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09 janvier 2006
Résistance !
1) La résistance s'organise ! Les principaux sites où vous trouverez provende nouvelle et informations de première main, ainsi que liens essentiels, sont à dénicher sur
http://www.ruedesinstits.com/index.html
Et comme disait Voltaire à la fin de ses lettres : "Encore faut-il écraser l'Infâme !"
Et Brecht :
"Il est encore fécond, le ventre qui a enfanté la Bête immonde !" (in La résistible ascension d'Arturo Ui)
2) Notes de lecture / Vient de paraître :
François Vermorel, la Ferme des enseignants (Editions de Paris) : un récit sans concession, d'une drôlerie sinistre, sur l'année de stage d'un stagiaire de CAPES en IUFM… Tant qu'on ne sait pas, on ne peut pas y croire.
Pour que chacun sache ce qui se fait dans ces camps de la mort intellectuelle…
JPB
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Commentaires
Oui, la résistance s'organise ... Je vous invite à lire également mon site sur mon témoignage d'une année passée à L'IUFM ...
http://www.evaluation-iufm.net
Ecrit par : Renée Vergeron | 12 janvier 2006
Le site de Renée Vergeron est riche, et surtout éclairant. Il faut dire qu'un stagiaire agrégé ne risque rien — contrairement à un Certifié, dont la titularisation dépend étroitement de la souplesse de son échine. On mesure mieux la perte effroyable de temps et d'argent que représente un stage d'une année où, comme elle le signale, il y eut parfois plus d'animateurs que de stagiaires.
JPB
Ecrit par : brighelli | 12 janvier 2006
Rappelons qu'un stagiaire d'IUFM coûte 17 000 € par an à la collectivité, contre 6 800 € pour un étudiant d'université.
Ca fait cher l'heure d'expression théâtrale ou de peinture avec les doigts... deux fois et demi plus cher (en moyenne) que pour former un médecin, un avocat, un agrégé ou un chercheur.
Et si tout cela, finalement, n'était qu'un gigantesque détournement de fonds publics ?
Ecrit par : Pierre-Henri | 12 janvier 2006
Bonjour,
J'ai lu, quand il est sorti, le livre de Jean-Paul Brighelli... et ai conclu à une totale communion de pensée. Après ceux de Marcel Lebris, Fanny Capel, Guy Morel... et celui de Jean-Claude Milner ("De l'école") en 1984 et, encore avant, celui de Maurice Maschino ("Vos enfants ne m'intéressent plus")...!
Comme le constate, à regret... évidemment, Philippe Meirieu, nous sommes beaucoup plus qu'une "minorité". Mais ne disposons pas de relais "institutionnels", puisque la plupart des associations appartiennent à la mouvance pédagogiste et que les syndicats sont co-gestionnaires du désastre actuel comme l'illustre la pétition du Syndicat des Instituteurs défendant les méthodes globales et semi-globales et les fourriers de l'illettrisme (http://recuerdo.macreablog.com/rub1589/).
La multiplication des blogs et des sites de l'internet autorise cependant une circulation des idées et une mise en réseau permettant de contourner les directions syndicales. Peut-être cela débouchera-t-il sur une expression efficiente influençant les partis politiques à l'occasion des élections à venir...
Résistons, résistons...!
J'ai répliqué à une attaque contre Jean-Paul Brighelli, et publié sa réponse aux "Cahiers pédagogiques", sur mon blog :
http://recuerdo.macreablog.com/rub1747/
Salutations républicaines.
Michel Renard
professeur d'Histoire
michelrenard2@aol.com
Ecrit par : Michel RENARD | 14 janvier 2006
Brighelli répond
Le 25 janvier à 16h30, rendez-vous sur http://www.telerama.fr pour un chat en direct avec Jean-Paul Brighelli.
Vous pouvez déjà poser vos questions en envoyant un mail à
chat@telerama.fr.
Ecrit par : Télérama | 16 janvier 2006
Cher maître,
il m'aura fallu 13 ans pour retrouver votre trace! Je ne l'avais pas totalement perdu puisque je guettais vos écrits.
Et puis, il ya eu "La Fabrique du crétin". Un livre exceptionnel que je ne me lasse pas d'offrir aux instit' (ma femme est professeur des écoles...), aux inspecteurs et autres conseillers pédagogiques.
