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16 décembre 2005
Méthodes de lecture (suite)
Un journaliste de la Gazette de Montpellier, plein de bonnes intentions, voulait, à l'occasion des dernières déclarations de Gilles de Robien, organiser un débat avec moi et une formatrice de l'IUFM de Montpellier, une madame Chemla — qui a déjà manifesté à diverses reprises l'admiration sans bornes qu'elle me porte… Refus hautain de la dame, qui veut bien être interviewée — son quart d'heure de gloire, probablement —, mais hors de ma présence (voir la Gazette datée du vendredi 16 / 12).
J'imagine ce que l'on aurait pensé, au XVIIe siècle, d'un individu qui aurait bien voulu se battre en duel, mais hors la présence de son adversaire…
Qu'ai-je donc de si redoutable, que seul Philippe Meirieu, de tous les "spécialistes" en sciences de l'éducation, ait osé me répondre en face ? Il ne manque pas de se plaindre, en privé et en public, de la pleutrerie de tous ces gens dont il a assuré la carrière, et qui aujourd'hui le lâchent. Il a bien raison.
Mais laissons là la polémique — ce n'est pas mon genre… Et revenons aux bonnes intentions de Gilles de Robien.
Soyons clair : le ministre a eu tort de jeter l'anathème sur telle ou telle méthode.
D'abord, comme l'a fait remarquer le Canard Enchaîné daté du mercredi 14 décembre, la méthode globale, qui n'a jamais été utilisée que par quelques illuminés, a été condamnée par tous ses prédécesseurs. Jack Lang a bruyamment félicité Gilles de Robien pour sa prise de position : sans doute n'avait-il pas lu la circulaire qu'il a lui-même signée en ce sens il y a quelques années…
Restent celles que l'on qualifie aujourd'hui de "méthodes mixtes" — un doux euphémisme pour ne pas dire "semi-globale", ou "à démarrage global" : on évite ainsi le mot qui fâche, mais la technique est la même.
Autant que ma position, et celle des organisations dont je suis proche, Sauver les Lettres ou Reconstruire l'école, soient claires : aucune méthode n'est condamnable a priori. Le seul critère est la réussite. Et je me bats pour qu'une réelle liberté pédagogique soit laissée aux enseignants, et aux équipes pédagogiques — les seuls à savoir, sur place, quels sont les besoins et les capacités des élèves, à condition qu'ils se soucient prioritairement de leurs élèves, et non des positions théoriques de tel ou tel groupe de pression.
Ce que je veux retenir de la position du ministre, c'est que désormais les instituteurs pourront, sans craindre les foudres d'un corps inspectoral qui prétend trop souvent régenter la pédagogie au lieu de se pencher sur les résultats, utiliser une méthode alphabétique (expression préférable, en toute logique, à "syllabique"). Ils n'auront plus, comme Rachel Boutonnet (Pourquoi et comment j'enseigne le B-A-BA, Ramsay, 2005) à recouvrir les livres des élèves de papier kraft, de se battre contre leur hiérarchie et contre le scepticisme de leurs jeunes collègues — les autres, les "vieux", savent bien ce qu'il en est des performances des diverses méthodes.
Admettons que l'on fasse, en CE1, le bilan de l'apprentissage de la lecture (et de l'écriture : on ne peut dissocier le phonème, oral, du graphème, écrit). L'enfant sait-il lire ? Sait-il lire n'importe quel texte ? Le comprend-il ? Mieux : est-il capable d'écrire avec une orthographe décente des phrases entières ?
Voilà les questions que les parents sont en droit de poser, et ce que les inspecteurs doivent juger — à moins de considérer, comme madame Chemla, que "l'orthographe n'a aucune importance"…
Reste la question de la formation : qui enseignera aux derniers promus des IUFM une méthode (alphabétique), revendiquée par le ministre et par les parents, mais dont on ne leur a jamais parlé, sinon pour lé dénigrer ? Où irons-nous chercher des "formateurs de fiormateurs" enfin compétents ?
J'ai bien envie de proposer aux retraités de l'Education nationale, à toutes ces institutrices et instituteurs qui m'écrivent et qui ont, eux, les moyens de comparer aujourd'hui et autrefois, de venir faire la classe, dans les IUFM, à la place de tous ces spécialistes auto-proclamés en "sciences de l'éducation" qui nous ont entraînés dans le martasme actuel — et dont les mirifiques convictions ont enflammé ces banlieues où les enfants déchaînés ont brûlé leurs écoles. Embauchons les maîtres d'autrefois pour faire la classe aux formateurs de demain : ce sont nos enfants qui y gagneront.
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Commentaires
bonjour
avez vous lu l article du monde
voir ci dessous
très interessant
Car mêmee si je en suis pas entierement d accord avec les auteurs , je constate une derive grave de nos professeurs
cela depuis plus de 30 ans petit à petit dommage l ecole dela REPUBLIQUEn est plus ce qu elle etait
Le livre du jour
L'antiaméricanisme des manuels scolaires
LE MONDE | 14.12.05 | 13h50 • Mis à jour le 14.12.05 | 13h50
L'école serait en train de fabriquer des élèves profondément antiaméricains. Principaux responsables de la propagation de cette idéologie : les manuels scolaires. Telle est la thèse développée par Barbara Lefebvre, professeur d'histoire en région parisienne, et Eve Bonnivard, journaliste à l'AFP, dans un livre polémique. Pour forger leur conviction, les deux auteurs ont passé en revue les manuels d'histoire des élèves de 3e et de terminale qui abordent dans leur programme les questions d'actualité. La démarche est peu commune.
Pour illustrer la vision antiaméricaine qu'auraient les manuels d'histoire, les auteurs ont analysé différents thèmes, par exemple le traitement des attentats du 11 septembre 2001 et plus largement du terrorisme international. Elles dénoncent "la vision simpliste, voire perverse" propre, selon elles à de nombreux ouvrages "poussant l'élève à prendre au pied de la lettre les prétextes politiques avancés par Ben Laden, qui se pose en libérateur des nouveaux damnés de la terre".
Un auteur est même accusé de reprendre à son compte la propagande des terroristes, "à savoir que l'Amérique a été justement châtiée pour avoir affamé le monde". Dans la plupart des cas, assurent Barbara Lefebvre et Eve Bonnivard, "les manuels invitent l'élève à relever les prétextes politiques mis en avant par les terroristes mais omettent leur objectif ultime, à savoir soumettre le monde au règne d'un islam radical".
La charge est tellement forte qu'on ne peut s'empêcher d'éprouver un malaise à la lecture de l'ouvrage. Certes la démarche consistant à dénoncer "l'historiquement correct" est courageuse, mais les auteurs ne seraient-elles pas elles-mêmes tombées dans les travers idéologiques qu'elles dénoncent ?
De l'avis des spécialistes, les rédacteurs de manuels scolaires pécheraient plutôt par excès de prudence que par idéologie. Cette retenue ayant l'inconvénient de conduire à un discours neutre et insipide. "La difficulté à rendre compte de l'histoire récente peut aboutir à une espèce de ligne médiane qui peut paraître sans saveur et par définition critiquable par tout le monde", poursuit Marie-Noëlle Audigier, directrice générale des éditions Hatier.
Du coup, le traitement des sujets d'actualité peut prêter le flanc à toute sorte d'attaque. "On a un peu l'habitude d'être accusé de tout et son contraire, explique Dominique Borne, qui fut doyen de l'inspection générale de l'éducation nationale. Il fut un temps où on nous accusait de consentir à l'impérialisme américain. On nous reproche aujourd'hui l'inverse."
--------------------------------------------------------------------------------
ELÈVES SOUS INFLUENCE, de Barbara Lefebvre et Eve Bonnivard.
Audibert, 364 pages, 14 euros.
Martine Laronche
Article paru dans l'édition du 15.12.05
Ecrit par : LOCCI | 16 décembre 2005
J'ai lu cette mort programmée de..L'Etude.. dont vous êtes l'auteur.
J'ai lu aussi Philipe Merrieux, que personne n'a à présenter..
Bien sur, emplir et farcir, gaver, jusque l'écoeurement, c'est un peu de cela dont il est question depuis 1945.. En Europe..
Ainsi, plutôt que bien apprendre, (pour exemple), la langue francaise, l'on prétend mettre à disposition toutes les langues du monde..
D'un monde d'actualités inédites et sensationnelles ?
Anglais batard.. Espagnol gnome.. Francais abrégé.. Au final, une bande d'abrutis partent en Bac bonne espérance et intègrent de savantes fillières où le bourrage continuera jusque ce que les victimes deviennent les bourreaux..
Merci pour votre engagement. Une goutte d'eau dans un océan, certes, mais dans un océan de gouttes..
Ecrit par : Cercalmon | 16 décembre 2005
Note salée pour le Café pédago*
Un texte primitif sur les méthodes de lecture qui est simultanément une suite à la critique des positions de M. Goigoux , censuré depuis plus de six mois par le Café Pédagogique. Ce dernier texte aussi a d'ailleurs été censuré sur le blog du café Pédago.
"M. Goigoux et les méthodes de lecture
Pauvre réplique d'un non-spécialiste à un expert "
http://michel.delord.free.fr/goigoux+.pdf
Michel Delord
* Le Café Pédago craint dêtre sucré et nous le rappelle tous les jours
Ecrit par : Michel Delord | 17 décembre 2005
Réponse à tout Michel delord
Ce n'est pas l'outil qui fait le mauvais ouvrier où le résultat insatisfaisant.
C'est celui qui prétend maitriser l'outil alors qu'il n'a aucun contrôle de celui-ci..
Citer untel, où untel, pour "étayer", cela revient à ne rien faire, car à cet untel l'on peut opposer sans fin d'autres.
Cela relève de la démagogie.
Quant à affirmer que les lettres ne seraient d'aucun sens.. Que l'on pardonne ma franchise, mais telle affirmation est à mon sens, un aveu ..
Ecrit par : Cercalmon | 17 décembre 2005
Réponse à "Cercalmon" (qui n'ose pas, il semble, signer de son nom ?).
Vous écrivez :
"Citer untel, où untel, pour "étayer", cela revient à ne rien faire, car à cet untel l'on peut opposer sans fin d'autres.
Cela relève de la démagogie."
Ce ne sont pas des personnes qui sont citées, mais des arguments qui sont opposés à d'autres arguments, dans le but que l'ou puisse peser les uns et les autres pour se faire, chacun, une opinion. Cela se nomme la rationalité. Ce qui est démagogique, c'est de nier cette rationalité, car il ne reste plus alors aucun critère pour juger de ceci ou de cela : chacun est fondé à penser ce qu'il pense, pur relativisme...
Par ailleurs, oui, il semble bien que les lettres soient en elles-mêmes et par elles-mêmes dénuées de sens (sauf à se souvenir de certaines belles tentatives poétiques : Rimbaud). Et alors ? Les lettres servent, de manière purement conventionnelles, à construire des mots, qui eux, ont un sens... Mais comment lire ces mots si on ne connaît pas les lettres qui les composent ? Et certes, il faut encore connaître le mot lu (déchiffré), c'est à dire son sens. C'est toute la raison d'être de la leçon de vocabulaire (qui n'a rien à voir avec la mémorisation visuelle du mot dans sa globalité).
BB
Ecrit par : Blaise Buscail | 17 décembre 2005
Cercalmon est mon nom. Il est issu de la langue d'OC. Certes, un peu plus ancienne que celle dont vous usez avec précipitation..
Je vous trouve trés sur la défensive, cher BB.
Il s'agit de ne pas dire n'importe quoi.
L'hébreux, l'arabe, le sanscrit, toutes les langues réfutent votre affirmation quant à la vie morte des lettrres, vies indépendantes des mots s'entende.. Mais encore faut-il ne pas avoir été trop conditionné par.. De trop fameuses écoles.
Quant à citer des untel.. Comment dites vous ? Des quoi ? Des arguments..
Mais BB, ceux qui argumentent sont ceux qui veulent convaincre.
Pour terminer, Rimbaud n'a jamais était un littérateur de la poèsie, c'était le rôle de Verlaine que de paginner..
Arthur, lui, il destructurait la vie, mais lui savait la vie des lettres..
