe pretty thoroughly in these things, or you wouldn't abandon the eternal triangle and the other stock subjects of the modern novelists to write the story of Gilles de Rais," and after a silence Des Hermies added, "I do not object to the latrine; hospital; and workshop vocabulary of naturalism. For one thing, the subject matter requires some such diction. Again, Zola, in L'Assommoir, has shown that a heavy-handed artist can slap words together hit-or-miss and give an effect of tremendous power. I do not really care how the naturalists maltreat language, but I do strenuously object to the earthiness of their ideas. They have made our literature the incarnation of materialism--and they glorify the democracy of art!

Ecrit par : Henri (1896 - 1972) | 16 septembre 2006

help! je ne comprends rien à ce blog.Suis-je trop vieux, trop bète, aidez-moi je vous en conjure, je me tape la tète contre les murs(dutronc dont on fait les flutes).

Ecrit par : nestor | 19 septembre 2006

Die sauberflöte ?
Cosi fan tutte.

Ecrit par : D'Enguell | 20 septembre 2006

Die Zauberflöte! Mais tel n'était pas mon propos. Je voulais parler de cette nuée d'enfants, surtout des garçons, diagnostiqués intellectuellement précoces, la définition exacte étant Q.I. supérieur à 130. Quand je dis garçons, ce n'est pas parce que les filles sont en nombre inférieur mais parce que elles s'adaptent plus facilement à une demande scolaire qui ne correspond néanmoins pas à leurs besoins et sont donc moins souvent dépistées suite à des difficultés scolaires surprenantes. Je suis dotée de deux enfants de ce type, un garçon testé car incompatible avec le système scolaire et une fille testé car, suite au 139 de son frère, elle se croyait débile mentale ( résultat: 142).
Je crois que parmi les vieux de ce blog , si il avait été nécessaire de nous faire passer ces tests, nous aurions tous dépassé ce fatidique 130...
Pourquoi nous le faire passer quand nos instit dès la section de grand, nous ayant répérés, à quelques Jean Genêt ou Bachelard près, nous forçaient à faire suivre l'intendance quand l'armée avançait, soit à soigner autant que faire ce peut notre graphisme(Oh, maudite plume Sergent-Major!) et à obéir aux diverses obligations d'horaires, de devoirs à la maison, d'apprentissage par coeur etc...d'autant plus que d'entrée, ils avaient, du fait de leur intelligence, repéré la nôtre et qu'ils nous considéraient comme la future élite, quelque soit notre milieu social, que leur sens du devoir leur ordonnait d'amener à un niveau qui rendrait service à l'Etat. Et ça y allait avec les Sale, médiocre, passable en écriture et présentation, les figures fausses de géométrie parce que la règle ou le compas avait ripé, puis au collège les "pourrait mieux faire s'il voulait s'en donner la peine"; "élève dissipé"; "manque d'attention" qui jamais ne se transformaient en "manque de maturité" ou "doit redoubler car incompétent transversal" ou autre niaiserie; on nous faisait tout bonnement sauter une classe, rarement le CP si indispensable qui était facilement anticipé d'un an. Avoir plus de 130 de QI n'est pas la marque du génie. Les bons élèves d'antan, ceux qui, sans tenir la plupart du temps la tête de classe car ils étaient un tout petit peu trop rêveurs ou dissipés, en étaient les locomotives sont à présent les plus catastrophiques des laissés pour compte car très peu d'enseignants leur enseigne la rigueur et la régularité qui n'est pas leur fort... Neurologiquement parlant, on ne prend plus la peine de développer leur cerveau gauche qui a d'entrée tant de retard sur le droit hypertrophié. Je ne me trompe pas ! Le cerveau droit est bien celui de l'intelligence créative et intellectuelle et le gauche celui de la rigueur et du fonctionnaire de la Sécu ou de la police... Pour vous consoler de cette aberration politique, pensez que l'oeil gauche va au cerveau droit et l'oeil droit au cerveau gauche, les nerfs optiques se croisant au niveau du chiasma.
Je reviens sur cette maxime: "L'armée avance, l'intendance suit". L'école actuelle n'étant plus, et encore, qu'intendance, elle privilégie les médiocres laborieux et sans ouverture d'esprit. Ca promet! Il est évident qu'un élève intelligent, lorsqu'on lui demande un de ces fameux TPE, mesurera l'étendue de son ignorance et, ne pouvant se contenter d'un copié-collé auquel il sait ne rien comprendre, rendra un travail personnel nettement inférieur à celui du médiocre. "Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait" disait Lino Ventura dans Les Tontons Flingueurs. La fille, plus finaude que le brave gars, démontera le système et saura qu'il faut oser être con ou faire semblant de l'être pour gagner tout en sachant que la vie est ailleurs. Alors, le monde de demain appartient au sexe féminin... Sainte Gisèle Halimi, défendez pour nous l'école de Frackowiack. JPB, votre comportement est celui d'un vieux macho à tendance phallique. Vive l'école du féminisme!

Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2006

"JPB, votre comportement est celui d'un vieux macho à tendance phallique."
Vieux phacho à tendance Malik (Oussekine) ?

"Je vous reproche simplement de vous être fait élire sur une liste de gauche et de ne soutenir à l'Assemblée que des projets d'inspiration patronale !
- Il y a des patrons de gauche, je tiens à vous l'apprendre !
- Il y a aussi des poissons volants, mais ils ne constituent pas la majorité du genre !...
La politique, Messieurs, devrait être une vocation... Elle l'est pour certain d'entre vous... Mais pour le plus grand nombre, elle est un métier... Un métier qui, hélas, ne rapporte pas aussi vite que beaucoup le souhaiteraient, et qui nécessite d'importantes mises de fonds car une campagne électorale coûte cher ! Mais pour certaines grosses sociétés, c'est un placement amortissable en quatre ans... Et s'il advient que le petit protégé se hisse à la présidence du Conseil, le placement devient inespéré... Les financiers d'autrefois achetaient des mines à Djelitzer ou à Zoa, ceux d'aujourd'hui ont compris qu'il valait mieux régner à Matignon que dans l'Oubangui et que de fabriquer un député coûtait moins cher que de dédommager un Roi Nègre !... Que devient dans tout cela la notion du Bien Public ? Je vous laisse juges...
Le gouvernement maintient son projet. La majorité lui refusera la confiance et il se retirera... Il y était préparé en rentrant ici..."
Gabin, le présidentt, H.verneuil 1961

Je suis un mélange d'anarchiste et de conservateur, dans des proportions qui restent à déterminer.
Le Président, 2007

Ecrit par : D'Enguell | 20 septembre 2006

Je voudrais (humblement, au cas où je n'aurais que ... 90 !) signaler à Dobolino que si presque tout le monde avait plus de 130 de QI, ici par exemple, comme il le laisse entendre - lui diposant d'au moins 150 ... - , cela serait un non sens mathématique.
Le sommet de la courbe de Gauss étant de 100, cela veut dire que 50 % des gens sont d'intelligence moyenne, les petits génies et les débiles profonds se trouvant aux deux extrémités de la courbe, tout en bas, et donc très très peu nombreux. Il y a, de plus, le phénomène de "retour à la moyenne" : deux parents ayant 140 ont de fortes chances d'avoir des enfant moins intelligents qu'eux-mêmes, et vice-versa. Cf.Beethoven, dont les deux parents étaient très "limités" ! Mais qui a entendu, à l'inverse, parler des enfants de Mozart ?
Dire que l'intelligence est héréditaire renvoie typiquement Dobolino dans ce camp des "machos à tendance phallique" (mais quand cessera-t-on enfin de se servir sans cesse de ces mots de "facho" ou de "macho", usés jusqu'à la corde et donc ridicules ?!), camp précisément où il envoie JPB..., l'hérédité de l'intelligence étant une vieille antienne typique de l'extrème droite.
Chacun est persuadé que l'école est méchante et stupide qui ne veut pas reconnaître la formidable intelligence de ses chers petits ("surdoués", forcément surdoués), cette maudite école les ayant eux-mêmes ignorés à la génération antérieure.
Les enfants qui réussissaient à l'école étaient avant tout des enfants qui travaillaient, ou qui étaient incités à le faire. Et beaucoup de "surdoués" méconnus sont des "ratés" aigris. Jamais, depuis qu'elle existe, l'école répuplicaine n'aura autant été celle des "héritiers" ... au détriment de celle, révolue, des "travailleurs".

PS : Dobolino est-il prix Nobel ou médaille Fields ?

Ecrit par : JPL | 20 septembre 2006

"La Droite n'en a rien à fiche de Sophocle ou de Virgile, de Rabelais ou de Balzac ; comme la Gauche PS d'ailleurs. Même point de vue pour l'Histoire, les Maths ou les sciences exactes (les seules vraies sciences ...)."
JPL

Je voudrais (humblement, au cas où je n'aurais que ... 90 !) signaler à Dobolino que si presque tout le monde avait plus de 130 de QI, ICI par exemple, comme il le laisse entendre - lui diposant d'au moins 150 ... - , cela serait un non sens mathématique.
Ah bon ? Pourquoi donc ?