Encore deux exemplaires d'aujourd'hui.
Pour la petite histoire, vous étiez mon professeur à la Sorbonne Nouvelle. Beaucoup ne vous appréciaient guère avec votre sens de la provocation, et déjà votre discours sur l'éducation.
Mais je faisais partie des quelques étudiants qui restions tard, très tard à vos cours.
Des cours qui ne sont pas étrangers à mon parcours professionel puisque je suis aujourd'hui journaliste...
Encore bravo pour votre ouvrage, et je peux vous dire que beaucoup d'enseignants et inspecteurs partagent votre analyse. Et ce quelque soit leur couleur politique.
Ecrit par : Fabrice | 18 janvier 2006
Cher Fabrice dont je ne me souviens pas bien, à vrai dire,
merci pour votre bon souvenir. C'est loin, Censier ! Je vous sais gré de vous rappeler cette époque…
Si votre femme est professeur des écoles, suggérez-lui donc de participer à la discussion. Quoique ce blog soit par définition ouvert à tous, j'accueille avec intérêt, en ce moment, toutes les suggestions qui peuvent œuvrer dans l'intérêt des élèves — et des étudiants.
En particulier, que pense-t-elle de la formation qu'elle a reçue ? Que pense-t-elle du fait que nombre de nouveaux "professeurs des écoles" sont titulaires de licences qui n'ont aucun point commun avec ce qu'ils enseigneront plus tard — et qu'ils ont fort peu étudié à l'IUFM ? Et surtout, comment mieux préparer les futurs instituteurs (je préfère ce mot, qui signifie, littéralement, "ceux qui vous apprennent à vous tenir droit" — un joli mot pour caractériser ce métier…) ?
Bien à vous…
JP Brighelli
Ecrit par : brighelli | 18 janvier 2006
je lui transmets les questions...
Sinon, Censier... j'avais quoi, 21-22 ans et on se voyait seulement 2 heures par semaine. Mais, nous étions quelques uns (3-4) à avoir lié une certaine complicité avec vous, car nous aimions les bons mots, la provoc' et le cinéma.
Je me souviens qu'à l'époque, vous étiez parti sur un bouquin photo sur les SDF.
Et oui, comme tous les paresseux, j'ai bonne mémoire!
Fabrice
Ecrit par : Fabrice | 19 janvier 2006
Jean-Paul,
j'ai les réponses...
vous'menvoyez un email que je vous les envoies?
bonne soirée
Ecrit par : Fabrice | 19 janvier 2006
Fabrice,
Essayez donc jeanpaulbrighelli@wanadoo.fr
Bien à vous…
JPB
Ecrit par : brighelli | 20 janvier 2006
"Le poisson pourrit par la tête" dixit le maître chinois. À la gangrène un seul remède...
Aussi je pose la question: Résistance ou révolution?
Il n'y a sans doute pas une solution mais des solutions... Les parents résistent aussi, soit en soustrayant leurs enfants de l'école( ils commencent à faire nombre); soit en ayant recours aux organismes de "soutien scolaire", cette solution satisfaisant le plus grand nombre car,ne nous voilons pas la face , la gigantesque garderie qu'est devenue "l'école" en arrange plus d'un!
Souhaitons que "radio web" relaie "l'appel ".
PM
Un grand merci à tous les enseignants "résistants"pour l'espoir qu'ils donnent aux parents "résistants" que nous sommes...
Ecrit par : Patricia Mesnigé-Marc | 20 janvier 2006
Bonjour,
J’ai lu votre livre. J’ ai fait une découverte extraordinaire : l’école française était donc différente jadis. Je suis arrivée en France en 1998, pour un échange universitaire ( à la Sorbonne j’ai révisé les cours d’histoire que j’avais eus au lycée, j’en avais besoin )…et puis je suis restée coincée ici à cause d’un CAPES réussi (mais surtout parce que j’aime infiniment votre Culture et votre Langue, et Un de vos compatriotes).
J’ai apprécié votre livre, parce que vous y dénoncez tout ce que je m’efforce de dénoncer depuis que j’enseigne en France. Parfois je prends la parole en salle de profs ou en conseil de classe, mais on pose sur moi un regard amusé : je suis « folklorique » et on « me pardonne » juste parce que je suis étrangère.