Ecrit par : Cercalmon | 17 décembre 2005
Monsieur Cercalmon,
(Je prends acte que c'est là votre nom).
Les langues que vous citez réfutent "mon" avis que les lettres ne sont pas des signes (au sens de Saussure) en elles-mêmes. Pourriez-vous nous dire en quoi ?
Par ailleurs, je ne puis qu'en convenir avec vous : les arguments sont faits pour convaincre. Mais convaincre vous semble une vilaine chose ? Et pourtant, sans cette notion, y aurait-il jamais eu de sciences ? Et dans la vie de tout les jours, si on ne peut convaincre (ni persuader, ce qui est encore autre chose), ne serait-ce pas la guerre perpétuelle de tous contre tous ?
Il vaut mieux je pense se rendre à des arguments (s'ils sont bons, c'est à dire si je les reconnais tels par moi-même) qu'à un coup de flingue. Non ?
Galilée voulait convaincre que la terre tournait autour du soleil : le salaud !!!!
Pour la question rimbaldienne, ce que vous écrivez ne veut rien dire, emphase creuse qui, je suppose, fait bien dans les milieux obscurantistes.
Bien à vous,
BB
Ecrit par : Blaise Buscail | 17 décembre 2005
Témoignage d'un ami :
Quand ma fille est entré au CP, je suis allé à la réunion de début d'année avec l'instituteur. Je n'ai rien, je me suis contenté d'écouter (en prenant des notes) - et de regarder : on avait tendu des sortes de cordelettes à travers la classe, et laissé pendre des bouts de papier sur lesquels on avait écrit des mots. J'avais, à l'époque, fait un compte-rendu de cette expérience. Voici ce que nous a dit l'instituteur
: 1. « Il ne faut surtout pas que vous appreniez à lire à votre enfant. C'est un travail de professionnel, vous risquez de causer des dégâts irréversibles. » (NOTE : à mon sens, c'est une belle connerie - c'est sa grand-mère, ouvrière à l'EDF, sortie de l'école avant le certificat d'étude, cégétiste soit dit en passant, qui a appris à lire à ma mère, sur le coin d'une table, avec le b-a ba.) 2. « Avant d'aborder le code,
les enfants doivent photographier un 'stock de mots'. Je vous demande de leur procurer une boîte, dans laquelle ils rangeront des étiquettes. Et, chaque soir, il leur faudra photographier ces mots. Surtout, ne leur apprenez pas à les déchiffrer, le déchiffrage est une activité stupide,
et qui contrarie le processus d'apprentissage de la lecture. » (NOTE : connard.) 3. « Quand on lit un texte, on ne doit pas tout lire, pas tous les mots [sic]. L'idéal à atteindre, ce sont les méthodes de lecture rapide, comme ces Japonais qui lisent un livre en un quart d'heure [sic]. » NOTE : j'en suis désolé, mais au sortir d'une pareille séance, il n'aurait pas fallu me parler de liberté pédagogique, j'aurais vu rouge.
Ecrit par : Blaise Buscail | 17 décembre 2005
Quelques untels.. Pour situer le débat..
" On devient un écrivain en écrivant avec patience et obstination, sans jamais perdre la foi dans ce que l'on écrit".
Agota Kristof
L'analphabète
"La traduction infidèle est mot à mot infidèle".
Pascal Quinard
Le lecteur
"Si nous voulons que nos enfants construisent un monde un peu meilleur que celui que nous leurs laissons, il faut tout miser sur l'école."
Alain Bentolila
Quelques untels.. Pour situer le débat..
" On devient un écrivain en écrivant avec patience et obstination, sans jamais perdre la foi dans ce que l'on écrit".
Agota Kristof
L'analphabète
"La traduction infidèle est mot à mot infidèle".
Pascal Quinard
Le lecteur
"Si nous voulons que nos enfants construisent un monde un peu meilleur que celui que nous leurs laissons, il faut tout miser sur l'école."
Alain Bentolila
Tout sur l'école.
Bien, nous voici sur un plan précis, vous, l'érudit , moi « l'obscurantiste ».
Je vais vous raconter une histoire arriver à "IL", vous savez, cet article de consommation..
Mais avant, pour réponse à votre commentaire Rimbaldien (..).
Ce que je dis est exact.
Sans la mise en page de ses vers par Verlaine, Rimbaud n'aurait jamais existé.
Sans ce Verlaine qui, certes, le poursuivait avec un revolver à travers l'Europe, jamais Rimbaud n'aurait été entendu par l'humanité.
Et ce pour une simple raison, Verlaine vivait Rimbaud.
Il pouvait donc servir d'interprète entre une masse d'incrédules au verbe métrique et un poète de l'extase de l'immensité de Rimbaud.
Et tout cela, ce n'est pas Cercalmon qui l'affirme, c'est l'histoire.
La petite histoire de "IL".
"IL" est un extra terrestre éprouvant le désir de communiquer avec l'espèce "dominante" du monde sur lequel son présent le situe.
"Il" apprend les voyelles, les consonnes, les mots et les phrases.
"Il" apprend les chiffres, les nombres, les ensembles simples puis de plus en plus complexes.
Détenteur de ces deux langages primordiaux, "Il" accède à un "point de vue", le sien propre, libre d'arbitre.
Et voilà que.. "IL" s'interroge.. Comment conserver cette place qui est mienne ?
Comment rester libre de penser ?
La Norme de l'enseignement, au sens de "IL", c'est "posséder" une quantité de savoirs aussi relatifs que superflus, c'est à dire d'ingurgiter des définitions retenues en des éditions compactes réductrices de sens.
" Pour échapper à cette "pensée unique" c'est à dire pour tous laïque, gratuite, et obligatoire, "Il" s'en est allé hors des sentiers rabattus.
Là, "IL" a croiser quelques isolés.
Un autodidacte, semeur d'un blé pour tous.
Un étymologue,rapporteur d'exactitude.
Un littérateur du précis.
Au contact des ces trois grands de l'explication du Verbe, "IL" s'est enrichit, c'est à dire ouvert à des dimensions plus spacieuses, moins certaines, plus libres..
Certainement, "IL" aurait pu s'égarer dans la beauté funeste du mot éclatant, dans la vanité d’écrire.
"IL" applique à tous domaines une seule règle, la voici:
Voir la connaissance comme la Connaissance est au pire un leurre, au mieux un luxe.
Voir la connaissance comme Non Connaissance, c'est prendre l'exacte mesure de soi-même.
N'est-ce pas cela le but de l'enseignement ?
De nos jours, "IL" considère l'utilisation faite du mot comme l'on se sert de "clichés", d'instantanés, voir de pansements allopathiques.
Ainsi les mots Sécurité et Surveillance.. De la volonté de Sécurité de la France d’en haut on installe le parcage, par la Surveillance, de la France d’en bas.
Et c’est ainsi que « IL » entend l’homme de pouvoir déclarer superbement, « Il » cite :
« Il nous faut des oies, j’en conviens, mais occupées à ce que nous voulons qu’elles fassent et non à ceux qu’elles voudraient êtres. »
Alain
Propos sur les pouvoirs.
Dans ce simple propos est démontré l’urgente séparation entre un enseignement pour tous, laïc et gratuit d’avec une Education Obligatoire.
Cercalmon constate qu’au fil des générations, les enseignants sont devenus de simples fonctionnaires.
Nos dirigeants des énarques quasi identiques à une administration américaine importante parce qu’obèse et surarmée.
La France est une Nation sans patrie, c'est-à-dire plus d’aucune culture ni identité spécifiques.
La Mondialisation, la Globalisation sont des épouvantails modernes.
Les religions, des spectres antiques.
Des leurres qui cloisonnent l’individu.
Des tyrans qui soumettent.
Merci.
Ecrit par : Cercalmon | 19 décembre 2005
Mes escuses,
je suis allé voir votre site.
Monsieur Blaise Buscail est une "pointure", une "sommité", que dis-je ?.. Une "éminence"..
C'est à dire une personne qui n'est à l'écoute que d'une certitude.. Se maintenir.
Je ne savais pas, aussi, oubliez mes interventions sur votre blog.
Et comprenez, puisque vous prétendez savoir le faire, que je pouvais prévoir et deviner que votre bloblog est monologue.
Je croyais, trés sincèrement, me trouver sur le "blog" d'un écrivain, de quelqu'un qui avait à dire, qui proposait de faire.
De quelqu'un de libre qui écrit pour apporter, offrir, donner, sans attendre quelques piècettes en retour.
Je me suis trompé, et de forum, et de niveau..
Je vous laisse, mon bon monsieur, en ce cour préparatoire que vous tentez de mettre en place, et c'est laborieux..
Ha, une dernière chose, j'ai laissé à M. Pélanourgue des soluces pour ne plus que vos "éloquances" ne soient importunées.
le midi libre, c'est vrai, ca sera jamais le figaro où le Monde, tout juste un gribouilloir.
é Basté !
Ecrit par : Cercalmon | 19 décembre 2005
Alors, monsieur Cercalmon, on se fâche ? On déblatère ? On n'est pas content-content ?
Ce forum est ouvert à tout le monde. Que les internautes se répondent fait partie des règles du jeu. C'est de surcroît l'occasion de confronter ses idées à celles de gens qui ont déjà un peu réfléchi au problème — n'est-ce pas plus stimulant que de parler dans le vide à des ignorants ? Si Blaise Buscail déplaît à l'un, il peut plaire à l'autre…
Et j'espère bien que le Midi Libre, comme son nom l'indique, restera libre.
Une anecdote à ce sujet.
Il y a quelques années — la Gauche jospinienne (ce que l'on appelle un oxymore, à vrai dire) était au pouvoir. J'étais à Paris, discutant sur le boulevard avec un ami, qui me dit soudain : "Attends, il faut que j'achète le journal". Il s'approche d'un kiosque, demande le Monde et Libération. Et le kiosquier, véritable titi parisien comme il en existe encore, le regarde en rigolant et lui lance : "La grande Pravda et la petite Pravda ?"
Voilà. Vous lisez ce que vous voulez. Mais je préfère envcore la presse non inféodée.
Jean-Paul Brighelli
Ecrit par : Jean-Paul Brighelli | 19 décembre 2005
Comme "s'abonner au fil de discussion" ne semble pas .... trés bien marcher, je ne me suis aperçu que ce matin que Cercalmon m'avait répondu.
Cercalmon a écrit
"Quant à affirmer que les lettres ne seraient d'aucun sens.."
et il semble en désaccord avec cette idée qu'il m'attribue.
Cercalmon pourrait-il me dire où j'ai écrit ce qu'il me reproche ?
Trés cordialement
Michel Delord
Ecrit par : Michel Delord | 20 décembre 2005
Réponse à Monsieur Cercalmon.
>Monsieur Blaise Buscail est une "pointure", une "sommité", >que dis-je ?.. Une "éminence"..
Nous savions déjà que Monsieur Cercalmon n'aimait pas les arguments, puisqu'ils ont pour but de convaincre. Comme cela était prévisible, et en conséquence, il ne lui reste plus que l'argument d'autorité, qui n'en est pas un (d'argument).
Pour le reste, il s'enfonce dans un romantisme puéril, "Schwârmerei" qui ne fait, par exemple, de Rimbaud rien d'autre qu'un idiot (au sens étymologique comme au sens d'usage), et auquel, puisque il aime l'autorité et les sommités, on a envie de répondre :
"Nous n'avons conscience de nos pensées, nous n'avons des pensées déterminées et réelles que lorsque nous leur donnons la forme objective, que nous les différencions de notre intériorité, et que par suite nous les marquons d'une forme externe, mais d'une forme qui contient aussi le caractère de l'activité interne la plus haute. C'est le son articulé, le mot, qui seul nous offre une existence où l'interne et l'externe sont si intimement unis. Par conséquent, vouloir penser sans les mots est une entreprise insensée. Mesmer en fit l'essai et de son propre aveu, il en faillit perdre la raison. Et il est également absurde de considérer comme un désavantage et comme un défaut de la pensée cette nécessité qui lie celle-ci au mot. On croit ordinairement, il est vrai, que ce qu'il y a de plus haut, c'est l'ineffable. Mais c'est là une opinion superficielle et sans fondement ; car en réalité l'ineffable, c'est la pensée obscure, la pensée à l'état de fermentation, et qui ne devient claire que lorsqu'elle trouve le mot. Ainsi le mot donne à la pensée son existence la plus haute et la plus vraie."