Ecrit par : D'Enguell | 20 septembre 2006

Y'en a qui ont une vision très inexacte de ce qu'est un test de Q.I. JPL n'a visiblement pas lu: avoir plus de 130 de Q.I. n'est pas la marque du génie. Je me demande ce qui lui permet d'affirmer que Mozart avait tel ou tel Q.I. Le test de Q.I. n'a rien mais alors rien à voir avec le génie musical de Mozart qui doit beaucoup de ses souffrances aussi bien que de ses prouesses à l'énorme travail de son Vater Léopold. 130 ce n'est pas la mer à boire (et c'est bien ce que je voulais souligner: avant le surdoué n'était pas légion) , la vivacité d'esprit alliée à un humour décapant que l'on rencontre ici est assez typique du genre. Je n'aime ni le terme intellectuellement précoce ni le terme sur-doué, ils ne me conviennent pas... Je croyais m'être assez clairement exprimée. Mais JPL m'a mal lue puisque il n'a même pas vu que les participes passés se rapportant à ma personne étaient au féminin! Merci D'Enguell pour votre soutien sans faille et d'un humour qui signe ... son QI. Quant à vous, JPL, figurez-vous qu'on peut être éboueur et avoir 130 de QI, on peut aussi être junkie...Il faut bien d'autres qualités que le QI pour grimper aux sommets et, entre autres, le désir de pouvoir et des vertus serpentines. Ce n'est pas donné à tout le monde.
On considère que 2 pour cent de la population a plus de 130 soit plus d'un million de ressortissants français. On a quand même le droit d'être une dizaine à se retrouver ici!
Pour le dernier paragraphe, tout à fait d'accord et c'était bien mon propos.
Quoiqu'il en soit, je fus loin d'être délaissée par l'école et n'ai, pour ma part, que peu d'aigreurs envers celle qui m'a formée où j'ai pu faire un parcours sans faute surtout parce que mes instits de primaire m'avaient STRUCTUREE et contrainte à être autre chose qu'un brillant papillon voletant de fleur en fleur à son gré...

Au fait, D'Enguell pourquoi donc vouliez-vous devenir l'agent de surface et de propreté des opéras de Mozart?

Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2006

Sauvons l'enseignement des sciences aussi
http://sauvonslessciences.midiblogs.com/

Ecrit par : leo | 20 septembre 2006

Pour nos sciences médicales, je trouve qu'elles ne se portent pas mal en application sur le terrain et en formation théorique. Allez visiter les blogs vétérinaires accessibles sans mot de passe: on a quelques petits gars bien pointus sortis d'Ecoles Véto Françaises et qui ne font pas la moidre faute de français tout en maîtrisant parfaitement leur sujet.
Pour le reste je trouve épouvantablement nul le programme de physique du bac S, je n'ose pas m'imaginer le travail titanesque des profs de physique de prépa ou de fac qui récupèrent des élèves qui n'ont fait que des leçons de chose.
Pour la bio, vu qu'elle n'a jamais été enseignée de façon sérieuse au lycée,ça ne change rien sauf pour la biochimie qui doit être bien difficile à enseigner à des élèves qui n'ont que de très vagues connaissances en chimie organique.

Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2006

à Madame "Dobolino" :

Ce blog est devenu une annexe de la "Mensa" ?
Que des gens intelligents qui s'autocongratulent.
On se tient chaud. On est bien ensemble.

Avec 90 (voire 80,70, qui sait ?) je vais devoir me faire tout petit !

" 130 ce n'est pas la mer à boire (et c'est bien ce que je voulais souligner: avant le surdoué n'était pas légion) , ..." ... dites vous.

Il y aurait plus de gens intelligents que naguère ?
L'évolution darwinienne est comme notre univers : une expansion accélérée...?
Je pensais que depuis Cromagnon ça n'avait guère changé ...
Je m'en tiens à l'école qui nous incitait à travailler et ne nous cirait pas les chaussures, ne nous caressait pas dans le sens du poil ...
Cordialement !

Ecrit par : JPL | 20 septembre 2006

Bonjour. Vous avez dit "précoce" ? Soit, je ne suis pas spécialiste du sujet.
Et si on parlait des variétés tardives, mûries par les jours amers ou ensoleillés et gorgées d'une saveur douce et vigoureuse à la fois ?
Bonne journée.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 21 septembre 2006

Bonjour à tous,
je viens régulièrement lire vos commentaires depuis 2 jours sans rien dire car j'ai peur de soulever une tempête si je m'exprime, et j'ose juste réagir à vos propos sur la précocité...
Hélène a raison les vendanges tardives donnent parfois des vins plus que précieux et garde c'est juste une question de temps et de moment... les enfants sont tous différents qu'ils soient précoces où non ils ont tous un potentiel et c'est cela qu'il faut avant tout considéré...et les regarder avec leurs différences quelqu'elles soient.

(...)
Le gouvernement maintient son projet. La majorité lui refusera la confiance et il se retirera... Il y était préparé en rentrant ici..."
Gabin, le président, H.verneuil 1961(...)
cité par D'Enguell...

il est des projets dangereux qui soulèvent la ire populaire...mais il est parfois aussi et heureusement des projets auquel la majorité accorde sa confiance.

je continue donc de vous lire et reviendrai mettre mon grain de sel plus tard ...mais la précocité si elle mérite en effet un débat il faut aussi penser à tous ces enfants qui ont en eux de beaux diamants à polir...
monsieur Brighelli, merci de vous impliquer autant et je l'espère , de faire bouger les choses cela sauvera peut-être quelques vies d'enfants défavorisés parce qu'ils ne sont pas nés dans un milieu socio-culturel qui leur permettra de sortir la tête de l'eau...
l'école aujourd'hui n'offre plus aucune égalité de chance bien au contraire elle creuse les fossés socio-culturels.
ce n'est que mon humble avis.

Ecrit par : Garance | 21 septembre 2006

Bonjour à tous,
je viens régulièrement lire vos commentaires depuis 2 jours sans rien dire car j'ai peur de soulever une tempête si je m'exprime, et j'ose juste réagir à vos propos sur la précocité...
Hélène a raison les vendanges tardives donnent parfois des vins plus que précieux et garde c'est juste une question de temps et de moment... les enfants sont tous différents qu'ils soient précoces où non ils ont tous un potentiel et c'est cela qu'il faut avant tout considéré...et les regarder avec leurs différences quelqu'elles soient.

(...)
Le gouvernement maintient son projet. La majorité lui refusera la confiance et il se retirera... Il y était préparé en rentrant ici..."
Gabin, le président, H.verneuil 1961(...)
cité par D'Enguell...

il est des projets dangereux qui soulèvent la ire populaire...mais il est parfois aussi et heureusement des projets auquel la majorité accorde sa confiance.

je continue donc de vous lire et reviendrai mettre mon grain de sel plus tard ...mais la précocité si elle mérite en effet un débat il faut aussi penser à tous ces enfants qui ont en eux de beaux diamants à polir...
monsieur Brighelli, merci de vous impliquer autant et je l'espère , de faire bouger les choses cela sauvera peut-être quelques vies d'enfants défavorisés parce qu'ils ne sont pas nés dans un milieu socio-culturel qui leur permettra de sortir la tête de l'eau...
l'école aujourd'hui n'offre plus aucune égalité de chance bien au contraire elle creuse les fossés socio-culturels.
ce n'est que mon humble avis.

Ecrit par : Garance | 21 septembre 2006

je ne comprends rien à ce blog mon commentaire n'apparait pas:
Bonjour à tous, je viens régulièrement lire vos commentaires depuis 2 jours sans rien dire car j'ai peur de soulever une tempête si je m'exprime, et j'ose juste réagir à vos propos sur la précocité... Hélène a raison les vendanges tardives donnent parfois des vins plus que précieux et garde c'est juste une question de temps et de moment... les enfants sont tous différents qu'ils soient précoces où non ils ont tous un potentiel et c'est cela qu'il faut avant tout considéré...et les regarder avec leurs différences quelqu'elles soient. (...) Le gouvernement maintient son projet. La majorité lui refusera la confiance et il se retirera... Il y était préparé en rentrant ici..." Gabin, le président, H.verneuil 1961(...) cité par D'Enguell... il est des projets dangereux qui soulèvent la ire populaire...mais il est parfois aussi et heureusement des projets auquel la majorité accorde sa confiance. je continue donc de vous lire et reviendrai mettre mon grain de sel plus tard ...mais la précocité si elle mérite en effet un débat il faut aussi penser à tous ces enfants qui ont en eux de beaux diamants à polir... monsieur Brighelli, merci de vous impliquer autant et je l'espère , de faire bouger les choses cela sauvera peut-être quelques vies d'enfants défavorisés parce qu'ils ne sont pas nés dans un milieu socio-culturel qui leur permettra de sortir la tête de l'eau... l'école aujourd'hui n'offre plus aucune égalité de chance bien au contraire elle creuse les fossés socio-culturels. ce n'est que mon humble avis.