En lisant votre livre j’ai découvert que je ne suis pas toute seule, mais surtout que les programmes étaient autrefois différents. J’ai apprécié les pages que vous consacrez aux « manuels scolaires » :je m’était toujours demandé pourquoi en France il n’y avait pas ces tomes fabuleux d’histoire de la littérature que l’on conserve toute la vie… maintenant j’ai compris…
Merci infiniment pour votre analyse du système scolaire
Isabella
Ecrit par : isabella | 25 janvier 2006
Cher professeur, bonjour,
Je suis heureux. Enfin les choses commencent à bouger. Il était temps ! Rachel Boutonnet, Marc Le Bris, Michel Delord, vous-même, Laurent Lafforgue... Enfin !
Pour ma part, je milite depuis une quinzaine d'années pour tenter de *prévenir* l'illettrisme, ce véritable fléau, qui frappe bien entendu les plus défavorisés.
Je viens de consulter la transcription de votre Tchat d'hier. Ce que vous dites en réponse à vpjuk à propos du recrutement des enseignants, je l'ai écrit en 2003 dans la contribution que j'avais adressée - sans espoir de la voir prendre en compte d'ailleurs - au débat sur l'école.
J'ai publié ce texte sur :
http://perso.wanadoo.fr/range/debat-ecole.htm
Je ne me suis pas trompé : mes propositions sont restées lettre morte. Pire ! Le mot *illettrisme*, sur lequel j'avais basé ma contribution, ne figure qu'une seule fois dans le long Rapport Thélot, et encore dans une phrase anodine concernant le rôle des parents (p.122), preuve, s'il en était besoin, que les *pédagogistes* s'en foutent complètement !
Il y a pourtant des solutions pour sortir de l'ornière. Voir par exemple le lien
http://perso.wanadoo.fr/range/lire-en-maternelle.htm
Bien cordialement
René ANGEL
Association de Recherche Pédagogique
P.S. : Michel Delord m'indique que nous sommes probablement voisins : je suis dans le sud de l'Hérault.
Ecrit par : René ANGEL | 26 janvier 2006
A ma connaissance le livre de François Vermorel *La ferme aux professeurs* n'est pas encore en librairie. A vérifier.
Mais l'auteur a déjà publié quelques pages savoureuses de l'ouvrage sur :
http://www.lafermeauxprofesseurs.com/index.php
Ecrit par : René ANGEL | 26 janvier 2006
Au temps (ou autant, comme vous voudrez...) pour moi.
Je fais un copier-coller d'un message de François Vermorel publié sur son blog :
..............
En librairie
Par François Vermorel, dimanche 22 janvier 2006 à 10:44 :: General
"La ferme aux professeurs" est sorti en librairie.
Si vous ne le trouvez pas, vous pouvez le commander sur le site de mon éditeur : http://www.editionsdeparis.net/index.php
ou via la page "Achat en ligne" de ce site (1)
................
(1) son blog, bien entendu
Ecrit par : René ANGEL | 26 janvier 2006
C'est un bon bouquin, qui décrit très bien la folie de l'IUFM et les pouvoirs exorbitants placés entre les mains de quelques personnes.
De plus, même en dehors du sujet qui nous préoccupe, il s'agit d'un témoignage bien écrit, qui vous fera passer de bons moments. Tantôt des moments de franche rigolade, lorsqu'il décrit les formations Iufm ; tantôt des moments d'émotion, face à la détresse des gamins de ZEP. Il fait comprendre aussi, en regard, le désarroi des jeunes profs, mais sans le moindre pathos. Un bon coup de plume, en fait.