HEGEL
BB
Ecrit par : Blaise Buscail | 20 décembre 2005
Petite réaction fantaisiste..
Monsieur Brigheli,
Votre histoire est fameuse en vérité, une suite de mots gouailleurs dits sur le ton paternaliste d'un méridional arrivant à la capitale et s'adressant à une sorte de fâcheux, qui serait un peu là, c'est à dire encombrant..
Ainsi, votre presse libre est libre d'être libre,
je l'admets ;
de tout dire quant il s'agit de parler du coût de revient de la crotte canine et citadine ;
de répéter à tout va la recette, évidemment miracle, des accras de poulets à la sauce piquante ;
de tenir à portée du lecteur écoeuré l'exactitude d'une rubrique nécrologique.
Mais dites moi,
quand cette presse libre, - qui invite tout un tas de belles et grandes personnes à parler d'environnement -, pensera t-elle à mettre une petite phrase grinçante en sa plus auguste page, quelques mots d'exemples, quelques mots qui inciteraient le surconsommateur à Consommer moins pour polluer moins ?..
Et pour conclure, à votre exemple, sur une histoire charmante, les tribulations de ma simplicité, je vous en offre une courte, lucide et extraordinaire qui m’est arrivé, à moi.
Le jour de l’examen du certificat d’études primaires, tous, roides et sérieux, attendaient sous un préau.
A retentit une sonnerie Paslove, tous ont salivés, tous se sont précipités.
Sauf ce moi qui vous cause, ses mains s’étaient égarées en quelques printemps de rousseurs, au temps d’un apprendre à aimer..
Ecrit par : Cercalmon | 20 décembre 2005
Monsieur Blaise,
Vous voyez les choses de trop en haut, à la manière d'un aigle vieux qui, de son aire, dans aucun rêve ne pourrait s'envoler.
Puis-je vous suggérer, pour accompagner votre grandeur, un format pratique capable d'être dans une poche sans la déformer, qui vous dira plus pédagogiquement que je le puis ce que je m'évertue en vain à vous dire..
Cessez, je vous prie, que de vous prendre au sérieux, je ne suis pas de cette masse ignorante qui applaudie à grands coups de moignons la dernière gesticulation.
Quant à vos savanteries, vos Hegel, Mesmer et compagnie, monsieur, il y a longtemps que j'en ai fini avec cette préhistoire..
C'est demain, maintenant..
Ecrit par : Cercalmon | 20 décembre 2005
Réponse à Monsieur Michel Delors
Je vous dois, monsieur, des excuses.
En effet, si c'est bien en votre blog que j'ai découvert des textes racontant la non vie des lettres, il ne ressortait aucunement qu'ils furent de vous, mais d'un certain Goigoux, ce me semble.
Je m'exprimerai sur cette question lorsque j'aurai digérer toutes les phrases, si longues, si ennuyeuses qu'on les croiraient impasses, de ce monsieur..
Dans l'attente, reste flagrant l'utilité de vous adresser excuses, je vous prierai que de bien les recevoir.
Bloggement votre.
Ecrit par : Cercalmon | 20 décembre 2005
Réponse à Cercamon...
Oui da, ce sont là des vieilleries, pleines de poussière et qui ne servent à rien. Oublions tout cela, et pratiquons une véritable révolution culturelle...
A la mode chinoise, de préférence !!!
Nous ferons enfin de la philosophie sans avoir à lire Platon et les autres, des mathématiques sans s'alourdir de Pythagore, de la littérature sans Homère, Ronsard, Proust ou bien...
Laissons tous ces cuistres au cimetierre, la jeunesse n'a pas besoin de porter tout ce poids mort.
Ou faut-il signer ?
BB
Ecrit par : Blaise Buscail | 20 décembre 2005
Retour Monsieur Delord,
Des plans, méthodes, modes, dissonances
L’école s’est exsangue des concurrences.
Si les mots des grands ne sont
Lorsque l’enfant dit « je suis »
Ma foi d’aucune audience
L’on imprime cela petit
En des mots qui ne vont
Peut être, certes, c’est ainsi
Qu’en des barbelés d’urgence
Qui se dispense de merci
Car tous mauvais pour un seul bon.
Les lettres ? Oui, ces allumettes
Qui réchauffe cette fille chouette
Immigrée d’un Nord de Glace
Sur ses patins de surfaces
Pour jouer avec nous sans gêne
Et nous apprendre un j’aime.
L’école est aux enfants
Pas à tous ses grands
Qui ne savent apprendre
Sans rien prendre.
Maintenant
Je : Tu ne comprends pas
Tu : Je ne conviens pas
Il : Ne se connaît pas
Nous : N’entend pas
Vous : Ne discute pas
Ils : N’aiment pas.
Pourtant
Si je craque un I
C’est bien une vie
Et lors très haut
Ma bouche fait O
Tandis que mes yeux
Se rappellent en E
Mon cerveau d’un U
Me dit tout du vécu
Et enfin d’un pas
J’arrive à un A.
Cours et déroulement
Pourquoi pas d’histoire
Le maître recréé l’événement...
Une découverte fabuleuse
Une conquête inouïe
Une avancée extraordinaire
Un trésor exaltant.
Ensuite l’enfant s’éprend
Du magnifique à voir
Et l’un l’écrit
L’autre le dessine
Tandis qu’ici il modèle
Là il construit.
Le maître guide chacun
Dans son domaine d’apprendre bien
Et tous ont retenus la leçon
Le prof aura des bonbons..
Papa ! Maman ! Je veux Oui !
Aller à l’école de la vie !
Car en elle est mort l’ennui !
Elle n’use plus ma vie..
à Monsieur Michel Delors.
Ecrit par : Cercalmon | 21 décembre 2005
Monsieur Blaise il suffit !
Homère ? Qui est-ce ?
Certains le disent un peu fou
D’autres véritable Gang d’aèdes terroristes..
Platon, la ciguë d’une république d’aujourd’hui..
Proust ? Trop de temps perdu
Dans le coin pipi de la bibliothèque des autres.
Mais monsieur Blaise,
Avez-vous décidé d’extraire de moi toute charité
Pour ainsi vouloir me vouloir
Le préposé de toutes ces osseries ?
Ecrit par : Cercalmon | 21 décembre 2005
CQFD...
Merci Monsieur Cercalmon, moi qui me demandais encore si vous étiez vraiment du parti de l'obscurantisme, je sais maintenant à quoi m'en tenir.
Inutile d'aller plus loin, bonne chance pour vos audafés futurs, le temps est froid, ce sera une manière de réchauffer quelques pauvres et ainsi de rendre utile tout ce papier imprimé d'inutiles mots.
Bien à vous,
BB
Ecrit par : Blaise Buscail | 21 décembre 2005
A monsieur Blaise,
Non seulement vous êtes un ignare
C'est à dire par trop bavard
Mais de plus vous semblez avare.
A Dieu..
Ecrit par : Cercalmon | 21 décembre 2005
Vous ètes professeur agrégé et non pas instituteur et ça se lit.Ce sont des gens comme vous qui vehiculer des idées fausses,voire des lieux communs,abusant de la méconnaissance du public.La méthode globale n'a pratiquement jamais été appliquée,Luc Ferry nous avait déja fait le coup,Robien en rajoute une couche pour des raisons politiciennes.Dommage de votre part d'ètre si mal informé sur les méthodes de lecture,car le fond de votre raisonnement est bon,à savoir que le seul critère valable est la réussite.Je parle en connaissance de cause,j'apprends à lire àdes élèves "ordinaires" et à des élèves trisomiques.
Ecrit par : nestor | 23 décembre 2005
En réponse à Nestor…
Relisez donc ma prise de position (Méthodes de lecture 2). Je ne dis pas autre chose : la méthode globale n'a pour ainsi dire jamais été utilisée, et je m'insurge contre toute tentative de légiférer sur l'usage de telle ou telle méthode (et je l'ai répété dans l'article de la Gazette). Je dis simplement que la plupart des méthodes à départ global — ce qu'il est convenu d'appeler par euphémisme, pour éviter d'avoir à articuler des mots qui fâchent, des "méthodes mixtes" — peuvent produire des dégats profons, sur la lecture, et particulièrement sur l'orthographe. Libre à vous (mais connaissez-vous vraiment des méthodes alphabétiques, par exemple le Léo et Léa commercialisé par Belin ? Y a-t-on seulement accès, quand on sort d'un IUFM bien pensant — c'est-à-dire tous ?) d'utiliser la méthode de votre choix, en fonction de vos élèves. Quant à jeter l'anathème sur des collègues (certifiés, agrégés ou autres), c'est une attitude d'une noblesse douteuse.
Et si vous voulez savoir ce que je pense effectivement des "professeurs des écoles" sortis depuis quelques années de la formation des IUFM, je vais être très clair : ils sont admirablement informés de la didactique de disciplines dont ils ignorent, par ailleurs, l'essentiel : voir le rapport de l'Inspection générale (Jean-Michel Bérard et alii) sur l'apprentissage de l'Histoire-Géographie et des sciences expérimentales (rapport 2005-112, octobre 2005). Mais peut-être des IG appuyés d'IEN ne sont pas non plus au courant de ce qui se fait et de ce qui s'apprend…
Bien à vous…
Jean-Paul Brighelli
Ecrit par : jean paul brighelli | 23 décembre 2005
Ajout : on peut télécharger le rapport de l'IGEN auquel je fais allusion dans ma note ci-dessus sur
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/syst/igen/rapports/sciencesTechnoHistGeo.pdf
Bonne lecture…
JPB
Ecrit par : Jean-Paul Brighelli | 23 décembre 2005
Plus le temps avance plus ce forum de discussion semble être devenu un forum de compétition, dont les "tenants" seraient des individus territorialistes défendant leur gagne pain, le verbe kilomètrique, becs et ongles.
Si tel état de fait venait à perdurer sur de tels forums, ils ne seraient plus que l'exutoire de nos cacaphonies.
Forum qui n'ont rien de gratuits, je paie la connexion, je ne suis pas journaliste, où agrégé.. Je n'ai pas à ma disposition cette gratuité d'accès qui permettent à certains d'avoir le dernier mot..
Ecrit par : Cercalmon | 23 décembre 2005
Le dernier mot..
C'est le OUF que vous allez tous expulser..
Cercalmon s'en va de ce blog.
Il ne mène nul part et c'est lui donner trop d'importance que de le nourrir inutilement de bonne intention.
En vous souhaitant à tous une bonne continuation dans la surproduction.
Ecrit par : Cercalmon | 23 décembre 2005
Bonjour,
Je vous cite:
"Autant que ma position, et celle des organisations dont je suis proche, Sauver les Lettres ou Reconstruire l'école, soient claires : aucune méthode n'est condamnable a priori. Le seul critère est la réussite. Et je me bats pour qu'une réelle liberté pédagogique soit laissée aux enseignants, et aux équipes pédagogiques — les seuls à savoir, sur place, quels sont les besoins et les capacités des élèves, à condition qu'ils se soucient prioritairement de leurs élèves, et non des positions théoriques de tel ou tel groupe de pression."
Je ne suis pas d'accord avec vos propos. IL faut condamner fermement la méthode dite globale ou semi-glogale.
J'ai 35 ans aujourd'hui et j'ai apris à lire avec la méthode globale. Je peux vous dire que je me considère marqué à vie par cette méthode. Cette méthode fonctionne, mais par pour le plus grand nombre, nombreux sont ceux pour qui le déclic ne se produit pas.
J'en étais; aujourd'hui avec le recule et l'intéret que je porte à ce sujet, je me rend compte des difficultés rencontrées.
Lire me demandais un tel effort, qu'il ne me restais plus assez de ressources pour me concentrer sur le sens de ce que je déchiffrais. Je ne vous parle pas du manque de fluidité de ma lecture et des mes troubles de l'orthographe( et ce toujours à ce jour). Difficultés à déchiffer des mots ayant un orthographe proche.