Ecrit par : Garance | 21 septembre 2006

Ce blog se meurt....

Ecrit par : Pendariès | 21 septembre 2006

mais ne se rend pas...

Ecrit par : catmano | 21 septembre 2006

"Si W.A. Mozart avait été élevé par F. Dolto, il serait devenu Carlos". C'est ça l'égalité des chances! La phrase est extraite de Charlie Hebdo pour la version que j'en ai.

Ecrit par : dobolino | 21 septembre 2006

heureusement que W.A Mozart n'a pas eu cette chance...
"Die sauberflöte" version oasis et caraïbes on a du mal à imaginer... enfin si on ré-imagine l'enfance des génies du monde des arts en leur attribuant de nouveaux parents, je ne préfère pas penser à ce qui aurait pu advenir de"les enfants du paradis"...

Ecrit par : Garance | 21 septembre 2006

Ce blog se meurt dit Pendariès... Oui, hélas,et c'est bien dommage. Et comme toutes les pages vont finir par se remplir totalement, on ne pourra bientôt même plus se parler.Le livre sera fermé.
Il est où Godot?
On continue de l'attendre ou on essaie de sauver les meubles comme des grands?
Vous croyez que finalement ,il nous laisse découvrir les choses par nous-mêmes de manière disons... constructiviste, d'aucuns diraient pédagogique???

Ecrit par : elisabeth | 21 septembre 2006

Soyez patients!! ça bosse dure...cours au lycée, conférences fnac, fin du 3ème volume...il reviendra.
Jamais il n'abandonne...

Ecrit par : . | 21 septembre 2006

Merci bien pour le post qui rassure "les orphelins de Brighelli".
On lui souhaite bon courage pour tout et on attend sagement, promis, juré.
Bonne soirée.

Ecrit par : elisabeth | 21 septembre 2006

Dans le genre vendanges tardives, j'ai grande estime et aussi de l'affection pour l'écrivain Pierre Magnan qui fête ces jours-ci ses 84 ans, plongé jusqu'au cou dans l'écriture de son roman. Pas un grand auteur à la Flaubert ou à la Proust mais un sacré personnage qui nous fait passer de bons moments de détente à la lecture de ces romans policiers bas-alpins. Suite à quelques essais infructueux dans sa jeunesse, sa carrière littéraire a commencé à la cinquantaine bien tassée. En plus il a un site internet lemda.fr et répond systématiquement aux mails ou courriers qu'on lui envoie. Un homme qui n'a fait qu'une année de collège (ou de cours complémentaire?) pour entrer en apprentissage à douze ans.

Ecrit par : dobolino | 21 septembre 2006

Je viens d'essayer d'envoyer un truc, ils m'ont demandé de recopier des tas de codes qui n'étaient paraît-il jamais bons... Ca vous arrive à vous, ça ?

Ecrit par : catmano | 21 septembre 2006

Allez, un petit truc sur les évaluations nationales CE2 pour occuper un peu l'espace restant (toujours extrait d'une vieille lettre que j'avais écrite à M. LE BRIS après la sortie de son livre "Et vos enfants ne sauront pas lire ni compter.") Ca a une suite, si ça intéresse quelqu'un, je peux continuer à copier/coller :

Des notes à l’évaluation moderne :
La DEP a aussi inventé les « Evaluations Nationales » et nous oblige chaque année à évaluer les compétences de chaque fournée de CE2 depuis 1989, et, depuis deux ou trois ans, nous sommes aussi sensés évaluer en début de GS et en début de CP à l’aide du même cahier d’évaluation (les mêmes épreuves passées deux fois de suite à un an d’intervalle). Nos collègues de 6° évaluent aussi nos bambins, je ne sais pas si les évaluations en début de 2° ont été maintenues.
Nous sommes sensés envoyer les résultats globaux de notre école pour les évaluations CE2 à l’aide d’un merveilleux logiciel téléchargé par nos soins (1h30 sans ADSL) lequel nous avons dû « patcher » car il contenait de nombreuses erreurs... [Commentaire juillet 2006 : le deuxième était mieux, mais lisez sur le site de « Sauvez les lettres » comment en fait il décodait les résultats].
Nous sommes aussi sensés recevoir les résultats de nos 6° et nous servir de ces « indicateurs » (évaluations GS, CP, CE2, 6°) pour bâtir notre projet d’école et décider des enfants qui ont besoin de bénéficier d’un PPAP (projet personnalisé d’aide et de progrès) [commentaire juillet 2006 : maintenant c’est un PPRE, projet personnalisé de réussite éducative] qui leur permettra de « traverser » le 1° degré sans redoublement et parfois même sans soutien assuré par un RASED (réseau d’aide spécialisé aux élèves en difficulté) inexistant.
Que contiennent ces livrets d’évaluation ? De moins en moins de choses. Combien de temps volent-ils aux enseignants pour leur enseignement et sa préparation ? Environ 1 h 30 par jour pendant une semaine sur le temps scolaire, le reste étant variable (mais de toute façon trop long) selon le nombre d’élèves ce qui conditionne le temps passé à la correction, au codage, à l’enregistrement sur l’ordinateur, au calcul et à l’analyse des pourcentages puis enfin à la communication aux parents...
Depuis deux ans, je participe de nouveau aux évaluations CE2 alors que la structure de l’école (trois classes) m’avait libérée de cette corvée depuis 1994... Je n’ai pas procédé à des fouilles archéologiques poussées mais je me rappelle nettement qu’en 1989 (première année de cette initiative) mes CE2 avaient eu à compléter deux cahiers assez épais, l’un pour le français, l’autre pour les mathématiques. Maintenant, il n’y en a plus qu’un de 56 pages. Je me rappelle aussi que les enfants devaient lire les textes de compréhension seuls, maintenant nous devons tout leur lire... Je me rappelle que le texte de dictée ne leur était pas donné à l’avance, maintenant on nous demande de le leur communiquer environ dix minutes avant de le leur dicter et de le leur laisser sous les yeux sans commentaire (l’enfant construit seul ses savoirs), ce qui transforme cet exercice de réflexion en un exercice de mémoire immédiate. Je me rappelle encore que les élèves de CE1 étaient « fortement sensibilisés » à l’époque aux techniques opératoires de la soustraction et de la multiplication à un chiffre et que les opérations proposées dans le livret d’évaluation correspondaient donc vraiment à l’évaluation d’une compétence acquise, en cours d’acquisition ou non acquise ; ces opérations sont toujours présentes alors que les fichiers de mathématiques de CE1 ne proposent plus au mieux aux enseignants qu’une ouverture sur ces techniques par le schéma (cette année, cela a énormément déstabilisé mes cinq CE2 qui se sentaient vraiment en défaut de ne pas avoir « appris » et j’ai décidé de tricher : je leur ai montré les deux pages de leur ancien fichier où on leur avait montré comment résoudre ce type de calcul par des schémas)... [Commentaire juillet 2006 : dans la dernière mouture, celle de 2005, ces calculs de multiplications ou de soustractions dites « en colonnes » ont été supprimés.]
Un dernier souvenir : la mise au féminin d’un texte intitulé « le petit chat ». Au début (1989), il s’agissait de recopier tout le texte en procédant au changement de genre dans le « sens » le plus difficile (du masculin sans désinence au féminin avec une désinence parfois muette). Cette année (2004), le sens a changé (on passe du féminin au masculin), le texte est écrit, il suffit de le compléter en écrivant correctement les mots suivants : un, futé, il, blanc, lui, ami. J’aimerais franchement savoir combien d’élèves de CE2 ont encore des difficultés à orthographier un, il ou lui et combien d’entre eux ont « enlevé le e » à futée et amie pour « fabriquer un masculin » et combien parce qu’ils ne regardent jamais la fin des mots qu’ils copient.
Le dernier exercice de français est un exercice d’expression écrite, sensiblement le même depuis 1989, mais des critères d’évaluation ont disparu : ceux qui avaient trait à la cohérence des événements entre eux, ainsi que ceux, relatifs à la correction orthographique et syntaxique de l’ensemble (si mes souvenirs sont bons). Ce qui fait que l’enfant qui a produit un texte intéressant, cohérent obtient des « 1 » partout de même que l’enfant qui a aligné des faits sans suite (au moins trois) et sans intérêt. Le critère évalué en premier étant le nombre de lignes, l’année dernière, certains petits futés avaient écrit très gros afin de remplir tout l’espace proposé... Ceux-là ont tout compris : ils sont des « battants », ils ne seront pas le « maillon faible »...

Ecrit par : catmano | 21 septembre 2006

Je voudrais bien savoir si sauberflöte c'est une blague que mon esprit embrumé ne pige pas ou si c'est juste une erreur? Sauber en allemand veut dire propre. Die Zauberflöte : la Flûte enchantée et non la flûte propre

Ecrit par : dobolino | 21 septembre 2006

Demain, 23 septembre, dans 36 h, le maître à la FNAC Centre Bourse (Marseille) et Meirieu itou ??? A moins que je ne me trompasse...