Ecrit par : PH | 26 janvier 2006
Bonjour M Brighelli,
La lecture de votre livre est intéressante et édifiante. D’abord, il est sain qu’un enseignant ait un retour sur son parcours et une vue critique sur la manière dont les programmes ou les réformes (il est vrai que chaque ministre de l’éducation nationale fait la sienne !) sont appliquées. Depuis quelques années, les débats au niveau du grand public sur l’enseignement mériteraient des prises de positions et des argumentaires plus significatifs. On confond souvent les débats « d’experts », personnes de l’institution de haute administration qui n’ont plus vu d’élèves de secondaire ou de primaire depuis des siècles (si un jour ils en ont vu un !) et qui prennent les décisions depuis les ministères (L Férry était très fier d’avoir eu un précepteur et de ne pas s’être frotté aux autres dans sa jeunesse) ; et les « experts de terrains » à qui on ne donnent pas souvent la parole…(N’en doutons pas, on retrouve cette dichotomie dans l’entreprise…)
Tout de même, votre livre est un tantinet cynique, dans la forme ; ayant passé mon collège et mes années lycée à Corbeil jusqu’en terminale C en 81, je dois vous rappeler que le lycée ne s’appelait pas, déjà à l’époque, le Lycée des « Tarterêt » de Corbeil mais le lycée Jean Jaurès devenu le lycée Doisneau qui regroupait tous les lycéens de la région (il n’y en avait pas d’autre de Ris-Orangis à Ballancours en passant par les lévites de Mennecy). De plus, ce lycée était pilote dans certain secteur de l’éducation (E.P.S. notamment).
Sur le fond, vous me faites penser avec bonheur à un professeur de français en seconde, qui nous avait fait travailler (oui j’ai bien dit travailler !), en dissertation sur la phrase de Pococurenté « je ne lis que pour moi, je n’aime que ce qui est à mon usage ». Il est évident que sans culture puissante et sans histoire cette phrase « Voltairienne » devient vite une pauvre et ridicule rengaine qui a tendance à ce répandre pour le grand malheur de notre république au ventre si mou.
Par quel vecteur peut-on décemment renverser « la fabrique » et « son crétin » ? A cette question, vous avez peut être du mal à répondre sans crier au complot que vous réfutez en partie. Politiquement les capacités d’influer sur le système paraissent très faibles.
Le problème, qui est le notre, est que vous semblez avoir raison! Les nouveaux contrats cassant les CDI (et par ricochet toutes représentation syndicales à terme) et autres mesures inféodées à la vision libérale du monde n’engage pas à une réforme du système de l’Education Nationale (ce terme national à vocation à disparaître si on suit cette logique).
Pensez vous que les « intellectuels » doivent créer l’événement en demandant que l’école redevienne républicaine et le nécessaire ascenseur social ?
Comment sortir du cercle de manière douce en sachant que nos élites sortent des mêmes écoles (dans lesquelles vous dispensez des cours visiblement)?
Torrent Jacques
Ecrit par : Torrent Jacques | 28 janvier 2006
Monsieur Brighelli bonjour,
Je voudrais vous dire, comme tant d'autres, que j'ai beaucoup apprécié votre livre et insister sur deux points.
Le premier est que c'est le seul de tous les divers livres dont le thème est l'école que relie explicitement résistance à l'école actuelle et non au référendum sur la constitution européenne.
Le second est que vous êtes réellement trop modeste quand vous parlez de l'ouvrage qui a remplacé les Lagarde et Michard. J'habitais aux Etats Unis quand il est sorti et avais deux enfants au lycée (la High School car il n'y avait pas de lycée français dans la ville où nous habitions). Je peux vous dire que non seulement ils appréciaient ce livre comme vous aviez pu apprécier le Lagarde mais que mon mari et moi même (astronomes) le lisions avec un grand plaisir nous disant même "peut-être que si nous avions eu un livre comme ça, très ouvert sur tout, nous aurions pu aimer le français!".
J'ai été l'année dernière responsable du site internet d'un comité varois pour "un non républicain à la constitution européenne" (http://www.comite83.org). Cette année le titre du site est devenu "pour un oui républicain à une Europe sociale et démocratique" et j'y ai ajouté un blog sur l'école. Bien sûr que mon premier texte a été de présenter votre livre et de dire à quel point j'étais d'accord avec lui. Peut-être pourriez vous un jour ou l'autre venir écrire un commentaire. C'est la force du web que nous puissions nous appuyer les uns sur les autres.
http://www.comite83.org/agora_ecole
Claude Roddier
Ecrit par : Claude Roddier | 30 janvier 2006
qu'est ce que vous faites! wow je voulais des expressions!!!!!
Ecrit par : Jessica | 09 février 2006
Bonjour, cher cousin,
Je partage entièrement tes observations sur l'école. Ayant deux petits enfants, je mesure l'étendue du désastre.
Heureusement pour eux, ils reçoivent l'aide, je dirais même le "bouche à bouche" des parents, enseignants eux-mêmes.