Alors ne jouons pas sur les mots globale, semi-globale, la technique est la même et fumeuse. Elle est le résultat des années 70 , années durant lesquelles on a voulu repositionner l'éléve au centre de l'apprentissage en voulant qu'il apprène à son rythme.
C'est une très jolie idée, généreuse, mais complètement utopiste. Pour apprendre à lire il n'y a pas 15 000 solutions, il faiy apprendre le code et aller progressivement. Je le reconnait que cela peut paraitre rébarbatif, mais en faisant ainsi je pense que l'on peut amener le plus grand nombre à une bonne maitrise e la lecture et de l'écriture.
Laisser le choix aux enseignants est le meilleurs moyens d'avoir des inégalitées. Régardez aujourd'hui dans quel état de délabrement se trouve cette école. Il n'y a jamais eu autant de demande pour les établissements privés, les cours de soutiens en franchises ou non fleurissent dans toutes les villes. Tous ces signent traduisent bien une défaillance profonde du système.
Cette méthode est à mon sens une véritable catastrophe.
D'ailleurs, c'est méthode crée aux USA au début du 20 ème ( comme quoi, il n'y a pas que des bonnes dans ce pays), y a été appliquée pendant à peu près 30 ans (durée du succès de cette formule)
Jusqu'en 1954, où une gigantesque évaluation en souligne les dégâts dans une étude publiée sous un intitulé explicite " Why Johnny can't read".
Je ne sais pas si vous avez lu le livre de Patrick Fauconnier intitulé " la fabrique des meilleurs" , c'est un livre très instructif et je vous le conseille . ( vous le connaissez sans doute).
Pour terminer, je vous transmet un lien sur lequel est présenté une analyse critique de cette méthode :
http://mypage.bluewin.ch/delpinp/ARLE/LectureCritique.html
Cordialement....
Olivier Menager
Ecrit par : Olivier | 24 décembre 2005
Salut à Olivier Ménager…
Et j'engage tous les lecteurs et blogueurs de passage d'aller consulter le site indiqué (ou plus simplement : www.arle.ch), qui résume les combats que mènent les associations suisses contre les pédagogistes fous qui sévissent aussi en Helvétie…
Cela dit, il est dangereux d'interdire une méthode d'un point dfe vue d'autorité. Sinon, comment arrêter un ministre mal conseillé, qui déciderait d'interdire tout ce qui le défrise ? Mais dans l'absolu, Olivier, vous avez raison sur un point : comment ré-éduquer tous les ex-enfants déformés par des années de méthodes mixtes ? Et comment ré-éduquer les "professeurs des écoles" de moins de trente-cinq ans qui n'ont pour ainsi dire jamais enbtendu parler de méthode alphabétique, sinon pour cracher dessus ?
Sur ce, joyeux Noël à toutes et à tous…
Hasta la vittoria siempre !
Jean-Paul Brighelli
Ecrit par : Jean-Paul Brighelli | 24 décembre 2005
Orthographe :
Matière dont le niveau se dégrade de façon dramatique, une enquête ayant établi que la moitié des élèves du secondaire ne savent pas écrire correctement SNCF
(Marc Escayrol, Mots et Grumots)
Ecrit par : Carlotta | 07 janvier 2006
Cher Monsieur,
Moi qui n'ai jamais été enseignant, j'ai publié sur notre blog le texte ci-dessous que je vous communique pour le cas où vous ne l'auriez pas lu.
La méthode alphabétique, c'est une simple question de bon sens. Il faut être complètement taré pour imposer la méthode globale.
"OUF ! la méthode globale c'est fini
Le Mininistre de l'Éducation Nationale a annoncé sa décision d'interdire officiellement la méthode globale d'apprentissage de la lecture dès janvier.
Le ministre a déclaré que la méthode globale avait provoqué une épidémie de dysléxie et qu'elle entraînera dans une quinzaine d'année une baisse du nombre d'enfants ne sachant pas correctement lire et écrire à leur entrée en 6ème.
Ndlr: Proposons que l'on décerne les palmes académiques au plus haut niveau au génial pédagogue inventeur de cette méthode anti-scientifique qui a donné de si beaux résultats.
- Anti-scientifique parce que contraire à la loi de l'apprentissage naturel qui veut que l'on aille du plus simple au plus complexe.
- Un exemple: Si on appliquait cette méthode dans toutes les disciplines il faudrait apprendre la musique sans faire de solfège. Aberrant !
- Sans parler de l'apprentissage de l'alphabet morse dans la télépgraphie sans fil.
- Si la "lecture globale" que nous pratiquons tous est bien le résultat à atteindre, il ne s'obtient que par l'entraînement en commençant par le B.A - BA. Élémentaire ! "
Ecrit par : Louis BALLESTER | 09 janvier 2006
Bonjour,
Je tiens à remercier M. Brighelli pour son essai qui m'a permis de comprendre pourquoi l'Education nationale et moi étions incompatibles.
J'ai 31 ans et suis doublement licencié, c'est-à-dire de Lettres Modernes et licencié tout court en 2004, à l'issue de deux "deuxièmes années" d'IUFM.
J'ai passé ces deux années à ne pas comprendre un mot de la formation qui m'était dispensée, ni même à quel point l'idée que je me faisais des buts et des méthodes de l'enseignement était contraires à ceux de mon employeur-formateur.
L'incompréhension était si profonde que mes questions mêmes étaient incorrectes. Exemple : "Dans ma classe de 6e, pas un seul élève n'a reconnu un verbe au conditionnel présent dans (telle phrase), et seulement un sait conjuguer les verbes du premier groupe. Quels exercices puis-je leur proposer, comment puis-je présenter la leçon pour rattraper ce retard ?" Comme dirait l'autre, j'avais tout faux.
Je suis convaincu que, pour un apprentissage abstrait, l'immersion, c'est la noyade ; qu'il est essentiel de d'abord apprendre à mettre la tête sous l'eau puis à ouvrir les yeux avant d'endosser un scaphandre de plongée.
Progresser par petites unités de difficulté croissante est une méthode conservatrice, puisque c'est ainsi que les enseignants ont toujours progressé quand ils voulaient un résultat.
Pour d'autres personnes, en s'immergeant par trente mètres de fond avec un scaphandre, l'on est déjà en train de nager. Par une certaine magie et universalité profonde de l'humain, lorsqu'on "photographie" des mots, on lit ; en identifiant un type de discours et un processus de communication, l'on comprend un texte ; en parcourant un corpus d'exemples de 35 lignes que l'on perçoit une problématique littéraire.
Ces thèses révolutionnaires ont des conséquences grandioses.
Il n'est plus nécessaire que les élèves fournissent des efforts, et le professeur a la possibilité et l'obligation de ne pas se fatiguer à transmettre quoi que ce soit. Quant à l'administration, elle peut faire remplacer les retraités par des étudiants en emploi précaire, puisqu'il ne s'agit plus que d'encadrement et d'animation.
Les « jeunes » sont plus heureux : puisqu'ils n'ont plus la tête trop pleine, ils sont moins portés à la violence et aux utopies que leurs aînés. C'est ce que décembre a montré.
De même, leur potentiel d'éveil et leur créativité connaissent des sommets. Mes élèves de 6e (dans une petite ville bucolique) étaient incapables pour leur majorité de copier une phrase au tableau en moins de cinq minutes, ou de lire une version pour jeunesse des aventures d'Ulysse. Mes élèves de seconde (dans un lycée de centre-ville) ne maîtrisaient aucun temps de la conjugaison et étaient DONC incapables de produire un récit ou une description ; ne reconnaissant aucun mode, ils ne comprenaient rien à « De l'esclavage des nègres ». Les élèves de première que j'ai eus en bac blanc à l'oral n'avaient pas vu que Racine écrivait en alexandrins : quelle créativité dans la diction !
Quant à la dernière génération de professeurs, elle ne risque pas d'oblitérer ce potentiel créatif. Entendu auprès de deux collègues capessiennes : « Victor Hugo, en politique, il était pour ou contre Napoléon II ? »
Cela dit, l'intervention de Robien me laisse perplexe, car, si dans un sens l'abandon de la méthode globale semble un retour au bon sens, l'imposition de cet abandon revient cependant à ajouter une interdiction de plus, dans un système où il est « globalement » interdit de transmettre des connaissances, c'est-à-dire d'enseigner.
Le fait que cette interdiction soit imposée par le pouvoir d'Etat, tandis que les précédentes étaient faites par des institutions internes à l'Education nationale, lui donne un caractère à la fois absolu et inédit.
De plus, le gouvernement n'a en rien proposé de reconstruction significative de l'école : au contraire, l'apprentissage à 14 ans semble annoncer des destructions encore plus étendues, et la tentative d'imposer aux professeurs d'histoire l'éloge de la colonisation, c'est-à-dire de parler en termes de bien et de mal, ressemble beaucoup à une abolition de l'esprit critique.
Dans ce cadre, après la destruction des connaissances, au moyen des experts « internes », de ses prédecesseurs, je crains que le gouvernement actuel ne prépare une mise sous tutelle qui, sous les dehors d'un retour au bon sens, ne ferait que finir le travail de démolition si bellement mené.
Ecrit par : Prof Chômeur | 10 janvier 2006
merci
Ecrit par : yann | 25 janvier 2006
Petit complément iconoclaste sur l'apprentissage de la lecture
"La Globale et La Syllabique"
http://michel.delord.free.fr/syll-glob.pdf
Michel Delord
Ecrit par : Michel Delord | 25 janvier 2006
Merci à "prof chômeur" pour ces propos très clairs. Que pourrons-nous donc faire pour lui, qui promettait sans doute d'être un enseignant si efficace ?
Pour ma part, j'invite ceux qui le souhaitent à venir faire un tour sur ce site :
http://www.sauverleseleves.info
et à y rester s'ils pensent pouvoir nous aider à avancer.
Michel Delord (et le GRIP), J.-P. Brighelli (que je remercie également pour son blog fort instructif et toujours roboratif) avec Sauver les lettres et Reconstruire l'école (pourvu que je ne me trompe pas sur ce dernier nom !) ont initié, depuis un moment déjà, un mouvement.
Les uns se concentrent sur l'école primaire, les autres sur l'enseignement des lettres.
Après les mouvements de l'automne 2005 dans les banlieues, un groupe de professeurs de français a voulu lui aussi participer à la réflexion et se demander : que pourrions-nous faire pour améliorer l'école, à tous les niveaux, au bénéfice des élèves ?
Des réflexions sont engagées sur les programmes, les horaires, mais aussi l'organisation propre de l'école : respecte-t-elle le rythme et la maturité d'enfants tous différents ? Comment repenser la formation des futurs enseignants ?
Nous avons besoin d'enseignants (toutes matières, primaire et secondaire) mais aussi de parents, voire d'élèves, pour avancer...
Quant à l'apprentissage de la lecture... Ma fille, maternelle grande section, ne connaissait pas encore son alphabet qu'on lui faisait recopier (ça, du graphisme ??) "C'EST LA RENTREE" sur son classeur, et reconnaître le mot "REQUIN". J'admire la progressivité d'un tel apprentissage, qui introduis d'emblée le "u" muet derrière le "q", la nasale, et l'élision accompagnée de son apostrophe. Elle doit aussi savoir reconnaître les prénoms de ses camarades, mais pas les lire.
Quoiqu'on en dise en assemblée parlementaire, la méthode globale (non pas mixte, globale) n'a pas quitté l'école.
Ecrit par : Céline | 02 février 2006
Je recherche la date de la table ronde aconcernant le dereglement climatique avec Michel Petit et dont vous etiez le moderateur. Le compte rendu a ete publie dans Le Figaro il y a environ 2 semaines.
Merci.
Ecrit par : orine | 07 février 2006
Chère Orine, j'ai bien peur qu'il n'y ait maldonne : je suis beaucoup sur les écrans et dans la presse depuis quelque temps, mais je n'étais pas le modérateur de la table ronde susdite. J'en suis bien désolé…
Jean-Paul Brighelli
Ecrit par : brighelli | 07 février 2006
Bonjour, je souhaite rebondir sur l'intervention de Céline. C'est bien beau de vouloir arrêter la méthode globale au primaire, mais les activités de ma fille (maternelle moyenne section) sont toutes orientées selon cette méthode avec de l'apprentissage de mots entiers (prénoms, jours de la semaine, mois...). Par contre, l'abécédaire est caché dans un coin de la classe.