Catmano ne se rend jamais, et c'est encore du tout bon :
"qu’en 1989 (première année de cette initiative) mes CE2 avaient eu à compléter deux cahiers assez épais, l’un pour le français, l’autre pour les mathématiques. Maintenant, il n’y en a plus qu’un de 56 pages."
Que rajouter ? Ah si, on manque d'IRM pour les cancers du cerveau... mais d'ici 20 ans, ça devrait allait mieux, puisqu'il ne s'use que si l'on s'en sert...

Pour Lisbeth, en basse-bretagne italianisante, avant que le livre ne se referme, un petit Minnelli Vicente à vous conseiller, pas excellent, mais qui se passe à Rome : "Fifteen days in another town".

Et en Basses-Alpes, dobolino, nous eûmes Patrick Bruel dans "la Maison assassinée" tiré de Magnan, qu’on vit aussi à Gioberney, Hautes-Alpes, devant la cascade du voile de la mariée, en compagnie de la très féline Sandra Speichert, à la toute fin de "Profil bas". Ce n'était pas "les Enfants du Paradis", mais on se console comme on peut.

Et pour Garance : Jeanne d'Arc, projet d'anges heureux, soulève bien La Hire, plus très populaire, mais indéfectible compagnon. ;)

"(dutronc dont on fait les flutes)"
Nestor.
Comme Dutronc est un sacré macho, Sauberflöte : flûte propre (après le champagne, la vaisselle...). Et Cosi fan tutte, parce les femmes ont quelques revanches d'avance... ;)

Ecrit par : D\'Enguell | 22 septembre 2006

Voici ce qu'est un "cours" d'Histoire et géo en CAP: sur telle ou telle question, ou intitulé de séquence, les élèves ont le devoir de chercher, par eux-mêmes, les documents adéquats; mais, quand même, avec l'obligation de justifier ce qu'ils ont photocopié on ne sait où ou tiré du Oueb. Et hop, le cours est fini. Plus tard, ils apportent un dossier concocté par eux pour l'examen final; mais, bien sûr, on n'évalue pas le contenu mais la manière (le blabla donc) avec laquelle l'impé(né)trant(e) commente ses choix de documents...
Ah, et comme les CAP sont le laboratoire de ce qui doit arriver dans le reste des niveaux de LEP, et que le LEP est très souvent l'avant-garde de ce qui adviendra en collège puis en lycée, m'sieurs, dames, sentez venir la vague.. car elle arrive.

Ecrit par : Pendariès | 22 septembre 2006

D'Enguell, le cerveau se dégrade d'autant plus vite si l'on ne s'en sert pas...
Pendariès, l'enseignement de l'histoire en collège n'est pas mieux et si vous saviez celui que j'ai reçu au lycée de sept 1973 à juin 1976, vous comprendriez mes( nos?) défauts. Je n'ai pour seul souvenir que des études de documents issus de textes de Marx et Engels, le cours de Français étant à l'avenant(deuxième moitié du XIX° et XX° exclusivement dits de "gauche"), les seuls textes étudiés hors gauche moderne étant choisis les plus rébarbatifs possible avec explication à l'avenant. Ah! j'oubliais Le Neveu de Rameau de Diderot...

Ecrit par : dobolino | 22 septembre 2006

C'est aussi "en gros", ce qu'on fait dans toutes les "matières" en maternelle... sans le oueb, mais aussi sans les justifications de choix.
La suite des évaluations nationales ?

Résultats des courses, cette année, cinq CE2 (dont un* en difficulté selon moi) :
1) Français :
M (1 an d’avance) : 96,6 % ; F (âge normal) : 87,4 % ; N* (âge normal) : 80,5 % ; D (âge normal) : 82,8 % ; T (1 an de retard) : 90,8 %
2) Mathématiques :
M : 95,3 % ; F : 77,9 % ; N* : 75,6 % ; D : 77,9 % ; T : 83, 6 %

Moyenne de l’établissement : Français : 87,6 %, Mathématiques : 82,1 %

Moralité : Je reçois les parents, famille par famille, j’annonce les pourcentages de réussite, ils me demandent de transformer tout cela en notes sur 20 plus « lisibles » selon eux, ce qui nous donne :
M : français : 19,32 /20 ; maths : 19,06 /20 ; F : français : 17,48 /20 ; maths : 15,58 /20 ; N* : français : 16,1 /20 ; maths : 15,12 /20 ; D : français : 16,56 /20 ; maths : 15,58 /20 ; T : français : 18,16 /20 ; maths : 16,72 /20...
Moyenne de l’établissement : français : 17,52 /20 ; maths : 16,42 /20...
... après cela, comment dois-je faire pour expliquer que F doit apprendre ses tables de multiplications, que D doit enrichir son vocabulaire et apprendre l’orthographe des « mots les plus fréquents », que N manque d’attention, de concentration et de méthode ?
Il n’y a que pour M que c’est facile : tout va bien, qu’il continue comme cela, nous avons bien fait de lui donner une année d’avance, même la DEP le dit... et pour T, nous pouvons nous féliciter, ses parents et moi-même d’avoir opté pour un « maintien au cycle 2 » qui lui a réellement permis de se remettre (en fait mettre) à flot, même la DEP le dit...
Et l’on peut revenir quelques pages en arrière et demander à monsieur l’Inspecteur comment faut-il « prendre en compte l’hétérogénéité » et « gérer les difficultés » ?
Ces évaluations ne veulent rien dire, n’évaluent pas grand-chose et ne nous servent à rien dans la « gestion des difficultés »... Elles pointent un jour donné, la faculté d’un enfant à écrire un mot, à faire un calcul ou une construction géométrique. La soi-disant « capacité à lire » peut (pour certains enfants) se transformer en capacité à écouter et à mémoriser la lecture oralisée de l’adulte, capacité que maîtrisent quand même (parfois hélas partiellement) tous les élèves qui quittent le CE1 sans que personne ne leur ait appris à lire. [Commentaire juillet 2006 : cette capacité à écouter et mémoriser la lecture oralisée de l’adulte ne doit pas tant aller d’elle-même que cela, puisque, dans la mouture de septembre 2005, ce type de compétence a été proposé.]. Elles proposent [commentaire juillet 2006 : proposaient] d’évaluer des compétences qui n’ont pas été étudiées en classe, prouvant encore une fois le rôle qu’on entend nous faire jouer : celui d’animateur de centre aéré dans le meilleur des cas, ou celui moins glorieux de gardien de troupeau rassemblant ses ouailles au chaud et à l’abri des dangers de la route pendant que leurs parents sont productifs...

Ecrit par : catmano | 22 septembre 2006

D'Enguell, le cerveau se dégrade d'autant plus vite si l'on ne s'en sert pas...
Ouais, comme l'appendice s'enflamme, gagne le péritoine, combustion spontanée, sans rien avaler...
Mais vous êtes très féline aussi, sorte de panthère (tout animal en grec) qui soignez tout animal...
Prions pour nous, disait encore Stanley Prusiner. (Mon sujet de mémoire). Et les radicaux libres, ne causent-ils pas des dégats ? Brûler de trop d'oxygène, ça ne doit pas vous arriver souvent, à la montagne.:))))))

Ecrit par : D'Enguell | 22 septembre 2006

D'Enguell, vous êtes vous jamais interessé à savoir l'etymologie de vétérinaire. Ca vient du latin veterinaria ou veterinarius (?) qui veut dire bête de somme, tout un programme...

Ecrit par : dobolino | 22 septembre 2006

Excellent (veterina), entre se payer de traites matutines et de vêlages vespéraux, vous trouvez le temps de grimper aux rideaux pour des vertus serpentines, ou des politiques d'autruches !!!

Ecrit par : D'Enguell | 22 septembre 2006

vous êtes très droles aujourd'hui! merci je n'avais pas le coeur à rire...

Ecrit par : garance | 22 septembre 2006

On m'az envoyé ça, c'est peut-être très connu mais j'aime bien :

ÉVOLUTION D’UN PROBLEME DE MATHEMATIQUES



Enseignement 1960

Un paysan vend un sac de pommes de terre pour 100F. Ses frais de production s’élèvent aux 4/5 du prix de vente. Quel est son bénéfice ?


Enseignement 1970

Un paysan vend un sac de pommes de terre pour 100F. ses frais de production s’élèvent aux 4/5 du prix de vente, c’est à dire 80F. Quel est son bénéfice ?


Enseignement moderne 1970

Un paysan échange un ensemble « P » de pommes de terre contre un ensemble « M » de pièces de monnaies. Le cardinal de l’ensemble « M » est égal à 100, et chaque élément sygma de « M » vaut 1F. Dessine 100 gros points représentant les éléments de l’ensemble « M ». L’ensemble « F » des frais de production comprend 20 gros points de moins que l’ensemble « M ». Représente « F » comme un sous-ensemble de « M » et donne la réponse à la question : Quel est le cardinal de l’ensemble « B » des bénéfices (à dessiner en rouge)


Enseignement rénové 1980

Un agriculteur vend un sac de pommes de terre pour 100F. Les frais de production s’élèvent à 80F et le bénéfice est 20F. devoir : souligne les mots « pommes de terre » et discutes-en avec ton voisin.