Quant j'ai l'occasion de lire quelques copies à corriger de leurs élèves de 4ème ou de 3ème, je suis effondré!
Nous sommes, hélas, gouverné par des statisticiens (depuis Giscard...). Mais les satistiques sont pipées dès l'origine et "améliorées" d'échelon en échelon pour, finalement, satisfaire les souhaits des princes qui nous dirigent.
Ecrit par : jean novelli | 13 février 2006
Cher Jean,
peut-être serait-il plus simple de s'écrire directement :
jeanpaulbrighelli@wanadoo.fr
Cela dit, pace e salute…
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 février 2006
J'ai cru vous entendre ce soir - mais peut-être ai-je mal compris ? - que vous remettiez en cause la gratuité universitaire ?
Après la dérive social-darwiniste, voilà donc la dérive néolibérale ? C'est donc cela votre "résistance" ?
A force d'aller vers l'est, vous finissez par rejoindre les pédagos partis vers l'ouest. Typique de mai 68 : tel Christophe Colomb qui voulaient rejoindre la Chine (de Mao) mais qui ont découvert l'Amérique.
Ce n'est pas la peine de se fatiguer à "résister" si c'est pour en arriver à soutenir les mêmes "réformes" que les pédagos destructeurs de l'école publique. Comme ces débiles IFUMistes du Parti Radical de Gauche (Joëlle DUSSEAU et Pascal LALMY ) - qui ont trahi la République depuis longtemps - et qui sous prétexte de "s'adapter à la modialisation" veulent "lever" le "tabou" des études payantes.
J'étais de vos amis. Je crois être désormais ne plus l'être. La marchandisation de l'éducation, les frais d'inscription, c'est pour moi le casus belli.
Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 08 avril 2006
Mr DUMOUCH,
Avons nous vu la même émission ?
Je n'ai pas entendu dire Mr Brighelli qu'il remettait en cause la gratuité universitaire ?
De toutes façons la gratuité universitaire n'existe pas. Etant étudiant il y a quelques années j'ai eu par mon classement l'opportunité de continuer mes études. Etant du Sud, j'avais trouvé une formation adaptée à mes aspirations et à mes compétences à Rennes. Faute d'argent j'ai dû me contenter de suivre une formation inadaptée. Bilan à la sortie: une galère pour trouver du travail.
Si pour vous la gratuité universitaire c'est ce modèle là ....
Les bonnes études coûtent et ne sont pas accessibles à tout le monde, c'est ce qui a été dit il me semble.
Je me trompe peut-être.
Ecrit par : stephane | 08 avril 2006
Je n'ai pas vu l'émission, mais il n'y a rien dans "A bonne école" qui suggère une augmentation des frais d'inscription. Juste une remarque sur l'effarante disparité des financements publics de la recherche aux Etats-Unis et en France. Pendant que les pouvoirs publics américains mettent des milliards sur la table, nous en sommes réduits à remplacer une ampoule sur deux et à grappiller quelques journées sur l'entretien des chaudières.
Ecrit par : Pierre-Henri | 08 avril 2006
Si je me suis mal exprimé en direct — et c'est possible, parce que j'ignorais tout du format de l'émission, qui venait de changer —, mettons les choses au point. Monter les droits d'inscription ne rimerait à rien, et c'est déjà bien assez cher d'être étudiant (et cela, je crois bien l'avoir dit et redit).
En revanche, peut-être peut-on tenter d'organiser les filières en amont. Ne laissons pas s'engouffrer dans des spécialités aux débouchés restreints tant d'étudiants — ou alors, que ce soit en connaissance de cause. Les conseillers d'orientation qui ont incité tant de jeunes à faire de la psycho sont des irresponsables.
Et il faudrait des conseillers d'orientation en fac — des gens capables, qui sauraient donner des conseils d'orientation de vie — parce qu'à 22 ou 23 ans on ne peut plus guère se tromper.
Cela dit, les sommes consacrées en France à l'enseignement supérieur et à la recherche sont scandaleusement faibles. Et je ne suis pas sûr du tout que certains projets de droite (privatisation, mise en concurrence des universités, recherche obligatoire de fonds extérieurs à l'Etat) soient très performants. En revanche, créer des liens entre universités et entreprises, impliquer les entreprises dans la formation permanente et la professionalisation ultime, c'est jouable.