Le problème est que la maternelle est devenue une "prépa", et ils BOSSENT! Ils ont 4 ans et ils bossent... Comment voulez-vous qu'ils ne soient pas dégoûtés de l'école à 12 ans???
Ecrit par : ylyad | 13 février 2006
La lettre ouverte de monsieur D. , à propos des méthodes de lecture, au ministre de l'éducation nationale, parue sur un autre site ( café pédagogique pour ne pas le nommer), aura étonné plus d'un instituteur ornais. Il est bien évidemment légitime de réagir aux propos et aux propositions pour le moins curieuses du ministre mais la nature même des arguments avancés par le professeur alençonnais laisse pantois.
Monsieur Bernard D, chercheur en pédagogie, connaît, lui, la méthode qui convient pour l'apprentissage de la lecture. J'ai bien dit LA méthode car il n'en enseigne qu'une à l' I.U.F.M d'Alençon où il officie depuis des années.
Hors sa méthode, point de salut pour les jeunes professeurs des écoles qui se voient obligés de l'appliquer quelle que soit la nature du poste dont ils sont responsables. Peu importe que des générations d'enfants de nos campagnes (cobayes idéaux ?) aient été sacrifiés, que de nombreux jeunes enseignants se soient heurtés à l'incompréhension des parents, la parole du Maître es lecture devait passer.
Plus grave fut de constater que quelques IEN et conseillers pédagogiques mirent tout en oeuvre, et contre tout constat - 18 élèves sur 25, par exemple, ne sachant pas lire au début du CE2, ça parle, non ? - , pour que les directives pédagogiques de leur maître à penser soient appliquées en classe par nos collègues. On a même fortement déconseillé, à une jeune suppléante, prenant en charge un CP.CE1.CE2, l'utilisation d'un manuel d'apprentissage de la lecture !
C'est cette même personne, qui dans sa lettre, parle de méthode standardisée en parlant de la méthode syllabique !!
A noter qu'à aucun moment dans sa missive, ou alors l'ai-je mal lue ? - j'ai une excuse, j'ai appris à lire avec la méthode syllabique "réactionnaire" - qu'à aucun moment, disais-je, monsieur D ne fait référence à la liberté pédagogique de l'enseignant et pour cause !!
Il est très étonnant de constater que ce "révolutionnaire" tient tant à l'école de la République, lui qui participe, depuis de nombreuses années, à son démantèlement par ses diktats aux futurs profs des écoles.
Cette fameuse école de la République, qu'il se rassure, nous, les instituteurs et les institutrices de base, nous continuerons à la défendre avec nos moyens, avec nos méthodes, avec nos doutes aussi et contre ceux qui comme lui et ses thuriféraires rendent plus difficile, jour après jour, l'exercice de notre métier.
Patrick Druart instituteur adjoint
cette lettre envoyée au site concerné n'est jamais passée !
Ecrit par : Druart | 01 mars 2006
Merci pour ce site et merci de défendre l'école dont j'ai pu bénéficier avant les grandes réformes...
Imaginez, je savais lire en fin de CP, et ce même après avoir manqué deux mois de classe à cause d'un déménagement et d'une mauvaise appendicite. Ils étaient forts les maîtres de l'époque non?
Petite anecdote, une cousine, toute jeune prof d'histoire et de français en lycée technique à Charenton le Pont( banlieue parisienne) vient de m'apprendre que ses élèves n'avaient jamais appris ce qu'était un verbe...et lorsqu'elle le leur eu dit, ils furent "émerveillés" d'enfin comprendre ce que c'était et à quoi cela servait.
Je suis soulagée de n'avoir pas participé à l'expérience de massacre...mais choquée à l'extrême de ce gâchis que certains voudraient péréniser pour éviter de facheuses questions.
Ecrit par : Germain Delphine | 07 mars 2006
Sans compter l'analphabétisme scientifique.
La peur irrationnelle des 30% de consammateurs qui ne mangent plus de volailles depuis cette paranoïa de la grippe aviaire relève de la pensée magique produite par l'analphabétisme scientifique.
On en revient au "ciel qui va nous tomber sur la tête" de l'Antiquité.
Il faut ajouter que cette folie est amplifiée par les DSV - ces vétérinaires bureaucrates qui n'ont pas touché une vache depuis des décennies (ça ne vous rappelle rien ??).
Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 07 mars 2006
"La fabrique du crétin" titillait ma curiosité : qui était le crétin : celui qui fabriquait, ou celui qui sortait de la fabrique ?
C'est en lisant votre livre, cher Monsieur Brighelli, que j'ai eu la confirmation de ce que je constatais depuis quelques années.
L'école n'est plus ce lieu ouvert à tous, où on est instruit pour mieux comprendre et utiliser à bon escient notre belle langue française.
Après maintes réformes, nous en sommes arrivés à une école ainsi faite, que lorsque nos enfants entrent au lycée, les professeurs s'arrachent les cheveux devant des élèves qui ne savent pas rédiger une rédaction ou une dissertation. Les professeurs des collèges ne comprennent pas que les élèves ne sachent pas écrire sans faire de fautes.
Et à l'école, nous, parents incultes malgré nos diplômes de l'enseignement supérieur, peinons à comprendre ce qu'attend l'enseignant de son élève qui sèche sur ses devoirs : dessiner une "abaque", souligner les "expansions" des noms. Mais de quoi parle-t-on ? Jamais le fossé entre les générations n'aura été aussi large et aussi profond !
Quand reviendra-t-on à des cours sensés, qui apprendront à nos enfants à manier la langue et à construire un esprit critique et lucide ?
Ecrit par : Cathy MONTBEYRE | 13 mars 2006
Pour ceux qui souhaiteraient voir ce qui se passe en Suisse, je vous conseille le visionnage de deux émissions captivantes sur TSR
http://infrarouge.tsr.ch/archives.php
22 septembre 2004 Ecole : zéro de conduite
2 mars 2005 : o sekour ! L'orthographe à l'école, un désastre.
Suisse, Québec, France mêmes causes... mêmes méfaits.
Ecrit par : Guillaume | 13 mars 2006
Bonjour,
je viens de survoler votre flog! Je trouve les sujets très imortant!
Je suis une mère d'un enfant de 5 ans bientôt.
Et bien je constate une chose. Mon enfant doit s'adapter au fait qu'il a trop d'imaginantion et que cela dépasse sa maîtrese et du coup il n'arrive plus à penser comme il le souhaite. Et prenons toutes ces différentes méthodes de lecture! Qui doit s'adapter au combat d'adultes , nos enfants qui ne sont surtout pas préparés aux changements diverses sur le long terme.
Mais au final je me pose une question avons nous réellement le choix? Nos enfants apprendrons à lire quand même , et cela sera à nous parents de faire en sorte que son apprentissage se déroulement correctement et l'inégalité est là aussi car moi je sais lire mais pour les autres ? Enfin bref que faire concraitement? à part marché sur les plats de bandes de l'éducation nationale qui ne se laissera pas faire n'est ce pas le chat qui se mord la queue§ Enfin voilà
Ecrit par : marsaoui | 15 mars 2006
Bonjour…
Concrètement, il faut veiller au travail scolaire de vos enfants — ce qu'ils font à l'école et ce qu'ils font à la maison. Veiller à ce qu'ils apprennent à lire selon des méthodes efficaces qui ne les invalident pas durablement durant leur scolarité. Exiger qu'ils aient des devoirs et des leçons. Et vérifier qu'ils les font avant de regarder la télévision…
Bien à vous…
JP Brighelli
Ecrit par : brighelli | 15 mars 2006
Bonjour,
En effet il faut surveiller, aider nos enfants sur leurs apprentissage et devoirs mais cela ne fait pas tout !!!!!
car nous ne parlons pas le même language que leurs profs!!!!!
du coup ils peuvent se retrouver avec deux sons de cloches pour un résultat final identique. Donc oui surveiller, aider mais en appliquant une méthode identique à celle appliquée par les profs!!!!!!!!!!!!!!!!!! car le risque peut être que l'enfant s'embrouille, car le soucis c'est qu'un enfant en apprentissage lecture n'est pas encore autonome pour s'adapter lui même .
Ecrit par : marsaoui | 16 mars 2006
Cher monsieur Brighelli!
Figurez-vous que je n'avais jamais entendu parler de vous avant ce soir! (ignorante!!) Mais je regarde actuellement le débat sur le CPE sur france 2...
Je vous entends tenir des propos d'un tel mépris vis à vis de enseignants et notamment des instituteurs que j'ai eu très envie de vous répondre(en espérant ne pas faire trop de fautes d'orthographes...)Ne sachant où vous écrire j'essaie par cette voie là.
En tant qu'agrégé de lettres, j'imagine que vous n'avez pas du mettre beaucoup les pieds dans une classe de CP. Je suis enseignante en CP, certes sans beaucoup d'expérience (5 ans ) mais j'ai des collègues plus âgées et je peux vous assurer que la méthode globale n'a jamais rélllement existé.Alors si'l vous plaît avant de dénigrer les gens et leurs méthodes d'apprentissage , renseignez-vous, et venez donc faire un tour dans une classe de cp , cher monsieur, je vous invite...
PS / Je réagis uniquement à vos propos tenus sur france 2, je n'ai pas en core lu votre ouvrage alors me direz- vous que je n'ai pas compris vos propos, sans doute en tant que crétine!
Ecrit par : stéphanie | 16 mars 2006
Chère Stéphanie
J'ai vu l'émission et lu le livre de Mr Brighelli. L'attaque est certes violente mais tout à fait légitime.
Je suis enseignant en primaire CM plus exactement et je me suis intéressé à la question des méthodes de lecture devant les insuffisances parfois abyssales de mes élèves en orthographe. Les méthodes mixtes sont pour certains élèves notamment ceux déjà fragiles une véritable calamité. Pour les autres élèves je constate des lacunes que je peux difficilement rattraper.
Quant au niveau des enseignants, il est c'est le moins que l'on puisse dire relativement faible. Quand on regarde attentivement la place faite à l'orthographe, la conjugaison, la grammaire dans nos programmes et nos horaires dès le primaire (v.les I.O en cycle III), que ce phénomène se poursuit et d'ampliflie dans le secondaire (pour certains plus d'apprentissage systématique du fonctionnement de notre langue), par quel miracle les futurs enseignants auraient-ils la science infuse dès leur sortie de l'IUFM.
Je ne prends pas les propos de Mr Brighelli comme du mépris mais comme un coup de gueule salutaire si nous voulons restaurer une instruction de qualité et avoir dans ce pays des enseignants reconnus pour leur savoir et donc respectés non seulement par leurs élèves mais aussi par le reste de la société.
Ce n'est pas le cas aujourd'hui, et certains dénigrent parfois hélas à juste titre des instits recrutés pourtant à Bac + 5 comme l'a justement rappelé Mr Brighelli qui n'apprennent pas à lire à leurs enfants pour cause de méthode débilitante (nous avons un enfant arrivé depuis les vacances de Février qui ne savait pas lire son prénom, avait "appris" avec Ribambelle à répéter pendant un trimestre "J'ai rêvé que..."* et rattrape avec bonheur son retard parmi nous avec Léo-Léa pour ne pas la nommer en attendant que d'autres méthodes syllabiques paraissent dans les prochains mois).
* heureusement à la fin du trimestre, on lui faisait lire (deviner dirions-nous) : " et à la fin je me suis réveillé "
Ecrit par : Guillaume | 17 mars 2006
Désolé si mes "attaques" (très ciblées, en fait) sur les actuels "professeurs des écoles" ont paru démesurées à certain(e)s. Mais j'ai tous les jours des exemples sous les yeux — avec un discours d'excorte de l'IUFM sur le thème "l'orthographe, il y a de smachines pour ça…".
Quant à l'idéologie de la dysorthographie dans les IUFM, je m'en suis déjà expliqué sur ce blog.
JPB
Ecrit par : brighelli | 20 mars 2006
Me voilà! Le cobaye de la bêtise éducative-instructive de ces trente dernières années.