Enseignement réformé 1990

Un péizan kapitalist privilégié sanrichi injustemant de 20F sur un sac de patat. Analiz le tekst et recherch lè fôte de contenu de gramère d’ortograf de poktuassion et ansuite di se ke tu panse de cête maniaire de sanrichir.


Enseignement assisté par ordinateur 1990

Un producteur de l’espace agricole cablé consulte en conversationnel une data-bank qui display le day-rate de la patate. Il load son progiciel de computation fiable et détermine le cash-flow sur écran bit-map haute résolution. Dessine avec ta souris le contour intégré 3D du sac de pommes de terre puis logue-toi au réseau Arpanot par le code 3615 B.P. (Blue Potatoe) et suis les indications du menu pour plotter le graphe sur ta super imprimante laser.


Enseignement en l’an 2000

Qu’est-ce qu’un paysan ?

Ecrit par : catmano | 22 septembre 2006

Vous êtes tous des itroglions, des tétraloches, des euclomontitropes, des ugludes, des boulicrapotes, des tatajos, des guilicolodons, des lastakouères, des zormittes,des ninnocrates, desjubulustères, des ondelles, des déambulidaires, et j'enpasse....
Il faut un QI à combien pour apprendre à lire avec cette méthode, le faunographe, quand on a déjà été mis en difficulté en CP par "Justine et compagnie" ?
Par ailleurs, que pensez-vous de cette nouvelle : Goigoux, "professeur des universités" et grand pourfendeur des méthodes syllabiques, mis sur la touche?

http://www.cafepedagogique.net/expresso/index220906.php

Anne-Marie Valette.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 septembre 2006

Cat, après avoir démoralisé ma femme quant à l'avenir de sa décharge, vous venez de la faire rire aux éclats.
Merciiiiiiii ! (de la rendre maniaco-dépressive) ;)

Merci AMV !
De Goigoux :
"Son éviction inquiète ses amis. "A l'opposé de la logique universitaire, qui veut que la compétence fasse loi, l'Esen introduit un nouveau critère : la soumission à la pensée officielle"." Caf'Pédag
Tiens donc. Les résistants n'étaient donc pas dans le camp que l'on imaginait ?

Ecrit par : D'Enguell | 22 septembre 2006

Personnellement, je n'aime pas trop l'idée de ce genre d'épuration. Remplacer un sectarisme par un autre, franchement, l'intérêt m'échappe.

Plutôt que de jouer une partie de chaises musicales, il faudrait mieux s'interroger sur les procédures de recrutement universitaire, qui sont à revoir de fond en comble. D'abord, elles sont empoisonnées par des considérations qui n'ont rien à voir avec la recherche, puisque les CNU sont nommés sur listes syndicales. Avec Cuba et la Corée du Nord, l'université française est le dernier espace soviétique de la planète.

De plus, le flux des recrutements est aberrant : vous avez la chance d'appartenir à une spécialité qui est vendeuse au bon moment et, bingo !, vous avez la sécurité de l'emploi jusqu'à votre retraite. C'est ce qui est arrivé avec les sciences de l'éduc. Elles ont bénéficié d'un effet de mode, et maintenant tous les chercheurs recrutés sont installés pour des décennies, protégés par leur statut de fonctionnaire, bloquant le recrutement de chercheurs d'autres disciplines. La mode science de l'éduc est passée, mais il va bien falloir trouver des emplois-placards pour tous les MdC et professeurs recrutés en section 70.

La faillite du pédagogisme est patente, et pourtant il y aura des disciples de Philippe Meirieu, d'Eveline Charmeux et de Roland Goigoux en poste à l'université jusqu'en 2035... Magique, non ?

Ecrit par : Pierre-Henri | 23 septembre 2006

Bonjour à tous,

un très JOYEUX ANNIVERSAIRE à Jean-Paul!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 23 septembre 2006

D'Enguell, merci pour votre référence. En fait, je vous avais déjà remercié mais la machine goulue a dû manger mon post...Je disais aussi que vous aviez été très drôle le 22 septembre, et que je vous trouvais éblouissant de drôlerie mais après coup, c'est moins à propos...

Très très très bon anniversaire à JPB!
Auguri,auguri! Cento di questi giorni!

Ecrit par : elisabeth | 23 septembre 2006

La suite de mon commentaire sur les Evaluations Nationales, avant que tout le monde perde le fil :

Je n’ai jamais fait passer les évaluations GS/CP, ma collègue de maternelle s’est laissé « avoir » la première année et a abandonné en cours de route tellement c’était long, contraignant et stérile.
Nous avons lu et observé les exercices ensemble ainsi que leurs commentaires. Certains nous ont complètement sidérées ! Un exercice propose tout « simplement » de : a) recopier sous les modèles une page entière de petits signes simples (ronds, croix, traits verticaux, ...) ; b) parallèlement à cela, la maîtresse lit une histoire et l’enfant doit faire un trait entre les signes qu’il reproduit à chaque fois qu’il entend le nom d’une couleur ; c) à la fin de la lecture, la maîtresse ramasse les feuilles et donne aux enfants une série d’images parmi lesquelles ils doivent reconnaître celles qui correspondent à l’histoire entendue. Nous avons baptisé cet exercice « la capacité d’être au four et au moulin et de battre le beurre en même temps », justement ce que nous essayons de combattre chez nos élèves : la dispersion. Nous avions envisagé de faire passer cette épreuve aux CM2, nous ne l’avons pas fait, c’est dommage...
Un commentaire, répété plusieurs fois dans les analyses de cette évaluation GS/CP, nous a aussi fait bondir : ces messieurs –dames les Trissotin de la pédagogie ont remarqué que les élèves de GS réussissaient moins bien les différentes épreuves que leurs camarades de CP ! Je sais où il passe, moi, le budget astronomique de l’Education Nationale, ce n’est vraiment pas difficile à trouver... Tant qu’à supprimer des postes, supprimons ceux-là, ceux de ces gens qui ont besoin de se réunir pour mettre au point des épreuves qui n’évaluent ni la discrimination auditive, ni la discrimination visuelle, ni l’habileté psychomotrice et à qui il est nécessaire d’évaluer des milliers d’enfants pour se rendre compte qu’un élève de 5 ans est en moyenne moins performant qu’un autre de 6 ans...

(en espérant qu'en en mettant moins long, je n'aurai pas à taper quatre ou cinq fois de suite des codes qui sont, paraît-il, toujours faux...)

Ecrit par : catmano | 23 septembre 2006

Bonjour .
Qu'est-ce qu'un paysan ?
Bonne question et j'ai envie de répondre que c'est d'abord une personne et qu'il faut se méfier des apparences et des idées reçues.
Bon , veuillez m'excuser mais je remets ça avec les souvenirs. Il se trouve que je suis la fille d'un petit paysan qui passa son Certificat d'Etudes en 1907 à l'âge de 12 ans avec un an d'avance, mais resta à l'école conformément à la loi, jusqu'à 13 ans. Il en profita pour lire Rabelais, Corneille , Hector Malot, Erckmann et Chatrian et surtout Hugo son préféré dont l'évolution politique et littéraire l'intéeressait particulièrement. J'ai eu ces informations par des tiers car mon père parlait peu du bon vieux temps qui ne fut pas si bon pour tout le monde.
J'étais très intriguée par les connaissances de mon père : il jonglait avec les formules de surface ou volume, la règle de trois simple ou inversée, la chronologie historique, les temps et les modes de la conjugaison ,(en particulier le subjonctif), les sciences, la botanique et même les notions élémentaires de solfège. Il lisait le journal, écoutait les informations mais aussi des concerts ou des pièces de théâtre.
Son instruction m'intriguait d'autant plus qu'il prenait de temps à autre un malin plaisir à remettre en place ceux qui affichaient une attitude de supériorité méprisanteà son égard. Longtemps je me suis demandée où et comment il avait pu apprendre tant de choses. La réponse m'a été donnée chez un bouquiniste en découvrant un mémento de poche du Certificat d'Etudes édité par la dame qui sème à tout vent. 382 pages, 640 gravures, 42 cartes. Pas de date mais la chronologie historique s'arrête au 8° Président , Antoine Fallières, élu en 1906. En feuilletant ce mémento, j'ai compris pas mal de choses. Certes de nombreuses mise à jour sont nécessaires : les deux guerres, les conflits de la décolonisation, le progrès technique et les changements économiques. Justement il en subissait les conséquences et s'efforçait de suivre. Ce petit mémento ferait sans doute ricaner les théoriciens de la pédagogie moderne . Je crois même qu'il bondiraient d'indignation si j'osais citer cette phrase toute simple que mes parents nous répétaient " On en apprend tous les jours et on n'en connaît jamais trop"
Ce n'est plus à la mode. Pourtant comme le dit JP Brighelli, le savoir , c'est le capital du pauvre. J'ai été élevée dans cette idée. Bon dimanche.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 23 septembre 2006

J'ai oublié un s à "mises à jour" et un s à" ils bondiraient" alors je corrige .