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 avril 2006
Je ne suis pas de droite mais une petite concurrence entre universités permettrait peut être d'assainir un peu le milieu.
Les liens entre entreprises et universités existent déja sous des formes de contrats et de bourses. Par contre, il n'est pas rare que le discours tenu par les industriels laisse à penser que le rythme de travail dans les universités est bien en dessous du leur. Mythe ou réalité ? Un point à éclaircir pour les attirer non ?
Vous estimez peut être vous être mal exprimé, mais votre intervention et celle de votre voisin de table ont remonté le niveau de cette émission: enfin du CONCRET qui permettrait d'avancer, pour peu que ceux qui soient en face veuille l'entendre. On apprécie ou pas, c'est un autre problème.
Un citoyen blasé de voir des personnes plus cultivées que lui débiter des discours sans contenu concret et qui remplissent les têtes de vide. Au moins ils ont inventé quelque chose, remplir avec du vide...
Ecrit par : stephane | 08 avril 2006
J'ai probablement trop vite pris la mouche, je suis nerveux sur ce sujet et si j'avais un petit bouton rouge sous la main, le missile serait déjà parti.
Stéphane a écrit : " Etant du Sud, j'avais trouvé une formation adaptée à mes aspirations et à mes compétences à Rennes. Faute d'argent j'ai dû me contenter de suivre une formation inadaptée. Bilan à la sortie: une galère pour trouver du travail. "
Vous êtes victime de ce que Christian Morrisson et Elie Cohen appellent l'"adaptation souterraine" : puisqu'on ne peut pas "réformer" et imposer "l'ajustement structurel" (sic), on pourrit petit à petit le système en baissant graduellement la qualité de l'éducation.
Mettez une grenouille dans l'eau chaude, elle se sauve immédiatement ; mettez-là dans l'eau froide, chauffez petit à petit, elle ne se sauvera pas et mourra. C'est leur méthode.
Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 09 avril 2006
A Tous :
Si comme je le suppose vous hésitez à faire votre choix pour la présidentielle, je vous conseille un très bon site : http:\sos2007.hautetfort.com
Création de l'esprit tortueux d'une agrégée de lettres classiques désemparée par le "devenu" de l'école, cherchant une solution appropriée à une crétinisation massive!
Merci à Monsieur Brighelli d'avoir enfin révélé au grand jour les pratiques iufmiennes débilitantes! Vos ouvrages ne rassurent pas mais font un bien fou!
PS Vous pensez que l'ère des "Vichystes" pédagogues est en train de s'éteindre ; je vois malheureusement quotidiennement de jeunes professeurs, dans mon entourage comme au sein du rayon scolaire que je gère dans une librairie, qui ne lisent pas (trop fatigant pour les nouveaux tout beaux tout propres professeurs de français!) ou seulement les oeuvres au programme, qui créent leurs cours grâce aux Profils dont ils sont friands, et qui lorsqu'ils écrivent font deux à trois fautes d'orthographe en cinq lignes. Sans compter ceux qui s'extasient du dernier concert de la star ac' et écoutent Britney Spears! L'école de demain sera sans doute pire que celle d'aujourd'hui : on recrute en effet le produit de ce que la pédagogie nouvelle a semé depuis quelques décennies!
Je suis donc pessimiste, est ce normal à 25 ans? Je doute....
En tout cas merci du lien proposé dans A bonne école, qui m'a fait découvrir ce blog! A très vite!
Ecrit par : Grunh | 16 mai 2006
Nous nous sommes mal compris : je ne pense pas du tout qu'ils s'éteignent. Comme tous les empires menacés, ils durcissent leurs positions, et poussent les machines. Ça va être très dur dans les prochains mois. Après, s'ils gagnent, je quitte la France. Ils me trouveront bien un poste au lycée français de Sydney… trop heureux de se débarrasser de moi…
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 mai 2006
C'est bien ce que je disais, il vous ont réintégré pour avoir le temps de dresser la ligne Hindenburg.
C'était en rase campagne qu'il fallait les poursuivre, sans perdre un instant, comme Cesar le décrit dans la Guerre des Gaules.
Il faut faire vite, sinon ce sera les tranchées !
Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 16 mai 2006