J'ai réussi à apprendre à lire (chance?!)... Globale? Alphabétique? semi alpabéto-syllabique mixte? Oubli honteux, je ne m'en souviens plus.
Je suis allée dans "la fabrique" pendant ces fameuses années 70/80. J'ai eu dans les années 90 "le bout de papier inutile donné pour avoir les 80% de bacheliers requis"(ceci dit en passant :avec beaucoup de mal. Honte à moi!)
J'ai continué ma descentes aux enfers de la nullité en prenant une voie de garage universitaire où l'on fait un peu de tout, beaucoup de rien. Me voilà, à ce stade de ma vie, avec un bac +3 qui vaut une entrée au CE1 avec apprentissage de la lecture avec la méthode mixte.
Pour couronner l'échec de ma scolarité et de mon avenir professionnel, je passe le concours PE et j'entre dans cet affreux bouge qu'est l'IUFM!
Aujourd'hui, je vous lis, vous et vos con-citoyens après avoir été choquée lors de votre intervention sur France 2. Je suis déséspérée d'avoir ratée ma vie de la sorte; moi qui menais mon bonhomme de chemin en essayant de faire de mon mieux et en ayant toujours en tête de me remettre en questions face à mes pratiques de classe afin que mes élèves AIMENT (l'école, la lecture, l'histoire, la culture, les lettres peu importe).
Je me suis rendue compte, grâce à vous, que j'étais Le produit de l'incompétence, le parangon de l'echec de la jeunesse des années 80.
Qui plus est, à l'heure d'aujourd'hui je suis formatée pour instruire, éduquer de futurs petits crétins. Je continue de tout fiche en l'air sur mon passage... Harô sur le baudet!!!!
C'est bien cela MONSIEUR Brighelli?
Si erreurs d'orthographe il y a, veuillez excuser cette interruption prolongée de mon programme, certainement un virus Meirieu.
Je finirai par quelques questions: Que reprochez-vous exactement à Phillipe Meirieu? Comment voyez-vous les apprentissages à l'école primaire? (Quelles disciplines, quels types d'évaluations). Qu'entendez-vous par ghettos scolaires?
Pensez-vous reellement que c'est nous, écoles primaires qui faisons les beux jours d'acadomia and co?
Ecrit par : vigrid | 28 mars 2006
Holà ! Quelle hargne !
C'est d'ailleurs typique : on apprend prioritairement la "réaction", dans les IUFM…
Bon, sérieusement…
Mes propos sur les instituteurs (excusez-moi, mais "professeur des écoles", vraiment, je ne peux pas — et "professeure" encore moins), balancés dans le cadre d'une émission où l'on a trente secondes pour donner le message, étaient sans doute un peu à l'emporte-pièces. Je ne vais pas vous faire un cours de médias, mais il faut tailler en gros, quand on passe devant les caméras — ou y renoncer, et faire, dans son coin, une thèse illisible.
Il doit donc y avoir des instituteurs fraîchement émoulus qui ne font pas de fautes d'orthographe. Il en est même sans doute qui ont une véritable vocation, et qui se sont donné la peine d'examiner sans a priori les diverses méthodes de lecture en usage (en particulier, celles qui, pour des raisons strictement idéologiques, ne sont pas en usage…).
J'en parle d'autant plus facilement que j'ai, sous la main, dans mon petit village, des exemples des uns et des autres, depuis l'horreur absolue jusqu'à la maîtrise totale.
Je constate simplement que l'horreur absolue sort du système, et que la maîtrise l'a fréquenté il y a une bonne vingtaine d'années.
Et je suis du genre à sauter (parfois un peu vite, je le reconnais) aux conclusions.
Que reproché-je à PM ? Presque rien : il a puissamment contribué à détruire le système scolaire en son entier, et cela pour des raisons strictement idéologiques.
Je le dis d'autant plus facilement qu'ayant eu l'occasion de l'approcher, je sais qu'au fond, il aime la culture — la vraie, celle qui s'appuie sur des références, celle qui permet de comprendre un Nocturne de Chopin, un tableau de Rembrandt ou un poème de Senghor… Mais de cette culture, qu'il garde sans doute pour lui et ses enfants, il n'est jamais question dans ses écrits : parce que l'essentiel de son propos est d'insister sur le savoir-faire, bien plus que le savoir. Et qand on en arrive au savoir, il prétend (platonisme crypto-chrétien bien compréhensible chez lui, mâtiné de pseudo-rousseauisme) qu'il faut faire émerger le Savoir enfoui dans l'enfant…
L'enfant est une terre arable, mais stérile tant qu'on n'y insère pas les éléments essentiels du Savoir. L'enfant, c'est, étymologiquement, celui qui ne sait pas parler — et qui n'a rien à dire tant qu'il ne sait pas parler.
Et notre fonction devrait être de lui apprendre, jsutement, la meilleure façon de parler — pas de "respecter" ce qu'il a appris, souvent de travers, hors parcours scolaire. Notre saint patron n'est pas Socrate revu par PM, mais Pygmalion : nous sommes là pour modeler, façonner, en donnant les meilleures chances à chacun.
Or, comment donner ces chances, sinon en instruisant (et non pas éduquant — je reviens sur cette distinction primordiale dans "À bonne école", parution cette semaine…) dans la culture de référence — et il n'en est pas d'autre, bon sang, relisez Lénine !
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 mars 2006
Je me fiche de vos pseudo-références, je n'irai pas relire, ni lire d'ailleurs, Lénine, j'ai d'autres lectures ni plus ni moins édifiantes. Quant à la hargne dont je fais preuve, quand bien même les iufm tenteraient de me l'inculquer, ce bas monde nous en demande afin de pouvoir se faire une place et être entendu... Sur ce point, nous nous rejoignons n'est ce pas ?
Je suis d'accord avec vous le terme d'institutrice convient mieux puisque le féminin existe dans un premier temps et parce que l'école primaire est effectivement là pour donner des outils afin que l'enfant construise ses savoirs et non qu'ils émergent de je ne sais où (Monsieur Brighelli auriez-vous fait un contre-sens sur l'analyse des écrits de PM ?)
Je terminerai en disant que la pédagogie est affaire de courants et qu'il faut faire avec et non pas être rétrograde et immobile. De plus vous mettez le doigt sur des possibles dysfonctionnements mais il y a eu de grandes avancées en la matière.
Ce qui m'inquiète outre mesure, ce sont les termes que vous employez pour décrire notre école d'aujourd'hui: sommes-nous dans un marasme scolaire insupportable ? Non, je ne peux pas le croire! Je suis sûre que nous progressons Monsieur B, nous progressons aussi.
Ecrit par : Vigrid | 28 mars 2006
Arguties et carabistouilles, Vigrid… Il faut de la combativité, ps forcément de la hargne. Et c'est tout à fait différent. La hargne, c'est le terrain de foot. La combativité, c'est le duel, ou le tournoi. J'arrive d'une culture héroïque, qui combine les valeurs aristocratiques avec celles des barricades — question d'âge, sans doute… Et non d'une culture de supporter.
Plus ça va, et moins je pense que la pédagogie puisse s'apprendre. Il faut être un tant soit peu doué pour la chose. Par la suite, on cultive ses dons, par l'expérience. C'est pour moi quelque chose qui tient davantage du génie du comédien que d'une relation objective (ou objectivable) vis-à-vis de l'"apprenant"…
Vous voulez des preuves du marasme ? Regardez autour de vous : est-ce que l'on embauche, surtout depuis quinze ans, ce qui sort de notre école ? Dans quelle catégorie trouve-t-on le plus de chômeurs — y compris de chômeurs "qualifiés" ? Demandez donc aux recruteurs qui ils privilégient, et ils vous diront eux-mêmes que c'est moins le diplômé spécialiste que le non-diplômé (ou le peu diplômé) polyvalent.
Ils embauchent surtout ceux / celles qui parlent la même langue qu'eux, et partagent la même culture. D'où ma référence à Lénine : il n'y a pas, il n'y a jamais eu d'autre culture que celle de la classe dominante.
N'est-ce pas pour ça, d'ailleurs, que la Gauche au pouvoir, à partir de 81, n'a eu de cesse de prouver sa bonne foi capitaliste ? Le marasme actuel vient du décalage, de 1981 à 2002, à quelques interludes près, entre une politique qui était forcément celle des dominants, et un discours qui se voulait celui des dominés. C'est une escroquerie.
C'est à ce niveau (et strictement à ce niveau, croyez-moi) que je suis amené à dire que Meirieu et ses séides sont 1. sectaires 2. menteurs. L'emballage est de gauche, mais la pensée, au fond, est fasciste. Et elle est loin, très loin, de servir les intérêts de la classe ouvrière. L'égalitarisme de façade est générateur d'inégalités majeures.
Mais peut-être est-ce le cadet de leurs soucis, au fond. On parle toujours du complexe dŒdipe. Mais nombre de pères souhaitent, au moins au niveau symbolique, le maintien en minorité perpétuelle de leurs enfants. "You'll be a man, my son", chantaient les capitalistes historiques, ceux de l'époque Kipling. "Tu seras un apprenant, mon fils, — et toute ta vie", susurrent les nouveaux gourous.
Et il y a des malotrus pour suggérer que je suis de droite ? Mais au train où l'on va, dans un an, la droite se retrouvera à gauche de la gauche. En l'état, le plus grand malheur qui pourrait arriver à l'Education Nationale, c'est le retour aux affaires de la bande à Jospin — Ségolène Royal en tête. La seule chose qui m'inquiète, c'est que la droite traditionnelle a, en ce moment, la tentation de renoncer au pragmatisme et de se lancer à son tour dans l'idéologie — discrimination positive et communautarisme.
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 mars 2006
Bonjour M. Brighelli,
Je tenais à vous féliciter pour vos travaux, et vous encourager pour la suite. C'est aussi une bonne occasion pour moi de vous remercier d'avoir été sur mon chemin, plein d'embûches. Surtout restez professeur, car sachez que c'est grâce à vous que j'aime lire.
C'était il y a pas mal d'années ... 1987, je crois, à Montgeron. J'ai un très bon souvenir de vos cours, même si c'était toujours un peu angoissant, au point d'en oublier de rendre ma copie un jour de contrôle !
Cela ne vous dit peut-être rien. Et si je vous dis AAA? Si ce n'est pas plus clair, alors tant pis.
Je me demande si l'école du documentaire "être et avoir" n'est pas celle qui aurait été le mieux pour moi. En tout cas, les méthodes alphonique et globale que j'ai dû endurer, comme tant d'autres, n'ont pas facilité ma tâche, encore moins celle des quatre bons profs que j'ai croisés par la suite. Toutefois il y a une place pour chacun, et à force de volonté et de travail, on finit par la trouver.
Bon continuation,
un panda qui a su s'adapter
Ecrit par : un panda qui a su s'adapter | 14 avril 2006
Cher panda,
c'est bien loin, Montgeron…
1987… quand j'y pense, et quel que fût le niveau effectif des classes à l'époque dans cette banlieue plus ou moins perdue du sud-est de Paris (je précise à l'intention des lecteurs qui ignoreraient la géographie de la région parisienne), j'ai souvenir de classes attentives, dont les capacités étaient réelles — quoi que je manifestasse à l'époque, par pure mauvaise foi…
1987, c'était deux ans avant que la réforme Jospin mette l'élève "au centre du système" — comme s'il avait été un jour ailleurs. Quand j'y repense, que de démagogie…
Salut à toutes et à tous, qui ont dû bien grandir pendant que moi je vieillissais…
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 avril 2006
Je viens de lire "A bonne Ecole". Je suis Proviseur, et ex prof de Lettres (dûment diplômé). A mon tour, si vous le permettez, de donner un "exemplum" : une jeune certifiée de Lettres modernes, stagiaire, a écrit sur un bulletin d'élève : "Vos bavardages sont pénibles, vos résultats empatissent".
Je crois, je suis certain maintenant, que l'ambition du système scolaire est de fabriquer, en effet, du malheur, de la violence et du chômage. Le sophisme est en effet érigé en règle, l'ignorance promue, au détriment de ceux pour qui le savoir est une nécessité vitale.
J'ai songé, durant ma lecture de votre livre, à ce que Céline écrivait à Albert PARAZ : " de toutes les dictatures, celle des larves est la plus étouffante".