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 23 septembre 2006

Beau témoignage d'Hélène Charpentier.

Mais depuis, l'école devant encore et encore progresser, "nous autres médecins pédagogistes avons changé tout cela" ... et "voilà pourquoi nos élèves sont muets" ...

Ecrit par : JPL | 23 septembre 2006

" On en apprend tous les jours et on n'en connaît jamais trop"

Hier, j'ai expliqué à une petite nouvelle de CP que l'école avait été "construite pour elle", pour qu'elle puisse "tout savoir" et qu'en conséquence, je ne la laisserais pas tomber et que je l'aiderais à apprendre à écouter, à regarder, à réfléchir comme ses petits camarades.
Aux mots "construite pour toi", elle m'a regardé tout étonnée puis elle s'est redressée sur sa chaise et quelques minutes plus tard, elle levait le doigt pour participer au travail collectif...

Ecrit par : catmano | 23 septembre 2006

Hélène et Catmano, vous nous mettez du baume au coeur et vous pansez bien des bobos. Et je vous en remercie bien sincèrement,pour toutes les fois où je ne prends pas le temps de vous le dire...

Ecrit par : elisabeth | 23 septembre 2006

Pour Lisbeth,
quand je vis l'émission de Bern, en différé, j'ai entendu je ne sais qui comparer Le Bris et JPB aux deux "vieux" du Muppet Show, au balcon, qui en racontent une bien bonne, sur la décrépitude de l'état actuel...
Eh bien, et je ne suis pas le seul de ma génération, c'est l'unique séquence dont je me souvienne (dans le Muppet), et dont je me rappelle que je l'attendais impatiemment à la diffusion suivante.
Maintenant, Hélène et Catmano, à bien lire, sont extrêmement drôles, et je retiens bien mieux ainsi ce qu'elles nous racontent. (aucune allusion à une quelconque classe d'âge qui les apparenteraient aux deux personnages sus-cités).

Ecrit par : D\'Enguell | 23 septembre 2006

Hélène, je ai à peine le courage de vous parler un peu de mon beau père, né en 1923, paysan de choix alors que son Maître et ses parents voulaient l'envoyer au cours complémentaire et qui a mis fin à ses jours l'an dernier(07/2005), attendant patiemment que son petit-fils ait passé son brevet des collège et que sa petite-fille ait fini son année scolaire de CM2 parce que à ça il croyait peut-être encore lui qui avait appris le français à coup de paires de claque à chaque mot de patois. Il était trop triste pour continuer.

Ecrit par : dobolino | 23 septembre 2006

Bonjour,
Votre témoignage, Dobolino, me fait penser au propos d'André Fleuret ( j'espère ne pas me tromper) affirmant qu'il ne faut jamais humilier. J'ai retrouvé cette idée chez Claude Duneton ,dont j'ai lu bon nombre d'ouvrages, dans "Parler croquant" et dans "Le diable sans porte" un récit autobiographique où l'image du père tient une place centrale. Dans "Parler croquant" Claude Duneton évoque les souvenirs d'humiliation, quand l'instituteur rayait d'un trait rouge certains mots de patois surgissant dans les rédactions , en particulier le mot "gode" vaste mare creusée dans l'argile rouge et où vont boire les vaches.L'hiver c'est la patinoire du village. Le mot est donc chargé de souvenirs et d'affectivité. Interdire le mot, c'est détruire les racines et l'univers de l'enfance qui nous ont construits. C'est donc très grave.
Hier comme aujourd'hui il y a toujours eu de ces gens imbus d'une parcelle de pouvoir pour se permettre de se gausser ,voire d'écraser, ceux qui ne répondent pas à leurs critères de sélection. Une telle attitude indique que quelquechose ne va pas.Quand on est bien dans sa peau et dans sa tête, on n'éprouve pas le besoin d'écraser. Je me trompe peut-être.
La quête du père et des ascendants m'apparaît comme une démarche naturelle et indispensable pour s'y retrouver. J'ai lu denièrement deux ouvrages totalament différents mais émouvants l'un et l'autre, ces ouvrages que l'on reprend pour le plaisir parce que ça fait du bien. Le premier c'est "L'honneur d'un homme" d'Allan Massie. Le narrateur cherche à comprendre son père dont on lui cache la fin tragique et les engagements politiques, engagements qui briseront à la fois le père et le narrateur.
Le second d'une tout autre facture, c'est "Il a jamais tué personne mon papa" de Jean-louis Fournier, un petit livre très court, composé de chapitres ressemblant à des rédactions d'enfant.On y découvre la figure attachante et généreuse du père médecin des pauvres, mais ne sachant pas résitser à la tentation du bistrot. L'humour de Jean-Louis Fournier fait ressortir cette évidence : le père reste le père malgré ses failles , et son image le réconforte malgré tout, longtemps après. La mère discrète endure et assume. On la retrouve dans un autre petit livre "J'irai pas en enfer" drôle, frais et décapant à la fois.
Bon j'arrête, je me laisse aller à vous raconter mes lectures.
Je n'ai jamais su vraiment pouquoi mon père avait choisi de rester paysan, paysan volontairement pauvre, vivant en autarcie et se méfiant du pouvoir de l'argent comme de la peste. Je m'interroge. Rien ne s'opposait à ce qu'il fasse autre chose. Sans doute le devoir filial l'a t-il emporté à plusieurs reprises ? D'abord reconstruire le vignoble en greffant des plants sur du bois américain résistant au phylloxéra ( aujourdh'ui on est obligé d'acheter ce genre de greffe) puis épauler les parents : fils aîné disparu dans les bois de l'Argonne, maison réduite à quelques pans de murs, puis veiller sur les vieux jours des parents. Il aimait ses champs et son jardin immense. Et puis la littérature, c'était son autre jardin, qu'aucune guerre ne pouvait détruire.
Merci , Dobolino, merci à tous pour ces échanges divers et enrichissants sur ce blog.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 24 septembre 2006

Mon beau-père, s'il avait choisi de rester paysan, c'est tout simplement parce qu'il aimait le travail de la terre, qu'il aimait son village et ses montagnes. Il a été, je crois, très heureux et j'envie cette vie qui n'existe plus en quasi-autarcie où à chaque jour suffit sa peine, où les vieux aident les jeunes puis les jeunes les vieux.

Ecrit par : dobolino | 24 septembre 2006

La réalité du collége est un voyage dans une autre dimension, les repères changent, c'est une initiation en solitaire.c'est la devise du "débrouille-toi" ,surtout si on appartient à la caste des "fantômes".
Les fantômes sont les NON-TITULAIRES.
QUESTION:
"Comment voulez vous travailler dans de bonnes conditions si les élèves changent 3 fois de prof dans l'années?"
l'état vous ment (encore!) ,il engage des profs non-titulaires et au bout de 200 heures il les virent car s' il les garde il doit leurs faire signer un CDD. Cet outil est la VACATION.
C'est un statut qui n'ouvre ni droit aux assedics , ni droit à la sécurité sociale. Si,si ,ni droit à la sécurité sociale.
L'autre outil est la contractualisation, le cdd à la sauce de l'etat differente de celle du privé. Elle est plus amére encore.....
si cela vous intéresse de voir les coulisses de l'éducation, lisez la suite.Je suis dans l'éducation depuis 1999 et j'ai vu du trés bon comme du trés mauvais.

LES VACATIONS:
Vous vous demandez si l'état se soucie de l'avenir de vos enfant? La reponse est non! Et je le prouve! Vos enfants, au collége,vont avoir dans chaque matiére plusieurs profs qui ne seront dans l'établissement que pour 200h maximum dans l'année .PLus simplement dans une année, ils auront 2 profs de math,2 profs de musique .Comment voulez -vous qu'il y ai continuité dans le travail des élèves alors que devant eux les profs se succédent , anéantissant encore et encore les habitudes de travail des élèves et le principe d'autorité de l'enseignant.
Depuis 2004,les rectorats ne font presque plus de contrat mais paye des vacations.Le Vacataire est payé à l'heure devant les élèves , le reste du temps il ne touche rien.Il ne peut faire que 200h dans l'année, il gagne environ 4000 euros dans l'années.
Pourquoi 200h? au delà ,les rectorats sont obligés de faire signer un cdd.La vacation n'est pas un statut, il n'ouvre pas le droit au chomage ,ni celui de la SECURITE SOCIALE.Les vacataires alternes entre RMI et vacations.
Il faut signaler que c'est les socialistes qui , par le biais d'Allegre ,en 1997,ont instauré la vacation.Depuis,la droite l'utilise au maximum. Mais c'est aussi les socialistes qui ont lancé les derniers plans de titularisation. il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis!