Nous vivons sous la dictature des nouveaux sophistes. Vous avez, Monsieur, sur moi, l'avantage de pouvoir le dire. Je suis condamné à un "devoir de réserve" qui me désespère.
Merci pour votre passion.
Ecrit par : Pierre C* | 03 mai 2006
Peut-on pour sa défense supposer que cette enseignante a beaucoup d'humour?
mais je doute que ce soit de l'humour...
Jean-Charles en son temps a écrit un magnifique "foire aux cancres", aujourd'hui, il se délecterait des perles de ces chers professeurs... la démonstration aurait sans doute du poids et de surcroît "s'empatirait" davantage de toutes ces merveilleuses bévues (soyons gentils...)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 03 mai 2006
Sans prétendre lancer un débat sur le sujet, mais pour simplement poser la question car elle existe depuis que Chirac a choisi d'en faire son dada.
L'intégration des élèves avec un handicap dans les filières classiques(que d'économies réalisées par la fermetures des structures spécialisées sur tout le territoire français...), est une mine que certains pédagogistes ne rechignent pas à exploiter pour faire passer leurs vues sur l'école de leurs rêves(pas de "classe" , une école à la carte, un suivi personnalisé, pas de transmission de savoirs, chacun à son rythme...etc)
Je le dis, car un texte de cet acabit circule dans ce sens et peut devenir source pour tous les jeunes auxillaires de vie nouvellement nés, qui sans recul critique, n'y verront là qu' analyses allant dans le sens de leur gagne pain, sans que par ailleurs un autre son de cloche ne se fisse entendre .
Est ce que M Brighelli et tout ceux qui défendent l'instruction, pensent laisser ce sujet aux seules mains de leurs adversaires ?.
Lire le texte de Philippe Cormier sur le site de Daniel Calin
Désolée de ce hors sujet, mais je le porte à votre connaissance.
http://daniel.calin.free.fr/publications/cormier2.html
Ecrit par : dg | 03 mai 2006
Le texte de Philippe Cormier (lien donné ci-dessus) mérite attention et je crois comme dg que la question doit être posée.
J'ajoute que, pour certains parents, le droit à la scolarisation de leur enfant peut devenir une obligation de scolarisation(ne serait-ce que par manque de possibilités d'accueil ailleurs)
Et les enseignants sont inquiets.
Pour ceux qui auront visité le lien:
Selon moi, il ne s'agit pas seulement de faire appel à l'humanité des uns et des autres et de rêver un monde meilleur, il est plus que jamais nécessaire de mener une réflexion approfondie : les enseignants et les parents ont besoin d'aide, il leur faut des réponses pragmatiques et de "meilleurs outils éducatifs".
Ecrit par : Marielle | 06 mai 2006
Les auteurs (suisses) de la méthode de lecture "Planète des Alphas" ont monté un coup médiatique original : déclencher l'apprentissage de la lecture en sept jours. Ce pari, qui s'est déroulé dans une école maternelle de Haute-Savoie, fait l'objet cette semaine, comme je viens de le découvrir par hasard, du "feuilleton" du journal de 13h sur France 2 : chaque jour un mini-reportage de 5 minutes.
Au-delà du simple évènement (et de sa portée publicitaire), cette méthode mérite sans doute qu'on s'y arrête, ne serait-ce que parce qu'elle propose, notamment pour les classes de Grande Section de maternelle, une alternative radicale au "départ global" qui s'y pratique aujourd'hui de manière - hélas - très répandue.
Lors de mes récentes errances sur le net, des réactions de parents et d'instituteurs sur le forum d'une autre méthode ("Léo et Léa" pour ne pas la nommer) m'ont amené sur le site de la "Planète des Alphas", plusieurs fois citée comme une façon efficace de préparer le terrain. Ces deux méthodes ont en effet en commun d'être des méthodes "synthétiques" (comme les méthodes syllabiques) et "phonémiques".
On trouvera sur leur site, outre la présentation de la méthode et du matériel pédagogique - malheureusement assez onéreux - un article très intéressant qui démonte totalement, et très efficacement, les méthodes globales ou à départ global.
Ecrit par : Argo | 08 mai 2006
Le livre de Rachel Boutonnet, Comment et pourquoi j'enseigne le b.a-ba, s'appuie sur Leo et Lea, qui est une alternative (moderne) à la méthode Boscher.
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 mai 2006
Jean-Paul Brighelli a écrit :
« Le livre de Rachel Boutonnet, Comment et pourquoi j'enseigne le b.a-ba, s'appuie sur Leo et Lea, qui est une alternative (moderne) à la méthode Boscher. »
Cher Jean-Paul , je vais dire, comme formule accrochcuese, que ta comparaison revient à dire que le couteau est la forme moderne du service trois pièces et, profitant de ce gimmick , je vais essayer d’explorer des questions peu évoquées mais , à mon avis, centrales.
C’est encore effectivement un de tes vieux penchants – certes notablement partagé mais tu dois savoir par expérience que l’opinion majoritaire n’est pas obligatoirement la bonne - à mettre au premier plan, dans l’analyse des méthodes de lecture, leur caractère plus ou moins analytique ou synthétique ( c'est-à-dire se placer dans la problématique mal appelée Globale/Syllabique ), c'est-à-dire à ne voir le débat qu’au travers du prisme réducteur des « méthodes de lecture » comme cela se passe depuis quarante ans alors que le vrai débat – absent justement - est celui qui pense le poids fondamental du rôle de l’écriture en opposant les méthodes d’écriture-lecture aux méthodes de lecture-écriture. Car il n’y a aucun doute comme le disait l’anarchiste James Guillaume en 1885 , citant M. Block dont la méthode justement explicitement d’écriture-lecture était recommandée par l’ex-anar F. Buisson comme directeur de l’enseignement primaire (1) : « On ne peut évidemment pas lire que ce qui n’a pas été écrit »(2). Et cette position , id est s’intéresser principalement au poids de l’écriture permet de ne pas nier l’opposition globale syllabique mais de la remettre à sa place qui est seconde.
A mon sens, depuis au moins quarante ans, la discussion s’est enlisée, au bénéfice pur des « idéovisuellistes » dont le nom dit bien qu’ils ne s’intéressent qu’à la lecture et pas à l’écriture, en se focalisant sur des méthodes de lecture découplées de l’apprentissage de l’écriture : l’exemple en est la focalisation sur l’opposition méthode globale / méthode syllabique qui renvoie à la lecture et non à l’écriture car personne ne peut parler sensément de méthode d’écriture globale ni de méthodes d’écriture syllabique. Cette réduction de la discussion sur le terrain étriqué de la seule lecture trouve spontanément une large assise consensuelle dans la mesure où l’illusion de la possibilité de l’apprentissage de la lecture par la voie directe est plus forte que celle de son homologue pour l’écriture [ Pour un exemple édifiant « d’écriture par la voie directe » couvé par les khmers rouges de la lecture , voir page 2 de http://michel.delord.free.fr/lir-ecrlect.pdf.
Présentée curieusement comme pédagogie active, cette réduction de l’écriture-lecture à la seule lecture tend à geler en fait l’activité du sujet en la confinant à une pure réception et interprétation de l’information (3). Tendanciellement elle s’oppose aussi à la possibilité de formuler de manière durable et précise un jugement par écrit (4).
Ceci dit, revenons à ta mise sur le même plan de Leo et Lea et de la méthode Boscher ( je n’aborde pas ici les mérites comparés de Leo et Lea et Boscher en tant que méthode de lecture) , c'est-à-dire le couteau comme forme moderne du service trois pièces.
Je m’explique : il faut vraiment être pris dans le piège de la problématique de la seule lecture pour ne pas voir
- que la méthode Boscher n’est pas une méthode de lecture – et pourtant c’est comme Port Salut, c’est écrit EN GROS dessus - puisqu’elle se présente pas elle-même comme une méthode de lecture mais comme "La journée des tout petits" "Livret unique de calcul ,lecture , écriture" ou " « enseignement de la lecture, de l’écriture, de l’orthographe, du langage, du calcul, du dessin, de la leçon de choses, de la récitation »
- que, même si on la réduit à son rôle de « méthode de lecture » , c’est une méthode d’écriture-lecture et non de lecture-écriture
La méthode Boscher est donc tout au contraire une des premières réalisations de la révolution pédagogique des années 1880. En contre la loi Falloux qui séparait
- l’apprentissage des débuts de la lecture et celui de l’arithmétique ( dans l’ordre lecture –ecriture- numeration – calcul)
- dans « l’apprentissage de la lecture » la lecture proprement dite et de l’écriture ( lecture puis écriture ),
- dans l’apprentissage de l’arithmétique celle de la numération et de du calcul ( numération puis calcul )
les théoriciens de la pédagogie des années 1880 1900 qui fondent l’instruction publique proposent l’apprentissage simultané, dés la maternelle / CP (inventé apparemment vers 1897)
- l’apprentissage simultané des débuts de la lecture et celui de l’arithmétique
- de l’apprentissage simultané de la lecture et de l’écriture en inversant la position précédente et en insistant sur l’importance de l’écriture
- l’apprentissage simultané de la numération et du calcul ( Voir article « Calcul intuitif » du DP )
Et les années 70 reviennent sur tous ces plans à l’obscurantisme pré Instruction publique puisque
- les programmes de 70 de CP réduisent l’apprentissage des opérations en CP à l’addition ( on ne peut faire moins car, pour compter, il faut bien savoir que 6 = 5+1 et répéter le processus)
- les méthodes ideovisuelles se concentrent sur la lecture
Donc, pour revenir au service trois pièces , il est clair que le couteau est l’écriture-lecture, la fourchette est le calcul. Reste une question : qu’est la cuillère ?
La cuillère est le dessin, présent aussi dans la méthode Boscher car, comme le répète G. Compayré , auteur du plus fameux manuel de pédagogie des EN des années 1880/1910 qui a eu de nombreuse éditions en Amérique du Nord et du Sud (et que Mathurin Boscher a probablement eu comme manuel) :
«S'il est possible, dit M. Gréard, de commencer presque en même temps le calcul [ et l'écriture-lecture, justement pas "la lecture" qui n'a pas besoin du dessin. MD] , c'est parce que l'épellation et la numération, le tracé des lettres et celui des chiffres sont des exercices de même degré et à peu près de même nature.»
Le couvert est mis . Comme je sais que tu es un fin gastronome, que nous proposes-tu comme menu ?
Amicalement
MD
PS : Pour des renseignements complémentaires et des références précises :
Michel Delord, « Résumé du débat historique sur les méthodes de lecture »
http://michel.delord.free.fr/lecture.html
et en particulier
« M. Goigoux et les références scientifiques » texte vieux de plus d’un an,
http://michel.delord.free.fr/goigoux.pdf
Notes :
(1) Sur les courants politique de cette époque , lire les extraits de biographie donnés sur
http://michel.delord.free.fr/dp.html
et sur les implications politiques sur les thèses pédagogiques au XXeme siècle : « Dixi et salvavi animam meam »
http://www.ecoledemocratique.org/article.php3?id_article=300
(2) Citation complète dont la validité ne dépend pas du progrès des Sciences de l’Education : « On ne peut évidemment pas lire ce qui n’a pas été écrit. Ce que les hommes ont dû inventer, c’est donc l’écriture, le signe visible de la parole : la lecture s’ensuivait nécessairement. »
(3) Parangon de l’activité passive du consommateur au mieux éclairé à qui on ne demande que d’apposer sa signature au bas d’un contrat, cette pédagogie s’impose à partir des années 60, moment où la jeunesse des teen-agers est pensée pour la première fois en France comme un segment déterminant du marché, situation comparable à celle qui a vu la victoire du Look-and-Say aux USA
(4) Un prolongement actuel de cette limitation de l’enseignement à la lecture est cette perversion de la technique du copier-coller qui sévit de la maternelle (où les bambins découpent et collent des étiquettes-mots sans pouvoir les lire réellement) au lycée (où les professeurs sont inondés de documents puisés sur Internet et recopiés sans avoir été compris par le copieur).