CONTRACTUEL
Il existe dans l'éducation nationale un contrat encore plus précaire que le CPE c'est le CDD reconductible à l'infinie grâce auquel les rectorats peuvent (en tant que prof),nous embaucher nous débaucher selon leur désir et en complète opposition avec le droit du travail français .Dans les faits , la période d'essaie peut durer une vie .Pour ma part j'ai fait 3 vacations de 200h chacune (c'est le maximum légal dans une année) .Ensuite j'ai enchaîné 5 contrats de 1 an chacun (CDDs). D'aprés l'education nationale je ne peux pas etre titulaire car je n'ai pas le CAPES .Ce concours ne valide pas un enseignement sur le metier de prof et n'ai pas superieur à bac+3 .Donc pour ces bureaucrates de l'EN l'experience n'a aucun interet.Ils vous diront que je n'ai qu'a passer le concours. Pour cela il faudrait une formation et surtout que le concours soit ouvert ; dans ma discipline (éducation musicale) le concours interne (concours réservé aux non-titulaires exerçant depuis 3 ans) est fermé depuis 2 ans alors que l'externe (pour les universitaires sans expérience) est ouvert .Je tiens à signaler que d'autres disciplines sont dans le même cas.

LES RECTORATS ET LES NON-TITULAIRES
Déja les rectorats n'ouvrent qu'une semaine avant la rentrée de Septembre . Le jour de la rentrée ils voient où il ya des manques et les remplacements ne se font ,dans la majorité des cas qu 1 à 2 semaines aprés.
J'accuse les rectorats et l'éducation nationale de non respect des droit de l'homme ,car le droit du travail en est un.

Les raisons:

- signature des contrats au delà du délai légal de 2 jours ( contrats antidatés)

- payement des heures de vacation irrégulier et ne correspondant pas au heures effectuées dans le mois

- non payement du chômage dans les délais légaux (+ de 2 mois ,bien plus!)

- aucune indemnité de licenciement

- nombre de CDD hors la loi

- aucun courrier de licenciement

- Non respect du droit à la formation (académie de Nice)

- non respect des barèmes de recrutement (Nice)
LES SYNDICATS

En conclusion , lorsque je vois ça j' ai un gros doute sur l'honnêteté intellectuelle de nos dirigeants et de nos syndicats (inexistant dans la défense des non-titulaires de l'éducation voir collaborateur car ils participent au non respect des barèmes de recrutement à fin de placer leurs adhérents .Le représentant de la FSU est passé derniérement à la télè , PAS un mot sur les non-titulaires ! Que voulez-vous que je vous dise? Il a eu un trou de mémoire , il a oublié son texte.Pour les autres syndicats , il n'ont pas étè médiatisé ,ou trés peu.

L'ETAT: faites ce que je dis et pas ce que je fais!
Pas d'assurance sociale si on ne fais pas plus que 6 heures par semaine en tant que vacataire et c'est souvent le cas! il nous donne des moitiés de poste ,4,5,6 heures/semaine et aprés 200h , IL VOUS VIRE!

Remarque: on a presque tous 4 voir 5 cdd de un an et toujours pas de CDI, il faut 6 ans et c'est recent. Létat ne respecte pas les règles qu'il impose aux entreprises privées.Comment croire qu'il va défendre le service publique et les travailleurs du secteur privé.L'état français est tenu par des avocats , c'est à dire par des gens formés à mentir et qui n'ont aucune morale ni intellectuelle , ni humaine (pas plus à gauche qu' à droite en incluant les extremes et les écolos des villes)

EXEMPLES DE SITUATIONS ETRANGES
Dans mon académie nous sommes restés plusieurs années sans inspecteur d'académie (éducation musicale) et lorsque enfin on en désigne un ,celui-ci prend comme première directive de ne pas faire de formation pour la préparation du concours réservé sachant que ce même concours ne sera pas reconduit l'année d'après ainsi que le concours interne. N'ayant pas respecté le droit de formation ,qui l'on retrouve comme jury au concours réservé 2005 ?Ce même IPR que l'on va payer à la journée. Ceci est un bon exemple de malhonnêteté intellectuelle.

Il faut savoir que les rectorats ne se soucient pas de l'avenir des enfants; durant au moins 3 ans les élèves d'un collége où j'étais,sont restés sans cours de musique et de dessin (comptant pour le brevet en 4éme et en 3éme).Les différents IPRs de musique ne sont jamais venus dans la période Septembre 1999-juin 2005, sachant que sur le poste il y avait un contractuel qui aurait sans doute voulu être conseillé .C'était trop loin pour eux ,alors que certains profs montaient tous les jours (50km de montagne+ travaux sur la route).

De toute manière , le mérite importe peu pour ces gens là. Exemple , un prof de musique est absent pendant plus de 3 ans. Il habite à moins de 10 km du collège et ne peut ( d'après ses dires) assurer sa fonction .Par contre son problème de santé ne le gène pas pour faire des centaines de kms avec sa chorale d'adultes pour ce produire au rectorat par exemple .Et bien ce prof on le retrouve à l'heure actuelle dans l'équipe pédagogique de l'IPR d'éducation musicale de mon académie . Donc le mérite n'est pas un critère de sélection pour ces gens là ,ils préfèrent le copinage et les élèves ne sont la que pour justifier leurs salaires.

Nous ,20000 precaires de l'EN nous n'avons pas la possibilité d'attaquer nos patrons comme dans le privé.Tout ceci provoquera des drames comme la prise en otage ,dans une école, des élèves par un prof contractuel qui a pété les plombs.Ce n'etait sans doute pas la seule raison de son geste mais lorsque chaque fin d'année(aout) on ne sait pas si l'on aura du travail aprés les vacances(on le sait 2 jours aprés la rentrée),et que l'on ne peut pas prendre de credit ,et bien ! on ne se marie pas , on ne s'installe pas , on ne peut pas assumer des enfants( donc en avoir);En résumé on ne peut pas avoir de vie et il suffit de pas grand chose pour craquer. J'espere seulement que la prochaine fois le désèspéré s'en prendra aux fonctionnaires des rectorats et à notre ministre de l'education,qui sont de veritables negriers avec les non-titulaires (inspecteur d'academie) .

Cela fait des années que pour faire des économies, les différents gouvernements diminuent le nombre de professeurs.Pour information , je gagnais 1200 euros par mois.Si leur but était vraiment de mieux gérer le budget de l'éducation , ils regarderaient de plus prés les fortunes qui sont dépensées dans les IUFM où beaucoup de pêrsonnes sont payées à remuer du vent car les formations qu'ils proposent sont de plus en plus déconnectées des situations rencontées sur le terrain.Il faut savoir que la responsable de ces centres de formation a dit à la télè que les IUFM ne servaient pas à apprendre aux enseignants des methodes pédagogiques ;aussi on est en droit de se poser la question : à quoi servent ces gens et pourquoi les paye-t-on? La grande majorité de ces formateurs sont des personnes qui ne veulent pas avoir à faire à des élèves , cela les obligerait à se remettre en question et à travailler.
La deuxieme source de dépense que l'on pourrait réduire c'est celle allouée aux inspecteurs d'academies.Il y en a pour chaque matière et chacun d'eux a un nombre important de personnel sous ses ordres.Il ne faut surtout pas croire qu'ils font tout ; ils dechargent une partie de leur travail sur d'anciens profs qui , comme les formateurs d'IUFM, ne veulent plus avoir à faire aux élèves, il faudrait qu'ils corrigent des copies ,qu'ils préparent des cours, qu'ils remplissent des bulletins de trimestre,qu'ils assistent aux conseils de classe et surtout ,ils seraient obligés de fréquenter les parents d'élèves.

Tout ceci n'est qu'un état de fait , il n' y a aucune exagération et si l'on vous dit le contraire ce n'est que de l'hypocrisie doublée d'un mensonge.

Nous ne sommes pas comptabilisés par les assedic car c'est les rectorats qui nous payent les indemnités.Pour avoir ces indemnités il faut fournir un papier de rejet des assedics.Il n'y a pas de convention entre les rectorats et l'unedics.

Ecrit par : arkane | 14 octobre 2006

Que Claude Allègre, du PS, soit le réinventeur de la "Vacation" n'a rien d'étonnnant : cela lui a valu de publier ses éditoriaux (où il nie l'effet de serre !) dans l'hebdomadaire de droite L'Express. Avec la Royale (son ex complice) les vacations auront de l'avenir ...

Ecrit par : JPL | 14 octobre 2006

Hello, Arkane ;)

Ecrit par : D'Enguell | 14 octobre 2006

En effet, Claude Allègre vaque beaucoup. Voir :

http://recherche-en-danger.apinc.org/spip.php?article1456

Et dire que, il n'y a pas si longtemps, la gauche était le parti de la recherche, de la culture, de l'ouverture intellectuelle, de l'instruction... Et que reste-t-il ? Allègre, Frackowiak, Charmeux, Meirieu, Séguéla...

Ecrit par : Pierre-Henri | 14 octobre 2006

Merci, Arkane, vous me remontez le moral: j'ai un fils qui brigue le statut d'intermittent du spectacle... Je vois qu'il y a mieux. Bon sérieux, j'essaye de copier votre post pour le diffuser. Je trouve ces arrangements avec le Code du Travail d'autant plus scandaleux que j'emploie du personnel et que je connais un peu ce Droit du Travail. En CDD, vous-règle-t-on au moins les 10% obligatoires d'indemnités de fin de contrat?
D'après vos chiffres, vous seriez 20000. Assez nombreux pour fonder un syndicat?