Ecrit par : Michel Delord | 09 mai 2006
À Michel Delord,
Depuis les quelques temps où je m'intéresse à ces questions, j'ai pu avoir l'occasion de me retrouver, de clic en clic, sur votre site, et d'y avoir lu, en effet, votre position sur cette question de la simultanéité de la lecture et de l'écriture, et même de la préséance de cette dernière sur la première.
Vos arguments sont certes convaincants, et en tout cas suffisamment étoffés pour que quelqu'un comme moi, novice en la matière, s'incline devant la démonstration.
J'ai pourtant du mal, et ceci pour une raison qui tient tout simplement à mon cas personnel. Je m'explique.
Je serais bien en peine de me souvenir si j'ai appris à lire par du syllabique ou du global, ou si on préfère du synthétique ou de l'analytique. Tout ce dont je me souviens, c'est que j'ai appris à lire sur les genoux de mon grand-père, et si je ne me rappelle pas plus de détails que ça, c'est parce que j'avais… trois ans. Et que mon grand-père n'en avait plus que trois autres à vivre.
Je précise qu'il n'était nullement enseignant : à l'origine artisan tailleur, il avait dû se reconvertir, comme bien d'autres à l'époque, dans la gérance d'un bureau de tabac à la suite de ses blessures de guerre (14-18). Ceci vous situe à peu près l'époque : nous étions au début des années soixante.
En conséquence, en Moyenne Section de maternelle, il a rapidement été question de me faire sauter la Grande Section pour entrer directement en CP, à 5 ans et quelques mois. Je lisais déjà pratiquement couramment, compréhension incluse.
Toutefois, la maîtresse hésitait encore un peu, pour la simple et bonne raison que j'étais réfractaire à l'écriture (et encore plus au dessin, d'ailleurs). Je n'y arrivais pas, et je n'aimais pas ça du tout. Tout ça me semblait totalement inaccessible du haut de mes cinq ans. Je gribouillais péniblement quelques lettres émergeant d'autant de ratures et de "pâtés". Un souvenir m'a particulièrement marqué : pour faire un "e", je ne svais le faire qu'à l'envers ; je retournais le cahier, traçais une boucle qui ressemblait à un petit "gamma" ventru… qui, une fois le cahier remis à l'endroit ressemblait à peu près à un "e". Pas très fonctionnel…
La maîtresse de MS avait poussé l'obligeance jusqu'à venir à la maison pendant l'été pour m'aider, rien n'y a fait. On m'a tout de même mis en CP, à l'essai. À la Toussaint, l'institutrice a confirmé à mes parents mes qualités de lecteur, mais s'inquiétait vivement de mon écriture désastreuse et gauche (c'était encore le porte-plume et l'encrier, le stylo-bille n'est arrivé que deux ans plus tard…), et se demandait si elle allait pouvoir me garder. Tout semble s'être déclenché dans les semaines qui ont suivi, et à la fin du trimestre elle a pu rassurer mes parents, et mon entrée en CP a été entérinée. La légende familiale veut qu'à Noël j'aie réclamé avec insistance… des cahiers ! Je ne m'en souviens pas, mais je sais en tout cas que j'ai passé, tout au long de mon enfance et bien au-delà, des heures et des heures à écrire, à noircir des pages et des pages. (En revanche, je suis toujours resté un piètre dessinateur)
Tout cela, cependant, après avoir longtemps été réfractaire à l'écriture, alors que je lisais précocément, couramment, avec plaisir… je dévorais, même. Je sais bien qu'un simple cas particulier ne saurait remettre en cause une observation générale, mais tout de même, cette expérience personnelle m'oblige à un certain scepticisme quant à l'universalité de vos dires.
Peut-être avez-vous une explication ?
Ecrit par : Argo | 14 mai 2006
Bonjour,
Votre expérience est intéressante, et elle prouve que sur ces sujets, il faut s'exprimer avec beaucoup de prudence. Néanmoins, je dois faire remarquer que, en toute logique, si votre témoignage laisse penser que l'on peut très bien lire sans savoir encore écrire, il ne saurait faire conclure qu'apprendre à écrire et à lire en même temps ne donnerait pas des résultats aussi bons, tout en évitant les difficultés que vous avez ensuite rencontrées (mais il est vrai que vous les avez ensuite surmontées). Il y a certainement un grand nombre de méthodes pour apprendre à lire, et il serait vain de le nier (un grand nombre ne veut pas dire non plus que tout est possible). Je pense que Michel cherche à mettre en évidence un groupe de méthodes dont on peut espérer qu'elles sont plus éfficientes (non pas forcément sur la question du résultat, mais aussi, par exemple, sur celle de la rapidité et de la facilité, mais sans sacrifier la qualité).
Bien cordialement,
BB
Ecrit par : Blaise Buscail | 14 mai 2006
C'est ce que je me dis aussi.
Mais ce que je voulais exprimer surtout, c'est que la pluspart du temps les choses viennent à l'heure où elles ont décidé de venir, et aucune volonté pédagogique n'y peut rien.
Aussi, surtout pour les très jeunes enfants, il faut se garder, quelle que soit la méthode choisie, d'en faire une interprétation rigide.
En l'espèce, il ya dans l'écriture une dimension liée à la motricité, ou du moins à la question de l'habileté du geste, qui est absente de la lecture. J'imagine qu'il devait y avoir un problème de ce côté-là chez moi. J'imagine aussi que, pour qu'un déclic ait fini par avoir lieu (et spectaculairement), il aura été nécessaire non seulement que ces difficultés du geste soient surmontées, mais aussi sans doute que l'intérêt (au sens de profit personnel) d'écrire a dû m'apparaître soudainement. Je précise à ce sujet qu'il s'est bel et bien agi d'une soudaine passion pour la graphie, presque plus pour l'écriture : j'ai eu très vite, après celà, une écriture mature - presque trop en regard des modèles scolaires de graphie qu'on nous imposait alors - et par la suite je me suis souvent, enfant, amusé à imiter des écritures, voire des signatures (à des fins purement désintéressées, je précise :-)).
J'ai lu, depuis mon précédent message, quelques propositions d'explications fournies, sur leur site, par les auteurs de "Léo et Léa", selon lesquelles l'écriture apparait très rarement avant l'âge de 5 ans et 9 mois. Étant du mois de mars, j'aurais donc été "pile" à l'heure…
Ouf !
Ecrit par : Argo | 16 mai 2006
Après 30 ans d'errances, des méthodes aberrantes (Foucambert, Charmeux, sbires et cie) des milliers de scolarités foutues en l'air (dont celle de mon frère suite à un C.P désastreux), une hausse vertigineuse de l'affluence dans les cabinets d'orthophonistes (dont certains honnêtes ont crée une méthode comme Sommer et Cuche ou dénoncé le scandale comme Colette Ozilou et Brigitte Etienne )les instituteurs et institutrices de France et de Navarre ont reçu aujourd'hui de l'inspection un guide thématique de 14 pages intitulé
Apprendre à lire comprenant :
La modification des programmes
La circulaire du 3 janvier 2006
4 questions sur la circulaire "apprendre à lire"
- Le déchiffrage empêche-t-il l'accès au sens ?
- Y a-t-il contradiction entre la circulaire et le programme de 2002 ?
- des manuels de lecture seront-ils interdits ?
- cette circulaire porte-t-elle atteinte à la liberté pédagogique ?
(réaffirmation du principe de liberté pédagogique permettant à ceux qui utilisent des méthodes débiles style Ribambelle ou Mika de continuer à le faire).
Des références scientifiques
Un consensus de la communauté scientifique sur la question de l'apprentissage de la lecture.
Un point de vue scientifique sur l'enseignement de la lecture
(extrait d'une lettre au Monde de l'Education mars 2006)
Recommandations de l'inspection générale
Des points sur lesquels la vigilance s'impose par Martine Safra, inspectrice générale de l'E.N, doyenne du groupe de l'enseignement primaire :
1° La place de la maîtrise du langage oral et la découverte qu'il existe une langue de l'écrit.
(importance de la langue depuis l'école maternelle)
2° La place faite aux activités qui visent à la prise de conscience des syllabes et des sons (phonèmes)
3° La place qui doit être faite dès le début du C.P au travail d'apprentissage des relations entre les graphèmes et les phonèmes.
4° L'association de la lecture et de l'écriture.
5° L'entraînement régulier à la lecture et l'écriture.
6° Les apprentissages qui visent à développer la compréhension
- Elargissement des connaissances sur le monde.
- Elargissment du lexique disponible
- Réflexion sur la langue et son fonctionnement
- Compréhension de ce qu'est la lecture.
7° Penser les temps de l'apprentissage
8° Prendre en compte des différences inter individuelles
> Des témoignages d'autres pays.
Royaume-Uni ( Ruth Kelly, Clackmannanshire...)
Finlande
Etats-Unis (les trois dernières lignes enfoncent Goigoux)
Ou la reconnaissance officielle de la suprématie des méthodes syllabiques en matière de résultats sur les méthodes idéovisuelles (Charmeux, Foucambert...) et sur les méthodes semi-globales (ou intégratives selon Goigoux).
30 ans pour en arriver là ! Mutatis mutandis...
Ecrit par : Guillaume | 07 juin 2006
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Ecrit par : Lokar | 22 juillet 2006
4h01 D'Enguell veille et s'alarme de voir que le site a été piraté (attaqué) ?????
Ecrit par : D'Enguell | 22 juillet 2006
Guillaume a écrit : "Ou la reconnaissance officielle de la suprématie des méthodes syllabiques en matière de résultats sur les méthodes idéovisuelles (Charmeux, Foucambert...) et sur les méthodes semi-globales (ou intégratives selon Goigoux)."
J'ai lu et relu, je ne vois rien qui remette en cause les IO de 2002..
"30 ans pour en arriver là !"
Pour en arriver à quoi ?
Mme Wettstein-Badour parle, à propos de la réforme Robien, de mythe.
Est-ce que oui ou non il est dit que les méthodes mixtes ne doivent plus être utilisées et qu'il convient d'aller de la lettre vers le mot ?
Qu'en sera-t-il effectivement dans les écoles ?
JPG
Ecrit par : JPG | 22 juillet 2006
Quelqu'un(e) pourrait-il m' (nous) indiquer où trouver sous forme numérisée le guide sur la lecture envoyé dans les écoles en juin ?
Je n'arrive pas à le dénicher c'est bien curieux...
Merci d'avance,
JPG
Ecrit par : JPG | 22 juillet 2006
Quelqu'un m'a fait parvenir le document désigné ci-dessus.
Puisqu'il est en tout cas introuvable du moins difficile à dénicher, je le laisse disponible au téléchargement sur mon site.
Voici le lien direct vers le paragraphe concerné :
http://jpg-info.net/enseignement/index.html#lecture
JPG
Ecrit par : JPG | 22 juillet 2006
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Ecrit par : Dinir | 01 août 2006
"J'ai lu, depuis mon précédent message, quelques propositions d'explications fournies, sur leur site, par les auteurs de "Léo et Léa", selon lesquelles l'écriture apparait très rarement avant l'âge de 5 ans et 9 mois. Étant du mois de mars, j'aurais donc été "pile" à l'heure…
Ouf !"
Ils ne connaissent pas "La planète des alphas"...
Ecrit par : toto | 01 août 2006
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Ecrit par : Ringtones | 02 août 2006
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Ecrit par : Tanner | 06 août 2006
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Ecrit par : Mike | 06 août 2006
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Ecrit par : Mike | 07 août 2006
"ce sont des méthodes stalinienne"
"quoiiiiiiii" (cri strident style coluche)
pouf pouf pouf mdr lol ;)
j'ai bcp aimé le "à la limite l'écriture on s'en fout, mais pas la lecture" (bon environ...)
Super diplomate, super bonne idée ;)
De tout façon ça viendra avec la lecture :o)))))))))
bon je me l'enregistre tranquille
à+
Ecrit par : toto | 07 août 2006
ooouuuupppps kel con.... :(
MERCI LOLO34 bicoup bicoup
Ecrit par : toto | 07 août 2006
"YYYa des imbéciiiiiiiiiiles" (cri strident style coluche)
Non zyAvv je te croââ aps :))))
Des noms svp
:o))))))))))))
Ecrit par : toto | 07 août 2006
Il faut qu'IL apprenne à lire a ses "crétins".