Ecrit par : dobolino | 14 octobre 2006

Je veux copier la totalité du texte d'Arkane et je n'y arrive point. Quelqu'un peut-il me donner la méthode?

Ecrit par : dobolino | 14 octobre 2006

Je te l'ai envoyé en pièce jointe, tu me diras si tu peux l'ouvrir.

Ecrit par : catmano | 14 octobre 2006

J'vas essayer! T'es un pote, j'espère juste que tu n'as pas agrémenté ça d'une lettre d'insultes. A +

Ecrit par : dobolino | 14 octobre 2006

bonjour Monsieur Brighelli,

je lis votre livre avec plaisir

toutefois , les 70 premières pages ( j'en suis là ) me laissent un peu perplexe

vous dénoncez un système en décrivant les pratiques , les projets des néo-pédagogues

vous prétendez que l'EN est la fabrique du crétin . Elle fabriquerait "volontairement" , "sciemment" des moutons.

n'allez vous pas un peu loin? cela me fait penser à ceux qui évoquent le NAIRU et prétendent que les gouvernements laissent volontairement le chômage se développer....or le NAIRU est un détournement biaisé et idéologique d'une observation de Phillips

quelle théorie êtes vous en train de dévoyer? ;..j'exagère

je continue avec plaisir votre ouvrage mais je n'ai pas résisté, dès les premières pages, à vous transmettre mon impression : vous discréditez un peu le vrai que vous affirmez( vous soulevez plusieurs problèmes : les nouveaux pédagogues, les sorties et le parascolaire, le rôle des syndicats... )
par un ton un peu présomptueux à mon goût )

bonne année Monsieur Brighelli

philippe Magdelenat , enseignant comme vous

Ecrit par : Magdelenat | 03 janvier 2007

Monsieur Brighelli,

Je viens de finir de lire "la fabrique du crétin" et je trouve que ce livre est édifiant.
Je suis fils d'ouvrier, je suis passé par un bac pro, puis par une licence et aujourd'hui, je suis à l'iufm. Alors, imaginez mon état après lecture de ce bouquin.

Dans 3 semaines, je passe le concours et je dois être CONFORME à la pédagogie (que l'on nous enseigne).
J'ai donc moi-même été formaté par les pensées ,ou plutôt les non-pensées, de Meirieu, Perrenoud (avec les droits imprescriptibles des élèves...), Develay...j'en passe et des moins bons!!!

Et puis, il y a quelque temps, un formateur a évoqué votre livre, après nous avoir démontré que la pédagogie n'était qu'un cache-misère via une approche de Platon, Aristote, Spinoza... , j'en passe et des meilleurs cette fois-ci!!!

Certes, les iufm produisent de l'aculture (et non de la culture), mais je voudrais tout de même remercier ce formateur, qui comme vous, lutte contre les abattoirs du savoir.

Merci pour vos lumières, et continuez le combat.
J'entamerai le mien lorsque je serai titularisé, si un jour je le suis (c'est rageant)...

Ecrit par : séverin | 14 avril 2007

Bon courage, Séverin ! Va voir dans les messages récents de la faute à Rousseau le témoignage de Fabrice, et surtout, n'oublie pas de n'ouvrir ta bouche qu'à bon escient. Le secret est dans le fayotage. Ca doit être ça, les pédagogies nouvelles...

Ecrit par : Perceval | 14 avril 2007

je viens d'etre licenciée de l'EN et vais faire un recours car il y a un vice de forme.
On a décidé de me licencier avant l'heure, c'est à dire avant que la commission ne se tienne.
L'établissement s'est empréssé de m'avertir que j'étais licenciée et en rajoutant des jugements de valeurs!
J'ai immédiatement envoyé un courrier en AR au rectorat précisant la situation. Aucune réponse ne m'a été transmise.
Je viens de recevoir l'avis de licenciement et vais demander un recours gracieux, que puis je faire d'autre?
Je souhaite me battre jusqu'au bout et je ne lacherai pas l'affaire!
Merci de me conseiller et courage à tous!

Ecrit par : la battante | 15 juin 2007

Empressé.

C'est quoi ce binzzz ?

Attention de ne pas en dire trop sur le net, peut être devrais tu passer par JP en direct ?

Ecrit par : toto | 15 juin 2007

bonjour j'aimerai savoir combien de places reste -t-il en STG au lycee de providence. merci de répondre le plus rapidement possible

Ecrit par : maëva | 10 juillet 2007

J'ai lu ce matin dans un journal gratuit votre intéressant billet
qui m'a inspiré un petit poème en vers de mirliton :

Ce matin je voyais près de mon Carrefour
Dans un recoin du parc où les gens se délassent
Une équipe de jeunes s'entrainer tour à tour
Pointer, viser, tirer, ne pas rester en place..............
Je demande à leur chef : Que font ces jeunes gens ?
Dont quelques uns, visiblement, se planquent...........
Ce qu'ils font, répond-t-il, ils étudient gaiement
Car très prochainement..........................................
Ils auront à passer leur Bac pro de Pétanque.

Ecrit par : José Nova | 11 juillet 2007

EC

Ecrit par : magni06 | 11 juillet 2007

Au fait, séverin, vos résultats?

maëva, on dit: "J'aimerais savoir combien il reste de places en STG" , et non pas "J'aimerai savoir combien reste-t-il de places..."!

Ecrit par : Jean | 11 juillet 2007

maëva, on dit: "J'aimerais savoir combien il reste de places en STG" , et non pas "J'aimerai savoir combien reste-t-il de places..."!

Ecrit par : Jean | 11 juillet 2007


Ben, ça, ça donne encore une sacrée image de nous....T'en fais pas Maëva, on n'est pas tous comme ça.....Quelle cuistrerie!!!!!
Courage, jeune fille, il faudra encore vous en farcir des bottes de ce tonneau.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 11 juillet 2007

bonjour à tous, je suis allé dernièrement visiter montauban sur l'ouvèze (drôme provençale) et j'ai découvert un type formidable! en plus de sa générosité et de sa bonté, il est un peintre extraordinaire!!! mais apparement quelqu'un en a déjà parlé ici: il s'agit de Lou Luneau!
allé vraiment voir son site www.louluneau.com et aller le voir lui et ses superbes toiles!
bonne visite à tous!

Ecrit par : titi | 22 août 2007

Votre débarquement est typique de l'orientation actuelle de l'école, on ne valorise plus l'excellence (qualitatif), mais le pourcentage de réussite (quantitatif). Pourtant l'élitisme seul est le garant d'une école de qualité, mais ce discours est automatiquement qualifié de réactionnaire et passéiste. Et toute personne qui viendrait à dénoncer la déliquescence de l'école doit être immédiatement muselée et discréditée. Malheureusement les nuisibles de l'iufm ont envahi les places de pouvoir, et sont de ce fait d'autant plus nuisibles; j'attends avec impatience le moment où cette bande de branquignols sera débarquée et renvoyée à l'enseignement. En attendant, tant qu'il y aura des gens comme vous pour s'indigner de ce que la médiocrité soit érigée en exemple, je pourrai garder espoir.

Ecrit par : snoop | 06 novembre 2007

Qu'attend Xavier Darcos pour terrasser le minotaure pédago au coeur du labyrinthe des iufm ? Je pense que pour avoir la paix avec l'hydre pédago, dont les ipr sont les têtes flicantes, il a, comme ses prédecesseurs, passé un pacte tacite : "je vous fiche la paix et en retour les syndicats (FSU - UNSA - SGEN :têtes du cerbère au bord du Styx de l'ignorance) me laissent tranquille". Ce marché est un enterrement de tous les espoirs possibles.

Ecrit par : JPL | 06 novembre 2007

French parliament has shown that several question marks hang over the accounts of payday loan store chicago

Ecrit par : clolourcign | 15 novembre 2007

Ce complot tout idéologique qu'il est, perpétue un projet terroriste, clairement mise en oeuvre par les professeurs d'histoire géo, au temps de la guerre froide en "enseignant" des opinions, sans répère, en dehors des faits et des dates quand le PC faisait 25% et qu'il pensait que le décervelement organisé fabriquerait les abrutis naturellement habitués à comprendre l'inverse des mots qu'il entendent: dictature= démocratie, liberté =goulag, confère mao, khmer rouge, ...depuis la TV a pris le relais diablement autrement plus efficace... le lavage de cerveau n'est plus nécessaire .... il n'y a plus rien à laver .... l'esclavage des faux humanismes est effectif. Le temps des initiations va redevenir nécessaire....pour retrouver la lumière de la Raison, étouffée de toutes les raisons de l'obscurantisme scolaro pédagociste... qui permet au curés "laïcs", journalistes et pédago ignares de dire leurs basses et grand messes..... Vive le moyen âge il annonce la Renaissance

Ecrit par : perhouan | 08 juin 2008

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